RIVERA (Diego), La Canoa Enflorada 1931 - LAVILLIERS (Bernard), le coeur du monde.jpg
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Entete : L’angoisse est le vertige de la liberté Soren KIERKEGAARD
Texte (description) : Diego RIVERA - La Canoa Enflorada 1931 Cette peinture à l'huile rappelle clairement les thèmes mexicains récurrents. Les personnages et le bateau sont travaillés à partir d'une composition géométrique, qui synthétise les éléments figuratifs, tandis que les couleurs sont vives et lumineuses, disposées ou placées de manière contrastée, mais en même temps harmonieuses. Même si l’artiste côtoya de près les avant-gardes européennes, il ne souhaita pas en faire partie, développant plutôt un langage figuratif propre qui soutenait les idéaux révolutionnaires et valorisait l’histoire ancienne de son pays. Rentré au Mexique en 1921, Diego Rivera créa ainsi le langage d’une véritable utopie, l’image populaire et monumentale du peuple mexicain indien et métis, promis à un avenir de progrès et de grandeur. Tout cela favorisa l’émergence d’un sentiment de fierté nationale. Illustration musicale: Bernard LAVILLIERS - le coeur du monde La chronique du réel, mêlée de poésie. Le Cœur du Monde, premier extrait de l’album, témoigne de notre époque troublée… Une voix toujours aussi lucide et généreuse, un artiste qui nourrit infatigablement l’espoir et la fraternité. J'entends le cœur du monde battre de plus en plus fort Celui des multitudes Et de la solitude Je croise de plus en plus la haine, la peur, la mort C'est presque une attitude Ça devient l'habitude Quand nos amours n'auront plus cours Sous ce soleil énorme Alors viendra le compte à rebours Sur ces désirs brûlés, sur ces désirs brûlés La tête du dictateur, la tête du fusilleur toujours en embuscade Dans les rues de Bagdad Si la démocratie peut tomber en dix heures Si les banques surnagent Attendant le naufrage Alors nos amours n'auront plus court Sous ce soleil énorme Tu n'pourras plus faire demi-tour Enchaînée, enchaînée, enchaînée, enchaînée C'est juste après la guerre on est dans l'entre-deux On attend la prochaine La dernière, la certaine La guerre économique, au fond, c'est pas sérieux Faudra bien que ça saigne Des milliards, des centaines Quand nos amours n'auront plus cours Sous ce soleil énorme Alors viendra le compte à rebours sur ces désirs Alors viendra le compte à rebours sur ces désirs brûlés Sur ces désirs brûlés, brûlés, brûlés
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