VAN CLEVE (Marten), fete en plein air - GOLDMANN (J.Jacques), tournent les violons.jpg
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Entete : Qui vit d'illusions meurt de désillusion Proverbe d'Amerique latine
Texte (description) : Marten VAN CLEVE l'ancien - fete au village Van Cleve subit l'influence des travaux de Pieter Bruegel l'Ancien dans les années 1560 (en particulier dans le nombre de figures représentées). Il emprunte à Bruegel certains sujets et types de paysans mais ne s'intéresse pas à certains aspects tels que le retour au surréalisme de Jérôme Bosch, les scènes de van Cleve sont descriptives plutôt qu'allégoriques. Van Cleve a tenté de corriger ou de moderniser Bruegel par un plus haut niveau d'intérêt pour le réalisme. Illustration musicale; Jean-Jacques GOLDMANN - tournent les violons une certaine Manon, une servante dans un grand château de nobles. Lors d'une soirée festive, elle croise le regard d'un lieutenant beau et grand. Ce dernier lui fait des compliments, mais l'ignore tout au long du reste de la soirée. Il s'agit d'une véritable blessure pour la servante. Les mots soufflés par le grand homme ont fait naître en elle des rêves, des aspirations, et la projection d'une vie meilleure. Néanmoins, pour le lieutenant, il s'agit d'une phrase parmi tant d'autres, qu'il énonce à plusieurs femmes sans trop réfléchir aux conséquences. Grande fête au château il y a bien longtemps Les belles et les beaux, nobliaux, noble sang De tout le royaume on est venu dansant Tournent les vies, oh tournent les vies, oh tournent et s'en vont Tournent les vies, oh, tournent les violons Grande fête aux rameaux et Manon a seize ans Servante en ce château comme sa mère avant Elle porte les plateaux lourds à ses mains d'enfant Tournent les vies, oh tournent les vies, oh tournent et s'en vont Tournent les vies, oh, tournent les violons Le bel uniforme, oh le beau lieutenant Différent des hommes d'ici, blond et grand Le sourire éclatant d'un prince charmant Tournent les vies, oh tournent les vies, oh tournent et s'en vont Tournent les vies, oh, tournent les violons Redoublent la fête et les rires et les danses Manon s'émerveille en remplissant les panses Le bruit, les lumières, c'est lui qui s'avance Tournent les vies, oh tournent les vies, oh tournent et s'en vont Tournent les vies, oh, tournent les violons En prenant son verre auprès d'elle il se penche Lui glisse à l'oreille en lui frôlant la hanche "Tu es bien jolie" dans un divin sourire Tournent les vies, oh tournent les vies, oh tournent et s'en vont Tournent les vies, oh, tournent les violons Passent les années dures et grises à servir Une vie de peine et si peu de plaisir Mais ce trouble-là brûle en ses souvenirs Tournent les vies, oh tournent les vies, oh tournent et s'en vont Tournent les vies, oh, tournent les violons Elle y pense encore et encore et toujours Les violons, le décor, et ses mots de velours Son parfum, ses dents blanches, les moindres détails Tournent les vies, oh tournent les vies, oh tournent et s'en vont Tournent les vies, oh, tournent les violons En prenant son verre auprès d'elle il se penche Lui glisse à l'oreille en lui frôlant la hanche Juste quatre mots, le trouble d'une vie Juste quatre mots qu'aussitôt il oublie Tournent les vies, oh tournent les vies, oh tournent et s'en vont Tournent les vies, oh, tournent les violons Elle y pense encore et encore et toujours Elle y pense encore et encore Tournent les vies, oh tournent les vies, oh, les violons Tournent les vies, oh tournent les vies, oh, les violons
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