BASTIEN-LEPAGE (Jules), pere Jacques porteur de fagot - LECLERC (Felix), le petit bonheur.jpg
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Entete : Cueillez, cueillez votre jeunesse Comme à cette fleur, la vieillesse fera ternir votre beauté RONSARD - Odes, à Cassandre
Texte (description) : Jules BASTIEN-LEPAGE - pere Jacques porteur de fagot Jules Bastien-Lepage est un des principaux représentants du naturalisme en peinture.« Je me suis mis à faire ce que je voyais, tâchant d'oublier ce qu'on m'avait appris » Illustration musicale: Felix LECLERC - le petit bonheur Il est le pionnier de la « chanson poétique » québécoise par le biais d'une œuvre intimement liée à la nature et au territoire. Figure de proue du mouvement des chansonniers populaires, il inspire d'éminentes figures de la chanson française, notamment Georges Brassens, Jacques Brel et Guy Béart. C'est un petit bonheur que j'avais ramassé Il était tout en pleurs sur le bord d'un fossé Quand il m'a vu passer, il s'est mis à crier "Monsieur ramassez-moi, chez vous emmenez-moi" "Mes frères m'ont oublié, je suis tombé, je suis malade" "Si vous n'me cueillez point, je vais mourir quelle balade" "Je me ferai petit, tendre et soumis, je vous le jure" "Monsieur, je vous en prie, délivrez-moi de ma torture" J'ai pris le petit bonheur l'ai mis sous mes haillons J'ai dit, "faut pas qu'il meure, viens-t'en dans ma maison" Alors le petit bonheur a fait sa guérison Sur le bord de mon cœur y avait une chanson Mes jours, mes nuits, mes deuils, mes peines, mon mal, tout fut oublié Ma vie de désœuvré j'avais l'dégoût d'la recommencer Quand il pleuvait dehors ou qu'mes amis m'faisaient des peines J'prenais mon petit bonheur et j'lui disais, "c'est toi ma reine" Mon bonheur a fleuri, il a fait des bourgeons C'était le paradis, ça s'voyait sur mon front Or un matin joli que j'sifflais ce refrain Mon bonheur est parti sans me donner la main J'eu beau le supplier, le cajoler, lui faire des scènes Lui montrer le grand trou qu'il me faisait au fond du cœur Il s'en allait toujours la tête haute sans joie, sans haine Comme s'il ne pouvait plus voir le soleil dans ma demeure J'ai bien pensé mourir de chagrin et d'ennui J'avais cessé de rire, c'était toujours la nuit Il me restait l'oubli, il me restait l'mépris Enfin que j'me suis dit, il me reste la vie J'ai repris mon bâton, mes deuils, mes peines, et mes guenilles Et je bats la semelle dans des pays de malheureux Aujourd'hui quand je vois une fontaine ou une fille Je fais un grand détour ou bien je me ferme les yeux
Texte2 (préface) : Tout âge porte ses fruits, il faut savoir les cueillir Raymond RADIGUET - Le Bal du comte d’Orgel
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