LEGER (Fernand), le transport des forces 1937 - PROKOFIEV (Serge), symphonie n1, 04 allegretto.jpg
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Texte (description) : Fernand LEGER - Le Transport des forces Le Transport des forces est une œuvre monumentale commandée par l’Etat pour l’exposition internationale de 1937. De manière terriblement prémonitoire, Fernand Leger déclare : « L'homme moderne enregistre cent fois plus d'impressions que l'artiste du XVIIIe siècle. » La machine, la vitesse, la lumière, la turbulence de la ville : voilà ce qu'il va exprimer sur ses toiles. Les compositions sont faites d'un enchevêtrement de formes colorées rythmées par les reflets du métal et les mécanismes. Léger parle et joue aussi avec ces nouvelles images en mouvement qui font le cinéma. Illustr musicale:
Texte2 (préface) : Bernard LAVILLIERS - les mains d'or C'est un hymne au travail des ouvriers de la sidérurgie, comme l'indique sans ambiguïté le refrain qui évoque "l'acier rouge et les mains d'or". Ce chant tout en dignité et en colère rentrée est une véritable ODE à la dignité ouvrière et à la grandeur du travail manuel. Un grand soleil noir tourne sur la vallée Cheminées muettes, portails verrouillés Wagons immobiles, tours abandonnées Plus de flamme orange dans le ciel mouillé On dirait, la nuit, de vieux châteaux forts Bouffés par les ronces, le gel et la mort Un grand vent glacial fait grincer les dents Monstre de métal qui va dérivant J'voudrais travailler encore, travailler encore Forger l'acier rouge avec mes mains d'or Travailler encore, travailler encore Acier rouge et mains d'or J'ai passé ma vie là, dans ce laminoir Mes poumons, mon sang et mes colères noires Horizons barrés là, les soleils très rares Comme une tranchée rouge saignée sur l'espoir On dirait le soir des navires de guerre Battus par les vagues, rongés par la mer Tombés sur le flan, giflés des marées Vaincus par l'argent, les monstres d'acier J'voudrais travailler encore, travailler encore Forger l'acier rouge avec mes mains d'or Travailler encore, travailler encore Acier rouge et mains d'or J'peux plus exister là J'peux plus habiter là Je sers plus à rien, moi Y'a plus rien à faire Quand je fais plus rien, moi Je coûte moins cher Que quand je travaillais, moi, d'après les experts J'me tuais à produire pour gagner des clous C'est moi qui délire, ou qui devient fou? J'peux plus exister là, j'peux plus habiter là Je sers plus à rien, moi, y'a plus rien à faire Je voudrais travailler encore, travailler encore Forger l'acier rouge avec mes mains d'or Travailler encore, travailler encore Acier rouge et mains d'or
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