GOYA, Maja et celestina au balcon - FERRE (Leo), avec le temps.jpg
Titre :
Mots-clés :
Entete : Avec le temps, va, tout s'en va On oublie le visage et l'on oublie la voix Leo FERRE - avec le temps
Texte (description) : Francisco de GOYA - maja et Celestine au balcon une belle maja est accoudée au balcon et regarde le spectateur en souriant. Dans son dos, et dans la pénombre se trouve la vieille Célestine qui la surveille avec envie. À l’époque, une femme à son balcon était appelée venterana (femme à la fenêtre), surnom associé à la prostitution. À côté de la maja, la vieille mégère est sinistre et obscure. À côté de la beauté, sont évoqués le mal, le sexe, la profanation et mis côte-à-côte, en comparaison directe. L’opposition des styles entre les deux personnages est telle qu’ils semblent représenter deux états de la même personne, à la manière de docteur Jekyll et de M. Hyde, De l’obscurité, Goya ne revint jamais vers la pleine lumière. Illustration musicale: Leo FERRE - avec le temps Avec le temps Avec le temps, va, tout s'en va On oublie le visage et l'on oublie la voix Le cœur, quand sa bat plus, c'est pas la peine d'aller Chercher plus loin, faut laisser faire et c'est très bien Avec le temps, va, tout s'en va L'autre qu'on adorait, qu'on cherchait sous la pluie L'autre qu'on devinait au détour d'un regard Entre les mots, entre les lignes et sous le fard D'un serment maquillé qui s'en va faire sa nuit Avec le temps tout s'évanouit Avec le temps, va, tout s'en va Même les plus chouettes souvenirs, ça, t'as une de ces gueules À la galerie, j'farfouille dans les rayons d'la mort Le samedi soir quand la tendresse s'en va toute seule Avec le temps, va, tout s'en va L'autre à qui l'on croyait pour un rhume, pour un rien L'autre à qui l'on donnait du vent et des bijoux Pour qui l'on eût vendu son âme pour quelques sous Devant quoi, l'on s'traînait comme traînent les chiens Avec le temps, va, tout va bien Avec le temps, va, tout s'en va On oublie les passions et l'on oublie les voix Qui vous disaient tout bas les mots des pauvres gens Ne rentre pas trop tard, surtout ne prends pas froid Avec le temps, va, tout s'en va Et l'on se sent blanchi comme un cheval fourbu Et l'on se sent glacé dans un lit de hasard Et l'on se sent tout seul peut-être mais peinard Et l'on se sent floué par les années perdues, alors vraiment Avec le temps on n'aime plus
Texte2 (préface) :
Catégorie :
Position :
Élévation :
Date création :
Location (mp3) :
Enregistrer