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le meilleur du cinema

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Bande annonce
Une unité d'élite de la police, menée par Nick Flanagan, tente d'arrêter les cambrioleurs les plus prolifiques de la ville de Los Angeles alors qu'ils planifient le vol le plus risqué de l'histoire. Les malfaiteurs souhaitent dévaliser la Réserve fédérale du centre-ville, la seule banque qui n'a jamais été cambriolée.

TELERAMA
Un ex-policier de Los Angeles poursuit un cerveau du crime sur la Côte d’Azur. Pour ce second volet, Christian Gudegast, fasciné par Michael Mann, enrichit sa mise en scène d’influences françaises. Attention, cet article révèle des éléments de l’intrigue.

En 2018, le scénariste Christian Gudegast (Un homme à part, La Chute de Londres) passait à la réalisation avec Criminal Squad, film de casse gigogne tièdement accueilli par la critique. Son crime ? S’inspirer crânement de Heat (1995), devenu en trois décennies monument intouchable. S’il n’atteignait pas le niveau de l’œuvre de Michael Mann, l’impressionnante fusillade urbaine – dans un embouteillage ! – était, tout de même, digne de son modèle.

Après le premier opus, situé à Los Angeles mais filmé à Atlanta, la délocalisation s’avère encore plus surprenante ici – la Côte d’Azur reconstituée à Santa Cruz de Tenerife, dans les îles Canaries ! –, donnant d’emblée à cette suite une atmosphère étrange. L’ex-agent du Los Angeles Sheriff Department (Gerard Butler, coupe hirsute et voix caverneuse) poursuit un cerveau du crime (O’Shea Jackson Jr, fils d’Ice Cube), cherchant à cambrioler la bourse aux diamants de Nice avec l’aide d’une équipe serbe. L’humour, qui faisait défaut au précédent, consiste à mettre Butler, Apollon beauf, face aux mœurs « exotiques » des Européens : croissants au beurre, expressos serrés, glaces à l’italienne (ou pas). Le tout sur fond de derby footballistique opposant Nice à Monaco…

Attentive aux détails, la mise en scène fétichiste n’est jamais loin de l’abstraction : des véhicules dans un dédale de containers à Anvers, des personnages dans un labyrinthe de couloirs à Nice. Selon une formule éprouvée depuis Le Solitaire (Michael Mann encore, 1981), le cinéaste privilégie les bruits – de pas, de portes, d’outils – pour accroître la tension, seulement relevés de quelques nappes électroniques.

Ce second volet s’enrichit d’influences françaises étonnantes, comme Taxi (Gérard Pirès, 1998), pour les voitures cachées dans un camion puis repeintes en deux temps trois mouvements. Ou, plus prestigieuse, Le Deuxième Souffle (Jean-Pierre Melville, 1966), pour la course-poursuite sur une route en lacets, musclée ici par des fusils d’assaut à bord de grosses cylindrées, pour un règlement de comptes façon tournoi de chevaliers. Soit le bouquet final d’un film de braquage au long cours, d’une durée hors norme.   Ed - Php-Sql2
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   Ed