Willy le baptise Lucky, comme tous ses précédents chiens. Après quelques jours sans succès, Lucky va trouver un énorme stock de drogue dans un parking. Effrayés par les possibles représailles des trafiquants, ils décident de faire appel à Caroline qui va trouver dans cette aubaine un moyen de promotion facile.
TELERAMA
Le réalisateur de “Dikkenek” revient avec les aventures de Pieds nickelés interprétés par une pléiade d’acteurs connus et tente de masquer sa misogynie derrière des subterfuges grossiers. Désolant.
En 2006, Olivier Van Hoofstadt s’était fait connaître avec Dikkenek, comédie à la vulgarité crasse, devenue l’objet d’un petit culte. L’argument de vente était, à l’époque, son affiche imposante : Marion Cotillard, François Damiens, Mélanie Laurent…
Quatorze ans plus tard, c’est à nouveau celui de Lucky, qui met en scène Alban Ivanov, Michaël Youn, Florence Foresti, Corinne Masiero, François Berléand et beaucoup d’autres dans une histoire de Pieds nickelés volant un chien renifleur de la brigade des stups.
Conscient que le machisme de Dikkenek — les filles s’y déshabillaient facilement — ne passerait plus à l’ère post-#MeToo, le cinéaste belge prend soin de donner systématiquement le dernier mot aux personnages féminins. Une précaution aux allures de subterfuge, tant le film regorge de blagues phallocrates — la répétition lourdingue du terme « chienne » —, dévoilant une misogynie toujours latente.
Ed -
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