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Enregistrement #3770

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filename LES ANGES GARDIENS , Jean-Marie Poiré 1995, Gérard Depardieu, Christian Clavier (comique)@.jpg
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titre LES ANGES GARDIENS , Jean-Marie Poiré 1995, Gérard Depardieu, Christian Clavier (comique)@
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texte Antoine Carco, un riche patron de cabaret, doit discrètement transporter de Hongkong à Paris quarante millions de dollars en bons du Trésor. Son vieux copain La Pince, mortellement blessé par des gangsters asiatiques, lui a fait promettre de remettre à sa mère le petit orphelin de 5 ans qu'il laisse derrière lui, Bao. Antoine se passerait fort bien du bambin, d'autant que la mafia chinoise ne le lâche pas d'une semelle. Aussi remet-il son encombrant petit compagnon à un prêtre français, le père Tarain, cache-t-il son butin dans l'agenda du digne ecclésiastique et regagne-t-il Paris par le même avion. C'est alors que les anges gardiens des deux hommes, chargés de fustiger leurs péchés, interviennent

TELERAMA
Un patron véreux se retrouve avec un marmot sur les bras, le confie à un curé… Leurs anges gardiens respectifs s’en mêlent… Du grand n’importe quoi même pas drôle.

C’est une formule increvable : plus les duettistes d’un tandem comique sont opposés, plus leurs face-à-face sont des mines à gags. La rencontre Gérard Depardieu-Christian Clavier promettait de l’explosif. Et même de l’explosif au carré puisque chacun joue deux rôles. Carco, ex-truand devenu patron de night-club, embarque le père Tarain, brave curé naïf, dans une course-poursuite avec la mafia chinoise. Chacun est tarabusté par sa conscience, qui apparaît sous la forme de son double inversé : diablotin lubrique pour le père Tarain ; et ange moralisateur pour l’affreux Carco. Cela donne matière à effets spéciaux très réussis, dont Jean-Marie Poiré a le bon goût de ne pas abuser.

L’ennui, c’est qu’on ne rit pas. Parce qu’il n’y a pas de gags. Quand Depardieu freine trop brutalement sur l’autoroute et qu’une quinzaine de voitures se télescopent derrière lui, c’est une (longue) cascade. Pas un gag. Quand Christian Clavier renverse de la soupe brûlante sur les pieds de sa voisine qui glapit, c’est une pitrerie. Il y a beaucoup de pitreries dans Les Anges gardiens. Beaucoup de gesticulations, de carambolages dans les rues de Hongkong, d’explosions gratuites. Jean-Marie Poiré ne se refuse rien. Il lance ses deux héros dans une cavalcade qui louche à la fois vers et Indiana Jones. Mais il confond agitation et sens du rythme.

L’interprétation est à l’avenant : désordonnée. Depardieu était drôle dans le registre doux-amer des films de Francis Veber (, ). Ici, il joue à l’unisson de Christian Clavier, plus speedé que jamais, qui n’en finit pas de courir après l’image de De Funès. Soyons justes. On éclate de rire, in extremis. Après le générique de fin, quand défile le bêtisier des prises de vues parasitées par le fou rire des deux acteurs. On est bien content pour l’équipe de tournage. Visiblement, elle s’est plus amusée que le spectateur…
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