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Enregistrement #962

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id 962
filename VENUS BEAUTE, Tonie Marshall 1999, Nathalie Baye, Audrey Tautou, Marion Vernoux ((sentimental)@@.jpeg
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titre VENUS BEAUTE, Tonie Marshall 1999, Nathalie Baye, Audrey Tautou, Marion Vernoux ((sentimental)@@
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entete
texte Nadine dirige le "Vénus Beauté", un salon de beauté parisien comme tant d'autres, où viennent se faire huiler, pétrir, épiler ou dérider tous les êtres qui ne jurent que par la splendeur de leur épiderme. Elles sont trois à assister Nadine : Samantha, Marie et surtout Angèle, qui s'investit complètement dans son travail, au point de réduire sa vie privée au minimum vital. Il est vrai qu'Angèle n'attend plus rien des hommes, sinon quelques minutes de plaisir avec des inconnus rencontrés par hasard. La situation n'est guère plus brillante pour ses collègues. Samantha change régulièrement de partenaire, et Marie ne parle que de ses parents. Un jour, un jeune homme aborde Angèle dans un café...

TELERAMA
La vie quotidienne d’un institut de beauté. La réalisatrice, au plus près de ses personnages, pointe leurs failles et leurs incertitudes. Sous l’étude ethnographique, de la tendresse et beaucoup d’humour. Un film mélancolique plutôt euphorisant.

Un salon de beauté à Paris. Entre Nadine, la patronne, et ses filles en rose : le ballet des clientes. Dans cette boutique, on rit, on souffre, on aime, et il se pourrait qu’on tue par amour. Vénus Beauté (Institut) comporte un versant ethnographique des plus réjouissants, avec de la férocité, mais surtout pas mal de tendresse et beaucoup d’humour.

Tonie Marshall ne fait pas dans la sociologie de bazar. Si elle aime flirter avec l’intime, avec les métiers qui touchent à la vie privée, c’est pour être au plus près de ses personnages, détecter les failles, les fêlures, les incertitudes. Et la solitude, qu’on ne soupçonne pas forcément. Où sont les hommes ? Nulle part et partout, bien sûr, flottant dans le non-dit de ce palais des apparences ; il y en a tout de même qui s’aventurent sur le seuil du salon. Vénus Beauté (Institut) devient alors une sorte de mélodrame burlesque. Il plane sur ce conte de Noël, qui s’achève un soir enneigé de nouvel an, une mélancolie plutôt euphorisante : celle des solitudes associées, des tribus qui s’agrègent là où il y a de la lumière, des familles qui s’inventent. Tonie Marshall pratique le mélange des genres avec bonheur, compose de savoureux rapprochements d’acteurs. Si vous voyez un néon rose bonbon, une vitrine qui illumine une rue enneigée, n’hésitez pas… Vénus Beauté (Institut) est un soin pour le corps et pour l’esprit. Tonique, Marshall !
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