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| id | 740 |
|---|---|
| date | 2006-03-15 17:03:34 |
| titre | Castor et la cheville endolorie |
| url | http:// |
| adresse | |
| comment | Le regard que nous échangeâmes au moment où il me déposa, avec mille précautions, sur une souche au bord du chemin, était d'une tendresse infinie. Ce garçon était bon, généreux et tendre, j'en avais là la confirmation la plus limpide. Je sentis qu'il s'arrachait à mon regard et il me sembla voir ses joues s'empourprer légèrement. Il se mit à masser ma cheville endolorie avec des gestes doux et attentionnés. Le contact était agréable que je vécus plus comme une première caresse que comme un acte de soin destiné à apaiser ma douleur. Il sortit son mouchoir de sa poche et, après l'avoir légèrement humecté de salive, le posa délicatement sur ma cuisse à l'endroit de l'égratignure. Je remarquai, non sans une secrète satisfaction, qu'il regardait ma jambe avec admiration. Je ne pus m'empêcher de la remuer légèrement pour mieux l'offrir à son regard. Lorsque ses yeux se reportèrent sur moi, ils brillaient d'un feu étrange. Il me mangeait du regard à présent et je tressaillis de fierté lorsque son regard avide se riva un instant sur mes seins avant de m'envelopper dans un vaste coup d'œil circulaire puis de remonter vers mon visage. Je crus apercevoir une bosse qui déformait le haut de son short. Lorsque j'entrouvris les lèvres et inclinai légèrement la tête sur le côté, il se rapprocha de moi, s'immobilisa un instant à quelques centimètres de mon visage ; ses yeux sautaient d'une de mes pupilles à l'autre, à toute allure… il eut une sorte de soupir d'animal blessé puis, soudain, ses lèvres entrèrent en contact avec les miennes. Elles étaient brûlantes et je crus défaillir de bonheur. Nos langues se cherchèrent un bref instant puis se lancèrent dans une course effrénée. Mon excitation grimpa aussitôt, multipliée par celle je sentais gronder dans le corps de Castor. Il me serrait à me briser les côtes et c'était divin ! Quelle force, quelle fougue. Dieu que j'avais envie de ce garçon ! Notre baiser se prolongea longtemps, accompagné de halètements, de mouvements incontrôlés, de doux frissons, et d'une envie grandissante de sexe. Ce fut lui qui se ressaisit le premier. Il détacha son visage du mien, me sourit et me regarda avec une tendresse qui acheva de me faire fondre. Il passa lentement sa main dans ma chevelure toute dérangée puis, sans un mot, me souleva comme une plume et m'entraîna dans ses bras puissants. Le reste du chemin se fit presque en courant et je me demande encore où il prit la force de me porter sur une aussi longue distance sans fatigue apparente. Je m'efforçai de me faire aussi légère que possible dans ses bras. Le soleil déclinait lorsque nous parvînmes en vue du camp. Personne ne se montra et seuls quelques bruits de casserole provenant de la tente d'intendance m'apprirent que le lieu n'était pas complètement déserté. Castor fila tout droit vers la tente qui servait d'infirmerie. Il m'allongea sur le lit de camp et entreprit aussitôt de soigner ma cheville endolorie. Elle était à peine gonflée, et je pouvais la remuer sans occasionner d'élancements douloureux. Pas de foulure ni d'entorse ! Ouf ! – Rien de bien méchant finalement ! conclut-il avec un sourire ravi. Non sans un rien de perversité, j'avais pris soin de déboutonner légèrement mon chemisier de façon à laisser voir le haut de mes seins enfermés dans leur soutien, et, prenant appui sur mes coudes, je guettais la réaction de Castor. Celle-ci ne se fit pas attendre : la rougeur lui monta au visage, ses yeux s'embrasèrent à nouveau et, l'instant d'après, il était sur moi, haletant, en proie à une belle excitation, lui aussi. Alors qu'il entreprenait de me déboutonner entièrement, ma main partit à la rencontre de son sexe qui semblait vouloir crever l'étoffe distendue de son short. Le membre accusait une belle taille, j'en fus toute impressionnée. Je me battis un instant avec la boucle de sa ceinture qui résistait obstinément, ce qui eut le don de m'agacer : je trépignais d'impatience telle une gamine capricieuse. La ceinture finit par céder, de même que les boutons supérieurs et, en un tournemain, le short du garçon fut à ses pieds. Sans hésiter, j'entrepris de dégager le phallus du caleçon qui le retenait prisonnier. Rapidement libéré, le chibre se dandina quelques instants sous mes yeux ravis avant de se faire happer par ma main. Quelle merveilleuse sensation de sentir ce membre, tout gonflé, tout gorgé de sang, tout tendu de désir, palpiter, frémir entre mes doigts. Il était comme animé par une vie propre, frétillant comme un poisson sur la berge juste après la prise. Je me mis à masser vigoureusement le sexe ainsi brandi, offert et tout palpitant. Il me sembla qu'il gonflait encore et se faisait plus dur, plus tendu. Je devinai que le garçon avait envie de me découvrir, de me regarder. Délaissant le phallus incendié, je dégrafai mon soutien-gorge et me laissai aller en arrière, m'étendant de tout mon long sur l'étroit lit de camp, les mains ramenées dans ma chevelure. Je me cambrai, sachant l'effet que produit en général cette posture. Le résultat ne se fit pas attendre, Castor devint écarlate, sembla hésiter un bref instant, puis, avoir m'avoir longuement dévoré des yeux, se mit à me distribuer de longues et insistantes caresses. Rapidement, je fus dans tous mes états, le danger qu'il y avait à être surpris ajoutait encore à l'excitation. Je poussai un petit gémissement de plaisir lorsqu'il s'empara de mes seins et se mit à les malaxer. Je me tendis vers lui, vers ses mains, vers sa force… malheureusement, comme trop souvent, il passa un peu trop vite à… autre chose. Ce n'est pas que j'aie eu à m'en plaindre, mais c'est si bon quand les caresses perdurent un peu ! Le moment était venu : je me redressai et m'emparai des fesses du garçon que je serrai bien fort en les rapprochant de moi tout en écartant les cuisses au maximum. L'invite était des plus claire et je sentis Castor se glisser en moi d'un seul coup. Il me pénétra bien profond presque aussitôt tant j'étais prête : ruisselante, lubrifiée à souhait ! Dieu ! que ce fut bon ! Après m'avoir besognée lentement durant quelques longs moments, il s'emballa soudain et se mit à me distribuer une série de coups de boutoirs bien assénés. Mon bassin se précipitait à sa rencontre à chaque approche, je le regardais dans les yeux, me repaissant du spectacle de son plaisir. Ce martèlement dura un bon moment, délicieux, sauvage, bestial à souhait. Lorsque je sentis que son orgasme approchait, je resserrai mes muscles de façon à bien enfermer son membre au fond de mon vagin. Il explosa presque aussitôt et je me sentis jouir à mon tour, emportée par le tourbillon de son plaisir. Je fus secouée par une succession de spasmes qui me firent hoqueter pendant de longues secondes après l'orgasme. Je mis un certain temps pour me calmer et reprendre mes esprits. Complètement relâché, tel un bébé sur le ventre de sa mère, Castor était allongé sur moi, c'était attendrissant au possible. Je sentis le liquide poisseux se répandre entre mes fesses et sur mes cuisses que je serrai, par pur réflexe. Je sentis que j'aurais pu repartir pour un second service tant mon excitation était encore vive. Mon bel Apollon ouvrit les yeux. Quelle douceur ! quelle paix ! Je lus de la reconnaissance et une pointe d'étonnement dans son regard encore trouble. Il me serra fort contre lui, me sourit puis, lentement, comme à regret, se détacha de moi. J'aurais voulu le garder en moi encore un moment, le sentir s'abandonner complètement, mais je savais que c'était impossible : il ne fallait tout de même tenter le diable, et c'était miracle que nous n'ayons pas été surpris. Il se rhabilla en hâte, sans mot dire puis, après m'avoir baisé les lèvres avec une infinie tendresse, se glissa hors de la tente. |
| mots | jeunes tendresse |
| media | 4* |
| cles |