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Enregistrement #713

id 713
date 2005-11-18 14:11:24
titre 13 selection textes poetiques
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adresse
comment Tu es ma flèche, fichée dans ma chair,
J'ai le corps frémissant, tendu comme un arc
tu remues en moi la terre et le feu, la mer et le vent.
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Au rythme de son corps, je me plie sans effort.
Courtisane lascive, soumise et attentive
Au plus profond de moi, son sceptre devient roi,
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se fondre et se confondre
Et n'être qu'un, bien qu'étant deux
Se perdre dans l'espace immense
Oiseaux légers au gré du vent
Perdre doucement connaissance
Naître à nous-mêmes en même temps.
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le flux et le reflux, les vagues de plaisir,
les montées jusqu'au ciel, tout à coup suspendues, oh tension divine.
et puis la redescente voluptueuse des mille et une nuits ; à mordre d’oreiller.
Je me donne, tu me prends, ronronnements, feulements.
Je vais, je viens, tu m'absorbes. Je n’en finis pas.
Tu cries, tu râles, je brâme.
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m'enfouir en toi et descendre, et descendre
saisir ta bouche chaude, y introduire ma langue
melanger nos salives jusqu'à ce que nos corps tanguent
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Tissus qui se dérobent. l'émotion de la chair.
Sous l'écume de chaque mot, l'océan de tendresse,
J'entre en toi en douceur comme on entre dans la vague.
Corps dans ton corps. Tu te cambres vers moi.
cette plénitude que caresse ton souffle.
Chaude comme un oiseau.
Dans l'été indien, la chaleur de nos corps
Je suis en toi comme on est dans la vague.
Nous nous frôlons l'un dans l'autre, nous glissons dans nos chairs.
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Jusqu'au bout de la nuit il n'y a que nos corps.
le flux et le reflux, et de brefs murmures.
Comme une plainte. Comme un chant. La douceur de l'autre.
Je m'enfonçe, tu me guide, de ta tendresse. De ton envie.
Le ciel glisse vers le soir, remonte le matin.
Je caresse tes joues empourprées de lumière.
Tes oreilles bourdonnent. Ta tête s'embrase.
Jusqu'à l'épuisement. Rien d'autre jusqu'au silence.
Le point jamais atteint. Nous nous aimons. Il n'y a pas de fin.
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Je me soulève un peu lorsque tu te retires
pour mieux venir me perdre au plus profond de toi,
dans une symphonie de plaintes et de soupirs
nous entamons la danse lascive ou effrénée
de nos êtres en partance pour l'île volupté.
Où commence ton corps, où se finit le mien?
Il est un instant fou où l'on ne peut le dire,
ne devenant qu'un seul au cœur de ce délire
et que s'efface alors tout ce qui n'est pas nous...
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Tu t'enfonces en moi, me penetre, me comble,
le plaisir monte en vagues, mon ventre est en feu.
Tu te retires, laissant le vide. Je me débats, tu me reprends.
complètement, passionnément.
Ton corps collé au mien
tu me pénètres de nouveau, totalement.
Tu m'investis, brutalement,
sans concession,
tu me finis.
Je jouis.
Enflammée jusqu'au cœur.
Tu m'as essoufflée,
et tes yeux sont heureux.
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Ecoutes mon corps qui respire et vit de plaisir,
ma chair qui s'ouvre et se ferme comme un cœur palpitant,
les draps qui se froissent, mes pensées qui s'agitent
et vadrouillent vers mille rêves impudiques.
Regardes. Ecoutes. Touches. Respires. Goûtes.
La sueur qui perle à ma peau rougissante.
Mon goût de femme, mon odeur, ma chaleur.
Ma bouche affamée qui cherche tes baisers.
Les larmes salées que je laisse s'écouler.
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Un glissement onctueux, une penetration lente
Un frottement délicat irisé de plaisir.
Elle ondule, elle m'aspire, elle râle, je gémis.
Elle me serre, me dévore. Je m’enfonce loin, très loin.
Elle s’enroule, se défait, plonge, se retire.
Elle avale mon corps. Elle se penche vers moi, elle sourit.
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te sentir grossir, durcir et t'allonger
investir mon ventre chaud
mes jambes écartées pour mieux te recevoir
mes jambes resserrées pour mieux te retenir
la jouissance qui monte en moi femme révélée
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Elle se renversa, râlant sous ma caresse ;
Sa poitrine oppressée et dure de tendresse
Haletait fortement avec de longs sanglots.
Sa joie était brûlante et ses yeux demi-clos ;
Et nos bouches, et nos sens, nos soupirs se mêlèrent
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