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Table e_wdoce

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Enregistrement #703

id 703
date 2005-09-06 13:09:56
titre premiers emois
url http://
adresse
comment Des doigts qui se font légers, timides et tremblent un peu, c'est la toute première fois... je suis assis a coté d'elle
je m'aventure à glisser une main moite et tremblante vers son cou, sa jambe, son ventre,
ou sur sa poitrine qui se soulève déjà avec difficultés car l'émotion est partagée,
l'angoisse est répartie entre les deux corps, entre nos deux êtres qui sont là, côte à côte,
assis dans sa chambre, porte fermée, l'oreille aux aguets de peur de se faire surprendre par la maisonnée.
Je suis emprunté, ému, tremblant, transi, amoureux...
D'abord occuper ses yeux, sa bouche...
Cueillir sa langue fraîche et encore maladroite, comme la mienne, dans un fougueux et long baiser.
Croire qu'on va s'étourdir de ce baiser, prémices à d'autres jeux que ni l'un ni l'autre ne connaissons.
Ses lèvres sont tendres, mes mains me démangent, picotent, m'énervent.
Elles glissent sur ses épaules, chastement encore couvertes d'un chemisier gris clair.
A travers le tissu soyeux, le petit bourrelet de la lanière du soutien-gorge.
Le picotement de mes doigts s'accélère. Passer la main dans le dos, remonter vers la nuque...
toucher les cheveux... coupés courts sur la nuque, revenir sur le cou...
Stratégie de mouvements volontairement lascifs qui doivent apparaître naturels et que je calcule,
millimètre après millimètre... Ne jamais forcer ni brusquer... Prendre son temps, pour moi, pour Elle.

Corps alanguis, énervés, qui se touchent, sont en contact, se cherchent, se bousculent, s'électrisent.
Ma main descend sur son cou... défait lentement ce fichu nœud et s'immisce doucement dans l'entrebâillement du chemisier.
Sa peau, douce, voilée d'une très légère transpiration. Le contact de son sein à travers le tissu sage du soutien-gorge.
Comment faire ? comment passer cette barrière ? Les mécanismes humains sont pleins de ressources, sauf devant la fermeture d'un soutien-gorge.
Empoté ! Voilà un des rares qualificatifs que je retiendrai face à cette invention du diable qu'est une fermeture de soutien-gorge.
Rires forcés, rougeur au visage... pas besoin de me mentir,
le buste s'avance, des mains fines, Les doigts qui défont les minuscules boutons,
un à un, avec lenteur et difficultés sous le coup de son émotion,
tirent nerveusement sur les pans du chemisier qui s'ouvre, comme par enchantement.
Vision et découverte d'un buste, barré par les bonnets blancs opalescents à la limite de la transparence
et laissent voir des seins comprimés, des bouts rosâtres bruns, malmenés, aplatis par le tissu et l'armature.
Ses mains passent dans le dos et mes yeux ne savent plus où regarder :
le visage de celle qui se déshabille pour moi, qui vient de me sauver d'une situation un peu (totalement) ridicule,
ou les épaules nues, légèrement en avant, un peu dodues, ou avec un rapide coup d'œil d'envie
et de désir vers cette poitrine qui va se libérer, pour moi, rien que pour moi !
Voilà ! Les seins sont libres !
comment faire ? Avancer une main ferme ? Un doigt ? Dessiner des arabesques, tordre le bout ?
Non. L'embrasser et reprendre là où l'on en était avant...
Câlinement, amoureusement ses lèvres recollent aux miennes...
Ma main, plus affermie mais toujours avec timidité, effleure avec douceur le sein.
Chaleur du contact de la peau, marbrée des liens d'attaches.
Douceur satinée de cette peau fragile et que l'on découvre pour la toute première fois.
Et la poitrine ne suffit pas. Elle ne suffit plus... Mais d'autres barrières restent à franchir, d'autres pas sont à faire...
Descente vers un ventre chaud et légèrement rebondi. Jeu de doigts dans le nombril.
Atermoiements en pensant à l'étape suivante... Est-ce là une partie sensible ?
Découverte des corps mais aussi interrogations sur le pouvoir de la caresse. Charme du premier contact peau à peau... Exaspération des nerfs, des sens. Et nos bouches sont toujours soudées.
La main s'égare sur la cuisse, couverte d'un jean serré, nouvelle barrière infranchissable...
La main avance, cavalière, indiscrète, trop rapide, trop pressée, trop empressée...
A travers le tissu, au milieu des coutures, la main est en contact avec l'entrejambe.
Son souffle se fait plus rauque... se ralentit... Les doigts tentent d'épouser la forme...
le tissu gêne, les cuisses s'écartent et claquent sur la main... qui reste prisonnière.
Mes doigts cherchent un espace de liberté, remuent, s'agitent,
les cuisses s'ouvrent et un premier soupir fait comprendre qu'une vague de désir monte chez Elle
Alors sans hésitation, j'abandonne l'entrejambe pour tenter de m'attaquer à la fermeture éclair de la braguette...
Doigts malhabiles, étroitesse de l'objet, nouvelles finesses de la technologie...
Le baiser s'interrompt une seconde fois.
Reprendre son souffle avant la suite...
Contorsion du bassin qui se découvre, pantalon qui roule sur les cuisses et emporte avec lui le slip.
Jambes qui se lèvent alors que le buste bascule sur le lit, bottes qui se déchaussent, pantalon qui glisse.
Vision fugace, attendue, espérée d'une toison blonde, courte, frisottée.
Aperçu des fesses, qui s'agitent, se ferment et s'ouvrent à quelques centimètres de mon nez,
quelques poils folâtres qui en dépassent me mettent la tête à l'envers, le feu au ventre.
Tension extrême dans mon pantalon...
Le corps est couché sur le lit, les jambes sont posées, serrées l'une contre l'autre, sages.
Plus aucune barrière. Moi, assis au bord, tentant de reprendre mon souffle, mes esprits.
La main tremblante avance vers les flancs, vers le ventre. Contact. Douceur déjà éprouvée et déjà renouvelée.
La main s'avance sur le ventre, peau de pèche velouté d'une fragilité qui me fait prendre une attitude de papillon.
Contact soyeux avec les premiers poils. Découverte de leurs entremêlements.
La main glisse et s'égare, les cuisses s'ouvrent avec détermination.
Les doigts explorent cet univers inconnu, rêvé.
Sensation douce du pulpeux de ce lieu secret, tant espérée, tant convoité.
Doigts gênés qui se perdent dans les plis et les replis, s'égarent et avancent en terrain inconnu.
Raidissement soudain du corps, forme de tétanie passagère surprenante.
Regard vers les yeux de mon amour... Interrogation ? Mal ? Non ! C'est bon ? Encore ? C'est comment ?
Continuer... C'est elle qui le demande, qui le dit...
c'est elle qui prend en main les choses, parle, attire ma tête dans son cou et susurre à mon oreille.
Mon nez sur sa peau hume les odeurs de musc ambré de son parfum et l'aigrelet de sa chaleur animale.
Elle parle... pour s'étourdir elle-même ? Peut-être, mais aussi, et surtout, elle dirige ma main, mes doigts,
les fait s'enfoncer plus loin, plus doucement, les fait remonter... glissant sur le haut, vers le bas...
Sous mes doigts, les mots prennent du relief, de l'humidité, du sens et deviennent gémissements, petits souffles, petits cris rauques de plaisir.
Elle me serre contre elle.
Contre mon buste, sa poitrine chaude, ses seins qui me semblent plus fermes.
Mon nez se noie dans sa chevelure blonde. Je suis presque étalé sur elle, le long d'elle.
Ses bras m'enserrent, m'étouffent presque.
Ma main devient autonome, plus à l'aise, elle a assimilé la géographie des lieux, les coins à explorer, où passer et repasser, s'attarder, se faufiler. Moi, pour l'instant j'imagine avec ma peau.
Contre sa cuisse, mon sexe, raide, a déjà des soubresauts... Il fait mal à force d'être excité...
Premiers gémissements de son plaisir trop rapidement atteint, pas tenu, et déjà retombant.
Et la main devient de plus en plus autonome, audacieuse. C'est elle qui semble maintenant commander.
L'embrasser. Pas seulement pour obtenir et prolonger cette sensation de plaisir,
juste pour voir s'il y a corrélation entre le chaud et l'humide de sa bouche et en bas, son sexe que mes doigts recommencent à explorer.
Sous la poussée légère de cette nouvelle aventure, sa langue me fouille, plus loin (plus tard j'en comprendrai les signes, l'attente espérée et sa signification, mais bien plus tard car il faut du temps pour apprendre le langage du corps des femmes).
Là, cette toute première fois, mufle et goujat à la fois, j'abandonne la bouche et descend sur son cou, vers les seins...
Premier contact avec un bout durcit. Petite excroissance un peu râpeuse, plissée, hérissée de tout petits plis et picots qui roule sous les lèvres, la langue, durcit sous le mordillement de mes dents.
Doucement ! Le mot murmuré a jailli de sa bouche pour protéger sa jeune poitrine excitée et qui doit lui peser. Les seins sont devenus lourds et fermes. Les pointes arrogantes, se dressent.
En bas la main explore, palpe, tâte, tâtonne encore. Elle joue et apprend. Elle glisse dans un univers de plus en plus chaud et humide. Elle se contente de cet état de fait et s'inquiète de cette première intrusion... Et si tu allais faire mal...
Dans la tête, les récits fantasmagoriques et affabulés des copains... ceux qui racontent sans toujours savoir le fameux dépucelage avec moult détails qui vous donnent la chair de poule... et vous endorment le soir en vous emportant dans des univers oniriques.
Non, elle me rassure... Elle n'a pas mal, au contraire... Encore la main et les doigts... Maintenant, à toi de raconter... Et me voilà contraint de raconter, mais quoi ? Ce que je sens, ce je ressens... Pour l'instant, cela lui suffit...
Et sa main dans mon dos qui le presse, descend et finit par s'interposer entre le pantalon et ma peau.
Une main douce, moite aussi nerveuse que la mienne.
Elle reprend son souffle et m'invite à me déshabiller. Là ? Comme ça ? Ma pudeur, ma timidité reprennent un instant le dessus... Elle rassure, se fait enjôleuse, câline, amoureuse...
Me voilà nu... enfin, presque... Bêtement j'ai gardé mes chaussettes, moi... Sourire, puis rire, puis moquerie de sa part. Cela détend l'atmosphère, fait retomber cette exubérante pression qui animait nos corps, recule l'instant fatidique.
A mon tour d'être au centre de son intérêt... et toutes ces questions stupides qui viennent me troubler, à ce moment où l'on souhaite penser à autre chose, ou ne pas penser du tout, mais agir... Suis-je assez bien pour elle ? Comment me trouve-t-elle ?
Et soudain je ne vois plus que ça ! Ça est raide, tendu, excité, tressaillant. Le bout rouge, décalotté, brille de gouttes qui se sont échappées... Elle le regarde. Le contemple-t-elle ? Va-t-elle éclater de rire ?
Non. Son regard remonte vers mes yeux. C'est elle qui quémande un baiser et se plaque sur moi. Nos corps sont l'un contre l'autre, presque à s'emboîter. Nous avons chaud.
D'un simple regard, d'une pression de sa bouche sur la mienne, d'une pression de sa main sur mes côtes, elle me signifie qu'elle est prête, qu'elle m'attend...
Et c'est moi qui recule, tergiverse. De nouveau mes doigts et ma main repartent en exploration. Peut-être pour m'assurer que je ne rêve pas ! Peut-être pour la rassurer une fois encore ? Peut-être aussi pour lui laisser encore cette toute petite seconde de réflexion, afin qu'elle puisse dire « Non »...
Mais cette fois je sens que son corps se tend, son ventre se bombe à la recherche du mien, les cuisses claquent comme un appel.
Elle s'étend sur le dos, s'ouvre, remonte légèrement les jambes et s'offre à moi...
Enfin, je la surplombe. Hésite encore puis me penche vers son visage que je sens soudain tendu, presque sérieux...
et je vais, d'un doux et long baiser, cueillir ses lèvres.
Ses mains se calent sur mes fesses. Elles sont chaudes, moites, tremblantes et troublantes...
Elles appuient, m'incitent à m'abaisser. Mon sexe est en contact avec le sien.
Magie du contact ! Suprême moment ! Délices de ce premier frôlement de mon corps intime avec le sien.
Petite poussée, légère résistance, grimace, retrait.
ses mains me bloquent immédiatement, m'obligent à franchir le pas, aller plus loin, accélérer.
Cette fois j'appuie ma pression, bute et force légèrement le passage.
Petit cri vite étouffé dans mon épaule puis, va-et-vient qui nous mènent rapidement vers
l'extase commune, presque immédiate.
Mon débordement soudain en elle m'affole, mais c'est trop tard !
Déjà, je m'écroule sur sa poitrine, la tête vide, le souffle court, le corps en sueur.
J'ai l'impression que cela n'a duré qu'une seconde, qu'une minute...
En attendant, la tête nichée dans son cou, reprenant ma respiration, mes esprits,
je n'ose lui demander comment elle se sent, comment elle va.
Elle, dans un murmure aussi essoufflé, me dit juste « Merci », et ajoute - « Je t'aime ».
Et nous nous sommes serrés l'un contre l'autre, comme pour ne faire qu'un.


mots
media 5* jeune
cles

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