arpoma
vendredi 05 juin 2026 - 05h26
menu / rep

atlas / rech

Gestion des tables

Tables : e_art / e_lieux / e_cinema / e_musique / e_lettres / e_photo / e_figures / e_textes /

Table e_cinema

Liste | Creer un enregistrement

Enregistrement #597

Modifier | Retour a la liste
Image image
id 597
filename VERTIGO (Sueurs froides), Alfred Hitchcock, 1958, James Stewart, Kim Novak (thriller sentimental)@@@@.jpg
image_path data/cinema/FILMS/195-/VERTIGO (Sueurs froides), Alfred Hitchcock, 1958, James Stewart, Kim Novak (thriller sentimental)@@@@.jpg
titre VERTIGO (Sueurs froides), Alfred Hitchcock, 1958, James Stewart, Kim Novak (thriller sentimental)@@@
mot_cle
entete
texte Scottie, inspecteur de police, a été limogé parce qu'il est sujet au vertige. Un de ses vieux amis le charge de surveiller sa très belle femme, Madeleine, dont le comportement étrange lui fait craindre qu'elle ne se suicide. Scottie la prend en filature, la sauve d'une noyade volontaire puis s'éprend d'elle. Cependant, en raison de sa peur du vide, il ne parvient pas à l'empêcher de se précipiter du haut d'un clocher.

TELERAMA
Acrophobie… un nom scientifique pour le vertige maladif qu’éprouve l’inspecteur Ferguson. Cette terreur du vide l’a poussé à abandonner la police. Un ancien ami l’engage pour surveiller son épouse, Madeleine, au comportement étrange.

Vertige… Déséquilibré, aspiré, le spectateur sombre profondément dans un étouffant mystère. Celui du corps, double, fragile, ambigu. Celui des âmes, ténèbres obstinées de la passion amoureuse, de la trahison. Sur la magnifique musique de Bernard Herrmann, Hitchcock ouvre un gouffre subtil, dans une lente et terrible avalanche de trompe-l’œil. Le doute gangrène tout : le décor, majestueuse promenade dans San Francisco et ses environs ; les personnages, de l’apparente rigidité de James Stewart aux deux visages de Kim Novak. Reste le suspense, épuré, nu comme une charpente. Trouble discours sur la passion, sur l’illusion amoureuse, le film joue avec ironie sa partition de mort et d’angoisse.

Dans cette œuvre « nécrophile », selon le maître lui-même, le cinéma, art trompeur et fascinant, abat ses cartes : la duperie dont le héros est victime ressemble à la nôtre, public crédule. Hitchcock propose un malicieux jeu de miroir mais ne donne aucune clé et pervertit toute interprétation préfabriquée. Sueurs froides se savoure avec amertume, comme un brouet maléfique et génial.
texte2
categorie
position
elevation
date_creation
location www.youtube.com/embed/pzNul-AhjZA
created_at 2026-05-23 17:10:39
updated_at