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| id | 5241 |
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| titre | le Parti populaire du conservateur Mariano Rajoy remporte les élections législatives anticipées en Espagne |
| comment | Sans surprise et par une victoire écrasante, le Parti populaire (PP) du conservateur Mariano Rajoy a remporté dimanche les élections législatives anticipées en Espagne, selon un sondage réalisé à la sortie des urnes pour la radiotélévision publique RTVE. Avec 43,5 % des suffrages, les conservateurs obtiennent la majorité absolue au sein du Congrès et gagneraient entre 181 et 185 des 350 sièges de la chambre basse du Parlement. Les socialistes, qui étaient au pouvoir depuis 2004, recueillent de leur côté 30 % des voix et devraient obtenir entre 115 et 119 députés. Les bureaux de vote ont fermé à 19 h GMT en Espagne, où 36 millions d'électeurs étaient attendus aux urnes pour décider de la composition du prochain Parlement. En milieu d'après-midi, le taux de participation oscillait autour de 59 %. Les socialistes auront donc été incapables de résister à la crise financière mondiale qui a éclaté à l'automne 2008 et qui a fait de 21 % de chômeurs dans le pays. Les Espagnols leur reprochent justement d'avoir tardé à réagir pour redresser l'économie. Le chef conservateur Mariano Rajoy, 56 ans, aura pu compter sur la colère des électeurs envers le parti socialiste, qui n'a pu venir à bout de la crise de la dette qui a déjà balayé les gouvernements grec et italien. Mais, contrairement à la Grèce et à l'Italie où les manifestations antiaustérité ont provoqué une crise politique, les Espagnols semblent prêts à se serrer la ceinture. Avec une très forte majorité parlementaire, le Parti populaire aura tout le loisir d'appliquer son plan de réduction des dépenses publiques. Depuis mai 2010, les Espagnols ont déjà subi une gamme de compression : baisse de 5 % du salaire des fonctionnaires, gel des retraites et recul de l'âge de la retraite de 65 à 67 ans, sans compter les coupes budgétaires dans plusieurs régions autonomes gouvernées par la droite, dont Madrid et la Catalogne. Toutes ces mesures n'auront pas résolu les difficultés économiques du pays, alors que la pauvreté continue de gagner du terrain. « Avec la politique à venir du Parti populaire, nous pouvons prévoir une augmentation des manifestations, qu'elles soient d'origine "indignées", syndicales ou corporatistes. Il y aura des mobilisations très fortes, qu'elles soient ou non sous l'étiquette "indignés" », estime Antonio Alaminos, professeur de sociologie à l'université d'Alicante. Beaucoup d'électeurs se sont donc rendus voter plus désabusés que motivés, en espérant seulement que la situation n'empirera pas trop. En résumé, « la situation est grave, inquiétante, pour tous les Espagnols, les gens normaux, les étudiants, les travailleurs. Tout le monde le vit très mal », a déclaré à l'AFP, Federico Cres, un Madrilène de 43 ans employé chez Iberia. |
| date | 2011-11-20 23:11:41 |
| url | actu/rajoy.jpg |
| mots | europe-s |
| cat | politique |
| pays | espagne |
| portable | |
| adresse | |