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| id | 5228 |
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| titre | l’empereur François-Joseph Ier epouse Élisabeth Amélie Eugénie de Wittelsbach dite 'Sissi' |
| comment | Élisabeth Amélie Eugénie de Wittelsbach (24 décembre 1837 à Munich - 10 septembre 1898 à Genève), née duchesse en Bavière, épousa l’empereur François-Joseph Ier et fut impératrice d’Autriche (1854–1898) et reine couronnée de Hongrie (1867–1898). Elle est universellement connue sous le surnom de Sissi, bien que la graphie autrichienne soit Sisi. En août 1853, l'empereur François-Joseph d’Autriche fête son vingt-troisième anniversaire dans la résidence impériale d’été d'Ischl. C’est à cette occasion qu’il doit se fiancer officiellement avec sa cousine germaine la duchesse Hélène en Bavière, sœur aînée d’Élisabeth. Mais c’est de Sissi que le jeune souverain s'éprend. À la surprise de sa mère, l’autoritaire archiduchesse Sophie (le seul homme de la famille d'après les diplomates), il annonce le 19 août son intention d'épouser la jeune Sissi, à peine âgée de quinze ans, perturbée par la perte de son premier amour, Richard, jeune écuyer de son père. En effet, Ludovica, ne trouvant pas le comte assez bien pour elle, avait décidé d'éloigner le jeune homme qui décèdera quelques mois plus tard de la tuberculose. Le mariage est célébré le 24 avril 1854 à Vienne, en Autriche. La nuit de noces se passe mal. Le jeune empereur, habitué à des dames peu farouches et audacieuses, ne sait pas comprendre la jeune fille pudique qu'il avait épousée. Il est vrai qu'à l'époque le rôle d'une épouse se cantonne à être disponible et soumise à son mari.[réf. nécessaire] De plus, la jeune impératrice, habituée aux manières simples de son entourage provincial, supporte mal la pesante étiquette viennoise, et s'enfonce vite dans une profonde dépression. Les premiers temps du mariage, le couple prend ses quartiers au château de Laxenbourg, aux environs de la capitale. Élisabeth se sent perdue et surveillée par sa belle-mère, une femme intelligente mais dirigiste et obsédée par la révolution de 1848, et par son entourage. L'empereur, qui adore pourtant sa femme[réf. nécessaire], est peu présent. La guerre de Crimée vient d'être déclarée, opposant la France de Napoléon III et l'Angleterre Victorienne à la Russie du tsar Nicolas Ier, précieux allié de l'Autriche pendant la révolution de 1848 puisqu'il permit aux Habsbourg-Lorraine de conserver en leur possession le vaste royaume de Hongrie. Le jeune empereur est accaparé par les obligations de sa fonction et doit se rendre tous les jours à Vienne, au palais de la Hofburg, ou au palais de Schönbrunn et n'en revient que très tard dans la soirée. Élisabeth se sent abandonnée. De là proviennent ses premières répugnances pour la vie conjugale[réf. nécessaire]. Beaucoup plus tard, elle confiera à sa fille Marie-Valérie « le mariage est une institution absurde. Enfant de 15 ans, j'ai été vendue… »[réf. nécessaire]. Cependant, elle est rapidement enceinte et donne naissance successivement à deux filles, Sophie, qui meurt à 2 ans, et Gisèle en 1856. En 1858, elle met au monde un garçon, Rodolphe. L'archiduchesse Sophie décida de prendre en charge l'éducation des enfants du couple ce qui créa des conflits à répétition[réf. nécessaire]. De plus, la mort de Sophie, la première fille d'Élisabeth marqua profondément sa mère. La naissance difficile de Rodolphe par la suite et la culpabilité qui la rongeait n'a rien arrangé entre elle et François-Joseph, ni avec sa belle-mère[réf. nécessaire]. Les relations entre Élisabeth et sa belle-mère (qui est aussi sa tante), l'archiduchesse Sophie, furent souvent orageuses. Bien au-delà du conflit familial traditionnel, il y avait entre elles le fossé de deux visions différentes des devoirs d'une souveraine et de deux conceptions politiques différentes de l'avenir de l'Autriche[réf. nécessaire]. Sophie avait sacrifié sans se plaindre les espérances d'une jeune fille romantique, acceptant son destin de princesse mariée malgré elle [réf. nécessaire]. Contrairement à la légende, Sophie n'avait pas été déçue du choix d'Élisabeth, surprise certes, mais pas déçue. Elle en appréciait les qualités personnelles et elle l'aimait. Seulement, Sissi n'avait aucun goût pour la vie royale, elle souffrait du protocole rigide de la cour. De plus, sur le plan dynastique et diplomatique, une duchesse en Bavière en valait bien une autre, l'essentiel étant de trouver des alliés au sein de la Confédération germanique pour contrer les ambitions du royaume de Prusse. Au départ, les ambitions de Sophie et de François-Joseph se portèrent sur la princesse Anne de Prusse mais le gouvernement de Berlin s'y opposa pour mieux préserver sa liberté de manœuvre face à la prééminence autrichienne. Le « couple » d'archiducs se tourna alors vers la famille royale de Saxe mais la princesse Sidonie n'eut pas l'heur de plaire au jeune empereur qui s'éprit ensuite d'une de ses cousines hongroises, archiduchesse déjà veuve et mère d'une petite fille. Sophie, qui gardait un souvenir cuisant de la révolution hongroise - soutenue par le frère de la jeune femme, chef de la branche hongroise - y était opposée. Femme de caractère, elle maria l'archiduchesse veuve - qui se prénommait également Élisabeth - à un cousin autrichien de la branche de Teschen. Elle se rabattit, en désespoir de cause, sur une de ses nièces issues de la branche ducale de sa maison. C'était le moins mauvais parti à prendre. L'archiduchesse Sophie reprochait à sa belle-fille un tempérament « puéril et égoïste » qui refusait de sacrifier sa vie privée et ses goûts à ses devoirs. Intelligente, sensible et cultivée, ayant sacrifié sa vie, ses ambitions et ses amours à une union certes prestigieuse mais avec un homme sans éclat, Sophie ne pouvait comprendre ni admettre que la jeune impératrice n'aimât pas être une souveraine et surtout qu'elle rechignât à remplir ses devoirs de représentation. De fait, la ville et la Cour de Vienne n'aimèrent pas Élisabeth dont le mépris pour la capitale autrichienne et ses institutions était connu de tous. Ironiquement, un journal titra un 1er janvier : « Nous remercions Votre Majesté d'avoir daigné passer quatre jours à Vienne cette année ! ».[réf. nécessaire] Élisabeth ne souhaitait pas être impératrice, mais elle profita largement des avantages financiers de sa position. Comprenant tout le parti qu'elle pouvait tirer de sa beauté, qu'elle entretenait avec des soins maniaques, elle dépensa sans compter en toilettes, chevaux, équipages et voyages. François-Joseph payait toutes ses dépenses sans jamais lui en faire le reproche. Pour l'encourager à rester proche de la cour tout en respectant son plus cher désir de ne pas se sentir observée, François-Joseph lui avait fait construire la Hermesvilla située à l'ouest de Vienne. En 1875, à la mort de l'empereur Ferdinand Ier, qui avait abdiqué en sa faveur en 1848, François-Joseph remit à Élisabeth des sommes importantes prélevées sur cet héritage considérable car il avait conservé la possession de tous les apanages du défunt. Élisabeth plaça lesdites sommes en Suisse[réf. nécessaire]. Elles furent ensuite partagées entre ses héritiers à sa mort. Si sa beauté, qu'elle entretint excessivement une fois qu'elle eut compris qu'elle lui conférait un certain pouvoir, était unanimement admirée et célébrée, ses aptitudes équestres étaient également plus que remarquables. Elle fut considérée comme la meilleure, voire la plus intrépide cavalière de son temps. |
| date | 1854-04-21 21:09:30 |
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| mots | europe-o |
| cat | societe |
| pays | autriche |
| portable | |
| adresse | |