Tables : e_art / e_musees / e_lieux / e_cinema / e_cinema2 / e_musique / e_litterature / e_figures / e_histoire / e_bible / e_wdoce / e_photo /
Liste| Créer un enregistrement
| id | 5223 |
|---|---|
| titre | <b>l'agence de notation Standart & Poor's degrade pour la premiere fois la note des Etats-Unis sur sa capacite de reduire son endettement et alimente la crainte d’un krach sur les places boursières</b> ** |
| comment | La dégradation de la note américaine par Standard & Poor’s alimente la crainte d’un krach sur les places boursières. Et un effet domino sur la crise de la dette des Etats. Un saut dans l’inconnu. En dégradant, vendredi soir, la note de la dette publique américaine, passée de AAA à AA+, l’agence de notation Standard & Poor’s (S & P) a pris une décision historique, aux conséquences encore imprévisibles. Tous les regards seront braqués ce matin sur les places européennes, guettant une panique des marchés, après une semaine qui a déjà vu la plupart des bourses dévisser de 10% à 15%. A en croire les rares places ouvertes depuis l’annonce de S & P, le pire est à craindre : Riyad samedi et Tel-Aviv hier ont respectivement chuté de 5,46% et 6,99%. Hystériques. Mais, plus que la chute des marchés d’actions - déjà très bas -, c’est une amplification de la crise de la dette en Europe qui est redoutée. Déjà malmenées par les marchés devenus hystériques, l’Espagne et l’Italie en seraient alors les premières victimes. La menace pourrait aussi s’étendre à la Belgique, le Royaume-Uni ou même la France (lire page 7). Un scénario catastrophe, qui conduirait à la paralysie, pour cause de dépréciation des différents actifs, du marché interbancaire. «On serait alors dans la même situation qu’en 2008, où les banques n’acceptaient plus de se prêter entre elles, provoquant un assèchement des liquidités permettant de financer l’économie», confie Nicolas Bouzou, directeur des études à la Law & Management School de Paris-II. Avec, comme conséquence ultime, une nouvelle récession mondiale, trois ans après celle de 2008. C’est pour éviter ce sombre destin que banquiers et dirigeants des principales économies se sont agités, hier, multipliant réunions et échanges téléphoniques. Mais sans parvenir à de grandes décisions, et réussissant même à étaler, pour certains, leurs divisions. En fin de journée, Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande, Angela Merkel, ont ainsi réitéré «leur engagement de mettre en œuvre pleinement» les mesures de l’accord du 21 juillet renforçant les prérogatives du Fonds européen de stabilité financière (FESF). Un fonds doté de 440 milliards d’euros de prêts potentiels, et capable de racheter des titres de pays en difficulté. Sauf que ses pouvoirs élargis ne sont pas encore opérationnels, les Parlements nationaux devant les valider à la rentrée. Et son volume de fonds s’avère déjà insuffisant pour secourir, en cas de besoin, l’Italie ou l’Espagne. Quant à la Banque centrale européenne (BCE), qui s’est reunie dans l’après-midi, elle devait décider, selon certaines sources, d’intervenir massivement sur le marché secondaire des titres des pays en difficulté, afin de détendre les taux sur leurs dettes souveraines. Mais sa position officielle, hier soir, n’avait pas encore été diffusée. «La BCE doit faire son travail et soutenir la stabilité sur les marchés de la dette», implorait hier la ministre espagnole des Finances, Elena Salgado, échaudée par les tergiversations du conseil de la banque centrale, dont la première intervention, en fin de semaine dernière, n’a en rien apaisé les marchés. La Commission européenne, de son côté, a subi les foudres de l’Allemagne : son président, José Manuel Barroso, s’est fait rembarré par le ministre allemand de l’Economie, Philipp Rösler, qui a expliqué que «rouvrir le débat deux semaines après le sommet ne paraît pas la solution appropriée pour calmer les marchés»(lire aussi page 7). Une allusion aux déclarations de Barroso vendredi, estimant que le FESF nécessitait - déjà - d’être réévalué. Hier, du coup, le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, s’est contenté de saluer «l’accélération par l’Italie de ses mesures pour réduire son déficit budgétaire». Chaude ambiance. Et rien, au final, de vraiment nouveau et de suffisamment fort permettant de calmer des marchés surexcités. Responsabilités. Aux Etats-Unis, l’atmosphère n’était pas plus détendue. Après la tempête provoquée par la décision de S & P, démocrates et républicains s’attachaient surtout à se renvoyer la balle sur leurs responsabilités respectives - la baisse de leur note étant liée, selon S & P, à un problème de consensus politique (lire ci-dessous). La semaine qui s’ouvre sera décisive. Mais, avant qu’Américains et Européens d’une part, et Européens entre eux d’autre part réussissent à innover (création d’eurobonds, renforcement du budget fédéral, encadrement des investissements…), les marchés ont tout le temps de faire des dégâts. Revenir à la liste des articles |
| date | 2011-08-05 10:08:54 |
| url | |
| mots | |
| cat | finance |
| pays | usa |
| portable | |
| adresse | |