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| id | 5218 |
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| titre | <b>le Soudan du Sud accéde à l'indépendance, se séparant de la République du Soudan</b> |
| comment | Le Soudan du Sud, officiellement nommé République du Soudan du Sud2 (en anglais : Republic of South Sudan) et souvent nommé Sud-Soudan, est un pays situé en Afrique de l'Est dont la capitale est Djouba. À la suite du référendum d'autodétermination organisé du 9 au 15 janvier 2011, le Soudan du Sud a accédé à l'indépendance, se séparant de la République du Soudan, le 9 juillet 20113. Le gouvernement sud-soudanais a publié l'ébauche d'une Constitution provisoire4 dans laquelle le nom de l'État est Republic of South Sudan. Cette dénomination a été choisie pour des raisons de facilité d'usage parmi plusieurs autres propositions comme « Nouveau Soudan », « République du Nil », « Équatorie » (en référence à l'ancienne Équatoria), « Koush » — en référence à l'antique Royaume de Koush — ou « Djouwama » (Juwama) — ce dernier nom étant construit à partir des premières syllabes des trois capitales régionales, Djouba, Wau et Malakal. L'anglais est seule langue officielle selon l'article 6 de la constitution Les dissensions entre le nord du Soudan musulman et le sud où dominent chrétiens et animistes sont apparues au lendemain de l'indépendance du Soudan anglo-égyptien proclamée en 1956. En effet, le gouvernement central de Khartoum revint sur les promesses d'autonomie au sein d'un État fédéral qu'il avait faites aux populations de la région. Une mutinerie d'officiers sudistes déclenchera la Première Guerre civile soudanaise qui durera 17 ans, de 1955 à 1972. Ce premier conflit prendra fin à la suite des accords signés à Addis-Abeba en Éthiopie, qui accordera finalement au Sud-Soudan un certain degré d'autonomie. Mais en 1983, le colonel Gaafar Nimeiry au pouvoir à Khartoum depuis son coup d'État de 1969, décide unilatéralement d'étendre au droit pénal, le domaine du droit musulman qui était cantonné depuis la colonisation au droit personnel6. Il sera l'élément déclencheur de la Seconde Guerre civile qui embrasera le pays pendant 22 ans. La rébellion étant menée depuis le début par l'Armée populaire de libération du Soudan (APLS) dirigé par John Garang, un vétéran de la première guerre civile, largement soutenue par les États-Unis. Malgré la scission de son mouvement en 1991, Garang maintiendra la lutte contre le régime de Khartoum qui, après le coup d'État du général Omar el-Béchir en 1989, s'orienta de plus en plus vers l'idéologie islamiste. Après un conflit sanglant (2 millions de morts recensés) qui provoquera également le déplacement de 4 millions de civils et désorganisera la production vivrière au point de déclencher une terrible famine en 1998, un cessez-le-feu est signé entre les protagonistes en 2002, consolidé trois ans plus tard, le 9 janvier 2005, par un accord de paix signé à Naivasha, au Kenya. L'accord de paix signé à Naivasha (Kenya), le 9 janvier 2005, accorde au Sud-Soudan une large autonomie pendant 6 ans, période au bout de laquelle les habitants de la région doivent être conviés à un référendum d'autodétermination. John Garang devient vice-président du Soudan, mais meurt six mois plus tard dans un accident d'hélicoptère. Il sera remplacé dans l'ensemble de ses fonctions par Salva Kiir. L'indépendance du Sud souhaitée par certaines populations de la région, est appuyée notamment par les États-Unis. Le travail de l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), s'est notamment attaché à créer une banque centrale à Rumbek, ville principale de la région qui est réorganisée avec un statut d'État-nation. Ce référendum sur l'indépendance s'est tenu du 9 janvier 2011 au 15 janvier 20117. Près de trois millions de personnes se sont inscrites sur les listes électorales pour cet évènement8. En prévision de celui-ci, plus de 50 000 Sud-Soudanais installés jusqu'ici au nord sont déjà définitivement retournés dans leurs villages d'origine9. Face aux suffrages qui approuvent massivement l'option « sécessionniste », le Président soudanais el-Béchir a annoncé plusieurs fois qu'il s'inclinerait devant le verdict des urnes10. Lors de la clôture du scrutin, le taux de participation était évalué à plus de 80 % des électeurs inscrits11, alors qu'un taux de 60 % avait été préalablement fixé pour valider les résultats du vote. Les résultats définitifs validés par la Commission référendaire chargée d'organiser le scrutin donnent le « oui » gagnant par 98,83 % parmi les 3 837 406 votes valides, dont seulement 44 888, soit 1,17 %, étaient en faveur du maintien de l'unité avec le Nord12. Entre la publication des résultats du référendum et la date de l'indépendance, les autorités du Soudan et du Sud-Soudan doivent se mettre d'accord sur des dossiers sensibles tels la délimitation des frontières, le statut de la région contestée d'Abyei, le statut des populations de chaque futur État vivant sur le territoire de l'autre. Indépendance[modifier] Pays ayant reconnu le Soudan du Sud. Soudan du Sud Pays ayant reconnu le Soudan du Sud Article détaillé : Reconnaissance internationale du Soudan du Sud. Avant même son indépendance le 9 juillet 2011, le nouvel État est reconnu par plusieurs pays : ainsi, dès le 8 juillet 2011, par l'Allemagne et le Soudan13. |
| date | 2011-07-09 00:00:00 |
| url | histoire/2011-07-09-sud-soudan2.jpg |
| mots | afrique-e |
| cat | politique |
| pays | soudan |
| portable | |
| adresse | |