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Enregistrement #510

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id 510
filename UN THE AU SAHARA, Bernardo Bertolucci 1990, John Malkovich, Debra Winger (sentimental)@@.jpg
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titre UN THE AU SAHARA, Bernardo Bertolucci 1990, John Malkovich, Debra Winger (sentimental)@@
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entete
texte En 1947, un jeune couple d'Americains, Port Moresby et Kit, partent pour l'Afrique à la recherche de leur amour que la civilisation d'après-guerre perturbe. Une belle histoire d'amour entre deux personnes très compliquées qui s'adorent mais ne peuvent pas trouver le bonheur ensemble.

TELERAMA
Un couple d’Américains au bord du divorce trimbale son désespoir dans un Maroc très (trop ?) photogénique. Ils s’enfoncent dans le désert, englués dans leur solitude. Le roman de Paul Bowles, adapté par Bernardo Bertolucci.

Curieux trio qui débarque dans le Tanger de la fin des années 40, avec des malles aussi grosses que leurs désillusions. Port est un compositeur qui ne compose plus. Kit, sa femme, est une dramaturge qui n'a presque rien écrit. Comme pour éviter de se retrouver face à face, ils traînent dans leurs bagages Turner, un ami, tel un bel objet futile et vain. Ce sont des dandys que peint Bertolucci dans cette adaptation du célèbre roman de Paul Bowles. Sa caméra, aérienne, semble les dominer légèrement. D'amples et superbes mouvements tournants les enferment dans des cercles invisibles à mesure qu'ils s'enfoncent dans le désert, à la recherche d'une vérité qui se dérobe.

En contrepoint de leur quête sévit un couple grotesque, Mme Lyle et son fils, droit sortis de l'univers grinçant de John Huston. Qu'importe donc l'exotisme d'un Maroc très hollywoodien : dans des sites grandioses, Port et Kit dissertent sur leur mal de vivre, et Bertolucci joue avec brio une partie de cache-cache entre l'art et l'artifice. Si l'on croit moins aux séquences finales, où Port tombe soudain malade, il est difficile de ne pas reconnaître que Debra Winger est éblouissante.
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