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Enregistrement #3441

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id 3441
filename REPRISE EN MAIN, Gilles Perret 2021, Pierre Deladonchamps, Laetitia Dosch (social)@@.jpg
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titre REPRISE EN MAIN, Gilles Perret 2021, Pierre Deladonchamps, Laetitia Dosch (social)@@
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entete
texte Employé comme son père dans une usine de mécanique de précision, Cédric tombe des nues lorsqu'il apprend que son employeur va céder la société à un fonds d'investissement. Cette nouvelle dévaste les employés qui craignent pour leur travail, jusqu'à ce que Cédric décide de tenter le tout pour le tout. C'est un pari fou qu'il se lance, il convainc ses amis d'enfance de l'accompagner dans ce projet aux allures de mission impossible. Il souhaite monter un fonds d'investissement afin de concurrencer l'offre déjà présente et ainsi racheter l'usine pour sauver les emplois et proposer une pérennité à ses collègues pour leur futur...

TELERAMA
Haute-Savoie. Des employés attaquent les requins de la finance qui veulent leur peau. Une histoire souriante, par un documentariste passé à la fiction.

Un homme grimpe, sans assurance, sur une grande falaise à pic… Dès son premier plan, cette comédie sociale s’annonce comme une histoire manuelle : la bonne prise pour un alpiniste, ou le bon geste pour un ouvrier, doit se garder quelles que soient les circonstances, mauvaise météo ou vent violemment capitaliste. Comme son père avant lui, Cédric travaille dans une usine de mécanique de précision en Haute-Savoie. Cette vallée où il est né, ces machines qu’il connaît mieux que personne, voilà sa vie. Quand il apprend que l’entreprise va être rachetée par un groupe financier qui risque de la mettre en pièces, il convainc deux amis d’enfance : si des fonds d’investissement peuvent acheter des entreprises sans argent propre, pourquoi pas eux ? Et voilà les trois pieds nickelés en train de créer leur propre fonds…

C’est donc l’histoire, simple et souriante, de quelques hommes — et d’une ambitieuse convertie — qui se donnent la main pour garder leur fierté ouvrière, pour que la rentabilité à tout crin ne l’emporte pas sur la technique, et pour que la masse salariale ne soit pas compressée. Cette utopie sans filet, qui part d’une soirée arrosée où l’on tire des plans sur la comète, se poursuivra face à des financiers suisses ou londoniens… En passant à la fiction après maints documentaires engagés (J’veux du soleil !, avec François Ruffin), Gilles Perret choisit l’optimisme, et un scénario proche du braquage — comment arnaquer mille fois plus requin que soi — pour refuser la fatalité néolibérale. Un coin de montagne y devient l’emblème du refus de délocalisation. Et la démonstration est servie par quelques « ouvriers ultra qualifiés » du cinéma, comme Grégory Montel, savoureux en petit employé de banque prenant sa revanche, et Pierre Deladonchamps, qui semble avoir réparé des machines toute sa vie.
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