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Enregistrement #3014

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id 3014
filename JE NE ME LAISSE PLUS FAIRE, Gustave Kervern 2024, Yolande Moreau, Laure Calamy @@.jpg
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titre JE NE ME LAISSE PLUS FAIRE, Gustave Kervern 2024, Yolande Moreau, Laure Calamy
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entete
texte Confrontée à la perspective d'être expulsée de sa maison de retraite après la mort de son fils et unique soutien de famille, Émilie, septuagénaire rebelle à la vie mouvementée, décide de se lancer dans une course à la vengeance contre tous ceux qui lui ont fait du tort. Au cours de son épopée, la justicière des faubourgs, qui tranche dans le vif pour redresser les torts, est rejointe par Linda, une gentille femme de ménage.

TELERAMA
Un road-movie au casting foisonnant, où l’équipe de Groland croise Laure Calamy ou Raphaël Quenard.
Poussée à la porte de l’Ehpad dont elle n’arrivait plus à assumer le coût après la mort de son fils, Émilie (Yolande Moreau) décide, à 70 ans passés, de tailler la route. Et d’aller prendre sa revanche sur ceux qui, depuis l’enfance et en divers endroits de sa vie, l’ont humiliée. Elle rallie bientôt à sa cause Lynda (Laure Calamy), une aide-soignante soucieuse, elle aussi, de laver quelques-uns des affronts dont elle a été l’objet.

Seul à l’écriture comme à la réalisation, Gustave Kervern — déjà coauteur, avec Benoît Delépine, de l’itinérant et motorisé Mammuth (2010) — signe un convaincant road-movie féministe aux allures de Thelma et Louise de la France périphérique.

Sous l’égide d’Arte, un peu de « l’esprit Canal » renaît dans ce téléfilm porté par de nombreux guests, où la bande de Groland (Francis Kuntz et Kervern lui-même) croise celle des Deschiens (Moreau, Philippe Duquesne, Olivier Saladin). Anna Mouglalis et Raphaël Quenard composent, eux, un duo de flics bons comme du bon pain, voués à redresser les torts sans jamais coup férir ni flingue dégainer (ou presque). Gustave Kervern est un peu à leur image. Un Don Quichotte mélancolique à la combativité douce, qui continue de croire, en dépit de l’âpreté de la réalité sociale dans laquelle, film après film, s’enracine son travail, au pouvoir qu’a la fiction de transformer le réel. De le réparer.
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