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Enregistrement #2668

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id 2668
filename KURSK, Thomas Vinterberg 2018, Matthias Schoenaerts, Léa Seydoux, Colin Firth (histoire catastrophe)@.jpg
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titre KURSK, Thomas Vinterberg 2018, Matthias Schoenaerts, Léa Seydoux, Colin Firth (histoire catastrophe)@
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entete
texte Le naufrage du sous-marin nucléaire russe K-141 Koursk, survenu en mer de Barents le 12 août 2000. Tandis qu'à bord du navire endommagé, vingt-trois marins se battent pour survivre, au sol, leurs familles luttent désespérément contre les blocages bureaucratiques qui ne cessent de compromettre l'espoir de les sauver.

TELERAMA
Le 12 août 2000, un sous-marin nucléaire russe sombre avec son équipage. Ce film manque de spectaculaire, réussissant mieux le portrait des familles à terre, évocation d’un vieux rêve soviétique qui sombre aussi.

Le 12 août 2000, un sous-marin nucléaire russe sombre avec les cent dix-huit membres de son équipage : ceux qui avaient survécu à l'explosion seront sacrifiés par leurs supérieurs, qui refusent l'aide internationale. Pour faire revivre la tragédie du Koursk, Luc Besson, ici producteur, a choisi le réalisateur de Festen (1998), une erreur incompréhensible. Que Thomas Vinterberg ne fasse pas tout à fait l’affaire était, en effet, prévisible : il n’a pas le sens du spectaculaire qu'on peut attendre d'un film de sous-marin. Les scènes qui, visuellement, pourraient être les plus fiévreuses laissent une impression de platitude. Et lorsque les rescapés se retrouvent prisonniers dans un espace étouffant, menacés par les eaux comme par la perte d’oxygène, l’intensité ne dépasse pas celle d’un film d’auteur rigide en huis clos.

Déçu par les scènes d'action en mer, on peut se consoler avec le portrait des familles à terre. Même si tout le monde parle anglais, une ambiance soviétique passe, qui raconte le naufrage, avec le Koursk, du vieux rêve d'un vieux monde. Dans ces décors de ville portuaire à la dérive, au milieu des laissés-pour-compte, le film s’anime en faisant resurgir, avec sincérité, la dimension politique de la catastrophe. En héros malheureux du petit peuple russe abandonné par ses dirigeants, Matthias Schoenaerts et Léa Seydoux montrent plus de persuasion que leur metteur en scène et réussissent à convaincre.
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