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Enregistrement #2541

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id 2541
filename CINQUANTE NUANCES PLUS CLAIRES, James Foley 2018, Dakota Johnson, Jamie Dornan (film e).jpg
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titre CINQUANTE NUANCES PLUS CLAIRES, James Foley 2018, Dakota Johnson, Jamie Dornan (film e)
mot_cle
entete
texte Pensant avoir laissé derrière eux les ombres du passé, les jeunes mariés Christian et Ana profitent pleinement de leur relation tortueuse et partagent une vie de luxe. Cependant, alors qu'Anastasia commence tout juste à s'adapter à son nouveau rôle de Madame Grey et que Christian s'ouvre finalement à elle, de nouvelles menaces viennent mettre en péril leur vie commune avant même qu'elle n'ait débuté.

TELERAMA
Résumons-nous : Anastasia et Christian sont amoureux, ils sont riches, beaux comme tout un catalogue de sous-vêtements, et toujours (vaguement) sadomasos. La routine, quoi. Sauf que cette fois, ils se sont mariés, comme monsieur et madame Tout-le-Monde. Après le fouet et la fessée, la corde au cou : on subodore que cette iniative très conformiste est censée émoustiller encore plus la clientèle du film, ménagères rêveuses, foules sentimentales. Hélas, comme ils vont bientôt le découvrir, dans ce monde cruel, tout n’est pas qu’envols de strings et de jets privés : un méchant tente en effet de ternir leur bonheur en plastoc. Mollement. Et surtout pour meubler le scénario.

Mais ne soyons pas trop injustes avec le couple star, Dakota Johnson et Jamie Dornan : être coincés dans un tel panier de navets, tu sais, c’est pas si facile. Au terme de cette interminable trilogie, qui cumule désormais un total de cent-cinquante nuances de vide, ils ont dû échanger des kilomètres de dialogues nuls, et se papouiller artistiquement dans tous les sens sans faire vibrer les nôtres : l’alchimie d’une spatule et d’un verre à dents. Un comble, pour des héros de romance érotique.

C’est dire si, cette fois, ils ont l’air d’être épuisés. Le réalisateur a beau les forcer à se tartiner mutuellement de crème glacée (au rayon « alimentation et sexualité », Mickey Rourke et Kim Basinger s’en sortaient beaucoup mieux dans 9 semaines et demie, c’est dire), rien n’y fait : la seule vraie « débauche » que propose ce fantôme de film est celle du luxe que procure l’argent. Hélicoptères, yachts, penthouses, et on en passe la moitié : les signes extérieurs et ostentatoires d’une jouissance inaccessible à la plupart des spectateurs. Cinquante nuances de sadomasochisme économique.
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