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Enregistrement #2112

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id 2112
filename CHERI, Stephen Frears 2009, Michelle Pfeiffer, Rupert Friend (comique sentimental)@@.jpg
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titre CHERI, Stephen Frears 2009, Michelle Pfeiffer, Rupert Friend (omique sentimental)@@
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entete
texte Dans le Paris du début du XXème siècle, Léa de Lonval finit une carrière heureuse de courtisane aisée en s'autorisant une liaison avec le fils d'une ancienne consoeur et rivale, le jeune Fred Peloux, surnommé Chéri. Six ans passent au cours desquels Chéri a beaucoup appris de la belle Léa, aussi Madame Peloux décrète-t-elle qu'il est grand temps de songer à l'avenir de son fils et au sien propre... Il faut absolument marier Chéri à la jeune Edmée, fille unique de la riche Marie-Laure.

TELERAMA
Léa est une courtisane plus que trentenaire. Fred, 19 ans, est le fils d'une richissime consoeur, épuisé par cinq années de débauche obstinée. Il la surnomme « Nounoune », elle l'appelle « Chéri ». Tous deux devraient, évidemment, s'éviter comme la peste. Mais Nounoune fait de Chéri son gigolo. Puis son amant. Puis son amour. Jusqu'au jour où il songe à se marier...

Stephen Frears a transformé le roman si français de Colette en un conte british. Au point de faire commenter l'action, de temps à autre, par quelques aphorismes ironiques. Du coup, Chéri devient un avatar de Dorian Gray, jeune homme à l'éternelle jeunesse, imaginé par Oscar Wilde. Le corps du comédien qui incarne Chéri est presque évacué ; ne reste que son visage, par moments banal, à d'autres faunesque, comme si le personnage ne cessait de fuir et de se fuir jusqu'au dénouement...

Peut-être Frears s'est-il laissé piéger en affichant trop ostensiblement costumes et ­décors. Car c'est lorsqu'il filme, dans un escalier, Michelle Pfeiffer, soudain défaite par le temps et le sentiment — lorsqu'il associe cette femme vieillissante à la Belle Epoque finissante —, qu'il vise droit et juste. — Pierre Murat
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