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Gabrielle, Elsa et Mao sont frères et soeurs, mais ne se côtoient pas. La première est 'statue' pour touristes, au grand dam de son fils. Elsa, elle, est en colère contre la terre entière et désespère de tomber enceinte. Mao, game designer de génie chroniquement dépressif, noie sa mélancolie dans l'alcool et la psychanalyse. Quant à leurs parents, Pierre et Claudine, séparés de longue date, ils n'ont jamais rien fait pour resserrer les liens de la famille. Survient l'enterrement du grand-père.
TELERAMA
Une grand-mère sénile, que le clan se repasse comme un objet — mais tout le monde l’aime, cette vieille dame souriante, même son ronchon de fils. Les deux sœurs s’opposent et s’engueulent, mais s’aiment, elles aussi. Le personnage le plus intéressant est le frère cadet : mal dans sa vie — parce que ses parents ont eu l’heureuse idée de l’appeler Mao —, il est vaguement suicidaire. Mais, lui aussi, tout le monde l’aime…
Tout ça est si mièvre. On rêve de l’arrivée intempestive du héros de Festen, qui révélerait soudain quelque scandale soigneusement tu. Ou de l’apparition d’André Gide, qui hurlerait à ces gens incolores, inodores et sans saveur : « Famille, je vous hais ! » |