arpoma
vendredi 05 juin 2026 - 18h43
menu / rep

atlas / rech

Gestion des tables

Tables : e_art / e_lieux / e_cinema / e_musique / e_lettres / e_photo / e_figures / e_textes /

Table e_cinema

Liste | Creer un enregistrement

Enregistrement #1893

Modifier | Retour a la liste
Image image
id 1893
filename THE QUIET GIRL, Colm Bairéad 2022,Catherine Clinch et Carrie Crowley (societe enfance)@@@.jpg
image_path data/cinema/FILMS/200-/THE QUIET GIRL, Colm Bairéad 2022,Catherine Clinch et Carrie Crowley (societe enfance)@@@.jpg
titre THE QUIET GIRL, Colm Bairéad 2022,Catherine Clinch et Carrie Crowley (societe enfance)@@@
mot_cle
entete
texte Irlande, 1981. Cáit, une jeune fille effacée et négligée par sa famille, est envoyée vivre auprès de parents éloignés pendant l'été. Hélas, dans cette maison en apparence sans secret, où elle trouve l'épanouissement et l'affection, Cáit découvre une vérité douloureuse.

TELERAMA
Une fillette livrée à elle-même. Un conte irlandais d’une belle pudeur.

Une évocation de l’enfance délicate et bouleversante, un personnage inoubliable : voilà qui peut expliquer le véritable phénomène qu’est devenu ce film irlandais, remarqué jusqu’aux Oscars. Inspiré par une longue nouvelle de la romancière Claire Keegan (Les Trois Lumières), c’est le portrait d’une fille de 12 ans dont les parents pauvres et indifférents se débarrassent en offrant à une cousine éloignée de s’en occuper pendant un été, avec son mari. Un peu sauvage, très timide, la petite Cáit pourrait être l’héroïne d’un conte sombre, comme La Petite Fille aux allumettes, d’Andersen, tant elle semble sans défense…

Le réalisateur, dont c’est le premier film, dit avoir volontairement rendu assez intemporelle l’atmosphère de cette histoire, située en 1981, afin d’y faire passer l’ombre menaçante d’une Irlande où la maltraitance des enfants, notamment dans les institutions religieuses, a sévi tout au long du XXe siècle. Sur ce fond de dureté, Colm Bairéad met en scène des êtres fragiles : une quasi-orpheline à l’abandon et un couple qui cache une blessure secrète. Pour ce trio, il va être question de s’apprivoiser, au fil d’un prudent apprentissage de la vie en commun, du partage. Le film passe ainsi, peu à peu, de la menace possible à la protection nécessaire, montrée comme l’essence même de la relation entre Cáit et ses parents d’adoption.

Une émotion naît de l’engagement qui s’exprime pour les droits de l’enfance, sans qu’il soit besoin d’aucun discours. La beauté du film repose, en effet, sur la pure sensibilité des personnages, tous pudiques et taiseux, subtilement interprétés. Dans leurs silences, un autre langage naît, fait de gestes, de moments où la tendresse trouve à s’exprimer autrement que par des mots — par exemple à travers le motif d’une tapisserie où le départ d’un train évoque la séparation… Un monde visuel que le réalisateur organise comme un musicien, par petites touches trouvant une magnifique résonance.
texte2
categorie
position
elevation
date_creation
location www.youtube.com/embed/7Dbp3Xrliyg
created_at 2026-05-23 17:11:17
updated_at