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Enregistrement #18

id 18
date 2002-02-27 17:02:48
titre sur la plage (Tristan Mara)
url http://
adresse
comment Tu regardes la mer, je regarde le sable. Tu lèves les yeux, je baisse les miens.
Ton corps se détend, le mien s’offre. Il fait chaud. Mon désir perd ses défenses.
Tu es là. Je suis des yeux tes jambes, je cherche la trace de ton désir. Tu somnoles.
Tes seins sont reposés, détendus, ronds, beaux.
Je voudrais leur pointe Je voudrais les voir fermes, rebondis
Je voudrais un téton plus long plus grand dessiner la réponse que j’attends. Tu dors.
Tes jambes sont légèrement écartées.
Je devine le dessin de tes lèvres derrière le tissu. Je te regarde sourire dans ton rêve.
Tu réinventes mon désir. N’ouvres pas les yeux. Je suis indécent encore.
Mon sexe déborde son voile. N’ouvres pas les yeux, tu verrais mon désir en première image du monde.
Dors encore que je te scrute. Que je me baigne dans ta peau. Que je frotte mon regard contre ton ventre.
Que je glisse un œil au bord de tes seins. Que j’éclaire ton sexe à la lumière de mon désir.
C’est maintenant que j’aimerai te donner un baiser, chercher ta langue, goûter ta bouche.
Là juste glisser entre les frontières rouges d’un sommeil qui me laisse libre.
Poser mes lèvres sur les tiennes, introduire doucement sans t’éveiller ma langue émissaire de mon envie de toi.
Ne te réveille pas. Ton assoupissement me permet de jouir de toi entièrement avec toute la liberté de mon jeu.
Je souhaite écarter ton slip pour voir ta chatte respirer dans son sommeil.
Butiner, papillon, la cache d’une proie que j’ai visité agitée, secouée par sa propre faim.
Là dans le calme, tu m’offres un tourment, sans mouvement. Ta toison s’arrête juste au-dessus de ton plaisir.
Les plis se confondent dans les replis.
Les peaux débordent et pénètrent et protègent tes antres aux parfums de langueurs.
Je suis déjà nu et je voudrais me glisser en toi. Je voudrais que ton rêve soit d’aimer.
Je voudrais que le plaisir que tu te crées dans les limbes inconscients fasse briller ton désir, s‘ouvrir ton ventre.
Je suis nu mon sexe est libre et si tu rêvais d’amour je le prendrais dans ma main,
l’orienterais vers ton ventre et doucement le guiderais vers ton plaisir.

Dors, je te sens rêver d’amour, je vois bouger ton sexe comme s’il avalait une proie,
je me vois dresser mon sexe vers ton rêve. La tête approche timidement de tes lèvres,
je laisse échapper un peu de liquide, je frotte mon sexe contre ta vulve.
Tu ne t’éveilles pas. Je glisse mon sexe plus bas. Je sens que tu m’absorbes. Je te pénètre.
Tu dors et je sens ton rêve aimer le vol que j’entreprends.
Je sens des petites caresses intestines caresser mon membre.
Je sens un sourire sur ton visage. J’oscille dans ton rêve.
J’oscille sans faire de bruit, juste du plaisir.
J’oscille dans ton sourire et je suis aux anges de t’aimer ainsi.
Un plaisir oral. Tu mastiques, tu avales, tu absorbes dans ton rêve une proie qui n’est pas.
Je suis en toi je pousse mon plaisir loin et délicatement pour ne pas te réveiller.
Tu avales de plus en plus rapidement, tes yeux se plissent, tu te concentres sur ton rêve,
ta tête cherche une réponse à droite à gauche, tu serres mon sexe.
Tes muscles se raidissent sur ma queue, tu ouvres la bouche, tu respires fort,
je suis ancré en toi, tu laisses échapper un petit cri tu ouvres les yeux tu me vois moi en toi,
une seconde et tu me tires à toi,
«VIENS, vite , vide toi en moi, maintenant ! n’attends pas».
Je me pousse au fond de toi, tu es belle dans ta folie.
Oui! je vide tout ce que je possède et le dépose au plus profond de tes antres.
Bois, avale, gobe, pompe, dévore, engouffre tout ce que j’ai à te donner.
Un trait, un premier énorme jet de plaisir.
Un second, je retiens, tu ouvres grand les yeux tu me veux entier.
Un troisième sorti de mon plaisir pour sentir tes ongles me pénétrer.
Un quatrième pour que tu fermes les yeux et tende tes muscles.
Un cinquième poussé loin en toi et long en toi.
Un sixième qui avoue sa fin.
Prends, récolte, cueille, ingère ce plaisir que nous partageons.
Tu refermes les yeux et perds le sens de la vie.
Je te regarde aimer ton corps. Tu es belle dans ces instants.
Tu rouvriras les yeux plus tard, étonnée, juste pour me donner un baiser
comme une reconnaissance.
Tristan Mara
mots
media 3£ poesie
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