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| id | 169 |
|---|---|
| date | 2002-03-12 18:03:38 |
| titre | Adam et Eve (Mila Caron 1999) |
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| comment | Désirs qui se cambrent, jambes qui s'écartent et s'offrent sans pudeur. Des bras en arriere, la tete inclinée, le regard par dessous, la bouche souriante, provocante, sûre d'elle-même, de sa beauté, de ses charmes, de ce qui vient, ou qui pourrait venir, qui se devine et qui gonfle là où les yeux descendent, s'arrêtent, là où la main va ... et vient, à peine un frôlement d'aile. Lui. Prend son temps. Tout son temps. ses lèvres brûlantes glissent sur son cou fiévreux, ses lèvres gobent ses seins, suçent son ventre, comme les caresses d'une brise chaude, et son sexe sur son sexe, mouillé, vivant, offert , tremblant, comme un frôlement d'ailes, et elle qui prend son sexe, qui l'aspire, qui l'exalte, qui n'en veut rien perdre, qui en redemande encore, et qui semble ne jamais vouloir s'en repaître, qui veut l'avaler, se nourrir à sa chair, à sa vie, qui la réchauffe, et qui l'enflamme, le corps comme une fournaise folle, incontrôlable, avec son sexe chaud, avec son sexe brûlant, comme une caresse qui passe et qui repasse oh ! si doucement, si lentement, oh ! oui, comme c'est bon, c'est si bon, et encore le laisser vibrer, le sentir vibrer, brûlure dévorante qui penetre en elle, et qui glisse dans son ventre, profondément, au plus profond d'elle, en ce qu'elle a de plus intime, en ce qui lui appartient et qui n'appartient à personne d'autre qu' elle, en ce centre qui se contracte et se décontracte encore et toujours pour les faire pleuvoir, et lui qui la laboure de tendresse encore et toujours plus intensément, et sa bouche, et ses dents, et ses lèvres et sa langue qui veulent se marier encore et toujours et qui va l'insoutenable désir, comme un envol désespéré, qui la transperce éperdue, leurs corps ne sont plus que tremblements, ne veulent plus rien savoir des interdits, des tabous, pendant qu'il explose pour l'ensemencer de tendresse. Les yeux alors, oui les yeux pleurent de joie. C'est le trop plein qui s'échappe, qui déborde Et la tempête se calme, leurs corps font naufrage, dépossédés, la vie les berce côte à côte pour ne laisser entendre que le doux glissement du retrait controlé. Mila Caron |
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| media | 5£ poesie |
| cles |