arpoma
vendredi 05 juin 2026 - 04h33
menu / rep

atlas / rech

Gestion des tables

Tables : e_art / e_lieux / e_cinema / e_musique / e_lettres / e_photo / e_figures / e_textes /

Table e_cinema

Liste | Creer un enregistrement

Enregistrement #1647

Modifier | Retour a la liste
Image image
id 1647
filename ARI, Léonor Serraille 2025, Andranic Manet, Pascal Rénéric (portrait)@@.jpg
image_path data/cinema/FILMS/200-/ARI, Léonor Serraille 2025, Andranic Manet, Pascal Rénéric (portrait)@@.jpg
titre ARI, Léonor Serraille 2025, Andranic Manet, Pascal Rénéric (portrait)@@
mot_cle
entete
texte Ari, 26 ans, réussit contre toute attente son concours de professeur des écoles. Neuf mois plus tard, fragilisé par des débuts difficiles dans une maternelle lilloise, il craque en pleine classe et se retrouve à l'hôpital. Son père, que ce énième échec rend furieux, le chasse du domicile familial. Fébrile et ébranlé, traversé de visions étranges, Ari erre dans la ville et se lance malgré lui dans une suite de retrouvailles.

TELERAMA
La réalisatrice de “Jeune Femme” signe le portrait bouleversant d’un jeune homme hypersensible au bord de la rupture de ban.

Reçu après trois tentatives infructueuses au concours de professeur des écoles, Ari s’effondre devant la classe de maternelle qu’il s’évertuait à vouloir initier à Robert Desnos — sa poésie, son parcours résistant, son goût pour l’opium… Évanouissement, pompiers, hôpital, démission, engueulade paternelle. Début en trompe-l’œil, puisque c’est moins à la difficile condition enseignante qu’à l’errance existentielle de son protagoniste, campé par le bouleversant Andranic Manet (Le Monde de demain, Mes provinciales), que s’attache le très beau film de Léonor Serraille.

À mesure que s’esquisse sous nos yeux le portrait impressionniste de ce grand échalas fragile et contemplatif, la tentation grandit de rebaptiser ce long métrage conçu pour la télévision Jeune Homme, tant il évoque Jeune Femme, première réalisation de la cinéaste qui, en 2017, avait largement contribué à révéler Lætitia Dosch au grand public. Déjà, le portrait d’une hypersensible au bord de la rupture de ban ; déjà, des relations intergénérationnelles compliquées et une parentalité fortuite ; déjà, l’empreinte de la fracture sociale. Ari, entièrement joué par les élèves du Conservatoire national supérieur d’art dramatique — de même que, avant lui, À l’abordage, de Guillaume Brac, et Sages-femmes, de Léa Fehner — a failli s’appeler Hippocampe. Comme le poème de la scène inaugurale, et comme le petit animal gracile auquel la nature a prêté le don de couver ses petits et de braver, bon an mal an, la rudesse des flots en se laissant dériver. Tel Ari, qui finit par sortir la tête de l’eau.
texte2
categorie
position
elevation
date_creation
location www.youtube.com/embed/Rk99ia142G0
created_at 2026-05-23 17:11:17
updated_at