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Enregistrement #1439

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id 1439
filename DALLAS BUYERS CLUB, Jean-Marc Vallée 2013, Matthew McConaughey, Jennifer Garner (sante sida)@@.jpg
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titre DALLAS BUYERS CLUB, Jean-Marc Vallée 2013, Matthew McConaughey, Jennifer Garner (sante sida)@@
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texte Juillet 1985. Le virus du sida fait peur, les traitements sont balbutiants et la plupart inefficaces. Hospitalisé à la suite d'un accident du travail, Ron Woodroof, électricien texan, apprend qu'il est séropositif ; selon les médecins, il ne lui reste qu'une trentaine de jours pour mettre de l'ordre dans ses affaires. Ron nie l'évidence, mais la maladie gagne du terrain.

TELERAMA
En 1985, un ouvrier homophobe passionnément beauf et tête de lard se découvre atteint du sida… La performance de McConaughey a été récompensée par un Oscar.

Si l’histoire n’était pas vraie, elle semblerait artificielle. En 1985, Ron Woodroof, homophobe tapageur, découvre qu’il est malade du sida. On lui donne trente jours à vivre. Ce Texan anonyme, électricien à Dallas, incarne à lui seul le tournant d’une époque. D’abord, les préjugés sur une maladie nouvelle, alors taboue, puis, bientôt, la mobilisation, la recherche de traitements : pour sauver sa peau, Ron Wood­roof devient un spécialiste du sida et rend accessibles des médicaments alternatifs, non autorisés mais efficaces, à travers le système d’achat coopératif des « buyers clubs ».

Pour raconter cet incroyable parcours, Jean-Marc Vallée (l’auteur canadien de C.R.A.Z.Y., aux commandes de son premier film américain) mise tout sur son acteur principal, Matthew McConaughey. Qui, lui, mise tout sur l’hyperréalisme : amaigri, enlaidi, le visage osseux ;
sa transformation physique va dans le sens du jusqu’au-boutisme de son personnage, passionnément beauf et tête de lard puis, dans son combat pour la vie, passionnément humaniste, et même champion de la tolérance. La performance de McConaughey a été récompensée par un Oscar. L’implication du réalisateur est moins décisive. Jean-Marc Vallée ne creuse pas le mystère de l’homme qu’il met en scène. Il le regarde simplement avec admiration. Premier spectateur du personnage et de l’acteur. Ébahi, forcément.
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