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Enregistrement #1372

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id 1372
filename LA COUR DES MIRACLES, Carine May et Hakim Zouhani 2022, Rachida Brakni, Anaïde Rozam, Gilbert Melki (societe)@@.jpg
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titre LA COUR DES MIRACLES, Carine May et Hakim Zouhani 2022, Rachida Brakni, Anaïde Rozam, Gilbert Melki (societe)@@
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texte L'école primaire de Seine-Saint-Denis Jacques Prévert est menacée par l'arrivée d'un nouvel établissement scolaire bobo-écolo flambant neuf. Zahia la directrice de l'école, en quête de mixité sociale, s'associe à Marion, jeune instit pleine d'idées, pour créer la première école verte de banlieue et attirer les nouveaux habitants. Cependant, il va falloir composer avec une équipe pédagogique hétéroclite et pas vraiment tournée vers la nature.

TELERAMA
Une école primaire de Seine-Saint-Denis est confrontée à l’ouverture d’un établissement voisin pour bobos. Un film enjoué qui vise juste à propos de cette satanée carte scolaire devenue un fantasme d’intégration.

Bienvenue à Jacques-Prévert, école primaire en Seine-Saint-Denis, menacée par l’implantation, juste à côté, d’un nouvel établissement scolaire pour bobos fraîchement installés en banlieue. Zahia, la directrice de l’école, convaincue de l’utilité de la mixité sociale, panique : même les parents de son école lui demandent des dérogations pour scolariser leur progéniture, à la rentrée prochaine, au milieu des « petits blonds ». Grâce à Marion, nouvelle institutrice venue de la campagne avec un projet écologique, Jacques-Prévert pourrait se réinventer, garder ses élèves, et même en attirer de nouveaux. Mais il va falloir composer avec une équipe pédagogique singulière, y compris des nouveaux qui n’ont jamais enseigné.

On peut difficilement être plus dans l’actualité qu’avec cette comédie alerte où l’épatant Gilbert Melki est recruté comme prof non en quatre jours, mais en quatre minutes ! Repérés entre autres pour leur court métrage La Virée à Paname (2013), le duo Hakim Zouhani et Carine May livrent un film enjoué, solaire, mais qui vise juste à propos de cette satanée carte scolaire devenue un sésame, un passeport, un fantasme d’intégration. Grâce à leur regard, une simple cour d’école de banlieue devient un parfait condensé des préoccupations sociales. Autour de Rachida Brakni, crédible en directrice qui ne renonce pas, l’équipe des enseignants – dont le rappeur Disiz – brille par la complicité, au fil de dialogues tour à tour chamailleurs et solidaires. Mention spéciale pour Raphaël Quenard, figure hilarante et zen de cette chaleureuse sarabande qui s’abstient de nous faire croire au miracle de mixité sociale absolue, mais qui ne ferme jamais la porte à l’espoir.
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