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Enregistrement #1273

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id 1273
filename HOURIA, Mounia Meddour 2022, Lyna Khoudri, Rachida Brakni (danse femmes)@@.jpg
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titre HOURIA, Mounia Meddour 2022, Lyna Khoudri, Rachida Brakni (danse femmes)@@
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entete
texte Une jeune femme passionnée de danse classique subit un traumatisme. Elle rencontre alors d'autres femmes qui ont vécu des situations similaires et trouve un moyen créatif de canaliser sa passion.

TELERAMA
Quatre ans après “Papicha”, la réalisatrice Mounia Meddour livre un nouveau film à fleur de peau. Le corps meurtri, une danseuse doit se reconstruire. Malgré l’énergie de Lyna Khoudri, le film est trop démonstratif.

Papicha, le premier film de fiction en partie autobiographique de Mounia Meddour, en 2019, avait été un vent de fraîcheur dans le paysage du cinéma franco-maghrébin par son éloge de la sororité face à la montée de l’intégrisme religieux dans l’Algérie de la décennie noire, sa réalisation électrique et son élan vital. Il est à nouveau question de la difficile émancipation des femmes en terre d’Islam dans Houria, la mise au scène au plus près des visages et des corps procure la même sensation d’urgence, et Lyna Khoudri, à nouveau en tête d’affiche, impressionne toujours par son énergie folle et son émotion à fleur de peau. Mais le charme n’opère plus…

La réalisatrice, qui a dû reconstituer Alger à Marseille faute de pouvoir tourner toutes les scènes voulues sur place, a largement perdu l’authenticité quasi documentaire qui participait de la puissance de son coup d’essai. Mais le principal écueil de Houria est, sans doute, d’arriver en salles un an pile après En corps, alors qu’il raconte peu ou prou la même histoire que le film à succès de Cédric Klapisch : une jeune espoir du ballet classique, le corps brisé par un accident — ou, ici, par une agression —, se reconstruit au contact des autres et par la découverte de la danse contemporaine. Dans En corps, le parcours de résilience d’Élise (Marion Barbeau) se suffisait à lui-même. Celui de Houria s’inscrit dans un contexte politique et social si marqué (la tentation de l’émigration pour les jeunes Algériens d’une part, les stigmates de la guerre civile d’autre part) qu’il devient envahissant. Au risque d’un scénario par trop démonstratif.
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