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samedi 22 août 2026 - 03h44rech / rep
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LA COLLE, Alexandre Castagnetti 2017, Arthur Mazet, Karidja Touré (comique)@@
(taille reelle) (grd ecran)


Puni à tort, Benjamin doit passer deux heures de colle un samedi dans son lycée. Une heureuse surprise l'attend : Leïla, qui lui a plu dès le premier regard, s'assoit à sa table. La tentative d'approche est un fiasco. Mais il pourra se rattraper car cette rencontre avec Leila, il va la revivre encore et encore. Tout cela à cause du génie de l'application Akinator, qui a exaucé son voeu de la veille : "Je voudrais que Leila et moi on soit ensemble". Benjamin est bloqué dans une boucle temporelle dont il ne sait pas comment sortir. En attendant, comprenant que ses actes ne portent pas à conséquence, il prend de l'assurance et surtout s'amuse durant ces deux heures de colle...

TELERAMA
Benjamin est coincé en retenue… et dans une bulle temporelle ! Jolie surprise que ce film qui est allé puiser dans le meilleur de la comédie américaine (“Un jour sans fin”), sans trop rougir de la comparaison.
Injustement boudé en salles, le cinquième long métrage d’Alexandre Castagnetti est un surprenant croisement entre deux classiques de la comédie américaine : Breakfast Club (John Hughes, 1985) et Un jour sans fin (Harold Ramis, 1993). Soit les mésaventures d’un lycéen féru de bande dessinée (Arthur Mazet) condamné à revivre indéfiniment deux heures de colle en compagnie d’une dream team de cancres et de la camarade dont il est secrètement amoureux (Karidja Touré, révélée par Bande de filles). Comme souvent, la boucle temporelle est prétexte à un récit d’apprentissage : le héros, d’abord décontenancé, en profite pour désamorcer les vannes à son encontre et pour élaborer, étape par étape, le plan drague parfait.

Connu aussi pour ses activités musicales avec le groupe La Chanson du dimanche, le réalisateur mise sur la spontanéité des comédiens et sur un saisissant décor de lycée aux allures de prison — le tournage a eu lieu dans un établissement désaffecté —, qui sied parfaitement à cette histoire d’enfermement. La fraîcheur du dispositif narratif, où le comique de répétition joue à plein, compense aisément la morale finale un peu convenue (mieux vaut être soi-même). Mais pour élever son film au niveau de ses modèles, le cinéaste aurait dû appliquer le conseil de l’héroïne au jeune dessinateur de BD : travailler davantage les personnages secondaires.