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dimanche 18 octobre 2026 - 00h01rech / rep
(11 sur 11)   (liste)
























THE HOST, Bong Joon 2006, Song Kang-Ho, Hie-bong Byeon
(taille reelle) (grd ecran)


A Séoul, au bord du fleuve Han, les Park tiennent un petit snack qui permet à Hie-bong, le patriarche, de subvenir aux besoins de sa famille : Kang-du, son fils aîné lymphatique, Nam-joo, sa fille championne malheureuse de tir à l'arc, Nam-il, son fils cadet au chômage, et Hyun-seo, l'adorable fille de Kang-du. Leur quiétude est brusquement balayée le jour où un monstre aquatique, fruit de la pollution des eaux par l'armée américaine, surgit de la rivière et détruit tout sur son passage. Toute la zone est rapidement ravagée. Dans leur fuite, les Park ne peuvent empêcher la bête d'enlever la petite Hyun-seo. Devant l'incapacité des autorités à leur venir en aide, ils décident de sauver la fillette par eux-mêmes...

TELERAMA
À Séoul, un monstre géant surgit des profondeurs de la rivière Han et sème la terreur parmi la population. Il enlève la petite Hyun-seo. Sa famille part en croisade contre le monstre pour la sauver...

Baroque, terrifiant, corrosif, burlesque… Voilà toute la richesse de ce film du Coréen Bong Joon-ho, antérieur à Parasite mais lui ressemblant. Une créature formidable y sème la panique, synthèse impressionnante de tyrannosaure et de varan géant. Le mutant visqueux surgit un jour funeste du fleuve Han, en plein cœur de Séoul, dévore quelques malheureux passants sur la berge et repart avec une enfant enroulée dans sa longue queue reptilienne. La suite réclame des héros. Ceux que le réalisateur choisit partent largement perdants. Composée, entre autres, d’un jeune père ahuri et d’un oncle chômeur souvent ivre, la famille lancée à la recherche de la gamine est une tribu de branquignols.

L’aventure, picaresque, met le pays en ébullition. État d’urgence, quarantaines, manifestations : Bong Joon-ho dresse au passage le portrait sarcastique d’un pouvoir politique paranoïaque et incapable de faire face aux fléaux économiques et écologiques. Le cinéaste embrasse satire, fable et film de genre, passant de la farce au drame. On tremble plus d’une fois, on reste sidéré par l’imagination délirante à l’œuvre ici. Parmi les morceaux de bravoure, notons une cascade d’ossements vomis par la créature et une fin tauromachique… où le mal peut aussi enfanter la vie.