![]() | Samuel BECKETT - en attendant GodotDeux vagabonds, Vladimir et Estragon, se retrouvent sur scène, dans un non-lieu (« Route de campagne avec arbre ») à la tombée de la nuit pour attendre « Godot ». Cet homme - qui ne viendra jamais - leur a promis qu'il viendrait au rendez-vous ; sans qu'on sache précisément ce qu'il est censé leur apporter, il représente un espoir de changement. En l'attendant, les deux amis tentent de trouver des occupations, des "distractions" pour que le temps passe. En attendant Godot est une pièce de théâtre en deux actes, en français, écrite en 1948 par Samuel Beckett et publiée en 1952 à Paris aux Éditions de Minuit. La particularité de ce livre vient du fait que le nombre de scènes n'est ni décompté ni annoncé. La première page du manuscrit français porte la date du « 9 octobre 1948 », et la dernière celle du « 29 janvier 1949 ». Elle s'inscrit dans le courant du théâtre de l'absurde. | Samuel BECKETT - en attendant Godot (E) Deux vagabonds, Vladimir et Estragon, se retrouvent sur scène, dans un non-lieu (« Route de campagne avec arbre ») à la tombée de la nuit pour attendre « Godot ». Cet homme - qui ne viendra jamai ... |
![]() | Samuel BECKETT - Molloy«Toutes les choses qu’on ferait volontiers, qu’il n’y a aucune raison apparemment pour ne pas faire et qu’on ne fait pas ! Ne serait-on pas libre ?» «Réfléchir, c’est à dire à écouter plus fort.» «Se donner du mal pour les petites choses, c’est parvenir aux grandes, avec le temps.» [ Samuel Beckett ] - Extrait de Molloy Molloy, vagabond sale et handicapé, n'a pas de mémoire. Il doit sans cesse s'inventer pour vivre. Moran commence à enquêter sur lui, mais se laisse rapidement piégé en s'identifiant à lui. Il doit arrêter son enquête, c'est un ordre de Youdi, dont on ne sait rien, transmis par Gaber. Un cercle d'existences qui se ferme sur lui-même ou l'impossibilité de vivre selon Beckett... Samuel Beckett (Foxrock, Dublin, 13 avril 1906 - Paris, 22 décembre 1989) écrivain, poète et dramaturge irlandais d'expression française et anglaise, est prix Nobel de littérature. S'il est l'auteur de romans, tels que Molloy, et de textes brefs en prose, son nom reste surtout associé au théâtre de l'absurde, dont sa pièce En attendant Godot (1952) est l'une des plus célèbres illustrations. Son œuvre est austère et minimaliste, ce qui est généralement interprété comme l'expression d'un profond pessimisme devant la condition humaine. Opposer ce pessimisme à l'humour omniprésent chez lui n'aurait guère de sens : il faut plutôt les voir comme étant au service l'un de l'autre, pris dans le cadre plus large d'une immense entreprise de dérision.[réf. souhaitée] Avec le temps, il traite ces thèmes dans un style de plus en plus lapidaire, tendant à rendre sa langue de plus en plus concise et sèche. En 1969, il reçoit le prix Nobel de littérature pour « son œuvre, qui à travers un renouvellement des formes du roman et du théâtre, prend toute son élévation dans la destitution de l'homme moderne ». citations «On ne peut pas tout avoir, je l’ai souvent remarqué.» [ Samuel Beckett ] - Extrait de Molloy «Se taire et écouter, pas un être sur cent n’en est capable, ne conçoit même ce que cela signifie.» [ Samuel Beckett ] - Extrait de Molloy «Elle est si con la lune. Ca doit être son cul qu’elle nous montre toujours.» [ Samuel Beckett ] - Extrait de Molloy «Toutes les choses qu’on ferait volontiers, qu’il n’y a aucune raison apparemment pour ne pas faire et qu’on ne fait pas ! Ne serait-on pas libre ?» [ Samuel Beckett ] - Extrait de Molloy «Le sommeil est une sorte de protection, si paradoxal que cela puisse paraître.» [ Samuel Beckett ] - Extrait de Molloy | Samuel BECKETT - Molloy (E) «Toutes les choses qu’on ferait volontiers, qu’il n’y a aucune raison apparemment pour ne pas faire et qu’on ne fait pas ! Ne serait-on pas libre ?» «Réfléchir, c’est &agrav ... |
![]() | Henrik IBSEN - Peer Gynt (theatre)Peer Gynt, est un jeune fanfaron d'une vingtaine d'années qui tente de fuir la réalité pour la pure vie idéale et accessoirement par le mensonge. Peer a la chance d'obtenir la promesse de la main de Solveig, jeune fille vertueuse et fidèle, mais, par manque de persévérance, il enlève en pleine fête nuptiale une jeune épouse séduisante Ingrid. Ayant été violée et pour finir abandonnée par Peer, Ingrid déplore son triste sort. L'histoire peut se résumer ainsi : un anti-héros, prétentieux et aventureux, part défier le vaste monde et rate tout ce qu'il entreprend avant de découvrir, seulement à la fin, la vérité de la solitude de son unique individu. Peer Gynt (prononciation : [ˈpeːr ˈɡʏnt]) est un drame poétique devenu pièce de théâtre de l'auteur norvégien Henrik Ibsen sur une musique du compositeur Edvard Grieg. Elle est jouée pour la première fois au théâtre national de Christiania le 24 février 1876 et reçoit un accueil triomphal auquel la scénographie vivante et surtout la musique époustouflante concourent. La pièce est une farce satirique douce-amère proposant une quête de l'identité indéfinissable, remplie d'humour sous des dehors graves et débordante de charges satiriques. | Henrik IBSEN - Peer Gynt (theatre) (E) Peer Gynt, est un jeune fanfaron d'une vingtaine d'années qui tente de fuir la réalité pour la pure vie idéale et accessoirement par le mensonge. Peer a la chance d'obtenir la promesse de la main de Solveig, jeun ... |
![]() | Eugene IONESCO - La Cantatrice chauve (rire)Il est neuf heures du soir, dans un intérieur bourgeois de Londres, le salon de M. et Mme Smith. La pendule sonne les « dix-sept coups anglais ». M. et Mme Smith ont fini de dîner. Ils bavardent au coin du feu. M. Smith parcourt son journal. Le couple se répand en propos futiles, souvent saugrenus, voire incohérents. Mary fait alors entrer les invités, Les Martin et Les Smith s’assoient l’un en face de l’autre. Ils ne se connaissent apparemment pas. Le dialogue s’engage ... les phrases se font de plus en plus brèves au point de devenir une suite de mots puis d’onomatopées. La situation devient électrique. Ils finissent par tous répéter la même phrase, de plus en plus vite : « C’est pas par là, c’est par ici ! » L'idée de la pièce est venue à Ionesco lorsqu'il a essayé d'apprendre l'anglais par le biais de la méthode Assimil. Frappé par la teneur des dialogues, à la fois très sobres et étranges mais aussi par l'enchaînement de phrases sans rapport, il décide d'écrire une pièce absurde intitulée l'anglais sans peine. Ce n'est qu'après un lapsus, lors d'une répétition, que le titre de la pièce est fixé : l'acteur qui jouait le pompier devait parler, dans une très longue tirade, d'une institutrice blonde… et au lieu de dire "une institutrice blonde" a dit "une cantatrice chauve" qui devint le titre de la pièce. Ionesco s'inspire de la méthode Assimil, mais dans Notes et contre-notes, il explique que l'absurde est venu se surajouter à la simple copie du manuel d'apprentissage. L'absurde devient le moteur de la pièce, car Ionesco a le projet de “grossir les ficelles de l'illusion théâtrale”. La Cantatrice chauve est la première pièce de théâtre écrite par Eugène Ionesco. Mise en scène par Nicolas Bataille, la première eut lieu le 11 mai 1950 au théâtre des Noctambules. Elle fut publiée pour la première fois le 4 septembre 1952 par le Collège de 'Pataphysique. Depuis 1957, La Cantatrice chauve est jouée au théâtre de la Huchette, devenant l'une des pièces comptant le plus de représentations en France. La Cantatrice chauve a reçu un Molière d'honneur en 1989. | Eugene IONESCO - La Cantatrice chauve (rire) (E) Il est neuf heures du soir, dans un intérieur bourgeois de Londres, le salon de M. et Mme Smith. La pendule sonne les « dix-sept coups anglais ». M. et Mme Smith ont fini de dîner. Ils bavardent au coin du feu. ... |
![]() | Eugene IONESCO - Le Rhinoceros (theatre)Des rhinocéros en liberté provoquent l'étonnement et choquent les personnages. Le patron de l'épicerie jette un cri de fureur en voyant la ménagère partir avec son chat écrasé « Nous ne pouvons pas nous permettre que nos chats soient écrasés par des rhinocéros ou par n'importe quoi ! ». Comme à la montée de chaque mouvement politique extrême et totalitariste, les gens sont effrayés. Les habitants commencent à se transformer en rhinocéros et à suivre la rhinocérite. C'est « une histoire à dormir debout ! », Au dernier acte, tout le monde devient rhinocéros. Bérenger est le seul à réagir et décide de ne pas capituler : « Je suis le dernier homme, je le resterai jusqu'au bout ! Je ne capitule pas ! » Pièce emblématique du théâtre de l'absurde au même titre que La Cantatrice chauve, la pièce dépeint une épidémie imaginaire de « rhinocérite », maladie qui effraie tous les habitants d'une ville et les transforme bientôt tous en rhinocéros. Cette pièce est généralement interprétée comme une métaphore de la montée des totalitarismes à l'aube de la Seconde Guerre mondiale et aborde les thèmes de la conformité et de la résistance. Rhinocéros d'Eugène Ionesco est une pièce de théâtre en quatre tableaux pour trois actes (le deuxième est divisé en deux tableaux), en prose, créée dans une traduction allemande au Schauspielhaus (de) de Düsseldorf le 6 novembre 1959, publiée en français à Paris chez Gallimard la même année puis créée dans sa version française à Paris à l'Odéon-Théâtre de France le 22 janvier 1960 dans une mise en scène de Jean-Louis Barrault et des décors de Jacques Noël. | Eugene IONESCO - Le Rhinoceros (theatre) (E) Des rhinocéros en liberté provoquent l'étonnement et choquent les personnages. Le patron de l'épicerie jette un cri de fureur en voyant la ménagère partir avec son chat écrasé « ... |
![]() | Pierre de MARIVAUX - Le Jeu de l'amour et du hasard (theatre)Mademoiselle Silvia, fille de Monsieur Orgon, attend un prétendant, Dorante, bien qu'elle ne soit pas disposée à se marier, surtout à un jeune homme qu'elle ne connaît pas et qui a été choisi par son père. Elle change de costume et de rôle avec Lisette, sa femme de chambre, afin de pouvoir étudier plus à son aise le caractère de ce prétendant sans se compromettre. Or il se trouve que le fiancé, qui n’a lui-même aucune envie de se marier à n'importe qui, a eu la même idée de changer de costume et de rôle avec son domestique, Arlequin. Il se présente donc chez Monsieur Orgon sous l’apparence d’un serviteur nommé « Bourguignon », tandis que son valet, Arlequin, se fait, quant à lui, passer pour Dorante. Seuls informés du travestissement des jeunes gens, Monsieur Orgon et son fils Mario décident de laisser ses chances au « jeu de l’amour et du hasard », se promettant de s’amuser de la situation. Le Jeu de l’amour et du hasard est une comédie en trois actes et en prose de Marivaux représentée pour la première fois le 23 janvier 1730 par les comédiens italiens à l’hôtel de Bourgogne. Tout en respectant les codes de bienséance de l’époque – les nobles finiront ensemble, et les « petites gens » de leur côté – Marivaux retourne, dans cette comédie au dialogue étincelant, l’ordre établi, trouble les préjugés et inverse les rapports maîtres-valets. Cette situation engendre complications et quiproquos, et ce sont finalement les femmes, avec les serviteurs, qui se sortent le mieux de cette situation. Ainsi, Lisette est la première à comprendre ce qui se passe, puis elle l’avoue tardivement à Arlequin. Bien après, Silvia se rend à son tour compte de la situation, mais sa fierté l’empêche de l’avouer tout de suite à Dorante. Après quelques problèmes, ce dernier, passablement déconcerté, parvient finalement à vaincre l’orgueil de Silvia. | Pierre de MARIVAUX - Le Jeu de l'amour et du hasard (theatre) (E) Mademoiselle Silvia, fille de Monsieur Orgon, attend un prétendant, Dorante, bien qu'elle ne soit pas disposée à se marier, surtout à un jeune homme qu'elle ne connaît pas et qui a été choisi ... |
![]() | MOLIERE - le misanthrope« Sur quelque préférence, une estime se fonde, Et c’est n’estimer rien, qu’estimer tout le monde. » (Alceste, acte I, scène I, vers 57-58) Alceste hait l'humanité tout entière, y dénonce l'hypocrisie, la couardise et la compromission. Mais il aime pourtant Célimène, coquette et médisante. Le vertueux se lance ainsi dans des combats perdus d'avance qui l'acculent à la fuite… Molière y critique les mœurs de la cour, l'hypocrisie qui règne dans cette société du paraître, où les comportements frisent la parodie. Le Misanthrope ou l’Atrabilaire amoureux est une comédie de Molière en cinq actes (comportant respectivement 3, 6, 5, 4 et 4 scènes) et en vers (1808 alexandrins) jouée pour la première fois le 4 juin 1666 au Théâtre du Palais-Royal. Elle est inspirée du Dyscolos de Ménandre. | MOLIERE - le misanthrope (E) « Sur quelque préférence, une estime se fonde, Et c’est n’estimer rien, qu’estimer tout le monde. » (Alceste, acte I, scène I, vers 57-58) Alceste hait l'humanité t ... |
![]() | Edmond ROSTAND - Cyrano de Bergerac - la tirade du nez (theatre)Vous...vous avez un nez.... heu.... un nez... très grand. Cyrano: - C'est tout ?... Ah ! non ! c'est un peu court, jeune homme ! On pouvait dire... Oh ! Dieu !... Bien des choses en somme. En variant le ton, -par exemple, tenez : Agressif : "Moi, monsieur, si j'avais un tel nez Il faudrait sur-le-champ que je l'amputasse !" Amical : "Mais il doit tremper dans votre tasse : Pour boire, faites-vous fabriquer un Hanape !" Descriptif : "C'est un roc!... C'est un pic!... C'est un cap!... Que dis-je, c'est un cap?... C'est une péninsule!" Curieux : "De quoi sert cette oblongue capsule ? D'écritoire, monsieur, ou de boîte à ciseaux ?" Gracieux : "Aimez-vous à ce point les oiseaux Que paternellement vous vous préoccupâtes De tendre ce perchoir à leurs petites pattes?" Truculent : "Ca, monsieur, lorsque vous pétunez, La vapeur du tabac vous sort-elle du nez Sans qu'un voisin ne crie au feu de cheminée ?" Prévenant : "Gardez-vous, votre tête entraînée Par ce poids, de tomber en avant sur le sol !" Tendre : "Faites-lui faire un petit parasol De peur que sa couleur au soleil ne se fane !" Pédant : "L'animal seul, monsieur, qu'Aristophane Appelle Hippocampéléphantocamélos Dut avoir sous le front tant de chair sur tant d'os !" Cavalier : "Quoi, l'ami, ce croc est à la mode? Pour pendre son chapeau, c'est vraiment très commode !" Emphatique : "Aucun vent ne peut, nez magistral, T'enrhumer tout entier, excepté le mistral !" Dramatique : "C'est la mer Rouge quand il saigne !" Admiratif : "Pour un parfumeur, qu'elle enseigne !" Lyrique : "Est-ce une conque, êtes-vous un triton ?" Naïf : "Ce monument, quand le visite-t-on ?" Respectueux : "Souffrez, monsieur, qu'on vous salue, C'est là ce qui s'appelle avoir pignon sur rue !" Campagnard : "Hé, ardé ! C'est-y un nez ? Nanain ! c'est queuqu'navet géant ou ben queuqu'melon nain !" Militaire : "Pointez contre cavalerie !" Pratique : "Voulez-vous le mettre en loterie ? Assurément, monsieur, ce sera le gros lot !" Enfin parodiant Pyrame en un sanglot: "Le voilà donc ce nez qui des traits de son maître A détruit l'harmonie ! Il en rougit, le traître !" - Voila ce qu'à peu près, mon cher, vous m'auriez dit Si vous aviez un peu de lettres et d'esprit : Mais d'esprit, ô le plus lamentable des êtres, Vous n'en eûtes jamais un atome, et de lettre Vous n'avez que les trois qui forment le mot : sot ! Eussiez vous eu, d'ailleurs, l'invention qu'il faut Pour pouvoir là, devant ces nobles galeries, Me servir toutes ces folles plaisanteries, Que vous n'en eussiez pas articulé le quart De la moitié du commencement d'une, car Je me les sers moi-même, avec assez de verve, | Edmond ROSTAND - Cyrano de Bergerac - la tirade du nez (theatre) (E) Vous...vous avez un nez.... heu.... un nez... très grand. Cyrano: - C'est tout ?... Ah ! non ! c'est un peu court, jeune homme ! On pouvait dire... Oh ! Dieu !... Bien des choses en somme. En variant le ton, -par ... |
![]() | Jean-Paul SARTRE - Huis clos (theatre)Trois personnages se retrouvent à leur mort dans une même pièce. Les trois protagonistes se débattent sans cesse pour échapper à leur situation mais l'Enfer finit par reprendre le dessus. Cette pièce de théâtre est en un acte composé de cinq scènes, dont la dernière est hypertrophiée. Jean-Paul Sartre nous décrit ici « son Enfer » avec brio : « l'Enfer, c'est les autres ». Cette phrase, qui a valu à Sartre les pires accusations, explique seulement que la vie « se ressent, se perçoit » à travers les autres ; rien ne vaut les individus qui nous font prendre conscience de nous-mêmes, de la triste réalité humaine, mais qui restent nécessaires pour se réaliser. Huis clos est une pièce de théâtre en un acte de Jean-Paul Sartre, rédigée à la fin de l'année 1943 et représentée pour la première fois le 27 mai 1944 au théâtre du Vieux-Colombier, à Paris. Cette pièce de théâtre est symbolique de l'existentialisme, mouvement littéraire du début du xxe siècle où l'être humain est défini par ses gestes et ses non-gestes. Sartre pensait avoir écrit une pièce drôle. Seule la mise en scène de Didier Van Cauwelaert à Nice en 1977 semble avoir donné justice à cette conception1.Huis clos est une pièce de théâtre en un acte de Jean-Paul Sartre, rédigée à la fin de l'année 1943 et représentée pour la première fois le 27 mai 1944 au théâtre du Vieux-Colombier, à Paris. Cette pièce de théâtre est symbolique de l'existentialisme, mouvement littéraire du début du xxe siècle où l'être humain est défini par ses gestes et ses non-gestes. Sartre pensait avoir écrit une pièce drôle. Seule la mise en scène de Didier Van Cauwelaert à Nice en 1977 semble avoir donné justice à cette conception | Jean-Paul SARTRE - Huis clos (theatre) (E) Trois personnages se retrouvent à leur mort dans une même pièce. Les trois protagonistes se débattent sans cesse pour échapper à leur situation mais l'Enfer finit par reprendre le dessus. Cette pi&eg ... |
![]() | Anton TCHEKOV - Les trois soeurs (theatre)La famille Prozorov, composée de trois sœurs, Macha, Olga et Irina et leur frère Andreï, partagent une demeure provinciale, dans la campagne profonde de Russie. La vie des Prozorov s'avère dominée par l'ennui et n'est rythmée que par les visites d'officiers venus de la garnison voisine, et devenus peu à peu comme des membres de cette famille atteinte du mal de vivre. Un rêve habite cependant les trois sœurs : retourner à Moscou Entre conversations absurdes et grands débats philosophiques, entre mariages ratés et désespoirs amoureux, Tchekhov aborde dans Les Trois Sœurs les thèmes du temps qui passe et détruit les rêves, de l'importance du travail et de l'autonomie, de l'ennui et de l'amour. Le style de Tchékhov n'a cessé de s'étoffer au cours de sa carrière d'écrivain. Ses oeuvres, dénuées de toute théâtralité, frappent par leur sobriété et leur force suggestive. Des personnages comme les trois soeurs nous émeuvent par leur nostalgie d'un passé révolu, qui les rend incapables de s'intégrer dans le présent. Les Trois Sœurs (Три сестры) est une pièce de Tchekhov. Écrite durant l'année 1900, cette œuvre tirerait son inspiration, selon certains, de la situation des trois sœurs Brontë, mais plus vraisemblablement des sœurs Ottilia, Margarita et Evelina Zimmermann, rencontrées par Tchékhov à Perm, lorsqu'il s'y arrêta en route vers l'île de Sakhaline, en 1890. Elle fut créée le 31 janvier 1901 au Théâtre d'art de Moscou. | Anton TCHEKOV - Les trois soeurs (theatre) (E) La famille Prozorov, composée de trois sœurs, Macha, Olga et Irina et leur frère Andreï, partagent une demeure provinciale, dans la campagne profonde de Russie. La vie des Prozorov s'avère dominée ... |