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Gregorio ALLEGRI - Miserere


Composé sur le Psaume 50 en 1638 et que l'on continue à chanter chaque année à la Chapelle Sixtine pendant la Semaine sainte. Traité en faux-bourdon, le Miserere est écrit pour deux chœurs, l'un à quatre voix, et l'autre à cinq. L'un des chœurs chante une version simple de la psalmodie et l'autre chœur, à quelque distance (comme en écho), en chante un commentaire orné. C'est un des meilleurs exemples du style polyphonique de la Renaissance désigné au xviie siècle comme stile antico ou prima prattica, et on peut y relever les influences combinées des écoles romaine (Palestrina) et vénitienne (les Gabrieli, le double chœur).
Le Miserere d'Allegri est un des exemples de la polyphonie de la Renaissance qui ont été les plus favorisés par l'édition discographique, alors qu'il a été composé à l'époque baroque, quand cette polyphonie commençait à passer de mode. Cet ouvrage a conservé une réputation de mystère et d'inaccessibilité pendant les siècles écoulés depuis sa composition jusqu'à l'époque moderne. Avant tout, de par le caractère exceptionnel d'une méditation qui semble imiter les voix angéliques. Basée sur un schéma musical très simple et atteignant très régulièrement le suraigu, elle dégage un grand sentiment de pureté. Tout cela (et de superbes développements contrapuntiques non écrits, dont l'usage s'est malheureusement perdu aujourd'hui) pouvait - et peut toujours - toucher profondément l'auditeur. De ce fait, le Vatican s'en était réservé la reproduction et la diffusion. Mais en 1769, le jeune Mozart, alors âgé de quatorze ans, fit un voyage à Rome avec son père ; il entendit le Miserere d'Allegri à deux reprises et put en restituer la partition de mémoire (à la première ou seconde écoute, selon les sources). Cette restitution (qui ne pouvait pas reproduire les ornements improvisés, déjà largement tombés en désuétude) fut acquise et publiée en Angleterre par le Dr Burney, historien de la musique et voyageur renommé. L'éditeur de Leipzig Breitkopf & Härtel publia ensuite l'ensemble de la musique chantée à Rome pendant la Semaine Sainte, y compris le Miserere d'Allegri. Felix Mendelssohn-Bartholdy a témoigné dans une de ses lettres de l'impression extraordinaire causée par cette musique pendant les cérémonies.

autre:
https://www.youtube.com/watch?v=H3v9unphfi0
Gregorio ALLEGRI - Miserere (E)
Composé sur le Psaume 50 en 1638 et que l'on continue à chanter chaque année à la Chapelle Sixtine pendant la Semaine sainte. Traité en faux-bourdon, le Miserere est écrit pour deux chœurs, l' ...

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Francesco CAVALLI - L'amore innamorato - Restino imbalsamate


Dans L'Amore innamorato de Christina Pluhar, L'Arpeggiata et les sopranos à la voix douce Nuria Rial et Hana Blaikova nous offrent un joyau, une rareté qui emprunte intelligemment le titre d'un opéra mystérieux de Cavalli, qui aurait été perdu ou n'a peut-être jamais été créé.

Francesco Cavalli, de son vrai nom Pier Francesco Caletti-Bruni (né le 14 février 1602 à Crema, dans la province de Crémone, en Lombardie - mort le 14 janvier 1676 à Venise) est un compositeur et organiste italien. Il avait pris pour pseudonyme le nom d'un noble vénitien qui était son mécène. Il devient chanteur à la basilique Saint-Marc de Venise en 1616, puis second organiste en 1639, premier organiste en janvier 1665 et enfin maître de chapelle en 1668 à la tête de la Cappella Marciana. Malgré cette longue carrière de musicien d'église, il est surtout connu pour ses opéras.

Cavalli est probablement le compositeur le plus important de sa génération en ce qui concerne l'opéra public, genre musical alors en plein développement. Contrairement à Claudio Monteverdi qui dispose pour ses premières œuvres d'orchestres très fournis en toutes sortes d'instruments, Cavalli utilise dans ses opéras un orchestre à cordes avec basse continue très réduite afin de s'adapter aux moyens limités des opéras publics.
Cavalli émaille sa musique d'airs mélodieux et utilise pour ses livrets des personnages-types populaires à l'époque. Ses opéras se caractérisent par des effets dramatiques forts, une grande facilité musicale et un humour burlesque qui est le propre de l'opéra italien jusqu'à la mort d'Alessandro Scarlatti. Puisque seuls quelques opéras d'autres compositeurs comme Claudio Monteverdi et Antonio Cesti nous sont parvenus, ceux de Cavalli fournissent un exemple unique du développement continu d'un compositeur dans ce genre du début à la fin du xviie siècle à Venise. Ce développement est particulièrement intéressant pour les chercheurs parce que l'opéra, un genre encore nouveau lorsque Cavalli commence à en composer, était devenu, à la fin de sa carrière, un spectacle public très populaire.

L'œuvre de Cavalli compte quarante et un opéras, dont vingt-sept nous sont parvenus, conservées à la Biblioteca Nazionale Marciana (Bibliothèque nationale de Saint-Marc) de Venise.

En plus des opéras, Cavalli a composé un Magnificat dans le grand style polychoral vénitien, des antiennes mariales et une messe de Requiem en huit parties, probablement destinée à ses propres funérailles, ainsi que quelques pièces de musique instrumentale.

La musique de Cavalli a été revisitée au 20ème siècle, En 2015, Christina Pluhar et l'ensemble L'Arpeggiata enregistrent L'Amore Innamorato. La même année paraît Sospiri d'amore, avec Giulia Semenzato, soprano ; Raffaele Pe, alto ; l'orchestre La Venexiana sous la direction de Claudio Cavina, et dont Olivier Lexa, dans le livret qu'il a composé, écrit : « Comment résumer, en une heure de musique, une trentaine d’opéras de Cavalli – qui plus est, avec une grande majorité de pièces inédites au disque ? ».
Francesco CAVALLI - L'amore innamorato - Restino imbalsamate (E)
Dans L'Amore innamorato de Christina Pluhar, L'Arpeggiata et les sopranos à la voix douce Nuria Rial et Hana Blaikova nous offrent un joyau, une rareté qui emprunte intelligemment le titre d'un opéra mystérieux d ...

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Marc-Antoine CHARPENTIER - Te Deum (indicatif Eurovision)


Sa musique issue d'un mélange des styles français et italien, auxquels elle emprunte de nombreux éléments.
Il a composé des œuvres sacrées telles que des oratorios, des messes, des psaumes, des magnificats. Il a également composé plusieurs opéras, des sonates, préludes pour orchestre, des noëls instrumentaux.
Marc-Antoine Charpentier fut presque complètement oublié jusqu'à ce qu'en 1953 il soit révélé par son Te Deum, dont l'ouverture orchestrale sert d'indicatif à l'Eurovision. C'est à Carl de Nys que l'on doit la redécouverte de ce Te Deum, qui devint également l'hymne du Tournoi des Six Nations. La firme naissante Erato avait accepté d'en assurer l'enregistrement.
Marc-Antoine CHARPENTIER - Te Deum (indicatif Eurovision) (E)
Sa musique issue d'un mélange des styles français et italien, auxquels elle emprunte de nombreux éléments.
Il a composé des œuvres sacrées telles que des oratorios, des messes, des psaume ...

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Henry DESMAREST - de profundis


Talentueux et précoce, promis à une brillante carrière au service de Louis XIV, son destin fut bouleversé par un fait divers le contraignant à l'exil pendant plus de 20 ans. Dans le paysage musical français de l'époque, sa musique se distingue particulièrement par les multiples influences étrangères que ses pérégrinations à travers l'Europe ont permises. La sensibilité et la virtuosité de ses œuvres en font un des compositeurs les plus remarquables de sa génération.
Henry Desmarest est un musicien et compositeur français de l'époque baroque, né à Paris en février 1661 et mort à Lunéville le 7 septembre 1741.

Henry DESMAREST - de profundis (E)
Talentueux et précoce, promis à une brillante carrière au service de Louis XIV, son destin fut bouleversé par un fait divers le contraignant à l'exil pendant plus de 20 ans. Dans le paysage musical fran&cc ...

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Giovanni GABRIELI - canzone e sonata


Canzona per Sonare No. 27, Canzon Quarti Toni, Canzon à 12, Canzona per Sonare No. 28, Sonata Pian'e Forte, Canzon Primi Toni

performed by The Philadelphia Brass Ensemble, The Cleveland Brass Ensemble
Giovanni GABRIELI - canzone e sonata (E)
Canzona per Sonare No. 27, Canzon Quarti Toni, Canzon à 12, Canzona per Sonare No. 28, Sonata Pian'e Forte, Canzon Primi Toni

performed by The Philadelphia Brass Ensemble, The Cleveland Brass Ensemble ...

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Jean-Baptiste LULLY - Te Deum


Le Te Deum fut créé le 9 septembre 1677 à Fontainebleau pour le baptême du fils de Lully, dont Louis XIV était le parrain. Le Mercure Galant rapporte: "Toutes sortes d'instruments l'accompagnèrent, les timbales et les trompettes n'y furent point oubliées... Ce qu'on admira particulièrement, c'est que chaque couplet était de différente musique. Le Roy le trouva si beau qu'il voulut l'entendre plus d'une fois." C'est en dirigeant ce brillant et fameux Te Deum donné à l'église des Feuillans de la rue Saint-Honoré pour célébrer la guérison du roi, que Lully se frappa le pied. Il mourut quelques mois plus tard de la gangrène.
Jean-Baptiste LULLY - Te Deum (E)
Le Te Deum fut créé le 9 septembre 1677 à Fontainebleau pour le baptême du fils de Lully, dont Louis XIV était le parrain. Le Mercure Galant rapporte: "Toutes sortes d'instruments l'accompagnère ...

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Marin MARAIS - Sonnerie de Saint Genevieve du Mont


La Sonnerie de Sainte-Geneviève du Mont de Paris (ancienne abbaye Sainte-Geneviève de Paris, actuel lycée Henri-IV) est une sonate en baroque tardif, du compositeur de musique classique violoniste Marin Marais (1656-1728) pour viole de gambe, violon, clavecin, et basse continue.
Marin Marais est un des musiciens maîtres virtuoses les plus célèbres de la cour du château de Versailles du roi Louis XIV (Le Roi-Soleil) élève entre autre de Jean de Sainte-Colombe pour la viole de gambe, et de Jean-Baptiste Lully pour la composition.

Il compose cette pièce alors qu'il est élève de Sainte-Colombe. Virtuose de la viole, elle est au centre de ce morceau, avec une partie un peu plus flamboyante que celle du violon, et explore les différentes techniques de l'instrument. Considérée comme une passacaille, ou une chaconne, avec une ligne de basse Ré, Fa, Mi répétée, qui ferait référence à trois cloches de l'ancienne abbaye Sainte-Geneviève de Paris, qui sonnaient ces trois notes répétitivement régulièrement inlassablement « à la volée »... L’œuvre commence avec quatre mesures percutantes de la ligne de basse jouées par la basse continue et la viole, puis à la cinquième mesure, le violon prend la mélodie. Le violon et la viole s'échangent la mélodie tout au long de la pièce. La partie de viole est très difficile du fait de la haute maîtrise de cet instrument par Marais, et montre l'habileté du violiste même s'il n'a pas toujours la mélodie.

La célèbre chanson enfantine Frère Jacques, du moine sonneur de cloche, chantée en boucle en canons à quatre voix différées, reprend une partie du thème avec quatre cloches de l’œuvre précédente de Marin Marais. Elle est publiée pour la première fois en 1811, et attribuée au célèbre compositeur Jean-Philippe Rameau (1683-1764) autre célèbre maître virtuose baroque de la cour de Versailles du roi Louis XV.
Marin MARAIS - Sonnerie de Saint Genevieve du Mont (E)
La Sonnerie de Sainte-Geneviève du Mont de Paris (ancienne abbaye Sainte-Geneviève de Paris, actuel lycée Henri-IV) est une sonate en baroque tardif, du compositeur de musique classique violoniste Marin Marais (1656-172 ...

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Claudio MONTEVERDI - lamento della ninfa


Ce madrigal appartient au huitième livre de madrigaux ″Madrigali guerrieri et amorosi″, dédié à l'empereur Ferdinand III. Ce recueil est introduit par une très importante préface qui est en quelque sorte un résumé de toute la poétique musicale de Monteverdi. Les madrigaux sont divisés en Canti guerrieri et Canti amorosi. Celui-ci fait partie des Canti amorosi. Texte de Rinuccini (″Phébus n'avait pas encore″

Non havea Febo ancora
Recato al mondo il dí,
Ch'una donzella fuora
Del proprio albergo uscí.
Sul pallidetto volto
Scorgeasi il suo dolor,
Spesso gli venia sciolto
Un gran sospir dal cor.
Sí calpestando fiori
Errava hor qua, hor là,
I suoi perduti amori
Cosí piangendo va.

Amor (Dicea)
Amor (il ciel mirando, il piè fermo, )
Amor
Dove, dov'è la fè
Ch'el traditor giurò?
(Miserella)
Fa che ritorni il mio
Amor com'ei pur fu,
O tu m'ancidi, ch'io
Non mi tormenti più.
(Miserella, ah più, no,
Tanto gel soffrir non può.)
Non vo' più ch'ei sospiri
se lontan da me,
No, no che i martiri
Più non dirammi affè.
(Ah miserella, ah più, no, no)
Perché di lui mi struggo,
Tutt'orgoglioso sta,
Che sí, che sí se'l fuggo
Ancor mi pregherà?
(Miserella, ah più, no,
Tanto gel soffrir non può.)
Se ciglio ha più sereno
Colei, che'l mio non è,
Già non rinchiude in seno
Amor sí bella fè.
(Miserella, ah più, no,
Tanto gel soffrir non può.)
Ne mai sí dolci baci
Da quella bocca havrai,
Ne più soavi, ah taci,
Taci, che troppo il sai.
(Miserella)
Sí tra sdegnosi pianti
Spargea le voci al ciel;
Cosí ne' cori amanti
Mesce amor fiamma, e gel.
Paroliers : Claudio Monteverdi / Fernando Corona / Laurence Quilbey

Lamento della ninfa (Madrigal Livre 8), Non, avea Febo ancora, ″rapresentativo″ / Claudio Monteverdi
vers 1630 / soprano, 2 ténors, basse, basse continue / SV 1630


Fa che ritorni il mio / Fais revenir mon amour
Amor com’ei pur fu / Comme il était,
O tu m’ancidi, ch’io / Ou tue-moi
Non mi tormenti più. / Pour que je ne souffre plus.
Miserella, ah più no, no, / Malheureuse, elle ne peut plus
Tanto gel soffrir non può. / Supporter une telle indifférence.
Non vo’ più ch’ei sospiri / Je ne veux plus de ces soupirs
Se lontan da me, / S’ils ne sont éloignés de moi,
No, no che i martiri / Non, non car les victimes
Più non dirammi affè. / Ne peuvent plus proclamer leur fidélité.
Perché di lui mi struggo, / De m’avoir fait souffrir
Tutt’orgoglioso sta, / Il en est très fier,
Che sì, che sì se’l fuggo / Alors, si je montre de l’indifférence
Ancor mi pregherà ? / Peut-être me suppliera-t-il encore ?
Se ciglio ha più sereno colei / Même si ces cils sont plus calme
Che’l mio non è, / Que les miens,
Già non rinchiude in seno, / Cette femme n’a pas dans le coeur,
Amor sì bella fè. / Un amour, d'aussi belle foi.
Ne mai sì dolci baci / Il ne recevra jamais non plus
Da quella bocca havrai, / D’aussi doux baisers de ces lèvres,
Ne più soavi. Ah taci ! / Ni de plus tendres. Ah tais-toi !
Taci ! Che troppo il sai. / Tais-toi ! Car il en est parfaitement conscient
Sì tra sdegnosi pianti, / Ainsi, entre ses larmes amères,
Spargea le voci al ciel ; / Sa voix remplit l’air ;
Così ne’ cori amanti / Ainsi le coeur des amants
Mesce amor fiamma e gel. / S'entremêle entre le feu et la glace.

www.youtube.com/embed/zsL4MGFh6QI
Claudio MONTEVERDI - lamento della ninfa (E)
Ce madrigal appartient au huitième livre de madrigaux ″Madrigali guerrieri et amorosi″, dédié à l'empereur Ferdinand III. Ce recueil est introduit par une très importante préface qui est ...

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Henry PURCELL - abdelazer (suite pour orchestre) - rondeau


Abdelazer or The Moor's Revenge (Abdelazor ou la Revanche du Maure) est un drame en prose d'Aphra Behn, représenté au Dorset Garden Theater de Londres, par la Compagnie du duc d'York en 1677, repris en 1695 sur une musique de scène de Henry Purcell (ouverture, rondeau, airs de danse, air pour soprano Lucinda is bewitching fair).
Le Rondeau d'Abdelazor est l'un des morceaux les plus célèbres du compositeur anglais, repris notamment dans le film britannique Orgueil et Préjugés (Pride & Prejudice) de Joe Wright. Le morceau de la bande originale de Dario Marianelli s'intitule A Postcard to Henry Purcell.
C'est cette même pièce qui a servi également de point de départ aux variations pour orchestre de The Young Person's Guide to the Orchestra de Benjamin Britten (1946).
Henry PURCELL - abdelazer (suite pour orchestre) - rondeau (E)
Abdelazer or The Moor's Revenge (Abdelazor ou la Revanche du Maure) est un drame en prose d'Aphra Behn, représenté au Dorset Garden Theater de Londres, par la Compagnie du duc d'York en 1677, repris en 1695 sur une musique de ...

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Henry PURCELL - Hail ! Bright Cecilia


Hail ! Bright Cecilia, appelée également Ode à sainte Cécile, est une œuvre pour voix et orchestre de Henry Purcell composée en 1692.

Cette pièce a été composée sur un texte de Nicholas Brady (en) pour la fête de sainte Cécile, patronne des musiciens.

Les festivités remontent à 1683 sur l'initiative de la Musical Society de Londres, réunion de musiciens et d'amateurs. Purcell avait déjà écrit quelques pièces pour les célébrations antérieures mais cette ode reste la plus connue. L'orchestre comprenait trompettes, timbales, flûtes à bec et basse, ainsi qu’un orgue, chaque instrument ayant une partie solo pour se valoriser. La première représentation fut un réel succès, l’œuvre ayant été bissée.

Selon la tradition, Cécile était fiancée à un jeune homme nommé Valérien, qu'elle épousa. Au soir de ses noces cependant, elle annonça sans rire à son mari qu'un ange veillait sur sa virginité!

Vierge et martyre comme il se doit, Cécile aurait vécu à l'aube du IIIe siècle. Son histoire relève de la légende
Fête des musiciens : qui était Saint-Cécile?
Comme le jeune marié ne voyait pas l'ange en question, elle lui expliqua qu'il ne lui apparaîtrait que quand il aurait reçu le baptême; ce qu'il fit, avec un succès qui dut le consoler de cette chasteté forcée, bientôt imité par son beau-frère Tiburce. Ces conversions n'eurent pas l'heur de plaire au préfet de Rome, le méchant Almachius, qui fit arrêter et supplicier les deux hommes. Cécile, veuve ainsi prématurément, fut seulement séquestrée dans sa maison. Las ! Au lieu de profiter paisiblement de sa pension de survie, ne voilà-t-il pas qu'elle reçut chez elle le pape Urbain, qui se mit à y baptiser à tire-larigot ?
Les ennuis recommencèrent, et comme elle refusait de sacrifier aux dieux romains, Almachius la condamna à être ébouillantée dans son bain. C'était mal connaître la résistance des vierges du temps, car Cécile sortit indemne de l'épreuve. Il la fit alors décapiter; mais le bourreau s'y reprit à trois fois sans y arriver. Cependant, comme le cou mal tranché était bien entamé, la malheureuse enfant finit par mourir, au bout de trois jours d'agonie supportée avec la grandeur d'âme que l'on devine, non sans avoir pensé à léguer sa maison au pape Urbain.

Le culte de Cécile remonterait au IVe siècle, mais il connut deux siècles plus tard un essor extraordinaire, au point que son nom est cité dans le canon même de la messe.

Rien dans tout ceci ne montre un quelconque intérêt de Cécile pour la musique ni ne justifie de son patronage; il se dit seulement que, tandis que les musiciens jouaient à son mariage, la jeune fille chantait en son cœur les louanges de Dieu ! Cette image de Cécile musicienne ne date pas des premiers temps de son culte, où l'iconographie la représentait avec un bouquet de roses et une épée, sans instrument de musique.
Henry PURCELL - Hail ! Bright Cecilia (E)
Hail ! Bright Cecilia, appelée également Ode à sainte Cécile, est une œuvre pour voix et orchestre de Henry Purcell composée en 1692.

Cette pièce a été composée ...

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Henry PURCELL - King Arthur - cold song (Klaus Nomi)


King Arthur, sous-titré The British Worthy, est un semi-opéra en cinq actes sur un livret de John Dryden et une musique d'Henry Purcell. Il fut donné pour la première fois en mai ou juin 1691 au Théâtre de Dorset Garden de Londres. Il s'agit d'un semi-opéra dans lequel les principaux personnages ne chantent pas mais sont présentés par les personnages secondaires.
L'œuvre raconte la quête du roi Arthur pour retrouver sa fiancée, la princesse Emmeline, enlevée par le roi Oswald. Elle contient divers passages célèbres, dont l'air : What power art thou (Acte III scène 2). Chanté par The Cold Genius (Le Génie du Froid), l'épisode est aussi connu sous le nom de « Scène du froid » (Frost scene). L'air fut utilisé par la réalisatrice Ariane Mnouchkine pour illustrer la mort de Molière dans son film consacré au dramaturge. Le chanteur allemand Klaus Nomi a repris cet air à sa manière, sous le titre The Cold Song, en 1981. Dans l'opéra de Purcell, l'air est suivi par un chœur inspiré du Chœur des Trembleurs que Jean-Baptiste Lully avait composé en 1676-1677 pour sa tragédie lyrique Isis (livret de Philippe Quinault).

https://lyricstranslate.com/fr/cold-song-la-chanson-froide.html

N'es tu que cette force là?
Qui du dessous m'a fait grimper?
À contre coeur et lentement
Du lit des neiges éternelles

ne vois tu pas, comme je suis raide,
et incroyablement vieux?
En mauvaise condition
pour supporter ce froid glacial

Je peux à peine me mouvoir
Ou dessiner mon souffle
Je peux à peine me mouvoir
Ou dessiner mon souffle

Laisse moi ,Laisse moi
Laisse moi , Laisse moi
Geler encore

Laisse moi , Laisse moi
Geler encore à en mourir!
Henry PURCELL - King Arthur - cold song (Klaus Nomi) (E)
King Arthur, sous-titré The British Worthy, est un semi-opéra en cinq actes sur un livret de John Dryden et une musique d'Henry Purcell. Il fut donné pour la première fois en mai ou juin 1691 au Théâ ...

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Henry PURCELL - cold song (Klaus Nomi d'apres King Arthur de Purcell)


King Arthur (Le Roi Arthur) sous-titré The British Worthy (Le Preux breton) est un opéra en cinq actes sur un livret de John Dryden et une musique d'Henry Purcell. Il fut donné pour la première fois en mai ou juin 1691 au Théâtre Dorset Garden de Londres. C'est plus précisément un semi-opéra dans lequel les principaux personnages ne chantent pas mais sont présentés par les personnages secondaires.
L'œuvre raconte la quête du roi Arthur pour retrouver sa fiancée, la princesse Emmeline, enlevée par le roi Oswald.
Elle contient la mélodie particulièrement célèbre : what power art thou (Acte III scène 2).
C'est cette aria qui fut utilisée par la réalisatrice Ariane Mnouchkine pour illustrer la mort de Molière dans son film consacré au dramaturge. Le chanteur Allemand Klaus Nomi a repris cet air sous le titre 'Cold Song' en 1982.
Henry PURCELL - cold song (Klaus Nomi d'apres King Arthur de Purcell) (E)
King Arthur (Le Roi Arthur) sous-titré The British Worthy (Le Preux breton) est un opéra en cinq actes sur un livret de John Dryden et une musique d'Henry Purcell. Il fut donné pour la première fois en mai ou jui ...