![]() | AWAKE, Joby Harold 2007, Hayden Christensen, Jessica Alba (thriller)Souffrant d'une grave maladie cardiaque, Clay Beresford doit être opéré au plus vite. Pour ce jeune héritier d'une riche famille new-yorkaise, c'est un risque à prendre à la veille de ce qui s'annonce pour lui comme une nouvelle vie : il doit non seulement prendre les commandes de la société de feu son père, mais encore épouser la belle Sam Lockwood. Mis en confiance par sa fiancée, Clay accepte l'opération. Un éminent spécialiste mènera l'intervention. Mais alors que l'anesthésie s'est déroulée normalement, Clay revient à lui. Paralysé, il ne parvient pas à communiquer avec le chirurgien. Avec effroi, il découvre qu'un odieux complot est en train de se jouer... | AWAKE, Joby Harold 2007, Hayden Christensen, Jessica Alba (thriller) (E) Souffrant d'une grave maladie cardiaque, Clay Beresford doit être opéré au plus vite. Pour ce jeune héritier d'une riche famille new-yorkaise, c'est un risque à prendre à la veille de ce qui s'annonc ... |
|
| BODYBUILDER, Roschdy Zem 2013, Vincent Rottiers, Yolin François Gauvin (societe)@@Un matin, à Lyon, Antoine Morel, 20 ans, se fait réveiller par Luigi et sa bande, à qui il doit pas mal d'argent. En sursis pour neuf fois, il ne peut contacter la police. Sa mère et son frère aîné, Fred, lassés de ses petits trafics, lui conseillent d'aller se mettre au vert chez son père, Vincent, à Saint-Étienne. TELERAMA Du Loach à la française, avec la révélation de ce corps étranger qu’est Yolin François Gauvin. Après Mauvaise Foi et Omar m’a tuer, Roschdy Zem cinéaste propose à nouveau un sujet fort, marqué du sceau de la différence. Bodybuilder débute pourtant en terrain archi balisé. Antoine, 20 ans, traficote ici et là et s’attire des ennuis. Sa mère et son grand frère, qui en ont marre, décident de l’expédier chez son père, qu’il connaît à peine. Celui-ci, biceps et pectoraux surdimensionnés, gère une salle de musculation et s’entraîne dur en vue d’un concours de bodybuilding, dans la catégorie vétéran… Antoine (et nous avec) voit d’abord son père comme un superman de supérette. L’habileté du cinéaste est de déjouer vite tout sarcasme en créant de la fascination et de l’empathie pour le personnage. Soulèvement de fonte, engagement physique constant, régime drastique, absorption de médocs en tout genre : Roschdy Zem décrit les techniques, les recettes plus ou moins tolérées, les rites d’une communauté, tout un pan méconnu du culturisme. L’effort, le travail, l’endurance, voilà ce que le fiston récalcitrant, au fil de la cohabitation forcée, assimile peu à peu. En clair, il trouve chez papa un cadre, un modèle, mais en creux, de manière indirecte. L’originalité du film tient à la distance, à la pudeur, toujours maintenue entre eux : une relation à la fois touchante et rocambolesque, pimentée d’épisodes cocasses. Comme cette expédition punitive menée vers la fin, qui n’est pas sans rappeler un épisode de Looking for Eric, de Ken Loach. Du Loach à la française. Voilà comment pourrait se résumer ce film qui suscite un attachement immédiat. | BODYBUILDER, Roschdy Zem 2013, Vincent Rottiers, Yolin François Gauvin (societe)@@ (E) Un matin, à Lyon, Antoine Morel, 20 ans, se fait réveiller par Luigi et sa bande, à qui il doit pas mal d'argent. En sursis pour neuf fois, il ne peut contacter la police. Sa mère et son frère aîn&ea ... |
![]() | CARMEN, Benjamin Millepied 2023, Melissa Barrera, Paul Mescal (musical danse)@@Après la mort de sa mère, tuée par un cartel mexicain, Carmen n'a d'autre choix que de fuir vers les Etats-Unis. Au moment où elle traverse la frontière au sein d'un groupe, un des gardes tue plusieurs migrants mais est ensuite abattu par un collègue, Aidan, qui sauve ainsi la vie de Carmen. Tous deux deviennent des fugitifs et doivent dorénavant fuir la police. Ils prennent la direction de Los Angeles où la jeune femme souhaite retrouver sa marraine, Masilda, gérante d'une boîte de nuit. Désormais liés par cette nuit dramatique, Carmen et Aidan vont lutter pour tenter de tourner cette sombre page et écrire une nouvelle histoire... TELERAMA Pour sa première réalisation, le chorégraphe et danseur Benjamin Millepied imagine un destin contemporain à Carmen, dans un film au rythme dissonant, où les scènes de danse sont intégrées de façon maladroite à un scénario trop fragile. Pour sa première réalisation, le chorégraphe Benjamin Millepied imagine un destin contemporain à Carmen, la célèbre héroïne de Prosper Mérimée, qui inspira l’opéra à succès de Georges Bizet (en 1875). L’œuvre a profondément marqué l’enfance du réalisateur, qui la transfère de Séville à la frontière mexicaine, franchie clandestinement par Carmen (Melissa Barrera) pour rejoindre les États-Unis, après l’assassinat de sa mère. Sa fuite la met sur le chemin d’un soldat américain (Paul Mescal), victime de stress post-traumatique. Hélas, ce récit de poussière et de sang ne s’embrase pas comme la mise en scène, grandiloquente, le voudrait. Ni les scènes de danse, maladroitement intégrées au scénario, ni la présence de la grande Rossy de Palma, en tenancière d’un cabaret, ne sauvent le film d’un scénario trop fragile, au rythme dissonant. | CARMEN, Benjamin Millepied 2023, Melissa Barrera, Paul Mescal (musical danse)@@ (E) Après la mort de sa mère, tuée par un cartel mexicain, Carmen n'a d'autre choix que de fuir vers les Etats-Unis. Au moment où elle traverse la frontière au sein d'un groupe, un des gardes tue plusieurs mig ... |
![]() | FAME, Alan Parker 1980, Maureen Teefy, Gene Anthony Ray (musical)@@Comme chaque année, la New York City High School for the Performing Arts, prestigieux lycée public qui, au cœur de Manhattan, prépare aux métiers de la scène (musique, danse et théâtre), auditionne sans pitié ses futures recrues. TELERAMA Au-delà des chorégraphies kitsch de l’ère pré-aérobique, cette chronique de trois années d’études au sein d’une école d’élite impitoyablement exigeante est une immersion durement réaliste avec des thèmes toujours brûlants. Plusieurs histoires se chevauchent et s'interpénètrent dans ce scénario, qui décrit l'apprentissage et les efforts terribles d'une promotion de candidats acteurs-danseurs-chanteurs. Cela se passe dans une école spécialisée de New York. La sélection est sévère. La ténacité, l'arrivisme, le talent, le découragement, le dépassement de soi, le trac sont autant de qualités et de défauts qui feront les excellentes vedettes de demain. Le mythe du grand spectacle est au cœur de ce film, qui est lui-même un grand spectacle. On y suit alternativement et presque simultanément l'itinéraire de très jeunes candidats - et candidates - vers la gloire. C'est, comme on dit, un « univers impitoyable ». L'entraînement est dur. Les sentiments existent, mais il est préférable de les refréner. L'alternance de cruauté et de tendresse, d'eau de rose et de vitriol fait de ce film musical une vraie « comédie dramatique » (expression qui n'a pas grand sens dans son acception habituelle). La mise en scène est musclée, le scénario à incidences multiples, remarquablement tricoté, les jeunes interprètes, surdoués. Ce divertissement de qualité dépasse la notion de divertissement. Il évoque, allégoriquement, l'apprentissage de la vie. | FAME, Alan Parker 1980, Maureen Teefy, Gene Anthony Ray (musical)@@ (E) Comme chaque année, la New York City High School for the Performing Arts, prestigieux lycée public qui, au cœur de Manhattan, prépare aux métiers de la scène (musique, danse et théâtre), ... |
![]() | HEUREUX GAGNANTS, Maxime Govare et Romain Choay 2024, Audrey Lamy, Fabrice Eboué (comique)@Une chance sur 19 millions. Plus de probabilités d'être frappé par une météorite que de gagner au loto. Pour ces heureux gagnants, le rêve va rapidement se transformer en cauchemar, et leur vie va voler en éclat dans un spectaculaire feu d'artifices de comédie noire et de sensations fortes. TELERAMA Tous vainqueurs de plusieurs millions d’euros, des gagnants du loto voient vite leurs espoirs de vie de rêve se transformer en véritable cauchemar. Comment gagner au loto... Et tout perdre. Tel est le prétexte d’une collection de mini-contes moraux dont l’énormité gomme hélas la noirceur : du père de famille qui finit absurdement en prison au trio de terroristes que la chance fait, littéralement, exploser, en passant par une bande de gagnants « maudits », cette comédie à sketchs vise un humour grinçant à la Dino Risi, mais se perd dans l’épais fiel de la farce et une surcharge de gags indigestes. | HEUREUX GAGNANTS, Maxime Govare et Romain Choay 2024, Audrey Lamy, Fabrice Eboué (comique)@ (E) Une chance sur 19 millions. Plus de probabilités d'être frappé par une météorite que de gagner au loto. Pour ces heureux gagnants, le rêve va rapidement se transformer en cauchemar, et leur vie va vol ... |
![]() | IL NE FAUT JURER DE RIEN, Eric Civanyan 2004, Gérard Jugnot, Jean Dujardin, Melanie Doutey (comique)@Paris, juillet 1830. Valentin se perd dans l'alcool, le jeu, les femmes. Il ne croit pas en la vie et surtout pas en l'amour. Son oncle Van Buck ne croit qu'aux vertus de l'argent et du commerce. Irrité par les extravagances de son neveu, Van Buck veut lui faire épouser Cécile, la jeune fille de la baronne de Mantes... TELERAMA Un débauché romantique fait le pari de séduire une demoiselle noble en moins de deux jours. Adaptation académique de Musset. Jean Dujardin fait des cabrioles mais peine à donner du charme à son personnage. 1830. Pour parfaire son image de marque, le riche drapier Van Buck marie son neveu Valentin à une jeune fille noble. Mais ledit neveu regimbe : noceur éperdu, désabusé, il fait de son consentement l’enjeu d’un pari. Cette luxueuse (et libre) adaptation de l’œuvre d’Alfred de Musset peine, de rodomontades en cavalcades académiques, de gags approximatifs en envolées maladroites, à trouver son rythme. Plus boute-en-train qu’oiseau de nuit, Jean Dujardin, semble déplacé dans son rôle de débauché romantique, aux côtés d’un Gérard Jugnot plus à l’aise, lui, en grippe-sou « de Funesque ». | IL NE FAUT JURER DE RIEN, Eric Civanyan 2004, Gérard Jugnot, Jean Dujardin, Melanie Doutey (comique)@ (E) Paris, juillet 1830. Valentin se perd dans l'alcool, le jeu, les femmes. Il ne croit pas en la vie et surtout pas en l'amour. Son oncle Van Buck ne croit qu'aux vertus de l'argent et du commerce. Irrité par les extravagances de son n ... |
![]() | J IRAI DORMIR A HOLLYWOODLe globe-trotteur Antoine de Maximy a décidé de partir à la découverte des Etats-Unis. Non sans fascination, il filme les routes serpentant à perte de vue, les paysages grandioses, les métropoles, les communautés vivant coupées de tout. D'est en ouest, il voyage à pied, en stop, en taxi, en bus et à vélo. Considéré comme un original, il visite New York, Miami, La Nouvelle-Orléans et Las Vegas. En chemin, il croise des hommes et des femmes qui l'accueillent avec hospitalité. Antoine de Maximy constitue, comme à son habitude, une singulière galerie de portraits. Une fois sur la côte Ouest, il espère se faire inviter pour la nuit par une star hollywoodienne... | J IRAI DORMIR A HOLLYWOOD (E) Le globe-trotteur Antoine de Maximy a décidé de partir à la découverte des Etats-Unis. Non sans fascination, il filme les routes serpentant à perte de vue, les paysages grandioses, les métropoles, l ... |
![]() | JEUNESSE le printemps, Wang Bing 2024 (societe documentaire)@@Zhiliest un quartier ouvrier proche de Shanghai, la ville la plus riche de Chine. Chaque année, de nombreux jeunes quittent leur village pour s'y installer. Ils ont entre 17 et 20 ans et viennent tous de la province rurale du Yunnan, à 2 500 km à l'ouest, où le fleuve Yangtsé prend sa source. Ces jeunes Yunnanais vivent souvent sur leur lieu de travail, dans des dortoirs, des chambres insalubres, ou parfois dans de petits studios. Le temps et l'espace pour se rencontrer leur manquent. Alors, ils communiquent par les réseaux sociaux populaires en Chine. Ils vivent comme des adultes mais demeurent, au fond, des adolescents... TELERAMA Fidèle à ses idées, le cinéaste Wang Bing peint la fresque au long cours des “petites mains” des ateliers de confection chinois. Malgré l’aliénation, la jeunesse rayonne. La trilogie documentaire qui débute avec « Jeunesse (Le printemps ) » promet de suivre ses personnages au fil du temps. Dans Argent amer (2016), Wang Bing s’intéressait aux jeunes Chinois qui quittent leurs terres campagnardes du Yunnan pour aller travailler, à des milliers de kilomètres de chez eux, dans l’industrie textile de la ville de Huzhou, près de Shanghai. Les deux heures et trente-six minutes de ce film passé relativement inaperçu n’étaient qu’un prologue à un projet cinématographique plus ambitieux, digne d’À l’ouest des rails, la saga documentaire qui avait révélé le talent du cinéaste il y a vingt ans. Fidèle à sa méthode d’immersion au long cours, Wang Bing a filmé entre 2014 et 2019 les « petites mains » qui travaillent dans les dix-huit mille ateliers de confection de Zhili, un bourg de Huzhou, accumulant deux mille six cents heures (!) de rushes. Il en tire aujourd’hui un premier film — deux autres doivent suivre —, déjà très copieux mais jamais ennuyeux, au beau titre de Jeunesse (Le printemps). Les forçats de l’aiguille suivis par Wang Bing ont parfois moins de 20 ans, ils sont rivés à leur poste treize heures par jour, six jours sur sept, et se résignent à des cadences d’autant plus infernales qu’ils sont payés à la tâche. Abrutis de fatigue et de bruit (la musique pop ou techno passée non-stop à fond dans les ateliers couvrant à peine le fracas des machines à coudre), ils s’entassent le soir dans des dortoirs à la limite de l’insalubrité situés deux étages au-dessus. Le film chronique un système économique et social qui se régénère sans cesse, car nombre de ces ouvriers rêvent de fonder leur propre atelier où ils exploiteront, à leur tour, de nouveaux migrants ruraux. De ce témoignage terrifiant émerge pourtant une énergie communicative. Et un film plus enjoué, sinon solaire, que les précédentes œuvres de Wang Bing consacrées aux oubliés de l’histoire chinoise — les victimes des « camps de rééducation » maoïstes dans Fengming ou les malades mentaux dans À la folie. Deux amoureux sous un drap qui sèche au soleil La jeunesse des personnages y est évidemment pour beaucoup. Toujours à la bonne distance, aussi proche soit-elle, le réalisateur les observe longuement, pendant leurs jeux, leurs blagues, leurs flirts plus ou moins maladroits, et son empathie est peut-être plus forte encore. Comme dans cette scène, superbe, où deux amoureux s’évadent un bref moment de leur atelier pour discuter sur le toit, dissimulés par un drap qui sèche au soleil. Le dernier mouvement du film, qui accompagne l’attachant Xiao Wei dans son retour au pays natal, donne un aperçu des prochains volets de Jeunesse, qui devraient élargir l’horizon géographique de la trilogie à l’ensemble du fleuve Yangtzi Jiang. Vivement la suite ! | JEUNESSE le printemps, Wang Bing 2024 (societe documentaire)@@ (E) Zhiliest un quartier ouvrier proche de Shanghai, la ville la plus riche de Chine. Chaque année, de nombreux jeunes quittent leur village pour s'y installer. Ils ont entre 17 et 20 ans et viennent tous de la province rurale du Yunnan, ... |
![]() | JULIE EN 12 chapitres, Joachim Trier 2021, Renate Reinsve, Anders Danielsen Lie (comique sentimental)@@Julie, âgée de trente ans, est instable. Elle passe de la médecine à des études de psychologie. Elle s'essaie ensuite à la photographie, avec le soutien de sa mère, étonnée, mais très compréhensive, pour finalement travailler dans une librairie. C'est une jeune femme sympathique, alerte, qui refuse d'avoir des enfants et la routine. Elle fréquente Aksel, un dessinateur à succès de 45 ans qui aimerait devenir parent avec elle. Julie rencontre Eivind, son futur amant lors d'une soirée de mariage alcoolisé où elle s'est incrustée sans connaître personne. Elle quitte Aksel pour Eivind, en espérant une fois de plus de donner un nouveau sens à sa vie... TELERAMA Les joies, les lubies et les amours d’une trentenaire aussi solaire que mélancolique. Une comédie romantique et poétique, qui ne manque pas de mordant. Avec la révélation Renate Reinsve, lauréate du prix d’interprétation féminine en 2021 à Cannes. Allant et grâce poétique. Ce sont les qualités premières de cette comédie romantique et littéraire. La Julie du titre est dépeinte à travers douze chapitres, comme dans un roman. Douze moments qui englobent plusieurs années de son existence, autour de la trentaine. Dans le prologue, on apprend que la demoiselle était dans sa jeunesse une étudiante brillante, qui a suivi des études de médecine puis, insatisfaite, a changé de branche, en voulant devenir psychologue. Avant de changer à nouveau pour se lancer dans la photographie. Une pointe d’ironie filtre, laissant deviner une touche-à-tout qui papillonne, ne sachant pas exactement ce qu’elle veut. C’est à la fois vrai et faux. Les facettes de Julie sont multiples. Joachim Trier fait d’elle un portrait psychologique et sentimental subtil, à travers son travail, ses liens de famille et surtout deux histoires d’amour successives. Le film est parfois mordant, proche de la satire sociologique. Mais il s’attache surtout à explorer la vie intérieure de Julie. Un être de contradictions. Qui brave la pression sociale l’astreignant à être mère mais peine à s’accomplir. Qui a du talent dans l’écriture mais renonce à le capitaliser. Un personnage solaire et mélancolique, indissociable de Renate Reinsve, révélation pleine de sensualité, Prix d’interprétation à Cannes, qu’on ne se lasse pas de suivre dans ses déambulations, à travers le temps et la ville aérée d’Oslo. Captivant et fluide, Julie (en 12 chapitres) bascule dans son dernier tiers, offrant soudain une partition plus grave. Joachim Trier se refuse pourtant à toute noirceur, préférant se tourner du côté d’une sagesse qui n’a rien de mièvre. Bien malin qui peut dire à la fin si le trajet de Julie aboutit à une forme de gâchis. Ou à l’épanouissement discret et neuf d’un dandysme au féminin. | JULIE EN 12 chapitres, Joachim Trier 2021, Renate Reinsve, Anders Danielsen Lie (comique sentimental)@@ (E) Julie, âgée de trente ans, est instable. Elle passe de la médecine à des études de psychologie. Elle s'essaie ensuite à la photographie, avec le soutien de sa mère, étonnée, mais ... |
![]() | L EMMERDEUR, Francis Veber 2008, Patrick Timsit, Richard Berry (comique)@Randoni doit être transféré de la prison au Palais de justice, où son témoignage risque de bouleverser l'issue d'un procès. Pour éviter cela, Ralf Milan, tueur à gages, s'est embusqué dans un hôtel situé en face du tribunal et attend de pouvoir l'abattre à son arrivée. Dans la chambre voisine se trouve François Pignon, photographe de presse venu couvrir le même procès et surtout se rapprocher de sa femme, Louise, qui vient de le quitter pour Edgar Wolf, un psychiatre. Désespéré, Pignon tente de se suicider. Ralf est contraint de lui sauver la vie. A partir de cet instant, Pignon ne cesse d'interférer dans la mission du tueur, qui finit par perdre son calme... TELERAMA Timsit et Berry succèdent à Brel et Ventura, qui firent merveille en 1973, mais on les croirait en fin de tournée théâtrale dans les villes d’eaux… Et quand Veber “aère” sa propre pièce, c’est navrant. Qu’est-ce qui a poussé Francis Veber à porter à l’écran sa propre pièce, L’Emmerdeur, trente-cinq ans après la version de référence, signée Edouard Molinaro ? Sans doute le succès de la récente reprise au théâtre et peut-être aussi, la vision du film en donne l’indice, une sérieuse panne d’inspiration. De fait, même en essayant d’oublier les prestations originales de Lino Ventura et surtout de Jacques Brel, génial, quelque chose manque à Richard Berry et Patrick Timsit, « repreneurs » des rôles : un je-ne-sais-quoi qui immergerait le spectateur dans la fiction, lui ferait croire au récit. On voit plutôt deux vieux routiers du jeu emballer une « dernière », festival de trucs d’acteur avant l’ultime baisser de rideau : changements de ton artificiels pour Timsit, tantôt amoureux éperdu, tantôt Machiavel du pauvre ; colères surjouées de Richard Berry, tueur à gages gêné dans l’exercice de son métier. L’acteur s’en sort mieux dans une séance de tics qui, inévitablement, déclenche le rire. Par ailleurs, tout ce qui « aère » maladroitement l’action, comme les apparitions récurrentes de Michel Aumont entre diarrhée et vomi, franchit les limites du regardable. | L EMMERDEUR, Francis Veber 2008, Patrick Timsit, Richard Berry (comique)@ (E) Randoni doit être transféré de la prison au Palais de justice, où son témoignage risque de bouleverser l'issue d'un procès. Pour éviter cela, Ralf Milan, tueur à gages, s'est embusqu&ea ... |
![]() | L HOMME QUI TUA LIBERTY VALANCE, John Ford 1962, John Wayne, James Stewart (western)@@Le sénateur Ransom Stoddard a fait le déplacement pour assister à l'enterrement de Tom Doniphon. Interrogé par les journalistes sur les raisons de sa présence à la cérémonie, il raconte son arrivée dans l'ouest. Sauvagement battu par le bandit Liberty Valance, le jeune juriste Stoddard fut alors pris en amitié par Tom Doniphon. Ce dernier lui enseigna la seule loi qui prévaut dans la région : celle des colts. TELERAMA La photo est un écrin noir et blanc pour une distribution éblouissante. L’un des meilleurs westerns de John Ford. Ce John Ford est accessoirement connu pour la fameuse sentence : « Quand la légende prime les faits, on imprime la légende. » C’est par le vieux sénateur que la légende a glorifié que nous apprendrons les faits. Mais ce faux suspense vient seulement enfoncer le clou. L’essentiel tient dans la confrontation de deux types d’hommes de l’Ouest. Ransom Stoddard (James Stewart) est un jeune juriste fébrile qui ne cesse d’agiter, tel un chiffon blanc, la vertu des lois. Tom Doniphon (John Wayne) incarne, lui, la force tranquille, taciturne, efficace. Ford prend un malin plaisir à féminiser le premier, réduit, en attendant son heure, à faire la plonge en tablier dans le restau du coin. Wayne est, comme d’habitude, blindé de virilité. C’est pourtant lui qui va craquer en voyant la rivalité amoureuse qui se noue autour de la belle Hallie tourner à son désavantage. Chez Ford, rien n’est jamais aussi simple qu’on pourrait le croire au premier coup d’œil. L’opposition des deux figures, de leur gestuelle, de leur langage, suffirait à faire le film. S’y ajoutent un noir et blanc au piqué superbe et une galerie de seconds rôles gratinée, Lee Marvin en tête, qui joue Liberty Valance avec délectation, aussi brutal et sans merci que son nom est élégant. | L HOMME QUI TUA LIBERTY VALANCE, John Ford 1962, John Wayne, James Stewart (western)@@ (E) Le sénateur Ransom Stoddard a fait le déplacement pour assister à l'enterrement de Tom Doniphon. Interrogé par les journalistes sur les raisons de sa présence à la cérémonie, il racont ... |
![]() | Screenshot | (E) Screenshot ... |
![]() | LA MARIEE ETAIT EN NOIR, François Truffaut 1968, Jeanne Moreau, Michel Bouquet, Jean-Claude Brialy (thriller)@@Sur le parvis d'une église, un couple s'avance. Ils viennent de se marier et sont heureux. Soudain l'homme s'effondre, touché à mort par une balle venue d'on ne sait où. Julie, la jeune veuve, tente de se suicider. Sa mère l'en empêche. Elle part donc seule pour la Côte d'Azur. Elle y séduit un nommé Bliss, le jour de ses fiançailles, et le pousse du haut d'un balcon. Plus tard, Coral, un célibataire minable, est assassiné dans une ville de province. Julie raye un nom de plus sur la liste des cinq hommes dont elle veut se venger. Vient alors le tour de Morane, un industriel ambitieux, que Julie enferme dans un réduit dont elle bouche les aérations... TELERAMA Veuve le jour de ses noces, elle fomente une implacable vengeance. Tour à tour séductrice et ange de la mort. Un grand Truffaut avec Michel Bouquet, parfait également. Le réalisateur de la Nouvelle Vague vient de publier son Hitchcock/Truffaut lorsqu’il commence à tourner ce film. C’est celui où les correspondances avec le maître du suspense sont les plus évidentes, jusque dans la musique, signée Bernard Herrmann, le compositeur fétiche du poussah britannique. À partir d’un polar de William Irish, écrivain américain qu’il vénérait et qu’il adaptera une deuxième fois pour La Sirène du Mississippi l’année suivante, Truffaut met en scène le singulier itinéraire d’une mariée meurtrie, animée d’un désir de vengeance. Cette folle amoureuse cache son identité et ne la divulgue qu’au moment fatal, en éliminant, un à un, plusieurs hommes à l’origine de son malheur. Grave, impériale dans ses costumes dessinés par Pierre Cardin, Jeanne Moreau compose une vamp morbide, aussi attirante que vénéneuse, qui parvient à soutirer des confidences, une forme d’abandon. La domination de cette héroïne s’exerce sur des hommes différents, penaud ou confit de vanité, magouilleur ou artiste cavaleur (Charles Denner, dans un rôle qui préfigure L’Homme qui aimait les femmes). Le film offre un festival de prestations remarquables, avec une mention à Michel Bouquet et Michael Lonsdale, tous deux parfaits dans l’humiliation et l’effroi. À noter aussi la séquence originale du début, où Jean-Claude Brialy débarque au matin chez Claude Rich et le réveille. Celui-ci lui ouvre la porte en pyjama, va tranquillement prendre son bain, s’habille et quitte l’appartement avec son ami, sans qu’à aucun moment le fil de leur conversation de machos invétérés ne soit brisé. Une démonstration ludique de mise en scène. | LA MARIEE ETAIT EN NOIR, François Truffaut 1968, Jeanne Moreau, Michel Bouquet, Jean-Claude Brialy (thriller)@@ (E) Sur le parvis d'une église, un couple s'avance. Ils viennent de se marier et sont heureux. Soudain l'homme s'effondre, touché à mort par une balle venue d'on ne sait où. Julie, la jeune veuve, tente de se suicide ... |
![]() | LA REVANCHE DES CREVETTES PAILLETEES, Cédric Le Gallo et Maxime Govare 2021, Nicolas Gob, Michaël Abiteboul (moeurs homo)Alors que les "Gay Games" de Tokyo approchent à grands pas, les Crevettes pailletées préparent activement leur participation aux compétitions de water-polo. Après des heures d'entraînement, Matthias, Cédric, Joël et consorts embarquent à bord d'un avion en direction du Japon. Malheureusement, le voyage subit un imprévu qui les force à séjourner dans une zone reculée de Russie, où l'homosexualité est vue d'un très mauvais oeil par des locaux pour le moins rustres. En attendant de rejoindre sa destination, le groupe fait contre mauvaise fortune bon coeur et se plie aux dérangeantes coutumes et traditions locales... TELERAMA L’équipe de water-polo 100 % gay (ou presque) est bloquée en terrain homophobe. Un deuxième volet un peu plus fin, mais sans idée de mise en scène. Dans les premières Crevettes pailletées (2019), un nageur vaguement homophobe était condamné à entraîner une équipe de water-polo entièrement constituée de jeunes gays. Ici, la troupe doit accueillir un homo qui ne s’assume pas, faire face aux mensonges des uns et des autres, survivre à une escale dans un hôtel de Russie, où il vaut mieux être hétéro. Au-delà du vertige lié au fait que le tournage a eu lieu en Ukraine il y a quelques mois, ce nouveau volet présente l’intérêt de complexifier le propos, avec un scénario centré sur l’homophobie et la difficulté d’être soi-même. C’est plus intéressant, assez drôle, mais il reste deux écueils : les brusques virages vers le drame sont mal négociés, et surtout, il y a trop peu d’idées visuelles. | LA REVANCHE DES CREVETTES PAILLETEES, Cédric Le Gallo et Maxime Govare 2021, Nicolas Gob, Michaël Abiteboul (moeurs homo) (E) Alors que les "Gay Games" de Tokyo approchent à grands pas, les Crevettes pailletées préparent activement leur participation aux compétitions de water-polo. Après des heures d'entraînement, ... |
![]() | Screenshot | (E) Screenshot ... |
![]() | ON L APPELLE TRINITA, Enzo Barboni 1870, Terence Hill, Bud Spencer (western)@Au cours d'un vagabondage nonchalant, Trinita a la surprise de retrouver son frère, Bambino, qu'il croyait en prison. En fait, celui-ci est devenu shérif d'une petite localité, ce qui ne l'empêche pas de poursuivre ses activités malhonnêtes. Bambino est très intéressé par les chevaux du major Harriman, qui possède le plus grand ranch de la région. Le major est en fait une belle canaille qui souhaite chasser la paisible colonie de mormons qui s'est installée, avec ses troupeaux, sur les terres les plus fertiles de la vallée voisine. Devant la mesquinerie de Harriman, Trinita décide de prendre fait et cause pour les mormons... | ON L APPELLE TRINITA, Enzo Barboni 1870, Terence Hill, Bud Spencer (western)@ (E) Au cours d'un vagabondage nonchalant, Trinita a la surprise de retrouver son frère, Bambino, qu'il croyait en prison. En fait, celui-ci est devenu shérif d'une petite localité, ce qui ne l'empêche pas de poursuivr ... |
![]() | PARADIS PARIS, Marjane Satrapi 2024, Monica Bellucci, Charline Balu-Emane, Rossy de Palma (societe)@@Ex-vedette de l'opéra, Giovanna fulmine: tandis qu'elle a été déclarée morte par erreur, les hommages de la presse tardent à venir. Fumer tue, mais Dolorès s'en fiche: le jour des 15 ans de sa petite-fille, elle passe unilatéralement un pacte avec Dieu. TELERAMA Une capitale stylisée dans un film à sketchs façon bande dessinée où la réalisatrice entremêle les histoires avec entrain. Le titre du nouveau film de l’autrice de Persepolis évoque le cabaret et c’est bien à une drôle de revue que nous invite la plus parisienne des Iraniennes. Sans plumes, sans paillettes, mais avec un glamour désuet, elle entrecroise plusieurs destins pour mieux se faire télescoper les genres dans un ballet entre vie et mort. Ainsi, à la manière des films à sketchs italiens des années 1960, mais aussi de certains romans graphiques, la réalisatrice passe du mélo baroque à la farce la plus noire, au gré de changements de décors très stylisés – Paris et ses ponts scintillants, un commissariat de quartier ou une friche industrielle. En ex-star de l’opéra déclarée morte – à tort – et qui attend avec impatience sa nécrologie dans les journaux, Monica Bellucci pleure, rit et descend son bel escalier haussmannien comme une vraie diva. Rossy de Palma, détonante, fume comme un pompier dans 36 mètres carrés et fait des pactes avec le bon Dieu. André Dussollier parle de la mort avec gourmandise dans les allées du Père-Lachaise. Il suffit à Alex Lutz de s’asseoir maladroitement sur un tabouret de terrasse de bistrot sous le coup de l’émotion pour créer un moment de cinéma à la Claude Sautet. Et surtout, dans le chapitre le plus audacieux, une adolescente incarnée par une nouvelle venue volcanique (Charline Balu-Emane), réussit à dégoûter son kidnappeur par sa seule logorrhée ! Foutraque, avec des baisses de régime, mais de vraies envolées lyriques et féminines, ce Paradis Paris pas morose impose, malgré tout, la vitalité capitale de Marjane Satrapi. | PARADIS PARIS, Marjane Satrapi 2024, Monica Bellucci, Charline Balu-Emane, Rossy de Palma (societe)@@ (E) Ex-vedette de l'opéra, Giovanna fulmine: tandis qu'elle a été déclarée morte par erreur, les hommages de la presse tardent à venir. Fumer tue, mais Dolorès s'en fiche: le jour des 15 ans de s ... |
![]() | RUPTURE POUR TOUS, Eric Capitaine 2016n Benjamin Lavernhe, Elisa Erka (comique)@Mathias Lonisse, créateur de la société Love is dead, est un artisan de la séparation amoureuse. Il est mandaté pour rompre à la place de celles et ceux qui, pour une raison ou une autre, préfèrent s'éviter cette tâche bien souvent pénible et délicate. Mathias assume parfaitement son métier et effectue chaque mission avec un grand sens du professionnalisme, jusqu'au jour où maman décide de quitter papa. | RUPTURE POUR TOUS, Eric Capitaine 2016n Benjamin Lavernhe, Elisa Erka (comique)@ (E) Mathias Lonisse, créateur de la société Love is dead, est un artisan de la séparation amoureuse. Il est mandaté pour rompre à la place de celles et ceux qui, pour une raison ou une autre, pré ... |
![]() | SALES GOSSES, Frédéric Quiring 2016,Thomas Solivérès, Tanya Lopert (comique)Comme son père en son temps, Alexandre va travailler comme moniteur de colonies de vacances durant l'été. Selon son père, c'est la meilleure façon de rencontrer des filles. Cependant, à cause d'une erreur d'affectation, Alex va devoir s'occuper de personnes âgées qui s'avèrent être un groupe de sales gosses plutôt turbulents. TELERAMA Pour son premier long métrage, le comédien Frédéric Quiring imaginait un jeune moniteur en Bretagne, entouré de seniors grossiers et/ou érotomanes. Balourd, vulgaire à souhait et même pas marrant Prenez Nos jours heureux (2006), le film de colo d’Eric Toledano et Olivier Nakache. Remplacez les gamins turbulents par des seniors. Voici Sales gosses, premier long métrage du comédien Frédéric Quiring. Soit l’histoire d’un jeune homme (Thomas Solivérès, vu récemment dans Mon Poussin) qui, à son corps défendant, se retrouve mono pour un séjour organisé type troisième âge. En vacances, les adultes restent des enfants : c’est la seule idée du scénario, martelée ad nauseam. Sur la côte bretonne, le héros s’occupe de sept vieux tendance grossiers et/ou érotomanes, interprétés par quelques grands noms du cinéma : Carmen Maura (la boulimique), Liliane Rovère (la grincheuse), Albert Delpy (le lubrique) et Jacques Boudet (l’amateur de vannes grasses). Pour les comédiens, l’infantilisation est totale. Le film aurait sans doute dû privilégier un comique plus physique, en montrant les différentes activités des vacanciers, comme le karting, évoqué au cours d’une discussion. Hélas, il se contente d’enchaîner paresseusement les répliques à sous-texte sexuel, plus « fines » les unes que les autres, quand la vulgarité n’apparaît pas directement à l’écran – le pénis dessiné au marqueur sur la figure d’une pensionnaire. On songe, par moments, aux comédies navrantes des années 1970-1980, façon Max Pécas ou Philippe Clair. Sales gosses en est la version 2017, grand public et politiquement correcte – les vieux corps « floutés » dans la scène du supermarché naturiste. | SALES GOSSES, Frédéric Quiring 2016,Thomas Solivérès, Tanya Lopert (comique) (E) Comme son père en son temps, Alexandre va travailler comme moniteur de colonies de vacances durant l'été. Selon son père, c'est la meilleure façon de rencontrer des filles. Cependant, à cause d'une ... |
![]() | SOLEIL ROUGE, Terence Young 1971, Charles Bronson, Ursula Andress (western)@En 1870, en Arizona, Sakagushi, l'ambassadeur du Japon, se rend en train à Washington pour prendre ses fonctions. Menée par un certain Gosh, une bande de hors-la-loi attaque le train et s'empare d'une cargaison d'or et d'un sabre de grande valeur que Sakagushi souhaitait offrir au président des Etats-Unis en signe d'amitié. L'ambassadeur a une semaine devant lui pour retrouver le sabre, sans quoi il se verra contraint de se faire seppuku, pour avoir failli à sa tâche. Il charge Kuroda, un valeureux samouraï, de mettre la main sur le précieux objet. Un des lieutenants de Gosh, abandonné par ses compagnons au cours de l'opération, va l'aider dans ses recherches... TELERAMA Réalisé en Espagne par le père cinématographique de James Bond. Des stars venues de tous les horizons. En 1871, le premier ambassadeur du Japon se rend à Washington par le train. Celui-ci est attaqué par une bande de hors-la-loi... Soleil rouge a été réalisé en Espagne par le père cinématographique de James Bond, et mis en images par le plus grand chef opérateur français (Henri Alekan). Des stars venues de tous horizons se partagent la vedette et font juste ce qu'on leur demande. À l'arrivée, un film d'aventures comme tant d'autres, puisant dans les clichés du western (plutôt spaghetti) et la tradition du film de samouraïs. | SOLEIL ROUGE, Terence Young 1971, Charles Bronson, Ursula Andress (western)@ (E) En 1870, en Arizona, Sakagushi, l'ambassadeur du Japon, se rend en train à Washington pour prendre ses fonctions. Menée par un certain Gosh, une bande de hors-la-loi attaque le train et s'empare d'une cargaison d'or et d'un sa ... |
![]() | SPIRIT OF THE BLOOD, Carly May Borgstrom 2023, Summer H. Howell, Sarah-Maxine RacicotRevenue avec sa famille dans le village natal de son père, la jeune Emmerson y découvre une communauté très pieuse, gouvernée par l'omniprésent pasteur Carl. Au lycée, elle se lie d'amitié avec la rebelle Delilah, qui vit avec sa mère, brisée et alcoolique, dans un mobile-home. Quand une autre adolescente est retrouvée morte, les deux inséparables entreprennent de lutter contre les mauvais esprits qui, selon elles, l'auraient tuée, en explorant leur propre part sombre pour mieux l'éliminer. Mais alors qu'elles se livrent secrètement à des rituels en forêt, le mal rôde. Intuitions et imaginaire... SENS CRITIQUE Il ne se passe pas grand chose malheureusement. L'auteure essaie de dresser un parallèle symbolique entre le monstre/la bête et ces jeunes filles qui se découvrent. C'est pas idiot mais c'est pas très bien géré et on se retrouve souvent avec des pertes de rythme ; de plus l'auteure ajoute quelques sous thèmes (le père instable) pas assez exploités. Le final est sympa mais semble déconnecté du reste. | SPIRIT OF THE BLOOD, Carly May Borgstrom 2023, Summer H. Howell, Sarah-Maxine Racicot (E) Revenue avec sa famille dans le village natal de son père, la jeune Emmerson y découvre une communauté très pieuse, gouvernée par l'omniprésent pasteur Carl. Au lycée, elle se lie d'amiti&eac ... |
![]() | VERA DRAKE, Imelda Staunton 2005, Imelda Staunton, Philip Davis, Daniel Mays (societe)@@Les années 50 à Londres. La modeste famille des Drake est appréciée dans tout le quartier. L'homme, Stan, est mécanicien dans le garage de son frère. Sid et Ethel, les deux enfants, sont respectivement apprenti tailleur et ouvrière dans une fabrique d'ampoules électriques. Vera, femme de ménage, est connue pour rendre service à tout son entourage. Mais si la gentillesse de la mère de famille est appréciée, c'est une activité bien plus secrète qui lui vaut d'être réputée en ville. Vera aide en effet des femmes à avorter clandestinement, à une époque où cette pratique est considérée comme un crime. Mais un jour, une de ses "patientes" ayant été blessée, Vera est inquiétée par la police et la justice. Elle entame une descente aux enfers... TELERAMA Dans les années 1950, avec la minutie, la patience et l’humilité d’un artisan, Vera Drake pratique des avortements. Après “Secrets et mensonges” et “All or nothing”, un autre chapitre de la comédie humaine selon Mike Leigh. Vera Drake chantonne. Tout le temps. Quand elle cuisine pour son mari et ses deux enfants. Quand elle s’échine à briquer les demeures des grands bourgeois qui la regardent à peine. Vera Drake est aussi une avorteuse. Elle pratique cette activité avec la minutie, la patience, l’humilité d’un artisan, sans demander d’argent. Qu’elle aide ces femmes en détresse ou qu’elle invite à dîner ce voisin effacé qu’elle soupçonne de ne se nourrir que de pain et de saindoux, Vera ne fait qu’obéir à sa raison, à sa logique. Ce n’est pas une sainte laïque, mais un cœur simple à la Flaubert. Avec elle, Mike Leigh poursuit sa description méticuleuse, presque clinique, d’une comédie humaine peuplée d’êtres frustes et de paumés magnifiques. Le plus beau de ces personnages, c’est sûrement Reg, le voisin au saindoux. Morne, voire pathétique, avec sa parole embarrassée et son pantalon déchiré au genou. C’est lui qui dira brusquement, lors de l’arrestation de Vera : « Quand vous vivez avec six enfants dans une pièce sans pouvoir les nourrir, c’est dur de les aimer. » Un pamphlet contre l’hypocrisie de sociétés édictant des lois que les pauvres subissent et que les riches déjouent. | VERA DRAKE, Imelda Staunton 2005, Imelda Staunton, Philip Davis, Daniel Mays (societe)@@ (E) Les années 50 à Londres. La modeste famille des Drake est appréciée dans tout le quartier. L'homme, Stan, est mécanicien dans le garage de son frère. Sid et Ethel, les deux enfants, sont respectivem ... |