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100000 DOLLARS AU SOLEIL, Henri Verneuil 1964, Jean-Paul Belmondo, Lino Ventura, Bernard Blier (aventure)@@


Aux portes du désert, Castigliano dirige une entreprise de transports routiers. Il recrute un jour Hans Steiner, à qui il confie la mission de conduire un chargement clandestin de cent mille dollars au coeur de l'Afrique.

TELERAMA:
Ce film d’action a toujours dégagé une impression de déjà-vu. L’exotisme du désert, le goût de l’aventure, la présence du danger, le thème de l’amitié virile trahie évoquent une tonne de films, militaires ou civils, à odeur de sable chaud et de paysages désolés, comme Un taxi pour Tobrouk. C’est un produit typique des années 1960. Tout y est calibré pour séduire : les comédiens, le dialogue sarcastique, la filouterie et un vague héroïsme tempéré de désillusion. Manque un lien solide entre tous ces éléments.
100000 DOLLARS AU SOLEIL, Henri Verneuil 1964, Jean-Paul Belmondo, Lino Ventura, Bernard Blier (aventure)@@ (E)
Aux portes du désert, Castigliano dirige une entreprise de transports routiers. Il recrute un jour Hans Steiner, à qui il confie la mission de conduire un chargement clandestin de cent mille dollars au coeur de l'Afrique.
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12 ANS 7 MOIS ET 11 JOURS, Alexandre Coffre 2023, Julie Gayet, Hubert Delattre (thriller sentimental)


Bien qu'elle ait été jugée innocente de l'accident qui a causé la mort de Raphaël à l'âge de 12 ans, 7 mois et 11 jours, Inès Ambari se sent toujours coupable. Au point d'être convaincue que Lucie Coubert, la mère de Raphaël veut se venger et s'en prendre à son fils, Théo, le jour où il aura à son tour 12 ans, 7 mois et 11 jours. Le fameux jour tant redouté arrive et Inès, décidée à protéger son fils, le cache dans une cabane au fond d'une forêt.

TELERAMA
Pourquoi Inès cache-t-elle son fils de 12 ans dans les bois avant de partir à la recherche de Lucie ? Un thriller hivernal au pitch prometteur, mais qui se perd dans les invraisemblances.

L'hiver dans les Vosges. Depuis que son mari l’a quittée, Inès s’occupe seule de son fils de 12 ans, Théo. Mais la conscience d’une terrible menace semble la hanter en permanence. Un jour, elle conduit Théo dans une cabane au milieu des bois et le laisse seul avec un plan et quelques indications. Une manœuvre destinée à le mettre temporairement à l’abri. Armée d’un pistolet, Inès quitte la forêt avec une idée bien précise en tête : elle veut confronter Lucie Coubert, une femme dont le destin est noué au sien depuis qu’un terrible accident lui a enlevé son fils Raphaël à l’âge de 12 ans, 7 mois et 11 jours. L’âge exact de Théo...

Que veut le personnage d’Inès et quel est son lien avec celui de Lucie ? Un brin tarabiscoté, le pitch de ce thriller aux belles couleurs hivernales se révèle d’abord plutôt original, avec son mystère qui va crescendo et ses révélations distillées au compte-goutte. Malheureusement, le soufflé retombe à mi-parcours, sitôt l’enjeu dévoilé. Et c’est à regret qu’on décroche du récit à mesure que celui-ci se perd dans les invraisemblances, jusqu’à un finale grand-guignolesque et convenu, semblable à celui de tant d’autres téléfilms policiers.

12 ANS 7 MOIS ET 11 JOURS, Alexandre Coffre 2023, Julie Gayet, Hubert Delattre (thriller sentimental) (E)
Bien qu'elle ait été jugée innocente de l'accident qui a causé la mort de Raphaël à l'âge de 12 ans, 7 mois et 11 jours, Inès Ambari se sent toujours coupable. Au point d'être conva ...

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125 RUE MONTMARTRE, Gilles Grangier, Lino Ventura, Adrea Parisy (thriller)


Pascal, un crieur de journaux parisien au tempérament bourru et candide, se lie d'amitié avec Didier, un homme qu'il a sauvé de la noyade. Accusé à tort d'un meurtre à la suite d'une machination de Didier, Pascal va alors remuer ciel et terre pour prouver son innocence.

TELERAMA
Avec 125, rue Montmartre, Lino Ventura s’offrait une récré entre deux rôles de gangster couturé. Très impliqué dans le scénario, il asticota énergiquement Gilles Grangier, avec qui il tournait pour la troisième fois : « Lino se méfiait du moindre truc, d’un détail, d’un faux pas. Il devait être d’accord sur tout de A à Z », raconte le cinéaste. Grâce à ce coauteur improvisé, à une intrigue ficelée serré et à une superbe photographie, ce classique polar des années 50 se regarde avec plaisir. Les interprètes, de l’exigeant Lino au trouble Robert Hirsch, sont tous excellents.
125 RUE MONTMARTRE, Gilles Grangier, Lino Ventura, Adrea Parisy (thriller) (E)
Pascal, un crieur de journaux parisien au tempérament bourru et candide, se lie d'amitié avec Didier, un homme qu'il a sauvé de la noyade. Accusé à tort d'un meurtre à la suite d'une machination de ...

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13 MINUTES, Lindsay Gossling 2021, Sofia Vassilieva, Thora Birch (catastrophe)@


Alors qu’une nouvelle journée ordinaire commence pour les habitants de la petite ville américaine de Siren, la nature en a décidé autrement. Les habitants n’ont que 13 minutes pour trouver un abri avant que la plus grande tornade jamais enregistrée ne ravage la ville. Ils vont devoir se battre pour protéger leurs proches et lutter pour leur vie. Livrées à elles-mêmes pour faire face à la catastrophe, quatre familles doivent surmonter leurs différences et trouver en elles la force de survivre.

TELERAMA
Cette journée de printemps débute paisiblement dans la petite ville de Minninnewah, dans l'Oklahoma. Tout bascule lorsque l'alerte est donné : une tornade d'une puissance rarement vue s'apprête à balayer la région. Les habitants n'ont que treize minutes pour trouver un abri. Après le passage de la tempête qui n'a laissé que des ruines, quatre familles n'ont pas d'autre choix que de s'allier pour tenter de survivre. Tous doivent surmonter leurs différences et leurs préjugés...

TELERAMA
13 MINUTES, Lindsay Gossling 2021, Sofia Vassilieva, Thora Birch (catastrophe)@ (E)
Alors qu’une nouvelle journée ordinaire commence pour les habitants de la petite ville américaine de Siren, la nature en a décidé autrement. Les habitants n’ont que 13 minutes pour trouver un abri ava ...

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14 JOURS POUR ALLER MIEUX, Edouard Pluvieux 2024, Maxime Gasteuil, Zabou Breitman (comique)@@


Cadre rigoureux, Maxime se consacre pleinement à une carrière qui s'annonce sous les meilleurs auspices. A l'aube de son mariage avec Nadège, la fille de son directeur, Maxime, au bord du burn-out, se laisse convaincre par sa fiancée d'accompagner son beau-frère Romain à un stage de bien-être en pleine nature afin de faire quelque peu baisser la pression. Sur place, le jeune homme fait la connaissance de Clara et Luc, le couple excentrique qui encadre les stagiaires tous plus lunaires les uns que les autres. Au programme, deux longues semaines durant lesquelles Maxime va devoir se soumettre à un régime zénitude à l'opposé de ses principes

TELERAMA
Maigre scénario (envoyé en thérapie par son épouse, un entrepreneur maladif refuse de suivre le groupe), maigre budget et maigres performances d’acteurs : cette comédie mollassonne ressemble à un sketch télévisé qui repasserait en boucle.

Maxime, entrepreneur obsessionnel en crise, est envoyé par son épouse, pour deux semaines, en thérapie, que l’on qualifiera de « zen », faute de bien cerner la mystique qu’elle déploie. Grimée en gourou, Zabou Breitman s’en donne alors à cœur joie, mais sa performance est écrasée par le schéma classique de la comédie chorale, où chaque personnage n’est défini que par un trait (gros en l’occurrence) de personnalité. Le film se limite ensuite à une succession de sketchs mollassons. Jusqu’à une conclusion gentiment poujadiste. En substance : fils de petits commerçants, Maxime n’a qu’à, finalement, reprendre la quincaillerie familiale pour être heureux…

14 JOURS POUR ALLER MIEUX, Edouard Pluvieux 2024, Maxime Gasteuil, Zabou Breitman (comique)@@ (E)
Cadre rigoureux, Maxime se consacre pleinement à une carrière qui s'annonce sous les meilleurs auspices. A l'aube de son mariage avec Nadège, la fille de son directeur, Maxime, au bord du burn-out, se laisse convaincre ...

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1492 LA CONQUETE DU PARADIS, Ridley Scott 1992, Gerard Depardieu@@


Quoique rejeté par toutes les cours d'Europe et raillé par les armateurs, Christophe Colomb en est sûr : il existe une voie occidentale pour gagner par la mer les Indes fabuleuses et en rapporter beaucoup plus rapidement les épices dont sont si friands les gourmets européens. Un armateur espagnol, Pinzon, puis le trésorier de la reine, Sanchez, et enfin la souveraine elle-même lui accordent pourtant leur confiance.

c'est un classique, que dis-je ... un monument !
1492 LA CONQUETE DU PARADIS, Ridley Scott 1992, Gerard Depardieu@@ (E)
Quoique rejeté par toutes les cours d'Europe et raillé par les armateurs, Christophe Colomb en est sûr : il existe une voie occidentale pour gagner par la mer les Indes fabuleuses et en rapporter beaucoup plus rapidement ...

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16 ANS, Philippe Lioret 2023, Sabrina Levoye, Teïlo Azaïs (societe racisme)@@


Nora et Léo se rencontrent le jour de la rentrée en classe de Seconde. Leurs regards s'enchâssent et tout est dit. Le frère de Nora, manutentionnaire à l'hypermarché local, est accusé de vol et viré sur-le-champ. Le directeur de l'hypermarché c'est Franck, le père de Léo. Les deux familles s'affrontent, les différences s'exacerbent et le chaos s'installe. Les vies de Nora et Léo s'embrasent.

TELERAMA
Au lycée, une passion naissante les rapproche, mais leurs familles les séparent… Tout en reprenant le motif éternel de Roméo et Juliette, ce drame se distingue par un ancrage réussi dans la réalité d’aujourd’hui, avec clan musulman contre cellule bourgeoise, éducation liberticide d’un côté et préjugés racistes de l’autre…

Tendu et même parfois un peu hâtif, le film touche par une sensibilité juste, comme toujours chez Philippe Lioret (Welcome, Le Fils de Jean). Ici, les amoureux qui mettent le feu aux poudres ont vraiment la flamme du désir en eux, et l’innocence aussi. Sabrina Levoye et Teïlo Azaïs brillent dans ces rôles de premier plan, comme, au second, Jean-Pierre Lorit, parfait en directeur de supermarché dépassé par les « mauvaises fréquentations » de son fils.
16 ANS, Philippe Lioret 2023, Sabrina Levoye, Teïlo Azaïs (societe racisme)@@ (E)
Nora et Léo se rencontrent le jour de la rentrée en classe de Seconde. Leurs regards s'enchâssent et tout est dit. Le frère de Nora, manutentionnaire à l'hypermarché local, est accusé de vol e ...

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1900, Bernardo Bertolucci 1976, Robert De Niro, Gérard Depardieu, Dominique Sanda, Burt Lancaster (saga)@@@


Au début du XXe siècle, deux garçons naissent le même jour dans une grande propriété italienne. Alfredo, fils du propriétaire, connaîtra une vie d'opulence entâchée par la montée du fascisme, alors qu'Olmo, de classe inférieure, choisira le camp du socialisme pour vaincre la dictature.

TELERAMA
Alfredo et Olmo sont nés le même jour de 1900 sur le domaine d’une riche famille d’Emilie. Le premier, dans le clan des propriétaires, le second, dans celui des métayers. Alfredo, dispensé de mobilisation pendant la Grande Guerre, adhérera ensuite au fascisme, alors qu’Olmo, rescapé des combats, deviendra communiste…

C’est l’Italie de la première moitié du XXe siècle que raconte Bertolucci dans cette superproduction-fleuve en deux parties — la première plus réussie que la seconde. Le triomphe mondial du Dernier Tango à Paris (1972) avait permis au cinéaste contestataire, disparu le 26 novembre dernier à 77 ans, de réunir un casting international de stars confirmées (Burt Lancaster) ou naissantes (Robert De Niro et Gérard Depardieu). Quarante ans plus tard, son hymne à la lutte des classes, assez proche du « réalisme socialiste » des productions soviétiques d’autrefois, semble souvent caricatural, sinon naïf — voir le personnage de l’affreux régisseur incarné par Donald Sutherland. Novecento est beaucoup plus convaincant — et séduisant — dans sa célébration de la vie, de la terre, du sexe et des saisons, magnifiquement photographiées par Vittorio Storaro. La mise en scène, ample et souvent virtuose, reste magnifique de lyrisme.
1900, Bernardo Bertolucci 1976, Robert De Niro, Gérard Depardieu, Dominique Sanda, Burt Lancaster (saga)@@@ (E)
Au début du XXe siècle, deux garçons naissent le même jour dans une grande propriété italienne. Alfredo, fils du propriétaire, connaîtra une vie d'opulence entâchée par la m ...

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2 DAYS IN PARIS, Julie Delpy 2007, Adam Goldberg, Julie Delpy (societe)@@@


Française vivant à New York, Marion, 35 ans, est photographe et revient d'un voyage à Venise avec son petit ami, Jack. Ils passent deux jours à Paris, chez les parents de Marion. Mais entre les craintes de Jack, qui voit Paris comme une ville dangereuse, les réactions des parents de Marion et les rencontres des ex de cette dernière, le séjour n'est pas facile.

TELERAMA
Ce petit film a tout d’un grand. Avec une habileté qui ne paraît jamais calculée, Julie Delpy réussit, pour sa première réalisation, à marier la séduction du cinéma d’auteur français et celle du cinéma américain « intello », à la Woody Allen. Une fusion qui s’incarne en deux amoureux assortis-désassortis, Marion la Française et Jack le New-Yorkais caractériel. Ils passent leur temps à se prendre le bec sur des questions d’amour, de sexe et de culture, tout en marchant sous le ciel de Paris.

2 Days in Paris n’est pas qu’un heureux cocktail d’humour spirituel, de charme et de piment. Julie Delpy sait faire entrer la vie dans ce film qui dépasse son modèle, Before Sunset (2005), de Richard Linklater, dont elle fut actrice et coscénariste. On sent ici un investissement personnel qui renouvelle le jeu entre fiction et réalité. On découvre la réalisatrice-actrice impertinente, et même d’une grande bizarrerie à l’occasion. En faisant jouer le père et la mère de Marion par ses propres parents, elle revendique un non-conformisme héréditaire. De quoi faire basculer des situations toutes simples (sortie au marché, déjeuner…) du côté d’un happening où s’invite un petit vent de folie.
2 DAYS IN PARIS, Julie Delpy 2007, Adam Goldberg, Julie Delpy (societe)@@@ (E)
Française vivant à New York, Marion, 35 ans, est photographe et revient d'un voyage à Venise avec son petit ami, Jack. Ils passent deux jours à Paris, chez les parents de Marion. Mais entre les craintes de Jack, ...

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20 ANS D ECART, David Moreau 2013, Virginie Efira, Pierre Niney


Alice Lantins a 38 ans. Elle est belle, ambitieuse et fait preuve d'une impeccable conscience professionnelle au point d'en oublier sa vie privée. Bref, elle a tout pour devenir la prochaine rédactrice en chef du magazine `Rebelle', tout, sauf son image de femme coincée. Cependant, lorsque le jeune et charmant Balthazar, à peine 20 ans, va croiser le chemin d'Alice, le regard de ses collègues va inexplicablement changer. Alice va feindre la comédie d'une improbable idylle.

TELERAMA:
la mode des « cougars » sert d’amorce pour mener tambour battant une fantaisie sentimentale sur le thème « tout les sépare, mais… ». Les piques envers les milieux de la mode sont plutôt amusantes. Pierre Niney fait un jeune premier à l’aisance manifeste, mais qui ne comprend rien au milieu de la couture (c’était avant Yves Saint Laurent…), et Virginie Efira a, décidément, une verve comique bien à elle. Un produit manufacturé, donc, mais pimpant.

20 ANS D ECART, David Moreau 2013, Virginie Efira, Pierre Niney (E)
Alice Lantins a 38 ans. Elle est belle, ambitieuse et fait preuve d'une impeccable conscience professionnelle au point d'en oublier sa vie privée. Bref, elle a tout pour devenir la prochaine rédactrice en chef du magazine `Reb ...

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20 JOURS A MARIOUPOL, Mstyslav Chernov 2022, (documentaire guerre ukraine)@@@


Février 2022. Des reporters ukrainiens, piégés dans la ville assiégée de Marioupol, filment les atrocités de l'invasion russe. Au plus près des civils, Mstyslav Chernov livre un témoignage capital sur la réalité de la guerre qui déchire son pays.

TELERAMA
En février 2022, une équipe de journalistes ukrainiens de l'Associated Press, piégée dans la ville assiégée de Marioupol, filme les atrocités de l'invasion russe. Seuls reporters internationaux sur place, ils capturent ce qui deviendront plus tard des images marquantes de la guerre. Au plus près des civils, le réalisateur Mstyslav Chernov et son équipe, récompensés du prix Pulitzer, livrent un témoignage capital sur la réalité de la guerre qui déchire leur pays. Ils offrent un récit puissant et déchirant des civils pris au piège, ainsi qu'une réflexion sur la responsabilité d'un reporter en zone de conflit et sur l'impact d'un tel journalisme à l'échelle mondiale.
20 JOURS A MARIOUPOL, Mstyslav Chernov 2022, (documentaire guerre ukraine)@@@ (E)
Février 2022. Des reporters ukrainiens, piégés dans la ville assiégée de Marioupol, filment les atrocités de l'invasion russe. Au plus près des civils, Mstyslav Chernov livre un témoig ...

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30 ANS SINON RIEN, Garry Winick 2004 (sentimental)


Jenna, une adolescente de 13 ans, rêve de devenir célèbre. Suite à une humiliation, elle court s'enfermer dans un placard et s'endort en souhaitant devenir vite adulte. À son réveil, Jenna découvre que son rêve s'est réalisé : elle a 30 ans et est devenue aussi belle que populaire. Rédactrice dans un journal féminin, Jenna profite de sa nouvelle vie avant de réaliser que Matt, l'ami d'enfance auquel elle tenait tant, est sur le point de se marier.

TÉLÉRAMA
À 13 ans, on rêve d'être une pretty woman de 30 ans, avec une vie inspirée de Vanity Fair. Et une fois le voeu miraculeusement exaucé ? On pleurniche : on est devenu une supergarce. Pitié, on veut revenir en arrière, dans les années 80, vers papa, maman, son appareil dentaire, et son tendre copain d'enfance avec qui, c'est juré, on fera plein de bébés. Des bonbecs, des ballons de toutes les couleurs, Love is a battle field de Pat Benatar et Thriller de Michael Jackson : ce conte sur les bienfaits du revival a la couleur framboise et la consistance collante d'un gloss pour les lèvres spécial été
30 ANS SINON RIEN, Garry Winick 2004 (sentimental) (E)
Jenna, une adolescente de 13 ans, rêve de devenir célèbre. Suite à une humiliation, elle court s'enfermer dans un placard et s'endort en souhaitant devenir vite adulte. À son réveil, Jenna déc ...

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30 JOURS MAX, Tarek Boudali 2020, Tarek Boudali, Philippe Lacheau (comique thriller)@@


Rayane, un policier peureux et maladroit dont les collègues se moquent toujours, apprend par son médecin qu'il ne lui reste que 30 jours à vivre.

TELERAMA
Tarek Boudali (“Épouse-moi mon pote”) donne la réplique à son complice Philippe Lacheau (“Nicky Larson”) dans ce film loufoque qui se moque des polars “burnés” à la française.

Cette nouvelle série B loufoque confirme Boudali et Lacheau en tant qu’apprentis héritiers de Preston Sturges, maître de la comédie « screwball » au début des années 1940. Soit un amour des chutes, un sens du running gag, une utilisation boomerang du comique de répétition, autant de qualités disparues depuis des lustres du cinéma populaire français. Le tout assemblé selon une mécanique plus ou moins volontairement déréglée, donc imprévisible.

Condamné à mourir dans les trente jours à cause d’une morsure de rongeur, un policier introverti fait équipe avec un agent des stups misogyne et son collègue lèche-bottes (impayable Julien Arruti) pour coincer un dealer, surnommé « le rat ». L’intrigue compte à rebours n’est qu’un prétexte pour multiplier les idées de parodie policière, entre apparition navrante d’Hugo Lloris et hommage réussi au dévidoir de lance à incendie, dans Piège de cristal (John McTiernan, 1988).

Face au tout-venant de la comédie grand public, les productions « Bande à Fifi » possèdent un autre atout : l’absence de cynisme. Il suffit de noter l’attention portée à un hérisson, de passage pour quelques scènes. Ou le sort réservé au macho de service, incarné avec jubilation par Lacheau. Au concours de l’outrance, ce dernier s’avère néanmoins battu par un excellent José Garcia, méchant qui profère des menaces ultra-tranchantes dans un kebab à la lumière archi-tamisée. Histoire de nous venger de vingt ans de polars français « burnés », ceux d’Olivier Marchal, de Frédéric Schoendoerffer ou de Fred Cavayé. Ce n’est pas le moindre des mérites de 30 jours max.

30 JOURS MAX, Tarek Boudali 2020, Tarek Boudali, Philippe Lacheau (comique thriller)@@ (E)
Rayane, un policier peureux et maladroit dont les collègues se moquent toujours, apprend par son médecin qu'il ne lui reste que 30 jours à vivre.

TELERAMA
Tarek Boudali (“Épouse-moi mon pote&rd ...

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355, Simon Kinberg 2021, Jessica Chastain, Penélope Cruz (thriller)


L'agente de la CIA Mason "Mace" Brown s'associe à une agente allemande rivale, une informaticienne de pointe et une psychologue colombienne lorsqu'une arme top secrète tombe entre les mains d'un groupe de mercenaires. Ensemble, les quatre femmes se lancent dans une mission effrénée pour sauver le monde tout en gardant une longueur d'avance sur une mystérieuse figure qui suit chacun de leurs mouvements.

TELERAMA
Déclinaison 100 % féminine et en talons aiguilles des blockbusters du type “Mission : Impossible”, le film de Simon Kinberg, produit par Jessica Chastain, ne renouvelle en rien le genre.

L'idée lui serait venue sur le tournage du dernier X-Men (Dark Phoenix, 2019). Pour rétablir un peu l’équilibre, mettre en pratique cette foutue parité post-#MeToo, affirmer, une fois encore, son indéniable « badasserie » dans un milieu toujours gangrené par le patriarcat et, pourquoi pas, palper au passage quelques millions de dollars à la barbe de la gent masculine, Jessica Chastain a vendu au scénariste et réalisateur Simon Kinberg le concept, moyennement original, d’un film d’espionnage cent pour cent féminin. Un Mission : impossible en talons aiguilles, un James Bond qui boirait du thé. Gary Ross avait déjà tenté le coup en 2018 avec Ocean’s Eight, déclinaison féminine, et très peu féministe, de la trilogie de Steven Soderbergh, avec Sandra Bullock, Cate Blanchett, Rihanna et Anne Hathaway en braqueuses en robes de soirée.

Le casting de 355, coproduction américano-chinoise, fait encore mieux question diversité (ou marketing, le doute persiste). Aux côtés de l’agente secrète de la CIA (Jessica Chastain), s’agrégeront une ancienne du MI-6 britannique (Lupita Nyong’o), une Franco-Allemande ayant eu maille à partir avec le KGB (Diane Kruger), une psychologue colombienne et mère de famille (Penélope Cruz) et une mystérieuse Chinoise (Fan Bingbing). Cinq femmes issues de différentes agences de renseignement, cinq personnages lourdement lestés en clichés.

Hormis la composition progressive, tout au long du film, de l’équipe de choc, affaire d’habitude réglée dans le premier quart d’heure, le cahier des charges jamesbondien (dernière période) est dupliqué au double chromosome X près : cascades à moto dans les passages couverts parisiens, chasse à l’homme dans un souk marocain, milliardaire tchétchène dragué lors d’une vente aux enchères, explosions dans un gratte-ciel de Shanghai, corruption et haute trahison au sommet de la hiérarchie et, bien sûr, menace d’une troisième guerre mondiale à cause d’un disque dur diabolique capable de contrôler à distance tout système électrique, de l’avion de ligne à la centrale nucléaire.

Côté mise en scène, on frise aussi l’overdose : les scènes de baston sont tellement découpées qu’elles deviennent illisibles, la caméra tournoie en permanence autour des actrices dès qu’elles se posent pour discuter, manger un couscous avec les doigts, ou boire un thé, sans oublier (tout est fait pour qu’on ne l’oublie pas) cet insupportable nappage musical ininterrompu qui dramatise à outrance la moindre scène, muette ou non. Le récit rebondit paresseusement, sans véritable surprise, vers un dénouement qui laisse présager que le film pourrait, en cas de succès, devenir une franchise… Pitié !

Comme cela nous l’est scolairement expliqué par le personnage de Jessica Chastain, le titre fait référence à l’Agent 355, surnom d’une espionne qui a sévi au XVIIIe siècle pendant la guerre d’Indépendance des États-Unis contre le Royaume-Uni. Était-ce la peine d’évoquer la mémoire de cette illustre pionnière dans un film de filles aussi bas du front que ceux des garçons ?
355, Simon Kinberg 2021, Jessica Chastain, Penélope Cruz (thriller) (E)
L'agente de la CIA Mason "Mace" Brown s'associe à une agente allemande rivale, une informaticienne de pointe et une psychologue colombienne lorsqu'une arme top secrète tombe entre les mains d'un groupe de mercenaires ...

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36 QUAI DES ORFEVRES, Olivier Marchal 2004, Daniel Auteuil, Gérard Depardieu@


Depuis plusieurs mois, à Paris, un gang de braqueurs opère en toute impunité avec une rare violence. Le directeur de la police judiciaire, Robert Mancini, a été parfaitement clair avec les 2 lieutenants Léo Vrinks et Denis Klein : celui qui fera tomber ce gang le remplacera à son poste de `grand patron' du 36, quai des Orfèvres. La lutte est ouverte entre ces 2 grands flics, autrefois amis, qu'aujourd'hui tout sépare : leurs vies, leurs méthodes, leurs équipes et une femme, Camille Vrinks.

TELERAMA:
Le réalisateur a de la tendresse pour ce milieu pas tendre qu'il connaît bien. D'où la valeur ajoutée du vécu, le réalisme agressif, les détails qui ne s'inventent pas - la plaque « Quai des Orfèvres » volée pour fêter une mutation, la contestation silencieuse au moment des obsèques d'un policier abattu. Au meilleur du film, glaçant et opératique, on pense un peu à Michael Mann, le pathos (typiquement français ?) et la désespérance complaisante en plus.
36 QUAI DES ORFEVRES, Olivier Marchal 2004, Daniel Auteuil, Gérard Depardieu@ (E)
Depuis plusieurs mois, à Paris, un gang de braqueurs opère en toute impunité avec une rare violence. Le directeur de la police judiciaire, Robert Mancini, a été parfaitement clair avec les 2 lieutenants L& ...

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37,2 DEGRES LE MATIN, Jean-Jacques Beneix 1986, Beatrice Dalle, Jean-Luc Anglade@


Zorg, 35 ans, employé au gardiennage dans un village de bungalows en bord de mer, rencontre Betty, une jeune femme pulpeuse qui s'installe bientôt chez lui. Son patron n'est pas content mais finit pas accepter la nouvelle venue à condition qu'elle aide Zorg à repeindre les 500 bungalows.

TELERAMA:
Ce film-phénomène adapté du roman de Philippe Djian fit vibrer une génération. Trop rose, trop jaune, trop pub, trop cru, le style Beineix ? Étirées, certaines scènes d’ivresse, d’hilarité ou d’hystérie ? Plutôt en accord avec la démesure des sentiments, avec la bouche de Béatrice Dalle, son talent primitif et explosif, et avec la fébrilité magnifique de Jean-Hugues Anglade. Plus de trente ans après, cela redevient clair comme le ciel de la station balnéaire où se forme le couple fusionnel : 37 ° 2 le matin est un opéra romantique, un Roméo et Juliette où l’amour se fait à poil, où les romanciers sont incompris, et les filles vulgaires des idéalistes qui croient qu’il suffit d’aimer à la folie.
37,2 DEGRES LE MATIN, Jean-Jacques Beneix 1986, Beatrice Dalle, Jean-Luc Anglade@ (E)
Zorg, 35 ans, employé au gardiennage dans un village de bungalows en bord de mer, rencontre Betty, une jeune femme pulpeuse qui s'installe bientôt chez lui. Son patron n'est pas content mais finit pas accepter la nouvelle venue ...

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4 MARIAGES ET 1 ENTERREMENT, Mike Newell 1994, Andie Mac Dowell, Hugues Grant, Kristin Scott-Thomas


Charles est célibataire. Seul compte son petit cercle d'amis, composé de Fiona, Gareth, Tom, Matthew et Scarlett, sa co-locataire. L'amour ne le tente pas et quand il fait la connaissance de Carrie lors d'un mariage où il officie en tant que témoin, il n'imagine en rien la passion qui va l'envahir. Charles tombe amoureux de Carrie.

TELERAMA:
la bonne société pur sucre britannique passe au feu d’une aimable et cruelle drôlerie. Hugh Grant et Andie MacDowell s’amusent visiblement à échanger les rôles, comme on se travestit : à lui, les œillades ingénues, les émois féminins ; à elle, la tranquille assurance du séducteur. Autour d’eux monte une polyphonie colorée de seconds rôles magnifiquement interprétés.
En contrepoint de la comédie, le cinéaste introduit un mouvement plus lent, mélancolique et émouvant : c’est l’« enterrement », le pied de nez de la mort, rappel du temps qui passe, irréversiblement, même pour cet éternel adolescent de Charles. Cette comptine bien balancée, sensible, entre ironie et gravité, parle d’amour avec une feinte désinvolture : une belle « non-demande en mariage » à la manière de Georges Brassens. Si vous avez résisté à cette gourmandise lors de ses multiples rediffusions (est-ce possible ? !), laissez-vous aller à déguster cette pièce montée aigre-douce. Un petit régal.
4 MARIAGES ET 1 ENTERREMENT, Mike Newell 1994, Andie Mac Dowell, Hugues Grant, Kristin Scott-Thomas (E)
Charles est célibataire. Seul compte son petit cercle d'amis, composé de Fiona, Gareth, Tom, Matthew et Scarlett, sa co-locataire. L'amour ne le tente pas et quand il fait la connaissance de Carrie lors d'un mariage où ...

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4 MOIS 3 SEMAINES 2 JOURS, Cristian Mungiu 2007 (societe avortement)@@@


En 1987 en Roumanie, la journée éprouvante d'une étudiante qui aide son amie à se faire avorter clandestinement.

TELERAMA
C’est l’histoire de deux filles, l’une enceinte, l’autre pas, en Roumanie, peu avant la chute de Ceausescu. Cristian Mungiu chronique cet avortement clandestin à la manière d’un thriller.

Pour

Une petite chambre, dans une résidence universitaire. La lumière et les couleurs sont blafardes, le décor, d'une morne symétrie ; deux lits identiques, une table sous la fenêtre. Le lieu est banal, mais cadré pour évoquer la perspective étroite d'une cellule de prison. Deux filles, Gabita et Otilia, y préparent fébrilement un départ. Le récit de ce douloureux « voyage » de quelques heures, sans sortir de la ville, grise et oppressante, a valu une palme d'or méritée au réalisateur roumain Cristian Mungiu, lors du dernier festival de Cannes. Une odyssée minuscule, éprouvante et dangereuse, parmi des milliers d'autres, en 1987, peu avant la chute du régime de Ceausescu.

4 Mois, 3 semaines, 2 jours, ou le décompte exact d'une grossesse non désirée, dans un pays et à une époque où l'avortement est illégal. C'est la brune Gabita, passive et fragile, qui est enceinte. Mais c'est à la blonde Otilia, à son dévouement résolu, à l'extrême tension de ses mouvements que la caméra s'attache surtout. Otilia déniche l'hôtel où se cacher pour avorter. Otilia contacte et ramène « M. Bébé », l'inquiétant faiseur d'anges. Elle ira même jusqu'à partager avec son amie le paiement en nature du sordide marché qu'impose ce dernier, au cours d'un long et glaçant huis clos, scène cruciale du film.

Cette histoire intime progresse à la manière d'un thriller : le réalisateur entretient constamment une forme intense de suspense, autant sur l'état psychologique des héroïnes que sur leur sécu­rité matérielle. Cette tension, pourtant, ne doit rien aux habituels artifices censés doper l'attention. La mise en scène, véritable morceau de bravoure formel, découpe le temps au scalpel. Chaque scène se déroule en un seul plan-séquence aussi minutieux que dépouillé ; plan fixe ou caméra à l'épaule. Pas de pathos, pas de surlignage inutile pour évoquer la peur, l'oppression ou la solidarité. On n'anticipe rien, on ne voit que ce qui se montre : un ensemble de signes extérieurs, d'échanges et de malaises, une trajectoire nerveuse sur les pas d'Otilia dans une nuit hostile, une longue négociation avec une ordure ordinaire, une porte fermée, un dîner de famille...

Rien ne vient adoucir le prodigieux et habile effet de réalité. Ce parti pris esthétique radical se confond avec la matière même du propos : deux filles au corps inquiet, prises dans le cadre d'une société aliénante, et pourtant le franchissant sans cesse, comme on passe une frontière, de l'obéissance à la transgression. Portrait en creux de la fin du communisme en Roumanie, le film évite toute démonstration trop évidente. Sur la question de l'avortement, pourtant centrale, Cristian Mungiu fait montre d'une sorte de féminisme désenchanté : il ne cherche pas à transmettre une leçon de morale, un point de vue confortable, mais à observer le viscéral, douloureux élan de liberté qui s'exprime à travers Gabilia et Otilia, en elles. Cette prise de risque cloue la première au lit avec une sonde, et conduit la seconde à la rencontre d'elle-même, de son indépendance. Anamaria Marinca donne à ce beau personnage une densité électrisante. Elle est la révélation de ce drame banal et fascinant. — Cécile Mury

Contre

Un film emballant ? Non, un film emballé, ficelé, bouclé. Avec sa caméra qui semble programmée pour la virtuosité, Cristian Mungiu enserre tout dans une tension infaillible. On dirait un coureur qui ne reprend jamais son souffle. Il y a de l'artifice, comme une sorte de dopage, dans ce système de mise en scène si pressé d'imposer une forme, quel que soit le fond. Mungiu se plaît d'ailleurs à se débarrasser du fond : pendant la première partie de 4 Mois, 3 semaines, 2 jours, il nous prive de tout repère, de toute information sur ce qui se passe. Une façon de prouver qu'il peut retenir l'attention rien que par sa manière de filmer. Mais cette démonstration tombera à plat face à ceux qui iront voir le film en sachant, évidemment, qu'il s'agit d'une histoire d'avortement clandestin. Ça, Cristian Mungiu ne semble pas y avoir pensé, enfermé dans ses idées de cinéma un peu théoriques.

Il faut regretter que ce jeune Roumain apparaisse d'emblée comme un suiveur, ­même s'il ne marche pas dans les traces de n'importe qui : en ne quittant pas d'une semelle la jeune femme qui mène son film, en se servant de l'urgence et de l'angoisse qui la minent comme carburant, il applique des leçons des frères Dardenne. Au risque d'en faire de simples recettes de Palme d'or. Car les Dardenne couraient après quelqu'un : Rosetta ou L'Enfant sont d'abord des portraits d'êtres humains qui se battent avec le monde ou se débattent avec eux-mêmes, et qui nous touchent. Mungiu, lui, se contente de personnages simplistes. Otilia, la bonne copine qui s'occupe de tout, traîne la fatalité du monde avec elle. On comprend qu'elle doit s'endurcir, mais fallait-il en faire un tel bloc ? Quant à Gabita, la jeune fille enceinte, elle est irresponsable, incapable de faire face à ce qui lui arrive. Aucune chance ne lui est donnée de montrer un autre visage, et elle est finalement clouée au pilori par un plan terrible montrant le foetus expulsé sur le carrelage de la salle de bains. Mungiu sait-il qu'une telle image est du pain béni pour les anti-avortement ? On voudrait que ­cette palme soit celle de la jeunesse. C'est celle de l'immaturité. — Frédéric Strauss
4 MOIS 3 SEMAINES 2 JOURS, Cristian Mungiu 2007 (societe avortement)@@@ (E)
En 1987 en Roumanie, la journée éprouvante d'une étudiante qui aide son amie à se faire avorter clandestinement.

TELERAMA
C’est l’histoire de deux filles, l’une enceinte, l’au ...

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47 METERS DOWN, Johannes Roberts 2017 (drame mer)@


Après la rupture de Lisa, sa soeur Kate l'embarque en vacances au Mexique pour lui changer les idées. Avides d'aventures, elles se mettent au défi de plonger parmi les requins blancs, protégées par une cage. Une fois dans l'eau, le spectacle est incroyable, mais subitement, le câble qui retient la cage au bateau cède, et les deux soeurs se retrouvent plongées au fond de l'océan, à 47 mètres de profondeur. Il ne reste qu'une heure d'oxygène et les grands blancs rôdent.

TELERAMA
Une fois qu’on plonge dans les profondeurs avec ses héroïnes, le film remplit son contrat : faire peur. Dans les abysses, personne ne vous entend crier…

Les requins sont une espèce menacée dans tous les océans du globe. Mais ce n’est pas ce survival en milieu sous-marin qui va donner envie de les sauver… Une jolie Américaine délurée a emmené sa sœur plus introvertie se changer les idées sur une plage du Mexique. Après quelques verres de téquila, elles se laissent convaincre par deux beaux gosses locaux de s’immerger dans une cage pour aller contempler les squales de près.

Évidemment, dès qu’elles mettent le pied sur le bateau qui doit les conduire au large, on se doute que la croisière ne va pas s’amuser longtemps : la cage est rouillée, les filins hors d’âge et le « captain » (le revenant Matthew Modine) ressemble à un guerrier apache qui aurait forcé sur les champignons hallucinogènes. De fait, après quelques instants sous l’eau, le câble principal casse, et les deux frangines se retrouvent coincées à 47 mètres de profondeur, avec une durée d’oxygène limitée et de grosses bébêtes affamées qui leur tournent autour…

Ne pas se laisser décourager par les vingt premières minutes, épouvantablement mal écrites et mal jouées. Une fois que la caméra de Johannes Roberts plonge dans les profondeurs avec ses héroïnes, le film remplit son contrat : faire peur, en jouant à la fois sur le sentiment de solitude, la claustrophobie, l’angoisse liée à la présence invisible des prédateurs, le suspense et les effets de surprise — souvent gore, la surprise…
47 METERS DOWN, Johannes Roberts 2017 (drame mer)@ (E)
Après la rupture de Lisa, sa soeur Kate l'embarque en vacances au Mexique pour lui changer les idées. Avides d'aventures, elles se mettent au défi de plonger parmi les requins blancs, protégées par une cag ...

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5eme SET, Quentin Reynaud 2021, Alex Lutz, Kristin Scott-Thomas, Ana Girardot (sport)@


Âgé de presque 38 ans, Thomas est un joueur de tennis qui n'a jamais connu de gloire. Pourtant, il était l'un des plus grands espoirs du tennis lorsqu'il avait 17 ans. À cause d'une défaite en demi-finale, il est traumatisé depuis et reste dans le bas du classement. Aujourd'hui, il se prépare pour ce qui devrait être son ultime tournoi et il refuse d'abdiquer. Soudainement pris d'un désir de sauver son honneur, il se lance dans une lutte improbable dont le résultat demeure incertain.

TELERAMA
Dans une partie de tennis, le cinquième set est celui de tous les dangers : « remontada » héroïque, écroulement pathétique, blessure… Dans une carrière de tennisman, c’est souvent le début de la fin. À 37 ans, Thomas ne peut se résoudre à raccrocher. Enlisé dans les profondeurs du classement depuis vingt ans, il n’est jamais parvenu à confirmer les espoirs placés en lui, quand il faisait, prodige de 17 ans, la couverture des magazines spécialisés. Plus personne ne croit en ses chances, à part lui-même.

Au cinéma, le tennis a déjà servi de toile de fond à des drames intimes ou de métaphore à des duels qui se jouaient hors du terrain. Ex-joueur semi professionnel, Quentin Reynaud s’est inspiré de son expérience pour filmer ce qui ne l’a ­jamais été : le corps qui lâche, la vie de famille sacrifiée, l’intendance obligée de suivre… Pour faire exister ce sportif qui vacille, il fallait, au contraire, un acteur bien solide. Scruté sous toutes les coutures par une caméra à l’épaule intrusive, Alex Lutz tient littéralement le film à bout de bras. Alors, hormis quelques défauts (dont le personnage de la mère et ex-entraîneuse du héros, jouée par Kristin Scott Thomas), le match tient en haleine et malmène, jusqu’au bout, les muscles des joueurs et les nerfs des spectateurs.
5eme SET, Quentin Reynaud 2021, Alex Lutz, Kristin Scott-Thomas, Ana Girardot (sport)@ (E)
Âgé de presque 38 ans, Thomas est un joueur de tennis qui n'a jamais connu de gloire. Pourtant, il était l'un des plus grands espoirs du tennis lorsqu'il avait 17 ans. À cause d'une défaite en demi-finale, ...

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6 JOURS 7 NUITS, Ivan Reitman 1998, Harrisson Ford, Ana Heche


À l'origine, cela devait être des vacances de rêve pour Robin Monroe, rédactrice-adjointe d'un grand magazine de mode new-yorkais et le richissime et romantique Frank Martin. Contrainte de rentrer immédiatement à New-York pour son travail, Robin est ramenée en avion par le pilote baroudeur et bougon Quinn Harris, mais leur avion s'écrase sur une île déserte. Elle découvre alors l'aventure de sa vie et au final, l'amour.

TELERAMA:
Harrison Ford s’amuse à jouer les Indiana Jones vieillissant, aussi misanthrope que misogyne. Face à lui, Anne Heche, blonde miniature qui rappelle Jean Arthur dans les comédies de Frank Capra : elle est irrésistible en enquiquineuse craquante. Chacun est bien ; ensemble, ils sont encore mieux. L’alchimie d’un duo d’acteurs, ça ne s’explique pas. Le plaisir naît aussi du ton : ni trop premier degré, ni trop clin d’œil. Pas trop réaliste, mais jamais complètement parodique. Ce film reprend une formule (aventures + romance) que le cinéma américain a déjà abondamment explorée. Si la balade a du charme, c’est aussi grâce à ce savoir-faire hollywoodien qui, parfois, a du bon…
6 JOURS 7 NUITS, Ivan Reitman 1998, Harrisson Ford, Ana Heche (E)
À l'origine, cela devait être des vacances de rêve pour Robin Monroe, rédactrice-adjointe d'un grand magazine de mode new-yorkais et le richissime et romantique Frank Martin. Contrainte de rentrer immédiatem ...

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7 ANS DE MARIAGE, Didier Bourdon 2002, Didier Bourdon, Catherine Frot (comique)@@


Mariés depuis sept ans, Audrey et Alain s'enlisent dans la routine. Ils ont une petite fille, Camille, et travaillent tous les deux. La vie quotidienne a usé leur désir. Audrey est cassante, rigide, tandis qu'Alain se promène en cachette sur les sites porno.Pour tenter de sauver son couple, il consulte un ami sexologue.

TELERAMA
Sept ans, le cap fatal du couple, paraît-il. Que faire ? Fréquenter le sex-shop. C’est donc très fin, classieux, du bon comique bien d’chez nous. Vive le célibat !

Les couples s’usent, c’est un fait. Comment ranimer la flamme ? Didier Bourdon, reconverti en sociologue de la libido conjugale, a le bon goût de dresser un état des lieux sans contorsions hypocrites. Entre Audrey et Alain, ses héros, mariés depuis sept ans, il est surtout question de fantasmes en berne et de frustrations inavouées.

Le regard mi-amusé, mi-perplexe de l’ex-Inconnu sur son couple cobaye fait mouche. Mais l’intervention d’un sexologue aux prescriptions « radicales » suffit à remettre le film sur les rails de la comédie convenue que l’on pouvait craindre. La « cure » prescrite passe par les boîtes à partouzes et les arrière-salles des sex-shops. C’est très tendance, mais, curieusement, ici, c’est la paillardise à l’ancienne qui s’insinue partout.

Complice de ses personnages maladroits, Didier Bourdon gâche cette empathie par des gags essoufflés et des situations presque aussi prévisibles que le canevas du scénario : madame va se décoincer, monsieur va se sentir dépassé, mais tout rentrera, forcément, dans l’ordre (conjugal). Le sexe, dans tout ça ? Un leitmotiv ressassé dans le seul but d’entretenir la maigre flamme d’un comique archiconsensuel.
7 ANS DE MARIAGE, Didier Bourdon 2002, Didier Bourdon, Catherine Frot (comique)@@ (E)
Mariés depuis sept ans, Audrey et Alain s'enlisent dans la routine. Ils ont une petite fille, Camille, et travaillent tous les deux. La vie quotidienne a usé leur désir. Audrey est cassante, rigide, tandis qu'Alain se p ...

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8 FEMMES, François Ozon 2002, Catherine Deneuve, Isabelle Huppert, Fanny Ardant, Emmanuelle Béart


Années 1950, une grande demeure bourgeoise, on se prépare à fêter Noël. Cependant, une découverte macabre bouleverse ce jour de fête... Le maître de maison est retrouvé mort, assassiné dans son lit, un poignard planté dans le dos. Autour de lui, huit femmes avec, chacune, un secret jalousement gardé, qu'il faut mettre au jour, car l'une d'entre elles est coupable.

TELERAMA
Avant tout, le plaisir. La jubilation de voir, par exemple, Isabelle Huppert composer, avec outrance et humour, une vieille fille à lunettes, gourmande et frustrée (gourmande parce que frustrée). Ou Fanny Ardant, toute de rouge et noir vêtue, ôter ses longs gants, reprenant le strip-tease érotique immortalisé par Rita Hayworth dans Gilda.

Et on imagine bien – puisqu’on la partage – la joie de François Ozon d’avoir réuni ses huit comédiennes. Un second rôle (Firmine Richard). Une jeune actrice, Ludivine Sagnier, qu’il avait déjà dirigée dans Gouttes d’eau sur pierres brûlantes. Une légende du cinéma français, Danielle Darrieux, à qui il rend hommage en la plaçant en tête de son générique. Et, en rafale, cinq stars : Deneuve, Ardant, Huppert, Béart, Ledoyen.

Visiblement, ce ne sont pas les personnages de l’histoire qui ont intéressé François Ozon. Mais ces femmes, ces actrices. La fausse réserve de l’une, la fausse insolence de l’autre. Leur démarche. Leurs voix, musicales, s’opposant ou s’épousant. Le plus souvent, on demande aux comédiens de se glisser dans un rôle. Le réalisateur a exigé le contraire de ses actrices. À elles d’emplir ces silhouettes de leur présence. Ne pas hésiter à s’amuser. À exagérer. À faire en sorte que le spectateur n’oublie pas un instant où il est : dans une salle de cinéma, en train de les contempler, elles, ces actrices qui l’ont fait rêver depuis peu, depuis longtemps, depuis toujours. On est à cent lieues du réalisme, de la vraisemblance, du naturel. Ozon joue sur la volupté de l’artifice, quand il lui échappe, précisément, quand l’artifice devient une sorte d’art. Entre kitsch et nostalgie. De la rigueur rigolote (mais il en faut, de la rigueur, pour être rigolo). C’est dire que l’intrigue (inspirée d’un gros succès boulevardier de Robert Thomas) n’a qu’une importance relative. C’est le fameux « MacGuffin » de Hitchcock : un prétexte. Ici, il s’agit d’un meurtre.

Une enquête à la Agatha Christie
Dans les années 1950, la veille de Noël, dans une propriété cernée par la neige, survient la jeune fille de la maison. Tout habillée de rose Vichy, elle débarque de Londres, où elle fait ses études. Elle retrouve sa sœur cadette (fan de polars), sa mère (l’élégance même), sa grand-mère (avaricieuse), sa tante (acariâtre), la servante noire qui l’a élevée et une nouvelle femme de chambre, dont les yeux baissés cachent mal l’insolence. Passé les effusions, on s’étonne que le maître de maison ne se soit pas manifesté. Il en est bien incapable, puisqu’il gît dans son lit, un poignard dans le dos. Horreur ! Terreur ! Les fils du téléphone sont coupés : impossible de prévenir la police. Comment, d’ailleurs, pourrait-elle agir, puisque la neige isole la demeure, chaque minute davantage. Pourtant, dans le parc solitaire et glacé, quelqu’un s’avance vers les femmes terrorisées, serrées l’une contre l’autre : serait-ce l’assassin qui revient sur le lieu du crime ? Ouf, il s’agit de la sœur du défunt, alertée, comme c’est étrange, par un coup de fil anonyme. Elle prétend ne pas connaître la maison, mais, comme c’est bizarre, elle se dirige droit vers la chambre de son frère... L’assassin ne peut qu’être l’une des huit femmes, c’est sûr. Elles vont se livrer, contraintes et forcées, à une enquête à la Agatha Christie, chacune révélant un mobile pour avoir tué...

Comme il s’agit d’abord d’un jeu, François Ozon accentue – à mort, si l’on ose écrire – la sophistication. Ainsi, chacune des actrices est-elle, dès le départ, définie par une fleur. Puis par une couleur (rouge pour Ardant, vert pour Huppert, mauve pour Darrieux). Pour accentuer l’irréalisme, il a l’idée d’interrompre l’action par de petits intermèdes chantés et dansés. C’est Ludivine Sagnier qui ouvre le feu en interprétant un succès yéyé, Papa, t’es plus dans l’coup, avec Catherine Deneuve et Virginie Ledoyen en chorus girls : ça vaut le coup d’œil ! Puis c’est au tour d’Isabelle Huppert, tragique soudain, entre deux répliques vipérines, d’entonner le Message personnel, composé par Michel Berger pour Françoise Hardy.

Un humour plaisant, inhabituel en France, un humour noir, très british, imprègne le film. D’où ce dialogue incongru entre Deneuve et Ludivine Sagnier, sa fille : « Va chercher ta grand-mère dans le placard de la cuisine. – Mamie ? Dans le placard ? – Oui, elle y finit sa sieste ! » Dans ces moments, on retrouve – après le lyrisme apaisé de Sous le sable – Ozon, l’affreux jojo, le pourfendeur de la morale réac qu’avaient révélé son moyen métrage, Regarde la mer, et son premier long, Sitcom. Mais Sitcom cédait à une provoc potache assez niaise, et l’hommage au surréalisme y était appuyé et maladroit. La réussite de 8 Femmes tient à ce que les secrets monstrueux de cette famille sont révélés en une série de coups de théâtre si désarmants qu’ils en deviennent presque naturels. Ozon n’y va pourtant pas de main morte : crapuleries, extorsions, homosexualité, meurtre, inceste, sadomasochisme (avec le personnage d’Emmanuelle Béart, étonnante en femme de chambre soumise à l’autorité d’une maîtresse dont elle voudrait être l’amante).

Une méchanceté suave
Ces fantasmes deviennent burlesques par leur outrance même. Aussi savoureux que les références cinématographiques dont le metteur en scène parsème son film. Ce salon aux tapisseries insensées évoque, de toute évidence, les intérieurs cossus du Hollywood de jadis. Le grand escalier, ne serait-ce pas, cadré autrement, celui de Soupçons, de Hitchcock ? La coiffure de Catherine Deneuve évoque Lana Turner dans Le Mirage de la vie, de Douglas Sirk. Son portrait sur le mur, c’est presque Laura, de Preminger. Et les bottines d’Emmanuelle Béart rappellent Le Journal d’une femme de chambre, de Buñuel. Mais, loin de plomber le spectateur, toutes ces allusions ajoutent au spectacle. Elles le vivifient, le magnifient. Ozon s’est rabattu sur la pièce de Robert Thomas – qu’il a vigoureusement remaniée – parce qu’il n’avait pas réussi à racheter les droits de Femmes, de George Cukor. Film brillantissime qui reposait sur une méchanceté suave et une misogynie assumée. Ozon a gardé la méchanceté suave, mais remplacé la misogynie par une tendresse discrète.

Ces femmes sont seules. Parce que les mecs, ils sont morts ou partis. Mais vivants et présents, on devine qu’ils ne valaient pas bien cher. Lâches, vils, voleurs, trompeurs. Comment s’étonner, alors, que certaines essaient de trouver, auprès d’autres femmes, des sentiments que les hommes ne peuvent leur donner. Ce qui nous vaut une des plus belles séquences du film : des jambes qui s’emmêlent, une bagarre finissant par un baiser. Une étreinte ébauchée, sur un tapis sang et noir, entre une femme vêtue de « rouge optimiste » (teinte signée Christian Dior) et une autre, dans une robe magnifique, d’une couleur au nom curieux : « bleu canard »... Que nous disent-elles, ces femmes, lorsqu’elles se révèlent par les chansons qu’elles entonnent ? « À quoi ça sert de vivre libre, si on vit sans amour ? » : ça, c’est Fanny Ardant. « Je suis seule à crever, préparez votre temps. Pour vous, j’ai tout le mien » : c’est Isabelle Huppert. « Pour ne pas vivre seule, je t’aime et je t’attends pour avoir l’illusion de ne pas vivre seule » : Firmine Richard. « Je te pardonne et toi, jamais » : Deneuve.

« Il n’y a pas d’amour heureux... »
La morale de cette histoire immorale, c’est Danielle Darrieux qui la donne. Elle qui a toujours su, en une fraction de seconde, passer de la gaieté fragile à la gravité légère glisse à l’oreille de Ludivine Sagnier, sa petite-fille de cinéma : « Le temps d’apprendre à vivre, il est déjà trop tard. Que pleurent, dans la nuit, nos cœurs à l’unisson. » Des vers d’Aragon, mis en musique par Brassens. Et résonne, alors, cette chanson superbe : Il n’y a pas d’amour heureux... Et puis Darrieux, la plus âgée de la troupe, conduit la plus jeune vers ses partenaires. Elles nous font face, ces huit femmes, elles nous regardent longuement. Enfermées dans cette demeure asphyxiante. Entre elles. En elles-mêmes. Sans issue de secours. Sans espoir. Huit femmes seules, à jamais.
8 FEMMES, François Ozon 2002, Catherine Deneuve, Isabelle Huppert, Fanny Ardant, Emmanuelle Béart (E)
Années 1950, une grande demeure bourgeoise, on se prépare à fêter Noël. Cependant, une découverte macabre bouleverse ce jour de fête... Le maître de maison est retrouvé mort, assassi ...

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8 MILLIONS DE FAÇONS DE MOURIR, Hal Ashby 1986, Jeff Bridges, Andy García, Rosanna Arquette (thriller)@


Parce qu'il a abattu un dealer sous les yeux de ses enfants, Matt Scudder, rongé par la culpabilité, démissionne de la police et sombre peu à peu dans l'alcool. Son épouse le quitte et, avec elle, toute sa famille. Matt tente de refaire surface en aidant une prostituée, Sunny, à se libérer de l'emprise de son souteneur. Il est en passe d'y parvenir lorsque la jeune femme est égorgée en sa présence. Matt plonge derechef dans la dépression et l'éthylisme. Après une cure de désintoxication, il décide de venger Sunny. Il découvre rapidement qu'elle était mêlée à un vaste trafic de drogue, qu'il cherche à démanteler. Seul contre une bande de malfrats sans foi ni loi, il risque sa peau...

SENS CRITIQUE
Huit millions de façons de mourir est un polar très inégal qui tient surtout par la qualité de son interprétation avec une mention spéciale pour Andy Garcia en malfrat psychopathe. Car le film empile les clichés à commencer par le thème de l’ancien policier devenu alcoolique à la suite d’une bavure et, cerise sur le gâteau, cela s’accompagne de séances de communication de groupe d’un moralisme ridicule et consternant.

Heureusement dans les têtes à têtes entre Matt (Jeff Bridges) et Angel (Andy Garcia) Hal Ashby sait créer une tension remarquable qui explose à la fin du film dans la remarquable séquence de l’échange de Sarah (Rosanna Arquette) contre les sacs de drogues. Là, le réalisateur nous offre un grand moment de cinéma qui peut justifier à lui seul la vision du film.

La dernière scène retombe hélas dans le ridicule et le cliché, avec balade des deux tourtereaux sur la plage au soleil couchant.
8 MILLIONS DE FAÇONS DE MOURIR, Hal Ashby 1986, Jeff Bridges, Andy García, Rosanna Arquette (thriller)@ (E)
Parce qu'il a abattu un dealer sous les yeux de ses enfants, Matt Scudder, rongé par la culpabilité, démissionne de la police et sombre peu à peu dans l'alcool. Son épouse le quitte et, avec elle, toute sa ...

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8 RUE DE L HUMANITE, Dany Boon 2021, Dany Boon, François Damiens (societe sante)


Alors que certains ont préféré fuir la capitale, sept familles sont restées confinées dans un immeuble du 11ème, au 8 rue de l'Humanité. Une patronne de bistrot, un scientifique ambitieux qui veut trouver le vaccin, un hypocondriaque en panique, sa femme avocate, un coach sportif qui grossit au fil des semaines, sa fiancée enceinte, un riche self-made-man désespéré et deux enfants de 8 et 10 ans qui, grâce au confinement, vont tomber amoureux.

TELERAMA
En période de confinement(s), Dany Boon reprenait sans vergogne son éternel personnage d’hypocondriaque. Comme dans une sitcom, tout le monde se déteste ici, mais tout le monde finira par s’apprécier… Yvan Attal en patron de labo qui se fait « des couilles en or » et vire au savant fou : du n’importe-quoi. Liliane Rovère en tenancière de bistrot au chômage technique, grande gueule et gentille avec les enfants : rien à signaler. Et avec François Damiens en gros con parfait (« le seul Belge antipathique »), on reste dans le déjà-vu…
À la fois calculateur et fainéant, Dany Boon ne ressort pas grandi de ce film, indigne de la fantaisie dont on le sait capable. Les seuls personnages vraiment drôles de 8, rue de l’Humanité sont un coach sportif et une perdante de The Voice qui vivent le confinement sur Instagram, dans une compétition à la dure pour le plus grand nombre de followers. Tom Leeb et Alison Wheeler arrivent à rendre la caricature savoureuse et tirent le meilleur de chacune de leurs scènes. Ils auraient mérité d’avoir tout le film pour eux.

8 RUE DE L HUMANITE, Dany Boon 2021, Dany Boon, François Damiens (societe sante) (E)
Alors que certains ont préféré fuir la capitale, sept familles sont restées confinées dans un immeuble du 11ème, au 8 rue de l'Humanité. Une patronne de bistrot, un scientifique ambitieux qui ...

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A 2000 METRES D ANDRIIVKA, Mstvslav Chernov 2025 (documentaire guerre ukraine)@@@


Un groupe de soldats ukrainiens a pour mission de traverser deux kilomètres de forêt occupés pour libérer des forces russes le village d'Andriivka. Un journaliste les accompagne, témoin des ravages de la guerre et de l'incertitude croissante quant à son issue.

TELERAMA
Les caméras posées sur les casques des soldats ukrainiens nous projettent au milieu du chaos. Toutes les dimensions humaines du conflit dans un regard documentaire inédit, par le réalisateur de “20 jours à Marioupol”.Features

Le cinéma ne devrait-il pas regarder plus souvent du côté de l’Ukraine et de la guerre qui y fait encore rage ? Il le fait avec ce documentaire qui nous précipite sur la ligne de front et, face à ces images terribles, on se demande si l’on ne va pas devoir baisser les yeux… Il faut pourtant voir À 2 000 mètres d’Andriivka, un film bouleversant et essentiel.

Le réalisateur oscarisé de 20 jours à Marioupol (2023) a livré une retentissante bataille pour l’image, à moins de deux heures de route de sa ville natale, Kharkiv. Pour reprendre le village d’Andriivka aux troupes russes, un bataillon ukrainien a reçu l’ordre d’emprunter le seul passage possible au milieu d’un champ de mines : une forêt qui dessine une bande de 2 000 mètres. Couvrir cette petite distance sera un enfer. Avec des caméras embarquées sur les casques des soldats, on plonge d’emblée au cœur d’un déluge de tirs d’artillerie, de grenades et de drones. Un chaos où se mêlent la technologie d’aujourd’hui et la guerre de tranchées, les écrans de contrôle et le garrot qu’il faut savoir poser pour qu’un blessé ne se vide pas de son sang.

La vie, aux portes de la mort
Nous sommes en septembre 2023, l’Ukraine vient de lancer une contre-offensive dont les résultats seront décevants. Par-delà ces circonstances, Mstyslav Chernov déploie une ambition différente de celles des reporters. Ce n’est pas de l’information qu’il veut partager avec nous mais la vie, aux portes de la mort. La proximité est inédite avec ceux qui se battent et interpellent leur ennemi : « Qu’est-ce que vous êtes venus foutre ici ? » « Je ne sais pas pourquoi on est là », répond un soldat russe fait prisonnier. À hauteur d’homme, la guerre en Ukraine nous saute aux yeux, tout à la fois plus concrète, plus décisive, plus absurde, plus barbare et plus noble qu’on pourrait le croire, parce que la solidarité entre les combattants ukrainiens y préserve une grandeur vaille que vaille. Toutes les dimensions humaines du conflit se trouvent rassemblées en un geste de cinéma inoubliable.
A 2000 METRES D ANDRIIVKA, Mstvslav Chernov 2025 (documentaire guerre ukraine)@@@ (E)
Un groupe de soldats ukrainiens a pour mission de traverser deux kilomètres de forêt occupés pour libérer des forces russes le village d'Andriivka. Un journaliste les accompagne, témoin des ravages de la gu ...

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A BEAUTIFUL DAY, Lynne Ramsay 2017, Joaquin Phoenix, Ekaterina Samsonov (thriller)@@


Dans une chambre d'hôtel à Cincinnati, Joe nettoie son marteau avant de s'en débarrasser. Il s'échappe par une ruelle, assomme d'un coup de tête un type qui l'agresse. La routine. Le contrat suivant est plus compliqué. La fille d'un sénateur a disparu. Joe doit la retrouver et en profiter pour faire mal à ses kidnappeurs.

TELERAMA
Un tueur doit sauver une petite fille kidnappée. Le scénario de Lynne Ramsay et l’interprétation de Joaquin Phoenix ont été justement primés à Cannes en 2017.

Attention, ça secoue ! Joe est un exécuteur de basses œuvres à l’efficacité redoutable. Son arme fétiche ? Un marteau. Joe est aussi sujet à des pulsions suicidaires, liées à des traumatismes en série qui se devinent à travers des flash-back très brefs, aux allures d’hallucinations morbides. Quand Joe est chargé par un sénateur de la côte Est de retrouver sa fille fugueuse, il découvre un réseau de prostitution adolescente aux dangereuses ramifications politiques.

Il est curieux que le jury du Festival de Cannes 2017 ait choisi de récompenser Lynne Ramsay pour le scénario très mince d’A beautiful day, une variation sommaire du Taxi Driver de Martin Scorsese. Car c’est sa mise en scène qui impressionne. Par sa sophistication visuelle et sonore. Par ses longs plans contemplatifs qui alternent avec de soudains éclairs de violence sèche. Et par son montage aux ellipses audacieuses.

Pas de contestation, en revanche, pour le Prix d’interprétation attribué à Joaquin Phoenix. L’acteur, méconnaissable, joue du contraste entre son physique de gros nounours et la brutalité de son personnage. Une vraie bombe à retardement… Pour une fois économe dans ses effets, il se contente, le plus souvent, d’offrir à sa réalisatrice sa barbe hirsute, son corps massif et couturé de cicatrices, son mal-être. Quelle présence !
A BEAUTIFUL DAY, Lynne Ramsay 2017, Joaquin Phoenix, Ekaterina Samsonov (thriller)@@ (E)
Dans une chambre d'hôtel à Cincinnati, Joe nettoie son marteau avant de s'en débarrasser. Il s'échappe par une ruelle, assomme d'un coup de tête un type qui l'agresse. La routine. Le contrat suivant est plus ...

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A BOUT PORTANT, Fred Cavayé 2010, Gilles Lellouche, Roschdy Zem (thriller)@


Dans le métro parisien, Samuel, un aide-soignant, est témoin d'une course-poursuite, qui se termine par un violent accident. Il ranime l'un des deux hommes impliqués dans la bagarre. A son retour chez lui, Samuel est violemment assommé, et sa femme Nadia, enceinte, est enlevée. A son réveil, un coup de fil apprend à Samuel que s'il veut revoir Nadia vivante, il doit à tout prix faire sortir l'homme qu'il a ranimé de l'hôpital dans lequel il est désormais placé. Mais l'individu, un dénommé Sartet, qui était activement recherché par la police, a été placé sous surveillance policière. Samuel va devoir faire vite, très vite...

TELERAMA
Un homme tout ce qu'il y a de commun trouve des ressources extraordinaires pour sauver la femme qu'il aime. C'était le schéma narratif de Pour elle, l'honorable premier film de Fred Cavayé. C'est aussi la ligne directrice d'A bout portant, où un infirmier sympa comme tout fait évader un dangereux criminel de son hôpital et affronte les vilains méchants qui ont eu la lâcheté d'enlever sa chérie enceinte de huit mois trois quarts.


Qu'il saute dans le vide ou coure dans le métro, c'est peu dire que Gilles Lellouche mouille le maillot. Mais à quoi bon… Le petit charme de série B de Pour elle a disparu de ce thriller survitaminé, où la mise en scène épileptique ne parvient pas à faire oublier les énormes invraisemblances du scénario, ni les sourcils froncés d'un Gérard Lanvin plus caricatural que jamais. On sauvera juste la composition « melvillienne » de Roschdy Zem en supertruand aussi mutique qu'efficace.
A BOUT PORTANT, Fred Cavayé 2010, Gilles Lellouche, Roschdy Zem (thriller)@ (E)
Dans le métro parisien, Samuel, un aide-soignant, est témoin d'une course-poursuite, qui se termine par un violent accident. Il ranime l'un des deux hommes impliqués dans la bagarre. A son retour chez lui, Samuel est vi ...

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A BRAS OUVERTS, Philippe de Chauveron 2017, Christian Clavier@@


Jean-Etienne Fougerole est un intellectuel humaniste marié à une riche héritière déconnectée des réalités. Alors qu'il fait la promotion dans un débat télévisé de son nouveau roman, invitant les plus aisés à accueillir chez eux les personnes dans le besoin, son opposant le met au défi d'appliquer ce qu'il préconise dans son ouvrage. Fougerole prend son adversaire au mot et accepte le challenge pour ne pas perdre la face. Dès le soir-même, on sonne à la porte de sa somptueuse maison.

TELERAMA:
Un intellectuel de gauche est contraint d'accueillir une ­famille de Roms... Philippe de Chauveron (Mais qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu ?) s'embourbe dans les poncifs. Mise en scène plate et interprétation terne
A BRAS OUVERTS, Philippe de Chauveron 2017, Christian Clavier@@ (E)
Jean-Etienne Fougerole est un intellectuel humaniste marié à une riche héritière déconnectée des réalités. Alors qu'il fait la promotion dans un débat télévis&eacu ...

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A CHACUN SON SECRET, Francis Meletzky 2022, Franziska Hartmann, Stephan Szasz (policier)@)


Mutée à Hambourg dans une unité de la police judiciaire, la commissaire Katharina Tempel doit enquêter sur la disparition d'un couple de médecins. Ulla Leitermann est bien parvenue à appeler brièvement à l'aide, mais à l'arrivée de la police, son mari et elle avaient disparu. Aux côtés de son nouveau chef, Georg König, et de sa collègue, Dela Tahiri, la jeune policière se lance avec zèle dans cette première mission. L'équipe ne tarde pas à découvrir Hans Leitermann, inconscient sur sa péniche, mais ne trouve aucune trace de son épouse. Les deux praticiens gèrent une clinique de diagnostic prénatal, où sont pratiquées des interruptions de grossesse. Se sont-ils fait des ennemis parmi les militants anti-avortement ?...

TELERAMA
Tout juste mutée à Hambourg, l’enquêtrice Katharina Tempel est confrontée à la disparition inquiétante d’un couple de médecins. Francis Meletzky propose ici une intrigue efficace, à laquelle se mêlent les tourments intimes de sa protagoniste.

Au secours, il y a quelqu’un chez moi, au 8 Wasserwerg. — Vous voyez qui est entré ?  », puis le silence. Alors qu’elle prend tout juste ses fonctions dans une unité de police judiciaire d’Hambourg, Katharina Tempel est confrontée à la disparition d’Ulla et Hans Leitermann, couple de médecins à la tête d’une clinique de diagnostic prénatal, où sont pratiquées des interruptions de grossesse. Tout prête alors à penser que des militants anti-IVG s’en sont pris au couple de praticiens, introuvable depuis l’appel d’Ulla Leitermann à la police hambourgeoise. Toutefois, c’est un scénario plus tortueux et inattendu que propose Elke Rössler. Et en recherchant la vérité, Katharina Tempel doit faire face à ses propres démons.

Tout en cochant les cases traditionnelles du polar — une disparition inquiétante, un tandem enquêteur / enquêtrice solide, un enchaînement de fausses pistes — Francis Meletzky et sa scénariste apportent une attention particulière rafraîchissante à leur protagoniste. Au fil de la traque, derrière ses apparences de femme accomplie, Katharina Tempel se révèle torturée, malmenée. Un portrait d’enquêtrice moderne et nuancé, qui ne tombe pas dans la facilité.
A CHACUN SON SECRET, Francis Meletzky 2022, Franziska Hartmann, Stephan Szasz (policier)@) (E)
Mutée à Hambourg dans une unité de la police judiciaire, la commissaire Katharina Tempel doit enquêter sur la disparition d'un couple de médecins. Ulla Leitermann est bien parvenue à appeler bri&egra ...

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A COEUR OUVERT, Marion Laine 2012, Juliette Binoche, Édgar Ramírez (thriller sentimental)@


Toujours terrassé par la perte de sa famille dans l'attaque du 11 septembre, un homme renoue avec un ancien compagnon d'université qui est un peu dépassé par ses responsabilités familiales et professionnelles. Cette amitié aidera les deux hommes à tenir bon à un moment tournant de leur vie.

TELERAMA
Juliette Binoche et Edgar Ramírez (Carlos, d'Olivier Assayas) en chirurgiens du coeur, pris dans une magnifique et impossible histoire d'amour... belle affiche, beau programme ! Parce qu'on imagine tout de suite ce que pouvaient donner cette histoire et ces comédiens, on trouve bien fade la manière dont la jeune cinéaste Marion Laine a mis tout ça en boîte. Refusant le mélo, elle ancre son film dans le réalisme, mais ne s'appuie pas sur la tension dramatique de l'univers hospitalier, montré de façon superficielle. Toujours un peu en retrait, pas assez sensible, elle laisse ses acteurs se débattre avec les humeurs très changeantes de leurs personnages et passe de la chronique gentiment bourgeoise, façon Claude Sautet, à l'hystérie passionnelle, genre Andrzej Zulawski. Mais cette mise en scène à la va-comme-je-te-pousse n'arrive pas à gâcher complètement l'original et foisonnant roman de Mathias Enard, Remonter l'Orénoque, dont ce film est l'adaptation.
A COEUR OUVERT, Marion Laine 2012, Juliette Binoche, Édgar Ramírez (thriller sentimental)@ (E)
Toujours terrassé par la perte de sa famille dans l'attaque du 11 septembre, un homme renoue avec un ancien compagnon d'université qui est un peu dépassé par ses responsabilités familiales et professionnel ...

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A CONTRE SENS, Domingo González 2023, Nicole Wallace, Gabriel Guevara


Noah, dix-sept ans, doit tout quitter pour emménager dans le manoir de William Leister, le nouveau et riche mari de sa mère. Noah rencontre Nick, son nouveau demi-frère, et découvre qu'il cache une vie de bagarre, de jeu et de courses automobiles illégales. Ni la rivalité permanente, ni l'opposition de leur entourage ne peuvent les empêcher de tomber secrètement et follement amoureux. Or, le présent turbulent de Nick et le passé orageux de Noah mettront à l'épreuve leur amour interdit.
A CONTRE SENS, Domingo González 2023, Nicole Wallace, Gabriel Guevara (E)
Noah, dix-sept ans, doit tout quitter pour emménager dans le manoir de William Leister, le nouveau et riche mari de sa mère. Noah rencontre Nick, son nouveau demi-frère, et découvre qu'il cache une vie de bagarre ...

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A COUP SUR, Delphine de Vigan 2014, Laurence Arne, Eric Elmoslino (sentimental)@@


Emma est une jeune journaliste très qualifiée et séduisante, qui a tout pour plaire. Mais elle enchaîne les déceptions amoureuses, et son dernier amant ne semble pas convaincu par les performances de la jeune femme au lit, la comparant sans vergogne à une limace anesthésiée. Désespérée, Emma décide de tout faire pour devenir le meilleur coup de Paris.

TELERAMA:
Qu'est-elle allée faire dans cette galère ? Delphine de Vigan, l'auteur du roman Rien ne s'oppose à la nuit, fait ses premiers pas de réalisatrice avec une improbable comédie sur le sexe. Ou comment, après une expérience malheureuse, une jeune, jolie et brillante journaliste obsédée par la performance décide de s'entraîner pour devenir « le meilleur coup de Paris »... La balourdise de l'ensemble donne envie de mordre.
A COUP SUR, Delphine de Vigan 2014, Laurence Arne, Eric Elmoslino (sentimental)@@ (E)
Emma est une jeune journaliste très qualifiée et séduisante, qui a tout pour plaire. Mais elle enchaîne les déceptions amoureuses, et son dernier amant ne semble pas convaincu par les performances de la jeu ...

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A COUTEAUX TIRES, Rian Johnson 2019, Daniel Craig, Chris Evans (thriller)@@


Célèbre auteur de polars, Harlan Thrombey est retrouvé mort dans sa somptueuse propriété, le soir de ses 85 ans. L'esprit affûté et la mine débonnaire, le détective Benoît Blanc est alors engagé par un commanditaire anonyme afin d'élucider l'affaire. Cependant, entre la famille d'Harlan qui s'entre-déchire et son personnel qui lui reste dévoué, Blanc plonge dans les méandres d'une enquête mouvementée, mêlant mensonges et fausses pistes.

TELERAMA
Une enquête criminelle façon Cluedo qui joue malicieusement avec les codes du genre. Un bel hommage à Agatha Christie, du détective excentrique à la savoureuse galerie de suspects. Un régal.
Entre deux productions intersidérales (comme Star Wars : Les Derniers Jedi, en 2017), le réalisateur Rian Johnson s’offrait une brillante récréation en forme d’enquête criminelle. Même plaisir buissonnier pour l’acteur Daniel Craig, James Bond en permission, qui interprète un détective infaillible, tout de tweed ­vêtu. Dans ce délicieux exercice de style, il prend un plaisir manifeste à jouer un cousin laconique et excentrique d’Hercule Poirot, d’autant que l’intrigue respecte fidèlement le cahier des charges d’un bon Agatha Christie…

Tout commence par le suicide très douteux (peut-on vraiment s’auto-égorger ?) d’un célèbre auteur de romans policiers dans son manoir, entouré de ses proches. Que personne ne sorte ! Tout le monde, ou presque, a un mobile. C’est un festival de numéros d’acteurs, de dialogues drôles et ciselés, avec la bonne dose de clins d’œil (télé ­allumée sur la série Arabesque). Construit autour des flash-back qui racontent, sous différents angles, la dernière soirée de la victime (le vénérable et croustillant Christopher Plummer), le film se déplie peu à peu comme un grand plateau de jeu. Rian Johnson, à qui on doit aussi l’excellent Looper, déplace savamment ses pions et construit une énigme maligne et retorse à souhait. À voir dans la bibliothèque, avec la clé anglaise…
A COUTEAUX TIRES, Rian Johnson 2019, Daniel Craig, Chris Evans (thriller)@@ (E)
Célèbre auteur de polars, Harlan Thrombey est retrouvé mort dans sa somptueuse propriété, le soir de ses 85 ans. L'esprit affûté et la mine débonnaire, le détective Benoît ...

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A DIX MINUTES DE NULLE PART, Arnauld Mercadier 2011, Fabio Zenoni, Laurent Bateau, Helena Noguerra (telefilm)@


Chaque été, Charles Lemoulec, directeur étriqué d'une compagnie d'assurances, a pour habitude d'emmener sa famille en vacances à l'île de Ré. Mais cette année, l'héritier de l'affaire familiale est à deux doigts de déposer le bilan. Pour ne pas décevoir sa famille qui ne sait rien de ses déboires professionnels, il décide, via Internet, d'échanger sa magnifique villa de Saint-Germain-en-Laye contre une superbe hacienda dans le sud pour l'été.

TELERAMA
En Belgique, près de Tihange, les Stiévenart ont construit une maison passive. Monsieur est un écolo dogmatique, tandis que madame apprécierait un peu plus de confort. Lorsque monsieur Stiévenart annonce à son épouse qu'ils ne pourront pas partir en vacances, faute d'argent, celle-ci le quitte en emmenant les enfants. Pour tenter de récupérer sa famille, Stiévenart a alors l'idée de faire un échange de maisons. Ce sont les Roger-Maillard qui se proposent. Cette famille française, peu concernée par la protection de l'environnement, est propriétaire d'une maison dans le Lubéron. Ecolos et énergivores échangent leurs maisons et leurs modes de vie si différents...
A DIX MINUTES DE NULLE PART, Arnauld Mercadier 2011, Fabio Zenoni, Laurent Bateau, Helena Noguerra (telefilm)@ (E)
Chaque été, Charles Lemoulec, directeur étriqué d'une compagnie d'assurances, a pour habitude d'emmener sa famille en vacances à l'île de Ré. Mais cette année, l'héritier de l'af ...

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A DOUBLE TRANCHANT, Richard Marquand 1985, Glenn Close, Maria Mayenzet (drame)@


Armé d'un couteau de chasse à double tranchant, un individu masqué pénètre dans la villa des Forrester. Peu après, on retrouve Jack Forrester assommé, non loin des corps déchiquetés de son épouse et de leur bonne.

TELERAMA
Armé d'un couteau de chasse à double tranchant, un individu masqué pénètre dans la villa des Forrester. Peu après, on retrouve Jack Forrester assommé, non loin des corps déchiquetés de son épouse et de leur bonne. Unique héritier de la fortune de sa femme, Jack est aussitôt soupçonné par Thomas Krasny, le procureur chargé de l'affaire. Celui-ci ne cache pas son inimitié pour Forrester, dont les articles dans le "San Francisco Times" ne l'ont jamais ménagé. Après un témoignage accablant, Jack est arrêté, avant d'être rapidement libéré sous caution. Il demande à Teddy Barnes, une brillante avocate, ancienne assistante de Krasny, d'assurer sa défense. Après quelques hésitations, la jeune femme accepte de prendre en charge le dossier...
A DOUBLE TRANCHANT, Richard Marquand 1985, Glenn Close, Maria Mayenzet (drame)@ (E)
Armé d'un couteau de chasse à double tranchant, un individu masqué pénètre dans la villa des Forrester. Peu après, on retrouve Jack Forrester assommé, non loin des corps déchiquet&eacu ...

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A E I O U L alphabet rapide de l amour, Nicolette Krebitz 2022, Sophie Rois, Udo Kier


La soixantaine, Anna, ancienne gloire du cinéma et du théâtre, vit quasiment recluse et cachetonne pour payer ses arriérés de loyer à son propriétaire et unique ami. Un soir, en pleine rue, elle est poussée au sol par un jeune homme qui lui dérobe son sac. Puis, lors d'un cours de diction qu'elle donne à des adolescents placés en foyer, l'actrice rencontre son premier élève qui n'est autre que son agresseur, Adrian. Bientôt, la relation déborde du cadre professoral.

TELERAMA
Elle est une comédienne un brin rigide, veuve amère qui se sent exclue du milieu culturel en raison de son âge et de son sexe. Lui est un adolescent kleptomane, en échec scolaire, qui souffre de bégaiement. En vue d’une performance théâtrale, elle est chargée de lui inculquer les rudiments de l’éloquence. L’apprentissage devient mutuel et mène à une idylle, synonyme pour les deux de renaissance. À la fois conceptuelle et cocasse, cette romance zigzague de manière originale et audacieuse, de Berlin à la Côte d’Azur, où le couple fait les quatre cents coups. À l’unisson, les comédiens composent un joli ballet sentimental, ludique et libre. Milan Herms (faux air du regretté River Phoenix) a la sensualité d’un ange, tandis que Sophie Rois, actrice autrichienne singulière et confirmée de la prestigieuse Volksbühne Berlin, se révèle de plus en plus lumineuse.
A E I O U L alphabet rapide de l amour, Nicolette Krebitz 2022, Sophie Rois, Udo Kier (E)
La soixantaine, Anna, ancienne gloire du cinéma et du théâtre, vit quasiment recluse et cachetonne pour payer ses arriérés de loyer à son propriétaire et unique ami. Un soir, en pleine rue, el ...

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A FLEUR DE PEAU, Christian Bonnet 2023, Flore Bonaventura, Raphaël Lenglet (thriller)@


Axelle, lieutenant de police, se réveille dans un coffre de voiture et commence à se demander si elle n'a pas commis un meurtre. Elle finit par fuir alors que son passé semble la rattraper, mais la vérité est, en fait, beaucoup plus compliquée que cela.

TELERAMA
Une voiture au milieu de la garrigue. Soudain, le coffre arrière s’ouvre pour libérer Emy. La jeune policière, qui doit se marier le lendemain avec Alice, n’a aucun souvenir de la nuit précédente. Quelqu’un l’aurait-il droguée avant de l’enfermer dans le véhicule ? Le binôme et futur beau-frère de la jeune femme, Matisse, tente de l’aider à reconstituer les faits. Mais il découvre qu’Emy cache d’étranges secrets et n’est pas tout à fait celle qu’elle prétend. Le jour de son propre mariage, la jeune femme ne vient pas à la cérémonie, mettant sa fiancée Alice au désespoir…

Intrigante, la scène d’introduction nous fait d’abord lever un sourcil intéressé : pourquoi diable l’héroïne se réveille-t-elle dans le coffre d’une voiture ? À mesure que le mystère s’épaissit, on se demande ce que le scénario a sous le coude… Et puis survient un retournement invraisemblable qui fait basculer le téléfilm dans le nanardesque. Passé ce cap, plus rien n’est crédible dans l’intrigue, ni les motivations incompréhensibles de l’antagoniste, ni les comportements erratiques des personnages principaux. Le tout s’achève dans un final si embarrassant qu’on préférerait ne l’avoir jamais visionné.

Emy, policière de son état, se réveille dans le coffre d’une voiture perdue en pleine garrigue. Elle n’a aucun souvenir de la nuit précédente... Dommage : après un début intrigant, ce téléfilm enchaîne les rebondissements invraisemblables.
A FLEUR DE PEAU, Christian Bonnet 2023, Flore Bonaventura, Raphaël Lenglet (thriller)@ (E)
Axelle, lieutenant de police, se réveille dans un coffre de voiture et commence à se demander si elle n'a pas commis un meurtre. Elle finit par fuir alors que son passé semble la rattraper, mais la vérité ...

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A L EST D EDEN, Elia Kazan 1955, James Dean, Julie Harris (sentimental)@@@


En 1917, Adam Trask exploite ses terres à Salinas Valley, aidé par ses deux fils jumeaux, Cal et Aaron. Cal, jeune homme troublé, est convaincu que son père ne l'aime pas et tente par tous les moyens de gagner l'affection de son père qui ne voit en lui que des défauts.

TELERAMA
La vieille Amérique chrétienne et puritaine étouffe les jeunes « rebelles sans cause » qui hurlent leur fureur de vivre et leur haine des carcans. Le beau roman de John Steinbeck, publié en 1952, s’inscrit dans cet air du temps, ce goût de liberté qui donne envie de s’affranchir des codes établis. Kazan, adaptateur fidèle, en profite pour rompre avec les règles du cinéma classique : décadrages révélant la haine à peine maîtrisée d’un père pour son fils, scènes d’hystérie dans l’obscurité d’une maison close, ou ce splendide arrêt sur image, saisissant au vol la folie d’une foule de lyncheurs — un homme tient dans sa main la barrière qu’il vient d’arracher, une vieille femme brandit le poing…

Mais, surtout, le cinéaste donne toute latitude à James Dean, dont c’est le premier rôle, pour improviser un personnage à la limite de l’autisme, dont la démarche inégale et enfantine, les yeux étranges et fous, la façon de marmonner ses phrases ou de relâcher sans prévenir sa brutalité restent inégalés. Kazan avait d’abord envisagé pour le rôle un autre débutant, du nom de Paul Newman. A quoi un mythe tient-il ?
A L EST D EDEN, Elia Kazan 1955, James Dean, Julie Harris (sentimental)@@@ (E)
En 1917, Adam Trask exploite ses terres à Salinas Valley, aidé par ses deux fils jumeaux, Cal et Aaron. Cal, jeune homme troublé, est convaincu que son père ne l'aime pas et tente par tous les moyens de gagner l' ...

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A L OUEST RIEN DE NOUVEAU, Lewis Milestone 1930, Louis Wolheim, Lew Ayres, John Wray (guerre)@@


1914, la guerre éclate en Allemagne. Paul Baumer et quelques camarades incités par leurs professeurs, s'enrôlent très vite dans l'armée, prêts à servir leur patrie. À peine engagés, l'esprit volontaire fait place aux désillusions : leur instructeur, le caporal Himmelstoss, fait preuve d'un sadisme sans faille et les premières images du champ de bataille leur jette la réalité de la guerre en plein visage.

TELERAMA:
La force du sujet emporte tout. Il faut montrer ce film aux enfants pour qu’ils y découvrent le mensonge de l’embrigadement, l’atrocité des mutilations, en un mot l’insoutenable horreur de la guerre. On a fait « mieux » depuis au cinéma en matière de réalisme rouge sang ; mais ce film garde sa force, peut-être parce qu’on sent confusément qu’il est presque contemporain du cauchemar qu’il décrit. Les scènes de combat sont frappantes — notamment par l’usage de la caméra qui se substitue à la mitrailleuse —, mais même les moments d’accalmie ont une intensité rare : ainsi, quand Albert découvre dans un miroir qu’il vient d’être amputé, ou lorsque Paul, de retour chez lui, est pris pour un lâche. Lewis Milestone a l’intelligence de montrer sans vouloir démontrer : si son film est un pamphlet, c’est seulement par la crudité des images… On n’oubliera pas la dernière scène, que le cinéaste tourna sans l’accord du studio. Conclusion inéluctable et dramatique de la tragédie…
A L OUEST RIEN DE NOUVEAU, Lewis Milestone 1930, Louis Wolheim, Lew Ayres, John Wray (guerre)@@ (E)
1914, la guerre éclate en Allemagne. Paul Baumer et quelques camarades incités par leurs professeurs, s'enrôlent très vite dans l'armée, prêts à servir leur patrie. À peine engagé ...

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A LA FOLIE, Andréa Bescond et Eric Métayer 2021, Marie Gillain, Ahmed Sylla (thriller)@


Alors qu'elle se trouve avec des amis dans un jardin, Anna poignarde soudain Damien, son compagnon. Elle est mise en examen pour tentative de meurtre et n'explique pas son geste. Chargé de l'enquête, l'inspecteur Noé Labidi tente de comprendre ce qui a conduit cette femme sans histoire à ce geste fatidique. Il s'entretient pour cela avec ses proches. Dès le début de leur relation, Damien s'était montré tour à tour enjôleur, distant, excessif, cassant, laissant souvent sa compagne déstabilisée. Son entourage a rapidement noté un changement dans l'attitude d'Anna.

TELERAMA
l fallait « que ça s’arrête ». Seule explication donnée par Anna au geste fou commis, en un éclair, pendant un repas entre amis : à table, entre la poire et le fromage, elle a subitement poignardé son conjoint. Anna est elle devenue folle ? Pourquoi cet acte meurtrier, incompréhensible, de la part d’une femme réputée équilibrée et sans histoires ?

Avec précision, Andrea Bescond et Éric Métayer détricotent, étape par étape les mécanismes psychologique d’une relation d’emprise destructrice : les débuts idylliques, follement romanesques, orchestrés par un homme fantasque et charmeur. Puis, peu à peu, insidieusement, le travail de sape, la menace, et les injonctions contradictoires qui démolissent, insécurisent la victime. À mesure que le fougueux Damien révèle le visage d’un véritable pervers narcissique, Anna s’enfonce dans la culpabilité, la dépression. Alourdi par des séquences trop didactiques, et l’utilisation récurrente d’une symbolique appuyée –l’amant représenté en torero dans une arène vide, la description de cette relation toxique se révèle néanmoins d’une grande justesse psychologique, et doit beaucoup à l’interprétation de Marie Gillain, solaire et fragile, et d’Alexis Michalik, parfait en beau salaud, parfaitement détestable.

A LA FOLIE, Andréa Bescond et Eric Métayer 2021, Marie Gillain, Ahmed Sylla (thriller)@ (E)
Alors qu'elle se trouve avec des amis dans un jardin, Anna poignarde soudain Damien, son compagnon. Elle est mise en examen pour tentative de meurtre et n'explique pas son geste. Chargé de l'enquête, l'inspecteur Noé Lab ...

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A LA JOIE, Jerome Bonnell, Amel Charif, Pablo Pauly (sante)@@


Dans un Paris confiné, Véra fait la connaissance de Sam dont le charme ne la laisse pas insensible. Isolés, loin de leurs repères habituels, l'amour peut-il naître et se vivre sans le regard des autres ?

LE MONDE
Dans un pays ravagé par une peste qui obligeait chacun à rester cloîtré, une jeune femme ouvrit sa porte à un inconnu. Alors que la mort s’insinuait dans chaque interstice de la vie, ils s’aimèrent. A la joie, le beau film de Jérôme Bonnell, est un film d’époque – du printemps 2020 –, qui fait de cette tragédie dont on sort à peine un ailleurs dont l’étrangeté rend presque (et tout est dans le « presque ») certain ce qui hier encore était impossible.
La grâce des visages et des corps de ces amants de la pandémie de Covid-19, l’élégance de la mise en scène font d’A la joie un moment intense et doux, qui regarde en face aussi bien le désir que la douleur.
Véra (Amel Charif) commence à Montpellier sa carrière d’avocate (pour l’instant, elle plaide aux prud’hommes), quand le confinement la bloque à Paris. Même en ce prélude en apparence programmé, Jérôme Bonnell, également scénariste, injecte une dose de liberté. Si elle y avait mis un peu du sien, Véra aurait pu prendre le dernier train pour se confiner avec son fiancé ; elle préfère se couler dans le flottement universel du moment pour rester dans l’appartement d’une amie, où elle reçoit la visite d’un voisin. Sam (Pablo Pauly) est très loquace, plutôt drôle, un peu envahissant.
Les jeunes gens font en même temps l’apprentissage du confinement, dont les rituels sont reconstitués sous nos yeux, comme de très anciens souvenirs. La file d’attente devant le supermarché, l’initiation au port du masque, la quête de gel hydroalcoolique… l’acquisition de la maîtrise de ce nouveau quotidien, fait de contraintes inédites, sert en fait de clé des champs aux amants.
Ce paradoxe donne au film de Jérôme Bonnell une impulsion qui le propulse vers la réalisation de tous les souhaits, puisque, en réalité, il n’y en a qu’un qui compte vraiment : celui de rester ensemble, loin du monde. Cette célébration de la rencontre des corps – de la distance sanitaire à la fusion – est ordonnée avec une élégance qui lui permet d’éviter tous les pièges qui guettent lorsque l’on filme l’amour. Ce que Jérôme Bonnell, Amel Charif et Pablo Pauly montrent à l’écran est limpide : le règne du désir.
Et puis, un soir où ils applaudissent au balcon, sur le coup de 20 heures, Sam dit à Véra que la joie lui importe plus que le bonheur. Ce qui pourrait n’être que la version sophistiquée d’un proverbe pour gaufrette ou pour biscuit chinois se révèle être le premier présage des catastrophes à venir.

Sans se départir de son élégance, le cinéaste met en scène la descente, sur l’autre face du sommet. Impossible de la détailler ici sans gâcher les chocs successifs que la réalité porte à l’amour naissant entre Sam et Véra. Disons seulement que cette deuxième partie d’A la joie est aussi dure avec les amants que la pandémie le fut avec le pays, et que l’évocation presque nostalgique de l’année 2020 fait place à un regard atterré face à la magnitude du désastre.
Cinéaste fasciné par les distances qui séparent les êtres, par les moments qui en permettent le franchissement, Jérôme Bonnell trouve dans le confinement l’espace idéal pour exprimer la quintessence de sa manière. Il a trouvé en Pablo Pauly, charmant, fragile, et en Amel Charif, d’une élégance quasi impériale, les interprètes idéaux pour cette chronique d’un amour au temps de la pandémie.
A LA JOIE, Jerome Bonnell, Amel Charif, Pablo Pauly (sante)@@ (E)
Dans un Paris confiné, Véra fait la connaissance de Sam dont le charme ne la laisse pas insensible. Isolés, loin de leurs repères habituels, l'amour peut-il naître et se vivre sans le regard des autres ?

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A MA SOEUR, Catherine Breillat 2001, Anaïs Reboux, Roxane Mesquida (film e)@


Anaïs, douze ans, se trouve complexée par son poids. Tapie dans l'ombre ou laissée pour compte, elle souffre intérieurement. C'est l'été, la mer, les vacances en famille, l'apprentissage du premier amour. Cet apprentissage, Anaïs le fait en observant sa soeur aînée Eléna. Celle-ci, quinze ans, incarne la beauté du diable. Pas plus intelligente, ni plus bête que sa cadette, elle rejette l'idée de n'être qu'un objet de désir. La perte de la virginité des filles va ouvrir la porte au drame.

TELERAMA
Romance, le film le plus célèbre de Catherine Breillat (1), mettait en scène une femme transgressant les règles et les tabous sexuels fixés par les hommes. A ma soeur ! reprend la question plus en amont, à l'âge des premières fois, et d'une manière plus concrète : sur le front de la bataille que se livrent deux soeurs adolescentes, l'une boulotte et complexée, l'au­tre d'une beauté irrésistible, pendant leurs vacances d'été en famille. Au coeur du film, une scène monstre, rava­geuse, tant par sa longueur que par sa manière de conditionner la suite : le dépucelage de la jolie aînée sous l'oeil de la cadette - la séquence sera la matrice de Sex is comedy (2), sur la difficulté de tourner une scène intime...

Mais le film entier tient du jeu de massacre. Les personnages secondaires, jeune amant italien tout en roublardise macho et parents égocentriques, sont impardonnables. L'épilogue, très spectaculaire, rendra explicite l'idée de carnage, sous le triple signe du conte, du fait divers et de la psychanalyse. Avec une morale saisissante : de la pire catastrophe peut survenir le déclic qui change à jamais une victime en guerrière.
A MA SOEUR, Catherine Breillat 2001, Anaïs Reboux, Roxane Mesquida (film e)@ (E)
Anaïs, douze ans, se trouve complexée par son poids. Tapie dans l'ombre ou laissée pour compte, elle souffre intérieurement. C'est l'été, la mer, les vacances en famille, l'apprentissage du premier am ...

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A MON TOUR, Mickaël Quiroga, Frédéric Berthe 2021 (comique)@


Félix de Ponte, le maire de Chateauneuf-sur-Valone, perpétue un système qui fonctionne à merveille et dont il profite largement. Jusqu'au jour où, à la faveur d'un article, le masque tombe. Ses magouilles, sa maîtresse tout y est révélé. Rose, sa femme, est dévastée et le quitte.

TELERAMA
Tout réussit à Félix de Ponte, le maire de Chateauneuf-sur-Valone, jusqu'au jour où un article de presse fait voler sa vie en éclats en révélant magouilles et maîtresse. Rose, sa femme, est dévastée. Trahie et humiliée, elle décide de réagir. Son futur ex-mari s'apprêtant à être réélu, elle se présente contre lui, se jurant de lui ravir sa précieuse mairie. Félix se retrouve donc à mener une campagne acharnée contre sa propre ex-future femme où tous les coups ou presque sont permis. Mais Félix, rattrapé par ses sentiments pour Rose, va comprendre que "c'est quand on l'a perdu, qu'on réalise ce qu'on avait". Reste à savoir si Félix sera prêt à sacrifier son fauteuil de maire pour avoir une chance de se faire réélire dans le coeur de Rose...
A MON TOUR, Mickaël Quiroga, Frédéric Berthe 2021 (comique)@ (E)
Félix de Ponte, le maire de Chateauneuf-sur-Valone, perpétue un système qui fonctionne à merveille et dont il profite largement. Jusqu'au jour où, à la faveur d'un article, le masque tombe. Ses mago ...

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A NIGHT IN HEAVEN, John G. Avildsen 1983, Christopher Atkins, Lesley Ann Warren (sentimental)@


Rick Monroe, un garçon franc et sûr de lui, est un sportif populaire dans un collège communautaire de Titusville, en Floride . À la fin de son exposé final, il lance une blague à Faye Hanlon, sa professeure d'expression orale, une femme très stricte et réservée, qui ne l'apprécie guère. Après l'avoir réprimandé, elle décide de le recaler et de l'obliger à refaire le cours.

Faye traverse une période difficile dans son mariage avec Whitney Hanlon, un ingénieur aérospatial qui vient d'être licencié de la NASA. De passage à Chicago , Patsy, la sœur de Faye, une femme libre et indépendante, l'emmène dans un club de strip-tease masculin pour lui remonter le moral. Le spectacle met en scène un artiste surnommé « Ricky la Fusée », qui n'est autre que Rick, un étudiant de Faye. C'est dans ce même club que Rick travaille à temps partiel comme strip-teaseur pour financer ses études. Lorsqu'il aperçoit Faye dans la foule, il lui offre une danse lascive très spéciale , l'embrassant au passage.

Le lendemain, Faye et Rick se croisent par hasard lors d'une fête scolaire. Au départ, Rick cherche seulement à convaincre Faye de lui accorder une autre chance pour son examen final, mais elle refuse. Il comprend alors qu'elle est attirée par lui et commence à flirter. Faye donne rendez-vous à Patsy près de son hôtel, mais découvre qu'elle a été dupée et qu'elle assiste à un autre spectacle de « Ricky la Fusée ».

Comme Patsy doit rentrer chez elle un jour plus tôt, elle cède sa chambre d'hôtel à Faye, qui appelle Whitney et prétend qu'elles logent ensemble dans l'hôtel de Patsy. Par coïncidence, la mère de Rick, Mme Johnson, travaille dans le même hôtel. Lors d'une visite chez elle, Rick recroise Faye ; ils retournent dans la chambre de Faye et font l'amour. Faye doit partir et, pendant son absence, Rick invite sa petite amie, Slick Ferguson, dans la chambre. Elle couche également avec lui. Faye les surprend sous la douche et, humiliée, s'enfuit ; elle comprend qu'elle a été trompée.

De retour d'un entretien d'embauche infructueux , Whitney découvre que Patsy est rentrée. Il se rend à l'hôtel et surprend Rick à sa sortie. Sous la menace d'une arme, il le kidnappe , l'emmène dans une barque à quai et le force à se déshabiller. Impuissant, Rick regarde Whitney, qui s'emporte car ses ordres n'ont pas été exécutés à la lettre. Rick, en larmes, obéit. Whitney le menace à plusieurs reprises, mais finit par cribler la barque de balles, laissant Rick nu à bord tandis qu'elle coule au milieu du fleuve.

Faye rentre chez elle et trouve Whitney qui l'attend ; elle s'excuse et il la pardonne. Finalement, le couple discute de ses problèmes et les résout.
A NIGHT IN HEAVEN, John G. Avildsen 1983, Christopher Atkins, Lesley Ann Warren (sentimental)@ (E)
Rick Monroe, un garçon franc et sûr de lui, est un sportif populaire dans un collège communautaire de Titusville, en Floride . À la fin de son exposé final, il lance une blague à Faye Hanlon, sa prof ...

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A PLEIN TEMPS, Eric Gravel 2021, Laure Calamy, Anne Suarez (societe)@@@


Julie se démène seule pour élever ses deux enfants à la campagne et garder son travail dans un palace parisien. Quand elle obtient enfin un entretien pour un poste correspondant à ses aspirations, une grève générale éclate, paralysant les transports. C'est tout le fragile équilibre de Julie qui vacille. Elle va alors se lancer dans une course effrénée, au risque de sombrer.

TELERAMA
Laure Calamy est à couper le souffle. Un haletant thriller du quotidien d’une femme, mère de famille et employée dans un hôtel de luxe.

Une femme dort. La caméra la filme de très près, avec douceur : le grain de sa peau, ses membres relâchés, ses paupières, son souffle régulier. Ce sera le seul moment du film où Julie ne court pas, essoufflée de se débattre avec le monde, avec le temps… Puis le réveil sonne. Commence, alors, la course contre la montre de cette mère de famille célibataire qui a choisi d’élever ses enfants en lointaine banlieue, mais qui travaille à Paris, comme première femme de chambre dans un palace.

La dure routine de Julie ? Créer du calme, du luxe et de la volupté pour des clients capricieux, sans jamais se permettre le moindre faux pas, alors que sa propre organisation repose sur un fil, et sur les horaires des transports en commun. Tout devient donc impossible quand la grève paralyse ces trains et métros qu’elle doit prendre chaque jour. Arriver à l’heure à son travail, s’absenter en douce pour un entretien d’embauche dans une boîte qui lui correspond mieux, faire du stop pour récupérer ses enfants chez la voisine : autant de trajets qui, par la tension de la mise en scène, composent un véritable thriller du quotidien, effrayant au point qu’on se demande si, au moment où, enfin, arrive un train, Julie ne va pas se laisser tomber du quai…


Soutenu par la musique électro d’Irène Drésel, le réalisateur Éric Gravel réussit un travail d’orfèvre : il s’attache à chaque geste, répétitif, des femmes de chambre, pour restituer l’exigence harassante d’un métier. Et à chaque pas, si volontaire, de son héroïne, révéler une mère aimante, au bord de l’épuisement. Dans le rôle de cette sprinteuse sans médaille, Laure Calamy force l’admiration, charnelle et réaliste. Nouvelle Annie Girardot du cinéma français, elle fait nôtres ses respirations comme ses aspirations.
A PLEIN TEMPS, Eric Gravel 2021, Laure Calamy, Anne Suarez (societe)@@@ (E)
Julie se démène seule pour élever ses deux enfants à la campagne et garder son travail dans un palace parisien. Quand elle obtient enfin un entretien pour un poste correspondant à ses aspirations, une gr&e ...

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A PROPOS D HENRY, Mike Nichols 1991, Harrison Ford (societe)@@@


Henry Turner est un brillant avocat, aussi talentueux que cynique. Son existence est stoppée net quand il est blessé au cours d'un banal braquage. Amnésie, paralysie ; malgré la rééducation, Henry réalise que sa vie ne sera plus jamais la même. Avec l'aide de son épouse, il va devoir réapprendre à vivre.

TELERAMA
Le sujet n'est pas sans faire songer à certaines des comédies - souvent amères - de Frank Capra. Henry Turner est riche et se croit heureux, jusqu'à ce qu'un accident lui fasse peu à peu découvrir les réalités d'une vie quotidienne qu'il ignorait par égoïsme. La morale est d'ailleurs pessimiste. Il faudra que le héros soit blessé par un petit braqueur pour que la vérité lui apparaisse et qu'en même temps les barrières sociales tombent au profit de cette vérité. Celle-ci va se révéler souvent gênante - notamment à l'intérieur du couple formé par Henry et sa femme, Sarah -, mais c'est à ce prix que les protagonistes pourront se regarder en face.

Cette parabole, bien jouée par Harrison Ford et Annette Bening, est l'un des films les plus convaincants de l'inégal Mike Nichols.
A PROPOS D HENRY, Mike Nichols 1991, Harrison Ford (societe)@@@ (E)
Henry Turner est un brillant avocat, aussi talentueux que cynique. Son existence est stoppée net quand il est blessé au cours d'un banal braquage. Amnésie, paralysie ; malgré la rééducation, Henry r ...

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A QUI PROFITE LE DOUTE, Stéphanie Tchou-Cotta 2024, Philippe Caroit, Isabel Otero (thriller)@


Le corps de Kevin Lantier, un jeune dealer, est retrouvé dans les eaux d'un port de plaisance à Marseille. Tout porte à croire qu'il a été assassiné par la fille d'un célèbre armateur, Sybille Varlet, qui se fournissait en drogue auprès de lui. Prête à tout pour sauver sa fille, Véra Varlet appelle au secours le seul homme qu'elle ait jamais aimé : Giovanni Costello, un ancien commissaire marseillais, parti vivre en Crète après leur rupture, dix ans plus tôt. Avec l'aide de Christian Barrile, l'avocat de Véra, il accepte de mener une contre-enquête pour tenter de faire la lumière sur le crime dont est accusée Sybille. Pour cela, il doit faire face à son ancienne collègue et amante, la commissaire Corinne Mathis, qui est persuadée de la culpabilité de la jeune femme, que tout accuse...

TELERAMA
Giovanni, flic à la retraite, reprend du service à Marseille pour y aider son ancien amour, Véra, dont la fille est accusée de meurtre... S’il ne réinvente pas la roue, ce film se laisse regarder sans déplaisir.

Le corps d’un jeune dealer est retrouvé dans le port de Marseille. Tout accuse Sibylle, la fille de Véra Varlet, une des grandes fortunes de la cité phocéenne. Persuadée de l’innocence de sa fille, Véra appelle à la rescousse Giovanni Costello, son ancien amour, un commissaire à la retraite qui s’est retiré en Crète. Arrivé à Marseille, Giovanni tente de percer à jour la personnalité énigmatique de la jeune Sibylle…

Partant d’un canevas on ne peut plus usé, ce téléfilm se révèle finalement de bonne tenue. Le mérite en revient au scénario, joliment ficelé (malgré un twist final un peu alambiqué), mais aussi à l’atmosphère subtilement mélancolique qui imprègne l’ensemble. Philippe Caroit, entouré par une belle galerie de seconds rôles, est parfait en flic sur le retour, hanté par le souvenir de ses amours passées. Dommage que la mise en scène soit aussi dépourvue d’audace.
A QUI PROFITE LE DOUTE, Stéphanie Tchou-Cotta 2024, Philippe Caroit, Isabel Otero (thriller)@ (E)
Le corps de Kevin Lantier, un jeune dealer, est retrouvé dans les eaux d'un port de plaisance à Marseille. Tout porte à croire qu'il a été assassiné par la fille d'un célèbre armateur, ...

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A QUOI PESET LES HOMMES, Sophie Allet-Coche 2010, Valerie Niehaus (comedie sentimentale)@@


Avocate spécialisée dans les divorces, Maja éprouve un certain mépris envers la gent masculine. Au tribunal, une affaire l'oppose à maître Wolf, son ancien amour de fac qui ne la reconnaît pas. Suite à un incident, Maja reçoit le don de lire dans les pensées des hommes. Elle en profite pour servir ses intérêts professionnels et personnels.
A QUOI PESET LES HOMMES, Sophie Allet-Coche 2010, Valerie Niehaus (comedie sentimentale)@@ (E)
Avocate spécialisée dans les divorces, Maja éprouve un certain mépris envers la gent masculine. Au tribunal, une affaire l'oppose à maître Wolf, son ancien amour de fac qui ne la reconnaît pas. ...

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ROYAL AFFAIR, Nikolaj Arcel 2012, Mads Mikkelsen, Alicia Vikander (histoire)@@@


Pourquoi madame Rose Evangelista a-t-elle prématurément quitté la maison de retraite où Bélisaire et Prudence Beresford sont venus voir leur tante Ada ?

TELERAMA
Prudence entame une enquête, au désespoir de son mari… Délicieuse adaptation d’Agatha Christie, où la comédie policière vire au conte fantastique et le couple Frot-Dussollier irradie.

Dans une maison de retraite cossue et quiète, Prudence fait la connaissance d’une femme étrange et exaltée. Rose lui parle de morts suspectes, d’une maison biscornue, du cadavre d’une petite fille dans la cheminée. Quelque temps après, Rose disparaît et, au grand désespoir de son mari, Prudence se lance à sa recherche.

Insensiblement, la comédie policière enjouée, tissée de répliques brillantes, filmée avec légèreté, vire au conte maléfique. Telle l’Alice de Lewis Carroll, Prudence découvre des lieux où le temps semble s’être arrêté. Et des silhouettes dont la folie douce pourrait facilement devenir furieuse…

Pascal Thomas peine un peu avec l’écheveau de fausses pistes imaginées par Agatha Christie, mais s’en tire comme un prestidigitateur, utilisant ses meilleures armes – dialogues, seconds rôles, lumière… – pour créer la magie. Jusqu’au dénouement, tout en faux-semblants, cette enquête policière manie la dérision avec sérieux et joue sur le double sens du mot « charme ». Aux côtés de Geneviève Bujold, qu’on a plaisir à revoir, le couple Frot-­Dussollier irradie de gaieté ludique.
ROYAL AFFAIR, Nikolaj Arcel 2012, Mads Mikkelsen, Alicia Vikander (histoire)@@@ (E)
Pourquoi madame Rose Evangelista a-t-elle prématurément quitté la maison de retraite où Bélisaire et Prudence Beresford sont venus voir leur tante Ada ?

TELERAMA
Prudence entame une enquê ...

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A STAR IS BORN, Bradley Cooper 2018, Bradley Cooper, Lady Gaga


Star de country un peu oubliée, Jackson Maine découvre Ally, une jeune chanteuse très prometteuse. Tandis qu'ils tombent follement amoureux l'un de l'autre, Jack propulse Ally sur le devant de la scène et fait d'elle une artiste adulée par le public. Bientôt éclipsé par le succès de la jeune femme, il vit de plus en plus de mal son propre déclin.

TELERAMA:
Face à une Lady Gaga djà mure dans le showbiz, Bradley Cooper peine à concilier son travail de réalisateur et son numéro de chanteur alcoolique aux mauvaises manières — surnage une scène de cérémonie des Grammy Awards qui dégénère… Le film se laisse regarder, mais manque de l’humour acide prêté au répertoire de la vraie Lady Gaga.
A STAR IS BORN, Bradley Cooper 2018, Bradley Cooper, Lady Gaga (E)
Star de country un peu oubliée, Jackson Maine découvre Ally, une jeune chanteuse très prometteuse. Tandis qu'ils tombent follement amoureux l'un de l'autre, Jack propulse Ally sur le devant de la scène et fait d' ...

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ABIMES, David Twohy 2002, Matthew Davis, Bruce Greenwood (guerre catastrophe)@


Durant le Deuxième conflit mondial, l'équipage de l'USS Tiger Shark, un sous-marin américain, doit se porter au secours de trois naufragés d'un navire britannique. Cette simple mission de routine va rapidement tourner en cauchemar, lorsque le submersible se retrouve dans la ligne de mire de plusieurs u-boats allemands. Au fond de l'Océan Atlantique, l'équipage du sous-marin devra par ailleurs faire face à une autre menace bien plus terrifiante...

TELERAMA
Pendant la Seconde Guerre mondiale, un sous-marin américain est envoyé au secours d'un navire-hôpital anglais coulé par les Allemands. Sur les lieux, l'équipage parvient in extremis à sauver trois rescapés, dont l'infirmière Claire Page. Alors que les passagers britanniques tentent de se faire accepter par l'équipage américain, des phénomènes anormaux se manifestent, et les marins sont désormais convaincus qu'ils sont à bord d'un bâtiment hanté dont ils ne sont plus maîtres. Le lieutenant Brice prend les commandes alors que le sous-marin est poursuivi par un destroyer allemand. A bord du submersible, l'angoisse gagne tout l'équipage...
ABIMES, David Twohy 2002, Matthew Davis, Bruce Greenwood (guerre catastrophe)@ (E)
Durant le Deuxième conflit mondial, l'équipage de l'USS Tiger Shark, un sous-marin américain, doit se porter au secours de trois naufragés d'un navire britannique. Cette simple mission de routine va rapidement to ...

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ABOUT CHERRY, Stephen Elliott 2012, James Franco, Ashley Hinshaw, Heather Graham, Dev Patel (film e)@


Angelina, 18 ans, travaille dans une laverie automatique mais elle est bien déterminée à changer de vie. Avec l’argent qu’elle a gagné en posant nue pour des photos, elle réussit à fuir sa famille et son environnement et part à San Francisco avec son meilleur ami. Après plusieurs petits boulots, elle tombe dans le porno où elle finit par rencontrer le succès et y trouve son épanouissement sexuel. Très confiante en elle, Angelina va toutefois devoir affronter les multiples perversités de son milieu professionnel. Finalement, elle rencontre une amie compréhensive, sa réalisatrice, qui a connu les mêmes problèmes qu’elle. Angelina décide alors de réaliser son premier film porno.
ABOUT CHERRY, Stephen Elliott 2012, James Franco, Ashley Hinshaw, Heather Graham, Dev Patel (film e)@ (E)
Angelina, 18 ans, travaille dans une laverie automatique mais elle est bien déterminée à changer de vie. Avec l’argent qu’elle a gagné en posant nue pour des photos, elle réussit à fuir ...

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ABOUT LAST NIGHT, Edward Zwick 1986, Rob Lowe and Demi Moore (comedie romantique)@


Lui est un vrai Don Juan, avec quelque chose d'enfantin. Elle est à la fois libérée et furieusement romantique. Ils passent la nuit ensemble et, le lendemain, se font admonester par leur confident respectif : ce dragueur impénitent de Bernie et cette cynique de Joan. Il faudra beaucoup de caractère à Danny et Debbie pour résister à leurs conseils et se mettre en ménage. Le couple tiendra-t-il ? Les premières disputes ne tardent pas.

TELERAMA
“ Rencontre évidente, quotidien néfaste, amours contrariés, so cliché. On s'ennuie ferme. Oui mais en compagnie de RLowe et DMoore, so glamour ”
ABOUT LAST NIGHT, Edward Zwick 1986, Rob Lowe and Demi Moore (comedie romantique)@ (E)
Lui est un vrai Don Juan, avec quelque chose d'enfantin. Elle est à la fois libérée et furieusement romantique. Ils passent la nuit ensemble et, le lendemain, se font admonester par leur confident respectif : ce dragueu ...

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ABUS DE FAIBLESSE, Catherine Breillat 2013, Isabelle Huppert, Kool Shen sante)@@


Maud, cinéaste, est victime d'un AVC qui la laisse hémiplégique. Elle lutte pour ne pas sombrer. Un soir, alors qu'elle regarde une émission à la télévision, elle est fascinée par Vilko, un escroc qui pérore et parle de ses expériences. Elle décide de l'embaucher pour tenir le rôle principal de son nouveau film. D'abord réticent, Vilko accepte. Dès lors, se noue une relation étrange entre l'intellectuelle affaiblie et le jeune homme.

TELERAMA
Avec un art de l’abstraction bien à elle, Catherine Breillat stylise la terrifiante histoire d’emprise et d'escroquerie dont elle-même fut victime.

C'est l'affaire Sarkozy-Bettencourt qui a placé récemment la notion d'abus de faiblesse au centre de l'actualité. L'histoire vraie de Catherine Breillat a fait moins de bruit, mais elle est plus mystérieuse. La réalisatrice de Romance et 36 Fillette, restée hémiplégique après un accident vasculaire cérébral en 2005, s'est laissé déposséder d'une grande partie de son argent par Christophe Rocancourt, surnommé « l'arnaqueur de Hollywood », qu'elle voulait engager comme acteur - pour jouer un salaud. Même affaiblie et malade, elle restait le plus souvent consciente du montant astronomique des chèques qu'il lui réclamait et de la ruine qui la guettait.

Le film explore cette emprise étrange sans l'analyser, en exposant les faits depuis leur origine : l'hémorragie cérébrale, la rééducation, le retour vaille que vaille à l'activité créatrice. Maud, le double fictionnel de la cinéaste, n'est pas une douce. Encore convalescente, elle ricane, rudoie ses proches, tyrannise son assistant et veille aux moindres détails de sa nouvelle vie : « Quand on est handicapée, il faut un look SM ! » Sado et maso : la dualité au centre de la filmographie de Catherine Breillat culmine avec cette relation inconfortable, teintée de honte, entre Maud et Vilko, escroc à la présence animale. Il apporte la vie, l'appétit, le frisson, mais aussi la vulgarité, le vide, parfois la violence. Elle le valorise en le choisissant, mais elle le renvoie en même temps à ses limites intellectuelles.

Il manque, certes, au film du récit et de la chair : Catherine Breillat a toujours pratiqué un cinéma un peu abstrait. On comprend mal, par exemple, pourquoi il est si peu question du projet auquel Maud et Vilko sont supposés travailler : ils semblent se voir pour parler de tout et de rien, et pour qu'elle lui signe des chèques. Mais quand cette abstraction se radicalise, Abus de faiblesse se hisse à un tout autre niveau, flirte avec le fantastique et l'absurde. Maud s'installe dans une maison en chantier, pleine de cartons poussiéreux. Vilko l'y rejoint et dort dans un vieux lit d'enfant... Un petit monde clos et délabré qui figure leur dépendance mutuelle et sans issue, un décor mental digne de Bug, le chef-d'oeuvre de William Friedkin sur la folie et l'enfermement.

Kool Shen n'a rien à envier à Joey Starr, son ex-moitié rap de NTM : il sait être à la fois charmeur et effrayant en Narcisse sous pression. Isabelle Huppert, qui fut pressentie jadis par la cinéaste pour Parfait Amour !, accomplit, elle, un nouveau tour de force. Infirmité, froideur et ironie : elle crée un personnage hybride et fascinant, empruntant autant aux traits de caractère qu'on lui prête qu'à la gestuelle de Catherine Breillat. Elle exprime la douleur, mais sans la complaisance. Et retrouve, pour un finale magistral, les cimes sublimes où elle s'élevait parfois avec Claude Chabrol. Toutes les héroïnes de Breillat sont des guerrières, des survivantes. Celle-ci, un peu moins triomphante que d'autres, finit quand même par nous regarder droit dans les yeux.
ABUS DE FAIBLESSE, Catherine Breillat 2013, Isabelle Huppert, Kool Shen sante)@@ (E)
Maud, cinéaste, est victime d'un AVC qui la laisse hémiplégique. Elle lutte pour ne pas sombrer. Un soir, alors qu'elle regarde une émission à la télévision, elle est fascinée par Vilk ...

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ABYSS, James Cameron 1989


Heurté par un objet non identifié, Le Montana, un sous-marin nucléaire, se retrouve sur le rebord d'une faille, à plusieurs centaines de mètres de profondeur. Pour explorer le bateau coulé, la marine américaine réquisitionne la plate-forme pétrolière expérimentale Deepcore.

TELERAMA
Avant “Titanic”, James Cameron nous entraîne dans un voyage glacial et bleuté d’une hypnotique beauté, grâce à des effets spéciaux somptueux. ce voyage sous-marin, est une pure merveille de sensibilité et d’intelligence, qui nous entraîne très loin, entre la vie et la mort, dans un ailleurs inconnu. Un monde extrême, où une lu­mière cris­talline louvoie dans les ténèbres, où l’air et l’eau se confondent dans un mouvement de tourbillon spatiotemporel. La grâce fluide du film tient à son regard physiologique : Cameron nous place ­toujours au cœur de l’action en filmant le corps dans tous ses états. Par son souci du détail, par sa confiance dans la ­durée, il captive. Par son imagination paradoxale (« Si je me noie, on est sauvés ! »), il surprend. La scène du retour in extremis à la vie est inoubliable. Cinéaste du passage transgressif et de la croyance obstinée, Cameron redonne au cinéma d’aventures ses lettres de ­noblesse.
ABYSS, James Cameron 1989 (E)
Heurté par un objet non identifié, Le Montana, un sous-marin nucléaire, se retrouve sur le rebord d'une faille, à plusieurs centaines de mètres de profondeur. Pour explorer le bateau coulé, la marin ...

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ACIDE, Just Philippot 2023, Guillaume Canet, Laetitia Dosch (catastrophe)


Selma, 15 ans, grandit entre ses deux parents séparés, Michel et Élise. Des nuages de pluies acides et dévastatrices s'abattent sur la France. Dans un monde qui va bientôt sombrer, cette famille fracturée va devoir s'unir pour affronter cette catastrophe climatique et tenter d'y échapper.

TELERAMA
Une pluie tueuse sème le chaos sur la France et met en fuite une famille. Effroi, suspense, fin du monde : un cocktail explosif.
Un film de Stéphane Brizé ? On pourrait s’y tromper devant les toutes premières images, en vidéo houleuse, de la prise d’otage d’un patron d’usine par ses employés, qui dégénère dans la violence, les gaz lacrymaux et des gros plans sur Michal, gréviste arrêté par la police pour avoir roué le boss de coups… Pourtant, si cet enthousiasmant film de genre de Just Philippot est social, il l’est de manière plus globale, tragiquement environnementale : « bienvenue » dans un avenir (demain ?) où le ciel nous tombe sur la tête. Avec, pour centre de gravité, Michal (Guillaume Canet), donc, séparé de sa femme (Laetitia Dosch) et père de Selma (Patience Munchenbach, parfaitement ado), 15 ans. Quand des pluies acides s’abattent sur la France, le gouvernement parle d’abord de principe de précaution à la radio, mais très vite, c’est l’horreur, le chaos, et l’histoire d’un « mauvais » père prêt à tout pour sauver celles qu’il aime…

Dire, d’emblée, que certaines images resteront gravées : une adolescente et deux chevaux courent à perdre haleine sous un dais de nuages menaçants comme jamais. Teintes d’apocalypse, beauté fatale. Pour Just Philippot (La Nuée, déjà si impressionnant en 2021), le drame écologique ne souffre pas d’arrangement avec le pire. Il faut donc s’incliner, aussi, sans la dévoiler, devant la séquence la plus soudaine et bouleversante, de sacrifice d’un personnage principal. Le jeune cinéaste fait monter l’angoisse et use avec maestria de cette eau toxique qui s’infiltre partout, en averses létales ou en goutte à goutte diabolique, rongeant des toitures à la terre. Le rythme effréné de la mise en scène, soutenu par l’idéale bande originale du compositeur Rob, ne se calme que pour s’attarder sur des images de fin du monde : carcasses de voiture fumantes, chairs rongées, paysages en cendres, dispensaires militaires de fortune… le réalisme est à faire peur.
ACIDE, Just Philippot 2023, Guillaume Canet, Laetitia Dosch (catastrophe) (E)
Selma, 15 ans, grandit entre ses deux parents séparés, Michel et Élise. Des nuages de pluies acides et dévastatrices s'abattent sur la France. Dans un monde qui va bientôt sombrer, cette famille fractur&eac ...

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AD ASTRA, James Gray 2019, Brad Pitt, Tommy Lee Jones, Ruth Negga, Liv Tyler et Donald Sutherland (fantastique)@@@


L'astronaute Roy McBride s'aventure jusqu'aux confins du système solaire à la recherche de son père disparu et pour résoudre un mystère qui menace la survie de notre planète. Lors de son voyage, il sera confronté à des révélations mettant en cause la nature même de l'existence humaine, et notre place dans l'univers.

TELERAMA
Lors d’une mission spatiale, un astronaute tente de retrouver son père, qu’il croyait mort. Une odyssée fascinante, plus intimiste que spectaculaire.

Dans un avenir proche, Roy (Brad Pitt), astronaute d’élite, a pour mission de trouver une solution aux multiples explosions qui menacent la planète et seraient dues à des rayons cosmiques émanant de Neptune. Précisément la planète où son père, lui aussi astronaute, fut porté disparu seize ans auparavant… Ad astra est un voyage intérieur autant qu’interstellaire. En voix off, on entend les pensées de Roy, homme peu fait pour le monde ordinaire, fuyant les autres. Un héros qui semble inébranlable, physiquement et mentalement, mais qui s’interroge lui-même sur son détachement et sur son père, vénéré et maudit à la fois. Cette part d’introspection distingue le film, où la méditation l’emporte sur les scènes d’action, peu nombreuses — mais terrifiantes. C’est après la Lune, en allant vers Mars puis vers Neptune, que les obstacles se dressent, humains ou non. Le dessein de l’astronaute a changé, entre-temps. Il a appris que son père est sans doute vivant et qu’il représente un danger possible. À la fois obéissant et méfiant, soutenu et traqué, Roy se retrouve de plus en plus isolé dans sa quête.

Par son refus du spectaculaire, par sa réflexion trop explicite sur le legs paternel, le film prend le risque de décevoir. Mais l’odyssée est visuellement inspirée et servie par un Brad Pitt fascinant, engagé dans un long chemin menant de la fusion à la séparation.

Roy McBride a choisi de marcher dans les pas de Clifford, son père, en devenant astronaute à son tour. Clifford a disparu lors d'une mission dans l'espace seize ans plus tôt. Tout le monde le pense mort, jusqu'au jour où cette certitude est remise en cause par certains éléments. Roy est donc chargé de retrouver son père, qui aurait pris une voie dangereuse pour la survie de l'humanité. Roy doit réussir à entrer en contact avec son père. Pour mener à bien cette mission, il s'engage dans un voyage périlleux, physiquement et émotionnellement, qui l'emmène aux confins de la galaxie...
AD ASTRA, James Gray 2019, Brad Pitt, Tommy Lee Jones, Ruth Negga, Liv Tyler et Donald Sutherland (fantastique)@@@ (E)
L'astronaute Roy McBride s'aventure jusqu'aux confins du système solaire à la recherche de son père disparu et pour résoudre un mystère qui menace la survie de notre planète. Lors de son voyage, il ...

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ADAM, Max Mayer 2009, Hugh Dancy, Rose Byrne (sentimental)@@@


Adam, jeune homme brillant, passionné d'astronomie mais atteint d'une forme légère d'autisme, mène une existence réglée dans les moindres détails, jusqu'à la mort de son père avec qui il vivait. Alors qu'il essaye de s'adapter à sa nouvelle existence, Adam fait la connaissance de la jolie Beth qui vient d'emménager dans l'appartement voisin. C'est le premier d'une série de bouleversements qui vont changer son monde...

TELERAMA
ADAM, Max Mayer 2009, Hugh Dancy, Rose Byrne (sentimental)@@@ (E)
Adam, jeune homme brillant, passionné d'astronomie mais atteint d'une forme légère d'autisme, mène une existence réglée dans les moindres détails, jusqu'à la mort de son père av ...

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ADIOS BUENOS AIRES, Kral German, Julio Färber, Mariela Martínez


En 2001, dans une Argentine en plein marasme économique, ravagée par le chômage et la corruption, Julio n'a plus d'espoir. Propriétaire d'un petit magasin de chaussures, ce passionné de bandonéon décide de quitter au plus vite Buenos Aires, avec sa mère et sa fille, pour émigrer en Allemagne. Mais le destin va en décider autrement, quand Mariella, chauffeuse de taxi, emboutit sa voiture après avoir grillé un feu rouge, et entre avec fracas dans sa vie, sans intention d'en sortir. Pendant ce temps, dans les rues, les manifestations, sévèrement réprimées, se multiplient et l'Argentine sombre dans le chaos.
ADIOS BUENOS AIRES, Kral German, Julio Färber, Mariela Martínez (E)
En 2001, dans une Argentine en plein marasme économique, ravagée par le chômage et la corruption, Julio n'a plus d'espoir. Propriétaire d'un petit magasin de chaussures, ce passionné de bandonéon d&e ...

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ADOPTE UN VEUF, Francois Desagnat 2016, Andre Dussolier, Arnaud DucretBerangere Krief


Lorsqu'on est veuf depuis peu, il est difficile de s'habituer à sa nouvelle vie c'est le cas d'Hubert Jacquin, qui passe le plus clair de son temps dans son immense appartement à déprimer devant sa télé. Un beau jour, suite à un quiproquo, sa vie va être bouleversée. Manuela, une jeune et pétillante baroudeuse à la recherche d'un logement s'invite chez lui.

TELERAMA
André Dussollier coincé dans une comédie loufoque aux sketchs un peu (trop) faciles.
Un vieil homme solitaire et trois jeunes, dans une improbable colocation. Résultat : une succession de sketchs fadasses qui tient plus de la shortcom télévisuelle – Scènes de ménages mixée avec Nos chers voisins – que du cinéma.
ADOPTE UN VEUF, Francois Desagnat 2016, Andre Dussolier, Arnaud DucretBerangere Krief (E)
Lorsqu'on est veuf depuis peu, il est difficile de s'habituer à sa nouvelle vie c'est le cas d'Hubert Jacquin, qui passe le plus clair de son temps dans son immense appartement à déprimer devant sa télé. U ...

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ADORABLES, Solange Sicurel 2020, Ioni Matos, Lila Amir, Elsa Zylberstein@


Emma et Victor, couple divorcé, sont des parents formidables et, à ce titre, ils ne méritent absolument pas la crise d'adolescence de leur fille de 14 ans, Lila. Emma va réagir ou plutôt surréagir comme sa propre mère Rose l'a fait avec elle, et passer de la bienveillance au talion "oeil pour oeil, dent pour dent."

TELERAMA
La comédie est peu présente dans le cinéma belge francophone, mais le sous-genre des chamailleries parents-enfants sature la production française (Telle mère, telle fille, Ma reum, C’est quoi cette famille ?!, Mon bébé et Jalouse). En exploitant platement cette veine, cette coproduction franco-belge ne crée donc guère l’événement… L’esthétique de sitcom est laide, le tempo de comédie jamais le bon et la musique horriblement redondante. Elsa Zylberstein, qui joue les mamans désemparées, use de son habituel débit précipité et roule ses grands yeux verts, en vain. Quant à Lucien Jean-Baptiste, en ex-mari soucieux d’apaiser les tensions, il passe les plats… Il n’y a pas de recette pour être un bon parent. Pour réussir une comédie non plus.
ADORABLES, Solange Sicurel 2020, Ioni Matos, Lila Amir, Elsa Zylberstein@ (E)
Emma et Victor, couple divorcé, sont des parents formidables et, à ce titre, ils ne méritent absolument pas la crise d'adolescence de leur fille de 14 ans, Lila. Emma va réagir ou plutôt surréagir co ...

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ADVENTURELAND, job d ete a eviterviter, Greg Mottola 2009, Jesse Eisenberg, Kristen Stewart, Ryan Reynolds (societe)@@


C'est l'été de l'année 1987 et James Brennan, un diplômé de l'université, rêve d'aller en Europe. Malheureusement, les plans de James viennent à une halte quand ses parents ne peuvent pas subventionner le voyage. James commence donc à travailler à un parc d'attractions où il rencontre une femme.

TELERAMA
l lit de la poésie pour le plaisir ! C’est dire si James, ado atypique de Pittsburgh, est un gentil. Parce que ses parents sont tout d’un coup fauchés, il doit travailler pendant les vacances. Un mois à tenir des stands à Adventureland, la pire punition pour celui qui veut partir à Columbia faire des études de journalisme. Le parc d’attractions est vétuste et les autres jeunes employés qui y travaillent sont tous paumés, comme Emily la rebelle, dont James pourrait bien tomber amoureux…

Les comédies dramatiques qui se déroulent l’été juste avant l’entrée en fac sont une sous-catégorie des teenage movies américains. On en a vu beaucoup, mais Greg Mottola instille dans la sienne (qu’il a tournée entre Supergrave et Paul ) une petite musique originale, où le romantisme butte constamment sur le prosaïque. Le tout baigné d’une bande-son années 1980 qui remplit bien son rôle nostalgique : The Cure, David Bowie, le Velvet Underground…

Si les jeunes traînent leur spleen, de soirées imbibées en joints fumés à l’arrière des voitures, c’est que leurs parents sont tout aussi paumés qu’eux : alcooliques, séparés et mal remariés, veufs ou tout simplement démissionnaires, ils ne donnent aucun espoir dans l’avenir à leurs enfants. Ce sont les années Reagan, mais pas celles des yuppies. Jesse Eisenberg (qui ne cessera jamais de nous émouvoir) et Kristen Stewart (alors tout juste échappée de Twilight ) apportent à leur personnage une grâce fragile qui sauve toute scène de la mièvrerie. Commencée à Pittsburgh, la romance se termine un jour de pluie à New York, comme dans les meilleurs Woody Allen.
ADVENTURELAND, job d ete a eviterviter, Greg Mottola 2009, Jesse Eisenberg, Kristen Stewart, Ryan Reynolds (societe)@@ (E)
C'est l'été de l'année 1987 et James Brennan, un diplômé de l'université, rêve d'aller en Europe. Malheureusement, les plans de James viennent à une halte quand ses parents ne peuvent pa ...

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AFFAIRES PRIVEES, Mike Figgis 1990, Richard Gere @@


Nouvellement promu à la police des polices de Los Angeles, Avilla doit enquêter sur un de ses amis. Ce dernier travaille dans la même ville et est accusé de brutalités.

TELERAMA
Le sergent Peck connaît toutes les combines de Los Angeles : c'est souvent lui qui les manigance, en toute ignominie. Avila, flic lui aussi, est un incorruptible, un pur. Il sait Peck coupable, et il le traque. Affaires privées est une course-poursuite à travers une ville pourrie, un jeu de cache-cache entre l'amour et la mort. Avec toutes les qualités du polar à l'américaine : rythme haletant, scénario limpide. Richard Gere et Andy Garcia brillent, chacun en contre-emploi. — Gérard Pangon
AFFAIRES PRIVEES, Mike Figgis 1990, Richard Gere @@ (E)
Nouvellement promu à la police des polices de Los Angeles, Avilla doit enquêter sur un de ses amis. Ce dernier travaille dans la même ville et est accusé de brutalités.

TELERAMA
Le sergent Peck ...

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AFRICAN QUEEN (L ODYSSEE), John Houston 1951, Humphrey Bogart, Katharine Hepburn@


L'Afrique en 1915. Charlie Allnut, américain, transporte sur son bateau 'l'African Queen' toutes sortes de marchandises qu'il distribue dans les villages. Il prévient le révérend Sawyer et sa soeur Rose, tous deux sujets britanniques, de l'approche des troupes allemandes. Il revient le lendemain et embarque Rose, pensant la déposer en territoire neutre. Cependant, décidée à lutter, elle l'oblige à descendre les rapides du fleuve pour rejoindre les Anglais.

TELERAMA
C’est sans doute le bateau le plus célèbre de l’histoire du cinéma. L’African Queen ne paye pas de mine, avec sa coque cent fois rafistolée et sa vieille cheminée crachotante, et pourtant, elle nous embarque toujours à toute vapeur dans un film de légende. Héroïque, romantique, drôle, palpitant : le cinéaste John Huston nous invite à tous les voyages, sur un fleuve d’Afrique orientale, quelque part du côté de la Tanzanie. À bord, Humphrey Bogart et Katharine Hepburn se chamaillent, s’aiment, se démènent et débordent de charme. Lui, pochard magnifique et railleur ; elle, missionnaire touchante et pincée, toujours plus ébouriffée et malmenée. Autour d’eux, la splendeur du paysage, et le danger, partout. Des rapides, des crocodiles, des avaries, et surtout, la Première Guerre mondiale, qui vient d’éclater.
Les péripéties du tournage (le cinéaste baroudeur avait tenu à embarquer toute l’équipe en décors naturels, sur un affluent du fleuve Congo) sont aussi fameuses que celles de l’intrigue elle-même : entre les beuveries, la pluie torrentielle, les serpents, les moustiques, les conflits, les malentendus avec la population locale, l’entreprise (que raconte Clint Eastwood dans son film Chasseur blanc cœur noir, en 1990) semblait vouée à l’échec. Et pourtant, tout comme la mission que se sont imposée les héros du film (s’attaquer tout seuls, avec leur petit bateau, à une canonnière allemande), le film est une réussite éblouissante. Le modèle absolu de toutes les comédies d’aventures.
AFRICAN QUEEN (L ODYSSEE), John Houston 1951, Humphrey Bogart, Katharine Hepburn@ (E)
L'Afrique en 1915. Charlie Allnut, américain, transporte sur son bateau 'l'African Queen' toutes sortes de marchandises qu'il distribue dans les villages. Il prévient le révérend Sawyer et sa soeur Rose, tous deu ...

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AFRICAN QUEEN (L ODYSSEE), John Houston 1951, Humphrey Bogart, Katharine Hepburn@


L'Afrique en 1915. Charlie Allnut, américain, transporte sur son bateau 'l'African Queen' toutes sortes de marchandises qu'il distribue dans les villages. Il prévient le révérend Sawyer et sa soeur Rose, tous deux sujets britanniques, de l'approche des troupes allemandes. Il revient le lendemain et embarque Rose, pensant la déposer en territoire neutre. Cependant, décidée à lutter, elle l'oblige à descendre les rapides du fleuve pour rejoindre les Anglais.

TELERAMA
C’est sans doute le bateau le plus célèbre de l’histoire du cinéma. L’African Queen ne paye pas de mine, avec sa coque cent fois rafistolée et sa vieille cheminée crachotante, et pourtant, elle nous embarque toujours à toute vapeur dans un film de légende. Héroïque, romantique, drôle, palpitant : le cinéaste John Huston nous invite à tous les voyages, sur un fleuve d’Afrique orientale, quelque part du côté de la Tanzanie. À bord, Humphrey Bogart et Katharine Hepburn se chamaillent, s’aiment, se démènent et débordent de charme. Lui, pochard magnifique et railleur ; elle, missionnaire touchante et pincée, toujours plus ébouriffée et malmenée. Autour d’eux, la splendeur du paysage, et le danger, partout. Des rapides, des crocodiles, des avaries, et surtout, la Première Guerre mondiale, qui vient d’éclater.
Les péripéties du tournage (le cinéaste baroudeur avait tenu à embarquer toute l’équipe en décors naturels, sur un affluent du fleuve Congo) sont aussi fameuses que celles de l’intrigue elle-même : entre les beuveries, la pluie torrentielle, les serpents, les moustiques, les conflits, les malentendus avec la population locale, l’entreprise (que raconte Clint Eastwood dans son film Chasseur blanc cœur noir, en 1990) semblait vouée à l’échec. Et pourtant, tout comme la mission que se sont imposée les héros du film (s’attaquer tout seuls, avec leur petit bateau, à une canonnière allemande), le film est une réussite éblouissante. Le modèle absolu de toutes les comédies d’aventures.
AFRICAN QUEEN (L ODYSSEE), John Houston 1951, Humphrey Bogart, Katharine Hepburn@ (E)
L'Afrique en 1915. Charlie Allnut, américain, transporte sur son bateau 'l'African Queen' toutes sortes de marchandises qu'il distribue dans les villages. Il prévient le révérend Sawyer et sa soeur Rose, tous deu ...

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AFTER chapitre 1, Jenny Gage 2019, Josephine Langford, Hero Fiennes Tiffin, Samuel Larsen (societe film e)


A 18 ans, Tessa est une jeune fille sage qui fait sa première rentrée à l'université. Elle fréquente un garçon charmant et son avenir semble tout tracé. Lors d'une soirée entre étudiants, elle participe à un jeu action-vérité. Elle doit embrasser le mystérieux Hardin. Le jeune homme est aux antipodes de son fiancé : il est grossier, provocateur, cruel. Et pourtant, entre le "bad boy" tatoué et la jeune fille commence une relation passionnée. Sentant le danger, la mère de Tessa lui conseille de mettre un terme à cette histoire...


AFTER chapitre 1, Jenny Gage 2019, Josephine Langford, Hero Fiennes Tiffin, Samuel Larsen (societe film e) (E)
A 18 ans, Tessa est une jeune fille sage qui fait sa première rentrée à l'université. Elle fréquente un garçon charmant et son avenir semble tout tracé. Lors d'une soirée entre é ...

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AGE OF CONSENT, Michael Powell 1969, Helen Mirren, James Mason (sentimental)@


Bradley Morahan, peintre vieillissant, estime qu'il a fait son temps, et part se ressourcer en Australie, à la fois pour y retrouver ses racines et l'inspiration. Après une semaine agitée à Brisbane, par la faute d'obligations mondaines et d'un gêneur vénal et érotomane, Nathaniel Kelly, il gagne une île paradisiaque qu'il croit déserte, accompagné de son chien Godfrey... mais y vivent une demoiselle d'âge mûr hystérique, Miss Marley, et surtout une vieille femme alcoolique et sa petite-fille, Cora, sauvageonne aux formes pulpeuses qui ne rêve que de partir pour Brisbane et y devenir coiffeuse. Pour quelques dollars, elle accepte de poser pour le peintre et devient sa muse, rendant progressivement à l'artiste son inspiration et le goût de vivre...

« Age of Consent » nous propose la première tête d’affiche d’une jeune femme alors âgée de 23 ans et promise à un avenir prestigieux, Helen Mirren. L’un des points forts du film est sans nul doute sa baignade nue parmi la grande barrière de corail, offrant à nos yeux émerveillés deux merveilles de la nature, mais je m’égare ! Mirren incarne à la perfection Cora, jeune femme innocente mais forte tête, brutalisée par son ivrogne de grand mère et qui ne rêve que d’une chose, économiser assez d’argent pour pouvoir se rendre à Brisbane pour devenir coiffeuse. La rencontre avec Morahan, prête à la payer pour qu’elle pose pour lui est un don du ciel. Mais si leur relation est innocente, l’interférence d’éléments extérieurs va plonger leur aventure dans le drame.

« Age of Consent », comme son titre l’indique, est l’histoire de l’éveil de Cora, aussi bien sentimentalement qu’artistiquement. Deux choses que, seule dans son ile, elle découvre avec Morahan. On trouve aussi dans le film des traces de « The Tempest » de Shakespeare que Powell tentait alors sans succès de monter depuis plusieurs années.

Outre Cora, « Age of Consent » offre une sacrée galerie de personnages, merveilleusement incarnée bien sûr par James Mason (parfait en vieux peintre bourru mais qui retrouve la joie de peindre grâce à Cora), l’australienne Neva Carr-Glynn, surtout connue pour ses rôles à la télévision, parfaite en vieille ivrogne haineuse, ou encore Andonia Katsaros dont c’était le premier rôle et qui incarne une vieille dame bon chic bon genre mais un peu folle qui manquera de violer l’escroc du dimanche incarné par le toujours génial Jack MacGowran (acteur irlandais vu chez David Lean, Polanski et bien d’autres). Sans oublier le chien Godfrey, crédité au générique (juste après Mason, Mirren et McGowan), et qui ajoute une dose de légèreté tout en participant activement à la tournure des événements.

« Age of Consent » est adapté du roman semi autobiographique d’un artiste australien célèbre, Norman Lindsay. Le film a été produit par Michael Powell et James Mason, dont l’appui a été majeur pour financer le film, et qui a rencontré sur le tournage du film, sa deuxième et dernière femme, Clarissa Kaye.

Powell réalise ici avec économie, prenant très peu de prises sur dix semaines de tournage, confiant le résultat à son monteur australien Anthony Buckley et le laissant travailler seul au grand étonnement de Buckley qui avait alors surtout une expérience dans le documentaire et montait pour la première fois un long métrage.

Après le scandale de « Peeping Tom » (1960), Michael Powell n’a plus beaucoup tourné pendant les 30 dernières années de sa vie. Un drame oublié « The Queen’s Guards » (1961), des commandes pour la télévision, et deux derniers longs métrages filmés en Australie « They’re a Weird Mob » (1963) et « Age of Consent » (1969). Il tournera encore un moyen métrage pour enfants « The Boy Who Turned Yellow » (1972), sa dernière collaboration avec Emeric Pressburger, puis un documentaire sur son premier chef-d’oeuvre « Return to the Edge of the World » (1972). Et c’est tout.

Lors de la sortie américaine, Columbia coupa le générique peint du film, remplaça la musique de Peter Sculthorpe, et raccourcit les scènes de nudité d’Helen Mirren, mais le film est présenté par Powerhouse Films qui a édité le film en Blu-Ray, dans sa version intégrale restaurée (avec en bonus la version américaine – raccourcie de 7 minutes). Le blu-Ray est par ailleurs riche en bonus avec le moyen métrage « The Boy Who Turned Yellow » (présentée avec des sous-titres anglais) et de nombreux interviews (notamment avec Helen Mirren et Martin Scorcese). Bref un must have!

« Age of Consent » a été pendant longtemps un film oublié de la filmographie de Powell, malgré qu’il fut son dernier film (involontairement en ce qui concerne Powell qui continua à travailler jusqu’à sa mort sur de nombreux projets). C’est un bonheur de revoir cette comédie dramatique douce-amère dans de si bonnes conditions.
AGE OF CONSENT, Michael Powell 1969, Helen Mirren, James Mason (sentimental)@ (E)
Bradley Morahan, peintre vieillissant, estime qu'il a fait son temps, et part se ressourcer en Australie, à la fois pour y retrouver ses racines et l'inspiration. Après une semaine agitée à Brisbane, par la faute ...

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AGENTS TRES SPECIAUX code UNCLE, Norman Felton Guy Ritchie 2015 (policier)@@


En pleine guerre froide, Napoleon Solo, agent de l'U.N.C.L.E. se voir jumeler à un membre du KGB, pour interrompre les activités d'une organisation criminelle qui menace l'ordre mondial.

TELERAMA
Reconstitution pop chic, humour flegmatique dans les scènes d’action, des styles bien vintage... tout est réuni pour que ce film devienne l’un des meilleurs de Guy Ritchie.
Après une poignée de polars branchés, grinçants mais pas toujours convaincants, Guy Ritchie avait séduit avec son premier Sherlock Holmes, puis à nouveau déçu avec le deuxième volet. Surprise : cette adaptation d’une série télé des années 1960 est son meilleur film à ce jour, pétillant, rythmé et délicieusement vintage. S’il abuse un peu d’un montage chichiteux, le réalisateur réussit des poursuites élégantes et utilise avec esprit le split screen (l’écran divisé, très à la mode en ce temps-là).

L’humour britannique fait le sel des rapports entre le brun et le blond : c’est avec flegme qu’ils se sauvent mutuellement la vie dans deux scènes particulièrement drôles. Et le final, explosif, ne repose que sur un coup de téléphone, à la manière des vieux James Bond. En jouant la carte du glamour et du charme, comme s’il se fichait que son block­buster en soit un, Guy Ritchie n’est pas loin de la belle désinvolture d’un Steven Soderbergh.
AGENTS TRES SPECIAUX code UNCLE, Norman Felton Guy Ritchie 2015 (policier)@@ (E)
En pleine guerre froide, Napoleon Solo, agent de l'U.N.C.L.E. se voir jumeler à un membre du KGB, pour interrompre les activités d'une organisation criminelle qui menace l'ordre mondial.

TELERAMA
Reconstitution po ...

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AI INTELLIGENCE ARTIFICIELLE, Steven Spielberg 2001 (science fiction)@@


La fonte des glaces a considérablement réduit la surface habitable sur la Terre. Le strict contrôle des naissances a nécessité le développement de robots à l'aspect humain, les mécas. L'un d'eux, David, tout juste mis au point, est capable d'éprouver des sentiments. Il est adopté par Henry et Monica dont le fils, atteint d'une maladie incurable, a été cryogénisé. David ne souhaite qu'une seule chose : être aimé par sa maman.

TELERAMA
Spielberg pastiche Kubrick puis caricature Spielberg. Bref, on n'y croit plus et on s'ennuie.
Pour une fois, le nouveau Spielberg n'arrive pas auréolé d'un mégasuccès outre-Atlantique. A.I. (pour Artificial Intelligence) a plutôt été boudé par le public américain. Spielberg, artiste maudit ? Cela se saurait. Au premier coup d'oeil, ce nouvel opus témoigne de la même volonté de séduire les foules que les précédents : budget pharaonique, gros sujet (énoncé par le titre), gamme complète d'effets, du sentimental au spectaculaire. Si A.I. ne restera pas dans les records de fréquentation, c'est plutôt pour cause d'accident industriel, comme si le cinéaste avait raté son dosage, livrant un film incroyablement hétérogène, tour à tour assez peu et beaucoup trop « spielbergien ».

Assez peu « spielbergien », d'abord. C'est l'impression de la première heure (sur 2h26), trace la plus évidente de l'héritage de Stanley Kubrick ­ A.I. fut pendant des années un projet de ce dernier, inspiré par le romancier Brian Aldiss (lire page 64) et finalement légué faute de temps ou d'envie à son « ami Steven », qui l'a entièrement réécrit. Nous sommes au milieu du XXIe siècle. La carte de l'Amérique a sacrément changé, suite à la fonte des glaces. La vie quotidienne aussi, compte tenu du recours massif aux robots, dont les plus sophistiqués, les « mécas », ressemblent à des êtres humains. L'un deux, David, ersatz parfait de petit garçon blond, doté de la parole mais aussi de la « pensée » et de la faculté de s'émouvoir, fait son entrée chez les Swinton, un couple de provinciaux. Il devient, par programmation irréversible, leur « fils ».

Jamais Spielberg n'avait filmé ainsi une famille d'Américains moyens : dépressive, repliée, anxieuse, comme dans une étrange prémonition... Les Swinton ont peur ­ de David, entre autres, assez imprévisible ­, mais surtout ils font peur. Par leur volonté désespérée de ressembler à des parents comme les autres, ils évoquent de sinistres robots. Face à eux, David, la machine, distille un malaise beaucoup plus complexe. Le regard fixe, inquiet, interrogatif, en perpétuelle demande d'affection, il tourne autour de sa mère adoptive dans une maison circulaire, labyrinthique, asphyxiante. Kubrick projetait de faire jouer ce rôle par un vrai robot, mais la solution de Spielberg est à la fois plus simple et plus riche. Haley Joel Osment (l'acteur enfant du Sixième Sens), irréellement normal ou tragiquement inhumain, est ce qu'il y a de plus réussi dans A.I. : davantage qu'une intelligence, une sensibilité artificielle.

Le sentiment de gâchis n'en est que plus vif pendant l'incohérente et interminable suite du film. Quand les « parents » de David décident finalement de se débarrasser de lui au fond d'un bois, ce dernier entame une série d'aventures à grand spectacle s'étalant sur plus de deux mille ans, sous le double signe de Pinocchio (chercher la Fée bleue pour devenir un vrai petit garçon) et d'E.T. (téléphone maison, revoir maman). Mais plus le sujet initial du film ­ l'aspiration de la machine à la simple humanité ­ est formulé explicitement par David, plus il se réduit à un simple gadget scénaristique, sans profondeur ni portée philosophique. Exit le malaise et l'ambiguïté. Spielberg est désormais en terrain trop familier, sur les pas d'un personnage « positif » qui a un rêve et entend le réaliser, quelles que soient les épreuves à traverser.

L'image du parc d'attractions, si souvent utilisée pour décrire le cinéma de Spielberg, retrouve alors toute sa pertinence, sauf que, cette fois, plusieurs attractions-vedettes se révèlent défectueuses. Et d'abord cette grotesque flesh fair, grande fête violente où les humains détruisent leurs « mécas » avec hargne et jubilation ­ on se demande bien pourquoi... Autre flop : le robot gigolo voué au sexe et incarné par Jude Law qui devient un temps le complice de David. Sans doute trop puritain pour cette créature kubrickienne, Spielberg ne semble pas savoir quoi en faire.

Un seul moment de rémission, fugitif, vers la fin : le survol de New York largement immergé (après la fonte des glaces), Twin Towers comprises. Un mirage funèbre, forcément troublant. Quant à l'odyssée de David en quête de la Fée bleue, on n'en peut plus depuis longtemps. Le voir traverser des siècles de futur, scruter les fonds marins en compagnie de son nounours Teddy puis refaire à lui tout seul les rencontres du troisième type (Spielberg s'autocite plus que de raison) ne suscite qu'accablement. Et tout cet échafaudage de péripéties futuristes paraît encore plus vain quand le cinéaste arrive à sa destination finale : l'histoire d'un petit garçon qui a besoin du baiser de sa maman pour s'endormir. Soit une histoire déjà racontée, en deux mille une fois mieux, non pas par Kubrick, mais par Proust.
AI INTELLIGENCE ARTIFICIELLE, Steven Spielberg 2001 (science fiction)@@ (E)
La fonte des glaces a considérablement réduit la surface habitable sur la Terre. Le strict contrôle des naissances a nécessité le développement de robots à l'aspect humain, les mécas. L ...

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AILLEURS L HERBE EST PLUS VERTE, Stanley Donen 1960, Gary Grant, Robert Mitchum, Deborah Kerr


Lord et Lady Rhyall doivent ouvrir leur manoir anglais au public pour arrondir leurs fins de mois. Ils vivent avec leurs deux enfants dans quelques pièces du château, pendant que les touristes se bousculent dans le reste de l'immense demeure. Un jour, Charles Delacro, un millionnaire américain, pousse la porte de leurs parties privées et tombe sous le charme de Lady Rhyall. Sous couvert d'habiter chez son amie Hattie, celle-ci part à Londres et vit quelques jours de rêve avec l'Américain.

TELERAMA
Lord et Lady Rhyall ont dû ouvrir au public leur manoir anglais pour arrondir les fins de mois. Ils vivent avec leurs deux enfants dans quelques pièces du château, pendant que les touristes se bousculent dans le reste de l'immense demeure. Lady Rhyall cultive des champignons qu'elle vend au village, et le majordome supplie qu'on le renvoie pour faire des économies. Un jour, un millionnaire américain, Charles Delacro, pousse la porte marquée "privé" et tombe sous le charme de Lady Rhyall. Elle part à Londres, sous couvert d'habiter chez son amie Hattie et vit quelques jours de rêve avec l'Américain. Lord Rhyall n'est pas dupe, mais tient à garder sa femme sans se montrer jaloux. Il organise un week-end au manoir où les quatre protagonistes vont redistribuer les cartes.
AILLEURS L HERBE EST PLUS VERTE, Stanley Donen 1960, Gary Grant, Robert Mitchum, Deborah Kerr (E)
Lord et Lady Rhyall doivent ouvrir leur manoir anglais au public pour arrondir leurs fins de mois. Ils vivent avec leurs deux enfants dans quelques pièces du château, pendant que les touristes se bousculent dans le reste de l'i ...

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AINSI VA LA VIE, Bob Reiner 2014, Michael Douglas, Diane Keaton (sentimental)@@@


Oren Little, agent immobilier bourru et égoïste, voit sa vie chamboulée lorsque son fils lui confie sa fille de 9 ans dont il ne soupçonnait pas l'existence. Oren tente alors de s'en débarrasser en l'imposant à sa voisine. Mais les choses ne sont pas toujours aussi simples. Ainsi va la vie.

TELERAMA:
Evidemment, il est touchant de voir des sex-symbols vintage, comme Michael Douglas et Diane Keaton, se chamailler pour finir par s'embrasser maladroitement. Et tant pis (ou tant mieux !) s'ils cabotinent... Rob Reiner, en revanche, accuse un sacré coup de vieux, en les plongeant dans un scénario et une mise en scène empâtés. Il est loin le temps de Quand Harry rencontre Sally... — G.O.
AINSI VA LA VIE, Bob Reiner 2014, Michael Douglas, Diane Keaton (sentimental)@@@ (E)
Oren Little, agent immobilier bourru et égoïste, voit sa vie chamboulée lorsque son fils lui confie sa fille de 9 ans dont il ne soupçonnait pas l'existence. Oren tente alors de s'en débarrasser en l'imposan ...

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ALAD 2, Lionel Steketee 2018, Djamel Debouze (comique)@


Après avoir libéré Bagdad de l'emprise de son terrible vizir, Aladin s'ennuie au Palais et ne s'est toujours pas décidé à demander en mariage la princesse. Cependant, un terrible dictateur, Shah Zaman, s'invite au Palais et annonce qu'il est venu prendre la ville et épouser la princesse.

TELERAMA
A Bagdad, Aladin a tout pour être heureux. Il est amoureux de Shallia, une ravissante princesse et vit dans un palais sublime. Cette vie luxueuse mais sans surprise ennuietoutefois cet ancien enfant des rues. L'arrivée en ville de Shah Zaman, un dictateur, ne va pas tarder à le sortir de sa torpeur. Celui-ci veut en effet mettre la main sur Bagdad et épouser la belle Shallia. Expulsé du palais, Aladin fait appel à son génie de la lampe, afin qu'il vole à son secours. Mais Shah Zaman a également son propre génie, Balouad. Une guerre sans merci se déclare alors entre les deux magiciens...
ALAD 2, Lionel Steketee 2018, Djamel Debouze (comique)@ (E)
Après avoir libéré Bagdad de l'emprise de son terrible vizir, Aladin s'ennuie au Palais et ne s'est toujours pas décidé à demander en mariage la princesse. Cependant, un terrible dictateur, Shah Zam ...

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ALADDIN, Guy Ritchie 2019, Will Smith, Mena Massoud (jeunesse)@


Le jeune et pauvre Aladdin vit avec son singe Abu dans les rues et est obligé de voler des aliments pour se nourrir. Un jour, il fait la connaissance de la princesse Jasmine, fille du Sultan, venue se promener incognito dans les quartiers populaires, à la recherche d'aventure. Entre les deux jeunes gens, le coup de foudre est immédiat. Mais ils sont rapidement rattrapés par les gardes du sultan.

TELERAMA
Après Cendrillon, La Belle et la Bête ou encore Le Livre de la jungle et en attendant Mulan (en salles le 25 mars), Disney poursuit ici son grand œuvre : recycler en prises de vues réelles le catalogue de dessins animés mythiques. Cet Aladdin « en chair et en os » est scrupuleusement calqué sur son modèle : on embarque à nouveau sur un tapis volant, on entonne Ce rêve bleuuu à pleins poumons, babouches au vent, dans une chatoyante débauche d’effets spéciaux dernier cri.
L’autre célèbre truc bleu de cet univers enchanté, c’est le génie, jadis irrésistible, par la grâce d’une animation fantasque et de la tchatche étourdissante du regretté Robin Williams. Le remplacer par Will Smith, sa malice, son exubérance, n’était pas, en soi, une mauvaise idée. Mais ses blagues tombent franchement à plat — et ses pirouettes sont moins vives.
Malgré le faste des décors, dans la ville imaginaire d’Agrabah, et les chorégraphies bollywoodiennes qui l’égaient, le film manque de tout : de rythme, d’humour, et surtout de charisme. Même si Naomi Scott compose une Jasmine déterminée, plus sultane que princesse — elle a même sa chanson féministe toute neuve rien qu’à elle, visant le futur tube façon Libérée, délivrée — le jeune Mena Massoud (Aladdin) et son ennemi le méchant vizir Jafar (Marwan Kenzari) restent d’une fadeur décourageante. Le réalisateur Guy Ritchie lui-même (Snatch, The Gentlemen) est plus coutumier des bagarres spectaculaires et des polars ironiques que des bluettes musicales en milieu orientalisant. Il a beau frotter la lampe, la magie n’y est plus.
ALADDIN, Guy Ritchie 2019, Will Smith, Mena Massoud (jeunesse)@ (E)
Le jeune et pauvre Aladdin vit avec son singe Abu dans les rues et est obligé de voler des aliments pour se nourrir. Un jour, il fait la connaissance de la princesse Jasmine, fille du Sultan, venue se promener incognito dans les quar ...

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ALAMO, John Wayne 1960, John, Wayne, Richard Widmark, Linda Cristal (western)@@


En février 1836, le général Sam Houston, qui commande 182 hommes, la poignée de Texans révoltés contre la domination mexicaine, est poursuivi par les troupes du général Santa Anna, qui ne lui laissent guère de répit. Il décide d'installer les détachements des colonels William Travis et James Bowie à Fort Alamo. Pendant 13 jours, ces hommes luttent désespérément à l'intérieur du fort contre l'armée mexicaine.

TELERAMA
1836, Texas. Les hommes de Fort Alamo sont chargés de freiner la progression des Mexicains… Le réalisateur a mis une dizaine d’années à faire ce film (sa première réalisation). Épatant.

John Wayne a mis une dizaine d’années à faire ce film, qui lui tenait à cœur. Comment, pour sa première réalisation, a-t-il réussi un hymne aussi poignant aux combattants de la liberté ? Mystère du cinéma. Alamo est un miracle, par lequel une star de cinéma, confondue avec les héros qu’elle a l’habitude d’incarner, parvient à élever un récit au rang de mythe : les combattants de Fort Alamo, que le scénario identifie presque un à un pour mieux les réunir ensuite dans cette aventure collective, sont les acteurs d’une tragédie populaire.

La musique de Dimitri Tiomkin tire les larmes, et les scènes d’action sont époustouflantes. John Ford signa quelques images du film : il était arrivé sans crier gare sur le plateau, et Wayne, encombré d’une présence si imposante, l’envoya tourner des scènes de seconde équipe. Qui ne furent pas toutes gardées…
ALAMO, John Wayne 1960, John, Wayne, Richard Widmark, Linda Cristal (western)@@ (E)
En février 1836, le général Sam Houston, qui commande 182 hommes, la poignée de Texans révoltés contre la domination mexicaine, est poursuivi par les troupes du général Santa Anna, qui ...

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ALBATROS, Xavier Beauvois 2020, Jeremie Renier, Marie-Julie Maille (drame)@@


Laurent, un commandant de brigade de la gendarmerie d'Etretat, prévoit de se marier avec Marie, sa compagne, mère de sa fille surnommée Poulette. Il aime son métier malgré une confrontation quotidienne avec la misère sociale. En voulant sauver un agriculteur qui menace de se suicider, il le tue. Sa vie va alors basculer.

TELERAMA
En 2005, Xavier Beauvois racontait les débuts d’un « bleu » de la police judiciaire dans Le Petit Lieutenant. Les forces de l’ordre inspirent décidément le cinéaste : le héros de ce film est un gendarme. Et, comme il y a seize ans, Beauvois réussit à concilier réalisme quasi documentaire et sens du romanesque, description d’un métier et développement de personnages intenses.

Durant presque une heure, Albatros chronique avec brio le quotidien professionnel et intime de Laurent, commandant exemplaire de brigade à Étretat, mais, aussi, de la petite communauté normande dont il supervise la sécurité — et dont Beauvois, installé dans la région, connaît intimement les aspirations et les difficultés. Une routine faite de petites incivilités et de grands drames. Beauvois filme avec la même empathie, le même soin apporté au cadre et à l’image (superbe travail du chef opérateur Julien Hirsch), l’identification d’un suicidé qui s’est jeté de la falaise, l’adolescent sermonné parce qu’il conduit son scooter sans casque, ou encore un éleveur qui porte plainte pour le vol de ses outils avant de pleurer de rage contre les nouvelles directives européennes qui menacent son exploitation.

Puis, à mi-parcours, à la suite d’une tragédie, le récit bascule dans une tout autre dimension — sur laquelle on restera évasif, tant cette rupture narrative et la surprise qu’elle provoque participent de la puissance du film. Tout juste dira-t-on qu’Albatros devient plus introspectif et plus spectaculaire, collant au corps et à l’âme brisés de Laurent (Jérémie Renier, juste et émouvant de bout en bout), mais aussi à la résilience de sa compagne, Marie (formidablement interprétée par Marie-Julie Maille, coscénariste et cheffe monteuse du film). Beauvois est, certes, moins convaincant dans cette deuxième partie qui flirte parfois avec les clichés. Mais son audace à bousculer ainsi son récit, à sortir de sa zone de confort pour prendre le large, ne manque pas de panache.
ALBATROS, Xavier Beauvois 2020, Jeremie Renier, Marie-Julie Maille (drame)@@ (E)
Laurent, un commandant de brigade de la gendarmerie d'Etretat, prévoit de se marier avec Marie, sa compagne, mère de sa fille surnommée Poulette. Il aime son métier malgré une confrontation quotidienne ave ...

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ALBERT NOBBS, Rodrigo García 2011, Glen Close (thriller)


Au XIXe siècle, dans une Irlande en proie à de graves difficultés économiques, Albert Nobbs travaille comme majordome dans un grand hôtel. Sa discrétion, sa parfaite compétence et sa distinction le font apprécier des clients comme des autres employés. Ce n'est que le soir, en retirant le corset qui dissimule ses formes, qu'Albert redevient la femme qu'il est réellement. En secret, Albert Nobbs nourrit un rêve, pour lequel il économise patiemment chaque sou qu'il gagne : ouvrir sa propre boutique, un magasin de tabac. Un jour, madame Baker, la propriétaire de l'hôtel, lui demande de partager sa chambre pour une nuit avec Hubert Page, un peintre...

TELERAMA
Le grand secret d’un petit majordome réservé, dans l’Irlande du XIXᵉ siècle… On reconnaît à peine Glenn Close : ce Nobbs est sa création, sa créature — ce que fut Tootsie pour Dustin Hoffman.

Une pension de famille, dans l’Irlande du XIXᵉ siècle. Albert Nobbs est un modèle de majordome. Mais qui est-il vraiment ?… Une femme. Passagère clandestine dans des vêtements, un métier, un monde d’hommes. Dans ce « rôle à performance », de ceux qui vous rapportent un oscar, on reconnaît à peine Glenn Close. Travestissement stupéfiant : cet Albert Nobbs est sa création, sa créature, l’équivalent de ce que fut Tootsie pour Dustin Hoffman.

Rien de trop dans son interprétation sèche et méticuleuse : jamais elle ne surjoue la virilité. Rien de faux dans ce masque impassible, ces yeux qui rêvent d’ailleurs, comme des prisonniers dans leur cellule. L’actrice n’est jamais plus émouvante que dans la minutieuse répétition du quotidien de son modeste personnage. Servir, desservir, se fondre dans le décor. À côté d’elle, tout paraît fade dans cette description ronronnante, académique, des misères et contraintes de l’ère victorienne. Et les autres protagonistes, même la seconde « travestie » du film, sont des figurants à côté de ce pantin bizarre et captivant, cet apatride de la sexualité, ni mâle ni femelle, taraudé par l’unique désir, éperdu, naïf et vague, de ne plus être seul. Plutôt qu’un film, c’est un vrai « one-man / woman-NOPSIS
ALBERT NOBBS, Rodrigo García 2011, Glen Close (thriller) (E)
Au XIXe siècle, dans une Irlande en proie à de graves difficultés économiques, Albert Nobbs travaille comme majordome dans un grand hôtel. Sa discrétion, sa parfaite compétence et sa distincti ...

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ALEXANDER THE LAST, Joe Swanberg 2009, Jess Weixler, Justin Rice (entimental film e)


Alex est une actrice attirée par sa partenaire à l'écran, Jamie, qui joue à ses côtés dans une pièce de théâtre locale. Alex est également mariée à un musicien indépendant nommé Elliott. Lorsque ce dernier part en tournée avec sa musique, Alex laisse Jamie dormir sur son canapé et flirte avec lui. Alex continue de tomber amoureuse de Jamie, tandis que celui-ci entretient une relation avec sa sœur. Le film se termine sur les remords d'Alex pour ses actes.

ALEXANDER THE LAST, Joe Swanberg 2009, Jess Weixler, Justin Rice (entimental film e) (E)
Alex est une actrice attirée par sa partenaire à l'écran, Jamie, qui joue à ses côtés dans une pièce de théâtre locale. Alex est également mariée à un musicie ...

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ALEXANDRE LE BIENHEUREUX, Yves Robert 1968, Philippe Noiret, Marlene Jobert (comique)@@@


À la suite de la mort de sa femme, qui l'a toujours mené à la baguette, un fermier décide de profiter de la vie et de se la couler douce.

TELERAMA
Dans sa ferme de la Beauce, Alexandre travaille. Tout le temps. Car « la Grande », son épouse, veille à remplir ses journées de corvées. Soudainement veuf, il décide de ne plus rien faire et commence par se coucher deux mois…

Ce délice de film est non seulement un éloge de la paresse, en accord avec Paul Lafargue, gendre de Karl Marx, qui critiquait « cette folie [qu’]est l’amour du travail, la passion moribonde du travail », mais aussi le plus doux des manifestes libertaires. « Il faut prendre son temps. Prendre le temps de prendre son temps », dit Alexandre, comme s’il militait, aujourd’hui, pour l’école du loisir. Le temps de se couper une tranche de saucisson, de se rouler une sèche, de regarder une fleur de carotte, mais aussi de jouer au foot avec des gosses, si bien filmés par Yves Robert, cinq ans après La Guerre des boutons.

Philippe Noiret, dans un premier grand rôle qui en fit une vedette, est épatant en écolo contemplatif, volontiers tonitruant quand on le dérange au plumard. Mais l’autre star du film est le chien, sans doute le mieux dressé et le plus expressif de l’histoire du cinéma… Ce film sorti quelques mois avant Mai 68 brille aussi par sa mise en scène graphique, pop et sautillante, à la limite du cartoon, avec Alexandre le grand rêveur au milieu d’un champ de potirons orange fluo, ou quittant tout, à la fin, sans aucune tache (c’est-à-dire aucune tâche) à l’horizon.


ALEXANDRE LE BIENHEUREUX, Yves Robert 1968, Philippe Noiret, Marlene Jobert (comique)@@@ (E)
À la suite de la mort de sa femme, qui l'a toujours mené à la baguette, un fermier décide de profiter de la vie et de se la couler douce.

TELERAMA
Dans sa ferme de la Beauce, Alexandre travaille. Tou ...

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ALEXANDRE, Oliver Stone 2005, Colin Farrell, Angelina Jolie, Anthony Hopkins (peplum)@


La vie d'Alexandre le Grand, narrée par Ptolémée : de son enfance à sa mort, des cours d' Aristote aux conquêtes qui firent sa légende, de l'intimité aux champs de bataille. Fils du roi Philippe II de Macédoine, il soumit la Grèce antique révoltée, fonda les Alexandries, défit les Perses et s'empara de Babylone.

TELERAMA
Production européenne, langue anglaise, style hollywoodien : une salade russe pour redonner le goût de la Macédoine, le pays d'Alexandre (356-323 avant J.-C.), on ne s'en offusque pas. Mais l'esprit d'Oliver Stone semble confus. Du portrait de son héros, il fait une fresque psychologique empâtée. Et quand il passe à l'action, c'est pour faire retentir un discours bushien sur la liberté, face à un ennemi qui ressemble à un Ben Laden de BD. Où veut-il en venir ? Au charisme d'un gamin qui ­devint roi à 20 ans, voulut régner sur le monde et se lança dans des conquêtes qui ruineront sa vie et bâtiront sa légende.

Le film parvient à nous faire partager sa vision exaltée. Franchissant les montagnes pour se retrouver encerclé par d'autres sommets, s'aventurant en Inde, où la jungle se referme sur lui, Alexandre devient l'incarnation d'une jeunesse intrépide et hors du temps.

Oliver Stone donne des airs de rock star à la figure d'Alexandre. Ses amours libres, avec filles et garçons, sont électriques, ses combats tiennent de la performance. On peut rêver que cela donne ­envie aux rebelles d'aujourd'hui de se plonger dans un livre d'histoire.
ALEXANDRE, Oliver Stone 2005, Colin Farrell, Angelina Jolie, Anthony Hopkins (peplum)@ (E)
La vie d'Alexandre le Grand, narrée par Ptolémée : de son enfance à sa mort, des cours d' Aristote aux conquêtes qui firent sa légende, de l'intimité aux champs de bataille. Fils du roi Philip ...

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ALIBI.COM 2, Philippe Lacheau 2023, Natalie Baye, Elodie Fontan, Didier Bourdon, Gerard Jugnot (comique)


Après avoir fermé son agence Alibi.com et promis à Flo qu'il ne lui mentirait plus jamais, la nouvelle vie de Greg est devenue tranquille. Mais lorsqu'il décide de demander Flo en mariage, Greg est au pied du mur et doit se résoudre à présenter sa famille.

TELERAMA
“Alibi.com 2” : un enchaînement de (mauvais) sketchs qui donnent le tournis
Alors que son mariage approche, un jeune homme met au point un plan pour éviter de présenter ses parents, dont il est peu fier, à sa future épouse. Après un premier volet plutôt savoureux, Philippe Lacheau choisit la surenchère avec un défilé de gags ahurissants.

Il n’y avait pas de honte à être allé voir Alibi.com en 2017, comme 3,5 millions de Français, et à avoir aimé cette comédie modeste à la bêtise réjouissante. Le second volet s’avère plus difficile à digérer. Ancien patron d’une entreprise qui trouve des excuses à ceux qui ont quelque chose à cacher, Grégory (Philippe Lacheau) retombe dans ses combines pour, cette fois, dissimuler à sa future épouse ses vrais parents — Arielle Dombasle est une actrice porno, Gérard Jugnot, un vieux malfrat. Scénario à l’emballement exponentiel, quantité de gags à la minute phénoménale : devant une telle frénésie, le spectateur est un juré de télé-crochet qui doit donner une note à chaque figure. Or les mauvais sketchs l’emportent sur les bons…
ALIBI.COM 2, Philippe Lacheau 2023, Natalie Baye, Elodie Fontan, Didier Bourdon, Gerard Jugnot (comique) (E)
Après avoir fermé son agence Alibi.com et promis à Flo qu'il ne lui mentirait plus jamais, la nouvelle vie de Greg est devenue tranquille. Mais lorsqu'il décide de demander Flo en mariage, Greg est au pied du mur ...

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ALIBI.COM, Philippe Lacheau2017, Philippe Lacheau, Élodie Fontan, Natalie Baye, Didier Bourdon, Gerard Jugnot (comique)@


Greg a fondé une entreprise nommée Alibi.com qui crée tout type d'alibi. Avec Augustin, son associé, et Medhi son nouvel employé, ils élaborent des stratagèmes et mises en scène imparables pour couvrir leurs clients. La rencontre de Flo, une jolie blonde qui déteste les hommes qui mentent, va compliquer la vie de Greg, qui commence par lui cacher la vraie nature de son activité. Lors de la présentation aux parents, Greg comprend que Gérard, le père de Flo, est aussi un de leurs clients.

TELERAMA
Philippe Lacheau choisit la surenchère avec un défilé de gags ahurissant (le pitch : il doit cacher à sa future épouse ses vrais parents). Si les mauvaises idées l’emportent sur les bonnes, on rit un peu par-ci par-là.

Un patron de start-up, dont l’entreprise fabrique des alibis à la carte — pour couvrir un adultère —, rencontre une femme qui déteste les menteurs. Très vite, il découvre que le père de celle-ci est également l’un de ses clients.

Moins surprenante que Babysitting (du même réalisateur), cette production carbure aux mensonges inextricables. Le plaisir vient des simulacres élaborés par la société Alibi.com, qui nécessitent une sorte de dédoublement du héros, censé être présent à plusieurs endroits en même temps. Mais les bonnes idées restent souvent à l’état d’ébauche, comme le personnage narcoleptique interprété par Tarek Boudali, ex de la Bande à Fifi et auteur d’Épouse-moi mon pote, autre triomphe à sa sortie en salles.
ALIBI.COM, Philippe Lacheau2017, Philippe Lacheau, Élodie Fontan, Natalie Baye, Didier Bourdon, Gerard Jugnot (comique)@ (E)
Greg a fondé une entreprise nommée Alibi.com qui crée tout type d'alibi. Avec Augustin, son associé, et Medhi son nouvel employé, ils élaborent des stratagèmes et mises en scène impara ...

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ALICE ET LE MAIRE, Nicolas Pariser 2019, Fabrice Luchini, Anais Demoustier


Le maire de Lyon, Paul Théraneau, va mal. Il n'a plus une seule idée. Après trente ans de vie politique, il se sent complètement vide. Pour remédier à ce problème, on décide de lui adjoindre une jeune et brillante philosophe, Alice Heimann.

TELERAMA:
En limitant son observation du monde politique à l’échelle de la municipalité, avec son lot d’inaugurations, de réunions voirie, de vernissages et de soirées à l’opéra, le cinéaste fait le choix de la modestie, qui est aussi le thème de la première fiche rédigée par la jeune philosophe à l’édile en manque de repères. Les nombreux lieutenants qui gravitent autour du duo (une première adjointe ultra autoritaire, un directeur de la communication bouffi d’ignorance) ne sont jamais condamnés à un rôle univoque. Nicolas Pariser se place clairement de leur côté, sans les juger.
Aucune naïveté pourtant chez l’auteur, qui montre bien, en s’en moquant avec malice, la victoire des communicants sur les décisionnaires et l’absence problématique de références culturelles classiques parmi les jeunes générations.
Refusant la facilité de la satire, le cinéaste fait l’audacieux pari de l’intelligence et de la lenteur dans une époque affolée par la réactivité.
ALICE ET LE MAIRE, Nicolas Pariser 2019, Fabrice Luchini, Anais Demoustier (E)
Le maire de Lyon, Paul Théraneau, va mal. Il n'a plus une seule idée. Après trente ans de vie politique, il se sent complètement vide. Pour remédier à ce problème, on décide de lui adjoindre une jeune et brillante philosophe ...

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ALICE ET MARTIN, André Téchiné 0998, Juliette Binoche, Alexis Loret


Après des années passées chez sa mère, Martin est envoyé chez son père, auprès de sa belle-mère et de ses demi-frères. 10 ans plus tard, à la suite du décès accidentel de son père, Martin fait une fugue de plusieurs semaines. Retrouvé par la police, il atterrit chez son demi-frère Benjamin, qui vit à Paris avec Alice.

TELERAMA
“ Fort d’une ossature audacieuse -le montage bipolaire donne une intensité névrotique aux personnages- le film dérive vite vers le psychodrame ”
ALICE ET MARTIN, André Téchiné 0998, Juliette Binoche, Alexis Loret (E)
Après des années passées chez sa mère, Martin est envoyé chez son père, auprès de sa belle-mère et de ses demi-frères. 10 ans plus tard, à la suite du décès ...

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ALINE, Valerie Lemercier 2020, Valerie Lemercier, Sylvain Marcel


À la fin des années 1960, au Québec, naît Aline (inspirée de Céline Dion), quatorzième et dernier enfant de Sylvette et Anglomard Dieu. Dans cette famille où la musique est reine, Aline se découvre un véritable talent pour le chant. Le producteur de musique Guy-Claude Kamar (inspiré par René Angélil), lorsqu'il entend cette magnifique voix, n'a plus qu'une idée en tête : faire d'Aline la plus grande chanteuse au monde. Entre le soutien de sa famille et son amour avec Guy-Claude, Aline va devenir l'une des plus grandes stars internationales de la chanson.

TELERAMA:
En s’inspirant librement de la vie de Céline Dion, « trésor national » au Canada, Valérie Lemercier réussit son meilleur film et offre la quintessence de son travail, sur scène comme au cinéma. À savoir : mettre en évidence la bizarrerie extrême de situa­tions bien connues ou familières. En résulte une tragi-comédie fabuleuse, parfois monstrueuse, souvent surréaliste.
ALINE, Valerie Lemercier 2020, Valerie Lemercier, Sylvain Marcel (E)
À la fin des années 1960, au Québec, naît Aline (inspirée de Céline Dion), quatorzième et dernier enfant de Sylvette et Anglomard Dieu. Dans cette famille où la musique est reine, Aline ...

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ALL IS LOST, J.C. Chando 2013, Robert Redford


Seul au milieu de l'océan Indien, un navigateur s'accorde un peu de repos dans sa cabine lorsqu'un conteneur à la dérive percute et perfore la coque de son voilier. Malgré ses maigres ressources, l'homme parvient à colmater la brèche. Mais la radio et les instruments de navigation sont hors service et il ne peut compter sur d'éventuels secours. Bientôt, une violente tempête se lève.

TELERAMA
un seul personnage (Robert Redford) sur un yacht en perdition, confronté aux éléments. Ça sent, évidemment, la performance, question mise en scène et interprétation. Mais Chandor et Redford relèvent brillamment le défi : le réalisateur fait preuve d'un talent de vieux briscard. Et Redford... eh bien, c'est Redford, attachant et fragile, maître et victime des événements, inventif et dépassé : bref, magnifique.
Il y a, évidemment, une part d'humour noir dans le scénario. Car enfin, dès le début, le yacht de Redford se fait empaler, une nuit, par un container égaré en pleine mer. Pas de chance. A peine a-t-il colmaté les dégâts qu'éclate une tempête. Bon. Le radeau de secours sur lequel il prend place fuit. Bien. Plus d'eau potable dans son bidon troué. La poisse ! Quant aux bateaux divers qu'il croise, ils ne le voient tout simplement pas (faut-il y voir une allégorie sur l'aveuglement du monde actuel vis à vis de l'individu ? Peut-être !). Une telle accumulation de désastres finit par provoquer le rire, mais un rire complice. L'humour du réalisateur et la sincérité de son interprète se complètent : on tremble et on sourit, c'est parfait...
Au bout de ses épreuves (et Dieu sait qu'il en traverse !) Robert Redford périra-t-il dans les flots ou sera-t-il miraculeusement épargné ? Ah ça, on ne vous le dira pas...
ALL IS LOST, J.C. Chando 2013, Robert Redford (E)
Seul au milieu de l'océan Indien, un navigateur s'accorde un peu de repos dans sa cabine lorsqu'un conteneur à la dérive percute et perfore la coque de son voilier. Malgré ses maigres ressources, l'homme parvient ...

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ALL THAT JAZZ, que le spectacle commence, Bob Fosse 1979, Keith Gordon, CCH Pounder (musical)@@


Sur la scène d'un théâtre de Broadway, une troupe répète un ballet moderne. Les plus maladroits de la troupe sont éliminés par Joe Gideon, le chorégraphe, piètre mari d'une ex-danseuse, amant inconstant d'une autre et père distrait. À la fois exaspérant et séduisant, il fume comme un pompier, se bourre d'amphétamines, enchaîne la supervision des répétitions et celle du montage d'un film comique sur la mort.

TELERAMA
Chorégraphe brillant, Joe Gideon (Bob Fosse, donc) se meurt et revoit les choses de sa vie… Portrait clinquant et morbide d’un narcissique génial.

Musical, oui, avec des numéros chorégraphiés et filmés par Bob Fosse. Comédie ? Pas vraiment, puisque Joe, un chorégraphe célèbre (Roy Scheider s’est fait la tête de Bob Fosse), est à l’hôpital en train de mourir. Une comédie (tragédie) musicale, donc, sur le thème de la mort ! Une première dans l’histoire du genre. Face à la mort, belle et accueillante (Jessica Lange), Joe fait le bilan de sa vie. Il a trompé les femmes, et lui-même… Il a couru jusqu’à l’épuisement, à la poursuite… Mais de quoi, au fait ? Et de qui ? Le film est le portrait fasciné et narcissique d’un inconscient qui croit pouvoir justifier au nom de son talent les désordres de sa vie.

On pourra regretter deux ou trois longueurs, sur la fin. Le reste est une splendeur. À commencer par la scène, étincelante, où le héros, dans le coma, contemple son double en train de tourner des séquences oniriques avec les trois amours de sa vie : sa femme, sa maîtresse et sa fille. Sur une parodie de vieux standard, cette dernière adresse alors un message d’amour à son père… Comme son incarnation, Bob Fosse est mort en 1987, d’une crise cardiaque… Le film a remporté la Palme d’or à Cannes en 1980.
ALL THAT JAZZ, que le spectacle commence, Bob Fosse 1979, Keith Gordon, CCH Pounder (musical)@@ (E)
Sur la scène d'un théâtre de Broadway, une troupe répète un ballet moderne. Les plus maladroits de la troupe sont éliminés par Joe Gideon, le chorégraphe, piètre mari d'une ex-da ...

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ALLIES, Robert Zemeckis 2016, Brad Pitt, Marion Cotillard (espionage)@


Casablanca 1942. Au service du contre-espionnage allié, l'agent Max Vatan rencontre la résistante française Marianne Beauséjour lors d'une mission à haut risque. C'est le début d'une relation passionnée. Ils se marient et entament une nouvelle vie à Londres. Quelques mois plus tard, Max est informé par les services secrets britanniques que Marianne pourrait être une espionne allemande. Il a 72 heures pour découvrir la vérité sur celle qu'il aime.

TELERAMA
Pendant la Seconde Guerre mondiale, un espion américain doit éliminer son épouse française, suspectée d’être un agent double à la solde des nazis. Les références au classique de Michael Curtiz sont ostentatoires et Brad Pitt est particulièrement inexpressif.

Toute ressemblance avec Casablanca n'est pas fortuite... Au point d'en être embarrassante. Ce film, très attendu pour son duo de stars (Marion Cotillard, sensible, et Brad Pitt, curieusement figé), entame lui aussi l'histoire d'une passion contrariée la même année (1942), dans la même ville et le même marigot de militaires, de nazis et d'espions.

On y trouve d'ailleurs un night-club, presque identique à celui que tenait jadis Humphrey Bogart. Hormis ce clin d'oeil, tout cloche et sonne faux dans les rues de la médina, comme, plus tard, sous le blitz londonien. Même les bombes semblent tomber à côté. D'invraisemblances quasi grotesques en chromos naïfs, l'amour en temps de guerre n'est plus ce qu'il était.
ALLIES, Robert Zemeckis 2016, Brad Pitt, Marion Cotillard (espionage)@ (E)
Casablanca 1942. Au service du contre-espionnage allié, l'agent Max Vatan rencontre la résistante française Marianne Beauséjour lors d'une mission à haut risque. C'est le début d'une relation passio ...

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ALORS ON DANSE, Michèle Laroque 2001, Isabelle Nanty, Michèle Laroque, Thierry Lhermitte (comique)


Quand elle apprend que son époux fréquente une maîtresse depuis plus de deux ans, Sandra plie instantanément bagages et part s'installer chez sa soeur Danie. Bouleversée, Sandra peine à remonter la pente, ce qui n'échappe pas à son hôte. Pour tenter de l'aider à retrouver le sourire, Danie l'invite à l'accompagner à ses cours de danse. D'abord réticente, Sandra finit par accepter de se joindre au groupe. Sur place, elle découvre des danseurs et danseuses suivre les pas aléatoires de Lucien et Roberto, professeurs aussi peu doués qu'attachants. Emportée par l'ambiance positive des lieux, Sandra se laisse très vite prendre au jeu...

TELERAMA
Une jeune grand-mère bourgeoise apprend que son mari la trompe. Elle le quitte et retrouve sa sœur pour prendre des cours de danse. Avec ce scénario mal ficelé, la réalisatrice nous perd et ne nous embarque pas dans sa ronde.

Alors on sort pour oublier tous les problèmes. » Difficile de ne pas penser aux paroles d’Alors on danse, de Stromae, en voyant la nouvelle comédie de Michèle Laroque, tant l’envie d’arrêter le film en cours de visionnage est pressante.

Sandra (Michèle Laroque), jeune grand-mère bourgeoise, apprend que son mari la trompe depuis deux ans. Elle renoue alors avec sa sœur, Danie (Isabelle Nanty), fière célibataire qui n’a pour seuls amours que la lutte des classes et la danse. Avec Lucien (Thierry Lhermitte) et Roberto (Patrick Timsit), « Danie la rouge » se doit de remonter le moral de sa benjamine en lui apprenant que la vie ne s’arrête pas à 60 ans ni, surtout, sans mec. Alors elles dansent, s’engagent à sauver un lieu culturel et s’ouvrent à de nouveaux hommes.

L’histoire rappelle la première réalisation de l’actrice qui, dans Brillantissime (2018), jouait déjà une femme riche abandonnée par son époux. Mais la sauce ne prend pas. L’humour d’Isabelle Nanty et l’apparition de Jeanne Balibar en professeure de danse psychorigide ne suffisent pas à rattraper un scénario mal ficelé, dans lequel on ne retrouve pas toujours l’histoire espérée : celle d’une femme, jeune sexagénaire, qui tente de reprendre goût à la vie. Au lieu de cela, Alors on danse survole un combat social sans lien avec le sujet.
ALORS ON DANSE, Michèle Laroque 2001, Isabelle Nanty, Michèle Laroque, Thierry Lhermitte (comique) (E)
Quand elle apprend que son époux fréquente une maîtresse depuis plus de deux ans, Sandra plie instantanément bagages et part s'installer chez sa soeur Danie. Bouleversée, Sandra peine à remonter la p ...

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ALTITUDE, Alex Merkin 2010, Denise Richards Greer Gramme (espace catastrophe)


Sara, une jeune pilote, et quatre de ses amis sont victimes d'un mystérieux bris mécanique lors d'une excursion. Sara perd alors le contrôle de l'engin. Le petit avion amorce inexplicablement une ascension progressive qui semble impossible à arrêter. Leurs efforts sont vains, une tempête approche et le réservoir est sur le point d'être vide. Mais les quatre jeunes n'ont encore rien vu : une force surnaturelle et mystérieuse veut les voir morts, et un seul d'entre eux à les moyens de l'arrêter.
ALTITUDE, Alex Merkin 2010, Denise Richards Greer Gramme (espace catastrophe) (E)
Sara, une jeune pilote, et quatre de ses amis sont victimes d'un mystérieux bris mécanique lors d'une excursion. Sara perd alors le contrôle de l'engin. Le petit avion amorce inexplicablement une ascension progressive qu ...

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ALYAM ALYAM, Ahmed El Maânouni 2001, Ben Brahim


Dans la région de Casablanca, à Oulad Ziane, les habitants vivent de l'agriculture. Abdelwahad, depuis la mort de son père, est obligé d'assumer les responsabilités du chef de famille, alors qu'il ne rêve que d'émigrer en France. La mère essaie de le dissuader de partir, mais le jeune homme ne croit pas en son avenir dans l'agriculture. Le grand-père essaie également de le ramener à la raison, mais il y a ce cousin éloigné de France, qui lui assure que les papiers nécessaires seront prêts d'un jour à l'autre. Entre espoir et lassitude, Abdelwahad attend son heure...
ALYAM ALYAM, Ahmed El Maânouni 2001, Ben Brahim (E)
Dans la région de Casablanca, à Oulad Ziane, les habitants vivent de l'agriculture. Abdelwahad, depuis la mort de son père, est obligé d'assumer les responsabilités du chef de famille, alors qu'il ne r&eci ...

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AMADEUS ,Milos Forman 1984, Tom Hulce


Vienne, novembre 1823. Antonio Salieri, compositeur italien, se tranche la gorge en s'accusant d'avoir tué Wolfgang Amadeus Mozart. Enfermé dans un asile, ce vieil homme égaré se confesse au père Vogler. Trente-deux ans plus tôt, en 1781, Antonio Salieri a la faveur de l'empereur mélomane Joseph II. Musicien réputé, il est le compositeur officiel de la Cour.

TELERAMA:
Le film de Forman est chargé en dorures, candélabres, perruques poudreuses à faire passer la cour de l’empereur pour un troupeau de moutons. Mais ce n’est pas ce qu’on lui a reproché. Ce Mozart-là chamboule la dignité des gravures. Tom Hulce lui donne tout ce qu’il peut et, illustre inconnu en 1984, n’a pas été revu depuis. Il saute, glousse, joue du piano debout, à l’envers… C’est Elton John en brodequins ! Et il y a son rire. Un rire de gosse, de fou. Amadeus est rythmé par la musique de Mozart, mais c’est ce rire obscène qui le ponctue, le griffe, le signe.
Raconter l’histoire d’un génie solaire par le biais de la jalousie d’un rival obscur (Salieri) était une assez riche idée. Ne rien cacher de la « mauvaise vie » qui sous-tendait sa belle musique : pas mal non plus, quitte à choquer. Mais le grand truc d’Amadeus, n’est-ce pas ce rire idiot, la perpétuelle touche de ridicule qui ramène au genre humain ce type habitué depuis des lustres à loger parmi les dieux ?
AMADEUS ,Milos Forman 1984, Tom Hulce (E)
Vienne, novembre 1823. Antonio Salieri, compositeur italien, se tranche la gorge en s'accusant d'avoir tué Wolfgang Amadeus Mozart. Enfermé dans un asile, ce vieil homme égaré se confesse au père Vogler. T ...

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AMANTS, Nicole Garcia 2021, Pierre Niney, Stacy Martin


Lisa et Simon sont inséparables. Ils sont passionnés l'un par l'autre depuis leur adolescence. Une tragédie survient, provoquée par les activités criminelles de Simon. Il est en danger et s'enfuit. Sans Lisa. Elle attend en vain des nouvelles de lui. Trois ans plus tard, elle est mariée à Léo lorsque leurs chemins se croisent à nouveau sur une île de l'océan Indien.

TELERAMA:
La direction d’acteurs de Nicole Garcia s’avère une fois encore impeccable. Stacy Martin a tout d’une proie noyée, mélancolique, mais semble aussi détachée, protégée par une carapace. Benoît Magimel impressionne, tout en pesanteur oppressante. Pierre Niney est fiévreux, tragique à souhait. Leur partition cisèle à merveille ce diamant noir.
AMANTS, Nicole Garcia 2021, Pierre Niney, Stacy Martin (E)
Lisa et Simon sont inséparables. Ils sont passionnés l'un par l'autre depuis leur adolescence. Une tragédie survient, provoquée par les activités criminelles de Simon. Il est en danger et s'enfuit. Sans Li ...

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AMARCORD, Federico Fellini 1973, Magali Noel, Pupella Maggio (societe)@@@


Chronique autobiographique de Federico Fellini rêvée à Corpole, dans l'Italie fasciste des années 30, où quelques souvenirs d'enfance, fantasmes sexuels et ses visions oniriques se mêle à son goût pour les récits digressifs et truculents. Les habitants célèbrent l'arrivée du printemps en brûlant tout ce qui leur tombe sous la main. La Volpina, une étrange mythomane, subit la rudesse des noceurs. La belle Gradisca s'exhibe en compagnie de ses soeurs.

TELERAMA
À Rimini, les seins de la Gradisca et la parade grotesque des fascistes… Fellini sublime ses souvenirs.
Jamais Fellini n'a été plus proche de l'autobiographie qu'avec ce film au titre évocateur : « Je me souviens », en dialecte romagnol. Souvenirs plus ou moins avérés, donc, du jeune Federico, quand il découvrait la vie à Rimini dans les années 1930.

La mémoire transforme ces instantanés de vie ordinaire en saynètes, tableaux, images irrésistibles. Au fil d'une chronique décousue main surgissent les seins de la Gradisca, l'hyperbolique vamp locale, le directeur du cinéma qui s'est fait la tête d'un célèbre jeune premier hollywoodien, le fabuleux paquebot Rex glissant dans la nuit et la parade grotesque des pompeux guignols en uniforme de la fête fasciste. Rassemblés, tous ces signes, trop beaux pour ne pas être véridiques, cernent les émois d'une adolescence hantée par « la chair » et le péché qui va avec, confrontée à la molle veulerie ambiante vis-à-vis du régime mussolinien, et traversée aussi d'une gravité furtive quand, une nuit, un violon solitaire joue L'Internationale...

La plus mince anecdote est, ici, sublimée par l'oeil de l'artiste Fellini (et de ses complices, le chef op Giuseppe Rotunno et le compositeur Nino Rota) et représente un incomparable hommage au cinéma. Celui qui faisait fantasmer l'adolescent de Rimini et celui qui permet au Maestro de continuer à transfigurer la réalité en rêve éveillé.
AMARCORD, Federico Fellini 1973, Magali Noel, Pupella Maggio (societe)@@@ (E)
Chronique autobiographique de Federico Fellini rêvée à Corpole, dans l'Italie fasciste des années 30, où quelques souvenirs d'enfance, fantasmes sexuels et ses visions oniriques se mêle à son g ...

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AMERICAN GIGOLO, Paul Schrader 1980, Richard Gere, Lauren Hutton (thriller sentimental)@


Julian Kay, 30 ans, vit à Los Angeles. Beau, libre et indépendant, il monnaie ses charmes auprès de dames riches et esseulées pour gagner sa vie. Il accepte un jour de se rendre à Palm Springs, auprès de la femme d'un financier sadique et voyeur. Le lendemain, sa cliente est retrouvée morte.

TELERAMA
Les films de Paul Schrader ont le mysticisme épais. Par moments, ce sens de la faute et d'une possible rédemption donne des résultats catastrophiques (Hardcore). Ici, c'est limite. Schrader raconte l'histoire d'un homme de plaisir (donc de péché, aux yeux du réalisateur), ­accusé de meurtre et sauvé par la pureté du sentiment amoureux qui le submerge. La fin évoque Bresson : « Quel long chemin il m'a fallu pour parvenir jusqu'à toi », dit le gigolo ­Richard Gere à Lauren Hutton, tel le héros de Pickpocket. Ce qui, tout de même, prête à sourire... Musique à succès de Giorgio ­Moroder et un tube mondial pour Call me, de Blondie.
AMERICAN GIGOLO, Paul Schrader 1980, Richard Gere, Lauren Hutton (thriller sentimental)@ (E)
Julian Kay, 30 ans, vit à Los Angeles. Beau, libre et indépendant, il monnaie ses charmes auprès de dames riches et esseulées pour gagner sa vie. Il accepte un jour de se rendre à Palm Springs, auprè ...

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AMERICAN NIGHT, Alessio Della Valle 2021, Jonathan Rhys Meyers, Jeremy Piven


John Kaplan, ancien faussaire devenu marchand d'art, a perdu à la fois sa galerie et sa petite amie. Vincent, son demi-frère, débarque avec une authentique toile disparue d'Andy Warhol : la Marilyn Rose. Qu'importe la façon dont cette toile est arrivée ici, John pense avoir enfin trouvé une solution à tous ses problèmes. Hélas, Michael Rubino, criminel et peintre raté, enlève son ex-petit amie. L'enjeu est clair : c'est le tableau contre la vie sauve de l'amour de sa vie.

TELERAMA
La réapparition à New York du "Pink Marilyn", le célèbre tableau d'Andy Warhol, provoque le chaos dans le monde de l'art contemporain. Michael Rubino, le nouveau chef de la mafia locale, ne reculera devant rien pour s'emparer de cette oeuvre qu'il convoite depuis des années. Mais, afin d'y parvenir, il devra se battre contre John Kaplan, un marchand d'art, Sarah Flores, une conservatrice de musée, et Vincent, un cascadeur. Commence alors une lutte impitoyable pour l'art, le pouvoir et l'argent...
AMERICAN NIGHT, Alessio Della Valle 2021, Jonathan Rhys Meyers, Jeremy Piven (E)
John Kaplan, ancien faussaire devenu marchand d'art, a perdu à la fois sa galerie et sa petite amie. Vincent, son demi-frère, débarque avec une authentique toile disparue d'Andy Warhol : la Marilyn Rose. Qu'importe la f ...

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AMERICAN SNIPER, Clint Eastwood 2014, Bradley Cooper, Sierra Miller (guerre)@@@


Tireur d'élite des Navy SEAL, Chris Kyle est envoyé en Irak dans un seul but: protéger ses camarades. Sa précision chirurgicale sauve d'innombrables vies humaines sur le champ de bataille et, tandis que les récits de ses exploits se multiplient, il décroche le surnom de "La Légende."

TELERAMA
Tireur d’élite américain, Chris Kyle est rentré d’Irak en héros traumatisé. Une biographie percutante et sombre bilan de la guerre au Moyen-Orient, par Clint Eastwood.

Dans le titre, c’est le mot « American » qui compte le plus. Clint Eastwood raconte une histoire, une croisade, un conditionnement américains. Il le fait en tant qu’Américain, bien sûr, mais pas sans lucidité. Sa biographie du tireur d’élite Chris Kyle, envoyé en Irak quatre fois, est empreinte d’une désespérance de plus en plus funèbre.

L’enfance du tireur, au Texas, est marquée par une éducation à la serpe. Le père divise une fois pour toutes l’humanité en trois catégories : les loups, les brebis et les chiens de berger. Cette Amérique est bien la « société primitive de l’avenir » que décrivait jadis l’essayiste Jean Baudrillard. Une fabrique de soldats obsédés par la protection de leurs compatriotes.

Dans son diptyque sur la bataille du Pacifique, Mémoires de nos pères et Lettres d’Iwo Jima, le cinéaste consacrait un volet entier au point de vue japonais. Rien de tel, cette fois, avec les Irakiens. Mais le film dit sans équivoque la hideur de cette guerre, pendant et après, avec les images réalistes des vétérans mutilés et la tournure borderline que prend la vie de Chris Kyle une fois rentré. À la fin, l’omniprésence d’un fusil, comme chevillé au corps du jeune vétéran, jusque dans son étreinte avec son épouse, distille le malaise et annonce la violence – pas celle que l’on croit. Un grand moment de terreur insidieuse.
AMERICAN SNIPER, Clint Eastwood 2014, Bradley Cooper, Sierra Miller (guerre)@@@ (E)
Tireur d'élite des Navy SEAL, Chris Kyle est envoyé en Irak dans un seul but: protéger ses camarades. Sa précision chirurgicale sauve d'innombrables vies humaines sur le champ de bataille et, tandis que les r&eac ...

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AMISTAD, Steven Spielberg 1997, Morgan Freeman, Anthony Hopkins (histoire)@@


En 1839, L'Amistad, navire espagnol transportant des esclaves africains, est pris dans une violente tempête au large de Cuba. Une cinquantaine de prisonniers réussissent à se libérer de leurs chaînes et se retournent contre leurs bourreaux, qu'ils passent par les armes.

TELERAMA
En 1839, un navire espagnol portant le nom d'Amistad (« amitié ») est chargé d'esclaves africains. Par une nuit de tempête, ils se mutinent, échouent au Connecticut et sont faits prisonniers. Leur procès va s'élargir à un débat sur l'esclavagisme qui préfigure la sécession Nord-Sud.

Il y avait là matière à un film haletant, Spielberg s'en acquitte à merveille, mais, hélas, le temps d'un simple récit inséré dans une entreprise plus ambitieuse. Il y a aussi, dans Amistad, un peu d'histoire des Etats-Unis et pas mal de théâtre au prétoire. Spielberg cherche son héros : Baldwin, l'avocat malin, Joadson, l'anti-esclavagiste, ou Cinqué, chef naturel des Africains ? Tous finissent par s'effacer devant leur pays. En voulant élever systématiquement ses personnages au rang de symboles, le film ne cesse de les réduire. Et l'Amérique sort de là purifiée de toute culpabilité, puisque l'esclavage, nous dit-on, c'était surtout les Espagnols qui le pratiquaient, et cela commençait même en Afrique. — François Gorin
AMISTAD, Steven Spielberg 1997, Morgan Freeman, Anthony Hopkins (histoire)@@ (E)
En 1839, L'Amistad, navire espagnol transportant des esclaves africains, est pris dans une violente tempête au large de Cuba. Une cinquantaine de prisonniers réussissent à se libérer de leurs chaînes et se r ...

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AMOUR ET TURBULENCES, Nicolas Bedos 2013, Ludivine Sagnier (sentimental)@@


Julie, sculptrice, s'apprête à quitter New York pour Paris où elle va retrouver Franck, son futur mari avocat. Antoine, grand séducteur, quitte lui aussi la Grosse Pomme pour la Ville Lumière où il espère décrocher un poste important. Dans l'avion, complet, le hasard les place côte à côte. Et il se trouve que Julie et Antoine se sont aimés puis quittés. Au cours du vol, les souvenirs refont surface, les bons comme les moins bons.

TELERAMA:
Comme tous les héros de comédie romantique, Nicolas Bedos et Ludivine Sagnier jouent à chien et chat, le temps d'un vol Paris-New York ponctué de flash-back. Mais ce film d'Alexandre Castagnetti peine à trouver le rythme des love stories hollywoodiennes dont il s'inspire.
AMOUR ET TURBULENCES, Nicolas Bedos 2013, Ludivine Sagnier (sentimental)@@ (E)
Julie, sculptrice, s'apprête à quitter New York pour Paris où elle va retrouver Franck, son futur mari avocat. Antoine, grand séducteur, quitte lui aussi la Grosse Pomme pour la Ville Lumière où il e ...

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AMOUR, Michael Haneke 2012, Jean-Louis Trintignant, Emmanuelle Riva (societe)@@@


Anne et Georges, deux professeurs de musique, coulent une retraite paisible dans leur appartement parisien. Un temps heureux, avant qu'une petite attaque cérébrale ne frappe Anne. L'opération qu'on leur propose se solde par un échec et Anne est bientôt victime d'une seconde attaque. C'est le début d'un douloureux déclin pour elle et celui d'un difficile combat pour lui.

TELERAMA
Le film montre comment le dépérissement et l’imminence de la mort resserrent le lien et renforcent l’autarcie. Comment un couple redevient, dans l’épreuve finale, une cellule fusionnelle, excluant les autres.
Avec Michael Haneke, on voit toujours le plus terrible, le plus dérangeant. Mais, dans ce film-ci (Palme d’or à Cannes en 2012), on voit aussi le plus familier, le plus tendre. À la fois les extrémités du quotidien partagé et les gestes extrêmes de l’amour… De l’amour, ou autre chose d’insondable, voilà toute la question. « Tu es un monstre, mais tu es gentil », dit ainsi la mourante à son époux.
Jean-Louis Trintignant et Emmanuelle Riva sont au-delà des larmes, et d’autant plus impressionnants. Mais ils se fondent, humblement, dans le grand dessein de Haneke : livrer une sorte de témoignage fictionnel sur les confins de la condition humaine. Avec, de loin en loin, des images mentales qui nous hantent comme si elles étaient fichées dans nos cerveaux ­depuis toujours.
AMOUR, Michael Haneke 2012, Jean-Louis Trintignant, Emmanuelle Riva (societe)@@@ (E)
Anne et Georges, deux professeurs de musique, coulent une retraite paisible dans leur appartement parisien. Un temps heureux, avant qu'une petite attaque cérébrale ne frappe Anne. L'opération qu'on leur propose se solde ...

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AMOURS INFERNALES, Steve Goldenberg, David Zani, Melissa Jacobs, Nicki Blue, Billy Chappell (film e)


Serena, une visiteuse interstellaire sensuelle et voluptueuse, vient sur Terre pour assouvir ses désirs les plus profonds des personnes qu'elle croise.

De : Steve Goldenberg, David Zani
Avec : Melissa Jacobs, Nicki Blue, Billy Chappell
Pays : États-Unis d'Amérique
AMOURS INFERNALES, Steve Goldenberg, David Zani, Melissa Jacobs, Nicki Blue, Billy Chappell (film e) (E)
Serena, une visiteuse interstellaire sensuelle et voluptueuse, vient sur Terre pour assouvir ses désirs les plus profonds des personnes qu'elle croise.

De : Steve Goldenberg, David Zani
Avec : Melissa Jacobs, Nicki Blue, ...

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AMY, Asif Kapadia 2015, Tyler James Amy Winehouse (bio)@@


Comme Jimi Hendrix, Jim Morrison et Janis Joplin, Amy Winehouse est morte à 27 ans. Peu de zones d’ombre demeurent autour de sa mort. La caméra suivait déjà la diva soul londonienne quand elle sortait de l’enfance, prenant des poses de princesse sexy pour chanter Happy Birthday à une copine. Et ne l’a plus quittée… Elle est l’une des premières icônes filmées partout et par tout le monde.
Asif Kapadia s'est plongé dans l'oeuvre de cette incroyable chanteuse, récompensée par six Grammy Awards, avant de recueillir le témoignage de ses proches : ses copines d'enfance, sa famille, son producteur, Mark Ronson, le chanteur Pete Doherty et aussi son ex-mari, Blake Fielder. En explorant les archives visuelles, il a notamment déniché des vidéos inédites, comme ces instants volés par le caméscope familial.

TELERAMA
En piochant dans ce foisonnement de séquences, le cinéaste britannique d’origine indienne Asif Kapadia tisse une chronique dérangeante et triste à pleurer de la foire à la célébrité. Le documentariste a déniché une multitude d’images saisissantes, d’autant plus inédites qu’elles ont été filmées dans l’intimité de la chanteuse. Tous les proches sont de la partie et livrent leur témoignage en voix off.
On se demande quels pactes diaboliques furent scellés pour qu’il nous soit permis de voir la jeune star voguer d’appartement en chambre d’hôtel, de cuite en cuite et d’amoureux en amoureux. Jusqu’au centre de désintoxication, filmé de l’intérieur par un amant particulièrement poison.
Tous ces documents ont pour effet de nous river à l’écran, sans qu’on en soit fier pour autant. Leur vertu est de nous faire communier, comme rarement, avec la musique et ses sources. L’instant poignant où Amy chante le morceau Back to black, qu’elle vient d’écrire sur le coin d’une table, a peu d’équivalents dans l’histoire du documentaire rock.
AMY, Asif Kapadia 2015, Tyler James Amy Winehouse (bio)@@ (E)
Comme Jimi Hendrix, Jim Morrison et Janis Joplin, Amy Winehouse est morte à 27 ans. Peu de zones d’ombre demeurent autour de sa mort. La caméra suivait déjà la diva soul londonienne quand elle sortait de l& ...

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AN AMERICAN AFFAIR, William Olsson 2009, Gretchen Mol, James Rebhorn, Cameron Bright


L'amour et l'ambition politique vont ensemble à l'encontre de la tromperie dans cette histoire pleine de suspense. Sam Brady est un procureur fédéral prêt à faire ce qu'il faut pour arriver au sommet, y compris l'extorsion d'informations incriminant Mulroney, un officier de police corrompu.
AN AMERICAN AFFAIR, William Olsson 2009, Gretchen Mol, James Rebhorn, Cameron Bright (E)
L'amour et l'ambition politique vont ensemble à l'encontre de la tromperie dans cette histoire pleine de suspense. Sam Brady est un procureur fédéral prêt à faire ce qu'il faut pour arriver au sommet, y com ...

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ANATOMIE D UNE CHUTE, Justine Triet 2023, Sandra Muiller, Swann Arlaud, Milo Machado-Graner(thriller)@@@


Daniel, un enfant malvoyant de 11 ans, vit avec ses parents dans un chalet en montagne, loin de tout. Un jour, après une balade, Daniel retrouve son père décédé dans la neige, au pied du chalet. La principale suspecte est alors toute désignée : Sandra, l'épouse du défunt, qui va devoir se défendre lors d'un procès. Si les analyses n'ont pas permis d'établir avec certitude la cause du décès - suicide ou meurtre -, les soupçons des enquêteurs ont amené à l'arrestation de Sandra. Un an plus tard, lors du procès, tous les détails de la vie du couple sont disséqués et notamment l'infidélité de la mère, le tout en présence du jeune Daniel...

TELERAMA
Sandra a-t-elle tué son mari ? Ou est-ce un suicide ? Justine Triet dissèque le naufrage d’un couple au scalpel. Une Palme d’or au scénario diabolique.

Dans un coin isolé de montagne, un homme a chuté, du haut de sa maison. Il est retrouvé mort, par son fils, 11 ans, malvoyant, revenu d’une promenade avec son chien. Que s’est-il passé ? L’hypothèse de l’accident étant assez vite écartée, il reste le suicide. Ou l’homicide. Une enquête est ouverte. L’épouse du défunt, Sandra (Sandra Hüller, formidable en femme de tête, séduisante dans son refus de l’être), romancière réputée, présente dans la maison au moment des faits, est suspectée. Arrive aussitôt un ami de confiance (Swann Arlaud), avocat de profession, qu’elle n’a pas vu depuis plusieurs années. Il lui demande de raconter en détail tout ce qu’elle a fait, ce qu’elle a entendu. S’il laisse comprendre que pas mal d’éléments l’accablent, il est clair qu’il ne doute pas de son innocence.

Et nous ? On ne cessera d’apprendre et d’être bousculé, de s’interroger, avant de se forger sa propre conviction ou de se raccrocher au bénéfice du doute. Il y a bien là tous les éléments concourant au suspense d’une véritable intrigue policière, mais largement rehaussée d’une approche très intime des personnages. Dès le début, un sentiment de proximité s’instaure en effet avec Sandra, cette héroïne complexe, monstre d’ambiguïté, appréhendée (au double sens du mot) dans son foyer, lieu d’ancrage et d’effondrement de l’histoire. Le décor, la vie matérielle et domestique, l’expertise des faits, d’un côté ; de l’autre, le vertige de la fiction, la verticalité de l’abîme, le puits sans fond d’une vérité multiple.

Scénario diabolique
Voilà comment se déploie Anatomie d’une chute, Palme d’or 2023 et quatrième long métrage d’une réalisatrice (La Bataille de Solférino, Victoria, Sibyl) qu’on défend ardemment depuis ses débuts. Et qui franchit clairement un palier, avec ce film ambitieux sur la défaite d’un couple, analysée et disséquée avec d’autant plus d’intérêt que les protagonistes semblent très lucides sur eux-mêmes. Ce sont des fortes personnalités, ayant chacune la passion de l’écriture. Passion contrariée chez Samuel, le mari, professeur charismatique, qui avait décidé de faire classe à leur fils à la maison. Est-ce par manque de temps, d’énergie, de confiance en lui ? Il n’était pas parvenu au statut de reconnaissance littéraire de sa femme.

Bataille d’ego, désir, frustration, mensonges, jalousie sont au cœur du film. Faire perdurer le couple n’est pas chose aisée, il faut que chacun y trouve sa place, son équilibre, son indépendance. C’est une construction fragile, où peut surgir de la violence, en mots voire en actes. Arthur Harari et Justine Triet, couple à la ville, le savent pertinemment. C’est ensemble qu’ils ont écrit ce scénario diabolique, manière qu’on imagine heureuse pour eux d’expurger le pire. La grande sagacité de leur histoire est d’aborder cette faillite du couple à travers tous les angles — psychologique, politique, sexuel et finalement judiciaire. Pari fou, pleinement gagné.

Le procès de Sandra ne va pas sans théâtre — voir le numéro virevoltant de l’avocat général (Antoine Reinartz, histrion pernicieux à souhait). L’enceinte de ce tribunal est une scène qui offre un terrain idéal pour tout apprendre de l’inculpée, sachant que voir sa vie privée ainsi exposée en public n’est pas sans risque pour son fils meurtri, Daniel, un garçon vif, intense. Il est rarissime qu’un enfant soit dépeint ainsi, avec tant d’aplomb et de foi, balayant toute sagesse ou principe de précaution. Et c’est sans doute la hardiesse majeure du film : faire de Daniel, face à sa mère accusée du meurtre de son père, une sorte de voyant extralucide. Qui laisse médusée, par ses témoignages, la présidente du tribunal.

Croire en la capacité d’écoute et de raisonnement de chacun. Voilà ce qui motive Justine Triet, si sensible dans sa mise en scène au son, à la parole, à la langue — aux langues : bien qu’allemande, Sandra parle le français et l’anglais, dont la traduction constitue ici un enjeu de plus. Voilà du cinéma qui veille en somme à toujours élever ses personnages vers le haut, quels que soient leur égoïsme, leur ingratitude ou leur cruauté. Tout le contraire d’une chute.
ANATOMIE D UNE CHUTE, Justine Triet 2023, Sandra Muiller, Swann Arlaud, Milo Machado-Graner(thriller)@@@ (E)
Daniel, un enfant malvoyant de 11 ans, vit avec ses parents dans un chalet en montagne, loin de tout. Un jour, après une balade, Daniel retrouve son père décédé dans la neige, au pied du chalet. La princip ...

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ANDREI ROUBLEV, Andrei Tarkovski 1966 (biopic)@@@


En Russie, au début du 15e siècle. Andrei, Kirill et Danill, trois moines peintres d'icônes, se rendent chez le maître Théophane le Grec pour participer à la décoration de la cathédrale de Moscou. Seul Andrei est choisi pour ce travail. Il traverse le pays avec son apprenti pour rejoindre la capitale.

TELERAMA
Un un prologue et huit tableaux, la vie d’un moine et peintre d’icônes dans la Russie du XVᵉ siècle. Dès ce deuxième film du réalisateur, tout y est. L’exigence de Tarkovski vis-à-vis de lui-même et de son spectateur. Et sa compassion pour les créatures que nous sommes.

Bien sûr, les hommes du XVᵉ– ou du XXIᵉ – siècle recrucifieraient le Christ s’il revenait parmi eux (d’où cette séquence inouïe d’un Golgotha sous la neige en Russie). Bien sûr, le chemin est ardu ; les lâchetés et les trahisons sont multiples. Mais le doute n’est pas permis : écœuré par ce qu’il a vu et vécu, le peintre retrouve la force de créer en contemplant un adolescent qui, pour construire une cloche gigantesque, a misé sur la foi et non sur la raison. Comme une réponse à la tentation du silence éclatent, à la fin – seules séquences en couleurs –, les icônes peintes par Roublev. Dorées. Lumineuses. Chatoyantes. « À travers l’art, disait Tarkovski, l’homme exprime son espoir. Tout ce qui n’exprime pas cet espoir, ce qui n’a pas de fondement spirituel, n’a aucun rapport avec l’art. »
ANDREI ROUBLEV, Andrei Tarkovski 1966 (biopic)@@@ (E)
En Russie, au début du 15e siècle. Andrei, Kirill et Danill, trois moines peintres d'icônes, se rendent chez le maître Théophane le Grec pour participer à la décoration de la cathédrale ...

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ANGE ET GABRIELLE, Anne Giafferi, Patrick Bruel, Isa belle Carre (sentimental)@@


Gabrielle élève seule sa fille Claire. À 17 ans celle-ci est enceinte de Simon qui refuse de se voir imposer ce bébé. Gabrielle prend les choses en main et décide de demander de l'aide au père de Simon. Elle débarque donc dans le bureau d'Ange, mais celui-ci, célibataire endurci et grand séducteur, n'a jamais assumé sa paternité et n'a aucune intention de le faire. C'est une première rencontre explosive mais Gabrielle ne manque ni de charme, ni de détermination.

TELERAMA:
Platement adaptée d’une pièce de théâtre (L’Eveil du chameau, de Murielle Magellan), cette comédie romantique peine à faire oublier ses origines boulevardières. Anne Giafferi voudrait évoquer les familles monoparentales, parler de reconnaissance paternelle et railler le machisme contemporain. Mais l’absence de férocité se retourne contre le film. Soucieux de préserver sa popularité, Bruel s’avère incapable d’insuffler la moindre méchanceté à son personnage — comme Yves Montand, acteur modèle pour la cinéaste, savait le faire. Ange et Gabrielle est à son image : pas fondamentalement déplaisant, mais bien inoffensif.
ANGE ET GABRIELLE, Anne Giafferi, Patrick Bruel, Isa belle Carre (sentimental)@@ (E)
Gabrielle élève seule sa fille Claire. À 17 ans celle-ci est enceinte de Simon qui refuse de se voir imposer ce bébé. Gabrielle prend les choses en main et décide de demander de l'aide au pèr ...

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ANGELE ET TONY, Alix Delaporte 2010, Clotilde Hesme, Grégory Gadebois (sentimental)@@


Un port de pêche en Normandie. Angèle, une belle jeune femme à la dérive, en liberté conditionnelle et désargentée, débarque à Port-en-Bessin, en Normandie, dans une commune frappée par la crise économique, tandis que son fils de 10 ans vit chez ses grands-parents. Tony, un marin-pêcheur, dont le père s'est perdu en mer, l'héberge et la place à la halle aux poissons... Angèle a de bonnes raisons de se construire une nouvelle vie lorsqu'elle débarque dans celle de Tony, marin pêcheur solitaire. Malgré le désir qu'il a pour elle, Tony garde ses distances. Angèle le cherche. Tony l'observe.Trop belle, trop déroutante, il ne peut croire qu'elle est là pour lui.

TELERAMA
Les amours improbables, mais émouvantes, d’une belle plante paumée et d’un marin pêcheur bourru. Clotilde Hesme et Grégory Gadebois dans un superbe duo.

Personne ne pourrait y croire. Ni vous, ni nous, ni Tony. Quand Angèle débarque un jour dans sa vie, sortie de nulle part mais déterminée à s’incruster, il cherche l’erreur. Qu’est-ce qu’une belle fille comme elle, avec ses longues jambes, son vélo volé et son air paumé, vient faire avec un type comme lui ? Tony, le marin-pêcheur trapu, bourru et taiseux, résiste autant qu’il peut.

Dans les embruns d’un port normand, il s’agit pourtant d’amour, entre un ours solitaire et une poupée androgyne un peu cassée (Angèle a un secret), à petits pas décisifs. Angèle la sauvageonne en rupture d’éducation et en mal de repères apprend à distinguer une sole d’une limande. Plus tard, Tony lui fait répéter le rôle de… Blanche-Neige. C’est bien un conte de fées, touchant, insolite et modeste, que s’offre Alix Delaporte. Une histoire de renaissance et d’espoir, qui appuie parfois un peu trop là où ça fait sens — Angèle « remonte » la pente, encore et encore, avec détermination, sur sa bicyclette.

On se laisse malgré tout emballer par ce couple si mal assorti, mais si harmonieux. Car les acteurs ont de la grâce. En 2010, on connaissait déjà le talent nerveux, habité de Clotilde Hesme, mais on découvrait Grégory Gadebois. Très sobre, il s’éclaire peu à peu. Du type ordinaire à l’amant craquant, c’est une transfiguration. À la fin, on y croit dur comme fer.

ANGELE ET TONY, Alix Delaporte 2010, Clotilde Hesme, Grégory Gadebois (sentimental)@@ (E)
Un port de pêche en Normandie. Angèle, une belle jeune femme à la dérive, en liberté conditionnelle et désargentée, débarque à Port-en-Bessin, en Normandie, dans une commune frap ...

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ANGELIQUE marquise des anges, Ariel Zeitoun 2013, Gerard Lanvin,Nora Arnezeder (sentimental film e)@


Fille d'un noble désargenté du Poitou, la belle Angélique a passé cinq ans au couvent, placée là par son père après une affaire de complot contre le roi Louis XIV.

ALLOCINE
Proposer une nouvelle adaptation d'Angélique était une gageure... un pari impossible sinon très difficile à relever... Armé d'un Joffrey /Gérard Lanvin on ne peut plus "mâle" (excellent) et d'une ravissante et talentueuse Angélique / Nora Arnezeder, cette relecture plus fidèle au roman nous donne quelques moments savoureux qui comblera la femme (ou l'homme?) romantique... et nous feraient presque oublier le couple Mercier/Hossein.... ...
ANGELIQUE marquise des anges, Ariel Zeitoun 2013, Gerard Lanvin,Nora Arnezeder (sentimental film e)@ (E)
Fille d'un noble désargenté du Poitou, la belle Angélique a passé cinq ans au couvent, placée là par son père après une affaire de complot contre le roi Louis XIV.

ALLOCINE

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ANGELIQUE marquise des anges, Bernard Borderie 1964, Robrt Hossein, Michele Mercier, Jean Rochefort (saga sentimental)@@


A peine sortie du couvent, la belle et jeune Angélique de Sancé doit épouser, selon le désir de son père impécunieux, Joffrey de Peyrac, un gentilhomme laid, riche et boiteux. Angélique finit pourtant par éprouver une grande passion pour ce mari captivant et fort. Hélas, le jeune Louis XIV passe par le château de Peyrac et, jaloux de la fortune du mari comme de la beauté de sa femme, le fait tomber en disgrâce. Les ennuis commencent. Joffrey est suspecté de sorcellerie, des rivaux veulent s'emparer de ses richesses, d'anciens partisans de la Fronde cherchent à se venger d'Angélique, qui avait fait échouer un de leurs plans. Arrêté puis condamné après un simulacre de procès, Joffrey doit être conduit au bûcher...

TELERAMA
Au risque de paraître ringarde, osons le dire : Angélique, c’est une vraie copine. Ado, on aurait tellement voulu lui ressembler, et, depuis, elle revient régulièrement remuer quelques souvenirs. On lui en veut toujours de faire sa pimbêche avec son comte de mari, sous prétexte qu’elle ne raffole pas des cicatrices. Mais personne ne sait comme elle défier l’autorité du Roi-Soleil, qui, tout penaud, s’excuserait presque d’avoir envoyé son grand amour Joffrey périr sur le bûcher. Alors, Angélique peut bien irriter notre conscience de cinéphile avec ses aventures bon marché aux alibis historico-érotico-romanesques... Quand on était les meilleures amies du monde, on lui avait juré fidélité. Parole tenue.


ANGELIQUE marquise des anges, Bernard Borderie 1964, Robrt Hossein, Michele Mercier, Jean Rochefort (saga sentimental)@@ (E)
A peine sortie du couvent, la belle et jeune Angélique de Sancé doit épouser, selon le désir de son père impécunieux, Joffrey de Peyrac, un gentilhomme laid, riche et boiteux. Angélique finit ...

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ANGLES D ATTAQUE, Pete Travis 2008, Matthew Fox, Forest Whitaker (thriller)@


Thomas Barnes et Kent Taylor sont deux gardes du corps chargés d'assurer la protection du Président Ashton lors d'une conférence au sommet sur le terrorisme en Espagne. Peu après son arrivée, le président est victime d'une tentative d'assassinat. Dans la foule, un touriste américain a filmé toute la scène. Rex, reporter pour une chaîne de TV américaine, a elle aussi été le témoin privilégié des 15 minutes avant et après le coup de feu.

TELERAMA
“ Un bon petit film d'action en forme d'exercice de style réussi. Agréable, divertissant mais pas inoubliable. ”
ANGLES D ATTAQUE, Pete Travis 2008, Matthew Fox, Forest Whitaker (thriller)@ (E)
Thomas Barnes et Kent Taylor sont deux gardes du corps chargés d'assurer la protection du Président Ashton lors d'une conférence au sommet sur le terrorisme en Espagne. Peu après son arrivée, le pré ...

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ANNA, Luc Besson 2019, Sasha Luss, Helen Mirren (thriller science fiction)@@


Derrière sa beauté stupéfiante, Anna Poliatova dissimule une force et des aptitudes hors du commun qui font d'elle l'un des assassins les plus redoutés au monde. Sa nouvelle cible étant à Paris, elle entame sa mission sans renforts et avec les autorités internationales à ses trousses.

TELERAMA
En 1985, le KGB transforme une junkie moscovite en agent chic pour des missions chocs. Autour de ce clone de Nikita, un film d’espionnage divertissant.
Une fille et un flingue, « a girl and a gun » comme on dit à Hollywood, cette formule intemporelle du divertissement trouve en Luc Besson un serviteur éternellement passionné. Pour les fans de cinoche toujours prêts, comme lui, à retomber en enfance, Anna enchaîne des situations de thriller d’espionnage qui procurent un vrai plaisir. Sous les conventions, une obsession personnelle est à l’œuvre, fascination inépuisable pour la femme jeune, dangereuse et en quête de liberté. Même si elle est trop simple, cette image suffit à créer une héroïne attachante. Toute la tension est centrée sur celle qui l’interprète : avec son physique parfait, la top-modèle russe Sasha Luss semble un simple cliché. Mais Luc Besson voit en elle une actrice et, sous nos yeux, elle en devient une. C’est aussi ce qui fait le charme d’Anna.

Luc Besson voit désormais son nom systématiquement associé à l’accusation pour viol dont il fait l’objet, ainsi qu’aux déboires de sa société de production, plombée par l’échec commercial de son grand rêve, Valérian et la Cité des mille planètes (2017). Fragilisé, le cinéaste revient à ses fondamentaux avec un film d’action qui a tout d’un remake de Nikita (1990) et reflète la nostalgie d’une époque où le cinéma était, pour lui, une affaire plus insouciante. Situé, justement, entre 1985 et 1990, Anna raconte comment une junkie moscovite est transformée par le KGB en agent chic pour des missions chocs qui deviennent sa prison…

ANNA, Luc Besson 2019, Sasha Luss, Helen Mirren (thriller science fiction)@@ (E)
Derrière sa beauté stupéfiante, Anna Poliatova dissimule une force et des aptitudes hors du commun qui font d'elle l'un des assassins les plus redoutés au monde. Sa nouvelle cible étant à Paris, ell ...

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ANNETTE, Leos Carax 2021, Adam Driver, Marion Cotillard


Los Angeles, de nos jours. Henry est un humoriste avec un fort sens de l'humour qui tombe amoureux d'Ann, une chanteuse d'opéra de renommée mondiale. Sous les feux des projecteurs, ils forment un couple passionné et glam.

TELERAMA
Avec un couple iconique formé par Adam Driver et Marion Cotillard, une bande originale qui décoiffe et un scénario signé des Sparks, le film du réalisateur français avait tout pour crever l’écran.
Nous nous aimons tellement… Ça défie toute logique. C’est incompréhensible. » Ces mots sont chantés par Ann (Marion Cotillard), soprano de renommée internationale, et Henry (Adam Driver), star du stand-up. Tous deux flânent dans un paysage doux de Californie, puis filent dans la nuit, enlacés sur une moto. La vitesse, la beauté de ces amoureux, le lyrisme échevelé de Sparks : difficile de ne pas décoller.
Mais la noirceur s’immisce dans le couple, qui a pourtant tout pour être heureux : la gloire, l’argent, une merveille d’ermitage lové dans la verdure ; puis un bébé, étrange à nos yeux mais pas aux leurs, qu’ils prénomment Annette. Entamé par trois coups de théâtre et les musiciens qui commencent à jouer en studio puis en sortent, embarquant avec eux leur musique et les acteurs dans une ronde magistrale, le film est un hymne à toutes les formes de show, du music-hall de Broadway jusqu’aux traques médiatiques avec paparazzi. Le tour de force de Carax est de créer un univers de conte nourri de mythes antiques comme d’actualité contemporaine (du mouvement #MeToo au méga-concert pop).

Carax fait d’Annette le jouet d’une hantise, offrant à travers elle une vision assez terrible de l’enfance, déifiée et instrumentalisée, en proie aux pulsions morbides et au narcissisme blessé des parents. Annette est bien seule dans ce monde où l’amour et la haine semblent inséparables. Où le théâtre est sans limite. Le réalisateur de Holy Motors porte ici les sentiments des personnages à leur paroxysme, dans une sorte de palimpseste magique, où se chevauchent des réminiscences de cinéma (muet, expressionniste, lynchien), de peinture, de mélodies d’autrefois. On ressort de ce maelström à la fois en état d’apesanteur et groggy.
ANNETTE, Leos Carax 2021, Adam Driver, Marion Cotillard (E)
Los Angeles, de nos jours. Henry est un humoriste avec un fort sens de l'humour qui tombe amoureux d'Ann, une chanteuse d'opéra de renommée mondiale. Sous les feux des projecteurs, ils forment un couple passionné et gla ...

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ANNIHILATIIN, Alex Garland, sorti en 2018. Natalie Portman (fantastique)@@


Lena, biologiste et ancienne militaire, participe à une mission destinée à comprendre ce qui est arrivé à son mari dans une zone où un mystérieux et sinistre phénomène se propage le long des côtes américaines. Une fois sur place, les membres de l’expédition découvrent que paysages et créatures ont subi des mutations, et malgré la beauté des lieux, le danger règne et menace leur vie, mais aussi leur intégrité mentale.

TELERAMA
Jugé trop intello par la Paramount, le thriller SF d’Alex Garland sort directement sur Netflix. Mais n’a rien d’une série B.

La présence de Natalie Portman en tête d’affiche d’une science-fiction à gros budget est, en principe, la garantie d’un beau succès au box-office. Annihilation ne sortira pourtant pas au cinéma – hormis dans quelques salles aux Etats-Unis, au Canada et en Chine. Ainsi en a décidé la Paramount qui, après avoir semble-t-il jugé le deuxième film réalisé par le scénariste Alex Garland trop « intello » et « compliqué », a préféré revendre les droits de diffusion à Netflix. Une bonne affaire pour la plateforme de vidéo par abonnement : Annihilation se révèle en effet une bonne surprise. Plus « compliquée », certes, que la grande majorité des blockbusters hollywoodiens, mais aussi beaucoup plus excitante.

Après la chute d’une météorite, des dérèglements écologiques mystérieux (et menaçants) ont été constatés dans des marais en Floride. Des soldats ont été envoyés en mission sur place mais personne n’en est revenu, à l’exception d’un vétéran d’Afghanistan. Problème : Kane (Oscar Isaac) ne se souvient pratiquement de rien et, surtout, est gravement malade. Son épouse, Lena (Natalie Portman, aussi convaincante dans les scènes d’action que dans les moments d’émotion), une biologiste de renom et ancienne militaire elle-même, décide de partir dans la « zone X » avec quatre autres femmes scientifiques, dans l’espoir de trouver un remède.

Pas la peine de nous accuser de « spoiler » le scénario : on sait, dès les premières minutes du récit construit en flash-back, que le voyage va très mal se terminer pour les quatre cinquièmes de l’expédition… Le suspense intéresse moins Alex Garland que les failles intimes de ses héroïnes – ce n’est pas un hasard si l’une des figures clés du récit est une psychologue (jouée de manière anxiogène par Jennifer Jason Leigh). Le combat de ces femmes pour survivre dans un environnement hostile est aussi une lutte contre leurs propres démons dépressifs. Et le fameux phénomène du « shimmer » qui modifie l’ADN de tous les organismes vivants présents dans la « zone X », peut s’interpréter comme une métaphore de la folie (options paranoïa et, surtout, schizophrénie) qui contamine peu à peu les personnages.

La végétation mutante créée par les décorateurs d’Annihilation et, plus particulièrement, les fleurs multicolores qui prolifèrent comme des tumeurs, est l’autre grand atout du film. Mais la faune n’est pas mal non plus : les créatures rencontrées (et, le plus souvent, affrontées) par Lena et ses compagnes empruntent autant aux monstres gore d’Alien ou de The Thing qu’aux chimères merveilleuses de Miyazaki. On songe même à Stalker de Tarkovski devant le décor de la caserne abandonnée, recouverte par les herbes folles. À partir de ces influences hétéroclites, Alex Garland constitue un univers esthétique cohérent, souvent splendide, avec des effets spéciaux étonnants qui poussent les images vers l’abstraction. Des effets de miroirs, de diffraction ou de pixellisation si réussis que l’on regrette de ne pas pouvoir les admirer sur grand écran…
ANNIHILATIIN, Alex Garland, sorti en 2018. Natalie Portman (fantastique)@@ (E)
Lena, biologiste et ancienne militaire, participe à une mission destinée à comprendre ce qui est arrivé à son mari dans une zone où un mystérieux et sinistre phénomène se propag ...

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ANOMALISA, Duke Johnson et Charlie Kaufman 2015 (animation)@@


Michael Stone, mari, père et auteur respecté de "Comment puis-je vous aider à les aider?" est un homme sclérosé par la banalité de sa vie.

TELERAMA
Comment se porte le mâle occidental, du moins le modèle fabriqué au XXe siècle et toujours en circulation, avec ses schémas rigides de réussite sociale et familiale ? Pas bien du tout. Le voici dans l’avion, en déplacement professionnel. Puis dans l’un de ces hôtels standards où l’on ne séjourne que pour le travail. Ce spécimen ressemble à beaucoup d’autres. Voilà pourquoi la technique de l’animation image par image, qui met en mouvement des pantins synthétiques, est d’emblée si éloquente. Le goût américain pour les procédures et les formules toutes prêtes n’a jamais semblé aussi étouffant et risible. Le travail du personnage parachève le tableau : consultant-expert du service clientèle en entreprise. Apparemment mû par une banale pulsion sexuelle, l’homme invite dans sa chambre une autre cliente de l’hôtel, complexée et admirative. Elle seule, par son aptitude inattendue à vivre et à partager l’instant présent, provoquera un court-circuit émotionnel, sinon existentiel…
Anomalisa est une rareté absolue : il faut imaginer un univers où se croiseraient Michel Houellebecq et David Lynch — auquel le film emprunte ses décrochages cauchemardesques. Charlie Kaufman, auteur de cette histoire, qu’il écrivit auparavant pour le théâtre, fut d’abord connu pour ses scénarios, dont celui d’Eternal Sunshine of the Spotless Mind, de Michel Gondry (2004). Il trouve, avec ce film, la forme idéale pour sa crudité, ses idées noires et son humour sardonique.
ANOMALISA, Duke Johnson et Charlie Kaufman 2015 (animation)@@ (E)
Michael Stone, mari, père et auteur respecté de "Comment puis-je vous aider à les aider?" est un homme sclérosé par la banalité de sa vie.

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Comment se porte le mâ ...

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ANTARES, Gotz Spielmann 2004, Petra Morzé, Andreas Patton


Eva approche de la quarantaine. Sa vie est bien réglée entre son emploi d'infirmière et ses rôles de mère et de femme. Sa rencontre avec Tomasz, un médecin, va faire exploser cette vie qu'elle contrôlait si bien.

Sonya, une vendeuse en épicerie, est une jalouse maladive. Elle surveille sans cesse son mari Marco. À juste raison. Elle pense qu'un enfant pourrait tout changer. Mais peut-on obtenir de l'amour avec un mensonge ?

Nicole vient de divorcer d'Alex, un agent immobilier. Il n'a plus de place dans sa vie de femme célibataire. La réaction d'Alex va suivre un parcours bien connu : tout d'abord le refus et l'arrogance puis la haine et la violence…
ANTARES, Gotz Spielmann 2004, Petra Morzé, Andreas Patton (E)
Eva approche de la quarantaine. Sa vie est bien réglée entre son emploi d'infirmière et ses rôles de mère et de femme. Sa rencontre avec Tomasz, un médecin, va faire exploser cette vie qu'elle contr& ...

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ANTICHRIST, Lars von Trier 2009, Charlotte Gainsbourg (drame filme e)@


Après le décès de leur enfant, un couple se retire à "Eden", un chalet isolé dans la forêt, pour faire leur deuil et tenter de sauver leur mariage. Mais la nature reprend ses droits et la situation va de mal en pis...

TELERAMA
Sous l’apparence d’un suspense horrifique avec de vrais moments gore, se disent la guerre des sexes façon Strindberg, la geste des pulsions réprimées, le prix à payer des tabous transgressés.

Pendant qu'« Elle » et « Lui » faisaient l'amour, leur petit garçon est tombé par la fenêtre... Deuil, remords et haine. On serait tout proche d'Ingmar Bergman si Lars von Trier ne se révélait, une fois de plus, un donneur de leçons bardé de certitudes existentielles et formelles.

Elle (Charlotte Gainsbourg, Prix d'interprétation à Cannes) est un beau personnage. Pas une victime, mais une rebelle. Un reflet de toutes les damnations subies par les femmes au long des siècles. Mais comme Lars von Trier en fait la vraie responsable du drame, il est difficile de sympathiser avec cette créature à la Shining, qui en arrive à mutiler son mari, puis elle-même, pour les punir, en fin de compte, d'avoir été des humains aussi nuls... Le film est provocant, violent, difficilement supportable. Il reste, néanmoins, le film le plus épuré de Lars von Trier. Son film le plus cinglé, aussi, avec d'insolents moments gore et l'apparition délirante d'un renard qui hurle à la mort la morale du cinéaste : « Le monde est un chaos »…
ANTICHRIST, Lars von Trier 2009, Charlotte Gainsbourg (drame filme e)@ (E)
Après le décès de leur enfant, un couple se retire à "Eden", un chalet isolé dans la forêt, pour faire leur deuil et tenter de sauver leur mariage. Mais la nature reprend ses droits et la s ...

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ANTOINETTE DANS LES CEVENNES, Caroline Vignal 2020, Laure Calamy (aventure)@@


Antoinette attend l'été et la promesse d'une semaine en amoureux avec son amant, Vladimir, mais, au dernier moment, il annule: sa femme a réservé une randonnée en famille dans les Cévennes avec un âne. Abandonnée, Antoinette décide sur un coup de tête de partir, elle aussi, sur le chemin de Stevenson.

TELERAMA
Succès surprise largement mérité pour cette randonnée sur le chemin de Stevenson en compagnie de Laure Calamy et de son âne Patrick. Un film drôle et bourré de charme.

Avant de nous embarquer, avec un âne, sur des sentiers de randonnée, la réalisatrice prend soin de nous lancer sur une « fausse » piste : le désespoir de la maîtresse délaissée par l’homme marié. Maîtresse dans tous les sens du terme, puisque Antoinette est institutrice et que son amant n’est autre que le père d’une élève… Au lieu de passer comme promis les vacances dans ses bras, celui-ci doit partir en famille sur le « chemin de Stevenson » : 200 kilomètres que l’auteur de L’Île au trésor raconta dans Voyage avec un âne dans les Cévennes (1879). L’amoureuse décide de le suivre en cachette… Sur place, entre Patrick (ladite bourrique) et le petit peuple des randonneurs, Antoinette voit son horizon s’élargir.

Dans ce décor de grands espaces et de ciels d’été, la perspective d’un triste marivaudage itinérant s’évanouit au profit d’un périple initiatique sur les voies rocailleuses de l’introspection. Au fil du chemin, la fille esseulée s’émancipe tout en assumant son cœur d’artichaut. Caroline Vignal manie avec brio l’art du contre-pied, réussissant un film drôle et plein de charme, toujours surprenant. Pour son premier rôle principal, qui lui a valu le César de la meilleure actrice, Laure Calamy déploie enfin l’étendue de son registre. Aussi à l’aise dans le burlesque que dans les situations sur le fil, elle impressionne sans jamais cesser de nous toucher. Une héroïne de proximité.

SYNOPSIS
Antoinette n'a d'yeux que pour Vladimir, son amant. Ensemble, ils devaient passer une semaine romantique mais Vladimir annule tout. Il décide de passer à la place ses vacances dans les Cévennes avec sa femme et leur fille. Profondément déçue, Antoinette prend la décision folle de le suivre dans son lieu de villégiature. Mais sur place, elle ne retrouve pas sa trace et doit arpenter tout le parc national à sa recherche. Elle est accompagnée, dans ses pérégrinations, de Patrick, un âne particulièrement têtu...
ANTOINETTE DANS LES CEVENNES, Caroline Vignal 2020, Laure Calamy (aventure)@@ (E)
Antoinette attend l'été et la promesse d'une semaine en amoureux avec son amant, Vladimir, mais, au dernier moment, il annule: sa femme a réservé une randonnée en famille dans les Cévennes avec un & ...

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ANTONIA LA CHEF D ORCHESTRE, Maria Peters 2018, Christanne de Bruijn, Benjamin Wainwright (musical)@@@


Dans un New York de 1926, Antonia est une jeune femme passionnée et ambitieuse, qui rêve de devenir chef d'orchestre. Cependant, en dépit de son talent, tout le monde refuse de la prendre au sérieux car Antonia est une femme. Ce refus répétitif ne fait qu'endurcir sa volonté et elle s'engage dans le combat de sa vie au risque de mettre fin à sa liaison avec le séduisant Frank Thomsen.
(film complet)

LA PRESSE:
Il faut attendre la 75e minute de ce long métrage qui en compte 139 pour voir le personnage de Willy/Antonia prendre une baguette de conductrice et commencer à diriger un orchestre d’hommes pas très heureux de cette incongruité.
Incongruité parce qu’à l’époque, entre les deux guerres mondiales, les femmes ne dirigeaient pas les orchestres symphoniques. Mais Willy/Antonia (un double nom dont l’explication surgit dans l’histoire) a un sens de la détermination hors du commun. Elle fait son chemin contre vents et marées et en dépit de nombreux échecs.
Tantôt dure, tantôt belle, tantôt enrageante, tantôt débordante d’espoir, cette histoire, inspirée de faits réels, possède tous les attributs pour être un film grand public tout à fait charmant.
Le film nous est apparu parfois trop parfait, trop propre, trop conte de fées. L’usage des effets spéciaux numériques pour les plans urbains larges est à oublier. Et on ne sort jamais des ornières du film biographique classique avec ses bons et ses méchants, ses riches et ses pauvres, sa montée en puissance vers un coup dur avant un atterrissage en douceur.
On retiendra plutôt les passages singuliers tels que l’expression magnifique dans le visage d’Antonia en transe lorsqu’elle dirige l’orchestre, ou encore l’effet très réussi de la dernière scène (regardez l’ombre au sol) qui répond à la scène d’ouverture.
ANTONIA LA CHEF D ORCHESTRE, Maria Peters 2018, Christanne de Bruijn, Benjamin Wainwright (musical)@@@ (E)
Dans un New York de 1926, Antonia est une jeune femme passionnée et ambitieuse, qui rêve de devenir chef d'orchestre. Cependant, en dépit de son talent, tout le monde refuse de la prendre au sérieux car Antonia es ...

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APOLLO 13, Ron Howard,1995, Tom Hanks, Bill Paxton


Pour la Nation américaine, Apollo 13 était un vol spatial de routine jusqu'à ce que retentisse dans l'espace cet appel : Houston, nous avons un problème . À une distance de 205 000 miles de la terre, dans une navette spatiale gravement endommagée, les astronautes Jim Lovell, Fred Haise et Jack Swigert mènent une lutte désespérée pour survivre. Dans la salle de contrôle de la NASA, tout est tenté pour sauver ces hommes.

TELERAMA:
La mort rôde souvent dans cette aventure aux limites du néant. Tom Hanks joue plutôt la carte de la sobriété, et c'est tant mieux. Malgré certaines touches de sentimentalisme lacrymal (avec les familles restées sur Terre) et le bombardement risible de termes techniques incompréhensibles, ce spectacle en très haute altitude tient globalement en haleine.
APOLLO 13, Ron Howard,1995, Tom Hanks, Bill Paxton (E)
Pour la Nation américaine, Apollo 13 était un vol spatial de routine jusqu'à ce que retentisse dans l'espace cet appel : Houston, nous avons un problème . À une distance de 205 000 miles de la terre, dans ...

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APPALOOSA, Ed Harris 2008, Ed Harris, Viggo Mortensen (western)@@


États-Unis, 19ème siècle. Virgil Cole est désigné comme le nouveau marshall d'une ville dirigée par Randall Bragg, propriétaire de ranch, qui sème la terreur. Ce dernier vient de tuer l'ancien marshall et le député de la ville. Arrêté par Cole et jugé, il est condamné à mort par pendaison, mais réussi à s'échapper au dernier moment. S'enchaîne alors une course-poursuite entre les deux hommes.

TELERAMA:
Bonne nouvelle : le western n’est pas mort. La trame d’Appaloosa évoque celle de Rio Bravo. L’ambiance, virile, est harmonieusement perturbée par une jeune veuve du nom d’Allison French (Renée Zellweger), dont les robes froufroutantes et les doigts de pianiste envoûtent sur-le-champ Virgil Cole, habitué jusque-là aux « putes et aux squaws ». L’alchimie entre les deux stars Ed Harris et Viggo Mortensen renforce la complicité, quasi filiale, entre les héros. Même s’il prend son sujet – la naissance de l’ordre et de la loi – au sérieux, Ed Harris est trop narquois pour le traiter sérieusement. Il expédie ainsi une scène de duel en deux minutes chrono (et fait même commenter l’action par son héros : « Ça a été rapide, non ? »), là où Leone aurait dilaté le temps avec emphase. Il affuble Virgil d’une obsession à vouloir améliorer son vocabulaire qui donne lieu à des dialogues absurdes. Il n’hésite pas à faire de son personnage féminin une femme volage et intéressée, à l’opposé des standards du genre. Avec ce mélange de classe et d’ironie qui le caractérise, Ed Harris nous rappelle, enfin, que les cow-boys se casent pour mourir.
APPALOOSA, Ed Harris 2008, Ed Harris, Viggo Mortensen (western)@@ (E)
États-Unis, 19ème siècle. Virgil Cole est désigné comme le nouveau marshall d'une ville dirigée par Randall Bragg, propriétaire de ranch, qui sème la terreur. Ce dernier vient de tuer ...

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APPRENTIS PARENTS, Sean Anders 2018, Mark Wahlberg, Rose Byrne (comique sentimental)@@


Lorsque Pete et Ellie décident de fonder une famille, ils se retrouvent dans le monde d'adoption par famille d'accueil. Ils espèrent accueillir un jeune enfant, mais lorsqu'ils rencontrent trois frères et soeurs, dont une ado rebelle de 15 ans, ils se retrouvent du jour au lendemain avec trois enfants.

TELERAMA
Un couple de quadras adopte une turbulente fratrie de gamins, abandonnés. Une comédie hollywoodienne gentillette, saturée de bons sentiments.

Le boulot de Pete et Ellie (Mark Wahlberg et Rose Byrne), aimable couple de quadras, consiste à retaper de vieilles ruines pour en faire des foyers de rêve. Alors pourquoi pas appliquer ce principe de rénovation quand on souhaite fonder une famille ? Les voilà qui accueillent une turbulente fratrie, une ado et deux gamins, abandonnés par leur mère toxico. Évidemment, rien ne se passe comme prévu…

On rêve de ce qu’un réalisateur inspiré aurait pu faire de ce sujet sensible — comment « faire famille », apprendre la confiance et l’attachement à des enfants traumatisés et rétifs ? La réponse complexe à ces questions ne se cache pas dans cette gentille comédie hollywoodienne, qui, sans être déshonorante, édulcore systématiquement tous les problèmes. Crises de doute et crises de nerfs ne sortent jamais du cadre lisse et pimpant d’un décor domestique de spot publicitaire, et il est bien difficile de s’attacher à ce clan recomposé, remaquillé de bons sentiments et d’optimisme factice.

APPRENTIS PARENTS, Sean Anders 2018, Mark Wahlberg, Rose Byrne (comique sentimental)@@ (E)
Lorsque Pete et Ellie décident de fonder une famille, ils se retrouvent dans le monde d'adoption par famille d'accueil. Ils espèrent accueillir un jeune enfant, mais lorsqu'ils rencontrent trois frères et soeurs, dont u ...

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APRES LE SILENCE, Jerome Cornuau 2022, Clovis Cornillac, Alice David, Caroline Anglade (societe)@@


Au chomage, angoiss√©e, Marina vient de se séparer, et son ex-compagnon demande la garde exclusive de leur fils. Une situation déjà douloureuse qui devient explosive lorsque Marina, aidée par son avocate, met enfin des mots sur ce qu'elle a subi pendant des ann√©es au sein de son couple: des viols.

TELERAMA
Une femme porte plainte pour viol contre son ancien compagnon, et ce n’est que le début du combat. Après le silence fait partie de ces fictions pédago qui, au nom des meilleures intentions, ont souvent tendance à forcer le trait. Dans son registre, pourtant, ce téléfilm-là fait preuve d’une remarquable finesse d’exécution. Le scénario dit bien le poids de la honte et le pouvoir de la solidarité. La réalisation conjugue habilement les visages et les voix. Le message n’en est que plus limpide et percutant.

Choix salutaire que de s’attacher au viol conjugal, qui constituait plus de la moitié des 24 800 cas de viols répertoriés en France en 2021, mais continue d’être confondu avec un prétendu devoir entre époux. Les victimes elles-mêmes ont du mal à prendre conscience qu’elles le sont. Pas étonnant, dans ce contexte de déni, que seules 2 % des affaires de ce type se soldent par une condamnation aux assises. Ainsi, l’héroïne, Marina, devra faire preuve d’empathie pour emmener deux autres femmes à la rejoindre sur le chemin du tribunal.

APRES LE SILENCE, Jerome Cornuau 2022, Clovis Cornillac, Alice David, Caroline Anglade (societe)@@ (E)
Au chomage, angoiss√©e, Marina vient de se séparer, et son ex-compagnon demande la garde exclusive de leur fils. Une situation déjà douloureuse qui devient explosive lorsque Marina, aidée par son avoca ...

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APRES MAI, Olivier Assayas 2012, Clément Métayer, Lola Creton (histoire societe)@@


Un jeune étudiant, Gilles, est pris dans l'effervescence politique et créatrice de son temps. Comme ses camarades, il est tiraillé entre un engagement radical et des aspirations plus personnelles.

TELERAMA
Trois ans après Mai 68, faut-il encore rêver à la révolution ? Olivier Assayas rend universel le kaléidoscope frémissant de ses propres souvenirs.

Quelque chose palpite dans les films d’Olivier Assayas. Quelque chose d’infiniment séduisant et d’immédiatement reconnaissable, qui tient à la fluidité des plans-séquences et à la qualité picturale des images. Cela confère, ici, une beauté élégiaque, très émouvante, à ce récit d’apprentissage, partiellement autobiographique. Gilles a 16 ou 17 ans en 1971. Trop jeune pour avoir lancé des pavés trois ans plus tôt. Mais pris comme tant d’autres dans la grande affaire de l’époque : résistance à l’ordre du monde, foi en un renversement possible. Il participe aux réunions gauchistes où s’affrontent confusément les factions, et même aux derniers soubresauts du combat politique. Mais il est aussi, à sa façon, absent au monde, flottant au gré des événements, refusant même les mains que lui tendent les filles, pourtant jolies comme des cœurs.

Gilles n’est lui-même que quand il peint — comme Assayas à l’époque. Cette passion devient vocation lors d’un passage central et lumineux du film, un voyage en Italie où le héros lâche la politique pour l’esthétique En choisissant l’art, le dessin puis le cinéma, Gilles montre que la révolution doit être intime et individuelle. Le film est un musée minutieux, un catalogue presque fétichiste des objets culturels d’alors — lesquels tranchent singulièrement avec ceux d’aujourd’hui, où les œuvres sont aussi des produits, et en prime dématérialisés… Disques vinyles — album solo de Syd Barrett en tête —, recueils de poésie, journaux engagés et disparus. Nul nombrilisme dans ce kaléidoscope frémissant et sexy de souvenirs personnels. Après Mai touchera tous ceux et celles qui, un jour, se sont interrogés sur leur engagement dans la société, sur leur vie affective et professionnelle, et leur capacité à en modifier le cours. Sans rire, ça fait beaucoup de monde…
APRES MAI, Olivier Assayas 2012, Clément Métayer, Lola Creton (histoire societe)@@ (E)
Un jeune étudiant, Gilles, est pris dans l'effervescence politique et créatrice de son temps. Comme ses camarades, il est tiraillé entre un engagement radical et des aspirations plus personnelles.

TELERAMA
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ARABESQUE, Stanley Donen 1966, Gregory Peck, Sophia Loren (thriller)@@


Le premier ministre d'un État du Moyen-Orient, Hassan Jena, demande à David Pollock, professeur de langues anciennes à l'université d'Oxford, d'espionner pour son compte le magnat du pétrole Nejim Beshraavi. Il sait que Beshraavi va contacter Pollock pour l'aider à déchiffrer un document d'une extrême importance.

TELERAMA
Un message secret dans des hiéroglyphes. Gregory Peck en égyptologue farfelu. Sophia Loren en menteuse congénitale. Tout n’est que rythme et sophistication.
q Bien
Sophia Loren, dans l’excellent « Arabesque » de Stanley Donen, inspiré du roman de Gordon Cotler, et sorti en 1966.
Sophia Loren, dans l’excellent « Arabesque » de Stanley Donen, inspiré du roman de Gordon Cotler, et sorti en 1966. Universal Pictures - Sanley Donen Films

Trois ans après le triomphe de Charade, Stanley Donen décide de refaire le même film, mais à l’envers. Dans Charade, la mise en scène était au service du couple Audrey Hepburn-Cary Grant. Alors qu’ici le duo Sophia Loren-Gregory Peck sera au service de la mise en scène. D’où ces plans sophistiqués, à la limite du maniérisme : fuite dans les escaliers filmée à travers un lustre ; zooms sur des miroirs ou sur le capot d’une Rolls.

Autre différence : dans Charade, c’est Cary Grant qui changeait sans cesse d’identité, et Audrey Hepburn le croyait à chaque fois. Ici, c’est Gregory Peck qui joue les Audrey Hepburn, et c’est Sophia Loren qui ruse et se contredit, aussi excentrique que les tenues superbes créées par Marc Bohan, alors patron de la marque Christian Dior.

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Un an plus tard, Stanley Donen fera encore mieux. Dans Voyage à deux, puzzle nostalgique sur un couple qui se défait, les robes et les coiffures d’Audrey Hepburn ne seront plus seulement un contrepoint. Elles serviront de fil d’Ariane au spectateur pour se repérer dans le temps et le désamour des personnages. Faire de la mode un personnage essentiel à l’action, c’est ce qu’a réussi Stanley Donen avec Voyage à deux, dont Arabesque est le brouillon brillant.
ARABESQUE, Stanley Donen 1966, Gregory Peck, Sophia Loren (thriller)@@ (E)
Le premier ministre d'un État du Moyen-Orient, Hassan Jena, demande à David Pollock, professeur de langues anciennes à l'université d'Oxford, d'espionner pour son compte le magnat du pétrole Nejim Beshraav ...

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ARGO, Ben Affleck 2012, Bryan Cranston, John Goodman (histoire guerre)@@@


En 1979, la révolution fait rage en Iran. Le 4 novembre, une horde de militants envahit l'ambassade américaine et prend en otages 52 Américains. Six d'entre eux parviennent à s'échapper et à se réfugier au domicile de l'ambassadeur canadien. Au Département d'Etat, à Washington, et à la CIA, c'est le branle-bas le combat. Jack O'Donnell réveille le meilleur spécialiste de l'exfiltration de la CIA, Tony Mendez, un peu désarticulé par sa séparation d'avec sa femme et l'éloignement de son fils. Mendez finit par imposer une stratégie très risquée : se faire passer pour un cinéaste en repérages à Téhéran et ramener avec lui, par un vol long courrier, les six évadés rapidement formés à se prétendre techniciens de cinéma...

TELERAMA
Iran, révolution de 1979. La CIA conçoit un plan farfelu pour libérer six otages. Plus c’est gros, plus ça passe… Acteur mal-aimé mais cinéaste confirmé, Ben Affleck célèbre et fait vibrer la puissance du cinéma dans “Argo”, Oscar du meilleur film en 2013, disponible sur Netflix.

On a beau s’attendre à tout dans la catégorie « film basé sur une histoire vraie », il y a de quoi rester bouche bée. Merci, donc, à Bill Clinton, qui a déclassifié en 1997 cette incroyable affaire d’État, top secret depuis 1979. Le 4 novembre de cette année-là, l’ambassade américaine de Téhéran est prise d’assaut par des Iraniens que l’ayatollah Khomeyni a galvanisés en désignant les États-Unis comme ennemi numéro un de sa révolution islamique. Une longue prise d’otages s’ensuit. Six Américains parviennent à en réchapper et se réfugient à l’ambassade du Canada. Un spécialiste de la CIA imagine alors un plan imparable pour les exfiltrer : débarquer à Téhéran en se faisant passer pour un producteur en charge des repérages d’un grand film de science-fiction baptisé « Argo ». Et repartir avec les six Américains transformés en techniciens du cinéma portant passeport canadien.

Est-ce la peur du ridicule qui motiva le classement top secret ? On peut se le demander, et Argo laisse assez plaisamment planer le doute, tout en nous embarquant dans le récit haletant d’une impossible mission. Ce troisième film mis en scène par l’acteur Ben Affleck (après Gone Baby Gone, 2007, et The Town, 2010) est un exercice d’habileté étonnant. Un grand slalom entre sombre réalité et vraie loufoquerie du show-business. Dans le Téhéran de 1979, on pend des gens dans les rues. Et le spécialiste de l’exfiltration (joué par Ben Affleck lui-même) arrive là avec son story-board de film à la Star Wars, pour éviter à six Américains de finir au bout d’une corde. Le cinéma est-il capable de cela ? Son pouvoir de fascination est-il assez grand pour résoudre, comme par magie, une situation face à laquelle la puissance militaire se trouve désemparée ?

Une affaire personnelle
Cette force du cinéma hollywoodien est le beau sujet d’Argo mais aussi un étonnant moteur de suspense. Du coup, la dimension politique, évidente et pleine de résonances aujourd’hui, passe presque au second plan. Un paradoxe est en tout cas pointé : le mensonge est-il dans le vrai-faux film ou dans la révolution iranienne ? Qu’est-ce qui est le plus truqué ? Avec une ferveur sympathique, Ben Affleck nous dit que la vérité et la foi sont du côté du cinéma. C’est cette croyance-là qui compte. Il en fait une affaire personnelle. Là, il dépasse l’habileté, il met en jeu quelque chose de plus secret : son rapport à sa propre image.

Pour s’être retrouvé trop souvent dans de mauvais films, Ben Affleck a en effet très vite traîné une réputation d’acteur bidon. Quand il reçut un prix d’interprétation au festival de Venise, c’était pour Hollywoodland (2006), où il jouait un comédien auquel personne n’avait jamais cru, un pantin abandonné à la télé dans le rôle cruel de Superman… Pas crédible, Ben Affleck a redoré son blason en devenant réalisateur. Et avec Argo, il affronte franchement cette question de la crédibilité en se donnant le rôle du professionnel de l’exfiltration sur qui pèse le soupçon de n’être qu’un rigolo dans une opération tellement fantaisiste qu’elle semble une authentique supercherie. Comme son personnage, l’acteur-réalisateur se met en position de devoir faire ses preuves, convaincre les incrédules. Et il y est parvenu. Son film a été un grand succès, avec notamment l’Oscar du meilleur film à la clé, en 2013.

ARGO, Ben Affleck 2012, Bryan Cranston, John Goodman (histoire guerre)@@@ (E)
En 1979, la révolution fait rage en Iran. Le 4 novembre, une horde de militants envahit l'ambassade américaine et prend en otages 52 Américains. Six d'entre eux parviennent à s'échapper et à se r&ea ...

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ARI, Léonor Serraille 2025, Andranic Manet, Pascal Rénéric (portrait)@@


Ari, 26 ans, réussit contre toute attente son concours de professeur des écoles. Neuf mois plus tard, fragilisé par des débuts difficiles dans une maternelle lilloise, il craque en pleine classe et se retrouve à l'hôpital. Son père, que ce énième échec rend furieux, le chasse du domicile familial. Fébrile et ébranlé, traversé de visions étranges, Ari erre dans la ville et se lance malgré lui dans une suite de retrouvailles.

TELERAMA
La réalisatrice de “Jeune Femme” signe le portrait bouleversant d’un jeune homme hypersensible au bord de la rupture de ban.

Reçu après trois tentatives infructueuses au concours de professeur des écoles, Ari s’effondre devant la classe de maternelle qu’il s’évertuait à vouloir initier à Robert Desnos — sa poésie, son parcours résistant, son goût pour l’opium… Évanouissement, pompiers, hôpital, démission, engueulade paternelle. Début en trompe-l’œil, puisque c’est moins à la difficile condition enseignante qu’à l’errance existentielle de son protagoniste, campé par le bouleversant Andranic Manet (Le Monde de demain, Mes provinciales), que s’attache le très beau film de Léonor Serraille.

À mesure que s’esquisse sous nos yeux le portrait impressionniste de ce grand échalas fragile et contemplatif, la tentation grandit de rebaptiser ce long métrage conçu pour la télévision Jeune Homme, tant il évoque Jeune Femme, première réalisation de la cinéaste qui, en 2017, avait largement contribué à révéler Lætitia Dosch au grand public. Déjà, le portrait d’une hypersensible au bord de la rupture de ban ; déjà, des relations intergénérationnelles compliquées et une parentalité fortuite ; déjà, l’empreinte de la fracture sociale. Ari, entièrement joué par les élèves du Conservatoire national supérieur d’art dramatique — de même que, avant lui, À l’abordage, de Guillaume Brac, et Sages-femmes, de Léa Fehner — a failli s’appeler Hippocampe. Comme le poème de la scène inaugurale, et comme le petit animal gracile auquel la nature a prêté le don de couver ses petits et de braver, bon an mal an, la rudesse des flots en se laissant dériver. Tel Ari, qui finit par sortir la tête de l’eau.
ARI, Léonor Serraille 2025, Andranic Manet, Pascal Rénéric (portrait)@@ (E)
Ari, 26 ans, réussit contre toute attente son concours de professeur des écoles. Neuf mois plus tard, fragilisé par des débuts difficiles dans une maternelle lilloise, il craque en pleine classe et se retrouve &a ...

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ARMAGEDDON, Michael Bay 1998, Bruce Willis, Billy Bob Thornton (science fiction)


Alors qu'elle se trouve en mission en orbite terrestre, la navette Atlantis est détruite par une pluie de météorites qui termine sa course sur New York. Ceci est le prélude d'une catastrophe majeure : un astéroïde de la taille du Texas va s'écraser sur Terre dans dix-huit jours. Dan Truman, directeur des opérations de vol à la NASA, envisage la mission de la dernière chance : envoyer des astronautes sur l'astéroïde pour qu'ils y creusent un puits dans lequel sera insérée une charge nucléaire.

TELERAMA
C’est pas un petit astéroïde qui va faire peur à Bruce Willis et ses bricolos de l’espace. Gros film catastrophe à succès mais pas très malin.

Un astéroïde largue des étrons nucléaires sur la Terre. La fin du monde est proche. La solution : creuser un trou dans l’astéroïde et y jeter une bombe atomique. Qui s’y colle ? Une bande de « plombiers » trop gros, trop maigres, mal rasés, mal léchés. « L’étoffe des zéros », plaisante l’un d’eux… Il s’ensuit, pour en faire de vrais z’héros, deux heures d’épopée avec le lot attendu d’incidents mécaniques, de pétages de plombs, de sacrifiés. On assiste à une énième restauration de la virilité de l’Amérique. À la fin, Bruce Willis marie sa fille, et le héros est prêt à se reproduire. Le déclin de ce monde-là n’est pas pour demain et mieux vaut, aujourd’hui, voir Don’t look up, d’Adam McKay (sur Netflix), beaucoup plus brillant et pertinent !
ARMAGEDDON, Michael Bay 1998, Bruce Willis, Billy Bob Thornton (science fiction) (E)
Alors qu'elle se trouve en mission en orbite terrestre, la navette Atlantis est détruite par une pluie de météorites qui termine sa course sur New York. Ceci est le prélude d'une catastrophe majeure : un ast&eacu ...

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ARRETE MOI SI TU PEUX, Steven Spielberg 2002, Leonardo di Caprio


Frank Abagnale Jr croyait vivre dans une famille stable. Lorsqu'il apprend que ses parents ont décidé de divorcer, il ne supporte pas la situation et, sous le choc, fugue. Bien vite confronté aux réalités de la vie en solitaire, il tente de s'insérer, mais découvre qu'il est plus facile d'endosser de faux chèques que de travailler. Il prend l'identité d'un pilote de ligne et mène la belle vie. Un agent du FBI opiniâtre le suit à la trace en espérant un jour le coincer.

TELERAMA:
D'une histoire vraie, Spielberg a fait un de ses films les plus personnels. Et cette comédie « sans prétention » se révèle sa plus profonde rêverie autour de l'enfance et de ses sortilèges.
ARRETE MOI SI TU PEUX, Steven Spielberg 2002, Leonardo di Caprio (E)
Frank Abagnale Jr croyait vivre dans une famille stable. Lorsqu'il apprend que ses parents ont décidé de divorcer, il ne supporte pas la situation et, sous le choc, fugue. Bien vite confronté aux réalités ...

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ARRETE OU JE CONTINUE, Sophie Fillières 2014, Emmanuelle Devos, Mathieu Amalric (societe)@


Un mari et une femme, dont le mariage est à la croisée des chemins, font une randonnée dans les bois, et la femme refuse de revenir.

TELERAMA
Du non-sens très parlant, des situations blessantes, de l'euphorie délirante : un jour, on mesurera le rôle moteur, malgré sa discrétion, de Sophie Fillières dans la comédie « intello » de ce début du xxie siècle. Car elle fut bien l'une des premières (avec Aïe) à renouveler le genre, un canif à la main. Cette sagacité incisive, on la retrouve dans cette histoire de couple désaccordé. Quelque chose ne fonctionne plus comme avant entre Pierre (Mathieu Amalric) et Pomme (Emmanuelle Devos). Lui est devenu dur, cassant, monolithique. Elle, plus fragile, ne demande sans doute qu'à se laisser glisser. Comment rompre — avec la routine, avec l'autre, avec soi —, telle est la question.

Compliquée s'il en est, car ces deux-là, malgré leurs guéguerres, vivent en bonne intelligence, partagent une complicité et un humour très anciens. A défaut de savoir avec certitude s'ils s'aiment toujours, ils jouent à s'aimer. Cela peut donner d'excellents résultats. Ainsi, leur numéro de duettistes dans la cuisine : les deux se déclarent froidement leur flamme, avant de fêter leur réconciliation provisoire en suçant des glaçons de champagne truffés de bouts de verre (la bouteille s'étant brisée au fond du congélo !). Le récit fourmille d'idées, de situations saugrenues, et pourtant si vraies, sur l'agacement mutuel, le rapport de force violent, au quotidien, lorsque tout chez l'autre devient source de crispation. De là les sautes d'humeur, les bizarreries et les escapades qui composent ce film zigzagant, qui aboutit à une métamorphose sylvestre synonyme d'apaisement. —
ARRETE OU JE CONTINUE, Sophie Fillières 2014, Emmanuelle Devos, Mathieu Amalric (societe)@ (E)
Un mari et une femme, dont le mariage est à la croisée des chemins, font une randonnée dans les bois, et la femme refuse de revenir.

TELERAMA
Du non-sens très parlant, des situations blessantes, de l ...

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ARRIVEE D UN TRAIN A LA CIOTAT, Louis Lumière 1896 (societe)@@


Dans la diagonale du champ s'appuyant sur la ligne de fuite d'une voie ferrée, des voyageurs en habits du dimanche attendent sur le quai. Un bagagiste s'approche de la caméra. Au fond, une locomotive à vapeur apparaît, son image grossit. Ralentissant, elle disparaît à notre regard par la gauche. Les voitures s'immobilisent. Des voyageurs en descendent, d'autres s'apprêtent à monter ou s'attardent sur le quai, les curieux regardent par les fenêtres des voitures, certains remarquent la caméra et la fixent du regard (Louis Lumière se trouvait derrière son cinématographe et actionnait lui-même la manivelle aux yeux de tous).

Louis Lumière, photographe talentueux, a positionné sa caméra de façon qu'elle puisse renforcer le côté spectaculaire de l'entrée d'un train en gare. Il aurait pu, plus pauvrement, filmer sur le côté, latéralement, à 90° de la voie (c'est ce que choisit Georges Méliès en 1904, dans Le Voyage à travers l'impossible). Mais il a préféré, par expérience de photographe, utiliser la diagonale du champ et la profondeur de champ (il était le premier à le faire)
ARRIVEE D UN TRAIN A LA CIOTAT, Louis Lumière 1896 (societe)@@ (E)
Dans la diagonale du champ s'appuyant sur la ligne de fuite d'une voie ferrée, des voyageurs en habits du dimanche attendent sur le quai. Un bagagiste s'approche de la caméra. Au fond, une locomotive à vapeur appara&ici ...

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ARSENE LUPIN, Jean-Paul Salome, Romain Duris, Kristin Scott-Thomas (bio thriller)@@


Arsène Lupin est un voleur insouciant, détroussant l'aristocratie parisienne grâce à son charme redoutable. Sa rencontre avec une ensorcelante aventurière, la comtesse de Cagliostro, va transformer le pickpocket débutant en voleur de haut vol. Lancé sur la piste du trésor perdu des rois de France, que convoite une obscure confrérie royaliste, le jeune virtuose multiplie les coups d'éclat.

TELERAMA
Un casting haut de gamme ne fait pas tout. À courir trop de lièvres à la fois, cette nouvelle adaptation tombe dans la surcharge et la confusion.
La dernière adaptation en date de Maurice Leblanc a au moins le mérite de renouveler complètement l'équipage de la grosse production costumée. Outre Romain Duris, charmant et leste dans le rôle-titre, et Pascal Greggory, grand méchant ambigu, Kristin Scott Thomas est idéalement romanesque en sorcière centenaire aux pouvoirs déclinants. Et Eva Green joue la vertu avec une classe qui annonce sa belle prestation de James Bond girl.

Malheureusement, ni le récit ni la réalisation ne leur rendent justice. La première partie, consacrée à l'enfance du héros, ruisselle de lumières scintillantes, entre emphase et pacotille. La suite court trop de lièvres à la fois, chasse au trésor à complications, complots royalistes, sac de noeuds oedipien et tours de sorcellerie. C'est le syndrome « ceinture et bretelles » du cinéma français à ambition populaire, le fantasme de plaire à tous les publics en mixant poursuites, romance, quête identitaire, explosions et fantastique au risque de la surcharge, du hachis et de la confusion. Manque la ligne nette d'un suspense qui courrait tout au long du film. Au lieu de cela, Jean-Paul Salomé essaie de nouvelles pistes jusque dans la dernière ligne droite. Ironiquement, il trouve quelque chose d'intéressant au stade de l'épilogue, quand Arsène Lupin est devenu lui-même, c'est-à-dire personne, un porte-masque insaisissable et solitaire : le héros d'un autre film.
ARSENE LUPIN, Jean-Paul Salome, Romain Duris, Kristin Scott-Thomas (bio thriller)@@ (E)
Arsène Lupin est un voleur insouciant, détroussant l'aristocratie parisienne grâce à son charme redoutable. Sa rencontre avec une ensorcelante aventurière, la comtesse de Cagliostro, va transformer le pickp ...

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ARSENIC ET VIEILLES DENTELLES, Franck Capra 1944, Cary Grant (comique)@@


Mortimer Brewster vient annoncer à ses tantes, Dorothy et Martha, deux charmantes vieilles filles qui l'ont élevé, son prochain mariage avec la fille du révérend Harper. Cependant, il découvre, caché dans un coffre sous la fenêtre, le cadavre d'un vieil homme. Ses tantes lui avouent alors qu'elles se sont fait une spécialité de supprimer les vieux messieurs seuls au monde en vue de leur rendre service.

TELERAMA
Mortimer (Cary Grant) rend visite à ses tantes de Brooklyn et découvre que leur bicoque est truffée de macchabées. Sarabande endiablée, dialogues satiriques, contrastes désopilants. Capra contourne la façade pimpante de l’Amérique pour mieux déterrer ses cadavres.

Mortimer Brewster, célèbre critique de théâtre sur le point de se marier, découvre l’inimaginable : dans leur bonbonnière de Brooklyn, ses deux vieilles tantines compatissantes abrègent les souffrances supposées des hommes esseulés qui échouent dans leur chambre à louer. Une fois perprétés leurs homicides charitables, les empoisonneuses font disparaître les corps avec la complicité involontaire du frère de Mortimer qui, persuadé d’être le président Roosevelt, a entrepris de creuser le canal de Panama (et les tombes des victimes) au sous-sol.


Comment la célèbre et déjà octogénaire comédie macabre de Capra vieillit-elle ? À la revoyure, soyons honnêtes, la théâtralité de ce huis clos, qui fut d’abord une pièce, peut rebuter. De même que le parti pris expressionniste du jeu de Cary Grant, qui fait dans l’artillerie lourde plus que dans la dentelle. Cela ne pèse pourtant pas bien lourd face à la saveur ironique des dialogues et à l’habileté du cinéaste à jouer des contrastes jusqu’au malaise – les futurs époux se tournant autour dans un cimetière, les tantes énumérant leurs meurtres avec la décontraction guillerette d’adorables mamies gâteaux. Et quelle cadence ! La maison des horreurs fonce au rythme d’un train fou, et l’on jubile.

Avec ces tueuses en jupons et leur fâcheuse tendance à confondre leur morale et la loi, Capra le dit en riant mais le dit tout de même : quand l’Amérique joue les chevaliers blancs, elle continue d’empiler les cadavres à la cave.
ARSENIC ET VIEILLES DENTELLES, Franck Capra 1944, Cary Grant (comique)@@ (E)
Mortimer Brewster vient annoncer à ses tantes, Dorothy et Martha, deux charmantes vieilles filles qui l'ont élevé, son prochain mariage avec la fille du révérend Harper. Cependant, il découvre, cach ...

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ARTHUR ET LA VENGEANCE DE MALTAZARD, Luc Besson 2009, voix de Selena Gomez, Snoop Dogg (animation)@


C'est un grand jour pour Arthur ! En effet, c'est la fin du dixième cycle de la lune et il va, enfin, rejoindre le monde des Minimoys et revoir Sélénia. Sur place, c'est l'événement et rien n'a été laissé au hasard pour fêter comme il se doit son arrivée ! Un banquet est organisé et Sélénia a revêtu sa plus belle robe. Hélas, c'est ce jour précis qu'a choisi le père d'Arthur pour quitter la maison de sa grand-mère.

TELERAMA
Le premier était plutôt séduisant dans sa naïveté même. Là, c’est trop. Il faut avoir 5 ans pour apprécier ce deuxième volet de la trilogie jardinière de Besson.
Arthur et les Minimoys était le cadeau naïf du grand gosse qu'est Besson à tous les enfants de son âge. De là à en faire une suite et un troisième volet (Arthur et la guerre des deux mondes)... Dès la scène d'ouverture d'Arthur et la vengeance de Maltazard, il met le paquet : branle-bas de combat du peuple de l'herbe en 3D remuante et rutilante. Techniquement, rien à dire, c'est scotchant : pour son Jardiland, Besson n'a pas lésiné sur les moyens. En revanche, côté scénario, c'est Nunucheland. Quand on veut faire son Star Wars, même en mini, même en animation, il faut autre chose qu'un prêchi-prêcha écolo et de la « poésie » de classe maternelle. Assommant si on a plus de 5 ans...
ARTHUR ET LA VENGEANCE DE MALTAZARD, Luc Besson 2009, voix de Selena Gomez, Snoop Dogg (animation)@ (E)
C'est un grand jour pour Arthur ! En effet, c'est la fin du dixième cycle de la lune et il va, enfin, rejoindre le monde des Minimoys et revoir Sélénia. Sur place, c'est l'événement et rien n'a ét&e ...

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ARTHUR ET LES MINIMOYS, Luc Besson 2006, Mylène Farmer (voix)(animation)@@


Afin de sauver la maison de sa grand-mère de l'action d'un entrepreneur, un garçon de 10 ans se lance sur les traces d'un trésor dont lui parlait son grand-père. Il pénètre alors un monde de créatures miniatures qui vivent en harmonie parfaite avec la nature.

TELERAMA
Un garçonnet se retrouve sous le jardin parmi des minicréatures à oreilles pointues… Écologie potagère et amour pur : 50 % pro, 50 % naïf, 100 % Besson.

Dans une campagne américaine des années 1960 qui fleure bon l’apple pie, un garçonnet veut sauver sa mamie de l’expropriation. En quête d’un trésor, il pénètre dans un monde peuplé de lutins plus combatifs et sages que les humains…

Habitude bessonienne, le scénario d’Arthur et les Minimoys est lilliputien. Mais, avec sa multitude de minicréatures, le cinéaste opère un syncrétisme d’heroic fantasy à large spectre, allant de Dark Crystal à Star Wars, du Seigneur des anneaux aux BD de Loisel. Et Selenia, la princesse techno-punk qu’il attache à son héros, est une séduisante synthèse en 3D de son éternel féminin.

Avec ce film plus personnel qu’il n’y paraît, Besson n’a pas besoin de se cacher derrière les fusillades, les cités futuristes ou dans les profondeurs marines pour dire sa peur de l’âge adulte. Pour cultiver sa part d’enfance, il va juste au bout du jardin et le fait devant un public « de son âge ».
ARTHUR ET LES MINIMOYS, Luc Besson 2006, Mylène Farmer (voix)(animation)@@ (E)
Afin de sauver la maison de sa grand-mère de l'action d'un entrepreneur, un garçon de 10 ans se lance sur les traces d'un trésor dont lui parlait son grand-père. Il pénètre alors un monde de cr&eacu ...

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AS BESTAS, Rodrigo Sorogoyen 2022, Luis Zahera, Denis Ménochet, Marie Colomb, Marina Foïs (societe)@@


Antoine et sa femme Olga gèrent une ferme biologique dans un village de Galice, la région nord-ouest de l'Espagne. Bien que le couple français fasse de son mieux pour s'intégrer dans la communauté, les habitants continuent de les considérer comme des intrus. Leur opposition à un parc éolien met les relations à cran, notamment avec les frères Xan et Lorenzo, qui ne sont que trop heureux de faire fuir le couple. Cependant, Antoine et Olga restent fermes, et la situation menace de dégénérer.

TELERAMA
Rodrigo Sorogoyen, réalisateur d’“El Reino”, signe un thriller à l’hyperréalisme terrifiant. Dès la séquence d’ouverture, on est parachuté dans le vif du sujet : une discussion animée, entre hommes, dans un bar de montagne. Comme ils jouent aux dominos, on pourrait s’attendre à une ambiance chaleureuse, à des rires. Erreur. C’est une scène de tension, qui monte peu à peu, dans un crescendo virtuose. Il y a un désaccord au sujet d’un absent, le fils Rubio qui travaillerait mal et serait un incapable. Celui qui profère cette critique domine les débats. Il est sec, intraitable, il a la voix qui porte. Il dicte quasiment aux autres ce qu’ils doivent penser. Menaçant, il interpelle soudain une personne sur le point de s’éclipser : « Hé, on t’ennuie, le Français ? Et on ne t’a pas appris à dire au revoir ? » Ce Français, on le reconnaît, c’est Denis Ménochet. On redoute qu’il se prenne, là, tout de suite, une balle dans le dos.

Un western doublé d’un thriller ? Si l’on veut. Mais néorural, bien d’aujourd’hui. Ancré de la manière la plus précise et hyperréaliste qui soit, dans les montagnes reculées de la Galice, région du nord-ouest de l’Espagne. Un couple d’expatriés, Antoine (Denis Ménochet) et Olga (Marina Foïs), a tout plaqué pour s’installer là-bas, en choisissant de se reconvertir dans la culture maraîchère écoresponsable. Ils retapent aussi des maisons du coin avec l’espoir que le hameau se repeuple. Ces bonnes intentions sont hélas mises à rude épreuve par un conflit avec des voisins agriculteurs, autour d’un projet d’éoliennes. Antoine et Olga y sont opposés.

Parmi ces voisins se trouve Xan (Luis Zahera, impressionnant), l’imprécateur découvert au début. Celui-ci vit avec sa mère et son frère, Lorenzo, diminué mentalement depuis un accident. Cette famille rustre, hargneuse, trime dur, pour gagner une misère. Eux vivent ici depuis toujours mais sont prêts à partir, grâce à la manne financière reçue en cas d’installation des éoliennes. Chacun a ses raisons. C’est toute l’intelligence du film que d’intégrer à l’intérieur du genre des problématiques socio-politiques et même anthropologiques, en phase directe avec les mutations de notre monde : les nouveaux types de mobilité sociale, le sentiment du « chez soi », le village gagné par la mondialisation… Depuis El Reino, on savait Rodrigo Sorogoyen capable d’embrasser les thèmes sans entraver le suspense. Il le confirme une fois encore, à travers le brio de sa mise en scène.

Chacun, donc, a ses raisons. Mais ne les défend pas de la même manière. L’instruit Antoine est un condescendant qui s’ignore, un dominant par le langage. Il commet malgré tout un faux pas en voulant piéger les deux vieux garçons rustauds. De provocations en persécutions, la peur finit par s’installer chez les Français. As bestas est terrifiant, mais pas que. L’enjeu du film change de nature dans son dernier tiers, après un événement dramatique dont on ne peut rien dire. Olga, plutôt en retrait jusque-là, passe alors au premier plan, d’un calme froid, d’une force mystérieuse. Presque inquiétante aux yeux de sa fille, qui fait son apparition. Et suscite une longue discussion orageuse, où elles s’expliquent durement. Personne n’a tort. La séquence frappe par la justesse et la profondeur des dialogues.

Malgré leur affrontement, un terrain d’entente reste possible, qu’on peut appeler « sororité ». Alors qu’entre les hommes ce n’est que sarcasmes, empoignades, théâtre viriliste, ivresse de la colère. Antoine est un bon mais peut parfois ressembler à ses ennemis. À travers la figure d’Olga se dessine une forme de combat très différent, subtil et déterminé, qui vise la masculinité. Et s’avère victorieux.


AS BESTAS, Rodrigo Sorogoyen 2022, Luis Zahera, Denis Ménochet, Marie Colomb, Marina Foïs (societe)@@ (E)
Antoine et sa femme Olga gèrent une ferme biologique dans un village de Galice, la région nord-ouest de l'Espagne. Bien que le couple français fasse de son mieux pour s'intégrer dans la communauté, les hab ...

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ASCENSEUR POUR L ECHAFAUD, Louis Malle 1958, Jeanne Moreau, Lino Ventura, Maurice Ronet (thriller drame psychologique)@@@


Julien Tavernier et sa maîtresse, Florence Carala, la femme de son patron, ont imaginé un plan diabolique pour supprimer le mari gênant. Une fois le meurtre commis, Julien, revenu sur ses pas pour faire disparaître une pièce à conviction malencontreusement oubliée, se retrouve bloqué dans l'ascenseur par une coupure de courant. Au dehors, un blouson noir, Louis, vole la voiture de Julien et y fait monter sa petite amie Véronique. Florence reconnaît la voiture mais ne distingue pas le conducteur.

TELERAMA
Jeanne attend son amant criminel, prisonnier d’un ascenseur. La trompette de Miles improvise une longue plainte qui traduit un désarroi indicible. Un grand classique.

Louis Malle (il avait alors 24 ans) a conçu son premier long métrage comme un lent compte à rebours. Un homme commet un assassinat. Au moment de s’enfuir dans sa voiture, il réalise qu’il a oublié la corde qui lui a servi à grimper d’un balcon à l’autre. Il retourne sur les lieux et prend l’ascenseur. Le gardien coupe soudainement le courant pour le week-end. Le meurtrier reste coincé entre deux étages. À l’extérieur, sa maîtresse l’attend…

D’un côté, un homme enfermé ; de l’autre, une femme qui erre dans Paris. Entre eux : l’ombre du crime. Louis Malle alterne scènes muettes où le moindre bruit devient inquiétant et séquences sonores qui semblent retarder l’instant où les amants pourront se voir et s’expliquer. L’intrigue policière laisse place, tout doucement, à une atmosphère à la fois morbide et sensuelle. Pour accompagner Jeanne Moreau déambulant dans les rues, la trompette de Miles Davis improvise. Elle semble exprimer le désarroi indicible de la jeune femme. Ascenseur pour l’échafaud préfigure le plus beau film de Louis Malle, Le Feu follet, où Maurice Ronet s’égare dans la douleur jusqu’au suicide.

SYNOPSIS
Julien Tavernier et sa maîtresse, Florence Carala, la femme de son patron, ont imaginé un plan diabolique pour supprimer le mari gênant. Une fois le meurtre commis, Julien, revenu sur ses pas pour faire disparaître une pièce à conviction malencontreusement oubliée, se retrouve bloqué dans l'ascenseur par une coupure de courant. Au dehors, un blouson noir, Louis, vole la voiture de Julien et y fait monter sa petite amie Véronique. Florence, qui attend son amant à la terrasse d'un café, reconnaît la voiture mais ne distingue pas le conducteur. Elle constate tout de même qu'il est en aimable compagnie. Jalouse et se croyant trahie, elle erre dans Paris, tandis que Julien s'évertue à sortir de l'ascenseur...
ASCENSEUR POUR L ECHAFAUD, Louis Malle 1958, Jeanne Moreau, Lino Ventura, Maurice Ronet (thriller drame psychologique)@@@ (E)
Julien Tavernier et sa maîtresse, Florence Carala, la femme de son patron, ont imaginé un plan diabolique pour supprimer le mari gênant. Une fois le meurtre commis, Julien, revenu sur ses pas pour faire disparaître ...

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ASSASSINATS EN TOUS GENRES, Basil Dearden 1969, Oliver Reed, Diana Rigg (thriller)@@


Londres, 1906. Sonya Winter n'a qu'une ambition : devenir journaliste. Elle découvre qu'un mystérieux Bureau de l'Assassinat s'est rendu coupable d'une série d'attentats politiques. Persuadée de détenir un scoop, elle propose à Lord Bostwick, directeur d'un grand quotidien londonien, de réaliser un reportage sur cette étrange organisation criminelle.

TELERAMA
La pétillante Sonya Winter (Diana Rigg, alias Emma Peel dans Chapeau melon et bottes de cuir), suffragette de la Belle Époque, découvre l’existence d’un « Bureau des assassinats » qui, moyennant finance, prépare à volonté « contrats » et attentats en tout genre. Elle commande donc la mise à mort du… chef du bureau en question, que ses associés sont prêts à supprimer sans états d’âme.

Écrite et décorée (!) par le collaborateur attitré de Basil Dearden, cette joyeuse comédie d’humour noir voyage à travers l’Europe pré-14-18 : société secrète londonienne, maison close parisienne — avec Philippe Noiret en père maquereau —, intrigues vénitiennes et final assez réussi à bord d’un zeppelin allemand. On pense à la littérature anglaise du XIXe — Oliver Reed a quelque chose du Florizel de Stevenson —, aux Mystères de l’Ouest, voire à Bernard et Bianca (« SOS Société, nous sommes là pour vous aider ! »). Un charme suranné un peu volatil, mais pas désagréable.
ASSASSINATS EN TOUS GENRES, Basil Dearden 1969, Oliver Reed, Diana Rigg (thriller)@@ (E)
Londres, 1906. Sonya Winter n'a qu'une ambition : devenir journaliste. Elle découvre qu'un mystérieux Bureau de l'Assassinat s'est rendu coupable d'une série d'attentats politiques. Persuadée de détenir un ...

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ASTERIX CONTRE CESAR


La Gaule en l'an 50 avant Jésus-Christ, est occupée par les Romains. Un seul village résiste, grâce à la potion magique, préparée par le druide Panoramix, qui rend ses habitants invincibles pendant plusieurs minutes. Parmi eux, nos héros Astérix et Obélix, ridiculisent n'importe quel assaillant. Au moment où César se prépare à envahir l'Angleterre, il apprend que ce village tient en échec ses troupes et refuse de payer l'impôt.

TELERAMA:
C'est un film construit dans un matériau fragile avec, dans le rôle clé de Détritus, Roberto Benigni, cette incarnation vivante de tous les débordements « bédéesques ». On s’amuse à observer la façon dont Gérard Depardieu joue à être Obélix et le devient illico sous nos yeux avec une aisance confondante. On s’étonne de voir jusqu’au bout, derrière les bacchantes d’Astérix, un Christian Clavier venu là, disons, en « visiteur ». On ne se lasse pas du « coup » de l’éléphant planté dans le sol par les défenses (extrait diffusé quelques dizaines de fois dans une promo au canon...). On patiente. On s’impatiente. On accueille avec plaisir les deux ou trois belles idées qui redonnent du punch au dernier quart du film. Et on se dit alors qu’Uderzo devrait être content de cette scrupuleuse opération de protection du patrimoine. Pour le reste, selon que l’on est tombé dedans, ou pas, quand on était petit...
ASTERIX CONTRE CESAR (E)
La Gaule en l'an 50 avant Jésus-Christ, est occupée par les Romains. Un seul village résiste, grâce à la potion magique, préparée par le druide Panoramix, qui rend ses habitants invincibles pe ...

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ASTERIX ET OBELIX au service de sa majeste, Laurent Tirard


Vers 50 av. J.-C., Jules César lance une offensive contre la Bretagne et l'emporte facilement en attaquant, chaque jour, à dix-sept heures précises. La reine Cordelia se réfugie dans un petit village, assiégé par les Romains, avec tous les hommes libres de l'île. Voyant que la situation devient critique, elle envoie Jolitorax en Gaule chercher un tonneau de potion magique, l'arme secrète qui permet au village d'Astérix et Obélix de tenir face à l'armée romaine.

TELERAMA
Laurent Tirard a remis de l’humain dans cette quatrième adaptation pour le cinéma des albums d’Uderzo et Goscinny. Il mixe deux aventures, Astérix chez les Bretons et Astérix et les Normands, les ­situant dans une Angleterre d’opérette, imaginant un écheveau convaincant de micro-intrigues.
Les comédiens ont la part belle : Édouard Baer en Astérix raisonneur, Guillaume Gallienne en Jolitorax, son cousin grand-breton… Disparition de l’un, ébriété de l’autre, amourettes et fâcheries composent une fantaisie fidèle à l’esprit de la BD : une partie de rugby – l’une des rares pleines pages de l’album – devient une petite madeleine par la minutie de la reconstitution. On est loin du burlesque de la contribution d’Alain Chabat (en 2002), mais plutôt dans le vaudeville. Très français, et donc très goscinnyen.
ASTERIX ET OBELIX au service de sa majeste, Laurent Tirard (E)
Vers 50 av. J.-C., Jules César lance une offensive contre la Bretagne et l'emporte facilement en attaquant, chaque jour, à dix-sept heures précises. La reine Cordelia se réfugie dans un petit village, assié ...

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ASTERIX MISSION CLEOPATRE, Alain Chabat 2002, Alain Chabat, Jamel Debouze, Christian Clavier


Pour impressionner Jules César, Cléopâtre parie avec lui qu'elle parviendra à faire construire, en trois mois seulement, le plus beau palais qu'il ait jamais visité. Elle confie cette importante tâche à l'architecte Numérobis, qui se désespère: s'il échoue, il sera jeté aux crocodiles.

TELERAMA:
Alain Chabat épouse, grande pompe et gros budget, toute la célèbre BD de Goscinny et d'Uderzo. Toute ? Non ! Car la facétieuse imagination de l'ex-Nul résiste encore et toujours à la luxueuse pesanteur d'une adaptation trop littérale autant qu'au risque d'une trahison pure et simple. Astérix et Obélix contre César, l'opus précédent réalisé par Claude Zidi, se contentait d'accumuler les baffes et les gros gags à effets spéciaux. Ici, c'est tout le contraire : autant de différence entre les deux films qu'entre les albums avec et sans Goscinny. La filiation ludique avec ce dernier est évidente. Voir (et savourer) les déclarations d'Itinéris (« Vous avez deux nouveaux messages »), les patronymes en tous genres, de Cartapus, espionne aux méthodes très personnelles, à Otis, le contremaître inventeur d'un engin qui monte et qui descend, en passant par Malococsis ou Sucettalanis…
ASTERIX MISSION CLEOPATRE, Alain Chabat 2002, Alain Chabat, Jamel Debouze, Christian Clavier (E)
Pour impressionner Jules César, Cléopâtre parie avec lui qu'elle parviendra à faire construire, en trois mois seulement, le plus beau palais qu'il ait jamais visité. Elle confie cette importante tâche ...

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ATTENTION AU DEPART, Benjamin Evrard, Andre Dussolier, Jerome Commandeur (comique road movie)@


Benjamin, la quarantaine, accompagne un groupe d'enfants dont fait partie son fils en vacances dans les Alpes. Suite au désistement de tous les autres parents, il se retrouve seul accompagnant et fait appel à Antoine, le grand-père d'un des enfants. Distraits, Benjamin et Antoine se retrouvent cependant séparés du groupe alors qu'ils montent dans le mauvais train, celui des enfants étant déjà parti. Les deux accompagnateurs récupèrent un jeune retardataire et partent à la suite du train manqué.

ALLOCINE
Mis à part André Dussollier et Jérôme Commandeur qui sauvent cette petite comédie par quelques scènes potablement amusantes, le reste de ce film reste plus que moyen, digne d'un téléfilm quelconque sans grande ambition.
Deux ou trois sourires (vers le final), c'est pauvre pour une oeuvre censée faire rire.
Pas de finesse, presque pas de scénario, des personnages proches de la caricature grotesque (mon dieu le contrôleur !!).
Bref, je laisse la moyenne car j'aime beaucoup les deux acteurs principaux, mais globalement, cela peut attendre largement d'être vu à la télévision un soir de déprime !
ATTENTION AU DEPART, Benjamin Evrard, Andre Dussolier, Jerome Commandeur (comique road movie)@ (E)
Benjamin, la quarantaine, accompagne un groupe d'enfants dont fait partie son fils en vacances dans les Alpes. Suite au désistement de tous les autres parents, il se retrouve seul accompagnant et fait appel à Antoine, le grand ...

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ATTRACTION FATALE, Matthew Parkhill 2003, Gael García Bernal, Natalia Verbeke, James d'Arcy (film e)


Carmen, une jeune Espagnole au caractère changeant, vit à Londres. Elle doit prochainement se marier avec Barnaby, un rentier anglais plutôt réservé. Son existence bascule quand elle fait la connaissance de Kit, un séduisant Brésilien.

TELERAMA
“ Attraction fatale nous tient en haleine grâce à une construction intelligente et une bonne maitrise du rythme. La photographie est moyenne. ”
ATTRACTION FATALE, Matthew Parkhill 2003, Gael García Bernal, Natalia Verbeke, James d'Arcy (film e) (E)
Carmen, une jeune Espagnole au caractère changeant, vit à Londres. Elle doit prochainement se marier avec Barnaby, un rentier anglais plutôt réservé. Son existence bascule quand elle fait la connaissance de ...

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AU COEUR DE L OCEAN, Ron Howard 2015, Chris Hemsworth, Cillian Murphy, Tom Holland (catastrophe mer)@


Hiver 1820. Le baleinier Essex quitte la Nouvelle-Angleterre et met le cap sur le Pacifique. Il est alors attaqué par une baleine gigantesque qui provoque le naufrage de l'embarcation. À bord, le capitaine George Pollard, inexpérimenté, et son second plus aguerris, Owen Chase, tentent de maîtriser la situation.

TELERAMA
Malgré des scènes d'action réussies, des personnages trop fades privent de saveur cette histoire qui inspira Moby Dick à Herman Melville.
Non ce n'était pas le radeau/de la Méduse, ce bateau », mais presque : un baleinier du xixe siècle, parti de Nouvelle-Angleterre, qu'un cachalot revanchard coula de vigoureux coups de queue. Les survivants à la dérive finirent par se manger entre eux... Le récit des rares rescapés (repus) fournit à Herman Melville l'inspiration pour écrire Moby Dick. Mais il n'inspire pas plus que ça Ron Howard, dont les films valent souvent ce que valent leurs scripts. Celui-ci ménage les scènes d'action attendues, plutôt bien faites, mais oublie de dessiner des personnages auxquels on pourrait un minimum s'attacher. Il eût fallu sans doute insister sur la personnalité du cétacé (pour lequel le public de 2015 prend fait et cause) et sur la folie humaine. Mais cela serait revenu à tourner Moby Dick, et pas l'histoire-qui-inspira-Moby-Dick...
AU COEUR DE L OCEAN, Ron Howard 2015, Chris Hemsworth, Cillian Murphy, Tom Holland (catastrophe mer)@ (E)
Hiver 1820. Le baleinier Essex quitte la Nouvelle-Angleterre et met le cap sur le Pacifique. Il est alors attaqué par une baleine gigantesque qui provoque le naufrage de l'embarcation. À bord, le capitaine George Pollard, inex ...

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AU COEUR DE NOS TERRES, Didier Le Pêcheur 2025, Mathilde Seignier (rural)@


Laure, commerciale en matériel agricole, revient dans l'exploitation familiale après l'accident cardiaque de Julien, son frère. Elle y découvre une ferme au bord de la faillite, son frère en voulant se diversifier s'est surendetté. Comment a-t-il pu s'enfoncer autant ? Aidée d'Antoine, son amour de jeunesse et aujourd'hui gérant d'une association d'agriculteurs en difficulté, Laure découvre un complot visant à pousser les agriculteurs à la faillite pour racheter leurs terres. Alors que l'eau vient à manquer dans la région, Laure comprend que sa famille et d'autres agriculteurs sont les cibles d'un vaste plan de mainmise sur l'eau...

TELERAMA
N’est pas le réalisateur d’“Erin Brockovich, seule contre tous” qui veut… Malgré l’intérêt et l’actualité du sujet, ce téléfilm sombre dans un didactisme soporifique. Un documentaire aurait été plus puissant…

Julien Levêque est à la peine. Son exploitation agricole croule sous les dettes. Victime d’un accident cardiaque, il s’effondre, laissant à sa mère, sa femme et sa fille la gestion de la ferme. Venue en renfort, sa sœur Laure (Mathilde Seigner) découvre l’ampleur du surendettement. Ensemble, ces trois générations de femmes vont tenter de sauver ce qu’il reste à sauver. Avec l’aide d’une association d’agriculteurs en difficulté, elles mettent au jour un scandale économique.

N’est pas le réalisateur d’Erin Brockovich, seule contre tous qui veut… Malgré tout l’intérêt et l’actualité du sujet, le téléfilm sombre d’entrée dans un didactisme soporifique. La qualité du casting, notamment la présence de Caroline Proust, ne parvient jamais à le sauver d’être autre chose qu’un exposé sur les difficultés du monde agricole et l’enjeu de l’eau. Ni la petite touche « Roméo et Juliette », ni celle du féminisme n’y peuvent rien. Privé de réelle émotion, porté par des personnages prisonniers de leurs stéréotypes, Au cœur de nos terres ne délivre qu’une dramaturgie a minima. Et on ne peut s’empêcher de se dire qu’un documentaire aurait été plus puissant…

AU COEUR DE NOS TERRES, Didier Le Pêcheur 2025, Mathilde Seignier (rural)@ (E)
Laure, commerciale en matériel agricole, revient dans l'exploitation familiale après l'accident cardiaque de Julien, son frère. Elle y découvre une ferme au bord de la faillite, son frère en voulant se div ...

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AU COEUR DU MENSONGE, Claude Chabrol 1999, Sandrine Bonnaire, Jacques Gamblain, Valeria Bruni-Tedeschi, Antoine De Caunes (thriller sentimental)@


Des enfants découvrent dans un port de Bretagne le corps d'Eloïse, dix ans. Elle a été étranglée. La première personne interrogée par Frédérique Lesage, jeune commissaire récemment promue est René, professeur de dessin, dernière personne a avoir vu Eloïse. La rumeur à propos de René s'amplifie quand une seconde mort violente finit de tétaniser la ville.

TELERAMA
Laurie "Bambi" Bembenek, une ancienne pin-up devenue policière, est trop encombrante aux yeux de ses collègues masculins, qui mettent tout en oeuvre pour lui nuire. Afin d'échapper aux discriminations dont elle est la cible, elle épouse Elfred Schulz, un détective de la brigade au tempérament bien trempé. Mais le jour où l'ex-femme de Schulz est retrouvée morte, Laurie est aussitôt accusée de l'avoir assassinée. Emprisonnée, puis libérée sur parole, Laurie voit son cas exposé à la une de tous les journaux. Sa carrière semble irrémédiablement brisée. C'est sans compter l'opiniâtreté de l'enquêtrice, qui rêve de faire toute la lumière sur cette affaire...
AU COEUR DU MENSONGE, Claude Chabrol 1999, Sandrine Bonnaire, Jacques Gamblain, Valeria Bruni-Tedeschi, Antoine De Caunes (thriller sentimental)@ (E)
Des enfants découvrent dans un port de Bretagne le corps d'Eloïse, dix ans. Elle a été étranglée. La première personne interrogée par Frédérique Lesage, jeune commissaire r ...

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AU DELA DE LA GLOIRE, Samuel Fuller 1980, Lee Marvin, Mark Hamill (guerre shoah)@@


Pendant la Seconde Guerre mondiale. Un groupe de quatre copains fait corps avec le sergent Possum, un vétéran de la Grande Guerre. Sous ses ordres, pendant toute la durée du conflit, ils se battent sur tous les fronts, d'Afrique du Nord en Tchécoslovaquie, de la Sicile à la Normandie. Griff, Vinci, Zab et Johnson sont partout en première ligne, suivant aveuglément leur sergent, lequel est fait prisonnier. Mais le valeureux sous-officier parvient à s'évader et rejoint les survivants de son groupe. En Tchécoslovaquie, en mai 1945, Possum et l'escouade pénètrent dans un camp de concentration défendu par les SS. Griff comprend soudain le sens de son combat...

TELERAMA
Tout en montrant la folie et l’absurdité de la guerre, Au-delà de la gloire n’est pas un banal film pacifiste. Il s’agit plutôt d’une chronique sur la survie, variant les registres et les points de vue.

Spectaculaire mais évitant tout effet facile, le film regorge de scènes marquantes à l’image du débarquement en Normandie où l’économie de moyens n’exclut pas la puissance d’évocation et renvoie Il faut sauver le soldat Ryan de Spielberg à sa pyrotechnie et son hémoglobine.

On n’oublie pas non plus la scène de la découverte d’un camp de concentration (Fuller participa à la libération du camp de Falkenau). Là encore, la suggestion l’emporte sur le voyeurisme et la démonstration. L’horreur, l’effroi, la stupéfaction sont là, mais l’essentiel se joue hors-champ. Pour la Nouvelle Vague, les travellings étaient affaire de morale. Fuller le démontre magistralement.

Christian Authier
AU DELA DE LA GLOIRE, Samuel Fuller 1980, Lee Marvin, Mark Hamill (guerre shoah)@@ (E)
Pendant la Seconde Guerre mondiale. Un groupe de quatre copains fait corps avec le sergent Possum, un vétéran de la Grande Guerre. Sous ses ordres, pendant toute la durée du conflit, ils se battent sur tous les fronts, ...

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AU NOM DE LA TERRE, Edouard Bergeon, Guillaume Canet (drame)@@


Pierre a 25 ans quand il rentre du Wyoming pour retrouver Claire sa fiancée et reprendre la ferme familiale. Vingt ans plus tard, l'exploitation s'est agrandie, la famille aussi. C'est le temps des jours heureux, du moins au début. Les dettes s'accumulent et Pierre s'épuise au travail. Malgré l'amour de sa femme et ses enfants, il sombre peu à peu.

TELERAMA
Les images de l’élevage intensif de poulets dans lequel s’embourbe Pierre Jarjeau, agriculteur surendetté et épuisé, provoquent un électrochoc chez les spectateurs. Au nom de la terre est inspiré de l’histoire de Christian Bergeon. Son fils, le réalisateur Édouard Bergeon, l’a vu mourir après une longue descente aux enfers et l’ingestion de glyphosate, entre autres pesticides, dans un cocktail fatal.
AU NOM DE LA TERRE, Edouard Bergeon, Guillaume Canet (drame)@@ (E)
Pierre a 25 ans quand il rentre du Wyoming pour retrouver Claire sa fiancée et reprendre la ferme familiale. Vingt ans plus tard, l'exploitation s'est agrandie, la famille aussi. C'est le temps des jours heureux, du moins au dé ...

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AU SERVICE SECRET DE SA MAJESTE, Peter Roger Hunt 1969, George Lazenby (James Bond)(aventure)@@


L'agent secret James Bond est appelé à la rescousse pour mettre un terme aux malversations de Blofeld. Ce dernier tente de mettre au point un virus qui mettrait un terme à toute vie végétale sur la planète.

TELERAMA
Bond, épisode 6. Plus mélancolique, plus doucereusement sophistiqué qu'à l'ordinaire, avec une photo superbe de Michael Reed et une très belle musique de John Barry. Surprise : Bond se marie. Sa femme est assassinée par le Spectre, le jour de ses noces. Et c'est sur les larmes d'un James Bond détruit que se clôt le film...

Hélas, c'est George Lazenby qui a été choisi pour remplacer Sean Connery. La légende veut que, pour se venger des caprices de son partenaire, Diana Rigg (Emma Peel dans Chapeau melon et bottes de cuir) ait obstinément mangé de l'ail avant chaque scène d'amour.
AU SERVICE SECRET DE SA MAJESTE, Peter Roger Hunt 1969, George Lazenby (James Bond)(aventure)@@ (E)
L'agent secret James Bond est appelé à la rescousse pour mettre un terme aux malversations de Blofeld. Ce dernier tente de mettre au point un virus qui mettrait un terme à toute vie végétale sur la plan&eg ...

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AUSSI PROFOND QUE L OCEAN, Ulu Grosbard 1999, Michelle Pfeiffer


Beth est photographe et mène une vie heureuse avec ses enfants et son mari. Mais, lorsque celle-ci se rend avec sa famille à une réunion d'anciens camarades de lycée, quelques minutes d'inattention suffisent à faire basculer sa vie. Son fils de trois ans, Ben, disparaît. Près de dix ans plus tard, alors que le foyer de Beth tente désespérément de survivre à cette terrible épreuve, un jeune garçon vient frapper à sa porte.

TELERAMA
La vie de Beth Cappadora a basculé dans l'angoisse quand son fils de trois ans, Ben, a subitement disparu dans le hall d'un grand hôtel de Chicago. Les multiples enquêtes et recherches n'ont jamais abouti. Le cauchemar de la famille Cappadora prend fin dix ans plus tard, lorsque Ben, qui répond maintenant au prénom de Sam, frappe à la porte du domicile familial. La surprise est de taille. La comparaison des empreintes digitales ne laisse aucune place au doute : Sam et Ben ne font qu'un. Une nouvelle enquête révèle que l'enfant a été kidnappé par une ancienne camarade de classe de Beth, mariée puis décédée. Mais ces retrouvailles provoquent des déchirements au sein de la famille...
AUSSI PROFOND QUE L OCEAN, Ulu Grosbard 1999, Michelle Pfeiffer (E)
Beth est photographe et mène une vie heureuse avec ses enfants et son mari. Mais, lorsque celle-ci se rend avec sa famille à une réunion d'anciens camarades de lycée, quelques minutes d'inattention suffisent &agr ...

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AVA, Léa Mysius 2017, Noée Abita, Laure Calamy (sante)@@


Ava, 13 ans, apprend qu'elle va perdre la vue. C'est l'été, il est urgent de vivre, de désirer... Beauté sauvage de la jeunesse dans ce premier long métrage tout en sensations et sentiments.

TELERAMA
Lyrisme noir, bigarré, solaire. Dès la première séquence éclate le talent de Léa Mysius. Sur une plage, des estivants en maillot, les pieds dans l'eau. Tableau rayonnant mais menacé par le passage éclair d'un grand chien noir qui slalome et vient lécher le ventre d'Ava, 13 ans, endormie. Pour cette enfant déjà femme, l'été sera décisif : elle vient d'apprendre qu'elle va bientôt perdre la vue. A l'angoisse qui la tenaille se mêle une urgence de vivre, de désirer. Mais quoi ? A la différence de sa mère (Laure Calamy, épatante comme d'habitude), gentiment collante, impudique, qui trouve facilement un amant, le rapport d'Ava au monde comme à son propre corps est plus compliqué. Là voilà donc qui cherche, expérimente, teste ses limites, se bande les yeux au bord du vide. Et kidnappe le chien noir, parce que son propriétaire, Juan, un Gitan sexy et SDF, l'attire sans qu'elle le sache forcément.

Tout va vite, dans une confusion constructive de sensations et de sentiments. La peur du noir se télescope avec son attrait. C'est un festival des sens, que la mise en scène décuple, en déployant musique (de la contrebasse percutante à l'envol d'une mélopée électro hispanisante, la BO est un régal !), couleurs saturées, élans et effets de ruptures. Scénariste (elle a coécrit Les Fantômes d'Ismaël, d'Arnaud Desplechin) et réalisatrice de plusieurs courts métrages, Léa Mysius a créé une forme originale pour ce récit d'initiation et d'émancipation. Le film croise la fable, décolle du réalisme — sauf vers la fin, dans le camp des Gitans, partie nettement moins intense, qui s'enlise. Du mouvement, sinon, il y en a toujours. Ava file en char à voile ou en moto, cavale sur la plage, porte secours au Gitan poignardé, détrousse avec lui des nudistes, carabine au poing. Comme dans un western.

L'exaltation et l'aventure de la première fois, l'amour comme un jeu enivrant et dangereux, mais aussi la métaphore politique d'une France au champ de vision rétréci, qui traque et harcèle. Voilà ce que réserve ce premier film enthousiasmant, faisant la part belle à la nudité, au malaise, au plaisir. Noée Abita (une révélation) s'y donne corps et âme, sans sourire ni pleurer. Le regard que la réalisatrice pose sur cette frondeuse et son bandit n'en est que plus désirable : Juan, la gouape indolente, idole assise en haut d'un vestige de blockhaus, et Ava qui s'approche de lui, tel un animal mythologique. Beauté sauvage de la jeunesse, de sa pleine affirmation. — Jacques Morice

AVA, Léa Mysius 2017, Noée Abita, Laure Calamy (sante)@@ (E)
Ava, 13 ans, apprend qu'elle va perdre la vue. C'est l'été, il est urgent de vivre, de désirer... Beauté sauvage de la jeunesse dans ce premier long métrage tout en sensations et sentiments.

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AVANT D ALLER DORMIR,Rowan Joffe 2014, Colin Firth, Nicole Kidman, Mark Strong@@


Suite à un accident 14 ans plus tôt, Christine est affectée d'un cas très rare d'amnésie : chaque matin, elle se réveille sans se souvenir de rien, ni même de son identité. Son dernier espoir réside dans son médecin, Ed Nasch, qui lui conseille de tenir un journal vidéo. Elle pourra ainsi enregistrer les informations qu'elle traque et se souvenir peu à peu de son passé, reconstituant progressivement le fil de son existence. Cependant, très vite, ses rares certitudes vont voler en éclats.

TELERAMA
Chaque matin, la mémoire de Christine (Nicole Kidman) s'est effacée. Heureusement, son mari, Ben (Colin Firth), est là. A moins qu'il ne faille se méfier de lui... Le réalisateur Rowan Joffe ne parvient à exploiter cet argument de thriller qu'en répétant toujours les mêmes scènes. Leur lourdeur rend vite le mystère assommant et artificiel.
AVANT D ALLER DORMIR,Rowan Joffe 2014, Colin Firth, Nicole Kidman, Mark Strong@@ (E)
Suite à un accident 14 ans plus tôt, Christine est affectée d'un cas très rare d'amnésie : chaque matin, elle se réveille sans se souvenir de rien, ni même de son identité. Son dernier e ...

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AVANT L EFFONDREMENT, Alice Zeniter et Benoit Volnais, Niels Schneider, Ariane Labed, Souheila Yacoub (thriller social)@


Paris, en pleine canicule. Tristan est le directeur de campagne de Naïma Bouhoune, une candidate aux élections législatives. Un jour, il reçoit un courrier anonyme contenant un test de grossesse positif. Il se lance dans une enquête pour découvrir l'identité de la femme à l'origine de ce courrier.

TELERAMA
L’intime et le politique se mêlent dans ce premier film de Benoît Volnais et Alice Zéniter, à la fois séduisant et artificiel.
Sous la canicule parisienne, Tristan, directeur de campagne d’une candidate écologiste aux législatives, reçoit une enveloppe anonyme contenant un test de grossesse positif. Peut-être atteint d’une maladie génétique incurable, non diagnostiquée, il entame une quête obsessionnelle pour retrouver l’expéditrice…

L’effondrement évoqué par le titre renvoie autant à une remise en question personnelle qu’au désastre menaçant une société en surchauffe. Dans ce premier long métrage de Benoît Volnais et Alice Zeniter (Prix Goncourt des lycéens pour L’Art de perdre), l’intime et le politique se mêlent plus ou moins habilement. Le film séduit par sa façon de faire cohabiter désillusions et utopies, par la fraîcheur de certaines séquences proches du marivaudage. Mais, avec sa théâtralité appliquée, ses discours en voix off, ce parcours au bord du gouffre s’éparpille. Et l’on finit par ne plus savoir où il va.
AVANT L EFFONDREMENT, Alice Zeniter et Benoit Volnais, Niels Schneider, Ariane Labed, Souheila Yacoub (thriller social)@ (E)
Paris, en pleine canicule. Tristan est le directeur de campagne de Naïma Bouhoune, une candidate aux élections législatives. Un jour, il reçoit un courrier anonyme contenant un test de grossesse positif. Il se lanc ...

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AVANT QUE LES FLAMMES NE S ETEIGNENT, Mehdi Fikri 2023, Camélia Jordana, Sofiane Zermani (drame social)@@


Strasbourg. Après la mort de Karim, son petit frère, lors d'un simple contrôle de police, Malika se lance dans un combat judiciaire afin qu'un procès ait lieu et que toute la lumière soit faite sur les circonstances de son décès. Mais sa quête de vérité dérange et met également en péril l'équilibre de sa famille. La jeune femme est par ailleurs confrontée à un procureur qui prend fait et cause pour les policiers. Ainsi, avant même les résultats de l'expertise médico-légale, le parquet valide la thèse de la crise d'épilepsie comme cause de la mort, reprenant ainsi la version des forces de l'ordre.

TELERAMA
Son frère est mort après une garde à vue. Malika demande justice. Un drame social vibrant et nuancé.
Camélia Jordana dans un film-dossier qui dénonce avec discernement les bavures policières. Topshot Films - Le Film - Bac Films Production - France 3 Cinéma

Malika, mariée et mère d’un petit garçon, ne veut plus entendre parler de son frère Karim, qui a des problèmes de drogue. Mais un soir, elle apprend par un coup de fil de son autre frère que Karim est à l’hôpital à la suite d’une garde à vue… La séquence, à la fois rageuse — une foule de jeunes en colère massée devant l’hôpital — et muette (c’est de loin, par un simple signe, que Malika comprend que Karim n’a pas survécu) est un grand exercice de mise en scène, mêlant la douleur la plus intime à une dimension sociale.

Débute alors un film-dossier, certes, mais d’une remarquable tension, au plus près de la famille de la victime, de son deuil discret à son combat médiatique. Avec un sens aigu du détail, le réalisateur Mehdi Fikri, ancien journaliste à L’Humanité, met en scène le combat de Malika pour faire admettre la bavure policière, pour allumer la mèche de la justice, sans oublier la complexité des rapports familiaux. Karim n’était pas un ange, et alors ? Il peut quand même devenir un martyr pour tout un quartier, où les jeunes émeutiers ne sont, finalement, que les voisins, les potes de la famille endeuillée, qui scandent, dans un tribunal : « On pardonne pas ! »

Une scène témoigne parfaitement du dérapage toujours possible entre citoyens et forces de l’ordre : des policiers viennent « parler » avec la famille, mais le moindre mot ou geste d’énervement rallume la violence, et finit par des gaz lacrymogènes… Le casting porte haut l’émotion de cet ardent drame social : Camélia Jordana, pleine de nuances, la jeune Sonia Faidi et le vibrant Sofiane Zermani, en grand frère dont la juste colère est impossible à éteindre.
YNOPSIS
AVANT QUE LES FLAMMES NE S ETEIGNENT, Mehdi Fikri 2023, Camélia Jordana, Sofiane Zermani (drame social)@@ (E)
Strasbourg. Après la mort de Karim, son petit frère, lors d'un simple contrôle de police, Malika se lance dans un combat judiciaire afin qu'un procès ait lieu et que toute la lumière soit faite sur les circ ...

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AVIATOR, Martin Scorcese 2005, Leonardo di Caprio@


Ce film couvre près de 20 ans de la vie tumultueuse d'Howard Hughes, industriel, milliardaire, casse-cou, pionnier de l'aviation civile, inventeur, producteur, réalisateur, directeur de studio et séducteur insatiable. Cet excentrique et flamboyant aventurier devint un leader de l'industrie aéronautique en même temps qu'une figure mythique, auréolée de glamour et de mystère.

TELERAMA:
Pari — réussi — de Scorsese : faire un film luxueux, classique, hollywoodien, tout en l’amenant à lui. D’où cette alternance de scènes grandioses et de moments intimistes où s’épanouit le héros scorsesien, proie fatale de démons intérieurs. Car le monde du cinéma est proche de l’univers mafieux qu’il a peint de film en film.
Qu’importe que Leonardo DiCaprio ne ressemble pas à ­Howard Hughes, puisque, porté par son metteur en scène, il parvient à le rendre plus vrai que le vrai. Même s’il fait semblant de le célébrer, Scorsese s’attache essentiellement à miner le rêve américain. Scorsese peint Hughes comme un colosse aux pieds d’argile : sa force le fascine autant que sa vulnérabilité.
AVIATOR, Martin Scorcese 2005, Leonardo di Caprio@ (E)
Ce film couvre près de 20 ans de la vie tumultueuse d'Howard Hughes, industriel, milliardaire, casse-cou, pionnier de l'aviation civile, inventeur, producteur, réalisateur, directeur de studio et séducteur insatiable. C ...

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AWAKE, Joby Harold 2007, Hayden Christensen, Jessica Alba (thriller)


Souffrant d'une grave maladie cardiaque, Clay Beresford doit être opéré au plus vite. Pour ce jeune héritier d'une riche famille new-yorkaise, c'est un risque à prendre à la veille de ce qui s'annonce pour lui comme une nouvelle vie : il doit non seulement prendre les commandes de la société de feu son père, mais encore épouser la belle Sam Lockwood. Mis en confiance par sa fiancée, Clay accepte l'opération. Un éminent spécialiste mènera l'intervention. Mais alors que l'anesthésie s'est déroulée normalement, Clay revient à lui. Paralysé, il ne parvient pas à communiquer avec le chirurgien. Avec effroi, il découvre qu'un odieux complot est en train de se jouer...
AWAKE, Joby Harold 2007, Hayden Christensen, Jessica Alba (thriller) (E)
Souffrant d'une grave maladie cardiaque, Clay Beresford doit être opéré au plus vite. Pour ce jeune héritier d'une riche famille new-yorkaise, c'est un risque à prendre à la veille de ce qui s'annonc ...

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AYA ET LA SORCIERE, Gorō Miyazaki 2020 (animation)@


Aya a grandi dans un orphelinat douillet depuis qu'elle est bébé et ne sait pas que sa mère avait des pouvoirs magiques. Aimée et choyée, la fillette de 10 ans n'a jamais voulu quitter son cocon et son cher ami Custard. Espiègle, rusée, elle mène son petit monde par le bout du nez ! Lorsqu'un couple étrange vient l'adopter, Aya se rebelle et suit sa nouvelle famille à reculons.

TELERAMA
Cette histoire d’orpheline adoptée par un couple de sorciers s’annonce comme une curiosité : c’est le premier long métrage du studio Ghibli – d’habitude spécialiste de l’animation traditionnelle – entièrement en images de synthèse. Comme un symbole, Gorô Miyazaki, fils de Hayao, en assure la réalisation
AYA ET LA SORCIERE, Gorō Miyazaki 2020 (animation)@ (E)
Aya a grandi dans un orphelinat douillet depuis qu'elle est bébé et ne sait pas que sa mère avait des pouvoirs magiques. Aimée et choyée, la fillette de 10 ans n'a jamais voulu quitter son cocon et son che ...

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BABY DRIVER, Edgar Wright 2022, Ansel Elgort, Kevin Spacey (road movie)


Chauffeur pour des braqueurs de banque, Baby a un truc pour être le meilleur dans sa partie : il roule au rythme de sa propre playlist. Lorsqu'il rencontre la fille de ses rêves, Baby cherche à mettre fin à ses activités criminelles pour revenir dans le droit chemin. Il est forcé de travailler pour un grand patron du crime et le braquage tourne mal. Désormais, sa liberté, son avenir avec la fille qu'il aime et sa vie sont en jeu.

TELERAMA
Comment Edgar Wright, auteur d’une réjouissante trilogie entamée avec Shaun of the Dead (2004), a-t-il pu tomber si bas ? Hommage appuyé ou plagiat, il reprend des pans entiers du Drive de Nico­las Winding Refn, dans cette histoire de jeune chauffeur mutique (Ansel Elgort, amor­phe) qui pilote pour des braqueurs. Comme le type souffre d’acouphènes, il écoute de la musique sans arrêt : prétexte à une interminable playlist accompagnant courses-poursuites et fusillades. Les premières séquences sont chorégraphiées, mais ces velléités de comédie musicale s’estompent bien vite. Ne reste alors qu’un polar quelconque aux personnages sous-écrits et surjoués.
BABY DRIVER, Edgar Wright 2022, Ansel Elgort, Kevin Spacey (road movie) (E)
Chauffeur pour des braqueurs de banque, Baby a un truc pour être le meilleur dans sa partie : il roule au rythme de sa propre playlist. Lorsqu'il rencontre la fille de ses rêves, Baby cherche à mettre fin à ses act ...

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BABY ROSEMARY, John Hayes 1976, ith Sharon Thorpe, John Leslie, Lesllie Bovee, Ken Scudder (film e)


Rosemary, tourmentée et sexuellement frustrée, souffre profondément de l'abandon de son père, qui l'a placée enfant dans un orphelinat. Négligeant les besoins charnels de son petit ami John, elle pousse ce dernier à se tourner vers la prostituée Unis pour assouvir ses désirs lascifs. Suite au décès soudain de son père, Rosemary sombre dans une profonde dépression et se retrouve prise au piège d'un cauchemar érotique surréaliste, où se mêlent sexe et mort.
BABY ROSEMARY, John Hayes 1976, ith Sharon Thorpe, John Leslie, Lesllie Bovee, Ken Scudder (film e) (E)
Rosemary, tourmentée et sexuellement frustrée, souffre profondément de l'abandon de son père, qui l'a placée enfant dans un orphelinat. Négligeant les besoins charnels de son petit ami John, elle po ...

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BABYGIRL, Halina Reijn 2024, Nicole Kidman, Harris Dickinson (thriller sentimental)@@


Romy, PDG prospère et admirée, a un mari et deux filles adolescentes. Elle entame une liaison avec Samuel, l'un de ses nouveaux stagiaires qu'elle a surpris dans la rue en train de dompter un chien qui était sur le point de se jeter sur elle. Elle est immédiatement attirée par son assurance, son mépris des convenances du bureau et son attitude générale de désobéissance. Au fur et à mesure que leur relation teintée de BDSM se développe, les niveaux de menace augmentent également.

TELERAMA
Alignez les mots « sexe », « adultère » et « Nicole Kidman », et vous êtes certain de penser à Eyes Wide Shut, dernier film de Stanley Kubrick, dans lequel l’actrice australo-américaine était en couple à l’écran (comme à la ville) avec Tom Cruise. Vingt-six ans plus tard, la réalisatrice néerlandaise Halina Reijn joue avec nos souvenirs. Nicole Kidman est cheffe d’entreprise, mariée à un brillant metteur en scène (Antonio Banderas) et… s’ennuie sexuellement. Heureusement un jeune et beau stagiaire (Harris Dickinson, à la « voix de slip ») lit en elle comme dans un livre ouvert et devine ses désirs et fantasmes les plus secrets. « Nicole Kidman est sensationnelle, souligne Samuel Douhaire, elle y va à fond, joue des choses hallucinantes […] et assume tout. »

« On ne voit pas si souvent un film dont on a l’absolue certitude en le regardant qu’il définit son époque, qu’il est le produit ultra contemporain d’une société. Et ici, c’est le cas, avec des questions centrales comme le pouvoir et la domination », explique Marie Sauvion. Car le film sème aussi le doute et le trouble en permanence. Qui tient qui ? Qui menace qui ? « C’est le jeu du “je te tiens, tu me tiens par la barbichette”, mais ici, ce n’est pas la barbichette », conclut Marie Sauvion.
BABYGIRL, Halina Reijn 2024, Nicole Kidman, Harris Dickinson (thriller sentimental)@@ (E)
Romy, PDG prospère et admirée, a un mari et deux filles adolescentes. Elle entame une liaison avec Samuel, l'un de ses nouveaux stagiaires qu'elle a surpris dans la rue en train de dompter un chien qui était sur le poin ...

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BAC NORD, Audrey Diwan et Cédric Jimenez 2020, Francois Civil Gille Lellouche, Adele Exarchopoulos (thriller)@@


2012. Les quartiers nord de Marseille détiennent un triste record : la zone au taux de criminalité le plus élevé de France. Poussée par sa hiérarchie, la BAC nord, brigade de terrain, cherche sans cesse à améliorer ses résultats. Dans un secteur à haut risque, les policiers adaptent leurs méthodes, franchissant parfois la ligne jaune. Jusqu'au jour où le système judiciaire se retourne contre eux.

TELERAMA
Une fiction très documentée sur l’affaire de la BAC Nord, ces policiers marseillais accusés de trafic de drogue et de racket. Le film de Cédric Jimenez divise la rédaction.

Pour :
le grand spectacle furieux d’une société qui s’effondre
« Une véritable gangrène » , tonnait en 2012 le procureur de la république de Marseille, en parlant des policiers de la BAC (Brigade anticriminalité) des quartiers nord de la ville, accusés d’avoir franchi la ligne rouge : racket, trafic de stupéfiants et autres malversations qui vont entraîner une cascade de sanctions, de la révocation à la mise en examen. Neuf ans plus tard, les aléas de la pandémie et le calendrier des tribunaux ont fait coïncider presque exactement la première conclusion judiciaire de cette affaire — en avril dernier — et la sortie en salles du polar incandescent de Cédric Jimenez, tourné au début de 2020, qui s’en inspire directement.

Les deux semblent défendre la même thèse : celle d’une équipe sous pression maximum, incitée par sa hiérarchie à violer les règles pour obtenir des résultats, coûte que coûte. Les vrais policiers ont finalement écopé de peines légères avec sursis, ou ont été relaxés. « Le tribunal a pu constater de graves et importants dysfonctionnements dans ce service de police », a déclaré la présidente du tribunal de Marseille, et c’est ce que raconte le film, dans le sillage de trois têtes brûlées, à l’assaut des cités verrouillées, des murailles du trafic et de la criminalité.

La frénésie réaliste d’un Eastwood
BAC Nord n’est pas un film promotionnel à la gloire de la police, c’est un formidable western urbain, emmené par un trio de comédiens au meilleur de leur forme, qui électrisent leurs personnages imparfaits, irritants, attachants, voire un peu cinglés. Il y a Grégory (Gilles Lellouche), le chef, tout en charisme massif, Antoine, le chien fou de la bande (François Civil, dans une performance sidérante), et l’anxieux Yassine (Karim Leklou, toujours juste). Autour d’eux, Marseille est une zone de guerre écrasée de lumière, un piège de béton qui se referme peu à peu. Tout commence par une info, lâchée par l’indic d’Antoine. La promesse d’un coup de filet historique dans le marigot des dealers. Mais pour cela il faut se salir les mains, entrer dans le trafic. Aiguillonnés par une hiérarchie qui n’hésitera pas, plus tard, à les lâcher, les trois cow-boys prennent tous les risques…

L’aventure a la puissance, la frénésie réaliste et l’amertume des grands polars américains d’autrefois, de Clint Eastwood à William Friedkin. Cédric Jimenez installe magistralement un quotidien sous tension, traversé de fulgurances, de grands moments de cinéma, d’un face-à-face explosif entre ces flics et ces truands, à l’entrée d’une cité, jusqu’au point culminant du film, un assaut d’une violence inouïe. Non, BAC Nord n’est pas un hommage aux pratiques douteuses d’une bande de pseudo-ripoux. C’est le grand spectacle furieux et désespéré d’une société qui s’effondre. — C.M.

Contre :
description manichéenne des fonctionnaires de l’IGPN
Malgré l’efficacité de la mise en scène, malgré le talent des comédiens, c’est le malaise qui domine devant BAC Nord. Pour trois raisons. La première tient à la représentation déshumanisante des trafiquants de drogue dans la séquence de l’assaut de la cité par les policiers : on a l’impression de voir les zombies d’un jeu vidéo, interchangeables et semblant se renouveler à l’infini.

La deuxième est liée à la description manichéenne des fonctionnaires de l’IGPN, la « police des polices », assimilés ici à des gratte-papier cyniques, manipulateurs et inutiles, qui empêcheraient leurs collègues prenant tous les risques sur le terrain de lutter contre les délinquants. Une vision pour le moins malheureuse, alors que, avec la multiplication des polémiques concernant les violences des forces de l’ordre, un organisme de contrôle des policiers est plus que jamais nécessaire.

La troisième, enfin, renvoie à la prise de position tranchée de Cédric Jimenez sur une instruction judiciaire toujours en cours au moment du tournage. Et le fait que le jugement du tribunal de Marseille, en avril dernier, ait validé largement les thèses du réalisateur ne change rien au problème : l’affaire n’est toujours pas close, le parquet ayant fait appel de la relaxe de plusieurs des policiers mis en cause. — S.D.
BAC NORD, Audrey Diwan et Cédric Jimenez 2020, Francois Civil Gille Lellouche, Adele Exarchopoulos (thriller)@@ (E)
2012. Les quartiers nord de Marseille détiennent un triste record : la zone au taux de criminalité le plus élevé de France. Poussée par sa hiérarchie, la BAC nord, brigade de terrain, cherche sans c ...

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BACKDRAFT, Ron Howard 1991, Kurt Russell, William Baldwin, Robert De Niro@@


Un jeune pompier assiste un détective qui enquête sur une série d'incendies d'origine apparemment criminelle.

TELERAMA:
L'histoire mêle une demi-douzaine de thèmes, tous conventionnels : le culte du père, la rivalité entre frères, le courage et la peur, une enquête policière, la trahison d'un pompier, la corruption politique. Le résultat de ces entrelacs, traités d'ailleurs tous assez superficiellement, est plus confus que riche. Heureusement, il y a les images du feu, très belles dans leur flamboiement abstrait.
BACKDRAFT, Ron Howard 1991, Kurt Russell, William Baldwin, Robert De Niro@@ (E)
Un jeune pompier assiste un détective qui enquête sur une série d'incendies d'origine apparemment criminelle.

TELERAMA:
L'histoire mêle une demi-douzaine de thèmes, tous conventionnels : le cult ...

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BAD BOYS FOR LIFE, Adil El Arbi et Bilall Fallah 2020, Will Smith, Martin Lawrence (thriller)@


Marcus Burnett est maintenant inspecteur de police. Mike Lowery est, quant à lui, en pleine crise de la quarantaine. Tous les deux doivent s'unir à nouveau lorsqu'un mercenaire albanais leur promet une importante prime s'ils mettent la main sur le chef d'un cartel de drogue de Miami.

TELERAMA
Les deux flics ami-ami continuent de rouler à tombeau ouvert dans leur Porsche et de faire exploser tout ce qui leur barre la route. Le tout haché menu par un montage survolté et épuisant

En confiant les clés de la pétaradante saga Bad Boys au jeune duo flamand Adil El Arbi et Bilall Fallah (Gangsta), Michael Bay, roi du blockbuster et réalisateur des deux premiers volets (1995 et 2003), leur a hélas aussi transmis ses instructions. Rien de nouveau sous le soleil de Floride : les deux flics amis-amis « pour la vie », interprétés avec la même coolitude par Will Smith, le séducteur impénitent, et Martin Lawrence, le jeune papi, se teignent le bouc pour rester fringants, continuent à rouler à tombeau ouvert dans leur Porsche et à faire exploser tout ce qui leur barre la route (hélico, bateau, immeuble…). Le tout filmé avec une caméra gyroscopique, et haché menu par un montage survolté et épuisant.
BAD BOYS FOR LIFE, Adil El Arbi et Bilall Fallah 2020, Will Smith, Martin Lawrence (thriller)@ (E)
Marcus Burnett est maintenant inspecteur de police. Mike Lowery est, quant à lui, en pleine crise de la quarantaine. Tous les deux doivent s'unir à nouveau lorsqu'un mercenaire albanais leur promet une importante prime s'ils m ...

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BAD INFLUENCE, Chlóe Wallace 2025, James Spader, Rob Howe (film e)


Un millionnaire offre à un ex-détenu un nouveau départ quand il l'engage pour défendre sa fille victime de harcèlement. Une mission de protection plus rapprochée que prévu.

TELERAMA
Chris est un adolescent sans problème. Après une rupture sentimentale, il rencontre une jeune fille, Vanessa, qui vient d'arriver dans son lycée. La séduisante lycéenne, orpheline en famille d'accueil, le charme et envahit peu à peu sa vie. Inquiète de la transformation de son fils, qui se détourne de sa scolarité, la mère de Chris découvre peu à peu que Vanessa n'est pas la jeune fille angélique qu'elle prétend être. Parviendra-t-elle à sauver Chris des griffes de cette véritable prédatrice ?
BAD INFLUENCE, Chlóe Wallace 2025, James Spader, Rob Howe (film e) (E)
Un millionnaire offre à un ex-détenu un nouveau départ quand il l'engage pour défendre sa fille victime de harcèlement. Une mission de protection plus rapprochée que prévu.

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BAGDAD CAFE, Percy Adlon 1987, Marianne Sagebrecht,Cch Pounder, Jack Palance


Après une dispute violente, Jasmin, une touriste allemande en vacances aux États-Unis, est abandonnée par son mari en plein milieu du désert mojave. Elle trouve refuge au Bagdad Café, un motel délabré. Dès son arrivée, elle est mal accueillie par la patronne, Brenda, mais au fur et à mesure, la glace se brise entre les deux femmes. Jasmin va de plus faire la connaissance de Sal Junior, un peintre romantique qui la fascine.

TELERAMA:
Le public français fit un triomphe à cette comédie venue d'Allemagne, dont la liberté de ton échappe à toute étiquette. Mais le propos de Bagdad Café donne de vraies raisons à son succès : c'est l'histoire d'un monde où les frontières culturelles n'existent plus. Un sujet sérieux qui prend le parti de la fantaisie avec cette image inoubliable d'une ­Bavaroise massive, en loden et chapeau à plumes, larguée en plein ­désert de Mojave, dans l'Ouest américain. C'est une fable, l'artifice des couleurs est là pour le rappeler. Mais dans cette utopie, le cinéaste a mis une irrésistible conviction.
BAGDAD CAFE, Percy Adlon 1987, Marianne Sagebrecht,Cch Pounder, Jack Palance (E)
Après une dispute violente, Jasmin, une touriste allemande en vacances aux États-Unis, est abandonnée par son mari en plein milieu du désert mojave. Elle trouve refuge au Bagdad Café, un motel délab ...

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BAISERS VOLES, François Truffaut 1968. Jean-Pierre Léaud, Claude Jade (societe)@@@


Après son service militaire, Antoine Doinel, toujours amoureux de Christine Darbon, cherche un emploi. Après s'être fait renvoyer d'un travail de veilleur de nuit, il est engagé dans une agence de détective privé où on lui confie une mission dans un magasin de chaussures. Le propriétaire, M.

TELERAMA
Mort il y a déja quarante ans, François Truffaut cultivait l’insolite, l’humour et la tendresse. Que reste-t-il de nos amours pour ce chef-d‘œuvre, de ces beaux jours avec Antoine Doinel ? L’envie de cueillir le jour.

Il lit Le Lys dans la vallée, de Balzac, et s'enfuit après avoir gaffé auprès d'une dame. Il envoie ses lettres d'amour par pneumatique et balance à une fille transie d'amour : « L'amour et l'amitié, ça marche avec l'admiration, et moi je ne vous admire pas. » Antoine Doinel est un romantique maladroit et cruel. On le retrouve ici à l'âge où l'on vole les derniers baisers avant de s'engager dans une vie de couple. Toujours en train de courir, se cognant aux réverbères et à ses amours passées, Antoine s'assoit enfin sur un banc, à la fin du film, avec celle qui deviendra sa femme.

François Truffaut filme cette parenthèse enchantée sur le rythme de la chanson de Charles Trenet Que reste-t-il de nos amours ? Il virevolte le long des façades haussmanniennes, s'arrête sur la tour Eiffel ou le Sacré-Coeur, et fait de Paris un petit village dédié aux amoureux. En de longs plans-séquences, Truffaut offre à chacun de ses acteurs un solo, comme dans un orchestre. Ainsi Michael Lonsdale, qui se demande, avec son ineffable détachement poli, pourquoi on le déteste. Ou encore Delphine Seyrig donnant à Doinel un cours de séduction. Beaucoup plus embarrassant, le monologue de Jean-Pierre Léaud, qui se regarde dans un miroir et psalmodie le nom des trois personnages principaux du film, jusqu'à l'écoeurement... Dans la série des Doinel, le drame couve toujours sous le marivaudage.
BAISERS VOLES, François Truffaut 1968. Jean-Pierre Léaud, Claude Jade (societe)@@@ (E)
Après son service militaire, Antoine Doinel, toujours amoureux de Christine Darbon, cherche un emploi. Après s'être fait renvoyer d'un travail de veilleur de nuit, il est engagé dans une agence de détective ...

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BALLE PERDUE, Guillaume Pierret 2020 (thriller)@


Lino, un véritable petit génie de la mécanique, est réputé pour ses voitures-bélier. Ses compétences, à la légalité discutable mais à l'efficacité indéniable, finissent par attirer l'attention du chef d'une unité de flics de choc. Quand celui-ci lui propose un marché pour éviter la prison, Lino se retrouve contraint d'accepter. Mais, quelques mois plus tard, lorsque son mentor est tué, le mécano se retrouve soudain accusé à tort d'homicide. Il doit alors tout faire retrouver l'unique preuve de son innocence : la balle du crime, coincée dans la carcasse d'une voiture disparue. Le temps presse et toutes les apparences sont contre lui...

TELERAMA
Encore un film d’action français produit par Netflix. Et encore une déception. Lenoir, Duvauchelle et Ramzy n’y peuvent rien : le film se crashe à cause d’une mise en scène quelconque et d’un sérieux plombant. Pas de quoi rouler des mécaniques.

Vous kiffez trop le fumet puissant de l’essence, le son des pneus crissant, les missiles à quatre roues se cherchant des noises sur l’asphalte ? Vous êtes donc le cœur de cible de cet essai à la française de transposition de Fast and Furious, référence en la matière.

Soit Lino (Alban Lenoir), un malfrat doublé d’un as de la mécanique. Mais son dernier coup a foiré lamentablement : en voulant transpercer la façade d’une bijouterie, il a mal dosé son turbo qui l’a propulsé trop vite et trop loin. Cagade plutôt désopilante. Las, cette note d’humour sera à peu près la seule dans ce film musculeux et plombé de notes pathétiques. Une fois en prison, l’infortuné reçoit la visite d’un flic d’élite (Ramzy Bedia), chef d’une équipe « anti-go fast », qui lui propose un deal…

Bon, le scénario ne vole pas très haut. Qu’importe le flacon de l’histoire pourvu qu’il y ait l’ivresse de la vitesse ? Reste une question : la Renault 21 2 litres Turbo, véritable héroïne du film, peut-elle rivaliser avec la Dodge Charger « Maximus » de Vin Diesel ?

Les pilotes, ici, ce sont Nicolas Duvauchelle (peu gâté par son personnage) et surtout Alban Lenoir, mâchoires un peu trop crispées. Sûr, ce dernier a mis les mains dans le cambouis — Balle perdue réserve plusieurs scènes de bagarre, mais trop longues, mal chorégraphiées. Finalement, on en revient toujours à cette vieille antienne : même un film d’action réclame de la mise en scène et une direction d’acteurs. Pas sûr que celles de Guillaume Pierret soient à la hauteur…
BALLE PERDUE, Guillaume Pierret 2020 (thriller)@ (E)
Lino, un véritable petit génie de la mécanique, est réputé pour ses voitures-bélier. Ses compétences, à la légalité discutable mais à l'efficacité ind&eacut ...

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BANDIDAS, Joachim Rønning et Espen Sandberg 2004, Salma Hayek, Penélope Cruz (western)@


Au 19e siècle, au Mexique, deux femmes issues de milieux différents joignent leurs efforts contre un financier impitoyable qui vole les terres des paysans sans défense pour y construire un chemin de fer. Un détective mandaté de New York afin d'arrêter les justicières se laisse au contraire gagner à leur cause.

TELERAMA
Salma et Pénélope braquent des banques dans le Mexique du XIXe. Passez votre chemin, étrangers.
Dans les années 70, Bardot et Claudia Cardinale étaient ridicules dans Les Pétroleuses, western frenchy où elles jouaient les Calamity Jane d’une mauvaise BD. Grâce à Luc Besson et Ariel Zeitoun, Penélope Cruz et Salma Hayek les égalent sans peine. Mexique, 1880. Nos deux mignonnes braquent des banques pour débarrasser le pays du joug américain. Entre deux hold-up, elles parlent, l’une à son cheval, l’autre à un chien… Le charme de ce naveton est inversement proportionnel aux charmes des deux interprètes. On les regarde, avec un plaisir navré, tenter d’animer cette chose pas drôle, pas odieuse, juste désolante.

BANDIDAS, Joachim Rønning et Espen Sandberg 2004, Salma Hayek, Penélope Cruz (western)@ (E)
Au 19e siècle, au Mexique, deux femmes issues de milieux différents joignent leurs efforts contre un financier impitoyable qui vole les terres des paysans sans défense pour y construire un chemin de fer. Un détec ...

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BANDIDO CABALLERO, Richard Fleischer 1956, Robert Mitchum, Ursula Thies (western)@@


En 1916, en pleine guerre civile mexicaine, Wilson, un mercenaire américain aide les rebelles menés par le colonel Escobar, à s'emparer d'un convoi d'armes à destination des troupes gouvernementales. Sa motivation : l'appât du gain bien sûr, mais aussi les beaux yeux de Lisa, la femme du trafiquant d'armes.

TELERAMA
Ni le triangle amoureux (malgré une étreinte au bord de la mer, chipée à Tant qu’il y aura des hommes) ni la camaraderie virile en temps de guérilla (malgré une spectaculaire attaque de train) ne convainquent. Pourtant, la photo d’Ernest Laszlo exploite superbement les décors naturels d’Acapulco et la musique remuante de Max Steiner a le bon goût de ne pas céder au folklore mexicain. Fleischer s’en sort tout de même, par sa science du cadrage et son tempo vif. Quant à Mitchum, en mercenaire en costume blanc, qui n’a rien à perdre si ce n’est son panama, il fait une fois encore de sa prétendue nonchalance une arme conquérante. Sa manière de traverser cette révolution sans se presser est un film à lui seul.


BANDIDO CABALLERO, Richard Fleischer 1956, Robert Mitchum, Ursula Thies (western)@@ (E)
En 1916, en pleine guerre civile mexicaine, Wilson, un mercenaire américain aide les rebelles menés par le colonel Escobar, à s'emparer d'un convoi d'armes à destination des troupes gouvernementales. Sa motivatio ...

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BANDIT, Allan Ungar 2022, Mel Gibson, Josh Duhamel, Elisha Cuthbert (thriller)@@


L'Américain Gilbert Galvan Jr. est l'un des plus grands voleurs de l'histoire du Canada. Adepte des déguisements, il a commis près de 63 braquages de banques et de bijouteries pouvant voler près de trois compagnies par jour. Il détient toujours le record du plus grand nombre de vols qualifiés consécutifs de l'histoire du Canada.

TELERAMA
Recordman du nombre de braquages consécutifs au Canada, Gilbert Galvan Jr méritait son biopic. Un petit divertissement gentiment formaté.
C‘est simple de braquer une banque. Vous mettez un faux nez, vous arrivez à la caisse, vous pointez un pistolet, vrai ou faux, sur la dame, vous lui demandez de remplir votre sac de billets. Pourquoi n’y a-t-on pas pensé plus tôt ? Pourquoi n’avons-nous jamais imité Gilbert Galvan Jr, recordman du nombre de braquages consécutifs au Canada (cinquante-neuf), dont Bandit est le biopic ?

Dans ce film, qui nous parvient directement à la télé sans être passé par nos salles, il est un grand enfant qui aime se déguiser et faire des farces. Longtemps tout se passe à merveille, on s’amuse bien. Mais l’on sait qu’il y a toujours une maîtresse à chignon pour sonner la fin de la récréation, c’est inévitable. En l’occurrence, les maîtresses à chignon sont des policiers.

Subversif ? Non. Ce film est un divertissement bon marché, joli, assez drôle, convenu et formaté. Obsédé par l’idée d’être ludique, sympa et agréable, le réalisateur Allan Ungar a au moins l’honnêteté de ne jamais nous faire croire qu’il vise l’intelligence. L’idée n’est pas d’explorer le mensonge au sein d’un couple, la duplicité, le malaise identitaire d’un homme instable. Il s’agit simplement de gentiment divertir, et donc de faire du spectaculaire avec douceur : empiler les braquages rigolos. Les personnages, par conséquent, sont tous formidablement inconsistants, et l’on se surprend à éprouver de la compassion pour Mel Gibson, qui est coincé dans quelques scènes.
BANDIT, Allan Ungar 2022, Mel Gibson, Josh Duhamel, Elisha Cuthbert (thriller)@@ (E)
L'Américain Gilbert Galvan Jr. est l'un des plus grands voleurs de l'histoire du Canada. Adepte des déguisements, il a commis près de 63 braquages de banques et de bijouteries pouvant voler près de trois compagni ...

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BANG GANG, Eva Husson 2015, Marylin Lima, Lorenzo Lefebvre (moeurs)@


Les faubourgs aisés d'une ville sur la côte atlantique. George, jolie jeune fille de 16 ans, tombe amoureuse d'Alex. Pour attirer son attention, elle lance un jeu collectif où sa bande d'amis va découvrir, tester et repousser les limites de leur sexualité. Au milieu des scandales et de l'effondrement de leur système de valeurs, chacun gère cette période intense de manière radicalement différente.

TELERAMA
Pourquoi et comment des ­lycéens organisent-ils des ­orgies à l'insu des adultes ? Inspirée par le cinéma américain indépendant (Sofia Coppola, Larry Clark, Gus Van Sant), Eva Husson signe un premier film loin de l'esthétique et des préoccupations qui dominent en France. Il y a du style dans son portrait de groupe en pleine effervescence hormonale, sur fond de plages. Et deux héroïnes singulières, saillantes, ne serait-ce que pour les faux airs de Bardot ado chez l'une, et d'Adjani dans La Gifle chez l'autre...

Mais la ­cinéaste se laisse porter par des courants trop contraires. Un peu de romantisme noir hérité des Tricheurs, de Marcel Carné : c'est un dépit amoureux qui déclenche les orgies. Un peu d'érotisme libertaire quand les pulsions se libèrent, sans tabou apparent. Et, finalement, le retour au moralisme, avec l'éloge du « vrai amour » et du « bon sexe ». A cela s'ajoute l'inévitable question des nouvelles technologies — les vidéos compromettantes diffusées sur le Net —, intégrée à l'histoire comme une contrainte d'époque, expédiée pour la même raison... Emaillé de belles idées, jusque dans l'utilisation d'une chanson de Véronique Sanson, le film sort du lot mais reste bancal, entre transgression mal assumée et conformisme latent. — Louis Guichard
BANG GANG, Eva Husson 2015, Marylin Lima, Lorenzo Lefebvre (moeurs)@ (E)
Les faubourgs aisés d'une ville sur la côte atlantique. George, jolie jeune fille de 16 ans, tombe amoureuse d'Alex. Pour attirer son attention, elle lance un jeu collectif où sa bande d'amis va découvrir, tester ...

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BANKABLE, Mona Achache 2012,Pascale Arbillot, Lolita Chammah (societe)@


Itinéraires croisés de deux familles; l'une, aisée, tombe dans la précarité suite au licenciement brutal de Philippe, consultant financier sans scrupules; l'autre connaît un destin inverse.

TELERAMA
Parisienne fortunée, Barbara Deville « n'aime la boue qu'en thalasso ». Mariée à un intraitable consultant financier, elle fréquente les restaurants étoilés et les grands couturiers. Mais, du jour au lendemain, l'époux prodigue est licencié. Et la mère au foyer doit abandonner son orgueil et ses carrés de soie pour consentir d'âpres sacrifices. Ce revers oppose Barbara à Leslie, son ancienne coiffeuse, qui a su tirer parti de la crise et du e-commerce...
Conte amoral, cette fiction soutient la gageure de parler continûment d'argent sans jamais horripiler. Entomologiste captivée, Mona Achache scrute deux intimités conjugales minées par la voracité et le profit. Sa comédie prend appui sur des dialogues ciselés, des seconds rôles acerbes et sur l'humour noir d'un scénario cynique et roué. Grande bourgeoise contrariée, Pascale Arbillot assume avec gourmandise la candeur d'une incurable optimiste. Et Lolita Chammah s'épanouit en profiteuse néophyte convertie au capitalisme. Dans une réjouissante inversion des valeurs, les scénaristes brocardent une logique destructrice qui sape jusqu'aux fondations du cocon familial. Prises dans les rouages de l'infernale machine, les héroïnes laissent poindre derrière leur résistance un farouche anticonformisme. — Hélène Rochette
BANKABLE, Mona Achache 2012,Pascale Arbillot, Lolita Chammah (societe)@ (E)
Itinéraires croisés de deux familles; l'une, aisée, tombe dans la précarité suite au licenciement brutal de Philippe, consultant financier sans scrupules; l'autre connaît un destin inverse.

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BANLIEUE 13 Ultimatum, Patrick Alessandrin 2009, Raffaelli Cyril, David Belle, Philippe Torreton (serie thriller social)


Banlieue 13, deux ans plus tard. Le gouvernement a changé, pas le reste. Le mur d'isolement - toujours plus haut, toujours plus grand, toujours plus loin - s'est étendu autour des cités ghettos et les gangs qui y prolifèrent ont encore accru leur influence. Le trafic se répartit désormais entre cinq quartiers ethniques, chacun dirigé par un redoutable chef de gang. Plus que jamais déterminés à régler le problème, les services secrets mettent volontairement le feu aux poudres.

TELERAMA
Depuis des années, les cités de la banlieue 13 sont enfermées dans de hauts murs de béton. A l'intérieur de ce périmètre, les gangs font la loi, cinq groupes se partageant le territoire. Certains membres du gouvernement, désireux de faire le ménage, organisent une machination pour mettre le feu aux poudres. Des adolescents filment, par hasard, des membres des services secrets qui exécutent des policiers avant d'abandonner leurs corps en plein coeur de la banlieue 13. Traqués par la police et par les comploteurs, les jeunes parviennent néanmoins à donner leur film à Leïto, un habitant de la cité. Celui-ci contacte Damien Tomaso, un capitaine de police qui rencontre des ennuis avec la justice...
BANLIEUE 13 Ultimatum, Patrick Alessandrin 2009, Raffaelli Cyril, David Belle, Philippe Torreton (serie thriller social) (E)
Banlieue 13, deux ans plus tard. Le gouvernement a changé, pas le reste. Le mur d'isolement - toujours plus haut, toujours plus grand, toujours plus loin - s'est étendu autour des cités ghettos et les gangs qui y prolif ...

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BARBARA, Christian Petzold 2012, Nina Hoss, Ronald Zehrfeld @@@


En RDA, une chirurgienne-pédiatre est mutée par les autorités dans une clinique de province au milieu de nulle part.

TELERAMA
Tout en elle émeut, tout de suite. Sa beauté. Sa colère rentrée, sa tristesse mal dissimulée. Tout en elle intrigue, ­sitôt qu’elle apparaît. Barbara, chirurgienne pédiatre, débarque dans un coin paumé de l’Allemagne de l’Est, en 1980. Nommée là parce qu’elle était soupçonnée, à Berlin, de vouloir passer à l’Ouest…
Avec cette femme, le réalisateur allemand Christian Petzold retrouve sa première actrice fétiche, la remarquable Nina Hoss, et raconte avec elle une époque sombre de leur pays. Dans cette Allemagne de l’Est finissante, dont Barbara est la belle captive, tous les lieux, choisis avec un sens évocateur magistral, distillent une atmosphère menaçante. Il y résonne une vacuité absurde et la peur que le moindre geste soit vu, dénoncé. Rien ne doit déranger l’ordre immobile. Tout ce que fait Barbara, dès lors, devient signe. Ses trajets à vélo. L’attention qu’elle refuse de porter à un collègue qui, lui, la regarde. Aux yeux de cet homme, Barbara devient fascinante. Comme elle l’est pour l’agent local de la Stasi. Et pour nous. Elle est le mystère d’une grâce qui persiste, d’une liberté qui résistera peut-être. Un beau suspense.
BARBARA, Christian Petzold 2012, Nina Hoss, Ronald Zehrfeld @@@ (E)
En RDA, une chirurgienne-pédiatre est mutée par les autorités dans une clinique de province au milieu de nulle part.

TELERAMA
Tout en elle émeut, tout de suite. Sa beauté. Sa colère ren ...

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BARBECUE, Eric Lavaine 2024, Lambert Wilson, Franck Dubosc (comique)@@


Pour ses 50 ans, Antoine a reçu un cadeau original : un infarctus. A partir de maintenant, il va devoir faire attention. Problème, Antoine a passé sa vie entière à faire attention : attention à sa santé, à ce qu'il mangeait, à sa famille, à accepter les travers de ses amis, et à avaler de trop nombreuses couleuvres. Désormais, il va adopter un nouveau régime. Cependant, en voulant changer sa vie, on change forcément celle des autres.

TELERAMA
Pour ses 50 ans, Antoine est victime d’un infarctus. Il va donc devoir être prudent. Or Antoine a passé sa vie entière à faire attention à tout. Il décide d’adopter un tout autre régime.

Le « film de potes » est un genre en soi : étude de caractères sur l’air de la complicité, mais aussi des vieilles rancœurs, des petites manies… Celui-ci nous est présenté par Antoine (Lambert Wilson, en cavaleur désinvolte), qui ironise en voix off sur son gang de cadres sup quinquagénaires. De Frank Dubosc, sobre pour une fois, à Florence Foresti, au naturel désopilant, la galerie de portraits s’adapte à un casting de luxe, où chacun joue (plutôt bien) une partition assez caricaturale. Petites bisbilles, grandes cuites, vagues coucheries et bilans existentiels. Au final, on a le même problème qu’Antoine : ces copains-là, on les a déjà trop fréquentés.

Antoine a beau avoir eu une vie saine, son coeur a failli lâcher au moment de fêter ses 50 ans. Désormais, il doit observer un repos complet. Mais l'été arrive et, comme tous les ans, ses amis viennent profiter de sa magnifique maison dans le Sud. Il y a Yves, du genre psycho-rigide, roi du barbecue, et sa femme Laure. De son côté, Baptiste ne sait pas que son ex-femme, Olivia, a choisi la même semaine que lui pour venir. Les retrouvailles sont explosives, surtout quand Baptiste apprend qu'Olivia a eu une liaison avec Antoine avant qu'ils se rencontrent. Il y a également Laurent et Jean-Michel, le boulet qui ne sait pas qu'il ne faut pas mettre du Château Petrus dans une sangria...
BARBECUE, Eric Lavaine 2024, Lambert Wilson, Franck Dubosc (comique)@@ (E)
Pour ses 50 ans, Antoine a reçu un cadeau original : un infarctus. A partir de maintenant, il va devoir faire attention. Problème, Antoine a passé sa vie entière à faire attention : attention à sa s ...

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BARRY LINDON, Stanley Kubrick 1975, Ryan O Neal, Marisa Berenson (guerre histoire)@@


Chassé de son Irlande natale après une série d'exactions, Redmond Barry s'engage dans l'armée britannique et combat les Prussiens. La guerre finie, Redmond devient espion puis joueur professionnel. Il fréquente la haute société dont il apprend les usages et les bonnes manières. Ce talent lui permet de conquérir le coeur d'une jeune veuve, la comtesse de Lyndon, dont le fils, lord Bullingdon, lui voue bientôt la plus vive animosité.

TELERAMA
Né en Irlande au xviiie siècle, devenu soldat dans l’armée britannique puis prussienne, joueur aux cartes et tricheur professionnel, Redmond Barry réussira à épouser la comtesse de Lyndon pour lui prendre son nom… Avec ce récit picaresque tiré d’un roman de William Makepeace Thackeray, le grand Kubrick s’attaquait au cinéma romanesque en costume pour en donner sa version, évidemment à nulle autre pareille. Paysages, atmosphères intérieures, éclairages à la bougie : l’effort de la mise en scène se porte, spectaculairement, sur des sujets picturaux, comme si la caméra avait traversé le temps et adopté l’esthétique du passé. Ce que saluèrent, en 1976, quelques Oscars, dont celui de la musique — les morceaux de Haendel, Bach ou Schubert devinrent, au moment de la sortie, de vrais tubes. Mais, au milieu de toute cette beauté, où est passé l’humain ? Au fil de son ascension sociale, Barry Lyndon nous est de plus en plus étranger. Le film fonctionne comme un piège fascinant : dans ses magnifiques plans-tableaux, les personnages sont mis à distance, et leur petitesse saute aux yeux face à une histoire qui les dépasse. Barry Lyndon se voit en héros, il n’est que le jouet du destin, et sa femme, une jeune beauté déjà embaumée. Sans renoncer à une sérénité contemplative, Kubrick épingle sans pitié les vanités humaines.
BARRY LINDON, Stanley Kubrick 1975, Ryan O Neal, Marisa Berenson (guerre histoire)@@ (E)
Chassé de son Irlande natale après une série d'exactions, Redmond Barry s'engage dans l'armée britannique et combat les Prussiens. La guerre finie, Redmond devient espion puis joueur professionnel. Il fréq ...

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BASIC INSTINCT 2, Michael Caton-Jones 2006, Sharon Stone, Charlotte Rampling (thriller erotique)


Catherine Tramell, romancière américaine à succès, spécialisée dans les romans noirs mêlant sexe et violence, vit désormais à Londres. Après une chaude épopée à bord d'un bolide, elle se retrouve soupçonnée du meurtre de son fiancé. Le commissaire Roy Washburn la confie au docteur Michael Glass afin qu'il établisse son profil psychologique. Ce dernier rend un rapport accablant.

LE MONDE
Vu comme un jeu sur les codes du film noir, en particulier les manipulations d'une femme fatale que Sharon Stone dote de tous ses charmes troubles (...), le film n'est pas désagréable à voir.

BASIC INSTINCT 2, Michael Caton-Jones 2006, Sharon Stone, Charlotte Rampling (thriller erotique) (E)
Catherine Tramell, romancière américaine à succès, spécialisée dans les romans noirs mêlant sexe et violence, vit désormais à Londres. Après une chaude épopé ...

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BASIC INSTINCT Paul Verhoeven 1992, Michael Douglas Sharon Stone


Nick Curran, inspecteur de police à San Francisco, enquête sur le meurtre d'une star du rock. Nick apprend que le chanteur fréquentait Catherine Tramell, riche et brillante romanciere. Au cours de son enquête, il s'apercoit que les parents de Catherine sont morts dans un accident suspect, que son professeur de psychologie a été assassiné dix ans plus tôt à coups de pic à glace et qu'enfin, une de ses meilleures amies a, en 1956, tué ses trois enfants et son mari.

TELERAMA:
Il a suffi d’une scène pour créer le phénomène Basic Instinct : une poignée de flics interrogent une belle blonde, elle décroise les jambes, dévoilant une nudité inattendue… Et Sharon Stone devint une star mondiale. Il ne s’agit pas tant de crudité que d’invention. Sous le thriller postmoderne se cacherait presque un manifeste féministe : la façon dont Sharon Stone mène les hommes a renouvelé l’image de la femme dans le cinéma hollywoodien.
BASIC INSTINCT Paul Verhoeven 1992, Michael Douglas Sharon Stone (E)
Nick Curran, inspecteur de police à San Francisco, enquête sur le meurtre d'une star du rock. Nick apprend que le chanteur fréquentait Catherine Tramell, riche et brillante romanciere. Au cours de son enquête, il s ...

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BASTILLE DAY, James Watkins 2016, Idris Elba (policier)@@


Michael Mason, un pickpocket américain, devient l'homme le plus recherché par la CIA à Paris lorsqu'il vole ce qu'il croyait être un simple sac.

TELERAMA:
Sorti en juillet 2016, puis déprogrammé après l'attentat de Nice, Bastille Day n'a rien à voir avec un film français ayant connu un sort analogue, le réaliste Made in France, où un journaliste enquête sur une cellule djihadiste parisienne. Il s'agit plutôt d'une série B ronflante qui démarre sur une bonne idée : un pickpocket dérobe un sac qui contient une bombe. Le film sombre ensuite dans une grande tambouille politique qui voudrait rappeler la série 24 Heures chrono...
Dommage que le scénario soit si absur­de, car James Watkins dirige bien les scènes d'action. Comme cette bagarre à l'arrière d'une camionnette lancée à toute allure, sans conducteur. Ou une course-poursuite sur les toits de Paris, assez crédible parce que lente et malaisée : tout le monde n'est pas Jason Bourne.
BASTILLE DAY, James Watkins 2016, Idris Elba (policier)@@ (E)
Michael Mason, un pickpocket américain, devient l'homme le plus recherché par la CIA à Paris lorsqu'il vole ce qu'il croyait être un simple sac.

TELERAMA:
Sorti en juillet 2016, puis déprogramm ...

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BATON ROUGE, Rafael Moleon 1988, Victoria Abril, Antonio Banderas


Antonio adore son jeune frère muet. En symbole d'une vie meilleure, il lui offre un bâton rouge. Afin de subvenir à leurs besoins, Antonio se prostitue et emménage avec Isabelle, une femme riche récemment séparée de son mari. Alors que cette dernière fait chaque nuit des rêves de viol, Antonio l'encourage à consulter un psychiatre. C'est ainsi qu'ils font la connaissance de Ana, une jeune psychologue.

BATON ROUGE, Rafael Moleon 1988, Victoria Abril, Antonio Banderas (E)
Antonio adore son jeune frère muet. En symbole d'une vie meilleure, il lui offre un bâton rouge. Afin de subvenir à leurs besoins, Antonio se prostitue et emménage avec Isabelle, une femme riche récemment s ...

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BEAN, Mel Smith 1997, Rowan Atkinson, Rob Brownstein, Julia Pearlstein (comique)@@


Le richissime général Newton a fait don à la Galerie Grierson de cinquante millions de dollars pour rapatrier aux Etats-Unis le chef-d'uvre de la peinture américaine.

TELERAMA
Gardien à la National Gallery, Bean est dépêché à titre d'expert auprès d'un musée de Los Angeles qui vient d'acquérir une toile célébrissime, le portrait de sa mère par Whistler. Evidemment, les catastrophes s'accumulent...

Bean — la série télé — n'étant diffusé aux Etats-Unis que sur le câble, ses concepteurs ont eu l'idée (légitime) d'en tirer une version grand écran avec comme « cible » prioritaire le marché américain. Ainsi Bean, Britannique bon teint, se retrouve-t-il parachuté à L.A., où il multiplie les gaffes. Les accros à la série s'offusqueront de quelques libertés prises avec le personnage : Bean émet des grommellements qui s'approchent dangereusement du langage, dont il était jusque-là privé, et — sacrilège ! — il n'est pas aussi méchant (notamment avec les enfants) que d'habitude. C'est donc une version politiquement correcte du grand méchant Bean... Reste que l'incroyable expressivité de Rowan Atkinson est irrésistible : certaines scènes sont franchement ­bidonnantes.
BEAN, Mel Smith 1997, Rowan Atkinson, Rob Brownstein, Julia Pearlstein (comique)@@ (E)
Le richissime général Newton a fait don à la Galerie Grierson de cinquante millions de dollars pour rapatrier aux Etats-Unis le chef-d'uvre de la peinture américaine.

TELERAMA
Gardien à la Nat ...

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BEAU PERE, Bertrand Blier 1981, Patrick Dewaere, Ariel Besse, Nicole Garcia, Maurice Ronet (moeurs)@@


Lorsque Martine, sa compagne depuis huit ans, meurt dans un accident de voiture, Rémi, pianiste raté, sombre dans le désespoir. Du haut de ses 14 ans, Marion, la fille de Martine, demeure stoïque. Elle veut rester avec Rémi, mais le père de l'adolescente ne l'entend pas de cette oreille et vient la chercher. Quelques semaines s'écoulent. Rémi, ne supportant pas d'être sans nouvelles, téléphone à Marion, qui arrive aussitôt avec ses valises. Rémi donne des cours de piano et la jeune fille l'aide en faisant du baby-sitting. Un soir, Marion déclare à son beau-père son amour et le désir qu'elle éprouve pour lui. D'abord estomaqué, Rémi se contente finalement de hausser les épaules. Mais la nymphette n'est pas résolue à lâcher prise et entend bien parvenir à ses fins...
BEAU PERE, Bertrand Blier 1981, Patrick Dewaere, Ariel Besse, Nicole Garcia, Maurice Ronet (moeurs)@@ (E)
Lorsque Martine, sa compagne depuis huit ans, meurt dans un accident de voiture, Rémi, pianiste raté, sombre dans le désespoir. Du haut de ses 14 ans, Marion, la fille de Martine, demeure stoïque. Elle veut rester ...

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BEAUTIFUL GIRLS, Ted Demme 1996, Matt Dillon, Uma Thurman (societe)@


Dans une petite ville du Massachusetts, de belles filles passent leur temps avec des copains de toujours. Ceux-ci expriment leurs frustrations, leurs rêves et leurs désirs volés...

TELERAMA
Willie est de retour dans son village natal, pour des vacances hivernales. Il retrouve ses vieux copains, occupés à déblayer la neige devant leur maison. Tous abordent la trentaine et se posent la même question qu'à 15 ans : comment s'y prendre avec les filles ? Chacun dispose d'un morceau de réponse. Willie attend sa petite amie Tracy, tout en discutant volontiers avec la charmante Marty. Tommy ne sait qui choisir, de la belle Sharon ou de la ravissante Darian, et Paul veut épouser Jan. L'arrivée d'une nouvelle venue, Andera, au charme ravageur, bouleverse les coeurs et les idées toutes faites...
BEAUTIFUL GIRLS, Ted Demme 1996, Matt Dillon, Uma Thurman (societe)@ (E)
Dans une petite ville du Massachusetts, de belles filles passent leur temps avec des copains de toujours. Ceux-ci expriment leurs frustrations, leurs rêves et leurs désirs volés...

TELERAMA
Willie est de ret ...

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BEETHOVEN 2, Rod Daniel 1993, Charles Grodin, George Newton, Sarah Rose Karr


Beethoven, saint-bernard heureux chez les Newton, tombe amoureux de Missy. Ils sont rapidement séparés par la méchante maîtresse de la chienne. Celle-ci veut en effet utiliser Missy comme outil de négociation dans son divorce. Son avidité est attisée lorsque la chienne met au monde quatre adorables chiots.

TELERAMA
Toutous amoureux, méchante maîtresse, progéniture en danger : dans le deuxième volet des aventures de Beethoven, Rod Daniel s’inspire librement des 101 Dalmatiens. Une version plus baveuse et, surtout, beaucoup plus niaiseuse. Pour faire bonne mesure à la débauche de langues pendantes, jappements et autres papattes que lui impose son sujet, le réalisateur tente un détour du côté du genre humain. Mais la « gentille » famille Newton, entièrement vouée au divin clébard, n’a aucune consistance. Navrant.
BEETHOVEN 2, Rod Daniel 1993, Charles Grodin, George Newton, Sarah Rose Karr (E)
Beethoven, saint-bernard heureux chez les Newton, tombe amoureux de Missy. Ils sont rapidement séparés par la méchante maîtresse de la chienne. Celle-ci veut en effet utiliser Missy comme outil de négociati ...

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BEFORE MIDNIGHT, Richard Linklater 2013, Julie Delpy, Ethan Hawke (sentimental)@@@


Une île grecque, une villa magnifique, en plein mois d'août. Céline, son mari Jesse et leurs deux filles passent leurs vacances chez des amis. On se promène, on partage des repas arrosés, on refait le monde. La veille du retour à Paris, surprise : les amis offrent au couple une nuit dans un hôtel de charme, sans les enfants. Les conditions sont idylliques mais les vieilles rancoeurs remontent à la surface et la soirée en amoureux tourne vite au règlement de comptes.

TELERAMA
Duo-duel conjugal mis en scène avec brio par Richard Linklater qui a une passion pour les mots et une fascination pour le temps qui passe.
Sur le thème du couple, le cinéaste indépendant américain Richard Linklater a conçu une étonnante trilogie inspirée par le vrai changement, et vieillissement, de ses comédiens Julie Delpy et Ethan Hawke. Il y eut, en 1995, Before Sunrise, où le jeune Jesse rencontrait, à Vienne, Céline. Dans Before Sunset, en 2004, ils se retrouvaient à Paris. Jesse était devenu écrivain, et père avec une autre. Neuf ans après, les voici parents d’adorables jumelles. Le passé les accompagne, socle de l’amour qui les porte. De plus en plus difficilement.

L’écrivain qu’est toujours Jesse cache peut-être un macho qui s’ignore. Ce qui pousse Céline dans ses retranchements de pasionaria féministe. Entre ces deux-là, l’échange se noue, se dénoue et se renoue sans cesse. Ils parlent en mangeant, en marchant… Leur duo-duel très écrit est saisi sur le vif par une caméra qui donne de l’élégance à ce cinéma du dialogue. On pourrait le trouver bavard, complaisant, mais une tension s’y invite : les plans durent, obligeant les acteurs à réussir leurs scènes de bout en bout. Élément fondateur de cette trilogie, le temps est ici une obsession fructueuse. Qui raconte l’instant présent comme le passage de la vie.
BEFORE MIDNIGHT, Richard Linklater 2013, Julie Delpy, Ethan Hawke (sentimental)@@@ (E)
Une île grecque, une villa magnifique, en plein mois d'août. Céline, son mari Jesse et leurs deux filles passent leurs vacances chez des amis. On se promène, on partage des repas arrosés, on refait le monde. ...

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BEGINNERS, Mike Mills 2010, Erwan Mac Gregor, Melanie Laurent, Christopher Plummer(vieillesse sante)@@


Quelques mois après la mort de sa femme, Hal, alors âgé de 75 ans, annonce à son fils Oliver qu'il est homosexuel. Comme pour rattraper le temps perdu, Hal vit sa nouvelle existence de façon frénétique, laissant son fils légèrement essoufflé par tant de bouleversements.

TELERAMA
Comment le “coming out” et la mort d’un vieux père transforment la vie (amoureuse, notamment) d’un fils. L’histoire vraie du réalisateur Mike Mills devient une comédie mélancolique pleine de charme.

Un fils apprend que son père de 75 ans est homo et le voit démarrer en fanfare une nouvelle vie, amoureuse et sociale, alors même que le cancer, très vite, s’en mêle. Ça ressemble à une idée de scénariste, mais c’est l’histoire vraie de Mike Mills, le réalisateur — clippeur réputé et auteur d’Age difficile obscur, en 2005. Beginners (« débutants ») est comme son vrai premier film, où les personnages, quel que soit leur âge, sont des apprentis, en quête d’un nouvel élan.

Le récit commence par la mort de ce père spectaculaire, heureux in extremis, et remonte le temps : comment les parents s’étaient mariés en 1955 « pour de mauvaises raisons », lui renonçant à son homosexualité, elle à sa judaïté. Comment la tristesse s’est insinuée dans le couple et a influé, plus tard, sur la vie d’adulte du narrateur.

Mike Mills réussit à faire léger, et même drôle, avec toute cette mélancolie, à coups d’emprunts au clip et à la bande dessinée, ou à travers les dessins que le chagrin inspire au héros dans son métier d’illustrateur. Ewan McGregor est transfiguré, doux, fragile et quotidien. Acteur habituellement physique, il réussit à être avant tout celui qui regarde : le témoin bienveillant de la vie gay de son père — impérial Christopher Plummer, oscarisé pour ce rôle. Mais aussi le célibataire un peu désabusé qui s’étonne d’éprouver une telle bouffée de sentiments et de désirs pour une esseulée gracieuse, toujours entre deux avions (Mélanie Laurent). Ce croisement entre un drôle de mélodrame de la filiation et une comédie romantique légèrement fêlée distille un charme rare.
BEGINNERS, Mike Mills 2010, Erwan Mac Gregor, Melanie Laurent, Christopher Plummer(vieillesse sante)@@ (E)
Quelques mois après la mort de sa femme, Hal, alors âgé de 75 ans, annonce à son fils Oliver qu'il est homosexuel. Comme pour rattraper le temps perdu, Hal vit sa nouvelle existence de façon frén&eac ...

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BEIGNETS DE TOMATES VERTES, Jon Avnet 1991 (saga)@@@


Evelyn couch, la cinquantaine, rend visite à une vieille parente, qui réside dans une maison de retraite. Elle s'y lie d'amitié avec Ninny Threadgoode, une adorable octogénaire qui égrène les souvenirs de sa jeunesse passée à Whistle Stop, en Alabama, à l'époque de la dépression. Ninny raconte à Evelyn l'histoire d'Idgie, une jeune femme rebelle, véritable garçon manqué, qui vouait un amour fou à la douce Ruth.

TELERAMA:
Hymne à la tolérance, mais aussi incitation courageuse à prendre en main son propre destin, Beignets de tomates vertes a été un succès surprise dans le monde entier. Le scénario est astucieux : le parallèle entre les histoires présente et passée donne au film une incontestable dynamique, et le dosage entre les moments de drame et de joie est savant. Pourquoi frôle-t-on sans cesse la mièvrerie ? Sans doute parce que les déboires conjugaux d'Evelyn et de Ruth sont mis au même niveau que les exactions du Ku Klux Klan, dont les effets ne sont pas exactement les mêmes... Le film ne va pas non plus au bout de ses revendications libertaires, l'évidente relation homosexuelle qui unit Idgie à Ruth étant passée sous silence... C'est donc un produit hollywoodien, avec ses limites, mais aussi ses qualités : une interprétation exceptionnelle.
BEIGNETS DE TOMATES VERTES, Jon Avnet 1991 (saga)@@@ (E)
Evelyn couch, la cinquantaine, rend visite à une vieille parente, qui réside dans une maison de retraite. Elle s'y lie d'amitié avec Ninny Threadgoode, une adorable octogénaire qui égrène les souven ...

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BELLE BELLE BELLE, Anne Depetrini 2021, Joséphine Draï, Reem Kherici, Gad Elmaleh (societe)@


Alice est une trentenaire bourrée de complexes. Elle se trouve moche et grosse, et son manque de confiance en elle l'empêche d'entreprendre quoi que ce soit, professionnellement ou sentimentalement. A la suite d'une chute sur la tête, elle se réveille persuadée d'être devenue, comme par magie, une fille sublime. Armée de cette toute nouvelle confiance en elle, plus rien ne lui résiste : elle décroche le job de ses rêves et rencontre l'amour en la personne de Benjamin. Mais que se passera-t-il.

TELERAMA
Prendre la suite de l’une des reines de la comédie américaine ? Quasi impossible. Joséphine Draï fait ce qu’elle peut mais Amy Schumer est inoubliable dans “Feel Pretty,” charge burlesque et politique sur les ravages causés par la dictature de l’apparence.

Alice n’aime rien dans sa vie. Surtout pas elle-même. Rongée par les complexes, la trentenaire déteste son image et rêve d’un physique semblable à celui des mannequins. À la suite d’une chute sur la tête, elle croit son vœu exaucé et entame une nouvelle existence sentimentale et professionnelle, redynamisée par une inédite confiance en elle.

Porté par l’énergie et l’art de l’autodérision d’Amy Schumer, l’une des figures de la nouvelle comédie américaine, l’original poussait tous les curseurs du burlesque au maximum. Dans cette adaptation, Joséphine Draï enfile le costume de l’héroïne avec application mais, on le devine, il n’est pas simple à porter. Comment succéder à une comédienne qui embrasse le ridicule avec une telle sincérité et une telle précision que l’hilarant finit par donner à penser ? L’original pilonnait la dictature de l’apparence et mettait en lumière les ravages psychologiques causés par les normes toujours imposées aux femmes. Un jusqu’au-boutisme dans l’écriture et le jeu qui lui conférait une dimension politique. La version française, elle, déroule un pitch identique mais repeint couleur bons sentiments. Privée de l’arme du burlesque, Anne Depétrini signe un divertissement trop sage mais qui a le mérite d’aborder frontalement le thème très actuel du body positivisme.
BELLE BELLE BELLE, Anne Depetrini 2021, Joséphine Draï, Reem Kherici, Gad Elmaleh (societe)@ (E)
Alice est une trentenaire bourrée de complexes. Elle se trouve moche et grosse, et son manque de confiance en elle l'empêche d'entreprendre quoi que ce soit, professionnellement ou sentimentalement. A la suite d'une chute sur l ...

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BELLE COMME LA FEMME D UN AUTRE, Catherine Castel 2013, Olivier Marchal, Zabou Breitman, Audrey Fleurot (comique)@


Clémence vit le parfait amour avec Gabriel qui souhaite l'épouser, ce qui l'amène paradoxalement à penser que quelque chose sonne faux...

TELERAMA
Clémence est sur le point d’épouser Gabriel. Tout irait pour le mieux si elle n’était la proie d’une folle jalousie. Dans un accès de doute extrême, elle décide de mettre son futur mari à l’épreuve.

Dans L'Arnacoeur, de Pascal Chaumeil, un homme mettait à l'épreuve la fidélité des couples. Dans cette comédie de Catherine Castel, le scénario est quasi identique, sauf que Romain Duris a été remplacé par Audrey Fleurot, Vanessa Paradis, par Olivier Marchal, et que l'intrigue a été délocalisée à La Réunion. La copie n'a pas le charme du ­modèle.
BELLE COMME LA FEMME D UN AUTRE, Catherine Castel 2013, Olivier Marchal, Zabou Breitman, Audrey Fleurot (comique)@ (E)
Clémence vit le parfait amour avec Gabriel qui souhaite l'épouser, ce qui l'amène paradoxalement à penser que quelque chose sonne faux...

TELERAMA
Clémence est sur le point d’épou ...

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BELLE DE JOUR, Luis Buñuel 1967, Catherine Deneuve, Michel Piccoli, Pierre Clementi (societe film e)@@


Epouse d'un jeune interne des hopitaux, Pierre, Severine n'a jamais trouvé un véritable plaisir auprès de lui. Un des amis du ménage, play-boy amateur de call-girls, lui glisse un jour l'adresse d'une maison clandestine. Troublée, Severine ne résiste pas à l'envie de s'y rendre et ne tarde pas à devenir la troisieme pensionnaire de Mme Anais. Elle y est appelée Belle de jour car ses visites surviennent chaque après-midi de deux à cinq heures.

TELERAMA
Les après-midi au bordel d’une jeune bourgeoise mariée. Des trésors de cinéma trouble, au pouvoir d’évocation intact.

Au fond, Séverine est comme tout le monde : elle aspire à ce qu’elle n’a pas. Parce que son jeune, beau et fortuné chirurgien de mari n’est que douceur et prévenance, elle rêve d’humiliation, de fange sur son visage diaphane. Plus tard, quand ce mari idéal sera hors service, elle rêvera de tendresse conjugale. Entre-temps, il y a la révélation, dans la « maison » de Mme Anaïs. Les passes de l’après-midi avec ces messieurs pris, eux, dans le train-train de leurs petites fantaisies sexuelles, et rêvant, qui sait, de grands sentiments… On a rarement tout à la fois, Séverine en fera la cruelle expérience.

C’est donc tragique, Belle de jour. Mais aussi hilarant. Traversé par des courants contraires : la morale d’un roman de 1928 (signé Kessel) et le Paris à la page des années 1960, très Vadim ; un bordel digne de l’avant-guerre et les robes Saint Laurent de l’héroïne ; le surréalisme de Buñuel et le prosaïsme des débuts de la libération sexuelle ; les fantasmes et la réalité. Inaltérable en vertu de ce merveilleux syncrétisme, le film cumule des trésors de cinéma trouble, au pouvoir d’évocation intact. Comme la chaussette trouée de Pierre Clémenti contre la cheville virginale de Deneuve, ou encore cette réponse lapidaire de Séverine à la femme de ménage compatissante, spéculant sur la dureté du métier de prostituée : « Qu’est-ce que tu en sais ? »
BELLE DE JOUR, Luis Buñuel 1967, Catherine Deneuve, Michel Piccoli, Pierre Clementi (societe film e)@@ (E)
Epouse d'un jeune interne des hopitaux, Pierre, Severine n'a jamais trouvé un véritable plaisir auprès de lui. Un des amis du ménage, play-boy amateur de call-girls, lui glisse un jour l'adresse d'une maison clan ...

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BELLE EPOQUE, Fernando Trueba 1992 (sentimental)@@


Espagne, février 1931. À la chute de la dictature monarchique de Primo de Rivera, Fernando, un soldat déserteur acquis à la cause républicaine, trouve refuge chez Don Manolo, un peintre anarchiste vivant dans une ferme isolée. Comptant repartir le lendemain, il change d'avis lorsque les quatre ravissantes filles de Manolo, Rocío, Violeta, Clara et Luz, arrivent de Madrid. Un jeu de séduction débute alors, Fernando tombant tour à tour amoureux de chacune d'entre elles.

TELERAMA:
Une comédie truculente et insolente, un marivaudage brillant et picaresque entre des personnages cocasses, libertins, ridicules ou touchants. Les quatre actrices sont extraordinaires de naturel et de sensualité. Refusant le moindre temps mort, Trueba exprime leur désir de vie et d’amour, leurs espoirs aussi, dans la belle époque qui précéda le déchirement terrible du peuple espagnol. Ce film fut récompensé par l’Oscar du meilleur film étranger.
Fernando Trueba est, avec Almodóvar et Bigas Luna, un des chefs de file du cinéma espagnol de l’après-franquisme. Comme eux, il a profité de la liberté d’expression qui a accompagné la démocratisation pour faire exploser les portes fermées de l’ordre moral imposé par quarante ans de dictature. Il choisit ici de traiter de la confusion qui a précédé l’avènement de la République, en 1931.

BELLE EPOQUE, Fernando Trueba 1992 (sentimental)@@ (E)
Espagne, février 1931. À la chute de la dictature monarchique de Primo de Rivera, Fernando, un soldat déserteur acquis à la cause républicaine, trouve refuge chez Don Manolo, un peintre anarchiste vivant d ...

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BELLE FILLE, Méliane Marcaggi 2020, Alexandra Lamy, Miou-Miou (sentimental)@


Épuisée de faire des efforts pour son mari infidèle et une fille ingrate, Louise décide de s'offrir des petites vacances en Corse. Elle y rencontre un bel homme, et finit donc par passer la nuit avec ce dernier. Suite au réveil à côté du cadavre de son amant, des drogues trouvées dans la chambre de l'hôtel, et une police suspicieuse, Louise se retrouve, malgré elle, belle-fille de la mère de son amant.

TELERAMA
En Corse, une femme se réveille près de son amant d’un soir… raide mort. La mère de ce dernier s’attache à elle…

Sans conteste, la belle Louise (Alexandra Lamy) a bien du mérite : coincée entre un mari plus que lourdingue et une fille en plein âge ingrat, elle a tout sacrifié à sa famille, y compris une prometteuse carrière de peintre. Mais trop c’est trop ! Découvrant que son cher et tendre la trompe avec une jeunette, elle lui subtilise sa carte bleue, et s’envole pour la Corse, où elle rencontre un inconnu séduisant et fêtard (Thomas Dutronc).

Après une nuit de folie avinée – saccage de chambre d’hôtel compris –, elle se réveille aux côtés dudit prince charmant… qui, lui, ne se réveille pas. Pour couronner ce « very bad trip » débarque la mère du défunt (Miou-Miou), une matriarche corse qui prend Louise pour sa belle-fille, et ne veut plus la lâcher… Manière de continuer à faire vivre son fils ? De rester dans le déni de sa disparition ?

On sent très vite dans ce premier film l’ambition de mêler à la comédie pure un soupçon de gravité, et de traiter des thèmes plus profonds comme le deuil, l’oubli de soi, le délitement du couple... L’actrice et scénariste Méliane Marcaggi aborde ce mélange des genres avec une sincérité louable, et une sensibilité qui tranche avec la lourdeur caricaturale de nombre de comédies hexagonales. Malheureusement, en dehors de quelques gags et dialogues percutants, le mélange des genres ne prend pas.

Passé un démarrage vitaminé, la comédie s’englue dans une avalanche de quiproquos pénibles. Entre querelles familiales, rabibochages, prises de conscience intimes, l’émancipation progressive de l’héroïne sur l’île de Beauté se transforme en leçon de vie gentillette. Laissant à Miou-Miou la partition la plus ingrate – dont elle se sort avec un certain mérite –, Alexandra Lamy réussit à imposer son abattage, et son sens du tempo comique.

Louise, trompée par son mari, se venge en volant les billets d'avion que son mari et sa maîtresse devaient utiliser pour aller en Corse. Sur l'île de beauté, elle fait une rencontre et passe une nuit d'amour avec un beau fêtard. Mais quand elle se réveille, elle découvre avec effroi qu'il ne se réveille pas. Andréa, la mère de celui-ci, arrive éplorée et décrète que Louise est sa belle-fille. Ne pouvant reculer et cédant aux suppliques du frère du défunt, Louise accepte de jouer le jeu pour quelques jours. Sauf que Andréa se révèle particulièrement envahissante et ne veut pas la laisser partir...
BELLE FILLE, Méliane Marcaggi 2020, Alexandra Lamy, Miou-Miou (sentimental)@ (E)
Épuisée de faire des efforts pour son mari infidèle et une fille ingrate, Louise décide de s'offrir des petites vacances en Corse. Elle y rencontre un bel homme, et finit donc par passer la nuit avec ce dernier. ...

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BELOW HER MOUTH, April Mullen 2016, Natalie Krill, Erika Linder (film e)@


Alors que son fiancé est en voyage, Jasmine décide de faire une sortie dans un bar. C'est là qu'elle rencontre Dallas. Dallas est sexy, magnétique, et également une femme. Refusant d'abord ses avances en prétextant qu'elle n'aime pas les femmes, Jasmine finit par céder pour un seul verre. Ce soir-là, elle finit par laisser tomber toutes ses barrières et tombe dans les bras de Dallas. Leur relation est teintée de passion et leur amour regorge de questions et d'incertitudes, mais il est bien réel.

TELERAMA
“ Des actrices sincères, des scènes explicites et plutôt élégantes mais des personnages sans substance et un script terriblement prévisible. ”
BELOW HER MOUTH, April Mullen 2016, Natalie Krill, Erika Linder (film e)@ (E)
Alors que son fiancé est en voyage, Jasmine décide de faire une sortie dans un bar. C'est là qu'elle rencontre Dallas. Dallas est sexy, magnétique, et également une femme. Refusant d'abord ses avances en p ...

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BENIE SOIT SIXTINE, Sophie Reine 2024, Capucine Valmary, Adrien Dewitte (religion)@@@


Le téléfilm raconte le parcours d'une jeune femme prise au piège après son mariage avec un catholique intégriste. Une plongée glaçante au cœur d'un mouvement sectaire, librement adaptée du roman coup de poing de Maylis Adhémar, paru en août 2020 aux éditions Julliar.

Cette fiction choc de 90 minutes, réalisée par Sophie Reine, est un témoignage édifiant sur le long chemin vers l'émancipation d'une femme sous emprise. Au commencement, on trouve donc Sixtine, jeune femme pieuse et sage qui rencontre son futur époux lors d'une messe de mariage "à l'ancienne". Il est le gendre idéal, Saint-Cyrien, cheveux ras, engagé dans un mouvement religieux traditionaliste. C'est aussi un "excellent parti" qui séduit sa famille.

Mais Sixtine va voir sa vie basculer après son mariage avec Pierre-Louis. Une fois mariée, elle abandonne ses études pour se consacrer à son foyer, "comme il se doit". Sauf que le conte de fées tourne au cauchemar, puis au combat pour que Sixtine parvienne à s'extraire de valeurs religieuses réactionnaires et d'un mode de vie sectaire. Isolée, sous l'emprise d'une belle-famille intégriste qui va jusqu'à vouloir lui "voler" son enfant à naître, la jeune femme étouffe et ne voit qu'une seule issue : fuir pour sauver sa peau. Son émancipation sera semée d'embûches mais lui permettra de se reconstruire et de s'épanouir, en rejetant ce modèle imposé pour embrasser la vie.

Portée par les interprétations intenses de Capucine Valmary et Adrien Dewitte dans les rôles principaux, Bénie soit Sixtine ne laissera personne indifférent. D'autant que le premier roman très remarqué de la journaliste Maylis Adhémar, dont s'inspire le téléfilm, s'est lui même basé sur une histoire vraie, celle de sa propre vie. Née en 1985 dans une famille catholique traditionaliste, l'auteure y fait le récit poignant de sa lente émancipation d'un milieu étouffant l'individu sous le poids des interdits, du contrôle et de la culpabilité

Rare plongée dans la bourgeoisie catholique intégriste
Au delà d'une histoire individuelle bouleversante, le roman Bénie soit Sixtine et son adaptation sont aussi une plongée saisissante et rare dans une frange méconnue de la société : la bourgeoisie catholique intégriste, repliée sur elle-même et ses valeurs d'un autre temps. Un monde où la femme doit rester à sa place, soumise à son mari et dévouée à ses enfants. Où le refus de Vatican II côtoie la haine de "l'étranger" et de tout ce qui s'écarte de la norme traditionnelle.

En s'inspirant de son propre vécu, Maylis Adhémar porte ici un témoignage précieux sur les mécanismes d'emprise qui broient l'individu au sein de groupes radicaux, fussent-ils d'obédience catholique. Le processus d'émancipation, long et douloureux, est admirablement restitué, "sans manichéisme, tout en nuances" selon les premières critiques qui saluent l'interprétation de Capucine Valmary, vue précédemment dans Ovni(s).

Ainsi pour Télérama, "le téléfilm de Sophie Reine (scénario de Zoé Galeron et Dominique Garnier) touche surtout grâce à son portrait contrasté, délicatement incarné par Capucine Valmary". Le Parisien loue également "la lumineuse Capucine Valmary, 23 ans à peine", qui a d'ailleurs été récompensée du prix du jeune espoir féminin au Festival de la fiction TV de la Rochelle en 2024.
BENIE SOIT SIXTINE, Sophie Reine 2024, Capucine Valmary, Adrien Dewitte (religion)@@@ (E)
Le téléfilm raconte le parcours d'une jeune femme prise au piège après son mariage avec un catholique intégriste. Une plongée glaçante au cœur d'un mouvement sectaire, librement adapt& ...

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BERNADETTE, Lea Domenach 2023, Catherine Deneuve (bio histoire)@


Quand elle arrive à l'Élysée, Bernadette Chirac s'attend à obtenir enfin la place qu'elle mérite, elle qui a toujours oeuvré dans l'ombre de son mari pour qu'il devienne président. Mise de côté car jugée trop ringarde, Bernadette décide alors de prendre sa revanche en devenant une figure médiatique incontournable.

TELERAMA
L’émancipation de Mme Chirac fantasmée entre fiction et réalité. Un premier film pop, souvent drôle, signé Léa Domenach. Avec de sacrés numéros d’acteurs.

Dieu lui a donné la foi, et la République, la mission de faire pleuvoir des pièces jaunes sur les hôpitaux… Bernadette Chirac, personnage de comédie ? Avant même sa sortie, le vrai-faux biopic sur l’ex-Première dame a suscité l’ire de la famille Chirac. « Bernie » allait-elle s’en prendre plein le brushing ? Que nenni ! Pour son premier film, Léa Domenach (cocréatrice de la série Jeune et Golri) livre un récit d’émancipation ludique, tout à la gloire de son sujet. Ou comment, grâce à l’aide d’un conseiller en communication (Denis Podalydès), « maman » va s’affranchir de l’ombre écrasante de son mari, de la bienveillance dictatoriale de sa fille Claude, du mépris de la clique politique qui entoure son Jacques, et devenir aussi populaire que Lady Di…

C’est donc la revanche d’une femme de l’ombre – ni tout à fait Bernadette, ni tout à fait une autre – qu’imagine la réalisatrice, en articulant fiction et réalité. De l’élection de 1995 à la campagne présidentielle de 2008, elle exploite des épisodes clés (dissolution de l’Assemblée nationale, choc frontiste au premier tour de 2002, soutien de Bernadette à Nicolas Sarkozy…), et de nombreux éléments biographiques, pour réinventer – et réenchanter – son héroïne, bientôt transformée en icône rebelle : relookée par Lagerfeld, Bernie sort en boîte de nuit avec le boys band 2Be3, manie l’humour vachard, se révèle en stratège politique…

Rien n’est sérieux, dans cette fantaisie à la mise en scène pop, ponctuée de séquences en chansons façon chœur d’église. Mais affleure, en quelques scènes, la souffrance d’une épouse trompée, à la fidélité pourtant increvable. Pas de quoi faire trembler la République. La satire reste inoffensive, et son charme ténu repose en grande partie sur les numéros d’acteurs : Catherine Deneuve, drôle sans chercher le mimétisme, Michel Vuillermoz grandiose en Chichi macho un peu caricatural, pas très loin de sa marionnette des Guignols. Laurent Stocker, irrésistible en « Sarko le traître ». Et Sara Giraudeau, sobre et subtile en Claude Chirac.
BERNADETTE, Lea Domenach 2023, Catherine Deneuve (bio histoire)@ (E)
Quand elle arrive à l'Élysée, Bernadette Chirac s'attend à obtenir enfin la place qu'elle mérite, elle qui a toujours oeuvré dans l'ombre de son mari pour qu'il devienne président. Mise de c& ...

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BESOS PARA TODOS, Jaime Chávarri 2000, Emma Suarez (film e)


En 1965, trois étudiants en médecine sont envoyés à Cadix pour leurs examens mais passent leur temps en boîte de nuit.
C'est un film évocateur et relativement nostalgique, qui centre son action sur la capitale de Cadix au milieu des années 1960. Chávarri applique un rythme détendu, se permet quelques références réussies à ses œuvres précédentes et se comporte bien sur la scène musicale.
Dans la section interprétation, un autre des points forts du Madrilène, il réussit avec brio. L'émergente Pilar López de Ayala ou la chevronnée Emma Suárez (dans un rôle moderne) accomplissent leurs tâches avec une solvabilité incontestable. Les garçons (Eloy Azorín, Roberto Hoyos...) sont un peu ennuyeux mais ils se débrouillent plus ou moins bien.
Mignon à regarder, on le contemple avec plaisir. Pour ceux d’entre nous qui sont déjà des vétérans, cela ramène des souvenirs inévitables.
BESOS PARA TODOS, Jaime Chávarri 2000, Emma Suarez (film e) (E)
En 1965, trois étudiants en médecine sont envoyés à Cadix pour leurs examens mais passent leur temps en boîte de nuit.
C'est un film évocateur et relativement nostalgique, qui centre son action s ...

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BIENVENUE A BORD, Eric Lavaine 2011, Frank Dubosc, Valerie Lemercier, Gerard Darmon (comique mer)@@


Isabelle, DRH d'une grande compagnie maritime, a commis l'erreur de choisir pour amant son patron. Avant d'embarquer pour la croisière inaugurale du fleuron de la flotte, il décide de la débarquer de sa vie et de son boulot ! Certaines femmes se vengent par le poison, l'arme à feu, ou la calomnie. Elle, elle choisit Rémy, chômeur flamboyant qui a tout raté sur terre et qui se dit qu'après tout sur mer. Isabelle le recrute comme animateur.

TELERAMA:
Dans la série « paquebot en folie », on pensait avoir touché le fond avec La Croisière, de Pascale Pouzadoux, sorti en mai dernier. Le nouvel opus d'Eric Lavaine va plus loin dans la grossièreté et la paresse. Pauvre Valérie Lemercier, déclassée au rang de la doublette Dubosc/Darmon. Navet de l'année.
BIENVENUE A BORD, Eric Lavaine 2011, Frank Dubosc, Valerie Lemercier, Gerard Darmon (comique mer)@@ (E)
Isabelle, DRH d'une grande compagnie maritime, a commis l'erreur de choisir pour amant son patron. Avant d'embarquer pour la croisière inaugurale du fleuron de la flotte, il décide de la débarquer de sa vie et de son bo ...

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BIENVENUE A GATTACA, Andrew Niccol 1997, Ethan Hawke, Uma Thurman (science fiction)@@@


Dans un futur proche, notre société pratique l'eugénisme à grande échelle : les gamètes des parents sont triés et sélectionnés afin de concevoir in vitro des enfants quasi parfaits. Malgré l'interdiction officielle, les entreprises recourent à des tests ADN discrets afin de sélectionner leurs employés. Ainsi, les personnes conçues naturellement se voient reléguées à des tâches subalternes.

TELERAMA
Le film d’Andrew Niccol a 27 ans, mais sa société futuriste, régie par l’eugénisme, où les ADN “parfaits” dominent, est toujours aussi glaçante. Une partition en or pour un formidable trio d’acteurs, Ethan Hawke, Jude Law et Uma Thurman.

Bienvenue… dans une dystopie, même si ce mot n’était pas encore à la mode lors de la sortie du film, à la fin du siècle dernier. Andrew Niccol (qui poursuivra ensuite dans l’anticipation, de S1mOne à Anon) peint en effet un cauchemar élégant, librement inspiré d’un grand classique du genre, Le Meilleur des mondes, du Britannique Aldous Huxley. Où le progrès scientifique — ici, la possibilité de « parfaire » l’ADN des individus — façonne une société eugéniste et inégalitaire, où l’élite est réservée à ceux qui peuvent s’offrir ce luxe. La preuve avec Vincent (Ethan Hawke), un jeune homme intelligent et ambitieux, mais condamné à des tâches subalternes, parce qu’il est « naturel », c’est-à-dire conçu sans manipulations génétiques. Pour accéder à son rêve et devenir astronaute, Vincent doit donc tricher, et emprunter l’ADN d’un autre, Jerome (Jude Law), un sujet « amélioré », mais cassé par un accident, qui a besoin d’argent. Cheveux, empreintes, lentilles de contact : le déguisement est presque parfait.

Fable politique sur les fantasmes de pureté et leurs dérives fascisantes, et, plus largement, sur le déterminisme social, Bienvenue à Gattaca est aussi un formidable récit d’imposture, un thriller qui enserre les individus et leurs émotions dans la prison froide et clinique des images, angles durs et lumières bleutées de fond de laboratoire. Loin d’avoir vieilli, la performance farouche et tendue d’Ethan Hawke, le dandysme désespéré de Jude Law ou la fragilité d’Uma Thurman appartiennent encore à un futur glaçant.
BIENVENUE A GATTACA, Andrew Niccol 1997, Ethan Hawke, Uma Thurman (science fiction)@@@ (E)
Dans un futur proche, notre société pratique l'eugénisme à grande échelle : les gamètes des parents sont triés et sélectionnés afin de concevoir in vitro des enfants quasi parfa ...

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BIENVENUE DANS LA JUNGLE, Peter Berg 2003 (aventure)@


Pour payer une dette, Beck, chasseur de primes, part dans la jungle amazonienne pour capturer Travis, le fils d'un riche propriétaire. Après avoir attrapé le jeune homme, Beck comprend qu'il n'est pas coupable des crimes dont on l'accuse et s'unit à lui pour combattre le gérant véreux d'une mine d'or où se cacherait un trésor. L'arrivée dans l'équation de la belle Mariana, que les deux aventuriers convoitent, va compromettre l'entente du duo.

TELERAMA
Beck, un recouvreur de dettes, travaille pour le compte de Billy Walker, un riche homme d'affaires mafieux. Celui-ci lui confie une mission surprenante : partir dans la jungle amazonienne afin de retrouver son fils, Travis, un jeune hurluberlu qui s'est mis en tête de dénicher un mystérieux trésor. Beck ne tarde pas à localiser Travis. Mais c'est à ce moment que les ennuis commencent. Les deux hommes doivent, en effet, unir leurs forces pour lutter contre Hatcher, le propriétaire véreux d'une importante mine d'or. Comme si cela ne suffisait pas, l'amour s'en mêle en la personne de Mariana, une jeune femme dont Beck et Travis tombent instantanément amoureux...
BIENVENUE DANS LA JUNGLE, Peter Berg 2003 (aventure)@ (E)
Pour payer une dette, Beck, chasseur de primes, part dans la jungle amazonienne pour capturer Travis, le fils d'un riche propriétaire. Après avoir attrapé le jeune homme, Beck comprend qu'il n'est pas coupable des crime ...

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BIG NIGHT, Campbell Scott et Stanley Tucci 1996, Campbell Scott, Isabella Rosselini (societe comique)@


New Jersey dans les années 50. Pour sauver leur restaurant, `The Paradise', qui bat de l'aile, les frères Pilaggi, Primo et Secondo, ont l'idée d'offrir un repas de bienvenue à un chanteur à la mode de passage dans la région. Ils se lancent alors dans l'organisation d'un banquet extraordinaire. Les invités, amis, voisins, journalistes sont au rendez-vous. Le chanteur, lui, se fait attendre.

TELERAMA
Secondo et Primo Pilaggi, deux frères d'origine italienne, étaient persuadés que les talents de gestionnaire de l'un et de cuisinier de l'autre leur ouvriraient en grand les portes de l'Amérique et du succès. Ils doivent rapidement se résoudre à constater que "The Paradise", le restaurant qu'ils ont ouvert, n'attire guère la clientèle. Il est vrai que la concurrence du restaurant d'en face, "Chez Pascal", est particulièrement redoutable. Pour relancer leur établissement, les deux frères imaginent d'organiser un coup d'éclat. La venue dans la cité de Louis Prima, un chanteur à la mode, leur donne une idée. Et s'ils organisaient un formidable banquet dont la vedette serait l'invité d'honneur ?...
BIG NIGHT, Campbell Scott et Stanley Tucci 1996, Campbell Scott, Isabella Rosselini (societe comique)@ (E)
New Jersey dans les années 50. Pour sauver leur restaurant, `The Paradise', qui bat de l'aile, les frères Pilaggi, Primo et Secondo, ont l'idée d'offrir un repas de bienvenue à un chanteur à la mode de pas ...

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BIS REPETITA, Émilie Noblet 2023, Louise Bourgoin, Xavier Lacaille


Professeure de lettres en proie à une certaine lassitude, Delphine a mis en place une combine efficace avec ses élèves : elle obtient une paix royale en échange d'une distribution générale de bonnes notes. Mais ce plan a priori ingénieux ne tarde pas à se retourner contre ses auteurs. En effet, les résultats impressionnants, mais fictifs, de sa classe la propulsent au championnat du monde de latin qui se déroule à Naples. De plus, Delphine, dépitée, apprend que l'insupportable neveu de la proviseure a été désigné comme accompagnateur. Pour ne pas perdre la face, elle comprend qu'elle ne dispose que d'une seule option : tricher...

TELERAMA
Sur un malentendu, une classe d’élèves indolents se voit invitée aux championnats du monde de latin. Louise Bourgoin et Xavier Lacaille forment un parfait duo à la prestation (et au latin) impeccable.

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De cette terne salle de permanence qu’est la comédie en milieu scolaire se dégage de temps en temps une petite pépite entraînante. Comme ce premier film d’Émilie Noblet, plutôt identifiée comme réalisatrice de séries télévisées (Parlement, Loulou), qui réussit son passage au long métrage avec un scénario inattendu que l’on notera au moins magna cum laude.

Soit Delphine, une prof de lettres classiques dépitée, qui, las du manque d’intérêt pour le latin, langue bel et bien morte à ses yeux, passe un pacte avec ses collégiens. En échange de leur silence et d’un 19/20, elle leur laissera faire ce qu’ils veulent en cours. Contrat risqué, qui dure jusqu’à ce que toute la classe se retrouve conviée aux championnats du monde de latin… du fait de ces trop bons résultats. Voilà notre petite troupe de bras cassés — incarnés au naturel par de jeunes acteurs non professionnels — en route pour Naples et ce concours baroque mis en scène avec les toges romaines et le sérieux d’un Astérix, alors qu’elle ne parle pas un mot de latin… Il va falloir ruser.

Bis repetita ne rit pas seulement des tracas d’une enseignante et embarque quelques éléments d’une comédie romantique pétillante. Delphine (Louise Bourgoin, dont la prestation et le latin impeccable nous font oublier son personnage caricatural de prof de sciences dans Un métier sérieux, de Thomas Lilti) ne sait pas quoi penser de Rodolphe, ce petit thésard idéaliste qui l’accompagne pour développer sa théorie d’enseignement du latin comme langue vivante. Il est interprété par le brillant Xavier Lacaille (étoile de la série politico-européeano-lobbyesque Parlement), qui a participé aussi à l’écriture du film en tant que consultant. Projet après projet, on ne peut que saluer son sens quasi universitaire de la comédie et du minutage burlesque. Mais aussi de l’originalité, car pas une de ses blagues ne passe pour prévisible. On vous laisse entrevoir la meilleure, issue de sa fameuse thèse : une curieuse version de Pour que tu m’aimes encore, de Céline Dion. En latin, évidemment.
BIS REPETITA, Émilie Noblet 2023, Louise Bourgoin, Xavier Lacaille (E)
Professeure de lettres en proie à une certaine lassitude, Delphine a mis en place une combine efficace avec ses élèves : elle obtient une paix royale en échange d'une distribution générale de bonnes ...

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BLACK AND WHITE SEX, John Winter 2012, Saskia Burmeister, Katherine Hicks, Michelle Vergara Moore, Roxane Wilson (film e)@


Prostituée. Travailleuse du sexe. Pute. Candide et séduisante, Angie est déterminée à remettre les pendules à l'heure en matière de sexe. Au fur et à mesure qu'elle se dévoile, couche par couche, elle met également à nu l'homme qui l'interviewe. Parfois provocant et confrontant, parfois tendre, poignant et sexy, Black & White & Sex vous emmène dans les coulisses et dans le monde très spécial d'Angie. Il y a ici une question pour chaque homme et une réponse pour chaque femme. Toute personne qui paie est la bienvenue - mais laissez vos attentes à la porte : le sexe n'est jamais noir ou blanc. Écrit par Angie Winter
BLACK AND WHITE SEX, John Winter 2012, Saskia Burmeister, Katherine Hicks, Michelle Vergara Moore, Roxane Wilson (film e)@ (E)
Prostituée. Travailleuse du sexe. Pute. Candide et séduisante, Angie est déterminée à remettre les pendules à l'heure en matière de sexe. Au fur et à mesure qu'elle se dévoile, ...

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BLACK RAIN, Ridley Scott 1989, Michael Douglas, Andy Garcia (thriller)@@


Père de famille divorcé et taciturne, Nick Conklin est un policier new-yorkais brutal, caractériel et cynique. Soupçonné - à raison - d'avoir détourné l'argent d'un trafic de drogue, il est surveillé par la police des polices. Avec Charlie, son jeune partenaire, Nick assiste par hasard au meurtre d'un vieux Japonais dans un restaurant. Après un combat sauvage, Nick parvient à arrêter un certain Sato, l'un des assassins. Il est chargé avec Charlie de son extradition. A peine arrivé à l'aéroport d'Osaka, il est berné par de faux policiers qui enlèvent Sato sous sa barbe, sans qu'il ait le temps de réagir. Conklin jure de ne pas quitter le Japon avant d'avoir lavé cet affront

TELERAMA
Deux flics américains à Osaka sont chargés d’accompagner un criminel japonais extradé. Le réalisateur abuse des clichés et des néons dans un film des années 1980 un peu daté.

Brushing impec, Marlboro au bec, Michael Douglas chevauche sa Harley-Davidson sur les bords de l’Hudson. Un flic à l’ancienne : dégaine et conduite de cow-boy. Avec son partner in (anti) crime (Andy Garcia, tout jeunot, en pleine ascension avant ), le voilà chargé d’escorter un yakuza à Osaka. À peine arrivé sur le sol japonais, le duo new-yorkais se fait berner par de faux flics et les sushis vont s’enchaîner. Comme les clichés sur le choc des cultures Orient / Occident dont le scénario se repaît sans aucun complexe ni second degré. Michael a du mal avec ce foutu code d’honneur de la police locale et, en plus, il ne sait pas manger avec des baguettes.

Quand, au milieu du film, Andy se fait raser la tête de trop près par le méchant mafieux, on s’attend à un rebondissement, une prise de conscience sur l’inefficacité de l’importation des méthodes du NYPD au-delà des frontières. En vain : Michael voit rouge et entre en mode Robocop au pays du Soleil-Levant. Pavé mouillé éclairé aux néons comme dans , musique orientalisante au kilomètre signée Hans Zimmer, psychologie de konbini, ce polar millésimé a mal vieilli. La même année (1989), le réalisateur japonais Shōhei Imamura signait un film du même titre : , poème funèbre au noir et blanc brûlant reconstituant l’horreur d’Hiroshima. À choisir…
BLACK RAIN, Ridley Scott 1989, Michael Douglas, Andy Garcia (thriller)@@ (E)
Père de famille divorcé et taciturne, Nick Conklin est un policier new-yorkais brutal, caractériel et cynique. Soupçonné - à raison - d'avoir détourné l'argent d'un trafic de drogue, i ...

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BLACKBERRY, Matt Johnson 2023, Jay Baruchel, Glenn Howerton (histoire)@


En 1966, Mike Lazaridis et son meilleur ami Douglas Fregin fondent la petite entreprise Research in Motion. Un jour, ils ont l'idée de relier un téléphone à un ordinateur grâce à leur PocketLink. Cependant, aussi géniale que soit leur idée, ils ont tout de même du mal à faire leurs preuves dans le monde des affaires. Avec l'aide de l'homme d'affaires Jim Balsillie, ils réussissent une ascension fulgurante. Ils apprennent vite que le succès exige des sacrifices.

TELERAMA
BLACKBERRY, Matt Johnson 2023, Jay Baruchel, Glenn Howerton (histoire)@ (E)
En 1966, Mike Lazaridis et son meilleur ami Douglas Fregin fondent la petite entreprise Research in Motion. Un jour, ils ont l'idée de relier un téléphone à un ordinateur grâce à leur PocketLink. Cep ...

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BLACKLIGHT, Mark Williams 2022, Liam Neeson, Aidan Quinn (thriller)@


Travis Block, un agent du FBI, doit faire taire un autre agent qui souhaite révéler à la presse les méthodes du Bureau. Il comprend qu'il est devenu le pion d'une terrible machination. Déterminé à faire éclater la vérité, il se lance dans un combat contre ceux avec lesquels il a l'habitude de travailler. Mais lorsque ses adversaires s'attaquent à ses proches, Travis retourne ses méthodes contre ses anciens employeurs et il n'aura aucune pitié.

TELERAMA
Un agent du FBI découvre les méthodes douteuses de son employeur. Il va s’acharner à mettre au jour le scandale, tout en essayant de préserver ses proches. Quatorze ans après “Taken”, un énième “Liam Neeson movie” bas du front.

Travis Block, agent du FBI, intervient en dernier ressort pour sortir ses collègues du pétrin. Obéissant et loyal, il se rebelle lorsqu’il apprend que la police fédérale tue des opposants et des civils pour le compte du gouvernement américain. Refusant de faire taire l’agent qui souhaite révéler l’affaire à la presse, il devient l’homme à abattre. Évidemment, les méchants fédéraux vont vite s’en prendre à sa famille, seul moyen de pression imaginable sur Travis. Mais il ne faut pas chauffer papy, qui retourne son savoir-faire de tueur contre ses anciens employeurs…

Blacklight résonne comme la mauvaise reprise d’un album de rock dont la mélodie aurait été remise au goût du jour mais les paroles, inchangées. Liam Neeson ne quitte plus son personnage de patriarche libérateur qu’il interprétait dans Taken – cela fait quatorze ans, déjà… Au moins parvient-il à ne pas nous exaspérer. Il en va autrement de la réalisation de Mark Williams, plus proche des nanars stalloniens des années 80 que d’un film d’action moderne. Au menu, les mêmes courses-poursuites, deux explosions de voitures et quelques fusillades réglementaires.

Certes, à presque 70 ans, Liam Neeson en a encore sous le capot… Mais pourquoi ne pas mettre cette énergie débordante au profit de films plus intéressants ? L’acteur nord-irlandais, naturalisé américain en 2009, avait en effet réussi à nous surprendre dans la peau d’un cambrioleur romantique avec The Good Criminal, toujours de Mark Williams, en 2020.
BLACKLIGHT, Mark Williams 2022, Liam Neeson, Aidan Quinn (thriller)@ (E)
Travis Block, un agent du FBI, doit faire taire un autre agent qui souhaite révéler à la presse les méthodes du Bureau. Il comprend qu'il est devenu le pion d'une terrible machination. Déterminé &ag ...

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BLADE RUNNER, Ridley Scott 1982, Harrisson Ford (science fiction)@@


En l'an 2019, un ex-policier devenu détective privé, Rick Deckard, est rappelé en service pour faire la chasse à des robots d'apparence humaine appelés "replicants." Deckard doit en éliminer quatre qui se cachent à Los Angeles.

TELERAMA
Dans un Los Angeles du futur gothique et surpeuplé, un ex-policier traque des robots. Cette fable adaptée de Philip K. Dick est un modèle du genre.

Après un accueil frileux à sa sortie, Blade Runner est peu à peu devenu culte, modèle de science-fiction souvent copié, rarement égalé. Quand on le revoit, on retrouve toute sa modernité visionnaire : la ville polluée, les manipulations génétiques, les écrans géants de publicités lumineuses sur les gratte-ciel, le visiophone, le pouvoir digital de rentrer à l’intérieur d’une photo en allant beaucoup vite que dans Blow up… Ce que Ridley Scott préfigure du futur, avec cette adaptation d’un livre phare de Philip K. Dick, reste étonnant parce que concret. Du quartier chinois grouillant aux immeubles désaffectés, chaque décor est primordial. Composé d’éléments familiers, rattaché au passé (le film noir), cet univers est d’autant plus fascinant qu’on a la sensation de l’habiter. C’est un cinéma de l’immersion, que Denis Villeneuve a reconduit pour sa suite (Blade Runner 2049).

Dans un Los Angeles pluvieux, Rick Deckard (Harrison Ford) est donc un ancien flic qui reprend du service, chargé d’éliminer quatre « réplicants » en fuite, des androïdes presque humains, plus qu’humains, parfois. Donner une âme au réplicant, entretenir l’ambiguïté autour du statut de Deckard, mais aussi de la mystérieuse Rachel (Sean Young), voilà ce qui fait l’attrait majeur de ce film policier et, contre toute attente, sentimental : il recèle une histoire très originale d’amour dangereux.
BLADE RUNNER, Ridley Scott 1982, Harrisson Ford (science fiction)@@ (E)
En l'an 2019, un ex-policier devenu détective privé, Rick Deckard, est rappelé en service pour faire la chasse à des robots d'apparence humaine appelés "replicants." Deckard doit en élimin ...

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BLANCHE COMME NEIGE, Anne Fontaine 2019, Isabelle Huppert, Jonathan Cohen, Benoit Poelvoorde, Charles Berling (comique sentimental)@@


Par sa grande beauté, Claire fait tourner les têtes et les cœurs. Sa belle-mère Maud ne le supporte pas et tente alors de l'assassiner. Par miracle, Claire échappe à la mort grâce à un homme étrange qui l'accueille chez lui dans sa ferme. Les hommes du village succombent tous au charme de la jeune femme. Innocente jusque là, Claire découvre qu'elle a des désirs et qu'elle a envie de les vivre. Elle s'en donne à cœur joie et devient un véritable bourreau des cœurs. Mais lorsque Maud apprend que sa rivale est toujours en vie, elle se met à sa recherche afin de terminer ce qu'elle a commencé et éliminer définitivement Claire...

TELERAMA
Lou de Laâge en belle orpheline, Isabelle Huppert en marâtre… Le célèbre conte est revisité de manière ludique et plaisamment désuète.

Après le calvaire de nonnes polonaises en 1945 (Les Innocentes) et l’émancipation sociale tourmentée d’un fils du prolétariat (Marvin), Anne Fontaine se tournait vers la légèreté avec cette comédie coquine, qui revisite le conte fameux des frères Grimm. Soit Claire, une orpheline dont la beauté suscite l’extrême jalousie de sa belle-mère, Maud (Isabelle Huppert), gérante richissime d’un palace, qui tente de l’éliminer. Claire est sauvée in extremis au cœur d’une forêt par un homme un peu fruste (Damien Bonnard), qui la recueille dans sa bâtisse mystérieuse. Une nouvelle vie, de plaisir et de joie, commence pour celle qui étouffait sans s’en rendre compte. Cette héroïne à la fois pure et sexuée, Lou de Laâge, solaire, l’incarne avec une grâce naturelle. Le pastiche, frais, ludique, un peu désuet, se regarde sans déplaisir.

Anne Fontaine loue une forme d’érotisme libre et généreux. Nulle guerre des sexes, nul rapport de pouvoir ou de domination — les messieurs sont timides ou fragiles. Quant à la marâtre castratrice, la réalisatrice lui accorde une place de choix, surtout dans une séquence de danse proche du duel, donnant l’impression que la reine déchue va croquer sa proie et la dévorer toute crue.
BLANCHE COMME NEIGE, Anne Fontaine 2019, Isabelle Huppert, Jonathan Cohen, Benoit Poelvoorde, Charles Berling (comique sentimental)@@ (E)
Par sa grande beauté, Claire fait tourner les têtes et les cœurs. Sa belle-mère Maud ne le supporte pas et tente alors de l'assassiner. Par miracle, Claire échappe à la mort grâce à un ho ...

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BLANCHE NEIGE ET LE CHASSEUR, Rupert Sanders 2012, Kristen Stewart, Chris Hemsworth (fantastique)@@


Blanche-Neige vient entacher la suprématie de l'orgueilleuse et maléfique reine Ravenna, prête à tout pour la détruire. La souveraine diabolique ignore que la jeune femme a été formée à l'art de la guerre par le chasseur qu'elle avait elle-même envoyé pour la supprimer. Alliant leurs forces, Blanche-Neige et le chasseur vont fomenter une rébellion et lever une armée pour reconquérir le royaume de Tabor et libérer son peuple du joug de l'impitoyable Ravenna.

TELERAMA
Le face-à-face de Kristen Stewart et Charlize Theron est réjouissant et fait oublier les défauts de mise en scène de cette version très remaniée de Blanche-Neige.

Dans des décors qui évoquent Le Seigneur des anneaux et Le Monde de Narnia, voilà Blanche-Neige en version fugitive, puis guerrière pour récupérer son royaume : elle rallie alors à sa cause toute la gent masculine, du chasseur censé la pourchasser à une bande de nains sauvages et déprimés...

On aurait aimé plus d’ampleur dans la mise en scène de Rupert Sanders, un petit génie britannique de la pub, mais il y a tout de même un morceau de bravoure par-ci, un bel effet spécial par-là. Et le casting est rutilant. Face à Kristen Stewart, frémissante à souhait, Charlize Theron en fait des tonnes dans le rôle de la belle-mère paranoïaque, narcissique jusqu’au bout de ses ongles métallisés et femme blessée qui a un compte à régler avec les hommes (pas idiot, ce petit « plus » psychanalytique). Vieillir quand on est la plus belle des sorcières ou lorsqu’on est une actrice-égérie de luxe, même douleur ? Charlize semble en rire : à un moment, elle caricature avec bonheur la pub où on l’adooore...


BLANCHE NEIGE ET LE CHASSEUR, Rupert Sanders 2012, Kristen Stewart, Chris Hemsworth (fantastique)@@ (E)
Blanche-Neige vient entacher la suprématie de l'orgueilleuse et maléfique reine Ravenna, prête à tout pour la détruire. La souveraine diabolique ignore que la jeune femme a été formée & ...

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BLOOD DIAMOND, Edward Zwick 2006, Leonardo DiCaprio, Djimon Hounsou (thriller)@


Alors qu'il purge une peine de prison pour ses trafics, Archer rencontre Solomon Vandy, un pêcheur d'origine Mende. Arraché à sa famille et forcé de travailler dans les mines diamantifères, ce dernier a trouvé – et caché – un diamant rose extrêmement rare.

TELERAMA
À la recherche d’un énorme diamant dans la Sierra Leone des années 1990, en pleine guerre civile. Un film d’aventures à l’ancienne, souvent cliché, voire lourdaud, mais d’une violence hyperréaliste.

Il y a eu Lord of war, sur le trafic d’armes, The Constant Gardener, sur l’industrie pharmaceutique, Le Dernier Roi d’Ecosse, sur Amin Dada… L’Afrique est-elle, vue d’Amérique, le dernier endroit où se donner des frissons ? Ou bien s’agit-il d’exprimer une mauvaise conscience ? Les deux, mon général. Situé dans la Sierra Leone embrasée des années 1990, le film investit les lieux comme un super décor à sensations. Il dénonce aussi l’industrie du diamant qui instrumentalise les guerres locales en finançant l’achat d’armes contre les « diamants de sang » du titre. Un avertissement invite d’ailleurs « les consommateurs-spectateurs » à bien se renseigner sur la provenance de ceux qu’ils achètent.

Ce côté pub humanitaire n’est pas le seul défaut du film. L’histoire d’amour entre Leonardo DiCaprio et Jennifer Con­nelly aurait requis une stratégie anti­clichés que le lourdaud Edward Zwick est bien en peine de déployer. Il se rattrape avec les scènes d’action et la netteté effrayante de l’arrière-plan — une guerre civile mutilant les enfants ou les enrôlant. Enfin, il y a le perfectionnisme obsessionnel de DiCaprio, qui semble vouloir retoucher, de film en film, la même scène finale, paroxystique et sacrificielle, que ce soit à bord d’un avion qui s’écrase (Aviator) ou d’un bateau qui coule (Titanic), au milieu des montagnes enneigées (The Revenant), ou, ici, d’un continent à feu et à sang…

BLOOD DIAMOND, Edward Zwick 2006, Leonardo DiCaprio, Djimon Hounsou (thriller)@ (E)
Alors qu'il purge une peine de prison pour ses trafics, Archer rencontre Solomon Vandy, un pêcheur d'origine Mende. Arraché à sa famille et forcé de travailler dans les mines diamantifères, ce dernier a tro ...

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BLOOD FATHER, Jean-François Richet 2016, Mel Gibson, Erin Moriarty (thriller)


John Link n'a rien d'un tendre : ex-motard, ex-alcoolique et ex-taulard. Il a pourtant laissé tomber ses mauvaises habitudes et vit désormais reclus dans sa caravane, loin de toute tentation. C'est l'appel inattendu de sa fille Lydia, 17 ans, qui va l'obliger à sortir de sa retraite. Celle-ci débarque chez lui après des années d'absence, poursuivie par des narcotrafiquants suite à un braquage ayant mal tourné.

TELERAMA
Après un remake poussif et aseptisé d'un film de Claude Berri (Un moment d'égarement), le cinéaste s'égare davantage encore dans ce film d'action lambda. Mel Gibson, alcoolique repenti, essaie d'y protéger son ado fugueuse du beau dealer mexicain dans les bras duquel elle s'est jetée quand papa était en prison (allô, Freud ?). Le film est banal et horripilant à force de prêchi-prêcha.
BLOOD FATHER, Jean-François Richet 2016, Mel Gibson, Erin Moriarty (thriller) (E)
John Link n'a rien d'un tendre : ex-motard, ex-alcoolique et ex-taulard. Il a pourtant laissé tomber ses mauvaises habitudes et vit désormais reclus dans sa caravane, loin de toute tentation. C'est l'appel inattendu de sa fill ...

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BLOW OUT, Brian De Palma 1981, John Travolta, Nancy Allen (thriller)@@


Jack, un ingénieur du son, sauve Sally, la passagère d'une voiture accidentée. L'étude de la bande-son révèle le bruit d'un coup de feu et non d'un pneu éclaté. Le conducteur de la voiture, un homme politique, était visé par un complot. Jack mène l'enquête, plus ou moins aidé par Sally. Il ne pourra pas empêcher l'exécution du témoin principal.

TELERAMA
Un preneur de son enregistre des bruits suspects. Difficile de ne pas penser à Hitchcock, à qui De Palma rend hommage une fois de plus. Brillant exercice de style.

Depuis Greetings, en 1968, on savait De Palma obsédé, traumatisé, par l’assassinat de John F. Kennedy, mythe fondateur de toute une génération et déclencheur de quantité de vocations d’artistes électrisés par sa capacité à fictionnaliser le réel. C’est une nouvelle fois ce crime irrésolu, et les multiples théories qui l’entourent, qui a inspiré à De Palma son histoire de preneur de son, témoin d’un accident de voiture, qui se transforme en enquêteur pour analyser les bruits suspects qu’il a enregistrés, à son insu, sur son magnétophone.

Plus qu’un décalque sonore du Blow up d’Antonioni, dans lequel un meurtre était élucidé à partir d’une photo, Blow out (le titre fait référence à « l’éclatement » d’un pneu) a pour matrice le fameux film d’Abraham Zapruder qui a filmé en direct l’éclatement du crâne de JFK à Dallas. Sans parler, évidemment, de Conversation secrète, que De Palma admirait plus que tout, au point d’être allé interviewer Coppola pour une revue américaine en 1973.

L’art de la citation, du dédoublement et de la mise en abyme, cher à l’auteur de Snake Eyes, atteint des sommets de virtuosité dans ce thriller paranoïaque à entrées multiples. Roi du mixage (de sons, d’images, d’influences), De Palma signe simplement l’un des meilleurs films américains des années 1980, magnifié par la photo « en couleurs en noir et blanc » de Vilmos Zsigmond.
BLOW OUT, Brian De Palma 1981, John Travolta, Nancy Allen (thriller)@@ (E)
Jack, un ingénieur du son, sauve Sally, la passagère d'une voiture accidentée. L'étude de la bande-son révèle le bruit d'un coup de feu et non d'un pneu éclaté. Le conducteur de la voi ...

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BLOW UP, Michelangelo Antonioni 1966, David Hemmings, Vanessa Redgrave, Sarah Miles, Peter Bowles (thriller sentimental)@@@


Dans un parc de Londres, un jeune photographe surprend ce qu'il croit être un couple d'amoureux. Il découvre sur la pellicule une main tenant un revolver et un corps allongé dans les buisssons...

TELERAMA
es couleurs vives et le noir d’encre (mention spéciale à Carlo Di Palma), l’architecture ancienne mais surtout nouvelle de Londres, l’approche résolument plastique, c’est ce qui saisit d’abord aujourd’hui, en revoyant cette Palme d’or de 1967. Second film en couleurs après Le Désert rouge du maître italien, Blow-Up est son premier hors d’Italie, objet de scandale en son temps (pour ses scènes de nu et ses joints fumés). On ne peut qu’être frappé par le don d’observation d’Antonioni de l’anglicité, au-delà même du Swinging London auquel on associe souvent son film.

Certes, il y a bien l’attitude surexcitée du photographe de mode (inspiré de David Bailey), le défilé des fringues et des mannequins (avec l’apparition de Jane Birkin), le concert chaotique dans un club des Yardbirds, avec Jeff Beck qui détruit sa guitare. Mais le film, plutôt excentré et silencieux, se réduit presque à deux lieux : le studio du photographe et ce parc désert où il traîne un jour par hasard, prend de loin un couple qui flirte et découvre après coup, à travers tirages et agrandissements successifs, qu’un crime a peut-être été commis.

Énigme avec multiplication d’indices, le film est une réflexion captivante sur la réalité et l’apparence, la vérité qui nous échappe toujours, le voyeurisme et la part vampirique de la création artistique. À ce titre, le photographe cynique en jean blanc et boots incarné par le formidable David Hemmings n’est guère sympathique — c’est un mufle égocentrique, comme le sont souvent les hommes chez Antonioni —, mais ses déboires tendent à le bonifier un peu. Blow-Up (qui signifie à la fois « agrandir », « révéler », « exploser ») reste un grand film conceptuel sur l’opacité du réel et le mystère de l’existence, dont l’image photographique, la peinture (aussi évoquée ici) et le cinéma ne font que refléter la surface.

| Film de Michelangelo Antonioni (Italie/GB, 1966) | Scénario : M. Antonioni, Tonino Guerra, d’après Julio Cortázar | 110 mn. VO | Avec David Hemmings (Thomas), Vanessa Redgrave (Jane), Sarah Miles (Patricia), Peter Bowles (Ron).
BLOW UP, Michelangelo Antonioni 1966, David Hemmings, Vanessa Redgrave, Sarah Miles, Peter Bowles (thriller sentimental)@@@ (E)
Dans un parc de Londres, un jeune photographe surprend ce qu'il croit être un couple d'amoureux. Il découvre sur la pellicule une main tenant un revolver et un corps allongé dans les buisssons...

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es ...

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BODYGUARD, Mick Jackson 1992,Kevin Costner, Whitney Houston (drame sentimental)@@@


Frank Farmer, ancien agent des services secrets, est un garde du corps émérite qui a mis ses talents à la disposition de deux présidents et de nombreux financiers et politiciens de réputation internationale. Un jour, l'impresario Bill Devaney lui propose un contrat avantageux pour assurer la protection de sa cliente Rachel, comédienne et chanteuse en pleine ascension, menacée par un fan inconnu.

TELERAMA
ma gauche, le garde du corps, Kevin Costner, à ma droite, le « corps » ­ au demeurant bien joli ­, Whitney Houston. Ils forment un très beau couple. Elle est chanteuse et reçoit des lettres de menaces. Du coup, une scène de sa vie quotidienne, où ses fans agglutinés tentent de lui manifester leur amour, devient un véritable cauchemar.
À part ce moment formidable, Bodyguard est filmé avec efficacité mais sans surprise. Écrit il y a vingt ans pour Steve McQueen par Lawrence Kasdan (scénariste de L'Empire contre- attaque, Les Aventuriers de l'arche perdue et Le Retour du Jedi et réalisateur des Copains d'abord et de Grand Canyon), c'est une gentille bluette au goût suranné.


BODYGUARD, Mick Jackson 1992,Kevin Costner, Whitney Houston (drame sentimental)@@@ (E)
Frank Farmer, ancien agent des services secrets, est un garde du corps émérite qui a mis ses talents à la disposition de deux présidents et de nombreux financiers et politiciens de réputation international ...

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BOEING BOEING, John Rich 1965, Tony Curtis, Jerry Lewis, Dany Saval (comique)@@


Bernard est un jeune séducteur qui partage sa vie avec trois hôtesses de l'air. Grâce aux différents horaires des jeunes femmes, il gère facilement ses trois relations. Jusqu'au jour où ses maîtresses découvrent la vérité et décident de se venger.

TELERAMA
Bernard est un séducteur invétéré. Il a trois maîtresses, respectivement française, anglaise et allemande, toutes hôtesses de l'air. Il a organisé son emploi du temps en fonction des horaires de vol des trois femmes, les recevant tour à tour dans sa garçonnière. Survient Robert, un ami de Bernard, qui lui demande de l'héberger quelque temps. La situation se corse encore quand les horaires de ces dames sont modifiés. Le don Juan ne sait plus où donner de la tête et jongle avec les rendez-vous. Les portes claquent dans tous les sens et l'inévitable se produit. Comme dans un mauvais rêve, Bernard tente de sauver les apparences. Sa vie est devenue un enfer...
BOEING BOEING, John Rich 1965, Tony Curtis, Jerry Lewis, Dany Saval (comique)@@ (E)
Bernard est un jeune séducteur qui partage sa vie avec trois hôtesses de l'air. Grâce aux différents horaires des jeunes femmes, il gère facilement ses trois relations. Jusqu'au jour où ses maît ...

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BOLERO, Anne Fontaine 2024, Raphaël Personnaz, Doria Tillier. Emmanuelle Devos (musical bio)@@


En 1928, à Paris. Alors que la ville vit au rythme des Années folles, Maurice Ravel, illustre compositeur usé par les hauts et les bas d'une carrière en dents de scie, est sollicité par Ida Rubinstein, une danseuse célèbre qui souhaite lui commander la musique de son prochain ballet. Tétanisé par la pression, Ravel tente de trouver l'inspiration en feuilletant les pages de sa vie, entre les échecs de ses débuts, les conséquences de la Première Guerre mondiale, ou encore sa relation compliquée avec Misia Sert, sa muse. En se plongeant au plus profond de son être, l'artiste ignore qu'il s'apprête à créer une oeuvre intemporelle...

TELERAMA
Des tourments du compositeur Ravel à la création de son fameux “hit”, ce biopic maladroit se perd, malgré les efforts de Jeanne Balibar et Raphaël Personnaz.

Le Boléro est l’un des rares tubes de la musique classique. Un hit planétaire décliné à toutes les sauces (jazz, pop, mariachi…), rappelées de manière superfétatoire mais cocasse dans les images d’archives du générique. La réalisatrice Anne Fontaine entend raconter comment ce « tatatatac tatatactac tac poum » percutant est né, et elle brode autour de cette conception un portrait de son compositeur, le moderne Maurice Ravel (1875-1937). Une grande excentrique, Ida Rubinstein (Jeanne Balibar, l’actrice du film qui s’en sort le mieux), danseuse russe et chorégraphe, lui commande en 1928 une œuvre réclamant du « charnel et de l’envoûtant » pour un ballet qui sera représenté à l’Opéra Garnier. Ravel sèche : c’est un perfectionniste laborieux et ombrageux, souvent mécontent de lui. Il se torture longtemps les méninges, avant de trouver la clé lui ouvrant les dix-sept minutes de musique obsédantes qui firent sa gloire. Et son fardeau, car le musicien détestait ce Boléro.

Le pauvre doit donc se retourner dans sa tombe. On entend certes d’autres choses de lui (Pavane pour une infante défunte, Ma mère L’Oye…), mais la réalisatrice concourt à réduire Ravel à cette fameuse œuvre, maladroitement associée à divers sons, du réveil matinal à la rythmique fracassante des machines d’usine. Tout ce qui concerne sa création et son succès inspire à Anne Fontaine de fausses bonnes idées et constitue un piège à clichés dans lequel elle tombe souvent. Plus intéressants sont les traits qu’elle brosse de l’artiste solitaire, sans épouse ni enfants, à la fois sec et sensible. Une énigme fascinante, ascète et dandy tiré à quatre épingles, éternel petit garçon attaché à sa maman et vieillard précoce touché par une maladie neurodégénérative. Dans ce rôle de maigre milord peu mondain, enfermé à l’intérieur de lui-même, Raphaël Personnaz se défend comme il peut, en tentant de maintenir le cap de la réserve. Mais la mise en scène surchargée, pour ne pas dire rococo, a tendance à rendre vains tous ses efforts.
BOLERO, Anne Fontaine 2024, Raphaël Personnaz, Doria Tillier. Emmanuelle Devos (musical bio)@@ (E)
En 1928, à Paris. Alors que la ville vit au rythme des Années folles, Maurice Ravel, illustre compositeur usé par les hauts et les bas d'une carrière en dents de scie, est sollicité par Ida Rubinstein, une ...

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BON VOYAGE, Jean-Paul Rappeneau 2003, Isabelle Adjani, Gerard Depardieu, Virginie Ledoyen (histoire)@@


Juin 1940. Frédéric rêve de devenir écrivain. Accusé d'un crime qu'il n'a pas commis, il s'évade bientôt de prison avec l'aide d'un petit voyou qu'il suit jusqu'à Bordeaux. Le jeune homme devra choisir entre une célèbre actrice et une étudiante passionnée, entre les politiques et les voyous, entre l'insouciance et l'âge adulte.

TELERAMA
Une journée de juin 1940 : le petit monde de la politique et des arts fuit Paris pour Bordeaux. Jean-Paul Rappeneau orchestre avec brio et élégance les chassés-croisés amoureux et aventureux de ses personnages.
Juin 1940. Pendant quelques jours, le Tout-Paris politico-affairisto-mondain se déverse en vrac à Bordeaux. Un grand dadais séduisant y débarque, sur les traces d’une actrice célèbre qu’il a aimée quand elle était inconnue (Isabelle Adjani). Il croise bientôt une jolie étudiante qui va faire dévier sa trajectoire. Plus un minis­tre opportuniste, un petit voyou en ­cavale et quelques autres spécimens d’humanité plus ou moins recommandables.

L’action passe, ici, par une arborescence d’aventures incessantes où chacun court après quelque chose ou quelqu’un. Pas de répit. Rappeneau bat et rebat les cartes de son jeu avec virtuosité. Le rythme, qui est tout pour ce cinéaste perfectionniste, crée l’urgence. C’est le charme de cette fresque en mouvement où, sur le ton de la comédie, des choses graves sont dites sur la débâcle des esprits.
BON VOYAGE, Jean-Paul Rappeneau 2003, Isabelle Adjani, Gerard Depardieu, Virginie Ledoyen (histoire)@@ (E)
Juin 1940. Frédéric rêve de devenir écrivain. Accusé d'un crime qu'il n'a pas commis, il s'évade bientôt de prison avec l'aide d'un petit voyou qu'il suit jusqu'à Bordeaux. Le jeune homm ...

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BONJOUR, Yasujirô Ozu 1959, Keiji Sada, Yoshiko Kuga (societe)@@


Minoru et Isamu vivent avec leurs parents dans la banlieue de Tokyo. En rentrant de l'école, ils aiment à s'arrêter chez un voisin qui a la télévision pour regarder des matches de sumo. Leurs parents, mécontents, leur interdisent d'y retourner. Pour protester, Minoru et Isamu entament une grève de la parole, qui va provoquer par ricochet de nombreuses incompréhensions parmi les voisins.

TELERAMA
Dans un lotissement de la banlieue de Tokyo. Minoru et Isamu, deux frères, réclament à leur père, Keitaro, un téléviseur. Ils jalousent leurs voisins qui sont les seuls à posséder un poste dans le quartier. Leur père ne cède pas et pour mettre un terme à cette discussion, leur ordonne fermement de se taire. Prenant au mot l'injonction de Keitaro, les deux jeunes garçons décident de ne plus parler à quiconque. Ils ne répondent donc plus aux salutations de leurs voisines, qui ne manquent pas de se sentir offensées. Les médisances gagnent le quartier et jettent le trouble dans les relations entretenues par la famille de Keitaro avec le voisinage...
BONJOUR, Yasujirô Ozu 1959, Keiji Sada, Yoshiko Kuga (societe)@@ (E)
Minoru et Isamu vivent avec leurs parents dans la banlieue de Tokyo. En rentrant de l'école, ils aiment à s'arrêter chez un voisin qui a la télévision pour regarder des matches de sumo. Leurs parents, m&eac ...

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BONNARD, Pierre et Marthe 2024, Cécile de France, Vincent Macaigne, Stacy Martin, Anouk Grinberg, André Marcon (biopic)@@


Le peintre français Pierre Bonnard ne serait pas le peintre que tout le monde connaît sans l'énigmatique Marthe. En effet, celui que son pays natal surnommait le "peintre du bonheur" a fait le portrait de son épouse, une aristocrate autoproclamée, dans plus d'un tiers de ses tableaux.

TELERAMA
Une femme autant éclairée que délaissée par son homme : Martin Provost, réalisateur de “Séraphine”, souligne la force de vie qui a fait naître la formidable peinture des Bonnard.

Un élan admiratif traverse ce film qui s’ouvre, en 1893, sur les premiers traits de crayon graciles qu’inspire au (1867-1947) une inconnue rencontrée dans la rue qui deviendra sa femme, Marthe Bonnard (1869-1942). De l’immobilité de la séance de pose, jaillit un mouvement qui rapproche les corps, les lance dans une course vers le plaisir, la joie, la beauté. Et les fait entrer dans la ronde de la vie d’artiste, à cette époque miraculeuse où, depuis Giverny, Claude Monet pouvait descendre la Seine en barque jusqu’à Vernon pour déjeuner sous les arbres, chez les Bonnard.

Dans de très belles lumières du chef-opérateur Guillaume Schiffman et avec un duo Cécile de France-Vincent Macaigne qui s’empare passionnément de ce couple célèbre, le réalisateur de (2008) recrée un enchantement amoureux et pictural. Au lieu de se plier à l’exercice d’une traditionnelle biographie filmée, il nous invite à entrer dans la force de vie qui a fait naître une des œuvres les plus impressionnantes de l’histoire de la peinture.

En cherchant cette vérité, c’est l’ombre que trouve Martin Provost. Le mystère d’un couple où la femme fut tout autant éclairée qu’éclipsée par un homme qui ne cessa jamais de l’aimer mais refusa de lui être fidèle, de lui donner un enfant et, pendant longtemps, de l’épouser. Aux côtés de Pierre Bonnard, Marthe ne trouva de place qu’en acceptant d’en changer sans cesse. Elle fut la muse, l’idole, l’amante délaissée, l’intendante préposée aux préoccupations pratiques, l’âme sœur aussi, lorsqu’elle osa peindre ses propres tableaux et s’affirmer sur le terrain du maître.
BONNARD, Pierre et Marthe 2024, Cécile de France, Vincent Macaigne, Stacy Martin, Anouk Grinberg, André Marcon (biopic)@@ (E)
Le peintre français Pierre Bonnard ne serait pas le peintre que tout le monde connaît sans l'énigmatique Marthe. En effet, celui que son pays natal surnommait le "peintre du bonheur" a fait le portrait de son & ...

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BONNE MERE, Hafsia Herzi 2021, Halima Benhamed, Sabrina Benhamed (societe)@@


Nora, la cinquantaine, femme de ménage, veille sur sa famille dans une cité des quartiers nord de Marseille. Après une longue période de chômage, un soir de mauvaise inspiration, son fils aîné Ellyes s'est fourvoyé dans le braquage d'une station-service. Incarcéré depuis plusieurs mois, il attend son procès avec un mélange d'espoir et d'inquiétude. Nora fait tout pour lui rendre cette attente la moins insupportable possible.

TELERAMA
Deux ans après “Tu mérites un amour”, Hafsia Herzi repasse derrière la caméra avec ce film, balisé mais attachant, sur une mère courage marseillaise. Le regard est vif et tendre et le propos, généreux.
Ça va », « ça va aller »… Nora, femme de ménage ne ménageant pas sa peine, n’a que ces mots-là à la bou­che. Pas le choix : si elle tombe, qui va s’occuper des siens ? Le fils aîné, en prison, attend son procès pour braquage, la grande fille sans emploi a fait un bébé toute seule, sans compter l’ado romantique, encore au lycée… Au hit-parade des mères courageuses, l’héroïne de Bonne Mère – joli titre poly­sémique pour un film situé à Marseille – peut briguer la première place.

C’est à la fois la force et la faiblesse du deuxième long métrage de Hafsia Herzi, deux ans après ses débuts remarqués avec Tu mérites un amour. Sa force, parce qu’elle pose sur Nora un regard d’une tendresse absolue et communicative – la jeune réalisatrice, élevée par une maman solo, mijotait cet hommage depuis longtemps – et trouve le moyen de raconter son quotidien harassant sans le priver de lumière, d’humour, d’étincelles de vie. Et sa faiblesse, parce qu’on a l’impression d’avoir déjà vu, ailleurs, souvent, ce personnage de mater dolorosa sacrificielle, forcément digne et taiseuse.
BONNE MERE, Hafsia Herzi 2021, Halima Benhamed, Sabrina Benhamed (societe)@@ (E)
Nora, la cinquantaine, femme de ménage, veille sur sa famille dans une cité des quartiers nord de Marseille. Après une longue période de chômage, un soir de mauvaise inspiration, son fils aîné ...

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BONNIE AND CLYDE, Arthur Penn 1967, Warren Beatty, Faye Dunaway (thriller)@@@


Etats-Unis, les années 1930. C'est la Grande Dépression, suite au krach boursier de 1929. Un couple d'amants criminels, Bonnie Parker et Clyde Barrow, sillone le pays en braquant des banques. Bientôt, l'Amérique ne parle plus que de ces hors-la-loi inexpérimentés. Certains les admirent. D'autres sont horrifiés. Quoiqu'il en soit, poursuivis par la police, ils devront bientôt faire face à leur destin...

TELERAMA
Une jolie serveuse suit un mauvais garçon. La carrière du gang Barrow est prétexte à une tragi-comédie sanglante dans l’Amérique des années 1930. Un polar mythique d’Arthur Penn.

Une jeune serveuse suit un mauvais garçon pour l’exécution d’un hold-up minable. De fil en aiguille, c’est-à-dire de larcins en meurtres, rejoints par quelques amis, ils forment le gang Barrow, poursuivi par toutes les polices d’Amérique.

Le script avait été écrit pour François Truffaut. Arthur Penn en tira une œuvre légendaire qui mélange les genres avec un bonheur constant et s’appuie sur deux interprètes en passe de devenir des stars. La carrière fulgurante du gang Barrow est prétexte à une tragi-comédie sanglante et hétéro­gène, où Penn, sur des rythmes jazzy, reconstitue les États-Unis des années 1930 à coups de fausses actualités et d’intermèdes burlesques. Le crépitement des mitraillettes et les corps criblés de balles peuvent déranger : en son temps, le film fit polé­mique. Pourtant, il ne fait ­jamais l’apologie de la violence, évoquant sans fausse pudeur la place des armes à feu dans la société américaine.
BONNIE AND CLYDE, Arthur Penn 1967, Warren Beatty, Faye Dunaway (thriller)@@@ (E)
Etats-Unis, les années 1930. C'est la Grande Dépression, suite au krach boursier de 1929. Un couple d'amants criminels, Bonnie Parker et Clyde Barrow, sillone le pays en braquant des banques. Bientôt, l'Amérique n ...

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BONNIE AND CLYDE, Bruce Beresford 2013, Emile Hirsch, Holliday Grainger (thriller)(serie tv)@@


La vie de Bonnie & Clyde débute à leur rencontre et se termine à la mort de ceux-ci dans l'embuscade montée par l'ancien ranger Frank Hamer.

TELERAMA
ce Bonnie & Clyde ne fera pas d’ombre au film d’Arthur Penn avec Warren Beatty et Faye Dunaway. Emile Hirsch et la méconnue Holliday Grainger (qui a remplacé Miley Cyrus, sans doute pour le meilleur) s’en sortent pourtant très bien. Ils en font un peu trop dans le registre tragiquement héroïque, comme s’ils connaissaient depuis le début le destin qui leur sera réservé, mais ils jouent juste. Côté seconds rôles, Holly Hunter campe la mère de Bonnie en exagérant l’accent texan et William Hurt se glisse dans la peau de Frank Hamer – il apparaît à peine dans cette première partie de 90 minutes.

Bonnie & Clyde force ses élans romanesques, et insiste maladroitement sur la dimension poétique de la virée criminelle. Elle a en revanche le bon goût d’insuffler une pointe d’humour à son récit, en soulignant notamment l’amateurisme des deux tourtereaux, qui s’attaquent à des banques vides, dépression oblige. Sa réalisation profite avantageusement des paysages texans, mais s’égare régulièrement dans des « visions » vaguement prophétiques – Clyde rêve de ses futurs crimes – ou franchement sirupeuses – Bonnie se fantasme en danseuse et en comédienne à succès. Voix-off inutile de Clyde et ralentis intempestifs nuisent davantage encore à cette fiction pas désagréable, un peu longuette – 90 minutes auraient peut-être suffi – qui se laisse surtout regarder pour ses comédiens, en cette fin d’année pauvre en nouveautés.
BONNIE AND CLYDE, Bruce Beresford 2013, Emile Hirsch, Holliday Grainger (thriller)(serie tv)@@ (E)
La vie de Bonnie & Clyde débute à leur rencontre et se termine à la mort de ceux-ci dans l'embuscade montée par l'ancien ranger Frank Hamer.

TELERAMA
ce Bonnie & Clyde ne fera pas d’omb ...

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BONS BAISERS DE GRECE, Felix Dunnemann 2008 (comedie sentimentale)@@


Vanessa est heureuse d'accepter la demande en mariage de Tim, mais décline sa proposition de voyage à Santorin, en Grèce, en raison de sa phobie de l'avion. Deux jours plus tard, Tim rompt leurs fiançailles sans explications. Vanessa surmonte sa peur et s'envole pour l'île grecque, où elle retrouve son compagnon en charmante compagnie. Pour le piéger, elle fait appel à Janis, qui se trouvait dans le même vol qu'elle.

TELERAMA
BONS BAISERS DE GRECE, Felix Dunnemann 2008 (comedie sentimentale)@@ (E)
Vanessa est heureuse d'accepter la demande en mariage de Tim, mais décline sa proposition de voyage à Santorin, en Grèce, en raison de sa phobie de l'avion. Deux jours plus tard, Tim rompt leurs fiançailles sans ...

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BONS BAISERS DE RUSSIE, Ian Fleming 1957, Sean Connery in James Bond (aventure)@@


L'agent 007 lutte contre une organisation criminelle secrète connue sous le nom de SPECTRE. Les Russes Rosa Klebb et Kronsteen cherchent à s'emparer d'un appareil de décodage connu sous le nom de Lektor, en utilisant la ravissante Tatiana pour attirer Bond à leur secours.

TELERAMA:
C’est la deuxième aventure de James Bond à l’écran, et sans aucun doute l’une des plus réussies de la saga. Il faut se replacer dans le contexte de l’époque. Quelques années plus tôt, la Couronne britannique vient de nommer ses traîtres : Burgess, Philby, Maclean, espions à la solde de l’URSS. Et, en été 1963 — l’année même du film —, éclate l’affaire Profumo : on surprend un ministre anglais partageant une maîtresse avec un attaché naval soviétique ! Il faut bien un 007 pour remettre de l’ordre dans la pagaille de la guerre froide… Voilà pourquoi le film gagne sur tous les tableaux : il est spectaculaire à souhait, avec de l’action, des gadgets et des minettes (la blonde Daniela Bianchi et la brune Martine Beswick), mais l’intrigue gagne aussi en complexité, montrant sans détour le jeu des manipulations et des trahisons. Sean Connery, plus mûr, a en face de lui des méchants costauds. On connaît l’adage : meilleur est le méchant, meilleur est le film. Ici, Robert Shaw, en tueur oxygéné, et Lotte Lenya mettent l’Orient-Express sens dessus dessous…
BONS BAISERS DE RUSSIE, Ian Fleming 1957, Sean Connery in James Bond (aventure)@@ (E)
L'agent 007 lutte contre une organisation criminelle secrète connue sous le nom de SPECTRE. Les Russes Rosa Klebb et Kronsteen cherchent à s'emparer d'un appareil de décodage connu sous le nom de Lektor, en utilisant la ...

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BONS BAISERS DE RUSSIE


L'agent 007 lutte contre une organisation criminelle secrète connue sous le nom de SPECTRE. Les Russes Rosa Klebb et Kronsteen cherchent à s'emparer d'un appareil de décodage connu sous le nom de Lektor, en utilisant la ravissante Tatiana pour attirer Bond à leur secours.

TELERAMA
C’est la deuxième aventure de James Bond à l’écran, et sans aucun doute l’une des plus réussies de la saga. Il faut se replacer dans le contexte de l’époque. Quelques années plus tôt, la Couronne britannique vient de nommer ses traîtres : Burgess, Philby, Maclean, espions à la solde de l’URSS. Et, en été 1963 — l’année même du film —, éclate l’affaire Profumo : on surprend un ministre anglais partageant une maîtresse avec un attaché naval soviétique ! Il faut bien un 007 pour remettre de l’ordre dans la pagaille de la guerre froide… Voilà pourquoi le film gagne sur tous les tableaux : il est spectaculaire à souhait, avec de l’action, des gadgets et des minettes (la blonde Daniela Bianchi et la brune Martine Beswick), mais l’intrigue gagne aussi en complexité, montrant sans détour le jeu des manipulations et des trahisons. Sean Connery, plus mûr, a en face de lui des méchants costauds. On connaît l’adage : meilleur est le méchant, meilleur est le film. Ici, Robert Shaw, en tueur oxygéné, et Lotte Lenya mettent l’Orient-Express sens dessus dessous…
BONS BAISERS DE RUSSIE (E)
L'agent 007 lutte contre une organisation criminelle secrète connue sous le nom de SPECTRE. Les Russes Rosa Klebb et Kronsteen cherchent à s'emparer d'un appareil de décodage connu sous le nom de Lektor, en utilisant la ...

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BOOMERANG, Reginald Hudlin 1992, Geoffrey Holder, Eddie Murphy


Marcus Graham est un séducteur à qui aucune femme ne semble résister. Aucune mise à part Jacqueline, son nouveau chef, et qui semble désespérément indifférente à ses charmes de Don Juan. Cependant, lorsque Marcus, en désespoir de cause, va se consoler auprès d'Angela, Jacqueline décide de le récupérer.

TELERAMA
Beau, jeune et séduisant, Marcus Graham n'a qu'un credo : tant qu'il n'aura pas trouvé l'âme soeur, il n'accordera pas plus d'une nuit à chacune de ses nombreuses conquêtes. Il poursuit ses recherches avec une constance qui lui attire l'admiration jalouse de ses deux amis, Gerard et Tyler, jusqu'au jour où une restructuration dans l'entreprise de cosmétiques new-yorkaise qui l'emploie le dote d'un nouveau chef : la bouleversante Jacqueline, dont la beauté lui coupe le souffle. Las ! Tous les efforts de Marcus sont vains : la belle reste de marbre. Marcus connaît alors les affres de la dépression. Un soir, pourtant, Jacqueline consent à ses avances, mais ne lui accorde qu'une seule nuit...
BOOMERANG, Reginald Hudlin 1992, Geoffrey Holder, Eddie Murphy (E)
Marcus Graham est un séducteur à qui aucune femme ne semble résister. Aucune mise à part Jacqueline, son nouveau chef, et qui semble désespérément indifférente à ses charmes de ...

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BOPHA, Morgan Freeman 1993, Danny Glover, Malcolm McDowell (societe afrique du sud)


En 1980, l'Afrique du Sud vit sous le régime de l'Apartheid. Le sergent de police Micah Mangena a toujours été très respectueux de la loi et de l'ordre, fidèle à ses supérieurs blancs. Cependant son fils, comme la plupart des lycéens, aspire à de profonds changements. Micah est cependant persuadé que sa communauté restera à l'écart des troubles qui éclatent déjà dans les autres ghettos mais la révolte gronde.

TELERAMA
1980. L'Afrique du Sud vit sous le régime de l'Apartheid. Le sergent de police Micah Mangena a toujours été très respectueux de la loi et de l'ordre, fidèle à ses supérieurs blancs. Mais son fils, comme la plupart des lycéens, aspire à de profonds changements. Micah est cependant persuadé que sa communauté restera à l'écart des troubles qui éclatent déjà dans les autres ghettos. La révolte gronde. Les lycéens s'élèvent contre l'obligation de parler afrikaan à l'école et Rosie, l'épouse de Micah, est victime de l'ostracisme de ses voisins. Elle supplie Micah de démissionner de ses fonctions...
BOPHA, Morgan Freeman 1993, Danny Glover, Malcolm McDowell (societe afrique du sud) (E)
En 1980, l'Afrique du Sud vit sous le régime de l'Apartheid. Le sergent de police Micah Mangena a toujours été très respectueux de la loi et de l'ordre, fidèle à ses supérieurs blancs. Cepend ...

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BORG McENROE, Janus Metz Pedersen 2017, Shia LaBeouf, Sverrir Gudnason, Stellan Skarsgård (sport)@@


Un film sur une des plus grandes icônes du monde, Björn Borg, et son principal rival, le jeune et talentueux John McEnroe, ainsi que sur leur duel légendaire durant le tournoi de Wimbledon de 1980. C'est l'histoire de 2 hommes qui ont changé la face du tennis et sont entrés dans la légende, mais aussi du prix qu'ils ont eu à payer.

TELERAMA
Finale de Wimbledon en 1980. La mise en scène des matchs de tennis est, hélas, le point faible de ce biopic solidement interprété.
Par le niveau exceptionnel des échanges et, surtout, par son intensité dramatique, la finale de Wimbledon en 1980 entre Björn Borg et John McEnroe est considérée comme l’un des plus beaux matchs de l’histoire du tennis. La rencontre mythique, censée être l’apothéose de ce biopic, est malheureusement mise en scène comme un combat de boxe, avec des effets clippesques de très mauvais goût.

Le film convainc davantage quand il sort du court, et s’immisce dans la vie familiale tourmentée des deux ­légendes. On découvre que Borg (très bien interprété par l’Islandais Sverrir Gudnason, sosie troublant du champion suédois) cachait sous son apparence glaciale un tempérament volcanique. Et si Shia LaBeouf ne ressemble pas du tout à McEnroe, il restitue parfaitement le côté chien fou du génial gaucher, aussi énervant qu’attachant.
BORG McENROE, Janus Metz Pedersen 2017, Shia LaBeouf, Sverrir Gudnason, Stellan Skarsgård (sport)@@ (E)
Un film sur une des plus grandes icônes du monde, Björn Borg, et son principal rival, le jeune et talentueux John McEnroe, ainsi que sur leur duel légendaire durant le tournoi de Wimbledon de 1980. C'est l'histoire de 2 ho ...

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BORGEN, une femme au pouvoir, Adam Price 2010, Sidse Babett Knudsen, (serie tv)@@


Cheffe du Parti centriste au caractère bien trempé, Birgitte Nyborg devient contre toute attente Première ministre[9]. Mais une fois à la tête du gouvernement, une question ne tarde pas à tarauder Birgitte Nyborg : jusqu’où peut-on aller pour garder le pouvoir ? Au fil des épisodes, Birgitte réalise que concilier vie privée et vie professionnelle ainsi que ses idéaux et les sacrifices politiques nécessaires n'est pas chose aisée, surtout lorsque l'on est Première ministre.
Borgen (« le Château ») est le surnom que les Danois donnent au siège du Parlement et aux bureaux du Premier ministre, situés au château de Christiansborg à Copenhague.

BORGEN, une femme au pouvoir, Adam Price 2010, Sidse Babett Knudsen, (serie tv)@@ (E)
Cheffe du Parti centriste au caractère bien trempé, Birgitte Nyborg devient contre toute attente Première ministre[9]. Mais une fois à la tête du gouvernement, une question ne tarde pas à tarauder Bi ...

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BOUGE, Jérôme Cornuau 1997, Ambre Boukebza, Ophélie Winter, Bernard Le Coq, Léa Drucker, Élisabeth Depardieu (musical)@@


Alice vient de découvrir que son père n'est autre qu'un grand ponte du show-biz à Paris. Elle décide illico de quitter sa province pour enfin rencontrer son géniteur. Producteur de musique, celui-ci recherche des danseuses pour un clip. Alice réussit à s'introduire sur le plateau du casting, mais elle essuie un refus après un essai jugé peu concluant, malgré les encouragements d'Ophélie Winter. De cours de danse en leçons de chant, Alice décide d'enregistrer un disque, bien que sa voix ne soit guère mélodieuse. Elle rencontre un garçon dans un squat, qui est danseur, mais aussi éboueur. Tous deux projettent de s'introduire sur le plateau télé de "Dance Machine", pendant un enregistrement, pour y retrouver Ophélie..

ALLOCINE
Des notes bien trop sévères pour ce très sympathique film de série B qui tourne autour de la production musicale et des Dance Machine. C'est un retour en plein dans les années 90, c'est frais, vivant. On ressent comme une atmosphère de liberté. L'histoire est centrée sur une jeune femme qui monte à Paris dans le but de rencontrer son père qu'elle n'a jamais connu, et qui est un grand nom de l'industrie musicale. Ophélie Winter fait ...
BOUGE, Jérôme Cornuau 1997, Ambre Boukebza, Ophélie Winter, Bernard Le Coq, Léa Drucker, Élisabeth Depardieu (musical)@@ (E)
Alice vient de découvrir que son père n'est autre qu'un grand ponte du show-biz à Paris. Elle décide illico de quitter sa province pour enfin rencontrer son géniteur. Producteur de musique, celui-ci recher ...

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BOULEVARD DU RHUM, Robert Enrico 1971, Lino Ventura, Brigitte Bardot (comique)@


Pendant Prohibition, Cornelius van Zeelinga est un des plus gros trafiquants d'alcool de la côte Ouest américaine. Mais ce dernier est traqué par tous les gardes-côtes et policiers du continent, à tel point qu'il finit par fuir au Mexique. Sur place, sans argent ni cargaison à revendre, le truand essaye de se refaire mais son destin va être bouleversé par le tournage d'un film où joue la star Linda Larue.

TELERAMA
Un trafiquant d’alcool tombe amoureux d’une star du muet. Ça chante, ça roule des épaules et des hanches. Enrico filme la démarche chaloupée de Ventura et la blondeur sexy de Bardot.

1920, la prohibition. Cornelius, un marin dessalé, un rum runner, trafique de l'alcool de la Jamaïque pour la trop sobre Amérique. A la suite d'un assaut des garde-côtes, il se réfugie au Mexique et fait fortune en une nuit dans un « jeu de l'aveugle » - ou comment se faire canarder dans le noir par d'oisifs ivrognes pour un ­paquet de dollars. Quelques bagarres plus tard, il entre par hasard dans un cinéma, où, sur l'écran, Linda Larue bat des cils, à moitié nue. Le baroudeur des mers chavire pour la star du muet. Un jour, sur une plage, elle est là, ­devant lui, en chair et en os. Ils ne sont pas au bout de leurs aventures amoureuses, facétieuses et maritimes...

Un couple rêvé dans un hommage rocambolesque et exotique au cinéma muet, Robert Enrico a tout en main pour nous enivrer de plaisir. On enrage qu'il n'y parvienne que par intermittence. Car s'il nous abreuve de la virilité bouffonne de Lino et si BB et Guy Marchand jouent parfaitement leur partition, Enrico a beau faire, il n'est pas Philippe de Broca. C'est si difficile, la fantaisie au long cours...

La Prohibition a jeté les Etats-Unis dans un trafic effréné d'alcools de toutes qualités. Cornelius Van Zeelinga s'éveille, la bouche pâteuse, sur une plage jonchée de bouteilles de rhum. Les sirènes de la police titillent son oreille fatiguée. Tout à fait remis, Cornelius vole une voiture et s'enfuit au Mexique. Six mois plus tard, devenu riche grâce à d'obscurs trafics éthyliques, il revient à la Jamaïque à bord de la "Dame de coeur" et, par hasard, entre dans un cinéma où il découvre sur l'écran la star Linda Larue. Le sort en est jeté. Il aime Linda et, dès lors, hante toutes les salles obscures, à la recherche des images de son idole. La chance lui sourit lorsque la vraie Linda lui apparaît sur une plage...
BOULEVARD DU RHUM, Robert Enrico 1971, Lino Ventura, Brigitte Bardot (comique)@ (E)
Pendant Prohibition, Cornelius van Zeelinga est un des plus gros trafiquants d'alcool de la côte Ouest américaine. Mais ce dernier est traqué par tous les gardes-côtes et policiers du continent, à tel point ...

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BOUTCHOU, Adrien Piquet-Gauthier 2019, Carole Bouquet, Gérard Darmon (societe comique)@


Paul et Virginie viennent d'avoir un petit garçon. Heureux de découvrir leur nouvelle vie de jeunes parents, ils n'imaginaient pas que leur Boutchou allait devenir l'enjeu d'une lutte sans merci entre les grands-parents.

TELERAMA
Provoquer l’empathie pour des personnages désagréables est décidément un art perdu dans la comédie française. Standardisation des gags jusqu’au ridicule.

Àpeine né, Boutchou est l’objet d’une lutte d’influences mesquine entre ses quatre grands-parents, pour remplir à nouveau leur nid, vide depuis longtemps. Les deux parents, quant à eux, comptent les points. Provoquer l’empathie pour des personnages désagréables est décidément un art perdu dans la comédie française. La faute à une standardisation des gags jusqu’au ridicule. Carole Bouquet oscille entre délicatesse et brutalité, et Gérard Darmon a l’œil qui frise, comme d’habitude. Quant à Boutchou, entre deux borborygmes, il paraît se demander : « Mais pourquoi ? »
BOUTCHOU, Adrien Piquet-Gauthier 2019, Carole Bouquet, Gérard Darmon (societe comique)@ (E)
Paul et Virginie viennent d'avoir un petit garçon. Heureux de découvrir leur nouvelle vie de jeunes parents, ils n'imaginaient pas que leur Boutchou allait devenir l'enjeu d'une lutte sans merci entre les grands-parents.
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BOWLING, Marie-Castille Mention-Schaar 2012, Catherine Frot, Mathilde Seigner societe femmes)@


Carhaix, en plein coeur de la Bretagne. Trois amies : Mathilde, sage-femme, Firmine, puéricultrice, et Louise, propriétaire du bowling, vivent paisiblement. La ville est dotée d'un petit hôpital tranquille et d'une maternité. Un jour débarque Catherine, DRH, envoyée pour restructurer l'établissement, une opération qui devrait passer par la fermeture de la maternité, pas assez rentable. Au bowling, Catherine se lie avec ces trois amies.

TELERAMA
Quatre copines accros au bowling se battent pour sauver le service maternité d’un hôpital breton. Hélas ! la défense du service public se dilue dans la guimauve…

Chouette, c’est l’été : qui veut faire un bowling avec Mathilde Seigner, un petit strike en compagnie de Catherine Frot ou de Firmine Richard ? Pas vous ? Elles sont tellement sympas, pourtant, ces filles qui aiment les quilles. La preuve, entre deux compétitions, elles ont même le temps de se battre pour sauver leur lieu de travail, une maternité menacée de fermeture. C’est une vraie comédie à la gloire du service public. Dommage que ledit message politique se dilue dans la guimauve : le film se passe en Bretagne centre, région reconvertie pour l’occasion en capitale mondiale des bons sentiments.
BOWLING, Marie-Castille Mention-Schaar 2012, Catherine Frot, Mathilde Seigner societe femmes)@ (E)
Carhaix, en plein coeur de la Bretagne. Trois amies : Mathilde, sage-femme, Firmine, puéricultrice, et Louise, propriétaire du bowling, vivent paisiblement. La ville est dotée d'un petit hôpital tranquille et d'un ...

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BOYHOOD, Richard Linklater 2014@@


Mason, six ans, vit dans la banlieue d'Austin avec sa mère, Olivia, et sa soeur aînée, Samantha. Son compagnon parti, Olivia décide de reprendre sa vie en main et de s'installer à Houston où habite sa mère afin de suivre des études. C'est alors que celui-ci réapparaît. Cependant, Olivia a tourné la page et craqué pour l'un de ses professeurs. Mason verra son père, dont il se sent très proche, un week-end sur deux. Les années passent.

TELERAMA:
Montrer le passage des années sur les visages : un défi sur lequel butent une majorité de biopics et de fresques romanesques, malgré les progrès du maquillage et des retouches numériques. Richard Linklater, lui, a mis en œuvre une solution simple, quoique chronophage. Elle consiste à filmer les mêmes acteurs pendant douze ans. Boyhood est le résultat de cette expérience, la saga d’une famille d’Américains, au Texas, depuis le début des années 2000.
C’est bien une fiction, avec un scénario et deux vedettes, Patricia Arquette et Ethan Hawke. Mais le principe d’incertitude qui a régi le tournage, d’une année à l’autre, a induit un thème majeur : comment les enfants grandissent-ils ? Le petit dernier a 6 ans au début, 18 ans au bout de deux heures quarante. La possibilité d’assister à une telle transformation relève du prodige.
Le cinéaste brode, pour le reste, sur les événements « ordinaires » qui jalonnent une jeunesse, déménagements, remariages des parents, entrée au lycée puis à l’université… Parfois, ce presque rien est encore trop : le désenchantement qui gagne les adultes paraît schématique, appuyé, martelé. Boyhood témoigne, en tout cas, d’une belle constance obsessionnelle chez son auteur. Il a bouclé, en deux décennies, une trilogie sur le même couple à des âges différents, de Before Sunrise à Before Midnight, avec Julie Delpy et Ethan Hawke. Le voilà officiellement grand laborantin du temps qui passe dans le cinéma américain —
BOYHOOD, Richard Linklater 2014@@ (E)
Mason, six ans, vit dans la banlieue d'Austin avec sa mère, Olivia, et sa soeur aînée, Samantha. Son compagnon parti, Olivia décide de reprendre sa vie en main et de s'installer à Houston où habite s ...

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BRAQUAGE A L ANCIENNE, Zach Braff 2017, Morgan Freeman, Michael Caine (policier)@@


Se retrouvant sur la paille, trois retraités s'improvisent braqueurs. Pour Willie, Joe et Al, trois amis octogénaires, la retraite, c'est du passé. Quand ils apprennent que leurs pensions sont parties en fumée, ils décident de passer à l'action. Bousculant tous leurs principes, ils tentent l'impensable: braquer la banque qui a englouti toutes leurs économies.

TELERAMA:
Dans ce remake d'un film de 1979 avec Lee Strasberg, l'Amérique ressemble à l'Angleterre de Ken Loach : comme si Daniel Blake reprenait du poil de la bête en commettant un hold-up avec deux copains dans la même mouise que lui. Le grand âge apporte un décalage savoureux aux préparatifs des braqueurs néophytes et aux scènes d'action, dont une fuite en caddie de supermarché...
Le sel de cette comédie sociale vient aussi de ses dialogues qui stigmatisent une Amérique de plus en plus ingrate avec sa classe ouvrière. Une délicieuse association de malfaiteurs. — Guillemette Odicino
BRAQUAGE A L ANCIENNE, Zach Braff 2017, Morgan Freeman, Michael Caine (policier)@@ (E)
Se retrouvant sur la paille, trois retraités s'improvisent braqueurs. Pour Willie, Joe et Al, trois amis octogénaires, la retraite, c'est du passé. Quand ils apprennent que leurs pensions sont parties en fumée, i ...

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BREAKDOWN POINT DE RUPTURE, Jonathan Mostow 1997, Kurt Russel, J. T. Walsh, Kathleen Quinlan (thriller road movie)@@


Jeff et Amy ont décidé de changer de vie et de tout plaquer pour aller s'installer en Californie, mais leur voiture tombe en panne, en plein désert. Par chance, un camionneur propose d'amener Amy au restaurant le plus proche pour chercher du secours.

TELERAMA
Ne pas tomber en panne dans l’Amérique profonde. Et ne pas laisser un routier sympa emmener votre femme. Film malin où l’angoisse naît de la parano du héros.

Un désert, un camion monstrueux et une bagnole agonisante avaient suffi au jeune Spielberg pour faire Duel, un modèle du film d’angoisse. On y pense forcément en voyant Breakdown. On serait même prêt à parier que Jeff (Kurt Russell, impec), la victime, y pense aussi, au début, quand la situation n’est pas encore alarmante et se limite à une prise de bec bizarre avec un conducteur teigneux dans une station-service. Puis Jeff et sa femme, Amy (Kathleen Quinlan), tombent en panne dans une région désertique. Un routier tout ce qu’il y a de sympa emmène la belle dame au bar le plus proche, afin qu’elle appelle une dépanneuse. Et puis plus rien : Amy a disparu dans la nature…

Dans cette histoire de dingue, Jeff est d’abord impuissant. La montée de la parano est habilement menée. Jeff tourne en rond dans un vaste nulle part où les rares habitants, louches ou non, paraissent engourdis, indifférents. Une fois les crapules identifiées, Breakdown passe la quatrième en misant sur l’action et les courses-poursuites. Pris pour cible, Jeff improvise : descente d’un torrent, stock car, etc.

Dans ce western contemporain, les décors ont de la gueule et les protagonistes se coulent bien dedans. Américains moyens, les méchants sont ordinaires et inquiétants pour ça. Sans héros ni effets spéciaux dévorants, Breakdown fout les chocottes en jouant de manière efficace et honnête la carte du réalisme. Ce serait dommage de s’en priver.
BREAKDOWN POINT DE RUPTURE, Jonathan Mostow 1997, Kurt Russel, J. T. Walsh, Kathleen Quinlan (thriller road movie)@@ (E)
Jeff et Amy ont décidé de changer de vie et de tout plaquer pour aller s'installer en Californie, mais leur voiture tombe en panne, en plein désert. Par chance, un camionneur propose d'amener Amy au restaurant le plus p ...

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BREAKING AND ENTERING (Par effraction), Anthony Minghella 2007, Jude Law, Juliette Binoche (thriller)@@


Will traverse une période difficile avec Liv, sa compagne. Il vient en plus d'installer son cabinet d'architecte paysagiste dans King's Cross, un quartier de Londres en pleine réhabilitation. Ses luxueux locaux attirent une bande du coin qui le cambriole à répétition. Excédé, Will finit par suivre l'un des jeunes voleurs jusque chez lui où le jeune homme, Miro, vit avec sa mère, Amira, une réfugiée bosniaque.

TELERAMA
Pour mettre fin aux vols dont son cabinet est victime, un architecte bobo (Jude Law) décide de mener lui-même l'enquête. Il suit l'un des voleurs et pénètre dans un monde insoupçonné, à quelques pâtés de maisons : celui d'une réfugiée bosniaque (Juliette Binoche), la mère du voleur, qui survit grâce à des travaux de couture...

Par effraction, denier long métrage d'Anthony Minghella, parle de la mixité urbaine, du télescopage entre deux univers qui se côtoient mais s'ignorent. Le jeune voleur est coupable, mais aussi victime : de l'histoire de son pays, de l'exclusion, de sa condition sociale qui lui interdit de devenir, lui aussi, architecte. Quant au héros, cette infortune lui ouvre des horizons. Anthony Minghella, l'auteur du Patient anglais, filme le déniaisage amoureux et social de son personnage avec ­subtilité. On regrette d'autant plus un ­dénouement un brin trop fleur bleue... — Juliette Bénabent
BREAKING AND ENTERING (Par effraction), Anthony Minghella 2007, Jude Law, Juliette Binoche (thriller)@@ (E)
Will traverse une période difficile avec Liv, sa compagne. Il vient en plus d'installer son cabinet d'architecte paysagiste dans King's Cross, un quartier de Londres en pleine réhabilitation. Ses luxueux locaux attirent une ba ...

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BREAKING SURFACE, Joachim Hedén 2020, Moa Gammel, Madeleine Martin (catastrophe)@


Chaque hiver, deux demi-soeurs, l'une Suédoise et l'autre Norvégienne, font une plongée dans les eaux glacées, au nord de la Norvège. Cette fois, un éboulement rocheux se produit et piège Tuva au fond de l'océan, par 30 mètres de profondeur. Seules, sans espoir d'une aide extérieure, les deux soeurs vont devoir se faire confiance...

TELERAMA
BREAKING SURFACE, Joachim Hedén 2020, Moa Gammel, Madeleine Martin (catastrophe)@ (E)
Chaque hiver, deux demi-soeurs, l'une Suédoise et l'autre Norvégienne, font une plongée dans les eaux glacées, au nord de la Norvège. Cette fois, un éboulement rocheux se produit et piège Tuv ...

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BREAKING THE WAVES, Lars Von Trier 1996, Emily Watson, Stellen Skarsgard


Au début des années 1970, une jeune fille naïve, Bess, qui vit dans une petite communauté sur la côte écossaise, tombe amoureuse de Jan, un homme mûr qui travaille sur une plate-forme pétrolière. Leur relation est passionnelle. Elle prie pour qu'il revienne, mais elle le retrouve paralysé après un accident de travail sur la plateforme, incapable de bouger et bien sûr d'avoir des relations sexuelles. Il ne veut pas qu'elle reste attachée à un homme paralysé, et souhaite qu'elle continue à vivre, à aimer, à être heureuse. Pour être sûr qu'elle puisse tomber amoureuse de quelqu'un d'autre, il lui demande de coucher avec d'autres hommes et de lui raconter les détails. Bess accepte et connaît des relations de plus en plus déviantes et dangereuses, constatant que la santé de Jan bénéficie de ses frasques et croyant agir selon la volonté de Dieu tout en se prostituant2.
Malgré l'hostilité de sa famille et le poids de la religion rigoriste de son village, elle tente de continuer à faire vivre cet amour, par procuration, aux limites de la perversité, jusqu'à un sacrifice ultime. Le carcan religieux qui l'entoure est inapte à la comprendre et à l'aider, et ajoute à l'humiliation qu'elle s'inflige. Jusqu'à sa propre mère qui la renie et la chasse de chez elle. L'anathème qu'elle subit dépasse même sa mort : son enterrement officiel par les hommes de l'église est placé sous le signe de la damnation. Lors de son immersion officieuse en mer, depuis la plateforme pétrolière, son mari qui a retrouvé l'usage de ses jambes et ses collègues entendent des cloches dans le ciel et le spectateur les voit. Elles célèbrent la catharsis de la victime sacrificielle et symbolisent l'arrivée de Bess au royaume des cieux

TELERAMA:
Breaking the waves décrit l'éveil d'une femme que le puritanisme a littéralement dépecée. Bess vit à fleur de peau. Les gestes de tous les jours deviennent tous sensuels, irrémédiablement liés à sa passion pour Jan. Emily Watson est inoubliable, avec ses regards par en dessous et ses fous rires intérieurs. En mouvement permanent, elle a toujours l'air de ressentir les choses pour la première fois. Est-ce cette renaissance perpétuelle qui rend le film si poignant, si vivace ?
BREAKING THE WAVES, Lars Von Trier 1996, Emily Watson, Stellen Skarsgard (E)
Au début des années 1970, une jeune fille naïve, Bess, qui vit dans une petite communauté sur la côte écossaise, tombe amoureuse de Jan, un homme mûr qui travaille sur une plate-forme pétr ...

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BRIGADE DU FLEUVE, Bénédicte Delmas 2024, Thomas Jouannet, Roxane Turmel (policier)@


La BFG-37 est une brigade de gendarmerie pas tout à fait comme les autres. Outre ses missions habituelles de Police Judiciaire, cette brigade fluviale composée de plongeurs émérites est la seule de la région à pouvoir mener des enquêtes aussi bien sur la terre ferme que sur et sous l'eau. Alors qu'ils découvrent le corps d'une jeune archéologue dans le coffre d'une voiture qui a sombré dans la Loire, l'enquête va les amener au Château de Chambord.
BRIGADE DU FLEUVE, Bénédicte Delmas 2024, Thomas Jouannet, Roxane Turmel (policier)@ (E)
La BFG-37 est une brigade de gendarmerie pas tout à fait comme les autres. Outre ses missions habituelles de Police Judiciaire, cette brigade fluviale composée de plongeurs émérites est la seule de la régi ...

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BRILANTISSIME, Michele Laroque 2018, Michele Laroque, Francoise Fabian, Gerard Darmon, Pascal Elbe


Angela pense avoir une vie idéale. Elle vit à Nice, dans un bel appartement, avec un beau mari et une charmante adolescente. Pourtant, le soir de Noël, sa fille la laisse pour rejoindre son petit copain, son mari la quitte et sa meilleure amie préfère prendre des somnifères plutôt que de passer la soirée avec elle.

TELERAMA
BRILANTISSIME, Michele Laroque 2018, Michele Laroque, Francoise Fabian, Gerard Darmon, Pascal Elbe (E)
Angela pense avoir une vie idéale. Elle vit à Nice, dans un bel appartement, avec un beau mari et une charmante adolescente. Pourtant, le soir de Noël, sa fille la laisse pour rejoindre son petit copain, son mari la quitt ...

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BRONX, Olivier Marchal 2020, Jean Reno, Gerard Lanvin


Dans les quartiers Nord de Marseille, une tuerie orchestrée par le clan Bastiani a lieu. Vronski, un flic de la brigade antigang et Costa, un chef de groupe de la BRB aux pratiques douteuses sont deux rivaux en charge de l'enquête. La situation dégénère lorsqu'un témoin-clé est assassiné durant sa garde à vue. En pleine guerre des gangs, Vronski et ses hommes, pour sauver leur peau, seront obligés de faire des choix lourds de conséquences.

TELERAMA
Produit par la Gaumont mais privé de sortie en salles par la pandémie et lancé d’abord sur Netflix, ce polar est un frère jumeau de Bac Nord. Le réalisateur de 36, quai des Orfèvres y raconte la folie des règlements de comptes qui précipite, à Marseille, flics et voyous dans un même panier de crabes. Son cinéma plus à l’ancienne que celui de Cédric Jimenez peut paraître moins séduisant, ou moins tape-à-l’œil.
La cité phocéenne a enfanté des voyous sauvages et perverti les représentants de la loi. Dès le début de Bronx, les enjeux sont posés avec l’ascendant que le truand Paul Maranzano (Gérard Lanvin) prend sur le policier Richard Vronsky (Lannick Gautry), héros ambigu, capable de franchir la ligne jaune au nom de l’amitié qui le lie à quelques hommes de sa brigade. Ou de balancer le nom d’un informateur à des criminels en échange d’une info sur une grosse livraison de cocaïne…
Ancré dans une réalité nouvelle, une violence plus radicale, le film installe pourtant des repères classiques. Comme ce grand patron de la police qu’incarne Jean Reno ou ce personnage confié à Claudia Cardinale, une veuve noire qui règne sur un clan corse digne du Parrain. Cette savoureuse vision d’ensemble de la pègre est peu à peu balayée par la démesure des règlements de comptes marseillais, qui donnent lieu à des scènes saisissantes. Mission accomplie pour ce cinéma certes un peu macho mais solide et plein de seconds rôles très bien tenus.
BRONX, Olivier Marchal 2020, Jean Reno, Gerard Lanvin (E)
Dans les quartiers Nord de Marseille, une tuerie orchestrée par le clan Bastiani a lieu. Vronski, un flic de la brigade antigang et Costa, un chef de groupe de la BRB aux pratiques douteuses sont deux rivaux en charge de l'enquê ...

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RUCE TOUT PUISSANT, Tom Shadyac 2003, Jim Carrey, Morga Freeman


Bruce Nolan est présentateur d'une célèbre chaine de télé. Il mène une belle vie, tout le monde l'aime et il a une charmante femme à ses cotés. Mais Bruce n'est jamais content et ne réalise pas sa chance. Un jour où il remet sa vie en question. Le ciel l'entend et décide de lui faire don des ses pouvoirs pendant une semaine en le mettant au défi de mieux faire.

TELERAMA:
Avec la gestuelle corporelle et faciale qui fait son génie comique, Jim Carrey tient cette première heure, dans un registre déjà expérimenté dans The Mask : la révolte du souffre-douleur. C’est drôle jusqu’au moment où Bruce se retrouve face aux conséquences de sa conduite. Le monde est dans une pagaille noire. Bruce va donc réparer, devenir un brave type. S’ensuit, hélas, une dernière demi-heure calamiteuse de niaiserie sirupeuse.
RUCE TOUT PUISSANT, Tom Shadyac 2003, Jim Carrey, Morga Freeman (E)
Bruce Nolan est présentateur d'une célèbre chaine de télé. Il mène une belle vie, tout le monde l'aime et il a une charmante femme à ses cotés. Mais Bruce n'est jamais content et ne r& ...

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BUDAPEST, Xavier Gens 2018, Manu Payet, Jonathan Cohen


Vincent et Arnaud, deux amis qui s'ennuient dans leur travail, décident de tout plaquer pour créer Crazy Trips : une agence qui organise des enterrements de vie de garçon à Budapest. Sur place, ils sont guidés par Georgio, un expatrié français qui leur dévoile tous les secrets de la ville. Les activités insolites proposées par Crazy Trips attirent rapidement la clientèle, mais la situation dégénère et les deux amis perdent vite le contrôle.
BUDAPEST, Xavier Gens 2018, Manu Payet, Jonathan Cohen (E)
Vincent et Arnaud, deux amis qui s'ennuient dans leur travail, décident de tout plaquer pour créer Crazy Trips : une agence qui organise des enterrements de vie de garçon à Budapest. Sur place, ils sont guid&eacu ...

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BUENA VISTA SOCIAL CLUB Wim Wenders 1999, Compay Segundo, Omara Portuondo


Buena Vista Social Club est un groupe formé en 1996 pour faire revivre la musique cubaine pré-révolution. Le projet a été imaginé par Nick Gold de la maison de disques World Circuit et le guitariste américain Ry Cooder

TELERAMA:
Ce documentaire est d'abord la chronique d'une renaissance : certains de ces musiciens ne jouaient ou ne chantaient plus depuis des années. Le pianiste Rubén González n'avait plus de piano, Eliades Ochoa alignait les disques incognito, Ibrahim Ferrer cirait des chaussures. Sur la scène du Carré, à Amsterdam, on les sent frétiller d'une excitation juvénile. Entre concert, studio et intérieurs havanais, le film s'éclaire par petites touches. Sa force ne tient pas tant à la mise en scène. Elle n'est pas non plus dans les histoires des membres du groupe. Non, ce charme est affaire d'ambiance, de bonnes vibrations. Ici, on aime la musique, on la saisit avec ferveur, on la partage.

BUENA VISTA SOCIAL CLUB Wim Wenders 1999, Compay Segundo, Omara Portuondo (E)
Buena Vista Social Club est un groupe formé en 1996 pour faire revivre la musique cubaine pré-révolution. Le projet a été imaginé par Nick Gold de la maison de disques World Circuit et le guitariste ...

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BUFFALO BILL ET LES INDIENS, Robert Altman 1976, Paul Newman, Joel Grey. Synopsis (western)@@


Les Etats-Unis, en 1885. Buffalo Bill monte et anime son spectacle, le plus grand show de l'Ouest sauvage. Pourtant, en dehors de son spectacle, Buffalo n'est qu'un piètre cavalier et un mauvais tireur. Mais pour donner au show encore plus d'attrait, il décide d'engager le légendaire chef indien Sitting Bull...

TELERAMA
L’ex-tueur de bisons Buffalo Bill a quitté les prairies. En 1886, il caracole sur la piste d’un cirque géant. Satiriste hors-pair, Altman dénonce la façon dont l’Amérique forge ses mythes.

Tout est show en Amérique. Tout est business. Entre la vérité et la légende, John Ford choisissait de privilégier la légende, et Robert Altman s’en amuse et s’y oppose. Le Buffalo Bill qu’il montre, lui, n’est qu’un directeur de revue grotesque, un patron capitaliste ridicule, un homme vieillissant qui porte perruque, s’alcoolise et folâtre avec des Bianca Castafiore minaudières. En cette année 1885, alors que le show de l’ex-William F. Cody (le vrai nom de Buffalo Bill) prétend en toute simplicité « codyfier » le monde, B.B. a l’idée fumante d’inviter, comme guest star du spectacle, le grand chef indien Sitting Bull, qui cherche obstinément à rencontrer le président des États-Unis…

Comme à son habitude, Altman multiplie les personnages, les faits et les insolences. Les répliques assassines, aussi, qui vont du pur cynisme au pur vaudeville. C’est que tout est farce dans ce film superbe sur les apparences : la tireuse la plus rapide de l’Ouest (qui a un bras dans le plâtre !) commet une boulette sanglante, le président des États-Unis en visite s’emberlificote dans des sophismes qui n’émerveillent que les imbéciles. Un seul moment, le cinéaste prête à son héros une sorte de grandeur, fût-elle dérisoire : la nuit, en chemise, Buffalo Bill soliloque devant le fantôme de Sitting Bull, puis devant son propre portrait : « Si cet homme est un faux, pourquoi l’avoir fait roi ? » murmure-t-il. Altman contemple avec une saine férocité la société du spectacle. Ceux qui la créent et ceux qui y croient.

En 1886, aux Etats-Unis. L'aventurier et tueur de bisons William Cody, dit Buffalo Bill, a quitté les vastes prairies. Il caracole sur la piste d'un cirque géant, "Le Plus Grand Show de l'Ouest sauvage", tel un héros de la conquête de l'Ouest, devant des spectateurs ébahis. Hors de la scène, le personnage se révèle n'être qu'un cabotin vain et un alcoolique capricieux, mauvais tireur et piètre cavalier. Pour pimenter le spectacle, Buffalo Bill imagine d'engager le légendaire chef indien Sitting Bull. Le spectacle continue, mais Sitting Bull se montre bien meilleur que Buffalo Bill dans tous les domaines et ne tarde pas à ridiculiser son employeur...
BUFFALO BILL ET LES INDIENS, Robert Altman 1976, Paul Newman, Joel Grey. Synopsis (western)@@ (E)
Les Etats-Unis, en 1885. Buffalo Bill monte et anime son spectacle, le plus grand show de l'Ouest sauvage. Pourtant, en dehors de son spectacle, Buffalo n'est qu'un piètre cavalier et un mauvais tireur. Mais pour donner au show encor ...

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BUFFET FROID, Bertrand Blier, Gerard Depardieu, Jean Carmet, Bernard Blier (drame societe)@@


Dans une station de métro déserte, Alphonse Tram, chômeur, retrouve son couteau planté dans le ventre d'un inconnu avec lequel il venait de lier une brève conversation. Légèrement indifférent, il récupère son bien et regagne la tour dont il est, avec son épouse, le seul occupant. Il découvre coup sur coup qu'il a un nouveau voisin, un inspecteur de police désinvolte, et que sa femme vient d'être assassinée et abandonnée dans un terrain vague. Il trouve cependant le meurtrier fort sympathique. Après une série d'homicides, l'insolite trio part à la campagne pour se reposer. Un maître chanteur leur demande alors d'éliminer un homme qui le gêne particulièrement...


TELERAMA
Un fantomatique éventreur qui se ronge les sangs dans une tour déserte d’une banlieue perdue. Un flic hyène abonné aux bavures qui cherche le repos en cultivant une misanthropie cynique. Un étrangleur écolo qui s’enroule autour du cou des femmes pour jouir de leur dernier soupir. Expert en fables cruelles, Bertrand Blier passe ici du sinistre au sinoque. Entre Jarry et Ionesco, il signe le Drôle de drame des années 1970 : frasques cocasses d’anges exterminateurs, macabres loufoqueries d’ignobles égoïstes qui traînent leurs sales pantoufles dans une ville-morgue. Son constat (glacial) : les assassins sont seuls au monde. Condamnés au crime par une société déshumanisée où le langage ne veut plus rien dire et où le cœur refuse obstinément de s’exprimer. Sans parler du chagrin, toujours muet. De la pitié, têtue comme un bâillon. Des sentiments, épinglés dans les musées. Ce théâtre de l’absurde inspire au cinéaste un rire noir et un dialogue truffé de formules subversives et de situations ­insensées. Le style Blier fait mouche.

BUFFET FROID, Bertrand Blier, Gerard Depardieu, Jean Carmet, Bernard Blier (drame societe)@@ (E)
Dans une station de métro déserte, Alphonse Tram, chômeur, retrouve son couteau planté dans le ventre d'un inconnu avec lequel il venait de lier une brève conversation. Légèrement indiff&eacut ...

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BULLIT, Peter Yates 1968, Steve McQueen, Jaqueline Bisset@@


Bullitt, un lieutenant de police, est chargé par un politicien ambitieux de protéger Johnny Ross, un gangster dont le témoignage est capital dans un procès où est impliqué l'homme politique. Malgré les précautions prises par Bullitt et ses hommes, Ross est grièvement blessé, puis achevé sur son lit d'hôpital. Bullitt s'aperçoit alors que la victime n'était pas le vrai Ross...

TELERAMA:
Visionnaire, Peter Yates montrait, vingt-cinq ans avant Tarantino, qu'une décharge de fusil fait des dégâts dans un abdomen. Il signe un polar solide et spectaculaire, un brin impersonnel, dont la patine, la musique de Lalo Schifrin et le charme du duo McQueen-Bisset ont fait un classique.
BULLIT, Peter Yates 1968, Steve McQueen, Jaqueline Bisset@@ (E)
Bullitt, un lieutenant de police, est chargé par un politicien ambitieux de protéger Johnny Ross, un gangster dont le témoignage est capital dans un procès où est impliqué l'homme politique. Malgr&e ...

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BURIED, Rodrigo Cortés 2010, Ryan Reynolds, Erik Palladino (horreur)@@


Paul Convoy, chauffeur routier en Irak, est victime d'une bande d'insurgés. Quelques heures plus tard, Paul se réveille dans un cercueil, avec un briquet, un cellulaire et son anxiété grandissante.

TELERAMA
En mission en Irak, un entrepreneur américain se réveille enfermé dans un cercueil. Il dispose de 90 minutes d’oxygène, d’un couteau, d’une bougie et d’un téléphone portable... Action !

Un film entier six pieds sous terre ? Un cercueil, un téléphone portable, un briquet et un malheureux enterré vivant suffisent à l'Espagnol Rodrigo Cortés pour réussir un suspense efficace et ultra malin, développant ce qu'avait esquissé Tarantino dans une séquence célèbre de Kill Bill 2 : le sentiment de claustrophobie transmis au spectateur par le biais d'un écran presque noir...

Kidnappé et mis en terre par des rebelles irakiens, un chauffeur routier américain, civil embringué dans le bourbier local, n'a désormais comme contact avec l'extérieur qu'un portable à la batterie défaillante. L'armée américaine interviendra-t-elle à temps ? Notre héros aura-t-il, d'ici là, assez de cran ou d'oxygène pour tenir le coup ? On craint que le cinéaste ne puisse tenir son huis clos mais, péripétie après péripétie — un serpent qui s'invite, par exemple, dans l'espace confiné —, on ne quitte pas les trois mètres carrés en sous-sol, sans pour autant que l'intérêt faiblisse. — Aurélien Ferenczi
BURIED, Rodrigo Cortés 2010, Ryan Reynolds, Erik Palladino (horreur)@@ (E)
Paul Convoy, chauffeur routier en Irak, est victime d'une bande d'insurgés. Quelques heures plus tard, Paul se réveille dans un cercueil, avec un briquet, un cellulaire et son anxiété grandissante.

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BURN AFTER READING, freres Cohen 2008, George Clooney, Brad Pitt


Osborne Cox, analyste à la CIA, est convoqué dans le bureau de son supérieur, au siège de l'Agence, en Virginie, où il apprend son renvoi en raison de son penchant pour la bouteille. Cox rentre chez lui, à Georgetown, et annonce la nouvelle à sa femme. Il décide alors d'écrire ses mémoires pour se venger de ses anciens employeurs, mais perd un CD de sauvegardes compromettant dans un club de gym. Deux salariés s'en emparent.
BURN AFTER READING, freres Cohen 2008, George Clooney, Brad Pitt (E)
Osborne Cox, analyste à la CIA, est convoqué dans le bureau de son supérieur, au siège de l'Agence, en Virginie, où il apprend son renvoi en raison de son penchant pour la bouteille. Cox rentre chez lui, & ...

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BURNING DAYS, Emin Alper 2022 (thriller turquie)@@


Emre, un jeune procureur intègre, est nommé dans la bourgade reculée de Yaniklar, en Turquie. Si l'accueil qu'il reçoit est plutôt sympathique, les choses ne se passent pas comme il l'espérait. Il doit faire face non seulement à une crise de l'eau mais aussi à différents scandales impliquant des notables...

TELERAMA
Dans une petite ville reculée d’Anatolie, un procureur croise le fer avec les traditions. Corruption, ambiguïté, chasse à l’homme : un sommet de tension signé Emin Alper.

Monsieur le procureur est jeune et scrupuleux dans son costume impeccable. Fraîchement arrivé de la capitale dans cette bourgade rurale et surchauffée de l’Anatolie, il s’inquiète d’être sans cesse invité à dîner par le maire, alors que s’annoncent de nouvelles élections. Partout, des gouffres : la terre, complètement asséchée, s’écroule et le manque d’eau attise la colère de la population. Le « divertissement » habituel des hommes ? Lourdement armés, au volant de pick-up, ils chassent le sanglier, y compris dans les rues de la ville, où le cadavre traîné de la bête laisse une grande trace de sang qui excite les plus jeunes. Le procureur convoque deux des chasseurs pour leur rappeler qu’on ne tire pas dans la ville, et comprend qu’on ne dérange pas ainsi les traditions locales. Le soir même, lors d’une scène magistrale de lenteur trouble, il se retrouve à table avec eux et subit, transpirant, leur hospitalité trop insistante, comme tombé dans un piège…

Plusieurs années après son western hypnotique, Derrière la colline, Emin Alper frappe encore plus fort avec ce thriller politique en plusieurs chapitres, dont la tension saisit dès la première image pour ne plus jamais retomber, portée par une musique digne de Bernard Herrmann. Avec cette histoire d’eau sale, c’est un peu comme si Nuri Bilge Ceylan avait mis au goût du jour, en Turquie profonde, le Chinatown de Roman Polanski…

Un reflet affolant
Sangliers sanguinolents, maisons qui nécessitent de la mort-aux-rats « dans tous les coins », et étendue désertique autour d’un lac marécageux : l’atmosphère est gluante de dangers, et chaque conversation, lourde de sous-entendus. Dans de somptueux plans larges qui lui donnent les contours d’un shérif solitaire, le jeune procureur, devenu juge et partie contre son gré (et après avoir bu beaucoup de raki) trouve un adjoint suave et énigmatique, en la personne du journaliste opposé à l’édile en place. S’installe entre eux une ambiguïté qui sera un autre péché pour la communauté, où règnent violence sexuelle et homophobie. Avec cette bourgade (fictive), le réalisateur offre un reflet affolant d’une Turquie rétrograde et rongée par la corruption. Le ministère de la Culture turc a d’ailleurs demandé le remboursement des aides accordées au film, succès en son pays. La fin, en forme de Fort Alamo puis de chasse à l’homme quasi fantastique, est ce que l’on peut voir de plus impressionnant, ces temps-ci, sur le lynchage populaire.
BURNING DAYS, Emin Alper 2022 (thriller turquie)@@ (E)
Emre, un jeune procureur intègre, est nommé dans la bourgade reculée de Yaniklar, en Turquie. Si l'accueil qu'il reçoit est plutôt sympathique, les choses ne se passent pas comme il l'espérait. Il do ...

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C EST ARRIVE PRES DE CHEZ VOUS, Rémy Belvaux, André Bonzel et Benoît Poelvoorde 1992


En Belgique, Ben gagne son pain de manière peu orthodoxe : il assassine posément de petites gens. Il est modeste. S'en prendre aux grandes fortunes attirerait l'attention sur lui et créerait quelques malheureux scandales. Ce sont ces sages principes qu'il développe devant une équipe de tournage attachée à ses pas. Ses parents et amis viennent aussi dire leur mot. Las, l'argent vient à manquer. Compréhensif, Ben propose de financer la suite du reportage grâce à sa petite industrie florissante.

TELERAMA
Souvenez-vous : les bons conseils criminels de l'oncle Ben à l'équipe de reportage qui filme ses meurtres et ses viols avant d'y participer activement ; le barème du « lestage des cadavres » en fonction de l'âge des victimes ; et la recette, devenue un must des soirées entre carabins, du cocktail « petit Grégory » (une olive ficelée à un morceau de sucre et plongée dans une « rivière » de gin-tonic)...

Dix-huit ans après la pré­sentation polémique de C'est arrivé près de chez vous à Cannes, l'humour pas bête et très méchant du trio Belvaux-Bonzel-Poelvoorde a gardé toute sa puissance satirique. La dérive de la télévision vers toujours plus de trash aurait même tendance à rendre le film plus proche de la réalité aujourd'hui...

On redécouvre au passage un Benoît Poelvoorde au jeu déjà très complexe, irrésistible d'abattage grotesque dans ses monologues et troublant par sa violence froide dans les scènes d'action.

Le film s'abîme malheureusement dans un dernier quart d'heure inutilement dramatique : comme si les auteurs, effrayés par leur propre audace, s'étaient sentis obligés de retourner dans le droit chemin en « punissant » le tueur et ses complices. Avec cet épilogue, le feu d'artifice subversif vire au pétard mouillé...
C EST ARRIVE PRES DE CHEZ VOUS, Rémy Belvaux, André Bonzel et Benoît Poelvoorde 1992 (E)
En Belgique, Ben gagne son pain de manière peu orthodoxe : il assassine posément de petites gens. Il est modeste. S'en prendre aux grandes fortunes attirerait l'attention sur lui et créerait quelques malheureux scandale ...

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C EST MAGNIFIQUE, Clovis Cornillac 2021, Clovis Cornillac, Alice Pol (societe)


Pierre Feuillebois a la quarantaine. Ce passionné d'abeilles et hibiscus a toujours vécu coupé du monde, protégé par ses parents. Après le décès de ces derniers, il se rend compte que ce n'étaient pas ses parents biologiques et qu'il n'existe pas au regard de la loi. En quête de réponse sur ses origines, il rencontre la belle Anna Lorenzi, qui est tout de suite séduite. C'est alors que Pierre commence à perdre ses couleurs et devient successivement jaunâtre, noir et blanc, et invisible.

TELERAMA
Elevé par des parents aimants loin des regards indiscrets, dans une maison isolée en pleine campagne, Pierre doit apprendre à vivre sans eux lors de leur soudaine disparition. Mais pire encore, ce quadragénaire apprend à cet instant qu'il a été adopté et qu'il ne possède aucune existence légale. Pour cet être quelque peu naïf et peu au fait des codes de la vie en société, un parcours du combattant aux airs de David contre Goliath commence. Heureusement, un coup de pouce du destin l'envoie vers Anna, une jeune femme en quête d'un logement et qui semble la personne adéquate pour l'aider à retrouver ses parents biologiques...
C EST MAGNIFIQUE, Clovis Cornillac 2021, Clovis Cornillac, Alice Pol (societe) (E)
Pierre Feuillebois a la quarantaine. Ce passionné d'abeilles et hibiscus a toujours vécu coupé du monde, protégé par ses parents. Après le décès de ces derniers, il se rend compte que ...

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C EST PAS MOI, Leos Carax 2024 (bio)@


Pour une exposition qui n'a finalement pas eu lieu, le musée Pompidou avait demandé au cinéaste de répondre en images à la question : "Où en êtes-vous, Leos Carax ?". Il tente une réponse, pleine d'interrogations. Sur lui, "son" monde.

TELERAMA
Des extraits de films, des chansons, de vieilles photos... L’enfant terrible du cinéma français signe un court autoportrait, où plane l’ombre de Godard.

Ça ne va pas fort, Leos. On le voit à plat ventre sur son lit, tout habillé, son petit chapeau vissé sur la tête, son fidèle chien à ses côtés. Carax a zébré le plan de couleurs irisées, ça fait plus gai. Pour le reste, l’ambiance est funèbre. Dans le cadre d’une exposition finalement annulée, le Centre Pompidou avait demandé au réalisateur de répondre en images à la question : où en êtes-vous, Leos Carax ? L’ex-enfant terrible du cinéma français ne répond pas « nulle part », mais c’est tout comme. Lui, l’ermite plutôt secret fuyant les médias, voilà qu’il vide son sac. Ou fait semblant : il reste caché, on le voit peu. Mais sa voix caverneuse et pincée nous parvient. Comme d’outre-tombe.

L’auteur d’Annette tente de faire le point sur lui-même, sur son travail, sur l’époque. Il se décrit un peu, en faisant un curieux parallèle avec Roman Polanski – petit de taille et juif comme lui. Il remonte à son enfance, à son histoire familiale. Il a sorti de vieilles photos en noir et blanc, évoque ses parents, s’attarde sur son père. Le film est un autoportrait mais où l’intime croise la grande Histoire, l’ombre du mal, les dictateurs, ceux d’hier et d’aujourd’hui – Bachar el-Assad, Poutine, Netanyahou. Denis Lavant, double et diable, ressurgit ici et là, en « Merde », ce faune à barbiche rouge serpentine, costume vert et ongles crochus, apparu dans Tokyo ! (2008). Leos Carax cite Tintin et mille autres choses, dans un grand magma harmonieux, sans craindre l’autopromotion – des extraits de tous ses films sont montrés. Il fait entendre Barbara, Nina Simone, David Bowie. Il salue Léo Ferré. Et Godard. Lequel plane un peu partout. Entre Histoire(s) du cinéma du visionnaire helvète et C’est pas moi, le parallèle est évident. Même goût de l’emprunt à tout va. Même art foudroyant du montage et du démontage, de la rupture et du collage.

Une telle ressemblance pourrait devenir fâcheuse. Mais Carax assume d’être un disciple, comme il assume de n’avoir jamais filmé que du « déjà-vu ». De là ce sentiment d’imposture, qu’il a toujours éprouvé. Pour se racheter, il lui reste la vérité de ce qu’il a vampirisé et aimé, à travers les autres, les films, les proches, tout ce qui lui a permis de ne pas sombrer. L’autoportrait vaut ainsi, surtout, comme un exercice d’admiration. Sur la magie du cinéma muet (L’Aurore, de Murnau), de la musique et des voix, le film comporte de belles étincelles, provoquées par des télescopages virtuoses. Un souffle lyrique traverse ce maelström d’images. Où l’émotion nous prend à la gorge plusieurs fois, surtout lorsque le marginal capricieux et maudit rend hommage à des proches disparus, comme Katerina Golubeva, son ex-compagne, avec qui il a eu une fille. Un moment, on voit cette dernière enfant, marcher le long d’un quai, sous le soleil parisien… Le film est à la fois un requiem et une ode à la vie.
C EST PAS MOI, Leos Carax 2024 (bio)@ (E)
Pour une exposition qui n'a finalement pas eu lieu, le musée Pompidou avait demandé au cinéaste de répondre en images à la question : "Où en êtes-vous, Leos Carax ?". Il tente une r& ...

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C EST QUI LE CHEF, Aude Gogny-Goubert 2025, Bruno Solo, Michel Cymes (cuisine)@


Blacklisté à la suite d'un scandale médiatique, Etienne Barbier, chef cuisinier-star de la télévision, égocentrique et vaniteux, doit faire face à d'importants soucis financiers. Son demi-frère lui trouve alors un travail parfaitement inattendu : travailler dans l'ombre de Lila Debruyne, jeune influenceuse culinaire reconnue, qui parvient difficilement à lancer son premier restaurant. La mission va s'avérer plus complexe que prévue, et le secret, bien difficile à garder.

C EST QUI LE CHEF, Aude Gogny-Goubert 2025, Bruno Solo, Michel Cymes (cuisine)@ (E)
Blacklisté à la suite d'un scandale médiatique, Etienne Barbier, chef cuisinier-star de la télévision, égocentrique et vaniteux, doit faire face à d'importants soucis financiers. Son demi-fr& ...

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C EST QUOI CE PAPY, Gabriel Julien-Laferrière 2021, Chantal Ladesou, Patrick Chesnais, Julie Gayet (comique)@


Après une chute lors d'une danse endiablée, Aurore perd la mémoire et se retrouve dans une maison de retraite. Depuis l'accident, elle ne cesse de parler d'un mystérieux "Gégé", qui semble être son amour de jeunesse et qui pourrait lui faire retrouver la mémoire. Ses sept petits-enfants permettent à Aurore de s'échapper de la maison de retraite et de partir ensemble à la recherche de l'homme mystérieux que les petits-enfants prennent pour leur grand-père.

TELERAMA
“ Une suite décevante mais qui ne manque pas d'humour ”
Aurore, une mamie exubérante, tombe d'une estrade lors d'une danse endiablée. Elle souffre d'amnésie partielle. Alors qu'elle ne reconnaît pas ses enfants, elle ne cesse de parler de Gérard dit Gégé. Ses sept petits-enfants décident de retrouver ce mystérieux amour de jeunesse. Ils embarquent leur grand-mère, direction la ferme de Gérard. Ils sont surpris de découvrir un homme bourru, qui n'aime pas les enfants. Les retrouvailles entre cet homme solitaire et asocial et l'exubérante Aurore se révèlent explosives. Les enfants vont tout tenter pour Gégé guérisse Aurore de ses pertes de mémoire...
C EST QUOI CE PAPY, Gabriel Julien-Laferrière 2021, Chantal Ladesou, Patrick Chesnais, Julie Gayet (comique)@ (E)
Après une chute lors d'une danse endiablée, Aurore perd la mémoire et se retrouve dans une maison de retraite. Depuis l'accident, elle ne cesse de parler d'un mystérieux "Gégé", qui semble ...

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C EST QUOI CETTE FAMILLE, Gabriel Julien-Laferrière 2016 (comique)@@@


Bastien, 13 ans, est au centre d'une famille recomposée : 6 demi-frères et soeurs, 8 parents et autant de maisons. Son emploi du temps familial est bien plus complexe que celui du collège.

TELERAMA:
Cette forme d’autogestion révolutionnaire – sur le papier – n’aboutit qu’à une succession peu inspirée de saynètes, à la manière des programmes courts télévisés (Scènes de ménages, Nos chers voisins).
C EST QUOI CETTE FAMILLE, Gabriel Julien-Laferrière 2016 (comique)@@@ (E)
Bastien, 13 ans, est au centre d'une famille recomposée : 6 demi-frères et soeurs, 8 parents et autant de maisons. Son emploi du temps familial est bien plus complexe que celui du collège.

TELERAMA:
Cette f ...

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C EST TOUT POUR MOI, Nawell Madani et Ludovic Colbeau-Justin 2017, Francois Berleand


Lila veut devenir danseuse depuis qu'elle est toute petite, malgré les réticences et les interdictions de son père, Omar. Elle débarque tout de même à Paris pour réaliser son rêve. Elle va alors se heurter à diverses désillusions en découvrant la réalité d'un monde très difficile d'accès. Lila ne se démotive pourtant pas et tente de se lancer dans une carrière d'humoriste, avec l'aide de son professeur, Fabrice. Elle n'a alors plus qu'une idée en tête : voir son nom en haut de l'affiche.

TELERAMA
Nawell Madani, humoriste révélée en 2012 au Jamel Comedy Club, s’inspire de son propre parcours, en l’enrichissant d’une belle séquence en prison qu’elle n’a heureusement pas vécue. La jeune femme ne craint pas d’user des ressorts du mélo et des clichés de la série B de « la réussite envers et contre tout », égratignant au passage le sexisme du milieu du stand-up. Bourrée de vannes, forcément, cette comédie balisée mais d’une belle énergie — à l’image de son interprète et coréalisatrice — bénéficie aussi de la présence de François Berléand en mentor sensible.
C EST TOUT POUR MOI, Nawell Madani et Ludovic Colbeau-Justin 2017, Francois Berleand (E)
Lila veut devenir danseuse depuis qu'elle est toute petite, malgré les réticences et les interdictions de son père, Omar. Elle débarque tout de même à Paris pour réaliser son rêve. Elle ...

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CA RESTE ENTRE NOUS (Wir haben einen Deal), Felicitas Korn 2023, Felix Klare, Patricia Aulitzky(societe)


À 46 ans, Frank est un homme accompli. Un mariage heureux, une carrière florissante : tout semble lui sourire. Pourtant, à la mort de sa mère, il doit se résoudre à quitter sa tour d’acier pour rejoindre son petit village natal au cœur de la Bavière. Satisfaits de cette mise au vert, sa femme et son fils insistent pour prolonger leur séjour dans la maison familiale dont ils ont hérité. Mais Frank est très vite gagné par un profond malaise : en recroisant son ancien entraîneur de football, il voit resurgir des fantômes qu’il pensait depuis longtemps disparus. Entre envie irrépressible de fuir et nécessité de protéger son fils, un périlleux combat s’engage. Peut-être celui de toute une vie.
CA RESTE ENTRE NOUS (Wir haben einen Deal), Felicitas Korn 2023, Felix Klare, Patricia Aulitzky(societe) (E)
À 46 ans, Frank est un homme accompli. Un mariage heureux, une carrière florissante : tout semble lui sourire. Pourtant, à la mort de sa mère, il doit se résoudre à quitter sa tour d’acier pou ...

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CA RESTE ENTRE NOUS, Martin Lamotte 1997, Catherine Frot (societe)@


Patrick aime son exquise femme, qui lui a fait deux beaux garçons, autant que sa charmante maîtresse, qui lui a donné une délicieuse petite fille. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes jusqu'au jour où sa femme décide de lui faire une surprise en organisant un grand dîner d'anniversaire, tandis que sa maîtresse compte sur lui pour célébrer les fiançailles du fils du voisin.

TELERAMA
Patrick mène une double vie. C’est lourd à gérer... Les acteurs se démènent, mais Lamotte s’emmêle les pinceaux. Peut mieux faire, entre nous soit dit.

Deux femmes et deux maisons, sans perdre son âme ni sa raison : c'est ce qu'a réussi Patrick (Sam Karmann), as de l'adultère méthodique, marathonien du double foyer, courant de l'un à l'autre avec une bonne volonté héroïque, masquant à chacune de ses femmes l'existence de l'autre au prix de journées harassantes et de mensonges éhontés. Jusqu'à cette soirée fatidique, où un anniversaire de mariage rivalise avec des fiançailles...

L'idée est amusante, et la troupe de comédiens réunis ici plutôt réjouissante. Mais pourquoi faut-il que les situations soient si peu inventives, les personnages si carrés, et les dialogues sans relief ? Si l'on ajoute que Martin Lamotte, qui fait ses débuts de réalisateur, se contente de « cueillir » les répliques, allant d'un acteur à l'autre sans jamais chercher à « embrasser » quoi que ce soit, sans susciter la mimique qui étonne, l'accident qui détonne, on aura compris que tout ça, effectivement, a tendance à « rester entre eux ».

Partagé entre son métier, son épouse Hélène, sa maîtresse Elisabeth, et ses trois enfants, Patrick a parfois bien du mal à tenir un emploi du temps surchargé. Hélène et Elisabeth, bien qu'habitant des maisons identiques, distantes d'à peine quelques kilomètres, ignorent tout l'une de l'autre. Tout se complique quand Patrick doit, le même jour, fêter son anniversaire de mariage avec Hélène et assister aux noces du fils du voisin d'Elisabeth. Patrick n'a pas le choix : il est contraint de multiplier les va-et-vient entre les deux soirées. Tandis que les invités d'Hélène arrivent, Elisabeth ne tarit pas de reproches à son égard...
CA RESTE ENTRE NOUS, Martin Lamotte 1997, Catherine Frot (societe)@ (E)
Patrick aime son exquise femme, qui lui a fait deux beaux garçons, autant que sa charmante maîtresse, qui lui a donné une délicieuse petite fille. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes jusqu'au jour o& ...

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CABARET, Bob Fosse 1972, Liza Minelli, Michael York, Marisa Berenson, Joel Grey (musical histoire)@@


Le Berlin des années 30, peu avant la montée du nazisme. La chanteuse Sally Bowles se produit au Kit Kat Club. Le couple qu'elle forme bientôt avec Brian, un jeune écrivain anglais, est peu à peu détruit par un aristocrate décadent et bisexuel qui les séduira tous les deux...

TELERAMA
Clifford Bradshaw, jeune écrivain anglais, débarque à Berlin pour vivre sa bisexualité et se toque de Sally Bowles, l’entraîneuse du Kit Kat. La patronne de leur hôtel miteux s’entiche aussi d’un marchand de fruits juif. Hélas, le national-socialisme met un terme à ces idylles. Sally refuse de fuir, préfère les abîmes du Kit Kat, où officie le très provocant et troublant Emcee (Sam Buttery). À la fin du spectacle défileront les visages des dictateurs à venir… Dommage que derrière le rythme canaille impulsé par Robert Carsen les interprètes restent sages. On se régale quand même de si insidieusement plonger au cœur de nos gouffres politiques et intimes
CABARET, Bob Fosse 1972, Liza Minelli, Michael York, Marisa Berenson, Joel Grey (musical histoire)@@ (E)
Le Berlin des années 30, peu avant la montée du nazisme. La chanteuse Sally Bowles se produit au Kit Kat Club. Le couple qu'elle forme bientôt avec Brian, un jeune écrivain anglais, est peu à peu dét ...

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CACHE, Michael Haneke 2005, Juliette Binoche, Daniel Auteuil (thriller psycho)@@


Georges, présentateur d'une émission littéraire à la télévision, reçoit des vidéos de sa maison filmée depuis la rue. On y voit ses allées et venues, ainsi que celles de sa femme et de son fils. Chaque cassette est emballée dans un inquiétant dessin représentant un personnage égorgé. Georges n'a aucune idée de l'identité de l'expéditeur.

TELERAMA
Les Laurent, bourgeois parisiens (Daniel Auteuil et Juliette Binoche), découvrent sur le seuil de leur maison d’étranges cassettes : ils sont observés constamment, mais par qui ? La culpabilité, les images et la conscience…
Dans un Paris qu'il a appris à connaître, Michael Haneke renoue avec les obsessions de sa période autrichienne : danger et manipulation des images, menace sur la cellule familiale réduite à deux parents et un fils. Le démon qui plane ici est un oeil. Chez les Laurent, on évacue rapidement l'hypothèse d'une mauvaise blague fomentée par un copain de Pierrot, angelot buté. Au sein du couple, il y a égalité dans la panique mais inégalité des réactions. Georges en sait plus, c'est lui que l'oeil vise. Anne en est réduite au rôle ingrat de questionneuse. C'est un épisode d'enfance qui vient rattraper son mari par la manche, mais celui-ci persiste à dire qu'on en veut à sa famille. L'épreuve révèle en lui, animateur d'une émission littéraire à succès, un citoyen d'une banalité confondante. Quand l'honnête homme cultivé perd les pédales surgissent l'abjection en habit de tous les jours (tel accès de racisme) et la peur de perdre ce qu'on a : carrière, famille, bien-être. Sur une trame perversement sophistiquée, Haneke a le don d'instiller un malaise élémentaire, qui prend aux tripes autant qu'à la tête.
CACHE, Michael Haneke 2005, Juliette Binoche, Daniel Auteuil (thriller psycho)@@ (E)
Georges, présentateur d'une émission littéraire à la télévision, reçoit des vidéos de sa maison filmée depuis la rue. On y voit ses allées et venues, ainsi que celles de ...

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CALIGULA ET MESSALINE, Bruno Mattei 1981 (film e)


Messaline (Betty Roland) est une nymphomane avide de pouvoir qui ne recule devant rien pour devenir impératrice de Rome.

Elle se porte à l'attention de Caligula (Vladimir Brajovic) et séduit la plus jeune sœur de l'empereur, Agrippine (Françoise Blanchard), qui espère que son fils Néron finira par devenir le souverain de Rome.
CALIGULA ET MESSALINE, Bruno Mattei 1981 (film e) (E)
Messaline (Betty Roland) est une nymphomane avide de pouvoir qui ne recule devant rien pour devenir impératrice de Rome.

Elle se porte à l'attention de Caligula (Vladimir Brajovic) et séduit la plus jeune s&oel ...

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CALIGULA, the ultimate cut, Thomas Negovan 2023, Malcolm McDowell, Helen Mirren, Peter O Toole (peplum film e)@


Le long-métrage est censé retracer l'ascension puis la chute de ce despote qui se prenait pour un dieu. Après avoir assassiné son grand-père adoptif, l'empereur Tibère, Caligula s'est emparé du pouvoir et il est monté sur le trône de 37 à 41. Quatre ans d'un règne halluciné où il a exercé sa cruauté sur sa cour et commis des actes invraisemblables de sadisme. Sa devise à propos des sénateurs romains était : « Qu'ils me haïssent, pourvu qu'ils me craignent ! »

Une œuvre sulfureuse qui provoque alors la controverse et défraie la chronique. Un film païen entouré d'une odeur de soufre qui persiste quarante ans après sa sortie. Trois heures de sang et de stupre, qui évoque la Rome décadente du Satyricon (1969) de Fellini. Bonne nouvelle : Caligula est enfin de retour au cinéma dans une nouvelle version inédite restaurée en 4K
Caligula entretenait par ailleurs des rapports incestueux avec sa sœur cadette Drusilla. Dormait avec son beau cheval blanc Incitatus. Et avait fait construire une galère de 100 mètres de long où les femmes et les filles de sénateurs étaient contraintes de se prostituer. Bref, ce tyran sanguinaire était un sujet en or pour le cinéma. Bob Guccione décide de tourner sa superproduction à Rome, sur les lieux mêmes où vécut Caligula. Pendant quelques mois, la Ville éternelle devient une sorte de Hollywood-sur-Tibre. Pour écrire le scénario de ce péplum taré, le millionnaire fait appel à un intellectuel de gauche, grande figure de la littérature américaine des années 1950 et 1960 : le romancier et essayiste gay Gore Vidal, qui a déjà travaillé sur Ben Hur (1959) avec Charlton Heston. L'auteur effectue d'importantes recherches historiques sur Caius Caligula et rédige un script foisonnant. Mais la place de l'homosexualité est trop prépondérante dans son récit, selon Guccione.

Pour la réalisation, le boss de Penthouse engage aussi Tinto Brass, un cinéaste italien dont il a apprécié le dernier film, Salon Kitty (1976), sur l'histoire vraie d'un bordel de Berlin durant la Seconde Guerre mondiale, espionné par les nazis. Une sorte de version érotique du Cabaret (1972) de Bob Fosse. Le Vénitien est un apôtre du cul, un épicurien latin qui veut signer avec Caligula une réflexion sur la corruption du pouvoir. Son pourrissement moral. Mais aussi montrer à l'écran un empire romain rongé par le vice.

Chaînes en or autour du cou, le play-boy Bob Guccione est conquis par le discours du metteur en scène. Et met à sa disposition un budget, astronomique pour l'époque, de 17,5 millions de dollars (même si cette coproduction italo-américaine coûtera au final 22 millions, du fait de son retard de deux mois sur son planning de tournage). Ce qui fera de Caligula le film indépendant le plus cher des années 1970.
CALIGULA, the ultimate cut, Thomas Negovan 2023, Malcolm McDowell, Helen Mirren, Peter O Toole (peplum film e)@ (E)
Le long-métrage est censé retracer l'ascension puis la chute de ce despote qui se prenait pour un dieu. Après avoir assassiné son grand-père adoptif, l'empereur Tibère, Caligula s'est emparé ...

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CAMILLE REDOUBLE, Noemie Lvovsky 2011, Noemie Lvovsky, Samir Guesmi (science fiction)@


Au matin du réveillon du Nouvel An, Camille, la quarantaine, se fait plaquer par Éric, l'homme de sa vie. Terriblement éprouvée, elle s'évanouit à la fin de la soirée. Quand elle se réveille, elle est dans la chambre de son adolescence, elle a 16 ans mais son corps d'adulte. Elle retrouve ses copines de lycée, ses parents encore en vie, et Éric au moment de leur rencontre...
CAMILLE REDOUBLE, Noemie Lvovsky 2011, Noemie Lvovsky, Samir Guesmi (science fiction)@ (E)
Au matin du réveillon du Nouvel An, Camille, la quarantaine, se fait plaquer par Éric, l'homme de sa vie. Terriblement éprouvée, elle s'évanouit à la fin de la soirée. Quand elle se ré ...

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CAMPING, Fabien Onteniente 2006 Frank Dubosc, Gerard Lanvin (comique)@


Comme tous les ans, c'est le moment des retrouvailles autour de l'apéro d'usage pour les familles d'habitués. Sauf que cette année, les Pic n'ont plus leur emplacement 17, les Gatineau font tente à part et Patrick Chirac, le playboy de Dijon, se fait plaquer par sa femme. C'est dans ce camping que Michel Saint Josse, chirurgien esthétique à Paris, se retrouve bien malgré lui pour y subir les problèmes existentiels d'une espèce jusqu'alors inconnue de lui : le campeur.
CAMPING, Fabien Onteniente 2006 Frank Dubosc, Gerard Lanvin (comique)@ (E)
Comme tous les ans, c'est le moment des retrouvailles autour de l'apéro d'usage pour les familles d'habitués. Sauf que cette année, les Pic n'ont plus leur emplacement 17, les Gatineau font tente à part et Patric ...

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CAPITAINE SANS PEUR, Raoul Walsh1951, Gregory Peck, Virginia Mayo (cape et epee)@@


1807. Alors que l'Angleterre est en guerre contre la France et l'Espagne, le capitaine britannique Horatio Hornblower, à bord du "Lydia", vogue vers le Pacifique. Au large du Nicaragua, il prend contact avec un rebelle dressé contre Napoléon et accepte de s'emparer d'un navire espagnol. Une fois l'ennemi vaincu, Hornblower apprend que l'Angleterre vient de signer un traité avec l'Espagne. Il se retrouve sur le "Lydia" avec lady Barbara, une aristocrate qu'il a pour mission de ramener à Londres. Il s'éprend de la jeune femme. Mais leur amour est impossible car la belle est promise à un lord de l'Amirauté. Celui-ci donne d'ailleurs ordre au capitaine de retourner en mer et de combattre les Français...

TELERAMA
Voici Gregory Peck et son regard d’aigle, capitaine de la Royal Navy chargé d’une mission secrète, à l’heure des guerres napoléoniennes : passer le cap Horn et rallier un fort en Amérique centrale, afin de livrer des armes. Son destinataire ? Un rebelle à l’Espagne. C’est alors que tombe la nouvelle : l’Espagne vient de se rallier à l’Angleterre…

Dès lors qu’il s’agit de filmer deux navires voguant face à face, prêts au carnage, Walsh témoigne de tout son talent. Ses choix d’angles de vue et de cadrages, la vélocité de son rythme. Idem pour les scènes de combat. Selon cette méthode qui lui est propre, plutôt que de les préparer à l’action, Walsh fait croire à ses figurants qu’ils vont assister à une simple répétition. Et tourne la vraie scène avec ses explosions, afin de filmer leur effroi non simulé… Méthode imparable et qui confère à ses films une authenticité inimitable.

C’est un fabuleux récit, d’une richesse visuelle étonnante. Un branle-bas de combat ? L’occasion d’un plan rapproché sur un roulement de tambour. Un navire ennemi ? Voilà le superbe galion espagnol qui vogue toutes voiles dehors — on le reverra l’année suivante dans Le Corsaire rouge, de Robert Siodmak. Le tout enrichi d’un superbe Technicolor, et d’une fin étonnante.

Les commentaires sont soumis à des règles de modération. Lire notre charte
sans oublier que les aventures d'Horatio Hornblower sont l'œuvre d'un écrivain anglais, Cecil-Scott-Forester auteur de onze best-seller dont le premier volume "retour à bon port" a inspiré l'excellent film de Raoul Walsh. Je conseille cette lecture !
Lecteur-9aaee872
Tres beau film… A l’ancienne… de la couleur… de l’action… une histoire et des grands acteurs… Gregory Peck en prime

CAPITAINE SANS PEUR, Raoul Walsh1951, Gregory Peck, Virginia Mayo (cape et epee)@@ (E)
1807. Alors que l'Angleterre est en guerre contre la France et l'Espagne, le capitaine britannique Horatio Hornblower, à bord du "Lydia", vogue vers le Pacifique. Au large du Nicaragua, il prend contact avec un rebelle dres ...

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CAPTAIN AMERICA first avenger, Joe Johnston 2011, Chris Evans, Hayley Atwell (aventure)@


1941. La Seconde Guerre mondiale fait rage. Après avoir tenté vainement de s'engager dans l'armée pour se battre aux côtés des Alliés, Steve Rogers, frêle et timide, se porte volontaire pour participer à un programme expérimental qui va le transformer en un super soldat connu sous le nom de Captain America. Sous le commandement du colonel Chester Phillips, il s'apprête à affronter l'organisation scientifique secrète des nazis, aux côtés de Bucky Barnes et Peggy Carter.
CAPTAIN AMERICA first avenger, Joe Johnston 2011, Chris Evans, Hayley Atwell (aventure)@ (E)
1941. La Seconde Guerre mondiale fait rage. Après avoir tenté vainement de s'engager dans l'armée pour se battre aux côtés des Alliés, Steve Rogers, frêle et timide, se porte volontaire pour pa ...

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CAPTAIN FANTASTIC, Matt Ross 2016, Viggo Mortensen, Frank Langella


Dans les forêts reculées du nord-ouest des Etats-Unis, vivant isolé de la société, un père dévoué a consacré sa vie toute entière à faire de ses six jeunes enfants d’extraordinaires adultes. Mais quand le destin frappe sa famille, ils doivent abandonner ce paradis qu’il avait créé pour eux. La découverte du monde extérieur va l’obliger à questionner ses méthodes d’éducation et remettre en cause tout ce qu’il leur a appris.
CAPTAIN FANTASTIC, Matt Ross 2016, Viggo Mortensen, Frank Langella (E)
Dans les forêts reculées du nord-ouest des Etats-Unis, vivant isolé de la société, un père dévoué a consacré sa vie toute entière à faire de ses six jeunes enfants ...

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CAPTAIN PHILLIPS, Paul Greengrass 2013, Tom Hanks, Catherine Keener (terrorisme)@


En avril 2009, le capitaine Richard Phillips et son équipage sont attaqués par des pirates somaliens sur le Maersk Alabama, un navire marchand américain, tandis qu'il fait route vers l'Afrique. Ses assaillants, menés par Muse, n'arrivant pas à prendre le contrôle du navire, ils quittent le bateau à bord d'un canot de sauvetage et emmènent Phillips avec eux. Les pirates réclament une rançon pour sa libération et de longues négociations sont engagées par les militaires américains afin de libérer l'otage. Pendant ce temps, au large des côtes somaliennes, un face-à-face entre Phillips et Muse s'engage...

TELERAMA
Un cargo américain est pris d’assaut par des pirates somaliens. Avec des personnages que n’épargne pas la caricature (bon capitaine américain contre méchants sauvages), ce film, pourtant soucieux de réalisme, sombre dans la simplification.

En avril 2009, le cargo Maersk Alabama fut assiégé par des pirates somaliens, qui, face à la résistance de l'équipage, prirent la fuite en emmenant en otage le capitaine, Richard Phillips. Aux commandes de cette reconstitution, un réalisateur anglais réputé pour son sens du réalisme. On écarquille bel et bien les yeux devant ces images impressionnantes du cargo, forteresse flottante, rattrapé et abordé par de petits bateaux à moteur. De façon presque documentaire, l'incroyable apparaît : au milieu d'une mer immense et vide, les plus faibles prennent le dessus sur les plus forts.

Mais la peinture des personnages est anéantie par un scénariste à la main lourde (Hunger Games...). Voilà un bon capitaine (Tom Hanks) qui embrasse sa femme avant d'embarquer. Pendant qu'en Somalie des énergumènes sautent dans leurs rafiots. Où ils sont prêts à s'entre-tuer, sauvages sans foi ni loi. A bord du cargo américain, ils font régner la terreur avec des méthodes de nazillons. Ils sont haïssables, il faut les éliminer ! C'est le souhait abject que le film crée chez le spectateur pour le satisfaire. Sur ces pirates, on ne saura rien, sinon qu'ils sont les larbins de plus grands salauds. Le capitaine, lui, sera courageux jusqu'au bout. Dans les faits, son professionnalisme a été contesté. Un film à citer en exemple quand on parle d'héroïsme simplificateur !

CAPTAIN PHILLIPS, Paul Greengrass 2013, Tom Hanks, Catherine Keener (terrorisme)@ (E)
En avril 2009, le capitaine Richard Phillips et son équipage sont attaqués par des pirates somaliens sur le Maersk Alabama, un navire marchand américain, tandis qu'il fait route vers l'Afrique. Ses assaillants, men&eacu ...

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CARAMEL, Nadine Labaki 2007, Nadine Labaki, Yasmine Al Masri, Joanna Moukarzel, Gisele Aouad (societe)@@


A Beyrouth, cinq femmes se croisent régulièrement dans un institut de beauté, microcosme coloré où plusieurs générations se rencontrent, se parlent et se confient. Au salon, les hommes, le sexe et la maternité sont au coeur de leurs conversations intimes et libérées.

TELERAMA
D'un film venu du Liban ces jours-ci, on imagine, a priori, une part d’engagement politique. Caramel, premier long métrage d’une cinéaste prometteuse, semble d’abord tout autre chose : une galerie de portraits de femmes, dans un salon de beauté de Beyrouth. Pourtant, cette comédie pleine de charme et de finesse esquisse aussi le dessin d’un Liban en pleine mutation, où le rôle et la place des femmes changent.

Leurs bijoux tintent et leur maquillage brille, elles sont voluptueuses et sensuelles, mais aussi timides et pudiques. Attachées à leurs valeurs orientales mais attirées par celles de l’Occident. Entre colorations, manucures et épilations à l’orientale, c’est-à-dire au caramel, Layale, jeune patronne sexy du salon Si Belle, attend fiévreusement les coups de fil de son amant – un homme marié. Autour de ce personnage, interprété avec grâce par la réalisatrice, gravitent plusieurs figures féminines, incarnées par de formidables actrices amateurs : une coiffeuse garçon manqué, une cliente prête à tout pour rester jeune, une couturière mélancolique, une vieille voisine un peu folle qui ramasse tous les papiers, contredanses comprises, parce qu’elle les prend pour les lettres de son fiancé français, confisquées par sa famille.

Ce Vénus beauté beyrouthin n’est pas sans faiblesses : parfois démonstratif (la quête sans fin de Layale pour trouver une chambre d’hôtel alors qu’elle n’est pas mariée), il manque surtout d’une histoire plus forte que les autres, qui agrégerait les pièces du puzzle. Mais malgré la sensation d’éparpillement, les portraits sonnent juste et livrent, comme un écho, toute la tendresse et l’agacement qu’éprouve Nadine Labaki pour son pays. Chacune à sa façon, ces femmes semblent en équilibre entre leurs rêves et le poids d’une culture qu’elles respectent mais dont les tabous les enferment : l’adultère, l’homosexualité, la ménopause, le célibat…

À Beyrouth, un couple non marié ne peut pas discuter dans une voiture sans éveiller aussitôt les soupçons de la police. À Beyrouth, une musulmane fiancée, même moderne et libérée, préfère se faire recoudre l’hymen plutôt qu’avouer à son promis qu’elle n’est plus vierge. Ses amies l’accompagnent dans cette virée, dépeinte avec humour, vers une clinique huppée de la ville : lunettes noires et accent français, elle s’y fait passer pour une Parisienne nommée… Julie Pompidou. Même si, au fond, aucune des héroïnes ne se libère vraiment de ses carcans, Caramel est une chronique chaleureuse et optimiste, qui respire la vie et l’espoir, la cire et le henné.
CARAMEL, Nadine Labaki 2007, Nadine Labaki, Yasmine Al Masri, Joanna Moukarzel, Gisele Aouad (societe)@@ (E)
A Beyrouth, cinq femmes se croisent régulièrement dans un institut de beauté, microcosme coloré où plusieurs générations se rencontrent, se parlent et se confient. Au salon, les hommes, le se ...

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CARMEN, Carlos Saura 2020, Laura del Sol, Antonio Gades, Paco de Lucía.


Un chorégraphe chargé de mettre en scène Carmen s'éprend de sa danseuse principale... Par Carlos Saura (Cría cuervos), une vibrante version flamenca, doublée d'une mise en abyme, des oeuvres de Mérimée et Bizet.
CARMEN, Carlos Saura 2020, Laura del Sol, Antonio Gades, Paco de Lucía. (E)
Un chorégraphe chargé de mettre en scène Carmen s'éprend de sa danseuse principale... Par Carlos Saura (Cría cuervos), une vibrante version flamenca, doublée d'une mise en abyme, des oeuvres de M&ea ...

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CARRIED AWAY (État de force), Bruno Barreto 1996, Dennis Hopper, Amy Irving, Gary Busey (film e)


Dans les années 1970, au Texas, un sculpteur (Dennis Hopper) d'âge mûr, vivant avec sa fiancée (Amy Irving) depuis six ans, se laisse séduire par une adolescente (Amy Locane) de 17 ans.
CARRIED AWAY (État de force), Bruno Barreto 1996, Dennis Hopper, Amy Irving, Gary Busey (film e) (E)
Dans les années 1970, au Texas, un sculpteur (Dennis Hopper) d'âge mûr, vivant avec sa fiancée (Amy Irving) depuis six ans, se laisse séduire par une adolescente (Amy Locane) de 17 ans. ...

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CARTOUCHE, Philippe De Broca, Jea,-Paul Belmondo, Claudia Cardinale (cape et epee)@@


Au début du XVIIIe siècle, dans la France miséreuse de l'Ancien Régime, Louis-Dominique Bourguignon, dit Cartouche, s'impose comme l'un des voleurs à la tire les plus habiles de Paris. Ce fils d'un marchand de vin, qui appartient à la bande des `Coquillards', se rebelle bientôt contre le despotisme de son chef, le cruel Malichot, qui lance des tueurs à ses trousses. Pour survivre, Cartouche s'engage dans l'armée et se lie avec deux olibrius.

TELERAMA
En prenant des libertés avec l’histoire de ce voleur qui fit trembler les riches, Philippe de Broca réussit le plus beau film de cape et d’épée français.
Au croisement des (grands) chemins de Fanfan la Tulipe, de Robin des bois et d’une certaine insolence Nouvelle Vague, ­Belmondo est magnifique, bondissant du léger au grave. Derrière le burlesque des capes et des épées, l’éclat des bleus et des rouges annonce le temps révolutionnaire. Le drame romantique prend le pas sur la fantaisie. Une fois enrichi, le bandit s’ennuie. Un ­cadavre et une séquence de funérailles inoubliable finiront de plonger le film dans un lyrisme désespéré et superbe.
CARTOUCHE, Philippe De Broca, Jea,-Paul Belmondo, Claudia Cardinale (cape et epee)@@ (E)
Au début du XVIIIe siècle, dans la France miséreuse de l'Ancien Régime, Louis-Dominique Bourguignon, dit Cartouche, s'impose comme l'un des voleurs à la tire les plus habiles de Paris. Ce fils d'un marchan ...

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CASABLANCA, Michael Curtiz 1942, Humfrey Bogart, Ingrid Bergman (guerre sentimental)@@@


A Casablanca, pendant la Seconde Guerre mondiale, le night-club le plus couru de la ville est tenu par Rick Blaine, un Américain en exil. L'établissement sert également de refuge à ceux qui voudraient se procurer les papiers nécessaires pour quitter le pays. Lorsque Rick voit débarquer un soir le dissident politique Victor Laszlo et son épouse Ilsa, quelle n'est pas sa surprise de retrouver dans ces circonstances le grand amour de sa vie.

TELERAMA
1942, Casablanca. Pour l’amour d’une femme, un Américain sort de sa neutralité désabusée et aide deux résistants. Un de ces classiques qu’on ne cesse de revoir.

Dans ce café brumeux de Casablanca, au milieu de la Seconde Guerre, le port du voile intérieur est indispensable, pour cacher ses souvenirs et ne pas regarder l’avenir en face. Voilà pourquoi, au commencement, le patron, Rick, n’a pas de visage. Ce n’est qu’une main lasse et inquiète, dont la caméra capte les mouvements crispés au bas d’un chèque, puis sur une pièce de jeu d’échecs. Ilsa, la cliente qu’il ne veut pas voir, n’a d’yeux que pour d’autres mains, celles d’un pianiste qui joue un air ancien, aux parfums de madeleine de Proust. Évidemment, Ilsa et Rick se sont aimés autrefois, dans un Paris de carton-pâte dont les artifices ne font que renforcer la douleur onirique. Évidemment, leurs retrouvailles ne peuvent que secouer les murs d’une ville bâtie pour l’entre-deux…

Tourné en pleine guerre, ce classique du cinéma surprend d’abord par son ironie visionnaire : on y jette à la poubelle des bouteilles d’eau de Vichy, et la victoire de la Résistance paraît certaine. Mais c’est surtout la magie éternelle du couple Bogart-Bergman qui ébranle. L’actrice raconta que la grâce lunaire et chancelante de leur jeu venait de l’état d’incertitude dans lequel ils étaient maintenus en permanence. Leurs répliques étaient écrites au jour le jour, et le dénouement de l’histoire leur fut caché jusqu’au dernier moment. Dire qu’à l’origine les studios pensaient faire jouer ce couple mythique par Ann Sheridan et Ronald Reagan…
CASABLANCA, Michael Curtiz 1942, Humfrey Bogart, Ingrid Bergman (guerre sentimental)@@@ (E)
A Casablanca, pendant la Seconde Guerre mondiale, le night-club le plus couru de la ville est tenu par Rick Blaine, un Américain en exil. L'établissement sert également de refuge à ceux qui voudraient se procurer ...

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CASE DEPART, Lionel Steketee 2011, Fabrice Éboue et Thomas Ngijol (societe)@


Deux demi-frères que tout oppose font le voyage vers la Martinique pour retrouver leur père mourant. Dans un dernier souffle, celui-ci leur apprend que son bien le plus précieux est le document authentique qui a affranchi leurs ancêtres de l'esclavage. Déçus par ce qui constitue à leurs yeux un maigre héritage, les deux frères, fous de rage, déchirent le précieux document. Ce sacrilège les propulse alors au XIXè siècle, en plein esclavagisme.
CASE DEPART, Lionel Steketee 2011, Fabrice Éboue et Thomas Ngijol (societe)@ (E)
Deux demi-frères que tout oppose font le voyage vers la Martinique pour retrouver leur père mourant. Dans un dernier souffle, celui-ci leur apprend que son bien le plus précieux est le document authentique qui a affranc ...

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CASINO ROYALE, Martin Campbell 2006, Daniel Craig, Eva Green (James Bond)(aventure)@@@


Pour sa première mission, James Bond affronte le tout-puissant banquier privé du terrorisme international, Le Chiffre. Pour achever de le ruiner et démanteler le plus grand réseau criminel qui soit, Bond doit le battre lors d'une partie de poker à haut risque au Casino Royale. La très belle Vesper, attachée au Trésor, l'accompagne afin de veiller à ce que l'agent 007 prenne soin de l'argent du gouvernement britannique qui lui sert de mise, mais rien ne va se passer comme prévu.

TELERAMA
Les premières aventures du jeune James Bond, tout juste nommé “double zéro”. Peu de gadgets mais du spectaculaire.

Casino Royale est le premier roman écrit par Ian Fleming. James Bond y est tout jeunot, les services secrets anglais vien­nent de le faire accéder à la catégorie des fameux agents « double zéro », ceux qui sont fiers d’avoir le permis de tuer. Il fallait donc, en 2006, un petit nouveau pour interpréter ce 007 débutant : Daniel Craig. Il campe un James Bond sûrement proche de l’idée que s’en faisait Ian Fleming : une tête brûlée, un casse-cou, presque un voyou, qui cherche à dominer les autres pour oublier des origines sociales déva­lorisantes.

Pas de James Bond girls pépiantes et enamourées dans cet épisode. L’héroïne (Eva Green) n’est ni potiche ni neuneu, mais belle, vulnérable et trouble. Pas de gadgets non plus : Bond se bat avec ses poings. Avec sa tête, aussi, autour d’une table de poker. Que reste-t-il alors ? Un des plus beaux films de la série, à même de séduire les nostalgiques qui ne jurent que par Bons Baisers de Russie.
CASINO ROYALE, Martin Campbell 2006, Daniel Craig, Eva Green (James Bond)(aventure)@@@ (E)
Pour sa première mission, James Bond affronte le tout-puissant banquier privé du terrorisme international, Le Chiffre. Pour achever de le ruiner et démanteler le plus grand réseau criminel qui soit, Bond doit le ...

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CASINO, Martin Scorcese 1995, Robert De Niro, Sharon Stone (drame sentimental)@@@


Las Vegas, années 70. Ace Rothstein dirige d'une main de fer le Tangiers, hôtel casino parmi les plus prospères de la ville, financé en sous main par le puissant syndicat des camionneurs. Ace est devenu le grand manitou de Las Vegas, secondé par son ami d'enfance, Nicky Santoro. Impitoyable avec les tricheurs, Rothstein se laisse un jour séduire par une virtuose de l'arnaque d'une insolente beauté, Ginger McKenna.

TELERAMA
Une voiture explose dans les flammes, le somptueux générique de Saul Bass développe ses arabesques, les chœurs de La Passion selon saint Matthieu retentissent. D’entrée, Scorsese place la barre très haut. Il la maintiendra à ce niveau d’exigence et de beauté pendant les trois heures ou presque de Casino, sa réalisation la plus ambitieuse, tout à la fois documentaire historique, thriller nerveux et grand film d’amour.

La grandeur et la décadence d’un gérant de casino (Robert De Niro, impeccable), de son ami truand (Joe Pesci, impressionnant) et de son épouse ex-prostituée (Sharon Stone, sublime) sont inscrites dans les convulsions du Las Vegas des années 1970 et 1980. Une ville-mirage où la fête permanente dissimule à grand-peine une corruption généralisée. Scorsese décrit minutieusement le fonctionnement de la Mafia, sans jamais perdre de vue la dimension romanesque de son récit. La bande-son utilise ainsi à plusieurs reprises le thème romantique composé par Georges Delerue pour Le Mépris, et c’est bien plus qu’un simple hommage au classique de Godard. Ces deux chefs-d’œuvre traitent en effet d’un amour déçu. Et Ginger, Sam, Nicky, chez Scorsese, tout comme Camille, Paul, Prokosch, chez Godard, sont des héros au sens antique du terme : des demi-dieux, au-dessus du commun des hommes, mais rarement admis dans l’Olympe. Sam « Ace » Rothstein, l’employé juif de parrains italiens, se rêve en démiurge omniscient ; il ne pourra empêcher la chute de son monde, miné par l’orgueil et l’ambition, ces fatalités humaines. Au terme de ce film grandiose, il n’y a plus que désolation.


CASINO, Martin Scorcese 1995, Robert De Niro, Sharon Stone (drame sentimental)@@@ (E)
Las Vegas, années 70. Ace Rothstein dirige d'une main de fer le Tangiers, hôtel casino parmi les plus prospères de la ville, financé en sous main par le puissant syndicat des camionneurs. Ace est devenu le grand m ...

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cASSE TETE CHINOIS, Eric Klapisch 2013, Romain Duris; Audrey Tautou, Cecile De France, Kelly Reilly (societe)@


Xavier vient d'avoir 40 ans et sa vie est toujours un casse-tête. C'est même un sentiment de gâchis qui l'envahit lorsqu'il se met en tête d'en faire le bilan. Il est séparé de Wendy depuis maintenant six mois et cette dernière a décidé de partir vivre à New York en y emmenant ses deux enfants. Parce que l'éloignement lui est trop douloureux, Xavier choisit, lui aussi, de s'y installer.
cASSE TETE CHINOIS, Eric Klapisch 2013, Romain Duris; Audrey Tautou, Cecile De France, Kelly Reilly (societe)@ (E)
Xavier vient d'avoir 40 ans et sa vie est toujours un casse-tête. C'est même un sentiment de gâchis qui l'envahit lorsqu'il se met en tête d'en faire le bilan. Il est séparé de Wendy depuis maintenant s ...

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CASTILLOS DE CARTON, Salvador Garcia Ruiz 2009, Biel Duran, Nilo Zimmerman (film e)


Maria José, Jaime et Marcos étudient à l'école des beaux-arts sans savoir encore à quel avenir ils sont promis. Maria José est attirée par Marcos, l'élève le plus talentueux de l'école. Jaime est attiré par Maria José, la plus belle fille de sa classe. Marcos est intrigué par Maria Josée et admire Jaime à la fois.

“Quand 2 sont inséparables, 3 devient un numéro pair”

Maria José étudie la peinture à la Faculté des Beaux Arts. Elle y rencontre Jamie, un talentueux dessinateur et le séduisant Marcos, le meilleur élève de la classe. Commence alors un chassé-croisé amoureux entre les trois jeunes gens. Mais qui est amoureux de qui ?
Et alors que leurs études s’achèvent, leur ménage à trois résistera-t-il à l’entrée dans la vie adulte ?
Difficile d’aborder une histoire d’amour à trois. De nombreux exemples réussis existent déjà dans le Cinéma international. Mais le film de Salvador García Ruiz a un ton original et unique. Le sujet encore tabou est montré de manière libérée, voire désinhibée, avec une photographie lumineuse qui laisse de côté toute tentative de moralisation ou de prosélytisme.
CASTILLOS DE CARTON, Salvador Garcia Ruiz 2009, Biel Duran, Nilo Zimmerman (film e) (E)
Maria José, Jaime et Marcos étudient à l'école des beaux-arts sans savoir encore à quel avenir ils sont promis. Maria José est attirée par Marcos, l'élève le plus talentueux de ...

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CATARINA AND THE OTHERS, André Badalo 2011, Victoria Guerra, Arminda Badalo, Rui Porto Nunes, Cândido Ferreira (film e)


Dehors, les premiers rayons du soleil pointent le bout de leur nez. Catarina, seize ans, n'arrive pas à dormir. Paradoxalement, dans la grande ville, les adultes sont mus par le désir... Catarina a découvert qu'elle était séropositive. Elle veut entraîner tout le monde avec elle.
CATARINA AND THE OTHERS, André Badalo 2011, Victoria Guerra, Arminda Badalo, Rui Porto Nunes, Cândido Ferreira (film e) (E)
Dehors, les premiers rayons du soleil pointent le bout de leur nez. Catarina, seize ans, n'arrive pas à dormir. Paradoxalement, dans la grande ville, les adultes sont mus par le désir... Catarina a découvert qu'elle &ea ...

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CATEGORY 7 tempête mondiale


Une super-tempête croise un cyclone de catégorie 5 sur son passage et s'unit avec lui juste au-dessus de Washington. Après avoir détruit Chicago, elle s'étend maintenant à une échelle globale et prend de plus en plus de force et d'énergie. Au programme, la destruction de Paris, de l'Égypte, de New York etc. par des tornades. Les météorologues continuent de chercher la solution pour arrêter rapidement cette terrible tempête qui risque de faire des dégâts incroyables.

TELERAMA
Dévastée par une tempête d'une violence extrême, Chicago est en ruines. Loin de se calmer, l'ouragan gagne en intensité, s'appropriant la puissance d'autres perturbations. Désormais, c'est le monde entier qui est menacé. Alors que les catastrophes se succèdent, Judith Carr, la nouvelle directrice du FEMA, fait son possible pour atténuer les destructions et limiter le nombre de morts. Tommy Dixon, lui, continue de fournir de précieux renseignements aux météorologues, en étudiant de très près les tornades qui se forment dans le pays. Au même moment, dans les cieux, le pilote Mike Davis cherche à déterminer l'origine de ces phénomènes atmosphériques...
CATEGORY 7 tempête mondiale (E)
Une super-tempête croise un cyclone de catégorie 5 sur son passage et s'unit avec lui juste au-dessus de Washington. Après avoir détruit Chicago, elle s'étend maintenant à une échelle globale ...

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CATWOMAN, Pitof 2004, Halle Berry, Benjamin Bratt


Patience Philips travail au sein du conglomérat Hedare Beauty et découvre que leur nouveau produit ne possède aucune vertus. Elle est alors froidement tuée par ses patrons avant de se réincarner en une femme féline : Catwoman...

TELERAMA
En 2004, elle était la seule superhéroïne à pouvoir rivaliser avec Spiderman. Chez Burton, elle avait les traits délicieux de Michelle Pfeiffer. Chez Pitof, plus léger, elle a la plastique de Halle Berry.

Patience est une demoiselle timide. Une nuit, d’étranges événements la transforment en femme-chat, avec fouet et superpouvoirs. Rrrr… La plastique sublime de Halle Berry, servie dans sa gangue de cuir SM, option petites oreilles pointues, tient la distance d’un divertissement de flux. Au fracas d’effets spéciaux qui viennent au secours d’une intrigue mince comme Halle elle-même, on préférera les miaous délicieusement pervers d’une autre Catwoman, Michelle Pfeiffer, vue naguère par Tim Burton.
CATWOMAN, Pitof 2004, Halle Berry, Benjamin Bratt (E)
Patience Philips travail au sein du conglomérat Hedare Beauty et découvre que leur nouveau produit ne possède aucune vertus. Elle est alors froidement tuée par ses patrons avant de se réincarner en une fem ...

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CE QUI NOUS LIE, Cedric Klapisch 2017, Pio Marmaï, Ana Girardot(sentimental)@@


Jean a quitté sa famille et sa Bourgogne natale il y a dix ans pour faire le tour du monde. En apprenant la mort imminente de son père, il revient dans la terre de son enfance. Il retrouve sa soeur, Juliette, et son frère, Jérémie. Leur père meurt juste avant le début des vendanges. En l'espace d'un an, au rythme des saisons qui s'enchaînent, ces trois jeunes adultes vont retrouver ou réinventer leur fraternité, s'épanouissant et mûrissant en même temps que le vin qu'ils fabriquent.

TELERAMA
Paris, Barcelone, New York… : Cédric Klapisch n’a jamais filmé que les villes et leurs habitants. Là, il pose sa caméra en pleine nature, en Bourgogne. Et raconte la reprise du domaine familial, à Meursault, par deux frères et une sœur à peine trentenaires, à la suite de la disparition prématurée du père, mort d’avoir respiré des pesticides toute sa vie. Mais la vigne et le vin bio, qui n’avaient encore jamais fait l’objet d’une fiction aussi bien documentée, intéressent moins le réalisateur que les relations humaines.
Qu’il s’agisse de la fratrie ou du couple, Klapisch reste, avant tout, fidèle à ses marottes : certains protagonistes frisent la caricature (le beau-père notable, la mère intrusive, le vendangeur fanfaron) et les acteurs ignorent la sobriété. Les larmes sont également convoquées avec trop de ­facilité dans les scènes intimes, mais le cinéaste réussit, comme souvent, les scènes de groupe, notamment lors de la fête qui célèbre la fin des vendanges et donne envie de prendre un aller simple pour Beaune.
CE QUI NOUS LIE, Cedric Klapisch 2017, Pio Marmaï, Ana Girardot(sentimental)@@ (E)
Jean a quitté sa famille et sa Bourgogne natale il y a dix ans pour faire le tour du monde. En apprenant la mort imminente de son père, il revient dans la terre de son enfance. Il retrouve sa soeur, Juliette, et son frè ...

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CECILIA, Jesus Franco et Olivier Mathot 1983 (film e)


Cécilia est abusée. Elle rentre et fait l'amour avec son mari. Elle avoue que le viol lui a redonné le goût de refaire l'amour avec lui.
CECILIA, Jesus Franco et Olivier Mathot 1983 (film e) (E)
Cécilia est abusée. Elle rentre et fait l'amour avec son mari. Elle avoue que le viol lui a redonné le goût de refaire l'amour avec lui. ...

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CELLE QUE VOUS CROYEZ, Safy Nebbou 2019, Juliette Binoche, Francois Civil, Nicole Garcia @@


Pour épier son amant Ludo, Claire, la cinquantaine, se crée un faux profil sur les réseaux sociaux et devient Clara, une magnifique jeune femme de 24 ans. Alex, le meilleur ami de Ludo, est immédiatement séduit. Dans l'engrenage, Claire, tombe à son tour éperdument amoureuse de lui. Si tout se joue dans le virtuel, les sentiments sont bien réels. Une histoire vertigineuse où réalité et mensonge se confondent.

TELERAMA
Plus que la toxicité des réseaux sociaux où tout peut s’inventer, c’est bien le mensonge, aux autres et à soi, qui est décortiqué dans ce polar romanesque et singulier, sur le vertige féminin et ses névroses.

Claire est larguée par son jeune amant Ludo. L’humiliation est douloureuse pour cette universitaire de 50 ans, déjà quittée par son mari. Pour épier Ludo, elle crée un faux profil Facebook : photo volée à l’appui, elle devient Clara, 24 ans… Contactée par Alex, le coloc de Ludo, Claire se prend au jeu de la séduction virtuelle. Il tombe amoureux. Elle aussi. Mis à part les années, cet avatar n’est-il pas vraiment elle-même ?

En adaptant le roman de Camille Laurens, le réalisateur aborde plusieurs vertiges : la peur de vieillir, bien sûr, et de l’abandon, mais aussi le mystère amoureux. Il donne une construction savante au récit, surprenant jusqu’à la fin, et entretient le suspense par sa mise en scène des messages écrits et des appels téléphoniques. De même, une thérapeute confidente (Nicole Garcia) finit par prendre des allures de détective, sur la belle musique de polar signée Ibrahim Maalouf. Face à François Civil, parfait en romantique moderne, Juliette Binoche réussit à fusionner Claire et Clara jusque dans son apparence. Elle a rarement été aussi fascinante.
CELLE QUE VOUS CROYEZ, Safy Nebbou 2019, Juliette Binoche, Francois Civil, Nicole Garcia @@ (E)
Pour épier son amant Ludo, Claire, la cinquantaine, se crée un faux profil sur les réseaux sociaux et devient Clara, une magnifique jeune femme de 24 ans. Alex, le meilleur ami de Ludo, est immédiatement sé ...

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CERTAINS L AIMENT CHAUD, Billy Wilder 1959, Marylin Monroe, Tony Curtis, Jacl Lemmon (sentimental)@@@


Chicago 1929. Joe et Jerry, deux musiciens au chômage, obtiennent un contrat pour le bal de la Saint-Valentin. Cela fait d'eux, malheureusement, les seuls témoins d'un règlement de comptes entre deux bandes rivales. Le chef de l'une d'entre elles, Spats Colombo, les a repérés et veut les éliminer.

TELERAMA
On connaît la réplique qui clôt ce superbe film : « Personne n'est parfait. » Et moins celle qui résume une grande partie de la philosophie de Billy Wilder, que prononce un Jack Lemmon travesti, sidéré, soudain, par le monde incroyable qu'il découvre : « Les femmes, dit-il alors à son pote Tony Curtis, sont un sexe tout à fait différent. » On n'a jamais mesuré si bien et de manière si concise une des grandes évidences de la vie...
En pleine Prohibition, deux musiciens, poursuivis par des gangsters pour avoir assisté à un massacre, rejoignent, maquillés et pomponnés, un orchestre féminin, dont la vedette est une adorable paumée qui joue de l'ukulélé, tombe amoureuse de tous les saxophonistes mâles qu'elle rencontre et chante « I wanna be loved by you, pooh pooh pee dooh » à la Betty Boop.
Le scénario, d'une audace et d'un humour ravageurs, baigne dans une sensualité gouailleuse (Lemmon et les girls dans sa couchette) et rigolote (Curtis, qui prétend être impuissant, est trahi par la buée de ses lunettes, alors que Marilyn l'embrasse savamment). Le film est une merveille de rythme, d'invention et de gaîté. Si Marilyn est magique, c'est Lemmon dont on se souvient avec le plus d'enthousiasme, dansant un tango érotico-comique avec son soupirant milliardaire et pestant contre un groom qui, dans l'ascenseur, lui a pincé les fesses, alors qu'il (elle) n'est même pas joli(e). On mesure, en revoyant Certains l'aiment chaud, le manque de rythme et de fantaisie effrayant de la comédie américaine actuelle.
CERTAINS L AIMENT CHAUD, Billy Wilder 1959, Marylin Monroe, Tony Curtis, Jacl Lemmon (sentimental)@@@ (E)
Chicago 1929. Joe et Jerry, deux musiciens au chômage, obtiennent un contrat pour le bal de la Saint-Valentin. Cela fait d'eux, malheureusement, les seuls témoins d'un règlement de comptes entre deux bandes rivales. Le c ...

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CESSEZ LE FEU, Emmanuel Courcol 2016, Romain Duris (drame sentimental)@@


En 1923, Georges, héros de 14 fuyant son passé, mène depuis quatre ans une vie nomade et aventureuse en Afrique lorsqu'il décide de rentrer en France. Il y retrouve sa mère et son frère Marcel, invalide de guerre muré dans le silence. Peinant à retrouver une place dans cet Après-guerre où la vie a continué sans lui, il fait la rencontre d'Hélène, professeure de langue des signes avec qui il noue une relation tourmentée.

TELERAMA
Un officier héroïque de la Première Guerre mondiale revient en France, après un long détour par l’Afrique. Une évocation en demi-teintes, entre hantise et contemplation, d’une famille meurtrie qui tente de se reconstruire.

C'est un second retour pour Georges. La première fois, il a réchappé en officier héroïque de l’enfer des tranchées de 14-18. Quelque temps après, il revient d’Afrique où il s’était enfui pour (s’)oublier. En France, la guerre a laissé des séquelles. Sa mère se morfond dans l’attente de son benjamin, porté disparu, tandis qu’un autre fils, Marcel, choqué, a perdu l’usage de la parole…

Ce tableau d’époque de l’après-guerre illustre des états d’âme, choisit la chronique, patiente, ombrageuse, plutôt que le déroulé d’une histoire à rebondissements. Le premier long métrage d’Emmanuel Courcol se distingue, surtout, par ses correspondances, ses allers-retours ondulants entre la France et l’Afrique, où Georges a vécu en aventurier. Une Afrique à la fois édénique et fantôme (avec ses masques, ses rites), un peu rocambolesque avec son trafic à la Rimbaud, et source de contemplation. Sur la culpabilité des survivants, sur les malaisantes réhabilitations des champs de bataille, le film fait mouche. Il pèche, en revanche, par le traumatisme appuyé du frère (Grégory Gadebois, en bloc de souffrance). Romain Duris, lui, continue de surprendre. Puissant et buté, il impose une présence fascinante à son personnage de revenant.
CESSEZ LE FEU, Emmanuel Courcol 2016, Romain Duris (drame sentimental)@@ (E)
En 1923, Georges, héros de 14 fuyant son passé, mène depuis quatre ans une vie nomade et aventureuse en Afrique lorsqu'il décide de rentrer en France. Il y retrouve sa mère et son frère Marcel, inva ...

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CET ETE LA, Éric Lartigau 2022, Gael García Bernal, Chiara Mastroianni, Marina Foïs (societe comique)@


Dune a 11 ans. Comme chaque été, elle rejoint avec ses parents leur maison des Landes où l'attend Mathilde, 9 ans. Une amitié sans faille où les deux filles partagent toutes les questions de l'entrée dans l'adolescence. Un été où l'enfance s'éloigne un peu plus. Or, Dune sent que se diffuse le parfum d'un secret. Lequel ?

TELERAMA
Peinture délicate de deux gamines lors d’un été dans les Landes, qui sent l’océan, les secrets et la fin de l’enfance.

Il y a quelque chose de particulièrement délicat dans cette chronique d’un été dans les Landes où la petite Dune, 11 ans, réalise pourquoi Maman a perdu l’odorat et est si triste depuis un an, mais aussi pourquoi, en général, la vie des grandes personnes ressemble à un magnolia, cette fleur qui peut, suivant son dosage, embaumer ou répandre un parfum excessivement fort et entêtant…

Les deux jeunes pousses qui incarnent Dune et sa copine Mathilde sont confondantes de naturel en gamines qui veulent parler comme des adultes, et on croit à ce couple de parents formé par Marina Foïs et Gael García Bernal. Le film assume un tempo et une lumière poudrée de vacances hors du temps — cet été 2019 pourrait, tout autant, se dérouler en 1989 — et sent l’océan, les secrets, et la fin de l’enfance.
CET ETE LA, Éric Lartigau 2022, Gael García Bernal, Chiara Mastroianni, Marina Foïs (societe comique)@ (E)
Dune a 11 ans. Comme chaque été, elle rejoint avec ses parents leur maison des Landes où l'attend Mathilde, 9 ans. Une amitié sans faille où les deux filles partagent toutes les questions de l'entré ...

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CETTE FEMME LA, Guillaume Nicloux 2003, Guillaume Nicloux, Josiane Balasko


Michèle Varin, une quinquagénaire capitaine de police, doit s'occuper avec son collègue Sylvain Bazinsky d'une femme qui a été retrouvée pendue dans un bois. Les débuts de l'enquête sont difficiles : les indices sont minces et personne n'a rien vu. Pour ne rien arranger, Michèle souffre à nouveau de cauchemars. Des rêves qui reviennent tous les quatre ans, les années bissextiles, à l'approche du 29 février, date où son fils unique a trouvé la mort. L'enquête ne progressant pas, les supérieurs de Michèle lui demandent de clore le dossier. Elle s'y refuse. Quelques jours plus tard, Bazinsky est retrouvé "suicidé"..

TELERAMA
Ce film-là est un drôle de polar cafardeux.
Le titre est si simple en apparence. Comme une toile de Magritte qui s'intitulerait « Ceci est une femme » alors qu'apparaîtraient trois amanites phalloïdes au fond d'un jardin, un cabriolet accidenté au bord d'une route enneigée, un mobile home à l'orée d'une forêt... Des instantanés funèbres vérifiés dès la première phrase du film : « Vous pensez toujours au suicide ? ».

Michèle Varin répond à son psy qu'elle y pense moins. Elle dort mal, mais c'est normal, le 29 février, date anniversaire de son drame, s'annonce sur le calendrier. Michèle Varin avait un fils de 8 ans, mort par sa faute. Depuis, elle passe ses nuits à faire des puzzles dans son intérieur triste, et traverse comme un fantôme atone ses journées de capitaine de police. Elle est imperméable sous son ciré trop grand, et il pleut à verse dans cette forêt où l'on vient de retrouver une pendue.

Cette vision de cauchemar ne sera pas la dernière de ce polar intimement noir, construit entre inconscient et réalité autour d'une étonnante comédienne : Josiane Balasko, non pas à contre-emploi mais en plein emploi, impressionnante en zombie ténébreux et distancié. Le cafard contagieux de « cette Balasko-là » est bien sûr la surprise et l'une des forces du film. Mais Guillaume Nicloux est un méticuleux à tendance fétichiste. Pas un objet autour d'elle qu'il n'ait pensé, placé au millimètre près, pour faire surgir l'insolite (deux doigts en plastique, un gros lapin, des masques de Dalton...) ou tromper volontairement, comme chez David Lynch.

La piste de l'étrange (serial killer, secte de suicidaires ?), déjà rendue trop familière par les cauchemars de Michèle Varin, semble corroborée par un escarpin rouge. Pourtant, négliger un bête imperméable, bien réel, est un impair plus grave. Et si Guillaume Nicloux ne surexposait la souffrance et les fantômes de Michèle Varin que pour mieux cacher la forêt ?

Dans Une affaire privée, son polar précédent, un détective engagé sur une banale affaire de disparition devenait le jouet d'une machination identitaire. La trame policière allait du simple au pervers. Dans Cette femme-là, Nicloux choisit l'inverse ­ au risque de voir l'intérêt du spectateur retomber ­, en rappelant que de très mystérieuses affaires se résument souvent à de sanglants faits divers. Une bonne chose pour son héroïne. Maintenant, Michèle Varin sait que se colleter avec des ordures d'une sordide banalité, ça enterre les fantômes.
CETTE FEMME LA, Guillaume Nicloux 2003, Guillaume Nicloux, Josiane Balasko (E)
Michèle Varin, une quinquagénaire capitaine de police, doit s'occuper avec son collègue Sylvain Bazinsky d'une femme qui a été retrouvée pendue dans un bois. Les débuts de l'enquête son ...

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CETTE SACREE VERITE, Leo McCarey 1937, Cary Grant, Irene Dunne (comique)@@


Jerry et Lucy ont décidé de mettre un terme à leur mariage. Tout en attendant que leur divorce soit confirmé, ils entament une nouvelle vie amoureuse. Aiguillonné par la jalousie, chacun veut reconquérir l'autre et le tout commence par un sabotage en règle de toute éventuelle relation romantique.

TELERAMA
Lorsque Jerry est obligé d'inventer un week-end en Floride pour pouvoir jouer aux cartes avec ses amis, sa femme, Lucy, s'affiche ouvertement avec un élégant professeur de diction. D'un commun accord, les époux décident de mettre un terme à leur vie commune. Seul l'avenir de Mr Smith, leur fox-terrier, les oppose et les déchire. Le jugement est sans appel : Lucy aura la garde du quadrupède et Jerry obtient un droit de visite. Le divorce ne sera effectif qu'après un délai de trois mois. Chacun s'efforce de refaire sa vie. Jerry renoue avec Dixie Belle Lee, une entraîneuse bien différente de Lucy, et Lucy tente de se persuader qu'elle est amoureuse d'un riche héritier, Daniel Leeson...
CETTE SACREE VERITE, Leo McCarey 1937, Cary Grant, Irene Dunne (comique)@@ (E)
Jerry et Lucy ont décidé de mettre un terme à leur mariage. Tout en attendant que leur divorce soit confirmé, ils entament une nouvelle vie amoureuse. Aiguillonné par la jalousie, chacun veut reconqu&eacut ...

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CEUX QUI TRAVAILLENT, Antoine Russbach 2018, Olivier Gourmet, Adèle Bochatay (societe)@@


Frank consacre sa vie au travail. Accroché à son téléphone, il gère les cargos qu'il affrète pour de grandes entreprises. Alors qu'il doit faire face à une situation de crise, Frank prend une décision brutale et se fait congédier.

TELERAMA
Un cadre sans état d’âme gère des navires marchands pour des bénéfices auxquels il sacrifie tout. Un film utile, courageux, sur un monde où tout se vend.

Habitué du cinéma social, Olivier Gourmet détonne pourtant dans ce film qui révèle la tyrannie de l’économie sous un jour nouveau. Ex-employé d’une société qui gère des cargos depuis la Suisse, le personnage que joue l’acteur déclare, à une recruteuse, n’être « ni sentimental ni altruiste ». Le visage fermé, il semble presque robotisé. Parce qu’une cargaison risquait d’être retardée, après la découverte d’un clandestin à bord, il a ordonné de se débarrasser du « problème ». Ses patrons, qui trouvaient qu’avec son ancienneté il coûtait trop cher, en ont profité pour le licencier, en prenant des airs offusqués…

Donner tout à son travail n’est pas qu’une formule pour cet homme : sa vie, son honneur, il les a sacrifiés contre un très bon salaire. Et tout le monde était content. C’est par sa franchise que ce premier film renouvelle ce cinéma social dont les combats s’appuient habituellement sur la grandeur des individus. Ici, on la cherche en vain. Chez lui, Frank devient un encombrant. Il n’était bon qu’à partir au bureau, alors son fils le lui crache à la figure : « On a accepté de vivre sans père mais on n’acceptera pas de changer notre train de vie. » Sans effets dramatiques, sans colère, presque aussi froid que ses personnages, le réalisateur montre comment la circulation de l’argent régit tout. Ceux qui travaillent se salissent les mains, mais tout le monde est complice. Un regard précis, utile, courageux.
CEUX QUI TRAVAILLENT, Antoine Russbach 2018, Olivier Gourmet, Adèle Bochatay (societe)@@ (E)
Frank consacre sa vie au travail. Accroché à son téléphone, il gère les cargos qu'il affrète pour de grandes entreprises. Alors qu'il doit faire face à une situation de crise, Frank prend une ...

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CHALEURS INTIMES, Claude Pierson 1977, Brigitte Lahaie, Erika Cool, Bernard Hug, Didier Aubriot, Véronique Maugarski (film e)


Un mari peu sûr de lui développe un terrible complexe d'infériorité vis-à-vis de sa femme. Ce handicap prive le malheureux de tous ses moyens sexuels. L'épouse frustrée décide alors d'aller satisfaire son dévorant appétit sexuel dans les bras d'hommes moins embarrassés...
CHALEURS INTIMES, Claude Pierson 1977, Brigitte Lahaie, Erika Cool, Bernard Hug, Didier Aubriot, Véronique Maugarski (film e) (E)
Un mari peu sûr de lui développe un terrible complexe d'infériorité vis-à-vis de sa femme. Ce handicap prive le malheureux de tous ses moyens sexuels. L'épouse frustrée décide alors d'a ...

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CHALLENGERS, LucaGuadagnino 2024, Zendaya, Josh Connor, Mike Faist (sport tennis)@@


Jadis grand espoir du tennis féminin, Tashi Duncan a vu sa carrière stoppée net à la suite d'une grave blessure. Désormais entraîneuse, elle se consacre à la carrière de son époux, Art, qui, sous ses ordres, est passé de l'ombre à la lumière en seulement quelques mois. Malheureusement, une série de défaites vient briser son élan. Tashi, déterminée à le voir reprendre sa marche vers les sommets, décide de l'engager sur un tournoi d'un niveau plus abordable pour lui permettre de reprendre confiance en lui. Malheureusement, le destin vient leur jouer un vilain tour : Art découvre qu'il va devoir y affronter une vieille connaissance...

TELERAMA
Tennis et triangle amoureux : un challenge plutôt réussi par le réalisateur de “Call Me By Your Name”, qui mise essentiellement sur le magnétisme érotique de ses interprètes.

Sérieux prétendant au trophée du film le plus sexy de l’année, voici, enfin (son dévoilement fut retardé par les grèves à Hollywood), le nouveau film de Luca Guadagnino. Lequel demeure, depuis Call me by your name, l’Italien le plus prisé aux États-Unis. Challengers, comme son titre fait plus que le suggérer, met en scène une rivalité. Patrick, l’exubérant (Josh O’Connor, révélé à la terre entière en jeune prince Charles dans The Crown), et Art, l’introverti (Mike Faist, découvert dans le remake par Spielberg de West Side Story), ont vécu ensemble leur formation au tennis et toute leur adolescence. Puis leur amitié fusionnelle s’est troublée au moment de leur coup de foudre partagé pour une autre étoile montante de leur sport, Tashi (Zendaya, la star féminine de Dune). Des années plus tard, les deux hommes s’affrontent dans un match qui est le fil rouge de l’histoire, et sous les yeux de la même femme.

Pour raconter ce triangle amoureux, le jeune scénariste de Challengers (qui n’est pas Guadagnino) s’est manifestement inspiré d’un vieux film de Mike Nichols, Ce plaisir qu’on dit charnel (avec Jack Nicholson, Art Garfunkel et Candice Bergen), en le projetant dans l’univers du tennis et dans le monde contemporain. Plus originale, la succession percutante de flash-back qui émaillent le match ultime échappe à la chronologie. On découvre ainsi, dans le désordre, la première soirée d’ivresse des trois personnages, la liaison torride entre Tashi et Patrick, la blessure décisive de la joueuse au cours d’une compétition, et la vie conjugale de la même avec, cette fois, Art, champion las dont elle est devenue l’entraîneuse.

Résultat accrocheur et incarné
S’appropriant le projet moins par son versant romanesque que par le magnétisme érotique des trois interprètes, le cinéaste place la circulation du désir au cœur de chaque scène. Un désir refoulé (entre garçons) ou assouvi (entre fille et garçon), mais qui ne cesse de flotter, des chambres d’hôtel aux cours de tennis, des tribunes aux vestiaires. Cette insistance ne va pas sans lourdeurs, en écho à la musique électro-techno de Trent Reznor et Atticus Ross, (moins inspirés que pour The Social Network, de David Fincher). Mais le résultat est accrocheur, séduisant, formidablement incarné. Et si le regard de Guadagnino tend à faire de la jeune femme une intermédiaire entre deux rivaux ne pouvant s’avouer leur amour, le scénario l’établit plutôt en manipulatrice tirant les ficelles de bout en bout… Dans le paysage toujours sinistré du cinéma de grand studio, voilà, au moins, un quasi-blockbuster où il ne s’agit que de sentiments humains…
CHALLENGERS, LucaGuadagnino 2024, Zendaya, Josh Connor, Mike Faist (sport tennis)@@ (E)
Jadis grand espoir du tennis féminin, Tashi Duncan a vu sa carrière stoppée net à la suite d'une grave blessure. Désormais entraîneuse, elle se consacre à la carrière de son épou ...

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CHAMBRE AVEC VUE, James Ivory 1986, Helena Bonham Carter, Maggie Smith (societe)@@


Début du XXe siècle. Lucy Honeychurch, jeune Anglaise de bonne famille, séjourne à Florence. Comme l'imposent la morale et les préjugés de sa classe, elle est accompagnée par sa cousine, Charlotte Bartlett, une vieille fille aux principes rigides. Dans la pension où elles sont installées, Lucy rencontre George Emerson. Devant l'attirance de Lucy pour George, sa cousine la ramène en Angleterre, où la belle doit épouser Cecil Vyse, un être ennuyeux.

TELERAMA
Dans l’Angleterre victorienne, Lucy, oie blanche de la haute société, est promise au snob et pédant Cecil, mais aime sans (se) l’avouer George, jeune libre-penseur peu convenable…

Parmi les nombreux films d’époque signés par James Ivory, seules ses rencontres avec Forster, l’écrivain anglais du début du XXe siècle, ont hissé le cinéaste plus haut que son goût du chromo. Trois films en sont issus : Retour à Howards End, Maurice, et Chambre avec vue. Le charme mi-florentin, mi-victorien de ce dernier ne s’est pas évaporé. Ivory cède parfois à un amusement facile devant les us et coutumes d’il y a cent ans. Mais le film est traversé par l’élan impérieux des premières fois, tendu vers l’un de ces « instants d’éternité » chers à Forster. Tout concourt, habilement, à différer la fusion amoureuse que le spectateur attend…

À revoir aussi pour les débuts de Helena Bonham Carter, aux antipodes de la sauvagerie révélée chez elle par Tim Burton, et de Daniel Day-Lewis, déjà dans la composition perfectionniste.
CHAMBRE AVEC VUE, James Ivory 1986, Helena Bonham Carter, Maggie Smith (societe)@@ (E)
Début du XXe siècle. Lucy Honeychurch, jeune Anglaise de bonne famille, séjourne à Florence. Comme l'imposent la morale et les préjugés de sa classe, elle est accompagnée par sa cousine, Char ...

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CHANTONS SOUS LA PLUIE, Stanley Donen 1952, Gene Kelly (musical)@@@


1927, dans les studios de la Monumental Pictures à Hollywood. Don Lockwood et Lina Lamont forment le couple phare du cinéma muet. Adulés du public, perpétuellement amoureux à l'écran, ils ne peuvent en réalité pas se souffrir. L'arrivée du cinéma parlant provoque un drame. Car, malgré son port de reine, Lina a une voix de crécelle.

TELERAMA
En 1927, à la naissance du parlant, un couple-vedette du muet se voit contraint de se reconvertir en « véritables » comédiens, au grand désespoir de la jeune femme dotée d’une voix de crécelle.

Le coucher de soleil ? Des projecteurs. La brise d’été ? Un ventilo. Le balcon sous lequel Don (Gene Kelly) déclare son amour à Kathy (Debbie Reynolds) ? Une bête échelle au milieu d’un studio désert. Ainsi mise en scène, via des artifices revendiqués comme tels, la vérité des sentiments (« Tu m’étais destinée, je t’étais destiné », lalala) peut enfin s’exprimer, dans un lyrisme créé quasi ex nihilo sous nos yeux émerveillés. De fait, au-delà de l’éblouissante perfection de ses numéros chantés et dansés, dont les plus fameux, Singin’in the Rain, Make ’em Laugh ou Moses Supposes, procurent une joie inoxydable, Chantons sous la pluie émeut par sa foi inébranlable dans le 7e art.

S’il moque affectueusement ses artisans (nervosité du réalisateur, indécision chronique du producteur, perfidie de la star à la voix stridente interprétée par la géniale Jean Hagen…), le film célèbre d’abord la vitalité, l’inventivité (re) bondissante du cinéma. En effet, c’est à la fois l’histoire d’un nanar sauvé du naufrage par son ripolinage en comédie musicale et le récit de la fin d’un monde, celui du muet, résolument envisagée avec un optimisme en Technicolor — pour le versant tragique, il faudra voir Babylon, de Damien Chazelle. Jamais Hollywood n’a été plus beau en son miroir que dans ce jeu de dupes trépidant, où les scénarios s’imaginent en deux temps trois mouvements, et où la débutante jaillie du gâteau finit en haut de l’affiche. Une définition du bonheur.
CHANTONS SOUS LA PLUIE, Stanley Donen 1952, Gene Kelly (musical)@@@ (E)
1927, dans les studios de la Monumental Pictures à Hollywood. Don Lockwood et Lina Lamont forment le couple phare du cinéma muet. Adulés du public, perpétuellement amoureux à l'écran, ils ne peuvent ...

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CHANTONS SOUS LA PLUIE, Stanley Donen 1952, Gene Kelly (musical)@@@


1927, dans les studios de la Monumental Pictures à Hollywood. Don Lockwood et Lina Lamont forment le couple phare du cinéma muet. Adulés du public, perpétuellement amoureux à l'écran, ils ne peuvent en réalité pas se souffrir. L'arrivée du cinéma parlant provoque un drame. Car, malgré son port de reine, Lina a une voix de crécelle.

TELERAMA
En 1927, à la naissance du parlant, un couple-vedette du muet se voit contraint de se reconvertir en « véritables » comédiens, au grand désespoir de la jeune femme dotée d’une voix de crécelle.

Le coucher de soleil ? Des projecteurs. La brise d’été ? Un ventilo. Le balcon sous lequel Don (Gene Kelly) déclare son amour à Kathy (Debbie Reynolds) ? Une bête échelle au milieu d’un studio désert. Ainsi mise en scène, via des artifices revendiqués comme tels, la vérité des sentiments (« Tu m’étais destinée, je t’étais destiné », lalala) peut enfin s’exprimer, dans un lyrisme créé quasi ex nihilo sous nos yeux émerveillés. De fait, au-delà de l’éblouissante perfection de ses numéros chantés et dansés, dont les plus fameux, Singin’in the Rain, Make ’em Laugh ou Moses Supposes, procurent une joie inoxydable, Chantons sous la pluie émeut par sa foi inébranlable dans le 7e art.

S’il moque affectueusement ses artisans (nervosité du réalisateur, indécision chronique du producteur, perfidie de la star à la voix stridente interprétée par la géniale Jean Hagen…), le film célèbre d’abord la vitalité, l’inventivité (re) bondissante du cinéma. En effet, c’est à la fois l’histoire d’un nanar sauvé du naufrage par son ripolinage en comédie musicale et le récit de la fin d’un monde, celui du muet, résolument envisagée avec un optimisme en Technicolor — pour le versant tragique, il faudra voir Babylon, de Damien Chazelle. Jamais Hollywood n’a été plus beau en son miroir que dans ce jeu de dupes trépidant, où les scénarios s’imaginent en deux temps trois mouvements, et où la débutante jaillie du gâteau finit en haut de l’affiche. Une définition du bonheur.
CHANTONS SOUS LA PLUIE, Stanley Donen 1952, Gene Kelly (musical)@@@ (E)
1927, dans les studios de la Monumental Pictures à Hollywood. Don Lockwood et Lina Lamont forment le couple phare du cinéma muet. Adulés du public, perpétuellement amoureux à l'écran, ils ne peuvent ...

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CHARADE, Stanley Donen 1963, Cary Grant, Audrey Hepburn (comique)@@


De retour de vacances, Reggie Lambert retrouve son appartement parisien sens dessus dessous et apprend la mort de son mari. L'inspecteur Grandpierre lui explique que son époux avait détourné pendant la guerre un magot destiné à la Résistance française.

TELERAMA
Peu importe l’intrigue, le délice vient d’ailleurs. De la mise en scène pétillante et sophistiquée, du charme époustouflant du couple vedette. La perfection !

Hitchcock avait baptisé « McGuffin » tout ce qui, dans ses intrigues, était censé faire courir et s’entretuer ses personnages, mais dont le spectateur se moquait éperdument. Ici, le McGuffin, ce sont 250 000 dollars volés, revolés et volatilisés que recherchent quelques complices devenus ennemis. L’un décide d’éliminer ses petits camarades. Mais les dollars nous indiffèrent : on n’a d’yeux que pour le marivaudage du couple Cary Grant-Audrey Hepburn et l’élégance de Stanley Donen, qui filme Paris comme personne et passe avec grâce d’une bagarre sur les toits à une promenade romantique sur les quais de la Seine. Tout est beau dans Charade, gracieux et sophistiqué : du générique célèbre de Maurice Binder à la musique mystérieuse de Henry Mancini. Et puis, il y a Audrey Hepburn. Cary Grant, qui, dans l’histoire, ne fait que lui mentir, la contemple longuement, très longuement sur le Bateau-Mouche où il l’a entraînée, prétendument pour lui dire la vérité. « Qu’est-ce que j’ai ?, demande Audrey. — C’est juste que vous êtes adorable », répond Cary. Et, à cet instant, on est certain qu’il ne ment pas.
CHARADE, Stanley Donen 1963, Cary Grant, Audrey Hepburn (comique)@@ (E)
De retour de vacances, Reggie Lambert retrouve son appartement parisien sens dessus dessous et apprend la mort de son mari. L'inspecteur Grandpierre lui explique que son époux avait détourné pendant la guerre un magot d ...

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CHARITE, David Grabowski 2024 (serie sante)@@


2049. Alors que les températures mondiales ne cessent de grimper, que les conséquences de la crise climatique se multiplient et s’intensifient, l’hôpital berlinois de la Charité doit en plus faire face à une réforme du système de santé allemand. Désormais, chaque être humain se voit attribuer un score de santé, qui détermine s’il est éligible ou non à certains soins. C’est dans ce contexte dystopique que la chercheuse Maral Safadi prend la tête de l’institut de microbiologie de l’établissement.

TELERAMA
cette série au cœur d’un hôpital berlinois mêle les réflexions fascinantes sur l’avenir de la planète et sur le système de santé.
Dans le futur tel qu’imaginé par les scénaristes Tanja Bubbel et Rebecca Martin, une panoplie de gadgets technologiques révolutionnent la pratique de la médecine, l’intelligence artificielle et la robotique occupent une place grandissante dans le quotidien des praticiens et des patients… Si l’on peine à adhérer pleinement à ces visions d’un avenir ultra connecté un brin superficielles, ces nouveaux épisodes de Charité (série en quatre saisons à travers les époques dans les couloirs de l’hôpital emblématique) multiplient les pistes de réflexion fascinantes et pertinentes. Comment s’adapter en tant que société aux dérèglements climatiques ? Quel système de santé peut tenir bon dans un monde en crise ? Autant de questions qu’il sera nécessaire d’adresser… avant même 2049.
CHARITE, David Grabowski 2024 (serie sante)@@ (E)
2049. Alors que les températures mondiales ne cessent de grimper, que les conséquences de la crise climatique se multiplient et s’intensifient, l’hôpital berlinois de la Charité doit en plus faire face ...

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CHARLIE ET SES DROLES DE DAMES, McG 2000, Camron Diaz, Drew Barrymore, Lucy Liu (comique thriller)@@


Trois magnifiques détectives privés sont appelés à sauver Eric Knox, milliardaire, lorsqu'il est enlevé de son bureau chez Knox Technologies. Alex, Dylan et Natalie utilisent une panoplie impressionnante de gadgets technologiques pour sauver Knox des griffes de son rival Roger Corwin.

TELERAMA
Tout droit sorties de la série télé phare des années 70/80 les trois Charlie’s Angels ne lésinent sur aucune cascade et cavalcade pour nous faire tourner la tête, le tout avec une autodérision réjouissante.
Bouffée soudaine de souvenirs d'après-midi frappés d'ennui devant la télé : c'était le milieu des années 70, Drôles de dames, postféministe avant l'heure, faisait fureur. Flirt du sex-appeal et de l'action. Les filles adoraient ; les mecs reluquaient. Le recyclage de cette série culte surfe allègrement sur la vague du revival 70's et du « beau-laid ». Lunettes larges fumées, robes soyeuses aux couleurs pétantes, tout cela est étudié comme dans une pub Versace. Ou comment saturer l'image de glamour spectaculaire.
CHARLIE ET SES DROLES DE DAMES, McG 2000, Camron Diaz, Drew Barrymore, Lucy Liu (comique thriller)@@ (E)
Trois magnifiques détectives privés sont appelés à sauver Eric Knox, milliardaire, lorsqu'il est enlevé de son bureau chez Knox Technologies. Alex, Dylan et Natalie utilisent une panoplie impressionnante d ...

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CHASSE CROISE, Warren Leight 1993, Michael Mantell, Matthew Broderick


À New York, trois jeunes gens partagent le même logement de Greenwich Village. Brian McVeigh, le propriétaire, Sam, un aspirant chef cuisinier fraîchement célibataire et Ellen, coincée dans un mariage malheureux, vivent des aventures amoureuses.


TELERAMA
Brian, agent de change, est à la veille de se marier. Cette perspective l'effraie passablement. Aussi le prudent fiancé décide-t-il de conserver son appartement de Greenwich Village, transformé pour l'occasion en garçonnière, et d'y réunir deux soirs par semaine ses amis. Il charge sa secrétaire de lui trouver deux colocataires pour l'occuper pendant ses jours d'absence. C'est ainsi que se rencontrent Sam, crémier dans une épicerie de luxe, un garçon solitaire se remettant mal de sa rupture avec une insupportable comédienne, et Ellen, une assistante dentaire mal mariée, qui trouve quelque consolation dans la peinture. La cohabitation de ces deux personnages va réserver plus d'une surprise...

CHASSE CROISE, Warren Leight 1993, Michael Mantell, Matthew Broderick (E)
À New York, trois jeunes gens partagent le même logement de Greenwich Village. Brian McVeigh, le propriétaire, Sam, un aspirant chef cuisinier fraîchement célibataire et Ellen, coincée dans un mariage ...

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CHASSE GARDEE, Antonin Fourlon, Frédéric Forestier 2023, idier Bourdon, Thierry Lhermitte, Hakim Jemili, Camille Lou (comique)@@


Dans un village sans histoire, une maison de rêve en pleine nature est à vendre. Pour Simon et Adélaïde, à l'étroit dans leur appartement parisien avec leurs deux enfants, c'est l'occasion idéale de faire le grand saut et de quitter l'enfer de la ville. Cependant, le rêve se transforme rapidement en cauchemar quand ils réalisent que leurs si sympathiques voisins utilisent leur jardin comme terrain de chasse. Entre voisins, la guerre est déclarée et tous les coups sont permis.

TELERAMA
Un couple de néo-ruraux venu de Paris (Camille Lou et Hakim Jemili) face aux chasseurs d’un village de province… Moins offensif que le sketch culte des Inconnus, un film imprévisible qui milite pour une pratique modérée de cette activité dangereuse.

Un couple de Parisiens (la chanteuse Camille Lou, l’humoriste Hakim Jemili) emménage avec ses deux enfants en province, dans un ancien corps de ferme dont le terrain est en servitude – la chasse y est autorisée. Alors que la bande-annonce promettait un concours musclé de farces et attrapes, façon Nos pires voisins, entre néo-ruraux et habitants du village, la trajectoire de Chasse gardée s’avère, en fait, imprévisible.

Les réalisateurs – le débutant Antonin Fourlon et l’expérimenté Frédéric Forestier – font preuve d’une maîtrise indéniable du comique de répétition, à mèche courte (la ribambelle des clichés sur Paris) comme à mèche longue (les consignes de sécurité avant chaque battue). L’ensemble culmine avec un banquet moyenâgeux, rythmé par des chansons paillardes, sur le modèle de celui des Vikings (Richard Fleischer, 1958). Bien sûr, la présence de Didier Bourdon en chef de meute renvoie au sketch culte des Inconnus – diffusé sur Antenne 2 en 1991 –, qui sert de soubassement comique, irriguant toutes les séquences, du rabâchage à volonté de l’expression « tirer fichant » jusqu’à une référence explicite, quand l’intrigue oppose finalement un « mauvais » chasseur aux « bons » chasseurs.

Dans sa catégorie – la comédie grand public –, le film s’inspire des plus modernes de ses contemporains. De petites trouvailles de mise en scène (le récit en flash-back d’un protagoniste, sans cesse interrompu) lui donnent un rythme enlevé, proche de celui des productions « Bande à Fifi » (Alibi.com, Nicky Larson), dont il emprunte les acteurs fétiches : Bourdon, donc, et Chantal Ladesou en agente immobilière malhonnête. Sans oublier le personnage touchant incarné par Julien Pestel, second couteau du « Palmashow » (La Folle Histoire de Max et Léon, Les Vedettes).

Entre nécessités commerciales (l’incertitude de rentabiliser une œuvre de multiplexe farouchement anti-chasse) et authentique problème de société (les tirs près des habitations, entraînant des accidents parfois mortels), le scénario tient de l’exercice d’équilibriste. Sans surprise, il s’avère moins offensif que ledit sketch, Bourdon ayant mis de l’eau dans son vin. Les auteurs doivent, alors, ruser pour rendre le discours militant plus subtil. Il s’agit de présenter la chasse comme un délire paramilitaire – alignements de miradors, tenues de camouflage, cors utilisés façon clairons –, en rappelant qu’elle constitue aussi un lien social. Puis de pousser, mine de rien, les chasseurs vers une pratique plus raisonnable, moins obsessionnelle, moins dangereuse.
CHASSE GARDEE, Antonin Fourlon, Frédéric Forestier 2023, idier Bourdon, Thierry Lhermitte, Hakim Jemili, Camille Lou (comique)@@ (E)
Dans un village sans histoire, une maison de rêve en pleine nature est à vendre. Pour Simon et Adélaïde, à l'étroit dans leur appartement parisien avec leurs deux enfants, c'est l'occasion idéal ...

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CHAUSSURE A SON PIED, David Lean 1954, Charles Laughton, John Mills (comique)@@


Dans l'Angleterre de la fin du XVIIIe siècle, Henry Hobson, père tyrannique de trois filles, tient une boutique de chaussures. Depuis le décès de sa femme, il passe le plus clair de son temps au pub, d'où il revient passablement éméché.

TELERAMA
David Lean signe une fable sur la volonté et la force des faibles. Charles Laughton y est ébouriffant.
Malgré les nombreux extérieurs et le réalisme des décors, Lean ne parvient pas toujours à gommer les origines théâtrales du récit : les acteurs semblent parfois attendre les applaudissements du public après une réplique bien sentie. L’humour a aussi pris un coup de vieux — voir la nuit de noces, interminable, pendant laquelle l’époux timide rentre dans la chambre nuptiale au son d’une marche militaire… Mais le film comporte de grands moments de mise en scène : la séquence d’ouverture, virtuose et ironique, ou encore l’errance nocturne du bottier Hobson, qui, ivre mort, poursuit le reflet de la lune dans les flaques d’eau. Charles Laughton avait décidé d’incarner ce personnage odieux « les pieds sur terre et des bulles dans le crâne » (1) . Quel cabot magnifique !

Àla fin du XIXᵉ siècle, un bottier tyrannise ses trois filles. L’aînée se rebelle, séduit le meilleur ouvrier de son père et lance un magasin concurrent. Méconnue en France, cette comédie mineure de David Lean est très populaire au Royaume-Uni. Chaussure à son pied est un concentré d’humour british, vision à la fois caustique et chaleureuse du nord de l’Angleterre avec ses classes sociales étanches.


CHAUSSURE A SON PIED, David Lean 1954, Charles Laughton, John Mills (comique)@@ (E)
Dans l'Angleterre de la fin du XVIIIe siècle, Henry Hobson, père tyrannique de trois filles, tient une boutique de chaussures. Depuis le décès de sa femme, il passe le plus clair de son temps au pub, d'où ...

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CHERCHEZ HORTENSE, Pascal Bonitzer 2012, Jean-Pierre Bacri, Kristin Scott, Isabelle Carre (societe)@@


Professeur de civilisation chinoise, Damien vit à Paris avec sa femme Iva, metteur en scène de théâtre, et leur fils Noé.

TELERAMA
Damien, professeur de civilisation chinoise, vit avec sa femme, Iva, metteur en scène de théâtre, et leur fils Noé. Leur histoire d’amour s’est enlisée dans une routine empreinte de lassitude.

Damien, prof de civilisation chinoise, marié à une metteuse en scène de théâtre, est prié par son épouse de faire intervenir son père, conseiller d’État, pour éviter l’expulsion d’une sans-papiers qu’elle connaît de loin. Or il n’arrive pas à effectuer cette démarche et s’enfonce dans les mensonges et les humiliations…

De Fabrice Luchini (Rien sur Robert) à Édouard Baer (Je pense à vous), en passant par Daniel Auteuil (Petites Coupures), la plupart des héros de Pascal Bonitzer connaissent la panne sèche et l’égarement. Jean-Pierre Bacri, livide, lessivé, mais formidablement présent, surclasse en intensité tous ses prédécesseurs. Pourquoi son personnage agit-il soudain ? Qu’y a-t-il derrière un sursaut d’énergie, un regain d’attention au monde et aux autres ? Comme dans ses films précédents, Bonitzer multiplie les références littéraires et psychanalytiques et les variations sur le pouvoir ou sur les doubles. Et cependant des ressources imprévues animent la savante mécanique : davantage de réalité (les sans-papiers, les contrôles d’identité) et, à la fois, d’idéalisme. C’est un régal de voir Bacri s’extirper à tâtons, avec toutes les peines du monde, de son marasme, et transformer sa déroute en victoire.

Iva met fin à une répétition qui ne la satisfait pas et se laisse raccompagner chez elle par l'un de ses acteurs, Antoine, qui l'embrasse inopinément. Troublée, elle retrouve son mari, Damien, un professeur de civilisation chinoise, et le somme de mettre enfin sa promesse à exécution. Damien se résigne à prendre rendez-vous avec son père, le président Hauer, une sommité du Conseil d'Etat, et à lui demander d'user de son influence pour pousser le dossier d'une réfugiée serbe, amie de sa belle-soeur. Sur le parvis du Conseil d'Etat, il offre du feu à Aurore, la jolie serveuse du restaurant où il a ses habitudes, et retrouve ses vieux copains de bistrot...
CHERCHEZ HORTENSE, Pascal Bonitzer 2012, Jean-Pierre Bacri, Kristin Scott, Isabelle Carre (societe)@@ (E)
Professeur de civilisation chinoise, Damien vit à Paris avec sa femme Iva, metteur en scène de théâtre, et leur fils Noé.

TELERAMA
Damien, professeur de civilisation chinoise, vit avec sa femme ...

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CHERCHEZ LA FEMME, Sou Abadi 2017, Felix Moati, Camélia Jordana (societe)@


Armand et Leila, étudiants à Science Politique, forment un jeune couple. Ils projettent de partir à New York faire leur stage de fin d'études aux Nations Unies.
CHERCHEZ LA FEMME, Sou Abadi 2017, Felix Moati, Camélia Jordana (societe)@ (E)
Armand et Leila, étudiants à Science Politique, forment un jeune couple. Ils projettent de partir à New York faire leur stage de fin d'études aux Nations Unies. ...

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CHEVROTINE, Laetitia Masson 2020, Élodie Bouchez, Rafi Pitts (thriller)@


Pierre, pêcheur en Bretagne, père de deux enfants, est veuf. Il vit encore dans le souvenir de sa femme lorsqu'il rencontre Laura, qui vient de quitter la grande ville pour s'installer sur la côte avec son fils. Pierre voudrait retrouver un foyer stable et heureux. Laura est romantique, passionnée. Ils tombent follement amoureux et ont bientôt une fille, Automne. Cependant, leurs sentiments se heurtent aux fantômes du passé et au caractère exclusif de Laura.

TELERAMA
Un rôle exceptionnel pour Elodie Bouchez en femme mystérieuse conquérante de l'Amour absolu. Une ambiance dramatique grandissante. Joli film
CHEVROTINE, Laetitia Masson 2020, Élodie Bouchez, Rafi Pitts (thriller)@ (E)
Pierre, pêcheur en Bretagne, père de deux enfants, est veuf. Il vit encore dans le souvenir de sa femme lorsqu'il rencontre Laura, qui vient de quitter la grande ville pour s'installer sur la côte avec son fils. Pierre vo ...

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CHEZ LES BEAUX PARENTS (French Girl), James A. Woods et Nicolas Wright 2024, Évelyne Brochu, Zach Braff, Vanessa Hudgens, Ruby Collins (comedie sentimentale)@


Gordon, un romantique invétéré, doit renoncer à sa demande en mariage. Sa petite amie a accepté de se rendre au Québec afin de travailler pour son ex, un chef célèbre et sophistiqué. Bien décidé à sauver leur relation, Gordon quitte Brooklyn pour la ville natale de sa petite amie. Hors de son élément, il a du mal à charmer sa future belle-famille exigeante et francophone.

TELERAMA
Gordon Kinski est enseignant dans un lycée de Brooklyn. Il partage la vie de la cheffe canadienne Sophie Tremblay. Lorsque celle-ci passe un entretien pour rejoindre la brigade d'un restaurant étoilé, le Château Frontenac, dans sa ville natale de Québec, tout bascule pour Gordon. Non seulement, il va devoir quitter New York, mais de plus la future patronne de Sophie n'est autre que son ex-compagne, Ruby Collins, une cheffe charismatique et célèbre animatrice d'une émission de télévision très populaire. Sans parler des parents de Sophie que Gordon va tenter de charmer malgré la barrière de la langue...
CHEZ LES BEAUX PARENTS (French Girl), James A. Woods et Nicolas Wright 2024, Évelyne Brochu, Zach Braff, Vanessa Hudgens, Ruby Collins (comedie sentimentale)@ (E)
Gordon, un romantique invétéré, doit renoncer à sa demande en mariage. Sa petite amie a accepté de se rendre au Québec afin de travailler pour son ex, un chef célèbre et sophistiqu&eac ...

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CHEZ NOUS, Lucas Belvaux 2017, Emilie Dequenne, André Dussollier (thriller social)@@


Pauline, infirmière à domicile et mère célibataire de deux enfants, a passé toute sa vie dans le Nord. Dévouée à ses patients, elle est aimée de tous. Philippe Berthier, cadre du Bloc patriotique, un parti d'extrême droite dirigée par Agnès Dorgelle, voit en elle la candidate idéale pour les prochaines municipales. La jeune femme se laisse convaincre de se lancer dans la campagne. Mais se lancer en politique sous cette étiquette n'est pas sans poser problème. Ses anciens patients de la cité voisine ne veulent plus qu'elle les soigne. Entretemps, Pauline tombe amoureuse de Stéphane Stankowiak, l'entraîneur de football de son fils. Cette relation ne plaît guère au parti...

TELERAMA
Dans une petite ville du Nord, un parti populiste convainc une jeune infirmière à domicile (Émilie Dequenne) de se présenter aux municipales. Salutaire et gonflé, ce thriller psychologique est le film le plus engagé de Lucas Belvaux.

Dans une petite ville imaginaire, entre Lens et Lille, le chômage et l’isolement font mou-rir les gens à petit feu ou les dressent les uns contre les autres. Le parti populiste appelé le Bloc patriotique (toute ressemblance avec une formation existante est délibérée) n’a plus qu’à peaufiner sa stratégie : recruter, pour l’élection locale, une tête de liste unani-mement appréciée sur place. Ce sera Pauline, infirmière à domicile. D’abord abasourdie (son père est un ancien métallurgiste gauchiste), puis flattée, elle se laisse convaincre.

Débouler (à dessein) en pleine campagne présidentielle de 2017 avec un thriller psychologique sur les coulisses et les manœuvres du Front national : le geste de Lucas Belvaux avait quelque chose d’inhabituel et de tonique dans le cinéma français. Son approche est trop littérale pour éviter tous les écueils. En particulier, le clone étrangement anémique de Marine Le Pen qu’interprète Catherine Jacob laisse perplexe. Tout comme la fonctionnalité voyante de plusieurs personnages, d’abord là pour illustrer un type d’électeurs et véhiculer un discours.
CHEZ NOUS, Lucas Belvaux 2017, Emilie Dequenne, André Dussollier (thriller social)@@ (E)
Pauline, infirmière à domicile et mère célibataire de deux enfants, a passé toute sa vie dans le Nord. Dévouée à ses patients, elle est aimée de tous. Philippe Berthier, cadre d ...

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CHIEN DE LA CASSE, Jean-Baptiste Durand 2023, Anthony Bajon, Raphaël Quenard (enfance societe)@@


Dog et Mirales sont amis d'enfance. Ils vivent dans un petit village du sud de la France et passent la majeure partie de leurs journées à traîner dans les rues. Pour tuer le temps, Mirales a pris l'habitude de taquiner Dog plus que de raison.

TELERAMA
Deux amis, un tchatcheur et sa tête de turc, trompent l’ennui dans les rues du village. Arrive une jeune fille... Un premier film insolent et gracieux, récompensé du César 2024 du meilleur premier film.

Dog et Mirales tuent le temps, tout le temps. C’est comme si demain n’existait pas pour ces deux amis d’enfance qui traînent dans leur petit village du sud de la France, entre trafics et bières sur canapé. Histoire de s’occuper l’esprit, qu’il a très vif, Mirales n’a de cesse de taquiner Dog, de « casser » ce garçon naïf et impassible. S’il ne l’aimait pas à ce point, on pourrait dire que c’est du harcèlement. Et puis, un jour, une fille débarque dans le village : Elsa et Dog tombent amoureux, et Mirales ne le supporte pas.

Le jeune cinéma français n’a pas fini de nous étonner : ainsi ce tendre et insolent premier long métrage qui, sous la forme d’un drôle de western contemporain, raconte l’amitié d’une grande gueule et de son souffre-douleur dans les ruelles d’une petite commune endormie. Jean-Baptiste Durand, l’auteur-réalisateur, détourne également, avec beaucoup de grâce, les codes du thriller des « quartiers » à travers Mirales. Dealer intégré dans le bourg, cultivé et sensible sous son masque sardonique, il peut, tour à tour, s’attendrir devant un vieux monsieur qui se trompe de signe astrologique au moment d’acheter un jeu d’argent à gratter, disserter sur la littérature romantique, ou humilier encore et toujours son ami lors d’un dîner…

Thématiques du fort et du faible, de la masculinité, et de l’avenir bouché : tous ces sujets sont traités avec une vérité frappante, à coups de détails ordinaires et de dialogues qui respirent l’amour de la langue, classique ou argotique. Aux côtés de Galatéa Bellugi, si douce, Anthony Bajon livre une performance en creux, délicate et humble, laissant exploser le naturel singulier et le bagou hallucinant de son partenaire, Raphaël Quenard. Sorte de Patrick Dewaere qui aurait mariné dans l’encre de Michel Audiard, ce jeune acteur est la plus belle révélation des deux dernières années.
CHIEN DE LA CASSE, Jean-Baptiste Durand 2023, Anthony Bajon, Raphaël Quenard (enfance societe)@@ (E)
Dog et Mirales sont amis d'enfance. Ils vivent dans un petit village du sud de la France et passent la majeure partie de leurs journées à traîner dans les rues. Pour tuer le temps, Mirales a pris l'habitude de taquiner D ...

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CHINATOWN, Roman Polanski 1974, Jack Nicholson, Faye Dunaway (thriller)@@@


Los Angeles, dans les années 30. Détective privé et individu sans grande consistance, J. J. Gittes est spécialisé dans les affaires d'adultère.

TELERAMA
Los Angeles, 1937. J.J. Gittes, détective privé, reçoit la visite d'une femme ravissante qui lui demande de faire suivre son mari, un ingénieur des eaux. Gittes mène son enquête et renifle bientôt le sac d'embrouilles, notamment une affaire de corruption...

Chinatown, c'est d'abord le climat rétro des années 1930, qui, une fois n'est pas coutume, passe magnifiquement la rampe. Polanski retrouve l'atmosphère et la classe des films noirs hollywoodiens d'antan sans sombrer dans la réplique nostalgique et aseptisée. L'enquête tortueuse se fait en eaux troubles, dans un univers poisseux. Un puzzle complexe qui cache des rapports de force cruels, ambigus, inavoua­bles. Brave type accablé, volontaire, mais toujours en retard, Gittes court après ce qu'il favorise lui-même. En privé un peu maso et désabusé, teigneux et faible, Jack Nicholson fait un sacré numéro. Son sparadrap sur le nez — super idée — est une manière bidonnante de montrer que son flair est mis à rude épreuve dans cette affaire où tout le monde semble jouer double jeu. Faye Dunaway est fatale à souhait, et John Huston campe un pervers convaincant. En un mot : l'affaire est bien pourrie, et le film, très réussi.
CHINATOWN, Roman Polanski 1974, Jack Nicholson, Faye Dunaway (thriller)@@@ (E)
Los Angeles, dans les années 30. Détective privé et individu sans grande consistance, J. J. Gittes est spécialisé dans les affaires d'adultère.

TELERAMA
Los Angeles, 1937. J.J. Gittes, ...

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CHOCOLAT, Roschdy 2016, Omar Sy, James Thierree (societe)@@


Du cirque au théâtre, de l'anonymat à la gloire, l'incroyable destin du clown Chocolat, premier artiste noir de la scène française.
CHOCOLAT, Roschdy 2016, Omar Sy, James Thierree (societe)@@ (E)
Du cirque au théâtre, de l'anonymat à la gloire, l'incroyable destin du clown Chocolat, premier artiste noir de la scène française. ...

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CHOEUR DE ROCKERS, Ida Techer et Luc Bricault 2022, Mathilde Seignier, Andrea Ferréol, Bernard Le Coq, Patrick Rocca (musical)@@@


Alex, chanteuse dont la carrière peine à décoller, accepte un drôle de job : faire chanter des comptines à une chorale de retraités. Elle découvre un groupe de séniors ingérables qui ne rêve que d'une chose, chanter du rock. La mission d'Alex va s'avérer plus compliquée que prévu avec la plus improbable des chorales.

TELERAMA
Porté par une solide BO rock anglo-française où Johnny Hallyday le dispute à Queen, ce premier long métrage d’Ida Techer sur une chorale de retraités a le bon goût d’un “feel good movie”, dopé par une belle brochette de personnages attachants.

Une chorale de retraités rockers… Sur le papier, ce premier long métrage d’Ida Techer – cosigné par Luc Bricault, assistant-réalisateur expérimenté – pouvait se placer sur les traces de l’affreux Sales Gosses (2017), farce du troisième âge dans une colo de seniors grossiers et / ou érotomanes. Ouf ! Il s’inspire en fait d’une histoire vraie, celle du groupe Salt and Pepper, chœur composé d’une quarantaine de membres âgés de 60 à 80 ans.

L’intrigue se déroule à Dunkerque, au bord de la Manche, comme pour mieux capter l’esprit des comédies sociales (The Full Monty, 1997) et des films juke-box (Good Morning England, 2009) venus d’Angleterre. D’où, surprise, une certaine authenticité prolétarienne, à l’image de la maison décatie de l’héroïne (Mathilde Seigner, plutôt à l’aise), prof de chant fauchée qui enchaîne les concerts de seconde zone avec son groupe de reprises.

Goûts musicaux du peuple
En dépit de ses limites évidentes, le scénario parvient à faire émerger de jolis personnages : la retraitée à la voix grave (Anne Benoît), le vieux séducteur qui ne chante pas l’anglais (Bernard Le Coq), la mamie folle du volant en 205 (Andréa Ferréol). Quant au politicard responsable de la chorale, il incarne une élite déconnectée projetant sur le groupe ses envies et ses préjugés pour en déduire les goûts musicaux du peuple.

Le film repose sur une solide BO rock (au sens large), émancipatrice et fédératrice, essentiellement anglo-française, de Johnny Hallyday à Queen, en passant par The Clash – mention spéciale à l’interprétation de Should I Stay or Should I Go. Chaque chanson doit entrer en résonance avec un moment ou un décor précis, ce qui donne lieu à des performances tantôt téléphonées (Antisocial en prison), tantôt aériennes (Space Oddity à l’église). Sans doute Chœur de rockers aurait-il mérité de déborder davantage du cadre du feel good movie, pour oser la franche comédie musicale.
CHOEUR DE ROCKERS, Ida Techer et Luc Bricault 2022, Mathilde Seignier, Andrea Ferréol, Bernard Le Coq, Patrick Rocca (musical)@@@ (E)
Alex, chanteuse dont la carrière peine à décoller, accepte un drôle de job : faire chanter des comptines à une chorale de retraités. Elle découvre un groupe de séniors ingérables ...

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CHOSES SECRETES, Jean-Claude Brisseau 2002, Coralie Revel, Sandrina Seyvecou (drame film e)@


Dans ce thriller érotique, deux jeunes femmes issues de milieux défavorisés décident d'utiliser leur pouvoir de séduction pour grimper dans l'échelle sociale.
Usant de leur séduction pour parvenir au sommet de la hiérarchie sociale, deux jeunes femmes se heurtent bientôt à la résistance d'un jeune loup manipulateur.

CHOSES SECRETES, Jean-Claude Brisseau 2002, Coralie Revel, Sandrina Seyvecou (drame film e)@ (E)
Dans ce thriller érotique, deux jeunes femmes issues de milieux défavorisés décident d'utiliser leur pouvoir de séduction pour grimper dans l'échelle sociale.
Usant de leur séduction pour ...

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CHRISTINE, Pierre Gaspard-Huit 1958, Alain Delon, Romy Schneider (histoire)


Vienne, 1906. Le jeune lieutenant des Dragons Franz Lobheiner est l'amant d'une femme mariée, la baronne Lena. Insatisfait de cette liaison, il peine à y mettre fin. Lors d'une soirée en compagnie de son ami Theo, il rencontre deux charmantes jeunes filles, la pétillante et délurée Mizzie et la sage Christine.

TELERAMA
Dans la Vienne de Schnitzler, une jeune fille est poussée au suicide par la société bourgeoise rigoriste. Remake raté du magnifique “Liebelei” de Max Ophuls, qui provoqua toutefois la rencontre Delon-Romy..

A Vienne, au début du XXe siècle, une jeune fille, amoureuse d'un bel officier, est poussée au suicide par une société bourgeoise rigoriste. Ce thème, cher à Arthur Schnitzler, auteur de la pièce, est totalement escamoté dans cette adaptation « parisienne », au mauvais sens du terme. Oui, bien sûr, Romy Schneider et Alain Delon, qui se sont rencontrés sur ce tournage, sont très bien. Mais le film reste plat, sans âme et sans style. D'autant plus navrant que c'est le remake du magnifique Liebelei, de Max Ophuls, le plus grand rôle de la mère de Romy, Magda Schneider.
CHRISTINE, Pierre Gaspard-Huit 1958, Alain Delon, Romy Schneider (histoire) (E)
Vienne, 1906. Le jeune lieutenant des Dragons Franz Lobheiner est l'amant d'une femme mariée, la baronne Lena. Insatisfait de cette liaison, il peine à y mettre fin. Lors d'une soirée en compagnie de son ami Theo, il re ...

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CHRISTOPHE COLOMB, Frederic March 1949


Christophe Colomb a mis six ans à convaincre la reine Isabelle Ire de Castille de larguer les amarres en direction de l'ouest. C'est l'histoire d'un entêtement qui allait changer la face du monde, que raconteavec un fort souci de vérité historique le réalisateur écossais David MacDonald en 1949. Christophe Colomb estincarné par Fredric March, une des grandes vedettes de l'époque.

TELERAMA
Génois de naissance, marin par passion, Christophe Colomb cherche à la cour d'Espagne l'appui nécessaire pour monter une grande expédition maritime. Il est en effet persuadé qu'il est possible d'atteindre les Indes en faisant tout bonnement le tour de la Terre par l'Ouest. La reine Isabelle l'écoute avec attention et se laisse peu à peu convaincre. Christophe Colomb se heurte cependant aux intrigues de son ennemi juré, Francis de Bobadilla. Le 3 août 1492, enfin, commandant trois caravelles, la Niña, la Pinta et la Santa Maria, Christophe Colomb prend la mer...
CHRISTOPHE COLOMB, Frederic March 1949 (E)
Christophe Colomb a mis six ans à convaincre la reine Isabelle Ire de Castille de larguer les amarres en direction de l'ouest. C'est l'histoire d'un entêtement qui allait changer la face du monde, que raconteavec un fort souci ...

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CHRONIQUE D UN SCANDALE, Richard Eyre 2006, Judy Dench, Kate Blanchett (thriller sentimental)@@


A l'occasion de la rentrée scolaire, Barbara Covett, une enseignante ayant presque atteint l'âge de la retraite, fait la connaissance de Sheba, la nouvelle professeur de dessin. Séduisante mais très maladroite, cette dernière a beaucoup de mal à imposer son autorité auprès des élèves. Barbara comprend son désarroi et met tout en oeuvre pour l'aider à surmonter son handicap. Les deux femmes se lient d'amitié.

TELERAMA
Avec un suspense psychologique, Chronique d’un scandale donne à ses spectateurs une confortable longueur d’avance sur ses deux héroïnes en laissant vite apercevoir leurs obsessions secrètes respectives. Cette avance sert d’abord le film comme une plus-value de cruauté : elle permet de mieux profiter des premières scènes de malentendu entre les deux femmes, puis de leurs moments de gêne, jusqu’aux sueurs froides.

Mais quand la vérité éclate, c’est le trou d’air, et une impression de redondance plombe les vingt dernières minutes. Ces réserves dites, les numéros de Cate Blanchett, en bobo fêlée, et de Judi Dench, en virago pathétique et impitoyable, assurent l’attraction.
CHRONIQUE D UN SCANDALE, Richard Eyre 2006, Judy Dench, Kate Blanchett (thriller sentimental)@@ (E)
A l'occasion de la rentrée scolaire, Barbara Covett, une enseignante ayant presque atteint l'âge de la retraite, fait la connaissance de Sheba, la nouvelle professeur de dessin. Séduisante mais très maladroite, ce ...

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CHRONIQUE D UE LIAISON PASSAGERE, Emmanuel Mouret 2022, Sandrine Kiberlain, Vincent Macaigne (sentimental)@@


Une mère célibataire et un homme marié deviennent amants. Engagés à ne se voir que pour le plaisir et à n'éprouver aucun sentiment amoureux, ils sont de plus en plus surpris par leur complicité naissante.

TELERAMA
Une célibataire entreprenante et un homme marié entament une relation où l’avenir est d’emblée exclu. Emmanuel Mouret signe une comédie réjouissante, portée par des acteurs remarquables.

«On va boire un verre ou deux mais je ressens une envie irrésistible de faire l’amour avec toi. » Charlotte (Sandrine Kiberlain), bloody mary à la main, affiche la couleur sans rougir. Le film vient à peine de commencer. « Ça va vite, là », confirme son rencard, ­Simon (Vincent Macaigne). La quinqua enthousiaste, mère célibataire libre comme l’air, le suit chaque fois qu’il s’éloigne. Le quadra lent à la détente, marié avec enfants, avance et ­recule, déchiré entre son désir et sa peur du « bazar ». Chronique d’une liaison passagère démarre sur ce feu d’artifice, alimenté par la fantaisie charmante de deux ­acteurs exceptionnels — elle, radieuse et conquérante en « femme brute », lui émouvant car désarçonné en « homme délicat ».

Alors que Charlotte et Simon passent un contrat explicite – jouir sans entraves –, l’auteur chronique, au fil de leurs rendez-vous, une cristallisation que chacun sait inéluctable. L’intérêt de ce suspense éventé ? Son éblouissante sophistication.

Le onzième long métrage d’Emmanuel Mouret (Les Choses qu’on dit, les choses qu’on fait) évoque un Woody Allen grand cru – les clins d’œil à Annie Hall (1977) foisonnent –, mais aussi le Lubitsch de Sérénade à trois (1933) pour l’élégance ludique et cet art de ne penser qu’à « ça » sans verser dans l’égrillard. Il faut dire que le sexe, s’il figure au centre ou, plutôt, au cœur (et c’est bien là qu’est l’os !) du propos, ­demeure obstinément dans le hors-champ de l’image. Le réalisateur filme la parole en mouvement avec une invention constante, entraînant ce pas de deux « éroticomique » vers la mélancolie. Les choses qu’on ne dit pas, les choses qu’on rate… En attendant, même si c’était éphémère – mais l’était-ce vraiment ? –, on aura été très heureux.
CHRONIQUE D UE LIAISON PASSAGERE, Emmanuel Mouret 2022, Sandrine Kiberlain, Vincent Macaigne (sentimental)@@ (E)
Une mère célibataire et un homme marié deviennent amants. Engagés à ne se voir que pour le plaisir et à n'éprouver aucun sentiment amoureux, ils sont de plus en plus surpris par leur complici ...

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CHUTE LIBRE, Joel Schumacher 1993, Michael Douglas (policier)@


Durant un été très chaud, un embouteillage causé par un chantier de travaux publics paralyse une portion de route de Los Angeles. William Foster, ancien salarié de l'industrie de la défense, craque soudainement et abandonne son véhicule. Fou de rage, il se lance dans une virée sauvage dans les rues de Los Angeles, s'en prenant indifféremment aux membres d'un gang ou aux employés d'un fast-food.

TELERAMA
Un homme abandonne sa voiture dans les embouteillages de Los Angeles et met à sac une épicerie tenue par un immigré asiatique, dont il juge les tarifs trop élevés... Michael Douglas a clairement dit qu’il ne trouvait pas d’excuse à son personnage. Mais le film n’évite pas le piège de l’ambiguïté. S’il condamne les méthodes de son héros, il se fait aussi son complice en minimisant ses exactions : D-Fens ne provoque dans l’épicerie que des dégâts matériels, et c’est d’une crise cardiaque que meurt le joueur de golf... Chute libre devient alors le véhicule d’une idéologie raciste et populiste franchement nauséabonde, qu’accompagne un hymne à l’autodéfense.
CHUTE LIBRE, Joel Schumacher 1993, Michael Douglas (policier)@ (E)
Durant un été très chaud, un embouteillage causé par un chantier de travaux publics paralyse une portion de route de Los Angeles. William Foster, ancien salarié de l'industrie de la défense, craque ...

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CIGARETTES ET BAS NYLON, Fabrice Cazeneuve 2011, Adelaide Leroux, Salome Stevenin, Melodie Richard (histoire)@@


À la fin de la Seconde Guerre mondiale, en Normandie, l'armée américaine installe des camps cigarettes pour accueillir les épouses françaises de soldats américains et les préparer à leur future vie aux États-Unis. Durant ces quelques jours, des amitiés naissent, des caractères se forgent, des drames surviennent.

LE MONDE
Elles sont fraîches et jolies, vêtues de robes fleuries. Elles ont rempli leur valise avec leur maigre trousseau et, excitées comme des gamines, ont rejoint le camp américain implanté sur la côte normande, étape obligée avant leur départ pour les Etats-Unis.
Nous sommes en 1945 et ces toutes jeunes filles s'apprêtent, la guerre terminée, à rejoindre leur amoureux américain connu pendant le Débarquement. Avant de monter sur le bateau pour leur traversée de l'Atlantique, ces jeunes épouses sont prises en main par des femmes de l'armée américaine chargées d'apprendre des rudiments de langage, l'hymne national et surtout les "bonnes manières" à ces Françaises réputées "légères".
Fondée sur des faits réels, Cigarettes et bas Nylon suit le parcours de quelques-unes de ces jeunes Normandes parties le coeur battant rejoindre en Amérique celui qu'elles avaient épousé parfois après un simple flirt. Pour certaines, le rêve deviendra réalité ; pour d'autres, les déconvenues les amèneront à rebrousser chemin et à tenter de se réinsérer dans leur famille et leur village qui voient une forme de trahison dans leur escapade.
Après un démarrage accrocheur, dû notamment au charme des jeunes interprètes, la fiction de Fabrice Cazeneuve et Jean-Claude Grumberg s'embourbe. L'idée de départ ne suffit pas à nourrir le scénario sur la longueur et les situations perdent autant en densité qu'en crédibilité. Reste néanmoins la qualité de jeu des comédiennes, au talent prometteur.

Fabrice Cazeneuve
CIGARETTES ET BAS NYLON, Fabrice Cazeneuve 2011, Adelaide Leroux, Salome Stevenin, Melodie Richard (histoire)@@ (E)
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, en Normandie, l'armée américaine installe des camps cigarettes pour accueillir les épouses françaises de soldats américains et les préparer à le ...

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CINEMA PARADISO, Giuseppe Tornatore 1988, Philippe Noiret


À Rome, à la fin des années 1980, Salvatore, cinéaste en vogue, vient d'apprendre la mort de son vieil ami Alfredo. Avec le souvenir d'Alfredo, c'est toute son enfance qui remonte à la surface : son village natal, en Sicile, quand on l'appelait Toto et qu'il partageait son temps libre entre l'église et la salle de cinéma paroissiale, où régnait Alfredo, le projectionniste qui, au travers des films qu'il projetait, lui apprenait la vie.

TELERAMA:
C'est le type même du film nostalgique. Mélo ? Non, pas vraiment, mais sentimental, assurément. Peut-être un peu trop. Le cinéaste Giuseppe Tornatore s'est vraisemblablement impliqué à l'extrême dans cette évocation. Chaque spectateur qui a connu le cinéma de papa doit avoir autant de souvenirs dans sa tête. Outre la mélancolie, il y a de l'humour dans ce film, et la présence écrasante, rassurante, de Philippe Noiret dans le rôle du projectionniste sympa. C'est vivant, aéré, et de cette tristesse dont on est content de subir le charme : le délicieux masochisme du romantisme.
CINEMA PARADISO, Giuseppe Tornatore 1988, Philippe Noiret (E)
À Rome, à la fin des années 1980, Salvatore, cinéaste en vogue, vient d'apprendre la mort de son vieil ami Alfredo. Avec le souvenir d'Alfredo, c'est toute son enfance qui remonte à la surface : son villag ...

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CINQ FOIS DEUX, Francois Ozon 2004, Valerie Bruni-Tedeschi, Stephane Freiss (societe)@@


Un couple divorce. Chacun expose au juge sa version des faits. Après l'entretien, Gilles et Marion se retrouvent dans une chambre. Gilles a envie de faire l'amour une dernière fois, mais Marion se refuse à lui. Gilles la force.

TELERAMA
Cinq instants de la vie d'un couple déroulée à l'envers. Cinq morceaux de puzzle amoureux, dans l'ordre inverse des élans du cœur, du divorce à la première rencontre, via trois « stations » : un dîner orageux, un accouchement difficile, un mariage apparemment joyeux. François Ozon est parti d'un concept limite toc et l'a transformé en un film qui prend à rebrousse-poil la love story traditionnelle. Les voici donc : lui, c'est Gilles, elle, Marion – écoutant le juge prononcer leur divorce. Première scène intense, glaçante, qui réduit deux existences, un temps unies, à un arsenal procédurier. Et puisque dans ce film tout marche à l'envers, les divorcés tentent illico une dernière étreinte, dans une chambre d'hôtel. L'amour physique aurait-il si peu à voir avec la vie à deux ? Ozon chorégraphie un duo de visages, puis de corps, qui devient une lutte : d'emblée, les deux comédiens – Stéphane Freiss, buté et misérable, Valeria Bruni Tedeschi, cassée mais déjà ailleurs – vont porter le film.
CINQ FOIS DEUX, Francois Ozon 2004, Valerie Bruni-Tedeschi, Stephane Freiss (societe)@@ (E)
Un couple divorce. Chacun expose au juge sa version des faits. Après l'entretien, Gilles et Marion se retrouvent dans une chambre. Gilles a envie de faire l'amour une dernière fois, mais Marion se refuse à lui. Gilles l ...

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CINQUANTE NUANCES PLUS CLAIRES, James Foley 2018, Dakota Johnson, Jamie Dornan (film e)


Pensant avoir laissé derrière eux les ombres du passé, les jeunes mariés Christian et Ana profitent pleinement de leur relation tortueuse et partagent une vie de luxe. Cependant, alors qu'Anastasia commence tout juste à s'adapter à son nouveau rôle de Madame Grey et que Christian s'ouvre finalement à elle, de nouvelles menaces viennent mettre en péril leur vie commune avant même qu'elle n'ait débuté.

TELERAMA
Résumons-nous : Anastasia et Christian sont amoureux, ils sont riches, beaux comme tout un catalogue de sous-vêtements, et toujours (vaguement) sadomasos. La routine, quoi. Sauf que cette fois, ils se sont mariés, comme monsieur et madame Tout-le-Monde. Après le fouet et la fessée, la corde au cou : on subodore que cette iniative très conformiste est censée émoustiller encore plus la clientèle du film, ménagères rêveuses, foules sentimentales. Hélas, comme ils vont bientôt le découvrir, dans ce monde cruel, tout n’est pas qu’envols de strings et de jets privés : un méchant tente en effet de ternir leur bonheur en plastoc. Mollement. Et surtout pour meubler le scénario.

Mais ne soyons pas trop injustes avec le couple star, Dakota Johnson et Jamie Dornan : être coincés dans un tel panier de navets, tu sais, c’est pas si facile. Au terme de cette interminable trilogie, qui cumule désormais un total de cent-cinquante nuances de vide, ils ont dû échanger des kilomètres de dialogues nuls, et se papouiller artistiquement dans tous les sens sans faire vibrer les nôtres : l’alchimie d’une spatule et d’un verre à dents. Un comble, pour des héros de romance érotique.

C’est dire si, cette fois, ils ont l’air d’être épuisés. Le réalisateur a beau les forcer à se tartiner mutuellement de crème glacée (au rayon « alimentation et sexualité », Mickey Rourke et Kim Basinger s’en sortaient beaucoup mieux dans 9 semaines et demie, c’est dire), rien n’y fait : la seule vraie « débauche » que propose ce fantôme de film est celle du luxe que procure l’argent. Hélicoptères, yachts, penthouses, et on en passe la moitié : les signes extérieurs et ostentatoires d’une jouissance inaccessible à la plupart des spectateurs. Cinquante nuances de sadomasochisme économique.
CINQUANTE NUANCES PLUS CLAIRES, James Foley 2018, Dakota Johnson, Jamie Dornan (film e) (E)
Pensant avoir laissé derrière eux les ombres du passé, les jeunes mariés Christian et Ana profitent pleinement de leur relation tortueuse et partagent une vie de luxe. Cependant, alors qu'Anastasia commence tout ...

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CINQUANTE NUANCES PLUS SOMBRES, James Foley 2017, Dakota Johnson, Jamie Dornan (film e)


Lorsque Christian Grey blessé tente de séduire et de reconquérir Ana Steele devenue méfiante, elle exige un nouvel accord avant de lui offrir une seconde chance. Alors que la confiance et la stabilité commencent à s'établir au sein du couple, le côté sombre de Christian, surgi de son passé, attire le couple dans une spirale infernale, mettant en danger leurs chances de vivre un avenir ensemble.

TELERAMA
Retour de Ken et Barbie, pseudo-pervers. Une suite qui se contente de faire fructifier le succès du premier volet.
Pas de règles, pas de limites », nous titillait la bande-annonce. Eh bien, c’est vrai. Pas de règles dans l’écriture d’un scénario qui ouvre maladroitement des pistes pour les refermer aussitôt. Et, surtout, pas de limites à la platitude plus rose que « sombre » d’un film qui se contente de faire fructifier le succès du précédent, Cinquante Nuances de Grey, romance parfumée au sadomaso de synthèse.

Où donc en étions-nous ? D’un côté du fouet, il y a Christian Grey, bellâtre richissime (sa blague préférée : « Haha, 24 000 dollars, c’est ce que je gagne en dix minutes ») et néanmoins polytraumatisé par une enfance difficile (« Oh, non, non, non », gémit-il dans son sommeil). De l’autre, Anastasia Steele, fraîche comme une pâquerette, et toujours partante pour recevoir une bonne fessée.

Quoi de neuf ? Rien. On a déjà subi leur rencontre, il faut maintenant assister à l’épanouissement de leur amour. Monsieur ne veut plus faire bobo à Madame, parce qu’au fond à gauche, c’est un grand sensible. Mais Madame veut bien un peu, quand même, parce que sinon, il n’y aurait vraiment plus rien dans le film, à part des dialogues neuneu.

Entièrement bâti pour meubler les attentes entre deux scènes de sexe faussement olé-olé (dont une avec des menottes de pieds toutes neuves), calibrées à la demi-fesse près pour émoustiller sans choquer le bourgeois, le film souffre de surcroît du manque d’alchimie entre les deux comédiens, Dakota Johnson et Jamie Dornan (le formidable tueur de la série The Fall, transformé ici en Ken pseudo-pervers). Bref, cinquante plus cinquante égale toujours… zéro.

CINQUANTE NUANCES PLUS SOMBRES, James Foley 2017, Dakota Johnson, Jamie Dornan (film e) (E)
Lorsque Christian Grey blessé tente de séduire et de reconquérir Ana Steele devenue méfiante, elle exige un nouvel accord avant de lui offrir une seconde chance. Alors que la confiance et la stabilité comm ...

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CIRCLE OF EIGHT, Stephen Cragg 2009, Austin Highsmith, Jesse Johnson, Ryan Doom (horreur)@


Jessica vient d'arriver à Los Angeles, où elle emménage au huitième étage d'un immeuble, le Dante. Malgré l'amabilité de ses nouveaux voisins, quelque chose l'inquiète dans ce bâtiment. Entre Ed, le propriétaire trop serviable, Randall, un voisin dont la caméra est très intéressée par elle, et Evan, un artiste qui vit reclus, la jeune femme n'a pas de quoi être rassurée.

TELERAMA
Jessica arrive à Los Angeles et trouve un appartement tout à fait à son goût au huitième étage de l'immeuble "Le Dante". Ses nouveaux voisins, essentiellement des jeunes gens de son âge, se montrent très aimables et l'aident à se sentir à l'aise. Pourtant, quelque chose dans le bâtiment l'inquiète. Le propriétaire, Ed, est bien trop serviable, son voisin Randall ne pointe jamais sa caméra ailleurs que vers elle et Evan, un artiste qui vit reclus, semble dissimuler quelque secret. Quand les locataires commencent à mourir assassinés d'horrible manière, Jessica entreprend de percer le mystère de l'immeuble. Une quête qui va l'amener à faire de terribles découvertes...
CIRCLE OF EIGHT, Stephen Cragg 2009, Austin Highsmith, Jesse Johnson, Ryan Doom (horreur)@ (E)
Jessica vient d'arriver à Los Angeles, où elle emménage au huitième étage d'un immeuble, le Dante. Malgré l'amabilité de ses nouveaux voisins, quelque chose l'inquiète dans ce bâ ...

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CIRCULEZ Y A RIEN A VOIR, Patrice LECONTE 1983, MichelBlanc, Jane Birkin, Jacques Villeret


Leroux et Pélissier, deux inspecteurs falots, enquêtent sur des chèques volés. Ils arrivent chez Hélène Duvernet, propriétaire d'une galerie d'art contemporain. Pélissier est convaincu qu'elle est étrangère à l'histoire, mais Leroux, impressionné par la jeune femme, s'accroche, persuadé qu'elle cache quelque chose. Il la suit partout avec une rare insolence.
CIRCULEZ Y A RIEN A VOIR, Patrice LECONTE 1983, MichelBlanc, Jane Birkin, Jacques Villeret (E)
Leroux et Pélissier, deux inspecteurs falots, enquêtent sur des chèques volés. Ils arrivent chez Hélène Duvernet, propriétaire d'une galerie d'art contemporain. Pélissier est convaincu ...

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CLASS, Lewis John Carlino 1983, Jaqueline Bisset, Rob Lowe (film e)


L'étudiant Skip encourage son camarade de chambre Jonathan à sortir avec des femmes plus âgées C'est là qu'il rencontre Ellen, une femme plus âgée qui met hélas un terme à la relation. Pendant les vacances de Noël, Skip invite Jonathan chez lui, qui découvre avec effroi que la mère de Skip est Ellen, et qu'elle souhaite finalement reprendre leur aventure. Tout d'abord réticent, Jonathan se laisse tenter. Jusqu'au jour où Skip découvre la vérité.

TELERAMA
CLASS, Lewis John Carlino 1983, Jaqueline Bisset, Rob Lowe (film e) (E)
L'étudiant Skip encourage son camarade de chambre Jonathan à sortir avec des femmes plus âgées C'est là qu'il rencontre Ellen, une femme plus âgée qui met hélas un terme à la rela ...

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CLASSE TOUS RISQUES, Claude Sautet 1960, Lino Ventura, Jean-Paul Belmondo (thriller)@


Condamné par la justice française, Abel Davos s'est réfugié en Italie. Après un dernier vol à main armée à Milan, il tente de regagner la France en compagnie de sa femme, de ses deux fils et de son ami Raymond. En chemin, ils tombent sur les douanes. L'épouse d'Abel et Raymond sont tués.

TELERAMA
Un des premiers Sautet, qui n’est pas encore le peintre des quadras, mais un admirateur des polars américains. Une rapidité sèche, pluvieuse et sombre.
On n’est pas dans le Sautet des années 1970, peintre psychologue des quadragénaires fatigués. Son premier vrai film (oublions Bonjour sourire) reflète l’admiration qu’il conservera toujours pour le polar amé­ricain. Son héros (Lino Ventura), gang­ster traqué par la police, est las, déjà, des choses de la vie. Il cherche de l’aide — un geste d’amitié lui suffirait — mais ne recueille que reproches ou indifférence.

Sautet mène son film avec une rapi­dité sèche, dénuée de sensiblerie, dans une ­atmosphère pluvieuse et sombre. La solitude de Ventura évoque bien des personnages du cinéaste. Notamment le Michel Serrault de Nelly et M. Arnaud. Ou Daniel Auteuil, ce Cœur en hiver.
CLASSE TOUS RISQUES, Claude Sautet 1960, Lino Ventura, Jean-Paul Belmondo (thriller)@ (E)
Condamné par la justice française, Abel Davos s'est réfugié en Italie. Après un dernier vol à main armée à Milan, il tente de regagner la France en compagnie de sa femme, de ses deux f ...

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CLEO DE 5 A 7, Agnès Varda 1962, Corinne Marchand, Jean-Luc Godard, Michel Legrand (societe sante)@@@


Une chanteuse égoïste nommée Cléo doit attendre deux heures pour des résultats d'un examen médical. Après une lecture inquiétante dans les cartes du tarot, elle rend visite chez ses amis, qui essaient tous de l'aider comme ils le peuvent.

TELERAMA
Cléo déambule dans les rues de Paris, en attendant le résultat d’une biopsie. Jamais Agnès Varda n’a été aussi proche de l’univers doux-amer de Jacques Demy.

Dans les années 1980, Madonna faillit en produire un remake, avec elle-même, bien sûr. Dans les années 2010, le Norvégien Joachim Trier s’en inspira ouvertement pour Oslo, 31 août. Et Lena Dunham, la créatrice de la série Girls, le cite parmi ses films de chevet. Cléo de 5 à 7 est éternellement à la mode. Comme sa belle héroïne (Corinne Marchand) sur un fil, silhouette à la Kim Novak et chic parisien de toujours. Le titre coquin cache élégamment la gravité de la situation : Cléo attend confirmation d’un diagnostic médical des plus angoissants. La mort plane sur les deux heures à tuer avant le rendez-vous à l’hôpital parisien de la Salpêtrière. Agnès Varda, dont c’est le deuxième long métrage, était déjà une ingénieuse créatrice de formes en 1961 : tous ses documentaires, fictions et installations ont une architecture conceptuelle.

Dans Cléo de 5 à 7, elle filme d’abord un compte à rebours. Elle explore la dictature banale et fantastique des minutes, marquée en surimpression, ou bien sur les horloges et les montres, partout. Et, miracle, la rigueur du style, la contrainte du chronomètre et la possibilité du pire libèrent le personnage : on croirait assister à l’invention de l’héroïne moderne. La chanteuse yéyé (métier de Cléo), égocentrée et narcissique, des premières scènes cède peu à peu la place à une autre femme, non plus objet mais sujet, qui regarde, qui écoute, qui se laisse enfin atteindre par les autres. C’est l’histoire inoubliable d’une transfiguration.
CLEO DE 5 A 7, Agnès Varda 1962, Corinne Marchand, Jean-Luc Godard, Michel Legrand (societe sante)@@@ (E)
Une chanteuse égoïste nommée Cléo doit attendre deux heures pour des résultats d'un examen médical. Après une lecture inquiétante dans les cartes du tarot, elle rend visite chez ses amis ...

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CLEOPATRE, Joseph L. Mankiewicz 1963, Elizabeth Taylor, Richard Burton (bio histoire)@



César poursuit Pompée jusqu'en Égypte où le jeune souverain, Ptolémée, fait exécuter le fugitif. Écartée du trône d'Égypte par son frère, Cléopâtre demande l'aide de César pour rétablir son pouvoir. Celui-ci accepte, succombe à ses charmes et lui donne un fils, Césarion. De retour à Rome, César est assassiné.
CLEOPATRE, Joseph L. Mankiewicz 1963, Elizabeth Taylor, Richard Burton (bio histoire)@ (E)

César poursuit Pompée jusqu'en Égypte où le jeune souverain, Ptolémée, fait exécuter le fugitif. Écartée du trône d'Égypte par son frère, Cléop&a ...

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CLOCLO, Florent-Emilio Siri 2012, Jérémie Renier, Benoît Magimel (musical bio Claude Francois)@@


Cloclo, c'est le destin tragique d'une icône de la chanson française décédée à l'âge de 39 ans, qui plus de trente ans après sa disparition continue de fasciner.

TELERAMA
Claude François devient un patron tyrannique. Toute la première, en revanche, est académique à souhait.

Au bout d’une heure et quart (à la moitié, donc), un deuxième film commence. Jérémie Renier, jusque-là clone parfait de Claude François, se défait soudain. Comme s’il revêtait un masque, avec des yeux qui brillent un peu trop, un sourire qui se fait rictus... Le réalisateur profite de ce « Cloclo 2 » pour oser des plans-séquences formidables : celui où l’idole, au volant de sa voiture, croise, par groupes, des minettes énamourées qui cherchent à le toucher. Encore plus beau : celui qui serpente entre les convives du célèbre « moulin », propriété de la star, pour décou­vrir l’enfant caché qui observe la fête de loin, mal dissimulé derrière une fenêtre.

Mais avant, on doit subir une première partie insignifiante : l’enfance du petit Claude en Egypte, ses échecs répétés en crooner à l’américaine, sa passion pour France Gall... Dialogues de sitcom, musique additionnelle pleurarde et inénarrable séquence où l’on voit Cloclo trouver les paroles de son tube, Comme d’habitude, en regardant passer les nuages dans le ciel...
CLOCLO, Florent-Emilio Siri 2012, Jérémie Renier, Benoît Magimel (musical bio Claude Francois)@@ (E)
Cloclo, c'est le destin tragique d'une icône de la chanson française décédée à l'âge de 39 ans, qui plus de trente ans après sa disparition continue de fasciner.

TELERAMA
Cl ...

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CLOSE, Lukas Dhont 2022, Eden Dambrine, Gustav De Waele(enfance)@


Deux garçons de 13 ans, Leo et Rémi, sont inséparables. Ils passent pratiquement tous les jours ensemble et dorment parfois chez Rémi. Mais un évènement va bouleverser cette relation. Lors de leur rentrée au collège, un groupe de jeunes filles souhaite savoir si les garçons sont en couple. C'est un véritable choc pour Leo et un coup de frein pour leur amitié. A la suite de cet incident, l'enfant va se remettre en question ainsi que la relation qui le lie à Rémi. Il s'éloigne de son ami de toujours, laissant celui-ci dans l'incompréhension. Jusqu'au jour où Leo décide de se rapprocher de la mère de son ami afin de trouver du soutien...

TELERAMA
Cette chronique d’une intense amitié mise à mal par les clichés de genre vire au drame dans une deuxième partie qui souffre de nombreuses maladresses.
Le joli est-il l’ennemi du beau ? Vous avez une heure quarante-cinq, soit la durée de Close, deuxième long métrage de Lukas Dhont, 30 ans, récompensé par un Grand Prix en 2022 au Festival de Cannes (ex aequo avec Stars at Noon, de Claire Denis). Après Girl, portrait d’une jeune fille en transition, Caméra d’or en 2018, le Belge confirme son goût pour les titres réduits à l’essentiel (une syllabe, un programme) et la douceur qui trompe son monde, façon loup déguisé en mère-grand — c’est pour mieux te faire pleurer, mon enfant.

Dans sa première partie, la plus réussie, Close (« proche », en français) chronique le meurtre à bas bruit, ordinairement homophobe, d’une amitié idéale. Presque frères, Léo (Eden Dambrine) et Rémi (Gustav De Waele), 11 ans, partagent tout, batailles imaginaires et épées de bois, admiration réciproque, courses folles dans les champs de fleurs aux couleurs divines, chuchotis rieurs sur l’oreiller. L’amour ? Un jour peut-être, ou peut-être pas, ce n’est pas dit, ce n’est pas la question.

Leur arrivée en sixième signe l’avis d’expulsion du paradis : deux gars qui se tiennent la main dans la cour de récré, ça fait « pédales », merci d’adopter les codes genrés appliqués par la majorité. Même si c’est parfois formulé sans malveillance (« Vous êtes ensemble ? », interroge simplement une collégienne dans une scène formidable), Léo, gêné, obtempère illico, intègre l’équipe de hockey sur glace, activité virile s’il en est, et s’éloigne progressivement de Rémi.

Les images plutôt que des dialogues explicatifs
Derrière son festival de rayons de soleil sur ravissants marmots, Close convainc tant qu’il s’en tient à une autopsie de la tendresse masculine en milieu scolaire. Nettement moins lorsqu’il bascule dans la tragédie et abandonne Léo à la solitude, au remords et à un unique et répétitif principe de mise en scène, entièrement centré sur les activités physiques du gamin — travail aux champs et sport, ad libitum, se faire mal pour oublier l’autre douleur.

S’il montre l’ambition louable de s’en remettre aux images plutôt qu’à des dialogues explicatifs, Lukas Dhont n’échappe pas à la lourdeur symbolique — un poignet cassé, puis réparé, en devient par exemple sursignifiant. Il délaye son mélo photogénique, fasciné par la souffrance muette de son jeune héros, dont il scrute le visage et souligne chaque regard jusqu’à la dernière seconde. Pour dévier un peu de l’itinéraire balisé, il faut s’en remettre aux actrices, Léa Drucker, et, surtout la bouleversante Émilie Dequenne, qui ne laisseront personne les yeux secs.
CLOSE, Lukas Dhont 2022, Eden Dambrine, Gustav De Waele(enfance)@ (E)
Deux garçons de 13 ans, Leo et Rémi, sont inséparables. Ils passent pratiquement tous les jours ensemble et dorment parfois chez Rémi. Mais un évènement va bouleverser cette relation. Lors de leur r ...

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CLOVERFIELD, Matt Reeves 2008, Michael Stahl-David, Lizzy Caplan (catastrophe science fiction)@@


New York, 2007. Une quarantaine de jeunes gens organise une fête pour le départ d'un des leurs pour le Japon. Au cours de la soirée, tandis que la fête bat son plein, l'immeuble dans lequel ils se trouvent est fortement ébranlé par une brusque secousse.

TELERAMA
Quand arrivera l'heure de l'Apocalypse, vous le saurez sur YouTube ou Dailymotion, grâce au film de votre voisin... C'est peut-être la seule idée de cette superproduction hollywoodienne (née dans le cerveau des producteurs de Lost), mais elle est on ne peut plus actuelle : raconter la destruction de New York par un monstre géant (mi-diable, mi-Godzilla) en format amateur, via la vidéo subjective d'un New-Yorkais paniqué mais endurant.

Ça commence dans une party de jeunes gens beaux, riches et têtes à claques, et puis, patatras, ça se poursuit en temps réel dans les rues, au milieu des décombres, puis dans le métro où la grosse bébête a dépêché des bébêtes plus petites - mais pas moins méchantes. Les effets spéciaux numériques (belles bestioles, jolies explosions) sont bien là, mais l'image tremble, tressaute (pas facile de cadrer en courant), la psychologie est réduite au minimum - ou à l'invraisemblable : faire marche arrière pour sauver une girlfriend au trente-sixième étage d'un gratte-ciel éventré ; nous, désolé, on n'irait pas.

Le procédé a beau être systématique, il se révèle efficace et riche : il ramasse l'action, facilite la proximité avec les héros anonymes (enfin, surtout une sublime héroïne à la voix lasse, jouée par Lizzy Caplan, un nom et un visage à retenir), débarrasse le script de toute explication. « On ne sait pas ce que c'est, mais c'est en train de gagner », lâche un militaire... Le format choisi donne surtout à l'ensemble un curieux effet de réalité : l'image fantôme du 11 Septembre ne cesse de hanter Cloverfield.

En prime se cache une plus-value romantique : par fragments surgit, sous le film qu'on est en train de voir, le home movie tourné quelques jours plus tôt et que l'enregistrement du cataclysme efface. Il s'agit d'une journée romantique à la fête foraine de Coney Island, un petit bout de bonheur, déjà balayé par l'horreur. Montrer d'un même mouvement l'avant et l'après-catastrophe : effet glaçant garanti. De la vertu du palimpseste (c'est ma voisine de bureau qui me souffle le mot, qu'elle en soit remerciée) en matière de cinéma fantastique.

CLOVERFIELD, Matt Reeves 2008, Michael Stahl-David, Lizzy Caplan (catastrophe science fiction)@@ (E)
New York, 2007. Une quarantaine de jeunes gens organise une fête pour le départ d'un des leurs pour le Japon. Au cours de la soirée, tandis que la fête bat son plein, l'immeuble dans lequel ils se trouvent est fort ...

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CLUB ZERO, Jessica Hausner 2023, Mia Wasikovska, Elsa Zilberstein, Sidse Babett Knudsen, Mathieu Demy (societe)@@


Nouvellement arrivée dans une école secondaire réservée à l'élite, mademoiselle Novak présente à son petit groupe d'élèves le programme de son cours, sur le thème de l'alimentation consciente. À terme, mademoiselle Novak prône une absence totale de nourriture par une reprogrammation du cerveau.

TELERAMA
Derrière la mise en scène arrogante et précieuse de la réalisatrice ne reste que son mépris pour les troubles alimentaires des héros adolescents d’un film vainement provocant.

On a pris un cours d’« alimentation consciente », lundi soir, en compétition officielle, avec l’Autrichienne Jessica Hausner et son Club Zero. Soit un groupuscule de lycéens, rassemblés dans une caricature d’école privée progressiste (intérieur luxe, lambris et design, uniformes de pseudo-scouts écolos), pour suivre une nouvelle option, sous la houlette de l’énigmatique mademoiselle Novak (Mia Wasikowska, tout en opacité mielleuse). Apprendre à mieux se nourrir, pour respecter l’environnement. Apprendre à moins se nourrir, et de moins en moins, pour purifier son corps, purifier et purifier encore, pour tendre vers l’extase… du rien.

Fable très formaliste sur les fantasmes hygiénistes de notre époque, ses mille et un régimes « détox-méditation-bien-être » et autres recettes de développement personnel à usages multiples, le film pousse férocement la satire jusqu’à une dérive sectaire. À mesure que grandit l’emprise de la prof-gourou sur ses ouailles, plus personne ne mange. À la rigueur, de temps en temps, on a le droit d’ingérer un peu son vomi, comme l’une des gosses de riches le démontre à ses parents dans une séquence où le plus écœurant n’est pas son immonde « repas », mais la provocation facile qu’il nous envoie au visage.

Ici, tout n’est que mépris et vanité, à l’image de ces jeunes héros aux regards de somnambules, dont le corps et le spleen sont traités avec la même distance glacée, la même obsession du cadre parfait que l’élégant environnement aux couleurs faussement solaires et boisées dans lequel ils évoluent. À force de soustraire, de dépouiller et de « purifier » ses images, Jessica Hausner fait subir à son film le même sort qu’à ses personnages : elle le laisse crever de faim.

Pour sa deuxième participation à la compétition (après Little Joe, en 2019), elle ne se contente pas d’emballer son dégoût généralisé – et cependant assez banal – de l’humanité (enfants, parents, riches, pauvres… autant de pantins ridicules et dérisoires) dans l’arrogante préciosité d’une mise en scène chic et mortifère. Elle use de son sujet somme toute tragique, les troubles alimentaires des adolescents, leur vulnérabilité, leur tentation de la radicalité, comme d’un objet décoratif de plus, à offrir aux ricanements des festivaliers. Jusqu’à la nausée.
CLUB ZERO, Jessica Hausner 2023, Mia Wasikovska, Elsa Zilberstein, Sidse Babett Knudsen, Mathieu Demy (societe)@@ (E)
Nouvellement arrivée dans une école secondaire réservée à l'élite, mademoiselle Novak présente à son petit groupe d'élèves le programme de son cours, sur le thème ...

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CLUEDO, Jonathan Lynn 1985, Madeline Kahn, Tim Curry, Lesley Ann Warren (thriller)@@


adaptation du célèbre jeu de société. Six personnes sont invitées à passer une soirée dans un manoir. Six meurtres sont commis. L'inspecteur Butler enquête pour attribuer à chaque invité le meurtre qu'il a commis.

TELERAMA
Un film adaptation de style, une ambiance et un humour propre qui passe par les gags et le surjeu des acteurs. Une enquête sympa à suivre
CLUEDO, Jonathan Lynn 1985, Madeline Kahn, Tim Curry, Lesley Ann Warren (thriller)@@ (E)
adaptation du célèbre jeu de société. Six personnes sont invitées à passer une soirée dans un manoir. Six meurtres sont commis. L'inspecteur Butler enquête pour attribuer à chaqu ...

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COCO AVANT CHANEL, Anne Fontaine 2009, Audrey Tautou, Benoit Poelvoorde, Marie Gillain, Emmanuelle Devos (bio)@@


La jeune Coco Chanel travaille comme une couturière le jour et meneuse de cabarets la nuit. Elle rencontre alors un héritier fortuné qui fait d'elle sa maîtresse et sa styliste. Coco ne supporte plus les chapeaux à fleurs, les corsets serrés et des cordons qui définissent la mode féminine. Elle utilise alors les vêtements de son amant pour lancer une ligne de vêtements élégants; ce qui la propulse au sommet de la haute couture parisienne.

TELERAMA
Comment la jeune Coco devint Chanel… Moins un biopic qu’une vision sobre et élégante d’une femme et d’une créatrice de mode. Un classicisme épuré.
Trop ! Trop de tout ! » Coco ne sait pas encore qu’elle sera Chanel, mais elle sait déjà ce qu’elle ne deviendra pas : une poule mi-cocotte mi-actrice, dont les robes s’ornent de paillettes, de plumes et d’aigrettes… « Trop ! Trop de tout ! » Anne Fontaine a retenu les leçons de son personnage. Au point d’éliminer les clichés qui encombrent les biopics. Certes, on a droit à un orphelinat. Et à un music-hall miteux où Coco et sa sœur ressassent des rengaines équivoques. Mais ce sont des lieux où s’affirme, déjà, le regard de Gabrielle…
Mot d’ordre évident : l’élégance. Tout, des décors aux costumes, est joliment discret. Les sentiments eux-mêmes, si exacerbés soient-ils, semblent régis par une volonté de dignité. Et puis, soudain, brutalement, et superbement, métamorphosée en Chanel – celle qu’on connaît, celle des photos –, Audrey Tautou regarde. Non sans hauteur, elle contemple une collection qui les résume toutes. Et l’éternité qui défile…
COCO AVANT CHANEL, Anne Fontaine 2009, Audrey Tautou, Benoit Poelvoorde, Marie Gillain, Emmanuelle Devos (bio)@@ (E)
La jeune Coco Chanel travaille comme une couturière le jour et meneuse de cabarets la nuit. Elle rencontre alors un héritier fortuné qui fait d'elle sa maîtresse et sa styliste. Coco ne supporte plus les chapeaux ...

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COCO CHANEL Anne Fontaine 2008, Audrey Tautou, Benoît Poelvoorde (middle)@@


La jeune Coco Chanel travaille comme une couturière le jour et meneuse de cabarets la nuit. Elle rencontre alors un héritier fortuné qui fait d'elle sa maîtresse et sa styliste. Coco ne supporte plus les chapeaux à fleurs, les corsets serrés et des cordons qui définissent la mode féminine. Elle utilise alors les vêtements de son amant pour lancer une ligne de vêtements élégants; ce qui la propulse au sommet de la haute couture parisienne.

TELERAMA:
Anne Fontaine a retenu les leçons de son personnage. Au point d’éliminer les clichés qui encombrent les biopics. Certes, on a droit à un orphelinat. Et à un music-hall miteux où Coco et sa sœur ressassent des rengaines équivoques. Mais ce sont des lieux où s’affirme, déjà, le regard de Gabrielle… Mot d’ordre évident : l’élégance. Tout, des décors aux costumes, est joliment discret. Les sentiments eux-mêmes, si exacerbés soient-ils, semblent régis par une volonté de dignité. Et puis, soudain, brutalement, et superbement, métamorphosée en Chanel – celle qu’on connaît, celle des photos –, Audrey Tautou regarde. Non sans hauteur, elle contemple une collection qui les résume toutes. Et l’éternité qui défile…

COCO CHANEL Anne Fontaine 2008, Audrey Tautou, Benoît Poelvoorde (middle)@@ (E)
La jeune Coco Chanel travaille comme une couturière le jour et meneuse de cabarets la nuit. Elle rencontre alors un héritier fortuné qui fait d'elle sa maîtresse et sa styliste. Coco ne supporte plus les chapeaux ...

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COCO, Lee Unkrich 2017 (jeunesse animation pixar)@@


Malgré le fait que sa famille ait banni la musique depuis des générations, Miguel rêve de devenir un musicien accompli comme son idole Ernesto de la Cruz. Désespéré de prouver son talent et suite à une mystérieuse série d'événements, Miguel se retrouve dans le coloré et éblouissant territoire des morts.

TELERAMA
Lors du Jour des morts, fête traditionnelle mexicaine, un jeune garçon visite l’au-delà et rencontre ses défunts ancêtres. Ce film d’animation Pixar, aventure familiale tendre, drôle et mélancolique, est une féerie visuelle inspirée.

ÀSanta Cecilia vit une drôle de famille. Tous cordonniers, de génération en génération. Mais Papi a plaqué Mamie pour aller pousser la chansonnette. Depuis, plus personne n’a le droit de produire la moindre note, le plus petit accord de guitare. Miguel, le petit dernier, est décidé à braver le tabou. Son aventure le mènera au monde de ses défunts ancêtres : formidable mégapole de morts très vivants, de squelettes fantasques, attachants et cocasses…

Oubliez les tombes grisâtres et les pluies de la Toussaint. Coco prend sa source dans un trésor visuel de crânes, d’étoffes éclatantes et de créatures mythiques. De la petite ville de Santa Cecilia, au Mexique, toute de poussière dorée, où commence l’histoire, à la cité des morts, vision baroque de l’au-delà, le film utilise magnifiquement la palette de couleurs et de formes qui lui est offerte.

Hommage à la culture mexicaine, ce conte n’en est pas moins une pure création Pixar. Il brasse avec humour et mélancolie les thèmes qui, de Toy Story à Vice versa, finissent par former une grande fresque sur la famille, l’enfance, l’irréversibilité du temps, ce qui est perdu et ce qui persiste entre les êtres…
COCO, Lee Unkrich 2017 (jeunesse animation pixar)@@ (E)
Malgré le fait que sa famille ait banni la musique depuis des générations, Miguel rêve de devenir un musicien accompli comme son idole Ernesto de la Cruz. Désespéré de prouver son talent et su ...

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CODE MERCURY, Bruce Willis 1998 (policier)@@@


Simon, un enfant autiste âgé de 9 ans, décrypte par hasard le code Mercury, servant à la protection des codes secrets des États-Unis. Le Lieutenant Kudrow, ordonne son élimination immédiate sous couvert de menace pour la sécurité de l'état.

TELERAMA:
Bruce Willis est ici figé, l'air renfrogné, sans vie. Il y a pire : la représentation de l'autisme frise le n'importe quoi et varie selon les besoins de l'action. Tantôt sensationnaliste et larmoyante, tantôt idéalisée (l'autiste, être « supérieur »), tantôt carrément oubliée (ce gamin est comme tous les autres). Quant à Alec Baldwin, il ressemble plus à un blouson noir des Fifties qu'à un super espion démoniaque des temps modernes. Bref, ratage sur toute la ligne.
CODE MERCURY, Bruce Willis 1998 (policier)@@@ (E)
Simon, un enfant autiste âgé de 9 ans, décrypte par hasard le code Mercury, servant à la protection des codes secrets des États-Unis. Le Lieutenant Kudrow, ordonne son élimination immédiate so ...

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CODE MOMENTUM, Stephen Campanelli 2015, Olga Kurylenko, Morgan Freeman, James Purefoy


Alex Farraday, l'une des meilleures braqueuses du monde, sort de sa retraite pour effectuer un dernier casse et s'emparer de précieux diamants. Lorsque son visage est accidentellement révélé pendant l'opération, elle est contrainte de fuir la ville. Elle devient la cible de la CIA et d'une organisation criminelle internationale, prête à tout pour la faire disparaître. Il ne s'agit pas que de diamants, mais Alex l'ignore encore.

TELERAMA
Poussée par un ancien complice, Alexis Farraday, une cambrioleuse hors pair, accepte de reprendre du service pour un dernier braquage au cours duquel elle doit s'emparer d'un lot de diamants. Mais les choses tournent mal et son visage est filmé par une caméra de surveillance. La jeune femme se cache avec un complice, avant d'apprendre qu'elle est poursuivie à la fois par la CIA et par monsieur Washington, un tueur à gages qui oeuvre pour un sénateur corrompu. L'homme de main cherche à mettre la main sur une clé USB qui était dissimulée au milieu des diamants. Mais ce que ses poursuivants ignorent, c'est qu'Alexis est une femme déterminée et dangereuse...
CODE MOMENTUM, Stephen Campanelli 2015, Olga Kurylenko, Morgan Freeman, James Purefoy (E)
Alex Farraday, l'une des meilleures braqueuses du monde, sort de sa retraite pour effectuer un dernier casse et s'emparer de précieux diamants. Lorsque son visage est accidentellement révélé pendant l'opér ...

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COEUR DE TONERRE, Michael Apted 1992 thriller)@


A la fin des années 1970, Ray Levoi, jeune officier fédéral d'origine indienne, est chargé par le chef du FBI d'une mission délicate : élucider un crime commis à Bear Creek, une grande réserve Sioux située dans le Dakota du Sud. Sur le terrain, il doit faire équipe avec Frank Coutelle, un vétéran du FBI acariâtre mais très expérimenté. Ce dernier soupçonne rapidement Jimmy Regarde à deux fois, le leader d'un groupe de militants ultra-violents.

TELERAMA
L’intrigue de ce polar dans une réserve indienne, rondement menée par Michael Apted et jouée par un très crédible Val Kilmer, laisse un goût amer.

Jeune agent du FBI, Ray Levoi est d’origine sioux, mais rejette ses racines. C’est pourtant à cause d’elles qu’on l’envoie aider un agent qui enquête dans une réserve du Dakota sur le meurtre d’un Indien Oglala. Situé dans les années 1970, le film est inspiré de la fusillade de la réserve Pine Ridge, à laquelle Michael Apted a également consacré un documentaire, Incident à Oglala. Dire que la fiction est moins forte que la réalité est une évidence.

Ray Levoi découvre une spiritualité et la nécessité d’une communion avec la nature. Le meilleur tient dans la vision de la réserve en « tiers-monde » intérieur, divisé entre Indiens traditionalistes et pro-gouvernementaux, personnages hauts en couleur (le vieux manitou ou le fuyard joué par le véritable activiste John Trudell). Ce polar rythmé trouve par instants une gravité qui fait regretter son manque d’ambition scénaristique.
COEUR DE TONERRE, Michael Apted 1992 thriller)@ (E)
A la fin des années 1970, Ray Levoi, jeune officier fédéral d'origine indienne, est chargé par le chef du FBI d'une mission délicate : élucider un crime commis à Bear Creek, une grande r&eacu ...

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COEUR DE TONERRE, Michael Apted 1992, Val Kilmer, Sam Shepard (thriller)@


À la fin des années 1970, Ray Levoi, jeune officier fédéral d'origine indienne, est chargé par le chef du FBI d'une mission délicate : élucider un crime commis à Bear Creek, une grande réserve Sioux située dans le Dakota du Sud. Sur le terrain, il doit faire équipe avec Frank Coutelle, un vétéran du FBI acariâtre, mais très expérimenté. Ce dernier soupçonne rapidement Jimmy Regarde à deux fois, le leader d'un groupe de militants ultra-violents.

TELERAMA
L’intrigue de ce polar dans une réserve indienne, rondement menée par Michael Apted et jouée par un très crédible Val Kilmer, laisse un goût amer.

Jeune agent du FBI, Ray Levoi est d’origine sioux, mais rejette ses racines. C’est pourtant à cause d’elles qu’on l’envoie aider un agent qui enquête dans une réserve du Dakota sur le meurtre d’un Indien Oglala. Situé dans les années 1970, le film est inspiré de la fusillade de la réserve Pine Ridge, à laquelle Michael Apted a également consacré un documentaire, Incident à Oglala. Dire que la fiction est moins forte que la réalité est une évidence.

Ray Levoi découvre une spiritualité et la nécessité d’une communion avec la nature. Le meilleur tient dans la vision de la réserve en « tiers-monde » intérieur, divisé entre Indiens traditionalistes et pro-gouvernementaux, personnages hauts en couleur (le vieux manitou ou le fuyard joué par le véritable activiste John Trudell). Ce polar rythmé trouve par instants une gravité qui fait regretter son manque d’ambition scénaristique.
COEUR DE TONERRE, Michael Apted 1992, Val Kilmer, Sam Shepard (thriller)@ (E)
À la fin des années 1970, Ray Levoi, jeune officier fédéral d'origine indienne, est chargé par le chef du FBI d'une mission délicate : élucider un crime commis à Bear Creek, une grande ...

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COEURS VAILLANTS, Mona Achache 2021, Camille Cottin (guerre aventure)@@


En août 1942, alors que la guerre bat son plein, six jeunes enfants juifs se réfugient dans le château de Chambord et dans le parc du domaine pour fuir les soldats nazis. C'est au beau milieu des oeuvres d'arts, parmi lesquelles la Joconde, qu'ils espèrent que personne ne viendra les chercher. Au milieu du parc, ils vont trouver de quoi se nourrir et boire, mais ils tombent également sur des exemplaires du fameux "Coeurs vaillants", un magazine hebdomadaire catholique. Les enfants se débrouillent seuls, et comme leurs contemporains, ils tentent d'oublier leur quotidien, essayant de vivre normalement en jouant, en s'amusant...

TELERAMA
De Chambord jusqu’à la ligne de démarcation, Mona Achache filme la fuite de jeunes héros juifs dans toute l’insouciance de leur âge, laissant derrière eux des adultes bien moins téméraires.

Des tableaux, à la rigueur, mais des enfants, non, c’est trop dangereux ! » Or, six gamins se cachent dans la cargaison acheminée au château, entre une toile de Renoir et un buste antique. En 1942, les œuvres des musées nationaux transitent jusqu’à Chambord, devenu dépôt d’art provisoire. Rose (Camille Cottin), conservatrice au Louvre, choisit le ­domaine royal pour y cacher des enfants juifs, rescapés du Vél’ d’Hiv… À travers les bois magnifiques de la Sologne et jusqu’à la ligne de démarcation (le Cher), Mona Achache filme les jeunes héros dans toute l’insouciance de leur âge, laissant derrière eux des adultes bien moins téméraires. Un conte à hauteur d’enfants, à la fois enchanteur et tragique.
COEURS VAILLANTS, Mona Achache 2021, Camille Cottin (guerre aventure)@@ (E)
En août 1942, alors que la guerre bat son plein, six jeunes enfants juifs se réfugient dans le château de Chambord et dans le parc du domaine pour fuir les soldats nazis. C'est au beau milieu des oeuvres d'arts, parmi les ...

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COEXISTER, Fabrice Eboué 2017, Fabrice Eboué, Audrey Lamy, Guillaume de Tonquedec (religion)@


Nicolas Lejeune, producteur d'un label musical aux résultats financiers désastreux, est pointé du doigt par sa nouvelle patronne, la terrible Madame Demanche. Sommé de dénicher une idée de génie afin de remplir l'Olympia, il monte un boys band composé d'un prêtre, d'un rabbin et d'un imam. Cependant, les recrues ne se montrent guère dociles.

TELERAMA
Un producteur engage un rabbin, un imam et un curé pour chanter la diversité. Fabrice Eboué signe un film inégal, mais généreux.
Après l’esclavage (Case départ, 2011) et la Françafrique (Le Crocodile du Botswanga, 2014), l’humoriste-réalisateur Fabrice Eboué s’empare à nouveau d’un sujet sensible : les tensions communautaires. Dans Coexister, il se donne le rôle d’un producteur au sein du département musique d’une multinationale, condamné à remplir l’Olympia s’il veut garder son emploi. Sur le modèle des Prêtres (véritable groupe, fondé en 2010), il recrute un curé, un rabbin et un imam, pour réunir les trois religions monothéistes et chanter la diversité.

A la manière des films de concours de chant (type The Hit Girls), le parcours débute par une phase de recrutement (plutôt réussie), se termine sur un concert triomphal, en passant par la réalisation de clips (réjouissants pastiches). Afin de ne choquer personne – Coexister est moins corrosif que ses deux premiers films –, Eboué s’est arrangé pour que ses religieux puissent facilement être mis à distance. Le trio est loin d’être exemplaire : le prêtre (Guillaume de Tonquédec) doute , le rabbin (Jonathan Cohen) est dépressif , et l’imam (Ramzy Bedia) est un imposteur.


Certes, les personnages sont tirés à gros traits, l’humour n’est pas toujours raffiné et les vannes tombent parfois à plat. Mais il y a ici une bienveillance envers les protagonistes que ne possédait pas, sur un sujet proche, Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ?. La comédie mesquine de Philippe de Chauveron (carton de l’année 2014, avec douze millions d’entrées) se repaissait des clichés qu’elle prétendait dénoncer. Et reposait essentiellement sur un trois contre un : l’Arabe, le Juif et l’Asiatique contre le Noir. Entre le prêtre, le rabbin et l’imam de Coexister, au contraire, les alliances (type deux contre un) se font et se défont, selon toutes les combinaisons possibles et à toute vitesse, si bien que le film donne finalement une impression de « tous ensemble » plutôt que de « tous contre tous ».

Cette générosité très premier degré, qui a le mérite de rompre avec le cynisme ambiant, Fabrice Eboué la nuance astucieusement avec une touche d’ambiguïté – les motivations du producteur ne sont-elles pas avant tout mercantiles ? Et, avec une certaine habileté, il parvient à prendre le pouls de l’époque : un silence choqué après une blague limite, puis un rire fédérateur.
COEXISTER, Fabrice Eboué 2017, Fabrice Eboué, Audrey Lamy, Guillaume de Tonquedec (religion)@ (E)
Nicolas Lejeune, producteur d'un label musical aux résultats financiers désastreux, est pointé du doigt par sa nouvelle patronne, la terrible Madame Demanche. Sommé de dénicher une idée de gé ...

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COLLATERAL, Michael 2004, Tom Cruise, Jamie Foxx (thriller)@@


Max est taxi de nuit à Los Angeles. Un soir, il se lie d'amitié avec une dénommée Annie Farrell, une belle femme procureur montée à l'arrière de son véhicule.

TELERAMA
Folle nuit de violence, de chantage, de comédie, aussi, à travers Los Angeles. Par Michael Mann, l’un des plus brillants cinéastes américains au tournant du siècle.

Los Angeles, ruban de bitume aux noeuds innombrables, réseau de highways et de parkings. Un chauffeur de taxi dévoué, mais ayant du mal à conduire sa propre vie, accepte, en échange d’une généreuse poignée de dollars, d’accompagner la nuit durant un passager en costume gris et chemise blanche, a priori très civilisé. En réalité, un génie du mal. Max, pris en otage, doit s’exécuter, sinon il risque d’y passer. « C’est quoi, votre truc ? » demande-t-il un moment. « L’indifférence », répond Vincent, spectre melvillien en plus loquace.

Michael Mann (Heat, Révélations, Ali) s’impose comme l’un des cinéastes les plus stylés d’outre-Atlantique, apportant à chaque genre visité une forme inédite de maturité mélancolique. Ici, il orchestre un jeu aussi haletant que brillant avec les apparences et les codes du genre. Un quadrillage secret de Los Angeles, où la tension ne faiblit pas. Il filme cette ville de l’ultramodernité comme personne, saisissant la somme de sensations complexes et trompeuses qu’elle procure. Passage, chassé-croisé, connexion, glissement, dans le grand bain de la géométrie. Mann est encore aujourd’hui le grand urbaniste du cinéma contemporain.
COLLATERAL, Michael 2004, Tom Cruise, Jamie Foxx (thriller)@@ (E)
Max est taxi de nuit à Los Angeles. Un soir, il se lie d'amitié avec une dénommée Annie Farrell, une belle femme procureur montée à l'arrière de son véhicule.

TELERAMA
Fol ...

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COLOR OF NIGHT, Richard Rush 1994, Bruce Willis, Jane March (film e)


Le psychanalyste Bill Capa vient se reposer chez son ami et collègue Bob Moore. Ce dernier l'intègre à l'un de ses groupes de travail avant de lui apprendre qu'il a reçu des menaces de mort. Quelques jours plus tard, il est sauvagement assassiné. Bill décide de prendre les fonctions de son ami, de manière à démasquer l'assassin, certainement parmi ses clients.
COLOR OF NIGHT, Richard Rush 1994, Bruce Willis, Jane March (film e) (E)
Le psychanalyste Bill Capa vient se reposer chez son ami et collègue Bob Moore. Ce dernier l'intègre à l'un de ses groupes de travail avant de lui apprendre qu'il a reçu des menaces de mort. Quelques jours plus t ...

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COMME UN AVION, Bruno Podalydès 2015, Bruno Podalydès, Sandrine Kiberlain, Agnès Jaoui (roadmovie)@@


Michel, infographiste quinquagénaire, est féru d'aviation. Admirateur de l'Aéropostale, il rêve chaque jour de s'envoler à bord d'un de ces engins formidables. Lorsqu'il découvre des photos de kayaks, il est tout de suite séduit par les lignes souples de ces canots, qui lui rappellent le fuselage d'un avion. Après avoir acquis un kayak et s'être entraîné sur le toit de sa maison, il reçoit l'approbation de sa femme pour entreprendre une virée en solitaire sur une rivière inconnue. Au cours de son périple qui rompt totalement avec son quotidien et l'entraîne loin de chez lui, Michel multiplie bientôt les rencontres le long de la rive...

TELERAMA
Michel plaque son boulot de graphiste pour une virée vers l’ailleurs à bord d’un kayak. Un hymne à la lenteur et à la paix porté par le cinéaste lui-même dont la puissance burlesque enchante cette “dolce vita” champêtre et arrosée.

La crise de la cinquantaine, personne ne l’avait imaginée ni filmée comme ça. Comme une échappée minuscule, un voyage quasi immobile en eau douce et au ralenti. Jusque-là, c’est le cadet des frères Podalydès, Denis, qui prêtait son talent aux hommes fragiles et raisonneurs qui peuplent les films de son aîné. Cette fois, c’est le cinéaste lui-même, Bruno, qui s’y colle, avec une puissance burlesque remarquable. Donc, Michel, dit à son corps défendant « Choumi », plaque temporairement son écran de graphiste 3D pour la petite grande aventure dans la vraie vie. Lui qui rêve d’Aéropostale se contente d’un kayak.

Havre de paix et de jouissance
Une fois assemblé, lesté de provisions choisies, posé sur l’eau pas trop vive d’une petite rivière, ce vaisseau magnifique le mènera enfin ailleurs. Jusqu’à la mer, peut-être, si la distance n’excède pas la petite semaine de congé qu’il a prise. Puisqu’il s’agit d’une mini-Odyssée, notre Ulysse a sa Pénélope (Sandrine Kiberlain), épouse compréhensive qui accepte le caprice comme celui d’un grand malade ou d’un enfant. Et sur son chemin surgit Circé : elle a les traits plantureux d’une patronne de guinguette (Agnès Jaoui), et on ne peut lui échapper.

Commencé par une sieste, poursuivi au rythme de l’escargot (de rivière), le périple s’immobilise : quoi que le voyageur tente, le destin le ramène sans cesse au bizarre havre de paix et de pure jouissance, où les femmes sont douces et l’alcool coule en abondance. Comme dans un conte, le kayakiste est victime d’un sort qui le scotche à une dolce vita champêtre et arrosée. On aimerait en connaître l’adresse.
COMME UN AVION, Bruno Podalydès 2015, Bruno Podalydès, Sandrine Kiberlain, Agnès Jaoui (roadmovie)@@ (E)
Michel, infographiste quinquagénaire, est féru d'aviation. Admirateur de l'Aéropostale, il rêve chaque jour de s'envoler à bord d'un de ces engins formidables. Lorsqu'il découvre des photos de kayaks ...

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COMME UN LUNDI, Ryo Takebayashi 2023, Makita Sports, Wan Marui (satire publicite)@


Un groupe de collègues d'une agence de publicité découvre qu'ils sont tous piégés dans une boucle temporelle d'une semaine. Alors que leurs souvenirs se réinitialisent chaque semaine, ils doivent trouver un moyen de se rappeler le phénomène et de trouver un moyen de sortir de la boucle.

TELERAMA
Une satire très convenue, ni vraiment drôle ni vertigineuse.
Une petite agence de publicité, où toute l’équipe et le patron travaillent dans le même open space. Un jour, deux employés sont convaincus, à raison, que l’ensemble du bureau est enfermé dans une boucle temporelle : chaque lundi, tout se répète exactement de la même manière que la semaine précédente… On aura reconnu le principe fondateur d’Un jour sans fin (Harold Ramis), film cité, d’ailleurs, dans un dialogue, mais aussi certaines situations de la série The Office. Las, Comme un lundi est très en deçà de ses modèles. Hors de quelques éléments éclairant la culture de l’entreprise nippone, cette satire convenue de l’aliénation au travail, qui vante une forme d’épanouissement individuel pour mieux servir le collectif, s’avère pauvre en gags et monotone. Comme si le film était piégé par son dispositif même.
COMME UN LUNDI, Ryo Takebayashi 2023, Makita Sports, Wan Marui (satire publicite)@ (E)
Un groupe de collègues d'une agence de publicité découvre qu'ils sont tous piégés dans une boucle temporelle d'une semaine. Alors que leurs souvenirs se réinitialisent chaque semaine, ils doivent tr ...

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COMMENT EPOUSER UN MILLIONAIRE, William Powell 1956, Marylin Monroe, Lauren Bacall (comedie sentimentale)@


À New York, Schatze Page, Loco Dempsey et Pola Debevoise ont une mission: les trois jeunes femmes souhaitent marier un millionnaire. Pour se faire, elles louent un appartement cossu et courtisent l'élite de la ville. Bien qu'elles rencontrent plusieurs hommes riches, ils s'avèrent être peu avenants ou des bandits.

TELERAMA
Jean Negulesco signe ici, outre l’un des premiers films en CinémaScope, une comédie gentiment désuète et faussement cynique sur les déboires et bévues d’un délicieux trio de comédiennes (Lauren Bacall, Betty Grable, Marilyn Monroe, excusez du peu).
Trois mythes qui permettent d’oublier certaines faiblesses de scénario (personnages masculins fantoches, scènes répétitives) et baisses de rythme. Le film mérite d’être (re) vu, ne serait-ce que pour Marilyn et son irrésistible numéro de gaffeuse myope, ou encore pour les multiples clins d’œil que le réalisateur et ses actrices s’amusent à adresser au public. Ainsi Schatze (Lauren Bacall, Mme Bogart à la ville) exprime-t-elle son goût pour les hommes plus âgés : « Comme ce vieux, là, comment s’appelle-t-il ? Celui qui joue dans African Queen. Je suis folle de lui ! »
COMMENT EPOUSER UN MILLIONAIRE, William Powell 1956, Marylin Monroe, Lauren Bacall (comedie sentimentale)@ (E)
À New York, Schatze Page, Loco Dempsey et Pola Debevoise ont une mission: les trois jeunes femmes souhaitent marier un millionnaire. Pour se faire, elles louent un appartement cossu et courtisent l'élite de la ville. Bien qu'e ...

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COMMENT J AI TUE MON PERE, Anne Fontaine 2001, Michel BOUQUET, Charles Berling (societe vieillesse)@@


Jean-Luc, la quarantaine, fils d'un petit médecin de province, est devenu l'un de ces spécialistes anti-vieillissement que la bourgeoisie versaillaise s'arrache à prix d'or. Tout lui réussit, jusqu'au jour où Maurice, son père, refait surface.

TELERAMA
Un médecin et sa femme brillent en société mais semblent éteints à l’intérieur. Le retour du père ravive une histoire douloureuse. La réalisatrice tisse une toile raffinée entre ses comédiens : Bouquet, spectre souriant, Berling, fuyant, et Régnier, beauté absente.

Curieuse des gens curieux, c’est le signe d’Anne Fontaine, qu’on a appris à connaître à travers des intrigues... intrigantes. Comme le coup de foudre d’un couple de teinturiers pour un jeune transformiste, dans Nettoyage à sec. Cette fois, c’est dans le milieu de la bourgeoisie versaillaise que la cinéaste s’aventure. Nul signe extérieur de bizarrerie parmi ces gens qui gardent quelque chose de feutré jusque dans leur manière d’être très riches. Le titre du film annonce un coup de Trafalgar pour ces bourgeois somnambuliques. Anne Fontaine va les réveiller, mais en douceur. Un vieil homme débarque dans ce monde, l’air d’un spectre souriant, c’est Maurice, le père de Jean-Luc. Est-il revenu pour empoisonner (la vie de) son fils, ou pour lui donner, tardivement, son affection ? Un étrange ballet commence entre les deux hommes. Rien de plus indécidable, dangereux et fascinant que les sentiments, glisse Anne Fontaine. Avec son goût pour l’énigme des hommes, elle réussit aussi deux portraits de femmes : la femme, Isa, et la maîtresse de Jean-Luc, Myriem (admirable Amira Casar), qui portent le fardeau de ce combat de coqs.
COMMENT J AI TUE MON PERE, Anne Fontaine 2001, Michel BOUQUET, Charles Berling (societe vieillesse)@@ (E)
Jean-Luc, la quarantaine, fils d'un petit médecin de province, est devenu l'un de ces spécialistes anti-vieillissement que la bourgeoisie versaillaise s'arrache à prix d'or. Tout lui réussit, jusqu'au jour o&ugra ...

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COMPARTIMENT N6, Juho Kuosmanen 2021 (road movie)@@@


Une jeune femme finlandaise échappe à une énigmatique histoire d'amour à Moscou en montant dans un train pour le port arctique de Mourmansk. Forcés de partager le long trajet et un minuscule wagon-lit avec un mineur russe, cette rencontre inattendue amène les occupants du compartiment n°6 à faire face à des vérités majeures sur les relations humaines.

TELERAMA:
Grand Prix à Cannes en 2021, ce road movie exerce le charme des plus beaux films roman­tiques : il restitue une attirance imprévue, informulée, entre deux êtres qui se croient confusément, l’un et l’autre, voués à la solitude. Au fil du trajet, et des escales sur ce territoire enneigé, qui dégèle lentement, l’attraction devient peur de la séparation, de la disparition : une adresse écrite sur un bout de papier suffit-elle pour ne pas se perdre à jamais, avant même d’avoir pu se connaître vraiment ? Voilà un irrésistible éloge de l’éphémère et de l’inconnu.
COMPARTIMENT N6, Juho Kuosmanen 2021 (road movie)@@@ (E)
Une jeune femme finlandaise échappe à une énigmatique histoire d'amour à Moscou en montant dans un train pour le port arctique de Mourmansk. Forcés de partager le long trajet et un minuscule wagon-lit avec ...

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CONCLAVE Edward Berger 2024, Ralph Fiennes, Stanley Tucci (thriller religion)@@


Quand le Pape décède de façon inattendue et mystérieuse, le cardinal Lawrence se retrouve en charge d'organiser la sélection de son successeur. Alors que les machinations politiques au sein du Vatican s'intensifient, il se rend compte que le défunt leur avait caché un secret qu'il doit découvrir avant qu'un nouveau Pape ne soit choisi. Ce qui va se passer derrière ces murs changera la face du monde.

TELERAMA
L’élection d’un pape dans l’enceinte du Vatican, relatée avec précision sous la forme d’un thriller haletant, délicieusement diabolique.

Comme conclave marquant, on se souvient de celui d’Habemus Papam, de Nanni Moretti. On y pense d’autant plus, ici, que le personnage principal partage un point commun – un sérieux doute sur sa foi et sa fonction – avec le divin pape que jouait Michel Piccoli. Si Conclave comporte aussi quelques notes sarcastiques, il appartient néanmoins à un genre fort différent : celui du thriller à tendance paranoïaque. Après la mort inattendue du Saint-Père, le cardinal Lawrence, profil d’humaniste consciencieux, est en charge d’organiser l’élection de son successeur. Ce n’est pas une mince affaire : un véritable panier de crabes l’attend, avec ses manœuvres politiques, ses secrets compromettants mal gardés et ses turpitudes.

On n’aurait pas cru pouvoir être ainsi captivé par une histoire de cardinaux réunis en huis clos au Vatican. Le scénario, délicieusement diabolique, est inspiré d’un roman digne de John le Carré, en vérité signé Robert Harris, auteur britannique à succès. La fiction n’en est pas moins d’une précision inédite : c’est sans doute la première fois qu’est décrit, de manière réaliste et en continu, tout le protocole du conclave, des conditions d’isolement pour les cardinaux qui doivent être coupés du monde à la succession sur plusieurs jours des scrutins (le pape étant élu à une majorité des deux tiers). Ce processus électoral est bien rendu, à travers une mise en scène aussi rigoureuse que soignée, rendant honneur au passage à l’élégante austérité des costumes et des décors de circonstance.

Casting prestigieux
Edward Berger, réalisateur allemand capable du meilleur (Jack) comme du moins bon (À l’Ouest rien de nouveau), sait tirer le meilleur de son casting prestigieux. De Ralph Fiennes à Stanley Tucci, de Sergio Castellitto à John Lithgow en passant par Isabella Rossellini, tous les comédiens livrent une performance impeccable dans ce théâtre de l’ambition et de l’humilité plus ou moins sincère, où se joue une lutte entre progressistes et ultra-conservateurs de l’Église. Avec des retournements de situations étonnants, dont l’un particulièrement osé, et plutôt réjouissant, dans le dénouement. De quoi dire amen au film.
CONCLAVE Edward Berger 2024, Ralph Fiennes, Stanley Tucci (thriller religion)@@ (E)
Quand le Pape décède de façon inattendue et mystérieuse, le cardinal Lawrence se retrouve en charge d'organiser la sélection de son successeur. Alors que les machinations politiques au sein du Vatican s'in ...

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CONSTANCE AUX ENFERS, Gael Morel 2022, Miou-Miou, Salim Kechiouche


Constance mène une vie solitaire et les visiteurs sont rares dans sa boutique d'antiquités. Une nuit, son voisin Amine, paniqué, cherche secours chez elle : sa femme est mal tombée en glissant et s'est tuée. Pensant que la police ne va pas croire cette version à cause de son passé judiciaire, Amine fait disparaître le cadavre et Constance lui prête main forte. Un matin, une lettre anonyme arrive. Quelqu'un de l'immeuble a tout vu et demande une rançon. Le chantage commence.

TELERAMA
Ce téléfilm ludique joue habilement avec les codes du polar. Un polar, c’est justement ce vers quoi tend brusquement la vie de Constance quand Amine, s’accusant de la mort accidentelle de Kimi, lui demande de l’aide pour faire disparaître le corps. Le début d’une descente aux enfers ? Pas tout à fait… Car si l’héroïne est embarquée de fait dans une histoire qui la dépasse, où s’invite bientôt un maître chanteur, la légèreté et l’espièglerie restent les vertus cardinales de ce téléfilm qui s’amuse des codes de la fiction policière. Une nouvelle adaptation réussie du roman de Jean-Pierre Ferrière — déjà transposé en 1964 au cinéma par François Villiers, avec Michèle Morgan, 44 ans à l’époque, sous les traits de Constance — qui doit beaucoup à la truculence des personnages et de leurs interprètes. En incarnant à plus de 70 ans cette femme qui ne renonce pas à son désir pour un homme plus jeune, Miou-Miou trouve un rôle évoquant celui, très beau, qu’elle tenait dans Nona et ses filles, l’excellente série de Valérie Donzelli.
CONSTANCE AUX ENFERS, Gael Morel 2022, Miou-Miou, Salim Kechiouche (E)
Constance mène une vie solitaire et les visiteurs sont rares dans sa boutique d'antiquités. Une nuit, son voisin Amine, paniqué, cherche secours chez elle : sa femme est mal tombée en glissant et s'est tué ...

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CONTAGION, Steven Soderbergh 2011, Matt Damon (catastrophe sante)@@@


Quand Beth Emhoff revient dans le Minnesota après un voyage d'affaires à Hong Kong, elle pense que son malaise est dû au décalage horaire. Or, deux jours plus tard, Beth meurt et les médecins disent à son époux qu'ils ne savent pas ce qui a provoqué sa mort.

TELERAMA
L’un des films les plus regardés durant la première vague de Covid. Rarement un blockbuster d’anticipation aura été à ce point visionnaire, avec dix ans d’avance !

Avant même que l’image apparaisse, on entend quelqu’un tousser. Hum, hum, léger malaise assuré. Qui ne connaît pas Contagion ? Ce fut en effet l’un des films les plus regardés durant la première vague de pandémie de Covid, preuve moins de masochisme que de force cathartique de la fiction. Rarement un blockbuster d’anticipation aura été à ce point visionnaire (avec dix ans d’avance) sur la réalité exceptionnelle que nous étions tous en train de vivre, un peu partout sur la planète.

Difficile donc de ne pas le recommander à ceux qui ne l’ont pas encore (re)vu. Ils pourront s’étonner des similitudes avec les faits vécus : la recherche du patient zéro en Chine (à Macao), le taux de reproduction de la maladie, le confinement généralisé, le port du masque et même l’antidote miracle (le forsythia, en guise de chloroquine !), non pas vanté par Didier Raoult mais par un blogueur plus complotiste que lanceur d’alerte, joué par Jude Law.

Ils pourront aussi relever les différences. Dans le film, la tournure des événements est nettement plus catastrophique, puisqu’elle comprend le kidnapping d’une épidémiologiste (Marion Cotillard), des pillages, un monde au bord du chaos. Dans la réalité, les citoyens ont été plus responsables (ou serviles ?). Mais voir les choses en noir, c’est aussi la loi de ce genre de cinéma.

Le casting de luxe, dont l’une des stars succombe très vite, joue scrupuleusement sa partition, sans fausse note. Avec l’appui de son scénariste devin et très bien documenté, Scott Z. Burns, Steven Soderbergh démontre ici un sens de la pédagogie assez rare en même temps qu’un savoir-faire saisissant dans l’orchestration du récit.
CONTAGION, Steven Soderbergh 2011, Matt Damon (catastrophe sante)@@@ (E)
Quand Beth Emhoff revient dans le Minnesota après un voyage d'affaires à Hong Kong, elle pense que son malaise est dû au décalage horaire. Or, deux jours plus tard, Beth meurt et les médecins disent à ...

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CONTE D ETE, Eric Rohmer 1996, Melvil Poupaud, Amanda Langlet (sentimental)@@@


Pour Gaspard, ces vacances d'été seront celles des jeux de l'amour et des hésitations sentimentales. Entre Léna, Margot et Solène, son coeur balance. À chacune, il a promis une ballade. Amoureux indécis, Gaspard devra choisir.

TELERAMA
L’été à Dinard. Gaspard rencontre Margot, attend Léna, se laisse charmer par Solène… Rohmer filme délicieusement ces frôlements indécis et sensuels.

Un jeune homme joli, lisse et sombre débarque à Dinard. On le voit entrer dans une maison, ranger ses affaires, errer dans la ville… Fin de sa première journée de vacances. Toutes les autres ressembleraient sans doute à la première si, sur la plage, il ne se faisait aborder par une fille qu’il ne reconnaît pas. Margot travaille dans une crêperie où il a dîné la veille. Seul, évidemment. Parce que, comme beaucoup de héros rohmériens, il ne voit pas plus loin que le bout de son nez. Et le bout de son nez, c’est sa copine, qui doit arriver ces jours-ci.

Troisième volet des « Contes des quatre saisons », ce film est l’alliance parfaite de la gravité des « Contes moraux » et de la légèreté des « Comédies et proverbes ». L’éblouissement vient de la mise en scène. Ces plans fixes, presque heurtés. Ces travellings fluides, de plus en plus sensuels. Ici, le marivaudage n’est que verbal, et certains trouveront ça dépassé. Mais c’est la vérité que Rohmer vise, sous des masques divers, et qu’il atteint, magnifiquement.
CONTE D ETE, Eric Rohmer 1996, Melvil Poupaud, Amanda Langlet (sentimental)@@@ (E)
Pour Gaspard, ces vacances d'été seront celles des jeux de l'amour et des hésitations sentimentales. Entre Léna, Margot et Solène, son coeur balance. À chacune, il a promis une ballade. Amoureux ind ...

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CONVERSATION SECRETE, Francis Ford Coppola1974, Gene Hackman, John Cazale (thriller)@@


Spécialiste de la filature, Harry Caul est engagé pour suivre un couple et enregistrer leur conversation. Une fois sa mission accomplie, Caul écoute la bande sonore. La banalité des propos le surprend. S'agit-il d'un code secret ?

TELERAMA
Complots, corruption… Dans les années 1970, les bandes originales pleines d’angoisse et d’inquiétude de David Shire ont imprimé de leur marque les thrillers et films politiques américains.
Conversation secrète est l’une des plus grandes réussites de Shire. Supervisée par Francis Ford Coppola (alors beau-frère du compositeur) et diffusée pendant le tournage, comme le faisait Sergio Leone avec les thèmes d’Ennio Morricone, cette musique, modeste au premier abord, épouse pas à pas la dynamique paranoïaque du film.
CONVERSATION SECRETE, Francis Ford Coppola1974, Gene Hackman, John Cazale (thriller)@@ (E)
Spécialiste de la filature, Harry Caul est engagé pour suivre un couple et enregistrer leur conversation. Une fois sa mission accomplie, Caul écoute la bande sonore. La banalité des propos le surprend. S'agit-il ...

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CORPORATE, Nicolas Silhol 2017, Céline Sallette, Lambert Wilson, Stéphane De Groodt (thriller psychologique)@@


Émilie Tesson-Hansen est une jeune et brillante responsable des Ressources Humaines, une « killeuse ». Suite à un drame dans son entreprise, une enquête est ouverte. Elle se retrouve en première ligne. Elle doit faire face à la pression de l'inspectrice du travail, mais aussi à sa hiérarchie qui menace de se retourner contre elle. Émilie est bien décidée à sauver sa peau. Jusqu'où restera-t-elle corporate ?

TELERAMA
Inquiétante en DRH sans scrupule, tout en contrôle et complice d’un système glaçant, Céline Sallette brille dans ce thriller psychologique sur le monde de l’entreprise et les mécanismes de “management par la terreur”.

Émilie Tesson-Hansen (Céline Sallette) est une « tueuse », elle en est fière, c’est même pour cela qu’elle a été embauchée comme responsable des ressources humaines par le fringant PDG Stéphane Froncart (Lambert Wilson). S’il l’a recrutée, c’est pour se débarrasser de certains cadres de l’entreprise, trop vieux, pas assez performants, en les poussant à la dépression, donc à la démission. Jusqu’au jour où l’un des cadres qu’elle a mis sur la touche se suicide sur son lieu de travail. La veille, il avait, une fois de plus, désespérément cherché à lui parler, mais elle avait fait la sourde oreille. Lorsqu’une enquête est ouverte par une inspectrice du travail zélée, Émilie est prévenue par sa hiérarchie : dans l’intérêt de la boîte, elle doit faire bonne figure, rester « corporate ». De toute manière, elle n’a rien à se reprocher…

Voilà un premier film qui tombe à pic. Alors que les thèmes du burn-out et du stress au travail s’invitent dans la campagne présidentielle, ce thriller psychologique, précis, tendu, décortique les mécanismes du « management par la terreur », de plus en plus en vigueur. Dans un décor sans âme où le stress et l’intimidation sont palpables, Nicolas Silhol privilégie le facteur humain en la (belle) personne de l’inspectrice du travail (Violaine Fumeau), sorte de cow-boy moderne, en lutte contre une rentabilité inhumaine.

Héroïne de Hitchcock contemporaine
Mais le personnage pivot est bien sûr Émilie : au-delà du film dossier à la Yves Boisset, Corporate est un magnifique portrait de femme, actrice consentante, et même active d’un système qui lui promet une carrière toujours plus brillante. Constamment dans le contrôle avec son chemisier de rechange et son déodorant pour rester impeccable, elle paraît aussi inébranlable que les baies vitrées des bureaux où se reflète son profil parfait. C’est cette carapace en train de se fendre que filme le réalisateur. Et cette question qui affleure dans les yeux de glace d’Émilie : moi qui suis forte, à quel moment suis-je devenue un monstre ? En creux, il en pose une autre, plus générale : jusqu’à quelles extrémités une femme doit-elle aller pour s’imposer dans un monde d’hommes ?

Hitchcock contemporaine : le feu sous la glace néolibérale. Et chacun de ses regards, de plus en plus apeurés, est un indice de son réveil progressif. Une nuit, alors qu’elle mime un entretien d’embauche avec son mari, la « tueuse » se lance soudain dans un monologue qui trahit son effarement devant ce qu’elle est, ce qu’on la force à être. Particulièrement dans cette séquence, Corporate est un film important. Marquant.
CORPORATE, Nicolas Silhol 2017, Céline Sallette, Lambert Wilson, Stéphane De Groodt (thriller psychologique)@@ (E)
Émilie Tesson-Hansen est une jeune et brillante responsable des Ressources Humaines, une « killeuse ». Suite à un drame dans son entreprise, une enquête est ouverte. Elle se retrouve en première ligne. ...

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CORPS D ELITE, Dennis Gansel 2005 (guerre allemagne shoah)@


Eté 1942. Dans une Allemagne hitlerienne qui croit encore la victoire possible, Friedrich Weimer, 17 ans, partage ses journees entre un petit boulot sans internet, ses entrainements de boxe et l'ennui dans l'appartement familial exigu. Dans le cadre d'une comp√©tition, il est remarque par Heinrich Vogler, enseignant dans un internat d'elite destine à la formation des futurs dirigeants du IIIe Reich. Ce dernier lui propose de passer le concours d'entree.

TELERAMA
Un temoignage historique balourd et aujourd'hui meme un peu kitsch, par le realisateur de La Vague.
CORPS D ELITE, Dennis Gansel 2005 (guerre allemagne shoah)@ (E)
Eté 1942. Dans une Allemagne hitlerienne qui croit encore la victoire possible, Friedrich Weimer, 17 ans, partage ses journees entre un petit boulot sans internet, ses entrainements de boxe et l'ennui dans l'appartement familial exig ...

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CORRESPONDANT 17, Alfred Hitchcock 1940, Joel Mac Crea, George Sanders (espionnage)@@


Juste avant la guerre, Johnny Jones, un journaliste américain envoyé en Europe par sa rédaction rencontre un vieux politicien hollandais qui détient des informations top secrètes. Les nazis croient assassiner le vieil homme mais c'est un sosie qui meurt à sa place. Commence alors pour Johnny Jones une folle course-poursuite à travers l'Europe afin de retrouver le vieillard avant les nazis.

TELERAMA
Deux ans avant l’entrée des États-Unis dans le conflit mondial, Hitchcock fait œuvre de propagande. Récemment installé à Hollywood, il est plus que sarcastique avec ses nouveaux concitoyens, indifférents au conflit européen. Les journalistes sont présentés comme des incapables, grandes gueules, qui ne prennent la mesure des événements qu’en arrivant à Londres la ­civilisée… Mais, tout en réalisant un film politique, Hitchcock s’amuse surtout avec un scénario abracadabrant : « Je n’ai pas permis à la vraisemblance de montrer sa ­vilaine tête. » Un traité de paix belgo-néerlandais – que l’Histoire n’a pas retenu – est sur le point d’être signé. Mais son initiateur, le diplomate Van Meer, est abattu… Prétexte pour aller filmer en Hollande et détourner les clichés la concernant.
Dans la filmographie hitchcockienne, il y aura la statue de la Liberté (Cinquième Colonne), le mont Rushmore (La Mort aux trousses), la corniche de la Riviera (La Main au collet)… Ici, ce sont les moulins à vent et les immenses plaines bataves. L’utilisation qui en est faite est d’une intelligence scénaristique exemplaire et annonce la fameuse séquence du champ de maïs de La Mort aux trousses. Hitchcock enchaîne les moments de bravoure et les scènes de fantaisie pure avec un dilettantisme très travaillé.
CORRESPONDANT 17, Alfred Hitchcock 1940, Joel Mac Crea, George Sanders (espionnage)@@ (E)
Juste avant la guerre, Johnny Jones, un journaliste américain envoyé en Europe par sa rédaction rencontre un vieux politicien hollandais qui détient des informations top secrètes. Les nazis croient assassi ...

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COSI FAN TUTTE (ALL LADIES DO IT), Tinto Brass 1992, Claudia Koll, Paolo Lanza (film e)


Diana vit à Rome. Elle est mariée à Paolo mais elle aime séduire d'autres hommes...
COSI FAN TUTTE (ALL LADIES DO IT), Tinto Brass 1992, Claudia Koll, Paolo Lanza (film e) (E)
Diana vit à Rome. Elle est mariée à Paolo mais elle aime séduire d'autres hommes... ...

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COSI FAN TUTTE (ALL LADIES DO IT), Tinto Brass 1992, Claudia Koll, Paolo Lanza (film e)


Diana vit à Rome. Elle est mariée à Paolo mais elle aime séduire d'autres hommes...
COSI FAN TUTTE (ALL LADIES DO IT), Tinto Brass 1992, Claudia Koll, Paolo Lanza (film e) (E)
Diana vit à Rome. Elle est mariée à Paolo mais elle aime séduire d'autres hommes... ...

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COSMOPOLIS, David Cronenberg 2012, Robert Pattinson, Juliette Binoche (societe)@


Au fur et à mesure de la journée, le chaos s'installe et Eric Packer, golden boy de la haute finance, assiste, impuissant, à l'effondrement de son empire. Il est aussi certain qu'on va l'assassiner. Quand ? Où ? Il s'apprête à vivre les 24 heures les plus importantes de sa vie.

TELERAMA
S’inspirant d’un roman de Don DeLillo, David Cronenberg décrit avec une élégance froide le monde en décomposition qui est le nôtre. Dont le héros moribond est ce jeune golden boy usé et isolé, dès lors qu’il quitte sa limo, dans un désert sombre, reflet de son inconscient tourmenté. Jusqu’au moment où il fait face, enfin, à celui qui veut l’abattre. Un pauvre type moche, adipeux, hagard. Une victime qui semble le connaître par cœur. Son double inversé, bien sûr, qui le menace, qui le supplie. Et son cri — « Je voulais que vous me sauviez » — résonne comme une variante de « Pourquoi m’as-tu abandonné ? », la question que la créature finit toujours par poser à son créateur. Question sans réponse dans notre univers sans foi ni loi.
COSMOPOLIS, David Cronenberg 2012, Robert Pattinson, Juliette Binoche (societe)@ (E)
Au fur et à mesure de la journée, le chaos s'installe et Eric Packer, golden boy de la haute finance, assiste, impuissant, à l'effondrement de son empire. Il est aussi certain qu'on va l'assassiner. Quand ? Où ? ...

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COULEURS DE L INCENDIE, Clovis Cornillac 2022, Léa Drucker, Benoît Poelvoorde, Alice Isaaz, Clovis Cornillac, Olivier Gourmet (societe saga)@@@


Les funérailles du riche banquier Marcel Péricourt ont lieu en février 1927, avec apparemment tout Paris présent. Fille unique après le suicide de son frère, Madeleine Péricourt hérite de l'empire de son père et reprend seule l'affaire. Elle est la proie des conseils sans scrupules, de la cupidité, de la jalousie et de la corruption. Maintenant, elle se prépare à se venger.

TELERAMA
La suite d’“Au revoir là-haut”, ou la vengeance d’une déclassée : du bon spectacle populaire à l’ancienne.
On ne jouera pas, ici, au petit jeu des comparaisons avec le baroque Au revoir là-haut, d’Albert Dupontel : il tournerait en défaveur de cette « suite », cette fois scénarisée à cent pour cent par Pierre Lemaître, et à laquelle Clovis Cornillac offre une mise en scène d’un classicisme humble mais ample. On ressent, d’emblée, son plaisir à coller à la forme feuilletonesque de cette histoire d’une femme rompue qui se relève, Madeleine Péricourt, fille de Marcel et sœur d’Édouard, la gueule cassée d’Au revoir là-haut.

Le film s’ouvre en grandes pompes funèbres sur le cercueil de Marcel, et le saut dans le vide d’un enfant. Nous sommes en 1929 : Madeleine, devenue héritière de la banque familiale, va, rapidement, tout perdre à cause de la cupidité et de la perversion des hommes. La vengeance de cette fière déclassée se fera de plus en plus incendiaire avec l’aide de personnages secondaires, tous défavorisés par la vie ou la société, et que le réalisateur se plaît à anoblir à chaque séquence, douce ou burlesque : une géniale nounou qui ne parle pas un mot de français, une cantatrice au cœur fragile mais vaillant face à la peste brune qui monte, et l’ancien chauffeur de Madeleine qui a été le témoin écœuré de sa chute. Clovis Cornillac s’est donné le rôle de cet homme du peuple, manière Jean Gabin des années 30. Le couple qu’il finit par former avec Léa Drucker, magnifique colonne vertébrale, orgueilleuse et frémissante, du film, se détache du casting d’ensemble, où chacun s’amuse de sa partition un peu théâtrale et délicieusement datée : Fanny Ardant en diva, Olivier Gourmet en député ridicule façon vaudeville, Benoît Poelvoorde en traître à la Jules Berry et la délicate Alice Izaac en mode Viviane Romance. À la manière, justement, du cinéma français d’avant guerre attaché aux acteurs, aux décors et aux costumes, cette célébration du courage féminin et des petites gens n’a d’autre ambition que d’être un parfait spectacle populaire, et c’est cela, justement, qui est si plaisant.

Pour Le Figaro, il s'agit d'une « fresque riche et foisonnante, un film d’époque en costume, féministe avant la lettre, captivant de bout en bout ». Pour le critique, le long-métrage est une sorte de « Monte-Cristo au féminin » qui même ne manque pas d'épaisseur « même pour les personnages secondaires »
COULEURS DE L INCENDIE, Clovis Cornillac 2022, Léa Drucker, Benoît Poelvoorde, Alice Isaaz, Clovis Cornillac, Olivier Gourmet (societe saga)@@@ (E)
Les funérailles du riche banquier Marcel Péricourt ont lieu en février 1927, avec apparemment tout Paris présent. Fille unique après le suicide de son frère, Madeleine Péricourt hérite ...

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COUP DE TORCHON, Bertrand Tavernier 1981, Philippe Noiret, Isabelle Huppert@@


En 1938, le policier Lucien Cordier est chargé de faire régner l'ordre à Bourkassa, une petite bourgade de l'Afrique-Occidentale française. Homme lâche et faible, il ferme les yeux sur les incidents qui agitent une petite communauté de colons dégénérés et d'autochtones soumis.

TELERAMA:
La farce est bouffonne, mordante, avec des accents céliniens. Entre fanfaron confit de racisme, carpette, sangsue, veau et vaurienne, on a l’embarras du choix. Tavernier adaptait là un roman noir de Jim Thompson (1 275 Âmes), en transposant son action du Texas à l’Afrique noire. Du livre, il a retenu la dérision et la désespérance. On s’enfonce peu à peu dans une violence fangeuse, mais avec indolence. Philippe Noiret en tueur flâneur alterne béatitude et dégoût. Autour de lui, un casting de luxe, avec notamment la jeune Isabelle Huppert (primesautière dans le cynisme) et Jean-Pierre Marielle. La scène où, en frère du maquereau liquidé, il vient s’enquérir de ce qui s’est passé est un grand moment d’absurdité, Noiret l’enfumant totalement par des considérations spécieuses. La tête ahurie de Marielle, c’est quelque chose…
COUP DE TORCHON, Bertrand Tavernier 1981, Philippe Noiret, Isabelle Huppert@@ (E)
En 1938, le policier Lucien Cordier est chargé de faire régner l'ordre à Bourkassa, une petite bourgade de l'Afrique-Occidentale française. Homme lâche et faible, il ferme les yeux sur les incidents qui agi ...

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COUVRE FEU, Edward Zwick 1998, Denzel Washington, Bruce Willis (thriller)@


Alors qu'une vague d'attentats terroristes frappe New York, le chef de la cellule antiterroriste doit rétablir le calme.

TELERAMA
Revoir Couvre-feu après les événements du 11 septembre 2001 offre une deuxième lecture assez gouleyante. Qu'on en juge par ces morceaux choisis : après une ­série d'attentats islamistes à New York, les conseillers du président se réunissent pour prendre des décisions. L'un d'eux s'exclame : « Messieurs, il va falloir ­sortir vos atlas ! », alors que l'agent du FBI (Denzel Washington) explique que « lutter contre un ennemi, c'est d'abord le localiser, et cet ennemi se cache ».

Mais c'est la belle agente de la CIA qui a le meilleur rôle et les meilleures répliques : « Le cheikh était notre allié et il s'est retourné contre nous, mais il faut les comprendre, on les a aidés et puis on les a laissés tomber. »

Dans le film comme dans la vraie vie, c'est l'armée qui intervient (en la personne de Bruce Willis, dans le rôle d'un général très décidé et très patriote pour rester poli), mais, pour cette fois, c'est le FBI qui sauvera l'Amérique et sa démocratie.
COUVRE FEU, Edward Zwick 1998, Denzel Washington, Bruce Willis (thriller)@ (E)
Alors qu'une vague d'attentats terroristes frappe New York, le chef de la cellule antiterroriste doit rétablir le calme.

TELERAMA
Revoir Couvre-feu après les événements du 11 septembre 2001 offre une ...

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CRASH TEST AGLAE, Éric Gravel 2017, Julie Depardieu, Yolande Moreau (comique)@@


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CRASH TEST AGLAE, Éric Gravel 2017, Julie Depardieu, Yolande Moreau (comique)@@ (E)
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CRASH, David Cronenberg 1996, James Spader, Deborah Kara Unger (drame film e)@@


James et Catherine Ballard, un couple dont la vie sexuelle s'essouffle quelque peu, va trouver un chemin nouveau et tortueux pour exprimer son amour grâce aux accidents de voiture. À la suite d'une violente collision, ils vont en effet se lier avec des adeptes des accidents.

TELERAMA
Érotisme de la chair et de la tôle, David Cronenberg adapte J.G. Ballard et explore les déviations du désir. Un précipité des obsessions du réalisateur, devenu culte.

Guitares heurtées de la partition de Howard Shore, matière tordue du roman de J.G. Ballard… Scandale à Cannes en 1996, Crash reste l’un des films les plus extrêmes de David Cronenberg, proche de la performance d’art contemporain. Le réalisateur orchestre une fusion de la chair et de la tôle, en un enchaînement de scènes d’amour, où les corps s’enroulent, et de courses-poursuites, où les voitures se percutent. Soit l’histoire, dégraissée, d’un couple en crise, joué par Deborah Kara Unger, blasée, et James Spader, lunaire. Ce dernier rencontre un photographe (Elias Koteas, magnétique) qui voit les collisions comme « une libération d’énergie sexuelle », reconstituant, avec des cascadeurs, les accidents célèbres — celui de James Dean, celui de Jayne Mansfield.

Si le film, tout en pratiques déviantes (fétichisme, bondage), mime les thrillers érotiques en vogue à l’époque, c’est pour mieux atteindre une espèce de profondeur métaphysique. Il montre la course à la jouissance d’humains mécaniques (une accidentée aux prothèses métalliques), qui aboutit, fatalement, à la mort. La circulation routière devient fluide corporel. Et la carrosserie des véhicules, filmée en travellings sensuels, comporte des excroissances organiques (volant, rétroviseur). Vingt-six ans après, ce précipité des obsessions de Cronenberg, devenu culte, continue d’inspirer, comme en témoigne la Palme d’or remise à Julia Ducournau pour Titane.
CRASH, David Cronenberg 1996, James Spader, Deborah Kara Unger (drame film e)@@ (E)
James et Catherine Ballard, un couple dont la vie sexuelle s'essouffle quelque peu, va trouver un chemin nouveau et tortueux pour exprimer son amour grâce aux accidents de voiture. À la suite d'une violente collision, ils vont ...

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CRAZY HEART, Scott Cooper 2009, Jeff Bridges, Maggie Gyllenhaal (musical sentimental)@@@


A 57 ans, Bad Blake, chanteur de country, vit toujours sur la route, jouant des vieux hits dans des bars de troisième zone et des salles de bowling. Ce qui lui reste de célébrité disparaît peu à peu. Le mieux qu'il puisse espérer aujourd'hui, c'est de faire la première partie de Tommy Sweet, qui fut son jeune protégé et à qui il a tout appris. De petit concert en petit concert, la route de Bad suit son cours, jusqu'au soir où il fait la rencontre de Jean, journaliste locale.

TELERAMA
Rédemption via l’amour d’un chanteur de country has been et alcoolo. Jeff Bridges, sur les traces du Eastwood de “Honkytonk Man”, se fond parfaitement dans son personnage. Un de ses plus grands rôles.

J'ai joué malade, ivre, divorcé et en cavale. De toute ma vie, je n'ai jamais loupé un concert. » Le coup du chanteur de country sur le retour, alcoolo et qui reprend goût à la vie en tombant amoureux d'une jeunesse, on nous l'a déjà fait. Les perdants magnifiques, les histoires de rédemption, Hollywood en raffole. Pourtant, dès qu'on fait la connaissance de Bad Blake (génial pseudo !), on oublie nos préventions. Le mérite en revient au formidable Jeff Bridges.

Qu'il biberonne sa bouteille de Mc Clure au saut du lit dans un motel miteux ou honore en titubant sa tournée des bars et bowlings du Deep South, Bridges apporte le vécu et l'ironie nécessaires. À l'instar d'Eastwood dans Honkytonk Man, il interprète lui-même les chansons écrites pour le film. Et avale les kilomètres d'autoroute au volant d'un corbillard « rouille métallisée ». Un majestueux plan large cadre la minuscule voiture de Blake, seule sur sa voie, croisant, sur la file opposée, l'immense cohorte des véhicules anonymes. Solitude du saltimbanque, éternellement à contre-courant.

La country n’a jusqu’à présent inspiré au cinéma que quelques rares réussites (Tender Mercies, avec Robert Duvall, et Honkytonk Man, de et avec Clint Eastwood). Crazy Heart s’inscrit dignement dans la même lignée et rappelle la place cruciale de cette musique – aussi importante que le jazz – dans le paysage culturel américain. Ce premier film d’un acteur passé à la réalisation est littéralement porté par ses deux interprètes principaux : Maggie Gyllenhaal, généreuse et brave en mère célibataire qui veut encore tenter sa chance avec un homme pourtant prénommé Bad, et Jeff Bridges, qui a l’air d’être né pour ce rôle conflictuel opposant le charme et la douceur à l’irresponsabilité et l’autodestruction.

CRAZY HEART, Scott Cooper 2009, Jeff Bridges, Maggie Gyllenhaal (musical sentimental)@@@ (E)
A 57 ans, Bad Blake, chanteur de country, vit toujours sur la route, jouant des vieux hits dans des bars de troisième zone et des salles de bowling. Ce qui lui reste de célébrité disparaît peu à peu. ...

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CRAZY STUPID LOVE, John Requa et Glenn Ficarra 2011, Steve Carell, Ryan Gosling (sentimental)


À tout juste 40 ans, Cal Weaver mène une vie de rêve: bonne situation, belle maison, enfants formidables et mariage parfait avec sa petite amie. Cependant, lorsqu'il apprend que sa femme, Emily, le trompe et demande le divorce, sa vie parfaite s'écroule.

TELERAMA
La première demi-heure, sur le thème de la lose intégrale, promet. Avec un numéro irrésistible de Steve Carell en mari endormi dans son confort, soudain terrassé par la demande de divorce de sa femme (Julianne Moore). Le voilà dragueur piteux dans un bar du coin. Où un tombeur (Ryan Gosling, nouvelle coqueluche sexy) décide de l'éduquer. Une fois la formation terminée et l'éconduit relooké, ça se gâte, hélas. La farce tourne court : le mari, regonflé à bloc, cherche à reconquérir son ex, tandis que le collectionneur de femmes découvre l'amour. Autant I love you, Phillip Morris, le précédent film des deux cinéastes, détonnait par sa démesure burlesque, autant celui-ci déçoit par son scénario très convenu (non signé par eux), porte ouverte à un sentimentalisme limite gnangnan.
CRAZY STUPID LOVE, John Requa et Glenn Ficarra 2011, Steve Carell, Ryan Gosling (sentimental) (E)
À tout juste 40 ans, Cal Weaver mène une vie de rêve: bonne situation, belle maison, enfants formidables et mariage parfait avec sa petite amie. Cependant, lorsqu'il apprend que sa femme, Emily, le trompe et demande le d ...

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CRIMINAL SQUAD, Christian Gudegast 2018, Gerard Butler, Pablo Schreiber (thriller)@@


Une unité d'élite de la police, menée par Nick Flanagan, tente d'arrêter les cambrioleurs les plus prolifiques de la ville de Los Angeles alors qu'ils planifient le vol le plus risqué de l'histoire. Les malfaiteurs souhaitent dévaliser la Réserve fédérale du centre-ville, la seule banque qui n'a jamais été cambriolée.

TELERAMA
Un ex-policier de Los Angeles poursuit un cerveau du crime sur la Côte d’Azur. Pour ce second volet, Christian Gudegast, fasciné par Michael Mann, enrichit sa mise en scène d’influences françaises. Attention, cet article révèle des éléments de l’intrigue.

En 2018, le scénariste Christian Gudegast (Un homme à part, La Chute de Londres) passait à la réalisation avec Criminal Squad, film de casse gigogne tièdement accueilli par la critique. Son crime ? S’inspirer crânement de Heat (1995), devenu en trois décennies monument intouchable. S’il n’atteignait pas le niveau de l’œuvre de Michael Mann, l’impressionnante fusillade urbaine – dans un embouteillage ! – était, tout de même, digne de son modèle.

Après le premier opus, situé à Los Angeles mais filmé à Atlanta, la délocalisation s’avère encore plus surprenante ici – la Côte d’Azur reconstituée à Santa Cruz de Tenerife, dans les îles Canaries ! –, donnant d’emblée à cette suite une atmosphère étrange. L’ex-agent du Los Angeles Sheriff Department (Gerard Butler, coupe hirsute et voix caverneuse) poursuit un cerveau du crime (O’Shea Jackson Jr, fils d’Ice Cube), cherchant à cambrioler la bourse aux diamants de Nice avec l’aide d’une équipe serbe. L’humour, qui faisait défaut au précédent, consiste à mettre Butler, Apollon beauf, face aux mœurs « exotiques » des Européens : croissants au beurre, expressos serrés, glaces à l’italienne (ou pas). Le tout sur fond de derby footballistique opposant Nice à Monaco…

Attentive aux détails, la mise en scène fétichiste n’est jamais loin de l’abstraction : des véhicules dans un dédale de containers à Anvers, des personnages dans un labyrinthe de couloirs à Nice. Selon une formule éprouvée depuis Le Solitaire (Michael Mann encore, 1981), le cinéaste privilégie les bruits – de pas, de portes, d’outils – pour accroître la tension, seulement relevés de quelques nappes électroniques.

Ce second volet s’enrichit d’influences françaises étonnantes, comme Taxi (Gérard Pirès, 1998), pour les voitures cachées dans un camion puis repeintes en deux temps trois mouvements. Ou, plus prestigieuse, Le Deuxième Souffle (Jean-Pierre Melville, 1966), pour la course-poursuite sur une route en lacets, musclée ici par des fusils d’assaut à bord de grosses cylindrées, pour un règlement de comptes façon tournoi de chevaliers. Soit le bouquet final d’un film de braquage au long cours, d’une durée hors norme.
CRIMINAL SQUAD, Christian Gudegast 2018, Gerard Butler, Pablo Schreiber (thriller)@@ (E)
Une unité d'élite de la police, menée par Nick Flanagan, tente d'arrêter les cambrioleurs les plus prolifiques de la ville de Los Angeles alors qu'ils planifient le vol le plus risqué de l'histoire. Les mal ...

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CRIS ET CHUCHOTEMENTS, Ingmar Bergaman 1972, Ingrid Thulin, Liv Ullmann (societe sante)@@@


Dans un château suédois, à la fin du siècle dernier, Agnès agonise, rongée par un cancer de l’utérus. Ses deux sœurs tentent de la soutenir, mais finissent par ne plus supporter cette déchéance. Seule la servante, Anna, trouve la force d’accompagner Agnès vers la mort. Mais toutes les quatre semblent faire le triste bilan de leur vie, réalisant qu’elles sont passées à côté du bonheur.

TELERAMA
Personne ne sort indemne de la vision de ce film, sans doute le plus violent des coups de poing métaphysiques qu’Ingmar Bergman ait jamais donnés. Trois sœurs, trois couleurs (rouge sang, blanc cadavérique, noir ténébreux), trois unités spatio-temporelles (hier idyllique, aujourd’hui asphyxiant, demain fuyant) : pour affronter la mort à visage découvert, le cinéaste décline ad nauseam cette sainte trinité qui régit son éducation rigide de fils de pasteur. Mais l’au-delà l’intéresse moins que l’ici-bas. Au cancer d’Agnès, qui la réduit à l’état d’animal rugissant, répond une autre forme de cancer, aussi spectaculaire et dévastateur : le puritanisme de sa sœur Karin, pour qui la moindre caresse est une torture. Seul un retour aux sources, simple et innocent, offre le salut aux humains perdus. Le giron maternel devient ainsi en pensée le plus confortable des cercueils.

Le secret de la beauté suffocante de ce film vient peut-être de cette volonté de clore un cycle, de vie, et aussi de cinéma. L’actrice Harriet Andersson mettait ici un point final à vingt ans de travail avec Ingmar Bergman. Après ses débuts de prolétaire sulfureuse et vibrante dans Monika, la voilà qui finissait en dépouille cireuse, le regard traversé d’éclairs de lucidité terminale, consciente du chemin parcouru…
CRIS ET CHUCHOTEMENTS, Ingmar Bergaman 1972, Ingrid Thulin, Liv Ullmann (societe sante)@@@ (E)
Dans un château suédois, à la fin du siècle dernier, Agnès agonise, rongée par un cancer de l’utérus. Ses deux sœurs tentent de la soutenir, mais finissent par ne plus supporter ce ...

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CROCODILE DUNDEE, Peter Faiman 1986, Paul Hogan, Linda Kozlowski, Serge Cockburn (aventure)@@@


Crocodile Dundee alias Michael J. est un aventurier qui hante les vastes étendues du Bush australien : repas de lézards, larves et fourmis, rencontres inopinées avec des serpents et crocodiles... Elevé par une tribu d'aborigènes, il zone dans ces terrifiantes contrées comme un poisson dans l'eau. Sue Charlton, ambitieuse journaliste américaine, découvre l'homme sauvage et veut à tout prix faire un scoop. Elle finit par le rencontrer, l'emmène à New York et succombe à ses charmes.

TELERAMA
Une fille à papa new-yorkaise s’entiche d’un baroudeur australien. Choc de civilisations comique. Le film reprend l’argument bien connu du bon sauvage confronté au monde moderne et à une société dont il découvre soudain les conventions et la violence. Habitué au bush, aux kangourous et - parfois - aux crocodiles, Mick Dundee va aller de surprise en surprise. Paul Hogan, héros d’une célèbre émission humoristique de télévision, a trouvé un sujet de choix lui permettant de faire valoir les diverses facettes de son talent. La mise en scène se contente d’illustrer le propos du scénario, mais l’ensemble, sans prétention et souvent amusant, apporte une réelle bouffée d’air pur et de dépaysement. A l’opposé de tous les films policiers hyper-violents consacrés à la jungle des villes, « Crocodile Dundee » est une sympathique comédie de moeurs, dont le public a d’ailleurs plébiscité, à sa sortie, l’originalité.
CROCODILE DUNDEE, Peter Faiman 1986, Paul Hogan, Linda Kozlowski, Serge Cockburn (aventure)@@@ (E)
Crocodile Dundee alias Michael J. est un aventurier qui hante les vastes étendues du Bush australien : repas de lézards, larves et fourmis, rencontres inopinées avec des serpents et crocodiles... Elevé par une tr ...

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CRUELLA, Craig Gillespie 2021, Emma Stone, Emma Thompson


Londres, années 70. Estella est résolue à se faire un nom dans le milieu de la mode. Elle se lie d'amitié avec deux jeunes vauriens qui apprécient ses compétences d'arnaqueuse et mène avec eux une existence criminelle dans les rues de Londres. Un jour, ses créations se font remarquer par la baronne von Hellman, une grande figure de la mode. Mais leur relation va amener Estella à se laisser envahir par sa part sombre, au point de donner naissance à l'impitoyable Cruella.

TELERAMA:
Il était une fois Estella, une petite orpheline qui se métamorphose, s’impose et se venge, dans le milieu de la mode londonienne des années 1970… En inventant de toutes pièces une jeunesse à la Cruella des 101 Dalmatiens, le classique animé de 1961, Disney réussit son divertissement en images réelles le plus insolent, pimpant et rythmé depuis la nuit des temps. Avec une direction artistique léchée, pleine d’inventions visuelles, le film ne cesse de faire des clins d’œil malins au Diable s’habille en Prada, tout en s’amusant du mouvement punk-rock anglais. Même la styliste Vivienne Westwood pourrait jalouser certaines créations d’Estella-Cruella, version féminine du Joker de Marvel, incarnée par une Emma Stone convaincante. Face à elle, la grande Emma Thompson inscrit son personnage de snob odieuse aux panthéons des méchantes de cinéma. Du plaisir cousu main.
CRUELLA, Craig Gillespie 2021, Emma Stone, Emma Thompson (E)
Londres, années 70. Estella est résolue à se faire un nom dans le milieu de la mode. Elle se lie d'amitié avec deux jeunes vauriens qui apprécient ses compétences d'arnaqueuse et mène avec eu ...

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CUJO, Lewis Teague 1983, Danny Pintauro (horreur)@


Triste jour pour Donna et son fils Tad. Leur voiture est tombée en panne au beau milieu d'une cour déserte. Les secours arrivent sous la forme d'un Saint-Bernard enragé qui les assaille inlassablement. Un film sur l'angoisse qui n'est pas sans rappeler les Oiseaux d'Hitchock.

TELERAMA
A Castle Rock, dans le Maine, une paisible bourgade où les Trenton viennent d'emménager dans une splendide villa. Vic, le père, espère que la douceur des jours ruraux apaisera l'inquiétude quasi maladive de Donna, sa femme. Quant à leur jeune fils, Tad, il a pour grand ami Cujo, un paisible saint-bernard. Le chien passe son temps à poursuivre les lapins. Durant l'une de ses escapades, il pénètre dans un obscur terrier et se fait attaquer par une chauve-souris. La morsure semble anodine au premier abord et le toutou reprend ses jeux anodins avec son jeune maître. Pourtant, Cujo commence bientôt à manifester de curieuses altérations du comportement...

Le scénario est bancal, mais c'est largement compensé par quelques scènes terrifiantes et l'interprétation incroyable de Danny Pintauro.
CUJO, Lewis Teague 1983, Danny Pintauro (horreur)@ (E)
Triste jour pour Donna et son fils Tad. Leur voiture est tombée en panne au beau milieu d'une cour déserte. Les secours arrivent sous la forme d'un Saint-Bernard enragé qui les assaille inlassablement. Un film sur l'ang ...

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CYCLONE CATEGORIE 6 le choc des tempetes, Dick Lowry 2004 (catastrophe)@


Amy Harkin enquête sur la longue vague de sécheresse qui sévit sur Chicago, sans se douter que le climat va encore empirer. Tornades, tempête chaude, front arctique : trois fronts atmosphériques dévastateurs menacent la ville. Personne ne sera prévenu à temps si Mitch, chef des opérations à la Midwest Electric, n'arrive pas à restaurer d'urgence le courant de la ville. Las Vegas se fait détruire par des tornades ainsi que Saint Louis.

TELERAMA
Amy Harkin enquête sur la longue vague de sécheresse qui sévit sur Chicago, sans se douter que le climat va encore empirer. Tornades, tempête chaude, front arctique : trois fronts atmosphériques dévastateurs menacent la ville. Personne ne sera prévenu à temps si Mitch, chef des opérations à la Midwest Electric, n'arrive pas à restaurer d'urgence le courant de la ville. Las Vegas se fait détruire par des tornades ainsi que Saint Louis.
CYCLONE CATEGORIE 6 le choc des tempetes, Dick Lowry 2004 (catastrophe)@ (E)
Amy Harkin enquête sur la longue vague de sécheresse qui sévit sur Chicago, sans se douter que le climat va encore empirer. Tornades, tempête chaude, front arctique : trois fronts atmosphériques dévas ...

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CYRANO DE BERGERAC, jean Paul rappeneau 1990, Gerard Depardieu@@


Cyrano de Bergerac est amoureux de sa cousine Roxane, mais celle-ci lui avoue qu'elle aime Christian de Neuvillette, un nouveau cadet qu'elle lui fait promettre de protéger. Conscient de son manque d'esprit, Christian obtient par ailleurs de Cyrano, qu'il écrive pour lui ses lettres d'amour à la belle Roxane.

TELERAMA:
C’était un énorme pari, ce fut une réussite tonique : Jean-Paul Rappeneau et Jean-Claude Carrière ont transformé le fameux drame héroïque aux vers flamboyants en un trépidant film de cape et d’épée. Le contexte politique revanchard qui, après la déculottée guerrière de 1870, avait fait applaudir la pièce comme une cocardière « fanfare de pantalons rouges » a disparu. Le sublime demeure : la superbe avec laquelle un romantique insolent, fou colossal à l’âme pure, amoureux courtois à face grotesque, cache son infinie douleur et sa poignante solitude. Rôle sommet pour Depardieu : brave, digne, grandiose et vulnérable, il n’hésite pas à en faire trop, mais sacrifie le pathétique à la pudeur. Les autres interprètes sont émouvants de fougue et de sensibilité. Anne Brochet (Roxane), en particulier, romantique exaltée plutôt qu’exquise pimbêche. Ce spectacle ample, enluminé par des décors qui rappellent les ­tableaux d’époque, ne trébuche sur aucune des grandes scènes attendues — la tirade du nez est un instant magique. Cyrano a la puissance rare et le panache des films beaux à pleurer.
CYRANO DE BERGERAC, jean Paul rappeneau 1990, Gerard Depardieu@@ (E)
Cyrano de Bergerac est amoureux de sa cousine Roxane, mais celle-ci lui avoue qu'elle aime Christian de Neuvillette, un nouveau cadet qu'elle lui fait promettre de protéger. Conscient de son manque d'esprit, Christian obtient par ail ...

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DA VINCI CODE, Ron Howard 2006, Tom Hanks, Audrey Tautou


Une nuit, le professeur Robert Langdon, éminent spécialiste de l'étude des symboles, est appelé d'urgence au Louvre : le conservateur du musée a été assassiné, mais avant de mourir, il a laissé de mystérieux symboles... Avec l'aide de la cryptologue Sophie Neveu, Langdon va mener l'enquête et découvrir des signes dissimulés dans les oeuvres de Léonard de Vinci.

TELERAMA:
La fidélité au roman se révèle la pire des trahisons. Elle plombe d'ennui un récit qui était plutôt ludique et surtout très nerveux sous la plume du fabricant de fiction Dan Brown. L'ironie, c'est qu'à force de soumission aveugle à une histoire dont il ne retient que des ingrédients, Ron Howard finit par passer à côté de la dimension cinématographique du livre. Dan Brown faisait de la littérature comme on pique un 100 mètres, Ron Howard fait du cinéma de marathonien poussif. Son art du remplissage étouffe tout, notamment la description d'un Opus Dei trempant dans le sang et les dollars. Ce brin d'audace dont on pouvait faire crédit à Dan Brown n'est plus ici qu'une sous-intrigue fade, à peine compréhensible. Ce Da Vinci Code ne ressemble à rien, sinon à la pub qui lui est faite : un produit de grande conso fabriqué sur un modèle interchangeable.
DA VINCI CODE, Ron Howard 2006, Tom Hanks, Audrey Tautou (E)
Une nuit, le professeur Robert Langdon, éminent spécialiste de l'étude des symboles, est appelé d'urgence au Louvre : le conservateur du musée a été assassiné, mais avant de mourir, il ...

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DALIDA, Lisa Azuelos 2016, Sveva Alviti, Riccardo Scamarcio (musical bio)@@


De sa naissance au Caire en 1933 à son premier Olympia en 1956, de son mariage avec Lucien Morisse, patron de la jeune radio Europe 1, aux soirées disco, de ses voyages initiatiques en Inde au succès mondial de Gigi l'Amoroso en 1974, le film Dalida est le portrait intime d'une femme absolue, complexe et solaire. Elle était une femme moderne à une époque qui l'était moins. Malgré son suicide en 1987, Dalida continue à rayonner avec sa présence éternelle.

TELERAMA
La vision de la bande-annonce de ce biopic de la chanteuse aux deux mille chansons faisait très peur. La réplique « c'est mon poublic qui m'a faite » semblait assez ridicule. Et le premier quart d'heure du film semble confirmer ces inquiétudes : les débuts de ­Dalida, repé­rée par Bruno Coquatrix et Lucien Morisse, directeur des programmes d'Europe 1, sont platement reconstitués, gâchés, qui plus est, par un play-back très approximatif. On mise peu sur la belle Sveva Alviti, mannequin italien visiblement choisi pour sa ressemblance relative avec l'interprète d'Il venait d'avoir 18 ans. Et puis, surprise : même si elle obéit aux lois du genre (toute une vie hachée menu en deux heures), Lisa Azuelos nous happe, peu à peu, en assumant pleinement la tragédie, le mélo au féminin éclaboussé par les lumières de la rampe. Car on avait oublié combien l'existence de Iolanda Gigliotti fut un paradis public et un enfer sentimental, avec les suicides successifs de tous les hommes de sa vie. Seul Orlando (subtil Riccardo Scamarcio), son frère, son ombre, fut là, encore et toujours. Au gré des concerts, de mieux en mieux filmés — la crinière et le lamé dorés de Dalida irradient comme au bon vieux temps de Maritie et Gilbert Carpentier —, et alors que le sort s'acharne, la réalisatrice fait saillir la solitude et la malédiction d'une star planétaire. Difficile de situer l'instant exact du basculement, mais Sveva Alviti est devenue Dalida. Et ses lèvres collent maintenant si bien au play-back que son interprétation de Je suis malade est le plus beau moment du film.
DALIDA, Lisa Azuelos 2016, Sveva Alviti, Riccardo Scamarcio (musical bio)@@ (E)
De sa naissance au Caire en 1933 à son premier Olympia en 1956, de son mariage avec Lucien Morisse, patron de la jeune radio Europe 1, aux soirées disco, de ses voyages initiatiques en Inde au succès mondial de Gigi l'A ...

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DAMA DE PORTO PIM, José Antonio Salgot with Emma Suárez, Antonio Resines, Sergio Peris-Mencheta, José Manuel Cervino, Maite Blasco (sentimental film e)@


Le film, tiré d'un roman d'Antonio Tabucchi, raconte l'histoire d' une femme riche qui arrive sur une petite île portugaise pendant que son mari est à la Seconde Guerre mondiale ; là, un humble pêcheur, promis à une fille du village, tombe amoureux d'elle, et elle tombera également amoureuse de lui, mais son mari pourrait revenir.
Nous sommes en 1944, Port Pim est une halte pour ceux qui fuient la Seconde Guerre mondiale. Une histoire d'amour passionnée entre Lucia, une femme sophistiquée, et Lucas, un jeune baleinier, qui attire les baleines avec ses chants. Elle va découvrir en Lucas que l'innocence a un pouvoir de séduction écrasant.
DAMA DE PORTO PIM, José Antonio Salgot with Emma Suárez, Antonio Resines, Sergio Peris-Mencheta, José Manuel Cervino, Maite Blasco (sentimental film e)@ (E)
Le film, tiré d'un roman d'Antonio Tabucchi, raconte l'histoire d' une femme riche qui arrive sur une petite île portugaise pendant que son mari est à la Seconde Guerre mondiale ; là, un humble pêcheur, prom ...

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DAMAGE (FATALE), Louis Malle 1992, Juliette Binoche, Jeremy Irons


Stephen Fleming, parlementaire conservateur récemment promu secrétaire d'État, est marié depuis 25 ans à Ingrid, avec laquelle il entretient une relation pleine d'affection. Ils ont 2 enfants : Martyn, brillant journaliste politique, et Sally, adolescente à l'esprit vif et curieux. Au cours d'une réception à l'ambassade de France, Stephen fait la connaissance d'Anna Barton, la nouvelle petite amie de son fils.

TELERAMA
“ Autopsie d'une relation impossible et néfaste cachée par de faux-semblants. Une famille se faisant tromper par une romance inavouable. ”
DAMAGE (FATALE), Louis Malle 1992, Juliette Binoche, Jeremy Irons (E)
Stephen Fleming, parlementaire conservateur récemment promu secrétaire d'État, est marié depuis 25 ans à Ingrid, avec laquelle il entretient une relation pleine d'affection. Ils ont 2 enfants : Martyn, bri ...

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DANCER IN THE DARK, Lars Von Trier 2000, Bjork, Catherine Deneuve


Dans les années 1960, Selma Jezkova, immigrée tchécoslovaque, s'est installée dans une petite ville des États-Unis avec son fils Gene, âgé de 12 ans. Elle travaille dur et sans relâche pour tenter de réunir l'argent qui doit lui permettre de payer à son fils une opération des yeux avant son treizième anniversaire. Gene, en effet, souffre d'une maladie héréditaire qui le prédestine comme sa mère à la cécité. Pour y parvenir, Selma travaille comme emboutisseuse dans une usine métallurgique, au-delà de ses capacités et au mépris des règles de sécurité. Elle ne s'offre comme distraction que la participation à une comédie musicale montée par la chorale amateur de son quartier. Un jour, Selma et Bill, son voisin, échangent leur secrets : elle devient aveugle et il cache à sa femme Linda qu'il est ruiné. Bill vole finalement à Selma les économies qui devaient servir à sauver son fils ; une série d'événements désastreux s'ensuit alors.

TELERAMA:
Le magnétisme brutal de l’héroïne tient avant tout à son interprète, Björk, qui s’est immolée pour le rôle. Avec elle, le moindre mouvement devient chorégraphie, le moindre bruit, musique. Même le silence peut casser les oreilles, comme dans cette ahurissante séquence où Selma vient de commettre un meurtre malgré elle. Et pourtant, ce sublime ballet mutique assourdit autant qu’une fanfare cacophonique…
DANCER IN THE DARK, Lars Von Trier 2000, Bjork, Catherine Deneuve (E)
Dans les années 1960, Selma Jezkova, immigrée tchécoslovaque, s'est installée dans une petite ville des États-Unis avec son fils Gene, âgé de 12 ans. Elle travaille dur et sans relâche p ...

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DANCER IN THE DARK, Lars Von Trier 2000, Bjork, Catherine Deneuve


Dans les années 1960, Selma Jezkova, immigrée tchécoslovaque, s'est installée dans une petite ville des États-Unis avec son fils Gene, âgé de 12 ans. Elle travaille dur et sans relâche pour tenter de réunir l'argent qui doit lui permettre de payer à son fils une opération des yeux avant son treizième anniversaire. Gene, en effet, souffre d'une maladie héréditaire qui le prédestine comme sa mère à la cécité. Pour y parvenir, Selma travaille comme emboutisseuse dans une usine métallurgique, au-delà de ses capacités et au mépris des règles de sécurité. Elle ne s'offre comme distraction que la participation à une comédie musicale montée par la chorale amateur de son quartier. Un jour, Selma et Bill, son voisin, échangent leur secrets : elle devient aveugle et il cache à sa femme Linda qu'il est ruiné. Bill vole finalement à Selma les économies qui devaient servir à sauver son fils ; une série d'événements désastreux s'ensuit alors.

TELERAMA:
Le magnétisme brutal de l’héroïne tient avant tout à son interprète, Björk, qui s’est immolée pour le rôle. Avec elle, le moindre mouvement devient chorégraphie, le moindre bruit, musique. Même le silence peut casser les oreilles, comme dans cette ahurissante séquence où Selma vient de commettre un meurtre malgré elle. Et pourtant, ce sublime ballet mutique assourdit autant qu’une fanfare cacophonique…
DANCER IN THE DARK, Lars Von Trier 2000, Bjork, Catherine Deneuve (E)
Dans les années 1960, Selma Jezkova, immigrée tchécoslovaque, s'est installée dans une petite ville des États-Unis avec son fils Gene, âgé de 12 ans. Elle travaille dur et sans relâche p ...

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DANGEROUS MOOLIGHT, Brian Desmond Hurst 1941, Anton Walbrook, (Concerto de Varsovie Richard Addinssell)@@


Au début de la Seconde Guerre mondiale, un pianiste polonais, officier dans l'armée de l'air, échappe de peu à l'invasion allemande grâce à ses compagnons d'arme. Il se sert de son talent aux Etats-Unis, en organisant une tournée de concerts pour réunir des fonds pour la résistance polonaise....

TELERAMA
DANGEROUS MOOLIGHT, Brian Desmond Hurst 1941, Anton Walbrook, (Concerto de Varsovie Richard Addinssell)@@ (E)
Au début de la Seconde Guerre mondiale, un pianiste polonais, officier dans l'armée de l'air, échappe de peu à l'invasion allemande grâce à ses compagnons d'arme. Il se sert de son talent aux Etats-U ...

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DANGEROUS, David Hackl 2021, Scott Eastwood, Mel Gibson, Tyrese Gibson, Famke Janssen (thriller)@


Dylan Forrester est un ancien détenu aux antécédents violents, actuellement en liberté conditionnelle. Il suit un traitement médicamenteux et consulte un psychiatre un peu excentrique. Un jour, Dylan apprend la mort de son frère, survenue dans des circonstances suspectes. Il décide d'enfreindre les conditions de sa libération conditionnelle, ce qui provoque la mobilisation du FBI, pour se rendre sur l'île où son parent était installé. Là, Dylan retrouve une partie de sa famille et comprend que son frère était à la recherche de quelque chose se trouvant sur l'île. Bientôt, une équipe de mercenaires débarque, venue elle aussi découvrir le secret de l'île...

TELERAMA
Ce film d’action mollasson est réalisé par le Canadien David Hackl, qui a notamment signé “Saw V” et s’est spécialisé depuis dans le “direct to VOD”.

La rédemption à la force du pistolet est une constante du cinéma d’action, que ce thriller tente de reformuler avec ses rebondissements. Le héros de Dangerous est un criminel sociopathe et ex-taulard, Dylan, résolu à payer sa dette à la société. La mort de son frère l’incite à rompre sa liberté conditionnelle pour se rendre aux obsèques, sur une île perdue du Pacifique nord. Là, il va devoir affronter sa famille qui l’a renié, mais aussi des mercenaires qui prennent ses proches en otage.

Renouer avec la violence pour sauver les siens et se racheter en affrontant pire que soi n’est que le prétexte à des fusillades sans inspiration, desservies par un montage fastidieux et des méchants d’opérette. Le décor de l’île est sans charme, c’est celui d’un huis clos qui se souvient de Piège de cristal.

Le film ne doit son salut qu’à un passage tardif du premier degré vers le second, voire le douzième. On le soupçonnait grâce aux apparitions hilarantes de Mel Gibson en thérapeute incompétent, censé épauler par téléphone Dylan, son patient. Quand Mel Gibson est votre psy, rien n’est à prendre au sérieux, et lui l’a compris tout de suite. Les autres lui emboîtent finalement le pas, à commencer par Scott Eastwood, dans le rôle de Dylan, le paria aux gros bras. Tout en se sachant (pour l’instant ?) dénué du charisme de Clint, son père illustre, Scott lui emprunte son stoïcisme, ses répliques laconiques et ses sourcils plissés. C’est un jeu des sept erreurs à double tranchant et on peut saluer ce risque. Dommage que le reste du film joue au contraire la sécurité, pour se réduire à un tout petit plaisir coupable, pas très Dangerous.

DANGEROUS, David Hackl 2021, Scott Eastwood, Mel Gibson, Tyrese Gibson, Famke Janssen (thriller)@ (E)
Dylan Forrester est un ancien détenu aux antécédents violents, actuellement en liberté conditionnelle. Il suit un traitement médicamenteux et consulte un psychiatre un peu excentrique. Un jour, Dylan appre ...

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DANS L OMBRE DES DUNES, Philippe Dajoux 2022, Bruno Salomone, Mickael Lumière (thriller)@


Le commissaire Becker débarque dans un petit village des Lances pour tenter de récupérer sa femme qui vient de lui annoncer qu'elle le quittait. Lasse de ses absences de flic à Paris, elle a décidé de retourner avec les enfants dans son pays natal, où elle renoue avec certains copains d'autrefois.
DANS L OMBRE DES DUNES, Philippe Dajoux 2022, Bruno Salomone, Mickael Lumière (thriller)@ (E)
Le commissaire Becker débarque dans un petit village des Lances pour tenter de récupérer sa femme qui vient de lui annoncer qu'elle le quittait. Lasse de ses absences de flic à Paris, elle a décidé ...

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DANS LA CHALEUR DE LA NUIT, Norman Jewison 1967, Sydney Poitier


Dans une petite ville du Mississippi, un crime vient d'être commis. L'adjoint du sherif arrête un inconnu assis dans le hall de la gare. Il est directement accusé du meurtre : il est noir et a beaucoup d'argent sur lui. Après vérification de son identité, il s'avère que cet homme est Virgil Tibbs, un policier, membre de la brigade criminelle de Philadelphie. Il est alors relâché sans un mot d'excuse.

TELERAMA:
Si l’aspect policier laisse à désirer (accumulation insistante de faux suspects), Dans la chaleur de la nuit reste un classique antiraciste, dont certaines scènes, comme la tentative de lynchage de Tibbs ou sa confrontation avec un notable qui se croit encore au temps de l’esclavage, continuent de faire froid dans le dos. Face à Rod Steiger en léger cabotinage, Sidney Poitier incarne avec majesté le refus de plier devant la violence et la bêtise. En 1968, ce film a remporté l’oscar, bien qu’ayant de très sérieux concurrents : Bonnie and Clyde, Le Lauréat et Devine qui vient dîner…, autre long métrage avec Sidney Poitier sur la condition des Noirs dans les années 1960 aux États-Unis. Cette même année, Martin Luther King était assassiné.
DANS LA CHALEUR DE LA NUIT, Norman Jewison 1967, Sydney Poitier (E)
Dans une petite ville du Mississippi, un crime vient d'être commis. L'adjoint du sherif arrête un inconnu assis dans le hall de la gare. Il est directement accusé du meurtre : il est noir et a beaucoup d'argent sur lui. A ...

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DANS LA COUR, Pierre Salvadori 2014, Catherine Deneuve, Gustave Kervern (comique sentimental)@


Antoine, musicien, met fin à sa carrière et prend un job comme gardien d'immeuble. Tout doucement, Antoine se prend d'amitié pour une femme, Mathilde, qu'il craint de voir sombrer vers la folie. Entre dérapages et inquiétudes, tous deux forment un tandem maladroit, drolatique et solidaire qui les aidera, peut-être, à traverser cette mauvaise passe.

TELERAMA
Un concierge et une retraitée angoissée font alliance. Salvadori explore les petites et grandes folies du quotidien dans une comédie fêlée, drôle et poignante.

Genre : roi et reine. D'emblée, rien ne va plus pour Antoine, musicien démissionnaire vidé de toute énergie, qui s'improvise gardien d'immeuble sur les conseils de Pôle emploi. Quant à Mathilde, retraitée dévouée mais anxieuse, elle passe ses insomnies à inspecter des fissures, évolutives, croit-elle, dans ses murs et ses plafonds, prémices de terribles catastrophes, elle en est sûre.

À rebours de toute recette comique brevetée, Pierre Salvadori retient alors pour seuls fils conducteurs la dépression du concierge, la déraison de la retraitée débutante et l'alchimie de leur rencontre. Il n'est pas question d'attirance — il faut être un minimum en forme pour ça —, mais seulement d'entraide, fût-elle inefficace. Elle lui prépare des endives au jambon qui le confortent dans son absence d'appétit. Il l'assiste dans l'organisation d'une assemblée générale de la copropriété, où elle entend faire partager ses terreurs. D'où une litanie de gags fêlés, voire bouleversants : le film nous apprend que c'est possible.

Au bout du compte, Antoine et Mathilde ont un petit quelque chose des frère et soeur de Love Streams, de John Cassavetes, dans leur usure, leur désespoir burlesque, son envie à lui de s'enivrer, son besoin à elle d'être utile. Gustave Kervern et Catherine Deneuve en alliés no future, il fallait y penser. La douceur épuisée du pilier de Groland épouse idéalement la fébrilité de sa partenaire. Et entre leurs deux personnages se jouent des questions autrement cruciales que dans la majorité des comédies à la française : qui secourt l'autre ? Qui peut sauver qui ?
DANS LA COUR, Pierre Salvadori 2014, Catherine Deneuve, Gustave Kervern (comique sentimental)@ (E)
Antoine, musicien, met fin à sa carrière et prend un job comme gardien d'immeuble. Tout doucement, Antoine se prend d'amitié pour une femme, Mathilde, qu'il craint de voir sombrer vers la folie. Entre dérapages e ...

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DANS LA MAISON, Francois Ozon, Fabrice Luchini, Kristin Scott-Tomas, Emmanuelle Seignier (societe moeurs)@@


Germain, un professeur las d'enseigner le français à des élèves indifférents, est pourtant séduit par le récit de l'un d'entre eux, Claude, qui raconte comment il s'introduit dans la maison d'un camarade, attiré par le parfum de sa mère. Faisant fi de ses réserves, Germain l'encourage à poursuivre dans son entreprise et lui prodigue des conseils de rédaction.

TELERAMA:
C’est un film délectable. Si soyeux et si rythmé (Fabrice Luchini et Kristin Scott Thomas, étincelants, évoquent les duos des comédies hollywoodiennes de jadis) que la noirceur avance masquée. Dans la maison charme, étonne, excite. L’habileté de François Ozon est telle qu’on a l’impression d’inventer ce que l’on découvre sur l’écran : on tire les ficelles, on s’infiltre dans les méandres de l’intrigue, dans les pensées des personnages. On se sent co­scénariste, co-metteur en scène…
Pour le cinéaste, c’est un manifeste. Dans une époque où les auteurs collent à leur vie comme à leur nombril, il affirme l’importance de l’artifice. De l’imagination. La fiction, il n’y a que ça de vrai. Où l’on s’égare pour mieux, finalement, se trouver.
DANS LA MAISON, Francois Ozon, Fabrice Luchini, Kristin Scott-Tomas, Emmanuelle Seignier (societe moeurs)@@ (E)
Germain, un professeur las d'enseigner le français à des élèves indifférents, est pourtant séduit par le récit de l'un d'entre eux, Claude, qui raconte comment il s'introduit dans la maison d ...

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DANS LES CORDES, Charles S. Dutton 2004, Meg Ryan, Omar Epps, Timothy Daly (sport)


Depuis qu'elle est toute petite, Jackie Kallen gravite dans le milieu de la boxe. Secrétaire dans un stade, elle croise souvent le chemin de LaRocca, un manager en vue. Un jour, à la suite d'une altercation, celui-ci vend à Jackie un de ses poulains. Jackie, en voulant le rencontrer, découvre un autre jeune homme, Luther Shaw, qui lui fait forte impression.
DANS LES CORDES, Charles S. Dutton 2004, Meg Ryan, Omar Epps, Timothy Daly (sport) (E)
Depuis qu'elle est toute petite, Jackie Kallen gravite dans le milieu de la boxe. Secrétaire dans un stade, elle croise souvent le chemin de LaRocca, un manager en vue. Un jour, à la suite d'une altercation, celui-ci vend &agr ...

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DANS UN PAYS QUI N EXISTE PLUS, Aelrun Goette 2022,Marlene Burow, Sabin Tambrea (histoire societe mode)@@


À Berlin-Est, Suzie est renvoyée du lycée pour avoir arboré un insigne pacifiste. Privée d'études et assignée à un travail d'ouvrière dans la câblerie Oberspree, Suzie voit bifurquer ce destin qui l'accable en rencontrant Coyote qui gravite dans le milieu de la mode. Publié dans Sybille, le "Vogue" est-allemand, un portrait d'elle lui ouvre les portes du journal et surtout, de la marque d'État Exquisit, qui entend rivaliser avec la haute couture occidentale.

TELERAMA
Ex-mannequin en Allemagne de l’Est, la réalisatrice Aelrun Goette s’est inspirée de sa propre histoire pour écrire cette fiction ayant pour toile de fond les grands bouleversements de la fin des années 1980. Hélas, la sauce ne prend jamais vraiment. La faute à un rythme faiblard, à une protagoniste trop passive pour être réellement intéressante, et à un scénario se contentant d’aligner sans grande inventivité les poncifs du récit initiatique (la découverte de l’amour, de la rébellion…). Le film peut cependant valoir le coup d’œil pour sa reconstitution convaincante d’une RDA finissante, déchirée entre conservatisme et soif de liberté.
DANS UN PAYS QUI N EXISTE PLUS, Aelrun Goette 2022,Marlene Burow, Sabin Tambrea (histoire societe mode)@@ (E)
À Berlin-Est, Suzie est renvoyée du lycée pour avoir arboré un insigne pacifiste. Privée d'études et assignée à un travail d'ouvrière dans la câblerie Oberspree, Suzie voi ...

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DANSE AVEC LES LOUPS, Kevin Costner 1990, Kevin Costner, Mary McDonnell, Graham Greene (saga histoire)


Danse avec les loups raconte l'histoire d'un officier nordiste décoré de la guerre de Sécession qui rejoint volontairement, lorsque les combats se terminent, un fort éloigné de toute civilisation. Le campement déserté sur place est isolé de tous. C'est avec les Sioux que l'officier sympathise et le rapprochement devient fraternel. Il est désormais surnommé « Danse avec les loups » et abandonne son poste pour vivre à leurs côtés.

TELERAMA:
Kevin Costner s’inscrivait dans la tradition américaine des acteurs passant avec succès derrière la caméra. Avec cette épopée marquée du double sceau de l’action et de la contemplation, il partait à la recherche des fondements de la nation américaine en rendant hommage au peuple sioux. Hommage moral aussi, car témoignant du génocide. La force du film tient à la vérité documentaire du regard posé sur les grands espaces, les animaux, les hommes, et au romantisme amer qui se dégage de l’itinéraire du héros lieutenant. Visage pâle animé par le désir d’être indien, traître aux yeux des Blancs, il s’ouvre au monde et réapprend à vivre. Bien que ponctué de morceaux de bravoure, le film frappe surtout par sa manière de prendre son temps.

DANSE AVEC LES LOUPS, Kevin Costner 1990, Kevin Costner, Mary McDonnell, Graham Greene (saga histoire) (E)
Danse avec les loups raconte l'histoire d'un officier nordiste décoré de la guerre de Sécession qui rejoint volontairement, lorsque les combats se terminent, un fort éloigné de toute civilisation. Le campe ...

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DANSE TA VIE, Jean-Pierre Améris, Magali Saby, Samuel Mercer, Valérie Karsenti (danse)@@


Lucie, 25 ans, rêve de devenir danseuse. Et ce même si son handicap de naissance la cloue dans un fauteuil roulant. Elle se présente au casting d'une émission de talents, mais le refus du jury réduit ses espoirs en poussière. Impulsivement, elle se jette dans les escaliers, ce qui lui vaut un aller simple pour le centre de rééducation. Elle y rencontre Alexis, ancien danseur étoile, qui accepte de la former. Face à un nombre incommensurable d'obstacles, mais animée par une rage de vivre, de rêver, et d'indépendance hors norme, Lucie parviendra-t-elle à réaliser son rêve et devenir danseuse professionnelle ?

TELERAMA
Qu’importe les obstacles : sa vie, c’est la danse. Et malgré son handicap moteur, Lucie (Magali Saby) va se hisser sous les feux des projecteurs. Une résilience filmée avec un peu trop d’ellipses mais beaucoup de sincérité.

Après leur collaboration sur Marie-Line et son juge, le réalisateur Jean-Pierre Améris (plus connu pour Les Émotifs anonymes) et la scénariste Murielle Magellan signent un touchant récit de résilience inspiré de la vie de son interprète principale, Magali Saby. À 25 ans, tout ce qui motive son alter ego, Lucie, c’est la danse. Peu importe le fauteuil roulant qui l’accompagne partout depuis le diagnostic de son handicap moteur ou les inquiétudes de sa maman ; peu importe les refus, les obstacles, les menus contretemps. Hasard de la vie (et des ressorts scénaristiques), elle rencontre en centre de rééducation un ancien danseur étoile souffrant d’une maladie chronique. Le petit bout de chemin qu’ils font ensemble lance la jeune femme sous les feux de la rampe.

Cette intrigue dense (sans mauvais jeu de mots) de quatre-vingt-dix minutes concentre plusieurs années de galères, d’endurance, et d’épanouissement progressif. Alors, forcément, tout y va un peu trop vite. Les premières déceptions sont résolues en un claquement de doigts, les liens professionnels et personnels se font et se défont avec une facilité déconcertante. Rien ne transparaît vraiment de l’impatience, de l’attente et du temps qui passe, mettant à mal la ferveur de la graine d’artiste. Au final, c’est moins la forme que le fond — message d’inclusivité, résilience incarnée — que l’on retiendra. Ainsi que les performances de Magali Saby, qui ponctuent ce scénario en dents de scie de séquences dansées indéniables de sincérité, et de Valérie Karsenti, qui relaie de manière particulièrement émouvante les frustrations d’une mère-soignante.
DANSE TA VIE, Jean-Pierre Améris, Magali Saby, Samuel Mercer, Valérie Karsenti (danse)@@ (E)
Lucie, 25 ans, rêve de devenir danseuse. Et ce même si son handicap de naissance la cloue dans un fauteuil roulant. Elle se présente au casting d'une émission de talents, mais le refus du jury réduit ses esp ...

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DARK WATERS, Todd Haynes, Tim Robbins, Mark Ruffalo, Anne Hathaway (policier)@@@


Robert Billiot a passé des années comme avocat de la défense d'entreprises mais son affaire la plus spectaculaire est son procès contre l'entreprise chimique DuPont. Il accuse le géant de la chimie d'avoir déversé des produits chimiques toxiques dans la rivière Ohio et d'avoir éliminé les boues, qui contiennent également des substances dangereuses dans une décharge non scellée. L'eau potable est affectée par la contamination. Les animaux meurent et les gens tombent malades du cancer.

TELERAMA:
Nous tenir en haleine durant deux heures autour des effets catastrophiques d’une substance de synthèse n’était pas gagné d’avance. Todd Haynes rend pourtant passionnants les multiples épisodes de cette affaire scandaleuse et véridique. L’attrait du réquisitoire tient dans son combat digne de David contre Goliath.
Dark Waters est un film-dossier, traité comme tel. En témoigne cette séquence ahurissante où Bilott (Mark Ruffalo, totalement impliqué) est encerclé par des montagnes de cartons renfermant des milliers de documents qu’il décide d’éplucher seul pour y dénicher la faille. Tâche titanesque dont le film rend compte, le cinéaste ne craignant pas d’exposer une somme d’informations impressionnante, d’ordre à la fois scientifique, juridique, économique, médical. Loin de peser, ces éclairages ne cessent d’alimenter le suspense et la paranoïa.
Si la narration reste limpide, l’image, elle, baigne dans une atmosphère plombée d’hiver sans couleur ni lumière, où les animaux et les humains ressemblent à des zombies, où la nature ne semble plus rien offrir de sain. C’est aussi tout le système économico-politique qui paraît vicié de l’intérieur.
DARK WATERS, Todd Haynes, Tim Robbins, Mark Ruffalo, Anne Hathaway (policier)@@@ (E)
Robert Billiot a passé des années comme avocat de la défense d'entreprises mais son affaire la plus spectaculaire est son procès contre l'entreprise chimique DuPont. Il accuse le géant de la chimie d'avoir ...

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DARLING CHERIE, John Schlesinger 1965, Julie Christie, Dirk Bogarde (thriller sentimental)@@


Célèbre mannequin, épouse d'un millionnaire italien, Diana Scott s'ennuie à mourir. A l'occasion d'une interview, elle se souvient de son parcours. Elle était encore très jeune, mais déjà très belle, quand, ayant terminé ses études, elle épousa Tony Bridges, pour le quitter peu après, déçue par son inexpérience. Son premier grand amour fut Robert Gold, un journaliste qui n'hésita pas à quitter femme et enfants pour refaire sa vie avec elle. Peut-être aurait-elle vieilli à ses côtés si elle n'avait pas rencontré Miles Brand, un homme d'affaires plein d'assurance, brillante incarnation de ses propres ambitions...

TELERAMA
Petrite pochade qui se veut politique mais reste sur la surface des frasques d’une écervelée ambitieuse. Les acteurs, eux, sont épatants.

Quatre ans avant de réaliser son chef-d’œuvre, Macadam Cowboy, John Schlesinger signait son troisième film, chronique d’une madame Bovary en plein Swinging London mâtinée de Rastignac du showbiz. Diane devient top-modèle grâce à Robert le journaliste (Dirk Bogarde, magistral), puis actrice par l’entremise de Miles le communiquant mondain, et altesse en se mariant au prince Cesare… Dans un beau noir et blanc très contrasté (façon Nouvelle Vague, ici anglaise), le réalisateur suit son héroïne et épouse sa nonchalance… jusqu’à nous bercer quelque peu. Diane est si évaporée, si inconséquente qu’on a du mal à s’attacher à elle. Julie Christie défend pourtant son personnage, surtout dans les scènes de révolte, moins dans celles où elle doit montrer son ennui. Les trois hommes qu’elle rencontre sont autant de facettes du mâle : l’amant romantique, le séducteur provoquant et le seigneur altier. Et tous partagent le même défaut : une fois la proie ferrée, ils s’en détournent et la laissent seule. Peu à peu, Diane comprend le tragique de sa situation, qui nous est exposé de façon frontale quand elle décide d’avorter. Scène très forte, surtout en 1965. Les films de Schlesinger sont politiques (Un dimanche pas comme les autres, Marathon Man…), celui-ci est encore trop timide dans son discours. Mais il se révèle déjà un formidable directeur d’acteurs et actrices.
DARLING CHERIE, John Schlesinger 1965, Julie Christie, Dirk Bogarde (thriller sentimental)@@ (E)
Célèbre mannequin, épouse d'un millionnaire italien, Diana Scott s'ennuie à mourir. A l'occasion d'une interview, elle se souvient de son parcours. Elle était encore très jeune, mais déj&agra ...

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DAU NATASHA, Ilya Khrzhanovsky et Jekaterina Oertel 2020, Natalia Berezhnaya, Olga Shkabarnya


Le film raconte l'histoire de Natasha, directrice de la cafétéria d'un institut de recherche secret fictif dans les années 1950. La journée, elle sert les visiteurs et, le soir, elle se détend en sirotant des boissons alcoolisées avec son assistante, Olya. Les deux amies discutent de leurs problèmes quotidiens, parlent d'amour et partagent leurs rêves. Bien qu'elles se disputent et se disputent fréquemment (Olia refuse d'obéir à Natasha), elles passent néanmoins la plupart de leur temps ensemble.

Un soir, lors d'une fête, Natasha se rapproche d'un scientifique français, Luc Bijé, invité à l'événement. Ils entament une liaison et finissent par avoir des relations sexuelles. Lorsque leur relation est révélée au grand jour, la vie de Natasha prend un tournant radical. Elle est convoquée pour interrogatoire par le général Azhypo du KGB, qui la torture physiquement et psychologiquement, la forçant à signer de faux aveux et des documents de coopération.
DAU NATASHA, Ilya Khrzhanovsky et Jekaterina Oertel 2020, Natalia Berezhnaya, Olga Shkabarnya (E)
Le film raconte l'histoire de Natasha, directrice de la cafétéria d'un institut de recherche secret fictif dans les années 1950. La journée, elle sert les visiteurs et, le soir, elle se détend en sirotant ...

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DE GAULLE ET LE CHANCELIER, Kai Wessel Fred Breinersdorfer 2025, Jean-Yves Berteloot, Burghart Klaußner, Hélène Alexandridis (histoire bio allemagne)@


14 septembre 1958, à Colombey-les-Deux-Eglises. Charles de Gaulle, fraîchement investi des pleins pouvoirs à la faveur de la guerre d'Algérie, s'impatiente. Le chancelier allemand Konrad Adenauer et sa délégation ont du retard. Ils se sont égarés sur les routes de la Haute-Marne, mais finissent par arriver. La rencontre au sommet entre les deux hommes d'Etat peut commencer. Ce tête-à-tête doit sceller une nouvelle entente entre les deux pays après les treize années de méfiance et de ressentiment qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale et l'occupation allemande de la France. Mais très vite, le dialogue se tend et des divergences politiques apparaissent, notamment sur la question du nucléaire...
DE GAULLE ET LE CHANCELIER, Kai Wessel Fred Breinersdorfer 2025, Jean-Yves Berteloot, Burghart Klaußner, Hélène Alexandridis (histoire bio allemagne)@ (E)
14 septembre 1958, à Colombey-les-Deux-Eglises. Charles de Gaulle, fraîchement investi des pleins pouvoirs à la faveur de la guerre d'Algérie, s'impatiente. Le chancelier allemand Konrad Adenauer et sa dél& ...

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DE GUERRE LASSE, Olivier Panchot 2014, Jalil Lespert, Tchéky Karyo, Hiam Abbass! (societe)@@


Alex, fils d'un caïd pied-noir marseillais, s'est engagé dans la Légion pour échapper à un règlement de compte avec la mafia Corse... 4 ans plus tard, Alex déserte et revient sur Marseille pour retrouver Katia, son amour de jeunesse. Mais en ville les rapports de force ont changé : son père s'est retiré des affaires, laissant les Corses et les gangs des Quartiers Nord se partager le contrôle de la ville.

TELERAMA
Polar avec retour du fils maudit, tourné par Olivier Panchot à Marseille. Casting parfait, mise en scène tendue, beauté formelle : on est pris.

Le polar français n'a pas fini de se réinventer. La preuve avec ce film noir sur fond de Canebière qui ne craint pas de jouer avec les archétypes. Alex, fils d'un caïd pied-noir, qui s'est engagé dans la Légion pour échapper à un règlement de comptes avec la mafia corse, revient à Marseille... par amour. Son retour va ranimer la violence, et forcer son père à révéler un lourd secret.

Le passé familial, tu trop longtemps, est une bombe à retardement : de ce principe, actif depuis la tragédie grecque, Olivier Panchot fait un thriller où un traître sommeille derrière le visage d'un oncle, celui d'un frère, et où chaque mouvement de foule entretient la paranoïa (très beau travail sur le son). La guerre de clans irréconciliables devient une guerre intime. Jalil Lespert est particulièrement convaincant en homme dressé pour tuer alors qu'il ne cherche plus que la paix, et on aime retrouver Tchéky Karyo en vieux truand d'hier avec ses lunettes à chaînette. Des héros classiques mais transfigurés par une beauté formelle et une mise en scène de la violence à la fois sèche et lyrique. Et une morale : pour que les fils puissent retrouver le soleil, les pères doivent payer.
DE GUERRE LASSE, Olivier Panchot 2014, Jalil Lespert, Tchéky Karyo, Hiam Abbass! (societe)@@ (E)
Alex, fils d'un caïd pied-noir marseillais, s'est engagé dans la Légion pour échapper à un règlement de compte avec la mafia Corse... 4 ans plus tard, Alex déserte et revient sur Marseille pour ...

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DE L AUTRE COTE DU LIT, Dany Boon, Sophie Marceau (comique)@


Ariane et Hugo décident d'échanger leur vie pour échapper à la routine, qui, après dix ans de mariage, leur donne le sentiment d'être des hamsters pédalant dans une roue. Elle se retrouve du jour au lendemain à la direction d'une entreprise de location de matériel de chantier. Lui s'improvise vendeur de bijoux à domicile. La vie est-elle plus belle lorsqu'on la contemple de l'autre côté du lit ?

TELERAMA
Sophie Marceau et Dany Boon ne sont pas ciné-compatibles : elle est pétillante, fougueuse, il est doux, mesuré, mais entre eux, c'est le flop. Univers parallèles, alchimie zéro, pH neutre. Chacun joue dans son coin, y compris pendant les scènes communes, comme s'il était tout seul sur la pièce montée
DE L AUTRE COTE DU LIT, Dany Boon, Sophie Marceau (comique)@ (E)
Ariane et Hugo décident d'échanger leur vie pour échapper à la routine, qui, après dix ans de mariage, leur donne le sentiment d'être des hamsters pédalant dans une roue. Elle se retrouve du j ...

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DE L AUTRE COTE DU PERIPH, David Charhon 2012, Omar Sy, Laurent Lafitte (thriller social)@


Un matin à l'aube dans une cité de Bobigny, près d'un vieux tripot clandestin, est retrouvé le corps sans vie de Eponine Chaligny, femme du très influent Jean-Éric Chaligny, premier patron de France, au centre d'un climat social extrême qui secoue la France depuis quelques semaines. Ce matin-là, deux mondes radicalement opposés vont alors se croiser : Ousmane Diakité, policier de la section financière de Bobigny et François Monge, capitaine de la fameuse police criminelle de Paris.

TELERAMA
Les dialogues plutôt bien écrits et l’humour portés par des comédiens en forme font de ce film une bonne surprise.
Intouchables, le retour ? C’est ce qu’on redoute d’abord, à voir la dégaine d’Omar Sy, sa tchatche, et le tandem du « banlieusard de Bobigny » face au « privilégié » (Laurent Lafitte)... En fait, il y a des différences, heureuses. Pour les besoins d’une enquête, un flic parisien arriviste se trouve obligé de bosser avec un flic de banlieue. Le premier est obsédé par sa carrière, le second, par la justice sociale. À part ça, rien n’est conforme à l’attente.

François Monge, le Parisien au costume strict, est parfois vulgaire ; Ousmane, sweat à capuche sur Teddy, peut, lui, se révéler conservateur. On passe des lambris dorés aux cités disloquées, chacun embarquant l’autre sur son terrain. Le plus réussi, ce sont les dialogues, plutôt bien écrits, et l’humour autour du dress code et de la langue. C’est Laurent Lafitte qui tire le mieux son épingle de ce jeu verbal. Invité à manger un genre de kebab concocté par un vendeur ambulant en pleine zone, il lâche : « Heureusement que tous mes vaccins sont à jour. »
DE L AUTRE COTE DU PERIPH, David Charhon 2012, Omar Sy, Laurent Lafitte (thriller social)@ (E)
Un matin à l'aube dans une cité de Bobigny, près d'un vieux tripot clandestin, est retrouvé le corps sans vie de Eponine Chaligny, femme du très influent Jean-Éric Chaligny, premier patron de France ...

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DE ONFATSOENLIJKE VROUW (Indecent woman), Ben Verbong 1991, Jose Way (film e)@@


À Amsterdam, la violoniste Emilia est mariée à Charles et ils ont une petite fille, Anna. Emilia tente de vendre la maison qui appartenait à sa mère décédée. Un jour, seule dans cette maison, elle se change et, à l'improviste, Léon, un client envoyé par l'agence, entre dans la pièce avec la clé fournie par l'agent immobilier. Léon entame un jeu de séduction avec Emilia et ils vivent une histoire d'amour torride, qui impacte sa relation avec Charles et Anna.
Variations intéressantes sur le thème de la dualité entre l'amour et le désir. Conclusion peu satisfaisante. Mise en scène stylisée. Interprétation excellente de J. Way.
DE ONFATSOENLIJKE VROUW (Indecent woman), Ben Verbong 1991, Jose Way (film e)@@ (E)
À Amsterdam, la violoniste Emilia est mariée à Charles et ils ont une petite fille, Anna. Emilia tente de vendre la maison qui appartenait à sa mère décédée. Un jour, seule dans cette ...

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DE ROUILLE ET D OS, Jacques Audiard 2012, Marion Cotillard, Matthias Shoenaerts (drame societe)@@@


Un soir, en boîte de nuit, Stéphanie, dresseuse d'orques au Marineland d'Antibes, croise le chemin d'Ali, videur et ex-boxeur dans des combats douteux. Lorsque la jeune femme perd ses jambes à la suite d'un accident, elle rappelle Ali qui va l'aider à se reconstruire.

TELERAMA
Le plus séduisant chez Jacques Audiard, c’est son insolence tranquille. Les scènes les plus casse-gueule, il les impose : Ali porte dans ses bras Stéphanie jusqu’à la mer et la ramène sur ses épaules, moignons bien visibles, devant des vacanciers médusés. Comme dans les grands films hollywoodiens d’hier (à la John Huston), ce sont les personnages qui passionnent ici. Audiard est bon dès qu’il suit à la trace les corps blessés de ses deux paumés : Marion Cotillard, perchée sur ses fausses guibolles, et Matthias Schoenaerts, qu’on verra, un goût « de rouille et d’os » aux lèvres, briser la glace à coups de poing pour sauver un enfant. Tous deux, alors, sembleront renaître à la vie.


DE ROUILLE ET D OS, Jacques Audiard 2012, Marion Cotillard, Matthias Shoenaerts (drame societe)@@@ (E)
Un soir, en boîte de nuit, Stéphanie, dresseuse d'orques au Marineland d'Antibes, croise le chemin d'Ali, videur et ex-boxeur dans des combats douteux. Lorsque la jeune femme perd ses jambes à la suite d'un accident, ell ...

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DEEP IMPACT, Mimi Leder 1998, Morgan Freeman, Elijah Wood, Tea Leoni (catastrophe)@


Un jeune garçon découvre une comète à l'aide de son petit télescope. Or, l'énorme météorite se dirige directement vers la Terre. C'est alors que les Américains décident d'envoyer une équipe d'astronautes dans l'espace afin de dévier sa trajectoire.

TELERAMA
Un adolescent, Léo, découvre une comète menaçant la Terre. Alors que le gouvernement tente de garder cette information secrète, une journaliste, Jenny, la découvre en investiguant sur une autre affaire. Le président américain révèle la vérité à Jenny : la comète est sur une trajectoire de collision avec la Terre. Une mission spatiale, dirigée par l'expérimenté Spurgeon Tanner, est lancée pour dévier l'astéroïde, mais elle échoue, rendant la situation encore plus critique. Face à cette menace, un plan est établi pour sauver un échantillon de l'humanité, tandis que les autres doivent espérer un improbable sauvetage...
DEEP IMPACT, Mimi Leder 1998, Morgan Freeman, Elijah Wood, Tea Leoni (catastrophe)@ (E)
Un jeune garçon découvre une comète à l'aide de son petit télescope. Or, l'énorme météorite se dirige directement vers la Terre. C'est alors que les Américains décident d ...

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DEEPWATER, Peter Berg 2016 (catastrophe)@@


La plateforme pétrolière Deepwater Horizon n'arrête pas de tourner pour tirer profit des 800 millions de litres de pétrole présents dans les profondeurs du golfe du Mexique. Mike Williams connaît les risques de son métier, mais fait confiance au professionnalisme de son patron Jimmy Harrell.

TELERAMA:
Après Du sang et des larmes (2013), où il dénonçait avec force les ratés de l’armée américaine en Afghanistan, Peter Berg s’empare à nouveau de l’histoire récente de son pays. La catastrophe maritime, il la raconte à partir d’un ­article du New York Times. Et il en résume, pour les profanes, les enjeux techniques dans une remarquable scène d’ouverture, façon C’est pas sorcier : avec une canette de Coca, une paille métallique et du miel… Ce qui intéresse le cinéaste n’est pas la destruction à tout-va, mais son impact sur l’homme ; sa conscience ­sociale, héritée du cinéma des années 1970, force l’admiration. Il décrit d’abord, dans un style hyperréaliste, une bureaucratie kafkaïenne, puis l’emballement d’une machine infernale. Ce qu’il fustige, surtout, c’est l’orgueil de décideurs assis sur un volcan (John Malkovich en responsable de la société BP), qui choisiront toujours le profit avant la sécurité. À l’instar du train de Snowpiercer, le Transperceneige, de Bong Joon-ho (2013), la plate-forme devient une allégorie fulgurante d’un capitalisme qui marche sur la tête.
DEEPWATER, Peter Berg 2016 (catastrophe)@@ (E)
La plateforme pétrolière Deepwater Horizon n'arrête pas de tourner pour tirer profit des 800 millions de litres de pétrole présents dans les profondeurs du golfe du Mexique. Mike Williams connaît les ...

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DELICIEUX, Eric Besnard 2021, Gregory Gadebois, Isabelle Carre, Benjamin Laverne, Guillaume De Tonquedec (societe)@@@


À l'aube de la Révolution Française, Pierre Manceron, cuisinier audacieux mais orgueilleux, est limogé par son maître le duc de Chamfort. La rencontre d'une femme étonnante, qui souhaite apprendre l'art culinaire à ses côtés, lui redonne confiance en lui et le pousse à s'émanciper de sa condition de domestique pour entreprendre sa propre révolution. Ensemble, ils vont inventer un lieu de plaisir et de partage ouvert à tous : le premier restaurant. Une idée qui leur vaudra clients et des ennemis.

TELERAMA:
L’idée est forte en goût : broder sur la réalité historique de la création du premier restaurant, lieu de partage démocratique de la gastronomie, à l’aube de la Révolution française. La mise en scène d’Éric Besnard manque de légèreté quand elle lorgne vers Ridicule, de Patrice ­Leconte, pour croquer l’aristocratie, et le féminisme incarné par Isabelle Carré apparaît comme un ingrédient certes piquant mais un peu trop idéal dans cette peinture d’époque. Pour autant, le menu reste roboratif et plaisant grâce, en grande partie, à Grégory Gadebois, au talent si charnu.
DELICIEUX, Eric Besnard 2021, Gregory Gadebois, Isabelle Carre, Benjamin Laverne, Guillaume De Tonquedec (societe)@@@ (E)
À l'aube de la Révolution Française, Pierre Manceron, cuisinier audacieux mais orgueilleux, est limogé par son maître le duc de Chamfort. La rencontre d'une femme étonnante, qui souhaite apprendre l' ...

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DEMAIN NE MEURT JAMAIS, Roger Spottiswoode 1997, Pierce Brosnan, Judi Dench (James Bond)@@


Tout a commencé par une simple mission de contre-espionnage pour James Bond, le flegmatique agent secret de sa Majesté : l'observation de trafiquants d'armes. De poursuites en bagarres, notre 007 se retrouve vite aux prises avec un mégalomane aux desseins bien peu avouables : Elliot Carver, patron d'un gigantesque empire médiatique.

TELERAMA
Les chaînes de télé d’Elliot Carver — un Ted Turner à la puissance 10 — diffusent des images dans le monde entier. Quant à son journal, Demain, il annonce avant les autres les conflits, les attentats et les morts par overdose des rock stars — forcément, puisque tout cela, c’est lui qui le provoque. Carver est une sorte de citizen Kane 1997. Son affrontement avec James Bond, alias Pierce Brosnan, ne peut qu’être spectaculaire.

Roger Spottiswoode, capable du meilleur (Under Fire) comme du pire (Arrête, ou ma mère va tirer !), nous mène ça tambour battant. Ça explose dans tous les coins, au risque de rendre le spectateur aveugle et sourd. Mais Spottiswoode réussit deux séquences d’anthologie : une poursuite à bicyclette à la Tex Avery, où Pierce Brosnan et Michelle Yeoh sont liés par des menottes. Et la folle randonnée d’une BMW sans conducteur, manipulée par Bond comme une Game Boy et poursuivie par des Allemands furieux et führerophiles… Tout ça est sans surprise mais néanmoins inventif. Un peu risible mais rigolo.
DEMAIN NE MEURT JAMAIS, Roger Spottiswoode 1997, Pierce Brosnan, Judi Dench (James Bond)@@ (E)
Tout a commencé par une simple mission de contre-espionnage pour James Bond, le flegmatique agent secret de sa Majesté : l'observation de trafiquants d'armes. De poursuites en bagarres, notre 007 se retrouve vite aux prises av ...

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DEMI SOEURS, Saphia Azzeddine et François-Régis Jeanne 2018, Sabrina Ouazani, Alice David (societe)@


Lauren, ravissante 'it-girl' de 29 ans, tente de percer dans le milieu de la mode. Olivia, 28 ans et un rien psychorigide, a deux obsessions : sauver la confiserie de ses parents et se trouver le mari idéal. A 26 ans, Salma, jeune professeur d'histoire fougueuse, vit encore chez sa mère en banlieue. Leurs routes n'ont aucune raison de se croiser. Jusqu'au jour où, à la mort de leur père biologique qu'elles n'ont jamais connu, elles héritent ensemble d'un splendide appartement parisien.

TELERAMA
Salma, Lauren et Olivia sont trois jeunes femmes très différentes. Salma, 25 ans, est professeur d'histoire en banlieue et adore son métier. Plus superficielle, Lauren, 27 ans, a beau être une it-girl irrésistible, elle n'a pas un sou. Olivia, 29 ans, veut sauver la confiserie familiale. Elles héritent ensemble d'un très bel appartement à Paris et apprennent au passage qu'elles sont soeurs. Elles vont apprendre à se connaître et s'unir quand la famille légitime veut recupérer le bien...
DEMI SOEURS, Saphia Azzeddine et François-Régis Jeanne 2018, Sabrina Ouazani, Alice David (societe)@ (E)
Lauren, ravissante 'it-girl' de 29 ans, tente de percer dans le milieu de la mode. Olivia, 28 ans et un rien psychorigide, a deux obsessions : sauver la confiserie de ses parents et se trouver le mari idéal. A 26 ans, Salma, jeune pr ...

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DEMOLITION MAN, Marco Brambilla 1993, Sylvester Stallone, Wesley Snipes (thriller)@


En 2032, à San Angeles, une mégalopole californienne où toute violence a été éradiquée, Simon Phoenix, un tueur psychopathe condamné à une longue peine d'hibernation et de rééducation, profite d'une visite médicale pour s'évader. Seul recours pour le neutraliser : réanimer son ennemi de toujours, John Spartan, un policier surnommé Demolition Man, cryogénisé à titre de punition pour homicide par imprudence en 1996.

TELERAMA
En 1996, dans un Los Angeles apocalyptique, en ruine, livré à des hordes de pillards, deux gros bras s'affrontent : le ricanant gangster Simon Phoenix (Wesley Snipes, coiffé d'un paillasson jaune) et le flic John Spartan, alias Demolition Man (Sylvester Stallone et son immortel regard de cocker).
A l'issue du premier round, match nul : Phoenix est capturé, mais Spartan, en faisant exploser l'immeuble, a légèrement « bavé » ­ il y avait des otages à l'intérieur. Flic et truand sont tous deux punis : on les cryogénise, nus comme des foetus.

Trente-six ans plus tard, Phoenix profite d'une visite médicale pour s'échapper de son bac à glace. Un seul recours pour le neutraliser : dégivrer aussi Spartan. Voici nos deux brutes plongées dans un tout autre monde : apaisé, parfaitement techno, tiède et serein, complètement « new age ». Un monde qu'on dirait dessiné par un fabricant d'électroménager. C'est en s'amusant du décalage entre nos deux hommes de Cro-Magnon et cet aquarium d'aimables zombies que Marco Brambilla marque des points. Pour le reste, son film n'est qu'une sorte de James Bond grossier, avec les habituelles séquences pyrotechniques. Mais au fait, deux affreux trimbalés dans une autre époque, cela ne vous rappelle rien ? C'est ­ bien involontairement sans doute ­ aux Visiteurs que répond ici Stallone, l'exception culturiste.
Cette fois, l'inspecteur John Spartan est allé trop loin. Tenir pour quantité négligeable la mort de trente otages, due à son entêtement à vouloir arrêter Simon Phoenix, son ennemi juré, un terroriste psychotique, voilà qui ne paraît guère raisonnable aux yeux de ses chefs. Pour punition, Spartan est congelé dans un "cryopénitencier", à deux pas de Phoenix, condamné à la même peine. En 2032, Phoenix recouvre la liberté et découvre une ville pacifiée où la violence n'est plus qu'un souvenir. Il s'en donne à coeur joie. Impuissantes à arrêter le massacre, les autorités décident de décongeler Spartan, seul capable de refroidir définitivement le fou furieux...
DEMOLITION MAN, Marco Brambilla 1993, Sylvester Stallone, Wesley Snipes (thriller)@ (E)
En 2032, à San Angeles, une mégalopole californienne où toute violence a été éradiquée, Simon Phoenix, un tueur psychopathe condamné à une longue peine d'hibernation et de r&eac ...

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DES HOMMES D HONNEUR, Bob Reiner 1992, Tom Cruise, Jack Nicholson, Demi Moore(policier)@@


Deux jeunes marines, Louden et Dawson, abattent, au cours d'une action disciplinaire désignée "Code Rouge," un de leurs camarades, Santiago. C'est le lieutenant Daniel Kaffee qui est désigné pour assurer leur défense lors de leur procès.

TELERAMA:
Etonnante Amérique ! Adapté d'une pièce ­ qui a fait un tabac, pourtant au plus fort de l'hystérie nationaliste liée à la guerre du Golfe ­, Des hommes d'honneur serait-il un film subversif ? Non, démocrate, simplement démocrate. Et bien dans la tradition du grand cinéma hollywoodien : on ne s'en prend pas au système, mais aux gens qui le dévoient. En dégommant Jessep le facho, ce film élimine un ennemi de la démocratie américaine. En acquittant les deux abrutis, il occulte certes le problème de la responsabilité individuelle, mais il leur donne une chance de redevenir bons patriotes et bons démocrates. La démonstration est efficace. Rob Reiner (Stand by me, Misery) filme au carré. Et pas besoin d'être un antimilitariste forcené pour jubiler devant la performance de Nicholson. Si le cinéma français savait extirper de tels zigotos de nos casernes, notre démocratie ne s'en porterait pas plus mal.
DES HOMMES D HONNEUR, Bob Reiner 1992, Tom Cruise, Jack Nicholson, Demi Moore(policier)@@ (E)
Deux jeunes marines, Louden et Dawson, abattent, au cours d'une action disciplinaire désignée "Code Rouge," un de leurs camarades, Santiago. C'est le lieutenant Daniel Kaffee qui est désigné pour assure ...

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DES HOMMES ET DES DIEUX, Xavier Beauvois 2010, Michael Lonsdale, Lambert Wilson, Sean Connery (histoire religion Algerie)(palme d or)@@@


Au coeur de l'Atlas algérien, dans les années 1990, huit moines cisterciens français vivent en parfaite entente avec leurs frères musulmans dans le village de Tibhirine. La terreur s'installe dans la région après le massacre d'un groupe de travailleurs étrangers. Le GIA (Groupe islamique armé) est immédiatement suspecté et l'armée propose de protéger le monastère. Les moines refusent de quitter les lieux malgré la menace grandissante.

TELERAMA
Un petit groupe de croyants en terre étrangère, que leur dévouement a rendus proches d’une population déboussolée par la guerre civile, s’obstine à ne rien lâcher. Ce sacrifice, au cœur d’un fait divers célèbre, offre à Xavier Beauvois la matière de son meilleur film. Magnifiquement éclairé par Caroline Champetier, le film rime avec l’iconographie catholique. Ainsi, ces corps et visages qu’aurait pu peindre le Caravage : la scène où Luc, le moine médecin, ausculte le doyen de la communauté, vieillard aux membres fragiles. Ces références picturales sacralisent les tâches banales, élèvent les personnages. Deux séquences superbes : un chant choral lancé comme une réponse au bruit oppressant d’un hélicoptère. Puis un repas pendant lequel les frères communient littéralement autour d’un enregistrement du Lac des cygnes. Remplacer les cantiques par du Tchaïkovski donne la clé d’une grâce profane, où l’art est vécu comme un sacrement. Des hommes et des dieux est le digne représentant de cette foi-là.
DES HOMMES ET DES DIEUX, Xavier Beauvois 2010, Michael Lonsdale, Lambert Wilson, Sean Connery (histoire religion Algerie)(palme d or)@@@ (E)
Au coeur de l'Atlas algérien, dans les années 1990, huit moines cisterciens français vivent en parfaite entente avec leurs frères musulmans dans le village de Tibhirine. La terreur s'installe dans la régio ...

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LES PISSENLITS PAR LA RACINE, Georges Lautner 1964, Louis De Funes, Michel Serrault, Pierre Dac, Mireille Darc, Francis Blanche, Darry Cowl (comique)@@.jpg


Tout juste libéré de prison, Riton n'a qu'une idée en tête : se venger de Jacques qui lui a volé sa femme Rockie. Lors d'un face-à-face, Jacques tue par accident le gangster qui voulait l'éliminer et cache son cadavre dans l'étui d'une contrebasse appartenant à Jérôme, un musicien. Dès lors, Jacques et Jérôme s'efforcent de se débarrasser de l'étui et de son encombrant contenu.

TELERAMA
A sa sortie de prison, Pom Chips n'a qu'une idée en tête : se venger de Jockey Jack, qui lui a ravi la blonde Rockie la Braise, une prostituée. Alerté, Jockey s'est réfugié chez son cousin, Jérôme Martinet, dans les coulisses d'un théâtre populaire. Pom Chips finit par le retrouver. Dans la bagarre qui s'ensuit, Jockey Jack tue Pom Chips et cache le corps dans l'étui de la contrebasse de Jérôme. Avec la complicité de Rockie, Jérôme et Jo Arengeot, Jockey va tenter de se débarrasser du cadavre, ce qui n'est vraiment pas une mince affaire. De plus, la victime détenait un ticket de tiercé gagnant qu'une bande de malfaiteurs voudrait récupérer...
LES PISSENLITS PAR LA RACINE, Georges Lautner 1964, Louis De Funes, Michel Serrault, Pierre Dac, Mireille Darc, Francis Blanche, Darry Cowl (comique)@@.jpg (E)
Tout juste libéré de prison, Riton n'a qu'une idée en tête : se venger de Jacques qui lui a volé sa femme Rockie. Lors d'un face-à-face, Jacques tue par accident le gangster qui voulait l'élim ...

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DES PLACES AU SOLEIL, Aaron Arens 2023, Julia Windischbauer, Juliane Köhler (thriller sentimental)@


Autrice allemande fauchée et en mal de reconnaissance, Samuela est à la peine : son petit ami a besoin d'air et la collection dans laquelle elle espérait être publiée va s'arrêter. La jeune femme décide alors de partir pour Lanzarote avec son petit frère, pianiste surdoué en plein doute existentiel. Alors qu'elle prévoyait d'écrire au calme, la jeune femme découvre que la villa familiale n'est plus habitée par leur père, mais par un squatteur.

TELERAMA
Règlement de comptes familial autour d’une maison de vacances à Lanzarote, dans l’archipel des Canaries. Un premier long métrage éruptif à souhait.

Pour son premier long métrage, sorti exclusivement dans les salles allemandes, l’acteur suisse Aaron Arens met en scène une autrice fauchée, son frère pianiste, son père écrivain, sa mère éditrice, plus le jeune amant de cette dernière. Pour rendre le cocktail éruptif à souhait, il rassemble tout ce monde (interprété par un casting impeccable) autour d’une maison de vacances à Lanzarote, dans l’archipel des Canaries. L’intrigue repose sur une alternance — somme toute euphorisante — de comédie et de drame, comme si la famille dysfonctionnelle souffrait de bipolarité collective. Sommet : le règlement de comptes au restaurant, qui tourne au duel de piques fielleuses entre les deux parents — la femme a le dernier mot —, où l’humour noir déjoue les pesanteurs habituelles de l’exercice.

Sans être poseur, le cinéaste insuffle juste ce qu’il faut de folie ordinaire aux personnages — le patriarche en slip et chemise, qui vise (sans succès) des cailles au fusil depuis la terrasse. De même, il a le bon goût de ne pas s’appesantir sur les révélations familiales, privilégiant la suggestion. Des places au soleil tire le meilleur des paysages desséchés, caillouteux et volcaniques de l’île, dont il exploite la dimension symbolique — l’héroïne doit faire table rase du passé —, avant de se conclure dans la verdure brumeuse d’un parc munichois au petit matin.
DES PLACES AU SOLEIL, Aaron Arens 2023, Julia Windischbauer, Juliane Köhler (thriller sentimental)@ (E)
Autrice allemande fauchée et en mal de reconnaissance, Samuela est à la peine : son petit ami a besoin d'air et la collection dans laquelle elle espérait être publiée va s'arrêter. La jeune femme d&ea ...

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DESERTS, Faouzi Bensaïdi 2023, Fehd Benchemsi, Abdelhadi Talbi (comique)@@


Amis de longue date, Mehdi et Hamid, travaillent pour une agence de recouvrement. Ils sillonnent les villages du grand Sud marocain dans leur vieille voiture et se partagent des chambres doubles dans des hôtels miteux. Ils ont exactement la même taille, les mêmes costumes-cravates, les mêmes chaussures. Un jour, dans une station essence au milieu du désert, une moto se gare devant eux. Un homme est menotté au porte-bagage, menaçant.

TELERAMA
Deux employés sillonnent les villages du Maroc pour recouvrer des dettes. Un western existentiel signé par l’acteur-réalisateur Faouzi Bensaïdi.

Mais qui sont ces deux types en costard, paumés et incapables de lire une carte qui, de toute manière, s’envole dans le vent du désert ? Mehdi et Hamid travaillent pour le compte d’une société de recouvrement, aux confins du Maroc, entre routes non balisées et pauvres paysans surendettés dans des bleds reculés. Ils pourraient être un duo de caïds un peu pitoyables à la Tarantino ou deux pieds nickelés qui auraient quitté la Finlande d’Aki Kaurismäki pour venir s’échouer dans la caillasse et le sable. Soumis aux résultats, ils sont autant les victimes du capitalisme que ceux auxquels ils viennent réclamer une poignée de dirhams, repartant, à la place, avec une chèvre ou un tapis…

Après son mélo poétique et social Volubilis en 2017, l’acteur-réalisateur Faouzi Bensaïdi impose un sens accru de la mise en scène : avec ce road-trip burlesque riche en saynètes noires, absurdes ou très bariolées. Il fait une utilisation somptueuse des paysages trop grands pour ses héros minuscules, de cette nature époustouflante de beauté sèche, de reliefs sauvages que même l’argent, omniprésent dans les échanges, ne saurait banaliser.

Et il surprend en donnant au rythme clopin-clopant de son film un virage des plus fascinants, existentiels, créant carrément un itinéraire bis à son histoire en collant aux basques d’un troisième personnage : un fugitif tout droit sorti d’un western et porteur de romantisme. Il y a vraiment du beau monde dans ce Déserts.
DESERTS, Faouzi Bensaïdi 2023, Fehd Benchemsi, Abdelhadi Talbi (comique)@@ (E)
Amis de longue date, Mehdi et Hamid, travaillent pour une agence de recouvrement. Ils sillonnent les villages du grand Sud marocain dans leur vieille voiture et se partagent des chambres doubles dans des hôtels miteux. Ils ont exactem ...

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DEUX FILS, Felix Moati 2019, Vincent Lacoste, Benoit Poelvoorde, Anais Demoustier (societe)@@


Un père et ses deux fils sont chacun à leurs manière en proie à une crise existentielle. Néanmoins, les trois hommes ne cessent de veiller les uns sur les autres et de rechercher, non sans une certaine maladresse, de l'amour.

TÉLÉRAMA
À Paris, un père médecin et ses deux fils traversent chacun une crise existentielle. Une comédie douce-amère, tout en délicatesse et influencée par Woody Allen. Passage derrière la caméra réussi pour l’acteur Félix Moati

Sur l’affiche, dessinée par Floc’h, les deux fils tiennent leur père, miniaturisé, par la main. Comme des parents attentifs agrippent leur enfant dans une rue animée. Pour son premier film derrière la caméra, l’acteur Félix Moati, 28 ans, vu récemment dans Le Grand Bain, déconstruit avec malice la relation père-fils. Dans cette comédie douce-amère, tout en délicatesse et influencée par Woody Allen, les adultes se comportent comme des enfants, et les adolescents brûlent les étapes de leur émancipation. Ravagé par la mort de son frère, Joseph (Benoît Poelvoorde) abandonne son cabinet de médecin pour écrire un roman, persuadé, à tort, de marcher dans les pas de Tolstoï. Son fils aîné, Joachim (Vincent Lacoste), est à peine plus vaillant : torturé par sa dernière rupture amoureuse, il procrastine au lieu de travailler à sa thèse de psychiatrie. Yvan (Mathieu Capella, une révélation), le cadet, 13 ans, en pleine crise mystique, se met à boire en constatant avec angoisse l’effondrement de ses deux figures tutélaires.

Sur un canevas classique de film d’apprentissage et de reconstruction sentimentale, Félix Moati exprime des choses très justes, et rarement dites, sur l’amour filial et fraternel. Les trois éclopés ne pourront grandir et s’en sortir qu’ensemble. En comblant leurs plaies laissées par la mort ou la solitude. Filmée dans l’anonymat des Grands Boulevards parisiens, souvent la nuit, propice aux errances et aux transgressions, cette quête désespérée de consolation évite tout pathos, grâce à son trio d’acteurs aux corps burlesques. Dans ce creuset de virilité en berne, l’espoir viendra d’une jeune femme (Anaïs Demoustier, parfaite), sachant, elle, imposer sa liberté et ses désirs, sans culpabilité mal placée.
DEUX FILS, Felix Moati 2019, Vincent Lacoste, Benoit Poelvoorde, Anais Demoustier (societe)@@ (E)
Un père et ses deux fils sont chacun à leurs manière en proie à une crise existentielle. Néanmoins, les trois hommes ne cessent de veiller les uns sur les autres et de rechercher, non sans une certaine mal ...

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DEUX GOUTTES D EAU, Nicolas Cuche 2018 (policier)@@


Par un matin glacial, la jeune Audrey Favreau est découverte sauvagement assassinée dans son appartement. La commandante Valérie Laforge et son adjoint, le lieutenant Sam Barbieri, sont chargés de l'enquête. Ils soupçonnent Antoine, le fiancé de la victime, mais Antoine a un frère, Tom, qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau. Les enquêteurs se penchent sur la relation toxique qui lie les deux hommes pour trouver lequel est le coupable.

TELERAMA:
Sur la trame rusée d’un polar de l’ex-journaliste Jacques Expert, voici un téléfilm sombre et oppressant. Est-ce à cause de la lumière, basse et artificielle ? D’un déménagement qui soulève une poussière amère et renvoie les e­nquêteurs à leur propre fin ? Incapables de briser le lien quasi surnaturel qui unit les jumeaux, Barbieri (Michaël Youn, crédible) et Laforge (impeccable Sylvie Testud) flottent entre deux états. Une atmosphère de cendre se répand, qui camoufle habilement quel­ques (réelles) faiblesses scénaristiques.

DEUX GOUTTES D EAU, Nicolas Cuche 2018 (policier)@@ (E)
Par un matin glacial, la jeune Audrey Favreau est découverte sauvagement assassinée dans son appartement. La commandante Valérie Laforge et son adjoint, le lieutenant Sam Barbieri, sont chargés de l'enquête ...

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DEUX JOURS A TUER Jean Becker 2008, Albert Dupontel, Pierre Vaneck


Antoine Méliot, la quarantaine, a tout pour être heureux : une belle épouse, deux enfants adorables, des amis sur lesquels il peut compter à tout instant, une jolie demeure dans les Yvelines et de l'argent. Il décide de tout saboter en un week-end : son bonheur, sa famille, ses amis. Que s'est-il passé chez cet homme pour qu'il change si étrangement de comportement ?

TELERAMA
Il y a dans Deux Jours à tuer une grosse entourloupe du récit qu'il est interdit de dévoiler. Elle remet en cause ce qui nous est ­montré à l'écran, et qui n'est pas très agréable à regarder. On s'explique. Albert Dupontel, copatron d'une agence de pub, envoie un beau jour tout valdinguer : son job, vu comme un carnaval d'hypocrisies, sa famille, perçue comme une prison de mensonges et de non-dits. Sommet du jeu de massacre, un dîner où notre bonhomme dit tout haut ce qu'il pense de ses amis. Puis il prend la tangente, direction un père ermite qui pêche à la mouche en Irlande... Atavisme familial, salutaire prise de conscience ou delirium tremens ? La réponse affleure peu à peu, et elle est accablante. On pourrait arguer que le personnage a plutôt raison sur le fond (oui, l'existence est un jeu de dupes) et tort sur la forme (la conscience de l'absurde n'oblige pas à injurier ses proches). Mais c'est justement l'inverse que soutient Jean Becker au terme d'une manipulation éhontée : son héros a des raisons d'être odieux, alors même que les valeurs qu'il rejette ­(famille modèle, amis riches, propriété foncière) seraient les bonnes. Pas très ragoûtant... — Aurélien Ferenczi


DEUX JOURS A TUER Jean Becker 2008, Albert Dupontel, Pierre Vaneck (E)
Antoine Méliot, la quarantaine, a tout pour être heureux : une belle épouse, deux enfants adorables, des amis sur lesquels il peut compter à tout instant, une jolie demeure dans les Yvelines et de l'argent. Il d&e ...

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DEUX SOEURS POUR UN ROI, Natalie Portman 2008, Scarlett Johansson, Eric Bana (histoire bio saga)@@


Les amours tumultueuses du roi Henry VIII, mari d'Anne Boleyn. Tandis que son couple bat de l'aile, il s'éprend et devient l'amant de l'autre fille Boleyn, Mary, qui le soigne après une partie de chasse qui a mal tournée. Anne en vient alors à épouser secrètement l'homme dont elle est réellement amoureuse, Henry Percy.

TELERAMA:
Scarlett Johansson face à Natalie Portman. Pour confronter ces deux princesses du box-office, Justin Chadwick est allé fouiller dans le registre des amours célèbres, celles du roi d’Angleterre Henri VIII et de l’intrigante Anne Boleyn.
Scarlett Johansson compose une Mary douce et solide, presque campagnarde. Mais la vraie vedette reste Anne. Natalie Portman en fait une courtisane étincelante et fragile, première victime de son ambition. Elle y met tant de finesse et de vivacité qu’on se prend à oublier — un peu — l’académisme du récit.
DEUX SOEURS POUR UN ROI, Natalie Portman 2008, Scarlett Johansson, Eric Bana (histoire bio saga)@@ (E)
Les amours tumultueuses du roi Henry VIII, mari d'Anne Boleyn. Tandis que son couple bat de l'aile, il s'éprend et devient l'amant de l'autre fille Boleyn, Mary, qui le soigne après une partie de chasse qui a mal tourné ...

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DEUX, Filippo Meneghetti 2019, Barbara Sukowa, Léa Drucker, Martine Chevallier (societe)@@@


TELERAMA
Elles ont des rides, habitent sur le même palier et… sont amantes en secret. Un film pudique et sensible sur la hantise de la séparation.

Une femme âgée caresse les rides de son cou devant le miroir de la salle de bains. Une autre la rejoint et leurs baisers deviennent de plus en plus charnels. L’amour de Mado et Nina rayonne d’évidence, mais, aux yeux de tous, et surtout des enfants de Madeleine, Nina n’est qu’une voisine. Quand Madeleine, déchirée par cette double vie, est frappée par un AVC, Nina use des subterfuges les plus fous pour ne pas la perdre…

Cette histoire de passion secrète bénéficie d’une mise en scène pudiquement éloquente, glissant d’un appartement banal à l’autre, entre ombres et lumières d’une double vie. Le réalisateur franco-italien parvient à exprimer toute la souffrance, les entraves, mais aussi la complicité gamine de cet attachement indéfectible entre deux femmes qui ont l’âge d’être grands-mères, mais une éternelle jeunesse dans le regard quand elles dansent, pieds nus, sur une chanson italienne. Martine Chevallier, douce comme une enfant prise en faute, et Barbara Sukowa, mue par une énergie de lionne, sont exceptionnelles : elles donnent au moindre geste quotidien, au moindre tressaillement autant de précision que de vibration. Le jeune cinéaste filme leurs corps mûrs avec la tendresse exacte que ces deux amantes éprouvent l’une pour l’autre. Réussir à rester deux coûte que coûte : le suspense grandit, comme dans un thriller, faisant du ­coming out une nécessité vitale.
DEUX, Filippo Meneghetti 2019, Barbara Sukowa, Léa Drucker, Martine Chevallier (societe)@@@ (E)
TELERAMA
Elles ont des rides, habitent sur le même palier et… sont amantes en secret. Un film pudique et sensible sur la hantise de la séparation.

Une femme âgée caresse les rides de son cou dev ...

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DEVINE QUI VIENT DINER, Stanley Kramer 1967, Spencer Tracy, Sydney Potier, Katarine Hepburn (comique sentimental)@@@


Joey Drayton, fille d'un couple de bourgeois, décide de présenter son fiancé, un jeune médecin, à ses parents lors d'un dîner. Cependant, le fameux soir, quelle n'est pas leur surprise en constatant que le futur mari de Joey est noir. Ce que la jeune fille avait omis de leur signaler.

TELERAMA
Joey, une jeune fille blanche, s’éprend d’un médecin noir, John. Elle décide de l’épouser et le pré­sente à ses parents. Bien que libéraux, ceux-ci sont stupéfaits. La mère de Joey accepte l’idée d’un tel mariage, mais son mari est plus que réservé. Chez John, les réactions des parents sont identiques.

Stanley Kramer aime les grands sujets. Animé des meilleurs sentiments, il nous conte une histoire édifiante. L’amour entre un Noir et une Blanche, issus tous deux d’un milieu très bourgeois, triomphe du racisme instinctif des deux familles. Cette vision plutôt optimiste semble bien loin de la réalité sociale des Noirs américains se battant pour leurs droits civiques et dont le leader charismatique, Martin Luther King, était assassiné cette même année 1968. La réalisation théâtrale et d’interminables conversations affadissent un peu le propos louable de Kramer, dont on ne peut nier le réel courage : la projection du film dans le sud des Etats-Unis provoqua la colère des racistes et l’intervention du Ku Klux Klan ! Reste une famille d’acteurs prestigieux (Katherine Houghton est la nièce de Katharine Hepburn, compagne de Spencer Tracy) qui s’en donnent à cœur joie.
DEVINE QUI VIENT DINER, Stanley Kramer 1967, Spencer Tracy, Sydney Potier, Katarine Hepburn (comique sentimental)@@@ (E)
Joey Drayton, fille d'un couple de bourgeois, décide de présenter son fiancé, un jeune médecin, à ses parents lors d'un dîner. Cependant, le fameux soir, quelle n'est pas leur surprise en constatant ...

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DHEEPAN, Jacques Audiard 2015 (societe immigration)(palme d or)@@@


Fuyant la guerre civile au Sri Lanka, un ancien soldat du nom de Dheepan, une jeune femme esseulée et une petite fille orpheline se font passer pour une famille afin d'obtenir plus aisément l'asile politique en Europe.

TELERAMA
Difficile d’imaginer des héros plus contemporains que ces migrants, dont on suit l’installation incertaine en banlieue parisienne. Fuyant la guerre civile, ces trois Sri Lankais ont une fragilité supplémentaire : ils ne forment une famille qu’en apparence. Leurs liens prétendus servent à conforter leur statut de réfugiés. Le film saisit par cette longue ­parenthèse de calme relatif, quand la fausse famille tente de trouver ses marques dans une cité difficile. Avec cette immersion dans le monde de l’exil, auprès de personnages (et d’acteurs) d’une culture et d’une langue méconnues, Jacques Audiard nous happe.

Ce qui cloche, c’est l’articulation de cette chronique sociale avec le polar d’action ultra violent que Dheepan (Palme d’or 2015) devient soudain. Le film paraît alors se ­dérober au profit d’un autre, nettement plus convenu. Audiard a bien le droit d’aimer le cinéma de genre testostéroné. Mais après une première partie nuancée, ouverte, humaine, l’artillerie de la violence à grand spectacle grince terriblement. Il a aussi le droit de transformer une cité désolée en un nid de gangsters déchaînés. Mais après avoir atteint une vérité sociologique, le cinéaste alimente, finalement, les clichés sur les banlieues.
DHEEPAN, Jacques Audiard 2015 (societe immigration)(palme d or)@@@ (E)
Fuyant la guerre civile au Sri Lanka, un ancien soldat du nom de Dheepan, une jeune femme esseulée et une petite fille orpheline se font passer pour une famille afin d'obtenir plus aisément l'asile politique en Europe.

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DIABOLO MENTHE, Diane Kurys 1977 (jeunesse)@


Paris, 1963. C'est la rentrée des classes pour Anne, 13 ans, et sa soeur Frédérique, 15 ans. Dans leur lycée pour filles, la pédagogie est encore très sévère. Malgré les interdictions, Frédérique s'intéresse aux garçons et à la politique.

TELERAMA:
A 28 ans, Diane Kurys retrouvait le goût de sa propre adolescence, dans l’eau verte de ce Diabolo menthe point trop sucré, à peine embué de nostalgie, relevé d’un soupçon d’amertume. Histoire d’une jeunesse sage et corsetée, vouée au seul fracas des rêves, à l’abri des grands couloirs du lycée. Préhistoire d’avant 68, dans une France gaullienne assoupie, sûre de sa pérennité et de ses principes, à peine troublée par les attentats sanglants de l’OAS. Minutieusement, Diane Kurys redonne à l’époque ses détails, ses couleurs, dans le regard déformant, innocent, impatient de ces fillettes d’antan. Peu à peu, elle compose un universel portrait d’adolescente, nous rend à la grisaille inconfortable et tendre de ce temps entre deux âges.
DIABOLO MENTHE, Diane Kurys 1977 (jeunesse)@ (E)
Paris, 1963. C'est la rentrée des classes pour Anne, 13 ans, et sa soeur Frédérique, 15 ans. Dans leur lycée pour filles, la pédagogie est encore très sévère. Malgré les interdi ...

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DIAMANTS A HAUT RISQUE, Stephan Wagner 2012, Mišel Maticević, Ulrike C. Tscharre, Simon Licht (thriller)@@


Nina Hausen, directrice d'une agence d'escorts, est attaquée dans sa voiture par un inconnu après une promenade nocturne dans la forêt. Elle parvient à lui échapper en le blessant grièvement, mais découvre sur le siège arrière un petit sac contenant des diamants – la rançon versée dans une affaire d'enlèvement.
DIAMANTS A HAUT RISQUE, Stephan Wagner 2012, Mišel Maticević, Ulrike C. Tscharre, Simon Licht (thriller)@@ (E)
Nina Hausen, directrice d'une agence d'escorts, est attaquée dans sa voiture par un inconnu après une promenade nocturne dans la forêt. Elle parvient à lui échapper en le blessant grièvement, mais d& ...

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DIE HARD BELLE JOURNEE POUR MOURIR


L'inspecteur John McClane apprend que son fils, qu'il n'a pas vu depuis longtemps, s'est mis dans un sacré pétrin. Qui plus est, sur le sol russe. Accusé de meurtre, il est incarcéré dans une prison moscovite. Le sang de John ne fait qu'un tour : il endosse le costume du papa sauveur et saute dans le premier avion pour Moscou. Sitôt sur place, McClane réalise que son fils travaille en fait pour la CIA.

TELERAMA:
Le succès de la série reposait jusqu'ici sur la désinvolture de Bruce Willis/McClane, embarqué dans un contre-la-montre pétaradant, mais avec unité de lieu, de temps et d'action. Depuis, le film viril des années 1980-1990 s'est fait phagocyter par le thriller high-tech à la Jason Bourne. Ingénieusement, cela s'incarne dans le coup de vieux donné au père par le fils : McClane junior est un agent de la CIA, qui voit son géniteur comme un ­dinosaure aux méthodes de bourrin. Mais quand la technologie le lâche, le rejeton est contraint de reconsidérer son jugement. Au milieu des explosions se ­dessine alors, en filigrane, le traditionnel éloge de la filiation. — Jérémie Couston
DIE HARD BELLE JOURNEE POUR MOURIR (E)
L'inspecteur John McClane apprend que son fils, qu'il n'a pas vu depuis longtemps, s'est mis dans un sacré pétrin. Qui plus est, sur le sol russe. Accusé de meurtre, il est incarcéré dans une prison moscov ...

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DIEU ET LE CHAMEAU, Peter Keller 2022, Luzer Twersky, Haitham Omari


Un juif orthodoxe de Brooklyn, en route pour célébrer Pessah à Alexandrie en Égypte, et un Bédouin à la recherche de son chameau sont condamnés à traverser le désert à pied et à s'unir pour survivre... Finement écrite, une comédie en forme de road-movie à l'humour revigorant.

TELERAMA
Jai raté quelque chose aux infos ? » demande le chauffeur de bus égyptien en voyant un juif orthodoxe passer à pied la frontière avec Israël, en plein désert du Sinaï. Accusé de représenter une nouvelle invasion, le voyageur Ben, venu de Brooklyn, n’ira pas loin avec le bus. Et continuera son chemin vers Alexandrie grâce à Adel, un Bédouin qui, au volant d’une vieille auto, cherche son chameau…

Produit en 2022, ce film a forcément « raté quelque chose aux infos » et le dialogue qu’il imagine entre un juif et un musulman semble aujourd’hui presque trop décalé avec sa tonalité comique. Quand surgit le nom de Gaza, la légèreté n’est d’ailleurs déjà plus possible et l’échange semble dans une impasse. Mais, comme le rappelle alors Ben à Adel, il ne s’agit pas de parler politique : ici, tout n’est affaire que de religion. Le scénario se distingue, sur ce sujet souvent caricaturé quand il s’agit de faire rire, par le sérieux de son approche et des explications données aux traditions, aux croyances. Plus on entre dans le dogme, plus se fait ressentir le besoin de retrouver l’individu, une humanité commune. Ce message, qui parvient à mêler respect et émancipation face au fait religieux, donne sa singularité à cette fable idéalisée mais éclairée.
DIEU ET LE CHAMEAU, Peter Keller 2022, Luzer Twersky, Haitham Omari (E)
Un juif orthodoxe de Brooklyn, en route pour célébrer Pessah à Alexandrie en Égypte, et un Bédouin à la recherche de son chameau sont condamnés à traverser le désert à pi ...

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DIFFAMATION, Viviane Andereggen 2019, Rosalie Thomass, Johann von Bülow


Institutrice passionnée, Luisa Jobst est appréciée pour ses méthodes pédagogiques originales. Cependant, après avoir refusé d'écrire une recommandation en faveur d'un élève pour le Gymnasium - établissement exigeant un excellent niveau -, et ce, malgré toutes les tentatives de persuasion employées par le père du garçon, l'institutrice devient victime de harcèlement. Des photos d'elle nue apparaissent sur le site de l'école, et elle reçoit de menaçants appels téléphoniques anonymes.

TELERAMA
Ce téléfilm au sujet grave et important ne dépasse jamais le statut de fiction “utile”. Le scénario est sans équivoque et le message passe lourdement, au détriment de la pertinence. Luisa (Rosalie Thomass), une institutrice victime de harcèlement par un parent d'élève… Luisa est institutrice
DIFFAMATION, Viviane Andereggen 2019, Rosalie Thomass, Johann von Bülow (E)
Institutrice passionnée, Luisa Jobst est appréciée pour ses méthodes pédagogiques originales. Cependant, après avoir refusé d'écrire une recommandation en faveur d'un élè ...

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DIRTY DANCING, Emile Ardolino 1987, Patrick Swayze, Jennifer Grey (sentimental)@@


Durant l'été 1963, le docteur Jack Houseman quitte New York pour passer trois semaines dans un club de vacances avec sa femme Marjorie et ses deux filles. La cadette, Frances, dite Baby, s'ennuie à mourir, jusqu'au soir où une promenade l'entraîne vers les bâtiments réservés au personnel. Elle y découvre un spectacle étrange. Sur une musique tonitruante et entre des cascades de bière, les moniteurs s'exercent à une danse frénétique, la "Dirty Dancing", c'est-à-dire le mambo. Johnny Castle, le plus aguerri de ces danseurs sensuels et athlétiques, repère vite les qualités gestuelles et physiques de la jeune fille, dont il a par ailleurs reconnu le charme au premier coup d'oeil...

TELERAMA
Les inénarrables amours sixties entre le gominé Johnny (Patrick Swayze) et la boudeuse Baby. Que celui qui n’a jamais gigoté sur “I’ve had the time of my life” nous jette la première socquette !

La romance musicale la plus moite des années 1980, qui narre les amours de Patrick Swayze (Johnny) et de Jennifer Grey (« Bébé »), est plus populaire que jamais. Ou comment une bluette archidatée — voir la coupe banane-nuque-longue de Johnny, ou la tignasse façon caniche affolé de sa partenaire — a bénéficié de cette évolution quasi darwinienne qui, de temps en temps, peut transformer n’importe quoi en film dit « culte ». N’importe quoi, vraiment ?

Rappelons qu’au départ il s’agit d’une gentille fille qui rencontre un (pas si) mauvais garçon pendant les vacances, hop ! il lui apprend à danser, hop ! ils s’aiment. Pas de quoi fouetter un chorégraphe, et pourtant… On ne compte plus, par exemple, les reprises (Black Eyed Peas en tête) de l’immortel tube du film (tous en chœur : « I’ve had… the time of my liiiiife ! »).

Au cinéma, avec ses scènes de danse romantico-torrides, Dirty Dancing est devenu une référence. Ce n’est plus un film, c’est une technique de drague, utilisée entre autres par Romain Duris dans L’Arnacœur ou par Ryan Gosling dans Crazy, Stupid, Love. C’est que, derrière la façade kitsch ou la nostalgie des années 80, se cache un universel récit d’initiation. Mais si : ­Dirty Dancing (ou, selon le titre québécois, Danse lascive) raconte l’éveil du corps à la sexualité, rien de moins.

DIRTY DANCING, Emile Ardolino 1987, Patrick Swayze, Jennifer Grey (sentimental)@@ (E)
Durant l'été 1963, le docteur Jack Houseman quitte New York pour passer trois semaines dans un club de vacances avec sa femme Marjorie et ses deux filles. La cadette, Frances, dite Baby, s'ennuie à mourir, jusqu'au soir ...

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DISCO BOY, Giacomo Abbruzzese 2023, Franz Rogowski, Morr N'Diaye, Laetitia Ky (drame)@@


Après avoir fui la Biélorussie, Aleksei parvient à rejoindre Paris et décide de s'engager dans la Légion étrangère. Ses camarades et lui sont envoyés au combat dans le delta du Niger. De son côté, Jomo, un jeune révolutionnaire, se bat avec ses compatriotes contre les compagnies pétrolières qui ont anéanti son village. Il rêve secrètement d'être danseur. Un jour, Jomo et ses camarades prennent en otages des ressortissants français, poussant l'Etat à engager un commando pour les libérer. Aleksei fait partie de l'unité envoyée dans la jungle. C'est ainsi que les deux hommes vont se croiser...

TELERAMA
Jeune Biélorusse exilé, Aleksei veut intégrer la Légion étrangère. Un film audacieux, entre guerre et transe.
Etes-vous prêt à prendre des risques ? », s’enquiert le recruteur de la Légion étrangère. « Qui a peur reste à la maison », lui rétorque Aleksei, accent français à couper au coutelas, forgé grâce aux « films ». Des risques, il en a déjà pris d’immenses pour traverser l’Europe depuis la Biélorussie, sa maison. On l’a vu franchir la frontière polonaise, infiltré dans un bus de supporteurs d’une équipe de football. La traversée nocturne d’une rivière, arrimé à un matelas pneumatique, aura été fatale à son camarade d’exil. Entrer dans la Légion, devenir un homme sans passé pour avoir un avenir, tel est le plan d’Aleksei, madone tatouée sur le torse et cicatrice sur la lèvre supérieure. Avec ses faux airs de Joaquin Phoenix juvénile, Franz Rogowski, acteur allemand intense, repéré chez Christian Petzold, porte ce film de guerre psychédélique sur ses épaules.

L’une des scènes les plus audacieuses se situe exactement à mi-parcours, au cœur des ténèbres. Envoyé dans le delta du Niger avec son escouade pour exfiltrer une huile d’un groupe pétrolier retenue en otage par des guérilleros écologistes, le héros affronte le chef des ravisseurs. Leur duel nocturne, dans la jungle, capté à la caméra infrarouge, tient de la danse macabre et préfigure les scènes de boîte de nuit vécues par les soldats en permission à Paris, ces sans-papiers à qui l’on promet la nationalité « non par le sang reçu mais par le sang versé », comme on peut lire sur les murs de la caserne…

Nimbé d’une techno âpre et planante signée Vitalic, Disco Boy est un film-trip. On s’y perd, on s’y brûle, on s’y oublie, comme les personnages. Sommes-nous, spectateurs, prêts à prendre des risques aussi ? À délaisser la narration pour les sensations ? Originaire des Pouilles mais diplômé de l’école d’arts contemporains du Fresnoy, Giacomo Abbruzzese, bientôt 40 ans, nous y invite. Entrons dans la transe !
DISCO BOY, Giacomo Abbruzzese 2023, Franz Rogowski, Morr N'Diaye, Laetitia Ky (drame)@@ (E)
Après avoir fui la Biélorussie, Aleksei parvient à rejoindre Paris et décide de s'engager dans la Légion étrangère. Ses camarades et lui sont envoyés au combat dans le delta du Niger. ...

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DIVERGENTE 2 l insurrection, Robert Schwentke 2015, Kate Winslet, Naomi Watts (science fiction)@


Dans un monde post-apocalyptique où la société a été réorganisée autour de cinq factions, Tris a mis au jour un complot mené par la faction dominante, les Érudits, dirigés par Jeanine. Abandonnant une ville à feu et à sang, à la recherche d'alliés, Tris et Quatre sont désormais traqués par les autorités. Jeanine décrète la loi martiale pour anéantir les Divergents, tandis que la guerre entre les factions prend de l'ampleur. Pourquoi les Divergents sont-ils une menace pour la société ?

TELERAMA
Le public de cet épisode, réalisé par Robert Schwentke, ressemblera peut-être à la ­société futuriste du film : divisé en ­factions. Les « audacieux » aimeront les effets spéciaux. Les « fraternels » s'émouvront des sacrifices de l'héroïne « divergente » (Shailene Wood­ley). Quant aux « érudits » (les méchants de l'histoire), ils bouderont ce blockbuster simplet. — C.M.
DIVERGENTE 2 l insurrection, Robert Schwentke 2015, Kate Winslet, Naomi Watts (science fiction)@ (E)
Dans un monde post-apocalyptique où la société a été réorganisée autour de cinq factions, Tris a mis au jour un complot mené par la faction dominante, les Érudits, dirigé ...

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DIVINES, Houda Benyamina 2016, Oulaya Amamra, Kevin Mischel (social)@@


Dans un ghetto où se côtoient trafics et religion, Dounia a soif de pouvoir et de réussite. Soutenue par Maimouna, sa meilleure amie, elle décide de suivre les traces de Rebecca, une dealeuse respectée. Sa rencontre avec Djigui, un jeune danseur troublant de sensualité, va bouleverser son quotidien.

TELERAMA
Deux gamines de banlieue inséparables, rêvent d’en sortir, quitte à se lancer dans le trafic de drogue… Dans un étourdissant mélange des genres, un film qui brasse intelligemment les clichés.

Des mouflettes de banlieue, on en a vu beaucoup. Mais les deux gamines de Divines ne ressemblent qu’à elles-mêmes. Elles forment ensemble un tourbillon, passant du comique au tragique et de la chronique sociale au polar haute tension. La réalisatrice recycle tous les clichés pour en faire du neuf. Les inséparables Dounia et Maimouna, perpétuellement en maraude dans leur quartier désolé, jouent les affranchies dans un milieu bien trop dur pour elles. Dounia, qui vit dans un bidonville, veut prendre le chemin le plus court pour sortir de la misère et se fait embaucher par le caïd du coin, Rebecca…

C’est l’autre force du film : aussi dangereuse et fêlée que le premier trafiquant mâle venu, Rebecca use agressivement de toutes les armes de la virilité, violence, postures et charisme inclus. Inversion des genres, ludique et gonflée. D’ailleurs, le rôle le plus « féminin », dans cette histoire en miroir, est tenu par un garçon, passionné de danse, dont Dounia vient contempler les répétitions en cachette. Cette histoire d’amour naissant suggère une autre issue à la tyrannie de l’argent, une sortie de secours par l’art. Ce pourrait être naïf, mais ces scènes-là expriment avec force le désir, le rêve et l’apprivoisement. Un contrepoint fragile à la noirceur.
DIVINES, Houda Benyamina 2016, Oulaya Amamra, Kevin Mischel (social)@@ (E)
Dans un ghetto où se côtoient trafics et religion, Dounia a soif de pouvoir et de réussite. Soutenue par Maimouna, sa meilleure amie, elle décide de suivre les traces de Rebecca, une dealeuse respectée. Sa ...

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DIX POUR CENT, Dominique Besnehard, Fanny Herrero, Cedric Klapisch 2015 (serie tv)@@


Chaque jour, Mathias, Gabriel, et Andréa, agents dans l'agence artistique A.S.K., jonglent d'une situation délicate à une autre en défendant leur vision du métier, où la vie privée et la vie professionnelle se mêlent souvent

TELERAMA
Une plongée dans l’univers effervescent des agents artistiques parisiens qui jonglent entre les exigences des stars et les défis de leur quotidien professionnel. Une série remarquablement écrite, aussi drôle que touchante.

Les acteurs Grégory Montel (Gabriel Sarda), Camille Cottin (Andréa Martel), Thibault de Montalembert (Mathias Barneville), Liliane Rovère (Arlette Azémar). Photo Emmanuelle Jacobson - FTV - Mon Voisin Productions - Mother Production - Ce Qui Me Meut

Andréa, Mathias, Gabriel et Arlette représentent de nombreuses vedettes du cinéma français (mais aussi quelques has been) au sein de l’une des plus prestigieuses agences artistiques de Paris. Leur boulot ? Décrocher les meilleurs rôles et les plus gros cachets possible pour leurs « talents », moyennant une commission de 10 % sur les contrats obtenus. Mais aussi servir de psy et, accessoirement, de punching-ball à ces êtres angoissés et capricieux que sont les acteurs et les actrices. Au point de mettre en péril leur propre vie privée – quand il y a en a une…

Les souvenirs de Dominique Besnehard, ex-agent devenu producteur, ont inspiré Dix pour cent, série élégante et très drôle, sur les coulisses du septième art. Avec des personnages d’une belle complexité, un soin inhabituel apporté à l’écriture des seconds rôles, et des dialogues souvent irrésistibles. Le charme de cette satire bienveillante doit aussi beaucoup à l’autodérision des guest stars, qui ont accepté de jouer leur propre rôle.

Dans le premier épisode, peut-être le plus réussi de cette première saison (trois autres ont suivi), Cécile de France est ainsi recalée du casting du prochain Tarantino à cause de son « grand âge ». Et, dans le deuxième, plus léger mais très plaisant, Line Renaud et Françoise Fabian composent deux vieilles ennemies à la langue bien pendue…
DIX POUR CENT, Dominique Besnehard, Fanny Herrero, Cedric Klapisch 2015 (serie tv)@@ (E)
Chaque jour, Mathias, Gabriel, et Andréa, agents dans l'agence artistique A.S.K., jonglent d'une situation délicate à une autre en défendant leur vision du métier, où la vie privée et la vie ...

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DJANGO, Sergio Corbucci 1966, Franco Nero, Oredana Nusciak (western)@@


Deux bandes rivales, celle du major confédéré Jackson, et celle du Général mexicain Rodriguez, terrorisent un village à la frontière mexicaine. Arrive Django, un vagabond solitaire qui décide de prendre part à cette guerre sans merci que se livre le général américain et l'aventurier mexicain.

TELERAMA
Un village à la frontière mexicaine. Les bandes rivales du major Jackson, un Américain raciste, et du général Rodriguez, un révolutionnaire mexicain, se livrent une bataille sans merci. Un étranger, Django, arrive avec un cercueil au contenu mystérieux et une jeune fille qu'il a sauvée des griffes de bandits brutaux. Il tue quatre hommes de Jackson qui attaquaient le propriétaire du saloon pour le rançonner. Le reste de la bande survient. Django sort alors une mitrailleuse du cercueil et c'est le carnage. Il s'allie ensuite à Rodriguez pour voler la réserve d'or des troupes gouvernementales. Mais, trompé par les Mexicains, il décide bientôt de s'enfuir avec le butin...
DJANGO, Sergio Corbucci 1966, Franco Nero, Oredana Nusciak (western)@@ (E)
Deux bandes rivales, celle du major confédéré Jackson, et celle du Général mexicain Rodriguez, terrorisent un village à la frontière mexicaine. Arrive Django, un vagabond solitaire qui d&eacu ...

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DOCTEUR JERRY ET MISTER LOVE, Jerry Lewis 1963, Jerry Lewis, Stella Stevens (comique)@


Professeur de chimie distrait et disgracieux, Julius Kelp souffre en silence de ne pas savoir capter le coeur des jeunes filles qui peuplent ses cours. Malgré tous ses efforts, son physique ingrat, ses maladresses, sa myopie et sa voix de fausset n'inspirent qu'une vague pitié à Stella, la jolie blonde qui trône au second rang. Pour séduire la belle, Julius met au point une potion miraculeuse qui le transforme aussitôt en un redoutable séducteur, Buddy Love.

TELERAMA
Avec Dean Martin, il a percé à la fin des années 40, dans un tandem complémentaire : au premier le charme et l'assurance, à lui la disgrâce et la maladresse. Deux thèmes que Jerry Lewis n'a cessé d'enrichir par la suite, en devenant un créateur à part entière. Mal aimé dans son pays, c'est surtout la critique française qui l'a encensé. Alors que TCM Cinéma lui consacre un cycle (1), voici trois bonnes raisons de l'apprécier à sa juste valeur.

Le roi de la pantomime
Fils de Russes juifs et enfant de la balle ayant grandi non loin de New York, Joseph Levitch a commencé dans le mime, le play-back parfait avec l'aide de chansons célèbres. Chef d'orchestre galvanisé, boss avec gros cigare présidant une réunion, dactylo tapant frénétiquement sur sa machine : le pitre pouvait tout imiter.

A des fins chorégraphiques autant qu'humoristiques : c'est tout son corps, désarticulé et caoutchouteux, qui s'exprime, s'étire, se contracte, créant une forme de danse, jusque dans ses bizarreries (voir ci-dessous la scène inoubliable de Docteur Jerry et Mister Love, où il est incapable de réprimer le groove puissant qui monte en lui).


Il s'inscrit dans la lignée du burlesque autant que du cartoon. Dans Le Dingue du palace (1960) et Le Zinzin de Hollywood (1961), ses meilleurs films, il déploie une véritable poétique de la grimace, du strabisme et de la contorsion.

Un humour frappadingue
« Le Rital est pas mal, mais qu'est-ce que je fais du singe ? » aurait un jour demandé Louis B. Mayer (le nabab de la MGM), au sujet du tandem Martin/Lewis. C'est dire si le burlesque du clown a pu déranger. Son humour délirant voisine avec l'animalité, la monstruosité, la schizophrénie.

On se pose toujours des questions sur le personnage qu'il incarne. Est-ce un enfant ? un adulte ? Est-il sexué ? Il invente des créatures, entre ado attardé, idiot fini et génie. Il aime confondre la pathologie et la normalité, cultive souvent le thème du double, questionne la poisse et l'inadaptation au monde.

Le sens de la mise en scène
C'est un grand acteur (formidable en star impavide dans La Valse des pantins, de Scorsese). Mais aussi, on l'oublie trop, un metteur en scène moderne, ­obnubilé par le cadre, le pouvoir du son, la construction formelle d'un gag. Il se sert souvent d'un décor unique pour le transformer en terrain de jeu, d'expérimentation, de destruction.

Dans la grande maison de poupées du Tombeur de ces dames (1961), il s'en donne à cœur joie dans l'hystérie, casse les jolis bibelots, invente la chambre en monochrome blanc, produit du napalm sonore (il hurle « Geronimo ! » dans le micro d'un ingénieur du son).


La plupart des réalisateurs comiques d'aujourd'hui (Judd Apatow, les frères Farrelly) lui doivent quelque chose. Même Woody Allen.

DOCTEUR JERRY ET MISTER LOVE, Jerry Lewis 1963, Jerry Lewis, Stella Stevens (comique)@ (E)
Professeur de chimie distrait et disgracieux, Julius Kelp souffre en silence de ne pas savoir capter le coeur des jeunes filles qui peuplent ses cours. Malgré tous ses efforts, son physique ingrat, ses maladresses, sa myopie et sa vo ...

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DOCTEUR THORNE (serie)


Mary grandit sous la garde de son oncle, le docteur Thorne, et passe ses années à s'occuper de la famille Gresham. Malheureusement, leurs problèmes financiers et son passé commencent à perturber sa vie paisible.
DOCTEUR THORNE (serie) (E)
Mary grandit sous la garde de son oncle, le docteur Thorne, et passe ses années à s'occuper de la famille Gresham. Malheureusement, leurs problèmes financiers et son passé commencent à perturber sa vie pai ...

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DOGVILLE, Lars Von Trier 2003, Nicole Kidman


Dans une bourgade américaine des Rocheuses, au bout d’une route qui ne mène nulle part, vit une poignée de petites gens. L’intellectuel de la communauté, Tom Edison, un jeune homme qui se rêve écrivain, convie les habitants à des conférences sur la morale. Une nuit, il entend des coups de feu dans la montagne, suivis par l’arrivée d’une belle jeune femme élégante, aux abois, poursuivie par des gangsters. Tom l’aide à se cacher dans la mine désaffectée. Le lendemain, il réunit les habitants de Dogville et leur demande de faire preuve d’humanité en protégeant la fugitive, Grace.
Pour mettre en scène cette fable mélodramatique, découpée en un prologue et neuf chapitres, il a choisi un dispositif relevant du théâtre. Dogville est entièrement filmé dans un espace restreint, éclairé comme une scène, où sont posés quelques éléments de décor

TELERAMA:
Dogville n'est pas un film sur le sacrifice, ni d'inspiration chrétienne. Plutôt une fable sur la noirceur des instincts et des appétits humains, source inépuisable d'aberrations et de catastrophes. Nicole Kidman, au sommet de son art, fait mieux que d'endurer trois heures de turpitudes stylisées : opposant sa discrète perversité à celle de Lars von Trier, elle crée un personnage indéchiffrable, qui domine de haut les simples mortels, autant par sa capacité à souffrir que par son aptitude à faire souffrir. — Louis Guichard
DOGVILLE, Lars Von Trier 2003, Nicole Kidman (E)
Dans une bourgade américaine des Rocheuses, au bout d’une route qui ne mène nulle part, vit une poignée de petites gens. L’intellectuel de la communauté, Tom Edison, un jeune homme qui se rêve & ...

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DONNIE BRASCO, Mike Newell 1997, Al Pacino, Johnny Depp thriller)@@


Joe Pistone, agent du FBI, a hérité d'une mission délicate. Il est chargé d'infiltrer l'une des plus puissantes familles de la mafia sévissant dans la cité new-yorkaise.

TELERAMA
Un agent du FBI infiltre la mafia. Pacino est très à l’aise dans sa dégaine seventies et Depp, plutôt sobre. Mike Newell est attentif au détail, à l’humain.

Lefty Ruggerio et Joe Pistone n’étaient pas faits pour se rencontrer ; ou pas comme ça, au comptoir d’un café de Brooklyn. Lefty est un mafieux plutôt miteux, le genre second couteau qui ne monte jamais en grade. Pistone, un jeune flic risque-tout qui se fait passer pour un apprenti mafieux rayon bijouterie, sous le nom de Donnie Brasco, afin d’infiltrer la bande. Or, Donnie et Lefty, ça colle tout de suite, le temps pour le flic de bluffer le truand en détectant le faux diam qu’on lui a refilé.

C’est une histoire de couple impossible. On sait que leur amitié va finir, fatalement. Donnie le sait aussi, ce qui le rend à la fois cruel et très touchant, car il se prend d’une réelle sympathie pour le mafieux loser. Lefty ne le sait pas, ce qui le rend lui aussi très touchant, et de plus en plus pathétique, à mesure que son soi-disant protégé se pique au jeu, et se met dans la poche les gros bonnets bluffés par sa froide efficacité. Mais Lefty est encore plus jaloux quand Donnie disparaît pour retrouver (incognito) femme et enfant, dans une ambiance de moins en moins familiale.

L’histoire est vraie. Pour la rendre crédible, l’Anglais Mike Newell (Quatre Mariages et un enterrement) a pu compter sur les talents conjugués d’Al Pacino, très à l’aise dans sa dégaine seventies, et de Johnny Depp, sobre et un peu plus expressif que d’habitude. On pouvait s’attendre à un numéro « choc des stars », dans un registre vieux truand-jeune flic assez proche de nos Gabin-Delon du dimanche soir, et on a tout le contraire : deux acteurs qui n’en rajoutent pas, sous la direction d’un réalisateur attentif au détail, à l’humain, au quotidien parfois dérisoire des petits gangsters new-yorkais.

Certes, le rythme faiblit après une (longue) excursion des mafieux à Miami, Newell tombe une fois ou deux dans le piège du sous-Scorsese, et les retours de Johnny Depp au foyer l’inspirent peu. On retiendra pourtant la bonne facture d’un film qui, à défaut d’affirmer la personnalité d’un auteur, prend le temps d’imposer la force tranquille de son sujet.
DONNIE BRASCO, Mike Newell 1997, Al Pacino, Johnny Depp thriller)@@ (E)
Joe Pistone, agent du FBI, a hérité d'une mission délicate. Il est chargé d'infiltrer l'une des plus puissantes familles de la mafia sévissant dans la cité new-yorkaise.

TELERAMA
Un age ...

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DONT COME KNOCKING, Wim Wenders 2005, Sam Shepard, Jessica Lange, Tim Roth (societe road movie)@@


Autrefois héros de nombreux westerns, Howard Spence, ex-gloire du septième art, ne décroche plus que des rôles secondaires. Il mène une existence solitaire et noie son dégoût de lui-même dans l'alcool, la drogue et les femmes. Un jour, il apprend par sa mère qu'il est probablement papa. Cette perspective allume une lueur d'espoir chez le séduisant sexagénaire : sa vie n'a peut-être pas été aussi vide qu'il le pensait.

TELERAMA
Vingt ans après “Paris, Texas”, Wim Wenders renouait avec Sam Shepard pour ce film boudé à sa sortie et pourtant traversé par des dialogues vibrants sur le temps qui passe et les regrets qui subsistent.

Vingt et un ans après Paris, Texas, Wim Wenders revenait sonder les désillusions du rêve américain avec ce beau road-movie aux accents crépusculaires, boudé par le public lors de sa sortie en salles. Howard Spence (Sam Shepard, également scénariste) est un acteur vieillissant, contraint de jouer dans des westerns désuets pour subvenir à ses besoins, et se convaincre qu’il n’est pas tout à fait démodé. Un beau jour, il déserte un plateau de tournage pour renouer avec son passé auprès de sa mère, d’une ex-compagne et d’un fils dont il vient d’apprendre l’existence.

Avec une ironie mordante, Wenders dessine une Amérique anachronique, où les cow-boys flirtent avec les jolies serveuses de diner, et où les musiciens de bar chantent (et imitent) encore Elvis Presley, pour un public de fans baignant dans la nostalgie des années 1960. Si le propos est alourdi par les bons sentiments, difficile de rester insensible face au jeu de Sam Shepard, dragueur invétéré, alcoolique notoire et père absent, mais aussi homme sensible et délicieusement romantique, surtout lorsqu’il s’agit de renouer avec Doreen (Jessica Lange, alors compagne de l’acteur), au gré de discussions magnifiques sur le temps qui passe et les regrets qui subsistent.
DONT COME KNOCKING, Wim Wenders 2005, Sam Shepard, Jessica Lange, Tim Roth (societe road movie)@@ (E)
Autrefois héros de nombreux westerns, Howard Spence, ex-gloire du septième art, ne décroche plus que des rôles secondaires. Il mène une existence solitaire et noie son dégoût de lui-même ...

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DOS AU MUR, Asger Leth 2012


Un ancien policier, qui est maintenant un fugitif recherché, se tient sur la corniche d'un immeuble de plusieurs étages et s'apprête à sauter dans le vide.

TELERAMA
Bloqué sur la corniche d’un gratte-ciel, le héros à l’honneur sali prouvera son innocence de façon spectaculaire. Thriller speedé, sans surprise, mais non sans un petit charme.
Un air de déjà vu plane sur ce film de casse hollywoodien : un ex-flic condamné à tort lave son honneur en confondant, de spectaculaire façon, les coupables. Tandis que ses complices tentent l'impossible pour prouver son innocence, le charmant Sam Worthington (Avatar) passe tout le film debout sur la corniche d'un gratte-ciel new-yorkais. Sautera, sautera pas ? La recette du thriller viril et speedé a beau rester invariable, elle est plutôt bien assaisonnée, avec Ed Harris et Jamie Bell en prime. A ranger au rayon « doudou visuel du dimanche soir » : sans surprise mais plaisant.

DOS AU MUR, Asger Leth 2012 (E)
Un ancien policier, qui est maintenant un fugitif recherché, se tient sur la corniche d'un immeuble de plusieurs étages et s'apprête à sauter dans le vide.

TELERAMA
Bloqué sur la corniche d&rsq ...

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DOUBLE JEU, Bruce Beresford 1999, Ashley Judd, Libby Parsons, Travis Lehman, Nick Parsons(film complet)



La vie idyllique de Libby Parsons se brise lorsque son mari, Nick, est assassiné en pleine mer sous ses yeux. Les circonstances accusent la jeune femme, qui est condamnée à la prison a perpétuité. De sa cellule, elle apprend que son fils a disparu et que Nick n'est pas mort. Six ans plus tard, elle obtient une libération conditionnelle. Malgré la surveillance ardue du contrôleur judiciaire Travis Lehman, elle parvient à disparaître dans la nature, bien decidée à retrouver son enfant.

TELERAMA
Libby Parsons et son richissime mari, Nick, ont décidé de larguer les amarres pour s'offrir une petite virée romantique sur leur beau voilier. Hélas, cette tendre escapade tourne au drame. Une nuit, Libby se réveille couverte de sang. Son mari a purement et simplement disparu. Revenue au port, elle est rapidement accusée du meurtre de son conjoint, dont le corps demeure introuvable. La voilà condamnée à une lourde peine d'emprisonnement. Libby confie la garde de son fils, Matty, à sa meilleure amie, Angie. Après quelques mois, celle-ci disparaît à son tour avec l'enfant, sans laisser d'adresse. Libérée pour bonne conduite six années plus tard, Libby retrouve Angie à l'autre bout du pays...
DOUBLE JEU, Bruce Beresford 1999, Ashley Judd, Libby Parsons, Travis Lehman, Nick Parsons(film complet) (E)

La vie idyllique de Libby Parsons se brise lorsque son mari, Nick, est assassiné en pleine mer sous ses yeux. Les circonstances accusent la jeune femme, qui est condamnée à la prison a perpétuité. De ...

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DOUTE, John Patrick Shanley 2008, Meryl Streep, Philip Seymour Hoffman (religion)@@@


En 1964, la directrice d'une école catholique du Bronx, une nonne aux méthodes de discipline sévères, accuse de pédophilie un prêtre populaire.

TELERAMA
Hollywood n’applique pas toujours les stratégies commerciales les plus ostentatoires : qui a envie de voir la mère supérieure d’un collège religieux enquêter sur un prêtre présumé pédophile au cœur du Brooklyn des années 1950 ? Tiré d’une pièce de théâtre écrite par le réalisateur, Doute s’appuie sur un duo d’acteurs à tempérament. Au sermon, Philip Seymour Hoffman, plus sobre qu’à l’ordinaire ; à l’instruction, Meryl Streep, dont on guette avec affection chaque mimique, chaque regard… Tant pis si, quoi qu’ils fassent, c’est un peu trop : lui dans l’innocence affichée ; elle, dans la sévérité, alors qu’elle cache un cœur d’or — et, qui sait, un lourd secret. La présence d’un troisième personnage pour compter les points (la jeune Amy Adams, naïve à souhait) est une astuce narrative relativement efficace. Mais il manque de la profondeur à l’écriture, voire une ou deux scènes plus costaudes opposant le méchant prêtre à la sainte femme — les affrontements sont à crucifix mouchetés. La chair est faible, le script aussi, hélas.

En 1964, soeur Aloysius assure avec exigeance et ambition la direction d'une honorable école catholique du Bronx. Mais depuis peu, elle se montre extrêmement préoccupée par le comportement du prêtre de la paroisse, le père Flynn. En effet, cet homme a priori sympathique se serait livré à des attouchements sur un garçon noir de 12 ans. Soeur Aloysius veut à tout prix éclaircir cette affaire. Mais elle peine à trouver des preuves qui infirmeraient ou confirmeraient la culpabilité de Flynn. Un jour, soeur James lui fait de bouleversantes révélations. Pour la directrice de l'établissement, c'est le début d'un combat acharné contre le présumé pédophile...
DOUTE, John Patrick Shanley 2008, Meryl Streep, Philip Seymour Hoffman (religion)@@@ (E)
En 1964, la directrice d'une école catholique du Bronx, une nonne aux méthodes de discipline sévères, accuse de pédophilie un prêtre populaire.

TELERAMA
Hollywood n’applique pas to ...

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DRACULA, Dario Argento 2012, Asia Argento, Rutger Hauer (horreur)@


Transylvanie, 1893. Lorsque le comte Dracula découvre une photo de Mina avec son époux Jonathan Harker, il voit en elle la réincarnation de l'amour de sa vie. En engageant Jonathan comme bibliothécaire, le comte parvient à faire venir le couple dans son château. Or, Jonathan découvre la véritable nature de Dracula et le danger qui pèse autour de son épouse. Après plusieurs morts violentes s'accumulant, l'espoir réside en la personne d'Abraham Van Helsing, qui a déjà eu affaire au comte.

TELERAMA
on Dracula est fidèle à celui de la version originale de Bram Stoker pour certains aspects. Pour d'autres, comme il est en 3D, il présente beaucoup d'innovations. Moi, j'ai imaginé un personnage de Dracula un peu différent, romantique bien sûr, mais aussi très féroce, violent. En un mot, je l'ai un peu adapté à mes propres références, ma façon à moi de faire des films », a expliqué le réalisateur à l'AFP.
DRACULA, Dario Argento 2012, Asia Argento, Rutger Hauer (horreur)@ (E)
Transylvanie, 1893. Lorsque le comte Dracula découvre une photo de Mina avec son époux Jonathan Harker, il voit en elle la réincarnation de l'amour de sa vie. En engageant Jonathan comme bibliothécaire, le comte ...

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DRAME EN HAUTE MER, Adeline Darraux 2021, Barbara Schulz, Arié Elmaleh (catastrophe maritime)@


En quelques secondes, le chalutier Marie-Morgane a sombré de manière inexplicable, avec tout son équipage, anéantissant la famille Lenormand. Dernière survivante avec sa fille, Nolwenn Lenormand est convaincue qu'un sous-marin en manoeuvres en est responsable.

TELERAMA
Comment le “Dolmen” a-t-il pu sombrer dans la Manche ? Adeline Darraux, Camille Autain et Jérémie Bonheure s’inspirent de l’affaire encore fraîche du Bugaled Breizh dans un polar marin lesté par de nombreuses pistes.

Le 5 novembre 2021, la justice britannique concluait à un « accident de pêche » dans l’affaire du Bugaled Breizh. Le 15 janvier 2004, ce chalutier breton faisait naufrage dans la Manche, emportant dans les profondeurs cinq pêcheurs et de nombreuses interrogations. Comment une équipe de marins expérimentés a-t-elle pu connaître un drame aussi soudain ? Est-il le fait d’une avarie accidentelle ou d’une collision avec un sous-marin ? Cette affaire, encore fraîche, semble en tout point similaire à celle du naufrage du Dolmen décrit dans Drame en haute mer. À la différence près qu’un sixième corps est retrouvé lors de l’exploration de ce chalutier fictif, alimentant un mystère déjà bien garni.

Adeline Darraux (Mauvaise Mère, Meurtres à Cognac) s’empare avec maladresse d’un sous-genre partiellement codifié mais particulièrement attrayant : le polar marin. Dans un décor lorientais brumeux, Nolwenn Lenormand, dont le mari et le fils ont péri dans la catastrophe, décide de mener sa propre enquête face aux timides avancées de celle diligentée par Gilles Pezenec, gendarme local. Si Barbara Schulz et Arié Elmaleh convainquent dans une première partie alléchante, sur fond de scandale international, le polar vire de bord dans des eaux bien moins ambitieuses et plus décevantes par la suite.

DRAME EN HAUTE MER, Adeline Darraux 2021, Barbara Schulz, Arié Elmaleh (catastrophe maritime)@ (E)
En quelques secondes, le chalutier Marie-Morgane a sombré de manière inexplicable, avec tout son équipage, anéantissant la famille Lenormand. Dernière survivante avec sa fille, Nolwenn Lenormand est convai ...

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DROLE DE DRAME, Marcel Carne 1937, Louis Jouvet, Francois Rosay, Michel Simon, Jean-Louis Barrault (comique policier)@@@@


A Londres, en 1900, Archibald Soper, rigide évêque de Bedford, tonne en chaire contre les romans policiers pernicieux de Félix Chapel, qu'il poursuit de sa vindicte sans savoir que sous ce pseudonyme se cache son cousin, Irwin Molyneux, un vieux botaniste maladif. L'avare évêque s'invite chez les Molyneux un soir que les domestiques viennent de rendre leur tablier. Pour éviter le déshonneur, Margaret Molyneux feint d'être en voyage et s'enferme dans la cuisine, s'affairant derrière les fourneaux. L'évêque interprète mal le malaise d'Irwin et l'absence de Margaret. Persuadé que son cousin a assassiné son épouse, il alerte Scotland Yard...

TELERAMA
On pourrait presque en faire un inventaire à la Prévert. Londres, 1900 : un amateur de mimosas qui écrit en secret des romans ­policiers ; un tueur qui aime les moutons et tue les bouchers ; un livreur de lait qui invente des histoires horribles qui servent, sans qu’il le sache, à l’amateur de mimosas pour ses écrits ; un évêque libidineux qui perd une photo érotique dédicacée à ­ « bébé Bedford » ; une grande bourgeoise qui préférerait mourir plutôt que d’avouer le départ précipité de sa cuisinière…

Échec à la sortie : de rage, les rares spectateurs cassent les fauteuils. Aujourd’hui, on ne cesse de rire à ce chef-d’œuvre. On ne cesse de répéter : « Je vous assure, cher cousin, que vous avez dit ­ “bizarre, bizarre” — Moi, j’ai dit “bizarre” ? Comme c’est bizarre. » Duo brillant opposant Michel Simon à Louis Jouvet, qui, semble-t-il, ne s’entendirent guère. Nous, on jubile…
DROLE DE DRAME, Marcel Carne 1937, Louis Jouvet, Francois Rosay, Michel Simon, Jean-Louis Barrault (comique policier)@@@@ (E)
A Londres, en 1900, Archibald Soper, rigide évêque de Bedford, tonne en chaire contre les romans policiers pernicieux de Félix Chapel, qu'il poursuit de sa vindicte sans savoir que sous ce pseudonyme se cache son cousin, ...

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DROLE DE FRIMOUSSE (funny face), Staley Donnen 1957, Audrey Hepburn, Fred Astaire (musicla)@@


Maggie Prescott, rédactrice en chef d'un magazine de mode newyorkais, cherche un nouveau mannequin pour présenter, à Paris, le défilé d'un grand couturier. Dick Avery, photographe attitré de la revue, a déniché l'oiseau rare : Jo, une ingénue à la grâce singulière, employée dans une librairie.

TELERAMA
Attention, explosion de couleurs ! Avant tout, Drôle de frimousse est la rencontre, orchestrée par Stanley Donen, des teintes les plus pimpantes — le rose en majesté pop — et des noirs et bruns les plus profonds. C’est d’ailleurs dans la pénombre d’une librairie que Fred Astaire, photographe à la mode (inspiré de Richard Avedon) vient convaincre Audrey Hepburn, petit machin maigre et intello qui réinvente les canons de la beauté, de devenir modèle pour le magazine Quality (traduisez Vogue). S’ensuit un mariage parfait entre marivaudage et numéros chantés et dansés, et l’histoire d’une libraire mal fagotée, allergique au chic et au superflu, qui découvrira, grâce à un pygmalion de deux fois son âge, qu’une déesse de beauté sommeille en elle.

Drôle de frimousse est aussi l’un des temps forts de l’histoire d’amour de Stanley Donen avec Paris : il en exalte la beauté de carte postale, y situe des promenades romantiques que lui seul et Vincente Minnelli peuvent sauver du gnangnan. Mais cette fois, il s’en moque, aussi : sa vision de l’existentialisme (qui fascine la jeune libraire intello) est aussi mordante que son regard sur le monde de la mode. Face à l’étoile Astaire, 58 ans mais toujours en apesanteur, Audrey Hepburn rayonne, en robe de bure marron ou en soie cyclamen, éternellement en vogue.
DROLE DE FRIMOUSSE (funny face), Staley Donnen 1957, Audrey Hepburn, Fred Astaire (musicla)@@ (E)
Maggie Prescott, rédactrice en chef d'un magazine de mode newyorkais, cherche un nouveau mannequin pour présenter, à Paris, le défilé d'un grand couturier. Dick Avery, photographe attitré de la revu ...

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DRY MARTINA, Che Sandoval, Antonella Costa, Patricio Contreras (erotique)


Présenté dans les compétitions de festivals comme Tribeca, BAFICI et SANFIC, et nominé aux Fénix Awards, le troisième film de Che Sandoval est une comédie centrée sur Martina, une chanteuse argentine célèbre à la fin des années 90 et dont personne ne se souvient aujourd'hui, alors qu'elle approche de la quarantaine avec un désenchantement croissant à l'égard de l'amour. Cependant, l'arrivée d'un jeune couple chilien va tout changer : Francisca, une de ses fans convaincue qu'elles sont sœurs ; et César, qui d'un regard lui rend son désir sexuel. Martina partira au Chili avec l'idée fixe que César pourra lui rendre sa libido, mais elle finira par trouver l'affection d'une éventuelle famille.

TELERAMA
DRY MARTINA, Che Sandoval, Antonella Costa, Patricio Contreras (erotique) (E)
Présenté dans les compétitions de festivals comme Tribeca, BAFICI et SANFIC, et nominé aux Fénix Awards, le troisième film de Che Sandoval est une comédie centrée sur Martina, une chan ...

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DUEL AU SOLEIL, King Vidor et Otto Brower 1946, Jennifer Jones, Gregory Peck (western)@@


Scott Chavez est exécuté pour les meurtres de son épouse et de l'amant de celle-ci. Avant de se livrer à la police, il a envoyé Pearl, sa fille, une belle et impétueuse métisse, chez des cousins éloignés, les McCanles. Lewton et Jesse McCanles s'éprennent de la jeune femme. Le premier, un vrai voyou, est impulsif et passionné tandis que le second, brillant étudiant, est la douceur incarnée. Attirée par les deux garçons à la fois, Pearl ne sait que faire. Pour résoudre le problème, la jeune femme choisit d'épouser un autre homme. Mais fou de rage, Lewton l'assassine, blesse Pearl qui parvient à riposter et se réfugie, blessée, dans la montagne...

TELERAMA
Western démesuré, exagéré, où les cieux sont toujours immenses, où les garçons vachers, fusil à la main, empêchent le chemin de fer de passer, et où les amants se déchirent et meurent à l’aube. En Technicolor saturé de rouge flamboyant, évidemment.

Le sénateur McCanles a deux fils, Jesse, brillant sujet, et Lewt, un voyou. Il a recueilli la jeune Pearl, dont le père a été pendu. Alors que Jesse quitte la famille, Pearl se donne à Lewt, mais épouse un autre homme. Lewt tue alors celui-ci et devient un hors-la-loi. Il affronte son frère, puis Pearl, en un face-à-face tragique.

À l’origine produit par la RKO, le film atterrit chez Selznick dès qu’il fut question de confier le rôle de Pearl à Jennifer Jones. Selznick était décidé à en faire un événement aussi retentissant qu’Autant en emporte le vent. King Vidor quitta le plateau, fut remplacé par William Dieterle, et Josef von Sternberg participa également à l’aventure. Ce qui aurait pu n’être qu’un western romantique devint, grâce à son producteur, une œuvre fulgurante, au Technicolor enflammé, où les passions sont exacerbées, prenant le pas sur une approche psychologique traditionnelle.

Cette histoire d’amour fou et de femme fatale pourrait paraître exagérée, mais la beauté du film, la mise en scène et le talent des interprètes en font un magistral poème de désir et de mort, très audacieux pour le prude cinéma hollywoodien de l’époque. Un chef-d’œuvre.
DUEL AU SOLEIL, King Vidor et Otto Brower 1946, Jennifer Jones, Gregory Peck (western)@@ (E)
Scott Chavez est exécuté pour les meurtres de son épouse et de l'amant de celle-ci. Avant de se livrer à la police, il a envoyé Pearl, sa fille, une belle et impétueuse métisse, chez des cous ...

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DUNE, Denis Villeneuve 2021, Timothée Chalamet, Rebecca Ferguson (science fiction)@


Paul Atreides, un jeune homme brillant et doué au destin plus grand que lui-même, doit se rendre sur la planète la plus dangereuse de l'univers afin d'assurer l'avenir de sa famille et de son peuple.

TELERAMA
Le cinéaste québécois signe une adaptation personnelle et convaincante du roman-monde de Frank Herbert. Mêlant science-fiction à grand spectacle et conte philosophique.
DUNE, Denis Villeneuve 2021, Timothée Chalamet, Rebecca Ferguson (science fiction)@ (E)
Paul Atreides, un jeune homme brillant et doué au destin plus grand que lui-même, doit se rendre sur la planète la plus dangereuse de l'univers afin d'assurer l'avenir de sa famille et de son peuple.

TELERAMA

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DUNKERQUE, Christopher Nolan 2017(histoire guerre)@@


Au début de la Seconde Guerre mondiale, en mai 1940, des troupes alliées se retrouvent encerclées par les troupes allemandes à Dunkerque, en France. L'Opération Dynamo est mise en place pour évacuer le Corps expéditionnaire britannique (CEB) vers l'Angleterre.

TELERAMA
Immersion totale au cœur de l’action de l’opération Dynamo, portée par un lyrisme efficace. Mais rien de bien nouveau, et une surdose de patriotisme.

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Mai 1940. Sur la plage de Dunkerque, près de deux cent mille soldats anglais se retrouvent encerclés par les Allemands. Refusant la reddition, les Britanniques décident d’organiser une rocambolesque opération de repli.

Pour résumer cet événement, le réalisateur a choisi trois terrains de bataille et trois unités de temps. Une semaine sur la plage, où l’on suit le jeune soldat Tommy (Fionn Whitehead), qui échoue à partir. Un jour sur la mer, dans un petit voilier qui s’en va sauver des combattants. Enfin, une heure dans un Spitfire, fleuron de la Royal Air Force, avec un Tom Hardy glorieux aux commandes de l’appareil…

Totale immersion au cœur de l’action : c’est le leitmotiv de ce film de guerre. On ressent de plein fouet le sifflement des balles, le souffle des bombes, la poussée des vagues. Pas de répit, le danger est permanent, sans cesse relancé. L’équipage d’un destroyer qui se retrouve soudain noyé sous le coup d’une torpille. Un aviateur qui a réussi son amerrissage mais reste coincé dans son cockpit. Des hommes dans l’eau, brûlés vifs par une nappe de mazout en feu… Ce sont là les séquences marquantes d’un film qui n’apporte, malgré tout, rien de vraiment nouveau, à la différence d’Il faut sauver le soldat Ryan, de Steven Spielberg, ou de La Ligne rouge, de Terrence Malick, auquel on pense parfois, dans sa manière de flotter entre la vie et la mort. Plus gênant : l’emballement patriotique très appuyé lorsque surgit la flottille civile, valeureuse. Tout juste si, à la fin, l’hymne britannique ne se met pas à résonner…
DUNKERQUE, Christopher Nolan 2017(histoire guerre)@@ (E)
Au début de la Seconde Guerre mondiale, en mai 1940, des troupes alliées se retrouvent encerclées par les troupes allemandes à Dunkerque, en France. L'Opération Dynamo est mise en place pour évacuer ...

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EASY VIRTUE, Stephan Elliott 2008, Colin Firth, Jessica Biel, Kristin Scott Thomas (sentimental)@@


John Whittaker, jeune Anglais de bonne famille, tombe fou amoureux de Larita, superbe aventurière américaine. Il l'épouse sur-le-champ et la ramène dans le manoir de ses parents. Si M. Whittaker n'est pas insensible au charme de sa belle-fille, l'allergie est instantanée du côté de Mme Whittaker. La guerre des piques commence. Larita comprend vite qu'elle doit riposter si elle ne veut pas perdre John. Les étincelles fusent.

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Elle est ardente, extravagante, moderne. Jessica Biel l'interprète comme la ­Katharine Hepburn des comédies de jadis... Si l'on excepte Colin Firth, le père de famille, silhouette presque tchekhovienne dans son insatisfaction navrée, les autres membres du clan brillent par leur cruauté. Kristin Scott Thomas est, une fois de plus, superbe en belle-mère abusive : une sorcière à la Disney. Notamment lorsqu'elle explique à ses domestiques, médusés, qu'une sonnette, c'est fait pour qu'ils viennent à elle et non pas l'inverse...
Joliment mis en valeur par Stephan Elliott (Priscilla, folle du désert), les dialogues crépitent : « Souris ! — Pas envie... — Tu es anglaise, fais semblant ! » Ou encore : « Ah, je pourrais te dévorer ! — Après le repas qu'on a fait ce soir, ça me paraît normal ! » Petites perles signées Noel Coward, dont la chanson Mad about the boy rythme tout le film. A l'époque, pour lui, c'était une sorte de coming out... — Pierre Murat
EASY VIRTUE, Stephan Elliott 2008, Colin Firth, Jessica Biel, Kristin Scott Thomas (sentimental)@@ (E)
John Whittaker, jeune Anglais de bonne famille, tombe fou amoureux de Larita, superbe aventurière américaine. Il l'épouse sur-le-champ et la ramène dans le manoir de ses parents. Si M. Whittaker n'est pas insensi ...

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EAUX PROFONDES, Adrian Lyne 2022, Ben Affleck, Ana de Armas (thriller sentimental film e)@


Victor et Melinda Van Allen vivent dans une petite ville, mais leur mariage n'est pas heureux. D'un commun accord, elle s'autorise alors à prendre des amants, tant qu'elle reste auprès de sa famille. Tout se complique dès lors que son mari se vante d'avoir tué l'un de ses anciens amants...

Ce qui est reproché au film (Avis négatifs)
Un rythme trop lent : De nombreux spectateurs et critiques ont trouvé le film ennuyeux, estimant qu'il s'étire en longueur sans réelle intensité.

AlloCiné
+1
Un érotisme décevant : Présenté comme un thriller érotique sulfureux dans la lignée de Basic Instinct ou des œuvres passées du réalisateur (9 semaines et demi), le long-métrage est jugé sage, obsolète ou totalement dépourvu de sensualité.

AlloCiné
+2
Une direction d'acteurs critiquée : Le jeu de Ben Affleck est souvent décrit comme trop froid ou « éteint », peinant à faire ressentir la rage ou la folie de son personnage. L'écriture globale du scénario est qualifiée de pauvre et parfois invraisemblable.

AlloCiné
+2
Ce qui est apprécié (Avis positifs)
La performance d'Ana de Armas : L'actrice est presque unanimement saluée comme l'atout principal du film. Son interprétation magnétique et ambiguë illumine l'écran et insuffle le peu de tension sulfureuse qu'il y a.

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·Le Cinéma De Papa
+1
Un petit plaisir coupable : Une partie du public apprécie l'ambiance de polar vénéneux rappelant les thrillers érotiques des années 1990. Pour ces spectateurs, la dynamique malsaine de ce couple qui se manipule et se détruit reste divertissante et intrigante jusqu'au dénouement.

AlloCiné
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EAUX PROFONDES, Adrian Lyne 2022, Ben Affleck, Ana de Armas (thriller sentimental film e)@ (E)
Victor et Melinda Van Allen vivent dans une petite ville, mais leur mariage n'est pas heureux. D'un commun accord, elle s'autorise alors à prendre des amants, tant qu'elle reste auprès de sa famille. Tout se complique dè ...

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ECHAPPEMENT LIBRE, Jean Becker 1964, Jean-Paul Belmondo, Jean Seberg (thriller)@@


Un journaliste et sa nouvelle complice détournent la cargaison d'or qu'ils convoyaient pour le compte de trafiquants.

TELERAMA
Belmondo poursuivi, Seberg qui le balance, une virée en bagnole : Jean Becker essaierait-il de nous refaire le coup d’À bout de souffle ? Une voiture en or camouflée, une traversée d’Italie avec un « cave » inconscient du danger : il n’y aurait pas comme un petit goût du Corniaud (sorti la même année) ? Jean Becker n’a hélas ni le talent de Godard ni l’humour d’Oury… Son adaptation d’un polar américain manque de souffle et Jean Seberg semble s’ennuyer. Pourtant, un petit charme apparaît quand, dans un bar, elle drague enfin Belmondo avec qui elle doit convoyer la voiture jusqu’au Liban. C’était avant le conflit de 1975 et le film nous donne une vision paisible du pays, où les sites archéologiques attiraient les touristes. On visite également Athènes, Rome, Milan et, en passant, on rencontre un tout jeune Jean-Pierre Marielle, à qui le costume de grand bourgeois italien sied comme un gant.

Belmondo commence à faire du Bébel quand le réalisateur oublie de le diriger, mais il est inénarrable dans son imitation fugace de Michel Simon. Enfin, on peut aussi s’amuser à penser que Jean Becker offre à Jean Seberg une revanche : ici elle sauvera in extremis son amant et sa réplique finale, « Ça me plaît ! », prononcée avec un petit sourire narquois, sonne comme un écho positif au tragique « C’est quoi dégueulasse ? » d’À bout de souffle.
ECHAPPEMENT LIBRE, Jean Becker 1964, Jean-Paul Belmondo, Jean Seberg (thriller)@@ (E)
Un journaliste et sa nouvelle complice détournent la cargaison d'or qu'ils convoyaient pour le compte de trafiquants.

TELERAMA
Belmondo poursuivi, Seberg qui le balance, une virée en bagnole : Jean Becker ess ...

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ECLAIR DE LUNE, Norman Jewison 1987, Cher, Nicolas Cage (drame sentimental)@@


Loretta, jolie veuve d'origine italienne, vit comme il se doit auprès des siens et s'apprête à un remariage de raison avec le respectable et terne Johnny. Avant la noce, le fiancé, qui part en Sicile solliciter la bénédiction de sa mère malade, lui demande de rencontrer Ronny, son frère cadet, avec lequel il s'est brouillé, pour amorcer une réconciliation. Celui-ci, un boulanger au caractère aussi sombre qu'ardent, tombe d'emblée amoureux de Loretta. Inévitablement, les familles s'en mêlent.
ECLAIR DE LUNE, Norman Jewison 1987, Cher, Nicolas Cage (drame sentimental)@@ (E)
Loretta, jolie veuve d'origine italienne, vit comme il se doit auprès des siens et s'apprête à un remariage de raison avec le respectable et terne Johnny. Avant la noce, le fiancé, qui part en Sicile solliciter la ...

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EIFFEL, Martin Bourboulon 2020, Romain Duris, Emma Mackey (histoire bio)@@


Venant tout juste de terminer sa collaboration sur la Statue de la Liberté, Gustave Eiffel est au sommet de sa carrière. Le gouvernement français veut qu'il crée quelque chose de spectaculaire pour l'Exposition Universelle de 1889 à Paris, mais Eiffel ne s'intéresse qu'au projet de métropolitain. Tout bascule le jour où il recroise son amour de jeunesse. Leur relation interdite l'inspire à changer l'horizon de Paris pour toujours.

TELERAMA
Eiffel s’est érigé sur une ambition XXL : créer un film romanesque et populaire autour de la construction de la tour parisienne qui symbolise la France aux yeux du monde. Le projet a mis plus de vingt ans à se monter, passant entre mille mains ici et aux États-Unis, subissant mille rafistolages, au point qu’on aurait pu le croire maudit. Fallait-il s’obstiner ? Il est permis d’en douter à la vue de ce roman-photo calibré pour l’export.

« Inspiré de faits réels », comme le précise un carton, le long métrage finalement réalisé par Martin Bourboulon ( Papa ou maman 1 et 2) brode sa trame au fil d’une hypothèse romantique : Gustave Eiffel (Romain Duris), au faîte de sa gloire, concourt à l’Exposition universelle de 1889 pour les beaux yeux d’un amour de jeunesse, perdu puis retrouvé mais toujours impossible. La belle s’appelant Adrienne, le constructeur lui dédie secrètement son monument en forme de A — et pourquoi pas ?

Les histoires de cœurs en fusion, sur le papier, on est pour. Hélas, malgré la présence d’Emma Mackey, transfuge inattendue de la série Sex Education, la passion fait long feu dans cette histoire rebattue et bourrée de clichés malgré un vague ripolinage féministe — derrière la volonté de faire « moderne », les vieilles habitudes perdurent : Duris, 47 ans, joue Eiffel sur plusieurs décennies face à une partenaire de 25 ans, quand Gustave et Adrienne n’avaient en réalité que dix ans d’écart.

Pis, ce film patapouf et soporifique néglige son héroïne, la vraie, la Dame de fer conçue par un génie de l’ingénierie. Filmer le travail, forcément, c’est plus ingrat, et à quelques exceptions près — l’inondation des fondations de la tour, la pose du premier rivet… — Eiffel passe à côté de l’essentiel, focalisé sur les plans iconiques et plombé par des effets spéciaux au rendu archi factice.
EIFFEL, Martin Bourboulon 2020, Romain Duris, Emma Mackey (histoire bio)@@ (E)
Venant tout juste de terminer sa collaboration sur la Statue de la Liberté, Gustave Eiffel est au sommet de sa carrière. Le gouvernement français veut qu'il crée quelque chose de spectaculaire pour l'Exposition U ...

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EL BUEN PATRON, Fernando León de Aranoa 2021, Javier Bardem, Manolo Solo (comique)@@


Julio Blanco est le propriétaire charismatique d'une entreprise qui fabrique des balances industrielles dans une ville de province en Espagne. Ses employés et lui attendent la visite imminente d'un comité qui décidera de l'obtention d'un prix local d'excellence. Tout se doit d'être parfait mais le sort semble s'acharner sur Blanco.

TELERAMA
Un patron d’usine qui se voudrait exemplaire enchaîne les compromissions. Un personnage d’une vérité impressionnante, pour une satire troublante.

Le cinéma espagnol a élevé au rang de trésor national cette comédie couverte de récompenses. Javier Bardem y poursuit sa collaboration avec le réalisateur des Lundis au soleil (2002) et d’Escobar (2017), qui lui offre une partition idéale au fil d’un scénario mené à la baguette. Grimé et plaisamment banalisé, l’acteur joue le patron paternaliste d’une petite entreprise tellement bien gérée sur tous les plans qu’elle concourt pour un énième prix d’excellence. Il ne reste plus à Juan Blanco qu’à exercer son pouvoir pour resserrer quelques boulons et virer un employé, sans cesser de louer la bonne entente familiale. Tout s’équilibre forcément, car, dans son usine, on fabrique des balances.

El buen patrón retrouve une tradition qu’a pu illustrer, chez nous, Louis de Funès : les grands personnages confiés à de grands comiques. Mais ce qui fait la réussite du film est justement que Javier Bardem n’est pas seulement un amuseur. Le gentil et méchant roublard qu’il campe y gagne une vérité indécidable. Ses petits arrangements avec la paix sociale virent au grand dérapage à cause de l’ouvrier qu’il met au chômage, un homme aussi bruyant que discret, aussi maladroit que rusé. Juan Blanco ne pourra éviter de se salir les mains, littéralement et copieusement, mais à force de les laver au savon, il retrouvera sa prestance — le jeu avec les symboles, comme ces balances qui représentent la justice, est savoureux.
EL BUEN PATRON, Fernando León de Aranoa 2021, Javier Bardem, Manolo Solo (comique)@@ (E)
Julio Blanco est le propriétaire charismatique d'une entreprise qui fabrique des balances industrielles dans une ville de province en Espagne. Ses employés et lui attendent la visite imminente d'un comité qui déc ...

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ELEPHANT MAN, David Lynch 1980, Anthony Hopkins, John Hurt (science fiction)@@@


Londres, 1884. Un homme-éléphant est exhibé dans une baraque de fête foraine. Intrigué par ses effrayantes difformités, Frederick Treves, un jeune chirurgien, parvient, moyennant finances, à l'arracher à son manager Bytes et le conduit au London Hospital pour l'examiner en détail. Découvrant peu à peu qu'il s'agit d'un être sensible et intelligent, le jeune médecin décide de l'emmener chez lui et de le présenter à sa femme.

TELERAMA
La bouleversante histoire de l’homme-éléphant, exhibé comme un monstre, maltraité, qui croise la route d’un homme enfin humain. La composition de John Hurt tient du prodige, celle d’Anthony Hopkins est exceptionnelle. Peut-on dire chef-d’œuvre ? Oui.

C'est un chef-d'oeuvre d'une noirceur, d'une violence (suggérée) et d'un humanisme qui n'ont qu'un égal dans l'histoire du cinéma, Freaks, de Tod Browning. Car les monstres, nous dit Lynch, ne sont pas toujours ceux qui en ont l'air. Elephant Man est bien une apologie inspirée de la tolérance et du respect de la dignité humaine, sans que ce regard moral soit didactique ou pontifiant.

Servi par une superbe photo de Freddie Francis, qui restitue les ombres de la société victorienne, par l'interprétation exceptionnelle d'Anthony Hopkins, d'Anne Bancroft et de John Hurt (sous un maquillage ahurissant), Lynch signe un film poignant : ce n'est pas l'aspect physique de l'homme-éléphant qui est insoutenable, mais ce que les autres lui font endurer. A ce titre, les scènes où Merrick répète : « Je ne suis pas un animal, je suis un être humain... », la sarabande des curieux qui abusent de lui ou les sévices perpétrés par Bytes sont autant de moments violemment bouleversants. Produit par Mel Brooks, qui avait apprécié Eraserhead, Elephant Man dévoile quelques-unes des obsessions de Lynch, qui signe ici l'un de ses meilleurs films.
ELEPHANT MAN, David Lynch 1980, Anthony Hopkins, John Hurt (science fiction)@@@ (E)
Londres, 1884. Un homme-éléphant est exhibé dans une baraque de fête foraine. Intrigué par ses effrayantes difformités, Frederick Treves, un jeune chirurgien, parvient, moyennant finances, à l ...

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ELEVEN DAYS ELEVEN NIGHTS, Joe D'Amato 1987, and starring Jessica Moore, Joshua MacDonald (film e)


Lors d'une promenade en bateau à la Nouvelle-Orléans, Michael, un yuppie travaillant dans le bâtiment, rencontre l'écrivaine et libertine Sarah Asproon. Pour son éditeur, Sarah doit terminer un livre autobiographique sur ses 100 conquêtes érotiques et choisit sa connaissance fortuite Michael comme sa dernière et suprême conquête. Cependant, il est sur le point d'épouser Helen.
Michael et Sarah concluent un pacte érotique pendant 11 jours et 11 nuits et vivent ensemble de nombreuses aventures sexuelles. Au bout d'un moment, Helen devient méfiante et commence à les suivre.
À la fin des temps, Sarah est tombée amoureuse de Michael. Lorsqu'elle révèle à Michael son projet initial de l'utiliser pour son livre, il la prend avec force par derrière et la laisse pour sa future épouse.
ELEVEN DAYS ELEVEN NIGHTS, Joe D'Amato 1987, and starring Jessica Moore, Joshua MacDonald (film e) (E)
Lors d'une promenade en bateau à la Nouvelle-Orléans, Michael, un yuppie travaillant dans le bâtiment, rencontre l'écrivaine et libertine Sarah Asproon. Pour son éditeur, Sarah doit terminer un livre autobi ...

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ELISABETH, Shekhar Kapur 1998, Kate Blanchett, Richard Attenborough, Fanny Ardant, Vincent Cassel, Éric Cantona, Daniel Craig@@


En 1558, à la mort de Marie Tudor dont le règne fut marqué par la répression des protestants, Elisabeth, fille d'Henri VIII, devient reine d'Angleterre. La jeune souveraine est heureuse de voir revenir d'exil le compagnon de coeur de sa jeunesse, Robert Dudley. Pourtant, les problèmes que rencontre le royaume sont graves : la banqueroute menace et l'hostilité étrangère se fait chaque jour plus grande.

TELERAMA:
Soigneusement académique, envahi de choeurs en latin hors de propos, le film ressemble à un ennuyeux colloque international. Le metteur en scène (auteur de La Reine des bandits) est un Indien sagement probritannique, et l'actrice principale, une Australienne joliment shakespearienne, entourée de trois Français égarés, plus ou moins volontairement comiques. Fanny Ardant et Vincent Cassel en rajoutent un peu trop dans l'arrogance libertine typiquement de chez nous. Et si Eric Cantona a indéniablement perfectionné son anglais sur les pelouses de Manchester, il n'a pas trouvé le masseur adéquat pour soigner le torticolis que semblent lui causer ses costumes empesés.
ELISABETH, Shekhar Kapur 1998, Kate Blanchett, Richard Attenborough, Fanny Ardant, Vincent Cassel, Éric Cantona, Daniel Craig@@ (E)
En 1558, à la mort de Marie Tudor dont le règne fut marqué par la répression des protestants, Elisabeth, fille d'Henri VIII, devient reine d'Angleterre. La jeune souveraine est heureuse de voir revenir d'exil le ...

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ELLE BOIT PAS ELLE FUME PAS MAIS ELLE CAUSE, Michel Audiard 1970, Annie Girardot, Bernard Blier, Mireille Darc, Sim (comique)@@


Germaine, dite Mémène, femme de ménage au-dessus de tout soupçon, n'a qu'un défaut, dont elle use avec naïveté ou machiavélisme : elle parle trop. Elle a trois employeurs : Francine Marquette, conseillère psychologique à la télévision, Lhiétard, caissier de banque libidineux, et Phalempin, tout dévoué à un patronage de quarante enfants. Tout en époussetant, Mémène surprend des secrets. Francine, qui est sur le point d'épouser un ministre, a participé dans sa jeunesse à des ballets roses. Lhiétard a puisé dans la caisse, et Phalempin chante tous les soirs, travesti en femme, dans un cabaret borgne. Les bavardages de Mémène informent chacun de ses employeurs des secrets mal gardés des autres...
ELLE BOIT PAS ELLE FUME PAS MAIS ELLE CAUSE, Michel Audiard 1970, Annie Girardot, Bernard Blier, Mireille Darc, Sim (comique)@@ (E)
Germaine, dite Mémène, femme de ménage au-dessus de tout soupçon, n'a qu'un défaut, dont elle use avec naïveté ou machiavélisme : elle parle trop. Elle a trois employeurs : Francine Marq ...

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ELLE S APPELAIT SARAH, Gilles Paquet-Brenner 2010, Kristin Scott Thomas, Mélusine Mayance (guerre shoah)@@@


Julia Jarmond, journaliste américaine installée en France depuis 20 ans, enquête sur l'épisode douloureux du Vel d'Hiv. En remontant les faits, son chemin croise celui de Sarah, une petite fille qui avait 10 ans en juillet 1942. Ce qui n'était que le sujet d'un article devient alors, pour Julia, un enjeu personnel, dévoilant un mystère familial.

TELERAMA
Elle enquête sur une jeune fille qui, jadis, a survécu à la rafle du Vél d’Hiv… Un film d’une pudeur extrême, à l’exacte frontière entre bons et beaux sentiments.

Le jour où la police française parquait les Juifs au Vél’ d’Hiv, la petite Sarah a fait le mauvais choix, et ne s’en est pas remise. Des années plus tard, en voulant la tirer de l’oubli, une journaliste américaine fait le bon, au risque de tout détruire autour d’elle…

C’est donc, inspiré par le roman de Tatiana de Rosnay, un film sur la culpabilité. Et le pardon qu’on se refuse à soi-même, mais qu’on espère toujours des autres. Le réalisateur n’arrive pas à éviter l’artifice du scénario : ping-pong incessant et artificiel entre le passé et le présent. Chaque fois qu’il change d’époque, néanmoins, il repart à la recherche de l’émotion perdue, qu’il retrouve à force de pudeur et de retenue sans aucun débordement lacrymal…

Le film est un mélo, un vrai, puisqu’il repose, comme le veut le genre, sur une faute dont chacun ne peut ou ne veut se défaire. C’est aussi un « film du samedi soir », avec ses drames, ses sacrifices et ses outrances — le vieux fils qui apprend la vérité sur cette mère qu’il croyait connaître. Bref, du cinéma humaniste à l’ancienne, à la frontière exacte entre bons et grands sentiments.
ELLE S APPELAIT SARAH, Gilles Paquet-Brenner 2010, Kristin Scott Thomas, Mélusine Mayance (guerre shoah)@@@ (E)
Julia Jarmond, journaliste américaine installée en France depuis 20 ans, enquête sur l'épisode douloureux du Vel d'Hiv. En remontant les faits, son chemin croise celui de Sarah, une petite fille qui avait 10 ans e ...

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ELLE S EN VA, Emmanuelle Bercot 2013, Catherine Deneuve (societe)@@


Bettie, la soixantaine, se voit soudain abandonnée par son amant et en péril financier avec le restaurant familial. Elle prend sa voiture, croyant faire le tour du pâté de maisons. Ce sera une échappée.

TELERAMA:
Le scénario patine un peu par moments, mais la réalisatrice réussit joliment le passage de l’inquiétude à l’harmonie. Dans une maison où les rumeurs du monde perdent de leur importance, elle réunit ses héros épars et éparpillés. Dans un après-midi finissant, la mère de Bettie entonne une rengaine du temps passé, que chantaient les prostituées en goguette du Plaisir, de Max Ophuls. Soudain, dans cette quiétude fugace, l’improbable devient possible. Et puis il y a Deneuve, qui pleure de chagrin au volant de sa voiture. Qui hurle de rire en écoutant un jeune dragueur la draguer. Qui, entre rires et larmes, sirote une bière en racontant au veilleur de nuit d’un entrepôt de meubles la triste fin de son mari. Elle étincelle.
ELLE S EN VA, Emmanuelle Bercot 2013, Catherine Deneuve (societe)@@ (E)
Bettie, la soixantaine, se voit soudain abandonnée par son amant et en péril financier avec le restaurant familial. Elle prend sa voiture, croyant faire le tour du pâté de maisons. Ce sera une échappé ...

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ELVIS, Baz Luhrmann, Austin Butler, Tom Hanks (bio saga)@


La vie et l'œuvre musicale légendaires d'Elvis Presley, à travers le prisme de ses rapports complexes avec son mystérieux manager, le colonel Tom Parker.

TELERAMA
Le réalisateur de “Moulin Rouge” retrace la vie d’Elvis Presley en se concentrant sur la relation toxique que le King entretenait avec son manager. Un spectacle remuant dont on ressort épuisé, mais qui réserve de bonnes surprises.
Austin Butler incarne de manière convaincante le roi du rock à l’écran. Le comédien de 30 ans, peu connu du public français, a été récemment aperçu se faisant casser la figure par Brad Pitt dans Il était une fois à… Hollywood, de Quentin Tarantino. À ses côtés, Tom Hanks, méconnaissable en Colonel Parker, semble prendre grand plaisir à jouer une crapule, lui qui est plus habitué aux rôles de gentils et de héros ordinaires.
Comme toujours avec le travail de Baz Luhrmann, il y a beaucoup d’esbroufe, beaucoup de mouvements, beaucoup de couleurs. Elvis est un film dont on ressort épuisé mais qui reste l’œuvre la plus regardable de son réalisateur.
ELVIS, Baz Luhrmann, Austin Butler, Tom Hanks (bio saga)@ (E)
La vie et l'œuvre musicale légendaires d'Elvis Presley, à travers le prisme de ses rapports complexes avec son mystérieux manager, le colonel Tom Parker.

TELERAMA
Le réalisateur de “Mouli ...

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EMBRASSE MOI, Oceanerosemarie 2017, Oceanerosemarie, Alice Pol (sentimental femmes)@@


Malgré un parcours sentimental chaotique et une énième rupture, Océane Rose Marie croit toujours en l'amour. Lorsqu'elle rencontre la charmante Cécile, photographe, son coeur s'enflamme illico ; elle est persuadée qu'elle a rencontré la femme de sa vie. De son côté, Cécile manifeste quelques réticences. Il est temps pour Océane de grandir un peu pour réussir à la conquérir. En est-elle capable ?

TELERAMA
La première comédie romantique lesbienne du cinéma français, ça se fête. Accueil­lante, chaleureuse, ainsi l'ont voulue les réalisateurs. Océanerosemarie, ­talent multiple, de chanteuse à chroniqueuse radio, a déjà fait parler d'elle pour son spectacle, « La lesbienne invi­sible ». Cyprien Vial a signé en 2015 un premier long métrage percutant, Bébé tigre. Le charme du film tient à son héroïne, volontairement confondue avec l'auteure-interprète, et qui s'appelle, comme elle, Océanerosemarie. A la fois bulldozer et coeur d'artichaut, elle cherche l'amour depuis longtemps. En pleine rupture, elle rencontre la femme de sa vie (Alice Pol). Mais les obstacles s'accumulent, et l'ex (Laure Calamy) en rajoute. La suite est rythmée et très respectueuse du programme des films d'amour ­comiques façonnés aujourd'hui à Hollywood. Ce qui en limite parfois l'originalité. — Louis Guichard
EMBRASSE MOI, Oceanerosemarie 2017, Oceanerosemarie, Alice Pol (sentimental femmes)@@ (E)
Malgré un parcours sentimental chaotique et une énième rupture, Océane Rose Marie croit toujours en l'amour. Lorsqu'elle rencontre la charmante Cécile, photographe, son coeur s'enflamme illico ; elle est p ...

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EMBRASSEZ QUI VOUS VOUDREZ, Michel Blanc 2002, Charlotte Rampling, Jacques Dutronc, Carole Bouquet, Karin Viard (comique)@@


Entre Paris et Le Touquet, deux couples et leurs enfants se croisent. Leur rencontre va fortement perturber leurs vacances. D'un côté, Elizabeth, une bourgeoise chic et oisive de la banlieue parisienne, voit le couple qu'elle forme avec Bertrand, un riche agent immobilier, s'enliser.

TELERAMA
Dingues et snobs se croisent lors d'une semaine de vacances au Touquet. Transposer en France Vacances anglaises, le très hilarant et très britannique roman de Joseph Connolly, était quasi impossible. Michel Blanc en a préservé la rosserie cinglante, l'hystérie menaçante.

Au détour d'une scène supposée drôle, il filme le temps qui passe, la désillusion des femmes devant des hommes qui ne les aiment pas, ou alors si mal. Soudain, la caméra saisit le visage vide de Jacques Dutronc devant son dixième verre de whisky, vide lui aussi. Les larmes de Charlotte Rampling, spectatrice de sa propre futilité. Et le désarroi de Karin Viard devant son destin d'éternelle perdante. La morale du film, terrible, revient à Dutronc : « La vie est bizarre, dit-il. Si tu y penses, ça te déchire le coeur... Mais si tu la traverses en zigzaguant, c'est plutôt comique. » Un film terrible et gai. Un drôle de film très sombre.
EMBRASSEZ QUI VOUS VOUDREZ, Michel Blanc 2002, Charlotte Rampling, Jacques Dutronc, Carole Bouquet, Karin Viard (comique)@@ (E)
Entre Paris et Le Touquet, deux couples et leurs enfants se croisent. Leur rencontre va fortement perturber leurs vacances. D'un côté, Elizabeth, une bourgeoise chic et oisive de la banlieue parisienne, voit le couple qu'elle f ...

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EMILIENNE, Guy Casaril 1975, Betty Mars, Pierre Oudrey (film e)


Artiste rampant commence une relation avec un homme qui est déjà marié. Quand elle se rende compte qu'il ne quittera jamais sa femme pour elle, elle decide de la rencontrer. L'ètincelle se produit entre les deux et ils deviennent amants pour ensuite lancer un ménage a trois.
EMILIENNE, Guy Casaril 1975, Betty Mars, Pierre Oudrey (film e) (E)
Artiste rampant commence une relation avec un homme qui est déjà marié. Quand elle se rende compte qu'il ne quittera jamais sa femme pour elle, elle decide de la rencontrer. L'ètincelle se produit entre les deux ...

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EMILY IN PARIS, Darren Star 2021, Lily Collins, Lucien Laviscount, Ashley Park (serie tv)@


Emily Cooper, jeune directrice marketing à Chicago, est engagée dans une célèbre agence de marketing parisienne afin de mettre sa perspective américaine au service de ses futurs clients.

TELERAMA
Dans “Emily in Paris”, à voir sur Netflix, Darren Star, le créateur de “Sex & the City”, envoie une jeune Américaine (Lily Collins) candide refaire sa vie sentimentale dans la capitale française. Entre serveurs imbuvables, cigarettes à la salle de sport et séducteurs pédants, une série très sucrée et bourrée de stéréotypes… qu’on n’arrive pourtant pas à détester tout à fait.

Dans les séries américaines, Paris ressemble souvent à une pub pour parfum avec loupiottes scintillantes et accordéons, marchés animés et cafés vintage en bord de Seine. Les personnages y prennent des lignes de métro imaginaires, passent de Bastille à Concorde au détour d’une rue, se déplaçant élégamment dans une carte postale qui n’a pas grand-chose à voir avec le quotidien de 90 % des habitants de la capitale. Les derniers épisodes de Sex & the City, en 2004, restent un sommet du genre, façon coulisses de fashion week. Son créateur Darren Star, amoureux de Paris, a décidé d’y tourner intégralement Emily in Paris, mise en ligne ce vendredi 2 octobre sur Netflix.

L’héroïne, Emily Cooper (Lily Collins), est une jeune Chicagoane envoyée dans la capitale par son employeur, une puissante société de marketing pour l’industrie du luxe, et chargée d’inculquer les « bonnes manières » à sa branche parisienne. Au menu : pains au chocolat, incompréhensions linguistiques, clash culturel et romance.

Une grosse meringue artificielle
La bande annonce d’Emily in Paris nous préparait au pire. La série serait à n’en pas douter le punching-ball de la critique française, un sommet de hate watching, cette pratique qui consiste à regarder un programme pour le seul plaisir (pervers) d’en dire du mal. Sa première saison ne « déçoit » pas, la caricature grotesque de la capitale est bien au rendez-vous…

Et pourtant, on peine à détester cette grosse meringue sérielle, artificielle de bout en bout, sauvée par l’énergie de l’écriture de Darren Star et le charisme de son interprète principale. On ne doute pas un instant de la sincérité du showrunner et de son amour pour Paris, où il réside dans les plus beaux hôtels, ne sortant jamais d’un périmètre allant du Panthéon (où habite Emily) à Opéra. Il s’amuse ici à y parachuter le cliché d’une Américaine – trop enthousiaste, trop souriante, trop entreprenante, trop premier degré... –, qui of course va joyeusement se casser les dents sur une population mondialement réputée pour sa mauvaise humeur.

À Paris, tout le monde a une maîtresse
Emily in Paris ressemble à un grand Loto des stéréotypes parisiens. Préparez-vous à cocher les cases : absence d’ascenseur, serveur désagréable, merde de chien sur les trottoirs, bidet dans la salle de bain, cigarettes jusqu’à la salle de sport, boulangerie rustique... La série bat des records quand elle s’attaque au mode de vie français vu d’Amérique : arrivée au bureau à 10h30, restaurant tous les soirs (« on travaille pour vivre, pas l’inverse », « sans plaisir, qui sommes-nous ? ») ; tout le monde a une maîtresse et c’est normal, les hommes sont des « séducteurs » pédants, clairement pas à jour sur #MeToo. Il faut un sacré sens du second degré et une bienveillance à toute épreuve envers nos amis d’outre-Atlantique pour garder ses nerfs.

L’impressionnante garde-robe d’Emily, qui coûte certainement quelques centaines de milliers de dollars, n’a aucune chance de rentrer dans sa chambre de bonne. Autour d’elle, tout le monde est incroyablement beau, soit très riche, soit intellectuel, soit chef cuisinier, soit artiste. À un tel degré de caricature, on est contraint de lâcher prise... Contre toute attente, on se laisse pourtant convaincre par l’énergie de Lily Collins, rapidement « attachiante », et par l’interprétation globalement correcte d’une distribution essentiellement française, qui joue en « vrai » français et non dans la purée francophone que servent souvent les séries américaines.

Côté clash des cultures, Emily in Paris est du niveau d’un débat lancé après quelques coupes de champagne au bar du Crillon. Mais un jeune public hexagonal en quête de sucrerie post-Gossip Girl y trouvera peut-être de quoi occuper un week-end pluvieux.
EMILY IN PARIS, Darren Star 2021, Lily Collins, Lucien Laviscount, Ashley Park (serie tv)@ (E)
Emily Cooper, jeune directrice marketing à Chicago, est engagée dans une célèbre agence de marketing parisienne afin de mettre sa perspective américaine au service de ses futurs clients.

TELERAMA ...

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EMMA BOVARY, Didier Bivel 2022, Camille Metayer, Thierry Godard, Gregory Fitoussi.


En 1857, l'écrivain Gustave Flaubert est en procès pour outrage à la morale publique et religieuse. Au tribunal, l'accusation et la défense sont prêtes à s'affronter. Au centre des débats, Madame Bovary : c'est elle qu'on juge en réalité. La plaidoirie débute puis le roman prend vie. L'histoire d'Emma se déploie, tandis que le procès avance, racontant le débat qui agite alors la France au sujet de la condition des femmes à cette époque. Quelle sentence pour Flaubert ?

TELERAMA:
De facture très classique, le téléfilm pose une question très actuelle : celle de la liberté de l’artiste à l’épreuve des diktats de son époque. Très astucieusement, la fiction fait des allers-retours entre le roman et la salle de tribunal, où est évaluée page après page la dangerosité du livre. Chaque phrase est disséquée par ses détracteurs. Chaque mot est remis dans son contexte par ses défenseurs. Emma Bovary, impeccable Camille Métayer, est elle aussi sur le banc des accusés. On invoque pour sa défense un système éducatif défaillant qui « remet en cause le fondement même de notre société, l’institution du mariage ». Didier Bivel signe une élégante fiction patrimoniale qui dépoussière le genre en adoptant un point de vue. Deux siècles avant Twitter, la rage de discréditer est la même…
EMMA BOVARY, Didier Bivel 2022, Camille Metayer, Thierry Godard, Gregory Fitoussi. (E)
En 1857, l'écrivain Gustave Flaubert est en procès pour outrage à la morale publique et religieuse. Au tribunal, l'accusation et la défense sont prêtes à s'affronter. Au centre des débats, Mad ...

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EMMANUELLE, Just Jaekin 1974, Sylvia Kristel, Marika Green, Alain Cuny (film e)@@


Emmanuelle est une jeune femme qui vit de manière très libérée avec son mari Jean. Lors du voyage qui la conduit à Bangkok pour rejoindre son époux, Emmanuelle rencontre deux hommes dans l'avion et s'octroie quelques plaisirs fugaces. Durant son séjour, elle fait la connaissance de deux jeunes filles, Marie-Ange et Bee, avec qui elle a une aventure. Jean, quant à lui, décide de pousser Emmanuelle dans les bras d'un sexagénaire pervers.

TELERAMA
A peine débarquée en Thaïlande, Emmanuelle est dans tous ses états : l’Asie et ses moiteurs languides, hou là là !
Just Jaeckin filme une suite de tableaux « artistiques » : saphisme, échangisme, demi-fesse et fauteuils en rotin. Et que je te chatouille le nombril sur fond de paysages exotiques, et que je roule des yeux extasiés... Le triomphe, dans les années 70, de cette molle agacerie pour collégiens pubères (qui engendra une flopée de suites, le collégien étant une espèce en renouvellement constant) suscite aujourd’hui une hilarité perplexe... On goûtera la présence cocasse de l’austère Alain Cuny, transformé pour l’occasion en pervers pépère des antipodes...
EMMANUELLE, Just Jaekin 1974, Sylvia Kristel, Marika Green, Alain Cuny (film e)@@ (E)
Emmanuelle est une jeune femme qui vit de manière très libérée avec son mari Jean. Lors du voyage qui la conduit à Bangkok pour rejoindre son époux, Emmanuelle rencontre deux hommes dans l'avion et ...

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GOODBYE EMMANUELLE, François Leterrier 1977, Sylvia Kristel, Umberto Orsini (film e)@@


Emmanuelle mène aux Seychelles une vie très gaie et libertine. Imperceptiblement, le ciel limpide de sa vie va se déchirer. Tout d'abord, elle est ébranlée en découvrant que son amie Clara, qui a l'air de vivre un amour partagé avec son mari, ne supporte pas cette vie et que, s'il n'y avait pas d'enfant, elle serait partie depuis longtemps. Jean, le mari d'Emmanuelle.

TELERAMA
Sylvia reste affriolante, l'image, la destination séduisantes. Mais la recette est devenue insipide. Demeure la musique signée SGainsbourg ! ”
GOODBYE EMMANUELLE, François Leterrier 1977, Sylvia Kristel, Umberto Orsini (film e)@@ (E)
Emmanuelle mène aux Seychelles une vie très gaie et libertine. Imperceptiblement, le ciel limpide de sa vie va se déchirer. Tout d'abord, elle est ébranlée en découvrant que son amie Clara, qui a l' ...

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EN ATTENDANT BOJANGLES, Regis Roinsard 2021, Romain Duris, Virginie Efira (societe)@@


Gary voit ses parents, Camille et Georges, danser tout le temps sur leur chanson préférée : "Mr. Bojangles" de la chanteuse américaine Nina Simone. Camille et Georges ont l'habitude de recevoir leurs amis chez eux, entre plaisir et fantaisie. Avec le temps, Georges et son fils voient que la maman va beaucoup trop loin. Elle va les contraindre à tout faire pour éviter l'inéluctable, coûte que coûte.

TELERAMA:
Camille (Virginie Efira) et Georges (Romain Duris) planent au-dessus des contingences de la vie. La seule qui vaille est celle qu’ils inventent ! Leur rencontre a tout d’un sketch délirant, leur première étreinte est une parade baroque, leur appartement, une scène de théâtre… Même leur progéniture, le petit Gary, semble d’abord une création, un lutin venu jouer son rôle dans ce monde de fantaisie. Le tourbillon est vertigineux, comme le vide qui s’ouvre parfois sous les pas de Camille, funambule en chef rattrapée par la gravité de l’existence…
Ils nous touchent en plein cœur, les héros de ce film qui prend la forme d’un étonnant hymne à l’amour. Si excen­triques soient-ils, Régis Roinsard sait les rendre proches de nous. Leur envie de célébrer le bonheur fait des étincelles. Leur joie tellement insensée qu’elle en devient folie menaçante donne des frissons. Tout est dans l’intensité, ludique ou dangereuse. Un beau programme que la caméra épouse en faisant battre cette histoire comme une musique, une valse exaltante, ondulante, changeante.
Avec des décors rétro et colorés, la comédie à la Philippe de Broca n’est pas loin, et Romain Duris n’a assurément ­jamais été plus proche du Belmondo de L’Homme de Rio. En une composition plus étourdissante encore, Virginie Efira plonge d’un même élan dans le versant solaire et le versant sombre de son personnage. Peu à peu, ces con­trastes scénarisés deviennent si extrê­mes que la complicité du réalisateur avec les personnages ne suffit plus : l’épilogue ne convainc qu’à moitié. Mais se trouver démuni face à la fin de toute chose, c’est bien le sujet d’En attendant Bojangles.
EN ATTENDANT BOJANGLES, Regis Roinsard 2021, Romain Duris, Virginie Efira (societe)@@ (E)
Gary voit ses parents, Camille et Georges, danser tout le temps sur leur chanson préférée : "Mr. Bojangles" de la chanteuse américaine Nina Simone. Camille et Georges ont l'habitude de recevoir leurs am ...

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EN ATTENDANT UN MIRACLE, Thierry Binisti 2021 (thriller religieux)


Lourdes, au petit matin. Le corps du docteur Delubac est découvert dans un bassin de la grotte des Apparitions, où s'immergent les pèlerins. La victime faisait partie du Comité médical international de Lourdes, qui valide les guérisons dites miraculeuses. Une réunion était prévue le lendemain pour statuer sur certains dossiers.

TELERAMA
Le docteur Delubac est retrouvé mort dans le sanctuaire de Lourdes, mais qui est le coupable ? Divertissant mais sans grande surprise.

Avant l’arrivée des premiers visiteurs dans le sanctuaire de Lourdes, le corps d’Adrien Delubac, médecin membre du comité médical international de Lourdes, est découvert sans vie dans un bassin utilisé par les pèlerins qui espèrent une guérison miraculeuse. Maxime Gardette, nouvellement arrivé dans le commissariat local, est chargé de faire équipe avec Fiona Langlois afin de retrouver le coupable de ce crime. Mise en scène religieuse ? Meurtre sur fond de faux miracle ? Ou crime conjugal ? Les pistes s’accumulent pour les deux agents qui, dans le même temps, doivent affronter des soucis familiaux et médicaux.

Anne Charrier (Fiona Langlois) et Frédéric Diefenthal (Maxime Gardette) forment un tandem crédible, que des préoccupations personnelles participent à souder. Si En attendant un miracle, composé de rebondissements parfois fragiles, ne révolutionne pas le classique whodunnit, ce téléfilm policier s’appuie toutefois sur un cadre original : Lourdes. Thierry Binisti n’a pour autant pas surexploité les décors, l’ambiance sacrée ni les mystères de la ville aux miracles. Bien que le commerce de la foi chrétienne – timidement critiqué – pourrait bien être le mobile du meurtre.

EN ATTENDANT UN MIRACLE, Thierry Binisti 2021 (thriller religieux) (E)
Lourdes, au petit matin. Le corps du docteur Delubac est découvert dans un bassin de la grotte des Apparitions, où s'immergent les pèlerins. La victime faisait partie du Comité médical international de Lou ...

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EN BRAZOS DE LA MUJER MADURA (Le Jeune Homme amoureux), Manuel Lombardero 1997 (erotique guerre)@


Lorsque la guerre civile éclate en 1936, les garçons d'un pensionnat catholique en territoire républicain sont renvoyés chez eux. Trouvant que l'appartement à Gérone de sa mère, veuve, est réquisitionné et qu'elle est bien loin à La Corogne, il décide de la rejoindre en vélo. Au front d'Aragon, il est arrêté par une unité anarchiste sous le commandant charismatique Davalos et est enrôlé pour aider le cuisinier Honorio, qui poursuit une liaison avec une femme paysanne Pilar. Aussi arrêtés sont un riche Anglais et sa femme américaine, la Condesa, pour qui Andrés agit comme interprète et est récompensé. Ensuite il est envoyé à Barcelone où il entame une liaison avec Julia, la fille vierge de la maison, mais est expulsé juste avant la consommation. Pour vivre, il commence à traiter sur le marché noir et une nuit essaie une prostituée, mais elle est tellement ennuyée qu'en dégoût il la laisse. La guerre terminée, sa mère revient et est mise en place dans un appartement par son amant phalangiste Victor. Au-dessus d'eux vit une femme mariée Marta, qui prête des livres à Andrés et commence une liaison. Mais elle et son mari étaient républicains et sont emmenés par la police secrète. Dans la rue, Andrés rencontre Pilar, la fille du front, et ils passent une nuit ensemble. Lors d'un concert il tombe amoureux de Bobi, belle violoniste italienne, et ils connaissent une brève idylle. La prochaine engagement de son orchestre est dans la zone libre de France et Andrés la rejoint à la gare frontière de Canfranc.
EN BRAZOS DE LA MUJER MADURA (Le Jeune Homme amoureux), Manuel Lombardero 1997 (erotique guerre)@ (E)
Lorsque la guerre civile éclate en 1936, les garçons d'un pensionnat catholique en territoire républicain sont renvoyés chez eux. Trouvant que l'appartement à Gérone de sa mère, veuve, est r& ...

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EN CAS DE MALHEUR, Claude Autant Lara 1958, Jean Gabin, Brigitte Bardot (societe)@@


En 1957 à Paris, la jolie Yvette Maudet, tapineuse occasionnelle de 23 ans, assomme une femme en tentant de dévaliser un horloger. Me André Gobillot, avocat quinquagénaire, tombe amoureux de sa jeune cliente et obtient son acquittement grâce à un faux témoignage. Il entame alors une relation amoureuse avec Yvette qu'il entretient mais doit la partager avec un homme plus jeune. Soupçonné d'avoir payé le faux témoin, sa carrière est menacée.

TELERAMA
Hiératisme d’Autant-Lara d’un côté, érotisme de Bardot de l’autre. Résultat, un film bancal, trop noir, trop lourd.

Àla suite d’un casse, Yvette (Brigitte Bardot) veut se faire défendre par le célèbre maître Gobillot (Jean Gabin). Ce dernier tombe sous le charme…

Dans le livre d’entretiens La Suite à l’écran (éd. Institut Lumière Actes Sud), le scénariste Jean Aurenche raconte que, sur le tournage, pour agacer son metteur en scène, qu’elle savait très prude, Bardot quittait ostensiblement la cantine avec un technicien différent chaque jour. Une anecdote qui révèle l’abîme existant entre Autant-Lara, précis, maniaque, et Bardot, qui n’était qu’instinct et légèreté.

Comment deux êtres aussi dissemblables auraient-ils pu s’entendre ? D’où ce film bancal, un peu trop noir, un peu trop lourd, où un metteur en scène contemple, sans la comprendre, une personnalité fabuleuse, qui, grande actrice ou non, dynamitait les clichés d’un cinéma verrouillé.

Revoir En cas de malheur, c’est contempler un film très démodé sur un phénomène sexuel qui ne l’est pas : Bardot qui secoue ses cheveux, Bardot offerte à chaque instant et pourtant inaccessible.
EN CAS DE MALHEUR, Claude Autant Lara 1958, Jean Gabin, Brigitte Bardot (societe)@@ (E)
En 1957 à Paris, la jolie Yvette Maudet, tapineuse occasionnelle de 23 ans, assomme une femme en tentant de dévaliser un horloger. Me André Gobillot, avocat quinquagénaire, tombe amoureux de sa jeune cliente et o ...

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EN CORPS, Cedric Klapish 2022, Marion Barbeau, Francois Civil (societe)@@@


Elise, 26 ans est une grande danseuse classique. Après s'être blessée pendant un spectacle, elle apprend qu'elle ne pourra plus danser, et sa vie va en être bouleversée. Elise va devoir apprendre à se réparer. Entre Paris et la Bretagne, au gré des rencontres et des expériences, des déceptions et des espoirs, elle va se rapprocher d'une compagnie de danse contemporaine. Cette nouvelle façon de danser va lui permettre de retrouver un nouvel élan et aussi une nouvelle façon de vivre.

TELERAMA
Reconstruction et possibilité d’une autre vie : le sujet comportait des risques de mièvrerie, mais, décidément, Cédric Klapisch sait offrir de la fraîcheur et de la fantaisie aux élans de la jeunesse. Si la danse a toujours été son jardin secret, le cinéaste trouve l’occasion de déployer ici ce qui reste son grand sujet de film en film : le besoin vital de faire corps avec soi-même et avec le monde. Chaque scène ajoute à la célébration des sens. Peler des légumes, composer un plat ou s’agglomérer en un ballet sur la rage de survivre, tout concourt à redonner le goût des autres. À l’image de la troupe de comédiens, mélange de générations et de personnalités fortes autour de la talentueuse danseuse Marion Barbeau, qui s’impose en actrice naturelle et frémissante. Denis Podalydès excelle en père pudique, et Muriel Robin en bonne fée boiteuse, ivre du talent des autres. Avec cette comédie sensible sur la fragilité érigée en force, Cédric Klapisch, toujours à l’écoute du rythme du monde, signe peut-être son meilleur film.

EN CORPS, Cedric Klapish 2022, Marion Barbeau, Francois Civil (societe)@@@ (E)
Elise, 26 ans est une grande danseuse classique. Après s'être blessée pendant un spectacle, elle apprend qu'elle ne pourra plus danser, et sa vie va en être bouleversée. Elise va devoir apprendre à se ...

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EN EAUX TROUBLES, Jon Turteltaub 2018, Jason Statham, Ruby Rose (catastrophe maritime)@


Au coeur de l'océan Pacifique, le sous-marin d'une équipe de chercheurs a été attaqué par une créature gigantesque qu'on croyait disparue : le Megalodon, un requin préhistorique de 23 mètres de long.

TELERAMA
Surgi de fonds marins inexplorés, un requin plus grand que tous les autres (un mégalodon) donne du fil à retordre à une équipe américano-chinoise d’océanographes, secondé par un aventurier casse-cou (Jason Statham).

Cette énième variation sur la partition des Dents de la mer (1975) est devenue un petit miracle de marketing. Face à des prévisions commerciales trop timides, la campagne de publicité pour la sortie en salles a été centrée, non sur l’action, mais sur le fun et l’humour. Et elle a pris beaucoup de spectateurs dans ses filets. Le second degré n’est pourtant pas le fort de ces aventures en eaux jamais troublantes, alignant les situations les plus attendues avec un sens de la mise en scène finalement pas aussi spectaculaire qu’on l’imaginait, à considérer la taille du requin censé assurer le show.
EN EAUX TROUBLES, Jon Turteltaub 2018, Jason Statham, Ruby Rose (catastrophe maritime)@ (E)
Au coeur de l'océan Pacifique, le sous-marin d'une équipe de chercheurs a été attaqué par une créature gigantesque qu'on croyait disparue : le Megalodon, un requin préhistorique de 23 m&egrav ...

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EN GUERRE, Stephane Brize 2018, Vincent Lindon, Mélanie Rover (societe)@@


Le personnel de Perrin Industrie, usine d’Agen, est en danger : la maison mère, une multinationale, s’apprête à fermer le site et à délocaliser, laissant onze cents salariés sur le carreau. Négociations, grève, occupation des locaux… La guerre est déclarée, totale, éreintante, inégale.

TELERAMA
Film social d’une humanité incandescente. Perrin Industrie n’existe pas, elle est née de l’imagination de Stéphane Brizé et de son coscénariste, Olivier Gorce. Mais il suffirait de remplacer ce nom par Goodyear, Continental, Whirl­pool… pour se retrouver dans le documentaire.
Lutter pour survivre
Par bien des aspects, cette fiction puise ses qualités dans cet autre cinéma, en emprunte l’énergie convulsive, l’effet d’immersion. La source documentaire irrigue aussi, en profondeur, la description des mécanis­mes modernes de la casse sociale et de la rage désespérée qu’ils suscitent. « On est tous sur le même bateau », se défend l’un des dirigeants. Oui, mais « nous, on est dans les couchettes du bas avec les rats et la merde, et vous, vous êtes dans celles du haut », lui répond une gréviste. Dans « les couchettes du bas » veille Laurent Amédéo, délégué syndical, rivé à la lutte. ­Pugnace et poignant, Vincent Lindon habite le personnage. En guerre n’offre pas d’issues faciles, de réponses rassurantes, mais souligne l’urgence de faire face. Une insuffisante mais nécessaire condition de la survie.
EN GUERRE, Stephane Brize 2018, Vincent Lindon, Mélanie Rover (societe)@@ (E)
Le personnel de Perrin Industrie, usine d’Agen, est en danger : la maison mère, une multinationale, s’apprête à fermer le site et à délocaliser, laissant onze cents salariés sur le carrea ...

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EN VOITURE CAMILLE, Bindu De Stoppani 2017, Luigi Diberti, Anna Ferzetti (roadmovie)@@@


Le père de Camille Edoardo, atteint de démence, cherche désespérément une Camille. Mais qui est cette Camille ? Parce qu'apparemment Edoardo ne parle pas de sa fille. Pour percer le mystère, Camille part avec son père en Bosnie, où Edoardo a effectué sa dernière grande mission en tant que journaliste de guerre dans les années 1990.

TELERAMA:
Saisissante, l’ouverture résume à merveille les enjeux du film. La maison sens dessus dessous, jonchée d’objets divers — parfois étiquetés avec des Post-it —, renvoie au cerveau en désordre du père. A l’aide d’un journal de voyage, de photos et d’une carte routière, la jeune femme essaie de reconstituer, littéralement, une cartographie des souvenirs paternels. Pourquoi, lors de ses crises, se retrouve-t-il les pieds dans l’eau à chercher « Camille » ? La réponse, astucieuse, sera dévoilée à la fin, dans la boue de la mémoire.
EN VOITURE CAMILLE, Bindu De Stoppani 2017, Luigi Diberti, Anna Ferzetti (roadmovie)@@@ (E)
Le père de Camille Edoardo, atteint de démence, cherche désespérément une Camille. Mais qui est cette Camille ? Parce qu'apparemment Edoardo ne parle pas de sa fille. Pour percer le mystère, Camille ...

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ENFIN VEUVE, Isabelle Mergault 2008, Michele Laroque, Jacques Gamblin, Valerie Mairesse (comique)


Anne-Marie vient de perdre son mari dans un accident de voiture. Elle est enfin libre d'aimer celui qu'elle voit en cachette depuis deux ans. Mais elle n'a pas prévu que sa famille, pétrie de bons sentiments, a décidé de rester à ses côtés pour la soutenir dans son chagrin. Anne-Marie se retrouve alors encore plus prisonnière que lorsqu'elle était mariée...

TELERAMA
Rassurez-vous, pas d'appel au meurtre politiquement incorrect. Plutôt un vaudeville hors d'âge où l'adultère reste un tabou inavouable et où une jeune veuve (Michèle Laroque, qui joue la fofolle façon Catherine Frot) peine à s'émanciper de la famille de son défunt mari...

Qu'est-ce qui cloche ? Tout. Faiblesse globale de l'écriture (on ne sourit qu'une fois, grâce à Rémy Roubakha, second rôle amateur de femmes en cuissardes) ; absence de toute vérité psychologique ou sociale ; médiocrité du filmage, à peine fonctionnel. Tout indique décidément qu'être fidèle de Ruquier ou des Grosses têtes suffit, aujourd'hui en France, pour être adoubé cinéaste et que, corollaire immédiat, le « grand retour du cinéma populaire » s'accompagne d'une incroyable régression esthétique.
ENFIN VEUVE, Isabelle Mergault 2008, Michele Laroque, Jacques Gamblin, Valerie Mairesse (comique) (E)
Anne-Marie vient de perdre son mari dans un accident de voiture. Elle est enfin libre d'aimer celui qu'elle voit en cachette depuis deux ans. Mais elle n'a pas prévu que sa famille, pétrie de bons sentiments, a décid&ea ...

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ENIGMA, Michael Apted 2001, Dougray Scott, Kate Winslet, Saffron Burrows (histoire guerre)@@@


L'action tourne autour du déchiffrage par les services secrets britanniques, à Bletchley Park, du code de la machine de chiffrement Enigma[2] utilisée par les Allemands au cours de la Seconde Guerre mondiale.

TELERAMA
Bon thriller d'espionnage qui s'inspire des efforts déployés pendant la Seconde Guerre mondiale par les Alliés pour briser le cryptage allemand, généré par la célèbre machine "Enigma".

Le scénario est "énigmatique" et plein de rebondissements entre trahisons, complots et espionnage. La proposition était de créer une intrigue complexe qui symbolisait la complexité de la machine qui donne son nom au film. Mais malgré sa complexité, le scénario est bien structuré, sans trous ni incohérences majeurs. Et pour ceux qui y prêtent attention, toutes les réponses seront expliquées de manière satisfaisante à la fin.

Un fait intéressant est que le film a été produit par Mick Jagger des Rolling Stones, qui fait même une apparition spéciale en tant qu'officier de la RAF lors d'un bal. Il a également prêté aux producteurs du film sa propre machine Enigma originale à quatre rotors, pour garantir l'exactitude historique de ce qui est vu sur scène. Mais malgré ce souci de la véracité de l'histoire, le film oublie de mentionner que le véritable déchiffreur des codes machine d'Enigma était Alan Turing.

Comme le montre le film, le massacre de Katyn a été révélé après la découverte des fosses communes de 4 500 officiers polonais et est considéré comme l'une des plus grandes atrocités historiques commises par la Russie stalinienne en 1940. Cependant, il n'y a aucune preuve que les détails de ces tombes aient été interceptés par les services de renseignement britanniques, bien que cela soit possible.
ENIGMA, Michael Apted 2001, Dougray Scott, Kate Winslet, Saffron Burrows (histoire guerre)@@@ (E)
L'action tourne autour du déchiffrage par les services secrets britanniques, à Bletchley Park, du code de la machine de chiffrement Enigma[2] utilisée par les Allemands au cours de la Seconde Guerre mondiale.

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ENORME, Sophie Letourneur 2019, Marina Foïs, Jonathan Cohen (comique)@@


À quarante ans, Frédéric est prêt à tout pour avoir un bébé. Cependant, sa femme Claire, une pianiste célèbre, a un avis complètement différent sur le sujet : elle ne veut absolument pas d'enfants. Frédéric décide alors de modifier les pilules contraceptives de Claire pour qu'elle tombe enceinte et fait en sorte qu'elle mène sa grossesse à terme, c'est-à-dire qu'il la prive volontairement de la possibilité d'avorter.

TELERAMA
Une comédie audacieuse entre fiction incongrue et ultraréalisme documentaire sur la grossesse. Marina Foïs est merveilleusement détachée et Jonathan Cohen offre une “couvade” hilarante.

Fred est le mari, l’agent, le garde du corps de Claire Girard, grande pianiste qui parcourt le monde et ne sait rien faire de ses dix doigts à part exercer son art. Dans ce couple, les attendus de la société patriarcale se sont volatilisés, ou inversés. Mais alors que Claire a décidé de ne jamais tomber enceinte, Fred décide de lui faire un enfant dans le dos.

On pouvait s’attendre à une comédie audacieuse de la part de Sophie Letourneur (La Vie au ranch). Pour la première fois, elle fait appel à des acteurs populaires, mais c’est pour mieux les plonger dans un film hors normes sur la grossesse et l’accouchement. Avec son talent pour l’incongru, elle offre à Jonathan Cohen de jouer la couvade la plus fervente qui soit. Irrésistible et tendre, il occupe toute l’image au format carré, avant que, soudain, le ventre de Marina Foïs, d’un détachement subtil, donne raison au titre : une excroissance folle, à la fois terrifiante et burlesque, digne des frères Farrelly, qui envahit le cadre.

Sophie Letourneur croise, aussi, deux sources de cinéma. D’un côté, donc, ce couple fictionnel et, face à eux, des personnels hospitaliers bien réels, que la réalisatrice a filmés à part, dans leurs propres rôles, avec leurs propres mots. Le montage de ces deux matériaux différents (documentaire et fiction), en champ-contrechamp, engendre une artificialité porteuse, paradoxalement, d’une vérité troublante. Avec Énorme, Sophie Letourneur a peut-être réussi à capter l’étrangeté même de notre capacité à nous reproduire : un événement naturel digne de la science-fiction…
ENORME, Sophie Letourneur 2019, Marina Foïs, Jonathan Cohen (comique)@@ (E)
À quarante ans, Frédéric est prêt à tout pour avoir un bébé. Cependant, sa femme Claire, une pianiste célèbre, a un avis complètement différent sur le sujet : elle ...

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ENSEMBLE C EST TOUT, Claude Berri 2007, Audrey Tautou, Guillaume Canet, Laurent Stocker@@


La jeune Camille Fauque a quitté sa famille bourgeoise pour vivre de son côté. Pour l'instant, elle habite une chambre de bonne et arrive à survivre en faisant des ménages. C'est dans le hall de son immeuble qu'elle fait la connaissance de Philibert, un aristocrate bègue qui vit dans un immense appartement familial en colocation avec Franck, un jeune cuisinier. Un soir d'hiver, Philibert rend visite à la charmante Camille, victime d'une forte grippe.

TELERAMA:
Le film décolle quand la vérité excède l'efficacité tire-larmes de l'intrigue. On pense à une escapade en province – où Berri se souvient qu'il a été l'ami de Pialat –, on pense à cette idée de repousser le moment où Canet et Tautou tomberont dans les bras l'un de l'autre, où le désir ne dit pas son nom. La vérité, on la doit aussi à une actrice qui s'affirmait comme la meilleure de sa génération. On ne voit pas qui mieux qu'Audrey Tautou, avec son franc-parler gouailleur, son physique à la fois délicat et assez banal, peut incarner une jeune fille d'aujourd'hui, confrontée à la précarité économique et sentimentale. Une héroïne populaire.
ENSEMBLE C EST TOUT, Claude Berri 2007, Audrey Tautou, Guillaume Canet, Laurent Stocker@@ (E)
La jeune Camille Fauque a quitté sa famille bourgeoise pour vivre de son côté. Pour l'instant, elle habite une chambre de bonne et arrive à survivre en faisant des ménages. C'est dans le hall de son immeubl ...

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ENTER THE VOID, Gaspar Noé 2009, Nathaniel Brown, Paz de la Huerta (film e)@


Oscar et Linda, jeunes adultes, s'installent à Tokyo. Oscar vend de la drogue et Linda travaille en tant que stripteaseuse dans une boîte de nuit. Alors qu'Oscar est dénoncé par un de ses amis, celui-ci est abattu par la police dans les toilettes d'un bar. Alors que son âme se détache de son corps, Oscar se souvient de sa promesse jadis faite à sa sœur de ne jamais l'abandonner. Commence alors une longue errance de l'esprit à travers Tokyo.
ENTER THE VOID, Gaspar Noé 2009, Nathaniel Brown, Paz de la Huerta (film e)@ (E)
Oscar et Linda, jeunes adultes, s'installent à Tokyo. Oscar vend de la drogue et Linda travaille en tant que stripteaseuse dans une boîte de nuit. Alors qu'Oscar est dénoncé par un de ses amis, celui-ci est abattu ...

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ENTRE AMIS, Olivier Baroux 2015, Daniel Auteuil, Gérard Jugnot, Mélanie Doutey, François Berléand, Zabou Breitman (drame sentimental)@


Richard, Gilles et Philippe sont amis depuis près de 50 ans. Le temps d'un été, ils embarquent avec leurs compagnes sur un magnifique voilier pour une croisière vers la Corse. Pourtant la cohabitation à bord d'un bateau n'est pas toujours facile. D'autant que chaque couple a ses problèmes, et que la météo leur réserve de grosses surprises. Entre rires et confessions, griefs et jalousies vont remonter à la surface. Chacun va devoir faire le point sur sa vie et sur ses relations aux autres.

TELERAMA
Des acteurs en roue libre, de l'humour ultra-lourd... On se surprend à espérer que le bateau coule rapidement. Mais non, même pas !
ENTRE AMIS, Olivier Baroux 2015, Daniel Auteuil, Gérard Jugnot, Mélanie Doutey, François Berléand, Zabou Breitman (drame sentimental)@ (E)
Richard, Gilles et Philippe sont amis depuis près de 50 ans. Le temps d'un été, ils embarquent avec leurs compagnes sur un magnifique voilier pour une croisière vers la Corse. Pourtant la cohabitation à bo ...

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ENTRE LES VAGUES, Anais Volpe 2022, Souheila Yacoub, Déborah Lukumuena (societe)@@


Alma et Margot, deux amies que rien ne peut séparer, ne sont même pas rivales dans leur désir brûlant d'être comédiennes toutes les deux. Même pas lorsque Alma est prise pour interpréter le rôle principal d'une pièce, et Margot pour faire sa doublure. C'est autre chose qui va décider de leur destin.

TELERAMA
Margot et Alma ont une vingtaine d’années, elles partagent l’une de ces amitiés fusionnelles, idéalistes et exubérantes qui fleurent encore l’adolescence. Le film, intimiste, exalté, un brin brouillon, nous lance d’abord sur une fausse piste : la chronique du quotidien remuant de deux filles d’aujourd’hui, qui partagent le même rêve : devenir comédiennes de théâtre. L’une, Alma (Déborah Lukumuena, découverte dans Divines, de Houda Benyamina), décroche un premier rôle, l’autre, Margot (Souheila Yacoub, que l’on retrouve dans En corps, de Cédric Klapisch), est embauchée comme doublure.

Très vite, pourtant, le secret d’Alma change la donne, et la nature du récit : elle est gravement malade. En équilibre instable entre mélodrame pataud et émotions véritables, entre l’emphase et la délicatesse, la réalisatrice Anaïs Volpé veut tout embrasser, la vie, l’amour, l’art et la mort… Une étreinte aussi désordonnée qu’attachante, dominée par l’énergie et le charisme de ses jeunes interprètes.

ENTRE LES VAGUES, Anais Volpe 2022, Souheila Yacoub, Déborah Lukumuena (societe)@@ (E)
Alma et Margot, deux amies que rien ne peut séparer, ne sont même pas rivales dans leur désir brûlant d'être comédiennes toutes les deux. Même pas lorsque Alma est prise pour interpréter l ...

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ENTRE LES VAGUES, Anaïs Volpé 2020, Souheila Yacoub, Déborah Lukumuena (sentimental)@@


Margot et Alma ont une vingtaine d’années, elles partagent l’une de ces amitiés fusionnelles, idéalistes et exubérantes qui fleurent encore l’adolescence. L’amitié entre deux aspirantes comédiennes tourne au mélo lorsque l’une d’entre elles se révèle atteinte d’une grave maladie.

TELERAMA
Un film touchant malgré ses maladresses, grâce au charisme de ses jeunes interprètes. Le film, intimiste, exalté, un brin brouillon, nous lance d’abord sur une fausse piste : la chronique du quotidien remuant de deux filles d’aujourd’hui, qui partagent le même rêve : devenir comédiennes de théâtre. L’une, Alma (Déborah Lukumuena, découverte dans Divines, de Houda Benyamina), décroche un premier rôle, l’autre, Margot (Souheila Yacoub, que l’on retrouve dans En corps, de Cédric Klapisch), est embauchée comme doublure.

Très vite, pourtant, le secret d’Alma change la donne, et la nature du récit : elle est gravement malade. En équilibre instable entre mélodrame pataud et émotions véritables, entre l’emphase et la délicatesse, la réalisatrice Anaïs Volpé veut tout embrasser, la vie, l’amour, l’art et la mort… Une étreinte aussi désordonnée qu’attachante, dominée par l’énergie et le charisme de ses jeunes interprètes.
ENTRE LES VAGUES, Anaïs Volpé 2020, Souheila Yacoub, Déborah Lukumuena (sentimental)@@ (E)
Margot et Alma ont une vingtaine d’années, elles partagent l’une de ces amitiés fusionnelles, idéalistes et exubérantes qui fleurent encore l’adolescence. L’amitié entre deux aspira ...

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ENTRE SES MAINS, Anne Fontaine 2005, Benoit Polvoorde, Isabelle Carre (thriller sentimental)@


Claire, 30 ans, travaille dans une compagnie d'assurances lilloise. Elle mène une vie tranquille entre son mari, sa petite fille et ses virées régulières avec ses copines. Un jour, elle fait la connaissance de Laurent Kessler, un vétérinaire, venu la consulter pour un dégât des eaux. Chargée de son dossier, Claire est amenée à le revoir. Laurent, grand séducteur, lui fait une cour assidue, tandis qu'un serial killer sévit dans sa région.

TELERAMA
Une mère de famille est attirée par un vétérinaire qu’elle soupçonne être un tueur en série. Belles prestations d’Isabelle Carré et de Benoît Poelvoorde pour ce thriller trop attendu dans sa mise en forme.

Une mère de famille tranquille se voit attirée par un vétérinaire équivoque, qu’elle soupçonne peu à peu d’être un serial killer… Argument « engageant », si l’on peut dire, qui présage à la fois suspense et déraison. Mais Entre ses mains avance pépère sur ses rails de train fantôme prévisible. A qui la faute ? Sans doute pas aux acteurs, qui s’en tirent plutôt bien. Très lisse au début, Isabelle Carré gagne en densité. Et Benoît Poelvoorde, attendu au tournant, fait oublier son image de pitre belge en se montrant tourmenté, inquiétant, impénétrable.

Le problème vient plutôt des dialogues, qui disent trop, et du scénario, pas assez resserré. Vu que le « monstre » se défile plusieurs fois devant le désir croissant de sa protectrice, le film tend à faire du surplace. Et puis la mise en scène est bien trop sage pour un sujet aussi tordu et, soit dit en passant, très voisin du Boucher, de Chabrol. À part dans une scène de meurtre, dont la brutalité saisit, Anne Fontaine ne donne pas l’impression d’empoigner son sujet, de faire corps avec son romantisme dérangeant. C’est plutôt « du bout des doigts » qu’Entre ses mains.
ENTRE SES MAINS, Anne Fontaine 2005, Benoit Polvoorde, Isabelle Carre (thriller sentimental)@ (E)
Claire, 30 ans, travaille dans une compagnie d'assurances lilloise. Elle mène une vie tranquille entre son mari, sa petite fille et ses virées régulières avec ses copines. Un jour, elle fait la connaissance de La ...

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ENVOLE MOI, Christophe Barratier 2020, Victor Belmondo, Gerard Lanvin (societe sante)@@


Thomas passe toutes ses soirées dans des boîtes, puis ses journées au lit. Un jour, le docteur Reihard, son père, se tanne de son mode de vie. Il lui coupe donc tous ses vivres et lui impose de s'occuper d'un de ses jeunes patients, Marcus, un garçon de 12 ans qui vit seul avec sa mère. Depuis sa naissance, ce dernier souffre d'une maladie grave autour duquel il doit organiser ses journées entre un centre d'accueil médicalisé et ses fréquentes visites à l'hôpital.

TELERAMA:
Dans ses meilleurs moments, le film feel good initiatique de Barratier lorgne du côté d’Intouchables (Éric Toledano et Olivier Nakache) et de Pour un ­garçon (Chris et Paul Weitz). La complicité du duo Victor Belmondo et Yoann Eloundou crève l’écran, et on se laisse cueillir par la fraîcheur de certaines scènes et dialogues. Mais les ressorts scénaristiques, grossiers, et une louche de chantage à l’émotion plombent cette leçon de vie d’un angélisme confondant.

ENVOLE MOI, Christophe Barratier 2020, Victor Belmondo, Gerard Lanvin (societe sante)@@ (E)
Thomas passe toutes ses soirées dans des boîtes, puis ses journées au lit. Un jour, le docteur Reihard, son père, se tanne de son mode de vie. Il lui coupe donc tous ses vivres et lui impose de s'occuper d'un de s ...

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ERIN BROKOVITCH Steven Soderbergh 2000


Mère élevant seule ses trois enfants, Erin Brockovich est employée comme archiviste dans un cabinet d'avocat. Elle va découvrir, dans un dossier mineur, qu'une société de distribution d'énergie, la Pacific Gas and Electric Company (PG&E), filiale d'une grosse société, rachète une à une les maisons d'une petite ville californienne de Hinkley dans le désert des Mojaves. Là-bas, de nombreux habitants souffrent d'importants problèmes de santé, tels que des cancers. Enquêtant sur place, elle parvient à montrer que ces maladies graves sont causées par l'eau potable contenant des rejets toxiques, notamment du chrome hexavalent (ou chrome-6), issus de l'eau de refroidissement de l'usine. Seule au début, elle mène le combat, rassemble des preuves, motive un à un les habitants, convainc son patron de l'ampleur de l'affaire, pour obtenir enfin un dédommagement important pour chacune des victimes de la part de la société fautive.

TELERAMA:
Cette Erin Brockovich pourrait être le symbole rassurant d'une Amérique où la vérité triomphe toujours du mensonge, le bien du mal. Mais en nous racontant comment son héroïne découvre et dénonce un scandale d'eau empoisonnée qui provoque des cancers, Steven Soderbergh n'essaie pas de faire le portrait d'une sainte ni celui d'une pasionaria sociale. C'est aux pouvoirs féminins qu'il rend d'abord hommage : comment Erin Brockovich s'habille, marche, parle, sourit...
Tout est là, ou presque. Car, plus qu'au contenu du dossier brûlant démêlé au fil de l'intrigue, le film s'intéresse à la manière de faire, aussi séduisante que percutante, du personnage et de son interprète, Julia Roberts. C'est elle le vrai sujet d'Erin Brockovich. Soderbergh n'a d'yeux que pour elle, mais son regard est franc, sans excès de réalisme ni d'arti­fices, juste et neuf, à l'unisson de cette comédienne qui renouvelle l'image de la star.
ERIN BROKOVITCH Steven Soderbergh 2000 (E)
Mère élevant seule ses trois enfants, Erin Brockovich est employée comme archiviste dans un cabinet d'avocat. Elle va découvrir, dans un dossier mineur, qu'une société de distribution d'énerg ...

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EROTIC GAMES, Piero Vivarelli 1988, Moana Pozzi, Marino Masé, Petra Scharbach and Hula (film e)


Une femme malheureuse (Andrea Fox) tente de sauver son mariage en rendant visite à sa sœur éloignée (Jaqui Forniere) à Rio de Janeiro.
EROTIC GAMES, Piero Vivarelli 1988, Moana Pozzi, Marino Masé, Petra Scharbach and Hula (film e) (E)
Une femme malheureuse (Andrea Fox) tente de sauver son mariage en rendant visite à sa sœur éloignée (Jaqui Forniere) à Rio de Janeiro. ...

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ESCROQUERIE AUX SENTIMENTS, Michelle Ouellet 2023, Shiva Negar, Dillon Casey, Drew Nelson, Mikaela Dyke


Ashley Morris apprend que son mari, Roger, la trompe lorsqu'elle le découvre en compagnie d'une autre femme le soir de sa fête d'anniversaire surprise. Un an plus tard, après son divorce, Ashley se consacre entièrement à sa carrière d'artiste. Elle décroche un contrat pour réaliser une toile dans le restaurant de Jacqueline...
ESCROQUERIE AUX SENTIMENTS, Michelle Ouellet 2023, Shiva Negar, Dillon Casey, Drew Nelson, Mikaela Dyke (E)
Ashley Morris apprend que son mari, Roger, la trompe lorsqu'elle le découvre en compagnie d'une autre femme le soir de sa fête d'anniversaire surprise. Un an plus tard, après son divorce, Ashley se consacre entièr ...

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ESPION LÈVE TOI, Yves Boisset 1982, Lino Ventura, Michel Piccoli, Bruno Cremer (espionnage)@@


Sébastien Grenier, directeur d'une société fiduciaire à Zurich depuis une dizaine d'années, vit avec Anna Gretz, une enseignante d'origine allemande. Grenier, jadis membre du SDECE, le service de renseignements français, reste un espion en sommeil.

TELERAMA
Yves Boisset, ce n’est jamais de la dentelle de Bruges. Ici, l’action se passe à Zurich, le “personnage” le plus inquiétant, glaçant, de ce film d’espionnage entortillé, aux dialogues
Expert financier, Sébastien Grenier vit tranquillement à Zurich avec sa femme, enseignante. Espion « en sommeil », il lui a caché ses anciennes activités. Un homme reprend contact avec lui, mais meurt avant de le rencontrer. Grenier se retrouve au coeur d'un imbroglio extrêmement dangereux. Qui dit espionnage dit secrets, simulacres, machinations...

Yves Boisset applique à la lettre les règles du genre, en nous plongeant dans une histoire entortillée, où tous se méfient de tous. Certaines situations sombrent dans la caricature (ce qui touche au milieu de l'extrême gauche), et les dialogues explicatifs plombent l'action. Mais il règne une ambiance inquiétante qui tient beaucoup à la ville, aux lieux déserts, à son funiculaire mystérieux. Lino Ventura, héros piégé, fournit sa chaleur humaine, et Krystyna Janda, actrice fétiche de Wajda, instille une once de féminité originale dans ce cinéma vieillot, mais qui se regarde sans déplaisir.
ESPION LÈVE TOI, Yves Boisset 1982, Lino Ventura, Michel Piccoli, Bruno Cremer (espionnage)@@ (E)
Sébastien Grenier, directeur d'une société fiduciaire à Zurich depuis une dizaine d'années, vit avec Anna Gretz, une enseignante d'origine allemande. Grenier, jadis membre du SDECE, le service de renseigne ...

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ET AU MILIEU COULE UNE RIVIERE, Robert Redford 1992, Brad Pitt, Craig Sheffer, Tom Skerritt, Emily Lloyd


Fils de pasteur, Norman et Paul MacLean, nés au tournant du XXe siècle dans une localité du Montana, grandissent dans un milieu presbytérien avec pour seul loisir celui d'accompagner leur père à la pêche tous les dimanches.

TELERAMA:
Robert Redford, servi par une formidable distribution (notamment Brad Pitt, dont la ressemblance avec son metteur en scène jeune donne au film des airs d'autobiographie masquée), a réussi son pari de faire un cinéma « antinarratif ».
Le film oppose sans didactisme deux choix de vie, l'un sérieux, l'autre dissipé, montre la fascination muette que les deux frères, si différents, ont l'un pour l'autre. S'appuyant sur la superbe photo de Philippe Rousselot, le cinéaste fait de la rivière Blackfoot une métaphore centrale et polysémique, symbole de l'existence humaine, du temps, de la narration. Il fait jaillir l'émotion d'instants fugitifs, de non-dits chargés de sens. Ce film humaniste et écologique (au sens le moins politique du terme) est une pure merveille.
ET AU MILIEU COULE UNE RIVIERE, Robert Redford 1992, Brad Pitt, Craig Sheffer, Tom Skerritt, Emily Lloyd (E)
Fils de pasteur, Norman et Paul MacLean, nés au tournant du XXe siècle dans une localité du Montana, grandissent dans un milieu presbytérien avec pour seul loisir celui d'accompagner leur père à la ...

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ET DIEU CREA LA FEMME, Roger Vadim 1956, Brigitte Bardot, Jean-Louis Trintignant, Curd Jurgens (film e)


À Saint-Tropez, une jeune orpheline, Juliette, évolue parmi trois hommes qui la convoitent : Michel, qui travaille avec sa famille sur un carénage ; son frère Antoine, plus aventureux ; et un quinquagénaire étranger, Carradine, promoteur et directeur de boîte de nuit qui veut bâtir un casino sur la plage.

TELERAMA
Achaque diffusion, c’est la même chose : on rappelle aux jeunes générations l’immense scandale qui fit, en son temps, l’aura de ce film même pas culte. On constate la banalité du scénario de roman de gare, les couleurs criardes, la fin conventionnelle… Et on en vient à la seule trouvaille de Vadim : la création du mythe Bardot. L’actrice venait des comédies légères et sucrées. En lui demandant de ne pas jouer mais d’être elle-même, Vadim la lâchait en liberté. Moue boudeuse, démarche lascive, cheveux à la diable, dans le rôle de Juliette la mineure, qui a « le courage de faire ce qui lui plaît quand ça lui plaît », elle devenait l’emblème d’une petite révolution sexuelle…
Toutes ces « audaces » font sourire aujourd’hui, mais ce pied de nez aux hypocrisies venait à point. Et si l’histoire du cinéma ne manquait pas, avant BB, d’apparitions mythiques, la scène d’ivresse où elle danse furieusement le mambo dans une boîte de jazz reste un beau moment de défoulement sauvage.

ET DIEU CREA LA FEMME, Roger Vadim 1956, Brigitte Bardot, Jean-Louis Trintignant, Curd Jurgens (film e) (E)
À Saint-Tropez, une jeune orpheline, Juliette, évolue parmi trois hommes qui la convoitent : Michel, qui travaille avec sa famille sur un carénage ; son frère Antoine, plus aventureux ; et un quinquagénair ...

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ET LES POISSONS VOLENT AU DESSUS DE NOS TETES, Dima El-Horr 2026 (doc fiction)@@


Au bord de la mer, sur une plage publique de Beyrouth fréquentée uniquement par des hommes, Reda, Adel et Qassem attendent que leur pays tout entier tombe en ruine, plutôt qu'un miracle. Unis par un sentiment collectif de désillusion, ils portent avec une pudeur vibrante devant la caméra de Dima El-Horr le poids de leur mélancolie, peuplée des fantômes de la guerre civile, et des réalités très concrètes de la guerre actuelle.

TELERAMA
Reda, Adel et Qassem… À travers le regard et les mots de trois vieux Beyrouthains mélancoliques, Dima El-Horr dessine le portrait d’un Liban à leur image, fracassé mais debout.

Il est des hommes que la Méditerranée avale ; il en est d’autres qu’elle sauve, explique la réalisatrice. Mareterraniu & Orjouane Productions

Que vient chercher quotidiennement Reda sur cette plage de la corniche de Beyrouth ? Que voit-il dans l’horizon marin qu’il passe ses journées à scruter, tournant le dos à la capitale libanaise marquée par des années de guerres ? Quelle joie y trouve Adel, pour supporter de travailler toute la semaine à l’hôpital, dans l’attente du dimanche où il pourra enfin s’y rendre ? Et Qassem ? Pourquoi ses pas claudicants le mènent-ils à la mer, lui qui n’en aime ni l’étendue, ni le bleu, ni l’odeur, ni le sel qui lui colle à la peau ?

Il est des hommes que la Méditerranée avale ; il en est d’autres qu’elle sauve, explique Dima El-Horr, qui a filmé Reda voilà un peu plus de vingt ans pour les besoins d’un court métrage. Le retrouvant à l’endroit même où elle l’avait quitté, elle a renoué le fil de leur conversation, seule à la caméra face à cet homme solitaire qui se confie avec une confiance, une pudeur et une délicatesse à la mesure des siennes. À travers son regard et ses mots, comme de ceux d’Adel et de Qassem, hommes mélancoliques, blessés et d’une grande dignité, se dessine le portrait d’un pays fracassé mais debout. De ce Liban qu’ils portent en eux et que célèbre le commentaire de Dima El-Horr, dont le geste artistique imprime au film un souffle chaud, d’une tendresse déchirante.
ET LES POISSONS VOLENT AU DESSUS DE NOS TETES, Dima El-Horr 2026 (doc fiction)@@ (E)
Au bord de la mer, sur une plage publique de Beyrouth fréquentée uniquement par des hommes, Reda, Adel et Qassem attendent que leur pays tout entier tombe en ruine, plutôt qu'un miracle. Unis par un sentiment collectif d ...

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ET MAINTENANT ON VA OU, Nadine Labaki 2011 (religion societe burlesque)@@@


Sur le chemin qui mène au cimetière du village, une procession de femmes en noir affronte la chaleur du soleil, serrant contre elles les photos de leurs époux, leurs pères ou leurs fils. Certaines portent le voile, d'autres une croix, mais toutes partagent le même deuil, conséquence d'une guerre funeste et inutile. Arrivé à l'entrée du cimetière, le cortège se sépare en deux : l'un musulman, l'autre chrétien.

TELERAMA
Au Liban, les femmes combattent la guerre par tous les moyens. Avec des scènes de comédie musicale, la réalisatrice de “Caramel” propose un film au mélange de fantaisie et de gravité un peu foutraque, mais terriblement attachant.
Le charme du film doit beaucoup aux ruptures de ton osées par Nadine Labaki et sa troupe de comédiennes

Des femmes en noir avancent vers un cimetière. En dansant… Au bord des tombes, les unes se dirigent vers les croix, les autres vers les croissants. C’est l’ouverture, impressionnante, du deuxième film de la Libanaise Nadine Labaki, quatre ans après les séduisants portraits de femmes de Caramel. Les héroïnes d’Et maintenant, on va où ? sont, elles aussi, des résistantes : toutes ont survécu aux deuils, à la violence, à la haine de la guerre civile, dans un village de montagne entouré de mines où la paix reste précaire. Le pays n’est jamais identifié — on pense très fort au Liban —, pour donner une portée universelle à une fable futée et surprenante. Les femmes, lassées de pleurer leurs morts, sont prêtes à tous les mensonges pour distraire leurs maris, fils et frères de leurs pulsions bellicistes. Avec l’aide, inattendue et drôle, d’un imam et d’un curé.

Burlesque pur qui bascule soudainement dans le tragique, scènes de café naturalistes qui se transforment en univers en-chanté à la Demy : le charme du film doit beaucoup aux ruptures de ton osées par Nadine Labaki et sa troupe de comédiens. Ce mélange de fantaisie et de gravité est, parfois, un peu foutraque, mais terriblement attachant.
ET MAINTENANT ON VA OU, Nadine Labaki 2011 (religion societe burlesque)@@@ (E)
Sur le chemin qui mène au cimetière du village, une procession de femmes en noir affronte la chaleur du soleil, serrant contre elles les photos de leurs époux, leurs pères ou leurs fils. Certaines portent le voil ...

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ET POUR QUELQUES DOLLARS DE PLUS, Sergio Leone 1965, Clint Eastwood, Lee Van Cleef, Gian Maria Volonte (western)@@@



Chacun de son côté, le Manchot et le Colonel exercent la même profession : chasseur de primes. Le Manchot n'a guère que cette solution pour tirer profit de son extraordinaire adresse au tir et de son cynisme à toute épreuve, alors que le Colonel, authentique ancien officier supérieur, aime la chasse à l'homme pour le plaisir qu'elle lui procure. Fréquemment rivaux, les deux hommes sont confrontés à un problème plus complexe qu'à l'accoutumée.

TELERAMA
Second volet de la trilogie western de Leone, après “Pour une poignée de dollars” et avant “Le Bon, la Brute et le Truand”. Des pourris étincelants, une cruauté jubilatoire, un mortel ballet au rythme d’une musique lancinante. Chapeau bas.

Le colonel Douglas Mortimer est chasseur de primes. L’étranger est chasseur de primes. Deux salauds cyniques qui s’associent le temps de récupérer Indio, un tueur fou échappé du pénitencier et encore plus salaud qu’eux. Traduction : Lee Van Cleef, avec ses yeux fendus comme des meurtrières, et Clint, regard marmoréen, poncho et cigarillos, sont aux basques poussiéreuses de Gian Maria Volontè, suant de perversité.

« Ah, ils sont beaux, les héros de l’Ouest ! » dirent, le nez pincé, les gardiens du temple du western hollywoodien. Oui, justement, car chez Leone, plus c’est impitoyable, sec et décharné, meilleur c’est. L’action s’étire, l’harmonica n’en finit plus de gémir, la morale, de pourrir au soleil, les bons mots, de fleurir comme des cactus. Même à la dixième vision, ce deuxième spaghetti de la trilogie de L’Homme sans nom reste al dente.

Chacun de son côté, le Manchot et le Colonel exercent la même profession : chasseur de primes. Le Manchot n'a guère que cette solution pour tirer profit de son extraordinaire adresse au tir et de son cynisme à toute épreuve, alors que le Colonel, authentique ancien officier supérieur, aime la chasse à l'homme pour le plaisir qu'elle lui procure. Fréquemment rivaux, les deux hommes sont confrontés à un problème plus complexe qu'à l'accoutumée. Un dangereux repris de justice, surnommé l'Indien, à la tête d'une bande redoutable, sème la terreur dans la région. Belle prime, songe le Manchot. Belle traque, pense le Colonel. Mais l'une et l'autre impliquent que les deux hommes s'allient...


ET POUR QUELQUES DOLLARS DE PLUS, Sergio Leone 1965, Clint Eastwood, Lee Van Cleef, Gian Maria Volonte (western)@@@ (E)

Chacun de son côté, le Manchot et le Colonel exercent la même profession : chasseur de primes. Le Manchot n'a guère que cette solution pour tirer profit de son extraordinaire adresse au tir et de son cynisme & ...

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ET SI C ETAIT VRAI, Mark Waters 2005, Reese Witherspoon, Mark Ruffalo (sentimental)@@@


Dans l'appartement qu'il vient de louer, David, veuf, rencontre le fantôme de l'ancienne locataire, Elizabeth. Mais la jeune femme croit qu'elle est encore vivante. Une idylle impossible s'ébauche. David consulte un adepte de sciences occultes, qui lui conseille d'enquêter sur le passé de l'apparition. Accompagné d'Elizabeth, qui n'est visible que pour lui seul, il commence ses investigations.

TELERAMA
Série rose : un garçon rencontre une fille. Chamailleries, complicité, amour, le tout calibré, emballé et garanti dans le prix du ticket. Le film est adapté d'un roman français, le best-seller de Marc Levy. On cherchera néanmoins en vain une quelconque différence avec n'importe quel autre produit hollywoodien de flux. Certes, la demoiselle (Reese Witherspoon et ses jolies fossettes) est un spectre, forcée de partager son (ex- ?) appartement avec le nouvel occupant (Mark Ruffalo, en brave type mélancolique). Mais on sait depuis Ghost que les idylles spirites ne garantissent ni la qualité ni l'originalité d'un film. Et si c'était vrai... ne fait pas exception, entre situations téléphonées et attendrissements sucrés. Reste le charme tranquille des comédiens, unique attrait de ce film « fantôme ». C.Mu.
ET SI C ETAIT VRAI, Mark Waters 2005, Reese Witherspoon, Mark Ruffalo (sentimental)@@@ (E)
Dans l'appartement qu'il vient de louer, David, veuf, rencontre le fantôme de l'ancienne locataire, Elizabeth. Mais la jeune femme croit qu'elle est encore vivante. Une idylle impossible s'ébauche. David consulte un adepte de s ...

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ET TA SOEUR, Marion Vernoux 2016, Virginie Efira, Gregoire Ludig, Geraldine Nakache (societe comique)@


Pierrick est encore sous le coup de la disparition récente de son frère. Il décide alors d'accepter l'invitation de Tessa, sa meilleure amie, dans sa maison familiale afin d'y passer une semaine.

TELERAMA
Aucun des trois comédiens — Virginie Efira, Grégoire Ludig, Géraldine Nakache — ne retrouve les notes, le charme, le sens de la dérision qu'avait la version originale americaine ma meilleure amie, sa soeur et moi, de Lynn Shelton. On est d'autant plus déçu que Marion Vernoux avait su toucher et séduire avec son film précédent, Les Beaux Jours.


ET TA SOEUR, Marion Vernoux 2016, Virginie Efira, Gregoire Ludig, Geraldine Nakache (societe comique)@ (E)
Pierrick est encore sous le coup de la disparition récente de son frère. Il décide alors d'accepter l'invitation de Tessa, sa meilleure amie, dans sa maison familiale afin d'y passer une semaine.

TELERAMA
A ...

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ETATS DE CHOC, John Lee 2007 (thriller)@


Un drame basé sur un ancien proverbe chinois, qui divise la vie en quatre émotions : bonheur, plaisir, douleur et amour. Un homme d'affaires parie sa vie sur une course de chevaux; un gangster peut voir dans l'avenir; une star de la pop tombe dans les bras d'un parrain de la pègre; un docteur se démène pour sauver l'amour de sa vie.
ETATS DE CHOC, John Lee 2007 (thriller)@ (E)
Un drame basé sur un ancien proverbe chinois, qui divise la vie en quatre émotions : bonheur, plaisir, douleur et amour. Un homme d'affaires parie sa vie sur une course de chevaux; un gangster peut voir dans l'avenir; une star ...

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ETE 85, Francois Ozon 2020, Felix Lefebvre, Be,jamin Voisin (sentimental)@@


L'été de ses 16 ans, Alexis, lors d'une sortie en mer sur la côte normande, est sauvé héroïquement du naufrage par David, 18 ans. Alexis vient de rencontrer l'ami de ses rêves, mais le rêve ne durera peut-être pas plus qu'un été.

TELERAMA
Raconté à travers une mémoire fragmentée, un implacable et enivrant récit d’initiation amoureuse entre deux ados, l’un expérimenté, l’autre moins.
Implacable parcours d’initiation sentimentale
Car Alexis, le personnage qui traverse les émotions les plus fortes, est celui qui raconte, en ménageant le suspense : comment il s’est retrouvé dans le lit de David et employé dans la boutique tenue par la mère de son amant. Comment la jalousie l’a envahi. Comment l’idylle a viré au drame… La mémoire fragmentée de ce narrateur nourrit aussi une réflexion sur la manière de raconter les histoires, après d’autres films de François Ozon comme Frantz et Dans la maison. Mais la veine théorique demeure légère chez l’auteur. Les personnages comptent d’abord et avant tout, plongés dans le grand bain des premières fois.

Été 85 déploie un implacable parcours d’initiation sentimentale. Où le héros débutant apprend, à ses dépens, qu’il a inventé en grande partie l’objet de son amour. Et où l’ennui, ce monstre inattendu, se loge au cœur de la plus belle romance… « Le plus important, c’est d’échapper à son histoire », entend-on à la fin. Voilà une belle devise mystérieuse qui convient tant au film qu’au ­cinéaste, jamais vraiment là où on le croit.
ETE 85, Francois Ozon 2020, Felix Lefebvre, Be,jamin Voisin (sentimental)@@ (E)
L'été de ses 16 ans, Alexis, lors d'une sortie en mer sur la côte normande, est sauvé héroïquement du naufrage par David, 18 ans. Alexis vient de rencontrer l'ami de ses rêves, mais le rêve ...

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ETERNITE, Trần Anh Hùng 2025 (societe)


Dans un raccourci un peu facile et avec une pointe de mauvaise foi, il serait tentant d’affirmer que le contenu filmique d’Éternité se résume tout entier à des « hommes et des femmes qui se rencontrent, s’aiment et s’étreignent… » Pourtant, même sans raccourci facile et avec beaucoup de bonne foi, la vérité ne peut qu’éclater sous couvert d’une analyse justement plus approfondie : Éternité est un film d’un vide abyssal. L’œuvre de Tran Anh Hung, à l’instar d’un Terrence Malick nouvelle manière, est porteuse d’une ambition véritablement cosmique et arbore la parure éminemment prétentieuse d’un grand film-concept. Les grandes idées générales en question sont celles du passage du temps et du cycle de la vie, que le cinéaste tente de matérialiser au travers de la succession des histoires d’amour et de deuil qui jalonnent le film d’un point de vue narratif. Idées qu’il tente de concrétiser sur le plan de l’image également, par l’intermédiaire de choix de mise en scène très tranchés.

Ainsi, Éternité est un film presque dépourvu de dialogues. À l’aide d’une caméra extrêmement souple, qui multiplie de lents travellings et panoramiques d’une grande élégance, Trần tente de capter au plus près le frémissement des corps, lors de leurs déplacements solitaires dans les immenses manoirs et jardins visités au cours du film d’une part, lors de leurs étreintes mutuelles violentes d’autre part. Que les corps se meuvent, se fondent l’un dans l’autre ou adoptent simplement une posture statique méditative, leurs soubresauts sont toujours consécutifs à l’allégresse et/ou au désespoir, dialectique qui structure le film dans son entièreté, épousant le cycle perpétuel des naissances et morts. Ce refus de la scène dialoguée et ce parti pris d’une caméra constamment aux aguets, attentive et sereine, placent d’emblée le film sous les régimes consubstantiels de la contemplation et de la sensation esthétique. Cependant, alors que ces désidératas de mise en scène présentent une certaine logique, d’autres, tout aussi affirmés, viennent dans un second temps complètement contredire les premiers, et donc annihiler les effets désirés a priori par le cinéaste. Tout d’abord avec cette voix off féminine omnipotente, sur-imposante et horriblement explicative, qui, dans sa naïveté éthérée, vient redoubler de façon inutilement pléonastique ce que des images très travaillées expriment très bien d’elles-mêmes.

Ensuite, par une tendance à la surcharge décorative outrancière, qui fait irrémédiablement basculer les aspérités du film du raffinement classieux à une pure et simple vulgarité prosaïque. Séduisante au départ, la volonté de Tran de faire de chacun de ses plans un tableau de maître définitif finit par lasser. Chaque costume, chaque accessoire, chaque meuble semble avoir été poli et lustré de façon à inonder les pages d’un luxueux magazine de mode de son « éclat » immaculé, strictement artificiel. Même souci dans le rendu de la lumière, où le cinéaste se prend littéralement pour le Kubrick de Barry Lyndon, avec des sources pour la plupart naturelles et la quasi-absence d’éclairage d’appoint. Comme si cette manie esthétisante ne se suffisait pas à elle-même, elle entraîne une conséquence encore plus néfaste pour l’ensemble du film. Le cinéaste était parvenu à réunir un casting féminin des plus talentueux et prestigieux : rien de moins qu’Audrey Tautou, Bérénice Bejo et Mélanie Laurent. Ces actrices ont déjà manifesté à maintes reprises, non seulement un charisme solaire absolument cinégénique, mais également une capacité à exprimer des émotions concrètes avec justesse. Il paraissait donc très difficile de réprimer ces qualités de comédienne : ce qui n’a pas empêcher Tran d’en accomplir l’étonnante prouesse.

En effet, par son dispositif de mise en scène synonyme de préciosité et d’affèterie hypertrophiées, le cinéaste est parvenu à complètement étouffer le potentiel aussi bien photogénique qu’émotionnel de ses actrices, les transformant, au choix, en mannequins de défilé de mode (encore) ou en statues de cire, véritables pièces de musée dans leur figement blafard. Par conséquent, il prive son œuvre de toute vibration, de toute sensibilité, de toute chaleur humaine : il est proprement impossible d’éprouver une quelconque empathie pour ces caractères qui apparaissaient pourtant, sur papier, comme du pain béni, riche matière propre à l’édification de superbes portraits de femmes. À l’opposé, Trần les refaçonne en égéries publicitaires : en atteste cette utilisation roublarde du ralenti, qui contribue à créer des plans de visages féminins dont les sourires et les mouvements de chevelure pourraient tout aussi bien apparaître dans des spots télévisuels à l’effigie de Dior ou L’Oréal. Il en est de même pour les (très, trop) nombreux plans de magnifiques bébés, qui ont certainement été castés sur le câble pour une publicité Pampers dans la foulée du tournage. Éternité se révèle donc être au final une œuvre profondément vide de réelle substance et éminemment contradictoire dans ses procédés et ses visées, qui laissera sur le carreau aussi bien le spectateur amateur de contemplation esthétique jouant sur les sensations, que celui qui favorise l’immersion émotionnelle par identification à des personnages forts. Il semblerait que des œuvres aux ambitions philosophiques et métaphysiques affirmées, à l’instar, de nouveau, de celles proposées par Malick, soient condamnées ces derniers temps à faire l’objet d’un traitement inabouti et décevant. Vous êtes prévenus.

Robin Tholet
ETERNITE, Trần Anh Hùng 2025 (societe) (E)
Dans un raccourci un peu facile et avec une pointe de mauvaise foi, il serait tentant d’affirmer que le contenu filmique d’Éternité se résume tout entier à des « hommes et des femmes qui se renc ...

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EVASION, Mikael Hafstrom 2013, Sylvester Stallone, Arnold Schwarzenegger (thriller justice)@@


Ray Breslin est un ingénieur spécialisé dans la conception de prisons ultrasécurisées. Il teste lui-même l'efficacité de ses bâtiments en se faisant enfermer puis en s'évadant. Contacté par une société privée souhaitant tester un concept révolutionnaire de prison hi-tech, il se retrouve prisonnier.

TELERAMA
Vingt-cinq ans après le nanar Haute Sécurité, Stallone retourne en taule. Et se fait la belle d'un pénitencier dernier cri, en compagnie d'Arnold. Mikael Håfström, qui s'en remet à la présence massive de ces deux « corps » du cinéma d'action des années 1980-1990, bâcle son scénario et néglige les personnages secondaires.
Aucun intérêt, sauf, à la rigueur, si l'on considère le film comme une métaphore de la carrière des deux acteurs. Au milieu des années 2000, on les croyait à fond de cale, ringardisés, perdus dans les limbes : ils sont bel et bien sortis du cachot — le « I'll be back » de Terminator n'était pas une promesse en l'air —, comme en témoigne, depuis 2010, le succès de la franchise Expendables. — Nicolas Didier
EVASION, Mikael Hafstrom 2013, Sylvester Stallone, Arnold Schwarzenegger (thriller justice)@@ (E)
Ray Breslin est un ingénieur spécialisé dans la conception de prisons ultrasécurisées. Il teste lui-même l'efficacité de ses bâtiments en se faisant enfermer puis en s'évadant. Co ...

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EVE, Joseph L. Mankiewicz 1950, Bette Davis, Anne Baxter (societe)@@


L'histoire des coulisses à propos de l'actrice en herbe Eve Harrington. En lambeaux et désespérée, Eve se présente dans le vestiaire de la méga vedette de Broadway Margo Channing, racontant une histoire de vie mélancolique à Margo et à ses amis. Margo prend Eve sous son aile, et il semble qu'Eve utilise Margo.

TELERAMA
Le film sur la soif de reconnaissance au féminin. Un Mankiewicz brillant aux dialogues blessants, et plus encore…

Eve Harrington s’apprête à recevoir la plus haute distinction pour une interprétation théâtrale. Sur cette première image, Mankiewicz greffe une question : comment en est-elle arrivée là, quelques mois seulement après avoir été engagée comme secrétaire par la grande comédienne Margo Channing ? Après ce prologue, qui propose d’aller au-delà des apparences, Mankiewicz use de son procédé préféré, le flash-back, pour décortiquer, en trois témoignages, le parcours fulgurant de cette intrigante hors pair.

Rien de mieux que le milieu du théâtre pour aborder ses deux thèmes chéris, l’ambition et la manipulation… On ne voit jamais Eve sur scène ? C’est exprès : son talent saute tellement aux yeux dans la vie, quand elle joue la douce et modeste fan. Face à cette jeune vipère qui cherche à lui voler la vedette, Margo, la diva de déjà 40 ans, va rugir, taper du pied, puis finir par se retirer du jeu. L’épilogue lui donne raison : dans la quête dévorante de reconnaissance, il y a toujours une nouvelle Eve…

Distillés haut la main comme du poison par Anne Baxter, Bette Davis et George Sanders, les dialogues de Mankiewicz sont brillants, blessants, et plus encore. Le langage est déterminant, il commande l’action plus que dans tout autre film du cinéaste.
EVE, Joseph L. Mankiewicz 1950, Bette Davis, Anne Baxter (societe)@@ (E)
L'histoire des coulisses à propos de l'actrice en herbe Eve Harrington. En lambeaux et désespérée, Eve se présente dans le vestiaire de la méga vedette de Broadway Margo Channing, racontant une hist ...

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EVEREST, Baltasar Kormakur 2015 (drame sport)@


Inspiré d'une désastreuse tentative d'ascension de la plus haute montagne du monde, le film suit deux expéditions distinctes confrontées aux plus violentes tempêtes de neige que l'homme ait connues.

TELERAMA
Un film d’aventures qui n’évite pas le pathos vers la fin, mais qui allie plutôt bien réalisme de l’effort physique et suspense dramatique, en s’inspirant fidèlement d’une tragédie survenue en 1996.
Amis du piolet, friands de danger, voici un cadeau pour vous. Une aventure extrême entre pics et gouffres, inspirée de faits tragiques survenus en 1996, moment où commençaient à fleurir les agences organisant des expéditions vers le « toit du monde ». On suit l’une d’entre elles, pas à pas, ce qui garantit une galerie de portraits et une distribution copieuse. Il y a le chef (Jason Clarke), consciencieux et un brin paternaliste, qui s’allie à un autre guide, plus franc-tireur (Jake Gyllenhaal, parfait en tête brûlée cool). Parmi les « clients » : un facteur gentil mais fragile, une (fausse ?) caricature de Texan (Josh Brolin), un journaliste, une Japonaise… Chacun avec ses raisons d’aller tout là-haut, et sa déraison.
Sur les aspects lucratifs — la concurrence entre agences de voyages — et les effets pervers — embouteillages périlleux sur les sentiers — de cet alpinisme de plus en plus prisé, c’est parfois confus ou trop superficiel. Ce film de survie, réalisé en altitude par un cinéaste islandais plutôt doué (Jar City), décrit surtout comment l’expédition dégénère au retour de l’ascension, dans une météo soudain monstrueuse. L’éclatement du groupe, le manque progressif d’oxygène, le froid qui attaque, la lente avancée, où le moindre mètre demande un effort surhumain, tout cela est mis en scène de manière très physique, efficace, spectaculaire. Une alliance de réalisme et de suspense dont on sort plutôt conquis.
EVEREST, Baltasar Kormakur 2015 (drame sport)@ (E)
Inspiré d'une désastreuse tentative d'ascension de la plus haute montagne du monde, le film suit deux expéditions distinctes confrontées aux plus violentes tempêtes de neige que l'homme ait connues.

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EVERY WHICH WAY BUT LOOSE (Doux, dur et dingue), James Fargo 1978, Clint Eastwood (comique)@



Pour arrondir ses fins de mois, Philo Beddoe, un camionneur, participe à des combats de boxe à mains nues où il demeure invaincu. Un jour, il tombe amoureux d'une chanteuse, Lynn, mais la jeune femme disparaît le lendemain. Accompagné de son orang-outang, Clyde et de son ami Orville, Philo part à la recherche de cette dernière. Poursuivis par une bande de motards hargneux et des policiers, le chemin de ce drôle de trio sera semé d'embûches.

TELERAMA
Country music, baston et rednecks bien allumés...sans oublier un grand singe. Une parenthèse récréative dans la filmographie d'Eastwood
EVERY WHICH WAY BUT LOOSE (Doux, dur et dingue), James Fargo 1978, Clint Eastwood (comique)@ (E)

Pour arrondir ses fins de mois, Philo Beddoe, un camionneur, participe à des combats de boxe à mains nues où il demeure invaincu. Un jour, il tombe amoureux d'une chanteuse, Lynn, mais la jeune femme disparaî ...

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EVERYBODY KNOWS Asghar Farhadi 2018, Penélope Cruz, Javier Bardem


À l'occasion du mariage de sa soeur, Laura revient avec ses enfants dans son village natal au coeur d'un vignoble espagnol. Alors que la fête se prépare dans une atmosphère des plus sereine, des évènements inattendus viennent bouleverser le séjour de Laura et font ressurgir un passé depuis trop longtemps enfoui.

TELERAMA
S’il tournait ici pour la deuxième fois hors d’Iran (cinq ans après Le Passé, en France), Farhadi est resté fidèle à son univers. Comme dans ses autres contes moraux, il montre comment un événement imprévu peut révéler à chacun ses failles intimes. Comment les non-dits, les secrets trop longtemps cachés précipitent la crise au sein de couples déjà désunis.
Il confirme par ailleurs qu’il est aussi un formidable directeur d’acteurs, malgré la barrière de la langue. Le casting réunit le gratin du cinéma espagnol, jusque dans les seconds rôles. Javier Bardem, en particulier, est impeccable dans son interprétation tout en nuances de Paco. Ce viticulteur au bon sens paysan se retrouve pris au piège d’une situation qu’il pensait, comme toujours, pouvoir contrôler : l’acteur semble alors porter tous les malheurs du monde sur ses larges épaules soudain bien fragiles… Les personnages si humains d’Asghar Farhadi ne sont jamais d’un bloc.
EVERYBODY KNOWS Asghar Farhadi 2018, Penélope Cruz, Javier Bardem (E)
À l'occasion du mariage de sa soeur, Laura revient avec ses enfants dans son village natal au coeur d'un vignoble espagnol. Alors que la fête se prépare dans une atmosphère des plus sereine, des évèn ...

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EVERYTHING EVERYWHERE ALL AT ONCE, Daniel Scheinert et Daniel Kwan 2022, Michelle Yeoh, Ke Huy Quan (science fiction)@@


Evelyn Wang tient une laverie avec son mari, Waymond qui veut divorcer. Evelyn est à bout. C'est alors qu'elle fait la connaissance d'Alpha Waymond. Ce dernier est une version alternative de Waymond. Il lui explique que de nombreux univers parallèles existent, car chaque choix fait engendre la création d'un nouvel univers. Les habitants de l'Alphaverse ont ainsi développé une technologie permettant d'accéder aux compétences, aux souvenirs et au corps de leurs homologues de l'univers parallèle.

TELERAMA
Michelle Yeoh appelée à sauver le “multivers” dans un clip géant tout en science-fiction fantastique. Cet ovni a été le grand vainqueur des Oscars 2023.
Il y a réellement « tout, partout, tout à la fois » (titre québécois du film) dans Everything, Everywhere, All at Once : un empilement jubilatoire d’idées, d’univers, de références (Eternal Sunshine, Matrix, Paprika, Rick & Morty…). Propriétaire d’une laverie automatique, Evelyn, immigrée quinquagénaire chinoise, surnage dans sa vie monotone. Tout bascule quand une version améliorée de son mari, venue d’un autre monde, l’embarque pour sauver le « multivers ». S’ensuit une débauche de burlesque grivois et de science-fiction qui fut le succès surprise – au rayon indépendant – du box-office américain cette année, prouvant que l’avenir du cinéma ne se limite pas aux superhéros, et qu’un tel délire visuel et narratif peut aussi trouver son public. Rebattue dans les blockbusters actuels, la théorie des univers multiples n’a peut-être jamais été mieux exploitée qu’ici.

Les scènes d’action chorégraphiées empruntent aux films de kung-fu qui ont révélé Michelle Yeoh. Vingt-deux ans après Tigre et Dragon, l’actrice chinoise retrouve ainsi un rôle majeur. Dans son incessante frénésie, le film lui permet de déployer la palette de ses talents, des cascades à la comédie, en passant par le mélo. Et les seconds rôles en or offerts à Jamie Lee Curtis, méconnaissable, et Ke Huy Quan, perdu de vue depuis Les Goonies, confirment la belle forme d’un casting majoritairement mature.

Malgré ces qualités indéniables, Everything… peine à se départir de son allure de clip géant. Les réalisateurs, Dan Kwan et Daniel Scheinert, ont signé les vidéos musicales les plus folles de la dernière décennie, dont ils recyclent quelques fulgurances. Michel Gondry, une de leurs influences revendiquées, l’avait fait avant eux. Mais chez l’ex-roi des clippeurs, passé aux longs métrages oniriques, c’est l’univers visuel qui sert la narration et non l’inverse…
EVERYTHING EVERYWHERE ALL AT ONCE, Daniel Scheinert et Daniel Kwan 2022, Michelle Yeoh, Ke Huy Quan (science fiction)@@ (E)
Evelyn Wang tient une laverie avec son mari, Waymond qui veut divorcer. Evelyn est à bout. C'est alors qu'elle fait la connaissance d'Alpha Waymond. Ce dernier est une version alternative de Waymond. Il lui explique que de nombreux u ...

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EXODUS, gods and kings, Ridley Scott 2014, Christian Bale, Joel Edgerton (peplum)@


Dans l’Égypte antique, deux princes, Ramsès et Moïse, sont élevés comme des frères. Tandis que Ramsès devient pharaon d’Égypte, Moïse apprend son appartenance au peuple hébreu, réduit en esclavage depuis plusieurs siècles.
Lorsque Dieu demande à Moïse de libérer son peuple, l'exode hors d'Égypte commence.

TELERAMA
Comme Noé, de Darren Aronofsky il y a quelques mois, Exodus : Gods and Kings, le film de Ridley Scott, a été interdit en Egypte et au Maroc. Ce péplum en 3D retrace la jeunesse de Moïse (incarné par Christian Bale) aux côtés de son frère adoptif Ramsès II. Il est rejeté quand sa véritable identité - fils d'Hébreux, et donc esclaves des Pharaons - est révélée. Selon Gaber Asfour, le ministre égyptien de la Culture, ce film « falsifie » l'histoire, . « C'est un film sioniste par excellence », a-t-il affirmé à l'AFP. Selon lui, le réalisateur britannique « fait de Moïse et des Juifs les bâtisseurs des pyramides, ce qui est en contradiction avec les faits historiques avérés ».

Le film, adaptation du Livre de l'Exode, deuxième livre de l'Ancien Testament, au budget monumental de 140 millions d'euros, a été également interdit au Maroc. Ce qui gêne le pays cette fois, c'est la représentation de Dieu par un enfant lors de l'épisode de la révélation faite au prophète Moïse.

Selon l'AFP, « le film a fait polémique dans le monde arabe car il remettrait en question un miracle reconnu par les trois monothéismes, celui de la traversée de la Mer rouge par Moïse, qui divise les eaux à l'aide de son bâton pour permettre le passage des Juifs. »

Distribution
Christian Bale (VF : Philippe Valmont ; VQ : Antoine Durand) : Moïse
Joel Edgerton (VF : Adrien Antoine ; VQ : Louis-Philippe Dandenault) : Ramsès
John Turturro (VF : Dominique Collignon-Maurin ; VQ : Denis Mercier) : Séthi, le père de Ramsès
Aaron Paul (VF : Alexandre Gillet ; VQ : Philippe Martin) : Josué
Ben Mendelsohn (VF : Jean-Pierre Michaël ; VQ : François Godin) : le vice-roi Hegep
María Valverde (VF : Julie Cavanna ; VQ : Annie Girard) : Séphora, la femme de Moïse
Sigourney Weaver (VF : Sylvie Genty ; VQ : Anne Caron) : Touya, la mère de Ramsès
Ben Kingsley (VF : Féodor Atkine ; VQ : Vincent Davy) : Noun, un intellectuel hébreu
Isaac Andrews (VF : Jules Timmerman ; VQ : Matis Ross) : Malak, l'ange du Seigneur
Hiam Abbass (VF : Béatrice Delfe) : Bithiah, la mère de Moïse
Indira Varma (VF : Claire Guyot) : la grande prêtresse
Golshifteh Farahani (VF : Nathalie Karsenti) : Néfertari, la femme de Ramsès
Ghassan Massoud : le Grand Vizir
Tara Fitzgerald (VF : Ivana Coppola) : Myriam, la sœur de Moïse
Dar Salim (VF : Luc Boulad) : le commandant Khyan
Ewen Bremner (VF : Laurent Morteau) : l'expert
Ken Bones : le scribe de Ramsès
Philip Arditti (en) : l'aide du vice-roi Hegep
Hal Hewetson (VF : Octave Jagora) : Gershom
Emun Elliott : Abiron
Anton Alexander (en) : Dathan
Andrew Tarbet (pl) (VF : Patrick Béthune) : Aaron, le frère de Moïse
Kevork Malikyan (VF : Saïd Amadis) : Jéthro
Giannina Facio : la sœur de Jethro
EXODUS, gods and kings, Ridley Scott 2014, Christian Bale, Joel Edgerton (peplum)@ (E)
Dans l’Égypte antique, deux princes, Ramsès et Moïse, sont élevés comme des frères. Tandis que Ramsès devient pharaon d’Égypte, Moïse apprend son appartenance au peuple ...

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EXPÉDITION 33, Sandfall Interactive (jeu video)@@


L'intrigue se déroule dans un univers sombre et fantastique aux traits inspirés de la Belle Époque, dans lequel une entité mystérieuse est réputée responsable des maux de la civilisation : elle est nommée la « Peintresse ». Chaque année, cette dernière inscrit un nombre décroissant sur un monolithe géant dressé à l'horizon ; à ce moment, toute personne âgée de cet âge-là ou plus disparait, comme « gommée » du monde. La ville fictive de Lumière, où n'habitent donc plus que des jeunes gens, envoie alors une expédition tenter de briser le cycle imposé par la Peintresse ; le joueur incarne un membre de l'expédition des « moins de 33 ans ». Le scénario propose d'importants rebondissements qui permettent à l'œuvre d'explorer la thématique du deuil.

TELERAMA
À peine sorti, et déjà plus d’un million d’exemplaires écoulés et les félicitations du… président Macron. Trois clefs pour comprendre l’engouement pour “Clair Obscur”, créé par un petit studio de Montpellier, Sandfall Interactive.
« Clair Obscur : expédition 33 » se déroule dans un futur proche et dystopique à Lumière, une ville française qui évoque Paris.
Par Stéphane Jarno

C'est la sensation vidéoludique du moment ! Depuis son lancement le 24 avril dernier, Clair Obscur : Expédition 33 bat tous les records. Créé par Sandfall Interactive, un petit studio montpelliérain fondé en 2020 qui compte une trentaine de personnes, ce jeu indépendant suscite un enthousiasme international, tant du côté de la critique que des joueurs.

Plus d’un million d’exemplaires se sont écoulés en à peine quelques jours, et les versions physiques du jeu sont quasi introuvables. Même Emmanuel Macron, dont on ignorait jusqu’alors le tropisme « gamer », s’est fendu hier d’un post sur Instagram : « Vous faites rayonner l’audace et la créativité à la française. » De fait, dans un secteur où majors et grosses licences se taillent habituellement la part du lion, il est rare qu’une petite production rencontre aussi vite un tel succès. Son prix assez modique (50 euros), au regard des superproductions qui passent désormais allègrement la barre de 70 euros, n’explique pas tout. Nous avons cherché à comprendre les raisons de cette unanimité.

Une histoire originale
Clair Obscur : Expédition 33 se déroule dans un futur proche et dystopique à Lumière, une ville française qui évoque Paris, mais qu’une anomalie, la Peintresse, a profondément transformée. Cette entité, dont on ignore la nature exacte, a changé l’ordre du monde et dessine tous les ans un nombre sur un monolithe. Toutes celles et ceux qui vont atteindre cet âge sont dès lors condamnés à disparaître. Pour tenter d’enrayer ce compte à rebours mortel, les survivants dépêchent chaque année leurs meilleurs éléments sur le terrain. Jusqu’à maintenant, sans succès… Petit-cousin de L’Âge de cristal, le film de Michael Anderson (1976) et de La Horde du contrevent, le roman d’Alain Damasio (2004), cette production française surfe sur la vieille obsession humaine de la course contre le temps et du sacrifice de la jeunesse dont le mythe du Minotaure est une des premières expressions connues. Pleine de surprises et de rebondissements, construite comme un puzzle, cette quête n’a rien cependant d’une énième course à l’échalote. Le côté inéluctable de la malédiction, le deuil des générations déjà annihilées lui apportent une intensité particulière et s’il y a beaucoup d’humour et d’action dans le jeu, il n’est pas rare que la mélancolie et les souvenirs s’invitent à la fête. De la pure « fantasy » qui pourtant résonne étrangement avec notre époque, où l’idée même de lendemain n’a rien d’acquis et semble même de plus en plus incertaine.

Une “french touch” rafraîchissante
Les innombrables mondes traversés lors de ce long et étonnant périple (un océan suspendu, une forêt indigo et bioluminescente, un sanctuaire de fétiches en bois, etc.) comme les créatures qui les peuplent témoignent d’une créativité peu commune et d’un soin extrême porté aux détails. Décors Art nouveau inspirés de la Belle Époque, qualité des musiques originales, accent mis sur les couleurs et les doublages voix, dialogues souvent piquants et bien écrits : la direction artistique est remarquable, peut-être parce que le pdg du studio, Guillaume Broche, en est aussi le directeur créatif. Sans être appuyés, les clins d’œil à la culture française, en vrac, du mime Marceau à Manu Chao en passant par l’accordéon, la marinière et la guitare électrique (!), sortent des archétypes habituels. Une « french touch » assez rafraîchissante et, semble-t-il, plutôt bien appréciée à l’étranger.

À l’évidence Clair Obscur s’inspire des RPG ( « role playing game » ou « jeu de rôle » ) japonais comme Final Fantasy ou Persona. Sans avoir la même puissance de feu que les studios nippons, les Montpelliérains (pour beaucoup des anciens d’Ubisoft) ont su garder le meilleur de leurs modèles en adoptant, par exemple, un système de jeu où les combats se déroulent au tour par tour. Avec un vrai « plus » : l’accent mis sur les esquives et les parades. En s’initiant à ces techniques et en utilisant au mieux différentes compétences acquises au fil du jeu, il est possible de vaincre de nombreux boss et adversaires en retournant, un peu comme au judo, leurs propres forces contre eux.
EXPÉDITION 33, Sandfall Interactive (jeu video)@@ (E)
L'intrigue se déroule dans un univers sombre et fantastique aux traits inspirés de la Belle Époque, dans lequel une entité mystérieuse est réputée responsable des maux de la civilisation : el ...

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EXPLORERS, Joe Dante 1985, EXPLORERS, Joe Dante 1985, River Phoenix, Ethan Hawke (science fiction)@@


Le jeune Ben Crandall adore la science-fiction. Jour et nuit, il dévore des livres évoquant les folles techniques qui pourraient exister dans des univers parallèles ou, mieux, dans un futur proche. Après avoir rêvé d'un étrange engin spatial, il s'empresse d'en communiquer les caractéristiques à son ami Wolfgang Müller, un jeune informaticien farfelu. Emballé, celui-ci lui propose de matérialiser ce rêve.

TELERAMA
On dirait un premier film. Foutraque et bricolé avec deux bouts de ficelle. Pourtant, un an auparavant, Joe Dante avait réalisé le très remarqué Gremlins. C'est parce que, avec Explorers, le réalisateur met la forme au service du fond : trois Américains en culottes courtes (dont les tout jeunes River Phoenix et Ethan Hawke) rêvent de l'espace et bidouillent dans leur atelier une sorte de navette spatiale avec des hublots de machine à laver et une poubelle. Mais, côté technique, ils assurent, et l'un d'entre eux est un as en informatique : il entre dans son ordinateur un programme que son copain a vu en rêve. Et ça marche ! Leur soucoupe s'envole à la rencontre d'extraterrestres...

Contrairement à ceux de son pote Spielberg, les E.T. de Dante ne sont pas mignons. Mais existent-ils seulement ? Et s'ils nous paraissent bien décevants, n'est-ce pas parce que la vraie vie est loin d'être aussi belle que les songes ? La frénésie de ces enfants à vouloir désespérément « faire confiance aux rêves », comme dit le héros du film, nous fait alors penser à un autre réalisateur, théoricien de la « science des rêves » : Michel Gondry. Même amour des films de science-fiction de série B, du bricolage et des trucages qui se voient, même fuite comique et angoissée pour s'arracher au réel, reconstruire une autre réalité moins pesante (Eternal Sunshine of the spotless mind ; Soyez sympas, rembobinez...). Car, chez l'un comme chez l'autre, le conteur est bien trop lucide pour peindre la vie en rose.
EXPLORERS, Joe Dante 1985, EXPLORERS, Joe Dante 1985, River Phoenix, Ethan Hawke (science fiction)@@ (E)
Le jeune Ben Crandall adore la science-fiction. Jour et nuit, il dévore des livres évoquant les folles techniques qui pourraient exister dans des univers parallèles ou, mieux, dans un futur proche. Après avoir r& ...

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EYES WIDE SHUT, Stanley Kubrick 1999, Tom Cruise, Nicole Kidman


Un jeune couple bourgeois vivant à New-York, Bill Harford, médecin, et sa femme, Alice, commissaire d'exposition, se rend à une réception mondaine pour la fête de Noël donnée par un riche patient de Bill. Bill y rencontre un vieil ami de fac, Nick Nightingale, devenu pianiste professionnel puis pendant qu'Alice se fait draguer par un Hongrois, Bill se voit proposer un plan à trois par deux mannequins pour aller jusqu'au bout de l'arc-en-ciel.

TELERAMA
L'été précédent, Alice a failli se laisser séduire par un bel inconnu. Cet aveu souriant foudroie Bill, son mari. Le règlement de comptes pointe. Grande scène où Kubrick se délecte à montrer comment chaque phrase défait le couple. C'est aussi le déclic : le temps d'une nuit, Bill a l'occasion d'assouvir ses fantasmes, mais va se confronter à ses peurs enfouies. Comme dans la scène d'orgie, point d'orgue de son errance, Bill n'agit pas, il subit, maladroit, comme dans un mauvais rêve.

C'est ce qui a captivé Kubrick dans la nouvelle de Schnitzler (fidèlement adap­tée) : la confusion mentale de cet homme aux certitudes si lisses, empêtré dans ses élans inachevés. Dans les décors plus vrais que vrais d'un New York de studio, le cinéaste invente un monde peuplé d'êtres grotesques ou insaisissables, et sa maîtrise formelle est décisive : c'est de la mise en scène, et d'elle seule, que naît l'impression de vertige. Sur le couple, son intimité, ses non-dits, Kubrick n'avait pas de vérités saisissantes à révéler. La morale de l'histoire, telle que Bill et Alice se la confectionnent, est très modeste. Et presque superflue au regard des abîmes que Bill a côtoyés, marionnette manipulée par Kubrick avec une précision diabolique.
EYES WIDE SHUT, Stanley Kubrick 1999, Tom Cruise, Nicole Kidman (E)
Un jeune couple bourgeois vivant à New-York, Bill Harford, médecin, et sa femme, Alice, commissaire d'exposition, se rend à une réception mondaine pour la fête de Noël donnée par un riche patien ...

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EYJAFJALLAJOKULL, Alexandre Coffre 2013, Dany Boon, Valerie Bonneton (comique)


Pour les voyageurs du monde entier, l’éruption du volcan islandais Eyjafjallajökull est un coup dur. Pour Alain et Valérie, c’est une catastrophe. Car pour arriver à temps dans le petit village de Grèce où se marie leur fille, ce couple de divorcés, qui se voue l’un l’autre une détestation sans borne, va être amené par la force des choses à prendre la route ensemble.

TELERAMA
Deux ex-époux qui se haïssent doivent rejoindre la Grèce, où se marie leur fille. Leurs mésaventures seraient sympas si on parvenait à éprouver une connivence avec les personnages. Mais non, ces gens hargneux et rosses sont odieux.

Erreur, funeste erreur ! Généralement, les couples de cinéma qui s’engueulent pour mieux se réconcilier nous deviennent proches par leur charme et leur entrain : Cary Grant et Katharine Hepburn dans L’Impossible Monsieur Bébé, Jean-Paul Belmondo et Françoise Dorléac dans L’Homme de Rio. Un scénario imbécile fait des héros d’Alexandre Coffre d’insupportables casse-pieds : ils justifient la question de l’irrésistible chanson de Marie-Paule Belle : « Mais où est-ce qu’on les enterre ceux qui sont méchants ? »

Lui (Dany Boon) est un grimacier pleurard. Elle (Valérie Bonneton) cumule les fonctions d’emmerdeuse, d’emmerdante et d’emmerderesse. On pourrait espérer qu’au terme de ses aventures — l’éruption du volcan islandais Eyjafjamachinchose empêche le duo de rejoindre sa fille, qui se marie en Grèce — elle évoluerait. Mais non ! « Je t’emmerde ! » lance-t-elle à un brave vieil Albanais tout souriant qui lui demande gentiment son nom… Comment s’intéresser à une hystérique pareille et à son pénible conjoint ? Le réalisateur a beau multiplier poursuites et cascades (le film a coûté très, très cher, semble-t-il), rien n’y fait. On n’a pas envie d’être avec ces gens-là, on souhaite les oublier au plus vite, on rêverait même de ne jamais les avoir connus.
EYJAFJALLAJOKULL, Alexandre Coffre 2013, Dany Boon, Valerie Bonneton (comique) (E)
Pour les voyageurs du monde entier, l’éruption du volcan islandais Eyjafjallajökull est un coup dur. Pour Alain et Valérie, c’est une catastrophe. Car pour arriver à temps dans le petit village de Gr&eg ...

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FANTOMAS CONTRE SCOTLAND YARD André Hunebelle 1967, Louis de Funes, Jean Marais, Mylene Demongeot.


Fantômas revient avec une nouvelle idée : imposer aux riches (nobles comme gangsters) un impôt sur le droit de vivre. Débarqués en Écosse, le commissaire Juve, Fandor et sa fiancée ont pour mission d'attraper Fantômas. Dans un château hanté par les esprits, Juve, censé protéger les propriétaires, est lui-même victime de l'humour macabre de Fantômas, lequel use et abuse de ses masques extravagants et de son rire caverneux.

TELERAMA
C'est le troisième, dernier et désolant volet de l'adaptation de la saga imaginée par Pierre Souvestre et Marcel Allain. Les auteurs ont tiré l'intrigue vers une fantaisie poussive ; les acteurs font le numéro qu'on attend d'eux : cascades et crises de nerfs. Une supercherie, avec gags essoufflés sur les fantômes et la chasse à courre.
FANTOMAS CONTRE SCOTLAND YARD André Hunebelle 1967, Louis de Funes, Jean Marais, Mylene Demongeot. (E)
Fantômas revient avec une nouvelle idée : imposer aux riches (nobles comme gangsters) un impôt sur le droit de vivre. Débarqués en Écosse, le commissaire Juve, Fandor et sa fiancée ont pour mis ...

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FANTOMAS SE DECHAINE, André Hunebelle 1965, Jean Marais, Louis De Funes (comique)@


Alors que le commissaire Juve vient d'être décoré chevalier de la Légion d'Honneur en récompense de sa lutte efficace contre Fantômas, on apprend au même moment que celui-ci vient d'enlever le professeur Marchand afin de mettre au point une arme terrifiante.

TELERAMA
De deux choses l’une : ou l’on décide d’aimer pour de Funès et ses grimaces, ou l’on reste lucide, et on s’agace de la paresse de cette suite...

Juve est décoré de la Légion d'honneur. Fantômas lui envoie un télégramme de félicitations, puis enlève le professeur Marchand, dont l'invention doit lui permettre de dominer le monde. Mais celle-ci ne peut être utilisée qu'avec le concours du professeur Lefèvre...

Le détournement cinématographique du roman-feuil­leton Belle Epoque de Sou­vestre et Allain ayant été accompli dès 1914, il n'y avait plus à se gêner. En avant le vaudeville, façon Hunebelle ! Les transfor­mations et les acrobaties de Jean Marais comptent moins que les numéros de Louis de Funès. On se grime à qui mieux mieux. Le film s'est bonifié avec l'âge, prenant une patine nostalgique qui force l'indulgence...
FANTOMAS SE DECHAINE, André Hunebelle 1965, Jean Marais, Louis De Funes (comique)@ (E)
Alors que le commissaire Juve vient d'être décoré chevalier de la Légion d'Honneur en récompense de sa lutte efficace contre Fantômas, on apprend au même moment que celui-ci vient d'enlever le p ...

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FANTOMAS, Andre Hunebelle 1964, JeanMarais, Louis De Funes (comique)@


Un personnage mystérieux commet des vols et des crimes dans la capitale sous le nom de Fantômas. Le commissaire Juve et le journaliste Fandor enquêtent chacun à leur manière sur cette affaire. Ils ne croient pas à l'existence d'un tel malfaiteur. Ils se retrouvent confrontés à Fantômas, dont la méthode consiste à utiliser des masques pour commettre ses méfaits. Il prend ainsi diverses identités, dont celles de nos deux héros.

TELERAMA
Faiblesse nostalgique, on se régale des rictus du commissaire Juve et de ce méchant en latex bleu qui fleure bon la poussière des années 1960.
Adapté en 1913 par Louis Feuillade, le célèbre feuilleton de Souvestre et Allain se mue ici en pantalonnade policière (mal) dissimulée sous une profusion de gadgets désormais très kitsch. Louis de Funès, avec son habituel numéro rageur, et Jean Marais, dans le double rôle athlétique de Fandor et Fantômas, semblent jouer à se voler la vedette.
FANTOMAS, Andre Hunebelle 1964, JeanMarais, Louis De Funes (comique)@ (E)
Un personnage mystérieux commet des vols et des crimes dans la capitale sous le nom de Fantômas. Le commissaire Juve et le journaliste Fandor enquêtent chacun à leur manière sur cette affaire. Ils ne croient ...

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FARGO, Joel Coen 1996, Frances McDormand (thriller)@@


Quelque part dans le Minnesota, en plein hiver, Jerry Lundegaard, un minable vendeur de voitures, contacte un petit escroc, Carl Showalter, et son inquiétant compère, Grimsrud. Il leur demande d'enlever sa femme, Jean, dont le père, Wade, un richissime homme d'affaires, ne manquera pas de régler la rançon exigée. Les choses se gâtent quand ses complices abattent 3 témoins, dont un flic. La machine sanglante commence à s'emballer.

TELERAMA
Criblé de dettes, un vendeur de bagnoles veut faire enlever sa propre femme pour empocher la rançon. Avec une rare économie de moyens et un humour acide, les frères Coen filment la dérive de gens ordinaires pris dans la spirale de l’échec.

Un trou perdu du Minnesota. Jerry Lundegaard, directeur d'une concession automobile au bord de la faillite mais par ailleurs doté d'un riche beau-père, a l'idée de sa vie : faire enlever sa propre femme par deux tocards à qui le beau-père versera la rançon...

Fargo vaut d'abord par ses personnages. Dès lors qu'apparaît Jerry Lundegaard, sourire de hamster jovial contredit par un regard douloureux, on sait que ce benêt n'est pas né sous une bonne étoile. Tout le contraire du policier Marge Gunderson, épouse heureuse et future mère comblée, sorte de Droopy sanglé dans un uniforme... Jerry et elle ont la même obstination tranquille, qui aurait pu les réunir si le destin ne s'en était mêlé. Et c'est avec la même application jusqu'au-boutiste que les deux crétins kidnappeurs vont semer la désolation. Ainsi va Fargo, dans une horreur crescendo mais tranquille, ponctuée des gestes et des mots de tous les jours, d'un train-train de petites manies et de vieilles habitudes. Ces personnages simples pris dans la glace d'une situation inextricable, puis ces corps en morceaux dans une nature immuable finissent par dessiner une vraie tragédie, celle de la violence banale, donc fatale. On songe à Continents à la dérive, de Russell Banks : un jour, un type dérape, et la mort atroce est au bout du chemin. C'est la dérive des gens ordinaires, pris dans la spirale de l'échec : l'échec, ce vieux cauchemar américain.

FARGO, Joel Coen 1996, Frances McDormand (thriller)@@ (E)
Quelque part dans le Minnesota, en plein hiver, Jerry Lundegaard, un minable vendeur de voitures, contacte un petit escroc, Carl Showalter, et son inquiétant compère, Grimsrud. Il leur demande d'enlever sa femme, Jean, dont le ...

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FATAL ATTRACTION, Adrian Lyne 1987, Glenn Glose Michael Douglas (vo)(thriller)@@


Heureux en ménage, Dan Gallagher ne résiste pourtant pas au charme d'Alexandra Forrest, l'une de ses collaboratrices. Après un week-end en compagnie de la jeune femme, Dan réalise qu'il commet une erreur et met un terme à leur aventure passagère. Mais Alex ne l'entend pas de cette oreille. Folle de désir et de jalousie, elle se met à suivre Dan, à l'appeler à son domicile de jour comme de nuit. Son comportement devient de plus en plus intrusif et inquiétant.

TELERAMA
Dan traîne dans un cocktail avec sa femme Beth. Une femme le toise avec insistance et l’invite à prendre un verre. Sans plus, mais son sourire carnassier et ses yeux de braise ne trompent pas. Le week-end suivant, Dan laisse son épouse et sa petite fille partir seules en week-end : il doit participer à une réunion de travail. Et qui retrouve-t-il parmi les invités de ce séminaire ? L’inconnue du cocktail, dont le regard a la même fixité scrutatrice... Emballé, c’est pesé, Dan accepte de passer la nuit avec Alex. Une passade sans lendemain, pense-t-il. Erreur, répond-elle, tous crocs dehors.

Alors que brontosaures et tricératops envahissaient récemment les couvertures des magazines, un autre monstre cinématographique faisait la une des journaux américains, il y a six ans : la femme vengeresse, briseuse de couple. Psychiatres et sociologues accumulaient les théories, tâchant d’expliquer l’engouement du public pour ce mélodrame sanguinolent. On remercia même Adrian Lyne, auteur de Flashdance et de Neuf Semaines et demie, d’avoir réalisé le premier film de l’ère du sida. Le compliment était un peu excessif et tiré par les cheveux : jamais il n’est question de la maladie, les risques que court Michael Douglas sont ici plus moraux et psychiques que médicaux. Le cinéaste s’est à l’évidence contenté de suivre le fil, très mince, d’une intrigue vaudevillesque qui tourne au vinaigre. Tour à tour bouleversant et grotesque, le film ne peut pas laisser indifférent.
FATAL ATTRACTION, Adrian Lyne 1987, Glenn Glose Michael Douglas (vo)(thriller)@@ (E)
Heureux en ménage, Dan Gallagher ne résiste pourtant pas au charme d'Alexandra Forrest, l'une de ses collaboratrices. Après un week-end en compagnie de la jeune femme, Dan réalise qu'il commet une erreur et met u ...

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FATAL, Michaël Youn 2009, Michaël Youn, Stéphane Rousseau (musical)@


Le rappeur bling-bling et hardcore Fatal Bazooka a vendu quinze millions de disques. Ses fans écoutent sa musique, il a déjà produit des dizaines de tubes et est devenu une star incontestée et incontournable du rap. La vie sourit de toutes ses dents en or à Fatal Bazooka, en apparence du moins. Parce que la réalité s'avère bien moins rose. Le rappeur se pose des questions existentielles, se demande d'où il vient et où il va. Pour mieux vendre sa musique, Fatal a fait croire qu'il était né dans un ghetto alors qu'il vient d'un paisible petit village de Savoie. Mais une enfance heureuse au beau milieu des Alpes, auprès de parents aimants, n'a jamais fait rêver les fans de rap...

TELERAMA
Premier film de Michaël Youn cinéaste, qui reprend son personnage de Fatal Bazooka, rappeur bling-bling... Au final, une caricature du milieu et de lui-même assez juste.

Michaël Youn est un acteur calamiteux. Les spectateurs d'Iznogoud en savent quelque chose. Reconnaissons-lui au moins une certaine constance : il joue toujours aussi mal dans Fatal, son premier film en tant que réalisateur. Il y reprend son personnage de Fatal Bazooka, caricature de rappeur bling-bling — à faire passer P. Diddy pour un mormon. Mais le pitre du Morning live a toujours été un pro du gag. Et Fatal débite des gags sur un rythme effréné. Du gras et du moins gras, l'essentiel étant de tenir une heure et demie à fond.

(Bon) morceau choisi : le héros est marié à une cruche blonde du nom d'Athena Novotel, clone franchouillard de Paris Hilton. Satire dans tous les sens : le gangsta rap, la télé trash, l'humanitaire people, voire Michaël « Fous ta cagoule » Youn lui-même (et ses 500 000 exemplaires vendus)... Masochiste comme ces enfants qui cassent leurs propres jouets en riant, Youn accepte même de se faire voler la vedette (dans le scénario et sur l'écran) par un minet de « l'électro-bio », interprété avec un vrai talent burlesque par Stéphane Rousseau. Pas si con, donc...

FATAL, Michaël Youn 2009, Michaël Youn, Stéphane Rousseau (musical)@ (E)
Le rappeur bling-bling et hardcore Fatal Bazooka a vendu quinze millions de disques. Ses fans écoutent sa musique, il a déjà produit des dizaines de tubes et est devenu une star incontestée et incontournable du r ...

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DAMAGE (FATALE), Louis Malle 1992, Juliette Binoche, Jeremy Irons


Stephen Fleming, parlementaire conservateur récemment promu secrétaire d'État, est marié depuis 25 ans à Ingrid, avec laquelle il entretient une relation pleine d'affection. Ils ont 2 enfants : Martyn, brillant journaliste politique, et Sally, adolescente à l'esprit vif et curieux. Au cours d'une réception à l'ambassade de France, Stephen fait la connaissance d'Anna Barton, la nouvelle petite amie de son fils.

TELERAMA
“ Autopsie d'une relation impossible et néfaste cachée par de faux-semblants. Une famille se faisant tromper par une romance inavouable. ”
DAMAGE (FATALE), Louis Malle 1992, Juliette Binoche, Jeremy Irons (E)
Stephen Fleming, parlementaire conservateur récemment promu secrétaire d'État, est marié depuis 25 ans à Ingrid, avec laquelle il entretient une relation pleine d'affection. Ils ont 2 enfants : Martyn, bri ...

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FATIMA Philippe Faucon 2020 Soria Zeroual


Fatima vit seule avec ses deux filles : Souad, 15 ans, adolescente en révolte, et Nesrine, 18 ans, qui commence des études de médecine. Fatima maîtrise mal le français et le vit comme une frustration dans ses rapports quotidiens avec ses filles. Afin de leur offrir le meilleur avenir possible, Fatima travaille comme femme de ménage. Un jour, elle chute. En arrêt de travail, Fatima se met à écrire en arabe ce qu'il ne lui a pas été possible de dire jusque-là en français à ses filles.

TELERAMA
Fatima, quadragénaire née au bled, fait partie de ces individus « invisibles » que la société ignore, alors qu'ils lui sont indispensables. Les cadrages épurés du cinéaste, son utilisation de la profondeur de champ soulignent la solitude de cette mère courage, écartée du monde en raison de son foulard, de son travail ingrat, qui la contraint à vivre en horaires décalés. Et, surtout, de son ignorance du français.
Comment Fatima pourra-t-elle surmonter la barrière d'une langue qui, en plus de la handicaper dans sa vie quotidienne, la coupe de ses propres enfants ? C'est l'enjeu dramatique de ce mélo social, débarrassé de tout pathos, où la gravité n'exclut pas l'humour — euphorisantes scènes de drague entre ados, qui rappellent que Philippe Faucon est l'un des cinéastes les plus doués pour saisir la fougue et les indécisions de la jeunesse. Du beau visage las de Soria Zeroual, superbe interprète de Fatima, émanent une délicatesse, une humanité qui illuminent le film. — Samuel Douhaire

FATIMA Philippe Faucon 2020 Soria Zeroual (E)
Fatima vit seule avec ses deux filles : Souad, 15 ans, adolescente en révolte, et Nesrine, 18 ans, qui commence des études de médecine. Fatima maîtrise mal le français et le vit comme une frustration dans s ...

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FAUTEUIL D ORCHESTRE Daniele Thomson 2006, Albert Dupontel, Claude Brasseur, Cecile de France


Jessica est une jeune provinciale pleine de fraîcheur et d'innocence, montée à Paris pour trouver du travail et refaire sa vie. Tout l'émerveille, à commencer par l'avenue Montaigne, où elle vient d'être embauchée comme serveuse au Café des Théâtres.

TELERAMA
L'avenue Montaigne, à Paris : ses galeries d'art, ses spectacles, ses boutiques de luxe... Et son Café des Théâtres, pivot d'un vaste carrousel de numéros d'acteurs : Claude Brasseur en collectionneur d'art, Valérie Lemercier en vedette télé, Albert Dupontel en pianiste virtuose...
Tout ce petit monde, ou presque, a son vague à l'âme et son stock d'aphorismes percutants. Dans le genre film choral, Danièle Thompson avait déjà fait mieux avec La Bûche, chronique familiale aux alentours de Noël : plus drôle, plus amer, plus subtil. Ici, sous les yeux perpétuellement émerveillés de Jessica (Cécile de France), serveuse toute fraîche, la sarabande s'enlise un peu dans les lieux communs sur la vie, l'amour, la réussite... On retient pourtant la présence émouvante de Suzanne Flon, peu avant sa disparition et, surtout, Valérie Lemercier, qui étincelle de fantaisie et de charme en actrice de soap, pardon, de série « prestigiousse ». — Cécile Mury
FAUTEUIL D ORCHESTRE Daniele Thomson 2006, Albert Dupontel, Claude Brasseur, Cecile de France (E)
Jessica est une jeune provinciale pleine de fraîcheur et d'innocence, montée à Paris pour trouver du travail et refaire sa vie. Tout l'émerveille, à commencer par l'avenue Montaigne, où elle vient d' ...

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FENCES, Denzel Washington 2018, Denzel Washington, Viola Davis (sport racisme)@


À Pittsburgh dans les années 50, Troy habite une maison ouvrière avec sa famille. Cet éboueur a toujours rêvé devenir joueur de baseball professionnel et il est convaincu qu'il a été victime de racisme à cause de la couleur de sa peau.

TELERAMA
As du base-ball, Troy n'a jamais pu devenir joueur professionnel : dans l'Amérique des années 1930, aucun club ne voulait engager un Noir. Le champion est devenu éboueur pour faire vivre sa famille. Vingt ans après, ses proches doivent supporter son aigreur. Et son autoritarisme...

Après avoir triomphé à Broadway dans le rôle de Troy, Denzel Washington adapte lui-même la pièce d'August Wilson. Sa mise en scène évoque souvent, hélas, du théâtre filmé. Très bavard, trop long, Fences est sauvé par ses seconds rôles : Viola Davis impressionne en femme bafouée. Et la subtilité des jeunes Jovan Adepo et Russell Hornsby apporte un contrepoint bienvenu au cabotinage de Washington.
FENCES, Denzel Washington 2018, Denzel Washington, Viola Davis (sport racisme)@ (E)
À Pittsburgh dans les années 50, Troy habite une maison ouvrière avec sa famille. Cet éboueur a toujours rêvé devenir joueur de baseball professionnel et il est convaincu qu'il a été vi ...

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FENETRE SUR PACIFIQUE, John Schlesinger 1990, Melanie Griffith, Matthiew Modine(thriller)@@


Un couple loue un appartement du rez-de-chaussée de leur maison en ignorant que leur locataire est un escroc pervers.

TELERAMA
A force d'obstination, Patty et Drake ont fini par acheter la maison de leurs rêves : une vieille bâtisse de style victorien sur les hauteurs de San Francisco. Pour alléger les charges, le jeune couple décide de louer l'appartement du rez-de-chaussée. Un jeune homme d'affaires avenant, Carter Hayes, se présente très rapidement. A l'aide d'une série de subterfuges, le nouveau locataire s'arrange pour occuper l'appartement sans payer de caution ni signer de contrat. Malgré tous leurs efforts, Patty et Drake ne parviennent pas à s'en débarrasser. Carter, cynique et pervers, joue avec les nerfs de Drake et le pousse rapidement à bout...
FENETRE SUR PACIFIQUE, John Schlesinger 1990, Melanie Griffith, Matthiew Modine(thriller)@@ (E)
Un couple loue un appartement du rez-de-chaussée de leur maison en ignorant que leur locataire est un escroc pervers.

TELERAMA
A force d'obstination, Patty et Drake ont fini par acheter la maison de leurs rêves : u ...

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FIRE IN THE SKY. Robert Lieberman 1975 (catastrophe)@


Snowflake, États-Unis, le 5 novembre 1975. Travis Walton, un employé des eaux et forêts, est enlevé par des extra-terrestres devant ses quatre collègues. Il disparaît pendant cinq jours, puis réapparaît, sans mémoire des événements. Mais peu à peu, les souvenirs refont surface...

TELERAMA
Dans le Nord montagneux de l'Arizona, en 1975. Six bûcherons sont à l'oeuvre. Une nuit, tandis qu'ils quittent leur lieu de travail en camion, ils remarquent, dans le ciel, une inquiétante lueur orange, de laquelle descend bientôt un énorme objet. Intrigué, Travis, l'un des bûcherons, s'approche de la chose et disparaît mystérieusement. Ni les autorités, ni la population avoisinante ne semblent convaincues par ce qu'elles considèrent comme une plaisanterie ou, au mieux, comme un banal règlement de comptes. Néanmoins, après avoir interrogé les cinq témoins, le shérif Frank Waters organise des battues pour retrouver Travis. Quelques jours plus tard, celui-ci est découvert, nu comme un ver, visiblement en état de choc.
FIRE IN THE SKY. Robert Lieberman 1975 (catastrophe)@ (E)
Snowflake, États-Unis, le 5 novembre 1975. Travis Walton, un employé des eaux et forêts, est enlevé par des extra-terrestres devant ses quatre collègues. Il disparaît pendant cinq jours, puis ré ...

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FISH TANK, Andrea Arnold 2009, Katie Jarvis, Michael Fassbender (societe)@@@


Mia, 15 ans, vit dans une cité populaire de la région de l'Essex, dans le nord-est de Londres, avec sa mère Joanne et sa petite soeur Tyler. Adolescente rebelle, elle a été exclue de l'école. Elle trouve refuge et épanouissement dans la danse hip-hop. Mais sa vie déjà bien difficile est à nouveau bouleversée quand sa mère rentre à la maison avec son nouvel amant, Connor, un Irlandais très extraverti. La vie de la nouvelle famille recomposée, d'abord idyllique, se complique lorsque Connor encourage Mia à développer son unique passion, la danse...

TELERAMA
Un portrait sensible et tumultueux qui mêle tableau social et poésie. Elle jure comme un charretier et décoche un coup de boule aux importunes. Mais un éclair d’innocence passe parfois dans ses yeux. C’est Mia (Katie Jarvis, une révélation), ado rageuse d’une banlieue prolétaire blanche d’Angleterre. Horizon barré. Mais Mia fait des merveilles dans le hip-hop. Et puis il y a Connor (Michael Fassbender), le nouveau mec de sa mère, qui s’installe un moment à la maison. À son contact, Mia relâche la tension.

Andrea Arnold avait signé un premier film, Red Road, conceptuel et assez froid. Cette fois, on s’attache aux personnages, tous pourvus de défauts mais non stigmatisés — pas même Connor. Le film prend des tours souvent inattendus, échappe au béton et gagne la campagne au bord de l’eau, dans un semblant de joie familiale. Le film décrit un processus de maturité, qui passe par la confiance en soi, le soutien, l’amour. La réalisatrice combine finement tableau social et imaginaire poétique. Au milieu des disputes affleurent de beaux instants de douceur. Pour preuve, ces séquences de ralentis, vagues de désir où Mia se sent portée, caressée, soulevée vers le haut comme une plume.


FISH TANK, Andrea Arnold 2009, Katie Jarvis, Michael Fassbender (societe)@@@ (E)
Mia, 15 ans, vit dans une cité populaire de la région de l'Essex, dans le nord-est de Londres, avec sa mère Joanne et sa petite soeur Tyler. Adolescente rebelle, elle a été exclue de l'école. Elle t ...

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FISTON, Pascal Bourdiaux 2013, Kev Adams, Frank Dubosc (comique)


Dés son plus jeune âge, 7 ans, Alex n'a eu qu'une idée en tête : faire que Sandra Valenti devienne son amoureuse. Pour lui, elle est la plus jolie fille du monde. Il est tellement impressionné qu'il n'ose rien tenter. A l'âge de 20 ans, il élabore cependant un plan : demander conseil auprès de celui qui a réussi à séduire Monica, la mère de Sandra.

TELERAMA
Même pas envie de s'acharner sur cette comédie molle signée Pascal Boudiaux (Le Mac). Le jeune Kev Adams et son aîné Franck Dubosc ont déjà bien assez de mal comme ça : le puceau qui apprend l'art ( ?) de draguer auprès d'un ex-play-boy (devinez qui est qui), c'est encore plus péni­ble pour eux que pour nous.
FISTON, Pascal Bourdiaux 2013, Kev Adams, Frank Dubosc (comique) (E)
Dés son plus jeune âge, 7 ans, Alex n'a eu qu'une idée en tête : faire que Sandra Valenti devienne son amoureuse. Pour lui, elle est la plus jolie fille du monde. Il est tellement impressionné qu'il n'ose ri ...

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FLASHBACK, Franco Amurri 1990, Denis Hopper, Kiefer Sutherland (thriller)@


John est un jeune agent qui débute au FBI et qu'on a chargé d'emprisonner Huey, un agitateur hippie des années 1960. L'agent perd son identité à cause d'un des tours de passe-passe et se retrouve en prison.

SENS CRITIQUE
Une comédie policière qui prend un peu la forme d'un buddy-movie assez original. Un agent du FBI très coincé de 26 ans emmène un vieux hippie en cavale depuis une vingtaine d'année en prison. Le duo d'opposé est plutôt amusant car il engendre plusieurs situations comiques délirantes, puis d'autres qui sont mélancoliques ou référentielles car on y évoque l'époque du Flower-power et les années 60. Le début du film est un peu difficile, cela semble factice notamment avec l'utilisation de la musique un peu facile mais avec la durée on s'attache à ses personnages et même à cette histoire. Dennis Hopper cabotine un maximum tandis que Kiefer Sutherland essaie d'être à la hauteur.
FLASHBACK, Franco Amurri 1990, Denis Hopper, Kiefer Sutherland (thriller)@ (E)
John est un jeune agent qui débute au FBI et qu'on a chargé d'emprisonner Huey, un agitateur hippie des années 1960. L'agent perd son identité à cause d'un des tours de passe-passe et se retrouve en prison ...

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FLASHDANCE, Adrian Lyne 1983, Jennifer Beals, Michael Nouri, Cynthia Rhodes (musical)@


Pittsburgh est une ville industrielle où, comme partout ailleurs, certains luttent pour donner une réalité à leurs rêves. Alex, alias Alexandra, est de ceux-là. Dans la journée, elle travaille comme soudeuse; le soir, elle se produit comme danseuse au Mawby's Bar. Jeune, jolie et talentueuse, elle remporte toujours un franc succès avec son petit numéro. La danse est sa passion. Comme le patinage artistique est celle de Jeanie, son amie.

TELERAMA
A Pittsburgh. Le jour, Alex travaille comme soudeuse dans une usine. Le soir, elle se produit comme danseuse au Mawby's Bar, dans un numéro qui ne laisse pas les clients indifférents. De son côté, son amie Jeanie se passionne pour le patinage artistique. L'une et l'autre s'entraînent durement, dans l'espoir secret de percer et de pouvoir ainsi changer de vie. En dépit des encouragements de Hanna, une ancienne danseuse, Alex n'ose pas se présenter au concours d'entrée d'une prestigieuse école de danse. Nick Hurley, son patron, séduit, s'intéresse sincèrement à elle, mais Alex repousse fermement ses avances. Fière et obstinée, elle veut ne devoir son succès qu'à elle seule. Elle finit par être convoquée à une audition, mais lorsqu'elle apprend que Nick en est à l'origine, elle prend la fuite...
FLASHDANCE, Adrian Lyne 1983, Jennifer Beals, Michael Nouri, Cynthia Rhodes (musical)@ (E)
Pittsburgh est une ville industrielle où, comme partout ailleurs, certains luttent pour donner une réalité à leurs rêves. Alex, alias Alexandra, est de ceux-là. Dans la journée, elle travaille ...

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FLEUR DU DESERT, Sherry Hormann 2009, Liya Kebede, Sally Hawkins (societe)@@


Issue d'une famille de nomades somaliens, Waris connaît une enfance rude mais heureuse car entourée des siens. Cependant, quand son père décide de la marier à l'âge de 13 ans, Waris prend la fuite. Traversant le désert au péril de sa vie, elle atteint la ville de Mogadiscio et retrouve sa grand-mère.

TELERAMA
Biopic pudique et bouleversant du mannequin Waris Dirie, depuis sa fuite de Somalie à son engagement contre l’exclusion. Desert Flower Filmproductions

C‘est une histoire vraie. Celle de Waris Dirie (Liya Kebede), jeune fille du désert somalien qui a fui un mariage arrangé en marchant toute seule plusieurs jours et a fini par atteindre Mogadiscio, qu’elle a ensuite quittée pour Londres. Là-bas, elle a servi d’esclave à une famille de diplomates, avant d’être repérée dans un fast-food par un photographe de mode, Terence Donovan, qui a fait d’elle un top-modèle.

Envahi de musique et illustratif, le film ne brille guère par sa mise en scène, mais aborde frontalement l’excision inhumaine dont a été victime Waris à l’âge de 3 ans, rituel contre lequel elle s’est battue par la suite, en tant qu’ambassadrice de bonne volonté pour l’ONU. Son parcours est raconté sous forme de flash-back successifs. La présence vive de Sally Hawkins, qui joue la copine chaleureuse à Londres, et celle de Timothy Spall (le photographe) affermissent le récit. La sexualité saccagée par l’excision, les complications douloureuses qui s’ensuivent, la honte surmontée et le combat militant, tout cela est évoqué sans fausse pudeur, en portant haut la force et le courage de son héroïne. Le film se termine par un chiffre qui fait froid dans le dos : six mille fillettes sont encore mutilées chaque jour dans le monde.
FLEUR DU DESERT, Sherry Hormann 2009, Liya Kebede, Sally Hawkins (societe)@@ (E)
Issue d'une famille de nomades somaliens, Waris connaît une enfance rude mais heureuse car entourée des siens. Cependant, quand son père décide de la marier à l'âge de 13 ans, Waris prend la fuite. Tr ...

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FLOATING SKYSCRAPERS, Marshall Rawson 2018 (societe moeurs)@


Kuba, jeune homme sportif, semble promis à un brillant avenir. Il s'entraine intensivement pour devenir champion de natation, mais entre les compétitions, sa petite amie et sa mère possessive chez qui il vit toujours, il se sent prisonnier. Un soir il rencontre Michal, un garçon qui le fascine instantanément, et tout bascule. Malgré le poids d'une société polonaise très conservatrice, il se met à rêver d'une autre vie, d'un autre possible, et va tout faire pour vivre cette nouvelle passion.

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FLOATING SKYSCRAPERS, Marshall Rawson 2018 (societe moeurs)@ (E)
Kuba, jeune homme sportif, semble promis à un brillant avenir. Il s'entraine intensivement pour devenir champion de natation, mais entre les compétitions, sa petite amie et sa mère possessive chez qui il vit toujours, i ...

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FLORIDE, Philippe Le Guay 2015, Jean Rochefort, Sandrine Kiberlain (sante sentimental)@@


Atteint de troubles de la mémoire, Claude Lherminier, octogénaire divorcé, habite seul dans sa grande maison de Haute-Savoie. Malgré tout, il garde le verbe haut et son élégance d'antan. Son quotidien se partage entre passer ses nerfs sur les aides à domicile qui rendent les armes chacune à leur tour devant ses provocations, et échafauder des plans pour ne pas être enterré à côté de son pire ennemi.

TELERAMA
On aurait préféré retrouver Jean Rochefort, toujours bon pied, bon œil, ailleurs que dans cette adaptation (pas terrible) de la pièce de Florian Zeller, Le Père, où le pathétique l'emporte constamment sur la cruauté. Sandrine Kiberlain, toute en émotion contenue, tente de faire contrepoint. En vain.
FLORIDE, Philippe Le Guay 2015, Jean Rochefort, Sandrine Kiberlain (sante sentimental)@@ (E)
Atteint de troubles de la mémoire, Claude Lherminier, octogénaire divorcé, habite seul dans sa grande maison de Haute-Savoie. Malgré tout, il garde le verbe haut et son élégance d'antan. Son quotidi ...

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FOLIES D AVRIL, Stuart Rosenberg 1969, Jack Lemmon, Catherine Deneuve (comedie sentimentale)@


Howard est un modeste agent de change qui vient d'obtenir une promotion. Lors d'une fête, il fait connaissance avec Catherine, l'épouse de son patron. L'un et l'autre sont rassemblés par le fait d'être tous les deux malheureux dans leurs couples respectifs. Aussi, lorsque Catherine lui annonce qu'elle a l'intention de quitter son mari et de rentrer à Paris, Howard prend la décision de partir avec elle.

TELERAMA
Courtier à Wall Street, Howard Brubaker est un homme effacé et malheureux dans son couple. Au cours d'une réception donnée par son employeur, il fait la connaissance d'une Française, Catherine. Comme Howard, la jeune femme s'ennuie et ne se sent pas à sa place. Ensemble, ils prennent alors la poudre d'escampette et partent faire la tournée des discothèques de New York. Après plusieurs soirées passées ensemble, Howard et Catherine entament une liaison amoureuse. Après quelques semaines d'une idylle sans faille, les deux tourtereaux décident de faire un voyage à Paris. Howard est loin d'imaginer que la belle Catherine est l'épouse de son patron...
FOLIES D AVRIL, Stuart Rosenberg 1969, Jack Lemmon, Catherine Deneuve (comedie sentimentale)@ (E)
Howard est un modeste agent de change qui vient d'obtenir une promotion. Lors d'une fête, il fait connaissance avec Catherine, l'épouse de son patron. L'un et l'autre sont rassemblés par le fait d'être tous les deu ...

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FORCES SPECIALES, Stéphane Rybojad 2011 (guerre)


Otage des Talibans, le Grand reporter Elsa Casanova est menacée de mort. Devant l'imminence de son exécution, une mission de la dernière chance pour la libérer est confiée à une unité d'élite des forces spéciales. Une traque impitoyable s'engage alors dans les zones tribales du Pakistan. Dans ce milieu hostile et face à l'acharnement des talibans, des liens affectifs violents et intimes se nouent entre cette femme de caractère et ces hommes.

TELERAMA
Pour son premier long métrage, Stéphane Rybojad, vieux briscard du docu télé burné (notamment pour Envoyé spécial), avait l'ambition de ­signer l'équivalent français de Démineurs. Hélas ! le film, qui décrit l'intervention d'une escouade pour délivrer une journaliste française prise en otage par les talibans, n'est qu'un insoutenable clip à la gloire de l'armée de terre. Musique illustrative, caméra sur ressort, vengeance et manichéisme. Bref, l'antithèse du génial film de Kathryn Bigelow.
FORCES SPECIALES, Stéphane Rybojad 2011 (guerre) (E)
Otage des Talibans, le Grand reporter Elsa Casanova est menacée de mort. Devant l'imminence de son exécution, une mission de la dernière chance pour la libérer est confiée à une unité d'&eacu ...

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FORREST GUMP Robert Zemeckis 1994, Tom Hanks, Robin Wright@@


Sur un banc, à Savannah, en Géorgie, Forrest Gump attend le bus. Comme celui-ci tarde à venir, le jeune homme raconte sa vie à ses compagnons d'ennui. A priori, ses capacités intellectuelles plutôt limitées ne le destinaient pas à de grandes choses. Qu'importe.

TELERAMA
le film raconte, en creux, que l’Amérique est ce pays merveilleux dont la tradition consiste à tirer sur le président en place. Un pays obsédé par la réussite, l’exploit et la célébrité…
La plupart des séquences qui émeuvent concernent la manière qu’a Forrest l’ultra-candide d’être un homme prêt à casser la gueule d’un autre si celui-ci lève la main sur une femme ou l’humilie. Un veuf qui fait raser la maison où sa Jenny, enfant, a subi violence et inceste. Tout benêt qu’il soit, il a eu, auparavant, cette phrase définitive quand la jeune femme caillassait rageu­sement cette masure de douleur : « Dans certains cas, il n’y a jamais assez de pierres. »

FORREST GUMP Robert Zemeckis 1994, Tom Hanks, Robin Wright@@ (E)
Sur un banc, à Savannah, en Géorgie, Forrest Gump attend le bus. Comme celui-ci tarde à venir, le jeune homme raconte sa vie à ses compagnons d'ennui. A priori, ses capacités intellectuelles plutôt l ...

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FOURMI, Julien Rappeneau 2019, Francois Damiens, Andre Dussolier, Ludivine Sanier, Maleaume Paquin (sport)


Le jeune Théo, surnommé "Fourmi", aimerait redonner de l'espoir à son père, Laurent, un grand gaillard solitaire et désabusé par la vie. L'occasion se présente quand Théo est sur le point d'être recruté par un grand club de soccer anglais.

TELERAMA
Dans son club de foot, il se fait remarquer par sa grande agilité et sa petite taille : encore haut comme trois pommes malgré ses 12 ans, Théo (campé par l’étonnant Maleaume Paquin) a été surnommé Fourmi. Tout un programme pour le réalisateur Julien Rappeneau, qui, après Rosalie Blum (2015), réaffirmait son talent pour les miniatures. Quand Théo dribble sur le terrain, le plan fourmille de détails. Ici, son père, Laurent (François Damiens), qui a trop souvent la gueule de bois. Là, Claude (André Dussollier), l’entraîneur sérieux comme un pape, flanqué d’un neveu qui l’appelle Tonton, se passionne pour la pâtisserie et, au lieu de suivre le jeu, distribue des gâteaux.

La comédie se niche dans les détails. Et le scénario, adapté d’un roman graphique (Dream Team, de Mario Torrecillas et Artur Laperla), compose avec patience une belle mosaïque : dans son petit club, Fourmi est repéré par le recruteur d’un grand club, et pour aider son père, qui a tellement besoin de trouver l’espoir ailleurs qu’au fond d’un verre, le gamin dit qu’il a été engagé. Un mensonge qui fera beaucoup de ricochets, tous orchestrés avec une précision d’horloger et un amour infini pour les personnages secondaires, la minutie du trait. En semant ses plans com­me des graines, le film parle de grandir, quand on est fils comme quand on est père...
FOURMI, Julien Rappeneau 2019, Francois Damiens, Andre Dussolier, Ludivine Sanier, Maleaume Paquin (sport) (E)
Le jeune Théo, surnommé "Fourmi", aimerait redonner de l'espoir à son père, Laurent, un grand gaillard solitaire et désabusé par la vie. L'occasion se présente quand Théo est ...

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FRAGMENTOS DE AMOR, Fernando Vallejo 2016, Angélica Aragón, Angelica Blandon, Laura Aleman (film e),


Une femme partage les histoires de ses anciens amants avec son amant actuel et fait de lui l'un de ces « fragments » de son amour.
FRAGMENTOS DE AMOR, Fernando Vallejo 2016, Angélica Aragón, Angelica Blandon, Laura Aleman (film e), (E)
Une femme partage les histoires de ses anciens amants avec son amant actuel et fait de lui l'un de ces « fragments » de son amour. ...

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FRANCE, Bruno Dumont 2021, Lea Seydoux, Benjamin Biolay film complet)


Chronique de la vie frénétique d'une jeune journaliste vedette de la télévision, prise entre la célébrité et une spirale d'événements qui entraîneront sa chute.

TELERAMA
Avec ce portrait au vitriol d’une journaliste star, jouée par Léa Seydoux, Bruno Dumont entend dénoncer le narcissisme et le sensationnalisme contemporains, promus par le monde médiatique et les réseaux sociaux.

Un film ne s’intitule pas innocemment France, quand bien même ce mot est le prénom de l’héroïne : notre société s’y annonce d’emblée comme thème principal. Cinéaste ­reconnu, Bruno Dumont reste pourtant un auteur non réconcilié, non conforme et non correct : comme portrait du pays, le tableau, au style violemment dissonant, est peu flatteur. Nous voilà dans un microcosme, une bulle : la cour d’une star de l’information en continu, alternant reportages chocs, sans aucune déontologie, et débats manichéens en studio. Ce petit monde médiatique hors-sol impose partout sa vision, modelant les représentations, l’imaginaire, et jusqu’à la réalité même. Or le personnage de France ne semble n’avoir été inventé que pour être mis à l’épreuve et découvrir l’envers abyssal de sa propre image.

Il y aura d’abord un accident de la circulation, où sa responsabilité sera établie. Puis d’autres drames, à chaque fois décuplés par le chœur des réactions en ligne, avec descente aux enfers et rédemption programmées. Derrière le jeu de massacre : l’inquiétude morale, grande affaire du réalisateur, dont le métier fut d’enseigner la philosophie. Le succès tapageur de la vedette et son arrogance laissent ainsi apercevoir en elle des gouffres de doute, d’insatisfaction et d’angoisse, qui rendent son itinéraire complexe et nous attachent à elle, malgré tout. Dans les rouages d’un système sans âme, Bruno Dumont traque une part irréductible de nos consciences, un espoir infime de ressaisissement qui rappellent le titre d’un de ses premiers films : L’Humanité.
FRANCE, Bruno Dumont 2021, Lea Seydoux, Benjamin Biolay film complet) (E)
Chronique de la vie frénétique d'une jeune journaliste vedette de la télévision, prise entre la célébrité et une spirale d'événements qui entraîneront sa chute.

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FRANTZ, Francois Ozon 2016, Pierre Niney, Paula Beer (histoire guerre)@@@


Au lendemain de la guerre 14-18, dans une petite ville allemande, Anna se rend tous les jours sur la tombe de son fiancé, Frantz, mort sur le front en France. Cependant, ce jour-là, un jeune Français, Adrien, est venu se recueillir sur la tombe de son ami allemand. Cette présence à la suite de la défaite allemande va provoquer des réactions passionnelles dans la ville.

TELERAMA
Au sortir de la Grande Guerre, un Français rencontre la femme de Frantz, son ami allemand mort. Ozon joue avec leur inconscient et leurs illusions. D’une main de maître.

En 1919, sur la tombe de son fiancé mort au combat, elle trouve un homme en pleurs. Anna ne savait pas que Frantz avait un ami français. Les parents du mort repoussent, d’abord, ce jeune homme qui ajoute à leur chagrin. Mais Adrien évoque avec tant de flamme sa vie avec Frantz, à Paris, qu’ils en redemandent. Un jour, il s’enfuit. Anna part à sa recherche, en France…

Le film repose sur deux périples. Deux rêves qui ne peuvent que finir mal. Mais le grand personnage, c’est elle, qui s’éveille, se révèle, s’accepte — contrairement à lui.

Chez Ozon, les images contredisent les discours. Sans doute parce qu’il confronte l’inconscient de ses personnages avec ce qu’ils disent ou taisent. Le cinéaste con­temple leurs erreurs, leurs mensonges avec une indulgence dénuée de la pro­vocation de ses débuts. Il semble avoir ­atteint l’osmose délicate entre audace et lyrisme. Reste l’épouvante, intacte, devant les pères. Dans Frantz, ils sont tous des ­infanticides qui envoient leurs fils à la mort et trinquent à leur décès. Le ­moment le plus intense est celui où deux de ces ­victimes s’étreignent dans une tranchée. L’un assassiné, l’autre épargné, mais à ­jamais mort.
FRANTZ, Francois Ozon 2016, Pierre Niney, Paula Beer (histoire guerre)@@@ (E)
Au lendemain de la guerre 14-18, dans une petite ville allemande, Anna se rend tous les jours sur la tombe de son fiancé, Frantz, mort sur le front en France. Cependant, ce jour-là, un jeune Français, Adrien, est venu s ...

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FRERES ENNEMIS, David Oelhoffen 2018, Matthias Schoenaerts, Reda Kateb (societe)@@


Manuel et Driss ont grandi dans la même cité. Enfants, ils étaient inséparables. Mais les années ont passé et ils ont pris des chemins très différents. Manuel dirige de main de maître un trafic de drogue, et Driss est devenu policier. Quand il est promu à la brigade des stupéfiants, Driss est chargé de démanteler le business de son ami. Alors qu'il est dans une voiture avec l'un des membres de sa bande, Manuel se fait tirer dessus. Son ami est tué et Manuel est soupçonné du meurtre. Il veut connaître le nom de l'assassin afin de faire taire les rumeurs : il s'associe avec Driss pour parvenir à ses fins...

TELERAMA
Flic ou voyou ? Ils ont grandi ensemble dans la même cité, mais ont pris des routes opposées. Un bon polar intimiste et un grand face-à-face d’acteurs, Matthias Schoenaerts et Reda Kateb, dirigés par le réalisateur de “Loin des hommes”.

Le policier issu de la cité et le dealer enrichi ont grandi ensemble. Ils savent tout l’un de l’autre, auraient pu échanger leurs destins. Le film raconte leurs retrouvailles au moment où le caïd trébuche dangereusement. Et où le flic s’interroge sur son identité : au cours d’une arrestation, pris à partie en arabe par les prévenus, il nie parler cette langue, tandis que son visage et son corps laissent deviner sa confusion.

Le réalisateur David Oelhoffen privilégie le portrait intimiste des deux hommes, mélange les ingrédients du polar avec le mal-être et la peur des personnages. Le trafiquant, éclaboussé par le sang de ses comparses, traqué, redevient ainsi un gosse, presque l’enfant de son ancienne compagne, chez laquelle il se réfugie — ces scènes, réussies, racontent un rêve passé d’embourgeoisement. Le flic, lui, s’est laissé cantonner par sa hiérarchie à son rôle de spécialiste de la cité et des stupéfiants, aux méthodes limites : ses origines sociales, sa connaissance du terrain l’ont servi puis piégé.

Sur le désarroi de la police dans les quartiers, sur le sentiment de déshérence des cités, Frères ennemis offre des variations habitées, où Reda Kateb impressionne et Matthias Schoenaerts retrouve l’intensité qu’il avait, entre autres, dans De rouille et d’os, de Jacques Audiard. Leur duel final singularise encore le film, abrité par les murs d’un modeste appartement de banlieue, où se rejouent les tourments de l’adolescence et la violence du déterminisme social.
FRERES ENNEMIS, David Oelhoffen 2018, Matthias Schoenaerts, Reda Kateb (societe)@@ (E)
Manuel et Driss ont grandi dans la même cité. Enfants, ils étaient inséparables. Mais les années ont passé et ils ont pris des chemins très différents. Manuel dirige de main de maî ...

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FURY, David Ayer 2014, Brad Pitt, Shia LaBeouf (guerre)@


Avril 1945. Pendant la dernière phase d'invasion des alliés en sol européen, un sergent endurci surnommé "Wardaddy" se retrouve à la tête d'un équipage de tank Sherman composé de cinq hommes, chargé d'une périlleuse mission derrière les lignes ennemies.

TELERAMA
Fin de la Seconde Guerre mondiale. David Ayer met en scène une forme de violence complaisante, aggravée par un héroïsme musclé et un sentimentalisme très malvenu.

Début de la fin de la Seconde Guerre mondiale : l'Allemagne recule, mais refuse d'abdiquer. Un sergent américain (Brad Pitt, bien, sans plus), à la tête d'une section décimée, mène plusieurs missions. Il a le profil de la tête brûlée — son visage et son dos le sont. Un baroudeur, mais rongé par on ne sait quel mal, lié à ce char d'assaut qu'il chérit, et à son équipage, trois hommes soudés, endurcis (dont Shia LaBeouf, celui qui s'en tire le mieux), bientôt rejoints par un bleu terrorisé.

Le cinéaste David Ayer, qui fait rarement dans la dentelle, confirme son penchant pour une forme de violence complaisante. Certes, à renfort de gros moyens, il met en scène des situations qu'on ne voit pas si souvent : la confrontation de deux armées au bout du rouleau et aveuglées ; des exécutions sommaires, côté américain ; des soldats qui virent soudards. Problème : il ne cesse de souffler le chaud et le froid, en montrant d'un côté la folie suicidaire de la guerre et de l'autre une forme d'héroïsme musclé et de sentimentalisme très malvenus.
FURY, David Ayer 2014, Brad Pitt, Shia LaBeouf (guerre)@ (E)
Avril 1945. Pendant la dernière phase d'invasion des alliés en sol européen, un sergent endurci surnommé "Wardaddy" se retrouve à la tête d'un équipage de tank Sherman composé ...

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FURYO, Nagisa Oshima 1983, David Bowie, Yûji Honma (guerre)@@@


Java 1942 : un camp de prisonniers américains est dirigé par le capitaine Yonoi, un chef japonais à la poigne de fer. A la crainte et au mépris qu'éprouvent les prisonniers et les subalternes du capitaine à l'endroit de ce dernier, s'oppose la résistance étonnante d'un soldat anglais, Jake Celliers. Face à son attitude provocante, Yonoi devient de plus en plus sévère dans le but de faire plier le rebelle.

TELERAMA
En 1942, à Java, un Japonais, directeur impitoyable d’un camp de prisonniers anglais, entretien une relation ambiguë avec son prisonnier, David Bowie. Dans cette variante arty du “Pont de la rivière Kwaï”, le chanteur tient la dragée haute.

Java, en 1942. Inflexible, obsédé par la discipline, le capitaine Yonoi dirige à la baguette un camp de prisonniers anglais, traités comme des sous-hommes. Le seul qui échappe à son mépris est le lieutenant-colonel Lawrence, connaisseur du Japon et de sa langue. Un jour arrive un nouveau prisonnier, le major Celliers. Entre lui et Yonoi naît un étrange rapport de force…

En 1983, le film avait surtout fait fureur grâce… à sa musique, ritournelle au synthé de Ryūichi Sakamoto (par ailleurs interprète du capitaine Yonoi), qui s’arrachait comme des petits pains. Elle a un peu vieilli, mais la force symbolique de Furyo est intacte. En observateur implacable, Ōshima met en scène l’affrontement de deux civilisations, ou du moins de deux conceptions différentes du courage, de l’honneur et du sacrifice.

Dérangeant et désarçonnant, le film frappe à la fois par son extrême violence et son antinaturalisme. On évolue dans un univers régi par des codes stricts, des rituels parfois difficiles à déchiffrer. C’est cette incompréhension doublée de fascination qui fournit la tension de cette œuvre brûlante et amère. Un univers de masques qui cache la lutte amoureuse de deux seigneurs à la force toute relative. En cousin germain du lord Jim de Joseph Conrad, Bowie est vraiment bien.
FURYO, Nagisa Oshima 1983, David Bowie, Yûji Honma (guerre)@@@ (E)
Java 1942 : un camp de prisonniers américains est dirigé par le capitaine Yonoi, un chef japonais à la poigne de fer. A la crainte et au mépris qu'éprouvent les prisonniers et les subalternes du capitaine ...

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GAINSBOURG vie heroique, Joann Sfar, 2010, Eric Elmosnino, Laetitia Casta (biopic)@@


Du jeune Parisien arborant l’étoile de David imposée aux juifs durant l'Occupation allemande jusqu'à l'apogée de l'auteur-compositeur-interprète des années 1980, le film est une biographie fantasmagorique de Serge Gainsbourg, créateur qui défraya la chronique et laissa son empreinte dans le monde de la chanson avec de nombreuses œuvres poétiques et subversives.
Il retrace la vie de Gainsbourg à travers la plupart de ses tendances artistiques, de son apprentissage de peintre jusqu'au « Gainsbarre » (et son avatar de « La Gueule » en carton/latex avec un long nez et des doigts immenses griffus) des dernières années en passant par le jazz de Saint-Germain-des-Prés et les yéyés.

TELERAMA
Après une première heure inventive (avec une Laetitia Casta étincelante et émouvante en Bardot), on sent ensuite un peu trop la construction, qui ressemble à une suite de sketchs…
Pour interpréter Gainsbourg, Joann Sfar a engagé Éric Elmosnino, mieux que bien. Et pour son double, audacieux et maléfique – une sorte de Gainsbarre, appelé « la Gueule » –, il a choisi, échappée de son imagination de dessinateur, une marionnette vivante, aux grandes oreilles et aux ongles démesurés…
Le charme du film tient à ce compagnonnage obligé : la terreur qui saisit Serge de devoir composer avec cet alter ego désiré et haï. D’autres idées surgissent dans la première heure. Toute cette fantaisie irréaliste aboutit à Bardot et à l’irruption d’une Laetitia Casta extra. Casta-Bardot, c’est l’apothéose de Gainsbourg (vie héroïque). Après les « shebam » et les « wizz », Sfar a un peu de mal à cacher ce qu’il avait dissimulé dès le début : un scénario fait de sketchs successifs.
Ce que l’on aime, c’est la réunion d’un fan éperdu et de son idole. La rencontre de leurs imaginaires. Et leur déraison. Seulement, comme le chantait Gainsbourg, « Pour être à vous / faut être à moitié fou »… Sfar l’a-t-il été assez ?
GAINSBOURG vie heroique, Joann Sfar, 2010, Eric Elmosnino, Laetitia Casta (biopic)@@ (E)
Du jeune Parisien arborant l’étoile de David imposée aux juifs durant l'Occupation allemande jusqu'à l'apogée de l'auteur-compositeur-interprète des années 1980, le film est une biographie fan ...

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GALLIPOLI, Peter Weir 1981


Endurance et ténacité sont les principales qualités d'Archy, jeune australien champion de course à pied. À côté de sa passion pour le sprint, il a un désir énorme de voir le monde. En 1915, l'occasion de partir, c'est de s'enrôler dans l'armée.
GALLIPOLI, Peter Weir 1981 (E)
Endurance et ténacité sont les principales qualités d'Archy, jeune australien champion de course à pied. À côté de sa passion pour le sprint, il a un désir énorme de voir le mond ...

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GANGS OF NEW YORK, Martin Scorcese 2002, Leonardo Di Caprio (histoire saga)@@


En 1846, le quartier de Five Points, un faubourg pauvre de New York, est le théâtre d'une guerre des gangs sanguinaire. Lorsque Bill le Boucher assassine le chef des Irlandais, père d'Amsterdam Vallon, il s'associe avec un policier véreux et prend le contrôle de la ville. Seize ans plus tard, Amsterdam retourne à New York pour venger la mort de son père, tuer Bill et mettre fin à son règne.

TELERAMA
Américains de souche contre immigrants, au milieu du XIXe siècle. Guerre des gangs, bastons sans merci… Sujet partiellement shakespearien, mais 100 % scorsésien. Des Affranchis à The Irishman, Martin Scorsese n’a cessé d’ausculter le crime organisé, structuré par les survivances claniques et les solidarités ethniques. Gangs of New York lui permet de remonter à la source de cette violence, qui le fascine et l’effraie.

Le combat de rue qui ouvre le film met la barre très haut en termes de puissance hypnotique. Cette scène fondatrice installe le récit dans une sorte de no man’s land temporel, une période anté-historique. Bien sûr, c’est New York à l’époque, mais ce pourrait être un autre monde, une société troglodyte… Chaque gravure animée est un morceau de bravoure, d’une rare invention visuelle. Comédien d’une trempe exceptionnelle, Daniel Day-Lewis, boucher prompt à tailler dans les chairs, humaines ou animales, mais aussi politicien populiste, orateur au verbe tonitruant, domine les débats
GANGS OF NEW YORK, Martin Scorcese 2002, Leonardo Di Caprio (histoire saga)@@ (E)
En 1846, le quartier de Five Points, un faubourg pauvre de New York, est le théâtre d'une guerre des gangs sanguinaire. Lorsque Bill le Boucher assassine le chef des Irlandais, père d'Amsterdam Vallon, il s'associe avec ...

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GANGSTER QUAD, Ruben Fleischer 2012, Josh Brolin, Ryan Gosling (thriller)@@


Le parrain de la mafia, Mickey Cohen, dirige Los Angeles et obtient tout ce qu'il veut grâce à la protection de ses hommes de mains, mais aussi de la police et des hommes politiques sous sa coupe. Seuls deux sergents du LAPD, John O'Mara et Jerry Wooters, font tout pour réduire son emprise à néant.

TELERAMA
L'été dernier, après la tuerie dans le multiplexe d'Aurora qui projetait le nouveau Batman, la bande-annonce de ce Gangster Squad était vite retirée des salles : on y voyait une tuerie dans un cinéma du Chinatown de Los Angeles, en 1950. La scène a été supprimée, retournée et remplacée par l'explosion d'un camion piégé... Mais on sent toujours, dans ce film de gangsters qui rappelle L.A. Confidential (1997) ou Les Incorruptibles (1987), une envie de rendre la violence plus frappante, pour construire un personnage d'ennemi public vraiment dangereux, effrayant. Il s'appelle Mickey Cohen, il a acheté la police et les juges, tué ceux qu'il ne pouvait corrompre. Los Angeles lui appartient et il veut faire de l'Amérique son empire...

C'est donc vraiment un scénario à la Batman qui se joue : face au pouvoir du Mal absolu, des justiciers d'un nouveau genre doivent intervenir, des flics avec permis de tuer comme des gangsters... Pas sûr que tout ça reflète l'histoire du véritable Mickey Cohen, joué ici par Sean Penn, avec une volonté de profondeur et d'authenticité inutile. Car le réalisateur, lui, joue plutôt sur les effets de séduction immédiate et sur le glamour du cinéma de studio, assorti aux décors rétro. La brutalité de la guerre contre le crime se coule ainsi dans des atmosphères soignées et un casting de séducteurs au milieu desquels papillonne une vamp. C'est plaisant, mais finalement presque naïf. Ce que le discours final sur les bienfaits de la loi ne cache plus du tout.

À Los Angeles, en 1950, la folie sanglante et la soif de pouvoir du gangster Mickey Cohen obligent la police à créer un gang de flics aux méthodes de justiciers voyous. Joli, plaisant, mais un peu naïf aussi.
GANGSTER QUAD, Ruben Fleischer 2012, Josh Brolin, Ryan Gosling (thriller)@@ (E)
Le parrain de la mafia, Mickey Cohen, dirige Los Angeles et obtient tout ce qu'il veut grâce à la protection de ses hommes de mains, mais aussi de la police et des hommes politiques sous sa coupe. Seuls deux sergents du LAPD, J ...

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GASOIL, Gilles Grangier 1955, Jan Gabin, Jeanne Moreau (road movie)@@


Au volant de son poids lourd, Jean Chape, chauffeur routier auvergnat, sillonne les routes de France. Un matin, il voit un homme tomber de la voiture qui le précède. Jean, qui n'a pas le temps de freiner, le heurte. Il est bouleversé à l'idée d'avoir tué le malheureux. Sur les conseils de son amie Alice, institutrice dans la région parisienne, il prévient la police. Au cours de l'enquête, les inspecteurs découvrent que la victime, un gangster nommé Scoppo, était déjà morte au moment du choc, et optent pour l'hypothèse d'un meurtre maquillé en accident. Toutefois, Jean remarque bientôt qu'une mystérieuse voiture grise le suit dans tous ses déplacements...

TELERAMA
Un routier sympa est embarqué dans une sombre histoire de meurtre. Belle distribution : Ginette Leclerc, garce étincelante, et Jeanne Moreau, débutante.

Un camionneur sympa tombe par hasard dans une sombre histoire de truands. Sa vie tranquille de provincial en est considérablement perturbée. Les gangsters croient que l’homme a volé à son tour le magot qu’ils ont eux-mêmes dérobé. La police se montre elle aussi soupçonneuse. Heureusement que ses copains routiers sont de braves gens qui n’ont pas froid aux yeux !

Ce film présente un aspect paradocumentaire très attachant. Le syndicat des routiers l’a patronné, et l’on comprend pourquoi. Il présente aussi un côté polar plus conventionnel, mais qui nous vaut de retrouver une Ginette Leclerc extra, mélange de vulgarité voulue et de « classe ». On remarque aussi Jeanne Moreau, dans un emploi modeste. L’ensemble est chaleureux, réalisé avec plus que de la conscience professionnelle par Gilles Grangier, un des meilleurs réalisateurs du cinéma dit commercial des années 50.
GASOIL, Gilles Grangier 1955, Jan Gabin, Jeanne Moreau (road movie)@@ (E)
Au volant de son poids lourd, Jean Chape, chauffeur routier auvergnat, sillonne les routes de France. Un matin, il voit un homme tomber de la voiture qui le précède. Jean, qui n'a pas le temps de freiner, le heurte. Il est bou ...

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GATSBY LE MAGNIFIQUE, Baz Luhrmann 2013, Leonardo DiCaprio, Tobey Maguire (saga bio)@


Gatsby le Magnifique est un roman de l'écrivain américain F. Scott Fitzgerald. Publié en 1925 aux États-Unis, il a été traduit en français à partir de 1926 sous ce titre. L'histoire se déroule à New York dans les années 1920. Il est souvent décrit comme le reflet des années folles dans la littérature américaine

TELERAMA
Ecrivain mythique, Scott Fitzgerald n’a eu guère de chance avec le cinéma. Même sans éclat, la première adaptation de Gatsby le Magnifique, avec Alan Ladd, était plus fidèle que cette version, plombée par l’esthétisme. Seul le narrateur (interprété par Sam Waterston) conserve comme un parfum du roman, spectateur attentif et apitoyé d’une double comédie des apparences. D’un côté, Tom l’affairiste et son aventure sexuelle avec la femme d’un garagiste. De l’autre, Gatsby, le nouveau riche, avec l’épouse de Tom, créature superficielle (que Mia Farrow rend insupportable). Tout est à sa place : décors, costumes, musiques et Redford, le Gatsby idéal. Mais on ne sent aucun frisson.
GATSBY LE MAGNIFIQUE, Baz Luhrmann 2013, Leonardo DiCaprio, Tobey Maguire (saga bio)@ (E)
Gatsby le Magnifique est un roman de l'écrivain américain F. Scott Fitzgerald. Publié en 1925 aux États-Unis, il a été traduit en français à partir de 1926 sous ce titre. L'histoire se ...

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GENIAL MES PARENTS DIVORCENT, Patrick Braoudé 1991, Adrien Dirand, Volodia Serre (societe)@@


Dans une classe de CM2, deux parties s'affrontent : ceux dont les parents sont divorcés, et les autres. L'instituteur pour cette nouvelle année qui s'entame manquant particulièrement d'autorité, le gang des divorcés va multiplier les blagues et en particulier essayer de pousser des couples unis au divorce

TELERAMA
À l’opposé du film-dossier sur le divorce, Braoudé signe une comédie qui repose sur l’énergie et la débrouillardise de ses jeunes interprètes.
L'idée de départ inverse la présomption habituelle qui fait de l'« enfant de divorcés » une victime de l'éclatement familial. C'est un peu facile, mais le film de Braoudé ne se veut à aucun moment une réflexion, fût-elle cachée, sur le divorce. C'est une comédie, qui met en scène des enfants, leur énergie et leur débrouillardise, et qui trouve avec eux le ton juste : ni singes savants ni bébés niaiseux, ils ont chacun leur personnalité, mènent l'action avec fougue, jouent des tours pendables aux adultes balourds. Voilà un petit film malin et bien mis en scène qui, hors des sentiers battus, renouvelle la comédie à la française.
GENIAL MES PARENTS DIVORCENT, Patrick Braoudé 1991, Adrien Dirand, Volodia Serre (societe)@@ (E)
Dans une classe de CM2, deux parties s'affrontent : ceux dont les parents sont divorcés, et les autres. L'instituteur pour cette nouvelle année qui s'entame manquant particulièrement d'autorité, le gang des divor ...

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GENTLEMEN CAMBRIOLEURS, James Marsh 2018, Michael Caine, Brian Reader, Ray Winstone, Jim Broadbent (policier)@


Célèbre voleur dans sa jeunesse, Brian Reader, veuf âgé de 77 ans, réunit une bande de criminels marginaux sexagénaires pour fomenter un cambriolage sans précédent à la salle des coffres de la société Hatton Garden Safe Deposit (HGSD). Se faisant passer pour des réparateurs, ils pénètrent le dépôt, neutralisent les alarmes et se me

TELERAMA
Déjà deux films et une série, tous inédits en France et passablement loupés, ont été tirés du rocambolesque cambriolage de la salle des coffres de Hatton Garden, dans le centre de Londres. Profitant du week-end de Pâques 2015 et se faisant passer pour des réparateurs, quatre monte-en-l’air aux cheveux blancs — le cerveau était âgé de 76 ans — ont empoché lingots et bijoux pour un butin record de deux cents millions de livres sterling…
La malédiction autour des adaptations continue puisque rien ne fonctionne dans ce film de casse au rabais. De la réalisation académique à l’interprétation apathique, tout le monde, y compris Michael Caine dans un énième numéro de vieille carne cockney, semble s’être désintéressé d’un projet à peine digne d’égayer les pensionnaires d’une maison de retraite.ttent à percer un trou dans le mur de la chambre forte.
GENTLEMEN CAMBRIOLEURS, James Marsh 2018, Michael Caine, Brian Reader, Ray Winstone, Jim Broadbent (policier)@ (E)
Célèbre voleur dans sa jeunesse, Brian Reader, veuf âgé de 77 ans, réunit une bande de criminels marginaux sexagénaires pour fomenter un cambriolage sans précédent à la salle des ...

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GEOSTORM, Dean Devlin 2017, Gerard Butler, Abbie Cornish, Jim Sturgess, Ed Harris (catastrophe)@


Après que des catastrophes naturelles ont menacé la Terre, des scientifiques ont créé des satellites qui peuvent contrôler le climat. Le jour où ces satellites ne fonctionnent plus, un designer doit travailler main dans la main avec son frère pour sauver le monde d'une terrible tempête.

TELERAMA
Sans doute impactée par la démission de Nicolas Hulot, la Terre est au plus mal. Les catastrophes naturelles se multiplient. Personne ne semble capable d’enrayer l’extinction de la planète, pas même Elise Lucet. C’est alors qu’un scientifique génial, Jake (Gerard Butler, aussi expressif qu’un castor sous tranquillisants), trouve une idée qu’il croit géniale : contenir les intempéries grâce à des satellites munis de missiles préventifs.

Enième blockbuster au charabia écolo d’une naïveté confondante, Geostorm est un nanar de grande ampleur qui ne nous épargne aucun poncif du genre. Acteurs à côté de la plaque (on souffre pour Andy Garcia), morceaux de bravoure ridicules, dialogues consternants, effets spéciaux peu crédibles, humour vieillot, musique pompière atroce… Ersatz inutile des ­superproductions des années 1990-2000, le film fait dans la surenchère stérile en épuisant le champ catastrophique des possibles.
GEOSTORM, Dean Devlin 2017, Gerard Butler, Abbie Cornish, Jim Sturgess, Ed Harris (catastrophe)@ (E)
Après que des catastrophes naturelles ont menacé la Terre, des scientifiques ont créé des satellites qui peuvent contrôler le climat. Le jour où ces satellites ne fonctionnent plus, un designer doit ...

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GHOST, Jerry Zucker 1990, Patrick Swayze (science fiction)


Sam Wheat, cadre dans une banque, vit une belle histoire d'amour avec Molly Jensen, une sculptrice. Mais un soir, Sam se fait agresser, puis abattre. Il revient sous la forme d'un fantôme et parvient à communiquer avec une voyante. Il va tenter d'entrer en contact avec Molly pour qu'elle enquête sur son meurtre.

TELERAMA
quand les amants quittent le tour de poterie et commencent à s’embrasser, ils ont, miraculeusement, les mains toutes propres… À y réfléchir, leur laisser les doigts terreux aurait été nettement plus sensuel. Sacré coup de vieux, aussi, du côté des effets spéciaux sur les pouvoirs ectoplasmiques de Sam, même si Whoopi Goldberg compense insolemment en parlant toute seule et en râlant contre son interlocuteur invisible… Ce qui reste ? Un parfum d’Hamlet (un fantôme, une vengeance…), et énormément d’amour. Car, au-delà de sa structure fantastique et policière, Ghost ne raconte que cela : le lien absolu de deux êtres, les souvenirs comme les petits mots intimes qui les font dialoguer par-delà la mort. La possibilité d’un deuil quand la vie, d’un claquement de doigts, peut tourner à la tragédie et à l’absence.

GHOST, Jerry Zucker 1990, Patrick Swayze (science fiction) (E)
Sam Wheat, cadre dans une banque, vit une belle histoire d'amour avec Molly Jensen, une sculptrice. Mais un soir, Sam se fait agresser, puis abattre. Il revient sous la forme d'un fantôme et parvient à communiquer avec une voya ...

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GILDA, Charles Vidor, 1946, Rita Hayworth, Glenn Ford (societe)@@@


A Buenos Aires, en Argentine, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Johnny Farrell, un joueur médiocre, est agressé par des mauvais perdants dans une sombre ruelle des docks. Il est tiré d'affaire par un certain Ballin Mundson, propriétaire d'une maison de jeu. Johnny entre à son service. Les deux hommes deviennent rapidement amis. Ballin, toutefois, dissimule à Johnny ses activités clandestines. Au retour d'un voyage, il lui présente sa femme, la capiteuse Gilda. Johnny reconnaît en elle l'amante fatale qui fut jadis la cause de sa déchéance. En présence de Ballin, ni l'un ni l'autre ne laisse paraître le moindre signe qui pourrait trahir leur ancienne liaison. Entre ces trois êtres, des relations étranges prennent forme...

TELERAMA
Gilda apparaît très tard à l’image. Non qu’elle ne sache se faire désirer. Mais parce qu’on ne la désire pas. Ni Mundson, son mari, directeur de casino ­livide et balafré ; ni Johnny, son ex, jeune loup fringant et gominé. En 1946, alors que Rita Hayworth est au sommet de sa carrière, l’insinuation est de taille. Il ne s’agit en rien d’un avertissement à l’actrice sur sa chute prochaine, mais plutôt de l’audacieux camouflage d’un sujet impossible à traiter à l’époque, l’homosexualité masculine : filmé comme un objet de désir, Johnny est littéralement levé sur le trottoir par le mari de Gilda, armé… d’une canne. Cachée sous le label « film noir », Gilda met donc à nu l’entourage d’une femme fatale au charme inopérant. Impavide et miteuse, la caméra épouse le regard sadique des hommes qui l’entourent. Elle scrute le visage de Gilda, secoué de mouvements de joie toujours interrompus par l’irruption de figures masculines malveillantes. Rongée par sa frustration sexuelle, Gilda n’a qu’une seule satisfaction physique : la danse.

Pour la première fois à Hollywood, dans la mythique scène du strip-tease ganté, une actrice osait danser seule à l’écran, tout en extériorisant ses pulsions érotiques les plus intimes. Dès la sortie, le public fit un triomphe à ce film sec et amer sur le manque d’amour. Aujourd’hui encore, Gilda reste un bluffant manifeste sur l’atrophie du désir.
GILDA, Charles Vidor, 1946, Rita Hayworth, Glenn Ford (societe)@@@ (E)
A Buenos Aires, en Argentine, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Johnny Farrell, un joueur médiocre, est agressé par des mauvais perdants dans une sombre ruelle des docks. Il est tiré d'affaire par un certain B ...

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GLORIA MUNDI, Robert Guédiguian 2019, Ariane Ascaride, Jean-Pierre Darroussin (societe)@@@


Daniel sort de prison où il était incarcéré depuis de longues années et retourne à Marseille auprès de son ex-femme et sa fille enceinte. En venant à la rencontre du bébé, Daniel découvre une famille recomposée qui lutte par tous les moyens pour rester debout. Quand un coup du sort fait voler en éclat ce fragile équilibre, Daniel, qui n'a plus rien à perdre, va tout tenter pour les aider.

TELERAMA
Une naissance, des retrouvailles familiales. Mais dans Marseille en mutation, la jeune génération a enterré la solidarité. Un terrible mélodrame social.
Gloria Mundi s’ouvre sur la naissance de Gloria, fille de Mathilda. À la maternité, les proches défilent. Il manque le père de Mathilda, en prison. Il en sort peu après et cherche à reprendre contact, en faisant connaissance avec la famille recomposée. Son ex-femme et Richard, chauffeur de bus, n’hésitent pas à l’héberger. Du côté des enfants, c’est plus compliqué… Loin de l’Estaque, on est, cette fois, dans les nouveaux quartiers d’affaires (la Joliette) ou de passage (Plombières). Dans un Marseille en chantier, qui mute, hybride, glacial. Ce manque de chaleur est raccord avec la dégénérescence sociale décrite, la disparition de la solidarité, de l’entraide. En pleine guerre économique, les habitants sont prêts à tout pour survivre.

Le vingt et unième long métrage de Robert Guédiguian est un mélodrame social, implacable et simple. Où le cinéaste filme en priorité la jeunesse. Il la montre instable, précarisée, atomisée. Disparu le combat collectif d’antan. Disparu même le cocon du couple. Il ne reste que des individus sous pression, qui se font du mal et se trahissent pour satisfaire des pulsions…
GLORIA MUNDI, Robert Guédiguian 2019, Ariane Ascaride, Jean-Pierre Darroussin (societe)@@@ (E)
Daniel sort de prison où il était incarcéré depuis de longues années et retourne à Marseille auprès de son ex-femme et sa fille enceinte. En venant à la rencontre du bébé ...

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GLORIA, Margherita Vicario 2024, Galatéa Bellugi, Carlotta Gamba (musical bio Vivaldi)@@@


Fin du XVIIIe siècle, à Venise. Les pensionnaires de l'institut Sant'Ignazio, un orphelinat et conservatoire réservé aux jeunes filles, ne peuvent cacher leur joie et une certaine appréhension en raison de la visite imminente de Pie VII, le nouveau pape fraîchement intronisé. Pour l'occasion, un grand concert a été longuement préparé et sera donné en l'honneur de cet invité d'exception. Teresa, alias "la muette", une jeune domestique aussi silencieuse que solitaire, découvre un piano-forte dans le débarras de l'établissement. Elle ignore que sa surprenante trouvaille va révolutionner la vie de l'institution...

TELERAMA
Au XVIIIe siècle, dans un internat pour jeunes filles de la noblesse vénitienne, une servante dotée de l’oreille absolue se libère à travers la musique. Premier film galvanisant de Margherita Vicario.

Une énergie dansante traverse ce premier film d’une jeune Italienne qui signe aussi des œuvres musicales. Ses recherches l’ont amenée à s’intéresser aux orphelinats où, dans la Venise du XVIIIe siècle, des jeunes filles recevaient une éducation digne des meilleurs conservatoires. Avec beaucoup de spontanéité, Margherita Vicario reconstitue l’époque, utilisant simplement des bâtiments anciens et de jolis costumes. L’important sera d’avoir l’oreille ! Celle de la servante Teresa (formidable Galatéa Bellugi) est si fine qu’elle transforme en symphonie rythmique tous les bruits qui l’entourent. Le jour où elle découvre un pianoforte, instrument sacrilège caché dans ce lieu saint qu’est l’orphelinat, elle se met à inventer des musiques diaboliquement modernes. Et attire les jeunes pensionnaires de l’établissement, qui ont envie de chanter, de composer, plus classiquement mais aussi audacieusement.

Il s’agit de fêter la créativité musicale féminine et de la libérer, en ne reculant pas devant la fantaisie, du carcan d’un monde où la gloire n’appartient qu’aux hommes. En l’occurrence, un prêtre qui va être chargé d’écrire la plus belle des partitions pour la visite du pape Pie VII. Mais ce prêtre cache qu’il a perdu l’inspiration, comme il cache sa faiblesse ruineuse pour un chanteur gigolo qui lui dit « Tu es mon maestro ».

La comédie permet de régler son compte au patriarcat sans en faire un plat. C’est l’identification avec ses héroïnes qui guide la réalisatrice. Elle réussit ses plus belles scènes en mêlant la dynamique sonore et le tempo donné à l’image par un montage alerte. Le cinéma devient tremplin vers la sensation des voix, des instruments. Cette forme d’émulation fait de Gloria ! un film qui, en dépit de quelques faiblesses et approximations, séduit par sa volonté d’être utile et de galvaniser les jeunes musiciennes d’aujourd’hui, dans une joie communicative.
GLORIA, Margherita Vicario 2024, Galatéa Bellugi, Carlotta Gamba (musical bio Vivaldi)@@@ (E)
Fin du XVIIIe siècle, à Venise. Les pensionnaires de l'institut Sant'Ignazio, un orphelinat et conservatoire réservé aux jeunes filles, ne peuvent cacher leur joie et une certaine appréhension en raison de ...

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GLORIA, Sebastian Lelio 2013, Paulina García, Sergio Hernandez (sentimental)@@@


Divorcée depuis douze ans, ses enfants partis, Gloria, employée de bureau âgée de 58 ans, vit seule à Santiago, au Chili. Bien décidée à continuer à profiter de la vie, adorant danser, elle passe nombre de soirées dans des clubs et multiplie les activités de loisir. Après bien des aventures sans lendemain, sa rencontre avec Rodolfo, sexagénaire propriétaire d'un centre récréatif, bouleverse son existence.

TELERAMA
Rien à voir avec l'héroïne de Cassavetes. Quoique... Si la Gloria de Sebastián Lelio ne tient pas la dragée haute à des gangsters, elle a tout de même un sacré tempérament et sait manier le pistolet... à peinture, pour se défouler ! A 58 ans, divorcée avec deux grands enfants qui n'ont plus besoin d'elle, elle n'est pas du genre à se morfondre. Tous les soirs, après le travail, elle fréquente les dancings de Santiago et, sur la piste, on ne voit qu'elle, avec ses grandes lunettes. Rodolfo la dévore des yeux et finit par l'aborder. Un nouvel amour avec ce sexagénaire décidé à se délester de son encombrante famille ? Gloria se lance. Gloria y croit...

Sebastián Lelio (La Sagrada Familia) peint cette histoire d'amour tardif avec une pointe d'amertume, mais en s'appuyant sur le sourire constant de Paulina García, star chilienne à la présence évidente. Au cinéma, la lâcheté masculine est souvent l'apanage d'« adulescents » qui hésitent à s'engager. Avec Rodolfo, c'est la même rengaine. Cet amoureux rêve de changement, mais il est faible... Dans cet hôtel où Gloria vient de lui faire l'amour — belles scènes où le cinéaste filme sans fard des corps plus tout jeunes —, soudain, il n'est plus là. Volatilisé... jusqu'à la prochaine promesse. Ah, s'il était capable, comme Gloria, de chanter à tue-tête dans sa voiture ou de découvrir, sur le tard, les vertus de la fumette ! Mais le passé, pour lui, est une prison. Le réalisateur filme le Chili tel qu'il est aujourd'hui : un pays moderne où les jeunes ressemblent à ceux du monde entier, mais où les générations d'avant prouvent qu'on ne gomme pas facilement trente ans de dictature. A moins d'avoir l'énergie de Gloria. Cette capacité à redémarrer. Retourner sur la piste. Et danser... — Guillemette Odicino


GLORIA, Sebastian Lelio 2013, Paulina García, Sergio Hernandez (sentimental)@@@ (E)
Divorcée depuis douze ans, ses enfants partis, Gloria, employée de bureau âgée de 58 ans, vit seule à Santiago, au Chili. Bien décidée à continuer à profiter de la vie, adorant d ...

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GODZILLA 2, Michael Dougherty 2019, Kyle Chandler, Vera Farmiga


L'agence cryptozoologique Monarch doit faire face à une vague de monstres titanesques, comme Godzilla, Mothra, Rodan et surtout le redoutable roi Ghidorah à trois têtes. Un combat sans précédent entre ces créatures considérées jusque-là comme chimériques menace d'éclater.

TELERAMA
Cet épisode se réduit à une bouillie numérique, indigne de son budget de 170 millions de dollars.
Confiée à un tâcheron, cette suite constitue le parent pauvre du MonsterVerse, univers de fiction Warner à base de monstres géants, composé de Godzilla (Gareth Edwards, 2014) et de Kong : Skull Island (Jordan Vogt-Roberts, 2017) – avant l’affrontement du dinosaure et du gorille, prévu cette année. Le film ne propose ni l’ambiance de fin du monde du premier, ni les collages pop du second, ni, bien sûr, le charme kitsch des productions japonaises Toho des années 1950, où des comédiens déguisés en bestioles détruisaient des villes miniatures. Godzilla II se réduit à une bouillie numérique, indigne de son budget de 170 millions de dollars.

Michael Dougherty n’adopte pas le point de vue des créatures, encore moins celui des survivants, mais celui de scientifiques et de militaires qui bavassent à n’en plus finir dans leurs postes de commandement, suivant l’action sur divers écrans… Qu’observent-ils ? Le lézard radioactif, allié au papillon géant Mothra, se bagarrer contre Monstre Zéro, hydre à trois têtes. Le scénario infantile se double d’un discours malthusien : déplaisante vision d’une humanité régulée par les titans (c’est-à-dire exterminée), pour que la nature reprenne ses droits. On a connu écologie plus constructive.
GODZILLA 2, Michael Dougherty 2019, Kyle Chandler, Vera Farmiga (E)
L'agence cryptozoologique Monarch doit faire face à une vague de monstres titanesques, comme Godzilla, Mothra, Rodan et surtout le redoutable roi Ghidorah à trois têtes. Un combat sans précédent entre ces c ...

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GODZILLA, Gareth Edwards 2014, Aaron Taylor-Johnson, Bryan Cranston, Juliette Binoche (science fiction fantastique)@@


Le physicien nucléaire Joseph Brody enquête sur de mystérieux phénomènes qui ont lieu au Japon. Refusant de s'en tenir à la version officielle qui évoque un tremblement de terre, le scientifique revient sur les lieux du drame accompagné par son fils Ford, soldat dans la Navy. Ils découvrent que les incidents ne sont pas liés à une catastrophe naturelle, mais à des monstres réveillés par des essais nucléaires dans le Pacifique au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.

TELERAMA
ure se défend toujours.

Malgré des effets spéciaux spectaculaires, malgré le renfort de deux bébêtes encore plus vilaines que lui (les « Muto », pleines de papattes géantes), et la mobilisation de l’armée américaine au grand complet, le saurien increvable ne casse pas des briques. Beaucoup de moyens, très peu d’imagination.
GODZILLA, Gareth Edwards 2014, Aaron Taylor-Johnson, Bryan Cranston, Juliette Binoche (science fiction fantastique)@@ (E)
Le physicien nucléaire Joseph Brody enquête sur de mystérieux phénomènes qui ont lieu au Japon. Refusant de s'en tenir à la version officielle qui évoque un tremblement de terre, le scientifiq ...

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GOLDEN EIGHTIES, Chantal Ackerman 1986, Delphine Seyrig, Lio Mado, Jean-Francois Balmer (musical)@@ (film complet)


Trois femmes, Lili, Mado et Pascale, se disputent l'attention de Robby jusqu'à ce qu'il demande soudainement Mado en mariage. Alors que la date du mariage arrive, Lili tente une nouvelle fois d'attirer l'attention de Robby.

TELERAMA
Dans un salon de coiffure, les relations amoureuses de la patronne commentées par ses employées. Entre légèreté et gravité, la cinéaste belge signe une fantaisie inattendue autant qu’un film très personnel.

Sans attendre la fin des années 80, la clairvoyante Chantal Akerman les rassemblait sous l’adjectif rutilant Golden (comme les golden boys de Wall Street), années d’or pour une comédie musicale aux couleurs primaires flashy, certifiées d’époque. Dans la galerie commerciale de la Toison d’or, à Bruxelles, la réalisatrice organisa un monde de vitrines, magasin de mode, salon de coiffure, entrée de cinéma et comptoir tout en représentation. Les années 80 n’étaient-elles pas celles du look ? Mais dans cet univers d’apparences, il n’est question que de cœurs qui battent et de sentiments qui se débattent, à l’intérieur.

Resté comme une fantaisie très à part dans l’œuvre de Chantal Akerman, Golden Eighties est pourtant un film personnel de bout en bout. Une joie certes un peu inattendue s’impose d’emblée, entraînant toute une équipe de coiffeuses-shampouineuses dans un ballet de commentaires sur les relations amoureuses de Lili, la patronne. Le Robert qui la courtise est, malgré son prénom de vieux, un jeune homme contraint d’écouter ses parents, qui s’y connaissent en prêt-à-porter et en prêt-à-marier. Mais la mère, Jeanne, cache des émotions secrètes, liées au retour d’un bel Américain, Eli, dans sa vie. Loin de la lumière éclatante des scènes de comédie musicale, c’est dans la pénombre que se retrouvent les anciens amants. Et l’on apprendra, à mots couverts, que le passé qui les lie remonte à la guerre, et même à la déportation dans les camps de concentration. On comprendra aussi que la belle Lili, que Robert n’est pas seul à vouloir conquérir, n’a plus de plaisir. « Il faut être patient et m’aimer beaucoup », dit-elle, pensive. Sans cesse, des touches subtiles viennent nuancer la fête générale, et l’énergie évidente du tableau d’ensemble dialogue avec une mélancolie tout aussi belle.

Casting épatant
Le plus étonnant est que ces contrastes n’en sont pas, à l’évidence, pour Chantal Akerman. C’est tout naturellement qu’elle lie le léger et le grave, l’élan et le retrait, l’artifice et la vérité. Mieux encore, on sent qu’elle croit fondamentalement à tout ce qu’elle fait dire à ses personnages, ayant d’ailleurs écrit elle-même aussi les paroles des chansons. « L’amour n’apporte que du malheur », entend-on, puis « aucun amour n’est jamais perdu, aucun amour n’est jamais pour rien », et tout est vrai. Sous couvert de chassés-croisés ludiques, les sentiments sont pris radicalement au sérieux dans ce film jamais sentimental, jamais mièvre. Même le chœur des garçons moqueurs ne peut rien contre la sincérité du cœur ! C’est aussi grâce à la qualité de l’interprétation que l’authenticité des émotions triomphe. Du côté des hommes, la mesure est parfaite avec Charles Denner et John Berry. Du côté des femmes, c’est le pur brio. Delphine Seyrig, Lio, Fanny Cottençon, Myriam Boyer, les héroïnes de Golden Eighties clignotent comme des lumières, tantôt transparentes et tantôt opaques, tantôt simples et tantôt complexes. Un show qui danse avec l’intime.
GOLDEN EIGHTIES, Chantal Ackerman 1986, Delphine Seyrig, Lio Mado, Jean-Francois Balmer (musical)@@ (film complet) (E)
Trois femmes, Lili, Mado et Pascale, se disputent l'attention de Robby jusqu'à ce qu'il demande soudainement Mado en mariage. Alors que la date du mariage arrive, Lili tente une nouvelle fois d'attirer l'attention de Robby.

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GOLIATH, Frederic Tellier 2021, Pierre Niney, Gilles Lellouche, Emmanuelle Bercot, Laurent Stocker (environnement)@@


France, professeure de sport le jour, ouvrière la nuit, milite activement contre l'usage des pesticides. Patrick, obscur et solitaire avocat parisien, est spécialiste en droit environnemental. Mathias, lobbyiste brillant et homme pressé, défend les intérêts d'un géant de l'agrochimie. Suite à l'acte radical d'une anonyme, ces trois destins, qui n'auraient jamais dû se croiser, vont se bousculer, s'entrechoquer et s'embraser.

TELERAMA
Un modeste avocat et une mère de famille affrontent l’industrie des pesticides, soutenue en haut lieu par un lobbyiste féroce. Écrit comme un thriller réaliste, ce film se révèle fort sur les enjeux de pouvoir.

Du cinéma français musclé mais en prise avec la réalité : voici la formule séduisante de ce thriller dans le milieu des fabricants de pesticides… L’incontournable Gilles Lellouche, toujours doué pour être « l’homme de terrain », interprète ici un avocat gentiment à la ramasse, qui va se révéler défenseur incorruptible des victimes de l’agrochimie. Ce sont leurs voix que veut faire entendre France (Emmanuelle Bercot), dont le mari subit les effets toxiques d’un ersatz du glyphosate. Mais ceux qui s’enrichissent en vendant des produits phytosanitaires assoient leur domination et placent leurs chiens de garde. Mathias est l’un d’eux, un lobbyiste sans foi ni loi.

Confier au si populaire Pierre Niney un personnage si antipathique est une très bonne idée. La férocité de Mathias rend palpitant ce qui se joue dans l’univers de politiciens où il gravite. Un pouvoir dans le pouvoir est dénoncé, empêchant que soient augmentées les distances minimales d’épandage des pesticides — potentiellement cancérigènes. La toute-puissance des lobbyistes est bien celle d’un terrible Goliath. Mais le David de l’histoire est moins réussi : sur ces victimes qui ont bien du mal à faire le poids, le réalisateur pose un regard qui cède au mélo. Une façon d’humaniser ces manœuvres chez les technocrates, au risque de leur faire perdre un peu de mordant.
GOLIATH, Frederic Tellier 2021, Pierre Niney, Gilles Lellouche, Emmanuelle Bercot, Laurent Stocker (environnement)@@ (E)
France, professeure de sport le jour, ouvrière la nuit, milite activement contre l'usage des pesticides. Patrick, obscur et solitaire avocat parisien, est spécialiste en droit environnemental. Mathias, lobbyiste brillant et ho ...

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GONE GIRL, David Fincher 2014, Ben Affleck, Rosamund Pike (thriller policier)@@@


Le matin de leur cinquième anniversaire de mariage, Amy, la femme de Nick Dunne, disparaît de leur maison cossue de banlieue de St-Louis. La police vient rapidement faire enquête et trouve plusieurs indices suspects qui pointent vers un crime violent.

TELERAMA
Où est Amy ? Disparue le matin de son anniversaire de mariage. Au domicile conjugal, impeccable maison suburbaine, tout est en ordre. Tout, sauf le salon, table basse renversée, chaos de verre brisé. Le mystère arrache la petite ville du Missouri à son ennui mortel, puis gagne le pays entier… Où est Amy ? La question mute sous l’effet de la fausse compassion, du voyeurisme. La si jolie, si blonde épouse était-elle heureuse ? Et surtout, de quel bois, vert ou pourri, se chauffait son couple ? Nick, le mari, est toujours à côté de la plaque, incapable de jouer pour les caméras son rôle d’homme brisé par l’angoisse. On lui en attribue vite un autre : suspect idéal.

En adaptant Les Apparences, le polar de Gillian Flynn, David Fincher excelle dans l’un de ses hobbies préférés : s’approprier des récits clés en main (comme Millénium, d’après Stieg Larsson), avec un diabolique talent de narrateur, une science exacte de la manipulation des images. Dans Gone Girl, l’horreur est bien là, mais elle se cache sous une ligne claire, dans la fluide succession de plans larges, d’une élégance soyeuse. La mécanique du thriller est parfaitement huilée, pleine d’ingénieux tiroirs secrets. Mais le jeu des apparences se poursuit bien au-delà du simple divertissement policier, vers un conte cruel dominé par l’interprétation de Rosamund Pike. Dans la valse des monstres, c’est elle qui donne le la.
GONE GIRL, David Fincher 2014, Ben Affleck, Rosamund Pike (thriller policier)@@@ (E)
Le matin de leur cinquième anniversaire de mariage, Amy, la femme de Nick Dunne, disparaît de leur maison cossue de banlieue de St-Louis. La police vient rapidement faire enquête et trouve plusieurs indices suspects qui p ...

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GOOD BYE LENIN, Wolfgang Becker 2003, Daniel Bruhl, Katrin Sass (histoire)@@@


Dans la nuit du 9 au 10 octobre 1989, le Mur est tombé, et dans les semaines qui ont suivi des millions de personnes ont littéralement changé de planète. Good Bye Lenin... Mais la camarade Christiane Kerner, une militante émérite vivant à Berlin-Est, n'en a rien su. Depuis la veille, elle était dans le coma. Terrassée par un infarctus foudroyant en découvrant une manif pacifique contre le régime sauvagement réprimée par la police. L'Histoire joue d'emblée un rôle essentiel dans ce film. Mais rien n'y est plus décisif que l'amour d'un fils pour sa mère.

TELERAMA
Good Bye Lenin ! est d'abord une belle démonstration de l'art et la manière de mêler avec légèreté l'intime et l'universel, le destin d'un peuple déboussolé et celui, tout aussi problématique, d'une famille aux abois... Quand Christiane Kerner va rouvrir les yeux, huit mois plus tard, il ne reste plus rien de cette « patrie socialiste » dont elle demeurait, avec une désarmante sincérité, l'avocate idéaliste. À Berlin-Est, on a procédé à un frénétique nettoyage par le vide. Sur les façades des immeubles où flottaient les immenses bannières écarlates célébrant le 40e (et dernier) anniversaire de la RDA se déploient désormais des publicités géantes pour Coca Cola. En huit mois, on a bazardé, liquidé, mis au rebut tout ce qui renvoyait à « l'ancien monde », et en particulier le moche, le tarte, le ringard, cette empreinte supposée indélébile du régime défunt sur le quotidien de chacun. Changer de vie, c'était aussi, symboliquement, se débarrasser des papiers peints marronnasses et des chandails made in Bulgaria... Problème. Les médecins ayant averti Alex, le fils de Christiane, que le moindre choc émotionnel pouvait lui être fatal, comment lui cacher l'invraisemblable vérité ? A partir de cette donnée qu'on peut prendre, d'abord, pour un simple « truc » scénaristique, Good Bye Lenin ! va développer une cascade de péripéties, où la satire pointilliste d'un système totalitaire ossifié jusqu'au ridicule fait contrepoids aux désillusions nées du trop brutal basculement collectif des Ossis.

Cette mère si fragile, il s'agit d'organiser sa survie par la plus aléatoire des méthodes : en inventant un énorme mensonge. En clair, Alex décide de faire revivre une RDA disparue, volatilisée, de réinventer entre les quatre murs d'une chambre un microcosme conforme à la vision de sa mère. On ne dévoilera pas à quelles improvisations funambules le fils recourt pour mener à bien son ingénieux travail de « reconstitution historique ». Reconstruire la société est-allemande à l'identique, c'est aussi simple et aussi compliqué, donc aussi drôle, que de partir en chasse d'une marque de cornichons est-allemande disparue des supermarchés de la nouvelle Allemagne... La comédie change d'échelle quand Alex décide de se servir de la télévision pour peaufiner l'illusion. Bricoler une actualité fictive dans de pseudo-journaux télévisés avec présentateur récitant les vérités truquées du catéchisme socialiste : cela devient du grand art. La télé, c'est l'arme absolue d'Alex, et le réalisateur de Good Bye Lenin ! s'en sert pour une savoureuse illustration du pouvoir de l'image quand il ne reste qu'elle pour faire croire à une réalité qui n'existe plus.

Comment rendre plus vrai que vrai ce qui n'était qu'un leurre mis en scène par la machine de propagande du Parti ? Tout se passe comme si Alex réinventait, sans le chercher, cet ordre ancien où l'on manipulait l'information avec la complicité plus ou moins consentante des figurants (ici les voisins de palier) « jouant » à acclamer les bienfaits du régime. Au comble d'une inspiration débridée, il ira jusqu'à changer radicalement le sens de la chute du Mur en une parodie carrément absurde des contrevérités distillées par un régime en déroute.
Surtout, entre deux gags, le réalisateur insuffle une émotion contenue, une forme de mélancolie, qui est cette « ostalgie » de certains Allemands de l'Est moins pour la vie d'avant, si triste et sans horizon, que pour tous ces repères disparus (une certaine marque de café ou le programme de télé favori des petits enfants de la RDA...) où s'accrochent les restes d'une identité perdue. Good Bye Lenin ! est une comédie intelligente, une fable futée, jamais manichéenne. Cela aurait suffi à assurer son succès. Si ce « petit » film, écrit par un scénariste débutant et réalisé par un metteur en scène de modeste réputation, a connu un triomphe sans égal en Allemagne, c'est sans doute parce qu'il reflète bien ce sentiment diffus que la « réunification » allemande, brutalement entrée dans les faits après la chute du Mur, reste toujours en jachère dans les esprits.
GOOD BYE LENIN, Wolfgang Becker 2003, Daniel Bruhl, Katrin Sass (histoire)@@@ (E)
Dans la nuit du 9 au 10 octobre 1989, le Mur est tombé, et dans les semaines qui ont suivi des millions de personnes ont littéralement changé de planète. Good Bye Lenin... Mais la camarade Christiane Kerner, une ...

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GOODBYE COLOMBUS, Larry Peerce 1969, Ali Mac Graw, Richard Benjamin (sentimental)@


Tout juste revenu du service militaire, Neil Klugman a trouvé un emploi à la bibliothèque municipale de sa ville du New Jersey. À la piscine, il fait la connaissance de Brenda Patimkin, dont il s'éprend. Un sentiment partagé par Brenda, qui présente Neil à sa famille. Son père, riche négociant, et sa mère, mondaine parvenue, acceptent très mal l'intrusion du jeune homme, peu ambitieux mais surtout sans le sou dans leur univers bourgeois.

TELERAMA
Tout juste revenu du service militaire, Neil Klugman a trouvé un emploi à la bibliothèque municipale de sa ville du New Jersey. A la piscine, il fait la connaissance de Brenda Patimkin, dont il s'éprend. Un sentiment partagé par Brenda, qui présente Neil à sa famille. Son père, riche négociant, et sa mère, mondaine parvenue, acceptent très mal l'intrusion du jeune homme, peu ambitieux mais surtout sans le sou dans leur univers bourgeois. Brenda se heurte violemment à sa mère qui lui reproche cette fréquentation indigne. Après leur dispute, Brenda s'abandonne à Neil. Mais celui-ci, conscient du fossé qui sépare leurs deux mondes, tergiverse. Finalement, alors que Brenda, dûment chapitrée par son père, se prépare à faire taire ses sentiments pour se consacrer uniquement à ses études, Neil décide de rompre...
GOODBYE COLOMBUS, Larry Peerce 1969, Ali Mac Graw, Richard Benjamin (sentimental)@ (E)
Tout juste revenu du service militaire, Neil Klugman a trouvé un emploi à la bibliothèque municipale de sa ville du New Jersey. À la piscine, il fait la connaissance de Brenda Patimkin, dont il s'éprend. U ...

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GORILLES DANS LA BRUME, Sigourney Weaver 1983 (nature environnement)@


En 1966, Dian Fossey, une jeune Américaine, obtient l'autorisation d'aller recenser les gorilles dans les montagnes du Zaïre. Avec un pisteur, Sembagare, elle réussit à s'installer à proximité d'un groupe de primates et à s'en faire accepter. Mais une guerre civile déchire le Zaïre, et Dian doit quitter le pays. Elle se réfugie au Rwanda où elle crée, sur les hauts plateaux, le centre de recherche de Karisoke. Là, elle déclare la guerre aux braconniers qui vendent les jeunes gorilles aux zoos et coupent les mains et les têtes des singes pour en faire des souvenirs. Elle s'attire de nombreuses inimitiés, qui mettent sa vie en danger...

TELERAMA
S’il a contribué à la reconnaissance de la primatologue américaine Dian Fossey (Sigourney Weaver), ce film à succès semble aujourd’hui assez sexiste.

Un best-seller signé par une primatologue américaine… En 1983, le livre de Dian Fossey, Gorilles dans la brume, attira l’attention sur cette femme qui s’était exilée dans les montagnes du Rwanda pour étudier la vie du grand gorille de l’Est et dédier la sienne à cette espèce menacée. Le 26 décembre 1985, Dian Fossey fut assassinée. Elle avait 53 ans et était devenue l’ennemie des riches trafiquants d’animaux sauvages. Hollywood s’empara de son histoire.

S’il a contribué à la reconnaissance de cette femme passionnée, ce film à succès semble aujourd’hui assez sexiste. Alors que ce travail d’observation fut proposé à Dian Fossey, elle doit ici se battre pour l’obtenir, comme si elle n’était pas à la hauteur. Dans la jungle, elle a, bien sûr, absolument besoin de son sèche-cheveux et de son vernis à ongles. Et au lieu de nous parler de ses recherches, le réalisateur la montre comme une « maman chat » qui se prend d’affection pour des gros singes. Mais le film tranche, malgré tout, avec une image encore plus sexiste, celle de la fiancée de King Kong. Grâce à la composition réfléchie de Sigourney Weaver, on comprend qu’entre Dian Fossey et les gorilles se joue quelque chose de plus important qu’un frisson à la « Belle et la Bête ». Un chaînon retrouvé dans l’histoire de l’humanité.

Évocation de la vie de Dian Fossey, une anthropologue qui consacra sa vie à l'étude et à la sauvegarde des gorilles. Elle a passé 18 ans seule dans les montagnes sauvages du Zaïre et du Rwanda. Craignant que les gorilles disparaissent si les humains continuent à les chasser, elle a organisé une ligue de défense pour protéger les animaux. Elle fut sauvagement assassinée le 26 décembre 1985.

GORILLES DANS LA BRUME, Sigourney Weaver 1983 (nature environnement)@ (E)
En 1966, Dian Fossey, une jeune Américaine, obtient l'autorisation d'aller recenser les gorilles dans les montagnes du Zaïre. Avec un pisteur, Sembagare, elle réussit à s'installer à proximité d'un gr ...

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GOSFORD PARK, Robert Altman 2001, Maggie Smith, Helen Mirren, Kristin Scott Thomas (thriller comique)@@


Au début des années 1930, dans une Angleterre fortement marquée par les inégalités de classe. Dans un somptueux manoir anglais, une famille fortunée reçoit de prestigieux invités réunis pour une partie de chasse. À l'étage : ambiance feutrée, menus propos, bons mots, flirts badins, intrigues et suppliques, musique douce et jeux de société..

TELERAMA
Week-end de chasse dans un manoir, règlements de comptes chez les aristos et chez les valets. Quand Altman rencontre Agatha Christie : quelle maestria !

Gosford Park, c’est le nom d’une vaste propriété en pleine country pluvieuse. Au salon, les patrons ; à l’office et dans les cuisines, le peuple servile. Deux microsociétés régies par une stricte étiquette, appelées à se côtoyer le temps d’une partie de chasse chez Sir William McCordle, sévère aristo qui n’aime que son chien, les armes… et les soubrettes. Robert Altman relève un défi alors nouveau pour lui : le film britannique en costumes, agrégé à un huis clos façon Agatha Christie. Au hit-parade de cet excellent film d’acteurs, on attribue l’Oscar de la vieille bique à l’œil exorbité à Maggie Smith ; le César du meilleur regard courroucé à Alan Bates ; le grand prix de la meilleure cheftaine à Helen Mirren.

Certes, le scénario aborde la question sociale — les domestiques, soumis aux caprices de leurs maîtres et privés de leur identité, ne laissent pas indifférent. Pourtant, ce n’est pas le centre du récit, pas plus que le regard quasi tchékhovien sur le déclin de la classe dominante. Toutes ces dimensions enrichissent l’intrigue, fournissent la matière de microdrames. Mais, surtout, ce sujet permet de faire vivre un monde complexe, effervescent et clos, d’entremêler un écheveau de frustrations et de solitudes, à la portée universelle. Une expérience d’anthropologie conduite avec maestria.
GOSFORD PARK, Robert Altman 2001, Maggie Smith, Helen Mirren, Kristin Scott Thomas (thriller comique)@@ (E)
Au début des années 1930, dans une Angleterre fortement marquée par les inégalités de classe. Dans un somptueux manoir anglais, une famille fortunée reçoit de prestigieux invités r&eac ...

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GOTLAND, Hlynur Pálmason 2022, Elliott Crosset Hove, Ingvar E. Sigurðsson (societe religion)@@


Un jeune prêtre danois est envoyé dans une partie reculée de l'Islande pour construire une église et photographier la partie de la population qu'il croise sur son chemin.

TELERAMA
À la fin du XIXe siècle, un prêtre danois part pour l’Islande afin d’y bâtir une église, au risque de sa vie et de sa foi. Quelle puissance visuelle !

Àla fin du XIXe siècle, Lucas, un jeune pasteur, embarque pour l’Islande, alors colonie danoise, avec pour missions de construire une église et de réaliser les premières photographies de l’île, encore pour partie terra incognita, et de ses habitants. Un voyage qui va mettre sa foi à rude épreuve au contact des éléments, de la mort et de l’amour…

Pour son troisième long métrage, après Winter Brothers et Un jour si blanc, le réalisateur plasticien Hlynur Palmason a choisi le format carré des débuts du cinéma. Un retour aux sources pour représenter la puissante primitive d’une nature plus hostile que nourricière. Ses plans contemplatifs de volcan en éruption, de montagne aux arêtes tranchantes, de fleuves au débit tumultueux ou de plaines sans fin balayées par les vents sont si expressifs qu’ils font ressentir le froid extrême, l’humidité omniprésente (les Islandais, nous apprend le traducteur de Lucas, utilisent douze expressions différentes pour parler d’un « temps pluvieux » !), ou, dans de rares moments d’accalmie, la douceur d’un tapis de mousse. Sa vision matérialiste du monde, proche des westerns antispectaculaires de l’Américaine Kelly Reichardt, culmine dans les images, filmées au fil des saisons, de la décomposition d’un cheval jusqu’à sa disparition complète.

De cette matière si concrète se dégage une métaphysique du quotidien qui vient bouleverser la spiritualité, par trop théorique, de l’homme de Dieu perdu dans un territoire dont il ne comprend ni la langue, ni les mœurs. Cela pourrait être austère, c’est, au contraire, constamment vivant, sensuel, habité, grâce aux comédiens, en état de grâce, et aux cadres superbes de la cheffe opératrice Maria von Hausswolff, qui enregistrent les multiples variations des paysages dans le temps.

Après une première heure aux allures de film de survie, Godland s’apaise, temporairement, une fois Lucas arrivé à bon port — si l’on peut dire… — dans le village côtier dont il est censé devenir l’autorité morale. La petite communauté isolée bâtit alors, planche après planche, son lieu de culte. Un chantier collectif dont la chronique, chaleureuse et non dénuée d’humour, rappelle le cinéma de John Ford. Surtout quand Palmason symbolise cette union par un majestueux panoramique à 180 degrés qui relie les êtres et les choses, les hommes et les femmes, les enfants et les vieillards, le colon luthérien et ses ouailles colonisées dont il devient, un bref instant, le frère. Avant que l’incompréhension, le mépris et la violence ne reprennent le dessus dans un finale saisissant.
GOTLAND, Hlynur Pálmason 2022, Elliott Crosset Hove, Ingvar E. Sigurðsson (societe religion)@@ (E)
Un jeune prêtre danois est envoyé dans une partie reculée de l'Islande pour construire une église et photographier la partie de la population qu'il croise sur son chemin.

TELERAMA
À la fin du X ...

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GRACE A DIEU, Francois Ozon 2019, Melvil Poupaud, Denis Menochet (religion moeurs)@@


Alexandre vit à Lyon avec sa femme et ses enfants. Un jour, il découvre par hasard que le prêtre qui a abusé de lui aux scouts officie toujours auprès d'enfants.
GRACE A DIEU, Francois Ozon 2019, Melvil Poupaud, Denis Menochet (religion moeurs)@@ (E)
Alexandre vit à Lyon avec sa femme et ses enfants. Un jour, il découvre par hasard que le prêtre qui a abusé de lui aux scouts officie toujours auprès d'enfants. ...

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GRAN TURISMO, Neill Blomkamp 2023, Archie Madekwe, David Harbour (sport)@@


Depuis des années, Jann Mardenborough joue assidument au jeu vidéo Gran Turismo, ce qui lui a permis de devenir un pilote virtuel hors pair. Lorsque la GT Academy organise une compétition entre 90 000 gamers, Jann en sort vainqueur, obtenant le droit ultime de participer à une course grandeur nature. Il débarque alors dans la cour des grands, entouré d'un ancien pilote et d'un cadre de l'industrie du sport automobile. Tous les trois s'engagent dans une aventure sans précédent, au cours de laquelle Jann doit faire face à la dure réalité de la concurrence. Les débuts du jeune homme sont difficiles...

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Tiré de l’histoire vraie d’un jeune Anglais passé du simulateur de conduite “Gran Turismo” aux vrais circuits, ce film un peu lent au démarrage nous attrape finalement par son énergie de film de bagnoles bien mis en scène.

Ça commence par une pub. Après le logo PlayStation, le film s’ouvre sur un hallucinant simili-clip qui vante les mérites de Gran Turismo, le jeu vidéo, pardon le « simulateur de conduite si réaliste conçu par Kazunori Yamauchi », comme pour marteler qu’il s’agit bien de l’adaptation d’un produit. Et en effet le film met du temps à passer la seconde et à s’éloigner de Gran Turismo, le jeu.

On y suit l’histoire vraie de Jann Mardenborough, gamin de Cardiff devenu pilote grâce à ses milliers d’heures de conduite sur simulateur et à la GT Academy, coup de force marketing de Nissan qui a proposé, de 2008 à 2016, de former de façon professionnelle les meilleurs joueurs du simulateur. Formation racontée de façon peu crédible à l’écran dans une brève première partie embêtée et étrangement télévisuelle, façon Hunger Games puisque les candidats y sont cruellement éliminés un par un. Jann ne se démarque pas vraiment, mais gagne quand même la course.

Le voilà sur la ligne de départ d’un vrai circuit. C’est là que Gran Turismo commence enfin, comme si le réalisateur, Neill Blomkamp (District 9, Chappie), reprenait la main sur son film. Inserts sur la machine, le pilote, les pièces de moteurs ; vitesse et énergie… C’est presque Le Mans, avec Steve McQueen (Lee H. Katzin, 1971). Quoique, vu les poncifs – chers à notre cœur – de la course automobile au cinéma et le côté biopic, on est sans doute plus proche de Rush (Ron Howard, 2013).

On entend de moins en moins les mots « Nissan » et « Gran Turismo », embarqué dans le cockpit d’un film de bagnoles où l’on roule coûte que coûte, où les pilotes s’échangent des regards noirs derrière leur volant et où un écrou pas assez vite revissé lors d’un arrêt en paddock sonne comme un arrêt de mort. Entre deux accélérations, il y a forcément un grave accident (ici bien réel et meurtrier, mais avancé dans l’histoire du personnage par souci de progression narrative), suivi de grandes affirmations existentielles sur la vie et l’envie – de conduire, de gagner ou d’arrêter – balancées par le mentor (David Harbour, plutôt juste) du pilote. Une formule éprouvée : quand Jann termine troisième dans sa catégorie au Mans, c’est notre podium à tous.
GRAN TURISMO, Neill Blomkamp 2023, Archie Madekwe, David Harbour (sport)@@ (E)
Depuis des années, Jann Mardenborough joue assidument au jeu vidéo Gran Turismo, ce qui lui a permis de devenir un pilote virtuel hors pair. Lorsque la GT Academy organise une compétition entre 90 000 gamers, Jann en so ...

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GRAND CENTRAL, Rebecca Zlotowski 2013,Tahar Rahim, Léa Seydoux (drame sentimental)@@


Gary est embauché dans une centrale nucléaire. Là, au plus près des réacteurs, où les doses radioactives sont les plus fortes, il tombe amoureux de Karole, la femme de Toni, son superviseur. L'amour interdit et les radiations contaminent lentement Gary.

TELERAMA
Engagé dans une centrale nucléaire, un jeune homme commence une dangereuse histoire d’amour. Un deuxième film brillamment dialogué et interprété par Léa Seydoux et Tahar Rahim.

Si les films étaient projetés sans générique, il n’est pas sûr qu’on aurait reconnu en Grand Central, brillant mélodrame dont l’intrigue se situe chez les travailleurs du nucléaire, la patte de la jeune réalisatrice Rebecca Zlotowski, révélée il y a trois ans par Belle Épine. Ce premier film était mutique, volontiers mystérieux dans la progression du récit ; le deuxième est brillamment dialogué, très habile dans sa capacité à faire vivre ses personnages, extrêmement rigoureux dans la montée de la tension dramatique. Presque l’exact opposé…

On y croit dès la première scène, quand Gary (excellent Tahar Rahim) rejoint une équipe d’intérimaires à l’œuvre dans une centrale nucléaire. Boulot de chien, qui ne s’exerce que par intermittence tant la contamination menace. Intégré au groupe des ouvriers qui logent sur le site, Gary découvre une petite communauté attachante et singulière. Dont Karole, la femme de Toni : Léa Seydoux incarne avec douceur et aplomb cette femme fatale malgré elle. Cheveux courts, minishort et débardeur cachent à peine un corps sensuel. Désormais, le danger est partout. À l’intérieur de la centrale, où la moindre inattention suffirait à mettre en danger sa santé ou celle de ses camarades ; le long des mobile homes qui la bordent, où le désir peut tout à coup dresser les nouveaux amis les uns contre les autres.

Rebecca Zlotowski excelle dans les scènes de groupe : sorties collectives, repas en commun, hommes au travail. Les formidables « seconds rôles » (Olivier Gourmet, Denis Ménochet, Johan Libéreau, etc.) y trouvent de quoi jouer, et ces moments évoquent le cinéma français d’antan — le Renoir d’avant-guerre, par exemple. Mais jamais l’évidente cinéphilie de Rebecca Zlotowski n’altère les qualités dramatiques de Grand Central, poignante tragédie populaire.

À
GRAND CENTRAL, Rebecca Zlotowski 2013,Tahar Rahim, Léa Seydoux (drame sentimental)@@ (E)
Gary est embauché dans une centrale nucléaire. Là, au plus près des réacteurs, où les doses radioactives sont les plus fortes, il tombe amoureux de Karole, la femme de Toni, son superviseur. L'amour ...

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GRAND CIEL, Hata Akihiro 2025, Damien Bonnard, Samir Guesmi @


Quelque part dans le sud de la France, au milieu d’un champ de lavandes, l’extension d’un parc éolien est annoncée. Mais il faudrait pour cela que Guy, agriculteur bourru, vende ses terres, et il n’y tient pas. Il vit non loin, avec sa femme, Colette, ouvrière, au tempérament bien trempé, et leur fils adoptif, Lionel, qui a 19 ans mais en paraît 10 de moins tant il est agité. Un autiste, un trublion surdoué, un idiot dostoïevskien ? Rien ne vient vraiment éclairer son comportement frénétique, sinon l’étouffement, limite incestueux, de sa mère.

TELERAMA
Tout cela est traité sur un curieux registre doux-amer et avec un éparpillement des enjeux, qui nuisent plus qu’ils ne servent cette chronique bancale sur un monde rural déboussolé, confronté à une modernisation forcée. Adapté librement d’un roman (L’Enfant au billard électrique, de Nicole Couderc), le film, qui ne parvient guère à toucher, a pour seul mérite de nous faire visiter l’intérieur d’une éolienne et de nous offrir de là-haut une vue vertigineuse. C’est peu.
GRAND CIEL, Hata Akihiro 2025, Damien Bonnard, Samir Guesmi @ (E)
Quelque part dans le sud de la France, au milieu d’un champ de lavandes, l’extension d’un parc éolien est annoncée. Mais il faudrait pour cela que Guy, agriculteur bourru, vende ses terres, et il n’y ti ...

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GRAVITY, Alfonso Cuarón 2013, George Clooney, Sandra Bullock


En mission à bord de la navette Explorer, l'astronaute Matt Kowalski et la docteure Ryan Stone, experte en ingénierie médicale, sortent de l'appareil afin d'effectuer des réparations sur le télescope Hubble.
GRAVITY, Alfonso Cuarón 2013, George Clooney, Sandra Bullock (E)
En mission à bord de la navette Explorer, l'astronaute Matt Kowalski et la docteure Ryan Stone, experte en ingénierie médicale, sortent de l'appareil afin d'effectuer des réparations sur le télescope Hubbl ...

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GREEN BOOK Peter Farrelly 2018, Viggo Mortensen, Mahershala Ali


En 1962, alors que règne la ségrégation, Tony Lip, un videur italo-américain du Bronx, est engagé pour conduire et protéger le Dr Don Shirley, un pianiste noir de renommée mondiale, lors d'une tournée de concerts. Durant leur périple de Manhattan jusqu'au Sud profond, ils doivent se confronter aux humiliations, perceptions et persécutions, tout en devant trouver des établissements accueillant les personnes de couleurs.
GREEN BOOK Peter Farrelly 2018, Viggo Mortensen, Mahershala Ali (E)
En 1962, alors que règne la ségrégation, Tony Lip, un videur italo-américain du Bronx, est engagé pour conduire et protéger le Dr Don Shirley, un pianiste noir de renommée mondiale, lors d'un ...

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GREEN ZONE, Paul Greengrass 2010, Matt Damon, Amy Ryan (thriller)@


Bagdad, en 2003. Le lieutenant Roy Miller est chargé de retrouver les armes de destruction massive qui ont conduit à la guerre. Or, les missions s'enchaînent, sans résultat. En plein doute, Miller est alors contacté par un agent de la CIA, lequel compte bien ménager les anciens alliés de Saddam Hussein afin de rétablir la paix dans le pays. De son côté, une journaliste tente de découvrir la vérité alors qu'un représentant du gouvernement lui distille de fausses informations.

TELERAMA
Y-a-t-il des armes de destruction massive en Irak ? À cette question que se pose le héros de Green Zone, dont l’action se situe en 2003, les spectateurs connaissent la réponse. Matt Damon incarne le jeune sous-officier cherchant de possibles cachettes. Paul Greengrass a déjà dirigé l’acteur dans deux volets de la trilogie « Jason Bourne », cet agent secret en révolte contre ses supérieurs. Bourne contamine Green Zone.

Adapté de l’ouvrage d’un ancien correspondant du Washington Post, le film excelle dans la reconstitution de l’occupation américaine. Faut-il croire à des lendemains démocratiques ou refuser de démanteler l’appareil d’État baasiste ? Mais quand l’intrigue se concentre sur des scènes d’action, elle se banalise. Le style de Greengrass (caméra portée, montage kaléidoscopique) reste efficace, mais il n’exprime plus, comme dans ses précédents films, le climat général de paranoïa du monde moderne.
GREEN ZONE, Paul Greengrass 2010, Matt Damon, Amy Ryan (thriller)@ (E)
Bagdad, en 2003. Le lieutenant Roy Miller est chargé de retrouver les armes de destruction massive qui ont conduit à la guerre. Or, les missions s'enchaînent, sans résultat. En plein doute, Miller est alors contac ...

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GREENLAND LE DERNIER REFUGE, Ric Roman Waugh 2020, Gerard butler, Morena Baccarin (catastrophe)@@


La comète Clarke et ses nombreux débris s'écrasent sur la planète Terre. Le sol américain est le premier témoin de la catastrophe. Meurtrie mais vaillante, la famille Garrity, sélectionnée pour intégrer un bunker réquisitionné en secret par les autorités, doit fuir le pays pour rejoindre le Groenland et tenter d'échapper à cet imminent chaos.

TELERAMA
Une comète frappe la Terre, un ingénieur en bâtiment reçoit un QR code pour évacuer, mais pas ses voisins… Un film catastrophe à la fois classique et remis à jour par un regard plus vrai et plus sombre sur un sauve-qui-peut pas si général.

Pourquoi pas un QR code pour actualiser un film catastrophe classique ? Quand une comète qui devait frôler la Terre et créer un magnifique spectacle change brutalement de trajectoire, l’apéro-barbecue organisé par John Garrity pour ses voisins de la banlieue d’Atlanta est un peu gâché. Car cet ingénieur en bâtiment est le seul à recevoir sur son portable un message d’évacuation qui lui permettra d’embarquer, avec sa femme et son fils, dans un avion-cargo. Grâce à un QR code que tout le monde va s’arracher.

De tous les désastres qui peuvent nous tomber sur la tête, voici donc le pire : la vraie catastrophe, c’est la gestion de la catastrophe. L’idée qu’il y aura, jusqu’au bout, des inégalités et des guerres civiles en puissance donne une vérité et une noirceur nouvelles à ces situations de panique made in Hollywood. Dans le genre cinéma d’action avec Gerard Butler, Greenland sort du lot et délivre avec un zèle appréciable son lot de tensions réglementaires.

GREENLAND LE DERNIER REFUGE, Ric Roman Waugh 2020, Gerard butler, Morena Baccarin (catastrophe)@@ (E)
La comète Clarke et ses nombreux débris s'écrasent sur la planète Terre. Le sol américain est le premier témoin de la catastrophe. Meurtrie mais vaillante, la famille Garrity, sélectionn&eacu ...

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GUERRE ET PAIX, King Vidor 1956, Audrey Hepburn, Henry Fonda, Mel Ferrer, Vittorio Gassman (saga histoire)@@@


En 1805, à Moscou, les fêtes et les bals se succèdent, bien que la guerre contre Napoléon soit inévitable et imminente. La jeune comtesse Natacha Rostov, une adolescente romanesque, pleine de vie et de charme, grandit au sein d'une famille tendrement unie. Le jeune Pierre Bezoukhov fréquente la maison du comte et de la comtesse Rostov, et a su gagner l'amitié de Natacha. Au cours d'une de ses visites, il assiste au départ pour l'armée du fils de la famille, Nicolas.

TELERAMA
Au début du XIXᵉ siècle, Napoléon joue l'ogre qui avale l'Europe. Pierre Bezoukhoff cherche un sens à sa vie, et la jeune Natacha Rostova découvre la gravité de l'amour... Si Mel Ferrer et Henry Fonda ne sont pas à la hauteur, Hepburn excelle.

Bien sûr, les maquettes se remarquent, Mel Ferrer est inexistant en prince André et Henry Fonda alourdit Pierre. Mais le romancier est moins trahi que dans la version russe (pontifiante) que Bondartchouk tournera dix ans plus tard. D'abord, parce que le style de King Vidor, lyrique et fougueux, convient parfaitement au livre. Ensuite, parce que le cinéaste réussit deux formidables personnages : Koutouzov (Oscar Homolka), le général rusé qui vient à bout de l'envahisseur français ; et Natacha, symbole de la jeune fille russe, qui passe de la frivolité à la profondeur. Audrey Hepburn l'a si bien incarnée que Bondartchouk engagera, inconsciemment, pour son film, un sosie, bien moins doué (Ludmilla Savelieva). Donc, pour les fans de Tolstoï, même les Russes chauvins, Natacha, c'est Audrey Hepburn...

GUERRE ET PAIX, King Vidor 1956, Audrey Hepburn, Henry Fonda, Mel Ferrer, Vittorio Gassman (saga histoire)@@@ (E)
En 1805, à Moscou, les fêtes et les bals se succèdent, bien que la guerre contre Napoléon soit inévitable et imminente. La jeune comtesse Natacha Rostov, une adolescente romanesque, pleine de vie et de char ...

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GUNG HO du sake dans le moteur, Ron Howard 1986, Sô Yamamura, Rick Overton (action)


À la poursuite de deux hors-la-loi, Wyatt Earp, le shérif de Dodge City, se heurte à un confrère désabusé qui, par faiblesse, a laissé filer les truands. Au saloon, Wyatt retrouve Doc Holliday, un ancien dentiste miné par la tuberculose et l'alcool. Menacé par un vieil ennemi venu le tuer, Doc dégaine plus vite que son agresseur et l'abat. Jeté en prison et promis à un lynchage en règle, il n'échappe à la mort que grâce à l'intervention de Wyatt Earp, qui le fait évader.
GUNG HO du sake dans le moteur, Ron Howard 1986, Sô Yamamura, Rick Overton (action) (E)
À la poursuite de deux hors-la-loi, Wyatt Earp, le shérif de Dodge City, se heurte à un confrère désabusé qui, par faiblesse, a laissé filer les truands. Au saloon, Wyatt retrouve Doc Hollida ...

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GUY Alex Lutz 2018, Alex Lutz, Tom Dingler


Gauthier serait, selon sa mère, le fils illégitime de Guy Jamet, un chanteur de variétés qu'elle adorait dans sa jeunesse. Le jeune homme s'introduit auprès de l'artiste vieillissant pour réaliser un documentaire, au prétexte qu'il entame une nouvelle tournée de concerts à travers la France.
GUY Alex Lutz 2018, Alex Lutz, Tom Dingler (E)
Gauthier serait, selon sa mère, le fils illégitime de Guy Jamet, un chanteur de variétés qu'elle adorait dans sa jeunesse. Le jeune homme s'introduit auprès de l'artiste vieillissant pour réaliser u ...

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HABEMUS PAPAM, Nanni Moretti 2011, Michel Piccoli@@@


Après la mort du Pape, le Conclave se réunit afin d'élire son successeur. Lorsqu'un cardinal est élu, les fidèles massés sur la place Saint-Pierre attendent en vain l'apparition au balcon du nouveau souverain pontife. Ce dernier ne semble pas prêt à supporter le poids d'une telle responsabilité. Angoisse ? Dépression ? Peur de ne pas se sentir à la hauteur ? Le monde entier est bientôt en proie à l'inquiétude tandis qu'au Vatican, on cherche des solutions pour surmonter la crise...

TELERAMA
Ce formidable cataclysme est une alliance de farce grinçante et de confession touchante propre au cinéma de Nanni Moretti. L’histoire d’une crise du pouvoir, collective et intime – le réalisateur lui aussi a été un acteur politique en Italie, avant de se retirer. Que signifient le silence et le refus du nouveau pape ? Nanni Moretti propose diverses réponses, drôles ou mélancoliques, métaphysiques ou très ordinaires.
On voit le pape déboussolé errer dans la ville, croiser une troupe de comédiens. Étrange vagabondage. Où les autres ont tendance à se dérober derrière des paroles séduisantes mais mécaniques. Comme cette séquence troublante dans une trattoria, où la conversation des comédiens n’est qu’une accumulation frénétique de répliques tirées de Tchekhov. Exactement comme à la télévision, où un expert finit par avouer qu’il improvise et qu’il ne sait rien… C’est ce blanc à l’antenne, ce grand vide qu’affronte et crée à la fois le souverain pontife en fuite. Une épreuve de vérité que l’on appellera une quête de soi, une dépression ou, pourquoi pas, une forme d’art.
HABEMUS PAPAM, Nanni Moretti 2011, Michel Piccoli@@@ (E)
Après la mort du Pape, le Conclave se réunit afin d'élire son successeur. Lorsqu'un cardinal est élu, les fidèles massés sur la place Saint-Pierre attendent en vain l'apparition au balcon du nouveau ...

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HALLOWEEN 20 ans apres, Steve Miner 1998, Jamie Lee Curtis, Josh Hartnett (thriller)


Tout le monde le croyait mort depuis 20 ans. En cette veille d'Halloween, voilà que Michael Myers, le redoutable tueur, est de retour ! Une seule obsession l'anime : retrouver sa soeur, Laurie Strode, qui avait survécu à l'horrible massacre qu'il avait perpétré. Depuis, celle-ci a changé de vie afin d'échapper à son passé.

TELERAMA
Tout le monde le croyait mort depuis vingt ans. Mais, en cette veille d'Halloween, voilà que Michael Myers, le redoutable tueur, est de retour. Une seule obsession l'anime : retrouver sa soeur, Laurie Strode, qui avait survécu à l'horrible massacre qu'il avait perpétré. Depuis, celle-ci a changé de vie afin d'échapper à son passé. Elle est directrice d'un collège, répond au nom de Keri Tate et est la mère d'un adolescent, John, qui souhaite, pour une fois, fêter Halloween avec sa bande de copains. Mais sa mère ne peut se résoudre à cette idée. Accompagné de sa petite amie, de Sarah et Charlie, il décide néanmoins de faire la fête dans une partie désaffectée du collège...
HALLOWEEN 20 ans apres, Steve Miner 1998, Jamie Lee Curtis, Josh Hartnett (thriller) (E)
Tout le monde le croyait mort depuis 20 ans. En cette veille d'Halloween, voilà que Michael Myers, le redoutable tueur, est de retour ! Une seule obsession l'anime : retrouver sa soeur, Laurie Strode, qui avait survécu à ...

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HAMNET, Chloé Zhao 2026, Jessie Buckley, Emily Watson, Noah Jupe, David Wilmot, Joe Alwyn (bio drame)@@@


Angleterre, 1580. William Shakespeare, un humble professeur de latin, fait la connaissance d'Agnes, une jeune femme à l'esprit libre. Fascinés l'un par l'autre, ils entament une liaison fougueuse avant de se marier et d'avoir trois enfants. Tandis que William tente sa chance comme dramaturge à Londres, Agnes assume seule les tâches domestiques. Mais lorsque Hamnet, leur fils de 11 ans, meurt de la peste, le couple, autrefois profondément uni, vacille. Alors qu'il traverse l'épreuve la plus douloureuse de son existence, William voit naître une inspiration qui va l'amener à rédiger l'un de ses plus grands chefs-d'oeuvre...

TELERAMA
La genèse fictive de la pièce “Hamlet”, à travers l’histoire du jeune couple formé par Agnes la guérisseuse et William Shakespeare. Lyrique ou boursouflé ? Ce film biographique romancé divise nos critiques.

POUR : une rare intensité
Une heure trente-sept précisément. Il faut attendre le dénouement, sur la scène du Globe, son théâtre londonien, pour que soit prononcé, une seule fois, le nom de William Shakespeare. Détail qui confirme que nous n’avons pas affaire à un biopic comme les autres. Ni à un biopic tout court. De la vie et de l’œuvre du dramaturge élisabéthain, il sera très peu question. Hamnet est davantage un film sur l’amour conjugal, le chagrin et la puissance cathartique du théâtre. Inspirée du roman éponyme de l’Irlandaise Maggie O’Farrell, que l’autrice a adapté avec Chloé Zhao, l’intrigue tire profit des informations lacunaires sur la jeunesse de Shakespeare — que les historiens appellent les « années perdues » —, pour donner vie, avec une rare intensité, à la relation, authentique, entre Will et Agnes, de leur coup de foudre à la mort de leur fils Hamnet, emporté par la peste bubonique à l’âge de 11 ans.

À l’exception de la dernière demi-heure, climax émotionnel et théâtral, l’action est circonscrite au foyer de Stratford-upon-Avon où Will (Paul Mescal), précepteur et fils de gantier, épouse Agnes (la tornade Jessie Buckley), guérisseuse qui dort volontiers dans les bois quand elle ne se promène pas avec un faucon sur le poing. Brocardant l’excès de folklore bucolique, une collègue sarcastique nous avait promis un « musée du bol en bois », là où nous avons admiré, au contraire, une évocation pleine de bruits de nature et de fureur mystique, parfaitement en harmonie avec l’Angleterre du XVIe siècle et son paganisme rémanent, qui infusera plus tard toute l’œuvre de l’auteur du Songe d’une nuit d’été.

Dans le sillage de Priscilla, de Sofia Coppola, sur l’épouse d’Elvis Presley, de La Femme de Tchaïkovski, de Kirill Serebrennikov, ou de Bonnard, Pierre et Marthe, de Martin Provost, Hamnet appartient à ces films biographiques qui ambitionnent d’éclairer la vie d’un artiste du point de vue de leur conjointe, confirmant l’évidence selon laquelle le génie est, plus souvent que l’histoire ne l’a retenu, affaire de famille et de partage des tâches. Cette relecture féministe et matérialiste de l’inspiration shakespearienne n’a rien d’anecdotique. Quand le jeune père s’enfuit vers la capitale pour devenir célèbre, son ascension restera hors champ, on demeure du côté d’Agnes, des enfants et de la maladie. Sans nier la dimension sacrificielle de cette séparation des corps, le film, fidèle en cela au roman, s’emploie à la transcender en la faisant glisser vers le surnaturel. À l’absence (provisoire) du père succède l’absence (définitive) du fils — scène bouleversante dans laquelle le jeune Hamnet, en décelant la terreur dans les yeux fiévreux de sa sœur jumelle, parvient in extremis à « tromper la mort ».

Les fantômes et la mythologie hantent le théâtre de Shakespeare autant qu’ils irriguent les films de Chloé Zhao, des cow-boys indiens de The Rider (2017) aux superhéros écolos des Éternels (2021) en passant par les déclassés du rêve américain de Nomadland (2020), qui parcouraient l’Arizona en van, tels des spectres. Comme chez Terrence Malick, à qui l’on pense, le lyrisme échevelé de la mise en scène peut basculer dans le sentimentalisme (un plan d’enfant en trop, une bande originale signée Max Richter parfois emphatique) mais, dans l’ensemble, la fougue est bien dosée. On a connu film à Oscars moins subtil. Dans la représentation d’Hamlet qui clôt en majesté ce film de deuil et de purgation collective des passions, les sanglots des parents contaminent goutte à goutte les spectateurs et résonnent comme un chant d’amour dont le pouvoir consolateur n’a pas fini de nous submerger. — Jérémie Couston

CONTRE : une croisade lacrymale déplaisante
À en croire le scénario, les femmes seraient attirées, d’instinct, par la nature, la vie domestique, le soin ; et les hommes, par la vie sociale, la ville, l’ascension professionnelle. Pendant deux longs tiers de film, cette différence ne cesse de s’accentuer entre madame et monsieur Shakespeare (qualifié de « gringalet lettré » par les dialogues, malgré la musculature de Paul Mescal, gag), sans le moindre regard critique ou interrogateur de la part de la réalisatrice sur une telle partition des rôles. L’épouse, un peu herboriste, un peu guérisseuse, tient à mettre au monde son premier enfant toute seule dans un sous-bois et son intuition lui réussit ; c’est seulement à partir du deuxième accouchement, alors qu’elle est contrainte de rester sur un lit pour cause de pluie torrentielle, que les choses commencent à mal tourner. Après quoi, dans sa quête d’Oscars, Chloé Zhao ne recule devant aucune offensive tire-larmes et n’hésite jamais à envoyer les enfants au front de sa croisade lacrymale.

La cinéaste voudrait sans doute signer un éloge de la sorcière en s’engouffrant dans la fiction très librement brodée par sa coscénariste romancière. Mais le film part dans une direction opposée, contre-productive et humiliante pour son personnage féminin. Car, après le ridicule involontaire, du fait d’une mise en scène boursouflée et pompière, autour des croyances et rituels de l’héroïne en sa forêt, viendra le temps du rappel à la raison. Au pied du mur, Agnes assiste, pour la première fois, à une pièce écrite et jouée par son mari. Il lui faut alors s’incliner devant ce théâtre, qui est le fait des seuls hommes. Cet époux à qui elle reproche amèrement de délaisser la campagne, de négliger la vie familiale et son rôle de parent, elle doit en reconnaître l’immense mérite. Bien davantage que les plantes et l’invocation des esprits de la forêt (mis en échec), son travail à lui est présenté comme le véritable recours, le secours absolu face aux grandes blessures de l’existence. Autrement dit, le génie de Shakespeare renvoie la mère de ses enfants à son obscurantisme intégral… La formule est bien connue, derrière chaque grand homme, il y a une femme. Mais le message déplaisant de Hamnet est plutôt celui-ci : heureusement qu’il y a un grand homme éclairé devant cette femme égarée. — Louis Guichard

HAMNET, Chloé Zhao 2026, Jessie Buckley, Emily Watson, Noah Jupe, David Wilmot, Joe Alwyn (bio drame)@@@ (E)
Angleterre, 1580. William Shakespeare, un humble professeur de latin, fait la connaissance d'Agnes, une jeune femme à l'esprit libre. Fascinés l'un par l'autre, ils entament une liaison fougueuse avant de se marier et d'avoir ...

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HAPPINESS THERAPY, David O Russell 2012, Bradley Cooper, Jennifer Lawrence, Robert de Niro(comique)@@



Diagnostiqué bipolaire, Pat Solitano a tout perdu : sa maison, son travail d'enseignant et sa femme Nikki. Lorsqu'il sort de l'hôpital, il n'a d'autre choix que de retourner vivre chez ses parents. Pat est résolu à reprendre ses affaires en main et à ne voir que le bon côté des choses. Il mène la vie dure à sa mère, qu'il adore, et à son père, un amateur de football qui verse dans les paris clandestins.
HAPPINESS THERAPY, David O Russell 2012, Bradley Cooper, Jennifer Lawrence, Robert de Niro(comique)@@ (E)

Diagnostiqué bipolaire, Pat Solitano a tout perdu : sa maison, son travail d'enseignant et sa femme Nikki. Lorsqu'il sort de l'hôpital, il n'a d'autre choix que de retourner vivre chez ses parents. Pat est résolu &a ...

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HAPPY BIRTHDAY, Susan Walter 2017, Sharon Stone, Tony Goldwyn (sentimental)@


Une femme essaye d'échapper à l'emprise d'une mère autoritaire et co-dépendante, alors qu'un avocat sexy et sophistiqué, fraîchement arrivé en ville, tente de lui ravir son coeur.
HAPPY BIRTHDAY, Susan Walter 2017, Sharon Stone, Tony Goldwyn (sentimental)@ (E)
Une femme essaye d'échapper à l'emprise d'une mère autoritaire et co-dépendante, alors qu'un avocat sexy et sophistiqué, fraîchement arrivé en ville, tente de lui ravir son coeur. ...

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HAPPY FEW, Antony Cordier 2010, Marina Foïs, Elodie Bouchez, Roschdy Zem, Nicolas Duvauchelle (moeurs)@


Rachel travaille dans une boutique de bijoux. Lorsqu'elle rencontre Vincent à l'atelier, elle est séduite par son franc-parler et décide d'organiser un dîner avec leurs conjoints respectifs, Franck et Teri. Les deux couples ont à peine le temps de devenir amis qu'ils tombent presque aussitôt amoureux. Sans l'avoir cherché, spontanément, les nouveaux amants deviennent inséparables. Ils avancent à l'aveugle dans leur passion, sans règles et sans mensonges.

TELERAMA
Tentative, certes ambitieuse, de proposer une vision moderne de l’adultère avec une infidélité croisée et acceptée entre deux couples amis. Malheureusement, une morale bien molle rend le tout carrément tarte.

Que veut montrer Antony Cordier ? L’adultère mode d’emploi des quadras 2010 ? Leur nouvel ordre moral ? Ou leurs désillusions, genre Claude Sautet moderne ? Peu importe puisque tout cloche dans ce deuxième film du réalisateur remarqué de Douches froides. Les corps infidèles n’ont pas l’air d’exulter, même lorsque Marina Foïs découvre l’amour vache.

Tout devient carrément tarte, lors d’une scène où les deux couples font l’amour ensemble dans la farine ( !). Pas l’amour à quatre, attention, chacun avec son partenaire extraconjugal et sans regarder à côté : bien « sagement », si l’on peut dire. Un adultère bourgeois, la fécule en plus… On s’en amuse, et, pourtant, il n’y a pas de quoi rire : tout cela est très sérieux, comme le démontre la fin de cette infidélité croisée. Tout se délite, lorsque l’un des couples infidèles découvre que l’autre lui a caché quelque chose. C’est vrai, c’est pas bien d’avoir des secrets pour son mari quand on le trompe ! En gros, Happy Few nous explique qu’il n’y a point de salut hors de l’adultère organisé. Une morale bien morne. Chez Sautet, le désenchantement amoureux avait plus de gueule, et la chair était moins triste.
HAPPY FEW, Antony Cordier 2010, Marina Foïs, Elodie Bouchez, Roschdy Zem, Nicolas Duvauchelle (moeurs)@ (E)
Rachel travaille dans une boutique de bijoux. Lorsqu'elle rencontre Vincent à l'atelier, elle est séduite par son franc-parler et décide d'organiser un dîner avec leurs conjoints respectifs, Franck et Teri. Les de ...

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HAPPY TEXAS, Mark Illsley 1999 (thriller comique)


Harry et Wayne, deux petites frappes, s'évadent d'un pénitencier presque par accident en compagnie d'un tueur, Bob. Celui-ci les ayant abandonnés à eux-mêmes en rase campagne, ils ne voient pas d'autre alternative que de voler un camping-car garé là, et font route vers une bourgade dans l'idée d'y faire un petit braquage, histoire de se renflouer. Las, le camping-car appartient à un couple gay, Steve et David, attendus de pied ferme à Happy où ils doivent organiser un concours de mini-miss. Confondus avec les deux hommes, Harry et Wayne se composent des personnages...
HAPPY TEXAS, Mark Illsley 1999 (thriller comique) (E)
Harry et Wayne, deux petites frappes, s'évadent d'un pénitencier presque par accident en compagnie d'un tueur, Bob. Celui-ci les ayant abandonnés à eux-mêmes en rase campagne, ils ne voient pas d'autre alte ...

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HARLOTS, Alison Newman et Moira Buffini 2017 (serie tv film e)@@


1763, Londres. La ville est en plein essor. Malheureusement, les femmes n'ont toujours que deux choix pour survivre : le mariage ou la prostitution. Deux maisons closes, tenues par des femmes que tout oppose, se livrent une guerre sans merci.

TELERAMA
Découverte dans “Downton Abbey”, l’actrice britannique joue désormais dans “Harlots”, un drame historique disponible sur la plateforme StarzPlay, qui questionne le rapport au corps féminin dans un monde dominé par les hommes. Elle y incarne Charlotte Wells, une prostituée du Londres des années 1760. Rencontre.

Les habits d’époque siéent à Jessica Brown Findlay. L’actrice anglaise, connue pour son rôle de Lady Sybil dans Downton Abbey, continue de remonter le fil de l’histoire britannique dans Harlots, coproduction anglo-américaine diffusée sur les plateformes ITV outre-Manche, Hulu outre-Atlantique, et sur la nouvelle plateforme StarzPlay en France. Elle y incarne Charlotte Wells, jeune prostituée londonienne, impliquée en 1763 dans une guerre entre la maison close populaire de sa mère Margaret (Samantha Morton) et celle, haut de gamme, de sa concurrente Lydia Quigley (Lesley Manville). Alors que la deuxième saison de Harlots est en cours de diffusion dans les pays anglo-saxons – en attendant qu’une chaîne française s’y intéresse – nous avons pu discuter avec la comédienne de la sexualité telle que la série la met en scène, à la lumière du mouvement #MeToo (1).

Une série sur des prostituées peut-elle être porteuse de sens à l’heure de #MeToo ?

Quand il arrive quelque chose à une femme qui travaille dans l’industrie du sexe – qu’on la violente ou qu’on ne la respecte pas –, on a trop souvent tendance à modérer la gravité des faits. Comme si ce milieu échappait aux règles qui s’appliquent à nous tous. Les prostituées de Harlots se sentent impuissantes et invisibles, mais les mettre en scène et les interpréter crée une forme d’empowerment (2) en leur donnant la parole, en racontant leurs luttes, leur capacité à se relever, encore et encore, malgré la violence de leur vie. En montrant aussi qu’il faut les respecter. Parce qu’il s’agit d’une série historique, on se dit que c’était avant, que les choses ont changé. Et puis on regarde les lois qui régissent le travail de ces femmes aujourd’hui, et on réalise qu’il y a encore du boulot…

“‘Harlots’ participe à faire tomber le plafond de verre.”
La série se déroule à une époque où conservatisme religieux et puritanisme tentent de faire leur retour…

Et elle souligne combien ceux qui les incarnent sont loin d’être irréprochables, et à quel point leur soi-disant combat pour l’ordre moral peut créer une plus grande insécurité pour certains citoyens, à commencer par les prostituées. Ces hommes-là prétendent tout savoir de ces femmes, mais les réduisent à leur travail pour en faire des citoyens de seconde zone. Ce type de violence est encore très présente aujourd’hui, et de nombreuses minorités en souffrent.

Harlots est entièrement écrite et réalisée par des femmes. Est-ce important ?

Toute l’équipe de la série partage une même envie d’adopter le point de vue des femmes. En tant qu’actrice, je me suis sentie immédiatement en sécurité, dès la lecture des scénarios et pendant tout le tournage. J’ai su qu’on ne me forcerait jamais à jouer des scènes dans lesquelles je ne me sentirais pas à l’aise, et que je pourrais prendre la parole sans inquiétude. Or en ces temps troublés, il est indispensable de se sentir protégée. Coky Giedroyc, la principale réalisatrice de la série, nous a dit à son lancement que produire une œuvre télévisuelle essentiellement faite par des femmes est extrêmement risqué. Et que Harlots participe à faire tomber le plafond de verre. La série serait-elle différente si elle était écrite, produite, réalisée par des hommes ? Sans doute. Mais ça ne veut pas dire qu’elle serait moins bonne !


Comment faire une série sur des prostituées sans tomber dans une forme de racolage télévisuel ?

C’est toute l’ambition d’Harlots, parler de sexe non pour multiplier les scènes érotiques, mais pour aborder des questions de fond, comme la propriété du corps féminin dans un système social patriarcal. Comment exister quand on ne peut ni posséder d’argent, ni être propriétaire, et que le seul moyen de progresser dans la société est de faire un bon mariage… et donc de devenir la propriété de son mari ? Harlots s’applique aussi à ne pas limiter les relations entre ses héroïnes à une compétition. Il y est beaucoup question de solidarité et d’amitié entre femmes. Même quand elles s’affrontent, ce n’est pas par pure jalousie, mais pour des raisons complexes, comme des amours ou des entreprises passées qui ont mal tourné.

”Jamais un centimètre de peau n’est montré sans raison.”
Faut-il être plutôt sexy ou plutôt cru ?

Je n’aime pas cette opposition systématique, qui voudrait qu’une série sexy est racoleuse et qu’une autre, dure, brutale, est féministe. « Sexe » est un mot polysémique, qui veut dire mille choses, mille actes. Même une relation consentie peut devenir une agression. Harlots met en scène ces variations, débat de leurs limites, fait en sorte que le sexe soit aussi bien sexy que dégoûtant, voire horrifique et traumatisant. Chaque séquence sexuelle participe de la discussion sur la condition des femmes, aucune n’est gratuite. Il y a toujours une justification narrative, et jamais un centimètre de peau n’est montré sans raison. Ceci étant dit, à l’époque, les prostituées ne mettaient pas de culotte, et ne perdaient pas de temps à enlever leurs robes, leurs corsets, leurs bas…

Que faut-il montrer des violences que subissent les héroïnes de Harlots ?

Il ne faut pas les ignorer. Ce serait trahir la réalité. Mais il n’est pas nécessaire de les mettre en scène frontalement, et on peut limiter la nudité en jouant sur le hors champ – faire entendre quelque chose d’atroce plutôt que de le montrer ou prendre le temps d’écouter la souffrance d’un personnage après une agression. C’est un bien meilleur moyen de faire comprendre l’impact de la violence, qu’en choquant les téléspectateurs avec une scène brutale de dix minutes – qui risque de faire fuir une partie d’entre eux ! Concentrez-vous sur l’humain, les émotions, l’empathie, et ils resteront.

Jessica Brown Findlay dans Harlots.
Jessica Brown Findlay dans Harlots. @ITV

“Il ne faut surtout pas réduire les hommes à des figurants ou à des stéréotypes.”
La mise en scène de Harlots est résolument moderne – jusque sa BO pop. Qu’est-ce que cela change ?

Les séries historiques cherchent souvent une forme d’élégance en multipliant les longs plans-séquences. Harlots se déroule dans un monde brutal, qui n’a aucune raison d’adopter cette esthétique. Le centre-ville de Londres, à l’époque, puait, les gens étaient malades, sales, malgré leurs beaux atours et leur maquillage. Nous préférons une caméra qui bouge, qui suit les héroïnes de près, jusqu’au cœur de la foule.

Il est question de deux maisons closes, une fortunée et l’autre qui espère se faire connaître. Peut-on lire dans cette opposition un commentaire sociétal ?

Plus qu’une question d’argent, il s’agit d’une histoire de pouvoir. Les hommes qui fréquentent la maison de Lydia Quigley peuvent changer les lois et faire infléchir la justice. Les avoir dans son camp permet non seulement de s’enrichir, mais aussi de survivre plus facilement à la violence de la société de l’époque. Cette réflexion devient plus intéressante encore quand on réalise pourquoi la maison Wells n’est pas aussi riche. Lydia a construit son succès en malmenant ses employées, en les déshumanisant complètement, en faisant de leur corps une pure marchandise. Margaret refuse au contraire de contraindre qui que ce soit à se prostituer, et demande toujours ce qu’elles veulent à ses employées.

Que faire des personnages masculins ?

Il ne faut surtout pas les réduire à des figurants ou à des stéréotypes – si possible maléfiques – sous prétexte que Harlots est une série sur des prostituées. Evidemment, certains exploitent ces femmes et abusent de leurs pouvoirs pour les maintenir dans une position de faiblesse. Et il serait ridicule de les rendre sympathiques. Mais ils ne sont pas seuls. D’autres hommes comprennent, voire aident les héroïnes, notamment le compagnon de Margaret, William (Danny Sapani). D’ailleurs, la deuxième saison leur donne plus de place.
HARLOTS, Alison Newman et Moira Buffini 2017 (serie tv film e)@@ (E)
1763, Londres. La ville est en plein essor. Malheureusement, les femmes n'ont toujours que deux choix pour survivre : le mariage ou la prostitution. Deux maisons closes, tenues par des femmes que tout oppose, se livrent une guerre sans merc ...

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HAUTE COUTURE, Jocelyn Moorhouse 2015, Kate Winslet, Liam Hemsworth (societe)(Australie)@@


Après avoir conquis Paris et Milan, la styliste Myrtle Dunnage, "Tilly" pour les intimes, revient dans son village natal, l'obscur Dunagatar, dans l'arrière-pays australien, nid de cupidité endémique, de préjugés tenaces et de perversions drapées de respectabilité. Les habitants ont du mal à reconnaître dans la jeune élégante la petite bâtarde crasseuse qu'ils chassèrent autrefois du village pour un meurtre qu'elle ne se souvient pas avoir commis. Enviée pour ses talents de couturière, la belle Tilly rhabille la partie féminine du village, tout en tissant sa vengeance à coup d'aiguille. L'amour fougueux de Teddy, son ami d'enfance, l'en détournera-t-il ?

TELERAMA
Une satire sociale déjantée, jubilatoire et amère, dans l’Australie des années 1950, admirablement servie par le duo fille-mère Kate Winslet-Judy Davis.

Lookée Dior de pied en cap, les lèvres ourlées d’un rouge carmin de star, « Tilly » Dunnage n’est pas revenue à Dungatar depuis vingt-cinq ans lorsqu’elle y débarque un beau matin de 1951. Retrouvant dans une maison-taudis sa mère, Molly, dégaine de Ma Dalton et esprit en charpie, Tilly ne cache pas son envie d’affronter la bande d’hypocrites et de frustrés peuplant ce coin paumé d’Australie. « J’ai besoin que tu m’aides à me souvenir, maman », implore la fille styliste, sa machine à coudre sous le bras. Si Tilly a dû quitter, encore gamine, son village, c’est parce qu’on l’accusait du meurtre d’un autre enfant, méfait dont elle ne conserve aucun souvenir.

Le mystère assez vite résolu n’est qu’un prétexte pour la réalisatrice Jocelyn Moor­house à se livrer à une satire sociale admirablement servie par sa mise en scène esthétiquement soignée et une galerie de personnages typés (policier travesti, beau gosse futé, notable véreux), évoquant l’univers des frères Coen. À la fois femme fatale, fille perdue et magicienne, Tilly révèle les côtés sombres et lumineux d’une communauté dont on ne sait si elle cherche à s’en venger ou à s’en faire aimer. Remarquablement à l’aise dans ces différents registres, Kate Winslet forme avec l’impeccable Judy Davis un duo mémorable. Grâce à elles, Haute Couture, western féministe maquillé en tragi-comédie de mœurs, est d’une étoffe plutôt rare.
HAUTE COUTURE, Jocelyn Moorhouse 2015, Kate Winslet, Liam Hemsworth (societe)(Australie)@@ (E)
Après avoir conquis Paris et Milan, la styliste Myrtle Dunnage, "Tilly" pour les intimes, revient dans son village natal, l'obscur Dunagatar, dans l'arrière-pays australien, nid de cupidité endémique, d ...

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HAUTE COUTURE, Sylvie Ohayon 2020, Nathalie Baye, Lyna Khoudri (societe)@


Esther, première d'atelier de la maison Dior, va bientôt goûter à une retraite bien méritée. Alors qu'elle travaille sur son dernier défilé, elle se fait voler son sac dans le métro par Jade. En fouillant le sac, la jeune femme tombe sur des croquis de robes. Prise de remords, elle décide de rendre son bien à sa propriétaire. Convaincue qu'elle a un don, Esther la prend sous son aile et lui propose d'intégrer les ateliers comme apprentie. Pour Esther, c'est l'occasion de transmettre les secrets d'un métier qu'elle aime passionnément. Jade a du mal à comprendre son obstination et se rebelle plus d'une fois. Finalement, elle commence à envisager sa vie en tant que couturière...

TELERAMA
Un scénario cousu de fil blanc. Cela commence avec un vaste montage parallèle. Un coup c’est la grande couturière qui se réveille et se prépare (Nathalie Baye), un coup c’est la petite de banlieue (Lyna Khoudri) qui va finir par lui piquer son sac. Plus tard, les deux personnages se rejoignent, la première décidant d’engager l’autre comme stagiaire dans son atelier, chez Dior. Attention, choc des cultures. Attention, sociologie. Ce genre de scénario doit être enseigné quelque part, car c’est probablement celui qu’on voit le plus souvent au cinéma : la trajectoire du rapprochement, séparation, retrouvailles happy end. La tentation est forte de dire qu’il est « cousu de fil blanc », ce scénario, mais le deuxième long métrage de Sylvie Ohayon, justement, est entièrement blanc (il y a du rouge sur l’affiche mais ne pas se méprendre, c’est un film blafard), il pourrait donc être cousu, mettons, de fil jaune fluo, en tout cas on en voit toutes les coutures, on en comprend toutes les intentions. Peu confiante dans sa mise en scène, la réalisatrice surligne par les dialogues ce que l’image devrait suffire à faire comprendre. Exemple : Nathalie Baye confiant à ses fleurs qu’elle « l’aime bien, quand même, cette petite ». Pratique, ces gens qui parlent aux fleurs.

Donc : aucune surprise, aucun mou, rien de lâche, ce film est tendu comme un corset par un montage ultra serré qui prend les scènes en plein dialogue et les coupe en plein milieu aussi. Difficile de respirer pour nous, idem pour les personnages, tous réduits à une fonction bien précise qui les enferme à double tour. Les acteurs pourtant ne s’en tirent pas trop mal, à l’exception de Clotilde Courau, déguisée en mère célibataire clouée au lit de son HLM par une dépression tenace – déguisée, vraiment. Lyna Khoudri, elle, est exceptionnelle, et c’est une nouvelle fois frustrant de la voir dominer à ce point un si petit film.
HAUTE COUTURE, Sylvie Ohayon 2020, Nathalie Baye, Lyna Khoudri (societe)@ (E)
Esther, première d'atelier de la maison Dior, va bientôt goûter à une retraite bien méritée. Alors qu'elle travaille sur son dernier défilé, elle se fait voler son sac dans le mét ...

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HAUTE VOLTIGE, Jon Amiel 1999, Sean Connery, Catherine Zetz-Jones@@


L'employée d'une compagnie d'assurances se fait passer pour une voleuse afin de piéger un as du cambriolage.
HAUTE VOLTIGE, Jon Amiel 1999, Sean Connery, Catherine Zetz-Jones@@ (E)
L'employée d'une compagnie d'assurances se fait passer pour une voleuse afin de piéger un as du cambriolage. ...

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HEAT, Michael Mann 1995, Robert De Niro (policier)@


La bande de Neil McCauley à laquelle est venu se greffer Waingro, une nouvelle recrue, attaque un fourgon blindé pour s'emparer d'une somme importante en obligations. Cependant, ce dernier tue froidement l'un des convoyeurs et Chris Shiherlis se retrouve obligé de terminer le travail.

TELERAMA
C’est pour moi le meilleur polar depuis vingt-cinq ans. Un film majeur du cinéma américain. J’ai dit « polar », mais c’est presque un film de guerre ou un western contemporain, opposant deux tribus. Le champ de bataille ? Los Angeles, ville horizontale et géométrique, réseau de voies rapides qui s’entrecroisent. Michael Mann filme ses rubans d’asphalte, sa gare routière, son port, son aéroport. Bref, tout ce qui flatte l’ailleurs. On restera pourtant coincé, comme enfermé dans un vaste terrarium urbain, où des chasseurs ressemblent à leurs proies. Un gang de malfrats s’y infiltre pour faire ses coups, de haute volée. L’autre tribu, celle des policiers qui quadrillent le territoire, tente de l’intercepter.
Dès la scène inaugurale qui montre l’attaque du fourgon blindé, les moyens déployés sont impressionnants. L’emploi du camion bélier, la méthode opératoire, les tenues et les armes, tout ici démontre que les braqueurs agissent avec un sens de l’organisation et une discipline supérieurs. Filmer des braqueurs comme des professionnels consciencieux, obsédés par la maîtrise, n’était pas chose nouvelle, en 1995. Mais les montrer technophiles, suréquipés et surarmés, semblables à des membres d’un groupe d’intervention paramilitaire, était une première.
Le niveau de méticulosité et de perfectionnisme dont a fait preuve Michael Mann a été tel que certaines scènes ont servi ultérieurement de modèle, aussi bien à de vrais braqueurs qu’à des instructeurs de l’armée américaine. Heat s’est imposé au fil des ans comme un chef-d’œuvre « séminal » auprès d’un nombre incalculable de cinéastes, signant des succédanés plus ou moins navrants.
HEAT, Michael Mann 1995, Robert De Niro (policier)@ (E)
La bande de Neil McCauley à laquelle est venu se greffer Waingro, une nouvelle recrue, attaque un fourgon blindé pour s'emparer d'une somme importante en obligations. Cependant, ce dernier tue froidement l'un des convoyeurs et ...

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HECTOR ET LA RECHERCHE DU BONHEUR, Peter Cheksom 2014, Simon Pegg, Rosamund Pike, Jean Reno (societe)@@


De nature réservée, Hector est un psychiatre londonien à la vie confortable et bien rangée. Lorsqu'il prend conscience que ses patients, satisfaits de son travail, sont à la recherche du bonheur, Hector commence à s'interroger sur son bien-être. Une crise existentielle qui conduit le psychanalyste à vouloir connaître le secret de la félicité. Pour le découvrir, il décide d'abandonner son quotidien si tranquille et sa jolie compagne pour s'engager dans un tour du monde à la recherche du bonheur.
HECTOR ET LA RECHERCHE DU BONHEUR, Peter Cheksom 2014, Simon Pegg, Rosamund Pike, Jean Reno (societe)@@ (E)
De nature réservée, Hector est un psychiatre londonien à la vie confortable et bien rangée. Lorsqu'il prend conscience que ses patients, satisfaits de son travail, sont à la recherche du bonheur, Hector co ...

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HEUREUX GAGNANTS, Maxime Govare et Romain Choay 2024, Audrey Lamy, Fabrice Eboué (comique)@


Une chance sur 19 millions. Plus de probabilités d'être frappé par une météorite que de gagner au loto. Pour ces heureux gagnants, le rêve va rapidement se transformer en cauchemar, et leur vie va voler en éclat dans un spectaculaire feu d'artifices de comédie noire et de sensations fortes.

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Tous vainqueurs de plusieurs millions d’euros, des gagnants du loto voient vite leurs espoirs de vie de rêve se transformer en véritable cauchemar.

Comment gagner au loto... Et tout perdre. Tel est le prétexte d’une collection de mini-contes moraux dont l’énormité gomme hélas la noirceur : du père de famille qui finit absurdement en prison au trio de terroristes que la chance fait, littéralement, exploser, en passant par une bande de gagnants « maudits », cette comédie à sketchs vise un humour grinçant à la Dino Risi, mais se perd dans l’épais fiel de la farce et une surcharge de gags indigestes.
HEUREUX GAGNANTS, Maxime Govare et Romain Choay 2024, Audrey Lamy, Fabrice Eboué (comique)@ (E)
Une chance sur 19 millions. Plus de probabilités d'être frappé par une météorite que de gagner au loto. Pour ces heureux gagnants, le rêve va rapidement se transformer en cauchemar, et leur vie va vol ...

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HIBERNATUS Edouard Molinaro 1969, Louis De Funes, Claude Jensac, Michael Lonsdale


Après 65 ans d'hibernation naturelle dans un bloc de glace polaire, un naufragé est retrouvé par une expédition franco-danoise au Groenland.
HIBERNATUS Edouard Molinaro 1969, Louis De Funes, Claude Jensac, Michael Lonsdale (E)
Après 65 ans d'hibernation naturelle dans un bloc de glace polaire, un naufragé est retrouvé par une expédition franco-danoise au Groenland. ...

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HIGH LIFE Uma Nova Vida, Claire Denis 2018, Juliette Binoche


Des criminels condamnés à mort sont envoyés dans l'espace hors du système solaire en échange d'une peine moindre. Leur mission est d'extraire d'un trou noir une énergie vitale pour la Terre.

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Pour
Un vaisseau flotte à la dérive, au-delà du Système solaire. Les membres de l’équipage sont des criminels condamnés à mort, à qui ce voyage expérimental a été proposé comme une alternative à leur peine. Même la scientifique (Juliette ­Binoche), figure d’autorité, partage l’infamie avec les autres. Ce lourd passé, ajouté à l’ambiance de déréliction, rappelle Solaris, d’Andreï Tarkovski (1972), où des cosmonautes perturbés rencontrent, dans leur station spatiale, d’étranges visiteurs — leurs proches, y compris disparus —, les renvoyant à leur sentiment de culpabilité.

Mais High Life est un Solaris où la sexualité aurait supplanté la métaphysique. Seul principe de vie, à la place de l’âme : la pulsion. Le protocole originel d’expériences sur la reproduction dans l’espace a viré à d’humiliants rituels érotiques infligés aux hommes par la scientifique. Entre l’onanisme organisé, l’abstinence rebelle de l’un et la violence sexuelle des autres, la cinéaste retrouve tout son art transgressif. L’évidence que les personnages ne pourront plus revenir sur Terre lui permet aussi d’interroger, comme in vitro, les tabous et la morale — chancelante en l’occurrence. Dans le dernier mouvement, l’enfant née à bord est devenue une jeune fille, qui n’a connu et ne connaîtra qu’un seul homme, son père… Ce tête-à-tête en huis clos, à la fois autosuffisant et plein de désirs impossibles, fait culminer le trouble, avec le néant en ligne de mire. Tableau stylisé d’une humanité au pied du mur, sans idéal ni espérance, High Life est un vrai film de mise en scène, totalement fascinant. — Louis Guichard

Contre
Le concept, fumeux, l’emporte sur l’organique. On ne voit que les coutures, les intentions, la volonté de faire sens : en un mot l’ambition, colossale, de revisiter le space opera, genre propice aux délires extrêmes. Claire Denis déconstruit le récit pour mieux dissimuler l’absence d’enjeux narratifs — ça commence par la fin et progresse ensuite à coups de retours en arrière. Persuadée que son talent et ses provocations gore ou sexuelles suffisent à tenir le spectateur en éveil, la cinéaste ne se donne pas la peine de construire ses personnages. Juliette Binoche, qui brillait dans le précédent film de Claire Denis, Un beau soleil intérieur, se livre à un numéro grand-guignolesque de Dr Frankenstein de la PMA et chamane du sperme, sans parvenir à être autre chose que ridicule. A l’image du film tout entier.
HIGH LIFE Uma Nova Vida, Claire Denis 2018, Juliette Binoche (E)
Des criminels condamnés à mort sont envoyés dans l'espace hors du système solaire en échange d'une peine moindre. Leur mission est d'extraire d'un trou noir une énergie vitale pour la Terre.

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HITMAN BODYGUARD, Ryan Reynolds, Samuel L Jackson (policier)@


Le procès du tyrannique président biélorusse Dukhovich s'ouvre à La Haye. Témoin à charge, Darius Kincaid doit y être transféré, sous haute protection. Après l'attaque du convoi, Kincaid se retrouve sous la seule protection de l'agent d'Interpol Amelia Roussel. Dépassée, elle fait appel à son ex, Michael Bryce, ancien agent devenu garde du corps.

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Bonne surprise que ce buddy movie, associant un tueur à gages instinctif et un garde du corps méthodique. Patrick Hughes insuffle bouillonnement et frénésie aux scènes d’action. Son humour n’est pas toujours raffiné mais, à son meilleur, il rappelle celui de Tex Avery…
Hitman & Bodyguard, c’est de la tôle froissée et du sang qui gicle, au milieu d’une foule de figurants, dans une pure logique de cartoon. L’inventivité culmine lors d’une sensationnelle course-poursuite le long des canaux d’Amsterdam, impliquant bateaux, voitures et motos. Au bord de l’absurde.


HITMAN BODYGUARD, Ryan Reynolds, Samuel L Jackson (policier)@ (E)
Le procès du tyrannique président biélorusse Dukhovich s'ouvre à La Haye. Témoin à charge, Darius Kincaid doit y être transféré, sous haute protection. Après l'attaque du ...

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HOLLYWOO, Frederic Berthe 2011, Florence Foresti, Jamel Debouze (comique)@@


Jeanne est la doublure française d'une actrice américaine qui joue dans une série télé à succès. Cependant, le jour où l'actrice américaine pète les plombs et annonce la fin de sa carrière, la vie de Jeanne bascule à son tour. Plus de travail, plus de revenu, plus rien. A moins qu'elle ne prenne son destin en mains et ne tente a priori l'impossible : partir à Los Angeles, rencontrer la star américaine et la convaincre de reprendre la direction des plateaux de tournage.

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L'histoire et les dialogues, centrés sur Florence Foresti, font presque de Jamel Debbouze son faire-valoir. Foresti joue Jeanne Rinaldi, une comédienne péteuse quoique loseuse, doubleuse française d’une vedette de série américaine, laquelle annonce qu’elle quitte la série. La Française moyenne part à Hollywood pour convaincre la people de revenir sur sa décision…

L’humour repose pour beaucoup sur le choc culturel. D’un côté, Malibu, les bimbos siliconées, les palmiers, le luxe clinquant ; de l’autre, la fille qui fait un tabac involontaire avec ses chaussures de chez André, qui se rassure comme elle peut avec sa Matmut et qui baragouine un anglais incompréhensible de manière totalement décomplexée. En roue libre, très bien dans la situation de la fille à l’air dégagé qui se prend un soufflet, Florence Foresti bouge, grimace (avec un zeste de Louis de Funès), chante… bref, déploie une palette plutôt variée, expressive surtout, de son humour. Mention spéciale à la séquence du « d » final de Hollywood qui tombe de la fameuse colline.
HOLLYWOO, Frederic Berthe 2011, Florence Foresti, Jamel Debouze (comique)@@ (E)
Jeanne est la doublure française d'une actrice américaine qui joue dans une série télé à succès. Cependant, le jour où l'actrice américaine pète les plombs et annonce la ...

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HOLOCAUSTE, la montee des tenebres, Marvin J. Chomsky 1978, Meyl Streep, James Wood, Michael Moriarty (saga histoire shoah)@@


La destinée de deux familles allemandes de 1935 à 1945, entre la montée du nazisme et la Seconde Guerre mondiale : les Weiss, des juifs traqués par les nazis, et les Dorf, qui adhèrent à l'idéologie du pouvoir en place.

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Berlin, 1935. Karl Weiss, artiste peintre et fils d'un riche médecin juif, Josef Weiss, épouse Inga Helms, une jeune catholique. Un cousin de la famille Helms fait remarquer que les mariages mixtes risquent d'être bannis et qu'il aurait peut-être mieux valu attendre. A la même époque, Marta, la femme de l'avocat Erik Dorf, dont le docteur Weiss soigne la famille, persuade son mari d'entrer dans les rangs des SS. Erik intègre les services de Heydrich, le chef adjoint des SS, qui ordonne la nuit de Cristal en novembre 1938. Informé des futures persécutions contre les juifs, le SS rend visite au docteur Weiss et lui conseille de quitter l'Allemagne avec sa famille. Hitler ne faisant aucun mystère de ses sombres projets, il tente de lui faire prendre conscience du drame qui couve. Ses avertissements ne sont pas entendus...
HOLOCAUSTE, la montee des tenebres, Marvin J. Chomsky 1978, Meyl Streep, James Wood, Michael Moriarty (saga histoire shoah)@@ (E)
La destinée de deux familles allemandes de 1935 à 1945, entre la montée du nazisme et la Seconde Guerre mondiale : les Weiss, des juifs traqués par les nazis, et les Dorf, qui adhèrent à l'idé ...

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HOME, Ursula Meier 2008, Isabelle Huppert, Olivier Gourmet (drame burlesque)@@


Depuis plus de dix ans, Marthe, Michel et leurs trois enfants vivent au bord d'un tronçon d'autoroute inachevé et abandonné depuis sa construction. Dix ans de tranquillité et de calme, isolés des autres ont fait d'eux une famille unie. Mais tout bascule lorsque les travaux reprennent soudain. Les voies sont recouvertes de bitume, et ce sont bientôt 80 véhicules à la minute qui défilent à 130 kilomètres à l'heure devant les fenêtres de leur demeure. Malgré le bruit infernal, la pollution et les nuisances nombreuses, Marthe refuse catégoriquement de quitter les lieux. Ses proches se plient à sa volonté...

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Isabelle Huppert s’illustre dans ce conte moral qui raconte le quotidien d’une famille bouleversée par la reconstruction de l’E57, une autoroute circulant au bord de la maison et traversée désormais par des milliers de véhicules chaque jour.

Mais qu’est-ce que c’est que cette maison, posée là comme par inadvertance au bord de cette autoroute vide ? Et qu’est-ce que c’est que ces gens qui y habitent ? Ils semblent heureux : papa, maman et leurs trois enfants jouent au hockey, s’éclaboussent gaiement dans la salle de bains. Mais voilà, après dix ans d’attente, le tronçon E 57 de cette autoroute va enfin devenir opérationnel. Très vite, des milliers de voitures, de camions passent devant la maison…

Avec une cruauté quasi clinique, presque surréaliste, Ursula Meier contemple alors deux mondes parallèles et névrosés. À l’extérieur, ces anonymes dans leurs boîtes colorées, dont on se demande s’ils savent seulement pourquoi et vers où ils roulent. À l’intérieur, elle filme l’absurdité et la peur. L’impuissance grandissante de cette mère, dont on devine insensiblement la névrose, à affronter un univers qui s’effrite… Elle réussit une fable faite de fausses pistes et d’entrelacs mystérieux.

On sent chez elle un plaisir à inventer, à tenter, et même à provoquer. À faire réfléchir, en tout cas — juste comme ça, en passant —, sur une société tentée davantage par l’asphyxie que par la survie. À sa façon, Home est un conte moral.
HOME, Ursula Meier 2008, Isabelle Huppert, Olivier Gourmet (drame burlesque)@@ (E)
Depuis plus de dix ans, Marthe, Michel et leurs trois enfants vivent au bord d'un tronçon d'autoroute inachevé et abandonné depuis sa construction. Dix ans de tranquillité et de calme, isolés des autres on ...

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HOMEFRONT, Gary Fleder 2013, Jason Statham, James Franco (thriller)@


Suite à un drame survenu lors d'une transaction de drogue, un ancien agent de la DEA vit retiré dans une ville tranquille de Louisiane, avec sa fille. Un jour, l'adolescente, qui subit les réprimandes d'un garçon à l'école, lui donne un coup de poing. L'oncle du garçon s'avère être le dangereux chef d'une bande de narcotrafiquants. L'ex-agent, soudain impliqué, décide de reprendre les armes pour protéger sa fille et débarrasser la ville des malfaiteurs et de son baron de la drogue.

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Un ancien agent fédéral décide de prendre sa retraite dans un endroit tranquille en Louisiane avec sa fille, Maddy. Décevant.

Àl’origine, c’est Sylvester Stallone qui devait interpréter le rôle principal : un ancien agent des stups retiré dans les bayous de Louisiane, défendant sa fille contre un baron de la drogue. Finalement, Homefront n’est qu’un énième thriller avec Jason Statham, soucieux ici de casser son image de dur en jouant les papas poules, mais davantage doué pour briser, sadiquement, les os des méchants.

Décevant de la part de Gary Fleder, auteur de bons films méconnus comme Dernières Heures à Denver (1995) ou Le Maître du jeu (2003), qui se révèle incapable de maintenir la tension lors de l’assaut de la maison du héros, censé être le morceau de bravoure.
HOMEFRONT, Gary Fleder 2013, Jason Statham, James Franco (thriller)@ (E)
Suite à un drame survenu lors d'une transaction de drogue, un ancien agent de la DEA vit retiré dans une ville tranquille de Louisiane, avec sa fille. Un jour, l'adolescente, qui subit les réprimandes d'un garçon ...

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HONDO L HOMME DU DESERT, John Farrow 1953, John Wayne, Geraldine Page (western)@@


Hondo est un aventurier solitaire qui effectue des missions pour l'armée américaine en tant qu'éclaireur. C'est au cours d'une de ces reconnaissances qu'il demande l'hospitalité dans un ranch isolé. Il fait alors la connaissance de madame Lowe, qui vit avec son fils dans cette petite exploitation. Monsieur Lowe a quitté le foyer conjugal depuis longtemps. Séduit mais conscient de son devoir, Hondo repart. En chemin, il est pris à partie par monsieur Lowe, mystérieusement réapparu. Le duel ne peut pas être évité et se solde par la mort du mari insouciant. De retour vers le ranch, Hondo apprend que la famille Lowe risque de subir une attaque des Indiens. Il se presse à leur secours

TELERAMA
John Wayne incarne un éclaireur métis dans ce film au scénario d’une belle concision, qui prend le temps de s’attarder sur la vie dans un ranch et les coutumes des Apaches.

Hondo s’inscrit dans la vague de westerns pro-Indiens des années 1950, initiée par Delmer Daves et sa Flèche brisée (1950). John Wayne y incarne un éclaireur métis, séjournant chez une femme seule avec son fils, dans un ranch en territoire apache. Le bien et le mal sont équitablement répartis entre les autochtones et les colons : les premiers sont sur le sentier de la guerre car les seconds ont violé le traité de paix. La mise en scène enchaîne scènes d’action et respirations élégiaques mais aussi, plus surprenant, description quasi documentaire de la vie à la ferme et des coutumes des Indiens. Et le scénario multiplie les pistes intéressantes — diverses recompositions familiales —, souvent à l’état d’esquisses.

Pour John Farrow, père de l’actrice Mia Farrow et cinéaste aujourd’hui sous-estimé, le film clôturait une période faste, entamée avec La Grande Horloge (1948), diamant noir qui est son chef-d’œuvre. En raison d’un retard de production, John Ford réalisa la dernière séquence, une bataille entre soldats et Apaches aux limites de l’abstraction, où la poussière soulevée par les chariots envahit l’écran. Autre curiosité : les lances qui filent vers la caméra sont un témoignage du relief 3D utilisé au moment du tournage, une mode éphémère en 1953…
HONDO L HOMME DU DESERT, John Farrow 1953, John Wayne, Geraldine Page (western)@@ (E)
Hondo est un aventurier solitaire qui effectue des missions pour l'armée américaine en tant qu'éclaireur. C'est au cours d'une de ces reconnaissances qu'il demande l'hospitalité dans un ranch isolé. Il fai ...

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HONKYTONK MAN, Clint Eastwood 1982, Clint Eastwood, Verna Bloom (sentimental country)@@


Red Stovall revient chez lui le jour où une tornade s'abat sur la ferme de sa famille, dans l'Oklahoma, détruisant la récolte de coton.

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La filiation de Clint Eastwood avec John Ford, évidente dans ses westerns, se retrouve dans ce tableau plein de charme. Bien avant Sur la route de Madison, Eastwood s’y révèle un peintre sensible des paysages, de ce sol nourricier qui donna justement son nom à la country music, née dans le vieux Sud, du côté de Nashville. L’air, la poussière, la terre (bravo au chef opérateur Bruce Surtees), mais aussi les gueules et les accents rocailleux des paysans, tout cela imprègne l’image. De bastringues en incidents de parcours, l’aventure picaresque dégage un parfum léger de liberté, malgré la maladie qui gagne du terrain et ronge sourdement le corps de Red.

Histoire de don et de transmission d’autant plus touchante qu’elle met face à face le cinéaste avec son propre fils, Honkytonk Man salue, avec une simplicité souveraine, l’élégance secrète de ceux qui préféreront toujours s’enivrer de rêves mortels que calculer leur vie. Éternel marginal, y compris dans sa seule patrie, la musique, Red Stovall n’est pas un héros. Mais sa lutte finale a quelque chose d’héroïque. Et que ce soit Eastwood en personne qui chante, avec classe et sobriété à la fois, faisant résonner son timbre poitrinaire si particulier, ajoute bien sûr de la valeur au tableau.
HONKYTONK MAN, Clint Eastwood 1982, Clint Eastwood, Verna Bloom (sentimental country)@@ (E)
Red Stovall revient chez lui le jour où une tornade s'abat sur la ferme de sa famille, dans l'Oklahoma, détruisant la récolte de coton.

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La filiation de Clint Eastwood avec John Ford, évident ...

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HONNI SOIT QUI MAL Y PENSE, Henry Koster 1947, Cary Grant, Loretta Young et David Niven (comique)


Préoccupé par des problèmes de trésorie qui l'empêchent de construire une nouvelle cathédrale, l'évèque anglican Henry Brougham cherche le salut dans la prière. Un ange facétieux appelé Dudley se matérialise pour voler au secours d'Henry. Mais lorsque Dudley tombe amoureux de la femme de l'évèque, la charité monte au nez d'Henry !

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Qui ne connaît pas “Sept Ans de réflexion”, “Certains l’aiment chaud” ou encore “Sabrina” ? Leur auteur, Billy Wilder, un des cinéastes les plus célèbres du monde, excellait en matière de manipulations. De ses personnages et du spectateur. La Cinémathèque française, à Paris, lui rend hommage jusqu’au 8 février.

Par Pierre Murat

Il était exigeant avec lui-même. Et impitoyable avec les autres – ses comédiens, surtout. Sur le tournage de Fedora (1978), si Marthe Keller modifie d’une fraction de seconde le temps entre deux répliques, si elle dévie d’un centimètre la hauteur d’un gant sur son visage, il lui fait recommencer la scène. Des dizaines de fois. Et lorsque, cassée, elle s’épanche auprès de son partenaire, William Holden lui murmure : « Je sais, je sais, il est terrible. Mais chaque fois que ce salopard me dirige, je suis nommé à l’Oscar ! »

C’est à ce « salopard » que la Cinémathèque française rend hommage, jusqu’au 8 février. L’un des cinéastes les plus célèbres du monde, au demeurant. L’un des plus cultivés – c’est une rareté pour l’époque. L’un des plus audacieux aussi, qui n’a eu de cesse de mettre à mal la bêtise et la vulgarité dans une suite de films dont les titres restent familiers à ceux qui s’intéressent un tant soit peu au cinéma :  Assurance sur la mort, Boulevard du Crépuscule, Sept Ans de réflexion, Certains l’aiment chaud, La Garçonnière, La Vie privée de Sherlock Holmes, Avanti !…

Dès son premier long métrage, le jeune Billy (il a adopté ce surnom par amour pour sa mère, fan éperdue de Billy the Kid !) dévoile son goût pour les manipulations et les jeux de dupes. Il le tourne en exil à Paris, en 1934, après avoir été journaliste, gigolo (!) et scénariste. Dans Mauvaise Graine (coréalisé par Alexandre Esway), un vieux beau drague une lumineuse jeune fille qui se révèle, ô surprise, l’égérie d’un gang de jeunes escrocs spécialisé dans le vol de voitures. Envolée, sa belle décapotable… Brève rencontre, hélas, sans suite, entre Billy et Danielle Darrieux, presque débutante : les deux deviendront bientôt des stars, elle en France, lui en Amérique…


“Assurance sur la mort” (“Double Indemnity”), 1944. Avec Dick Rush, Edmund Cobb et Barbara Stanwyck. Prod DB © Paramount Pictures

Hollywood n’affaiblit pas l’insolence de cet émigré, né en 1906 dans une petite ville de l’actuelle Pologne, qui a grandi en Allemagne et l’a fuie à l’avènement du nazisme. C’est qu’il y travaille avec Ernst Lubitsch, le maître des élégances et des ambiguïtés –  son « seul dieu », dira-t-il. C’est le jeune Wilder, qui, sur Ninotchka (1940), avec Garbo, lui trouve la réplique extraordinaire qui résume l’atrocité, encore largement ignorée, de la dictature stalinienne : « Les nouvelles de Moscou sont excellentes. Les derniers procès ont été des réussites : il y aura moins de Russes, mais ils seront meilleurs… »


“Boulevard du Crépuscule” (“Sunset Boulevard”),1950. Billy Wilder, Gloria Swanson et Erich von Stroheim sur le tournage. Prod DB © Paramount

Lorsque le studio qui l’emploie – la Paramount – l’autorise à devenir réalisateur, il choisit une histoire dont on se demande, aujourd’hui encore, comment la censure de l’époque a pu l’agréer. Brièvement résumé, Uniformes et jupons courts (1942) raconte la rencontre, dans un train de nuit, d’un militaire irréprochable et d’une fillette de 13 ans pour qui il semble éprouver, soudain, des sentiments plus sensuels que paternels… Honni soit qui mal y pense : la gamine est en fait Ginger Rogers, qui s’est déguisée en préadolescente pour bénéficier d’un billet à demi-tarif. Mais le spectateur, et Ginger Rogers ! s’amusent du trouble grandissant de l’Américain moyen, terrifié par les zones troubles qu’il devine en lui.


“Certains l’aiment chaud” (“Some like it hot”), 1959. Jack Lemmon, Marilyn Monroe et Billy Wilder sur le tournage. Prod DB © 20th Century Fox

Ce film va déterminer la carrière de Billy Wilder. Un peu comme Joseph L. Mankiewicz, futur auteur d’Eve, de La Comtesse aux pieds nus et de L’Affaire Cicéron – un esthète comme lui –, il se fera le peintre, parfois cynique, des mœurs américaines. Mais d’un fait divers comme il y en a tant – un couple d’amants qui veut se débarrasser du mari –, il fait une tragédie et l’un des plus grands polars de l’histoire du cinéma :  Assurance sur la mort (1944). Pour Le Poison (1945), en revanche, sur les ravages de l’alcoolisme, il imagine une intrigue réaliste qu’il tourne quasiment comme un documentaire : un reportage comme aurait pu l’écrire le journaliste qu’il était à ses débuts. Ses ex-confrères, il ne les aime pas tant que ça, si l’on en juge par le pisse-copie sans scrupules (Kirk Douglas) qui profite de la chute d’un ouvrier dans une fosse d’où il ne peut s’extraire pour organiser un grand barnum médiatique. Et l’on ne sait trop, dans Le Gouffre aux chimères (1951), qui est le plus méprisable : le public voyeur qui campe pour observer la mort en direct ou l’organisateur du show, qui déclare sans sourciller : « Cent, deux cent mille victimes, les gens s’en lassent vite. Une seule les bouleverse, l’effet humain joue à plein… »

Richard C. Miller/Donaldson Collection/Getty Images
“Audrey Hepburn ? Elle va réussir à rendre les seins totalement démodés !”
Wilder est tout sauf romantique. On peut donc s’étonner de le voir, par deux fois, filmer des contes de fées. Mais, une fois encore, il s’agit d’un jeu de dupes. Le cinéaste se sert d’Audrey Hepburn, qu’il adore, dont il dit avec son humour ravageur : « Cette fille va réussir à rendre les seins totalement démodés », pour insuffler à ses deux scénarios une magie factice. Sabrina (1954) est, en fait, le récit, très acide, d’une ascension sociale (la fille d’un garagiste finit par épouser un industriel riche qu’elle n’a jamais aimé). Et Ariane (1957) –  le plus « lubitschien » de ses films – ne  repose que sur une imposture amoureuse : parce qu’elle a joué les libertines, une ingénue finit par emballer un vieux fêtard qu’elle a admiré, comme une midinette, dans les pages « people » d’un magazine de luxe… Jeu de dupes, encore et toujours.

Qui culmine dans deux splendeurs, qui vont conduire Billy Wilder de la gloire à l’opprobre. A Hollywood encore plus qu’ailleurs, le Capitole est proche de la roche Tarpéienne… En 1959, Certains l’aiment chaud symbolise le triomphe de sa vision du monde :  une imposture absolue. Les deux héros s’y travestissent pour mieux infiltrer un orchestre féminin. Tony Curtis joue les impuissants pour séduire Marilyn. Et Jack Lemmon, alias Daphné, devient, en fille, ce qu’il n’a jamais été en homme : un objet sexuel qui se fait pincer les fesses dans un ascenseur par un groom (« Je ne suis même pas jolie », fulmine-t-il) et demander en mariage par un milliardaire qui, découvrant sa virilité, lui lance une réplique devenue immortelle : « Personne n’est parfait ! »… Succès mondial (mais un seul oscar : celui des costumes). Wilder est au pinacle…

Cinq ans plus tard, il n’est plus rien. La faute à un film qu’il a voulu adapter d’une pièce italienne (jouée à Paris dans les années 1950 sous le titre L’Heure éblouissante). Où, c’est vrai, il n’y va pas de main morte. Jusque-là, il s’était attaqué à la tentation de l’adultère (Sept Ans de réflexion, 1955), aux mœurs du capitalisme (La Garçonnière, 1960) et à la mainmise de Coca-Cola sur les esprits et les corps (Un, deux, trois, 1961). Ici, c’est à la famille qu’il s’en prend –  autant dire à l’âme de la nation… Embrasse-moi, idiot raconte l’absurde machination d’un compositeur jaloux faisant passer une prostituée pour sa femme légitime auprès d’un crooner, sexuellement obsédé, à qui il veut vendre une chanson. A lui seul, cet argument est déjà difficilement supportable pour une Amérique encore puritaine. Le pire est à venir : à la suite d’un quiproquo, l’épouse – irréprochable, comme toute femme américaine qui se respecte –  passe une nuit sexuellement enchanteresse avec celui dont son mari voulait la protéger. Sans en éprouver ni remords, ni regret…

Là, c’en est trop ! « Une œuvre répugnante d’un réalisme totalement repoussant, tant sur le plan éthique qu’esthétique », tonne la Catholic Legion of Decency. Prêtres et prédicateurs exhortent leurs ouailles à boycotter l’œuvre diabolique. Des groupes de bons citoyens organisent des pétitions pour la retirer des écrans de leur ville. Des organisations féminines en rajoutent :  Kim Novak, menacée de mort pour avoir osé interpréter une prostituée endossant le rôle d’une honnête femme, s’exile quelques mois : « J’ignore si je pourrai travailler à nouveau », dit-elle, devant le scandale qui s’éternise… Wilder, rejeté par les studios qui ne juraient que par lui, aura désormais du mal à faire aboutir ses projets, d’autant que La Grande Combine (1966), La Vie privée de Sherlock Holmes (1970) et Avanti ! (1972) seront des bides critiques et publics. C’est en Allemagne qu’il trouvera l’argent pour réaliser son dernier chef-d’œuvre, en 1978 : Fedora.

Pour définir l’œuvre du cinéaste, il faudrait paraphraser la célèbre formule de Stendhal : « Un roman est un miroir qu’on promène le long d’un chemin. » C’est ce qu’a toujours fait sa caméra, pour mieux dévoiler les beautés d’un pays qu’il chérissait pour l’avoir recueilli, lui, l’émigrant, mais aussi ses failles, ses vices et ses tourments.  Son arme numéro un ? L’ironie : une causticité virulente, parfois méchante, mais jamais mauvaise. Ses cibles ? La stupidité, l’ignorance. Et la crédulité, source de tant de maux, qu’il met en pièces dans ses farces ou ses drames à la verve incomparable. « Ah ! vous croyez vraiment en l’existence du monstre du loch Ness ? En bien, je vais vous expliquer ce qu’il en est vraiment. » Et Billy tourne La Vie privée de Sherlock Holmes. « Ah ! vous êtes suffisamment naïfs pour espérer une jeunesse éternelle ?  Eh bien, je vais vous dévoiler le dessous des cartes. » Et il réalise Fedora…

Ses films sont donc des bouées de sauvetage. Des bouffées d’oxygène. Des brevets d’intelligence. Ils exigent de nous un œil vif, toujours aux aguets. Et un esprit libre, capable d’éclairer pour mieux les anéantir les manipulateurs, les illusionnistes et les faux prophètes. C’est dire qu’en un temps où pullulent les « infox », à une époque qui ne fait plus confiance à personne, mais croit à tout et n’importe quoi, Billy Wilder, décédé en 2002, à l’âge de 95 ans, reste utile, nécessaire et indispensable. Comme le gardien de notre santé physique et mentale. 
HONNI SOIT QUI MAL Y PENSE, Henry Koster 1947, Cary Grant, Loretta Young et David Niven (comique) (E)
Préoccupé par des problèmes de trésorie qui l'empêchent de construire une nouvelle cathédrale, l'évèque anglican Henry Brougham cherche le salut dans la prière. Un ange fac&eacut ...

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HORS NORMES, Olivier Nakache et Éric Toledano 2019, Vincent Cassel, Reda Kateb (societe)@@@


Bruno et Malik vivent depuis vingt ans dans un monde à part, celui des enfants et adolescents autistes. Au sein de leurs deux associations respectives, ils forment des jeunes issus des quartiers difficiles pour encadrer ces cas qualifiés 'd'hyper complexes'. Une alliance hors du commun pour des personnalités hors normes.

TELERAMA
Main dans la main, Reda Kateb et Vincent Cassel s’occupent de jeunes autistes. Jamais Éric Tolédano et Olivier Nakache n’ont, à ce point, imposé la belle évidence du mélange.

Cela fait vingt ans que Malik (Reda Kateb) forme des jeunes issus des quartiers difficiles pour encadrer les autistes sévères dont s’occupe Bruno (Vincent Cassel). Que, main dans la main, avec leurs structures respectives, les deux hommes consacrent leurs jours et leurs nuits à croire qu’aucun cas n’est désespéré…

Éric Toledano et Olivier Nakache (Intouchables, Samba, Le Sens de la fête) racontent le combat des deux associations qu’ils connaissent bien et dont ils ont seulement modifié les noms. Pour cela, ils osent un virage vers l’émotion, sous la forme d’un thriller humaniste où le suspense est constant. Comment stopper, par exemple, la fugue folle, la nuit, en plein périphérique, de ce jeune malade très violent envers les autres et lui-même ?

Hors normes brille aussi par ces moments chahuteurs et gais où tous les aidants, blancs, noirs, musulmans, décompressent et dînent ensemble dans le petit restaurant de deux frères… hassidiques. Face à un Reda Kateb magnifique de bonté énervée, Vincent Cassel livre une composition rare : légèrement courbé, comme encombré de son corps (pour une fois), il projette son habituelle tension naturelle, changée en attention, vers les autres. Autour d’eux, les vrais aidants et autistes composent la majorité de la distribution et inventent grâce au cinéma une nouvelle « norme » réjouissante.
HORS NORMES, Olivier Nakache et Éric Toledano 2019, Vincent Cassel, Reda Kateb (societe)@@@ (E)
Bruno et Malik vivent depuis vingt ans dans un monde à part, celui des enfants et adolescents autistes. Au sein de leurs deux associations respectives, ils forment des jeunes issus des quartiers difficiles pour encadrer ces cas quali ...

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HOT SHOTS, Jim Abrahams 1991, Charlie Sheen, Cary Elwes (comique loufoque)@


Dans cette parodie loufoque des films sur l'US Air Force, le lieutenant Topper Harley est un pilote de chasse talentueux, mais complexé par le souvenir de son père qui jadis aurait été responsable de la mort de son coéquipier pendant une mission dans les airs.

TELERAMA
Le destin héroïco-comique d’un jeune pilote de l’aéronavale, neurasthénique chronique, envoyé accomplir une mission délicate. Tous les poncifs sont au rendez-vous. Certains gags sont discutables ; d’autres hilarants.

Al’orée des années 80, la triplette Zucker-Abrahams-Zucker (qu’on s’empresse, par commodité, de réduire à l’acronyme ridicule ZAZ) a mis au point un nouveau prototype de comédie parodique et décérébrée qui puise sa force comique dans le pastiche des blockbusters du cinéma américain et dans l’accumulation de gags calamiteux et de calembours bien foireux. L’idée étant justement de repousser le plus loin possible les frontières du ridicule en débitant les blagues au kilomètre. Et en assumant qu’une bonne moitié tombe à plat.

Première pantalonnade signée du trio zozotant : Y a-t-il un pilote dans l’avion ? (Airplane ! en VO), qui se paie la tête des films catastrophes hollywoodiens des années 70. Pendant dix ans, le filon frise la surexploitation et la lassitude finit inévitablement par pointer. Comme dans ce très inégal Hot Shots !, qui s’inspire de Top Gun et de L’Etoffe des héros, avec un Charlie Sheen en roue libre dans un rôle de pilote de chasse traumatisé par la mort de son père. Le cadre est encore une fois sursaturé de gags plus ou moins discrets qui surgissent à tout bout de profondeur de champ. Dans un tel film-puzzle conçu sur la citation et la dérision, la mémoire du cinéphile est mise à rude épreuve et conditionne la compréhension des gags. Paradoxalement, il n’est pas évident qu’un spectateur de moins de 30 ans ait le bagage (sous-)culturel nécessaire pour profiter de cet humour ras du bitume. La jeune génération avide de bouffonneries pastichantes se bidonne désormais sur Scary Movie. C’est sans doute la raison pour laquelle Jim Abrahams a repris les rênes de la franchise en 2006 et s’apprête à tourner un numéro 5.
HOT SHOTS, Jim Abrahams 1991, Charlie Sheen, Cary Elwes (comique loufoque)@ (E)
Dans cette parodie loufoque des films sur l'US Air Force, le lieutenant Topper Harley est un pilote de chasse talentueux, mais complexé par le souvenir de son père qui jadis aurait été responsable de la mort de s ...

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Michel Lang 1978, Anne Parillaud, Sophie Barjac, Daniel Cecaldi (comique sentimental)


Le grand chassé-croisé entre les vacanciers de juillet et d'août a lieu, comme chaque année, à l'Hôtel de la Plage de Locquirec, dans le Finistère. Les habitués sont déjà installés : il y a là Euloge Saint-Prix, accompagné de sa femme Cécile et de son petit neveu ; les Guedel, avec leurs deux filles, Catherine et Juliette ; les Belges Odette et Lucien Vermaelen et leurs jumeaux. Durant ces moments de détente, tous, parents, adolescents et enfants, vont en profiter et jouer avec la liberté éphémère des vacances. Le programme est le même chaque année : jeux, discussions et amourettes sans lendemain...
Michel Lang 1978, Anne Parillaud, Sophie Barjac, Daniel Cecaldi (comique sentimental) (E)
Le grand chassé-croisé entre les vacanciers de juillet et d'août a lieu, comme chaque année, à l'Hôtel de la Plage de Locquirec, dans le Finistère. Les habitués sont déjà i ...

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HOTEL DES AMERIQUES, André Téchiné 1981, Catherine Deneuve, Patrick Dewaere (sentimental)@@@


A Biarritz, tard dans la nuit, au détour d'une rue, Hélène croise le chemin de Gilles. Elle conduit une voiture. Il traverse la chaussée. L'accident survient, sans gravité, sans autre conséquence que de réunir, de façon brutale et fortuite, deux mondes éloignés, deux étrangers. Gilles tombe follement amoureux d'elle. Hélène, à la beauté lumineuse mais aux silences gênés, fuit cette passion naissante.

TELERAMA
Dans un Biarritz filmé comme une ville morte, Gilles, épave en devenir, rencontre Hélène, médecin en deuil. Dewaere et Deneuve sont bouleversants.

Dans un Biarritz filmé comme une ville morte, un refuge où il fait bon rater sa vie, Hélène manque d'écraser Gilles. Elle loue un studio face à la mer, travaille comme anesthésiste, cherche en vain à endormir la douleur d'une disparition qui a mis fin à ses années heureuses. Lui est déjà une épave avant même d'avoir rien vécu de consistant. Gilles voit en Hélène la « septième plus belle femme de la ville ». Hélène place en Gilles l'espoir de retrouver un peu de joie de vivre.

Il n'y aura pas de miracle : quand elle aura vaincu ses fantômes pour faire de la place au « vivant », c'est lui qui se dérobera comme une ombre. La réussite artistique du film est à la hauteur de leur échec amoureux. La première collaboration d'André Téchiné et de Catherine Deneuve (ils ont tourné cinq films depuis) a permis à l'actrice, sous-employée par le cinéma français conformiste des années 1970 - en jolie épouse -, de se réinventer durablement : plus indépendante, plus quotidienne, d'une mélancolie abyssale. Son personnage dit d'ailleurs avoir déjà vécu une « première vie ». Quant à Patrick Dewaere, il endossait avec un masochisme bouleversant et funeste son énième rôle de perdant. Hôtel des Amériques est peut-être le plus beau film d'André Téchiné.
HOTEL DES AMERIQUES, André Téchiné 1981, Catherine Deneuve, Patrick Dewaere (sentimental)@@@ (E)
A Biarritz, tard dans la nuit, au détour d'une rue, Hélène croise le chemin de Gilles. Elle conduit une voiture. Il traverse la chaussée. L'accident survient, sans gravité, sans autre conséquence qu ...

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HOTEL DU NORD, Marcel Carne 1938, Arletty, Louis Jouvet, Jean-Pierre Aumont (societe)@@@


Paris, 1938. Dans un hôtel proche du canal Saint-Martin, on fête une communion. Les clients de l'hôtel et les patrons célèbrent l'événement autour d'un repas. Au cours du repas, un jeune couple d'amoureux vient louer une chambre dans le but de se suicider. Pendant la nuit, le coup de feu retentit, la jeune femme est blessée et le jeune homme disparaît. Les hôteliers embauchent la jeune femme comme serveuse.

TELERAMA
Un hôtel modeste au bord du canal Saint-Martin... Inutile de raconter l'histoire, ce qui compte, évidemment, c'est... l'atmosphère de ce quatrième film de Marcel Carné. Au départ, il est embauché par la société de production Sedi pour tourner un film avec la star du studio, la jeune et douce Annabella. On ne lui donne qu'une directive : faire un Quai des brumes, mais un Quai des brumes moral...

Privé de son ami Prévert, en voyage aux Etats-Unis, le réalisateur choisit alors Jean Aurenche et Henri Jeanson comme scénaristes. Très vite agacés par la fadeur du couple de jeunes premiers dramatiques (Annabella, donc, et Jean-Pierre Aumont), ils imaginent un autre couple (merci à eux) pour leur voler la vedette (pari gagné !) : monsieur Edmond, un voyou repenti (Jouvet, un seigneur dans son costard de mac), et Raymonde (Arletty, incarnation géniale de la gouaille du Paris po­pulo), la prostituée au coeur tendre qui lance la réplique la plus célèbre du cinéma français.

Au bout du compte, Hôtel du Nord, véritable festival de dialogues, est plus un film de Jeanson que de Carné. Même les décors d'Alexandre Trauner sont plus importants que l'histoire : à eux seuls, ils feraient regretter à la Nouvelle Vague d'avoir déplacé les tournages en extérieurs naturels. Tendresse particulière pour le jeune Bernard Blier, dans le rôle de l'éclusier dingue de Raymonde (« Oui, ma petite reine », « Voilà, ma petite reine »)... Poussiéreux, l'Hôtel du Nord ? Ceux qui osent dire ça sont de « drôles de bled »... — Guillemette Odicino
HOTEL DU NORD, Marcel Carne 1938, Arletty, Louis Jouvet, Jean-Pierre Aumont (societe)@@@ (E)
Paris, 1938. Dans un hôtel proche du canal Saint-Martin, on fête une communion. Les clients de l'hôtel et les patrons célèbrent l'événement autour d'un repas. Au cours du repas, un jeune couple ...

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HOTEL FANTOME,Karl Markovics2017, (policier)@


Les clients de l'hôtel Edelweiss sont confinés dans l'établissement depuis plusieurs jours à cause d'une tempête de neige. Alors que le réseau téléphonique vient d'être coupé, le cadavre de l'un des hôtes est retrouvé dans sa chambre par une employée. La nouvelle s'ébruite rapidement et crée un vent de panique chez les clients. Par hasard en vacances à l'hôtel, un commissaire commence à enquêter aux côtés de son assistant, Vendredi.

TELERAMA
Téléfilm policier, ce quatrième long métrage prend pour décor un hôtel des Alpes cerné par une tempête de neige, quelque part entre l’Overlook de Shining et le Grand Budapest Hotel de Wes Anderson. La direction tente, en vain, de cacher à la clientèle deux meurtres successifs, perpétrés dans deux chambres fermées de l’intérieur.
Markovics se moque gentiment de l’atmosphère surannée des romans d’Agatha Christie : il situe son huis clos au cœur d’un établissement poussiéreux, peuplé de figures stéréotypées (l’ex-banquière croqueuse d’hommes).
Dans la peau d’un commissaire viennois, l’acteur-réalisateur s’amuse à imiter les multiples tics d’Hercule Poirot, notamment cette obsession de révéler ses conclusions en public. Jamais loin de la parodie (l’assistant idiot du détective), le film n’échappe pas, in fine, à l’un des travers du « whodunit¹ » : mystère plaisant, résolution décevante.
HOTEL FANTOME,Karl Markovics2017, (policier)@ (E)
Les clients de l'hôtel Edelweiss sont confinés dans l'établissement depuis plusieurs jours à cause d'une tempête de neige. Alors que le réseau téléphonique vient d'être coupé ...

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HOURIA, Mounia Meddour 2022, Lyna Khoudri, Rachida Brakni (danse femmes)@@


Une jeune femme passionnée de danse classique subit un traumatisme. Elle rencontre alors d'autres femmes qui ont vécu des situations similaires et trouve un moyen créatif de canaliser sa passion.

TELERAMA
Quatre ans après “Papicha”, la réalisatrice Mounia Meddour livre un nouveau film à fleur de peau. Le corps meurtri, une danseuse doit se reconstruire. Malgré l’énergie de Lyna Khoudri, le film est trop démonstratif.

Papicha, le premier film de fiction en partie autobiographique de Mounia Meddour, en 2019, avait été un vent de fraîcheur dans le paysage du cinéma franco-maghrébin par son éloge de la sororité face à la montée de l’intégrisme religieux dans l’Algérie de la décennie noire, sa réalisation électrique et son élan vital. Il est à nouveau question de la difficile émancipation des femmes en terre d’Islam dans Houria, la mise au scène au plus près des visages et des corps procure la même sensation d’urgence, et Lyna Khoudri, à nouveau en tête d’affiche, impressionne toujours par son énergie folle et son émotion à fleur de peau. Mais le charme n’opère plus…

La réalisatrice, qui a dû reconstituer Alger à Marseille faute de pouvoir tourner toutes les scènes voulues sur place, a largement perdu l’authenticité quasi documentaire qui participait de la puissance de son coup d’essai. Mais le principal écueil de Houria est, sans doute, d’arriver en salles un an pile après En corps, alors qu’il raconte peu ou prou la même histoire que le film à succès de Cédric Klapisch : une jeune espoir du ballet classique, le corps brisé par un accident — ou, ici, par une agression —, se reconstruit au contact des autres et par la découverte de la danse contemporaine. Dans En corps, le parcours de résilience d’Élise (Marion Barbeau) se suffisait à lui-même. Celui de Houria s’inscrit dans un contexte politique et social si marqué (la tentation de l’émigration pour les jeunes Algériens d’une part, les stigmates de la guerre civile d’autre part) qu’il devient envahissant. Au risque d’un scénario par trop démonstratif.
HOURIA, Mounia Meddour 2022, Lyna Khoudri, Rachida Brakni (danse femmes)@@ (E)
Une jeune femme passionnée de danse classique subit un traumatisme. Elle rencontre alors d'autres femmes qui ont vécu des situations similaires et trouve un moyen créatif de canaliser sa passion.

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HUEVOS DE ORO, Bigas Luna 1994, Javier Bardem, Benicio del Toro, Élisa Tovati (societe)@


Au cours de son service militaire au Maroc, Benito Gonzales rencontre Rita, qui devient son premier grand amour. Avec Miguel et El Mosca, le frère de Rita, ils forment un groupe d'amis inséparables jusqu'à ce que Miguel lui prenne sa fiancée. De retour en Espagne, Benito change. Cette déception amoureuse nourrira ses ambitions démesurées : il va désormais se servir des femmes pour son ascension sociale.

TELERAMA
A Melilla, Benito, jeune ouvrier du bâtiment, noue une idylle avec la pulpeuse Rita, qui ne tarde pas à le tromper avec son meilleur ami. Furieux et blessé dans son amour propre, Benito décide de devenir le roi de l'immobilier et de se servir des femmes pour atteindre son objectif ultime, la construction d'une tour géante. Il rencontre Claudia, qui veut devenir actrice, lui fait croire qu'il peut l'aider et l'utilise pour convaincre un financier réticent. Puis il épouse Marta, la fille d'un banquier, dans le but d'obtenir un important financement. La tour de ses rêves sort enfin de terre. Mais Marta n'est pas dupe des agissements de son époux...
HUEVOS DE ORO, Bigas Luna 1994, Javier Bardem, Benicio del Toro, Élisa Tovati (societe)@ (E)
Au cours de son service militaire au Maroc, Benito Gonzales rencontre Rita, qui devient son premier grand amour. Avec Miguel et El Mosca, le frère de Rita, ils forment un groupe d'amis inséparables jusqu'à ce que Miguel ...

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HUGUETTE, Antoine Garceau, Line Renaud, Romane Bohringer societe)@@@ (film complet)


Professeure de français retraitée, Huguette, en proie aux difficultés financières depuis le décès de son mari, bascule dans la précarité. Sa voisine Marion, une infirmière quadragénaire, peine à concilier les exigences de son métier et l'éducation attentive de son fils de 15 ans, dont les résultats scolaires l'inquiètent. Les chemins des deux femmes se croisent le jour où Marion surprend Huguette dormant dans sa voiture. Expulsée, la vieille dame n'a nulle part où aller et Marion la recueille.

TELERAMA
Expulsée de son appartement, Huguette, une enseignante retraitée, est hébergée par sa voisine, mère d’un ado en difficulté scolaire. Pertinent quand il penche du côté du réalisme social, le téléfilm finit par s’égarer dans les bons sentiments...

Vieille dame isolée, Huguette sombre jour après jour dans la misère. Expulsée de son appartement, elle se résout à dormir dans la voiture de son défunt mari. Inacceptable pour Marion, sa voisine. Cette mère célibataire aux prises avec les difficultés scolaires de son fils propose à Huguette de l’héberger quelque temps. En échange, la fière octogénaire, ancienne enseignante, promet de faire remonter les résultats de Rémi en un temps record. Objectif : la seconde générale tant espérée par Marion.

Une mère angoissée, une prof dépassée par l’ère du « tout-écran », un gamin débrouillard au bord de l’asphyxie : avec ce trio improvisé, servi par une interprétation convaincante, Huguette séduit d’abord en embrassant avec justesse des thématiques dans l’air du temps comme la pression éducative, la précarité des aînés, et les relations intergénérationnelles. Mais à force d’élargir son propos, le scénario finit par s’égarer, et retombe maladroitement sur ses pieds grâce à un buzz sur Internet aussi pratique qu’un coup de baguette magique… Au réalisme social le téléfilm préfère la fable optimiste, certes rassurante, mais aussi frustrante.
HUGUETTE, Antoine Garceau, Line Renaud, Romane Bohringer societe)@@@ (film complet) (E)
Professeure de français retraitée, Huguette, en proie aux difficultés financières depuis le décès de son mari, bascule dans la précarité. Sa voisine Marion, une infirmière quadr ...

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HUIT ET DEMI, Frederico Fellini 1963, Marcello Mastroianni, Anouk Aimée (societe)@@@


Un cinéaste dépressif fuit le monde du cinéma et se réfugie dans un univers peuplé de souvenirs et de fantasmes. Surgissent des images de son passé, son enfance et l'école religieuse de sa jeunesse, ses rêves fous de "harem", ses parents décédés. Dans la station thermale où il s'est isolé, son épouse Luisa, sa maîtresse Carla, ses amis, ses acteurs, ses collaborateurs et son producteur viennent lui tourner autour, pour qu'enfin soit réalisé le film sur lequel il est censé travailler.

TELERAMA
Voici un chef-d’œuvre façonné non seulement par un cinéaste de génie, mais par son époque. Au début des années 1960, le quadragénaire Fellini est devenu une légende vivante : La dolce vita, sa Palme d’or, son oscar et son immense succès ont parachevé sa mutation en figure de l’artiste absolu. Est-il seulement encore un homme ? C’est la question qui hante son huitième film et demi (après sept longs métrages et trois courts qui comptent pour un et demi). Sous les traits de son complice Marcello Mastroianni, le réalisateur se met en scène en créateur perdu dans sa propre identité, faite de souvenirs, de visions, de vérités, de mensonges et de fantasmes. Dans une station thermale qui évoque une antichambre du paradis ou un purgatoire, ce Guido travaille au film qu’il doit tourner, ou, plutôt, est-ce ce film rêvé qui le travaille…

Aujourd’hui, Fellini est presque aussi ignoré qu’il était adulé il y a soixante ans, et le contraste qu’il établissait entre son rayonnement mondial et cet exercice d’introspection est moins sensible — sinon à travers la présence de la foule qui accompagne Guido dans son cheminement intérieur. Une fièvre s’est dissipée mais la modernité, elle, saute toujours aux yeux. Tout particulièrement avec les sublimes portraits de femmes, qui sont le cœur battant de Huit et demi. Quand les belles se rebellent et que Guido feint de pouvoir les dompter avec un fouet, ce kaléidoscope vertigineux semble nous faire des clins d’œil et défier le temps.
HUIT ET DEMI, Frederico Fellini 1963, Marcello Mastroianni, Anouk Aimée (societe)@@@ (E)
Un cinéaste dépressif fuit le monde du cinéma et se réfugie dans un univers peuplé de souvenirs et de fantasmes. Surgissent des images de son passé, son enfance et l'école religieuse de sa je ...

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HUNTER KILLER, Donovan Marsh 2018, Gerard Butler, Gary Oldman (guerre)@@


Dans les profondeurs de l'océan Arctique, alors que le commandant sous-marinier Joe Glass tente de retrouver un sous-marin américain en détresse, il découvre que des terroristes russes préparent un coup d'État menaçant de bouleverser l'ordre du monde. Glass doit désormais réunir une troupe de Navy Seals afin de sauver le président russe retenu en otage et éviter la Troisième Guerre mondiale.

TELERAMA
Si le scénario ne fait pas dans la dentelle — notamment en matière de géopolitique —, il parvient à créer un suspense efficace. On retient son souffle devant les impressionnantes scènes de batailles sous-marine, entre manœuvres périlleuses et explosions sourdes.
HUNTER KILLER, Donovan Marsh 2018, Gerard Butler, Gary Oldman (guerre)@@ (E)
Dans les profondeurs de l'océan Arctique, alors que le commandant sous-marinier Joe Glass tente de retrouver un sous-marin américain en détresse, il découvre que des terroristes russes préparent un coup d' ...

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HURRICANE, Rob Cohen 2018, Jason Robards, Mia Farrow (catastrophe)@@


Une équipe de hackers infiltre une installation militaire secrète sur la côte des Etats-Unis, dans la petite ville de New Hope, en Alabama, alors qu'une tempête gigantesque est en approche. Un `chasseur d'ouragan' et une agent du trésor vont tenter de les arrêter.
HURRICANE, Rob Cohen 2018, Jason Robards, Mia Farrow (catastrophe)@@ (E)
Une équipe de hackers infiltre une installation militaire secrète sur la côte des Etats-Unis, dans la petite ville de New Hope, en Alabama, alors qu'une tempête gigantesque est en approche. Un `chasseur d'ouragan' ...

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HUSSY, Matthew Chapman 1980, Helen Mirren, John Shea and Paul Angelis (societe femmes film e)@


Beaty, une prostituée, travaille dans un cabaret londonien. Elle y rencontre Emory, technicien, et finissent par tomber amoureux. Cependant, le métier de Beaty pèse sur Emory et chacun porte avec lui le poids d'un passé compliqué et douloureux, entre meurtre, mafia et ex-conjoint violent.

Un club cabaret à Londres. Des messieurs boivent et fument en compagnie de jeunes hôtesses pendant que sur scène se succèdent des danseuses en petite tenue et des chanteurs. Emory (John Shea) s’occupe des éclairages. Dans un petit local, des hôtesses peinturlurées attendent qu’on les appelle. Quand soudain Beaty (Helen Mirren) arrive, s’assied sans rien dire et allume un cigarillo. Elle est de retour après avoir perdu un travail. Emory qui ne la connait pas, va lui parler. Evidemment, il n’est pas question qu’ils sortent ensemble. Mais un soir où il est libre, après avoir fait un petit boulot de chauffeur, il paie pour passer la soirée avec Beaty. Celle-ci est furieuse. Mais il la paie, la ramène chez lui et la laisse dormir seule dans la chambre d’ami. Beaty se laisse séduire, mais comment peut évoluer leur relation, entre un mec fauché et une prostituée de luxe ? Ont-ils vraiment un avenir ensemble ? Quand Emory rencontre Max (Murray Salem), un ami connu en Asie qui lui propose un gros coup pour se faire de l’argent, il hésite. D’autant qu’un ex de Beaty, Alex (Paul Angelis), un psychopathe, débarque et s’installe chez lui.

« Hussy » est le deuxième film écrit et réalisé par l’anglais Matthew Chapman, après « Violent Summer » (1976), aujourd’hui perdu. Chapman s’inspire de son expérience personnelle pour écrire le scénario. Parmi les nombreux jobs qu’il a fait dans sa jeunesse, il a été chargé de l’éclairage dans un club londonien. C’est d’ailleurs dans ce club même qu’est tourné « Hussy ».

La romance entre Emory et Beaty peut sembler improbable. Comment Beaty, une prostitué expérimentée avec un jeune enfant Billy (Daniel Chasin) peut tomber amoureux d’un jeune homme fauché, et croire que ça aboutira à quelque chose de sérieux. Mais il faut avouer qu’Emory, incarné par l’acteur américain John Shea, a une bonne tête ! La romance qui vire au drame et au film criminel marche plutôt bien, et le tout est filmé avec crédibilité et de bons acteurs par Chapman, inspiré par sa connaissance du sujet. Le film est évidemment porté par l’incroyable Helen Mirren, déjà alors bien connue pour ses performances sur scène et à l’écran (pour la télévision et le cinéma, notamment dans « Age of Consent » en 1969, « O Lucky Man » (1973) ou encore « Caligula » (1979). La même année que « Hussy », elle tourne dans le fabuleux « The Long Good Friday » et enchainera l’année suivante avec « Excalibur ».

Beaty fait partie de ces portraits de prostituées fortes et indépendantes (avec des nuances) qu’on peut voir dans le cinéma britannique des années 80, dans « Prostitute » (1980), « Mona Lisa » (1986) et « Personal Services » (1987) par exemple. On peut même rapprocher le personnage de Beaty à celui de Victoria, maitresse du chef de la pègre incarné par Bob Hoskins dans « The Long Good Friday ». Comme le fait remarquer avec justesse Rebecca Nicole Williams dans le livret accompagnant le blu-ray dans la réédition de Powerhouse, Victoria pourrait être aussi bien le devenir de Beaty, que son passé.

Le film est produit par Boyd’s Company, la compagnie de production créée par Don Boyd, le critique du London Evening Standard, et qui marquera la fin des années 70 et le début des années 80. A l’époque, le bouillonnant producteur produit aussi bien « The Tempest » pour Derek Jarman, « The Great Rock’n’Roll Swindle » pour Julien Temple ou encore « Scum » pour Alan Clarke.

« Hussy » est l’un de ces films, rapidement classé en film d’exploitation à sa sortie par une critique un peu méprisante (alors que les scènes de sexe sont peu nombreuses et assez chastes), et qui mérite aujourd’hui d’être redécouvert sous un nouveau jour.
HUSSY, Matthew Chapman 1980, Helen Mirren, John Shea and Paul Angelis (societe femmes film e)@ (E)
Beaty, une prostituée, travaille dans un cabaret londonien. Elle y rencontre Emory, technicien, et finissent par tomber amoureux. Cependant, le métier de Beaty pèse sur Emory et chacun porte avec lui le poids d'un pass& ...

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I M NOT THERE, Todd Haynes 2007, Bob Dylan, Cate Blanchett, Richard Gere (bio)@@


Un voyage à travers les âges de la vie de Bob Dylan. Six acteurs incarnent Dylan tel un kaléïdoscope de personnages changeants : poète, prophète, hors-la-loi, imposteur, comédien, martyr et Born Again. Ils participent tous à l'esquisse d'un portrait de cette icône américaine définitivement insaisissable.

TELERAMA
Un film sur Dylan, mais sans Dylan, à travers six “doubles” fictifs. Une expérience excitante menée par Todd Haynes.
Qui n’est pas là (« not there ») dans ce film sur Bob Dylan ? Dylan lui-même. Alors qui est là ? Les six avatars que lui a imaginés Todd Haynes, certifié expert en faux (Velvet Goldmine, Loin du paradis). Chacun des doubles endosse un peu de la réalité du modèle, ou l’un de ses masques : gamin noir et baratineur, chanteur protestataire, acteur macho, dandy androgyne, ermite usé. Plus un type aux cheveux fous en habit de poète. Pas sûr que la somme des six offre un Dylan global qui passe pour « vrai ». En l’absence du modèle (sinon par ses chansons, semées partout), les acteurs le réinterprètent. Casse-cou ? Plus c’est sur le fil, mieux ça marche. Les deux plus touchants : le gamin noir tapant Tombstone Blues sous un porche avec deux papys. Et Cate Blanchett imitant le phrasé qui tue dans Ballad of a Thin Man, dont Todd Haynes fait un clip hallucinant. Dylan-enfant, Dylan-femme…

Quand il est moins inspiré, Haynes a recours à des ficelles : le faux documentaire sur Dylan folk avec Julianne Moore en Joan Baez ! De sa folle accumulation de détails, le film tient à la fois sa justesse et ses insuffisances maniéristes. On peut avoir l’impression d’errer dans un musée Dylan dont les salles communiquent. Ceux qui aiment Bob prendront ce train fantôme.
I M NOT THERE, Todd Haynes 2007, Bob Dylan, Cate Blanchett, Richard Gere (bio)@@ (E)
Un voyage à travers les âges de la vie de Bob Dylan. Six acteurs incarnent Dylan tel un kaléïdoscope de personnages changeants : poète, prophète, hors-la-loi, imposteur, comédien, martyr et Born ...

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IBIZA, Arnaud Lemort 2018, Christian Clavier, Mathilde Seignier (comique)@@


Philippe et Carole, tous deux divorcés, viennent de se rencontrer. Très amoureux, Philippe est prêt à tout pour se mettre les deux adolescents de Carole dans la poche. Il propose un accord au fils aîné: s'il obtient son baccalauréat, il pourra choisir leur lieu de vacances. Et ce sera Ibiza.

TELERAMA
Après deux comédies plutôt sympathiques, Arnaud Lemort se lance dans le blockbuster franchouillard. Son pitch ? Propulser au cœur des nuits chaudes d’Ibiza un podologue coincé et plan-plan (Christian Clavier).

La recette de cette pochade estivale ? Propulser au cœur des nuits chaudes d’Ibiza un podologue coincé et plan-plan (Christian Clavier), plus adepte des soirées Scrabble en baie de Somme que des sound systems. Sa mission: profiter de ces vacances olé olé pour se faire accepter des enfants adolescents de sa nouvelle compagne, Carole (Mathilde Seigner). Et accessoirement, tenter de s’acclimater à cette « île de junkies », où, à tous les coins de rue, on vous propose « de la chnouf ».

Après deux comédies plutôt sympathiques (Dépression et des potes, L’amour c’est mieux à deux), Arnaud Lemort se lance dans le blockbuster franchouillard, formaté pour en envoyer plein les yeux. Au menu, du gros son, des fiestas, des plages nudistes, des seconds rôles people (JoeyStarr, Cathy Guetta), et un scénario flemmard, conçu pour offrir à Clavier une heure et demie de cabotinage ininterrompu. Philippe prend de la MDMA, Philippe se casse la binette en overboard, Philippe atterit aux urgences... La marade consiste ici à jouer sans arrêt sur le décalage entre l’atmosphère débridée de l’île, et les comportements inappropriés du personnage. De quiproquos en gags poussifs, le séjour finira en baston et - littéralement - en hectolitres de purin déversés par des tuyaux d’arrosage sur un couple de bobos bio (Frédérique Bel et Louis-Do de Lencquesaing)... Bref, on se surprend à adopter le même air navré que les enfants de Carole jaugeant leur beau-père : « Il a l’air d’avoir 600 000 ans ». L’humour du film aussi.
IBIZA, Arnaud Lemort 2018, Christian Clavier, Mathilde Seignier (comique)@@ (E)
Philippe et Carole, tous deux divorcés, viennent de se rencontrer. Très amoureux, Philippe est prêt à tout pour se mettre les deux adolescents de Carole dans la poche. Il propose un accord au fils aîné ...

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IL ETAIT UNE FOIS EN AMERIQUE, Sergio Leone, Robert de Niro


Noodles laisse les souvenirs remonter à la surface de sa mémoire dans une fumerie d'opium du quartier chinois. Quarante ans plus tôt, avec ses amis d'enfance, ils formaient une bande de gamins débrouillards déjà prêts à affronter tous les dangers pour sortir de la pauvreté. Puis, il y a eu la première histoire d'amour avec l'inaccessible Deborah. Pour sauver ses amis, il les a vendus. Jusqu'à ce qu'ils se fassent tous tuer lors d'une arrestation.
IL ETAIT UNE FOIS EN AMERIQUE, Sergio Leone, Robert de Niro (E)
Noodles laisse les souvenirs remonter à la surface de sa mémoire dans une fumerie d'opium du quartier chinois. Quarante ans plus tôt, avec ses amis d'enfance, ils formaient une bande de gamins débrouillards d&eacu ...

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IL ETAIT UNE FOIS LE BRONX, Robert De Niro 1993


Le quartier de Fordam, dans le Bronx, vit sous le règne de la mafia sicilienne. Honnête chauffeur de bus et père de famille très modeste, Lorenzo Anello refuse d'accepter combines et argent sale. Un soir, son fils Calogero, du haut de ses 9 ans, est témoin d'un meurtre commis par Sonny, le chef des mafieux. Fasciné par le malfrat, il respecte l'omerta et ne dit rien à la police. Sonny prend le petit sous son aile et le considère comme le sien.

TELERAMA
Dans la pièce de Chazz Palminteri, Robert De Niro, lui-même originaire du Bronx, a visiblement trouvé de fortes résonances autobiographiques.
Pour son premier film comme metteur en scène, l’acteur s’est appuyé sur un script extrêmement précis, une reconstitution léchée et un casting béton (dont lui-même, plus sobre que jamais). Le résultat est plein de bons sentiments, la chaleur et la sincérité du projet compensent une mise en forme un peu pataude. Mieux vaut choisir l’honnêteté que le crime, se rend compte in fine le héros, alors que la haine raciale s’est retournée contre ses anciens amis : on aurait tort de trouver la leçon sotte.
IL ETAIT UNE FOIS LE BRONX, Robert De Niro 1993 (E)
Le quartier de Fordam, dans le Bronx, vit sous le règne de la mafia sicilienne. Honnête chauffeur de bus et père de famille très modeste, Lorenzo Anello refuse d'accepter combines et argent sale. Un soir, son fils ...

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IL LABIRENTO DEI SENSI, Joe D'Amato 1993, Lora Luna, Liezl Santos


Depuis le mariage en secondes noces de son père, à Saigon, Pierre, artiste-peintre, est en panne d'inspiration. Son grand-père, patriarche énergique, fait venir de Suisse, Valérie Dalmont, une gouvernante accorte et rieuse.
Cette française d'origine catholique stricte se rend à Saigon et chez Chang Sun. Bientôt, elle commence à séduire toute la famille.
IL LABIRENTO DEI SENSI, Joe D'Amato 1993, Lora Luna, Liezl Santos (E)
Depuis le mariage en secondes noces de son père, à Saigon, Pierre, artiste-peintre, est en panne d'inspiration. Son grand-père, patriarche énergique, fait venir de Suisse, Valérie Dalmont, une gouvernante ...

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IL NE FAUT JURER DE RIEN, Eric Civanyan 2004, Gérard Jugnot, Jean Dujardin, Melanie Doutey (comique)@


Paris, juillet 1830. Valentin se perd dans l'alcool, le jeu, les femmes. Il ne croit pas en la vie et surtout pas en l'amour. Son oncle Van Buck ne croit qu'aux vertus de l'argent et du commerce. Irrité par les extravagances de son neveu, Van Buck veut lui faire épouser Cécile, la jeune fille de la baronne de Mantes...

TELERAMA
Un débauché romantique fait le pari de séduire une demoiselle noble en moins de deux jours. Adaptation académique de Musset. Jean Dujardin fait des cabrioles mais peine à donner du charme à son personnage.

1830. Pour parfaire son image de marque, le riche drapier Van Buck marie son neveu Valentin à une jeune fille noble. Mais ledit neveu regimbe : noceur éperdu, désabusé, il fait de son consentement l’enjeu d’un pari. Cette luxueuse (et libre) adaptation de l’œuvre d’Alfred de Musset peine, de rodomontades en cavalcades académiques, de gags approximatifs en envolées maladroites, à trouver son rythme. Plus boute-en-train qu’oiseau de nuit, Jean Dujardin, semble déplacé dans son rôle de débauché romantique, aux côtés d’un Gérard Jugnot plus à l’aise, lui, en grippe-sou « de Funesque ».
IL NE FAUT JURER DE RIEN, Eric Civanyan 2004, Gérard Jugnot, Jean Dujardin, Melanie Doutey (comique)@ (E)
Paris, juillet 1830. Valentin se perd dans l'alcool, le jeu, les femmes. Il ne croit pas en la vie et surtout pas en l'amour. Son oncle Van Buck ne croit qu'aux vertus de l'argent et du commerce. Irrité par les extravagances de son n ...

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IL PECCATO DI LOLA Bruno Gaburro 1984


Albert, un jeune homme appartenant à la haute société londonienne, reste dans l'immense villa familiale lorsque sa mère part, en compagnie du chauffeur Angus. L'arrivée de Lola, la gouvernante aux gros seins, met les sens du garçon en ébullition. Lola tente de séduire Albert et se heurte, dès le début, à Angus qui prévient Albert du caractère insidieux de Lola. Au moment où Lola se sent soudainement malade, Albert l'aide en lui donnant un tranquillisant adapté aux maladies cardiaques. Lorsqu'elle parvient enfin à séduire le garçon et à l'emmener au lit, Lola subit une crise cardiaque soudaine et meurt.
IL PECCATO DI LOLA Bruno Gaburro 1984 (E)
Albert, un jeune homme appartenant à la haute société londonienne, reste dans l'immense villa familiale lorsque sa mère part, en compagnie du chauffeur Angus. L'arrivée de Lola, la gouvernante aux gros sei ...

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IL VIZIO DI FAMILGLIA, Mariano Laurenti 1975, Renzo Montagnani, Edwige Fenech, Roberto Pace (film e)


Le comte Giosuè, industriel de la Vénétie spécialisé dans les spaghettis, est sur le point de mourir et sa sœur, sa femme et sa fille tentent de s'emparer de son énorme héritage, déclenchant une guerre faite exclusivement de coups bas.

C'est dans ce contexte familier qu'arrive à la villa, en tant que domestique, l'ex-taulard Giacomo. Il est en réalité engagé par Magda, la sœur du comte, pour compromettre et écarter efficacement son épouse rivale. Pour y parvenir, Giacomo doit même se faire passer pour un homosexuel, mais sa couverture s'avère un échec : la villa est habitée par des femmes charmantes et rusées, qui lui font tourner la tête ; une fois qu'elles auront découvert ses véritables penchants, toutes essaieront de le mettre de leur côté en le tentant par leurs charmes.

Comme si Giacomo ne suffisait pas, le jeune Marco, neveu d'une des femmes, se retrouve lui aussi à admirer leurs corps nus et sinueux et à tenter diverses approches avec elles.

Après la mort du noble, un dernier rebondissement clarifie incontestablement les hiérarchies au sein de la famille.
IL VIZIO DI FAMILGLIA, Mariano Laurenti 1975, Renzo Montagnani, Edwige Fenech, Roberto Pace (film e) (E)
Le comte Giosuè, industriel de la Vénétie spécialisé dans les spaghettis, est sur le point de mourir et sa sœur, sa femme et sa fille tentent de s'emparer de son énorme héritage, d&eacu ...

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ILLUSIONS PERDUES, avier Giannoli 2021, Cecile de France, Vincent Lacoste, Xavier Dolan, Gerard Depardieu (thriller histoire)@@


Lucien est un jeune poète inconnu dans la France du XIXe siècle. Il nourrit de grands espoirs et veut forger son destin. Il quitte l'imprimerie familiale de sa province natale pour tenter sa chance à Paris au bras de sa protectrice des arts. Rapidement livré à lui-même dans cette ville fabuleuse, le jeune homme va découvrir les coulisses de ce monde voué à la loi du profit et du faux-semblant.

TELERAMA
L’ascension et la chute de Lucien de Rubempré, petit poète venu tenter sa chance à Paris. Avec cette adaptation de l’œuvre phare de Balzac la comedie humaine, Xavier Giannoli tend un miroir grimaçant à notre époque.

Dépoussiérer l’une des œuvres phares de Balzac, récit de l’ascension et de la chute du célèbre Lucien de Rubempré, petit poète d’Angoulême venu chercher la gloire à Paris, a-t-il un sens aujourd’hui ? Trois fois oui. Car ces Illusions perdues évitent la rigidité du « film en costumes », à coups de choix radicaux. Le réalisateur supprime des pans entiers de l’histoire, et opte pour le côté sombre de l’œuvre.

Xavier Giannoli met en scène, avec une évidente jubilation, la corruption exercée par la capitale sur l’idéalisme naïf de Lucien. Propulsé dans le quartier des « grisettes », ces femmes qui vendent leur corps, le jeune homme découvre le monde crapoteux d’une presse prompte, elle, à vendre son âme.

Comme un miroir tendu
D’un classicisme élégant, la réalisation tranche avec l’outrance délibérée du propos. La saga ne manque ni de souffle romanesque ni d’ambition historique pour évoquer les fondements du capitalisme moderne sous la Restauration, époque où la culture devient un bien marchand, où la politique s’allie au monde des affaires, où la presse, désormais guidée par le profit, commence à fabriquer l’opinion. Le cinéaste tend ainsi — de manière un peu didactique mais passionnante — un miroir à notre époque, en remontant aux origines des fake news, de la société de la communication, du buzz et de la polémique.

Ce roman d’initiation acerbe, aux multiples niveaux de lecture, pourrait transpirer l’aigreur. Au contraire, Giannoli, à la façon d’un caricaturiste inspiré, lui insuffle une vitalité réjouissante, à travers des tableaux vifs et entraînants, et grâce à une impressionnante troupe d’acteurs.
ILLUSIONS PERDUES, avier Giannoli 2021, Cecile de France, Vincent Lacoste, Xavier Dolan, Gerard Depardieu (thriller histoire)@@ (E)
Lucien est un jeune poète inconnu dans la France du XIXe siècle. Il nourrit de grands espoirs et veut forger son destin. Il quitte l'imprimerie familiale de sa province natale pour tenter sa chance à Paris au bras de sa ...

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ILS SONT VIVANTS, Jérémie Elkaïm 2021, Marina Foïs, Seear Kohi (sentimental)@@


Veuve depuis peu, Béatrice vit avec son fils et sa mère. Sa rencontre avec Mokhtar, enseignant iranien arrivé clandestinement en Europe, va bouleverser son quotidien et ses convictions. Par amour pour lui, elle va devoir défier les préjugés de son entourage et les lois de son pays.

TELERAMA
Jérémie Elkaïm livre un drame politique et passionnel vibrant de vérité et de sensualité, porté par une formidable Marina Foïs.

Malgré ses pulls en angora rose ou à motifs de colombes, Béatrice n’a rien d’une femme douce. Loin de s’attendrir sur le malheur des autres, cette veuve depuis peu d’un policier de tendance extrême droite tient les mêmes propos racistes que tous ses proches. Une nuit, au sortir d’un hôpital de Calais où elle travaille comme aide-soignante dans un service de gériatrie, elle est accostée par un jeune migrant perdu loin de la Jungle. Elle accepte à contrecœur de l’y raccompagner. Dès le lendemain, la voilà en train de donner les vêtements de son mari aux bénévoles du camp, mais en maugréant : « Je torche des vieux toutes les nuits, ce n’est pas pour aider des Noirs et des Arabes dans la journée. » Et pourtant, Béatrice revient, comme ennivrée par ce monde inconnu de misère et d’entraide. Ce monde empli de drames, mais si vivant. Sa rencontre avec Mokhtar, clandestin iranien décidé à passer à Angleterre, va la mener très loin, bouleversant son corps et ses préjugés...

Un drame passionnel lumineux
Pour son premier long métrage en tant que réalisateur, Jérémie Elkaïm adapte le livre témoignage de Béatrice Huret, Calais, mon amour, et en tire ce film, d’une force et d’un réalisme impressionnants sur une révélation charnelle. On sent la patte de son coscénariste Gilles Marchand (coauteur, entre autres, de Seules les bêtes, de Dominik Moll) dans le refus du moindre angélisme et la précision politique d’un scénario où la sensualité devient une porte d’accès vers l’altruisme : Béatrice s’émancipe peu à peu de son milieu, mais elle cherche aussi à le changer, par amour pour l’homme qui la révèle à elle-même.

Si le film met l’idéologie au cœur du quotidien dans des scènes de famille et de repas, toutes crédibles, Ils sont vivants est avant tout un drame passionnel lumineux. Jérémie Elkaïm impressionne avec des séquences d’amour physique qu’il axe, dans un mélange rare d’audace et d’élégance, sur le plaisir féminin. Et sur le langage. Béatrice et Mokhtar ne parlent pas la même langue ? Le réalisateur les filme, magnifique idée, en train de communiquer par le biais d’une application de traduction simultanée sur téléphone portable ou écran d’ordinateur projeté au-dessus de leur couche d’amants. Pour porter cette histoire d’un engagement au-delà de toutes les frontières, il fallait le corps d’une grande actrice. Visage buté, muscles tendus dans le plaisir comme le combat pour la liberté de cet autre tant aimé, Marina Foïs compose une Béatrice complexe, jamais mièvre, surprise et presque rétive devant sa propre métamorphose. L’incarnation parfaite d’une femme dure qui devient forte.
ILS SONT VIVANTS, Jérémie Elkaïm 2021, Marina Foïs, Seear Kohi (sentimental)@@ (E)
Veuve depuis peu, Béatrice vit avec son fils et sa mère. Sa rencontre avec Mokhtar, enseignant iranien arrivé clandestinement en Europe, va bouleverser son quotidien et ses convictions. Par amour pour lui, elle va devoi ...

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IMOGENE MC CARTHERY, Alexandre Charlot 2010, Catherine Frot, Lambert Wilson


1962. Imogène McCarthery, indécrottable Écossaise, est employée au service des renseignements de l'Amirauté britannique. Chargée d'une mission ultra-secrète, elle retourne dans son village natal de Falkland, l'occasion pour elle d'affronter son passé et de revoir son premier amour, Samuel Tyler.
IMOGENE MC CARTHERY, Alexandre Charlot 2010, Catherine Frot, Lambert Wilson (E)
1962. Imogène McCarthery, indécrottable Écossaise, est employée au service des renseignements de l'Amirauté britannique. Chargée d'une mission ultra-secrète, elle retourne dans son village na ...

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IMPITOYABLE, Clint Eastwood 1992, Clint Eastwood, Gene Hackman, Morgan Freeman (western)@@


Lorsqu'une prostituée du nom de Delilah Fitzgerald se retrouve défigurée à cause d'un duo de cowboys, ses compagnes décident d'offrir une récompense pour leur mort.

TELERAMA
“Impitoyable” clôt la légende de l’Ouest par une réflexion magistrale sur la violence et la loi. Qui est à la fois le fossoyeur de la mythologie de l’Ouest et son meilleur garant ? Clint Eastwood. Une fois encore, il renaît en fantôme, traverse l’écran le temps de quelques carnages, puis rejoint l’obscurité. Il n’est d’abord que l’ombre de lui-même : un fermier usé, incapable de mettre le pied à l’étrier, poursuivi par le souvenir de sa femme défunte. Un mort-vivant frappé par la malédiction. Ce n’est pas le seul. Dans Impitoyable, tous les personnages sont ambigus, même les femmes, pourtant seules dépositaires d’humanité et de noblesse.

Réflexion sur le genre, la brutalité et la loi, ce western magnifie les paysages sans jamais exalter la moindre conquête. Les personnages s’y expliquent longtemps avant de devoir dégainer. Car l’heure du Jugement dernier approche. Avec ses corps stigmatisés, sa bourgade en feu, Impitoyable nous plonge dans une Amérique en proie à une violence originelle.
IMPITOYABLE, Clint Eastwood 1992, Clint Eastwood, Gene Hackman, Morgan Freeman (western)@@ (E)
Lorsqu'une prostituée du nom de Delilah Fitzgerald se retrouve défigurée à cause d'un duo de cowboys, ses compagnes décident d'offrir une récompense pour leur mort.

TELERAMA
“Impi ...

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IN THE AIR, Jason Reitman 2009, George Clooney, Vera Farmiga, Anna Kendrick (societe)@@@


Ryan Bingham s'est fait une réputation dans la sous-traitance du licenciement. Les plus grandes sociétés font appel à ses services pour dégraisser sans perdre de temps avec ces petits détails qui rendraient la société plus humaine - mais moins rentable. A part accumuler les "miles" lors de ses déplacements, son seul plaisir dans la vie est d'annoncer des ruptures de contrats de travail. Toujours en déplacement aux quatre coins des Etats-Unis, Ryan n'a aucune attache et sa vie tient dans une valise. Un jour, il rencontre une femme. Aussi cynique qu'hypocrite, il fait le nécessaire pour ne pas avoir à s'engager...

TELERAMA
Les deux premiers films de Jason Reitman, très réussis, traitaient de façon singulière du libre arbitre dans une société ultranormative : choisir ou non de fumer (Thank you for smoking), garder ou abandonner son enfant (Juno).

Le dilemme de In the air est nettement moins fort : accepter ou non de vivre seul, bâtir ou pas un foyer. Le héros paradoxal est, cette fois, George Clooney, cadre sup qui circule à travers les Etats-Unis pour virer des inconnus en lieu et place de DRH lâches… Son modèle de vie est itinérant ; son chez-soi, les cabines first class des lignes intérieures ; son but suprême, parvenir à dix millions de « miles », ces points de fidélité offerts par les compagnies aériennes. Les péripéties qui vont ébranler le credo du héros sont relativement attendues : rencontre amoureuse, formation d’une jeune collègue, famille oubliée qui se manifeste.

Mais Jason Reitman sait donner un vrai tonus à l’ensemble. Ses dialogues percutent, façon comédie américaine d’antan, et sa direction d’acteurs est au cordeau : Vera Farmiga, l’amante, et Anna Kendrick, la débutante aux dents longues, sont épatantes. Et puis il y a Clooney, dont le charme évoque encore une fois Cary Grant. Qui plus est, voir George le séducteur se faire larguer par une fille dont il tombe imprudemment amoureux, c’est un moment en forme de revanche qui se savoure, quel que soit le sexe du spectateur.

IN THE AIR, Jason Reitman 2009, George Clooney, Vera Farmiga, Anna Kendrick (societe)@@@ (E)
Ryan Bingham s'est fait une réputation dans la sous-traitance du licenciement. Les plus grandes sociétés font appel à ses services pour dégraisser sans perdre de temps avec ces petits détails qui re ...

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IN THE MOOD FOR LOVE, Wong Kar-Wai 2000, Maggie Cheung, Tony Leung Chiu-Wai (sentimental)@@


Hong Kong, 1962. M. et Mme Chow emménagent dans leur nouvel appartement le même jour que leurs voisins, M. et Mme Chan. Sans comprendre comment cela a commencé, Chow Mo-Wan et Chan Li-Zhen apprennent que leurs époux respectifs ont une liaison. Cette découverte les choque, mais les rapproche.

TELERAMA
Sensualité et mélancolie jusqu’au sublime. Ce film a fait tant d’amoureux et connu un tel succès que son titre sonne comme une formule magique, un sésame pour quelque paradis perdu. Titre en VO d’un fameux tube jazzy qu’on ne sait comment traduire sans déperdition de sens ou d’élégance, titre de rêve pour ce film tout en langueur, en envies de, en espoirs que… In the Mood for Love, ou l’histoire de M. Chow et de Mme Chan, un homme et une femme d’humeur à s’aimer à Hong­kong, en 1962. Qui n’a encore à l’oreille cette valse entêtante et triste rythmant leurs chassés-croisés de voisins de palier, frôlements fugaces, saisis comme de soyeux instants d’éternité ?

Tout le film est fait d’intermittences, d’esquisses, d’atermoiements, tel un système de rimes visuelles et sonores, de répétitions aux discrètes variantes, où les acteurs changent de costume presque entre chaque plan. Ces infimes différences de tonalité, de « mood », parcourent toutes les virtualités d’un amour impossible et distillent un mélange de mélancolie et de sensualité qui atteint au sublime.
IN THE MOOD FOR LOVE, Wong Kar-Wai 2000, Maggie Cheung, Tony Leung Chiu-Wai (sentimental)@@ (E)
Hong Kong, 1962. M. et Mme Chow emménagent dans leur nouvel appartement le même jour que leurs voisins, M. et Mme Chan. Sans comprendre comment cela a commencé, Chow Mo-Wan et Chan Li-Zhen apprennent que leurs épo ...

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INCROYABLE MAIS VRAI, Quentin Dupieux 2022, Lea Drucker, Alain Chabat, Anais Dumoustier (science fiction)@


La nouvelle maison des époux Alain et Marie, située en banlieue parisienne, est assortie d'un remarquable bonus. Quiconque descend dans un trou de la cave avance de douze heures dans le temps, tout en rajeunissant de trois jours. C'est surtout Marie qui profite de cette chance inespérée. Mais il y a aussi le patron d'Alain qui, au cours d'un repas, révèle qu'il s'est fait installer un pénis à commande électronique.

TELERAMA
INCROYABLE MAIS VRAI, Quentin Dupieux 2022, Lea Drucker, Alain Chabat, Anais Dumoustier (science fiction)@ (E)
La nouvelle maison des époux Alain et Marie, située en banlieue parisienne, est assortie d'un remarquable bonus. Quiconque descend dans un trou de la cave avance de douze heures dans le temps, tout en rajeunissant de trois jou ...

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INDEPENDANCE DAY Resurgence Roland Emmerich 2016


La planète Terre est menacée par une catastrophe d'une ampleur inimaginable. Pour la protéger, toutes les nations ont collaboré autour d'un programme de défense colossal exploitant la technologie extraterrestre récupérée. Toutefois, rien n'est en mesure de préparer les être humains à la force de frappe sans précédent des envahisseurs. Seuls l'ingéniosité et le courage de quelques hommes et femmes peuvent sauver l'humanité de l'extinction.

TELERAMA
Après une réjouissante série B (White House Down), le bourrin Roland Emmerich reprend ses vieilles habitudes, avec cette suite de son film de 1996, ou plutôt une sorte de remake, tant il reprend la plupart des scènes marquantes. Triste constat : l'original, nanar à la gloire des Etats-Unis, fait, en comparaison, figure de chef-d'œuvre. Le blockbuster n'est plus ce qu'il était.

www.youtube.com/embed/K02fIwZe_sY
INDEPENDANCE DAY Resurgence Roland Emmerich 2016 (E)
La planète Terre est menacée par une catastrophe d'une ampleur inimaginable. Pour la protéger, toutes les nations ont collaboré autour d'un programme de défense colossal exploitant la technologie extraterr ...

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INDEPENDANCE DAY le jour de la riposte, Roland Emmerich 1996, Bill Pullman (catastrophe science fiction)@


Une immense soucoupe volante envahit le ciel terrestre, libérant un nombre infini de plus petites soucoupes qui prennent position au-dessus des plus grandes villes du monde. Un informaticien new-yorkais décrypte les signaux émanant des étranges voyageurs. Ils ne sont pas du tout amicaux et ces extraterrestres se préparent à attaquer la Terre.
INDEPENDANCE DAY le jour de la riposte, Roland Emmerich 1996, Bill Pullman (catastrophe science fiction)@ (E)
Une immense soucoupe volante envahit le ciel terrestre, libérant un nombre infini de plus petites soucoupes qui prennent position au-dessus des plus grandes villes du monde. Un informaticien new-yorkais décrypte les signaux &e ...

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INDIAN PALACE, John Madden 2011, Judi Dench, Tom Wilkinson (comique)@@


Quitter la grisaille, se mettre à l'abri des croqueurs d'héritage, réduire ses dépenses... chacun de ces retraités britanniques a ses raisons de se laisser convaincre par une publicité vantant un hôtel spécial seniors en Inde et de s'éloigner de l'Angleterre. Las, à l'arrivée, ce n'est pas un palace qu'ils découvrent, mais une pension vétuste que son gérant veut relancer.

TELERAMA
Après le succès surprise de Et si on vivait tous ensemble ?, voici une déclinaison anglo-américaine du « senior movie ». Sept retraités solitaires et/ou désargentés quittent leur Angleterre pluvieuse pour vivre au Rajasthan, dans ce qu'ils croient être un hôtel de luxe à prix cassés. Mais le Marigold, géré par un jeune Indien aussi enthousiaste que bordélique (le cabotin Dev Patel de Slumdog Millionnaire), se révèle moins glamour que prévu...

La découverte du pays des maharajas n'est pas avare en clichés : soucis gastriques et couplet bien-pensant sur la vie — « un privilège pour les Indiens, un droit pour les Occidentaux ». Cette comédie mélo convainc davantage par ses dialogues grinçants. A un couple qui se demande comment célébrer dignement son quarantième anniversaire de mariage, une femme répond : « Par une minute de silence ! » Le séjour à l'Indian Palace est surtout recommandé pour son casting carte vermeil — mais plaquée or. Maggie Smith fait un malheur en « auntie Danielle » raciste, on regrette presque que son personnage s'humanise au contact d'une intouchable. Et le so british Bill Nighy, dans un rôle plus calme que d'habitude, se montre, une nouvelle fois, irrésistible.
INDIAN PALACE, John Madden 2011, Judi Dench, Tom Wilkinson (comique)@@ (E)
Quitter la grisaille, se mettre à l'abri des croqueurs d'héritage, réduire ses dépenses... chacun de ces retraités britanniques a ses raisons de se laisser convaincre par une publicité vantant un h& ...

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INDIANA JONES, les aventuriers de l arche perdue, Steven Spielberg 1981, Harrisson Ford (aventure)@@@


Professeur d'archéologie, Indiana Jones parcourt le monde à la recherche de trésors. Son rival, le Français René Belloq, travaille pour les nazis qui rêvent de retrouver l'Arche d'alliance contenant les Tables de la Loi. Or, feu le professeur Ravenwood, père de Marion, l'ex-petite amie d'Indiana Jones, détenait une médaille permettant de localiser l'arche. Jones part sur les traces de Marion au Népal.

TELERAMA
Quelque part, au plus profond d’un sanctuaire oublié depuis la nuit des temps, une Arche sacrée abrite les tables de la Loi. Celui qui la possédera aura, dit-on, le pouvoir absolu. Une légende qui, dans les années 30, intéresse vivement les nazis, et leur suppôt, l’infâme Belloq, archéologue véreux. Ils ont un adversaire de taille : intrépide, increvable, insubmersible, incorruptible, irrésistible, le voici, le voilà, avec son fouet, son cuir et son chapeau... Indiana Jones !

Au début des années 80, ce drôle d’aventurier jusqu’au-boutiste et sexy devint mythique illico. Avec ses folles tribulations, Harrison Ford (des années d’entraînement dans la saga Star Wars) accomplissait l’impossible : réconcilier l’action (et quelle action ! il manque, à chaque image, d’être carbonisé, flingué, mordu, suriné, écrasé, empoisonné) et l’humour (un mélange unique de fantaisie pince-sans-rire et d’autodérision), le suspense (haletant, même après un millier de rediffusions !) et le conte fantastique, avec maléfices et ogres nazis à gogo. Steven Spielberg orchestre cette première rencontre avec « Indy » (il y en aura deux autres tout aussi délectables), comme une gigantesque et vertigineuse fête foraine, grouillante d’attractions formidables et de guet-apens pour rire, de personnages cocasses (voyez la « jeune première » et ses concours de boisson forte !). Nids de serpents, poursuites en bateau, en camion, fusillades, explosions : un grand cru du divertissement, qui ne s’est pas éventé en vieillissant.
INDIANA JONES, les aventuriers de l arche perdue, Steven Spielberg 1981, Harrisson Ford (aventure)@@@ (E)
Professeur d'archéologie, Indiana Jones parcourt le monde à la recherche de trésors. Son rival, le Français René Belloq, travaille pour les nazis qui rêvent de retrouver l'Arche d'alliance contenant ...

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INDISCRET, Stanley Donnen 1958, Gary Grant, Ingrid Bergman sentimental)@


Anna Kalman, célèbre comédienne de théâtre, revient à Londres après une tournée. Chez sa soeur Margaret, elle rencontre le séduisant Philip Adams, diplomate à l'OTAN, et ne tarde pas à s'en éprendre follement. Mais celui-ci prend soin de la prévenir qu'il est marié à une femme intransigeante, qui refuse catégoriquement de lui rendre sa liberté. Anna se tait, supporte stoïquement la situation et s'obstine à aimer Philip, envers et contre tout.

TELERAMA
Anne Kalman, célèbre comédienne de théâtre, s'ennuie dans son luxueux appartement londonien, désespérant tranquillement de l'amour et des hommes. Un soir de gala, pourtant, le prince charmant paraît sous les traits de Philip Adams, exquis diplomate grisonnant. Le miraculeux monsieur n'a qu'un seul défaut : il est irrémédiablement marié. Le bonheur s'installe, tout en folles étreintes et cadeaux somptueux. Mais Philip est un vilain menteur célibataire, jaloux de sa liberté...

Pour ces retrouvailles boulevardières et vaporeuses (douze ans après Les Enchaînés, de Hitch­cock), Ingrid Bergman et Cary Grant sont éblouissants. Elle, altière et fragile, et lui, la mine grave et l'oeil facétieux, semblent inventer pour chaque scène de séduction une danse parfaitement accordée. Qu'il se lance dans une gigue écossaise endiablée ou bougonne de jalousie, qu'elle soupire rêveusement ou s'écrie, découvrant le pot aux roses : « Comment ose-t-il me faire la cour, alors qu'il n'est même pas marié ! », chacune de leurs apparitions est un assaut de charme.

Dommage que, à l'exception de rares scènes au bal ou au restaurant, Stanley Donen, le merveilleux réalisateur de Charade ou d'Arabesque, les ait enfermés dans l'appartement d'Anne. L'intrigue tourne parfois en rond, et les artifices du théâtre filmé ont un peu vieilli. Qu'importe : grâce à la magie de ses interprètes, cet Indiscret garde, aujourd'hui encore, la légèreté des tissus précieux.
INDISCRET, Stanley Donnen 1958, Gary Grant, Ingrid Bergman sentimental)@ (E)
Anna Kalman, célèbre comédienne de théâtre, revient à Londres après une tournée. Chez sa soeur Margaret, elle rencontre le séduisant Philip Adams, diplomate à l'OTAN, et n ...

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INDOCHINE Régis Wargnier 1992, Catherine Deneuve, Vincent Perez (middle)@@


À Saigon, en 1930, l'héritière d'une famille coloniale dirige une importante plantation d'hévéas, l'arbre à caoutchouc. Cette femme, Éliane Devries, a son amour voué à sa fille adoptive, Camille, jeune princesse vietnamienne qu'elle a recueillie à la mort de ses parents.

TELERAMA
Un bel officier aime à la fois Éliane, qui dirige une plantation, et sa fille adoptive, Camille, princesse d’Annam… Grande fresque populaire sur les colonies où la prestation de Deneuve compense le romanesque un peu lisse de Wargnier.

1930 : Eliane dirige une plantation d’hévéas en Indochine. Elle a adopté Camille, princesse d’Annam. L’arrivée d’un jeune officier de la marine les bouleverse… Voir dans le film un regard nostalgique sur le monde colonial serait un contresens : le film dit, au contraire, la fracture inéluctable entre la France et l’Indochine, symbolisées par les deux personnages féminins. Jamais il n’absout l’administration des violences dont elle s’est rendue coupable. C’est sans masquer une situation politique douloureuse que le film impose sa force romanesque. La tourmente de l’Histoire vient y briser des destins individuels, comme dans les productions de l’âge d’or hollywoodien, notamment les films de David Lean.
INDOCHINE Régis Wargnier 1992, Catherine Deneuve, Vincent Perez (middle)@@ (E)
À Saigon, en 1930, l'héritière d'une famille coloniale dirige une importante plantation d'hévéas, l'arbre à caoutchouc. Cette femme, Éliane Devries, a son amour voué à sa fille ...

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INGLORIOUS BASTERDS, Quentin Tarantino 2009, Brad Pitt, Mélanie Laurent (guerre)@@@


Dans la France occupée de 1940, Shosanna Dreyfus assiste à l'exécution de sa famille tombée entre les mains du colonel nazi Hans Landa. Shosanna s'échappe de justesse et s'enfuit à Paris où elle se construit une nouvelle identité en devenant exploitante d'une salle de cinéma. Quelque part ailleurs en Europe, le lieutenant Aldo Raine forme un groupe de soldats juifs américains pour mener des actions punitives particulièrement sanglantes contre les nazis.

TELERAMA
La Résistance façon western. Quentin Tarantino ose un film de guerre féroce, polyglotte et gourmet.
Dans les films de guerre américains, on parle en général… américain. Inglourious Basterds, lui, se fait un principe d’honorer quatre langues – l’anglais, l’allemand, le français et l’italien. Le mérite en revient surtout au colonel Hans Landa, génie du mal qu’on adore haïr. Ce chasseur de Juifs polyglotte débarque dans une ferme sous l’Occupation et s’entretient avec le fermier en parlant un français impeccable. L’entretien vire à l’interrogatoire, les digressions servant d’instruments de torture cuisants…

Pour mettre fin à l’abjection du IIIe Reich, les méthodes diffèrent. La plus brutale est celle des fameux « Bâtards », groupe de scalpeurs américains mené par Brad Pitt. Plus civilisées, la technique du lieutenant britannique (Michael Fassbender) ou celle de l’actrice aristocrate devenue espionne (Diane Kruger). Tous ces personnages forment une parade où Tarantino exploite les archétypes de la Résistance et les réinvente à sa sauce. Changer le cours de l’Histoire, la fiction le peut. C’est ce pouvoir formidable que Tarantino célèbre, en utilisant directement la pellicule nitrate – extrêmement inflammable – comme arme réelle de combat contre le nazisme.

SYNOPSIS
Pendant la Seconde Guerre mondiale, la jeune Shosanna, juive française, échappe au massacre de sa famille, perpétré par le colonel SS Hans Landa. Pendant ce temps, le lieutenant Aldo Raine, officier américain, rassemble un commando de soldats, tous juifs américains, qui doit l'accompagner en France occupée. Leur mission : tuer un maximum d'Allemands et rapporter leurs scalps. Ces hommes vont bientôt se retrouver à travailler avec l'actrice allemande Bridget von Hammersmark, agente secrète collaborant avec les Alliés, et un officier britannique, Archie Hicox, afin d'éliminer les plus hauts dignitaires du Troisième Reich, qui doivent assister à la première d'un film de propagande...
INGLORIOUS BASTERDS, Quentin Tarantino 2009, Brad Pitt, Mélanie Laurent (guerre)@@@ (E)
Dans la France occupée de 1940, Shosanna Dreyfus assiste à l'exécution de sa famille tombée entre les mains du colonel nazi Hans Landa. Shosanna s'échappe de justesse et s'enfuit à Paris où e ...

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INNOCENCE, Lucile Hadzihalilovic 2013, Sophie Curtis, Kelly Reilly (fantastique)@


Un nouvel élève d'une école préparatoire exclusive est sous le choc lorsqu'il apprend que ses séduisantes enseignantes conservent leur apparence en buvant le sang des jeunes filles vierges.

TELERAMA
Que cache cet internat presque sans adultes, où les fillettes semblent livrées à elles-mêmes hors des cours de danse et de sciences naturelles ? Une organisation démoniaque ou une utopie d'éducation ? La réalisatrice préfère entretenir le trouble, au risque d'un certain systématisme. A semer des symboles et des présages un peu partout, Innocence fait parfois du surplace. Mais, en matière d'apprentissage poétique, il surpasse Les Choristes.

C'est l'adaptation d'une nouvelle de Frank Wedekind, dramaturge de la fin du XIXe : un univers en soi, doux et inquiétant à la fois, avec ses rituels et ses règles. Le style original de Lucile Hadzihalilovic (remarquée avec La Bouche de Jean-Pierre) s'impose à travers sa mise en scène du silence, ses touches de couleur, le rôle dynamique accordé au décor.
INNOCENCE, Lucile Hadzihalilovic 2013, Sophie Curtis, Kelly Reilly (fantastique)@ (E)
Un nouvel élève d'une école préparatoire exclusive est sous le choc lorsqu'il apprend que ses séduisantes enseignantes conservent leur apparence en buvant le sang des jeunes filles vierges.

TELERA ...

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INSEPARABLES, Varante Soudjian 2019, Ahmed Sylla, Alban Ivanov (comique)@


Mika, un petit escroc, a fait un rapide tour en prison, où il a fait la connaissance de Poutine , un détenu cinglé et imprévisible. Sitôt sa peine purgée, il décide de repartir à zéro et de refaire sa vie. Alors qu'il s'apprête à épouser la fille d'un riche homme d'affaires, son passé le rattrape : Poutine débarque sans prévenir ! Mika va vite réaliser qu'on ne se débarrasse pas aisément d'un tel boulet...
INSEPARABLES, Varante Soudjian 2019, Ahmed Sylla, Alban Ivanov (comique)@ (E)
Mika, un petit escroc, a fait un rapide tour en prison, où il a fait la connaissance de Poutine , un détenu cinglé et imprévisible. Sitôt sa peine purgée, il décide de repartir à z&eacu ...

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INSIDE MAN, Spike Lee 2006, Denzel Washington, Clive Owen (thriller)@@


Sous les traits de peintres en bâtiment, des braqueurs s'attaquent à la prestigieuse Manhattan Trust Bank. Ils prennent en otages toutes les personnes présentes sur les lieux et les contraignent à revêtir la même combinaison qu'eux. Un coffre intéresse tout particulièrement le cerveau de l'opération. Dehors, la police décide de déployer un impressionnant dispositif de sécurité pour appréhender les voleurs.

TELERAMA
Un braquage signé Spike Lee, oui, mais tout en trompe-l’œil. Quelques flottements, mais une Jodie Foster haut de gamme en médiatrice jet-set ultra cynique.

Dans le besoin urgent de « se refaire » après un échec commercial, Spike Lee signait là son premier film d’action, récit d’une prise d’otages dans une banque de Wall Street. Le scénario s’inspire d’Un après-midi de chien, de Sidney Lumet, sans en atteindre ni l’intensité ni l’épaisseur. Ce n’est pas non plus un pur exercice de style. Spike Lee parle en filigrane de l’Amérique post-11 Septembre (l’assaillant vient de l’intérieur) et se concentre sur le paradoxe d’un scénario où le braquage n’en est pas tout à fait un — le film abonde en simulacres inattendus, et c’est sa dimension la plus captivante.

Côté acteurs, le meilleur tient à une sous-intrigue, une histoire de secret honteux, qui voit intervenir Jodie Foster en médiatrice privée, spécialisée dans la jet-set. À la fois radieuse et réfrigérante, elle donne une classe maximale au cynisme le plus écœurant. Comme escompté, Inside Man fut un triomphe public. Et reste le plus grand succès de la carrière de Spike Lee.
INSIDE MAN, Spike Lee 2006, Denzel Washington, Clive Owen (thriller)@@ (E)
Sous les traits de peintres en bâtiment, des braqueurs s'attaquent à la prestigieuse Manhattan Trust Bank. Ils prennent en otages toutes les personnes présentes sur les lieux et les contraignent à revêtir la ...

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INSOMNIA, Christopher Nolan 2002, Al Pacino, Robin Williams, Hilary Swank (thriller)@@


Will Dormer, un policier expérimenté et désabusé, est envoyé en Alaska pour enquêter sur le meurtre sordide d'une adolescente. Il monte une embuscade et repère le tueur et celui-ci parvient à s'enfuir. Will le prend en chasse, mais le perd de vue.

TELERAMA
Polar brillant, humain, haletant, sur la passerelle obscure entre innocence et culpabilité.
Pour Christopher Nolan « le cinéma s’apprend sur le tas, pas besoin d’un enseignement formel ». Alcon Après Following et Memento, où il avait joué avec nos neurones et nos nerfs, et avant de se planter avec Batman begins, Christopher Nolan montra avec ce thriller de très belle facture hollywoodienne qu'il pouvait exceller dans le classicisme. Un as de la crim cherche à coincer le meurtrier d'une jeune fille. Will Dormer, le superflic, n'enquête pas n'importe où ni n'importe quand : c'est dans un bled d'Alaska que la victime a été battue à mort. Et en cette saison, en Alaska, il ne fait jamais nuit. Un jour dérangeant pour un héros finissant dont la carrière accuse des zones d'ombre. Dormer a la conscience dans le brouillard. Et c'est dans la brume qu'à son tour il tue. Le voilà,
INSOMNIA, Christopher Nolan 2002, Al Pacino, Robin Williams, Hilary Swank (thriller)@@ (E)
Will Dormer, un policier expérimenté et désabusé, est envoyé en Alaska pour enquêter sur le meurtre sordide d'une adolescente. Il monte une embuscade et repère le tueur et celui-ci parvient &a ...

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INSPECTEUR LA BAVURE, Claude Zidi 1980, Coluche, Gerard Depardieu


Dans les années 50. L'inspecteur Clément parvient à arrêter le forcené Pierrot le Fou, mais il est mortellement blessé. Son épouse lui promet que leur fils Michel sera policier. Trente ans plus tard, Michel est promu inspecteur-stagiaire grâce à l'indulgence du jury. Les ennuis commencent. Le jour de son entrée en fonction, Michel est passé à tabac par ses collègues qui l'ont confondu avec le complice de Morzini, l'ennemi public n°1. Marie-Anne Prossant, la fille d'un célèbre magnat de la presse, prend une photographie de la scène et menace de la publier si on lui refuse un reportage. Elle se joint donc à l'équipe formée par Clément et Marcel Watrin afin d'enquêter sur la criminalité. Michel, quant à lui, rêve d'arrêter Morzini...

TELERAMA
INSPECTEUR LA BAVURE, Claude Zidi 1980, Coluche, Gerard Depardieu (E)
Dans les années 50. L'inspecteur Clément parvient à arrêter le forcené Pierrot le Fou, mais il est mortellement blessé. Son épouse lui promet que leur fils Michel sera policier. Trente ans plu ...

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INSPECTEUR LAVARDIN, Claude Chabrol 1986, Jean Poiret, Jean-Claude Brialy, Bernadette Laffont (thriller)@@


Raoul Mons, un célèbre écrivain catholique, est attablé en compagnie de son épouse Hélène, de sa belle-fille véronique, une jolie adolescente, et de son beau-frère, Claude. Le repas est interrompu par l'intrusion de manifestants en colère, qui lui reprochent une pièce blasphématoire. Peu après, l'écrivain est retrouvé mort sur la plage, le postérieur barré d'une inscription en lettres rouges, porc. L'inspecteur Jean Lavardin est chargé de l'enquête.
INSPECTEUR LAVARDIN, Claude Chabrol 1986, Jean Poiret, Jean-Claude Brialy, Bernadette Laffont (thriller)@@ (E)
Raoul Mons, un célèbre écrivain catholique, est attablé en compagnie de son épouse Hélène, de sa belle-fille véronique, une jolie adolescente, et de son beau-frère, Claude. Le r ...

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INTERDIT AUX CHIENS ET AUX ITALIENS, Alain Ughetto 2022, voix de Ariane Ascaride, Alain Ughetto (animation)@@


Début du XXe siècle, dans le nord de l'Italie, à Ughettera, berceau de la famille Ughetto. La vie dans cette région étant devenue très difficile, les Ughetto rêvent de tout recommencer à l'étranger. Selon la légende, Luigi Ughetto traverse alors les Alpes et entame une nouvelle vie en France, changeant à jamais le destin de sa famille tant aimée. Son petit-fils retrace ici leur histoire.

TELERAMA
Ses aïeuls ont fui la pauvreté en Italie et migré en France. Le cinéaste retrace leur odyssée et leur rend hommage dans ce film magnifique, pétri de poésie.

C'est un dialogue imaginaire entre Alain Ughetto, le réalisateur, et Cesira, sa grand-mère morte et ressuscitée par une marionnette de 23 centimètres, d’une merveilleuse humanité et à laquelle Ariane Ascaride prête sa voix de tous les Suds. Ce film d’animation embrasse le mouvement migratoire d’une famille italienne au début du XXe siècle : il était une fois la figure exemplaire du grand-père Luigi Ughetto, né pauvre et tenace à Ughettera, dans le nord de l’Italie, où la vie est dure, et la météo sans pitié. Luigi, paysan puis ouvrier, connaîtra les chantiers, les guerres, les épidémies, rencontrera l’amour en la belle personne de Cesira, verra ses frères ou certains de ses nombreux enfants mourir, et traversera les Alpes pour s’inventer une nouvelle vie en France.

Évocation nostalgique, mais miraculeusement tangible, Interdit aux chiens et aux Italiens s’impose comme une grande œuvre mémorielle et voyageuse, du mont Viso au Valais suisse, de l’Ariège à la Drôme. Pétri d’une poésie constante, traversé d’un humour italien qui donne à la tragédie une forme plus douce, le film offre une véritable matière aux souvenirs. Charbon de bois, brocolis, châtaignes, que le réalisateur a collectés lors de repérages dans les paysages de son berceau familial, dessinent le décor et reconstruisent un monde disparu, quand de simples morceaux de sucre deviennent des briques pour ces migrants piémontais reconvertis en maçons. L’émotion vient du concret : d’un coup de pioche, un edelweiss atterrit dans le chignon d’une fiancée ; un cœur se trace sur une table nimbée de farine ; Cesira malaxe la polenta comme on façonne un amour ; l’un des fils pédale dans la cave sur un petit vélo pour offrir l’électricité à la maisonnée…

Une main, celle d’Alain Ughetto, s’immisce régulièrement dans le champ, comme un personnage à part entière, pour tendre un outil à l’un de ses aïeuls, l’aider ou le questionner. Le film devient ainsi un témoignage rare sur l’art du cinéma d’animation, le geste bricoleur (hérité du grand-père) et le rapport intime entre la créature et son créateur. Depuis Ma vie de Courgette, de Claude Barras (2016), aucune marionnette ne nous avait autant bouleversés, ni rappelé le pouvoir magique de réinvention du réel que celles-ci, aux petits nez ronds et aux cheveux en doux sillons. Interdit aux chiens et aux Italiens permet de toucher du doigt la grande Histoire grâce à la texture douce et expressive de l’intime.

INTERDIT AUX CHIENS ET AUX ITALIENS, Alain Ughetto 2022, voix de Ariane Ascaride, Alain Ughetto (animation)@@ (E)
Début du XXe siècle, dans le nord de l'Italie, à Ughettera, berceau de la famille Ughetto. La vie dans cette région étant devenue très difficile, les Ughetto rêvent de tout recommencer à ...

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INTERSECTION, Mark Rydell 1993, Richard Gere, Sharon Stone


Marié à une très belle femme, Vincent Eastman, un architecte de Vancouver, voit son couple partir à la dérive. Il décide de la quitter pour refaire sa vie avec Olivia Marshak, une jeune journaliste.

TELERAMA
Vincent Eastman, un architecte renommé, roule sur une route de campagne. Tout à coup, c'est l'accident. Le temps se fige, et Vincent se remémore les événements qui ont marqué sa vie. Il se souvient de son mariage avec Sally qui, par son argent et ses relations, a contribué à sa réussite. Il se rappelle surtout la gêne croissante qu'il éprouvait au contact de cette femme trop belle, trop froide et trop lointaine. Un jour de particulière insatisfaction, Vincent a rencontré la belle et sensuelle Olivia, vite devenue sa maîtresse. Déboussolé, Vincent ne parvient pas à choisir entre ces deux femmes. Neal, son collaborateur, le presse de prendre une décision...
INTERSECTION, Mark Rydell 1993, Richard Gere, Sharon Stone (E)
Marié à une très belle femme, Vincent Eastman, un architecte de Vancouver, voit son couple partir à la dérive. Il décide de la quitter pour refaire sa vie avec Olivia Marshak, une jeune journaliste. ...

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INTIMITE, Patrice Chereau 2001, Kerry Fox, Mark Rylance, Philippe Calvario (film e sentimental)@@


Londres. Jay est réveillé par la sonnette. Une femme arrive. Ils font l'amour. Elle repart, sans qu'ils aient échangé un mot. Il retrouve cette inconnue chaque mercredi à heure fixe, pour des rapports purement sexuels. Il n'a pas envie de s'impliquer dans une nouvelle liaison. Doit-il continuer à la voir ou rompre ? Un mercredi qu'elle ne vient pas, Jay prend pourtant conscience de son addiction.

TELERAMA
Une relation amoureuse à cru et à cran décortiquée avec intensité par Patrice Chéreau.
Comment raconter, en 2001, une histoire d'amour au cinéma ? Pas une bluette à deux balles ni un sublime mirage, mais une histoire tangible, charnue, complexe, de plain-pied avec l'époque. Comment s'y prend-on ? On ignore si Patrice Chéreau s'est posé la question en ces termes, avant d'entreprendre son huitième long métrage, mais il est certain que le film, lui, y répond sans ambages.

D'abord par son point de départ : le sexe, et rien que le sexe, comme préalable à toute esquisse de sentiment. Les mercredis après-midi, Jay reçoit la visite de Claire dans son appartement décrépit. Ils échangent à peine quelques mots, ne se connaissent pas, mais ils se jettent l'un sur l'autre et font l'amour à même le sol, comme on livre une bataille. Ce n'est qu'un début, mais où se joue, déjà, l'un des paris du film : la représentation du désir physique, qui taraude si fort aujourd'hui le cinéma d'auteur, en France et ailleurs. Pari réussi, puisque ces scènes possèdent une beauté inédite : fébriles mais pas frénétiques, impudiques sans être obscènes, elles donnent à suivre, dans la durée, la déformation troublante des visages, le rougissement des peaux, la concentration quasi douloureuse des regards... Toutes choses habituellement occultées.

Le second pari de Chéreau consiste à mettre en scène l'histoire sur les lieux et dans la langue où elle a été imaginée, à l'origine, par l'écrivain anglo-indien Hanif Kureishi (1). Scénarisé, éclairé, monté par des Français, Intimité est joué à Londres, et en anglais, par des acteurs que l'on découvre : la Néo-Zélandaise Kerry Fox et le Britannique Mark Rylance. Elle, grave, impérieuse, d'une beauté mûre et légèrement abîmée qui se révèle au fil des minutes ; lui, blafard, défait, inquiet, séduisant. Sans préjuger de ce qu'aurait été le film avec des vedettes françaises et un décor parisien, il est flagrant que ces visages vierges (pour nous) et cette ville filmée avec l'avidité de l'étranger concourent à faire lever la pâte. Puisque rien n'est familier, tout est possible.

Pourtant, la première scène d'amour passée, un doute affleure. Claire est partie, Jay reste seul dans son désordre cafardeux, puis se rend à son travail ­ il est barman de nuit. Il retrouve ses collègues, son vieil ami Victor, complètement déglingué. Ces choses de la vie quotidienne qui renseignent sur le passé de l'homme et sur son sentiment de précarité (il a quitté femme et enfants sur un coup de tête, un an plus tôt), Patrice Chéreau les tire vers l'excès de style. La musique, ou plutôt les chansons (Clash, Iggy Pop, Bowie, etc.) envahissent la bande-son, couvrent les mots. La sophistication de la lumière et des mouvements de caméra, comme les prouesses du montage, sous influence Wong Kar-wai, sautent aux yeux. Rappelant certaines scories de Ceux qui m'aiment prendront le train, son précédent film, Chéreau paraît de nouveau en proie à son penchant véniel : le cinéma pour le cinéma. On voudrait lui souffler qu'il n'en faut pas tant pour nous accrocher aux tourments de ses amants anonymes.

Cette impression n'a pas le temps de s'installer, récusée par quelques séquences magiques de filature dans les rues de Londres. Cette fois, la manière fiévreuse du cinéaste fait corps avec la substance du film, de plus en plus fluide. Jay transgresse son pacte tacite avec Claire. Il suit la jeune femme, à son insu et, de fil en aiguille, découvre sa vie : comédienne de seconde zone, mariée, un enfant. En secret, il fait connaissance avec son mari, Andy, chauffeur de taxi au trente-sixième dessous, qu'il prend un étrange plaisir à humilier, à coups de sous-entendus.

Le jeu de cache-cache et d'étreintes clandestines se mue alors en un subtil affrontement à coeurs perdus où se mêlent la jalousie, le désespoir, la peur et le désir. Coécrits avec Anne-Louise Trividic, les dialogues brillent par leur habileté à fouiller les motifs secrets des personnages et leurs blessures existentielles. Paradoxalement, c'est lui, l'homme, qui n'a pas supporté d'en rester à une relation strictement sexuelle avec Claire. C'est lui qui s'ingénie à déprécier, à ruiner le couple de la jeune femme. Par dépit. Ou par nostalgie de ce à quoi il a renoncé lui-même. Ou par regret de l'ivresse des mercredis, déjà évanouie. Ou par amour.

Ce film, peut-être le plus personnel de Chéreau depuis L'Homme blessé, porte bien son titre. L'intimité avec un(e) autre, c'est ce à quoi chaque personnage aspire, s'accroche désespérément ou se blesse. Il y a même quelqu'un qui prétend en être mort : une vieille amie de Claire, campée avec beaucoup de charme par Marianne Faithfull. Toute la question est de savoir en quoi cette intimité consiste et à quel point elle peut durer... Commencée dans l'extase sensuelle et passée par toutes les couleurs de la cruauté et de la passion, l'aventure de Jay et de Claire se termine dans un climat de mélancolie et de deuil, une accalmie. Pourtant, une étincelle de vie s'est rallumée chez l'un comme chez l'autre, et il suffit peut-être, désormais, d'attendre le prochain orage.


INTIMITE, Patrice Chereau 2001, Kerry Fox, Mark Rylance, Philippe Calvario (film e sentimental)@@ (E)
Londres. Jay est réveillé par la sonnette. Une femme arrive. Ils font l'amour. Elle repart, sans qu'ils aient échangé un mot. Il retrouve cette inconnue chaque mercredi à heure fixe, pour des rapports pure ...

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INTOUCHABLES, Eric Toledano, Olivier Nakache 2011, Francois Cluzel, Omar Sy


Tout les oppose et il était peu probable qu'ils se rencontrent un jour, et pourtant. Philippe, un riche aristocrate devenu tétraplégique après un accident de parapente va engager Driss, un jeune homme d'origine sénégalaise tout droit sorti de prison, comme auxiliaire de vie à domicile. Pourquoi lui ? Tout simplement parce qu'il ne regarde pas Philippe avec le même regard de pitié que les autres candidats.
INTOUCHABLES, Eric Toledano, Olivier Nakache 2011, Francois Cluzel, Omar Sy (E)
Tout les oppose et il était peu probable qu'ils se rencontrent un jour, et pourtant. Philippe, un riche aristocrate devenu tétraplégique après un accident de parapente va engager Driss, un jeune homme d'origine s ...

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INTRUSION (THE BENEFACTOR), Andrew Renzi 2015, Richard Gere, Dakota Fanning (societe)@


Un vieil homme solitaire et fortuné, qui se sent responsable de la mort d'un couple d'amis survenue plusieurs années plus tôt, s'impose dans la vie de leur fille nouvellement mariée.
Francis Watts surnommé Franny, est riche, beau et célibataire. Alors où est le problème ? Le problème, c'est qu'il a 60 ans et qu'il n'a pas accompli grand-chose. Dans un effort désespéré pour recommencer une nouvelle vie, ce philanthrope drogué aux pilules va s'immiscer dans la vie d'un jeune couple.

TELERAMA
INTRUSION (THE BENEFACTOR), Andrew Renzi 2015, Richard Gere, Dakota Fanning (societe)@ (E)
Un vieil homme solitaire et fortuné, qui se sent responsable de la mort d'un couple d'amis survenue plusieurs années plus tôt, s'impose dans la vie de leur fille nouvellement mariée.
Francis Watts surnomm&eacu ...

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INVICTUS, Clint Eastwood 2009, Morgan Freeman, Matt Damon


À l'issue de la chute de l'apartheid, le président Nelson Mandela, récemment élu, est confronté à une Afrique du Sud qui est racialement et économiquement divisée.
INVICTUS, Clint Eastwood 2009, Morgan Freeman, Matt Damon (E)
À l'issue de la chute de l'apartheid, le président Nelson Mandela, récemment élu, est confronté à une Afrique du Sud qui est racialement et économiquement divisée. ...

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INVISIBLE MAN, Leigh Whannell 2020, Elisabeth Moss, Oliver Jackson-Cohen


Prisonnière de sa relation violente et tyrannique avec un riche et brillant scientifique, Cecilia Kass s'échappe en pleine nuit et disparaît. Lorsqu'il se suicide en lui léguant une généreuse partie de son immense fortune, Cecilia met en doute la véracité de sa mort.

TELERAMA
Cecilia a longtemps subi la violence de son compagnon, un brillant scientifique. Apprenant qu’il s’est donné la mort et lui a laissé une grosse somme d’argent, elle se sent enfin libre. C’est alors qu’elle est victime de phénomènes étranges : les objets se déplacent… Mais que se passe-t-il ?

Rien d’aussi « invisible » qu’annoncé, dans un thriller à grosses ficelles qui désamorce tout suspense dès le titre. Le plaisir tient tout entier dans les astuces et les surprises visuelles de chacune des attaques fugaces de l’homme invisible, et dans l’atmosphère oppressante que le réalisateur parvient à installer, aidé par l’interprétation expressive et captivante de la grande Elisabeth Moss (La Servante écarlate), décidément vouée à combattre les pires forces du mâle.

SYNOPSIS
Cecilia Kass a longtemps subi la violence de son compagnon, un brillant et riche scientifique. Une nuit, elle prend la fuite et se réfugie auprès de sa soeur, leur ami d'enfance et sa fille adolescente. A sa grande surprise, Cecilia apprend que celui qui l'a tyrannisé pendant des années s'est donné la mort et lui a laissé la coquette somme de 5 millions de dollars. Mais est-il vraiment mort ? Des évènements étranges lui font penser que non. Elle découvre que son ex a construit une machine lui permettant de se rendre invisible. Personne ne la croit, pas même ses proches. Son comportement inquiète et elle-même craint pour sa santé mentale...
INVISIBLE MAN, Leigh Whannell 2020, Elisabeth Moss, Oliver Jackson-Cohen (E)
Prisonnière de sa relation violente et tyrannique avec un riche et brillant scientifique, Cecilia Kass s'échappe en pleine nuit et disparaît. Lorsqu'il se suicide en lui léguant une généreuse partie ...

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IPCRESS DANGER IMMEDIAT, Sidney J. Furie 1965, Michael Caine, Sue Lloyd (thriller)@@


L'espion (Michael Caine) anglais Harry Palmer enquête sur l'enlèvement de plusieurs scientifiques, victimes de lavage de cerveau.

TELERAMA
Un agent vraiment très spécial, plutôt 000 que 007. Prises de vues délirantes et constante ironie. Grâce à ce film réjouissant, Michael Caine devint star.

Agent britannique, Harry Palmer enquête sur l’enlèvement d’un savant, le professeur Radcliffe. On soupçonne, à juste titre, un truand d’origine albanaise. Quand celui-ci restitue le scientifique contre rançon, on s’aperçoit que Radcliffe a des trous de mémoire, comme s’il avait subi un lavage de cerveau.

« Dans ce boulot, on fait autant d’écriture que de marche à pied », explique un espion à Palmer, obligé de remplir formulaire sur formulaire : c’est moins de l’espionnage que du travail de bureau ! Harry Palmer est bien l’anti-James Bond. Myope comme une taupe, d’une moralité douteuse, il ne fait craquer les femmes que par ses talents… culinaires !

On pense aux romans de John le Carré, tant le film s’acharne à gommer le spectaculaire. La mise en scène, très astucieuse, s’attache plus aux objets qu’aux personnages, laissant bagarres et poursuites hors champ. Il règne sur le film une ironie permanente, très britannique, tout à fait réjouissante. Il faut dire que Michael Caine s’en donne à cœur joie, offrant au personnage sa décontraction et son sens de la litote… Ceux qui préfèrent Kafka (qui fut, comme Palmer, un spécialiste de la bureaucratie) à Ian Fleming seront servis !
IPCRESS DANGER IMMEDIAT, Sidney J. Furie 1965, Michael Caine, Sue Lloyd (thriller)@@ (E)
L'espion (Michael Caine) anglais Harry Palmer enquête sur l'enlèvement de plusieurs scientifiques, victimes de lavage de cerveau.

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Un agent vraiment très spécial, plutôt 000 que 007. Pri ...

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IRON MAN, Jon Favreau 2008, Robert Downey Jr, Terrence Howard (science fiction)@


Alors qu'il fait l'essai d'une arme de son invention en Afghanistan, le milliardaire Tony Stark est capturé par des insurgés qui le forcent à travailler pour eux. Mais à leur insu, le scientifique crée pour lui-même une armure superpuissante au moyen de laquelle il s'évade et rentre aux États-Unis.

TELERAMA
À la ville, Iron Man est un play-boy milliardaire et cynique, héritier d’un fabricant de missiles. Après s’être fait kidnapper, il décide de se consacrer à la paix. Savoureux film de superhéros, avec un Robert Downey Jr cabotin en diable. Moins connu que ses camarades Hulk ou Spider-Man, Iron Man est néanmoins un superhéros authentique, fragile à l'intérieur (il a un coeur artificiel) et super balèze à l'extérieur, comme tous les surhommes nés de l'imagination de Stan Lee dans les années 1960. Outre sa banale capacité à voler à la vitesse du son au secours de la veuve et de l'orphelin, sa spécialité est d'être lui-même son propre ennemi : la schizophrénie entre l'homme privé et l'homme public atteint ici un abîme inédit. Pour une fois, le premier n'est pas un binoclard pubère susceptible de faciliter l'identification avec le public adolescent des Marvel Comics. A la ville, Iron Man est un play-boy milliardaire et cynique, héritier d'un fabricant de missiles. Ce n'est qu'après s'être fait kidnapper par les talibans (armés par ses soins) que le businessman prend conscience de l'abomination de son activité...
Conscient de l'absence de méchant consistant, le réalisateur néglige les grands duels habituels et laisse le champ libre à ce cabotin de Robert Downey Jr, dont l'insolence, l'humour décalé et la vie privée chaotique (alcool et drogues l'ont longtemps rendu tricard à Hollywood) apportent au héros une saveur particulière.
IRON MAN, Jon Favreau 2008, Robert Downey Jr, Terrence Howard (science fiction)@ (E)
Alors qu'il fait l'essai d'une arme de son invention en Afghanistan, le milliardaire Tony Stark est capturé par des insurgés qui le forcent à travailler pour eux. Mais à leur insu, le scientifique crée pou ...

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IRREDUCTIBLE, Jérôme Commandeur 2022, Christian Clavier, Gerard Depardieu, Gerard Darmon (comique)@@


Lorsque le gouvernement vote un plan d'économies massives, Vincent est poussé vers la sortie. Face à une inspectrice ministérielle un peu trop zélée, il refuse de capituler, bien décidé à conserver son travail "garanti à vie". La guerre des nerfs ne fait que commencer quand elle le mute dans les pires endroits du monde, jusqu'au Pôle Nord, pour enchaîner les postes improbables.

TELERAMA
Un fonctionnaire s’accroche à son poste mordicus… Une comédie satirique où la sympathie cultivée avec soin par Jérôme Commandeur devient une qualité.

Un fonctionnaire plutôt pantouflard s’accroche à son poste au point d’accepter une mutation au bout du monde, où il rencontre une aventurière…

Inspirée par un film italien (Quo vado ?, 2016), cette satire d’un esprit qu’on dit bien français ne se veut surtout pas méchante. À la réalisation et dans le rôle principal, Jérôme Commandeur met sa bonhomie au service d’un divertissement qui fait sourire, mais perd de vue le rythme général, trop pépère. Qu’importe, la sympathie sur laquelle l’humoriste a décidé de tout miser déclenche celle du spectateur...
IRREDUCTIBLE, Jérôme Commandeur 2022, Christian Clavier, Gerard Depardieu, Gerard Darmon (comique)@@ (E)
Lorsque le gouvernement vote un plan d'économies massives, Vincent est poussé vers la sortie. Face à une inspectrice ministérielle un peu trop zélée, il refuse de capituler, bien décidé ...

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PAS SI SIMPLE (ITS COMPLICATED), Nancy Meyers 2009, Meryl Streep, Alec Baldwin


Divorcés après 20 ans de mariage, Jane et Jake ont eu ensemble trois enfants, prêts à voler aujourd'hui de leurs propres ailes. Malgré les difficultés, les deux quinquagénaires ont fait ce qu'ils ont pu pour préserver entre eux des relations cordiales. À la tête d'un petit salon de thé prospère, Jane, qui rêve de se lancer dans de nouveaux projets, fait la connaissance d'Adam, un brillant architecte d'intérieur.
PAS SI SIMPLE (ITS COMPLICATED), Nancy Meyers 2009, Meryl Streep, Alec Baldwin (E)
Divorcés après 20 ans de mariage, Jane et Jake ont eu ensemble trois enfants, prêts à voler aujourd'hui de leurs propres ailes. Malgré les difficultés, les deux quinquagénaires ont fait ce qu' ...

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J ACCUSE, Roman Polanski 2019, Jean Dujardin, Louis Garrel, Emmanuelle Seigner (histoire bio Cap Dreyfus)@@


Pendant les 12 années qu'elle dura, l'Affaire Dreyfus déchira la France, provoquant un véritable séisme dans le monde entier. L'affaire est racontée du point de vue du Colonel Picquart qui, une fois nommé à la tête du contre-espionnage, va découvrir que les preuves contre le Capitaine Alfred Dreyfus avaient été fabriquées. A partir de cet instant et au péril de sa carrière puis de sa vie, il n'aura de cesse d'identifier les vrais coupables et de réhabiliter Alfred Dreyfus.
J ACCUSE, Roman Polanski 2019, Jean Dujardin, Louis Garrel, Emmanuelle Seigner (histoire bio Cap Dreyfus)@@ (E)
Pendant les 12 années qu'elle dura, l'Affaire Dreyfus déchira la France, provoquant un véritable séisme dans le monde entier. L'affaire est racontée du point de vue du Colonel Picquart qui, une fois nomm&e ...

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J AI FAILLI TE DIRE JE T AIME, Joaquin Llamas 2014, Paloma Bloyd, Daniele Liotti (sentimental)


Alex est un publicitaire en vogue qui a tout pour lui. Cependant, il broie du noir car sa fiancée vient de le plaquer. Un matin, il croise accidentellement la route de Niki, jeune étudiante pétillante et pleine de vie. C'est le coup de foudre. Petit détail : elle a 20 ans de moins que lui et va totalement chambouler sa vie !
J AI FAILLI TE DIRE JE T AIME, Joaquin Llamas 2014, Paloma Bloyd, Daniele Liotti (sentimental) (E)
Alex est un publicitaire en vogue qui a tout pour lui. Cependant, il broie du noir car sa fiancée vient de le plaquer. Un matin, il croise accidentellement la route de Niki, jeune étudiante pétillante et pleine de vie. ...

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J IRAI DORMIR A HOLLYWOOD


Le globe-trotteur Antoine de Maximy a décidé de partir à la découverte des Etats-Unis. Non sans fascination, il filme les routes serpentant à perte de vue, les paysages grandioses, les métropoles, les communautés vivant coupées de tout. D'est en ouest, il voyage à pied, en stop, en taxi, en bus et à vélo. Considéré comme un original, il visite New York, Miami, La Nouvelle-Orléans et Las Vegas. En chemin, il croise des hommes et des femmes qui l'accueillent avec hospitalité. Antoine de Maximy constitue, comme à son habitude, une singulière galerie de portraits. Une fois sur la côte Ouest, il espère se faire inviter pour la nuit par une star hollywoodienne...
J IRAI DORMIR A HOLLYWOOD (E)
Le globe-trotteur Antoine de Maximy a décidé de partir à la découverte des Etats-Unis. Non sans fascination, il filme les routes serpentant à perte de vue, les paysages grandioses, les métropoles, l ...

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J IRAI MOURIR DANS LES CARPATES, Antoine de Maximy 2020 (thriller road movie)@@


Alors qu'il réalisait un nouvel épisode de "J'irai dormir chez vous" dans les Carpates, Antoine de Maximy est porté disparu. Sa voiture a été emportée par une rivière et on n'a pas retrouvé le corps du globe-trotteur. Agnès, la monteuse de la série, décide de terminer ce dernier épisode avec le matériel qui a été récupéré sur place. Ce qu'elle voit ne la rassure pas car la population semble un peu hostile vis-à-vis de son ami. Mais alors qu'elle s'attaque au montage, des détails l'intriguent. Elle est persuadée qu'Antoine est encore vivant. Elle décide de se rendre sur place avec Laurent, le policier chargé de l'enquête...

TELERAMA
Antoine de Maximy met en scène sa propre mort (accidentelle ?) sur une route des Carpates, alors qu’il tourne un épisode de “J’irai dormir chez vous”. Une première fiction qui lui ressemble…

Le routard de la télévision Antoine de Maximy met en scène sa propre mort sur une route des Carpates. Dans une revue de psychologie, on écrirait que le plus célèbre SDF de France exprime ainsi son désir secret d’en finir avec une fameuse émission, J’irai dormir chez vous, qui l’oblige à quémander le gîte et le couvert à Pétaouchnok depuis… seize ans déjà. Cette première fiction lui ressemble : des maladresses, un premier degré désarmant, une empathie joviale. Qui, finalement, emporte le morceau.


J IRAI MOURIR DANS LES CARPATES, Antoine de Maximy 2020 (thriller road movie)@@ (E)
Alors qu'il réalisait un nouvel épisode de "J'irai dormir chez vous" dans les Carpates, Antoine de Maximy est porté disparu. Sa voiture a été emportée par une rivière et on n'a pas ...

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JACK REACHER, Never go back, Christopher McQuarrie 2012, Tom Cruise, Rosamund Pike (thriller)@@


Alors qu'elles se trouvent tranquillement dans un parc, cinq personnes sont froidement abattues par un sniper posté dans un parking leur faisant face. Toutes les pistes mènent à James Barr. Les forces de police appréhendent le suspect numéro un et le placent immédiatement en détention. Alors qu'il est entendu par les inspecteurs chargés de l'enquête, Barr n'avoue rien, mais écrit sur une feuille : "Trouvez Jack Reacher"...

TELERAMA
Sorti de nulle part ­apparaît une sorte de cow-boy solitaire, intègre et rebelle, auréolé de mystère… Un peu frimeur, aussi, ce Reacher interprété par Tom Cruise. Mais l’acteur sait donner à ce personnage une singularité dans la famille des justiciers. Pour démarquer vraiment la star de ses films d’action standards, Christopher McQuarrie lui offre une mise en scène sous l’influence de Hitchcock. Une blonde froide et ardente se mêle à l’enquête, la tension dramatique s’appuie habilement sur les décors et le méchant (le cinéaste Werner Herzog…) est très réussi. De vraies plus-values pour ce thriller.
JACK REACHER, Never go back, Christopher McQuarrie 2012, Tom Cruise, Rosamund Pike (thriller)@@ (E)
Alors qu'elles se trouvent tranquillement dans un parc, cinq personnes sont froidement abattues par un sniper posté dans un parking leur faisant face. Toutes les pistes mènent à James Barr. Les forces de police appr&eac ...

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JACKIE BROWN, Quentin Tarantino 1997, Pam Grier, Samuel L. Jackson (thriller)@@


Jackie Brown, hôtesse de l'air, arrondit ses fins de mois en convoyant de l'argent liquide pour le compte d'un trafiquant d'armes, Ordell Robbie. Un jour, un agent fédéral et un policier de Los Angeles la cueillent à l'aéroport. Ils comptent sur elle pour faire tomber le trafiquant. Jackie échafaude alors un plan audacieux pour doubler tout le monde lors d'un transfert impliquant une somme de cinq cent mille dollars.

TELERAMA
Ambiance cool, malfrats bavards et coup fumant, en 1998, Tarantino changeait de tempo et réinstallait Pam Grier en haut de l’affiche. Une réussite.
L'hôtesse de l’air Jackie Brown passe en fraude du fric sale pour le compte du gangster Ordell Robbie. Elle s’apprête à blouser tout le monde dans les grandes largeurs. Ce « coup » fumant se monte au rythme poisseux d’une musique omniprésente, mais aussi des conversations. On connaît le goût de Quentin Tarantino pour les personnages intarissables. Dans Jackie Brown, on ne flingue plus (enfin, juste ce qu’il faut…), mais on cause de plus belle. On chipote sur la couleur et le motif d’un sac de supermarché, on digresse sur les vieux disques en vinyle. L’arnaque est répétée comme une pièce de théâtre qui se jouerait sur la scène d’un centre commercial, entre une cafétéria et un magasin de vêtements — lieux passe-partout d’une Amérique standard.

Le roman d’Elmore Leonard se passait à Miami. Tarantino l’a transposé dans la South Bay, ces banlieues mornes et ensoleillées de Los Angeles. Il nous balade ainsi jusqu’à ce que l’absence d’effets, de trucs fasse son effet. Jusqu’à ce que les protagonistes de cette assez mince intrigue imposent leur présence, deviennent chair à fiction. Et mémorables. Au travers de ces losers sympathiques, Tarantino suggère une morale, peu orthodoxe, mais qui étonnera ceux qui guettaient l’explosion de violence d’un polar de plus. Ce grand cinéaste mineur a su se rendre imprévisible.
JACKIE BROWN, Quentin Tarantino 1997, Pam Grier, Samuel L. Jackson (thriller)@@ (E)
Jackie Brown, hôtesse de l'air, arrondit ses fins de mois en convoyant de l'argent liquide pour le compte d'un trafiquant d'armes, Ordell Robbie. Un jour, un agent fédéral et un policier de Los Angeles la cueillent &agra ...

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JACKIE, Pablo Larraín 2016, Natalie Portman, Peter Sarsgaard (bio histoire)@@


Le 22 novembre 1963: John F. Kennedy, 35e président des États-Unis, vient d'être assassiné à Dallas.

TELERAMA
Le réalisateur chilien met en scène Jackie Kennedy dans les jours qui suivirent l’assassinat de son époux président, en 1963. Habile réflexion sur l’image.

Le monde entier connaît ces images : une femme en rose rampe, affolée, sur le capot d’une voiture officielle ; une femme en noir mène la marche funèbre, à Washington… Jackie Kennedy est incrustée dans notre imaginaire collectif. Pour son premier film américain, le Chilien Pablo Larraín ne fait jamais semblant de l’ignorer.

Il n’a pas circonscrit par hasard son récit aux quelques jours qui suivirent l’assassinat de John F. Kennedy à Dallas, le 22 novembre 1963. Dans l’œil du cyclone, le point zéro d’un deuil et d’un trauma historique majeur, se tient Natalie Portman, exceptionnelle. Jackie n’est pas un biopic au sens usuel, la petite histoire d’une première dame dans les tourments de la grande. C’est un trompe-l’œil, une réflexion magistrale sur l’image. Et même une réflexion au sens strict : dans l’une des plus belles scènes du film, Jackie Kennedy se regarde dans un miroir. Elle ne nous offrira ainsi que son reflet, fragmenté et multiplié, enclos dans la stupeur d’une tragédie nationale dont l’Amérique n’est jamais vraiment sortie. Toutes les Jackie se superposent : la victime, la veuve, et surtout l’architecte de la postérité, à l’origine d’un mythe.

Jackie Kennedy accorde une interview à un journaliste quelques jours après la mort violente de son époux John Fitzgerald Kennedy, assassiné le 22 novembre 1963 à Dallas. Pour l'ex-First Lady, c'est l'occasion de relater les quelques jours qui ont suivis ces heures funestes. Par exemple, en dépit des mesures de sécurité considérables prises par l'équipe du président Lyndon B. Johnson, elle demande à accompagner le cercueil de son mari jusqu'au bout. Robert Kennedy, très proche de son frère et dont les rapports sont tendus avec le nouveau président, lui apporte son soutien indéfectible. La jeune veuve, âgée d'à peine 34 ans, est déterminée à ce que l'héritage de son époux lui survive...
JACKIE, Pablo Larraín 2016, Natalie Portman, Peter Sarsgaard (bio histoire)@@ (E)
Le 22 novembre 1963: John F. Kennedy, 35e président des États-Unis, vient d'être assassiné à Dallas.

TELERAMA
Le réalisateur chilien met en scène Jackie Kennedy dans les jours qui ...

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JACKPOT, Emily Atef 2020, Rosalie Thomass, Friedrich Mucke


Une femme trouve un sac contenant plus de 600 000 euros dans une voiture. Elle prend l'argent. Il y a quelqu'un à qui l'argent manque. L'homme est dangereux, il ne fait pas de compromis et ne paie pas de commission d'intermédiaire.

TELERAMA
Employée dans une fourrière automobile, Maren, qui a déjà été condamnée pour plusieurs vols, trouve dans une voiture tout juste saisie un sac contenant plus de 600 000 euros en espèces. Incapable de résister à la tentation, elle s'empare de cet argent tombé du ciel et le rapporte chez elle. Elle voit dans le pactole l'espoir de payer la rééducation de son mari Dennis, cloué dans un fauteuil roulant depuis un accident de travail. Malheureusement pour ce couple soudé, le propriétaire du magot, un truand nommé Henning, est prêt à tout pour le récupérer et offrir enfin à son épouse et à leur petite fille la vie prospère et tranquille dont ils rêvent tous les trois. Un jeu du chat et de la souris s'engage alors entre Maren et lui.
JACKPOT, Emily Atef 2020, Rosalie Thomass, Friedrich Mucke (E)
Une femme trouve un sac contenant plus de 600 000 euros dans une voiture. Elle prend l'argent. Il y a quelqu'un à qui l'argent manque. L'homme est dangereux, il ne fait pas de compromis et ne paie pas de commission d'intermédi ...

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JACKPOT, Tom Vaughan 2008, Cameron Diaz, Ashton Kutcher


Joy ne va pas bien. Son petit ami vient de la quitter. De son côté, Jack a perdu son emploi. Ils ne se connaissent pas, mais lors d'une nuit pleine d'excès à Las Vegas, ils se laissent aller sans retenue. Le lendemain, ils se réveillent mari et femme. Catastrophés, ils se mettent très vite d'accord pour se séparer à l'amiable. Tout se complique lorsque le couple réalise que Jack a gagné trois millions de dollars en jouant avec une pièce prêtée par Joy.

TELE LOISIRS
Un film prévisible mais plaisant, grâce au tandem explosif formé par Cameron Diaz et Ashton Kutcher.
JACKPOT, Tom Vaughan 2008, Cameron Diaz, Ashton Kutcher (E)
Joy ne va pas bien. Son petit ami vient de la quitter. De son côté, Jack a perdu son emploi. Ils ne se connaissent pas, mais lors d'une nuit pleine d'excès à Las Vegas, ils se laissent aller sans retenue. Le lende ...

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JAMAIS SANS MA FILLE, Betty Mahmoody 1991 (societe terrorisme islam)@@@


Betty est mariée à Moody Mahmoody, un médecin iranien américanisé avec qui elle a eu une fille, Mahtob. Après la chute du shah d'Iran, Moddy veut emmener sa famille en vacances chez lui. Inquiète du climat explosif et du danger couru par les Américains, Betty se laisse pourtant convaincre. Les vacances tournent alors au cauchemar : Moody cède vite aux pressions de sa famille très pratiquante et embrasse la religion islamique qu'il avait abandonnée.
JAMAIS SANS MA FILLE, Betty Mahmoody 1991 (societe terrorisme islam)@@@ (E)
Betty est mariée à Moody Mahmoody, un médecin iranien américanisé avec qui elle a eu une fille, Mahtob. Après la chute du shah d'Iran, Moddy veut emmener sa famille en vacances chez lui. Inqui&egrav ...

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JAMES BOND CONTRE DR NO, Terence Young 1962, Sean Connery (James Bond)(aventure)@@


L'agent secret britannique James Bond tente de déjouer les plans diaboliques d'un savant fou mégalomane nommé docteur No qui menace la paix mondiale en voulant faire exploser les fusées spatiales américaines et ainsi détruire le programme spatial des États-Unis.

TELERAMA
James Bond est envoyé à la Jamaïque, où un agent anglais semble avoir été tué par des terroristes. A leur tête, l'odieux Dr No, enfermé dans son île forteresse de Crab Key. Bond déjoue quelques jolis pièges et atterrit sur l'île... On le découvre, de trois quarts dos, assis à une table de jeu. Il lance à la jeune femme qui joue contre lui au baccara (et perd) : « J'admire votre courage, mademoiselle... ? - Trench. Sylvia Trench. J'admire votre chance, monsieur... ? » Impeccable dans son smoking, il allume nonchalamment sa cigarette et décline son identité pour la première fois : « Bond. James Bond. » Sean Connery est irrésistible, et sa toute première « James Bond girl » l'attendra le lendemain chez lui, vêtue d'une simple veste de pyjama...

James Bond 007 contre Dr No inaugure brillamment une série devenue mythique. Le film n'a rien perdu de son charme : il ne croule pas sous les gadgets, mais fait davantage confiance à l'intrigue d'espionnage, qui comporte quelques moments d'anthologie : la veuve noire sur le torse (également velu) de l'ami Sean, les supplices raffinés préparés par l'odieux Dr No, etc. Point d'orgue de l'aventure : Ursula Andress en bikini, qui apparaît sur la plage en chantant Underneath the mango tree, telle une Vénus des tropiques.
JAMES BOND CONTRE DR NO, Terence Young 1962, Sean Connery (James Bond)(aventure)@@ (E)
L'agent secret britannique James Bond tente de déjouer les plans diaboliques d'un savant fou mégalomane nommé docteur No qui menace la paix mondiale en voulant faire exploser les fusées spatiales américain ...

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JANE, Julian Jarrold 2007, Anne Hathaway, Maggie Smith, Julie Walter (biopic)@


Angleterre, 1795. La jeune Jane Austen habite une modeste demeure de l'Hampshire avec ses parents, dont la situation financière est des plus délicates. Sa mère aimerait d'ailleurs la voir épouser Wisley, qui, en tant que futur héritier de Lady Gresham, pourrait lui assurer un avenir confortable. Jane, elle, rêve de vivre de sa passion, l'écriture, et n'envisage de se marier que par amour.

TELERAMA
La vie et les amours (plus ou moins authentiques) de la romancière Jane Austen, à l’orée du XIXe siècle. De jolis costumes et de jolis plans sur la campagne anglaise. L’ironique auteur d’“Orgueil et préjugés” méritait sans doute mieux.

Pas un illustre personnage qui échappe à sa bio sur grand écran. Si d’aventure, vissé(e) à ses manuscrits, il ou elle a vécu une existence trop pépère, on se charge de la pimenter. Ainsi pour Jane Austen, demoiselle de bonne famille, jolie (d’après le seul portrait connu), espiègle et avisée, vivant dans l’Angleterre prévictorienne, et surtout auteur de quelques romans majeurs (entre autres, Orgueil et préjugés et Raison et sentiments, récits de mariage baignés d’acide ironie). Au cinéma, tout cela offre une tranquille garantie de succès : beaux costumes et campagne verdoyante, plus la frimousse d’une actrice qui monte (ici Anne Le diable s’habille en Prada Hathaway).

Seul hic : la belle Jane, si douée pour caser ses héroïnes, ne s’est, elle, jamais mariée, jamais liée. Rien, nada, ceinture. Qu’importe, le film dégote l’indispensable soupirant caché : un certain Tom Lefroy, avec lequel Jane Austen a partagé quelques danses aux alentours de Noël 1795. Dans le film, cette vague rencontre se mue en passion contrariée. Seul le supposé amoureux, que joue le magnétique James McAvoy (remarqué dans Le Dernier Roi d’Ecosse), apporte un peu d’air frais dans la bonbonnière. Parce que transformer la vie de Jane en roman d’Austen n’est pas à la portée de n’importe qui : la copie n’a ni le talent caustique ni la finesse d’évocation de l’original.
JANE, Julian Jarrold 2007, Anne Hathaway, Maggie Smith, Julie Walter (biopic)@ (E)
Angleterre, 1795. La jeune Jane Austen habite une modeste demeure de l'Hampshire avec ses parents, dont la situation financière est des plus délicates. Sa mère aimerait d'ailleurs la voir épouser Wisley, qui, en ...

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JAQUELINE SAUVAGE c etait lui ou moi, Yves Rénier 2018, Muriel Robin, Olivier Marchal (drame moeurs)@


47 ans de mariage. D'abord une histoire d'amour, comme il y en a tant d'autres, puis, très vite, les insultes, les coups, l'engrenage de la violence. L'homme à qui Jacqueline Sauvage a confié sa vie l'a transformée en enfer, régnant sur le foyer en véritable tyran. Il abat sa violence sur Jacqueline qu'il blesse, qu'il torture au quotidien, mais aussi sur leurs enfants qu'il humilie, qu'il frappe, qu'il terrorise. Tous partagent le même sentiment paralysant : la peur.

TELERAMA
Le 10 septembre 2012, vers 19 heures, Jacqueline Sauvage abat son mari de trois balles dans le dos. Condamnée à dix ans de prison, elle voit sa peine confirmée en appel : la sexagénaire ne réussit pas à convaincre les jurés qu’elle a tué l’homme qui la battait depuis quarante-sept ans pour ne pas mourir, elle. A son corps défendant mais avec l’aide de deux vibrionnantes avocates, elle incarne pourtant la cause des femmes battues, au point de convaincre François Hollande de lui accorder une grâce partielle, puis une libération anticipée.

Construit sur des allers-retours entre le prétoire et des scènes de la violence conjugale ordinaire (insupportables mais nécessaires), ce téléfilm épouse la cause de Jacqueline Sauvage avec la même ferveur que celle qui, à l’époque de son procès en appel, avait saisi l’opinion publique. Le réalisateur ne s’embarrasse d’aucune nuance, ni ne cherche à explorer les zones d’ombre d’un cas judiciaire complexe. Porté par un scénario solide, Yves Rénier décrit avec justesse l’emprise qu’un homme violent exerce sur ses proches, jusqu’à donner au film une valeur pédagogique. Muriel Robin est marmoréenne.

JAQUELINE SAUVAGE c etait lui ou moi, Yves Rénier 2018, Muriel Robin, Olivier Marchal (drame moeurs)@ (E)
47 ans de mariage. D'abord une histoire d'amour, comme il y en a tant d'autres, puis, très vite, les insultes, les coups, l'engrenage de la violence. L'homme à qui Jacqueline Sauvage a confié sa vie l'a transformé ...

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JASON ET LES ARGONAUTES, Don Chaffey 1963, Todd Armstrong, Nancy Kovack (histoire)@@ (film complet)


Pour retrouver son trône de Thessalie, Jason doit conquérir la Toison d'or. Il embarque à bord de l'Argo avec les Argonautes, hardis guerriers et marins, afin d'atteindre le royaume de Colchide. C'est dans ce royaume qu'il se trouve la dépouille du bélier magique.

TELERAMA
Formidable introduction à la mythologie grecque. Le clou du film, ce sont les effets spéciaux de Ray Harryhausen. Rien que du fait main, animé image par image : de vrais « trucages », comme on disait alors, et qui renvoient avec poésie au cinéma du premier âge (celui de Méliès, évidemment !). Découvrez ainsi Talos, le géant de bronze, les odieuses Harpies et puis, surtout, l’Hydre à sept têtes, dont les dents — c’est une séquence merveilleuse — se transforment en une armée de squelettes ! Mais, pour une fois, scénario et mise en scène sont à l’unisson de cette débauche d’imagination.

Le même film, aujourd’hui, accumulerait les péripéties à 100 à l’heure. Don Chaffey, lui, donne le rythme idéal : on prend le temps de s’attacher aux Argonautes, avant d’aller de surprise en surprise au gré de leur voyage initiatique. Le script offre une formidable introduction à la mythologie grecque : il divise le monde en trois catégories, les mortels, les dieux et les créatures fantastiques, mais donne à chacune sa part d’humanité. Avec, en prime, un soupçon d’humour british tout à fait bienvenu ! Tout le monde manifeste ici une foi dans le cinéma, en sa capacité à faire vivre des histoires fantastiques, qui évoquerait volontiers la foi des Anciens pour les légendes de l’Olympe…

Seul Jason a échappé au massacre de sa famille, orchestré par l'usurpateur Pélias. Devenu roi de Thessalie peu de temps après, Pélias apprend par un oracle que le rescapé va revenir pour lui succéder. Vingt ans plus tard, Jason arrive effectivement, décidé à revendiquer le trône. Sur les conseils des dieux et traîtreusement encouragé par Pélias, il décide de partir à la recherche de la Toison d'or, gage de prospérité. Il embarque à bord de l'Argo avec un équipage de guerriers thessaliens. Le fils de Pélias, Acaste, l'accompagne avec pour mission de le tuer après la découverte de la fameuse Toison...
JASON ET LES ARGONAUTES, Don Chaffey 1963, Todd Armstrong, Nancy Kovack (histoire)@@ (film complet) (E)
Pour retrouver son trône de Thessalie, Jason doit conquérir la Toison d'or. Il embarque à bord de l'Argo avec les Argonautes, hardis guerriers et marins, afin d'atteindre le royaume de Colchide. C'est dans ce royaume qu' ...

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JE SUIS TON HOMME, Maria Schrader 2021, Dan Stevens, Maren Eggert (science fiction)@@


Alma, une brillante scientifique, se révèle être une parfaite candidate pour se prêter à une expérience d'intelligence artificielle : pendant trois semaines, elle doit en effet vivre avec Tom, un robot à l'apparence humaine parfaite, qui a été spécialement programmé pour correspondre à sa définition de l'homme idéal. L'existence de cette machine anthropomorphe ne doit servir qu'un seul but : rendre Alma heureuse.

TELERAMA
Une intellectuelle et un androïde conçu pour être l’amoureux idéal... C’est le drôle de couple de ce film allemand, qui mêle comédie et philosophie.
Rencontrer l’amour et avoir une vie heureuse : cette quête éternelle trouve une illustration nouvelle et séduisante devant la caméra d’une cinéaste allemande dont on avait repéré le talent (avec Stefan Zweig, adieu l’Europe, 2016) mais pas encore la fantaisie. L’héroïne qu’elle a imaginée semble, d’abord, terriblement sérieuse. Alma est une spécialiste de la plus ancienne langue connue, le sumérien cunéiforme, et c’est seulement pour financer ses recherches au musée de Pergame, à Berlin, qu’elle a accepté de se mettre dans une situation cocasse : pendant trois semaines, elle va tester Tom, un androïde conçu pour répondre à tout ce qu’elle attend d’un homme. « Tes yeux sont deux lacs alpins où je veux me noyer », lui déclare d’emblée le bellâtre robotisé, la laissant consternée. Ce partenaire idéal semble avoir déjà besoin d’une mise à jour...

Dans cette comédie romantique pas comme les autres, l’évolution n’est pas là où on le croit. L’être artificiel, qui a longtemps fasciné romanciers et philosophes, n’est plus qu’un algorithme parmi d’autres, un objet connecté un peu plus sophistiqué et parfaitement crédible – comme l’acteur Dan Stevens qui interprète Tom. La singularité, aujourd’hui, est du côté de la femme. Contrairement à ce que Tom a statistiquement calculé, Alma ne fait pas partie des 93 % d’Allemandes dont le rêve est de prendre un bain au milieu des bougies et des pétales de roses, une coupe de champagne à la main. Tout en s’amusant avec beaucoup d’esprit des situations où se retrouve cette intellectuelle chargée d’expérimenter la relation amoureuse de demain, la réalisatrice Maria Schrader fait d’elle un symbole d’indépendance très actuel. Non, Alma n’est pas satisfaite, contrairement à cet homme qu’elle croise dans la rue, « testeur » lui aussi et enchanté par la poupée de chair conçue pour lui. Non, Alma ne veut pas ouvrir son cœur simplement parce que Tom a été réglé pour le faire battre. Elle veut comprendre ce qui se joue entre eux, vraiment – ou artificiellement.

Dans le sillage de ce beau personnage, admirablement incarné par Maren Eggert, I’m Your Man ouvre, sans renoncer à l’humour, est une réflexion sur l’être humain et sur le bonheur. À l’heure où la technologie nous habitue à flirter avec le futur, le film apporte une inconnue : nos aspirations, le mystère de ce que nous sommes. Dans un café, ce drôle de Tom, un peu extraterrestre quand même, s’étonne de voir un couple regarder en riant des vidéos d’enfants et d’adultes qui prennent d’abominables gadins. Ces images familières sur Internet défilent au ralenti et semblent soudain dire sur nous quelque chose d’important : notre joie spontanée de ne pas être des automates parfaitement réglés. Une découverte d’Alma va dans le même sens : l’écriture du IVe siècle avant Jésus Christ ne comportait pas seulement des significations précises mais des métaphores, la preuve que l’homme a toujours eu besoin de poésie. En convoquant le rire, l’imagination et la pensée, cette brillante comédie féministe peut se targuer d’être 100 % humaine.
JE SUIS TON HOMME, Maria Schrader 2021, Dan Stevens, Maren Eggert (science fiction)@@ (E)
Alma, une brillante scientifique, se révèle être une parfaite candidate pour se prêter à une expérience d'intelligence artificielle : pendant trois semaines, elle doit en effet vivre avec Tom, un robo ...

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JE TE PROMETS the vow, Michael Sucsy 2012, Rachel McAdams, Channing Tatum (sentimental)@


Leo et Paige filent le parfait bonheur. Un jour de neige, au retour du cinéma, ils sont victimes d'un accident de la route. Leo s'en sort avec quelques égratignures, mais Paige, plus gravement touchée, est plongée dans le coma. Lorsqu'elle en sort, elle ne se souvient plus de son mariage. Ses derniers souvenirs remontent à l'époque où elle était fiancée à Jeremy, un avocat.

TELERAMA

Ils s’aiment, ils sont heureux. Un accident plus tard, madame ne reconnaît plus monsieur. L’occasion d’empiler les clichés bêtas.
Ils ont des prénoms chouettes : Paige et Leo. Ils sont beaux, gentils, artistes, ils s'aiment. En plus, ils habitent un loft. Et là, paf, l'accident bête : commotionnée, frappée d'amnésie, Paige (Rachel McAdams), a « tout oublié du bonheur », comme chantait Mort Shuman. En fait, elle a même carrément zappé l'existence de Leo. Il va la reconquérir, bien sûr, sans quoi, il n'y aurait pas de film, pas de musique mollassonne, pas de flash-back romantiques comme un pot-pourri aux myosotis. Et pas de gros plans sur le comédien/mannequin Channing Tatum, qui change moins souvent d'expression que de tee-shirts moulants. Basée sur une « histoire vraie », cette bluette sonne pourtant totalement faux.
JE TE PROMETS the vow, Michael Sucsy 2012, Rachel McAdams, Channing Tatum (sentimental)@ (E)
Leo et Paige filent le parfait bonheur. Un jour de neige, au retour du cinéma, ils sont victimes d'un accident de la route. Leo s'en sort avec quelques égratignures, mais Paige, plus gravement touchée, est plongé ...

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JE TE VEUX MOI NON PLUS, Rodolphe Lauga 2021


Nina et Dylan, meilleurs amis depuis l'enfance, n'ont aucun secret l'un pour l'autre. Nina vit à Paris alors que Dylan habite à Biarritz. Ce dernier a toujours pensé qu'ils finiraient ensemble mais n'a jamais tenté sa chance. Quand Nina quitte son petit ami et décide de partir à Biarritz pour des vacances improvisées avec ses deux meilleures amies, elle a finalement un déclic. Alors que Dylan vient de débuter une relation, Nina réalise que c'est bel et bien lui l'homme de sa vie.

TELERAMA
La star du stand-up Inès Reg, connue pour son sketche qui parle de Kévin et de paillettes sur Instagram, joue et coécrit avec son mari Kévin Debonne, dans cette comédie romantique, librement inspiré de leur vie. Mais ni cette belle histoire ni ces comiques ne suffisent à sauver un scénario bourré de clichés.

Nina (Inès Reg), jeune avocate parisienne de 28 ans, et Dylan (Kévin Debonne) sont meilleurs amis depuis l’enfance et savent tout l’un de l’autre. Il a toujours été amoureux d’elle, elle ne l’a jamais pris au sérieux. Lorsque Nina découvre que son amoureux la trompe, elle vient oublier son chagrin, à Biarritz, chez Dylan, pour quelques jours de vacances improvisées avec ses copines Chacal (Laurie Peret) et Lulu (Pauline Clément, de la Comédie-Française). Là, elle ouvre enfin les yeux… Et si le Dylan dont elle a toujours repoussé les avances, était finalement l’« homme de sa vie » ? Pas de chance, ce dernier est désormais en couple avec Cassandra (Constance Labbé).

On pourrait résumer le pitch de ce Je te veux, moi non plus par le vieil adage « fuis-moi je te suis, suis-moi je te fuis » que connaissent bien tous les célibataires de la planète. D’ailleurs, ce premier film coécrit par Inès Reg, stand-uppeuse adulée par des millions (on n’exagère pas) de « follolos » (followers) depuis sa fameuse vidéo Instagram (« C’est quand que tu vas mettre des paillettes dans ma vie Kévin ? »), et par son mari, Kévin Debonne, a tout d’une romcom des années 1990 avec Julia Roberts. Mais là où un Mariage de mon meilleur ami (1997) réussissait à mêler avec brio amour et burlesque assumé, ici les clichés s’enchaînent sous le soleil du Pays basque tandis que les punchlines tombent à plat.

Intrigue prévisible, personnages un brin caricaturaux (la bonne copine intello à lunettes et la « chaudasse vulgaire » revendiquée), musique omniprésente, ce premier long métrage librement inspiré de l’histoire du couple à la ville et réalisé par Rodolphe Lauga (La Source, 2019) manque souvent de nuance et de profondeur. Malgré le charme, la drôlerie naturelle et le potentiel comique indéniable de la pétillante nouvelle star de l’humour français, véritable bouffée d’oxygène du film, cela ne suffit malheureusement pas à « mettre des paillettes » dans ce Je te veux, moi non plus. N’est pas Julia Roberts qui veut.
JE TE VEUX MOI NON PLUS, Rodolphe Lauga 2021 (E)
Nina et Dylan, meilleurs amis depuis l'enfance, n'ont aucun secret l'un pour l'autre. Nina vit à Paris alors que Dylan habite à Biarritz. Ce dernier a toujours pensé qu'ils finiraient ensemble mais n'a jamais tent&eacut ...

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JE VERRAI TOUJOURS VOS VISAGES, Jeanne Herry 2023, Gilles Lelouche, Élodie Bouchez, Adèle Exarchopoulos, Leila Bekhti (societe)@@


Depuis 2014, en France, la Justice Restaurative propose à des personnes victimes et auteurs d'infraction de dialoguer dans des dispositifs sécurisés, encadrés par des professionnels et des bénévoles comme Judith, Fanny ou Michel. Nassim, Issa, et Thomas, condamnés pour vols avec violence, Grégoire, Nawelle et Sabine, victimes de homejacking, de braquages et de vol à l'arraché, mais aussi Chloé, victime de viols incestueux, s'engagent tous dans des mesures de Justice Restaurative.

TELERAMA
Des victimes dialoguant avec des criminels... La justice restaurative, explorée dans un film qui a du cœur, comme sa réalisatrice Jeanne Herry.
Une envie de dire ce qu’on a sur le cœur s’épanouit dans ce film bien dans l’air du temps. Il n’y est pas question de #MeToo mais de la justice restaurative. Un dispositif qui permet d’ouvrir un dialogue entre victimes et coupables, par-delà le jugement rendu, la peine prononcée. Cette nouvelle façon d’accompagner des situations terriblement nouées, comme le montrait déjà Les Repentis (2021) dans le contexte du terrorisme basque, est ici abordée à travers une fiction qui a la rigueur d’un documentaire. Interprétée par Adèle Exarchopoulos, une jeune femme violée par son frère pendant son enfance demande de l’aide avant de revoir celui-ci, quand elle apprend qu’il est sorti de prison et s’est réinstallé dans la ville où elle vit. Parallèlement, une rencontre est organisée entre quelques détenus condamnés pour vols avec violence et quelques personnes ayant été visées par d’autres agresseurs, dans le même genre de situations.

Derrière la caméra, Jeanne Herry s’affirme, après Pupille (2018), comme une cinéaste qui a du cœur. Et qui aime les comédiens. Attentionnée, concentrée sur les visages, elle réunit une distribution de premier ordre pour un film dépouillé, à la fois d’une belle qualité de regard et d’écoute. Il faut au spectateur la même attention pour comprendre les rouages de cette justice restaurative dont les principes sont portés par une juriste (Élodie Bouchez) et le responsable d’une association d’aide aux victimes (Denis Podalydès), entourés de volontaires. Entre le trop d’informations « techniques » et le trop peu, l’équilibre n’est pas toujours trouvé. Mais, au-delà du protocole, le film creuse un beau sujet : comment chacun peut retrouver le fil de sa propre histoire. Les victimes ont en elles une page qui n’a pas été tournée parce qu’elle pèse des tonnes. Au fil d’un échange rendu possible, la page s’allège, le récit renaît… Une cure en accéléré, mais aussi en toute délicatesse. Et dont il y a, pour le spectateur, beaucoup à tirer.
JE VERRAI TOUJOURS VOS VISAGES, Jeanne Herry 2023, Gilles Lelouche, Élodie Bouchez, Adèle Exarchopoulos, Leila Bekhti (societe)@@ (E)
Depuis 2014, en France, la Justice Restaurative propose à des personnes victimes et auteurs d'infraction de dialoguer dans des dispositifs sécurisés, encadrés par des professionnels et des bénévoles ...

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JEAN DE FLORETTE, Claude Berri 1986, Yves Montand, Gerard Depardieu, Daniel Auteuil, Emmanuelle Beart (saga)@@


Petit et laid, Ugolin, le dernier des Soubeyran, revient du service militaire. Il retrouve son oncle, le Papet, à qui il dévoile son projet : rester au pays pour cultiver des œillets. Convaincu que l'affaire peut être rentable, le Papet accepte de financer l'entreprise.

TELERAMA
Le patrimoine pagnolesque, la Provence crépitante, des stars à foison… L’histoire réunit les qualités d’une tragédie et Auteuil est impressionnant.

De retour dans son village, Ugolin envisage de se lancer dans la culture extensive des œillets sur les terrains de son oncle, le Papet. L’eau manque, hélas. Il y a bien une source, mais sur le terrain du voisin. Celui-ci meurt. C’est Jean de Florette, un homme de la ville, qui en hérite…

Le patrimoine pagnolesque, la Provence crépitante, l’eau vitale, des stars à foison, il y a là ce qu’il faut pour un mammouth cinématographique académique en deux parties 1. De fait, on est rarement surpris : tout correspond fidèlement au dépliant touristique, et le voyage dans la garrigue est bien organisé. Reste que l’histoire est assez forte pour captiver. Fondée sur une vilenie (la source bouchée) et sur un calvaire (Depardieu, sa bosse, sa lutte quotidienne de titan), elle réunit les qualités d’une tragédie. Si Claude Berri n’est pas très inspiré face aux paysages, il sait en revanche mettre en valeur les acteurs (Auteuil surtout, impressionnant), intensifier les visages, les regards, les face-à-face. Grâce à son savoir-faire, il honore ici la tradition du grand spectacle populaire.
JEAN DE FLORETTE, Claude Berri 1986, Yves Montand, Gerard Depardieu, Daniel Auteuil, Emmanuelle Beart (saga)@@ (E)
Petit et laid, Ugolin, le dernier des Soubeyran, revient du service militaire. Il retrouve son oncle, le Papet, à qui il dévoile son projet : rester au pays pour cultiver des œillets. Convaincu que l'affaire peut ê ...

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JEAN-PHILIPPE, Laurent Tuel 2006, Fabrice Luchini, Johnny Halliday (musical bio)@@


Fabrice, cadre moyen, est un fan absolu de Johnny Hallyday, peut-être même le plus grand... Mais un jour, il se réveille dans une réalité différente, un monde parallèle où Johnny n'existe pas. Perdu, orphelin, il se met alors à la recherche de Jean-Philippe Smet, pour savoir ce qu'il est devenu dans cette autre dimension, et lorsqu'il le retrouve enfin, c'est pour découvrir un patron de bowling, un type comme les autres qui n'est jamais devenu une star.

TELERAMA
Johnny Hallyday ? Connais pas. » Du jour au lendemain, Fabrice se retrouve propulsé dans un monde où son héros, son dieu, Johnny, n'a jamais connu la célé­brité. Il est resté Jean-Philippe Smet. Bref, un cauchemar pour le fan privé de sa raison d'être. Dès lors, Fabrice n'aura de cesse de persuader Jean-Philippe, patron de bowling en banlieue, de devenir celui que l'on sait. Drôle d'idée, idée très drôle : prenez une vraie star, une institution même, et inventez-lui une biographie parallèle. Vous obtiendrez une comédie maligne qui explore, mine de rien, quelques aspects de la célébrité.
Le public, d'abord, sans lequel les idoles ne seraient que des « Jean-Philippe » comme les autres. Laurent Tuel (Un jeu d'enfants) insiste sur le fétichisme de Fabrice : collectionnite aiguë et vieux tubes en boucle pour remplir le vide de sa vie. Puis, à travers ses mésaventures ultérieures, le film décortique les mécanismes de la passion, dont l'objet s'avère interchangeable. Ainsi Fabrice découvre-t-il que, dans le monde où Johnny n'existe pas, il collectionne passionnément... les bouteilles de bière.
Avec Luchini, Johnny Hallyday forme un couple de comédie réjouissant : l'un, fébrile, joue à la perfection les monomaniaques ruisselants d'amour, en particulier quand il enseigne à l'idole ses propres chansons. L'autre se laisse aduler, mi-passif, mi-dubitatif. Chacune des références au « vrai » Johnny produit sur le spectateur un effet de connivence et de désorientation mêlées. Bourré de clins d'oeil, le film tient le rythme, malgré un happy end un peu bâclé.
Cécile Mury
JEAN-PHILIPPE, Laurent Tuel 2006, Fabrice Luchini, Johnny Halliday (musical bio)@@ (E)
Fabrice, cadre moyen, est un fan absolu de Johnny Hallyday, peut-être même le plus grand... Mais un jour, il se réveille dans une réalité différente, un monde parallèle où Johnny n'exist ...

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JEANNE DU BARRY, Maiwenn 2023, Johnny Depp (histoire bio)@@


Jeanne, fille du peuple avide de culture et de plaisirs, met à profit ses charmes et son intelligence pour gravir un par un les échelons de la société. Elle devient la favorite du roi Louis XV, qui ignore sa condition de courtisane, mais retrouve auprès d'elle le goût de la vie. Les deux tombent éperdument amoureux.

TELERAMA
La réalisatrice reconstitue le destin hors norme de la favorite de Louis XV, dans un conte pétillant où se marient réalisme historique et fantaisie, présenté en ouverture du 76e Festival de Cannes.

Une fillette, frimousse d’ange sauvage à la mèche rebelle, pose dans un paysage doré par un soleil rasant. Devant son chevalet, un homme chapeauté la dessine. Moment paisible, moment de silence. On est loin du bruit et de la frénésie auxquels Maïwenn nous a habitués. Comparé à Polisse, Mon roi ou ADN, Jeanne du Barry est un film étrangement posé. Sans heurt, à distance des protagonistes, avec de la tenue dans la mise en scène. Le cadre y est pour beaucoup, Versailles imposant ici son décorum et ses protocoles. Ceux-là mêmes que Jeanne du Barry bouscule, presque, avec naturel, grâce à son esprit autant qu’à son corps. En y étant une intruse, ou une transfuge comme on dirait aujourd’hui. Le destin exceptionnel de cette courtisane, parvenue avec une relative facilité au rang suprême de favorite officielle du roi, méritait bien un film. Le voici sous la forme d’un biopic insolite, proche du conte.

Mais un conte où la fantaisie s’allie au réalisme. La réalisatrice s’est documentée, a travaillé étroitement avec une historienne universitaire, sélectionnant des faits de cour méconnus, tout en s’autorisant certaines libertés. Le souci de fidélité à l’époque, un rien écrasant, s’adapte parfaitement à la principale qualité du film : son espièglerie. L’héroïne, ingénue plus mutine que perverse, éloigne toute gravité, rendant à la fois merveilleuse et dérisoire la pompe de Versailles. Ses épisodes de vie antérieurs, résumés sur un ton allegro par une voix off sobre et littéraire à la fois, sont loin d’être ceux d’une privilégiée. Mais ce sont les hasards heureux qui sont soulignés. Comme ce visage fort gracieux qu’offre Jeanne Vaubernier, atout majeur lui apportant une confiance décisive. Cette fille de roturière, instruite, grande lectrice, échappe au déterminisme social. La rencontre avec un libertin notoire, le comte du Barry (Melvil Poupaud), lui permet son ascension, lui ouvrant les portes de la cour.

Le sexe ? La décence est l’élégance du film. Là ou d’aucuns auraient exploité le filon, Maïwenn se contente de deux scènes. L’une concentre et clôt en même temps le motif de la servitude : celle où le duc de Richelieu (Pierre Richard) trousse littéralement Jeanne. L’autre est plus directe encore mais rendue surréaliste par son aspect guindé : c’est celle de son examen d’entrée à la cour, à savoir une exploration clinique de son vagin, digne d’un office religieux. Pour le reste, le film est chaste, ponctué de quelques baisers presque romantiques. De séduction et de sentiment entre Jeanne et Louis XV (Johnny Depp, masque à la Buster Keaton), il est surtout question. Sur un mode qui reste celui d’une certaine insouciance, se passant de déclarations. Le roi parle peu, ses œillades disent assez – du jeu, du goût de vivre retrouvé. L’insouciance, c’est aussi celle d’un amour inconscient de l’être et qui meurt au moment même où il se révèle.

Après l’ascension, il y a bien la disgrâce, une mélancolie qui monte. Ce sont pourtant des notes vives d’euphorie, de grotesque bien vu sur les règles et les usages du monde des courtisans que l’on retient. De bagatelles en fêtes galantes, le film badine, fidèle à l’esprit du XVIIIe, effleure joliment les choses, reste à la surface. C’est sa force et sa limite. N’ayant à rougir de rien, avec autant d’audace que de narcissisme, Maïwenn s’y donne le beau rôle, s’y tient droite, se fondant parfaitement avec son personnage d’autodidacte ambitieuse. Désirante, curieuse de tout et finalement généreuse.

SYNOPSIS
Au XVIIIe siècle, dans le royaume de France, la courtisane Jeanne Vaubernier veut sortir de sa condition modeste. Dans ce but, elle utilise sa beauté et son intelligence pour se rapprocher du pouvoir. Jusqu'au jour où son amant, le comte du Barry, décide de lui présenter Louis XV, avec l'aide du duc de Richelieu. Dès leur première rencontre, c'est le coup de foudre, le roi tombant follement amoureux de la jeune femme. C'est grâce à elle qu'il retrouve la joie de vivre. Il l'installe parmi sa cour dans le palais de Versailles. Mais tout le monde ne voit pas l'arrivée de cette fille des rues d'un bon oeil...
JEANNE DU BARRY, Maiwenn 2023, Johnny Depp (histoire bio)@@ (E)
Jeanne, fille du peuple avide de culture et de plaisirs, met à profit ses charmes et son intelligence pour gravir un par un les échelons de la société. Elle devient la favorite du roi Louis XV, qui ignore sa cond ...

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JEREMIAH JOHNSON, Sydney Pollack 1972, Robert Redford, Will Geer, Stefan Gierasch (western)@@


Fuyant la civilisation, Jeremiah Johnson s'est réfugié dans les montagnes du Colorado. Entretenant de bonnes relations avec les Indiens, il adopte un enfant de pionniers massacrés, se lie avec un trappeur, Del Gue, et épouse Swan, la fille d'un chef indien. Installé dans une cabane d'hiver, il mène avec sa famille une vie sereine jusqu'au jour où il décide de conduire des cavaliers dans la vallée sacrée de la tribu des Crow.

TELERAMA
Jeremiah Johnson en a assez de la ville et de la civilisation. C’est pour cela qu’il est parti vivre en ermite dans les Rocheuses. Mais la vie y est rude et il est mal entraîné à ce changement. Le pionnier Robert Redford se révèle un héros très convaincant.

Pêcher une truite à la main dans une rivière gelée, faire du feu avec deux silex, tuer un daim d’un coup de fusil, se faire un lit de braises pour dormir dans la neige, dépecer un grizzly ou poser un piège à castor : telle est la rude vie du trappeur. Jeremiah Johnson l’a pourtant choisie pour échapper au tumulte de la ville. Son fantasme à la Davy Crockett se heurte vite à la réalité de l’Ouest. Depuis belle lurette, la nature vierge n’existe plus. La frontière a été repoussée jusqu’au Pacifique et les pionniers n’ont toujours pas appris à cohabiter avec les Indiens.

Cousin antisocial du Josey Wales de Clint Eastwood, Jeremiah Johnson n’a pas d’autre choix. Il devient de plus en plus sauvage. Il fuit, toujours plus loin dans les Rocheuses. Recouvert d’une peau d’ours, sous les neiges de l’Utah, Robert Redford est filmé à hauteur d’homme par son ami Sydney Pollack. Leur western initiatique consacre la beauté et la brutalité de l’Amérique en construction. Où l’homme doit apprivoiser la nature pour survivre. La leçon d’écologie politique est éternelle.
JEREMIAH JOHNSON, Sydney Pollack 1972, Robert Redford, Will Geer, Stefan Gierasch (western)@@ (E)
Fuyant la civilisation, Jeremiah Johnson s'est réfugié dans les montagnes du Colorado. Entretenant de bonnes relations avec les Indiens, il adopte un enfant de pionniers massacrés, se lie avec un trappeur, Del Gue, et & ...

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JEUNE ET JOLIE Francois Ozon 2013, Marine Vacth (societe moeurs film e)@


Durant l'été, alors qu'elle est en vacances au bord de la mer, Isabelle fête ses 17 ans en famille, en présence aussi de la famille de Peter, un proche de ses parents, dont on apprendra plus tard qu'il est l'amant de sa mère. Elle perd sa virginité avec un jeune Allemand, Félix. À son retour à Paris, où elle retrouve le chemin du lycée, elle se livre volontairement et secrètement à la prostitution sous le pseudonyme de Lea.

TELERAMA
Une lycéenne se prostitue. Ce sujet de société, François Ozon le traite très peu comme tel. Les explications affleurent puis se dissipent. L'héroïne n'a pas besoin d'argent. Si ses parents sont divorcés, elle se sait aimée et protégée. Pour cette petite « belle de jour » contemporaine, coucher avec des hommes dans le cadre de rendez-vous monnayés est peut-être une manière de retoucher l'image d'une première étreinte sexuelle tout sauf concluante...

La question du plaisir, ou plutôt de son absence, plane ainsi, constamment. Jeune, jolie et frigide ? Cette hypothèse est la vraie transgression du film, par ailleurs dénué de scènes chocs et de provoc, mais pas de délicatesse. Les quatre titres de Françoise Hardy des années 1960 et 1970, bouffées sentimentales qui émaillent le récit, sont davantage qu'une ponctuation. Le mélange de jeunesse contemporaine et de chansons d'hier crée une drôle de temporalité : un présent déjà au passé. Le défilement rapide et marqué des saisons — tout se déroule en une seule année — ajoute à cette impression de fugacité. D'autant que le cinéma de François Ozon est de plus en plus fluide et élégant, surface presque lisse mais effet tenace. Voir ce superbe mouvement de caméra final, autour de l'héroïne, d'un miroir à l'axe d'une fenêtre : une manière de dire qu'il y a un temps pour se regarder soi et un temps pour regarder vers les autres. — Louis Guichard
JEUNE ET JOLIE Francois Ozon 2013, Marine Vacth (societe moeurs film e)@ (E)
Durant l'été, alors qu'elle est en vacances au bord de la mer, Isabelle fête ses 17 ans en famille, en présence aussi de la famille de Peter, un proche de ses parents, dont on apprendra plus tard qu'il est l'amant ...

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JEUNESSE le printemps, Wang Bing 2024 (societe documentaire)@@


Zhiliest un quartier ouvrier proche de Shanghai, la ville la plus riche de Chine. Chaque année, de nombreux jeunes quittent leur village pour s'y installer. Ils ont entre 17 et 20 ans et viennent tous de la province rurale du Yunnan, à 2 500 km à l'ouest, où le fleuve Yangtsé prend sa source. Ces jeunes Yunnanais vivent souvent sur leur lieu de travail, dans des dortoirs, des chambres insalubres, ou parfois dans de petits studios. Le temps et l'espace pour se rencontrer leur manquent. Alors, ils communiquent par les réseaux sociaux populaires en Chine. Ils vivent comme des adultes mais demeurent, au fond, des adolescents...

TELERAMA
Fidèle à ses idées, le cinéaste Wang Bing peint la fresque au long cours des “petites mains” des ateliers de confection chinois. Malgré l’aliénation, la jeunesse rayonne.

La trilogie documentaire qui débute avec « Jeunesse (Le printemps ) » promet de suivre ses personnages au fil du temps.

Dans Argent amer (2016), Wang Bing s’intéressait aux jeunes Chinois qui quittent leurs terres campagnardes du Yunnan pour aller travailler, à des milliers de kilomètres de chez eux, dans l’industrie textile de la ville de Huzhou, près de Shanghai. Les deux heures et trente-six minutes de ce film passé relativement inaperçu n’étaient qu’un prologue à un projet cinématographique plus ambitieux, digne d’À l’ouest des rails, la saga documentaire qui avait révélé le talent du cinéaste il y a vingt ans.

Fidèle à sa méthode d’immersion au long cours, Wang Bing a filmé entre 2014 et 2019 les « petites mains » qui travaillent dans les dix-huit mille ateliers de confection de Zhili, un bourg de Huzhou, accumulant deux mille six cents heures (!) de rushes. Il en tire aujourd’hui un premier film — deux autres doivent suivre —, déjà très copieux mais jamais ennuyeux, au beau titre de Jeunesse (Le printemps).

Les forçats de l’aiguille suivis par Wang Bing ont parfois moins de 20 ans, ils sont rivés à leur poste treize heures par jour, six jours sur sept, et se résignent à des cadences d’autant plus infernales qu’ils sont payés à la tâche. Abrutis de fatigue et de bruit (la musique pop ou techno passée non-stop à fond dans les ateliers couvrant à peine le fracas des machines à coudre), ils s’entassent le soir dans des dortoirs à la limite de l’insalubrité situés deux étages au-dessus.

Le film chronique un système économique et social qui se régénère sans cesse, car nombre de ces ouvriers rêvent de fonder leur propre atelier où ils exploiteront, à leur tour, de nouveaux migrants ruraux. De ce témoignage terrifiant émerge pourtant une énergie communicative. Et un film plus enjoué, sinon solaire, que les précédentes œuvres de Wang Bing consacrées aux oubliés de l’histoire chinoise — les victimes des « camps de rééducation » maoïstes dans Fengming ou les malades mentaux dans À la folie.

Deux amoureux sous un drap qui sèche au soleil
La jeunesse des personnages y est évidemment pour beaucoup. Toujours à la bonne distance, aussi proche soit-elle, le réalisateur les observe longuement, pendant leurs jeux, leurs blagues, leurs flirts plus ou moins maladroits, et son empathie est peut-être plus forte encore. Comme dans cette scène, superbe, où deux amoureux s’évadent un bref moment de leur atelier pour discuter sur le toit, dissimulés par un drap qui sèche au soleil.

Le dernier mouvement du film, qui accompagne l’attachant Xiao Wei dans son retour au pays natal, donne un aperçu des prochains volets de Jeunesse, qui devraient élargir l’horizon géographique de la trilogie à l’ensemble du fleuve Yangtzi Jiang. Vivement la suite !
JEUNESSE le printemps, Wang Bing 2024 (societe documentaire)@@ (E)
Zhiliest un quartier ouvrier proche de Shanghai, la ville la plus riche de Chine. Chaque année, de nombreux jeunes quittent leur village pour s'y installer. Ils ont entre 17 et 20 ans et viennent tous de la province rurale du Yunnan, ...

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JEUX D ENFANTS, Yann Samuell 2003, Guillaume Canet, Marion Cotillard (societe)@@


Une vie entière pour se dire je t'aime. Plus de 80 ans pour démarrer une histoire d'amour à cause d'un jeu. Ou peut-être grâce à un jeu. Sophie et Julien ont défini les règles. Ils en sont les arbitres et souvent les victimes. Cap ou pas cap ? Cap ! Bien sûr ! Ils sont cap de tout : du meilleur comme du pire. Bafouer les tabous, défier tous les interdits, braver toutes les autorités, rire, se faire mal.

TELERAMA
Deux amis de toujours, ayant passé leur jeunesse à se lancer des défis d’enfants, se retrouvent à l’âge adulte sans pouvoir faire la différence entre leur jeu et la réalité de leur amour réciproque.
Complices depuis l'enfance, Julien et Sophie ont placé leur amitié sous le signe du défi : cap ? Pas cap ? Par exemple, de renverser le gâteau de la mariée quand ils sont gamins. Ou de draguer un(e) inconnu(e) qui passe quand ils sont plus grands. Mais comment avouer qu'on s'aime quand on ne fait que jouer ? Sujet potentiellement juste (la peur de l'engagement, le refus du monde adulte) gâché par une tendance lourde à « l'amélie-poulainisation ». La stylisation bariolée de la mise en scène prive les personnages de toute vraisemblance psychologique, et, partant, de tout attrait.
JEUX D ENFANTS, Yann Samuell 2003, Guillaume Canet, Marion Cotillard (societe)@@ (E)
Une vie entière pour se dire je t'aime. Plus de 80 ans pour démarrer une histoire d'amour à cause d'un jeu. Ou peut-être grâce à un jeu. Sophie et Julien ont défini les règles. Ils en so ...

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JEUX INTERDITS, René Clément 1952, Brigitte Fossey, Georges Poujouly (guerre societe)@@@


Au cours de l'Exode de 1940 en France, Paulette, cinq ans, perd ses parents. À l'abandon, elle erre sans savoir où elle va jusqu'au jour où elle rencontre Michel, un petit garçon de dix ans qui la conduit chez lui. D'abord réticent, le père de Michel accueille la petite, notamment pour ne pas que leurs voisins en tire profit. Puis les deux enfants commencent à créer des sépultures pour divers animaux morts et Michel vole des croix pour les tombes, créant des ennuis.

TELERAMA
En 1940, une opheline de 5 ans vit la guerre à sa façon aux côtés du garçon de la famille paysanne qui l’a recueillie. Le réalisateur René Clément s’immisce dans l’imaginaire morbide de l’enfance.

À5 ans, Paulette trottine en famille sur les routes du Cantal pendant l’exode de 1940. Une pluie d’obus tue ses parents et son chien. Désormais seule, elle rencontre Michel, un peu plus âgé qu’elle, qui tanne sa famille pour qu’elle adopte l’orpheline.

À force d’entendre les débutants à la guitare égratigner sa musique, on avait fini par oublier la perfection du film. Célèbre pour avoir tourné, dès 1945, le premier film événement sur la Résistance (La Bataille du rail), René Clément reprend un thème proche avec la même rigueur documentaire, assortie d’un humanisme délicat et tragiquement féerique. Il épin­gle sans pitié la hargne clanique de familles paysannes qui se jalousent et défendent leurs petits intérêts.

Bien avant Charles Laughton et sa légendaire Nuit du chasseur, il s’immisce aussi dans l’imaginaire morbide et franc de l’enfance, avec son lot d’images oniriques lourdes en symboles : un hibou au regard scru­tateur, un poussin à l’agonie… Comme pour remplacer son chien, mort à sa place, Paulette erre sans autre arme que son instinct trop pur, petit animal perdu à qui la Croix-Rouge prend finalement soin de mettre un collier. Brigitte Fossey est bouleversante.


JEUX INTERDITS, René Clément 1952, Brigitte Fossey, Georges Poujouly (guerre societe)@@@ (E)
Au cours de l'Exode de 1940 en France, Paulette, cinq ans, perd ses parents. À l'abandon, elle erre sans savoir où elle va jusqu'au jour où elle rencontre Michel, un petit garçon de dix ans qui la conduit chez lu ...

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JFK, Oliver Stone 1991, Kevin Kostner (histoire)@@


Suite à l'assassinat du président John F. Kennedy, le procureur Jim Garrison remet en cause le rapport du commissaire Warren. Ce dernier avait clôturé l'affaire en trouvant le parfait coupable, Lee Harvey Oswald. Pour Garrisson, il est impossible que l'homme ait agi seul. Persuadé qu'un complot se trame, Garrison explore des pistes occultées et comprend vite que la CIA, le FBI et le Pentagone ont joué un rôle déterminant dans cette affaire.
JFK, Oliver Stone 1991, Kevin Kostner (histoire)@@ (E)
Suite à l'assassinat du président John F. Kennedy, le procureur Jim Garrison remet en cause le rapport du commissaire Warren. Ce dernier avait clôturé l'affaire en trouvant le parfait coupable, Lee Harvey Oswald. ...

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JINPA, un conte tibetain, Pema Tseden 2018 (conte moral)@@


Depuis dix ans, Jinpa, issu de l'ethnie des Kampa et muni d'un couteau traditionnel, veut venger l'assassinat de son père. Il se rend à Sanak pour recouvrer le meurtrier et le tuer. En route, il est pris en stop par un camionneur qui chemine dans le Kekexili, un plateau désertique du Tibet.

TELERAMA
Sur une route du Tibet, un camionneur rencontre un homme mystérieux nommé, comme lui, Jinpa. Un envoûtant voyage entre rêve et réalité, visuellement superbe.

Parmi les rares cinéastes en activité au Tibet, Pema Tseden a déjà signé le très réussi Tharlo, le berger tibétain (2018). Au générique de ce film-ci, c’est le nom de son producteur qu’on remarque : Wong Kar-wai. Dès les premières images, l’esprit du maître ­hongkongais semble présent. Ses ­fameuses lunettes fumées rectan­gulaires, on croit les reconnaître, portées par le héros de Jinpa, un conte tibétain. Ce camionneur très stylé, en cuir noir et pull violet, écoute sur sa radiocassette une version locale de O sole mio, chanson napolitaine devenue tube mondial. Un choix musical qui rappelle les mélanges exotiques de In the Mood for Love (2000). Comme le travail sur la lumière, qui rend les paysages arides du Tibet soudain chatoyants.

Dans cette ambiance sophistiquée et superbe, l’auteur imagine un récit où tout est, pareillement, affaire d’atmosphère. Au volant de son camion, Jinpa tue par mégarde un mouton, puis fait monter à bord un inconnu étrange – il a quitté son village pour aller tuer l’assassin de son père et il s’appelle, lui aussi, Jinpa… Le sang de la bête écrasée sur la route et la soif de vengeance, tout se répond, comme les prénoms, mystérieusement. Dans le ciel, les vautours tournoient au-dessus du monastère où fait halte le premier des deux Jinpa. Avec ce sentiment de menace omniprésente et insituable, le film tient en haleine. Le thème du double est bien le seul élément familier de cet envoûtant voyage au bout du monde, entre la lumière et les ombres, la réalité et le rêve.
JINPA, un conte tibetain, Pema Tseden 2018 (conte moral)@@ (E)
Depuis dix ans, Jinpa, issu de l'ethnie des Kampa et muni d'un couteau traditionnel, veut venger l'assassinat de son père. Il se rend à Sanak pour recouvrer le meurtrier et le tuer. En route, il est pris en stop par un camionn ...

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JO Jean Girault 1971, Louis De Funes, Bernard Blier, Claude Gensac, Michel Galabru@@


Un auteur dramatique, Antoine Brisebard, est victime de chantage. Le maître chanteur, Jo, menace de compromettre sa réputation en révélant le passé de sa femme Sylvie.
JO Jean Girault 1971, Louis De Funes, Bernard Blier, Claude Gensac, Michel Galabru@@ (E)
Un auteur dramatique, Antoine Brisebard, est victime de chantage. Le maître chanteur, Jo, menace de compromettre sa réputation en révélant le passé de sa femme Sylvie. ...

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JOE KIDD, John Sturges 1972, Clint Eastwood (western)@@


Début du XXe siècle, au Nouveau Mexique. Des paysans tentent d'obtenir les droits légaux d'exploitation de leurs terres, mais un gros propriétaire américain, Frank Harlan, a fait main basse sur leurs biens et fait régner la terreur.

TELERAMA
Produit et interprété par Clint Eastwood, Joe Kidd est un cocktail très à la mode – de l’époque –, composé de western « made in Italy » (recours à la violence, souvent gratuite) et de western américain des années 70, comme en témoigne la fascination pour des armes inhabituelles. Contrairement aux westerns réalisés par Eastwood lui-même, Clint Eastwood y incarne un héros macho et indestructible, un type de personnage conventionnel, à l’opposé de ceux de ses propres films. Si Joe Kidd laisse une trace dans l’histoire du western, c’est seulement parce qu’il est le seul film où l’on voit un train pénétrer dans un saloon...
JOE KIDD, John Sturges 1972, Clint Eastwood (western)@@ (E)
Début du XXe siècle, au Nouveau Mexique. Des paysans tentent d'obtenir les droits légaux d'exploitation de leurs terres, mais un gros propriétaire américain, Frank Harlan, a fait main basse sur leurs biens ...

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JONATHAN LIVINGSTONE le goeland, Hall Bartlett 1973 (nature)@@


Jonathan Livingston le goéland est une œuvre de Richard Bach, ancien pilote de l’armée de l’air américaine. Le livre est illustré de photos de goélands prises par Russell Munson

Très beau film aux superbes images, adapté du roman éponyme de Richard Bach, "Jonathan Livingstone le Goéland" raconte l'histoire d'un goéland pas comme les autres qui, dans sa vie, n'a qu'une seule passion : voler. Normal, me direz-vous, pour un oiseau de vouloir voler ? Oui, mais pas voler pour juste trouver sa nourriture, non, Jonathan, lui, veut voler pour voler et aller toujours plus haut, toujours plus vite et être libre.
Il s'apercevra bien vite que son comportement lui vaudra d'être banni par les siens. Et Jonathan se retrouvera condamné à l'exil, seul, mais sans peur ni colère, n'en poursuivra pas moins sa longue quête de connaissances. Il sera seulement triste de ne pouvoir les partager, jusqu'au jour où il va rencontrer des amis. Jonathan va alors découvrir un secret capital : briser les chaînes qui emprisonnent son corps pour libérer sa pensée.
Vous l'aurez compris : "Jonathan Livingstone le Goéland" est un conte philosophique. Une quête de savoir et d'amour où chaque pas nous pousse sans cesse à repousser nos limites pour découvrir qui l'on est et pourquoi l'on est fait. D'où la dédicace, au début du film, "Au Jonathan Livingstone qui sommeille en nous".
Une très belle métaphore de la vie qui nous incite à toujours nous dépasser dans tout ce que nous entreprenons et de poursuivre nos rêves, quel que le soit le prix à payer pour cela, fusse au détriment de sa réputation et de subir les moqueries des autres, voire la haine. Un film qui nous pousse à être soi-même, tout simplement.
Le tout servi par une superbe photographie et des images spectaculaires dans une ambiance musicale envoûtante signée Neil Diamond.
JONATHAN LIVINGSTONE le goeland, Hall Bartlett 1973 (nature)@@ (E)
Jonathan Livingston le goéland est une œuvre de Richard Bach, ancien pilote de l’armée de l’air américaine. Le livre est illustré de photos de goélands prises par Russell Munson

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JOSEFINE MUTZENBACHER, Hans Billian 1976, Patricia Rhomberg (film e)


L'œuvre se présente sous la forme des mémoires d'une prostituée de Vienne, Josefine Mutzenbacher, qui serait née en 1852 et décédée en 1904. Comportant des scènes pornographiques, l'œuvre constitue dans le monde germanophone, depuis sa parution, une des œuvres incontournables de la littérature érotique1.

Joséphine est une jeune fille viennoise très intriguée par le sexe qui vit dans une pension de famille. Après qu'un homme nommé Horak, l'amant de sa voisine lui a fait perdre sa virginité, elle commence une vie sexuelle très active avec d'autres hommes, un ecclésiastique, une autre femme, en trio…. À la suite de la disparition brutale de sa mère, elle entame également une relation sexuelle avec son beau-père. Un pensionnaire qui les a surpris en train de copuler menace le couple de les dénoncer pour inceste et conduit Joséphine à se prostituer à son propre avantage. Par la suite, Joséphine entamera une carrière de prostituée de haut vol qui la mènera à l'ascension sociale qui fera d'elle l'une des courtisanes les plus célèbres de Vienne.
JOSEFINE MUTZENBACHER, Hans Billian 1976, Patricia Rhomberg (film e) (E)
L'œuvre se présente sous la forme des mémoires d'une prostituée de Vienne, Josefine Mutzenbacher, qui serait née en 1852 et décédée en 1904. Comportant des scènes pornographiques ...

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JOUR J, Reem Kherici 2017, Reem Kherici, Nicolas Duvauchelle (comique sentimental)@@@


Mathias et Alexia sont en couple depuis des années, et pour la première fois, il la trompe avec Juliette, une `wedding planer'. Quand Alexia découvre la carte de visite de Juliette dans la poche de Mathias, il perd ses moyens, il bafouille. Elle comprend tout de suite : Juliette est une organisatrice de mariage, il veut donc l'épouser ! Elle dit oui. Sans le vouloir, Mathias va se retrouver au milieu de sa femme et de sa maîtresse, contraint d'organiser son mariage imprévu !

TELERAMA
Reem Kherici s’inspire de Judd Apatow, avec un casting complice. Mention spéciale à Julia Piaton en Cameron Diaz française, et à Nicolas Duvauchelle qui révèle tout son charme.

Comment renouveler la comédie de mariage ? Par exemple avec un type obligé, par lâcheté, de confier l’organisation de ses noces à sa maîtresse d’un soir… La pétulante Reem Kherici pimente une histoire d’amour avec de la trivialité ­ (messieurs, vous ne regarderez plus les sèche-mains des cafés comme avant) pour séduire les fans de Judd Apatow. Convoler ou pas, se tromper de « femme de sa vie », venger la petite fille complexée que l’on a été : ces thèmes survolés amusent manifestement Julia Piaton, idéale en Cameron Diaz française, François-Xavier Demaison, en meilleur pote adulescent, et Chantal Lauby, en mère incontrôlable. Meilleur atout de cette farce ­romantique : Nicolas Duvauchelle révèle son charme et son tempo comiques.
JOUR J, Reem Kherici 2017, Reem Kherici, Nicolas Duvauchelle (comique sentimental)@@@ (E)
Mathias et Alexia sont en couple depuis des années, et pour la première fois, il la trompe avec Juliette, une `wedding planer'. Quand Alexia découvre la carte de visite de Juliette dans la poche de Mathias, il perd ses ...

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JOY, David O. Russell 2015, Jennifer Lawrence, Robert de Niro, Bradley Cooper (societe)@@


le film raconte l’histoire de Joy Mangano, mère célibataire de deux enfants, inventrice du balai-serpillière auto-essorant Miracle Mop dans les années 1990.

TELERAMA
En la dirigeant dans Happiness Therapy (2012) et American Bluff (2013), David O. Russell a fait de Jennifer Lawrence une comédienne oscarisée, reconnue au-delà du phénomène Hunger Games. Nouveau cadeau du réalisateur à sa muse, Joy est un couronnement : un film dont elle tient chaque scène, dans le rôle d’une mère de famille divorcée et endettée qui va devenir femme d’affaires et bâtir un petit empire. Le modèle avoué n’est rien de moins que Citizen Kane, où Orson Welles retraçait la carrière d’un magnat de la presse inspiré du vrai William Randolph Hearst, comme Joy s’inspire de la vraie Joy Mangano, qui fit fortune en se battant pour son invention : la serpillière magique…

Ce business cocasse permet au réalisateur de céder à son péché mignon, la comédie légèrement zinzin. Il entoure son héroïne d’une famille allumée, où brillent un Robert De Niro à bout de nerfs et une Isabella Rossellini farfelue à souhait. Le ton change dans la seconde partie du film, qui montre Joy dans toute son indépendance. Mais le portrait de cette femme forte a alors tendance à se figer, comme l’interprétation de Jennifer Lawrence. En devenant sérieux, David O. Russell perd l’inspiration…
JOY, David O. Russell 2015, Jennifer Lawrence, Robert de Niro, Bradley Cooper (societe)@@ (E)
le film raconte l’histoire de Joy Mangano, mère célibataire de deux enfants, inventrice du balai-serpillière auto-essorant Miracle Mop dans les années 1990.

TELERAMA
En la dirigeant dans Happin ...

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JOYEUX NOEL, Christian Carion 2005, Diane Kruger, Benno Fürmann, Guillaume Canet, Daniel Bruhl, Dany Boon@@@


Lorsque la guerre surgit au creux de l'été 1914, elle surprend et emporte dans son tourbillon des millions d'hommes. Nikolaus Sprink, prodigieux ténor à l'opéra de Berlin, va devoir renoncer à sa belle carrière et surtout à celle qu'il aime : Anna Sörensen, soprane et partenaire de chant.
Le prêtre anglican Palmer s'est porté volontaire pour suivre Jonathan, son jeune aide à l'église. Ils quittent leur Ecosse, l'un comme soldat, l'autre comme brancardier.
Le lieutenant Audebert a dû laisser sa femme enceinte et alitée pour aller combattre l'ennemi. Mais depuis, les Allemands occupent la petite ville du Nord où la jeune épouse a probablement accouché à présent.
Et puis arrive Noël, avec sa neige et son cortège de cadeaux des familles et des Etats majors. Mais la surprise ne viendra pas des colis généreux qui jonchent les tranchées françaises, écossaises et allemandes...

TELERAMA
Pour reconstituer un épisode véridique de fraternisation entre soldats allemands, français et britanniques la nuit de Noël 1914, Christian Carion (Une hirondelle a fait le printemps) a choisi des modalités tout sauf surprenantes. Avec une régularité scolaire, il passe d’un camp à l’autre et du drame à la légèreté. Il alterne, dans le même esprit appliqué, une histoire d’amour, une his­toire de fraternité et une histoire de paternité, toutes contrariées par la guerre. Et il façonne des seconds rôles « comme le cinéma français n’en fait plus » (vieux refrain), mais dont il reste à prouver qu’ils manquent : Dany Boon en aide de camp chtimi légèrement neuneu en fait des tonnes pour un effet Bourvil très manqué...
C’est assurément une chose bouleversante que des ennemis improvisent une paix éphémère et clandestine, renvoyant un conflit à son absurdité. Mais le film, telle une toile figurative des plus banales, n’a rien à ajouter à ce prodige.

JOYEUX NOEL, Christian Carion 2005, Diane Kruger, Benno Fürmann, Guillaume Canet, Daniel Bruhl, Dany Boon@@@ (E)
Lorsque la guerre surgit au creux de l'été 1914, elle surprend et emporte dans son tourbillon des millions d'hommes. Nikolaus Sprink, prodigieux ténor à l'opéra de Berlin, va devoir renoncer à sa be ...

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JOYEUX NOEL, Christian Carion 2005, Diane Kruger, Benno Fürmann, Guillaume Canet, Daniel Bruhl, Dany Boon@@@


Lorsque la guerre surgit au creux de l'été 1914, elle surprend et emporte dans son tourbillon des millions d'hommes. Nikolaus Sprink, prodigieux ténor à l'opéra de Berlin, va devoir renoncer à sa belle carrière et surtout à celle qu'il aime : Anna Sörensen, soprane et partenaire de chant.
Le prêtre anglican Palmer s'est porté volontaire pour suivre Jonathan, son jeune aide à l'église. Ils quittent leur Ecosse, l'un comme soldat, l'autre comme brancardier.
Le lieutenant Audebert a dû laisser sa femme enceinte et alitée pour aller combattre l'ennemi. Mais depuis, les Allemands occupent la petite ville du Nord où la jeune épouse a probablement accouché à présent.
Et puis arrive Noël, avec sa neige et son cortège de cadeaux des familles et des Etats majors. Mais la surprise ne viendra pas des colis généreux qui jonchent les tranchées françaises, écossaises et allemandes...

TELERAMA
Pour reconstituer un épisode véridique de fraternisation entre soldats allemands, français et britanniques la nuit de Noël 1914, Christian Carion (Une hirondelle a fait le printemps) a choisi des modalités tout sauf surprenantes. Avec une régularité scolaire, il passe d’un camp à l’autre et du drame à la légèreté. Il alterne, dans le même esprit appliqué, une histoire d’amour, une his­toire de fraternité et une histoire de paternité, toutes contrariées par la guerre. Et il façonne des seconds rôles « comme le cinéma français n’en fait plus » (vieux refrain), mais dont il reste à prouver qu’ils manquent : Dany Boon en aide de camp chtimi légèrement neuneu en fait des tonnes pour un effet Bourvil très manqué...
C’est assurément une chose bouleversante que des ennemis improvisent une paix éphémère et clandestine, renvoyant un conflit à son absurdité. Mais le film, telle une toile figurative des plus banales, n’a rien à ajouter à ce prodige.

JOYEUX NOEL, Christian Carion 2005, Diane Kruger, Benno Fürmann, Guillaume Canet, Daniel Bruhl, Dany Boon@@@ (E)
Lorsque la guerre surgit au creux de l'été 1914, elle surprend et emporte dans son tourbillon des millions d'hommes. Nikolaus Sprink, prodigieux ténor à l'opéra de Berlin, va devoir renoncer à sa be ...

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JOYLAND, Saim Sadiq 2022, Ali Junejo, Rasti Farooq (societe)@@@


Haider vit à Lahore avec sa femme Mumtaz, avec son père et son frère aîné Saleem. Sa femme travaille et Haider, sans emploi, s'occupe de ses nièces pour aider sa belle-soeur Nucchi. Un jour, il trouve du travail comme danseur dans un cabaret. Il s'éprend d'une des danseuses vedettes, Biba, une femme transgenre. De son côté, sa femme Mumtaz supporte mal sa vie de moins en moins libre.

TELERAMA
Audacieuse, cette chronique familiale superbement mise en scène bouscule les normes de la société patriarcale. Ou quand Haider, l’homme au foyer, rencontre Biba, la danseuse trans...

Ce film tourné à Lahore est une surprise parfaite. Le réalisateur, débutant doué, a imaginé une chronique familiale qui parle courageusement de sentiments et de sexe, de différences et de normes qui voudraient s’imposer jusque dans l’intimité. Le point de départ est un retournement de situation d’une savoureuse ironie… Pendant que sa femme travaille, le jeune Haider s’occupe des enfants de son frère et de la maison où tout le monde vit, sous l’autorité du grand-père, pour qui il est urgent de revenir à la bonne distribution des rôles. Mumtaz, l’épouse, doit donc abandonner son travail et, parce qu’il lui faut en trouver un, Haider s’improvise danseur. Il tombe alors amoureux de la chanteuse Biba, une transsexuelle.

Avec ce ménage à trois pakistanais jamais classique, Joyland s’ouvre à des notes joyeuses ou dramatiques, accueille la fantaisie mais aussi, peu à peu, une tension terrible. Haider, Mumtaz et Biba deviennent des personnages poignants dont la solitude est regardée en face. Chacun se retrouve, en effet, abandonné à des désirs impossibles, assigné par une société patri­arcale à une place faussée. Haider doit être l’homme viril, Mumtaz, la ­recluse qui procrée, et Biba rester une « curiosité », jamais considérée comme une vraie femme. Et tous doivent renoncer à leurs désirs. À travers ces portraits retentit un appel à la liberté, à la vérité, à la sensibilité. Trois mots que ce film superbement mis en scène porte haut.
JOYLAND, Saim Sadiq 2022, Ali Junejo, Rasti Farooq (societe)@@@ (E)
Haider vit à Lahore avec sa femme Mumtaz, avec son père et son frère aîné Saleem. Sa femme travaille et Haider, sans emploi, s'occupe de ses nièces pour aider sa belle-soeur Nucchi. Un jour, il trouv ...

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JUEGOS PSYCOLOGICOS, Olga Akatieva 2021, Pavel Priloutchny, Elizaveta Koronova, Daria Melnikova


Un couple amoureux se retire de la civilisation. Ils ne sont ensemble que depuis peu de temps, mais l'homme est sûr d'avoir rencontré son seul. L'arrivée soudaine de la sœur cadette, puis de l'ex-petit-ami de la jeune fille, ruine l'idylle romantique. Les héros deviennent les otages des désirs et des passions de chacun. La romance est remplacée par la passion, et le flirt innocent mène à une jalousie féroce. Des jeux psychologiques de plus en plus dangereux menacent de conduire à un dénouement cruel.
JUEGOS PSYCOLOGICOS, Olga Akatieva 2021, Pavel Priloutchny, Elizaveta Koronova, Daria Melnikova (E)
Un couple amoureux se retire de la civilisation. Ils ne sont ensemble que depuis peu de temps, mais l'homme est sûr d'avoir rencontré son seul. L'arrivée soudaine de la sœur cadette, puis de l'ex-petit-ami de la je ...

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JUGE COUPABLE, Clint Eastwood 1999, Clint Eastwood, Diane Venora (thriller)@@


Cabochard, amateur de femmes et de boissons fortes, Steve Everett, grand reporter qui avoue son penchant immodéré pour les sujets chocs, finit par se faire licencier du New York Time. Il échoue sur la côte Ouest à l'Oakland Tribune. Il est chargé de reprendre une enquête interrompue après la mort accidentelle d'une jeune collègue. Cette dernière était chargée de couvrir l'exécution d'un criminel noir, Frank Beechum, qui est condamné pour le meurtre d'une caissière.

TELERAMA
Un condamné à mort et un journaliste usé et porté sur le bourbon pour le sauver. Intrigue pas neuve, suspense nonchalant… Quel intérêt trouver alors à ce petit thriller ? Justement, qu’Eastwood prenne élégamment son temps.

Un homme va mourir, un autre enquête pour le sauver. Schéma typique de thriller, en général créateur de suspense. L'enquête, c'est ici ce qu'il y a de moins intéressant. On a le sentiment qu'Eastwood fait son film « contre » l'intrigue. Steve Everett cherche à peine. Du coup, il reste du temps. La mise en scène dilate des séquences sans raison. D'action, il n'y en a pas, ou si peu. La plus spectaculaire a lieu au zoo, au cours d'une visite aussi rapide que celle du Louvre dans Bande à part, de Godard.

Eastwood ne se prive pas d'éreinter la presse, de railler la religion et de pointer l'indifférence vis-à-vis des laissés-pour-compte. Tout cela sans rien asséner. Malgré une course contre la montre finale un peu trop conforme aux lois du genre, on garde en mémoire le portrait d'un homme infantile et largué qui livre sa dernière croisade.
JUGE COUPABLE, Clint Eastwood 1999, Clint Eastwood, Diane Venora (thriller)@@ (E)
Cabochard, amateur de femmes et de boissons fortes, Steve Everett, grand reporter qui avoue son penchant immodéré pour les sujets chocs, finit par se faire licencier du New York Time. Il échoue sur la côte Ouest & ...

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JUGE ET HORS LA LOI, John Huston 1972, Paul Newman, John Huston, Ava Garner, Anthony Perkins, Victoria Principal, Jaqueline Bisset (western)@@


Recherche pour vol, Roy Bean se refugie dans la petite ville de Vinegaroon ou il est battu et laisse pour mort. Secouru par une jeune Mexicaine, Maria Elena, il revient en ville, élimine ses agresseurs et se proclame juge, decide a faire regner la loi et l'ordre.

TELERAMA
Sur un scénario de John Milius, le faux magistrat est devenu un vrai héros hustonien : Roy Bean a une vision, celle d'un Ouest de légende qui n'obéirait qu'à sa loi. Il bâtit, quasiment de ses mains, la ville où tout portera son nom. Mais, comme dans tout bon film de John Huston, ce rêve ainsi que sa passion pour l'étoile qu'il n'a pourtant jamais approchée sont voués à l'échec. Paul Newman mène tambour battant ce western picaresque au ton singulier, typique de la façon dont Hollywood revisita le genre dans les années 1970. De costauds seconds rôles l'épaulent : Anthony Perkins, prêtre étrange devenu mentor malgré lui, John Huston en personne, irrésistible en homme-ours, Stacy Keach, qui fait une apparition tonitruante en hors-la-loi albinos. Mais, peu à peu, l'humour fait place à un ton élégiaque, souligné par la belle musique de Maurice Jarre. La dernière partie, tardive - on est en 1919 - sonne comme un requiem : le vieil Ouest n'est plus incarné que par quelques fantômes décrépits, qui se consumeront dans un dernier accès de révolte.
JUGE ET HORS LA LOI, John Huston 1972, Paul Newman, John Huston, Ava Garner, Anthony Perkins, Victoria Principal, Jaqueline Bisset (western)@@ (E)
Recherche pour vol, Roy Bean se refugie dans la petite ville de Vinegaroon ou il est battu et laisse pour mort. Secouru par une jeune Mexicaine, Maria Elena, il revient en ville, élimine ses agresseurs et se proclame juge, decide a f ...

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JUILLET AOUT, Diastème 2015, Alma Jodorowsky, Luna Lou (societe)@


C'est l'été. Les familles migrent et se recomposent. Laura, 14 ans, et Joséphine, 18 ans, partent en juillet avec leur mère dans le Sud, puis en août chez leur père en Bretagne. La cohabitation entre ados et adultes ne manque ni de tendresse, souvent non-dite, ni d'exaspération, parfois bruyante car les filles ont leurs secrets, qui n'ont pas grand-chose à envier aux problèmes de leurs parents et de leurs beaux-parents. C'est l'été de tous les dangers ? Pas tout à fait. Quoique.

TELERAMA
JUILLET AOUT, Diastème 2015, Alma Jodorowsky, Luna Lou (societe)@ (E)
C'est l'été. Les familles migrent et se recomposent. Laura, 14 ans, et Joséphine, 18 ans, partent en juillet avec leur mère dans le Sud, puis en août chez leur père en Bretagne. La cohabitation entre ...

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JULIE EN 12 chapitres, Joachim Trier 2021, Renate Reinsve, Anders Danielsen Lie (comique sentimental)@@@


Julie, âgée de trente ans, est instable. Elle passe de la médecine à des études de psychologie. Elle s'essaie ensuite à la photographie, avec le soutien de sa mère, étonnée, mais très compréhensive, pour finalement travailler dans une librairie. C'est une jeune femme sympathique, alerte, qui refuse d'avoir des enfants et la routine. Elle fréquente Aksel, un dessinateur à succès de 45 ans qui aimerait devenir parent avec elle. Julie rencontre Eivind, son futur amant lors d'une soirée de mariage alcoolisé où elle s'est incrustée sans connaître personne. Elle quitte Aksel pour Eivind, en espérant une fois de plus de donner un nouveau sens à sa vie...

TELERAMA
Les joies, les lubies et les amours d’une trentenaire aussi solaire que mélancolique. Une comédie romantique et poétique, qui ne manque pas de mordant. Avec la révélation Renate Reinsve, lauréate du prix d’interprétation féminine en 2021 à Cannes.

Allant et grâce poétique. Ce sont les qualités premières de cette comédie romantique et littéraire. La Julie du titre est dépeinte à travers douze chapitres, comme dans un roman. Douze moments qui englobent plusieurs années de son existence, autour de la trentaine. Dans le prologue, on apprend que la demoiselle était dans sa jeunesse une étudiante brillante, qui a suivi des études de médecine puis, insatisfaite, a changé de branche, en voulant devenir psychologue. Avant de changer à nouveau pour se lancer dans la photographie. Une pointe d’ironie filtre, laissant deviner une touche-à-tout qui papillonne, ne sachant pas exactement ce qu’elle veut.

C’est à la fois vrai et faux. Les facettes de Julie sont multiples. Joachim Trier fait d’elle un portrait psychologique et sentimental subtil, à travers son travail, ses liens de famille et surtout deux histoires d’amour successives. Le film est parfois mordant, proche de la satire sociologique. Mais il s’attache surtout à explorer la vie intérieure de Julie. Un être de contradictions. Qui brave la pression sociale l’astreignant à être mère mais peine à s’accomplir. Qui a du talent dans l’écriture mais renonce à le capitaliser. Un personnage solaire et mélancolique, indissociable de Renate Reinsve, révélation pleine de sensualité, Prix d’interprétation à Cannes, qu’on ne se lasse pas de suivre dans ses déambulations, à travers le temps et la ville aérée d’Oslo.

Captivant et fluide, Julie (en 12 chapitres) bascule dans son dernier tiers, offrant soudain une partition plus grave. Joachim Trier se refuse pourtant à toute noirceur, préférant se tourner du côté d’une sagesse qui n’a rien de mièvre. Bien malin qui peut dire à la fin si le trajet de Julie aboutit à une forme de gâchis. Ou à l’épanouissement discret et neuf d’un dandysme au féminin.
JULIE EN 12 chapitres, Joachim Trier 2021, Renate Reinsve, Anders Danielsen Lie (comique sentimental)@@@ (E)
Julie, âgée de trente ans, est instable. Elle passe de la médecine à des études de psychologie. Elle s'essaie ensuite à la photographie, avec le soutien de sa mère, étonnée, mais ...

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JUMEAUX MAIS PAS TROP, Olivier Ducray et Wilfried Meance 2022, Ahmed Sylla, Bertrand Usclat (comique)@@


Deux frères jumeaux découvrent soudainement l'existence l'un de l'autre 33 ans après leur naissance. Pour Grégoire et Anthony, la surprise est d'autant plus grande que l'un est blanc, l'autre noir

TELERAMA
Une comédie sur le racisme plus subtile qu’il n’y paraît. L'un noir et l’autre blanc, Anthony et Grégoire découvrent, à 33 ans, qu’ils sont nés ensemble, au même endroit et à la même heure, en 1988. L’année de Jumeaux, le film où Arnold Schwarzenegger et Danny DeVito campaient des bébés éprouvettes génétiquement modifiés qui, bien que frères, avaient poussé dans différentes directions… L’année, aussi, de Quand les jumelles s’emmêlent, où Bette Midler et Lily Tomlin jouaient les doublons doublés. La gémellité est une des meilleures recettes de délire comique. C’est évidemment dans ce registre qu’on attendait Ahmed Sylla, l’étoile noire du stand-up, et Bertrand Usclat, le bon Blanc de Broute. Le pitch tordu de Jumeaux mais pas trop promettait de virer à la fantaisie absurde. C’est pourtant tout le contraire qu’offre leur comédie et c’est une bonne surprise.

Humour subtil
Aussi improbable soit-elle, la fraternité est bien réelle dans cette histoire où, statistiques scientifiques à la clef, sa possibilité est prouvée : elle est la « chance sur un million », comme dit le slogan du film, une sorte de jackpot génétique touché par Anthony et Grégoire. Sur le thème de la différence raciale, l’ADN commun de ces jumeaux fait résonner une note jamais dissonante. C’est également l’harmonie qui prime dans le duo formé par deux amuseurs qu’on découvre plutôt tendres et innocents. Ahmed Sylla et Bertrand Usclat, incroyablement charmants, interprètent leurs personnages comme de véritables nouveau-nés, prêts à commencer pour de bon leurs relations de frères séparés à la naissance. Le problème, c’est que la société a tout remis « dans l’ordre » : le Blanc est devenu un politicien macroniste sans cœur, promettant le meilleur, et le Noir, un réparateur d’électroménager sympa, soupçonné du pire.

Avec cette distribution des rôles, les réalisateurs Wilfried Méance et Olivier Ducray peuvent plaisamment forcer le trait. Ils ne le font presque pas assez, même si les gags tordants ne manquent pas. Mais ils ont raison de se méfier des pièges. S’ils réussissent cette comédie sur le racisme sans jamais flirter avec un humour raciste – ce dont ne peuvent se vanter les Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ? et consorts –, c’est parce qu’ils y mettent tout le temps du cœur, dans les pas des deux frères différents nés de la même mère. Mais laquelle ? La bourgeoise charentaise passionnée d’art africain que compose savoureusement Isabelle Gélinas ferait bien l’affaire. Toute la distribution est parfaite, drôle et mine de rien subtile, à l’image du film.
JUMEAUX MAIS PAS TROP, Olivier Ducray et Wilfried Meance 2022, Ahmed Sylla, Bertrand Usclat (comique)@@ (E)
Deux frères jumeaux découvrent soudainement l'existence l'un de l'autre 33 ans après leur naissance. Pour Grégoire et Anthony, la surprise est d'autant plus grande que l'un est blanc, l'autre noir

TELERA ...

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JUNGLE FEVER, Spike Lee 1991, Wesley Snipes, Annabella Sciorra (societe racisme)@@


À New York, Flipper, un architecte afro-américain, a parfaitement réussi sa carrière et vit heureux en ménage avec Drew. Lorsqu'il prend pour maîtresse Angela, sa secrétaire intérimaire, une Italo-américaine, sa vie est mise sens dessus dessous. Drew le chasse et sa liaison provoque un scandale, entretenu par des préjugés raciaux.

TELERAMA
Un dur constat sur l’intolérance et le racisme, par l’un des maîtres du genre.
Avant son retour en grâce avec BlacKkKlansman (2018), Spike Lee, infatigable militant afro-américain, avait connu ses premières heures de gloire au début des années 1990. Tourné entre le sommet Do the right thing (1989) et le biopic Malcolm X (1992), Jungle Fever relate la liaison impossible, à New York, entre un architecte noir et une secrétaire d’origine italienne. Le racisme est, bien sûr, la véritable « fièvre » du titre, celle qui contamine tous les personnages. Chaque communauté est aussi obsédée l’une que l’autre par la pureté raciale, en témoigne l’utilisation récurrente des mots « quarteron » et « octavon », termes déshumanisants qui renvoient davantage à la zoologie ou aux mathématiques.

La pression sociale s’abattant sur les héros est si forte que, par une sorte de révisionnisme affectif, ils reconsidèrent peu à peu les fondements de leur amour, pour conclure qu’il était uniquement mû par la curiosité ethnique. On reproche souvent au réalisateur d’être démonstratif. Mais il sait aussi prendre de la distance par l’humour (formidable réunion de femmes parlant de leurs hommes), ou magnifier une réalité brute par l’inventivité de sa mise en scène (hypnotique séquence dans un squat d’accros au crack). Jungle Fever est moins prophétique que Do the Right Thing. Il n’en reste pas moins d’une actualité brûlante.

SYNOPSIS
Flipper Purify, jeune architecte noir, a tout pour être heureux. Il est marié, père d'une petite fille, vit dans un quartier huppé et sa carrière au sein du cabinet qui l'emploie s'annonce brillante. Fils d'un ancien pasteur traditionaliste, Flipper passe son temps libre à lutter en faveur des droits des Noirs. On lui impose une secrétaire d'origine italienne, Angela. Flipper et Angela sont attirés l'un par l'autre et deviennent amants. Mais leur liaison provoque le scandale dans leurs communautés respectives, extrêmement racistes. Flipper est mis à la porte de la maison par sa femme, tandis qu'Angela subit de violentes agressions au sein de sa famille. Le couple décide de prendre un appartement...
JUNGLE FEVER, Spike Lee 1991, Wesley Snipes, Annabella Sciorra (societe racisme)@@ (E)
À New York, Flipper, un architecte afro-américain, a parfaitement réussi sa carrière et vit heureux en ménage avec Drew. Lorsqu'il prend pour maîtresse Angela, sa secrétaire intérimaire ...

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JUNO, Jason Reitman 2007, Elliot Page, Michael Cera (societe)@@


Juno Macguff, 16 ans, est une jeune fille qui n'a pas la langue dans sa poche mais qui, sous ses airs de dure, se cherche comme toutes les adolescentes de son âge. Alors que la plupart de ses copines de lycée passent leur temps sur internet ou au centre commercial, Juno ne fait rien comme les autres. C'est ainsi qu'un jour où elle s'ennuie, elle couche avec Bleeker, garçon aussi charmant que peu prétentieux.

TELERAMA
Comment raconter, sur trois saisons, les tribulations de Juno, une adolescente enceinte, sans tomber dans le mélodrame ­facile ou la gaudriole lourdingue façon American Pie ? En ciselant une comédie euphorisante et délicate, un portrait de fille comme on en voit peu, surtout dans cette tranche d'âge prêtant aux clichés, du plus branché au plus niais.

Juno rayonne dès la première image. Energique, râleuse, gouailleuse, jamais à court de vannes, elle se shoote à l'auto­dérision afin de tenir le coup. Ce petit miracle bavard et bravache s'appelle Ellen Page, une jeune actrice canadienne qui évoque Zazie, l'irrésistible mouflette de Raymond Queneau. Jason Reitman parvient à débarrasser la comédie grand public de son épaisse couche de maquillage, à donner chair et vie à des personnages et à un milieu trop souvent réduit à une caricature misérabiliste, voire à une image d'Epinal larmoyante.

C'est que le réalisateur, Jason Reitman, tient à ce que ses héros, attachants et imparfaits, aient toujours le choix : être enceinte ou pas, être prolo ou bourgeois, la crédibilité des personnages naît de cette liberté. A travers eux, il défend, plus que tout, le libre arbitre, la nécessité d'échapper à toute idéologie préfabriquée. Ce film sur une fille qui devient mère avant de devenir femme n'embellit pas la réalité, les rapports de couple, la famille, la sexualité... Mais les oxygène considérablement. — Cécile Mury

JUNO, Jason Reitman 2007, Elliot Page, Michael Cera (societe)@@ (E)
Juno Macguff, 16 ans, est une jeune fille qui n'a pas la langue dans sa poche mais qui, sous ses airs de dure, se cherche comme toutes les adolescentes de son âge. Alors que la plupart de ses copines de lycée passent leur temps ...

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JUPITER le destin de l univers, Lana Wachowski, Lilly Wachowski 2015, Mila Kunis, Channing Tatum (science fiction)


Jupiter Jones est promise à un destin hors du commun. Devenue adulte, elle a la tête dans les étoiles, mais enchaîne les coups durs et n'a d'autre perspective que de gagner sa vie en nettoyant des toilettes.

TELERAMA
Une histoire de Cendrillon de l’espace mettant en scène une reine intergalactique qui s’ignore, pourchassée par des extraterrestres tueurs et sauvée par un homme-loup albinos.

Les Wachowski sont impayables. Après les échecs commerciaux des extravagants Speed Racer (2008) et Cloud Atlas (2012), les auteurs de Matrix (1999) promettaient de revenir sagement à la science-fiction, le genre qui a fait leur réputation, et ils sortent de leur chapeau Jupiter : le destin de l'univers, un énorme délire sur lequel plane sans cesse la menace du ridicule qui tue...

Leur héroïne est une cendrillon américaine (Mila Kunis), baptisée Jupiter mais condamnée à faire la boniche. Soudain prise pour cible par des extraterrestres tueurs, elle est sauvée par un charmant guerrier albinos (Channing Tatum) qui peut voler et l'appelle Majesté ! Dans le cosmos, elle découvre son royaume : la Terre et toutes les planètes lui appartiennent. Jupiter est reine mais il va falloir qu'elle défende son titre !

Un tel acharnement dans la fantaisie radicale donnerait presque envie d'applaudir. Et il y a parfois de quoi. Par exemple, quand le guerrier albinos s'empoigne avec un autre costaud, ce combat de brutes est filmé au milieu des petites fleurs... Mais l'art des mélanges des Wachowski prend plus souvent la forme d'une accumulation anarchique. Le conte de fées fonce droit dans la BD, croise des influences mangas, bascule dans le film de super-héros, vire au feuilleton à la Game of Thrones, s'élève vers le romantisme kitsch, percute des ambiances d'opéra... Avec beaucoup de générosité mais aussi des baisses de tension, ce grand show finit, assez logiquement, par nous perdre en route.
JUPITER le destin de l univers, Lana Wachowski, Lilly Wachowski 2015, Mila Kunis, Channing Tatum (science fiction) (E)
Jupiter Jones est promise à un destin hors du commun. Devenue adulte, elle a la tête dans les étoiles, mais enchaîne les coups durs et n'a d'autre perspective que de gagner sa vie en nettoyant des toilettes.
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JUPITER, le destin de l univers, Les Wachowski 2015, Channing Tatum, Mila Kunis, Sean Bean (science fiction)@


Née en pleine mer, Jupiter Jones est une jeune immigrée russe vivant illégalement à Chicago. Elle enchaîne les coups durs et n'a d'autre perspective que de gagner sa vie en faisant des ménages avec sa mère et sa tante Nino. Alors que pour pouvoir s'offrir une lunette astronomique semblable à celle que possédait son père Maximilian, elle s'apprête à vendre ses ovules sous une fausse identité empruntée à son amie Katherine Dunlevy, elle découvre que les praticiens sont en fait des extraterrestres qui veulent l'éliminer.

TELERAMA
Une histoire de Cendrillon de l’espace mettant en scène une reine intergalactique qui s’ignore, pourchassée par des extraterrestres tueurs et sauvée par un homme-loup albinos.

Les Wachowski sont impayables. Après les échecs commerciaux des extravagants Speed Racer (2008) et Cloud Atlas (2012), les auteurs de Matrix (1999) promettaient de revenir sagement à la science-fiction, le genre qui a fait leur réputation, et ils sortent de leur chapeau Jupiter : le destin de l'univers, un énorme délire sur lequel plane sans cesse la menace du ridicule qui tue...

Leur héroïne est une cendrillon américaine (Mila Kunis), baptisée Jupiter mais condamnée à faire la boniche. Soudain prise pour cible par des extraterrestres tueurs, elle est sauvée par un charmant guerrier albinos (Channing Tatum) qui peut voler et l'appelle Majesté ! Dans le cosmos, elle découvre son royaume : la Terre et toutes les planètes lui appartiennent. Jupiter est reine mais il va falloir qu'elle défende son titre !

Un tel acharnement dans la fantaisie radicale donnerait presque envie d'applaudir. Et il y a parfois de quoi. Par exemple, quand le guerrier albinos s'empoigne avec un autre costaud, ce combat de brutes est filmé au milieu des petites fleurs... Mais l'art des mélanges des Wachowski prend plus souvent la forme d'une accumulation anarchique. Le conte de fées fonce droit dans la BD, croise des influences mangas, bascule dans le film de super-héros, vire au feuilleton à la Game of Thrones, s'élève vers le romantisme kitsch, percute des ambiances d'opéra... Avec beaucoup de générosité mais aussi des baisses de tension, ce grand show finit, assez logiquement, par nous perdre en route.
JUPITER, le destin de l univers, Les Wachowski 2015, Channing Tatum, Mila Kunis, Sean Bean (science fiction)@ (E)
Née en pleine mer, Jupiter Jones est une jeune immigrée russe vivant illégalement à Chicago. Elle enchaîne les coups durs et n'a d'autre perspective que de gagner sa vie en faisant des ménages avec s ...

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JURASSIC WORLD, Colin Trevorrow 2015 (science fiction fantastique)@@


L'île Nublar accueille maintenant un parc thématique complètement fonctionnel sur les dinosaures, appelé Jurassic World. Après dix ans d'opération et un nombre de visiteurs en chute libre, une nouvelle attraction est créée dans le but d'attirer d'autres curieux, mais les résultats ne sont pas exactement ceux auxquels l'organisation s'attendait.

TELERAMA
Les scientifiques de Jurassic World ont réussi à créer un nouveau spécimen de dinosaure génétiquement modifié. Mais le monstre s’échappe et sème la terreur. Un nouvel épisode aussi réussi et divertissant que les précédents, proposé de surcroît en 3D.

Encore des dinosaures ? Après la saga Jurassic Park, on croyait avoir définitivement fait le tour de la clôture électrifiée. Mais non. Le bon vieux parc d’attractions rouvrait ses portes, rénové et modernisé : les effets spéciaux nous précipitent littéralement dans la gueule des monstres, caries et gouttes de salive comprises. Il y a même un nouveau spécimen à visiter, l’Indominus, génétiquement bricolé pour être encore plus gros, plus effrayant, et faire passer le T-Rex et tous ses potes raptors pour une bande de chihuahuas craintifs.

Peu d’innovation, en revanche, dans un scénario presque calqué sur le premier Jurassic Park. Pas très grave : truffé de clins d’œil spectaculaires, le film assume ouvertement son ADN, sans doute prélevé dans la barbe de Spielberg, ici coproducteur, mais surtout papa des premiers dinos.

Chris Pratt, Bryce Dallas Howard, Irrfan Khan, Vincent D'Onofrio, Nick Robinson, Jake Johnson, Omar Sy, Lauren Lapku.
Lauren Lapkus en 2016.
JURASSIC WORLD, Colin Trevorrow 2015 (science fiction fantastique)@@ (E)
L'île Nublar accueille maintenant un parc thématique complètement fonctionnel sur les dinosaures, appelé Jurassic World. Après dix ans d'opération et un nombre de visiteurs en chute libre, une nouvel ...

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JUSQU A CE QUE LE MARIAGE NOUS SEPARE, Dani de la Orden 2020, Belén Cuesta, Álex García (comique)@


Marina est une trentenaire qui gagne sa vie en organisant des mariages. Contrairement à ses clients, elle profite d'une vie sans attaches ni engagements, jusqu'au jour où elle rencontre Carlos, une autre liaison pour elle et un moment de faiblesse pour lui. Car il a une petite amie : Alexia, une jeune femme parfaite et amie d'enfance de Marina. Lorsqu'Alexia découvre la carte de visite de Marina parmi les affaires de Carlos, elle l'interprète comme une demande en mariage.

TELERAMA
Invité au mariage d'un ami, le séduisant Carlos fait la rencontre de Marina, une ravissante trentenaire engagée pour organiser la cérémonie. Quelques verres plus tard, ils couchent ensemble. Le lendemain, Alexia, la petite amie de Carlos, trouve par hasard la carte de visite de Marina. Pour s'en sortir, ce dernier lui fait croire qu'il veut l'épouser. Alexia, aux anges, prend tout naturellement contact avec Marina pour préparer la cérémonie. D'autant plus qu'elle réalise qu'elles sont amies d'enfance. Quand les sentiments s'invitent de façon inattendue dans cette situation déjà bien assez rocambolesque, les choses se compliquent davantage...
JUSQU A CE QUE LE MARIAGE NOUS SEPARE, Dani de la Orden 2020, Belén Cuesta, Álex García (comique)@ (E)
Marina est une trentenaire qui gagne sa vie en organisant des mariages. Contrairement à ses clients, elle profite d'une vie sans attaches ni engagements, jusqu'au jour où elle rencontre Carlos, une autre liaison pour elle et u ...

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JUSQU A LA GARDE, Xavier Legrand 2017, Léa Drucker, Denis Ménochet (societe)@@@


Miriam et Antoine Besson ont divorcé et Miriam demande la garde exclusive de leur fils Julien pour le protéger d'un père qu'elle qualifie de violent. Antoine plaide son cas comme un papa méprisé dont les enfants ont été retournés contre lui par leur mère.

TELERAMA
Mêlant l’effroi à des dialogues d’une justesse remarquable, Xavier Legrand fait de la guerre d’un couple pour la garde de son fils un thriller remarquable. Léa Drucker et Denis Ménochet sont formidables.

La violence est d’abord étouffée. C’est une tension palpable. Nous sommes dans le bureau de la juge. Miriam, muette, comme pétrifiée, et Antoine, un peu plus loquace, sont côte à côte mais s’affrontent, par l’intermédiaire de leurs avocats respectifs. On sent que chaque mot compte. Il est question de la garde du fils, Julien, 11 ans, qui préfère rester chez sa mère. Son père est meurtri de ne pas le voir, demande la garde par­tagée. L’avocate de la mère parle de « grande insécurité ». Sa consœur réagit, avance des arguments convaincants. On en vient à douter. La juge elle-même semble tiraillée.

Entrée saisissante. Par son réalisme et ses silences, son sens de la durée, la justesse tranchante des dialogues. Xavier Legrand poursuit avec ce film le propos entamé dans son court métrage, Avant que de tout perdre (multiprimé au festival de ­Clermont-Ferrand 2013). Une femme (Léa Drucker, déjà) y cherchait à fuir, avec ses deux enfants, la violence de son mari. Jusqu’à la garde est une ­variation sur le même thème : la violence conjugale. Ce fléau — près de trois femmes en meurent chaque semaine, en France — est rarement traité au ­cinéma : Xavier Legrand l’aborde sous l’angle de la peur. Les coups, il ne les montre pas. Mais ils restent une menace omniprésente.

C’est un pur thriller, domestique et familial. Passé le moment d’incertitude lors de l’audience dans le bureau de la juge, il apparaît assez vite que le père est un danger. Oppresseur, impérieux, tortueux. Il fait de plus en plus pression sur Julien pour lui soutirer des informations, a même recours au chantage. L’enfant, sur le qui-vive, cherche à protéger sa mère tout en ayant peur lui aussi. Il est poignant, ce gamin, rendu extrêmement émouvant grâce au jeu de Thomas Gioria et par le regard que Xavier Legrand pose sur lui. Sur tous ses personnages, d’ailleurs, y compris le père, représenté comme un colosse malheureux : un grand ­enfant blessé, en rage, qui cogne sur sa propre impuissance. Il suffit d’une scène de repas chez ses parents pour qu’on devine comment il a pu être ­rabaissé dans son enfance. Denis Ménochet apporte ce qu’il faut d’humanité à ce rôle ingrat. Face à lui, Léa Drucker s’impose en femme dense, tétanisée parfois mais prête à parer, protectrice plus que victime, qui se cuirasse.

Car c’est bien un combat qu’elle mène, face à une menace constante, un risque d’intrusion, d’invasion. D’emprise : ainsi, ce moment de suspension où le mari, anéanti, enlace sa femme, pour être consolé ou pour la broyer, on ne sait pas. Le malaise, l’anxiété, l’angoisse, la panique traversent la plupart des séquences de ce film épuré, où rien n’est en trop, sauf peut-être une scène de fête d’anniversaire un peu longue. Tout tend vers le piège, l’étau se resserre peu à peu, dans un crescendo ­absolument terrorisant. Et bouleversant.
JUSQU A LA GARDE, Xavier Legrand 2017, Léa Drucker, Denis Ménochet (societe)@@@ (E)
Miriam et Antoine Besson ont divorcé et Miriam demande la garde exclusive de leur fils Julien pour le protéger d'un père qu'elle qualifie de violent. Antoine plaide son cas comme un papa méprisé dont les e ...

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JUSQU AUX COUDES, Justus von Dohnányi 2007, Stefan Kurt, Jan Josef Liefers


Sven, un employé de banque, tente de surmonter le deuil de sa compagne dans un chalet des Alpes suisses. Un jour d'été, sous ses fenêtres, Achim, un homme d'affaires véreux qui randonne en VTT, percute Willi, un électricien en vadrouille. Contraint d'héberger les deux rescapés pour la nuit, Sven finit par se réjouir de leur présence envahissante. Jusqu'à ce qu'un accident stupide lui coûte la vie. Paniqués par sa mort, ses deux compagnons prennent le large en emportant le macchabée.
JUSQU AUX COUDES, Justus von Dohnányi 2007, Stefan Kurt, Jan Josef Liefers (E)
Sven, un employé de banque, tente de surmonter le deuil de sa compagne dans un chalet des Alpes suisses. Un jour d'été, sous ses fenêtres, Achim, un homme d'affaires véreux qui randonne en VTT, percute Will ...

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JUSQU ICI TOUT VA BIEN, Mohamed Hamidi 2019, Gilles Lellouche, Malik Benthala (societe comique)@@


Happy Few est une agence de communication parisienne en pleine expansion. À cause d'un problème avec le fisc qui menace sa survie, elle doit s'installer en banlieue et embaucher quelques personnes du coin. C'est le choc pour la plupart des employés, qui perçoivent cet endroit comme un lieu dangereux.

TELERAMA
Une boîte de com parisienne, contrainte de déménager en Seine-Saint-Denis. Quelques stéréotypes, mais de vrais moments de comédie, où Mohamed Hamidi (“La Vache”) réussit à aborder avec le sourire les problèmes économiques des quartiers populaires.

Les employés d’une boîte de com parisienne suivraient leur boss « au bout du monde ». Ou presque. À l’idée de franchir le périph pour aller s’installer à La Courneuve, l’enthousiasme s’émousse. C’est pourtant la seule option qui s’offre à leur patron (Gilles Lellouche) pour échapper au fisc : du fait d’avoir utilisé une domiciliation fantôme dans un quartier classé en zone franche afin de bénéficier d’exonérations fiscales, il est contraint de déménager sa société dans une cité du « 9-3 ».

On dirait une variante fictionnelle de Rendez-vous en terre inconnue : des Parisiens branchés plongés dans cette contrée étrange qu’est la banlieue. Tout est prétexte à incompréhensions et quiproquos, le moteur du film étant les préjugés de deux mondes qui s’ignoraient en évoluant à quelques kilomètres l’un de l’autre.

Dommage que le réalisateur de La Vache préfère étirer une intrigue assez convenue et jouer sur des ressorts psychologiques faciles… Restent quelques bons moments de comédie, par une troupe attachante. Mention spéciale à Malik Bentalha dans le rôle du maître-chien gaffeur… et cynophobe.
JUSQU ICI TOUT VA BIEN, Mohamed Hamidi 2019, Gilles Lellouche, Malik Benthala (societe comique)@@ (E)
Happy Few est une agence de communication parisienne en pleine expansion. À cause d'un problème avec le fisc qui menace sa survie, elle doit s'installer en banlieue et embaucher quelques personnes du coin. C'est le choc pour l ...

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JUST MARRIED ou presque, Garry Marshall 1999, Julia Roberts, Richad Gere


C'est la troisième fois que Maggie Carpenter, charmante jeune femme, fuit au moment fatidique du oui devant l'autel et le prêtre. Cette fâcheuse manie lui vaut une certaine notoriété dans la pittoresque bourgade de Hale, dans le Maryland, où l'on attend avec une curiosité narquoise sa quatrième escapade. C'est alors qu'Ike Graham, journaliste new-yorkais en panne d'inspiration, apprend l'histoire de Maggie...

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Vous pouvez sacrifier sans problème cette romance sans intérêt sans passer par l'Autel de ces nouvelles fiançailles entre Roberts et Gere.
JUST MARRIED ou presque, Garry Marshall 1999, Julia Roberts, Richad Gere (E)
C'est la troisième fois que Maggie Carpenter, charmante jeune femme, fuit au moment fatidique du oui devant l'autel et le prêtre. Cette fâcheuse manie lui vaut une certaine notoriété dans la pittoresque bour ...

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JUSTE CAUSE, Arne Glimcher 1995, Sean Connery, Kate Capshaw (thriller)@


Paul Armstrong, honorable professeur de droit de Harvard, farouchement opposé à la peine capitale, est contacté par une vieille femme noire de condition modeste qui l'implore d'assurer la défense de son petit-fils, Bobby Earl Ferguson, condamné à mort pour le viol et l'assassinat d'une fillette de 11 ans.

TELERAMA
Paul Armstrong, un brillant professeur de droit, partisan déclaré de l'abolition de la peine de mort, est contacté par une vieille dame, qui le prie de prendre la défense de son petit-fils, Bobby Earl Ferguson, condamné à mort huit ans auparavant pour le viol et l'assassinat d'une fillette de 11 ans. Armstrong hésite, mais sa femme, Laurie, parvient à le convaincre. Il rend visite à Bobby Earl et découvre un jeune homme cultivé et sympathique, qui avait avoué le meurtre uniquement pour échapper aux sévices que lui faisaient subir les deux enquêteurs. En outre, assure le condamné à mort, un tueur en série lui a confessé avoir commis l'odieux assassinat...
JUSTE CAUSE, Arne Glimcher 1995, Sean Connery, Kate Capshaw (thriller)@ (E)
Paul Armstrong, honorable professeur de droit de Harvard, farouchement opposé à la peine capitale, est contacté par une vieille femme noire de condition modeste qui l'implore d'assurer la défense de son petit-fil ...

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JUSTE CIEL, Laurent Tirard 2023, Claire Nadeau, Guilaine Londez, Valérie Bonneton (comique)@


Pour sauver l'EHPAD local qui tombe en ruines, cinq religieuses un peu déjantées sont prêtes à tout. Y compris à participer à une course cycliste, afin d'en remporter le prix. Seul bémol : elles sont nulles à vélo. Et pour ne rien arranger, elles ne sont pas les seules sur le coup.

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Après “Le Discours”, adapté de Fabcaro, le réalisateur Laurent Tirard met en scène un groupe de bonnes sœurs se lançant dans une course cycliste. Une comédie balourde qui s’essouffle aussi vite que nos braves religieuses.

Claire Nadeau, Guilaine Londez, Valérie Bonneton, Camille Chamoux et Louise Malek dans « Juste ciel », de Laurent Tirard. Photo Christophe Brachet/Les Films sur Mesure/Le Pacte/M6 Films

Sainte-Marie, mère de Dieu, le Seigneur a-t-il vraiment voulu que ce film existe ? Juste Ciel !, de Laurent Tirard, en salles depuis le 15 février, est à l’image de son affiche montrant François Morel s’adressant à une nonne : « Alors les filles, paraît qu’on a besoin d’un homme maintenant ? » Dans le splendide village de Baume-les-Messieurs (Jura), une mère supérieure psychorigide, Véronique (Valérie Bonneton), tente de faire régner l’ordre dans son couvent isolé, entourée de quatre sœurs aux caractères incompatibles.

Camille Chamoux est sœur Augustine, l’Hermione catho et je-sais-tout du groupe. Claire Nadeau-Sœur Bernadette, en plein vœu de silence, communique uniquement par le biais d’une ardoise, provoquant un embarrassant comique de répétition. Guilaine Londez hérite du rôle le plus crispant, celui de sœur Béatrice, quand la pauvre Louise Malek incarne la sœur stagiaire et le bingo qui va avec : smartphone, naïveté et difficultés scolaires…

Les voilà prêtes à enfourcher des vélos défraîchis pour participer à une course bientôt organisée au village, dans le but de récolter des fonds pour l’Ehpad du coin – et la promesse d’une rencontre avec le pape François. S’ensuit une série de gags téléphonés : chutes, galères, « Aaargh » écrit sur l’ardoise (après une chute, donc), concurrence avec le club cycliste local, entraîné par François Morel, exercices inefficaces et, bien sûr, découragement.

Le rythme est à ce stade aussi essoufflé que nos apprenties Jeannie Longo en robe chasuble… Un groupe de nonnes mené par l’actrice danoise Sidse Babett Knudsen, héroïne de la géniale série Borgen (qu’allait-elle faire dans cette galère ?), est alors appelé à la rescousse. Ennemie historique de la mère Véro, elle entend elle aussi participer à la course. Rivalité entre femmes, jalousie, coups bas… Cette partie est bien la plus pénible à digérer. Rendez-vous grâce : épargnez-vous le déplacement.
JUSTE CIEL, Laurent Tirard 2023, Claire Nadeau, Guilaine Londez, Valérie Bonneton (comique)@ (E)
Pour sauver l'EHPAD local qui tombe en ruines, cinq religieuses un peu déjantées sont prêtes à tout. Y compris à participer à une course cycliste, afin d'en remporter le prix. Seul bémol : ell ...

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JUSTICE SAUVAGE, John Flynn 1991, Steven Seagal, William Forsythe (thriller)@


Déterminé à retrouver l'assassin qui a tué son partenaire, un policier met en danger sa vie et celle de sa famille.

TELERAMA
Buford Pusser, ancien marine, revient dans sa ville natale du Tennessee. Il s'aperçoit bien vite que tout a changé depuis qu'un gang a installé un bar et une salle de jeu qui lui permettent de diriger un réseau de prostitution et de trafic d'alcool. Après une pénible expérience aux mains des criminels, Buford se présente au poste de shérif et est élu. Il entreprend alors de nettoyer la région. Armé d'un simple bâton, il poursuit inlassablement son oeuvre d'épuration, frappant trafiquants et malfrats jusqu'à ce qu'ils finissent par quitter la ville...
JUSTICE SAUVAGE, John Flynn 1991, Steven Seagal, William Forsythe (thriller)@ (E)
Déterminé à retrouver l'assassin qui a tué son partenaire, un policier met en danger sa vie et celle de sa famille.

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Buford Pusser, ancien marine, revient dans sa ville natale du Tennessee. I ...

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K 19 LE PIEGE DES PROFONDEURS, Kathryn Bigelow 2002, Harrisson Ford, Liam Neeson (thriller)@@


En juin 1961, en pleine Guerre froide, dans les eaux de l'Atlantique nord, Alexei Vostrikov, le capitaine du premier sous-marin nucléaire de l'arsenal soviétique, le K-19, découvre que le système de refroidissement du réacteur principal est défaillant. Coupés du monde extérieur et du reste de la flotte russe à cause d'une panne d'antenne, le capitaine Vostrikov et son second Mikhail Polenin doivent surmonter leurs différends pour faire face à la crise et éviter un accident nucléaire.

TELERAMA
En pleine guerre froide, un sous-marin nucléaire soviétique menace d’exploser. Claustrophobie assurée dans ce film plutôt original et haletant.
Un bon film de sous-marin doit rendre claustro. Celui-ci n’est pas mal, d’autant qu’il varie le catalogue des figures imposées (bip-bip du sonar, fissure des cadrans, etc.). K-19 retrace la mission d’un submersible soviétique au plus fort de la guerre froide, avec à sa tête un capitaine qui fait tourner à plein régime l’engin et l’équipage. Jusqu’au « pschitt » fatal d’une mégafuite et, avec elle, le risque d’un déclenchement de troisième guerre mondiale.

On tremble moins de mourir noyé qu’irradié. Char­mante perspective alimentée par le sacrifice obligé d’hommes qui se relaient dans un compartiment radioactif pour faire un peu de plomberie sauvage, et qui en ressortent vo­missant à tout-va. Le paradoxe voulant que ces sous-mariniers (se) crèvent pour préserver la paix. Voir aujourd’hui un tel blockbuster glorifier des soldats soviétiques oubliés de l’Histoire produit une étrange impression, la réalisatrice rappelant qu’on a eu chaud, mais qu’on n’est pas sorti d’affaire — même enterré, le nucléaire n’est pas mort.
K 19 LE PIEGE DES PROFONDEURS, Kathryn Bigelow 2002, Harrisson Ford, Liam Neeson (thriller)@@ (E)
En juin 1961, en pleine Guerre froide, dans les eaux de l'Atlantique nord, Alexei Vostrikov, le capitaine du premier sous-marin nucléaire de l'arsenal soviétique, le K-19, découvre que le système de refroidisseme ...

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KABOUL, Kasia Adamik, OlgaChajdas 2025 (série tv)@@


5 août 2021. Les talibans entrent dans Kaboul, profitant du retrait des troupes américaines. Face à cette menace pour leurs droits, leurs libertés, leur vie, certains Afghans tentent de fuir le pays. C’est le cas de la famille Nazany, la mère étant procureure et la fille médecin. Chacun de ses membres va croiser la route de représentants des autorités françaises, italiennes, allemandes ou américaines, eux aussi conscients que chaque minute compte…

TELERAMA
Cette ambitieuse coproduction internationale a l’intelligence de centrer son récit sur les Afghans – et de les faire s’exprimer en dari dans la version en VOSTFR, contrairement à tous les autres personnages, limités à l’anglais. Elle parvient à recréer le chaos de ces quelques jours, en particulier l’afflux de population autour de l’aéroport de Kaboul, à dire l’impuissance des forces étrangères et à saisir ce qu’il peut rester d’humanité face à la catastrophe.

Son récit hyper rythmé tient en haleine et n’aseptise pas trop la violence des événements. Dommage qu’il multiplie trop les pistes narratives, tente de mêler le thriller d’espionnage au drame humain, et au passage perd un peu de sa force émotionnelle.
KABOUL, Kasia Adamik, OlgaChajdas 2025 (série tv)@@ (E)
5 août 2021. Les talibans entrent dans Kaboul, profitant du retrait des troupes américaines. Face à cette menace pour leurs droits, leurs libertés, leur vie, certains Afghans tentent de fuir le pays. C’ ...

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KALI, Julien Seri 2024, Sabrina Ouazani, Olivia Côte (thriller)


Lisa, alias Kali, n'a plus rien à perdre quand elle comprend que son mari a été exécuté à Rio pour étouffer une affaire de corruption. C'est au Brésil, des favelas aux confins de la jungle luxuriante, que l'ancienne recrue des forces spéciales remonte la piste d'un sombre traffic international. À coup de poing, de sang, et d'explosifs, cette quête de vérité assouvit sa soif de vengeance, mais donnera aussi un nouveau sens à sa vie, une vie de guerrière.

TELERAMA
Alors qu’elle a déjà perdu son fils, son mari est assassiné dans les rues de Rio. C’en est trop pour Sabrina Ouazani, alias Kali, qui descend un à un les coupables. Sanglant, et de très mauvais goût.

Comment émouvoir avec la mort d’un homme à la troisième minute d’un film ? Dans Kali, le plan de jeu est de capitaliser sur les deux premières minutes avec une séance chez un psy, où il est clair que la patiente n’a pas fait le deuil de son fils décédé quelques années plus tôt (images sépia de ce fameux anniversaire des 4 ans). Puis introduire un montage parallèle entre cette même femme (Sabrina Ouazani, alias Lisa, alias Kali) confiant sa joie de revoir son mari qui s’apprête à revenir du Brésil, et ce même mari en train de se faire descendre d’une bonne douzaine de balles tirées à bout portant dans une rue de Rio, au ralenti, sous une musique franchement pas gaie. Enfin, terminer avec le sourire de la femme, ignorante pour encore quelques heures que sa vie décidément n’est pas cool du tout.

Oui, c’est un peu lourd, et il faut rappeler que l’émotion jaillit rarement des scènes où l’on pousse tous les curseurs au maximum. L’art a ses propres équations, il est comme ça, plus et plus ça peut faire moins. Pour le coup, ici, on est vraiment dans l’addition, pour ne pas dire la courbe exponentielle : après une tentative de suicide ratée, Lisa se met en mode La Mariée était en noir et prend l’avion pour aller buter un à un tous les responsables de la mort de son mari. « L’intérêt », alors, est d’observer l’évolution de son inventivité. Après une première fusillade assez classique, la veuve se laisse entraîner dans une vibe « torture porn » qui mérite un avertissement : ne regardez pas cela en mangeant. Puis le film lui-même évolue : il y a un côté romance, puis un côté action, puis un côté film-dossier, puis on frôle la science-fiction, le tout entrecoupé de diverses fusillades (c’est le fil rouge) et explosions. L’ensemble, peu inspiré, est sanglant, épuisant, et de mauvais goût. On préfère revoir Kill Bill.

SYNOPSIS
Eric, un agent des douanes françaises, est assassiné à Rio de Janeiro alors qu'il enquêtait sur un vaste trafic de faux médicaments. Lisa, son épouse, une ancienne membre des Forces spéciales, ne croit pas à la version officielle selon laquelle Eric serait mort lors d'un règlement de comptes entre trafiquants. Elle se rend au Brésil pour faire la lumière sur le meurtre de son mari que la police brésilienne accuse de corruption. Lorsqu'elle progresse dans ses investigations, Lisa devient la personne à abattre pour toutes les personnes impliquées dans ce trafic. Une course poursuite s'engage alors dans la ville et à travers la jungle où la proie se mute en chasseuse...

KALI, Julien Seri 2024, Sabrina Ouazani, Olivia Côte (thriller) (E)
Lisa, alias Kali, n'a plus rien à perdre quand elle comprend que son mari a été exécuté à Rio pour étouffer une affaire de corruption. C'est au Brésil, des favelas aux confins de la ju ...

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KARAOKE, Stéphane Ben Lahcene 2024, Michele Laroque (musical)


Après une soirée qui a viré à la catastrophe, Bénédicte, illustre chanteuse d'opéra, doit payer les pots cassés et voit sa brillante carrière soudain battre de l'aile. Grande amatrice de karaoké, Fatou est la seule à lui apporter du soutien et du réconfort en ces moments difficiles, mais elle le fait avec une discrète idée derrière la tête. En effet, elle souhaite parvenir à convaincre Bénédicte de l'accompagner à un grand concours national de karaoké qui se déroule prochainement, convaincue que leur complémentarité pourrait les amener loin dans la compétition. D'abord sceptique, Bénédicte s'embarque finalement dans l'aventure...

TELERAMA
L’une est cantatrice, l’autre, femme de ménage. Michèle Laroque et Claudia Tagbo, pourtant en forme, ne suffisent pas à sauver ce film plein de bons sentiments.

Tout le monde connaît Joe Dassin. Sauf la cantatrice Bénédicte Autain (Michèle Laroque), qui n’a que Mozart à la bouche et n’a jamais entendu parler du plus français des Américains. Les chanteurs d’opéra, êtres éthérés, n’ont pas la radio. Bénédicte n’a donc jamais sifflé sur la colline ; elle a, par contre, persiflé dans les grandes largeurs lors d’une soirée trop arrosée.

En insultant le directeur de l’opéra, son public bourgeois et même les ploucs qui ne viennent pas l’écouter. Bénédicte est remerciée… Donc à la rue, car l’opéra prenait en charge sa suite luxueuse. Mais la femme de chambre de l’hôtel (Claudia Tagbo) se propose de l’héberger. Va pour un échange de bons procédés en monospace, direction la petite maison de banlieue et le buffet asiatique à volonté en zone commerciale. Bénedicte enseignera le chant à Fatou, qui lui apprendra… la vie, tout simplement.

Le duo fonctionne, Claudia Tagbo redouble d’énergie (et ce jusque dans la salle du 9h des Halles, où l’actrice est venue ce 20 mars saluer un maigre public, faire gagner un micro de karaoké et… distribuer des chouquettes), tandis que Michèle Laroque lâche des taquets grinçants bien sentis. Mais si nos deux amies préparent les mondiaux de karaoké, elles pourraient tout aussi bien concourir aux championnats de France du cliché. Car Karaoké est une pièce de plus dans la machine française à produire des comédies réconciliatrices (d’Intouchables à Ténor, avec la même Michèle Laroque) où, tous ensemble, riches et pauvres, on est plus forts. Pour de vraies leçons de vie : Bénédicte ira même faire le ménage dans son ancienne suite !

On s’ennuie ferme – le point de chute du récit nous a été présenté dès l’ouverture –, alors on se lance dans un inventaire mental des meilleures scènes de karaoké dans les films récents. Il y avait Vivo per lei dans Mommy, de Xavier Dolan, ou, plus tremblante encore, celle de la jeune fille d’Aftersun sur Losing My Religion. Mais surtout la déflagration Total Eclipse of the Heart par Adèle Exarchopoulos et Swala Emati dans Les Cinq Diables de Léa Mysius. Point commun ? Tous ces cinéastes ont eu le bon goût d’en assumer le kitsch qui fait pleurer, premier degré. Ce qui est finalement loin d’être le cas de Karaoké.
KARAOKE, Stéphane Ben Lahcene 2024, Michele Laroque (musical) (E)
Après une soirée qui a viré à la catastrophe, Bénédicte, illustre chanteuse d'opéra, doit payer les pots cassés et voit sa brillante carrière soudain battre de l'aile. Grande am ...

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KATYN, Andrzej Wajda 2009 (documentaire histoire guerre)@@


Entre avril et mai 1940, les Soviétiques organisent l'exécution par balles de plus de quatre mille prisonniers polonais dans la forêt de Katyn, près de Smolensk. Le sort des détenus était fixé depuis longtemps : les Russes souhaitaient purger l'armée polonaise de tous les prétendus opposants. Parmi les victimes, tuées au bord de fosses communes, beaucoup d'étudiants gradés. Quatre familles polonaises sont ainsi touchées par la perte d'un ou plusieurs proches : un mari, un frère, un père.

TELERAMA
On retrouve avec émotion le style d'un cinéaste un peu oublié aujourd'hui (que c'était beau, pourtant, Les Noces et Les Demoiselles de Wilko). On retrouve ses profondeurs de champ, l'ampleur de ses mouvements de caméra, ses plans bleutés où la lumière semble avoir du mal à se frayer un chemin à travers les rares ouvertures...

L'idée du film est venue à Andrzej Wajda en entendant un lycéen polonais déclarer que le 17 septembre 1939 (date de l'invasion de la Pologne par les Russes) n'était rien d'autre qu'un « jour férié »... Trop, c'est trop ! D'où ce Katyn, évocation romancée, à partir de trois destins de femmes, du massacre, au début de la Seconde Guerre mondiale, de vingt mille officiers polonais (dont le père de Wajda). Massacre fomenté par la police secrète de Staline, mais nié par les autorités soviétiques jusqu'à la reconnaissance du crime par Gorbatchev, en 1990...

Le film est constamment sous-tendu par une haine féroce de l'hypocrisie militaire et par la volonté de renvoyer dos à dos l'Armée rouge et les troupes nazies. Il est tout imprégné d'un lyrisme à l'ancienne, beau et solennel, qui risque, hélas, de laisser totalement froid le lycéen polonais indifférent à l'Histoire, pour lequel il a visiblement été fait.
KATYN, Andrzej Wajda 2009 (documentaire histoire guerre)@@ (E)
Entre avril et mai 1940, les Soviétiques organisent l'exécution par balles de plus de quatre mille prisonniers polonais dans la forêt de Katyn, près de Smolensk. Le sort des détenus était fixé ...

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KES, Ken Loach 1969,David Bradley, Colin Welland societe)@@


Billy Casper vit dans une petite ville minière du nord-est de l'Angleterre, à Barnsley, dans le Yorkshire. Il a une douzaine d'années et l'univers dans lequel il vit ne correspond pas à son attente. Sa mère ne s'occupe guère de lui son frère aîné Jude, le traite en souffre-douleur. Quelques petits travaux avant l'heure d'ouverture de l'école et de menus larcins lui procurent un peu d'argent de poche. A l'école, Billy est distrait indiscipliné, entouré de camarades et de professeurs plus hostiles qu'amicaux.. Un jour, Billy déniche un jeune rapace; il vole alors dans une librairie un traité de fauconnerie et entreprend de dresser l'oiseau. Il se donne tout entier à cette tâche et lorsqu'un professeur, attentif, lui demande d'exposer à la classe l'art de dresser un faucon, Billy réussit à intéresser tous ses camarades...Mais le gamin a détourné une petite somme d'argent que son frère lui avait confiée pour jouer aux courses : Jude se vengera en tuant l'oiseau, le seul ami de l'enfant.

cinephile54
Instantanément, les paroles du "Petit Prince" me sont venues en tête...Très beau film, sur non seulement l'attachement d'un enfant pour un faucon, mais sur les brimades, les vexations, la maltraitance, à l'école, à la maison, entre enfants et de la part de certains enseignants...Une période scolaire pas si lointaine, en Angleterre, il y a 50 ans, semblable à celle, en France quelques 10/20 ans antérieurement. Les coups de règles sur les mains existaient chez nous (les brimades aussi, pour peur que l'on soit différent...). Cet enfant, rejeté d'un peu partout, non protégé par sa mère, subissant la violence de son frère et celle des autres élèves, isolé, sans ami(e)s, va créer un lien avec un faucon. Le faucon est le symbole, l'emblème solaire chez les Incas du Pérou, En Egypte, il était le prince des oiseaux, de par sa force et sa beauté, Il est symbole solaire de supériorité, d'ambition, d'esprit, de lumière et de liberté...Très beau film...
KES, Ken Loach 1969,David Bradley, Colin Welland societe)@@ (E)
Billy Casper vit dans une petite ville minière du nord-est de l'Angleterre, à Barnsley, dans le Yorkshire. Il a une douzaine d'années et l'univers dans lequel il vit ne correspond pas à son attente. Sa mèr ...

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KIKI LA PETITE SORCIERE, Hayao Miyazaki 1989,(animation japon)@


Comme toutes les sorcières qui atteignent l'âge de 13 ans, Kiki doit quitter ses parents et s'établir pendant un an dans une autre ville, en exerçant un métier lié à son état de sorcière. Dans la ville de Koriko, la jeune et espiègle Kiki, accompagnée de son chat noir Jiji et aux côtés de Osono, une gentille boulangère qui lui propose un emploi, va commencer une activité de livraison de colis en volant sur son balai.
KIKI LA PETITE SORCIERE, Hayao Miyazaki 1989,(animation japon)@ (E)
Comme toutes les sorcières qui atteignent l'âge de 13 ans, Kiki doit quitter ses parents et s'établir pendant un an dans une autre ville, en exerçant un métier lié à son état de sorci&e ...

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KILL BILL volume 1, Quentin Tarentino 2003, Uma Thurman, Sonny Chiba (thriller western)@@


Dans le désert, un mariage est organisé, entre une jeune femme, autrefois tueuse à gages mais bien décidée à mener une existence rangée, et son futur époux. Mais Bill, l'ancien chef de la belle, ne l'entend pas de cette oreille. Aussi envoie-t-il ses hommes pour massacrer son ancienne recrue et son entourage. Ce qui devait être un moment de grâce et de bonheur se transforme en un véritable carnage, à l'issue duquel toutes les personnes présentes sont laissées pour mortes. Cinq ans plus tard, enfin sortie de son coma, la mariée décide de venger la mort des siens. Elle n'a désormais plus qu'un seul objectif : assassiner un à un les membres du gang de Bill...

TELERAMA
Cinq ans après son mariage ruiné par une tuerie, elle décide de se venger. Tarantino au sommet de sa forme dans cette anthologie du film de genre, entre kung-fu, chambara et western spaghetti. Une mythologie de l’imaginaire plastiquement magnifique.

Celle qui veut tuer Bill n'a pas de nom. Ce qu'on sait d'elle : le jour de ses noces, enceinte jusqu'aux yeux, elle a vu débarquer ses anciens collègues, les tueurs du Détachement international des vipères assassines. On l'a crue morte. Quatre ans de coma plus tard, elle crie vengeance. La minceur du sujet n'est qu'apparente. Elle offre au cinéaste une liberté totale. Dans une chronologie chamboulée par des flash-backs, Tarantino vient à bout de son projet le plus personnel : une anthologie du cinéma de genre. Intro choc : l'élimination d'une rivale. Parenthèse sur un double suspense hospitalier.

Puis Tarantino enchaîne à sa façon : un dessin animé à la japonaise raconte le début de l'ascension d'O-Ren Ishii, reine du crime tokyoïte. Quand sa bande, les Crazy 88, pénètre dans la Villa bleue, quand avancent au ralenti, aux côtés de la chef de gang, ses adjointes, la belle Sofie Fatale et la perverse Gogo Yubari, l'image atteint une beauté saisissante. De cette oeuvre sensualiste - qui n'exclut pas le malaise mais procure des moments de jubilation - se dégage un sentiment insolite : la mélancolie promise par la chanson du générique. Le regret de l'enfance qui s'est éloignée, et le poids des trahisons des adultes.
KILL BILL volume 1, Quentin Tarentino 2003, Uma Thurman, Sonny Chiba (thriller western)@@ (E)
Dans le désert, un mariage est organisé, entre une jeune femme, autrefois tueuse à gages mais bien décidée à mener une existence rangée, et son futur époux. Mais Bill, l'ancien chef de ...

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KILL BILL volume 2, Quentin Tarentino 2004, Uma Thurman David Carradine (thriller)@@


Après sa sanglante escapade japonaise, La Mariée revient aux États-Unis afin de se venger une fois pour toutes de Bill. Pourtant, la quête est loin d'être terminée et les deux derniers lieutenants de son ennemi, Budd et Elle Driver, se dressent sur son chemin. La route de la vengeance est longue pour La Mariée qui devra se souvenir des apprentissages de Paï-Meï, son maître de kung fu.

TELERAMA
Au volant d'une décapotable, filmée en noir et blanc, dans un plan Hollywood fifties, la Mariée-Uma Thurman nous résume la situation. Elle avait été laissée pour morte par Bill et sa bande de tueurs, dont elle avait fait partie. Elle s'était vengée. Mais pas entièrement. Elle y retourne…Le romanesque - et même un certain romantisme - se glisse dans les scènes de pure violence de ce volume 2. À l'occasion, c'est vrai, on apprend quand même la meilleure façon de rendre aveugle une borgne, et quoi faire exactement de son œil.

Mais, en voyant au générique de fin défiler tous les cinglés qui ont traversé cette saga, on réalise la précision avec laquelle Tarantino construit ses histoires apparemment foutraques : incises et parenthèses reposent, en fait, sur un mécanisme d'horlogerie impeccable... Le tout dernier plan se veut rassurant : Uma Thurman, toujours dans sa décapotable, nous adresse un clin d'oeil amusé. Mais, dix ans après Reservoir Dogs, la philosophie de Tarantino reste la même : 1) quoi qu'on fasse, on cause toujours sa propre perte ; 2) la vie n'est définitivement pas un long fleuve tranquille. Il faut tuer pour vivre. Sinon, bang-bang, t'es mort.
KILL BILL volume 2, Quentin Tarentino 2004, Uma Thurman David Carradine (thriller)@@ (E)
Après sa sanglante escapade japonaise, La Mariée revient aux États-Unis afin de se venger une fois pour toutes de Bill. Pourtant, la quête est loin d'être terminée et les deux derniers lieutenants de ...

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KILLERS OF THE FLOWER MOON, Martin Scorses 2023, Robert De Niro, Leonardo Di Caprio


"Au tournant du 20ème siècle, le pétrole a apporté une fortune à la nation Osage, qui est devenue du jour au lendemain l'un des peuples les plus riches du monde. La richesse de ces Amérindiens a immédiatement attiré les intrus blancs, qui ont manipulé, extorqué et volé autant Osez l’argent autant qu’ils le peuvent avant de recourir au meurtre. »
KILLERS OF THE FLOWER MOON, Martin Scorses 2023, Robert De Niro, Leonardo Di Caprio (E)
"Au tournant du 20ème siècle, le pétrole a apporté une fortune à la nation Osage, qui est devenue du jour au lendemain l'un des peuples les plus riches du monde. La richesse de ces Amérindiens ...

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KILLING ME SOFTLY, Chen Kaige 2002, Heather Graham, Joseph Fiennes (film e)


Alice mène une vie heureuse avec son compagnon Jake dans leur appartement londonien, et occupe un poste enviable dans un laboratoire scientifique. Cependant, un jour, elle croise, en se rendant à son travail, un jeune homme dans la rue.
KILLING ME SOFTLY, Chen Kaige 2002, Heather Graham, Joseph Fiennes (film e) (E)
Alice mène une vie heureuse avec son compagnon Jake dans leur appartement londonien, et occupe un poste enviable dans un laboratoire scientifique. Cependant, un jour, elle croise, en se rendant à son travail, un jeune homme da ...

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KILLING REAGAN, Rod Lurie 1981, Tim Matheson, Cynthia Nixon (histoire bio)@


Seulement deux mois après le début de son mandat présidentiel, Ronald Reagan est proche de la mort après s'être fait tirer dessus et que la balle se soit logée à quelques centimètres de son coeur. Sa guérison a été remarquable - ou du moins en apparence. Reagan a été gravement blessé, ce qui l'a forcé à faire face à un défi que peu d'hommes ont l'habitude de rencontrer.

TELERAMA
KILLING REAGAN, Rod Lurie 1981, Tim Matheson, Cynthia Nixon (histoire bio)@ (E)
Seulement deux mois après le début de son mandat présidentiel, Ronald Reagan est proche de la mort après s'être fait tirer dessus et que la balle se soit logée à quelques centimètres de ...

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KING KONG, Peter Jackson 2005, Naomi Watts, Jack Black@


New York, 1933. Ann Darrow est une artiste de music-hall dont la carrière a été brisée net par la Dépression. Se retrouvant sans emploi ni ressources, la jeune femme rencontre l'audacieux explorateur-réalisateur Carl Denham et se laisse entraîner dans la plus périlleuse des aventures. Ce dernier a dérobé à ses producteurs le négatif de son film inachevé. Il n'a que quelques heures pour trouver une nouvelle star et l'embarquer pour Singapour avec son scénariste, Jack Driscoll, et une équipe.
KING KONG, Peter Jackson 2005, Naomi Watts, Jack Black@ (E)
New York, 1933. Ann Darrow est une artiste de music-hall dont la carrière a été brisée net par la Dépression. Se retrouvant sans emploi ni ressources, la jeune femme rencontre l'audacieux explorateur-r&eac ...

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KING, David Moreau 2020, Gérard Darmon, Lou Lambrecht (nature)@


King, un lionceau destiné au commerce, s'échappe de l'aéroport et trouve refuge chez Inès et Alex. Ensemble ils ont l'idée folle de l'emmener en Afrique. Cependant, les douaniers ne facilitent pas leur mission. Max, leur grand-père, qu'ils n'ont vu que deux fois dans leur vie, rejoint l'aventure.

TELERAMA
Les péripéties d’une jeune fille et d’un lionceau en images de synthèse... Clins d’œil à Spielberg, esthétique à la “Stranger Things” : le film de David Moreau ne révolutionnera pas le genre.

Le générique d’ouverture tout en animation crayonnée sur des lignes de cahier d’écolier annonce la couleur : les enfants, ce sera l’aventure ! D’aventures, la jeune Inès en manque justement désespérément. Heureux hasard donc, quand le fugitif le plus recherché de France, tout juste échappé de l’aéroport d’Orly, trouve refuge dans sa chambre de banlieue pavillonnaire. Féroce, hirsute et carnassier, l’ennemi public numéro 1 montre les dents… mais, oh, surprise !, ce n’est qu’un lionceau.

Après une première rencontre très référencée, en hommage à Steven Spielberg, maître des films d’aventures à hauteur d’enfants, la cavale peut commencer. Du Val-de-Marne à la mer Méditerranée, un cortège dépareillé s’élance, constitué d’Inès, de son grand frère Alex, qu’elle déteste, et de leur grand-père peu débonnaire, trouvé en chemin (Gérard Darmon). Il faut sauver King, la boule de poils – toute numérique. Avec les agents des douanes aux trousses, la seule solution serait de rallier l’Afrique.

Sans crier gare, David Moreau (Ils, Seuls, 20 Ans d’écart) se paie une virée nostalgique terriblement eighties. Photographie bleutée, couleurs néons flashy et panoplie vestimentaire réglementaire (tennis blanches, Eastpack, tee-shirt rayé, etc.). Seul l’usage abondant des smartphones à l’écran rappelle que l’opinion publique peut dorénavant s’émouvoir de la condition animale grâce à des hashtags et des posts Instagram. Un zèle de modernisme plus pataud qu’efficace, qui ne sauve pas le film de ses longueurs et des personnages adultes bien mal écrits. À voir seulement pour la mise en scène, qui lorgne et copie jusqu’au bout E.T., l’extra-terrestre, Stranger Things et consorts. On regrette d’ailleurs que King soit un lionceau plutôt qu’une vraie bestiole bizarre pour oser un vrai film de genre.
KING, David Moreau 2020, Gérard Darmon, Lou Lambrecht (nature)@ (E)
King, un lionceau destiné au commerce, s'échappe de l'aéroport et trouve refuge chez Inès et Alex. Ensemble ils ont l'idée folle de l'emmener en Afrique. Cependant, les douaniers ne facilitent pas leur mis ...

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KINGDOM OF HEAVEN, Ridley Scott 2005, Orlando Bloom, Liam Neeson, Eva Green, Jeremy Irons (saga histoire)@@


Quelque part dans le royaume de France en 1186, Balian, jeune forgeron accablé par l'existence, apprend qu'il est le fils de Godefroy d'Ibelin. Mais cette noble lignée le contraint de se rendre en Terre sainte pour défendre Jérusalem reconquise. Une fois en Palestine, il s'initie à l'art de la guerre et aux intrigues politiques, grâce à l'aide de Tiberias, le puissant conseiller militaire du roi.

TELERAMA
Un plaisir de cinéma naïf et sincère. Très efficace.
Cinq ans après Gladiator, Ridley Scott a rouvert ses manuels d'histoire, passant de la pax romana (relative) aux temps (troublés) des croisades. Il évacue toute lecture politique, même si des troupes d'occupation harcelées par des fous de Dieu, ça fait forcément penser à aujourd'hui... Les braves types de Kingdom of Heaven sont des humanistes avant la lettre : Balian, fils naturel d'un « seigneur françois », lancé vers la Terre sainte par son papa croisé ; Baudoin IV, souverain de Jérusalem, roi lépreux qui cache son visage putréfié sous un masque d'argent ; ou encore Saladin, l'adversaire chevaleresque, qui résiste aux tentations bellicistes, pour le bien de son peuple. Les méchants sont les Templiers qui menacent l'équilibre d'une Jérusalem multiconfessionnelle. Intrigues de cour qui offrent à Jeremy Irons, David Thewlis ou Brendan Gleeson des accents quasi shakespeariens. Et le siège final de Jérusalem est un beau morceau de bravoure...


KINGDOM OF HEAVEN, Ridley Scott 2005, Orlando Bloom, Liam Neeson, Eva Green, Jeremy Irons (saga histoire)@@ (E)
Quelque part dans le royaume de France en 1186, Balian, jeune forgeron accablé par l'existence, apprend qu'il est le fils de Godefroy d'Ibelin. Mais cette noble lignée le contraint de se rendre en Terre sainte pour défe ...

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KISS KILL, Robert Luketic 2010, Katherine Heigl, Ashton Kutcher


Alors que Jen Kornfeldt, en vacances sur la Côte d'Azur, se remet à peine d'une rupture, elle fait la connaissance de l'homme de ses rêves, le beau Spencer Aimes. Trois ans après cette rencontre, Spencer et Jen sont de jeunes mariés heureux à la vie paisible, mais tout bascule le jour où un mystérieux tueur cherche à éliminer Spencer. Jen découvre alors que son mari est agent secret, un détail qu'il n'avait jamais pris la peine de mentionner.

TELERAMA
Il est loin le temps où Robert Luketic réalisait avec humour La Revanche d’une blonde. Dans Kiss & Kill, comédie d’action sans une ­once d’originalité, il en filme une autre, la radieuse Kathe­rine Heigl (Grey’s Anatomy), mais il lui inflige Ashton Kutcher comme partenaire. Prendra-t-elle sa revanche ?
KISS KILL, Robert Luketic 2010, Katherine Heigl, Ashton Kutcher (E)
Alors que Jen Kornfeldt, en vacances sur la Côte d'Azur, se remet à peine d'une rupture, elle fait la connaissance de l'homme de ses rêves, le beau Spencer Aimes. Trois ans après cette rencontre, Spencer et Jen son ...

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KRAMER CONTRE KRAMER, Robert Benton 1979, Dustin Hoffman, Meryl Streep (societe)@@@


Ted Kramer rentre chez lui, heureux de pouvoir annoncer à Joanna qu'il s'est vu confier une importante campagne de publicité, récompense d'un dévouement à toute épreuve aux intérêts de son entreprise. Cependant, Joanna ne lui en laisse pas le loisir. Elle lui déclare tout de go qu'elle le quitte et s'en va sans attendre, lui laissant la charge de Billy, leur fils. Tant bien que mal, Ted s'organise, entre travail, courses, ménage, toasts brûlés et réunions de parents d'élèves.

TELERAMA
En plein boom, dans les années 70-80, le divorce était alors le grand thème de société dont on aimait à débattre à longueur d'éditoriaux et de fictions en tout genre. Kramer contre Kramer en illustre méthodiquement toutes les tribulations, petits tracas et grands déchirements. Avec, petit supplément de modernité « d'époque », le point de vue d'un père « abandonné », obligé d'assumer seul, du jour au lendemain, le quotidien de son petit garçon.
Oscar du meilleur film en 1979, cette étude de moeurs est restée, peu ou prou, dans les mémoires des spectateurs, le film de référence sur le sujet. Qui, d'une rediffusion à l'autre de cette oeuvre presque trentenaire, n'a pas trituré son mouchoir devant la détresse de Ted Kramer, papa new-yorkais débordé et aimant (Dustin Hoffman, débordant de charme) ? Qui n'a pas senti, comme le jeune Billy, son petit coeur balancer, au jardin public, entre l'étreinte paternelle et le regard embué de la mère prodigue (Meryl Streep, que le film contribua à révéler) ?...
Certes, Robert Benton joue à fond la carte de l'attendrissement, appuyant avec toute son habileté de faiseur hollywoodien sur la détresse de l'enfant et le désarroi des parents. Mais, grâce à la verve et à la sensibilité des comédiens, à l'humour et à la justesse de scènes très quotidiennes (un repas maladroitement improvisé, une engueulade père-fils, un rendez-vous galant raté...), Benton ne fait pas la morale, ne prend parti pour aucun de ses personnages paumés, blessés et malgré tout pleins d'espoir, et son film reste, encore aujourd'hui, étonnamment tendre et vivant.
KRAMER CONTRE KRAMER, Robert Benton 1979, Dustin Hoffman, Meryl Streep (societe)@@@ (E)
Ted Kramer rentre chez lui, heureux de pouvoir annoncer à Joanna qu'il s'est vu confier une importante campagne de publicité, récompense d'un dévouement à toute épreuve aux intérêts de ...

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KURSK, Thomas Vinterberg 2018, Matthias Schoenaerts, Léa Seydoux, Colin Firth (histoire catastrophe)@


Le naufrage du sous-marin nucléaire russe K-141 Koursk, survenu en mer de Barents le 12 août 2000. Tandis qu'à bord du navire endommagé, vingt-trois marins se battent pour survivre, au sol, leurs familles luttent désespérément contre les blocages bureaucratiques qui ne cessent de compromettre l'espoir de les sauver.

TELERAMA
Le 12 août 2000, un sous-marin nucléaire russe sombre avec son équipage. Ce film manque de spectaculaire, réussissant mieux le portrait des familles à terre, évocation d’un vieux rêve soviétique qui sombre aussi.

Le 12 août 2000, un sous-marin nucléaire russe sombre avec les cent dix-huit membres de son équipage : ceux qui avaient survécu à l'explosion seront sacrifiés par leurs supérieurs, qui refusent l'aide internationale. Pour faire revivre la tragédie du Koursk, Luc Besson, ici producteur, a choisi le réalisateur de Festen (1998), une erreur incompréhensible. Que Thomas Vinterberg ne fasse pas tout à fait l’affaire était, en effet, prévisible : il n’a pas le sens du spectaculaire qu'on peut attendre d'un film de sous-marin. Les scènes qui, visuellement, pourraient être les plus fiévreuses laissent une impression de platitude. Et lorsque les rescapés se retrouvent prisonniers dans un espace étouffant, menacés par les eaux comme par la perte d’oxygène, l’intensité ne dépasse pas celle d’un film d’auteur rigide en huis clos.

Déçu par les scènes d'action en mer, on peut se consoler avec le portrait des familles à terre. Même si tout le monde parle anglais, une ambiance soviétique passe, qui raconte le naufrage, avec le Koursk, du vieux rêve d'un vieux monde. Dans ces décors de ville portuaire à la dérive, au milieu des laissés-pour-compte, le film s’anime en faisant resurgir, avec sincérité, la dimension politique de la catastrophe. En héros malheureux du petit peuple russe abandonné par ses dirigeants, Matthias Schoenaerts et Léa Seydoux montrent plus de persuasion que leur metteur en scène et réussissent à convaincre.
KURSK, Thomas Vinterberg 2018, Matthias Schoenaerts, Léa Seydoux, Colin Firth (histoire catastrophe)@ (E)
Le naufrage du sous-marin nucléaire russe K-141 Koursk, survenu en mer de Barents le 12 août 2000. Tandis qu'à bord du navire endommagé, vingt-trois marins se battent pour survivre, au sol, leurs familles luttent ...

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L ABOLITION, Jean-Daniel Verhaeghe 2009, Gérard Depardieu, Charles Berling, Monique Chaumette (histoire bio)@@


9 octobre 1981: La peine de mort est abolie en France. Après un combat interminable, âpre, de Voltaire à Badinter , De Robespierre à Jaurès, en passant bien sûr par Hugo, la peine capitale est enfin abolie.
Ce magnifique film retrace parfaitement cette lutte acharnée menée par Robert Badinter de 1972 à 1981, du procès Bontems à l'abolition.
La prestation de Charles Berling est ahurissante, les scènes de procès sont éblouissantes.
Un hommage vibrant et nécessaire à l'un de nos grands hommes.
L ABOLITION, Jean-Daniel Verhaeghe 2009, Gérard Depardieu, Charles Berling, Monique Chaumette (histoire bio)@@ (E)
9 octobre 1981: La peine de mort est abolie en France. Après un combat interminable, âpre, de Voltaire à Badinter , De Robespierre à Jaurès, en passant bien sûr par Hugo, la peine capitale est enfin a ...

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L ACCIDENT (Das Bleibt unter uns), Verena S. Freytag 2022, Hanno Koffler, Anna Unterberger


En Allemagne, une femme de ménage moldave tombe dans le coma après un accident survenu durant ses heures de travail. Son employeuse décide alors de s’occuper de sa fillette sans en référer aux autorités. Un drame poignant qui met en lumière la précarité des travailleurs immigrés.

TELERAMA
Un couple bourgeois se déchire après que leur femme de ménage sans papiers a été victime d’un accident pendant ses heures de travail. Un téléfilm platement mis en scène.

Berlin, de nos jours. Jana et Alexander, parents de deux enfants, forment un couple riche et sans histoires : lui a un poste important dans une grosse entreprise, elle s’occupe des enfants en s’efforçant de reprendre ses études. Jusqu’au jour où Natalia, leur femme de ménage moldave, est renversée par un vélo alors qu’elle faisait une course pour Jana. Elle tombe dans le coma. Jana, pour la protéger, n’informe pas la police que son employée n’avait pas de papiers et travaillait au noir. Elle décide d’accueillir Anna, la fille de 8 ans de Natalia. Mais Alexander, qui a des ambitions politiques et ne veut pas que l’accident s’ébruite, ne l’entend pas de cette oreille…

Le téléfilm se concentre tout du long sur la crise du couple : Madame se sent coupable et va tout faire pour aider l’accidentée et sa fille, Monsieur se dit de gauche mais ferme les yeux. Qui va l’emporter ? Hélas, on a un peu de mal à croire à ce personnage de bourgeoise qui découvre tout à coup que la société est fondée sur les inégalités. Platement mis en scène, cet Accident se révèle aussi saturé de bons sentiments qu’inoffensif sur le plan politique : à la fin, tout rentre dans l’ordre, il n’y a plus qu’à trouver une nouvelle femme de ménage. Ouf !
L ACCIDENT (Das Bleibt unter uns), Verena S. Freytag 2022, Hanno Koffler, Anna Unterberger (E)
En Allemagne, une femme de ménage moldave tombe dans le coma après un accident survenu durant ses heures de travail. Son employeuse décide alors de s’occuper de sa fillette sans en référer aux autori ...

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L ADIEU, François Luciani 2003, Thomas Jouannet, Mélanie Doutey (societe sentimental)@


Ce téléfilm traite des dernières années de la guerre d'Algérie. Le réalisateur met en évidence les effets de la guerre dans deux milieux : celui d'une famille pied-noire et, dans l’armée; un stage d'élèves-officiers à Alger, puis en poste en Kabylie.

Dans une même famille les différents points de vue des pieds-noirs sur le déroulement des évènements s'opposent. Ainsi, le grand-père représente cette génération de pieds-noirs (immigrés d'origine européenne) qui a vécu en Algérie toute sa vie, qui s'entend avec les Arabes et avec les Berbères, a un profond respect pour eux et en reçoit en retour. Le père (Jean Benguigui) tient une petite boutique et engage volontiers des musulmans dans son magasin. De même, sa fille fait ses études de médecine à l'université d'Alger et sa meilleure amie est arabe (Djamilla jouée par Saïda Jawad). La mère (jouée par Catherine Jacob) aime son pays et montre de la compassion pour les Algériens musulmans, sans leur accorder son estime, pensant que sa communauté est « à part ». La minorité de Français qui s'est radicalisée pour répondre au FLN et a créé l'OAS, est symbolisée par François (Alexis Tomassian) le plus jeune des fils de la famille Garcia, qui, déjà raciste et très marqué par le meurtre de son frère Raymond (Gilles Lellouche), évolue vers la frange des colons nationalistes.
L ADIEU, François Luciani 2003, Thomas Jouannet, Mélanie Doutey (societe sentimental)@ (E)
Ce téléfilm traite des dernières années de la guerre d'Algérie. Le réalisateur met en évidence les effets de la guerre dans deux milieux : celui d'une famille pied-noire et, dans l’arm& ...

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L AFFAIRE MARIANNE VOSS, Uljana Havemann 2023(policier)@@


Vingt-quatre heures après sa disparition, Marianne Voss est retrouvée morte dans un bois par sa fille Heike et son mari Karsten. Les soupçons des enquêteurs se tournent immédiatement vers Karsten, qui est aussi le maire de la petite ville où vivait le couple, marié depuis 50 ans. Si les témoignages parlent d'un couple uni, le procès révèle des indices qui apportent une version différente de la réalité.

Produit conjointement par Arte et la ZDF, L’affaire Marianne Voss fait la différence grâce aux performances majuscules de Jörg Schüttauf, Valerie Koch, Thorsten Merten et Hannah Ehrlichmann, mais pas seulement. En effet, le téléfilm tire son épingle du jeu en jouant sur plusieurs temporalités : celle du procès et celle, matérialisée par les flash-backs, de l'histoire du couple Voss, entre moments de joie et vérités cachées... Autres forces, un suspense à tous les étages et un fait-divers bien réel comme origine. Une affaire dont tous les noms ont été changés, de même que plusieurs éléments, de quoi brouiller les pistes et en faire une fiction béton.
L AFFAIRE MARIANNE VOSS, Uljana Havemann 2023(policier)@@ (E)
Vingt-quatre heures après sa disparition, Marianne Voss est retrouvée morte dans un bois par sa fille Heike et son mari Karsten. Les soupçons des enquêteurs se tournent immédiatement vers Karsten, qui est a ...

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L AGENCE TOUS RISQUES, Joe Carnahan 2010, Liam Neesson, Bradley Cooper (thriller)@@


Aucune équipe ne ressemble à celle de L'Agence Tous Risques. Quatre hommes, hyper qualifiés et autrefois membres respectés d'une unité d'élite de l'armée, sont chargés d'une mission classée top-secret destinée à les piéger, et qui les conduit en prison pour un crime qu'ils n'ont pas commis. Mais la somme de leurs talents leur permet une évasion sans accroc.

TELERAMA
La série télé des années Reagan habilement modernisée. Drôle, nerveuse, aux cascades hallucinantes, Joe Carnahan signe une adaptation réussie au casting quatre étoiles.

Ceux qui réussissent l'adaptation d'une série télé sur grand écran ont forcément du style : John Woo dans le deuxième volet de Mission : Impossible, ou McG et ses Drôles de dames. Du style, Joe Carnahan en a à revendre. Ses précédents polars, déjantés, tarantiniens (Narc, Mi$e à prix), en faisaient le candidat idéal pour moderniser les aventures de Futé, Hannibal, Looping et Barracuda, les Pieds Nickelés de L'Agence tous risques, madeleine cathodique de la génération X.

Le patriotisme paramilitaire de la série des années Reagan est avantageusement adouci par un scénario truffé d'humour et une mise en scène très énergique. Le réalisateur enchaîne les cascades, d'autant plus jouissives que parfaitement invraisemblables. On voit un char d'assaut voler, des containers déplacés à la grue comme des gobelets de bonneteau... Les acteurs eux-mêmes semblent boostés : Liam Neeson, épatant Hannibal Smith, a rajeuni de dix ans.

SYNOPSIS
L'Agence tous risques est une agence très respectée qui rassemble l'élite de l'armée américaine. Après une mission top secret destinée à les piéger, Hannibal, Futé et Barracuda se retrouvent emprisonnés aux quatre coins du monde, pour un crime qu'ils n'ont pas commis. Les quatre hommes hautement qualifiés, vétérans de la guerre en Irak, réussissent à s'évader sans accroc de leurs prisons militaires. Devenus des mercenaires au service du bien, ils retrouvent Looping, mus par une seule idée : confondre les véritables coupables, prouver leur innocence et retrouver le respect de leurs pairs...

L AGENCE TOUS RISQUES, Joe Carnahan 2010, Liam Neesson, Bradley Cooper (thriller)@@ (E)
Aucune équipe ne ressemble à celle de L'Agence Tous Risques. Quatre hommes, hyper qualifiés et autrefois membres respectés d'une unité d'élite de l'armée, sont chargés d'une mission cl ...

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L AIGLE DES MERS, Michael Curtiz 1940, Errol Flynn, Brenda Marshall


Philippe II prépare l’invasion de l’Angleterre et la constitution de l’Invincible Armada. Pour gagner du temps, il envoie à la reine Elizabeth un ambassadeur, don José Alvarez de Cordoba. Mais son navire est attaqué et vaincu par les corsaires du capitaine Thorpe. Après avoir feint de le réprimander, la reine envoie Thorpe à la conquête de Panamá, dont les richesses pourraient aider la flotte anglaise. Mais, à la cour, un traître apprend la destination de Thorpe et lui tend un piège...

Cinq ans après Capitaine Blood, voici l’apogée de la collaboration entre Michael Curtiz et Errol Flynn, au sein de la Warner, studio à l’exceptionnel savoir-faire. Le rythme et le panache de la mise en scène, la richesse visuelle de la reconstitution historique, les partis pris esthétiques (un duel final marqué par l’expressionnisme d’Europe centrale), l’enthousiasme de l’interprétation : tout tient du miracle, d’une alchimie volatile, et suscite à chaque vision le même enthousiasme.

Le sujet du film évoque, à mots plus ou moins couverts, l’inéluctable entrée en guerre des États-Unis ; mais ce discours patriotique n’empêche pas Curtiz de flirter avec les excès du cinéma « bis » : le producteur Hal Wallis lui demanda de rendre moins réalistes les coups de fouet donnés aux galériens ! Il y a donc à la fois le principe normatif de la grosse production hollywoodienne et l’énergie rebelle du pur romanesque. Un joyau du cinéma d’aventures !
L AIGLE DES MERS, Michael Curtiz 1940, Errol Flynn, Brenda Marshall (E)
Philippe II prépare l’invasion de l’Angleterre et la constitution de l’Invincible Armada. Pour gagner du temps, il envoie à la reine Elizabeth un ambassadeur, don José Alvarez de Cordoba. Mais son navi ...

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L AIGLE S EST ENVOLE, John Sturges 1976, Michael Caine, Robert Duvall (guerre shoah)@@


En 1943, Kurt Steiner, un colonel allemand emprisonné pour avoir aidé une jeune femme juive à fuir, accepte une mission ultra-secrète en échange de sa libération et de celle de ses hommes. Il est secondé par Liam Devlin, membre de l'ira. L'opération aigle, ordonnée par Hitler, consiste à enlever Winston Churchill pour déstabiliser les alliés. Isolé en territoire allié, le commando dirigé par Steiner va risquer sa vie à chaque instant.

TELERAMA
1943. Un commando allemand est chargé de capturer Churchill. Humour et ironie… Michael Caine, “king of” nonchalance, fait merveille.

Le romancier Jack Higgins a inventé cette mission secrète allemande : kidnapper Churchill… Le roman fut un énorme succès et le film le suit de quelques mois. Avant d’accepter le rôle du militaire d’élite et forte tête, fidèle au Reich mais antinazi, Michael Caine avait refusé celui finalement dévolu à Donald Sutherland de l’officier de l’IRA rallié aux nazis par hostilité aux Anglais.

Autre singularité, le deuxième traître est une Afrikaner dont les parents ont été jetés en camp de concentration par les Anglais pendant la guerre des Boers : « Vous croyiez que c’était une invention allemande ? » lance-t-elle. Le début est un régal d’acteurs anglo-saxons jouant les nazis. Ça se gâte un peu quand le commando arrive en Angleterre : l’histoire devient confuse et alterne efficacité et kitsch. Dans son autobiographie, Michael Caine accuse John Sturges d’avoir bâclé l’affaire et regrette que la production anglaise se soit laissé abuser par le « grand cinéaste hollywoodien ».
L AIGLE S EST ENVOLE, John Sturges 1976, Michael Caine, Robert Duvall (guerre shoah)@@ (E)
En 1943, Kurt Steiner, un colonel allemand emprisonné pour avoir aidé une jeune femme juive à fuir, accepte une mission ultra-secrète en échange de sa libération et de celle de ses hommes. Il est se ...

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L AMANT DE LADY CHATTEREY, Laure de Clermont-Tonnerre 2022, Emma Corrin, Joely Richardson, Ella Hunt, Matthew Duckett (film e)@


La noble Lady Constance Chatterley se découvre dans un mariage sans amour ni passion. Elle devient finalement intime avec le garde-chasse, Oliver Mellors, afin de tromper son ennui.
L AMANT DE LADY CHATTEREY, Laure de Clermont-Tonnerre 2022, Emma Corrin, Joely Richardson, Ella Hunt, Matthew Duckett (film e)@ (E)
La noble Lady Constance Chatterley se découvre dans un mariage sans amour ni passion. Elle devient finalement intime avec le garde-chasse, Oliver Mellors, afin de tromper son ennui. ...

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L AMANT DE LADY CHATTERLEY, Just Jaeckin 1981, Sylvia Kristel 2 (film e)


Alors que la Grande guerre a éclaté, Constance Reid se marie à l'aristocrate Sir Clifford Chatterley. Celui-ci, reparti dans les tranchées, revient paralysé pour le restant de ses jours. Alors qu'il rejette toute affection, Lady Chatterley fait la rencontre de son garde-chasse, Oliver Mellors. S'ensuit alors une liaison passionnelle et interdite entre les deux amants. Constance va donc devoir choisir entre son mariage avec Clifford et son amour pour Oliver.
L AMANT DE LADY CHATTERLEY, Just Jaeckin 1981, Sylvia Kristel 2 (film e) (E)
Alors que la Grande guerre a éclaté, Constance Reid se marie à l'aristocrate Sir Clifford Chatterley. Celui-ci, reparti dans les tranchées, revient paralysé pour le restant de ses jours. Alors qu'il rejett ...

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L AMANT DOUBLE, Francois Ozon 2017, Marine Vacth, Jeremie Renier, Jaqueline Bisset (societe)@@


Chloé, une jeune femme fragile, en proie à la dépression, suit une psychothérapie auprès de Paul, dont elle ne tarde pas à tomber amoureuse. Les mois passent et les jeunes gens s'installent ensemble. Chloé découvre cependant que son compagnon a totalement occulté une partie de son existence.

TELERAMA
François Ozon est l’un des rares cinéastes actuels à distiller, de film en film, l’idée déconcertante que ses images mentent. Qu’elles peuvent tromper. Avec lui, on a toujours deux films pour le prix d’un : celui qu’il exhibe, avec des tours de passe-passe visibles, tel un styliste surdoué. Et celui qu’il dissimule et réserve aux plus exigeants… Côté spectacle, François Ozon multiplie les références (Brian De Palma, Alfred Hitchcock), qu’il assume et magnifie grâce à une mise en scène qui ne cesse d’insuffler une douce et suffocante sensation de malaise. Ce formalisme n’est qu’un trompe-l’œil : il lui permet de s’infiltrer, comme un voleur, dans l’inconscient de personnages imprévisibles et ambigus — on songe au moment, presque drôle, où Chloé s’aperçoit que les deux frères psy se désirent bien plus qu’ils ne la désirent, elle… Dans ce périple cru, cruel, brutal, le cinéaste cerne ses héros avec une précision de clinicien. Conforme, sans doute, à l’idée qu’il se fait de l’humanité : un monde de névrosés, cabossés et fragiles, séduisants et séducteurs, à jamais inguérissables.
L AMANT DOUBLE, Francois Ozon 2017, Marine Vacth, Jeremie Renier, Jaqueline Bisset (societe)@@ (E)
Chloé, une jeune femme fragile, en proie à la dépression, suit une psychothérapie auprès de Paul, dont elle ne tarde pas à tomber amoureuse. Les mois passent et les jeunes gens s'installent ensemble ...

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L AMANT, Jean-Jacques Annaud


L'Indochine, dans les années 1930. Une Française de 15 ans et demi vit avec sa mère, une institutrice besogneuse, et ses deux frères pour lesquels elle éprouve un étrange mélange de tendresse et de mépris. Sur le bac qui la conduit vers Saigon et son pensionnat, elle fait la connaissance d'un élégant Chinois au physique de jeune premier. L'homme a l'air sensible à son charme et le lui fait courtoisement savoir. Elle accepte de le revoir régulièrement.

TELERAMA
Il ne reste pas grand-chose de Duras dans cette adaptation. L’écrivain, se sentant dépossédée (moyennant finance) de son œuvre, écrivit L’Amant de la Chine du Nord, à la manière du film qu’elle aurait peut-être tiré de son récit primitif. Annaud a filmé une passion charnelle entre deux personnes étrangères à leurs propres milieux. C’est du cinéma illustratif, pollué par l’image publicitaire. L’obsession de la beauté plastique conduit à un film bizarrement sage et transparent.
L AMANT, Jean-Jacques Annaud (E)
L'Indochine, dans les années 1930. Une Française de 15 ans et demi vit avec sa mère, une institutrice besogneuse, et ses deux frères pour lesquels elle éprouve un étrange mélange de tendresse ...

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L AMOUR C EST MIEUX A DEUX, Arnaud LEMORY 2010, Clovis Cornillac, Virginie Efira (sentimental)@@


Michel et Vincent sont deux amis d'enfance qui ont développé des conceptions du rapport aux femmes diamétralement opposées : éternel romantique, Michel croit au grand amour, alors que, Vincent, est un séducteur invétéré qui enchaîne les conquêtes.
L AMOUR C EST MIEUX A DEUX, Arnaud LEMORY 2010, Clovis Cornillac, Virginie Efira (sentimental)@@ (E)
Michel et Vincent sont deux amis d'enfance qui ont développé des conceptions du rapport aux femmes diamétralement opposées : éternel romantique, Michel croit au grand amour, alors que, Vincent, est un s&ea ...

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L AMOUR EN EQUATION, Fred Schepisi 1994, Meg Ryan, Tim Robbins (sentimental)


S'étant pris de sympathie pour un mécanicien (Tim Robbins) sans instruction, Albert Einstein (Walter Matthau) décide de l'aider à conquérir le coeur de sa nièce (Meg Ryan).

TELERAMA
“ Relativement cucul, mais amusant et tout mignon. Puis zut, je n'ai jamais pu être objective avec Tim Robbins, il m'attendrit à chaque fois. ”
L AMOUR EN EQUATION, Fred Schepisi 1994, Meg Ryan, Tim Robbins (sentimental) (E)
S'étant pris de sympathie pour un mécanicien (Tim Robbins) sans instruction, Albert Einstein (Walter Matthau) décide de l'aider à conquérir le coeur de sa nièce (Meg Ryan).

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L AMOUR ET LES FORETS, Valerie Donzelli 2023, Virginie Efira, Melvil Poupaud (drame sentimental)@@


Quand Blanche croise le chemin de Greg, elle croit rencontrer celui qu'elle cherchait. Les liens qui les unissent se tissent rapidement, leur histoire s'écrit dans l'emportement. Blanche fait taire ses appréhensions, s'éloigne de sa famille, de sa soeur jumelle, pensant se réinventer.

TELERAMA
La réalisatrice adapte un roman d’Éric Reinhardt et signe son meilleur film depuis “La guerre est déclarée”. Ce récit sur les violences conjugales convoque Demy et Hitchcock et pulvérise le réel par sa stylisation. Virginie Efira brille face à Jekyll-Poupaud.

Le patronyme trompe son monde, qui fait de Grégoire Lamoureux un amoureux par définition (Melvil Poupaud). Tel un prince, il séduit Blanche (Virginie Efira), l’épouse et la déracine : au revoir la côte normande, Rose la sœur jumelle et le bleu de la mer ; bonjour les mystères de l’Est, Metz, Nancy et leurs profondeurs d’émeraude.

L’Amour et les forêts s’ouvre sur cette esquisse de conte auquel ne manque que le loup. Lequel va sortir du bois et percer sous la peau du mari, puisque le film, adapté du roman d’Éric Reinhardt, narre un enfer conjugal… En s’aventurant du côté du thriller, Valérie Donzelli réussit son meilleur film depuis La guerre est déclarée (2009). Sur un scénario coécrit avec Audrey Diwan (L’Événement), qui tord le cou au récit d’origine, elle pulvérise le réel et préside à la collision d’univers disparates — Demy, Hitchcock, avec un zeste flamboyant de giallo à la Argento —, en procédant par éclats de couleur. Très Dr Jekyll et Mr Hyde, Melvil Poupaud transforme le « mec parfait » en hideux « petit monsieur », jusqu’à s’effrayer face à son miroir. Dédoublée comme en écho à Madeleine Collins (Antoine Barraud, 2021), prof de lettres comme dans Les Enfants des autres (Rebecca Zlotowski, 2022), Virginie Efira arrive à ce stade d’une carrière où les beaux rôles dialoguent les uns avec les autres. Star de proximité, elle oscille ici entre l’ombre et la lumière avec mille variations subtiles.
L AMOUR ET LES FORETS, Valerie Donzelli 2023, Virginie Efira, Melvil Poupaud (drame sentimental)@@ (E)
Quand Blanche croise le chemin de Greg, elle croit rencontrer celui qu'elle cherchait. Les liens qui les unissent se tissent rapidement, leur histoire s'écrit dans l'emportement. Blanche fait taire ses appréhensions, s'é ...

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L AMOUR SANS PREAVIS, Marc Lawrence 2002, Hugh Grant, Sandra Bullock (sentimental)@@


Un millionnaire gâté et égocentrique est confronté à ses sentiments envers son avocate lorsque cette dernière donne sa démission.

TELERAMA
On prend goût aux gentilles querelles de la suffragette (Sandra Bullock, énergiquement ébouriffée) et du milliardaire (Hugh Grant, dans un réjouissant numéro de fils à papa loufoque). Quelques répliques à ­croquer (« Je n’avais pas pleuré comme ça depuis l’élection de George Bush — Lequel ? — Les deux ! »), du charme qui fond sous la dent, et on savoure. À consommer frais, sans sucre ajouté.
L AMOUR SANS PREAVIS, Marc Lawrence 2002, Hugh Grant, Sandra Bullock (sentimental)@@ (E)
Un millionnaire gâté et égocentrique est confronté à ses sentiments envers son avocate lorsque cette dernière donne sa démission.

TELERAMA
On prend goût aux gentilles querel ...

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L ANNEE DERNIERE A MARIENBAD, Alain Resnais 1961, Delphine Seyrig, Sacha Pitoeff(societe)@@


Une soirée théâtrale dans un somptueux palace d'une ville d'eau allemande. Un homme très élégant rencontre une femme et s'efforce de la persuader que, l'année précédente, à Marienbad, elle avait promis de tout quitter pour vivre avec lui. La femme ne se souvient absolument pas d'avoir eu une telle conversation avec lui. L'homme la poursuit pourtant et la harcèle, parfois doucereux, quelquefois inquiétant.
L ANNEE DERNIERE A MARIENBAD, Alain Resnais 1961, Delphine Seyrig, Sacha Pitoeff(societe)@@ (E)
Une soirée théâtrale dans un somptueux palace d'une ville d'eau allemande. Un homme très élégant rencontre une femme et s'efforce de la persuader que, l'année précédente, à ...

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L ANNEE DU DRAGON, Michael Cimino 1985, Mickey Rourke, John Lone (thriller)@@


Le capitaine Stanley White, ancien vétéran de la Guerre du Vietnam et fils d'immigrés d'origine polonaise, est un policier à New York.

TELERAMA
Il apparaît de dos, silhouette de cow-boy à la moderne solitude, chapeau et cache-poussière. Ce héros fatigué, revenu d’une guerre dont plus personne n’est fier, a décidé d’entamer sa croisade contre le crime. Il ira jusqu’au bout, et aura, comme tout bon justicier, un dernier geste de magnanimité. Pour gagner, il donnera même une mission à deux religieuses… Un polar ? Plutôt un western dans un Chinatown pluvieux, avec une célèbre et brillante scène de fusillade au Shanghai Palace, le restaurant qui a tout d’un saloon tenu par des méchants. Ces Chinois-là ne sont plus ceux du XIXe siècle, immigrants exploités et tués à la tâche dans la construction des chemins de fer. Devenus gangsters, ils contrôlent la rue et rackettent les commerçants italo-américains. Chacun son tour, semble ricaner Michael Cimino, qui fut taxé à tort de racisme à la sortie du film.
Le cinéaste est, de fait, devenu cynique, cinq ans après l’échec monumental de La Porte du paradis, son western-épopée. Mais son énergie reste entière, indémodable, dans les poursuites comme dans les explosions de violence.
L ANNEE DU DRAGON, Michael Cimino 1985, Mickey Rourke, John Lone (thriller)@@ (E)
Le capitaine Stanley White, ancien vétéran de la Guerre du Vietnam et fils d'immigrés d'origine polonaise, est un policier à New York.

TELERAMA
Il apparaît de dos, silhouette de cow-boy à ...

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L ANNEE DU REQUIN, Zoran et Ludovic Boukherma 2022, Marina Foïs, Kad Merad (comisque)@


L'apparition d'un requin à la pointe du cap Ferret va chambouler le départ anticipé à la retraite de Maja, une gendarme maritime. Pour elle, qui souhaitait un dernier défi avant de partir, cette mission tombe à pic. Elle pourra compter sur l'aide de ses deux jeunes collègues, Eugénie et Blaise.

TELERAMA
Un doc passionnant sur une talentueuse photographe ou un film de requins à la Pointe ? Le tout introduit par un doc sur le divorce : une soirée éclectique en perspective.
Un documentaire brillamment monté et mis en musique sur la vie et l’œuvre de la photographe tchèque Libuše Jarcovjáková qui a longtemps fureté dans le monde underground de Prague, de bars queer en mariages tziganes.
L ANNEE DU REQUIN, Zoran et Ludovic Boukherma 2022, Marina Foïs, Kad Merad (comisque)@ (E)
L'apparition d'un requin à la pointe du cap Ferret va chambouler le départ anticipé à la retraite de Maja, une gendarme maritime. Pour elle, qui souhaitait un dernier défi avant de partir, cette mission to ...

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L ANNONCE, Julie Lopes Curval, Sophie Hiet 2016, Alice Taglioni, Eric Caravaca, Claude Perron (drame sentimental)@@


Empêtrée dans une relation destructrice avec Didier, actuellement en prison, Annette a répondu à une annonce : Homme doux, 46 ans, cherche jeune femme aimant la campagne. Entre elle et Paul, le courant passe. Annette insiste pour s'installer avec son fils dès Noël dans la ferme où Paul, sa soeur Nicole et son oncle Antoine tentent de passer à l'élevage bio. Séduit, et las de la solitude, l'agriculteur cède.

TELERAMA
Une manutentionnaire quitte son mari violent pour un agriculteur rencontré par annonce... Non, il ne s’agit pas de “L’amour est dans le pré”... mais d’un subtil portrait de femme.

Alors que son compagnon, violent et porté sur la bouteille, purge une peine de prison, Annette, manutentionnaire dans un supermarché, rencontre Paul, un paysan vivant dans une ferme isolée, grâce à une petite annonce. Avertissant seulement sa mère, elle décide de quitter le Nord pour le rejoindre en Auvergne, accompagnée de son fils âgé d’une dizaine d’années. En plein hiver (rude et neigeux), l’adaptation à ce nouvel univers promet d’être difficile. Annette parviendra-t-elle à prendre un nouveau départ ?

Ne pas trop se fier à ce synopsis : L’Annonce n’est pas un drame de l’incommunicabilité au naturalisme grisâtre. Pas plus qu’une version fictionnelle de L’amour est dans le pré fondée sur la confrontation de deux mondes que tout oppose. C’est avant tout un subtil portrait de femme au ton doux-amer, dans la lignée de ceux que Julie Lopes-Curval avait réalisés pour le cinéma (Bord de mer, Toi et moi, Le Beau Monde…), et bénéficiant du talent de la chef op Céline Bozon. Dans ce téléfilm de 2015, Alice Taglioni dévoile, à travers un rôle profond et complexe, ses talents d’actrice au sein d’un casting impeccable.
L ANNONCE, Julie Lopes Curval, Sophie Hiet 2016, Alice Taglioni, Eric Caravaca, Claude Perron (drame sentimental)@@ (E)
Empêtrée dans une relation destructrice avec Didier, actuellement en prison, Annette a répondu à une annonce : Homme doux, 46 ans, cherche jeune femme aimant la campagne. Entre elle et Paul, le courant passe. Anne ...

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L ANTIDOTE, Vincent de Brus 2004, Christian Clavier, Jacques Villeret (comique)@


Jacques-Alain Marty, dit "JAM", est le P-DG de Vladis Entreprises, un grand groupe multipôle français. Tout lui réussit mais, depuis peu, il n'est plus dans son état normal : des crises d'angoisse s'emparent de lui. Il tente d'en trouver l'antidote lorsqu'il croise un de ses employés, André Morin. Comptable dans une fabrique de jouets anciens, l'homme possède quelques actions du groupe Vladis dont il suit assidûment le cours. Toujours présent dans les assemblées générales des grands groupes, Morin est l'icône connue et reconnue des petits porteurs. Au cours d'une importante réunion, JAM réalise qu'en présence du petit comptable, il retrouve le charisme qui a fait de lui l'un des maîtres du monde des affaires. "JAM" décide alors de ne plus lâcher ce Morin...

TELERAMA
Grand patron apparemment tout-puissant, Jacques-Alain Marty, dit Jam (Christian Clavier), se coltine parfois de gênantes crises d'angoisse : il bafouille, marmonne, confond les mots. Jusqu'à ce qu'il rencontre André Morin (Jacques Villeret), modeste comptable bien de chez nous, avec son petit pavillon et son goût pour la « gaule » (la pêche à la ligne, bien sûr, ah ! ah !). Dès qu'André est dans les parages, Jam redevient lui-même. Dès lors, le voilà qui se cramponne à ce « doudou » humain. Une comédie poussive, ni méchante ni drôle.
L ANTIDOTE, Vincent de Brus 2004, Christian Clavier, Jacques Villeret (comique)@ (E)
Jacques-Alain Marty, dit "JAM", est le P-DG de Vladis Entreprises, un grand groupe multipôle français. Tout lui réussit mais, depuis peu, il n'est plus dans son état normal : des crises d'angoisse s'empa ...

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L ARME A GAUCHE, Claude Sautet 1965, Lino Ventura, Sylvia Koscina (thriller)@@


Jacques Cournot, un navigateur français momentanément à quai, coule des jours tranquilles aux Caraïbes. Un jour, un certain Hendrix le contacte et le charge d'estimer un yacht, le "Dragoon". Le lendemain, Cournot découvre que Hendrix a disparu et que le bateau a été volé. La police porte ses soupçons sur lui. Rae Osborne, la propriétaire du "Dragoon", une riche veuve américaine, l'innocente et lui demande de l'aider à retrouver le yacht. Tous deux partent en hydravion pour fouiller les environs. Rapidement, ils repèrent le bateau, échoué sur un banc de sable et désormais aux mains de Morrison et de ses hommes, de dangereux trafiquants d'armes...

TELERAMA
Le réalisateur a cherché à allier le sens de l’action au conflit psychologique. Mission accomplie : le jeu des regards et des silences, la vérité humaine des personnages rappellent le cinéma de Jacques Becker.

Après le succès de Classe tous risques, Claude Sautet refuse de tourner un autre film noir, de peur de s’enfermer dans un genre, et choisit un exercice de style, vaguement inspiré des films américains d’aventures portuaires et maritimes où tout le monde porte chemise blanche et panama. Après quelques séquences extrêmement vivantes où un Lino Ventura souriant en navigateur français momentanément à quai joue au billard et se balade aux Caraïbes, le film devient un huis clos millimétré. Le héros se retrouve alors avec une belle veuve et des trafiquants d’armes sur un bateau échoué.

Superbe idée pour un film d’action que ce yacht immobile où s’affrontent le bien et le mal. Le rôle de la veuve devait être tenu par Léa Massari mais, à cause d’un quiproquo, Sautet vit débarquer Sylva Koscina sur le tournage… Il fit avec, « à la manière des metteurs en scène américains ». Il fait monter la tension jusqu’au dénouement où Ventura, très Humphrey Bogart, porte moins nettement beau qu’au début, avec sa chemise déchirée. Un honnête homme qui a été contraint à la violence, dans un grand film de geste.
L ARME A GAUCHE, Claude Sautet 1965, Lino Ventura, Sylvia Koscina (thriller)@@ (E)
Jacques Cournot, un navigateur français momentanément à quai, coule des jours tranquilles aux Caraïbes. Un jour, un certain Hendrix le contacte et le charge d'estimer un yacht, le "Dragoon". Le lendemain, ...

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L ARNAQUE, George Roy Hill 1973, Paul Newman, Robert Redford (musical)@@@


Une bande de trois petits arnaqueurs dépouille par hasard un convoyeur de fonds d'un grand bandit de la pègre de New York. Celui-ci cherche à se venger et tue Luther, un des arnaqueurs qui a participé au vol. Avant de se faire assassiner, Luther remet à Johnny Hooker la carte de visite d'un ancien grand faisandier : Henry Gondorff. Johnny se rend donc à Chicago pour rencontrer Henry.

TELERAMA
Au son du ragtime, une évocation nostalgique de l’Amérique des années 1930, avec Newman et Redford. Le mélange d’humour et de vengeance fait mouche.

En 1974, l'année où L'Arnaque rafla sept oscars, dont celui du meilleur film, à la barbe (souillée de vomi) de L'Exorciste, Hollywood fit le choix du classicisme : une bonne vieille comédie malicieuse et nostalgique sur l'Amérique de la Grande Dépression, à l'opposé des brûlots contestataires des jeunes-turcs du Nouvel Hollywood (Scorsese, Coppola...). L'inoubliable ritournelle - le piano ragtime, bande-son des films burlesques des années 1910-1920 - a évidemment contribué au charme anachronique de l'ensemble.

Déjà rétro au moment de sa sortie, l'image sépia n'avait aucune raison de vieillir. Et si l'on ajoute qu'on peut y admirer les deux plus belles paires d'yeux bleus de l'histoire du cinéma (le couple Redford-Newman, déjà à l'unisson, en 1969, dans Butch Cassidy et le Kid, du même George Roy Hill), on comprend pourquoi ce film est devenu indémodable. Comme dans tous les films reposant sur une machination, le plaisir le plus évident consiste à se laisser manipuler. Un plaisir intact.
L ARNAQUE, George Roy Hill 1973, Paul Newman, Robert Redford (musical)@@@ (E)
Une bande de trois petits arnaqueurs dépouille par hasard un convoyeur de fonds d'un grand bandit de la pègre de New York. Celui-ci cherche à se venger et tue Luther, un des arnaqueurs qui a participé au vol. Ava ...

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L ARNAQUE, George Roy Hill 1973, Paul Newman, Robert Redford (musical)@@@


Une bande de trois petits arnaqueurs dépouille par hasard un convoyeur de fonds d'un grand bandit de la pègre de New York. Celui-ci cherche à se venger et tue Luther, un des arnaqueurs qui a participé au vol. Avant de se faire assassiner, Luther remet à Johnny Hooker la carte de visite d'un ancien grand faisandier : Henry Gondorff. Johnny se rend donc à Chicago pour rencontrer Henry.

TELERAMA
Au son du ragtime, une évocation nostalgique de l’Amérique des années 1930, avec Newman et Redford. Le mélange d’humour et de vengeance fait mouche.

En 1974, l'année où L'Arnaque rafla sept oscars, dont celui du meilleur film, à la barbe (souillée de vomi) de L'Exorciste, Hollywood fit le choix du classicisme : une bonne vieille comédie malicieuse et nostalgique sur l'Amérique de la Grande Dépression, à l'opposé des brûlots contestataires des jeunes-turcs du Nouvel Hollywood (Scorsese, Coppola...). L'inoubliable ritournelle - le piano ragtime, bande-son des films burlesques des années 1910-1920 - a évidemment contribué au charme anachronique de l'ensemble.

Déjà rétro au moment de sa sortie, l'image sépia n'avait aucune raison de vieillir. Et si l'on ajoute qu'on peut y admirer les deux plus belles paires d'yeux bleus de l'histoire du cinéma (le couple Redford-Newman, déjà à l'unisson, en 1969, dans Butch Cassidy et le Kid, du même George Roy Hill), on comprend pourquoi ce film est devenu indémodable. Comme dans tous les films reposant sur une machination, le plaisir le plus évident consiste à se laisser manipuler. Un plaisir intact.
L ARNAQUE, George Roy Hill 1973, Paul Newman, Robert Redford (musical)@@@ (E)
Une bande de trois petits arnaqueurs dépouille par hasard un convoyeur de fonds d'un grand bandit de la pègre de New York. Celui-ci cherche à se venger et tue Luther, un des arnaqueurs qui a participé au vol. Ava ...

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L ARNAQUEUR, Pascal Chaumeil 2010, Romain Duris, Vanessa Paradis, Julie Ferrier, François Damiens (thriller sentimental)@@


Si votre fille sort avec un sale type, si votre soeur s'est enlisée dans une relation destructrice, il existe aujourd'hui une solution radicale, elle s'appelle Alex. Son métier : briseur de couple professionnel. Sa méthode : la séduction. Sa mission : transformer n'importe quel petit ami en ex. Cependant, Alex a une éthique, il ne s'attaque qu'aux couples dont la femme est malheureuse. Alors accepter de briser un couple épanoui de riches trentenaires qui se marie dans une semaine pose question.

TELERAMA
Il drague sur commande. Elle va se marier. Imbroglio… et bingo ! Il y a du de Broca dans “L’Arnacœur”, du regretté Pascal Chaumeil, une comédie romantique au charme fou, avec le formidable duo Vanessa Paradis/Romain Duris.

Profession : briseur de ménages. Ça existe, ça ? Bien sûr que oui ! Prenez Alex (Romain Duris). Pas beau, mais du charme, une tchatche pas possible, le don de pleurer sur commande et une infrastructure aux petits oignons. À ses côtés, dans sa petite entreprise : sa sœur et son beau-frère – très beauf, mais on travaille avec qui on peut. Bon : imaginez que votre femme, votre ex, votre fille, votre sœur tombent raides dingues d’un de ces gigolos, ces affairistes ou ces escrocs dont elles s’amourachent, au risque de perdre cœur, fric et illusions… Vous engagez Alex et – moyennant un gros chèque – il rendra, en quelques jours, minable, invisible, trans­parent celui qui vous faisait si peur.

Vous avez dit sale type ? Pas du tout : Alex se considérerait même comme un bien­faiteur de l’humanité, puisqu’il n’accepte de briser que les couples dont les femmes sont – ou vont être – malheureuses. Sa nouvelle mission lui pose problème, cependant : son client, un père richissime, n’est pas très net, et sa cible, Juliette (Vanessa Paradis), semble vraiment très amoureuse…

Une comédie à l’ancienne repose sur une rencontre imprévue : une fille (le plus souvent riche) croise la route d’un type (généralement pauvre), et c’est le choc qui met le feu aux poudres ; leur vie vole en éclats, leurs habitudes, leurs certitudes. Sauf que les obstacles s’accumulent avant qu’ils ne s’avouent leur flamme. Juliette résiste à l’attirance qu’elle éprouve pour cet homme qui n’est pas du tout son genre : un petit mec vibrionnant qui, curieusement, semble connaître par cœur ses goûts et ses désirs. Quant à Alex, sa mécanique de vie – et sa vie mécanique – implose, soudain : le temps joue contre lui, l’espace lui échappe. Il ne contrôle plus rien : ni sa sœur, ni les gaffes de son beauf, ni l’amie alcoolique et nymphomane (Helena Noguerra) qui déboule dans la vie de Juliette…

C’est vraiment pas facile pour Alex : dans les grandes comédies américaines de jadis, le rival du héros était un mou, on se demandait pourquoi Katharine Hepburn ou Claudette Colbert l’avaient choisi pour fiancé. Ici, Jonathan (Andrew Lincoln) est joli, sexy, riche et gentil. Ce qui rend le choix de Juliette presque héroïque. Le happy end de rigueur n’est pas exempt, d’ailleurs, d’une certaine mélancolie.

Bon, d’accord, on n’est pas dans la subti­lité de Lubitsch. Mais – et c’est pas mal ! – chez le Philippe de Broca du Magnifique, avec, à la place de Belmondo, un Romain Duris élastique, gracieux, dont on ne sait trop quand on le préfère : piégeur ou piégé. C’est toute l’ambiguïté de cette comédie qui regorge qu’une qualité qui manque tant aux autres : le charme.

Alex est expert dans un domaine peu ordinaire : il est briseur de couples professionnel. Usant de son charme, il peut transformer n'importe quel petit ami en ex. Avec sa soeur Mélanie et son beau-frère Marc, il gère une petite entreprise chargée de venir en aide aux femmes malheureuses dans leur couple. Un jour, il est amené à s'occuper de la jolie Juliette, une riche héritière qui file le parfait amour avec Jonathan, un Anglais avec qui elle doit prochainement se marier. Alex refuse tout d'abord cette mission car il s'est donné comme mot d'ordre de ne pas s'en prendre aux femmes comblées. Mais des soucis financiers vont l'amener à revenir sur ses principes...
L ARNAQUEUR, Pascal Chaumeil 2010, Romain Duris, Vanessa Paradis, Julie Ferrier, François Damiens (thriller sentimental)@@ (E)
Si votre fille sort avec un sale type, si votre soeur s'est enlisée dans une relation destructrice, il existe aujourd'hui une solution radicale, elle s'appelle Alex. Son métier : briseur de couple professionnel. Sa méth ...

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L ARROSEUR ARROSE, Louis Lumiere 1895 (comique)@@


Un jardinier arrose son jardin. Un enfant, arrivé par derrière, met le pied sur le tuyau d'arrosage. L'homme regarde le bec du tuyau, pensant qu'il est bouché. Le petit espiègle retire son pied et le jardinier est aspergé. Il court ensuite après le jeune garçon, l'attrape, lui donne une fessée et (dans la seconde version du film) l'arrose à son tour.

Tourné et présenté en 1895, il est considéré comme le premier film de fiction ou le premier "récit"[1] cinématographique et le premier film comique[3].

L ARROSEUR ARROSE, Louis Lumiere 1895 (comique)@@ (E)
Un jardinier arrose son jardin. Un enfant, arrivé par derrière, met le pied sur le tuyau d'arrosage. L'homme regarde le bec du tuyau, pensant qu'il est bouché. Le petit espiègle retire son pied et le jardinier es ...

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L AS DES AS Gerard Oury 1982, Jean-Paul Belmondo, Marie-France Pisier


Jo Cavalier, qui fut pendant la Grande Guerre l'un des pilotes les plus héroïques de la toute nouvelle aviation, est devenu l'entraîneur de l'équipe française de boxe. Le 1er août 1936, il conduit celle-ci aux Jeux olympiques de Berlin. Dans le train, un garçon de 10 ans, Simon Rosenblum, reconnaît Jo et lui demande un autographe.
L AS DES AS Gerard Oury 1982, Jean-Paul Belmondo, Marie-France Pisier (E)
Jo Cavalier, qui fut pendant la Grande Guerre l'un des pilotes les plus héroïques de la toute nouvelle aviation, est devenu l'entraîneur de l'équipe française de boxe. Le 1er août 1936, il conduit celle ...

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L ASCENSION, Ludovic Bernard 2017, Ahmed Sylla, Alice Belaidi (sport sentimental racisme)@@@


Nadia met Samy, son petit ami, au défi de faire quelque chose d'extraordinaire pour elle. Le jeune homme lui promet de gravir l'Everest. Il regrette aussitôt sa suggestion, mais entend bien tenir parole. Il quitte alors ses amis, sa famille et sa cité de la Seine-Saint-Denis, direction l'Himalaya.

TELERAMA
Un feelgood movie qui célèbre l’intégration et le dépassement de soi avec une discrétion qui déjoue toutes les critiques.
L'ascension s’inspire librement de l’exploit de Nadir Dendoune, jeune Franco-Algérien qui a gravi l’Everest sans aucune expérience de la montagne, en 2008. Dégoûté par les pannes à répétition de l’ascenseur social, il voulait prouver qu’une volonté de fer permet de se hisser plus haut. Dans le premier film de Ludovic Bernard (longtemps assistant-réalisateur de Luc Besson ou de Guillaume Canet), c’est par amour que le jeune Samy décide de gravir le toit du monde, abandonnant quelques mois ses potes et sa cité de La Courneuve, en Seine-Saint-Denis.

L’histoire est édifiante, mais racontée avec une absence de calcul qui déjoue toutes les préventions. Reposant sur les épaules et l’abattage du jeune humoriste d’origine sénégalaise Ahmed Sylla, le film aurait pu n’être qu’une fable un peu trop volontariste sur l’intégration et le dépassement de soi. Mais le réalisateur s’est affranchi des revendications sociales pour s’intéresser d’assez près à l’aventure humaine et sportive en tant que telle. En célébrant au passage la photogénie de l’Himalaya.
L ASCENSION, Ludovic Bernard 2017, Ahmed Sylla, Alice Belaidi (sport sentimental racisme)@@@ (E)
Nadia met Samy, son petit ami, au défi de faire quelque chose d'extraordinaire pour elle. Le jeune homme lui promet de gravir l'Everest. Il regrette aussitôt sa suggestion, mais entend bien tenir parole. Il quitte alors ses ami ...

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L AUBERGE ESPAGNOLE, Cedric Klapisch 2002, Romain Duris, Cecile de France (sentimental)@@@


Xavier, 25 ans, part achever son DEA de sciences économiques à Barcelone dans le cadre du programme Erasmus. Il quitte sa petite amie Martine pour une année. Lorsqu'il débarque en Espagne, il fait la connaissance d'un jeune couple de Français chez qui il va habiter, le temps de trouver un logement. Il finit par trouver un appartement à partager avec six colocataires venus de toute l'Europe...

TELERAMA
La construction européenne, selon Klapisch : humour léger, trait satirique et précis…
Xavier suit sa dernière année d’études en économie à Barcelone, où il cohabite avec sept autres étudiants venus de toute l’Europe. Le moteur de l’action, c’est la construction européenne à l’échelle d’un appartement — assez vaste pour la contenir en entier, mais trop exigu pour éviter les frictions quotidiennes.

L’échantillon est trop parfait pour échapper aux clichés, mais Klapisch explore le caractère de chacun comme il dévoile la ville de Barcelone : avec une apparente désinvolture, par touches légères mais précises. Dans cette « auberge espagnole », on trouve de tout, mais rien n’est mieux que les scènes de comédie : le cours de rattrapage sur le plaisir féminin donné au héros éberlué par la copine lesbienne… Ainsi, l’espèce de dilettantisme narratif finit par dégager un vrai charme : celui que crée une distance amusée avec un sujet que des cinéastes plus « sérieux » auraient qualifié de « sociétal ».
L AUBERGE ESPAGNOLE, Cedric Klapisch 2002, Romain Duris, Cecile de France (sentimental)@@@ (E)
Xavier, 25 ans, part achever son DEA de sciences économiques à Barcelone dans le cadre du programme Erasmus. Il quitte sa petite amie Martine pour une année. Lorsqu'il débarque en Espagne, il fait la connaissance ...

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L AVARE Jean Girault 1980, Louis de Funes, Michel Galabru@


Harpagon a deux enfants. Élise est amoureuse de Valère, l'intendant de la maison, tandis que Cléante s'est épris de Marianne, une jeune voisine. Cependant, leur père n'a qu'une passion, qu'un seul centre d'intérêt: l'argent. Il y a donc fort peu de chance qu'il consente à ces mariages modestes.
L AVARE Jean Girault 1980, Louis de Funes, Michel Galabru@ (E)
Harpagon a deux enfants. Élise est amoureuse de Valère, l'intendant de la maison, tandis que Cléante s'est épris de Marianne, une jeune voisine. Cependant, leur père n'a qu'une passion, qu'un seul centre d ...

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L AVENIR, Mia Hansen-Løve 2016, Isabelle Huppert (drame sentimental)@@


Nathalie aime passionnément son métier de professeur de philosophie. Mariée à un autre enseignant et mère de deux enfants désormais grands, elle partage son quotidien entre ses cours, les ouvrages de philosophie auxquels elle collabore, et sa mère, un ancien mannequin qui n'a plus toute sa tête. C'est alors que tout s'effrondre. Son mari lui annonce qu'il la quitte pour une autre femme. Nathalie, soudain libre, décide de prendre un nouveau départ. Elle part dans le Vercors rejoindre un ancien élève, un jeune homme libertaire et hippie, aux antipodes de son existence bourgeoise...

TELERAMA
Le portrait pudique d’une quinquagénaire malmenée par la vie. Un film d’une douceur inattendue.
Alors que tout semblait paisible, harmonieux, voilà que la souffrance s’annonce dans ce portrait de quinquagénaire, prof de philo : son mari la quitte. Mais la douleur est tempérée par tout un faisceau d’autres sensations. L’Avenir séduit par sa distanciation pudique, son absence de pathos. Mia Hansen-Løve raconte, dessine plus qu’elle n’explique, en filmant son héroïne comme un personnage à la croisée des chemins. Peu après avoir appris qu’elle allait désormais devoir vivre seule, on voit Nathalie au soleil, sur la pelouse d’un parc parisien. Au chagrin, la réalisatrice joint une douceur suspendue. Des idées circulent, il y a de la passion, des élans. Le film accorde autant d’importance aux silences qu’aux mots, à la poésie colorée des paysages — de la Bretagne à marée basse au Vercors doré — qu’aux citations de Rousseau ou de Pascal. L’humour s’invite aussi, avec ce gros chat noir capricieux nommé Pandora. Et puis il y a Isabelle Huppert, émouvante, qui ne cesse de trotter, dans la panique. Et qui chemine aussi, ouverte à tous les possibles, dans un présent qui semble infini.
L AVENIR, Mia Hansen-Løve 2016, Isabelle Huppert (drame sentimental)@@ (E)
Nathalie aime passionnément son métier de professeur de philosophie. Mariée à un autre enseignant et mère de deux enfants désormais grands, elle partage son quotidien entre ses cours, les ouvrages d ...

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L AVOCAT, Cedric Anger 2010, Benoit Magimel, Gilbert Melki (thriller)@


Tout juste reçu au barreau, Léo est d’ores et déjà un avocat destiné à un grand avenir. Les clients les plus prestigieux ne manquent pas de faire appel à son talent inné pour le droit des affaires. Mais les apparences sont trompeuses, et Léo découvre bientôt derrière les entreprises qu’il défend les tentacules d’une organisation mafieuse. Bientôt, son sulfureux client l’entraîne sournoisement dans l’illégalité la plus grande, et une spirale de danger et de violence se referme autour de lui. Léo se retrouve confronté au choix le plus cornélien : comment sauver sa vie sans trahir son client ?

TELERAMA
Léo est un jeune avocat qui s'est fait tout seul. Il est doué, reconnu par ses pairs, mais il lui manque quelque chose pour assouvir pleinement son ambition. Il le trouve en la personne de Paul Vanoni, un entrepreneur spécialisé dans le retraitement des déchets, soupçonné d'être un parrain local, qui lui demande d'être son avocat. L'argent, le danger, tout cela attire Léo, qui accepte. Et met, du coup, le pied dans un engrenage infernal.

Le Tueur, premier long métrage remarqué de Cédric Anger, était un polar d'hiver à la Melville, peu loquace, pas loin de l'épure, de l'abstraction ; celui-ci est éloquent, assez réaliste, au risque parfois de manquer de mystère. Le réalisateur associe film de genre et description d'un métier (avocat), baigne dans la lumière chaude du Sud (du côté de Montpellier) mais sur fond de décharges et de corruption. De quoi Léo, grand professionnel, est-il coupable ? De trahir son idéal de la justice ou son premier cercle d'amis, Paul, et surtout le bras droit de ce dernier, un nerveux imprévisible joué par Samir Guesmi (l'acteur le plus surprenant du film) ? On ne devine qu'à la fin le vrai sujet : le portrait en creux d'un avocat incapable de choisir, qui défend les autres surtout pour se protéger de sa vanité et de sa peur.

L AVOCAT, Cedric Anger 2010, Benoit Magimel, Gilbert Melki (thriller)@ (E)
Tout juste reçu au barreau, Léo est d’ores et déjà un avocat destiné à un grand avenir. Les clients les plus prestigieux ne manquent pas de faire appel à son talent inné pour le ...

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L ECHANGE, Clint Eastwood 2008, Angelina Jolie, John Malkovich (thriller)@@@


Los Angeles, 1928. Christine dit au revoir à son petit garçon, Walter, et s'en va travailler comme chaque matin. A son retour chez elle, Walter s'est volatilisé. Elle part immédiatement à sa recherche et remue ciel et terre pour le retrouver. Quelques mois plus tard, un petit garçon affirmant être Walter lui est rendu. Christine le ramène chez elle mais, au plus profond d'elle, elle est certaine qu'il n'est pas son fils. Qui est-il et, surtout, où est son fils ?

TELERAMA
Composite, sinon bancal (Eastwood loupe complètement la scène clé de son récit), le film reste intéressant pour ses zones d’ombre et pour son interprète inattendue, Angelina Jolie, qui exprime une vulnérabilité de plus en plus émouvante.

Ce phénomène étrange a bien eu lieu à Los Angeles, en 1928 : une mère, dont le fils avait été enlevé, s’est laissé convaincre par la police de reconnaître un enfant qu’elle savait ne pas être le sien. Mais la véracité n’est pas toujours une garantie de vérité à l’écran, et Clint Eastwood peine à mettre en scène ce moment inaugural, inconcevable bien que tiré d’une histoire réelle.

Puis l’art hollywoodien de raconter les histoires opère. L’héroïne recherche son fils, désespérément. La situation prend corps, sur fond de corruption des autorités judiciaires et politiques. Et beaucoup d’éléments intrigants viennent bousculer à bon escient le classicisme du film. Comme le choix d’Angelina Jolie pour tenir le rôle principal. Contre toute attente, la vamp la plus robotique des années 2000 exprime une vulnérabilité de plus en plus émouvante, échalas glissant sur ses patins à roulettes d’opératrice en chef des télécoms — belle idée qui dit en même temps l’aise et l’entrave. Le scénario ne lui épargne aucune cruauté, et elle rejoint à la fin les grandes figures du mélodrame à l’ancienne, élégante et radieuse dans son malheur.

A Los Angeles, en 1928, Christine Collins, mère célibataire, travaille au standard téléphonique du Pacific Electric. Un matin, sollicitée pour remplacer une collègue malade, elle laisse à la maison son fils Walter, 9 ans. Quand elle rentre le soir, elle découvre qu'il a disparu. Après l'avoir cherché dans tout le quartier, elle prévient la police, qui attend 24 heures avant de lancer des recherches. Quelques semaines plus tard, le chef de la brigade des mineurs, le capitaine Jones, lui annonce qu'on a retrouvé Walter. Tremblante, puis stupéfaite, Christine découvre sur le quai de la gare que l'enfant qu'on lui rend n'est pas le sien. Mais personne ne veut l'écouter, à l'exception d'un pasteur presbytérien, engagé dans une croisade contre la corruption de la police...
L ECHANGE, Clint Eastwood 2008, Angelina Jolie, John Malkovich (thriller)@@@ (E)
Los Angeles, 1928. Christine dit au revoir à son petit garçon, Walter, et s'en va travailler comme chaque matin. A son retour chez elle, Walter s'est volatilisé. Elle part immédiatement à sa recherche et r ...

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L ECOLE BUISSONIERE, Nicolas Vanier 2017, François Cluzet, Eric Elmosnino (nature societe)@@


A Paris, en 1930, Célestine, une employée de maison douce et gentille, prend sous aile Paul, un petit Parisien orphelin. Ensemble, ils partent rejoindre Borel, le mari de Célestine, un garde-chasse bougon qui officie dans un vaste domaine en Sologne. Au grand dam de Borel, Paul devient ami avec Totoche, un braconnier et pêcheur à la mouche émérite qui n'a que faire du droit de propriété. Totoche apprend la nature et ses animaux à Paul, émerveillé. Lorsque le comte de la Fresnaye, l'employeur de Célestine et Borel, décide d'organiser une chasse à courre pour abattre un sublime cerf, Totoche et Paul vont tout faire pour que l'animal échappe au danger

TELERAMA
Dans le genre du “c’était mieux avant”, le cinéma français a fait bien pire. Mais le cabotinage de François Cluzet et d’Éric Elmosnino ne passe pas.
Après avoir parcouru le Grand Nord canadien () et la Sibérie (Loup), le réalisateur explorateur solognot Nicolas Vanier a tourné au pays ce mélo rétro pour public familial. Le film célèbre sans se presser les petits bonheurs des promenades dans les bois, de la cueillette des champignons, de la pêche… bref, comme les définit une célèbre publicité pour du jambon sous vide, « des choses simples »… Soyons honnêtes : dans le genre du « c’était mieux avant », Jean Becker a fait bien pire (Les Enfants du marais). Et les superbes images de la forêt et de sa faune ont de quoi séduire les citadins les plus réfractaires aux joies de la nature. Problème, François Cluzet (alias le braconnier « Totoche ») et Éric Elmosnino (en garde-chasse bas du front) sont insupportables de cabotinage.
L ECOLE BUISSONIERE, Nicolas Vanier 2017, François Cluzet, Eric Elmosnino (nature societe)@@ (E)
A Paris, en 1930, Célestine, une employée de maison douce et gentille, prend sous aile Paul, un petit Parisien orphelin. Ensemble, ils partent rejoindre Borel, le mari de Célestine, un garde-chasse bougon qui officie da ...

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L ECOLE DES ESPIONS, Elsa Bennett 2024, Pascal Elbé, Thierry Godard (espionnage)@


Les jeunes Zana, Inès, Alex, François, Pierre viennent d'intégrer l'École des espions. Ils vont faire connaissance avec leurs enseignants pour apprendre la stratégie et la pratique de l'espionnage, l'histoire du renseignement international, le maniement des armes, la maîtrise des technologies modernes, alors que l'école va faire l'objet de l'intrusion violente d'un service étranger.

TELERAMA
La vie au sein de l’école des espions, qui forme les futurs agents secrets de la République. Un téléfilm mal écrit et bourré de situations improbables.

Ils ont la vingtaine à peine et viennent d’intégrer « l’école des espions ». Cachée dans une forêt isolée et protégée par un impressionnant dispositif de sécurité, cette mystérieuse institution forme les futurs agents secrets de la République. Sous la férule du directeur Philippe Lombard, les étudiants apprennent à ne pas se faire repérer, à se défendre au corps-à-corps… L’enseignement est rude et les élèves ont parfois du mal à tenir le coup. Mais tandis que des amitiés et des amours naissent entre eux, un service étranger tente de s’introduire dans l’école.

Sorte de croisement entre Harry Potter et Le Bureau des légendes, le pitch de ce téléfilm était plein de promesses. Hélas, la bonne idée de départ est gâchée par un scénario quelconque et des dialogues indigents. Que sont venus faire Pascal Elbé ou Lubna Azabal dans cette galère ? Il n’y a pas grand-chose de crédible ici, que ce soient les personnages, dépourvus de toute épaisseur (le hacker rebelle, le fils de bonne famille en rupture de ban avec son paternel…), ou les situations, plus improbables les unes que les autres (mention spéciale aux cours d’« espionnage » subis par les élèves, franchement grotesques). Les vrais agents secrets qui tomberont sur cette École des espions risquent de bien rigoler…
L ECOLE DES ESPIONS, Elsa Bennett 2024, Pascal Elbé, Thierry Godard (espionnage)@ (E)
Les jeunes Zana, Inès, Alex, François, Pierre viennent d'intégrer l'École des espions. Ils vont faire connaissance avec leurs enseignants pour apprendre la stratégie et la pratique de l'espionnage, l'histo ...

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L ECOLE EST FINIE, Anne Depetrini 2018, Bérengère Krief, Grégory Fitoussi (drame societe)@


Agathe Langlois, parisienne jusqu'au bout de ses ongles bien vernis, a tout pour être heureuse : une famille qu'elle adore, une super bande de copines et elle vient d'être titularisée comme professeure d'anglais. Toutefois, quand elle apprend qu'elle est mutée à des centaines de kilomètres de chez elle, en plein campagne, c'est la douche froide. Les pieds dans la boue, à Trouilly-sur-Celles, la bonne humeur d'Agathe va être mise à rude épreuve et bien des surprises vont l'attendre.

TELERAMA
L ECOLE EST FINIE, Anne Depetrini 2018, Bérengère Krief, Grégory Fitoussi (drame societe)@ (E)
Agathe Langlois, parisienne jusqu'au bout de ses ongles bien vernis, a tout pour être heureuse : une famille qu'elle adore, une super bande de copines et elle vient d'être titularisée comme professeure d'anglais. Toutefoi ...

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L EFFACEUR, Chuck Russell 1996, Arnold Schwarzenegger, James Caan (policier)@@


John Kruger, alias "l'Effaceur", du service de protection des témoins, ne s'en laisse pas aisément conter. Il surprend une bande de voyous au moment où elle s'apprêtait à mettre la dernière main à une agression en coupant la langue d'une de ses victimes. Les malfrats passent de vie à trépas sans avoir le temps d'y penser. "L'Effaceur" remplace les témoins, dorénavant menacés, par des cadavres préparés à l'avance. Kruger met ensuite ses talents au service de Lee Cullen, une jeune femme, cadre dans une importante société d'armement, qui vient de découvrir que son entreprise était compromise dans un trafic d'armes avec la mafia russe. Lee parvient à copier les preuves de ce trafic sur deux disquettes. Le soir même, elle est attaquée à son domicile par un commando surarmé. Fort heureusement, "l'Effaceur" est là...

TELERAMA
Un policier déclare la guerre à des trafiquants d’armes. On retient surtout une vertigineuse bagarre entre un jet et Schwarzie en parachute ainsi qu’un duel loufoque avec un alligator.

Témoigner contre des organisations criminelles, c’est s’exposer à des représailles. Heureusement, il y a John Kruger, qui fait « disparaître » les témoins en leur offrant une nouvelle identité… Évidemment, ça déménage. Mais ici, efficacité rime souvent avec humour et distanciation. Schwarzenegger domine le casting, mais on voit aussi avec plaisir James Caan et James Coburn. On est plus proche d’un James Bond fantasque que du vulgaire film coup de poing. Les effets spéciaux servent l’action, et les cascades sont spectaculaires. On retient surtout une bagarre dans les airs entre un jet et Schwarzie en parachute, ainsi qu’un duel loufoque avec un alligator. Percutant sans être abêtissant.


L EFFACEUR, Chuck Russell 1996, Arnold Schwarzenegger, James Caan (policier)@@ (E)
John Kruger, alias "l'Effaceur", du service de protection des témoins, ne s'en laisse pas aisément conter. Il surprend une bande de voyous au moment où elle s'apprêtait à mettre la dernière ...

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L EMBARRAS DU CHOIX, Eric Laveine 2016, Alexandra Lamy (comique)@@


La vie est jalonnée de petites et grandes décisions à prendre. Le problème de Juliette c'est qu'elle est totalement incapable de se décider sur quoi que ce soit. Alors, même à 40 ans, elle demande encore à son père et à ses deux meilleures amies de tout choisir pour elle.
L EMBARRAS DU CHOIX, Eric Laveine 2016, Alexandra Lamy (comique)@@ (E)
La vie est jalonnée de petites et grandes décisions à prendre. Le problème de Juliette c'est qu'elle est totalement incapable de se décider sur quoi que ce soit. Alors, même à 40 ans, elle dem ...

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L EMMERDEUR, Edouard Molinaro 1973, Jaques Brel, Lino Ventura (thriller commique)@@@


Dans un hôtel à Montpellier, un tueur à gages nommé Ralph prépare son contrat pour abattre un certain Randoni. Dans une chambre voisine, un homme désespéré, François Pignon, représentant en chemiserie, envisage de se suicider après avoir été trahi par sa femme. Cependant, lorsqu'il tente de se pendre, il provoque une inondation qui atteint la chambre du tueur. Les deux hommes se rencontrent et le tueur tente de dissuader Pignon de se suicider pour éviter d'attirer l'attention...

TELERAMA
Ralf Milan, tueur à gages, doit éliminer Randoni lors de son transfert au tribunal. Deux heures avant cet assassinat, François Pignon, l’occupant de la chambre d’hôtel voisine, tente maladroitement de se suicider… C’est avec L’Emmerdeur que Francis Veber développe, pour la première fois, l’idée comique du duo mal assorti. En opposant un paumé farfelu à un vrai dur, il trouve son fonds de commerce. L’effet de contraste, encore tout neuf, entre deux excellents interprètes est très divertissant. Filmée comme un polar parasité par la comédie, la rencontre permet quelques moments héroïques. Depuis, Francis Veber a usé du même procédé à longueur de films, servi par des couples comme Pierre Richard-Gérard Depardieu (La Chèvre, Les Fugitifs, Les Compères), Jean Reno-Patrick Bruel (Le Jaguar), Jacques Villeret-Thierry Lhermitte (Le Dîner de cons) ou Gad Elmaleh-Daniel Auteuil (La Doublure). 
L EMMERDEUR, Edouard Molinaro 1973, Jaques Brel, Lino Ventura (thriller commique)@@@ (E)
Dans un hôtel à Montpellier, un tueur à gages nommé Ralph prépare son contrat pour abattre un certain Randoni. Dans une chambre voisine, un homme désespéré, François Pignon, repr ...

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L EMMERDEUR Francis Veber 1973, Jacques Brel, Lino Ventura (comique thriller)@@


Ralph Milan est un tueur à gages implacable. Caché dans une chambre d'hôtel, il opère sa nouvelle mission : exécuter Louis Randoni, un fâcheux témoin, mais les préparatifs de Milan sont contrariés par la présence de François Pignon. Dans la pièce voisine, ce voyageur dépressif, abandonné par sa femme, tente de se suicider en se pendant à la tuyauterie de la salle de bains et provoque une inondation dans la chambre de Milan.
L EMMERDEUR Francis Veber 1973, Jacques Brel, Lino Ventura (comique thriller)@@ (E)
Ralph Milan est un tueur à gages implacable. Caché dans une chambre d'hôtel, il opère sa nouvelle mission : exécuter Louis Randoni, un fâcheux témoin, mais les préparatifs de Milan sont ...

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L EMPIRE DE LA PASSION, Nagisa Oshima 1978, Tatsuya Fuji, Kazuko Yoshiyuki drame)@@


Un village japonais en 1895. Le vieux conducteur de pousse-pousse Gisaburo n'a plus la force, le soir, d'honorer sa femme, Seki. Insatisfaite sexuellement, elle trouve un amant en la personne du jeune Toyoji, de retour du service militaire. Le mari, devenu encombrant, est étranglé et jeté dans un puits. Cependant, les amants criminels sont contraints à la prudence car une enquête est ouverte et le fantôme de Gisaburo apparaît.

TELERAMA
“ Crime et châtiment. Monde crépusculaire, sensuel et fantomatique pour un film dont le titre exprime bien le sens ultime. Neige et brouillard ”
“ La sexualité féminine comme figure de résistance pour échapper à une société oppressive‚ dont les fantômes sont les spectres...! ”
L EMPIRE DE LA PASSION, Nagisa Oshima 1978, Tatsuya Fuji, Kazuko Yoshiyuki drame)@@ (E)
Un village japonais en 1895. Le vieux conducteur de pousse-pousse Gisaburo n'a plus la force, le soir, d'honorer sa femme, Seki. Insatisfaite sexuellement, elle trouve un amant en la personne du jeune Toyoji, de retour du service militaire. ...

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L EMPIRE DES SENS, Nagisa Ōshima 1976, Eiko Matsuda, Tatsuya Fuji (film e)@@


Kichizo, le propriétaire d'une auberge, a des pulsions sexuelles qu'il a bien du mal à contrôler. Notamment envers Sada, sa servante, une ancienne geisha. Ils entament une relation qui va les entraîner dans une escalade érotique sans limites. Ne réfrénant plus ses ardeurs, Kichizo devient violent avec les femmes qu'il fréquente. Tandis que Sada s'oublie dans les bras d'autres hommes, en pensant à Kichizo.

TELERAMA
Sa sortie, en 1976, créa un scandale au Japon : c'était la première fois qu'on y montrait l'acte sexuel sans détour. Le film fut censuré ; Oshima, poursuivi. Depuis, les moeurs ont un peu évolué. L'Empire des sens, lui, reste inépuisable. Aujourd'hui comme hier, il nourrit bien des interprétations, signe d'une évidente santé.

A l'origine, le film devait s'appeler Corrida de l'amour. Il s'agit bien en effet d'une cérémonie sacrificielle, fascinante et dérangeante. Ce qui est en jeu, ici, c'est la puissance dévorante du sexe, son obsession, sa spirale infernale. Plus Sada et Kichizo font l'amour, plus ils s'éloignent imperceptiblement du monde, mais aussi l'un de l'autre. Car le désir de Sada est sans fin. Dans cette histoire d'amour absolu, tout est magnifiquement ­réduit à la taille d'un sexe d'homme. Point de lyrisme ni d'obscénité, mais une vision poétiquement triviale, dépassionnée, joyeuse (le couple rit souvent) et morbide. Le huis clos se transforme peu à peu en piège étouffant et jouissif à la fois, où les limites de la vie et du plaisir sont sans cesse repoussées. Et c'est, en toute logique, que la mort couronne cette relation charnelle, violente et mystérieuse
L EMPIRE DES SENS, Nagisa Ōshima 1976, Eiko Matsuda, Tatsuya Fuji (film e)@@ (E)
Kichizo, le propriétaire d'une auberge, a des pulsions sexuelles qu'il a bien du mal à contrôler. Notamment envers Sada, sa servante, une ancienne geisha. Ils entament une relation qui va les entraîner dans une esc ...

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L ENCHANTEUR, Philippe Lefebvre 2023, Charles Berling, Claire de La Rüe du Can


En 1975, Romain Gary fait incarner Émile Ajar par son petit cousin Paul Pavlowitch. Tout le monde tombe dans le panneau, sauf une jeune étudiante originaire de Nice, où Gary a passé une partie de son enfance, fraîchement montée à Paris pour étudier la littérature à la Sorbonne. Elle est persuadée qu'Émile Ajar et Romain Gary sont un seul et même écrivain. Elle va le trouver rue du Bac, où vit l'écrivain, pour le confronter.
L ENCHANTEUR, Philippe Lefebvre 2023, Charles Berling, Claire de La Rüe du Can (E)
En 1975, Romain Gary fait incarner Émile Ajar par son petit cousin Paul Pavlowitch. Tout le monde tombe dans le panneau, sauf une jeune étudiante originaire de Nice, où Gary a passé une partie de son enfance, fra ...

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L ENFANT QUI MESURAIT LE MONDE, Takis Candilis 2024, Samy Baaroun, Bernard Campan (thriller social)@


La vie d'Alexandre Varda, un puissant promoteur immobilier d'origine grecque, bascule soudainement lorsqu'il se fait licencier par ses actionnaires et apprend, le même jour, le décès de sa fille qu'il n'avait pas vue depuis 12 ans. Il décide alors de partir en Grèce pour rapatrier le corps. Là-bas, il découvre qu'il est le grand-père d'un petit garçon de neuf ans, atteint d'un syndrome autistique.

TELERAMA
En Grèce, un architecte français rencontre l’enfant autiste de sa fille, qui vient de mourir.
Un architecte passé homme d’affaires arrive sur l’île grecque où sa fille vient de mourir : elle laisse un enfant autiste et une maison menacée par un affreux projet immobilier… Les motifs du roman de Metin Arditi paraissent bien lourds dans cette adaptation où chaque personnage est replié sur une gravité sans surprise. L’étrange poésie de l’orphelin, qui a un rapport maniaque mais magique avec les nombres, semble, de même, une figure imposée. Il manque une vitalité qu’aurait pu apporter le décor de l’île de Spetses, rendue trop familière par le réalisateur, d’origine grecque. Seul Bernard Campan trouve la note sobrement juste pour nous faire traverser ce drame familial qui va vers l’espoir.
L ENFANT QUI MESURAIT LE MONDE, Takis Candilis 2024, Samy Baaroun, Bernard Campan (thriller social)@ (E)
La vie d'Alexandre Varda, un puissant promoteur immobilier d'origine grecque, bascule soudainement lorsqu'il se fait licencier par ses actionnaires et apprend, le même jour, le décès de sa fille qu'il n'avait pas vue dep ...

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L ENFANT, freres Dardenne 2005, Jérémie Renier, Déborah François (societe)(palme d or)@@@


Bruno, petit truand de vingt ans, peut-il s'occuper adéquatement de l'enfant qu'il a eu avec Sonia, dix-huit ans, lui qui est obsédé par l'argent de ses trafics ? Un grand film humaniste, sur l'amour et le pardon. Et une deuxième palme d'or pour les frères Dardenne !

TELERAMA
Né de parents à peine sortis de l'oeuf, sans travail ni maison, l'enfant n'a pas de visage, ou si peu. Un petit bout de nez enfoui sous une capuche. Il n'a pas de corps non plus. Juste deux mains qui pianotent sur le blouson maternel. L'enfant a bien un prénom : Jimmy, pour l'état civil. Dans le privé, on ne s'est encore jamais adressé à lui.

Ce n'est pas la première fois que les Dardenne viennent au chevet de l'enfance blessée. Rosetta et Le Fils prêtaient déjà main-forte à de jeunes cas sociaux désespérés. Avec L'Enfant, ils font preuve d'une qualité nouvelle : la bienveillance. La force du film vient de ce qu'il se situe à hauteur de nourrisson. A première vue, Jimmy n'est qu'un paquet de chiffons. Et pourtant, ce bébé est une personne. Une éponge qui absorbe les chagrins, un miroir qui renvoie les espoirs. Un être de première importance qui doit savoir pour devenir libre. Les frères Dardenne lui apprennent tout, sans le brusquer. Comme toujours, ils osent prôner le pardon. Ils n'ont pas le culte de la noirceur. Vagabonds romantiques, les parents de Jimmy maîtrisent à merveille l'art du rétablissement. Ils ont le sens du plaisir volé, du risque grisant et de l'avenir riant. Comme Charlot, que les frères Dardenne vénèrent, avec leur kid, ils affrontent les temps modernes, et valaient bien une ruée vers la Palme d'or. — Marine Landrot
L ENFANT, freres Dardenne 2005, Jérémie Renier, Déborah François (societe)(palme d or)@@@ (E)
Bruno, petit truand de vingt ans, peut-il s'occuper adéquatement de l'enfant qu'il a eu avec Sonia, dix-huit ans, lui qui est obsédé par l'argent de ses trafics ? Un grand film humaniste, sur l'amour et le pardon. Et un ...

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L ENVOL, Pietro Marcello 2022, Juliette Jouan, Raphaël Thiéry @@


En 1919, quelque part dans le Nord de la France, Juliette grandit seule avec son père, Raphaël, un soldat rescapé de la Première Guerre mondiale. Passionnée par le chant et la musique, la jeune fille solitaire fait un été la rencontre d'une magicienne qui lui promet que des voiles écarlates viendront un jour l'emmener loin de son village. Juliette ne cessera jamais de croire en la prophétie.

TELERAMA
Au lendemain de la Première Guerre mondiale, dans un village picard, une jeune femme s’émancipe par le chant. Un conte musical élégant.

Fils de marin napolitain, peintre de formation, cinéaste autodidacte venu du documentaire, amoureux de la pellicule, Pietro Marcello compose des films organiques, quasi vibratoires, à la croisée de toutes ces influences socioculturelles. En 2019, son adaptation très libre et très personnelle de Martin Eden, transposé dans la baie de Naples, offrait au classique de Jack London un souffle inédit. Il est à nouveau question d’émancipation par l’art et de revanche sur la vie dans ce conte musical qui s’inspire lointainement des Voiles écarlates (1923), de l’écrivain soviétique Alexandre Grine (1880-1932). La gracieuse candidate à « l’envol » se prénomme Juliette, comme son interprète, la musicienne Juliette Jouan, qui fait ses débuts au cinéma avec ce rôle où elle donne aussi, merveilleusement, de la voix.

Le père bourru mais aimant est revenu au village après la Grande Guerre (Raphaël Thiéry joue un superbe colosse aux pieds d’argile et aux mains en or, gueule cassée et sculpteur sur bois). Et une drôle de « sorcière » (Noémie Lvovsky, magnifique) veille sur Juliette comme une mère de substitution. Élevée dans une ferme en Picardie, la jeune héroïne est un personnage bien plus moderne et audacieux que ne le laissaient présager les lieux et l’époque. L’imbrication du passé et du présent est, du reste, l’un des charmes du film, de la vie rurale du début du XXe siècle aux sujets d’actualité tels le matriarcat ou le féminicide…

L’hybridation s’invite aussi dans la composition de l’image à proprement parler, où l’on sent encore la patte du peintre. Autant par souci économique et écologique que par goût pour la superposition des couches et des matières, des images d’archives de l’armistice de 1918 dans la baie de Somme ou des plans d’un film de Julien Duvivier de 1930 sont insérés ici ou là. Commencé sous l’égide du Jean Renoir de Partie de campagne, L’Envol s’achève en musique sous les auspices inattendus de Jacques Demy, avec ce prince charmant-aviateur littéralement tombé du ciel incarné par Louis Garrel, deus ex machina d’un film décidément enchanteur.
L ENVOL, Pietro Marcello 2022, Juliette Jouan, Raphaël Thiéry @@ (E)
En 1919, quelque part dans le Nord de la France, Juliette grandit seule avec son père, Raphaël, un soldat rescapé de la Première Guerre mondiale. Passionnée par le chant et la musique, la jeune fille solitai ...

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L EPREUVE DE FORCE, Clint Eastwood 1977, Clint Eastwood, Sondra Locke (thriller)@@


Après une nuit à jouer au poker, Ben Shockley est convoqué par son supérieur à la police de Phoenix, qui le charge d'une mission de routine : transférer depuis Las Vegas un témoin appelé à comparaître à un procès. Mais Shockley a le plus grand mal à convaincre Gus Mally, prostituée de luxe, de le suivre. Terrifiée, la jeune femme lui assure qu'un pari est lancé contre eux et qu'ils n'arriveront pas vivants à Phoenix.

TELERAMA
Le réalisateur s’amuse à briser le mythe en tirant le portrait d’un flic solitaire pas très solide qui doit compter sur l’aide d’une femme, prostituée, qui plus est.

Ben Shockley, flic solitaire et picoleur, est chargé d’escorter un témoin à charge de la prison de Las Vegas jusqu’à Phoenix. Surprise : le témoin est une femme. Jolie, mais indomptable. La mission se révèle beaucoup plus délicate que prévu…

On a connu Clint Eastwood plus inspiré. Reste qu’un cru moyen de sa composition vaut toujours mieux que n’importe quelle vinasse cinématographique. Un moment accusé de misogynie et de fascisme rampant pour avoir joué des justiciers un peu trop virils, Eastwood s’amuse ici à briser une part de son mythe : les flics sont des pourris, et lui-même ne tient pas toujours sur ses jambes. Contraint de se battre contre la police et la mafia, il doit compter désormais sur le secours… d’une femme ! Une prostituée de choc qui seconde un musclé un peu loser, ce n’est pas banal.

Eastwood et Sondra Locke forment un couple attachant, qui improvise sa fuite en évitant les numéros de charme. La première partie de cette aventure à travers une Amérique pittoresque est particulièrement réussie : vivante, grotesque, haletante. Dans les dernières vingt minutes, ça se gâte un peu. L’outrance et l’invraisemblance (le finale avec le bus canardé, transformé en passoire) ont beau être revendiquées, on trouve le temps un peu long. Mais, globalement, cela reste du bon spectacle.
L EPREUVE DE FORCE, Clint Eastwood 1977, Clint Eastwood, Sondra Locke (thriller)@@ (E)
Après une nuit à jouer au poker, Ben Shockley est convoqué par son supérieur à la police de Phoenix, qui le charge d'une mission de routine : transférer depuis Las Vegas un témoin appel&eacut ...

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L ESPION QUI M AIMAIT, Lewis Gilbert 1977, Roger Moore


Pour retrouver deux sous-marins nucléaires qui ont mystérieusement disparu, James Bond fait équipe avec l'agent soviétique Anya Amasova. Leur mission les conduit à affronter un ennemi redoutable, Requin, un géant de près de deux mètres vingt quasiment indestructible et armé d'une mâchoire en acier coupante telle un rasoir. 007 devra également affronter Karl Stromberg, l'employeur de Requin, qui désire se servir des sous-marins nucléaires volés pour détruire le monde.

TELERAMA
Dixième édition filmée des aventures du fringant « double zéro sept » inventées par Ian Fleming, L'Espion qui m'aimait ne déroge à aucune des règles qui ont garanti l'effarant succès de la série : gadgets à gogo, cascades spectaculaires et p'tites pépées. A priori, rien à signaler. Pourtant, Richard Kiel, l'abominable Jaws, géant increvable à la mâchoire d'acier qui reprit plus tard du service dans Moonraker, est une sorte de curiosité touristique. La belle Barbara Bach échappe au rôle de potiche généralement dévolu à toute James Bond girl, avec un personnage un peu plus étoffé, et, grande première, les deux blocs collaborent. Roger Moore, dandy raide et distant, n'a ni le mâle charisme ni l'humour de Sean Connery, son principal concurrent en « jamesbonderie », mais, aux limites de la BD et de l'autoparodie, le film reste distrayant. — Cécile Mury
L ESPION QUI M AIMAIT, Lewis Gilbert 1977, Roger Moore (E)
Pour retrouver deux sous-marins nucléaires qui ont mystérieusement disparu, James Bond fait équipe avec l'agent soviétique Anya Amasova. Leur mission les conduit à affronter un ennemi redoutable, Requin, u ...

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L ETABLI, Swann Arlaud 2023, Melanie Thierry, Olivier Gourmet, Denis Podalydes (thriller social)@@


Après ses études à l'Ecole normale supérieure, Robert se fait embaucher chez Citroën. Plusieurs mois se sont écoulés depuis les manifestations de mai 68, mais la colère est toujours présente chez ce militant d'extrême-gauche. Il souhaite raviver le feu révolutionnaire parmi les ouvriers. Si au départ ses collègues ne veulent plus entendre parler de politique, un événement fait basculer leurs regards sur la situation. Leur employeur exige qu'ils travaillent trois heures hebdomadaires supplémentaires à titre gracieux. Robert sent le vent tourner et veut désormais convaincre ses collègues de l'utilité d'un mouvement social...

TELERAMA
Retour, à la fois admiratif et critique, sur l’expérience vécue d’un prof de philo devenu ouvrier après Mai 68. Avec Swann Arlaud, très attachant.
Il a troqué ses habits de prof de philosophie pour le bleu de travail et il est devenu ouvrier chez Citroën… L’expérience dans laquelle se lança Robert Linhart quelques mois après Mai 68, et qu’il raconta dans le livre L’Établi, paru en 1978, fait naître aujourd’hui un beau personnage de cinéma, rendu très attachant par l’interprétation de Swann Arlaud. Cet intellectuel qui, à l’usine, se blesse d’emblée en commençant à travailler sur la chaîne de montage des 2 CV, apporte avec lui une fragilité, une complexité. Presque un mystère.
L ETABLI, Swann Arlaud 2023, Melanie Thierry, Olivier Gourmet, Denis Podalydes (thriller social)@@ (E)
Après ses études à l'Ecole normale supérieure, Robert se fait embaucher chez Citroën. Plusieurs mois se sont écoulés depuis les manifestations de mai 68, mais la colère est toujours pr&e ...

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L ETE DERNIER, Catherine Breillat 2013, Lea Drucker (sentimental)@@@


Anne est une brillante avocate, spécialisée dans la défense des mineurs victimes d'abus et des adolescents en difficulté. Elle habite dans une grande villa sur les hauteurs de Paris avec son mari, Pierre, et leurs deux filles. Cependant, l'harmonie dans sa famille est perturbée par l'arrivée de Théo, fils de Pierre né d'un précédent mariage, qui emménage chez eux. Anne entame en effet une liaison avec cet adolescent de dix-sept ans rebelle et contestataire, et cela risque de tout détruire.

TELERAMA
Le désir, le plaisir, un possible scandale. La cinéaste balaie la morale dans ce thriller amoureux porté par Léa Drucker, éblouissante.

Un monstre de froideur implacable, jusque dans le bleu abyssal de son regard. C’est la première image qu’on a d’Anne (Léa Drucker, impressionnante, créatrice d’inédit). Les yeux dans les yeux, elle interroge une jeune fille tremblante sur un ton inquisiteur. « Est-ce que tu avais bu de l’alcool ce soir-là ? Tu es sortie avec combien de garçons cette année ? Moins de dix, plus de dix ? Et tu as couché avec combien d’entre eux ? » On imagine une commissaire de police. Anne est en vérité une éminente avocate pénaliste et veut tout savoir de la jeune fille, victime d’un viol, qu’elle s’est engagée à défendre. Voilà toute sa dureté soudain relativisée. Voilà un retournement saisissant, le premier et non le dernier d’un film où l’ambivalence sera reine, jusqu’à la dernière minute. De manière cristalline, tendue.

L’Été dernier tient en haleine comme un film à suspense. Sans meurtre mais avec la transgression d’un amour fou, scandaleux, qui frappe Anne et son beau-fils, Théo (Samuel Kircher, non loin du Tadzio de Mort à Venise), âgé de 17 ans. Celui-ci est un adonis indocile et un brin arrogant, qui vivait jusque-là chez sa mère. Après une incartade de trop, son père, mari d’Anne, a décidé de le ramener chez lui. Théo arrive dans cette grande maison, écrin idéal où Pierre et Anne, couple aisé, vivent avec leurs filles, joyeuses, vives, de 6 et 7 ans.

Cette peinture du bonheur familial ne manque pas d’ironie. Il y a même des moments franchement cocasses, comme cette première scène de sexe, entre Pierre et Anne, où celle-ci s’épanche et s’excite en racontant un souvenir de dégoût, comme si elle était à table ou dans un salon. On pourrait se croire chez Chabrol. Sauf que le film, et c’est toute sa force, ne va jamais là où on l’attend. Balayant sociologie et psychologie, dépassant la morale du bien et du mal, Catherine Breillat parvient à combiner l’ironie avec le souffle a priori incompatible d’un romantisme étincelant.

Ivresse amoureuse
Élan, énergie électrique, vertige, commencent à émerger sur le Dirty Boots de Sonic Youth. Dans une lumière dorée de fin de journée, Anne, Théo et les filles s’en reviennent en décapotable d’une belle journée au lac, où ils se sont baignés. Anne et Théo se sont rapprochés. Est-elle attirée par son charme de jeune pâtre grec ? Bientôt ils s’embrassent et plus encore. Voilà Anne qui défaillit, rajeunit à vue d’œil, retrouve son éclat de jeune fille. C’est une alchimie intérieure que la cinéaste fait miraculeusement ressentir : celle de l’ivresse amoureuse qui, quel que soit l’âge où on la vit, nous ramène à l’état d’exaltation de l’adolescence et à ses sensations d’absolu.

Des années séparent la blonde mûre en robe fourreau hitchcockienne et l’archange de la Renaissance et, pourtant, ils semblent avoir soudain le même âge. La réalisatrice de Romance et de Parfait Amour ! donne à leurs étreintes un cachet particulier. Les scènes de sexe ont toujours été pour elle un enjeu capital, sans être à coup sûr picturales – c’est lorsqu’elle a naguère sacrifié parfois son talent de peintre que son cinéma a pu s’affaiblir. Ici, sa mystique de l’amour, inspirée notamment du Caravage, s’exprime avec succès (bravo à Jeanne Lapoirie, sa cheffe opératrice) à travers un art du portrait. Les gros plans magnifient la carnation et ses variations, pâle, rose, nacrée. Grâce sans joliesse – avec bave, morve et larmes. Grâce violente de ces visages déformés, transfigurés par le plaisir. Avec ce point d’orgue : la tête renversée d’Anne, gorge offerte, yeux fermés, extase au bord de la stase, faisant d’elle une gisante sublime.

L’attrait du gouffre n’est jamais loin. Un danger continu plane et prend une autre dimension dans le dernier tiers du film. Où la part de « monstruosité » d’Anne reprend le dessus, contre toute attente, et point à partir d’un long plan-séquence, silencieux, de basculement terrifiant. Il ne faut pas y voir une condamnation de l’héroïne. Celle-ci a ses raisons – en lien avec l’amour de raison, justement. Qui ne vaut pas mieux ni moins bien que la passion. Breillat ne juge pas. Si son film est une apologie certaine du désir, magnétique, irrépressible, il suggère aussi que toute passion est forcément mortifère.

L’Été dernier galvanise et dérange, sans cesser d’échapper à toute vérité figée. Même le mari dans cette histoire est plus ambigu que son image réductrice de « normopathe », reproche que lui adresse un moment son épouse avec un sourire goguenard. On peut aimer le film pour des raisons diverses, en avoir des interprétations différentes, signe de profondeur. Aujourd’hui âgée de 75 ans, Catherine Breillat, qui a survécu, rappelons-le, à un AVC la laissant hémiplégique et qui fut sous l’emprise d’un escroc (comme elle l’a raconté dans Abus de faiblesse), nous offre un tel manifeste de vigueur amorale qu’il est difficile de ne pas être admiratif.

La vie sexuelle de Catherine B
Depuis son premier roman, écrit à 18 ans (L’Homme facile), et son premier long métrage (Une vraie jeune fille, 1976), Catherine Breillat a toujours défié la terre entière, en liant cérébralité et obsession sexuelle. Réfractaire à toute famille de pensée (y compris le féminisme, qu’elle soutient et discute à la fois), elle a construit une œuvre pleine d’aplomb, à nulle autre pareille (à redécouvrir jusqu’au 24 septembre dans le cadre d’une rétrospective à la Cinémathèque française). Murielle Joudet, critique de cinéma, l’a rencontrée pour un livre d’entretiens passionnant. Qui retrace toute sa carrière, passant au crible fin chacun de ses films (quinze en tout) et révélant la réalisatrice comme une guerrière d’une intelligence très souvent foudroyante, aux antipodes du prêt-à-penser conformiste. Sa mauvaise foi et son goût forcé du paradoxe peuvent agacer parfois. N’empêche. Sur l’amour, la sexualité, l’art et la violence, les acteurs, ce livre est une mine d’or qui se dévore.
Je ne crois qu’en moi. Catherine Breillat. Entretien avec Murielle Joudet, éd. Capricci, 232 p., 17 €.
L ETE DERNIER, Catherine Breillat 2013, Lea Drucker (sentimental)@@@ (E)
Anne est une brillante avocate, spécialisée dans la défense des mineurs victimes d'abus et des adolescents en difficulté. Elle habite dans une grande villa sur les hauteurs de Paris avec son mari, Pierre, et leur ...

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L ETE OU J AI GRANDI, Gabriele Salvatores 2005, Giuseppe Cristiano, Aitana Sánchez-Gijón (drame)@@@


Un petit village du sud de l'Italie. C'est l'été, Michele, un garçon de 9 ans, joue avec ses amis et sa soeur non loin d'une maison abandonnée. En cherchant les lunettes de sa soeur, le garçon découvre un trou caché par une tôle. Dans ce trou est enchaîné un garçon de son âge. Paniqué par cette découverte, Michele retourne aussitôt au village et en parle à son meilleur ami. Celui-ci raconte l'histoire à ses parents et bientôt, les parents de Michele lui disent de ne plus s'occuper de cette histoire. Comprenant que les adultes ne l'aideront pas et qu'un accord tacite unit les gens du village, Michele rend régulièrement visite au garçon, qui s'appelle Filippo...

TELERAMA
Dans le sud de l’Italie des années 1970, un gamin de 10 ans vit ses dernières vacances insouciantes. La découverte d’un secret trop gros pour lui le fait basculer dans le monde violent des adultes.

Le jeune Michele vit dans les Pouilles, une région pauvre du sud de l’Italie, dans les années 70. Michele et ses amis jouent à se faire peur, pendant que les adultes complotent derrière leurs volets. Michele est à la lisière de l’adolescence, zone d’ombre où l’on aimerait devenir grand tout en craignant d’abandonner l’enfance. Alors, quand il découvre un secret qui le dépasse — un enfant sauvage séquestré sous terre —, il le garde pour lui, comme un grand.

La force du film — qui était déjà celle du livre de Niccolò Ammaniti —, c’est de se placer à hauteur d’enfant. Tout est vu à travers Michele, chaque signe est interprété par le regard de ce gamin qui se raconte un conte angoissant et fantastique. Un défi lancé au monde des adultes, dont il ne détient pas tous les codes. Michele est comme les jeunes héros de Stand by me, de Rob Reiner, qui découvraient un cadavre : visite après visite à son ami « mort vivant », il surmonte ses peurs. Son voyage initiatique, il ne le fait pas dans une barque, la nuit, comme les enfants de La Nuit du chasseur, mais sur son vélo à travers les blés plus hauts que lui. Pourtant, le parcours est le même que dans le film de Charles Laughton.

Gabriele Salvatores pose un regard tendre sur tous, enfants volontaires ou parents paumés. Il maîtrise l’équilibre entre le lyrisme des paysages et le sordide de l’histoire ; son final emphatique lui sera d’autant moins pardonné.
L ETE OU J AI GRANDI, Gabriele Salvatores 2005, Giuseppe Cristiano, Aitana Sánchez-Gijón (drame)@@@ (E)
Un petit village du sud de l'Italie. C'est l'été, Michele, un garçon de 9 ans, joue avec ses amis et sa soeur non loin d'une maison abandonnée. En cherchant les lunettes de sa soeur, le garçon décou ...

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L ETRANGE HISTOIRE DE BENJAMIN BUTTON, David Fincher 2008, Brad Pitt, Kate Blanchett (science fiction)@@@


'Curieux destin que le mien'. Ainsi commence l'étrange histoire de Benjamin Button, cet homme qui naquit à 80 ans et vécut sa vie à l'envers, sans pouvoir arrêter le cours du temps. Situé à La Nouvelle-Orléans et adapté d'une nouvelle de F. Scott Fitzgerald, le film suit ses tribulations de 1918 à nos jours.

TELERAMA
Un homme (Brad Pitt, éternellement bien) vient au monde à 80 ans et s’achemine, au fil du temps, vers sa toute petite enfance. Une épopée surréaliste inspirée d’une nouvelle de Francis Scott Fitzgerald.

Dans la nouvelle de Fitzgerald, Benjamin Button, l’homme à l’horloge biologique inversée, naît vieillard, avec la taille et l’intellect d’un adulte. Le film propose une variante astucieuse : le bébé Button, né en 1918, a la peau ridée d’un nonagénaire, mais le gabarit d’un nouveau-né. La superposition des âges de la vie, renouvelée tout au long du récit, décuple la force expressive de chaque mutation.

David Fincher transcende aussi, par son lyrisme, des effets spéciaux pourtant spectaculaires. Un seul exemple : il se fait déjà tard dans la vie du héros. Soudain, après une ellipse de quelques années, et face à Cate Blanchett, l’amoureuse devenue vieillissante, voilà Brad Pitt jeune, exactement comme dans Thelma et Louise. Cette prouesse technologique laisse alors toute la place à l’enchantement tragique que l’adolescence retrouvée du personnage provoque à ce stade de l’histoire. Car Benjamin Button, ce n’est pas le mythe de l’éternelle jeunesse. La sophistication surréaliste de l’argument débouche sur l’expérience tout humaine du provisoire et de la perte. Ce blockbuster high-tech réussit finalement à faire jaillir, tels les grands mélodrames, la mélancolie déchirante des adieux.
L ETRANGE HISTOIRE DE BENJAMIN BUTTON, David Fincher 2008, Brad Pitt, Kate Blanchett (science fiction)@@@ (E)
'Curieux destin que le mien'. Ainsi commence l'étrange histoire de Benjamin Button, cet homme qui naquit à 80 ans et vécut sa vie à l'envers, sans pouvoir arrêter le cours du temps. Situé à La ...

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L ETRANGE HISTOIRE DU COUPEUR DE BOIS, Mikko Myllylahti 2022, Jarkko Lahti, Hannu-Pekka Björkman (thriller)@@


Bûcheron dans un village du nord de la Finlande, Pepe mène une vie tranquille. En quelques jours à peine, une série d'événements tragiques vient perturber la stabilité de son quotidien. Il perd son emploi, sa mère, sa femme, sa maison, ou encore sa voiture. Pourtant, rien ne semble l'atteindre, Pepe voit le verre à moitié plein en toute circonstances.

TELERAMA
Dans une petite ville finlandaise sous la neige, un bûcheron cherche son chemin. Une histoire parfois trop énigmatique mais joliment poétique, traversée de moments à la David Lynch.

La vigueur humaniste du cinéma finlandais mais aussi sa bizarrerie sont rassemblées dans cette première réalisation d’un scénariste qui aime beaucoup les histoires, comme le titre l’indique. Celle du bûcheron se développe d’une manière un peu surréaliste, au cœur de paysages enneigés où les coups de hache peuvent viser un coiffeur trop entreprenant avec ses clientes…

La cocasserie est grande, le trouble aussi quand surgit un mage hypnotiseur, personnage menaçant qui pourrait sortir d’un film de David Lynch, un des maîtres du réalisateur. Qui a su aussi, dans ce jeu de piste un peu trop énigmatique parfois, faire surgir de superbes visions de cinéma.
L ETRANGE HISTOIRE DU COUPEUR DE BOIS, Mikko Myllylahti 2022, Jarkko Lahti, Hannu-Pekka Björkman (thriller)@@ (E)
Bûcheron dans un village du nord de la Finlande, Pepe mène une vie tranquille. En quelques jours à peine, une série d'événements tragiques vient perturber la stabilité de son quotidien. Il per ...

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L ETUDIANTE ET MONSIEUR HENRI Ivan Calberac 2015, Noemie Schmidt, Constance Piponnier, Guillaume de Tonquedec, Claude Brasseur@@


A cause de sa santé vacillante, Monsieur Henri ne peut plus vivre seul dans son appartement parisien. Particulièrement bougon, il finit néanmoins par accepter la proposition de son fils Paul de louer une chambre à une jeune étudiante.
L ETUDIANTE ET MONSIEUR HENRI Ivan Calberac 2015, Noemie Schmidt, Constance Piponnier, Guillaume de Tonquedec, Claude Brasseur@@ (E)
A cause de sa santé vacillante, Monsieur Henri ne peut plus vivre seul dans son appartement parisien. Particulièrement bougon, il finit néanmoins par accepter la proposition de son fils Paul de louer une chambre à ...

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L ETUDIANTE, Claude Pinoteau 1988, Sophie Marceau, Vincent Lindon (sentimental)@@


Valentine, jeune et brillante étudiante, prépare son agrégation de lettres. Aussi sérieuse qu'organisée, elle n'a pas une seconde à elle et ne songe pas à l'amour. Mais la vie de la jeune femme bascule lorsqu'elle tombe sous le charme d'Edouard, un jeune musicien...
L ETUDIANTE, Claude Pinoteau 1988, Sophie Marceau, Vincent Lindon (sentimental)@@ (E)
Valentine, jeune et brillante étudiante, prépare son agrégation de lettres. Aussi sérieuse qu'organisée, elle n'a pas une seconde à elle et ne songe pas à l'amour. Mais la vie de la jeune fem ...

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L EVADE D ALCATRAZ, Clint Eastwood 1979 (thriller)@@


Frank Morris s'est évadé de plusieurs prisons. En 1960, il est écroué et transféré au célèbre pénitencier d'Alcatraz construit sur un piton rocheux face à la côte. Il réussira, une nouvelle fois avec deux complices, à s'évader de la prison la plus surveillée des Etats Unis.

TELERAMA
Don Siegel n’explique rien, il montre. Tout dans L’Évadé d’Alcatraz est volontairement froid. Dur. Sec. Lorsque, par inadvertance, Siegel se départ de son impassibilité, cela ne lui réussit guère. Mais il sait, d’un plan, définir un « méchant », faire naître en une seule séquence une angoisse sourde autour d’un héros négatif (Patrick McGoohan, doucereux directeur de prison). Le montage, incisif et brutal, accentue encore un côté dépouillé, que parachève Clint Eastwood, comédien atone s’il en est. On peut préférer d’autres films de Siegel, mais L’Évadé d’Alcatraz est l’œuvre d’un véritable auteur.
L EVADE D ALCATRAZ, Clint Eastwood 1979 (thriller)@@ (E)
Frank Morris s'est évadé de plusieurs prisons. En 1960, il est écroué et transféré au célèbre pénitencier d'Alcatraz construit sur un piton rocheux face à la côte. ...

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L EVEIL, Penny Marshall 1990, Robert De Niro, Robin Williams (sante drame)@@@


New York, 1969. Comptant parmi les derniers rescapés d'une épidémie d'encéphalite qui a frappé les États-Unis quelques décennies plus tôt, Leonard Lowe végète, avec d'autres victimes, dans un hôpital psychiatrique du Bronx. Le docteur Malcolm Sayer, jeune chercheur en neurologie maladivement timide, ambitionne de guérir ces malades prétendument incurables et réussit à réveiller un patient plongé dans un état catatonique depuis 30 ans.

TELERAMA
Dans les années 20, une épidémie d'encéphalite léthargique frappe les Etats-Unis. Quarante ans plus tard, le timide docteur Malcolm Sayer se retrouve dans un hôpital du Bronx, où végètent quelques rescapés du terrible fléau. A défaut de pouvoir travailler dans sa spécialité, la neurologie, Malcolm accepte de soigner ces malheureux. Sa difficulté à s'exprimer devient un atout avec des patients qui, bien qu'atteints de troubles psychiques profonds, ont gardé leur intelligence intacte. Malcolm comprend rapidement que la réputation d'incurabilité qui s'attache à ces malades et qui a entravé toute tentative de traitement est infondée. Il se prend de sympathie pour l'un de ses patients, Leonard Lowe...
L EVEIL, Penny Marshall 1990, Robert De Niro, Robin Williams (sante drame)@@@ (E)
New York, 1969. Comptant parmi les derniers rescapés d'une épidémie d'encéphalite qui a frappé les États-Unis quelques décennies plus tôt, Leonard Lowe végète, avec d'autr ...

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L EXPERIENCE INTERDITE, Joel Schumacher 1990, Julia Roberts, Kiefer Sutherland, Kevin Bacon (science fiction)@


C'est un beau jour pour mourir, s'exclame Nelson Wright, brillant étudiant en médecine qui n'a qu'une seule idée en tête: provoquer pendant quelques instants, son propre arrêt cardiaque pour savoir ce qu'il y a après la mort. Ils vont être cinq à tenter l'expérience.

TELERAMA
Nelson Wright, brillant étudiant en médecine, est tourmenté par la mort. Avec la complicité de ses amis, il décide de provoquer son propre arrêt cardiaque pour trouver une réponse à ses questions sur l'au-delà. La première expérience se déroule parfaitement. Tentés par l'aventure, ses amis essaient à leur tour et prolongent l'arrêt cardiaque le plus longtemps possible. Peu à peu, ils sont hantés par des images du passé. David revoit une petite fille qu'il persécutait, Rachel retrouve son père, Nelson est poursuivi par l'enfant dont il avait provoqué accidentellement la mort. Ils comprennent bientôt qu'ils sont allés trop loin...
L EXPERIENCE INTERDITE, Joel Schumacher 1990, Julia Roberts, Kiefer Sutherland, Kevin Bacon (science fiction)@ (E)
C'est un beau jour pour mourir, s'exclame Nelson Wright, brillant étudiant en médecine qui n'a qu'une seule idée en tête: provoquer pendant quelques instants, son propre arrêt cardiaque pour savoir ce qu'il ...

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L EXTRAVAGANT VOYAGE DU JEUNE ET PRODIGIEUX T.S. SPIVET, Jean-Pierre Jeunet 2013, Kyle Catlett, Helena Bonham Carter (road movie)@@


T.S. Spivet, vit dans un ranch isolé du Montana avec ses parents, sa soeur Gracie et son frère Layton. Petit garçon surdoué et passionné de science, il a inventé la machine à mouvement perpétuel, ce qui lui vaut de recevoir le très prestigieux prix Baird du Musée Smithsonian de Washington. Sans rien dire à sa famille, il part, seul, chercher sa récompense et traverse les Etats-Unis sur un train de marchandises.

TELERAMA
Le voyage est tout à la fois exaltant et mélancolique. La tristesse y affleure, la fantaisie s'y invite. Le ton est grave et léger. Mais c'est bien ça que raconte Jeunet ici : l'étrangeté des êtres, des choses de la vie. Et des inventeurs. — Frédéric Strauss
L EXTRAVAGANT VOYAGE DU JEUNE ET PRODIGIEUX T.S. SPIVET, Jean-Pierre Jeunet 2013, Kyle Catlett, Helena Bonham Carter (road movie)@@ (E)
T.S. Spivet, vit dans un ranch isolé du Montana avec ses parents, sa soeur Gracie et son frère Layton. Petit garçon surdoué et passionné de science, il a inventé la machine à mouvement perp&e ...

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L HERITAGE, Laurent Dussaux 2024 (policier)


Un ostréiculteur réputé du bassin d'Arcachon est victime d'une tentative d'assassinat. Ses trois filles se réunissent à son chevet. Handicapé par sa blessure, l'homme est à présent incapable de gérer l'exploitation familiale. Alors que l'aînée et la cadette souhaitent vendre, la benjamine Tessa s'y oppose et décide de reprendre l'affaire malgré son inexpérience. Déterminée à prouver sa valeur à ses soeurs, elle se lance dans son projet. Parallèlement, face à l'enquête qui piétine, les trois soeurs décident de mener leurs propres investigations. Elles ignorent que leurs découvertes pourraient mettre en péril l'unité familiale...

TELERAMA
Un gendarme enquête sur la tentative d’assassinat d’un ostréiculteur du bassin d’Arcachon. Intrigue laborieuse, personnages fadasses, dialogues sans surprise… Le film tente de créer une ambiance à la Simenon, ratée.

Christophe Perrin, un ostréiculteur du bassin d’Arcachon, vient de se faire tirer dessus. Ses trois filles accourent à son chevet. Pour le capitaine Dubreuil, fraîchement arrivé dans la région, il ne fait aucun doute qu’il s’agit d’une tentative de meurtre. Mais qui pouvait bien en vouloir à Christophe, brave homme à la tête de L’Héritage, l’entreprise familiale transmise depuis des générations ? Alors que Tessa Perrin s’efforce de reprendre en charge l’exploitation, le capitaine Dubreuil mène l’enquête.

Baignant dans une lumière cafardeuse, ce téléfilm s’efforce de créer une atmosphère légèrement inquiétante à la Simenon. Hélas, difficile de se passionner pour son intrigue laborieuse, au fort parfum de déjà-vu. La faute aux personnages, dont la plupart manquent de chair (à commencer par le flic, fadasse). Et aux dialogues, dans lesquels on chercherait en vain une quelconque repartie saillante. Faute d’être surpris, on s’ennuie. Et quand arrive la révélation finale, au bout d’une heure trente interminable, on a l’impression désagréable de s’être fait voler son temps…
L HERITAGE, Laurent Dussaux 2024 (policier) (E)
Un ostréiculteur réputé du bassin d'Arcachon est victime d'une tentative d'assassinat. Ses trois filles se réunissent à son chevet. Handicapé par sa blessure, l'homme est à présent inc ...

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L HERMINE Christian Vincent 2015, Fabrice Luchini, Sidse Babett Knudsen (societe)@@


Michel Racine est un Président de cour d'assises redouté. Aussi dur avec lui qu'avec les autres, on l'appelle le Président à deux chiffres. Avec lui, on en prend toujours pour plus de dix ans. Tout bascule le jour où Racine retrouve Ditte Lorensen-Coteret. Elle fait partie du jury qui va devoir juger un homme accusé d'homicide. Six ans auparavant, Racine a aimé cette femme. Presque en secret. Peut-être la seule femme qu'il ait jamais aimée.
L HERMINE Christian Vincent 2015, Fabrice Luchini, Sidse Babett Knudsen (societe)@@ (E)
Michel Racine est un Président de cour d'assises redouté. Aussi dur avec lui qu'avec les autres, on l'appelle le Président à deux chiffres. Avec lui, on en prend toujours pour plus de dix ans. Tout bascule le jou ...

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L HEURE D ÉTÉ, Olivier Assayas 2008, Juliette Binoche, Charles Berling (societe)@@


C'est l'été. Frédéric, Adrienne, Jérémie, accompagnés de leurs enfants, fêtent les 75 ans de leur mère, Hélène Berthier. Celle-ci a consacré toute son existence au souvenir à et la gloire de son oncle, le peintre Paul Berthier. Hélène parle à Frédéric, son aîné, de l'héritage qu'elle va lui laisser : la maison et la collection d'objets d'arts. La disparition soudaine d'Hélène, quelques mois plus tard, les oblige à se confronter aux encombrants objets du passé. Frédéric prend en charge les problèmes de succession, mais demande à ses frère et soeur leur avis sur le devenir de la maison. Cette famille, à l'apparence si heureuse, va-t-elle pouvoir rester unie ?...

TELERAMA
Chronique élégiaque sur la question de vivre avec la culture. Sentant sa fin prochaine, la légataire d’un peintre réunit ses enfants. Faut-il disperser la collection ou continuer à vivre parmi les objets du passé ? De ces questions théoriques, Olivier Assayas tire une chronique fine, qui sonde l’identité intime de chacun à l’heure de la mondialisation. La qualité de l’interprétation invite à penser au cinéma de groupe, de troupe, d’un Claude Sautet. Par ailleurs, L’Heure d’été s’approche au plus près de l’art et des musées, tout en critiquant la « muséification » du monde… Et pour un cinéaste cinéphile comme Assayas, cette histoire d’héritage pictural interroge aussi la transmission du septième art. Le musée est bien le lieu de passage « marchandisé » des troupeaux de touristes qui attrapent des bribes de culture, mais c’est aussi le temple qui inspire la terreur de la mort…

L HEURE D ÉTÉ, Olivier Assayas 2008, Juliette Binoche, Charles Berling (societe)@@ (E)
C'est l'été. Frédéric, Adrienne, Jérémie, accompagnés de leurs enfants, fêtent les 75 ans de leur mère, Hélène Berthier. Celle-ci a consacré toute son existe ...

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L HISTOIRE DE MA FEMME, Ildiko Enyedi 2021, Lea Seydoux, Louis Garrel, Gijs Naber (sentimental)@@@


Dans l’Europe des années 1920, rendue presque intemporelle par un scénario où tout se joue au plan intime, un capitaine néerlandais aux commandes de navires marchands décide de prendre femme, comme il ordonnerait de mettre le cap sur une terre nouvelle. Dans un café de Malte, il parie qu’il épousera la première venue. Elle s’appelle Lizzy, elle est française, très belle et assez étrange pour accepter d’entrer sans explication dans ce qui n’est, au fond, pas un jeu. Marié, le capitaine Jakob continue ses voyages. Puis les écourte, jusqu’à les abandonner. Sa femme est devenue sa seule odyssée. Mais il a perdu le gouvernail.

TELERAMA
Un capitaine de navire marchand décide de prendre femme... Un film passionnément romanesque, qui explore les mystères des rapports entre les deux sexes.

Le couple, la fusion de deux êtres, l’amour, la différence entre les sexes : la Hongroise Ildikó Enyedi a pour nous, hommes et femmes, une curiosité exacerbée. Elle l’avait montré dans l’audacieux Corps et âme (2017), salué par un Ours d’or au Festival de Berlin. Une distinction qui a permis à cette cinéaste discrète de s’atteler à ce film ambitieux, adapté d’un roman culte de son compatriote Milán Füst (1888-1967). Elle y a mis ses obsessions les plus chères, tout en nous donnant à voir le plus clairement possible une histoire forcément trouble, celle d’un mari et de sa femme.

À travers les étreintes et les bras de fer de ces époux, le film semble s’inspirer des courants marins pour dessiner leurs forces contraires, leurs élans contrariés. En s’appuyant sur des comédiens remarquables, Ildikó Enyedi explore la fragile solidité masculine, incarnée par Gijs Naber, qui joue le capitaine, et effeuille les contrastes de la féminité avec Léa Seydoux en Lizzy, héroïne spontanée et indéchiffrable, aimante et distante, coupable et innocente. Entre le mari et sa femme, Louis Garrel représente le parfait danger dans cette traversée qu’est le mariage. Une carte du Tendre brillamment recomposée.
L HISTOIRE DE MA FEMME, Ildiko Enyedi 2021, Lea Seydoux, Louis Garrel, Gijs Naber (sentimental)@@@ (E)
Dans l’Europe des années 1920, rendue presque intemporelle par un scénario où tout se joue au plan intime, un capitaine néerlandais aux commandes de navires marchands décide de prendre femme, comme i ...

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L HOMME A L IMPERMEABLE, Julien Duvivier 1957, Fernandel, Bernard Blier (thriller policier)@@


Sur les conseils d'un ami, un musicien sans histoires fait la connaissance d'une jeune femme légère, Eva. Alors qu'il se rend chez elle, il fait la découverte de son cadavre. La jeune femme a été assassinée. Il va alors faire l'objet d'un chantage orchestré par le voisin de la victime.

TELERAMA
L HOMME A L IMPERMEABLE, Julien Duvivier 1957, Fernandel, Bernard Blier (thriller policier)@@ (E)
Sur les conseils d'un ami, un musicien sans histoires fait la connaissance d'une jeune femme légère, Eva. Alors qu'il se rend chez elle, il fait la découverte de son cadavre. La jeune femme a été assassin& ...

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L HOMME AU CHEVAL BLANC, Francis Meletzky 2026


Tandis qu'en raison du dérèglement climatique les tempêtes s'enchaînent sur les côtes d'Allemagne du Nord, on retrouve un matin, sur la plage, le corps sans vie de l'intendant chargé des digues auprès de la protection du littoral. Avant son infarctus, l'homme avait cru voir un cheval blanc émerger des eaux. Son remplaçant, Hauke, constate l'ampleur des dégâts : la digue a été abîmée et l'eau s'infiltre sur les polders, ces terrains gagnés sur la mer au fil des siècles. Si rien n'est fait, son village sera bientôt englouti par les eaux. Une idée folle le saisit : plutôt que d'être forcé au départ, pourquoi ne pas s'allier à la mer, et créer une ville flottante sur le lac de retenue situé derrière les polders ?

TELERAMA
Ce thriller écologique en Allemagne du Nord, gagnée par la montée des eaux, pose les bonnes questions, mais y répond avec une grande maladresse.

Lecture obligatoire pour des générations d’écoliers allemands, L’Homme au cheval blanc, de Theodor Storm (1888), a fait l’objet de plusieurs adaptations au cinéma, en raison de ses problématiques, ramenées aux idéologies successives (nazie, marxiste, libérale) : la relation de l’homme à la nature, la question de l’espace vital, la figure du chef ou la critique du pouvoir. Le voilà transposé à notre époque, pour évoquer le dérèglement climatique, toujours à travers le personnage de Hauke, un jeune climatologue.

Face à la montée des eaux qui menace son village côtier d’Allemagne du Nord, le projet visionnaire qu’il soumet aux habitants très conservateurs du littoral manque de pédagogie et provoque l’hostilité. Ce conflit culmine dans un finale apocalyptique. Avec peu de moyens, la mise en scène joue de manière répétitive sur les vagues qui — tels les chevaux de Neptune — se déchaînent contre les digues, les volées d’oiseaux, comme des avertissements silencieux, et l’apparition mystérieuse et symbolique d’un cheval blanc. C’est intrigant, mais trop peu face au didactisme des situations et la balourdise de la direction d’acteurs.
L HOMME AU CHEVAL BLANC, Francis Meletzky 2026 (E)
Tandis qu'en raison du dérèglement climatique les tempêtes s'enchaînent sur les côtes d'Allemagne du Nord, on retrouve un matin, sur la plage, le corps sans vie de l'intendant chargé des digues aupr&eg ...

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L HOMME AU PISTOLET D OR, Guy Hamilton 1974, Roger Moore (James Bond)(aventure)@


À San Francisco, James Bond a peut-être rencontré un rival à sa hauteur en la personne de Scaramanga, un tueur mondialement connu pour exécuter ses victimes à l'aide d'un pistolet d'or. Lorsque Scaramanga s'empare du précieux convertisseur d'énergie, Solex Agitator, le célèbre 007 est chargé de mettre la main sur l'appareil et d'affronter le tueur au pistolet d'or dans une lutte à mort.

TELERAMA
Pour ce deuxième film de la série avec Roger Moore, Guy Hamilton n’a fait qu’exécuter une besogne commerciale. L’un des plus étonnants, et des plus cruels, romans de Ian Fleming a été édulcoré, transformé pour des aventures faites pour plaire sur les marchés internationaux : racisme « discret » à l’égard des Asiatiques, caricature d’un shérif égaré à Bangkok, violence et humour, démonstrations de karaté, références à la crise de l’énergie des années 1970, phallocratie triomphante et exotisme touristique. Le meilleur de L’Homme au pistolet d’or reste le générique de Maurice Binder.
L HOMME AU PISTOLET D OR, Guy Hamilton 1974, Roger Moore (James Bond)(aventure)@ (E)
À San Francisco, James Bond a peut-être rencontré un rival à sa hauteur en la personne de Scaramanga, un tueur mondialement connu pour exécuter ses victimes à l'aide d'un pistolet d'or. Lorsque Scara ...

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L HOMME DES VALLEES PERDUES, George Stevens 1953, Alan Ladd, Jean Arthur, Van Heflin (western)@@


Dans le Wyoming, Shane, un cavalier venu de nulle part, demande l'hospitalité à des fermiers, Joe et Marian Starrett. Joey, leur fils de 10 ans, est aussitôt fasciné par cet inconnu et son adresse au pistolet. Shane vit paisiblement, aidant les fermiers dans leurs tâches quotidiennes. Mais un jour, les Starrett sont confrontés à de gros éleveurs de bétail menés par Ryker, qui veulent prendre leur terre.

TELERAMA
Alors qu’il joue derrière la ferme de ses parents, située dans une vallée encaissée du Wyoming, Jacky Starrett, neuf ans, repère un cavalier au loin. Un duo mythique, les charismatiques Alan Ladd et Jean Arthur.

Un inconnu venu de « nulle part » arrive dans une petite bourgade et trouve un emploi dans une famille de fermiers. Il cherche à oublier son passé de tireur redouté. Il remise ses armes, mais, devant les attaques de ranchers malveillants, il doit de nouveau replonger dans la brutalité des gunfights, sous le regard fasciné du petit garçon du couple.

Académique, manichéen, compassé, les qualificatifs négatifs fusèrent à la sortie du film. Heureusement, quelques-uns, comme Sam Peckinpah, futur réalisateur de La Horde sauvage, passèrent outre le trop grand classicisme de la mise en scène et le ton didactique du récit pour louer le réalisme historique, la violence amère qui se dégagent de la quête de cet aventurier inadapté et finalement condamné dans un monde qui n'est plus le sien. L'Homme des vallées perdues contient déjà en germe la mélancolie désespérée, le profond pessimisme des westerns crépusculaires des années 1960. C'est par cette dimension symbolique qu'il deviendra un des jalons incontournables du genre. Alan Ladd, Christ déchu, chevalier errant, et Jack Palance, ange noir, tueur reptilien, sont impeccables.
L HOMME DES VALLEES PERDUES, George Stevens 1953, Alan Ladd, Jean Arthur, Van Heflin (western)@@ (E)
Dans le Wyoming, Shane, un cavalier venu de nulle part, demande l'hospitalité à des fermiers, Joe et Marian Starrett. Joey, leur fils de 10 ans, est aussitôt fasciné par cet inconnu et son adresse au pistolet. Sha ...

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L HOMME FIDELE, Louis Garrel 2018, Louis Garrel, Laetitia Casta (sentimental)@@@


Abel et Marianne s’aiment et vivent ensemble depuis plus de trois ans. Mais, un matin, elle lui annonce une nouvelle à triple détente : elle est enceinte. Lui s’en réjouit. Sauf, ajoute-t-elle, que ce n’est pas lui le père, mais Paul, son meilleur ami, avec lequel elle a une liaison. Une catastrophe n’arrivant jamais seule, elle complète en annonçant qu’elle va se marier, c’est imminent, avec Paul. La séquence, vive, cocasse, est formidable, car elle déjoue totalement notre attente, tant à travers le ton exquis de Marianne, tout en candeur perverse, que dans l’acceptation et la docilité d’Abel, hébété, qui quitte sans rien dire l’appartement, chutant dans les escaliers. La suite sera dans le même esprit burlesque, mais mâtiné d’un autre genre, a priori incompatible : le film à suspense, façon Hitchcock.

Dix ans ont passé. Abel retrouve Marianne à l’enterrement de Paul. Peu après, l’ex-homme trompé cherche à reconquérir la veuve, comme dans une comédie du remariage. Mais il y a maintenant entre eux Joseph, le fils, 10 ans. Celui-ci voit d’un mauvais œil l’arrivée d’Abel et le lui fait bien comprendre, tout en lui glissant un secret lourd de conséquence : « Papa, c’est maman qui l’a tué. » Une invention d’enfant ? Le mini-Hercule Poirot, au regard quelque peu inquiétant, dispose même d’indices, à même d’inquiéter Abel.

TELERAMA
Louis Garrel aborde les thèmes du couple et de la filiation, et détourne avec finesse les figures paternelles de la Nouvelle Vague.
Vif, savoureux mais aussi légèrement angoissant, tel est donc ce second long métrage de Louis Garrel. Après Les Deux Amis (2015), qui sondait la complexité de l’amitié, l’acteur-réalisateur s’essaie à autre chose, de moins littéraire. Après le triangle amoureux, un quatuor, composé de deux femmes et de deux hommes, dont Paul, décédé, qu’on ne voit jamais mais qui vient toujours s’interposer d’une façon ou d’une autre dans les discussions. L’autre femme, c’est Eve (Lily-Rose Depp), la sœur de Paul, folle amoureuse d’Abel depuis l’adolescence et au charme ravageur.

Aux quatre adultes, il faut ajouter l’enfant, Joseph (Joseph Engel, formidable d’étrangeté), personnage central et véritable trouvaille du film. À travers lui, Louis Garrel explore la relation de (beau) parent à enfant, les liens du sang et l’adoption, de manière à la fois ludique et profonde. Avec ce thème de la filiation, le fils de Philippe Garrel s’inscrit clairement dans une histoire du cinéma, en s’amusant à citer ou à détourner tous les pères de la Nouvelle Vague, de Truffaut au Chabrol de La Femme infidèle. La fidélité du titre, il faut aussi l’entendre d’un point de vue artistique : Louis Garrel assume un héritage et le fait fructifier.

Marianne cache-t-elle réellement quelque chose ? Joseph est-il un enfant « normal » ? Ces questions décisives sont formulées comme des devinettes glacées dans ce film d’hiver, où Paris semble déserté, où tout est feutré. Finement ciselé, concis (jusque dans sa durée, exceptionnellement courte) : on se love avec plaisir dans un tel cocon.
L HOMME FIDELE, Louis Garrel 2018, Louis Garrel, Laetitia Casta (sentimental)@@@ (E)
Abel et Marianne s’aiment et vivent ensemble depuis plus de trois ans. Mais, un matin, elle lui annonce une nouvelle à triple détente : elle est enceinte. Lui s’en réjouit. Sauf, ajoute-t-elle, que ce n&rsqu ...

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UN HOMME PARFAIT, Xavier Durringer 2022, Didier Bourdon, Valerie Karsenti (comique)@@


Florence, débordée par sa vie de famille et son travail, décide d'acheter un robot à l'apparence humaine et au physique parfait. Il répond à toutes ses attentes : entretenir la maison, s'occuper des enfants, et plus encore. Mais le robot va vite susciter de la jalousie chez Franck, son mari acteur je-m'en-foutiste au chômage. De peur de perdre sa femme, Franck décide de reprendre les choses en mains, d'autant que le robot semble trouver un malin plaisir à semer le trouble dans leur couple.

TELERAMA
Madame a acheté un blond musclé qui fait la cuisine et le ménage, le robot Human 3, alors Monsieur se crispe ! Avec une bonne distribution, cette comédie qui croque les différences entre hommes et femmes réussit à amuser. Jusqu’à un certain point.
Un peu de science-fiction française ? À la bonne franquette, bien sûr. Moins sophistiquée que La Soupe aux choux (1981), mais parfois inspirée, cette comédie imagine l’arrivée d’un androïde flambant neuf (modèle Uman 3) chez Frank et Florence. C’est elle qui l’a commandé sur Internet, parce que lui ne fait rien à la maison et qu’elle n’en peut plus de s’occuper de tout et des deux enfants en plus. Mais la solution miracle va vite poser problème. Face à la machine surnommée Bobby, un blond bien musclé qui cuisine, nettoie et range, Monsieur, acteur sans emploi en pleine andropause, développe un méchant complexe. Surtout quand il découvre que Bobby a un programme « Love-Love », alors que pour lui, c’est la panne sèche…

Avec Didier Bourdon dans le rôle du mari, Valérie Karsenti parfaite dans celui de l’épouse et Pierre-François Martin-Laval en robot, il y a facilement matière à rire. La simplicité même de la situation favorise la farce. Et le jeu avec les clichés sur les différences hommes-femmes est souvent bienvenu. Mais, esprit franchouillard oblige, le programme « Love-Love » devient envahissant. Tout semble vraiment se tenir là, dans cet « équipement standard » à l’entrejambe de l’androïde, qui obsède Frank et électrise les amies de Florence. Emportés par le pouvoir du phallus, les scénaristes ont abandonné toute autre piste en route.
UN HOMME PARFAIT, Xavier Durringer 2022, Didier Bourdon, Valerie Karsenti (comique)@@ (E)
Florence, débordée par sa vie de famille et son travail, décide d'acheter un robot à l'apparence humaine et au physique parfait. Il répond à toutes ses attentes : entretenir la maison, s'occuper des ...

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L HOMME QUI EN SAVAIT TROP, Alfred Hitchcock 1956, James Stewardt, Doris Day (thriller)@@@


Ben et Jo McKenna, un couple de touristes américains, sillonnent le Maroc avec leur petit garçon, Hank. Dans un autocar, ils font la connaissance d'un Français, Louis Bernard, qui est assassiné quelque temps plus tard à Marrakech. Avant de rendre l'âme, Bernard a le temps de souffler quelques mots à McKenna. Ce dernier, stupéfait, s'apprête à prévenir la police lorsqu'il apprend que son fils vient d'être enlevé.

TELERAMA
Autoremake d’un film de 1934. Célèbre pour sa chanson “Que será será”, chantée par Doris Day dans une ambassade. Et pour son fameux coup de cymbales. Le suspense hitchcockien à son paroxysme.

En 1934, Hitchcock tourne une première version de L'Homme qui en savait trop, qui se déroule en Suisse. En 1956, il transporte l'intrigue au Maroc, et c'est un petit garçon (une petite fille dans la première version) qu'enlèvent des espions, afin de s'assurer le silence de Doris Day et de James Stewart.

Le film fourmille de moments formidables (le meurtre de Daniel Gélin à Marrakech, Doris Day chantant Que será será). Le plus passionnant est la séquence de l'Albert Hall à Londres, où des terroristes doivent tuer un ministre. Sur une musique tourmentée d’Arthur Benjamin, les travellings créent un suspense magistral : le spectateur est amené à espérer, tout en le redoutant, le coup de cymbales qui précipitera le meurtre. Certains ont été irrités par les transparences (des plans refilmés en studio) dans les scènes du Maroc. Dans un entretien accordé à Télérama, le cinéaste Arnaud Desplechin les défendait, les jugeant source d'une ambiguïté : « Hitchcock montre de plan en plan comment la réalité se transforme. Comment une phrase n'a pas le même sens si elle est prononcée en extérieurs ou en transparence. »
L HOMME QUI EN SAVAIT TROP, Alfred Hitchcock 1956, James Stewardt, Doris Day (thriller)@@@ (E)
Ben et Jo McKenna, un couple de touristes américains, sillonnent le Maroc avec leur petit garçon, Hank. Dans un autocar, ils font la connaissance d'un Français, Louis Bernard, qui est assassiné quelque temps plus ...

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L HOMME QUI MURMURAIT A L OREILLLE DES CHEVAUX


Profondément marquée par un accident qui a coûté la vie à sa meilleure amie et causé d'irréparables lésions à son cheval, Grace MacLean, 14 ans, vit repliée sur elle-même. Elle renonce à lutter contre son infirmité mais sa mère Annie refuse de s'avouer vaincue.
L HOMME QUI MURMURAIT A L OREILLLE DES CHEVAUX (E)
Profondément marquée par un accident qui a coûté la vie à sa meilleure amie et causé d'irréparables lésions à son cheval, Grace MacLean, 14 ans, vit repliée sur elle-m&eci ...

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L HOMME QUI TUA LIBERTY VALANCE, John Ford 1962, John Wayne, James Stewart (western)@@


Le sénateur Ransom Stoddard a fait le déplacement pour assister à l'enterrement de Tom Doniphon. Interrogé par les journalistes sur les raisons de sa présence à la cérémonie, il raconte son arrivée dans l'ouest. Sauvagement battu par le bandit Liberty Valance, le jeune juriste Stoddard fut alors pris en amitié par Tom Doniphon. Ce dernier lui enseigna la seule loi qui prévaut dans la région : celle des colts.

TELERAMA
La photo est un écrin noir et blanc pour une distribution éblouissante. L’un des meilleurs westerns de John Ford.

Ce John Ford est accessoirement connu pour la fameuse sentence : « Quand la légende prime les faits, on imprime la légende. » C’est par le vieux sénateur que la légende a glorifié que nous apprendrons les faits. Mais ce faux suspense vient seulement enfoncer le clou. L’essentiel tient dans la confrontation de deux types d’hommes de l’Ouest. Ransom Stoddard (James Stewart) est un jeune juriste fébrile qui ne cesse d’agiter, tel un chiffon blanc, la vertu des lois. Tom Doniphon (John Wayne) incarne, lui, la force tranquille, taciturne, efficace. Ford prend un malin plaisir à féminiser le premier, réduit, en attendant son heure, à faire la plonge en tablier dans le restau du coin. Wayne est, comme d’habitude, blindé de virilité. C’est pourtant lui qui va craquer en voyant la rivalité amoureuse qui se noue autour de la belle Hallie tourner à son désavantage.

Chez Ford, rien n’est jamais aussi simple qu’on pourrait le croire au premier coup d’œil. L’opposition des deux figures, de leur gestuelle, de leur langage, suffirait à faire le film. S’y ajoutent un noir et blanc au piqué superbe et une galerie de seconds rôles gratinée, Lee Marvin en tête, qui joue Liberty Valance avec délectation, aussi brutal et sans merci que son nom est élégant.
L HOMME QUI TUA LIBERTY VALANCE, John Ford 1962, John Wayne, James Stewart (western)@@ (E)
Le sénateur Ransom Stoddard a fait le déplacement pour assister à l'enterrement de Tom Doniphon. Interrogé par les journalistes sur les raisons de sa présence à la cérémonie, il racont ...

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L HOMME QUI VOULAIT SAVOIR, George Sluizer 1989, Bernard-Pierre Donnadieu, Johanna Ter Steege (theiller road movie)@


Enquêtant sur la disparition de sa femme, un homme obstiné se trouve pris dans les filets d'un psychopathe.

TELERAMA
Dans leur vieille voiture, Rex et Saskia, un couple de jeunes Hollandais, se dirige vers le sud de la France pour y passer les vacances. A quelques kilomètres de leur destination, ils s'arrêtent dans une station-service au bord de l'autoroute. Au moment de repartir, Saskia s'absente aux toilettes, puis disparaît sans laisser aucune trace. Rex, affolé, la cherche des heures durant et apprend qu'une jeune femme répondant à son signalement aurait été vue avec un homme avant de partir avec lui. Celui-ci, Raymond Lemorne, en apparence un bon père de famille, a décidé de se livrer à une sinistre expérience : soumettre un cobaye humain à une terreur mortelle...
L HOMME QUI VOULAIT SAVOIR, George Sluizer 1989, Bernard-Pierre Donnadieu, Johanna Ter Steege (theiller road movie)@ (E)
Enquêtant sur la disparition de sa femme, un homme obstiné se trouve pris dans les filets d'un psychopathe.

TELERAMA
Dans leur vieille voiture, Rex et Saskia, un couple de jeunes Hollandais, se dirige vers le sud d ...

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L HOMME QUI VOULUT ETRE ROI, John Huston 1975, Sean Connery, Michael Caine (aventure)@@


Dans les années 1880, en Inde, deux ex-officiers britanniques rencontrent Rudyard Kipling. Ils lui exposent leur projet : pénétrer au Kafiristan — pays mythique où aucun Blanc n’est entré depuis Alexandre le Grand — et y prendre le pouvoir.

TELERAMA
John Huston relise là un film d’aventures palpitant, chargé à la fois d’humour et de gravité, idéale adaptation du monde de l’écrivain, en parfaite cohérence avec l’œuvre du cinéaste. En choisissant d’ancrer l’odyssée de Dravot et Carnehan dans un long flash-back, Huston donne au récit l’allure d’une épopée et la couleur sombre de la tragédie. Dans un incroyable décor, ses deux héros accèdent un moment à leur rêve impérialiste, démentiel et dérisoire. Sean Connery, emporté et mystique, Michael Caine, ironique et pragmatique, sont inoubliables.
L HOMME QUI VOULUT ETRE ROI, John Huston 1975, Sean Connery, Michael Caine (aventure)@@ (E)
Dans les années 1880, en Inde, deux ex-officiers britanniques rencontrent Rudyard Kipling. Ils lui exposent leur projet : pénétrer au Kafiristan — pays mythique où aucun Blanc n’est entr&eac ...

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L HOMME TRANQUILLE, John Ford 1952, John Wayne


Sean Thornton est un boxeur américain d'origine irlandaise qui, après avoir tué accidentellement l'un de ses adversaires au cours d'un combat, décide de revenir dans son pays natal. Traumatisé par ce drame, Thornton s'établit dans son village d'enfance où il parvient à racheter le cottage familial, une propriété que convoitait Red, son voisin et riche propriétaire dont Mike s'attire rapidement la jalousie et l'animosité.

TELERAMA
Un ancien boxeur américain revient en Irlande pour s’y installer et connaît des déboires. Un brin désuet, malgré tout cocasse et charmant.

Une histoire d’amour entre adultes », résumait John Ford. Soit un sérieux écart pour le géant borgne, peu fleur bleue. Malgré son énorme succès (deux Oscars), L’Homme tranquille est mineur, comparé à La Poursuite infernale, La Prisonnière du désert ou d’autres encore. La romance teintée de cocasserie paraît même désuète, un brin conservatrice aujourd’hui. Elle bénéficie néanmoins d’un technicolor intense, qui sublime les paysages. Vallons verdoyants, ruisseaux brillants et maison au toit de chaume, c’est un paradis sur terre. Où passe une bergère irrésistible de rousseur (Maureen O’Hara), que remarque aussitôt un ex-boxeur américain (John Wayne, déhanché légendaire), revenu sur sa terre natale pour s’y installer.

Cet attachement au pays, c’est bien sûr celui de John Ford, fils d’immigrés irlandais, qui n’a jamais caché sa sympathie pour la cause nationaliste du Sinn Féin (mentionné dans le film). L’Américain, qui aspire à être tranquille, se retrouve dégrisé par le poids des traditions et l’obsession mortifère de l’argent qu’il espérait avoir laissé derrière lui. L’intérêt, osé, mine de rien, tient dans le rapport charnel longtemps empêché entre Sean et sa bergère volcanique. C’est sous une pluie battante, dans un cimetière (!), qu’ils s’étreignent enfin, leurs vêtements si collés qu’on pourrait les croire nus. Elle lui réclame de se battre pour elle, il ne veut pas, non par lâcheté, mais par culpabilité. Il la traîne ensuite littéralement sur des centaines de mètres (gloups) et tout se finit par une bagarre homérique, fédératrice pour tout le village. Le meilleur ? Les beuveries au pub, voix qui portent, rires, chants. La gnôle y coule à flots. Pas n’importe laquelle, hein. Du pur malt et de la bière « mazoutée ». Pardon ? De la Guinness.
L HOMME TRANQUILLE, John Ford 1952, John Wayne (E)
Sean Thornton est un boxeur américain d'origine irlandaise qui, après avoir tué accidentellement l'un de ses adversaires au cours d'un combat, décide de revenir dans son pays natal. Traumatisé par ce drame ...

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L HORLOGER DE SAINT PAUL Bertrand Tavernier 1974, Philippe Noiret, Jean Rochefort@@


Michel Descombes est horloger à Lyon, dans le quartier de Saint-Paul. Depuis que sa femme l'a quitté, il élève seul son fils, Bernard. Un jour, Michel, convoqué par le commissaire Guilboud, découvre que son fils est recherché pour meurtre.
L HORLOGER DE SAINT PAUL Bertrand Tavernier 1974, Philippe Noiret, Jean Rochefort@@ (E)
Michel Descombes est horloger à Lyon, dans le quartier de Saint-Paul. Depuis que sa femme l'a quitté, il élève seul son fils, Bernard. Un jour, Michel, convoqué par le commissaire Guilboud, découvre ...

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L HOTEL DE LA PLAGE, Michel Lang 1978, Sophie Barjac, Myriam Boyer, Daniel Ceccaldi, Michèle Grellier (societe)@


Les amours, les rivalités, les désirs, d'un groupe de personnes qui se retrouvent chaque année pour les grandes vacances en Bretagne, à l'hôtel de la plage.

TELERAMA
Le grand chassé-croisé entre les vacanciers de juillet et d'août a lieu, comme chaque année, à l'Hôtel de la Plage de Locquirec, dans le Finistère. Les habitués sont déjà installés : il y a là Euloge Saint-Prix, accompagné de sa femme Cécile et de son petit neveu ; les Guedel, avec leurs deux filles, Catherine et Juliette ; les Belges Odette et Lucien Vermaelen et leurs jumeaux. Durant ces moments de détente, tous, parents, adolescents et enfants, vont en profiter et jouer avec la liberté éphémère des vacances. Le programme est le même chaque année : jeux, discussions et amourettes sans lendemain...
L HOTEL DE LA PLAGE, Michel Lang 1978, Sophie Barjac, Myriam Boyer, Daniel Ceccaldi, Michèle Grellier (societe)@ (E)
Les amours, les rivalités, les désirs, d'un groupe de personnes qui se retrouvent chaque année pour les grandes vacances en Bretagne, à l'hôtel de la plage.

TELERAMA
Le grand chassé-croi ...

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L ILE ROUGE, Robin Campillo 2023, Nadia Tereszkiewicz, Quim Gutiérrez, Charlie Vauselle, Amely Rakotoarimalala (saga)@@@


À Madagascar, au début des années 1970, sur la base aérienne de l'armée française d'Ivato, le petit Thomas, curieux de tout, surtout des conversations des adultes, mène sa vie d'enfant avec ses deux frères, auprès de son père militaire et de sa mère. Les familles de militaires mènent une vie tranquille entre expatriés, une vie faite de grandes tablées, de soirées arrosées, mais aussi de commérages et de médisance. Une vie d'où les Malgaches sont quasi absents.

TELERAMA
Dans une magnifique mise en scène, le réalisateur raconte son enfance à Madagascar, marquée par le colonialisme. Une chronique familiale et politique sensible.

Le titre de ce quatrième long métrage de Robin Campillo pourrait être celui d’un roman d’aventures jeunesse aux pages un peu jaunies. Un exemplaire de la Bibliothèque verte avec des pirates, du sable, une malle au trésor. Mais c’est avec la Bibliothèque rose que le film commence, car Thomas, 8 ans, dévore les aventures de Fantômette, l’adolescente intrépide qui rigole à la barbe des gangsters. Caché dans une grande caisse de déménagement restée posée au fond du jardin, il s’en raconte des passages à mi-voix avec son délicieux petit cheveu sur la langue. Nous sommes à hauteur d’enfant et le réalisateur nous informe, par une image magnifique, que nous allons y rester : à travers les interstices de la caisse en bois, il filme les yeux du garçonnet qui regardent, scrutent les adultes – plan large sur un avant-bras au soleil, plan serré sur maman qui passe, en souriant. Des yeux qui dévorent le moindre détail, engrangent les souvenirs, comme on enrichit une collection de cartes postales.

Bienvenue au « paradis » : Madagascar entre 1970 et 1972, sur la base militaire 181. La République malgache est indépendante depuis 1960, mais le père de Thomas, sous-officier, et ses collègues militaires sont toujours là, pour imposer encore un peu la présence française dans l’océan Indien. Drôle de présence, joyeuse pour eux, mais déjà spectrale, le début de la fin des colonies. Les expatriés, ravis de l’être, déjeunent dans le jardin entre amis : Colette, la mère, s’affaire autour de la table, planant un peu au-dessus du machisme ordinaire de son mari, qui ne traite pas Thomas comme ses grands frères : « Arrête de faire ta danseuse », dit-il avec son accent espagnol, alors qu’un de ses subordonnés, verbe haut et ballon de rouge à la main, souhaite la bienvenue à la fiancée d’un jeune soldat fraîchement muté de Metz : « Vous verrez, mon enfant, vous ne serez pas dépaysée ici, vous serez comme dans un cocon. Un vrai petit village gaulois plein d’amour et de… kérosène. » Et quand son épouse gironde (formidable Sophie Guillemin) lance « Moi, j’adore l’odeur du kérosène ! », on croirait entendre une version languide, sucrée, du « J’aime l’odeur du napalm au petit matin », dans Apocalypse Now, de Coppola.

Un autre jour, ou plutôt un soir, ces couples que les circonstances coloniales poussent à une intimité presque forcée danseront ; et les hommes feront les coqs, serrant de trop près les épouses des autres, étrangers à la notion même de consentement. À travers la vitre dépolie de la porte du salon, le petit Thomas, qui ne dort pas, ne perd pas une miette de ces silhouettes floues, qui ondulent dans une couleur ocre. Puis c’est dans les yeux bleus de sa mère un peu ivre qu’il plongera son regard : scène de complicité sublime, de lucidité quasiment surnaturelle entre une femme qui peine à cacher sa mélancolie et un enfant, qui, déjà, s’exprime comme un futur cinéaste.

On pourrait, ainsi, décrire chaque scène, tenter d’en reproduire la matière romanesque, la teinte si précise de nostalgie, car L’île rouge n’avance pas à la manière d’une narration classique : il procède par échos, par analogies sensorielles – un œil de bébé crocodile s’ouvre comme un obturateur sur une plage, une table en aragonite devient une vue aérienne sur les champs de Madagascar, et, héroïne d’un film dans le film, Fantômette prend chair pour démasquer les méchants. Robin Campillo use de la mise en scène comme d’un philtre magique : il trouve la texture exacte du souvenir, ses particules, sa vibration. Et le moindre petit gravier sous les talons des femmes bien habillées qui entrent dans le mess des officiers devient une image absolue de cinéma.

La violence, coloniale ou masculiniste, est partout, derrière chaque paysage de rêve. Même s’il ne la comprend pas, le petit Thomas l’enregistre, à la manière d’un sismographe : le curé militaire de la base pratique ainsi un exorcisme sur un jeune soldat qui a eu malheur de tomber amoureux d’une Malgache – il est donc, forcément, « possédé » par le diable. La petite Suzanne, copine de Thomas, lui confie, en murmurant, avoir vu le pauvre garçon tomber, assommé de chagrin, rompu par sa hiérarchie. Les enfants voient tout, alors que personne ne les voit. Ils se demandent pourquoi il faut quitter le « paradis », quand maman dit d’un air las « C’est fini. »

Car cette île est aussi celle de la dérive d’un couple vers la séparation, l’histoire, en creux, d’un futur divorce. Tout prend fin : le joug de la France sur Madagascar, le joug de Robert sur Colette. Avant d’achever son film sur un message d’indépendance politique sans ambiguïté, Robin Campillo filme un slow qui tourne mal entre un soldat et une Malgache, comme une dernière métaphore de l’emprise. Parallèlement, la dernière touche de l’hommage bouleversant à la mère consiste à suggérer qu’elle aussi sera bientôt libérée. Dans ce rôle, Nadia Tereszkiewicz est littéralement fascinante : mère au foyer aux allures d’Emma Bovary en tee-shirt éponge des années 70, présente mais déjà loin, regard azur qui semble tout comprendre de la bêtise des hommes, mais qui accepte, avec une mystérieuse douceur, qu’un petit garçon puisse vouloir se déguiser en Fantômette… Avec ce film proustien, le réalisateur de 120 Battements par minute livre une magnétique et universellle histoire d’émancipation. Et un récit initiatique des plus délicats sur la naissance d’un œil de cinéma.
L ILE ROUGE, Robin Campillo 2023, Nadia Tereszkiewicz, Quim Gutiérrez, Charlie Vauselle, Amely Rakotoarimalala (saga)@@@ (E)
À Madagascar, au début des années 1970, sur la base aérienne de l'armée française d'Ivato, le petit Thomas, curieux de tout, surtout des conversations des adultes, mène sa vie d'enfant avec s ...

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L IMMENSITA, Emanuele Crialese 2022, Penelope Cruz, Luana Giuliani (moeurs metoo transgenre)@@@


Rome dans les années 1970. Dans la vague des changements sociaux et culturels, Clara et Felice Borghetti ne s'aiment plus, mais sont incapables de se quitter.

TELERAMA
À Rome, dans les années 1970, une femme trouve joie et tendresse auprès de ses enfants, tandis que son mari infidèle la traite comme une potiche. Coup de cœur pour cette bulle affective où l’on retrouve Penélope Cruz au top, entre rires et larmes.

Dès les premières scènes, c’est le coup de cœur… Parce qu’on est à Rome, dans les années 1970, et parce que Clara et ses trois enfants mettent la table en dansant. Dans la joie produite par cette chorégraphie avec assiettes plates, un mot de passe nous est donné : la complicité. Elle est spontanée, décontractée, mais les sentiments les plus forts s’y engouffrent, l’amour partagé, la plénitude protectrice. Cette vibration intense est au cœur de L’immensità, qui explore la relation de la mère avec l’aînée de la fratrie, Adri. Deux femmes coupées en deux.

La resplendissante Clara, merveilleusement joueuse, est en effet aussi une potiche comme les aime son époque, une poupée que son mari sort en société pour parader et trouver de nouvelles maîtresses… Combien de temps la maman comblée pourra-t-elle cacher qu’elle est une épouse malheureuse ? Et combien de temps Adri devra-t-elle cacher que, si elle se donne des airs de garçon manqué, c’est parce qu’elle en est vraiment un, même si elle est née fille ? Sous la loi du mari ou sous la loi du père, chacune a un combat à mener. Mais elles préfèrent s’évader en regardant les émissions de variétés à la télévision, au risque de perdre pied dans la réalité…

On devine les origines autobiographiques de cette chronique familiale si singulière et si expressive. Que le réalisateur Emanuele Crialese (Respiro, Terraferma) soit bel et bien devenu l’homme qu’il se sentait être n’est cependant qu’un détail, une information que son film ne donne d’ailleurs pas. L’important est dans la parenthèse qu’ouvre le bonheur partagé avec une mère de rêve, idéalement et subtilement interprétée par Penélope Cruz. Pour raconter cette bulle affective qui est à la fois intimiste et immense, le film aussi se coupe en deux. Il développe des scènes spectaculaires, parfois même grandioses, comme celle où les enfants se perdent dans le sous-sol d’une villa, symbole d’une recherche de l’identité souterraine… Mais il reste aussi au plus près des visages, pour faire vivre des portraits poignants, le temps d’un arrêt sur un moment éphémère et inoubliable de la vie.
L IMMENSITA, Emanuele Crialese 2022, Penelope Cruz, Luana Giuliani (moeurs metoo transgenre)@@@ (E)
Rome dans les années 1970. Dans la vague des changements sociaux et culturels, Clara et Felice Borghetti ne s'aiment plus, mais sont incapables de se quitter.

TELERAMA
À Rome, dans les années 1970, une femm ...

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L IMPASSE, Delphine Lemoine 2022, Gwendoline Hamon, Thierry Neuvic (policier)@


Estelle, psychiatre dévouée à son métier, mène une existence presque tranquille avec son mari et son fils. Cependant, sa vie bascule le jour où Thomas, son amour de jeunesse, fait une apparition, hospitalisé dans son service. Ce dernier est bientôt accusé d'avoir tué un médecin. Estelle va alors s'enfuir avec Thomas pour tenter de l'innocenter et le soigner. Son mari David et sa meilleure amie Agathe mènent l'enquête et font de troublantes découvertes.

TELERAMA
Dans une fiction, il n’est pas inutile de choisir ses combats. À vouloir traiter trop de thèmes, on finit pas être inaudible. La preuve par ce téléfilm.

Psychiatre, Estelle Segal (Gwendoline Hamon) excelle dans la pratique de l’hypnose. Elle ne vit que pour son métier. Il faut dire qu’à la maison son quotidien n’est pas folichon. Son ado, insupportable, vient être condamné à une peine d’intérêt général et son mari, avocat, consacre tout son temps à ses dossiers. Alors, lorsque Thomas Cassagne (Thierry Neuvic), son amour de jeunesse, est admis dans son service après une tentative de suicide, elle refond immédiatement pour lui. Au point de l’accompagner dans sa cavale après une altercation fatale avec un des autres soignants…

Malgré son amorce intrigante, le téléfilm sombre rapidement dans la surenchère en multipliant les thématiques au point de nous perdre. S’agit-il d’un réquisitoire contre la médecine de luxe ? D’une exploration des querelles de chapelle psychiatriques ? Du revival d’une histoire d’amour avortée ? Tout cela à la fois, mais finalement rien de tout cela vraiment. L’ensemble est lesté par des dialogues explicatifs, des mines de circonstance et des rebondissements capilotractés. Bref, l’ingestion n’est pas loin. Dommage.

Estelle, psychiatre dévouée à son métier, mène une existence tranquille avec son mari et son fils. Mais sa vie bascule le jour où Thomas, son amour de jeunesse, réapparait dans sa vie, hospitalisé dans son service après une tentative de suicide. Ce dernier est bientôt accusé d'avoir tué un médecin, rival d'Estelle. Estelle va alors s'enfuir avec Thomas dans la campagne provençale pour tenter de l'innocenter et le soigner. Son mari David et sa meilleure amie Agathe, en menant l'enquête pour les retrouver avant les forces de l'ordre, vont découvrir la personnalité très trouble de Thomas, et vont le soupçonner de représenter une menace pour Estelle. Au cours de cette course-poursuite, les secrets qui lient Thomas et Estelle vont ressurgir...
L IMPASSE, Delphine Lemoine 2022, Gwendoline Hamon, Thierry Neuvic (policier)@ (E)
Estelle, psychiatre dévouée à son métier, mène une existence presque tranquille avec son mari et son fils. Cependant, sa vie bascule le jour où Thomas, son amour de jeunesse, fait une apparition, ho ...

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L INCORRIGIBLE, Philippe de Broca 1975, Jean-Paul Belmondo, Geneviève Bujold (aventure)@@


Victor Vauthier a fait trois mois de prison pour escroquerie. Libéré, il reprend ses activités. Il réussit à vendre à des Américains l'hôtel particulier habité par Hélène, l'une de ses anciennes maîtresses, et, pour échapper à la colère de celle-ci, se réfugie en banlieue, dans la roulotte de Camille, son oncle et `père spirituel'.

TELERAMA
Comme toujours, Philippe de Broca organise à Belmondo un one-man-show sympathique et bavard, agrémenté par une joyeuse ronde de personnages secondaires : Geneviève Bujold, faussement nunuche, ou Julien Guiomar, aigrefin à la retraite. Les effets comiques sont souvent énaurmes, dans la tradition des multi-ples pantalonnades bébéliennes. Mais, rythmé, fantaisiste, le film reste un alerte divertissement. — Cécile Mury
L INCORRIGIBLE, Philippe de Broca 1975, Jean-Paul Belmondo, Geneviève Bujold (aventure)@@ (E)
Victor Vauthier a fait trois mois de prison pour escroquerie. Libéré, il reprend ses activités. Il réussit à vendre à des Américains l'hôtel particulier habité par Hél&egr ...

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L ODYSSEE DU SOUS MARIN NERKA, Robert Wise, Clark Gable, Burt Lancaster (guerre)@@


Privé de sous-marin suite à la destruction de Pearl Harbor, le commandant P.J. Richardson ronge son frein en attendant l'heure de la revanche contre les japonais. Lorsque la Navy lui confie le commandement d'un nouveau navire de guerre au détriment du lieutenant Jim Bledsoe, Richardson va devoir dompter son propre équipage avant de repartir en guerre.

TELERAMA
Ce n’est pas un banal film de propagande : le souci de Robert Wise était de profiter d’un huis clos (sous-marin) pour étudier le comportement d’un groupe d’hommes. Clark Gable et Burt Lancaster, remarquables.

Un commandant hanté par le naufrage de son précédent sous-marin, aveuglé par son désir de vengeance ; un lieutenant ambitieux, déçu de ne pas se voir confier la direction du Nerka ; au milieu, un équipage tout acquis au second : les éléments sont bien en place pour transformer cette odyssée sous-marine à l’assaut du destroyer japonais Akikaze en un affrontement homérique entre deux stars. Explications orageuses dans une cabine étroite, coups de gueule autour d’un périscope, Gable (57 ans) et Lancaster (45 ans) s’en donnent à cœur joie et sont d’ailleurs excellents, même s’ils n’avaient plus vraiment l’âge des rôles.

Parfaitement fidèle à l’idéologie hollywoodienne du genre, Robert Wise mène son submersible de main de maître. Il utilise à la perfection l’exiguïté des lieux, souligne par des éclairages en clair-obscur les corps luisants de graisse et de sueur des marins, prisonniers d’un environnement métallique où se mêlent câbles, ballasts et tubes lance-torpilles. L’attente insupportable dans une atmosphère confinée, les bruits inquiétants et les silences oppressants servent un suspense efficace. La mise en scène est nerveuse, presque sèche, les dialogues sont réduits à l’essentiel.

En 1942, au coeur du Pacifique, le sous-marin du commandant Richardson est coulé par un destroyer japonais, l'Akikaze, dans le détroit de Bungo. Affecté sur un autre submersible, le Nerka, Richardson rencontre immédiatement l'hostilité de son second, le lieutenant Jim Bledsoe. Celui-ci, soutenu par l'équipage, pensait en effet être promu commandant. Cependant, Richardson ne poursuit qu'un seul but, détruire l'Akikaze. Au cours d'une attaque, Richardson, blessé, doit laisser le commandement à Bledsoe. Celui-ci s'enquiert bien vite de sa nouvelle responsabilité et reprend à son compte les obsessions de son supérieur...
L ODYSSEE DU SOUS MARIN NERKA, Robert Wise, Clark Gable, Burt Lancaster (guerre)@@ (E)
Privé de sous-marin suite à la destruction de Pearl Harbor, le commandant P.J. Richardson ronge son frein en attendant l'heure de la revanche contre les japonais. Lorsque la Navy lui confie le commandement d'un nouveau navire ...

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L ODYSSEE, Jérome Salle 2016, Lambert Wilson, Pierre Niney (bio)@@


En 1948, Jacques-Yves Cousteau, sa femme, et ses deux fils vivent au paradis, dans une jolie maison surplombant la mer Méditerranée. Cependant, Cousteau ne rêve que d'aventure. Grâce à son invention, un scaphandre autonome qui permet de respirer sous l'eau, il a découvert un nouveau monde.

TÉLÉRAMA
On est loin de l’évocation fantasque du commandant Cousteau, tout en chimères cruelles, que l’Américain Wes Anderson avait bricolée dans La Vie aquatique. Avec ce biopic français à gros budget, retour au réalisme basique, à la ­reconstitution pointilleuse, au défilement des années et des décennies. Pour voir vieillir à vue d’œil, de manière crédible, Lambert Wilson (Jacques-Yves Cousteau) et Audrey Tautou (Simone, l’épouse qui régentait La Calypso), on peut compter sur L’Odyssée. Si on espère davantage que des conventions, prudence… Il y a, pourtant, au milieu du film, une torsion inattendue. Jérôme Salle fait de la haine entre le fils Philippe (Pierre Niney) et le père un thème majeur. Parmi les griefs adressés au « grand homme » : égocentrisme carabiné et narcissisme forcené. Tout devient alors plus intéressant, d’autant que ces défauts sont largement illustrés. Et que Wilson et Niney excellent dans ce moment où ils ont vraiment quelque chose à jouer. Le mépris de « JYC » pour l’environnement (on vous parle d’un temps antérieur à Nicolas Hulot) est aussi traité, mais édulcoré. Il suffit de regarder Le Monde du silence du vrai Cousteau, Palme d’or à Cannes en 1956, pour se faire une idée des tortures infligées alors aux animaux par l’équipage de La Calypso.
L ODYSSEE, Jérome Salle 2016, Lambert Wilson, Pierre Niney (bio)@@ (E)
En 1948, Jacques-Yves Cousteau, sa femme, et ses deux fils vivent au paradis, dans une jolie maison surplombant la mer Méditerranée. Cependant, Cousteau ne rêve que d'aventure. Grâce à son invention, un scap ...

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L OEUVRE DE DIEU LA PART DU DIABLE, Lasse Hallström 1999, Tobey Maguire, Charlize Theron (societe)@@


À l'orphelinat de Saint-Cloud, dans le Maine, le docteur Wilbur Larch, un être plutôt excentrique et attachant, se charge de réaliser "l'œuvre de Dieu" en mettant au monde des enfants non désirés, mais ne néglige pas "la part du diable" puisqu'il lui arrive d'interrompre illégalement certaines grossesses.

TELERAMA
Ca commence en 1943, dans un orphelinat à la Dickens. Un médecin à la morale toute personnelle, qui oublie ses tourments en se droguant à l’éther, met au monde des enfants non désirés (son « œuvre de Dieu ») et pratique des avortements (sa « part du diable »). Il se choisit un disciple en la personne de Homer, un orphelin qu’au fil des années il initie à la médecine.

Avec cette adaptation d’Irving, on est en pleine image d’Épinal, mais rudement efficace. Parce que Lasse Hallström, depuis Ma vie de chien, a toujours su filmer l’enfance en préservant sa fragilité et son mystère. Parce que Michael Caine est formidable, en seigneur généreux et dérisoire d’un château sombre et doux, cerné par la réalité, à savoir la douleur et le malheur. Et aussi parce que Homer est interprété par le jeune et déjà remarquable Tobey Maguire. Il se sort impeccablement de l’emploi casse-gueule du candide qui pose sur le monde un regard d’étranger. Dommage que le charme des trois premiers quarts d’heure s’évapore peu à peu et que la mise en scène devienne illustrative.
L OEUVRE DE DIEU LA PART DU DIABLE, Lasse Hallström 1999, Tobey Maguire, Charlize Theron (societe)@@ (E)
À l'orphelinat de Saint-Cloud, dans le Maine, le docteur Wilbur Larch, un être plutôt excentrique et attachant, se charge de réaliser "l'œuvre de Dieu" en mettant au monde des enfants non dés ...

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L ORDRE DES MEDECINS, David Roux 2017, Jérémie Renier, Marthe Keller (sante)@@@


A 37 ans, Simon est médecin à l'hôpital. Avec les années, ce pneumologue respecté par ses équipes a appris à côtoyer la mort et la maladie. A l'aube de la quarantaine, toujours célibataire, il a une liaison avec Agathe, une jeune assistante, et donne tout à son travail. Dans sa vie personnelle, il doit gérer un père lunaire et une soeur en plein divorce. Ses certitudes professionnelles et ses digues émotionnelles s'effondrent avec fracas quand sa mère est admise dans son établissement pour un cancer. Simon supporte mal la mort inéluctable de celle-ci...

TELERAMA
Ce film sur l’hôpital impose sa singularité : intimiste, à la lisière du fantastique, il se concentre sur un fils médecin confronté à la mort de sa mère.

Un pneumologue perd pied quand sa mère est admise pour un cancer dans l’hôpital où il exerce. Le voilà en proie au besoin viscéral de tout faire pour sauver un être aimé. Quitte à violer les lois de son ordre ?

L’hôpital, cette institution monstre où tout commence et tout finit, le cinéma et les séries nous le montrent en général sur un rythme trépidant, avec suspense, bips d’urgence et brancards fous. Le réalisateur David Roux se démarque de cette vision dramatique. Son hôpital ressemble tantôt à celui qu’il nous arrive à tous de fréquenter, lieu des temps morts et des heures d’attente, tantôt à un espace mental entre fantasme et fantastique. Ainsi ces superbes scènes dans les sous-sols où le jeune médecin et son pote infirmier se terrent, pour oublier, avec un joint, leur impuissance.

Dans la reconstitution du quotidien d’une équipe médicale comme dans la transmission d’émotions intimes, la mise en scène est d’une impressionnante justesse. De sorte qu’on passe avec fluidité, sans même s’en rendre compte, d’un film hospitalier à une histoire de famille. Entouré de seconds rôles forts, de la sœur (Maud Wyler) à l’interne (Zita Hanrot) en passant par la mère (Marthe Keller), Jérémie Renier trouve là l’un de ses plus beaux rôles. Ni héros ni salaud : juste un fils.
L ORDRE DES MEDECINS, David Roux 2017, Jérémie Renier, Marthe Keller (sante)@@@ (E)
A 37 ans, Simon est médecin à l'hôpital. Avec les années, ce pneumologue respecté par ses équipes a appris à côtoyer la mort et la maladie. A l'aube de la quarantaine, toujours cé ...

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L ORDRE ET LA MORALE, Mathieu Kassovitz 2011 (histoire drame)@@


En 1988, sur l'île d'Ouvéa en Nouvelle-Calédonie, des troupes militaires françaises donnent l'assaut, après l'assassinat de quatre gendarmes, à la gendarmerie, puis la prise d'otages par des indépendantistes Kanak de 27 gendarmes mobiles.

TELERAMA
Avril 1988. Sur l’île d’Ouvéa, en Nouvelle-Calédonie, des indépendantistes kanaks prennent en otages trente gendarmes. Le 5 mai, les forces de l’ordre donnent l’assaut. Bilan : vingt et un morts. Mathieu Kassovitz reconstitue ce bain de sang façon engrenage infernal.

Le 22 avril 1988, des indépendantistes kanaks prennent en otages trente gendarmes sur l'île d'Ouvéa, en Nouvelle-Calédonie. Le 5 mai, les forces de l'ordre donnent l'assaut. Bilan : vingt et un morts. Deux soldats et dix-neuf kanaks, certains achevés ou exécutés après leur reddition...

Le négociateur du GIGN Philippe Legorjus tenta d'éviter le bain de sang. Son témoignage, émouvant et amer, a inspiré Mathieu Kassovitz pour la reconstitution, façon engrenage infernal, de la tragédie. Dénonciation du néocolonialisme, rivalités fatales entre hauts gradés, manipulation de l'affaire à des fins de basse politique : rien ne manque à ce successeur des « fictions de gauche » des années 1970 - entre Boisset (en mieux) et Costa-Gavras (en moins bien).

Trop de dialogues plaqués sur l'intrigue, trop de manichéisme : l'armée de terre est présentée comme un ramassis de brutes... Mais Kassovitz convainc dans les extérieurs (une marche dans la forêt tropicale à la tension extrême, une pause étonnante de calme sur une plage aux allures de paradis perdu), et surtout dans les scènes d'action - sa spécialité. Le long assaut final devient un chaos assourdissant où la représentation presque abstraite des combats (de l'ennemi, on ne voit que les balles traçantes zébrant l'écran) prend aux tripes.
L ORDRE ET LA MORALE, Mathieu Kassovitz 2011 (histoire drame)@@ (E)
En 1988, sur l'île d'Ouvéa en Nouvelle-Calédonie, des troupes militaires françaises donnent l'assaut, après l'assassinat de quatre gendarmes, à la gendarmerie, puis la prise d'otages par des ind&eacu ...

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L OUBLI DES ECUREUILS, Marc Dietschreit, Nadine Heinze, Emilia Schüle, Günther Maria Halmer, Fabian Hinrichs, Anna Stieblich


L'Ukrainienne Marija travaille en Allemagne comme aide-soignante 24 heures sur 24 pour soutenir sa famille restée au pays. Ici, elle s'occupe 24 heures sur 24 de Curt, atteint de démence. Lorsque la fille contrôlante de Curt s'absente en raison d'un accident, Curt commence à penser que Marija est sa défunte épouse. Pour avoir la paix, Marija joue le jeu et elle se rend compte que Curt se sent mieux grâce à cela. Mais il y a aussi le fils de Curt, qui s'intéresse plus à Marija qu'à Curt.

Ecrit et réalisé par Marc Dietschreit et Nadine Heinze, « L’oubli des écureuils » suit le voyage en enfer de la jeune Marija, venue s’occuper d’un vieil homme sénile en Allemagne. Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Les règles strictes imposées par la fille de Curt donnent le ton dès le début : blouse obligatoire, pas de maquillage ni de bijoux, visites interdites, strict respect des horaires de repas, et vérification des selles du viel homme ! Celui-ci est grincheux, et disons-le clairement, pas vraiment sympathique. Mais la jeune femme s’accroche à la tâche, et se prend d’affection pour Curt. Surgit alors Philipp, le fils de la famille, qui va tomber sous le charme de Marija.

Après visionnage, difficile de trancher entre » comédie humaine » et « voyage en enfer chez les bourgeois allemands ». Le film nous offre quelques scènes intenses et déchirantes, mais frôle également parfois le grotesque. C’est notamment le cas avec le personnage de Philipp, qui a défaut de vouloir/pouvoir épouser Marija, lui propose ni plus ni moins de lui servir d’escorte de luxe. Une chose est en revanche certaine : l’excellente prestation (comme toujours !) d’Emilia Schüle. L’actrice de la série « Ku’damm 56/59/63« , « Traumfabrik » ou encore « High Society » se fond avec aisance dans son personnage tout en nuances. Elle reste assurément l’atout numéro 1 du film.

Sorti en pleine pandémie l’année dernière en Allemagne, « L’oubli des écureuils » est probablement passé à côté de son public. Malgré ses quelques points faibles, le film parvient à maintenir l’intérêt du spectateur sans aucun problème. Et pour ceux qui se poseraient la question du titre, celui-ci fait référence à ces charmantes petites bêtes qui avant l’hiver font des provisions de noix, avant d’oublier où elles se trouvent, et de mourir de faim…
L OUBLI DES ECUREUILS, Marc Dietschreit, Nadine Heinze, Emilia Schüle, Günther Maria Halmer, Fabian Hinrichs, Anna Stieblich (E)
L'Ukrainienne Marija travaille en Allemagne comme aide-soignante 24 heures sur 24 pour soutenir sa famille restée au pays. Ici, elle s'occupe 24 heures sur 24 de Curt, atteint de démence. Lorsque la fille contrôlante de ...

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L UN DANS L AUTRE, Bruno Chiche 2016, Louise Bourgoin, Stéphane De Groodt (comique)@


Deux couples, Pierre et Aimée, et Eric et Pénélope, partagent tous les quatre plusieurs années d'amitié. Seul souci, Pénélope et Pierre sont devenus amants. La situation devenant intenable, ils décident de rompre. Après une ultime nuit d'amour passionnée, le sort leur joue un tour : Pierre et Pénélope se réveillent chacun dans le corps de l'autre. Pour protéger leur secret, ils se retrouvent chacun à devoir vivre la vie de l'autre. C'est le début des complications.

TELERAMA
Stéphane de Groodt se retrouve dans la peau de Louise Bourgoin, et vice versa. Bruno Chiche réussit à faire d’un thème hautement cinégénique, une comédie pas drôle du tout et truffée de clichés sur le féminin et le masculin. Genre navrante quoi !

Ces deux héros transgenres n’ont rien à voir avec ceux de Lola Pater, Nos années folles ou encore Une femme fantastique, trois films sortis cette été. Après une nuit d’amour, le corps de Louise Bourgoin abrite soudain l’âme de son amant Stéphane de Groodt, et réciproquement. La modification, subie, s’inspire plutôt d’un Blake Edwards tardif, Dans la peau d’une blonde (1991), où un séducteur indélicat se réveillait, un matin, en jeune femme. Récemment, le cinéma français a déjà produit une variante inavouée et calamiteuse de cette comédie américaine, en inversant l’argument : Si j’étais un homme, réalisé et joué par Audrey Dana.

A nouveau, la comparaison avec l’original est cruelle, notamment en matière de direction d’acteurs. Bruno Chiche, qui a déjà fait tourner Fabrice Luchini et Nathalie Baye (Barnie et ses petites contrariétés, 2001), n’obtient rien d’autre de Stéphane de Groodt en femme qu’une position maniérée des jambes sur un fauteuil et un vague moulinet du poignet, de temps en temps. Louise Bourgoin, qu’on a connue plus inspirée, prend une voix grave, grommelle et écarte les cuisses, une fois affalée dans un canapé. Ellen Barkin, dans le film de Blake Edwards, déployait, elle, un burlesque sophistiqué, avec la dextérité d’un personnage de cartoon.

Au-delà d’un scénario faible (ils sont devenus l’un l’autre tant il s’aiment), le film déborde des pires clichés sur les deux sexes. Car, bien sûr, l’inversion est surtout prétexte à un sempiternel inventaire des turpitudes quotidiennes selon qu’on est une femme ou un homme. Comme dans les spectacles seul(e)-en-scène les plus bas de gamme, la liste semble remonter à l’âge des cavernes. Possédé par une psyché féminine, Stéphane de Groodt se met ainsi à astiquer frénétiquement l’évier de la cuisine, se nourrit exclusivement de tofu et de quinoa, privilégie la douceur et le bien-être dans le travail et l’entreprise… Guidée par un esprit masculin, Louise Bourgoin se relève la nuit pour manger de la viande rouge crue avec les doigts, agresse à peu près tout le monde et ne jure que par la rentabilité et la gestion à la dure…

Pour finir, le mauvais sort est suspendu aussi subitement et gratuitement qu’il avait été déclenché, quand la durée du film s’approche de l’heure et demie réglementaire. Que les femmes redeviennent ces créatures délicates attirées par les médecines douces, et les hommes, ces rustauds qui s’inquiètent de l’état de leur grosse voiture ! Rideau.
L UN DANS L AUTRE, Bruno Chiche 2016, Louise Bourgoin, Stéphane De Groodt (comique)@ (E)
Deux couples, Pierre et Aimée, et Eric et Pénélope, partagent tous les quatre plusieurs années d'amitié. Seul souci, Pénélope et Pierre sont devenus amants. La situation devenant intenable, i ...

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L UNE CHANTE L AUTRE PAS, Agnes Varda 1977, Valerie Mairesse, Therese Liotard (societe)@@


Pauline, étudiante de 17 ans, souhaite quitter sa famille pour devenir chanteuse. Intéressée par une exposition de photographies représentant des femmes qu'elle trouve trop tristes, elle reconnaît l'un des modèles, Suzanne, qui, avec Jérôme, le photographe, a eu deux enfants. Les deux femmes se lient. Suzanne, de nouveau enceinte, peine à s'occuper de ses enfants, par manque d'argent ; pour l'aider à avorter, Pauline obtient de l'argent de ses parents sur un mensonge. Lorsque ceux-ci découvrent la supercherie, elle décide de les quitter et se lance dans la chanson.

L UNE CHANTE L AUTRE PAS, Agnes Varda 1977, Valerie Mairesse, Therese Liotard (societe)@@ (E)
Pauline, étudiante de 17 ans, souhaite quitter sa famille pour devenir chanteuse. Intéressée par une exposition de photographies représentant des femmes qu'elle trouve trop tristes, elle reconnaît l'un des ...

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L UOMO CHE GUARDA, Tinto Brass 1994, Katarina Vasilissa, Francesco Casale (film e)


Edoardo, dit Dodo, est un professeur d'université en herbe qui vit sous le même toit que sa douce épouse Silvia et son père Alberto, un vieil invalide encore lubrique et attiré par la séduisante et plantureuse infirmière Fausta. Alors que Dodo est introverti et évite les plaisirs simples de la vie, s'isolant et contemplant le monde, son père, autrefois un coureur de jupons hors pair, ne tarde pas à abuser d'elle avec Fausta et d'autres amants. Silvia, lassée de l'apparence monochromatique de Dodo, le quitte pour un autre. La vie continue tristement entre les quatre murs de la maison, Dodo étant témoin des obscénités de son père avec Fausta, qui le provoque et l'encourage. Après un cours universitaire, Dodo est abordé par Pascasie, une séduisante étudiante congolaise, qui l'autorise à la photographier nue. Avec l'arrivée de son amie, Dodo a l'occasion d'un plan à trois, mais, plus ennuyeux que jamais, il choisit de partir. Une série d' analepses révèle les phobies et les passions de Dodo : elle rêve d'une plage nudiste, mais toutes les femmes ont le visage de Silvia ; elle revisite son père et sa mère, les surprenant enfants en train de faire l'amour. Une nuit, Alberto reçoit une visite inattendue et Silvia, étrangement, décide de retrouver son mari.

L'Homme qui regarde est un film de 1994 réalisé par Tinto Brass , librement inspiré du roman éponyme d' Alberto Moravia . Il est sorti en salles avec une restriction d'âge pour les moins de 18 ans.
L UOMO CHE GUARDA, Tinto Brass 1994, Katarina Vasilissa, Francesco Casale (film e) (E)
Edoardo, dit Dodo, est un professeur d'université en herbe qui vit sous le même toit que sa douce épouse Silvia et son père Alberto, un vieil invalide encore lubrique et attiré par la séduisante et p ...

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LA BABYSITTER, Guy Ferland 1995, Alicia Silverstone


Une babysitter venue garder des enfants se retrouve au centre de toutes les convoitises entre son petit ami, un autre copain et le père même des deux enfants.

TELERAMA
Les Tucker viennent d'embaucher Jennifer, une adolescente, pour s'occuper de leur progéniture. Si son miroir lui a souvent soufflé qu'elle était ravissante, la demoiselle n'en était pas pour autant préparée à occasionner autant de ravages auprès de la population masculine de son entourage. Bon père de famille, Harry Tucker a pourtant du mal à contenir ses élans dès que la jeune fille entre dans la pièce. Jack, le petit ami de Jennifer, s'il apprécie ses charmes, n'en goûte guère l'effet dévastateur auprès d'autrui. La situation ne tarde pas à devenir explosive...
LA BABYSITTER, Guy Ferland 1995, Alicia Silverstone (E)
Une babysitter venue garder des enfants se retrouve au centre de toutes les convoitises entre son petit ami, un autre copain et le père même des deux enfants.

TELERAMA
Les Tucker viennent d'embaucher Jennifer, une ...

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LA BALLADE DE NAYARAMA, Shohei Imamura 1983 (societe)@@@


Ce film est une réflexion sur la société japonaise du XIXe siècle. Selon une tradition, les vieillards qui atteignent 70 ans doivent partir en pèlerinage sur le mont Narayama pour y mourir. Le moment est venu pour Orin de se retirer du monde à son tour. Or, elle est toujours en bonne santé et son fils Tatsuhei ne veut pas la laisser partir pour mourir. Afin d'éviter le déshonneur, Orin décide alors de se faire mal en se cassant les dents pour contraindre son fils à la laisser partir.

TELERAMA
La Ballade de Narayama est la seconde adaptation japonaise d’une nouvelle de Shichirō Fukazawa (1914-1987), après la version, fortement imprégnée de théâtre kabuki, qu’en avait tirée le prolifique Keisuke Kinoshita, en 1958. Imamura en reprend donc la trame, située dans une petite communauté villageoise à l’extrême nord du Japon, à la fin de l’ère Edo (deuxième moitié du XIXe siècle). Celle-ci tourne autour d’un personnage de grand-mère, Orin (Sumiko Sakamoto), atteignant l’âge avancé pendant lequel elle doit accomplir le rite funéraire traditionnel : gravir le mont Narayama sur les épaules de son fils aîné, pour y finir ses jours livrée aux éléments et à la divinité des lieux.

Le film qu’en tire Imamura, cinéaste résolument moderne, s’oppose en tout point au classicisme de Kinoshita, qui exaltait la piété filiale et le respect des traditions. Au contraire, Imamura perpétue sa vision décapante et désacralisée d’une humanité primitive (comme dans Profonds désirs des dieux, 1968) qu’il se plaisait à saisir « par le bas du corps », à ras d’instincts et de pulsions.

La première partie du film se penche surtout sur la vie quotidienne du village, au fil des saisons et des travaux qui les rythment. Dès les premières images, qui survolent les chaînes de montagne enneigées, Immamura souligne l’isolement de cette petite communauté agricole, éloignée des évolutions du monde, puis décrit par le détail la rudesse et la ténuité de ses conditions d’existence. En se focalisant sur la famille d’Orin (ses fils, petits-fils et brus) et ses relations avec le voisinage, Imamura en résume les nécessités : la survie, qui se mesure en bouches à nourrir, et la perpétuation du clan, qui régule les rapports entre les sexes.

Nécessités qui semblent justifier un enchaînement de situations scabreuses, potentiellement choquantes : nourrissons jetés aux rizières, exécution d’une famille de voleurs enterrés vivants, zoophilie et gérontophilie… Mais la beauté du film est d’exempter ces actes, apparemment révoltants, de toute considération morale, pour les restituer au sein d’un ordre naturel primitif, où les cycles de vie et de mort s’abordent frontalement, sans hypocrisie. C’est pourquoi des vues animales – serpents, rongeurs, rapaces, poules, lapins – s’insèrent entre les scènes de la vie humaine, résonnent ou riment avec elles : pour Imamura, l’homme partage la même histoire naturelle que celle des animaux.

Le film chemine, avec trivialité et détachement, vers son apothéose : l’ascension du mont Narayama

Le film chemine ainsi, avec trivialité et détachement, vers son apothéose : l’ascension du mont Narayama, à l’occasion d’une séquence magnifique et quasiment muette – le rituel interdit de prononcer un mot. Orin, portée par son fils Tatsuhei (le formidable Ken Ogata), s’élève vers sa propre mort, dans des hauteurs escarpées envahies d’une brume automnale et spectrale.

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Imamura aurait pu dénoncer facilement la barbarie du rite, mais choisit de faire naître, en son point culminant, une émotion spécifiquement humaine : Tatsuhei éprouvant le besoin d’étreindre une dernière fois sa vieille mère, au moment de l’abandonner au milieu d’un cimetière d’ossements, cerné par les corbeaux. Le rite au summum de sa cruauté (laisser mourir un aïeul dans la nature) coïncide curieusement avec l’effusion inattendue d’un sentiment. Le seul à pousser comme une fleur sauvage sur le granit insécable de la vie primitive.
LA BALLADE DE NAYARAMA, Shohei Imamura 1983 (societe)@@@ (E)
Ce film est une réflexion sur la société japonaise du XIXe siècle. Selon une tradition, les vieillards qui atteignent 70 ans doivent partir en pèlerinage sur le mont Narayama pour y mourir. Le moment est v ...

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LA BANQUIERE, Francis Girod 1980, Romy Schneider, Jean-Louis Trintignant, Marie-France Pisier, Jean-Claude Brialy, Claude Brasseur


Emma Eckhert est une belle femme aimant la vie, le luxe et la puissance. Ses spéculations en Bourse en font l'une des banquières les plus populaires de Paris : grâce aux affaires qu'elle réalise, elle ...

TELERAMA
Inspiré de la vie de Marthe Hanau, que l’on surnomma « la banquière des Années folles », ce ciné-roman est l’un des meilleurs de Francis Girod. Auréolée par la beauté têtue et la fierté déchirée de Romy Schneider, son héroïne rejoint une galerie d’insoumis à panache, où figurent René la Canne et Lacenaire. En banquier dandy et cynique, Trintignant a la rigidité glacée d’un von Stroheim. Mesguich joue un jeune loup de la politique ; Carmet, un journaliste véreux... Tous font de ce spectacle un éblouissement.
Avec cette saga de satin qui navigue entre les rivières de diamants et les fioles de vitriol, Francis Girod signe un petit bijou où l’amour, le pouvoir, l’aventure et la tempête des passions se marient divinement avec l’éclat du baroque.
LA BANQUIERE, Francis Girod 1980, Romy Schneider, Jean-Louis Trintignant, Marie-France Pisier, Jean-Claude Brialy, Claude Brasseur (E)
Emma Eckhert est une belle femme aimant la vie, le luxe et la puissance. Ses spéculations en Bourse en font l'une des banquières les plus populaires de Paris : grâce aux affaires qu'elle réalise, elle ...


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LA BATAIILLE POUR ANZIO, Duilio Coletti et Edward Dmytryk, 1968, Robert Mitchum, Peter Falk


Les Alliés lancent leur invasion de l'Italie à partir d'Anzio, avant d'atteindre Rome quatre mois plus tard.

TELERAMA
Dmytryk est au crépuscule de sa carrière lorsqu’il tourne ce film de guerre à grand spectacle impersonnel. Le scénario n’est pas très neuf, mais Mitchum promène avec conviction sa longue silhouette fatiguée.

Le 22 juin 1944, Dick Ennis, correspondant de guerre, débarque avec les troupes alliées à Anzio. Accompagné de quelques hommes, dont le caporal Rabinoff, il gagne Rome sans opposition, ne croisant aucun soldat allemand. Mais l’état-major américain redoute un piège et freine l’avancée des troupes. Les Allemands ont le temps d’organiser leur riposte, et l’attaque d’un village stratégique provoque de lourdes pertes chez les Alliés...

De retour en Europe - le maccarthysme lui avait imposé un premier séjour à la fin des années 40 -, Edward Dmytryk est au crépuscule de sa carrière lorsqu’il tourne ce film de guerre à grand spectacle impersonnel. Le scénario n’est pas très neuf, mais Robert Mitchum promène avec conviction sa longue silhouette fatiguée en pestant contre l’incompétence criminelle des généraux. La principale qualité du film est bien là : reconstituer avec réalisme les horreurs de la guerre et glisser un message pacifiste à la fois roublard (puisqu’il faut bien montrer pour dénoncer) et toujours bon à prendre.
LA BATAIILLE POUR ANZIO, Duilio Coletti et Edward Dmytryk, 1968, Robert Mitchum, Peter Falk (E)
Les Alliés lancent leur invasion de l'Italie à partir d'Anzio, avant d'atteindre Rome quatre mois plus tard.

TELERAMA
Dmytryk est au crépuscule de sa carrière lorsqu’il tourne ce film de guerre ...

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LA BAULE LES PINS, Diane Kurys 1990, Benjamin Sacks, Nathalie Baye (societe)@


Durant l'été 1958, comme d'habitude, Frédérique, 13 ans, et Sophie, 6 ans, partent en vacances à La Baule rejoindre leur oncle Léon, leur tante Bella et leurs petits-cousins. Cette année cependant, Léna, leur mère, leur annonce qu'elle viendra plus tard. En fait, rien ne va plus entre Michel, son mari, et elle. La jeune femme, amoureuse de Jean-Claude, un artiste, aimerait divorcer. Celui-ci rejoint Léna dès son arrivée et la retrouve tous les soirs sur la plage. Les vacances se déroulent sans histoire, entre les bêtises et les premiers émois sentimentaux des adolescentes, jusqu'à l'arrivée de Michel. Sophie, à qui sa mère a annoncé son intention de demander le divorce, se confie à son journal intime, tandis que Frédérique menace de se suicider...

TELERAMA
Dans une atmosphère de vacances d’été un peu rétro, l’histoire d’une femme qui veut rompre avec les traditions et avec son mari. Les comédiens sont excellents, mais le tableau d’ensemble fait carte postale.

Comme chaque année, les deux petites Korski, Frédérique et Sophie, passent les vacances à La Baule. Bai­gnades, châteaux de sable... En apparence, rien de nouveau sous le soleil de cet été 1958. En fait, Léna, leur mère, veut divorcer...

Diane Kurys renoue une troisième fois avec ses souvenirs, et choisit de balader son humeur autobiographique dans une époque intermédiaire, celle du divorce de ses parents. Elle dépoussière soigneusement les accessoires de la nostalgie fifties option bains de mer. Le film se réduit bien souvent, hélas, à ce charmant inventaire de brocanteur. Richard Berry et Nathalie Baye s'affrontent sans nuances ni conviction, leurs « filles » ne sont que de mignonnes caricatures d'enfants. Seul Jean-Pierre Bacri éclate de talent et de naturel, dans cette sieste cotonneuse sous les pins.
LA BAULE LES PINS, Diane Kurys 1990, Benjamin Sacks, Nathalie Baye (societe)@ (E)
Durant l'été 1958, comme d'habitude, Frédérique, 13 ans, et Sophie, 6 ans, partent en vacances à La Baule rejoindre leur oncle Léon, leur tante Bella et leurs petits-cousins. Cette année cepe ...

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LA BAULE LES PINS, Diane Kurys 1990, Nathalie Baye, Vincent Lindon, Jean-Pierre Bacri, Richard Berry, Zabou Breitman (sentimental)@


Deux filles partent en vacances avec leur baby-sitter à La Baule-des-Pins sans leurs parents au moment de leur divorce.

TELERAMA
Comme chaque année, les deux petites Korski, Frédérique et Sophie, passent les vacances à La Baule. Baignades, châteaux de sable… En apparence, rien de nouveau sous le soleil de cet été 1958. Mais en fait, Léna, leur mère, veut divorcer…
Diane Kurys balade son humeur autobiographique dans l’époque de la séparation de ses parents. Mais le film se réduit souvent, hélas, à un charmant inventaire de brocanteur spécialisé dans les années 1950. Richard Berry et Nathalie Baye s’affrontent sans nuances ni conviction, leurs filles ne sont que de mignonnes caricatures d’enfants. Seul Jean-Pierre Bacri, comme à son habitude, éclate de talent et de naturel au long de cette sieste cotonneuse sous les pins.
LA BAULE LES PINS, Diane Kurys 1990, Nathalie Baye, Vincent Lindon, Jean-Pierre Bacri, Richard Berry, Zabou Breitman (sentimental)@ (E)
Deux filles partent en vacances avec leur baby-sitter à La Baule-des-Pins sans leurs parents au moment de leur divorce.

TELERAMA
Comme chaque année, les deux petites Korski, Frédérique et Sophie, pas ...

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LA BEAUTE DES CHOSES Bo Widerberg 1995


En 1943, alors que ses camarades sont très occupés à parler de sexualité, un trouble s'installe entre Stig, jeune lycéen et son professeur Viola. Stig est attiré par cette femme belle et mature, Viola aime chez Stig sa jeunesse et son innocence. Ils deviennent vite amants. Cependant, Stig rencontre fortuitement Frank, le mari de Viola, représentant de commerce, alcoolique et fantasque. Une étrange relation d'amitié va naître entre eux.

TELERAMA
Bo Widerberg, réalisateur suédois insolent des années 60, réussit un film plein de couleurs et de sensualité, “La Beauté des choses”. La Beauté des choses éclate de couleurs et de sensualité. En pleine Seconde Guerre mondiale, Stig, tel Gérard Philipe dans Le Diable au corps, découvre l’amour dans les bras d’une femme plus âgée et mariée, sa prof, qui plus est. L’intérêt du film est ailleurs, pourtant : dans le curieux ménage à trois qu’il instaure avec le mari de son amante, un représentant alcoolique. Cet homme, revenu de tout, sinon de l’amour qu’il porte à sa femme, l’initie à d’autres plaisirs : ceux que procure la musique classique…
LA BEAUTE DES CHOSES Bo Widerberg 1995 (E)
En 1943, alors que ses camarades sont très occupés à parler de sexualité, un trouble s'installe entre Stig, jeune lycéen et son professeur Viola. Stig est attiré par c ...

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LA BELLE ET LA BETE, Bill Condon 2017, Emma Watson, Dan Stevens, Luke Evans (fantastique animation)@@


Fin du XVIIIè siècle, dans un petit village français. Belle, jeune fille rêveuse et passionnée de littérature, vit avec son père, un vieil inventeur farfelu. S'étant perdu une nuit dans la fôret, ce dernier se réfugie au château de la Bête, qui le jette au cachot. Ne pouvant supporter de voir son père emprisonné, Belle accepte alors de prendre sa place, ignorant que sous le masque du monstre se cache un Prince Charmant tremblant d'amour pour elle, mais victime d'une terrible malédiction.

TELERAMA
Dans une version colorée comme une opérette, Bill Condon met en scène Emma Watson en Belle aventurière et féministe, et son film milite gaiement pour le droit à la différence.

« Il était encore une fois…  » Telle pourrait désormais être la devise des studios Disney, attachés depuis quelque temps à refaire leurs dessins animés en prises de vues réelles. Après Cendrillon et Le Livre de la jungle, voici donc la deuxième Belle et la deuxième Bête, dans un décalque chromo, mignonnet et pimpant du film de 1991. Des séquences de comédie musicale à l’aspect du prince maudit, on est invité à jouer au jeu des sept erreurs, tant les deux versions du fameux conte restent proches. Relevons pourtant dans ce spectacle coloré comme une opérette quelques nouveautés.

Gracieusement interprétée par Emma Watson, la Belle n’est plus seulement une prisonnière sentimentale, mais une aventurière féministe, qui finit par débarrasser son prétendant de ses poils superflus, et surtout de son machisme bougon. Fable traditionnelle sur le rapport à l’apparence et aux préjugés, le film s’enrichit aussi d’un plaidoyer inédit pour le droit à la différence. Du jamais-vu chez Disney : le personnage du valet, sorte de Figaro crypto-gay, multiplie les allusions malicieuses aux charmes de son maître, le viril Gaston.
LA BELLE ET LA BETE, Bill Condon 2017, Emma Watson, Dan Stevens, Luke Evans (fantastique animation)@@ (E)
Fin du XVIIIè siècle, dans un petit village français. Belle, jeune fille rêveuse et passionnée de littérature, vit avec son père, un vieil inventeur farfelu. S'étant perdu une nuit dans ...

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LA BELLE NOISEUSE, Jacques Rivette 1991, Michel Piccoli, Emmanuelle Beart, Jane Birkin (societe)@@


Ami du peintre Edouard Frenhofer, Balthazar Porbus, un marchand de tableaux, lui rend visite dans sa propriété du Midi de la France. Porbus est accompagné d'un jeune peintre, Nicolas, fervent admirateur de son aîné, et de la compagne de celui-ci, Marianne. La jeune femme accepte de poser pour Frenhofer...

TELERAMA
Il faut voir ce chef-d’œuvre sur les mystères de la création artistique, la lutte de l'esprit et de la matière, les affres d'un peintre, ses rapports avec son modèle. Avec Emmanuelle Béart, sublime modèle soumis au pinceau de Michel Piccoli.
Ce fut, au Festival de Cannes 1991, un événement insolite à bien des égards. A 63 ans, Jacques Rivette, cinéaste-auteur exigeant, rigoureux, dont les films n'ont jamais vraiment atteint le grand public, se trouvait exposé aux feux de l'actualité internationale et recevait le grand prix de la compétition. Reconnaissance tardive sans doute, mais « La Belle Noiseuse » devint, du coup, le « chef-d'oeuvre connu » de Rivette, celui pour qui la création artistique (à travers le cinéma) a toujours été un mystère arraché au secret des âmes et à la vérité intérieure des êtres. Balzac avait déjà inspiré Rivette pour son Out one, noli me tangere, version moderne et très longue de L'Histoire des treize. Et, dans La Bande des quatre, comédie à suspense tournée en 1988, il était fait allusion à un tableau, La Belle Noiseuse (une noiseuse est une femme qui cherche des noises). Le film, présenté ce soir dans sa version longue de quatre heures (coupée par un entracte, lorsque Marianne, épuisée, s'endort pendant une séance de pose), est un extraordinaire jeu de fausses pistes pour un secret qui ne sera jamais vraiment dit. Un extraordinaire affrontement entre le peintre, que son ami, sorte de Méphisto, a poussé à l'acte jusqu'alors refusé, et le modèle entièrement nu, reprenant le rôle qui fut, autrefois, celui de l'épouse. Marianne est manipulée, humiliée, transformée en victime expiatoire, mais, en même temps, elle exerce un pouvoir quasi magique. Un rite de possession – qui finit par atteindre les autres protagonistes – permet à Frenhofer de traverser les apparences, tout au long d'un suspense haletant. Il n'y a, dans la mise en scène de Rivette, aucun artifice, aucun piège, aucun effet de manche. Mais, en temps réel, les mains du peintre Bernard Dufour prêtées au personnage de Piccoli, réalisent les esquisses et traquent la vérité du corps du modèle. Il y a quelque chose de sublime dans ce film et dans ses interprètes.


LA BELLE NOISEUSE, Jacques Rivette 1991, Michel Piccoli, Emmanuelle Beart, Jane Birkin (societe)@@ (E)
Ami du peintre Edouard Frenhofer, Balthazar Porbus, un marchand de tableaux, lui rend visite dans sa propriété du Midi de la France. Porbus est accompagné d'un jeune peintre, Nicolas, fervent admirateur de son aîn ...

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LA BELLE SAISON, Catherine Corsini 2015, Cecile de France, Izia (societe feminisme)@@


En 1971, Delphine, fille de paysans, monte à Paris pour s'émanciper et gagner son indépendance financière. Carole est parisienne. En couple avec Manuel, elle vit activement les débuts du féminisme. Lorsque Delphine et Carole se rencontrent, leur histoire d'amour fait basculer leurs vies.

TÉLÉRAMA
Années 1970… Une féministe parisienne s’enflamme pour une provinciale. Attachant, même si une juste cause ne suffit pas à faire un grand film.

Le film de Catherine Corsini est aussi sympathique que son interprète principale, Cécile de France. Radieuse, enthousiasmante, elle a visiblement cru au projet, en sa réalisatrice et en la cause qu’elle défendait : la liberté d’aimer selon son goût dans une société qui ne l’entend pas de cette oreille…

Au début de la décennie 1970, au moment où les féministes tentent de prendre hardiment des droits que Mai 68 leur a accordés sans trop y croire, Carole rencontre Delphine. Être amoureuse d’une femme ne lui serait jamais venu à l’idée, mais voilà qu’elle tombe raide dingue de la jeune provinciale, au point de la suivre à la campagne, où Delphine reprend la ferme familiale.

Tout à la passion de ses deux héroïnes, Catherine Corsini les filme en de longues étreintes, supposées lyriques, dans des champs inondés de soleil… Elle fait, hélas, la part trop belle à la mère de Delphine, qu’interprète, avec une « kolossale » sobriété, Noémie Lvovsky, droit sortie d’un conte corse de Prosper Mérimée. À ce film, certes tendre et généreux, on peut préférer Partir (2009), autre récit d’une passion amoureuse — entre Kristin Scott Thomas et Sergi López — que la réalisatrice filmait comme une tragédie. Ici, on ne dépasse pas le désir louable de braver l’intolérance.
LA BELLE SAISON, Catherine Corsini 2015, Cecile de France, Izia (societe feminisme)@@ (E)
En 1971, Delphine, fille de paysans, monte à Paris pour s'émanciper et gagner son indépendance financière. Carole est parisienne. En couple avec Manuel, elle vit activement les débuts du féminisme. ...

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LA BIBLE, John Huston 1966 (peplum)@@


Dieu a bien travaillé. Il a créé le ciel, la Terre, la mer, les plantes, les animaux, puis l'homme à qui il a donné une compagne et un jardin, l'Eden. De la pomme cueillie par Eve jusqu'au sacrifice d'Abraham, cela se passait au commencement des temps.

TELERAMA
Le réalisateur du splendide “Désaxés” transforme la Bible en livre d’images figées. Les épisodes se succèdent sans qu’aucun miracle n’ait lieu. Seul Noé (qu’il interprète) semble l’inspirer. La Genèse, son jardin d’Eden, ses aléas climatiques, sa faune, sa flore (une pomme), ses habitants désobéissants, ses punitions… En cinq tableaux colorés, John Huston s’attaque scolairement au début de la Bible. Athée agnostique, est-ce un hasard s’il choisit les épisodes où Dieu met à l’épreuve les humains ? « Je ne sais pas du tout comment je vais m’y prendre. Dieu ne m’a pas donné sa recette », avoue-t-il (avec une pointe d’ironie ?) (1) . Son manque d’inspiration (divine ou non) se voit à l’écran : les scènes se succèdent sans transition, tableaux figés incarnés par des acteurs au jeu théâtral. Dans leur bouche, les phrases de la Bible semblent avoir été écrites par de mauvais scénaristes !
Quelques fois, on espère que la magie va opérer, lors de la bataille nocturne pour délivrer Loth par exemple, avec ces visages en gros plans qui surgissent entre les flammes, ou quand les ouvriers de Babel se rendent compte qu’ils ne parlent plus la même langue… Mais ces moments sont fugaces, et perdus entre trop d’épisodes statiques interminables. L’histoire qui semble avoir le plus inspiré Huston, est celle de Noé et son arche. Après avoir demandé à Chaplin et Alec Guinness d’interpréter le patriarche, il s’attribuera le rôle, jouant avec force roulements d’yeux un Noé plus directeur de zoo que serviteur de Dieu. Le décor de l’arche est monumental et, si on passe sur la représentation affligeante de la femme de Noé en gourde apeurée, cet épisode de trente-cinq minutes aurait fait un assez bon court métrage pour une soirée de patronage…
LA BIBLE, John Huston 1966 (peplum)@@ (E)
Dieu a bien travaillé. Il a créé le ciel, la Terre, la mer, les plantes, les animaux, puis l'homme à qui il a donné une compagne et un jardin, l'Eden. De la pomme cueillie par Eve jusqu'au sacrifice d'Abra ...

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LA BONNE ANNEE, Claude Lelouch 1973, Lino Ventura, Francoise Fabian (policier)@@


Charles et Simon, gangsters professionnels, font la connaissance de Françoise, antiquaire sur la Croisette. Simon tombe amoureux d'elle bien que tout les sépare : elle est plutôt cultivée, il est complètement matérialiste. Cette rencontre va bouleverser le coeur, mais aussi l'esprit de Simon. En effet, le magasin de Françoise jouxte la bijouterie Van Cleef et l'idée d'un hold-up germe peu à peu.
LA BONNE ANNEE, Claude Lelouch 1973, Lino Ventura, Francoise Fabian (policier)@@ (E)
Charles et Simon, gangsters professionnels, font la connaissance de Françoise, antiquaire sur la Croisette. Simon tombe amoureux d'elle bien que tout les sépare : elle est plutôt cultivée, il est complèteme ...

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LA BONNE EPOUSE, Martin Provost 2020, Juliette Binoche, Yolande Moreau (societe)@@


Depuis des décennies l'école ménagère de Boersch en Alsace se donne pour mission de former ses jeunes élèves à devenir des épouses modèles. Cepenedant, à la veille de mai 68, la tâche se complique pour la directrice, Paulette Van der Beck.

TELERAMA
La dirigeante d’une école ménagère, aux idées conservatrices et ruinée à cause de son défunt mari, doit prendre en main son destin. Une comédie réjouissante, portée par d’excellents comédiens, qui rappelle que les inégalités dénoncées il y a 50 ans n’ont pas toutes disparu.

Paulette dirige avec son mari une école ménagère dans la campagne alsacienne. En 1967, on enseigne aux jeunes filles les « piliers » qui en feront de parfaites compagnes : cuisine, repassage, couture, « oubli de soi »… Quand son époux trépasse, Paulette affronte des échéances et une liberté toutes neuves…

Martin Provost (Séraphine, Violette, Sage Femme) invite le vent frais de la révolution féministe à décoiffer La Bonne Épouse et offre à ses actrices une comédie en or. Étincelante, Juliette Binoche aborde Paulette par le corps, tout en contenance et manières au début, mais aussi par la voix, haut perchée, empêchée. L’entendre expliquer comment il convient de servir le thé tient du délice ! À ses côtés, Yolande Moreau et Noémie Lvovsky excellent, l’une en adolescente attardée fan d’Adamo, l’autre en nonne revêche. Chez les quinquas comme chez les élèves, le film débusque partout de la sororité. Quand on craint de voir Paulette et sa belle-sœur se brouiller pour les beaux yeux d’un banquier providentiel (Édouard Baer, étourdissant de charme), il règle la question avec une grâce touchante.

De l’achat d’un pantalon à l’obtention d’un premier chéquier, La Bonne Épouse fonce vers l’émancipation dans une joie communicative.
LA BONNE EPOUSE, Martin Provost 2020, Juliette Binoche, Yolande Moreau (societe)@@ (E)
Depuis des décennies l'école ménagère de Boersch en Alsace se donne pour mission de former ses jeunes élèves à devenir des épouses modèles. Cepenedant, à la veille de mai ...

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LA BONNE Salvatore Samperi 1986


Anna Manegatti est une jolie femme, au caractère timide, très inhibée. Epouse d'un grand magistrat, elle n'est pas encore parvenue à lui donner un films, ce qui ne fait qu'aggraver son déséquilibre psychique. Dans la gran- de maison familiale à l'atmosphère oppressante vit aussi Angela, une domes- tique d'origine paysanne au caractère expansif et à la sensualité débordan- te. Angela va entraîner Anna dans ses jeux sexuels pervers...
LA BONNE Salvatore Samperi 1986 (E)
Anna Manegatti est une jolie femme, au caractère timide, très inhibée. Epouse d'un grand magistrat, elle n'est pas encore parvenue à lui donner un films, ce qui ne fait qu'aggraver son déséquilibre ...

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LA BOUM, Claude Pinoteau 1980, Claude Brasseur Brigitte Fossey, Sophie Marceau (societe)@@


Une adolescente, Vic, vit à Paris avec ses parents, mais elle se confie à son arrière-grand-mère lorsqu'elle vit ses premières émotions amoureuses. Vieille dame dynamique, aux idées très libérales, c'est à elle que Vic confie ses joies, ses premiers émois pendant que ses parents se perdent en quiproquos amoureux.

TELERAMA
Film générationnel. Les premières amours de Vic, 13 ans, ses conflits avec les parents, les boums, l’acné… Sophie Marceau faisait des débuts tonitruants.

Al'époque de sa sortie, en 1980, on avait 13 ans comme Vic, surprenante Sophie Marceau. Le même sac US sur l'épaule, la même frange mal coupée (pour cause, on l'avait faite nous-même) et le même bonnet blanc avec écharpe assortie. On claquait la porte avec la même violence aux visages hébétés de nos parents. Comme Vic, la vie nous semblait injuste, mais il suffisait que Mathieu nous invite à sa boum pour être les reines du monde... Trois décennies plus tard, c'est désormais avec les yeux de parent qu'on regarde le film. Et même si nos ados n'ont, hélas, jamais eu de prof d'allemand aussi sexy que Bernard Giraudeau, on se surprend à proférer les mêmes remarques déplacées que Brigitte Fossey, complètement dépassée par les sautes d'humeur exaspérantes de sa fille. La Boum, film transgénérationnel et intemporel, n'a qu'un seul défaut : nous visser dans la tête la sirupeuse chanson de Richard Sanderson, Reality...
LA BOUM, Claude Pinoteau 1980, Claude Brasseur Brigitte Fossey, Sophie Marceau (societe)@@ (E)
Une adolescente, Vic, vit à Paris avec ses parents, mais elle se confie à son arrière-grand-mère lorsqu'elle vit ses premières émotions amoureuses. Vieille dame dynamique, aux idées trè ...

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LA BRIGADE, Louis Julien Petit 2021, Audrey Lamy, Francois Cluzet (comique)@@@


Cathy a toujours rêvé de pouvoir diriger un restaurant, mais malheureusement, son souhait ne s'est pas encore réalisé même si les efforts ne manquent pas. Depuis qu'elle s'est brouillée avec une chef renommée, elle est à la recherche d'un emploi. Le seul travail qu'on lui propose est de diriger une cantine dans un foyer de jeunes mineurs non accompagnés étrangers en attente de papiers.

TELERAMA
Elle éblouit en cuisine, mais doit accepter un poste de cantinière dans un foyer pour migrants... Une comédie sociale généreuse un peu trop ficelée signée Louis-Julien Petit.

Elle a de l’or dans ses mains de cuisinière mais se retrouve au chômage, forcée d’accepter un poste de cantinière dans un foyer pour migrants… Avec ce scénario, le réalisateur de Discount et des Invisibles reste fidèle à la comédie sociale généreuse, engagée et tonique. Mais, emporté par son savoir-faire grandissant, il aboutit cette fois à un film trop ficelé, une sorte de conte réaliste mijoté à l’américaine et servi avec une efficacité hollywoodienne. C’est dommage pour l’ancrage dans le terroir des Hauts-de-France, banalisé par cet assaisonnement standard.

Heureusement, il y a Audrey Lamy, sa gouaille, son tempérament terre à terre et sa fantaisie qui, elle, ne perd pas le nord. Complice du réalisateur, elle mène cette comédie qui a tendance à en rajouter, mais elle garde sa ligne : une vérité où perce la dureté de la vie. Qu’il ne faut pas oublier ici.

LA BRIGADE, Louis Julien Petit 2021, Audrey Lamy, Francois Cluzet (comique)@@@ (E)
Cathy a toujours rêvé de pouvoir diriger un restaurant, mais malheureusement, son souhait ne s'est pas encore réalisé même si les efforts ne manquent pas. Depuis qu'elle s'est brouillée avec une chef ...

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LA BUCHE Danièle Thompson 1999, Sabine Azema, Emmanuelle Beart@@


La fête obligée de Noël sonne l'heure de vérité pour trois soeurs, Louba la chanteuse, Sonia la bourgeoise et Milla la rebelle, mais aussi pour leurs parents, Stanilas, violoniste tzigane à la retraite, et Yvette, veuve toute récente de son deuxième mari.
LA BUCHE Danièle Thompson 1999, Sabine Azema, Emmanuelle Beart@@ (E)
La fête obligée de Noël sonne l'heure de vérité pour trois soeurs, Louba la chanteuse, Sonia la bourgeoise et Milla la rebelle, mais aussi pour leurs parents, Stanilas, violoniste tzigane à la retraite ...

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LA CAGE AUX FOLLES, 2010, Christan Clavier, Didier Bourdon


La Cage aux folles est une pièce de théâtre de Jean Poiret créée au théâtre du Palais-Royal le 1er février 1973 dans une mise en scène par Pierre Mondy avec Jean Poiret et Michel Serrault dans les rôles principaux.

Une reprise de la pièce a lieu du 12 septembre 2009 au 8 janvier 2011 au théâtre de la Porte-Saint-Martin.

Malgré son énorme succès, la pièce n'a jamais été filmée en intégralité[6] et aucun producteur français n'accepta de l'adapter au cinéma. C'est la raison du recours à une coproduction italienne, impliquant l'emploi de nombreux acteurs italiens en lieu et place de la distribution française, à commencer par Ugo Tognazzi à la place de Jean Poiret, sans que cela n'altère toutefois le succès, devenant avec le temps non seulement un classique du théâtre et du cinéma mais reconnaissant, avec le recul, « un côté progressiste » à l'œuvre dans une époque où la culture homosexuelle était proche du « néant »[5].
LA CAGE AUX FOLLES, 2010, Christan Clavier, Didier Bourdon (E)
La Cage aux folles est une pièce de théâtre de Jean Poiret créée au théâtre du Palais-Royal le 1er février 1973 dans une mise en scène par Pierre Mondy avec Jean Poiret et Michel ...

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LA CAGE AUX FOLLES, Edouard Molinaro, Ugo Tognazzi, Michel Serrault (comique societe)@@@


Albin, surnommé Zaza, vedette d'un spectacle de travestis, aime Renato, son patron avec lequel elle vit depuis 20 ans. Les deux hommes forment un vieux couple respecté de tous. Mais lorsque le fils de Renato se fiance avec la fille d'un haut fonctionnaire, le couple doit à tout prix paraître classique aux yeux de la future belle-famille. Une situation délicate qui porte tous les germes de la discorde.

TELERAMA
“ Si les années ont depuis enlevées quelques plumes au ramage de cette comédie culte, Michel Serrault, encore une fois, nous enterrera tous. ”
LA CAGE AUX FOLLES, Edouard Molinaro, Ugo Tognazzi, Michel Serrault (comique societe)@@@ (E)
Albin, surnommé Zaza, vedette d'un spectacle de travestis, aime Renato, son patron avec lequel elle vit depuis 20 ans. Les deux hommes forment un vieux couple respecté de tous. Mais lorsque le fils de Renato se fiance avec la ...

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LA CAGE AUX FOLLES, Jean Poiret 1973, Jean poiret, Michel Serrault (theatre)@@


deux homosexuels tiennent un cabaret de danseurs travestis appelé « La Cage aux folles ». Albin fait des scènes de plus en plus fréquentes à Georges. Ce dernier reçoit la visite de Laurent, le fils qu'il a eu à l'occasion d'une liaison hétérosexuelle qui lui apprend qu'il va se marier. Le problème : les parents de la fiancée sont très conservateurs, et ignorent tout de la profession et de la vie sexuelle des futurs beaux-parents de leur fille.

TELERAMA
Dès février 1973, sur la scène du Théâtre du Palais Royal, à Paris, Jean Poiret et Michel Serrault triomphent dans "La Cage aux folles", qui sera jouée sans interruption pendant cinq ans, cumulant un million et demi de spectateurs, tout en faisant grincer quelques dents au passage. A une époque où l'homosexualité est encore considérée par la loi comme un délit et un fléau à combattre, le couple formé par Alban, alias Zaza Napoli, et Georges, enthousiasme le public. Retour sur cette aventure.
LA CAGE AUX FOLLES, Jean Poiret 1973, Jean poiret, Michel Serrault (theatre)@@ (E)
deux homosexuels tiennent un cabaret de danseurs travestis appelé « La Cage aux folles ». Albin fait des scènes de plus en plus fréquentes à Georges. Ce dernier reçoit la visite de Laurent, le ...

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LA CAGE DOREE, Ruben Alves 2012, Rita Blanco, Roland Giraud


Dans les beaux quartiers de Paris, Maria et José Ribeiro vivent depuis bientôt trente ans au rez-de-chaussée d'un bel immeuble haussmannien, dans leur chère petite loge. Ce couple d'immigrés portugais fait l'unanimité dans le quartier : Maria, excellente concierge, et José, chef de chantier hors pair, sont devenus au fil du temps indispensables à la vie quotidienne de tous ceux qui les entourent.
LA CAGE DOREE, Ruben Alves 2012, Rita Blanco, Roland Giraud (E)
Dans les beaux quartiers de Paris, Maria et José Ribeiro vivent depuis bientôt trente ans au rez-de-chaussée d'un bel immeuble haussmannien, dans leur chère petite loge. Ce couple d'immigrés portugais fait ...

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LA CARAPATE, Gerard Oury 1978, Victor Lanoux, Pierre Richard (comique)@@


En mai 1968, un avocat, Jean-Philippe Duroc, quitte Paris afin de rendre visite à son client en prison, Martial Gaulard. Accusé de meurtre, il lui annonce que son pourvoi en cassation a été rejeté, faisant de lui un condamné à la peine capitale. Alors qu'il apprend la terrible nouvelle, une mutinerie éclate : Gaulard en profite pour s'échapper, entraînant avec lui, son pauvre avocat dans une véritable course poursuite.

TELERAMA
Mai 68, Martial Gaulard est condamné à mort pour un crime qu'il n'a pas commis. Il s'enfuit, entraînant son avocat, Jean-Philippe Duroc. C'est le début d'une folle équipée à travers le pays paralysé pour obtenir, à Paris, la grâce du général de Gaulle.

Espiègle, un brin démago, Gérard ­Oury transforme le rêve soixante-huitard en grandes vacances bon enfant, peuplées de potaches en goguette et de bourgeois affolés. Deux compères de hasard jouent les héros piteux de ces temps troublés, lancés dans un remake de La Grande Vadrouille (à peine rajeunie par ses auteurs). La recette Oury-Thompson, tribulations comiques d'un tandem pris dans la tourmente de l'Histoire, se révèle pourtant savoureuse et efficace. Leur humour franchouillard galope d'un gag à l'autre, d'un Victor Lanoux irascible à un Pierre Richard plus gaffeur que jamais. Au passage, le vaudeville insouciant y va quand même de son message politique. Une dénonciation généreuse de la peine de mort et le portrait satirique d'un couple de nantis ajoutent une pointe d'acidité à cet allègre divertissement. — Cécile Mury
LA CARAPATE, Gerard Oury 1978, Victor Lanoux, Pierre Richard (comique)@@ (E)
En mai 1968, un avocat, Jean-Philippe Duroc, quitte Paris afin de rendre visite à son client en prison, Martial Gaulard. Accusé de meurtre, il lui annonce que son pourvoi en cassation a été rejeté, faisant ...

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LA CARAVANE DE FEU, Burt Kennedy 1967, John Wayne, Kirk Douglas (western)@@


Taw Jackson met au point un plan imparable pour se venger de Pierce, celui qui l'a fait arrêter. En effet, il décide de braquer le convoi déplaçant l'or de ce dernier en faisant équipe avec un indien et sa tribu, mais aussi avec un tueur à gage. Hélàs, au dernier moment, les indiens décident de faire cavaliers seuls.

TELERAMA
Dépossédé de ses terres et de ses mines, puis emprisonné sur le faux témoignage de Frank Pierce, un grand propriétaire terrien, Taw Jackson est libéré sur parole. A peine sorti de prison, il retrouve les siens, à Emmett, et apprend à cette occasion que Pierce a engagé un tueur, Lomax, pour l'abattre. Taw est bien décidé à ne pas se laisser faire et élabore un plan pour se venger du scélérat. Il décide d'attaquer la diligence blindée qui, chaque semaine, transporte l'or des mines de Pierce vers la banque. Il réussit à convaincre Lomax de changer de camp. Ensemble, les deux hommes se mettent à la recherche de complices pour mener l'attaque de la diligence...
LA CARAVANE DE FEU, Burt Kennedy 1967, John Wayne, Kirk Douglas (western)@@ (E)
Taw Jackson met au point un plan imparable pour se venger de Pierce, celui qui l'a fait arrêter. En effet, il décide de braquer le convoi déplaçant l'or de ce dernier en faisant équipe avec un indien et sa ...

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LA CASA DE LAS MUJERES PERDIDAS, Jesus Franco 1983, Lina Romay, Antonio Mayans, Mario Pontecorvo, Carmen Carrión (film e)


Desdemona vit sur une île isolée avec son étrange famille: son père très torturé, sa belle-mère sadique et sa soeur handicapée. Elle rêve de s'en échapper. Un beau jour, un étranger parvient à s'immiscer dans leur cocon.
LA CASA DE LAS MUJERES PERDIDAS, Jesus Franco 1983, Lina Romay, Antonio Mayans, Mario Pontecorvo, Carmen Carrión (film e) (E)
Desdemona vit sur une île isolée avec son étrange famille: son père très torturé, sa belle-mère sadique et sa soeur handicapée. Elle rêve de s'en échapper. Un beau jour, un ...

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LA CELESTINA, Gerardo Vera 1996, Penélope Cruz, Terele Pavez


Calisto, un jeune noble, est amoureux de Melibea, la fille d'un riche marchand. Il décide avec son serviteur Sempronio de faire appel à la sorcière Celestina pour l'aider à la séduire.
LA CELESTINA, Gerardo Vera 1996, Penélope Cruz, Terele Pavez (E)
Calisto, un jeune noble, est amoureux de Melibea, la fille d'un riche marchand. Il décide avec son serviteur Sempronio de faire appel à la sorcière Celestina pour l'aider à la séduire. ...

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LA CEREMONIE, Claude Chabrol 1995, Isabelle Huppert, Sandrine Bonnaire (policier)@


Un matin d'hiver, à la gare de St-Malo. Madame Lelièvre vient chercher Sophie, la perle engagée pour entretenir la maison familiale. Sophie donne toute satisfaction, rien ne la rebute. Est-ce son absence d'émotion qui la rend un peu étrange ? Jeanne, la postière du village, curieuse et délurée, trouve avec Sophie l'occasion de pénétrer dans la maison Lelièvre.
LA CEREMONIE, Claude Chabrol 1995, Isabelle Huppert, Sandrine Bonnaire (policier)@ (E)
Un matin d'hiver, à la gare de St-Malo. Madame Lelièvre vient chercher Sophie, la perle engagée pour entretenir la maison familiale. Sophie donne toute satisfaction, rien ne la rebute. Est-ce son absence d'émotio ...

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LA CHAMBRE DU FILS Nanni Moretti 2001, Nanni Moretti, Jasmine Trinca (middle)@@


Dans une ville portuaire du nord de l'Italie, Giovanni, psychanalyste, vit harmonieusement entre sa femme Paola, éditrice, leurs deux enfants adolescents, Irene et Andrea, et ses patients. Un matin, il est convoqué par le proviseur d'Andrea.

TELERAMA
C'est une famille unie, comme on dit, jusqu’à l’irruption d’une tragédie : la mort accidentelle du fils. Ce moment fatidique est retardé, différé le plus loin possible, jusqu’au mitan exact du film. Or, tout se passe comme si l’avant contenait l’après, comme si des signes imperceptibles d’alerte, de drame imminent se glissaient insidieusement. Qui sait si cet « avant » n’est pas un long flash-back ? Celui d’un père hanté par un sentiment de culpabilité et taraudé par le besoin de faire défiler les jours anciens, de revenir en arrière pour tenter de déjouer le destin. Il semble en tout cas que ces images d’avant, faussement neutres, aient une couleur de songe menaçant. On le réalise après coup (ou à la seconde vision, qui produit une tension recommencée). C’est aussi tout le film qui veut ça : rendre compte d’un rapport totalement perturbé, fracturé, au temps, à la paternité comme à la filiation.

Simplicité, justesse, rigueur. Modeste dans son ambition, clairement délimitée et ne reculant pas devant les scènes incontournables (la mise en bière éclipse mille scènes d’enterrement vues ailleurs), la réalisation de Moretti s’attache à des détails concrets qui font la différence. C’est bouleversant, mais sans pathos, la retenue et la pudeur attestant toujours un regard personnel. Le film donne même un incroyable sentiment d’harmonie et de fluidité. Les déplacements du père dans l’appartement, sa manière de l’arpenter, de caresser au passage les murs du bout des doigts, d’ouvrir de manière princière une à une les portes en quête d’espace comme pour sortir de chez lui (ou de lui-même) possèdent une vertu apaisante, qui se confirme dans le mouvement final, ample et étoilé, magnifique symbolique du travail de deuil.
LA CHAMBRE DU FILS Nanni Moretti 2001, Nanni Moretti, Jasmine Trinca (middle)@@ (E)
Dans une ville portuaire du nord de l'Italie, Giovanni, psychanalyste, vit harmonieusement entre sa femme Paola, éditrice, leurs deux enfants adolescents, Irene et Andrea, et ses patients. Un matin, il est convoqué par le prov ...

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LA CHATTE SUR UN TOIT BRULANT, Richard Brooks 1958, Elisabeth Tayloe, Paul Newman


La famille Pollitt est réunie pour l’anniversaire de Big Daddy, un riche planteur qui sort de clinique. A qui reviendra la plantation s’il meurt ? Gooper, le fils aîné, sa femme et leurs marmots font la danse du ventre. Maggie, l’épouse de Brick, le cadet, se débat entre leurs manigances et le dégoût que son mari lui oppose. Depuis le suicide de son meilleur ami, Brick a sombré dans l’alcool et lui refuse son lit. Mais Maggie a trop de force vitale pour baisser les bras…

TELERAMA
Danse du ventre pour l’héritage d’un patriarche malade et appel du ventre de Maggie la chatte qui veut juste récupérer le cadet, son mari, dans son lit. Moiteur, cupidité, sensualité : belle adaptation de Tennessee Williams.

Maggie est une chatte, Brick, un jeune chien blessé, le patriarche autoritaire, un éléphant en route pour le cimetière, et les autres, des hyènes pitoyables. La famille est une cage où l’on étouffe dans le mensonge et la rancœur. Gooper et sa femme transpirent la convoitise devant un vieux tyran dont le front se mouille à l’idée de la mort. Brick s’imbibe de bourbon et de remords devant une femme brûlante de désir. Richard Brooks restitue la moiteur sensuelle et désespérée de l’œuvre de Tennessee Williams. S’il est dommage qu’il laisse l’homosexualité latente de Brick en filigrane, en revanche il sait filmer l’appétit féminin. Elizabeth Taylor, taille si serrée et décolleté si offert, est l’incarnation idéale de cet appel charnel auquel personne ne peut résister.
LA CHATTE SUR UN TOIT BRULANT, Richard Brooks 1958, Elisabeth Tayloe, Paul Newman (E)
La famille Pollitt est réunie pour l’anniversaire de Big Daddy, un riche planteur qui sort de clinique. A qui reviendra la plantation s’il meurt ? Gooper, le fils aîné, sa femme et leurs marmots font la danse ...

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LA CHEVRE Francis Veber 1981, Pierre Richard, Gerard Depardieu


Il y a des gens qui naissent "marqués," comme d'autres viennent au monde avec les yeux bleus. Rien ne leur réussit, ils ratent tout: leur mariage, le train, leur cible, leur carrière. Marie Bens est l'un de ces individus. Depuis sa naissance, elle va ainsi de catastrophe en catastrophe.
LA CHEVRE Francis Veber 1981, Pierre Richard, Gerard Depardieu (E)
Il y a des gens qui naissent "marqués," comme d'autres viennent au monde avec les yeux bleus. Rien ne leur réussit, ils ratent tout: leur mariage, le train, leur cible, leur carrière. Marie Bens est l'un de ce ...

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LA CHIAVE Tinto Brass 1984


Venise, 1940. Nino Rolfe, vieil aristocrate libertin, amoureux fou de son épouse Teresa, éprouve de plus en plus de difficultés à satisfaire celle-ci sexuellement et confie ses fantasmes à un journal intime qu'il laisse volontairement traîner dans son bureau afin qu'elle en ait la révélation. De son côté, son épouse se donne à l'époux de sa fille, Lisa, dans une liaison passionnée, avec la complicité perverse de Nino et de Lisa.
LA CHIAVE Tinto Brass 1984 (E)
Venise, 1940. Nino Rolfe, vieil aristocrate libertin, amoureux fou de son épouse Teresa, éprouve de plus en plus de difficultés à satisfaire celle-ci sexuellement et confie ses fantasmes à un journal intim ...

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LA CHUTE DU FAUCON NOIR, Ridley Scott 2001, Josh Hartnett, Ewan McGregor (guerre)@@


En 1992, Mohamed Farrah Aidid fait régner la terreur sur le territoire somalien. Pour venir en aide à la population qui meurt de faim, George Bush, alors président des États-Unis, met sur pied une expédition humanitaire. Quelques mois plus tard, Bill Clinton est au pouvoir, et poursuit l'œuvre de son prédécesseur.

TELERAMA
“Restore Hope”, 1993, en Somalie. Le point de vue reste américain, mais la peur domine et le sentiment de sauve-qui-peut général l’emporte sur l’héroïsme.

En 1993, les GI font naufrage en Somalie. Ridley Scott se plante dans le décor. Il ne s'est jamais montré plus esthète que dans ce film de guerre qu'il aborde, comme un peintre, avec des envies de lumière et de couleurs. L'enjeu semblait pourtant plus politique, puisque le film retrace un épisode dramatique de l'opération humanitaire Restore Hope, menée par l'armée américaine dans une Somalie ravagée par la guerre civile. Mais les circonstances exactes de cette sanglante mission de maintien de la paix sont résumées de façon expéditive, et l'échec disparaît sous l'héroïsme obligé des jeunes soldats.

Ridley Scott se préoccupe très peu des Somaliens, vaguement réunis dans le clan des méchants et massacrés indifféremment... Le seul véritable souci du réalisateur est visiblement de renouveler l'art de filmer la guerre. Il y réussit en effet. Mais cette beauté visuelle cache mal un certain aveuglement.
LA CHUTE DU FAUCON NOIR, Ridley Scott 2001, Josh Hartnett, Ewan McGregor (guerre)@@ (E)
En 1992, Mohamed Farrah Aidid fait régner la terreur sur le territoire somalien. Pour venir en aide à la population qui meurt de faim, George Bush, alors président des États-Unis, met sur pied une expéditi ...

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LA CHUTE, Oliver Hirschbiegel 2004, Bruno Ganz@@


La secrétaire de Hitler est témoin des faits et gestes du dictateur nazi, alors que le Troisième Reich est en train de s'écrouler.
LA CHUTE, Oliver Hirschbiegel 2004, Bruno Ganz@@ (E)
La secrétaire de Hitler est témoin des faits et gestes du dictateur nazi, alors que le Troisième Reich est en train de s'écrouler. ...

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LA CINQUIEME VAGUE, Jonathan Blakeson 2016, Chloe Grace Moretz, Nick Robinson (catastrophe)@@


Quatre immenses vagues, chacune plus mortelle que la précédente, ont décimé la presque totalité de la population sur Terre. Terrifiée, se méfiant de tout, Cassie est en fuite et tente désespérément de sauver son jeune frère. Alors qu'elle se prépare à affronter la cinquième vague, aussi inévitable que fatale, elle va faire équipe avec un jeune homme qui pourrait bien représenter son dernier espoir, si toutefois elle peut lui faire confiance.
LA CINQUIEME VAGUE, Jonathan Blakeson 2016, Chloe Grace Moretz, Nick Robinson (catastrophe)@@ (E)
Quatre immenses vagues, chacune plus mortelle que la précédente, ont décimé la presque totalité de la population sur Terre. Terrifiée, se méfiant de tout, Cassie est en fuite et tente d&eacut ...

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LA CITE DE LA PEUR, Alain Berbérian 1994, Chantal Lauby, Alain Chabat, Dominique Farrugia (comique)@@


Pas facile pour Odile Deray, petite attachée de presse de cinéma, de faire parler de son film "Red is Dead" lors du festival de Cannes. Il faut avouer qu'il s'agit d'un film d'horreur de série Z, un petit budget aux acteurs improbables. Pourtant, un jour, la chance sourit à Odile : un tueur commet des meurtres exactement de la même manière que dans son film. L'occasion est trop belle : de vrais meurtres, en plein Festival de Cannes. Comme publicité, on ne peut pas rêver mieux.

TELERAMA
Les Nuls se farcissent le monde du cinéma. Festival d’humour “bite-couilles” (dixit Alain Chabat) qui fit fureur dans les cours de récré. La longue course-poursuite avec Alain Chabat pris de colique est un fabuleux moment de scatologie, mais, pour le reste, une légère déception avait saisi les « nulophiles » à la sortie du film, car il avait du mal à soutenir la comparaison avec les gags télé des trois compères.

Mais aujourd’hui le film est devenu culte. Ce nanar est aux années 1990 ce que Le Père Noël est une ordure fut aux années 1980 : un monument d’humour débile mais hilarant, avec sa litanie de répliques que les fans se repassent en boucle : « On peut tromper mille fois une personne, mais on ne peut pas tromper une fois mille personnes. » Ou encore : « Un whisky ? — Juste un doigt. — Vous ne voulez pas un whisky d’abord ? »…
LA CITE DE LA PEUR, Alain Berbérian 1994, Chantal Lauby, Alain Chabat, Dominique Farrugia (comique)@@ (E)
Pas facile pour Odile Deray, petite attachée de presse de cinéma, de faire parler de son film "Red is Dead" lors du festival de Cannes. Il faut avouer qu'il s'agit d'un film d'horreur de série Z, un petit budg ...

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LA CLEF, Guillaume Nicloux 2006, Guillaume Canet, Marie Gillain


Eric et sa compagne Audrey ont réussi dans la vie et mènent une existence des plus paisibles. Depuis peu, Audrey exprime son désir d'avoir un enfant. Or, Eric ressent un malaise sourd en se projetant ainsi dans l'avenir. Hésitant, il se rend compte que la paternité lui pose problème, à lui qui n'a jamais connu son père. C'est alors qu'un certain Joseph Arp prend contact avec lui et lui annonce qu'il est en mesure de lui remettre les cendres de son père, mort récemment. Cette nouvelle le secoue. Mais la curiosité finit par l'emporter : Eric rencontre Arp et récupère l'urne. Dès ce moment, sa vie bascule dans le cauchemar..

TELERAMA
Un inconnu propose à un jeune cadre les cendres d’un père qu’il n’a pas connu. Le réalisateur crée un climat glauque malgré un scénario peu inspiré.

S'il y a une chose que Guillaume Nicloux sait filmer, ce sont les gueules défaites. Des hommes ou des femmes aux cheveux gras, des éclopés qui n’attendent plus grand-chose de la vie. Les endroits glauques qu’ils traversent, sous la pluie ou au matin blême, leur ressemblent — aire d’autoroute, zone pavillonnaire ou sous-bois propices au crime.

Question climat, donc, Nicloux est inspiré. C’est moins vrai pour le scénario, très tiré par les cheveux. On veut bien croire qu’Éric, jeune cadre rangé sur le point d’être père, traverse une crise, mais de là à se jeter dans la gueule du loup… Un inconnu l’appelle un jour et lui propose les cendres d’un père qu’il n’a jamais connu. Le jeune homme finit par accepter, récupère l’urne funéraire chez un monsieur bizarre, se la fait voler, veut la récupérer…

Éric se défend et agit tout seul, comme le grand qu’il veut être. Il y a bien une femme commissaire, incarnée par Josiane Balasko, mais son enquête a lieu dans les années 70. Nicloux reprend ce personnage d’un film précédent (Cette femme-là) ainsi que celui du privé joué par Thierry Lhermitte (). Un recyclage feuilletonesque gonflé, pas si mal manigancé, les deux personnages étant parmi les plus intéressants de ce film qui aborde une paternité compliquée. Comment être père si l’on est le fils d’une crapule ? La réponse de Nicloux est un peu rapide : en devenant un héros.
LA CLEF, Guillaume Nicloux 2006, Guillaume Canet, Marie Gillain (E)
Eric et sa compagne Audrey ont réussi dans la vie et mènent une existence des plus paisibles. Depuis peu, Audrey exprime son désir d'avoir un enfant. Or, Eric ressent un malaise sourd en se projetant ainsi dans l'avenir ...

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LA COLERE DES TITANS, Jonathan Liebesman 2012, Sam Worthington, Liam Neeson, Ralph Fiennes (fantastique)@


Dix ans après son incroyable victoire contre le monstrueux Kraken, l'héroïque Persée, demi-dieu et fils de Zeus, vit dans un paisible village de pêcheurs. Il y élève seul son fils de 10 ans, Hélius. Mais son père est capturé par Arès et Hadès. Ces derniers ont décidé de le trahir pour faire alliance avec Kronos. La force des Titans s'accroît considérablement. Persée doit faire face à son destin en se lançant dans une quête difficile qui le mènera jusqu'aux Enfers. Epaulé par la reine guerrière Andromède, le dieu déchu Héphaïstos et Agénor, il va tout mettre en oeuvre pour libérer Zeus, renverser les Titans et sauver l'humanité...
LA COLERE DES TITANS, Jonathan Liebesman 2012, Sam Worthington, Liam Neeson, Ralph Fiennes (fantastique)@ (E)
Dix ans après son incroyable victoire contre le monstrueux Kraken, l'héroïque Persée, demi-dieu et fils de Zeus, vit dans un paisible village de pêcheurs. Il y élève seul son fils de 10 ans, H&e ...

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LA COLLE, Alexandre Castagnetti 2017, Arthur Mazet, Karidja Touré (comique)@@


Puni à tort, Benjamin doit passer deux heures de colle un samedi dans son lycée. Une heureuse surprise l'attend : Leïla, qui lui a plu dès le premier regard, s'assoit à sa table. La tentative d'approche est un fiasco. Mais il pourra se rattraper car cette rencontre avec Leila, il va la revivre encore et encore. Tout cela à cause du génie de l'application Akinator, qui a exaucé son voeu de la veille : "Je voudrais que Leila et moi on soit ensemble". Benjamin est bloqué dans une boucle temporelle dont il ne sait pas comment sortir. En attendant, comprenant que ses actes ne portent pas à conséquence, il prend de l'assurance et surtout s'amuse durant ces deux heures de colle...

TELERAMA
Benjamin est coincé en retenue… et dans une bulle temporelle ! Jolie surprise que ce film qui est allé puiser dans le meilleur de la comédie américaine (“Un jour sans fin”), sans trop rougir de la comparaison.
Injustement boudé en salles, le cinquième long métrage d’Alexandre Castagnetti est un surprenant croisement entre deux classiques de la comédie américaine : Breakfast Club (John Hughes, 1985) et Un jour sans fin (Harold Ramis, 1993). Soit les mésaventures d’un lycéen féru de bande dessinée (Arthur Mazet) condamné à revivre indéfiniment deux heures de colle en compagnie d’une dream team de cancres et de la camarade dont il est secrètement amoureux (Karidja Touré, révélée par Bande de filles). Comme souvent, la boucle temporelle est prétexte à un récit d’apprentissage : le héros, d’abord décontenancé, en profite pour désamorcer les vannes à son encontre et pour élaborer, étape par étape, le plan drague parfait.

Connu aussi pour ses activités musicales avec le groupe La Chanson du dimanche, le réalisateur mise sur la spontanéité des comédiens et sur un saisissant décor de lycée aux allures de prison — le tournage a eu lieu dans un établissement désaffecté —, qui sied parfaitement à cette histoire d’enfermement. La fraîcheur du dispositif narratif, où le comique de répétition joue à plein, compense aisément la morale finale un peu convenue (mieux vaut être soi-même). Mais pour élever son film au niveau de ses modèles, le cinéaste aurait dû appliquer le conseil de l’héroïne au jeune dessinateur de BD : travailler davantage les personnages secondaires.
LA COLLE, Alexandre Castagnetti 2017, Arthur Mazet, Karidja Touré (comique)@@ (E)
Puni à tort, Benjamin doit passer deux heures de colle un samedi dans son lycée. Une heureuse surprise l'attend : Leïla, qui lui a plu dès le premier regard, s'assoit à sa table. La tentative d'approche est ...

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LA COLLINE QUX COQUELICOTS, Gorō Miyazaki 2011 (animation japon)@@


Chaque matin avant de se rendre au lycée, Umi hisse des drapeaux au mat planté dans son jardin. Ils servaient autrefois à envoyer des messages à son père, marin disparu pendant la guerre de Corée. Un de ses camarades de classe, Shun, écrit un poème dans le journal de l'école sur ses drapeaux flottant au vent pour tenter d'attirer son attention. Entre les deux adolescents vont alors naître de profonds sentiments, tandis qu'ils lutteront ensemble pour empêcher la fermeture du foyer des élèves.

TELERAMA
Amours collégiennes et secrets de famille dans le Japon des années 1960. Un joli film d’animation tout public, lumineux et nostalgique, par Goro Miyazaki.
Bienvenue dans un Japon rêvé, rétro, radieux, en plein essor économique, au beau milieu des années 1960. Moins d’un an après la catastrophe de Fukushima, le second dessin animé de Goro Miyazaki (après Les Contes de Terremer) se colore d’une étrange et poignante nostalgie. Le jeune réalisateur était en plein travail lorsque les tremblements de terre, le tsunami et le drame nucléaire ont ravagé son pays. De son propre aveu, il a accentué le côté « paradis perdu » du film. Certes, La Colline aux coquelicots reste, avant tout, la romance de deux lycéens, que risque de séparer un lourd secret de famille. Mais plus que cette sympathique et fraîche bluette, mi-shojo (manga pour filles), mi-mélo, c’est son décor qui retient l’attention. Une évocation minutieuse jusque dans les plus petits détails : marchands de poisson à l’étalage, rues animées, cuisson du riz et bento du matin… On partage, en douceur, dans le sillage d’Umi, les jours ordinaires et heureux, les rayons dorés du crépuscule, la vivacité des émois et des enthousiasmes de jeunesse. Les jeunes héros en uniforme se battent, eux aussi, pour la conservation du passé. Curieux effet gigogne, nostalgie dans la nostalgie : ils militent pour sauver de la démolition leur vieux et croulant foyer d’étudiants, chargé d’histoire.

Quand on sait que Goro Miyazaki est le fils de Hayao, maître inspiré de nombreux chefs-d’œuvre, de Princesse Mononoké à Ponyo sur la falaise, cette fascination pour tous les « héritages » n’étonne pas vraiment. D’autant que le film est une vraie histoire de famille : c’est Hayao Miyazaki lui-même qui a écrit le scénario, adapté d’une vieille bande dessinée populaire. Et c’est au sein de son célèbre studio d’animation, Ghibli, que le film s’est tourné. On en reconnaît d’ailleurs le charme et les caractéristiques : même prédilection pour la clarté des couleurs pastel, mêmes traits (personnages très stylisés, décors délicatement réalistes) que pour les autres œuvres maison. Manquent seulement la folle poésie, les monstres et les merveilles des œuvres de Miyazaki père. Pour le fils, c’est un « héritage » bien lourd à porter…
LA COLLINE QUX COQUELICOTS, Gorō Miyazaki 2011 (animation japon)@@ (E)
Chaque matin avant de se rendre au lycée, Umi hisse des drapeaux au mat planté dans son jardin. Ils servaient autrefois à envoyer des messages à son père, marin disparu pendant la guerre de Corée. U ...

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LA COMTESSE DE HONG KONG, Charlie Chaplin 1967,Sophia Loren, Marlon Brando (comique)@@


Au cours d'une croisière, un milliardaire américain, Ogden, fait escale à Hong Kong. Il y fait la connaissance d'une entraîneuse de cabaret avec qui il passe une agréable soirée, ignorant que la jeune femme est, en réalité, une véritable comtesse russe. Ogden rejoint son paquebot, qui gagne la haute mer.

TELERAMA
On a tort de prendre cette comédie avec Sophia Loren et Marlon Brando pour une œuvre mineure. C’est un film anachronique par sa simplicité, loin des modes et des snobismes. À revoir.

Il est plus facile d’apprécier aujourd’hui ce point final de l’œuvre de Charlie Chaplin qui, à sa sortie, parut très « Ancien Régime » : lors d’une escale à Hong Kong, un diplomate américain rencontre une call-girl, ancienne comtesse russe, qui en profite pour embarquer clandestinement vers les États-Unis. Elle lui demande secours, il pense se compromettre et l’amour s’en mêle. Ce quasi-huis clos dans la suite-cabine d’un paquebot, avec ses portes qui claquent, ses quiproquos et sa pantomime en guise de direction d‘acteurs, est d’un artifice assumé, mais savoureux. À l’instar de ce diplomate (un Brando décoiffé en robe de chambre), qui parle de la paix dans le monde comme il récite la liste des courses, et cette vagabonde chaplinesque (l’altière Sophia Loren), pleine de ressources pour fuir la misère. Autour d’eux la corruption, l’hypocrisie et la vénalité. Chaplin concluait sur un beau sourire mélancolique.
LA COMTESSE DE HONG KONG, Charlie Chaplin 1967,Sophia Loren, Marlon Brando (comique)@@ (E)
Au cours d'une croisière, un milliardaire américain, Ogden, fait escale à Hong Kong. Il y fait la connaissance d'une entraîneuse de cabaret avec qui il passe une agréable soirée, ignorant que la jeun ...

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LA CONCUBINE, Kim Dae-Seung 2012, Cho Yeo-jeong, Kim Dong-Wook (erotique)@


La Concubine est un thriller érotique historique sud-coréen de 2012 réalisé par Kim Dae-seung . Situé dans la dynastie Joseon , il se concentre autour de Hwa-yeon, qui devient une concubine royale contre sa volonté, Kwon-yoo, un homme déchiré entre l'amour et la vengeance, et le prince Sung-won, qui a à cœur Hwa-yeon malgré les innombrables femmes à sa disposition. Ces trois personnages forment un triangle amoureux.
LA CONCUBINE, Kim Dae-Seung 2012, Cho Yeo-jeong, Kim Dong-Wook (erotique)@ (E)
La Concubine est un thriller érotique historique sud-coréen de 2012 réalisé par Kim Dae-seung . Situé dans la dynastie Joseon , il se concentre autour de Hwa-yeon, qui devient une concubine royale contre s ...

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LA COULEUR DES SENTIMENTS Tate Taylor 2011, Emma Stone, Jessica Chastain@@@


Eugenia Skeeter Phelan est de retour dans sa petite ville de Jackson, Mississippi, au début des années 1960, après des études à l'université. Ses amies d'enfance se sont mariées, mais elle ne souhaite rien tant que de devenir écrivain. Elle prend la responsabilité de la chronique ménagère du journal local et, pour se familiariser avec son sujet, dont elle ignore tout, obtient de son amie Elizabeth la permission d'interroger sa domestique noire, Aibileen.
LA COULEUR DES SENTIMENTS Tate Taylor 2011, Emma Stone, Jessica Chastain@@@ (E)
Eugenia Skeeter Phelan est de retour dans sa petite ville de Jackson, Mississippi, au début des années 1960, après des études à l'université. Ses amies d'enfance se sont mariées, mais elle ne ...

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LA COUR DES MIRACLES, Carine May et Hakim Zouhani 2022, Rachida Brakni, Anaïde Rozam, Gilbert Melki (societe)@@


L'école primaire de Seine-Saint-Denis Jacques Prévert est menacée par l'arrivée d'un nouvel établissement scolaire bobo-écolo flambant neuf. Zahia la directrice de l'école, en quête de mixité sociale, s'associe à Marion, jeune instit pleine d'idées, pour créer la première école verte de banlieue et attirer les nouveaux habitants. Cependant, il va falloir composer avec une équipe pédagogique hétéroclite et pas vraiment tournée vers la nature.

TELERAMA
Une école primaire de Seine-Saint-Denis est confrontée à l’ouverture d’un établissement voisin pour bobos. Un film enjoué qui vise juste à propos de cette satanée carte scolaire devenue un fantasme d’intégration.

Bienvenue à Jacques-Prévert, école primaire en Seine-Saint-Denis, menacée par l’implantation, juste à côté, d’un nouvel établissement scolaire pour bobos fraîchement installés en banlieue. Zahia, la directrice de l’école, convaincue de l’utilité de la mixité sociale, panique : même les parents de son école lui demandent des dérogations pour scolariser leur progéniture, à la rentrée prochaine, au milieu des « petits blonds ». Grâce à Marion, nouvelle institutrice venue de la campagne avec un projet écologique, Jacques-Prévert pourrait se réinventer, garder ses élèves, et même en attirer de nouveaux. Mais il va falloir composer avec une équipe pédagogique singulière, y compris des nouveaux qui n’ont jamais enseigné.

On peut difficilement être plus dans l’actualité qu’avec cette comédie alerte où l’épatant Gilbert Melki est recruté comme prof non en quatre jours, mais en quatre minutes ! Repérés entre autres pour leur court métrage La Virée à Paname (2013), le duo Hakim Zouhani et Carine May livrent un film enjoué, solaire, mais qui vise juste à propos de cette satanée carte scolaire devenue un sésame, un passeport, un fantasme d’intégration. Grâce à leur regard, une simple cour d’école de banlieue devient un parfait condensé des préoccupations sociales. Autour de Rachida Brakni, crédible en directrice qui ne renonce pas, l’équipe des enseignants – dont le rappeur Disiz – brille par la complicité, au fil de dialogues tour à tour chamailleurs et solidaires. Mention spéciale pour Raphaël Quenard, figure hilarante et zen de cette chaleureuse sarabande qui s’abstient de nous faire croire au miracle de mixité sociale absolue, mais qui ne ferme jamais la porte à l’espoir.
LA COUR DES MIRACLES, Carine May et Hakim Zouhani 2022, Rachida Brakni, Anaïde Rozam, Gilbert Melki (societe)@@ (E)
L'école primaire de Seine-Saint-Denis Jacques Prévert est menacée par l'arrivée d'un nouvel établissement scolaire bobo-écolo flambant neuf. Zahia la directrice de l'école, en quête de ...

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LA DARONNE, Jean-Paul Salome 2020, Isabelle Huppert (comique thriller)@@


Patience Portefeux gagne sa vie en traduisant de l'arabe au français des écoutes téléphoniques pour la brigade des stups. Elle peine à payer la maison de retraite de sa mère à 3.000 euros par mois. Patience entre à son tour dans le business et devient la 'Daronne'. Sous ce nom, elle se met à vendre la marchandise d'un Go Fast.

TELERAMA
Elle travaille pour la police, mais se révèlera dans la pègre. Isabelle Huppert palpe les billets et emmène allègrement cette comédie tonique, adaptée du roman d’Hannelore Cayre.

Elle n’avait pas de quoi payer l’Ehpad de sa mère et la voilà devenue dealeuse de choc, pleine aux as… Mais comment Patience, qui traduisait gentiment pour la police les propos musclés de trafiquants arabes, s’est-elle muée en Daronne, sorte de mère sévère et de patronne pour des petits revendeurs de drogue à Barbès ? Très facilement… La fantaisie prend vite le pouvoir dans ce film qui passe d’une atmosphère à une autre, comme son héroïne passe du blouson de cuir à la djellaba flashy.

Un même amour du jeu réunit le réalisateur Jean-Paul Salomé et sa Daronne, Isabelle Huppert. Dans le polar noir et drôle qu’avait écrit Hannelore Cayre, ils ont trouvé matière à un divertissement plein de surprises. D’abord, le grand numéro d’actrice, sur lequel tout repose, s’accompagne d’un retour à la tradition des grands seconds rôles. Et, à travers eux, la note comique s’affirme. Savoureusement avec Jade-Nadja Nguyen, qui joue la gardienne chinoise de l’immeuble de Patience, complice de toutes les entourloupes ; royalement avec Hippolyte Girardot, irrésistible en commandant de la brigade des stups, tellement amoureux de Patience qu’il ne peut ­reconnaître en elle la Daronne…

L’histoire d’une rennaissance
Cette héroïne à double fond a droit à un film à double détente. Sous la drôlerie du déguisement, Jean-Paul Salomé soigne ce portrait d’une femme qui accomplit aussi une mue intérieure. À travers des souvenirs, une photo du passé, la traductrice sans le sou redécouvre une audace oubliée, un goût du risque, de la liberté. En changeant d’apparence et de vie, elle va à la rencontre de celle qu’elle était… Ce mouvement se mêle subtilement à la cocasserie pour nous conduire jusqu’à assister, avec un joli frisson, à la renaissance d’une parfaite aventurière.
LA DARONNE, Jean-Paul Salome 2020, Isabelle Huppert (comique thriller)@@ (E)
Patience Portefeux gagne sa vie en traduisant de l'arabe au français des écoutes téléphoniques pour la brigade des stups. Elle peine à payer la maison de retraite de sa mère à 3.000 euros par ...

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LA DOLCE VITA, Frederico Fellini 1960, Marcello Mastroiani, Anita Ekberg (sentimental)@@@


Marcello Rubini, a quitté sa province italienne pour Rome dans le but de devenir écrivain, mais celui-ci est devenu chroniqueur dans un journal à sensations. Il fait donc la tournée des lieux dans lesquels il est susceptible de décrocher quelques scoops afin d'alimenter sa chronique. Un soir, las de la jalousie maladive de sa maîtresse Emma il sort avec Maddalena. Le lendemain Sylvia, une grande star hollywoodienne fait son arrivée à Rome.

TELERAMA
Avec “La Dolce Vita”, tourné en décors naturels, le cinéaste de l'imaginaire signe son dernier hommage au réel, avant de lui tourner définitivement le dos.
Par Aurélien Ferenczi
Federico Fellini, cinéaste de l'imaginaire ? Roi du fantasme qui invente sa propre réalité, si différente de la nôtre, dans le célèbre studio 5 de Cinecittà, son antre ? Bien sûr, mais après La Dolce Vita. Car le film, qui sort en Italie en février 1960 et conquiert la Palme d'or au festival de Cannes trois mois plus tard, compile très fidèlement quelques événements ayant rythmé la vie de l'Italie des années 1950.
Ainsi la longue scène du « miracle » – deux enfants qui auraient vu la Sainte Vierge – s'inspire-t-elle d'un cas similaire, un canular dont les journaux ont fait leurs choux gras en juin 1958. Et, bien sûr, le récit suit à la trace le roi des photographes mondains, Tazio Secchiaroli, le premier paparazzo, qui volait des photos aux people de l'époque, se battait avec ses sujets – inventant une facette de la médiatisation contemporaine du monde. Dolce vita ? Pazza vita, plutôt.

Le héros journaliste, joué par Marcello Mastroianni (Fellini refusa Paul Newman !), ou la figure de l'intellectuel Steiner, joué par Alain Cuny, regardent ces mœurs avec distance, voire désespoir. Pas sûr que Fellini ne soit pas de leur avis : le monde déréglé, il le fuira désormais, réfugié dans son imaginaire.
Pour La Dolce Vita, tourné principalement en décors naturels (beaucoup dans le quartier de l'EUR), la Via Veneto avait été reconstruite à Cinecittà : les décorateurs avaient reproduit son tracé sinueux, mais pas sa pente assez marquée. De ce jour, Fellini ne cessa de détester la vraie Via Veneto, qu'il jugeait raide et inhospitalière.
Que lui importaient les vrais lieux ? « Quelquefois, racontait-il, je me promène n'importe où dans Rome, je vois tel monument, tel ou tel quartier. Je me dis : ‘Ah, ce décor, on ne l'a pas encore démonté ?’ » La Dolce Vita est le dernier film réaliste du maestro.
LA DOLCE VITA, Frederico Fellini 1960, Marcello Mastroiani, Anita Ekberg (sentimental)@@@ (E)
Marcello Rubini, a quitté sa province italienne pour Rome dans le but de devenir écrivain, mais celui-ci est devenu chroniqueur dans un journal à sensations. Il fait donc la tournée des lieux dans lesquels il est ...

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LA DREAM TEAM, Thomas Sorriaux 2015, Medi Sadoun, Gérard Depardieu (societe sport)@


Maxime Belloc est un grand joueur de football, le meilleur buteur du championnat. Dans un geste de colère il se brise la jambe. Son agent le contraint de se mettre au vert le temps de sa convalescence chez son père à qui il ne parle plus depuis 15 ans. Là-bas, à sa grande surprise, Maxime va redécouvrir le sens des valeurs et de la famille.

TELERAMA
Maxime Belloc officie au Paris-Saint-Germain. C'est une star, consciente de l'être. Lorsque la fourrière lui enlève sa voiture de sport garée sur une place pour handicapés, il se blesse bêtement au tibia, ce qui met un coup d'arrêt à sa carrière. Son agent veut redorer son blason de buteur en le renvoyant dans son Berry natal auprès de son père agriculteur. Les retrouvailles ne sont pas vraiment chaleureuses, le père reprochant au fils son arrogance. Jacques Belloc accepte la présence de Maxime a une condition : il doit accepter d'entraîner les cadets du village. L'un d'eux se révèle être le fils de sa jolie kinésithérapeute...
LA DREAM TEAM, Thomas Sorriaux 2015, Medi Sadoun, Gérard Depardieu (societe sport)@ (E)
Maxime Belloc est un grand joueur de football, le meilleur buteur du championnat. Dans un geste de colère il se brise la jambe. Son agent le contraint de se mettre au vert le temps de sa convalescence chez son père à qu ...

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LA FAILLE, Gregory Hoblit 2007, Antony Hopkins, Ryan Gosling (policier)


Willy Beachum est un ambitieux procureur adjoint de Los Angeles. Avant de prendre de nouvelles fonctions au sein d'un important cabinet privé, il désire terminer sur un coup d'éclat. Aussi, lorsqu'il apprend qu'un dénommé Ted Crawford a été arrêté pour avoir assassiné sa femme adultère, se saisit-il de l'affaire. Mais l'inspecteur Nunally le met en garde. En effet, le meurtrier, Ted Crawford, redoutable manipulateur, semble hors d'atteinte.
LA FAILLE, Gregory Hoblit 2007, Antony Hopkins, Ryan Gosling (policier) (E)
Willy Beachum est un ambitieux procureur adjoint de Los Angeles. Avant de prendre de nouvelles fonctions au sein d'un important cabinet privé, il désire terminer sur un coup d'éclat. Aussi, lorsqu'il apprend qu'un d&eac ...

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LA FAMILLE ADDAMS, Barry Sonnenfeld 1991


Dans un vieux et lugubre manoir vit la famille Addams, dont les membres, tous plus fous et délirants les uns que les autres, ressemblent d'avantage à des morts qu'à des vivants. Il y a 25 ans, l'oncle Fester a disparu des suites d'une histoire de rivalité amoureuse. Tous le regrettent, et voici qu'il réapparaît. Est-ce lui ou un imposteur ?

TELERAMA;
Vision iconoclaste de la famille américaine. Barry Sonnenfeld exploite tous les registres du comique, du slapstick à l’humour noir. Belles trouvailles visuelles. Comédie avant tout, La Famille Addams limite pourtant la charge satirique. Du coup, le réalisateur s’amuse à exploiter divers registres comiques, du « slapstick » à l’humour noir, jusqu’aux trouvailles visuelles, servies par d’époustouflants effets spéciaux. Si le film est truffé de références « gothiques » aux séries B du fantastique produites par Roger Corman, il lorgne aussi du côté de Tim Burton, avec ses personnages rafistolés et sa sympathie pour les univers parallèles.
LA FAMILLE ADDAMS, Barry Sonnenfeld 1991 (E)
Dans un vieux et lugubre manoir vit la famille Addams, dont les membres, tous plus fous et délirants les uns que les autres, ressemblent d'avantage à des morts qu'à des vivants. Il y a 25 ans, l'oncle Fester a disparu d ...

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LA FAMILLE ASADA, Ryôta Nakano 2020, Mitsuru Hirata, Tsubasa Nakagawa Junko Asada (histoire catastrophe)@@@


Dans la famille Asada, chacun a un rêve secret : le père aurait aimé être pompier, le grand-frère pilote de formule 1 et la mère se serait bien imaginée en épouse de yakuza. Masashi, lui, a réalisé le sien : devenir photographe. Grâce à son travail, il va permettre à chacun de réaliser que le bonheur est à portée de main.

TELERAMA
C'est l’histoire vraie du photographe Masashi Asada qui, d’abord auteur de portraits loufoques où il mettait en scène sa famille en costumes, s’est retrouvé à collecter et nettoyer des photos dans les décombres laissés par le tsunami du Tôhoku en 2011. Plutôt que d’en tirer un drame, le réalisateur opte pour un tableau lumineux, qui montre avec humour les tensions au sein de la famille. Il y a quelque chose de touchant dans la façon dont les proches de Masashi – trop dilettante, trop incertain, ou les deux – le protègent (et lui passent tout) parce qu’ils ont la certitude, longtemps contredite par la réalité, que son talent le mènera quelque part…

Et soudain, une catastrophe nationale s’invite dans le portrait familial intimiste, donnant au film un second souffle, et une ampleur presque inattendue. Là encore, le réalisateur distille les émotions avec justesse. Tout en nous invitant à participer à la réflexion (réelle) de son protagoniste : dans quelles circonstances est-il, lui, le portraitiste rigolo, à même de capturer et de faire voir la réalité ? Doit-il photographier les ruines et la souffrance d’inconnus ? L’artiste japonais se propose de nouer une relation avec chacun avant d’appuyer sur le déclencheur.


Le photographe Masashi Asada, auteur de portraits humoristiques, s’est retrouvé à collecter les photos dans les décombres après le tsunami de 2011. Avec le réalisateur Ryōta Nakano, ils nous racontent le film tiré de cette tragédie.

Même loin de son terrain de jeu habituel, Masashi Asada arbore un appareil photo Leica numérique en bandoulière… qu’il dégainera à l’envi pendant l’interview. Le photographe voyage avec le réalisateur Ryōta Nakano pour présenter en France La Famille Asada, film inspiré de son parcours et de son travail. Masashi Asada et le cinéaste sont unis par leur rapport à la photographie comme « objet de mémoire tangible » et par le thème de la famille, essentiel dans leurs œuvres respectives. Rencontre.

Masashi Asada : Je me suis demandé comment immortaliser nos liens familiaux, et surtout comment je m’y prendrais si je n’avais le droit de ne conserver qu’une seule photo des Asada. Pour moi, cela passait forcément par cette mise en scène. Tout le monde s’est pris au jeu… et on a recommencé.

Ryōta Nakano : Quand j’ai vu ces portraits, je me suis dit que pour faire des photos pareilles, il y avait forcément eu tout un processus de discussion à l’intérieur de la famille, du débat et sans doute même des disputes. Et que c’était un très bon matériau pour faire un film !

“Faire un film uniquement sur le séisme et le tsunami de Tōhoku aurait été très difficile. Le drame est toujours dans les esprits.”

Votre long métrage est souvent drôle, alors qu’une bonne partie du scénario porte sur les conséquences du tsunami de 2011…
R.N. : Faire un film uniquement sur le séisme et le tsunami de Tōhoku aurait été très difficile. Le drame [qui a fait plus de dix-huit mille morts et disparus, ndlr] est toujours dans les esprits et je ne voulais pas raconter une histoire 100 % tragique. J’ai construit un fil directeur autour de la famille, avec une première partie sur ce qu’elle m’évoque : une immense tendresse… Tout en étant le lieu de conflits et de complications. Les petites touches de comédie amènent cette seconde partie plus grave, où l’on parle de la perte d’un proche.

Un deuxième mouvement qui arrive presque par surprise, quand Masashi part à la recherche d’une famille qu’il avait photographiée et qu’il retrouve dans cette opération « sauvetage de photos »…
M.A. : Par hasard, parce que « l’opération » était tout à fait informelle et qu’on ne communiquait pas vraiment dessus ! C’est une sorte de phénomène spontané qui est apparu simultanément dans plusieurs villes touchées par le tsunami. Sans que ce soit concerté par les autorités. En fouillant les décombres à la recherche des corps, on a trouvé beaucoup de photos et il y a eu cette action, là encore improvisée, de les préserver. D’abord, de faire tout ce travail de collecte des photos. Puis de les nettoyer, pour les rendre à leurs propriétaires.

Vous sauvez les images des autres plutôt que d’en créer de nouvelles. Dans le film, une enfant demande à votre personnage de photographier sa famille, ce qu’il refuse dans un premier temps. Parce que vous ne pouviez pas, ou parce que vous ne vouliez pas ?
M.A. : Je dirais qu’au départ je n’ai pas pu prendre de photos. Plus que le décor, c’est le sujet qui m’intéresse. De ce point de vue, faire des photos sur le vif, ce n’était vraiment pas possible. Ce qui compte, c’est la communication avec la personne que je photographie : je tente de la comprendre avant d’appuyer sur le déclencheur. Pour tenter de la rendre heureuse lorsqu’elle reverra la photo en se remémorant les circonstances où elle a été prise. Si mon sujet vient de perdre ses biens et sa maison, voire un membre de sa famille, son visage triste sera sans doute parlant pour une tierce personne… Mais pour lui, je crois qu’à part la douleur il n’y aurait pas grand-chose.
LA FAMILLE ASADA, Ryôta Nakano 2020, Mitsuru Hirata, Tsubasa Nakagawa Junko Asada (histoire catastrophe)@@@ (E)
Dans la famille Asada, chacun a un rêve secret : le père aurait aimé être pompier, le grand-frère pilote de formule 1 et la mère se serait bien imaginée en épouse de yakuza. Masashi, lui ...

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LA FAMILLE BELIER, Eric Lartigau 2014, Karin Viard, Francois Damiens, Louane Emera (sante societe)@@@


Dans la famille Bélier, tout le monde est sourd sauf Paula, 16 ans. Elle est une interprète indispensable à ses parents au quotidien, notamment pour l'exploitation de la ferme familiale. Un jour, poussée par son professeur de musique qui lui a découvert un don pour le chant, elle décide de préparer le concours de Radio France. Un choix de vie qui signifierait pour elle l'éloignement de sa famille et un passage inévitable à l'âge adulte.
LA FAMILLE BELIER, Eric Lartigau 2014, Karin Viard, Francois Damiens, Louane Emera (sante societe)@@@ (E)
Dans la famille Bélier, tout le monde est sourd sauf Paula, 16 ans. Elle est une interprète indispensable à ses parents au quotidien, notamment pour l'exploitation de la ferme familiale. Un jour, poussée par son ...

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LA FEMME DE MON FRERE, Monia Chokri 2019, Anne-Elisabeth Bossé, Patrick Hivon (sentimental)@@@


Montréal. Sophia, jeune et brillante diplômée sans emploi, vit actuellement chez son frère Karim. Leur relation fusionnelle est mise à l'épreuve lorsque Karim, séducteur invétéré, tombe éperdument amoureux d'Eloïse, qui est en fait la gynécologue de Sophia.

TELERAMA
Doctorante dépressive à l’humour abrasif, Sophia voit son avenir en flou, sans emploi ni argent. Dans ce monde où le savoir ne se monnaie plus guère, sa boussole est familiale. Fraternelle surtout. Sophia et son frère ont beau ne pas se ressembler, ils partagent, entre mille choses, une connaissance aiguë du célibat. Un jour, pourtant, le frère tombe amoureux de la jolie gynéco qui vient d’avorter sa sœur…

Actrice chez Denys Arcand et Xavier Dolan (Les Amours imaginaires), la Québécoise Monia Chokri réussit son passage au long métrage 1 avec cette comédie existentielle acide et volubile, en partie inspirée de sa propre vie. Prenant au pied de la lettre le sujet de thèse de son héroïne – « Intrications des dynamiques familiales et politiques chez les continuateurs d’Antonio Gramsci » –, elle passe avec aisance du cocon chaleureux et militant de la maison des parents au spleen d’une génération en mal d’idéaux ou à la férocité du monde universitaire. À peine a-t-on fini de rire qu’on est déjà cueilli par cette mélancolie rageuse qui empêche Sophia de grandir. Joué à merveille par Anne-Élisabeth Bossé (star au Québec) et Patrick Hivon, le couple frère-sœur incarne l’amour fusionnel sans que jamais l’ombre de l’inceste vienne planer sur le duo.
LA FEMME DE MON FRERE, Monia Chokri 2019, Anne-Elisabeth Bossé, Patrick Hivon (sentimental)@@@ (E)
Montréal. Sophia, jeune et brillante diplômée sans emploi, vit actuellement chez son frère Karim. Leur relation fusionnelle est mise à l'épreuve lorsque Karim, séducteur invétér& ...

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LA FEMME DU BOUCHER, Terry Hughes 1991, Demi Moore, Jeff Daniels (comique)@


Marina, une jeune femme héritière d'une longue famille de voyantes, pense avoir trouvé l'homme de sa vie et futur mari lorsqu'elle le voit en rêve. Un jour, son rêve se réalise, elle aperçoit sur la plage près de chez elle, Léo Lemke en train d'accoster dans sa petite barque de pêche. Elle lui propose de l'épouser et les nouveaux mariés partent pour New York, où Léo est patron d'une boucherie à Brooklyn. Mais l'arrivée de Marina va bouleverser la vie du quartier, la sienne et celle de Léo.

TELERAMA
Leo, boucher à Greenwich Village, New York, ramène de ses vacances sur la côte californienne une fraîche et jolie épouse, Marina, qu'il installe derrière son étal. La belle fait sensation : si son franc-parler et sa gentillesse dénotent, ce n'est rien devant ses dons de voyance. C'est du reste parce qu'elle a cru comprendre que Leo lui était destiné qu'elle l'a épousé. Elle s'avise de son erreur lorsqu'elle se heurte à la résistance d'un psychanalyste, Alex, qui ne croit pas à ses pouvoirs et dont elle tombe éperdument amoureuse. De son côté, Leo s'est épris d'une chanteuse, sans pourtant oser tromper Marina, à la vue si aiguisée...
LA FEMME DU BOUCHER, Terry Hughes 1991, Demi Moore, Jeff Daniels (comique)@ (E)
Marina, une jeune femme héritière d'une longue famille de voyantes, pense avoir trouvé l'homme de sa vie et futur mari lorsqu'elle le voit en rêve. Un jour, son rêve se réalise, elle aperçoit s ...

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LA FEMME DU BOULANGER, Marcel Pagnol, Raimu, Ginette Leclerc, Charpin (societe)@@@


Une matinée d'effervescence au village de Sainte-Cécile, en Provence : Aimable Castanier, le nouveau boulanger, prépare sa toute première fournée et chacun veut donner son avis. Tout le monde remarque aussi la beauté de sa jeune épouse Aurélie, qui tient la caisse. Aurélie ne regarde que Dominique, le berger du marquis Castan de Venelles. Le coup de foudre se concrétise dès la nuit suivante par la fuite des tourtereaux sur un cheval volé.

TELERAMA
Le portrait d’Aimable Castanier, brave bougre oscillant entre stupeur et chagrin, bêtise et colère, est grandiose. Raimu, d’une drôlerie irrésistible, peut, ensuite, d’un frémissement de sa carcasse, vous tirer les larmes. Les dialogues de Pagnol, magnifiques, lui permettent ces sommets : « Cocu ? C’est un mot rigolo ! C’est un mot pour les riches. Moi, si ça m’arrivait, je serais pas cocu, je serais malheureux. »
Certes, le personnage du curé est caricatural, les femmes du village sont toutes des mégères, et la fin semble bâclée. Quant à la tirade de « la pomponnette », elle est un brin misogyne, émaillée d’un couplet à la limite du racisme. Mais La Femme du boulanger reste un formidable hymne à la Provence, au pastis, à la fougasse, à la fraternité et aux cœurs simples.
LA FEMME DU BOULANGER, Marcel Pagnol, Raimu, Ginette Leclerc, Charpin (societe)@@@ (E)
Une matinée d'effervescence au village de Sainte-Cécile, en Provence : Aimable Castanier, le nouveau boulanger, prépare sa toute première fournée et chacun veut donner son avis. Tout le monde remarque auss ...

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LA FETE EST FINIE, Marie Garel-Weiss 2017 (moeurs drogue)@@


Arrivées le même jour dans un centre de désintoxication, Céleste et Sihem ont dû mal à s'accommoder à la discipline quasi militaire de l'établissement. La volonté commune de se sortir de la drogue scelle leur amitié et elles deviennent rapidement inséparables. Les éducateurs se demandent d'ailleurs si elles ne sont pas une béquille l'une pour l'autre. Finalement expulsées du centre, les deux jeunes filles se retrouvent livrées à elles-mêmes, à l'épreuve du monde réel et de ses tentations. Elles finissent par rencontrer une femme qui pourrait bien les sauver...

TELERAMA
Deux jeunes droguées se rencontrent en désintoxication et deviennent inséparables. Leur amitié fusionnelle les aidera-t-elle à revivre ? Beau film porté par deux actrices électriques (Zita Hanrot et Clémence Boisnard).

C'est une histoire de fusion. Céleste et Sihem se rencontrent en centre de désintoxication. Immédiatement, pour sortir de la dope, ces deux sœurs de hasard s’unissent contre le reste du monde. Un monde qui ne peut les comprendre, où rôde la tentation de replonger. Pour les deux amies, renvoyées du centre et tenaillées par le manque, l’amitié fusionnelle sera-t-elle un danger ou une chance ?

Rechutes et fureur de (sur)vivre, la jeune réalisatrice filme l’addiction avec une franchise et une énergie étonnantes, dans une lumière crue et douce. Le suspense est constant : les deux ­héroïnes sont à la fois à l’aube et au crépuscule de leur vie, c’est à elles qu’il appartient de choisir. Entre deux belles scènes de groupes de parole, Zita Hanrot et Clémence Boisnard rayonnent — la première exprime une rage magnifique qu’on ne soupçonnait pas dans Fatima, de Philippe Faucon (2015). Voilà deux combattantes qui se débattent violemment, et rient aussi, dans une démarche de guérison à contretemps. Ce film où un simple sandwich grec peut rendre l’espoir est un éloge insolent de l’appétit de vie, coûte que coûte.
LA FETE EST FINIE, Marie Garel-Weiss 2017 (moeurs drogue)@@ (E)
Arrivées le même jour dans un centre de désintoxication, Céleste et Sihem ont dû mal à s'accommoder à la discipline quasi militaire de l'établissement. La volonté commune de se so ...

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LA FIEVRE DU SAMEDI SOIR, John Badham 1977, John Travolta, Karen-Lynn Gorney (danse)@@


Tony Manero vit dans Little Italy, à New York. Seule échappatoire à une vie réglée entre copains, famille, cuites et bagarres, le night-club, où, sur des musiques disco, Tony devient un as du ­déhanchement sensuel. Il rencontre Stephanie, une jeune danseuse. Formeront-ils un couple pour le concours de danse ?

TELERAMA
Un garçon de courses s’éclate en participant à des concours de danse disco. Du temps où seul le menton de John Travolta était grassouillet, il nous reste cette “Fièvre du samedi soir”, qui a gardé un excellent rapport qualité-paillettes.
Les années 1980, jugées grises et inhumaines, nous avaient au moins débarrassés de l’icône Travolta, costume blanc et doigt en l’air, imagerie kitsch d’une « fureur de vivre » de centre commercial. Mais revoir avec du recul cette Fièvre du samedi soir, pompe à dollars originelle, n’est pas inintéressant. Outre la fébrile musique des Bee Gees, on découvrira qu’il s’agit d’un film astucieux sur nos erreurs de jeunesse (l’équivalent américain de J’ai raté Télé-foot, de Renaud), sur une mode vestimentaire et musicale. La Fièvre du samedi soir peut ­encore en faire soupirer d’aise certains.
LA FIEVRE DU SAMEDI SOIR, John Badham 1977, John Travolta, Karen-Lynn Gorney (danse)@@ (E)
Tony Manero vit dans Little Italy, à New York. Seule échappatoire à une vie réglée entre copains, famille, cuites et bagarres, le night-club, où, sur des musiques disco, Tony devient un as du ­d ...

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LA FILLE AU BRACELET, Stephane Demoustier 2019, Anais Demoustier, Melissa Guers, Roschdy Zem (policier)@@


Bruno et Céline voient leur vie de famille basculer lorsque Lise, leur fille de 17 ans, est accusée du meurtre de son amie Flora. Deux ans après le crime, Lise vit avec un bracelet électronique, en compagnie de ses parents et de son petit frère, Jules. Alors que le procès approche, la vie de Bruno ne tourne qu'autour de ces quelques jours au cours desquels il sait que le destin de sa fille va se jouer, au beau milieu d'une cour d'assises.
LA FILLE AU BRACELET, Stephane Demoustier 2019, Anais Demoustier, Melissa Guers, Roschdy Zem (policier)@@ (E)
Bruno et Céline voient leur vie de famille basculer lorsque Lise, leur fille de 17 ans, est accusée du meurtre de son amie Flora. Deux ans après le crime, Lise vit avec un bracelet électronique, en compagnie de s ...

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LA FILLE DE BREST, Emmanuelle Bercot 2016, Sidse Babett Knudsen, Benoît Magimel (thriller sante)@@


Dans un hôpital de Brest, une pneumologue découvre un lien direct entre des morts suspectes et la prise d'un médicament commercialisé depuis 30 ans, le Mediator. De l'isolement des débuts à l'explosion médiatique de l'affaire, l'histoire inspirée de la vie d'Irène Frachon est une bataille de David contre Goliath pour voir enfin triompher la vérité.

TELERAMA
Avec ce récit hyper rythmé conçu comme un thriller, Emmanuelle Bercot met en scène le scandale du Mediator et la bataille d’Irène Frachon contre les laboratoires Servier. Un film dossier bien documenté, interprété avec finesse.

Pneumologue au CHU de Brest, Irène Frachon avait découvert un lien direct entre des morts suspectes et la prise d’un médicament antidiabète. Pendant des années, la modeste praticienne a dû affronter le laboratoire Servier, mais aussi les autorités de contrôle sanitaire, avant que le Mediator ne soit interdit…

À la manière de Steven Soderbergh (et son Erin Brockovich), Emmanuelle Bercot plonge dans les coulisses de ce combat du pot de terre contre le pot de fer avec une densité d’informations à donner le vertige. Pas besoin d’être un étudiant en cinquième année de médecine pour apprécier : la réalisatrice compense la dimension technique du sujet par un récit hyper rythmé, conçu comme un thriller. La Fille de Brest s’inscrit dans la lignée des grands « films-dossiers » de Costa-Gavras. Même souci d’exactitude documentaire, même recours habile à quelques pointes d’humour, et même importance apportée aux seconds rôles. Benoît Magimel est très émouvant en chercheur galvanisé par la fougue de l’héroïne. Il faut dire que, dans la blouse blanche du Dr Frachon, Sidse Babett Knudsen déménage. Les cinq premières minutes, le léger accent de l’actrice danoise a de quoi troubler. Mais sa sincérité, son énergie, son côté un peu clown aussi finissent, comme son personnage, par briser toutes les résistances.
LA FILLE DE BREST, Emmanuelle Bercot 2016, Sidse Babett Knudsen, Benoît Magimel (thriller sante)@@ (E)
Dans un hôpital de Brest, une pneumologue découvre un lien direct entre des morts suspectes et la prise d'un médicament commercialisé depuis 30 ans, le Mediator. De l'isolement des débuts à l'explosi ...

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LA FILLE DE D ARTAGNAN, Bertrand Tavernier 1993, Sophie Marceau, Philippe Noiret (cape et epee)@@


Eloïse d'Artagnan, fille de l'illustre mousquetaire, est élevée dans un couvent. Le duc de Crassac, trafiquant d'esclaves et de café, envoie ses sbires, commandés par la `Femme en rouge', sa maîtresse, en expédition punitive dans l'établissement. La mère supérieure y laisse la vie. A la suite d'une confusion, Eloïse prend la route de Paris avec, dans sa poche, une liste de blanchisserie.

TELERAMA
Sophie Marceau offre sa fougue à une Éloïse d’Artagnan échappée du couvent pour déjouer un complot avec son vieux mousquetaire de père. Bertrand Tavernier rend un ludique son hommage aux films de cape et d’épée. Bonheur partagé.

Éloïse d’Artagnan s’échappe de son couvent après l’assassinat de la mère supérieure. Elle a trouvé un mystérieux message qui, croit-elle, fait allusion à un complot visant le roi. Elle bouscule alors la retraite de son célèbre père…

Bertrand Tavernier avait préparé ce film pour le cinéaste Riccardo Freda, qu’il admirait depuis toujours. Mais, à 84 ans, l’Italien dut renoncer. Amateur d’histoire, ardent défenseur du cinéma d’aventures, Tavernier le remplaça au pied levé. Duels, complots, romances, tout est là. Et, au cœur de ce spectacle drôle et mouvementé, Sophie Marceau, fougueuse, ingénue. Sa vitalité souligne, par contraste, le déclin des anciens trois mousquetaires…

Le film commence dans une aube blafarde et finit aux dernières lueurs du jour. Comme presque toutes les œuvres du réalisateur, il parle d’amour, perdu et retrouvé, entre parents et enfants. Pour la fille de d’Artagnan, la véritable aventure, c’est de reconquérir son père.

LA FILLE DE D ARTAGNAN, Bertrand Tavernier 1993, Sophie Marceau, Philippe Noiret (cape et epee)@@ (E)
Eloïse d'Artagnan, fille de l'illustre mousquetaire, est élevée dans un couvent. Le duc de Crassac, trafiquant d'esclaves et de café, envoie ses sbires, commandés par la `Femme en rouge', sa maîtresse, ...

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LA FILLE DU PUISATIER, Daniel Auteuil 2011, Kad Merad, Sabine Azéma, Jean-Pierre Darroussin, Nicolas Duvauchelle (societe)


Dans les environs de Salon-de-Provence, en coupant à travers champs pour aller porter le déjeuner à son père, Patricia, la fille ainée du puisatier Pascal Amoretti, fait la connaissance du bel aviateur Jacques Mazel. C'est le coup de foudre et un peu de clair de lune fera le reste à leur seconde rencontre. Mais, le soir même, Jacques est envoyé au front de la Seconde Guerre mondiale, sans pouvoir prévenir sa belle.

TELERAMA
Dans la cuvée 2011, cette histoire de père courageux et de jeune fille déshonorée par un jeune bourgeois n'est plus qu'une vaine pantomime, une crèche vivante, avec de bons comédiens — Jean-Pierre Darroussin, Sabine Azéma — transformés en santons. Reprenant le rôle du « puisatier » autrefois créé par Raimu, Daniel Auteuil force son accent, surjoue le patriarche pauvre mais fier. Ironie du sort : c'est chez Pagnol (et Claude Berri), dans Jean de Florette et Manon des sources, que son talent avait éclaté... — Cécile Mury
LA FILLE DU PUISATIER, Daniel Auteuil 2011, Kad Merad, Sabine Azéma, Jean-Pierre Darroussin, Nicolas Duvauchelle (societe) (E)
Dans les environs de Salon-de-Provence, en coupant à travers champs pour aller porter le déjeuner à son père, Patricia, la fille ainée du puisatier Pascal Amoretti, fait la connaissance du bel aviateur Jac ...

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LA FILLE DU RER, André Téchiné 2009, Emilie Dequenne, Catherine Deneuve (thriller social)@@


Veuve, Louise vit avec sa fille Jeanne dans un petit pavillon de banlieue, situé à deux pas d'une station de RER. Louise gagne sa vie en gardant des enfants. Jeanne cherche mollement un emploi. Un jour, Louise pense avoir trouvé sur Internet un travail idéal pour sa fille : un poste de secrétaire chez un avocat renommé, Samuel Bernstein. Jeanne ne montre aucun enthousiasme. Le nom de cet avocat lui donne alors une idée des plus étranges. Dans le RER, la jeune fille invente en effet une singulière histoire d'agression. Bientôt, les médias s'emballent et tout le monde prend fait et cause pour Jeanne. Très vite, Louise redoute que sa fille n'ait un terrible mensonge à se reprocher...

TELERAMA
Que se passe-t-il dans la tête d’une femme qui invente une agression antisémite ? Inspiré par le fait divers de 2004, Téchiné sonde avec style et vivacité une société française à la fois bloquée et disloquée, où le mensonge est la seule issue.

Un fait divers marquant, survenu en 2004, est à l’origine du scénario : une jeune femme avait mystifié la police en prétendant avoir été victime d’une agression antisémite sur la ligne D du RER. À l’écran, la regrettée Émilie Dequenne prête à cette banlieusarde une vivacité et une fêlure étrange dans le regard, comme annonciatrice de l’imposture.

Aux antipodes du film-dossier, André Téchiné ne déroule aucune chaîne causale pour expliquer le mensonge. Le délit est sans mobile ou presque (« J’ai fait ça pour qu’on m’aime », balbutiera l’intéressée), mais pas sans conséquences absurdes — alimenter indirectement l’antisémitisme, entre autres. Des mots et des faits qui ne coïncident pas, une crise du sens et du lien : voilà de quoi le film rend compte, selon une esthétique de la brisure, entre les riches et les autres, entre les jeunes et les vieux, entre les Juifs et les goys.

Cinéaste inquiet mais humaniste Téchiné a souvent acheminé, envers et contre tout, ses personnages vers un monde à habiter ensemble. Dans La Fille du RER, il se résigne, au contraire, à renvoyer chacun à sa solitude. Une scène superbe, inutile pour l’intrigue, montre une Catherine Deneuve (la mère) qui se cache de Michel Blanc (l’avocat), à quelques mètres du lieu fixé pour leurs retrouvailles d’anciens amants, trente ans après. Le rendez-vous n’aura pas lieu, chacun rentrera chez soi.
YNOPSIS
LA FILLE DU RER, André Téchiné 2009, Emilie Dequenne, Catherine Deneuve (thriller social)@@ (E)
Veuve, Louise vit avec sa fille Jeanne dans un petit pavillon de banlieue, situé à deux pas d'une station de RER. Louise gagne sa vie en gardant des enfants. Jeanne cherche mollement un emploi. Un jour, Louise pense avoir trou ...

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LA FILLE INCONNUE, freres Dardenne 2016, Adele Haenel, Jeremie Renier (societe)@@


Jenny, jeune médecin généraliste, se sent coupable de ne pas avoir ouvert la porte de son cabinet à une jeune fille retrouvée morte peu de temps après. Apprenant par la police que rien ne permet de l'identifier, Jenny n'a plus qu'un seul but : trouver le nom de la jeune fille pour qu'elle ne soit pas enterrée anonymement, qu'elle ne disparaisse pas comme si elle n'avait jamais existé.

TELERAMA
Une médecin n’ouvre pas sa porte à une jeune femme, retrouvée morte le lendemain. Prise de remords, la praticienne décide d’enquêter sur l’inconnue. Après “Rosetta”, les frères Dardenne dressent un nouveau portrait de femme complexe et obstinée.

Comme toutes les héroïnes des frères Dardenne, Jenny a une obsession. Elle veut racheter son erreur. La seule que cette perfectionniste ait commise. Un soir, alors que son cabinet médical était déjà fermé, elle a refusé d’ouvrir à une patiente, se sentant trop fatiguée pour bien s’occuper d’elle. Le lendemain, elle apprend que la jeune femme est morte à quelques mètres de sa porte. Personne ne la connaît, personne ne réclame sa dépouille. Faute d’avoir pu la sauver, Jenny va tout faire pour lui restituer son identité.

La mise en scène des Dardenne, plus posée, plus classique, mais aussi plus sèche que d’habitude, semble moins animée de ce sentiment d’urgence qui bouleversait tant dans La Promesse ou Le Fils. Jenny elle-même est, a priori, moins aimable que ses « grandes sœurs » de cinéma. Adèle Haenel l’incarne comme un petit soldat à l’air buté, qui refoule ses sentiments. Plus profondément, Jenny a tout d’une sainte (laïque, certes, mais sainte quand même) : elle amène ses interlocuteurs à confesser leurs fautes, et par là même, à retrouver leur dignité. À devenir meilleurs… Au fil de cette enquête aussi policière que morale, le film ne cesse de monter en puissance dramatique. Jusqu’à la révélation complète, déchirante, de la vérité dans une des scènes les plus fortes que les cinéastes aient jamais tournées.
LA FILLE INCONNUE, freres Dardenne 2016, Adele Haenel, Jeremie Renier (societe)@@ (E)
Jenny, jeune médecin généraliste, se sent coupable de ne pas avoir ouvert la porte de son cabinet à une jeune fille retrouvée morte peu de temps après. Apprenant par la police que rien ne permet de ...

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LA FILLE QU ON APPELLE, Charlene Favier 2023, Alba Bellugi, Pascal Gregory, Jean-Pierre Martins (justice)


Ministre depuis peu, Quentin Le Bars a longtemps été le maire de cette ville de la côte où Laura a grandi, et où elle est revenue vivre après quelques années de galère à Paris. Hébergée par son père, Max, chauffeur de l'édile et ancien boxeur, elle s'est apprêtée pour le rendez-vous que celui-ci lui avait arrangé avec son patron afin de l'aider à obtenir un logement. Le maire, qui a plus du double de son âge, a décelé d'emblée une proie dans la jeune femme gracile.

TELERAMA
Entre polar et tragédie grecque, ce téléfilm sur une jeune femme victime d’un homme de pouvoir séduit, malgré sa froideur et une conclusion un peu bâclée.

La fille qu’on appelle, c’est celle dont on dispose à sa guise, dans le monde des hommes qui pensent avoir tous les droits. Elle prend ici les traits de Laura, 20 ans, mais l’indéfinition du titre fait de cette fille-là l’incarnation d’une tragédie immémoriale. Une vieille histoire qui se rejoue sous le soleil du Midi, où la jeune femme revient s’installer auprès de son père, boxeur déchu devenu chauffeur du maire : en échange d’une faveur immobilière, elle va être jetée en pâture à l’homme de pouvoir.

Sous la plume de Tanguy Viel, qui adapte ici son propre roman 1, et le regard de Charlène Favier, réalisatrice de Slalom, le sujet se pare tantôt de la lumière crue d’une arène, tantôt de la pénombre d’un film noir. Noir du casino où travaille et loge Laura, théâtre sordide des visites de l’édile (un Pascal Greggory vampirique) qui vient prendre son dû, et que sa victime suit, zombifiée, sous les regards fuyants. Clair-obscur du commissariat où elle vient déposer son témoignage, face à des flics qui lui reprochent de raconter des histoires. Blancheur implacable d’un épilogue où la cécité du père est enfin levée.

En préférant le symbolique au psychologique, La fille qu’on appelle se condamne à une certaine froideur. Le parti pris séduit, même si dans le dernier tiers, le téléfilm ne semble plus savoir quoi faire de ces archétypes et conclut trop abruptement. Ce qui n’empêche pas le regard détaché et défiant d’Alba Gaïa Bellugi de nous poursuivre après le mot « fin ».

Un matin, Laura Corre se présente à la police pour porter plainte contre Quentin Le Bars. Ministre depuis peu, l'homme a longtemps été le maire de la ville côtière où Laura a grandi, et où elle est revenue vivre après quelques années de galère à Paris. Hébergée par son père, Max, chauffeur de l'édile et ancien boxeur, elle s'est apprêtée pour le rendez-vous que celui-ci lui avait arrangé avec son patron afin de l'aider à obtenir un logement. Le maire, qui a plus du double de son âge, a décelé d'emblée une proie dans la jeune femme gracile, à la fois affranchie et intimidée par son pouvoir. Il a demandé à l'un de ses obligés, le gérant du casino local, d'octroyer à Laura l'un des studios sous les toits, et un travail derrière le bar : une prétendue faveur qu'elle paiera cher.
LA FILLE QU ON APPELLE, Charlene Favier 2023, Alba Bellugi, Pascal Gregory, Jean-Pierre Martins (justice) (E)
Ministre depuis peu, Quentin Le Bars a longtemps été le maire de cette ville de la côte où Laura a grandi, et où elle est revenue vivre après quelques années de galère à Paris. H ...

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LA FINALE, Robin SYKES 2018, Thierry Lhermitte, Rayane Bensetti (societe)@@


Gérant d'un restaurant parisien, Roland Verdi est atteint par la maladie d'Alzheimer. Sa famille est aux petits soins avec lui, sauf son petit-fils, J.B., qui n'a qu'un seul but : jouer sa finale de basket-ball à Paris. Mais les parents de J.B., bloqués ce week-end, lui demandent de surveiller son grand-père. Dès lors, rien ne va se passer comme prévu car J.B. va entraîner Roland avec lui dans son voyage.
LA FINALE, Robin SYKES 2018, Thierry Lhermitte, Rayane Bensetti (societe)@@ (E)
Gérant d'un restaurant parisien, Roland Verdi est atteint par la maladie d'Alzheimer. Sa famille est aux petits soins avec lui, sauf son petit-fils, J.B., qui n'a qu'un seul but : jouer sa finale de basket-ball à Paris. Mais l ...

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LA FIRME, Sydney Pollack 1993, Gene Hackman, Tom Cruise (thriller)@@


Mitch McDeere, un jeune avocat prometteur, déménage dans le Tennessee après avoir été embauché par une petite firme de Memphis. La compagnie est aux petits soins avec son nouvel employé. Peu à peu, Mitch découvre l'envers de la médaille et la vraie nature des clients de la firme.

TELERAMA
Mitch est promis à une fructueuse carrière d’avocat. Parmi de nombreuses offres d’emploi, il choisit celle d’une firme de Memphis, dont le pater­nalisme et le goût du rituel choquent sa femme, Abby. Mitch est pris en main par un sympathique vétéran de la société, Avery Tolar. Mais quatre membres de la firme ont disparu…

C’est de la belle ouvrage. Après l’échec de Havana, Sydney Pollack devait alors rassurer Hollywood sur son habileté à mettre en scène un polar psychologique à la fois dense et populaire. Bien sûr, époque oblige, on est loin des Trois Jours du Condor, et le metteur en scène ne cherche pas à faire de son film une vraie réflexion sur l’argent sale des années 1980. Adapté d’un best-seller de John Grisham, La Firme séduira néanmoins ceux qui aiment les intrigues tortueuses, les héros pris au piège et les rebondissements à couper le souffle. En plus d’un scénario spectaculaire, la distribution est époustouflante.
LA FIRME, Sydney Pollack 1993, Gene Hackman, Tom Cruise (thriller)@@ (E)
Mitch McDeere, un jeune avocat prometteur, déménage dans le Tennessee après avoir été embauché par une petite firme de Memphis. La compagnie est aux petits soins avec son nouvel employé. Peu ...

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LA FLEUR DU MAL, Claude Chabrol 2003, Benoît Magimel, Nathalie Baye (societe)@@


La culpabilité peut-elle se transmettre, comme certaines maladies, de génération en génération ? Quels effets une faute non expiée peut-elle avoir pour le coupable mais aussi pour ses descendants et sa famille ? A la fin de la Deuxième Guerre mondiale, dans l'atmosphère délétère des règlements de compte liés à la collaboration, une femme est acquittée d'un crime qu'elle aurait peut-être commis. Un tract anonyme adressé à ses descendants vient faire ressurgir ce trouble passé.

TELERAMA
Tous les signes extérieurs de « chabrolité » clignotent : la chère province française (le Bordelais), la famille bourgeoise et le crime. Avec, en plus, une référence à l'Occupation, période qui a toujours passionné le cinéaste. Les Charpin-Vasseur traînent ainsi un héritage gratiné, avec notamment un aïeul grand collabo, assassiné en 1945 par sa propre fille, et une solide tradition de mariages consanguins.

Chabrol se débrouille pour gorger d'informations ses premières bobines et se délecte ensuite à mettre en scène ce que l'on sait déjà, jusqu'à un dénouement abrupt. La démarche avait fait ses preuves dans Merci pour le chocolat, le film d'avant. Mais elle s'applique ici avec moins de bonheur, tant le mystère et l'ombre font défaut. Que les personnages soient à ce point conscients de tous leurs désirs et de leurs mobiles, à même de les commenter, voilà une hypothèse intéressante sur le papier, mais dévitalisante en pratique. Reste ce sens du grotesque incident, qui éclabousse tout le monde. Les Charpin-Vasseur, Atrides cool, prennent leur place dans la galerie de monstres familiers de Chabrol, qui regarde les humains sans la moindre illusion, mais sans se situer lui-même plus haut ni virer au nihilisme désespéré. Dans sa botanique, la fleur du mal est juste une variété très répandue.
LA FLEUR DU MAL, Claude Chabrol 2003, Benoît Magimel, Nathalie Baye (societe)@@ (E)
La culpabilité peut-elle se transmettre, comme certaines maladies, de génération en génération ? Quels effets une faute non expiée peut-elle avoir pour le coupable mais aussi pour ses descendants et ...

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LA FOLIE DES GRANDEURS Gérard Oury 1971, Louis De Funes, Yves Montand@@


Don Salluste profite de ses fonctions de ministre des Finances du roi d'Espagne pour racketter le peuple. Mais la Reine qui le déteste réussit à le chasser de la cour. Ivre de vengeance, il décide de la compromettre. Son neveu Don César ayant refusé de se mêler du complot, c'est finalement le valet de Don Salluste, Blaze, transi d'amour pour la souveraine, qui tiendra le rôle du Prince charmant.
LA FOLIE DES GRANDEURS Gérard Oury 1971, Louis De Funes, Yves Montand@@ (E)
Don Salluste profite de ses fonctions de ministre des Finances du roi d'Espagne pour racketter le peuple. Mais la Reine qui le déteste réussit à le chasser de la cour. Ivre de vengeance, il décide de la compromet ...

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LA FOLLE HISTOIRE DE MAX ET LEON, Jonathan Barré 2016, David Marsais, Grégoire Ludig (comique)@


En septembre 1939, la guerre vient d'être déclarée. Max et Léon, deux amis inséparables, qui ne font pas grand-chose de leur vie à part la fête, veulent à tout prix fuir le conflit. Malgré leurs efforts, ils ne parviennent pas à se faire réformer. Ils sont donc incorporés dans l'armée de terre, dont ils essaient de s'échapper à maintes reprises. Mais ils échouent à chaque fois à cause de leur maladresse. Les deux compères sont envoyés en Syrie pour une mission. Contre toute attente, ils la mènent à bien. Lorsqu'ils reviennent en France, ils sont chargés de mener des opérations d'espionnage et de passer les lignes allemandes..

TELERAMA
à Comédie potache, héritière de “La Grande Vadrouille”, de “Papy fait de la résistance”, mais aussi de l’humour du “Saturday night live”.

Un grand abruti et un petit lâche deviennent, par le plus grand des hasards, des héros de la Résistance… Ceux, de 7 à 77 ans, qui connaissent et apprécient les blagues du duo du Palmashow vont s’amuser devant cette version potache de La Grande Vadrouille, sous l’influence de Papy fait de la résistance, du Saturday night live, mais aussi des Fugitifs, de Francis Veber. Après les vingt premières minutes un peu molles, on apprécie le mauvais goût assumé des scènes dans la Kommandantur. Notamment grâce à Bernard Farcy en collabo et, surtout, à l’extraordinaire Nicolas Maury en « conseiller artistique » de la propagande nazie qui lance cette réplique : « Et dire qu’il est déjà 18 heures à Berlin ! »
LA FOLLE HISTOIRE DE MAX ET LEON, Jonathan Barré 2016, David Marsais, Grégoire Ludig (comique)@ (E)
En septembre 1939, la guerre vient d'être déclarée. Max et Léon, deux amis inséparables, qui ne font pas grand-chose de leur vie à part la fête, veulent à tout prix fuir le conflit. Malg ...

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LA FOLLE HISTOIRE DE MAX ET LEON, Jonathan Barré 2016, David Marsais, Grégoire Ludig (comique)@@


La France, septembre 1939. Max et Léon, inséparables depuis l'enfance, ne pensent qu'à faire la fête et se la couler douce. Alors, quand sonne l'heure de la guerre et de l'incorporation, ils tentent de trouver un moyen de se faire réformer. En vain. Ils intègrent l'armée et sont immédiatement envoyés au front. Qu'importe, ils déserteront ! Nouvel échec. Bientôt, ils sont envoyés en mission en Syrie puis reviennent en France où on fait d'eux des espions.

TELERAMA
Comédie potache, héritière de “La Grande Vadrouille”, de “Papy fait de la résistance”, mais aussi de l’humour du “Saturday night live”.

Un grand abruti et un petit lâche deviennent, par le plus grand des hasards, des héros de la Résistance… Ceux, de 7 à 77 ans, qui connaissent et apprécient les blagues du duo du Palmashow vont s’amuser devant cette version potache de La Grande Vadrouille, sous l’influence de Papy fait de la résistance, du Saturday night live, mais aussi des Fugitifs, de Francis Veber.

Après les vingt premières minutes un peu molles, on apprécie le mauvais goût assumé des scènes dans la Kommandantur. Notamment grâce à Bernard Farcy en collabo et, surtout, à l’extraordinaire Nicolas Maury en « conseiller artistique » de la propagande nazie qui lance cette réplique : « Et dire qu’il est déjà 18 heures à Berlin ! »
LA FOLLE HISTOIRE DE MAX ET LEON, Jonathan Barré 2016, David Marsais, Grégoire Ludig (comique)@@ (E)
La France, septembre 1939. Max et Léon, inséparables depuis l'enfance, ne pensent qu'à faire la fête et se la couler douce. Alors, quand sonne l'heure de la guerre et de l'incorporation, ils tentent de trouver un ...

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LA FORET D EMERAUDE, John Boorman 1985, Powers Boothe, Meg Foster (nature)@


Bill Markham est un ingénieur américain venu construire un barrage hydraulique en bordure de la forêt amazonienne. Il s'installe avec sa femme Jean et leurs enfants Heather et Tommy. Ce dernier, âgé de 7 ans, est un jour enlevé tout près du chantier par une tribu d'indigènes locaux, les Invisibles. Dix ans plus tard, la construction du barrage est achevée. Bill et sa femme n'ont pas cessé de chercher leur fils, en vain.

Sous le nom de "Tomme", Tommy a été élevé par la tribu selon leur culture. Devenu un jeune homme, il doit passer un rite de passage pour devenir un adulte. Pour cela, il doit partir seul dans la forêt afin d'y chercher des pierres dont la boue extraite permet à son clan d'être invisible. Les Invisibles sont par ailleurs menacés par une tribu ennemie, les Féroces, ainsi que par la déforestation favorisée par le barrage.
LA FORET D EMERAUDE, John Boorman 1985, Powers Boothe, Meg Foster (nature)@ (E)
Bill Markham est un ingénieur américain venu construire un barrage hydraulique en bordure de la forêt amazonienne. Il s'installe avec sa femme Jean et leurs enfants Heather et Tommy. Ce dernier, âgé de 7 ans ...

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LA FORET SILENCIEUSE, Saralisa Volm 2022


Le père d'Anja disparaît sans laisser de traces alors qu'elle n'a que huit ans. Mais il s'est passé beaucoup de choses depuis cet événement et Anja revient dans sa région natale en tant que stagiaire en sylviculture. Elle travailledans la zone forestière où son père a disparu à l'époque. Peu après son retour, un suicide ébranle la communauté et tout le monde pense qu'il est lié à la disparition. Anja découvre des irrégularités dans le sol qui mènent à la catastrophe.

TELERAMA
Présenté à la Berlinale 2022, puis sorti dans les salles allemandes, ce premier long métrage d’une comédienne, louable sur le papier, œuvre pour la mémoire collective. Il se déroule en 1999 dans le Haut-Palatinat, circonscription de Bavière frontalière avec la République tchèque, non loin d’un camp de concentration. Sont évoquées les sinistres « marches de la mort », qui firent, autour de Flossenbürg, des milliers de victimes à la fin de la Seconde Guerre mondiale, parfois avec la complicité active de la population locale.

Une jeune pédologue, chargée de cartographier les sols de la région, retourne sur les lieux de la disparition de son père en randonnée, vingt ans auparavant. Avec une héroïne récupérant des échantillons par carottage et consultant l’herbier de son enfance, l’enquête prend d’abord la forme d’une étude de terrain — réaction des prélèvements à l’acide chlorhydrique, présences anormales d’orties ou de joncs.

Cette approche scientifique, qui aurait pu tenir le film, s’agrège à un scénario démonstratif, peuplé de personnages plus ou moins dégénérés. La cinéaste s’en remet ensuite à des clichés de thriller en pure perte : une chasse nocturne au sanglier qui tourne mal, suivie d’une séance d’autochirurgie à l’agrafeuse. Dommage, car la forêt d’épicéas, qui tue toute végétation au sol en ne laissant pas la lumière passer, constituait un décor hautement symbolique.
LA FORET SILENCIEUSE, Saralisa Volm 2022 (E)
Le père d'Anja disparaît sans laisser de traces alors qu'elle n'a que huit ans. Mais il s'est passé beaucoup de choses depuis cet événement et Anja revient dans sa région natale en tant que stagiaire ...

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LA FRACTURE, Catherine Corsini 2021, Valéria Bruni Tedeschi, Marina Foïs (histoire societe)@@


Par une nuit d'hiver de 2018, Raf, sur le point de rompre avec Julie, se casse le bras et se retrouve aux urgences d'un grand hôpital parisien. Au même moment, Yann sort blessé d'une manifestation de gilets jaunes. Ces trois personnages sont confrontés à une atmosphère pesante et inquiétante dans un service d'urgences bondé. Des manifestants en colère et blessés qui assiègent le bâtiment aggravent la situation.

TELERAMA
Panique et hurlements dans les urgences saturées d’un hôpital après une manifestation. Un fiévreux huis clos humain et politique, à l’humour rageur.

État d’urgences, au pluriel. Le film de Catherine Corsini arrive sur nos écrans comme une alarme assourdissante. Un réveil brutal et bienvenu, dans le train-train hypnotique et délétère de ce début de campagne présidentielle. Où sont les vraies fractures de la société ? Dans le chaos de l’hôpital public, au soir d’une manifestation des Gilets jaunes.

Unité de temps – une nuit sous tension maximale – et de lieu – les couloirs miteux d’un service d’urgences exsangue – pour raconter ce que l’on n’ose, d’ordinaire, imaginer et représenter sur notre sol démocratique : la guerre. Elle est partout, dans une mise en scène d’une énergie inouïe. La caméra capte la confusion, le manque et le trop-plein, comme on chevauche un animal fou, que la douleur a rendu dangereux.

État de sièges, au pluriel. Ceux des salles d’attente ou végètent les blessés de la manif, en attendant qu’un personnel soignant sous-payé, harassé cavale jusqu’à eux pour adoucir, un instant seulement, la violence du dehors. État de siège au singulier : dans la fumée des bombes lacrymogènes, des CRS campent aux portes et demandent qu’on leur livre des noms, des gens, des coupables.

Dans cet établissement parisien aux allures d’hôpital de campagne, Catherine Corsini a choisi de suivre une poignée de personnages, de capter la chorégraphie de leur colère. Ça tombe, ça gueule, ça frappe. Toutes les percussions du malaise social se répondent sans jamais faiblir, pendant que, dans un coin, une vieille patiente oubliée de tous, est en train de mourir doucement.

Un film de rage et d’humour
Et pourtant, ce formidable huis clos humain et politique n’est pas un film noir, mais de rage et d’humour. Il joue, avec une honnêteté brutale, une dérision brillante, à confronter les mondes, à les laisser se heurter sans solution évidente, dans le mouvement perpétuel des urgences : Yann, le routard Gilet jaune (Pio Marmaï, épatant), avec son mollet criblé d’éclats de grenade, et puis Raf et Julie, couple de bobos en crise, échouées là parce que la première s’est cassé la figure en courant après la seconde en pleine rue, et en pleine scène de ménage.

Les crises, c’est la spécialité de Raf, son carburant, sa came (sans compter un petit comprimé de Subutex périmé) et elles offrent l’un de ses plus beaux rôles à Valeria Bruni Tedeschi, qui n’a jamais porté sa folie burlesque, autant que sa puissance d’émotion, à de tels sommets. Avec ce personnage-miroir, ainsi que celui de sa compagne (Marina Foïs, impeccable en clown blanc exaspéré), la réalisatrice questionne la place de la gauche bourgeoise dans le marasme actuel, et ne lui fait pas de cadeau.

Lire notre critique

r “Un amour impossible”, de Catherine Corsini : un grand film d’époque sur la condition féminine

Grand morceau de bravoure – dans un film qui en regorge – l’engueulade entre Yann, le prolo provincial énervé, et Raf, l’artiste parisienne excentrique, ouvre sur un questionnement aigu, très contemporain. Qui est hors-sol, qui se trompe, qui se laisse manipuler, qui souffre vraiment ? Aucune démonstration pesante, aucune condescendance de classe, mais pas plus de mea culpa facile. Juste le constat que l’humanisme est, encore et toujours, un sport de combat. Du genre qui vous met souvent au tapis.

Et puis, dans cette ambiance électrique et dure, souvent d’une drôlerie irrésistible, il y a les gestes vrais de Kim, l’infirmière de garde depuis six nuits d’affilée – inoubliable Aïssatou Diallo Sagna, aide-soignante dans la vie. Sa compassion, sa douceur. Sa grâce. Son épuisement. Son beau visage qui ferme le film, comme une ultime raison de continuer la lutte.
LA FRACTURE, Catherine Corsini 2021, Valéria Bruni Tedeschi, Marina Foïs (histoire societe)@@ (E)
Par une nuit d'hiver de 2018, Raf, sur le point de rompre avec Julie, se casse le bras et se retrouve aux urgences d'un grand hôpital parisien. Au même moment, Yann sort blessé d'une manifestation de gilets jaunes. Ces tr ...

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LA FRENCH, Cédric Jimenez 2014, Jean Dujardin, Gilles Lellouche (thriller)@@


Dans les années 70, Marseille est devenue la capitale mondiale du trafic d'héroïne. Gaëtan Zampa est l'un des membres influents de la French connection, réseau mafieux qui "gère" et prospère grâce à ce très juteux business. Alors qu'il mène grand train sur la Côte d'Azur, il trouve sur sa route le juge Pierre Michel, qui a été muté dans le sud pour faire le ménage. Magistrat intègre et jusqu'au-boutiste, il mène une guerre sans répit contre le milieu au point de risquer plus d'une fois sa vie. Sa femme Jacqueline ne comprend pas sa lutte obstinée et ne supporte pas de le voir mettre sa vie et celle de sa famille en danger...

TELERAMA
Un parrain scorsésien, un juge intransigeant : avec Gilles Lellouche et Jean Dujardin, la “French connection” récidive à Marseille dans les années 1970. Loin du film-dossier, La French revisite ce moment-clé dans l’histoire du grand banditisme.

Règlement de comptes sur la Corniche, à Marseille. La scène est sèche, brutale, efficace. À gauche, sur le bitume, deux motards traquent une voiture. À droite, la mer défile à toute vitesse. L’automobiliste, bien sûr, finit criblé de balles. On est en 1975, et le film s’inspire de faits réels. Qui a oublié la « French connection », qui faisait alors de Marseille le pivot mondial du trafic d’héroïne, notamment vers les États-Unis ? William Friedkin puis John Frankenheimer en tirèrent à l’époque deux fameux films, tournés à chaud, au cœur des seventies. Quelque quarante ans plus tard, La French revisite ce moment-clé dans l’histoire du grand banditisme, et d’une ville depuis toujours hantée par le « milieu ».

Avec le temps, la saga criminelle, pleine de trahisons, de rebondissements, de coups de filet et de massacres (la célèbre tuerie du Bar du Téléphone), est devenue objet de fantasme, de reconstruction romanesque, avec toute une faune mythique du genre policier : truands à gourmette, indics, barmaids, flics pourris… Plutôt que de faire un film-dossier, le réalisateur, Cédric Jimenez (Aux yeux de tous), se laisse fasciner par l’affrontement magnétique entre deux hommes, « généraux » adverses d’une véritable guerre. D’un côté, le redoutable parrain, Gaëtan Zampa, dit « Tany », que Gilles Lellouche interprète avec une intensité brutale, la roublardise et la violence imprévisible d’un héros scorsésien, entouré de sa cour d’Affranchis — référence évidente, jamais écrasante. De l’autre, le célèbre juge Michel, obsédé par sa mission, entre capitaine Achab et Eliot Ness : Jean Dujardin — à son meilleur —, qui le joue dévoré de l’intérieur, aussi accro à la justice qu’au danger. Autour de ces deux figures tragiques évolue un casting de luxe, de Benoît Magimel à Céline Sallette, Bruno Todeschini ou Mélanie Doutey… Autres atouts d’une production très classique, mais souvent haletante.
LA FRENCH, Cédric Jimenez 2014, Jean Dujardin, Gilles Lellouche (thriller)@@ (E)
Dans les années 70, Marseille est devenue la capitale mondiale du trafic d'héroïne. Gaëtan Zampa est l'un des membres influents de la French connection, réseau mafieux qui "gère" et prosp&egra ...

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LA FUGITIVE, Elmar Fischer 2023, Artjom Gilz, Katharina Nesytowa (thriller espionnage allemagne)@@


Une jeune Russe demande l’asile en Allemagne en échange de renseignements sur une attaque informatique qu’elle aurait elle-même contribué à fomenter. Mais qui est-elle vraiment ? Un thriller sans temps mort au coeur de l’espionnage moderne.

Plusieurs années après s’être mystérieusement volatilisée, Galina, originaire de Moscou, renoue avec Tom, son amour d’autrefois. Désormais recluse en Suède avec sa fille, la jeune femme semble vivre sous la menace. Galina détient en effet des informations capitales sur un projet de cyberattaque russe visant un hôpital berlinois, qu’elle s’empresse de transmettre aux autorités allemandes par l’entremise de Friederike, la sœur de Tom, responsable d’une cellule de crise au ministère des Affaires étrangères. En échange de nouvelles révélations, qui permettraient de déjouer de futures attaques, celle qui se présente comme une lanceuse d’alerte exige une forte somme d’argent, l’asile en Allemagne ainsi qu’une protection judiciaire. Mais une enquête révèle bientôt que Galina, ancienne agente des services secrets russes, a été membre du groupe de hackeurs incriminé, laissant planer le doute sur ses intentions réelles... Malgré les soupçons, Tom, résolu à ne pas perdre une seconde fois celle qu’il a follement aimée, fera tout pour la ramener saine et sauve en Allemagne.

Luttes d’influence
Qui est vraiment Galina ? Hackeuse repentie traquée par ses anciens donneurs d’ordres ou espionne retorse maniant à merveille le double jeu ? Quel prix est-on prêt à payer pour sauver des vies humaines ? Dans ce thriller haletant signé Elmar Fischer (Prise au piège), qui plonge au cœur des luttes d’influence contemporaines et de l’espionnage moderne, difficile de déceler qui manipule qui… Au fil d’une cavale entre la Suède, la Pologne et l’Allemagne, Tom, tiraillé entre les soupçons de sa sœur et son amour intact pour Galina, comprendra que les sentiments ne pèsent pas lourd face à la raison d’État.
LA FUGITIVE, Elmar Fischer 2023, Artjom Gilz, Katharina Nesytowa (thriller espionnage allemagne)@@ (E)
Une jeune Russe demande l’asile en Allemagne en échange de renseignements sur une attaque informatique qu’elle aurait elle-même contribué à fomenter. Mais qui est-elle vraiment ? Un thriller sans temps ...

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LA FUGITIVE, Jim Donovan 2012, Marie Avgeropoulos, Christina Cox (societe moeurs drogue)


Après une soirée très arrosée, une adolescente est retrouvée morte à cause d'une trop forte quantité de drogue, prise à son insu. Le passé de junkie de sa meilleure amie Holly l'inculpe automatiquement et elle est directement envoyée en prison dans l'attente de son jugement. Innocente, la jeune fille parvient à s'échapper lors de son transfert, et compte bien retrouver le véritable coupable de ce drame.

TELERAMA
Holly et Blake, 17 ans, sont les meilleures amies du monde. Lors d'une soirée, Blake est agressée par un homme qui la drogue. Puis elle est retrouvée morte. En probation pour une affaire de stupéfiants, Holly est aussitôt accusée du meurtre de son amie, d'autant que l'on découvre des cachets suspects dans son sac. Lors de son transfert en prison, Holly parvient à échapper à la police. En fuite, elle mène l'enquête afin de retrouver le meurtrier de Blake...
LA FUGITIVE, Jim Donovan 2012, Marie Avgeropoulos, Christina Cox (societe moeurs drogue) (E)
Après une soirée très arrosée, une adolescente est retrouvée morte à cause d'une trop forte quantité de drogue, prise à son insu. Le passé de junkie de sa meilleure amie Holly l ...

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LA FULGUREE, Didier Bivel 2024, Camille Claris, Pierre Perrier, Eric Savin (thriller catastrophe)@


Lucie et Samuel célèbrent leur mariage en Auvergne, lorsque la foudre s'abat sur eux et cinq autres personnes; Samuel est tué sur le coup; les autres survivent; deux ans plus tard, les miraculés se retrouvent sur les lieux du drame.
LA FULGUREE, Didier Bivel 2024, Camille Claris, Pierre Perrier, Eric Savin (thriller catastrophe)@ (E)
Lucie et Samuel célèbrent leur mariage en Auvergne, lorsque la foudre s'abat sur eux et cinq autres personnes; Samuel est tué sur le coup; les autres survivent; deux ans plus tard, les miraculés se retrouvent sur ...

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LA GIFLE, Claude Pinoteau 1974, Isabelle Adjani, Lino Ventura (société)@@


Jean est professeur de géographie dans un lycée parisien. A 50 ans, il n'a rien perdu de son caractère irascible et s'attend à être muté pour avoir blessé deux policiers qui battaient un étudiant. Son tempérament quelque peu excessif ne simplifie pas ses relations avec sa fille, Isabelle, une adolescente qui désire abandonner ses études pour aller vivre avec Marc, le garçon dont elle est éprise. Une gifle retentissante précipite la rupture entre le père et la fille. Isabelle ne tend pas l'autre joue. Elle déménage aussitôt, emmenant avec elle Rémy, le frère de sa copine Christine. Jean ne l'entend pas de cette oreille. Une course-poursuite s'engage entre Isabelle, qui tient à sa fierté, et Jean, qui regrette son geste malheureux...

TELERAMA
Avant la déflagration “La Boum”, Claude Pinoteau mettait en scène Lino Ventura en professeur de géographie dépassé par les événements : démission, divorce, rupture et paternité (d’une toute jeune et très casse-pied Isabelle Adjani) plus que mouvementée.

Isabelle a 18 ans. Ses parents ont divorcé. Elle vit seule avec son père, professeur de géographie dans un lycée parisien. Au lieu de réviser ses examens de médecine, elle passe ses soirées avec Marc, son amoureux un peu niais. Isabelle Adjani venait d’interpréter Ondine sur les planches de la Comédie-Française et s’apprêtait à s’exiler à Guernesey sur les traces d’Adèle Hugo, pour François Truffaut. Entre ces deux rôles d’idéaliste éperdue, l’actrice prodige se risquait à la comédie pour la première fois. Débit rapide, ruptures de ton, regard virevoltant, sa technique est sûre et sensible. La bouche pleine de pain beurré, le sourire angélique, elle se cale au fond d’un fauteuil et ironise devant son père bougon : « Dis donc, l’amour, c’est pas toujours la fête, hein ? »

Évident, léger, le film est à l’image de cette réplique, sortie de la plume avertie de Jean-Loup Dabadie. Conflits familiaux et politiques s’y donnent la main pour une farandole bon enfant. La satire sociale reste doucereuse, sans cesse désamorcée par des gags pirouettes au service de Francis Perrin. Formidable de démesure, la scène titre de la torgnole a gardé toute sa force dramatique.
LA GIFLE, Claude Pinoteau 1974, Isabelle Adjani, Lino Ventura (société)@@ (E)
Jean est professeur de géographie dans un lycée parisien. A 50 ans, il n'a rien perdu de son caractère irascible et s'attend à être muté pour avoir blessé deux policiers qui battaient un &eacu ...

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LA GLOIRE DE MON PERE, Yves Robert 1990, Julien Ciamaca, Philippe Caubere (saga)@@


Évocation de l'enfance heureuse de l'écrivain français Marcel Pagnol, et de ses vacances familiales à la campagne.

TELERAMA
Grâce à l’adaptation d’Yves Robert, on pénètre dans l’univers de Marcel Pagnol petit comme on feuillette, d’un doigt taché d’encre, ces livres d’images qui invitent à frotter la page pour y découvrir les senteurs de romarin, de thym, de lavande et de poussière des sentiers plombés de soleil. Mais aussi les odeurs de craie et de savon à barbe de Joseph, le père instituteur bouffeur de curés. Et encore le parfum d’eau de Cologne, d’amidon et de dessert vanillé de « maman », prononcé avec l’accent d’un amour débordant.
Tous les bruits qui composent les vacances d’un minot y sont aussi : le bavardage assourdissant des cigales, le craquement des sarments sous les croquenots d’écolier et, bien sûr, le cri de la bartavelle, oiseau de gloire paternelle. Marcel Pagnol aurait aimé.
LA GLOIRE DE MON PERE, Yves Robert 1990, Julien Ciamaca, Philippe Caubere (saga)@@ (E)
Évocation de l'enfance heureuse de l'écrivain français Marcel Pagnol, et de ses vacances familiales à la campagne.

TELERAMA
Grâce à l’adaptation d’Yves Robert, on pén& ...

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LA GRANDE COURSE AUTOUR DU MONDE, Blake Edwards 1965, Jack Lemmon, Tony Curtis, Natalie Wood, Peter Falk


En 1908, 6 voitures prennent le départ de la première grande course automobile autour du monde qui va de New York à Paris. Parmi les concurrents, l'ignoble professeur Fate et son âme damnée, Max, sont prêts à tout pour éliminer leurs adversaires. Bientôt, ils n'ont plus qu'un seul concurrent : le séduisant Leslie. Ce dernier voyage dans sa Leslie spécial en compagnie de Maggie DuBois, une jolie journaliste new-yorkaise et féministe.

TELERAMA
Blake Edwards rend un hommage irrespectueux à ses maîtres Laurel et Hardy, à qui le film est dédié. C'est un peu trop long, avec quelques chutes de rythme, mais avec aussi des moments inoubliables, notamment une gigantesque bataille de tartes (et de gâteaux) à la crème, l'une des plus belles de l'histoire du cinéma. Ça se passe en Amérique en 1908. Le héros, tout de blanc vêtu et dont les dents étincellent comme des étoiles (au sens propre du terme !), est défié pour une course, de New York à Paris, par le très perfide Pr Fatalitas, lequel, en compagnie de son valet (Peter Falk, le futur Columbo), ourdit des pièges infernaux qui tous se retournent contre lui.
LA GRANDE COURSE AUTOUR DU MONDE, Blake Edwards 1965, Jack Lemmon, Tony Curtis, Natalie Wood, Peter Falk (E)
En 1908, 6 voitures prennent le départ de la première grande course automobile autour du monde qui va de New York à Paris. Parmi les concurrents, l'ignoble professeur Fate et son âme damnée, Max, sont pr&ec ...

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LA GRANDE EVASION, John Sturges 63, Steve McQueen, Charles Bronson (aventure guerre)@@@


En Allemagne, durant la Seconde Guerre mondiale. Des officiers alliés, connus pour leur goût de l'évasion, mais ayant toujours échoué jusqu'ici, sont transférés dans un camp de prisonniers dirigé par von Luger. Leur capitaine, Ramsey, prévient celui-ci qu'il est de leur devoir d'essayer sans cesse de s'évader, afin que l'ennemi n'ait point de répit. Incorrigible, Hilts tente la belle aussitôt et se retrouve au cachot. Plus méthodique, Bartlett propose de creuser trois tunnels partant des baraquements et aboutissant sous les barbelés et l'enceinte du camp. Chacun au fait de sa tâche, les prisonniers se mettent consciencieusement à l'ouvrage...

TELERAMA
En 1943, des officiers alliés, prisonniers dans un camp allemand, creusent méthodiquement des galeries pour s’évader. Un long tunnel d’ennui ? Point du tout : on reste même scotché du début à la fin devant cette incroyable aventure de près de trois heures, inspirée d’une histoire vraie. Épreuve de titan, travail de fourmi, chapardages subtils, art de la diversion composent les étapes de cette longue opération pour se faire, enfin, la belle.

Steve McQueen, en forte tête solitaire, diffuse son charme flegmatique légendaire. À ses côtés, Donald Pleasence, ornithologue aveugle, Charles Bronson, herculéen et claustro, et James Coburn, impérial de désinvolture, se distinguent aussi. Quant au finale à l’air libre, avec ses morceaux de bravoure dignes d’un western et sa chevauchée à moto, ses sauts d’obstacles, il laisse un goût de victoire et de défaite mêlées. Pour beaucoup, l’évasion échoue cruellement. Pas pour les téléspectateurs.
LA GRANDE EVASION, John Sturges 63, Steve McQueen, Charles Bronson (aventure guerre)@@@ (E)
En Allemagne, durant la Seconde Guerre mondiale. Des officiers alliés, connus pour leur goût de l'évasion, mais ayant toujours échoué jusqu'ici, sont transférés dans un camp de prisonniers dir ...

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LA GRANDE EVASION, John Sturges 1963, Steve McQueen, James Garner et Richard Attenborough (thriller)@@@


Durant la Seconde Guerre mondiale, le stalag Luft North est un camp de prisonniers d'où l'on ne s'échappe pas ! C'est là que sont réunis et étroitement surveillés tous les spécialistes et récidivistes de l'évasion. Le commandant von Luger explique au colonel Ramsey comment et pourquoi l'évasion dans ce stalag est absolument impossible. Mais ce n'est pas l'avis de certains prisonniers alliés. Ils préparent une évasion massive.

TELERAMA
En 1943, des officiers alliés, prisonniers dans un camp allemand, creusent méthodiquement des galeries pour s’évader. Un long tunnel d’ennui ? Point du tout : on reste même scotché du début à la fin devant cette incroyable aventure de près de trois heures, inspirée d’une histoire vraie. Épreuve de titan, travail de fourmi, chapardages subtils, art de la diversion composent les étapes de cette longue opération pour se faire, enfin, la belle. Steve McQueen, en forte tête solitaire, diffuse son charme flegmatique légendaire. À ses côtés, Donald Pleasence, ornithologue aveugle, Charles Bronson, herculéen et claustro, et James Coburn, impérial de désinvolture, se distinguent aussi.

Quant au finale à l’air libre, avec ses morceaux de bravoure dignes d’un western et sa chevauchée à moto, ses sauts d’obstacles, il laisse un goût de victoire et de défaite mêlées. Pour beaucoup, l’évasion échoue cruellement. Pas pour les téléspectateurs.
LA GRANDE EVASION, John Sturges 1963, Steve McQueen, James Garner et Richard Attenborough (thriller)@@@ (E)
Durant la Seconde Guerre mondiale, le stalag Luft North est un camp de prisonniers d'où l'on ne s'échappe pas ! C'est là que sont réunis et étroitement surveillés tous les spécialistes et r&e ...

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LA GRANDE LESSIVE, Jean-Pierre Mocky 1968, Bourvil, Francis Blanche (comique)@@


Professeur de lettres dans un lycée, Armand Saint-Just est consterné par les effets de la télévision sur ses élèves. Les cours ont lieu devant des classes assoupies. Les professeurs s'adressent aux parents pour leur recommander d'éloigner leurs enfants des postes de télévision, mais cela reste sans aucun effet. Saint-Just se décide à agir.

TELERAMA
Un bon Mocky de série : mal fichu mais bien joué, utopique mais joyeusement anar, réglant son compte à la télévision, déjà bien envahissante. On sourit en grinçant des dents. Au moment du grand émoi soixante-huitard, la colère de Mocky contre la monolithique ORTF pouvait paraître décalée ; mais ce qui s’est passé depuis la justifie amplement.
LA GRANDE LESSIVE, Jean-Pierre Mocky 1968, Bourvil, Francis Blanche (comique)@@ (E)
Professeur de lettres dans un lycée, Armand Saint-Just est consterné par les effets de la télévision sur ses élèves. Les cours ont lieu devant des classes assoupies. Les professeurs s'adressent aux ...

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LA GRANDE MAGIE, Noémie Lvovsky 2023, Denys Podalides, Judith Chemla, François Morel (fabtaisie musical)@@


Au début des années 1920, sur la côte française. Au bord de la rupture, un couple se rend à un spectacle de rue où la jeune épouse, Marta, accepte de se prêter au jeu d'un tour de magie. Epuisée par Charles, son mari insupportable, Marta profite de l'occasion pour prendre la poudre d'escampette...

TELERAMA
La femme d’un notable disparaît lors d’un tour de magie. Comment la faire revenir ? Drame, drôlerie, chansons, trivialité… Un film trop chargé qui manque de rythme.

De la magie, des forains itinérants, la France des années 1920, un joli hôtel de villégiature au bord de la mer, une bien-aimée qui s’évanouit dans la nature… Diantre, en voilà de belles promesses ! Parmi les personnages, il y a Charles (Denis Podalydès), mari guindé, jaloux et fort désappointé. C’est lui dont l’épouse (Judith Chemla) a disparu, celle-ci ayant profité d’un tour de magie pour prendre la poudre d’escampette. En guise de réponse à l’exigence pressante de Charles de faire revenir immédiatement sa femme, le magicien bonimenteur (Sergi López) lui donne une petite boîte en disant qu’elle se trouve à l’intérieur. Mais il l’avertit : Charles ne doit l’ouvrir qu’à condition d’une absolue confiance en elle, sinon elle disparaîtra à jamais…

Adaptée librement d’une pièce méconnue, publiée en 1948 par l’écrivain italien Eduardo De Filippo, La Grande Magie déborde d’atouts. Il y règne un état d’esprit bohème, un charme de guingois, une fantaisie généreuse, un plaisir des acteurs communicatif. La fable invite aussi à danser, puisqu’elle se compose aussi de petites chorégraphies et de chansons, finement mises en musique par Feu ! Chatterton. Reste que la réalisatrice des Sentiments a voulu exprimer trop de choses. Gaieté, drame, loufoquerie, folie, imaginaire, trivialité, variations autour de l’amour… Cela fait beaucoup et nuit à l’histoire, qui a tendance à se déliter et à s’éloigner de son fil principal, le plus intéressant : ce lien étrange et évolutif entre Charles et son épouse. Il manque, sans doute, à ce film qu’on aurait voulu aimer davantage, la densité et le rythme, conditions sine qua non pour l’étourdissement escompté.
LA GRANDE MAGIE, Noémie Lvovsky 2023, Denys Podalides, Judith Chemla, François Morel (fabtaisie musical)@@ (E)
Au début des années 1920, sur la côte française. Au bord de la rupture, un couple se rend à un spectacle de rue où la jeune épouse, Marta, accepte de se prêter au jeu d'un tour de magie. ...

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LA GRANDE SEDUCTION, Jean-François Pouliot 2003 (societe)@@


À Sainte-Marie-La-Mauderne, un petit village portuaire, les habitants, autrefois de fiers pêcheurs, sont maintenant contraints de vivre des allocations gouvernementales. Après le départ du maire vers la grande ville, Germain, un des habitants, décide de prendre les choses en main.

TELERAMA
Sainte-Marie-la-Manderne est un charmant petit village portuaire. Mais la vie a bien changé en quelques années dans cette région autrefois paradisiaque. La population, majoritairement constituée de pêcheurs, est touchée par un chômage massif. Le changement pourrait venir de l'implantation d'une usine...
LA GRANDE SEDUCTION, Jean-François Pouliot 2003 (societe)@@ (E)
À Sainte-Marie-La-Mauderne, un petit village portuaire, les habitants, autrefois de fiers pêcheurs, sont maintenant contraints de vivre des allocations gouvernementales. Après le départ du maire vers la grande vil ...

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LA GRANDE VADROUILLE Gerard Oury 1966, Louis De Funes, Bourvil@@@


Au retour d'un bombardement sur la Ruhr, un avion anglais de la R.A.F. se trouve pris dans le feu de la Flak allemande qui le descend au-dessus de Paris. Sir Reginald, avant de sauter en parachute sur la ville occupée, fixe à ses hommes un point de ralliement: le Hammam.

TELERAMA
cette paire d’aventuriers improvisés résiste encore et toujours à l’envahisseur. Ils n’ont pas de potion magique, mais sont malins, coléreux, bref, gaulois. À leurs trousses, les écrasants vainqueurs se muent en tas de guignols poussifs. Cette célébrissime comédie, l’une des meilleures de Gérard Oury, s’arrange avec l’Histoire, cueille la revanche du rire. Un an après Le Corniaud, de Funès, plus teigneux que jamais, tyrannise à nouveau Bourvil le tendre. On ne se lasse pas de ce road movie de l’Occupation mené tambour battant, avec, ici et là, une goutte d’humour poétique : « Il n’y a pas d’hélice, hélas ! — C’est là qu’est l’os ! »
LA GRANDE VADROUILLE Gerard Oury 1966, Louis De Funes, Bourvil@@@ (E)
Au retour d'un bombardement sur la Ruhr, un avion anglais de la R.A.F. se trouve pris dans le feu de la Flak allemande qui le descend au-dessus de Paris. Sir Reginald, avant de sauter en parachute sur la ville occupée, fixe à ...

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LA GUERRE DES MONDES l invasion, Junaid Syed 2023 (science fiction)


En Angleterre, Herb, Oggy et Hannah, trois étudiants en astronomie, se précipitent sur le lieu du crash d'une météorite. Là, ils découvrent ce qui ressemble à une capsule spatiale. Lorsqu'ils l'approchent, l'appareil s'ouvre et un tentacule géant en sort. Alors que Hannah, pressentant un danger, recommande de s'éloigner, Herb entre momentanément en transe. Ce qu'ils ignorent, c'est que d'autres capsules se sont posées un peu partout dans le pays, libérant de gigantesques tripodes qui attaquent la population. Les trois amis sont bientôt rejoints par Ben Baxter, un militaire dont l'unité a été décimée par les créatures extraterrestres...
LA GUERRE DES MONDES l invasion, Junaid Syed 2023 (science fiction) (E)
En Angleterre, Herb, Oggy et Hannah, trois étudiants en astronomie, se précipitent sur le lieu du crash d'une météorite. Là, ils découvrent ce qui ressemble à une capsule spatiale. Lorsqu'ils ...

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LA GUERRE DES ROSES, Dany De Vito 1989, Kathleen Turner, Danny DeVito, Michael Douglas (sentimental)@@@


Barbara et Oliver Rose forment un couple apparemment tout à fait heureux. Ils sont mariés depuis plusieurs années et ont deux enfants. Cependant, du jour au lendemain, ils vont se retourner l'un contre l'autre : ils décident de divorcer. Ils ne reculent devant aucune bassesse pour rabaisser l'autre, et tenter d'arriver à leur but ultime : avoir la conservation exclusive de leur vaste maison.

TELERAMA
Après des années de bonheur conjugal, les Rose ne se supportent plus. En 1990, Danny DeVito dynamitait la cellule familiale américaine avec un humour corrosif !

Les histoires d’amour finissent mal, en général… Et en particulier dans le cas d’Oliver et Barbara, alias Monsieur et Madame Rose, du coup de foudre juvénile à la haine absolue. Michael Douglas et Kathleen Turner offrent un grand numéro de duettistes, dans cette satire cruellement drôle réalisée par le comédien Danny DeVito.

Un film à la fois impitoyable et réjouissant, qui mord là où ça fait mal, dans la zone charnue des illusions doucereuses. Si tout commence comme une comédie sentimentale — un peu trop de rose chez les Rose —, DeVito pose peu à peu ses pièges : bambins sur­alimentés, ennui conjugal, photo de famille bien encadrée, entre l’ego de Monsieur et les frustrations de Madame…

Avec le divorce, l’image explose : La Guerre des Rose n’est pas un titre exagéré. La séparation du couple tourne à la pulvérisation nucléaire. La caméra filme en huis clos les ravages d’une catastrophe intime qui couvait depuis longtemps. Les valeurs familiales et patriarcales, le matérialisme de l’époque Reagan sont passés à la moulinette d’un humour noir et critique, qui a plutôt bien vieilli.
LA GUERRE DES ROSES, Dany De Vito 1989, Kathleen Turner, Danny DeVito, Michael Douglas (sentimental)@@@ (E)
Barbara et Oliver Rose forment un couple apparemment tout à fait heureux. Ils sont mariés depuis plusieurs années et ont deux enfants. Cependant, du jour au lendemain, ils vont se retourner l'un contre l'autre : ils d&e ...

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LA GUERRE EST DECLAREE, Valérie Donzelli 2011, Valérie Donzelli, Jeremie Elkaim (sante)@@@


Roméo et Juliette se rencontrent lors d'une soirée parisienne. C'est le coup de foudre. De leur amour naît Adam. Tout semble sourire au jeune couple. Mais l'état d'Adam commence à les inquiéter. Des petites choses d'abord, comme une joue gonflée, puis des symptômes plus inquiétants comme ses yeux qui ne bougent pas en même temps. Roméo et Juliette consultent un pédiatre, un ORL, un neurologue, des spécialistes en tout genre. Finalement, le diagnostic tombe comme un couperet : Adam, 18 mois, est atteint d'une forme rare de cancer du cerveau. Tout l'univers de Roméo et Juliette s'écroule. Ils s'apprêtent à livrer une longue lutte contre la maladie...

TELERAMA
Sur la maladie de leur enfant, les comédiens Valérie Donzelli et Jérémie Elkaïm ont écrit à quatre mains ce récit intime, que la première a mis en scène. Un film lumineux et bouleversant.

Roméo rencontre Juliette, leurs prénoms les prédestinent et leur amour croît dans le beau Paris. Il y a une voix off, des couleurs qui éclatent, de la musique variée — punk, classique, yé-yé. Un cauchemar se profile cependant pour eux : les amoureux donnent naissance à Adam, qui tombe malade, et c’est très sérieux. Une tumeur au cerveau. À la certitude du bonheur se substitue le principe d’incertitude, avec l’angoisse des diagnostics, des résultats de scanners, de biopsies…

Voici le récit méthodique du combat mené contre la maladie, la mort. Comment l’énergie positive assimilée dans le prologue joyeux et les fondations solaires de l’union entre les deux personnages vont irriguer leur résistance, servir d’arme de destruction du malheur. C’est une longue épreuve que traversent les protagonistes, transformée en geste créatif, à la fois catharsis pour eux — puisque le film est directement autobiographique — et exorcisme pour nous, spectateurs.
LA GUERRE EST DECLAREE, Valérie Donzelli 2011, Valérie Donzelli, Jeremie Elkaim (sante)@@@ (E)
Roméo et Juliette se rencontrent lors d'une soirée parisienne. C'est le coup de foudre. De leur amour naît Adam. Tout semble sourire au jeune couple. Mais l'état d'Adam commence à les inquiéter. Des ...

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LA HAINE, Matthieu Kassovitz 1995, Vincent Cassel (thriller)@@


Une émeute éclate dans la cité des Muguets, à la suite d'une bavure policière. Au petit matin, trois copains se retrouvent.

TELERAMA
Mathieu Kassovitz, caméra à l’épaule, suit les aventures de trois jeunes banlieusards. Une chronique de deux bavures ordinaires, non dénuée d’humour.

À sa sortie, Mathieu Kassovitz avait voulu faire passer La Haine pour un brûlot, déclarant avoir réalisé « un film contre les flics », et les médias en avaient fait l’accroche commode de documents sur le mal des banlieues. La vérité est plus nuancée. Au départ, La Haine fait tout simplement la chronique de deux bavures ordinaires.

Le film n’incite jamais à la violence : la « haine » passe d’abord par les mots et, si elle se matérialise, c’est à la suite d’un engrenage de circonstances malheureuses, où la bêtise et la peur le disputent à la colère. Kassovitz n’est pas un documentariste. Le style, noir et blanc coup de poing et caméra à l’épaule, soigne les effets de surprise et les ruptures de ton. L’odyssée de trois jeunes prend la forme d’une balade picaresque. C’est presque une suite de sketches, écrits au scalpel, où le rire surgit des trouvailles langagières. Kassovitz est doté d’un solide sens de l’humour. Il sait comment faire rire ou émouvoir.
LA HAINE, Matthieu Kassovitz 1995, Vincent Cassel (thriller)@@ (E)
Une émeute éclate dans la cité des Muguets, à la suite d'une bavure policière. Au petit matin, trois copains se retrouvent.

TELERAMA
Mathieu Kassovitz, caméra à l’ép ...

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LA HAUT, Pete Docter 2009 (animation)@@


Quand Carl, un grincheux de 78 ans, décide de réaliser le rêve de sa vie en attachant des milliers de ballons à sa maison pour s'envoler vers l'Amérique du Sud, il ne s'attendait pas à embarquer avec lui Russell, un jeune explorateur de neuf ans, toujours très enthousiaste et assez envahissant.

TELERAMA
En choisissant ce vieux Carl — bougon, sourd, casanier, avec dentier et déambulateur — comme personnage principal, Pixar s’offre le luxe d’afficher un handicap commercial. Le premier quart d’heure, résumé poignant des épisodes marquants de sa vie jusqu’à la mort récente de son épouse, est un film dans le film. Bien que travaillée par le deuil, la suite est plus aérienne. Harcelé par les promoteurs, le vieil homme (faux air de Walter Matthau) a opté pour une solution inattendue. Il arrache sa maison du sol, la fait décoller grâce à des ballons, avec l’espoir de réaliser le rêve partagé avec sa défunte femme : s’installer sur les hauteurs de gigantesques chutes, en Amérique du Sud.

Un papy qui veut se libérer d’un fardeau et un enfant parasite qui ne fait pas le poids : à deux, peut-être arriveront-ils à quelque chose. Initiatique, cette aventure les emmène dans la jungle et au creux d’un canyon en revisitant plusieurs genres. Le montage vif produit parfois des images quasi subliminales. Entre légèreté et pesanteur, ascension et chute, le film balance. Trouver le bon équilibre, tout est là. Cette apologie de l’émancipation et du voyage serait un peu courte si le détachement prôné ne visait, au fond, une stabilité synonyme de sérénité.

LA HAUT, Pete Docter 2009 (animation)@@ (E)
Quand Carl, un grincheux de 78 ans, décide de réaliser le rêve de sa vie en attachant des milliers de ballons à sa maison pour s'envoler vers l'Amérique du Sud, il ne s'attendait pas à embarquer avec ...

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LA JOYEUSE DIVORCEE, Mark Sandrich, 1934, Fred Astaire, Ginger Rogers (musical danse)@@


Une jeune femme souhaitant divorcer simule un adultère en engageant par correspondance un homme qui se fera passer pour son amant. Elle rencontre à la douane Guy Holden, un danseur, et est persuadée qu'il s'agit de son homme de paille.
LA JOYEUSE DIVORCEE, Mark Sandrich, 1934, Fred Astaire, Ginger Rogers (musical danse)@@ (E)
Une jeune femme souhaitant divorcer simule un adultère en engageant par correspondance un homme qui se fera passer pour son amant. Elle rencontre à la douane Guy Holden, un danseur, et est persuadée qu'il s'agit de son ...

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LA LA LAND, Damien Chazelle 2017, Ryan Gosling, Emma Stone (musical)@@@


Au coeur de Los Angeles, une actrice en devenir prénommée Mia sert des cafés entre des auditions. De son côté, Sebastian, passionné de jazz, joue du piano dans des clubs miteux pour assurer sa subsistance. Tous deux sont bien loin de la vie rêvée à laquelle ils aspirent, mais ils développent des sentiments amoureux l'un pour l'autre.

TELERAMA
Une comédie musicale où un pianiste (Ryan Gosling) et une actrice (Emma Stone) s’aiment, souffrent et rêvent de gloire. Héritier de Jacques Demy, Damien Chazelle nous embarque au pays de “Chantons sous la pluie” version Los Angeles.
Ce tourbillon de chansons et de numéros dansés ambitionne de retrouver le lustre d’un Hollywood légendaire. Pour ne parler que de ces vingt dernières années, d’autres films ont plus ou moins échoué dans cette tentative : Nine (Rob Marshall), par académisme, et Moulin Rouge (de Baz Luhrmann), par outrance. La La Land y parvient grâce à un équilibre rare entre la dévotion perfectionniste et la relecture inquiète. Même si Ryan Gosling et Emma Stone ont travaillé de longs mois leur chant et leur danse, une fragilité émouvante dément, par instants, leur professionnalisme. Tout comme l’optimisme américain du film se laisse lézarder par la mélancolie. Au pays de Chantons sous la pluie, référence glorieuse, indépassable, Damien Chazelle le conquérant donne libre cours à son goût pour Jacques Demy et pour les amours impossibles.
LA LA LAND, Damien Chazelle 2017, Ryan Gosling, Emma Stone (musical)@@@ (E)
Au coeur de Los Angeles, une actrice en devenir prénommée Mia sert des cafés entre des auditions. De son côté, Sebastian, passionné de jazz, joue du piano dans des clubs miteux pour assurer sa subsis ...

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LA LECON DE PIANO Jane Campion 1993, Holly Hunter, Harvey Keitel, Nicole Kidmann@@


Nouvelle-Zélande, 1852 : la mutique Ada (Holly Hunter, inoubliable) accoste sur la plage avec sa fille de 9 ans, pour vivre avec son nouveau mari dans le bush. Cet homme inconnu pour elle refuse de faire transporter le bien le plus précieux d’Ada, son piano, qui est sauvé par Baines, un régisseur illettré très proche des Maoris (Harvey Keitel). Commence alors un troc fascinant entre Baines et Ada : elle récupérera le piano, touche par touche, en échange de visites de plus en plus érotiques…

TELERAMA
Un piano abandonné sur une plage des antipodes : une seule image suffit à évoquer le chef-d’œuvre de Jane Campion, première Palme d’or de l’histoire du Festival de Cannes donnée à une réalisatrice, en 1993, en attendant celle reçue vingt-huit ans plus tard par Julia Ducournau pour Titane, une autre histoire de métamorphose.
Dans une nature primitive sublime, qui fait sans cesse écho à la fièvre ou la violence des protagonistes, Jane Campion filme une femme qui se réapproprie son désir et son corps comme un instrument de plaisir et de liberté. Jamais objet transitionnel n’avait été si puissant au cinéma pour représenter l’émancipation féminine et sexuelle d’une héroïne corsetée dans une société patriarcale et dominatrice. Romantique et allégorique, cette foisonnante Leçon de piano continue de troubler par sa sensualité – le dos nu d’Harvey Keitel, les épaules enfin libérées de Holly Hunter. Et sa leçon de vie reste vertigineuse.
LA LECON DE PIANO Jane Campion 1993, Holly Hunter, Harvey Keitel, Nicole Kidmann@@ (E)
Nouvelle-Zélande, 1852 : la mutique Ada (Holly Hunter, inoubliable) accoste sur la plage avec sa fille de 9 ans, pour vivre avec son nouveau mari dans le bush. Cet homme inconnu pour elle refuse de faire transporter le bien le plus p ...

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LA LEGENDE DE ZORRO, Martin Campbell 2005, Antonio Banderas, Catherine Zeta-Jones (aventure)@


Joaquin, le fils de Don Alejandro de la Vega - alias Zorro - et de son épouse Elena, a aujourd'hui 10 ans et ignore tout de l'identité secrète de son père. Elena voudrait qu'Alejandro range définitivement son masque pour se consacrer enfin à sa famille. Son époux considère quant à lui qu'il est encore trop tôt pour prendre sa retraite de justicier. Elena se sent trahie et demande le divorce.

TELERAMA
La femme de don Alejandro de La Vega demande le divorce. Son fils le prend pour un lâche, face à son idole, Zorro (le petit imbécile n'est pas fichu de reconnaître papa sous le masque). Comme si ça ne suffisait pas, de méchants Européens veulent empêcher la Californie de devenir un Etat américain. Zorro va lutter contre leur chef, un fou de nitroglycérine, comme par hasard un Français machiavélique et séducteur... Banderas a beau jouer les Spider Man, le film a du mal à s'envoler. Gags laborieux. Propagande proaméricaine imbécile. Le charme du Masque de Zorro, pourtant signé du même Martin Campbell, s'est évaporé. P.M.
LA LEGENDE DE ZORRO, Martin Campbell 2005, Antonio Banderas, Catherine Zeta-Jones (aventure)@ (E)
Joaquin, le fils de Don Alejandro de la Vega - alias Zorro - et de son épouse Elena, a aujourd'hui 10 ans et ignore tout de l'identité secrète de son père. Elena voudrait qu'Alejandro range définitivement ...

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LA LEGENDE DU DRAGON, Oleg Stepchenko 2019 (science fiction)@


L'explorateur Jonathan Green reçoit l'ordre de Pierre Ier le Grand de dessiner la carte de l'est de la Russie. Après un long voyage, il arrive en Chine et fait de drôles de rencontres avec des créatures étranges, des princesses chinoises et affronte des maîtres d'arts martiaux et le Roi Dragon.
LA LEGENDE DU DRAGON, Oleg Stepchenko 2019 (science fiction)@ (E)
L'explorateur Jonathan Green reçoit l'ordre de Pierre Ier le Grand de dessiner la carte de l'est de la Russie. Après un long voyage, il arrive en Chine et fait de drôles de rencontres avec des créatures étr ...

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LA LIGNE ROUGE, Terrence Malick 1998, Sean Penn, Jim Caviezel (histoire guerre)@@@


La bataille de Guadalcanal fut une étape clé de la guerre du Pacifique. Marquée par des affrontements d'une violence sans précédent, elle opposa durant de longs mois Japonais et Américains au coeur d'un site paradisiaque, habité par de paisibles tribus mélanésiennes.

TELERAMA
Au milieu d’un édénique îlot mélanésien, voici Witt, un jeune Américain au sourire béat. Une sirène le ramène à sa condition de chair à canon. Nous sommes en 1942, et l’île de Guadalcanal va voir s’étriper Yankees et Japs dans « le Verdun du Pacifique ».
Pour Terrence Malick, la « mince ligne rouge » est celle du front, mais c’est aussi l’étincelle qui brûle en chacun, Witt en par­ticulier. Par sa voix, entendue off, débute une méditation qui continue de l’un à l’au­tre des soldats, confondus presque en un seul monologue mélancolique. Eclairés de l’intérieur, ils gagnent ainsi une vérité que ne livrent pas leurs actes ou leurs discours. Malick ne montre ni salauds ni héros. Ses hommes plient sous le poids de la guerre comme les herbes sous le vent de l’archipel. Et quand il cesse de scruter leurs gueules frappées d’effroi, de hargne ou de fatigue, le cinéaste retourne à cette nature houleuse, paradis déchu, image même de la menace.
En cédant parfois aux poncifs d’une reli­giosité vague (auras de lumière, musi­que envahissante), Malick alourdit son film d’une symbolique naïve. Sans doute est-ce le prix dont se paie son ambition lyrique et poétique, jamais démentie film après film.
LA LIGNE ROUGE, Terrence Malick 1998, Sean Penn, Jim Caviezel (histoire guerre)@@@ (E)
La bataille de Guadalcanal fut une étape clé de la guerre du Pacifique. Marquée par des affrontements d'une violence sans précédent, elle opposa durant de longs mois Japonais et Américains au coeur ...

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LA LIGNE VERTE, Frank Darabont 1999, Tom Hanks, Michael Clarke Duncan, David Morse (societe)@@


Paul Edgecomb, pensionnaire centenaire d'une maison de retraite, est hanté par ses souvenirs. Gardien chef du pénitencier de Cold Mountain en 1935, il était chargé de veiller au bon déroulement des exécutions capitales en s'efforçant d'adoucir les derniers moments des condamnés. Parmi eux se trouvait un colosse du nom de John Coffey, accusé du viol et du meurtre de deux fillettes. Intrigué par cet homme candide et timide aux dons magiques, Edgecomb va tisser avec lui des liens très forts.

TELERAMA
D’un best-seller de Stephen King sur le couloir de la mort, Frank Darabont tire un film décousu où jamais il ne remet en question la peine capitale.

Auréolé de ses nominations aux oscars et de son triomphe américain, La Ligne verte en impose également par sa durée : plus de trois heures. Le best-seller de Stephen King adapté par Frank Darabont fut d'ailleurs publié sous la forme d'un roman-feuilleton. Le film en porte les stigmates : c'est une succession d'épisodes disjoints. L'ancien gardien chef d'un pénitencier (Tom Hanks), affecté au couloir de la mort, raconte les exécutions auxquelles il assista dans les années 30...

La plus fournie, et la plus gratinée, de ces chroniques concerne un colosse noir doté de pouvoirs magiques, accusé à tort d'un double meurtre. Avant son électrocution, ce géant christique parvient à ressusciter une souris écrasée et à guérir une cancéreuse. Si l'on est prévenu que la souris miraculée, promue au rang de personnage clef, devient par la suite centenaire, on aura une idée de l'indigeste salmigondis fantastico-mystique que constitue La Ligne verte.
Derrière les nuages de moucherons que recrache le géant noir après chacun de ses prodiges, le sujet du film demeure invisible. Frank Darabont insiste, à coups de scènes lacrymales, sur le devoir de traiter humainement les condamnés, mais jamais, serait-ce au détour d'une réplique, il ne remet en question la peine de mort.
LA LIGNE VERTE, Frank Darabont 1999, Tom Hanks, Michael Clarke Duncan, David Morse (societe)@@ (E)
Paul Edgecomb, pensionnaire centenaire d'une maison de retraite, est hanté par ses souvenirs. Gardien chef du pénitencier de Cold Mountain en 1935, il était chargé de veiller au bon déroulement des ex&eacu ...

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LA LIGNE, Ursula Meier 2022, Stéphanie Blanchoud, Valeria Bruni Tedeschi (societe thriller social)@@


Après avoir agressé violemment sa mère, Margaret, 35 ans, doit se soumettre à une mesure stricte d'éloignement en attendant son jugement: elle n'a plus le droit, pour une durée de trois mois, de rentrer en contact avec sa mère ni de s'approcher à moins de 100 mètres de la maison familiale.

TELERAMA
Les disputes familiales sont un trésor pour le cinéma… L’ouverture magistrale de ce film le confirme, opposant une fille enragée à sa mère, qu’on a envie de plaindre mais qui se révélera assez « enrageante ». Les querelleuses seront séparées par la police et leur rapprochement, interdit ! Cette ligne de démarcation organise un scénario un peu trop tranquille, avec psychologie au premier plan et Benjamin Biolay en second rôle. Mais ce temps de paix imposée permet de méditer sur les relations mère-fille, les pistes ouvertes par la réalisatrice étant nombreuses, à commencer par celle-ci : ne pas chercher de « vrai problème », mais ne pas croire à une résolution.
LA LIGNE, Ursula Meier 2022, Stéphanie Blanchoud, Valeria Bruni Tedeschi (societe thriller social)@@ (E)
Après avoir agressé violemment sa mère, Margaret, 35 ans, doit se soumettre à une mesure stricte d'éloignement en attendant son jugement: elle n'a plus le droit, pour une durée de trois mois, de ren ...

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LA LIGUE DES GENTLEMEN EXTRAORDINAIRES, Stephen Norrington 2003, Sean Connery (aventure)@


1899. À la tête d'un groupe de terroristes, un inconnu se faisant appeler Le Fantôme menace l'ordre international en dressant les nations européennes les unes contre les autres. Devant la menace imminente d'un conflit majeur (Première Guerre mondiale), l'Angleterre décide de former la Ligue des Gentlemen Extraordinaires.

TELERAMA
Dans la BD géniale d’Alan Moore et de Kevin O’Neill, les gentlemen étaient Allan Quatermain, le capitaine Nemo, le Dr Jekyll et l’Homme invisible, et ils avaient pour chef une femme, Mina Harker, disciple de Dracula. Ici, ils sont deux de plus, le toujours jeune Dorian Gray (bonne idée) et Tom Sawyer, pour américaniser cette ligue très vieille Europe.

La belle sanguine a laissé le commandement à Quatermain – joué par Sean Connery, producteur autoritaire du film. Les traits peu orthodoxes de ces fascinants personnages de la littérature fantastique du XIXe siècle (goût de l’Homme invisible pour les pucelles catholiques, opiomanie de Quatermain, passé traumatique de Nemo…) ont disparu au profit d’une intrigue platement efficace et distrayante.

Le casting (succédanés de Johnny Depp, de Matt Damon ou de Julianne Moore) semble avoir été choisi pour ne pas porter ombrage à Sa Majesté Sean. Cette série B garde pourtant un petit pouvoir de séduction visuelle en restant souvent fidèle aux délires victoriens futuristes de Kevin O’Neill.
LA LIGUE DES GENTLEMEN EXTRAORDINAIRES, Stephen Norrington 2003, Sean Connery (aventure)@ (E)
1899. À la tête d'un groupe de terroristes, un inconnu se faisant appeler Le Fantôme menace l'ordre international en dressant les nations européennes les unes contre les autres. Devant la menace imminente d'un conf ...

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LA LISTE DE SCHINDLER Steven Spielberg 1993, Liam Neeson, Ben Kingsley, Ralph Fiennes


L'homme d'affaires Oskar Schindler arrive à Cracovie en 1939, prêt à profiter de la Seconde Guerre mondiale, qui vient de commencer. Après avoir rejoint le parti nazi pour des raisons politiques, il emploie des ouvriers juifs dans son usine.
LA LISTE DE SCHINDLER Steven Spielberg 1993, Liam Neeson, Ben Kingsley, Ralph Fiennes (E)
L'homme d'affaires Oskar Schindler arrive à Cracovie en 1939, prêt à profiter de la Seconde Guerre mondiale, qui vient de commencer. Après avoir rejoint le parti nazi pour des raisons politiques, il emploie des ou ...

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LA LISTE NOIRE, Irwin Winkler, 1991, Robert de Niro (histoire)@@


Hollywood, 1951. David Merrill, un talentueux metteur en scène, revient de Paris. L'un de ses meilleurs amis l'a dénoncé à la Commission des activités anti-américaines comme sympathisant communiste. David se défend vigoureusement et refuse de comparaître à Washington.
LA LISTE NOIRE, Irwin Winkler, 1991, Robert de Niro (histoire)@@ (E)
Hollywood, 1951. David Merrill, un talentueux metteur en scène, revient de Paris. L'un de ses meilleurs amis l'a dénoncé à la Commission des activités anti-américaines comme sympathisant communiste. ...

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LA LOI DE SIMON, Didier Le Pêcheur 2016, Daniel Prévost, Nicolas Gob (justice)


Simon Varlet est un avocat brillant et cynique, plus sensible au montant de ses honoraires qu'à l'intérêt de la justice ou au respect de la déontologie. Excédé par ses débordements, son bâtonnier le commet d'office pour assurer la défense de Philippe Moreau, un jeune prêtre accusé d'avoir tué un de ses paroissiens. Peu concerné par l'affaire, et allergique aux religions comme à toute forme d'idéal, Simon est persuadé que son client est coupable.
LA LOI DE SIMON, Didier Le Pêcheur 2016, Daniel Prévost, Nicolas Gob (justice) (E)
Simon Varlet est un avocat brillant et cynique, plus sensible au montant de ses honoraires qu'à l'intérêt de la justice ou au respect de la déontologie. Excédé par ses débordements, son b&acir ...

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LA LUTTE DES CLASSES, Michel Leclerc 2019, Edouard Baer, Leila Behkti (social)@@


Sofia et Paul emménagent dans une petite maison de banlieue. Elle, brillante avocate d'origine maghrébine, a grandi dans une cité proche. Lui, batteur punk-rock et anar dans l'âme, cultive un manque d'ambition qui force le respect !

TELERAMA
Michel Leclerc, le cinéaste du “Nom des gens”, confronte les idéaux d’un couple de bobos au réel. Et signe un film malin et plein d’espoir.

Dix ans après Le Nom des gens, leur comédie sur l’engagement — à gauche toute —, Michel Leclerc et Baya Kasmi continuent le combat. Depuis toujours, Paul (Édouard Baer, baerissime !) emmerde le système… qui le lui rend bien. Il vit avec Sofia (Leïla Bekhti, parfaite), brillante avocate qu’on aurait qualifiée de « beurette » dans les années Mitterrand. Ils élèvent leur fils selon des principes d’ouverture d’esprit, de tolérance et d’alimentation bio. Mais quand ils déménagent à Bagnolet, leurs certitudes percutent la grande mixité de l’école publique du quartier. Parce que leurs potes passent à l’ennemi (l’école privée), Paul et Sofia vont durcir leur position, jusqu’à risquer de mettre leur couple, et leur fils, en danger. Le monde devient fou ? Oui, et si on ne fait pas attention la catastrophe guette, prévient Michel Leclerc.

Sans moralisme, il guide Paul et Sofia vers le chemin de la réconciliation. À l’aide d’un scénario à l’humour malin qui s’amuse à retourner les clichés ou à les confronter à une réalité absurde. De quoi la peur se nourrit-elle ? De l’ignorance plus que des différences. On pourrait reprocher aux scénaristes d’enfoncer des portes ouvertes, mais leur propos échappe au manichéisme grâce à la poésie qui s’invite ici ou là, sur un air de Jeanne Cherhal. Tant qu’il y a de l’amour, de l’humour — et des luttes à mener —, il y a de l’espoir.
LA LUTTE DES CLASSES, Michel Leclerc 2019, Edouard Baer, Leila Behkti (social)@@ (E)
Sofia et Paul emménagent dans une petite maison de banlieue. Elle, brillante avocate d'origine maghrébine, a grandi dans une cité proche. Lui, batteur punk-rock et anar dans l'âme, cultive un manque d'ambition qui ...

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LA MACHINE A EXPLORER LE TEMPS, George Pal 1960, Rod Taylor, Alan Young, Yvette Mimieux, Sebastian Cabot (science fiction)@


Un scientifique met au point une machine qui lui permet de voyager dans le temps. Il traverse plusieurs millénaires et découvre le monde aux mains des Morlocks, monstres qui asservissent une population soumise et bucolique. Oscar des meilleurs effets spéciaux.

TELERAMA
LA MACHINE A EXPLORER LE TEMPS, George Pal 1960, Rod Taylor, Alan Young, Yvette Mimieux, Sebastian Cabot (science fiction)@ (E)
Un scientifique met au point une machine qui lui permet de voyager dans le temps. Il traverse plusieurs millénaires et découvre le monde aux mains des Morlocks, monstres qui asservissent une population soumise et bucolique. Os ...

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LA MACHINE A EXPLORER LE TEMPS, Simon Wells 2002, Jeremy Irons (science fiction)@


À New York, en 1899, Alexander Hartdegen, un brillant physicien de l'université de Columbia, fait la connaissance d'Emma, une charmante demoiselle dont il tombe follement amoureux. Un soir, dans Central Park, il trouve le courage de lui déclarer sa flamme et de lui offrir une bague de fiançailles.

ALLOCINE
C'est de la pure science-fictions sur le thème du voyage dans le temps. Ici il ne s'agit pas de voyage dans le passé (et tous les paradoxes qui vont avec) mais dans un avenir plus au moins lointain: un futur proche et surtout un beaucoup plus éloigné. Dans les 2 cas c'est une vision optimiste de l'avenir de la Terre, ce qu'on ne voit pas si souvent au cinéma, et en plus les paysages, les décors et les effets spéciaux sont très bien. La fin est très positive.
Après, on a plutot l'impression d'un film à budget moyen qu'un budget à 122 millions de dollars et le film est un peu naif, ils auraient pu faire moins basique.
Mais l'ensemble est pas mal.
LA MACHINE A EXPLORER LE TEMPS, Simon Wells 2002, Jeremy Irons (science fiction)@ (E)
À New York, en 1899, Alexander Hartdegen, un brillant physicien de l'université de Columbia, fait la connaissance d'Emma, une charmante demoiselle dont il tombe follement amoureux. Un soir, dans Central Park, il trouve le cour ...

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LA MALEDICTION DE A PYRAMIDE, Roger Christian 2013, John Rhys-Davies, David Charvet (thriller)


Doug Adler, un apprenti archéologue, participe à une périlleuse expédition internationale en Egypte, afin de faire des fouilles autour des pyramides. En effet, une tempête a révélé l'existence d'une pyramide jusqu'à présent ignorée de tous. Avec son équipe, il découvre cette ancienne cité perdue ensevelie sous les pierres et un secret qui dépasse son imagination. Les voyageurs comprennent rapidement qu'ils ont par mégarde réveillé les dieux anciens, qui déclenchent une malédiction vieille de 5000 ans. Le groupe de chercheurs met tout en oeuvre pour empêcher l'apocalypse...
LA MALEDICTION DE A PYRAMIDE, Roger Christian 2013, John Rhys-Davies, David Charvet (thriller) (E)
Doug Adler, un apprenti archéologue, participe à une périlleuse expédition internationale en Egypte, afin de faire des fouilles autour des pyramides. En effet, une tempête a révélé l'ex ...

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LA MALEDICTION DU PHARAON, Russell Mulcahy 2006 (aventure)@


1922. Un jeune archéologue s'engouffre dans le désert égyptien afin de percer le secret de la tombe de Toutankhamon, mais il n'est pas le seul à s'intéresser à cette tombe. Un autre homme est lui aussi sur le chemin de la cache.

TELERAMA
Danny Freemont a réussi à mettre au jour le tombeau du pharaon Toutankhamon. Cet événement sans précédent lui vaut gloire et fortune. Mais son triomphe est de courte durée. Tous les objets d'art, des trésors inestimables, ainsi que le site archéologique dans son ensemble, sont entièrement confisqués par les autorités égyptiennes. Profitant de la situation plus que confuse, Sinclair, l'éternel rival de Freemont, dérobe le dernier fragment de la fameuse tablette d'émeraude. En réussissant à la recomposer, il convoque toutes les forces du mal et ouvre une mystérieuse porte qui mène à un royaume inconnu...
LA MALEDICTION DU PHARAON, Russell Mulcahy 2006 (aventure)@ (E)
1922. Un jeune archéologue s'engouffre dans le désert égyptien afin de percer le secret de la tombe de Toutankhamon, mais il n'est pas le seul à s'intéresser à cette tombe. Un autre homme est lui au ...

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LA MAMAN DU BOURREAU, Gabriel Aghion 2024, Marie-Christine Barrault (religion moeurs)@@


Du haut de ses 80 ans, Gabrielle de Miremont, grande bourgeoise catholique, semble inatteignable. Puis, un matin, un gendarme vient lui annoncer la mort de son fils tant aimé, le père Pierre-Marie. Le monde s'écroule. Cet effondrement prend pourtant racine un mois plus tôt, à la suite d'un article paru dans la presse révélant une affaire de prêtres pédophiles dans la région.

TELERAMA
Confrontée aux crimes sexuels de son fils, le long chemin d’une mère vers l’accepation. Un téléfilm courageux, porté par Marie-Christine Barrault.

La riche octogénaire Gabrielle de Miremont, fervente catholique, chérit son fils Pierre-Marie, prêtre de la paroisse. Charismatique et aimé des fidèles, Pierre-Marie est pourtant l’objet de révélations accablantes qui paraissent dans le journal local : après trois décennies de silence, un homme, sous couvert d’anonymat, y témoigne des viols que le curé lui a fait subir enfant. Le monde de Gabrielle s’écroule. Refusant d’abord de regarder la vérité en face, puis de plus en plus gagnée par le doute, elle va tenter de se rapprocher d’Hadrien, un père de famille qu’elle devine être la victime de Pierre-Marie.


Sur le sujet particulièrement délicat à traiter des violences sexuelles sur mineurs au sein de l’Église catholique, ce téléfilm courageux s’en tire très bien. Même si le scénario suit un cours relativement prévisible, la puissance émotionnelle de certaines scènes finit par emporter le spectateur. Marie-Christine Barrault, en mère rongée par le remords et la honte, est remarquable. Tout comme l’émouvant Xavier Robic, très juste en victime qui parvient enfin poser les mots sur ce qu’il a vécu.
LA MAMAN DU BOURREAU, Gabriel Aghion 2024, Marie-Christine Barrault (religion moeurs)@@ (E)
Du haut de ses 80 ans, Gabrielle de Miremont, grande bourgeoise catholique, semble inatteignable. Puis, un matin, un gendarme vient lui annoncer la mort de son fils tant aimé, le père Pierre-Marie. Le monde s'écroule. C ...

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LA MARIEE ETAIT EN NOIR, François Truffaut 1968, Jeanne Moreau, Michel Bouquet, Jean-Claude Brialy (thriller)@@


Sur le parvis d'une église, un couple s'avance. Ils viennent de se marier et sont heureux. Soudain l'homme s'effondre, touché à mort par une balle venue d'on ne sait où. Julie, la jeune veuve, tente de se suicider. Sa mère l'en empêche. Elle part donc seule pour la Côte d'Azur. Elle y séduit un nommé Bliss, le jour de ses fiançailles, et le pousse du haut d'un balcon. Plus tard, Coral, un célibataire minable, est assassiné dans une ville de province. Julie raye un nom de plus sur la liste des cinq hommes dont elle veut se venger. Vient alors le tour de Morane, un industriel ambitieux, que Julie enferme dans un réduit dont elle bouche les aérations...

TELERAMA
Veuve le jour de ses noces, elle fomente une implacable vengeance. Tour à tour séductrice et ange de la mort. Un grand Truffaut avec Michel Bouquet, parfait également.

Le réalisateur de la Nouvelle Vague vient de publier son Hitchcock/Truffaut lorsqu’il commence à tourner ce film. C’est celui où les correspondances avec le maître du suspense sont les plus évidentes, jusque dans la musique, signée Bernard Herrmann, le compositeur fétiche du poussah britannique.

À partir d’un polar de William Irish, écrivain américain qu’il vénérait et qu’il adaptera une deuxième fois pour La Sirène du Mississippi l’année suivante, Truffaut met en scène le singulier itinéraire d’une mariée meurtrie, animée d’un désir de vengeance. Cette folle amoureuse cache son identité et ne la divulgue qu’au moment fatal, en éliminant, un à un, plusieurs hommes à l’origine de son malheur.

Grave, impériale dans ses costumes dessinés par Pierre Cardin, Jeanne Moreau compose une vamp morbide, aussi attirante que vénéneuse, qui parvient à soutirer des confidences, une forme d’abandon. La domination de cette héroïne s’exerce sur des hommes différents, penaud ou confit de vanité, magouilleur ou artiste cavaleur (Charles Denner, dans un rôle qui préfigure L’Homme qui aimait les femmes). Le film offre un festival de prestations remarquables, avec une mention à Michel Bouquet et Michael Lonsdale, tous deux parfaits dans l’humiliation et l’effroi. À noter aussi la séquence originale du début, où Jean-Claude Brialy débarque au matin chez Claude Rich et le réveille. Celui-ci lui ouvre la porte en pyjama, va tranquillement prendre son bain, s’habille et quitte l’appartement avec son ami, sans qu’à aucun moment le fil de leur conversation de machos invétérés ne soit brisé. Une démonstration ludique de mise en scène.
LA MARIEE ETAIT EN NOIR, François Truffaut 1968, Jeanne Moreau, Michel Bouquet, Jean-Claude Brialy (thriller)@@ (E)
Sur le parvis d'une église, un couple s'avance. Ils viennent de se marier et sont heureux. Soudain l'homme s'effondre, touché à mort par une balle venue d'on ne sait où. Julie, la jeune veuve, tente de se suicide ...

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LA MELODIE DU BONHEUR Robert Wise 1965, Jukie Andrews


Maria, une jeune novice de l'abbaye de salzbourg, rêve de devenir nonne. régulièrement, lorsqu'elle sort se promener, inspirée par la nature, elle laisse libre cours à son imagination, en oubliant les heures qui passent. la mère supérieure, soucieuse de sa vocation, décide de l'envoyer comme gouvernante chez le baron von trapp, un ancien officier de marine, veuf et père de sept enfants. elle est certaine que maria saura se rendre utile dans cette famille nombreuse.
LA MELODIE DU BONHEUR Robert Wise 1965, Jukie Andrews (E)
Maria, une jeune novice de l'abbaye de salzbourg, rêve de devenir nonne. régulièrement, lorsqu'elle sort se promener, inspirée par la nature, elle laisse libre cours à son imagination, en oubliant les heure ...

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LA MOME, Olivier Dahan 2007, Marion Cotillard, Jean-Pierre Martins (musical bio)@@


Enfant, Édith commence à chanter avec son père, lui-même acrobate, lors d'une représentation. Sa voix captive l'audience. Pendant plusieurs années, elle continue de chanter dans les rues de Montmartre pour gagner sa vie. Puis elle fait la connaissance de Louis Leplée, patron d'un cabaret, qui lui propose de chanter dans son établissement. C'est aussi lui qui lui donnera le surnom de "la Môme". Commence alors pour Édith le début d'une longue carrière de Paris à New York.

TELERAMA
La vie de Piaf, de Belleville à New York, non sans dévoiler quelques vérités dérangeantes. Marion Cotillard, très impliquée, est fidèle à l’esprit de la chanteuse.

Dans cette biographie enflammée, partiale mais précise, impossible de dissocier l’existence de la femme blessée de son œuvre. Sa voix contient toute sa vie. L’enfant grandit dans les rues de Belleville, est abandonnée par sa mère, récupérée par son père, qui la confie à sa propre mère, tenancière de bordel en Normandie.

Le cinéaste sélectionne des moments-clés comme autant d’instantanés. Ascension, grandeur et déchéance, donc. Mais sans chronologie linéaire. Très tôt, la fin est montrée. Rien n’est caché de sa dégradation physique. Mais Piaf a le don de transformer sa laideur en beauté. L’exceptionnel, chez cette artiste, c’est sa foi inébranlable, en l’amour, en la chanson et… en sainte Thérèse. Tout près de la Piaf décadente (alcoolique, morphinomane), il y a la Piaf dévote. D’un extrême à l’autre, la même personne qui abhorre la tiédeur. Le bien et le mal, l’amour et le chagrin, le succès et l’excès… l’un exacerbe toujours l’autre. Marion Cotillard (Oscar et César de la meilleure actrice) s’offre sans compter, donnant l’illusion de risquer sa peau, au sens propre et au figuré.
LA MOME, Olivier Dahan 2007, Marion Cotillard, Jean-Pierre Martins (musical bio)@@ (E)
Enfant, Édith commence à chanter avec son père, lui-même acrobate, lors d'une représentation. Sa voix captive l'audience. Pendant plusieurs années, elle continue de chanter dans les rues de Montmartr ...

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LA MOMIE, Alex Kurtzman 2017, Tom Cruise, Sofia Boutella


L'action se déplace à l'époque de l'Égypte ancienne où il est raconté que la première femme dans la lignée de succession au trône de son père, le pharaon Menehptre, existe seulement pour être dépouillée de son droit d'aînesse

TELERAMA
L’intrigue est mince, mais les effets spéciaux, l’humour alerte et bon enfant, et l’autodérision relèvent le niveau. Dans un avion en plein crash ou au fond d’une crypte ténébreuse, ces séquences se révèlent aussi habiles que l’intrigue est plate. Bourré d’effets spéciaux alors du dernier cri, ce ludique divertissement est le premier volet d’une nouvelle saga hollywoodienne consacrée à une guilde de personnages fantastiques, à la manière des super­héros de Marvel ou de DC Comics. Sauf que cette fois, les studios Universal recyclent leur patrimoine de vieux films d’épouvante et de méchants mythiques. En attendant, entre autres, créature de Frankenstein, loup-garou et homme invisible, on fait ainsi connaissance avec les plus célèbres schizophrènes du gothique victorien, le Dr Jekyll et son double, Mister Hyde, tous deux interprétés avec une malice gourmande par Russell Crowe. L’ex-gladiator réussit même à arracher quelques scènes à Tom Cruise, ce qui relève de l’exploit. Car la star hante chaque plan, chaque cascade, avec une dose inhabituelle d’autodérision. C’est l’autre bonne surprise : un humour alerte et bon enfant, pas du tout momifié.
LA MOMIE, Alex Kurtzman 2017, Tom Cruise, Sofia Boutella (E)
L'action se déplace à l'époque de l'Égypte ancienne où il est raconté que la première femme dans la lignée de succession au trône de son père, le pharaon Menehptre, existe ...

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LA MOMIE, Stephen Sommers 1999, Brendan Fraser, Rachel Weisz, John Hannah (science fiction fantastique)@


1719 avant J.-C. Pour avoir osé ravir sa fiancée au Pharaon, le grand prêtre Imhotep est momifié vivant et enseveli dans une crypte secrète d'Hamunaptra, mais son coeur bat toujours et la Momie attend l'heure de sa libération. En 1923, l'aventurier O'Connell découvre les ruines d'Hamunaptra. La malédiction d'Imhotep va pouvoir se réaliser.

TELERAMA
Égypte, années 1920. Un aventurier américain qui a découvert la Cité des Morts, en recherche le trésor avec une archéologue et son frère, au mépris de la malédiction qui pèse sur eux.

Imaginez que l'on étire sur deux heures le prologue des Aventuriers de l'arche perdue, où Indiana Jones déjoue en quelques minutes une bonne dizaine de pièges. Gardez l'aventurier, ajoutez une crypte remplie d'or et une momie, autrefois ensevelie vivante, qui se réveille pour crier vengeance, et multipliez les pilleurs de tombes... Vous obtenez une sorte de « remake de remake de remake » d'un classique (réalisé en 1932, avec Boris Karloff), dont les rapports avec l'original sont de plus en plus flous.

Le film, qui démarre sérieux, bifurque très vite vers la parodie foutraque. L'humour emporte tout, sur fond d'effets spéciaux souvent hallucinants. Batailles de momies, nuées de scarabées voraces qui vous engloutissent un méchant en quelques secondes : ce n’est plus La Momie, c'est « Y a-t-il un aventurier dans la pyramide ? ». Les grands gamins nostalgiques du cinoche du samedi soir seront à la fête.
LA MOMIE, Stephen Sommers 1999, Brendan Fraser, Rachel Weisz, John Hannah (science fiction fantastique)@ (E)
1719 avant J.-C. Pour avoir osé ravir sa fiancée au Pharaon, le grand prêtre Imhotep est momifié vivant et enseveli dans une crypte secrète d'Hamunaptra, mais son coeur bat toujours et la Momie attend l'heu ...

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LA MONTAGNE MAGIQUE, Hans W.Geissendorfer 1982, Rod Steiger, Marie-France Pisier, Christoph Eichhorn (saga)@@@


En 1907, Hans Castorp, jeune allemand de la haute bourgeoise de Hambourg, rend visite à son cousin poitrinaire Joachim Ziemssen hospitalisé dans un sanatorium chic de Davos, en Suisse. Fasciné par la morbidité du lieu et sa galerie de malades pittoresques, Hans y prend pension et y restera jusqu'au début de la Première Guerre mondiale.
Le film est une adaptation du roman de Thomas Mann La Montagne magique, écrit dans les années 1910 et publié en 1924, considéré comme l'une des œuvres les plus influentes de la littérature allemande du XXe siècle.

TELERAMA
Déambulation hypnotique dans le sanatorium qui servit de décor à “La Montagne magique”, de Thomas Mann, et dans le roman lui-même, évoqué par des spécialistes concis et captivants.
Sortir de sa paisible retraite l’ancien patient d’un sanatorium pour le filmer des dizaines d’années plus tard sur les lieux de sa cure, sous prétexte que l’endroit servit de décor au célèbre roman de Thomas Mann La Montagne magique : la démarche aurait pu relever de la fausse bonne idée. Tout au contraire, la déambulation in situ de ce survivant d’une lointaine hibernation dans un palais de stuc plonge ce documentaire dans les abysses mystérieux de la mémoire, qui ondule sous les à-coups de souvenirs à la fois paisibles et traumatiques.
La manière dont cet homme est filmé, somnambule au regard aiguisé, errant à petits pas dans les couloirs, ouvrant et fermant les portes d’ascenseurs ou de balcons, est admirable de douceur respectueuse. Ce monsieur n’est que de passage dans les images, comme l’étaient les malades de la tuberculose dans ces institutions luxueuses, et le télescopage de son témoignage avec les extraits du livre de Thomas Mann procure une grande émotion.
Mais c’est bien la littérature qui est à l’honneur, derrière ce montage de haute rigueur, cousu d’analyses de spécialistes captivants et concis, avec des archives éclairantes dignes du Titanic montrant des cuillères en argent tremblantes plongées dans la chantilly, ou l’apparition de l’auteur allemand fumant d’un air perdu, et de son épouse, Katia, sa source d’inspiration première. Encore un exemple de femme de l’ombre, dont le film salue le travail de prise de notes lors de son séjour en sana, qui permit à son mari de bâtir des personnages plus vrais que nature. Ainsi mise en images et en perspective, la langue de La Montagne magique, dont on célèbre cette année le centenaire, frappe par son étincelante justesse et appelle une nouvelle lecture contemporaine.


Publié en 1924 après dix ans d'écriture, "La Montagne magique" (Der Zauberberg) suit le périple de Hans Castorp, ingénieur tout juste diplômé, qui rend visite à son cousin en cure dans les Alpes suisses. Grisé par l'air de la montagne, le jeune homme est fasciné par l'atmosphère du sanatorium et le quotidien languissant des pensionnaires, appartenant pour la plupart à l'élite européenne. Désireux de revenir aux sources de l'œuvre, le documentariste André Schäfer se rend au cœur des somptueuses Alpes suisses, où l'écrivain a puisé sa source d'inspiration lors d'une visite à sa femme Katia, elle-même pensionnaire d'un sanatorium pour soigner une maladie pulmonaire mal identifiée. Revisitant cette satire de la bourgeoise européenne d'avant-guerre, des historiens et des chercheurs témoignent de son indéniable modernité.
LA MONTAGNE MAGIQUE, Hans W.Geissendorfer 1982, Rod Steiger, Marie-France Pisier, Christoph Eichhorn (saga)@@@ (E)
En 1907, Hans Castorp, jeune allemand de la haute bourgeoise de Hambourg, rend visite à son cousin poitrinaire Joachim Ziemssen hospitalisé dans un sanatorium chic de Davos, en Suisse. Fasciné par la morbidité du ...

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LA MONTANA RUSA, Emilio Martinez Lazaro 2012, Ernesto Alterio, Veronica Sanchez, Alberto San Juan (sentimental)@@


L'intrigue suit un triangle amoureux entre trois amis de longue date qui se retrouvent : un clown (Lorenzo), un animateur de télévision (Luis) et une violoniste frigide (Ada).
LA MONTANA RUSA, Emilio Martinez Lazaro 2012, Ernesto Alterio, Veronica Sanchez, Alberto San Juan (sentimental)@@ (E)
L'intrigue suit un triangle amoureux entre trois amis de longue date qui se retrouvent : un clown (Lorenzo), un animateur de télévision (Luis) et une violoniste frigide (Ada). ...

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A MORT AUX TROUSSES, Alfred Hitchcock 1959, Gary Grant, Eva Mary Saint (thriller)@@@


Le publiciste Roger Tornhill se retrouve par erreur dans la peau d'un espion. Pris entre une mystérieuse organisation qui cherche à le supprimer et la police qui le poursuit, Tornhill est dans une situation bien inconfortable. Il fuit à travers les États-Unis et part à la recherche d'une vérité qui se révélera très surprenante.

TELERAMA
Charme, élégance, interprétation, suspense, scènes mythiques : autant de morceaux de bravoure qui font de la course folle de Cary Grant, traqué par de mystérieux espions, un monument du cinéma.

Véritable encyclopédie du cinéma selon Hitchcock, La Mort aux trousses est un film dont la réussite donne le vertige. Elle est éclatante à tout point de vue : scénario, interprétation, décors et, évidemment, mise en scène. Tant de perfection pourrait peser, les chefs-d’œuvre sont souvent écrasants. Celui-ci est d’une superbe légèreté et a toutes les élégances. L’argument a la saveur d’un coup de dés. Le publicitaire Roger Thornhill est pris pour un certain George Kaplan, agent secret. Mais Kaplan n’existe pas, c’était un leurre pour tromper d’autres espions…

Kidnapping, assassinats, La Mort aux trousses est une course folle. Il y a bien quelques microfilms dans cette histoire. Mais l’important est dans l’élan, la fuite en avant. Les scènes s’enchaînent, plus mémorables les unes que les autres : la vente aux enchères, la fuite sur le mont Rushmore. Et l’attaque de l’avion dans une immensité désertique où Thornhill ne peut se cacher, géniale leçon de cinéma.

Mais Hitchcock sait aussi faire un morceau de bravoure d’un baiser entre Cary Grant et Eva Marie Saint, et raconter leur rééducation sentimentale avec esprit. Jusqu’au fameux dernier plan, le plaisir est complet.
A MORT AUX TROUSSES, Alfred Hitchcock 1959, Gary Grant, Eva Mary Saint (thriller)@@@ (E)
Le publiciste Roger Tornhill se retrouve par erreur dans la peau d'un espion. Pris entre une mystérieuse organisation qui cherche à le supprimer et la police qui le poursuit, Tornhill est dans une situation bien inconfortable. ...

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LA MORT DANS LA PEAU, Paul Greengrass 2004, Matt Damon, Joan Allen


Voici deux ans que Jason Bourne, ancien agent et tueur à gages de la CIA, et sa petite amie, Marie, fuient leurs ennemis en se méfiant de tout et de tous. Ils décident de trouver refuge dans le petit village de Goa, mais leur bonheur est de courte durée. En effet, Jason s'est toujours promis de punir ceux qui reviendraient lui nuire.

TELERAMA
Le grand succès de la série tient à un habile nettoyage du film d’espionnage parano : poursuites effrénées et affrontements dans un brouillard d’indices. Paul Greengrass ­applique cette fois son approche néodocumentaire et nerveuse au capharnaüm technologique des services secrets américains à Berlin. Mais l’atout majeur de la saga reste Matt Damon. Les affres et la terreur de ce sprinter forcé, au physique d’ado introverti, ont contribué à modifier l’ADN du héros d’action américain.
LA MORT DANS LA PEAU, Paul Greengrass 2004, Matt Damon, Joan Allen (E)
Voici deux ans que Jason Bourne, ancien agent et tueur à gages de la CIA, et sa petite amie, Marie, fuient leurs ennemis en se méfiant de tout et de tous. Ils décident de trouver refuge dans le petit village de Goa, mai ...

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LA MOUTARDE ME MONTE AU NEZ, Claude Zidi 1974, Pierre Richard, Jane Birkin (comique)@@


Pierre Durois est professeur dans un pensionnat pour jeunes filles. À ses heures perdues, il rédige des discours politiques ou, dans un tout autre registre, il écrit des articles à sensation. Un jour, ses élèves échangent quelques-uns de ses feuillets. Pierre est alors entraîné dans une série de quiproquos.

TELERAMA
Une farce bon enfant qui tire à blanc sur la presse à scandales, la politique et le star system. Pierre Richard, jeune prof de maths d’une maladresse congénitale, endosse une nouvelle fois son costume de supergaffeur. Et Jane Birkin assure en starlette débordée

Il y a des films avec lesquels on n’a pas envie d’être méchant. Comme cette farce bon enfant qui tire à blanc sur la presse à scandales, la politique cul serrée et le star-système. Pierre Durois, petit prof de maths, va mettre une pagaille dans tout ça. Oh, pas exprès, vu que c’est Pierre Richard, imbattable quand il s’agit de se prendre les pieds dans le tapis…

Le rythme assez soutenu repose sur ses gaffes en cascades, et on parvient à sourire de temps en temps. Ça ne casse pas trois pattes à un frisé maladroit, mais, décidément, on se refuse à être cinglant. Il est si sympa, Zidi, de jouer au petit jeu des références avec un léopard apprivoisé pour rendre hommage à L’Impossible Monsieur Bébé, puis une étreinte roulée-mouillée sur la plage comme dans un Tant qu’il y aura des hommes de cartoon. Claude Piéplu est parfaitement coincé dans son costume trois pièces de pourfendeur de la fesse. Le comique donne une mine superbe à Jane Birkin. Et la musique, un peu charleston, est très bien.
LA MOUTARDE ME MONTE AU NEZ, Claude Zidi 1974, Pierre Richard, Jane Birkin (comique)@@ (E)
Pierre Durois est professeur dans un pensionnat pour jeunes filles. À ses heures perdues, il rédige des discours politiques ou, dans un tout autre registre, il écrit des articles à sensation. Un jour, ses é ...

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LA MULE Clint Eastwood 2018, Clint Eastwood, Bradley Cooper@@


À plus de 80 ans, Earl Stone est aux abois. Il est non seulement fauché et seul, mais son entreprise risque d'être saisie. Il accepte alors d'être chauffeur, un petit boulot, en apparence, facile. Sauf que, sans le savoir, il s'est engagé à être passeur de drogue pour un cartel mexicain. Extrêmement performant, il transporte des cargaisons de plus en plus importantes. Ce qui pousse les chefs du cartel, toujours méfiants, à lui imposer un supérieur chargé de le surveiller.
LA MULE Clint Eastwood 2018, Clint Eastwood, Bradley Cooper@@ (E)
À plus de 80 ans, Earl Stone est aux abois. Il est non seulement fauché et seul, mais son entreprise risque d'être saisie. Il accepte alors d'être chauffeur, un petit boulot, en apparence, facile. Sauf que, sans le ...

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LA MUSIQUE DE MON COEUR, Wes Craven 1999, Meryl Streep, Cloris Leachman (sentimental societe)@@


Après avoir été abandonnée par son mari, Roberta, professeur de musique, trouve un emploi pour enseigner le violon aux enfants défavorisés de Harlem, à New York. Malgré les frictions initiales de la directrice de l'école, Janet Williams, et des élèves, le programme réussit et attire la reconnaissance du public. Au bout de dix ans, le programme est soudainement interrompu à la suite de coupes budgétaires. Roberta, avec Williams et ses anciens élèves, organise un concert pour récolter des fonds.
LA MUSIQUE DE MON COEUR, Wes Craven 1999, Meryl Streep, Cloris Leachman (sentimental societe)@@ (E)
Après avoir été abandonnée par son mari, Roberta, professeur de musique, trouve un emploi pour enseigner le violon aux enfants défavorisés de Harlem, à New York. Malgré les frictions i ...

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LA MUTINERIE, Buzz Kulik 1969, Jim Brown, Gene Hackman (thriller)@


Au pénitencier de l'État de l'Arizona, les détenus en cellule d'isolement se révoltent et réussissent à s'échapper. Ils partent alors libérer le reste des prisonniers en prenant en otage l'ensemble du personnel. Alors qu'ils prétendent avoir des revendications face aux journalistes, en coulisse, ils creusent un tunnel afin de s'enfuir pour de bon.

TELERAMA
Dans le pénitencier d'Etat de l'Arizona, prisonniers blancs et noirs se mêlent. Certains d'entre eux ont réussi à capturer un gardien et à s'emparer de ses clefs. Les détenus libérés délivrent à leur tour leurs camarades. Le personnel de la prison, mis aux arrêts, doit la vie sauve à l'intervention de Cully Briston, un Afro-Américain athlétique, bientôt considéré comme le chef de la révolte. Alors que la rébellion s'organise, un bras de fer s'entame entre les insurgés et les autorités. Ces derniers espèrent avant tout sauver les vies des gardiens, devenus prisonniers. L'ambiance devient peu à peu explosive...
LA MUTINERIE, Buzz Kulik 1969, Jim Brown, Gene Hackman (thriller)@ (E)
Au pénitencier de l'État de l'Arizona, les détenus en cellule d'isolement se révoltent et réussissent à s'échapper. Ils partent alors libérer le reste des prisonniers en prenant en ota ...

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LA NAISSANCE D UNE NATION, David Griffitz 1915, (saga)@@@@


ce film a pour unique fin de décrire les horreurs de la guerre, dans l'espoir que les hommes s'épargneront à l'avenir pareille épreuve. La première partie décrit l'Amérique avant la Guerre de Sécession, à travers le destin de deux familles : les nordistes Stoneman, avec le représentant abolitionniste Austin Stoneman (fondé sur la vie authentique de Thaddeus Stevens), ses deux fils et sa fille, Elsie, et les sudistes Cameron, une famille qui compte deux filles (Margaret et Flora) et trois fils, notamment Ben.

Les garçons Stoneman rendent visite aux Cameron en Caroline du Sud, l'État représentatif du vieux Sud. L'aîné des Stoneman tombe amoureux de Margaret Cameron, et Ben Cameron idolâtre un portrait d'Elsie Stoneman. Lorsque la guerre de Sécession commence, tous les jeunes hommes rejoignent leur armée respective. Une milice constituée de soldats afro-américains (dirigée par un officier blanc) met à sac la maison des Cameron. Les femmes Cameron sont secourues par les soldats confédérés qui mettent en déroute la milice. Pendant ce temps, le plus jeune des Stoneman et deux des fils Cameron meurent à la guerre. Ben Cameron est blessé après une lutte héroïque dans laquelle il acquiert le surnom de « Little Colonel », par lequel il est désigné durant le reste du film. Little Colonel est soigné dans un hôpital du Nord, où il rencontre Elsie, qui y travaille comme infirmière. La guerre se termine et Abraham Lincoln, qui appliquait une politique de réconciliation (« Je les traiterai comme s'ils n'avaient jamais voulu quitter l'Union »), est assassiné au Ford's Theater, permettant à Austin Stoneman et d'autres radicaux du Congrès de mener une politique brutale qui tend à installer une domination des Noirs dans le Sud.

La seconde partie est introduite par ce texte : « Ce récit est une reconstitution historique de la Guerre de Sécession et de la Reconstruction, et n'a pas pour ambition de dépeindre une race ou un peuple quelconques d'aujourd'hui. » Stoneman et son protégé « mulâtre », Silas Lynch, vont en Caroline du Sud pour appliquer leur programme : donner les pleins pouvoirs aux Afro-Américains du Sud par la fraude électorale. Lynch devient gouverneur de l'État dans une assemblée législative dominée par les Afro-Américains. Ceux-ci sont dépeints comme désordonnés et irrespectueux de leur charge : l'un boit pendant que l'autre se déchausse et met les pieds sur son bureau en pleine session. La législature adopte notamment une loi qui oblige les Blancs à saluer les miliciens afro-américains dans la rue. Ceux-ci, d'ailleurs, humilient régulièrement les Blancs, voire les menacent.

De son côté, Ben, inspiré par des enfants qui jouent aux fantômes pour effrayer les enfants afro-américains, élabore un plan pour inverser ce qui est perçu comme l'impuissance des Blancs du Sud en formant le Ku Klux Klan, « l'organisation qui a sauvé le Sud de l'anarchie du pouvoir noir, non toutefois sans verser encore plus de sang que la bataille de Gettysburg ». Lorsque Elsie apprend que Ben est mêlé au Klan, elle remet en question sa liaison avec lui.

Gus, ancien esclave qui s'est formé lui-même et a gagné un titre de reconnaissance de l'armée, se propose d'épouser Flora. Effrayée par ses avances, elle s'enfuit dans la forêt, poursuivie par Gus, qui affirme pourtant ne pas lui vouloir de mal. Piégée au bord d'un précipice, Flora se tue en se jetant dans le vide. Le Klan pourchasse alors Gus, s'empare de lui, prononce sa culpabilité, le tue et laisse son corps sur le pas de la porte du lieutenant-gouverneur Silas Lynch. En représailles, Lynch ordonne de sévir contre le Klan. Les Cameron s'enfuient, poursuivis par la milice afro-américaine et se cachent dans une petite cabane, qui appartient à deux anciens soldats de l'Union qui acceptent d'aider leurs anciens ennemis du Sud au nom de leur origine aryenne commune.

Pendant ce temps, avec le départ d'Austin Stoneman, Lynch essaie d'épouser Elsie de force[10]. Des membres du Klan découvrent la situation et partent chercher des renforts. Le Klan, désormais au complet, arrive à son secours et disperse les attroupements des crazed negroes (« nègres devenus fous »). Pendant ce temps, la milice de Lynch encercle et attaque la cabane où se cachent les Cameron, mais le Klan les sauve juste à temps. Victorieux, les membres du Klan font un cortège glorieux, et le film fait une coupe à l'élection suivante où le Klan prive les électeurs noirs de leurs droits de vote et confisque leurs armes.

Le film s'achève par une double lune de miel de Phil Stoneman avec Margaret Cameron et Ben Cameron avec Elsie Stoneman. La dernière image montre des foules opprimées par le dieu mythique de la guerre se retrouvant soudainement en paix sous l'image du Christ. Le dernier titre pose la question : « Oserons-nous rêver d'un âge d'or où la guerre bestiale ne régnera plus, mais, à sa place, un prince charmant dans la maison de l'amour fraternel dans la ville de la Paix ? ».
LA NAISSANCE D UNE NATION, David Griffitz 1915, (saga)@@@@ (E)
ce film a pour unique fin de décrire les horreurs de la guerre, dans l'espoir que les hommes s'épargneront à l'avenir pareille épreuve. La première partie décrit l'Amérique avant la Guerre de ...

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LA NUEE, Just Philippot, 2020, Suliane Brahim, Marie Narbonne, Laura Hébrard (catastrophe)@@


Virginie a du mal à concilier sa vie d'agricultrice avec celle de mère célibataire. Pour faire vivre sa famille et éviter la faillite de sa ferme, elle se consacre corps et âme à l'élevage de sauterelles comestibles. La vie est dure : les soucis financiers et les problèmes pratiques s'accumulent, les tensions avec ses enfants et ses voisins augmentent. Petit à petit, Virginie commence à développer un lien étrange et obsessionnel avec ses sauterelles.

TELERAMA
Dans sa petite exploitation écoresponsable, une mère de famille élève des sauterelles. Mais tout se dérègle… Un premier film horrifique fascinant.

Dans la famille des insectes, la sauterelle fait partie des « gentils ». Rien à craindre d’elle, a priori. Virginie, fermière atypique, a décidé d’en faire son animal d’élevage. Il s’agit de sauterelles comestibles dont elle tire une farine hyper protéinée, destinée à l’alimentation d’autres bêtes. C’est un type d’agriculture pionnière, peu coûteuse, écoresponsable. Cette mère de famille célibataire, courageuse, travaille durement et toute seule, pour que sa petite exploitation puisse la faire vivre avec ses deux enfants, encore en âge d’aller à l’école. L’aînée, adolescente, l’aide un peu puis rechigne, gardant un amer souvenir de la disparition de son père, qui s’est tué à la tâche avec ses chèvres…

Les gestes accomplis dans les serres abritant les sauterelles, les différentes étapes de la chaîne du travail, la vie au quotidien de la famille, les tracas mais aussi les moments de joie, tout cela est décrit de manière naturaliste. Reste qu’à travers des éléments tant visuels que sonores (la partition subtile de grésillements et de crissements), instillés tout au long de l’action, on pressent bien que La Nuée va décoller de la terre ferme vers le fantastique horrifique. Cette combinaison de réalisme et de film catastrophe est chose rare, sinon exceptionnelle dans le cinéma français. Pour son premier long métrage, Just Philippot frappe fort. En s’appuyant sur un scénario très original, il fait preuve d’une mise en scène aussi maîtrisée que réfléchie.

La violence qui se manifeste est d’autant plus marquante qu’elle reste longtemps réprimée. Elle couve. L’angoisse monte de manière lente et progressive, à mesure que l’éleveuse met la main dans un engrenage, contraire à ses principes, celui d’un productivisme à tous crins. Le film offre une allégorie aux interprétations multiples. Qui peut évoquer à la fois l’addiction au travail, l’enfermement dans une bulle, une folie faisant écho au dérèglement général — économique, climatique… Le tout se déploie avec une forme de beauté sanguinaire, monstrueuse. Dans sa manière de filmer l’insecte ailé sous différentes coutures, en très gros plan ou en nuée menaçante dans le ciel, le cinéaste fait assurément mouche, si l’on peut dire.

Son film émeut, aussi. Car on a largement le temps de s’attacher à chacun des personnages. Aux deux enfants inquiets ; confusément pour le cadet, lucidement pour l’aînée. Au viticulteur généreux qui vient souvent donner un coup de main, ami dévoué et possible amoureux. Et bien sûr à Virginie, à la fois bourreau et victime : Suliane Brahim (sociétaire de la Comédie-Française), fascinante de fébrilité, apporte une densité de chaque instant à ce personnage de femme av
LA NUEE, Just Philippot, 2020, Suliane Brahim, Marie Narbonne, Laura Hébrard (catastrophe)@@ (E)
Virginie a du mal à concilier sa vie d'agricultrice avec celle de mère célibataire. Pour faire vivre sa famille et éviter la faillite de sa ferme, elle se consacre corps et âme à l'élevage de ...

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LA NUIT EST MON ROYAUME, Georges Lacombe 1951Jean Gabin, Simone Valère


Ancien conducteur de locomotive, Raymond Pinsard a perdu la vue à la suite d'un accident du travail. D'abord découragé, il fréquente bientôt un centre de rééducation, avec l'espoir de recouvrer une vision partielle, comme lui annonce le docteur Vaugeois. Il est soutenu par soeur Gabrielle, non-voyante elle aussi, par Louise Louveau, aveugle de naissance, et par un réparateur radio, Jean Gaillard, très actif malgré sa cécité. Une tendre amitié naît bientôt entre Pinsard et Louise. C'est alors que l'ancien cheminot apprend que sa vue est définitivement perdue. Accablé, il fuit Louise et ses amis du centre. Il lui faudra du temps pour accepter son handicap...

TELERAMA
Jean Gabin rapporta de la Mostra de Venise un prix d’interprétation pour ce film, mélo et larmoyant en diable, qui démontre que le cinéma français savait faire preuve d’une épaisseur romanesque, devenue l’apanage de Hollywood, où autistes et éclopés sont aujourd’hui légion. Il prouve aussi qu’un bon mélo a des vertus cathartiques qu’on a tendance à oublier…
LA NUIT EST MON ROYAUME, Georges Lacombe 1951Jean Gabin, Simone Valère (E)
Ancien conducteur de locomotive, Raymond Pinsard a perdu la vue à la suite d'un accident du travail. D'abord découragé, il fréquente bientôt un centre de rééducation, avec l'espoir de recouvre ...

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LA OU CHANTENT LES ECREVISSES, Olivia Newman 2022, Daisy Edgar-Jones, Taylor John Smith, Harris Dickinson (thriller sentimental)@@


Kya, une petite fille abandonnée, a grandi seule dans les dangereux marécages de Caroline du Nord. Pendant des années, les rumeurs les plus folles ont couru sur la "Fille des Marais" de Barkley Cove, isolant encore davantage la sensible et résiliente Kya de la communauté. Sa rencontre avec deux jeunes hommes de la ville lui ouvre un monde nouveau et effrayant ; mais lorsque l'un d'eux est retrouvé mort, toute la communauté la considère immédiatement comme la principale suspecte. A mesure que la vérité sur les événements se dessine, les réponses menacent de révéler les nombreux secrets enfouis dans les marécages.

ALLOCINE
Les paysages, les animaux, surtout les oiseaux et les personnages se partagent l’affiche de cette adaptation du premier roman de Délia Owens. C’est une histoire qui parle de solitude, d’abandon, d’amour et de meurtre ou d’accident, seule l’enquête le dira. Si les acteurs sont tous excellents, mention spéciale pour Daisy Edgar-Jones, qui est vraiment sublime. Le rôle semble fait pour elle tellement il lui colle à la peau.
malgré l’importance de la nature sauvage, l’importance de cette solitude qui écrase tout et le poids des émotions, elle semble porter le film. Alors je ne dirais pas à elle toute seule, mais pas loin. Après, il est vrai que le film raconte l’histoire de son personnage. Il y a beaucoup d'émotions, vous verserez sans doute une petite larme ou deux. Quant-à la fin, elle est très surprenante.
LA OU CHANTENT LES ECREVISSES, Olivia Newman 2022, Daisy Edgar-Jones, Taylor John Smith, Harris Dickinson (thriller sentimental)@@ (E)
Kya, une petite fille abandonnée, a grandi seule dans les dangereux marécages de Caroline du Nord. Pendant des années, les rumeurs les plus folles ont couru sur la "Fille des Marais" de Barkley Cove, isolant e ...

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LA PANTHERE DES NEIGES, Sylvain Tesson (nature environnement) @@


La Panthère des neiges est un récit de Sylvain Tesson publié le 10 octobre 2019 aux éditions Gallimard et qui a reçu le prix Renaudot la même année

TELERAMA
De cette quête délicate, Tesson avait déjà tiré un récit étincelant, dans lequel il célébrait l’affût comme style de vie et déplorait le lien distendu de l’homme avec la nature. Bien plus qu’une adaptation de l’ouvrage à succès, le documentaire raconte avec son propre regard, aussi épuré que subtil, cette épopée. Entre observation amoureuse du vivant et récit d’aventures introspectif, l’itinérance est rehaussée par le spectacle hypnotique de paysages à la beauté primitive, graciles estampes minérales entre ciel et terre.
Bête à fantasmes, la panthère des neiges apporte au récit son fil narratif et sert de moteur au suspense, objet d’une excitation quasi enfantine et contagieuse, qui évoque le yéti de Tintin au Tibet ou la baleine blanche de Moby Dick. Un animal de légende teintant de son aura de mystère ce manifeste de vie contemplative, qui est aussi une célébration de la beauté à l’état sauvage.
LA PANTHERE DES NEIGES, Sylvain Tesson (nature environnement) @@ (E)
La Panthère des neiges est un récit de Sylvain Tesson publié le 10 octobre 2019 aux éditions Gallimard et qui a reçu le prix Renaudot la même année

TELERAMA
De cette quête d ...

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LA PART DU SOUPCON, Christophe Lamotte 2019, Kad Merad, Laurence Arné (thriller)


Alice vit le bonheur ordinaire d'une mère de famille quand tout bascule : l'homme de sa vie, Thomas, le père de son enfant, est soupçonné d'être Antoine Durieux-Jelosse, l'homme qui a défrayé la chronique pour avoir tué toute sa famille quinze ans auparavant. Depuis tout ce temps, la commandante Sophie Lancelle n'a jamais arrêté de chercher cet homme ayant commis l'impensable et elle est prête à tout pour le retrouver. Entre ces deux femmes que tout oppose, un homme crie son innocence.


LA PART DU SOUPCON, Christophe Lamotte 2019, Kad Merad, Laurence Arné (thriller) (E)
Alice vit le bonheur ordinaire d'une mère de famille quand tout bascule : l'homme de sa vie, Thomas, le père de son enfant, est soupçonné d'être Antoine Durieux-Jelosse, l'homme qui a défrayé ...

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LA PASSAGERE, Héloïse Pelloquet 2022, Cécile de France, Félix Lefebvre (sentimental)@@


Chiara vit sur une île de la côte atlantique, endroit où son mari Antoine a grandi. Ensemble, ils forment un couple très heureux et profondément amoureux. Elle a même appris le métier d'Antoine, la pêche, et travaille régulièrement à ses côtés depuis désormais vingt ans. L'arrivée sur l'île de Maxence, un nouvel apprenti, va bousculer l'équilibre de leur relation, ainsi que les certitudes de Chiara.

TELERAMA
Une pêcheuse dans la force de l’âge redécouvre la liberté et la sensualité. Premier long métrage d’Héloïse Pelloquet, cette tempête des sentiments offre une belle partition aux interprètes.

Tout au bout d’une côte atlantique battue par les vents, Chiara est pêcheuse depuis vingt ans, depuis qu’elle a débarqué dans la vie d’Antoine, qui lui a enseigné ce labeur marin qui rougit les joues, blesse les doigts et forge les biceps. Quand le jeune Maxence devient l’apprenti du couple, jusque-là heureux, une tempête sensuelle fait chavirer Chiara…

La belle singularité de ce premier long métrage repose sur une manière délicate d’aborder l’adultère, et de faire d’une femme de 40 ans passés une vraie figure de liberté. Les films de métier sont souvent passionnants et c’est le cas de celui-ci, attaché au moindre geste, à chaque casier de crabes ou roulis sur le bateau, mais aussi à ces moments de pause entre amis dans un bar, où les corps salés oublient qu’ils sont rompus.

La réalisatrice réussit particulièrement les scènes d’amour, avec une mise en scène frontale qui n’exclut pas la joie complice entre les amants, et avec, surtout, une consécration du plaisir féminin. Même si quelques scènes manquent de finesse quant à la réaction de ce petit microcosme insulaire face à la femme adultère, l’épilogue surprend. Face au déjà charismatique Félix Lefebvre, révélé par Été 85, de François Ozon, Chiara a les traits et les frémissements de Cécile de France, décidément formidable dès qu’il s’agit, comme dans La Belle Saison, de Catherine Corsini (2015), d’interpréter l’éveil sensuel avec chaque pore de sa peau. Sa carnation, son incarnation donnent envie de suivre cette Passagère.
LA PASSAGERE, Héloïse Pelloquet 2022, Cécile de France, Félix Lefebvre (sentimental)@@ (E)
Chiara vit sur une île de la côte atlantique, endroit où son mari Antoine a grandi. Ensemble, ils forment un couple très heureux et profondément amoureux. Elle a même appris le métier d'Antoine, ...

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LA PASSION DE DODIN BOUFFANT, Tran Anh Hung 2023, Juliette Binoche, Benoît Magimel (gastronomie table)@


En France vers 1885, Eugénie travaille depuis 20 ans comme cuisinière pour le célèbre gastronome Dodin. De leur amour commun pour la gastronomie naissent des plats uniques, si savoureux et délicats qu'ils attirent de nombreux clients du monde entier.

TELERAMA
POUR
Célébrer le prestige culinaire français mais faire aussi un pari de cinéma, voilà le menu de ce film où les plats sont innombrables et les mots comptés, la musique quasiment absente... Des personnages qui s’affairent dans une cuisine du XIXe siècle, on ne saura, hormis leur talent aux fourneaux, que le strict nécessaire. Sorti d’un roman de Marcel Rouff, Dodin Bouffant est un gastronome (en partie inspiré par le célèbre Brillat-Savarin, 1755-1826), un notable dont l’unique ambition est de briller à table. Eugénie, sa compagne, n’a jamais voulu devenir sa femme pour mieux rester, par-dessus tout, sa cuisinière. Au lieu d’enfants, le couple a deux apprenties marmitonnes. Et consacre sa vie à estomaquer un cercle d’amis en les régalant de mets extraordinaires.

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Dans cette monomanie culinaire, Tràn Anh Hùng a trouvé une richesse étonnante. Dodin, c’est la cuisine comme spectacle, et le réalisateur a su le traduire en images avec brio. Eugénie, dont Juliette Binoche fait vibrer la réserve, c’est l’art de cuisiner en secret, en s’effaçant. Salué, très justement, par le Prix de la mise en scène à Cannes, voici un film festif, gustatif, contemplatif et méditatif. D’une originalité savoureuse de bout en bout. — Frédéric Strauss

o CONTRE
« Savoureux » si on aime les repas à 6 000 calories, peut-être. Mais, après deux heures et quatorze minutes de cuisson à l’étouffée pour le spectateur, c’est plutôt le terme de « faisandé » qui vient en bouche. On ne va pas au cinéma pour voir un épisode interminable de Top chef, disposerait-il d’un « directeur gastronomique » aussi prestigieux que le chef multi-étoilé Pierre Gagnaire et serait-il photographié comme La Laitière, de Vermeer — ou, pour être plus précis, comme une vieille publicité qui s’inspirait du célèbre tableau du maître hollandais. Au moins, dans la télé-réalité culinaire de M6, les candidats nous dispensent-ils des platitudes pseudo-philosophiques sur l’art du bien manger et le « printemps de la vie » assénées par les héros aux fourneaux de Tràn Anh Hùng et leurs convives dodus et bouffis. Et que dire du Prix de la mise en scène reçu au Festival de Cannes, sinon qu’un réalisateur qui ose enchaîner une nature morte de poire pochée avec un plan sur les fesses nues de Juliette Binoche mériterait plutôt la Palme du mauvais goût ? — Samuel Douhaire
LA PASSION DE DODIN BOUFFANT, Tran Anh Hung 2023, Juliette Binoche, Benoît Magimel (gastronomie table)@ (E)
En France vers 1885, Eugénie travaille depuis 20 ans comme cuisinière pour le célèbre gastronome Dodin. De leur amour commun pour la gastronomie naissent des plats uniques, si savoureux et délicats qu'ils ...

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LA PASSION VAN GOGH, Dorota Kobiela et Hugh Welchman 2017 (animation bio)@@


Paris, été 1891. Alors que la nouvelle de la mort de Vincent Van Gogh vient de tomber, Armand Roulin, fils d'un proche du peintre qui voyait d'un mauvais œil cette relation, est chargé de porter la nouvelle. Cependant, Armand réalise vite qu'il a mal jugé le peintre et se met en tête de comprendre son geste désespéré.

TELERAMA
Que d’efforts vains ! De vrais acteurs ont tourné une intrigue improbable : une lettre égarée de Vincent Van Gogh, qu’un facteur est chargé de remettre à Théo, son frère… Ensuite les soixante mille plans ont été repeints dans le style du peintre. Travail colossal et fausse bonne idée : on émerge fourbu de cet exercice de style, rendu encore plus vain par le dialogue français neuneu, dit notamment par Pierre Niney. Qu’est-il allé faire dans cette galère ?
LA PASSION VAN GOGH, Dorota Kobiela et Hugh Welchman 2017 (animation bio)@@ (E)
Paris, été 1891. Alors que la nouvelle de la mort de Vincent Van Gogh vient de tomber, Armand Roulin, fils d'un proche du peintre qui voyait d'un mauvais œil cette relation, est chargé de porter la nouvelle. Cepen ...

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LA PENICHE DU BONHEUR, Melville Shavelson 1958, Gary Grant, Sophia Loren (sentimental)@


Veuf, Tom Winston élève seul ses trois enfants sur une péniche. Le jour où il fait la connaissance de Cinzia, une jeune femme italienne qui tente d'échapper à l'emprise de son père, les enfants la déclare nounou d'office.

TELERAMA
Ils ont beau s’appeler Cary Grant et Sophia Loren, ils n’ont pas fait que des chefs-d’œuvre ! Pour exemple, cette Péniche du bonheur, dont le scénario a pu leur paraître sympathique au premier abord — un père veuf est complètement dépassé par ses trois gamins, mais, orgueilleux, il n’accepte pas l’intrusion d’une belle Italienne qui s’impose en bonne d’enfants « qui ne sait rien faire mais que les mômes aiment tant ». Alléchante sur le papier, cette histoire de guerre des sexes, que George Cukor ou Stanley Donen aurait menée à un rythme trépidant, est ici traitée sans invention. Le scénario accumule facilités et incohérences, les dialogues sont poussifs et explicatifs, les situations convenues et sans aucune ambiguïté ni double sens, comme ce genre de comédie en réclame pourtant.

Il nous reste à picorer, çà et là, quelques plaisirs que même un mauvais réalisateur ne pourra pas gâcher : le regard de chien battu de Cary Grant et l’énergie débordante de Sophia Loren — qui réussit à ne pas être totalement ridicule, même quand elle pousse la chansonnette, napolitaine, évidemment.
LA PENICHE DU BONHEUR, Melville Shavelson 1958, Gary Grant, Sophia Loren (sentimental)@ (E)
Veuf, Tom Winston élève seul ses trois enfants sur une péniche. Le jour où il fait la connaissance de Cinzia, une jeune femme italienne qui tente d'échapper à l'emprise de son père, les enfan ...

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LA PETITE MAISON DANS LA PRAIRIE, Michael Landon 1974 (serie tv jeunesse)


Charles Ingalls, sa femme Caroline, leurs trois filles Mary, Laura et Carrie ainsi que leur chien Jack, quittent le Wisconsin pour émigrer vers l'Ouest. Un long voyage sur un modeste chariot de pionniers bâché les attend pour aller au Kansas, un vaste État aux grandes étendues de prairies verdoyantes. Cependant, après de multiples événements, ils abandonnent leur maison de rondins pour venir s'installer à Walnut Grove (Minnesota) au lieu-dit Plum Creek (en) où les terres sont fertiles. Charles va ensuite construire sa propre ferme et travaillera comme employé à la scierie du village.

TELERAMA
La fiction, star des années 1980, s’est imposée grâce à ses émotions à foison et ses personnages qui triomphent toujours de l’adversité. Coup de projecteur sur une famille formidable, alors que Netflix prépare un “reboot” de la série culte.

Laura et ses tresses, Charles et son violon, Nellie et sa méchanceté… Qui n’a pas un jour ou l’autre croisé un habitant de Walnut Grove, charmant village du Minnesota « fondé en 1840 par Lars Hanson » ? Un refuge verdoyant que les fans de La Petite Maison dans la prairie chérissent à jamais : « J’avais envie de traverser l’écran », confie l’un d’eux dans le documentaire réalisé par Julie Gavras pour en célébrer le cinquantenaire diffusé sur 6ter. L’occasion de revenir sur l’aventure créative et humaine portée par Michael Landon, jeune acteur de western devenu producteur exécutif, réalisateur, scénariste de la série… et interprète du plus admirable des pères de famille, Charles Ingalls.

Librement adaptée des œuvres de Laura Ingalls Wilder (qui y romance ses jeunes années passées au sein d’une famille de pionniers de la fin du XIXᵉ siècle), la série est lancée sur NBC le 11 septembre 1974. Carrie, la cadette des Ingalls, se relève d’une mémorable gamelle dans un générique pas encore culte…

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Quiz : connaissez-vous les enfants les plus insupportables des séries télé ?

La Petite Maison dans la prairie a 50 ans et garde, plus que toute autre madeleine télévisuelle, un inaltérable parfum d’enfance. Pas seulement pour la génération qui l’a découverte au milieu des années 1970 sur TF1, mais aussi pour les suivantes, qui ont adoré détester cette peste de Nellie Oleson au fil des innombrables rediffusions. La série n’a quasiment pas quitté l’antenne depuis que M6 eut l’idée de la programmer à l’heure du déjeuner à la fin des années 1980, creusant une ligne de fracture dans les écoles de France.

Ceux qui rentraient chez eux avaient le privilège de sangloter devant l’épisode du jour. Les abonnés à la cantine attendaient qu’une âme charitable leur raconte la dernière tuile tombée sur les Ingalls. Car, ne nions pas l’évidence, cette famille était poursuivie par une malchance surréaliste. À chaque fan son trauma : Marie, l’aînée qui devient aveugle ; Albert, le fils adoptif, fauché en pleine jeunesse par une maladie incurable ; Laura, brisée par la mort de son nourrisson… On pleurait beaucoup dans la petite maison, mais on retrouvait toujours foi en la vie dans la chaleur du foyer et de la communauté. Ce qui valut à la série d’être un peu vite reléguée au rayon mièvreries.

Maltraitance des enfants, racisme…
Revoir un de ses deux cent cinq épisodes aujourd’hui, c’est pourtant se cogner à une âpre vision du monde, et se dire que les auteurs n’avaient pas froid aux yeux. Violences conjugales, maltraitance des enfants, racisme, addictions en tous genres, fanatisme religieux… La série empoigne avec une constance inattendue — et, certes, une bonne louche de bons sentiments — des sujets pas franchement associés à un public familial. Sous la pieuse saga au temps de la conquête de l’Ouest, elle apparaît comme le reflet de son époque : celui d’une Amérique tiraillée entre conservatisme et progressisme, imprégnée de l’esprit beatnik, de la lutte pour les droits civiques.

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Le film de Julie Gavras souligne à quel point la série est habitée par les aspirations et l’histoire personnelle de Michael Landon. Fils d’une actrice catholique rigoriste et d’un metteur en scène juif qui se déchiraient, l’acteur traînait des blessures d’enfance qu’il a tenté d’exorciser à travers le rôle du père de famille humaniste. Ode à la liberté, à l’homme humble qui conduit son destin en surmontant l’adversité, La Petite Maison dans la prairie fut autant le produit de l’industrie des networks qu’une œuvre d’auteur. Ceux qui en doutent ont certainement encore quelques années de rediffusions pour s’en convaincre.
LA PETITE MAISON DANS LA PRAIRIE, Michael Landon 1974 (serie tv jeunesse) (E)
Charles Ingalls, sa femme Caroline, leurs trois filles Mary, Laura et Carrie ainsi que leur chien Jack, quittent le Wisconsin pour émigrer vers l'Ouest. Un long voyage sur un modeste chariot de pionniers bâché les attend ...

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LA PETITE, Guillaume Nicloux 2023, Fabrice Luchini, Mara Taquin (thriller sante moeurs)@@@


Joseph apprend que son fils et le compagnon de celui-ci viennent de mourir dans un accident. Ils attendaient un enfant via une mère porteuse en Belgique. Que va devenir leur futur bébé ? Joseph en est-il le grand-père légitime ? Porté par la promesse de cette naissance qui va prolonger l'existence de son fils, le sexagénaire part à la rencontre de la jeune Flamande au caractère farouche et indomptable.

TELERAMA
On n’avait jamais vu Fabrice Luchini aussi sobre et émouvant que dans ce rôle de vieux bourru, qui tient absolument à assurer l’avenir de l’enfant de son fils décédé. Deuil, gestation par autrui, tendresse : Guillaume Nicloux embrasse tout, sans mièvrerie.

Emmanuel et son compagnon ont péri dans un crash d’avion. Le couple attendait un enfant, grâce à une jeune mère porteuse, en Belgique. Joseph, le père veuf d’Emmanuel, développe alors une idée fixe : que va devenir ce bébé à naître ? Puisque, dans ce petit corps, persistent quelques cellules de son fils, Joseph décide de retrouver Rita, la jeune Flamande qui porte l’enfant…

On peut se demander ce que Guillaume Nicloux, dont la filmographie est nettement plus noire que rose, est venu faire dans cette histoire si sentimentale — et casse-gueule —, où se mêlent tragédie, gestation pour autrui et layette. À mieux chercher, pourtant, beaucoup de ses films traitent du deuil, de la solitude et de l’obsession de retrouver un enfant (Cette femme-là, Valley of Love), et il s’avère idéal pour imposer une noble sobriété, et même des pointes d’humour, à cette métamorphose d’un homme endolori grâce au ventre d’une fille qui ne s’en laisse pas conter.

Même si le pianotage de la partition musicale omniprésente ne l’y aide vraiment pas, il tricote avec finesse l’évolution des rapports entre Joseph et Rita. Le tout avec un sens remarquable du détail juridique et administratif : il livre, en douce et en douceur, un film dossier sur la GPA (gestation pour autrui). Prouesse discrète qui aurait été impossible sans Maud Wyler en fille aimante et compréhensive, Mara Taquin, captivante révélation en louve aussi farouche qu’avisée, et, bien sûr, Fabrice Luchini. Comme lavé de ses tics de préciosité, rendu à la quotidienneté, il est éblouissant de normalité et de tendresse bourrue.
LA PETITE, Guillaume Nicloux 2023, Fabrice Luchini, Mara Taquin (thriller sante moeurs)@@@ (E)
Joseph apprend que son fils et le compagnon de celui-ci viennent de mourir dans un accident. Ils attendaient un enfant via une mère porteuse en Belgique. Que va devenir leur futur bébé ? Joseph en est-il le grand-p&egra ...

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LA PIANISTE, Michael Haneke 2001, Isabelle Huppert, Annie Girardot, Benoit Magimel (societe musical)@@


Une professeure de piano d'âge moyen dans un conservatoire de Vienne possède le talent, la discipline et la dureté nécessaires pour masquer son appétit sexuel pour le voyeurisme, les films pornographiques et la masturbation violente.
Erika Kohut, professeur de piano au conservatoire de Vienne, entend dresser les élèves comme elle fut dressée elle-même. Mais dressée à quoi ? A 40 ans passés, elle habite toujours seule avec sa mère, qui la cogne comme une petite fille dévoyée...

TELERAMA
Conçue pour impressionner, cette adaptation du roman d'Elfriede Jelinek par Michael Haneke y parvient parfaitement. Il suffit de voir Erika, petite dame aux allures de bas-bleu, s'enivrer d'un vieux Kleenex imbibé de sperme dans une cabine de sex-shop ou se taillader le sexe avec une lame de ­rasoir...

Mais le sordide grand-guignol exsude peu à peu une terrible vérité. Sur les ravages entre mère (bravo Girardot) et fille, comme sur l'enfermement dans une perversion sexuelle. Par son casting français, le film échappe à une interprétation strictement autrichienne - dénonciation de la haute culture viennoise par l'étalage des frustrations et des douleurs qu'elle sécrète. Et l'on a rarement vu Huppert (exceptionnelle) laisser filtrer une souffrance aussi abyssale.

LA PIANISTE, Michael Haneke 2001, Isabelle Huppert, Annie Girardot, Benoit Magimel (societe musical)@@ (E)
Une professeure de piano d'âge moyen dans un conservatoire de Vienne possède le talent, la discipline et la dureté nécessaires pour masquer son appétit sexuel pour le voyeurisme, les films pornographiques e ...

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LA PISCINE, Jacques Deray 1969, Alain Delon, Romy Schneider (drame sentimental)@@


Jean-Paul et Marianne vivent de belles et paresseuses journées d'été dans la magnifique maison qu'on leur a prêtée près de Saint-Tropez, sans d'autre souci que celui d'assouvir leur passion.

TELERAMA
Deux félins s’aiment en plein soleil, se guettent, se toisent, se caressent et se griffent au bord d’une piscine. Jean-Paul et Marianne sont seuls au monde, reclus dans une villa créée pour les siestes où l’on ne dort pas. Débar­que Harry, volubile, avec sa fille, Pénélope, grande libellule sexy. Harry, grand ami de Jean-Paul, mais ancien amant de Marianne. Harry, celui à qui tout réussit. Marianne les invite à rester quelques jours, en jetant un regard de défi à Jean-Paul. Commence un jeu d’affrontement…

Jacques Deray construit ce drame de la jalousie à la perfection. Le décor naturel, saturé de soleil, manque d’air. Tout semble ­mener à l’inéluctable, ce grand rectangle bleu, « la plus belle chose de la maison », sur laquelle s’ouvre et se ferme le film. Alain Delon retrouve Maurice Ronet neuf ans après Plein soleil. Les deux hommes sont à nouveau les deux faces ennemies d’une éclatante virilité. Ce n’est plus l’eau de mer, mais l’eau chlorée qui se chargera cette fois de les départager.
LA PISCINE, Jacques Deray 1969, Alain Delon, Romy Schneider (drame sentimental)@@ (E)
Jean-Paul et Marianne vivent de belles et paresseuses journées d'été dans la magnifique maison qu'on leur a prêtée près de Saint-Tropez, sans d'autre souci que celui d'assouvir leur passion.


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LA PISTE DES ELEPHANTS, William Dieterle 1954, Elizabeth Taylor, Peter Finch (nature environnement)@@


Au cours d'un séjour en Angleterre, le riche planteur de thé John Wiley est séduit par la ravissante Ruth et l'épouse. Il l'emmène sur ses terres à Ceylan et l'installe dans son immense palais, mais la jeune femme a beaucoup de mal à s'adapter à son nouveau pays et vit dans la peur constante des éléphants. Désemparée, elle est sur le point de quitter l'île avec Dick Carver, mais une épidémie de choléra rend le départ impossible.

TELERAMA
La menace constante d’un raz de marée animal constitue le principal ressort dramatique de ce film d’aventures spectaculaire à souhait, tourné dans de magnifiques décors naturels. Selon son goût, on préférera la splendide séquence de la charge des éléphants. L’intrigue décrit aussi sans ménagement la mentalité rétrograde du colonialisme britannique. Mais c’est vraiment pour Elizabeth Taylor que le film mérite d’être vu. La superficielle jeune héroïne du début va découvrir, au milieu des dangers, l’amour véritable qu’elle porte à son mari. Dans ce parcours, l’actrice est magnifique.
LA PISTE DES ELEPHANTS, William Dieterle 1954, Elizabeth Taylor, Peter Finch (nature environnement)@@ (E)
Au cours d'un séjour en Angleterre, le riche planteur de thé John Wiley est séduit par la ravissante Ruth et l'épouse. Il l'emmène sur ses terres à Ceylan et l'installe dans son immense palais, mais ...

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LA PLACE D UNE AUTRE, Aurélia Georges, 2021, Sabine Azema (guerre)@@@


Paris, 1914. Pour échapper à la prostitution, la jeune Nélie Laborde s’engage comme auxiliaire de la Croix-Rouge. Témoin de la mort de Rose, une consœur de son âge attendue à Nancy comme lectrice auprès d’Éléonore de Lengwii, une riche bourgeoise de province, elle usurpe son identité. Devenue Rose, elle prend peu à peu ses marques dans la maisonnée, emplie de gratitude pour la maîtresse des lieux qui s’attache à elle. Mais un soir, la véritable Rose fait irruption et réclame la place qui lui était promise…

TELERAMA
Un beau film à suspense sur fond d’injustice sociale. Mais la rédaction est partagée.
Pour
Fille de lingère, de père inconnu, Nélie (Lyna Khoudri) échappe à la prostitution et à la misère en devenant infirmière auxiliaire durant la guerre de 14-18. Une nuit, une jeune femme suisse, Rose, meurt sous ses yeux à la suite d’un bombardement. Nélie décide alors de prendre sa place. Elle rejoint Nancy, où elle se présente auprès d’une riche veuve, Éléonore (Sabine Azéma), pour devenir sa lectrice. La maison bourgeoise devient un petit théâtre où se noue un lien étrange. Entre deux femmes de conditions, d’esprits et d’âges différents. La fausse Rose se montre séduisante, attentionnée, spirituelle. C’est le pari du film : faire de la menteuse une héroïne romanesque.
Nélie imite si bien celle qu’elle a rêvé d’être qu’elle le devient. À savoir : une femme indépendante, libérée du joug des hommes, qui trouve une forme de paix dans un endroit protégé. Cette affaire de femmes repose essentiellement sur une volonté acharnée de justice sociale. On n’oubliera pas de sitôt la séquence poignante où Nélie, acculée au fond d’un couloir, lève la main pour témoigner d’une brûlure sur sa paume, comme si elle prêtait serment devant un tribunal. — J.M.
Contre
L’histoire est forte, ou pourrait l’être… Mais elle est si mal racontée ! Tout en nous plongeant dans une intrigue tissée de mensonges et de dissimulations, la réalisatrice fait de son héroïne une oie blanche, une parfaite innocente. Le trouble est gâché par la réalisatrice, qui gomme la duplicité de Nélie. Par peur, sans doute, qu’on se mette à détester ce personnage, elle l’a rendu lisse jusqu’à l’inconsistance. — F.S.

LA PLACE D UNE AUTRE, Aurélia Georges, 2021, Sabine Azema (guerre)@@@ (E)
Paris, 1914. Pour échapper à la prostitution, la jeune Nélie Laborde s’engage comme auxiliaire de la Croix-Rouge. Témoin de la mort de Rose, une consœur de son âge attendue à Nancy comme ...

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LA PLAGE, Danny Boyle 1999, Leonardo DiCaprio, Virginie Ledoyen (societe)@@


Richard, jeune Américain, amateur de sensations inédites a choisi l'Asie comme terrain d'élection, dans l'espoir d'y vivre des aventures fortes et exaltantes. Dans un hôtel miteux de Bangkok boudé par les touristes, il fait la connaissance d'un couple de Francais, Françoise et Etienne. Dans la nuit, un homme au regard halluciné fait irruption dans sa chambre et évoque une île secrète, une plage paradisiaque, où il aurait vécu plusieurs années au sein d'une petite communauté d'esprits libres.

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Son casting cinq étoiles et ses décors paradisiaques ne l’avaient pas protégé des critiques assassines, y compris à “Télérama”, à sa sortie en l’an 2000. Tentative de réhabilitation de l’œuvre la plus mal aimée du réalisateur de “Trainspotting”.

Au tournant du nouveau millénaire, en même temps qu’un parfum de fin du monde, on a vu fleurir beaucoup de films « sub-nietzschéens », mêlant pop culture rigolarde et existentialisme trash, reliquat eighties d’esthétique publicitaire et désordres mentaux (American Psycho, Les Lois de l’attraction, Fight Club…). De ceux-là, mais un peu à part, l’adaptation de La Plage (2000), best-seller d’Alex Garland (qui n’était pas encore le réalisateur estampillé A24 de Men et Civil War), n’avait alors pas vraiment connu de culte, encore moins de réhabilitation.

Déchiqueté façon Les Dents de la mer à sa sortie par une bonne partie de la presse, il n’avait pas davantage été épargné par Jean-Claude Loiseau de Télérama, qui voyait dans cet « authentique navet » une plage non pas de sable blanc, mais « mazoutée de niaiserie tenace »… Naïf, ce film extrêmement sévère avec l’utopie communautaire, le tourisme à l’occidentale ?

Il y a sûrement eu en ce temps-là une énorme méprise, due à l’imagerie de station balnéaire et au glamour d’un casting de beaux gosses croyant trouver leur bonheur dans la petite baie paradisiaque de Koh Phi Phi, en Thaïlande. Difficile en effet de ne pas y voir la carte postale : Leonardo DiCaprio, Guillaume Canet et Virginie Ledoyen jouissant d’un été permanent au cœur d’une petite colonie de hippies dirigée par Tilda Swinton… On a vu plus doloriste.

Mais candide ? Pas vraiment. Car le rêve tourne vite au cauchemar, sous l’intransigeance d’une communauté qui ne veut sacrifier sa discrétion et son bonheur à aucun prix. À la mystique du voyage, au développement personnel, aux beatniks, le film oppose une violence graphique, morale, un miroir coupant dans lequel se reflète l’horreur totalitaire et sacrificielle.

Curieux cinéaste que Danny Boyle, qui semble toujours prendre un plaisir sadique à filmer le revers de la médaille : plus ses personnages sont jeunes et cool, plus ils doivent payer. Du trekkeur influenceur de 127 Heures à la bande de potes toxicomanes de Trainspotting, en passant par les colocataires très smart de Petits Meurtres entre amis : Danny Boyle serait-il un cinéaste moraliste, à faire ainsi la leçon ?

Pas complètement, car à la manière de Fight Club (1999), La Plage semble être, plutôt qu’un jet acide, un geste romantique, ici le souvenir du paradis perdu, fantasmé, de la jeunesse de Danny Boyle lui-même. Ce qui rend le film, empli de jolis clins d’œil facétieux au cinéma de genre, éminemment attachant. Dans un récit certes parfois désarticulé, coloré d’un peu de kitsch mélancolique et générationnel (la musique de Moby), mais sûrement à dessein, à l’image de la fougue de cet âge-là : on n’a pas tous les jours 20 ans.

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LA PLAGE, Danny Boyle 1999, Leonardo DiCaprio, Virginie Ledoyen (societe)@@ (E)
Richard, jeune Américain, amateur de sensations inédites a choisi l'Asie comme terrain d'élection, dans l'espoir d'y vivre des aventures fortes et exaltantes. Dans un hôtel miteux de Bangkok boudé par les t ...

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LA PLANETE DES SINGES suprematie, Matt Reeves 2017, Andy Serkis, Woody Harrelson (science fiction)@


Les singes menés par César cherchent de la paix après la mort de Koba, mais lorsqu'un méchant colonel décide de perpétrer un massacre auprès des primates, César sait qu'il faut se battre contre cet homme et son armée. Cette bataille déterminera le destin de la planète.

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Dans ce nouvel opus, un militaire dérangé prend les singes en grippe et relance la guerre...
Les deux premiers épisodes de la nouvelle trilogie (La Planète des singes : Les origines, en 2011, et L’Affrontement, en 2014) brassaient des peurs dans l’air du temps, telles que la mutation génétique, la crise sanitaire, le désastre écologique… Ces préoccupations disparaissent dans ce troisième volet, au profit d’un imaginaire qui renvoie au film d’action, de guerre et à… Apocalypse now (1979). Toujours menés par le bon César, les singes ont encore plus à craindre des hommes : un militaire fou devient leur ennemi personnel. Dans le rôle de ce gourou de l’armée, Woody Harrelson fait tout pour évoquer le Marlon Brando du film de Coppola…

Inattendue et plaisante, cette référence très appuyée (on peut lire « Apocalypse now » sur un mur !) reste un clin d’œil. ­Agitant la promesse d’une noirceur audacieuse, le film se limite à un diver­tissement mouvementé, mais enfantin.

C’est la qualité et le défaut de ces singes de cinéma : ils sont bons à tout. Jouer des héros de film de guerre, des personnages de fable ou des animaux rigolos. Le réalisateur n’hésite pas à exploiter différents registres. Il n’en reste pas moins que son spectacle a tout le charme et le punch d’un divertissement de qualité.
LA PLANETE DES SINGES suprematie, Matt Reeves 2017, Andy Serkis, Woody Harrelson (science fiction)@ (E)
Les singes menés par César cherchent de la paix après la mort de Koba, mais lorsqu'un méchant colonel décide de perpétrer un massacre auprès des primates, César sait qu'il faut se batt ...

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LA POUDRE D ESCAMPETTE, Philippe de Broca 1971, Marlene Jobert, Michel Piccoli (comique)@@


En 1942, en Afrique du Nord, une jeune femme (Marlène Jobert) aide un officier anglais (Michael York) à échapper aux Allemands, avec l'aide d'un escroc (Michel Piccoli) et d'un Tunisien (Amidou). Ils vivront mille aventures dans le désert.

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Savoureuse parodie d’“Un taxi pour Tobrouk” (1961). Dabadie et de Broca ont reconsidéré avec beaucoup d’humour les clichés de l’héroïsme. Interprétation au poil.

En 1942, Valentin, un horticulteur qui a fui la France deux ans plus tôt, est devenu trafiquant au soleil de Tunis. La guerre, quelle guerre ? Obligé de sauver Basil, un jeune officier britannique canardé par l’ennemi, le Français se retrouve en pyjama dans les souks, cavalant avec son Anglais, les Allemands aux trousses. Pour avoir tenté de les aider, Lorène, l’épouse du consul suisse, est contrainte de fuir avec eux dans le désert…

Escampette : ce mot d’un autre siècle, délicieusement primesautier, donne le ton de cette fantaisie de guerre où Philippe de Broca et son scénariste Jean-Loup Dabadie se moquent tendrement des clichés de l’héroïsme et des travers de chaque nationalité. Michel Piccoli, très à l’aise dans le registre de la comédie d’aventures, passe des charentaises au chapeau melon et du système D à la mitraillette lourde, sans cesser de râler. L’œil, tout de même, de plus en plus attendri sur ses deux compagnons de jeep : Michael York, flegmatique et fleur bleue, et Marlène Jobert, adorable renarde du désert.

Entre Valentin, Lorène et Basil, c’est à l’amitié, à la mort… Un peu à l’amour, aussi, le temps de quelques jours, quelques dunes, d’une gauloise fumée à trois sous la mitraille. Oasis de complicité qui finit en réveillon de Noël improvisé dans un fort abandonné. Car même si les Anglais ne sont pas loin, même si les Allemands arrivent, même si on ne se reverra peut-être jamais, ce qui prime, pour de Broca, c’est la légèreté. Un divertissement pétaradant à la poudre de mélancolie.
LA POUDRE D ESCAMPETTE, Philippe de Broca 1971, Marlene Jobert, Michel Piccoli (comique)@@ (E)
En 1942, en Afrique du Nord, une jeune femme (Marlène Jobert) aide un officier anglais (Michael York) à échapper aux Allemands, avec l'aide d'un escroc (Michel Piccoli) et d'un Tunisien (Amidou). Ils vivront mille avent ...

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LA PRINCESSE DE CLEVES, Jean Delannoy 1961, Jean Marais, Marina Vlady (histoire bio)@


Clèves, prince vieillissant, est marié à une douce et belle jeune fille. Un soir de bal à la cour d'Henri II, alors que la reine Catherine de Médicis attend avec impatience l'arrivée du duc de Nemours, la différence d'âge entre le prince et sa jeune épouse alimente les conversations. A la suite d'un jeu, la princesse de Clèves et le duc de Nemours doivent danser ensemble.

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Jean Delannoy a asphyxié l’adaptation fidèle et vive que Jean Cocteau avait tirée du roman de Mme de La Fayette. De cette reconstitution empesée demeure, tout de même, le visage sublime de beauté, apparemment impassible et pourtant si sensuel, de Marina Vlady.
Tourné en couleurs, en 1961, en pleine Nouvelle Vague, ce film de prestige est fidèle à la « tradition de la qualité » des années 50 et au réalisme psychologique selon Delannoy. C’est aussi ennuyeux, aussi académique que La Symphonie pastorale (1946), dont il n’y a plus aujourd’hui à sauver que l’interprétation de Michèle Morgan, comme, ici, celle de Marina Vlady. Cocteau, qui s’était donné pour un auteur Nouvelle Vague, n’a pas hésité à repiocher dans sa mythologie de L’Eternel Retour, et la reconstitution historique appliquée étouffe l’analyse des caractères et des sentiments.

LA PRINCESSE DE CLEVES, Jean Delannoy 1961, Jean Marais, Marina Vlady (histoire bio)@ (E)
Clèves, prince vieillissant, est marié à une douce et belle jeune fille. Un soir de bal à la cour d'Henri II, alors que la reine Catherine de Médicis attend avec impatience l'arrivée du duc de Nemou ...

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LA PRISONNIERE DE BORDEAUX, Patricia Mazuy 2025, Isabelle Huppert, Hafsia Herzi (sentimental)@@


Alma, une bourgeoise qui vit seule dans une immense maison située en centre-ville de Bordeaux, et Mina, une jeune mère de famille installée dans une banlieue de Narbonne, sont issues de milieux sociaux opposés. Leur seul point commun : elles ont organisé leur vie autour de l'absence de leurs maris, l'un neurochirurgien et l'autre braqueur, qui purgent des peines dans la même prison. Les deux femmes se rencontrent par hasard au cours d'un parloir. Alma invite aussitôt Mina dans sa luxueuse demeure et lui trouve un emploi de blanchisseuse. Toutes deux s'engagent alors dans une amitié aussi improbable que tumultueuse…

TELERAMA
Deux femmes de milieux sociaux différents, et dont les maris sont incarcérés, se rencontrent. Une mise en scène superbe, aux échos chabroliens.

Des couleurs florales ondoient au plafond, comme dans un carrousel, un kaléidoscope, d’où un léger vertige. Il y a ce sifflotement digne d’un duel de western, cette chanson dont les paroles disent : « Sans l’amour, t’es rien. » Les premières images de La Prisonnière de Bordeaux rappellent certains éclats de génie de Claude Chabrol, comme la scène où Marie Trintignant se perdait dans la contemplation d’un aquarium de restaurant, au son d’une ballade déchirante de Michel Jonasz, dans Betty. Ce film-là reposait sur la rencontre fortuite de deux femmes. Il en va de même ici : Alma (Isabelle Huppert) se prend d’intérêt, puis d’affection, pour une inconnue, Mina (Hafsia Herzi). Tout les sépare a priori, sauf cette activité récurrente : se rendre au parloir de la même prison, où chacune tente de garder le contact avec son détenu de mari.

Et parce que le seul visage d’Isabelle Huppert évoque aussi Chabrol, parce que Bordeaux fut le décor d’un des derniers grands succès du maître (La Fleur du mal), une délicieuse hantise s’installe, qu’elle soit entretenue ou non par la cinéaste Patricia Mazuy. Le suspense à bas bruit y contribue : quand la dame riche propose à la jeune femme modeste, narbonnaise, de s’installer avec enfants dans sa grande demeure bordelaise pour se rapprocher de la prison, une part de déraison s’invite. Comme dans un thriller (que le film deviendra, à sa façon), quelque chose semble devoir craquer, malgré les bonnes intentions, le sens de l’humour et les grands moyens de la maîtresse de maison ; malgré la gratitude et l’exemplarité apparente de l’invitée, à qui un travail en ville est même trouvé…

Deux femmes que tout oppose
Dans son livre intitulé Réinventer l’amour (2021), l’essayiste Mona Chollet consacrait d’effarantes pages aux épouses de détenus, rappelant un phénomène particulièrement marqué aux États-Unis : les délinquants et criminels emprisonnés suscitent beaucoup de passion (et de demandes en mariage) chez les femmes, persuadées qu’elles peuvent contribuer à leur rachat. Loin d’un tel romantisme, Patricia Mazuy montre, au contraire, des conjointes entravées, piégées et conscientes de l’être, par la détention et les actes passés de leurs maris. Pour Mina, dont l’homme a attaqué une bijouterie, les conséquences sont directement violentes : menaces et chantages venus de l’entourage des braqueurs. Pour Alma, l’effondrement est existentiel. Le brillant chirurgien qui fut le centre de sa vie n’est plus que l’ombre de lui-même, disqualifiant par son attitude hostile toutes les années passées avec lui – extraordinaires scènes de parloir entre mari et femme.

Le cœur du film, l’intense face-à-face entre Alma et Mina, fait l’objet d’une mise en scène superbe, leur épargnant à l’une et à l’autre la victimisation. Alma est d’abord vampirique dans son besoin de compagnie. Son investissement sentimental auprès de son invitée et de ses deux enfants en bas âge l’expose toutefois à la trahison et à l’abandon, tant les trois sont bien plus vivants qu’elle. Isabelle Huppert (déjà filmée jadis par Mazuy, dans Saint-Cyr) impressionne sur ce fil tendu entre aisance sociale et vulnérabilité intime. Mina est assez pragmatique pour improviser sans cesse, au nom d’un avenir en quoi elle croit toujours. Hafsia Herzi, d’une justesse infaillible, lui donne, aussi, une dignité de fille du peuple. Jusqu’au bout, il est permis et passionnant de se demander si ces deux survivantes, partageant par hasard leur quotidien et leurs états d’âme, vivent bien la même histoire. Ou pas du tout.
LA PRISONNIERE DE BORDEAUX, Patricia Mazuy 2025, Isabelle Huppert, Hafsia Herzi (sentimental)@@ (E)
Alma, une bourgeoise qui vit seule dans une immense maison située en centre-ville de Bordeaux, et Mina, une jeune mère de famille installée dans une banlieue de Narbonne, sont issues de milieux sociaux opposés. L ...

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LA PRISONNIERE DU DESERT, John Ford 1956, John Wayne, Natalie Wood (western)@@@@


En 1868, au Texas, après avoir combattu aux côtés des Sudistes puis au Mexique, Ethan Edwards revient au pays. Juste après son retour, la famille de son frère est attaquée par les Comanches. Tous périssent, à l'exception de la petite Debbie, la nièce d'Ethan, et de la jeune Lucy, enlevées par les Indiens. Ethan jure alors de les retrouver et de se venger. Accompagné de Martin Pawley, le frère adoptif des jeunes filles, et de Brad, le fiancé de Lucy, il se lance à la poursuite des ravisseurs. Les hommes apprennent bientôt que Lucy est morte. Fou de douleur, Brad gagne à bride abattue le camp des Indiens, qui le tuent. Une longue traque commence pour Ethan et Martin, que ne rebutent ni les hivers rigoureux, ni les étés torrides. Ethan vieillit mais s'obstine...

TELERAMA
Ethan retrouve sa nièce, enlevée par les Comanches... John Wayne en héros déchu et raciste, des Indiens assassins et victimes, une Natalie Wood déchirée : toute l’ambiguïté de l’Ouest au soleil brûlant de Monument Valley. Western monument.

Qu’est-ce qui pousse un homme à errer ? » La ballade qui ouvre le film le plus mythique de John Ford ne parle pas de ruban jaune ou de cavalerie. Elle pose une question existentielle, une question homérique. Dans le rôle d’Ulysse, revoici John Wayne et sa Winchester. Sa guerre de Troie était celle de Sécession, dont il revient les yeux remplis de fantômes et de poussière. Mais le foyer est un leurre et son odyssée débute au pied des mesas de Monument Valley par le rapt de sa nièce Debbie, emportée par les Comanches qui ont massacré le reste de sa famille. Parti à la recherche de la prisonnière du désert (Natalie Wood), Ethan, le « searcher » du titre original, entame un périple de plusieurs années. Une quête sans Ithaque ni Pénélope vaut-elle la peine d’être menée ?

Mal-aimé à sa sortie en 1956, ce prodigieux western est désormais considéré par beaucoup comme le meilleur film américain de tous les temps. C’est l’opinion de Martin Scorsese, notamment, qui envoie Robert De Niro et Harvey Keitel le voir dans Mean Streets. Sa narration elliptique et sa vision désenchantée du monde, qui tranchent avec l’humanisme fordien des débuts, en font un film de rupture, de la modernité encore balbutiante des années 1960. Le voir est une épiphanie ; le revoir, un ravissement.
LA PRISONNIERE DU DESERT, John Ford 1956, John Wayne, Natalie Wood (western)@@@@ (E)
En 1868, au Texas, après avoir combattu aux côtés des Sudistes puis au Mexique, Ethan Edwards revient au pays. Juste après son retour, la famille de son frère est attaquée par les Comanches. Tous p&e ...

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LA PROMESSE, Terry George 2017, Oscar Isaac, Charlotte Le Bon (saga histoire genocide armenien)@@


1914, la Grande Guerre menace d'éclater tandis que s'effondre le puissant Empire ottoman. À Constantinople, Michael, jeune étudiant arménien en médecine et Chris, reporter photographe américain, se disputent les faveurs de la belle Ana. Tandis que l'Empire s'en prend violemment aux minorités ethniques sur son territoire, ils doivent unir leurs forces pour tenir une seule promesse : survivre et témoigner.

LE MONDE
Le film de Terry George aborde un moment de l’histoire contemporaine peu évoqué par le cinéma, celui du génocide arménien, premier massacre de masse planifié du XXe siècle.
Pour soutenir la dimension extraordinaire de cet événement, il adjoint un récit romanesque déjà beaucoup éprouvé, celui d’une aventure individuelle où la nécessité de la survie cohabite avec l’évolution d’un triangle amoureux.
Fresque néo-hollywoodienne sans aucune véritable invention, La Promesse pèche surtout par la construction maladroitement didactique d’un personnage principal (incarné par Oscar Isaac) auquel le spectateur doit s’identifier. Il fait donc office de guide touristique en le plongeant à sa suite au cœur des soubresauts de l’histoire sanglante. Il faut pour cela qu’il n’en sache pas plus que celui-ci, d’où l’air perpétuellement ahuri du héros hébété face à tant d’ignominies.
LA PROMESSE, Terry George 2017, Oscar Isaac, Charlotte Le Bon (saga histoire genocide armenien)@@ (E)
1914, la Grande Guerre menace d'éclater tandis que s'effondre le puissant Empire ottoman. À Constantinople, Michael, jeune étudiant arménien en médecine et Chris, reporter photographe américain, se ...

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LA PROPOSITION Anne Fletcher 2009, Sandra Bullock, Ryan Reynolds (comedie sentimentale)@@


Margaret, éditrice à succès, voit sa vie bouleversée en apprenant qu'elle risque d'être expulsée vers son pays natal, le Canada. Que faire ? Margaret a une idée lumineuse : déclarer qu'elle est fiancée à son assistant, Andrew, qu'elle exploite et maltraite depuis des années ! Le malheureux accepte de prendre part à cette grande supercherie, mais à certaines conditions...
LA PROPOSITION Anne Fletcher 2009, Sandra Bullock, Ryan Reynolds (comedie sentimentale)@@ (E)
Margaret, éditrice à succès, voit sa vie bouleversée en apprenant qu'elle risque d'être expulsée vers son pays natal, le Canada. Que faire ? Margaret a une idée lumineuse : déclarer qu' ...

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LA RAFLE, Rose Bosch 2010, Jean Reno, Melanie Laurent, Gad Elmaleh (histoire shoah)@


1942. Joseph a onze ans. Et ce matin de juin, il doit aller à l'école, une étoile jaune cousue sur sa poitrine. Entre bienveillance et mépris, Jo, ses copains juifs, leurs familles, vivent dans Paris occupé jusqu'à ce matin du 16 juillet 1942, où leur vie bascule. Plus de 13.000 Juifs sont raflés par les autorités françaises. D'abord entassées au Vélodrome d'Hiver, les familles sont internées au camp de Beaune-la-Rolande avant d'être déportées.

TELERAMA
Reconstitution de la tragiquement célèbre rafle du Vél’ d’Hiv, en juillet 1942. Un film généreux, sincère, mais plombé par de multiples maladresses.

Rose Bosch se penche sur l’un des moments les plus noirs de l’Occupation, la rafle du Vél’ d’Hiv. Elle a choisi l’histoire vraie de Shmuel Weismann et des siens. Une famille juive parmi les 13 152 personnes arrêtées les 16 et 17 juillet 1942. On reçoit en plein cœur les cris, la terreur. Et, dans le Vél’ d’Hiv, la vision est affolante : une antichambre de la mort et du chaos.

Le film a le mérite de s’attaquer à l’écrasante culpabilité de la police française : l’administration traque et livre ses victi­mes à la barbarie nazie. Mais, comme pour rassurer le spectateur, le film épargne la ­société autant qu’il accable les autorités. Curé, instituteur, con­cierge, tous sont solidaires, voire héroïques. Une France résistante comme le cinéma la rêvait jusqu’aux années 60. Rose Bosch oscille entre image d’Epinal et réquisitoire. Les séquences tire-larmes se succèdent. Plus le danger se fait pressant, plus les parenthèses attendrissantes deviennent gênantes. Pas sûr qu’on puisse concilier bons sentiments et horreur pure.
LA RAFLE, Rose Bosch 2010, Jean Reno, Melanie Laurent, Gad Elmaleh (histoire shoah)@ (E)
1942. Joseph a onze ans. Et ce matin de juin, il doit aller à l'école, une étoile jaune cousue sur sa poitrine. Entre bienveillance et mépris, Jo, ses copains juifs, leurs familles, vivent dans Paris occupé ...

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LA RAISON PERDUE, Michel Favart 1984, Marie Rivière, Patrick Fierry (societe)@


Philippe Barrière, médecin dans un hôpital psychiatrique dans la région toulousaine, est intrigué par le cas de Sonia Mornant, une jeune malade internée à la demande de sa famille. La jeune fille accuse ses parents adoptifs d'avoir assassiné un visiteur. Elle prétend avoir vu entrer dans leur maison un homme qui n'en est jamais ressorti. Philippe tente de résoudre l'énigme...
LA RAISON PERDUE, Michel Favart 1984, Marie Rivière, Patrick Fierry (societe)@ (E)
Philippe Barrière, médecin dans un hôpital psychiatrique dans la région toulousaine, est intrigué par le cas de Sonia Mornant, une jeune malade internée à la demande de sa famille. La jeune fi ...

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LA REINE BLANCHE, Jean-Loup Hubert 1991, Catherine Deneuve, Jean Carmet, Melanie Laurent, Bernard Giraudeau, Richard Bohringer (thriller sentimental)@@@


Deux copains d'enfance ont réalisé deux rêves qu'ils avaient en commun. Jean réalise le premier, celui de partir à la découverte du monde sur un bateau. Yvon réalise quant à lui le second, séduire la jolie Liliane.

Dans un village près de Nantes, un couple fait face au retour d'un ami de jeunesse et rival du mari. Ancré dans une décennie 1960 naissante à la fois glorieuse et imprégnée de préjugés racistes, un triangle amoureux servi par Catherine Deneuve, Richard Bohringer et Bernard Giraudeau.
LA REINE BLANCHE, Jean-Loup Hubert 1991, Catherine Deneuve, Jean Carmet, Melanie Laurent, Bernard Giraudeau, Richard Bohringer (thriller sentimental)@@@ (E)
Deux copains d'enfance ont réalisé deux rêves qu'ils avaient en commun. Jean réalise le premier, celui de partir à la découverte du monde sur un bateau. Yvon réalise quant à lui le seco ...

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LA REINE DES NEIGES, Chris Buck 2013 (animation jeunesse)@


Anna, une jeune fille aussi audacieuse qu'optimiste, se lance dans un incroyable voyage en compagnie de Kristoff, un montagnard expérimenté, et de son fidèle renne Sven, à la recherche de sa soeur, Elsa, la reine des neiges qui a plongé le royaume d'Arendelle dans un hiver éternel.

TELERAMA
Cette libre adaptation du conte d’Andersen est l’un des films d’animation les plus rentables de l’histoire. La clé du succès ? Une comédie musicale — impossible d’échapper aux chansons — comme Disney sait en faire depuis des lustres, avec une touche de modernité. Malgré son classicisme, le film est symptomatique de l’évolution récente du studio. On devine le savoir-faire de Pixar (acquis par le géant américain en 2006) à travers un bonhomme de neige démontable, cousin du M. Patate de Toy Story. Et, pour la première fois, on sent poindre l’influence de Marvel, racheté, lui, en 2009.

La Reine des neiges, c’est l’histoire d’Elsa, une princesse qui transforme en glace tout ce qu’elle touche : une sorte de super­héroïne pour enfants, pas loin des Thor et autres X-Men. À la mort de ses parents, elle hérite du royaume et, de colère, le condamne à une tempête de neige perpétuelle. Puis s’exile au fin fond du Grand Nord, pour se murer dans un splendide palais de glace aux couleurs froides. C’est tout l’enjeu de ce beau ­récit d’apprentissage : rester enfermée et méchante, ou maîtriser ses pouvoirs pour échapper à la monstruosité.

LA REINE DES NEIGES, Chris Buck 2013 (animation jeunesse)@ (E)
Anna, une jeune fille aussi audacieuse qu'optimiste, se lance dans un incroyable voyage en compagnie de Kristoff, un montagnard expérimenté, et de son fidèle renne Sven, à la recherche de sa soeur, Elsa, la reine ...

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LA REVANCHE D UNE BLONDE, Robert Luketic 2001, Reese Witherspoon, Luke Wilson (comedie sentimentale)@


Elle Woods ne se contente pas d'être une vraie blonde au sourire éclatant et au look d'enfer. Malheureusement, les ambitions politiques de son fiancé s'accommodent mal d'une compagne blonde. C'est ainsi qu'un triste soir, Elle se voit larguée par l'homme de sa vie. Malgré cette rupture soudaine et inattendue, celle-ci est bien décidée à prouver ses capacités et s'inscrit en droit à Harvard pour faire la conquête de la plus prestigieuse université américaine.

TELERAMA
Ce n'est pas seulement la revanche d'une blonde, mais bien celle de toutes les blondes, qui, on le sait, ont remplacé les Belges dans l'acharnement des blagues de bistrot... Car Elle — avec une majuscule, s'il vous plaît, c'est son prénom — est une pimpante nénette californienne à l'imposante garde-robe, qui va montrer que ses congénères ont de la ­matière grise sous leur blondeur.
A la recherche du goujat qui l'a larguée pour une intello de la côte Est, notre héroïne décide de le suivre à Harvard, entamant ainsi des études de droit. Miss Barbie a des atouts : une victoire à Miss Hawaii, un diplôme de « merchandising de mode » et, c'est ­noté sur son CV, le bon goût d'« avoir empêché Cameron Diaz d'acheter un affreux pull angora dans une boutique de Bel Air ». Son adaptation à la vie du campus est source de gags réjouissants...
Le divertissement rose bonbon est léger comme une bulle de savon. Mais on ne résiste pas longtemps à l'abattage de la fine Reese Witherspoon, le plus joli menton en galoche de Hollywood, jamais dupe de la nunucherie de son personnage. Derrière elle, l'épatante Selma Blair, dans un second rôle, prouve que les brunes ne comptent pas pour des prunes. Tout le monde est content...
LA REVANCHE D UNE BLONDE, Robert Luketic 2001, Reese Witherspoon, Luke Wilson (comedie sentimentale)@ (E)
Elle Woods ne se contente pas d'être une vraie blonde au sourire éclatant et au look d'enfer. Malheureusement, les ambitions politiques de son fiancé s'accommodent mal d'une compagne blonde. C'est ainsi qu'un triste soir ...

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LA REVANCHE DES CREVETTES PAILLETEES, Cédric Le Gallo et Maxime Govare 2021, Nicolas Gob, Michaël Abiteboul (moeurs homo)


Alors que les "Gay Games" de Tokyo approchent à grands pas, les Crevettes pailletées préparent activement leur participation aux compétitions de water-polo. Après des heures d'entraînement, Matthias, Cédric, Joël et consorts embarquent à bord d'un avion en direction du Japon. Malheureusement, le voyage subit un imprévu qui les force à séjourner dans une zone reculée de Russie, où l'homosexualité est vue d'un très mauvais oeil par des locaux pour le moins rustres. En attendant de rejoindre sa destination, le groupe fait contre mauvaise fortune bon coeur et se plie aux dérangeantes coutumes et traditions locales...

TELERAMA
L’équipe de water-polo 100 % gay (ou presque) est bloquée en terrain homophobe. Un deuxième volet un peu plus fin, mais sans idée de mise en scène.

Dans les premières Crevettes pailletées (2019), un nageur vaguement homophobe était condamné à entraîner une équipe de water-polo entièrement constituée de jeunes gays. Ici, la troupe doit accueillir un homo qui ne s’assume pas, faire face aux mensonges des uns et des autres, survivre à une escale dans un hôtel de Russie, où il vaut mieux être hétéro. Au-delà du vertige lié au fait que le tournage a eu lieu en Ukraine il y a quelques mois, ce nouveau volet présente l’intérêt de complexifier le propos, avec un scénario centré sur l’homophobie et la difficulté d’être soi-même. C’est plus intéressant, assez drôle, mais il reste deux écueils : les brusques virages vers le drame sont mal négociés, et surtout, il y a trop peu d’idées visuelles.
LA REVANCHE DES CREVETTES PAILLETEES, Cédric Le Gallo et Maxime Govare 2021, Nicolas Gob, Michaël Abiteboul (moeurs homo) (E)
Alors que les "Gay Games" de Tokyo approchent à grands pas, les Crevettes pailletées préparent activement leur participation aux compétitions de water-polo. Après des heures d'entraînement, ...

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LA RIFFA 1991 Francesco Laudadio


Francesca, jeune bourgeoise italienne qui vient de perdre son mari, est obligée de vendre tout ce qu'elle a, y compris ses vêtements et ses bijoux, pour payer les dettes de son mari et subvenir aux besoins de sa petite fille…
LA RIFFA 1991 Francesco Laudadio (E)
Francesca, jeune bourgeoise italienne qui vient de perdre son mari, est obligée de vendre tout ce qu'elle a, y compris ses vêtements et ses bijoux, pour payer les dettes de son mari et subvenir aux besoins de sa petite fille&he ...

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LA RIVIERE SANS RETOUR, Otto Preminger, 1954, Marylin Monroe, Robert Mitchum (western)@@


En 1875, Matt Calder, un ancien repris de justice veuf, vient chercher Mark, son fils âgé de neuf ans, dans un camp de chercheurs d'or. C'est Kay, une chanteuse de saloon, qui avait pris l'enfant sous son aile.
LA RIVIERE SANS RETOUR, Otto Preminger, 1954, Marylin Monroe, Robert Mitchum (western)@@ (E)
En 1875, Matt Calder, un ancien repris de justice veuf, vient chercher Mark, son fils âgé de neuf ans, dans un camp de chercheurs d'or. C'est Kay, une chanteuse de saloon, qui avait pris l'enfant sous son aile. ...

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LA RUE ROUGE, Fritz Lang 1945, Edward Robinson, Joan Bennett (policier)@@


Petit caissier sans histoires, Christopher Cross rencontre, suite à une soirée arrosée, une jeune femme du nom de Kitty dans une rue de Greenwich Village. Elle le prend pour un riche artiste, lui qui n'est qu'un peintre amateur, tandis qu'il tombe amoureux d'elle. Motivée par Johnny, son amant, Kitty décide alors de profiter de l'affection de Christopher afin de lui soutirer de l'argent.
LA RUE ROUGE, Fritz Lang 1945, Edward Robinson, Joan Bennett (policier)@@ (E)
Petit caissier sans histoires, Christopher Cross rencontre, suite à une soirée arrosée, une jeune femme du nom de Kitty dans une rue de Greenwich Village. Elle le prend pour un riche artiste, lui qui n'est qu'un peintre ...

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LA SAISON DES FEMMES, Leena Yadav 2016, Tannishtha Chatterjee, Radhika Apte (societe inde)@@


Rani, veuve, vit seule et dans la pauvreté en compagnie de sa belle-mère, dans un village reculé de l'état du Gujarat. Respectueuse des traditions, elle marie son fils Gulab, un jeune homme immature, avec Janali, une jeune fille timide du village voisin. Leur union s'avère un désastre car Gulab est, à l'instar des hommes du village, rustre, violent et alcoolique.

TELERAMA
Transperçant l’obscurité dans un drôle de véhicule aux néons fluo, des filles rient aux éclats, cheveux au vent. Nous sommes en Inde, dans un coin reculé de l’État du Gujarat. À bord, il y a Bijli, danseuse-prostituée à l’excentricité fellinienne. Rani, en lutte contre des traditions familiales aliénantes qui se transmettent de mère en fille. Lajjo, méprisée et battue par un époux alcoolique qui l’accuse d’être stérile.

Dans cette production dénonçant une société archaïque, chaque héroïne incarne le féminisme. Après deux longs métrages réalisés à Bollywood, Leena Yadav bifurque vers le film indépendant. Non sans risque. Car, pour briser des tabous, elle montre ce que le cinéma indien, même alternatif, ne montre (presque) jamais : une violence conjugale, insoutenable. Ou des corps dénudés, potentiellement choquants dans un pays qui refuse la sexualité à l’écran.

Si le film fascine, c’est par ses fulgurances (magnifiques scènes de fête foraine) et ses ruptures de ton, qui font passer, en un instant, de l’effroi au rire. Les discussions, savoureuses et roboratives, entre copines se serrant les coudes font penser aux héroïnes volubiles de Quentin Tarantino dans son Boulevard de la mort (2007). Et l’on est bouleversé par le moment, d’une intense sensualité, où l’une soigne le corps tuméfié de son amie, frappée par son ivrogne de mari. Une amitié intense qui glisserait presque vers l’amour.
LA SAISON DES FEMMES, Leena Yadav 2016, Tannishtha Chatterjee, Radhika Apte (societe inde)@@ (E)
Rani, veuve, vit seule et dans la pauvreté en compagnie de sa belle-mère, dans un village reculé de l'état du Gujarat. Respectueuse des traditions, elle marie son fils Gulab, un jeune homme immature, avec Janali, ...

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LA SANCTION de l Eiger 1975, Clint Eastwood (aventure sport montagne)@@


Jonathan Hemlock doit sanctionner, c'est à dire tuer pour le compte de la CIA, deux agents ennemis. Si le premier contrat est facilement rempli, le deuxième consiste à éliminer un alpiniste faisant partie d'une cordée sur l'Eiger, et dont il ignore l'identité. Il s'intègre au groupe, surveillé d'en bas par son vieil ami Ben Bowman.
LA SANCTION de l Eiger 1975, Clint Eastwood (aventure sport montagne)@@ (E)
Jonathan Hemlock doit sanctionner, c'est à dire tuer pour le compte de la CIA, deux agents ennemis. Si le premier contrat est facilement rempli, le deuxième consiste à éliminer un alpiniste faisant partie d'une c ...

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LA SCOUMOUNE, José Giovanni 1972, Jean-Paul Belmondo, Aldo Bufi Landi (policier)@@


Marseille, 1934. Xavier Saratov est en prison pour un meurtre que Jeannot Villanova, le patron de la pègre marseillaise, lui a fait endosser en mettant un cadavre dans sa voiture. Son ami Roberto Borgo, surnommé la Scoumoune, tente de prouver son innocence.

TELERAMA
À force de rediffusions, le chapeau mou de Bébel paraît un rien mité, et les petites pépées sont fatiguées. Qu’importe !
Heureuse époque, où les julots en costume rayé et chapeau mou avaient encore le sens de l'honneur et de l'amitié virile ! Pourtant, à force de rediffusions (La Scoumoune concurrence, au box-office des refrains télévisuels, tous les Gendarmes et Bronzés), le chapeau mou paraît un rien mité, et les petites pépées sont fatiguées. Qu'importe ! De film en film, José Giovanni sacrifie avec une invariable ardeur aux mythes du grand banditisme buriné. Marseille et Pigalle apportent l'indispensable touche canaille et pittoresque. Claudia Cardinale est charmante, Michel Constantin toujours broussailleux. Belmondo est le héros sympathique de ce divertissement encore savoureux.
LA SCOUMOUNE, José Giovanni 1972, Jean-Paul Belmondo, Aldo Bufi Landi (policier)@@ (E)
Marseille, 1934. Xavier Saratov est en prison pour un meurtre que Jeannot Villanova, le patron de la pègre marseillaise, lui a fait endosser en mettant un cadavre dans sa voiture. Son ami Roberto Borgo, surnommé la Scoumoune, ...

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LA SECRETAIRE, Steven Shainberg 2002 (comique film e)@


Lee Holloway, une jeune femme belle et intelligente, a quitté depuis peu l'hôpital psychiatrique où elle était internée quand elle a postulé pour un poste de secrétaire chez l'avocat E. Edward Grey. Bien qu'elle n'ait jamais travaillé de sa vie, le mystérieux M. Grey décide de l'engager. Son travail est sans grand intérêt, mais une étrange relation se noue entre Lee et M. Grey.
LA SECRETAIRE, Steven Shainberg 2002 (comique film e)@ (E)
Lee Holloway, une jeune femme belle et intelligente, a quitté depuis peu l'hôpital psychiatrique où elle était internée quand elle a postulé pour un poste de secrétaire chez l'avocat E. Edward ...

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LA SERVANTE ECARLATE, Volker Schlöndorff 1989, Natasha Richardson, Faye Dunaway, Elizabeth McGovern (societe)@@


Dans un futur proche, les femmes non stériles sont réduites en esclavage au service d’une élite. Volker Schlöndorff adapte la terrifiante fable dystopique de Margaret Atwood, avec Faye Dunaway, Robert Duvall et Natasha Richardson.

Aux États-Unis, une catastrophe nucléaire a fait drastiquement chuter la fécondité. Une nouvelle société s’est mise en place, la “république de Gilead”, dont les dirigeants ont entrepris de mettre à leur service les rares femmes encore en mesure de procréer. Vêtues de robes écarlates, les “servantes” sont privées de leurs droits et réduites à l’état de machines reproductrices. Kate a ainsi été arrachée à sa famille pour être envoyée dans la maison d’un commandant et de son épouse…

Obscurantisme
Bien avant la série télévisée portée par Elisabeth Moss et Joseph Fiennes, Volker Schlöndorff s’est lui aussi emparé du roman dystopique de Margaret Atwood, qui dépeint une société totalitaire où le pouvoir politique et la religion s’allient pour anéantir les libertés et réprimer violemment toute opposition. Profondément pessimiste, cette fable féministe dénonce les dérives de nos sociétés, alors que la dégradation de l’environnement et les crises économiques ont poussé l’humanité au bord du précipice. Mêlant science-fiction et drame psychologique, le réalisateur allemand ancre le récit dans des couleurs glacées et des atmosphères figées qui accentuent son caractère cauchemardesque. Trente-cinq ans après sa sortie, ce film saisissant, servi par un casting remarquable, résonne puissamment avec les peurs suscitées par l’avènement de l’Amérique trumpiste.
LA SERVANTE ECARLATE, Volker Schlöndorff 1989, Natasha Richardson, Faye Dunaway, Elizabeth McGovern (societe)@@ (E)
Dans un futur proche, les femmes non stériles sont réduites en esclavage au service d’une élite. Volker Schlöndorff adapte la terrifiante fable dystopique de Margaret Atwood, avec Faye Dunaway, Robert Duvall ...

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LA SIRENE DU MISSISSIPI, Francois Truffaut 1969, Jean-Paul Belmondo, Catherine Deneuve, Michel Bouquet (hriller sentimental)@@@


Louis Mahé, riche planteur réunionnais et fabricant de cigarettes, a épousé Julie, rencontrée par petite annonce et arrivée par le paquebot Mississippi. Il s'aperçoit bientôt que ce n'est pas sa ravissante épouse qui écrivait les lettres qui l'ont séduit. Alors qu'il s'apprête à l'interroger, Julie disparaît, non sans l'avoir au préalable dévalisé. Il engage un détective privé tout en menant sa propre enquête. Julie, en France, est devenue Marion, une artiste de cabaret.

TELERAMA
Une passion déguisée en film noir, comme un mariage en habits de deuil : le cadeau fasciné de François Truffaut à Catherine Deneuve.
Pour acquérir les droits du roman de William Irish Waltz Into Darkness, Truffaut emprunte à trois amis : Jeanne Moreau, Claude Lelouch et Claude Berry. À Deneuve, il écrit : « Je compte bien montrer un nouveau tandem prestigieux et fort : Jean-Paul, aussi vivant et fra­gile qu’un héros stendhalien, et vous, la sirène blonde dont le chant aurait inspiré Giraudoux. » Le cinéaste délaisse le polar au profit de l’histoire d’amour noire.

Louis, industriel du tabac, fiancé par correspondance, attend sa promise à la descente du bateau. Soudain, elle est là, aveuglante de beauté. Elle n’est pas la fille de la photo, mais qu’importe… Avec ce personnage d’homme qui finit par gagner le cœur de celle qui lui voulait du mal, Belmondo réussit l’une des plus belles compositions de sa carrière. « Ta beauté est une souffrance, dit Louis à Marion. — Hier, tu disais que c’était une joie. — C’est une joie et une souffrance. »

Ce drame passionnel prend une force supplémentaire quand on l’envisage sous l’angle autobiographique, témoignage vibrant de l’amour de François T. pour Catherine D. Dix ans après, dans Le Dernier Métro, Depardieu adressera la même réplique à Deneuve, directrice de théâtre prénommée… Marion.
LA SIRENE DU MISSISSIPI, Francois Truffaut 1969, Jean-Paul Belmondo, Catherine Deneuve, Michel Bouquet (hriller sentimental)@@@ (E)
Louis Mahé, riche planteur réunionnais et fabricant de cigarettes, a épousé Julie, rencontrée par petite annonce et arrivée par le paquebot Mississippi. Il s'aperçoit bientôt que ce n'e ...

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LA SIRENE, Sepideh Farsi 2022 (animation)@@


En 1980, les habitants de la ville iranienne d'Abadan ont résisté au siège des troupes irakiennes. Tandis qu'Omid, 14 ans, reste avec son grand-père, son frère aîné combat au front. Dans son travail de livreur de nourriture, Omid apprend à connaître une grande variété de personnes et leurs histoires.

TELERAMA
Tout droit venu du récent festival d’Annecy (où il a remporté le Prix de la meilleure musique originale, pour sa BO signée Éric Truffaz), ce beau film d’animation nous replonge dans les tourments du conflit Iran-Irak, en 1980. Nous voilà dans les rouges violents et les ocres enflammés d’Abadan, cité pétrolière du sud de l’Iran, assiégée par l’armée ennemie. Une esthétique à la fois limpide et convulsive, conçue par le dessinateur Zaven Najjar, permet à la réalisatrice Sepideh Farsi (Demain je traverse, Red Rose), dont c’est le premier long métrage animé, d’évoquer l’un des épisodes les plus traumatiques de l’histoire de son pays, à travers le parcours d’Omid, adolescent attachant, déterminé à sauver les siens. Une œuvre sensible et humaniste sur la guerre au quotidien, entre désolation et solidarité.
LA SIRENE, Sepideh Farsi 2022 (animation)@@ (E)
En 1980, les habitants de la ville iranienne d'Abadan ont résisté au siège des troupes irakiennes. Tandis qu'Omid, 14 ans, reste avec son grand-père, son frère aîné combat au front. Dans son t ...

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LA SOEUR DE LA MARIEE, Sam Irvin 2019, Becca Tobin, Ryan Rottman, Michael Gross (sentimental)@


Six mois après leur rencontre, Stéphanie accepte la demande en mariage de Ben et souhaite organiser la cérémonie un an plus tard dans la maison de vacances familiale de Palm Springs. Venue pour annoncer ses fiançailles, Stéphanie apprend alors que sa sœur Tracy va également s'y marier, dans trois semaines !

TELERAMA
Six mois après leur rencontre, Stéphanie accepte la demande en mariage de Ben et souhaite organiser la cérémonie un an plus tard dans la maison de vacances familiale de Palm Springs. Venue pour annoncer ses fiançailles, Stéphanie apprend alors que sa soeur, Tracy, va également s'y marier, dans trois semaines. Les soeurs ignorent encore que leurs parents ont mis en vente la demeure...
LA SOEUR DE LA MARIEE, Sam Irvin 2019, Becca Tobin, Ryan Rottman, Michael Gross (sentimental)@ (E)
Six mois après leur rencontre, Stéphanie accepte la demande en mariage de Ben et souhaite organiser la cérémonie un an plus tard dans la maison de vacances familiale de Palm Springs. Venue pour annoncer ses fian& ...

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LA SOIF DE L OR, Gérard Oury 1993, Christian Clavier, Catherine Jacob (comique)@


Urbain Dieudonné, radin par tradition familiale, a réussi à amasser mille lingots d'or à l'insu de Fleurette, son épouse et ex-inspectrice des impôts rapace, et de Jacques, son homme à tout à faire et l'amant de Fleurette. Avec sa grand-mère Zézette, il cherche à passer le magot en Suisse en utilisant l'une des maisons préfabriquées qui ont fait la fortune de son entreprise de construction. Les lingots sont incorporés dans les briques de la maison.

TELERAMA
Urbain Donnadieu et sa grand-mère Zézette partagent une passion exclusive : l'or. Leur obsession les pousse à convertir les avoirs d'Urbain, patron d'une société de construction de maisons préfabriquées, en lingots d'or qu'ils prévoient de mettre en sûreté en Suisse. Pour le moment, le magot est bien caché dans une maison témoin. Pour le malheur de ce duo de pingres, Jacques, le chauffeur qu'Urbain croit fidèle, et Florette, tout à la fois épouse d'Urbain et fonctionnaire de l'administration fiscale, sont devenus amants et se sont alliés. Eux aussi veulent mettre la main sur le magot. Une course-poursuite s'engage et les mauvais coups ne tardent pas à pleuvoir...
LA SOIF DE L OR, Gérard Oury 1993, Christian Clavier, Catherine Jacob (comique)@ (E)
Urbain Dieudonné, radin par tradition familiale, a réussi à amasser mille lingots d'or à l'insu de Fleurette, son épouse et ex-inspectrice des impôts rapace, et de Jacques, son homme à tout &a ...

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LA SORTIE DE L USINE LUMIERE A LYON, Louis Lumiere 1895, (societe)@@


À Lyon, le personnel de l'usine Lumière quitte son lieu de travail, les ouvrières sortant en premier et les cadres ensuite. Dans la première version, le cortège se termine par la sortie de véhicules et les portes sont ensuite refermées.

Cette « vue Lumière », qualifiée non sans humour par l'historien du cinéma Georges Sadoul comme étant « presque une bande publicitaire[1] », est considérée par de nombreux historiens du cinéma comme le premier film. Aussi, les commémorations du Centenaire du Cinéma ont été organisées en France en mars 1995. Cette datation se retrouve autant dans l'Encyclopédie Larousse que sous la plume de Michel Faucheux[2], ou que dans le monumental ouvrage de l'historien américain Charles Musser (en)[3]. Toutefois, d'autres historiens donnent la priorité à l'année 1891, date de l'apparition des premiers films produits par Thomas Edison, réalisés par son ingénieur électricien William Kennedy Laurie Dickson. Ainsi, Georges Sadoul note que « les bandes tournées par Dickson sont à proprement parler les premiers films »[4], et Laurent Mannoni, conservateur en chef des appareils à la Cinémathèque française, précise que « cent quarante-huit films sont tournés entre 1890 et septembre 1895 par Dickson et William Heise[5]. » Tandis que Marie-France Briselance et Jean-Claude Morin n'hésitent pas à qualifier de mensonge chauvin la primauté de La Sortie... dans la plupart des histoires du cinéma et rappellent que le cœur du cinéma et de tout ouvrage audiovisuel est bien ce qu'Edison a nommé pour la première fois un film. Ces auteurs n'en dégagent pas moins l'importance historique de cette Sortie de l'usine Lumière et l'apport esthétique fondamental de Louis Lumière dans le processus de création des « vues photographiques animées », le mot que les frères Lumière utilisaient pour désigner leurs bobineaux impressionnés[6].
LA SORTIE DE L USINE LUMIERE A LYON, Louis Lumiere 1895, (societe)@@ (E)
À Lyon, le personnel de l'usine Lumière quitte son lieu de travail, les ouvrières sortant en premier et les cadres ensuite. Dans la première version, le cortège se termine par la sortie de véhicules ...

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LA SOUFFLEUSE DE VERRE, Christiane Balthasar 2018 (conte de noel)@@@


Noël 1890, dans la forêt de Thuringe, dans le centre de l'Allemagne. À la mort brutale de leur père, Marie et Johanna se retrouvent orphelines. Marie, la plus jeune, souhaite reprendre la verrerie de leur défunt père.

TELERAMA
Au XIXᵉ siècle, deux sœurs allemandes se battent pour reprendre la verrerie de leur défunt père malgré les traditions misogynes tenaces.

Allemagne, fin du XIXᵉ siècle. Dans un petit village de la forêt de Thuringe vivent les sœurs Steinmann, Marie et Johanna, orphelines depuis la mort brutale de leur père, souffleur de verre. Marie, qui a beaucoup observé le travail de ce dernier, souhaite reprendre la verrerie familiale. Mais la corporation des souffleurs, exclusivement masculine, ne le permettrait pas.

Pour subvenir à leurs besoins, Johanna se met au service d’un marchand au comportement ambigu tandis que Marie intègre l’exploitation d’un confrère de son père, Wilhelm Helmer, et consent à un mariage de raison avec son fils, alcoolique et violent. Face à l’injustice de leur situation, les deux sœurs vont trouver la force de se rebeller.

Académique, sans surprise ni grain de folie, ce téléfilm sur l’émancipation de deux jeunes femmes par le biais de l’art et de la création, au sein d’une société patriarcale intransigeante, est avant tout un hommage aux contes de Noël à la Dickens. Les deux oies blanches entourées d’ogres pingres et veules se débattent pour affirmer leur identité. Leur fragilité et leur délicatesse, qui sont aussi celles du verre et de sa fabrication, s’opposent violemment à la dureté imbécile des hommes. Dotée de décors magnifiquement éclairés — un jaune doré comme l’incandescence du verre lui-même —, cette adaptation peut sembler naïve. Pourtant, sa mise en avant d’une misogynie farouche que l’on pensait archaïque paraît étrangement actuelle.
LA SOUFFLEUSE DE VERRE, Christiane Balthasar 2018 (conte de noel)@@@ (E)
Noël 1890, dans la forêt de Thuringe, dans le centre de l'Allemagne. À la mort brutale de leur père, Marie et Johanna se retrouvent orphelines. Marie, la plus jeune, souhaite reprendre la verrerie de leur déf ...

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LA SOUPE AUX CHOUX, Jean Girault 1981, Louis de Funes, Jean Carmet, Jacques Villeret (comique)@@


Le Claude et Le Bombé vivent dans un petit hameau. Le premier est veuf, le second célibataire. Ensemble, ils passent la plupart de leur temps à trinquer. Une nuit, un extraterrestre atterrit dans le champ de Claude. Il ne semble pas agressif.

TELERAMA
Après tant de diffusions, ça vous fait encore rire, cette enfilade de borborygmes, de rots, de flatulences et de glouglouglous échangés entre un extraterrestre et deux pépés débiles ? Et quel mépris pour le monde paysan !

Deux vieux paysans français, bourbonnais plus précisément, passent des jours tranquilles dans un hameau abandonné. Ils aiment le vin, la soupe aux choux et les compétitions aussi saugrenues qu'incongrues, bruyantes et nauséabondes. Débarque un extraterrestre, par l'odeur et le bruit alerté. Ce film a été tellement diffusé à la télévision et tellement incendié à chacun de ses passages qu'il ne reste plus que le silence pour exprimer notre affliction ! Même les hardis collectionneurs de navets éviteront un énième visionnage…
LA SOUPE AUX CHOUX, Jean Girault 1981, Louis de Funes, Jean Carmet, Jacques Villeret (comique)@@ (E)
Le Claude et Le Bombé vivent dans un petit hameau. Le premier est veuf, le second célibataire. Ensemble, ils passent la plupart de leur temps à trinquer. Une nuit, un extraterrestre atterrit dans le champ de Claude. Il ...

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LA SOURCE DES FEMMES, Radu Mihaileanu 2011, Leïla Bekhti, Hafsia Herzi (societe)@@@


Cela se passe de nos jours dans un petit village, quelque part entre l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient. Les femmes vont chercher l'eau à la source, en haut de la montagne, sous un soleil de plomb, et ce depuis la nuit des temps.

TELERAMA
Dans la touffeur d'un pays musulman, des femmes usent leur santé, porteuses d'eau gravissant et descendant la montagne, pour la grande satisfaction des hommes, assis sur leurs privilèges. La révolte viendra et sera joyeuse ! Radu Mihaileanu (Le Concert) reste fidèle à sa répu­tation de cinéaste doué pour mettre le public dans sa poche tout en se mettant la critique à dos. Malgré ses bonnes intentions et ses messages mis en chansons, cette Source des fem­mes a du mal à nous enchanter. Tourné dans le décor unique d'un village rattaché à nul pays (pour concerner tout le monde et ne froisser personne), le film fait monter le débat sur les libertés comme une mayonnaise. Il s'agit de tout dire, de tout expliquer. Il y a là, certes, une géné­rosité presque maternelle - le réalisateur se place résolument du côté des femmes. Mais, en même temps, un manque de complexité, une façon artificielle d'emballer tout, y compris le spectateur. Qui a le droit, lui aussi, de revendiquer un peu de liberté.


LA SOURCE DES FEMMES, Radu Mihaileanu 2011, Leïla Bekhti, Hafsia Herzi (societe)@@@ (E)
Cela se passe de nos jours dans un petit village, quelque part entre l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient. Les femmes vont chercher l'eau à la source, en haut de la montagne, sous un soleil de plomb, et ce depuis la nuit des temps. < ...

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LA STRADA Federico Fellini 1954, Giulietta Masina, Anthony Quinn@@


Gelsomina, femme enfantine naïve, a été cédée par sa mère à Zampano, un hercule de foire qui vit de ses piètres numéros. La frêle jeune fille va peu à peu se mettre à aimer le colosse malgré sa brutalité. Zampano se découvre une sorte de rival en la personne d'un funambule lunaire, baptisé il Matto, le fou.
LA STRADA Federico Fellini 1954, Giulietta Masina, Anthony Quinn@@ (E)
Gelsomina, femme enfantine naïve, a été cédée par sa mère à Zampano, un hercule de foire qui vit de ses piètres numéros. La frêle jeune fille va peu à peu se mettre & ...

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LA SYNDICALISTE, Jean-Paul Salomé 2022, Isabelle Huppert, Yvon Attal (thriller social)@@@


En 2012, Maureen Kearney, déléguée CFDT chez Areva, est devenue lanceuse d'alerte pour dénoncer un secret d'État qui a secoué l'industrie du nucléaire en France. Seule contre tous, elle s'est battue bec et ongles contre les ministres et les industriels pour faire éclater ce scandale et défendre plus de 50 000 emplois jusqu'au jour où elle s'est fait violemment agresser et a vu sa vie basculer.

TELERAMA
C’est l’histoire, sidérante, de Maureen Kearney, syndicaliste chez Areva, violemment agressée en 2012. Un livre, et surtout un film, diffusé dimanche 25 janvier sur France 2, ont permis de mettre en lumière son calvaire.

C'est l’histoire d’une femme, Maureen Kearney, responsable syndicaliste CFDT et lançeuse d’alerte chez Areva, retrouvée chez elle par sa femme de ménage, six heures après une agression subie le 17 décembre 2012, ligotée à une chaise, la lettre A gravée sur le ventre, le manche d’un couteau enfoncé dans le vagin. Et que l’on accusera d’avoir mis elle-même en scène ces actes de barbarie.

C’est l’histoire d’une journaliste, Caroline Michel-Aguirre, alors grande reporter au service éco à L’Obs, qui enquête et entend parler de contrats secrets passés entre Areva et la Chine. « Dans ce cadre, je rencontrais beaucoup de monde et je connaissais tout le milieu de l’énergie, dont Maureen Kearney, une source parmi tant d’autres », précise-t-elle. Son livre, La Syndicaliste (éd. Stock), publié en août 2019, est le fruit de plusieurs années d’enquête sur cette affaire, celui du combat d’une femme contre sa direction pour mettre en lumière d’opaques transferts de technologie nucléaire entre la Chine et la France, par l’entremise d’EDF. Six mois après, Caroline Michel-Aguirre et Maureen Kearney sont invitées dans l’émission Affaires sensibles sur France Inter quand France Culture consacre deux épisodes des Pieds sur terre à ce scandale en octobre 2021.

L’histoire d’une femme violée qu’on ne croit pas
Mais il faudra attendre le film de Jean-Paul Salomé, sorti en mars 2023, pour faire connaître au grand public cette incroyable histoire. « Quand on a fait les avant-premières du film, dans vingt-cinq villes de province, seules trois ou quatre personnes levaient la main quand on leur demandait si elles connaissaient l’affaire. Désormais, au moins cinq cent mille personnes en France identifient Maureen, et sûrement plus, grâce au bouche-à-oreille », raconte aujourd’hui le réalisateur stupéfait, qui avait immédiatemment contacté Caroline Michel-Aguirre après avoir lu les bonnes feuilles de son ouvrage dans L’Obs. Le film a aussi rencontré le succès à l’étranger, vendu à une quarantaine de pays après sa projection à la Mostra de Venise l’année dernière. Et vient de sortir en Hongrie, et doit très prochainement arriver dans les salles italiennes, japonaises et américaines.

« Le film raconte à la fois l’histoire d’une syndicaliste et celle d’une femme violée, qu’on ne croit pas. Cette remise en cause de la parole d’une victime est hélas universelle, elle se comprend et se partage. La charge émotionnelle a été énorme, partout où on allait », se remémore Jean-Paul Salomé. Maureen Kearney le confirme : « La bienveillance dans tous les débats après les projections m’a énormément touchée. Pouvoir partager ce que j’ai vécu a permis à d’autres femmes de parler également, de réaliser qu’elles ne sont pas seules. Beaucoup de victimes de violences ont témoigné au cours de ces débats. J’ai vraiment ressenti la puissance du cinéma, avec cette chance immense d’être incarnée par Isabelle Huppert », qui, pour le rôle, chausse les mêmes lunettes rectangulaires et porte la même frange blonde. Ressemblance frappante.

L’autrice de l’enquête, Caroline Michel-Aguirre, fait aussi ce constat. Il y a eu un véritable effet du film sur la vie du livre, dont elle avait vendu moins de quatre mille exemplaires à sa parution. Après la sortie du long métrage, le format poche s’est écoulé à près de neuf mille exemplaires… « Maintenant, les gens du petit milieu médiatico-politique viennent me voir en me félicitant pour mon travail. Ce qui est troublant pour un journaliste d’enquête, c’est qu’il a fallu passer par la fiction et la personnalité d’une actrice pour que, finalement, l’histoire s’impose. Et je trouve que ça dit beaucoup de notre époque… C’est comme si mon livre avait été validé a posteriori. À sa parution, dans les sphères de pouvoir, personne ne m’a contactée ni demandé de droit de réponse. Pas un homme politique, personne… »
LA SYNDICALISTE, Jean-Paul Salomé 2022, Isabelle Huppert, Yvon Attal (thriller social)@@@ (E)
En 2012, Maureen Kearney, déléguée CFDT chez Areva, est devenue lanceuse d'alerte pour dénoncer un secret d'État qui a secoué l'industrie du nucléaire en France. Seule contre tous, elle s'est ...

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LA TÊTE DANS LES ÉTOILES, Emmanuel Gillibert 2023, Hakim JemiliFX DEmaison (comique)@


Ali, trentenaire de banlieue, vit encore chez sa mère avec sa fille de 8 ans. Sans ambition, il vit grâce à son travail de livreur. À la suite d'une livraison, il va se retrouver accidentellement propulsé dans l'espace, à bord de la station ISS. La conquête spatiale s'apprête à écrire un chapitre surprenant et inédit de son histoire avec cet homme claustrophobe, asthmatique et maladroit.

TELERAMA
Gardons les pieds sur terre : malgré le sympathique Hakim Jemili, astronaute à l’insu de son plein gré, ce nanar spatial à bord de la station internationale ne décolle jamais.

Allô Houston ? Nous avons un gros problème. Après le navrant Les Dents, pipi et au lit (2018), dont le scénario se vautrait sur le canap’ d’un sous-genre de la comédie française, à savoir le film de colocation, Emmanuel Gillibert et son frère Charles, producteur de nombreux films d’auteur français, s’emparent de la conquête spatiale. Ali, livreur pas très motivé chez « Délivroom », séparé de la mère de sa fille à qui il doit 9 000 euros de pension alimentaire, vit chez sa mère, fan d’Enrico Macias. La lose, en somme. Après une série de péripéties lourdingues et rocambolesques – dont la traversée de l’Europe en Blablacar jusqu’à la base spatiale de Baïkonour, au Khazakhstan –, le jeune homme se retrouve enfermé par accident au sein de l’ISS…

Ce n’est donc plus dans un appartement bordélique mais à bord de la navette spatiale internationale que l’on se retrouve confiné, bien contre notre gré. Les acteurs, mal dirigés, à commencer par le sympathique humoriste et acteur prometteur Hakim Jemili (Docteur ?, la série Validé, et un passage très réussi dans LOL : Qui rit, sort !) dans le rôle de ce grand dadais en chaussettes, n’en mènent pas large. De la journaliste arriviste (Beatrice Rosen) qui suit cette mission baptisée « Mission Pluton », au boss, interprété par François-Xavier Demaison, devant gérer face aux journalistes ce malencontreux élément parasitaire, tous peinent à nous faire croire en leur propre intérêt pour le scénario. Personne ne semble s’amuser, même lorsqu’un accident ultra téléphoné à bord de la navette transforme Ali, « le berbère de l’espace », en héros… Nous, cloués par l’ennui, aurions préféré être propulsés ailleurs à bord de la navette de déchets, l’un des gags scatologiques qui symbolise malheureusement la pesanteur de l’ensemble.
LA TÊTE DANS LES ÉTOILES, Emmanuel Gillibert 2023, Hakim JemiliFX DEmaison (comique)@ (E)
Ali, trentenaire de banlieue, vit encore chez sa mère avec sa fille de 8 ans. Sans ambition, il vit grâce à son travail de livreur. À la suite d'une livraison, il va se retrouver accidentellement propulsé d ...

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LA TETE EN FRICHE, Jean Becker 2010, Gerard Depardieu, Gisele Casadesus (sentimental vieillesse)@@


Germain, 45 ans, quasi analphabète, vit sa petite vie tranquille entre ses potes de bistrot, sa copine Annette, le parc où il va compter les pigeons et le jardin potager qu'il a planté derrière sa caravane, elle-même installée au fond du jardin de sa mère, avec laquelle les rapports sont très conflictuels.
LA TETE EN FRICHE, Jean Becker 2010, Gerard Depardieu, Gisele Casadesus (sentimental vieillesse)@@ (E)
Germain, 45 ans, quasi analphabète, vit sa petite vie tranquille entre ses potes de bistrot, sa copine Annette, le parc où il va compter les pigeons et le jardin potager qu'il a planté derrière sa caravane, elle- ...

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LA TETE HAUTE, Emmanuelle Bercot 2014, Catherine Deneuve, Rod Paradot (societe)@@


Malony à qui sa très jeune mère, irresponsable, droguée et instable, n'assure pas un cadre affectif et éducatif satisfaisant se voit placé par la juge des enfants dans plusieurs établissements de plus en plus ...

TELERAMA
Le héros a 6 ans au début, lors de sa première visite dans le bureau de la juge pour enfants. Il y reviendra souvent : Malony est mal né, orphelin de père, élevé par une mère immature et pauvre. Planqué sous la capuche devenue le symbole planétaire d’un mal-être jeune, ou contraint de l’enlever, il garde, le plus souvent, la tête baissée. Comme le titre l’indique, le défi sera, pour ce fils incontrôlable, cet élève déscolarisé, ce danger en puissance, de pouvoir la relever un jour autrement qu’en proférant une insulte.

Emmanuelle Bercot souffle le chaud et le froid avec ce personnage dont tout le monde, entre centre pour délinquants et rechutes dans la violence, souhaite le salut — sauf lui-même. Mais le film est plus inspiré dans l’âpreté que dans l’optimisme. Le meilleur tient à la relation entretenue bon gré mal gré par l’ado avec « sa » juge (Catherine Deneuve). Elle le protège, le recadre, quitte à l’envoyer en prison. Cette figure d’autorité, que l’on retrouve au fil des ans derrière le même bureau, semble un repère inamovible dans la vie dérivante de Malony. D’où ce beau moment de vacillement tardif, quand il prend conscience qu’elle ne sera pas toujours là et qu’elle s’occupe d’autres cas que le sien…
LA TETE HAUTE, Emmanuelle Bercot 2014, Catherine Deneuve, Rod Paradot (societe)@@ (E)
Malony à qui sa très jeune mère, irresponsable, droguée et instable, n'assure pas un cadre affectif et éducatif satisfaisant se voit placé par la juge des enfants dans plusieurs établissement ...

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LA TOUR MONTPARNASSE INFERNALE, Charles Nemes 2000, Eric Judor, Ramzy Bedia, Marina Fois


Eric et Ramzy lavent les vitres de la Tour Montparnasse. La journée s'achève et seule Marie-Joëlle se trouve encore dans les bureaux désertés ; elle attend son oncle, un patron despotique. Eric tente en vain de séduire la jeune femme avec de nombreuses mimiques. L'oncle arrive enfin, entouré de ses fidèles. Soudain, des malfaiteurs surgissent dans le but de dérober le contenu d'un coffre-fort.

TELERAMA
Le titre annonce une parodie du cinéma d’action américain, et un sens du gag à cheval sur le burlesque et l’Almanach Vermot. Côté pastiche, c’est le service minimal. Cambriolage, prise d’otages et dynamitage au cinquantième étage : une collection de clichés à peine revus et corrigés, et très platement filmés. Le décor « hollywoodien » est à la fois mal conçu et mal exploité visuellement, ni vrai ni faux, ni bande dessinée, ni grand spectacle.
L’esprit foufou d’Éric et de Ramzy vient heureusement pirater ce film mou. C’est d’ailleurs leur rôle dans l’histoire : deux laveurs de carreaux de la tour Montparnasse, gaffeurs et toujours à côté de la plaque, court-circuitent un braquage. Les deux compères finissent par retourner à leur profit la nullité des situations et la faiblesse de la mise en scène, emportées par une loufoquerie qui fait feu de tout bois. C’est souvent plaisant et assez sympathique : au lieu de chercher à devenir de grands acteurs comiques qu’on prendra au sérieux, Éric et Ramzy s’amusent avec leur film comme des gamins qui cassent leur jouet.
LA TOUR MONTPARNASSE INFERNALE, Charles Nemes 2000, Eric Judor, Ramzy Bedia, Marina Fois (E)
Eric et Ramzy lavent les vitres de la Tour Montparnasse. La journée s'achève et seule Marie-Joëlle se trouve encore dans les bureaux désertés ; elle attend son oncle, un patron despotique. Eric tente en vain ...

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LA TRAQUE, Yves Rénier 2021, Grégoire Colin, François Levantal (thriller)


Le 26 juin 2003, Michel Fourniret est arrêté pour tentative d'enlèvement sur mineure. Il ne risque, au mieux, que quelques mois de prison. Pourtant, des policiers sont convaincus d'avoir affaire à un tueur en série. Mais ils n'ont aucune preuve... Le compte à rebours commence et s'engage alors une véritable traque psychologique. La traque, suivez l'incroyable travail des enquêteurs, leur détermination qui a permis d'intercepter, démasquer et emprisonner le couple Fourniret.

TELERAMA
Antoine Blossier a probablement vu tous les survivals, ces thrillers où il y va de la survie du héros. Il aurait dû retenir la règle primordiale pour met­tre le spectateur dans sa poche : le rendre proche des personna­ges. Ici, la famille de pétrochimistes véreux, partis à la chas­se au sanglier, est tellement abjec­te qu'on prend vite le parti des bêtes sauvages lancées à leurs trousses, dans l'espoir que ce pensum s'achève au plus vite. J.C.
LA TRAQUE, Yves Rénier 2021, Grégoire Colin, François Levantal (thriller) (E)
Le 26 juin 2003, Michel Fourniret est arrêté pour tentative d'enlèvement sur mineure. Il ne risque, au mieux, que quelques mois de prison. Pourtant, des policiers sont convaincus d'avoir affaire à un tueur en s&ea ...

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LA TRAVERSER DE PARIS, Claude Autant-Lara 1956, Jean Gabin, Bourvil) (thriller)@@@


Alors que le marché noir sévit dans le Paris de l'Occupation, le brave et pas très futé Martin est chargé par l'épicier de coltiner à l'autre bout de la ville un cochon proprement découpé.

TELERAMA
Quand s’unissent le goût pour la provocation et le cynisme d’Aymé et d’Autant-Lara. Comédie très très noire portée par un duo d’acteurs exceptionnels.

«Salauds de pauvres ! » : la réplique d'Aurenche et Bost est restée célèbre. Tout comme la colère homérique de Gabin contre tous les Français médiocres et lâches, profitant de l'Occupation pour s'enrichir : « Admirez le mignon, sa face d'alcoolique, sa viande grise et du mou partout, les bajoues qui croulent de bêtise. Et l'autre rombière, la guenon, l'enflure, la dignité en gélatine, avec ses trois mentons de renfort et ses gros nichons en saindoux qui lui dévalent la brioche »...

Sous la caméra de Claude Autant-Lara, « ce boucher qui s'obstine à faire de la dentelle », disait Truffaut, l'odyssée minable d'un pauvre type et d'un artiste peintre, faisant du marché noir dans le Paris nocturne de 1943, devient un règlement de comptes avec l'ignominie ordinaire, une minifresque sur la barbarie à visage humain. Réalisé durant les Trente Glorieuses, qui voulaient oublier les ombres noires de l'Occupation et qui croyaient, même vaguement, en l'avenir de l'homme, le film choqua. Aujourd'hui, il devrait séduire à 100 %, puisque le cynisme, le doute et la suspicion sont pratiquement devenus des règles de vie. Avec Douce (plus subtil) et Occupe-toi d'Amélie (plus bouffon), La Traversée de Paris reste le chef-d'oeuvre noir d'Autant-Lara : du vitriol pur jus. Après quoi, le cinéaste, toujours poussé par un ardent anarchisme de gauche, sombrera dans un extrémisme détestable. Au point de devenir un de ces médiocres que ses premiers films ridiculisaient si bien.
LA TRAVERSER DE PARIS, Claude Autant-Lara 1956, Jean Gabin, Bourvil) (thriller)@@@ (E)
Alors que le marché noir sévit dans le Paris de l'Occupation, le brave et pas très futé Martin est chargé par l'épicier de coltiner à l'autre bout de la ville un cochon proprement déco ...

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LA TRAVERSEE, Varante Soudjian 2022, Alban Ivanov, Audrey Pirault (maritime)@@


Deux éducateurs, Alex et Stéphanie, emmènent cinq adolescents déscolarisés faire une traversée de la Méditerranée afin de les réinsérer par les valeurs de la mer. Cependant, arrivés au port, ils tombent sur Riton, leur skipper, un ancien policier de la BAC, qui a tout quitté pour fuir la banlieue. Ces jeunes, c'est son pire cauchemar. Tous embarqués sur le même bateau, ils n'auront plus tout à fait la même vision du monde à la fin de cette traversée.

TELERAMA
« C’est comme ça qu’on est partis. Mon frère traînait. Ma mère pleurait. Mon père criait. Et moi j’étais survoltée. » Ainsi commence La Traversée, c’est-à-dire le voyage de l’adolescente Kyona et de son cadet, Adriel, depuis un village dont la douceur chatoyante s’efface soudain, noircie par la haine et les persécutions. Il faut fuir. Endurer les séparations, les deuils, le danger. Passer des frontières hostiles, affronter des ogres friands de misère humaine. Mais aussi, parfois, trouver un peu de répit dans la chaleur d’un amour naissant, d’une solidarité de hasard. Nous voilà dans un tableau vibrant et émouvant, un fleuve de couleurs d’une ­richesse et d’une beauté sidérantes, comme si le peintre Marc Chagall racontait le destin de deux enfants migrants. Peintre, plasticienne et réalisatrice, Florence Miailhe nous avait déjà éblouis avec une brassée de films courts (Hammam, Conte de quartier, Matières à rêver…). Elle reprend aujourd’hui sa technique d’animation très particulière (la peinture sur plaque de verre) pour un premier long métrage en tous points exceptionnel.

Coécrite avec la romancière Marie Desplechin, cette somptueuse odyssée s’inspire de l’histoire familiale de la cinéaste. Ses arrière-grands-parents, Juifs ukrainiens, fuirent les pogroms au début du XXᵉ siècle, puis sa mère et son oncle prirent les routes vers la zone libre, pour échapper aux nazis pendant l’Occupation. Mais les héros de La Traversée pourraient être afghans, syriens ou maliens : le film embrasse, avec toute la puissance du conte, l’éternelle errance des réfugiés.
LA TRAVERSEE, Varante Soudjian 2022, Alban Ivanov, Audrey Pirault (maritime)@@ (E)
Deux éducateurs, Alex et Stéphanie, emmènent cinq adolescents déscolarisés faire une traversée de la Méditerranée afin de les réinsérer par les valeurs de la mer. Cependa ...

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LA TULIPE NOIRE, Christian-Jaque 1983, Alain Delon, Virna Lisi (cape et epee)@


Le Roussillon à la veille de la Révolution française. Masqué d'un ruban et surnommé "la tulipe noire," un jeune aristocrate s'en prend aux nobles de la région en les dépouillant de leur fortune. Lors d'une altercation avec la police, il est marqué au visage.

TELERAMA
Double ration de Delon ! Le premier, anar et jouisseur, meurt après avoir sauvé le deuxième, son jumeau, timide et idéaliste. On est loin de Fanfan, l’autre Tulipe.

Deux Delon pour le même prix ! Le justicier qui se fait appeler la Tu­li­pe noire (alias Guillaume de Saint-Preux, mélange franchouillard de Robin des bois et de Zorro) a un frère jumeau, le doux Julien, qui va le remplacer dans le beau monde, le temps de cicatriser d’une vilaine balafre. Julien comprend vite que son frère ne détrousse les nobles que pour son enrichissement personnel. Il va alors faire de la Tuli­pe noire un vrai sans-culotte. Delon le libertin arrogant contre Delon le pur (malheureusement un peu niais aussi), quelques jours avant le 14 juillet 1789…

Christian-Jaque avait réussi un coup de maître avec Fanfan la Tulipe, film de cape et d’épée qui tient encore très bien la route aujourd’hui. Douze ans après, il a voulu recommencer (poussé par Delon), mais, hélas, sa nouvelle Tulipe n’a pas les mêmes atouts. Tout ce qui faisait le charme de la version de 1961 paraît ici désuet : la grivoiserie balourde, la musique indigente, les seconds rôles ballots (Adolfo Marsillach vs Noël Roquevert) et le jeu forcé d’Alain Delon (ah ! le lyrisme de Gérard Philipe)… En passant à la couleur, Christian-Jaque a perdu de son éclat.

En juin 1789, la France ne le sait pas encore, mais de grands jours s'annoncent. Guillaume de Saint-Preux, un jeune aristocrate aventureux, devance résolument l'Histoire. Sous un masque noir et précédé d'une réputation de valeureux bretteur, il s'en prend aux fermiers généraux et aux nobles du Roussillon, qu'il dépouille dans son intérêt le plus personnel. Marqué au visage au cours d'une escarmouche par un lieutenant de police qui le soupçonne, le baron La Mouche, Guillaume n'a pas d'autre choix que de demander à son frère jumeau, Julien, dont tous en Roussillon ignorent l'existence, de le rejoindre et de venir tenir sa place dans la société...
LA TULIPE NOIRE, Christian-Jaque 1983, Alain Delon, Virna Lisi (cape et epee)@ (E)
Le Roussillon à la veille de la Révolution française. Masqué d'un ruban et surnommé "la tulipe noire," un jeune aristocrate s'en prend aux nobles de la région en les dépouillant de ...

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LA VACHE ET LE PRISONNIER Henri Verneuil 1959, Fernandel@@


1943 en Allemagne. Charles Bailly, prisonnier de guerre français, est affecté aux travaux des champs dans une ferme dont le patron est mobilisé sur le front russe. Il décide de s'évader, au grand jour, revêtu de son costume de K.G., en tenant une vache en laisse d'une main et un seau de lait de l'autre.
LA VACHE ET LE PRISONNIER Henri Verneuil 1959, Fernandel@@ (E)
1943 en Allemagne. Charles Bailly, prisonnier de guerre français, est affecté aux travaux des champs dans une ferme dont le patron est mobilisé sur le front russe. Il décide de s'évader, au grand jour, rev ...

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LA VACHE, Mohamed Hamidi 2016, Jamel Debbouze, Fatsah Bouyahmed, Lambert Wilson (road movie)@@@


Fatah, petit paysan algérien n'a des yeux que pour sa vache Jacqueline, qui'il rêve d'emmener à Paris, au Salon de l'agriculture.
LA VACHE, Mohamed Hamidi 2016, Jamel Debbouze, Fatsah Bouyahmed, Lambert Wilson (road movie)@@@ (E)
Fatah, petit paysan algérien n'a des yeux que pour sa vache Jacqueline, qui'il rêve d'emmener à Paris, au Salon de l'agriculture. ...

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LA VENGEANCE SANS VISAGE, Claude-Michel Rome 2022


Marie est cadre dans un aéroport. Au cours d'une sortie rafting, elle fait la connaissance de Maxime, passionné de parachutisme et de wingsuit. Elle ignore cependant qu'avec sa bande, Maxime pille des transports de fonds sur des aéroports, et qu'ils préparent un braquage. Pour s'assurer du silence de Marie, Sofia, leader du gang, sabote son parachute lors d'une initiation. Marie fait alors une chute de 2000 mètres mais, par miracle, survit. Un an plus tard, handicapée, elle s'est réfugiée dans la maison de ses parents, à Gap, sa ville natale. Jusqu'au jour où Marie croise Sofia, qui la croit morte et ne la reconnaît pas. Marie décide de se venger en les attirant vers un nouveau braquage. Mais c'est compter sans Luc Ferraz, officier de la BRI à la recherche de la source qui informe le gang. Marie a le profil idéal...

TELERAMA
Exploser une structure narrative ne suffit pas à donner du sens, ni de l’épaisseur. La preuve par ce téléfilm qui déroule mécaniquement une intrigue plate malgré l’assistance artificielle des grosses ficelles du soap. On souffre pour les personnages.

Il faut se méfier des heureux hasards… La preuve par le destin tragique de Marie. Cadre dans un aéroport, elle fait la connaissance de Maxime qui déploie son charme pour la convaincre de partager avec lui sa passion du parachutisme. Jusqu’à ce que son parachute à elle se… déploie mal. Un accident qui survient alors qu’un improbable braquage permet à un groupe de parachutistes de dérober 12 millions d’euros en montres de collection sur le tarmac d’un aéroport. Il faut vraiment se méfier des heureux hasards.

La preuve par ce téléfilm, qui, malgré toute l’énergie qu’il met en œuvre pour nous entraîner entre passé et présent, s’enlise dans une intrigue que l’interprétation mécanique des comédiens n’aide pas à sauver. Entre bluette dans les airs et érotisation de la poterie s’organise un jeu du chat et de la souris, sur fond de vol de bijoux évoquant une grossière version de L’Affaire Thomas Crown. Le téléfilm parvient néanmoins à réussir une démonstration. Le soap n’est jamais une rustine efficace quand une fiction se prend trop au sérieux. La dimension ludique en moins, ne reste que d’énormes ficelles pourvoyeuses d’ersatz de divertissement.
LA VENGEANCE SANS VISAGE, Claude-Michel Rome 2022 (E)
Marie est cadre dans un aéroport. Au cours d'une sortie rafting, elle fait la connaissance de Maxime, passionné de parachutisme et de wingsuit. Elle ignore cependant qu'avec sa bande, Maxime pille des transports de fonds sur d ...

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LA VERITE SI JE MENS 2, Thomas Gilou 2001, José Garcia, Richard Anconina, Gilbert Melki, Gad Elmaleh, Bruno Solo (comique)@@


Dans le quartier du Sentier, Eddie Vuibert, Dov et Yvan sont confrontés aux procédés pour le moins expéditifs de leur nouveau client, `Eurodiscount', une chaîne européenne d'hypermarchés. Karine, lasse des turpitudes de son volage époux, Dov, le chasse du foyer. La bande de copains se disloque. Dov et Patrick partent tenter leur chance sous le soleil de Californie, tandis qu'Eddie et Yvan font les marchés.
LA VERITE SI JE MENS 2, Thomas Gilou 2001, José Garcia, Richard Anconina, Gilbert Melki, Gad Elmaleh, Bruno Solo (comique)@@ (E)
Dans le quartier du Sentier, Eddie Vuibert, Dov et Yvan sont confrontés aux procédés pour le moins expéditifs de leur nouveau client, `Eurodiscount', une chaîne européenne d'hypermarchés. Kari ...

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LA VERITE SI JE MENS 3, Thomas Gilou 2011, Richard Anconina, José Garcia, Bruno Solo, Gilbert Melki, Vincent Elbaz (comique)


Nos chaleureux amis ont migré du Sentier moribond à la banlieue florissante d'Aubervilliers. La petite bande est toujours aussi soudée, solidaire que lors des épisodes précédents, et la vie suit son cours, au gré des petits événements familiaux et des affaires. Dov semble toujours frivole, Eddie entreprenant, Yvan transi, Karine désinvolte, Sandra résolue, Chochana naïve et Serge irresponsable et mythomane.
LA VERITE SI JE MENS 3, Thomas Gilou 2011, Richard Anconina, José Garcia, Bruno Solo, Gilbert Melki, Vincent Elbaz (comique) (E)
Nos chaleureux amis ont migré du Sentier moribond à la banlieue florissante d'Aubervilliers. La petite bande est toujours aussi soudée, solidaire que lors des épisodes précédents, et la vie suit son ...

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LA VERITE, Kore-Eda Hirokazu 2019, Catherine Deneuve, Juliette Binoche (societe)@@


Catherine, icône du cinéma et mère de Juliette. La publication de ses mémoires ramène sa fille et sa famille des Etats-Unis dans la maison familiale. Les retrouvailles vont vite tourner à la confrontation : vérités cachées, rancunes inavouées, amours impossibles, tout se déballe sous le regard désabusé des hommes. Dans le même temps, Catherine tourne un film de science-fiction où elle incarne la fille âgée d'une mère éternellement jeune.

TELERAMA
Auréolé de sa Palme d’or (“Une affaire de famille”), le Japonais Hirokazu Kore-eda s’est vu proposer de tourner un film en France. Avec Catherine Deneuve, qui joue une diva au verbe assassin. Virtuose à tous les niveaux.

Sans parler un mot de français, Hirokazu Kore-eda, fort de la Palme d’or et du succès international d’Une affaire de famille (2018), s’est vu proposer de tourner un film ici. Avec Catherine Deneuve, s’il vous plaît. Le résultat surprend, séduit et saisit : l’auteur de Still Walking, même délocalisé, demeure un observateur subtil et malicieux des liens familiaux : mère/fille, en l’occurrence. Il réussit un film français, mais traversé par une ironie, une irrévérence venue d’ailleurs. Et d’abord à l’égard de son actrice-monument.

Deneuve joue Fabienne, une star du septième art au verbe assassin, ouvrant le film à un jeu constant entre réalité et fiction. La diva publie ses Mémoires, truffés de savoureux mensonges qui la mettent en valeur. À cette occasion, elle reçoit sa fille (Juliette Binoche). La jeune femme a grandi dans l’ombre de sa mère illustre : les retrouvailles s’avèrent houleuses. Mais, en virtuose de la composition, Kore-eda leur superpose un autre face-à-face mère/fille, beaucoup plus virtuel : Fabienne tourne, ces jours-là, un film de science-fiction où elle joue l’enfant d’une femme immortelle qui, donc, ne change pas et semble de la génération suivante. Les répliques de ce film dans le film portent sur la jeunesse éternelle de l’une et sur le vieillissement de l’autre, pourtant née après. Ce travail de cinéma est filmé comme un supplice nécessaire pour la vedette insubmersible, mais aussi comme une affirmation de soi pleine de panache.
LA VERITE, Kore-Eda Hirokazu 2019, Catherine Deneuve, Juliette Binoche (societe)@@ (E)
Catherine, icône du cinéma et mère de Juliette. La publication de ses mémoires ramène sa fille et sa famille des Etats-Unis dans la maison familiale. Les retrouvailles vont vite tourner à la confront ...

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LA VEUVE COUDERC, Pierre Granier-Deferre 1971, Alain Delon, Simone Signoret (dramme)@@


Jean, bagnard en cavale, trouve refuge dans la ferme de la veuve Couderc. Il devient l'amant de cette femme plus âgée et lui avoue qu'il est recherché. La belle-famille de la veuve, qui la déteste, ne tarde pas à dénoncer Jean. Bientôt, la ferme est cernée par la police.

TELERAMA
Tout au long de sa carrière, Pierre Granier-Deferre (1927-2007) rendit de bons et loyaux services au star system français. Son début des années 1970 fut même brillant, avec, coup sur coup, deux adaptations de Simenon, Le Chat, où s’affrontaient Jean Gabin et Simone Signoret, puis cette Veuve Couderc, qui invente le duo Signoret-Delon. Elle a 50 ans et s’évertue à en paraître soixante, il a 36 ans et encore la fougue d’un jeune premier. Leur différence d’âge est au cœur d’une intrigue qui joue sur l’attraction taboue que vont vivre leurs personnages, dans la France rurale de 1934.
Un vagabond cachant un passé de bagnard offre ses services à une femme vêtue de noir, détestée par la famille de son défunt mari, qui veut récupérer sa ferme. Parce qu’il trouve trop bien sa place, l’étranger attise une violence qui couve, comme les œufs dans la couveuse achetée par la veuve. C’est elle, la figure de proue de ce drame annoncé, elle dont l’histoire lourde d’épreuves donne tout son prix au rêve de bonheur qui renaît. Le film se met pourtant surtout au service d’Alain Delon, en fait un séducteur irrésistible, un héros romantique ! Cette glorification qu’on qualifierait aujourd’hui de masculiniste a mal vieilli, mais Delon est évidemment à la hauteur. Il est en route vers son mythe et, dans le beau regard de Signoret, la fascination ne semble jamais feinte.
LA VEUVE COUDERC, Pierre Granier-Deferre 1971, Alain Delon, Simone Signoret (dramme)@@ (E)
Jean, bagnard en cavale, trouve refuge dans la ferme de la veuve Couderc. Il devient l'amant de cette femme plus âgée et lui avoue qu'il est recherché. La belle-famille de la veuve, qui la déteste, ne tarde pas &a ...

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LA VIE A L ENVERS, Howard Deutch 1987, Eric Stoltz, Mary Stuart Masterson (societe)@


Keith est un adolescent artiste et un peu timide, est fou amoureux de la plus belle fille du lycée. Lorsque celle-ci rompt avec son petit ami, il profite de l'occasion et tente sa chance grâce à l'aide de sa meilleure amie, Watts, qui est, quant à elle, amoureuse de Keith.

TELERAMA
Un adolescent entre en conflit avec son père qui voudrait le voir devenir cadre commercial. Le jeune ne rêve que de devenir peintre, sa véritable passion.
LA VIE A L ENVERS, Howard Deutch 1987, Eric Stoltz, Mary Stuart Masterson (societe)@ (E)
Keith est un adolescent artiste et un peu timide, est fou amoureux de la plus belle fille du lycée. Lorsque celle-ci rompt avec son petit ami, il profite de l'occasion et tente sa chance grâce à l'aide de sa meilleure am ...

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LA VIE A PORTEE DE MAIN (THE LOST HUSBAND), Vicky Wight 2020, Katherine Center


Suite au décès de son mari, Libby tente de reprendre goût à la vie. Elle décide de déménager avec ses enfants au sein de la ferme tenue par sa tante au coeur du Texas. Afin de l'aider à oublier le passé, elle se fait embaucher sur la ferme dirigée par James. C'est une deuxième chance de trouver l'amour qui s'offre à elle.
LA VIE A PORTEE DE MAIN (THE LOST HUSBAND), Vicky Wight 2020, Katherine Center (E)
Suite au décès de son mari, Libby tente de reprendre goût à la vie. Elle décide de déménager avec ses enfants au sein de la ferme tenue par sa tante au coeur du Texas. Afin de l'aider à ...

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LA VIE D ADELE, Abdellatif Kechiche 2013, Lea Seydoux, Adèle Exarchopoulos (societe homosexualite)@@


A 15 ans, Adèle a deux certitudes : elle est une fille, et une fille, ça sort avec des garçons. Le jour où elle aperçoit le bleu des cheveux d'Emma sur la grand'place, elle sent que sa vie va changer. Seule face à ses questions d'adolescente, elle transforme son regard sur soi et le regard des autres sur elle. Dans son amour fusionnel avec Emma, elle s'accomplit en tant que femme, en tant qu'adulte. Mais Adèle ne sait pas faire la paix.

TELERAMA
C’est un visage qui nous happe, d’autant plus intensément que la caméra ne cesse de le scruter : celui d’Adèle, ses bonnes joues, sa bouche comme un four qui dévore avec boulimie la vie, les spaghettis bolognaises ou les lèvres de son amante, cette bouche qu’elle laisse à moitié ouverte, la nuit, quand elle s’abandonne au sommeil, grand bébé épuisé par la difficulté de grandir… Ce visage, Abdellatif Kechiche le montre dans tous les états, joie et peine, relief dévoré par les flots quand les émotions fondent sur lui : larmes et salive inondent l’épiderme au gré des expériences — et certaines seront des raz de marée.

La façon dont le cinéaste travaille la durée est unique : trois heures (le film aurait pu en durer six et on en redemanderait), dont une bonne partie à ce point fixée sur le visage de son héroïne qu’elle nous fait découvrir son état d’esprit. La durée permet cette précision dans les détails, qui enrichit follement l’empathie envers le personnage, voire l’impression de connaître la personne. Abdellatif Kechiche tient la chronique hors norme d’un amour passionnel : celui qui unit Adèle, lycéenne, puis institutrice, à Emma, apprentie artiste peintre. Ce roman d’apprentissage nous bouleverse.
LA VIE D ADELE, Abdellatif Kechiche 2013, Lea Seydoux, Adèle Exarchopoulos (societe homosexualite)@@ (E)
A 15 ans, Adèle a deux certitudes : elle est une fille, et une fille, ça sort avec des garçons. Le jour où elle aperçoit le bleu des cheveux d'Emma sur la grand'place, elle sent que sa vie va changer. Seul ...

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LA VIE D ARTISTE, Marc Fitoussi 2006, Denis Podalydes, Sandrine Kiberlain, Emilie Dequenne (societe)@@


Alice rêve de se voir sur un écran de cinéma ou de brûler les planches. Pour l'instant, elle prête sa voix à Yoko Johnson, la courageuse détective d'un dessin animé japonais. Bertrand, qui tente d'achever son second roman, aspire à la consécration littéraire. En attendant, il enseigne le français dans un lycée. Quant à Cora, animatrice d'un bar, elle espère devenir chanteuse. Tous les trois sont bien décidés à parvenir à leurs fins.

TELERAMA
Actrice en quête de rôles conséquents, Alice rêve de connaître un jour le succès. En attendant, elle court les castings que son agent veut bien lui trouver et surtout, pour vivre, elle prête sa voix à Yoko Johnson, personnage d'une très populaire série animée japonaise. Bertrand, lui, tente tant bien que mal d'achever son second roman et rêve d'accéder enfin à la consécration littéraire. Professeur de français dans un lycée, il fait la connaissance de Frédéric, un élève introverti qui lui soumet un texte. Cora, enfin, espère chambouler la chanson française. Animatrice dans un bar-karaoké, elle croise par hasard le chemin de Joseph Costals, ancienne gloire de la chanson française...
LA VIE D ARTISTE, Marc Fitoussi 2006, Denis Podalydes, Sandrine Kiberlain, Emilie Dequenne (societe)@@ (E)
Alice rêve de se voir sur un écran de cinéma ou de brûler les planches. Pour l'instant, elle prête sa voix à Yoko Johnson, la courageuse détective d'un dessin animé japonais. Bertrand, qu ...

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LA VIE DEVANT SOI, Moshe Mizrahi, Simone Signoret


Madame Rosa habite Belleville, un quartier populaire de Paris où se côtoient beaucoup de Juifs, d'Arabes, de Noirs. Fatiguée, usée par la vie, elle s'occupe de jeunes enfants que lui a confiés l'Assistance Publique. L'un de ces petits est arabe, il s'appelle Mohamed. Il apprend que sa mère est morte tuée par son père. Il va désormais s'occuper de Madame Rosa, le plus et le mieux qu'il peut, jusqu'à la préserver de l'hopital et l'assister dans la mort.

TELERAMA
e film de Moshé Mizrahi vaut surtout pour l’époustouflante interprétation de Simone Signoret en prostituée retraitée qui peine à atteindre son appartement perché tout en haut d’un immeuble du quartier de Belleville, à Paris. Pour ce rôle, elle avait reçu en 1978 le César de la meilleure actrice, avant un nouveau triomphe aux Oscars où le réalisateur et son producteur avaient décroché la statuette du meilleur film international. Trop âgée pour bosser sur le trottoir, madame Rosa gagne sa croûte en gardant une ribambelle de marmots de prostituées plus jeunes, et notamment Momo, enfant d’origine algérienne auquel elle est très attachée et qu’elle tient à garder près d’elle, quitte à mentir sur son âge…
LA VIE DEVANT SOI, Moshe Mizrahi, Simone Signoret (E)
Madame Rosa habite Belleville, un quartier populaire de Paris où se côtoient beaucoup de Juifs, d'Arabes, de Noirs. Fatiguée, usée par la vie, elle s'occupe de jeunes enfants que lui a confiés l'Assistance ...

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LA VIE EN PLUS, John Hughes 1988, Kevin Bacon,Elisabeth Mac Govern (sentimental)@@


Jake et Kristy Briggs viennent de se marier. Kristy en est ravie. Mais Jake a du mal à se sentir à l'aise dans son nouveau rôle d'époux. Son ami d'enfance, Davis, a pris ses distances.

TELERAMA
Jake et Kristy Briggs viennent de se marier. Kristy en est ravie. Mais Jake a du mal à se sentir à l'aise dans son nouveau rôle d'époux. Son ami d'enfance, Davis, a pris ses distances. Et surtout, il lui faut assurer le bien-être matériel de sa toute nouvelle famille. Jake trouve un emploi dans une agence de publicité, en attendant de réaliser son rêve : devenir écrivain. Malgré les petits tourments de la vie quotidienne, Jake et Kristy semblent heureux et mènent une existence paisible. Jusqu'au jour où Kristy fait part à son mari de son désir d'avoir un enfant. Jake s'affole. Il ne se sent pas du tout prêt à devenir père...
LA VIE EN PLUS, John Hughes 1988, Kevin Bacon,Elisabeth Mac Govern (sentimental)@@ (E)
Jake et Kristy Briggs viennent de se marier. Kristy en est ravie. Mais Jake a du mal à se sentir à l'aise dans son nouveau rôle d'époux. Son ami d'enfance, Davis, a pris ses distances.

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Jake e ...

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LA VIE EST BELLE, Roberto Benigni 1998, Roberto Benigni, Horst Buchholz (histoire drame)@@@


En 1938, Guido, jeune homme plein de gaieté, rêve d'ouvrir une librairie malgré les tracasseries de l'administration fasciste. Il tombe amoureux de Dora, institutrice étouffée par le conformisme familial et l'enlève le jour de ses fiançailles. Quelques années plus tard, Guido et Dora ont un fils, Giosué, mais les lois raciales sont entrées en vigueur et Guido est juif. Il est déporté avec son fils.

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Guido est déporté en camp de concentration avec sa femme et son petit garçon. Il n’a qu’une idée : les aider à tenir et cacher la vérité à son fils, en opposant au cauchemar la force du rêve inlassablement réinventé. Alors il explique au petit que ce séjour est un jeu de survie, au terme duquel on peut gagner un char, un vrai !

Une émotion poignante sourd peu à peu de ce film souvent très drôle, constitué de courtes scènes où se condense tout le désespoir. Entre l’infilmable et le trop filmé, Benigni prend le seul parti possible : il s’éloigne de tout réalisme et stylise pour ne pas trahir. Ce choix, moral autant qu’esthétique, est décisif. Lorsqu’il n’y a plus de quoi rire et que le mal devient d’une évidence à pleurer, on mesure la réussite du cinéaste et son habileté à éviter les facilités d’une dramatisation à outrance et de la bonne conscience.

La grande audace de Benigni aura été de faire parler aussi le cœur en des parages historiques où la réflexion est plus nécessaire que jamais. Inventer une histoire d’amour tragi-comique d’un père pour son fils avec la Shoah comme toile de fond, où ­cela pouvait-il mener ? À ceci : un clown a imaginé, le temps d’une fable, tenir en respect la barbarie.
LA VIE EST BELLE, Roberto Benigni 1998, Roberto Benigni, Horst Buchholz (histoire drame)@@@ (E)
En 1938, Guido, jeune homme plein de gaieté, rêve d'ouvrir une librairie malgré les tracasseries de l'administration fasciste. Il tombe amoureux de Dora, institutrice étouffée par le conformisme familial et ...

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LA VIE EST UN LONG FLEUVE TRANQUILLE, Etienne Chatilliez (societe)@@


Dans une petite ville du nord de la France, deux familles nombreuses, les Le Quesnoy et les Groseille, d'origines bien différentes, n'auraient jamais dû se rencontrer. Cependant, c'était sans compter sur Josette, l'infirmière devouée du docteur Mavial, amoureuse et lasse d'attendre qu'il quitte sa femme. Dans un moment d'égarement la douce infirmière a échangé deux nouveau-nés, un Groseille contre un Le Quesnoy, pour se venger de la vie et du docteur.

TELERAMA
Les Le Quesnoy, bourges cathos, versus les Groseille, populos beaufs. Humour au vitriol, répliques cultes, troupe d’acteurs hilarants. Un classique.

Il était une fois deux bébés, nés le même jour dans la même maternité. L’un appartenait à la famille Le Quesnoy, de bons ­catholiques élevés dans le tweed et l’eau bénite. L’autre était le petit dernier de la famille Groseille, horde de prolos élevés dans la dèche et le Formica. Le destin voulut qu’une vilaine fée intervertît leurs bracelets et leurs existences.

Venu de la pub, Etienne Chatiliez inventait, pour son premier film, une satire sociale d’un nouveau genre, d’une méchanceté acidulée, aux personnages trop stéréotypés pour être subversifs, mais ­assurément drôles. Chaque comédien réussit un morceau de bravoure — jusqu’à Patrick Bouchitey en curé guitariste. D’une rediffusion à l’autre, ce spot géant et rigolard à la gloire de nos odieux compatriotes paraît tour à tour vulgaire ou décapant, hilarant ou méprisant : on ne se baigne jamais dans le même fleuve !
LA VIE EST UN LONG FLEUVE TRANQUILLE, Etienne Chatilliez (societe)@@ (E)
Dans une petite ville du nord de la France, deux familles nombreuses, les Le Quesnoy et les Groseille, d'origines bien différentes, n'auraient jamais dû se rencontrer. Cependant, c'était sans compter sur Josette, l'infir ...

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LA VIE EXTRAORDINAIRE DE LOUIS WAIN, Will Sharpe, Benedict Cumberbatch, Claire Foy 2021


En Angleterre, à la fin du XIXe siècle, aîné de six enfants, Louis Wain est contraint de subvenir aux besoins de sa mère et de ses soeurs après le décès de son père. Il devient illustrateur et se faire remarquer par ses dessins de chats. Parallèlement, il tombe amoureux de la gouvernante de ses soeurs, Emily.

TELERAMA
Ce biopic voudrait retranscrire la fantaisie créative de Louis Wain, célèbre pour ses dessins de chats anthropomorphes. Tout n’est que chromos délavés.

Né en 1860, mort en 1939, l’artiste Louis Wain devient célèbre à la fin du XIXe siècle pour ses représentations de chats anthropomorphes aux grands yeux. Mine de rien, il contribue à la normalisation des relations entre l’homme et les félins, jusqu’alors divinités vénérées ou créatures maléfiques, lançant une vague de domestication dans l’Angleterre victorienne, davantage portée sur les chiens. Son œuvre, constituée de peintures, de dessins et d’illustrations, serait presque l’ancêtre des vidéos de chats sur le Web, forme de divertissement contemporain où l’animal, désacralisé, perd de sa superbe.

Inédit en France, ce biopic ampoulé voudrait retranscrire la fantaisie créative de Wain. Hormis quelques plans-tableaux qui rendent hommage à son talent de peintre paysagiste, tout n’est que chromos délavés, flous artistiques, voix off affectée. Le plus raté ? Les incursions vers le burlesque, quand le héros patauge dans une piscine avec un maillot de bain d’époque, ou vers le fantastique, quand les matous se mettent à parler. Même la composition de Benedict Cumberbatch (Sherlock), dans un énième rôle d’autiste lunaire, relève du cliché.
LA VIE EXTRAORDINAIRE DE LOUIS WAIN, Will Sharpe, Benedict Cumberbatch, Claire Foy 2021 (E)
En Angleterre, à la fin du XIXe siècle, aîné de six enfants, Louis Wain est contraint de subvenir aux besoins de sa mère et de ses soeurs après le décès de son père. Il devient i ...

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LA VIE PRIVEE DE SHERLOCK HOLMES, Billy Wilder 1970, Robert Stephens, Colin Blakely (thriller)@@@


Sherlock Holmes, assisté de son fidèle Watson prend en charge l'affaire que vient lui soumettre Gabrielle Valadon après que l'on a tenté de mettre fin à ses jours : retrouver son mari disparu. L'enquête va emmener le couple de détectives jusqu'au bord du Loch Ness.

TELERAMA
Une rocambolesque enquête où se mêlent une veuve belge, des nains, des canaris, des moines trappistes, la reine Victoria, le monstre du loch Ness… Une version drôle et intelligente des aventures du célèbre détective.
C‘était l’un des rêves de Billy Wilder : des aventures inédites pour l’un de ses héros favoris (un pur esprit logique…), Sherlock Holmes, souvent adapté mais peu gâté par le cinéma. L’intrigue, qu’il imagine avec I.A.L. Diamond, est riche, baroque, drôle, superbe d’intelligence. Les criminels n’étant plus ce qu’ils étaient, Holmes s’ennuie ! Au point de se livrer à son vice favori : cette fameuse « solution à 7 % » de cocaïne (titre initialement prévu…) que tente de lui dissimuler le fidèle docteur Watson.

Holmes et Watson sont invités aux Ballets russes, où la première ballerine supplie le détective de lui faire un enfant, afin qu’il ait son intellect… Il s’en tire en suggérant qu’il vit parfaitement heureux avec son toubib… Par la suite, le « couple », cherchant à élucider la disparition du mari d’une jeune Belge (énigmatique Geneviève Page), se retrouve confronté à des cadavres de nains échappés d’un cirque, des canaris comme blanchis de terreur, des trappistes obéissant à un mot de passe mystérieux : « Jonas »…

Une merveille ! Osmose parfaite entre film d’aventures et comédie burlesque, avec ce duo étrange que forment un Watson égrillard et un Sherlock apeuré par les femmes. Avec son humour inimitable, Wilder résout même le mystère du monstre du loch Ness. Et avec une tendresse inattendue, il nous offre cette admirable séquence où un simple « au revoir », envoyé en morse à l’aide d’une ombrelle, devient, sur la musique de Miklós Rózsa, la plus belle des déclarations d’amour.
LA VIE PRIVEE DE SHERLOCK HOLMES, Billy Wilder 1970, Robert Stephens, Colin Blakely (thriller)@@@ (E)
Sherlock Holmes, assisté de son fidèle Watson prend en charge l'affaire que vient lui soumettre Gabrielle Valadon après que l'on a tenté de mettre fin à ses jours : retrouver son mari disparu. L'enquê ...

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LA VIE REVEE DES AUTRES, Didier Le Pêcheur et Jérôme Cornuau 2024, Arthur Dupont, Charlie Bruneau (drame)@


Franck et Karine Petit décident de tout quitter pour réaliser leur rêve : vivre dans un chalet à la montagne. Sauf que, à leur arrivée, ils apprennent que la construction de leur chalet n'est pas terminée. Estelle et Patrick Fleutiot, le couple de promoteurs qui leur loue ce chalet, leur proposent une alternative.

TELERAMA
Librement inspiré de l’affaire Flactif, qui avait défrayé la chronique en 2003, ce téléfilm entend montrer les mécanismes de l’envie et de la jalousie qui furent à l’œuvre dans ce fait divers à l’issue sinistre. Il y avait matière à une réflexion subtile sur le pouvoir de l’argent, le ressentiment de classe, le poids des différences sociales... Hélas, le film, dépourvu d’ambiguïté, prend le spectateur par la main à chaque scène, rendant l’ensemble monocorde et prévisible : on a compris au bout de cinq minutes ce qui allait se passer. Plus irritant que captivant, même si la fin, sobre et glaciale, s’avère assez réussie.
LA VIE REVEE DES AUTRES, Didier Le Pêcheur et Jérôme Cornuau 2024, Arthur Dupont, Charlie Bruneau (drame)@ (E)
Franck et Karine Petit décident de tout quitter pour réaliser leur rêve : vivre dans un chalet à la montagne. Sauf que, à leur arrivée, ils apprennent que la construction de leur chalet n'est pas ter ...

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LA VINGT-CINQUIEME HEURE, Henri Verneuil 1967, Antony Quinn, Virna Lisi (guerre)@


Au printemps 1939, le roi de Roumanie décrète que les Juifs du pays devront être envoyés en camp de travail. Johann Moritz, un brave paysan, est alors victime de la machination du capitaine des gardes qui convoitent sa femme Suzanna. Dénoncé par lui comme juif, Moritz se retrouve en camp de travail. L'année suivante, les troupes allemandes entrent en Roumanie et confisquent les biens des Israélites.

TELERAMA
Avant et pendant la Seconde Guerre mondiale, un paysan roumain se retrouve ballotté de camp en camp, victime impuissante du destin et des horreurs du conflit. Une adaptation à très grand spectacle du célèbre roman de Virgil Gheorghiu.
Avec Week-end à Zuydcoote (1964), Henri Verneuil était parvenu à renouveler le genre très codifié du film de guerre en le rendant populaire. Il remet le couvert trois ans plus tard avec cette production internationale, dans laquelle on retrouve un trio sensationnel : le Mexicano-Américain Anthony Quinn, le Français Serge Reggiani et l’italienne Virna Lisi. Le premier interprète Iohann Moritz, un fermier roumain qui devient la cible de policiers convoitant sa femme. Après un passage dans un camp de prisonniers, il est recruté pour rejoindre les rangs des SS…
Tout le savoir-faire du réalisateur se retrouve dans ce drame au ton déroutant, qui mise sur l’absurde pour dépeindre une Europe meurtrie par le conflit. La menace nazie s’impose alors comme une excuse pour pointer du doigt une population sans cœur, qui se prête aux pires crasses pour accéder aux désirs les plus bas. Anthony Quinn, inspiré, livre une performance émouvante, bien accompagné par la musique indémodable de Georges Delerue.
LA VINGT-CINQUIEME HEURE, Henri Verneuil 1967, Antony Quinn, Virna Lisi (guerre)@ (E)
Au printemps 1939, le roi de Roumanie décrète que les Juifs du pays devront être envoyés en camp de travail. Johann Moritz, un brave paysan, est alors victime de la machination du capitaine des gardes qui convoite ...

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LA VOIE ROYALE, Frederic Mermoud 2023, Suzanne Jouannet, Marie Colomb, Maud Wyler (societe education)@@@


Sophie est une lycéenne brillante. Encouragée par son professeur de mathématiques, elle quitte la ferme familiale pour suivre une classe préparatoire scientifique.

TELERAMA
Lutte des classes et quête d’identité : à travers le parcours d’une étudiante de classe prépa, l’évocation sensible d’une jeunesse en souffrance.

Les films sur les affres et les victoires des étudiant-e-s de grandes écoles sont en train de devenir un genre en soi. On ne peut qu’y voir une excellente nouvelle, après cette période de confinement qui mit tant à mal les adolescents, les freinant dans leurs cursus ou les plongeant dans le doute quant à l’avenir, sinon dans la dépression.

Après l’excellent thriller de Sylvain Desclous De grandes espérances, sur une jeune femme issue d’un milieu modeste dont le chemin vers l’ENA est violemment contrarié, et avant Le Théorème de Marguerite, d’Anna Novion (sortie le 1er novembre), consacré à une élève en mathématiques à Normale sup particulièrement butée, Frédéric Mermoud s’attache à une autre jeune fille, tout aussi décidée à sortir du lot. Encouragée par son professeur de mathématiques, Sophie part à la grande ville pour suivre une classe préparatoire scientifique, avec, pour obsession, d’intégrer Polytechnique. Bien sûr, il y a les professeurs d’une exigence souvent humiliante, les nuits sans dormir à plancher, l’angoisse paralysante de l’échec, et la compétition acharnée, mais, surtout, cette fille d’éleveurs dont la ferme bat de l’aile découvre peu à peu une inconnue dans l’équation de la réussite : à quoi sert, vraiment, l’ascension sociale ?

Sans l’ombre d’une facilité de scénario— les relations entre élèves sont décrites avec finesse, que ce soit dans la lutte des classes ou dans les amours naissantes — et avec une mise en scène aux lignes franches et claires, La Voie royale est, avant tout, une remarquable étude de la quête d’une jeune fille pour conquérir l’estime de soi. Comment peut-elle rester elle-même ? Comment éviter qu’un diplôme, même ardemment désiré, l’éloigne des siens, de ce frère aîné devenu Gilet jaune ? La réponse de Sophie sera emballante par sa voix républicaine…

Ce film sur la jeunesse frappe aussi par son casting idoine, qui souffle un joli vent de nouveauté dans le cinéma français. La brune et poétique Suzanne Jouannet, repérée dans Les Choses humaines, d’Yvan Attal, vibre de volonté timide mais fière. Elle trouve en la blonde et fougueuse Marie Colomb (découverte dans As bestas, de Rodrigo Sorogoyen) une partenaire magnétique.

LA VOIE ROYALE, Frederic Mermoud 2023, Suzanne Jouannet, Marie Colomb, Maud Wyler (societe education)@@@ (E)
Sophie est une lycéenne brillante. Encouragée par son professeur de mathématiques, elle quitte la ferme familiale pour suivre une classe préparatoire scientifique.

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Lutte des classes et qu&ec ...

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LA VRAIE FAMILLE, Fabien Gorgeart 2020, Mélanie Thierry, Lyes Salem (societe)@@


Anna, 34 ans, vit avec son mari, ses deux petits garçons et Simon, un enfant placé chez eux par l'Assistance sociale depuis l'âge de 18 mois, qui a désormais 6 ans. Un jour, le père biologique de Simon exprime le désir de récupérer la garde de son fils.

TELERAMA
Mère d’accueil, Anna doit rendre l’enfant qu’elle élève à sa “vraie ” famille… Un mélo sensible, inspiré de la propre mère du réalisateur Fabien Gorgeart et intensément interprété par Mélanie Thierry.

Veut-il faire le tour de la question ? Après Diane a les épaules, le réalisateur Fabien Gorgeart s’intéresse de nouveau à la maternité. En 2017, sa brune héroïne de comédie, interprétée par l’épatante Clotilde Hesme, acceptait de porter un enfant pour un couple d’amis gay, sans contrepartie ni (trop) d’états d’âme. Cette fois, son Anna est blonde et vit un drame, un mélo même, qui vaut à Mélanie Thierry de pleurer des rivières.

Au début, pourtant, cette jeune femme solaire nage dans le bonheur avec ses trois garçons. On découvre la famille en vacances, entre piscine, ping-pong et soirée disco, sans se douter que, parmi les marmots épanouis et remuants, se cache un moineau de passage : Simon, 6 ans, placé chez Anna et Driss (Lyes Salem) par l’aide sociale à l’enfance depuis ses 18 mois. La rentrée tombe comme un couperet, puisque le papa du chouchou, remis d’une longue dépression, veut récupérer la garde de son fiston.

Fabien Gorgeart n’en fait pas mystère, il s’inspire de l’histoire de sa propre mère, à qui un enfant aimé mais pas né de ses entrailles fut arraché un jour pour être rendu à sa « vraie famille ». Laissant délibérément le père biologique à la marge, comme une menace, ce film sensible se resserre sur le point de vue de la maman d’accueil, jusqu’à l’adopter complètement. Face au petit Gabriel Pavie, qui arracherait des larmes à un caillou, Mélanie Thierry déploie une intensité et, surtout, une part d’ombre donnant à ressentir à la fois la beauté et la dureté d’un métier pas comme les autres.
LA VRAIE FAMILLE, Fabien Gorgeart 2020, Mélanie Thierry, Lyes Salem (societe)@@ (E)
Anna, 34 ans, vit avec son mari, ses deux petits garçons et Simon, un enfant placé chez eux par l'Assistance sociale depuis l'âge de 18 mois, qui a désormais 6 ans. Un jour, le père biologique de Simon expr ...

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LA ZIZANIE Claude Zidi 1978, Louis De Funes, Annie Girardot@@


Industriel ambitieux, Guillaume Daubray-Lacaze agrandit son usine de matériel de dépollution, détruisant du même coup le jardin de sa femme Bernadette, férue d'horticulture. Décidée à se venger de son mari, elle quitte le domicile conjugal, et se présente contre lui aux élections municipales.
LA ZIZANIE Claude Zidi 1978, Louis De Funes, Annie Girardot@@ (E)
Industriel ambitieux, Guillaume Daubray-Lacaze agrandit son usine de matériel de dépollution, détruisant du même coup le jardin de sa femme Bernadette, férue d'horticulture. Décidée à s ...

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LA ZONE D INTERET. Jonathan Glazer 2024 (histoire shoah)@@@


Le commandant d'Auschwitz Rudolf Höss et son épouse Hedwig réalisent sur un terrain directement adjacent au mur du camp leur vision d'une vie de rêve avec une famille nombreuse, une maison et un grand jardin. Cependant, lorsque Rudolf doit être muté à Oranienburg, leur petite vie idéale menace de s'effondrer et il cache l'information à son épouse. Quand Hedwig l'apprend, elle refuse de quitter sa maison de rêve.

TELERAMA
Le quotidien d’un officier SS zélé, en famille, dans une maison tout confort voisine du camp d’Auschwitz. Allégorie puissante ou esthétisation facile ? À (re)voir pendant le Festival Cinéma Télérama, du 22 au 28 janvier 2025, au prix de 4 euros la séance.

POUR
Si la Shoah était une maison, comment serait-elle ? C’est à partir de ce postulat un peu fou que La Zone d’intérêt prend forme. S’inspirant du roman de Martin Amis, Jonathan Glazer nous reçoit dans un « charmant » pavillon avec piscine, qui jouxte le camp d’Auschwitz. C’est là où vivent Rudolf Höss, le commandant du camp, sa femme, Hedwig, et leurs cinq enfants blonds. Une existence familiale qui tient du tableau idyllique. La maison comporte de grandes pièces, l’été resplendit, des massifs de fleurs de toutes les couleurs embaument le jardin. « C’est paradisiaque », constate la mère de Hedwig, qui a fait le voyage pour voir sa fille et qui est heureuse de la voir ainsi installée. La voilà si détendue qu’elle fait une sieste au soleil, dans un transat. Un toussotement la fait se réveiller. Elle se lève, un peu hagarde, et se hâte de rentrer. Au loin, derrière le mur surmonté de barbelés, on a vu de la fumée s’échapper d’une cheminée. Un four crématoire, sans doute.

Soit les délices d’un éden paisible, alors qu’on extermine à 50 mètres de là. Jonathan Glazer, remarqué pour la singularité d’un film fantastique inquiétant (Under the Skin), est un cinéaste rigoureux et consciencieux, qui sait parfaitement les enjeux moraux liés à la représentation de la Shoah. S’interdisant d’entrer dans le camp d’Auschwitz, il en filme uniquement les murs d’enceinte depuis l’extérieur, laissant apparaître quelques-uns de ses symboles macabres (cheminées, miradors). L’atrocité du génocide reste invisible mais elle résonne de partout, au quotidien. On l’entend, en sourdine, grâce à un travail remarquable sur le son. Ce sont des échos lointains et confus de soufflements, claquements, entrechocs, tirs, chiens qui aboient, ordres. Autrement dit une partition spécifique : celle de la machine de mort hitlérienne, de l’industrialisation du crime nazi. La nuit venue, ce bruit de fond s’amplifie.

Tels des nababs d’une villa de la Riviera
Comment est-ce possible d’habiter ici ? Comment supporter cela ? Le voisinage du mal, sa cohabitation, voilà l’une des clés d’entrées possibles de cette fiction fascinante et malaisante, conceptuelle et structurelle à la fois. Où il est surtout question d’architecture, de délimitation entre le dedans et le dehors, de cloisonnement, de compartimentage d’espaces. Le réalisateur vise à montrer le foyer du bourreau et de son épouse comme une construction organique, le logis représentant à la fois leur corps et leur cerveau. Le lieu de l’obsession ménagère, où tout doit être propre, rangé, sélectionné, évacué. Le lieu du plaisir de façade – les Höss se goinfrent, boivent, profitent du jardin et de la piscine tels des nababs d’une villa de la Riviera – radiographié de manière clinique. Un monde verrouillé de l’intérieur, abritant fierté mais aussi vide, névrose, déni, hantise à venir.

C’est la force de l’allégorie de susciter en nous toutes sortes de troubles et d’interrogations sur ce qui nous éloigne ou nous rapproche de ces monstres ordinaires. Sur ce qui est occulté, enfoui en eux. Avec ses plans géométriques au scalpel, de lumière qu’on éteint, de couloirs et d’escaliers, de fenêtres, de portes qu’on ouvre et ferme, La Zone d’intérêt ressemble parfois étrangement au ballet domestique de Jeanne Dielman…, le chef-d’œuvre de Chantal Akerman. Même sens de « l’installation » plastique, même scénographie, même métacinéma. Avec une perspective tout autre ici, où les métaphores filées, où les cendres et reliques exhumées, sont reliées à un contexte historique précis, documenté, cartographié, topographié. L’expérience a ceci de vertigineux qu’elle enferme et ouvre à la fois sur un abîme d’obscurité. — Jacques Morice

CONTRE
Il y a trente ans, lors de la sortie de La Liste de Schindler, Claude Lanzmann accusait Steven Spielberg de « trivialiser l’Holocauste », rappelant un interdit de représentation de la Shoah par la fiction. Interdit que László Nemes bravait, en 2015, avec Le Fils de Saul, où il choisissait de nous immerger de manière violemment frontale dans l’horreur. Jonathan Glazer, lui, opte pour l’exact contraire : l’installation cérébrale et glaçante, le formalisme géométrique, avec pour seule embardée émotionnelle, et particulièrement contestable, le sous-entendu de soudains remords de la part de la belle-mère, qui écourte sa visite dans cette « maison du bonheur ».

Le cinéaste utilise, certes, le hors-champ de manière radicale, et, reconnaissons-le, particulièrement dérangeante. Mais l’on peut aussi se demander si ce n’est pas le choix de la… facilité. Quoi de plus malin, en effet, que de se braquer sur la banalité du mal en son jardin, de réduire la machine de mort à une partition sonore, pour ne pas avoir à montrer ce qui se passe de l’autre côté ? Faire du quotidien des bourreaux son sujet revient à invisibiliser les victimes, et la réalité de leur extermination, et donc à se protéger, justement, de tout risque de cette « trivialité » dénoncée par Lanzmann. Avec La Zone d’intérêt, Jonathan Glazer peut ainsi exceller en restant dans sa zone de confort esthétique.— Guillemette Odicino
LA ZONE D INTERET. Jonathan Glazer 2024 (histoire shoah)@@@ (E)
Le commandant d'Auschwitz Rudolf Höss et son épouse Hedwig réalisent sur un terrain directement adjacent au mur du camp leur vision d'une vie de rêve avec une famille nombreuse, une maison et un grand jardin. Cepend ...

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LADY BIRD, Greta Gerwig 2917, Saoirse Ronan, Lucas Hedges, Timothée Chalamet (societe)@@@


Christine, Lady Bird, rêve de poursuivre ses études à New York. Elle est toutefois coincée à Sacramento pour sa dernière année du secondaire.

TELERAMA
Pour sa première réalisation en solo, l’actrice muse du cinéaste Noah Baumbach (“Frances Ha”), raconte avec grâce la dernière année de lycée d’une ado attachante dans l’Amérique de l’après-11 septembre. Saoirse Ronan est formidable.

Elle a 17 ans, des mèches rougeâtres, un plâtre rose au bras droit. Son nom est Lady Bird. En tout cas, elle aimerait bien. Même si sa mère s’obstine à l’appeler bêtement Christine, sous prétexte que c’est son vrai prénom, pourtant d’une effroyable banalité. À vrai dire, c’est sa vie entière que, depuis peu, Lady Bird trouve d’une effroyable banalité. Sa maison, son quartier, son lycée catholique, tous ses camarades (ou presque), ses parents, son frangin, sa classe sociale : moyen, moyen, et encore moyen. Elle ne rêve que de tumulte et d’évasion, d’école d’art sur la côte Est, à des milliers de kilomètres de la Californie et de son Sacramento natal.

Connue pour ses délicates performances d’actrice (notamment chez Noah Baumbach, de Greenberg à Frances Ha), Greta Gerwig passait à la réalisation avec la même grâce, la même sensibilité
Chronique plus ou moins autobiographique d’une dernière année de lycée, en équilibre fragile entre les vestiges de l’enfance et les promesses de l’âge adulte, le film embrasse tout avec la même tendresse railleuse, la même lucidité enchantée. Et derrière ces aventures faussement banales, la cinéaste distille une secrète mélancolie, de celle qui accompagne la fin d’une période, la mutation inévitable d’une famille et d’une relation filiale. Ce récit d’apprentissage est si habité, si bien ancré dans son contexte, son milieu, son époque, qu’il dépasse le simple portrait féminin pour devenir un grand et beau film choral.
LADY BIRD, Greta Gerwig 2917, Saoirse Ronan, Lucas Hedges, Timothée Chalamet (societe)@@@ (E)
Christine, Lady Bird, rêve de poursuivre ses études à New York. Elle est toutefois coincée à Sacramento pour sa dernière année du secondaire.

TELERAMA
Pour sa première r&ea ...

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LADY CHATTERLEY, Ken Russell 1993, Sean Bean and Joely Richardson (erotique)(serie tv)@


Lady Chatterley est une série télévisée de la BBC de 1993 mettant en vedette Sean Bean et Joely Richardson. Il s'agit d'une adaptation du roman Lady Chatterley's Lover de DH Lawrence de 1928, diffusé pour la première fois sur BBC1 en quatre épisodes de 55 minutes entre le 6 et le 27 juin 1993
LADY CHATTERLEY, Ken Russell 1993, Sean Bean and Joely Richardson (erotique)(serie tv)@ (E)
Lady Chatterley est une série télévisée de la BBC de 1993 mettant en vedette Sean Bean et Joely Richardson. Il s'agit d'une adaptation du roman Lady Chatterley's Lover de DH Lawrence de 1928, diffusé pour ...

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LADY CHATTERLEY, Pascale Ferran 2006, Marina Hands, Jean-Louis Coulloc'h (erotique)@


Lady Chatterley est un film franco-belge réalisé par Pascale Ferran, sorti en 2006. Adaptation de la deuxième version du roman de D. H. Lawrence, Lady Chatterley et l'Homme des bois. Salué par la critique et notamment Le Monde et Les Inrockuptibles, le film a réalisé plus de 400 000 entrées en France.
LADY CHATTERLEY, Pascale Ferran 2006, Marina Hands, Jean-Louis Coulloc'h (erotique)@ (E)
Lady Chatterley est un film franco-belge réalisé par Pascale Ferran, sorti en 2006. Adaptation de la deuxième version du roman de D. H. Lawrence, Lady Chatterley et l'Homme des bois. Salué par la critique et nota ...

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LAME DE FOND, Bruno Garcia 2023, Pauline Bression, Antoine Hamel (thriller)@


Alors que se déroule le traditionnel Festival du cinéma britannique organisé tous les ans dans la station balnéaire de Dinard, un drame vient soudain gâcher cet événement très attendu. En effet, des badauds repèrent un corps dans l'eau et alertent les secours, qui ne tardent pas à découvrir l'identité de la victime, un réalisateur anglais en lice pour un prix. Fait intrigant, les enquêteurs découvrent rapidement que ce dernier fut déjà victime, quelques années plus tôt, d'un naufrage dans lequel sa soeur, alors adolescente, perdit la vie. L'autopsie révèle que l'homme n'est pas mort noyé, mais a été assassiné. Ces deux drames pourraient-ils être liés ?...

TELERAMA
Une enquête peu captivante. Quoi de mieux qu’un cadavre flottant dans la baie de Dinard pour secouer le ronronnement de la jolie cité balnéaire que rien ne bouscule jamais vraiment, ni son marché (qu’elle a plutôt joli), ni même son Festival du film britannique. Justement, le jeune réalisateur Owen Flemming, enfant du pays mais citoyen anglais, invité à cette occasion pour y présenter son premier film, est retrouvé noyé au petit matin. Vingt ans auparavant, sa sœur avait péri en mer lors d’une excursion en bateau entre copains. Coïncidence ? Élise, l’une de ses amies d’enfance, se voit chargée de l’enquête, charriant avec elle les fantômes du passé, plus ou moins bien enfouis.

« Et d’ailleurs, vous tombez bien, vous étiez où, le soir du meurtre ? » Démonstration, en pleine rue passante, de cet art subtil manié par la nouvelle capitaine de police de Dinard lorsqu’il s’agit de résoudre une enquête criminelle – et pratiqué avec prodigalité dans les téléfilms de première partie de soirée sur les chaînes de France Télévisions : le pifomètre ! Autour de l’inconséquente Élise (Pauline Bression) pataugent le principal suspect – un Stéphane Freiss en vieux navigateur célèbre –, une sœur amnésique mollassonne, un envoyé de Scotland Yard traînant un accent douteux, un journaliste amoureux, un quadragénaire en crise d’ado, tous aux prises avec un scénario qui coule. Et qui s’est vraiment emballé sur le titre.

LAME DE FOND, Bruno Garcia 2023, Pauline Bression, Antoine Hamel (thriller)@ (E)
Alors que se déroule le traditionnel Festival du cinéma britannique organisé tous les ans dans la station balnéaire de Dinard, un drame vient soudain gâcher cet événement très attendu. ...

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LARGUEES, se Lang 2018, Miou Miou, Camille Cottin, Camille Chamoux (comique)@@


Sœurs au caractère très différent, Rose et Alice décident de partir en vacances avec leur mère, Françoise, pour lui redonner la joie de vivre. Françoise vient d'être quittée par son mari pour une femme plus jeune et elle est en pleine dépression.

TELERAMA
Éloïse Lang prouve un vrai sens de la comédie dans ce film savoureux qui décline toutes les qualités et les défauts de la féminité moderne. Le trio d’actrice Miou-Miou, Camille Cottin et Camille Chamoux fait un bien fou.
Rose et Alice, deux sœurs aussi différentes que l’eau et l’huile, emmènent leur mère (Miou-Miou), fraîchement abandonnée par leur père, dans un club de vacances à La Réunion. Après bien des péripéties sentimentales, ce séjour va leur faire un bien fou…

Après Connasse, princesse des cœurs, qui ne tenait que sur le charisme de Camille Cottin, la réalisatrice confirmait son sens de la fantaisie avec cette version des Bronzés, qui décline toutes les qualités (et les défauts) de la féminité moderne. Et Cottin joue toujours comme personne les nanas agressives…
LARGUEES, se Lang 2018, Miou Miou, Camille Cottin, Camille Chamoux (comique)@@ (E)
Sœurs au caractère très différent, Rose et Alice décident de partir en vacances avec leur mère, Françoise, pour lui redonner la joie de vivre. Françoise vient d'être quitté ...

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LAS HIJAS DE ABRIL, Emma Suarez


Valeria est enceinte, et amoureuse. A seulement 17 ans, elle a décidé avec son petit ami de garder l'enfant. Très vite dépassée par ses nouvelles responsabilités, elle appelle à l'aide sa mère Avril, installée loin d'elle et de sa soeur.

TELERAMA
Valeria, 17 ans, vit avec sa grande sœur, dans une petite maison face à la mer. Elle est enceinte et amoureuse d’un garçon du même âge, attentionné mais pas très mûr. Le bébé, elle veut le garder. Mais elle se retrouve très vite dépassée. Sa mère, Avril, vient l’aider. Tant et si bien que cette grand-mère, quinquagénaire ­expansive, encore belle et désirable, accapare l’enfant et décide de l’adopter…

Le réalisateur mexicain Michel Franco ­(Después de Lucia) excelle à choquer. À travers cette histoire aberrante, il explore de manière inédite le rapport mère-fille, tout comme l’instinct maternel dans ce qu’il peut recéler d’égoïsme dévorant. Avril est bien sûr un monstre, mais rendu très humain, en partie grâce à Emma Suárez (l’actrice formidable de Julieta, d’Almodóvar) qui donne une belle intensité à son rôle de femme s’enivrant de sa jeunesse retrouvée.

L’originalité du film consiste à épouser les trois points de vue féminins de ce quatuor, où seul l’homme frappe par sa passivité. À dire vrai, dans ce tableau de famille déviant, chacun, fort ou faible, trimballe sa névrose et fait tout pour se faire aimer et ne pas être seul. Le cinéaste réserve d’ailleurs des moments de douceur et de plaisir partagés. Jusqu’au retournement final, totalement imprévisible.
LAS HIJAS DE ABRIL, Emma Suarez (E)
Valeria est enceinte, et amoureuse. A seulement 17 ans, elle a décidé avec son petit ami de garder l'enfant. Très vite dépassée par ses nouvelles responsabilités, elle appelle à l'aide sa mère Avril, installée loin d' ...

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LAS OSCURAS PRIMAVERAS, Ernesto Contreras 2014, José María Yazpik, Irene Azuela y Cecilia Suárez (sentimental film e)


Igor et Pina se désirent profondément, mais ils ne sont pas libres. Elle décide de confectionner un costume de lion pour son jeune fils. Il décide d'acheter une photocopieuse pour sa femme. Le printemps viendra les libérer et comblera leurs vies de passion.
LAS OSCURAS PRIMAVERAS, Ernesto Contreras 2014, José María Yazpik, Irene Azuela y Cecilia Suárez (sentimental film e) (E)
Igor et Pina se désirent profondément, mais ils ne sont pas libres. Elle décide de confectionner un costume de lion pour son jeune fils. Il décide d'acheter une photocopieuse pour sa femme. Le printemps viendra l ...

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LAST DAYS OF SUMMER, Jason Reitman 2013, Kate Winslet, Josh Brolin (societe)@@


À l'âge de 13 ans, Henry Wheeler est aux prises avec les difficultés de l'adolescence et doit s'occuper de sa mère troublée et recluse, Adele. Un jour, alors qu'ils achètent des fournitures scolaires, Henry et Adele rencontrent Frank Chambers, un homme intimidant, mais qui a clairement besoin de leur aide.

TELERAMA
Fin d'été mordorée et brûlante, quelque part dans l'Amérique des années 1980. Depuis son divorce, Adele vit seule avec Henry, son fils pré-adolescent, dans une grande maison dont le bois écaillé se confond presque avec les arbres environnants. Arrive un homme, Frank, taulard en cavale...

Tout au long de ce mélo intimiste, on cherche à reconnaître la patte de Jason Reitman : son ironie mordante (Thank you for smoking), son goût pour les outsiders acides et attachants (Juno, Young Adult). En vain. Dans la maison des bois, tous les sentiments sont beaux, tous les habitants sont nobles. A peine installé, le dangereux criminel se met à réparer les fuites, le moteur de la voiture et prépare de délicieuses tartes. Quand il a cinq minutes, il apprend le base-ball au jeune Henry : il est trop beau pour être vrai. Ce côté artificiel est heureusement compensé par la délicatesse des interprètes : Josh Brolin et Kate Winslet sont si sobres et émouvants qu'on finit par admettre que oui, peut-être, ces deux-là pourront panser ensemble leurs blessures. Quant au jeune Gattlin Griffith (How I met your mother, à la télé, L'Echange de Clint Eastwood, au cinéma), il est grave et attendrissant.
LAST DAYS OF SUMMER, Jason Reitman 2013, Kate Winslet, Josh Brolin (societe)@@ (E)
À l'âge de 13 ans, Henry Wheeler est aux prises avec les difficultés de l'adolescence et doit s'occuper de sa mère troublée et recluse, Adele. Un jour, alors qu'ils achètent des fournitures scolaires ...

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LAST SENTINEL, Tanel Toom 2023, Kate Bosworth, Lucien Laviscount (thriller catastrophe)@


Sur une base militaire isolée au bord d'un vaste océan, deux soldats attendent la fin de leur service de deux ans. Lorsqu'il y a un retard et que le navire tant attendu arrive vide, la tension entre eux commence à monter, et la situation devient incontrôlable...

Pas nul, pas génial.Construction classique du vilain méchant qui est prêt à détruire le monde et d'un (en l’occurrence 'une') gentil héros, droit dans ses rangers qui va sauver le monde contre vent,...
LAST SENTINEL, Tanel Toom 2023, Kate Bosworth, Lucien Laviscount (thriller catastrophe)@ (E)
Sur une base militaire isolée au bord d'un vaste océan, deux soldats attendent la fin de leur service de deux ans. Lorsqu'il y a un retard et que le navire tant attendu arrive vide, la tension entre eux commence à monte ...

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LE 5E ELEMENT, Luc Besson 1997, Milla Jovovich, Bruce Willis, Chris Tucker, Maïwenn (catastrophe science fiction)@@


Egypte, 1914. Des extraterrestres récupèrent quatre pierres magiques, symboles des quatre éléments, jadis confiées à des prêtres. Avant de partir, les extraterrestres promettent que dans 300 ans, ils rapporteront les précieux cailloux. Au XXIIIe siècle, alors qu'ils font route vers la Terre, ils sont anéantis par la planète du Mal. Les habitants de ce monde maléfique, les Mangalores, s'emparent des pierres et foncent vers la Terre.

TELERAMA
Au XXIIIᵉ siècle, dans un univers étrange et coloré, où tout espoir de survie est impossible sans la découverte du Cinquième Elément, un héros peu ordinaire affronte le Mal pour sauver l’Humanité. Emmené par l’impeccable Bruce Willis, ce film devenu culte est une suite de scènes spectaculaires.

Chaque film de Luc Besson trace une ligne de fuite. Sous terre (Subway) ou sous l'eau (Le Grand Bleu), ce grand enfant veut être ailleurs, et loin. Ici, il prend également ses distances avec la réalité : trois siècles, excusez du peu. Le Cinquième Elément est le colossal joujou dont Besson rêvait depuis tout petit, avec une débauche de maquettes et d'effets spéciaux, certains hallucinants (New York vu comme un échafaudage de boulevards périphériques). Au vertige de foire du Trône s'ajoute l'impression d'un jeu vidéo où l'on zapperait d'Indiana Jones à La Guerre des étoiles, en passant par Brazil. Surprise : on se retrouve à rire avec le gosse gâté, qui a bien mené son affaire.


Besson a recruté des maîtres en science-fiction dessinée, comme Mézières et Moebius, pour lui imaginer tortues géantes et taxis volants. Et Jean-Paul Gaultier a habillé tout ce petit monde. La BD vivante tient la route et amuse, parce que Besson s'est lui-même amusé à prendre toutes les libertés avec la panoplie des tics et des gadgets indispensable au genre.
LE 5E ELEMENT, Luc Besson 1997, Milla Jovovich, Bruce Willis, Chris Tucker, Maïwenn (catastrophe science fiction)@@ (E)
Egypte, 1914. Des extraterrestres récupèrent quatre pierres magiques, symboles des quatre éléments, jadis confiées à des prêtres. Avant de partir, les extraterrestres promettent que dans 300 a ...

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LE BLE EN HERBE, Claude Autant-Lara 1953, Edwige Feuillere, Nicole Berger, Pierre Michel Beck (sentimental)@


En vacances avec son ami Vinca, Phil rencontre une femme d'âge mûr qui l'initie à l'amour.

TELERAMA
Phil et Vinca, deux amis d'enfance, se retrouvent, comme les années précédentes, sur une plage de Bretagne où ils ont l'habitude de passer leurs vacances. Ils ont grandi : Phil a 16 ans et Vinca 15. L'adolescent ressent désormais un besoin diffus d'indépendance et de sentiments profonds. La jeune fille ne cache plus l'amour qu'elle éprouve pour son ami. Les premiers émois amoureux des deux jeunes gens vont s'avérer douloureux. La rencontre de Phil avec une femme de trente ans son aînée, belle et fière, va bouleverser le lent et fragile cheminement sentimental des deux êtres. Cette mystérieuse "dame en blanc" jette son dévolu sur Phil et l'initie aux délices de l'amour...


LE BLE EN HERBE, Claude Autant-Lara 1953, Edwige Feuillere, Nicole Berger, Pierre Michel Beck (sentimental)@ (E)
En vacances avec son ami Vinca, Phil rencontre une femme d'âge mûr qui l'initie à l'amour.

TELERAMA
Phil et Vinca, deux amis d'enfance, se retrouvent, comme les années précédentes, sur un ...

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LE BLEU DU CAFTAN, Maryam Touzani 2022, Lubna Azabal, Saleh Bakri (societe Maroc)@@@


Halim est marié depuis longtemps à Mina, avec qui il tient un magasin traditionnel de caftans dans la médina de Salé, au Maroc. Le couple vit depuis toujours avec le secret d'Halim, son homosexualité qu'il a appris à taire. Afin de répondre à une clientèle exigeante, ils engagent un jeune homme talentueux comme apprenti. Mina réalise peu à peu à quel point son mari est ému par sa présence.

TELERAMA
Au Maroc, un tailleur doit cacher son homosexualité, connue seulement de son épouse. Jusqu’à ce qu’un apprenti jette le trouble... Maryam Touzani signe, avec son deuxième film, une grande œuvre.

Dans Adam (2019), Maryam Touzani racontait une émancipation et un retour de la vie dans le huis clos d’une modeste pâtisserie. La noblesse d’un petit artisanat en voie de disparition et le réveil de désirs longtemps refoulés sont, à nouveau, au cœur du deuxième, et splendide, long métrage réalisé par l’actrice marocaine. Avec une différence majeure : il est cette fois question d’homosexualité, sujet encore tabou en terre d’Islam.

Halim, tailleur traditionnel dans la médina de Salé, confectionne à la main des caftans richement brodés dans la boutique gérée par sa femme, Mina. Le couple est très complice, uni peut-être plus encore qu’aux premiers jours, mais vit depuis toujours avec le secret d’Halim, attiré par les hommes. Alors que les jours de Mina, en récidive d’un cancer, sont comptés, un étonnant triangle amoureux va se former avec l’arrivée d’un jeune apprenti, Youssef.

Tandis qu’Halim prépare le tissu de la tunique luxueuse dont la conception rythmera tout le récit, le couturier explique à son élève l’importance de la marge entre la ligne de découpe et le patron du vêtement : c’est « le centimètre du mâalem » (le maître artisan), qui fait la différence entre une création exceptionnelle et les produits standardisés des usines. Le film de Maryam Touzani se situe, lui aussi, dans cette bande étroite, et fragile, qui fait les grandes œuvres. Pour rester dans la métaphore couturière, la mise en scène a la précision millimétrée des dentellières pour rendre sensibles, dans des clairs-obscurs délicats, les désirs contraints d’Halim (Saleh Bakri, élégant et subtil), la douleur de Mina (Lubna Azabal, poignante), le trouble de Youssef (Ayoub Missioui, toujours juste). Si les émotions ne s’y expriment qu’avec la plus grande pudeur, Le Bleu du caftan déborde en revanche de sensualité. Pas besoin de scènes érotiques pour cela (les rencontres d’Halim avec ses amants passagers au hammam sont, d’ailleurs, laissées hors champ) : des gros plans de mains caressant un tissu ou palpant une broderie suffisent.
LE BLEU DU CAFTAN, Maryam Touzani 2022, Lubna Azabal, Saleh Bakri (societe Maroc)@@@ (E)
Halim est marié depuis longtemps à Mina, avec qui il tient un magasin traditionnel de caftans dans la médina de Salé, au Maroc. Le couple vit depuis toujours avec le secret d'Halim, son homosexualité qu'il ...

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LE BLOB, Chuck Russell 1988, Kevin Dillon, Shawnee Smith (catastrophe)@


Une météorite vient s'écraser à proximité d'une petite ville américaine. Un clochard s'approche du lieu de l'impact et se fait avaler le bras par une masse informe.

TELERAMA
Une météorite s'écrase à proximité d'une petite ville américaine. Peu après, un clochard, intrigué par l'événement, s'approche de la zone d'impact. Il est happé par une forme gélatineuse qui a visiblement fait le voyage avec la météorite. Trois adolescents qui passaient par là, Paul, Meg et Brian, se portent aussitôt au secours de l'homme et le conduisent à l'hôpital. Mais le monstre gélatineux, le "blob", n'est pas loin, et son gluant appétit est insatiable. Le shérif Geller refuse de croire à l'existence du monstre flasque. Pourtant, le blob, qui s'est aventuré en ville, se montre capable de digérer un hôpital entier...


LE BLOB, Chuck Russell 1988, Kevin Dillon, Shawnee Smith (catastrophe)@ (E)
Une météorite vient s'écraser à proximité d'une petite ville américaine. Un clochard s'approche du lieu de l'impact et se fait avaler le bras par une masse informe.

TELERAMA
Une m&eacut ...

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LE BON LA BRUTE ET LE TRUAND, Sergio Leone, Clint Eastwwod, Lee Van Cleef@@@


Pendant la Guerre de Sécession, trois hommes, préférant s'intéresser à leur profit personnel, se lancent à la recherche d'un coffre contenant 200 000 dollars en pièces d'or volés à l'armée sudiste. Sentenza, la Brute, qui tue sans états d’âme ; Tuco, le Truand, truculent ; et Blondin, alias l’homme sans nom, le Bon…

TELERAMA
Sergio Leone achève sa trilogie spaghetti et révolutionne le western en initiant un genre qu’il mènera à la perfection. Son propos est parfois simpliste, mais pourquoi bouder le plaisir de revoir le poncho d’Eastwood et les trognes de ses acolytes ?
Avec ce film, Sergio Leone clôt sa trilogie spaghetti. L’Ouest, terre sans morale. Tous pourris, y compris l’ami Eastwood, qui a mis au point avec le Truand, dont la tête est mise à prix, un numéro très lucratif : il l’arrête, touche la prime et le libère aussitôt, partageant l’argent de la justice… Leone dit aussi sa haine de la guerre. Mais c’est dans la mise en forme qu’il est décidément le plus novateur. Son style n’a pas pris une ride : utilisation brillante de l’écran large, dilution du temps par un montage savant. Le règlement de comptes final, un duel à trois dans un cimetière, est un modèle du genre.
LE BON LA BRUTE ET LE TRUAND, Sergio Leone, Clint Eastwwod, Lee Van Cleef@@@ (E)
Pendant la Guerre de Sécession, trois hommes, préférant s'intéresser à leur profit personnel, se lancent à la recherche d'un coffre contenant 200 000 dollars en pièces d'or volés &agra ...

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LE BON PLAISIR, Francis Girod 1983, Catherine Deneuve, Michel Serrault, Jean-Louis Trintignant (thriller sentimental histoire)@@


Claire se fait voler son sac. L'incident serait mineur si le sac ne contenait une lettre de son amant, vieille de dix ans, lui conseillant de se faire avorter d'un fils qu'elle a décidé de garder et qui vit à présent aux Etats-Unis. L'auteur de cette missive est aujourd'hui président de la République...

TELERAMA
On est en 1984 et le président a un enfant caché… Avec quarante ans de recul, c’est ce qui fait l’intérêt de ce film, tout comme son casting cinq étoiles. Une lettre compromettante pour le président, et la France vacille. Dix ans après leur rupture, Claire Desprès reprend contact avec le plus haut fonctionnaire de l’État, dont elle a eu un enfant…

À l’époque, cette histoire était pure fiction, sortie de l’imagination de Françoise Giroud (et publiée aux éditions… Mazarine !). Depuis trente-six ans, les scandales présidentiels ont pris d’autres tournures ! Revoir ce film permet donc de se replonger dans une histoire qui semble bien lointaine… Mais cette divertissante réflexion sur le pouvoir et la raison d’État est interprétée par des comédiens épatants, du plus grand rôle au plus petit (mention à Jean-Louis Trintignant en homme odieux à qui l’on pardonne tout). Les dialogues sont vifs et drôles, et l’épilogue plus subversif qu’il n’y paraît. Un vrai plaisir, donc.

LE BON PLAISIR, Francis Girod 1983, Catherine Deneuve, Michel Serrault, Jean-Louis Trintignant (thriller sentimental histoire)@@ (E)
Claire se fait voler son sac. L'incident serait mineur si le sac ne contenait une lettre de son amant, vieille de dix ans, lui conseillant de se faire avorter d'un fils qu'elle a décidé de garder et qui vit à pré ...

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LE BONHEUR DES UNS, Daniel Cohen 2020, Berenice Bejo, Vincent Cassel, Florence Foresti, Francois Damiens (societe)@@


Léa, Marc, Karine et Francis sont deux couples d'amis de longue date. Le mari macho, la copine un peu grande-gueule, chacun occupe sa place dans le groupe. Or, l'harmonie vole en éclat le jour où Léa, la plus discrète d'entre eux, leur apprend qu'elle écrit un roman, qui devient un best-seller. Loin de se réjouir, petites jalousies et méchanceté commencent à fuser. C'est face au succès que l'on reconnait ses vrais amis. Le bonheur des uns ferait-il donc le malheur des autres ?

TELERAMA
Vincent Cassel, Bérénice Bejo, Florence Foresti, François Damiens... Malgré sa distribution calibrée pour rassembler, cette gentille comédie n’offre que quelques gags amusants.
Réalisée par Daniel Cohen (Comme un chef ) d’après sa propre pièce, jamais montée, cette comédie factice et plan-plan peut néanmoins compter sur l’abattage de son casting et une poignée de répliques amusantes et cruelles pour échapper au déshonneur auquel aurait pu la condamner, au hasard, son absence de peps ou la mocheté de l’image : Florence Foresti, orange, a l’air d’avoir été maquillée par Donald Trump.

Mieux vaut être seule que mal accompagnée. C’est la morale, frappée au coin du bon sens, que l’on retiendra de l’histoire de Léa (Bérénice Bejo, attachante malgré un rôle fade de gentille maso). Léa est l’épouse de Marc (Vincent Cassel, assez réjouissant en imbécile ­égoïste et macho) et l’amie de Karine (Foresti qui fait du Foresti, sa force et sa limite) et de Francis (François Damiens, extra tendre). Soit un entourage globalement infect, puisqu’il la prend tranquillou pour une courge et tombe de l’armoire lorsque la jeune femme écrit un best-seller couvert de louanges. Le bonheur de Léa fait le malheur de ses « amis », soudain verts de jalousie et décidés, eux aussi, à devenir des artistes… Là réside le principal attrait du film : les vains efforts des potes pour « exister » à leur tour, Karine s’échinant à pondre un roman, tandis que Francis passe de la musique électro (« entre David Guetta et Léo Ferré ») à la sculpture ou à la cuisine. Bref, pour peu qu’on soit bien luné, il y a deux ou trois rires à glaner. C’est toujours ça de pris.
LE BONHEUR DES UNS, Daniel Cohen 2020, Berenice Bejo, Vincent Cassel, Florence Foresti, Francois Damiens (societe)@@ (E)
Léa, Marc, Karine et Francis sont deux couples d'amis de longue date. Le mari macho, la copine un peu grande-gueule, chacun occupe sa place dans le groupe. Or, l'harmonie vole en éclat le jour où Léa, la plus dis ...

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LE BOUCHER, Claude Chabrol 1969, Stephane Audran, Jean Yanne (thriller)@@


A Trémolat, en Périgord. On célèbre le mariage de l'instituteur Léon Hamel. Au cours du repas, le boucher Paul Thomas, dit "Popaul", revenu au pays pour reprendre le commerce de son père après plusieurs années d'absence, fait la connaissance d'Hélène Marcoux, l'institutrice. Tous deux se lient d'amitié et se voient régulièrement. Popaul fait une cour assidue à Hélène, qui résiste gentiment mais lui offre un briquet pour sa fête. Entre-temps, une femme d'un village voisin est trouvée morte, assassinée à coups de couteau, dans un bois des alentours. Au hasard d'une promenade avec ses élèves, Hélène découvre une autre victime et, à côté d'elle, le briquet offert à Popaul...

TELERAMA
Portrait d’un assassin, étude glaçante de l’attraction entre nature et culture, grande histoire d’amour ratée : le drame de Popaul, homme de sang, et d’Hélène, femme (libre) d’esprit, est un film d’une humanité diabolique.

Mademoiselle Hélène, la directrice de l’école, est instruite, belle, libérée… Popaul est boucher, fruste, revenu de toutes ces guerres qui laissent le goût du sang. Mais on peut tuer et tomber amoureux. Lors d’une sortie scolaire aux grottes préhistoriques, Hélène parle avec tendresse de Cro-Magnon à ses élèves et leur explique que « les aspirations sont des désirs débarrassés de leur sauvagerie ». Comme le sont ceux de Popaul quand il regarde Mlle Hélène. Mais la belle n’est pas toujours là pour faire oublier l’odeur du sang à la bête. Ce sang qui lui bat les tempes. Qui afflue soudainement dans ce tranquille village périgourdin. Ce sang dont une goutte tombe d’un cadavre sur la tartine d’une écolière.

Popaul offre un gigot comme s’il lui offrait un bouquet de roses. Sous un chêne, lors d’une conversation sur la nécessité de faire ou non l’amour pour échapper à la folie, c’est elle qui lui offre un briquet, très symbolique. Peinture millimétrée d’une petite province, étude glaçante d’une fascination réciproque, grande histoire d’amour ratée et, surtout, portrait presque tendre d’un assassin : ce Chabrol est d’une précision et d’une humanité diaboliques.
LE BOUCHER, Claude Chabrol 1969, Stephane Audran, Jean Yanne (thriller)@@ (E)
A Trémolat, en Périgord. On célèbre le mariage de l'instituteur Léon Hamel. Au cours du repas, le boucher Paul Thomas, dit "Popaul", revenu au pays pour reprendre le commerce de son père a ...

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LE BRIO Yvan Attal 2017, Camélia Jordana, Daniel Auteuil


Neïla Salah a grandi à Créteil et rêve de devenir avocate. Inscrite à la grande université parisienne d'Assas, elle se confronte dès le premier jour à Pierre Mazard, professeur connu pour ses provocations et ses dérapages. Pour se racheter une conduite, ce dernier accepte de préparer Neïla au prestigieux concours d'éloquence. A la fois cynique et exigeant, Pierre pourrait devenir le mentor dont elle a besoin. Encore faut-il qu'ils parviennent tous les deux à dépasser leurs préjugés.

TELERAMA
Pour se racheter une conduite, un professeur tyrannique et provocateur forme une étudiante issue d’une banlieue à un prestigieux concours d’éloquence. Le film révèla le talent de Camélia Jordana, César du meilleur espoir féminin en 2017.

Un professeur de droit, connu pour ses provocations racistes, doit former une banlieusarde, choquée par son comportement, à un concours d’éloquence. Bonne surprise que cette comédie antipréjugés et pro-intégration, où l’action naît du verbe, entre une rhétorique vieille France et la verve des quartiers. Mis à part une dernière scène démonstrative, ce film prouve que bien parler aide à mieux s’entendre. Face à Camélia Jordana, définitivement actrice, Daniel Auteuil fait des étincelles.
LE BRIO Yvan Attal 2017, Camélia Jordana, Daniel Auteuil (E)
Neïla Salah a grandi à Créteil et rêve de devenir avocate. Inscrite à la grande université parisienne d'Assas, elle se confronte dès le premier jour à Pierre Mazard, professeur connu pour ...

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LE CAHIER NOIR Valeria Sarmiento 2018, Lou de Laage, Stanislas Merhar


Un petit orphelin aux origines mystérieuses et sa jeune nourrice nous entraînent dans leur sillage à travers l'Europe : Rome, Paris, Parme, Venise, Londres. Toujours suivis, dans l'ombre et pour d'obscures raisons, par un Calabrais patibulaire et un inquiétant cardinal, ils nous font côtoyer de ténébreuses intrigues au Vatican, le marivaudage à la cour de Versailles, les affres d'une passion fatale, un funeste duel et les convulsions de la Révolution française.
LE CAHIER NOIR Valeria Sarmiento 2018, Lou de Laage, Stanislas Merhar (E)
Un petit orphelin aux origines mystérieuses et sa jeune nourrice nous entraînent dans leur sillage à travers l'Europe : Rome, Paris, Parme, Venise, Londres. Toujours suivis, dans l'ombre et pour d'obscures raisons, par u ...

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LE CANARDEUR, Michael Cimino 1974, Clint Eastwood, Jeff Bridges (thriller road movie)@@


Le braqueur de banque John Thunderbolt se lie d'amitié avec Lightfoot, un jeune aventurier. Ensemble, ils décident de récupérer un magot d'un demi-million de dollars que Thunderbolt avait planqué dans une vieille école. Mais celle-ci a été détruite...

TELERAMA
Premier long métrage de Michael Cimino, Le Canardeur (quel titre français idiot !) est une balade pittoresque et déroutante à travers l’Amérique profonde, celle des grands espaces, des bleds paumés et des déjantés de toutes sortes. Spontanéité, humour et émotion caractérisent cette équipée de pieds nickelés aux duos fort distincts. D’un côté, un briscard classieux (sacré Clint…) et un jeunot tout feu, tout flamme (Jeff Bridges, touchant) ; de l’autre, deux cour­ges amusantes, quoique brutales.

Tantôt cool, tantôt précipité, le périple de ces bons à rien ­alterne escarmouches et pauses détente. C’est assez absurde et fort distrayant. Outre que le film célèbre une amitié virile et pudique à la fois, il distille une touche de nostalgie à travers les paysages et les bâtisses. Dans cette peinture désenchantée, initiation sentimentale sans leçon, s’imprime le souvenir mélancolique d’une jeunesse évanouie. Redécouvert dans les années 1980, lorsque Cimino avait le vent en poupe, ce Canardeur est resté une rareté.
LE CANARDEUR, Michael Cimino 1974, Clint Eastwood, Jeff Bridges (thriller road movie)@@ (E)
Le braqueur de banque John Thunderbolt se lie d'amitié avec Lightfoot, un jeune aventurier. Ensemble, ils décident de récupérer un magot d'un demi-million de dollars que Thunderbolt avait planqué dans une ...

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LE CAPITAN, André Hunebelle 1960, Jean Marais, Bourvil (cape et epee)@@


Paris, 1616. Marie de Médicis, régente du royaume depuis la mort d'Henri IV, confie le pouvoir à Concino Concini, un homme fourbe à l'ambition dévorante. Sur les conseils de sa dangereuse épouse, la Galigaï, Concini met tout en oeuvre pour discréditer la reine et déstabiliser le pays. Ses hommes de main volent, pillent et saccagent les domaines de la noblesse provinciale, laquelle s'inquiète bientôt de ce désordre.

TELERAMA
En 1616, Louis XIII, trop jeune pour régner, laisse sa mère, Marie de Médicis, confier le pouvoir à son indigne favori, Concino Concini. Pour réprimer l'agitation dans le Sud-Ouest, Concini envoie en mission Rinaldo, son bras droit. Rinaldo assassine le marquis de Teynac et blesse François de Capestan, qui essayait de sauver son ami. Le malheureux est recueilli par une mystérieuse jeune femme brune. Derrière le calme apparent de la vie provinciale, les partisans du duc d'Angoulême, fils bâtard de Charles IX, conspirent afin de porter leur héros sur le trône des Bourbons. Ils décident d'envoyer un message à Concini pour se plaindre des désordres...
LE CAPITAN, André Hunebelle 1960, Jean Marais, Bourvil (cape et epee)@@ (E)
Paris, 1616. Marie de Médicis, régente du royaume depuis la mort d'Henri IV, confie le pouvoir à Concino Concini, un homme fourbe à l'ambition dévorante. Sur les conseils de sa dangereuse épouse, la ...

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LE CAS 39, Christian Alvart 2009, Renée Zellweger, Jodelle Ferland, Bradley Cooper (societe)@@


Emily Jenkins est assistante sociale. Elle pense avoir tout vu parmi les situations familiales les pires... jusqu'à ce qu'elle ait entre ses mains un dossier mystérieux, celui d'une enfant de 10 ans, Lilith Sullivan. L'assistante sociale est convaincue que Lilith est maltraitée par sa famille, ce qui sera vite confirmé quand les parents essayeront de tuer leur unique fille. Emily parvient à arracher la jeune fille à son foyer et décide de la garder avec elle en attendant une famille d'accueil.

TELERAMA
Mystères et rebondissements sont au rendez vous dans ce thriller surnaturel captivant, injustement critiqué car justement traité.
LE CAS 39, Christian Alvart 2009, Renée Zellweger, Jodelle Ferland, Bradley Cooper (societe)@@ (E)
Emily Jenkins est assistante sociale. Elle pense avoir tout vu parmi les situations familiales les pires... jusqu'à ce qu'elle ait entre ses mains un dossier mystérieux, celui d'une enfant de 10 ans, Lilith Sullivan. L'assista ...

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LE CAS RICHARD JEWELL, Clint Eastwood 2020, Paul Walter Hauser, Sam Rockwell (thriller)@@


Lorsque l'agent de sécurité Richard Jewell découvre un sac à dos suspect aux Jeux olympiques d'Atlanta de 1996, son rapport fait de lui un héros. Il est toutefois suspecté quelques jours plus tard d'avoir placé la bombe lui-même et devient par le fait même l'homme le plus détesté du pays.

TELERAMA
Cest un brave type rondouillard. Trop brave, peut-être… Le Cas Richard Jewell raconte l’injustice véridique que l’homme a subie, après l’attentat d’Atlanta, lors des jeux Olympiques de 1996. Alors simple agent de sécurité, c’est lui qui, ce jour-là, lance la procédure d’alerte et qui participe dans la foulée à l’évacuation urgente de la zone, limitant le nombre des victimes de l’explosion. Richard Jewell se retrouve aussitôt catapulté au rang de héros national. « Je ne faisais que mon job », nuance-t-il, en citoyen modeste qui vit encore chez sa mère (formidable Kathy Bates), fière de son fils. Mais la situation se retourne : le FBI, sous pression, se met à le soupçonner d’être le poseur de bombe. Le voilà victime d’une cabale grossière.

Amoureux zélé des armes et naïf à la fois, Jewell est un raté docile. La machination à l’œuvre a ceci de terrible que ce garçon joufflu et moustachu subit sans réagir, persuadé que le FBI fait bien son travail. Serait-il idiot ? L’originalité du film est d’être à la fois dans le cauchemar éveillé et la farce. Car tout paraît improbable dans cette affaire, y compris la personnalité du sauveur (Sam Rockwell). Le portrait brossé par Eastwood de cet avocat au look de vacancier (bermuda et sandales), qui semble lui aussi un peu bidon, défie les préjugés. Le tandem qu’il forme avec son client a assurément des vertus cocasses. Aucune héroïsation, ici, ni d’émotion outrancière — c’est la presse qui s’en charge. Clint East­wood choisit de tout relativiser avec une ironie bien dosée.
LE CAS RICHARD JEWELL, Clint Eastwood 2020, Paul Walter Hauser, Sam Rockwell (thriller)@@ (E)
Lorsque l'agent de sécurité Richard Jewell découvre un sac à dos suspect aux Jeux olympiques d'Atlanta de 1996, son rapport fait de lui un héros. Il est toutefois suspecté quelques jours plus tard d ...

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LE CERCLE DES POETES DISPARUS Peter Weir 1989, Robin Williams@@


Todd Anderson, un garçon plutôt timide, est envoyé dans la prestigieuse académie de Welton, réputée pour être l'une des plus fermées et austères des États-Unis, là où son frère avait connu de brillantes études. C'est dans cette université qu'il va faire la rencontre d'un professeur de lettres anglaises plutôt étrange, Mr Keating, qui les encourage à toujours refuser l'ordre établi. Les cours de Mr Keating vont bouleverser la vie de l'étudiant réservé et de ses amis.
LE CERCLE DES POETES DISPARUS Peter Weir 1989, Robin Williams@@ (E)
Todd Anderson, un garçon plutôt timide, est envoyé dans la prestigieuse académie de Welton, réputée pour être l'une des plus fermées et austères des États-Unis, là o ...

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E CERVEAU Gerard Oury 1969, Jean-Paul Belmondo, Bourvil@@


De Paris à Bruxelles, un train spécial transporte les fonds secrets des nations de l'O.T.A.N. Des deux côtés de la Manche, deux individus cherchent à s'en emparer. Côté français, Arthur, un truand débrouillard, assisté de son copain Anatole. Côté britannique, Le Cerveau, brillant escroc disposant d'une équipe de spécialistes et de moyens considérables. Cependant, les deux équipes programment leur hold-up le même jour, à la même heure.
E CERVEAU Gerard Oury 1969, Jean-Paul Belmondo, Bourvil@@ (E)
De Paris à Bruxelles, un train spécial transporte les fonds secrets des nations de l'O.T.A.N. Des deux côtés de la Manche, deux individus cherchent à s'en emparer. Côté français, Arthur, ...

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LE CHALLENGE, Gene Stupnitsky 2023, Jennifer Lawrence, Andrew Barth Feldman (societe)@@


Maddie est sur le point de perdre sa maison d'enfance et pense avoir trouvé la solution à ses problèmes financiers : des parents fortunés cherchent quelqu'un pour sortir avec Percy, leur fils introverti de 19 ans, afin de le décoincer avant qu'il ne parte pour l'université. À la grande surprise de Maddie, Percy rend ce challenge plus compliqué que prévu et le temps est compté. Elle a un été pour relever ce challenge ou se retrouver sans toit.

TELERAMA
Après “Good Boys”, le nouveau film de Gene Stupnitsky met en scène la star de la saga “Hunger Games” dans le rôle d’une jeune femme précaire qui va tenter de déniaiser un jeune homme en l’échange… d’une voiture.

Le Challenge, de Gene Stupnitsky, en salles depuis le mercredi 21 juin, vaut principalement pour le numéro burlesque de Jennifer Lawrence, star de la saga Hunger Games et du récent Don’t Look Up : Déni cosmique, d’Adam McKay. L’actrice déploie ici tout son talent comique dans le rôle de Maddie, jeune femme précaire résistant avec difficulté à la gentrification du quartier où elle réside, à Montauk, charmante bourgade en bord de mer, qu’elle n’a jamais quittée. La trentenaire trouve espoir par le biais d’une annonce : des parents cherchent à employer une jeune femme pour tenter de dépuceler Percy (Andrew Barth Feldman), 19 ans, leur geek de fils, avant son entrée à l’université. La récompense : une voiture. Or, Maddie, chauffeuse endettée, pressurée par les agents immobiliers du coin, vient de se faire confisquer la sienne.

Coucher avec un jeune vierge coincé contre un bolide ? Ce pari scénaristique risqué offre d’amusantes séquences, à commencer par celle où Maddie débarque dans le refuge pour animaux où travaille Percy, de glace face à ses hilarants sous-entendus lourdingues et ses atouts bombesques : longs cheveux blonds, escarpins vertigineux et robe moulante rose. Il y en aura d’autres, plus ou moins réussies : la bombe lacrymogène pulvérisée au visage de Maddie par Percy, le bain de minuit et la scène de baston à poil, le twerk à domicile, la cascade, le feu (littéralement) aux fesses, sur le capot d’une voiture…

Gene Stupnitsky, qui avait déjà exploré la poussée d’hormones auprès d’une bande de préados dans Good Boys, tacle ici gentiment, à travers un regard de boomer assumé, une jeunesse très premier degré, préférant consommer et réaliser des vidéos sur iPhone que d’avoir des relations sexuelles. Le réalisateur fait finalement évoluer son duo improbable vers une banale comédie romantique et échoue ainsi à faire du Challenge une comédie trash à la Supergrave.

LE CHALLENGE, Gene Stupnitsky 2023, Jennifer Lawrence, Andrew Barth Feldman (societe)@@ (E)
Maddie est sur le point de perdre sa maison d'enfance et pense avoir trouvé la solution à ses problèmes financiers : des parents fortunés cherchent quelqu'un pour sortir avec Percy, leur fils introverti de 19 ans ...

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LE CHANT DES HUITRES, Sebastien Perret 2024, Andranic Manet, Yovel Lewkowski, Louisiane Gouverneur (fable)@@


Muet après avoir été frappé par la foudre, un étudiant en BTS aquacole trouve des alliées inattendues pour l'aider à déclarer sa flamme à son aimée.

Le Chant des huîtres est un court métrage mêlant comédie et musique. Une comédie musicale pour le moins décalée puisqu’aucun acteur·rice ne chante ni ne danse. Le récit prend place dans le Morbihan, au milieu d’un élevage d’huitres qui vont être amenées à chanter les émotions de Pablo, jeune homme timide épris d’une femme à qui il n’arrive pas à avouer ces sentiments.
LE CHANT DES HUITRES, Sebastien Perret 2024, Andranic Manet, Yovel Lewkowski, Louisiane Gouverneur (fable)@@ (E)
Muet après avoir été frappé par la foudre, un étudiant en BTS aquacole trouve des alliées inattendues pour l'aider à déclarer sa flamme à son aimée.

Le Chant des h ...

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LE CHANT DU LOUP, Antonin Baudry 2019, Francois Civil, Omar Sy, Mathieu Kassovitz, Reda Kateb (guerre)@@


Un jeune homme a le don rare de reconnaître chaque son qu'il entend. À bord d'un sous-marin nucléaire français, tout repose sur lui, l'Oreille d'Or. Réputé infaillible, il commet pourtant une erreur qui met l'équipage en danger de mort. Il veut retrouver la confiance de ses camarades, mais sa quête les entraîne dans une situation encore plus dramatique. Dans le monde de la dissuasion nucléaire et de la désinformation, ils se retrouvent tous pris au piège d'un engrenage incontrôlable.

TELERAMA
Dans un sous-marin nucléaire, un officier expert en analyse acoustique commet une erreur, qui aurait pu être fatale. Un premier long métrage, thriller guerrier impressionnant de réalisme mais aussi de profondeur psychologique.

Nous voici dans un sous-marin nucléaire français, plongés au cœur d’une opération dangereuse, au large de la Syrie. Tout l’équipage a les yeux braqués sur Chanteraide (François Civil), jeune militaire ­expert en guerre acoustique, qui se concentre sur un son menaçant, difficile à déchiffrer…

Un alliage d’hyperréalisme, de suspense spectaculaire et de mystère poétique porte ce surprenant film de guerre français, signé par un ancien diplomate, le scénariste remarqué de Quai d’Orsay (la BD puis le film de Bertrand Tavernier). Une série d’événements catastrophiques mènent l’Europe au bord de la guerre. Deux sous-marins coupés du monde entrent alors en action. Avec ce ­récit captivant de géopolitique-fiction, l’auteur brasse nombre de thèmes : le rapport homme-machine, les degrés d’efficacité de la dissuasion nucléaire, l’intelligence froide et l’intuition, la confiance et la peur, le sens du sacrifice. Dans une ambiance crépusculaire, Antonin Baudry balaie les vieux clivages (militarisme contre pacifisme) de manière élégante, en réactivant une forme d’héroïsme pudique.
LE CHANT DU LOUP, Antonin Baudry 2019, Francois Civil, Omar Sy, Mathieu Kassovitz, Reda Kateb (guerre)@@ (E)
Un jeune homme a le don rare de reconnaître chaque son qu'il entend. À bord d'un sous-marin nucléaire français, tout repose sur lui, l'Oreille d'Or. Réputé infaillible, il commet pourtant une erreur ...

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LE CHARME DISCRET DE LA BOURGEOISIE, Luis Bunuel, Bulle Ogier, Delphine Seyring,Stephane Audran, Jean-Pierre Cassel(societe)@@@


Les Thévenot viennent dîner chez les Sénéchal. Surprise : le repas était prévu pour le lendemain. Thévenot invite tout le monde dans une auberge transformée en salle mortuaire. Nouvelle réception, le samedi, mais cette fois les Sénéchal sont occupés... Le dîner sera ainsi sans cesse repoussé pour des raisons tout aussi absurdes les unes que les autres.

TELERAMA
Buñuel dynamite la bourgeoisie en déréglant les conventions sociales et cinématographiques. Delphine Seyrig, Fernando Rey, Stéphane Audran, Michel Piccoli… s’amusent autant que nous.

Oscar du meilleur film étranger, ce film est tiré d'une histoire vécue par le producteur de Luis Buñuel, qui s'était absenté un soir, oubliant avoir invité des amis à dîner chez lui, et condamnant son épouse à improviser un repas, en robe de chambre et l'estomac déjà plein... Cette anecdote inspira au cinéaste un scénario simple : un groupe de bourgeois passe de réception en réception, sans jamais parvenir à se mettre à table, pour des raisons plus loufoques les unes que les autres. A moins que tout cela ne soit qu'hallucination onirique ?

Elégante poupée gigogne dotée d'un effet Vache qui rit des plus vertigineux, cette chronique mondaine est un empilement de songes troublants, où se mêlent les traditionnelles obsessions buñueliennes (l'armée, l'Eglise, le sexe, le fascisme...). Buñuel notait ses rêves dans un petit carnet. Au début de sa carrière, il les recyclait avec une violence viscérale, dans des films surréalistes et débridés, comme L'Age d'or ou Un chien andalou. Au soir de sa vie, le cinéaste préféra les teinter d'humour noir, sec et pince-sans-rire. Tourné lorsqu'il avait 72 ans, ce film montre que sa révolte sociale resta intacte.
LE CHARME DISCRET DE LA BOURGEOISIE, Luis Bunuel, Bulle Ogier, Delphine Seyring,Stephane Audran, Jean-Pierre Cassel(societe)@@@ (E)
Les Thévenot viennent dîner chez les Sénéchal. Surprise : le repas était prévu pour le lendemain. Thévenot invite tout le monde dans une auberge transformée en salle mortuaire. Nouvelle ...

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LE CHASSEUR ET LA REINE DES GLACES, Cedric Nicolas-Troyan 2016, Chris Hemsworth, Charlize Theron (fantastique)@@


Il y a fort longtemps, bien avant qu'elle ne tombe sous l'épée de Blanche Neige, la reine Ravenna avait dû assister, sans mot dire, à la trahison amoureuse qui avait contraint sa soeur Freya à quitter leur royaume, le coeur brisé. Celle que l'on appelait la jeune reine des glaces, à cause de son habilité à geler n'importe quel adversaire, s'employa alors des années durant à lever une armée de guerriers impitoyables, du fond de son palais glacé.

TELERAMA
Il était une fois un chasseur qui aimait une belle guerrière, au grand dam de la reine des glaces… La féerie manque de brio, mais les acteurs y croient.

En 2012, Blanche-Neige et le Chasseur réinventait le fameux conte dans une version gentiment noire. Cette fois, Hollywood dégaine son concept d’univers parallèle : le film se passe donc dans le monde de Blanche-Neige, mais sans elle ! Le chasseur (Chris Hemsworth) et une belle guerrière rousse (Jessica Chastain) s’aiment, mais leur romance est combattue par la reine des glaces (Emily Blunt), dont les sentiments ont été gelés. Cette féerie manque un peu de brio. Heureusement, les acteurs donnent vie à leurs personnages, aussi fantaisistes soient-ils, et mettent de la conviction dans cet hymne enfantin à l’amour.
LE CHASSEUR ET LA REINE DES GLACES, Cedric Nicolas-Troyan 2016, Chris Hemsworth, Charlize Theron (fantastique)@@ (E)
Il y a fort longtemps, bien avant qu'elle ne tombe sous l'épée de Blanche Neige, la reine Ravenna avait dû assister, sans mot dire, à la trahison amoureuse qui avait contraint sa soeur Freya à quitter leur ...

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LE CHASSEUR, Buzz Kulik 1980, Steve Mac Queen


Ralph Papa Thorson partage son existence moins avec Dotty, une jeune institutrice qui attend un enfant de lui, qu'avec les nombreux truands qu'il fait profession de mettre sous les verrous, en échange d'une coquette prime. Compréhensif, Ralph aide systématiquement les malfrats repentants à s'acheter une conduite et n'hésite pas à les accueillir chez lui.

Ralph "Papa" Thorson partage son existence moins avec Dotty, une jeune institutrice qui attend un enfant de lui, qu'avec les nombreux truands qu'il fait profession de mettre sous les verrous, en échange d'une coquette prime. Compréhensif, Ralph aide systématiquement les malfrats repentants à s'acheter une conduite et n'hésite pas à les accueillir chez lui. Sa nouvelle mission : ramener à Los Angeles deux frères, bardés d'explosifs, puis dénicher à Chicago un gangster de mauvaise réputation, Bernardo. La seconde affaire tourne mal. Bernardo se réfugie dans le métro et prend des otages. Thorson veut absolument arrêter Bernardo avant les autorités...
LE CHASSEUR, Buzz Kulik 1980, Steve Mac Queen (E)
Ralph Papa Thorson partage son existence moins avec Dotty, une jeune institutrice qui attend un enfant de lui, qu'avec les nombreux truands qu'il fait profession de mettre sous les verrous, en échange d'une coquette prime. Compr&eacu ...

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LE CHATEAU AMBULANT, Hayao Miyazaki 2004, (animation japon)@@


La jeune Sophie, 18 ans, travaille inlassablement dans la chapellerie autrefois tenue par son père, malheureusement décédé. Résignée à son sort, c'est lors de l'une de ses rares sorties en ville qu'elle fait la rencontre du beau Hauru, un mystérieux magicien. Cependant, la sorcière des Landes, jalouse, se méprend sur leur relation et jette un sort à Sophie, la transformant en vieille dame. Accablée par sa nouvelle apparence, Sophie s'enfuit dans les montagnes et tombe sur la demeure de Hauru.

TELERAMA
Une jeune femme, Sophie, est transformée en octogénaire par une sorcière jalouse de l’avoir vue avec le garçon qu’elle convoite : Hauru. Tout le génie de Miyazaki est concentré dans cette fable surréaliste qui détourne manga et conte de fées.

Grinçant, crachant, soufflant, cahotant, il fait trembler le sol et obscurcit l’azur. Le château ambulant est un géant aux allures de poulet subclaquant, une machinerie infernale, délire de rouages et de coursives, de trappes, de valves et de boulons. Cet objet étrange et magique est, à proprement parler, le moteur du dessin animé : un curieux et excitant principe de mouvement, un puissant véhicule narratif. Ce château grotesque et grandiose, demeure de Hauru, dandy magicien, s’ouvre à volonté sur des lieux différents : des rues paisibles, des places orgueilleuses ou des mondes oniriques. Un dispositif qui permet à Hayao Miyazaki de construire, à partir de ce centre, un récit en étoile, un carrefour fantasmagorique d’une extraordinaire richesse, façon Alice au pays des merveilles.

Le conte, adapté d’un roman anglais de Diana Wynne Jones, semble en contenir mille autres. Une petite demoiselle, Sophie, modiste modeste, croise fugitivement dans la rue un drôle de prince charmant, gandin fragile et malicieux vêtu comme une pop star des années 1970. C’est Hauru, que convoite l’effrayante sorcière des Landes. Jalouse, la monstrueuse virago jette un sort particulièrement rosse à sa rivale : le temps d’un souffle, Sophie se retrouve transformée en octogénaire. Bon an, mal an, percluse de rhumatismes, mais l’esprit toujours pétillant, la « vieille » première se met à la recherche d’Hauru et de son antre. L’y attendent une foule d’aventures et de personnages : il y a Calcifer, le démon du feu, prisonnier facétieux de l’âtre du château, dont l’âme est mystérieusement mêlée à celle de Hauru… Il y a Marko, le petit apprenti ; Navet, l’épouvantail ; Suliman, la terrible magicienne… Et puis le beau Hauru, qui ébauche avec la fausse aïeule une étrange et touchante histoire d’amour et qui, comme son château, est multiple : nom, apparence, tout est mouvant chez lui.

De l’audace, partout
Chaque personnage semble ainsi recéler une identité gigogne, un peu comme Miyazaki lui-même, qui a glissé son propre univers dans le récit de quelqu’un d’autre : le royaume d’opérette où se situe l’action, sorte de pâtisserie autrichienne irréelle, rappelle la ville rêvée de Kiki la petite sorcière. Les machines volantes qui troublent son ciel évoquent tour à tour Porco Rosso et Le Château dans le ciel. Et les ectoplasmes noirs qui servent la sorcière des Landes paraissent échappés de la faune mythologique du Voyage de Chihiro. Le Château ambulant semble ainsi concentrer toute l’oeuvre du maître japonais, parade somptueuse de ses créatures chimériques et ambiguës, de ses fantasmes d’apesanteur et d’univers parallèles, de ses hantises… La guerre fait rage autour de Sophie et Hauru, absurde et destructrice, comme celle qui dévora la forêt de Princesse Mononoké ou la civilisation ancienne du Château dans le ciel.

Répétés comme des incantations poétiques, ces motifs familiers n’induisent pourtant aucun sentiment de déjà-vu. Jamais un dessin animé n’a évoqué la vieillesse, par exemple, avec une telle poésie, une telle tendresse goguenarde. L’audace est partout, juxtaposant les séquences burlesques (un chien espion aux allures de Droopy magicien) avec la violence onirique d’une bataille aérienne. Miyazaki subvertit allègrement les clichés du conte de fées. Qui d’autre ferait de son séduisant héros un paumé se couvrant, quand il est déprimé, d’un immonde liquide verdâtre ? L’amour qui lie le magicien à Sophie est, lui aussi, aux antipodes de toute mièvrerie disneyenne. Mi-grand-mère, mi-petite amoureuse, elle insuffle à Hauru l’énergie, la foi qui lui manquaient. On flotte sans cesse entre poésie surréaliste, conte sentimental et pépites de cruauté insolites - ainsi, cette scène désopilante et féroce où l’énorme sorcière des Landes doit monter, à pied, les milliers de marches du palais royal, et qui dépérit à vue d’oeil.

Fluide, débordant de trouvailles ébouriffantes, entre l’esthétique rétro-futuriste des machines et la limpidité des paysages, le dessin est, comme toujours, à la hauteur du récit. L’imagination y déborde sur le trait, dans le style inimitable de Miyazaki, jouant des codes du manga pour mieux se les approprier et les magnifier. Si ce chef-d’oeuvre aux couleurs irréelles peut parfois dérouter, il promet un voyage inoubliable.
LE CHATEAU AMBULANT, Hayao Miyazaki 2004, (animation japon)@@ (E)
La jeune Sophie, 18 ans, travaille inlassablement dans la chapellerie autrefois tenue par son père, malheureusement décédé. Résignée à son sort, c'est lors de l'une de ses rares sorties en vi ...

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LE CHATEAU DE MA MERE, Yves Robert 1990, (saga)@@


Le jeune Marcel Pagnol passe ses vacances d'enfance en famille, à la Bastide Neuve de La Treille, dans les collines du Garlaban, au-dessus de Marseille. Cependant, le trajet est long et Joseph, le père de Marcel, décide de passer illégalement par les berges du canal pour raccourcir la marche de plusieurs kilomètres. La famille Pagnol se fait surprendre dans les propriétés privées et Marcel s'éprend de la prétentieuse Isabelle Cassignol, fille d'un soi-disant riche poète.

TELERAMA
On pénètre dans l'univers du petit Marcel comme on feuillette d'un doigt taché d'encre ces livres d'images qui invitent à frotter la page pour y découvrir une senteur. Romarin, thym, laurier et poussière cramée sur les sentiers plombés de soleil. Odeur de craie et de savon à barbe de Joseph, le père instituteur bouffeur de curé. Parfum d'eau de Cologne, d'amidon et de dessert vanillé de « Maman », prononcé avec la majuscule et l'accent d'un amour débordant.

Tous les bruits qui composent les vacances d'un minot y sont aussi : le bavardage assourdissant des cigales, le grondement de l'orage qui force à courir et se cacher, le cri de la bartavelle, oiseau de gloire paternelle, le crissement des sarments sous les croquenots d'écolier, et l'écho dans la garrigue des premiers serments d'amitié. Avec ces deux films humbles et tendres comme une fougasse à l'huile d'olive, Yves Robert braconne sur la pointe des pieds dans les collines de l'enfance et piège les souvenirs les plus fugaces. D'un fragile bouquet de sourires maternels, il fait un herbier. Ajoute dans sa gibecière une poignée de larmes et quelques figues sèches. Et brandit le tout à la gloire de Pagnol.

LE CHATEAU DE MA MERE, Yves Robert 1990, (saga)@@ (E)
Le jeune Marcel Pagnol passe ses vacances d'enfance en famille, à la Bastide Neuve de La Treille, dans les collines du Garlaban, au-dessus de Marseille. Cependant, le trajet est long et Joseph, le père de Marcel, décide ...

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LE CHEMIN DE LA LIBERTE, Phillip Noyce 2003 (saga)@@@


En 1931, à Jigalong, près du désert de Gibson, trois filles aborigènes, Molly, Gracie et sa soeur Daisy, vivent heureuses auprès de leurs mères. Sur ordre de Mr Neville, protecteur en chef des Aborigènes pour l'Australie occidentale, les fillettes sont arrachées à leur famille et transférées au camp de Moore River, situé à l'autre bout du continent. Là-bas, les trois filles décident de s'échapper et entament un périple de plus de 2.000 kilomètres.

TELERAMA
En 1931, trois jeunes métisses aborigènes arrachées à leurs familles, et placées de force en internat, s’enfuient… Une odyssée inspirée d’une histoire vraie que le réalisateur Phillip Noyce raconte avec tact.

Jusque dans les années 1970, l’Australie a fabriqué des générations d’orphelins, de jeunes métis volés à leurs mères aborigènes et « éduqués » dans des camps pour devenir domestiques et ouvriers agricoles chez les Blancs. Le film de Phillip Noyce, tiré du récit de Doris Pilkington, l’une des victimes de ce racisme institutionnel, raconte une histoire vraie : l’incroyable odyssée de trois petites Aborigènes fuyant à travers l’Australie, dans les années 1930. Molly, Gracie et Daisy (interprétées par d’attachantes actrices non professionnelles) vont parcourir à pied plus de 2 000 kilomètres pour fuir le camp de Moore River et rejoindre leur famille dans le bush, à Jigalong. Seules, la police aux trousses, longeant la clôture qui coupe le pays en deux et préserve les pâturages des lapins, luttant contre la soif, la faim, la fatigue et le découragement.

Le Chemin de la liberté dénonce une réalité terrible. Personnages, musique, décors, tout sue l’angoisse : l’inquiétant bureaucrate (Kenneth Branagh), responsable en toute bonne conscience de la politique eugéniste britannique ; l’étrange pisteur chargé de débusquer les fuyardes, mû par l’instinct du chasseur ; les étendues désertiques, jaunies, râpées, brûlées, à perte de vue… Une course-poursuite lyrique et poignante.
LE CHEMIN DE LA LIBERTE, Phillip Noyce 2003 (saga)@@@ (E)
En 1931, à Jigalong, près du désert de Gibson, trois filles aborigènes, Molly, Gracie et sa soeur Daisy, vivent heureuses auprès de leurs mères. Sur ordre de Mr Neville, protecteur en chef des Abori ...

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LE CHEVAL DE JACOB, Katalin Gödrös 2024, Luna Wedler, Valentin Postlmayr (femmes sentimental)@@


En 1870, dans les Alpes suisses, Elsie, une servante à la voix d'or, violée par son patron, est mariée de force à un palefrenier, Jacob, lorsque sa grossesse est découverte. Envoyés dans une ferme isolée, avec pour seuls biens une vache et un accordéon, tous deux font l'apprentissage de la conjugalité et du dur labeur paysan, tout en tentant de concilier leurs aspirations. Tandis qu'Elsie s'épanouit en chantant, Jacob rêve d'acquérir un cheval pour devenir cocher. Mais quand Rico, un musicien yéniche, fait une halte de quelques jours dans le village, le fragile équilibre qu'ils ont construit vacille.

TELERAMA
Dans les Alpes suisses de 1870, une servante à la voix d’or est mariée de force à un palefrenier. Un film qui nous séduit pour sa beauté picturale, sa musique, et l’interprétation lumineuse de son actrice.

Une voix pure, aérienne, un talent brut : lorsqu’elle chante, Elsie a la grâce. Seulement voilà, quand on est une simple servante, dans les Alpes suisses de 1870, les rêves de carrière musicale restent au ras du parquet qu’il faut briquer. Ou pire : violée par le maître de maison, la jeune fille tombe enceinte. On la marie aussitôt à Jacob, le palefrenier… Tournée en dialecte local, dans le décor grandiose et sauvage des montagnes, cette âpre chronique rurale rappelle des classiques du genre, comme L’Arbre aux sabots d’Ermanno Olmi (1978), tout en dépoussiérant le propos.

La réalisatrice helvétique Katalin Gödrös troque en partie le misérabilisme traditionnel contre une approche plus féministe, concentrée sur la soif d’art et de liberté de son héroïne. Couple de circonstances — elle ne pense qu’à s’évader, avec son unique accordéon ou un musicien de passage, tandis qu’il a pour seule ambition de devenir cocher —, Elsie et Jacob développent une relation complexe, bancale et touchante, que le film déploie par petites touches quotidiennes, avec une grande subtilité. Leurs désirs d’ailleurs et d’émancipation se heurtent pourtant sans cesse aux obstacles et à l’injustice sociale de leur époque et de leur milieu, un monde paysan, dur, clos, étouffant. Malgré quelques longueurs, ce voyage dans le temps séduit par sa beauté picturale, sa musique vibrante et surtout l’interprétation formidable de Luna Wedler, lumineuse de fragilité et d’obstination.

LE CHEVAL DE JACOB, Katalin Gödrös 2024, Luna Wedler, Valentin Postlmayr (femmes sentimental)@@ (E)
En 1870, dans les Alpes suisses, Elsie, une servante à la voix d'or, violée par son patron, est mariée de force à un palefrenier, Jacob, lorsque sa grossesse est découverte. Envoyés dans une ferme i ...

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LE CHIEN DES BASKERVILLE, Terence Fisher 1959, Peter Cushing, André Morell, Christopher Lee (thriller horreur)@@


Le fameux détective Sherlock Holmes et son fidèle compagnon, le Dr Watson, sont appelés au château des Baskerville. Le corps de sir Charles Baskerville a été découvert sur la lande et Holmes accepte d'enquêter sur son décès. On raconte que les cruels agissements d'un ancien maître des lieux, sir Hugo, auraient attiré une malédiction sur les terres des Baskerville qui se manifesterait par l'intervention d'un chien monstrueux...

TELERAMA
Peter Cushing reprend le rôle de Sherlock Holmes dans cette sinistre enquête sur une malédiction familiale. Bel exercice de style qui privilégie l’atmosphère à l’action.

Depuis la mort de Hugo de Baskerville, égorgé par un chien, une malédiction semble peser sur cette famille de nobles anglais. Sir Henry Baskerville, dernier du nom, demande à Sherlock Holmes d’enquêter sur cette bête mystérieuse qui tue les siens de génération en génération...

Héros d’une série de films tournés dans les années 30, Basil Rathbone aura probablement été à l’écran le Sherlock Holmes le plus fidèle à Conan Doyle. Peter Cushing débarque avec le bagage accumulé dans les autres films de Fisher : le chasseur de vampires, qu’il a interprété dans la série des Dracula, lui colle à la peau. Son Sherlock Holmes n’incarne plus seulement la raison, mais aussi le Bien, opposé à un Mal récurrent, endémique, qui montre son visage dans la somptueuse scène d’ouverture, baroque et colorée. Terence Fisher a su s’approprier l’univers du célèbre détective et tirer le polar vers le métaphysique. Entouré de ses techniciens habituels, il tourne un film « 100 % Hammer » : brouillard sur la lande, ingénues violées par des nobles dégénérés, éclats du tonnerre... Les habitués apprécieront ; les fans de Conan Doyle, eux, se sentiront peut-être trahis...
LE CHIEN DES BASKERVILLE, Terence Fisher 1959, Peter Cushing, André Morell, Christopher Lee (thriller horreur)@@ (E)
Le fameux détective Sherlock Holmes et son fidèle compagnon, le Dr Watson, sont appelés au château des Baskerville. Le corps de sir Charles Baskerville a été découvert sur la lande et Holmes a ...

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LE CHIEN, Christian Monnier 2009, Florian Frin, Marie Le Cam, Jean-Marc Le Bars


Kevin est un jeune homme singulier au comportement parfois dangereux. Il vit avec Jean-Claude dans une ferme isolée au milieu d'une nature resplendissante. Les deux hommes cohabitent dans un mutisme déroutant. Quand Michèle rencontre Jean-Claude, elle voit en lui un amant de passage. Mais quand Kévin apparaît, Michèle y voit la chance de donner un sens à sa propre vie...
LE CHIEN, Christian Monnier 2009, Florian Frin, Marie Le Cam, Jean-Marc Le Bars (E)
Kevin est un jeune homme singulier au comportement parfois dangereux. Il vit avec Jean-Claude dans une ferme isolée au milieu d'une nature resplendissante. Les deux hommes cohabitent dans un mutisme déroutant. Quand Mich&egrav ...

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LE CHOCOLAT, Lasse Hallström 2000, Juliette Binoche, Johnny Depp (conte)@@


Lansquenet est un petit village tranquille, dirigé par le comte Reynaud, un maire rigoriste et austère. En ce début des années 60, Vianne Rocher et sa fille Anouk décident d'ouvrir une chocolaterie près de l'église. Les effluves cacaotées qui sortent de la boutique et envahissent les rues ont vite raison de la sobriété des villageois, de plus en plus nombreux à succomber aux friandises de Vianne.

TELERAMA
En 1959, Vianne Rocher et sa fillette ouvrent une chocolaterie dans le village de Lansquenet. Mais le maire de la bourgade accepte mal cette étrangère un peu trop libre de moeurs, qu'il aimerait pouvoir chasser. Armande et Joséphine n'en ont cure : elles viennent régulièrement goûter au chocolat...
LE CHOCOLAT, Lasse Hallström 2000, Juliette Binoche, Johnny Depp (conte)@@ (E)
Lansquenet est un petit village tranquille, dirigé par le comte Reynaud, un maire rigoriste et austère. En ce début des années 60, Vianne Rocher et sa fille Anouk décident d'ouvrir une chocolaterie pr&egra ...

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LE CHOIX NOUS APPARTIENT, Hans-Christian Schmid 2022 (thriller)@@


Le 25 mars 1996, l'écrivain Jan Philipp Reemtsma est enlevé à son domicile. Ses ravisseurs demandent une rançon de 20 millions de marks, soit environ 10 millions d'euros. Coupés du monde, son fils Johann, 13 ans, et sa femme Ann-Kathrin vivent désormais 24 heures sur 24 avec les policiers chargés de l'affaire. Alors que la famille et les enquêteurs communiquent avec les ravisseurs grâce aux petites annonces d'un journal local, Jan Philipp utilise la littérature pour faire passer des messages.

TELERAMA
Ce drame relate un fait divers survenu en 1996 à Hambourg : l’enlèvement, pendant un mois, de l’universitaire et mécène Jan Philipp Reemtsma et ses conséquences pour sa femme et leur garçon assignés à domicile, auprès des policiers chargés de l’affaire. Il s’agit moins d’un thriller que de l’étude d’une cellule familiale confrontée à l’absence d’un de ses membres dont elle ignore si elle va le revoir vivant.

S’inspirant du livre autobiographique du musicien Johann Scheerer, le fils du couple qui avait 13 ans au moment des faits, le film se focalise plus précisément sur le vécu de l’adolescent dont les rapports avec son père, intellectuel exigeant, sont réinterrogés de façon sensible durant cette parenthèse critique. À la fois attaché à sa mère et en quête de modèles masculins, désireux de retrouver cet homme dont il quête l’affection et la reconnaissance, Johann, remarquablement interprété par le jeune Claude Heinrich, est un concentré d’émotions que saisit, à chaque plan, la caméra du réalisateur. En contrepoint, les ellipses du récit et de l’enquête, rythmée mécaniquement par le sujet de la rançon à remettre aux kidnappeurs, nous laissent quelque peu sur notre faim. De même que la peinture de ce milieu grand bourgeois et intellectuel, brossée de façon un peu trop superficielle.
LE CHOIX NOUS APPARTIENT, Hans-Christian Schmid 2022 (thriller)@@ (E)
Le 25 mars 1996, l'écrivain Jan Philipp Reemtsma est enlevé à son domicile. Ses ravisseurs demandent une rançon de 20 millions de marks, soit environ 10 millions d'euros. Coupés du monde, son fils Johann, ...

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LE CIEL ATTENDRA, Marie-Castille Mention-Schaar 2016 (islam terrorisme)@@


A 17 ans, Sonia a failli quitter les siens pour aller faire le djihad. Elle était convaincue que c'était le seul moyen pour elle et sa famille d'aller au paradis. Elle est finalement revenue à la raison. Contrairement à Mélanie, 16 ans. Elevée par sa mère, c'était une adolescente sans histoire, qui partageait sa vie entre l'école, ses amies et ses cours de violoncelle. Mais sur Internet, elle s'est mise à discuter avec un "prince" qui a réussi à lui laver le cerveau. Emplis de culpabilité de n'avoir rien vu, les parents assistent désemparés à la métamorphose de leur enfant

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Cette fiction très documentée aborde avec beaucoup de justesse la radicalisation de jeunes Françaises.
Un jour, au petit matin, le Raid pénètre dans le pavillon de Catherine (Sandrine Bonnaire) et Samir (Zinedine Soualem) pour arrêter leur fille, Sonia, 17 ans. La jeune fille s'apprêtait à rejoindre le djihad en Syrie. Ailleurs, Mélanie rencontre un « prince » sur Facebook, pour lequel elle sera bientôt prête à tout, sans que sa mère ­(Clotilde Courau) se doute de rien... Après Les Héritiers, Marie-Castille Mention-Schaar revient sur le thème de l'adolescence avec un angle brûlant : le processus de radicalisation des jeunes filles françaises. La première qualité de ce film très docu­menté est de faire découvrir toutes les ficelles employées (surtout via Internet) pour enrôler les esprits en quête d'idéal — beaucoup de ces jeunes sont issus de la classe moyenne et ne con­naissent rien à l'islam. En témoigne cette séquence où Mélanie, « convertie », prétend être meilleure pratiquante que sa copine musulmane...

Quand les parents démunis se retrouvent dans le groupe de parole sur la déradicalisation animé par Dounia Bouzar, on peut rester dubi­tatif quant au choix de la réalisatrice de filmer, dans son propre rôle, la très médiatique et controversée créatrice du Centre de prévention contre les dérives sectaires liées à l'islam (CPDSI)... Mais tout le reste est d'une grande justesse : le quotidien d'une adolescente entre lycée et vie familiale, la perte de repères, l'exaltation. Et ce montage parallèle qui montre en même temps l'embrigadement de Mélanie et la souffrance de sa mère, alors qu'il est déjà trop tard... — Guillemette Odicino
LE CIEL ATTENDRA, Marie-Castille Mention-Schaar 2016 (islam terrorisme)@@ (E)
A 17 ans, Sonia a failli quitter les siens pour aller faire le djihad. Elle était convaincue que c'était le seul moyen pour elle et sa famille d'aller au paradis. Elle est finalement revenue à la raison. Contrairement & ...

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LE CIEL LES OISEAUX ET TA MERE, Djamel Bensalah 1999, Jamel Debouze, Laurent Deutsch, Julien Courbey (comique)@@


Vainqueurs d'un concours vidéo, Youssef, Stéphane, Christophe et Mike, quatre copains qui ont grandi ensemble dans une banlieue de la région parisienne, partent en voyage pour un mois dans le sud-ouest de la France. C'est la première fois qu'ils sortent de leur cité pour se retrouver à Biarritz. Cependant, les délires et la drague dont ils avaient rêvé semblent finalement inaccessibles et le changement de milieu social n'est pas sans poser de problèmes.

TELERAMA
Youssef, Stéphane, Mike et Christophe ont grandi ensemble dans une de ces banlieues parisiennes où la vie n'est guère rose. Unis comme les doigts de la main, ils ont fait les 400 coups ensemble, partagé les mêmes joies et les mêmes peines, vécu leur enfance et traversé leur adolescence ensemble. Ils ont aujourd'hui entre 18 et 20 ans et ils viennent de gagner un mois de vacances dans le Sud-Ouest de la France. Une aubaine pour ces quatre compères, qui n'ont jamais connu le bonheur du farniente estival au bord de l'eau. Ils rêvent déjà de filles faciles et de rigolades interminables. Mais ce qui les attend est bien loin de ce qu'ils pensaient trouver...
LE CIEL LES OISEAUX ET TA MERE, Djamel Bensalah 1999, Jamel Debouze, Laurent Deutsch, Julien Courbey (comique)@@ (E)
Vainqueurs d'un concours vidéo, Youssef, Stéphane, Christophe et Mike, quatre copains qui ont grandi ensemble dans une banlieue de la région parisienne, partent en voyage pour un mois dans le sud-ouest de la France. C'e ...

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LE COEUR DES HOMMES, Marc Esposito 2003, Jean-Pierre Daroussin, Bernard Campan, Marc Lavoine, Gerard Darmon (societe)@@


Alex, Antoine, Jeff et Manu, la cinquantaine proche ou sonnée, ont quelques années de vie commune. Amis depuis l'époque où ils jouaient dans la même équipe de foot, ils se voient régulièrement pour se raconter leurs vies, refaire le monde, rire, s'engueuler.

TELERAMA
Pas le cœur des hommes en général comme le donnerait à penser ce titre un peu trop « gros comme ça » , mais celui de quatre en particulier. Jeff, Manu, Alex et Antoine sont amis, de ceux qu’on qualifie « à la vie, à la mort ». Liés depuis vingt-cinq ans, ce temps où ils jouaient dans la même équipe de foot de banlieue. Jeff et Alex, patrons « de gauche » d’un mensuel sportif, cultivent un charme et un cynisme second degré. Antoine, prof de gym de lycée, et Manu, traiteur qui bosse 75 heures par semaine à son propre compte (de droite, donc, affirment les trois autres !), sont des tendres, c’est marqué dessus.

Quatre hommes à reconnaître comme nos pères, nos maris, nos amants ou nos frères, à la manière du quatuor d’Un éléphant, ça trompe énormément, il y a trente ans. Ils remplissent des grilles de Loto sportif en s’engueulant et en grignotant du pâté. Ils frôlent les 50 ans, sont drôles, quand ils ne sont pas agaçants. Prêts à mentir droit dans les yeux de leur femme sur leur emploi du temps mais foudroyés s’ils se découvrent trompés. Rien de neuf, d’autant que Marc Esposito ancien directeur de la rédaction de Première puis de Studio Magazine ne craint pas de parsemer leur vie sentimentale de clichés. De quoi ricaner ? Non, de quoi se souvenir qu’en matière de cœur les clichés sont souvent vrais.

Alex, le boulimique sexuel, un « malade » comme dit Jeff, rentre tous les soirs à bon port dans les bras de Nanou, dont aucune liaison ne saurait le détacher. Antoine se découvre incapable, non pas de comprendre, mais de pardonner une incartade sans lendemain de Lili, la femme de sa vie. Jeff réalise que ce qu’il éprouve pour Elsa (Zoé Félix, parfaite), 25 ans (de moins que lui), est bien au-delà du démon de midi. Et Manu rencontre une zinzin dans son magasin : Juliette, presque inquiétante derrière ses lunettes noires, si fébrile dans sa quête de bonheur. Une psychopathe pour le charcutier-traiteur ? Une déprimée qui fera son malheur ? Non, Esposito fait juste à Manu le cadeau d’une amoureuse qui ne craint pas de l’être (Florence Thomassin, rayonnante).

A la fin, lors de la (trop ?) classique scène de tablée chorale et ensoleillée, on se prend à compter les points, comme lorsque les quatre potes refaisaient les matchs de championnat au bistrot du coin. On s’agace qu’Esposito ait intercalé de la musique d’ascenseur entre chaque mouvement du cœur. On regrette que les quatre personnages n’aient pas tous la même épaisseur, surtout celui d’Antoine, dont le désespoir buté semble un peu fabriqué. Mais un film d’homme(s) qui s’attache à bien traiter les femmes, où Gérard Darmon attend, gourmand, dans son transat provençal de retraité tout frais qu’une beauté de la moitié de son âge lui fasse la « surprise » d’être enceinte et où Jean-Pierre Darroussin, assis sur un escalier en pleine nuit, s’avoue comblé puisque « l’amour et le rire, que demander de plus ? » est, assurément, un film aimable.
LE COEUR DES HOMMES, Marc Esposito 2003, Jean-Pierre Daroussin, Bernard Campan, Marc Lavoine, Gerard Darmon (societe)@@ (E)
Alex, Antoine, Jeff et Manu, la cinquantaine proche ou sonnée, ont quelques années de vie commune. Amis depuis l'époque où ils jouaient dans la même équipe de foot, ils se voient réguliè ...

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LE COLOSSE AUX PIEDS D ARGILE, Stéphanie Murat 2021, Éric Cantona, Françoise Fabian, Aure Atika (moeurs)@@


Sébastien est un ancien rugbyman. Entre 12 et 16 ans, tout le monde le voit comme un enfant plein de joie de vivre. Une caractéristique de son Sud-Ouest natal. Cette joie de vivre n'est qu'un écran de fumée destiné à protéger l'équilibre de sa famille. Quatre ans que Sébastien est violé. Quatre ans qu'il souffre et crie en silence car son prédateur n'est autre qu'un proche de ses parents, aimé de tous. Trente ans plus tard, Sébastien n'a pas réussi à parler, et ses démons le détruisent.

TELERAMA
Si vous êtes victimes ou témoins de violences sexuelles, il faut en parler. Parler, parler, parler. À un professeur, un psy, un ami, ou en appelant le 119. » Ainsi se termine ce téléfilm, récompensé au dernier Festival de Luchon, qui rappelle ce chiffre effrayant : un enfant sur cinq serait victime d’actes pédophiles aujourd’hui en France. Or beaucoup se taisent, protégeant ainsi leur agresseur.

Cette fiction pédagogique, purement utilitaire, insiste sur l’enjeu de libérer la parole. Elle raconte l’histoire vraie de Sébastien Boueilh, un ancien rugbyman qui fut régulièrement violé par un ami de ses parents à l’adolescence. Durant de longues années, ce grand gaillard ne dit rien à personne. Puis il parvient à se convaincre que sortir du silence pourrait non seulement l’aider personnellement, mais aussi amener d’autres victimes à s’ouvrir. En 2013, il fonde l’association Colosse aux pieds d’argile, qui intervient notamment dans les écoles et les clubs de sport. Aujourd’hui, son geste de sensibilisation est prolongé par ce programme sans grande valeur artistique, mais qui mérite d’être vu en famille. Un gros casting est mobilisé (Éric Cantona, Françoise Fabian, Aure Atika…) pour inciter les parents à le faire et à engager la discussion.
LE COLOSSE AUX PIEDS D ARGILE, Stéphanie Murat 2021, Éric Cantona, Françoise Fabian, Aure Atika (moeurs)@@ (E)
Sébastien est un ancien rugbyman. Entre 12 et 16 ans, tout le monde le voit comme un enfant plein de joie de vivre. Une caractéristique de son Sud-Ouest natal. Cette joie de vivre n'est qu'un écran de fumée desti ...

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LE COMBAT D ALICE, Thierry Binisti 2024, Nicolas Gob, Lucy Loste Berset (societe)@@


Veuf depuis deux ans, Joscelin s'étourdit dans le travail. Il faut qu'Alice, sa fille de 16 ans, se fasse renvoyer du lycée pour qu'il admette enfin qu'elle aussi va mal. Leurs rapports sont à la fois distants et tendus et l'adolescente est envoyée contre son gré à la campagne. Elle fait la connaissance de Doucette, une jolie vache dont la tendresse qu'elle porte à son veau la touche et l'apaise. Mais un jour, la bête est chargée dans une camionnette, direction l'abattoir.

TELERAMA
Comment raconter l’éveil au militantisme d’une ado sans sombrer dans les clichés sur la rébellion ? À cette question, Thierry Binisti apporte une réponse convaincante grâce à la performance de Lucy Loste Berset.

Alice est injoignable, pourtant l’adolescente ne devrait pas. Toute sa famille l’attend dans un cimetière lyonnais. C’est le jour anniversaire de la mort de sa mère, survenue il y a deux ans. Très inquiet, Joscelin, son père, finit par contacter le lycée. Ce qu’il apprend n’est pas de nature à le rassurer. Alice s’est battue avec une élève. Elle est sanctionnée par une exclusion temporaire et Joscelin décide de l’exfiltrer. À la campagne, chez ses grands-parents, l’ado se prend d’affection pour un petit veau et s’éveille à la conscience de la souffrance animale.

Ado en perdition, famille brisée par un décès, père impuissant… autant de signaux d’alerte, attention fiction larmoyante. Mais Le Combat d’Alice suit un chemin balisé en réussissant tout le contraire. Thierry Binisti, très juste dans la captation des émotions, tresse habilement la thématique de la lutte pour la dignité des animaux, la renaissance de la relation père-fille et le post-trauma du deuil. À travers la réconciliation chaotique d’Alice et de Joscelin, le réalisateur éclaire tous les enjeux agricoles du circuit court au bio jusqu’au militantisme vegan, sans sombrer dans la caricature. L’incarnation viscérale de Lucy Loste Berset et la touchante économie de jeu de Nicolas Gob y sont pour beaucoup.


LE COMBAT D ALICE, Thierry Binisti 2024, Nicolas Gob, Lucy Loste Berset (societe)@@ (E)
Veuf depuis deux ans, Joscelin s'étourdit dans le travail. Il faut qu'Alice, sa fille de 16 ans, se fasse renvoyer du lycée pour qu'il admette enfin qu'elle aussi va mal. Leurs rapports sont à la fois distants et tendus ...

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LE COME BACK, Marc Lawrence 2007, Hugues Grant, Drew Barrymore (sentimental musical)@@


Alex Fletcher, ex-chanteur et compositeur d'un groupe des années 1980. La star du moment, Cora Corman, lui offre une chance de faire son retour. Elle lui propose de composer un morceau pour son prochain album et de le chanter en duo. Il fait la rencontre de Sophie Fisher, la jeune femme qui se charge de ses plantes et qui s'avère avoir, elle, davantage de talent pour l'écriture. Une histoire d'amour va alors naître entre eux...
LE COME BACK, Marc Lawrence 2007, Hugues Grant, Drew Barrymore (sentimental musical)@@ (E)
Alex Fletcher, ex-chanteur et compositeur d'un groupe des années 1980. La star du moment, Cora Corman, lui offre une chance de faire son retour. Elle lui propose de composer un morceau pour son prochain album et de le chanter en duo. ...

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LE COMTE DE MONTE CHRISTO, David Greene 1975, Tony Curtis, Richard Chamberlain (saga)@


Prisonnier au château d'If depuis 20 ans, Edmond Dantes réussit enfin à s'échapper. Dès lors, il se consacrera corps et âme à se venger des trois hommes qui lui ont tout pris. Immensément riche grâce au trésor que lui a légué son voisin de cellule, l'abbé Faria, Dantes revient à Paris sous l'identité du comte de Monte Cristo.

TELERAMA
“ Arf... que la VF. Adaptation correcte pour la durée. Mais finalement n'apporte rien par rapport au livre. A réserver pour les non lecteurs. ”
LE COMTE DE MONTE CHRISTO, David Greene 1975, Tony Curtis, Richard Chamberlain (saga)@ (E)
Prisonnier au château d'If depuis 20 ans, Edmond Dantes réussit enfin à s'échapper. Dès lors, il se consacrera corps et âme à se venger des trois hommes qui lui ont tout pris. Immensémen ...

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LE COMTE DE MONTE CHRISTO, Jean Marais (cape et epee)@


Edmond Dantès, second d'un navire de commerce de retour d'Orient ayant pris le commandement de son navire après la mort du capitaine, accoste à l'île d'Elbe pour transmettre une lettre à Napoléon. À la suite de cette imprudence, commise pour respecter la volonté de son prédécesseur, il est victime d'une machination. Dantès est alors conduit au secret dans les profondeurs du château d'If, au large de Marseille...

TELERAMA
Cette adaptation de Dumas est la seconde de Robert Vernay, qui s’illustra par quelques nanars. L’interprétation de Jean Marais est moins fielleuse que celle de son prédécesseur, Pierre Richard-Willm, en 1942, mais assez flamboyante pour masquer la mièvrerie de ses consœurs. À condition de réviser son histoire de France (le complot bonapartiste apparaît ici comme un écheveau inextricable), on peut s’amuser à montrer aux enfants cette adaptation consensuelle d’un grand classique de la littérature.
LE COMTE DE MONTE CHRISTO, Jean Marais (cape et epee)@ (E)
Edmond Dantès, second d'un navire de commerce de retour d'Orient ayant pris le commandement de son navire après la mort du capitaine, accoste à l'île d'Elbe pour transmettre une lettre à Napoléon. &A ...

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LE CONCERT, Radu Mihaileanu 2009, Aleksei Guskov, Mélanie Laurent


A l'époque de Brejnev, Andrei Filipov était le plus grand chef d'orchestre d'Union soviétique et dirigeait le célèbre Orchestre du Bolchoï. Cependant, après avoir refusé de se séparer de ses musiciens juifs, dont son meilleur ami Sacha, il a été licencié en pleine gloire. Il travaille toujours au Bolchoï 30 ans plus tard, mais comme homme de ménage.
LE CONCERT, Radu Mihaileanu 2009, Aleksei Guskov, Mélanie Laurent (E)
A l'époque de Brejnev, Andrei Filipov était le plus grand chef d'orchestre d'Union soviétique et dirigeait le célèbre Orchestre du Bolchoï. Cependant, après avoir refusé de se sép ...

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LE CONTE DE LA PRINCESSE KAGUYA, Isao Takahata 2013 (animation)@@


Un jour de printemps, Okina, un vieux coupeur de bambous, trouve dans le bourgeon d'une plante une créature lumineuse endormie et qui ressemble à une princesse. Alors qu'il la ramène chez lui, elle se transforme en une petite fille, et elle est immédiatement adoptée par Okina et son épouse. La petite fille grandit très vite, tandis que l'homme trouve sans cesse des pépites d'or et des vêtements dans le même champ.

TELERAMA
Une adaptation magnifique et poétique d’un conte ancestral japonais par le doyen du Studio Ghibli.
Le Conte de la princesse Kaguya est un classique de la tradition orale nippone. Tous les petits Japonais connaissent l’histoire de cette fillette minuscule, découverte au creux d’un bambou par un couple de forestiers. L’enfant devient en un rien de temps une jeune fille à la beauté lumineuse dont tous les hommes tombent amoureux. Mais Kaguya n’est heureuse qu’au milieu des fleurs sauvages et des animaux de la montagne…

Si Isao Takahata suit sagement le déroulement de l’histoire, côté forme, en revanche, ça décoiffe ! Le doyen du Studio Ghibli est remonté aux sources de la création : quand le film n’est encore qu’une suite d’aquarelles et de portraits. Des « brouillons » qu’il a choisi d’animer. Le résultat est extraordinaire et inaugure un genre inédit : l’estampe animée. Danses sous les cerisiers, bains dans la rivière, vols au-dessus des prairies en fleurs : l’histoire n’est qu’un prétexte pour célébrer les joies simples de la vie au grand air. Comme si, pour son ultime réalisation, cinq ans avant sa mort, Takahata avait tenu à nous rappeler que le bonheur est dans le pré.
LE CONTE DE LA PRINCESSE KAGUYA, Isao Takahata 2013 (animation)@@ (E)
Un jour de printemps, Okina, un vieux coupeur de bambous, trouve dans le bourgeon d'une plante une créature lumineuse endormie et qui ressemble à une princesse. Alors qu'il la ramène chez lui, elle se transforme en une ...

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LE CORBEAU, Henri-Georges Clouzot 1943, Pierre Fresnay, Ginette Leclerc (thriller)@@@


Le docteur Germain, médecin d'hôpital dans une ville de province, commence à recevoir des lettres anonymes, signées le Corbeau, l'accusant de pratiquer des avortements. D'autres lettres suivent, prétendant qu'il est l'amant de Laura Vorzet, la femme du psychiatre de l'hôpital. Le Corbeau arrose toute la ville de ses lettres, la rumeur enfle. Un malade, atteint d'un cancer, se suicide.

TELERAMA
Le bien et le mal dans un village français empoisonné par une série de lettres anonymes, sous l’Occupation. Le chef-d’œuvre d’Henri-Georges Clouzot, pessimiste et lucide. Tellement moderne…

Il pleut des lettres anonymes sur Saint-Robin, « un petit village, ici ou ailleurs », et comme l’annonce le narquois Dr Vorzet : « Quand ces saloperies se déclarent, on ne sait pas où elles s’arrêtent… » Tourné en 1943 pour la Continental, dirigée par l’occupant allemand, le deuxième film de Clouzot fut honni de tous. Cette foire délétère à la ­délation ne pouvait que déplaire aux résistants et fut condamnée à la Libération. Très loin de célébrer le travail, la famille et la patrie, elle n’était pas non plus du goût de Vichy.

Clouzot, trop misanthrope pour être propagandiste, ne fait qu’explorer la noirceur de l’âme humaine, noir corbillard, avec quelques zones de lumière. Comme dans la grande scène expressionniste (qu’admirait Hitchcock) où le balancement d’une ampoule illustre la notion relative, alternative, du bien et du mal. Les lettres anonymes lui servent d’alibis pour traiter d’avortement, de drogue ou d’adultère, avec une liberté incroyable.

Les seuls personnages sauvés, dans ce chef-d’œuvre de méchanceté ? Une infirme aux mœurs légères (Ginette Leclerc, vulgaire à cœur) et un type fâché avec la vie (Pierre Fresnay, ­superbe) qu’elle réussit à ébranler en le traitant de « bourgeois ». Pour Clouzot, la pire insulte qui soit.


Après la mort de Lenore, sa femme adorée, Erasmus Craven, magicien anglais du XVe siècle, décide de se retirer du monde. Il reçoit un soir la visite d'un corbeau doué de parole qui affirme être un magicien, Adolphus Bedlo, changé en oiseau pour avoir osé défier Scarabus, un puissant maître sorcier. Craven, d'abord réticent, accepte de faire tout son possible pour délivrer le malheureux. Ce dernier lui apprend une étonnante nouvelle : la maîtresse de Scarabus ressemble étrangement à Lenore. Fou de douleur et d'espoir à la fois, Craven décide d'en avoir le coeur net. En compagnie de Bedlo, il se rend dans la demeure de Scarabus où il tombe droit dans un piège...
LE CORBEAU, Henri-Georges Clouzot 1943, Pierre Fresnay, Ginette Leclerc (thriller)@@@ (E)
Le docteur Germain, médecin d'hôpital dans une ville de province, commence à recevoir des lettres anonymes, signées le Corbeau, l'accusant de pratiquer des avortements. D'autres lettres suivent, prétendant ...

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LE CORNIAUD Gerard Oury 1965, Louis De Funes, Bourvil


Saroyan, un trafiquant, utilise un honnête commerçant, répondant au nom d'Antoine Maréchal, pour emmener de Naples à Bordeaux une Cadillac remplie d'héroïne. Ce dernier, un homme naïf et bienveillant, déjoue innocemment les plans de contrebande de son employeur.
LE CORNIAUD Gerard Oury 1965, Louis De Funes, Bourvil (E)
Saroyan, un trafiquant, utilise un honnête commerçant, répondant au nom d'Antoine Maréchal, pour emmener de Naples à Bordeaux une Cadillac remplie d'héroïne. Ce dernier, un homme naïf et bi ...

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LE COUP DU CIEL, Chris Addison 2019, Anne Hathaway, Rebel Nilson (thriller comique)@


Josephine Chesterfield et Penny Rust, issues de classes sociales opposées, s'allient pour escroquer et anéantir les hommes qui ont abusé d'elles. Tandis que la première provient d'un environnement luxueux et qu'elle possède une propriété à Beaumont-sur-Mer, la deuxième est une Australienne qui adore le divertissement.

TELERAMA
Rencontre explosive entre deux arnaqueuses, interprétées par Anne Hathaway et Rebel Wilson. L’une est chic, l’autre est choc, mais les gags ne sont ni l’un ni l’autre.
Elles s’affrontent, s’allient, se piègent... Et on s’ennuie ferme. Difficile de départager Anne Hathaway et Rebel Wilson dans ce duel d’arnaqueuses sous le soleil de Capri. La première surjoue l’élégance froide, maladroitement décalée au milieu des gags balourds et des combines mal ficelées. Quant à la seconde, elle s’autocaricature à outrance, sur toute la gamme de la farce agressive. L’idée d’adapter une comédie policière de 1989 (Le Plus Escroc des deux, de Frank Oz) dans un remake au féminin n’était pourtant pas mauvaise en soi…
LE COUP DU CIEL, Chris Addison 2019, Anne Hathaway, Rebel Nilson (thriller comique)@ (E)
Josephine Chesterfield et Penny Rust, issues de classes sociales opposées, s'allient pour escroquer et anéantir les hommes qui ont abusé d'elles. Tandis que la première provient d'un environnement luxueux et qu'e ...

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LE COUP DU PARAPLUIE, Gérard Oury 1980, Pierre Richard, Valérie Mairesse (comique)@


Grégoire Lecomte, acteur raté, se retrouve impliqué dans un meurtre orchestré par la mafia quand il est confondu avec un tueur à gages, dont il est chargé du nouveau contrat : tuer à l'aide de la pointe d'un parapluie un riche industriel.

TELERAMA
Sexisme, homophobie, racisme… Revoir “Le Coup du parapluie” après #MeToo est un exercice cruel. Reste le talent de Pierre Richard.

Accompagné de son « imprésario », un comédien raté croit enfin voir sa carrière décoller. Mais à la place du rôle de ses rêves, un personnage de tueur à gages dans un film policier, il se retrouve sans le savoir engagé par la mafia pour éliminer un riche industriel… L’arme du crime ? Un parapluie dont la pointe rétractable est imbibée de poison.

Quand on a grandi dans les années 1980, revoir Le Coup du parapluie après #MeToo est un exercice cruel. De quoi envoyer valdinguer vos éclats de rire d’enfant au rayon « ricanements rances et gênants ». Dans cette pénible pochade policière où les portes claquent comme au boulevard, le sexisme, l’homophobie et le racisme piquent les yeux et les oreilles à chaque scène ou presque. Volage, Grégoire Lecomte est victime de la jalousie de Josyane, sa pervenche de maîtresse qui a lancé toutes les contractuelles de Paris à ses trousses. Il se demande tout haut si son personnage travaille pour des « bamboulas » juste avant d’occire par accident l’un de ses poursuivants surnommé « la folle »…

L’année 1980 a beau correspondre au début de la fin de la carrière de Gérard Oury, le génial fabricant de comédies populaires, de La Grande Vadrouille (1966) aux Aventures de Rabbi Jacob (1973), c’est moins son manque d’inspiration qui frappe ici que la révolution des représentations opérée en quarante ans.

Reste Pierre Richard, le talent burlesque du génie comique made in la France de Giscard. Même au beau milieu du désastre, celui qui réhabilita tous les gaffeurs de la terre parvient à tirer son épingle du jeu. Il est chimiquement impossible de résister à sa danse du parapluie.
LE COUP DU PARAPLUIE, Gérard Oury 1980, Pierre Richard, Valérie Mairesse (comique)@ (E)
Grégoire Lecomte, acteur raté, se retrouve impliqué dans un meurtre orchestré par la mafia quand il est confondu avec un tueur à gages, dont il est chargé du nouveau contrat : tuer à l'aide d ...

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LE COUP DU SIECLE, Chris Addison 2019, Anne Hathaway, Rebel Wilson, Alex Sharp (comique)


Josephine Chesterfield et Penny Rust, issues de classes sociales opposées, s'allient pour escroquer et anéantir les hommes qui ont abusé d'elles. Tandis que la première provient d'un environnement luxueux et qu'elle possède une propriété à Beaumont-sur-Mer, la deuxième est une Australienne qui adore le divertissement.

TELERAMA
Rencontre explosive entre deux arnaqueuses, interprétées par Anne Hathaway et Rebel Wilson. L’une est chic, l’autre est choc, mais les gags ne sont ni l’un ni l’autre.
Elles s’affrontent, s’allient, se piègent... Et on s’ennuie ferme. Difficile de départager Anne Hathaway et Rebel Wilson dans ce duel d’arnaqueuses sous le soleil de Capri. La première surjoue l’élégance froide, maladroitement décalée au milieu des gags balourds et des combines mal ficelées. Quant à la seconde, elle s’autocaricature à outrance, sur toute la gamme de la farce agressive. L’idée d’adapter une comédie policière de 1989 (Le Plus Escroc des deux, de Frank Oz) dans un remake au féminin n’était pourtant pas mauvaise en soi…
LE COUP DU SIECLE, Chris Addison 2019, Anne Hathaway, Rebel Wilson, Alex Sharp (comique) (E)
Josephine Chesterfield et Penny Rust, issues de classes sociales opposées, s'allient pour escroquer et anéantir les hommes qui ont abusé d'elles. Tandis que la première provient d'un environnement luxueux et qu'e ...

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LE CRIME DE L ORIENT EXPRESS, Sydney Lumet 1974, Albert Finney, Lauren Bacall, Ingrid Bergman, Jaqueline Bisset, JP Cassel, Sean Connery (thriller)@@@


L'Orient-Express quitte Istanbul à destination de Calais, qu'il atteindra au terme de trois jours de voyage. Le train s'élance avec, à son bord, le célèbre détective belge Hercule Poirot, qui a réussi à trouver une place au dernier moment. Au matin, l'un des passagers, un riche Américain, est retrouvé mort, le corps lardé de coups de couteau. L'assassin est parmi les voyageurs, puisque le wagon à destination de Calais est verrouillé et séparé du reste du train. Hercule Poirot mène l'enquête.

TELERAMA
Un assassinat ferroviaire, adapté d’Agatha Christie, au casting première classe (Lauren Bacall, Ingrid Bergman, Albert Finney, Sean Connery…).
Un train de luxe roulant à vive allure entre Istanbul et Calais est brutalement stoppé au milieu de la nuit. À l’aube, on trouve Ratchett, un riche Américain, poignardé dans sa cabine. Sachant que personne n’a quitté ou rejoint le wagon, que chacun de ses occupants avait une bonne raison de tuer, que le célèbre détective Hercule Poirot mène l’enquête… qui est, selon vous, l’assassin, et comment a-t-il agi ?


Tous les romans d’Agatha Christie proposent le même type de « sport cérébral ». Recto, le meurtre, verso, la solution. Entre les deux, rien, ou presque. Le lecteur-joueur attend, tripote ses méninges, partagé entre l’envie de deviner et celle d’être surpris. C’est dire si ce long et statique intermède est difficile à porter à l’écran. Pour cette raison, Hitchcock lui-même dédaigna toujours la romancière. Pas découragé, Sidney Lumet cherche à rendre la devinette attrayante : dans les dorures de l’Orient-Express, il a su recréer une capiteuse et artificielle odeur de rétro.

Côté stars, son wagon Pullman évoque le métro aux heures de pointe. Lauren Bacall, Anthony Perkins, Ingrid Bergman, Vanessa Redgrave et les autres forment les pièces luxueuses d’un puzzle réjouissant. De fausses pistes en indices troublants, le film reste un jeu, frivole et sans conséquence. Mais, jusqu’au rebondissement final, on ne se lasse pas un instant de la partie.
LE CRIME DE L ORIENT EXPRESS, Sydney Lumet 1974, Albert Finney, Lauren Bacall, Ingrid Bergman, Jaqueline Bisset, JP Cassel, Sean Connery (thriller)@@@ (E)
L'Orient-Express quitte Istanbul à destination de Calais, qu'il atteindra au terme de trois jours de voyage. Le train s'élance avec, à son bord, le célèbre détective belge Hercule Poirot, qui a r&ea ...

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LE CRIME ETAIT PRESQUE PARFAIT, Alfred Hitchcock 1954, Grace Kelly (thriller)@@@


Tony Wendice, une ancienne gloire du tennis, s'est marié avec Margot pour sa richesse. Mais celle-ci le trompe depuis peu avec Mark Halliday, un jeune auteur de romans policiers.

TELERAMA
La scène est à jamais célèbre : Grace Kelly, assaillie dans son appartement par un tueur (payé par son mari), saisit à tâtons une paire de ciseaux, qu'elle plonge dans le dos de son agresseur... Le film fut tourné en relief, mais a rarement été projeté ainsi, en France du moins. Tournage rapide (trente-deux jours), durant lequel Hitchcock, qui détestait aérer artificiellement les huis clos, s'efforça au contraire d'accentuer le côté théâtral de la pièce de Frederick Knott (celui-ci écrira plus tard un autre succès, Seule dans la nuit, porté à l'écran par Terence Young, avec Audrey Hepburn). Ainsi le procès de Grace Kelly est-il filmé sur un fond neutre, avec des lumières tournoyant derrière elle. Et non pas dans une salle de tribunal réaliste : « Le public se serait mis à tousser et aurait pensé : voilà un deuxième film qui commence », a expliqué Hitchcock… Film mineur, mais rudement distrayant tout de même, et passionnant, sur l'un des thèmes les plus obsessionnels de Hitchcock : l'innocence face au Mal, constamment menaçant.
LE CRIME ETAIT PRESQUE PARFAIT, Alfred Hitchcock 1954, Grace Kelly (thriller)@@@ (E)
Tony Wendice, une ancienne gloire du tennis, s'est marié avec Margot pour sa richesse. Mais celle-ci le trompe depuis peu avec Mark Halliday, un jeune auteur de romans policiers.

TELERAMA
La scène est à jam ...

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LE CRIME ETAIT PRESQUE PARFAIT, Alfred Hitchcock 1954, Grace Kelly, Ray Milland (thriller)@@@


Tony Wendice, une ancienne gloire du tennis, s'est marié avec Margot pour sa richesse. Mais celle-ci le trompe depuis peu avec Mark Halliday, un jeune auteur de romans policiers.

TELERAMA
Tony Wendice, un homme oisif et sportif, découvre que sa femme, Margot, a un amant. Sans complexe, il décide de la faire supprimer, afin de devenir un veuf éploré et très riche. Méticuleusement, il prépare le crime et paie Lesgate, un de ses camarades d'enfance, pour qu'il assassine Margot et lui fournisse en même temps un solide alibi. Il organise son départ du domicile et cache un double des clefs sous le tapis d'une marche du perron, afin que son complice puisse entrer dans l'appartement. Mais le plan ne se déroule pas comme prévu, et Lesgate est tué par Margot. Au vu des preuves accablantes qui pèsent contre son épouse, Tony change son fusil d'épaule et tente de la faire accuser du meurtre de Lesgate...
LE CRIME ETAIT PRESQUE PARFAIT, Alfred Hitchcock 1954, Grace Kelly, Ray Milland (thriller)@@@ (E)
Tony Wendice, une ancienne gloire du tennis, s'est marié avec Margot pour sa richesse. Mais celle-ci le trompe depuis peu avec Mark Halliday, un jeune auteur de romans policiers.

TELERAMA
Tony Wendice, un homme oisif et ...

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LE CRIMINEL, Orson Welles 1946, Loretta Young, Edward Robinson


Un policier de la commission contre les crimes de guerre prend en filature Konrad Meinike, qui vient de sortir de prison. Ce dernier se rend dans la petite ville où vit maintenant sous une fausse identité le criminel de guerre Franz Kindler.
LE CRIMINEL, Orson Welles 1946, Loretta Young, Edward Robinson (E)
Un policier de la commission contre les crimes de guerre prend en filature Konrad Meinike, qui vient de sortir de prison. Ce dernier se rend dans la petite ville où vit maintenant sous une fausse identité le criminel de guerre ...

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LE DERNIER DES JUIFS, Noe Debre 2023, Michel Zindel, Agnes Jaoui (religion)@@


Giselle, diminuée par la maladie, vit dans un appartement en banlieue parisienne qu'elle partage avec Bellisha, son fils immature de 27 ans. Un jour, en allant faire des courses à l'épicerie casher, Giselle apprend la prochaine fermeture de la boutique car celle-ci manque de clients. Elle comprend alors que son fils et elle sont les derniers représentants de la communauté juive encore présents dans leur cité. Inquiète, elle se convainc qu'ils doivent fuir à leur tour. Confortablement installé dans sa petite routine, Bellisha, lui, peine à accepter cette décision. Pour rassurer sa mère, il décide pourtant de lui faire croire qu'il prépare leur départ...

TELERAMA
Dans leur cité, une mère et son fils sont les derniers de leur communauté… Première réalisation de Noé Debré qui sonde la judéité et les préjugés avec humour et finesse.

Le film tombe bien, puisque tout va mal. Drame drôle et comédie triste, Le Dernier des Juifs, tourné avant l’horreur du 7 octobre et de la guerre qui endeuille le monde, danse au-dessus du volcan de l’actualité avec une grâce de funambule. Un numéro d’équilibriste signé Noé Debré, éclectique coscénariste de Dheepan (Jacques Audiard, 2015), de Problemos (Éric Judor, 2017) ou de Stillwater (Tom McCarthy, 2021), qui surprend avec ce premier long métrage en tant que réalisateur.

Par son titre intriguant, déjà, qu’il partage avec un ouvrage du philosophe Jacques Derrida publié en 2014 et dont la polysémie — que signifie « dernier » ici, indigne ou ultime ? — densifie le propos. Mais aussi par sa douceur délibérée, à ne pas confondre avec de l’angélisme, à l’heure d’évoquer l’antisémitisme dans une banlieue française.

Leurs coreligionnaires ayant mis les voiles, Giselle (Agnès Jaoui, très émouvante) et son grand fils Bellisha (la révélation Michael Zindel) sont effectivement les seuls Juifs à demeurer dans cette cité qui pourrait se situer à Sarcelles (Val-d’Oise). D’ailleurs, signe de la fin des haricots, l’épicier casher ferme boutique. Bref, « il faut qu’on parte », rumine la mère en clopant sur son balcon. Comme elle serine aussi qu’il n’y a plus que des Noirs dans le quartier, des médecins arabes à l’hôpital, sans parler des Péruviens en surpoids à la télé, Bellisha l’écoute d’abord sans s’affoler. Il a mieux à faire : le marché, la popote, du rap, ou l’amour avec sa voisine mariée et arabe (formidable Eva Huault), qui aimerait tant qu’il lui susurre « des trucs sales en hébreu ». Et lui de répéter les trois mots qu’il connaît, « Evenou shalom alerhem », soit « Nous apportons la paix », rengaine d’un chant fameux dont ce « fier Israélite » ignore la suite.

Dénoncer sans stigmatiser
Partir, d’accord, mais où ? Chez les bourgeois de Saint-Mandé ? En province ? En Israël ? Infiniment plus fin qu’Ils sont partout d’Yvan Attal (2016), Le Dernier des Juifs questionne à son tour et la judéité et l’assignation identitaire, avec un sens de l’absurde qui fait mouche : désigné comme juif par les autres — en témoignent les graffitis pro-palestiniens tracés par erreur sur la porte des Chinois d’en face —, le protagoniste doit tantôt taire son appartenance, tantôt la prouver. À la revisite d’un folklore séfarade haut en couleur (La vérité si je mens, Coco) ou des clichés sur les mamans envahissantes, l’auteur préfère le portrait d’un « enfant poule » aux petits soins pour sa mère malade, un jeune vieux aux manies de retraité et à la mythomanie galopante, interprété par un clown lunaire dans lequel on a tôt fait d’apprécier un héritier de Jean-Pierre Léaud.

Aussi flottant que son providentiel acteur, le récit d’apprentissage, modeste dans sa forme, se démarque par ses embardées et ruptures de ton. Il passe progressivement du rire le plus franc — lorsque Bellisha entreprend de vendre des pompes à chaleur —, à une gravité qui contamine tout. Ainsi, une scène de cambriolage nocturne où le duo mère-fils se cache derrière un portant à vêtements fait remonter, en un plan, le temps des rafles à la mémoire. Dans ce joli coup d’essai, Noé Debré prend un luxe de précautions pour dénoncer les préjugés et la haine sans stigmatiser. Mais aucune sur le versant sentimental, ce en quoi il rappelle l’Albert Cohen du Livre de ma mère et son conseil universel : « Fils des mères encore vivantes, n’oubliez plus que vos mères sont mortelles. »
LE DERNIER DES JUIFS, Noe Debre 2023, Michel Zindel, Agnes Jaoui (religion)@@ (E)
Giselle, diminuée par la maladie, vit dans un appartement en banlieue parisienne qu'elle partage avec Bellisha, son fils immature de 27 ans. Un jour, en allant faire des courses à l'épicerie casher, Giselle apprend la p ...

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LE DERNIER DES MOHICANS, Michael Mann 1992, Daniel Day-Lewis, Madeleine Stowe


En 1757 dans l'Etat de New York, alors que la guerre fait rage entre Francais et Anglais pour l'appropriation des territoires indiens, un jeune officier anglais, Duncan Heyward, est chargé de conduire deux soeurs, Cora et Alice Munro jusqu'à leur père. Ils sont sauvés d'une embuscade par Hawkeye, un frontalier d'origine européenne, élevé par le Mohican Chingachgook et son fils Uncas. Les trois hommes acceptent d'escorter les deux jeunes filles jusqu'à leur destination.

TRLERAMA:
Des batailles, des soldats, des Indiens félons et d’autres héroïques. Et une histoire d’amour romanesque à souhait entre la troublante Madeleine Stowe et le charismatique et si mohican Daniel Day-Lewis. Ne boudez pas votre plaisir.
Bondissant comme s'il était le gardien d'une ­forêt mythique, invulnérable, l'acteur anglais ne manque pas de charme. C'est d'abord grâce à lui que Le Dernier des Mohicans se laisse regarder. C'est aussi grâce à un récit sans temps mort : coupant à foison dans le roman de Fenimore Cooper, le film ne s'embarrasse ni de lente mise en place historique, ni de prêchi-prêcha moralisateur pro-Indiens (ils se défendent très bien tout seuls). Bénéficiant d'une magnifique photo de Dante Spinotti, Michael Mann tient son suspense et offre quelques belles scènes de combat. Contrat rempli : il signe ainsi un film d'action musclé, carré, dépaysant, auquel la fragile Madeleine Stowe prête par instants une grâce diaphane.
LE DERNIER DES MOHICANS, Michael Mann 1992, Daniel Day-Lewis, Madeleine Stowe (E)
En 1757 dans l'Etat de New York, alors que la guerre fait rage entre Francais et Anglais pour l'appropriation des territoires indiens, un jeune officier anglais, Duncan Heyward, est chargé de conduire deux soeurs, Cora et Alice Munro ...

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LE DERNIER EMPEREUR Bernardo Bertolucci 1987, Peter O tool (histoire bio)@@@


En 1950, Pu Yi, le dernier empereur de Chine, est accusé de complicité avec les Japonais. Confronté à un interrogateur, il raconte sa vie. 1908. Pu Yi n'a que 3 ans quand il est enlevé à sa mère et conduit dans la Cité interdite, où il est bientôt promu empereur de Chine, à la mort de l'impératrice.

TELERAMA
Les dernières années du dernier empereur de Chine. La fresque a ses détracteurs, qui la jugent trop académique. Mais on ne peut nier son ambition visuelle. Et sous le glacis de la belle image se cache une quête identitaire chère à Bertolucci.

En 1908, un petit prince de 3 ans est enlevé à sa mère et assis sur le trône laqué de l'empire de Chine. Pendant seize ans, il reste un demi-dieu prisonnier de la Cité interdite. Puis il mène une vie de play-boy insouciant sous protection japonaise, se retrouve empereur de Mandchourie, est arrêté par les Russes et rendu à 43 ans aux Chinois, qui le rééduquent dans un camp.

C'est un enchantement, un film épique dans lequel on retrouve les obsessions d'un Bertolucci hanté par la fatalité et le déracinement. Ainsi, les fugaces mouvements de révolte d'un éternel enfant qui, dans le huis clos d'un palais où les hommes sont tous des eunuques, vit dans le manque du sein maternel et l'absence d'une figure paternelle. Le gamin candide est amené à braver les interdits (couper sa natte, faire de la bicyclette, porter des lunettes).

La blessure du fils de famille mal dans sa peau, marqué à vie par le péché originel d'être né chez les privilégiés, évoque Prima della rivoluzione. Et l'on pourrait encore relier ce film grandiose aux chroniques italo-stendhaliennes d'antan, à travers les thèmes de la perpétuelle recherche d'identité, de l'impossibilité de devenir adulte, de la dialectique de l'ordre et du désordre, du dédoublement de personnalité et de la faille entre le privé et le public, qui font naviguer le héros entre vérité et mensonge, réalité et illusion.
LE DERNIER EMPEREUR Bernardo Bertolucci 1987, Peter O tool (histoire bio)@@@ (E)
En 1950, Pu Yi, le dernier empereur de Chine, est accusé de complicité avec les Japonais. Confronté à un interrogateur, il raconte sa vie. 1908. Pu Yi n'a que 3 ans quand il est enlevé à sa mè ...

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LE DERNIER JAGUAR, Gilles de Maistre 2024, Lumi Pollack, Emily Bett Rickards, Wayne Charles Baker (nature)@


Autumn grandit dans la forêt amazonienne aux côtés de Hope, un adorable bébé jaguar femelle qu'elle a recueilli. L'année de ses six ans, un drame familial contraint Autumn et son père à retourner vivre à New York. Huit années passent, et Autumn, devenue adolescente, n'a jamais oublié son amie jaguar. Quand elle apprend que Hope est en danger de mort, Autumn décide de retourner dans la jungle pour la sauver.

TELERAMA
Avec cette histoire d’amitié entre une fillette et un fauve en Amazonie, Gilles de Maistre fait le plein de louables intentions écologiques. Mais recycle aussi propos naïfs et gros écueils. Dès 6 ans.

Votre meilleure amie est-elle un jaguar ? Bienvenue au club d’Autumn, une adolescente new-yorkaise de 15 ans. Fille de deux parents activistes, la brunette grandit dans la forêt, aux côtés d’une tribu amazonienne, jusqu’à ses 6 ans. C’est là qu’elle rencontre Hope, un bébé jaguar femelle avec lequel elle noue une belle amitié, tant anthropomorphique que tire-larmes. Alors quand Autumn, devenue grande, apprend que son alter ego féline est menacée par le braconnage, elle n’hésite pas une seconde et prend le premier vol pour l’Amérique du Sud. À ses trousses, Anja, son excentrique professeure de biologie qui craint pour sa sécurité.

Si l’intention du film de Gilles de Maistre est louable – sensibiliser aux enjeux du braconnage et de la déforestation –, sa forme l’est moins. Nombreux sont les dialogues truffés d’aphorismes clichés ou naïfs (« n’abandonne jamais tes idéaux, rien n’est impossible ») et de chiffres artificiellement cités pour renforcer le côté didactique du scénario. Pêle-mêle, on nous rappelle que la jungle américaine abrite 70 % de la biodiversité planétaire et que le trafic d’animaux est le troisième plus lucratif au monde, après celui des armes et de la drogue.

Les Indiens, quant à eux, servent davantage de décors qu’ils ne constituent de réels protagonistes. Le malaise est maximal lorsque Anja incite les locaux à se mobiliser pour sauver Autumn et Hope des griffes des braconniers. Les plus critiques verront dans cette séquence des relents de white saviorism (ou « complexe du sauveur blanc », le fait qu’une personne blanche aide un non-Blanc pour flatter son ego).

Autre écueil : le film de Gilles de Maistre repose sur une adolescente faussement rebelle, mais véritablement éreintante, entre soupirs et revendications écologiques proclamées ad nauseam – ce qui ne l’empêche pas de jeter son téléphone dernier cri à l’eau ou de menacer de défenestrer un hérisson. Seul phare dans l’obscurité, l’enseignante hypocondriaque et agoraphobe incarnée par Emily Bett Rickards se révèle une bonne et hilarante surprise.
LE DERNIER JAGUAR, Gilles de Maistre 2024, Lumi Pollack, Emily Bett Rickards, Wayne Charles Baker (nature)@ (E)
Autumn grandit dans la forêt amazonienne aux côtés de Hope, un adorable bébé jaguar femelle qu'elle a recueilli. L'année de ses six ans, un drame familial contraint Autumn et son père à ...

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LE DERNIER METRO, François Truffaut 1980, Catherine Deneuve, Gérard Depardieu (sentimental guerre shoah)@@@


Lucas Steiner, juif allemand réfugié à Paris depuis l'avènement du nazisme, a dû quitter la France, laissant à sa femme Marion la direction du prestigieux Théâtre Montmartre. Marion s'efforce de maintenir le théâtre en état de marche, mais cela ne va pas sans difficulté.

TELERAMA
Dix césars pour Truffaut grâce aux amours, sous l’Occupation, de Marion, directrice de théâtre, et Bernard, acteur. Mécanique romanesque, seconds rôles, reconstitution, tout est parfait.

En 1942, François Truffaut avait 10 ans. Le jour, il se réfugiait dans les cinémas, au point de connaître par cœur les dialogues du Corbeau, d'Henri-Georges Clouzot. La nuit, il dormait dans les stations de métro, où il échangeait des poignées de porte en cuivre contre du vin, qu'il revendait ensuite. Le Dernier Métro est une transposition labyrinthique de ses souvenirs de cette époque noire, le théâtre prenant la place du septième art, les personnages d'adultes doubles et intransigeants parlant pour l'enfant qu'il fut.

Même à la fin de sa carrière, la dissimulation reste le thème favori du cinéaste, qui bâtit un scénario plein de portes secrètes : armée d'un faux certificat d'aryanisation, la comédienne Marion Steiner cache son mari, metteur en scène juif allemand, dans la cave de son théâtre, d'où il suit incognito les répétitions d'un spectacle. Dans les coulisses, Marion cède aux feux de la passion avec l'acteur principal, Bernard Granger... Cela donne l'occasion à Truffaut de remettre dans la bouche de Catherine Deneuve les répliques fétiches qu'elle prononçait, dix ans auparavant, dans La Sirène du Mississippi, et qui sonnent comme des paroles de retrouvailles intenses et complices. À l'image de ces innombrables poignées de main qui traversent le film, tour à tour fiévreuses, amicales, méfiantes ou charnelles.
LE DERNIER METRO, François Truffaut 1980, Catherine Deneuve, Gérard Depardieu (sentimental guerre shoah)@@@ (E)
Lucas Steiner, juif allemand réfugié à Paris depuis l'avènement du nazisme, a dû quitter la France, laissant à sa femme Marion la direction du prestigieux Théâtre Montmartre. Marion s'ef ...

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LE DERNIER TANGO A PARIS, Bernardo Bertolucci 1972, Marlon Brando, Maria Schneider (erotique)@@


Paul, un Américain établi à Paris, et Jeanne font connaissance alors qu'ils visitent, un matin d'hiver, un grand appartement vide. Ils font l'amour sans rien savoir l'un de l'autre, pas même leurs prénoms. Paul loue l'appartement et le couple s'y donne rendez-vous jusqu'à ce que la situation devienne insoutenable.

TELERAMA
D'un fantasme (faire l'amour en un lieu désert avec une inconnue), Bertolucci a tiré un psychodrame audacieux, pathétique et morbide. Son héros déchiré tente de redécouvrir l'amour avec une expérience primitive. En s'accouplant avec frénésie, il cherche une pulsion de vie. Il ne fait qu'attiser sa pulsion de mort et imposer sa violence charnelle à sa partenaire dans une avilissante descente aux enfers. Pour finir lui-même en clown pitoyable dévirilisé.

Le film connut le scandale et le succès à cause de ses scènes hard et nihilistes. Il apparaît aujourd'hui comme une provocante clameur romantique, la peinture d'une utopie qui tourne à l'autopunition. C'est un film impitoyable sur l'aveuglement du mâle dominateur et l'impasse d'une fusion sexuelle sans tendresse.

Marlon Brando et Maria Schneider apportent au film une brutalité animale. Le premier s'est investi dans ce rôle intime au point d'y confesser sa propre enfance. La seconde a sidéré par l'aisance physique avec laquelle elle assumait ce personnage d'aventurière impudique.
LE DERNIER TANGO A PARIS, Bernardo Bertolucci 1972, Marlon Brando, Maria Schneider (erotique)@@ (E)
Paul, un Américain établi à Paris, et Jeanne font connaissance alors qu'ils visitent, un matin d'hiver, un grand appartement vide. Ils font l'amour sans rien savoir l'un de l'autre, pas même leurs prénoms. ...

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LE DÉBARQUEMENT DU CONGRES DE PHOTOGRAPHIE A LYON, Louis Lumiere 1895 (societe)@@


Une foule de personnes débarque d'un bateau à vapeur avec en arrière-plan un pont traversant une rivière. Hommes et femmes portent du matériel photographique : trépied, appareil à soufflet et boites. Ce sont tous des photographes. Conscients d'être photographiés, des hommes saluent la caméra d'un coup de chapeau, les autres se contentent de regarder l'opérateur (l'objectif qui les filme) en regard caméra. Sujet de curiosité, le Cinématographe Lumière, nouvellement mis au point, attire le regard et l'attention : un homme portant un appareil à soufflet tente même de le photographier.

Parmi les personnes filmées, figurent Auguste Lumière et Jules Janssen

Cette « vue photographique animée », ainsi que les frères Lumière nommaient leurs bobineaux, fait partie des 10 films montrés lors de la première séance publique payante du cinématographe au Salon indien du Grand Café de Paris le 28 décembre 1895. Ce film a été tourné le 11 juin 1895 à Neuville-sur-Saône, lors du débarquement des congressistes et a été d'abord projeté dans plusieurs séances privées, la première fois le 12 juin 1895[1].
LE DÉBARQUEMENT DU CONGRES DE PHOTOGRAPHIE A LYON, Louis Lumiere 1895 (societe)@@ (E)
Une foule de personnes débarque d'un bateau à vapeur avec en arrière-plan un pont traversant une rivière. Hommes et femmes portent du matériel photographique : trépied, appareil à soufflet et ...

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LE DIABLE AU CORPS, Gérard Vergez 1990, Corinne Dacla, Jean-Michel Portal (sentimental)@


Marthe, fiancée à Jacques parti à la guerre, le trompe avec Raymond. Celui-ci est trop jeune pour être mobilisé, c'est pourquoi il est là tandis que le Première Guerre mondiale bat son plein. Le jeune homme est lunatique et possessif… Ce roman d'une adolescence fiévreuse et désenchantée avait fait scandale. Son adaptation brille d'une sombre intensité.

TELERAMA
LE DIABLE AU CORPS, Gérard Vergez 1990, Corinne Dacla, Jean-Michel Portal (sentimental)@ (E)
Marthe, fiancée à Jacques parti à la guerre, le trompe avec Raymond. Celui-ci est trop jeune pour être mobilisé, c'est pourquoi il est là tandis que le Première Guerre mondiale bat son plein. ...

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LE DIABLE AU CORPS Marco Bellocchio 1986


Une femme menaçant de sauter d'un toit attire l'attention d'une classe de lycéens et de Giulia. Andrea, l'un des étudiants, est tellement frappé par la beauté de la jeune fille qu'il la poursuit sur sa mobylette, ignorant sa nature névrosée.

TELERAMA
LE DIABLE AU CORPS Marco Bellocchio 1986 (E)
Une femme menaçant de sauter d'un toit attire l'attention d'une classe de lycéens et de Giulia. Andrea, l'un des étudiants, est tellement frappé par la beauté de la jeune fille qu'il la poursuit sur sa mob ...

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LE DIABLE N EXISTE PAS, Mohammad Rasoulof 2020 (drame)@@


Iran, de nos jours. Heshmat est un mari et un père exemplaire mais nul ne sait où il va tous les matins. Pouya, jeune conscrit, ne peut se résoudre à tuer un homme comme on lui ordonne de le faire. Javad, venu demander sa bien-aimée en mariage, est soudain prisonnier d'un dilemme cornélien. Bharam, médecin interdit d'exercer, a enfin décidé de révéler à sa nièce le secret de toute une vie. Ces quatre récits sont inexorablement liés.
LE DIABLE N EXISTE PAS, Mohammad Rasoulof 2020 (drame)@@ (E)
Iran, de nos jours. Heshmat est un mari et un père exemplaire mais nul ne sait où il va tous les matins. Pouya, jeune conscrit, ne peut se résoudre à tuer un homme comme on lui ordonne de le faire. Javad, venu de ...

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LE DICTATEUR, Charlie Chaplin 1945, Paulette Godard (comique)@@@


En 1918, un humble soldat de Tomania devient amnésique après avoir sauvé la vie de Schultz, un aviateur. Enfermé dans un hôpital psychiatrique, il s'enfuit et regagne sa boutique de barbier, dans le ghetto juif. Il ignore tout des événements politiques et s'en prend à des gardes de Hynkel, le dictateur au pouvoir. Hannah, une voisine, le tire d'affaire. Devenu un personnage puissant, Schultz le protège de l'antisémitisme.

TELERAMA
Les mésaventures d’un petit barbier juif, sosie d’un dictateur à la moustache tristement célèbre, dans un pamphlet humaniste.
En pleine préparation du Dictateur, Charlie Chaplin étudie les bandes d’actualité du Führer, et constate : « Ce type est l’un des plus grands acteurs que je connaisse. » Il filme alors, avant tout, un monde déréglé. Lorsque, après des années d’amnésie, un petit barbier revient chez lui, il constate qu’on a tracé des lettres sur sa boutique : JEW (« juif »). Il se fait molester dès qu’il entreprend de les effacer. Et lorsqu’il fait appel à la police du régime, sur qui tape-t-elle ? Sur lui… Chaplin se déchaîne. Ses gags deviennent des obus chargés de détruire le tyran Hynkel et ses sbires. La mappemonde du dictateur lui explose à la figure ; le train de son ami Napaloni (Mussolini) ne cesse de s’arrêter et de repartir, forçant Hynkel à courir à droite et à gauche comme un clown… Lors d’un souper, les deux dictateurs se battent comme des chiffonniers à coups de spaghettis élastiques et incassables. On est fasciné devant la perfection d’un comique qui jamais, pourtant, n’efface la terreur diffuse. La peur rôde sous le rire.
LE DICTATEUR, Charlie Chaplin 1945, Paulette Godard (comique)@@@ (E)
En 1918, un humble soldat de Tomania devient amnésique après avoir sauvé la vie de Schultz, un aviateur. Enfermé dans un hôpital psychiatrique, il s'enfuit et regagne sa boutique de barbier, dans le ghetto ...

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LE DISCOURS D UN ROI, Tom Hooper 2010, Colin Firth, Helena Bonham Carter


D'après l'histoire vraie et méconnue du père de l'actuelle Reine Elisabeth, qui va devenir, contraint et forcé, le Roi George VI (Colin Firth), suite à l'abdication de son frère Edouard VIII (Guy Pearce).
LE DISCOURS D UN ROI, Tom Hooper 2010, Colin Firth, Helena Bonham Carter (E)
D'après l'histoire vraie et méconnue du père de l'actuelle Reine Elisabeth, qui va devenir, contraint et forcé, le Roi George VI (Colin Firth), suite à l'abdication de son frère Edouard VIII (Guy Pe ...

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LE DISCOURS, Laurent Tirard 2020, Benjamin Lavernhe, Sara Giraudeau (comique)@@


Adrien est coincé à un dîner de famille où papa ressort la même anecdote que d'habitude, maman ressert le sempiternel gigot et Sophie, sa sœur, écoute son futur mari comme s'il était Einstein. Alors, il attend. Il attend que Sonia réponde à son SMS, et mette fin à la pause qu'elle lui fait subir depuis un mois.

TELERAMA
Dans cette comédie inventive et ludique, adaptée d’un roman de Fabrice Caro, par le réalisateur du “Retour du héros”, l’irrésistible Benjamin Lavernhe nous offre un grand numéro.

Àfond la forme », clamait une enseigne d’articles de sport. Laurent Tirard aurait pu inscrire ce slogan sur l’affiche du Discours, exercice de style inventif et ludique adapté d’un roman qu’on aurait juré inadaptable. L’entreprise était casse-binette, puisqu’elle consiste à retranscrire le monologue intérieur d’un trentenaire obsessionnel confronté à un drame tout relatif : Adrien attend… un texto. Voilà trente-huit jours que Sonia a mis leur amour sur pause et qu’elle semble ignorer le SMS qu’il lui a envoyé. Pour couronner le tout, c’est le soir où il dîne chez ses parents avec sa sœur et son futur beau-frère, lequel l’achève en lui demandant de préparer un discours pour leur mariage…

Comédie mélancolique, Le Discours réussit une mission paradoxale : respecter l’unité de lieu, de temps et d’intrigue tout en l’explosant. Sur le principe du marabout-bout de ficelle, la mise en scène prend sa source dans la tête d’Adrien et matérialise ses pensées, ses souvenirs, ses délires. Comme dans la sitcom The Office, le héros s’adresse au public, offrant à Benjamin Lavernhe un quasi-one-man-show étourdissant. Rien que pour les différentes versions du fameux discours, de la plus cool à la plus embarrassante, on peut s’incruster à ce drôle de dîner.
LE DISCOURS, Laurent Tirard 2020, Benjamin Lavernhe, Sara Giraudeau (comique)@@ (E)
Adrien est coincé à un dîner de famille où papa ressort la même anecdote que d'habitude, maman ressert le sempiternel gigot et Sophie, sa sœur, écoute son futur mari comme s'il était Eins ...

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LE DOCTEUR JIVAGO David Lean 1965, Julie Christie, Omar Sharif (saga)@@@


Le général Yevgraf croit avoir enfin retrouvé la fille de son frère, perdue quand elle était enfant. Il la convoque dans son bureau pour l'interroger et lui raconter l'histoire de ses parents Au début du XXe siècle, le drapeau rouge fait irruption dans les rues de Moscou. Le jeune médecin et poète Youri Jivago est plutôt de ceux qui dansent dans les soirées mondaines. Lara, un peu moins argentée, vit sous le joug de l'amant de sa mère.

TELERAMA
« Un film grandiose, une belle histoire, de belles images », résumait déjà Télérama à la sortie de la superproduction de David Lean, en 1966. Avec une pointe d’ironie ? Quarante ans après, on pique encore du nez et des fous rires devant cet « archipel du goulasch » (Libération), qui cuisine la révolution russe à la sauce hollywoodienne.

On connaît l’histoire : Youri Jivago, médecin et poète moscovite, épouse Tonya, la fille de ses parents adoptifs, puis croise le chemin de Lara, infirmière bolchevik. Entre la brune et la blonde, son cœur balance pendant trois longues, très longues heures, agitées par d’inévitables morceaux de bravoure : l’arrivée du train en gare de Moscou, la chevauchée sur lac gelé à la Alexandre Nevski, la datcha cryogénisée, les sept mille jonquilles... Et la fameuse scène finale des retrouvailles ratées entre Omar Sharif et Julie Christie (qui fait hurler de douleur Nanni Moretti dans Palombella Rossa chaque fois qu’il la revoit à la télévision). Sans parler du sirop flonflonnant de Maurice Jarre, qui tuerait un diabétique sur le coup. Un monument — d’ennui — mais un monument.
LE DOCTEUR JIVAGO David Lean 1965, Julie Christie, Omar Sharif (saga)@@@ (E)
Le général Yevgraf croit avoir enfin retrouvé la fille de son frère, perdue quand elle était enfant. Il la convoque dans son bureau pour l'interroger et lui raconter l'histoire de ses parents Au déb ...

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LE DON DU ROI, Michael Hoffman 1995, Robert Downey Jr, Sam Neill (thriller sentimental)@@@


Angleterre, 1660. Le jeune médecin Robert Merivel entre au service du roi Charles II d'Angleterre suite à un concours de circonstances. Il s'adapte à sa nouvelle vie jusqu'au jour où le roi lui demande d'épouser Celia, sa favorite, pour lever des soupçons. De plus, il lui impose une condition : ne pas tomber amoureux d'elle. En contrepartie, Robert reçoit une propriété dans laquelle il s'installe et où le roi pourra visiter Celia en secret. Hélas, Robert ne pourra retenir ses sentiments.

TELERAMA
Tourné par Hoffman avant le gentillet Un beau jour, ce film a obtenu l'Oscar des meilleurs costumes 96. Et s'il y avait un Oscar des meilleurs décors, il l'aurait sans doute reçu également. Car toute l'énergie de ce Restoration (le titre original) se perd en reconstitutions. A force de voir les costumes avant les personnages et les décors avant l'action, le spectateur ne prête plus à l'histoire qu'un intérêt lointain. Cette histoire pourrait être celle d'un toubib destroy qui débarque à Hollywood, se tape toutes les actrices, se fourre de la coke plein le nez, puis se repent chez les mormons, tombe amoureux d'une folle new age et se met à soigner des malades du sida.

Mais on a dû penser que le message puritain passerait mieux dans l'Angleterre des années 1660, avec plein de beaux habits autour. (Cela dit, pour leurs fans respectifs, Hugh Grant est assez drôle dans un petit rôle pincé, et Meg Ryan devait sans doute viser, elle, l'Oscar des plus vils haillons.)

Londres, en 1660. Cromwell est mort depuis deux ans et Charles II, rappelé de son exil, peut tranquillement s'installer sur le trône. Catholique, il restaure l'absolutisme et rétablit une vie culturelle et artistique dans l'Angleterre puritaine et étriquée. Une certaine dissolution des moeurs marque le début de son règne. Robert Merivel, un jeune médecin, guérit le chien du roi, ce qui lui attire sa faveur. Charles II l'anoblit, lui octroie une propriété et lui fait contracter un mariage avec sa propre maîtresse, Celia. Merivel et Celia s'installent dans un luxueux manoir, mais Robert commet l'erreur de tomber amoureux de sa toute fraîche épouse. Son amant attitré, courroucé, lui retire tous ses privilèges...
LE DON DU ROI, Michael Hoffman 1995, Robert Downey Jr, Sam Neill (thriller sentimental)@@@ (E)
Angleterre, 1660. Le jeune médecin Robert Merivel entre au service du roi Charles II d'Angleterre suite à un concours de circonstances. Il s'adapte à sa nouvelle vie jusqu'au jour où le roi lui demande d'é ...

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LE DOUDOU, Philippe Mechelen et Julien Hervé 2017, Kad Merad, Malik Bentalha (comique)@


Responsable des charriots à l'aéroport de Roissy, Sofiane tombe sur un avis de recherche inattendu. Michel recherche le doudou que sa fillette a perdu dans le Terminal trois. Sofiane décide de tout faire pour retrouver la peluche égarée, mais surtout pour empocher la récompense.

TELERAMA
CComédie laborieusement écrite, autour d’un ours en peluche perdu à l’aéroport de Roissy, par deux anciens auteurs des “Guignols de l’info”.

Huit ans après Alexandre Charlot et Franck Magnier (Imogène McCarthery), un autre tandem issu des Guignols de l’info fait ses débuts dans la réalisation. Anciens auteurs, inspirés, pour l’émission culte de Canal+, Julien Hervé et Philippe Mechelen imaginent les pérégrinations d’un père de famille (Kad Merad) et d’un employé de Roissy (Malik Bentalha) à la recherche d’un ours en peluche. Premières minutes engageantes. Mais le film s’écroule dès qu’il brise son unité de lieu. Plutôt que de s’intéresser à la microsociété qui fait tourner l’aéroport, les cinéastes préfèrent se réfugier chez les riches, dans une luxueuse maison de retraite, puis dans un château en banlieue parisienne. Pour broder autour du sempiternel sujet des comédies françaises d’aujourd’hui : la famille.

Le Doudou se réduit alors à une succession de rencontres avec des personnages pseudo-loufoques et ultra stéréotypés : l’aristocrate lunaire, la grand-mère déconnectée, l’étudiante gauchiste. Et devient un prétexte pour enchaîner paresseusement les caméos (Guy Marchand, Olivier Baroux, Elie Semoun). Les sketchs sont, au mieux, laborieusement écrits, au pis, d’une méchanceté gratuite. Loin de la douceur annoncée par le titre.
LE DOUDOU, Philippe Mechelen et Julien Hervé 2017, Kad Merad, Malik Bentalha (comique)@ (E)
Responsable des charriots à l'aéroport de Roissy, Sofiane tombe sur un avis de recherche inattendu. Michel recherche le doudou que sa fillette a perdu dans le Terminal trois. Sofiane décide de tout faire pour retrouver ...

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LE FABULEUX DESTIN D AMELIE POULAIN, Jean-Pierre Jeunet 2001, Audrey Tautou, Mathieu Kassovitz, Rufus, Andre Dussolier (conte)@@@


Amélie, une jeune serveuse dans un bar de Montmartre, passe son temps à observer les gens et à laisser son imagination divaguer. Elle s'est fixé un but : faire le bien de ceux qui l'entourent. Elle invente alors des stratagèmes pour intervenir incognito dans leur existence. Le chemin d'Amélie est jalonné de rencontres : Georgette, la buraliste hypocondriaque ; Lucien, le commis d'épicerie ; Madeleine Wallace, la concierge portée sur le porto et les chiens empaillés ; Raymond Dufayel, son voisin.

TELERAMA
Des grands yeux noirs, une coupe à la Louise Brooks, la voix d’André Dussollier, la musique de Yann Tiersen… Le film de Jean-Pierre Jeunet nous propulse dans des temps suspendus et poétiques. faut-il rappeler quel effet… fabuleux nous fit ce minois sorti de nulle part, avec ses grands yeux noirs et sa coupe à la Louise Brooks montmartroise ? Maintenant que l’on sait qu’Audrey peut disparaître pour aller rêver et respirer ailleurs que sur les écrans, sans se préoccuper de sa « carrière », on comprend mieux la grâce détachée qu’elle mit en Amélie.

Avec elle, et au milieu d’un parterre de vraies gueules, il y avait Nino Quincampoix, pardon Mathieu Kassovitz, qui avait tout sauf la haine, et un certain Jamel Debbouze en blouse de commis épicier qui disait à son patron « Colignon, tête à gnons ! » avec cette voix qui deviendrait reconnaissable entre toutes.

À l’époque, certains parlèrent de cinéma en bocal, de « film boule à neige », et même de carte postale d’une France passéiste et réac. Aujourd’hui, quoiqu’on pense du style de Jean-Pierre Jeunet, il paraît bien doux et inoffensif, le minois de cette France-là.
LE FABULEUX DESTIN D AMELIE POULAIN, Jean-Pierre Jeunet 2001, Audrey Tautou, Mathieu Kassovitz, Rufus, Andre Dussolier (conte)@@@ (E)
Amélie, une jeune serveuse dans un bar de Montmartre, passe son temps à observer les gens et à laisser son imagination divaguer. Elle s'est fixé un but : faire le bien de ceux qui l'entourent. Elle invente alors ...

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LE FACTEUR, Michael Radford et Massimo Troisi 1994, Philippe Noiret, Massimo Troisi (sentimental)@@


Sur une petite île italienne, dans les années 1950, le jeune Mario décroche un emploi de facteur au service exclusif du célèbre poète Pablo Neruda récemment débarqué sur la péninsule. De cette rencontre naît une amitié renforcée par la poésie et Mario se sert alors du pouvoir des mots pour séduire la belle Béatrice dont il est amoureux.
LE FACTEUR, Michael Radford et Massimo Troisi 1994, Philippe Noiret, Massimo Troisi (sentimental)@@ (E)
Sur une petite île italienne, dans les années 1950, le jeune Mario décroche un emploi de facteur au service exclusif du célèbre poète Pablo Neruda récemment débarqué sur la p&eac ...

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LE FAISEUR DE PLUIE, Joseph Anthony 1956, Burt Lancaster, Katherine Hepburn 'sentimental)@


À Three Point, petite ville du sud des États-Unis, alors que la sécheresse menace le ranch familial des Curry, le père s'inquiète pour l'avenir de Lizzie, sa fille toujours célibataire à son âge. Dans l'intention de la marier, il invite le shérif à dîner, mais celui-ci sent le piège et se défile. Déçue, Lizzie en déduit qu'elle est d'une laideur repoussante. Le même soir, Bill Starbuck, un charlatan qui prétend pouvoir faire venir la pluie, débarque au ranch, la police à ses trousses.
LE FAISEUR DE PLUIE, Joseph Anthony 1956, Burt Lancaster, Katherine Hepburn 'sentimental)@ (E)
À Three Point, petite ville du sud des États-Unis, alors que la sécheresse menace le ranch familial des Curry, le père s'inquiète pour l'avenir de Lizzie, sa fille toujours célibataire à son ...

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LE FAUSSAIRE, Maggie Peren 2022, Louis Hofmann, Luna Wedler, Nina Gummich, André Jung (histoire)@@


Berlin, 1942. Cioma Schönhaus, 20 ans à peine, vit dans l’illégalité. Si sa blondeur angélique le fait passer pour un Allemand ordinaire, il est en réalité le seul rescapé d’une famille de juifs déportés. Caché dans un grand appartement, cet idéaliste falsifie des papiers en guise de gagne-pain, afin d’aider des personnes qui tentent d’échapper aux rafles régulières des nazis.

TELERAMA
Si le sujet est grave, Maggie Peren lorgne vers le burlesque avec cette comédie historique. Plutôt que d’idéaliser son héros, la réalisatrice le filme comme un enfant investi d’une mission bien trop imposante pour ses frêles épaules. Il apparaît comme un baratineur au courage admirable, dont le talent de faussaire lui permet de se faire une place dans une société berlinoise très guindée.
Derrière le film d’espionnage, une histoire d’amour au charme imparable se déploie entre Cioma et Gerda, une jeune femme rencontrée lors de ses déplacements dans la capitale allemande. Leurs discussions sur leur jeunesse désœuvrée, qui rejoignent celles sur un avenir incertain, s’imposent finalement comme le point fort du récit. Si le charme de la mise en scène et des comédiens permet à ce Faussaire de fasciner jusqu’à la fin, la complexité de son scénario vient néanmoins alourdir l’ensemble, à cause d’un trop-plein de personnages dont on peine souvent à percevoir les intentions.

Inspiré de faits réels, le long-métrage nous renseigne sur la vie d'un homme ayant réellement existé, Cioma Schönhaus. Né le 28 septembre 1922 à Berlin et décédé le 22 septembre 2015 en Suisse, ce graphiste aura échappé à la déportation grâce à ses talents de faussaire. Ayant perdu ses grands-parents et ses parents dans les camps de la mort, ce n'est qu'à 70 ans qu'il va oser dire qu'il est juif et qu'il va partager son expérience auprès du grand public. Interprète de ce personnage au parcours comme aucun autre, Louis Hofmann a révélé dans les colonnes du Time of Israel n'avoir, avant ce projet, jamais eu connaissance de l’existence de Cioma Schönhaus : "Ça a été plus fort encore après la lecture des mémoires de Schönhaus. C’était un personnage incroyable. Son histoire est tellement porteuse de sens. Il a été une improbable source de lumière dans une période de ténèbres. J’ai essayé de trouver cette énergie, cette lumière en moi, pour interpréter ce rôle."
LE FAUSSAIRE, Maggie Peren 2022, Louis Hofmann, Luna Wedler, Nina Gummich, André Jung (histoire)@@ (E)
Berlin, 1942. Cioma Schönhaus, 20 ans à peine, vit dans l’illégalité. Si sa blondeur angélique le fait passer pour un Allemand ordinaire, il est en réalité le seul rescapé d’ ...

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LE FIDELE, Michaël R. Roskam 2017, Matthias Schoenaerts, Adèle Exarchopoulos (thriller sport)@@


Gino est braqueur, l’un des meilleurs du « plat pays » : précis, respecté et, surtout, discret. Quand il croise la route de Bénédicte (Adèle Exarchopoulos, incandescente), coureuse automobile et fille d’un puissant patron de cimenterie, on sent que ces deux animaux sauvages étaient faits pour se rencontrer.

TELERAMA
Gino est braqueur, l’un des meil­leurs du plat pays. Quand il croise la route de Bénédicte, coureuse automobile, c’est le coup de foudre. Un film de gangsters viril dopé à la passion amoureuse. Avec deux acteurs incandescents.

Après le magistral Bullhead, thriller crépusculaire dans un milieu pourri d’éleveurs de bovins, le jeune prodige flamand Michaël R. Roskam avait nettement moins convaincu avec son deuxième film, Quand vient la nuit, tourné à Hollywood. Epaulé par le duo de scénaristes de Jacques Audiard, dont on reconnaît la patte (un cocktail de déterminisme social, de passion amoureuse et de marginalité), il revient cette fois-ci sur ses terres pour confier à son acteur fétiche, Matthias Schoenaerts, un très beau rôle d’homme blessé, rendu mutique par un traumatisme d’enfance.

Le Fidèle, comme son titre le suggère, est plus qu’un film de gangsters virils à la Olivier Marchal. L’inéluctable descente aux enfers du couple, aussi chargée soit-elle en péripéties, reste, jusqu’au bout, éclairée par la puissance de leur amour.

LE FIDELE, Michaël R. Roskam 2017, Matthias Schoenaerts, Adèle Exarchopoulos (thriller sport)@@ (E)
Gino est braqueur, l’un des meilleurs du « plat pays » : précis, respecté et, surtout, discret. Quand il croise la route de Bénédicte (Adèle Exarchopoulos, incandescente), coureuse automo ...

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LE FILS DE SAUL, Laszlo Nemes 2015, Géza Röhrig, Sándor Zsótér (histoire shoah)@@@


Octobre 1944, Auschwitz-Birkenau. Saul Ausländer est membre du Sonderkommando, ce groupe de prisonniers juifs isolé du reste du camp et forcé d'assister les nazis dans leur plan d'extermination. Il travaille dans l'un des crématoriums quand il découvre le cadavre d'un garçon dans les traits duquel il reconnaît son fils. Alors que le Sonderkommando prépare une révolte, il décide d'accomplir l'impossible : sauver le corps de l'enfant des flammes et lui offrir une véritable sépulture.

TELERAMA
Saul est un prisonnier juif d’Auschwitz affecté aux Sonderkommandos, groupes de forçats en sursis contraints de conduire les nouveaux arrivants à la chambre à gaz puis de transporter leurs cadavres aux fours crématoires. Découvrant un enfant agonisant, il affirme qu’il s’agit de son fils et, quand celui-ci finit par expirer, s’obstine à trouver un rabbin pour dire une prière. Il y a donc une double fiction (celle du film et celle, peut-être, du personnage) au sein même de ce réel des camps réputé impossible à représenter — voir les polémiques virulentes à propos de Kapò (1960), de Gillo Pontecorvo, La Liste de Schindler (1993), de Steven Spielberg, ou La vie est belle (1997), de Roberto Benigni.

Le parti pris de László Nemes consiste à éviter de mettre en scène frontalement l’horreur : il filme avant tout le visage de son personnage en gros plan. C’est dans le hors-champ que l’enfer se déchaîne, suggéré par une bande-son peuplée de gémissements et de bruits de coups. En se tenant scrupuleusement à ce procédé jusqu’aux ultimes ­secondes, Nemes réalise un travail avant tout irréprochable. C’est à la fois sa prouesse et sa limite. Car Le Fils de Saul renvoie chaque spectateur à ses propres contradictions. A son désir, malgré tout, de regarder ce qui ne peut sans doute être vu qu’à travers quatre photos floues prises secrètement à Auschwitz-Birkenau en 1944 (et évoquées dans le film) par un certain Alex, Juif grec mort dans le camp, témoignage dérisoire et majeur qui ne montre presque rien et dit absolument tout.
LE FILS DE SAUL, Laszlo Nemes 2015, Géza Röhrig, Sándor Zsótér (histoire shoah)@@@ (E)
Octobre 1944, Auschwitz-Birkenau. Saul Ausländer est membre du Sonderkommando, ce groupe de prisonniers juifs isolé du reste du camp et forcé d'assister les nazis dans leur plan d'extermination. Il travaille dans l'un des ...

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LE FILS PREFERE, Nicole Garcia 1994, Gerard Lanvin, Bernard Giraudeau, Pierre Mondy (societe)@@


Pour faire face à des difficultés financières, Jean-Paul Mantegna, entrepreneur, se tourne vers ses deux frères pour leur demander de l'aide. Mais, son aîné François, rejeté par la famille, est enseignant et n'a plus un sou tandis que son frère cadet, Philippe, un avocat richissime, refuse de lui donner le moindre centime. Jean-Paul est désespéré, mais où va-t-il pouvoir trouver cette forte somme d'argent?

TELERAMA
Les liens du sang ne sont pas forcément ceux du cœur… Nicole Garcia réussit un beau film d’hommes, sec et grave. César mérité pour Gérard Lanvin.

Gestionnaire hasardeux, Jean-Paul doit de l'argent à un usurier. Ses frères ne peuvent rien pour lui : François, professeur, n'a pas d'argent, et Philippe, qui fait des affaires en Italie, lui en veut pour une histoire de femme...

Nicole Garcia retrouve la densité psychologique et romanesque du cinéma français classique. La première moitié peine un peu, mais la suite est admirable. Arpentant ensemble le territoire de leur enfance, les trois hommes mesurent ce qui les a séparés, dressent le constat toujours repoussé de leur passé commun. Au-delà de l'anecdote, il y a un fort sentiment d'universalité dans cette histoire de famille. C'est du cinéma simple et adulte, brillant et grave.
LE FILS PREFERE, Nicole Garcia 1994, Gerard Lanvin, Bernard Giraudeau, Pierre Mondy (societe)@@ (E)
Pour faire face à des difficultés financières, Jean-Paul Mantegna, entrepreneur, se tourne vers ses deux frères pour leur demander de l'aide. Mais, son aîné François, rejeté par la fami ...

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LE FLIC DE BELLEVILLE, Rachid Bouchareb 2018, Omar Sy, Luis Guzmán (societe)@


Baaba est flic à Belleville, quartier qu'il n'a jamais quitté, au grand désespoir de sa copine qui le tanne pour enfin vivre avec lui, ailleurs, et loin de sa mère. Un soir, Roland, son ami d'enfance, est assassiné sous ses yeux. Baaba prend sa place d'officier de liaison auprès du Consulat de France à Miami, afin de retrouver son assassin. En Floride, flanqué de sa mère plus qu'envahissante, il est pris en main par Ricardo, un flic local toujours mal luné. Le duo explosif mène l'enquête.

TELERAMA
Lui, c’est Baaba Keita, simple flic dans le quartier chinois de Belleville, à Paris. Il porte les mêmes chemisettes que Magnum, il est cool comme Eddy Murphy, se prend le nez avec sa mère envahissante comme Guy Bedos dans Un éléphant, ça trompe énormément, et il fait du kung-fu comme Bruce Lee… Un soir, son meilleur ami, agent de liaison auprès du consulat français de Miami, se fait tuer sous ses yeux, après lui avoir révélé qu’il enquêtait sur un trafic de cocaïne impliquant un pays africain. Baaba (joué par Omar Sy) se fait muter à Miami pour résoudre ce meurtre et fait équipe avec Ricardo (Luis Guzman), un policier local aux méthodes très différentes des siennes…

L’histoire vous rappelle quelque chose ? C’est normal. Avec cette première incursion dans le registre de la comédie, Rachid Bouchareb (Indigènes, Hors-la-loi) rend un hommage assumé  au Flic de Beverly Hills – jusqu’à transposer quelques scènes de manière quasi identique – mais aussi à d’autres polars des décennies précédentes. Il achève ainsi une sorte de trilogie américaine, entamée avec Just Like a Woman (inspiré de Thelma et Louise), et La Voie de l’ennemi (inspiré de Deux Hommes dans la ville), deux fictions sensibles et réussies.

Le problème, perceptible dès les premières minutes, réside dans le fait qu’ici, la citation tient lieu de scénario et de mise en scène. Palmiers, soleil, jolies pépées en maillot de bain, coéquipiers mal assortis, méthodes peu orthodoxes, piscine et champagne… A force de se croire dans un film « à l’américaine », Rachid Bouchareb oublie d’en tourner un. Son propos se résume à un patchwork de références (L’Arme fatale, Deux flics à Miami, etc.) qu’il exploite très scolairement, au lieu de les détourner et de les renouveler, en jouant réellement sur le décalage culturel. 

De la France à l’Afrique en passant par les Etats-Unis, l’action se traîne au rythme d’un escargot sous anxiolytiques. Le rythme ne tient qu’à une bande-son tentant de colmater des scènes mollassonnes, et les gags se résument à une histoire de Twingo, ou à une blague récurrente pénible sur un nom français mal prononcé…

Les acteurs, faute de personnages à défendre et de dialogues consistants, se débattent comme ils peuvent. Omar Sy possède les épaules pour jouer le Frenchie charismatique, mais en l’occurrence, il n’a rien à jouer. Dans le rôle de la mère encombrante, Biyouna évoque une redite, en moins bien, de Marthe Villalonga dans ses rôles les plus hauts en couleur… Devant tant d’ennui, on se demande quelle était la nécessité de ce recyclage des comédies d’antan, qui se révèlent, en comparaison, presques écrasantes.  
LE FLIC DE BELLEVILLE, Rachid Bouchareb 2018, Omar Sy, Luis Guzmán (societe)@ (E)
Baaba est flic à Belleville, quartier qu'il n'a jamais quitté, au grand désespoir de sa copine qui le tanne pour enfin vivre avec lui, ailleurs, et loin de sa mère. Un soir, Roland, son ami d'enfance, est assassi ...

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LE GARDE DU CORPS, Francois Leterrier 1984, Jane Birkin, Gerard Jugnot, Sami Frey (comique)@


Barbara, une journaliste anglaise, tombe amoureuse de Julien, séduisant propriétaire d'un parc zoologique rencontré dans une agence matrimoniale où elle fait une enquête. Un mariage couronne rapidement leur idylle. Paul, le comptable de l'agence, soupçonne Julien d'avoir assassiné ses deux premières épouses. Éperdument amoureux de Barbara, il suit le jeune couple au Maroc, où il tente d'alerter et de protéger Barbara.

TELERAMA
Une jeune et jolie journaliste, Barbara, réalise un reportage sur les agences matrimoniales. C'est ainsi qu'elle rencontre le séduisant et ténébreux Julien Duchemin, déjà deux fois veuf. Un mariage couronne une idylle rondement menée. Paul, le comptable de l'agence, soupçonne Julien d'avoir assassiné ses deux premières épouses. Éperdument amoureux de Barbara, il se met en tête de la protéger. Aussi n'hésite-t-il pas à se lancer sur les traces du jeune couple, en lune de miel au Maroc. Il arrive à temps pour tirer Barbara du désert où son mari vient de l'abandonner. Mais la jeune femme, passionnée, refuse de se rendre à l'évidence et s'obstine à prendre son mari pour l'homme idéal...

LE GARDE DU CORPS, Francois Leterrier 1984, Jane Birkin, Gerard Jugnot, Sami Frey (comique)@ (E)
Barbara, une journaliste anglaise, tombe amoureuse de Julien, séduisant propriétaire d'un parc zoologique rencontré dans une agence matrimoniale où elle fait une enquête. Un mariage couronne rapidement leur ...

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LE GENDARME DE SAINT TROPEZ, Jean Girault 1964, Louis De Funes, Michel Galabru (comique)@@@


Imaginé par Richard Balducci après une rencontre insensée avec un gendarme assez débonnaire en poste à Saint-Tropez, le film raconte les aventures de Ludovic Cruchot, un gendarme très zélé, muté dans cette cité balnéaire de la côte d'Azur, avec le grade de maréchal des logis-chef. Il y découvre une brigade où il fait bon vivre et participe aux récurrentes chasses aux nudistes et aux nombreuses activités de détente de sa brigade, dirigée par l'adjudant Gerber, quelque peu dépassé.
LE GENDARME DE SAINT TROPEZ, Jean Girault 1964, Louis De Funes, Michel Galabru (comique)@@@ (E)
Imaginé par Richard Balducci après une rencontre insensée avec un gendarme assez débonnaire en poste à Saint-Tropez, le film raconte les aventures de Ludovic Cruchot, un gendarme très zél&eac ...

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LE GENDARME EN BALLADE, Jean Girault 1970, Louis de Funes, Michel Galabru (comique)@


Alors qu'il somnolait dans son bureau, le gendarme de Saint-Tropez est réveillé par son chef en colère pour lui apprendre qu'il va être mis à la retraite, ainsi que tous ses fidèles compagnons. De jeunes et robustes recrues les remplaceront.

TELERAMA
Cruchot apprend avec stupeur que ses hommes et lui sont mis à la retraite. Déçu, le célèbre gendarme se retire dans le château de son épouse Josepha et commence à composer un musée de souvenirs du temps de sa gloire tropézienne. Sa retraite forcée est interrompue par une visite de Gerber et Merlot, qui lui annoncent que Fougasse, amnésique à la suite d'un coup reçu sur la tête, a été interné dans une clinique. Sans hésiter, Cruchot rassemble ses hommes pour aller le délivrer. Une fois l'opération réussie, la joyeuse bande retourne à Saint-Tropez et reprend l'uniforme, espérant ainsi provoquer un choc capable de rendre la mémoire à Fougasse...
LE GENDARME EN BALLADE, Jean Girault 1970, Louis de Funes, Michel Galabru (comique)@ (E)
Alors qu'il somnolait dans son bureau, le gendarme de Saint-Tropez est réveillé par son chef en colère pour lui apprendre qu'il va être mis à la retraite, ainsi que tous ses fidèles compagnons. De je ...

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LE GENDRE DE MA VIE, François Desagnat 2017, Thomas Ruat, Kad Merad


Stéphane et Suzanne sont parents de trois jeunes femmes. Le tableau peut sembler idéal, mais Stéphane n'a jamais eu de fils et a toujours rêvé d'en avoir. Pour combler cette frustration, il accapare ses gendres et en tombe plus vite amoureux que ses filles.

TELERAMA
De Kad Merad, vraiment pas au top de la subtilité, à Julie Gayet, qui incarne le rôle passe-plats de son épouse, aucun acteur n’est vraiment servi par l’écriture épaisse des personnages. On est même gêné pour Zabou Breitman, venue se perdre en directrice de clinique grivoise qui passe son temps à palper le fessier de Stéphane… Son personnage est d’ailleurs à l’origine de la pire scène du film, lorsqu’elle fomente un traquenard sexuel pour éluder le gendre maudit. On ne voit vraiment rien à sauver dans cette comédie triviale, ni assez dingue, ni assez inventive pour être drôle.
LE GENDRE DE MA VIE, François Desagnat 2017, Thomas Ruat, Kad Merad (E)
Stéphane et Suzanne sont parents de trois jeunes femmes. Le tableau peut sembler idéal, mais Stéphane n'a jamais eu de fils et a toujours rêvé d'en avoir. Pour combler cette frustration, il accapare ses gen ...

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LE GENERAL, Buster Keaton 1927 (comique)@@@@


Conducteur de locomotive, Johnnie Gray habite à Marietta, en Géorgie. Il est fiancé à Annabelle Lee. La guerre de Sécession éclate : le père et le frère de la jeune fille sont incorporés. Pas Johnny, qu'on juge plus utile à son poste et qu'entache ainsi, aux yeux de tous et même de sa fiancée, un soupçon de couardise. Un jour, des soldats nordistes volent sa locomotive, la "General", et enlèvent dans la foulée sa fiancée, Annabelle Lee. De peur d'être définitivement pris pour un lâche, Johnnie s'en va-t-en guerre : il se lance seul à la poursuite des voleurs...

TELERAMA
Il chérit sa locomotive et sa bien-aimée. Quand éclate la guerre de Sécession, il s’engage… Réflexion burlesque sur la guerre.

Johnny Gray chérit autant la General, sa locomotive, qu'Annabelle, sa bien-aimée. Quand éclate la guerre de Sécession, il veut s'engager dans l'armée. Buster Keaton a toujours avoué un petit faible pour ce film en forme d'autoportrait paradoxal. Fini les allusions aux numéros de voltige que son père lui imposa dès le plus jeune âge. Buster Keaton prouve qu'il est devenu adulte et livre sa réflexion sur la guerre. Le Mécano de la General s'inspire d'un fait réel. En 1862, des espions nordistes prirent d'assaut une locomotive, à la gare de Big Shanty, près d'Atlanta.

Avec une minutie déontologique et dépensière (le plan de l'effondrement du train, tourné en grandeur nature, fut l'un des plus chers du cinéma muet américain), Buster Keaton a reconstitué la guerre de Sécession dans ses détails, en décors réels, dans l'Oregon. Devant cette toile de fond grouillante et incroyablement réaliste, il offre un one-man-show exceptionnel, qui n'est autre qu'un appel au droit à l'individualité, même en temps de crise, où le suivisme est roi.
LE GENERAL, Buster Keaton 1927 (comique)@@@@ (E)
Conducteur de locomotive, Johnnie Gray habite à Marietta, en Géorgie. Il est fiancé à Annabelle Lee. La guerre de Sécession éclate : le père et le frère de la jeune fille sont incorpor ...

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LE GENOU DE CLAIRE, Eric Rohmer 1970, Jean-Claude Brialy, Laurence de Monaghan(sentimental)@@


Jérôme, 35 ans, attaché d'ambassade, se rend près d'Annecy pour vendre la propriété familiale. Il y retrouve une ancienne amie, Aurora, romancière. Elle lui présente son hôtesse, Mme Walter, dont la fille Laura est une jeune lycéenne de 16 ans. Après son départ, Laura clame qu'elle est amoureuse de Jérôme, mais ce dernier va se laisser séduire par son amie Claire, dont il admire les genoux.

TELERAMA
Des jeunes gens, en vacances sur les rives du lac d’Annecy, se tournent autour. Dans le cinquième volet de la série des “Contes moraux”, Rohmer met en scène un brillant badinage.

Juste avant de se marier, Jérôme vient passer quelques jours dans la région d’Annecy, où il rencontre son amie Aurora, une romancière roumaine. Elle lui présente madame Walter et sa fille, Laura. Cette dernière s’entiche de Jérôme, qui, lui, est troublé par une autre jouvencelle, Claire.

Ce brillant badinage est le cinquième film de la série des « Contes moraux ». « Moral » ne signifie pas ici exemplaire, mais fait référence à l’esprit, à la pensée, en opposition à la pure notion de « physique ». Éric Rohmer joue ainsi du contraste entre une nature radieuse (les environs du lac d’Annecy, éblouis de soleil) et les préoccupations exclusivement psychologiques des personnages. Des oisifs raffinés, très civilisés, pour qui le corps exulte avant tout à travers les méandres de l’introspection et du langage. Ainsi, Aurora veut faire de ses amis les protagonistes de son prochain roman, cherche à transformer la chair en papier.

En définitive, le genou de Claire, objet de toutes les convoitises du héros, est une subtile et malicieuse métonymie du désir. Un genou rond et gracieux pour un corps. Une caresse furtive, un effleurement bénin mais incongru pour toute étreinte érotique. Ce huis clos à l’air libre se donne l’apparence d’une toute petite histoire : on y bavarde beaucoup, on y noue quelques intrigues, bref il ne se passe « rien ». Et pourtant, ces fragments d’un discours amoureux composent une extraordinaire étude du désir et de ses détours, de la jouissance verbale, quasi littéraire, qui accompagne toute inclination. Un bijou.
LE GENOU DE CLAIRE, Eric Rohmer 1970, Jean-Claude Brialy, Laurence de Monaghan(sentimental)@@ (E)
Jérôme, 35 ans, attaché d'ambassade, se rend près d'Annecy pour vendre la propriété familiale. Il y retrouve une ancienne amie, Aurora, romancière. Elle lui présente son hôtesse, ...

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LE GESTE DE TROP, Lars Becker, Natalia Woerner


Avocate spécialisée dans les violences sexuelles, Annabelle Martinelli est appelée par Layla Rekabi, une policière qui a roué de coups l’un de ses collègues, Tommy Bockhorn. La jeune femme affirme qu’elle ne faisait que se défendre contre cet homme qui l’a agressée sexuellement et la harcelait depuis longtemps. Mais la relation entre eux deux semble avoir été plus complexe qu&#039;il n&#039;y paraît, et les collègues de Layla brossent un tout autre portrait d&#039;elle : elle aurait déjà fait preuve de violence lors d&#039;interventions, notamment contre un prévenu dénommé Ayman Darwich. Les autres policiers affirment avoir couvert Layla parce qu&#039;ils avaient conclu avec Darwich un accord secret…
LE GESTE DE TROP, Lars Becker, Natalia Woerner (E)
Avocate spécialisée dans les violences sexuelles, Annabelle Martinelli est appelée par Layla Rekabi, une policière qui a roué de coups l’un de ses collègues, Tommy Bockhorn. La jeune femme aff ...

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LE GOUROU ET LES ENFANTS, Christopher Roth 2022, Paule Klink, Julia Hummer


En guerre contre le monde bourgeois, Otto Mühl a fondé une communauté dans une ancienne exploitation agricole. Les enfants y grandissent loin de leurs parents, encadrés par une poignée d'adultes. Considérant la famille nucléaire comme la racine des maux qui rongent la société, Otto prône la liberté sexuelle, bannit l'amour exclusif et dirige en potentat le quotidien de chacun. Jeanne, 14 ans, s'est accommodée des règles en vigueur jusqu'au jour où elle éprouve des sentiments pour Jean, 16 ans.

TELERAMA
En guerre contre le monde bourgeois, Otto Mühl fonde une communauté dans une ancienne exploitation agricole à la frontière austro-hongroise. En pleine nature, au milieu des poules et des chevaux, les enfants y grandissent loin de leurs parents, encadrés par une poignée d'adultes. Considérant la famille nucléaire comme la racine des maux qui rongent la société, Otto, qui prône la liberté sexuelle et bannit l'amour exclusif, dirige en potentat le quotidien de chacun. Jusqu'à présent, Jeanne, 14 ans, s'est accommodée des règles en vigueur dans la ferme autogérée. Mais les sentiments qu'elle éprouve pour Jean, 16 ans, l'amènent peu à peu à remettre en question l'autorité d'Otto. D'autant plus que ce dernier commence à s'intéresser à elle.
LE GOUROU ET LES ENFANTS, Christopher Roth 2022, Paule Klink, Julia Hummer (E)
En guerre contre le monde bourgeois, Otto Mühl a fondé une communauté dans une ancienne exploitation agricole. Les enfants y grandissent loin de leurs parents, encadrés par une poignée d'adultes. Consid&eacu ...

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LE GOUT DES AUTRES, Agnès Jaoui 2000, Jean-Pierre Bacri, Gérard Lanvin (sentimental)@@


Castella est un chef d'entreprise peu porté sur la culture. Pourtant, un soir, en allant par obligation assister à une représentation de "Bérénice", il tombe en adoration du texte et de l'actrice principale, Clara. Par une coïncidence, celle-ci va lui donner des cours d'anglais, nécessaires à son travail. Castella tente de s'intégrer à ce milieu artistique mais sans grand succès. On ne bouscule pas ainsi les cadres de références et les barrières culturelles sans faire d'histoires.

TELERAMA
Pluie de récompenses pour cette première réalisation de la cinéaste. Aidée par Bacri au scénario, elle fait exploser les clichés, les idées préconçues, et stigmatise nos petites mesquineries.

Six personnages à la raison sociale suffisamment affirmée pour qu’on puisse les affubler d’une étiquette : un chef d’entreprise rencontre une comédienne qui est amie avec une serveuse qui rencontre un garde du corps qui travaille avec un chauffeur qui conduit une décoratrice qui est la femme du chef d’entreprise… Mais Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri n’ont pas sitôt installé les cloisonnements qu’ils ébranlent leur édifice d’un joli coup de foudre. Idée sympathique : seule l’émotion artistique peut bouleverser le déterminisme social.

Agnès Jaoui s’est trouvé, en Manie la barmaid, un personnage à l’image de sa mise en scène : au service de ses partenaires. Il émane ici, comme de tous les films du tandem, des effluves consolateurs. Le problème, disait, dans Un air de famille (1996), le barman Darroussin à son patron Bacri, c’est « le manque de considération ». Le Goût des autres a l’intelligence de considérer beaucoup de monde…
LE GOUT DES AUTRES, Agnès Jaoui 2000, Jean-Pierre Bacri, Gérard Lanvin (sentimental)@@ (E)
Castella est un chef d'entreprise peu porté sur la culture. Pourtant, un soir, en allant par obligation assister à une représentation de "Bérénice", il tombe en adoration du texte et de l'actrice ...

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LE GOUT DES AUTRES, Henry Jean Servat, Bruno Bouvier 2013 (film documentaire)


participants: Françoise Arnoul Pierre Arditi Evelyne Bouix Mylène Demongeot Anna Karina Pascale Petit Mathilde Seigner Marina Vlady Dominique Besnehard Robert Hossein Gilles Jacob Muriel Mayette Holtz Nana Mouskouri Laurent Gerra
LE GOUT DES AUTRES, Henry Jean Servat, Bruno Bouvier 2013 (film documentaire) (E)
participants: Françoise Arnoul Pierre Arditi Evelyne Bouix Mylène Demongeot Anna Karina Pascale Petit Mathilde Seigner Marina Vlady Dominique Besnehard Robert Hossein Gilles Jacob Muriel Mayette Holtz Nana Mouskour ...

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LE GRAND ALIBI, Pascal Bonitzer 2007, Miou-Miou, Lambert Wilson (thriller)@@


Dans la demeure cossue d’un notable de province, le sénateur Henri Pages, la maîtresse de maison reçoit des convives pour le week-end. Pierre, médecin brillant et coureur impénitent, est venu accompagné de son épouse effacée ; il se retrouve sous le même toit qu’Esther, son amante. Il y a là également Philippe, écrivain alcoolique, et Marthe, une amie de la famille. Une invitée de dernière minute sème le trouble dans la maisonnée : il s’agit de Lea, une actrice italienne qui a eu une liaison passionnée avec Pierre.

Le soir même, Pierre et Lea font l’amour, mais le lendemain il lui annonce son intention de ne pas prolonger leurs retrouvailles. L’après-midi, alors que Pierre vient de se baigner dans la piscine, un coup de feu retentit. Il est retrouvé agonisant au bord du bassin, sa femme Claire auprès de lui, hébétée, une arme à la main.

Claire est immédiatement soupçonnée, mais est-elle réellement coupable ? Les apparences peuvent être trompeuses, d’autant que d’autres qu’elle avaient des raisons de le tuer.

TELERAMA
Adapté d’un roman mineur de la reine du polar, ce film est un Cluedo bobo non dénué de charme et peuplé d’acteurs en verve, dont Miou-Miou, Valeria Bruni Tedeschi et Lambert Wilson.

Whodunit est l’expression anglo-saxonne pour ce genre de suspense criminel. Littéralement : « Qui l’a fait ? » On pourrait l’appliquer au film lui-même. Qui signe cette tragi-comédie policière chorale au style modeste ? Pascal Thomas, sur la lancée de ses adaptations d’Agatha Christie, comme Mon petit doigt m’a dit ? Perdu, il s’agit de Pascal Bonitzer, grand scénariste (pour Rivette, Téchiné), auteur de plusieurs films cruels jamais loin de l’autoportrait, comme Rien sur Robert ou Cherchez Hortense.

Cela élucidé, Le Grand Alibi n’est pas sans un petit charme, dans sa catégorie de Cluedo bobo, option maison de campagne et jardinage. Outre Lambert Wilson, en ponte de la psychiatrie et bourreau des cœurs, la troupe témoigne d’un solide sens de la composition florale, des boutons de rose (Céline Sallette, Agathe Bonitzer) aux tulipe et pivoine en fleurs (Valeria Bruni Tedeschi, Anne Consigny), du lierre persistant (Pierre Arditi) au cactus sauvage (Mathieu Demy). Une actrice se détache du lot : Miou-Miou, savoureuse en maîtresse de maison discrètement malveillante. Quant à l’intrigue elle-même, issue, donc, d’un Agatha Christie assez peu prisé, Le Vallon, elle fait la blague. Au bout du compte, encore un polar dont la résolution rappelle le coup de théâtre final de L’Invraisemblable Vérité, de Fritz Lang. Pourtant, c’est à Hitchcock que Pascal Bonitzer a emprunté son titre, justifiant cette audace par le fait que Le Grand Alibi (1950) est loin d’être un chef-d’œuvre…
LE GRAND ALIBI, Pascal Bonitzer 2007, Miou-Miou, Lambert Wilson (thriller)@@ (E)
Dans la demeure cossue d’un notable de province, le sénateur Henri Pages, la maîtresse de maison reçoit des convives pour le week-end. Pierre, médecin brillant et coureur impénitent, est venu accompag ...

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LE GRAND BAIN, Gilles Lillouche 2016, Mathieu Amalric, Benoir Poelvoorde, Virginie Efira, Marina Fois, Guillaume Canet, Philippe Katerine (sport societe)@@@


Bertrand, la quarantaine, dépressif, retrouve un sens à sa vie en rejoignant une équipe de natation synchronisée masculine. Pour chacun des membres, les entraînements sont une soupape et un refuge.

TELERAMA
Sept types neurasthéniques sortent la tête de l’eau en se lançant dans la natation synchronisée. Tonique et émouvant.
C‘est donc l’histoire d’une bande d’hommes entre deux âges, cabossés par la vie, qui tentent de reprendre en main leur destin en se lançant dans la natation synchronisée. Autrement dit, un film sur des types en slip de bain et claquettes, suffisamment inconscients — ou désespérés — pour jouer les Esther Williams de piscine municipale. À partir d’un tel argument, on pouvait s’attendre à une pochade facile. Pourtant, avec ce Full Monty à la française, Gilles Lellouche orchestre un ballet aquatique à la fois improbable — il s’agit de préparer les championnats du monde — et émouvant. Ce qu’il célèbre, ce n’est pas la masculinité triomphante, mais celle qui ose exposer ses failles et prendre des coups.

La piscine est ce grand bain amniotique où ces vieux bébés vont renaître, s’affirmer, se réinventer, se dépasser, sous la houlette de deux femmes — Virginie Efira et Leïla Bekhti, parfaites dans les rôles du bon et du méchant coach. « Accepte la femme en toi ! », répète Virginie Efira, la plus maternante. Il leur faut cesser de vouloir correspondre à un idéal de virilité ancestral ou à un modèle de compétitivité, et privilégier le travail d’équipe, la solidarité qui réchauffe…

Les bons mots et les gags n’empêchent pas le film, en filigrane, d’égratigner les dérives de notre société individualiste et la course à la performance, et de porter un message de fraternité qui, derrière le second degré, assume le premier.

Bertrand, un quinquagénaire chômeur sous antidépresseurs, tombe par hasard sur une petite annonce de recrutement d'un nouveau membre pour un club amateur de natation synchronisée masculine à la piscine municipale. Il y rencontre Laurent, manager irascible, Marcus, patron malheureux d'une boîte vendant des piscines et des spas, Simon, rockeur raté, le naïf Thierry, fan de Julien Clerc et préposé au ramassage des bouées, Avanish, un Sri-Lankais qui communique dans sa langue avec tout le groupe. Avec leur tyrannique entraîneuse Amanda, en fauteuil roulant, et Delphine, une ancienne nageuse star, ils vont tenter de gagner le championnat du monde de la discipline...
LE GRAND BAIN, Gilles Lillouche 2016, Mathieu Amalric, Benoir Poelvoorde, Virginie Efira, Marina Fois, Guillaume Canet, Philippe Katerine (sport societe)@@@ (E)
Bertrand, la quarantaine, dépressif, retrouve un sens à sa vie en rejoignant une équipe de natation synchronisée masculine. Pour chacun des membres, les entraînements sont une soupape et un refuge.


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LE GRAND BAZAR, Claude Zidi 1973, Michel Serrault, Les Charlots, Michel Galabru (comique)@@


Quatre amis, Gérard, Jean-Guy, Phil et Jean, habitent la même barre d'immeuble dans une cité HLM. Également collègues, ils travaillent à l'usine, mais leur incompétence notoire leur vaut d'être renvoyés.

TELERAMA
Quatre amis, Gérard, Jean-Guy, Phil et Jean, habitent la même barre d'immeuble dans une cité HLM. Egalement collègues, ils travaillent à l'usine. Mais leur incompétence notoire leur vaut d'être renvoyés. Emile, le propriétaire de l'épicerie-buvette qu'ils fréquentent régulièrement, leur suggère de gagner un peu d'argent en bricolant pour les habitants de la cité. Très vite, le quatuor va trouver une occupation à plein temps : il décide de défendre l'épicier, menacé de fermeture à cause de la concurrence impitoyable que lui fait un supermarché récemment installé dans le quartier, baptisé Euromarché...
LE GRAND BAZAR, Claude Zidi 1973, Michel Serrault, Les Charlots, Michel Galabru (comique)@@ (E)
Quatre amis, Gérard, Jean-Guy, Phil et Jean, habitent la même barre d'immeuble dans une cité HLM. Également collègues, ils travaillent à l'usine, mais leur incompétence notoire leur vaut d'&ec ...

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LE GRAND CHARIOT, Philippe Garrel 2023, Louis Garrel, Damien Mongin, Esther, Lena Garrel, Francine Bergé Aurélien Recoing (societe)@@


Depuis toujours, Louis et ses deux soeurs, Martha et Lena, assistent leur père, qui dirige le Grand Chariot, un théâtre de marionnettes dont leur grand-mère a fabriqué toutes les poupées. Tous ensemble, ils vont de ville en ville avec leur spectacle itinérant. Mais un jour, le père meurt d'une attaque au cours d'une représentation, laissant ses enfants livrés à eux-mêmes. Les membres restants de la famille se demandent quoi faire : laisser tout tomber ou tenter coûte que coûte de préserver son héritage ?

TELERAMA
Dans cette famille, on est marionnettiste de père en fils (et filles). Vient le moment pour le patriarche de s’effacer. Le réalisateur réunit pour la première fois ses trois enfants à l’écran dont Louis Garrel.

La question de la transmission entre un père menuisier et son fils était au centre de L’Amant d’un jour (2017), le précédent long métrage de Philippe Garrel. L’apprentissage, la perpétuation d’un certain artisanat envers et contre tout, les liens et les legs entre les générations font à nouveau vibrer Le Grand Chariot, Ours d’argent de la mise en scène au dernier Festival de Berlin 1. Mais avec une dimension autofictionnelle encore plus marquée.

Dans cette chronique touchante d’une famille de marionnettistes qui vit et travaille de manière fusionnelle dans un grand pavillon de banlieue, le personnage du patriarche (interprété par Aurélien Recoing) doit beaucoup à Maurice Garrel, le père de Philippe, qui fut lui-même manipulateur de marionnettes avant de devenir comédien. Et le réalisateur a, pour la première fois, réuni devant sa caméra ses trois enfants, Louis, Esther et Lena, dans les rôles des héritiers qui reprendront (ou non) les rênes de la troupe, une fois le fondateur disparu.

Un air de testament
Le Grand Chariot est un film plus doux, plus tendre que d’habitude, mais profondément garrélien. On y retrouve l’obsession de la mort et l’incertitude du sentiment amoureux, le refus des signes extérieurs de modernité et le talent de l’auteur des Amants réguliers à filmer les femmes comme les actrices au temps du muet – en couleurs, ici, magnifiées par les lumières de Renato Berta, après quatre films en noir et blanc. Il y a aussi la figure de l’artiste maudit, un peu superflue ici, à travers le personnage du peintre Pieter, mal défini (et pas toujours bien joué par Damien Mongin…), notamment dans l’évocation superficielle de son amitié avec Louis, le fils aîné (Louis Garrel, bien sûr).

Le film est plus convaincant quand il s’attache de manière quasi documentaire à la pratique professionnelle de ses héros marionnettistes, dont l’art menacé devient la métaphore d’un monde qui laisse mourir les traditions. Il est aussi beaucoup plus émouvant quand Philippe Garrel se concentre sur cette famille de fiction qui ressemble à la sienne dans une démarche qui ressemble à un testament : dans la deuxième partie du Grand Chariot, le père disparaît et c’est comme si le cinéaste lui-même regardait ses enfants poursuivre l’aventure sans lui.
LE GRAND CHARIOT, Philippe Garrel 2023, Louis Garrel, Damien Mongin, Esther, Lena Garrel, Francine Bergé Aurélien Recoing (societe)@@ (E)
Depuis toujours, Louis et ses deux soeurs, Martha et Lena, assistent leur père, qui dirige le Grand Chariot, un théâtre de marionnettes dont leur grand-mère a fabriqué toutes les poupées. Tous ensemb ...

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LE GRAND SOMMEIL, Howard Hawks, Humfrey Bogart, Lauren Bacall


Le général Sternwood engage le détective privé Philip Marlowe pour régler une affaire de chantage dont il est victime. Un dénommé Geiger possèderait des photos compromettantes de sa fille cadette, Carmen. Cependant, Marlowe découvre que le maître chanteur a été assassiné. Rapidement, les cadavres s'accumulent et l'intrigue se complique. De nombreux personnage entrent en scène, dont Vivian, la soeur aînée de Carmen.

TELERAMA
« Vous cherchez ce que je cherche, et je cherche ce que vous cherchez... », marmonne Humphrey Bogart à une poupée en larmes. Nous aussi, on cherche un sens à cette intrigue, que Raymond Chandler lui-même ne savait pas expliquer. En voici tout de même quelques bribes : un élégant général retranché dans une serre à orchidées engage le détective Marlowe pour régler une fumeuse affaire. Le vieil homme est papa de deux araignées venimeuses qui vont prendre Marlowe dans leur toile... Dans le roman original de Chandler, la première remarque que Marlowe se prend dans les dents est : « Tall, aren't you ? » Traduction : « Vous êtes grand, n'est-ce pas ? » Dans le film, la réplique devient : « You're not very tall, are you ? » En français : « Vous n'êtes pas très grand, hein ? » Une sacrée preuve de l'admiration de Howard Hawks pour Humphrey Bogart, dont les adorables travers sont ici tous magnifiés : la carrure de jockey fatigué, le sourire narquois, la gorge tapissée de « clous de cercueil », comme il surnommait ses indispensables cigarettes...

L'acteur joue avec sa chère et tendre une belle partie de fléchettes verbales, dont la cible est très souvent sexuelle. Comment la censure de l'époque, si frileuse, a-t-elle pu laisser la discussion où Lauren Bacall reproche au détective de ne jamais passer à l'acte, pour s'entendre décliner une jolie confession métaphorique sur les chevaux de course ? Joyaux d'écriture, leurs échanges éblouissent aussi les yeux, comme dans un rêve où la nuit serait baignée de lumière. — Marine Landrot
LE GRAND SOMMEIL, Howard Hawks, Humfrey Bogart, Lauren Bacall (E)
Le général Sternwood engage le détective privé Philip Marlowe pour régler une affaire de chantage dont il est victime. Un dénommé Geiger possèderait des photos compromettantes de sa fi ...

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LE GUEPARD, Luchino Visconti 1963, Burt Lancaster, Romolo Valli (histoire saga)@@


D'après l'oeuvre de Giuseppe Tomasi Di Lampedusa. Musique de Nino Rota. En 1860, tandis que la Sicile est submergée par les bouleversements de Garibaldi et de ses chemises rouges, le prince Salina se rend avec toute sa famille dans sa résidence de Donnafugata. Prévoyant le déclin de l'aristocratie, ce dernier accepte une mésalliance et marie son neveu Tancrède à la fille du maire de la ville, représentant la classe montante.

TELERAMA
1860, en Sicile. Visconti peint la décadence d’un monde aristocratique avec un raffinement inouï… et une lucidité politique ravageuse. Avec Alain Delon et Claudia Cardinale, fascinants de beauté, et Burt Lancaster, royal félin fatigué.

Le Guépard reprend le Risorgimento là où Senso l’avait laissé, mais le mélodrame cède la place au réalisme glacé. Le film historique, pour Visconti, n’est jamais une reconstitution : le soin apporté aux décors et aux costumes est un moyen pour imposer un imaginaire. La contemplation l’emporte sur l’action. Le cinéaste n’en rend que plus pathétique ce monde qui va à sa perte.

Tancrède (Alain Delon) savoure l’avènement d’une nouvelle classe sociale, la sienne, sous le regard du prince Salina (Burt Lancaster), fasciné et séduit par cet être en marche. Mais en marche vers quoi ? Si Tancrède approuve la répression des émeutes de 1866, on peut se demander comment il réagirait, plus tard, face au fascisme… Au prince il ne reste, comme ultime consolation, que la beauté d’un domaine ou, même si cela paraît bien dérisoire, celle d’un bal. Cependant, au matin, ce sont les pots de chambre souillés par les invités que survole la caméra de Visconti…

LE GUEPARD, Luchino Visconti 1963, Burt Lancaster, Romolo Valli (histoire saga)@@ (E)
D'après l'oeuvre de Giuseppe Tomasi Di Lampedusa. Musique de Nino Rota. En 1860, tandis que la Sicile est submergée par les bouleversements de Garibaldi et de ses chemises rouges, le prince Salina se rend avec toute sa famille ...

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LE JAGUAR, Francis Veber 1996, Jean Reno, Patrick Bruel (aventure)@@


François Perrin est un flambeur superficiel, séduisant, drôle, mais toujours au bord de l'escroquerie. Jean Campana est anthropologue, il accompagne Wanù, un Indien d'Amazonie, venu effectuer en Europe une tournée de sensibilisation au sort de sa forêt et de ses habitants. Tous les trois se retrouvent un soir dans l'ascenseur de l'Hôtel Crillon à Paris. C'est alors que la vie de Perrin bascule.

TELERAMA
Bruel et Reno remplacent Pierre Richard et Gérard Depardieu et campent un duo infernal. Sympathique.
Coucou, les revoilà : Perrin et Campana, les frères ennemis de La Chèvre, forcés à cohabiter le temps d'un voyage exotique. Même canevas, mêmes noms, seuls les acteurs ont changé : Pierre Richard a cédé la place à Patrick Bruel (Perrin) et Jean Reno (Campana) remplace Gérard Depardieu. Depuis quinze ans, Francis Veber brode sur le même thème. Ceux qui lui reprochent d'exploiter un filon oublient que la confrontation de deux personnages antagonistes reste le meilleur ressort de la comédie. L'essentiel est que, de Chèvre en Compères, Veber sache varier les ingrédients.

La nouveauté, ici, c'est le troisième comparse. Malin, Veber a senti le vent : l'Indien d'Amazonie est bien côté en bourse, surtout s'il se promène en pagne sur les Champs-Elysées. Voici donc Wanu, chaman respecté venu alerter l'opinion française de la destruction de la forêt tropicale. Dans l'ascenseur du Crillon, Wanu a le coup de foudre pour Perrin, petit don juan poursuivi par la mafia des jeux. Perrin accepte une providentielle mission et s'envole pour le Brésil, accompagné de devinez qui ? Campana, l'organisateur de la tournée de Wanu.

Dès lors, tout roule : échanges aigres-doux, pugilats, marches forcées dans la jungle. Et même légère romance avec une superbe Indienne (forcément : l'actrice s'appelle Velasquez !). Dans ce troisième « after Chèvre », le duo Bruel-Reno est efficace. Le message écolo passe en douceur, sur fond de cartes postales luxuriantes. On peut sourire devant ces bons sauvages d'opérette, mais, en glissant dans son film quelques clins d'oeil à Tintin (Le Temple du soleil), Francis Veber donne le ton : Le Jaguar est une BD sympa, idéale pour les jeunes de 7 à, disons, 17 ans.


SYNOPSIS
Wanu, un Indien d'Amazonie, et son interprète, Campana, effectuent en France une campagne de sensibilisation sur la dégradation de la forêt amazonienne. Une panne subite d'ascenseur, à l'hôtel Crillon, met les deux hommes en présence d'un jeune flambeur, François Perrin. Wanu voit aussitôt en Perrin l'homme qu'il appelle "l'Elu", seul être au monde capable de le sauver d'une mort qu'il pense imminente. Perrin se moque éperdument de Wanu, jusqu'au moment où une bande de tueurs se mêle de la partie, lui réclamant de manière plus qu'insistante une somme exorbitante qu'il a perdue au jeu. Perrin accepte de suivre Campana en Amazonie, pensant échapper à ses poursuivants. Les relations entre les deux hommes sont tendues...

LE JAGUAR, Francis Veber 1996, Jean Reno, Patrick Bruel (aventure)@@ (E)
François Perrin est un flambeur superficiel, séduisant, drôle, mais toujours au bord de l'escroquerie. Jean Campana est anthropologue, il accompagne Wanù, un Indien d'Amazonie, venu effectuer en Europe une tourn&e ...

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LE JARDIN DES FINZI CONTINI, Vottorio de Sica 1970, Dominique Sanda, Helmut Berger (histoire guerre)@@


Italie, 1938. Ayant entrepris depuis peu de se convertir à l'antisémitisme, le régime fasciste multiplie les mesures vexatoires contre les Juifs italiens, mais la famille Finzi-Contini, pilier de l'aristocratie de Ferrare depuis des générations, ne croit pas à l'imminence de la menace. Les deux enfants adultes, Micól et Alberto, aiment bien donner des parties et jouer au tennis dans l'immense parc qui entoure le palazzo familial.

TELERAMA
Italie, 1938. Film obsédant de Vittorio De Sica, dont la mise en scène suggère la progression de l’antisémitisme et la corrosion du fascisme.
Dans la fin de carrière décevante de Vittorio De Sica, “Le Jardin des Finzi-Contini” est obsédant pour ses qualités esthétiques.
Le jardin des Finzi-Contini est ouvert : c’est l’occasion pour quelques jeunes gens de Ferrare d’entrer dans cette somptueuse propriété et d’y retrouver, sur le court de tennis, la belle Micòl. Mais, en 1938, dans l’Italie fasciste, les juifs sont exclus des écoles, des entreprises et… des clubs de tennis.

Ce film unique est dédié à l’évocation minutieuse et poignante d’une chose invisible : le sentiment de la fin. Dans le jardin de la propriété où Micòl et Giorgio retrouvent leur enfance, De Sica filme des arbres majestueux qui ont plus de cinq cents ans, et de frêles silhouettes. Il est dans la fragilité du présent, comme à la surface d’une réalité qu’il effleure pour dire tout ce qu’elle a d’éphémère. Ce style très particulier est d’une beauté sublime mais il faut accepter le fatalisme de ce film où tout est déjà joué. À la victoire impitoyable des exterminateurs, rien ne s’oppose ici. La mort hante le splendide jardin. Tout en choisissant un registre éminemment intime, De Sica donne toute sa résonance à l’Histoire en marche. L’atmosphère d’époque qu’il reconstitue fait ressentir la raréfaction de l’air pour les juifs, les décors deviennent souricière, le piège n’a plus qu’à se refermer. Ce film dont chaque plan dit la douceur de vivre qui s’en va, et qui déploie une délicatesse aérienne pour raconter une tragédie, finit par être d’une puissance émotionnelle rare.
LE JARDIN DES FINZI CONTINI, Vottorio de Sica 1970, Dominique Sanda, Helmut Berger (histoire guerre)@@ (E)
Italie, 1938. Ayant entrepris depuis peu de se convertir à l'antisémitisme, le régime fasciste multiplie les mesures vexatoires contre les Juifs italiens, mais la famille Finzi-Contini, pilier de l'aristocratie de Ferra ...

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LE JEU DE LA VERITE, François Desagnat 2013, Philippe Lellouche, Vanessa Demouy (societe)@


Depuis le lycée, Fabrice, chef de cabinet ministériel constamment débordé, Pascal, sur le point de divorcer, et Jules, comédien dilletante et éternel célibataire, ne se sont jamais quittés. Ils ne rateraient pour rien au monde leur sacro-saint dîner hebdomadaire. Mais l'arrivée d'un quatrième invité pourrait bien mettre à mal leur belle amitié de trente ans. Margaux, la fille la plus jolie et populaire de leur lycée, a refait surface et doit arriver dans quelques minutes. Tous étaient fous amoureux d'elle. Commence alors une bataille de chiffonniers afin de ravir le coeur de la belle. Or celle-ci leur réserve une drôle de surprise...

ALLOCINE
J'y suis allez un peu à reculons, car les critiques n'étaient pas forcément très positives. Et aussi c'est une pièce de théâtre de plus mise à l'écran. Une déception à venir comme Le Prénom? ou un futur succès comme l'inoubliable Dîner de Con? Et bien, c'est entre les deux je trouve, on est ici face à un bon film. L'introduction pose bien les choses et après les acteurs, l'humour s'occupent du reste. Je nuance juste sur la fin ou ...
LE JEU DE LA VERITE, François Desagnat 2013, Philippe Lellouche, Vanessa Demouy (societe)@ (E)
Depuis le lycée, Fabrice, chef de cabinet ministériel constamment débordé, Pascal, sur le point de divorcer, et Jules, comédien dilletante et éternel célibataire, ne se sont jamais quitt&eacu ...

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LE JOUR DE MA MORT, Thierry De Peretti 2006


Quand une voyante a prédit à Lisa une mort le 15 août dans la peur et la violence, celle-ci a haussé les épaules. Pourtant, ce matin, alors que le jour se lève sur une ville déserte et écrasée de chaleur, la police est aux abois : le tueur de femmes aux trois victimes frappera à nouveau d'ici minuit. Et Lisa se sent soudain moins sereine. D'autant qu'elle en est sûre : un homme s'est introduit dans l'immeuble vide. Il va faire très chaud, ce 15 août.

TELERAMA
Lisa va-t-elle mourir le 15 août, comme une voyante le lui a prédit ? On aimerait trembler, mais scénario paresseux, acteurs en difficulté… On en rirait presque.

Lors de vacances au Maroc, une voyante prédit à Lisa qu’elle mourra le 15 août, dans des conditions extrêmement violentes. La jeune fille n’en a cure et chambre ses copines plus crédules. Arrive la date fatidique, dans un Paris désert pour cause de canicule. Sans suer une seule goutte, Lisa, qui est étudiante, prépare sa soutenance de thèse dans son vaste appartement avec terrasse. Une silhouette l’observe de loin. Dans le même temps, la police est aux aguets car un tueur en série a déjà commis trois crimes de jeunes femmes. Le tandem de policiers enquêteurs sont en réalité deux ex. Elle (Naidra Ayadi), bien que se remettant d’un burn-out qui fait douter son coéquipier (Frédéric Diefenthal) de ses capacités, multiplie les fulgurances… si l’on peut dire.

Tellement paresseux, le scénario met les acteurs en difficulté. Lorsque Naidra Ayadi dit, l’air pénétré, « ce type fait payer les femmes puissantes qui ne considèrent pas leur genre comme une fatalité », elle ânonne. Réplique du partenaire, profondément interloqué : « un mas-cu-li-niste ? ! » Voilà pour le mobile du criminel, finalement très accessoire. Les seconds rôles ont encore moins de complexité, tel le personnage du voisin directement étiqueté suspect no 1. Et l’amoureux qui a menti à Lisa sur son identité nous téléguide vers une fausse piste évidente. Aucune tension dans ce qui devrait être un compte à rebours vers l’horreur. À se demander si le récit ne va pas basculer dans le burlesque. Surtout quand l’héroïne hurle en grimaçant au téléphone : « Mais le tueur, il veut me tuer, putain ! »
LE JOUR DE MA MORT, Thierry De Peretti 2006 (E)
Quand une voyante a prédit à Lisa une mort le 15 août dans la peur et la violence, celle-ci a haussé les épaules. Pourtant, ce matin, alors que le jour se lève sur une ville déserte et é ...

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LE JOUR LE PLUS LONG, Darryl Zanuck 1962, John Wayne, Henri Fonda, Robert Mitchum (histoire guerre)@@@


En 1944, les Alliés se préparent pour la grande offensive qu'ils ont prévue en Normandie et qui devrait définitivement débarrasser l'Europe du fléau nazi. Chaque état-major est en effervescence. Le général Eisenhower hésite quant à la date fixée, le 6 juin, en raison du mauvais temps. L'atterrissage des troupes aéroportées et le débarquement sur cinq plages en mer du Nord s'annoncent difficiles.

TELERAMA
En 1962 Le Jour le plus long marqua autant les esprits que le Soldat Ryan, de Steven Spielberg, sorti trente-six ans plus tard. Le projet, lancé par Darryl F. Zanuck, était faramineux : la production la plus chère, cinquante-sept stars internationales, six réalisateurs, Romain Gary au scénario, Maurice Jarre et Paul Anka à la musique, Bourvil et Mitchum au générique. Le succès fut phénoménal.
Le débarquement (tourné en Corse !) et l’assaut de Sainte-Mère-Église, avec le parachutiste accroché au clocher, sont restés ancrés dans nos mémoires. Mais, en revoyant le film, on se laisse aussi prendre par le réalisme des scènes de caserne, par les moments intimistes (même si la partie française est la moins convaincante) et par le suspense de la tactique militaire. Aujourd’hui, Le Jour le plus long, avec ses nombreuses intrigues parallèles, serait décliné en série télé sur plusieurs saisons…
LE JOUR LE PLUS LONG, Darryl Zanuck 1962, John Wayne, Henri Fonda, Robert Mitchum (histoire guerre)@@@ (E)
En 1944, les Alliés se préparent pour la grande offensive qu'ils ont prévue en Normandie et qui devrait définitivement débarrasser l'Europe du fléau nazi. Chaque état-major est en effervescen ...

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LE JOURNAL DE BRIDGET JONES, Sharon Maguire 2001, Renée Zellweger, Colin Firth, Hugh Grant (comique sentimental)@@@


Bridget Jones, célibataire, la trentaine, a deux ambitions dans la vie : perdre du poids et trouver le grand amour. Tandis que ses amis ne cessent de lui prodiguer des avis aussi inutiles que désespérés, Bridget fond pour son patron, le charmant et sexy Daniel Cleaver. Sa mère, quant à elle, semble toute décidée à la voir former un couple avec le détestable et ennuyeux Mark Darcy...

TELERAMA
Les tribulations d’une gentille célibataire londonienne, avec Renée Zellweger, irrésistiblement lunaire et gaffeuse. Un divertissement frivole et drôle.

Incroyable. Suis dans film avec vedettes masculines. D'abord Hugh Grant, mignonnet malgré efforts pour jouer salaud et bourreau des coeurs. Et puis Colin Firth, le vrai, dont je parle dans mon journal, joue mon taciturne amoureux. Incroyable ! Suis aux anges. Gags très très drôles. Normal : toutes les gaffes sont de moi... L'actrice, Renee Zellweger, très bien aussi. A toujours l'air un peu embrumée et, pour m'incarner, cette Texane imite l'accent londonien. Mais une question humiliante : pourquoi a-t-elle pris dix kilos pour le rôle ? Incroyable... »

Bridget Jones, héroïne british à la première personne d'un best-seller de la chroniqueuse Helen Fielding, adorerait sûrement l'adaptation de son « journal » au cinéma. C'est que, fidèle au bouquin, bien que moins ironique, le film s'adresse avant tout... à Bridget Jones. Elle a la hantise de finir toute seule dévorée par un berger allemand dans son deux-pièces perpétuellement en foutoir, se drape gravement dans une touchante futilité, chasse les kilos en trop et les amants potentiels avec une égale maladresse. Une trentenaire active, urbaine et très très sentimentale, reflet léger, léger de toute trentenaire, active, urbaine et très très sentimentale, aimant l'autodérision pas trop douloureuse et les chaussures Prada.

Du long métrage au livre, du livre à ses (innombrables) lectrices, la mise en abyme ne suscite aucun vertige sociologique, chaque étape ayant même tendance à renforcer la caricature. Mais la maladresse lunaire de Renee Zellweger et quelques épisodes hilarants (Bridget débarquant en Bunny dans une fête non déguisée...) épicent gentiment ce divertissement facile, dans la veine de Quatre Mariages et un enterrement. Et, le saviez-vous, la trame du livre comme du film est (vaguement !) inspirée du très noble Orgueil et préjugé, de Jane Austen. Incroyable, comme dirait Bridget.
LE JOURNAL DE BRIDGET JONES, Sharon Maguire 2001, Renée Zellweger, Colin Firth, Hugh Grant (comique sentimental)@@@ (E)
Bridget Jones, célibataire, la trentaine, a deux ambitions dans la vie : perdre du poids et trouver le grand amour. Tandis que ses amis ne cessent de lui prodiguer des avis aussi inutiles que désespérés, Bridget ...

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LE LION EN HIVER, Anthony Harvey 1968, Peter O Toole, Katharine Hepburn (histoire)@@


Intrigues et meurtres autour de la succession d'Henry II, roi d'Angleterre au XIIè siècle, et qui réunit sa femme Eléonore d'Aquitaine, exilée, ses trois fils, leur prétendante qui est aussi sa maîtresse, et le frère de cette dernière, le roi de France Philippe II.

TELERAMA
La réunion de famille qui tourne au vinaigre, à Noël, est un genre en soi qu’il est difficile d’égaler en férocité, une fois couplé à celui du récit médiéval et shakespearien. Nous sommes en 1183 et Henri II d’Angleterre, comme le roi Lear et ses filles, a trois fils et une succession à régler. Le 24 décembre le vieux lion, son épouse rebelle, Aliénor d’Aquitaine, et leur progéniture malveillante vont multiplier les intrigues en guise de présents, sous un sapin volontiers anachronique pour le XIIe siècle. Sans renier ses origines théâtrales, ce film de prestige assume son plaisir de divertir, voire d’amuser. Entre deux zooms disgracieux, il concentre sa mise en scène sur les visages et les regards menaçants des protagonistes, avides de pouvoir. S’il a vieilli en raison de sa modernité (des dialogues métas et des décors trop ostensiblement boueux et caverneux), la musique de John Barry et le casting sont toujours fabuleux. Le face-à-face royal entre Peter O’Toole, en monarque roublard et narcissique, et Katharine Hepburn, en simili-Cléopâtre sur le retour, pas gênée par son accent américain, reste un tour de force. Ils sont deux époux qui passent d’une détestation proprement érotique à la profonde douleur de chacun, qui transparaît sous le machiavélisme de cour.
LE LION EN HIVER, Anthony Harvey 1968, Peter O Toole, Katharine Hepburn (histoire)@@ (E)
Intrigues et meurtres autour de la succession d'Henry II, roi d'Angleterre au XIIè siècle, et qui réunit sa femme Eléonore d'Aquitaine, exilée, ses trois fils, leur prétendante qui est aussi sa ma&i ...

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LE LION ET LE VENT. John Milius 1975, John Huston, Sean Connery, Candice Bergen (aventure)


Par une belle journée d'octobre 1904, un groupe de cavaliers, mené par le chef berbère al-Raisuli le Magnifique, enlève, en plein quartier européen de Tanger, Eden Pedecaris, une jeune Américaine et ses deux enfants.

TELERAMA
LE LION ET LE VENT. John Milius 1975, John Huston, Sean Connery, Candice Bergen (aventure) (E)
Par une belle journée d'octobre 1904, un groupe de cavaliers, mené par le chef berbère al-Raisuli le Magnifique, enlève, en plein quartier européen de Tanger, Eden Pedecaris, une jeune Américaine et ...

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LE LIVRE DES SOLUTIONS, Michel Gondry 2023, Pierre Niney, Blanche Gardin (comique)@@


Après la décision de sa production d'arrêter le tournage de son film, Marc, un réalisateur, décide de se rendre avec toute son équipe chez sa tante Denise, dans les Cévennes, où il espère pouvoir terminer le tournage. Très inspiré, il se lance dans l'écriture d'un livre particulier, le "Livre des solutions" qui lui tenait à coeur depuis longtemps, mais qu'il avait dû interrompre dès le titre, faute d'inspiration. A présent, les idées fusent dans sa tête, et il veut toutes les intégrer à l'ouvrage. Le livre propose des conseils pratiques pour résoudre tous les problèmes, ce qui lui serait bien utile dans sa situation.

TELERAMA
Il y a beaucoup de l’ingénieux Michel Gondry chez le cinéaste ultra inventif joué par Pierre Niney. Dans cette comédie dingue, il passe par tous les états !

Au départ, la seule solution, c’est la fuite. Marc, cinéaste connu car il a « tourné une pub avec George Clooney », s’échappe de la réunion où de gros investisseurs lui annoncent n’avoir rien compris à la première mouture de son prochain film. Même son producteur de toujours — « le traître ! » — se range du côté de l’ennemi. Mise en place du « plan B » : aidé de sa monteuse et de sa directrice de production, Marc embarque ses images et son matériel de montage, direction les Cévennes, dans la maison en pleine campagne de sa tante Denise.

Une fois au vert, ce bipolaire qui se sent « triste le matin et manipulé l’après-midi » préfère obéir à la moindre idée farfelue qui lui traverse l’esprit (il y a de quoi faire, jour et nuit) pour éviter de visionner son film, en retarder l’aboutissement. Il se lance dans la rédaction d’un guide pratique de la création, use et abuse de la patience de sa petite équipe en mettant en œuvre la parenthèse qui suit son premier précepte, « Démarre ton projet (fais ce que tu veux) », avec, entre autres, l’achat d’une maison en ruine, le remontage de son film à l’envers et une double fixette sur Sting et le PDG de l’enseigne Super U !

Autoportrait aussi narcissique qu’attendrissant
L’autofiction est un genre cinématographique en soi, avec de grands noms, ces derniers temps, qui sont repartis à l’enfance de leur art (Steven Spielberg, James Gray) ou ont revendiqué leur éternelle jeunesse (Nanni Moretti). Michel Gondry, évidemment, fabrique un sous-genre rien qu’à lui : l’autoportrait grinçant, aussi narcissique qu’attendrissant, entre angoisse existentielle la plus noire et superbes copeaux de fantaisie. Avec Gondry, inutile de remonter à la source de l’enfance, puisqu’il ne l’a jamais quittée, comme en témoigne une voix off pleine d’autodérision où Marc désamorce ses colères d’enfant gâté et ses excès de vanité de grand créateur. Chaque détail compte quand on est génial ou complètement timbré (est-ce la même chose ?) : un panneau routier qui indique le nom d’un bled extrêmement approprié pour prendre du recul — « Trèves 11 kilomètres » — comme un simple trou qui transforme une feuille d’arbre en monocle ou en objectif photographique naturel. Le film regorge, ainsi, de trouvailles maniaques et dépressives, à l’image de son héros.

Pour un tel projet miroir, il fallait un interprète hors norme, un alter ego qui, lui aussi, embrasse séduction gamine, survoltage colérique et zones de dépression. Pierre Niney, regard fixe ou totalement allumé par l’inspiration, se fond, à merveille, dans cet emploi de double de Gondry, hurlant à la mort « Du scooooootch !!!!!! », pleurant sous la pluie ou dirigeant un orchestre, sans partition, juste avec les mouvements de son corps gracile et nerveux. Il est hilarant, il est à gifler, il est formidable.

Autour de lui, compréhensives ou consternées, Blanche Gardin et Frankie Wallach sont parfaites en alliées quasiment inusables. Et puis il y a Françoise Lebrun : quelle douce idée de la part du cinéaste d’avoir choisi pour incarner sa (vraie) tante chérie cette comédienne devenue un tel corps de douceur, bien des années après sa collaboration avec Jean Eustache. La fin ? Une autre manière, pilule naturelle du bonheur, d’engendrer, et une toute dernière image, qui pourrait lier Michel Gondry à Quentin Dupieux, démontrant à quel point un artiste, aussi difficile soit-il, finit par se consumer. Par se dissoudre dans son œuvre.

LE LIVRE DES SOLUTIONS, Michel Gondry 2023, Pierre Niney, Blanche Gardin (comique)@@ (E)
Après la décision de sa production d'arrêter le tournage de son film, Marc, un réalisateur, décide de se rendre avec toute son équipe chez sa tante Denise, dans les Cévennes, où il esp& ...

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LE LIVREUR DE NOEL, Cecilia Rouaud 2024, Tom Leeb, Arielle Dombasle (conte)@


Tandis qu'il attend l'arrivée de ses enfants pour fêter Noël, Julien, en CDD dans une entreprise de livraison, est contraint d'accepter un remplacement au dernier moment. Il promet à ses enfants de rentrer avant minuit et les confie à sa fantasque voisine Olga. Entre une mauvaise fréquentation du passé qui ressurgit et des livraisons inattendues, le père de famille débute une tournée riche en aventures. Aidé de Sarah, une employée de SAV, Julien va vivre une folle nuit.

TELERAMA
Le soir du réveillon, Julien fausse compagnie à ses enfants pour effectuer une dernière tournée de livraison. Eh non, ce téléfilm ne dénonce pas l’ubérisation, mais célèbre la gentillesse (!) et l’esprit de Noël…

Le soir du réveillon, Julien pose un lapin, contraint, à ses enfants pour effectuer une dernière tournée pour l’entreprise de livraison dans laquelle il espère décrocher un CDI. Mais, promis les enfants, il sera de retour avant minuit. Après avoir confié les bambins à la voisine du dessus, il démarre sa course en camionnette et récolte vite les ennuis : une vieille connaissance aux mauvaises intentions déguisée en Père Noël, un cadeau récalcitrant coincé dans une plateforme de distribution…

Calibré pour accompagner ou les huîtres, ou le reste de bûche glacée, ce téléfilm est à l’image du tempérament du personnage principal : bien gentillet. Ni film social — la caricature du petit chefaillon de la société de livraison tombe à l’eau — ni action movie — une course contre la montre jusqu’à l’ouverture des cadeaux, Schwarzenegger a fait bien mieux dans La Course au Jouet —, et servi par un casting qui jamais ne passe la deuxième vitesse, ce Livreur de Noël goûte plutôt la fadeur que la — bonne — crème au beurre.

Seuls les aficionados d’Arielle Dombasle, ici en pleine « arielle-dombaslite » aiguë, dégainant les entrechats dans un vestiaire de ballerine de l’Est, y trouveront peut-être leur bonheur.
LE LIVREUR DE NOEL, Cecilia Rouaud 2024, Tom Leeb, Arielle Dombasle (conte)@ (E)
Tandis qu'il attend l'arrivée de ses enfants pour fêter Noël, Julien, en CDD dans une entreprise de livraison, est contraint d'accepter un remplacement au dernier moment. Il promet à ses enfants de rentrer avant min ...

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LE LYCEEN, Christophe Honoré 2022, Paul Kircher, Vincent Lacoste, juliette Binoche (societe)@@


Lucas a 17 ans quand son adolescence vole en éclats. Il voit sa vie comme une bête sauvage qu'il lui faut dompter. Alors que son frère est monté à Paris et qu'il vit désormais seul avec sa mère, Lucas va devoir lutter pour apprendre à espérer et aimer de nouveau.

TELERAMA
Un lycéen d’aujourd’hui apprend la mort de son père. Entre effondrement et renaissance, Christophe Honoré raconte un moment-clé de son adolescence, évoqué dans son spectacle “Le Ciel de Nantes”. Une raison de plus d’aimer le film ? Il a révélé le talent de Paul Kircher.

Au début de l’année, Christophe Honoré créait, au Théâtre de l’Odéon, un spectacle où se rejouaient les tragédies familiales ayant marqué son enfance et son adolescence. Le Ciel de Nantes racontait notamment les circonstances troublantes de la mort du père : comment un premier accident de voiture, avec le jeune fils comme passager, et finalement sans gravité, avait précédé de quelques jours une collision cette fois fatale… Cette mort apparaissait comme le déclencheur de la vocation du futur auteur et metteur en scène, le sous-texte de tous ses scénarios, romans et pièces à venir. Aujourd’hui, Le Lycéen renforce cette évidence, en abordant frontalement le même drame. Mais ce nouveau film (le quatorzième en vingt ans) suprend aussi. Car, en une saison où les autobiographies et reconstitutions d’époque plus ou moins nostalgiques se succèdent dans les salles, le cinéate choisit un autre chemin.

Son héros est en effet un lycéen d’aujourd’hui, et ce seul déplacement temporel ouvre des possibles, invite à la fiction. Dans le milieu social où Lucas grandit — la classe moyenne aisée, du côté de Chambéry — son homosexualité peut se dire, et se vivre. De même, il échappe aux injonctions archaïques quant à la manière dont un garçon doit se comporter. À la mort brutale de son père, l’adolescent (joué avec grâce par un jeune acteur imprévisible, Paul Kircher) prend ses distances avec son petit ami de l’internat, voudrait oublier le lycée, qui perd tout sens à ses yeux, et obtient de sa mère (Juliette Binoche) de passer une semaine à Paris, chez son frère aîné (Vincent Lacoste).

L’errance tourne à la dérive, puis à la chute libre
Un magnifique personnage illumine cette étape du deuil dans la capitale, loin de la maison familiale : Lilio (Erwan Kepoa Falé), le colocataire du frère, noir, artiste en situation d’échec et de précarité, dont la douceur et la bonté font chavirer Lucas. En quête éperdue d’une diversion à son hébétude et à son chagrin, le lycéen se jette dans cette passion impossible. Lilio, presque trentenaire, résiste calmement et totalement à ses assauts. S’ensuit pour l’adolescent une errance qui tourne à la dérive, puis à la chute libre.

« La résurrection, c’est quelque chose de perdu qui nous est redonné. Quelque chose qui éveille en nous le désir et le courage de vivre », tente d’expliquer un prêtre à Lucas, entré brièvement dans une église parisienne. Tout le film, forme comprise, tend vers cette étincelle de vie et d’envie, le plus souvent inaccessible, mais dont la quête apporte un frémisssement constant. Caméra portée, montage vif et elliptique, confidences face à la caméra, tels des monologues théâtraux : le cinéaste fait vibrer le grand moment initiatique traversé par son personnage, qui passera par l’aphasie et l’hôpital, mais aussi par la chaleur d’échanges inespérés dans des mondes inconnus de lui — Christophe Honoré le Breton a toujours eu le chic pour donner au Paris du quotidien un charme fou. Comme dans Electricity, la chanson de l’antique groupe Orchestral Manoeuvres in the Dark ici exhumée avec adresse, une énergie et une chaleur palpitent au cœur de l’hiver.
LE LYCEEN, Christophe Honoré 2022, Paul Kircher, Vincent Lacoste, juliette Binoche (societe)@@ (E)
Lucas a 17 ans quand son adolescence vole en éclats. Il voit sa vie comme une bête sauvage qu'il lui faut dompter. Alors que son frère est monté à Paris et qu'il vit désormais seul avec sa mèr ...

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LE MAITRE D ECOLE, Claude Berri 1981, Coluche, Josiane Balasko, Roland Giraud (comique)@


Excédé par la bêtise de son directeur, Gérard Barbier claque la porte du magasin de confection qui l'employait. Le voilà chômeur. Parce qu'il a le niveau bac, qu'il a fait un peu de droit et qu'il adore les enfants, il postule pour être instituteur remplaçant. Il est bientôt nommé dans un établissement de province. Plein de bonne volonté, il écoute toutes les recommandations et les mises en garde du directeur avant d'affronter la classe qui lui a été confiée. Il n'a aucune formation pédagogique, mais le solide bon sens qui l'anime le fait rapidement apprécier des enfants. Ses collègues, Jacqueline Lajoie, une dépressive qui lui fait les yeux doux, et Meignant, un syndicaliste convaincu, lui prodiguent également leurs conseils...

TELERAMA
Claude Berri défend l'instit contre l'Éducation nationale, l'individu contre le système, le bon sens contre les programmes trop rigides, dans une suite de saynètes pour rire, plus ou moins efficaces.

Mais, à force d'égrener des idées reçues sur ce que pourrait être l'école, Berri finit par occulter quelques vrais problèmes. C'est le danger habituel d'une certaine dérive poujadiste... Coluche rentre les griffes. On constate une fois de plus qu'il y a toujours eu un fossé entre l'agitateur télévisuel et l'acteur aux films trop sages. Celui-là plaira peut-être aux enfants.
LE MAITRE D ECOLE, Claude Berri 1981, Coluche, Josiane Balasko, Roland Giraud (comique)@ (E)
Excédé par la bêtise de son directeur, Gérard Barbier claque la porte du magasin de confection qui l'employait. Le voilà chômeur. Parce qu'il a le niveau bac, qu'il a fait un peu de droit et qu'il ado ...

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LE MAITRE DE MUSIQUE, Gérard Corbiau 1989, Jose Van Dam (musical)@@


Joachim Dallayrac, fameux baryton, quitte définitivement la scène apres une soirée triomphale, pour consacrer sa vie à former une unique élève, Sophie, jeune fille à la voix admirable. Sa compagne, Estelle, le suit, et l'apprentissage de Sophie, que Joachim veut parfait, commence. Il recueille bientôt un jeune voyou à la voix prometteuse. Il décide de les laisser participer à un grand concours de chant organisé par le prince Scotti, mécène richissime, qui voue une haine farouche à Joachim.

ALLOCINE
Les amateurs d'opéra sauront apprécier la pertinence des œuvres interprétées. Les autres seront ravis d'entendre de si belles voix. Le scénario est simpliste, mais les décors très léchés et la retraite du maitre Joachim digne d'un chateau anglais. On y trouve déjà la recherche d'excellence abordée l'année dernière dans Whiplash, et qu'elle passe par le dépassement de ses propres limites et la révolte. La bande son propose en final la mélancolique musique de Malher, on ne peut s'empêcher brièvement de penser à Mort à Venise. Seulement que Corbiau s'y connait en musique mais ne peut égaler les images inoubliables du maitre...Visconti.
LE MAITRE DE MUSIQUE, Gérard Corbiau 1989, Jose Van Dam (musical)@@ (E)
Joachim Dallayrac, fameux baryton, quitte définitivement la scène apres une soirée triomphale, pour consacrer sa vie à former une unique élève, Sophie, jeune fille à la voix admirable. Sa com ...

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LE MAJORDOME Lee Daniels 2013, Forest Whitaker Oprah Winfrey


Dans les années 1920, le jeune Cecil Gaines vit avec ses parents afro-américains dans une plantation de l'État de Géorgie. Un jour de récolte, il assiste au viol de sa mère par le fils de la propriétaire. Son père, qui proteste, est tué par ce dernier. Annabeth Westfall, la propriétaire, prend alors Cecil sous son aile, lui apprend à lire et à être un bon domestique.
LE MAJORDOME Lee Daniels 2013, Forest Whitaker Oprah Winfrey (E)
Dans les années 1920, le jeune Cecil Gaines vit avec ses parents afro-américains dans une plantation de l'État de Géorgie. Un jour de récolte, il assiste au viol de sa mère par le fils de la propri& ...

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LE MANOIR DU IABLE, Georges Melies 1896 (fantastique)@@


La scène se passe dans un château. Une chauve-souris géante arrive et se transforme en Méphistophélès. Celui-ci fait apparaître un grand chaudron et un monstre bossu. De ce chaudron, il fait surgir une femme et toutes sortes de créatures démoniaques. Puis Méphistophélès entend venir et fait tout disparaître, lui compris. Deux hommes (sans doute des explorateurs) arrivent dans la pièce et commencent à s'entretenir. Le monstre bossu apparaît, tenant une fourche. Il est invisible à leurs yeux et leur joue des tours. L'un des hommes prend peur et s'enfuit. L'autre tente de s’assoir mais son siège se transporte de l’autre côté de la pièce. Il essaye encore, et encore, en vain, et cette fois, un squelette apparaît sur le siège. L’homme le frappe de son épée, le squelette se transforme en chauve-souris. Il se saisit d'elle mais elle devient… Méphistophélès, qui fait apparaître le monstre bossu, lui confie son manteau et les fait disparaître. Son adversaire tente de s’enfuir, des fantômes lui bloquent le chemin, il tombe, les fantômes disparaissent. Une fois l’homme relevé, Méphistophélès fait revenir la femme sortie du chaudron. L’explorateur succombe à son charme. Au moment où il veut lui embrasser la main, elle se mue en horrible sorcière. Il l’attaque mais quatre autres créatures apparaissent. Le second homme rejoint le premier mais il est aussi affolé que son compagnon et finit par sauter du balcon. Les sorcières disparaissent. Méphistophélès empêche le survivant de s'enfuir, qui se saisit d'une croix dont il menace Méphistophélès, enfin vaincu.

Ce film, d'une durée de 2 minutes, est considéré comme le premier film d'horreur au monde
LE MANOIR DU IABLE, Georges Melies 1896 (fantastique)@@ (E)
La scène se passe dans un château. Une chauve-souris géante arrive et se transforme en Méphistophélès. Celui-ci fait apparaître un grand chaudron et un monstre bossu. De ce chaudron, il fait su ...

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LE MANS 66, Matt Damon, Christian Bale@@


Dans les années 60, les constructeurs Ford et Ferrari se livraient une guerre sans merci. À cette époque, Henry Ford II reprenait l'entreprise familiale de son grand-père avec pour objectif d'imposer les voitures américaines sur le marché européen. Il a été assisté par Lee Iacocca. La rivalité entre les deux constructeurs connue sont apogée lors de la Course du Mans de 1966.
LE MANS 66, Matt Damon, Christian Bale@@ (E)
Dans les années 60, les constructeurs Ford et Ferrari se livraient une guerre sans merci. À cette époque, Henry Ford II reprenait l'entreprise familiale de son grand-père avec pour objectif d'imposer les voitures ...

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LE MANS, Lee H Katzin 1971, Steve McQueen, Siegfried Rauch (sport)@


Michael Delaney, coureur automobile, revient sur le circuit des 24 Heures du Mans un an après son grave accident dans lequel Pierre Belgetti, un autre pilote, a perdu la vie. Delaney dispute la course au volant d'une Porsche 917 aux couleurs du pétrolier américain Gulf, il est l'un des deux favoris avec l'Allemand Erich Stahler. La course se déroule sous les yeux de la veuve de Belgetti.

TELERAMA
Michael Delaney, pilote de l'écurie Porsche, attend avec impatience, comme tous ses collègues engagés dans l'épreuve, le départ des 24 heures du Mans, édition 1970. Il va en effet se lancer dans l'une des compétitions les plus éprouvantes et les plus dangereuses du monde. L'année précédente, il avait été victime d'un très grave accident qui avait entraîné la mort du pilote Belgetti, dont Lisa, la veuve, est présente sur le circuit. Michael s'éprend de la jeune femme. Mais l'heure de la course approche et Delaney retrouve son plus redoutable adversaire, Eric Stahler, de l'écurie Ferrari. Après quelques tours, Delaney est blessé...
LE MANS, Lee H Katzin 1971, Steve McQueen, Siegfried Rauch (sport)@ (E)
Michael Delaney, coureur automobile, revient sur le circuit des 24 Heures du Mans un an après son grave accident dans lequel Pierre Belgetti, un autre pilote, a perdu la vie. Delaney dispute la course au volant d'une Porsche 917 aux ...

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LE MARCHAND DE SABLE, Steve Achiepo 2022, Ophelie Bau, Sams (societe)@@


Marqué par des années de prison, Djo, livreur de colis en banlieue parisienne, vit modestement chez sa mère avec sa fille. Un jour, une tante, qui a fui les conflits en Côte d'Ivoire, débarque chez eux avec ses trois enfants.

TELERAMA
Un livreur de colis devient, un peu par hasard, marchand de sommeil en banlieue. Un film plutôt réussi, malgré quelques lourdeurs.

Djo, un modeste livreur d’origine ivoirienne, devient marchand de sommeil en banlieue parisienne. Un peu par hasard, beaucoup pour offrir une vie meilleure à sa fille…

L’acteur Steve Achiepo (découvert dans Tout, tout de suite, de Richard Berry, où il incarnait le « barbare » Youssouf Fofana) a eu la plume un peu lourde dans l’écriture de son premier long métrage, aux dialogues trop didactiques et aux rebondissements parfois artificiels. Mais Le Marchand de sable (joli titre) séduit par sa dimension de thriller social sur le mal-logement, son atmosphère à la fois chaleureuse et angoissante et la qualité de son interprétation.

Aux côtés de Moussa Mansaly, très touchant dans le rôle de Djo, Ophélie Bau apporte une émotion intense à chacune de ses apparitions. Et Benoît Magimel parvient encore à surprendre en magouilleur faussement bonhomme.
LE MARCHAND DE SABLE, Steve Achiepo 2022, Ophelie Bau, Sams (societe)@@ (E)
Marqué par des années de prison, Djo, livreur de colis en banlieue parisienne, vit modestement chez sa mère avec sa fille. Un jour, une tante, qui a fui les conflits en Côte d'Ivoire, débarque chez eux avec ses trois enfants. ...

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LE MARI DE LA COIFFEUSE, Patrice Leconte 1990, Jean Rochefort, Anna Galiena (sentimental)


Depuis son enfance, Antoine est fasciné par les coiffeuses. Le jour où il rentre dans le salon de coiffure de Mathilde, il tombe aussitôt amoureux d'elle et peu après il réalise son rêve : il se marie avec une coiffeuse. A peine trois semaines plus tard, il décide de passer toutes ses journées à la regarder travailler.

TELERAMA
Après Tandem, comédie à l’italienne, puis Monsieur Hire, conte noir, Patrice Leconte s’offrait ce huis clos poétique et fantaisiste, peut-être son film le plus personnel. Il se soucie peu de situer chronologiquement ou géographiquement l’action. Le plaisir du récit l’emporte. Un récit dit à la première personne par Jean Rochefort, dans l’un de ses meilleurs rôles : son sérieux apparent contraste avec les lubies de son personnage, réflexions pince-sans-rire ou hilarantes danses d’illuminé. On est dans le domaine du rêve éveillé, l’improbable matérialisation du fantasme : de ce point de vue, Le Mari de la coiffeuse évoque l’univers d’un Bertrand Blier, le premier à avoir permis à l’abstraction de tordre le cou au réalisme fatigué. Morale de l’histoire : si le bonheur mène au malheur, autant profiter au maximum des instants de félicité, fussent-ils grotesques.
LE MARI DE LA COIFFEUSE, Patrice Leconte 1990, Jean Rochefort, Anna Galiena (sentimental) (E)
Depuis son enfance, Antoine est fasciné par les coiffeuses. Le jour où il rentre dans le salon de coiffure de Mathilde, il tombe aussitôt amoureux d'elle et peu après il réalise son rêve : il se marie ...

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LE MARIAGE DE MON MEILLEUR AMI, Paul John Hogan 1997, Julia Roberts, Cameron Diaz (sentimental)@@


Julianne et Michael se sont connus étudiants et ont vécu une liaison amoureuse aussi brève que passionnée. Devant les hésitations de Julianne, ils décident de rompre mais de rester amis. Ils concluent alors un étrange pacte : si à vingt-huit ans aucun des deux n'a trouvé l'âme soeur, ils se marient ensemble. Cependant, quelques mois avant l'échéance, Michael se fiance avec Kimberly. Julianne aimerait bien tenter d'empêcher le mariage, si elle ne trouvait pas Kimberly si adorable.
LE MARIAGE DE MON MEILLEUR AMI, Paul John Hogan 1997, Julia Roberts, Cameron Diaz (sentimental)@@ (E)
Julianne et Michael se sont connus étudiants et ont vécu une liaison amoureuse aussi brève que passionnée. Devant les hésitations de Julianne, ils décident de rompre mais de rester amis. Ils conclue ...

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LE MARIAGE DU SIECLE, Philippe Galland 1985, , Thierry Lhermitte, Anemone, Dominique Lavanant (comedie sentimentale)@


La princesse Charlotte, héritière d'un petit royaume d'opérette, est de passage à Paris avec son royal père et toute la suite de ce dernier. Dans la capitale, ils donnent un dîner prestigieux, à la veille du mariage de Charlotte et du duc Guillaume de Spatz-Hohenburg.
LE MARIAGE DU SIECLE, Philippe Galland 1985, , Thierry Lhermitte, Anemone, Dominique Lavanant (comedie sentimentale)@ (E)
La princesse Charlotte, héritière d'un petit royaume d'opérette, est de passage à Paris avec son royal père et toute la suite de ce dernier. Dans la capitale, ils donnent un dîner prestigieux, &agrav ...

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LE MARIAGE DU SIECLE, Philippe Galland 1985, Thierry Lhermitte, Anemone


La princesse Charlotte, héritière d'un petit royaume d'opérette, est de passage à Paris avec son royal père et toute la suite de ce dernier. Dans la capitale, ils donnent un dîner prestigieux, à la veille du mariage de Charlotte et du duc Guillaume de Spatz-Hohenburg.

TELERAMA
Vacances romaines à la sauce franchouillarde, ou « les Bronzés chez les têtes couronnées » ? Entre parodie de comédie romantique à l'américaine et satire sociale, le film perd son souffle. Il n'y a pas assez de rythme et de légèreté côté coeur, et pas assez de mordant côté caricature. Reste le grain de folie des comédiens, qui parviennent à épicer cette petite comédie pour la rendre comestible, et parfois même savoureuse.
LE MARIAGE DU SIECLE, Philippe Galland 1985, Thierry Lhermitte, Anemone (E)
La princesse Charlotte, héritière d'un petit royaume d'opérette, est de passage à Paris avec son royal père et toute la suite de ce dernier. Dans la capitale, ils donnent un dîner prestigieux, &agrav ...

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LE MASQUE DE L ARAIGNEE, Lee Tamahori 2001 (thriller)@


Dans un pensionnat privé de la capitale, Megan Rose, une brillante élève, fille d'une actrice mondialement connue et d'un père sénateur, est enlevée. Tous les indices mènent à Gary Soneji, son professeur qui enseigne depuis deux ans dans l'établissement. L'agent spécial Jezzie Flannigan, responsable des services secrets et assignée à la protection de Megan, n'a rien vu venir et est sévèrement blâmée par ses supérieurs.

TELERAMA
Rien à retenir de ce polar de série avec flic culpabilisé qui poursuit un kidnappeur d’enfant. Même le coup de théâtre final fait “déjà-vu”.
Révélé par L'Ame des guerriers, sombre chronique des déclassés maoris dans la banlieue d'Auckland, Lee Tamahori semble avoir perdu la sienne en émigrant à Hollywood (Les Hommes de l'ombre, A couteaux tirés). Il n'y a pas grand-chose à retenir de ce polar de série où un flic, rongé de culpabilité depuis la mort de sa coéquipière, poursuit un tueur pervers qui kidnappe une enfant de 10 ans. Rien de neuf à l'horizon, même le coup de théâtre final fait « déjà vu »... Dommage pour Morgan Freeman, sous-employé.
LE MASQUE DE L ARAIGNEE, Lee Tamahori 2001 (thriller)@ (E)
Dans un pensionnat privé de la capitale, Megan Rose, une brillante élève, fille d'une actrice mondialement connue et d'un père sénateur, est enlevée. Tous les indices mènent à Gary Son ...

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LE MEILLEUR, Barry Levinson 1984, Robert Redford, Robert Duvall (societe)@@


Seize ans après avoir été victime d'un attentat, un talentueux joueur de baseball décide de reprendre sa carrière.

TELERAMA
En 1918, dans le Middle West, à 14 ans, Roy Hobbs nourrit pour le baseball une passion sans limite encouragée par son père. Lorsque celui-ci décède, Roy lui rend hommage, en taillant dans le bois d'un arbre foudroyé une batte qui sera son fétiche. Six ans plus tard, Sam Simpson, un recruteur de Chicago, offre à Roy un engagement. Quittant Iris, la jeune fille de ses pensées, pour aller au-devant du succès, il rencontre un célèbre joueur, auquel il se mesure sous les yeux du journaliste Max Mercy. Sa victoire écrasante est remarquée dans les milieux sportifs, mais aussi par Harriet Bird, une meurtrière portée sur les champions de baseball...
LE MEILLEUR, Barry Levinson 1984, Robert Redford, Robert Duvall (societe)@@ (E)
Seize ans après avoir été victime d'un attentat, un talentueux joueur de baseball décide de reprendre sa carrière.

TELERAMA
En 1918, dans le Middle West, à 14 ans, Roy Hobbs nourrit pou ...

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LE MEPRIS, Jean-Luc Godard 1963, Brigitte Bardot, Michel Piccoli (drame sentimental)@@@


Camille aime son mari, Paul, écrivain qui vit à Rome. Jérémy Prokosch, producteur américain, demande à Paul de remanier le scénario d'un film que Fritz Lang tourne en Italie. Et, subitement, sans raisons flagrantes, mais qui peuvent se deviner, Camille s'aperçoit qu'elle n'aime plus son mari, plus exactement, qu'elle le méprise.

TELERAMA
Crise conjugale et mise en abyme au soleil de Capri. Inspirée par un roman d’Alberto Moravia, c’est la double histoire d’un film qui se fait et d’un couple qui se défait.

Paul est marié à Camille. Subitement, Camille le méprise, sans donner d’explication. Pendant qu’un producteur exubérant, tournicote autour de sa femme, Paul se plonge dans le travail : le tournage d’une nouvelle version de L’Odyssée… Godard aurait pu baptiser son film La Nuit américaine, dix ans avant Truffaut. D’abord parce qu’il précède son confrère dans la dissection du cinéma, un monde parallèle tenté d’en envahir un autre, jaloux et jalousé : la vie. Et surtout parce qu’il affirme que le cœur des hommes peut s’assombrir en plein soleil, comme on peut filmer la nuit en plein jour. Godard contemple le déclin du cinéma et de l’amour, irrémédiablement liés. Une scène mêle à merveille ces chutes abyssales : Prokosch attire Camille vers une minuscule fenêtre, qui ouvre sur la mer, réduite à quelques centimètres carrés. Inconsciemment, le producteur balourd signe l’arrêt de mort du cinéma, remplacé par la télévision, et celui de l’amour de Camille pour son mari, remplacé par le fourvoiement infidèle.

Pourtant, jamais ne pointe l’amertume. Godard est un désespéré optimiste. La magie de ses images, bercées par les plus beaux échos de violon que Delerue ait composés, prouve qu’il ne croit pas à la mort du septième art. Godard a beau cacher ironiquement le visage de B.B. derrière des branchages alors qu’elle lit un ouvrage d’art, son sens du cadrage atteste combien il sut saisir les vertus rayonnantes de l’actrice. Déesse vivante, filmée au côté de statues de l’Antiquité, elle offre son rôle le plus envoûtant, le plus énigmatique.
LE MEPRIS, Jean-Luc Godard 1963, Brigitte Bardot, Michel Piccoli (drame sentimental)@@@ (E)
Camille aime son mari, Paul, écrivain qui vit à Rome. Jérémy Prokosch, producteur américain, demande à Paul de remanier le scénario d'un film que Fritz Lang tourne en Italie. Et, subitement, ...

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LE METIS DE DIEU, Ilan Duran Cohen 2012, Laurent Lucas, Audrey Dana (bio religion)@@


Issu d'une famille juive, Jean-Marie Lustiger se convertit au catholicisme à 14 ans, contre l'avis de ses parents. Curé, il se lie d'amitié avec Jean-Paul II et gravit rapidement les échelons.
LE METIS DE DIEU, Ilan Duran Cohen 2012, Laurent Lucas, Audrey Dana (bio religion)@@ (E)
Issu d'une famille juive, Jean-Marie Lustiger se convertit au catholicisme à 14 ans, contre l'avis de ses parents. Curé, il se lie d'amitié avec Jean-Paul II et gravit rapidement les échelons. ...

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LE MEXICAIN, Gore Verbinski 2001, Brad Pitt, Julia Roberts (policier)@


Jerry Welbach est un petit malfrat chargé d'une dernière mission par Margolies, un vieux gangster : rapporter de Mexico un pistolet légendaire et unique au monde, appelé Le Mexicain. La découverte du pistolet s'avère être une tâche simple, mais Nayman avait omis de lui mentionner un détail : le pistolet est envoûté. Tous ceux qui l'ont eu en leur possession ont été frappés par une malédiction.

TELERAMA
Suite de gesticulations sans rythme ni raison.
Jerry est un malfaiteur à la petite semaine, qu'un malheureux accident de voiture a lié pieds et poings à un intraitable parrain. Lorsque celui-ci lui demande de remplir une ultime mission - faire rentrer aux Etats-Unis un pistolet légendaire baptisé "Le Mexicain" -, Samantha, la petite amie de Jerry, menace de le quitter s'il obtempère. Mais Jerry n'a pas le courage de tenir tête à son boss et Samantha, qui rêve de commencer une carrière de croupière à Las Vegas, le quitte incontinent. Tandis que Jerry s'envole pour le Mexique, Samantha est prise en otage pour, le cas échéant, servir de monnaie d'échange contre l'arme. Rapidement, des liens d'amitié se nouent entre Samantha et son ravisseur, un gay charmeur et charmant. Jerry, de son côté, se noie dans d'invraisemblables aventures...
LE MEXICAIN, Gore Verbinski 2001, Brad Pitt, Julia Roberts (policier)@ (E)
Jerry Welbach est un petit malfrat chargé d'une dernière mission par Margolies, un vieux gangster : rapporter de Mexico un pistolet légendaire et unique au monde, appelé Le Mexicain. La découverte du pisto ...

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LE MONDE NE SUFFIT PAS, Michael Apted 1999, Pierce Brosnan (James Bond)(aventure)@


Le magnat du pétrole sir Robert King est assassiné dans l'enceinte même du bâtiment ultramoderne des services secrets britanniques. James Bond réssit à éliminer l'auteur de l'attentat, une tueuse professionnelle travaillant pour le terroriste international Renard. Craignant que ce dernier ne s'en prenne désormais à la fille de King, Elektra, 007 se charge de la protéger.

TELERAMA
Le dix-neuvième album des aventures de James Bond vient de paraître. Un livre d'images dont l'infantilisme narquois nous est devenu familier. Luxueux, rutilant, l'objet sent le neuf comme un jouet à peine déballé. Pourtant, livré avec sa super panoplie (gadgets et costumes infroissables), James nous refait le même numéro de charme pétaradant. Ici, il déjoue une sombre affaire d'oléoducs en Asie centrale et de trafic de plutonium à des fins terroristes. La routine, quoi. Et c'est une sorte de rituel qui s'accomplit pour la dix-neuvième fois : bimbos en tenue légère (ici, une atomiste explosive), séduction avec bulles (essayez un peu de calculer le budget champagne de la série depuis près de quarante ans...), poursuites (hors-bord, ski, sous-marin... et cette fois un hélico genre couteau suisse, équipé de redoutables scies circulaires). On a l'habitude, on est venu pour ça.

Michael Apted, enivré par les progrès de la pyrotechnie, abuse de scènes d'action très conventionnelles. Paradoxalement, c'est entre ces séances que le film devient réjouissant. Il retrouve alors la dérision qui sied à 007. Pierce Brosnan, dans sa troisième mission « bondienne », est impeccable, play-boy pas dupe, genre cintre piégé. John Cleese, ex-Monty Python, fait un petit tour de piste, bug désopilant dans cette machine bien huilée. Et les méchants sont à la hauteur. Dans le rôle de la vamp, Sophie Marceau joue le jeu avec une bonne humeur vénéneuse. Robert Carlyle, ex-prolo chez Ken Loach, transfigure Renard, le vilain de service, terroriste mégalo rendu insensible à la douleur par une balle fichée dans son crâne. Un mort en sursis, un fou dangereux, auquel il apporte une étonnante dimension romantique et fêlée. Le clou du rituel.

Cécile Mury


LE MONDE NE SUFFIT PAS, Michael Apted 1999, Pierce Brosnan (James Bond)(aventure)@ (E)
Le magnat du pétrole sir Robert King est assassiné dans l'enceinte même du bâtiment ultramoderne des services secrets britanniques. James Bond réssit à éliminer l'auteur de l'attentat, une tueu ...

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LE MONDE SELON MON PERE, Petra Seeger 2020, Idris Elba, Richard Madden


Marie, 50 ans, est réalisatrice. Elle reçoit un jour chez elle une malle contenant de nombreux albums et films consacrés à sa famille. Son père, aujourd'hui malade, travaillait dans les années 1950-1960 comme photographe industriel à Cologne, et passait son temps libre à documenter sa vie domestique. Ébranlée par ces images, Marie replonge dans les années qui ont suivi la mort de sa mère, marquées par le sceau d'un patriarcat ordinaire.

TELERAMA
Marie, 50 ans, réalisatrice, reçoit un jour chez elle une malle contenant de nombreux albums et films consacrés à sa famille. Son père, aujourd'hui malade, travaillait dans les années 1950-1960 comme photographe industriel à Cologne, et passait son temps de loisirs à documenter sa vie domestique. Ébranlée par ces images, Marie replonge dans les années qui ont suivi la mort de sa mère, marquées par le sceau d'un patriarcat ordinaire. La documentariste Petra Seeger se penche sur les années de formation d'une femme allemande, issue de la première génération née après la guerre de 1939-1945.
LE MONDE SELON MON PERE, Petra Seeger 2020, Idris Elba, Richard Madden (E)
Marie, 50 ans, est réalisatrice. Elle reçoit un jour chez elle une malle contenant de nombreux albums et films consacrés à sa famille. Son père, aujourd'hui malade, travaillait dans les années 1950- ...

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LE MYSTERE HENRI PICK,Rémi Bezançon 2019, Fabrice Luchini, Camille Cottin (thriller)@@


Dans une étrange bibliothèque au coeur de la Bretagne, une jeune éditrice découvre un manuscrit extraordinaire qu'elle décide aussitôt de publier.
Son auteur serait Henri Pick, le tenancier d'une pizzeria dans le même village, décédé deux ans plus tôt. Mais sa veuve et sa fille affirment ne jamais l'avoir vu lire ni écrire.
Le Mystère Henri Pick se veut être un thriller dans le monde du livre – thriller sans meurtre, où le crime serait d’avoir menti sur l’origine d’un livre.

TELERAMA
Le jeu de piste est plutôt malin et la comédie policière, étoffée par quelques personnages bien croqués.
LE MYSTERE HENRI PICK,Rémi Bezançon 2019, Fabrice Luchini, Camille Cottin (thriller)@@ (E)
Dans une étrange bibliothèque au coeur de la Bretagne, une jeune éditrice découvre un manuscrit extraordinaire qu'elle décide aussitôt de publier.
Son auteur serait Henri Pick, le tenancier d'une ...

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LE MYSTERE HENRY PICK, Rémi Bezançon 2018, Fabrice Luchini, Camille Cottin (thriller litteraire)@@@


Un célèbre critique littéraire reçoit un jour un livre extraordinaire et pour lui, c'est une évidence : il y a imposture. Selon lui, Henri Pick, un pizzaiolo breton décédé deux plus tôt, ne peut pas avoir écrit ce chef-d'œuvre. Après avoir fait part de ses doutes lors de son émission de télévision, il décide de mener l'enquête en Bretagne. Il rencontre la fille de l'écrivain, qui elle non plus ne croit pas au talent littéraire de son père. Elle ne se souvient pas de l'avoir vu écrire un jour, ou alors uniquement la liste des courses. Le critique et la jeune femme forment alors un duo improbable dans le but de connaître la vérité.

TELERAMA
Un chef-d’œuvre est découvert au fond d’une obscure bibliothèque. Un critique littéraire soupçonne une supercherie et décide de mener l’enquête. Une comédie policière plutôt maligne.

Un manuscrit est découvert au fond d’une bibliothèque bretonne par une jeune éditrice. La France s’emballe pour l’auteur, le défunt Henri Pick, génie méconnu (y compris de sa famille), et pizzaïolo local. Le voilà promu phénomène littéraire. Seul contre tous, un éminent critique (Fabrice Luchini, délicieusement énervé) trouve l’histoire trop belle. Il décide de mener l’enquête, aidé par la propre fille d’Henri (irrésistible Camille Cottin)… Le jeu de piste est plutôt malin et la comédie policière, étoffée par quelques personnages bien croqués.
LE MYSTERE HENRY PICK, Rémi Bezançon 2018, Fabrice Luchini, Camille Cottin (thriller litteraire)@@@ (E)
Un célèbre critique littéraire reçoit un jour un livre extraordinaire et pour lui, c'est une évidence : il y a imposture. Selon lui, Henri Pick, un pizzaiolo breton décédé deux plus t& ...

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LE NOM DE LA ROSE, Jean-Jacques Annaud 1986, Sean Connery, Christian Slater (science fiction)@


En l'an 1327, dans une abbaye bénédictine, des moines disparaissent. Un franciscain, Guillaume de Baskerville, aidé du jeune novice Adso von Melk, mènent l'enquête. C'est l'époque ou l'Eglise, en pleine crise, se voit disputer son pouvoir spirituel et temporel. C'est aussi l'apogée de l'inquisition.

TELERAMA
Apôtre du divertissement cultivé, Jean-Jacques Annaud a eu la bonne idée d’évacuer les citations érudites du livre d’Umberto Eco pour signer un polar médiéval, une série noire sur la querelle entre papauté et ordres mendiants. Le décor est celui d’un siècle que l’on dit barbare, avec ses trognes à la Brueghel, sa horde de « crapauds gigotant dans un reliquaire », comme aurait dit Hugo, mais l’intrigue évoque les Dix Petits Nègres d’Agatha Christie, et le nom des héros fait référence à Conan Doyle. Si la vertigineuse tour de Babel rappelle les labyrinthes à la Borges, Annaud refuse de succomber à l’esprit de sérieux. De même que La Guerre du feu décrivait la naissance du gag, Le Nom de la rose célèbre le rire subversif, éternel danger pour le pouvoir. Le rire, ici, est révolutionnaire : il anéantit la crainte de Dieu, désacralise les hiérarchies, ridiculise le péché, tue le respect. Une élégante leçon d’histoire.
LE NOM DE LA ROSE, Jean-Jacques Annaud 1986, Sean Connery, Christian Slater (science fiction)@ (E)
En l'an 1327, dans une abbaye bénédictine, des moines disparaissent. Un franciscain, Guillaume de Baskerville, aidé du jeune novice Adso von Melk, mènent l'enquête. C'est l'époque ou l'Eglise, en ple ...

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LE NOUVEAU JOUET, James Huth 2022, Jamel Debbouze, Daniel Auteuil (comique)@


Sami, un grand paresseux, vit heureux dans une cité de banlieue, entre ses amis, voisins et sa femme Alice. Pour l'anniversaire de son fils unique, Alexandre, l'homme le plus riche de France, Philippe Étienne, fait ouvrir le grand magasin qui lui appartient. Alexandre choisit Sami, le gardien de nuit, comme nouveau jouet. Rien ne peut le faire démordre de son choix.

TELERAMA
Un “homme-objet”... Un enfant de millionnaire demande pour son anniversaire un cadeau peu commun. James Huth signe un remake honnête mais trop gentil du film comique de Francis Veber avec Pierre Richard.

Ne pas confondre Le Jouet (1976), comédie de Francis Veber, avec ce Nouveau Jouet, remake pimpant de James Huth (Brice de Nice), où Jamel Debbouze reprend le rôle incarné à l’origine par Pierre Richard : un quidam tendre, gaffeur, et surtout fauché, est « offert » à un gamin gâté pourri comme cadeau d’anniversaire par son papa milliardaire (Daniel Auteuil succède ici à Michel Bouquet).

Le vieux Jouet et le neuf développent le même propos : non, tout n’est pas à vendre, et Jamel Debbouze compose un « homme-objet » aussi crédible que son prédécesseur, réduit à l’humiliante condition de gadget excentrique. Trimballé aux quatre coins d’une demeure d’un luxe indécent, le « jouet » vivant parvient cependant à infiltrer quelques valeurs non monétaires chez les riches. Par exemple, il apprend à Daniel Auteuil à marcher pieds nus dans l’herbe…

Tous ces bons sentiments tendent cependant à noyer un peu dans une guimauve optimiste et rassurante un propos somme toute assez violent sur les inégalités sociales. Même la sympathique galerie de portraits des habitants d’une cité reste résolument naïve et confortable, tout comme la rédemption du patron sans cœur et de sa tête à claques de fiston. Le Jouet d’origine était moins bien huilé et dialogué, mais sa discrète cruauté colle paradoxalement mieux à notre époque cynique que la trop gentille version 2022.

Vivant de petites malversations, Sami réussit enfin à trouver un emploi acceptable. Cet homme qui n'a d'autres préoccupations que sa femme et les amis de sa cité est embauché comme agent de sécurité dans un grand magasin. Lorsque Philippe Etienne, l'homme le plus riche de France, décide de privatiser la boutique pour offrir un cadeau à son fils Alexandre, ce dernier choisit Sami comme nouveau jouet. Lorsqu'on tente de lui faire entendre raison, l'enfant gâté n'en démord pas, entraînant son père à offrir monts et merveilles à l'agent de sécurité afin qu'il accepte cet "emploi" de jouet...

LE NOUVEAU JOUET, James Huth 2022, Jamel Debbouze, Daniel Auteuil (comique)@ (E)
Sami, un grand paresseux, vit heureux dans une cité de banlieue, entre ses amis, voisins et sa femme Alice. Pour l'anniversaire de son fils unique, Alexandre, l'homme le plus riche de France, Philippe Étienne, fait ouvrir le g ...

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LE NOUVEAU STAGIAIRE, Nancy Meyers 2015, Robert De Niro, Anne Hathaway (societe travail)@@@


Ben Whittaker, un veuf de 70 ans s'aperçoit que la retraite ne correspond pas vraiment à l'idée qu'il s'en faisait. Dès que l'occasion se présente de reprendre du service, il accepte un poste de stagiaire sur un site Internet de mode, créé et dirigé par Jules Ostin.
LE NOUVEAU STAGIAIRE, Nancy Meyers 2015, Robert De Niro, Anne Hathaway (societe travail)@@@ (E)
Ben Whittaker, un veuf de 70 ans s'aperçoit que la retraite ne correspond pas vraiment à l'idée qu'il s'en faisait. Dès que l'occasion se présente de reprendre du service, il accepte un poste de stagiaire ...

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LE PACHA, Georges Lautner 1968, Jean Gabin, Dany Carrel, Serge Gainsbourg (thriller)@@


Le commissaire Joss dit "Le Pacha" voit approcher le temps de la retraite. Mais il est douloureusement affecté par la mort de son collègue Gouvion, survenue au cours d'un vol à main armée. Gouvion n'était d'ailleurs pas un saint, mais Joss est décidé à finir sa carrière par un coup d'éclat contre les truands.

TELERAMA
“Le jour où on mettra les cons sur orbite, t’as pas fini de tourner”. Un Lautner qui se réécoute bien (merci Michel Audiard), sans plus.
On ne compte plus les rediffusions de ce polar médiocre, lié à la tradition de la série noire française, ce qui n’était pas la tasse de thé de Lautner. D’accord, il y a Jean Gabin en vedette, mais ce n’est pas son meilleur rôle, même avec les dialogues d’Audiard. A part cela, la façon dont est abordé le problème de l’insécurité date.

Un fourgon transportant des diamants est intercepté par Quinquin. Celui-ci se débarrasse de ses complices, afin de ne pas partager le butin. La mort bizarre de l’inspecteur Gouvion incite le commissaire Joss à rechercher comment a été tué son collègue et ami. Par amour pour Nathalie, Gouvion avait eu des relations dans le milieu et s’était laissé corrompre. Joss décide de le venger...
LE PACHA, Georges Lautner 1968, Jean Gabin, Dany Carrel, Serge Gainsbourg (thriller)@@ (E)
Le commissaire Joss dit "Le Pacha" voit approcher le temps de la retraite. Mais il est douloureusement affecté par la mort de son collègue Gouvion, survenue au cours d'un vol à main armée. Gouvion n'&ea ...

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LE PACTE DES LOUPS, Christopher Gans 2001, Samuel Le Bihan, Vincent Cassel (histoire)@@


En 1766, le chevalier Grégoire de Fronsac, missionné par Louis XV, est envoyé dans le Gévaudan pour traquer et abattre une bête mystérieuse qui terrorise la région depuis deux ans, n'épargnant ni femmes ni enfants. Accompagné de Mani, son frère de sang, un indien Mohawk de la Nouvelle-France, Fronsac est rapidement confronté à l'hostilité des nobles de la région.

TELERAMA
L’enquête de deux émissaires du roi autour de la bête du Gévaudan. Cape et épée, kung-fu, western, épouvante : le réalisateur Christophe Gans a voulu tout mettre.

Ce parangon possible d’un nouveau type de cinéma millénariste, synthèse de tous les genres (kung-fu, cape et épée, western…), fut un gros succès. La légendaire bête du Gévaudan (un loup ? un dragon ? un fou ? le diable ?), la campagne enténébrée et arriérée, le château aux chandelles et les costumes XVIIIe : la maison ne recule devant aucun sacrifice, servant généreusement personnages pittoresques et action pure.

Refusant de singer les Américains, Christophe Gans cherche à revivifier l’esprit feuilletonesque des aventures d’antan. Intrigues de pouvoir, double fond politique et religieux, lutte entre obscurantisme et humanisme des Lumières : le réalisateur a voulu tout mettre. Au risque de tasser : l’ancien et le nouveau, le bon et le mauvais goût, le ciné adulte et le ciné bis.

Cette générosité fédératrice va de pair avec un souci quasi convulsif de la citation. Le Pacte des loups est peut-être le premier film grand public français où les références au cinéma de genre, mais aussi à la BD, sont aussi nombreuses. Rappelant les DJ armés de leurs samples, il recycle, en vrac, Merveilleuse Angélique et Sergio Leone, Victor Hugo et Jin-Roh, Scaramouche et Dario Argento, Alien et Bruce Lee, Tarzan… Un tel syncrétisme ne peut produire qu’un film-monstre, au mieux bigarré, au pis boursouflé. Il marque une date, tout en nous laissant curieusement sur une faim de loup.
LE PACTE DES LOUPS, Christopher Gans 2001, Samuel Le Bihan, Vincent Cassel (histoire)@@ (E)
En 1766, le chevalier Grégoire de Fronsac, missionné par Louis XV, est envoyé dans le Gévaudan pour traquer et abattre une bête mystérieuse qui terrorise la région depuis deux ans, n'ép ...

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LE PARRAIN 2, Francis Ford Coppola 1974, Al Pacino, Robert De Niro (saga)@@@


Depuis la mort de don Corleone, son père, dit "Le Parrain", Michael dirige seul les affaires de la famille Corleone. Alors qu'il s'apprête à conclure un important contrat avec Hyman Roth, qui voit en lui son possible successeur, il manque d'être la victime d'un attentat. Il feint d'attribuer la responsabilité du crime à un clan mineur, les Pentangeli, tout en étant persuadé que c'est Roth qui a voulu l'éliminer. A La Havane, tandis que la révolution castriste fait rage, le "Syndicat" au grand complet tient congrès. Michael décide alors de frapper un grand coup et de se débarrasser de Roth à cette occasion. Mais son frère aîné, Fredo, le trahit

TELERAMA
Le deuxième épisode de la trilogie mafieuse de Coppola est aussi le meilleur. Le récit alterne passé et présent : l’ascension, au début du XXᵉ siècle, de Vito Corleone (Robert De Niro) et celle, dans les années 1950, de son fils Michael (Al Pacino) à la tête du clan.

Publié le 20 septembre 2026 à 17h57
Décliner l’univers du en plusieurs films était une bonne affaire, mais Coppola a mis une véritable ambition dans Le Parrain 2, qui, par sa durée, échappe d’emblée au cadre commercial standard. C’est une œuvre romanesque qui mêle l’histoire de Vito Corleone (joué par Marlon Brando dans le premier Parrain) et celle de son fils, Michael. Le premier devient chef de gang à New York dans les années 20. Le second affronte un complot dans sa propre famille, disloquée par les trahisons et les vengeances sanglantes.

Les décors, l’évocation du temps qui passe, les destins qui se croisent, tout est abordé avec ampleur. La famille Corleone n’est-elle pas comparée à l’Empire romain ? Fusillades et autres règlements de comptes évoquent moins le cinéma d’action qu’un univers de tragédie qui a la force majestueuse d’un opéra. Toujours assez décalé dans le cinéma américain, Coppola rappelle ici le Visconti du , autre saga dynastique. Ce Parrain 2 est empreint d’un classicisme qui échappe au temps. Seuls les acteurs ont vieilli aujourd’hui, mais retrouver Pacino et De Niro à peine trentenaires (comme Coppola, qui avait alors 35 ans) ajoute une émotion nouvelle à cette fresque mouvementée et mélancolique.
LE PARRAIN 2, Francis Ford Coppola 1974, Al Pacino, Robert De Niro (saga)@@@ (E)
Depuis la mort de don Corleone, son père, dit "Le Parrain", Michael dirige seul les affaires de la famille Corleone. Alors qu'il s'apprête à conclure un important contrat avec Hyman Roth, qui voit en lui son po ...

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LE PARRAIN 3, Francis Ford Coppola 1990, Al Pacino, Robert de Niro (saga)@@


A New York, à la fin des années 70. Michael Corleone est parvenu à reconvertir les nombreuses affaires de la "famille" dans des secteurs parfaitement légaux. Il a multiplié les dons à l'Eglise et s'est attiré les bonnes grâces de l'archevêque Gilday, directeur de la banque du Vatican. Gilday, au bout du rouleau, lui demande alors une forte avance. Michael accepte, en échange du contrôle d'une société immobilière dont le Vatican possède une part importante. Pendant ce temps, à Atlantic City, un gangster, Joey Zasa, fait exécuter de nombreux dignitaires de la mafia new-yorkaise. Michael ne doit la vie sauve qu'à l'intervention de Vincent, son neveu...

TELERAMA
Fin de cette superbe trilogie en forme d’opéra tragique. Michael Corleone, usé, passe le relais à un Andy Garcia sombre et magnétique. Pouvoir, trahison, religion, rédemption… La composition de Pacino demeure inoubliable.

New York, à la fin des années 1970. Pour Michael Corleone, héritier incontesté d'une dynastie de mafiosi, c'est l'âge des bilans. Depuis des années, il a renoncé aux activités sanglantes pour faire fructifier l'argent de sa famille dans des secteurs plus sûrs, comme la banque et l'immobilier. Au faîte de sa puissance, il cherche maintenant la consécration auprès de l'Eglise. Une rédemption est-elle possible ?

Crépusculaire et shakespearien, ce troisième et dernier volet de la célébrissime saga des Corleone n'est peut-être pas le meilleur, mais il reste de haute tenue. Eclairage plus politique et méditatif à la fois de l'histoire de la famille, il mêle la haute finance et les larmes, le sang et les alliances occultes, la religion et le pouvoir, en un mouvement symphonique, ample et magistral, synthétisé à travers l'opéra final. Etude d'une Amérique corrompue, mais aussi autoportrait à peine déguisé du cinéaste et de ses proches (sa propre fille joue dedans), la fresque a la densité d'une tragédie grecque. Coppola y décrit les rouages d'un capitalisme mafieux devenu incontrôlable, qui s'autogénère en engloutissant tout sur son passage, y compris les puissants. La mafia est dépassée par ce qu'elle a créé, même l'Église est contaminée. La respectabilité et le rachat sont devenus impossibles. Une page historique se tourne, mais mine de rien, à l'image du papy Corleone qui tombe sans bruit de sa chaise de jardin.
LE PARRAIN 3, Francis Ford Coppola 1990, Al Pacino, Robert de Niro (saga)@@ (E)
A New York, à la fin des années 70. Michael Corleone est parvenu à reconvertir les nombreuses affaires de la "famille" dans des secteurs parfaitement légaux. Il a multiplié les dons à l'Eg ...

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LE PASSAGER DE L ETE, Florence Moncorge-Gabin 2006, Laura Smet, Francois Berleand, Mathilde Seigner, Gregori Derangere


Lorsqu'un ouvrier saisonnier, Joseph, vient proposer ses services à la ferme de Monique, celle-ci accepte. Pour cette femme austère, qui n'a jamais vu revenir son mari de la guerre, l'aide d'un homme est précieuse, surtout au début d'un été qui s'annonce chargé. Entre Monique, la patronne, Jeanne, sa fille institutrice, et la vieille belle-mère, Joseph prend peu à peu sa place. Sa réputation de travailleur et de bel homme ne tarde pas à atteindre le village, excitant curiosité et convoitise. Au fil des jours, Monique commence à le regarder différemment, en proie à des sentiments qu'elle ne pensait plus ressentir un jour. Alors que la saison avance, Joseph et Jeanne deviennent amis. Ils sont jeunes et elle peut lui apprendre à lire et à écrire. Entre cet homme et ces femmes vont se nouer des liens silencieux, ambigus et violents...

TELERAMA
LE PASSAGER DE L ETE, Florence Moncorge-Gabin 2006, Laura Smet, Francois Berleand, Mathilde Seigner, Gregori Derangere (E)
Lorsqu'un ouvrier saisonnier, Joseph, vient proposer ses services à la ferme de Monique, celle-ci accepte. Pour cette femme austère, qui n'a jamais vu revenir son mari de la guerre, l'aide d'un homme est précieuse, surt ...

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LE PASSÉ , Ashgar Farhadi 2013, Berenice Bejo (conte moral iran)@@


Après quatre années de séparation, Ahmad arrive à Paris depuis Téhéran, à la demande de Marie, son épouse française, pour procéder aux formalités de leur divorce. Lors de son bref séjour, Ahmad découvre la relation conflictuelle que Marie entretient avec sa fille, Lucie. Les efforts d'Ahmad pour tenter d'améliorer cette relation lèveront le voile sur un secret du passé.

TELERAMA
Un Iranien vient en France pour signer les papiers d’un divorce… Asghar Farhadi explore avec brio les tourments intérieurs de personnages en détresse. Magnifique.

Venu d’Iran, Ahmad débarque à Sevran pour divorcer de la femme avec laquelle il a vécu, en France, des années auparavant. Elle veut refaire sa vie avec un homme qu’elle croit, qu’elle sait être le bon, cette fois. Même s’il est toujours marié à une autre, plongée dans le coma à la suite d’une tentative de suicide… Un revenant et une éternelle absente. Un confident et un fantôme. C’est entre ces deux témoins opposés, étrangers l’un à l’autre, que le drame se noue, se joue.

La femme dans le coma se contente de peser, de loin, sur des vies que son geste a dévastées. Lui, au contraire, écoute les confessions des désemparés qu’il croise. Comme le héros de la célèbre pièce de Luigi Pirandello, Chacun sa vérité, il recueille des avis, des récits aussi confus qu’embrouillés et tente d’y voir clair. Est-il un juste, comme il le croit ? Ou, comme le lui hurle son épouse (Bérénice Bejo) lors de leur affrontement, un hypocrite autosatisfait, se plaisant à humilier tous ceux qu’il imagine indignes de sa morale et de sa philosophie ?… On est dans le cinéma du doute, de l’« inquiétude morale », chère à un réalisateur qu’Asghar Farhadi admire : Krzysztof Kieslowski (Le Décalogue).

Régulièrement, entre deux accès de fureur, Asghar Farhadi filme des silences. Des pauses où tout semble en suspens. Il y a la scène des cadeaux, où deux gamins deviennent les jouets de tensions adultes qui les dépassent. Celle du pardon entre la mère et sa fille : deux silhouettes allongées dans un même lit, visages presque jumeaux tout droit sortis d’une icône. Et celle où, sur le quai du métro, le petit garçon aux yeux tristes et sombres pose à son père les questions les plus dangereuses, puisque sans réponse…
LE PASSÉ , Ashgar Farhadi 2013, Berenice Bejo (conte moral iran)@@ (E)
Après quatre années de séparation, Ahmad arrive à Paris depuis Téhéran, à la demande de Marie, son épouse française, pour procéder aux formalités de leur divorce. ...

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LE PERE NOEL EST UNE ORDURE Jean-Marie Poire 1982, Christian Clavier, Thiery Lhermitte, Gerard Jugnot@@


Le soir de Noël, dans un petit appartement qui leur sert de local, Pierre et Thérèse s'apprêtent à assurer la permanence de SOS-détresse-amitié. Ils reçoivent la visite de Josette, une jeune clocharde qui vient de quitter son ami Félix.
LE PERE NOEL EST UNE ORDURE Jean-Marie Poire 1982, Christian Clavier, Thiery Lhermitte, Gerard Jugnot@@ (E)
Le soir de Noël, dans un petit appartement qui leur sert de local, Pierre et Thérèse s'apprêtent à assurer la permanence de SOS-détresse-amitié. Ils reçoivent la visite de Josette, une je ...

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LE PETIT BAIGNEUR, Robert Dhéry 1968 Louis de Funes (comique)@


André Castagnier invente des prototypes de bateaux pour l'irascible Louis-Philippe Fourchaume, l'impétueux patron d'un chantier naval du Sud-Ouest. Tandis qu'André gagne la course de San Remo en compagnie de sa soeur, Charlotte, sur un modèle appelé le "Petit Baigneur", le lancement d'un autre modèle, "L'Increvable", tourne au fiasco dans le bassin du chantier naval. Furieux, Fourchaume chasse André, qui n'a même pas le temps de lui annoncer sa victoire, et détruit les plans du "Petit Baigneur" dans un accès de colère. André se tourne alors vers un industriel italien, Marcello Cacciaperotti, qui se met à vendre des "Petits Baigneurs" comme des petits pains. Jaloux, Fourchaume entreprend de reconquérir Castagnier...

TELERAMA
L’ignoble Fourchaume, constructeur de bateaux, a viré Castagnier. Or celui-ci a inventé un dériveur révolutionnaire. De Funès se vautre avec délice dans ce rôle de saligaud face à un Robert Dhéry lunaire et attachant.

André Castagnier crée des prototypes de bateaux pour l’exécrable et tyrannique constructeur Fourchaume. Sa dernière invention, un dériveur baptisé Le Petit Baigneur, gagne une course prestigieuse. Mais, lorsqu’un commanditaire italien se présente pour en acheter une quantité impressionnante, Castagnier a déjà été brutalement renvoyé par Fourchaume. Il ne reste plus à ce dernier qu’à employer la ruse et l’intimidation pour faire revenir son souffre-douleur et obtenir le juteux contrat.

Après Ah ! les belles bacchantes, Louis de Funès retrouve ses complices des Branquignols. La rencontre de sa rage électrique et de leur humour doux-dingue, un tantinet absurde, produit quelques jolis moments d’hilarité. Une comédie légère, une gentille bagatelle aujourd’hui nimbée d’un charme désuet.
LE PETIT BAIGNEUR, Robert Dhéry 1968 Louis de Funes (comique)@ (E)
André Castagnier invente des prototypes de bateaux pour l'irascible Louis-Philippe Fourchaume, l'impétueux patron d'un chantier naval du Sud-Ouest. Tandis qu'André gagne la course de San Remo en compagnie de sa soeur, C ...

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LE PETIT BLOND DE LA CASBAH, Alexandre Arcady 2023, Marie Gilain, Leo Campion, J.Benguigui, Pascal Elbe, M.Boujenah, V.Kaprisky (famille algerie)@@@


Antoine, un réalisateur, retourne à Alger, sa ville natale, avec son fils pour y présenter son nouveau film qui raconte sa jeunesse dans l'Algérie des années 1960. En se promenant dans les rues de la ville blanche, le cinéaste voir ressurgir des souvenirs de cette époque. A 13 ans, Antoine mène une vie insouciante et heureuse entre sa bande de copains, issus de toutes les communautés, et sa famille dans un quartier populaire de la ville. Alors que le pays est secoué par les velléités indépendantistes, le garçon se prend de passion pour le cinéma après avoir vu "Jeux interdits", de René Clément.

TELERAMA
Né en 1947 à Alger, il avait raconté le départ de sa famille pour la France dans son premier film, Le Coup de sirocco (1979). Cette fois, Alexandre Arcady fait revivre son enfance dans la Casbah, ses parents adorés et la découverte de sa passion, le cinéma. Le portrait de la famille et, à l’arrière-plan, celui de la société algérienne de l’époque, racontent un bonheur idéal mais aussi un vivre-ensemble trompeur, peu à peu rattrapé par la violence de la colonisation. À la fois lucide et mélancolique, ce pèlerinage ravive des sentiments mêlés mais toujours forts, qui font un film ému et émouvant. Même si la reconstitution est sage, un peu trop rétro, l’importance de ce passé nous est transmise avec un cœur battant.
LE PETIT BLOND DE LA CASBAH, Alexandre Arcady 2023, Marie Gilain, Leo Campion, J.Benguigui, Pascal Elbe, M.Boujenah, V.Kaprisky (famille algerie)@@@ (E)
Antoine, un réalisateur, retourne à Alger, sa ville natale, avec son fils pour y présenter son nouveau film qui raconte sa jeunesse dans l'Algérie des années 1960. En se promenant dans les rues de la ville ...

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LE PIANISTE, Roman Polanski 2002, Adrien Brody, Thomas Kretschmann(histoire)@@@


Programme campus Varsovie, au mois d'octobre 1939. un jeune pianiste juif, Wladyslaw Szpilman, est enfermé dans le ghetto avec sa famille. Il assiste, impuissant, aux humiliations que subissent quotidiennement les siens. Grâce à une aide extérieure, il échappe de justesse à la déportation mais voit partir toute sa famille. Le jeune homme se cache alors dans les maisons vides et observe passivement les derniers habitants se révolter contre l'occupation allemande.
LE PIANISTE, Roman Polanski 2002, Adrien Brody, Thomas Kretschmann(histoire)@@@ (E)
Programme campus Varsovie, au mois d'octobre 1939. un jeune pianiste juif, Wladyslaw Szpilman, est enfermé dans le ghetto avec sa famille. Il assiste, impuissant, aux humiliations que subissent quotidiennement les siens. Grâce ...

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LE PIGEON EST DE RETOUR, Amanzio Todini 1986, Marcello Mastroiano, Vittorio Gassman (comique)@


Les même vingt ans plus tard pour de nouvelles aventures. Peppe attend son ami Tiberio qui vient de passer vingt ans en prison pour le vol du siecle. Dès son arrivée, Peppe propose a Tiberio de refaire sa vie avec une affaire en or: de la contrebande de faux billets.
Enfin libre, Tiberio tente de retrouver une vie honnête. C'est sans compter ses retrouvailles avec ses anciens complices, qui lui proposent un nouveau "coup"...
LE PIGEON EST DE RETOUR, Amanzio Todini 1986, Marcello Mastroiano, Vittorio Gassman (comique)@ (E)
Les même vingt ans plus tard pour de nouvelles aventures. Peppe attend son ami Tiberio qui vient de passer vingt ans en prison pour le vol du siecle. Dès son arrivée, Peppe propose a Tiberio de refaire sa vie avec une af ...

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LE PIGEON, Mario Monicelli 1958, Vittorio Gassman, Marcello Mastroiani, Renato Salvatori, Claudia Cardinale (societe)@@@


A cause d'un vol de voiture minable, Cosimo doit à nouveau passer par la case prison. Histoire de se tirer de ce mauvais pas, le truand est prêt à payer un pigeon, qui s'accusera à sa place. Les copains de Cosimo cherchent et trouvent Peppe. Blanchi par la police qui ne croit pas à sa culpabilité, Peppe va reprendre à son compte un gros coup que préparait Cosimo : cambrioler le Mont-de-Piété.

TELERAMA
Peppe, ancien boxeur, organise le casse d’un mont-de-piété avec Tiberio, photographe au chômage, Mario, petit receleur, Michele le Sicilien et Capannelle, ancien jockey. Dante, cambrioleur à la retraite, leur sert de conseiller technique…

Clowns magnifiques et piteux, ces personnages se débattent frénétiquement dans la misère d’une Italie en ruine. Ils organisent un échec flamboyant, comme on se crée des lettres de noblesse. Leur maladresse touche au grandiose. Le réalisateur évoque tout un petit peuple démuni et bourdonnant. Moins cruelle qu’Il bidone ou I vitelloni, satires réalisées par Federico Fellini quelques années auparavant, la farce dénonce avec un humour tendre et corrosif la marginalité qu’entraîne le chômage. Lorsque Peppe tente de se faire embaucher sur un chantier, un de ses compères le menace : « Ils te feront travailler, tu sais… » Génie de la dérision, Mario Monicelli revisite les grands thèmes néoréalistes sur le ton d’une extraordinaire comédie, servie par des comédiens exceptionnels.

Cosimo, un petit caïd de banlieue, est en prison pour un minable vol de voiture. Il obtient de Peppe, un boxeur raté, qu'il s'accuse à sa place, moyennant une juste rétribution. La police ne croit pas à la culpabilité de Peppe et le relâche bientôt. Cosimo, toutefois, a le temps de lui confier son projet : rien moins que le cambriolage d'un mont-de-piété. Peppe décide de reprendre l'opération à son compte et s'entoure d'une bande d'épaves désenchantées, dont Mario, un petit receleur, Tiberio, un photographe au chômage, et Michel, un ombrageux Sicilien...


Avec sa bande de pieds nickelés engagés dans un casse improbable, Monicelli signe en 1958 “un film fondamental dans une époque charnière”, selon l’historien spécialiste du cinéma Jean A. Gili. Une œuvre entre farce et tragédie,
A-t-on raison de faire du Pigeon le film matriciel de la comédie à l’italienne ? D’ailleurs, doit-on dire comédie italienne ou comédie à l’italienne ?
Ce dernier point se discute. Si l’on enlève le caractère vaguement péjoratif que l’on accole à « comédie à l’italienne », cette dénomination est juste. Il y a une spécificité de la comédie à l’italienne. Et il y a une origine : 1945, la fin de la guerre et du fascisme, le retour à plus de liberté pour les cinéastes, malgré une censure encore forte, et l’apparition du mouvement néoréaliste avec des films comme Rome, ville ouverte, Le Voleur de bicyclette, La Terre tremble et Riz amer. Dans ce sillage existent déjà des comédies graves dont Vivre en paix et L’Honorable Angelina, de Luigi Zampa, tous deux réalisés en 1947. Assez vite, les drames purs s’épuisant, les comédies vont récupérer l’héritage du néoréalisme, avec sa précision topographique et sociale.

Le Pigeon, réalisé en 1958, s’inscrit dans cette continuité mais il fixe les choses de manière plus claire. Mario Monicelli disait qu’il mélangeait la farce et la tragédie. Les personnages du Pigeon sont de pauvres diables qui se lancent dans une entreprise outrepassant leurs capacités et qui va mal tourner. Tout l’art des auteurs, et non des moindres puisqu’il s’agit d’Age et Scarpelli et de Suso Cecchi D’Amico, scénariste de Luchino Visconti, est de faire de cette histoire dramatique une comédie. L’originalité est d’avoir mêlé l’emblème de la comédie italienne, Totò, aux acteurs de la nouvelle génération : Vittorio Gassman, Marcello Mastroianni, Renato Salvatori, Claudia Cardinale.

Monicelli ne s’interdit rien : il plonge ses personnages naturellement drôles dans des scènes tragiques, comme lorsque l’un des protagonistes meurt, écrasé par un tramway. Le choix des décors naturels est aussi significatif. Le chef opérateur Gianni Di Venanzo filme, dans un superbe noir et blanc, une Rome pauvre, périphérique, avec des chantiers de construction, qui témoignent du boom immobilier. Mais l’humour est présent jusqu’à la fin, avec l’erreur de percement d’une cuisine et non d’un coffre-fort qui aboutit à la dégustation de nouilles aux pois chiches. Le Pigeon est un film fondamental dans une époque charnière. Peu après, Monicelli réalisera deux œuvres encore plus radicales par leur mélange des genres : La Grande Guerre (1959) et Les Camarades (1963).

Ce que l’on ressent, à travers l’exigence de Monicelli, c’est l’absence de mépris envers la comédie en tant que telle…
Oui ! L’équipe technique du Pigeon en témoigne : le chef décorateur a travaillé pour Fellini, le compositeur fait une remarquable partition imprégnée de jazz. Il y a, au fond, une grande porosité dans le cinéma italien de l’époque. Pour ces artistes, il n’y a pas de série A ou de série B qui vaille…

Acteurs emblématiques de la comédie à l’italienne, Alberto Sordi, Vittorio Gassman, Nino Manfredi, Ugo Tognazzi et Marcello Mastroianni étaient-ils interchangeables ou se voyaient-ils attribuer des rôles spécifiques ?
A priori, ils étaient des caméléons qui pouvaient tenir tous les rôles. Cela dit, ils avaient des spécificités. La plus évidente les ramenait à leurs origines géographiques et dialectales. Manfredi et Mastroianni étaient des méridionaux ; Tognazzi, un homme du nord de l’Italie ; Gassman, un Génois devenu romain mais interprétant, parfois, un Italien du Nord. Le plus facile à définir, c’était Sordi, incarnation du Romain arriviste et débrouillard. Gassman occupait davantage le registre du hâbleur, matamore. Mastroianni débordait du cadre. Son personnage élégant, opaque, pouvait l’entraîner loin de la comédie.


Très peu d’actrices ont illustré le genre. Pourquoi ?
Les auteurs eux-mêmes l’on dit : c’était un genre d’hommes, avec des situations écrites pour des hommes. Les scénaristes ne se posaient pas, alors, la question de la parité. Dino Risi, dans sa série des Pauvres mais beaux (1956), a peut-être accordé un peu plus de place aux femmes. Mais la seule à s’être imposée dans ce registre, c’est Monica Vitti, après sa période Antonioni. Drame de la jalousie, d’Ettore Scola (1970), a marqué pour elle un tournant décisif.

Les Nouveaux Monstres, en 1977, est-il, comme on l’a écrit, le bouquet final de la comédie à l’italienne ?
Là encore il s’agit d’une borne pratique, parce que ce film réunit Sordi, Gassman, Tognazzi, qu’il est réalisé par Monicelli, Risi, Scola, et que le dernier sketch raconte l’enterrement d’un comédien. En même temps, il correspond à la fin d’une époque et d’une conjonction extraordinaire de talents. C’est ce qui a fait la force des comédies italiennes : la réunion miraculeuse de bons cinéastes, scénaristes et acteurs. De ce point de vue, Les Nouveaux Monstres est bien un chant du cygne…
LE PIGEON, Mario Monicelli 1958, Vittorio Gassman, Marcello Mastroiani, Renato Salvatori, Claudia Cardinale (societe)@@@ (E)
A cause d'un vol de voiture minable, Cosimo doit à nouveau passer par la case prison. Histoire de se tirer de ce mauvais pas, le truand est prêt à payer un pigeon, qui s'accusera à sa place. Les copains de Cosimo ...

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LE PIRE VOISIN DU MONDE, Marc Forster 2022, Tom Hanks, Rachel Keller (societe)@@


Otto Anderson, vieux bougon, n'a plus aucune raison de vivre depuis la mort de sa femme. Alors qu'il s'apprête à en finir, il est dérangé dans ses plans par une famille, jeune et pleine d'énergie, qui s'installe dans la maison voisine : il fait alors la connaissance de Marisol, douée d'un sacré sens de la répartie, et comprend qu'il a trouvé une adversaire à sa hauteur ! Tandis qu'elle le pousse à porter un autre regard sur la vie, une amitié improbable se noue entre eux.

TELERAMA
Dans un lotissement de Pittsburgh, un vieux râleur suicidaire retrouve goût à la vie grâce à la famille hispanophone d’en face. En salles depuis le 1er février, une adaptation sirupeuse et indigeste, par Marc Forster, d’un best-seller suédois. Attention, spoilers.

L‘achat, par un suicidaire, de 1,50 mètre de corde dans un magasin de bricolage tient du poncif de l’humour noir. En revanche, que le type fasse un scandale à la caisse pour quelques centimes – question de principe – car il doit payer au mètre s’avère plus original. Le Pire Voisin au monde est l’adaptation d’un best-seller de Fredrik Backman, déjà porté à l’écran en Suède avec le plébiscité Mr. Ove (Hannes Holm, 2015).

C’est l’histoire d’un homme d’une soixantaine d’années (Tom Hanks), propriétaire d’une maison mitoyenne dans un humble lotissement de Pittsburgh, accessible par une voie privée derrière une barrière. Obtus, il en est plus ou moins le gardien : contrôle des stationnements, des poubelles de tri sélectif, des animaux domestiques. Au gré de ses diverses tentatives de suicide (gaz d’échappement, train, fusil), sa vie défile en flash-back façon best-of (ou « worst-of »), sur une musique sirupeuse, jusqu’à l’indigestion de mélo. En toute logique, cette transposition est signée par le Marc Forster gnangnan de Jean-Christophe et Winnie (2018) plutôt que par celui, bourrin, de World War Z (2013).

Le film, qui dépasse pourtant les deux heures, donne l’impression de survoler tous les sujets. Il multiplie les emprunts grossiers à Gran Torino (2008), de et avec Clint Eastwood : héros qui marmonne des injures, prêt d’outils, fétichisme de la voiture. Tom Hanks se révèle peu convaincant en vieux grincheux – chacun sa spécialité –, avant de revenir dans sa zone de confort en jouant le brave gars.

De manière factice, le quartier représente un microcosme des États-Unis : un couple afro-américain, une famille hispanophone, un ado transgenre – plus, pour la caution comique, un personnage ridicule qui marche en faisant des montées de genoux. Censé garantir l’ouverture au monde, et donc le retour à la vie du senior misanthrope, le lotissement apparaît replié sur lui-même, comme une sorte de petit théâtre qui évoque involontairement The Truman Show.

LE PIRE VOISIN DU MONDE, Marc Forster 2022, Tom Hanks, Rachel Keller (societe)@@ (E)
Otto Anderson, vieux bougon, n'a plus aucune raison de vivre depuis la mort de sa femme. Alors qu'il s'apprête à en finir, il est dérangé dans ses plans par une famille, jeune et pleine d'énergie, qui s'ins ...

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LE PLAISIR, Max Ophuls 1952, Jean Gabin, Pierre Brasseur, Madeleine Renaud, Daniele Darrieux (sentimental)@@.


Le Masque : La soirée étant bien entamée, la fête au Palais de la danse bat son plein. Un homme portant un masque fait irruption parmi les danseurs. Moins agile, moins vif que les autres danseurs, il s'écroule. Un médecin vient à son chevet, le ramène chez lui, où sa femme l'attend, et lui ôte son masque ...
La Maison Tellier : Dans le salon Jupiter de la « maison » la plus courue de la ville, Julia Tellier règne parmi ses gracieuses pensionnaires : Mme Rosa, Mme Flora dite « Balançoire », Mme Raphaële, Mme Fernande, Mme Louise dite « Cocote ». Mais un soir les habitués, dépités, trouvent porte close. C'est que Madame et ses pensionnaires sont parties pour un village voisin de Normandie assister à la première communion de Constance, la fille de Joseph Rivet, le frère de Madame. Ces dames font sensation au village où tout le monde ignore la profession de Julia ...
Le Modèle : Un jeune peintre séduit une jeune fille et la prend comme modèle. Ils emménagent d'abord heureux d'être ensemble puis le couple commence à se disputer. Lassé, il ignore ses menaces de désespérée. Elle se défenestre. On les voit à la fin, lui poussant son fauteuil roulant sur une plage. Le malheur les a soudés à jamais. Le film se termine avec l'énigmatique réplique « le bonheur n'est pas gai ».
LE PLAISIR, Max Ophuls 1952, Jean Gabin, Pierre Brasseur, Madeleine Renaud, Daniele Darrieux (sentimental)@@. (E)
Le Masque : La soirée étant bien entamée, la fête au Palais de la danse bat son plein. Un homme portant un masque fait irruption parmi les danseurs. Moins agile, moins vif que les autres danseurs, il s'écro ...

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LE PLONGEON DE VERA, Dominik Graf 1999, Martina Gedeck, Tobias Moretti (drame sentimental)@


Éditrice d'art, épouse et mère comblée, Véra Kemp a tout pour être heureuse. Mais le jour de son trente-sixième anniversaire, découvrant que Manfred, son mari, la trompe, elle réalise que sa vie est fondée sur des mensonges. Sous le choc de sa prise de conscience, Véra fait la connaissance d'un homme fascinant, Andreas Wolgast. Elle décide alors de se battre avec ses propres armes.

TELERAMA
Vera Kemp a tout pour être heureuse. Epouse sereine, mère comblée, exerçant un métier passionnant - éditrice d'art -, elle mène une vie paisible et équilibrée. Mais ces certitudes de façade, ce bonheur en trompe-l'oeil, vont se fracturer pour laisser place à la réalité crue. Le jour de ses 36 ans, Vera apprend que son mari entretient une liaison. Elle se remet profondément en question et se rend compte qu'elle ne fait que jouer les utilités, y compris au sein de l'entreprise dont elle a hérité. Son mari, Manfred, et sa belle-mère, Lisbeth, l'ont toujours protégée des réalités. Sous le choc, sa carapace se fissure. Vera entame une longue et vertigineuse quête d'identité, aidée par un homme dont elle vient de faire la connaissance, le séduisant Andreas Wolgast...
LE PLONGEON DE VERA, Dominik Graf 1999, Martina Gedeck, Tobias Moretti (drame sentimental)@ (E)
Éditrice d'art, épouse et mère comblée, Véra Kemp a tout pour être heureuse. Mais le jour de son trente-sixième anniversaire, découvrant que Manfred, son mari, la trompe, elle ré ...

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LE PLUS ESCROC DES DEUX Frank Oz 1988, Steve Martin, Michael Caine, Stephane Audran (comique burlesque)@@


Lawrence Jamieson est le plus célèbre des escrocs. Sur la Côte d'Azur, il détrousse de riches américains. Un jour, dans un train, il rencontre Freddy Benson, escroc de petite envergure, et décide de lui enseigner son art. Très vite, l'élève dépasse le maître. Un défi à couteaux tirés les départagera : dérober 50.000 dollars à Janet Colgate, la reine du savon.

TELERAMA
Un séducteur haut de gamme et un dragueur bas du front, tous deux détrousseurs de richardes, se disputent la même victime. Les truands se tirent dans les pattes et les situations se renversent selon la mécanique rodée du vaudeville d’antan.

Lawrence, british raffiné installé en France, est un Arsène Lupin des beaux-arts : il détrousse en gentleman les riches héritières pour restaurer des statues, des hôtels particuliers, faire revivre des jardins historiques… Il travaille en quelque sorte pour le patrimoine de la Côte d’Azur. C’est sans doute pour cela que le commissaire local l’aide dans son entreprise douteuse. Ou bien parce que les scénaristes américains ne tiennent pas en haute estime la police française, allez savoir ! Quand arrive sur la Riviera un autre arnaqueur, jeune Yankee mal dégrossi, les coups bas pleuvent. Et le festival Steve Martin commence…

Acteur burlesque toujours à la limite du pire, il grimace, cabotine, éructe (et se pisse même dessus, dans une séquence trash hilarante), mi-Jerry Lewis, mi-Jim Carrey, totalement ingérable ! Le couple qu’il forme avec Michael-la classe-Caine est au-delà de toute espérance. On a souvent la délicieuse impression de les surprendre au bord du fou rire. Certains gags sont de la haute voltige (quand ils font semblant d’être frères), d’autres ont manifestement moins bien vieilli. Malgré quelques baisses de rythme (Frank Oz était alors un metteur en scène débutant, dix ans plus tard il réalisera In and Out, puis Et l’homme créa la femme, avec Nicole Kidman), on ne saurait trop conseiller aux spectatrices légèrement irritées par tant de misogynie primaire (les femmes ne sont que des dindes faciles à piéger) de rester jusqu’au bout de l’entreprise pour assister à la revanche féministe finale laissant nos deux compères tels deux coqs déplumés !
LE PLUS ESCROC DES DEUX Frank Oz 1988, Steve Martin, Michael Caine, Stephane Audran (comique burlesque)@@ (E)
Lawrence Jamieson est le plus célèbre des escrocs. Sur la Côte d'Azur, il détrousse de riches américains. Un jour, dans un train, il rencontre Freddy Benson, escroc de petite envergure, et décide de ...

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LE PLUS GRAND CIRQUE DU MONDE, Henry Hathaway 1964, Claudia Cardinale, Rita Hayworth (western)@@


Directeur d'un cirque, Matt Masters entreprend de faire une tournée à travers l'Europe avec sa troupe afin de le sauver de la ruine. Il est accompagné de Toni, une jeune femme qu'il élève depuis que sa mère, Lili, trapéziste, a quitté le cirque.

TELERAMA
Matt Masters, directeur d’un grand cirque américain, décide de faire une tournée en Europe. Il est secrètement poussé par le désir de retrouver une trapéziste qu’il a aimée autrefois, Lili Alfredo. Celle-ci a disparu après que son mari s’est tué pendant un numéro…

Ce film fut tourné dans la région de Madrid, avec un budget très important, de très grands décors, en format 70 mm. C’est dire qu’à la télévision son « gigantisme » va fâcheusement se « nanifier ». Henry Hathaway, qui eut toujours une prédilection pour le cinéma d’aventure, trouvait le sujet un peu faible, et apporta surtout ses soins à la réalisation des séquences spectaculaires : naufrage, numéros de cirque, incendie. Au milieu de tout cela, les rapports de John Wayne, bourru au grand cœur, avec la pulpeuse Claudia Cardinale paraissent bien anodins. On s’intéresse davantage à la recherche de Lili, personnage qui a laissé une sorte de mythe romantique derrière lui, et, lorsque Rita Hayworth apparaît enfin, le film prend, dans l’émotion, la nostalgie, une autre dimension.
LE PLUS GRAND CIRQUE DU MONDE, Henry Hathaway 1964, Claudia Cardinale, Rita Hayworth (western)@@ (E)
Directeur d'un cirque, Matt Masters entreprend de faire une tournée à travers l'Europe avec sa troupe afin de le sauver de la ruine. Il est accompagné de Toni, une jeune femme qu'il élève depuis que sa m&e ...

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LE PLUS SAUVAGE D ENTRE TOUS, Martin Ritt 1963, Paul Newman (western)@@


Hud mène une vie amorale, loin des valeurs traditionnelles en vigueur dans sa famille d'éleveurs, au Texas. Il a toujours préféré boire, se battre et séduire les femmes plutôt que de suivre les traces de son père. C'est d'ailleurs son existence dissolue qui le fait entrer directement en conflit avec les siens. Lorsque le cheptel est décimé par une maladie, l'exploitation court à sa perte financièrement.

TELERAMA
Hud est le vilain petit canard d’une famille de fermiers. L’épidémie qui touche le bétail va être l’occasion d’affronter son père. Choc des générations magnifiquement interprété.

Hud Bannon aime la vie. Mais il se heurte à son propre père, orgueilleux maître d’un ranch. Lorsque le bruit d’une épidémie court, Hud veut vendre le troupeau. Son père refuse…

On comprend vite que l’affrontement de Hud et de son père est, en fait, celui de deux modes de vie, de deux époques. Le fils (Paul Newman), arriviste sans scrupules, se retrouve seul, victime de son propre cynisme. Vieux patriarche, Homer Bannon n’appartient déjà plus à l’Amérique moderne de Wall Street où les banquiers ont succédé aux aventuriers. Le film a valu l’Oscar à Patricia Neal, grande comédienne, mais ici dans un second rôle.
LE PLUS SAUVAGE D ENTRE TOUS, Martin Ritt 1963, Paul Newman (western)@@ (E)
Hud mène une vie amorale, loin des valeurs traditionnelles en vigueur dans sa famille d'éleveurs, au Texas. Il a toujours préféré boire, se battre et séduire les femmes plutôt que de suivre le ...

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LE POISON ROSE, George Gallo et Francesco Cinquemani 2019, John Travolta, Morga Freeman (thriller)@


En 1978, à Los Angeles, Carson Phillips, ancienne star du football, est devenu un détective privé alcoolique. Sa vie change quand il est contacté par une femme pour enquêter sur une disparition à Galveston, au Texas, sa ville natale. Sur place, l'enquêteur découvre que l'affaire sur laquelle il travaille est plus complexe que prévu...

ALLOCINE
Déception concernant ce thriller qui possède une mise en scène bien terne et une histoire assez soporifique. Dommage car il y a un sacré casting
LE POISON ROSE, George Gallo et Francesco Cinquemani 2019, John Travolta, Morga Freeman (thriller)@ (E)
En 1978, à Los Angeles, Carson Phillips, ancienne star du football, est devenu un détective privé alcoolique. Sa vie change quand il est contacté par une femme pour enquêter sur une disparition à Gal ...

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LE POISON, Billy Wilder 1945, Ray Milland, Jane Wyman (thriller)@@


Incapable d'écrire une ligne depuis des années, Don Birman noie son désespoir d'écrivain raté dans l'alcool. Au quotidien, son frère Wick et sa fiancée Helen veillent tant bien que mal sur lui. Alors qu'il n'a pas bu une goutte de whisky depuis dix jours, Don fait tout son possible pour échapper au week-end à la campagne qu'ils ont organisé pour lui.

TELERAMA
Un chef-d’œuvre noir des années 1940, toujours brûlant d’actualité. Oublions le personnage de la fiancée : cette Américaine type — digne, courageuse, opiniâtre —, dont les qualités mêmes rendraient alcoolique n’importe qui. Mais, hormis cette forte dose de bons sentiments que la malheureuse Jane Wyman est chargée, à elle seule, de rendre émouvants (elle n’y parvient pas !), le film, quatre-vingts ans après, n’a rien perdu de sa force.

Célèbres à l’époque (elles permirent à Billy Wilder de remporter les Oscars du meilleur film et du meilleur réalisateur), les « grandes scènes spectaculaires », à savoir l’hôpital pour alcoolos et le delirium tremens, importent moins aujourd’hui que les moments ordinaires subis par Don, écrivain raté et alcoolique, perdu dans un New York que Wilder filme comme un cauchemar sans fin. Moment superbe : la longue errance de Ray Milland dans des rues aux stridences éprouvantes, où il se heurte à des boutiques de spiritueux obstinément closes…

Le film regorge d’idées : lors d’une représentation de La traviata, Don, en manque, ne fait qu’observer les maîtres d’hôtel qui, sur scène, apportent force verres aux convives. Et encore le plan génial où l’ombre d’une bouteille se reflète sur le plafond de la chambre, échappée du lustre où Don avait caché ses dernières réserves… Le happy end — obligatoire, à l’époque — est d’une ironie totale : le héros promet, une fois encore, de se remettre à écrire, alors même qu’un mouvement de caméra nous signifie que tout ce que nous venons de voir ne pourra que recommencer.

SYNOPSIS
Ecrivain raté, Don Birnam a lentement sombré dans l'alcool. A peine sorti d'une cure de désintoxication, il se met frénétiquement en quête d'une bouteille et ne se calme pas avant d'en avoir trouvé une, dans l'appartement de son frère, Wick. Helen St James, sa fiancée, a beau l'aimer tendrement, elle ne peut lutter contre les démons qui le hantent. Don a décidé de se détruire, tout simplement. Un long week-end commence : comment Don va-t-il l'occuper ? Il n'est pas seul, il pourrait aller à l'opéra avec Helen, ou faire une virée avec Wick. Mais en a-t-il envie ? La bouteille qui pend au bout d'une corde au bord de sa fenêtre n'est-elle pas une compagnie plus tentante ?...
LE POISON, Billy Wilder 1945, Ray Milland, Jane Wyman (thriller)@@ (E)
Incapable d'écrire une ligne depuis des années, Don Birman noie son désespoir d'écrivain raté dans l'alcool. Au quotidien, son frère Wick et sa fiancée Helen veillent tant bien que mal sur lu ...

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LE PONT DE LA RIVIERE KWAI, David Lean 1957, Alec Guinness, William Holden, Sessue Hayakawa (guerre)@@


1943. Un régiment britannique est emprisonné dans un camp japonais, dirigé par le colonel Saito. Devant le refus du colonel anglais Nicholson de forcer ses hommes à construire un pont, Saito lui fait endurer les pires sévices mais n'obtient aucun résultat. Nicholson finit par prendre la tête des opérations mais les Américains débarquent...

TELERAMA
Cette superproduction guerrière, loin de se complaire dans les clichés d’usage, ­radiographie scrupuleusement la folie destructrice qui ronge le cœur des hommes. Si le début du film peut laisser craindre une opposition bêtement manichéenne entre le flegme britannique et la sauvagerie japonaise, la suite dément ce pronostic. Il n’y a pas de grande différence entre la psychologie du gradé japonais et celle du colonel Nicholson (génial Alec Guinness)… On trouve dans les deux cas le même délire mégalomane, le même instinct de mort. La mise en scène de David Lean, sans atteindre les sommets de Lawrence d’Arabie, exploite merveilleusement les possibilités du format Scope, autant dans les scènes de gesticulations militaires que dans les séquences où ses élégants travellings rendent grâce aux beautés de la jungle birmane…

Immense succès dès sa sortie, le film n’a pris que peu de rides. Ni chef-d’œuvre ni monument d’académisme, il témoigne de la personnalité de David Lean, cinéaste à la fois efficace et contemplatif.
LE PONT DE LA RIVIERE KWAI, David Lean 1957, Alec Guinness, William Holden, Sessue Hayakawa (guerre)@@ (E)
1943. Un régiment britannique est emprisonné dans un camp japonais, dirigé par le colonel Saito. Devant le refus du colonel anglais Nicholson de forcer ses hommes à construire un pont, Saito lui fait endurer les ...

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LE PREMIER VENU, Michel Leclerc 2013, Claire Keim, Pierre Arditi, Makita Samba (thriller)


Gina, 35 ans, va se marier dans une semaine avec Edouard, son fiancé de longue date. Gina baigne dans le bonheur, jusqu'au soir où elle se fait lâchement larguer. Inconsolable, sa meilleure amie lui conseille de coucher avec le premier venu, histoire de retrouver un peu d'amour propre.

TELERAMA
Après “La Lutte des classes”, Michel Leclerc et Baya Kasmi appliquent leur recette trop mécaniquement dans cette fiction sur une riche héritière amoureuse d’un garagiste de banlieue. Sympathique mais laborieux.

Pour échapper à l’emprise de son père, un richissime industriel, Gina gagne sa vie en présentant la minute hippique et s’apprête à épouser un simple prof. Mais quand ce dernier, pressentant qu’elle ne l’aime qu’à moitié, la plaque du jour au lendemain, elle se jette dans les bras du premier venu… Félicien, un garagiste antillais de Villetaneuse.

Choc des cultures et comédie du vivre-ensemble : cette fiction reprend la recette bien rodée de Michel Leclerc et Baya Kasmi. On a souvent passé outre au côté foutraque du duo, qui donnait à vrai dire un charme irrésistible au Nom des gens et à La Lutte des classes. Mais cette fois, le manque de rythme ne pardonne pas.

Les idées de mise en scène (quelques effets surréalistes malheureusement sans suite) et les gags vraiment drôles (un contrôle au faciès filmé comme un examen de routine) sont trop rares. Pour le reste, Le Premier Venu compile grossièrement les observations sociologiques — le père doit sa fortune au commerce triangulaire, la mère a entamé sa transition de genre, Félicien veut monter un garage bio… Et ni le capital sympathie de la démarche, ni le talent de Claire Keim et de Makita Samba (vu dans Les Olympiades) ne suffisent à rattraper le coup.
LE PREMIER VENU, Michel Leclerc 2013, Claire Keim, Pierre Arditi, Makita Samba (thriller) (E)
Gina, 35 ans, va se marier dans une semaine avec Edouard, son fiancé de longue date. Gina baigne dans le bonheur, jusqu'au soir où elle se fait lâchement larguer. Inconsolable, sa meilleure amie lui conseille de coucher ...

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LE PRENOM, Alexandre de La Patellière, Matthieu Delaporte 2012, Patrick Bruel (societe)@@


Vincent, la quarantaine bien entamée, va être papa pour la première fois. Invité à dîner chez sa soeur et son beau-frère, il retrouve Claude, un ami d'enfance. La soirée se déroule dans la joie et la bonne humeur jusqu'au moment où Vincent annonce le prénom du futur bébé. Le dîner familial sombre alors dans le chaos et devient le théâtre de violents règlements de comptes.

TELERAMA
Comédie de boulevard assez vive qui épingle les conformismes en révélant une part insoupçonnée de chaque personnage.
Ah, le prénom des enfants ! Sujet très sensible… Matthieu Delaporte et Alexandre de La Patellière ont décidé d’adapter eux-mêmes leur pièce à succès, sans changer les acteurs, à l’exception de Charles Berling. Cela reste du « boulevard » malin. On est chez Pierre (Charles Berling), normalien, intello donneur de leçons, et Élisabeth (Valérie Benguigui, récompensée par un César), sa femme. Le couple reçoit Vincent (Patrick Bruel), le frère d’Élisabeth, à la réussite insolente, bientôt papa ; son épouse, Anna (Judith El Zein), toujours en retard ; et Claude (Guillaume de Tonquédec, lui aussi lauréat d’un César), un ami (faussement) gentillet.

On entre dans le vif du sujet lorsque Vincent provoque un séisme en lâchant le prénom de son futur enfant. La discussion s’envenime, rigolarde et vacharde. Les auteurs épinglent toutes sortes de préjugés et de conformismes (politiques, sociaux, sentimentaux…). Chacun en prend pour son grade et finit à un moment par révéler une personnalité insoupçonnée. Le Prénom reflète plutôt bien nos petitesses, nos vanités et nos frustrations, que l’on soit bobo ou bling-bling. Hormis Berling, un peu too much, les acteurs sont tous bien. Surtout Bruel, qui se joue de son image avec une visible délectation.


LE PRENOM, Alexandre de La Patellière, Matthieu Delaporte 2012, Patrick Bruel (societe)@@ (E)
Vincent, la quarantaine bien entamée, va être papa pour la première fois. Invité à dîner chez sa soeur et son beau-frère, il retrouve Claude, un ami d'enfance. La soirée se déroul ...

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LE PRESIDENT, Henri Verneuil 1960, Jean Gabin, Bernard Blier (thriller histoire)@@


Émile Beaufort est un président du Conseil à la retraite, qui vit désormais loin de la vie politique française, dans sa grande propriété à la campagne. À l'occasion d'une importante crise ministérielle, Beaufort entend à la radio que son ancien directeur de cabinet, est pressenti pour prendre la tête du gouvernement. Perturbé par cette annonce, il se remémore alors sa collaboration avec ce politicien lié aux puissances d'argent qui finira par le trahir.

TELERAMA
Un ancien président du Conseil donne des leçons d’honneur national à des politiciens arrivistes. Le sacre de Gabin dans un film ronflant mais sympathique.

Les années 1960 n’étaient pas encore yéyé quand Henri Verneuil a tourné cette adaptation d’un Simenon qui évoquait les mœurs parlementaires de la IIIᵉ République. Les dialogues sont signés par Michel Audiard, mais les traits d’humour sont comptés dans ce portrait d’un ancien président du Conseil, Émile Beaufort (Jean Gabin), devenu le seul rempart à l’arrivisme de son ancien directeur de cabinet (Bernard Blier) et du monde de la finance dont il est la marionnette.

Beaufort, lui, se définit comme « un mélange d’anarchiste et de conservateur, dans des proportions qui restent à déterminer ». Il est l’indépendance, la morale, la justice, la force, l’Européen éclairé. Verneuil a taillé dans le marbre ce personnage fait pour donner à Gabin une stature de monument national. Régnant en véritable empereur sur une Assemblée où fourmillent les petits calculateurs, il marche ici dans les pas de Clemenceau et entre dans l’Histoire. Un sacre un peu ronflant mais bien mérité et évidemment sympathique. Même si sa suprématie apparaît aussi comme celle des hommes dans une France où les femmes sont des potiches. Et qui sent aujourd’hui le renfermé.
LE PRESIDENT, Henri Verneuil 1960, Jean Gabin, Bernard Blier (thriller histoire)@@ (E)
Émile Beaufort est un président du Conseil à la retraite, qui vit désormais loin de la vie politique française, dans sa grande propriété à la campagne. À l'occasion d'une import ...

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LE PRESTIGE, Christopher Nolan 2005, Christian Bale, Hugh Jackman, Michael Caine, Scarlett Johansson (thriller histoire)@@


Deux magiciens du 19e siècle s'engagent dans une lutte sans merci non seulement pour se surpasser l'un l'autre, mais pour détruire l'adversaire. L'un deux est accusé du meurtre de son rival qui s'est noyé au cours d'un tour de magie, après être tombé d'une trappe dans une cuve remplie d'eau et verrouillée, l'exécution du tour ayant apparemment mal tourné.

TELERAMA
Dans l’Angleterre victorienne, deux magiciens rivalisent de génie, jusqu’à mener un combat d’illusions, parfois cruelles. Une belle histoire qui, malgré quelques complexités de narration inutiles, séduit vraiment.

Magie et cinéma font bon ménage, surtout dans notre esprit. Sur l’écran, la rencontre est rare. On se jette donc avec une faim de loup sur ce Prestige appétissant : deux prestidigitateurs s’y font la guerre à coups d’illusions, d’abord par pure jalousie professionnelle, puis par la force d’une sorte d’envoûtement au fond un peu sorcier. C’est la logique même de la magie, comme on nous l’explique dans la scène d’ouverture : au début, une simple promesse (« Regardez cette colombe ! »), puis vient le tour (la colombe disparaît) et enfin l’escalade merveilleuse, qu’on appelle le « prestige » : la colombe réapparaît.

Christopher Nolan a transposé ce beau programme dans la fiction, mais en brouillant les pistes, notamment la chronologie de l’histoire, comme pour rappeler que s’il a réalisé Batman begins (2005), il est aussi l’auteur du tordu et culte Memento (2000). Le Prestige opère la synthèse des deux, à la fois joli film grand public offrant un spectacle permanent sur fond d’Angleterre victorienne et film d’auteur un peu artificiellement torturé dans sa narration mais hanté par une vraie fascination pour les étranges pouvoirs du chiffre 2. Le duo de magiciens se désaccorde en effet lorsque l’un d’eux réussit un tour où il semble se dédoubler. Pour Christopher Nolan, qui travaille avec son frère Jonathan, il y a là toutes sortes de perspectives de vertige, qu’il explore tour à tour, jusqu’au prestige, qui vaut le détour.
LE PRESTIGE, Christopher Nolan 2005, Christian Bale, Hugh Jackman, Michael Caine, Scarlett Johansson (thriller histoire)@@ (E)
Deux magiciens du 19e siècle s'engagent dans une lutte sans merci non seulement pour se surpasser l'un l'autre, mais pour détruire l'adversaire. L'un deux est accusé du meurtre de son rival qui s'est noyé au cour ...

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LE PRESTIGE, Christopher Nolan 2006, Christian Bale, Hugh Jackman, Scarlett Johansson (thriller)@@


Deux magiciens du 19e siècle s'engagent dans une lutte sans merci non seulement pour se surpasser l'un l'autre, mais pour détruire l'adversaire. L'un deux est accusé du meurtre de son rival qui s'est noyé au cours d'un tour de magie, après être tombé d'une trappe dans une cuve remplie d'eau et verrouillée, l'exécution du tour ayant apparemment mal tourné.

TELERAMA
Dans l’Angleterre victorienne, deux magiciens rivalisent de génie, jusqu’à mener un combat d’illusions, parfois cruelles. Une belle histoire qui, malgré quelques complexités de narration inutiles, séduit vraiment.

Magie et cinéma font bon ménage, surtout dans notre esprit. Sur l’écran, la rencontre est rare. On se jette donc avec une faim de loup sur ce Prestige appétissant : deux prestidigitateurs s’y font la guerre à coups d’illusions, d’abord par pure jalousie professionnelle, puis par la force d’une sorte d’envoûtement au fond un peu sorcier. C’est la logique même de la magie, comme on nous l’explique dans la scène d’ouverture : au début, une simple promesse (« Regardez cette colombe ! »), puis vient le tour (la colombe disparaît) et enfin l’escalade merveilleuse, qu’on appelle le « prestige » : la colombe réapparaît.

Christopher Nolan a transposé ce beau programme dans la fiction, mais en brouillant les pistes, notamment la chronologie de l’histoire, comme pour rappeler que s’il a réalisé Batman begins (2005), il est aussi l’auteur du tordu et culte Memento (2000). Le Prestige opère la synthèse des deux, à la fois joli film grand public offrant un spectacle permanent sur fond d’Angleterre victorienne et film d’auteur un peu artificiellement torturé dans sa narration mais hanté par une vraie fascination pour les étranges pouvoirs du chiffre 2. Le duo de magiciens se désaccorde en effet lorsque l’un d’eux réussit un tour où il semble se dédoubler. Pour Christopher Nolan, qui travaille avec son frère Jonathan, il y a là toutes sortes de perspectives de vertige, qu’il explore tour à tour, jusqu’au prestige, qui vaut le détour.

À
LE PRESTIGE, Christopher Nolan 2006, Christian Bale, Hugh Jackman, Scarlett Johansson (thriller)@@ (E)
Deux magiciens du 19e siècle s'engagent dans une lutte sans merci non seulement pour se surpasser l'un l'autre, mais pour détruire l'adversaire. L'un deux est accusé du meurtre de son rival qui s'est noyé au cour ...

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LE PRINCE DU PACIFIQUE, Alain Corneau 2000, Thierry Lhermitte, Patrick Timsit (comique)@@


Un jeune prince polynésien reconnaît en un capitaine de l'armée française le sauveur de son peuple dont il est question dans les légendes.

TELERAMA
Aventures, nature somptueuse, noble message, Lhermitte en héros, Timsit en escroc, Berléand en salaud : Corneau fait plaisir avec cette vieille recette.

Le prince en question est un enfant, et le Pacifique baigne une île polynésienne qui ressemble à un paradis de carte postale. Décalage exotique auquel s'ajoute un décalage dans le temps : l'action se déroule en 1918, un officier vient pour enrôler des « indigènes » dans une guerre qui les concerne bien peu. Ce militaire amidonné par le sens du devoir est une caricature. C'est fait exprès. Comme pour le bagnard cynique et roublard qui lui sert de bras droit (tordu) et le potentat galonné local, un imbécile psychopathe imprévisible. Le petit prince croit aux légendes. Cela bouleversera le destin de chacun mais pas la nature du projet : une comédie d'aventures visant le public familial (dans la foulée évidente d'Un Indien dans la ville), avec des gags qui se déclinent au premier degré, et des péripéties bon enfant. Le producteur Thierry Lhermitte a mis de gros moyens dans ce film un brin démodé c'est son charme et sa limite heureusement secoué par un trio d'acteurs jouant le jeu à fond la caisse. Mention (très) spéciale à François Berléand, dans la peau d'un extravagant salaud déjanté.
LE PRINCE DU PACIFIQUE, Alain Corneau 2000, Thierry Lhermitte, Patrick Timsit (comique)@@ (E)
Un jeune prince polynésien reconnaît en un capitaine de l'armée française le sauveur de son peuple dont il est question dans les légendes.

TELERAMA
Aventures, nature somptueuse, noble message, ...

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LE PRINCE OUBLIE, Michel Hazanavicius, Omar Sy, Berenice Bejo, Francois Damiens (jeunesse)@


Djibi vit seul avec Sofia, sa fille de 8 ans. Tous les soirs, il invente une histoire pour l'endormir. Lorsque Sofia s'endort, ces récits extraordinaires prennent vie quelque part dans un monde imaginaire peuplé. Trois ans plus tard, l'entrée de Sofia au collège va marquer la fin de son enfance. Au grand désespoir de son père, elle n'a plus besoin de ses histoires le soir. Djibi va alors devoir accepter que sa fille grandisse et le prince du monde imaginaire va devoir trouver sa place.
LE PRINCE OUBLIE, Michel Hazanavicius, Omar Sy, Berenice Bejo, Francois Damiens (jeunesse)@ (E)
Djibi vit seul avec Sofia, sa fille de 8 ans. Tous les soirs, il invente une histoire pour l'endormir. Lorsque Sofia s'endort, ces récits extraordinaires prennent vie quelque part dans un monde imaginaire peuplé. Trois ans plu ...

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LE PRISONNIER D ALCATRAZ; John Frankenheime 1962, Burt Lancaster (prison)@@@


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Un rustre condamné à perpète qui apprend la douceur en devenant ornithologue. Ne fuyez pas, c’est passionnant ! John Frankenheimer filmait une histoire vraie, intense et humaniste.


Très Bien
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Publié le 26 septembre 2026 à 06h30
Mis à jour le 28 septembre 2026 à 12h35
Malgré le film plaidoyer qui fut tiré de sa vie romanesque, Robert Stroud est mort à l’infirmerie pénitentiaire de Springfield (Missouri) le 21 novembre 1963, après cinquante-quatre ans passés derrière les barreaux. Ironie du sort : le lendemain, Lee Harvey Oswald abat le président John F. Kennedy à Dallas, l’homme qui avait toujours refusé, sur les conseils de son frère Robert Kennedy, alors attorney general (notre ministre de la Justice), de lui accorder la grâce. L’histoire extraordinaire de « l’ornithologue d’Alcatraz » commence dans un bar d’Alaska en 1909, où il commet un meurtre (un homme qui avait battu sa maîtresse). Condamné à douze ans de prison, Robert Stroud, 19 ans à l’époque, est persécuté par un gardien. Il le surine. Condamné cette fois à la perpétuité, il va passer quarante-trois ans en isolement et étudier l’ornithologie en soignant les moineaux qu’il ramasse dans la cour où il fait sa promenade quotidienne, au point de devenir un scientifique respecté.

Injustement jugé conventionnel et sirupeux à sa sortie, sur des critères anti-hollywoodiens qui n’ont plus cours, le film de Frankenheimer se découvre et se revoit avec plaisir. Au-delà de la performance de Burt Lancaster, ce qui continue de passionner, c’est la puissance du récit. Enfermé pendant deux heures et demie avec un rustre qui apprend la douceur au contact des canaris, on médite sur la vie carcérale sans jamais s’ennuyer. À noter que, contrairement à ce que suggère le titre, le film ne se déroule pas sur le maudit rocher de la baie de San Francisco.

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BANDE-ANNONCE


PLUS D'INFOS

Titre
Le prisonnier d'Alcatraz
Genre
Réalisateur
John Frankenheimer
Sortie
1962
Durée
2h27
Musique
Elmer Bernstein
Scénariste
Guy Trosper
Pays
Etats-Unis
SYNOPSIS

Accusé de deux meurtres, Robert Stroud, un être fruste, a été condamné à la prison à perpétuité. C'est dans sa cellule qu'il recueille un jour un oiseau blessé et le soigne. Une passion pour l'ornithologie l'anime désormais, et ses études et travaux le rendent célèbre. Mais il est transféré à la prison d'Alcatraz, où les conditions de détention plus sévères l'empêchent de s'adonner à sa passion. Une mutinerie éclate dans la prison et Stroud est amené à négocier au nom des prisonniers. Cette prise de responsabilité et sa bonne conduite lui valent un adoucissement de sa peine
LE PRISONNIER D ALCATRAZ; John Frankenheime 1962, Burt Lancaster (prison)@@@ (E)
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LE PRIX DU SUCCES, Teddy Lussi-Modeste 2017, Tahar Rahim, Roschdy Zem, Maiwenn (societe)@@


Brahim est promis à un brillant avenir dans l'univers du stand-up. Sa carrière est en train de décoller et il a un agent, Hervé, qui a de grandes ambitions pour lui. Brahim est soutenu par Linda sa femme et peut compter sur sa famille avec laquelle il est très généreux. Seule ombre au tableau : son grand frère Mourad, son manager instable et jaloux de rester dans l'ombre.

TELERAMA
Un humoriste presque star se heurte à son frère… Conte noir et cruel sur la tyrannie d’un entourage aimant, à la mise en scène rythmée. Tahar Rahim, Roschdy Zem et Maïwenn sont superbes.

Brahim est un humoriste en train de devenir une idole. Sa famille, dont il a fait la fortune, pourtant, l’enserre dans des rets affectueux. Notamment son frère, Mourad, à la fois agent, manager, avocat, garde du corps. Capable de sortir une matraque pour éloigner des fans encombrants de Brahim, mais de le fourvoyer aussi dans des choix hasardeux qu’il croit géniaux. Quand il apprend son éviction pour un agent plus habile, plus malin, plus diplomate, Mourad perd la tête…

C’est cette rupture fraternelle, presque passionnelle, que saisit le réalisateur. Au vol, si l’on ose dire : il filme vite, désireux d’exacerber la tension de chaque scène. Il freine la violence, d’abord, la laisse se répandre lentement, avant de la faire exploser. Il existe, et plus nombreux qu’on ne le pense, des sportifs ou des humoristes prêts à renoncer à une carrière prometteuse pour éloigner de leur entourage des profiteurs pour lesquels ils ne sont que des vaches à lait. C’est dire que le relatif happy end du Prix du succès — sans lequel aucun film français actuel ne saurait être financé — n’est qu’un leurre. Le vrai dénouement de ce conte cruel, beaucoup plus noir et désabusé, est à chercher dans la lettre que Brahim envoie à son frère : « Parfois, je me dis que ç’aurait été plus simple, pour nous, de ne pas y arriver. Un échec, dans notre milieu, c’est banal. C’est la réussite qui fait mal. » Comme le pouvoir, la gloire rend fou.
LE PRIX DU SUCCES, Teddy Lussi-Modeste 2017, Tahar Rahim, Roschdy Zem, Maiwenn (societe)@@ (E)
Brahim est promis à un brillant avenir dans l'univers du stand-up. Sa carrière est en train de décoller et il a un agent, Hervé, qui a de grandes ambitions pour lui. Brahim est soutenu par Linda sa femme et peut ...

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LE PROFESSIONNEL Georges Lautner 1981, Jean-Paul Belmondo@@


Issu de l'élite de l'armée française, Joss Beaumont est chargé d'exécuter le président de la Malagawi. Un contre-ordre tombe, la cible est devenue un ami de l'Etat. Pour l'empêcher de nuire, Beaumont est incarcéré, mais ne tarde pas à s'évader, décidé à mener à bien l'opération malgré l'opposition de sa hiérarchie.
LE PROFESSIONNEL Georges Lautner 1981, Jean-Paul Belmondo@@ (E)
Issu de l'élite de l'armée française, Joss Beaumont est chargé d'exécuter le président de la Malagawi. Un contre-ordre tombe, la cible est devenue un ami de l'Etat. Pour l'empêcher de nuire, B ...

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LE PROVISEUR, Christopher Cain 1987, James Belushi, Louis Gossett Jr (action)


Latimer n'hésite pas à en venir aux mains, ce qui lui vaut d'être muté à titre punitif comme directeur du célèbre lycée Brandel. La loi du plus fort y règne en maître, et les drogues se vendent sans vergogne dans les couloirs.

TELERAMA
L'enseignant Rick Latimer traverse une crise profonde. Son métier ne l'intéresse plus et il supporte très mal son divorce. Espérant se faire renvoyer de l'école qui l'emploie, il démolit la voiture de l'avocat de son ex-femme. Mais, pour le punir, l'administration le nomme proviseur du collège le plus mal famé de la ville, où les bagarres se succèdent sans répit. Tous les professeurs doutent de la possibilité de faire fonctionner normalement l'établissement. A peine arrivé, Rick est confronté à Victor Duncan, le caïd du collège. Rick n'a pas le choix. S'il veut asseoir son autorité, il doit pulvériser celle de Duncan. Mais celui-ci a les moyens de se défendre...


“ Film modérément crédible, mais a l'avantage de prédire ce qui nous attend niveau barbarie dans les établissements scolaires.... ”
LE PROVISEUR, Christopher Cain 1987, James Belushi, Louis Gossett Jr (action) (E)
Latimer n'hésite pas à en venir aux mains, ce qui lui vaut d'être muté à titre punitif comme directeur du célèbre lycée Brandel. La loi du plus fort y règne en maître, et l ...

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LE PROVISEUR, Christopher Cain 1987, James Belushi, Louis Gossett Jr (action)


Latimer n'hésite pas à en venir aux mains, ce qui lui vaut d'être muté à titre punitif comme directeur du célèbre lycée Brandel. La loi du plus fort y règne en maître, et les drogues se vendent sans vergogne dans les couloirs.

TELERAMA
L'enseignant Rick Latimer traverse une crise profonde. Son métier ne l'intéresse plus et il supporte très mal son divorce. Espérant se faire renvoyer de l'école qui l'emploie, il démolit la voiture de l'avocat de son ex-femme. Mais, pour le punir, l'administration le nomme proviseur du collège le plus mal famé de la ville, où les bagarres se succèdent sans répit. Tous les professeurs doutent de la possibilité de faire fonctionner normalement l'établissement. A peine arrivé, Rick est confronté à Victor Duncan, le caïd du collège. Rick n'a pas le choix. S'il veut asseoir son autorité, il doit pulvériser celle de Duncan. Mais celui-ci a les moyens de se défendre...


“ Film modérément crédible, mais a l'avantage de prédire ce qui nous attend niveau barbarie dans les établissements scolaires.... ”
LE PROVISEUR, Christopher Cain 1987, James Belushi, Louis Gossett Jr (action) (E)
Latimer n'hésite pas à en venir aux mains, ce qui lui vaut d'être muté à titre punitif comme directeur du célèbre lycée Brandel. La loi du plus fort y règne en maître, et l ...

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LE RAPACE, Jose Giovanni 1968, Lino Ventura, Xavier Marc (thriller)@@


Quelque part en Amérique latine : un groupuscule révolutionnaire fomente l'assassinat du président du pays et engage le Rital, un tueur à gages réputé. Il est flanqué du petit-fils de l'ancien président, Miguel dit Chico, qui doit prendre l'attentat à son compte (et devenir ainsi un héros national). Pour accomplir la sale besogne, ils s'installent dans un appartement en face de celui du président, chez sa maîtresse, Enna.

TELERAMA
En 1934, un étranger surnommé « le Rital » arrive à Veracruz, où il rencontre un avocat qui le paie, au nom des conjurés, pour tuer le président en place d’un Etat voisin du Mexique. L’auteur officiel de ce meurtre politique, destiné à donner le signal de la révolution, sera Miguel, petit-fils de l’ancien Président.

Le premier long métrage de José Giovanni était un polar situé en Corse. Le deuxième - celui-ci - est un film d’aventures teinté d’exotisme, tiré d’un roman de la Série noire que Giovanni a transposé selon sa propre mythologie. L’atmosphère Amérique latine des années 30 donnait au film, à sa sortie, un certain charme rétro, à présent éventé. Giovanni manquait encore d’habileté dans les scènes d’action et il a insisté sur des idées simples, naïves, humaines selon lui. La composition de Lino Ventura fut, à juste titre, très remarquée. En fait, c’est la seule raison de revoir cette oeuvre.
LE RAPACE, Jose Giovanni 1968, Lino Ventura, Xavier Marc (thriller)@@ (E)
Quelque part en Amérique latine : un groupuscule révolutionnaire fomente l'assassinat du président du pays et engage le Rital, un tueur à gages réputé. Il est flanqué du petit-fils de l'ancie ...

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LE RAVISSEMENT, Diris Kaltenback 2023, afsia Herzl,Alexis Manenti, Nina Meurisse (societe)@@


Le jour où Lydia recroise Milos, une conquête d'un soir, alors qu'elle tient le bébé de son amie Salomé dans les bras, elle s'enfonce dans un mensonge, au risque de tout perdre.

TELERAMA
Hafsia Herzi, poignante de sobriété, incarne une jeune sage-femme qui s’enferre dans le mensonge après l’accouchement de son amie. Un premier film ample et subtil, à la mise en scène remarquable.

Ouvert au double sens, voilà un titre séduisant. Le ravissement comme extase ou comme rapt ? Ces deux acceptions différentes peuvent se rapprocher : dans l’extase, on est transporté, ravi à soi-même. La réalisatrice Iris Kaltenbäck ne cache pas s’être inspirée du Ravissement de Lol V. Stein de Marguerite Duras, livre qui l’a marquée et dont on retrouve plusieurs thèmes, comme l’obsession et le déni de chagrin. Le film, ancré dans un Paris hivernal plutôt rude, reste malgré tout éloigné de l’univers durassien. Lydia (Hafsia Herzi) y est une sage-femme d’aujourd’hui, consciencieuse, investie dans un travail qu’elle aime beaucoup. On l’imagine stable, équilibrée. Quelque chose va pourtant la faire dérailler, qui est exploré d’emblée par une voix off, celle d’un homme ayant connu Lydia et refaisant l’historique des événements. Le Ravissement, et c’est là une partie de son attrait romanesque, ne se situe pas dans un présent immédiat. Il est raconté avec la distance du passé, rendant les images marquantes et indécises à la fois.

Cette héroïne a une amie très proche, Salomé. Entre elles, c’est un peu le jour et la nuit. Salomé a du tempérament, elle est spontanée, bavarde, bouillonnante. Lydia est réfléchie et secrète, plus opaque. Cette dissemblance les a sans doute attirées, a fondé leur lien. Ce type d’amitié forte, passionnelle, peut-être amoureuse, a rarement été abordé ainsi, en écartant l’idée convenue de rivalité. Au contraire, il n’est question que d’entraide, jusqu’à une forme de fusion, symbolisée par la scène très réaliste, à teneur documentaire, de l’accouchement, compliqué, difficile, de Salomé. Où Lydia est là, du début à la fin, pour assister son amie. Et recevoir, si l’on peut dire, un enfant d’elle. Ce bébé est une fille, qui porte un prénom (Esmée) suggéré par Lydia. Laquelle s’attache à l’enfant, le garde volontiers pour soulager son amie, en pleine dépression post-partum. Rien de mal a priori. À ceci près que Lydia s’enferme peu à peu dans une spirale de mensonges. Qui embarque ses proches, complices malgré eux d’une fiction à laquelle ils veulent, eux aussi, croire.

Tumulte intériorisé
La force étrange du Ravissement tient dans l’addition discrète de ses enjeux, comme ce besoin fou d’amour de l’héroïne, sa solitude enfouie, son refus d’appeler à l’aide. À titre d’exemple, elle ne dit rien à Salomé de ses chagrins amoureux. Après une rupture douloureuse avec un garçon qui l’a blessé, elle rencontre un chauffeur de bus (Alexis Manenti) d’origine serbe. C’est ce Milos, taciturne mais prévenant, qui parle en voix off, pour dire qu’il est difficile de cerner la sage-femme, déracinée comme lui. Et que le hasard, après une première séparation, va étrangement ramener à lui — la scène est magnifique, car filmée comme une sorte de miracle.

À travers ce premier long métrage, Iris Kaltenbäck fait preuve d’une grande maîtrise. Sa mise en scène est d’autant plus louable qu’elle est invisible. Le Ravissement est un film pensé et épuré, mais qui ne s’affiche jamais comme tel. Un film d’apparence simple, qui recèle bien du mystère, invite à des interprétations diverses, mythologique ou psychanalytique — sur le refoulement, le désir inconscient. En madone tendre et inquiétante, Hafsia Herzi y est poignante de sobriété, de tumulte intériorisé. La dérive de son personnage mène, on s’en doute assez tôt, au fait divers, mais filmé sans dramatisation, avec beaucoup de retenue. Surtout, la réalisatrice imagine un après, déploie une perspective optimiste, démontrant que le geste de Lydia, aussi fou soit-il, donne naissance à un amour singulier.
LE RAVISSEMENT, Diris Kaltenback 2023, afsia Herzl,Alexis Manenti, Nina Meurisse (societe)@@ (E)
Le jour où Lydia recroise Milos, une conquête d'un soir, alors qu'elle tient le bébé de son amie Salomé dans les bras, elle s'enfonce dans un mensonge, au risque de tout perdre.

TELERAMA
Hafsia ...

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LE REFUGE, François Ozon 2009, Isabelle Carré, Louis-Ronan Choisy (moeurs)@@


Mousse et Louis s'aiment et se droguent. Louis meurt d'une overdose après un shoot qui aurait dû aussi coûter la vie à Mousse. La jeune femme se retrouve à l'hôpital où elle apprend qu'elle est enceinte. Cet enfant qu'elle porte est désormais le seul lien qui la relie à l'homme qu'elle a aimé. Contre la volonté des parents de Louis, elle décide de le garder et trouve refuge sur la côte basque dans la maison d'un ami. Les mois passent. Un jour, elle reçoit la visite de Paul, le frère de Louis, en route vers l'Espagne, où il doit rejoindre son nouveau petit ami. Entre Paul et Mousse, deux êtres meurtris par la vie, se développe une tendre relation...

TELERAMA
Mousse ne se savait pas enceinte. C’est à peine si elle se croit vivante après la mort par overdose de son mec. Ce bébé, elle n’y tient pas plus que ça, mais elle le garde. Dans son refuge (une maison au soleil, près de l’océan), elle accueille le frère du mort, en route pour l’Espagne. Paul est beau, gay, gentil. Curieusement, auprès de lui, Mousse va vivre une « éducation sentimentale »…

Depuis Le Temps qui reste (2005), le cinéma grinçant et transgressif de François Ozon s’est épuré, comme s’il se débarrassait des oripeaux de l’adolescence. Les fantoches de Sitcom, les boules de nerfs de 8 Femmes ont cédé la place à des êtres cabossés et fragiles. La crudité investit Le Refuge, mais le film fait lentement cheminer les personnages vers la lumière. Tout y est lyrique, sensible, étonnamment doux. Comme en attente. Entre parenthèses… Avec une empathie qu’il ne manifeste que dans de rares films, le cinéaste capte donc les hésitations, les fluctuations — les vagissements — d’adultes qui semblent naître en même temps que leur bébé. Une génération finie mais pas prête : pour tout assumer, assurer, elle demande juste un peu de temps. C’est désarmant et passionnant.
LE REFUGE, François Ozon 2009, Isabelle Carré, Louis-Ronan Choisy (moeurs)@@ (E)
Mousse et Louis s'aiment et se droguent. Louis meurt d'une overdose après un shoot qui aurait dû aussi coûter la vie à Mousse. La jeune femme se retrouve à l'hôpital où elle apprend qu'elle est ...

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LE REGNE ANIMAL, Thomas Cailley 2023, Paul Kircher, Romain Duris, Adèle Exarchopoulos (science fiction)@@


Un père et son fils se battent pour survivre dans un monde où de plus en plus de personnes se transforment en animaux. Les autorités obligent les mutants à quitter leur foyer et leur famille et ils sont internés dans des cliniques spéciales. François fait tout pour sauver sa femme touchée par ce mystérieux phénomène.

TELARAMA
Un père et son fils affrontent une étrange épidémie qui transforme les hommes en animaux. Un film fascinant qui interroge notre rapport à l’autorité et à la liberté.

Des griffes poussent sous les ongles, une fourrure ou des écailles colonisent la peau. Des tentacules, des mandibules, des membranes. La fonction du langage se dérobe lentement, au profit des râles bruts de la nature, cris, grognements, stridulations… Les symptômes varient, mais le phénomène est identique, inexorable, étrange épidémie dont on ne connaît ni l’origine ni le remède. Partout, dans notre monde familier, avec ses agglomérations ordinaires, ses embouteillages et ses supermarchés, des êtres humains se transforment, peu à peu possédés par la bête qui s’éveille en eux, remodèle leur chair et leur esprit.

Femme-fauve, morse difforme, poulpe en devenir… Tel est le spectaculaire Règne animal dans lequel nous plonge le cinéaste Thomas Cailley, au sein d’une société qui ne sait que faire de ce surgissement, face à un nouveau peuple instable, effrayant et poignant. Mutant, comme le film lui-même, prouesse à la croisée des genres, de l’anticipation la plus sombre (avec un brin d’épouvante) au conte lumineux, du réalisme abrupt à la pure poésie. Avec, en son centre, un cœur sensible, heurté et fébrile : l’histoire d’amour inconditionnelle qui unit un père, François, à Émile, son fils adolescent.

Ces deux-là sont seuls au monde. Lana, épouse de l’un et mère de l’autre, n’est plus tout à fait Lana. Telle qu’elle est devenue, personne ne peut la soigner. Les autorités sanitaires se contentent d’organiser son transfert dans un centre pour les « créatures » comme elle, quelque part dans les Landes. François et Émile déménagent à sa suite. Nouveau travail de cuisinier dans un camping des environs, nouveau lycée, tout est prévu… Sauf que Lana n’arrive jamais à destination. Le convoi qui la transportait, avec d’autres compagnons d’infortune, a eu un accident. Les « bêtes humaines » ont disparu dans les bois…

En cherchant Lana, jusqu’au fond d’un paysage énigmatique et dense, rendu à sa dimension sauvage, comme les êtres qui s’y cachent, père et fils vont se trouver eux-mêmes. Un chemin d’urgence et d’évolution intime, qui rappelle irrésistiblement Adèle Haenel et Kévin Azaïs, le couple improbable et touchant perdu dans la forêt des Combattants, le précédent long métrage de Thomas Cailley, il y a presque dix ans. Où la puissance d’un lien affectif se cogne à celle de la nature, et de ses exigences.

Faire le deuil de ce qui fut, accepter la séparation, la mort réelle ou symbolique qui s’attache à tout changement étaient aussi les sujets de la série d’anticipation Ad vitam, cocréée par le cinéaste et Sébastien Mounier en 2018. Ici, c’est le jeune Émile qui est, à son tour, touché par les premiers signes d’une irréversible mutation. Fable sur la puberté, sur la transformation du corps adolescent, entre dégoût et désir, terreur et exaltation, le film creuse autant la question de l’animalité camouflée sous les habits de la civilisation que la nécessité pour un parent de laisser grandir et partir son enfant.

Cet enjeu central est porté avec une délicatesse fiévreuse, un charisme magnétique par un Romain Duris brûlé, tendu, vrai, déchirant de dévouement opiniâtre, et le jeune comédien Paul Kircher, révélé par Le Lycéen (de Christophe Honoré) : avec son phrasé particulier, sa grâce hésitante et bourrue de garçon perdu, il incarne tous les tourments et les élans de son âge. Entre les deux acteurs, l’alchimie est parfaite, culminant dans une bouleversante séquence nocturne en voiture, exaltée par un vieux tube de Pierre Bachelet au titre parfaitement raccord avec l’étrange bestiaire du film : Elle est d’ailleurs.

Elles sont « d’ailleurs », ces créatures inédites, dont les apparitions sont d’abord aussi frappantes que furtives. Thomas Cailley les filme à la dérobée, comme du coin de l’œil, à demi cachées, entraperçues dans le feu bref d’un éclair d’orage, ou drapées dans l’obscur tissu de la nuit. Effet de mystère extraordinaire, qui nous mène insensiblement des figures de film d’horreur à la vérité émouvante de ces corps d’un nouveau genre, pionniers d’un singulier retour à la nature, tels cet enfant-caméléon fragile et mutique ou cet inoubliable homme-oiseau (impressionnant Tom Mercier, l’acteur de Synonymes, de Nadav Lapid), qu’Émile apprend à connaître et à aimer, au fond la forêt. Créatures, « bestioles », comme disent tous ceux qui ne veulent pas de « ça » chez eux. Des monstres ? Non, des « victimes », corrige Adèle Exarchopoulos, dans le rôle d’une jeune femme gendarme qui vient en aide aux deux héros.

Sans rien asséner ni caricaturer, Le Règne animal est aussi un vaste conte politique, une réflexion ouverte sur notre époque troublée, qui évoque, indirectement, aussi bien la gestion du Covid que la question des migrants. Le racisme, la peur et le rejet de l’autre en général. Les nombreux changements qui poussent une société à restreindre les libertés publiques. « Désobéir, c’est ça le courage aujourd’hui », s’exclame François au début du récit. Il s’agit en effet, précisément, de répondre à toutes les mutations par la tolérance et la solidarité, envers et contre les dérives autoritaires. De rester libre, insaisissable et hybride, comme ce film exceptionnel. Pour nous, c’est sûr, il est d’ailleurs.
LE REGNE ANIMAL, Thomas Cailley 2023, Paul Kircher, Romain Duris, Adèle Exarchopoulos (science fiction)@@ (E)
Un père et son fils se battent pour survivre dans un monde où de plus en plus de personnes se transforment en animaux. Les autorités obligent les mutants à quitter leur foyer et leur famille et ils sont intern&ea ...

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LE RENARD ET LE SOLDAT, Adrian Goiginger 2022, Simon Morzé, Marko Kerezovic


En mai 1940, un jeune soldat autrichien à l'enfance cabossée s'attache à un renardeau blessé qu'il emmène avec lui jusqu'au front de Normandie. Inspiré d'une histoire vraie, un film bouleversant d'humanité.

TELERAMA
Un motard de l’armée autrichienne (et son renardeau de compagnie), à travers la France défaite, en mai-juin 1940. Rien à retenir, si ce n’est, par moments, une étrangeté à la Claude Simon, auteur du roman “La Route des Flandres”.

Après La Meilleure du monde (2017), bel hommage à sa mère ayant surmonté une addiction à la drogue, Adrian Goiginger poursuit sa thérapie familiale grâce au cinéma. Le jeune réalisateur évoque, cette fois, l’histoire de son arrière-grand-père, coursier pour l’armée autrichienne durant la campagne de France, en mai-juin 1940. Une séquence retient l’attention, par son étrangeté à la Claude Simon — auteur du roman La Route des Flandres. Le motard chemine avec un renardeau de compagnie dans son side-car, à travers un pays défait (blindés fumants, cadavres pourrissants), jusqu’à la Manche. Pour le reste, le film joue paresseusement l’incommunicabilité entre humains. Résultat : aucun autre personnage n’existe, si ce n’est le père du héros, fermier dans les montagnes non loin de Salzbourg, interprété par le charismatique Karl Markovics.

Dernier d'une fratrie de neuf enfants, Franz vit misérablement dans une ferme des Alpes autrichiennes. Impuissants à le nourrir, ses parents le placent lorsqu'il a 8 ans chez un fermier voisin qui pourvoit à son entretien contre des travaux éreintants. À sa majorité, Franz s'enfuit, et ayant cherché en vain du travail, s'engage dans l'armée autrichienne où il devient coursier à moto. Alors que son régiment, rattaché à la Wehrmacht, s'apprête en mai 1940 à mener la campagne de France, le jeune homme découvre un renardeau blessé qu'il soigne et emmène jusqu'au front de Normandie. Mais tandis que l'animal s'attache de plus en plus à lui, son propre passé le rattrape.
LE RENARD ET LE SOLDAT, Adrian Goiginger 2022, Simon Morzé, Marko Kerezovic (E)
En mai 1940, un jeune soldat autrichien à l'enfance cabossée s'attache à un renardeau blessé qu'il emmène avec lui jusqu'au front de Normandie. Inspiré d'une histoire vraie, un film bouleversant d'h ...

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LE RETOUR DE MARY POPPINS, Rob Marshall 2018, Emily Blunt, Lin-Manuel Miranda


Michael et Jane sont maintenant adultes. Michael et ses trois enfants vivent sur la rue Cherry Tree Lane.

TELERAMA
Soixante ans après ses débuts à l’écran, Mary Poppins affiche une forme olympique sous les traits d’Emily Blunt, qui renouvelle le personnage avec malice. Les bambins turbulents d’autrefois ont grandi. Michael, père de trois enfants, se relève à peine de son veuvage, et sa sœur se bat pour les travailleurs. La banque menace de saisir leur maison…
(Re)tombée du ciel, la plus charmante des nounous tient ses promesses. Pas de signe ostentatoire de modernité ni de second degré superflu. Rompu au film musical, Rob Marshall (Chicago, Nine) enchaîne les scènes en écho aux souvenirs enchantés du film de 1964. Difficile, malgré quelques longueurs, de résister à la déferlante de chansons entraînantes et d’inventivité chorégraphique. Signe des temps, malgré tout : avec les larmes des orphelins et la menace du déclassement, l’émerveillement se teinte de mélancolie.
LE RETOUR DE MARY POPPINS, Rob Marshall 2018, Emily Blunt, Lin-Manuel Miranda (E)
Michael et Jane sont maintenant adultes. Michael et ses trois enfants vivent sur la rue Cherry Tree Lane.

TELERAMA
Soixante ans après ses débuts à l’écran, Mary Poppins affiche une forme olympi ...

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LE RETOUR DU GRAND BLOND, Yves Robert 1974, Pierre Richard, Jean Rochefort, Jean Carmet, Mireille Darc (comique)@


Le capitaine Cambrai, des services de renseignements, reste persuadé que le colonel Toulouse s'est servi d'un innocent violoniste, François Perrin, alias le "Grand Blond", pour supprimer sans autre forme de procès son adjoint, Milan. Afin d'étayer son dossier d'accusation, Cambrai entreprend de prouver que ce brave citoyen, délicieusement distrait, ne fait pas et n'a jamais fait partie des services secrets. Averti, Toulouse n'a plus qu'une seule ressource : liquider le Grand Blond après l'avoir fait passer pour un James Bond "made in France". Mais l'affable musicien a déjà démontré qu'il était plus résistant qu'il n'y paraissait...

TELERAMA
Le Grand Blond est toujours aussi maladroit, Mireille Darc toujours aussi mutine, les barbouzes toujours en chasse. Et pourtant, rien ne marche…
Pour la deuxième fois de sa vie, François Perrin, violoniste distrait, passe pour un espion. Le Grand Blond avec une chaussure noire était un divertissement savoureux, truffé de gags, de scènes alertes. Hélas, deux ans plus tard, son retour déçoit, malgré la même équipe d’excellents acteurs. Trop calculé sur le succès du Grand Blond…, le film en revisite consciencieusement les gags et les astuces scénaristiques. La comédie clonée n’est pas à la hauteur du modèle. Plus décousue, moins drôle, plus vulgaire. Quant à Pierre Richard, il restera, peut-être à cause de ce rôle, cantonné au registre du doux distrait durant une bonne décennie.

LE RETOUR DU GRAND BLOND, Yves Robert 1974, Pierre Richard, Jean Rochefort, Jean Carmet, Mireille Darc (comique)@ (E)
Le capitaine Cambrai, des services de renseignements, reste persuadé que le colonel Toulouse s'est servi d'un innocent violoniste, François Perrin, alias le "Grand Blond", pour supprimer sans autre forme de proc&egra ...

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LE RETOUR DU HEROS, Laurent Tirard 2018,Jean Dujardin, Melanie Laurent Idris Elba et Richard Madden (sentimental histoire)@@


Elisabeth est droite, sérieuse et honnête. Le capitaine Neuville est lâche, fourbe et sans scrupules. Elle le déteste. Il la méprise. Cependant, en faisant de lui un héros d'opérette, elle est devenue, malgré elle, responsable d'une imposture qui va très vite la dépasser.

TELERAMA
Laurent Tirard  signe un piquant marivaudage en costumes à la manière de Philippe de Broca, qui, sous la dentelle, est en fait une comédie d’arnaque très moderne !

Élisabeth est certaine que le fiancé de sa sœur, le capitaine Neuville, ne tiendra pas ses engagements ni sa promesse d’écrire à la jeune fille alors qu’il part à la guerre. Elle s’improvise donc Cyrano, écrit à la place du soldat, y prend goût, puis fait mourir sa créature épistolaire. Mais le capitaine revient. Commence, alors, un duel à fleurets mouchetés entre le lâche héros d’opérette et la femme de tête.

On pensait la recette perdue, et voilà que Laurent Tirard invite à un piquant marivaudage en costumes, qui évoque les grandes heures du cinéma français. D’un côté, un homme dans toute sa fausse splendeur, couard et prétentieux jusqu’au grotesque, de l’autre, une femme bien plus moderne que ses dentelles d’époque. Ils cavalent de jardins en salons, dans une joute incessante de dialogues mordants, écrits avec une précision devenue rarissime dans les comédies actuelles.

Dujardin, plus Gassman que Belmondo, bombe le torse et fait le coq. Mélanie Laurent, aussi charmante qu’incisive, soupire d’agacement devant l’imposture qu’elle a contribué à créer, rit sous cape, s’attendrit, puis se reprend. Et, finalement, cette comédie pas si romantique suggère que rien ne vaut un bon partenariat en affaires.
LE RETOUR DU HEROS, Laurent Tirard 2018,Jean Dujardin, Melanie Laurent Idris Elba et Richard Madden (sentimental histoire)@@ (E)
Elisabeth est droite, sérieuse et honnête. Le capitaine Neuville est lâche, fourbe et sans scrupules. Elle le déteste. Il la méprise. Cependant, en faisant de lui un héros d'opérette, elle est ...

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LE RETOUR, Catherine Corsini 2022, Aïssatou Diallo Sagna, Suzy Bemba (racisme)@@


Khédidja travaille comme aide-domestique pour un riche couple parisien. Pour les vacances estivales, elle accepte de passer l'été en Corse afin de prendre soin des jeunes héritières de la famille.

TELERAMA
Après quinze ans d’absence, Khédidja et ses deux filles reviennent en Corse, le temps d’un été. La cinéaste interroge les rapports de classes et le racisme ordinaire dans un récit d’apprentissage parfois caricatural, mais attachan

Il y a plusieurs films dans ce Retour, présenté en compétition au dernier Festival de Cannes. Une affaire de famille d’abord, de celles qui laissent de vilaines cicatrices mal refermées, et autres secrets mal enfouis. Lorsqu’elles arrivent en Corse, les deux filles de Khedidja ignorent presque tout des raisons qui ont poussé leur mère à fuir, quinze ans plus tôt, et des circonstances de la mort de leur père, ce même lointain jour tragique.

La sage Jessica, sœur aînée exemplaire, brillante et raisonnable, aussi bien que Farah, la cadette, petite bombe d’irrévérence et d’énergie brouillonne, s’attendent seulement à profiter de la plage, pendant que Khedidja travaille à garder les enfants d’une riche famille de Parisiens en vacances. Il faudra bien des crises, et des péripéties, jusqu’au fin fond d’un village de montagne, pour découvrir les blessures que cache l’hermétique douceur de leur mère. Comme dans , son film précédent, Catherine Corsini mêle l’intime et le politique : frictions sociales, rapports de classes, racisme s’exacerbent et crépitent dans la chaleur sèche de l’été.

La quête des origines qui s’offre aux héroïnes, adolescentes métisses, prises entre deux mondes, en est parfois presque trop démonstrative, nouée de grosses ficelles feuilletonesques un peu mièvres, loin de l’habituelle habileté de la réalisatrice de La Nouvelle Ève ou d’ : rebondissements mal taillés, explications pataudes, découverte d’une grand-mère qui semble n’exister que pour les besoins du scénario… Quant au portrait des patrons de Khedidja (Denis Podalydès et Virginie Ledoyen), il frôle la caricature tant il est boursouflé de condescendance, d’autosatisfaction paternaliste et de répliques artificielles…

Trois beaux portraits de femmes

On s’attache, malgré tout, à ce film imparfait, qui a souffert, entre autres, d’un tournage difficile et tendu, et qui veut embrasser trop de sujets, trop de trajectoires — la mère, les filles, les tensions de la société, la jeunesse dans tous ses états, du plus doré au plus rebelle. Car il contient un autre récit : celui d’un été initiatique, alourdi de soleil, dans une Corse dont on croit presque respirer les parfums exacerbés. Y éclate le charisme fracassant de la jeune Esther Gohourou (Farah), la petite sœur incontrôlable et gouailleuse, affamée d’attention, dont toutes les frasques sonnent juste, y compris dans ses relations à vif avec sa famille, entre conflit et complicité, ou son aventure plus ou moins sentimentale, aussi maladroite qu’inattendue, avec un petit caïd corse plus vrai que nature.

S’ajoutent la grâce et la délicatesse d’Aïssatou Diallo Sagna (Khedidja), révélée dans , et la sobre densité de Suzy Bemba (Jessica, la grande sœur), aux prises avec la découverte de sa sexualité, tiraillée entre passé et futur. Trois beaux portraits de femmes, que Catherine Corsini brosse avec empathie et vigueur, et auxquels elle offre la puissance de son regard.
LE RETOUR, Catherine Corsini 2022, Aïssatou Diallo Sagna, Suzy Bemba (racisme)@@ (E)
Khédidja travaille comme aide-domestique pour un riche couple parisien. Pour les vacances estivales, elle accepte de passer l'été en Corse afin de prendre soin des jeunes héritières de la famille.


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LE ROI DAVID, Bruce Beresford 1985, Richard Gere, Edward Woodward (saga histoire)@


Vers 1030 avant Jésus-Christ. Saül, placé à la tête du peuple d'Israël par le prophète Samuel, se fait proclamer roi. Il suscite le courroux divin en tuant les Amalécites. Samuel, subordonné à la volonté divine, désavoue le mauvais roi et donne l'onction à David, le nouvel élu de Yahvé, un simple berger, fils de Jessé. Fasciné par le jeune homme, Saül le prend à sa cour.

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David se fait remarquer dans la lutte contre les Philistins en terrassant le géant Goliath avec sa fronde. Jaloux, Saül le met bientôt en disgrâce. Grâce à l'amitié de Jonathan, le fils de Saül, David parvient à s'enfuir dans le désert. Il demande asile aux Philistins. L'apprenant, Saül, ivre de rage, leur déclare la guerre...
LE ROI DAVID, Bruce Beresford 1985, Richard Gere, Edward Woodward (saga histoire)@ (E)
Vers 1030 avant Jésus-Christ. Saül, placé à la tête du peuple d'Israël par le prophète Samuel, se fait proclamer roi. Il suscite le courroux divin en tuant les Amalécites. Samuel, subordonn ...

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LE ROI ET L OISEAU, Paul Grimault 1980 (animation)@@


En son château labyrinthique, le roi de Takicardie, triste personnage tyrannique et fat, se pâme d'amour pour une jolie bergère, peinte sur l'une des boiseries de sa chambre. Mais la bergère aime le ramoneur, son voisin. Les tourtereaux prennent la fuite. Furieux, le roi fait rechercher la bergère.

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Une bergère amoureuse d’un ramoneur, un roi tyrannique et un oiseau philosophe… Grimault et Prévert s’inspirent d’Andersen. Un tendre hommage, qui a la magie immortelle d’un chef-d’œuvre.

Au royaume de Takicardie, le roi Charles Cinq-et-trois-font-huit-et-huit-font-seize, despote prétentieux, est amoureux d'une bergère. Mais la bergère aime le ramoneur. Pour échapper au roi, les amoureux trouvent refuge dans la ville basse...

On sait avec quelle patience Paul Grimault est parvenu à réaliser son rêve : remanier La Bergère et le Ramoneur, un film commencé avec Jacques Prévert en 1950, dont la finition leur avait été retirée par des distributeurs sans scrupule. Trente ans après, le poète du dessin animé a eu le dernier mot. À son ami disparu il rend le plus beau des hommages. Car tous les thèmes chers à Prévert sont là : la dénonciation de la vanité et de la bêtise et l'innocence et l'amour symbolisés par « la charmante bergère et le petit ramoneur de rien du tout ». Dans le coup de poing final du robot sur la cage aux oiseaux éclate la saine colère des deux amis contre toute entrave à la liberté. Rien de frénétique ici. Même les décors de la cité kafkaïenne semblent tracés avec tendresse.
LE ROI ET L OISEAU, Paul Grimault 1980 (animation)@@ (E)
En son château labyrinthique, le roi de Takicardie, triste personnage tyrannique et fat, se pâme d'amour pour une jolie bergère, peinte sur l'une des boiseries de sa chambre. Mais la bergère aime le ramoneur, son v ...

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LE ROI LION, Jon Favreau 2019, voix de Rayane Bensetti, Anne Sila (animation jeunesse)@@


Au fond de la savane africaine, tous les animaux célèbrent la naissance de Simba, leur futur roi. Les mois passent. Simba idolâtre son père, le roi Mufasa, qui prend à cœur de lui faire comprendre les enjeux de sa royale destinée. Mais tout le monde ne semble pas de cet avis.

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Remake du célèbre dessin animé, avec de vrais lions et beaucoup de trucages. Une prouesse technologique qui reste malgré tout en dessous de son modèle.

Après les remakes en prises de vues réelles d’Aladdin et de Dumbo (entre beaucoup d’autres), et un peu avant Mulan (l’an prochain), Disney continue de recycler son mythique catalogue d’animation. Voici venu le tour du Roi lion (1994), habile mélange de drame shakespearien en milieu félin, de comédie burlesque à base de phacochère péteur (merci, Pumba), et de chansons exaltées (merci, Elton John).

Nous voilà donc revenus dans la savane, dans la famille royale des lions, pour une copie quasi conforme de l’original. Mais avec un casting de « vrais » animaux, transformés en comédiens par la magie des effets spéciaux. Cette prouesse technologique, au service des aventures de Simba, le prince orphelin, constitue à la fois le clou du spectacle et sa limite.

C’est beau comme un documentaire de National Geographic (ou, pour le coup, de Disneynature) avec un supplément de gags, d’action, de musique (la même bande originale, dans une nouvelle version), et la voix de Beyoncé (entre autres) en bonus. Il manque cependant quelque chose d’essentiel à ce spectaculaire ­safari visuel : la distance du dessin, l’humour, toute l’expressivité que les animateurs avaient offert aux personnages. Aussi magnifiques soient-ils, les « vrais » lions paraissent toujours moins vivants que leurs congénères imaginaires.
LE ROI LION, Jon Favreau 2019, voix de Rayane Bensetti, Anne Sila (animation jeunesse)@@ (E)
Au fond de la savane africaine, tous les animaux célèbrent la naissance de Simba, leur futur roi. Les mois passent. Simba idolâtre son père, le roi Mufasa, qui prend à cœur de lui faire comprendre les ...

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LE RUSSE AIME LES BOULEAUX, Pola Schirin Beck 2022, Aylin Tezel, Sohel Altan Gol (thriller histoire shoah)@@


D'origine azerbaïdjanaise et de confession juive, Mascha est arrivée avec sa famille en Allemagne à l'âge de 11 ans pour fuir la guerre et les massacres. Pour oublier les épreuves qu'elle a traversées, notamment la perte de ses parents, elle trouve du réconfort auprès de ses amis et son petit ami Elias. Lorsque celui-ci meurt brutalement, elle décide de partir en Israël, en quête d'un lieu où elle se sentirait enfin chez elle.

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Avec son deuxième long métrage – inédit en France –, la réalisatrice Pola Beck adapte le roman de l’Allemande Olga Grjasnowa. Soit la trajectoire déracinée, entre Allemagne et Israël, d’une Azerbaïdjanaise de confession juive, jeune interprète pour l’ONU parlant couramment cinq langues, réfugiée à Cologne depuis son adolescence (Aylin Tezel, insaisissable). Cette identité fragmentée façon puzzle détermine Le Russe aime les bouleaux : intrigue polyglotte (allemand ou anglais, arabe ou hébreu), quête de soi à travers une orientation bisexuelle, déconstruction narrative qui entremêle jusqu’au vertige présent et flash-back.

À la manière du cinéaste Nadav Lapid (Le Policier, 2011), le film évoque, de Tel-Aviv à Jérusalem, la militarisation de la société israélienne : une scène glaçante dans le désert, où la partenaire de l’héroïne lui montre comment faire corps avec un fusil d’assaut. En toile de fond, le conflit israélo-palestinien fait écho, pour elle, à celui entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie dans le Haut-Karabakh. Même si l’énigme tend à être résolue, ce beau personnage, miné par les guerres permanentes et les drames intimes, conserve jusqu’à la fin une part de mystère.

LE RUSSE AIME LES BOULEAUX, Pola Schirin Beck 2022, Aylin Tezel, Sohel Altan Gol (thriller histoire shoah)@@ (E)
D'origine azerbaïdjanaise et de confession juive, Mascha est arrivée avec sa famille en Allemagne à l'âge de 11 ans pour fuir la guerre et les massacres. Pour oublier les épreuves qu'elle a traversées, ...

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LE RYTHME DE LA VENGEANCE, Reed Morano 2019, Jude Law, Blake Lively (thriller)@@


Lorsque sa famille est tuée dans un tragique accident d'avion, Stephanie Patrick sombre dans la peine. Elle découvre toutefois que ce n'était peut-être pas un accident et se lance rapidement dans une quête de vengeance pour trouver les responsables et les punir.

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Malgré son échec au box-office américain, ce film d’espionnage à gros budget reste une curiosité. C’est l’une des rares productions du studio britannique EON à ne pas mettre en scène James Bond. C’est aussi, comme Instinct de survie (de Jaume Collet-Serra), une performance physique de Blake Lively, qui semble vouloir à tout prix gommer son image d’intrigante de la série Gossip Girl (2007-2012). Elle joue une jeune femme d’un milieu aisé, devenue prostituée, cherchant à venger sa famille après l’explosion d’une bombe dans un avion. Et se révèle touchante en tueuse qui fait ses gammes, incapable de commettre un assassinat de sang-froid.

L’intrigue internationale et l’intensité des scènes d’action rappellent la saga Jason Bourne. À l’art du montage de Paul Greengrass, Reed Morano, connue pour son travail de directrice de la photographie, substitue un art du plan-séquence. Elle filme une bagarre avec un agent du MI-6 (Jude Law) comme une scène de ménage, dans la cuisine d’une baraque au bord d’un loch près d’Inverness, en Écosse. Puis une renversante course-poursuite en voiture à Tanger, au Maroc, où la caméra reste dans l’habitacle avec la conductrice. Braquer sans cesse l’objectif sur son visage — décomposé au début, rayonnant à la fin — donne ainsi au Rythme de la vengeance la dimension d’un film sur le deuil.
LE RYTHME DE LA VENGEANCE, Reed Morano 2019, Jude Law, Blake Lively (thriller)@@ (E)
Lorsque sa famille est tuée dans un tragique accident d'avion, Stephanie Patrick sombre dans la peine. Elle découvre toutefois que ce n'était peut-être pas un accident et se lance rapidement dans une quête d ...

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LE SAINT, Phillip Noyce 1997, Val Kilmer (Simon Templar), Elisabeth Shue (thriller)@


Dans un orphelinat hongkongais, un enfant rebelle ne veut pas du nom qu'on prétend lui imposer et s'enfuit. Il deviendra Simon Templar, dit Le Saint, voleur international dont les largesses aux bonnes oeuvres lui vaudront une excellente réputation.

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Sexy comme une bûche, Val Kilmer passe son temps à se déguiser. Vachement mal. On le reconnaît tout de suite. Sauf la fille qui l'aime et ses méchants ennemis. La preuve qu'ils sont vraiment neuneus...

C'est marrant comme Hollywood a le don de « frigorifier » des feuilletons télé qui ne valaient que par leur rythme et leur décontraction. Ce Saint est encombré de théories balourdes sur l'inconscient, la fuite, la culpabilité. Clichés destinés probablement à faire croire au spectateur moyen américain qu'il est branché Freud et psychanalyse. Phillip Noyce rate les moments humoristiques, sans lesquels le héros imaginé par Leslie Charteris ne serait pas ce qu'il est. Quant aux scènes d'action où un dictateur russe cherche à s'approprier une invention révolutionnaire, la « fusion à froid », elles sont du niveau d'un James Bond moyen.
LE SAINT, Phillip Noyce 1997, Val Kilmer (Simon Templar), Elisabeth Shue (thriller)@ (E)
Dans un orphelinat hongkongais, un enfant rebelle ne veut pas du nom qu'on prétend lui imposer et s'enfuit. Il deviendra Simon Templar, dit Le Saint, voleur international dont les largesses aux bonnes oeuvres lui vaudront une excelle ...

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LE SALAIRE DE LA PEUR, Henri-Georges Clouzot 1953, Yves Montand, Charles Vanel ((thriller)@@@@


Dans un village perdu au fin fond d'un pays d'Amérique latine, quelques Européens échoués là au gré de leurs aventures, espèrent trouver un jour le travail qui leur permettra de gagner la somme suffisante pour se payer un billet d'avion. Une occasion se présente lorsqu'une compagnie pétrolière américaine qui exploite un gisement dans la région recherche des chauffeurs pour transporter de la nitroglycérine. Quatre désespérés se présentent : Jo et Mario, deux Français, Luigi, un Italien, et Bimba, un Allemand. Le voyage commence, sur des routes dont l'état lamentable manque à chaque cahot de faire exploser les camions et leurs chauffeurs...

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En Amérique du Sud, des aventuriers doivent convoyer des camions remplis de nitroglycérine… Un impitoyable récit sur l’absurdité, et un duo admirable formé par Vanel et Montand.

De ce film légendaire, on retient toujours la partie thriller, où quatre personnages kamikazes convoient des camions chargés de nitroglycérine. Mais, avant, Clouzot se paie le luxe d’un prologue d’une heure à Las Piedras, village angoissant d’Amérique du Sud où croupissent des épaves de toutes nationalités. Son implacable réalisme noir réside dans ce premier enfer, prison à ciel ouvert et plombé. Même si c’est en Camargue que Clouzot a réussi à créer de toutes pièces une telle atmosphère viciée de bout du monde.

Pour une poignée de dollars, Mario, Jo, Luigi et Bimba acceptent donc la mission suicide proposée par une cynique compagnie pétrolière. Sur la route, Clouzot se délecte de l’inversion des rapports entre Mario (Montand) et Jo (Vanel), son aîné. Plus le caïd se dégonfle, plus le jeunot le maltraite, l’humilie. Un sado-masochisme cher au réalisateur des Diaboliques. En Mario, personnage bestial et complexe, Yves Montand trouvait son premier grand rôle. Face à lui, en vieil animal blessé, Charles Vanel est époustouflant. On pense à Albert Camus, à sa vision de l’homme : un condamné à mort lucide qui trouve dans le défi une raison d’avancer, d’exister.
LE SALAIRE DE LA PEUR, Henri-Georges Clouzot 1953, Yves Montand, Charles Vanel ((thriller)@@@@ (E)
Dans un village perdu au fin fond d'un pays d'Amérique latine, quelques Européens échoués là au gré de leurs aventures, espèrent trouver un jour le travail qui leur permettra de gagner la som ...

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LE SAMARITAIN, Julius Avery 2022, Sophia Tatum, Sylvester Stallone (thriller science fiction)@


Âgé de 13 ans, Sam Cleary suspecte que son mystérieux et solitaire voisin, Mr. Smith, soit en réalité une légende qui se cache au grand jour. Il y a 25 ans, le super justicier de Granite City, Le Samaritain, a été déclaré mort dans un entrepôt, après un combat tragique avec son rival, Nemesis. Alors que la ville est au bord du chaos et que les crimes se multiplient, Sam se donne pour mission de persuader son voisin de sortir de sa cachette et de sauver la ville de la ruine.

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LE SAMARITAIN, Julius Avery 2022, Sophia Tatum, Sylvester Stallone (thriller science fiction)@ (E)
Âgé de 13 ans, Sam Cleary suspecte que son mystérieux et solitaire voisin, Mr. Smith, soit en réalité une légende qui se cache au grand jour. Il y a 25 ans, le super justicier de Granite City, Le Sam ...

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LE SAUVAGE Jean-Paul Rappeneau 1975, Yves Montand, Catherine Deneuve@@


Las de la vanité parisienne, Martin, créateur de parfums s'est exilé dans une île d'Amérique latine. Un jour qu'il est de passage à Caracas, sa nuit est troublée par l'irruption de Nelly, volcanique jeune femme fuyant son fiancée. Elle propose à Martin de lui vendre un Toulouse-Lautrec, emprunté à son patron, en guise de salaire. Martin accepte de l'aider à rentrer en France.
LE SAUVAGE Jean-Paul Rappeneau 1975, Yves Montand, Catherine Deneuve@@ (E)
Las de la vanité parisienne, Martin, créateur de parfums s'est exilé dans une île d'Amérique latine. Un jour qu'il est de passage à Caracas, sa nuit est troublée par l'irruption de Nelly, volc ...

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LE SECRET DE LA CITE PERDUE, Aaron et Adam Nee 2022, Sandra Bullock, Brad Pitt (fantastique)@


L'auteure recluse Loretta Sage écrit sur des lieux exotiques dans ses romans d'aventures, qui présentent un beau modèle de couverture nommé Alan. Lors d'une tournée de promotion de son nouveau livre avec Alan, Loretta se fait kidnapper par un milliardaire excentrique qui cherche le trésor perdu d'une ville antique. Déterminé à prouver qu'il peut être un héros dans la vraie vie et pas seulement sur les pages de ses livres, Alan part à sa rescousse.

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Une autrice intello de romans de gare à succès (Sandra Bullock) se retrouve l’otage d’un illuminé (Daniel Radcliffe) qui la catapulte sur une île pour l’aider à trouver un trésor. Entre BD et série B, une comédie d’aventure qui conjugue très bien romantisme et satire primesautière.

Les romans d’aventures d’une ancienne archéologue, Loretta (Sandra Bullock), sont des best-sellers. Elle se réjouit à peine de ce succès, un malentendu selon cette veuve solitaire et déprimée, qui se qualifie de « sapiosexuelle » et vit chaque lancement de livre comme une épreuve. En pleine promotion, engoncée dans une combinaison rose à paillettes, suivant les conseils pressants de son agente, elle est kidnappée par un milliardaire illuminé (Daniel Radcliffe). Qui l’emmène illico sur une île de l’Atlantique, pour retrouver le trésor caché d’une cité perdue évoquée dans son roman. D’après lui, elle est la seule à pouvoir l’aider.

Ce film loufoque, qui rappelle À la poursuite du diamant vert, de Robert Zemeckis, séduit par son mordant satirique et sa fraîcheur. Dans l’esprit de la BD et de la série B, il repose sur un jeu savoureux avec les archétypes du film d’action et les clichés de genre. Un mannequin musculeux (Channing Tatum) veut ainsi se prouver qu’il peut être à la hauteur du héros qu’il incarne sur les couvertures des livres de Loretta. Il part à sa recherche. Sauf qu’il est naïf, peureux et très niais. Dans un premier temps…

La lettrée et le bêta se retrouvent dans la jungle et apprennent à se connaître. Le film conjugue citations latines, romantisme et allusions sexuelles. Une scène d’extirpation de sangsues, où l’héroïne s’émeut du corps nu de Channing Tatum, ne manque pas de piquant. Les acteurs prennent un plaisir manifeste à cette (auto)parodie, y compris Brad Pitt, qui fait une apparition cocasse en mercenaire zen. L’ensemble, primesautier et enlevé, est une agréable surprise.
LE SECRET DE LA CITE PERDUE, Aaron et Adam Nee 2022, Sandra Bullock, Brad Pitt (fantastique)@ (E)
L'auteure recluse Loretta Sage écrit sur des lieux exotiques dans ses romans d'aventures, qui présentent un beau modèle de couverture nommé Alan. Lors d'une tournée de promotion de son nouveau livre avec A ...

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LE SECRET DELA PYRAMIDE, Barry Levinson 1985, Nicholas Rowe, Alan Cox (thriller)@


Londres, en 1870. John Watson, fils d'un médecin de campagne fraîchement débarqué de ses solitudes provinciales, découvre les couloirs et les brumes de son nouveau collège. Il se retrouve nez à nez avec un curieux hurluberlu, son nouveau condisciple, qui semble tout savoir de lui sans l'avoir pourtant jamais rencontré. Ainsi naît une amitié.

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Produit par Steven Spielberg et réalisé par l'honnête faiseur Barry Levinson (Good Morning, Vietnam ou Rain Man), capable, aussi, de belles chroniques comme Li­berty Heights, voilà un sympathique divertissement quelque peu oublié des années 1980. On y découvre la jeunesse de Sherlock Holmes, sa rencontre avec Watson au collège en 1870 et leur première enquête : des meurtres en série à Londres. Une ville de tous les possibles, où rêve et réalité se confondent (voir l'excellente scène du cimetière).

Non content d'anticiper l'univers de Harry Potter — que Chris Columbus, ici scénariste, adaptera quinze ans plus tard —, Le Secret de la pyramide agrège avec une certaine habileté les références : un socle Sherlock Holmes, une ou deux colonnes d'Indiana Jones et le Temple maudit, quelques volutes des Cigares du pharaon.

À l'instar du jeune détective, qui utilise autant la vieille logique que les nouvelles techniques de police scientifique, le film constitue un tournant en matière d'effets spéciaux. Les (superbes) hallucinations des personnages sont, pour la plupart, bricolées à l'ancienne, avec des marionnettes animées image par image. Sauf ce chevalier sorti d'un vitrail, l'un des premiers protagonistes de l'histoire du cinéma entièrement en images de synthèse, élaboré par un certain John Lasseter, future figure de Pixar.
LE SECRET DELA PYRAMIDE, Barry Levinson 1985, Nicholas Rowe, Alan Cox (thriller)@ (E)
Londres, en 1870. John Watson, fils d'un médecin de campagne fraîchement débarqué de ses solitudes provinciales, découvre les couloirs et les brumes de son nouveau collège. Il se retrouve nez à ...

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LE SEIGNEUR DES ANNEAUX, la communaute de l anneau, Peter Jackson 2001, Elijah Wood, Sean Astin (science fiction fantastique)@@


Un jeune et timide hobbit, Frodon Sacquet, hérite d'un anneau magique. Sous ses apparences de simple bijou, il s'agit en réalité d'un instrument de pouvoir absolu qui permettrait à Sauron, le Seigneur des ténèbres, de régner sur la Terre du Milieu et de réduire en esclavage ses peuples. Frodon doit parvenir, avec l'aide de la Communauté de l'Anneau, composée de huit compagnons venus de différents royaumes, jusqu'à la Montagne du Destin pour le détruire.

TELERAMA
Pour sauver le monde, ils doivent détruire un anneau sur le lieu de sa création. Première partie d’une saga qui relève un défi majeur : rester fidèle aux écrits de Tolkien.

De l’univers du Seigneur des anneaux, le livre de Tolkien, que reste-t-il à l’écran ? Dès le prologue, qui narre avec un luxe d’effets spéciaux les origines du bijou maudit, le bât blesse : le Mal s’incarne là où, dans le roman, on ne le pressent qu’à travers ses redoutables serviteurs. Dès lors, le rêve est amputé de sa partie précieuse, l’invisible. Peter Jackson s’en tient à l’heroic fantasy la plus classique, peignant une série de chromos kitsch. De cette imagerie naît parfois la magie, comme dans la chevauchée de l’elfe blanc aux cheveux sombres… Le merveilleux n’est pas absent de ce film gigantesque, mais il est intermittent. Reconnaissons à cette première partie la lourde tâche d’être l’épisode d’exposition. Le réalisateur néo-zélandais fut plus à l’aise dans Les Deux Tours, le deuxième volet. Avant le bouquet final, Le retour du roi.
LE SEIGNEUR DES ANNEAUX, la communaute de l anneau, Peter Jackson 2001, Elijah Wood, Sean Astin (science fiction fantastique)@@ (E)
Un jeune et timide hobbit, Frodon Sacquet, hérite d'un anneau magique. Sous ses apparences de simple bijou, il s'agit en réalité d'un instrument de pouvoir absolu qui permettrait à Sauron, le Seigneur des t&eacut ...

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LE SENS DE LA FAMILLE, Jean-Patrick Benes 2020, Alexandra Lamy, Franck Dubosc (comique)@


Chez les Morel, on se chamaille beaucoup et pour n'importe quoi. Se rendre dans un parc d'attractions devrait être festif mais, même cela finit en disputes ! Alors que chacun voudrait vivre au sein d'une autre famille, un évènement extraordinaire va bouleverser leur vie. Un matin, Alain, le père, Sophie, la mère et les enfants découvrent que l'esprit de chacun est coincé dans le corps d'un autre membre de la famille ! Chacha, 6 ans, est dans le corps de Papa, Papa dans la peau de son ado de fils, le fils a endossé le corps de la grande soeur, celle-ci celui de leur mère, et la mère a pris la place de la petite Chacha. Les ennuis ne vont pas tarder à s'enchaîner...

TELERAMA
Un matin, au sein d’une famille, l’esprit de chacun se retrouve coincé dans le corps d’un autre membre. Une intrigue poussive avec, quand même, quelques gags savoureux.

Les Morel (le père, la mère et les trois enfants) sont dans la panade. Après une virée au parc d’attractions, chacun se retrouve coincé dans le corps d’un autre membre de la famille. Papa suce son pouce et Chacha, 6 ans, fume clope sur clope… Un air de déjà-vu flotte sur cette comédie consensuelle, qui étire les situations de manière poussive. Restent quelques gags percutants et des acteurs qui s’en donnent à cœur joie.

LE SENS DE LA FAMILLE, Jean-Patrick Benes 2020, Alexandra Lamy, Franck Dubosc (comique)@ (E)
Chez les Morel, on se chamaille beaucoup et pour n'importe quoi. Se rendre dans un parc d'attractions devrait être festif mais, même cela finit en disputes ! Alors que chacun voudrait vivre au sein d'une autre famille, un &eacut ...

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LE SENS DE LA FETE, Éric Toledano et Olivier Nakache 2017, Jean-Pierre Bacri, Jean-Paul Rouve, Gilles Lellouche (societe)@@


Max est traiteur depuis trente ans. Des fêtes il en a organisées des centaines. Aujourd'hui c'est un sublime mariage dans un château du 17e siècle, un de plus, celui de Pierre et Héléna. Comme d'habitude, Max a tout coordonné, mais la loi des séries va venir bouleverser un planning sur le fil où chaque moment de bonheur et d'émotion risque de se transformer en désastre ou en chaos.
LE SENS DE LA FETE, Éric Toledano et Olivier Nakache 2017, Jean-Pierre Bacri, Jean-Paul Rouve, Gilles Lellouche (societe)@@ (E)
Max est traiteur depuis trente ans. Des fêtes il en a organisées des centaines. Aujourd'hui c'est un sublime mariage dans un château du 17e siècle, un de plus, celui de Pierre et Héléna. Comme d'habit ...

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LE SEPTIEME SCEAU, Ingmar Bergaman 1957, Max von Sydow, Gunnar Bjornstrand (fable morale)@@@@


Au XIVe siècle, une épidémie de peste ravage la Suède. Le long d'une plage déserte, le chevalier Antonius Block et son écuyer, de retour de croisade, rencontrent la Mort. Le chevalier lui propose de jouer aux échecs la solution des problèmes métaphysiques qui l'assaillent. Chaque soir, la partie se jouera sur la plage. Ce délai permet à Antonius de rechercher le sens de la vie. Sur une route, il rencontre un couple de baladins pleins de gaieté. Leur amour et leur bonheur simple contrastent avec la désolation des villages voisins. Les autochtones, tenaillés par une peur mystique, vivent dans le crime perpétuel. Un soir, la Mort remporte la partie. Le chevalier disparaît, accompagné par tous ceux qui l'entourent...

TELERAMA
L'histoire. Au milieu du XIVe siècle, le chevalier Antonius Block revient de la croisade, plein de doutes et d'incertitudes, avec son écuyer Jöns, qui, lui, est devenu athée. La peste noire ravage le pays. Au bord de la mer, Block rencontre la Mort, sous les traits d'un homme vêtu de noir, au visage livide et bouffi. Pour obtenir un délai, il entame avec elle une partie d'échecs. Tant que cette partie durera, il essaiera de donner un sens à sa vie. En allant vers le château de Block, celui-ci et Jöns rencontrent une famille de bateleurs, une sorcière condamnée au bûcher, une procession de flagellants, une fille muette, un forgeron et sa femme.

Ce que j'en pense. Après «Sourires d'une nuit d'été», qui révéla Ingmar Bergman en France, Le septième sceau, prix spécial du jury au festival de Cannes 1957, fut alors son film le plus admiré, le plus analysé, car il posait, à travers une sorte de fabliau du Moyen Age, les problèmes de la vie, de la mort et de l'existence de Dieu. Plus tard, Bergman donna, dans d'autres œuvres « pessimistes » les réponses aux questions qui le hantaient ici. Ce film magnifique s'ouvre sur l'envol de l'aigle de l'Apocalypse. On y retrouve les personnages des peintures des églises médiévales, et c'est tout un Moyen Age nordique qui surgit sur l'écran, avec ses pénitents hurlants, ses foules épouvantées par la peste, ses soldats et ses prêtres, représentants respectifs de l'ordre social et religieux, et la sorcière, bouc émissaire qui va périr dans les flammes. Le regard jeté sur cet univers est pourtant celui d'un Suédois élevé dans la tradition luthérienne.

La Croisade y apparaît comme la vaine quête d'un Graal privé de sens mystique. En une suite d'images poétiques et pourvues d'un sens allégorique (sans parler de leur beauté plastique), Bergman a inscrit le cycle apocalyptique dans un climat moderne : la peste devient la bombe atomique, l'angoisse de vivre et la recherche des secrets de la mort sont envisagées selon une position agnostique. Bergman formulait, ici, la vanité de la métaphysique, tout en affirmant les idées qui le préoccupaient à cette époque : la seule valeur qui échappe au néant est l'amour qui donne la vie et la joie. C'était, tout de même, avoir foi en l'homme. Plus de trente ans après sa réalisation, Le septième sceau s'impose toujours comme un des plus grands films du cinéma mondial.
LE SEPTIEME SCEAU, Ingmar Bergaman 1957, Max von Sydow, Gunnar Bjornstrand (fable morale)@@@@ (E)
Au XIVe siècle, une épidémie de peste ravage la Suède. Le long d'une plage déserte, le chevalier Antonius Block et son écuyer, de retour de croisade, rencontrent la Mort. Le chevalier lui propose de ...

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LE SERGENT NOIR, John Ford 1960, Jeffrey Hunter,Constance Towers, Billy Burke (western)@@


En 1881, en Arizona. Braxton Rutledge, le sergent-chef d'une compagnie composée exclusivement de soldats noirs, doit passer en cour martiale pour le viol et le meurtre de la fille du major. C'est le lieutenant Cantrell, officier blanc de la compagnie, qui va assurer sa défense lors du procès.

TELERAMA
Le sergent en question, noir, est accusé du viol et du meurtre d’une jeune fille blanche. Préjugés, problèmes d’intégration… Le cinéaste, réputé réac, fait du bon boulot en épinglant la pseudo-race dominante.

Réactionnaire, John Ford ? C’est en partie pour donner tort à ses détracteurs (et s’accorder au contexte de l’époque ?) que le cinéaste accepte, en pleine bataille pour les droits civiques des Afro-Américains, de s’emparer de ce scénario : l’histoire du sergent Rutledge, valeureux soldat noir de la cavalerie américaine accusé à tort du viol et du meurtre d’une jeune femme blanche.

En bon humaniste, Ford ne fait pas les choses à moitié. Théâtral, expressionniste, il exalte la dignité et la droiture morale de Rutledge, ce « John Wayne noir », selon les mots de son interprète (Woody Strode), dézinguant au passage, et souvent avec humour, l’hypocrisie et les préjugés raciaux de la société. Alternant habilement le huis clos du procès et les flash-back sur les faits, ce western de prétoire livre quelques morceaux de bravoure, telles la fameuse contre-plongée sur l’accusé, jusque-là marmoréen, criant soudain sa terreur de retourner à son ancienne condition de « nègre », ou les images époustouflantes des paysages de l’Arizona. Le sculptural Woody Strode, compagnon de route de John Ford, incarne magnifiquement cet homme brisé par l’esclavage à qui l’armée a offert une voie vers l’émancipation et l’estime de soi, fût-ce au détriment d’une autre minorité ethnique : les Indiens.
LE SERGENT NOIR, John Ford 1960, Jeffrey Hunter,Constance Towers, Billy Burke (western)@@ (E)
En 1881, en Arizona. Braxton Rutledge, le sergent-chef d'une compagnie composée exclusivement de soldats noirs, doit passer en cour martiale pour le viol et le meurtre de la fille du major. C'est le lieutenant Cantrell, officier blan ...

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LE SIGNE DE ZORRO, Rouben Mamoulian 1946, Tyrone Power, Linda Darnell (aventure)@@


1820. Don Diego de la Vega, la meilleure épée de l'Académie royale de Madrid, rejoint ses parents en Californie. Son père, qui était gouverneur, vient de démissionner. Il a été remplacé par don Luis Quintero, qui s'enrichit sur le dos du peuple avec l'aide du capitaine Esteban Pasquale. Don Diego, qui s'est épris de Lolita Quintero, la nièce de don Luis, entretient apparemment des liens d'amitié avec le nouveau gouverneur et sa femme. Mais à la nuit tombée, il devient Zorro - "Renard" -, le mystérieux justicier masqué, défenseur des faibles et des opprimés. Il surgit de la façon la plus inattendue pour déjouer un à un les plans des scélérats, signant ses exploits d'un "Z" qui deviendra légendaire...

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1820. De retour d’Espagne, où il a parfait son éducation et sa science de l’escrime, le jeune Diego Vega découvre que la Californie est tombée sous le joug infamant de Luis Quintero, manipulé par l’odieux Esteban. Diego décide alors de s’inventer une seconde identité : celle d’un vengeur masqué…

Le héros du romancier Johnston McCulley trouve ici son interprète idéal. Tyrone Power a la prestance du grand Zorro, savant croisement entre Robin des bois (il vole les riches pour donner aux pauvres) et Batman (la cape, le masque et la double identité). On appréciera la façon dont il campe un Diego paresseux et précieux : une ruse pour mieux masquer ses activités nocturnes. Face à lui, le vrai méchant, c’est Basil Rathbone, profil d’aigle et arrogance très britannique. Bien servi par son chef opérateur, Rouben Mamoulian cisèle un noir et blanc contrasté. L’ombre de Zorro sur les murs blancs des haciendas en fait un héros de légende plus grand que nature. Même s’il manque par instants d’un peu d’ampleur, ce Signe de Zorro n’a rien d’une série Z.
LE SIGNE DE ZORRO, Rouben Mamoulian 1946, Tyrone Power, Linda Darnell (aventure)@@ (E)
1820. Don Diego de la Vega, la meilleure épée de l'Académie royale de Madrid, rejoint ses parents en Californie. Son père, qui était gouverneur, vient de démissionner. Il a été remplac ...

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LE SILENCE DES AGNEAUX, Jonathan Demme 1991, Jodie Foster, Anthony Hopkins,Scott Glenn (thriller horreur)(vo)@@@


Un psychopathe connu sous le nom de `Buffalo Bill' sème la terreur dans le `Middle West' en kidnappant et en assassinant de jeunes femmes. Clarice Starling, une jeune agent du FBI, est chargée d'interroger l'ex-psychiatre Hannibal Lecter. Psychopathe redoutablement intelligent et porté sur le cannibalisme, Lecter est capable de lui fournir des informations. Entre eux s'établit un lien de fascination et de répulsion.

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Le Dr Lecter, cannibale gentleman, trouve Clarice du FBI à son goût, mais, au lieu de la croquer, il l’aide à arrêter un écorcheur de femmes. Celui qui n’a pas tremblé devant ce thriller gagne un dîner avec Hannibal.

Trente et un ans déjà, et le film fiche encore la trouille. Réussite exemplaire du film de terreur, suivie d’un opus nettement moins bon, Hannibal, cette adaptation du best-seller de Thomas Harris glace le sang, parce que la barbarie naît ici de la plus haute intelligence. Le suspense tient autant dans le jeu de pistes macabre que dans l’affrontement psychologique entre Hannibal le cannibale, ogre moderne, psychopathe luciférien, et Clarice, flic séduisante, proie virtuelle, tour à tour malléable, angoissée, courageuse.

Il s’agit bien ici de sonder toutes les zones d’ombre de la chair (une chrysalide au fond de la gorge d’une victime !) et de l’inconscient, sans compter celles des maisons (le cache-cache final, hallucinant, dans le noir complet). Peur profonde, sexualité enfouie, pulsion de mort, tout cela est savamment entretenu par la mise en scène. Dans ce voyage au bout du mal, qu’on peut aussi voir comme une histoire d’amour dévorant, tout est plausible et palpable. De là vient l’effroi. Gaffe au traumatisme.
LE SILENCE DES AGNEAUX, Jonathan Demme 1991, Jodie Foster, Anthony Hopkins,Scott Glenn (thriller horreur)(vo)@@@ (E)
Un psychopathe connu sous le nom de `Buffalo Bill' sème la terreur dans le `Middle West' en kidnappant et en assassinant de jeunes femmes. Clarice Starling, une jeune agent du FBI, est chargée d'interroger l'ex-psychiatre Hann ...

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LE SILENCE DES ANES, Karl Markovics 2022 (policier)@


Dans un village autrichien, le faux commissaire Jonas Horak et la policière qui l'a arrêté font face à une série d'homicides inspirés du conte "Les musiciens de Brême". Horak craint que le tueur en série ne finisse pas s'en prendre à lui.

TELERAMA
Au cœur du Vorarlberg, une série d’assassinats inspirés des “Musiciens de Brême”, fameux conte des frères Grimm… Comme son prédécesseur, “Hôtel fantôme” (2019), ce téléfilm policier s’achève en queue de poisson.
Parodie de whodunit dans un établissement des Alpes, Le Silence des ânes se situe lui aussi au cœur du Vorarlberg, land à l’extrémité ouest de l’Autriche. Il appartient à la collection de téléfilms régionaux Landkrimi — équivalent local de Meurtres à… en plus sophistiqué —, produite depuis 2014 par l’ORF. L’acteur-réalisateur Karl Markovics reprend son rôle de psychotique se faisant passer pour un commissaire, flanqué d’un assistant imaginaire. Désormais interné, il vient en aide à une policière face à une série d’assassinats inspirés des Musiciens de Brême, fameux conte des frères Grimm, où un âne, un chien, un chat et un coq s’affranchissent du joug humain.
Comme son prédécesseur, le film s’achève en queue de poisson, avec un twist grossièrement plagié sur celui d’Usual Suspects (Bryan Singer, 1995). C’est d’autant plus dommage que l’enquête fourmille de bonnes idées, entre ambiance surréaliste – l’hôpital psychiatrique aux allures de château fort – et humour macabre façon Agatha Christie (la tête dans une marmite). Le tout en décors naturels — forêts boueuses, prairies verdoyantes —, qui se dévoilent lors des ascensions cyclistes de l’héroïne.
LE SILENCE DES ANES, Karl Markovics 2022 (policier)@ (E)
Dans un village autrichien, le faux commissaire Jonas Horak et la policière qui l'a arrêté font face à une série d'homicides inspirés du conte "Les musiciens de Brême". Horak craint q ...

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LE SIXIEME ENFANT, Leopold Legrand 2022, Sara Giraudeau, Benjamin Lavernhe (thriller social)@@


Franck est un ferrailleur qui vit avec Meriem en banlieue parisienne. Ils ont cinq enfants, un sixième est en route, et sont confrontés à de graves problèmes d'argent. Julien et Anna sont avocats et ne peuvent malheureusement pas avoir d'enfants. C'est l'histoire d'un arrangement impensable.

TELERAMA
Un couple d’avocats achète le bébé à naître d’une famille gitane… Un émouvant thriller social et intime magnifié par une très juste interprétation de ses comédiens.

Au petit matin, Franck sort, pour aller travailler, de sa caravane, où ses cinq enfants et sa femme, Meriem, dorment encore. Mais sa revente de câbles tourne mal avec le propriétaire d’une casse, Franck s’enfuit au volant de son camion, et c’est l’accident. Grâce à Julien, avocat commis d’office, le ferrailleur n’est pas incarcéré. Reconnaissant, il invite Julien et son épouse, Anna, avocate elle aussi, à un verre de l’amitié. Le courant passe entre ces deux hommes et ces deux femmes que la société n’aurait sans doute jamais mis en contact. Au point que, quelques jours plus tard, Franck ose une proposition folle : Meriem attend un sixième enfant, ce nouveau bébé est un luxe que le couple ne peut pas se permettre financièrement, et il sait que Julien et Anna ne peuvent pas avoir d’enfant…

Orfèvrerie d’écriture, le premier long métrage de Léopold Legrand réussit à traiter un thème particulièrement délicat avec une précision psychologique qui évite le mélo. Thriller social et intime, le film explore chaque motivation, chaque hésitation autour de l’« arrangement », et d’abord celles des deux femmes, devenues étrangement complices : Meriem, taraudée par ses croyances religieuses mais résolue au bonheur d’une autre, et Anna, de plus en plus obsédée par ce bébé à naître, envers et contre la loi…

La tension monte, calée sur la progression de la gestation, et sur la déraison qui gagne Anna. Face à Judith Chemla, bouleversante de lucide résignation, Sara Giraudeau prouve qu’elle est l’une de nos actrices les plus fines. Une bonne idée consiste, aussi, à laisser les hommes à la marge, forcément seconds rôles d’une telle histoire, tout en donnant aux deux maris (Damien Bonnard et Benjamin Lavernhe) une solide partition à jouer. Ces quatre magnifiques interprètes apportent au film autant de vérité que d’émotion.
LE SIXIEME ENFANT, Leopold Legrand 2022, Sara Giraudeau, Benjamin Lavernhe (thriller social)@@ (E)
Franck est un ferrailleur qui vit avec Meriem en banlieue parisienne. Ils ont cinq enfants, un sixième est en route, et sont confrontés à de graves problèmes d'argent. Julien et Anna sont avocats et ne peuvent ma ...

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LE SIXIEME JOUR, Youssef Chahine 1986, Dalida (saga)@@


En 1947, une épidémie de choléra ravage l'Égypte. Pour tenter de sauver son petit-fils atteint par le mal, Saddika, lavandière d'une quarantaine d'années,decide de fuir la ville en bateau avec Okka, un montreur de singes de 24 ans. Okka va découvrir la femme qui se cache sous les voiles noirs de Saddika.

TELERAMA
A la fois mélodrame, satire sociale, brûlot politique et comédie musicale, Le Sixième Jour (1986) est un film inclassable... Youssef Chahine évite les pièges du misérabilisme qui lui tendaient pourtant les bras. Saddika (Dalida, absolument épatante) résiste aux événements qui l’affligent grâce à une maîtrise d’elle-même apparemment inébranlable. Quand elle rêve éveillée, le film arbore les couleurs kitsch de la comédie musicale orientale. Quand elle subit les contraintes pénibles de la réalité, la mise en scène multiplie les petites touches qui suggèrent son indicible tristesse... Un mélange de fantaisie, de gravité et d’émotion.
LE SIXIEME JOUR, Youssef Chahine 1986, Dalida (saga)@@ (E)
En 1947, une épidémie de choléra ravage l'Égypte. Pour tenter de sauver son petit-fils atteint par le mal, Saddika, lavandière d'une quarantaine d'années,decide de fuir la ville en bateau avec Okka, ...

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LE SOMMET DES DIEUX, Patrick Imbert 2021


À Katmandou, le reporter japonais Fukamachi croit reconnaître Habu Jôji, cet alpiniste que l'on pensait disparu depuis des années. Il semble tenir entre ses mains un appareil photo qui pourrait changer l'histoire de l'alpinisme. Pour tenter de résoudre ce mystère, Fukamachi se lance sur les traces de Habu. Il découvre un monde de passionnés assoiffés de conquêtes impossibles et décide de l'accompagner jusqu'au voyage ultime vers le sommet des dieux.

TELERAMA
La passion dévorante d’un homme pour la montagne. Ce film d’animation adapté avec brio d’un manga célèbre atteint des sommets de grâce. Adapté d’un manga à succès, ce film d’animation français a su résoudre la quadrature du cercle. Ou comment réduire une saga de plus de mille six cents pages riche en intrigues et en personnages secondaires pour en tirer un film d’animation d’une heure et demie, sans la trahir. Les scénaristes français ont hardiment taillé dans la masse pour n’en garder que la substantifique moelle : la passion dévorante, obsessionnelle, quasi mystique de Habu pour les cimes. Un « haut mal » qui l’habite, le consume et dont il ne veut surtout pas guérir.

Photoréaliste quand il s’agit des décors, l’animation laisse heureusement aux personnages leur part d’imaginaire, ce côté BD qui permet au spectateur de se les approprier, de se sentir proche d’eux. Recherchée, travaillée à petites touches, cette intimité prend tout son sens lors des scènes d’action souvent à couper le souffle. Hymne à l’inhumaine beauté des montagnes, la dernière partie du film est remarquable et nous transporte littéralement sur le toit du monde. Une impression pleine, entière, rarement éprouvée devant un écran.
LE SOMMET DES DIEUX, Patrick Imbert 2021 (E)
À Katmandou, le reporter japonais Fukamachi croit reconnaître Habu Jôji, cet alpiniste que l'on pensait disparu depuis des années. Il semble tenir entre ses mains un appareil photo qui pourrait changer l'histoire d ...

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LE SOUFFLE DE LA TEMPETE, Alan J. Pakula 1978,James Dean, Jane Fonda (western)@@


Fraîchement démobilisé, Frank rentre chez lui dans les plaines du Montana. Il va s'opposer à Ewing, un riche propriétaire terrien en passe de faire main basse sur toute la région. Frank va apporter son aide à Ella Connors, propriétaire d'un ranch que convoite Ewing.

TELERAMA
Le souffle de la tempête, c’est bien ce qui manque à ce western tardif et trompeur. Les magnifiques espaces du Texas ne semblent là que pour écraser davantage des personnages enfermés en eux-mêmes. La Seconde Guerre mondiale est sur le point de finir et le grand propriétaire terrien Jacob Ewing vient d’y perdre son fils, mais cela ne l’empêche pas de s’enferrer dans ses rêves de pouvoir. Il lui faut le ranch d’Ella Connors et, du même coup, la main de cette femme qui est criblée de dettes et s’entête à poursuivre l’élevage du bétail. En vendant une partie de sa propriété à Frank, un soldat revenu du front, Ella trouve plus qu’un allié. Mais fait de Jacob Ewing plus qu’un ennemi…

Même si les armes parlent, les duels que met en scène Pakula (deux ans après Les Hommes du président) opposent des passions intérieures, dignes d’une tragédie shakespearienne. Cette intensité dramatique se construit lentement, trop entrecoupée par des scènes de capture de bovins au lasso, purement décoratives. C’est dans les moments intimistes que le spectacle se joue : impérial, Jason Robards livre une composition épurée dans le rôle du despote de l’Ouest. Jane Fonda, qui n’a que trop peu de scènes avec lui, étonne par la dureté qu’elle confère au personnage d’Ella. Seul James Caan garde, pour jouer Frank, la décontraction d’un cow-boy séducteur, sur fond de ciel d’orage chargé de haine.
LE SOUFFLE DE LA TEMPETE, Alan J. Pakula 1978,James Dean, Jane Fonda (western)@@ (E)
Fraîchement démobilisé, Frank rentre chez lui dans les plaines du Montana. Il va s'opposer à Ewing, un riche propriétaire terrien en passe de faire main basse sur toute la région. Frank va apporter s ...

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LE SOURIRE DE MONA LISA, Mike Newell 2003, Julia Roberts (societe)@@


En 1953, Katherine Watson, une jeune femme libre d'esprit, fraîchement diplômée de l'université de Bekerley, intègre la prestigieuse école pour filles de Wellesley pour enseigner l'histoire de l'art.

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Il manquait un Cercle des poètes disparus en version féminine, voire féministe ? Pas sûr, mais il apparut sur les écrans en 2003, plus nunuche que l’original. Julia Roberts, prof d’histoire de l’art à peine relookée années 50 (elle est en avance sur son temps, elle aime déjà la peinture de Pollock…), convertit à la liberté de penser des jeunes filles programmées pour être épouses au foyer. La star, en pilote automatique d’un bout à l’autre, sait qu’elle ne craint pas grand-chose de sa challenger d’alors, Kirsten Dunst, affligée d’un rôle cliché de fausse peste. Personne n’y gagne.
LE SOURIRE DE MONA LISA, Mike Newell 2003, Julia Roberts (societe)@@ (E)
En 1953, Katherine Watson, une jeune femme libre d'esprit, fraîchement diplômée de l'université de Bekerley, intègre la prestigieuse école pour filles de Wellesley pour enseigner l'histoire de l'art. ...

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LE SUCCESSEUR, Xavier Legrand 2024, Marc-André Grondin, Yves Jacques (thriller)@@


Tout juste promu directeur artistique d'une maison de haute couture parisienne, Ellias profite de cette réussite, fruit d'un dur labeur. Mais cet expatrié québécois voit son élan brisé par une bien mauvaise nouvelle. En effet, il apprend le décès de son père, victime d'une crise cardiaque. Bien décidé à expédier les affaires courantes et à rentrer à Paris au plus vite, Ellias se rend au Canada pour assister aux funérailles de cet homme dont il n'avait plus de nouvelles depuis des années, et pour y régler les détails de la succession. Sur place, une découverte troublante l'amène pourtant vite à envisager de prolonger son séjour...

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Après “Jusqu’à la garde”, César du meilleur film en 2019, le cinéaste se lance dans le film de genre à l’ambiance asphyxiante et divise nos critiques.

Pour :
un puissant jeu de massacre du patriarcat
Sur une musique électro, des mannequins défilent en cercle concentrique dans un décor glacé. Avec cette scène d’ouverture, en forme de spirale oppressante, dans le milieu de la haute couture, le réalisateur Xavier Legrand semble à des encablures de la violence conjugale de Jusqu’à la garde, son impressionnant premier long métrage multirécompensé. Pourtant, il sera aussi question, ici, d’un fils, d’un père et de féminité violentée.

Ellias (Marc-André Grondin), nouveau petit génie de la mode qui vient de prendre la direction artistique d’une célèbre maison de couture française, a quitté son Québec natal vingt ans auparavant. Mais on ne se débarrasse pas ainsi de son passé : voici que le décès d’un père qu’il n’a jamais aimé le pousse à se rendre quelques jours à Montréal pour régler la succession. Deux, trois jours maximum, pour tout vendre, tout solder, et il reprendra le cours de sa prestigieuse carrière. Mais, dans la maison paternelle aux allures si banales, l’attend un héritage terrifiant…

Après son premier long métrage réaliste, Xavier Legrand ose le cinéma de genre le plus extrême, avec un mélange singulier de tragédie grecque et de conte noir, volontiers ricanant. Nous sommes chez les Québécois, empruntons donc leur néologisme et ne « divulgâchons » pas la descente aux enfers (et à la cave…) d’Ellias, aussi affolé que lâche, qui accumule les mauvaises décisions dans ce thriller sur la transmission, où les sous-sols peuvent recéler les secrets les plus monstrueux. Le réalisateur opte, à certains moments, pour une violence de grand-guignol. À d’autres, pour des larmes cathartiques, lorsque le fils comprend qu’il est le « digne » successeur de son père…

Prenant de bout en bout, littéralement asphyxiant, le film ne cherche pas à être aimable, y compris avec son antihéros, qui craint avant tout de compromettre son bel avenir. Mais à bien y regarder, le créateur de mode considère, lui aussi, les femmes comme des objets quand, d’un doigt méprisant, il choisit les mannequins qui seront ou non sur la photo… Face au remarquable Yves Jacques – le meilleur ami du père, tellement gentil qu’il en devient suspect –, Marc-André Grondin se fond dans la mise en scène chirurgicale, la toile funeste de Xavier Legrand, marionnette consentante de ce jeu de massacre du patriarcat et de la violence masculine. — Guillemette Odicino

Contre :
une roccambolesque histoire mal inspirée
C’est le grand défi de tout artiste : réussir sa deuxième œuvre quand la première a marqué les esprits. Beaucoup ont échoué avant Xavier Legrand, mais rares sont les naufrages de cette ampleur. Rien ne sauve Le Successeur. Au-delà d’un scénario invraisemblable, et d’un renversement de perspective qui donne une scène terriblement grotesque, le plus stupéfiant est de ne jamais trouver la moindre idée de mise en scène un peu maline, alors que Jusqu’à la garde en regorgeait – le corps de Denis Ménochet saturait les plans, pour dire la menace du prédateur.

Ici, seule la musique électro peu inspirée du compositeur SebastiAn tente maladroitement de faire monter la tension. Il faut dire que le metteur en scène ne dirige pas, cette fois, deux des meilleurs acteurs français, mais le peu convaincant Marc-André Grondin. Plus le film avance et plus l’infortuné interprète se noie dans cette rocambolesque histoire, jusqu’à une scène injouable où il doit sangloter sans fin… Une erreur de parcours, espérons-le, pour Xavier Legrand, qui a peut-être simplement été mal entouré, mal conseillé, mal inspiré. — Michel Bezbakh
LE SUCCESSEUR, Xavier Legrand 2024, Marc-André Grondin, Yves Jacques (thriller)@@ (E)
Tout juste promu directeur artistique d'une maison de haute couture parisienne, Ellias profite de cette réussite, fruit d'un dur labeur. Mais cet expatrié québécois voit son élan brisé par une bien ...

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LE SYNDROME DE L ECOSSAIS, Dominique Thiel 2017, Bernard Campan, Florence Darel, Thierry Lhermitte (comique)


Bruno et Florence ont invité Sophie et Alex pour la soirée mais rien ne se passe comme prévu entre l'auteur à succès, le brillant chef d'entreprise et leurs épouses respectives, deux soeurs.

TELERAMA
Une réjouissante cascade d'incidents transforme rapidement la réunion de famille en une nuit folle où les secrets, les bouteilles et les non-dits volent en éclats jusqu'à amener les deux couples, pris dans un irrésistible tourbillon, à formuler les projets les plus inattendus.
LE SYNDROME DE L ECOSSAIS, Dominique Thiel 2017, Bernard Campan, Florence Darel, Thierry Lhermitte (comique) (E)
Bruno et Florence ont invité Sophie et Alex pour la soirée mais rien ne se passe comme prévu entre l'auteur à succès, le brillant chef d'entreprise et leurs épouses respectives, deux soeurs.

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LE TALENTUEUX MR RIPLEY, Anthony Minghella 1999 (societe homosexualite)@@


Italie, fin des années 50. Le jeune Dickie Greenleaf mène la dolce vita grâce à la fortune de son père, en compagnie de Marge Sherwood. Plutôt irrité par son comportement irresponsable, Herbert Greenleaf, riche armateur, demande à Tom Ripley de ramener son fils en Amérique. Tom découvre un monde éblouissant, entre farniente et boîtes de jazz. Il se lie d'amitié avec Dickie et tombe peu à peu amoureux de lui.

TELERAMA
Après le célèbre Plein Soleil, de René Clément, histoire d’un meurtre en pleine mer, Anthony Minghella signait une nouvelle adaptation du roman de Patricia Highsmith. Jude Law y reprend le rôle de Dickie, le fils à papa. Il ressemble à un héros de Fitzgerald, et Minghella accentue la filiation en créant de toutes pièces le personnage de Meredith. Cette jeune femme méprise l’argent, mais ne peut fréquenter que ceux qui en ont. Ripley est plus complexe encore. Fasciné par la classe sociale qu’il découvre, mais désireux, surtout, d’être adopté. Le réalisateur insiste sur ce point : le seul désir de Ripley, en fait, c’est d’être aimé. De Marge, la fiancée de ce ­Dickie dont il voudrait être l’ami. Ou l’amant.

C’est son identité que cherche Ripley dans ces voix qu’il imite, ces personna­lités qu’il emprunte, ces meurtres qu’il commet… Minghella capte la lumière, l’Italie., le jazz des années 1950. Mais il y a, dans ce soleil, cette gaieté factice, une noirceur qui paraît s’enrouler en spirale, semblable à la musique aux volutes orientales de Gabriel Yared. Lentement, le piège ourdi par Ripley se referme sur lui. Minghella filme, comme au ralenti, une chute qui n’en finirait pas. Un cauchemar masqué.
LE TALENTUEUX MR RIPLEY, Anthony Minghella 1999 (societe homosexualite)@@ (E)
Italie, fin des années 50. Le jeune Dickie Greenleaf mène la dolce vita grâce à la fortune de son père, en compagnie de Marge Sherwood. Plutôt irrité par son comportement irresponsable, Herbert ...

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LE TAMBOUR, Volker Schlöndorff 1979, David Bennent, Angela Winkler, Mario Adorf (guerre)@@@



En 1899, dans un champ de pommes de terre près de Dantzig (Gdansk), un fuyard se cache sous les jupes d'une paysanne kachoube. C'est ainsi qu'Anna Bronski conçoit sa fille Agnès, qui, à son tour, le 12 septembre 1924, met au monde le petit Oscar.

TELERAMA
Dantzig, 1924. Seule la promesse de recevoir un tambour le jour de son troisième anniversaire convainc le nouveau-né Oskar de ne pas retourner dans le ventre de sa mère ! Trois ans plus tard, l’enfant décide de ne plus grandir. Pendant ce temps, l’Histoire poursuit sa triste sarabande et le parti nazi menace…

Avec son petit tambour dont il ne se sépare jamais, Oskar sème partout la zizanie. Et grâce à sa voix stridente, il brise tout ce qui l’ennuie : paire de lunettes de son institutrice, pendule du salon familial, vitres du quartier.

Avec cette adaptation du roman de Günter Grass, Volker Schlöndorff ne se contente pas de multiplier les dérivations fantaisistes, il bâtit une fable métaphorique qui radiographie trente années de l’histoire allemande. Le film convainc quand il s’intéresse exclusivement à Oskar et à sa perception du monde. Mais il se révèle lourdement démonstratif dans la peinture allégorique des événements politiques. La mise en scène peine à relever les délirantes promesses du scénario. Le Tambour avait tout pour être un chef-d’œuvre, il se révèle seulement passionnant par intermittence.

LE TAMBOUR, Volker Schlöndorff 1979, David Bennent, Angela Winkler, Mario Adorf (guerre)@@@ (E)

En 1899, dans un champ de pommes de terre près de Dantzig (Gdansk), un fuyard se cache sous les jupes d'une paysanne kachoube. C'est ainsi qu'Anna Bronski conçoit sa fille Agnès, qui, à son tour, le 12 septe ...

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LE TATOUE, Denys de La Patellière 1968, Jean Gabin, Louis De Funes(comique)@@



Félicien Mézeray, antiquaire spécialisé dans le commerce de tableaux, rend visite au peintre Dubois. Dans son atelier, il fait la connaissance de Legrain, un ancien légionnaire venu se faire peindre en portrait. Sur le dos, ce dernier porte un tatouage qui fait bondir Mézeray : un authentique Modigliani. Cependant, Legrain rechigne à lui vendre cette partie de son anatomie, aussi le marchand d'art s'engage-t-il à retaper la maison de campagne de l'ex-légionnaire.

TELERAMA
Félicien Mézeray exulte. Marchand de tableaux richissime, il vient de localiser un Modigliani non répertorié, et pour cause : le dessin est tatoué sur le dos de Legrain, un ancien légionnaire. Mézeray ne doute pas que l'homme consentira à lui céder l'oeuvre s'il y met le prix. Plus malin qu'il n'y paraît, Legrain accepte de "vendre sa peau" en échange de quelques réparations dans sa maison de campagne périgourdine. Parvenu sur les lieux, Mézeray découvre que ce qu'il croyait être une modeste bicoque est en fait un château médiéval en ruines. Legrain, quant à lui, n'est autre que le dernier des comtes de Montignac. Tandis que les travaux progressent, dirigés avec énergie par le comte, Mézeray découvre les charmes de la vie de châtelain...
LE TATOUE, Denys de La Patellière 1968, Jean Gabin, Louis De Funes(comique)@@ (E)

Félicien Mézeray, antiquaire spécialisé dans le commerce de tableaux, rend visite au peintre Dubois. Dans son atelier, il fait la connaissance de Legrain, un ancien légionnaire venu se faire peindre e ...

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LE TEMPS D AIMER, Katell Quillevere, Anais Demoustier, Vincent Lacoste (sentimental)@@


En 1947, Madeleine est serveuse dans un hôtel-restaurant et mère d'un petit garçon. Sur une plage, elle fait la connaissance de François, un jeune étudiant riche et cultivé. Entre eux, c'est comme une évidence, voire la providence. Ils vont être attirés l'un vers l'autre, alors que chacun renferme un secret. De son côté, François tente de fuir en mêlant le destin de Madeleine au sien.

TELERAMA
En 1947, une serveuse, mère célibataire, épouse le fils lettré d’un industriel. Leur union, à mi-chemin entre le malentendu et le miracle, cache plus d’un secret.

Les images authentiques qui ouvrent le film, celles de femmes françaises tondues, déshabillées, molestées en public et recouvertes de croix gammées à la Libération sont bouleversantes, tant elles interrogent la possibilité d’une vie après un tel traitement. Dans l’onde de cette émotion inaugurale, une fiction naît, inspirée, entre autres, par la vie de la grand-mère de la cinéaste. En 1947, Madeleine (Anaïs Demoustier) fait partie de ces femmes qui furent dénoncées après une liaison avec un militaire allemand. Sur une plage bretonne, cette mère célibataire d’un petit garçon, devenue serveuse dans un hôtel-restaurant, fait la connaissance de François (Vincent Lacoste), fils d’un riche industriel et étudiant insaisissable, qu’une légère séquelle de la polio singularise encore. Tous deux ont envie d’oubli et de renouveau et chacun(e) croit les trouver en l’autre, même si des secrets menacent leur affinité instantanée.

Katell Quillévéré a le goût du feuilleton et des jeux subtils avec la narration. Dans l’intense mélodrame Suzanne (en 2013, avec Sara Forestier et Adèle Haenel), elle remplaçait par des ellipses les temps forts de l’action, dont on découvrait peu à peu les conséquences dans la vie des personnages. Ici, elle crée une arythmie palpitante, s’attarde voluptueusement sur certains moments, puis escamote des saisons et des années, voire des décennies.

Une scène érotique imprévisible
Écrit avec Gilles Taurand (ancien collaborateur, notamment, d’André Téchiné), voilà un film original et séduisant, qui échappe aux filiations trop repérables. Comme si le cinéma classique, en l’occurrence historique et romanesque, était soudain débarrassé des tabous d’antan. La place de la sexualité, vécue ou non, est abordée frontalement, au même titre que les autres dimensions de l’existence.

Devenus gérants d’un dancing près d’une base militaire américaine, Madeleine et François se retrouvent ainsi, au terme d’une soirée d’ivresse, avec un G.I. dans leur lit. Un homme noir sculptural et affectueux, qu’ils désirent tous les deux. Cette scène érotique et imprévisible condense le récit et préfigure des épisodes tardifs montrant François en amant tourmenté et clandestin, dans le Paris des années 1970, où l’homosexualité est encore un délit. Et Madeleine frustrée, mais invaincue à sa manière.

Au-delà de leurs particularités, les deux époux du Temps d’aimer invitent à une réflexion sur le couple, dépeint comme une entité à mi-chemin entre le malentendu et le miracle, et dont le film ne cesse d’agrandir la définition et l’horizon. L’aventure au long cours de Madeleine et François, leur traversée à deux des époques et des âges reposent sur des déceptions et des trahisons, qui, une fois surmontées, renforcent encore leurs liens, construisent une solidarité puissante, indéfectible. Leur alliance ne cesse de se recomposer, quand bien même leurs désirs divergent.

Anaïs Demoustier et Vincent Lacoste incarnent ces complexités avec panache. Lui dévoile plus que jamais une fragilité lunaire et émouvante. Elle, jusqu’à une poignante scène au miroir, comme en écho à sa première apparition, ose s’avancer sans le soutien de sa fantaisie naturelle, pour atteindre la transfiguration.
LE TEMPS D AIMER, Katell Quillevere, Anais Demoustier, Vincent Lacoste (sentimental)@@ (E)
En 1947, Madeleine est serveuse dans un hôtel-restaurant et mère d'un petit garçon. Sur une plage, elle fait la connaissance de François, un jeune étudiant riche et cultivé. Entre eux, c'est comme un ...

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LE TERMINAL, Steven Spielberg 2004, Tom Hanks, Catherine Zeta-Jones (comique)@@@


Un immigrant fuyant la guerre qui ravage sa patrie minuscule d'Europe de l'Est se retrouve dans le terminal d'un aéroport de New York. Quand la guerre détruit totalement sa nation d'origine, l'homme comprend que son passeport et tous ses papiers d'identité ne sont plus valides. Tel un sans-abri, il s'installe dans le terminal, se lie d'amitié avec le personnel de l'aéroport et va jusqu'à tomber amoureux d'une hôtesse de l'air...

TELERAMA
Le cinéma de divertissement est devenu pour Spielberg un exercice d’élégance qui permet d’évoquer les choses importantes sans s’appesantir. Cette légèreté-là brille dans Le Terminal, comédie à l’ancienne, ­apparemment. Son héros, Viktor Navorski, vient d’un pays imaginaire d’Europe centrale où la guerre vient d’éclater et où les frontières sont fermées. Viktor, qui parle avec un accent slave made in Hollywood, se retrouve coincé à New York dans l’aéroport JFK, magnifique décor de studio. Des tracasseries avec la police l’attendent, mais il a un passeport pour l’amour avec une hôtesse de l’air.

Travailler de ses mains pour gagner sa vie, économiser à la sueur de son front pour courtiser et séduire une femme : Viktor incarne des valeurs qui appartiennent au passé, mais qui, pour Spielberg, ne sont pas dépassées. Il s’agit pour le cinéaste de ­revendiquer l’héritage des pères, ceux qui nous ont appris à vivre, à survivre parfois. Car Spielberg raconte aussi comment naître en Krakosie ou ailleurs vous donne une identité qui peut, un jour, vous valoir d’être enfermé, prisonnier d’autres hommes, nés sous d’autres cieux. Le Terminal devient un microcosme où les mots de fraternité, de liberté et de mémoire résonnent fort.
LE TERMINAL, Steven Spielberg 2004, Tom Hanks, Catherine Zeta-Jones (comique)@@@ (E)
Un immigrant fuyant la guerre qui ravage sa patrie minuscule d'Europe de l'Est se retrouve dans le terminal d'un aéroport de New York. Quand la guerre détruit totalement sa nation d'origine, l'homme comprend que son passeport ...

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LE TEST, Emmanuel Poulain-Arnaud 2020, Alexandra Lamy, Philippe Katerine (societe)@@


Annie est heureuse de s’occuper de son mari et de ses quatre enfants — deux grands garçons, une adolescente et le petit dernier. Mais le jour où cette mère un brin rigide découvre un test de grossesse positif dans la salle de bains, de drôles de révélations s’enchaînent…

TELERAMA
Cela faisait longtemps qu’on n’avait pas autant ri devant une comédie familiale. De manière alerte et avec beaucoup d’esprit dans les dialogues comme dans le comique de situation, le réalisateur Emmanuel Poulain-Arnaud et son coscénariste, Noé Debré, bousculent les stéréotypes : un adultère surprend par sa… sagesse, et c’est le fils qui ne paie pas de mine (Joaquim Fossi, une révélation) qui s’avère avoir une vie sexuelle des plus remplies ! En mère qui finit par se détendre (sacrément), Alexandra Lamy est enthousiasmante.
LE TEST, Emmanuel Poulain-Arnaud 2020, Alexandra Lamy, Philippe Katerine (societe)@@ (E)
Annie est heureuse de s’occuper de son mari et de ses quatre enfants — deux grands garçons, une adolescente et le petit dernier. Mais le jour où cette mère un brin rigide découvre un test de grossesse ...

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LE TONNERRE, Denys de la Patelliere 1965, Jean Gabin, Michele Mercier, Robert Hossein, Lili Palmer (societe)@


Leandro, vétérinaire, vit dans son château avec sa femme Marie, qu'il délaisse pour se consacrer aux chiens et aux chevaux. L'homme, qui a l'habitude de rentrer chez lui après de fortes beuveries chargé d'errants, de mendiants et de mendiantes, présente un soir à sa femme résignée une jeune prostituée, Simone. La jeune fille accepte l'hospitalité que lui offre le couple et se démène pour la défendre contre le proxénète qui exige son retour.

TELERAMA
Ici, le dialoguiste Pascal Jardin transforme les interprètes (Jean Gabin et Michèle Mercier) en machines à débiter les “bons mots”. Du sous-Michel Audiard.
Quatre ans après Un taxi pour Tobrouk (1961), son œuvre la plus connue, Denys de La Patellière adapte, avec un titre ronflant, le roman Qui m’emporte, de Bernard Clavel. En roue libre, Jean Gabin campe un vétérinaire alcoolique, recueillant chez lui, à la campagne, une jeune prostituée du quai de la Fosse, zone portuaire de Nantes (Michèle Mercier, héroïne d’Angélique, marquise des anges, sorti l’année précédente). Le réalisateur distille une certaine étrangeté en déployant un univers de conte de fées : un château avec parc et douves, où il ne se passe (presque) rien. Succès commercial en son temps, Le Tonnerre de Dieu avait été vu comme une trahison par l’auteur du livre d’origine. Contrairement aux apparences, ce n’est pas Gabin qui tire la couverture à lui, mais plutôt le dialoguiste Pascal Jardin, qui transforme les interprètes en machines à débiter les « bons mots » — du sous-Michel Audiard. Lesquels donnent à entendre toute la misogynie de l’époque.
LE TONNERRE, Denys de la Patelliere 1965, Jean Gabin, Michele Mercier, Robert Hossein, Lili Palmer (societe)@ (E)
Leandro, vétérinaire, vit dans son château avec sa femme Marie, qu'il délaisse pour se consacrer aux chiens et aux chevaux. L'homme, qui a l'habitude de rentrer chez lui après de fortes beuveries charg&eacu ...

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LE TORRENT, Anne Le Ny 2022, José Garcia, André Dussollier (drame feminicide)@


Lorsque Alexandre découvre que sa jeune épouse, Juliette, le trompe, une violente dispute éclate. Juliette s'enfuit dans la nuit et fait une chute mortelle. Le lendemain, des pluies torrentielles ont emporté son corps. La gendarmerie entame une enquête et Patrick, le père de Juliette, débarque, prêt à tout pour découvrir ce qui est arrivé pendant cette nuit d'inondations. Alexandre qui craint d'être accusé, persuade Lison, sa fille d'un premier lit, de le couvrir.

TELERAMA
Un homme ( José Garcia) tue sa femme, mais personne n’ose prononcer le mot “féminicide” : tout le monde autour de lui l’accuse juste d’avoir menti et manipulé sa fille... L’ensemble, laborieux, ne brille ni sur le plan du récit, ni sur celui du cinéma.

Un homme en colère tue sa femme parce qu’elle l’a trompé, et personne n’ose prononcer le mot « féminicide ». Ni vraiment interroger l’acte de cet époux (José Garcia, laborieux), qui tente de maquiller son crime et manipule sa fille… Ce qui pourrait être l’épisode vosgien de « Meurtres à… » , la série policière de France 3, avance déguisé en film de cinéma, mais manque de souffle autant que de mise en scène.

Après une fastidieuse première partie, Anne Le Ny a toutefois la bonne idée d’envoyer finalement le meurtrier en garde à vue. Entre alors en scène André Dussollier, qui, dans un dernier mouvement bref mais plus inspiré, amène discrètement le film vers ce qu’on aurait aimé voir : le portrait d’une famille à reconstruire, éclatée par les mensonges du père.
LE TORRENT, Anne Le Ny 2022, José Garcia, André Dussollier (drame feminicide)@ (E)
Lorsque Alexandre découvre que sa jeune épouse, Juliette, le trompe, une violente dispute éclate. Juliette s'enfuit dans la nuit et fait une chute mortelle. Le lendemain, des pluies torrentielles ont emporté son ...

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LE TOUR DU MONDE EN 80 JOURS, Buzz Kulik en 1989. principaux Pierce Brosnan (miniserie)@


Phileas Fogg est un gentleman dans la plus pure tradition britannique. À la suite d'un pari avec un autre membre de son institution, le Reform Club, il décide de faire le tour du monde en 80 jours pour prouver sa théorie que la Terre peut facilement être traversée en un très court laps de temps. Il engage un nouveau majordome pour l'accompagner dans ce périple, le Français Jean Passepartout...

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LE TOUR DU MONDE EN 80 JOURS, Buzz Kulik en 1989. principaux Pierce Brosnan (miniserie)@ (E)
Phileas Fogg est un gentleman dans la plus pure tradition britannique. À la suite d'un pari avec un autre membre de son institution, le Reform Club, il décide de faire le tour du monde en 80 jours pour prouver sa théori ...

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LE TOUR DU MONDE EN 80 JOURS, Michael Anderson 1989


Londres, 1872. Phileas Fogg, un riche Anglais, a parié avec les membres de son club qu'il ferait le tour du monde en 80 jours. Flanqué de son fidèle valet Passepartout, il s'engage dans l'aventure. Tous deux quittent Londres pour Paris, où ils embarquent à bord d'un ballon qui doit les emmener jusqu'à la Côte d'Azur. Mais c'est en Espagne qu'a lieu leur première escale. Passepartout en profite pour se singulariser lors d'une course de taureaux. Le tandem gagne ensuite l'Inde, en passant par l'Egypte, où il est pris en chasse par Fix, un policier anglais qui le soupçonne d'avoir, avant son départ, cambriolé la banque d'Angleterre. En Inde, Phileas recueille une jeune Hindoue de culture anglaise, avant qu'elle ne soit brûlée vive sur la dépouille de son mari...
LE TOUR DU MONDE EN 80 JOURS, Michael Anderson 1989 (E)
Londres, 1872. Phileas Fogg, un riche Anglais, a parié avec les membres de son club qu'il ferait le tour du monde en 80 jours. Flanqué de son fidèle valet Passepartout, il s'engage dans l'aventure. Tous deux quittent Lo ...

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LE TOURBILLON DE LA VIE, Olivier Treiner 2022, Lou de Laage, Raphael Personnaz, Aliocha Schneider, Esther Garrel (societe)@@


À la fin de sa vie, Julia s'interroge sur le rôle que le hasard a joué durant son existence. À plusieurs reprises, il a fait basculer son destin. Elle se demande alors si les autres versions d'elle-même qui n'ont jamais existé seraient fières de ce qu'elle est devenue.
Lorsque, ado, Julia décide d’aller célébrer la chute du Mur, à Berlin, sa « ligne de vie » se divise une première fois. Julia n⁰ 1 oublie son passeport dans sa chambre et, au moment d’aller le chercher, se fait coincer par une prof : ses amis partent sans elle. Julia n⁰ 2, elle, sera du voyage : sa meilleure amie (Esther Garrel) lui a rappelé de prendre ses papiers. En toute logique, Julia n⁰ 2 adulte finit par revenir s’installer à Berlin tandis que Julia n⁰ 1, plus sage, reste à Paris. L’occasion de présenter une Julia 1a, 1b et même 1b’ en fonction de ses rencontres. Pas d’inquiétude (ni d’algèbre, en définitive), l’ensemble reste lisible… et chaque Julia arbore sa propre coupe de cheveux.

TELERAMA
Si Julia, ado, n’était pas allée à Berlin, se serait-elle installée en Allemagne ? Le cinéaste Olivier Treiner imagine les milles et une vies qu’aurait pu mener une jeune femme. Un film plein d’énergie auquel on pardonnera quelques énormités “lelouchiennes”.
Dans ce Tourbillon de la vie, point de Jeanne Moreau : l’héroïne blonde est incarnée par Lou de Laâge. Plutôt trois (ou même quatre) fois qu’une car plusieurs versions de Julia, son personnage, cohabitent dans le film en fonction des petits hasards qui façonnent une vie.

Le Tourbillon de la vie consacre beaucoup de temps aux relations amoureuses de son héroïne, au point que le dispositif rappelle parfois celui d’Il était temps, de Richard Curtis (2013). À ceci près que Julia n’a pas la chance de pouvoir naviguer entre ses vies – le spectateur, si. Le film s’emploie à montrer que ce qui peut sembler être la vie idéale à un moment vient avec son lot de catastrophes. Olivier Treiner passe pour un Richard Curtis qui aurait revu tous les Lelouch après avoir lu Kundera. Avec la gourmandise du premier film, le réalisateur met en scène une sorte de ballet entre les différentes versions des personnages qui, dans certaines réalités, ne s’adressent pas la parole.

C’est du cinéma de papa grande époque, on est un peu, voire beaucoup, tenus par les sentiments (et les violons d’une bande originale kitschissime – quand ce n’est pas carrément le Va pensiero de Verdi pour mettre tout le monde d’accord, dans la scène finale). Plus simple, le film aurait pu être sincèrement bouleversant. Reste, séquence par séquence, une émotion certaine et des personnages qui se révèlent. Grégory Gadebois, par exemple, est immense dans toutes les versions du père renfrogné qu’il compose. Mais le spectateur ne le voit pas tout de suite, un peu comme Julia qui ne découvre son père que sur le tard.
LE TOURBILLON DE LA VIE, Olivier Treiner 2022, Lou de Laage, Raphael Personnaz, Aliocha Schneider, Esther Garrel (societe)@@ (E)
À la fin de sa vie, Julia s'interroge sur le rôle que le hasard a joué durant son existence. À plusieurs reprises, il a fait basculer son destin. Elle se demande alors si les autres versions d'elle-même qui ...

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LE TOUT NOUVEAU TESTAMENT, Jaco van Dormael avec Benoît Poelvoorde, Yolande Moreau (comique loufoque)@


Dieu existe bel et bien. Il habite un appartement à Bruxelles avec sa femme et sa fille qu'il traite avec tout le mépris possible. Par ordinateur, il contrôle le destin de tous les humains et s'amuse de leur sort en créant, de-ci de-là, des catastrophes qui les mettent en péril.

TELERAMA
Le plus drôle des acteurs belges se glisse dans le rôle de… Dieu, un Belge sadique dont la fille a entrepris de sauver l’humanité. Mais son humour caustique se dissout bien vite dans une fantaisie new age pétrie d’optimisme forcé.

La catastrophe artistique et industrielle de Mr. Nobody, en 2010, n’a pas freiné les ambitions de Jaco Van Dormael. Le réalisateur de Toto le héros revient avec un projet détonant : mettre en scène Dieu en personne. Dans Le Tout Nouveau Testament, le Père éternel est une ordure, un poivrot qui s’amuse à sadiser l’humanité depuis son appartement de Bruxelles. Benoît Poelvoorde, dans une composition éruptive à la C’est arrivé près de chez vous, fait le show, et chacune de ses apparitions dope le film. Hélas pour lui (et pour nous), Dieu passe vite au second plan au profit de sa fillette, qui décide de racheter les « péchés » de son affreux papa. Après s’être vengée des coups de ceinturon divins en envoyant par SMS leur date de décès à tous les habitants de la planète, la petite Ea part à la recherche de six apôtres pour écrire un nouvel Évangile. Et rendre le monde un peu meilleur…

Van Dormael a-t-il été effrayé par sa propre vision, très noire, de la vie ? Le propos caustique sur la religion se dissout dans une fantaisie new age pétrie de gentillesse et d’optimisme forcés. Dommage car sous la mièvrerie et le kitsch embarrassants pointe parfois un vrai trouble. Pourquoi n’avoir pas mieux utilisé Catherine Deneuve, démente en grande bourgeoise dépressive retrouvant goût à la vie dans les bras d’un gorille ? Et pourquoi n’avoir pas creusé le personnage de l’obsédé sexuel devenu apôtre, incarné tout en bonhomie par le surprenant Serge Larivière ?
LE TOUT NOUVEAU TESTAMENT, Jaco van Dormael avec Benoît Poelvoorde, Yolande Moreau (comique loufoque)@ (E)
Dieu existe bel et bien. Il habite un appartement à Bruxelles avec sa femme et sa fille qu'il traite avec tout le mépris possible. Par ordinateur, il contrôle le destin de tous les humains et s'amuse de leur sort en cr&e ...

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LE TRADUCTEUR, Rana Kazkaz et Anas Khalaf 2000, Ziad Bakri, Yumna Marwan (guerre)@


En 2000, Sami était le traducteur de l'équipe olympique syrienne à Sydney. Un lapsus lors de la traduction le contraint à rester en Australie, où il obtient le statut de réfugié politique. En 2011, la révolution syrienne éclate et le frère de Sami est arrêté pendant une manifestation pacifique. Malgré les dangers, il décide de tout risquer et de retourner en Syrie pour aller le libérer.

TELERAMA
“ La Violence de l'Homme n'a pas besoin de traduction, elle ne se dit et simule pas, son Expression et son Histoire est tristement Universelle ”
LE TRADUCTEUR, Rana Kazkaz et Anas Khalaf 2000, Ziad Bakri, Yumna Marwan (guerre)@ (E)
En 2000, Sami était le traducteur de l'équipe olympique syrienne à Sydney. Un lapsus lors de la traduction le contraint à rester en Australie, où il obtient le statut de réfugié politique. En ...

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LE TRAIN SIFFLERA TROIS FOIS, Fred Zinnemann 1952, Gary Cooper, Grace Kelly (western)@@@


L'ancien shérif Will Kane s'apprête à quitter la petite ville de Hadleyville, au Nouveau-Mexique, avec sa nouvelle épouse, Amy, lorsqu'il apprend que le criminel Frank Miller a été libéré et vient se venger du shérif qui l'a dénoncé.

TELERAMA
Réalisée en 1952, cette œuvre multi-oscarisée à la gloire du courage, qui oppose la détermination d’un homme honnête et intransigeant à la lâcheté collective d’une petite ville, était une entreprise salutaire.

Will Kane abandonne ses fonctions de shérif pour se marier avec Amy. Le jour de ses noces, il apprend qu’un truand qu’il avait arrêté revient par le train de midi pour se venger. Contre l’avis d’Amy, il décide de reprendre du service… Ce classique multi-oscarisé du western fut écrit par Carl Foreman, scénariste victime du maccarthysme.

Derrière la couardise des habitants de Hadleyville, c’est la passivité des Américains face à la chasse aux sorcières que stigma­tise le film. Mais si Le train sifflera trois fois impressionne toujours aujourd’hui, il le doit à un suspense en temps réel, alimenté par les gros plans d’horloge : l’angoisse augmente au fil des minutes, et avec elle la détresse du shérif, abandonné de tous. Dans la grande rue désertée avant le règlement de comptes final, un ample mouvement d’appareil en contre-plongée souligne sa solitude désabusée.

Dernière qualité, rare dans un western : de beaux personnages féminins, sub­tile­ment écrits, avec Grace Kelly, en épouse quakeresse tiraillée entre sa non-violence et la fidélité à son mari, et Katy ­Jurado, en « commerçante » (entendre prostituée) trop cons­ciente de l’hypocrisie des hommes.
LE TRAIN SIFFLERA TROIS FOIS, Fred Zinnemann 1952, Gary Cooper, Grace Kelly (western)@@@ (E)
L'ancien shérif Will Kane s'apprête à quitter la petite ville de Hadleyville, au Nouveau-Mexique, avec sa nouvelle épouse, Amy, lorsqu'il apprend que le criminel Frank Miller a été libér&eacut ...

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LE VENT DE LA PLAINE, John Huston 1960, Burt Lancaster, Audrey Hepburn (western)@@@


Au cours d'un raid de représailles contre une tribu, un fermier sauve un bébé indien du massacre. Il le confie à sa femme, qui l'élève comme s'il était le sien en cachant le secret de ses origines à tous, y compris à ses trois frères. Des années plus tard, la vérité la concernant se répand comme une trainée de poudre. Pour les Blancs, il n'est pas question qu'une Indienne vive parmi eux. Pour les Indiens, elle doit retrouver les siens, de gré ou de force.

TELERAMA
Western superbe à la distribution exceptionnelle et méditation sur la violence.
La famille Zachary reçoit la visite d’un chef indien réclamant Rachel, qu’il dit être sa soeur... On se souvenait de Lillian Gish jouant du Mozart sur un piano, en plein air. De chevaux. D’Indiens méchants, massacrés par des cow-boys virils. On se souvenait d’un western, en somme, qui avait pu faire hurler au racisme. Lillian Gish est bien là, son piano aussi, ainsi que les chevaux et les Indiens, mais de racisme, point, et de manichéisme, pas davantage. Au contraire, film ambigu que Le Vent de la plaine, western, si l’on veut ; mais surtout réflexion désabusée de Huston sur le mensonge et la lâcheté.

Rachel Zachary, recueillie par une famille de pionniers et réclamée par une tribu de Kiowas, est-elle ou non une Indienne ? A partir de là, plus rien n’est tout à fait blanc, ni tout à fait rouge. Et si l’amour finit par vaincre l’intolérance, c’est au prix d’un meurtre. Plus de cinquante ans après sa sortie, cette oeuvre drue et dense n’a pas pris une ride. Audrey Hepburn est sublime.

Peu après la guerre de Sécession. Mathilda Zachary vit dans un ranch au Texas avec ses quatre enfants : Ben, Cash, Andy et Rachel, qui a été adoptée en bas âge. Depuis la mort du père, tué par les Kiowas, le mauvais sort semble s'acharner sur la famille Zachary. En effet, un certain Abe Kelsey, un vieux borgne à l'allure inquiétante, s'amuse à effrayer Rachel et affirme que celle-ci n'est pas blanche, mais indienne. Peu après, un chef Kiowa, accompagné de deux de ses guerriers, arrive au ranch pour réclamer la jeune fille. Ben, qui aime profondément Rachel, refuse de la laisser partir. Cependant, il est intrigué par cette mystérieuse histoire...LERAMA
LE VENT DE LA PLAINE, John Huston 1960, Burt Lancaster, Audrey Hepburn (western)@@@ (E)
Au cours d'un raid de représailles contre une tribu, un fermier sauve un bébé indien du massacre. Il le confie à sa femme, qui l'élève comme s'il était le sien en cachant le secret de ses ori ...

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LE VENT DES SABLES, Stéphane Kappes 2024, Marie-Josée Croze, Tom Leeb, Alexandre Brasseur (policier)@@


A quelques jours du départ du Vendée globe, le sponsor du favori de la compétition est retrouvé mort, ligoté avant d’être jeté à l’eau, à quelques mètres de la ligne de départ. Judith Kamara, enfant du pays, et Olivier Finet, flic très soigneux, débarquent de la SRPJ d’Angers pour répondre à la question rituelle, moteur de tout téléfilm policier du samedi soir homologué : qui a bien pu faire le coup ? Serait-ce la compagne, ou l’amant, désireux de se débarrasser d’un mari encombrant et bigrement riche ? Serait-ce le skipper, ou un membre de son équipe, eux aussi cupides ? Ou pourquoi pas l’enquêtrice Kamara elle-même, tenez ?

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Pour tenir les spectatrices et spectateurs en haleine une heure trente durant, Frédéric Faurt et Lionel Pasquier (déjà responsables de plusieurs Meurtres à… et Crimes à…) n’écartent aucune piste. Les deux scénaristes n’ont pas non plus lésiné sur tout ce qui sépare les deux flics dépareillés à la tête de l’enquête. L’une, torturée par son passé, est taiseuse, l’autre a besoin de s’exprimer et de réfléchir à haute voix. L’un est méticuleux et procédurier, l’autre est plutôt rentre-dedans et instinctive. L’un est hypocondriaque… enfin, chacun a saisi l’idée. Point de vent d’innovation sur Le Vent des sables.
LE VENT DES SABLES, Stéphane Kappes 2024, Marie-Josée Croze, Tom Leeb, Alexandre Brasseur (policier)@@ (E)
A quelques jours du départ du Vendée globe, le sponsor du favori de la compétition est retrouvé mort, ligoté avant d’être jeté à l’eau, à quelques mètres de la ...

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LE VENT SE LEVE, Hayao Miyazaki 2013 (animation)@@@


Au Japon, dans les années 1910, le jeune Jiro Horikoshi est fasciné par les réalisations du concepteur d'avions Giovanni Caproni. Dans ses rêves, il s'envole dans l'azur et le rencontre. Il voudrait devenir pilote, mais il sait que sa vue déficiente ne le lui permettra jamais. Le temps venu, il décide d'entreprendre des études en génie aéronautique et les réussit brillamment. En 1927, il est engagé dans une prestigieuse entreprise d'ingénierie.

TELERAMA
Ce qui devait être l’ultime dessin animé de Miyazaki (il a changé d’avis) est une passionnante fresque sur son pays, des années 1920 à la Seconde Guerre mondiale.

Des années 1920 à la Seconde Guerre mondiale, Jiro, le jeune héros de ce grand tableau peint à la main, ne pense qu’à voler. Comme il a la vue basse, le métier de pilote lui est interdit. Il sera ingénieur aéronautique, inventeur des redoutables avions Zéro, le chasseur-bombardier des kamikazes et de Pearl Harbor… Hayao Miyazaki s’aventurait ici hors du conte, son territoire de prédilection, et livre un récit très adulte, réflexion sur le passé de son pays, les épreuves, les souffrances et les compromissions de tout un peuple. Mais cette fresque historique ne serait pas si belle sans sa dimension intime. Miyazaki dessine le quotidien avec la délicatesse d’un miniaturiste. Et tandis que tout le monde (les hommes, en tout cas) fume cigarette sur cigarette — cette audace tabagique inédite a fait scandale aux États-Unis —, notre héros tombe amoureux. La romance, lumineuse et tendre, joyeuse et tragique, donne au film sa respiration. Un souffle frais, qui fait voler les chapeaux, les cœurs et les avions en papier. Le vent se lève…
LE VENT SE LEVE, Hayao Miyazaki 2013 (animation)@@@ (E)
Au Japon, dans les années 1910, le jeune Jiro Horikoshi est fasciné par les réalisations du concepteur d'avions Giovanni Caproni. Dans ses rêves, il s'envole dans l'azur et le rencontre. Il voudrait devenir pilote ...

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LE VENT SE LEVE, Ken Loach 2006, Cillian Murphy, Padraic Delaney, Liam Cunningham (histoire guerre)@@@


Irlande, 1920. Des paysans s'unissent pour former une armée de volontaires contre les redoutables Black and Tans, troupes anglaises envoyées par bateaux entiers pour mater les velléités d'indépendance du peuple irlandais. Par sens du devoir et amour de son pays, Damien abandonne sa jeune carrière de médecin et rejoint son frère Teddy dans le dangereux combat pour la liberté.

TELERAMA
On réduit trop souvent l’œuvre de Ken Loach à la défense des opprimés. En omettant de dire que le combat à mener est toujours compliqué, violent — il oblige à des sacrifices. C’est le sujet même de cette fresque (Palme d’or). Dans la lande irlandaise, en 1920. Teddy et Damien, deux frères très proches, sont engagés dans la lutte pour l’indépendance de leur pays. Lorsque les Britanniques torturent le premier, le second le soigne puis le remplace dans ses responsabilités, quitte à effectuer le sale boulot. Puis survient le moment où la guerre d’indépendance vire à la guerre fratricide, au double sens du mot. Des divisions surgissent. Les partisans du traité de paix avec les Britanniques jurent que c’est un premier pas, les autres que c’est un recul. Pour Loach, marxiste devant l’éternel, ce débat occulte surtout une chance historique : la possibilité de la révolution socialiste. L’échec est ici d’autant plus poignant que les deux frères sont traités avec la même compassion. C’est toute la force du film, qui tend vers une forme de tragédie shakespearienne.
Loach combine le général (l’histoire politique et militaire) et le particulier. Il reste toujours concret, direct et sec, d’un classicisme digne des grands, comme Ford. Il y a bien quelques phases d’exaltation. Mais l’amertume domine le tableau, intense avec ses couleurs de tweed, ses intérieurs de ferme plongés dans la pénombre, ses ciels bas et lourds. « Nous sommes des étranges créatures pour nous-mêmes », dit Damien. Le vent orageux qui se lève ici est chargé de cendres.
LE VENT SE LEVE, Ken Loach 2006, Cillian Murphy, Padraic Delaney, Liam Cunningham (histoire guerre)@@@ (E)
Irlande, 1920. Des paysans s'unissent pour former une armée de volontaires contre les redoutables Black and Tans, troupes anglaises envoyées par bateaux entiers pour mater les velléités d'indépendance du p ...

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LE VETERAN, Robert Lorenz 2021, Liam Neeson (road movie)@@


Le long de la frontière entre les États-Unis et le Mexique, Jim Hanson, un fermier et ancien combattant du Viêtnam, traverse une période difficile. Sa femme vient de mourir d'un cancer et la banque est sur le point de saisir sa propriété.

TELERAMA
Deuxième long de Robert Lorenz, producteur et assistant-réalisateur du grand Clint . Un récit initiatique, tout en retenue, dans le sillage d’“Un monde parfait”
Robert Lorenz signe son deuxième long métrage, neuf ans après Une nouvelle chance (2012). Inédit dans les salles françaises, « Le Vétéran » roule d’un ranch de l’Arizona à une ferme de l’Illinois : cet ancien marine, endetté et endeuillé (Liam Neeson, bien sûr), protège un enfant mexicain qui a passé la frontière illégalement avec un cartel de la drogue à ses trousses.

Le film laisse d’abord augurer un bain de sang mais glisse, insensiblement, vers un récit initiatique façon Un monde parfait (Eastwood, 1993), entre partage d’un hamburger et apprentissage du tir au pistolet. Le cinéaste opte pour un style nonchalant, fait durer les plans, rend les scènes d’action immersives et les autres, mélancoliques.

Ce principe d’économie s’applique même au héros, conscient de ses forces et de ses faiblesses, passant son temps à fuir pour esquiver l’adversaire, réduisant les affrontements au strict minimum. Vieillissant, conservateur, misanthrope, l’homme est un avatar de Clint, auquel Neeson emprunte, furtivement, quelques tics, de la mâchoire serrée au regard électrique.
LE VETERAN, Robert Lorenz 2021, Liam Neeson (road movie)@@ (E)
Le long de la frontière entre les États-Unis et le Mexique, Jim Hanson, un fermier et ancien combattant du Viêtnam, traverse une période difficile. Sa femme vient de mourir d'un cancer et la banque est sur le poin ...

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LE VIAGER, Pierre Tchernia, Michel Serrault, Michel Galabru, Claude Brasseur (comique)@@


1930. Léon Galipeau, médecin à Paris, pense aider son frère Emile en lui conseillant d'acheter en viager la propriété de Louis Martinet, un de ses patients qui possède une petite maison à St-Tropez. Car Louis est suppose être mourant...
LE VIAGER, Pierre Tchernia, Michel Serrault, Michel Galabru, Claude Brasseur (comique)@@ (E)
1930. Léon Galipeau, médecin à Paris, pense aider son frère Emile en lui conseillant d'acheter en viager la propriété de Louis Martinet, un de ses patients qui possède une petite maison &agra ...

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LE VIEIL HOMME ET L ENFANT, Claude Berri 1966, Michel Simon, Alain Cohen (societe guerre)@@@


L'histoire se passe dans un village francais durant l'Occupation allemande. Elle raconte la vie de Claude Langmann (c'est le nom d'état-civil de Claude Berri) dans la famille d'accueil où ses parents l'ont envoyé pour éviter les rafles nazies. La famille d'accueil est un couple de grands-parents : Pépé (Michel Simon) et Mémé (Luce Fabiole). Pépé est un ancien poilu de la Première Guerre. Gueulard anticlérical et antisémite, Pépé ne cesse d'accuser les Juifs, les rouges et les francs-maçons d'être la cause de tous les maux de la France. Mais Claude (Alain Cohen), auquel ses parents ont formellement interdit de laisser paraître ses origines juives, fait craquer le vieil homme sans que celui-ci se doute que Claude est juif. Celui-ci adore également son nouveau Pépé, mais prend un malin plaisir à le faire déblatérer sur les Juifs, voire à inverser les rôles : c'est Pépé qui a le « physique d'un juif » et pas lui… Mais il le console lorsque survient la Libération et que le Maréchal prend la fuite…
LE VIEIL HOMME ET L ENFANT, Claude Berri 1966, Michel Simon, Alain Cohen (societe guerre)@@@ (E)
L'histoire se passe dans un village francais durant l'Occupation allemande. Elle raconte la vie de Claude Langmann (c'est le nom d'état-civil de Claude Berri) dans la famille d'accueil où ses parents l'ont envoyé pour & ...

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LE VIEIL HOMME ET LA MER, John Sturges 1958; Spencer Tracy, Harry Bellaver (mer catastrophe)@@


Un vieil homme qui n'a guère connu de succès à la pêche depuis un bon moment réussit une prise spectaculaire.
LE VIEIL HOMME ET LA MER, John Sturges 1958; Spencer Tracy, Harry Bellaver (mer catastrophe)@@ (E)
Un vieil homme qui n'a guère connu de succès à la pêche depuis un bon moment réussit une prise spectaculaire. ...

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LE VILLAGE DES ENDORMIS, Philippe Dajoux 2022, Aurélien Wiik, Lola Dewaere (science fiction sante)@


Tandis qu'un meurtrier, Lucas, s'évade au cours d'un transfert de prison, un étrange phénomène bouleverse soudain la vie d'un village. Des habitants tombent les uns après les autres dans un sommeil prolongé. Mathieu, capitaine de gendarmerie au bord du divorce, doit retrouver Lucas et enquêter sur une série de crimes. Avec l'aide d'Élise, médecin spécialiste du sommeil venue en renfort à l'hôpital, il va découvrir l'origine de ces mystérieux endormissements.

TELERAMA
Tout démarre sur des chapeaux de roue : celles d’un fourgon de l’administration pénitentiaire qui opère le transfert d’un jeune prisonnier, Lucas. Soudain le conducteur pique du nez sur le volant, une fois, deux fois… et c’est l’accident. Lucas en profite pour s’évader. Le capitaine de PJ Martin Béranger, récemment muté dans cette région du Limousin, est saisi du dossier, conjointement avec un lieutenant-colonel de gendarmerie pète-sec. Mais cette affaire ne sera pas la seule à les occuper : durant l’inauguration d’une ferme pédagogique par Camille, l’épouse avocate de Martin, les invités se mettent à tomber comme des mouches, fauchés par un sommeil aussi subit que profond et mystérieux. Même la professeure Élise Berthelot, spécialiste dépêchée en urgence sur les lieux, ne parvient pas à en identifier la cause…

Couple flic-avocate en crise, traque d’un fugitif en forêt, incursions en milieu hospitalier, confinement sanitaire… Pas le temps de s’ennuyer durant la première demi-heure de ce polar qui semble sorti du cadavre inaugural de tant d’intrigues télévisuelles. Las, en dépit d’une très honorable interprétation, le rythme s’essouffle lorsque s’incrustent dans le scénario magouille financière et corruption politicienne à l’origine d’un scandale environnemental. On ne sombre pas dans un ennui comateux, mais les paupières papillonnent un peu.
LE VILLAGE DES ENDORMIS, Philippe Dajoux 2022, Aurélien Wiik, Lola Dewaere (science fiction sante)@ (E)
Tandis qu'un meurtrier, Lucas, s'évade au cours d'un transfert de prison, un étrange phénomène bouleverse soudain la vie d'un village. Des habitants tombent les uns après les autres dans un sommeil prolong ...

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LE VILLAGE, M. Night Shyamalan 2004, Joaquin Phoenix, Bryce Dallas Howard, Adrien Brody (horreur)@


Une petite communauté isolée vit dans la terrifiante certitude qu'une race de créatures mythiques peuple les bois entourant le village. Cette force maléfique est si menaçante que personne n'ose s'aventurer au-delà des dernières maisons, et encore moins pénétrer dans les bois. Le jeune Lucius Hunt, un garçon entêté, est cependant bien décidé à aller voir ce qui se cache par-delà des limites du village, et son audace menace de changer à jamais l'avenir de tous.

TELERAMA
Un village isolé, bâti au coeur d'une large clairière et entouré par les bois, est sous la menace de créatures mystérieuses. Depuis des temps immémoriaux, aux dires des anciens, ces monstres hantent les bois et sont prêts à dévorer toute personne osant s'y aventurer. Aussi les villageois ne quittent-ils jamais leur communauté, qui n'entretient aucun contact avec le monde extérieur. Lucius, jeune homme courageux, voudrait rompre cet isolement. Il propose de gagner la ville voisine pour y acheter ce qui manque au village, objets et médicaments. C'est alors que l'activité des créatures redouble et qu'elles vont jusqu'à pénétrer dans le village, laissant des signes mystérieux...
LE VILLAGE, M. Night Shyamalan 2004, Joaquin Phoenix, Bryce Dallas Howard, Adrien Brody (horreur)@ (E)
Une petite communauté isolée vit dans la terrifiante certitude qu'une race de créatures mythiques peuple les bois entourant le village. Cette force maléfique est si menaçante que personne n'ose s'aventurer ...

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LE VOL DU PHOENIX, Robert Aldrich 1964, James Stewart (drame espace)@@


Un avion est pris dans une tempête de sable au beau milieu du Sahara. Le pilote, Frank Towns, est obligé de poser l'appareil en plein désert. Deux passagers sont tués lors de l'écrasement, un autre grièvement blessé.

TELERAMA
Un trimoteur d'une compagnie pétrolière, piloté par Frank Towns, est pris dans une tempête de sable en plein Sahara. Victimes d'un atterrissage hasardeux, deux des passagers trouvent la mort et un troisième est grièvement blessé. L'appareil est très endommagé et la radio inutilisable. Les rescapés se retrouvent totalement coupés du monde. Après une première réaction d'effroi, ils décident de se reprendre et de s'organiser. Ils commencent par rationner les vivres, en attendant des secours que Trucker Cobb part chercher seul. C'est alors que Dorfmann, un jeune ingénieur allemand, a la folle idée de construire un avion...
LE VOL DU PHOENIX, Robert Aldrich 1964, James Stewart (drame espace)@@ (E)
Un avion est pris dans une tempête de sable au beau milieu du Sahara. Le pilote, Frank Towns, est obligé de poser l'appareil en plein désert. Deux passagers sont tués lors de l'écrasement, un autre gri&egra ...

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LE VOYAGE DANS LA LUNE, Georges Melies 1904 @@


Six savants, membres du club des astronomes, entreprennent un voyage dans la lune. Installés dans un obus, ils sont propulsés par un canon géant vers leur lieu de destination. Ils assistent sur la lune à un coucher de terre.

TELERAMA
Une image a longtemps résumé le film le plus célèbre de Georges Méliès : une fusée-obus s'écrase sur l'oeil de la Lune, planète-visage qui grimace de dépit. En découvrant Le Voyage dans la Lune dans des conditions optimales — restauration numérique de ses couleurs d'origine, peintes à la main —, on mesure à quel point ce plan mémorable est une idée de génie, une trouvaille limpide et poétique. Il illustre la nature duelle du travail de Méliès, appliquant au cinéma naissant ses tours de magicien professionnel : un va-et-vient permanent entre illusion et réalité. L'illusion d'une expédition de savants croquignolets sur l'astre voisin ; la réalité d'une troupe de saltimbanques, danseuses en tenue légère comprises, s'incrustant dans des décors en trompe-l'oeil inspirés de Gustave Doré.

Avec une oeuvre du muet, mieux vaut musique contemporaine que composition d'époque : la partition écrite par le duo électro Air dynamise ces images d'un autre âge. Elle contribue à la grande pagaille temporelle du film : se mêlent théâtre du XIXe, art cinématographique du siècle suivant, tempos électriques d'aujourd'hui. Le déplacement dans l'espace devient ainsi un voyage dans le temps. Pour introduire ce manifeste rétro-futuriste, Serge Bromberg, qui a mené à bien la restauration, a concocté avec Eric Lange un documentaire passionné et érudit, Le Voyage extraordinaire (diffusé juste avant, à 21h). Une fois qu'on sait (presque) tout sur Méliès, on est paré pour l'expérience : un objet vieux de plus d'un siècle peut en mettre plein les yeux autant que la plus sophistiquée des images numériques... — Aurélien Ferenczi

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Fan de Méliès, Serge Bromberg a restauré “Le Voyage dans la Lune” de 1902. Diffusion sur Ciné+ Classic puis France 3 dans la case “Retour de Flamme”.
Par Propos recueillis par Anne Dessuant

Publié le 02 décembre 2011 à 00h00

Mis à jour le 08 décembre 2020 à 04h47

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C'est grâce à Ser­ge Bromberg et à sa société Lobster Films que Le Voyage dans la Lune, de George Méliès, connaît une seconde naissance, dans une version en couleurs restaurée. A l'occasion du 150e an­niversaire de la naissance de Méliès (le 8 décembre), triple programmation sur Ciné+ Classic, Paris Première et France 3. Serge Bromberg lui dédie son magazine, Retour de flamme.


Pourquoi Le Voyage dans la Lune est-il considéré comme un chef-d'oeuvre ?
Serge Bromberg : Méliès lui-même n'a jamais considéré Le Voyage comme son chef-d'oeuvre. Ce qui en a fait la particularité, c'est le succès phénoménal qu'il a rencontré à l'époque. Au début du siècle, la Lune faisait rêver. Il faut imaginer qu'en 1902 les spectateurs qui allaient voir Le Voyage avaient lu Jules Verne (De la Terre à la Lune est publié en 1865) et peut-être vu l'opéra d'Offenbach (Le Voyage dans la Lune, 1875). La force de l'image de l'obus planté dans l'oeil de la Lune a aussi énormément contribué à son succès. Un film comme Le Royaume des fées, qui, selon moi, est encore plus poétique, ne contient pas une telle image symbolique. De plus les gens savaient que les fées n'existent pas, alors qu'ils pensaient vraiment avoir affaire à des images prises sur la Lune. Les spectateurs du film de Méliès furent les premiers hommes à avoir marché sur la Lune !

Dans le documentaire Le Voyage extraordinaire, qui raconte la restauration du film de Méliès, vous demandez aux restaurateurs de laisser quel­ques défauts. Pourquoi ?
Il faut qu'on comprenne d'où le film vient. A l'époque du Voyage dans la Lune, les cameramen tournaient avec des systèmes primitifs. L'image était instable, les couleurs bavaient... Aujourd'hui, quand on restaure, on peut tout stabiliser et rendre le film aseptisé. Il y a, dans l'imprécision des images du début du siècle dernier, une magie qui disparaît dès qu'on veut tout stériliser. Ces défauts font partie de la poésie de l'époque.

Ciné+ Classic organise un cycle de films ayant pour thè­me les voyages dans la Lune. Voyez-vous en eux une filiation avec Méliès ?
Les Premiers Hommes dans la Lune (1964), de l'Amé­ricain d'origine autrichienne Nathan Juran, marque la rencontre entre le cinéma fan­tastique des années 1950 à la Ed Wood et les effets spéciaux de Ray Harryhausen, un grand maître de l'animation. Les scè­nes sur la Lune mélangent plusieurs sources d'inspiration : Méliès bien sûr, H.G. Wells -dont le film s'inspire - et Offenbach. L'Arche de M. Servadac (1970) est réalisé par le Tchè­que Karel Zeman, roi du trucage et héritier direct de Méliès dans sa façon de penser. Comme lui, il n'avait pas peur d'inventer. La plupart des scénarios de films de science-fiction sont assez conventionnels. Karel Zeman était un poète, et ses films sont de vrais délires visuels et narratifs. Comme Méliès, il a fait s'envoler les esprits.
LE VOYAGE DANS LA LUNE, Georges Melies 1904 @@ (E)
Six savants, membres du club des astronomes, entreprennent un voyage dans la lune. Installés dans un obus, ils sont propulsés par un canon géant vers leur lieu de destination. Ils assistent sur la lune à un couch ...

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LEGENDES D AUTOMNE, Edward Zwick 1995, Anthony Hopkins, Brad Pitt (saga)@@


Au coeur des contrées sauvages du Montana, trois frères, Alfred, Tristan et Samuel sont élevés par leur père, le colonel William Ludlow et ses amis indiens. Un jour, Samuel, le plus fragile, présente sa ravissante fiancée Susannah à sa famille.

TELERAMA
Un colonel élève ses trois fils dans son ranch. En 1914, ils partent à la guerre. Tous les ingrédients du grand mélo sont là. Mais rien ne va…
Malgré leur différence de tempérament, les trois fils d'un colonel de l'armée américaine retiré dans les terres sauvages du Montana, sont unis comme les doigts de la main. La guerre de 14 éclate. Les trois frères s'engagent. Les deux survivants, Tristan et Alfred, vont se disputer Susannah, la fiancée du défunt. Celle-ci préfère l'aventurier romantique et amateur de grands espaces, mais c'est l'homme d'affaires aux attentions délicates que, de guerre lasse, elle finit par épouser.
Cette saga familiale est adaptée du roman du même nom de Jim Harrison, formidable romancier dont les personnages ont la grâce un peu rude de Joseph Conrad ou de Herman Melville. Mais alors que le roman, une merveille, a le ton vibrant de l'épopée, le film d'Edward Zwick n'est que la laborieuse illustration d'une suite convulsive d'événements dramatiques. Navrant...
LEGENDES D AUTOMNE, Edward Zwick 1995, Anthony Hopkins, Brad Pitt (saga)@@ (E)
Au coeur des contrées sauvages du Montana, trois frères, Alfred, Tristan et Samuel sont élevés par leur père, le colonel William Ludlow et ses amis indiens. Un jour, Samuel, le plus fragile, présent ...

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LEILA ET SES FRERES, Saeed Roustayi 2022 @@@


Leila passe sa vie à prendre soin de ses parents et de ses quatre frères. Dans un pays sous le coup de sanctions économiques internationales, sa famille est criblée de dettes. Alors que tous essayent désespérément de joindre les deux bouts, Leila découvre que son père cache son héritage. Il veut se servir de l'argent pour devenir le nouveau patriarche du clan, plus haut grade dans la tradition perse.

TELERAMA
En Iran, les mésaventures d’une famille de Pieds nickelés qui magouille pour sa survie. Une tragi-comédie virtuose… ou d’une lourdeur complaisante ?

Pour
S’il dialogue avec Parasite, la Palme d’or 2019, ce n’est pas seulement parce que Leïla et ses frères dépeint lui aussi, et brillamment, une famille de chômeurs contraints de magouiller pour échapper à la misère et à la promiscuité. En effet, son auteur, Saeed Roustaee, utilise également l’un des motifs du film sud-coréen : les W.C. Chez Bong Joon-ho, ils étaient curieusement surélevés, trône absurde sur lequel les personnages parvenaient, moyennant contorsions, à capter le WiFi. Le jeune prodige du cinéma iranien y trouve, pour sa part, une manière d’ascenseur social : en poussant ses frangins à racheter les toilettes d’un centre commercial afin d’en faire une boutique, Leïla espère bien remédier, enfin, à la merditude des choses.

À peine plus d’un an après la sortie française de son deuxième long métrage La Loi de Téhéran, époustouflant polar sur le business de la drogue et son impitoyable répression au pays des mollahs, Saeed Roustaee frappe fort avec cette saga familiale qui tient à la fois de la comédie italienne et de l’hommage assumé au Parrain de Coppola. Découvert en compétition à Cannes, où il a dû, contre toute attente, se contenter du prix Fipresci décerné par la critique internationale, Leïla et ses frères présente surtout des points communs avec Life and a Day, premier film de l’auteur, un drame social encore inédit chez nous et qui pourrait sortir prochainement : mise en scène de l’exiguïté domestique, profusion étourdissante des dialogues, violence iconoclaste des échanges. « Pourquoi vous ne crevez pas, tous les deux ? » hurle ainsi la dévouée Leïla (remarquable et émouvante Taraneh Alidoosti) à ses parents avant de gifler son père.

Harpagon sans fortune, le vieil Ismaël (Saeed Poursamimi) tyrannise sa progéniture, adulte mais précaire, composée de quatre fils, soit huit bras cassés, et d’une fille restée célibataire par sa faute. Le monstrueux papa entend dépenser les économies d’une vie, quarante pièces d’or, dans un cadeau de mariage censé bluffer des cousins méprisants. Comment le convaincre d’utiliser sa cassette à meilleur escient ? En passant par le prisme intime d’une famille qui se tue à survivre, le réalisateur décrit une société écartelée entre des usages hors d’âge et une époque obsédée par l’argent. Au suspense policier de La Loi de Téhéran, il en substitue un autre, pas moins haletant, lié à une inflation hors de contrôle. Ou comment un tweet de Donald Trump peut faire flamber le cours de l’or et réduire des projets en cendres.

Entre l’évacuation d’une usine fermée pour cause de faillite et un mariage luxueux, théâtre de toutes les vanités et d’une terrible humiliation, la virtuosité de Saeed Roustaee dans les scènes d’ampleur continue d’impressionner. Mais le film éblouit plus encore par sa remarquable étude de caractères et sa mécanique de précision : une façon de décortiquer, avec une minutie cruelle, les manigances et les soubresauts de la tribu d’incapables, servie par des acteurs exceptionnels. À mesure qu’ils s’enfoncent dans les sables mouvants de la fatalité, on constate avec quel amour le cinéaste les regarde : comme de grands gosses qui mangent une glace, assis sur des marches, ébahis devant de superbes jeunes femmes descendant d’un 4 × 4 hors de prix. Marie Sauvion

Contre
Le succès international d’Asghar Farhadi (Une séparation, Un héros…) a changé le visage du cinéma iranien. Une nouvelle norme esthétique et narrative s’est imposée aux contemporains et successeurs possibles du réalisateur en vue. L’auscultation d’une société dysfonctionnelle à travers une avalanche de péripéties et de coups de théâtre est ainsi devenue la formule la plus répandue — ce n’était nullement le cas quand le contemplatif Abbas Kiarostami « régnait » sur cette cinématographie.

Dans Leïla et ses frères, on reconnaît sans peine la recette Farhadi, mais en version outrancière. Avec la vanité comme seul trait de caractère du patriarche et l’avidité comme seule motivation de ses grands enfants, le tableau de famille s’enlise dans la complaisance et la caricature — à en croire l’auteur, la pauvreté implique nécessairement, et directement, la malhonnêteté. Les multiples retournements de situation qui jalonnent cette lourde et interminable fable n’en paraissent que plus forcés. Louis Guichard
LEILA ET SES FRERES, Saeed Roustayi 2022 @@@ (E)
Leila passe sa vie à prendre soin de ses parents et de ses quatre frères. Dans un pays sous le coup de sanctions économiques internationales, sa famille est criblée de dettes. Alors que tous essayent déses ...

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LELLEBELLE, Mischa Kamp 2010, Anna Raadsveld, Benja Bruijning, Charlie Chan Dagelet (film e)


Belle, 19 ans, s'entraîne assidûment au violon, mais elle n'arrive pas à transmettre à sa musique une tonalité sensible. Sa vie change lorsqu'elle découvre que le désir sexuel stimule la passion dans sa musique.
LELLEBELLE, Mischa Kamp 2010, Anna Raadsveld, Benja Bruijning, Charlie Chan Dagelet (film e) (E)
Belle, 19 ans, s'entraîne assidûment au violon, mais elle n'arrive pas à transmettre à sa musique une tonalité sensible. Sa vie change lorsqu'elle découvre que le désir sexuel stimule la passio ...

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LEON, Luc Besson 1994, Jean Reno, Natalie Portman (thriller)@@


Un tueur à gages répondant au nom de Léon prend sous son aile Mathilda, une petite fille de 12 ans, seule rescapée du massacre de sa famille. Bientôt, Léon va faire de Mathilda une `nettoyeuse', comme lui. La jeune fille pourra alors venger son petit frère.

TELERAMA
L’aventure ultra violente de Léon le tueur dans le sillage new-yorkais d’une vengeresse de 12 ans sous les traits de Natalie Portman fit un carton à sa sortie. De l’action mais pour le message humaniste au rabais, on repassera.

Léon (Jean Reno) est un « nettoyeur » qui zigouille sans bavure et sans état d'âme. Il vit tout seul, dans un petit appartement new-yorkais. Jusqu'au jour où Mathilda, une gamine de 12 ans (cette chère Natalie Portman, dans son premier rôle !), entre par effraction dans son existence après le massacre de sa famille... Luc Besson, parangon du cinéma commercial jeuniste, est moins un réalisateur au sens classique qu’un « mixeur » plus ou moins habile d'images en vogue, empreintes de films, pubs, BD et clips. Un producteur d'imaginaire visuel, qui sait allier efficacité et séduction, simplicité et morale simplette.

Témoin, ce Léon, polar hyper violent et parfois tendre, où la maîtrise et le savoir-faire du réalisateur donnent surtout une intensité aux scènes d'action. Gary Oldman fout les chocottes en sociopathe glaçant défoncé. Le message de ce thriller peut sembler bêta — défense de l’orpheline et de la culture contre la cruauté de la société. Quant à la relation ambigüe entre le tueur analphabète et la très jeune fille objetisée en lolita, elle apparaît aujourd’hui pour le moins embarrassante. On note déjà un soupçon de démodé - le principal travers de Besson.

LEON, Luc Besson 1994, Jean Reno, Natalie Portman (thriller)@@ (E)
Un tueur à gages répondant au nom de Léon prend sous son aile Mathilda, une petite fille de 12 ans, seule rescapée du massacre de sa famille. Bientôt, Léon va faire de Mathilda une `nettoyeuse', comm ...

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LES 3 JOURS DU CONDOR@@


Joseph Turner est un agent de la CIA chargé de réunir un maximum d'informations dans les livres d'espionnage afin d'en glaner des idées et de trouver les fuites quant aux pratiques de l'agence de renseignements. Sa vie va changer lorsqu'il retrouvera tous ses collègues assassinés pendant la pause-déjeuner. Turner, sous le pseudonyme de Condor va, dès lors, se lancer dans une course contre la montre dans le but de mettre au jour un réseau d'espions infiltré au coeur même de l'agence.

TÉLÉRAMA
Et deux grands atouts à ce film : Robert Redford devant la caméra et Sydney Pollack derrière.
Tourné dans les mois qui ont suivi le Watergate, le film montre combien les États-Unis doutaient de leurs institutions. Le scénario de Semple Jr est moins ouvertement politique que celui d’À cause d’un assassinat, qu’il avait écrit pour Alan J. Pakula. Très vite, le film suit à la trace les thrillers de Hitchcock. Un homme comme les autres est pris malgré lui dans une affaire dont l’enjeu le dépasse, mais décide de jouer crânement sa chance pour rester en vie et démasquer ceux qui veulent sa peau. La mise en scène de Pollack est fluide et brillante. Et l’interprétation fait le reste. Du grand cinéma américain, ludique et responsable.
LES 3 JOURS DU CONDOR@@ (E)
Joseph Turner est un agent de la CIA chargé de réunir un maximum d'informations dans les livres d'espionnage afin d'en glaner des idées et de trouver les fuites quant aux pratiques de l'agence de renseignements. Sa vie ...

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LES 3 JOURS DU CONDOR@@


Joseph Turner est un agent de la CIA chargé de réunir un maximum d'informations dans les livres d'espionnage afin d'en glaner des idées et de trouver les fuites quant aux pratiques de l'agence de renseignements. Sa vie va changer lorsqu'il retrouvera tous ses collègues assassinés pendant la pause-déjeuner. Turner, sous le pseudonyme de Condor va, dès lors, se lancer dans une course contre la montre dans le but de mettre au jour un réseau d'espions infiltré au coeur même de l'agence.

TÉLÉRAMA
Et deux grands atouts à ce film : Robert Redford devant la caméra et Sydney Pollack derrière.
Tourné dans les mois qui ont suivi le Watergate, le film montre combien les États-Unis doutaient de leurs institutions. Le scénario de Semple Jr est moins ouvertement politique que celui d’À cause d’un assassinat, qu’il avait écrit pour Alan J. Pakula. Très vite, le film suit à la trace les thrillers de Hitchcock. Un homme comme les autres est pris malgré lui dans une affaire dont l’enjeu le dépasse, mais décide de jouer crânement sa chance pour rester en vie et démasquer ceux qui veulent sa peau. La mise en scène de Pollack est fluide et brillante. Et l’interprétation fait le reste. Du grand cinéma américain, ludique et responsable.
LES 3 JOURS DU CONDOR@@ (E)
Joseph Turner est un agent de la CIA chargé de réunir un maximum d'informations dans les livres d'espionnage afin d'en glaner des idées et de trouver les fuites quant aux pratiques de l'agence de renseignements. Sa vie ...

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LES 4 SAISONS D ANTOINE, Philippe Béziat, Pierre Richard, Myles Dillon


Antoine (Myles Dillon) est un petit garçon roux comme l’était Antonio Vivaldi. À 10 ans, il est très proche de son grand-père (Pierre Richard), un luthier de violons chez qui il passe les mercredis après-midi. Aujourd’hui, c’est l’anniversaire d’Antoine. Son grand-père lui offre un livre… magique ! Un livre qui va l’accompagner, à travers les saisons, jusqu’à son onzième anniversaire.

TELERAMA
Le grand-père d'Antoine est luthier, il fabrique des violons et travaille dans un bel endroit qui sent bon le bois, les colles et le vernis. Antoine adore lui rendre visite. En cette fin d'été, c'est l'anniversaire d'Antoine. Son grand-père lui a préparé un cadeau : il lui offre un livre magique, qui joue la musique des "Quatre Saisons" de Vivaldi lorsqu'on dessine sur ses pages...
LES 4 SAISONS D ANTOINE, Philippe Béziat, Pierre Richard, Myles Dillon (E)
Antoine (Myles Dillon) est un petit garçon roux comme l’était Antonio Vivaldi. À 10 ans, il est très proche de son grand-père (Pierre Richard), un luthier de violons chez qui il passe les mercredis a ...

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LES 400 COUPS, François Truffaut 1959, Jean-Pierre Léaud, Claire Maurier, Albert Rémy, Guy Decomble (societe)@@@


Antoine Doisnel est un adolescent rebelle. Il sait ne pas être "le fils de son père" et surprend un jour sa mère avec un inconnu. Il se met à fuguer puis, récupéré par ses parents, un nouveau départ semble démarrer dans une confiance rétablie. Mais Antoine subit alors une injustice scolaire et les quatre cents coups reprennent de plus belle...

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LES 400 COUPS, François Truffaut 1959, Jean-Pierre Léaud, Claire Maurier, Albert Rémy, Guy Decomble (societe)@@@ (E)
Antoine Doisnel est un adolescent rebelle. Il sait ne pas être "le fils de son père" et surprend un jour sa mère avec un inconnu. Il se met à fuguer puis, récupéré par ses parents, u ...

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LES ACCUSES, Jonathan Kaplan 1988, Jodie Foster, Sarah Tobias. Kelly McGillis, Kathryn Murphy (drame societe viol)@


Un soir de déprime, une jeune serveuse s'égare dans un bar où, s'étant fait draguer par un client éméché, elle est violée par son partenaire et deux autres hommes. Elle porte plainte, soutenue par une jeune avocate, Kathryn Murphy. Les violeurs sont condamnés, malgré la mauvaise réputation de la serveuse. Mais l'avocate va plus loin et fait condamner ceux qui assistèrent au viol sans intervenir.

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Jonathan Kaplan dénonce la lâcheté collective face aux victimes de viols, avec une impeccable rigueur : lâcheté complaisante des témoins du drame, lâcheté embarrassée des tribunaux. Jonathan Kaplan insuffle au combat mené par Sarah et son avocate une passion fervente, et son réquisitoire ne tombe jamais dans la démonstration. Sarah, c’est Jodie Foster, tour à tour obstinée, fragile, bouleversante, dans un rôle qui lui valut un oscar.
LES ACCUSES, Jonathan Kaplan 1988, Jodie Foster, Sarah Tobias. Kelly McGillis, Kathryn Murphy (drame societe viol)@ (E)
Un soir de déprime, une jeune serveuse s'égare dans un bar où, s'étant fait draguer par un client éméché, elle est violée par son partenaire et deux autres hommes. Elle porte plainte, ...

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LES AFFRANCHIS, Martin Scorsese 1990, Ray Liotta, Robert de Niro, Joe Pesci (thriller)@@


Dans les années 1950, à Brooklyn, le jeune Henry Hill a l'occasion de réaliser son rêve : devenir gangster lorsqu'un caïd local l'intègre à son équipe. C'est alors qu'il rencontre James et Tommy, 2 truands d'une rare brutalité. Impressionné, Henry s'associe avec eux pour débuter un trafic très lucratif. Lorsqu'il séduit la ravissante Karen, le jeune mafieux s'imagine que plus rien ni personne ne pourra jamais lui résister.

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Brooklyn, dans les années 50. Depuis l'enfance, le jeune Henry Hill rêve de devenir gangster. A 16 ans, il se met en selle auprès de Paul Cicero, un caïd local, et commet ses premiers délits. Arrêté et interrogé, il refuse de parler et gagne ainsi le respect du milieu. A sa sortie de prison, il fait la connaissance de James Conway et de Tommy DeVito, deux truands d'une extrême violence, et se lance avec eux dans des trafics de grande envergure. Karen, une jeune bourgeoise qu'il courtise et finit par épouser, ne devine sa profession qu'après être passée devant l'officier d'état-civil. Grisé par le succès, Henry multiplie les coups les plus audacieux...
LES AFFRANCHIS, Martin Scorsese 1990, Ray Liotta, Robert de Niro, Joe Pesci (thriller)@@ (E)
Dans les années 1950, à Brooklyn, le jeune Henry Hill a l'occasion de réaliser son rêve : devenir gangster lorsqu'un caïd local l'intègre à son équipe. C'est alors qu'il rencontre James e ...

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LES AILES DU DESIR, Wim Wenders 1987, Bruno Ganz, Solveig Dommartin, Peter Falk (conte moral)@@@


Deux anges, Damiel et Cassiel, glissent dans les rues de Berlin, observant la population animée, fournissant des rayons invisibles d'espoir aux personnes en détresse, mais n'interagissant jamais avec elles.

TELERAMA
Deux anges en pardessus contemplent Berlin. Ils demeurent invisibles aux humains. Mais ils voient et entendent tout. L'un d'eux tombe amoureux d'une trapéziste...

L'Allemagne était devenue pour Wenders une terre d'anxiété. Il s'en était évadé pour tenter de se reconstruire une cellule intime. En vain. C'est en poète qu'il revenait au pays. En fils bienveillant. Pour dépeindre le vrai visage de cette Allema­gne déchirée, transformée en no man's land. C'est avec innocence qu'il filme terrains vagues, avenues glaciales et bunkers éventrés. Avec infiniment d'affection, il explore les ruines douloureuses de sa terre natale. Les mouvements, planants, sensuels, aériens de sa caméra sont parmi les plus beaux qu'on ait vus.

C'est un film sur l'enfance, la mémoire, le malheur et l'espoir. Prix de la mise en scène à Cannes en 1987, Les Ailes du désir est aussi un film sur le cinéma, l'art de contempler sans manipuler, l'envie de voir la vie en couleurs. Et sur l'amour : Wenders, qui avait disserté sur l'impossibilité de vivre à l'infini avec une femme, y célébrait son bonheur avec l'interprète du rôle de la trapéziste, Solveig Dommartin, décédée en 2007.
LES AILES DU DESIR, Wim Wenders 1987, Bruno Ganz, Solveig Dommartin, Peter Falk (conte moral)@@@ (E)
Deux anges, Damiel et Cassiel, glissent dans les rues de Berlin, observant la population animée, fournissant des rayons invisibles d'espoir aux personnes en détresse, mais n'interagissant jamais avec elles.

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LES AMBITIEUX, Catherine Corsini 2006, Karin Viard, Eric Caravaca (sentimental)@@


Julien, un jeune auteur, rêve d'être édité. Petit miracle : il décroche un rendez-vous avec une éditrice redoutable, Judith Zahn. Si celle-ci ne lui reconnaît aucun talent, elle le trouve à son goût. Julien, espérant ainsi se faire publier, devient son amant. Un soir, il fouille dans les affaires de Judith et découvre l'histoire de son père, un révolutionnaire mort au combat en Amérique du Sud. Il décide d'en faire un livre sans rien dire à Judith...

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Comédie sentimentale douce-amère qui frise parfois la caricature, mais sauvée par le savoureux talent de ses interprètes, Éric Caravaca et Karin Viard.
Ala fois comédie sentimentale, chronique d'une machination et satire d'un milieu où sexe et pouvoir marchent ensemble, Les Ambitieux est une tambouille douce-amère dont le goût doit beaucoup aux acteurs et à leur savoureuse interprétation. Le film suit le parcours initiatique de Julien, un Rastignac au petit pied (Eric Caravaca est parfait en arriviste mou) dont la fausse modestie camoufle mal la dévorante ambition : devenir un écrivain reconnu. Monté à Paris, le voilà pris dans les filets de Judith, une redoutable éditrice (Karin Viard), dont il devient l'amant. A ses côtés et à son insu, Julien va enfin trouver le grand sujet de roman qui lui manquait : l'histoire rocambolesque du père de Judith...

Si Catherine Corsini (La Nouvelle Eve, La Répétition) frise souvent la caricature (le personnage de l'éditrice a finalement du mal à émouvoir), le mélange des genres donne du rythme au récit. Entre deux cocasseries, la réalisatrice parvient même à saisir quelques vérités sur les manigances de deux mondes (l'édition et la télévision) également minés par les luttes de pouvoir.
LES AMBITIEUX, Catherine Corsini 2006, Karin Viard, Eric Caravaca (sentimental)@@ (E)
Julien, un jeune auteur, rêve d'être édité. Petit miracle : il décroche un rendez-vous avec une éditrice redoutable, Judith Zahn. Si celle-ci ne lui reconnaît aucun talent, elle le trouve &agrav ...

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LES AMES SOEURS, André Téchiné 2023, Benjamin Voisin, Noémie Merlant (guerre sante)@@


En pleine opération Barkhane, au Mali, le véhicule blindé dans lequel se trouve David roule sur une mine avant d'exploser. Grièvement blessé, le soldat est rapatrié en France, hors de danger, mais souffrant de pertes de mémoire. Sa sœur Jeanne décide de s'occuper de lui durant sa convalescence.

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Entre un frère, soldat revenu mutilé du Mali, et sa sœur, qui s’occupe de lui, plane le tabou de l’inceste. Porté par un duo d’acteurs intenses, André Téchiné filme brillamment les cicatrices encore vives d’une relation fraternelle troublante.

André Téchiné, le grand cinéaste des élans idéalistes ou juvéniles (Les Roseaux sauvages), est aussi celui de la transgression, du franchissement des lignes et de la perte de soi (Les Voleurs). Ces deux pôles se retrouvent dans Les Âmes sœurs, plein de lueurs, mais également de gouffres. Sur les montagnes de l’Ariège, entre Jeanne et son frère, David, deux jeunes adultes que l’absence précoce de parents a rapprochés, plane le tabou de l’inceste.


Suspense romanesque au bord du drame, le film ne dévoile son sujet que peu à peu, car il met d’abord en scène un corps démoli et une mémoire effacée. David, soldat au Mali, est rapatrié en France après une explosion. Des mois plus tard, c’est une sorte de fantôme qui revient s’installer dans le petit logement montagnard de sa sœur, les brûlures sur son torse encore non cicatrisées, et les images d’avant l’accident inaccessibles à sa conscience.

L’attraction interdite, Téchiné l’envisage selon plusieurs points de vue alternés. Celui de l’amnésie et de l’obscurité (David), celui des souvenirs encombrants (Jeanne), mais aussi celui de la loi, ou du moins de la règle : la maire du village se chargera d’incarner la rationalité refusée par le convalescent… Outre cet art de la nuance, on retrouve, dans Les Âmes sœurs, une éblouissante direction d’acteurs, consistant à ramener vers la page blanche les interprètes élus : Noémie Merlant, émouvante sans apprêt, et Benjamin Voisin, vulnérable et enfantin. Demeurent, aussi, le tranchant et la luminosité de la mise en scène. Ou comment quelques plans de bord de mer peuvent esquisser un avenir à des personnages auparavant piégés en eux-mêmes, et sans qu’une ligne de dialogues soit nécessaire.
LES AMES SOEURS, André Téchiné 2023, Benjamin Voisin, Noémie Merlant (guerre sante)@@ (E)
En pleine opération Barkhane, au Mali, le véhicule blindé dans lequel se trouve David roule sur une mine avant d'exploser. Grièvement blessé, le soldat est rapatrié en France, hors de danger, mais s ...

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LES AMOURS D ANAIS, Charline Bourgeois-Tacquet 2021, Denis Podalydès, Valeria Bruni-Tedeschi et une Anaïs Demoustier (sentimental homosexualite)@@


Anaïs, la trentaine, est étudiante en thèse et vit à 100 à l'heure entre son ex-petit ami, un homme d'âge mûr et marié qu'elle a rencontré lors d'une soirée, ses problèmes domestiques et la recherche de petits boulots. Des événements inattendus vont l'obliger à reconsidérer sa façon de concevoir sa vie.

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Anaïs (Demoustier, irrésistible) est un tourbillon. Malgré les épreuves, elle court après le bonheur, l’amour et… la femme de son amant. Délicieux portrait d’un feu follet.

Anaïs n’est d’abord qu’un tourbillon de paroles contradictoires et d’actes à l’avenant. Bien que pressée, elle arrive en retard à tous ses rendez-vous — avec la propriétaire de son appartement à qui elle doit des mois de loyer, ou avec son ex-amoureux dont elle refusait de partager le sommeil et le quotidien… Et puis elle se sauve, court vers le moment suivant, le coup de cœur d’après. Cette héroïne feu follet (Anaïs Demoustier, irrésistible) donne sa forme enlevée au premier long métrage de Charline Bourgeois-Tacquet, tout en élans et ellipses.

Pourtant, la vitalité joyeuse du personnage est mise à l’épreuve quand Anaïs découvre la rechute du cancer de sa mère, et du même coup, la fin d’une certaine éternité familiale qu’elle croyait encore à portée de train. Dans le même temps, la jeune femme, doctorante en lettres, désargentée, cède aux avances d’un éditeur en âge d’être son père (Denis Podalydès). Mais, vite déçue par la « pusillanimité » de cet homme installé, elle succombe à une fascination imprévue pour sa compagne écrivaine, Émilie (Valeria Bruni Tedeschi).

En gardant son rythme et sa verve, le film approche alors un certain vertige de l’identité quand celle-ci se confond avec le désir : impossible de savoir si Anaïs aspire à être Émilie ou bien à être avec elle… Le dénouement de cette quête de soi est un morceau de bravoure, donnant à entendre la voix même de la raison, mais subtilement déréglée par un mélange de doute et d’espoir fou.
LES AMOURS D ANAIS, Charline Bourgeois-Tacquet 2021, Denis Podalydès, Valeria Bruni-Tedeschi et une Anaïs Demoustier (sentimental homosexualite)@@ (E)
Anaïs, la trentaine, est étudiante en thèse et vit à 100 à l'heure entre son ex-petit ami, un homme d'âge mûr et marié qu'elle a rencontré lors d'une soirée, ses problè ...

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LES ANGES GARDIENS , Jean-Marie Poiré 1995, Gérard Depardieu, Christian Clavier (comique)@


Antoine Carco, un riche patron de cabaret, doit discrètement transporter de Hongkong à Paris quarante millions de dollars en bons du Trésor. Son vieux copain La Pince, mortellement blessé par des gangsters asiatiques, lui a fait promettre de remettre à sa mère le petit orphelin de 5 ans qu'il laisse derrière lui, Bao. Antoine se passerait fort bien du bambin, d'autant que la mafia chinoise ne le lâche pas d'une semelle. Aussi remet-il son encombrant petit compagnon à un prêtre français, le père Tarain, cache-t-il son butin dans l'agenda du digne ecclésiastique et regagne-t-il Paris par le même avion. C'est alors que les anges gardiens des deux hommes, chargés de fustiger leurs péchés, interviennent

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Un patron véreux se retrouve avec un marmot sur les bras, le confie à un curé… Leurs anges gardiens respectifs s’en mêlent… Du grand n’importe quoi même pas drôle.

C’est une formule increvable : plus les duettistes d’un tandem comique sont opposés, plus leurs face-à-face sont des mines à gags. La rencontre Gérard Depardieu-Christian Clavier promettait de l’explosif. Et même de l’explosif au carré puisque chacun joue deux rôles. Carco, ex-truand devenu patron de night-club, embarque le père Tarain, brave curé naïf, dans une course-poursuite avec la mafia chinoise. Chacun est tarabusté par sa conscience, qui apparaît sous la forme de son double inversé : diablotin lubrique pour le père Tarain ; et ange moralisateur pour l’affreux Carco. Cela donne matière à effets spéciaux très réussis, dont Jean-Marie Poiré a le bon goût de ne pas abuser.

L’ennui, c’est qu’on ne rit pas. Parce qu’il n’y a pas de gags. Quand Depardieu freine trop brutalement sur l’autoroute et qu’une quinzaine de voitures se télescopent derrière lui, c’est une (longue) cascade. Pas un gag. Quand Christian Clavier renverse de la soupe brûlante sur les pieds de sa voisine qui glapit, c’est une pitrerie. Il y a beaucoup de pitreries dans Les Anges gardiens. Beaucoup de gesticulations, de carambolages dans les rues de Hongkong, d’explosions gratuites. Jean-Marie Poiré ne se refuse rien. Il lance ses deux héros dans une cavalcade qui louche à la fois vers et Indiana Jones. Mais il confond agitation et sens du rythme.

L’interprétation est à l’avenant : désordonnée. Depardieu était drôle dans le registre doux-amer des films de Francis Veber (, ). Ici, il joue à l’unisson de Christian Clavier, plus speedé que jamais, qui n’en finit pas de courir après l’image de De Funès. Soyons justes. On éclate de rire, in extremis. Après le générique de fin, quand défile le bêtisier des prises de vues parasitées par le fou rire des deux acteurs. On est bien content pour l’équipe de tournage. Visiblement, elle s’est plus amusée que le spectateur…
LES ANGES GARDIENS , Jean-Marie Poiré 1995, Gérard Depardieu, Christian Clavier (comique)@ (E)
Antoine Carco, un riche patron de cabaret, doit discrètement transporter de Hongkong à Paris quarante millions de dollars en bons du Trésor. Son vieux copain La Pince, mortellement blessé par des gangsters asiati ...

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LES APPARENCES, Marc Fitoussi 2019, Benjamin Biolay, Karin Viard (thriller sentimental)@@


Henri Monlibert, chef d'orchestre de l'opéra de Vienne, et Eve, son épouse qui travaille à l'Institut français, semblent former le couple parfait. Ce ne sont que des apparences car Henri entretient une liaison avec Tina, l'institutrice de son fils Malo. Eve découvre la vérité et est bien décidée à mettre fin à cette histoire. Elle veut garder Henri à tout prix et ne pas perdre la vie confortable qu'elle s'est construite. Elle piège Tina : via un email, tous les parents d'élèves réalisent que l'enseignante est la maîtresse de l'un des pères de l'école. Elle croise Jonas, qui pourrait bien mettre son plan à mal...

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Ève et Henri, riches expatriés à Vienne, semblent être le couple parfait, jusqu’au jour où… Le réalisateur de “Copacabana”, Marc Fitoussi, excelle dans l’observation chabrolienne du théâtre social.

Soit une communauté d’expatriés français à Vienne, vivant dans une opulence ostentatoire et s’invitant les uns les autres. Évelyne, qui se fait appeler Ève (plus chic, juge-t-elle), dirige la médiathèque française et partage la vie d’Henri, célèbre chef d’orchestre. Comme ils ont un fils, encore enfant, la photo de famille est parfaite. À tel point que, tombant un jour sur la preuve qu’Henri entretient une liaison extraconjugale, Ève pense seulement à sauver les apparences. À tout prix.

Marc Fitoussi avait déjà exploré avec sagacité les faux-semblants et les simulacres du monde de l’immobilier (Copacabana, 2010) ou de l’entreprise (Maman a tort, 2016). Il en vient donc à ceux de la bourgeoisie. La cible paraît plus classique, mais, peu à peu, ce sont tous les protagonistes, riches et pauvres, qui se révèlent enclins à mentir sur leur identité, leur passé, leurs sentiments. Ainsi de l’amante (Laetitia Dosch) du chef d’orchestre, cachant un fait divers ancien, ou du jeune Autrichien marginal par qui Ève se laisse séduire dans un bar. Chacun se retrouve en représentation — première à l’Opéra, excuses publiques devant des parents d’élèves ou soirée d’anniversaire. Chacun déchaîne, derrière une façade rassurante, sa part machiavélique, jusqu’au meurtre. Tous les acteurs, célèbres ou non, jubilent et excellent dans cette mascarade fatale…
LES APPARENCES, Marc Fitoussi 2019, Benjamin Biolay, Karin Viard (thriller sentimental)@@ (E)
Henri Monlibert, chef d'orchestre de l'opéra de Vienne, et Eve, son épouse qui travaille à l'Institut français, semblent former le couple parfait. Ce ne sont que des apparences car Henri entretient une liaison av ...

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LES AVENTURES D ARSENE LUPIN, Jacques Becker 1957, Robert Lamoureux, Sandra Milo (policier)@


Arsène Lupin, cambrioleur, signe deux vols à Paris puis se fait enlever sous l'ordre de Mina von Kraft, pour le compte de l'empereur Guillaume II.

TELERAMALors d'une réception, un attaché d'ambassade italien éblouit la haute société, et plus particulièrement la baronne Mina von Kraft, par ses talents de danseur. L'homme n'est autre que le célèbre cambrioleur Arsène Lupin. Après son départ, on constate la disparition de deux tableaux de maître. Déguisé en viticulteur bordelais, Lupin dérobe plus tard une collection de pierres précieuses, mais il est dénoncé par une complice involontaire. Lupin est arrêté, et libéré après un coup de fil. La belle Mina fait alors enlever le gentleman-cambrioleur et l'oblige à travailler pour le compte de Guillaume II, l'empereur d'Allemagne, qui le charge de vérifier l'inviolabilité de son coffre-fort...
LES AVENTURES D ARSENE LUPIN, Jacques Becker 1957, Robert Lamoureux, Sandra Milo (policier)@ (E)
Arsène Lupin, cambrioleur, signe deux vols à Paris puis se fait enlever sous l'ordre de Mina von Kraft, pour le compte de l'empereur Guillaume II.

TELERAMALors d'une réception, un attaché d'ambassade ita ...

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LES AVENTURES DE MARCO POLO, Archie Mayo 1938, Gary Cooper (saga bio)@


Le fils d'un marchand vénitien se rend à Pékin pour conclure des traites commerciales. Il s'éprend d'une princesse.

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Au XIIIe siècle. Fils d'un commerçant vénitien, Marco Polo est envoyé par son père en Chine, à la cour de Kublai Khan. Il est chargé de découvrir les trésors de l'Orient et de signer des traités commerciaux. Binguccio, le fidèle comptable, accompagne Marco Polo dans cette expédition lointaine. Au terme d'un voyage exténuant, le voyageur rencontre le mandarin Chen Tsu, qui l'initie aux coutumes chinoises. A la cour du Khan, Marco Polo s'éprend de la princesse Kukachin, apparentée au roi de Perse, mais s'attire la haine d'Ahmed, ministre d'Etat d'origine babylonienne, qui complote pour détrôner son maître...
LES AVENTURES DE MARCO POLO, Archie Mayo 1938, Gary Cooper (saga bio)@ (E)
Le fils d'un marchand vénitien se rend à Pékin pour conclure des traites commerciales. Il s'éprend d'une princesse.

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Au XIIIe siècle. Fils d'un commerçant vénitien, Marco ...

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LES AVENTURES DE ROBIN DES BOIS


Robin de Locksley et sa bande volent les riches pour donner aux pauvres. Commencée par William Keighley, renvoyé au milieu de la production et remplacé par Michael Curtiz, cette version flamboyante de Robin de bois avec Errol Flynn accumule les morceaux de bravoure.
LES AVENTURES DE ROBIN DES BOIS (E)
Robin de Locksley et sa bande volent les riches pour donner aux pauvres. Commencée par William Keighley, renvoyé au milieu de la production et remplacé par Michael Curtiz, cette version flamboyante de Robin de bois avec ...

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LES AVENTURIERS, Robert Enrico 1967, Alain Delon, Lino Ventura (aventure)@@


A la suite d'un échec professionnel, Roland et Manu, amis de longue date et amateurs de sensations fortes, décident de partir à la chasse au trésor d'un avion englouti. Aidés par Laetitia, les aventuriers partent au large du Congo à la recherche de cette cargaison de diamants. Toutefois, la tâche ne sera pas facile pour ces voyageurs car une armada de pirates souhaite aussi s'emparer de ce magot tant convoité.

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Pour Manu et Roland, l’aventure est une ­seconde nature. Le premier est « né avec des ailes » et finit par perdre sa licence de pilote à force de rase-mottes sur les Champs-Élysées. Le second a des turbines et des pistons plein la tête. Il révolutionnerait volontiers l’industrie automobile, mais son prototype prend feu. Quand certains rêves partent en fumée restent l’amitié, ignifugée et insubmersible, et les chasses au trésor. Manu, Roland et leur « copain » Lætitia — une sculpturale sculptrice de ferraille qui, un jour de hasard, s’est installée dans leur vie — partent au Congo à la ­recherche d’un magot englouti…

Au gré d’un scénario au parfum de Tintin, Robert Enrico célébrait la franche et belle camaraderie (virile ou non), mais surtout le charme sans borne de ces hommes qui mettent tout leur courage à rester des enfants. Bronzés et les cheveux au vent, Delon et Ventura sont beaux comme des camions.
LES AVENTURIERS, Robert Enrico 1967, Alain Delon, Lino Ventura (aventure)@@ (E)
A la suite d'un échec professionnel, Roland et Manu, amis de longue date et amateurs de sensations fortes, décident de partir à la chasse au trésor d'un avion englouti. Aidés par Laetitia, les aventuriers ...

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LES BARBOUZES, Georges Lautner, Bernard Blier, Francis Blanche, Mireille Darc (comique thriller)@@


À la mort d'un célèbre trafiquant d'armes, sa veuve est assaillie par divers personnages qui veulent s'emparer de ses brevets de fabrication d'armes absolues.

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En mourant, Constantin Benarshah, un riche marchand de canons, a laissé en déshérence tous les brevets d'armes, atomiques, bactériologiques et autres, dont il faisait, de son vivant, ses choux gras. Francis Lagneau, le meilleur agent des services secrets français, est dépêché au château du défunt, avec pour mission de faire main basse sur ces précieux documents. Il y rencontre Amaranthe, la jeune veuve, point trop affectée par la mort de son mari, et toute une collection d'espions internationaux, ses vieux adversaires, sous divers travestissements. Tous n'ont qu'une idée en tête : récupérer pour le compte de leur gouvernement les fameux brevets..
LES BARBOUZES, Georges Lautner, Bernard Blier, Francis Blanche, Mireille Darc (comique thriller)@@ (E)
À la mort d'un célèbre trafiquant d'armes, sa veuve est assaillie par divers personnages qui veulent s'emparer de ses brevets de fabrication d'armes absolues.

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En mourant, Constantin Benarshah, un r ...

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LES BEAUX JOURS, Marion Vernoux 2013, Fanny Ardant, Patrick Chesnais, Laurent Lafitte (societe moeurs)@@@


Caroline vient de prendre sa retraite. Plus tôt que prévu, ses filles l'inscrivent au centre Les Beaux Jours qui propose divers ateliers. Julien, la quarantaine sans attache, ne cache pas son attirance pour Caroline qui finit par se laisser séduire.

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Voilà une comédie sentimentale proche de la fable. Réaliste, mais pas encombrée d’explications psychologiques. L’emballement de Caroline et de Julien n’est pas la conséquence d’un manque – la sexagénaire a un mari qu’elle aime. Les épisodes s’enchaînent sans heurt ni fausse note. Dans leurs regards, leurs gestes, leur manière de plaisanter ensemble, les deux comédiens font très bien ressentir le désir et la complicité amoureuse. Fanny Ardant se montre affriolante et émouvante, sans perdre de sa malice. L’amour donne ici des ailes en modifiant la perception du temps qu’il reste…

Marion Vernoux filme cette histoire dans un présent si proche de l’insouciance que Caroline veille à peine à dissimuler son infidélité. Lorsque son mari l’apprend, le film passe à un registre plus douloureux, mais sans s’appesantir. C’est un autre atout que de faire du cocu un personnage qui compte. Patrick Chesnais est royal, toujours digne quoique malheureux, séduisant malgré lui.

LES BEAUX JOURS, Marion Vernoux 2013, Fanny Ardant, Patrick Chesnais, Laurent Lafitte (societe moeurs)@@@ (E)
Caroline vient de prendre sa retraite. Plus tôt que prévu, ses filles l'inscrivent au centre Les Beaux Jours qui propose divers ateliers. Julien, la quarantaine sans attache, ne cache pas son attirance pour Caroline qui finit p ...

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LES BICHES, Claude Chabrol 1968, Jean-Louis Trintignant, Stéphane Audran (drame sentimental)@@


Paris. Une jeune fille, plaisante à regarder, dessine sur le sol des biches. Une femme belle et altière la remarque. S'approche d'elle, lie conversation, la questionne. La jeune fille s'appelle Why, son interlocutrice Frédérique.

TELERAMA
Une bourgeoise entraîne une jeune femme démunie dans sa villa de Saint-Tropez. Chabrol cisèle une vision noire, féroce, mais aussi absurde de la nature humaine.

Frédérique, bourgeoise oisive, « achète » sur le pont des Arts, à Paris, une jeune bohème sans le sou. Peu après, elle l’entraîne dans sa grande villa de Saint-Trop’ squattée par deux zigotos snobinards. Les deux femmes passent un temps à s’aimer. L’arrivée de Paul, un architecte, rompt l’harmonie. Cette histoire bizarre louvoie entre satire, conte cruel et drame. On est séduit par son rythme lascif et sa tension souterraine, sans jamais savoir avec certitude ce que cache ce marivaudage feutré. Critique acerbe des rapports de classes ? Relecture ironique de Vertigo, de Hitchcock ? Radiographie d’un dérèglement mental ? Mystère.

C’est une vision noire, féroce mais aussi absurde de la nature humaine que Chabrol cisèle, en orfèvre amoureux de Fritz Lang. Épure et peinture impavide, le film montre une lutte sans merci entre des êtres égoïstes, uniquement animés par le désir de dominer, de jouir, d’acheter. Un ballet sadique et voyeuriste qui n’épargne personne, pas même le spectateur, confronté à ses propres pulsions et frustrations. Actrice fétiche du cinéaste, Stéphane Audran y est resplendissante de langueur enjôleuse à côté de Trintignant, étrange hommeobjet. Un film de Chabrol à redécouvrir.
LES BICHES, Claude Chabrol 1968, Jean-Louis Trintignant, Stéphane Audran (drame sentimental)@@ (E)
Paris. Une jeune fille, plaisante à regarder, dessine sur le sol des biches. Une femme belle et altière la remarque. S'approche d'elle, lie conversation, la questionne. La jeune fille s'appelle Why, son interlocutrice Fr&eacut ...

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LES BIEN AIMES, Christophe Honoré 2011, Chiara Mastroianni, Catherine Deneuve (sentimental musical)@@


Du Paris des sixties au Londres des années 2000, Madeleine, puis sa fille Véra vont et viennent autour des hommes qu'elles aiment. Mais toutes les époques ne permettent pas de vivre l'amour avec légèreté. Comment résister au temps qui passe et qui s'attaque à nos sentiments les plus profonds ?

TELERAMA
Des années 1960 aux années 2000, entre Paris, Prague et Londres, les destinées sentimentales d’une mère (Ludivine Sagnier et Catherine Deneuve), pionnière de la légèreté, et de sa fille (Chiara Mastroianni), héritière malheureuse de la liberté sexuelle. Le film le plus romanesque de Christophe Honoré.

Que faisiez-vous le 11 septembre 2001 ? Parmi les grandes scènes du nouveau film de Christophe Honoré, il y a celles où l'héroïne, Véra (Chiara Mastroianni), à la poursuite d'un amour impossible, échoue ce jour-là, non pas à New York mais à Montréal, pour cause d'avion dérouté. L'épisode est stupéfiant, n'en citons qu'un détail : descendue au milieu de la nuit au bar de son hôtel, confrontée aux images en boucle de l'effondrement des tours, la jeune femme demande s'il est possible de « changer de chaîne », comme si elle voulait zapper la catastrophe, qui encombre ses propres tourments...

Il y a sans doute quelque chose de scandaleux dans l'égoïsme des personnages que met en scène Honoré depuis Dans Paris : obsédés par quelqu'un qui leur échappe ou qu'ils ont perdu, ils ne veulent rien (sa)voir d'autre. Ce « scandale », aussi vieux que le sentiment amoureux, le cinéaste l'a toujours assumé pleinement, zappant lui aussi les sujets de société. Il en a tiré des merveilles de lyrisme acidulé – voir La Belle Personne et évidemment Les Chansons d'amour. Avec Les Bien-Aimés, il s'agit d'autre chose. On discerne toutes les fêlures que cache l'égoïsme des amoureux, cette fois rattrapés par le monde et par le temps : l'histoire court, chronologiquement, de 1963 à 2008.

En faisant défiler les époques, Honoré dessine des lignes de vie croisées, parallèles ou brisées, et fait apercevoir un drôle de gouffre entre les générations. C'est dans la durée que le film prend toute sa force. La première période, consacrée à la mère (Ludivine Sagnier pour les années 1960-1970, puis Catherine Deneuve), peut ainsi apparaître comme un prologue charmant. Il faut que les destins s'esquissent : en pionnière de la légèreté, la mère saura s'inventer une vie de retrouvailles avec son amour contrarié, intermittent (Milos Forman), n'hésitant pas à se marier avec un autre (Michel Delpech). Tandis que sa fille, héritière fêtarde de la liberté sexuelle, sans attaches ni contraintes, s'épuisera à vouloir quelqu'un qui la rejette.

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Si destinées il y a, le cinéma d'Honoré reste heureusement celui des instants : disjoints, distendus, suspendus. Le tragique de l'existence a l'élégance de se laisser lire en filigrane, à travers les multiples citations – Demy, Truffaut, Buñuel, Ophuls. Et plus encore à travers les chansons originales d'Alex Beaupain. Elles explorent de façon radieuse tout un nuancier de sentiments déchirants – le dégrisement de la fin de la jeunesse, des abîmes de solitude... Mais aussi les contradictions que recèle chacun de ces sentiments.

C'est curieux comme un être peut régner sur toute notre vie, dit en substance Deneuve, au moment du bilan. Voilà une définition possible du (de la) bien-aimé(e). Chacun(e) a le sien ou la sienne, pour le meilleur ou pour le pire. Toute à sa passion impossible, Véra laisse éternellement mariner un collègue (Louis Garrel) qui l'a élue, elle, mais en qui elle ne voit qu'un ami de beuverie, voire un cousin du désespoir. Chaque personnage se retrouve, tôt ou tard, seul à chanter dans les rues sa hantise amoureuse, qui est à la fois un poison et une raison de vivre. Un pays perdu et nécessaire. On peut vivre sans l'autre, mais on ne peut vivre sans l'aimer, telle est la morale de ce magnifique traité du manque.
LES BIEN AIMES, Christophe Honoré 2011, Chiara Mastroianni, Catherine Deneuve (sentimental musical)@@ (E)
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LES BIENFAITS DE LA COLERE, Mike Binder, Kevin Kostner, Joan Allen (sentimental)@@


Rendue cynique par l'abandon inexpliqué de son mari, Terry Wolfmeyer (Joan Allen),une femme au foyer déverse, sa rogne sur ses quatre filles (Erika Christensen, Evan Rachel Wood, Keri Russell, Alicia Witt) et s'engage dans une liaison avec son voisin (Kevin Costner).
LES BIENFAITS DE LA COLERE, Mike Binder, Kevin Kostner, Joan Allen (sentimental)@@ (E)
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LES BRONZES AMIS POUR LA VIE Jean-Marie Poire 2006, Christian Clavier, Thiery Lhermitte, Gerard Jugnot, Michel Blanc (middle)@@


Vingt-sept ans après leur rencontre au Club Med, Popeye, Jean-Claude Dus, Nathalie et Bernard, Gigi et Jérôme se retrouvent en Sardaigne dans le club de vacances que Popeye gère avec une incompétence abyssale.
Événement cinématographique du début de l'année 2006, le troisième volet des "Bronzés", réalisé par Patrice Leconte, le complice des débuts, renoue avec l'esprit satirique et potache de ses prédécesseurs.
LES BRONZES AMIS POUR LA VIE Jean-Marie Poire 2006, Christian Clavier, Thiery Lhermitte, Gerard Jugnot, Michel Blanc (middle)@@ (E)
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LES BRONZES FONT DU SKI Jean-Marie Poire 1979, Christian Clavier, Thiery Lhermitte, Gerard Jugnot, Michel Blanc


La joyeuse troupe d'amis (plus connu sous le nom des `Bronzés') se retrouvent aux sports d'hiver. Les retrouvailles passées, problèmes sentimentaux, mésaventures en altitude et fous rires rythment les vacances des amis pour la vie ! L'équipe ira même se perdre en montagne.
LES BRONZES FONT DU SKI Jean-Marie Poire 1979, Christian Clavier, Thiery Lhermitte, Gerard Jugnot, Michel Blanc (E)
La joyeuse troupe d'amis (plus connu sous le nom des `Bronzés') se retrouvent aux sports d'hiver. Les retrouvailles passées, problèmes sentimentaux, mésaventures en altitude et fous rires rythment les vacances de ...

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LES BRONZES, Patrice Lecomte 1978, Thierry Lhermitte, Christan Clavier, Josiane Balasko@@


En pleine nuit, exténués, des vacanciers débarquent dans un club de vacances situé en Côte-d'Ivoire. Bien décidés à rentabiliser au maximum cette semaine de vacances qu'ils ont pu s'octroyer et à oublier leur quotidien, ils vont vivre intensément ces huit jours qui vont être l'occasion de nouvelles rencontres.
LES BRONZES, Patrice Lecomte 1978, Thierry Lhermitte, Christan Clavier, Josiane Balasko@@ (E)
En pleine nuit, exténués, des vacanciers débarquent dans un club de vacances situé en Côte-d'Ivoire. Bien décidés à rentabiliser au maximum cette semaine de vacances qu'ils ont pu s'oct ...

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LES BUDDENBROOKS Le declin d'une famille, Heinrich Breloer 2008 (saga)@@


Les Buddenbrook, sous-titré Le déclin d'une famille est l'un des premiers romans de Thomas Mann, paru en 1901 à Berlin, chez Fischer. Grâce à cette œuvre de jeunesse Thomas Mann reçut le prix Nobel de littérature en 1929, alors que cette récompense concerne généralement l'œuvre complète d'un auteur.

TELERAMA
Adapté du roman-fleuve de Thomas Mann, ce téléfilm à la réalisation linéaire raconte le triste destin d’une riche famille de Lübeck, qui a fait fortune dans le négoce du grain.

En 1929, le romancier Thomas Mann recevait le prix Nobel de littérature pour ce roman-fleuve relatant sur plusieurs générations le déclin d’une riche famille de négociants en grain de Lübeck, entre 1835 et 1877. Une saga foisonnante, doublée d’une chronique sociale aiguisée. En adaptant ce monument pour la télévision, Heinrich Breloer (déjà auteur de Thomas Mann et les siens) fait preuve d’une certaine maîtrise formelle et assume le parti pris nécessaire de la simplification. Le réalisateur relègue au second plan les soubresauts de l’Histoire et la peinture sociale de l’époque — réduite à quelques repères schématiques — pour se concentrer sur le destin intime du consul Buddenbrook, de sa femme et de leurs trois enfants : le solide Thomas, sur lequel reposent les espoirs paternels ; Christian, le fantasque et inconscient cadet ; Antonie, la frivole et séduisante fille de la maison.

Sur près de trois heures, le récit déroule, à la manière d’une tragédie grecque, un processus inexorable : la désagrégation morbide d’une lignée emblématique d’un ordre social finissant, dont les membres, considérés comme les « maillons d’une chaîne », sacrifient leur bonheur personnel sur l’autel de traditions séculaires. Tonie, en cédant à la pression du mariage ; Thomas, en portant le fardeau de l’entreprise familiale… L’époque est parfaitement reconstituée (des décors aux costumes), l’interprétation, très correcte, mais la réalisation, linéaire et un brin empesée, prive l’ensemble d’un véritable souffle romanesque.

SYNOPSIS
A Lübeck, riche cité hanséatique, la famille Buddenbrook a fait fortune dans le négoce du grain. En 1835, son installation dans un bel hôtel particulier est l'occasion d'une fête où se réunissent les trois générations : l'aïeul Johann et son épouse Antoinette, leur fils le consul et sa femme Elisabeth, et les petits-enfants : Thomas, Christian et Antonie. Le destin de cette nouvelle génération semble tout tracé : Thomas, l'aîné, dirigera l'entreprise, Christian le secondera et Antonie épousera à son tour un négociant. Les Buddenbrook ne le savent pas encore, mais leur monde apparemment immuable est sur le point de s'effondrer. Avec la mort de Johann, c'est le début du déclin...
LES BUDDENBROOKS Le declin d'une famille, Heinrich Breloer 2008 (saga)@@ (E)
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LES CANONS DE NAVARONE, J. Lee Thompson 1961. Gregory Peck, Anthony Quinn, David Niven (guerre)@@


En 1943, depuis une petite île au large de la Turquie, les nazis ont braqué deux énormes canons sur une île voisine, où plusieurs milliers de Britanniques se retrouvent assiégés. Un commando d'élite est chargé de détruire les canons coûte que coûte, avec le renfort de partisans grecs. Une mission presque impossible, d'autant qu'Andrea Stavros, le chef de ces derniers, a des raisons de haïr le capitaine Mallory, qui dirige le petit groupe des Britanniques.

TELERAMA
Enorme succès, à l'époque. Blake Edwards (Qu'as-tu fait à la guerre, papa ?) et Robert Altman (M.A.S.H.) n'avaient pas encore dynamité le genre. Il est donc admis de critiquer la guerre (Kubrick ne s'en prive pas dans Les Sentiers de la gloire), mais impossible de s'en moquer. Parmi les scénarios il y a ceux où les soldats alliés se font la malle (exemple le plus célèbre : La Grande Evasion, avec Steve McQueen) et ceux où ils délivrent leurs potes prisonniers — ce qui est le cas ici.

Pour sauver deux mille militaires anglais, la flotte britannique doit anéantir deux énormes canons que les Allemands ont placés sur l'île de Navarone... Peck et Niven en héros, Dimitri Tiomkin à la musique (épique), Jack Lee Thompson à la réalisation (impersonnelle), tout ça tourne lentement — plus de deux heures ! Assez vieillot, en définitive...
LES CANONS DE NAVARONE, J. Lee Thompson 1961. Gregory Peck, Anthony Quinn, David Niven (guerre)@@ (E)
En 1943, depuis une petite île au large de la Turquie, les nazis ont braqué deux énormes canons sur une île voisine, où plusieurs milliers de Britanniques se retrouvent assiégés. Un commando d' ...

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LES CAPRICES DE MARIE, Philippe de Broca 1970, Philippe Noiret, Marthe Keller, Jean-Pierre Marielle (comique)@@


Marie, la ravissante fille de Léopold Panneton, patron du café et maire du village, doit se présenter à un concours de beauté local. Son père ne veut rien entendre. Sa mère, soutenue par d'autres habitants d'Angevine, prend sa défense. Marie hésite au moment de partir car elle aime Gabriel, l'instituteur, un garçon timide qui n'ose pas se déclarer. Elle est élue "Reine de la Mer", dans un petit port normand. Au même moment, un milliardaire installé sur son yacht apprend que sa quatrième femme l'a quitté et se met sur le champ en quête d'une nouvelle fiancée...

TELERAMA
Angevine est une tendre caricature de village français, protégé des vicissitudes du monde par un maire qui censure les quotidiens de toute information tragique. Sa fille, Marie, n’a d’yeux que pour l’instituteur, célibataire doux rêveur bien trop timide pour lui déclarer sa flamme. Nettement plus entreprenant, un milliardaire américain tapageur embarque Marie aux États-Unis, en étant bien décidé à l’épouser…

Glissée entre Le Diable par la queue et La Poudre d’escampette, cette comédie très fofolle un peu oubliée cumule les extravagances sans convaincre tout à fait. De Broca se moque ici gentiment autant du capitalisme que de l’esprit français (gueulard ou trop romantique), mais son sens du rythme et de la parodie ne fait pas toujours mouche. Reste le plaisir de voir une belle brochette d’acteurs, Marthe Keller en tête, lumineuse, enjouée, ondoyante. Reste aussi l’épisode totalement farfelu du village angevin entièrement transporté jusqu’à New York, où il devient une sorte de « réserve française » nichée en bas des buildings.
LES CAPRICES DE MARIE, Philippe de Broca 1970, Philippe Noiret, Marthe Keller, Jean-Pierre Marielle (comique)@@ (E)
Marie, la ravissante fille de Léopold Panneton, patron du café et maire du village, doit se présenter à un concours de beauté local. Son père ne veut rien entendre. Sa mère, soutenue par d'au ...

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LES CAPRICES DE MARIE, Philippe de Broca, Philippe Noiret, Marthe Keller, Francois Perier


Broderick Mac Power, milliardaire américain fraîchement divorcé, cherche une nouvelle femme. Il tombe sur Marie lors d'un concours de beauté. Elle accepte d'épouser Broderick si son village la suit aux États-Unis. De l'autre côté de l'Atlantique, l'ennui finit par gagner Marie et son village.

TELERAMA
Angevine est une tendre caricature de village français, protégé des vicissitudes du monde par un maire qui censure les quotidiens de toute information tragique. Sa fille, Marie, n’a d’yeux que pour l’instituteur, célibataire doux rêveur bien trop timide pour lui déclarer sa flamme. Nettement plus entreprenant, un milliardaire américain tapageur embarque Marie aux États-Unis, en étant bien décidé à l’épouser…

Glissée entre Le Diable par la queue et La Poudre d’escampette, cette comédie très fofolle un peu oubliée cumule les extravagances sans convaincre tout à fait. De Broca se moque ici gentiment autant du capitalisme que de l’esprit français (gueulard ou trop romantique), mais son sens du rythme et de la parodie ne fait pas toujours mouche. Reste le plaisir de voir une belle brochette d’acteurs, Marthe Keller en tête, lumineuse, enjouée, ondoyante. Reste aussi l’épisode totalement farfelu du village angevin entièrement transporté jusqu’à New York, où il devient une sorte de « réserve française » nichée en bas des buildings.

Marie, la ravissante fille de Léopold Panneton, patron du café et maire du village, doit se présenter à un concours de beauté local. Son père ne veut rien entendre. Sa mère, soutenue par d'autres habitants d'Angevine, prend sa défense. Marie hésite au moment de partir car elle aime Gabriel, l'instituteur, un garçon timide qui n'ose pas se déclarer. Elle est élue "Reine de la Mer", dans un petit port normand. Au même moment, un milliardaire installé sur son yacht apprend que sa quatrième femme l'a quitté et se met sur le champ en quête d'une nouvelle fiancée...
LES CAPRICES DE MARIE, Philippe de Broca, Philippe Noiret, Marthe Keller, Francois Perier (E)
Broderick Mac Power, milliardaire américain fraîchement divorcé, cherche une nouvelle femme. Il tombe sur Marie lors d'un concours de beauté. Elle accepte d'épouser Broderick si son village la suit aux &Eac ...

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LES CHANSONS D AMOUR, Christophe Honore 2007, Louis Garrel, Ludivine Sagnier, Chiara Mastroiani (musical)@@


Par amour, Julie accepte de faire ménage à trois avec la collègue de son petit ami Ismaël. Mais cette situation finit par devenir pesante pour la jeune femme qui aimerait être à nouveau seule avec lui. Mais quand Julie décède brutalement, tout devient bancal pour ce trio amoureux et surtout dans la vie d'Ismaël qui essaie difficilement de gérer son deuil.

TELERAMA
Un film musical traversé par le drame, mais illuminé par la beauté palpitante des chansons d’Alex Beaupain et par la grâce des interprètes : Louis Garrel, Ludivine Sagnier, Clotilde Hesme, sans oublier Chiara Mastroianni… Un casting très pop pour un film enchanteur.

faisait plusieurs années que Christophe Honoré, enfant terrible et crâneur, doué en tout (écrivain, critique, cinéaste, etc.), promettait sans convaincre totalement. Le brio dessert parfois. Il a fallu attendre Dans Paris (2006) pour qu’Honoré fasse la différence. Un an après, avec Les Chansons d’amour, il offrait le meilleur de lui-même, et ce qu’il a toujours voulu atteindre : une forme de légèreté pop qui permette de dire l’amour et le sexe, la famille et le deuil, sans céder au pathos. La comédie musicale, Honoré tournait autour depuis 17 fois Cécile Cassard, où Romain Duris reprenait une chanson d’un film de Jacques Demy, Lola. On pense de nouveau à Demy ici, modèle français inégalé, intimidant, mais pas pour Honoré, qui perpétue sans complexe le genre en lui apportant du sang neuf.

C’est dans le lit conjugal de la belle Julie (Ludivine Sagnier) et du beau Ismaël (Louis Garrel) que s’invite la première note de fantaisie. Elle s’appelle Alice (Clotilde Hesme) et rejoint avec naturel les tourtereaux sous les draps. Chacun est sagement couché, un livre à la main. Un clin d’œil à Dans Paris et, avant lui, aux vieux films de Godard ou Truffaut. Mais cette fois Christophe Honoré pimente le badinage, l’amour se fait à trois. Un chassé-croisé cocasse s’improvise sous l’édredon où chacun tente de trouver sa place, la plus érotique qui soit. Manège osé et plein d’insouciance à la fois, où Honoré s’amuse à chambouler les codes du cinéma et les combinaisons de la chair. L’amour libre, comme on disait naguère ? Pas tout à fait. Plutôt l’amour sans tabous, mais avec de nouvelles règles, de nouvelles formes de cinéma, d’abord fondées sur le jeu. Car sans jeu, point de jeunesse. Ce couple-là, Honoré y tient et le soigne jusqu’au bout. L’élan, la pirouette, le ping-pong verbal animent la plupart des chansons du film, dialogues vifs et espiègles à deux ou à trois pour des jeux tour à tour galants, cruels, vicieux (« du bout de ta langue/nettoie-moi partout ») ou mélancoliques. Un dimanche de la vie, c’est toute la famille de Julie réunie au complet autour de la galette des Rois qui se lance dans une complainte magnifique sur la pluie qui tombe à Paris. Premier temps fort musical où le film décolle, prend de la hauteur. Les paroles circulent, limpides. La grâce est déjà là.

Une grâce bientôt rompue par un drame. Soudain et glaçant. Sur le deuil et la difficulté de le surmonter, Honoré a déjà beaucoup donné, faisant de ce thème le point d’ancrage de toute son œuvre, cinématographique comme littéraire. On pourrait lui reprocher, s’il n’avait pas ici même parachevé son geste avec le concours précieux d’Alex Beaupain, auteur-compositeur du film. Il faut beaucoup de tact pour une telle alchimie. Beaupain en a : sa musique est une ligne claire, fine sans être maniérée. Les chansons font corps avec les acteurs, leur timbre est fébrile. Ronde cristalline ou marche obsédante, à chaque fois la voix est en avant et avec elle les soupirs, les murmures, le parler-chanter, dans une lignée qui va de Dominique A à Jean-Louis Murat, en passant par Daniel Darc.

Dans cet univers enchanteur, les filles ont la beauté de fées sexuées, blondes, brunes ou fauves. Les garçons, celle d’anges sensuels. Tous les acteurs sans exception, jeunes ou moins jeunes, semblent touchés par la grâce. Mais c’est indéniablement Louis Garrel le plus bluffant. Très bon dans le chant comme dans la pantomime façon cinéma muet, virevoltant ou las, il révèle ici une gamme très variée de sentiments et de sensations. Un peu danseur, un peu acrobate, il joue divinement avec les lois de la gravité, sait être léger comme une plume, mais sait aussi peser et porter sur son dos un fardeau écrasant de douleur. Un Léaud des temps modernes.

On pense de fait beaucoup à la Nouvelle Vague, mais entre autres : Les Chansons d’amour procure la même impression troublante qu’un palimpseste, un mille-feuille de réminiscences musicales et cinématographiques. Pour autant, Honoré ne se retourne pas vers le passé, il s’inscrit bien dans le Paris métissé d’aujourd’hui, un Paris d’hiver, de brume et de gel. Un Paris documentaire, filmé une fois encore de façon très sensible. La vitalité est bien le principe directeur de ce film intemporel et très actuel à la fois, traversé par la mort, mais qui refuse justement tout ce qui lui est associé, de la peur à la résignation. Voilà un hymne à tous les possibles, qui propose diverses manières de vivre ensemble à deux, à trois, en famille, en société, entre homos et hétéros. Il compte large. Comme un film populaire.
LES CHANSONS D AMOUR, Christophe Honore 2007, Louis Garrel, Ludivine Sagnier, Chiara Mastroiani (musical)@@ (E)
Par amour, Julie accepte de faire ménage à trois avec la collègue de son petit ami Ismaël. Mais cette situation finit par devenir pesante pour la jeune femme qui aimerait être à nouveau seule avec lui. ...

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LES CHEYENNES, John Ford 1964, Sean McClory, Richard Widmark (western)@@


1878. Depuis leur reddition, les Cheyennes végètent dans une région aride de l'Oklahoma, une réserve administrée par le Bureau des affaires indiennes. Malgré les accords conclus, la population souffre du manque de vivres et de l'absence de soins.

TELERAMA
Le film, admirable, convoque la beauté des paysages et la brutalité de l’histoire envers ce peuple pourchassé. Somptueux poème visuel qui dit l’injustice, l’exode, la souffrance, qui raconte l’histoire vraie d’un peuple pris d’un ultime et digne sursaut d’orgueil.
LES CHEYENNES, John Ford 1964, Sean McClory, Richard Widmark (western)@@ (E)
1878. Depuis leur reddition, les Cheyennes végètent dans une région aride de l'Oklahoma, une réserve administrée par le Bureau des affaires indiennes. Malgré les accords conclus, la population souff ...

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LES CHOSES DE LA VIE, Claude Sautet 1970, Michel Piccoli, Romy Schneider (drame sentimental)@@


Au volant de sa voiture, Pierre, architecte d'une quarantaine d'années, est victime d'un accident de la route. Ejecté du véhicule, il gît inconscient sur l'herbe au bord de la route. Il se remémore son passé, sa vie avec Hélène, une jeune femme qu'il voulait quitter, sa femme Catherine et son fils.

TELERAMA
Un quadragénaire voit défiler sa vie au moment de sa mort… Le film qui consacra le talent de Claude Sautet.

Les choses n'arrivent jamais comme on croit. C'est le sujet de tous mes films. » Claude Sautet concluait ainsi ses Conversations avec Michel Boujut, parues chez Actes Sud. Foin de la bourgeoisie pompidolienne et des ambiances de bistrots à l'heure du coup de feu ! Claude Sautet fut surtout le cinéaste de l'angoisse et de la confusion de vivre, et cela dès Les Choses de la vie, son troisième film.

Avec Pierre (Piccoli, intériorisé), ce quadragénaire qui hésite entre deux vies, celle avec sa femme et celle avec sa maîtresse éprise d'absolu (Romy, frémissante), il entamait une longue liste d'hommes qui fuient. Son accident de voiture au début, filmé en divers ralentis (scène célèbre, composée de soixante-six plans, souvent citée par John Woo !), donne sa puissance tragique à ce banal dilemme. Pierre roule pour être seul et différer sa décision. Le moment euphorique du choix (oui, je l'aime) lui sera fatal. Dans les histoires de Sautet, il est quelquefois « trop tôt », souvent « trop tard », mais les femmes restent les plus beaux accidents qui puissent arriver aux hommes.
LES CHOSES DE LA VIE, Claude Sautet 1970, Michel Piccoli, Romy Schneider (drame sentimental)@@ (E)
Au volant de sa voiture, Pierre, architecte d'une quarantaine d'années, est victime d'un accident de la route. Ejecté du véhicule, il gît inconscient sur l'herbe au bord de la route. Il se remémore son pass ...

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LES CHRONIQUES DE SPIDERWICk, Mark Waters 2008 (fantastique)@


Des jumeaux citadins emménagent dans un manoir de campagne délabré et tentent de s'adapter à leur nouvelle vie. C'est alors qu'ils découvrent un monde magique fascinant.

TELERAMA
Adapté de la saga fantastique écrite par Holly Black et illustrée par Tony DiTerlizzi, Les Chroniques de Spiderwick se déroule dans une Amérique bien réelle, où les enfants s'excitent sur leur Game Boy tandis que leurs parents s'entre-déchirent. Une mère fraîchement divorcée et ses trois ados quittent New York pour emménager, au milieu des bois, dans une maison biscornue héritée d'un aïeul entomologiste. En explorant la bicoque, l'un des garçons découvre le Guide, un livre où son ancêtre répertoria jadis les créatures magiques vivant alentour. Parmi lesquelles le démoniaque Mulgarath, un ogre transformiste salement soupe au lait. Pour maîtriser cette réalité parallèle, Mulgarath et sa horde de porcins doivent faire main basse sur le fameux Guide...

Farfadets hystériques, trolls visqueux, gobelins burlesques, le film vaut surtout pour son bestiaire, version tridimensionnelle des dessins de DiTerlizzi. Rythmé, drôle, le récit est boosté par des effets spéciaux de pointe. Le discours sur l'adolescence — l'âge de l'innocence perdue, quand le monde adulte se révèle dans toute sa laideur — est un peu moins convaincant. Quant à la morale — l'union fait la force —, elle ne bouleversera pas l'échelle de valeurs de nos bambins. Reste l'impression réjouissante de visiter l'hémisphère droit d'un cerveau en plein délire régressif... — Mathilde Blottière
LES CHRONIQUES DE SPIDERWICk, Mark Waters 2008 (fantastique)@ (E)
Des jumeaux citadins emménagent dans un manoir de campagne délabré et tentent de s'adapter à leur nouvelle vie. C'est alors qu'ils découvrent un monde magique fascinant.

TELERAMA
Adapté ...

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LES CINQ DIABLES, Léa Mysius 2022, Adèle Exarchopoulos, Sally Dramé (fantastique)@@


Vicky, petite fille étrange et solitaire, peut sentir et reproduire toutes les odeurs de son choix, qu'elle collectionne dans des bocaux étiquetés. Elle a extrait en secret l'odeur de sa mère, Joanne, à qui elle voue un amour fou et exclusif. Un jour, sa tante Julia fait irruption dans leur vie.

TELERAMA
Dans une petite ville au pied des Alpes, une jeune fille à l’odorat surdéveloppé voyage dans les souvenirs de sa mère. Une fable très originale, tout aussi mentale que charnelle, qui fait peur, étonne et émeut.

Des cinq sens, n’est-ce pas l’odorat qui ravive le plus intensément nos souvenirs ? La littérature, Proust en tête, a su l’exprimer. Le cinéma, moins souvent. À l’honneur ici, ce sens sert une histoire baroque, subtile dans ses méandres, à la fois fantastique et bien ancrée au pied des Alpes. Métisse aux cheveux crépus et hirsutes, Vicky est une fillette étrange, solitaire, douée d’un sens olfactif très développé, qui prend plaisir à reproduire des senteurs, à partir de concoctions qu’elle garde dans des bocaux en verre. Les yeux bandés, elle est capable de dénicher sa mère, Joanne (Adèle Exarchopoulos), qu’elle vénère et suit partout, à des dizaines de mètres dans la forêt. Celle-ci commence d’ailleurs à s’inquiéter du don plus animal qu’humain de sa fille.

De fait, le climat d’angoisse finement distillé présage bien une flambée de violence. La fable imaginée ensemble par Léa Mysius (réalisatrice remarquée d’Ava et scénariste prisée) et Paul Guilhaume (directeur de la photographie) a ceci d’original qu’elle accorde à Vicky un superpouvoir particulier, imprégné de sorcellerie sinon de magie : son nez sensible lui permet de se projeter non dans ses propres souvenirs mais dans ceux de sa mère, quand Joanne était une jeune gymnaste et fréquentait une bande, dont Julia, une tante inconnue de Vicky. Et voilà que cette Julia réapparaît après des années, en venant s’installer dans le foyer familial. Intuitivement, l’enfant la craint et remonte le temps pour en savoir plus sur cette tante, sur ses parents, sur sa propre naissance.

L’émotion côtoie des abîmes de réflexion
De ce dérèglement temporel naissent des images, comme des flashs. Autant de pièces d’un puzzle qui, agencées ensemble, restituent des rencontres amoureuses, des jalousies, des vies contrariées. Le film, foisonnant, embrasse beaucoup de thèmes, au risque de la surcharge. Il n’en conserve pas moins, jusqu’au bout, du mystère et du suspense, les voyages dans le temps de Vicky relançant l’action au présent. À travers la mise en valeur de femmes et de personnages noirs ou métissés, Les Cinq Diables inscrit aussi, avec naturel, de la diversité au fin fond de la France. Conscience politique et poésie font ici bon ménage.

Tout en zigzags électriques, gorgée d’énergie, l’histoire comporte des allégories marquantes. Ainsi l’image de cette femme et de son enfant qui tentent de réanimer une noyée en la réchauffant. Le feu, l’air, l’eau, la terre, tous les éléments concourent à la création de sensations fortes, de vertiges liés aux parfums, mais aussi aux strates de temps qui se télescopent. L’émotion côtoie des abîmes de réflexion, comme cette question adressée, un moment par Vicky à sa mère : « Est-ce que tu m’aimais avant que j’existe ? »
LES CINQ DIABLES, Léa Mysius 2022, Adèle Exarchopoulos, Sally Dramé (fantastique)@@ (E)
Vicky, petite fille étrange et solitaire, peut sentir et reproduire toutes les odeurs de son choix, qu'elle collectionne dans des bocaux étiquetés. Elle a extrait en secret l'odeur de sa mère, Joanne, à qu ...

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LES COMPERES, Francis Veber 1983, Pierre Richard,Gerard Depardieu (comique)@@


Tristan, un jeune homme de 17 ans, fait une fugue avec sa petite amie. Devant la passivité de la police et de son mari Paul ne faisant pas assez d'efforts pour le retrouver, sa mère Christine décide de faire appel à 2 anciens amants avec qui elle a eu une aventure 17 ans plus tôt pour qu'ils recherchent son fils. Pour être certaine qu'ils acceptent, elle fait croire à chacun qu'il est le père de Tristan. Le premier est un journaliste costaud et téméraire, et l'autre un timide suicidaire.

TELERAMA
On ne change pas une équipe qui gagne : on reprend Pierrot, le lunaire gaffeur, et Gérard, le costaud grande gueule. Et ça marche.
Prise au dépourvu par la fugue de son fils, Christine ne peut que constater l'inefficacité de la police et de son mari. Elle convoque alors deux de ses anciens amants. Pour les motiver, elle laisse entendre à chacun qu'il est le père de l'enfant.
Francis Veber relance le duo gagnant de La Chèvre. Les deux personnages changent de nom mais pas de caractère : d'un côté le doux et fragile, de l'autre le baraqué et sûr de lui. En compétition autour d'une hypothétique paternité, ils cherchent à se reconnaître dans le comportement de Tristan. Lorsque celui-ci est pris à partie par une bande de voyous, Lucas dit à Pignon : « Laissez, laissez, si c'est mon fils, il s'en sortira très bien. - Oui, mais si c'est le mien, il va s'en prendre plein la gueule ! », répond l'autre...
LES COMPERES, Francis Veber 1983, Pierre Richard,Gerard Depardieu (comique)@@ (E)
Tristan, un jeune homme de 17 ans, fait une fugue avec sa petite amie. Devant la passivité de la police et de son mari Paul ne faisant pas assez d'efforts pour le retrouver, sa mère Christine décide de faire appel &agra ...

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LES COQUELICOTS SONT REVENUS, Richard Bohringer 1999, Clementine Celarie (comedie sentimentale)@@


Jean-François, 20 ans, tombe amoureux de la femme de son patron et lui fait sa déclaration. Troublée, Nathalie rappelle à Jean-François que Patrick le considère comme son propre fils et l'éconduit. Jean-François fait ensuite la connaissance de Karine, une saisonnière dont il tombe vite sous le charme.

Sur fond de monde rural d'aujourd'hui, l'histoire d'une femme, harassée par une vie trop dure (jamais de vacances, trop de travail, pas d'avenir) partagée entre deux hommes : son mari qu'elle aime mais avec qui elle ne partage plus que les soucis et un jeune homme de vingt ans qui incarne à ses yeux une issue possible...
LES COQUELICOTS SONT REVENUS, Richard Bohringer 1999, Clementine Celarie (comedie sentimentale)@@ (E)
Jean-François, 20 ans, tombe amoureux de la femme de son patron et lui fait sa déclaration. Troublée, Nathalie rappelle à Jean-François que Patrick le considère comme son propre fils et l'éco ...

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LES COWBOYS, Thmas Bidegrain 2015, Francois Damiens, Finnegan Oldfield (societe)@@@


Alain est l'un des piliers d'une communauté "western" dans l'est de la France. Il danse avec Kelly, sa fille de 16 ans, sous l'oeil attendri de sa femme et de leur jeune fils Kid. Or, ce jour-là, Kelly disparaît.

TELERAMA
Pour son premier film, le scénariste de Jacques Audiard signe une libre adaptation de “La Prisonnière du désert”, de John Ford. Un western entre la France et le Moyen-Orient, où les Arabes sont les Indiens d’aujourd’hui. Angoissant et émouvant.

Transposer La Prisonnière du désert, classique du western, dans un contexte français et contemporain : pour sa première réalisation, le scénariste Thomas Bidegain (Un prophète, d’Audiard) a mis la barre très haut.

En 1994, dans l’Ain, des fans de musique country se rassemblent pour une fête. Mais la petite communauté est aussitôt frappée par la tragédie : Kelly, 16 ans, s’enfuit avec un islamiste radical qui rêve de djihad. Son père, Alain, part à sa recherche avec son jeune fils, Kid. Entre la Belgique et le Moyen-Orient, leur quête durera plus de quinze ans…

Stetson vissé sur le crâne, Alain considère les musulmans comme le personnage de John Wayne voyait les Comanches, jadis : avec mépris, puis haine. C’est l’idée forte du film : les Arabes sont les Indiens d’aujourd’hui, injustement stigmatisés en bloc pour les atrocités commises par une minorité d’entre eux. Les clins d’oeil au western sont, parfois, potaches (le joint comme version postmoderne du calumet de la paix !), parfois puissants : quand les deux « cow-boys » pénètrent dans une cité de banlieue sous le regard méfiant de « barbus » qui les suivent sur les toits, on se croirait en plein Far West.

Écrit avec une utilisation audacieuse des ellipses, Les Cowboys n’est pas seulement un « film de scénariste » : l’angoisse et l’émotion naissent, aussi, de la mise en scène et de la direction d’acteurs. François Damiens est un impressionnant bloc de douleur. Et Finnegan Oldfield crève l’écran en fils aimant qui sacrifie sa jeunesse avant de devenir le trait d’union entre deux cultures…
LES COWBOYS, Thmas Bidegrain 2015, Francois Damiens, Finnegan Oldfield (societe)@@@ (E)
Alain est l'un des piliers d'une communauté "western" dans l'est de la France. Il danse avec Kelly, sa fille de 16 ans, sous l'oeil attendri de sa femme et de leur jeune fils Kid. Or, ce jour-là, Kelly disparaî ...

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LES CYCLADES, Marc Fitoussi 2022, Laure Calamy, Olivia Cote, Kristin Scott Thomas (societe)@@@


Adolescentes, Blandine et Magalie étaient inséparables. Les années ont passé et elles se sont perdues de vue. Alors que leurs chemins se croisent de nouveau, elles décident de faire ensemble le voyage dont elles ont toujours rêvé. Direction la Grèce, son soleil, ses îles mais aussi ses galères car les deux anciennes meilleures amies ont désormais une approche très différente des vacances et de la vie.

TELERAMA
Dans les îles grecques, les retrouvailles de deux amies aux choix de vie radicalement opposés, l’une frénétiquement hédoniste, l’autre déprimée et rigide. Un duo aussi désaccordé que savoureux, des actrices enthousiasmantes.

Si les voyages forment la jeunesse, que font-ils aux adultes à l’heure des premiers bilans ? Quand Blandine et Magalie se retrouvent à l’aéroport, elles ne savent guère à quoi s’attendre. Et la part d’inconnu tient moins à leur destination qu’à leur relation. Adolescentes, il y a longtemps, elle s’adoraient et rêvaient de se rendre ensemble à Amorgos, l’île grecque mise en lumière par le film Le Grand Bleu, de Luc Besson, dont elles étaient folles… Puis elles se sont perdues de vue, banalement, et les décennies ont défilé. Leurs retrouvailles tardives ne tiennent qu’à une ruse du fils de Blandine : inquiet de voir sa mère en dépression, il a retrouvé sa meilleure amie d’antan, et organisé comme une thérapie leur escapade vers les Cyclades.

La comédie de caractère, genre antédiluvien, reprend des couleurs avec ce duo mal accordé, drôlement dissonant. Plus encore que les aléas cocasses du voyage, la personnalité des deux femmes structure le récit. Magalie est exubérante, spectaculaire, intarissable, inépuisable. Blandine est prudente, rigide, sombre, lasse. L’écriture précise et fine de Marc Fitoussi révèle selon un rythme imprévisible les complexités cachées derrière de telles apparences. Blandine, qui travaille dans le secteur médical, a été brisée par le départ de son époux et le remariage de ce dernier avec une jeune femme. Magalie est déterminée à profiter pleinement de la vie à chaque instant, avec ou sans emploi (elle se veut critique musicale, experte en disco), avec ou sans partenaire régulier.

L’auteur-réalisateur avait déjà raconté des histoires dominées par une héroïne captivante, jouée par Isabelle Huppert (Copacabana, La Ritournelle) ou Sandrine Kiberlain (Pauline détective). Il a ensuite illustré la même adresse en réalisant des épisodes de la populaire série Dix pour cent. Aujourd’hui, le tandem l’inspire, qui prête aux reparties cinglantes. Et il est savoureux de retrouver, face à face, les deux actrices enthousiasmantes d’Antoinette dans les Cévennes de Caroline Vignal, distribuées tout autrement. Laure Calamy (Magalie) et Olivia Côte (Blandine) étaient antagonistes dans ce film-là, la première douloureusement accro à un homme indisponible, la seconde mariée au même. Cette fois-ci, les souvenirs de jeunesse tissent entre elles un lien résistant, et la blessure amoureuse est passée de l’une à l’autre.

Avec l’apparition d’une trosième femme, plus âgée (Kristin Scott Thomas, déchaînée en hippie chic établie sur l’île de Mykonos), la fantaisie grinçante prend des nuances plus sombres. L’horizon de la maladie et de l’affaiblissement du corps apporte un contrepoint à l’abstinence prolongée de Blandine et à la frénésie sexuelle de Magalie. Cette figure d’aînée parvient ainsi à s’intégrer à un film qui manque, par ailleurs, d’une forme aussi gracieuse que La Ritournelle ou Pauline détective : comme souvent avec les lieux très touristiques, la photogénie des îles grecques n’est pas en soi une garantie de style. Mais Marc Fitoussi réussit à tenir le cap de la profondeur psychologique. La vitalité de Magalie laisse peu à peu entrevoir une spirale de l’échec, une impossibilité à construire, tandis que Blandine, même éteinte, redécouvre en elle des ressources d’affection… De  quoi préparer un épilogue digne des plus charmantes comédies humanistes, où l’allégresse côtoie une émotion inattendue.
LES CYCLADES, Marc Fitoussi 2022, Laure Calamy, Olivia Cote, Kristin Scott Thomas (societe)@@@ (E)
Adolescentes, Blandine et Magalie étaient inséparables. Les années ont passé et elles se sont perdues de vue. Alors que leurs chemins se croisent de nouveau, elles décident de faire ensemble le voyage dont ...

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LES DEMOISELLES DE ROCHEFORT Jacques Demy 1957, Catherine Deneuve, Francois Dorleac, Gene Kelly (middle)@@@


Les soeurs Garnier, jumelles de 25 ans, sont aussi jolies l'une que l'autre. Delphine est professeur de danse, Solange donne des leçons de solfège, et toutes les deux attendent le grand amour.
LES DEMOISELLES DE ROCHEFORT Jacques Demy 1957, Catherine Deneuve, Francois Dorleac, Gene Kelly (middle)@@@ (E)
Les soeurs Garnier, jumelles de 25 ans, sont aussi jolies l'une que l'autre. Delphine est professeur de danse, Solange donne des leçons de solfège, et toutes les deux attendent le grand amour. ...

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LES DENTS DE LA MER, Steven Spielberg 1975, Roy Schneider, Robert Shaw, Richard Dreyfuss (drame)@@@


À quelques jours du début de la saison estivale, les habitants de la petite station balnéaire d'Amity sont en émoi face à la découverte, sur le littoral, du corps atrocement mutilé d'une jeune vacancière. Pour Martin Brody, le chef de la police, il ne fait aucun doute que la jeune fille a été victime d'un requin. Il décide alors d'interdire l'accès des plages mais se heurte à l'hostilité du maire, uniquement intéressé par l'afflux des touristes.

TELERAMA
Spielberg filme une station balnéaire au cœur de l’été et y introduit un requin intelligent et vorace. Acteurs au top, suspense haletant, scènes cultes.
Amity, petite station balnéaire, son eau bleue, son requin blanc. Face à ce goinfre aux dimensions quasi mythologiques, qui boulotte du touriste en pleine saison, les autorités sont divisées. Le chef de la police veut interdire l'accès aux plages. Le maire préfère taire le fléau... En 1975, ces « mâchoires » (Jaws, le titre en VO) gigantesques happent les foules. Les cinémas se remplissent, et les plages se vident.

Avec 130 millions de recette en Amérique du Nord, ce Moby Dick des temps modernes ruina la saison touristique et fit la fortune de Spielberg. Une pêche miraculeuse. Pour l'occasion, on a remonté des profondeurs un plein filet d'interprétations psychanalytiques : peur de la castration, de l'inconnu, métaphore de l'inconscient, etc. Mélange efficace de suspense, d'horreur et d'aventures, ce conte, aux frontières du fantastique, vous grignote les nerfs jusqu'à l'hydrophobie.
LES DENTS DE LA MER, Steven Spielberg 1975, Roy Schneider, Robert Shaw, Richard Dreyfuss (drame)@@@ (E)
À quelques jours du début de la saison estivale, les habitants de la petite station balnéaire d'Amity sont en émoi face à la découverte, sur le littoral, du corps atrocement mutilé d'une jeun ...

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LES DENTS PIPI ET AU LIT. Emmanuel Gillibert 2017, Arnaud Ducret, Louise Bourgoin (comique)@@


Antoine est un célibataire endurci, fêtard et séducteur. Il vit dans un magnifique appartement parisien avec Thomas, son colocataire, où les soirées arrosées battent leur plein toutes les semaines. Lorsque Thomas part vivre à Los Angeles, il trouve à Antoine un nouveau colocataire pour le remplacer.

TELERAMA
Une cohabitation forcée entre une jeune divorcée avec enfants et un quadra célibataire immature… Pour son premier film, le publicitaire Emmanuel Gillibert s’empare de ce sous-genre de la comédie française et réussit à le rater sur tous les plans.

Après Libre et assoupi (2014) et Adopte un veuf (2016), Sous le même toit (2017) et Daddy Cool (2017), le film de colocation est en passe de devenir un sous-genre de la comédie française. Ce premier long métrage du publicitaire Emmanuel Gillibert – frère du producteur Charles Gillibert (Sils Maria, Mustang, L’Avenir), fondateur de CG Cinéma – raconte la cohabitation forcée entre un quadra célibataire immature (Arnaud Ducret, en roue libre) et une jeune mère divorcée (Louise Bourgoin), accompagnée de ses enfants de 5 et 8 ans. Facile de deviner la fin, mais le problème n’est pas là.

Les Dents, pipi et au lit ! débute lors d’une soirée arrosée, où les participants sont présentés les uns après les autres, en plan-séquence. Cette ouverture, pâle imitation de celle de La Grande Bellezza (Paolo Sorrentino, 2013), est aussi le seul moment de cinéma du film. Les premières scènes, dans lesquelles le héros et ses potes mâles spéculent sur le physique de la nouvelle coloc, sont d’un machisme achevé et aujourd’hui anachronique – le mot « bonne » est prononcé ad nauseam.

Emmanuel Gillibert s’avère incapable de filmer le moindre envenimement entre les petits et le vieux gamin – comme le faisait, par exemple, Nicholas Stoller dans Nos pires voisins 2 (2016). Conscient qu’il ne peut s’en tenir à un huis clos dans l’appartement, il embarque alors ses personnages pour un improbable réveillon de Noël en famille, où il enchaîne les séquences navrantes – Ducret sur le toit, avec barbe blanche et costume rouge. Adulte contre enfants plus fêtes de fin d’année : une définition de la fainéantise scénaristique.
LES DENTS PIPI ET AU LIT. Emmanuel Gillibert 2017, Arnaud Ducret, Louise Bourgoin (comique)@@ (E)
Antoine est un célibataire endurci, fêtard et séducteur. Il vit dans un magnifique appartement parisien avec Thomas, son colocataire, où les soirées arrosées battent leur plein toutes les semaines. L ...

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LES DERNIERS JOURS DU MONDE, Jean-Marie et Arnaud Larrieu 2008, Mathieu Amalric, Catherine Frot, Karin Viard (science fiction)@


Alors que s'annonce la fin du monde, Robinson Laborde se remet peu à peu de l'échec d'une aventure sentimentale pour laquelle il s'était décidé à quitter sa femme.
Malgré l'imminence du désastre, et peut-être pour mieux y faire face, il sélance dans une véritable odyssée amoureuse qui lentraîne sur les routes de France et dEspagne.

TELERAMA
Le désir, la mort, le paysage : la sainte ­trinité des frères Larrieu, qui adaptent cette fois un roman de Dominique Noguez. Un virus mortel décime la planète. À Biarritz, on s’apprête à fuir. Sauf Robinson (Mathieu Amalric), quadra obnubilé par sa maîtresse, une nymphe androgyne qui disparaît. Pour l’oublier, ou la retrouver, Robinson part sur les routes. Une odyssée l’attend, exaltante et tragique — la mort frappe partout. Son salut passe par les femmes qui se succèdent dans ses bras… Cette fin du monde imminente décuple le désir. C’est l’idée-force du film : le désir n’est pas que sexuel, il est aussi existentiel. Puisque la mort rôde, autant vivre chaque instant. Robinson traverse des villes, en transe ou dévastées. Fait un détour par des thermes au Japon et une montagne du Canada. Se retrouve au lit avec son plus vieil ami, un ténor (Sergi López). Le road-movie regorge de péripéties, où la fantaisie n’exclut pas l’émotion profonde. Car la situation de science-fiction renvoie à une expérience intime universelle. Lorsque l’amour est si fort que rien ne peut l’égaler, alors oui, qu’importe de mourir, là, tout de suite.
LES DERNIERS JOURS DU MONDE, Jean-Marie et Arnaud Larrieu 2008, Mathieu Amalric, Catherine Frot, Karin Viard (science fiction)@ (E)
Alors que s'annonce la fin du monde, Robinson Laborde se remet peu à peu de l'échec d'une aventure sentimentale pour laquelle il s'était décidé à quitter sa femme.
Malgré l'imminence du d ...

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LES DESASTREUSES AVENTURE DES ORPHELINS BAUDELAIRE, Brad Silberling 2004, Jim Carrey, Meryl Streep (fantastique)@@


Après que les trois jeunes frères et sœurs Baudelaire sont devenus orphelins à la suite de l'incendie de leur manoir, ils sont emmenés chez leur parent éloigné, le comte Olaf. Malheureusement, Olaf est un homme cruel et intrigant qui ne s'intéresse qu'à l'héritage que l'aînée des Baudelaire, Violette, doit recevoir.

TELERAMA
Quand elle se noue les cheveux, Violette, 14 ans, invente des gadgets incroyables. Klaus, 12 ans, a retenu par cœur tous les livres de la bibliothèque. Prunille, elle, n’est encore qu’un bébé, mais ses dents acérées coupent tout ce qui dépasse. Devenus orphelins de manière pas si accidentelle que ça, les trois jeunes Baudelaire échouent chez des parents lointains…

L’auteur des livres rivaux, en succès, de Harry Potter avait bien précisé que tous ses romans commenceraient mal, finiraient mal et que « tout y irait mal d’un bout à l’autre, ou peu s’en faut ».

Ceux qui ont vu les films de Tim Burton apprécieront. Car c’est son habituel décorateur, Rick Heinrichs, qui a créé cet univers gothique et lunaire afin de refléter l’émerveillement et la sourde angoisse de l’enfance. Et Jim Carrey cabotine avec ­délices dans le rôle du comte Olaf, proche parent des orphelins, qu’il tente obstinément d’occire pour s’approprier leur fortune. C’est l’héritier en métamorphoses d’Alec Guinness et de Peter Sellers. Il est dément.
LES DESASTREUSES AVENTURE DES ORPHELINS BAUDELAIRE, Brad Silberling 2004, Jim Carrey, Meryl Streep (fantastique)@@ (E)
Après que les trois jeunes frères et sœurs Baudelaire sont devenus orphelins à la suite de l'incendie de leur manoir, ils sont emmenés chez leur parent éloigné, le comte Olaf. Malheureusement, ...

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LES DEUX ALFRED, Denis Podalydes 2020, Sandrine Kiberlain, Bruno Podalydes@@


Alexandre, qui se trouve au chômage, a deux mois pour prouver à sa femme qu'il peut financièrement être autonome et prendre soin de ses deux jeunes enfants.
LES DEUX ALFRED, Denis Podalydes 2020, Sandrine Kiberlain, Bruno Podalydes@@ (E)
Alexandre, qui se trouve au chômage, a deux mois pour prouver à sa femme qu'il peut financièrement être autonome et prendre soin de ses deux jeunes enfants. ...

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LES DEUX ANGLAISES ET LE CONTINENT, Francois Truffaut 1971, Jean-Pierre Leaud (drame sentimental)@@


Anne, jeune Anglaise, rencontre Claude, un jeune écrivain français, qu'elle présente à sa soeur Muriel. Après deux années où le trio mène une vie faite de complicité et de bonheur partagé, Anne et Muriel s'éprennent toutes deux de leur compagnon, Claude.

TELERAMA
Claude, en pension chez une veuve anglaise, tombe amoureux de ses deux filles. Dans cette œuvre tragiquement romantique, les tourments de l’amour sont sublimés par la musique de Delerue et les images distantes de Néstor Almendros.

Un jeune Proust qui se serait épris de Charlotte et Emily Brontë ». Voilà comment Truffaut lui-même résumait Les Deux Anglaises et le Continent dans les pages de Télérama, en 1971. Cette seconde adaptation d’un roman d’Henri-Pierre Roché est l’histoire inversée de Jules et Jim : ce sont cette fois deux sœurs galloises qui aiment le même homme, sans que jamais leur sororité s’en trouve brisée. Ces personnages sont plus jeunes que dans Jules et Jim, plus exaltés, à même d’être plus écorchés.

En 1899, Claude Roc (Léaud, à son âge d’or) est un dandy parisien, dilettante timide et audacieux, amateur de femmes et d’art. Il fait la rencontre d’Ann (Kika Markham), une Anglaise sensible et décidée, qui veut devenir sculptrice. Celle-ci l’invite au pays de Galles pour faire la connaissance de sa sœur cadette, Muriel (Stacey Tendeter), rousse secrète, qu’elle admire. Claude fait le voyage, inaugurant l’insolite triangle amoureux, qui court sur une dizaine d’années. Dix ans de chassés-croisés entre la lande sauvage (où l’on joue au tennis sur gazon, avec vue sur la mer !) et le Paris de la Belle Époque, dix ans d’atermoiements et de résolutions, de passions contrariées, de correspondances enflammées. « Ce papier est ta peau. Cette encre est mon sang. J’appuie fort pour qu’il entre », dit Muriel dans l’une de ses lettres.

La voix off du narrateur (Truffaut lui-même), raccord avec l’écriture acérée de Roché, cavale pour devancer l’action, cruelle souvent. Moins de lumière et de gaieté que dans Jules et Jim : c’est une fièvre angoissée qui domine, une solitude suscitée par la dépression ou le poids écrasant des conventions, une non-concordance des désirs, une souffrance des corps. L’amour y est célébré comme une liturgie mais hardie, où le puritanisme croise la crudité transgressive, où l’onanisme et la perte de virginité (ce plan inouï du sang sur le lit) sont évoqués sans détour. Si romantisme il y a, il est noir, gravé d’une amertume unique dans l’œuvre de Truffaut.
LES DEUX ANGLAISES ET LE CONTINENT, Francois Truffaut 1971, Jean-Pierre Leaud (drame sentimental)@@ (E)
Anne, jeune Anglaise, rencontre Claude, un jeune écrivain français, qu'elle présente à sa soeur Muriel. Après deux années où le trio mène une vie faite de complicité et de bonhe ...

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LES DEUX CAVALIERS, John Ford 1960, James Stewart, Richard Widmark (western)@@@


Guthrie MacCabe, un shérif porté sur la bouteille, vit largement des impôts de ses concitoyens. Un jour il voit arriver un lieutenant de cavalerie, Jim Gary, qui lui demande de le suivre au camp militaire où il séjourne. Là se trouvent les familles de prisonniers blancs enlevés par les Comanches depuis des années, qui pressent l'armée d'agir pour les retrouver.

TELERAMA
Comme dans “La Prisonnière du désert”, Ford s’intéresse aux Blancs enlevés par les Indiens, qui vécurent en harmonie avec eux. Un western sombre, dénonçant l’hypocrisie d’une société mue par la violence.

Cinq ans après sa monumentale Prisonnière du désert, John Ford reprend le même thème : la recherche de Blancs capturés par les Indiens. La Prisonnière… était l’histoire d’un homme seul animé d’une soif de vengeance implacable. Avec Les Deux Cavaliers, John Ford replace cette quête des disparus dans un cadre social plus large : McCabe, le shérif cynique, et Jim Gary, le lieutenant inflexible, agissent pour le compte de familles dévastées qui ont vu les Comanches enlever leurs enfants. Les deux cavaliers incarnent deux visions du monde : un militaire sûr du bien-fondé de sa mission — paradoxalement idéaliste — et un alcoolique nihiliste qui a tout compris avant tout le monde : élevés par les Indiens, les petits Blancs sont devenus des Peaux-Rouges.

On a rarement vu James Stewart jouer aussi librement. Il fait de son personnage un bouffon tour à tour détestable et profondément humain. Visiblement, la sympathie de Ford lui revient. Avec sa maîtrise légendaire de l’espace et du rythme, le réalisateur passe du buddy movie au tragique le plus noir. La violence éclate, soudaine, retombe aussi vite pour réapparaître, plus maîtrisée, insidieuse, dans la scène du bal, où une femme sauvée des Comanches affronte le mépris de la « bonne société ». On a tendance à l’oublier, mais, avec John Ford, le sauvage n’est jamais celui que l’on croit.
LES DEUX CAVALIERS, John Ford 1960, James Stewart, Richard Widmark (western)@@@ (E)
Guthrie MacCabe, un shérif porté sur la bouteille, vit largement des impôts de ses concitoyens. Un jour il voit arriver un lieutenant de cavalerie, Jim Gary, qui lui demande de le suivre au camp militaire où il s& ...

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LES DIAMANTS SONT ETERNELS, Guy Hamilton 1971, Sean Connery (James Bond)(aventure)@


TELERAMA
Ce n'est pas le meilleur opus de la série culte, mais il est tout de même recommandable. On y retrouve Sean Connery (qui a pris un peu d'embonpoint depuis On ne vit que deux fois), la meilleure incarnation de James Bond. Dans cette septième aventure, qui nous conduit notamment à Amsterdam et à Las Vegas, l'agent flegmatique et séducteur 007 imite Spider-Man en haut d'un building, survit au four crématoire, file en bolide rouge aussi bien qu'en tracteur lunaire, s'échappe d'un pipeline enseveli en plein désert...

La « sainte trinité » - action, sexe et luxe de haute technologie - est globalement respectée, même si la quantité de gadgets et de pin-up langoureuses paraît moindre qu'ailleurs. On savoure le couple patibulaire de tueurs curieusement attifés, le décor délirant des baraques. Quant à James Bond, son style, par excellence moderne, ne souffre d'aucun signe de vieillissement...
LES DIAMANTS SONT ETERNELS, Guy Hamilton 1971, Sean Connery (James Bond)(aventure)@ (E)
TELERAMA
Ce n'est pas le meilleur opus de la série culte, mais il est tout de même recommandable. On y retrouve Sean Connery (qui a pris un peu d'embonpoint depuis On ne vit que deux fois), la meilleure incarnation de James ...

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LES DIAMANTS SONT ETERNELS, Guy Hamilton 1971, Sean Connery (James Bond)(aventure)@


TELERAMA
Ce n'est pas le meilleur opus de la série culte, mais il est tout de même recommandable. On y retrouve Sean Connery (qui a pris un peu d'embonpoint depuis On ne vit que deux fois), la meilleure incarnation de James Bond. Dans cette septième aventure, qui nous conduit notamment à Amsterdam et à Las Vegas, l'agent flegmatique et séducteur 007 imite Spider-Man en haut d'un building, survit au four crématoire, file en bolide rouge aussi bien qu'en tracteur lunaire, s'échappe d'un pipeline enseveli en plein désert...

La « sainte trinité » - action, sexe et luxe de haute technologie - est globalement respectée, même si la quantité de gadgets et de pin-up langoureuses paraît moindre qu'ailleurs. On savoure le couple patibulaire de tueurs curieusement attifés, le décor délirant des baraques. Quant à James Bond, son style, par excellence moderne, ne souffre d'aucun signe de vieillissement...
LES DIAMANTS SONT ETERNELS, Guy Hamilton 1971, Sean Connery (James Bond)(aventure)@ (E)
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Ce n'est pas le meilleur opus de la série culte, mais il est tout de même recommandable. On y retrouve Sean Connery (qui a pris un peu d'embonpoint depuis On ne vit que deux fois), la meilleure incarnation de James ...

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LES DIX COMMANDEMENTS, Cecil B. DeMille 1956, avec notamment Charlton Heston, Yul Brynner (saga)@@


XIIIe siècle avant J.-C. Le peuple d'Israël est retenu contre son gré en Égypte et réduit en esclavage. Selon une prophétie, un enfant sauvé des eaux est destiné à renverser le pharaon et à libérer les opprimés. Devant cette menace, le fils aîné de chaque famille est condamné à être tué sur ordre du souverain.

TELERAMA
Le plus célèbre des péplums religieux n’est jamais passé de mode. Sa représentation de la Bible comme spectacle en général et du livre de l’Exode en particulier, avec Moïse conduisant les enfants d’Israël vers la Terre promise, est toujours aussi populaire auprès du public judéo-chrétien, et parfois même au-delà.

On peut bien arguer du kitsch, de la théâtralité victorienne et du didactisme dans chacun de ses morceaux de bravoure : le triangle amoureux entre Moïse, Néfertiti et Ramsès II, la mer Rouge qui se fend en deux, l’ange de la mort, les dix plaies d’Égypte, les quarante jours et quarante nuits, le veau d’or, etc. Tout reste gravé dans les tables des lois hollywoodiennes. Tourné onze ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale et la Shoah, cette superproduction reste un hommage à la culture juive, quand bien même l’ultra conservateur Cecil B. DeMille la filme aussi en miroir de la guerre froide, avec son pharaon répressif quasi soviétique et son peuple élu, épris d’une liberté à l’américaine.
LES DIX COMMANDEMENTS, Cecil B. DeMille 1956, avec notamment Charlton Heston, Yul Brynner (saga)@@ (E)
XIIIe siècle avant J.-C. Le peuple d'Israël est retenu contre son gré en Égypte et réduit en esclavage. Selon une prophétie, un enfant sauvé des eaux est destiné à renverser le ph ...

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LES ENCHAINES, Alfred Hitchcock 1946, Gary Grant, Ingrid Bergman (espionnage)@@@


Alicia, fille d'un espion nazi, mène une vie dépravée. Devlin lui propose de travailler pour les Etats Unis afin de réhabiliter son nom. Elle épouse donc un ancien ami de son père afin de l'espionner. Devlin et elle s'aiment sans oser se l'avouer, attendant chacun que l'autre fasse le premier pas. Lorsque le rôle qu'elle tient est découvert, son mari décide de l'empoisonner.
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Devlin, un agent du gouvernement américain, propose à Alicia, la fille d’un espion nazi condamné au début du film, d’infiltrer le réseau d’Alexander Sebastian, un ami de son père qui vit à Rio. La manœuvre réussit si bien qu’Alicia doit épouser Sebastian, alors qu’elle forme ­déjà presque un couple avec Devlin…

TELERAMA
Cary Grant et Ingrid Bergman font durer le baiser qui les “enchaîne”. Mais elle doit épouser un ancien nazi (terrifiant Claude Rains) et se meurt d’amour… Un film magnifique, entré dans la légende hitchcockienne.

Les Enchaînés, c’est la quintessence de Hitchcock », déclarait François Truffaut dans son fameux livre d’entretiens avec le maître. On ne saurait mieux dire. Acteurs, mise en scène, maniement de l’intrigue : chaque pierre de ce monument est devenue mythique. Tout comme les personnages, qui ont suscité force commentaires.

Sur le thème de l’amour et du devoir, qui rendent l’un et l’autre les hommes cruels, Hitchcock construit un suspense sentimental aux airs de film d’espionnage classique. La bombe atomique, que semblent vouloir mettre au point les nazis de Rio, intrigue au fond moins que les manœuvres de séduction et d’emprise des trois personnages principaux, prisonniers de leurs masques. Mais ces deux plans du récit sont sans cesse liés par les prouesses de la caméra, qui fait naître une tension toute d’élégance et de légèreté. C’est visiblement Ingrid Bergman qui inspire cet état de grâce hitchcockien — et comme on a pour elle les yeux de Cary Grant, tout est vraiment parfait.
LES ENCHAINES, Alfred Hitchcock 1946, Gary Grant, Ingrid Bergman (espionnage)@@@ (E)
Alicia, fille d'un espion nazi, mène une vie dépravée. Devlin lui propose de travailler pour les Etats Unis afin de réhabiliter son nom. Elle épouse donc un ancien ami de son père afin de l'espionne ...

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LES ENCHANTES, Stanislas Carre De Malberg 2022, Gregory Montel, Daphne Richard (sentimental)


Le papa, c'est Thierry, il est né déficient mental. La petite, c'est Luce. À eux deux, ils forment un bloc d'amour indestructible. Jusqu'au jour où Luce, six ans, va à l'école et prend conscience du handicap de son père. Craignant que le savoir ne les éloigne à jamais, elle décide de ne plus apprendre.
LES ENCHANTES, Stanislas Carre De Malberg 2022, Gregory Montel, Daphne Richard (sentimental) (E)
Le papa, c'est Thierry, il est né déficient mental. La petite, c'est Luce. À eux deux, ils forment un bloc d'amour indestructible. Jusqu'au jour où Luce, six ans, va à l'école et prend conscience du ...

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LES ENFANTS DES AUTRES, Rebecca Zlotowski 2022, Virginie Efira, Roschdy Zem (sentimental)@@


Rachel a 40 ans, pas d'enfant. Elle aime sa vie : ses élèves du lycée, ses amis, ses ex, ses cours de guitare. En tombant amoureuse d’Ali, elle s’attache à Leila, sa fille de 4 ans. Elle la borde, la soigne, et l’aime comme la sienne. Mais aimer les enfants des autres, c’est un risque à prendre…

TELERAMA
Virginie Efira, une quadragénaire sans enfants s’attache à la fille de son compagnon, Roschdy Zem. Un sujet rarement abordé au cinéma, traité avec une justesse lumineuse par Rebecca Zlotowski.

Il existe un curieux terme médical, plutôt humiliant, pour désigner une femme sans enfant ou du moins qui n’a pas accouché : nullipare. Déjouer la part négative contenue dans ce terme est clairement le projet de ce film plein d’allant, qui débute sur l’image d’une tour Eiffel illuminée. Ce n’est pas un conte de fées, encore que brille l’étincelle de l’amour. Voici Rachel, une femme de 40 ans, de confession juive. Elle est enseignante de français dans un collège parisien. Épanouie malgré un certain manque : elle est sans enfant et désireuse d’en avoir. Elle sait que pour elle le compte à rebours est lancé. Une opportunité se présente lorsqu’elle rencontre Ali (Roschdy Zem, séduisant au naturel) dans un cours de guitare. Tous deux s’éprennent l’un de l’autre. Une histoire sérieuse débute. Lui a une enfant, une fille de 5 ans, Leïla. Au fil des jours, Rachel s’attache de plus en plus à elle. En attendant de tomber peut-être enceinte, elle couve Leïla comme si c’était sa propre enfant.

Ce statut compliqué de « belle-mère » a été très rarement abordé au cinéma, sinon de manière caricaturale. Rebecca Zlotowski (Grand Central, Une fille facile) s’en empare de manière originale, en traitant chacune des situations auxquelles Rachel se retrouve confrontée avec justesse. Une justesse vibrante, toute musicale, où la joie et le tourment semblent indémêlables. Car bien sûr, il y a des paroles blessantes, un sentiment d’exclusion, une place difficile à trouver. La force des Enfants des autres tient beaucoup à cet équilibre que la réalisatrice a su trouver : de l’émotion, mais en évitant avec soin le pathos du mélodrame. La BO, riche et harmonieuse (avec des chansons d’Yves Simon, Doris Day, Georges Moustaki…), donne le ton, entre réalisme et romanesque.

Les ouvertures à l’iris, les fondus au noir font penser à Truffaut. Mais à un Truffaut qui serait résolument politique. Car la réalisatrice envisage Rachel comme une héroïne offensive, désirante et désirable, un symbole de femme de cœur, d’intelligence et d’action. Le contraire d’une victime. Le personnage est très investi dans son travail, faisant tout pour pousser vers le haut l’un de ses élèves en difficulté. Aussi audacieuse que son personnage, Rebecca Zlotowski en vient à rendre crédible un type de lien très loin des clichés entre Rachel et la mère de Leïla (Chiara Mastroianni) : un lien adulte et responsable.

On devine çà et là que l’auteure a glissé beaucoup d’éléments autobiographiques. Mais cette dimension personnelle se fond dans la fiction, universelle, facile d’accès. Virginie Efira livre une prestation rayonnante, pleine d’énergie vitale. Un moment, la caméra la suit dans la rue et filme son visage en plans rapprochés, assez longuement. C’est une séquence libre, généreuse, comme un cadeau. Amour, amitié, complicité, sororité, tout cela transparaît alors dans le regard de la cinéaste sur celle qui l’a si joliment inspirée.
LES ENFANTS DES AUTRES, Rebecca Zlotowski 2022, Virginie Efira, Roschdy Zem (sentimental)@@ (E)
Rachel a 40 ans, pas d'enfant. Elle aime sa vie : ses élèves du lycée, ses amis, ses ex, ses cours de guitare. En tombant amoureuse d’Ali, elle s’attache à Leila, sa fille de 4 ans. Elle la borde, la ...

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LES ENFANTS DES JUSTES, Fabien Onteniente 2022, Mathilde Seigner, Gerard Lanvin@@


Dordogne, 1942; la ferme de Virgile et Blanche est proche de la ligne de démarcation et Virgile aide volontiers ceux qui veulent passer en zone libre; le couple recueille Sarah et Simon, deux enfants juifs; des liens indéfectibles se nouent.
LES ENFANTS DES JUSTES, Fabien Onteniente 2022, Mathilde Seigner, Gerard Lanvin@@ (E)
Dordogne, 1942; la ferme de Virgile et Blanche est proche de la ligne de démarcation et Virgile aide volontiers ceux qui veulent passer en zone libre; le couple recueille Sarah et Simon, deux enfants juifs; des liens indéfecti ...

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LES ENFANTS DU MARAIS Jean Becker 1999, Andre Dussolier, Michel Serrault, Jacques Gamblin, Jacqies Villeret@@


Dans la France des années 1930, Garris, homme simple et bienfaisant démobilisé lors de la Première Guerre mondiale, s'installe près d'un marais où vit déjà Riton avec sa seconde épouse et ses trois enfants.
LES ENFANTS DU MARAIS Jean Becker 1999, Andre Dussolier, Michel Serrault, Jacques Gamblin, Jacqies Villeret@@ (E)
Dans la France des années 1930, Garris, homme simple et bienfaisant démobilisé lors de la Première Guerre mondiale, s'installe près d'un marais où vit déjà Riton avec sa seconde &eacut ...

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LES ENFANTS DU PARADIS, Jose Martinez 2012 (ballet)


LES ENFANTS DU PARADIS, Jose Martinez 2012 (ballet) (E)
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LES ENFANTS DU SECRET, David Morlet 2018, Lucie Lucas, Pierre-Yves Bon (science fiction)


Nous voici plongés dans la légende des Momies de Saint-Michel, ces corps naturellement embaumés qui furent une attraction tout au long du 19e siècle.

TELERAMA
Le réalisateur délaisse vite la veine horrifique pour privilégier le sillon touristique, comme dans un épisode de Meurtres à…, la série de polars à fort ancrage régional de France Télévisions : l’enquête est donc l’occasion de visiter du pays… Saturée de figures paternelles indignes — l’héroïne ne connaît pas son père —, l’intrigue avance à coups de rebondissements poussifs, jusqu’au dénouement, invraisemblable. Tout ça pour ça.
LES ENFANTS DU SECRET, David Morlet 2018, Lucie Lucas, Pierre-Yves Bon (science fiction) (E)
Nous voici plongés dans la légende des Momies de Saint-Michel, ces corps naturellement embaumés qui furent une attraction tout au long du 19e siècle.

TELERAMA
Le réalisateur délaisse vi ...

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LES ENFANTS DU SIECLE, Diane Kurys, Juliette Binoche, Benoit Magimel (biopic George Sand)@@


En 1830, Aurore Dupin quitte son mari, le baron Dudevant, et part s'installer à Paris avec ses deux enfants. En 1832, à 28 ans, elle décide de s'habiller comme un homme et de fumer le cigare. Elle devient écrivain, sous le nom de George Sand, et fait publier des livres sur l'esclavage du mariage et le droit au plaisir sexuel pour les femmes.

TELERAMA
En 1833, George Sand, née Aurore Dupin, qui avait quitté sa province et son mari, le baron Dudevant, pour monter à Paris et se consacrer entièrement à la littérature, rencontre le séduisant poète Alfred de Musset. Entre cette femme qui s'habille en homme, fume le cigare et aime à faire scandale par ses écrits, et le poète romantique, c'est le coup de foudre immédiat. Afin de fuir le qu'en dira-t-on parisien, tous deux s'installent à Venise où leur liaison, loin de ressembler à une agréable lune de miel, vire à l'aigre. Volage et débauché, Alfred de Musset fréquente assidûment les prostituées, se noie dans l'alcool et les drogues...
LES ENFANTS DU SIECLE, Diane Kurys, Juliette Binoche, Benoit Magimel (biopic George Sand)@@ (E)
En 1830, Aurore Dupin quitte son mari, le baron Dudevant, et part s'installer à Paris avec ses deux enfants. En 1832, à 28 ans, elle décide de s'habiller comme un homme et de fumer le cigare. Elle devient écrivai ...

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LES ENFANTS DU SILENCE, Randa Haines 1986, William Hurt, Marlee Matlin (societe)@@


James Leed est un novateur dans sa profession. Il est professeur pour enfants sourds et ne fait preuve d'aucune compassion. Il pense et parle librement, aborde tous les sujets tabous et obtient des résultats qui surprennent ses collègues et supérieurs hiérarchiques qui l'estiment et l'admirent. L'arrivée de Sarah, née complétement sourde, va representer un défi pour le jeune professeur. Vite amoureux d'elle, il va découvrir une femme qui refuse tout compromis.

TELERAMA
James Leeds, un jeune professeur pour sourds-muets bardé de diplômes, débute dans une nouvelle école. Malgré les mises en garde du directeur de l'établissement, il applique des méthodes inhabituelles qui ont le don de lui attirer la sympathie des élèves tout en donnant des résultats spectaculaires. C'est ainsi qu'il n'hésite pas à faire danser toute sa classe sur des rythmes de rock. Il rencontre plus de difficultés avec Sarah, unejeune femme qui refuse obstinément d'apprendre à lire sur les lèvres et se retranche dans une farouche hostilité. James parvient à l'apprivoiser. Peu à peu se noue entre eux un amour profond, que les difficultés de communication viennent cependant peu à peu assombrir...
LES ENFANTS DU SILENCE, Randa Haines 1986, William Hurt, Marlee Matlin (societe)@@ (E)
James Leed est un novateur dans sa profession. Il est professeur pour enfants sourds et ne fait preuve d'aucune compassion. Il pense et parle librement, aborde tous les sujets tabous et obtient des résultats qui surprennent ses coll& ...

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LES ESPIONS D A COTE, Greg Mottola 2016, Jon Hamm, Gal Gadot.


Un couple habitant en banlieue emménage dans un nouveau quartier. Ils se retrouvent entraînés dans un complot international d'espionnage quand ils découvrent que leurs voisins -- qui auparavant semblaient être parfaits -- sont en fait des agents secrets.

TELERAMA
Jeff Gaffney, DRH dans une grande entreprise qui travaille pour le Département de la défense, et sa femme Karen, forment un couple sans histoires, qui coule des jours heureux dans une petite banlieue résidentielle d'Atlanta, en compagnie de ses deux enfants. Alors que leurs enfants sont en colonie de vacances, ils font connaissance avec leurs nouveaux voisins, les Jones, un couple glamour, sophistiqué et très amical. Rapidement, les Gaffney en viennent à soupçonner leurs trop charmants voisins d'être des agents secrets en mission. Ils se mettent à les suivre, pénètrent illégalement dans leur maison se retrouvent pris au coeur d'une opération spéciale qui les dépasse...

LES ESPIONS D A COTE, Greg Mottola 2016, Jon Hamm, Gal Gadot. (E)
Un couple habitant en banlieue emménage dans un nouveau quartier. Ils se retrouvent entraînés dans un complot international d'espionnage quand ils découvrent que leurs voisins -- qui auparavant semblaient êt ...

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LES ESTIVANTS, Valeria Bruni-Tedeschi 2018, Pierre Arditi (burlesque)@@


Une grande et belle propriété sur la Côte d'Azur. Un endroit qui semble hors du temps et protégé du monde. Anna arrive avec sa fille pour quelques jours de vacances. Au milieu de sa famille, de leurs amis, et des employés, Anna doit gérer sa rupture toute fraîche et l'écriture de son prochain film. Derrière les rires, les colères, les secrets, naissent des rapports de domination, des peurs et des désirs. Chacun se débrouille avec le mystère de sa propre existence.

TELERAMA
La réalisatrice franco-italienne s’appuie librement, cette fois, sur une pièce de Gorki.
Libre adaptation d’une pièce de Gorki, le film réunit une vingtaine de personnages dans une villa méditerranéenne, au milieu de l’été. Anna, qui est venue retrouver sa fille, terminer son scénario et digérer une rupture, essaie d’y trouver sa place. Chacun y joue sa partition : les bourgeois dans le jardin, le petit personnel dans la remise. Les rapports de pouvoir se mettent en place. Entre le beau-frère, industriel de droite, et l’amie, scénariste de gauche — dans la piscine, il tourne autour d’elle comme un requin essoufflé. Entre la vieille mère, qui rêve encore d’amour, et l’oncle un peu fou, qui montre ses fesses sans que personne y prête attention…

Dans ce ballet cacophonique très chorégraphié, personne ne se voit ni ne s’écoute. Les repas sont des moments de catharsis, où les langues se délient et les vieux démons familiaux refont surface. Anna, tout à sa rupture, est d’abord très combative : elle harcèle son ex au téléphone, le frappe sur le quai de la gare dans une scène inénarrable. Mais, peu à peu, elle se met en retrait, devient spectatrice de sa propre histoire. Au centre de tous ses films précédents, Valeria Bruni Tedeschi s’efface doucement dans celui-ci, jusqu’à disparaître dans une brume épaisse lors de la dernière scène — celle du tournage de son scénario enfin terminé —, baignée d’une nostalgie et d’une musique felliniennes. Les personnages, morts et vivants réunis, sont enfin apaisés. Dans ce brouillard artificiel, la vraie vie s’estompe, l’illusion triomphe.

LES ESTIVANTS, Valeria Bruni-Tedeschi 2018, Pierre Arditi (burlesque)@@ (E)
Une grande et belle propriété sur la Côte d'Azur. Un endroit qui semble hors du temps et protégé du monde. Anna arrive avec sa fille pour quelques jours de vacances. Au milieu de sa famille, de leurs amis, ...

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LES EVADES, Frank Darabont 1994, Tim Robbins, Morgan Freeman (societe)


En 1947, Andy Dufresne, un jeune banquier, est condamné à la prison à vie pour le meurtre de sa femme et de son amant. Ayant beau clamer son innocence, il est emprisonné à `Shawshank', le pénitencier le plus sévère de l'Etat du Maine. Il y fait la rencontre de Red, un homme désabusé, détenu depuis 20 ans. Commence alors une grande histoire d'amitié entre les deux hommes.

TELERAMA
L’histoire se plie aux règles du film de prison, avec bagarres spectaculaires et évasion minutieuse. Le réalisateur Frank Darabont retrouve par bribes l’atmosphère carcérale dépeinte par Stephen King dans Différentes Saisons. Il sait parfaitement tirer les ficelles d’un thriller ingénieux et captivant, serre ses héros de près, s’attache avec chaleur à leur forger une personna­lité complexe, attirante. L’un, idéaliste et secret, l’autre, cabotin bavard, virtuose du marché noir. Aidé par la sensibilité de ses interprètes, le cinéaste parle surtout d’espoir et d’humanité.
LES EVADES, Frank Darabont 1994, Tim Robbins, Morgan Freeman (societe) (E)
En 1947, Andy Dufresne, un jeune banquier, est condamné à la prison à vie pour le meurtre de sa femme et de son amant. Ayant beau clamer son innocence, il est emprisonné à `Shawshank', le pénitencie ...

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LES FANTASMES, Stéphane et David Foenkinos 2021, Monica Bellucci, Carole Bouquet, Nicolas Bedos, Karin Viard, Josephine Japy, Denis Podalydes (societe)@@


Face à leurs fantasmes, six couples tentent d'explorer les faces cachées de leur vie intime. Six questionnements sur l'accès au plaisir. Du jeu de rôle à l'abstinence, en passant par l'exhibition, ces histoires parallèles abordent le thème du désir des uns et des autres, ainsi que ses manifestations de nos jours.

TELERAMA
Six couples, six fantasmes sexuels, de l’hypophilie à l’autagonistophilie… Des mots compliqués pour parler de « déviances » plus ou moins étonnantes ou connues, comme être excité quand l’autre pleure ou par le fait d’être regardé (on est loin des films Titane ou Crash…).

Les frères Foenkinos (Jalouse) lorgnent du côté de Dino Risi et de ses Monstres, sans jamais atteindre le niveau de tragique et de cruauté du film à sketchs italien. Car ils semblent empêtrés par toutes les stars qu’ils ont convoquées et à qui le scénario n’offre que des situations superficielles. Pourtant, tourné en 2020, entre les deux confinements, Les Fantasmes avait de la matière à creuser (qu’est-ce qu’aimer dans un monde aseptisé ?, comment se désirer et se toucher par temps de pandémie ?…), mais il reste terriblement déconnecté de l’air du temps et pauvrement anecdotique.

Finalement, le comble de ce film qui se veut chic, avec sa pléiade de vedettes, et osé avec ses histoires scabreuses, c’est que le sketch le plus réussi met en scène les tout jeunes et pas encore devenus stars William Lebghil et Joséphine Japy qui sont, eux, excités par… l’abstinence ! Il aurait été alors malin de finir sur cet épisode où le plaisir surgit du renoncement (et de la distanciation sociale !), pour donner un sens très actuel et plus profond à l’ensemble.
LES FANTASMES, Stéphane et David Foenkinos 2021, Monica Bellucci, Carole Bouquet, Nicolas Bedos, Karin Viard, Josephine Japy, Denis Podalydes (societe)@@ (E)
Face à leurs fantasmes, six couples tentent d'explorer les faces cachées de leur vie intime. Six questionnements sur l'accès au plaisir. Du jeu de rôle à l'abstinence, en passant par l'exhibition, ces histo ...

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LES FEMMES DE SES REVES, Peter Farrelly et Bobby Farrelly 2007, Ben Stiller, Michelle Monaghan (societe)@@


Eddie refuse de s'engager depuis toujours. Lassé de voir tous les autres s'épanouir et subissant la pression de son entourage, il décide de sauter le pas avec la belle Lila. Seulement quelques semaines après leur rencontre, il lui passe donc la bague au doigt. Malheureusement, lors de leur voyage de noces au Mexique, cette femme idéale se transforme en véritable monstre. Le quotidien d'Eddie devient un cauchemar.

TELERAMA
Les frères Farrelly traquent avec obstination la face cachée des êtres, le grouillement organique que masque la beauté physique. La vraie nature de Lila, par exemple, belle blonde cumulant a priori toutes les qualités, apparaît seulement après qu’Eddie l’a épousée. Le voyage de noces d’Eddie et Lila au Mexique tourne donc au cauchemar. Qu’est-ce qui transforme la femme idéale en monstre ? Le regard de l’autre. Qui peut aussi transformer une belle inconnue en femme idéale : dépité, Eddie craque pour une jolie brune qui lui semble plus familière que sa Miss Catastrophe. La séduire alors qu’il vient de se marier, ce qu’elle ignore ?

Feydeau et Labiche à Hollywood… Sous la mécanique de gags « hénaurmes » ou sophistiqués affleure une vision assez amère du couple. L’altérité, qui séduit de prime abord, effraie dès qu’on la voit en pleine lumière. Et si l’amour consistait à courir après sa propre ombre, celle qui vous ressemble et vous complète ? Aucun philosophe grec n’est crédité au scénario, pas de trace du Banquet au générique. Pourtant, sans le savoir, les Farrelly sont des platoniciens.

Depuis des années, Eddie cherche la femme parfaite. Et justement, il est persuadé d'avoir trouvé celle-ci sous les traits de la belle et sensuelle Lila. Il met donc fin à son célibat prolongé et l'épouse quelques semaines seulement après leur rencontre. Ses amis et parents sont d'ailleurs conquis par la jeune femme. Mais leur lune de miel au Mexique vire au cauchemar. Lila ne cache plus sa vraie nature. Eddie comprend qu'il a choisi la pire des compagnes. Au bord de la crise de nerfs, il fait la connaissance de Miranda et s'enflamme une fois de plus, convaincu d'avoir découvert l'âme soeur. Mais comment séduire la belle alors que Lila est toujours là ?...
LES FEMMES DE SES REVES, Peter Farrelly et Bobby Farrelly 2007, Ben Stiller, Michelle Monaghan (societe)@@ (E)
Eddie refuse de s'engager depuis toujours. Lassé de voir tous les autres s'épanouir et subissant la pression de son entourage, il décide de sauter le pas avec la belle Lila. Seulement quelques semaines après leur ...

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LES FEMMES DU 6eme ETAGE, Philippe Le Guay 2011, Fabrice Luchini@ (societe)@@


Paris, années 60. Jean-Louis Joubert, agent de change rigoureux et père de famille coincé, découvre qu'une joyeuse cohorte de bonnes espagnoles vit au sixième étage de son immeuble bourgeois. Maria, la jeune femme qui travaille sous son toit, lui fait découvrir un univers exubérant et folklorique à l'opposé des manières et de l'austérité de son milieu. Touché par ces femmes pleines de vie, il se laisse aller et goûte avec émotion aux plaisirs simples pour la première fois.
LES FEMMES DU 6eme ETAGE, Philippe Le Guay 2011, Fabrice Luchini@ (societe)@@ (E)
Paris, années 60. Jean-Louis Joubert, agent de change rigoureux et père de famille coincé, découvre qu'une joyeuse cohorte de bonnes espagnoles vit au sixième étage de son immeuble bourgeois. Maria, ...

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LES FEMMES DU SQUARE, Julien Rambaldi 2022, Eye Haïdara, Ahmed Sylla comique social)@@


Pour échapper à la vengeance de malfrats, Angèle, une Ivoirienne d'une trentaine d'années, parvient à se faire embaucher comme nounou par Hélène, une mère célibataire qui vit dans un quartier parisien bourgeois. Cependant, très vite, la jeune femme se rend compte que sa nouvelle situation est synonyme de précarité.

TELERAMA
Jolie comédie sociale sur les nounous africaines ou arabes, avec une héroïne incarnée avec une énergie et un bagout incomparables par Eye Haïdara.

Le réalisateur explore une terra incognita, celle des nounous africaines ou arabes qui s’occupent des enfants pendant que leurs mères travaillent pour gagner dix fois plus qu’elles. Et il crée un personnage irrésistible : Angèle, Ivoirienne d’une trentaine d’années, reine de la tchatche, impératrice du culot, capable de tous les métiers. Il y a quelque chose d’Erin Brokowich dans cette héroîne au look sexy assumé, qui slalome entre ennuis liés à son passé et volonté de s’improviser avocate d’une bonne cause. Comédie sociale un peu trop écrite par moments, mais joliment chaleureuse, le film donne le beau rôle à des femmes généralement laissées dans l’ombre, et magnifie l’incomparable Eye Haïdara (Le Sens de la fête, En thérapie, saison 2).
LES FEMMES DU SQUARE, Julien Rambaldi 2022, Eye Haïdara, Ahmed Sylla comique social)@@ (E)
Pour échapper à la vengeance de malfrats, Angèle, une Ivoirienne d'une trentaine d'années, parvient à se faire embaucher comme nounou par Hélène, une mère célibataire qui vit da ...

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LES FEUILLES MORTES, Aki Kaurismäki 2023 (thriller sentimental)@@


Lorsqu'Ansa, une célibataire qui traverse une période compliquée, tombe sur Holappa, un ouvrier du bâtiment, dans un karaoké d'Helsinki, c'est le coup de foudre. Elle lui laisse son numéro, mais il le perd. Il décide de se lancer à sa recherche et la retrouve un soir. Emplis d'espoir, ils débutent alors une relation amoureuse. Cependant, Holappa doit régler son problème d'alcoolisme qui lui vaut d'ailleurs de perdre son emploi. Il ne s'agit pas du seul obstacle au bon fonctionnement de leur relation, mais Ansa et Holappa sont déterminés à avoir enfin leur part de bonheur...

TELERAMA
Deux soupirants malchanceux tentent de garder foi dans leur future histoire. Plus sincère que jamais, le Finlandais livre une singulière ode à la ténacité.

Il avait encore disparu, à nouveau six ans de silence depuis son dernier film, L’Autre Côté de l’espoir (2017), qui suivait Le Havre (2011). Rien n’est facile, à l’évidence, pour Aki Kaurismäki. Lui qui a si bien su nous parler de solidarité, de fraternité, court toujours le risque d’être rattrapé par ce qu’il voit de désespérant dans notre monde. Et d’arrêter tout. Cette fois, il nous le dit vraiment. Plus sincère que jamais, le cinéaste finlandais si plein de retenue ouvre son cœur et confie ses doutes en nous parlant d’amour. Il le fait comme les poètes, qui disent inséparablement la difficulté et le miracle d’aimer.

Entre la blonde Ansa et le taciturne Holappa, tout commence par un regard d’une magnifique pureté, dans un bar karaoké où un inconnu montre qu’il a de la voix en chantant un lied de Schubert. Comment aller plus loin que ce moment de grâce ? Il faudra une autre occasion. Ansa retourne à sa vie d’employée low cost dans un supermarché. Et l’ouvrier Holappa continue à forcer sur la boisson, à travailler pour de mauvais patrons. La noirceur les cerne, prête à bondir sur eux. Quand la facture d’électricité arrive, Ansa coupe le courant. Heureusement, le hasard veille et les chemins des deux solitaires se croisent à nouveau. À la sortie du cinéma, elle donne son numéro de téléphone sur un bout de papier, qui tombe sournoisement de la poche du blouson d’Holappa. Ils étaient pourtant si bien ensemble, devant l’affiche de… Brève Rencontre (1945), de David Lean.

« La vie sépare ceux qui s’aiment, tout doucement, sans faire de bruit. » Dans les paroles des Feuilles mortes, Kaurismäki a trouvé une mélancolie qui lui ressemble. Mais sa variation sur la fameuse chanson de Prévert et Kosma prend aussi un tour plaisant, parfois même comique : la vie sépare plusieurs fois ceux qui s’aiment… Autant dire qu’elle les réunit donc à maintes reprises. Tout est perdu, rien n’est jamais perdu : entre ces deux façons de voir l’existence, le cœur du réalisateur balance. Mais celui de ses personnages bat fort, sans hésiter : ces amoureux sont tendus vers la survie de leur histoire à peine commencée et sans cesse empêchée.

C’est un message de persévérance qui nous est envoyé. Comme Ansa et Holappa (Alma Pöysti et Jussi Vatanen, lunaires et émouvants), Kaurismäki, finalement, ne lâche rien. Il garde Godard, Bresson et Chaplin, ses dieux du cinéma qu’il salue par des clins d’œil fidèles, il garde ses décors épurés et colorés dans un style années 1950, son minimalisme chaleureux, son humour-politesse-du-désespoir. Et son inquiétude pour ses semblables. Les Feuilles mortes est rythmé par les sombres nouvelles que la radio donne de la guerre en Ukraine. Mais l’insistance de ces infos sur les bombardements russes fait qu’on entend peu à peu autre chose que le désastre : la résistance d’un pays. Dans l’Ukraine combative, le Finlandais a vu une leçon de courage qu’il a faite sienne. Et qui lui a inspiré un de ses plus beaux films.
LES FEUILLES MORTES, Aki Kaurismäki 2023 (thriller sentimental)@@ (E)
Lorsqu'Ansa, une célibataire qui traverse une période compliquée, tombe sur Holappa, un ouvrier du bâtiment, dans un karaoké d'Helsinki, c'est le coup de foudre. Elle lui laisse son numéro, mais il l ...

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LES FILLES DU DOCTEUR MARCH, Greta Gerwig 2019 (histoire social usua)@@@


Pendant la guerre de Sécession, dans le Massachusetts, Mme March et ses quatre filles, Jo, Beth, Amy et Meg tentent de se débrouiller tandis que leur père combat au front.

TELERAMA
’une major du cinéma américain produise aujour­d’hui ce remake des Quatre Filles du docteur March (déjà adapté trois fois) suggère une féminisation possible de Holly­wood : non seulement il s’agit d’héroïnes, mais la réalisation revient, cette fois, à une femme. D’un autre côté, difficile de prêter à cette histoire (publiée à partir de 1868 par Louisa May Alcott) une grande modernité. Les filles y restent dans l’attente plus ou moins avouée du prince charmant (pour trois sœurs sur quatre), et la mère, dans l’attente du père, parti au loin, là où le devoir l’appelle…

Greta Gerwig fut l’égérie gracieuse et gauche d’un renouveau du cinéma indépendant new-yorkais (Frances Ha, de Noah Baumbach, en 2012). Elle est ensuite devenue une réalisatrice en vue, avec Lady Bird (2017), portrait sensible d’une adolescente en révolte. Ici, face au matériau suranné du récit, elle en reste à un sage classicisme dans sa mise en scène. Son apport, son dépoussiérage tiennent tout entiers à sa direction d’acteurs, et plus encore au choix de ses interprètes. Aucune faute de goût dans ce générique scintillant et très à la page, des invitées prestigieuses aux jeunes stars en puissance. Meryl Streep joue de bon cœur la vieille tante féroce. Laura Dern (la mère) semble s’étonner de savoir si bien incarner la bonté inconditionnelle. Une génération en dessous, Emma Watson (Meg) et Florence Pugh (Amy) excellent et Louis Garrel (le prince charmant pauvre), s’amuse élégamment. Mais rien n’égale les pres­tations habitées de Timothée Chalamet (le prince charmant riche) et de Saoirse Ronan (Jo, la fille écrivaine). Lui demeure à la hauteur romantique de ses grands rôles dans Call me by your name et Un jour de pluie à New York. Elle, intense, parvient à troubler la joliesse ambiante, comme si son personnage, le plus émancipé de la famille, lui conférait une respon­sabilité supérieure.
LES FILLES DU DOCTEUR MARCH, Greta Gerwig 2019 (histoire social usua)@@@ (E)
Pendant la guerre de Sécession, dans le Massachusetts, Mme March et ses quatre filles, Jo, Beth, Amy et Meg tentent de se débrouiller tandis que leur père combat au front.

TELERAMA
’une major du cin&e ...

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LES FILS DE L HOMME, Alfonso Cuarón 2006 (science fiction horreur)@@


Dans une société futuriste où les êtres humains ne parviennent plus à se reproduire, l'annonce de la mort de la plus jeune personne, âgée de 18 ans, met la population en émoi. Au même moment, une femme tombe enceinte - un fait qui ne s'est pas produit depuis une vingtaine d'années - et devient par la même occasion la personne la plus enviée et la plus recherchée de la Terre. Un homme est chargé de sa protection.

TELERAMA
2027. Le monde est devenu stérile : plus aucune naissance. La dictature et le chaos règnent partout. Un film qui dénonce l’égoïsme suicidaire de nos sociétés.

Avant Gravity, Alfonso Cuarón filmait Londres en… 2027. Le cinéaste donne d’emblée le ton de son récit d’anticipation. Ici, pas de voitures volantes ni de buildings démesurés. Le frissonnant futur qu’il imagine ne fait que maquiller notre présent, en plus désespérant. L’Angleterre est devenue une dictature policière. Ailleurs, c’est le chaos. Theo (Clive Owen) a renoncé à ses convictions humanistes et vivote au jour le jour comme bureaucrate. Jusqu’au jour où son ancienne amante (Julianne Moore), chef d’une organisation clandestine, lui demande d’escorter une jeune fille, Kee, à travers le pays…

Si la trame est classique, le propos l’est moins : dans cet univers, il n’y a plus aucun enfant. L’humanité est devenue stérile. Dans ce contexte dépressif, Kee représente le seul espoir. Et il ne s’agit pas de n’importe quelle femme : Kee est une réfugiée, donc une moins-que-rien, dans ce pays qui harcèle et rejette les étrangers de manière abjecte. Tourné avec une brutalité quasi documentaire, le film est un miroir à peine déformant de l’Occident. Cuarón développe un discours saisissant contre les politiques actuelles de lutte contre l’immigration. C’est pourtant, nous dit-il, parmi ces hommes et ces femmes niés et pourchassés que se trouve le ferment de l’avenir. Les Fils de l’homme, ou le film d’anticipation que notre présent mérite.
LES FILS DE L HOMME, Alfonso Cuarón 2006 (science fiction horreur)@@ (E)
Dans une société futuriste où les êtres humains ne parviennent plus à se reproduire, l'annonce de la mort de la plus jeune personne, âgée de 18 ans, met la population en émoi. Au mê ...

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LES FOLIES FERMIERES, Jean-Pierre Améris 2021, Alban Ivanov, Sabrina Ouazani (societe)@@


David, jeune paysan du Cantal, vient d'avoir une idée : pour sauver son exploitation de la faillite, il va monter un cabaret à la ferme. Le spectacle sera sur scène et dans l'assiette, avec les bons produits du coin. Il en est sûr, ça ne peut que marcher. Ses proches, sa mère et surtout son grand-père, sont plus sceptiques.

TELERAMA
Dans ce feel good movie inspiré d’une histoire vraie, un éleveur cantalou sauve son exploitation en y ouvrant un cabaret où défilent de surprenants artistes de foire. Une réussite inclusive et pleine de bienveillance.

Bonne surprise que ce feel good movie, inspiré de l’histoire vraie d’un éleveur du Tarn, qui a sauvé son exploitation grâce à une diversification spectaculaire : l’ouverture, sur place, d’un cabaret. Jean-Pierre Améris délocalise l’intrigue dans le Cantal, où un producteur laitier au bord de la liquidation (Alban Ivanov, taillé pour le rôle) rencontre une spécialiste de la pole dance (Sabrina Ouazani, tout en bagout). Il s’agit, en somme, de revitaliser le domaine, en transformant les bottes de paille en bancs et les palettes de bois en tables.

La vertu première du film consiste à mettre en lumière une population rurale, sans mépris de classe, en jonglant avec les codes des émissions fédératrices de télé-réalité. La phase de recrutement, façon « freaks » du music-hall, se révèle un mélange osé de L’amour est dans le pré et de La France a un incroyable talent. Mention spéciale à l’hypnotiseur-télépathe, qui aurait bien mérité quelques scènes supplémentaires.

Crémière magicienne et sosie de Dalida
Cela dit, Améris n’occulte en rien la dimension sociale : le mal-être des agriculteurs reste d’une actualité brûlante, avec la flambée du prix des matières premières. Les Folies fermières ne cherche pas à se placer, par opportunisme commercial, dans le sillage des succès du cinéma français à la campagne, comme Petit Paysan (Hubert Charuel, 2017) et Au nom de la terre (Édouard Bergeon, 2019). Il est, au contraire, mû par l’intérêt sincère du réalisateur pour les inadaptés sociaux (Les Émotifs anonymes, 2010) et les artistes de foire (L’Homme qui rit, 2012).

Si les personnages trouvent une profondeur inattendue, c’est qu’ils existent moins par leur fonction que par leur passion : une crémière magicienne, ou un vendeur de magasin de bricolage, sosie de Dalida. L’évolution de l’héroïne, devenue meneuse de revue, se raconte, d’ailleurs, par l’enchaînement de ses numéros. La (petite) réussite du film tient dans le regard du cinéaste sur ces pieds nickelés. Un regard jamais moqueur, toujours bienveillant et inclusif.
LES FOLIES FERMIERES, Jean-Pierre Améris 2021, Alban Ivanov, Sabrina Ouazani (societe)@@ (E)
David, jeune paysan du Cantal, vient d'avoir une idée : pour sauver son exploitation de la faillite, il va monter un cabaret à la ferme. Le spectacle sera sur scène et dans l'assiette, avec les bons produits du coin. Il ...

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LES FRAISES SAUVAGES, Ingmar Bergman 1957, Victor Sjöstrom, Bibi Andersson (societe)@@@


Isak Borg, 78 ans, a derrière lui une brillante carrière de docteur en médecine. À l'aube du jour de son jubilé, où l'université de Lund doit lui rendre hommage, le vieil homme décide soudainement de ne pas prendre l'avion comme prévu, mais de s'y rendre en voiture.

TELERAMA
“ L'approche de la mort nous apprend la vanité des choses auxquelles on a consacré sa vie en laissant de côté l'essentiel, le bonheur... ”
LES FRAISES SAUVAGES, Ingmar Bergman 1957, Victor Sjöstrom, Bibi Andersson (societe)@@@ (E)
Isak Borg, 78 ans, a derrière lui une brillante carrière de docteur en médecine. À l'aube du jour de son jubilé, où l'université de Lund doit lui rendre hommage, le vieil homme décide ...

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LES FRERES SISTERS, Jacques Audiard 2018, John Reilly, Joaquin Phoenix (western)@@


Dans l'Oregon, dans les années 1850, les frères Eli et Charlie Sisters, deux chasseurs de primes, traquent un chercheur d'or ayant volé leur patron, le Commodore. Charlie accepte son destin meurtrier tandis qu'Eli commence à montrer des signes de fatigue face à cette violence. Ils sont accompagnés par le détective Morris et Hermann Kermit Warm, un chimiste qui, en pleine ruée vers l'or, a développé une formule permettant de localiser le précieux métal.
LES FRERES SISTERS, Jacques Audiard 2018, John Reilly, Joaquin Phoenix (western)@@ (E)
Dans l'Oregon, dans les années 1850, les frères Eli et Charlie Sisters, deux chasseurs de primes, traquent un chercheur d'or ayant volé leur patron, le Commodore. Charlie accepte son destin meurtrier tandis qu'Eli comme ...

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LES GRAINES DU FIGUIER SAUVAGE, Mohammad Rasoulof 2024 Mahsa Rostami, Niousha Akhshi (societe)@@@


Iman vient d'être promu juge d'instruction au tribunal révolutionnaire de Téhéran quand un immense mouvement de protestations populaires commence à secouer le pays. Dépassé par l'ampleur des évènements, il se confronte à l'absurdité d'un système et à ses injustices mais décide de s'y conformer. A la maison, ses deux filles, Rezvan et Sana, étudiantes, soutiennent le mouvement quand sa femme, Najmeh, tente de ménager les deux camps. Lorsque son arme de service disparaît mystérieusement.

TELERAMA
Tourné secrètement en Iran alors que les femmes réclamaient “vie et liberté”, émaillé d’images des manifestations, un thriller d’une force politique inouïe.

Le cinéma peut-il changer le monde ? Voilà que cette vieille interrogation, que d’aucuns peuvent trouver naïve, revient avec force, ravivée par ce film iranien d’une puissance inouïe, tant d’un point de vue esthétique que politique. C’est en résistant manifeste que Mohammad Rasoulof est parvenu à le réaliser avant de partir clandestinement de son pays fin avril, pour venir le présenter au Festival de Cannes, où il a obtenu le Prix spécial du jury. L’auteur remarquable d’Un homme intègre (2017) et du Diable n’existe pas (2021), persécuté par la République islamique, savait sans doute en faisant ce film-ci qu’il atteindrait un point de non-retour et que ce combat de l’intérieur serait le dernier. Sans que ce soit un baroud d’honneur, bien au contraire.

Soit une famille de la petite bourgeoisie, à Téhéran. Un couple, avec ses deux filles, l’une étudiante, l’autre lycéenne. Le foyer semble vivre en harmonie. Les parents sont aimants quoique stricts. Le père, Iman, vient d’être nommé enquêteur au tribunal révolutionnaire. Il est heureux. Encore une étape à franchir et il pourra bientôt devenir juge d’instruction, son vœu le plus cher. Hélas, ce travailleur zélé déchante vite. Il se rend compte qu’il est contraint de signer de manière quasi automatique des mandats d’exécution capitale, sans avoir la possibilité d’étudier sérieusement les dossiers. Cet homme est certes rigoriste mais moral. Il se retrouve embrigadé dans un système absurde et violent, qui lui pose de sérieux problèmes de conscience. Il commence de surcroît son nouveau métier au pire moment, dans un contexte d’extrême tension : un peu partout dans le pays, les femmes sont descendues dans la rue, protestent et manifestent. C’est un soulèvement, qui provoque un vent de panique chez les mollahs. Ceux-ci répondent par une violente répression.

“À bas la théocratie ! Femme, vie, liberté !”
Et bam ! Voilà que Mohammad Rasoulof balance avec courage toute une série de grenades. À savoir ces vidéos filmées de manière sauvage qui ont circulé partout sur les réseaux sociaux, révélant les rassemblements massifs de femmes, les conductrices extirpées des véhicules, les matraquages systématiques, un pays au bord de l’embrasement. Un climat insurrectionnel où l’on entend distinctement des slogans forts : « À bas la théocratie ! À bas le dictateur ! Femme, vie, liberté ! » Le décès retentissant de Mahsa Amini, étudiante arrêtée et battue à mort en septembre 2022 pour « port de vêtements inappropriés », est directement évoqué. Qu’un film soit raccord avec une actualité récente si brûlante et si importante, en intégrant au cœur même de la fiction de tels documents explosifs, est rarissime. Et l’on n’est pas au bout de nos surprises.

Car ce qui se déroule dans la rue vient directement impacter le huis clos, savamment orchestré, dans l’appartement familial. Un monde en soi, de surveillance, de choses qu’il faut taire, de secrets échangés, d’interrogatoires, d’accords passés. Le foyer jusque-là uni commence à se fissurer. Tandis qu’Iman étouffe ses scrupules et se soumet de plus en plus à l’ordre établi, ses deux filles, elles, soutiennent le mouvement des femmes. Au grand dam de la mère, qui se range plutôt du côté de son mari, tout en ayant un double discours, voulant ménager les deux camps. Sans parvenir pour autant à calmer l’ardeur qui monte chez les uns et les autres, surtout chez le père, de plus en plus agité par la disparition inexpliquée de son arme de service. Une séquence, saillante, résume sa confusion et l’écart (voire le gouffre) générationnel. Il s’arrête à un feu de circulation sur la route, à côté d’une autre voiture. Au volant, il voit une jeune femme, non seulement sans voile, mais les cheveux très courts, portant casquette et piercing. Iman reste interloqué, puis baisse sa vitre, est sur le point de dire quelque chose, mais se ravise. Son regard noir d’homme qui bout annonce un basculement.

Les Graines du figuier sauvage prend de fait la direction très inattendue d’un vrai thriller, aussi implacable que riche de métaphores. Avec paranoïa galopante, course-poursuite en voiture, séquestration et cache-cache angoissant dans un village labyrinthique en ruine. Le finale est impressionnant, guidé par la cadette, rebelle souveraine et inventive, symbole d’une jeunesse dans laquelle le cinéaste a foi. C’est elle, associée au mouvement lancé par les femmes, qui pourra libérer le pays de son régime d’oppression. La victoire est proche, à n’en pas douter. Déjà actée par ce film.


LES GRAINES DU FIGUIER SAUVAGE, Mohammad Rasoulof 2024 Mahsa Rostami, Niousha Akhshi (societe)@@@ (E)
Iman vient d'être promu juge d'instruction au tribunal révolutionnaire de Téhéran quand un immense mouvement de protestations populaires commence à secouer le pays. Dépassé par l'ampleur des & ...

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LES GRANDES FAMILLES, Denys de La Patellière 1958, Jean Gabin, Jean Desailly (societe)@@


La famille Schoudler règne sur le monde du sucre, de la banque et de la presse. Le chef du clan, Noël Schoudler, impose sa loi et n'hésite pas à éliminer tous ceux qui lui résistent. Pour lui, tout est bon pour sauver le prestige et la fortune des Schoudler.

TELERAMA
Dynastie du sucre, de la banque et de la presse. Le roman de Maurice Druon (prix Goncourt 1948) se déroulait dans les années 20. On l'a modernisé, ce qui n'a pas empêché l'ex-future Nouvelle Vague de se déchaîner contre ce produit vieillot et dépassé. Gabin y entamait sa carrière plan-plan de patriarche (troublée, tout de même, par Le Président, l'année suivante, le film, décrié à tort, d'Henri Verneuil).

Pierre Brasseur est épatant en mauvais sujet d'une famille vaguement ennuyeuse quand même. Réplique d'Audiard, dans la bouche d'Annie Ducaux, bourgeoise catholique exemplaire : « Quelle différence entre refuser un enfant au moment où l'on doit le concevoir et le refuser six semaines plus tard ? Elle commettra un péché de plus, voilà tout. Quand on est dans une série... »
LES GRANDES FAMILLES, Denys de La Patellière 1958, Jean Gabin, Jean Desailly (societe)@@ (E)
La famille Schoudler règne sur le monde du sucre, de la banque et de la presse. Le chef du clan, Noël Schoudler, impose sa loi et n'hésite pas à éliminer tous ceux qui lui résistent. Pour lui, tout es ...

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LES GRANDES ONDES, Lionel Baier 2013, Michel Vuillermoz, Valerie Donzelli (comique)@@


Avril 1974, Julie Dujonc-Renens, jeune journaliste féministe, et Joseph-Marie Cauvin, grand reporter roublard à la radio suisse, sont envoyés au Portugal pour enquêter sur l'aide de la Confédération helvétique aux pays pauvres. La cohabitation à bord du bus conduit par Bob, ingénieur du son proche de la retraite, fait des étincelles.

TELERAMA
En 1974, une équipe de la radio suisse en reportage au Portugal tombe par hasard en pleine “révolution des œillets”. Une belle comédie, portée par des acteurs inspirés, Michel Vuillermoz en tête.

Le sujet vaut son pesant d’emmenthal. En avril 1974, trois Suisses sont envoyés au Portugal. Sujet : que font ces braves gens « sous-développés » avec le soutien économique de l’opulente Confédération helvétique ? Des logements, des écoles ? Pas folichon, comme mission. D’autant que, sur place, nos pieds nickelés ont beau sillonner les routes, entassés dans un Combi Volkswagen cent pour cent seventies, ils dénichent peu de preuves de ladite générosité suisse… Or, pendant qu’ils battent la campagne, un événement historique majeur se prépare à leur insu : la révolution des Œillets, qui mettra fin à la dictature salazariste.

De cette quête bringuebalante, de ce « rien » qui débouche sur un heureux bouleversement politique, le réalisateur (suisse) Lionel Baier fait un road movie rythmé, une étude de caractères pleine de vivacité et de tendresse. Un film « d’époque » qui préfère capter l’impact enivrant d’une révolution inattendue plutôt que de se livrer à une reconstitution nostalgique des années 1970. D’ornières en déconvenues, de coups de gueule en gags inventifs (et une scène de comédie musicale), ces héros deviennent plus poétiques, plus attachants. En particulier Cauvin, vétéran de toutes les guerres, hâbleur, vantard et macho, qui se révèle un homme à bout, fêlé par la solitude, fêlé tout court. Dans ce rôle délicat, où le comique se nimbe d’émotion, Michel Vuillermoz est magnifique. En adorable « emmerdeuse » (c’est Cauvin qui le dit), Valérie Donzelli fait des étincelles.
LES GRANDES ONDES, Lionel Baier 2013, Michel Vuillermoz, Valerie Donzelli (comique)@@ (E)
Avril 1974, Julie Dujonc-Renens, jeune journaliste féministe, et Joseph-Marie Cauvin, grand reporter roublard à la radio suisse, sont envoyés au Portugal pour enquêter sur l'aide de la Confédération ...

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LES GRANDES VACANCES, Jean Girault 1967, Louis De Funes (comique)@


Philippe Bosquier fait le désespoir de son père, un éminent directeur de collège. Le jeune homme vient en effet d'être refusé au baccalauréat à cause d'une très mauvaise note en anglais.

TELARAMA
Parce que son fils Philippe a raté son bac, Bosquier décide de l’expédier en Angleterre pour un séjour linguistique. Il accueillera en échange la fille d’un distillateur de whisky écossais. Mais le fils à papa a préféré prendre des vacances avec des copains, et il a envoyé à sa place le gros Michonnet…

On peut avoir de coupables indulgences pour ce « classique ». La mise en scène passe-partout est tout entière au service des pitreries du grand Louis, et c’est une bonne chose : voir sous toutes les coutures le petit bonhomme irascible piquer ses crises parce que rien ne se passe comme il le désire relève à la fois du cartoon et de la psychanalyse.

Le pouvoir de séduction de ce film mineur tient aussi à l’image qu’il nous renvoie de la France des années 1960, découvrant horrifiée le « péril jeune » — ici, rien que des blousons dorés et des filles en minijupe, demain Mai 68… Ce divertissement hors d’âge est à montrer aux enfants d’aujourd’hui. Qu’ils voient de quoi on riait jadis.
LES GRANDES VACANCES, Jean Girault 1967, Louis De Funes (comique)@ (E)
Philippe Bosquier fait le désespoir de son père, un éminent directeur de collège. Le jeune homme vient en effet d'être refusé au baccalauréat à cause d'une très mauvaise note en ...

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LES GRANDS ESPACES, William Wyler 1958, Gregory Peck, Charlton Heston@@


James McKay, ancien marin, vient de quitter Baltimore pour se rendre dans un petit village des prairies du Middle West. Là, il doit épouser Patricia, la fille du major Terrill, arrogant propriétaire d'un vaste ranch à San Rafael. À son arrivée au village, il est maltraité par Buck Hannassey et ses frères.
LES GRANDS ESPACES, William Wyler 1958, Gregory Peck, Charlton Heston@@ (E)
James McKay, ancien marin, vient de quitter Baltimore pour se rendre dans un petit village des prairies du Middle West. Là, il doit épouser Patricia, la fille du major Terrill, arrogant propriétaire d'un vaste ranch &ag ...

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LES GRANDS ESPRITS, Olivier Ayache-Vidal 2017, Denis Podalydès, Abdoulaye Diallo, Léa Drucker (societe)@@


François Foucault, professeur agrégé de lettres au lycée Henri-IV, mène la vie dure à ses élèves. Sans pitié dans ses notations, il l'est également au moment où il rend les copies. Il va devoir faire preuve d'un peu plus d'humilité quand il est contraint d'enseigner pendant un an dans un collège de banlieue. Pour cet homme évoluant dans un milieu bourgeois, le voilà déstabilisé. Pour ne rien arranger, ses collègues, qui le trouvent arrogant, n'aiment pas ses méthodes.

TELERAMA
Un prof parisien est envoyé en banlieue. Pressé d’émouvoir et d’arrondir les angles, ce film touche pourtant par sa vérité et la qualité de ses interprètes.
Un jour qu’il pérore sur la nécessité d’envoyer dans les banlieues les meilleurs professeurs, François Foucault est pris au mot par l’Éducation nationale. Le voilà obligé de quitter son prestigieux lycée parisien et de passer le périphérique. Sa mission : analyser les problèmes des enseignants et ceux des élèves dans un établissement difficile, tout en y faisant la classe…

Le scénario va malheureusement faire trop vite fondre le cœur de l’intransigeant François Foucault. Ce grand esprit s’éprend d’une collègue, en couple avec un prof de maths borné, et découvre que les sales gosses qu’il initie aux Misérables ont des talents cachés. Si la démonstration est un brin convenue, on sent l’envie sincère de redonner espoir en l’éducation. Entre les élèves et la caméra, une rencontre a lieu, qui apporte de la vérité aux sujets abordés : la discipline, la pédagogie… Quant à Denis Podalydès, dans le rôle de l’enseignant contraint de revoir ses classiques, il trouve, avec une belle évidence, la note juste.
LES GRANDS ESPRITS, Olivier Ayache-Vidal 2017, Denis Podalydès, Abdoulaye Diallo, Léa Drucker (societe)@@ (E)
François Foucault, professeur agrégé de lettres au lycée Henri-IV, mène la vie dure à ses élèves. Sans pitié dans ses notations, il l'est également au moment où il ...

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LES GRIFFES DU LION, Richard Attenborough 1972, Robert Shaw, Anne Bankroft, Simon Ward (saga bio Churchill)@@


Les débuts dans le monde politique du jeune Winston Churchill. Après une enfance bourgeoise fortement marquée par la personnalité de ses parents, il commence à faire carrière dans l'armée, avant d'être tenté par la vie politique. Il profite d'une réputation flatteuse acquise après son évasion durant la guerre des Boers pour s'y lancer, en se faisant élire au Parlement.

TELERAMA
Né dans l'une des familles les plus titrées du pays, Winston Churchill parvient à l'âge d'homme doté de deux solides images parentales, d'un côté son père, Sir Randolph, un homme imposant et austère, de l'autre sa mère, Lady Jennie, belle, gracieuse et terriblement distante. Winston ne se distingue pas particulièrement à l'école. Il entre même difficilement à l'Ecole militaire, au grand désespoir de son père qui voit parallèlement sa carrière politique sombrer. Mais le jeune homme est ambitieux. Il effectue aux Indes et au Soudan quelques coups d'éclat qui le couvrent de gloire militaire et de médailles si utiles pour se faire élire député. Sa première tentative en ce sens est un échec. Winston persévère et finit par gagner la confiance des électeurs...
LES GRIFFES DU LION, Richard Attenborough 1972, Robert Shaw, Anne Bankroft, Simon Ward (saga bio Churchill)@@ (E)
Les débuts dans le monde politique du jeune Winston Churchill. Après une enfance bourgeoise fortement marquée par la personnalité de ses parents, il commence à faire carrière dans l'armée, av ...

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LES HARKIS, Alain Tasma 2009, Smaïn Fairouze, Leïla Bekhti (guerre histoire)@


À la fin des années 1950 et au début des années 1960, alors la guerre d'Algérie se prolonge, Salah, Kaddour et d'autres jeunes algériens sans ressources rejoignent l'armée française, en tant que harkis. À leur tête, le lieutenant Pascal.

TELERAMA
En 1959, plusieurs Algériens décident de rejoindre l’armée française. Une étude rigoureuse sur le triste sort des harkis, mais qui manque d’émotion.

Le triste sort des harkis, instrumentalisés puis abandonnés par l’État français, reste encore un chapitre largement sous-représenté de la guerre d’Algérie. Philippe Faucon a le mérite de s’y atteler pour réparer ce manque. Il a déjà évoqué cette guerre (La Trahison, 2005) et ses répercussions sur la communauté maghrébine en France. Il choisit ici d’entrecroiser le destin de plusieurs jeunes Algériens, originaires de villages isolés, qui ont décidé de rejoindre l’armée française à partir de 1959. Par nécessité de nourrir sa famille pour l’un ; en réaction à des violences perpétrées par le FLN pour le deuxième ; par adhésion ou simple suivisme pour d’autres…

Les Harkis est un film qui se refuse à toute simplification. Il prend en compte les tournants décisifs sur les trois dernières années du conflit, l’histoire qui se précipite, transformant la situation en piège pour les harkis. Il montre aussi un lieutenant français courageux, qui se sent trahi par les directives et qui se démène à titre personnel pour organiser le rapatriement vers la France de ses soldats supplétifs. Ce choix didactique de multiplier les portraits est a priori bienvenu, mais la manière sèche et rapide de les brosser empêche de s’attacher aux personnages, qui demeurent flous. Rien ne devient vraiment saillant. En privilégiant le silence et l’ellipse, en voulant éviter de dramatiser l’action, le réalisateur donne hélas le sentiment de rester au seuil de son sujet.
LES HARKIS, Alain Tasma 2009, Smaïn Fairouze, Leïla Bekhti (guerre histoire)@ (E)
À la fin des années 1950 et au début des années 1960, alors la guerre d'Algérie se prolonge, Salah, Kaddour et d'autres jeunes algériens sans ressources rejoignent l'armée française, e ...

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LES HEURES SOUTERRAINES, Philippe Harel 2014, Marie-Sophie Ferdane, Mehdi Nebbou@@


À Paris, un beau lundi de septembre, Mathilde voit se lever le jour avec angoisse. Cadre dans une grande entreprise, cette jeune veuve qui élève seule ses trois garçons, subit depuis des mois le harcèlement brutal de son chef, qui cherche à la pousser à la démission. Dans un hôtel de Normandie, au lendemain d'un morne week-end amoureux, Thibault, médecin urgentiste dans la capitale, se décide à rompre avec Lila, dont il ne supporte plus l'indifférence.
LES HEURES SOUTERRAINES, Philippe Harel 2014, Marie-Sophie Ferdane, Mehdi Nebbou@@ (E)
À Paris, un beau lundi de septembre, Mathilde voit se lever le jour avec angoisse. Cadre dans une grande entreprise, cette jeune veuve qui élève seule ses trois garçons, subit depuis des mois le harcèlemen ...

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LES HIRONDELLES DE KABOUL, Zabou Breitman et Éléa Gobbé-Mévellec 2019 (animation)@@


On suit deux couples mariés qui sont diamétralement opposés dans deux quartiers différents de Kaboul occupé par les talibans à l'été 2001: Atiq et Mussarat sont mariés depuis 20 ans

TELERAMA
Magnifique film d’animation adapté du roman de Yasmina Khadra dans l’Afghanistan de 1998, déjà occupé par les talibans. Les aquarelles d’Éléa Gobbé-Mévellec, parfois abstraites, offrent un superbe tableau de la résistance à la terreur.

Été 1998 ; Kaboul est, déjà, occupée par les talibans : la peur rôde à chaque coin de rue, où des femmes sont lapidées, des hommes pendus. Atiq, ex-moudjahid devenu chef d’une prison pour femmes, veille sur Mussarat, son épouse malade, même si un collègue lui conseille de la répudier. Zunaira et Mohsen, jeune couple d’enseignants très amoureux qui n’ont plus le droit d’enseigner, refusent de croire au pire. En signe d’insurrection, Zunaira recouvre les murs de leur logement miséreux de peintures vivantes et sensuelles. Un jour, poussé par la panique et la foule, son mari commet un geste irréparable qui fait chavirer sa raison…

Cette adaptation du roman de l’Algérien Yasmina Khadra est un superbe tableau de la résistance à la terreur. Soutenue par la musique d’Alexis Rault, l’animation offre des contours plus doux, et bouleversants, que les images réelles. Ce ne sont que ruines, pierres et rares silhouettes qui composent le décor, brun et gris, de la ville devenue fantôme, alors qu’une séquence plus colorée rappelle combien Kaboul, avant, était grouillante de vie. Les femmes ? Enfermées derrière le grillage de leur burqa, l’aquarelle ­inspirée d’Éléa Gobbé-Mévellec leur donnant une forme presque abstraite. La scène de la lapidation est, à ce titre, d’une beauté terrible : sous les pierres, une Afghane s’affaisse pour ne devenir, à son tour, qu’un objet minéral dans la poussière. La fin est encore plus palpitante quand, comme l’évoque si bien le titre, tous ces voiles noirs s’assemblent pour permettre un envol.
LES HIRONDELLES DE KABOUL, Zabou Breitman et Éléa Gobbé-Mévellec 2019 (animation)@@ (E)
On suit deux couples mariés qui sont diamétralement opposés dans deux quartiers différents de Kaboul occupé par les talibans à l'été 2001: Atiq et Mussarat sont mariés depuis 20 ...

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LES HOMMES PREFERENT LES BLONDES, Howard Hawks 1953, Marylin Monroe, Janre Russell (musical)@


Lorelei et Dorothy, deux ravissantes danseuses de music-hall, partagent la même passion pour les hommes. Dorothy aime les collectionner pour leur charme tandis que Lorelei ne voit en eux que le plus court chemin entre elle et les diamants qui sont ses seuls véritables amis.
LES HOMMES PREFERENT LES BLONDES, Howard Hawks 1953, Marylin Monroe, Janre Russell (musical)@ (E)
Lorelei et Dorothy, deux ravissantes danseuses de music-hall, partagent la même passion pour les hommes. Dorothy aime les collectionner pour leur charme tandis que Lorelei ne voit en eux que le plus court chemin entre elle et les diam ...

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LES HUIT MONTAGNES, Felix van Gegeningen et Charlotte Vandermeerssch 2022, Luca Marinelli, Alessandro Borghi (societe)@@


Pietro est un enfant unique, il vit à Turin avec son père ingénieur et sa mère enseignante. Un été, il va passer des vacances à Grana, petit village de la Vallée d'Aoste, avec sa mère. Il y rencontre Bruno, le seul enfant du village. Les deux garçons ont le même âge et se lient rapidement d'amitié.

TELERAMA
Deux destins opposés, dans ce film coréalisé par Felix Van Groeningen et Charlotte Vandermeersch, comme les avis de nos critiques.

POUR
La splendeur des paysages alpins vole la vedette à d’excellents acteurs italiens dans cette fiction adaptée du deuxième roman de Paolo Cognetti, ancré dans le Val d’Aoste. Si la fièvre des sommets pousse généralement les cinéastes au défi, c’est tout le contraire ici. Aucun sentiment de performance ne traverse les images, dont le tournage en altitude a pourtant dû coûter bien des efforts. L’immensité spectaculaire est offerte dans la sérénité, alors même qu’elle est le décor d’une saga familiale qui traverse une trentaine d’années. Autour de deux gamins, Pietro et Bruno, la vie va faire souffler le vent des bouleversements. Sans bousculer les montagnes.

Les contraires balisent le récit, qui oppose, tour à tour, l’enfance et l’âge adulte, la ville et la campagne, les voyages et l’enracinement… Pietro est l’écolier de Turin qui étudiera et voudra écrire, s’ouvrir au monde. Tandis que Bruno développera une ferme d’alpage sur les terres familiales. Par-delà les différences, le film s’attache à raconter ce que les deux amis ont de semblable. Une fraternité qui passe par Giovanni, le père de Pietro devenu un peu celui de Bruno. L’homme qui leur apprend la randonnée. Le réalisateur et la réalisatrice, qui, en mai dernier, s’embrassaient fougueusement sur la scène du Festival de Cannes au moment de recevoir le prix du jury, ont réussi un très beau film sur le lien. Au cœur des montagnes, ils le questionnent dans un mouvement naturel : aller de l’avant puis revenir sur les sentiers déjà foulés, c’est chercher, peu à peu, cet autre chemin que dessine notre vie, qui nous rattache à des lieux, des présences. Avant même que le scénario nous transporte au Népal, une forme de sagesse guide ce film romanesque vers une spiritualité méditative. Une quête existentielle à partager dans son ampleur impressionnante, profondément émouvante — Frédéric Strauss

CONTRE
Brassant les thématiques très actuelles du retour à la nature, de la sobriété heureuse, de la transmission de valeurs, avec d’autres réflexions intemporelles sur la vie, l’amour et la fidélité, ce film embarrasse par son absence de second degré. La pauvreté des dialogues (« parfois l’amour s’étiole, parfois il meurt d’un coup », « pour trouver sa place dans le monde, on emprunte des chemins imprévisibles ») n’a d’égal que la solennité de la voix off, récitée par Pietro adulte, devenu écrivain voyageur, sur la voie du pardon – son père n’était pas tendre avec lui. Le défilé de belles images des Alpes aux quatre saisons est trop souvent redondant avec les états d’âme des personnages, heureux en été, déprimés l’hiver. Le couple de réalisateurs, qui traversait alors une crise conjugale, raconte avoir vécu les huit mois de tournage dans les montagnes du Val d’Aoste comme une épiphanie. On aurait aimé que la thérapie fonctionne aussi pour les spectateurs, réduits aux dindons de la fresque — Jérémie Couston
LES HUIT MONTAGNES, Felix van Gegeningen et Charlotte Vandermeerssch 2022, Luca Marinelli, Alessandro Borghi (societe)@@ (E)
Pietro est un enfant unique, il vit à Turin avec son père ingénieur et sa mère enseignante. Un été, il va passer des vacances à Grana, petit village de la Vallée d'Aoste, avec sa m&egr ...

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LES INCORRUPTIBLES, Brian De Palma 1987, Robert De Niro, Kevin Costner, Sean Connery (thriller saga)@@@



À Chicago durant les années trente, lors de la prohibition, Al Capone règne en maître absolu sur le réseau de vente illégale d'alcool. Décidé à mettre un terme au trafic et à confondre Al Capone, l'agent Eliot Ness recrute trois hommes de confiance, aussi intraitables que lui. Ensemble, les quatre incorruptibles partent en guerre contre le gang de Capone.

TELERAMA
Comment filmer l’Amérique en opéra sanglant ? De Palma se plonge avec une admiration ironique dans le Chicago des années 1930 et la guerre entre Al Capone (De Niro, flippant) et Eliot Ness (Kevin Costner).

Après son remake convulsif de Scarface, De Palma recharge son fusil, sorry, sa caméra, pour s’attaquer à un autre mythe, Al Capone, à travers l’adaptation d’une série télévisuelle fameuse. C’est un film de commande, assez clinquant, mal aimé par De Palma lui-même, malgré tout supérieur au tout-venant. On y voit peu Capone (Robert De Niro), vrai monstre caché sous sa bonhomie de poupon. Le personnage central est Eliot Ness, agent fédéral intègre (Kevin Costner, tout jeune) qui se lance dans une guerre de longue haleine contre la corruption généralisée. Avec une équipe solide à ses côtés : un vieux briscard désabusé (Sean Connery, en laine et velours côtelé), qui va devenir son mentor, un bleu (Andy Garcia) engagé comme tireur d’élite, et un comptable, indispensable pour coincer le César de la pègre sur le terrain fiscal.

Pontiac, costumes trois-pièces avec guêtres, décor (gare, entrepôts et bureaux) et déco (cuivre et bois, couleur whisky), tout cela est rutilant dans le rétro. Sorte de western urbain, le film s’interroge sur l’origine du mal et son risque de contamination. À noter : quelques morceaux de bravoure décoiffants, spécialité de De Palma. Notamment la fin, dans la gare centrale de Chicago, longue citation explicite de la canonique scène de l’escalier du Cuirassé Potemkine, d’Eisenstein. C’est un peu tape-à-l’œil, mais assumé comme tel.
LES INCORRUPTIBLES, Brian De Palma 1987, Robert De Niro, Kevin Costner, Sean Connery (thriller saga)@@@ (E)

À Chicago durant les années trente, lors de la prohibition, Al Capone règne en maître absolu sur le réseau de vente illégale d'alcool. Décidé à mettre un terme au trafic et ...

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LES INNOCENTS, Andre Techine 1987, Sandrine Bonnaire, Jean-Claude Brialy, Simon de la Brosse, Abdel Kechiche (societe)


Venue du Nord, Jeanne se rend à Toulon pour assister au mariage de sa soeur et rendre visite à Alain, son jeune frère sourd et muet. Elle fait la connaissance de Saïd, un jeune beur, amant de Klotz, un chef d'orchestre d'âge mur. Lorsque Alain disparaît, Stéphane, le fils de Klotz, qui sort du coma, aide Jeanne à le retrouver. Jeanne aime Saïd et Stéphane, mais une haine tenace sépare ces deux garçons...

TELERAMA
“ Sur fond de haine raciale, Téchiné dresse le saisissant portrait d'une jeunesse en mal de repères et en mal d'amour. Désespéré et poignant. ”
“ Racisme et Haine s'heurtent aux Ailes d'une Jeunesse en mal de repères, sous un Soleil d'un Sud Satanique, que Téchiné dépeint parfaitement. ”
LES INNOCENTS, Andre Techine 1987, Sandrine Bonnaire, Jean-Claude Brialy, Simon de la Brosse, Abdel Kechiche (societe) (E)
Venue du Nord, Jeanne se rend à Toulon pour assister au mariage de sa soeur et rendre visite à Alain, son jeune frère sourd et muet. Elle fait la connaissance de Saïd, un jeune beur, amant de Klotz, un chef d'orche ...

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LES INTRANQUILLES, Joachim Lafosse 2021, Leïla Bekhti, Damien Bonnard (drame societe)@@@


Leïla, mère de famille, se bat au quotidien pour tenter de sauver le couple qu'elle forme avec Damien, un mari bipolaire. Ils s'aiment profondément, mais les effets de la maladie se ressentent durement dans leur quotidien. Il tente de poursuivre sa vie avec elle sachant qu'il ne pourra peut-être jamais lui offrir ce qu'elle désire.

TELERAMA
Le bonheur d’une famille se délite sous l’effet de la bipolarité du père. Un film intense, inspiré par les souvenirs d’enfance du cinéaste. Que peut l’amour contre plus fort que lui ? C’est, davantage que la maladie mentale en elle-même, la question centrale du long métrage présenté en compétition à Cannes, possiblement le meilleur de Joachim Lafosse à ce jour. Le réalisateur belge s’intéresse depuis ses débuts à l’éclatement de la famille ( Nue propriété en 2006, L’Économie du couple en 2016) mais aussi à la manipulation et à la toxicité ( Élève libre en 2008, À perdre la raison en 2012). Peut-être parce qu’il s’inspire ici de ses souvenirs d’enfance (son père est bipolaire) sans les tenir trop à distance, il signe avec Les Intranquilles un film moins clinique, moins froidement acéré qu’à l’accoutumée. Sa mise en scène, pourtant, reste impitoyable dans l’art de dépeindre le délitement du clan et l’usure des sentiments.
Sous des cieux apparemment radieux, les joies les plus simples se colorent ainsi de malaise, de danger, voire de honte pour Amine (formidable Gabriel Merz Chammah, petit-fils d’une certaine Isabelle Huppert). Les hauts et les bas de Damien transforment le quotidien en grand huit infernal et Leïla, en infirmière malgré elle. L’amoureuse sensuelle vire vigie et virago, répétant à son fils « Ne t’inquiète pas, ça va aller » comme un mantra auquel personne ne croit. Quand Damien exulte, elle se rembrunit, et vice versa. Imprévisible, fiévreux ou abattu, Damien Bonnard excelle en homme luttant pour ne pas se dissoudre dans le lithium, et Leïla Bekhti, constamment sur le qui-vive, bouleverse en victime collatérale. Que peut l’amour ? Tout, rien, pas assez.
LES INTRANQUILLES, Joachim Lafosse 2021, Leïla Bekhti, Damien Bonnard (drame societe)@@@ (E)
Leïla, mère de famille, se bat au quotidien pour tenter de sauver le couple qu'elle forme avec Damien, un mari bipolaire. Ils s'aiment profondément, mais les effets de la maladie se ressentent durement dans leur quotidien ...

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LES INVISIBLES, Louis-Julien Petit 2019, Audrey Lamy, Corinne Masiero, Noemie Lvovsky, Déborah Lukumuena et Sarah Suco (comique)@@


À la suite d'une décision municipale, l'Envol, centre d'accueil pour femmes SDF, va fermer. Il ne reste plus que trois mois aux travailleuses sociales pour réinsérer coûte que coûte les femmes dont elles s'occupent: falsifications, pistons, mensonges: désormais, tout est permis.

TELERAMA
Quatre ans après “Discount”, Louis-Julien Petit orchestre une comédie sociale réjouissante.
Lady Di, Brigitte Macron, Beyoncé et les autres trépignent devant les grilles de l’Envol. Enfin, pas les vraies, mais des sans-abri qui se choisissent un pseudo lorsqu’elles viennent trouver un peu de répit dans ce centre d’accueil de jour pour femmes. Une douche, un café, quelques heures au chaud. Mais, un jour, le couperet tombe : seulement 4 % des femmes accueillies à l’Envol ont réussi à se réinsérer. Bien trop peu pour la municipalité, qui en conclut qu’il faut fermer le centre. Révoltées, les travailleuses sociales Manu et Audrey décident d’y installer clandestinement un atelier thérapeutique et un dortoir…

Après Discount, dans lequel les employés d’un supermarché low cost se rebiffaient, Louis-Julien Petit orchestre l’acte 2 d’une désobéissance civile jubilatoire. Un tour de force : transposer une saisissante matière documentaire sur le quotidien des femmes sans domicile fixe en pétillante comédie sociale, portée par Audrey Lamy et Corinne Masiero, remarquables de sincérité en assistantes sociales risque-tout. À leurs côtés, on découvre une dizaine de femmes qui ont connu la grande précarité ou la rue et qui tiennent là pour la plupart leur premier rôle, parfois inspiré de leur propre vie. Dirigées avec humour et filmées avec cœur, représentées comme rarement au cinéma, elles se révèlent : non plus des « invisibles », mais des êtres aux vies, aux personnalités et à la vitalité précieuses.
LES INVISIBLES, Louis-Julien Petit 2019, Audrey Lamy, Corinne Masiero, Noemie Lvovsky, Déborah Lukumuena et Sarah Suco (comique)@@ (E)
À la suite d'une décision municipale, l'Envol, centre d'accueil pour femmes SDF, va fermer. Il ne reste plus que trois mois aux travailleuses sociales pour réinsérer coûte que coûte les femmes dont el ...

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ES IRREDUCTIBLES, Renaud Bertrand 2005, Kad Merad, Jacques Gamblain


Gérard et Michel n'ont pas le moral. La quarantaine passée, ils ont perdu leur emploi et peinent à en trouver un autre. Leur âge joue contre eux et, même s'ils ont une solide expérience professionnelle, ils n'ont pas leur bac, ce qui leur ferme bien des portes. Michel décide d'y remédier. Il tente de convaincre Gérard de faire de même. Les deux compères finissent par s'inscrire au lycée. Rapidement, Michel et Gérard font face à l'ironie de leurs amis et voisins. Souhaitant coûte que coûte renouer avec la vie professionnelle, les deux quadras ne se démontent pas. Elèves assidus, ils voient arriver le jour de l'examen avec une certaine anxiété...
ES IRREDUCTIBLES, Renaud Bertrand 2005, Kad Merad, Jacques Gamblain (E)
Gérard et Michel n'ont pas le moral. La quarantaine passée, ils ont perdu leur emploi et peinent à en trouver un autre. Leur âge joue contre eux et, même s'ils ont une solide expérience professionnell ...

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LES JEUNES AMANTS, Carine Tardieu 2020, Fanny Ardant, Cecile de France, Melvil Poupaud (societe)@@@


Shauna, 70 ans, libre et indépendante, a mis sa vie amoureuse de côté. Elle est cependant troublée par la présence de Pierre, cet homme de 45 ans qu'elle avait tout juste croisé des années plus tôt. De plus, contre toute attente, Pierre ne voit pas en elle "une femme d'un certain âge", mais une femme désirable qu'il n'a pas peur d'aimer. Cependant, un détail : Pierre est marié et père de famille.

TELERAMA
L’histoire d’amour entre une septuagénaire et un homme de vingt-cinq ans de moins, par deux grands interprètes. Fanny Ardant semble revenir de La Femme d’à côté, de Truffaut, et Melvil Poupaud, des Sentiments, de Noémie Lvovsky – le second film s’inspirait du premier… Les Jeunes Amants s’inscrit dans cette tradition du cinéma français qui exalte les passions impossibles, ou présumées comme telles. Conçu par la regrettée Sólveig Anspach (Haut les cœurs !), disparue en 2015, il est finalement réalisé par Carine Tardieu (Ôtez-moi d’un doute).

Une femme septuagénaire rencontre un homme croisé jadis dans des circonstances tragiques. Il a vingt-cinq ans de moins qu’elle, mais une attirance grandit entre eux, à leur propre surprise. Ils choisissent de la vivre…

Le personnage masculin, en premier lieu, singularise l’histoire. Melvil Poupaud, acteur à l’audace discrète, réussit l’alliage de la solidité et de l’abandon. Il est ici ce chirurgien habitué à rassurer tout le monde mais qu’on voit fondre en larmes dans la scène la plus inattendue, la plus bouleversante — un des premiers rendez-vous des amants. Portrait incident d’un homme en pleurs, le film est aussi celui d’une femme en danger. Fanny Ardant surprend à son tour en assumant soudain l’envers de son rôle d’architecte flamboyante : les signes d’une maladie neurodégénérative s’immisçant dans la romance.

Une même finesse caractérise les personnages secondaires. La fille de l’héroïne (Florence Loiret-Caille) laisse poindre une gêne, sinon une amertume, mais qui resteront subtilement incertaines, mélangées à l’affection. Et l’épouse du chirurgien (Cécile de France) n’éprouve de jalousie et de douleur qu’en apprenant l’âge avancé de l’amante… Ainsi le film trouve et tient la note, entre acuité psychologique et belles embardées romanesques.
LES JEUNES AMANTS, Carine Tardieu 2020, Fanny Ardant, Cecile de France, Melvil Poupaud (societe)@@@ (E)
Shauna, 70 ans, libre et indépendante, a mis sa vie amoureuse de côté. Elle est cependant troublée par la présence de Pierre, cet homme de 45 ans qu'elle avait tout juste croisé des années plu ...

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LES LECONS DE LA VIE, Mike Figgis 1994, Albert Finney, Greta Scacchi (societe)@@@


Toute sa vie, Andrew Crocker-Harris a enseigné les lettres classiques dans un très chic établissement anglais, l'Abbey College. Dur et intransigeant, il n'est aimé ni des étudiants, ni de ses collègues. Mis à la retraite forcée par le recteur Frobisher, sous prétexte d'ennuis de santé, Crocker-Harris tente une dernière fois d'établir le contact avec ses élèves, dont il ignore qu'ils l'ont surnommé «le Hitler de la cinquième». Son échec est patent, hormis auprès d'un jeune étudiant, fin et sensible, Taplow. Pendant ce temps, Laura, sa femme, se désole. Quitter Abbey College signifie pour elle renoncer à son amant, Frank Hunter, le beau professeur de sciences... -- Critique : Les heurs et malheurs d'un professeur de grec détesté de ses élèves, qui le surnomment « le Hitler de la classe de 5e ». Adaptation de La Version de Browning, de Terence Rattigan, variante appliquée et balourde du Cercle des poètes disparus.

TELERAMA
Un Finney intense rendant son humanité à un homme seul, rigide et finalement émouvant. Hélas la réalisation "téléfilm" dessert un beau sujet

TELERAMA
LES LECONS DE LA VIE, Mike Figgis 1994, Albert Finney, Greta Scacchi (societe)@@@ (E)
Toute sa vie, Andrew Crocker-Harris a enseigné les lettres classiques dans un très chic établissement anglais, l'Abbey College. Dur et intransigeant, il n'est aimé ni des étudiants, ni de ses collèg ...

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LES LIAISONS DANGEREUSES, Stephen Frears 1988, Glenn Close, John Malkovich, Michelle Pfeiffer (histoire)@@


Deux aristocrates brillants et spirituels, la marquise de Merteuil et le séduisant Vicomte de Valmont, signent un pacte d'inviolable amitié à la fin de leur liaison. C'est au nom de celui-ci que la marquise demande à Valmont de séduire la candide Cécile de Volanges qui doit prochainement épouser son ex-favori, M. de Bastide, mais Valmont a entrepris de séduire la vertueuse Mme de Tourvel.

TELERAMA
Adaptation intelligente de Choderlos de Lachos. La mise en scène de Frears virevolte entre grande cruauté et petits traits d’humanité.

Chez Choderlos de Laclos comme chez Frears, l’art de la séduction n’a pas les mêmes implications selon qui le pratique. Pour la marquise de Merteuil, « née pour venger son sexe », c’est un sport de combat, un billet pour la liberté. Pour le vicomte de Valmont, la conquête est un loisir cruel et raffiné, un jeu sans conséquences. Du moins le croit-il avant que ses sentiments ne viennent gripper ses stratégies perverses…

Plus de trente après, cette adaptation du célèbre roman épistolaire n’a rien perdu de son mordant. Modèle d’élégance, la mise en scène fourmille de trouvailles ironiques pour dire la duplicité d’une microsociété toute en fards et postiches. On est toujours aussi fasciné par l’association de malfaisants que forment Glenn Close et John Malkovich. Et quand le duo libertin vire au duel à mort, la puissance dramatique du récit combinée à la musique baroque de Haendel et Vivaldi donne encore le frisson. Le soin minutieux porté à la reconstitution du milieu aristocratique de l’époque y est pour beaucoup. Le reste doit tout aux acteurs, qui jubilent autant à s’échanger des dialogues aiguisés comme des lames que nous, à les entendre. Voir le visage de Glenn Close se défaire tandis que son ancien amant lui raconte par le menu sa nuit d’extase dans les bras de la vertueuse Mme de Tourvel demeure un grand moment de volupté sadique.
LES LIAISONS DANGEREUSES, Stephen Frears 1988, Glenn Close, John Malkovich, Michelle Pfeiffer (histoire)@@ (E)
Deux aristocrates brillants et spirituels, la marquise de Merteuil et le séduisant Vicomte de Valmont, signent un pacte d'inviolable amitié à la fin de leur liaison. C'est au nom de celui-ci que la marquise demande &agr ...

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LES LUMIERES DE LA VILLE, Charlie Chaplin 1931 (societe)@@@.


Après une série de coups du sort, Charlie le vagabond rencontre une jeune fleuriste aveugle. La détresse et le charme de la jeune fille l'émeuvent. Il lui donne le peu d'argent qui lui reste en échange d'une fleur. La jeune fille le prend pour un riche promeneur ; il se garde bien de la détromper. Peu après, par le plus grand des hasards, il sauve la vie d'un millionnaire excentrique qui, sous l'effet de l'alcool, lui donne sa voiture ainsi qu'une grosse somme d'argent.

TELERAMA
Alors que le cinéma sonore prenait son essor, Chaplin décida, lui, de tourner le “film muet idéal”, avec uniquement un accompagnement musical.

Entre le petit clochard et la marchande de fleurs, cela aurait pu être l’amour au premier regard. Mais voilà, si le sentiment est d’emblée réciproque, le regard, lui, est à sens unique : la belle est aveugle. Point de départ d’une mélo-comédie des apparences. Un claquement de portière, et la jeunette croit riche son bienfaiteur. De cette illusion classique ou de la vibration tactile ressentie face au galant fauché, laquelle va l’emporter, et à quel prix, quand la fille aux fleurs aura recouvré la vue ? On se doute du résultat et on le souhaite.

Mais tout l’art de Chaplin, inextricablement tissé de délicatesse et de grossièreté, consiste à nous mener en bateau jusqu’au climax romantique. Avant cette étreinte finale, qui d’ailleurs n’a pas lieu, le clochard cordial aux manières tout à la fois frustes et efféminées doit passer par d’autres embrassades, plus rudes. Il se heurte, en effet, à deux archétypes de la virilité : le richard pochetron, qui ne fraternise qu’en état d’ivresse ; et le boxeur tout bonnement bestial, que Charlot affronte en combat (d’anthologie) pour les yeux de sa dulcinée. Les petites fleurs, la suavité des blancs pétales, ça se gagne. Pour Chaplin, c’est sûr, l’amour n’est pas seulement aveugle, il est féminin.
LES LUMIERES DE LA VILLE, Charlie Chaplin 1931 (societe)@@@. (E)
Après une série de coups du sort, Charlie le vagabond rencontre une jeune fleuriste aveugle. La détresse et le charme de la jeune fille l'émeuvent. Il lui donne le peu d'argent qui lui reste en échange d'u ...

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LES MAGNETIQUES, Vincent Maël Cardona 2019, Thimotée Robart, Marie Colomb (thriller social)@@


Une bande de copains en mal de sensations fortes diffuse une radio libre depuis leur ville natale à la campagne. Jérôme la dirige avec un charisme unique tandis que Philippe, le génie technique, vit dans l'ombre de Jérôme, son grand frère. Lorsqu'il est appelé au service militaire, Philippe n'a d'autre choix que de partir pour Berlin-Ouest. Il est déterminé à continuer à diffuser, mais réalise qu'il vient de vivre les derniers moments glorieux d'un monde en voie d'extinction.

TELERAMA
D’une petite radio bretonne aux nuits électro berlinoises, l’éveil d’un taiseux magnifique dans les années 1980. Un récit d’apprentissage intense, porté par un formidable jeune acteur.

Ça commence comme beaucoup d’évocations nostalgiques au cinéma : par le grain un peu sale d’une vidéo amateur, un souvenir vacillant, enfumé et joyeux, dans la salle d’un petit café, où tout le monde assiste à un tournant de l’Histoire. L’image de François Mitterrand se révèle, ligne après ligne, sur un écran de télévision. Mai 1981, le premier président socialiste de la Ve République vient d’être élu, et le réalisateur Vincent Maël Cardona nous lance volontairement sur une (presque) fausse piste : une reconstitution en milieu rural (un coin paumé de Bretagne), le bilan sentimental d’une époque révolue, avec ses rêves fragiles et ses objets fétiches — entre autres, les cassettes audio et leurs fameuses bandes « magnétiques ».

De tels détails, dans ce film intimiste et vibrant, apportent du relief aux jeunes héros et nourrissent leur ambiguïté : deux frères, au seuil de l’âge adulte et d’une décennie, dans la lumière toujours froide, sourde et bleutée de leur petite ville, comme suspendue entre aube et crépuscule, entre les promesses et les impasses de l’avenir. Le crépuscule, c’est plutôt pour Jérôme, l’aîné hâbleur et torturé (formidable Joseph Olivennes), dont le charisme farouche et les excès convulsifs dominent la fratrie. Quant à Philippe, le cadet, les autres le remarquent à peine, taiseux et doux, dans l’ombre du rebelle familial. Philippe, amoureux en secret de Marianne (convaincante Marie Colomb), la fille interdite, la copine de son frangin. Philippe, amoureux de la musique, devant sa console pleine de manettes, de bobines et de magie. Il est le véritable héros de l’histoire. Celui que l’on entend peu, et que le film nous invite à écouter, littéralement, de plus en plus fort. D’abord en arrière-plan, dans le petit studio de la radio pirate où il passe la bande-son de l’époque, de Joy Division à Marquis de Sade, tandis que Jerôme philosophe et poétise au micro, en ces temps où les ondes se libèrent pour quelques années folles, avant de devenir libérales et commerciales.

Puis, quand il échoue à se faire réformer et se retrouve obligé de faire son service militaire dans une unité stationnée à Berlin-Ouest, la « voix » de Philippe s’affirme, comme les sons avec lesquels il joue si brillamment, inventant, mixant, du rock à l’abstraction. Dès lors, la chronique d’une fratrie devient un récit d’apprentissage, un portrait sensible de jeune homme, au singulier. Les vibrations de ses rencontres, de ses émotions répondent à celles d’une ville étrangère, d’un vrai studio de radio, et des nuits berlinoises où la musique électro est en train de naître. Si cette tranche de vie est aussi vivante, sans cesse galvanisée par de très belles idées de mise scène — dont une formidable déclaration d’amour improvisée et musicale en direct sur les ondes —, c’est grâce à Thimotée Robart, la révélation du film, qui interprète Philippe. Ce jeune comédien (repéré en 2019 dans Vif-argent, de Stéphane Batut) a tout d’un grand : le charme, le rythme, la densité. Il réussit l’hommage fervent d’un garçon d’aujourd’hui à un garçon d’hier. D’une génération incertaine à une autre.
LES MAGNETIQUES, Vincent Maël Cardona 2019, Thimotée Robart, Marie Colomb (thriller social)@@ (E)
Une bande de copains en mal de sensations fortes diffuse une radio libre depuis leur ville natale à la campagne. Jérôme la dirige avec un charisme unique tandis que Philippe, le génie technique, vit dans l'ombre d ...

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LES MAITRES DE L OMBRE, Roland Joffé 1989, Paul Newman (histoire)@@


En août 1942, l'administration américaine met en place sur un site au milieu du désert du Nouveau-Mexique le très secret `Projet Manhattan' qui consiste à fabriquer en un temps record la première bombe atomique. Sous la tutelle du major-général Leslie Richard Grooves, l'équipe de savants et de techniciens est placée sous la direction de Robert Oppenheimer, le plus brillant physicien du moment mais aussi une figure controversée.

TELERAMA
Août 1942. Les Etats-Unis sont entrés en guerre. L'administration Roosevelt met au point le projet Manhattan, visant à accélérer la fabrication de la bombe atomique. Le général Leslie R. Groves constitue une remarquable équipe de savants, les rassemble sur le site ultra secret de Los Alamos et leur donne pour directeur le très controversé Robert Oppenheimer. Celui-ci entretient en effet une liaison avec une jeune communiste. Loin des scandales, Oppenheimer dirige magistralement son équipe. Après la fin de la guerre, les travaux des savants continuent. Un accident irradie un des assistants d'Oppenheimer...
LES MAITRES DE L OMBRE, Roland Joffé 1989, Paul Newman (histoire)@@ (E)
En août 1942, l'administration américaine met en place sur un site au milieu du désert du Nouveau-Mexique le très secret `Projet Manhattan' qui consiste à fabriquer en un temps record la première bom ...

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LES MALVENUS, Sandrine Veysset 2023, Géraldine Pailhas, Jonathan Zaccaï (societe)@@


Après le procès concernant l'héritage du mas familial qui l'oppose à son frère, Luc concrétise enfin son désir de quitter Paris pour vivre son rêve d'enfant: se lancer dans l'héliciculture; sa femme et lui quittent la ville pour la campagne.

TELERAMA
La cohabitation entre un couple de néoruraux et leurs voisins issus d’un milieu plus populaire. Observation sociale minutieuse, suspense bien tendu et finesse psychologique : une réussite, signée Sandrine Veysset et Virginie Despentes.

Luc convainc Carole de quitter Paris pour s’installer à la campagne, dans le mas où il a grandi. Il se lancera dans l’héliciculture (l’élevage des escargots), elle donnera des cours de tai-chi. Un joli rêve néorural qui vire à la guerre des nerfs quand un couple et leur fils ado investissent l’autre partie de la bâtisse. Amateurs de chasse, de gros chiens et de barbecues, Fred et Marisa viennent froisser la pastorale chic et zen imaginée par leurs voisins.

Sur quel terreau prospère la violence de classe ? Entre mépris impossible à contenir des uns et agressivité latente des autres, la cohabitation fait ici l’objet d’une observation minutieuse, doublée d’un thriller nuancé. Avec sa finesse habituelle, Sandrine Veysset met en scène la singularité des êtres sous le masque social, et, avec l’aide de Virginie Despentes à l’écriture, passe habilement entre les mailles du cliché.

Quand Luc navigue plus facilement d’un milieu à l’autre, Carole, héritière d’une vision hiérarchique de la société, ne parvient pas à surmonter sa répulsion. Quant à Fred et Marisa, on ne sait jamais si leur ton railleur est défensif ou malveillant. Rappelant par endroits le film As bestas, de l’Espagnol Rodrigo Sorogoyen, Les Malvenus trace son propre chemin et maintient jusqu’au bout un suspense psychologique où le pire semble toujours sur le point d’être évité.
LES MALVENUS, Sandrine Veysset 2023, Géraldine Pailhas, Jonathan Zaccaï (societe)@@ (E)
Après le procès concernant l'héritage du mas familial qui l'oppose à son frère, Luc concrétise enfin son désir de quitter Paris pour vivre son rêve d'enfant: se lancer dans l'hél ...

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LES MARIES DE L AN II, Jean-Paul Rappeneau, Jean-Paul Belmondeau, Marlene Jobert



Nicolas Philibert, un français exilé en Amérique, s'enrichit et s'apprête à épouser une riche héritière. Avant cela, il doit divorcer de sa femme Charlotte qu'il part retrouver en France. Toutefois, pendant son absence la Révolution a fait rage et à son arrivée à Nantes, Philibert a bien du mal à remettre la main sur Charlotte, étroitement liée à une famille de royalistes.
LES MARIES DE L AN II, Jean-Paul Rappeneau, Jean-Paul Belmondeau, Marlene Jobert (E)

Nicolas Philibert, un français exilé en Amérique, s'enrichit et s'apprête à épouser une riche héritière. Avant cela, il doit divorcer de sa femme Charlotte qu'il part retrouver en ...

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LES MIENS, Roschdy Zem 2022, Sami Bouajila, Roschdy Zem, Meriem Serbah, Maïwenn, Rachid Bouchareb (thriller social)@@


Moussa a toujours été doux, altruiste et présent pour sa famille. À l'opposé de son frère Ryad, présentateur télé qui se voit reprocher son égoïsme par son entourage. Seul Moussa, qui éprouve pour son frère une grande admiration, le défend. Un jour Moussa chute et se cogne violemment la tête. Il souffre d'un traumatisme crânien. Méconnaissable, il parle désormais sans filtre et balance à ses proches leurs quatre vérités. Il finit ainsi par se brouiller avec tout le monde, sauf avec Ryad.

TELERAMA
L’explosion de la parole dans une famille percluse de non-dits. Une tragi-comédie débordante d’énergie.

Au tout début du générique, ces deux noms l’un à côté de l’autre : Sami Bouajila et Roschdy Zem. La dualité émeut, une histoire de cinéma en soi, deux comédiens qui ont grandi en parallèle ou ensemble, l’un dirigeant l’autre une première fois (Omar m’a tuer) puis à nouveau, aujourd’hui. Comme si, au fil du temps, Roschdy, plus populaire, tenait à rappeler le talent de son « frère » Sami. Le titre le dit avec une simplicité enveloppante, il s’agit bien de famille dans ce sixième long métrage de Zem derrière la caméra, sans doute son meilleur, sûrement le plus intime.

Soit l’histoire de Moussa, l’homme (trop ?) doux, le gentil d’une fratrie, qui, à la suite d’un grave choc cérébral, n’a plus de « filtres » et envoie tout le monde balader : ses enfants, sa sœur maternante, ses frères. Le seul de la tribu à échapper à sa soudaine agressivité ? Ryad, le plus égoïste, journaliste sportif riche et célèbre, auquel personne n’ose jamais rien demander puisque, de toute manière, il n’écoute pas. Roschdy Zem se donne ce rôle-là et ne se fait pas de cadeau, jouant à fond la carte de l’autocritique, en vedette déconnectée de sa famille. Laquelle est naturellement pleine de bosses, de tendres non-dits et de places stéréotypées : il y a celle qui « rend service » à tout le monde (épatante Meriem Serbah), ceux qui se taisent, ou encore la compagne, pièce rapportée qui n’a pas son mot à dire…

Pour ce cinéma sincère et émotif, le réalisateur a bien fait de coécrire son scénario avec Maïwenn (qui incarne aussi, parfaitement, la compagne) : grâce à leur collaboration, il souffle dans Les Miens une magnifique énergie de tragi-comédie, encore réhaussée par une mise en scène qui sait embrasser le groupe. La troupe d’acteurs (dont le réalisateur Rachid Bouchareb) compose un clan d’une grande véracité, entre règlements de compte violents et pics comiques. Cœur du film, Sami Bouajila somnole, cache son chagrin, titube et crie son mal-être familial ou amoureux. Sa colère comme sa voix douce, un peu éteinte, bouleversent. Ce revigorant film de Roschdy Zem est aussi le sien.
LES MIENS, Roschdy Zem 2022, Sami Bouajila, Roschdy Zem, Meriem Serbah, Maïwenn, Rachid Bouchareb (thriller social)@@ (E)
Moussa a toujours été doux, altruiste et présent pour sa famille. À l'opposé de son frère Ryad, présentateur télé qui se voit reprocher son égoïsme par son entourage ...

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LES MILLE LE TRAIN DE LA LIBERTE, Sebastien Grall 1995, Jean-Pierre Marielle, Philippe oiret, Kristin Scott-Thomas (histoire guerre shoah)@@


Mai 1940 : les Allemands juifs, communistes ou opposants au nazisme réfugiés en France, sont internés au camp des Milles, près d'Aix-en-Provence. Le commandant Perrochon dirige ce camp d'une main de fer. Mais pourtant, quand l'arrivée des nazis est annoncée, il ne peut se résoudre à leur livrer ses prisonniers et affrète secrètement un train pour les évacuer sur Bayonne.

TELERAMA
Magistrale composition de Jean-Pierre Marielle. Bien sûr, l’ambition artistique s’efface devant le souci, inattaquable, de témoigner : il s’agit d’abord de raconter l’une de ces pages méconnues de l’Histoire récente, qui ne montre pas les autorités militaires françaises sous leur meilleur jour. Le grand sujet — comment un officier affaibli par la maladie tenta coûte que coûte de sauver des artistes et savants juifs, plus par sens du devoir que par une quelconque volonté de justice — écrase toute velléité de mise en scène. Sébastien Grall reste d’abord au service de son récit. Mais, fondamentalement, Les Milles est une œuvre honnête, qui utilise les moyens classiques du cinéma français : des comédiens irréprochables, des dialogues écrits et efficaces.
LES MILLE LE TRAIN DE LA LIBERTE, Sebastien Grall 1995, Jean-Pierre Marielle, Philippe oiret, Kristin Scott-Thomas (histoire guerre shoah)@@ (E)
Mai 1940 : les Allemands juifs, communistes ou opposants au nazisme réfugiés en France, sont internés au camp des Milles, près d'Aix-en-Provence. Le commandant Perrochon dirige ce camp d'une main de fer. Mais pou ...

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LES MISERABLES, Claude Lelouch 1995, Jean-Paul Belmondo, Annie Girardot, Michel Boujenah (histoire)@


Suite à la mort du Comte de Villeneuve, Henri Fortin, son employé, est accusé à tort de l'avoir assassiné. Envoyé au bagne, il décède lors d'une évasion ratée, laissant ainsi derrière lui sa femme et son fils Henri. Quelques années plus tard, ce dernier, devenu un grand champion de boxe, s'inspire du courage de son père et décide d'aider des juifs persécutés par la Seconde Guerre Mondiale.

TELERAMA
“ Adaptation louche et Lelouchienne du monument d'Hugo avec un casting et une ambition flamboyante. Un mélange aussi foutraque que séduisant. ”
LES MISERABLES, Claude Lelouch 1995, Jean-Paul Belmondo, Annie Girardot, Michel Boujenah (histoire)@ (E)
Suite à la mort du Comte de Villeneuve, Henri Fortin, son employé, est accusé à tort de l'avoir assassiné. Envoyé au bagne, il décède lors d'une évasion ratée, laissant a ...

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LES MISERABLES, Jean-Paul Le Chanois 1958, Jean Gabin, Daniele Delorme, Serge Reggiani, Bernard Blier, Bourvil) (histoire saga)@@@


Jean Valjean, un paysan condamné à cinq ans de travaux forcés pour avoir volé un pain, sort du bagne après dix-neuf années, de multiples évasions ayant prolongées sa peine initiale. Son destin bascule lorsque l'évêque de Digne, Monseigneur Myriel, lui éviter d'être de nouveau incarcéré. Dès lors, Jean Valjean va s'évertuer à ne faire que le bien autour de lui au détriment de son propre bonheur.

TELERAMA
Après avoir passé près de vingt ans au bagne pour avoir volé un pain un jour où la faim le tenaillait trop, Jean Valjean recouvre la liberté. Sa rencontre avec l'évêque Myriel, véritable incarnation de la bonté, le décide à recommencer sa vie à zéro et à se consacrer désormais à aider le pauvre et l'opprimé. Valjean s'installe, sous un faux nom, à Montreuil-sur-Mer, où il devient un industriel respectable. Il est élu maire et prend sous sa protection une malheureuse prostituée, Fantine. Quand celle-ci tombe gravement malade, il lui promet de s'occuper de sa fille, Cosette. Fantine décède et Valjean décide de retrouver la fillette. Mais son ennemi acharné, l'inspecteur Javert, le surveille sans relâche...
LES MISERABLES, Jean-Paul Le Chanois 1958, Jean Gabin, Daniele Delorme, Serge Reggiani, Bernard Blier, Bourvil) (histoire saga)@@@ (E)
Jean Valjean, un paysan condamné à cinq ans de travaux forcés pour avoir volé un pain, sort du bagne après dix-neuf années, de multiples évasions ayant prolongées sa peine initiale. So ...

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LES MISERABLES, Josee Dayan 2000, Gérard Depardieu, Christian Clavier, John Malkovich, Virginie Ledoyen, Enrico Lo Verso, Charlotte Gainsbourg (histoire saga)@@


L'action se déroule en France au début du XIXe siècle, délimitée par les deux grands combats que sont la Bataille de Waterloo (1815) et les émeutes de juin 1832. On y suit la vie de Jean Valjean, du retour du bagne jusqu’à sa mort. Autour de lui gravitent de nombreux personnages, témoins de la misère de ce siècle, misérables eux-mêmes ou proches de la misère.

TELERAMA
LES MISERABLES, Josee Dayan 2000, Gérard Depardieu, Christian Clavier, John Malkovich, Virginie Ledoyen, Enrico Lo Verso, Charlotte Gainsbourg (histoire saga)@@ (E)
L'action se déroule en France au début du XIXe siècle, délimitée par les deux grands combats que sont la Bataille de Waterloo (1815) et les émeutes de juin 1832. On y suit la vie de Jean Valjean, du ...

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LES MISERABLES, Ladjly 2019, Damien Bonnard, Alexis Manenti (societe racisme)@@@


Stéphane, tout juste arrivé de Cherbourg, intègre la brigade anti-criminalité de Montfermeil, dans le 93. Il va faire la rencontre de ses nouveaux coéquipiers, Chris et Gwada, deux "Bacqueux" d'expérience, et découvre rapidement les tensions entre les différents groupes du quartier. Alors qu'ils se trouvent débordés lors d'une interpellation, un drone filme leurs moindres faits et gestes.

TELERAMA
Le cinéaste Ladj Ly, habitant de ce quartier, offre une hauteur de vue exceptionnelle pour un sujet aussi explosif. C'est rare, la mesure et la nuance pour traiter d’un sujet explosif. Encore plus rare quand un film épique en résulte, dont chaque minute captive. Voilà le prodige qu’offre aujourd’hui Les Misérables, où une cité de Montfermeil, à l’est de Paris, devient le condensé de toutes les tensions sociales, puis une poudrière, sans qu’on passe jamais par les codes et les caricatures du cinéma dit de banlieue.

Qui a volé le lionceau du cirque tenu par les Gitans ? Au lendemain de la victoire estivale des Bleus à la Coupe du monde de foot, dans un climat supposé adouci par cet événement, les températures grimpent et les esprits s’échauffent dans la France d’aujourd’hui, multiethnique et métissée. La colère des Gitans est, dans un premier temps, presque théâtrale, au diapason d’une présentation percutante des divers groupes qui peuplent la cité des Bosquets, comme une scène propice à l’éloquence. Il y a les musulmans radicaux et leurs échoppes communautaires ; le faux maire, caïd en chef portant un maillot estampillé « Le Maire », le verbe tonitruant, interlocuteur régulier de la police locale ; les faux repentis, sortis de prison et singeant l’exemplarité ; la bande des enfants, « les microbes », aux origines maliennes pour la plupart.

La hauteur de vue du réalisateur Ladj Ly, fils de ce quartier, se lit d’emblée dans son choix d’endosser le regard d’un flic (Damien Bonnard), nouvel arrivant à la brigade anticriminalité — la « BAC ». Car pour le jeune révolté des Bosquets que fut le cinéaste, la police était l’ennemie, qui abusait de son pouvoir. Accompagner, cette fois avec une certaine empathie, la patrouille et les interventions de la brigade apporte un équilibre rare entre les forces en présence, qui restera l’un des grands atouts des Misérables.

Autre signal fort, les trois flics de cette brigade que l’on suit dépendent hiérarchiquement d’une femme. Jeanne Balibar, exceptionnelle dans une seule et longue scène de commissariat, située au début du film, incarne une autorité réfléchie, calme, non dénuée d’humour et de charme. Après cela, les démonstrations de force de ces messieurs sur le terrain ne sonnent plus de la même manière. Ladj Ly esquisse donc un au-delà du virilisme ordurier si souvent relayé à l’écran (voir les polars de ou avec Olivier Marchal), et que le nouveau venu déplore chez l’un de ses collègues en place depuis longtemps — le sensationnel Alexis Manenti, également coscénariste.

Du reste, ces trois policiers habitent le même quartier que ceux qu’ils surveillent, se retrouvent le soir dans les mêmes intérieurs sans aucun luxe. Ni salauds fascisants ni modèles de vertu, ils ne tombent jamais d’accord entre eux sur leurs modes d’intervention. C’est la bavure de l’un d’eux, un tir de flash-ball ravageur sur le visage d’un enfant, dans le cadre de l’enquête sur le vol du lionceau, qui provoquera l’engrenage de violence.

La hauteur de vue du cinéaste est aussi celle d’un… drone, dirigé par un autre enfant de la cité, qui, incidemment, enregistre la terrible bavure. Ladj Ly restitue ainsi avec acuité la guerre des images qu’est devenu le quotidien des policiers. Tout le monde filme, la vidéo sert d’arme de défense, de riposte, de chantage ou de négociation. Ici, après le geste fatal, elle déclenche une traque et un réflexe corporatif de la brigade. Les valeurs s’inversent alors de manière alarmante : le jeune blessé compte moins que les images de l’accident fatal, à récupérer à tout prix.

Victor Hugo rédigea Les Misérables dans cette ville de Montfermeil — une scène le rappelle avec humour. Et le récit distille les allusions au roman, à commencer par son personnage de Gavroche noir, tombé par terre après l’impact du flash-ball, puis voué à la révolte. Mais ce titre s’impose encore par sa pertinence pour évoquer un monde situé du mauvais côté de toutes les inégalités sociales. Un monde abandonné à ses expédients, à ses derniers retranchements — la drogue et son commerce, l’islamisme. Un monde que policiers et émeutiers partagent finalement. Ladj Ly montre leur face-à-face devenu incendiaire, terrifiant, mais choisit, en un dernier geste sublime, de le suspendre. Le pire peut attendre. Une chance infime demeure. L’énergie que libère ce grand film ne restera pas que celle du désespoir.
LES MISERABLES, Ladjly 2019, Damien Bonnard, Alexis Manenti (societe racisme)@@@ (E)
Stéphane, tout juste arrivé de Cherbourg, intègre la brigade anti-criminalité de Montfermeil, dans le 93. Il va faire la rencontre de ses nouveaux coéquipiers, Chris et Gwada, deux "Bacqueux" d'e ...

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LES MYSTERES DE LA CHORALE, Emmanuelle Dubergey 2020 (thriller)@


Marseille. De retour de la chorale, la jeune Sabrya, 18 ans, est poignardée en pleine rue. La capitaine Caroline Dubreuilh enquête sur sa mort. C’est sa première affaire de meurtre, mais elle peut compter sur l’aide de Louis Kléber, flic vétéran récemment muté dans le même commissariat. Interrogeant l’entourage de Sabrya, ils découvrent que celle-ci, sous des dehors de jeune fille bien sous tous rapports, cachait quelques secrets. Mais les deux enquêteurs vont aussi apprendre à se connaître, Caroline découvrant notamment que Louis a une fille avec qui il est fâché depuis des années…

TELERAMA
Comme d’habitude dans les polars France Télévisions, on a droit à un duo de flics mal assortis mais complémentaires : une débutante empathique et un vieux briscard qui se méfie de tout le monde. Ça pourrait fonctionner si le fil policier n’était pas aussi mince. Diluée pendant une heure trente, l’intrigue s’essouffle très vite. Et le spectateur devra déployer des trésors de patience pour enfin connaître le nom du meurtrier, révélé après une suite interminable de scènes d’interrogatoire.
LES MYSTERES DE LA CHORALE, Emmanuelle Dubergey 2020 (thriller)@ (E)
Marseille. De retour de la chorale, la jeune Sabrya, 18 ans, est poignardée en pleine rue. La capitaine Caroline Dubreuilh enquête sur sa mort. C’est sa première affaire de meurtre, mais elle peut compter sur l&rsq ...

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LES MYSTERES DE PARIS, André Hunebelle 1962, Jean Marais, Dany Robin (histoire)@@


À Paris, à la fin du XIXe siècle, le comte Rodolphe de Sombreuil provoque accidentellement la mort d'un ouvrier. Homme de principes, il s'engage à aider sa veuve qui recherche leur fille disparue mystérieusement. Le comte met tout en oeuvre pour retrouver la jeune fille et s'aventure dans les bas-fonds de Paris.

TELERAMA
Les versions des Mystères de Paris furent nombreuses. La principale originalité du film d’André Hunebelle est d’être en couleur. Pour le reste, on constatera, une fois de plus, l’incapacité du cinéaste à restituer l’univers et l’imaginaire des grands auteurs de romans d’aventures. Le film n’est que l’ombre de l’intrigue originale.
LES MYSTERES DE PARIS, André Hunebelle 1962, Jean Marais, Dany Robin (histoire)@@ (E)
À Paris, à la fin du XIXe siècle, le comte Rodolphe de Sombreuil provoque accidentellement la mort d'un ouvrier. Homme de principes, il s'engage à aider sa veuve qui recherche leur fille disparue mystérieu ...

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LES NAUFRAGES, David Charhon 2015, Daniel Auteuil, Laurent Stocker (maritime)@


Jean-Louis Brochard, escroc de la finance en fuite et William Boulanger, teinturier cocu tout juste quitté par sa femme, échouent sur une île déserte après un crash d'avion. Les deux naufragés, incapable de cohabiter, vont essayer de fuir cet enfer en espérant ne jamais se revoir. Cependant l'île, pas aussi déserte qu'il n'y paraît, leur réservera une surprise qui les liera à tout jamais.

TELERAMA
Daniel Auteuil et Laurent Stocker échouent sur une île. Une paresseuse comédie d’aventures, qui s’inspire vaguement du cinéma de Francis Veber.
Sur un bateau avec des potes misogynes (Entre amis), enfermé dans un appart avec d’autres potes misogynes (Nos femmes) : pour Daniel Auteuil, c’est le temps des comédies navrantes. Le revoici dans le rôle d’un Bernard Madoff à la française, échoué sur une île des Caraïbes en compagnie d’un modeste teinturier quitté par son épouse (Laurent Stocker). Réalisé par David Charhon (De l’autre côté du périph), vaguement inspiré par Francis Veber (La Chèvre), ce paresseux film d’aventures est à l’image de ses personnages rivés au bord de l’eau au lieu d’explorer l’île… Et comme le cinéaste ne sait pas quoi raconter, il dégaine l’arme fatale à mi-parcours : Stocker et Auteuil affrontant un varan géant. Au secours !
LES NAUFRAGES, David Charhon 2015, Daniel Auteuil, Laurent Stocker (maritime)@ (E)
Jean-Louis Brochard, escroc de la finance en fuite et William Boulanger, teinturier cocu tout juste quitté par sa femme, échouent sur une île déserte après un crash d'avion. Les deux naufragés, incap ...

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LES NERFS A VIF, Martin Scorcese,1992, Robert De Niro, Jessica Lange, Nick Nolte (thriller social)@@


Max Cady vient de passer quatorze ans dans un pénitencier, reconnu coupable du viol et du meurtre d'une adolescente. Il n'a qu'une idée en tête : se venger de l'avocat, Sam Bowden, qui l'a jadis fait condamner. Cady est persuadé que Bowden a fait disparaître des pièces du dossier d'instruction afin de s'assurer de sa condamnation. L'ancien détenu s'installe en Floride, dans la petite ville où vivent Sam, sa femme Leigh et leur fille Danielle. Il s'immisce dans l'entourage des Bowden, empoisonne leur chien, défigure la maîtresse de Sam et poursuit Danielle de ses assiduités. Hors de lui, Bowden demande à des petits voyous de s'occuper de Cady. Contre toute attente, il terrasse ses agresseurs...

TELERAMA
Remake violent du film de J. Lee Thompson par Scorsese. Vous aimerez sans doute le grand Robert De Niro dans ce film, pas le plus connu mais sacrément baroque et flippant.

Certains grands cinéastes font toujours le même film. Martin Scorsese, lui, ne cesse de tout remettre à plat. Un bon exemple au début des années 1990 : Les Nerfs à vif (1991) ont certes un air de famille avec Les Affranchis (1990), mais n’annoncent pas vraiment l’élégant Temps de l’innocence (1993) ni Casino (1995). Ici, il s’agit de stress, d’angoisse, de succion des cervelles par un salaud qui vous siffle sur la tête — Robert De Niro. Sa cible : la famille d’un avocat (Nick Nolte) qui ne s’est pas foulé pour lui éviter une lourde peine de prison. Soit la même histoire ou presque qu’un thriller oubliable de Jack Lee Thompson réalisé en 1962.

Pour que les nerfs du spectateur soient aussi à vif, Scorsese se lance dans un exercice de style assez périlleux. Ça bouge (la caméra), ça cogne (les acteurs), ça claque (les raccords). Car ceci est un conte, ou un fantasme. Voire une métaphore, baroque et tapageuse.

De Niro ne fait pas dans la dentelle. Démon que n’atteignent ni les flammes ni les barres de fer, il est la mauvaise conscience de la bourgeoisie américaine, hypocrite, autocratique, puritaine. Un personnage allégorique en qui Scorsese parvient à faire tenir quelques-unes de ses obsessions : la foi, le sang, la vengeance. Ce qui nécessite un talent certain.
LES NERFS A VIF, Martin Scorcese,1992, Robert De Niro, Jessica Lange, Nick Nolte (thriller social)@@ (E)
Max Cady vient de passer quatorze ans dans un pénitencier, reconnu coupable du viol et du meurtre d'une adolescente. Il n'a qu'une idée en tête : se venger de l'avocat, Sam Bowden, qui l'a jadis fait condamner. Cady est ...

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LES NOCES REBELLES, Sam Mendes 2008, Leonardo di Caprio, Kate Winslet (drame sentimental)@@


Aux Etats-Unis, dans les années 50, April et Frank Wheeler forment un couple à part, soucieux de vivre une vie différente avec des objectifs élevés. En emménageant dans leur belle maison, ils jurent qu'ils ne se laisseront pas envahir par la torpeur ambiante. Pourtant, les Wheeler finissent par vivre l'existence qu'ils redoutaient. Frank a un travail sans intérêt et April, femme au foyer, voit ses rêves d'évasion s'envoler.

TELERAMA
Filmé magistralement par Sam Mendes, le couple mythique de “Titanic” excelle dans cette radiographie implacable du naufrage d’un mariage, abîmé par la routine et les espoirs déçus.

Une scène de bonheur — la rencontre —, et c’est déjà la crise. Étude du dysfonctionnement d’un couple, Les Noces rebelles entre directement dans le vif du sujet. Le roman allait encore plus vite. Dans La Fenêtre panoramique (1961), de Richard Yates, le moment d’ivresse inaugural n’est qu’un flash-back, un souvenir lointain. Le piège du conformisme s’est déjà refermé sur ces jeunes mariés des années 1950 qui se croyaient à part. Plus exactement sur elle, qui croyait avoir épousé un homme à part…

Quand la jeune femme (Kate Winslet) se persuade qu’il est encore temps pour le bonheur, et qu’elle propose à l’époux (Leonardo DiCaprio) une nouvelle vie en Europe, les conséquences en chaîne de ce projet alimentent un (faux) suspense, de l’euphorie au désastre. S’il n’atteint pas des sommets bergmaniens (Scènes de la vie conjugale, bien sûr), Sam Mendes parvient à maintenir la tension et l’acuité de son regard. Au-delà de l’époque et de ses codes, il y a l’autopsie d’un amour au sens où la littérature et le cinéma modernes l’envisagent bien souvent, c’est-à-dire comme un mirage.
LES NOCES REBELLES, Sam Mendes 2008, Leonardo di Caprio, Kate Winslet (drame sentimental)@@ (E)
Aux Etats-Unis, dans les années 50, April et Frank Wheeler forment un couple à part, soucieux de vivre une vie différente avec des objectifs élevés. En emménageant dans leur belle maison, ils jurent ...

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LES OISEAUX, Alfred Hitchcock 1963, Tippi Hedren, Rod Taylor (horreur)@@@


Melanie, jeune femme quelque peu superficielle, rencontre chez un marchand d'oiseaux un brillant et séduisant avocat qui recherche des inséparables. Par jeu, Melanie achète les oiseaux et les apporte à Bodega Bay. Dés son arrivée, elle est blessée au front par une mouette.

TELERAMA
Chef-d'œuvre mondialement connu, archi commenté, Les Oiseaux fait partie de ces grands mais rares films d'angoisse qui font toujours peur même après plusieurs visions. Le postulat est d'une simplicité lumineuse : et si les oiseaux, animaux pacifiques autant qu'insaisissables, devenaient soudainement un danger de mort…

Jugement dernier, révélateur d'attitudes multiples (de l'inconscience à la lâcheté ou à la solidarité) ou bien symbole sexuel (la scène fameuse du grenier, qui s'apparente à un viol), cet assaut de volatiles recèle maintes interprétations possibles, en plus de la terreur évidente qu'il suscite. Terreur efficace parce que extrêmement réaliste, résultat de prouesses techniques minutieuses. Le regroupement lent et progressif des oiseaux dans le dos de Melanie, puis leur attaque à la sortie de l'école restent des modèles de tension et de mise en scène pure. On ne se remet jamais tout à fait de ce cauchemar cruel et flamboyant.
LES OISEAUX, Alfred Hitchcock 1963, Tippi Hedren, Rod Taylor (horreur)@@@ (E)
Melanie, jeune femme quelque peu superficielle, rencontre chez un marchand d'oiseaux un brillant et séduisant avocat qui recherche des inséparables. Par jeu, Melanie achète les oiseaux et les apporte à Bodega Bay ...

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LES OLYMPIADES, Jacques Audiard 2021, Lucie Zhang, Makita Samba, Noemie Merlant (societe)@@


Paris 13e, quartier des Olympiades. Emilie rencontre Camille, qui est attiré par Nora, qui elle-même croise le chemin de Amber. Trois filles et un garçon. Ils sont amis, parfois amants, souvent les deux.

TELERAMA
Jacques Audiard signe une comédie voluptueuse doublée d’un conte moral, à l’esprit Nouvelle Vague.
Fini la malédiction de la violence. La douceur a pris le relais, et même ses aises, à l’image de cette jeune odalisque nue et détendue, qui chante micro à la main sur son canapé, à côté de son amant. C’est le prologue des Olympiades, comédie voluptueuse doublée d’un conte moral. Soit un sacré virage dans la carrière de l’auteur du Prophète et des Frères Sisters, la collaboration au scénario de Céline Sciamma et Léa Mysius (réalisatrice d’Ava et scénariste de Desplechin) expliquant peut-être cela. Comme l’annonce le titre, le décor est le quartier géométrique des Olympiades, dans le 13e arrondissement de Paris, avec ses tours, autour desquelles la caméra plane. Derrière chaque fenêtre, des personnes vivent, font l’amour, se sentent seules, espèrent. Le film en élit quatre, dont il entrecroise les destins. Ce sont de jeunes adultes. Trois filles et un garçon, cultivés mais pas installés. Qui se cherchent en cherchant l’amour.

La première qui émerge est la chanteuse, Émilie (Lucie Zhang). Une jolie Franco-Chinoise vive et sagace, qui a fait Science-Po mais se coltine un boulot pénible de vendeuse dans un centre d’appels. Elle a mis une annonce pour partager son appartement avec une colocataire. Mais c’est un Camille au masculin qui se présente (Makita Samba), prof de lycée. Elle refuse le candidat, se ravise puis passe rapidement au lit avec lui. Libres, décomplexés, Émilie et Camille sont du genre à coucher d’abord et à discuter ensuite. Le sexe, la séduction et le discours amoureux, voilà l’attrait de ce marivaudage, qui propose une forme de sensualité neuve. Un érotisme qui se glisse autant dans les dialogues que dans les scènes d’amour stricto sensu, charnelles mais aussi très pensées, chorégraphiées, différentes… Pour Nora (Noémie Merlant), le désir et le plaisir vont moins de soi. Cette jeune provinciale, un peu naïve et burlesque, qui travaillait dans l’immobilier à Bordeaux, a décidé de reprendre des études, à la fac de Tolbiac. À peine arrivée, elle est victime de cyberharcèlement à la suite d’une méprise. Elle retrouve Amber Sweet, la fille blonde (Jehnny Beth), prostituée à distance sur le Net, avec laquelle on l’a confondue. En ligne, toutes deux entament un dialogue, régulier, sans caractère sexuel, où chacune se livre, raconte ses expériences vécues. Des affinités affleurent.

À travers ce quatuor de personnages, Jacques Audiard dessine avec beaucoup d’élégance une carte du tendre, contemporaine et atemporelle. Il y a quelque chose d’aérien et de fluide dans sa manière de passer d’un protagoniste à l’autre, de l’amitié à l’amour, sans se départir d’un ancrage social précis, à savoir le quotidien multiracial du Paris d’aujourd’hui. Le film parle de sentiments mais parvient aussi, sans s’appesantir, à évoquer les galères de travail et de logement, le rôle de l’entourage. Par petites touches, il saisit les liens d’Émilie avec sa mère, sa grand-mère et la communauté chinoise. Idem du côté de Camille, dont la petite sœur arrive à surmonter son problème de bégaiement grâce au stand-up.

De l’humour, il y en a. Une tournure d’esprit que les quatre comédiens offrent avec une fraîcheur confondante, faisant rimer légèreté, sex-appeal, intelligence sensible. Il est d’ailleurs troublant qu’à travers eux, via le noir et blanc satiné et les intrigues de cœur, Les Olympiades rappelle l’esprit d’une famille qui semblait éloignée de Jacques Audiard : celle de la Nouvelle Vague. On a cru un instant reconnaître Delphine Seyrig en Noémie Merlant, on a pensé à Rohmer et Truffaut. Le film se termine sur un évanouissement digne de La Femme d’à côté ou de Stendhal. Autant dire que le romantisme n’est pas mort.
LES OLYMPIADES, Jacques Audiard 2021, Lucie Zhang, Makita Samba, Noemie Merlant (societe)@@ (E)
Paris 13e, quartier des Olympiades. Emilie rencontre Camille, qui est attiré par Nora, qui elle-même croise le chemin de Amber. Trois filles et un garçon. Ils sont amis, parfois amants, souvent les deux.

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LES ONDES DU SOUVENIR, Sylvie Ayme 2020, Gaëlle Bona, David Kammenos (histoire social)@@


Dans les environs de Longwy, des jeunes jouent aux explorateurs dans une usine sidérurgique abandonnée. Soudainement, la grille d'un vieux conduit de ventilation finit par céder et laisse apparaître un squelette dissimulé à l'intérieur. Clara, Guillaume et François vont démarrer leur enquête.

TELERAMA
Troisième volet d’une collection de téléfilms dans le Grand Est. Plein de scories mais supérieur à la moyenne des polars régionaux de France Télévisions.

Le précédent volet de cette série de téléfilms de Sylvie Ayme s’achevait sur une séquence violente, dont la sécheresse rappelait les films noirs d’Anthony Mann ou de Richard Fleischer. La tendance se confirme avec ce troisième épisode au cadre industriel (typique des polars de série B), qui débute par une bonne scène d’exploration urbaine avec drone au cœur d’une aciérie désaffectée et se termine en course-poursuite autour du haut-fourneau. Entre les deux, la capitaine de police et l’anthropologue judiciaire enquêtent, mollement, sur un cadavre découvert à l’intérieur d’un conduit de ventilation de l’usine.

Malgré ses scories, pourquoi cette collection reste supérieure à la moyenne des policiers régionaux de France Télévisions ? Parce qu’elle parvient à saisir la dimension mythique du passé sidérurgique, en alliant travail de documentation solide (sur Lorraine Cœur d’acier, la radio pirate de la CGT), décor expressif (les vitraux Majorelle, à Longlaville, dans l’ex-siège des aciéries de Longwy) et excellent suspect (Lionnel Astier en ancien flic membre du Service d’action civique). Sans doute, aussi, que l’ambiance lorraine pluvieuse est, en France, celle qui se rapproche le plus du polar nordique.

Aux environs de Longwy, dans une usine sidérurgique abandonnée, sous les verrières brisées, des jeunes jouent aux explorateurs. La grille d'un vieux conduit de ventilation finit par céder laissant apparaître un squelette dissimulé à l'intérieur. Clara, Guillaume et François démarrent leur enquête : le corps est rapidement identifié, il s'agit d'Hervé Chaumont, ancien ouvrier sidérurgiste, militant syndical et l'un des bénévoles de la radio libre "Lorraine coeur d'acier", voix de la contestation ouvrière des années 1970-1980...
LES ONDES DU SOUVENIR, Sylvie Ayme 2020, Gaëlle Bona, David Kammenos (histoire social)@@ (E)
Dans les environs de Longwy, des jeunes jouent aux explorateurs dans une usine sidérurgique abandonnée. Soudainement, la grille d'un vieux conduit de ventilation finit par céder et laisse apparaître un squelette d ...

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LES PARAPLUIES DE CHERBOURG, Jacques Demy 1964, Catherine Deneuve, Anne Vernon@@


Cherbourg, novembre 1957. Geneviève Emery, dont la mère tient un commerce de parapluies, aime Guy Foucher, un jeune garagiste. La mère de Geneviève ne voit pas d'un bon oeil cette idylle et préférerait voir sa fille épouser Roland Cassard, un riche diamantaire. Guy est appelé à l'armée, pour la guerre d'Algérie.
LES PARAPLUIES DE CHERBOURG, Jacques Demy 1964, Catherine Deneuve, Anne Vernon@@ (E)
Cherbourg, novembre 1957. Geneviève Emery, dont la mère tient un commerce de parapluies, aime Guy Foucher, un jeune garagiste. La mère de Geneviève ne voit pas d'un bon oeil cette idylle et préférer ...

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LES PARFUMS, Grégory Magne 2019, Emmanuelle Devos, Grégory Montel


Anne Walberg est une célébrité dans le monde du parfum. Elle crée des fragrances et vend son incroyable talent à des sociétés en tout genre. Elle vit en diva, égoïste, au tempérament bien trempé. Guillaume est son nouveau chauffeur et le seul qui n'a pas peur de lui tenir tête. Sans doute la raison pour laquelle elle ne le renvoie pas.

TELERAMA
La naissance d’une affinité élective entre une créatrice de parfums et son chauffeur. Emmanuelle Devos domine cette plaisante comédie de caractère.
Comme il y eut Miss Daisy et son chauffeur, cette comédie française pourrait être sous-titrée « Miss Devos et son chauffeur ». Car l’héroïne incarnée par Emmanuelle Devos s’y fait sans cesse véhiculer, entre son domicile et ses divers lieux de travail, par le même homme dûment rémunéré. Elle crée des parfums pour des industriels. Il (Grégory Montel) la transporte et supporte son arrogance désabusée. Mais derrière ce présent un peu morose, il y a une vie antérieure pour elle — elle fut un nez recherché par les plus grands parfumeurs du monde, avant une éclipse mystérieuse. De son côté, le chauffeur aspire à un second souffle dans l’ombre de la diva.
Entre autres qualités, l’horizon du récit ne se laisse pas si facilement deviner, car le sujet est plutôt rare à l’écran : la naissance d’une affinité élective fondée sur le travail, et non sur une attirance amoureuse. Les fragrances rencontrées ou à inventer donnent aux deux personnages, d’abord antagonistes, un monde à partager. Dans les intrigues secondaires, sensiblerie et maladresses guettent parfois. Mais l’important reste la captivante présence-absence d’Emmanuelle Devos, sobre et subtile dans sa façon de flirter (ou de le laisser croire) avec l’autoportrait au sein d’une autre industrie que la parfumerie : le cinéma.
LES PARFUMS, Grégory Magne 2019, Emmanuelle Devos, Grégory Montel (E)
Anne Walberg est une célébrité dans le monde du parfum. Elle crée des fragrances et vend son incroyable talent à des sociétés en tout genre. Elle vit en diva, égoïste, au temp&eac ...

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LES PETITES VICTOIRES, Mélanie Auffret 2023, Michel Blanc, Julia Piaton (comique societe)@@


Entre ses obligations de maire et son rôle d'institutrice au sein du petit village de Kerguen, les journées d'Alice sont déjà bien remplies. L'arrivée dans sa classe d'Emile, un sexagénaire au caractère explosif, enfin décidé à apprendre à lire et à écrire, va rendre son quotidien ingérable. Surtout qu'Alice, qui n'avait rien vu venir, va devoir aussi sauver son village et son école.

TELERAMA
Maire d’une petite commune bretonne, une jeune institutrice débordée par ses tâches doit accueillir un nouvel élève bien peu commode dans sa classe. Le tandem Julia Piaton - Michel Blanc fait mouche dans cette comédie tendre et engagée.

Dans un village breton nommé Kerguen – en vérité, Le Juch, près de Douarnenez –, tout a fermé, la boulangerie, le café… Bientôt ce sera l’école, mais elle est défendue par une institutrice sympa et un vieux ronchon qui a décidé d’apprendre à lire ! Un petit charme traverse cette comédie de proximité où le problème de la désertification rurale n’est pas qu’un sujet prétexte et s’illustre de façon fantaisiste. La réalisation flotte un peu, certaines scènes tombent à plat. La bonne ambiance n’est pourtant pas gâchée, Michel Blanc s’amuse et amuse, les enfants sont mignons, et la manière qu’a l’actrice Julia Piaton d’emmener cette petite bande rend son sourire communicatif.
LES PETITES VICTOIRES, Mélanie Auffret 2023, Michel Blanc, Julia Piaton (comique societe)@@ (E)
Entre ses obligations de maire et son rôle d'institutrice au sein du petit village de Kerguen, les journées d'Alice sont déjà bien remplies. L'arrivée dans sa classe d'Emile, un sexagénaire au caract ...

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LES PETITS MOUCHOIRS, Guillaume Canet 2010, Marion Cotillard, François Cluzet, Benoit Magimel, Valérie Bonneton, Gilles Lellouche et Laurent Lafitte (drame)@@


A la suite d'un événement bouleversant, une bande de copains décide, malgré tout, de partir en vacances au bord de la mer comme chaque année. Leur amitié, leurs certitudes, leur culpabilité, leurs amours en seront ébranlées. Ils vont enfin devoir lever les petits mouchoirs qu'ils ont posés sur leurs secrets et leurs mensonges.

TELERAMA
Leur copain est mourant, eux partent en vacances. Guillaume Canet s’offre un casting de luxe mais n’a rien à dire. Prétentieux et vain.
Après Mon idole et Ne le dis à personne - dont le succès a masqué les défauts -, c'est de régression qu'il faut parler avec Les Petits Mouchoirs, troisième film de Guillaume Canet, aussi vide qu'est ap­paremment grande sa prétention à faire date : durée hors normes, casting all stars (Cluzet, Cotillard, Magimel en tête), bande-son soul dont le coût seul doit excéder le budget d'un premier film d'auteur.

Un groupe de potes, vieux trentenaires, jeunes quadras, part en vacances au Cap-Ferret tandis que l'un des leurs gît sur un lit d'hôpital (et de douleur). Ont-ils le droit de s'amuser ou, plutôt, de se pourrir la vie à coups de petites névroses quand l'autre est entre la vie et la mort ? On ne sait pas. Guillaume Canet si, qui don­ne la réponse via un improbable personnage d'ostréiculteur philosophe. Ont-ils le droit d'être aussi anti­pathiques, lourdement caricaturés et désespérément incultes ? On sait que non. Canet s'est-il rendu compte que tous les mecs de son film sont lourdauds, décérébrés, le regard scotché à leur nombril (ou plus bas) ? Et toutes les filles effacées ou hystériques ? Sauf Marion Cotil­lard, sans doute sauvée à ses yeux parce que son comportement amoureux est celui d'un mec...

L'étanchéité du groupe au monde réel est symbolisée par une image fugitive, et ici incongrue : Marion Cotillard dépliant maladroitement Le Monde. Pourquoi un journal, pourquoi un livre, pourquoi une conversation intéressante en vacances, alors qu'il y a la bouffe et le ski nauti­que ? Si Les Petits Mouchoirs est un film générationnel, alors, pour une fois, on est heureux de ne plus faire partie de cette génération-là...
LES PETITS MOUCHOIRS, Guillaume Canet 2010, Marion Cotillard, François Cluzet, Benoit Magimel, Valérie Bonneton, Gilles Lellouche et Laurent Lafitte (drame)@@ (E)
A la suite d'un événement bouleversant, une bande de copains décide, malgré tout, de partir en vacances au bord de la mer comme chaque année. Leur amitié, leurs certitudes, leur culpabilité, ...

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LES PETROLEUSES, Christian-Jaque 1971, Claudia Cardinale, Brigitte Bardot (western)@@


La bande des `Frenchie King', cinq sœurs hors-la-loi, a décidé de se ranger. Elles prennent alors possession du ranch de Little P. à la place de Doc Miller, mais leur arrivée fait sensation et se heurte à l'hostilité de Maria Sarrazin qui fait pression sur le shérif pour qu'il les chasse.

TELERAMA
Louise King et ses quatre énergiques demi-soeurs forment une bande de hors-la-loi qui perpétue la tradition familiale. Leur père fut le célèbre bandit Frenchie King. Au cours de l'attaque d'un train où elles dépouillent un homme de ses titres de propriétés, elles découvrent une carte indiquant un gisement de pétrole qui se trouverait à Bougival Junction, une petite ville dont les habitants sont tous d'origine française et dont seul le shérif parle anglais. Mais Maria Sarrazin et ses quatre frères, qui forment un gang rival et non moins redoutable, convoitent également ce trésor. S'ensuit une lutte sans merci entre les deux clans...
LES PETROLEUSES, Christian-Jaque 1971, Claudia Cardinale, Brigitte Bardot (western)@@ (E)
La bande des `Frenchie King', cinq sœurs hors-la-loi, a décidé de se ranger. Elles prennent alors possession du ranch de Little P. à la place de Doc Miller, mais leur arrivée fait sensation et se heurte &ag ...

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LES PIRES, Lise Akoka et Romane Guéret 2022, Mallory Wanecque, Loic Pech, Timéo Mahaut (social)@@


Alors qu'un tournage se prépare dans une banlieue défavorisée de Boulogne-sur-Mer, un casting est organisé afin de choisir les acteurs appelés à interpréter les différents personnages. Après les essais, la stupeur s'empare des habitants du quartier. En effet, quatre des adolescents retenus sont considérés comme de mauvaises graines, et les interrogations se multiplient dans la cité quant aux raisons qui ont poussé les casteurs à faire ce choix surprenant. Lily, Maylis, Jessy et Ryan, qui constituent l'inattendu quatuor appelé à jouer les premiers rôles, n'en reviennent pas eux-mêmes...

TELERAMA
Le tournage d’un film social, où les acteurs sont des enfants malmenés par la vie. Une mise en abyme réussie.
On dirait que vous prenez que les pires… » Fine observatrice au visage impassible, Maylis (Mélina Vanderplancke) dit ça comme elle dit tout le reste, l’air de s’en foutre. Avec d’autres jeunes de la cité Picasso, à Boulogne-sur-Mer, l’adolescente participe à un casting d’acteurs non professionnels et note l’intérêt du réalisateur, un Belge chaleureux, pour les gamins cabossés, difficiles, les « cas sociaux ». Comme le petit Ryan (bouleversant Timéo Mahaut), genoux écorchés et grandes billes bleues, dont la tchatche ch’ti révèle, entre deux très gros mots, qu’il a vécu en famille d’accueil avant d’être placé chez sa sœur aînée. Une recrue idéale pour Gabriel (Johan Heldenbergh), le metteur en scène, qui entend raconter une histoire « pas facile facile », tournée en décors naturels avec des interprètes forcément criants de vérité.

Expertes du casting sauvage — c’était le sujet de leur remarquable court métrage Chasse royale (2016) —, Lise Akoka et Romane Gueret signent, avec ce premier long récompensé par le Grand Prix Un certain regard au dernier Festival de Cannes, une de ces mises en abyme qui passionnent les cinéastes. Sorte de « Nuit américaine des cassos », pour faire référence au classique de François Truffaut (1973), Les Pires chronique, à la manière d’une comédie dramatique sociale plutôt ensoleillée, le tournage d’un drame social franchement sombre. Moins pour sonder les affres d’un créateur (Huit et demi, de Federico Fellini) ou rire de catastrophes en série sur un plateau (Ça tourne à Manhattan, de Tom DiCillo) que pour interroger la pratique même de filmer, et la responsabilité qui en découle.

Ce questionnement, les autrices le prennent en charge notamment par le regard à la fois empathique et sans complaisance qu’elles posent sur leur homologue fictif, Gabriel. Qui aime ses acteurs en herbe mais tient plus encore, à 54 ans, à réussir son premier film, quitte à manipuler son monde — ainsi lorsqu’il exige de Ryan « une vraie rage » et accule le petit garçon à une éprouvante crise de nerfs. Concernant les clichés, la cinégénie de la misère — « Magnifique », s’emballe le réalisateur devant la façade lépreuse d’une barre de cité — ou la traque de l’émotion chez des amateurs, a fortiori des enfants, dépourvus de technique, le miroir tendu au septième art semble impitoyable.

Pourtant, loin de se limiter à cette peinture assez cruelle, Les Pires saisit aussi le meilleur de l’aventure : la beauté de ces gamins soudain considérés comme des héros, sachant que les parcours des interprètes et des personnages se recoupent parfois ; l’éclosion du talent de Lily (Mallory Wanecque) ; la joie de fabriquer une œuvre collective. La fierté de Ryan, enfin, qui assurait ne jamais pleurer (« Parce que j’ai jamais mal ») et dont les larmes « jouées » paraissent témoigner d’une réparation par l’entremise de la fiction. Le vertige du cinéma, entre effraction et catharsis, dans toute sa splendeur.
LES PIRES, Lise Akoka et Romane Guéret 2022, Mallory Wanecque, Loic Pech, Timéo Mahaut (social)@@ (E)
Alors qu'un tournage se prépare dans une banlieue défavorisée de Boulogne-sur-Mer, un casting est organisé afin de choisir les acteurs appelés à interpréter les différents personnages. ...

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LES PLEINS POUVOIRS, Clint Eastwood 1997, Clint Eastwood, Scott Glenn


Luther Whitney est un Arsène Lupin moderne, un voleur élégant qui s'en est toujours pris aux riches. Arrivé au terme de sa longue carrière, il entreprend de dévaliser la résidence de Sullivan, un des hommes les plus riches de Washington, parti en voyage d'affaires avec sa jeune épouse, Christy. Tout se passe pour le mieux. Il s'apprête à repartir lorsqu'il découvre que la cloison de la chambre forte est un miroir sans tain qui donne sur la chambre à coucher. De l'autre côté de ce miroir, Luther assiste à un meurtre impliquant Christy et Richmond, le Président des Etats-Unis.

TELERAMA
A travers un miroir sans tain, Luther Whitney, alors qu'il cambriole le coffre à bijoux d'une somptueuse demeure, assiste à un jeu érotique alcoolisé et violent entre un homme et une femme. Des gardes du corps font irruption et abattent la femme. L'homme en question n'est autre que le président des Etats-Unis...
La séquence initiale est une leçon de mise en scène. Dans le regard du voyeur malgré lui, Eastwood reflète nos propres ambiguïtés de spectateur devant la violence. Auparavant, en quelques plans sobres, il a tracé un (auto-)portrait sympathique du monte-en-l'air au prénom de pasteur : voleur mais artiste. Et père couvant sa fille. Un héros vieillissant, mais qui s'amuse comme un gamin et laisse à d'autres le soin de mener l'enquête. Un homme toujours « impitoyable » (comme dans la scène limite où Luther braque une seringue sur le cou d'un homme de main). Nul n'est sans tache, et on ne se refait jamais tout à fait, semble glisser East­wood entre deux clins d'oeil à son mythe de dur à cuire.
Ni vrai thriller politique ni exercice hitchcockien, Les Pleins Pouvoirs culmine lors de scènes comme celle où Luther vampe le flic chargé de le coincer. L'acteur Clint, impassible et pourtant expressif, y prend un plaisir contagieux.
LES PLEINS POUVOIRS, Clint Eastwood 1997, Clint Eastwood, Scott Glenn (E)
Luther Whitney est un Arsène Lupin moderne, un voleur élégant qui s'en est toujours pris aux riches. Arrivé au terme de sa longue carrière, il entreprend de dévaliser la résidence de Sullivan ...

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LES PLUS BELLES ANNEES DE NOTRE VIE


Fred, Al et Homer sont trois vétérans de la Seconde Guerre mondiale confrontés à des difficultés alors qu'ils réintègrent la vie civile. Fred est un héros de guerre qui, incapable de rivaliser avec des travailleurs plus qualifiés, doit retourner à son travail de soda jerk à bas salaire.
LES PLUS BELLES ANNEES DE NOTRE VIE (E)
Fred, Al et Homer sont trois vétérans de la Seconde Guerre mondiale confrontés à des difficultés alors qu'ils réintègrent la vie civile. Fred est un héros de guerre qui, incapable de r ...

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LES PREMIERS HOMMES DANS LA LUNE, Nathan Juran 1964, Judd Edward, Lionel Jeffries, Martha Hyer (science fiction)@@


Lorsque le tout premier astronaute américain atterrit sur la Lune et part en excursion, il fixe soudain, comme fasciné, un drapeau britannique et un manuscrit datant de 1899. À son retour, une recherche fébrile commence alors dans le but de découvrir les dessous de cette incroyable expédition spatiale de la fin du XIXe siècle. Des journalistes parviennent enfin à retrouver la trace d'un vieil Anglais.

TELERAMA
En 1970, alors qu'une expédition des Nations unies met pour la première fois le pied sur la Lune, elle a la surprise d'y découvrir un drapeau anglais et un certificat de propriété datant de 1899, au nom d'Arnold Bedford. Après de rapides recherches, les autorités découvrent un vieillard du même nom, interné dans un asile d'aliénés, qui prétend effectivement avoir été sur la Lune. En 1899, il vivait dans le Sussex, avec sa fiancée Kate. Leur voisin, Cavor, un physicien farfelu, avait inventé une matière, la cavorite, qu'il avait utilisée comme moyen de propulsion d'un engin, fabriqué à partir d'une locomotive, à bord duquel le trio s'était embarqué pour l'astre lunaire...
LES PREMIERS HOMMES DANS LA LUNE, Nathan Juran 1964, Judd Edward, Lionel Jeffries, Martha Hyer (science fiction)@@ (E)
Lorsque le tout premier astronaute américain atterrit sur la Lune et part en excursion, il fixe soudain, comme fasciné, un drapeau britannique et un manuscrit datant de 1899. À son retour, une recherche fébrile c ...

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LES PROMESSES, Thomas Kruithof 2021, Isabelle Huppert, Reda Kateb (politique)@@


Maire d'une ville du 93, Clémence livre avec Yazid, son directeur de cabinet, une bataille acharnée pour sauver le quartier des Bernardins, une cité minée par l'insalubrité et les "marchands de sommeil". Ce sera son dernier combat, avant de passer la main à la prochaine élection.

TELERAMA
Finement écrit, le film observe la vie politique à l’échelle d’une ville du 93. Il est porté par un duo, Huppert et Kateb, qui tient toutes ses promesses.

Avant de raccrocher l’écharpe, Clémence, maire d’une commune de Seine-Saint-Denis (Isabelle Huppert), veut lancer un projet cher à son cœur, la rénovation d’une cité insalubre. Elle arrache un accord verbal au « monsieur Grand Paris » du gouvernement : si les copropriétaires excédés des immeubles concernés payent enfin leurs charges, l’État investira les millions nécessaires. Reste à convaincre les habitants du sérieux de cette énième promesse.

Ramassé, étayé, le film examine la pratique politique à l’échelle locale, avec des enjeux immédiats, concrets, et du suspense. Clémence, dont on ignore l’étiquette, se démène pour ses administrés, secondée par un directeur de cabinet, Yazid (Reda Kateb), justement issu de la cité pour laquelle ils intriguent.

La séduction évidente du film réside dans ce tandem, uni par une admiration réciproque et une amitié qu’on aimerait à toute épreuve. Habile, Kruithof rebat sans cesse les cartes, dévoilant au fur et à mesure les contradictions de ses personnages. Clémence, prête à passer la main sans regret au début, voit soudain miroiter un poste de ministre qui la déboussole. Yazid, en qui son parti trouvera peut-être un jour un Obama français, peut aussi humilier un adolescent et prôner un cynisme pragmatique.

Le long métrage, lui, résiste à la facilité du « tous pourris » de même qu’à la tentation d’une ironie chabrolienne pour observer la friction entre l’intérêt général et les arrangements particuliers. Parfaits dans cette sincérité, Huppert et Kateb forment, au sein d’une distribution impeccable, un duo qui tient toutes ses promesses.
LES PROMESSES, Thomas Kruithof 2021, Isabelle Huppert, Reda Kateb (politique)@@ (E)
Maire d'une ville du 93, Clémence livre avec Yazid, son directeur de cabinet, une bataille acharnée pour sauver le quartier des Bernardins, une cité minée par l'insalubrité et les "marchands de sommei ...

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LES RANDONNEURS, Philippe Karel, Benoit Poelvoorde, Vincent Elbaz, Karin Viard


Ils vivent à Paris, ont la trentaine et recherchent le grand amour. Louis espère se débarrasser de sa petite amie, son frère Mathieu en cherche une, Cora attend désespérément son prince charmant. Décidés à changer le cours de leur vie, ils suivent Nadine, partie retrouver son amant en Corse, pour une grande randonnée sur le fameux GR 20. Pourtant très vite, les kilomètres parcourus entament l'enthousiasme du groupe et réveillent les humeurs de chacun.
LES RANDONNEURS, Philippe Karel, Benoit Poelvoorde, Vincent Elbaz, Karin Viard (E)
Ils vivent à Paris, ont la trentaine et recherchent le grand amour. Louis espère se débarrasser de sa petite amie, son frère Mathieu en cherche une, Cora attend désespérément son prince charm ...

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LES RASCALS, Jimmy Laporal-Trésor 2022 (soiete)@@


Milieu des années 1980, à Paris. En balade dans la capitale, un groupe de jeunes banlieusards croise par hasard un jeune skinhead impliqué dans une rixe avec l'un d'entre eux. Les coups ne tardent pas à pleuvoir, sous l'œil discret et attentif de la petite soeur du jeune extrémiste pris à partie...

TELERAMA
Paris, 1984. Deux bandes rivales, fils d’immigrés d’un côté, skinheads de l’autre, s’affrontent sur fond de racisme et de loi du talion. Un film puissant sur la banalisation du mal.

Paname, 1984. À Châtelet-Les-Halles, dans la rue ou chez le disquaire, les bandes s’affrontent. Venus de banlieue et tous fils d’immigrés, les Rascals écoutent du rock, du hip-hop et s’habillent à la James Dean. Leurs ennemis, nuque bien dégagée, bras levé et punk dans les oreilles : les skinheads, graines de fascistes en rangers et bombers, légitimées par la récente percée du Front national (11 %) aux élections européennes. Le décor, musical et politique, est planté. Heureuse surprise que ce premier film, qui retrouve une formule qu’on croyait oubliée en combinant un style visuel éclatant et un propos à la fois engagé et nuancé. On pense autant aux Guerriers de la nuit, de Walter Hill (1979), qu’à Ma 6-T va crack-er, de Jean-François Richet (1997).

Dans cette banale histoire de vengeance réciproque, chacun a ses raisons et tout le monde a tort. Si le cœur du réalisateur, d’origine antillaise, penche bien à gauche, c’est à l’extrême droite qu’il réserve le traitement le plus original et le plus complexe. Notamment à travers le personnage de Frédérique (Angelina Woreth, impeccable), sœur d’un skinhead passé à tabac par les Rascals, qui va développer en retour une haine légitime et une fascination irrationnelle pour l’idéologie fasciste, théorisée sur les bancs de la fac d’Assas le jour et dans des meetings politiques la nuit par des professeurs duplices et dangereusement manipulateurs… Un film coup de poing, dans tous les sens du terme, sur la banalisation du mal.
LES RASCALS, Jimmy Laporal-Trésor 2022 (soiete)@@ (E)
Milieu des années 1980, à Paris. En balade dans la capitale, un groupe de jeunes banlieusards croise par hasard un jeune skinhead impliqué dans une rixe avec l'un d'entre eux. Les coups ne tardent pas à pleuvoir, ...

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LES RAYURES DU ZEBRE, Benoît Mariage 2013, Benoît Poelvoorde, Marc Zinga (comique)@


José Stockman, un manager de footballeurs, est spécialisé dans la recherche de talents prometteurs principalement en Afrique. En quête de la future star en Côte d'Ivoire, il rencontre Yaya Koné et décide de l'emmener en Belgique pour en faire un champion.

TELERAMA
“ Pour les fans de benoit Poelvoorde ce film est un cadeau. Les second rôles et le scénario ne font pas défaut à cette comédie. ”
LES RAYURES DU ZEBRE, Benoît Mariage 2013, Benoît Poelvoorde, Marc Zinga (comique)@ (E)
José Stockman, un manager de footballeurs, est spécialisé dans la recherche de talents prometteurs principalement en Afrique. En quête de la future star en Côte d'Ivoire, il rencontre Yaya Koné et d&e ...

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LES REINES DU RING, Jean-Marc Rudnicki 2013, Marilou Berry, Nathalie Baye, Audrey Fleurot, Andre Dussolier (sport)@


Après avoir purgé une peine de prison, Rose, 30 ans, trouve un emploi de caissière dans un supermarché. Elle n'a qu'une idée en tête : retrouver Mickaël, son fils confié à une maison d'accueil. Mais le gamin, passionné de catch, ne l'accueille pas à bras ouverts. Pour se rapprocher de lui, Rose décide de partager sa passion. Avec trois collègues du supermarché, elle monte une équipe de catch.

TELERAMA
le film est porté par des actrices énergiques. Après Stars 80, un nouveau feel good movie coproduit par Thomas Langmann. A l'honneur, le catch. Spectaculaire, populaire et à nouveau tendance, le catch serait-il un bon plan pour faire des entrées ? Le scénario suggère qu'il peut faire des miracles dans la vie de quatre caissières en panne d'ego ou en quête d'amour. Sans un gramme de finesse et dans un style ultra formaté, le film déborde pourtant d'énergie, avec kitsch assumé et dialogues percutants. Difficile de résister au plaisir coupable de voir le « coach » André Dussollier éructer en jogging et maillot de corps, ou Nathalie Baye débarquer sur le ring en « Wonder Colette »... Les trois autres comédiennes se lâchent aussi, assumant tous les excès. Mention spéciale à Corinne Masiero, la « Bouchère de Béthune », gothique mais fan de La Petite Maison dans la prairie...

SYNOPSIS
Nordiste de 30 ans, Rose a perdu de vue son fils Mickaël à cause d'un long séjour en prison. Hôtesse dans un supermarché, elle passe désormais ses journées derrière sa caisse ou entre les rayons. Mais Rose n'a qu'une idée en tête : renouer avec Mickaël. Pour attirer l'attention de l'adolescent, âgé de 11 ans et passionné par le catch, la jeune femme envisage une reconversion des plus audacieuses, embarquant dans son projet ses collègues et amies. Pourquoi ne pas monter une équipe féminine ? Le petit groupe délaisse alors son uniforme pour un tout autre déguisement. Mais avant d'en découdre avec leurs adversaires, elles vont devoir apprendre à maîtriser le coup de la corde à linge...
LES REINES DU RING, Jean-Marc Rudnicki 2013, Marilou Berry, Nathalie Baye, Audrey Fleurot, Andre Dussolier (sport)@ (E)
Après avoir purgé une peine de prison, Rose, 30 ans, trouve un emploi de caissière dans un supermarché. Elle n'a qu'une idée en tête : retrouver Mickaël, son fils confié à une mais ...

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LES REPENTIS, Icíar Bollaín 2021, Blanca Portillo, Luis Tosar, María Cerezuela (histoire societe)@@


Dix ans après avoir perdu son époux, un homme politique tué dans un attentat de l'organisation terroriste basque ETA, Maixabel Lasa reçoit une lettre surprenante. En effet, un des membres du commando responsable de l'assassinat, emprisonné dans un établissement de haute sécurité, souhaite la rencontrer.

TELERAMA
Deux ex-indépendantistes basques rencontrent l’épouse d’un homme qu’ils ont tué… À partir de l’histoire vraie de Maixabel Lasa, ce film superbement interprété ouvre une réflexion importante et émouvante sur la violence.

L‘air du temps et l’écho des attentats subis en tous pays traversent ce film espagnol qui évoque la nécessité et la difficulté de renouer avec la vie après avoir été confronté à la violence meurtrière. Le 29 juillet 2000, l’ex-préfet socialiste Juan María Jauregui est abattu par l’ETA, l’organisation basque indépendantiste. Deux membres du commando responsable de cette exécution seront arrêtés, jugés, condamnés, emprisonnés. Plus d’une dizaine d’années après les faits, ces deux hommes expriment le souhait de pouvoir parler avec les victimes des actions terroristes auxquelles ils ont renoncé. La veuve de Juan María Jauregui, Maixabel Lasa, accepte de les rencontrer tour à tour…

Dans la reconstitution de cette histoire vraie, la réalisatrice Icíar Bollaín a trouvé matière à des face-à-face d’une authentique force dramatique, soutenus par des comédiens exceptionnels, Blanca Portillo et Luis Tosar en tête. À cette qualité d’ensemble rare mais classique vient s’ajouter une forme de neutralité qui, paradoxalement, devient un atout. Aux échanges qui ont lieu, aucune signification n’est donnée, ni politique ni religieuse. Les mots ne réparent rien, n’effacent rien : ils sont précieux simplement parce qu’il est devenu possible de les dire, de les écouter. Le dialogue ne veut rien prouver, mais il prend la place de la violence, qui n’aura pas le dernier mot. Maixabel Lasa s’accroche à cette petite certitude-là, vue par certains comme une trahison. À travers ce beau portrait de femme qui veut affronter la vie de victime devenue la sienne quand elle a perdu sa vie de couple, des pistes de réflexion s’ouvrent. Qui peuvent devenir un chemin.
LES REPENTIS, Icíar Bollaín 2021, Blanca Portillo, Luis Tosar, María Cerezuela (histoire societe)@@ (E)
Dix ans après avoir perdu son époux, un homme politique tué dans un attentat de l'organisation terroriste basque ETA, Maixabel Lasa reçoit une lettre surprenante. En effet, un des membres du commando responsable ...

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LES REVEURS, Tom Tykwer 1997, Heino Ferch, Ulrich Matthes (societe)@


Rebecca et Laura vivent ensemble dans un chalet des Alpes à Berchtesgaden, en Bavière. Marco, le petit ami de Rebecca, se fait voler sa voiture par René, un projectionniste qui souffre de pertes de mémoire à court terme. Plus tard, René est impliqué dans un accident de la circulation avec Theo, un fermier qui, distrait, conduisait du mauvais côté de la route. La voiture de Marco est ensevelie sous la neige alors que la fille de Theo est gravement blessée et tombe dans le coma. René quitte les lieux en prenant une photo de Theo et rencontre par la suite Laura, devenant ami avec elle. Pendant ce temps, Marco recherche sa voiture alors que Theo veut retrouver l'homme qu'il considère comme responsable de l'état de sa fille.
LES REVEURS, Tom Tykwer 1997, Heino Ferch, Ulrich Matthes (societe)@ (E)
Rebecca et Laura vivent ensemble dans un chalet des Alpes à Berchtesgaden, en Bavière. Marco, le petit ami de Rebecca, se fait voler sa voiture par René, un projectionniste qui souffre de pertes de mémoire &agrav ...

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LES RIPOUX, Claude Zidi 1984, Philippe Noiret, Thierry Lhermitte@@


René, vieux policier adepte des arrangements à l'amiable avec les petits malfaiteurs, se voit adjoindre comme coéquipier François, un jeune homme frais sorti de l'école de police. Avec l'aide de son amie Simone, il entreprend de convertir le rigoureux novice à ses méthodes.
LES RIPOUX, Claude Zidi 1984, Philippe Noiret, Thierry Lhermitte@@ (E)
René, vieux policier adepte des arrangements à l'amiable avec les petits malfaiteurs, se voit adjoindre comme coéquipier François, un jeune homme frais sorti de l'école de police. Avec l'aide de son amie S ...

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LES RIVIERES POURPRES 2, Olivier Dahan 2004, Jean Reno, Benoit Magimel (thriller)@


Le commissaire Niemans mène l'enquête pour élucider une terrifiante affaire: celle d'un homme retrouvé emmuré dans un monastère de Lorraine. Plus loin, le capitaine Reda, qui fut autrefois son élève, découvre un illuminé, sosie du Christ, à moitié mort au pied d'une église.

TELERAMA
Un sosie du Christ est poignardé par des moines noirs, et un trésor d’anciens nazis… La réalisation fait son effet, jeune et pas prise de tête. On s’amuse.
Les Rivières pourpres, c’est le rouleau compresseur du film d’action bien de chez nous. Il y a une surprise quand même : du numéro 1, signé Mathieu Kassovitz, à ce numéro 2, piloté par Olivier Dahan (avant La Môme), la qualité s’est améliorée. L’action se dépayse du côté de la Meuse, et croise la ligne Maginot avec une piste biblique. On assassine un Pierre, un Simon, un Thomas : les apôtres ont du souci à se faire…

Même s’il tourne à l’embrouille confuse, le scénario a un côté série B qui n’est pas déplaisant. Et, dans le rôle du flic new look, Benoît Magimel remplace avantageusement Vincent Cassel. Avec ça, Olivier Dahan ne faillit pas à sa mission d’accommoder le thriller à la sauce de son temps. Inspirée du clip et du cinéma américain, sa mise en scène est tout en rythme, en vitesse, en mouvements et en enchaînements. Rien n’accroche. Au risque qu’il ne reste, finalement, qu’un vague sentiment d’inconsistance.
LES RIVIERES POURPRES 2, Olivier Dahan 2004, Jean Reno, Benoit Magimel (thriller)@ (E)
Le commissaire Niemans mène l'enquête pour élucider une terrifiante affaire: celle d'un homme retrouvé emmuré dans un monastère de Lorraine. Plus loin, le capitaine Reda, qui fut autrefois son &eacut ...

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LES SECRETS D EVE, Troy Miller 2014, Chanel Preston, Charlotte Stokely, Robert Evans (film e)


Damon est un photographe en quête permanente de perfection. Sa voisine et meilleure amie, India, nourrit en secret de forts sentiments amoureux pour lui. Mais elle n'apprécie guère l'arrivée d'une nouvelle jeune femme, Eve, modèle qui a accepté de poser pour Damon. Les deux beautés entrent rapidement en conflit, d'importantes disputes ne tardent pas à éclater.
LES SECRETS D EVE, Troy Miller 2014, Chanel Preston, Charlotte Stokely, Robert Evans (film e) (E)
Damon est un photographe en quête permanente de perfection. Sa voisine et meilleure amie, India, nourrit en secret de forts sentiments amoureux pour lui. Mais elle n'apprécie guère l'arrivée d'une nouvelle jeune f ...

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LES SENTIERS DE LA GLOIRE, Stanley Kubrick 1957, Kirk Douglas, Ralph Meeker (guerre)@@@


1916. Les fantassins français croupissent dans les tranchées face à une position allemande réputée imprenable. Tout assaut serait suicidaire. Pourtant, espérant obtenir une étoile de plus à son uniforme, le général Mireau ordonne une attaque.

TELERAMA
1915. Un château où vivent les généraux ; des tranchées boueuses où croupissent les soldats… Symphonie macabre sur le cynisme des gradés. Un film incompris et interdit à sa sortie en France.

La guerre de 14-18, avec ses 800 kilomètres de tranchées et ses centaines de milliers d’hommes décimés pour quel­ques centaines de mètres gagnés sur la ligne de front ennemie. Le réquisitoire, ici, vise moins la boucherie que l’ambition aveugle d’officiers cyniques, avides de gloire, qui ordonnent à leurs soldats de tirer dans leur propre camp et les font fusiller s’ils n’obéissent pas. Kubrick s’est appuyé sur plusieurs faits historiques, ce qui expliqua la gêne des autorités et l’interdiction du film en France durant dix-huit ans. Celui-ci n’est pourtant pas antimilitariste. Via le ferme et juste colonel Dax (Kirk Douglas), Kubrick montre au contraire la valeur nécessaire à toute armée digne de ce nom.

Ce qu’il fustige, c’est le bellicisme délirant, l’instrumentalisation de la guerre, la parodie de procès. L’injustice est d’une absurdité criante et Kubrick la filme avec une fureur froide. Son regard est implacable. Soucieux aussi d’éviter tout patriotisme (« le dernier refuge du vaurien », dixit Samuel Johnson). Pour preuve, ce beau ­finale dans l’estaminet où les soldats français, au repos, libèrent leurs bas instincts avant de s’humaniser à l’écoute d’une douce mélodie chantée – en allemand ! – par une jeune femme (la future épouse de Kubrick).
LES SENTIERS DE LA GLOIRE, Stanley Kubrick 1957, Kirk Douglas, Ralph Meeker (guerre)@@@ (E)
1916. Les fantassins français croupissent dans les tranchées face à une position allemande réputée imprenable. Tout assaut serait suicidaire. Pourtant, espérant obtenir une étoile de plus &ag ...

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LES SUPER FLICS DE MIAMI, Bruno Corbucci 1985 (policier)


Doug Bennet et Steve Forest se voient forcés de reprendre du service lorsqu'une vieille histoire ressurgit de leur passé de supers flics. Un type qu'ils avaient arrêté pour un hold-up huit ans plus tôt sort de prison et est assassiné.

TELERAMA
Joe Garret, un truand récemment libéré de prison, est retrouvé mort, assassiné. Il était l'auteur d'un fabuleux hold-up à Detroit, qui avait rapporté vingt millions de dollars. Le capitaine Tanney, chargé de l'affaire, désespère de retrouver son meurtrier tout autant que l'argent. Son supérieur menace de le rétrograder en cas d'échec. Tanney fait alors appel à des amis, Doug Bennet et Steve Forest, deux agents du FBI qui ont jadis mis Garret sous les verrous. A peine arrivés à Miami, les deux compères réduisent à néant un gang de braqueurs. Tout en poursuivant leur enquête, Bennet et Forest nettoient la ville de ses truands...
LES SUPER FLICS DE MIAMI, Bruno Corbucci 1985 (policier) (E)
Doug Bennet et Steve Forest se voient forcés de reprendre du service lorsqu'une vieille histoire ressurgit de leur passé de supers flics. Un type qu'ils avaient arrêté pour un hold-up huit ans plus tôt sort ...

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LES SURVIVANTS, Guillaume Renusson 2022, Denis Ménochet, Zar Amir Ebrahimi (drame social montagne)@@


Samuel, un homme qui vit dans les Alpes italiennes, décide d'aider Chehreh, une Afghane, à atteindre la France; ils devront faire face à une nature hostile et à la cruauté des hommes qui peuplent ce territoire.

Elle a fui son pays, il va l’aider dans la mesure de ses moyens. Un premier film impressionnant de maîtrise, avec deux grands interprètes.

Samuel a tout perdu. Est-ce pour que la neige anesthésie sa douleur ou pour en finir qu’il part s’isoler dans son chalet des Alpes italiennes ? Quand Chehreh, une migrante gelée et exsangue, se cache chez lui, le temps d’une nuit, cet homme que plus rien n’anime, décide de l’aider à traverser la montagne pour rejoindre la France. Envers et contre l’enfer blanc, mais aussi contre une petite bande armée de racistes…

Impressionnant premier long métrage que ce western contemporain, à la mise en scène tendue, et où seuls les corps s’expriment : ceux de l’imposant Denis Ménochet, magnifique carcasse de violente mélancolie, et de la vibrante Zar Amir Ebrahimi (Prix d’interprétation à Cannes pour Les Nuits de Mashhad). Ces deux grands interprètes finissent par former une seule et même entité de résistance. Le titre le dit, le film est bien un film de survie, mais on pense aussi au Grand Silence, le western enneigé et mutique de Sergio Corbucci, et à Essential Killing de Jerzy Skolimowski, devant le talent du jeune réalisateur à user des éléments naturels hostiles dans cette chasse à l’homme et la femme.

Scène marquante que le premier contact entre les deux êtres qui ont perdu espoir : il la déshabille pour la réchauffer, elle a peur de lui, mais, sans un mot, avec des gestes brusques, la confiance naît… Condamnée à rester en mouvement, Chehreh va communiquer son instinct de survie à Samuel, et le soutien finira même par s’inverser quand elle saura porter tout le poids de cet homme blessé. Beaucoup de réalisateurs tentent de traiter du thème de l’immigration frontalière. Grâce à sa maîtrise du film de genre, son don pour traquer le pire et le plus beau de l’humanité, Guillaume Renusson donne corps à cette idée politique : sauver l’autre est une manière de ne pas mourir.
LES SURVIVANTS, Guillaume Renusson 2022, Denis Ménochet, Zar Amir Ebrahimi (drame social montagne)@@ (E)
Samuel, un homme qui vit dans les Alpes italiennes, décide d'aider Chehreh, une Afghane, à atteindre la France; ils devront faire face à une nature hostile et à la cruauté des hommes qui peuplent ce territ ...

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LES TÊTES DE L EMPLOI, Alexandre Charlot et Franck Magnier 2016, Franck Dubosc, Elsa Zylberstein (comisue)@@


Dans leur genre, Stéphane, Cathy et Thierry sont des cracks. Ils ont réussi à trouver du travail à presque tous les demandeurs d'emploi dont ils s'occupaient. Leurs résultats sont tellement bons qu'on n'a finalement plus besoin de leurs services. C'est à leur tour de connaître le chômage. Ils se rendent à un entretien à Pôle Emploi afin de retrouver du travail. Sans succès. Ils décident alors de prendre les choses en main. Ils se chargent du recrutement du personnel de la société Plastex. Leur but ? Embaucher les personnes qui ne correspondent pas du tout au poste à pourvoir. Leurs incompétences entraîneront la faillite de l'entreprise, donc des chômeurs, donc à nouveau du travail pour le trio...

TELERAMA
Des salariés de Pôle emploi se retrouvent au chômage. À moins que... Avec Franck Dubosc, Elsa Zylberstein, François-Xavier Demaison.

Stéphane, Cathy et Thierry sont salariés d’une agence pour l’emploi. Ils obtiennent de si bons résultats que leur structure risque de fermer, faute de chômeurs. Pour garder leur boulot, ils décident donc de recréer du chômage…

Cette comédie sociale passe en revue tous les maux liés au chômage avec un humour grinçant (à l’anglaise, mais aussi à l’italienne), en contournant habilement les pièges populistes. Le pic du film est, d’ailleurs, nettement plus rose que noir : un beau pied de nez (chantant !) aux méthodes de recrutement en entreprise. Face à Demaison, impeccable boy-scout de l’embauche, et Dubosc, parfait en Alberto Sordi français avec moustache et sous-pull beige, Elsa Zylberstein se révèle hilarante en pépette hystérique et tendre.
LES TÊTES DE L EMPLOI, Alexandre Charlot et Franck Magnier 2016, Franck Dubosc, Elsa Zylberstein (comisue)@@ (E)
Dans leur genre, Stéphane, Cathy et Thierry sont des cracks. Ils ont réussi à trouver du travail à presque tous les demandeurs d'emploi dont ils s'occupaient. Leurs résultats sont tellement bons qu'on n'a ...

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LES TONTONS FLINGUEURS Georges Lautner 1963, Lino Ventura, Bernard Blier


Les Tontons flingueurs est une comédie franco-germano-italienne réalisée par Georges Lautner, sortie en 1963. Il s'agit d'une adaptation du roman Grisbi or not grisbi d'Albert Simonin, dernier volet de la trilogie consacrée au truand Max le Menteur, précédé par Touchez pas au grisbi !
LES TONTONS FLINGUEURS Georges Lautner 1963, Lino Ventura, Bernard Blier (E)
Les Tontons flingueurs est une comédie franco-germano-italienne réalisée par Georges Lautner, sortie en 1963. Il s'agit d'une adaptation du roman Grisbi or not grisbi d'Albert Simonin, dernier volet de la trilogie consa ...

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LES TRIBULATIONS D UN CHINOIS EN CHINE, Philippe de Broca 1965, Jean-Paul Belmondo, Jean Rochefort (comique aventure)@@


Arthur Lempereur est un jeune milliardaire désenchanté et suicidaire. Toutes ses tentatives pour mettre fin à ses jours échouent et son entourage lui conseille une croisière en Orient. Arrivé à Hong Kong, Arthur apprend qu'il est ruiné et s'enlise dans la déprime. Son précepteur l'engage à souscrire une assurance-vie au profit d'Alice, sa fiancée, et de lui-même.

TELERAMA
Milliardaire mélancolique, Arthur Lempereur aimerait en finir avec la vie. Mais ses tentatives de suicide échouent. A Hong- kong, un vieil ami, M. Goh, lui propose un marché : il souscrit une assurance-vie, et monsieur Goh lance des tueurs à sa poursuite. A peine traqué, Arthur rencontre Alexandrine et comprend qu'il tient à la vie.

Voilà le « petit frère » de L'Homme de Rio (tourné deux ans plus tôt). Ce diptyque d'aventures reste unique dans le cinéma français : un savant cocktail d'exotisme, d'humour, de romantisme et d'action qui, à chaque vision, procure le même plaisir. Bien sûr, ces Tribulations (qui ne doivent plus grand-chose à Jules Verne) sont un peu moins magiques. En tentant de retrouver la recette du succès précédent, les auteurs (moins Jean-Paul Rappeneau, ceci expliquant peut-être cela) ont artificiellement exagéré la fantaisie du ton, multiplié des péripéties. L'hommage à Tintin est désormais appuyé : Léon, c'est Nestor, tandis que Cornac et Roquentin ont des airs de Dupond-Dupont. Mais le dépaysement est garanti, les acteurs — Bébel et Rochefort en tête — sont formidables, et les situations, savoureuses. — Aurélien Ferenczi
LES TRIBULATIONS D UN CHINOIS EN CHINE, Philippe de Broca 1965, Jean-Paul Belmondo, Jean Rochefort (comique aventure)@@ (E)
Arthur Lempereur est un jeune milliardaire désenchanté et suicidaire. Toutes ses tentatives pour mettre fin à ses jours échouent et son entourage lui conseille une croisière en Orient. Arrivé &agrav ...

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LES TROIS FRERES, Didier Bourdon et Bernard Campan 1995, Didier Bourdon, Bernard Campan, Pascal Legitimus (comique)@@


Ils sont frères mais ne se connaissent pas. C'est que leur chanteuse de mère a mené une vie sentimentale aussi agitée que discrète. Ils se dévisagent dans le bureau du notaire qui leur annonce qu'ils héritent chacun d'une énorme fortune. Leurs réactions sont diverses.

TELERAMA
Cent patates ! Aussitôt promises, aussitôt envolées... Les gags s’enchaînent dans ce succès à l’écran en 1995 du trio d’humoristes Les Inconnus.

Scène de liesse chez un notaire : Bernard, Pascal et Didier viennent d'apprendre qu'ils sont demi-frères... Et surtout qu'ils héritent chacun de cent millions, cent briques ; bref, cent patates ! Bernard plaque aussi sec sa fiancée godiche. Didier se voit déjà en star de ciné... Scène d'émeute chez le même notaire : le testament est périmé, les patates envolées... Rassurez-vous, tout est bien qui finit bien. Sans patates, dans le film, mais avec patates pour les vrais Bernard (Campan), Pascal (Légitimus) et Didier (Bourdon) : leur premier long métrage fit un carton.

Un triomphe plutôt mérité : Les Inconnus, issus de la télé et du café-théâtre, ne se sont pas contentés, en effet, d'assaisonner leurs sketchs à la sauce ciné. Le scénario fourmille littéralement de gags. Et les trois loustics offrent quelques hilarants morceaux de bravoure.
LES TROIS FRERES, Didier Bourdon et Bernard Campan 1995, Didier Bourdon, Bernard Campan, Pascal Legitimus (comique)@@ (E)
Ils sont frères mais ne se connaissent pas. C'est que leur chanteuse de mère a mené une vie sentimentale aussi agitée que discrète. Ils se dévisagent dans le bureau du notaire qui leur annonce qu'il ...

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LES TROIS MOUSQUETAIRES, George Sidney 1948, Gene Kelly, Lana Turner (cape et epee)@


D'Artagnan arrive à Paris pour devenir mousquetaire du roi. Il se prend de querelle avec trois mousquetaires, Athos, Porthos et Aramis, mais finit par devenir leur ami et rejoint la célèbre compagnie. La reine Anne a offert au duc de Buckingham, son amant, douze ferrets de diamants que lui avait donnés le roi. Richelieu charge Milady de Winter de s'emparer de deux ferrets afin de compromettre la reine qui sera dès lors incapable de porter au bal la parure complète.

TELERAMA
Sous la Cape d'Alexandre Dumas, la virevoltante cartouche Gene Kelly et la délicieuse venimeuse Lana Turner offrent de belles Fleurs de Lys
LES TROIS MOUSQUETAIRES, George Sidney 1948, Gene Kelly, Lana Turner (cape et epee)@ (E)
D'Artagnan arrive à Paris pour devenir mousquetaire du roi. Il se prend de querelle avec trois mousquetaires, Athos, Porthos et Aramis, mais finit par devenir leur ami et rejoint la célèbre compagnie. La reine Anne a of ...

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LES TROIS MOUSQUETAIRES, Paul W. S. Anderson 2011


L'impétueux jeune d'Artagnan et ses trois légendaires compagnons, Athos, Porthos et Aramis vont devoir s'unir et combattre tous ensemble un mystérieux agent double, Mylady de Winter et son employeur crapuleux, le cardinal Richelieu, afin de les empêcher de s'emparer du trône français et d'éviter que l'Europe toute entière sombre dans la guerre.
LES TROIS MOUSQUETAIRES, Paul W. S. Anderson 2011 (E)
L'impétueux jeune d'Artagnan et ses trois légendaires compagnons, Athos, Porthos et Aramis vont devoir s'unir et combattre tous ensemble un mystérieux agent double, Mylady de Winter et son employeur crapuleux, le cardin ...

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LES TUCHE 2, Olivier Baroux 2016, Jean-Paul Rouve, Isabelle Nanty, Claire Nadeau (comique)@@


Les Tuche, une famille française modeste, voit sa vie changer après avoir gagné 100 millions d'euros au loto. Cinq ans après les péripéties de Monaco et grâce à l'argent de ses parents, le benjamin de la fratrie, Donald, dit « Coin-coin » part un mois à Los Angeles pour améliorer son anglais. De son côté, Stéphanie vit avec George Diouf, un footballeur qu’elle avait rencontré à Monaco mais depuis qu’il a été transféré au PSG il la trompe et elle rentre à Bouzolles vivre chez ses parents. Wilfried suit les traces de son père, chômeur invétéré, il tente de se lancer dans le rap mais n’a toujours pas sorti son premier album. Quant à Jeff, il gère son entreprise à Bouzolles où les employés « travaillent moins pour gagner plus ».

TELERAMA
Suite des aventures de la famille chti, qui a gagné au Loto et part en road trip américain. Différences culturelles, caprices de nouveaux riches, coming out du fils, etc. Surprise, c’est drôle et assez attachant. Jean-Paul Rouve est irrésistible.

Les Tuche ont toujours gagné au Loto et s’offrent à présent un voyage en Amérique… Jean-Paul Rouve assure en Jeff Tuche parce qu’il tient sa caricature, mêle idiotie profonde et vraie humanité. Plusieurs gags sur les différences culturelles sont attendus, mais tout est fait avec suffisamment de joie et d’esprit, moqueur et tendre à la fois, pour qu’on rie franchement. À l’image du coming out inattendu du fils Tuche, personnage qui se veut rappeur et s’est donc rebaptisé Tuche Daddy (c’est bête mais drôle…), joué avec une voix de nez par Pierre Lottin. Le rigolo road trip apprend aux Tuche que l’Amérique n’est pas pour eux : le pays glorifie l’enrichissement par le travail, et eux préfèrent l’enrichissement par le rien-faire. On adhère volontiers à leur parti.
LES TUCHE 2, Olivier Baroux 2016, Jean-Paul Rouve, Isabelle Nanty, Claire Nadeau (comique)@@ (E)
Les Tuche, une famille française modeste, voit sa vie changer après avoir gagné 100 millions d'euros au loto. Cinq ans après les péripéties de Monaco et grâce à l'argent de ses parents, ...

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LES UNS ET LES AUTRES, Claude Lelouch 1981, Geraldine Chaplin, Robert Hossein, Nicole Garcia (saga)@@


De 1936 à nos jours, quatre familles, de nationalités différentes mais partageant une même passion pour la musique, voient leurs destins marqués par la Seconde Guerre mondiale.

TELERAMA
1936, à Moscou. Boris Itovitch épouse Tatiana. 1937, à Paris. Simon Meyer, pianiste aux Folies-Bergère, se marie avec Anne, une violoniste. 1938, à Berlin. Karl Kremer, pianiste, joue devant Hitler. Sa carrière est lancée. 1939, à New York. Jack Glenn dirige un orchestre de jazz et chante à la radio une chanson dédiée à sa femme Suzanne, son fils Jason et Sarah, sa fille qui vient de naître. La guerre éclate en Europe, Karl Kremer est, à Paris, musicien des troupes d'occupation et devient l'amant d'une jeune chanteuse, Evelyne. En 1942, les Meyer sont déportés, mais réussissent à sauver leur bébé, déposé sur une voie ferrée. Boris meurt au front...
LES UNS ET LES AUTRES, Claude Lelouch 1981, Geraldine Chaplin, Robert Hossein, Nicole Garcia (saga)@@ (E)
De 1936 à nos jours, quatre familles, de nationalités différentes mais partageant une même passion pour la musique, voient leurs destins marqués par la Seconde Guerre mondiale.

TELERAMA
1936, & ...

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LES VACANCES DE M HULOT Jacques Tati 1951


Les vacances sont arrivées et les vacanciers se ruent dans le train qui doit les emmener jusqu'à la mer. Dans un petit hôtel non loin de la plage, tout le monde profite du beau temps. Arrive Monsieur Hulot, au volant de sa vieille voiture pétaradante.
LES VACANCES DE M HULOT Jacques Tati 1951 (E)
Les vacances sont arrivées et les vacanciers se ruent dans le train qui doit les emmener jusqu'à la mer. Dans un petit hôtel non loin de la plage, tout le monde profite du beau temps. Arrive Monsieur Hulot, au volant de ...

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LES VALEURS DE LA FAMILLE ADAMS, Barry Sonnenfeld 1993 Anjelica Huston, Raúl Julia (science fiction)@


Unis par leur goût immodéré du macabre, les Addams vivent heureux dans leur sinistre demeure, jouxtant un cimetière délicieusement lugubre. Mais voilà que la famille s'agrandit, Morticia vient en effet de mettre au monde Pubert, un bébé doté de toutes les qualités : une pâleur morbide, un solide penchant pour l'humour noir et une paire d'aristocratiques moustaches semblables à celles de son père, Gomez.

TELERAMA
Dans ce deuxième film sur les Addams, Barry Sonnenfeld profite de leur hérissante marginalité pour orchestrer une alerte satire des valeurs morales américaines et de la famille idéale. Car la tribu d’affreux se veut championne de l’anticonformisme… Et n’y parvient que jusqu’à un certain point : unis, fidèles, plus gentils à la fin que les gentils, les Addams sont, en définitive, rattrapés par la norme hollywoodienne.
LES VALEURS DE LA FAMILLE ADAMS, Barry Sonnenfeld 1993 Anjelica Huston, Raúl Julia (science fiction)@ (E)
Unis par leur goût immodéré du macabre, les Addams vivent heureux dans leur sinistre demeure, jouxtant un cimetière délicieusement lugubre. Mais voilà que la famille s'agrandit, Morticia vient en eff ...

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LES VENGEANCES DE MAITRE POUTIFARD, Pierre-François Martin-Laval 2023, Christian Clavier (comique)@


Instituteur à la retraite, Robert Poutifard n'a plus qu'une idée en tête : se venger de ses anciens élèves qui ont gâché sa vie. Pour l'aider à mettre en place son plan diabolique, il a la meilleure des complices à ses côtés : sa maman. Ensemble, ils vont leur en faire voir de toutes les couleurs. La vengeance est un plat qui se mange froid, et Robert Poutifard leur prépare une vraie surprise du chef.

TELERAMA
Un instituteur à la retraite cherche à punir ses anciens élèves pour toutes les humiliations subies durant sa carrière. Une comédie anti-jeunes et anti-woke, aussi pénible que deux longues heures de colle.

Après l’honorable Fahim (2019), sur un réfugié du Bangladesh devenu champion d’échecs en France, Pierre-François Martin-Laval revient à sa prédilection pour les farces et attrapes laborieuses, en adaptant le roman jeunesse de Jean-Claude Mourlevat, La Troisième vengeance de Robert Poutifard, publié en 2004. Soit un instituteur de CM2 à la retraite, cherchant à punir ses anciens élèves pour toutes les humiliations subies durant sa carrière – son nom provoquait à l’envi les rimes en « ard ». Ses plans sans accroc, il les échafaude avec l’aide de sa mère croulante, incarnée par Isabelle Nanty (dix ans de moins que Christian Clavier, son « fils »), dans une performance navrante façon Tatie Danielle.

Le réalisateur s’était déjà illustré avec les vannes ringardes des Profs 1 et 2 (2013 et 2015) et avec la transposition poussiéreuse de Gaston Lagaffe (2018). L’univers de BD en décomposition se manifeste, ici, par l’épave roulante du Maître ou par le papier peint brunâtre du domicile Poutifard. Au-delà des considérations esthétiques, ces Vengeances donnent l’impression d’une version familiale de film d’auto-défense en milieu scolaire, tant l’ex-Robins des Bois possède une fâcheuse tendance à se placer du côté des adultes, donc, symboliquement, de l’ordre (son diptyque lycéen, avec déjà Clavier en enseignant fainéant), à l’inverse de la franchise Ducobu qui a le mérite, au moins, de prendre le parti des enfants.

Dans cette fantaisie fétide, il semble que la cible ne soit ni la bourgeoisie (vengeance n°1), ni le président de la République (vengeance n°2), victimes de dommages collatéraux, mais bien la jeunesse, considérée comme trop débile (les jumelles influenceuses) ou trop engagée (la chanteuse pop). Cette dernière, à la fois écolo, féministe et racisée, coche d’ailleurs toutes les cases de la personnalité « woke ». Le film voudrait absoudre ses relents réacs avec une pirouette in extremis, en mettant en scène un enfant atteint de progéria – maladie génétique rare qui entraîne un vieillissement accéléré –, personnage instrumentalisé et à peine regardé. Chantage à l’émotion qui donne la nausée.
LES VENGEANCES DE MAITRE POUTIFARD, Pierre-François Martin-Laval 2023, Christian Clavier (comique)@ (E)
Instituteur à la retraite, Robert Poutifard n'a plus qu'une idée en tête : se venger de ses anciens élèves qui ont gâché sa vie. Pour l'aider à mettre en place son plan diabolique, il a ...

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LES VIEUX ESPIONS A CUBA, Robert Thalheim 2026, Henry Hübchen, Katharina Thalbach, Corinna Harfouch (espionnage comique)@


Anciens agents secrets de la RDA aux glorieux faits d'armes, Harry, Falk, Locke et Tamara ont autrefois sauvé la vie de Fidel Castro en visite d'Etat au bord de la Baltique. Aujourd'hui, tous se retrouvent aux funérailles de leur ex-chef Fuchs. La fille du défunt, Helene, qui a été la maîtresse de Falk, leur demande alors leur aide : Lucia, la dernière compagne de son père, aurait substitué un faux au testament de ce dernier, afin d'hériter à sa place d'une île au large de Cuba, offerte à son père par le Comandante. Soucieux de protéger de la mainmise capitaliste l'un des derniers bastions du communisme, les retraités fauchés acceptent et se lancent dans l'aventure - en échange toutefois d'un séjour "all inclusive" à Varadero, la grande station balnéaire cubaine…

TELERAMA
Ce film d’espionnage humoristique, mais lourdaud, met en scène un collectif d’ex-agents secrets d’Allemagne de l’Est, qui tentent de revenir aux affaires.

L'ostalgie (ou nostalgie de l’Allemagne de l’Est) et le succès outre-Rhin de la comédie Les vieux espions vous saluent bien (2017), qui s’amusait avec le retour aux affaires d’un collectif grisonnant d’ex-agents secrets de la RDA, sont tous deux responsables de cette suite de leurs aventures, située sur l’île de Cuba, hantée par les fantômes du Che, de Fidel et du rêve socialiste. Une histoire de succession, des conflits sentimentaux et une revanche à prendre sur le sort vont cette fois sortir de leur léthargie nos anciennes gloires de la sécurité d’État, laissées-pour-compte de la réunification allemande, et mettre aussi leurs idéaux marxistes à l’épreuve.

Si les rebondissements sont prévisibles (des gags inspirés de Mission : Impossible, Ocean’s Eleven et La Panthère rose) et les difficultés économiques de la république socialiste caribéenne passées sous silence, le rythme fait étonnamment preuve de dynamisme. Hélas, les personnages (interprétés par des vétérans du cinéma est-allemand), englués dans des clichés paternalistes, voire néocolonialistes, ne suscitent aucune émotion. Leurs exploits se concluent même de façon tragique : par une reprise eurodance de Bella ciao.
LES VIEUX ESPIONS A CUBA, Robert Thalheim 2026, Henry Hübchen, Katharina Thalbach, Corinna Harfouch (espionnage comique)@ (E)
Anciens agents secrets de la RDA aux glorieux faits d'armes, Harry, Falk, Locke et Tamara ont autrefois sauvé la vie de Fidel Castro en visite d'Etat au bord de la Baltique. Aujourd'hui, tous se retrouvent aux funérailles de l ...

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LES VIEUX ESPIONS VOUS SALUENT BIEN, Robert Thalheim 2016, Henry Hübchen, Michael Gwisdek (espionnage)@@


Le gouvernement fédéral allemand a un problème : à la veille de la réunification du Katchékistan de l'Est et du Katchékistan de l'Ouest, deux ex-républiques soviétiques, le candidat à l'élection présidentielle est enlevé. Il était accompagné de l'agent Kern, dépêché de Berlin par les services du renseignement. Démuni face à l'affaire, qui semble impliquer le KGB, le service se voit contraint de faire appel à Jochen Falk, espion retraité de l'ex-RDA et spécialiste de la zone. Le "James Bond est-allemand" pose ses conditions : il veut prendre les rênes de la mission, s'entourer de ses trois acolytes historiques et s'en tenir aux méthodes éprouvées du temps de la guerre froide. Les chefs du renseignement ignorent que Falk nourrit contre Kern un grief d'ordre personnel, ce dernier ayant eu jadis le mauvais goût de lui voler sa femme...

TELERAMA
Quatre agents secrets de l’ex-RDA à la retraite reprennent du service. Une parodie habile et amusante des films d’espionnage.

On s’amuse bien à cette parodie de film d’espionnage, mais les Allemands doivent rigoler encore plus : elle met en scène quatre anciens espions de la Stasi (les « éclaireurs de la paix », comme on disait à l’époque, ce qui est le sens du titre original) sortant de leur (maigre) retraite pour aider l’actuel BND (le contre-espionnage fédéral) à mener à bien une mission en ex-Asie ­soviétique. Il s’agit de retrouver le président du Katchékistan — ne cherchez pas sur une carte — pour boucler la réunification du pays, à laquelle s’est engagée la chancelière. Evidemment, nos vieux espions sont plus efficaces, malgré des techniques un peu surannées, que les actuels James Bond teutons : la confrontation, dans un hôtel de luxe, avec un général russe, vieil allié de la guerre froide, ne manque pas de piquant.

Ce que le public local apprécie encore ­davantage, c’est que le quatuor est campé par des comédiens ayant eux-mêmes ­démarré leur carrière en RDA, connus et identifiés par des séries locales d’avant la chute du Mur. Ils mettent du cœur à l’ouvrage, malgré les rides et les rhumatismes, bien aidés par une agente qui pourrait être leur fille (jouée par Antje Traue, la Greta Gerwig de l’Est, vue dans Dark). Le résultat est habile et moins tonitruant que Red, l’équivalent récent avec des vétérans de la CIA.
LES VIEUX ESPIONS VOUS SALUENT BIEN, Robert Thalheim 2016, Henry Hübchen, Michael Gwisdek (espionnage)@@ (E)
Le gouvernement fédéral allemand a un problème : à la veille de la réunification du Katchékistan de l'Est et du Katchékistan de l'Ouest, deux ex-républiques soviétiques, le cand ...

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LES VIEUX FOURNEAUX, Chritophe Duturon 2018, Pierre Richard, Eddy Mitchell, Roland Giraud (comique)@


Antoine vient tout juste de perdre sa femme. Ses amis d'enfance, Pierrot et Mimile, le rejoignent donc pour pleurer sa douce Lucette. Par un malheureux hasard, Antoine tombe sur une vieille lettre lui apprenant que sa défunte épouse l'a trompé avec Armand Garan-Servier il y a 50 ans.

TELERAMA
Trois septuagénaires trouvent une seconde jeunesse lors d’une virée en Toscane…
A 70 ans bien tassés, trois amis d’enfance du Tarn trouvent une seconde jeunesse en Toscane, où l’un d’eux a prévu de commettre un crime passionnel… À l’origine, Les Vieux Fourneaux est une sympathique quoique un peu lourdingue bande dessinée à succès — six tomes publiés depuis 2014 chez Dargaud. Son (tout) petit charme et ses dialogues fleuris, façon Michel Audiard au petit pied, résistent mal à son adaptation cinématographique : seules les scènes mélancoliques sont à peu près convenables. La faute à un rythme poussif — le mal récurrent des comédies françaises —, à une mise en scène illustrative et à des acteurs pour la plupart peu inspirés : Eddy Mitchell semble s’ennuyer à mourir et Pierre Richard, en vieil anar, épuise par son cabotinage.
LES VIEUX FOURNEAUX, Chritophe Duturon 2018, Pierre Richard, Eddy Mitchell, Roland Giraud (comique)@ (E)
Antoine vient tout juste de perdre sa femme. Ses amis d'enfance, Pierrot et Mimile, le rejoignent donc pour pleurer sa douce Lucette. Par un malheureux hasard, Antoine tombe sur une vieille lettre lui apprenant que sa défunte é ...

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LES VIKINGS, Richad Fleischer 1958, Kirk Douglas, Tony Curtus, Vivian Leigh (histoire)@ (film complet)


Vers l'an 900, les Vikings conduits par Ragnar envahissent l'Angleterre et tuent le roi de Northumbrie. Son successeur, Allea, fait arrêter son cousin Egbert pour complot.

TELERAMA
Ils n’étaient pas nombreux dans les années 1950 à pouvoir diriger des machines démesurées comme Les Vikings. Richard Fleischer, jadis faiseur de petits polars à la RKO, était de cette trempe, modelant avec autorité l’espace des écrans Scope, dirigeant une armée de techniciens, de figurants, mais aussi des stars toutes-puissantes devant lesquelles il avait la malice de s’éclipser, préférant une réputation d’artisan docile à celle d’auteur. Les Vikings (comme 20 000 Lieues sous les mers ou Barabbas) reste pourtant l’un des témoignages les plus flamboyants de ce que les studios américains pouvaient alors produire.

Kirk Douglas y campe un impétueux prince nordique, amoureux de sa belle captive qui, elle, en pince pour un esclave aux yeux clairs. Sans le savoir, les deux hommes ont le même père (Ernest Borgnine, d’une sauvagerie lubrique indépassable), et la lutte fratricide prend des allures de tragédie classique. Batailles féroces, reconstitution grandeur nature d’un pittoresque village barbare, drakkar en flammes…, tout l’arsenal du grand spectacle y passe. Le charme de cette fresque aux somptueux décors naturels résiste au temps.
LES VIKINGS, Richad Fleischer 1958, Kirk Douglas, Tony Curtus, Vivian Leigh (histoire)@ (film complet) (E)
Vers l'an 900, les Vikings conduits par Ragnar envahissent l'Angleterre et tuent le roi de Northumbrie. Son successeur, Allea, fait arrêter son cousin Egbert pour complot.

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Ils n’étaient pas nombreux ...

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LES VISITEURS 1 Jean-Marie Poiré 1993, Jean Reno, Christian Clavier.



En l'an de grâce 1112, le comte de Montmirail et son fidèle écuyer, Jacquouille la Fripouille, vont se retrouver propulsés en l'an 1993 après avoir bu une potion magique fabriquée par l'enchanteur Eusaebius. Ainsi, ils auront l'occasion de se défaire d'un terrible sort.
LES VISITEURS 1 Jean-Marie Poiré 1993, Jean Reno, Christian Clavier. (E)

En l'an de grâce 1112, le comte de Montmirail et son fidèle écuyer, Jacquouille la Fripouille, vont se retrouver propulsés en l'an 1993 après avoir bu une potion magique fabriquée par l'enchante ...

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LES VISITEURS 2 EN AMERIQUE, Jean-Marie Poiré, Jean Reno, Christian Clavier


Les deux lascars aboutissent en l'an 2000 à Chicago, dans une chambre reconstruite dans un grand musée à l'occasion d'une exposition sur le Moyen-Âge. Cet événement culturel a été organisé par la conservatrice Julia Malfète qui n'est autre que la descendante de Rosaline et constitue la clé de leur retour chez eux.
LES VISITEURS 2 EN AMERIQUE, Jean-Marie Poiré, Jean Reno, Christian Clavier (E)
Les deux lascars aboutissent en l'an 2000 à Chicago, dans une chambre reconstruite dans un grand musée à l'occasion d'une exposition sur le Moyen-Âge. Cet événement culturel a été organ ...

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LES VISITEURS 3 LA REVOLUTION, Jean-Marie Poiré 2016, Jean Reno, Christian Clavier (comique)@@


Bloqués dans les couloirs du temps, Godefroy de Montmirail et son fidèle serviteur Jacquouille sont projetés dans une époque de profonds bouleversements politiques et sociaux : la Révolution française. Plus précisément, la Terreur, période de grands dangers pendant laquelle les descendants de Jacquouille La Fripouille, révolutionnaires convaincus, confisquent le château et tous les biens des descendants de Godefroy de Montmirail, aristocrates arrogants en fuite dont la vie ne tient qu'à un fil.
LES VISITEURS 3 LA REVOLUTION, Jean-Marie Poiré 2016, Jean Reno, Christian Clavier (comique)@@ (E)
Bloqués dans les couloirs du temps, Godefroy de Montmirail et son fidèle serviteur Jacquouille sont projetés dans une époque de profonds bouleversements politiques et sociaux : la Révolution françai ...

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LES YEUX JAUNES DES CROCODILES, Cecile Telerman 2014, Julie Depardieu, Emmanuelle Beart, Patrick Bruel, Jacques Weber@@


Deux soeurs que tout oppose. Joséphine, historienne spécialisée dans le XIIe siècle, confrontée aux difficultés de la vie, et Iris, outrageusement belle, menant une vie de Parisienne aisée et futile. Un soir, lors d'un dîner mondain, Iris se vante d'écrire un roman. Prise dans son mensonge, elle persuade sa soeur, abandonnée par son mari et couverte de dettes, d'écrire ce roman qu'Iris signera, lui laissant l'argent. Le succès du livre va changer à jamais leur relation et leurs vies.
LES YEUX JAUNES DES CROCODILES, Cecile Telerman 2014, Julie Depardieu, Emmanuelle Beart, Patrick Bruel, Jacques Weber@@ (E)
Deux soeurs que tout oppose. Joséphine, historienne spécialisée dans le XIIe siècle, confrontée aux difficultés de la vie, et Iris, outrageusement belle, menant une vie de Parisienne aisée et ...

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LETHAL SEDUCTION, Nancy Leopardi 2015, Dina Meyer, Amanda Detmer, Caleb Ruminer (film e)


Lorsqu'il quitte enfin le bercail pour finir ses études à Princeton, Mark fera la rencontre d'une femme beaucoup plus âgée qui lui fera découvrir sa sexualité. Il se trouvera plongé dans une guerre entre sa mère et son amante.

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LETHAL SEDUCTION, Nancy Leopardi 2015, Dina Meyer, Amanda Detmer, Caleb Ruminer (film e) (E)
Lorsqu'il quitte enfin le bercail pour finir ses études à Princeton, Mark fera la rencontre d'une femme beaucoup plus âgée qui lui fera découvrir sa sexualité. Il se trouvera plongé dans une g ...

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LIBERTE OLERON, Bruno Podalydès 2001, Bruno Podalydès, Jean Podalydes (burlesque)@@


C'est l'été. Jacques Monot et sa petite famille rejoignent l'île d'Oléron et leur résidence secondaire. Jacques, qui rêve depuis longtemps d'acheter un voilier, craque pour un frêle esquif. Contre l'avis de tous, il embarque pour une petite croisière et se comporte de manière inacceptable avec les siens...

TELERAMA
Du burlesque tatiesque à l’humour familial au vitriol, Bruno Podalydès navigue élégamment entre les registres. Et vogue la galère...

En vacances d’été sur l’île d’Oléron, un père impose peu à peu son idée fixe à toute sa famille : l’achat d’un voilier dériveur d’occasion. Mais le vendeur n’est pas fortuitement interprété par le metteur en scène lui-même : c’est d’un rafiot que les estivants écopent, et toute la suite découle de cette perfidie. Le bateau défectueux sera à la fois le principal foyer comique du film et le révélateur de la défaillance paternelle, puisque l’écart ne cesse de grandir entre l’apparence de maîtrise que ce père à l’ancienne veut donner aux siens et la réalité, de plus en plus retorse et humiliante pour lui.

Bruno Podalydès navigue élégamment entre les registres, du burlesque tatiesque au verbe grinçant, du comique familial au rire jaune, de la notation émouvante à l’humour vitriolé. Particulièrement délectable est la propension du cinéaste à malmener en profondeur le personnage central, incarné par son frère Denis. Et ce jusqu’à une traversée pathétique, sauvage, à la limite du cinéma d’horreur. Pour devenir adulte, il faut savoir tuer ses parents. Symboliquement, s’entend. Dans la galaxie Podalydès, c’est déjà bien engagé : avec Liberté-Oléron, le père est mis KO. Symboliquement. Et joyeusement.
LIBERTE OLERON, Bruno Podalydès 2001, Bruno Podalydès, Jean Podalydes (burlesque)@@ (E)
C'est l'été. Jacques Monot et sa petite famille rejoignent l'île d'Oléron et leur résidence secondaire. Jacques, qui rêve depuis longtemps d'acheter un voilier, craque pour un frêle esquif. Cont ...

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LIBERTE SAUVAGE (Wild Freedom), Alex Ranarivelo 2017, Sharon Stone (film complet)


Stella Davis, veuve, est propriétaire d'un ranch qu'elle tente de tenir à flots en faisant appel à des prisonniers qui l'aident à s'occuper de chevaux sauvages. Elle doit faire face à de menaçants bureaucrates qui veulent mettre fin au programme de réinsertion qu'elle anime.
LIBERTE SAUVAGE (Wild Freedom), Alex Ranarivelo 2017, Sharon Stone (film complet) (E)
Stella Davis, veuve, est propriétaire d'un ranch qu'elle tente de tenir à flots en faisant appel à des prisonniers qui l'aident à s'occuper de chevaux sauvages. Elle doit faire face à de menaçants b ...

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LICORICE PIZZA, Paul Thomas Anderson 1973, Alana Haim, Cooper Hoffman (sentimental)@@


Une banlieue de Los Angeles, en 1973. Gary offre un profil surprenant de lycéen : grassouillet, légèrement boutonneux, il paraît cependant ivre de lui-même et agit en adulte entreprenant et volontaire. Le jour de la photo de classe, il jette son dévolu sur l’assistante du photographe. Alana a déjà 25 ans et une piètre image d’elle-même. Elle repousse les avances de son prétendant inattendu…

TELERAMA
Une comédie romantique insolite, savoureux portrait de la Californie post-hippie.
Élasticité moelleuse des scènes, liquidité du temps (jours, mois, saisons) qui s’écoule à partir de la rencontre… L’imprévisible Paul Thomas Anderson (Phantom Thread) semble accorder sa mise en scène aux matelas à eau qui occuperont une place de taille à l’image : Gary se lance dans la vente de ces lits alors révolutionnaires, avec Alana comme bras droit. Leur travail les fait arpenter une Californie encore empreinte de l’esprit hippie, où chacun semble contribuer par un grain de déraison plus ou moins flagrant à une féerie un peu fêlée.

Le garçon a l’assurance, mais la fille possède le vrai courage, la force réelle. Quand les deux finissent par se brouiller, la question de leur différence d’âge revient sous un jour nouveau. Lui qui se prenait pour un grand n’en était, au fond, qu’à la toute-puissance illusoire de l’enfance, et le voilà rattrapé par les doutes de l’adolescence. Elle, soucieuse d’exercer des responsabilités de son âge découvre les coulisses pathétiques d’une campagne électorale : de quoi avoir envie de reprendre une bouffée de jeunesse… Ainsi Paul Thomas Anderson, longtemps considéré comme un héritier de Robert Altman, par son cynisme et sa causticité, réussit-il sa conversion à la douceur, et signe la plus insolite des comédies romantiques.
LICORICE PIZZA, Paul Thomas Anderson 1973, Alana Haim, Cooper Hoffman (sentimental)@@ (E)
Une banlieue de Los Angeles, en 1973. Gary offre un profil surprenant de lycéen : grassouillet, légèrement boutonneux, il paraît cependant ivre de lui-même et agit en adulte entreprenant et volontaire. Le jo ...

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LILI MARLEEN, Rainer Werner Fassbinder 1981, Hanna Schygulla (histoire bio)@@


Allemagne, 1938. Willie, une jeune chanteuse allemande, tombe amoureuse de Robert, jeune musicien juif. Alors que la guerre éclate, les amants sont séparés. Willie est placée sous la protection du commissaire à la Culture du IIIe Reich et devient une figure de la propagande nazie. Sa chanson "Lili Marleen" devient très populaire. Cependant, la jeune femme n'a pas oublié Robert et son amour est toujours là. Elle décide alors de rejoindre la résistance pour le retrouver.

TELERAMA
Rainer Werner Fassbinder magnifiait Hanna Schygulla dans cet élégant film de guerre tout en chansons sur une artiste de cabaret allemande, devenue malgré elle la coqueluche des nazis.
En s’inspirant des souvenirs de Lale Andersen, Fassbinder a imaginé l’histoire d’une petite vedette de cabaret qui devient la star des nazis. La gentille Willie (Hanna Schygulla, très Marlene) n’a pas l’impression de vendre son âme au diable. Elle aime juste la villa blanche que lui offre le Führer. Sous les croix gammées, elle poursuit un rêve sentimental : retrouver Robert, le fils d’une famille juive de Zurich…

Avec les moyens considérables du cinéma de reconstitution historique, Fassbinder se concentre sur le portrait d’une femme flouée et manipulée. Aux yeux du réalisateur, elle est ici la seule victime : le père du trop faible Robert est montré comme un chef de clan mafieux, même s’il se bat pour sauver d’autres Juifs. C’est une vision assez désabusée de l’Histoire, de l’héroïsme. On peut la contester, mais elle impressionne par sa volonté de placer le mélodrame sentimental au-dessus du bien et du mal, comme seul révélateur de la cruauté des hommes.

SYNOPSIS
Zurich, 1938. Willie, une jeune chanteuse de cabaret allemande, s'éprend de Robert, un musicien juif. Le père du jeune homme, David Mendelsson, dirige une organisation juive clandestine d'aide aux réfugiés. Il voit d'un mauvais oeil la liaison de Robert et Willie. Le jeune musicien convoie régulièrement des fonds en Allemagne. Sur l'insistance de Willie, il accepte un jour de la laisser l'accompagner. Le père de Robert, trouvant là l'occasion de séparer les deux amants, fait retenir la chanteuse en Allemagne. Lorsque la guerre éclate, Willie, désemparée, se place sous la protection de Henkel, un officier SS qui lui fait enregistrer la chanson "Lili Marleen". Le succès est immédiat. Willie devient une véritable star, parrainée par le ministère de la Culture du IIIe Reich. Elle rêve toutefois de retrouver Robert...
LILI MARLEEN, Rainer Werner Fassbinder 1981, Hanna Schygulla (histoire bio)@@ (E)
Allemagne, 1938. Willie, une jeune chanteuse allemande, tombe amoureuse de Robert, jeune musicien juif. Alors que la guerre éclate, les amants sont séparés. Willie est placée sous la protection du commissaire &ag ...

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LIMITLESS, Neil Burger 2011, Bradley Cooper, Robert De Niro (thriller)@


Écrivain raté, Eddie apprend que sa petite amie le quitte. Elle ne supporte plus de le voir se laisser aller. Un jour, on lui fait découvrir le NZT. Il s'agit d'un produit pharmaceutique qui décuple les facultés du cerveau. En le prenant, il devient un autre homme, supérieurement intelligent. Eddie se lance dans les affaires et se fait vite repérer à Wall Street. Mais il devient aussi complètement dépendant à la drogue.

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Une drogue qui rend plus sexy, plus intelligent et plus parano ; une drogue capable de transformer un écrivaillon veule en trader triomphant de Wall Street : c’est le NZT, pilule magique absorbée par Bradley Cooper, héros de ce thriller boursouflé — plaidoyer peu discret pour une autre poudre en vogue à Hollywood... Visiblement en surchauffe, Neil Burger a oublié les effets secondaires de son produit miracle : excès de confiance et perte de tout sens critique.

LIMITLESS, Neil Burger 2011, Bradley Cooper, Robert De Niro (thriller)@ (E)
Écrivain raté, Eddie apprend que sa petite amie le quitte. Elle ne supporte plus de le voir se laisser aller. Un jour, on lui fait découvrir le NZT. Il s'agit d'un produit pharmaceutique qui décuple les facult&ea ...

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LINCOLN, Steven Spielberg 2012, Daniel Day-Lewis, Sally Field, Tommy Lee Jones (histoire bio)@@


LINCOLN, Steven Spielberg 2012, Daniel Day-Lewis, Sally Field, Tommy Lee Jones (histoire bio)@@ (E)
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LION Garth Davis 2016, Dev Patel, Rooney Mara, Nicole Kidman


A 5 ans, Saroo se retrouve seul dans un train traversant l'Inde qui l'emmène malgré lui à des milliers de kilomètres de sa famille. Perdu, le petit garçon doit apprendre à survivre seul dans l'immense ville de Calcutta. Après des mois d'errance, il est recueilli dans un orphelinat et adopté par un couple d'Australiens. 25 ans plus tard, Saroo est devenu un véritable Australien mais pense toujours à sa famille en Inde.
LION Garth Davis 2016, Dev Patel, Rooney Mara, Nicole Kidman (E)
A 5 ans, Saroo se retrouve seul dans un train traversant l'Inde qui l'emmène malgré lui à des milliers de kilomètres de sa famille. Perdu, le petit garçon doit apprendre à survivre seul dans l'immen ...

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LITTLE BIG MAN, Arthur Penn sorti 1970, Dustin Hoffmann, Faye Donaway (western)@@


Âgé de 121 ans, Jack Crabb, seul survivant du massacre de Little Big Horn, raconte son histoire à un journaliste. Adopté par une famille de Cheyennes, ce visage pâle est surnommé Little Big Man à cause de son immense courage. Un jour, toute sa tribu est massacrée par les Blancs et Jack est alors recueilli par un pasteur et sa femme. Le jeune homme est partagé entre ses origines indiennes et son nouveau peuple.

TELERAMA
Jack Crabb a 121 ans. Il veut corriger quel­ques idées fausses sur l'Ouest. A 10 ans, orphelin, Jack est adopté par des Cheyennes, qui le baptisent Little Big Man. De retour chez les Blancs, il découvre qu'il a du talent pour manier les armes. Au moment des guerres indiennes...

Arthur Penn revisite le western sur le mode de la fresque picaresque, alternant humour - les déboires successifs de Jack, séducteur malgré lui ou gunfighter incapable de tuer - et lyrisme dramatique - les massacres perpétrés par les Tuniques bleues. L'ironie et le tragique se succèdent sans cesse, comme pour dire qu'il est impossible d'avoir un unique point de vue sur l'histoire du Far West, que celle-ci a été davantage subie - c'est le cas du héros, dépassé par les événements - que voulue.

Seule certitude, l'horreur de la guerre et la culpabilité de Custer, scènes qui, à l'époque du tournage, interpellaient directement la présence américaine au Vietnam. Dustin Hoffman est parfait tout au long de ses métamorphoses, et il est bien entouré, notamment par Faye Dunaway, irrésistible.
LITTLE BIG MAN, Arthur Penn sorti 1970, Dustin Hoffmann, Faye Donaway (western)@@ (E)
Âgé de 121 ans, Jack Crabb, seul survivant du massacre de Little Big Horn, raconte son histoire à un journaliste. Adopté par une famille de Cheyennes, ce visage pâle est surnommé Little Big Man &agrav ...

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LOGAN LUCKY, Steven Soderbergh 2017, Daniel Craig, Channing Tatum, Riley Keough (thriller)@@


Deux frères pas très futés décident de monter le casse du siècle : empocher les recettes de la plus grosse course automobile de l'année. Pour réussir, ils ont besoin du meilleur braqueur de coffre-fort du pays : Joe Bang. Le problème, c'est qu'il est en prison.

TELERAMA
Au fin fond de la Virginie-Occidentale, deux frères déclassés, dont l’un estropié, décident d’organiser un casse. Épaulé par Channing Tatum et Adam Driver, un casting haut de gamme, le réalisateur virtuose et joueur, signe un film élégant.

Il n’y a plus rien de vaniteux chez Steven Soderbergh — qui reste le plus jeune lauréat de la Palme d’or de Cannes. Longtemps il a donné l’impression de dominer son sujet, presque trop. Ses facilités laissaient un glacis de satisfaction cool sur des films enchaînés à toute vitesse. Après d’improbables adieux au cinéma, en 2013, et une reconversion remarquable dans la série (The Knick), il revenait en 2017, changé en mieux : toujours virtuose et délicieusement joueur, mais l’empathie et l’élégance morale en plus.

Un signe évident de changement est la catégorie sociale des héros de ce nouveau film de braquage. Fini les gangsters en costume cintré de Las Vegas, professionnels, comme dans Ocean’s Eleven et ses deux suites. Cette fois, place aux amateurs, aux estropiés, aux mal logés de l’Amérique profonde — la Virginie-Occidentale, du côté des mobile homes. Mais c’est surtout le regard posé sur ce monde prolétaire qui fait la différence. Soderbergh manifeste autant de tendresse que d’amusement pour la sous-culture populaire et son folklore. Ses personnages déclassés, abîmés, il les filme avec une franche fraternité, en sachant les rendre beaux et proches.
LOGAN LUCKY, Steven Soderbergh 2017, Daniel Craig, Channing Tatum, Riley Keough (thriller)@@ (E)
Deux frères pas très futés décident de monter le casse du siècle : empocher les recettes de la plus grosse course automobile de l'année. Pour réussir, ils ont besoin du meilleur braqueur de c ...

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LOIN DE LA TERRE BRULEE, Guillermo Arriaga 2009, Charlize Theron, Kim Basinger, Jennifer Lawrence (drame societe)@@@


Dans le désert du Nouveau-Mexique, une caravane explose mystérieusement. Gina et Nick, son amant secret, meurent. Une quinzaine d'années plus tard, à Portland, Sylvia, jeune femme perdue qui multiplie les conquêtes amoureuses, est poursuivie par un homme étrange.
LOIN DE LA TERRE BRULEE, Guillermo Arriaga 2009, Charlize Theron, Kim Basinger, Jennifer Lawrence (drame societe)@@@ (E)
Dans le désert du Nouveau-Mexique, une caravane explose mystérieusement. Gina et Nick, son amant secret, meurent. Une quinzaine d'années plus tard, à Portland, Sylvia, jeune femme perdue qui multiplie les conqu&e ...

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LOL, Lisa Azuelos 2009, Sophie Marceau, Christa Theret (sentimental)@@


Une lycéenne parisienne en rupture avec son petit ami se fait chanter la pomme par le meilleur ami de celui-ci. Ses rapports tendus avec sa mère, divorcée encore amoureuse de son ex-mari et courtisée par un policier, viennent compliquer les choses.

TELERAMA
Les soubresauts amoureux des ados du 16e(arrondissement parisien) au début du XXIe siècle). Des dialogues aux situations, tout sonne juste, drôle et enlevé.
Après le très réussi Comme t'y es belle, et son vibrionnant trio de mères juives débordées, Lisa Azuelos continue son étude des moeurs bourgeoises et parisiennes avec la même justesse d'observation. Film générationnel, à l'instar de La Boum ou du Péril jeune, LOL pourra être ressorti dans vingt ans pour montrer comment vivaient les adolescents du 16e (arrondissement de Paris) au début du XXIe (siècle). La tribu des « chalalas » : bien nés, fringues griffées, mèche rebelle.
La caméra colle donc aux basques de Lola et sa bande, au lycée, au café, et à Londres, lors d'un hilarant voyage scolaire. Mais aussi dans le duplex de 200 mètres carrés de sa mère - architecte-divorcée-trois-enfants -, interprétée avec un naturel désarmant par Sophie Marceau, la quarantaine resplendissante dans son pull en ­cachemire (sa « matière » préférée). Des dialogues aux situations, tout sonne vrai, drôle et enlevé. Et subtilement superficiel. Car il n'y a rien de plus anodin en apparence et de plus complexe en réalité que l'alchimie d'une comédie romantique, fût-elle d'apprentissage.
LOL, Lisa Azuelos 2009, Sophie Marceau, Christa Theret (sentimental)@@ (E)
Une lycéenne parisienne en rupture avec son petit ami se fait chanter la pomme par le meilleur ami de celui-ci. Ses rapports tendus avec sa mère, divorcée encore amoureuse de son ex-mari et courtisée par un polic ...

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LOLA ET SES FRERES, Jean-Paul Rouve 2017, Ludivine Sagnier, José Garcia (sentimental)@@


Lola a deux frères : Benoît, qui se marie pour la troisième fois, et Pierre, qui arrive en retard au mariage. Excuses, reproches, eugueulades, brouilles, chacun essaye de vivre sa vie de son côté. Benoît va devenir père sans y être prêt. Lola fait la rencontre de Zoher alors qu'elle s'occupe de son divorce. Quant à Pierre, ses problèmes professionnels s'enveniment. Tout dans leur vie devrait les éloigner, mais ces trois-là sont inséparables.
LOLA ET SES FRERES, Jean-Paul Rouve 2017, Ludivine Sagnier, José Garcia (sentimental)@@ (E)
Lola a deux frères : Benoît, qui se marie pour la troisième fois, et Pierre, qui arrive en retard au mariage. Excuses, reproches, eugueulades, brouilles, chacun essaye de vivre sa vie de son côté. Benoî ...

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LOLO, Julie Delpy 2015, Julie Delpy, Dany Boon, Karin Viard, Vincent Lacoste, Karl Lagerfeld (comique)@@


Violette, qui travaille dans la mode, passe des vacances à Biarritz avec Ariane, sa meilleure amie. Quadragénaire parisienne et branchée, elle a été plus d'une fois déçue par les hommes. Sur le port, elle rencontre le maladroit Jean-René, qui évolue dans un monde aux antipodes du sien. Jean-René est informaticien et n'a a priori aucun argument pour la séduire. Mais il est gentil et attentionné, ce qui n'est pas pour déplaire à Violette. Alors que leur relation semble partie sur de bons rails, Violette présente Jean-René à son fils Eloi. Egocentrique, le jeune homme est bien décidé à se débarrasser de "l'intrus

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Un fils sournois empêche sa mère de vivre sa vie amoureuse… Une comédie inégale par ses gags, mais plus anticonformiste qu’elle en a l’air. Vincent Lacoste, irrésistible d’arrogance, vole la vedette à Dany Boon.

Un fils empêche sa mère de vivre sa vie amoureuse… Dans cette dramaturgie familiale un peu datée, la bonne surprise vient des deux acteurs choisis et dirigés par la réalisatrice Julie Delpy. Dany Boon joue l’amant provincial et plouc de cette mère parisienne, femme de pouvoir dans le milieu de la mode. Pas vraiment au centre de l’action, le comique gagne à ce profil bas, à cette relative discrétion, qui influe sur son jeu. Il parvient à rendre presque attachant son personnage d’ingénieur gentillet, mais pas stupide, auquel le fiston déclare la guerre.

Vincent Lacoste, principal atout du film, est, lui, irrésistible de sournoiserie et d’arrogance, avec une dextérité burlesque sidérante, un timing parfait de l’expression et du geste. Le scénario conduit ce personnage aussi mignon que détestable au bout de son ignominie. De sorte que Lolo se termine d’une façon moins consensuelle, plus féroce que prévu. Dans une comédie qui vise un très large public, c’est indéniablement une audace de fuir ainsi toute réconciliation.
LOLO, Julie Delpy 2015, Julie Delpy, Dany Boon, Karin Viard, Vincent Lacoste, Karl Lagerfeld (comique)@@ (E)
Violette, qui travaille dans la mode, passe des vacances à Biarritz avec Ariane, sa meilleure amie. Quadragénaire parisienne et branchée, elle a été plus d'une fois déçue par les hommes. Sur ...

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LOOPER, Rian Johnson 2012, Bruce Willis, Emily Blunt (science fiction)@@


En 2044, aux États-Unis, la crise économique a favorisé l'essor du crime organisé pendant que certaines personnes ont développé des pouvoirs surnaturels. C'est dans ce contexte qu'opère Joe, tueur à gages pour le compte de la Mafia. Il est chargé d'éliminer ceux que la technologie de 2074 permet d'envoyer dans le passé, là où plus personne ne retrouvera leur trace. Un jour, alors qu'il se prépare à remplir un nouveau contrat, Joe réalise que l'homme envoyé du futur n'est autre que lui-même.

TELERAMA
Dans l’Amérique de 2044, les voyages temporels confrontent un tueur à gages à l’homme qu’il deviendra. Tout est original dans ce film de science-fiction ambitieux, doublé d’une belle rêverie sur l’enfance.

Bienvenue dans l’Amérique du futur, figurée par… un champ de maïs. Si Rian Johnson s’aventure dans la science-fiction, c’est moins pour filmer quelques motos volantes que pour libérer son séduisant imaginaire de conteur. Au coin du champ de maïs, un tueur attend. C’est Joe (Joseph Gordon-Levitt), un « looper » : il gagne sa vie en flinguant des types que la mafia lui envoie. Ils arrivent d’un futur lointain et il les fait disparaître en 2044, pour ne laisser aucune trace d’eux. La boucle (loop, en anglais) est bouclée. Mais le jour où Joe se retrouve face à lui-même âgé de trente ans de plus, il n’arrive pas à tuer ce Joe vieillissant, incarné par Bruce Willis…

Looper mêle avec esprit deux aspects du cinéma d’anticipation. Il y a du spectacle pétaradant, le futur comme fantaisie : la tendance Bruce Willis en quelque sorte. Il y a aussi du raffinement, un plaisir plus cérébral, le futur comme trip qui a du style : la tendance Joseph Gordon-Levitt. Rian Johnson réunit le tout au fil d’une rêverie sur l’enfance pleine d’étrangeté, sombre et brillante. Entre les deux Joe, un enfant fait le lien. L’un veut le tuer pour changer l’avenir, l’autre reconnaît en lui le gamin abandonné qui hante son passé. Les élucubrations les plus audacieuses débouchent ici sur des émotions vives, directes, mélancoliques parfois.
LOOPER, Rian Johnson 2012, Bruce Willis, Emily Blunt (science fiction)@@ (E)
En 2044, aux États-Unis, la crise économique a favorisé l'essor du crime organisé pendant que certaines personnes ont développé des pouvoirs surnaturels. C'est dans ce contexte qu'opère Joe, ...

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LOS ANGELES 2013, John Carpenter 1996, Kurt Russell, Peter Fonda, Cliff Robertson (fantastique) @@


En l'an 2000, un tremblement de terre d'une violence inouïe détruit et sépare la ville de Los Angeles du continent. Le nouveau président des États-Unis décide de déporter sur cette île exclusivement des citoyens immoraux de son pays.

TELERAMA
Quinze ans après, John Carpenter nous refait le coup de 'New York 1997'. Sans prétention, mais avec humour et efficacité
Los Angeles, en 2013, n'est plus qu'une gigantesque prison où la société américaine, rongée par un puritanisme galopant, incarcère ses déviants. La fille du Président à vie, éperdument amoureuse d'un détenu, se fait enfermer dans ce vaste pénitencier à ciel ouvert. Elle emmène avec elle une arme d'un type nouveau - une télécommande capable de désactiver, via un réseau de satellites, tous les circuits électriques d'une région -, et l'offre à l'homme de sa vie, Cuervo Jones. Un vétéran des combats impossibles, Snake Plissken, est chargé par le Président de retrouver l'arme et la fille, d'autant plus rapidement qu'une coalition de pays du tiers-monde s'apprête à envahir les Etats-Unis...
LOS ANGELES 2013, John Carpenter 1996, Kurt Russell, Peter Fonda, Cliff Robertson (fantastique) @@ (E)
En l'an 2000, un tremblement de terre d'une violence inouïe détruit et sépare la ville de Los Angeles du continent. Le nouveau président des États-Unis décide de déporter sur cette île ex ...

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LOS RITOS SEXUALES DEL DIABLO, ose Ramon 1982 (film e)


Une jeune femme nommée Carol est entraînée dans une secte libertine et satanique en Angleterre à la suite de la mort brutale de son frère. Au début, tout semble innocent, mais Carol se retrouve bientôt plongée dans un monde sinistre et sadique de débauche, de violence et de dépravation totale dont elle ne pourra peut-être jamais s'échapper, car l'emprise des membres de la secte commence à s'emparer de son esprit, de son corps et de son âme.
LOS RITOS SEXUALES DEL DIABLO, ose Ramon 1982 (film e) (E)
Une jeune femme nommée Carol est entraînée dans une secte libertine et satanique en Angleterre à la suite de la mort brutale de son frère. Au début, tout semble innocent, mais Carol se retrouve bient ...

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LOULOU, Emilie Noblet 2013, Louise Massin, Oussama Keddham (societe)@@


À 36 ans, Loulou vit avec insouciance entre un boulot de vendeuse dans une boutique indienne et sa relation avec son fils de 10 ans, Alex, dont elle partage la garde avec son ex-compagnon. Alors que ce dernier a reconstruit un foyer stable, Loulou galère pour joindre les deux bouts. Quand Alex lui avoue qu'il préfère passer ses vacances avec son père et sa belle-mère, elle se met en tête de le reconquérir en lui offrant un voyage inoubliable dans les châteaux de la Loire.
LOULOU, Emilie Noblet 2013, Louise Massin, Oussama Keddham (societe)@@ (E)
À 36 ans, Loulou vit avec insouciance entre un boulot de vendeuse dans une boutique indienne et sa relation avec son fils de 10 ans, Alex, dont elle partage la garde avec son ex-compagnon. Alors que ce dernier a reconstruit un foyer ...

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LOVE ACTUALLY, Richard Curtis 2003, Bill Nighy, Hugh Grant (sentimental)@@@


En cette veille de Noël, l'amour est partout, mais souvent imprévisible. Pour le nouveau Premier ministre britannique, il va prendre la forme d'une jeune collaboratrice. Pour l'écrivain au coeur brisé, il surgira d'un lac. Pour le témoin de mariage de son meilleur ami, pour ce veuf et son beau-fils, pour cette jeune femme qui adore son collègue, l'amour est l'enjeu, le but, mais aussi la source d'innombrables complications.

TELERAMA
À Londres, peu avant Noël, quelques personnages, solitaires ou blessés, retrouvent l’espoir… Le premier film du scénariste de “Quatre mariages et un enterrement” avec Hugh Grant dans le rôle de Tony Blair soudain amoureux. Cette comédie de Noël est sucrée comme un pudding et propose ce qui se faisait de mieux au rayon acteurs chez sa Très Gracieuse Majesté.

L’irrésistible Bill Nighy, dans le pantalon moulant d’une star du rock has been, réenregistre un de ses tubes en version de Noël, puis en fait la promo d’une manière peu anglicane. Hugh Grant, Premier ministre à l’humour ultra british, se déhanche sur les Pointer Sisters et vante les valeurs de son pays. Liam Neeson donne des conseils de séduction à son beau-fils, incarné par un rouquin qui depuis a fait du chemin. ­Emma Thompson voit son mari (Alan ­Rickman) lui échapper, mais se retient de pleurer. De rire, aussi, quand sa fille lui annonce fièrement quel personnage elle va jouer dans la crèche : un homard. Colin Firth apprend le portugais par amour. Il y a même une saynète dans laquelle Rowan Atkinson, en vendeur appliqué, rendrait dingue le dalaï-­lama lui-même…
LOVE ACTUALLY, Richard Curtis 2003, Bill Nighy, Hugh Grant (sentimental)@@@ (E)
En cette veille de Noël, l'amour est partout, mais souvent imprévisible. Pour le nouveau Premier ministre britannique, il va prendre la forme d'une jeune collaboratrice. Pour l'écrivain au coeur brisé, il surgira d ...

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LOVE AGAIN, James C. Strouse 2023, Celine Dion, Priyanka Chopra Jonas, Sam Heughan (sentimental)@


Deux ans après le décès de son fiancé, Mira est poussée par sa soeur à aller de l'avant. Mais la jeune femme ne parvient pas à se remettre de ce deuil et se met à envoyer des sms romantiques au numéro de son fiancé défunt. Entretemps, ce numéro a été réattribué à Rob Burns, un journaliste dont les fiançailles ont été rompues. Ce dernier comprend vite que le destinataire de ces messages est décédé et est touché par le chagrin de Mira. De son côté, il est amené à brosser un portrait de la star Céline Dion. Mais plus les jours passent, plus il souhaite rencontrer Mira. Il demande alors à Céline Dion de l'aider dans sa mission...
Une jeune femme se met à communiquer par textos sur l’ancien numéro de son petit ami décédé, qui a été réattribué. L’apparition de la star canadienne dans son propre rôle reste la seule surprise que réserve cette romance sirupeuse.

TELERAMA
Déception que ce nouveau long métrage de Jim Strouse, après une romcom pêchue, The Incredible Jessica James (2017), disponible sur Netflix. Romance sirupeuse, Love Again reprend la trame d’un livre allemand de Sofie Cramer, déjà adapté sur les écrans outre-Rhin sous le titre Coup de foudre par SMS (Karoline Herfurth, 2016). Deux ans après la mort de son petit ami, une jeune femme (Priyanka Chopra Jonas, de la série Quantico) se met à communiquer par texto sur l’ancien numéro du défunt, qui a été réattribué au téléphone pro d’un critique musical célibataire (Sam Heughan, de la série Outlander). De cette accroche pseudo-fantastique, le film ne fera pas grand-chose, si ce n’est la transformer en secret encombrant – l’un des rouages de toute comédie romantique –, qui provoquera une rupture à mi-parcours.

La curiosité vient plutôt de la présence, dans son propre rôle, de Céline Dion (également productrice), faisant office de conseillère matrimoniale durant les interviews, séquences à l’interprétation calamiteuse – chacun sa spécialité. Le nom au générique de la star, qui vient d’annuler sa prochaine tournée pour raisons de santé, explique sans doute la distribution du film dans les salles françaises. Et le script résonne, bien entendu, avec son histoire personnelle – la disparition de son mari, René Angélil, en 2016.

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Les sorties ciné de la semaine : “Marinette”, “Wahou !”, “Petit Samedi”...

On comprend, aussi, ce qui a pu intéresser Jim Strouse. Réalisateur injustement méconnu, sa singularité est de brosser le portrait de familles décomposées – par le deuil ou par le divorce –, que ce soit dans le beau Grace Is Gone (2007) ou dans le sous-estimé People Places Things (2015). Le projet s’avère, hélas, trop formaté pour qu’il puisse imposer sa patte de cinéaste indépendant spécialiste des créateurs urbains. Ici, l’héroïne est illustratrice d’albums pour enfants, tandis que celle de The Incredible Jessica James était dramaturge et celui de People Places Things, dessinateur de comic books. Mais, contrairement à ses prédécesseurs, Love Again peine à connecter scénario et œuvre des personnages. Même les références culturelles plus prestigieuses – une représentation à l’opéra d’Orphée et Eurydice, de Gluck – ne sont là que pour décorer.
LOVE AGAIN, James C. Strouse 2023, Celine Dion, Priyanka Chopra Jonas, Sam Heughan (sentimental)@ (E)
Deux ans après le décès de son fiancé, Mira est poussée par sa soeur à aller de l'avant. Mais la jeune femme ne parvient pas à se remettre de ce deuil et se met à envoyer des sms roman ...

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LOVE AND MERCY, Bill Pohlad 2014, Paul Dano, John Cusack, Elizabeth Banks (musical bio)@@


Les "Beach Boys" n'ont jamais été aussi populaires et leur leader veut révolutionner la musique. Malgré les membres du groupe qui trouvent le projet trop original, Brian Wilson s'entête à fignoler l'album "Pet Sounds," ce qui provoque son lot de conflits pendant les séances d'enregistrement.

TELERAMA
Un film inventif et bouillonnant dans lequel le cinéaste insiste surtout sur le destin de Brian Wilson (John Cusack), qui s’écarte du groupe pour composer des mélodies aux envolées lyriques. Passionnant.

Il y a deux actes dans la vie de Brian Wilson. Dans les années 1960, le succès des Beach Boys, chantres juvéniles d’une Californie idéale, ne suffit pas à son ambition musicale. À 22 ans, il s’écarte du groupe et boude les tournées pour se consacrer au travail de l’ombre, en studio. Les ritournelles pop font place aux envolées lyriques nées d’un caractère introverti. Les drogues le désinhibent. Un nouvel entourage le persuade de son génie.

Ce Brian-là a les traits de Paul Dano. Le voir en gosse immature diriger l’enregistrement du chef-d’œuvre Pet Sounds, entouré de joueurs de basson ou de cor en costume trois-pièces, est en soi un régal. L’autre temps du film est celui d’une douloureuse rédemption. Le musicien y apparaît, au milieu des années 1980, comme un gentil zombie, cornaqué par Eugene Landy, gourou mental qui le coupe du monde en l’assommant de cachets. Face au fumeux « docteur », John Cusack prête une silhouette épaissie et beaucoup de subtilité à cette seconde incarnation, peu flatteuse.

Pic créatif des années bouillonnantes d’un côté, lente renaissance de l’autre : la grande idée du réalisateur et de ses scénaristes est d’avoir choisi, plutôt que leur succession chronologique, l’alternance entre ces deux faces du miroir, suscitant contraste et échos. Dans cette partition des styles, Love & Mercy trouve sa dynamique. Sa forme fragmentée zappe forcément des moments clés de l’histoire des Beach Boys, mais offre sur le sujet Brian Wilson une perspective généreuse et assez complète.
LOVE AND MERCY, Bill Pohlad 2014, Paul Dano, John Cusack, Elizabeth Banks (musical bio)@@ (E)
Les "Beach Boys" n'ont jamais été aussi populaires et leur leader veut révolutionner la musique. Malgré les membres du groupe qui trouvent le projet trop original, Brian Wilson s'entête à f ...

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LOVE THE HARD WAY (aimer a la dure), Peter Sehr 2001, Adrien Brody, Charlotte Ayanna (thriller sentimental)@


Claire, une jeune étudiante tombe sous le charme de Jack, un escroc. Il va l'entraîner dans son univers criminel, tandis qu'elle va lui apprendre à aimer et à aimer la vie.

Réalisé en 2001 par John Sehr, réalisateur allemand officiant jusqu’alors dans son pays, Hard Way n’a rien de l’ambiance cool et décontractée qu’essaie de nous vendre sa jaquette. Et pour cause, avec son relent polardeux et sa tête d’affiche disposée avec soin, le marketing a su s’y rendre pour appâter son public : on y retrouve Adrien Brody, quelques années avant que Roman Polanski ne l’assoie au piano de l’une de ses œuvres les plus abouties, Pam Grier pour la caution d’authenticité (traversant le film habillée d’improbables tenues), et pour finir, quelques acteurs de séries B tout entier dévoués à la cause du film.

Soit l’histoire de Jack, petit escroc sans envergure marchant à la débrouille, s’entichant pour rire de Claire, jeune fille bien sous tous rapports. Traversant le film avec sa veste en peau de serpent, l’air emprunté au Sailor de David Lynch, Adrien Brody fait déjà montre d’une classe décalée et nonchalante, s’inspirant clairement du personnage du petit marlou cher au cinéma des années 70. A l’instar de cette époque à laquelle John Sehr fait référence, le récit structure et compose son cadre, insuffle une vie propre à ses personnages, joue sur leurs désirs et peurs à l’aide d’un montage parallèle dans certaines séquences et dépeint un New York laissé pour compte, ravagé par sa faune nocturne et sans cesse grouillante.

Sans s’oublier dans des considérations vainement utiles, John Sehr brasse un casting de seconds couteaux bien à leur place et n’oublie jamais d’alimenter l’étonnante alchimie entre ces deux personnages complètement opposés, faisant coïncider deux mondes si antagonistes que l’un des deux finira par se trouver contaminé et soumis à l’autre. Et de la descente aux enfers en résultant, on capte au-delà des images l’investissement d’un homme croyant à son histoire malgré les quelques défauts qu’on peut déjà lui déceler (manque de moyens évidents, fanfaronnades et sentiment de redondance du thème).

Curieusement, les évènements ne sont pas datés et le grain de l’image, la lumière blafarde et l’absence constante de repères rajoutent à cette authenticité, comme un rapport tardif d’une romance compliquée. Un bon point quand on considère que le passage de l’Atlantique s’avère être une étape difficile pour un réalisateur fatalement fasciné, se perdant dans des fantasmes de représentation héritée d’un cinéma exporté depuis des décennies. Une curiosité assez prenante, réflexion certes déjà vue sur l’amour et ses conséquences, à replacer dans son contexte pour en apprécier l’humilité.

De l’humilité, une qualité qui semble faire défaut aux distributeurs de Enterrés vivants, production secondaire n’ayant rien à envier aux dernières incartades de Steven Seagal en Europe de l’Est. Le genre horrifique, survivant comme il peut, se laisse en général facilement aller à la bêtise pour accrocher son public. Il suffit d’ouvrir les pages d’une revue spécialisée comme Mad Movies pour se rendre compte que le genre à pourtant ses aficionados, supporté par toute une pelletée de boîtes de productions dévouées à faire leur choux gras par le biais d’une certaine contrefaçon.

Enterrés vivants n’échappe pas à la règle et donne même le bâton pour se faire battre. Si la jaquette peut faire douter des intentions de CineTelFilms (ayant déjà lancé la production de six téléfilms depuis début 2008, avec toujours des titres aussi imagés que Ba’al, Hydra ou encore Ogre…), un tour au verso du DVD, promettant que « Si vous avez aimé The Descent, vous adorerez Enterrés vivants », nous donne un avant-goût…

Jouant sur un background historique proche du folklore européen (dans l’intention seulement) forcément exotique pour un public américain, le film s’attarde sur l’exploration d’une caverne suisse renfermant moult surprises parmi lesquelles des scarabées-rhinocéros géants ( !!) auxquels sera confrontée une équipe respectant les quotas du film d’horreur. Avec le parti casse gueule d’essayer de faire monter la pression en montrant absolument tout dans son introduction (véridique !), Enterrés vivants échoue lamentablement à s’extraire de la masse laborieuse et insipide des direct-to-DVD dont il est l’héritier dégénéré.

Avec un irrespect total du genre qu’il investit, le technicien responsable de la réalisation charge Digital Slaves de ses effets spéciaux bâclés, se monte incapable de construire correctement une scène d’exposition sans passer par les répliques les plus éculées, et demande expressément à certains de ses acteurs de prendre un accent allemand libéré de toutes contraintes. Le résultat est une farce insipide, s’offrant en plus tous les clichés qu’il est possible d’attribuer à une galerie de personnages : gamins insupportables, famille recomposée, bimbos stupides et vilains à l’œil noir… La totale, sous l’œil bienveillant d’une société de production misant tout sur l’emballage pour leurrer son public.

Le problème n’est pas tant l’évident manque d’ampleur du projet, mais bien l’irrespect total avec lequel il est traité. Passe encore que l’ensemble soit si éloigné de ses aînés auquel il essaie tant de ressembler, tant que la volonté, l’envie et l’amour d’un genre déviant transpirent sous la pellicule… Une peine jamais envisagée, d’autant que ladite boîte produit en chaîne des téléfilms de cet acabit, faisant passer tout son budget dans la réalisation de jaquettes promettant un idéal de film bien entendu erroné.
LOVE THE HARD WAY (aimer a la dure), Peter Sehr 2001, Adrien Brody, Charlotte Ayanna (thriller sentimental)@ (E)
Claire, une jeune étudiante tombe sous le charme de Jack, un escroc. Il va l'entraîner dans son univers criminel, tandis qu'elle va lui apprendre à aimer et à aimer la vie.

Réalisé en 2001 p ...

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LUCKY LUKE, James Huth 2009, Jean Dujardin (western)


En quelques années, Daisy Town est devenue un immense no man's land où les gangsters Billy The Kid et Pat Poker font régner la terreur à coups de colts. Ils sont déterminés à empêcher que le chemin de fer qui doit traverser le pays de l'est en ouest soit abandonné. Parce qu'il est né dans cette ville du Far West, Lucky Luke est envoyé sur place pour rétablir l'ordre. Là, il va croiser certains de ses vieux ennemis, comme Jesse James et Calamity Jane. Il sera aussi confronté aux démons de son enfance, comme la mort de son père, et rencontrera l'amour, sous les traits de Belle Starr, une ensorcelante chanteuse de saloon...

TELERAMA
On le pressent tout de suite : James Huth a le cul entre deux chaises — entre deux selles. On voit bien ce qu’il cherche à faire : un western spaghetti à la française. Ainsi, il prête au cow-boy à la chemise jaune un trauma d’enfance à la Charles Bronson dans Il était une fois dans l’Ouest. Et il utilise l’espace aussi bien que Tonino Valerii dans Mon nom est personne. La première confrontation entre Lucky (Jean Dujardin) et Pat Poker (Daniel Prévost), épatante joute de tireurs en clair-obscur, ou le final dans le casino en plein désert sont de très bons moments, fidèles, qui plus est, à l’esprit de la BD de Goscinny et Morris.

Pourquoi, alors, s’est-il senti obligé d’injecter du Brice de Nice dans son hommage décalé ? Des producteurs shérifs l’y ont-ils forcé, croyant satisfaire les fans de Dujardin ? L’acteur hésite entre premier et second degré et laisse le champ libre à ses partenaires, plus desperados : Sylvie Testud, rigolote en Calamity Jane, Michaël Youn, agaçant comme il faut en Billy the Kid, ou Melvil Poupaud, qui s’amuse à caricaturer son image d’acteur intello. Bref, c’est un western ravioli : la pâte est bonne, mais la farce est un peu lourde.
LUCKY LUKE, James Huth 2009, Jean Dujardin (western) (E)
En quelques années, Daisy Town est devenue un immense no man's land où les gangsters Billy The Kid et Pat Poker font régner la terreur à coups de colts. Ils sont déterminés à empêcher q ...

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LUCKY, Olivier Van Hoofstadt 2020, Michaël Youn, Alban Ivanov, Florence Foresti (comique)


Willy le baptise Lucky, comme tous ses précédents chiens. Après quelques jours sans succès, Lucky va trouver un énorme stock de drogue dans un parking. Effrayés par les possibles représailles des trafiquants, ils décident de faire appel à Caroline qui va trouver dans cette aubaine un moyen de promotion facile.

TELERAMA
Le réalisateur de “Dikkenek” revient avec les aventures de Pieds nickelés interprétés par une pléiade d’acteurs connus et tente de masquer sa misogynie derrière des subterfuges grossiers. Désolant.

En 2006, Olivier Van Hoofstadt s’était fait connaître avec Dikkenek, comédie à la vulgarité crasse, devenue l’objet d’un petit culte. L’argument de vente était, à l’époque, son affiche imposante : Marion Cotillard, François Damiens, Mélanie Laurent…

Quatorze ans plus tard, c’est à nouveau celui de Lucky, qui met en scène Alban Ivanov, Michaël Youn, Florence Foresti, Corinne Masiero, François Berléand et beaucoup d’autres dans une histoire de Pieds nickelés volant un chien renifleur de la brigade des stups.

Conscient que le machisme de Dikkenek — les filles s’y déshabillaient facilement — ne passerait plus à l’ère post-#MeToo, le cinéaste belge prend soin de donner systématiquement le dernier mot aux personnages féminins. Une précaution aux allures de subterfuge, tant le film regorge de blagues phallocrates — la répétition lourdingue du terme « chienne » —, dévoilant une misogynie toujours latente.



LUCKY, Olivier Van Hoofstadt 2020, Michaël Youn, Alban Ivanov, Florence Foresti (comique) (E)
Willy le baptise Lucky, comme tous ses précédents chiens. Après quelques jours sans succès, Lucky va trouver un énorme stock de drogue dans un parking. Effrayés par les possibles représailles ...

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LUISE, Matthias Luthardt 2023 (guerre sentimental alsace)@@


Octobre 1918. La Première Guerre mondiale s'étire. Luise, 25 ans, vit seule dans une ferme isolée en Alsace, territoire allemand depuis 50 ans. Hélène, jeune Française en fuite vers les Pays-Bas, y trouve refuge, poursuivie par un soldat allemand, Hermann, qu'elle aurait blessé pour une raison mystérieuse. Il la retrouve et s'impose dans la ferme bien que cela fasse de lui un déserteur. Luise accepte de les héberger tous les deux sans rien connaître de leur passé.

TELERAMA
Romance saphique dans une Alsace rurale et occupée, à la fin de la Première Guerre mondiale. L’idée séduit, mais le scénario, trop faiblard, nuit au film.
Voilà un film qui ne tient pas les promesses suggérées par les luxuriantes moustaches second Empire du capitaine allemand de sa scène introductive… Dans une Alsace rurale et encore occupée, à la toute fin de la Première Guerre mondiale, Luise, fermière Elsässerin, rencontre Elsa, Française en fuite. Les deux jeunes femmes se découvrent puis s’aiment, sous le regard puritain d’un déserteur allemand. Cette atmosphère, au départ, séduit. Mais les personnages sont à peine écrits et les dialogues en français sonnent un peu faux. L’amour entre Elsa et Luise vire au tragique, puis s’égare vers une parabole biblique autour de la mort d’un renard qui visite le poulailler attenant. Le récit stagne jusqu’à un final qui vise le grandiose mais n’atteint qu’une certaine balourdise.
LUISE, Matthias Luthardt 2023 (guerre sentimental alsace)@@ (E)
Octobre 1918. La Première Guerre mondiale s'étire. Luise, 25 ans, vit seule dans une ferme isolée en Alsace, territoire allemand depuis 50 ans. Hélène, jeune Française en fuite vers les Pays-Bas, y ...

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LUKE LA MAIN FROIDE, Stuart Rosenberg 1967 Paul Newman, George Kennedy (drame)@@


Pour s'être livré à des actes de vandalisme, Luke Jackson purge une peine de deux ans de prison dans un camp de travail. Il s'y lie d'amitié avec un autre détenu, Dragline, et devient bientôt le prisonnier le plus populaire grâce à son flegme et sa joie de vivre communicative.

TELERAMA
Luke est condamné au bagne. Charge contre les conditions pénitentiaires et prestation extraordinaire de Newman. Un rôle culte.
Il a le cool, Newman ! Et avec le rôle de Luke la main froide, il est passé maître en la matière. En un regard face caméra souligné d’un sourire narquois, l’acteur fait de ce personnage nihiliste (il décapite des parcmètres sans même chercher à récupérer l’argent), individualiste et asocial, un héros romantique sur lequel tout le monde projette ses propres fantasmes. Luke est condamné pour vandalisme et écope de deux ans de travaux forcés au sein d’un pénitencier du sud des États-Unis. Confronté à la bêtise et à la violence du système carcéral, Luke se bat avec ses armes dérisoires, l’ironie et le je-m’en-foutisme. Deux scènes magistrales posent le personnage : celle de la bagarre avec le caïd du camp, trop fort pour Luke mais face à qui il ne cédera pas, jusqu’à ramper dans la poussière mais décidé à se relever coûte que coûte. Autre scène d’anthologie, celle où il gobe cinquante œufs durs en une heure. Comble du pari inutile ! À la fin, étendu sur une table autour des coquilles vides, Luke sourit encore une fois face à l’inanité de son geste. Dans les deux scènes, Luke a tenu. Pourquoi ? Parce que sinon rien n’a d’importance, autant abandonner tout de suite…

Tourné à la fin des années 1960, alors que la révolution du Nouvel Hollywood frémit, le film est parfois un peu insistant avec ses zooms avant tonitruants, son personnage de maton inflexible aux lunettes miroir qui cachent son regard (la loi est aveugle…) et l’apparition de la mère de Luke trop chargée en pathos. Mais Paul Newman incarne avec une telle puissance l’absurdité de la condition humaine qu’on lui pardonnera beaucoup. Mister Cool gagne toujours à la fin.
LUKE LA MAIN FROIDE, Stuart Rosenberg 1967 Paul Newman, George Kennedy (drame)@@ (E)
Pour s'être livré à des actes de vandalisme, Luke Jackson purge une peine de deux ans de prison dans un camp de travail. Il s'y lie d'amitié avec un autre détenu, Dragline, et devient bientôt le priso ...

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LULU FEMME NUE, Solveig Anspach 2013, Karin Viard, Bouli Lanners, Claude Gensac (thriller social)@@@


Parce qu'elle a manqué d'assurance au cours d'un entretien d'embauche, Lulu, mariée et mère de trois enfants, n'obtient pas le poste de secrétaire espéré. Dans un moment d'égarement et sans aucune préméditation, elle décide de ne pas rentrer chez elle et fuit dans une ville balnéaire de Vendée à la recherche d'un peu de liberté. Sur la côte, la fugueuse et timide quadragénaire est confrontée au manque d'argent et se met à la recherche d'un toit. Dans sa quête de renaissance, elle rencontre trois individus qui vont l'aider à se retrouver : un homme protecteur tout juste sorti de prison, une vieille femme rebelle et une employée harcelée par sa patronne...

TELERAMA
Soudain, Lulu, la quarantaine, décroche de son quotidien de mère de famille et s’attarde au bord de la mer… D’après la géniale bande dessinée d’Étienne Davodeau.

Femme ordinaire en fugue, Lulu, née dans une bande dessinée, est aussi une figure typique de la France en crise. Un énième entretien d’embauche raté, des responsabilités familiales écrasantes, un stress chronique et une déprime larvée l’accablent. Or, soudain, elle décroche. Elle manque le train du retour et s’installe à l’hôtel, au bord de la mer.

Avant même que la fiction se déploie, avec ses rebondissements en règle, le plus beau est le vide salvateur dans lequel cette antihéroïne revient à elle. C’est une femme nue au sens où elle se dépouille de ses atours d’épouse, de mère de famille, de chômeuse. Avec cette « nudité » revient l’ingénuité : il suffit d’un rien pour convertir le moins en plus et le mal en bien. Lulu croit apercevoir un cadavre sur la plage ? Ce sera, en fait, une sorte de prince charmant d’occasion, lui aussi en manque d’amour (Bouli Lanners). De même, quand la fugueuse, affamée, en vient à s’en prendre à une vieille dame (Claude Gensac) au sortir de l’épicerie, l’épisode marque, étonnamment, le début d’une cohabitation bienfaisante.

Ce film, chaleureux, parfois fantasque, marquait surtout les retrouvailles, quinze ans après, de la regrettée Sólveig Anspach avec son interprète et alter ego de Haut les cœurs ! (1998) — sur le combat contre le cancer. À la cinéaste, Karin Viard se donnait telle quelle, sans maniérisme ni effets spectaculaires. Son lâcher-prise émouvant fait un écho harmonieux à cette histoire d’émancipation, à cet éloge de la roue libre.
LULU FEMME NUE, Solveig Anspach 2013, Karin Viard, Bouli Lanners, Claude Gensac (thriller social)@@@ (E)
Parce qu'elle a manqué d'assurance au cours d'un entretien d'embauche, Lulu, mariée et mère de trois enfants, n'obtient pas le poste de secrétaire espéré. Dans un moment d'égarement et sans a ...

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LYNX, Laurent Geslin


Réintroduit il y a 50 ans en Europe, le lynx boréal est désormais présent dans le Jura. Laurent Geslin, photographe, a suivi une famille de ces élégants et très discrets félins.

TELERAMA
Ce documentaire animalier, tourné sur les contreforts du Jura, évoque les bienfaits régulateurs de l’intégration du lynx boréal, prédateur des herbivores qui abondent dans ses massifs forestiers. Le résultat se démarque du tout-venant en accordant une place inhabituelle aux sons de la nature, se gardant de les noyer sous une musique surabondante. Il se distingue aussi par une façon de prendre son temps, en suivant, durant deux ans, l’histoire d’une famille et les beautés d’un écosystème où prolifèrent chamois, chevreuils ou renards. L’œuvre d’un photographe, auteur d’un livre du même nom, et qui vit depuis quelques années dans cette belle ­région.
LYNX, Laurent Geslin (E)
Réintroduit il y a 50 ans en Europe, le lynx boréal est désormais présent dans le Jura. Laurent Geslin, photographe, a suivi une famille de ces élégants et très discrets félins.
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MA FEMME S APPELLE REVIENS, Patrice LECONTE 1982, Michel Blanc, Anemone


Abandonné par sa femme, un homme rencontre une photographe de mode qui souffre aussi d'être délaissée.
MA FEMME S APPELLE REVIENS, Patrice LECONTE 1982, Michel Blanc, Anemone (E)
Abandonné par sa femme, un homme rencontre une photographe de mode qui souffre aussi d'être délaissée. ...

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MA MERE, Christphe Honore 2004, Isabelle Huppert, Louis Garrel (societe film e)@


Un jeune homme voue une passion dévorante à sa mère, une femme immorale qui l'initie à diverses formes de perversions et le pousse à toutes les transgressions.. De retour de l'internat, Pierre, un adolescent maussade, est attiré dans l'univers autodestructeur et aux murs dissolues de sa mère.

TELERAMA
La perversion selon Bataille. Une adaptation risquée... Quelques éclats, mais peu de vertige.
MA MERE, Christphe Honore 2004, Isabelle Huppert, Louis Garrel (societe film e)@ (E)
Un jeune homme voue une passion dévorante à sa mère, une femme immorale qui l'initie à diverses formes de perversions et le pousse à toutes les transgressions.. De retour de l'internat, Pierre, un adolesce ...

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MA PART DU GATEAU, Cedric Klapisch 2011, Gilles Lellouche, Karin Viard, Audrey Lamy


France, une mère de famille dunkerquoise, licenciée économique, quitte son mari et ses enfants pour monter sur Paris et y chercher du travail. Sur place, elle fera la rencontre d'un courtier, événement fortuit qui ne sera pas sans conséquence pour elle.

TELERAMA
France fait le ménage chez un trader et... Une rencontre improbable ? Oui.

La France est en crise. Elle tire le diable par la queue, on la maltraite, et voilà qu'on la licencie. Si quelqu'un l'incarnait, ce pourrait être France (Karin Viard), ouvrière à Dunkerque, mère de famille courage, généreuse, vivante, mais qui veut soudain en finir. Un drame ? Non, une comédie sociale qui fait de la résistance, quitte à sombrer dans la caricature. Klapisch a certes démontré par le passé qu'il avait une conscience politique solide et qu'il était capable de s'engager, du côté des sans-papiers notamment. Mais on ne s'attendait pas à le voir réagir ainsi, presque à chaud, à l'injustice sociale et aux conséquences désastreuses de la spéculation.

La bonne idée, c'est d'oser l'improbable : provoquer la rencontre - professionnelle d'abord - de cette ouvrière avec celui qui est responsable de sa mouise. Non plus son ennemi « historique », le patron, mais le trader qui a favorisé la liquidation de sa boîte. Schéma simple, frontal, digne d'une comédie de Capra. C'est ainsi que France se retrouve femme de ménage dans le vaste et lumineux appartement d'un puissant solitaire (Gilles Lellouche), qui jongle avec les millions depuis son ordinateur.

France a beau subir l'exclusion et la honte, elle s'accroche. Perdante mais toujours battante. Dans ce registre, Karin Viard déborde d'énergie, n'hésitant pas à en faire trop, à être exubérante. France le vaut bien puisqu'elle n'a rien : l'humour, c'est sa part du gâteau. Face à elle, le trader est censé ne pas avoir d'état d'âme, être un fantasme, quelqu'un d'à peine réel, loin au-dessus des « vraies gens ». C'est là que le bât blesse : Gilles Lellouche est un acteur on ne peut plus terrien. Non seulement il y a erreur de casting, mais toute la première partie le montrant dans la City à Londres, puis à Venise, lors d'un week-end de flambe avec l'une de ses conquêtes, est pesante. Et, surtout, totalement étrangère au coeur du sujet, à savoir ce qui se joue entre la prolo et le trader.

Une complicité naît parce qu'elle le dépanne en faisant la baby-sitter. Une cravate à nouer les rapproche. Enfin, un dîner bien arrosé, où lui se décoince un peu. On s'attendait à davantage de péripéties cocasses ou troublantes, à un enchaînement plus écrit, pour mettre en scène ce désir plus fort que les antagonismes sociaux - et qui s'en nourrit. Klapisch passe trop vite sur ces motifs (par peur ?), préférant miser sur une colère sociale, surjouée à la fin, avec tous ces ouvriers rassemblés pour soutenir une « France » devenue hors-la-loi. En terme de cinéma, c'est très démonstratif et maladroit. En termes politiques, c'est autre chose, mais quoi ? Klapisch et Mélenchon, même combat ?
MA PART DU GATEAU, Cedric Klapisch 2011, Gilles Lellouche, Karin Viard, Audrey Lamy (E)
France, une mère de famille dunkerquoise, licenciée économique, quitte son mari et ses enfants pour monter sur Paris et y chercher du travail. Sur place, elle fera la rencontre d'un courtier, événement for ...

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MA PEAU CONTRE TA PEAU, Alex Schaad 2022, Mala Emde, Jonas Dassler, Maryam Zaree (science fiction)@


Nouveaux venus dans une mystérieuse communauté, deux jeunes amoureux acceptent d’échanger leurs identités et de vivre dans la peau d’un autre couple.

TELERAMA

En pleine mer du Nord, sur une île privée, un chaman neurochirurgien propose aux couples fatigués d’eux-mêmes une expérience aux allures de rituel new age : transférer leur âme dans le corps d’un autre couple − et vice versa. La dépressive Leyla et le réservé Tristan saisissent l’opportunité. Pour elle, le tour de passe-passe est une révélation, pour lui un calvaire. Peut-il encore l’aimer dans le corps d’une autre personne ? Si l’un d’eux est heureux, est-ce suffisant ?

En revisitant le genre populaire de l’échange des corps, ou « body swap » (Big, Avatar, Volte/Face, Get Out, etc.), ce premier film allemand privilégie le sérieux et l’étude psychologico-sociétale sur la comédie et les rebondissements. Il parvient à créer une atmosphère étrange, entre science-fiction méditative et folklore ésotérique, et à éviter le didactisme, voire le ton moralisateur. Sa réflexion sur la relativité des sentiments et la réciprocité dans le couple reste malheureusement en surface mais pour les comédiens, qui interprètent au moins trois rôles chacun, c’est une fête. Voir leurs personnages contempler leur nouveau corps avec une euphorie béate, ou au contraire avec effarement, procure à cette fable sur le familier devenu étranger, et l’incroyable devenu abordable, une dose d’espièglerie bienvenue.
MA PEAU CONTRE TA PEAU, Alex Schaad 2022, Mala Emde, Jonas Dassler, Maryam Zaree (science fiction)@ (E)
Nouveaux venus dans une mystérieuse communauté, deux jeunes amoureux acceptent d’échanger leurs identités et de vivre dans la peau d’un autre couple.

TELERAMA

En pleine mer du Nord, ...

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MA REUM, Frédéric Quiring 2017, Audrey Lamy, Charlie Langendries (comique)


Tout va pour le mieux dans la vie sans histoires de Fanny, jusqu'au jour où elle découvre que son fils chéri, Arthur, 9 ans, est le bouc émissaire de trois garçons de son école. Fanny ne laissera pas seul son fils face à ses petits bourreaux : elle va rendre à ces enfants, la monnaie de leur pièce.

TELERAMA
Une maman poule veut venger son fils chéri harcelé à l’école par trois crétins. Adultes hystériques et gamins insupportables dans une comédie produite pour passer sur des chaînes pas trop exigeantes de la TNT.

Fanny (Audrey Lamy), maman poule et cordon-bleu, s’aperçoit que son fils chéri est harcelé, dans son école, par trois crétins. Vengeance, vengeance. Fanny se prend au jeu. Les catastrophes pleuvent… Comédie produite rien que pour passer, tous les six mois, à n’importe quelle heure sur des chaînes pas trop exigeantes de la TNT. Les adultes y sont hystériques, et les gamins, cupides, égoïstes, insupportables. Les gags reposent essentiellement sur de la morve et des crottes de chien et de hamster…
MA REUM, Frédéric Quiring 2017, Audrey Lamy, Charlie Langendries (comique) (E)
Tout va pour le mieux dans la vie sans histoires de Fanny, jusqu'au jour où elle découvre que son fils chéri, Arthur, 9 ans, est le bouc émissaire de trois garçons de son école. Fanny ne laissera pa ...

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MA VIE MA GUEULE, Sophie Fillières 2024, Agnes Jaoui, Philippe Katerine, Sophie Filieres (societe)@


Barberie Bichette, qu'on appelle à son grand dam Barbie, a peut-être été belle, peut-être été aimée, peut-être été une bonne mère pour ses enfants, une collègue fiable, une grande amoureuse, oui peut-être. Aujourd'hui, c'est parfois noir, c'est parfois violent, c'est souvent absurde et ça lui fait tout drôle d'avoir 55 ans.

TELERAMA
Le film vaut essentiellement par la superbe interprétation d'Agnès Jaoui. Dommage que Valérie Donzelli ait un si petit rôle. En dehors de cela, le film est vraiment décousu.
MA VIE MA GUEULE, Sophie Fillières 2024, Agnes Jaoui, Philippe Katerine, Sophie Filieres (societe)@ (E)
Barberie Bichette, qu'on appelle à son grand dam Barbie, a peut-être été belle, peut-être été aimée, peut-être été une bonne mère pour ses enfants, une coll&eg ...

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MAD MAX fury road, George Miller 2015, Charlize Theron, Tom Hardy (science fiction fantastique)@@


Hanté par un lourd passé, Mad Max estime que le meilleur moyen de survivre est de rester seul. Cependant, il se retrouve embarqué par une bande qui parcourt la Désolation à bord d'un véhicule militaire piloté par l'Imperator Furiosa. Ils fuient la Citadelle où sévit le terrible Immortan Joe qui s'est fait voler un objet irremplaçable. Enragé, ce Seigneur de guerre envoie ses hommes pour traquer les rebelles impitoyablement.

TELERAMA
Trente ans après, le cow-boy motorisé reprend la route sous les traits de Tom Hardy dans un blockbuster à l’imaginaire débridé.

Mel Gibson en cuir, Tina Turner en furie…, la trilogie Mad Max, achevée en 1985, avait laissé des images hautes en couleur. Réinventé par son créateur, l’univers des guerriers motorisés se tourne vers une fantaisie où Mad Max (désormais incarné par Tom Hardy) devient le chevalier servant d’une camionneuse nommée Imperator Furiosa, qui veille sur de jeunes beautés dans un monde apocalyptique où des affreux les poursuivent sur de monstrueux engins…

Tout au long de cette course-poursuite effrénée, les mots échangés comptent peu. Le seul langage, c’est l’image. Le désert et, dans cette immensité, des gros plans de gueules de toutes sortes — masques carnavalesques ou peaux parcheminées de vieilles dames venant soutenir l’équipe des femmes au sein de laquelle Mad Max trouve sa place avec une virilité douce, assez nouvelle.

Le spectacle est un cocktail : du western à Lawrence d’Arabie, du Duel de Spielberg aux héroïnes d’Enki Bilal, dont Charlize Theron a l’apparence, les meilleures comparaisons viennent à l’esprit. Ce cinéma amoureux de tous les imaginaires est celui d’une créativité tous azimuts, saluée par six Oscars (notamment pour les décors, le maquillage-coiffure et les costumes). Un vrai trip, halluciné, mais qui tient la route.
MAD MAX fury road, George Miller 2015, Charlize Theron, Tom Hardy (science fiction fantastique)@@ (E)
Hanté par un lourd passé, Mad Max estime que le meilleur moyen de survivre est de rester seul. Cependant, il se retrouve embarqué par une bande qui parcourt la Désolation à bord d'un véhicule milita ...

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MAD MAX, George Miller 1979, Mel Gibson, Joanne Samuel (thriller serie)@@


Chevauchant un bolide, l'"Aigle de la route" sème la panique sur le bitume. Les représentants de la loi se lancent dans une folle course-poursuite. Après avoir provoqué de nombreux accidents, l'homme, acculé par le policier Max Rockatansky, périt tragiquement. Un peu plus tard, Max et son collègue Jim Goose se rendent sur les lieux d'une agression. Max réussit à arrêter Johnny Môme, le chef d'une bande de pillards motorisés. Par peur des représailles, le procureur chargé du dossier acquitte le criminel. Avec la complicité de ses sbires, il décide de se venger de Max en massacrant sa famille. Fou de douleur, Max va leur faire payer leurs crimes...

TELERAMA
Dans un futur retombé en sauvagerie, Max, dont la famille a été massacrée par des bikers, se venge. Un cauchemar nihiliste où l’humanité se perd sur les routes australiennes désertes.
Bien

On lui grille son meilleur copain comme une amande. On lui écrase sa femme et son fils. On lui aplatit le bras, on lui broie la jambe… Mais « Mad » Max Rockatansky (on l’avait oublié, mais c’est son nom), élimine un à un les méchants, causes de ses malheurs.

A le revoir aujourd’hui, le film est un peu « débilos », mais c’est un succès sociologique type Rambo (violence extériorisée) ou Le Grand Bleu (réflexion intra-utérine). Révélation de Mel Gibson et prétexte à deux suites plus signifiantes et extrêmement bêtes.
MAD MAX, George Miller 1979, Mel Gibson, Joanne Samuel (thriller serie)@@ (E)
Chevauchant un bolide, l'"Aigle de la route" sème la panique sur le bitume. Les représentants de la loi se lancent dans une folle course-poursuite. Après avoir provoqué de nombreux accidents, l'homme, a ...

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MADAME CLAUDE, Just Jaekin 1977, Francoise Fabian, Klaus Kinski (societe erotique)@


Paris, fin des années 60. Madame Claude est à la tête d'un commerce florissant dédié à la prostitution qui lui confère un pouvoir sur le monde politique et criminel français. Mais la fin de son empire est plus proche qu'elle ne le pense. Femme de pouvoir dans un milieu et une époque d'hommes, à la veille des grands mouvements de libération de la femme, elle sera aussi le témoin de la fin d'une époque.

TELERAMA
La brochure de presse affirme que ce monde « n'a rien à voir avec celui de la prostitution au sens classique du mot ». On s'interroge sur ce que le classicisme du mot recouvre... Avec un tel sujet, on aurait pu faire le récit des turpitudes du grand monde : l'oligarchie y aurait été montrée dans l'exercice du plaisir, et la pourvoyeuse de ces débauches y serait dépeinte dans son rôle. Au lieu de cela, un film tout à fait médiocre et racoleur.
MADAME CLAUDE, Just Jaekin 1977, Francoise Fabian, Klaus Kinski (societe erotique)@ (E)
Paris, fin des années 60. Madame Claude est à la tête d'un commerce florissant dédié à la prostitution qui lui confère un pouvoir sur le monde politique et criminel français. Mais la fi ...

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MADAME DOUBTFIRE, Chris Columbus 1993, Robin Williams (societe)@@


Daniel, un doubleur de dessins animés au chômage, n'a aucune autorité sur ses trois enfants, Lydia, Chris et Natalie. Après quatorze années de vie commune, son épouse Miranda, une décoratrice ambitieuse, demande le divorce et obtient la garde des petits. Afin de continuer à les voir, Daniel se fait passer pour madame Doubtfire, une respectable gouvernante irlandaise, et entre au service de son ex-femme.

TELERAMA
'est l'histoire d'un monsieur qui se déguise en dame pour ne pas être séparé de ses enfants. Ce monsieur, Daniel, est un doubleur de dessin animé que son patron vient de virer. Pas de chance, sa femme, Miranda, le vire aussi : elle n'a pas supporté de le trouver en train de faire la java dans la maison familiale avec la moitié du zoo de San Diego. Ouste ! Dehors, le grand gamin !

Mais comme Miranda n'a pas le temps de s'occuper des enfants, elle décide d'embaucher une gouvernante. Ni une ni deux, Daniel va voir son frère maquilleur et son ami prothésiste : ils lui fournissent une enveloppe rembourrée, un masque et tout ce qu'il faut pour devenir Mme Doubtfire, nounou d'une soixantaine d'années.

Daniel, c'est Robin Williams, acteur chéri des jeunes, aimable cabotin survolté, une sorte de Louis de Funès à la mode américaine. On l'a vu gueuler des jeux de mots intraduisibles dans Good Morning Vietnam, monter sur un bureau dans Le Cercle des poètes disparus, tituber dans Fisher King. Le voici maintenant corseté sous la robe ringarde à souhait et la perruque de Mme Doubtfire. Et ce Robin Williams déguisé est si convaincant que Miranda (Sally Field) l'engage sans hésiter pour tenir son ménage.

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Le mari éconduit, changé en femme mûre, est donc réintégré ­ du moins, provisoirement ­ dans le foyer. Cette fable hollywoodienne, empruntée à une romancière britannique, aurait-elle une portée sociologique ? Apparemment, les pistes ne manquent pas : drame des pères divorcés, dévoiement des thèses féministes, recomposition des foyers... Tout cela dessinant un hommage au bon vieux matriarcat « made in USA », revu et corrigé.

La femme active et libérée (de son mari) s'active de plus belle, renoue avec un ancien amant (play- boy et libre lui aussi) et sourit de nouveau à ses chérubins. Tout est pour le mieux dans le meilleur des « home », où Mme Doubtfire veille : mamie à temps partiel, aide ménagère providentielle, si insolite dans ses vieilles nippes qu'elle en paraît extraterrestre. Et vive la nouvelle famille !

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De Certains l'aiment chaud à Tootsie et Victor, Victoria, des cinéastes ont utilisé le travesti pour illustrer leur vision de la société américaine. Alors pourquoi ne pas situer Madame Doubtfire dans cette brillante tradition ?

La réponse est d'abord dans la mise en scène : un simple enchaînement poussif de gags lourds et mécaniques. On est loin du rythme endiablé d'un Billy Wilder. Et la scène cruciale du restaurant, où Daniel/Mme Doubtfire doit se dédoubler en sautant d'une table à l'autre, aurait bien eu besoin d'un Blake Edwards. A l'évidence, Chris Columbus, réalisateur de Maman, j'ai raté l'avion, n'est ni l'un ni l'autre.

Mais n'est-ce pas Robin Williams en personne qui l'a commis à cette tâche ? Multiplié par deux à l'écran, l'acteur est aussi producteur. Et cette double casquette n'est pas la meilleure garantie contre le cabotinage. Il danse le boogie avec un aspirateur, se tartine la figure de crème, essaie de tirer une larme à Sally Field. Cela vire à un one-man show dont nous serions les spectateurs gagnés d'avance.

Car, ici, le partenaire est un comparse, le sujet un prétexte, et la star bouffe tout sur son passage. Y compris son personnage et toute la sociologie qu'on voudra lui coller.

Et voilà ce qui reste : un numéro prêt-à-consommer. Un acteur qui se déguise en dame pour amuser les enfants, petits et grands. La fable est en fait une farce. On peut lui trouver un goût fadasse, à moins d'être pris du genre d'appétit qui vous pousse dans un fast-food au milieu de l'après-midi.
MADAME DOUBTFIRE, Chris Columbus 1993, Robin Williams (societe)@@ (E)
Daniel, un doubleur de dessins animés au chômage, n'a aucune autorité sur ses trois enfants, Lydia, Chris et Natalie. Après quatorze années de vie commune, son épouse Miranda, une décoratrice ...

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MADAME HYDE, Serge Bozon 2016, Isabelle Huppert, Romain Duris (comique education)@@


Madame Géquil enseigne la physique dans un lycée professionnel. Timide, elle subit chaque jour les frasques de ses collègues et de ses élèves. Après avoir été frappée par la foudre lors d'une expérience dans son laboratoire, sa personnalité se transforme peu à peu. Jusqu'où va la mener cette transformation ?

TELERAMA
Point de réalisme chez Serge Bozon, ça décolle toujours vers le farfelu. Voici donc Mme Géquil (sic), prof de sciences physiques dans une classe technologique en banlieue. Sans la moindre autorité, cette mauvaise pédagogue est un objet de raillerie pour ses élèves et d’apitoiement auprès de ses collègues. Elle est malgré tout sensible au sort d’un élève que le handicap (démarche très claudicante avec déambulateur) n’empêche pas d’être antipathique. Or voilà qu’un jour Mme Géquil se transforme…

L’Étrange Cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde, écrit par Robert Louis Stevenson, tout le monde en connaît les grandes lignes. Le cinéaste le chamboule sur deux points essentiels : une femme comme héroïne, et qui se métamorphose de manière positive, au moins dans un premier temps… La fable fantastique est très drôle dans sa manière de reprendre bon nombre d’archétypes sur l’école pour mieux les pervertir. Exemple, le proviseur de l’école (Romain Duris, impayable), cheveux sur le côté et tenues cintrées bleu ou vert canard : à la fois caricature du manager et histrion fêlé.

Le plus étonnant reste le glissement du film vers l’apprentissage. Serge Bozon nous ferait presque aimer le principe d’Archimède et les axiomes d’Euclide. Sa transmission du savoir au bord du rêve est fluide, gracieuse…

Petite créature criarde et fébrile, surfemme luminescente, enseignante à l’agonie… livrant héroïquement son cours, Isabelle Huppert est épatante à travers tous ses avatars.
MADAME HYDE, Serge Bozon 2016, Isabelle Huppert, Romain Duris (comique education)@@ (E)
Madame Géquil enseigne la physique dans un lycée professionnel. Timide, elle subit chaque jour les frasques de ses collègues et de ses élèves. Après avoir été frappée par la fou ...

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MADAME SANS GENE, Christian Jaque, Sophia Loren, Robert Hossein(histoire)@@


Blanchisseuse pendant la Révolution française, Catherine croise le jeune lieutenant Bonaparte et s'éprend du sergent Jean-François Lefebvre. Les années passent. Lefebvre, devenu maréchal d'empire, a épousé Catherine et en a fait une duchesse. À cause de sa gouaille, elle a reçu le surnom de 'madame Sans-Gêne', mais ses manières franches et délurées heurtent la cour, à tel point que Napoléon enjoint à Lefebvre de divorcer.
MADAME SANS GENE, Christian Jaque, Sophia Loren, Robert Hossein(histoire)@@ (E)
Blanchisseuse pendant la Révolution française, Catherine croise le jeune lieutenant Bonaparte et s'éprend du sergent Jean-François Lefebvre. Les années passent. Lefebvre, devenu maréchal d'empire, a ...

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MADAME SOURDIS, Caroline Huppert 1979, Pierre Clémenti, Nathalie Baye (sentimental)@


Adèle vit dans l'ombre de son mari, Ferdinand, artiste-peintre. Après le décès du père, ils quittent la province pour Paris. Elle peaufine ses toiles et le console. Grâce à son coup de pinceau, Ferdinand découvre la gloire et le succès. Et l'amour dans tout ça ? Sacrifié sur l'autel de la création...

SENS CRITIQUE
C’est son premier téléfilm, de fait, on peut comprendre qu’il soit trop académique, appliqué et ainsi manque un peu de vie. Par contre on retrouve bien les atmosphères et leitmotivs de Zola et l’histoire est intéressante. Le naturalisme de l’auteur est très respecté.

Pour la petite anecdote, Zola a attendu, par respect pour lui, la mort de Daudet son ami, soit environ 20 ans pour publier cette nouvelle. Les frères Goncourt, pas forcément des adeptes d’une honnêteté absolue, détestaient Daudet (qui avait sa part d’ombre) et avaient fait courir la rumeur à propos d’un rôle de sa femme dans son œuvre. Le sujet divise peut-être encore quelques «experts» mais à priori le mystère reste entier…
MADAME SOURDIS, Caroline Huppert 1979, Pierre Clémenti, Nathalie Baye (sentimental)@ (E)
Adèle vit dans l'ombre de son mari, Ferdinand, artiste-peintre. Après le décès du père, ils quittent la province pour Paris. Elle peaufine ses toiles et le console. Grâce à son coup de pinceau ...

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MADELEINE COLLINS, Antoine Barraud 2021, Virginie Efira, Bruno Salomone (drame sentimental)@@


Judith mène une double vie entre la Suisse et la France. D'un côté Abdel, avec qui elle élève une petite fille, de l'autre Melvil, avec qui elle a deux garçons plus âgés. Peu à peu, cet équilibre fragile fait de mensonges, de secrets et d'allers-retours se fissure dangereusement. Prise au piège, Judith choisit la fuite en avant, l'escalade vertigineuse.

TELERAMA
Un thriller tout en finesse, auquel Virginie Efira apporte une part de folie. Dans « Madeleine Collins », il fallait une actrice qui sache se montrer séduisante, perverse, inquiétante et suffisamment attachante pour que le spectateur tremble avec le personnage... Plurimédia

Être quelqu’un d’autre, qui n’en a jamais rêvé ? Judith y parvient : elle a une double vie. Traductrice de haut vol, elle vit à Paris, en compagnie d’un chef d’orchestre réputé et de leurs deux garçons. Mais, auprès de son mari, lui-même fort occupé, elle prétexte des conférences un peu partout en Europe pour rejoindre, à Genève, un autre homme, Abdel, et une fillette. Cette deuxième vie est plus instable. Abdel, qui sait tout, semble lui reprocher son attitude et son attachement trop grand à la fillette.

On est d’abord intrigué, car certaines pièces du puzzle manquent. À mesure qu’elles se placent, on comprend que cette double vie cache une part de folie. C’est un pari lui-même un peu fou mais réussi que le réalisateur Antoine Barraud (Les Gouffres, Le Dos rouge) entreprend avec ce thriller fondé sur une escalade haletante, où l’héroïne se trouve en mouvement permanent. On la voit composer avec talent, escamoter finement. On la voit aussi s’agripper à un fil de plus en plus fragile.

Pour cette fuite en avant, il fallait une actrice qui sache se montrer séduisante, perverse, inquiétante et suffisamment attachante pour que le spectateur tremble avec le personnage devant la perspective d’être démasqué. Virginie Efira fait cela à merveille, donnant l’impression que les autres sont aussi fous, ou flous, qu’elle. Sophistiqué et élégant, Madeleine Collins prône l’idée qu’aucune identité n’est stable, que chacun joue plusieurs rôles.
MADELEINE COLLINS, Antoine Barraud 2021, Virginie Efira, Bruno Salomone (drame sentimental)@@ (E)
Judith mène une double vie entre la Suisse et la France. D'un côté Abdel, avec qui elle élève une petite fille, de l'autre Melvil, avec qui elle a deux garçons plus âgés. Peu à pe ...

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MADEMOISELLE CHAMBON, Stephane Brize 2009, Vincent Lindon, Sandrine Kiberlain (sentimental)@@


Un homme bien marié se porte volontaire dans l'école de son fils et commence à tomber amoureux d'une professeure.

TELERAMA
Une histoire d’amour banale et puissante, incarnée par Sandrine Kiberlain et Vincent Lindon, funambules magistraux dans une interprétation épurée.
Rien d’original dans l’histoire de ce maçon taiseux qui tombe amoureux de l’institutrice de son fils en l’écoutant jouer du violon… Mais cette trame est sublimée en un récit romantique, efficace grâce à son dépouillement.

Comme dans Le Bleu des villes et Je ne suis pas là pour être aimé, Stéphane Brizé cultive un minimalisme formel qui rehausse la complexité de ses personnages et des liens qui les unissent. Sandrine Kiberlain anime Véronique Chambon d’une flamme vacillante, on la devine presque résignée à la solitude et pourtant prête à s’embraser. Quant à Vincent Lindon, il pousse à l’extrême une économie de jeu déjà appréciée dans Ceux qui restent, d’Anne Le Ny, et cette épure fait éclore une rare délicatesse. Ainsi, lors de ce repas familial où Jean regarde si intensément Mademoiselle Chambon et où sa femme comprend tout… Pas de dialogue, presque pas de mouvement, et tout est dit. Le film de Stéphane Brizé est à l’image de cette scène, qui joue sur l’étirement du temps pour faire jaillir l’émotion.
MADEMOISELLE CHAMBON, Stephane Brize 2009, Vincent Lindon, Sandrine Kiberlain (sentimental)@@ (E)
Un homme bien marié se porte volontaire dans l'école de son fils et commence à tomber amoureux d'une professeure.

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Une histoire d’amour banale et puissante, incarnée par Sandrine Kiberl ...

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MADEMOISELLE DE JONQUIERES, Emmanuel Mouret 2018, Cécile de France, Edouard Baer (sentimental)@


Loin de la cour, une séduisante jeune veuve, Madame de La Pommeraye, succombe aux assauts de charme et d'esprit du libertin marquis des Arcis. Contre tous les pronostics mondains, ils tombent durablement amoureux. Avec les années, la passion s'étiole et le marquis reprend sa liberté avec, croit-il, le consentement libre et éclairé de sa compagne. En vérité, dévastée, celle-ci fomente une cruelle vengeance.

TELERAMA
Une inclinaison d’ombrelle vaut-elle consentement ? Comment réagir devant un harceleur en bas blancs ? Faut-il vraiment se poser toutes ces questions en regardant le dernier film d’Emmanuel Mouret, comédie douce-amère sur le marivaudage ? Bienvenue dans la zone grise de la critique de cinéma.
Par Mathilde Blottière

Ala projection, l’attachée de presse nous l’avait vendu poing levé et clin d’œil à l’appui : « Tu vas voir, c’est un film #MeToo ! » Un film en costumes capable de transcender les époques pour résonner avec le phénomène culturel de l’ère post-Weinstein ? Voilà qui donne envie…

Premier obstacle pour déterminer si oui ou non Mademoiselle de Joncquières est #MeToo compatible : le marivaudage est le royaume de la « zone grise » et le terrain de prédilection de l’ambiguïté. Adeptes de l’analyse binaire, s’abstenir. Comment dénicher le consentement sous les poudres et les fards, dans les replis élégants des circonlocutions du langage de l’époque ? Pfff, y a du taff.

Et puis, franchement, on serait pas un peu ridicule là, à traquer le harceleur en bas blancs, à renifler le porc potentiel à perruque ? On se retrouve à l’affût du plan sexiste qui aurait échappé au monteur, on se promet de débusquer la réplique facile, celle qui transpire le vieux patriarcat. Et le male gaze – le fameux « regard masculin » –, ne pas oublier le male gaze ! On commence à se demander s’il ne faudrait pas revoir le film… Au cas où des piques contre les féministes nous auraient échappé.

“C’est encore et toujours par la volonté d’un homme qu’une jeune femme est sortie du ruisseau”
D’accord, on force le trait. Mais pour de vrai, on s’en veut soudain de jouer les policières de la pensée, comme si la révolution #MeToo avait fait de nous aussi une précieuse ridicule du « politiquement correct ». La création n’est-elle pas au-dessus de tout cela ? Ne s’agit-il pas ici de sentiments universels ? Bref, ne serions-nous pas en train de porter un regard étriqué sur une œuvre qui va bien au-delà des questions de genre ?

Au fil des démêlés amoureux des personnages et des subtilités de la langue, on change quinze fois d’avis, estimant à deux scènes d’écart que Mouret signe là le portrait d’une guerrière féministe éminemment moderne puis qu’il en fait un monstre de sang froid prêt à tout pour sa vengeance. Si la vérité est sans doute quelque part entre les deux, il n’empêche. La fin du film – attention SPOILER – nous pose quand même un sacré problème.

Car comme dans Les Liaisons dangereuses, c’est encore le personnage masculin qui s’en sort à la fin. On aurait vraiment préféré que la jolie Mlle de Joncquières, instrumentalisée par une noble dame au cœur en sang, ne trouve pas son salut social grâce à la clairvoyante bonté du marquis. C’est encore et toujours par la volonté d’un homme qu’une jeune femme est sortie du ruisseau.

Quant à la femme vengeresse, Mouret la montre surtout comme une victime de l’amour, ce délicieux fléau qui affecte sans distinction hommes et femmes, même si apparemment les mecs s’en dépatouillent bien mieux. Femme malheureuse ou féministe, Mme de la Pommeraye ? Dans le dossier de presse, Emmanuel Mouret choisit son camp : « Au fond, le féministe, c’est Diderot. Il a écrit La Religieuse ! Il est capable de penser l’oppression, de défendre la liberté de chacun et de chacune, dans le respect mutuel. » Diderot, tiens, encore un homme.

On va nous dire qu’on ne va pas au cinéma pour voir ses convictions validées. Qu’un réalisateur n’est pas un idéologue, ni un militant. Que le film moraliste de Mouret est avant tout un portrait contrasté de l’amour et de ses folies. Peut-être… En attendant, à la fin, Mme de la Pommeraye, alias Cécile de France, restera seule avec son cœur rance, étouffée par la solitude et les regrets, tandis que le marquis des Arcis, aussi flapi soit-il, en sort tout auréolé de grandeur et le cœur plein d’un nouvel amour. A la fin donc, comme dans la vie, la femme amoureuse verra son mec partir avec une fille de vingt ans de moins qu’elle, tellement plus noble, tellement plus belle, tellement plus... jeune.
MADEMOISELLE DE JONQUIERES, Emmanuel Mouret 2018, Cécile de France, Edouard Baer (sentimental)@ (E)
Loin de la cour, une séduisante jeune veuve, Madame de La Pommeraye, succombe aux assauts de charme et d'esprit du libertin marquis des Arcis. Contre tous les pronostics mondains, ils tombent durablement amoureux. Avec les anné ...

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MADRE, Rodrigo Sorogoyen 2020, Marta Nieto, Jules Porier (sentimental)@@@


Elena vit en Bretagne et travaille dans un bar, là où son fils a été enlevé quand il avait 6 ans. Elle rencontre Jean, 16 ans, l'âge que son fils devrait avoir et qui ressemble beaucoup au défunt.

TELERAMA
Dix ans après avoir perdu son fils, une femme s’attache à un adolescent.
Un film espagnol, l’histoire déchirante d’une mère qui perd son enfant… Nous ne sommes pourtant pas chez Almodóvar, mais chez un autre Madrilène, au tempérament bien différent. Rodrigo Sorogoyen s’est imposé en mettant en scène la brutalité des mœurs politiques ibériques, dans El Reino (2018). Il demeure dans l’âpreté la plus impressionnante avec Madre, qui s’ouvre sur un tour de force visuel éprouvant. Pendant quinze minutes et dans un plan filmé d’une seule traite, sur la corde raide, Elena essaie de secourir son fils de 6 ans qui l’appelle depuis une plage des Landes, où, en vacances avec son père, il se retrouve soudain seul, en danger 1.

En montrant en temps réel ce bras de fer avec l’urgence, Sorogoyen ouvre son film sur l’extrême. Et il s’y tient. Sur la plage du Vieux-Boucau, dans les Landes, Elena est seule, dix ans plus tard. Elle travaille dans un bar, elle est là où elle aurait voulu être le jour où son fils a appelé, avant de disparaître. La mer gronde, comme si la peur éprouvée ce jour-là et l’horreur vécue étaient encore présentes. L’immensité de la plage dit l’immensité de l’absence, l’immensité de la douleur et de l’impuissance de cette mère. L’histoire d’Elena se raconte désormais à une échelle inhumaine ; elle a survécu en s’endurcissant, au milieu de gens qui ne sont plus que de frêles silhouettes, des ombres sur fond d’océan.

Dans cet univers intériorisé, mental, où le chagrin comme la colère sont refoulés, la vie va pourtant renaître : en croisant un adolescent de 16 ans, Jean, Elena s’attache à lui. Et lui, à elle. Ce n’est pas un mélodrame qui commence. Pas un amour interdit, comme vont s’en inquiéter les parents de Jean. Ni une liaison où la folie se nicherait. Avec une intensité maintenue de bout et bout, Sorogoyen accompagne Elena et Jean (admirables Marta Nieto et Jules Porier) au-delà des apparences, jusqu’à la vérité d’un lien fondamental. Il fait apparaître un instinct plus fort que tout, une protection qu’il s’agit pour Elena de pouvoir donner et, pour Jean, d’accueillir afin de la rendre en retour. Avec cette mère blessée, devenue une sorte d’animal sauvage, et cet adolescent qui aime ce qu’elle a de différent, le cinéaste refait tout le chemin vers l’humain. Ce chemin si rude, si beau, on le suit dans leurs pas. Et c’est inoubliable.
MADRE, Rodrigo Sorogoyen 2020, Marta Nieto, Jules Porier (sentimental)@@@ (E)
Elena vit en Bretagne et travaille dans un bar, là où son fils a été enlevé quand il avait 6 ans. Elle rencontre Jean, 16 ans, l'âge que son fils devrait avoir et qui ressemble beaucoup au déf ...

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MAESTRO(S), Bruno Chiche 2022, Yvan Attal, Pierre Arditi, Miou Miou (musicla)@@


Chez les Dumar, on est chef d'orchestre de père en fils: François, le patriarche, achève une longue et brillante carrière internationale, tandis que Denis, le fils, vient de remporter une énième Victoire de la Musique Classique.

TELERAMA
Digne héritier de son célèbre père, un chef d’orchestre apprend, atterré, qu’il doit annoncer une mauvaise nouvelle à ce dernier suite à une méprise. Les relations père-fils sont ici analysées sous l’angle de la musique.

Tout est dans ce « s » entre parenthèses puisque, chez les Dumar, le père et le fils sont tous les deux de grands chefs d’orchestre, avec des conceptions différentes de leur art. Une énorme bourde sert de ressort un peu commode au scénario : une secrétaire confond papa et son rejeton et annonce au premier au lieu du second qu’il a été choisi pour diriger l’orchestre de la Scala de Milan…

La tradition versus la modernité, la filiation compliquée, l’orgueil masculin… Cette comédie dramatique déroule sa partition sans surprise, mais on peut trouver du plaisir dans la confrontation d’Yvan Attal et Pierre Arditi. Le numéro de ce dernier, en pater susceptible qui refuse de céder la place, donne toute sa résonance au titre.
MAESTRO(S), Bruno Chiche 2022, Yvan Attal, Pierre Arditi, Miou Miou (musicla)@@ (E)
Chez les Dumar, on est chef d'orchestre de père en fils: François, le patriarche, achève une longue et brillante carrière internationale, tandis que Denis, le fils, vient de remporter une énième Vic ...

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MAIGRET ET L AFFAIRE ST FIACRE, Jean Delannoy 1959, Jean Gabin, Michel Auclair (thriller)@@


Le commissaire Maigret revient dans le village de son enfance pour enquêter sur la mort de la comtesse de Saint-Fiacre, victime d'une crise cardiaque. La veille, elle avait reçu une lettre anonyme lui annonçant son décès. Convaincu que cette mort n'a rien de naturel, Maigret commence son enquête.

TELERAMA
Le commissaire revient sur les lieux de son enfance pour protéger une vieille amie menacée de mort. Mais la comtesse finira néanmoins assassinée, et c'est Gabin qui mène l'enquête entre les murs d'un château gothique, bien entouré par des seconds rôles de première classe.

Deux ans après Maigret tend un piège (1957), un peu lourd, Jean Delannoy adapte à nouveau Simenon avec, à nouveau, Jean Gabin en Jules Maigret, et il réussit nettement mieux son affaire. L’affaire Saint-Fiacre est un des rares romans où Maigret retrouve ses origines : quand il était enfant, le « petit Jules » était le fils du régisseur du château de la famille Saint-Fiacre et c’est d’ailleurs pour cela que la comtesse, menacée de mort, fait appel à lui tant d’années plus tard.

Première scène vraiment émouvante des retrouvailles : elle a vieilli, Maigret a même du mal à reconnaître en elle la jeune fille de son enfance, dans le café du village où elle lui a donné rendez vous. En revanche, elle le reconnaît tout de suite : il a toujours les mêmes yeux bleus (ceux de Gabin !) 

Il ne pourra pas empêcher son assassinat, le jour des Cendres… Cet échec inaugural et la nostalgie de l’enfance enfuie ne quitteront pas Maigret pendant l’enquête, jetant un voile noir et mélancolique sur ce film policier construit comme un Cluedo avec autant de suspects : le fils indigne, le nouveau régisseur, le secrétaire très personnel de la comtesse, le curé …

L’adaptation de Delannoy et les dialogues de Michel Audiard servent parfaitement Jean Gabin (« Je suis peut-être pas caissier, moi, mais j'peux tout de même vous faire votre compte »), dont le dégoût et la colère montent petit à petit devant ce que « son » château est devenu à cause de la cupidité des hommes, et, surtout, un bel aéropage de seconds rôles auxquels de grands comédiens comme Michel Auclair et Robert Hirsch donnent vraiment corps.

Jean Delannoy n’est pas réputé pour ses mises en scène très imaginatives, mais, surprise, dans ce château décrépit et sans chauffage dont les murs accusent les traces des tableaux bradés, il filme un ballet très réussi : les protagonistes surgissent sans cesse d’un couloir, d’une porte, d’une cour, comme autant de fantômes d’un monde qui se meurt. Autre très belle idée… gothique : le corps de Madame la comtesse exposé à l’étage, entouré de bougies, et devant lequel on vient se recueillir ou regretter ses péchés…

A la fin, Hercule Poirot, pardon, le commissaire Maigret, convoque tous les suspects pour confondre le coupable qui n’est vraiment pas celui que l’on croyait. De toute manière, comme Audiard, ce grand anar de droite, le fait dire au commissaire écœuré par toutes ces sangsues qui gravitaient autour d’une vieille noblesse : « La culpabilité d'un seul n'exclut pas la responsabilité de tout le monde ». 
MAIGRET ET L AFFAIRE ST FIACRE, Jean Delannoy 1959, Jean Gabin, Michel Auclair (thriller)@@ (E)
Le commissaire Maigret revient dans le village de son enfance pour enquêter sur la mort de la comtesse de Saint-Fiacre, victime d'une crise cardiaque. La veille, elle avait reçu une lettre anonyme lui annonçant son d&eac ...

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MAIGRET TEND UN PIEGE, Jean Delannoy 1958, Jean Gabin, Jean Gabin, Annie Girardot (policier)@@


Paris, 1957. Quatre femmes ont été tuées à coups de couteau dans le quartier du Marais. Le commissaire Maigret décide de tendre un piège à l'assassin. Il fait arrêter un faux coupable afin d'obliger le meurtrier à se manifester lors de la reconstitution du dernier crime. Le tueur attaque une auxiliaire de police, mais parvient de nouveau à fuir. Pendant ce temps, l'inspecteur Lagrume prend en filature une femme au comportement suspect.

TELERAMA
Une aventure policière solidement charpentée, avec ce qu’il faut de rebondissements, de coups de sifflet et de peinture sociale pittoresque.

En quelques mois, quatre femmes ont été assassinées dans le quartier du Marais, à Paris. Toutes brunes et boulottes, toutes lardées de coups de couteau. Le commissaire Maigret enrage : pas une piste, pas un indice. Et voilà que l’assassin le défie, téléphonant lui-même à la police…

Ce serial killer des années 1950 opère en milieu bourgeois, s’épanouit comme une plante chétive et vénéneuse au creux de vieilles haines familiales et de poisseuses affaires de mœurs. Bref, un personnage de Simenon avant d’être un assassin. Exporté dans le Paris cartonneux du cinéma « qualité française », il est prétexte à une aventure policière solidement charpentée, avec ce qu’il faut de rebondissements, de coups de sifflet et de peinture sociale pittoresque.

Régnant comme un usurpateur magnifique sur ce ballet sans surprise, Jean Gabin détourne la pipe et le chapeau mou du commissaire Maigret à son profit. Membre d’une longue et disparate série d’incarnations de l’illustre flic, d’Har­ry Baur (avant lui) à Jean Richard ou Bruno Cremer (plus tard, pour la télévision), il n’est pas, de loin, le plus fidèle. Il s’approprie la puissance bougonne du héros de roman, sans écouter ni ses doutes ni ses ambiguïtés. Il invente un nouveau personnage, bourru, chaleureux, épatant : le commissaire Gabin.
MAIGRET TEND UN PIEGE, Jean Delannoy 1958, Jean Gabin, Jean Gabin, Annie Girardot (policier)@@ (E)
Paris, 1957. Quatre femmes ont été tuées à coups de couteau dans le quartier du Marais. Le commissaire Maigret décide de tendre un piège à l'assassin. Il fait arrêter un faux coupable a ...

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MAIN DANS LA MAIN, Valérie Donzelli 2011, Valérie Lemercier, Jérémie Elkaïm (comique burlesque)@@


Employé d'un miroitier en province, Joachim Fox monte à Paris pour un travail chez Hélène Marchal, directrice de l'école de danse de l'Opéra. Alors que tous deux ont des vies bien différentes, comme victimes d'un sortilège, ils deviennent inséparables. S'ils se risquent au moindre pas de côté, une force surnaturelle les ramène l'un à l'autre. Leurs gestes se répondent comme dans un miroir et seul le sommeil leur apporte une certaine indépendance.

TELERAMA
L’étrange rencontre d’une professeure de danse et d’un miroitier, devenus littéralement inséparables. Pour son troisième long, la réalisatrice signe un film d’amour burlesque.

Le tube d’Elli et Jacno auquel renvoie le titre peut faire office de test. Si on aime cette chanson, sa sentimentalité en banderole et son grain de provoc acidulée, on peut voir le troisième long métrage de Valérie Donzelli (après La Reine des pommes et La guerre est déclarée). Une femme rencontre un homme. Elle dirige l’école de danse de l’Opéra Garnier. Il est miroitier en province. Leur croisement accidentel déclenche un étrange phénomène : soudain, ils sont liés par un sort qui les force à rester côte à côte, à faire les mêmes gestes au même moment. Ce jumelage est le challenge visuel et burlesque du film, son petit cachet hollywoodien, la source de son peps poétique. Et, ça crève les yeux, une métaphore de la passion — étymologiquement : ce que l’on subit. Il est assez drôle, en effet, de montrer le coup de foudre comme une avalanche de contraintes, sans rien de sentimental a priori.

Au-delà de la fantaisie (qui a ses loupés), ce que Valérie Donzelli réussit le mieux, c’est l’étude des différentes façons d’être « avec quelqu’un ». Avant de se retrouver changés en siamois, Valérie Lemercier et Jérémie Elkaïm forment chacun un couple, au sens large. Elle avec une amie, mystérieuse et fragile. Lui avec sa sœur, qui l’enrôle dans des concours de danse pour mieux le garder. Même le « trouple », le couple à trois (des voisins), passera au banc d’essai — et sera retoqué. Main dans la main reste un film de grande amoureuse, qui ne partage pas. Mais qui a la lucidité d’interroger son idéal, d’en envisager l’envers : le discret nuage de cendres qui entoure un amour fusionnel scellé une fois pour toutes.

MAIN DANS LA MAIN, Valérie Donzelli 2011, Valérie Lemercier, Jérémie Elkaïm (comique burlesque)@@ (E)
Employé d'un miroitier en province, Joachim Fox monte à Paris pour un travail chez Hélène Marchal, directrice de l'école de danse de l'Opéra. Alors que tous deux ont des vies bien différentes ...

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MAIS OU EST DONC PASSEE LA 7EME COMPAGNIE, Robert Lamoureux, Jean Lefebvre, Pierre Mondy, Aldo Maccione (comique guerre)@@


Pendant la débâcle française de 1940, la 7ème compagnie se réfugie dans les bois. Cependant, elle est prise en embuscade par l'armée allemande. Seuls 3 hommes partis en éclaireur en réchappent. Ils se retrouvent livrés à eux-mêmes dans une France occupée.

TELERAMA
Cinéma de papa version comédie « trouffionne ». L’histoire censément drôle de trois déserteurs pendant la débâcle de 1940. Lamoureux, qu’on a connu plus fin, est un mauvais réalisateur et les acteurs gigotent beaucoup pour faire rire.

Fin mai 1940, la 7e compagnie d’un régiment de transmissions bat en retraite face à l’offensive allemande. Trois soldats isolés assistent, impuissants, à la capture de leur compagnie.

Reprenant les recettes éculées du vaudeville militaire franchouillard, Robert Lamoureux flatte la débrouillardise de Français moyens aptes à « en faire voir aux Boches ». Et hésite entre antimilitarisme primaire et attirance non dissimulée pour le lancer de grenades. Ce type d’ambiguïté nourrit un populisme de bien mauvais aloi. Reste l’interprétation assez réjouissante des trois compères, Jean Lefebvre en tête.
MAIS OU EST DONC PASSEE LA 7EME COMPAGNIE, Robert Lamoureux, Jean Lefebvre, Pierre Mondy, Aldo Maccione (comique guerre)@@ (E)
Pendant la débâcle française de 1940, la 7ème compagnie se réfugie dans les bois. Cependant, elle est prise en embuscade par l'armée allemande. Seuls 3 hommes partis en éclaireur en réc ...

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MAIS QUI A TUE PAMELA ROSE, Eric Lartigau 2003, Kad Merad, Gerard Darmon, Jean-Paul Rouve (avenbture)@


Bullit et Ripper travaillent au FBI et ensemble, ils doivent élucider une sombre affaire : Pamela Rose, effeuilleuse, a été retrouvée assassinée dans une chambre de motel, à Bornsville.

TELERAMA
Un crime est commis dans une petite bourgade tranquille des Etats-Unis. La victime était une jeune stripteaseuse, Pamela Rose. L'enquête est confiée à deux agents du FBI, qui se voient contraints de collaborer, bien que leurs caractères et leurs valeurs morales diffèrent considérablement. Ainsi, tandis que Bullit emploie des méthodes de travail plus que douteuses, Riper, en revanche, est honnête et consciencieux. Menant tant bien que mal des investigations dans la bourgade en deuil, les deux enquêteurs rencontrent une certaine Ginger, qui était, semble-t-il, la meilleure amie de la défunte. La jeune femme a l'air de dissimuler des informations qui pourraient s'avérer précieuses...
MAIS QUI A TUE PAMELA ROSE, Eric Lartigau 2003, Kad Merad, Gerard Darmon, Jean-Paul Rouve (avenbture)@ (E)
Bullit et Ripper travaillent au FBI et ensemble, ils doivent élucider une sombre affaire : Pamela Rose, effeuilleuse, a été retrouvée assassinée dans une chambre de motel, à Bornsville.

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MAISON DE RETRAITE, Thomas Gilou 2022, Kev Adams, Gérard Depardieu (sentimental)@@


Afin d'éviter la case prison, Milann, 30 ans, est contraint d'effectuer 300 heures de travaux d'intérêt général dans une maison de retraite. Ses premières semaines sont un véritable enfer, mais il se fait rapidement adopter par les retraités qui lui apprennent leur vision de la vie. Au fil des semaines, Milann découvre que l'établissement profite de la vulnérabilité de ses pensionnaires pour les arnaquer. Il décide alors d'organiser une grande évasion, mais il n'est pas au bout de ses peines.

TELERAMA
Dans cette tentative maladroite de célébrer les grands aînés, la comédie dramatique de Thomas Gilou enchaîne les gags vulgaires, et sort en salles alors que le scandale Orpea occupe l’actualité. « Dans chaque vieux, il y a un jeune qui se demande ce qui s’est passé » : l’aphorisme de Groucho Marx, qui sert quasiment de sous-titre au long métrage, donne presque envie d’écrire que dans chaque film raté, il y a, peut-être, de bonnes intentions qui se demandent ce qui s’est passé.
MAISON DE RETRAITE, Thomas Gilou 2022, Kev Adams, Gérard Depardieu (sentimental)@@ (E)
Afin d'éviter la case prison, Milann, 30 ans, est contraint d'effectuer 300 heures de travaux d'intérêt général dans une maison de retraite. Ses premières semaines sont un véritable enfer, mai ...

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MAITRE CONTI, ou la verite du mensonge


La célèbre avocate Anna Conti revient pour une nouvelle enquête après l’étrange tentative de braquage d’une banque commise par un père de famille... Un épisode haletant de notre série judiciaire, porté par l’ardeur de l’héroïne incarnée par Désirée Nosbusch.

Alors qu’il menait une double vie de famille auprès de deux femmes qui ignoraient l’existence l’une de l’autre, Frank Stolpe est arrêté après un braquage raté dans une banque. Son secret éclate alors au grand jour, mais son mobile reste mystérieux. Jouissant de bons revenus, il a dérobé un bijou de peu de valeur, et seulement armé d’un jouet en plastique. Plaidant l’acte impulsif qu’il ne peut expliquer, l’accusé écope d’une peine avec sursis, grâce à la défense de la célèbre avocate Anna Conti. Mais le verdict ne convainc pas l’intransigeante procureure Henry Mahn, une ancienne stagiaire de Me Conti. Laquelle, après quelques recherches, établit un lien entre cette affaire et un autre braquage, non élucidé, qui avait entraîné la mort d’un homme. Alors que Frank Stolpe clame son innocence, l’avocate commence à douter… Elle qui exige une honnêteté absolue de ses clients, peut-elle lui faire confiance ?

Haute volée
Réhabilitée, après une sulfureuse affaire de mœurs, dans l’épisode précédent (Une femme, deux visages), la brillante avocate hambourgeoise Anna Conti revient au prétoire pour une nouvelle affaire de haute volée. Porté par l’ardeur de l’héroïne incarnée par Désirée Nosbusch, le deuxième et haletant épisode de la nouvelle série judiciaire coproduite par ARTE et la ZDF.
MAITRE CONTI, ou la verite du mensonge (E)
La célèbre avocate Anna Conti revient pour une nouvelle enquête après l’étrange tentative de braquage d’une banque commise par un père de famille... Un épisode haletant de notre s& ...

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MAL DE PIERRES, Nicole Garcia 2016, Marion Cotillard, Louis Rarrel (drame sentimental)@@@


Gabrielle a grandi dans la petite bourgeoisie agricole où son rêve d'une passion absolue fait scandale. À une époque où l'on destine d'abord les femmes au mariage, elle dérange, et on la croit folle. Ses parents la donnent à José, un ouvrier saisonnier, chargé de faire d'elle une femme respectable.

TELERAMA
Années 1950. Une jeune femme mal mariée découvre la passion… Nicole Garcia réussit son meilleur film. Marion Cotillard est superbe, entre intensité et retenue…
Dans la Provence des années 1950, où sa mère dirige une exploitation agricole, Gabrielle bout de frustration et de rage. Elle épouse un homme qu’elle n’aime pas et, dans un sanatorium, s’éprend d’un militaire, blessé en Indochine…

Toute la première partie, librement inspirée du roman de Milena Agus, est âpre, intranquille : sûrement ce que Nicole Garcia a réussi de mieux. La sensualité accable tant elle écrase. L’amour sans espoir du mari aussi… Ensuite, la folie amoureuse qui s’empare de Gabrielle, son étonnement, une fois enceinte, de ne jamais recevoir de réponse de son amant à ses lettres reposent sur l’osmose visible de la réalisatrice avec la comédienne Marion Cotillard. Chez Nicole Garcia, les hommes sont beaux, virils et rassurants, en dépit de leurs failles secrètes. Alors que les femmes, sous un regard empreint de tendresse, n’en finissent pas de tomber.

On sait l’étonnante expressivité du visage de Marion Cotillard, dont elle se sert non pour exhiber les sentiments, mais pour les réfréner au maximum. L’émotion qu’elle dégage est toujours nette, précise, affinée. C’est ce cache-cache constant entre épure et intensité qui rend le film troublant.
MAL DE PIERRES, Nicole Garcia 2016, Marion Cotillard, Louis Rarrel (drame sentimental)@@@ (E)
Gabrielle a grandi dans la petite bourgeoisie agricole où son rêve d'une passion absolue fait scandale. À une époque où l'on destine d'abord les femmes au mariage, elle dérange, et on la croit folle. ...

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MALENA, Giuseppe Tornatore 2000, Monica Bellucci et Giuseppe Sulfaro


Renato, 12 ans, est amoureux de Malèna. Mais quand des jaloux se mettent à propager des rumeurs au sujet de la jeune femme, il va devoir faire la part des choses.

TELERAMA
Il semble décidément impossible que Tornatore, pourtant pas si vieux, puisse faire autre chose que du cinéma sirupeux et poussiéreux à la fois. Il nous sert encore à pleines louches des chromos rétro qui fleurent bon l'enfance non corrompue, la nostalgie provinciale, les sentiments généreux. Même si le fond est plutôt sinistre (la guerre sous Mussolini, les mesquineries de village), tout est ripoliné. L'essentiel de cette ode tartignolle à la beauté repose sur la parade discrète, innocemment dévastatrice, de la « Bellucci » (Monica, belle à pleurer, mais à la partition limitée), ambassadrice rêvée d'un dépliant ensoleillé destiné au grand public américain. J.M.
MALENA, Giuseppe Tornatore 2000, Monica Bellucci et Giuseppe Sulfaro (E)
Renato, 12 ans, est amoureux de Malèna. Mais quand des jaloux se mettent à propager des rumeurs au sujet de la jeune femme, il va devoir faire la part des choses.

TELERAMA
Il semble décidément imposs ...

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MALIZIA, Salvatore Samperi 1973, Laura Antonelli, Turi Ferro, Alessandro Momo (film complet)


À Acireale dans la province de Catane en Sicile, années soixante. Le marchand de vêtements Ignazio La Brocca, veuf avec trois enfants, prend une nouvelle bonne à tout faire, Angela, qui débute le jour même de l'enterrement de sa femme. Ignazio constate au fil des jours qu’Angela assure un service épatant. De plus, elle a des manières modestes et aussi un corps parfait. La femme idéale pour se remarier, en somme !
La maison se remplit de gaieté, mais bien vite, Angela suscite l'intérêt des deux jeunes gens les plus âgés de la famille. Anthony l'aîné, dix-huit ans, voit ses avances repoussées. Nino, dans les quatorze ans, tombe profondément amoureux de la jeune femme mais constate aussi les intentions de son père et n’a alors de cesse d’essayer de les entraver. Il affirme qu’il a des cauchemars, qu'il voit des apparitions du fantôme de sa mère, déclenchant des cris et des pleurs, toutes les nuits. Il use même de son influence pour gagner l’opposition de sa grand-mère maternelle au mariage. Ignazio obtient finalement le consentement de sa mère. Une nuit d'orage, alors qu'Ignazio est absent de la maison, Angela, mise à bout par l’escalade des jeux érotiques auxquels Nino l’a forcée, se plie finalement à la volonté du garçon et se donne entièrement à lui. Guéri de son obsession, l'adolescent renonce à toute entrave au mariage d’Ignazio et d’Angela, qui peut enfin être célébré.
MALIZIA, Salvatore Samperi 1973, Laura Antonelli, Turi Ferro, Alessandro Momo (film complet) (E)
À Acireale dans la province de Catane en Sicile, années soixante. Le marchand de vêtements Ignazio La Brocca, veuf avec trois enfants, prend une nouvelle bonne à tout faire, Angela, qui débute le jour m&eci ...

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MAMAN A DISPARU, François Basset 2023


Louise et Céline, deux soeurs que la vie a éloignées, se retrouvent après la disparition inquiétante de leur mère. Persuadées qu'elle n'a pas disparu sans raison, les soeurs aux caractères si opposés, décident ensemble d'enquêter et mettrons à jour des secrets de famille jusque-là bien enfouis.

TELERAMA
Elles sont sœurs, et pourtant… L’une est brune et teigneuse ; l’autre, blonde et empathique. La première, Céline, célibataire assumée, a quitté le fief familial du Pays basque pour devenir tatoueuse en ville et multiplie les inscriptions pour délits mineurs sur son casier judiciaire ; l’autre, Louise, l’aînée, vétérinaire de campagne dévouée, s’est réinstallée chez sa mère, Caroline, le temps de prendre du recul sur sa vie de couple devenue bancale. Une mère qui semblait souffrir de quelques troubles de la mémoire, avant de se volatiliser un beau matin, sans laisser de traces.


Contrainte de revenir au bercail, Céline règle ses comptes avec Louise. Principal objet de sa rancune : la mort de leur père. Un accident, s’obstine à penser la douce véto ; un suicide pour sa cadette, qui en impute la responsabilité à leur mère. Un capitaine de gendarmerie entre alors dans la danse des recherches pour disparition inquiétante, mais ce sont les deux frangines qui, bon gré mal gré, vont enquêter ensemble de leur côté, remuant un passé loin d’être purgé de ses mystères…

Deux belles et bonnes comédiennes, un cadre rural, des dialogues piquetés de cruauté entre des sœurs devenues ennemies… Cette fiction démarre de façon plutôt prometteuse dans le registre psychologique d’une sororité écornée, mais mollit en s’emberlificotant dans une intrigue vaporeuse (pour ne pas dire fumeuse), qui finit par générer un sentiment de décevante inconsistance.
MAMAN A DISPARU, François Basset 2023 (E)
Louise et Céline, deux soeurs que la vie a éloignées, se retrouvent après la disparition inquiétante de leur mère. Persuadées qu'elle n'a pas disparu sans raison, les soeurs aux caractè ...

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MAMAN J AI ENCORE RATE L AVION, Chris Columbus 1992 (jeunesse)@(film complet)


La famille McCallister au grand complet s'apprête à prendre l'avion Chicago-Miami afin de passer les fêtes de fin d'année sous le soleil de Floride. Problème : à l'aéroport, le jeune Kevin embarque par mégarde sur un appareil à destination de New-York. À la tête d'une somme rondelette et muni de la carte bancaire de son père, il s'installe au luxueux Plaza Hotel, où il réussit à tromper la méfiance du personnel.
MAMAN J AI ENCORE RATE L AVION, Chris Columbus 1992 (jeunesse)@(film complet) (E)
La famille McCallister au grand complet s'apprête à prendre l'avion Chicago-Miami afin de passer les fêtes de fin d'année sous le soleil de Floride. Problème : à l'aéroport, le jeune Kevin emba ...

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MAMAN J AI RATE MA VIE, Anne Fletcher. 2013, Barbara Streisand, Seth Rogen (comique)@


Un jeune inventeur propose à sa mère de l'accompagner faire un tour du pays. Son but : la jeter dans les bras d'un de ses anciens amants.

TELERAMA
Andrew Brewster, inventeur de métier, espère voir sa création, un produit d'entretien bio baptisé ScioClean, dans les rayons d'un grand magasin. Mais chacune de ses tentatives se solde par un échec. Dépité, Andrew décide d'aller voir sa mère, Joyce, dans le New Jersey, avant de partir sillonner les routes du pays direction Las Vegas. Durant la visite, Joyce, nostalgique, lui révèle d'où vient son prénom : elle le tient d'un ancien amour, Andrew, rencontré en Californie. Andrew retrouve la trace de cet homme et découvre qu'il vit seul à San Francisco. Sans rien lui dire, il propose à sa mère de l'accompagner. Mais c'est dans la vie privée d'Andy que sa mère va également s'immiscer...
MAMAN J AI RATE MA VIE, Anne Fletcher. 2013, Barbara Streisand, Seth Rogen (comique)@ (E)
Un jeune inventeur propose à sa mère de l'accompagner faire un tour du pays. Son but : la jeter dans les bras d'un de ses anciens amants.

TELERAMA
Andrew Brewster, inventeur de métier, espère voir sa ...

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MAMAN, Alexandra Leclère 2012,Josiane Balasko, Marina Fois, Mathilde Seignier (comique)@@


TELERAMA
La réalisatrice des “Sœurs fâchées” s’essaie au drame bergmanien : erreur fatale, le film est lourd et embarrassant pour tout le monde.

Les Soeurs fâchées, premier film d'Alexandra Leclère, était une comédie alerte, aigrelette, remarquablement jouée par Isabelle Huppert et Catherine Frot. Le Prix à payer (avec Nathalie Baye et Christian Clavier) était lourdingue mais restait prudemment ancré dans la farce. Cette fois, l'auteur vise le drame bergmanien : un huis clos, face à l'océan, entre deux soeurs quadras mal dans leur peau et leur mère peu ­aimante, qu'elles ont kidnappée pour lui réclamer des comptes.

Ce changement de braquet est fatal à tout le monde. Mal filmée – comme s'il fallait en rajouter –, Josiane Balasko ne trouve pas la note. Mathilde Seigner et Marina Foïs s'en sortent tant qu'il s'agit de rancune, pas du tout avec la veine « réparatrice » du scénario. Le tout est très gênant, mais, contrairement aux intentions affichées, ce n'est jamais à cause du sujet.
MAMAN, Alexandra Leclère 2012,Josiane Balasko, Marina Fois, Mathilde Seignier (comique)@@ (E)
TELERAMA
La réalisatrice des “Sœurs fâchées” s’essaie au drame bergmanien : erreur fatale, le film est lourd et embarrassant pour tout le monde.

Les Soeurs fâchées, premi ...

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MAMMA MIA Here we go again, Ol Parker 2018


En 1979, les jeunes Donna, Tanya et Rosie sont diplômées de l'Université d'Oxford, laissant Donna libre de se lancer dans une série d'aventures à travers l'Europe. Au cours de ses voyages, elle fait la connaissance de Sam, dont elle tombe amoureuse, mais c'est aussi l'homme qui lui brisera le coeur.
MAMMA MIA Here we go again, Ol Parker 2018 (E)
En 1979, les jeunes Donna, Tanya et Rosie sont diplômées de l'Université d'Oxford, laissant Donna libre de se lancer dans une série d'aventures à travers l'Europe. Au cours de ses voyages, elle fait la conn ...

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MANCHESTER BY THE SEA, Kenneth Lonergan 2016, Casey Affleck, Michelle WilliamsKyle Chandler (thriller social)@@@


L'histoire des Chandler, une famille de classe ouvrière, du Massachusetts. Après le décès soudain de son frère Joe, Lee est désigné comme le tuteur de son neveu Patrick. Il se retrouve confronté à un passé tragique qui l'a séparé de sa femme Randi et de la communauté où il est né et a grandi.

TELERAMA
Un homme, séparé de sa femme et qui a fui sa ville natale, vient de perdre son frère et doit devenir, malgré lui, le tuteur de son neveu âgé de 16 ans.

Pour les Américains de la côte Est, Manchester by the Sea est un port de pêche et une station balnéaire. Pour le héros trentenaire, Lee, c’est un champ de ruines. Homme à tout faire dans une entreprise de plomberie en banlieue de Boston, il a fui le monde de sa jeunesse. À la mort de son grand frère, il doit pourtant reprendre en urgence la route de son village natal, où il est désigné tuteur de son neveu adolescent. Un voyage dans le passé commence, sur les lieux de l’effroyable tragédie qui a détruit la vie de Lee et l’a lesté à jamais d’un sentiment de culpabilité.

Casey Affleck, acteur fascinant, donne au film une grande dignité : alors que tout, rencontres et réminiscences, devrait provoquer des torrents de larmes ou des cris de douleur chez le personnage, le comédien résiste, lointain, impassible. C’est une éthique de jeu, mais qui dessine aussi un héros endurci jusqu’à l’os, minéralisé par le chagrin, sans plaisirs ni désirs.

La galerie des endeuillés recèle une autre figure passionnante, l’ado désormais sans père, dont Lee est supposé devenir le tuteur. Il se montre cynique, revêche, occupé à une sexualité compulsive, avant une volte-face imprévisible, bascule du récit… Manchester by the Sea dépasse la chronique émouvante d’un retour au pays. Au-delà de son ancrage réaliste — communauté de marins prolétaires, lumière hivernale —, le drame se fait lyrique, devient peu à peu un conte, presque une chanson folk.
MANCHESTER BY THE SEA, Kenneth Lonergan 2016, Casey Affleck, Michelle WilliamsKyle Chandler (thriller social)@@@ (E)
L'histoire des Chandler, une famille de classe ouvrière, du Massachusetts. Après le décès soudain de son frère Joe, Lee est désigné comme le tuteur de son neveu Patrick. Il se retrouve confro ...

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MANHATTAN NOCTURNE, Brian DeCubellis 2016, Adrien Brody, Yvonne Strahovski, Jennifer Beals (thriller sentimental)@


Porter Wren, chroniqueur pour un tabloïd new-yorkais, père de famille sans histoires, est engagé par Caroline Crowley, une séduisante veuve, qui le charge d'enquêter sur le mystère entourant la mort de son mari. Porter ne tarde pas à céder à son charme et finit par se rapprocher d'elle. Mais leurs relations vont mettre sa famille en danger. La vie du journaliste est alors totalement bouleversée...
MANHATTAN NOCTURNE, Brian DeCubellis 2016, Adrien Brody, Yvonne Strahovski, Jennifer Beals (thriller sentimental)@ (E)
Porter Wren, chroniqueur pour un tabloïd new-yorkais, père de famille sans histoires, est engagé par Caroline Crowley, une séduisante veuve, qui le charge d'enquêter sur le mystère entourant la mort de ...

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MANIPULATIONS, Shintaro Shimosawa 2016, Al Pacino, Antony Hopkins (thriller)@


Ben est un jeune et ambitieux avocat travaillant pour le cabinet dirigé par Abrams. Il se met en tête d'attaquer le dirigeant d'un important groupe pharmaceutique et se retrouve alors impliqué dans une spirale de chantage et de corruption. Une entrée brutale dans la cour des grands dont il ne pourra sortir indemne.

TELERAMA
Ben, un jeune avocat ambitieux, est marié à Charlotte, qui souffre de dépression depuis une récente fausse couche. Il travaille sur un dossier concernant Arthur Denning, le PDG milliardaire d'un puissant groupe pharmaceutique. Il découvre que l'homme dissimule des centaines de morts liées à la prise d'un médicament produit par sa société. Mais Denning trouve le moyen de le faire chanter, car Ben a une liaison avec une certaine Emily, une maîtresse du milliardaire. Avec l'aide de son patron Charles Abrams mais aussi d'Emily, qui lui communique des informations sur les méfaits d'Arthur Denning, Ben va tout faire pour confondre le puissant PDG...
MANIPULATIONS, Shintaro Shimosawa 2016, Al Pacino, Antony Hopkins (thriller)@ (E)
Ben est un jeune et ambitieux avocat travaillant pour le cabinet dirigé par Abrams. Il se met en tête d'attaquer le dirigeant d'un important groupe pharmaceutique et se retrouve alors impliqué dans une spirale de chantag ...

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MANON, Henri-Georges Clouzot 1948, Cécile Aubry, Michel Auclair, Serge Reggiani, Raymond Souplex (histoire shoah)@@


Sur un bateau qui vient d'appareiller de Marseille, des Juifs, rescapés du génocide, embarquent pour immigrer illégalement vers Israël alors sous mandat britannique. Un des lieutenants du bord découvre deux passagers clandestins. Il les mène au capitaine, qui décide de livrer le couple à la police d'Alexandrie à son arrivée. Cependant, il se laisse attendrir par la jeune femme et finit par convier dans sa cabine les deux jeunes amants. Ceux-ci se mettent alors à conter leur histoire.

TELERAMA
Voilà une modernisation réussie (à l’inverse de celle de Jean Aurel, quelques années plus tard) du roman de l’abbé Prévost. On est en 1944, en plein marché noir. Desgrieux est un jeune FFI et Manon, qui aime le luxe, fréquente les maisons closes.

On retrouve la noirceur de Clouzot, sa fascination-répulsion pour Manon, petit animal doué pour le plaisir. Cécile Aubry, qu’il giflera beaucoup sur le tournage, est le double de Bardot dans La Vérité, qu’il giflera aussi, mais qui, elle, lui rendra coup pour coup. La scène dans le désert, où Michel Auclair traîne sur son épaule une Manon agonisante, est caractéristique du cinéma de l’auteur. Et de l’époque.
MANON, Henri-Georges Clouzot 1948, Cécile Aubry, Michel Auclair, Serge Reggiani, Raymond Souplex (histoire shoah)@@ (E)
Sur un bateau qui vient d'appareiller de Marseille, des Juifs, rescapés du génocide, embarquent pour immigrer illégalement vers Israël alors sous mandat britannique. Un des lieutenants du bord découvre deux ...

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MANSFIELD PARK, B. MacDonald 2007, James D'Arcy, Jemma Redgrave (sentimental)@


Au début du XIXe siècle, habitant la propriété de Mansfield Park, en Angleterre, la jeune Fanny Price (Frances O'Connor) est secrètement amoureuse d'Edmund Bertram (Jonny Lee Miller). Une autre résidente, Mary Crawford (Embeth Davidtz)

ALLOCINE
Adaptation d'un roman éponyme de Jane Austen avec des scènes manquantes, dû à la durée de ce téléfilm. Simplification donc, d'une intrigue ou Fanny de pauvre condition tombera amoureuse d'un jeune homme se nommant Edmund. Elle vit chez son oncle depuis ses dix ans. Petite présence de Michelle Ryan (Cashback), l'actrice jouant Fanny est pas des plus aguichantes parmi celles qui l'entourent.
MANSFIELD PARK, B. MacDonald 2007, James D'Arcy, Jemma Redgrave (sentimental)@ (E)
Au début du XIXe siècle, habitant la propriété de Mansfield Park, en Angleterre, la jeune Fanny Price (Frances O'Connor) est secrètement amoureuse d'Edmund Bertram (Jonny Lee Miller). Une autre rési ...

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MARCELLO MIO, Christophe Honoré 2024, Chiara Mastroianni, Benjamin Biolay (bio science fiction)@@


Chiara, une comédienne, est la fille de deux véritables icônes du septième art : Marcello Mastroianni et Catherine Deneuve. Au cours d'un été tumultueux, elle fait face, après avoir été perturbée par quelques rêves étranges, à une soudaine et inexplicable crise d'identité. Désormais convaincue qu'elle devrait vivre la vie de son père, elle décide d'adopter le style vestimentaire de ce dernier, sa manière de parler, allant même jusqu'à copier sa gestuelle avec une détermination sans faille. Sa transformation est si saisissante que son entourage commence à la confondre avec Marcello, finissant bientôt par l'appeler par le prénom de son père...

TELERAMA
L’actrice, dans son propre rôle, se mue en son père Marcello… Christophe Honoré nous réchauffe le cœur et reprend de l’élan avec cette fantaisie aussi drôle que poétique.

Dans cette scène, j’aimerais que tu sois un peu moins Catherine et un peu plus Marcello… » Telle est la désarmante demande d’une réalisatrice indécise (Nicole Garcia, dans son propre rôle) à une actrice (Chiara Mastroianni, idem) qui passe des essais… Une telle entrée en matière, impact et humour compris, laisse d’abord croire à un film sur un film, comme il en existe beaucoup (La Nuit américaine, de François Truffaut, faisant office de repère) et comme il s’en tourne toujours. Mais très vite, ce à quoi on assiste se transforme et s’échappe par le haut et la fantaisie.

Le principe narratif de Marcello mio, on pourrait plutôt lui trouver un cousinage littéraire. L’écrivain américain Bret Easton Ellis, dans son roman Lunar Park (2005), se met en scène sous son nom et son identité publique, mais pour mieux, ensuite, se projeter dans une intrigue imaginaire, sophistiquée, tordue. Ici, se produit également un coup de théâtre stupéfiant : la vraie-fausse Chiara prend à la lettre les rappels incessants à son ascendance. Un soir de spleen, la voilà qui accentue sa ressemblance avec son père, adopte ses vêtements et sa coiffure, jusqu’à ne plus sortir qu’ainsi, en Marcello Mastroianni…

Dans son adaptation des Métamorphoses d’Ovide (en 2014), Christophe Honoré montrait des dieux adoptant l’apparence d’êtres mortels, selon des stratégies et des buts précis. Tout au contraire, l’humaine Chiara devient le divin Marcello sans savoir où elle va, comme si elle traversait le miroir, quittait les rails de la réalité, de la rationalité. Le film offre, d’abord, l’amusant spectacle des réactions de l’entourage à cette échappée insensée. La perplexité bienveillante de Catherine Deneuve. Le flegme désabusé de Benjamin Biolay. La colère de Melvil Poupaud, comme en écho malicieux à ses récents rôles de méchant dans le cinéma français. Et puis la complicité inattendue et joyeuse de Fabrice Luchini, avec qui Chiara avait joué ce bout d’essai inaugural, sous l’œil de Nicole Garcia.

Un voyage hors du temps
Il y a une dimension délicieusement rêveuse, presque un manifeste poétique, dans les déambulations de la fille transformée en charmant fantôme du père. La créature obtenue n’a pas d’âge – c’est un Marcello Mastroianni quasi adolescent – ni de genre, silhouette gracieuse, androgyne, intemporelle. Émancipée, elle vit une romance avec un jeune soldat anglais et gay, improvise une escapade à Rome (avec le tube idoine d’Étienne Daho en tête), y revisite des étapes légendaires de la filmographie du grand acteur italien – comme le cinéaste par son écriture et sa mise en scène. Dont l’eau de la fontaine de Trevi, décor immuable de La dolce vita, de Fellini.

L’avenir n’est-il que dans le passé, au pays de nos petites et grandes mythologies ? Avec toute l’œuvre de Christophe Honoré, on se réchauffe et se régénère au contact de vieux films, livres et chansons ou de figures disparues – c’était le sujet même de la pièce Les Idoles, en 2018. Il ne s’agit pas d’un hommage cérémonieux, mais d’une nécessité vitale pour réintégrer pleinement le présent et reprendre de l’élan. À nouveau, il en va ainsi pour l’émouvante Chiara Mastroianni sans larmes de Marcello mio, à la fois vestale et kamikaze, peut-être au seuil d’un recommencement. En attendant, et comme dans sa chanson avec Benjamin Biolay (sur l’album Home, de 2004) ici reprise, « si je me souviens, la balade était bien ».
MARCELLO MIO, Christophe Honoré 2024, Chiara Mastroianni, Benjamin Biolay (bio science fiction)@@ (E)
Chiara, une comédienne, est la fille de deux véritables icônes du septième art : Marcello Mastroianni et Catherine Deneuve. Au cours d'un été tumultueux, elle fait face, après avoir ét& ...

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MARCHE A L OMBRE, Michel Blanc, Michel Blanc, Gerard Lanvin (comique)@@@


Denis, un éternel angoissé, bourlingue avec son copain François, un guitariste bellâtre. De retour de Grèce, tous deux se rendent à Paris, où un ami doit les loger. Mais l'ami en question a disparu et son toit s'est envolé.

TELARAMA
On a vu dix fois ce road-movie urbain de et avec Michel Blanc, mais on le re-regarde pour le réentendre prétendre que son entorse “s’infecte”.

Pourquoi, trente ans après, colle-t-on encore avec le même plaisir aux baskets de Denis, dont les entorses s’infectent, et de François, qui le porte et le supporte ? Pas uniquement parce que le premier film de Michel Blanc est d’une drôlerie et d’une tendresse qui ne se démodent pas. Ce plan galère, de couloirs de métro en squats chaleureux, raconte l’inébranlable amitié d’un pot de fer et d’un pot de terre. Denis, épais comme un sandwich SNCF, lâche et hypocondriaque, a besoin des épaules de François. Qui, lui, puise sa force dans la faiblesse et les jérémiades de Denis.

Déjà loin du café-théâtre de ses débuts, Michel Blanc signe une vraie mise en scène de cinéma, où les scènes les plus désopilantes s’inscrivent dans un Paris de la démerde et des sans-abri. Mais c’est vrai que les hallucinations post-fumette de Denis (« J’ai du mal à parler parce que j’ai les dents qui poussent », « Dans mon sac, j’ai des cachets contre les renards ») et son achat d’une tranche de pâté de tête minimaliste (« C’est pour un bébé ») restent des raisons suffisantes pour revoir ce poème en rire sur les losers, temporaires ou chroniques.
MARCHE A L OMBRE, Michel Blanc, Michel Blanc, Gerard Lanvin (comique)@@@ (E)
Denis, un éternel angoissé, bourlingue avec son copain François, un guitariste bellâtre. De retour de Grèce, tous deux se rendent à Paris, où un ami doit les loger. Mais l'ami en question a di ...

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MARET, Laura Schroeder 2023, Suzanne Wolff (thriller sante)@


Victime d'une absence alors qu'elle est seule au volant, Maret, une artiste allemande de 44 ans, s'effondre et se réveille à l'hôpital dans un étrange état d'amnésie : les médecins lui diagnostiquent un état de "fugue dissociative", accident neurologique rarissime. Ayant oublié les deux dernières décennies de sa vie, Maret ne reconnaît plus Thomas, son compagnon. Elle est alors contactée par la docteure Moore, une neurochirurgienne réputée, qui lui propose de la rejoindre sur l'île de Lanzarote, où elle exerce, pour tenter de l'aider à d'accéder à nouveau à ses souvenirs. Du jour au lendemain, Maret s'installe chez elle et commence à suivre son protocole de soins. Mais que veut-elle réellement savoir de son passé ?...
MARET, Laura Schroeder 2023, Suzanne Wolff (thriller sante)@ (E)
Victime d'une absence alors qu'elle est seule au volant, Maret, une artiste allemande de 44 ans, s'effondre et se réveille à l'hôpital dans un étrange état d'amnésie : les médecins lui diagnos ...

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MARIA REVE, Lauriane Escaffre et Yvonnick Muller 2022, Karin Viard, Grégory Gadebois, Noée Abita (comedie sentimentale)@@


Maria prend un nouveau départ professionnel et commence à travailler comme femme de ménage dans une école d'art parisienne. Elle y découvre un nouveau monde fascinant. Elle fait également la connaissance d'Hubert, le concierge. Ils s'entendent tout de suite. Enthousiasmée, elle découvre sa propre force créatrice et son désir de nouveauté. Un lien profond se développe entre eux, tandis que sa joie de vivre renaît.

TELERAMA
Dans cette douce comédie sentimentale où l’art libérateur tient le premier rôle Karin Viard et Grégory Gadebois donnent le meilleur d’eux-mêmes. Belle surprise, même si on regrette l’omniprésence d’une musique lourdement explicative.

Maria, femme de ménage depuis vingt ans, est engagée à l’École des beaux-arts, un labyrinthe légèrement défraîchi de couloirs, de salles où l’on pose nu(e), et d’installations à messages d’artistes en devenir, qui, d’abord, décontenancent cette femme timide, puis, rapidement, lui procurent des émotions inédites. Surtout, il y a le bureau du concierge des lieux, le serviable et fantasque Hubert, qui se déhanche en douce sur des airs d’Elvis Presley. Entre deux passages de serpillière, Maria découvre que le sexe féminin peut être une œuvre d’art, et que son mari, ce gentil bougre, la fait beaucoup moins rêver que ce drôle d’Hubert…

Si le thème de l’émancipation tardive n’est pas d’une grande nouveauté, cette rêverie amoureuse tranche par son contexte, statues de pierre et moulages de plâtre filmés par une caméra caressante, et flux artistiques nettement plus contemporains, comme cette machine qui recrée les mouvements de Maria, puis des amants potentiels, en les fusionnant en un spectacle de vagues de chaleur et de lumière. Seul gros bémol, et c’est le cas de le dire : la musique, omniprésente, qui ne cesse de paraphraser les images. Heureusement, le scénario, lui, est délicat, et il offre l’occasion à Karin Viard et à Grégory Gadebois de donner le meilleur d’eux-mêmes. Leur talent pour transformer la maladresse en charme est l’un des meilleurs atouts de ce film plus proche de Marie Laurencin que de Picasso — mais c’est déjà bien.
MARIA REVE, Lauriane Escaffre et Yvonnick Muller 2022, Karin Viard, Grégory Gadebois, Noée Abita (comedie sentimentale)@@ (E)
Maria prend un nouveau départ professionnel et commence à travailler comme femme de ménage dans une école d'art parisienne. Elle y découvre un nouveau monde fascinant. Elle fait également la connais ...

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MARIA S LOVERS, Andrei Konchalovsky 1984, Nastassja Kinski, Robert Mitchum (sentimental)@@


En 1946, libéré d'un camp japonais, Ivan n'a qu'une idée en tête : épouser celle qu'il aime depuis toujours au sein d'une communauté d'émigrés yougoslaves en Pennsylvanie. Cependant Maria est déjà courtisée par un jeune capitaine. Elle acceptera pourtant d'épouser Ivan. Malheureusement, pour l'avoir trop idéalisée, il ne la désire plus et leur couple s'étiole peu à peu. Après s'être écartés l'un de l'autre, Ivan et Maria se retrouveront.
MARIA S LOVERS, Andrei Konchalovsky 1984, Nastassja Kinski, Robert Mitchum (sentimental)@@ (E)
En 1946, libéré d'un camp japonais, Ivan n'a qu'une idée en tête : épouser celle qu'il aime depuis toujours au sein d'une communauté d'émigrés yougoslaves en Pennsylvanie. Cependant Mar ...

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MARIAGE A L ITALIENNE, Vittorio de Sica, Sophia Loren, Marcello Mastroian


La superbe Filumena n'arrive plus à marcher. Elle vient d'avoir un malaise. On l'entoure et on la porte, comme une reine, jusqu'à son lit. L'heure est grave... Pendant ce temps, Domenico s'active pour les préparatifs de son mariage: dans deux jours, il épouse la jeune caissière de son restaurant, qui a trente ans de moins que lui. Pour lui, l'heure est à la fête. Mais il doit se rendre en urgence au chevet de Filumena qui se meurt.

TELERAMA
Mastroianni est savoureux en veule fils de famille. Sophia Loren, éblouissante en putain au cœur noble. Comédie charmante qui pèche par son humour grivois.

Héritier d'une importante pâtisserie, ­Domenico fréquente une maison close. Il y remarque Filumena, à peine sortie d'une adolescence difficile dans les bas quartiers de Naples. Il l'installe dans un appartement, puis chez lui. Elle devient la gouvernante de sa mère tout en restant sa maîtresse. Mais lorsque Domenico décide d'épouser une jeune caissière, Filumena, amoureuse et soumise depuis trop longtemps, réagit.

Après quelques films en demi-teinte, Vittorio De Sica réalisa coup sur coup deux comédies avec le couple explosif ­Sophia Loren-Marcello Mastroianni. Si la première, Hier, aujourd'hui, demain, s'enlise souvent dans la trivialité et le mauvais goût, la seconde, Mariage à l'italienne, nominée à l'oscar du meilleur film étranger, se révèle savoureuse, et retrouve une partie de la vivacité et de la verve de L'Or de Naples, réalisé dix ans auparavant. Le cinéaste pratique souvent l'humour grivois et frôle la vulgarité. Son scénario, mélodramatique, se fait parfois complaisant, mais le pittoresque des situations et surtout la grande aisance des deux monstres sacrés d'alors en font un spectacle plaisant et chaleureux. Mastroianni, fine moustache et costume trois-pièces, est un délicieux fils de famille veule, paresseux et égocentrique. Quant à Sophia Loren, prostituée repentante et maternelle, fille du peuple aux mœurs libres mais au cœur de grande dame, elle est éblouissante.
MARIAGE A L ITALIENNE, Vittorio de Sica, Sophia Loren, Marcello Mastroian (E)
La superbe Filumena n'arrive plus à marcher. Elle vient d'avoir un malaise. On l'entoure et on la porte, comme une reine, jusqu'à son lit. L'heure est grave... Pendant ce temps, Domenico s'active pour les préparatifs de ...

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MARIAGE CHEZ LES BODIN S, Eric Le Roch 2008, Paul Mescal, Frankie Corio, Celia Rowlson-Hall (comique rural)@


Nous sommes dans un coin de France très reculé. Christian Bodin, 50 ans, va se marier avec Claudine, la cantinière de l'école du village. Il vit sous la coupe de sa mère Maria, 82 ans, vieille campagnarde intraitable et irascible, à la dent dure et à la main leste. Une équipe de journalistes venue filmer les 10 jours précédant le mariage se retrouve plongée dans les entrailles de la vie à la campagne. Une campagne très profonde, mais bien vivante.

TELERAMA
Christian Bodin, 50 ans, va se marier avec Claudine, la cantinière de l’école du village. Il vit sous la coupe de sa mère Maria, 82 ans, vieille campagnarde intraitable et irascible.

Depuis 1994, la compagnie tourangelle Les Bodin's sillonne villes et campagnes avec des spectacles de café-théâtre qui brocardent la ruralité. Le duo comique est composé par Vincent Dubois et Jean-Christian Fraiscinet, respectivement Maria Bodin et Christian Bodin, vieille fermière tyrannique et son vieux garçon de fils. Des paysans plus vrais que nature et en voie de disparition qu'Eric Le Roch a choisi de portraiturer dans un faux reportage façon Strip-tease. Une équipe de télévision débarque ainsi dans la ferme délabrée des Bodin's pour suivre le fils, 50 ans, une moustache et des dents pourries, pendant les dix jours qui précèdent son mariage avec Claudine, la cantinière de l'école.


Suivent une série de saynètes bêtes et méchantes proches de l'esprit des Inconnus (le célèbre sketch de la « galinette cendrée ») ou des parodies régionalistes des allumés du Groland. Le regard porté sur le monde paysan est sévère, fortement caricatural et souvent désopilant. Voir les scènes où la marâtre de 82 ans fait sauter les taupes à la dynamite ou appâte un cerf avec du fromage râpé avant de l'étouffer à l'aide d'un oreiller... La tendresse que les auteurs-interprètes prétendent avoir glissée dans leur double portrait de ploucs ne prend, heureusement, jamais le dessus sur la férocité. Ce qui rend la satire encore plus efficace.
MARIAGE CHEZ LES BODIN S, Eric Le Roch 2008, Paul Mescal, Frankie Corio, Celia Rowlson-Hall (comique rural)@ (E)
Nous sommes dans un coin de France très reculé. Christian Bodin, 50 ans, va se marier avec Claudine, la cantinière de l'école du village. Il vit sous la coupe de sa mère Maria, 82 ans, vieille campagnarde ...

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MARIAGE SANS FRONTIERES, Suzanne von Borsody 2012 (comedie sentimentale)@ (film complet)


Lisa vient d'emménager avec Hrvoje, un jeune croate, et souhaite inviter son père et sa mère à la pendaison de crémaillère. Cependant, ses parents sont divorcés et s'entendent très mal. Les réunir ne serait-ce que pour une soirée tiendrait de l'exploit. Tout se complique lorsque Hrvoje demande Lisa en mariage, et qu'ils doivent partir en croatie tous ensemble.
MARIAGE SANS FRONTIERES, Suzanne von Borsody 2012 (comedie sentimentale)@ (film complet) (E)
Lisa vient d'emménager avec Hrvoje, un jeune croate, et souhaite inviter son père et sa mère à la pendaison de crémaillère. Cependant, ses parents sont divorcés et s'entendent très mal ...

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MARIE ANTOINETTE, Sofia Coppola 2006, Kirsten Dunst, Jason Schwartzman (Versailles histoire bio)@@@


Évocation de la vie de la reine d'origine autrichienne, épouse mal-aimée de Louis XVI. Au sortir de l'adolescence, une jeune fille découvre un monde hostile et codifié, un univers frivole où chacun observe et juge l'autre sans aménité. Mariée à un homme maladroit qui la délaisse, elle est rapidement lassée par les devoirs de représentation qu'on lui impose. Elle s'évade dans l'ivresse de la fête et les plaisirs des sens pour réinventer un monde à elle.

TELERAMA
Sous les froufrous de la cour, Sofia Coppola enregistre les battements d’un cœur juvénile, celui de la jeune Marie-Antoinette (Kirsten Dunst), reine de la frivolité, mais aussi femme-enfant perdue dans un monde insensé.

La démarche de Sofia Coppola apparaît vite et clairement. Scénario conforme, dans ses grandes lignes, à celui établi par les historiens (une épaisse biographie signée Antonia Fraser a servi de référence). Mais, pour le reste, quartier libre. Sofia Coppola ne fait pas semblant d’être française ni d’avoir vécu au XVIIIe siècle. Non seulement on parle anglais à Versailles, et comme des Californiens (ce ne sera pas la première ni la dernière fois), mais on y déambule, drague, danse et déprime sur des morceaux de punk-rock et de pop (de Bow Wow Wow à Phoenix en passant par The Cure et New Order). Tout est passé au filtre des références de la réalisatrice, de ses goûts et de ses couleurs – orgie de pâtisseries pastel et de tissus assortis. Sans oublier la paire de Converse abandonnée au milieu des chaussures d’époque.

Les films en costumes se partagent souvent entre l’impasse de la reconstitution mortifère et l’écueil des efforts trop voyants pour l’éviter. Marie-Antoinette, théoriquement exposé au second risque, inquiète un peu, au début. L’installation de la princesse à Versailles (à l’âge de 14 ans) paraît s’étirer plus que de raison, entre la monumentalité muséifiée du lieu et le volontarisme du dépoussiérage. Et puis « ça » arrive sans crier gare. Quoi ? Que l’agencement des plans, des scènes, l’insistance des anecdotes (Louis XVI incapable d’honorer son épouse) et l’écume des musiques produisent ensemble bien davantage que leur simple somme. Que tout un flux d’émotions imprévues advienne, au-delà de l’appareillage d’un sujet trop connu et de son traitement iconoclaste.
Cette plus-value mystérieuse qui se répand peu à peu comme un parfum au-dessus de la cour de France a de quoi raviver l’antédiluvienne politique des auteurs. Car il s’agit de la même essence délicate que dans Virgin Suicides et Lost in Translation. Vu le contexte, il est presque miraculeux que la cinéaste l’ait reconstituée. Superproduction, Marie-Antoinette est pourtant un nouveau voyage au centre d’une psyché juvénile. L’auscultation d’un indicible sentiment de désarroi et d’isolement malgré un continuum de fastes et de fêtes.

Que la jeune femme s’appelle Marie-Antoinette n’est jamais secondaire. Mais Sofia Coppola a trouvé naturellement les passerelles entre le Versailles Grand Siècle et l’Occident contemporain. Exemple : le déni d’intimité (le couple royal doit tout faire en public ou presque) ne saurait nous laisser indifférents. De même, le culte névrotique voué un temps par la reine (période fermière) à la nature, tocade de privilégiée qui n’engendre qu’une nouvelle bulle. Instrumentalisée par sa mère l’impératrice d’Autriche (Marianne Faithfull), Marie-Antoinette suit le parcours d’une jeune star d’aujourd’hui, princesse people ou gagnante d’une émission de télé-réalité, qui obtient tout sans avoir rien décidé. Folle de fringues, grisée de luxe et de champagne, abreuvée de témoignages d’amour, puis de haine.

Ivresse du gaspillage
Comme Ludwig de Visconti (sur Louis II de Bavière) ou Le Soleil de Sokourov (sur l’empereur japonais Hirohito), le film dit le drame des puissants au cuir trop tendre, que la géopolitique assomme ou effraie. Installés au pouvoir à 20 ans à peine, Louis XVI et Marie-Antoinette ne songent qu’à se retrancher dans leurs petits mondes respectifs. Leur immaturité et leur inconscience (merveilleusement rendues par Jason Schwartzman et Kirsten Dunst) donnent d’autant mieux le vertige que Sofia Coppola n’insiste jamais sur les signes avant-coureurs de la disgrâce. Toujours au plus près de son héroïne, elle la suit avec le sérieux qu’il convient, dans ses lubies, ses amours (avec un beau comte suédois, donc), sa mélancolie, sa frivolité. Ivresse du déballage, du gaspillage – de robes, de perruques, de décors.

Une vie passe à toute vitesse, de l’adolescence à la trentaine, à grignoter des macarons, à s’assommer de plaisirs ruineux ou à batifoler avec les enfants endimanchés dans les jardins du Petit Trianon. Une vie comme un brouillon de lycéenne, mais il n’y aura pas de version « au propre ». Sofia Coppola a choisi d’arrêter son récit au moment du départ de Versailles, bien lui en a pris. Marie-Antoinette se termine par l’image stupéfiante de deux enfants contraints de quitter à jamais leur terrain de jeux, mais qui, au lieu de fondre en larmes, manifestent une impressionnante dignité. Roi et reine, soudain. Et trop tard.

En 1770, la jeune princesse autrichienne Marie-Antoinette apprend que sa mère, l'impératrice Marie-Thérèse, a conclu avec le roi de France un accord prévoyant l'union des deux familles régnantes. Immédiatement, à 14 ans, elle doit tout abandonner pour se rendre à Versailles. Une fois en France, elle rencontre le Dauphin, à qui elle est promise. Malgré le faste de leurs noces, les deux jeunes gens ne parviennent pas à consommer leur union. Peu exercée à manier l'hypocrisie de la cour, Marie-Antoinette constate que la noblesse de Versailles ne l'apprécie guère. Sa vie bascule à nouveau lorsque Louis XV meurt. Marie-Antoinette accède alors au trône de France aux côtés du placide Louis XVI. Mais les folles dépenses qu'elle engage à la cour la rendent vite impopulaire...
MARIE ANTOINETTE, Sofia Coppola 2006, Kirsten Dunst, Jason Schwartzman (Versailles histoire bio)@@@ (E)
Évocation de la vie de la reine d'origine autrichienne, épouse mal-aimée de Louis XVI. Au sortir de l'adolescence, une jeune fille découvre un monde hostile et codifié, un univers frivole où chacun ...

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MARIE LINE ET SON JUGE, Jean-Pierre Améris 2023, Michel Blanc @@ (sentimental)@@


Marie-Line, une jeune serveuse joviale de 25 ans, semble perdue dans sa vie, à tel point qu'elle finit au tribunal pour avoir frappé un garçon qui lui plaisait pourtant. Elle y rencontre un juge acariâtre qui, privé temporairement de permis de conduire, lui propose un poste de chauffeur personnel. Si Marie-Line est plutôt bruyante et maladroite, le juge est, quant à lui, plutôt réservé, mais la connexion entre les deux donne des résultats beaucoup plus étonnants que prévu. Si la jeune femme aide son aîné à s'améliorer dans ses relations humaines, ce dernier va provoquer en Marie-Line un véritable bouleversement

TELERAMA
Au Havre, l’étonnante rencontre entre un juge déprimé et sa chauffeuse inculte. Une comédie charmante de Jean-Pierre Améris où affleure la mélancolie.

Marie-Line a toujours le sourire. Seul soutien de son père ouvrier qui a perdu une jambe et tout espoir par la même occasion, cette fille aux mèches roses aime son travail de serveuse, même si elle l’exerce sans aucune discrétion. L’un des clients de la brasserie, un juge déprimé qui se console au whisky de la dureté du monde, commence par faire les frais de l’énergie de Marie-Line. Puis, quand celle-ci se retrouve sans ressources, il engage la jeune femme comme chauffeuse. « Quelques jours avec moi », façon Claude Sautet, et puis salut ? Sauf que la pertinente inculte et l’émouvant bourgeois ont beaucoup à apprendre l’un de l’autre…

Prenez du fuchsia et du gris, liez-les et laissez agir : ce principe de comédie fonctionne depuis la nuit des temps hollywoodiens, et Jean-Pierre Améris, réalisateur cinéphile, ne fait pas semblant de l’ignorer. Il le revisite avec une douceur pimpante et une pointe de mélancolie dans la lumière bleutée et les lignes de fuite du Havre. Bienveillant, il s’attache à des micro détails qui dessinent une sociologie exacte, jamais hautaine, entre ceux qui maîtrisent le bon vocabulaire et les autres.

La fille au presque prénom de star n’a jamais entendu parler de François Truffaut, au grand dam d’un amoureux cinéphile (Victor Belmondo, délicat) ? Le réalisateur use de ce fossé culturel dans toutes ses dimensions, de la honte rageuse au ping-pong verbal insolent jusqu’au déclic d’émancipation. Et, contre toute attente, c’est au tristounet M. le juge que le filme offre une dernière histoire d’amour… Après Benoît Poelvoorde (Les Émotifs anonymes, Famille à louer…), Jean-Pierre Améris trouve en Michel Blanc un nouvel alter ego, magnifique de mélancolie renfrognée, de pâleur qui ne demande qu’à reprendre des couleurs. Louane Emera ne se laisse pas impressionner et renvoie la balle avec un naturel emballant. Une jolie comédie sur des manques toujours possibles à combler.
MARIE LINE ET SON JUGE, Jean-Pierre Améris 2023, Michel Blanc @@ (sentimental)@@ (E)
Marie-Line, une jeune serveuse joviale de 25 ans, semble perdue dans sa vie, à tel point qu'elle finit au tribunal pour avoir frappé un garçon qui lui plaisait pourtant. Elle y rencontre un juge acariâtre qui, pri ...

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MARIE STUART reine d Ecosse, Josie Rourke 2018, Saoirse Ronan, Margot Robbie (histoire bio)@@


Reine de France à 16 ans et veuve à 18 ans, Mary Stuart refuse de céder à la pression de se remarier. Elle décide de retourner dans son Écosse natale pour récupérer son trône. Mais l'Écosse et l'Angleterre tombent sous la domination d'Elizabeth I.

TELERAMA
Marie Stuart et Elisabeth Ire, cernées par l’ambition des hommes, devront agir comme eux. Au lieu du duel de rousses sur fond d’armoiries, Josie Rourke dézingue le patriarcat. Splendide.
Josie Rourke, première femme à avoir dirigé une grande institution théâtrale londonienne, le Donmar Warehouse, ne cède pas à la facilité d’un énième portrait de Marie Stuart en reine martyre, pas plus qu’elle ne fait d’Elisabeth Ire, sa cousine et rivale, un impitoyable bourreau. Plutôt que sur leur affrontement, elle insiste sur la gémellité de leurs destins de souveraines, toutes deux maudites d’avoir accédé au trône avec le mauvais sexe. Leurs règnes furent radicalement différents ? L’une était catholique et elle enfanta un roi, l’autre, anglicane et sans descendance ? Certes, mais pour Marie comme pour Elisabeth, les allées du pouvoir devinrent des coupe-gorge.
Leur unique scène en commun résume bien l’esprit de ce film visuellement splendide. Au milieu de nulle part, traquée par ses ennemis, Marie (Saoirse Ronan), diaphane et fière dans son dénuement, demande de l’aide à Elisabeth (Margot Robbie). Puissante mais vulnérable, celle-ci apparaît en collerette dentelée et perruque fauve, les lèvres rouge sang comme des plaies ouvertes sur un visage de craie, plus clown triste que Reine de cœur. Au lieu du duel de rousses attendu, cette rencontre s’impose comme un sommet d’émotion et dit l’impossibilité tragique d’une solidarité féminine au faîte du pouvoir. Cernées par l’ambition criminelle des hommes de leur cour, les deux femmes n’ont, pour garder leur trône, pas d’autre choix que de gouverner à la façon des mâles dominants.


MARIE STUART reine d Ecosse, Josie Rourke 2018, Saoirse Ronan, Margot Robbie (histoire bio)@@ (E)
Reine de France à 16 ans et veuve à 18 ans, Mary Stuart refuse de céder à la pression de se remarier. Elle décide de retourner dans son Écosse natale pour récupérer son trône. Ma ...

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MARINETTE, Virginie Verrier 2023, Garance Marillier, Émilie Dequenne, Sylvie Testud (sport bio)@@


Marinette Pichon a le foot dans la peau dès son plus jeune âge. Élevée par une mère courageuse qui doit faire face à un mari violent, elle surmonte les difficultés et se forge une détermination sans faille. Alors qu'elle mène de front petits boulots et carrière sportive, elle est sélectionnée en équipe de France puis repérée par un grand club américain. Marinette débarque alors avec sa mère aux Etats-Unis, poursuivant le rêve de devenir la meilleure joueuse du monde.

TELERAMA
La championne de foot avait un père violent. La vie de Marinette Pichon dans un biopic plein de finesse.
Marinette : un titre tendre pour une sportive au nom encore bien méconnu. Il faut sans doute être fan de football pour savoir que Marinette Pichon est une grande championne, au palmarès inouï – elle détenait jusqu’en 2020 le record du nombre de buts marqués en Equipe de France, hommes et femmes confondus. Ce biopic, second long métrage de Virginie Verrier (À deux heures de Paris), vient réparer de fort belle manière le manque de reconnaissance et l’invisibilité dont cette femme a pâti. En révélant son parcours pour le moins édifiant, digne à la fois d’un roman de Zola et d’un conte de fées.

Elle est encore toute petite lorsqu’elle se sent irrémédiablement attirée par le ballon rond, source de passion joyeuse. Ce sont les années 80, époque où, pour une fille, il est encore très rare et mal vu de pratiquer le foot. Deux esprits bienveillants vont jouer un rôle décisif : sa mère (Émilie Dequenne), courageuse, indifférente au qu’en-dira-t-on, et un entraîneur (Fred Testot), lui aussi sans œillères, qui l’encourage, en détectant tôt son talent d’attaquante. Marinette joue alors avec les garçons, au Saint-Memmie Olympique, un club de la Marne. Tout pourrait couler de source, sauf qu’à la maison un véritable enfer l’attend. Son père, alcoolique violent, cogne sa mère, tente de violer sa belle-mère. Avant d’être arrêté, jugé et envoyé en prison.

Marinette dépasse largement le cadre strict du sport pour mettre en lumière, avec justesse et sobriété, un destin exceptionnel. Celui d’une jeune fille frondeuse qui a dû surmonter maintes épreuves et préjugés pour s’affirmer comme joueuse et progresser vers le haut niveau. Sans craindre de faire son coming out. Sans craindre, non plus, de dire haut et fort l’inégalité de traitement entre hommes et femmes, le manque de considération des hautes instances du foot, l’absence scandaleuse de statut professionnel. C’est son engagement, sur la scène publique comme sur le terrain, qui est ici loué. Côté pelouse, le pari était périlleux. Car reproduire les actions de jeu, les buts marquants de Marine, est une tâche quasi impossible. La réalisatrice recourt à l’ellipse et aux plans serrés, qui lui permettent de privilégier les qualités individuelles de la joueuse au bandeau, sa rage de vaincre et son enthousiasme.

Ne pas croire qu’une fois lancée, la carrière sportive de Marinette Pichon a été un long fleuve tranquille. Elle atteint certes la gloire lorsqu’elle est recrutée par un grand club américain – son arrivée à Philadelphie, avec sa mère, tient de l’enchantement. Mais elle connaît, par la suite, d’autres déboires. Cette héroïne enfin révélée au grand jour, Garance Marillier l’incarne à merveille. L’actrice formidable de Grave (de Julia Ducournau, en 2016) fait ici son retour au premier plan. Elle est non seulement crédible en footballeuse, mais fine et émouvante, dans ses rencontres amoureuses comme dans l’adversité. En faisant passer le formidable élan d’une battante victorieuse.
MARINETTE, Virginie Verrier 2023, Garance Marillier, Émilie Dequenne, Sylvie Testud (sport bio)@@ (E)
Marinette Pichon a le foot dans la peau dès son plus jeune âge. Élevée par une mère courageuse qui doit faire face à un mari violent, elle surmonte les difficultés et se forge une déter ...

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MARIUS ET JEANETTE, Robert Guédiguian 1997, Robert Guédiguian, Ariane Ascaride, Gerard Meylan (sentimental)@@


Jeannette vit seule avec ses deux enfants à l'Estaque, un quartier pauvre du nord de Marseille où chacun voisine chaleureusement. Pour s'être opposée à un petit chef, Jeannette perd son emploi de caissière dans un supermarché. Par hasard, elle fait la connaissance de Marius, gardien boiteux et agressif d'une cimenterie désaffectée. En fait, Marius est un brave type un peu solitaire, qui a feint l'infirmité pour obtenir son emploi. Peu à peu, malgré une certaine réticence de la part de Jeannette, notamment due à la présence de ses enfants, ils vont apprendre à se connaître et à s'aimer. Leur affection déclarée fait la plus grande joie de leurs proches...

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Deuxième volet des “Contes de l’Estaque”, de Robert Guédiguian, qui attira plus de 2,6 millions de spectateurs à sa sortie en France, en 1997. Cette aventure entre deux écorchés vifs fut un vrai phénomène.

Un grand type en salopette rouge est payé pour garder une ancienne cimenterie. Une petite brune escalade la clôture pour piquer quelques pots de peinture. Marius intercepte alors Jeannette. Reconquête du bonheur par deux êtres que la vie a éprouvés... Mais, loin de s'arracher à la réalité, le cinéaste s'y enracine. À l'Estaque — décor de la plupart de ses films —, on vit avec le chômage, l'ombre de Le Pen et les menaces de l'intégrisme. Du rêve va se greffer sur cette réalité-là, et de la plus emballante façon : simplement, comme s'il était naturel de « réenchanter le monde », selon le voeu du cinéaste. Chez lui, ce sont les gens qui comptent, leur humanité profonde, plus que l'action, les péripéties. Les acteurs sont formidables de vérité.

Derrière cet aspect pétillant, il y a la profondeur de sentiments très forts, même s'ils s'expriment avec pudeur. Pour ne pas trahir ces gens-là, il fallait se placer à la bonne distance. Il est là, le petit miracle : Guédiguian est tellement en phase avec ses héros qu'on accepte tout. Ce réalisme tamisé par un optimisme de principe. Cette utopie d'un monde meilleur. Dans ce cinéma d'une lumineuse sensibilité, Guédiguian allie une conviction inébranlable à un sens aigu du cinéma populaire.
MARIUS ET JEANETTE, Robert Guédiguian 1997, Robert Guédiguian, Ariane Ascaride, Gerard Meylan (sentimental)@@ (E)
Jeannette vit seule avec ses deux enfants à l'Estaque, un quartier pauvre du nord de Marseille où chacun voisine chaleureusement. Pour s'être opposée à un petit chef, Jeannette perd son emploi de caissi&egr ...

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MARIUS, Marcel Pagnol 1931, Raimu Pierre Fresnay Orane Demazis, Fernand Charpin (drame sentimental)@@@


À Marseille, la jeune Fanny, fille d'une commerçante du Vieux-Port, est amoureuse de Marius, fils de César, patron du bar de la Marine. Marius, lui, ne rêve que d'aventure. Son désir de s'embarquer sur un navire en partance se heurte à l'opposition de son père. Alors que Fanny et Marius deviennent amants, la jeune fille sent bien que Marius rêve d'ailleurs. Elle l'encourage à partir.

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Cette histoire, on la connaît par cœur, et on ne se lasse pas de la revoir. Alexander Korda, appelé à n’être qu’un exécutant, révèle un savoir-faire étonnant.

Marseille, le Vieux-Port. Au Bar de la Marine, César, le patron, prodigue tendresse naturelle et mauvaise foi atavique à ses clients et amis, Panisse, Escartefigue et M. Brun. Son fils, Marius, tente de résister à l'appel de la mer, tandis que Fanny, amoureuse de lui depuis l'enfance, cherche à lui faire comprendre le sentiment qui les lie.

La mise en scène, ici, n'est que fonctionnelle. Ce qui compte, ce sont les mots et l'interprétation. Les mots, ils sont beaux, limpides, tissés d'honneur, de fraternité, d'amour. Ils racontent l'histoire simple de gens simples. Raimu, Charpin, Dullac se régalent dans des rôles qu'ils ont rodés à la scène. Pierre Fresnay est un Marius magnifique et déchiré.

A chaque vision, on redécouvre des perles : Raimu qui brode sur le texte et se moque de l'accent de Pierre Fresnay, d'origine ­alsacienne, les facéties d'Alida Rouffe (la mère de Fanny), qui gigote et pérore parce qu'elle est toute « estransinée »... La comédie pure s'efface pour laisser place à l'émotion. Et, dans les dernières minutes, « tu me fends le cœur » n'est plus seulement la phrase culte d'une célébrissime partie de cartes.
MARIUS, Marcel Pagnol 1931, Raimu Pierre Fresnay Orane Demazis, Fernand Charpin (drame sentimental)@@@ (E)
À Marseille, la jeune Fanny, fille d'une commerçante du Vieux-Port, est amoureuse de Marius, fils de César, patron du bar de la Marine. Marius, lui, ne rêve que d'aventure. Son désir de s'embarquer sur un n ...

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MARQUE AU FER, Rudolph Maté 1950, Alan Ladd, Mona Freeman (western)


Choya, un jeune cow-boy de mauvaise vie, est compromis dans un meurtre. Alors qu'il tente d'échapper à ses poursuivants, il est accosté par deux hors-la-loi, Leffingwell et Tattoo.

TELERAMA
Choya, un jeune cow-boy de mauvaise vie, est compromis dans un meurtre. Alors qu'il tente d'échapper à ses poursuivants, il est accosté par deux hors-la-loi, Leffingwell et Tattoo. Ceux-ci lui proposent une affaire qui leur permettra de rafler l'importante récompense offerte par Lavery, un riche éleveur à la recherche de son fils enlevé, 25 ans plus tôt, à l'âge de 5 ans et reconnaissable grâce à une tâche de naissance. Les trois hommes conviennent que Choya va se faire passer pour le fils de Lavery. Il se fait tatouer une marque similaire à celle que portait l'enfant disparu et se rend chez Lavery...
MARQUE AU FER, Rudolph Maté 1950, Alan Ladd, Mona Freeman (western) (E)
Choya, un jeune cow-boy de mauvaise vie, est compromis dans un meurtre. Alors qu'il tente d'échapper à ses poursuivants, il est accosté par deux hors-la-loi, Leffingwell et Tattoo.

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Choya, un jeune ...

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MARQUISE, Véra Belmont, 1997, Sophie Marceau, Bernard @@Giraudeau, Patrick Timsit (cape et epee)


Pour échapper à une vie de misère, Marquise accepte d'épouser René du Parc, dit aussi Gros-René, comédien et auteur comique dans la troupe de Molière. D'abord employée pour ses talents de danseuse, Marquise s'initie au métier de comédienne et devient la maîtresse de Molière. Quand la petite troupe se produit à Versailles, Marquise, par sa beauté, fait sensation auprès de Louis XIV.

TELERAMA
“ Marceau est sans doute une casse couilles mais sa beauté fait perdre la tête au soleil. Dommage que l'ensemble reste d'un niveau médiocre. ”

Sophie Marceau : Marquise
Lambert Wilson : Racine
Bernard Giraudeau : Molière
Patrick Timsit : Du Parc
Thierry Lhermitte : Louis XIV
Anémone : La Voisin
Remo Girone (en) : Jean-Baptiste Lully
Georges Wilson : Floridor
Franck de Lapersonne : Philippe d'Orléans « Monsieur »
Marianne Basler : Henriette d'Angleterre
Estelle Skornik : Marie
Victoria Peña : Marie-Thérèse d'Autriche
Christine Joly : Madeleine
Anne-Marie Philipe : Catherine de Brie
Romina Mondello : Armande Béjart
Stéphane Boucher : Louis Béjart
Olivier Achard : Monsieur de Saint-Loup
Patrice Melennec : Giacomo de Gorla, père de Marquise
Beatrice Palme : Geneviève
Francisco Casares : Gorgibus
Guillermo Antón : Charles
Éric Boucher : Brécourt
Jacques Pater :
Massimo Pittarello :
Simón Andreu : L'Abbé de Cosnac
Carlotta Jazzetti : La fillette
Milaura Allegrini :
Eve Bitoun :
Antonio Cantafora :
Ginevra Colonna :
Alexia Murray :
Francesca DeRose :
Flaminia Fegarotti :
Daniele Ferretti :
Paolo Fosso :
Sara Franchetti : La mère de Marquise
Emanuela Garuccio :
Micaela Giustiniani :
Luciano Luminelli :
Luggi Marturano :
Emanuela Murari : Mademoiselle (non créditée)
Sonia Aquino :
Louis Per Bruno : Marquis Leroy (aka Pierre Arkansas)
Gérard Moulévrier :
MARQUISE, Véra Belmont, 1997, Sophie Marceau, Bernard @@Giraudeau, Patrick Timsit (cape et epee) (E)
Pour échapper à une vie de misère, Marquise accepte d'épouser René du Parc, dit aussi Gros-René, comédien et auteur comique dans la troupe de Molière. D'abord employée pour ses ...

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MARRY ME, Kat Coiro 2022, Jennifer Lopez, Owen Wilson (comique sentimental)@


La vedette de la pop Kat Valdez est sur le point de se marier devant ses fidèles admirateurs. Cependant, quelques secondes avant la cérémonie, elle apprend les infidélités de son fiancé et s'effondre sur scène. Dans un moment de folie, Kat croise les yeux avec un parfait inconnu dans la foule et l'épouse sur-le-champ.

TELERAMA
'Marry Me', comédie romantique sur un couple qui peine à se marier. Drôle, grâce à de bons comédiens. Mais…
Romcom, quatrième. Après Selfie, A to Z et Manhattan Love Story, une quatrième comédie romantique arrive sur les écrans américains en cette rentrée 2014, qui s'approche doucement de son terme. L'originalité de Marry Me, proposée par NBC depuis le mardi 14 octobre, est d'abandonner la rencontre amoureuse classique pour une histoire entre deux tourtereaux en couple depuis deux ans, et qui vont se marier. Enfin, qui veulent se marier. Parce que chacune de leurs tentatives de fiancailles tourne au désastre. Ils s'aiment, pas de doutes. Mais de là à se passer la bague au doigt, il semble y avoir une belle volée de marches à monter. D'où le titre de la comédie : "épouse-moi".

Pour faire une "romcom" qui marche, il faut avant tout deux acteurs attachants. A to Z le sait bien, qui tient surtout grâce à ses interprètes, originaux, dynamiques, pleins de charme. Manhattan Love Story, elle, a préféré prendre des jeunes gens beaux comme des mannequins. Marry Me choisit l'option numéro 1 -- la bonne -- avec un duo qui fonctionne tout de suite à l'écran, Casey Wilson (Happy Endings) et Ken Marino (notamment vu dans Kenny Powers la saison passée). Elle est un peu trop forcée, tombe maladroitement dans le cliché de l'hystérique, mais son énergie est contagieuse. Il est un poil trop gentil et joue la carte du grand tendre, pas franchement révolutionnaire, mais son timing comique est parfait -- Marino est certainement un des acteurs comiques les plus doués du moment, excellent de Party Down à Kenny Powers en passant par ses apparitions plus anecdotiques, souvent hilarantes.
MARRY ME, Kat Coiro 2022, Jennifer Lopez, Owen Wilson (comique sentimental)@ (E)
La vedette de la pop Kat Valdez est sur le point de se marier devant ses fidèles admirateurs. Cependant, quelques secondes avant la cérémonie, elle apprend les infidélités de son fiancé et s'effondr ...

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MARS EXPRESS, Jérémie Périn 2023 (animation)@@


En l'an 2200, à Noctis, capitale de la planète Mars. Détective privée expérimentée, Aline Ruby, tout juste rentrée d'un voyage sur Terre où elle vient de remplir une mission confiée par un riche homme d'affaires, apprend qu'une étudiante en cybernétique est portée disparue depuis plusieurs jours. Accompagnée de Carlos Rivera, un robot humanoïde qui l'assiste dans ses enquêtes, la jeune femme part immédiatement à la recherche de cette dernière, convaincue de pouvoir rapidement retrouver sa trace dans une ville qu'elle pense parfaitement connaître. Aline découvre pourtant vite que l'enquête se révèle bien plus complexe que prévu...

TELERAMA
Une détective cynique flanquée d’un androïde enquête sur Mars, où la guerre couve entre humains et machines. Superbe film d’animation, d’une inventivité réjouissante, signé Jérémie Périn et Laurent Sarfati.

Alice Ruby est détective privée. Coriace, elle est secondée par Carlos Rivera, son fidèle partenaire … androïde. Envoyée sur Terre par une énorme corporation d’intelligence artificielle pour capturer une hackeuse informatique, la blonde armée revient ensuite « à la maison », c’est-à- dire sur Mars.

Une sombre enquête cybernétique l’attend à Noctis, la capitale martienne, sorte d’oasis ultra-libérale sous cloche : une étudiante a disparu après avoir « déplombé » un robot, autrement dit lui avoir rendu sa liberté de conscience et de décision. Dans une société où la violence monte entre les humains et les machines, Alice, revenue de tout et alcoolique plus ou moins repentie, va découvrir qu’on ne peut vraiment faire confiance à personne, ou presque.

Des conversations qui renvoient WhatsApp au Moyen Âge
Vous rêviez d’un autre monde ? Vous vous demandiez à quoi pourrait resssembler l’utopie d’Elon Musk ou celle de Jeff Bezos ? Jérémie Périn et son coscénariste Laurent Sarfati vous l’offrent sur un plateau dans cet enthousiasmant film d’animation, et ce n’est pas le paradis. Elles sont bien loin, les Chroniques martiennes, de Ray Bradbury, cela fait longtemps que Mars a été colonisée, et que le profit y règne en maître, comme sur notre vieille planète Terre (« toujours le même clapier à chômeurs », résume Alice). La série Black Mirror passerait presque pour de la petite bière : dans Mars Express, l’intelligence artificielle est partout, et elle progresse, de plus en plus « organique » et monstrueuse, condamnant à la casse les androïdes de première (ou dixième) génération.

Après leur épatante série animée Lastman, le duo Périn-Sarfati livre un captivant précipité de science-fiction au sens propre : une fiction sur la science, ses espoirs, ses dérives, avec, en vrac, des droïdes pleins d’humour, des « fermes à cerveaux » où des étudiants prostituent leur mémoire, des corps humains ressuscités grâce à une assurance-vie, des maîtresses synthétiques qu’on peut éteindre dès qu’elles deviennent enquiquinantes, et des conversations télépathiques qui renvoient WhatsApp au Moyen Âge. L’invention du scénario et celle de la mise en scène se manifestent jusque dans les moindres détails, souvent empruntés à des cinéastes admirés : une tueuse dont le bras en lame vient de Terminator 2 ou une manière élémentaire de photocopier un visage comme dans le premier Mission : Impossible, de Brian De Palma.

Un film noir à l’ancienne, de l’humour…
Mais la grande idée de Mars Express est encore plus cinéphile : construire ce récit d’anticipation à la manière d’un film noir à l’ancienne avec une héroïne féminine cynique et solitaire digne du Marlowe de Raymond Chandler (magnifiquement doublée par Léa Drucker) et lui octroyer un acolyte indéfectible, pourtant mort cinq ans auparavant... Personnage génial que ce Carlos ressuscité, homme de main sensible, mais d’un trop vielle conception informatique pour accepter les mises à jour !

Visuellement superbe, le film use d’un réalisme épuré qui brouille sans cesse les pistes entre humains et robots, partageant le même humour au milieu de la mitraille. Jérémie Périn impose, par sa science de l’animation, un épique cyberpolar, qui finit sur un bouleversant exode et par deux questions. C’est quoi être un robot ? Et, en miroir, c’est quoi être humain ?
MARS EXPRESS, Jérémie Périn 2023 (animation)@@ (E)
En l'an 2200, à Noctis, capitale de la planète Mars. Détective privée expérimentée, Aline Ruby, tout juste rentrée d'un voyage sur Terre où elle vient de remplir une mission confi&eacu ...

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MARY A TOUT PRIX, Peter Farrelly et Bobby Farrelly 1998, Ben Stiller, Cameron Diaz (comedie sentimentale)@@


Ted, le loser, décide de retrouver son amour de jeunesse, la splendide Mary. Il engage un détective privé, Pat Healy, pour la retrouver. Persuadé qu'il a affaire à un dégénéré, Healy file à Miami et retrouve Mary. Decidé à garder Mary pour lui, il raconte à Ted qu'elle est devenue grosse, qu'elle est paralytique et qu'elle a quatre enfants. Mais Tucker, un architecte, est également amoureux de Mary. Il va faire cause commune avec Healy pour se débarrasser de Ted.

TELERAMA
L'intrigue n'a qu'une importance mineure : ce qui compte, c'est la verve comique. Comme cette séquence d'anthologie sur l'inconvénient, pour un homme, de remonter trop vite sa braguette ou bien cet exercice de haute voltige réanimatoire sur un toutou haineux. Ou encore cet accident cosmétique à base de sperme qui a fait couler beaucoup... d'encre. Trivial ? Délibérément. Les cinéastes ont une façon réjouissante de déraper à tout moment dans le burlesque gratuit, parfois méchant, mélange de Tex Avery et de Hara-Kiri. Et leur verdeur devient parfois carrément dérangeante. On pense à une catastrophique partie de base-ball jouée par des handicapés, ou aux contorsions risibles d'un infirme à béquilles cherchant à ramasser ses clés. Faut-il rire ou se scandaliser ? Et si l'on rit, doit-on en être gênés ? Ce sont exactement les questions que les frères Farrelly, as de la transgression, attendent que l'on se pose. On regrettera que — morale américaine oblige — la dernière demi-heure s'enlise dans un sentimentalisme plus conventionnel. Mais, auparavant, ce film malotru, à ne pas mettre devant tous les yeux, a frappé fort.
MARY A TOUT PRIX, Peter Farrelly et Bobby Farrelly 1998, Ben Stiller, Cameron Diaz (comedie sentimentale)@@ (E)
Ted, le loser, décide de retrouver son amour de jeunesse, la splendide Mary. Il engage un détective privé, Pat Healy, pour la retrouver. Persuadé qu'il a affaire à un dégénéré, ...

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MARY, Marc Webb 2017, Chris Evans, Mckenna Grace


Au décès de sa soeur, Frank Adler s'est vu confier la garde de sa nièce Mary. L'enfant considère Frank comme son père. Jusqu'ici, il a pu lui faire l'école à la maison mais, désormais trop grande, Mary doit intégrer l'école primaire. Rapidement, la petite fille s'ennuie. Elle est brillante et a un don pour les mathématiques. L'institutrice conseille à Frank de l'inscrire dans une école pour surdoués. Frank refuse l'idée de faire de Mary un singe savant.

TELERAMA
Retour à la comédie dramatique pour Marc Webb, une fable rafraîchissante, une ode à la famille et à l’épanouissement, ce film dégage une poésie pleine de douceur et d’humanisme.
MARY, Marc Webb 2017, Chris Evans, Mckenna Grace (E)
Au décès de sa soeur, Frank Adler s'est vu confier la garde de sa nièce Mary. L'enfant considère Frank comme son père. Jusqu'ici, il a pu lui faire l'école à la maison mais, désormais ...

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MASCARADE, Nicolas Bedos 2022, Pierre Niney, Isabelle Adjani, François Cluzet, Marine Vacth, Emmanuelle Devos (drame comique)@@


Le séduisant Adrien était promis à une carrière de danseur, jusqu'à un terrible accident de moto. Aujourd'hui, il est entretenu par Martha, ancienne vedette du cinéma vivant sur la Côte d'Azur. Tout va changer lorsqu'Adrien fait la rencontre de la belle et jeune Margot. Cette dernière vit d'escroqueries et de manipulations. Ils vont alors s'associer pour monter une arnaque diabolique grâce à une mascarade sentimentale. Ils ciblent alors Simon, un agent immobilier.

TELERAMA
Coups bas, mensonges, et grosses ficelles mènent le bal dans le quatrième long métrage de Nicolas Bedos, aussi pathétique que son microcosme bling-bling.

«C'est long, c’est chiant, c’est roboratif. Et c’est la Palme d’or. » Lâchée dans une séquence de soirée mondaine, cette réplique tient d’une forme d’aveu suicidaire tant elle pourrait s’appliquer à Mascarade — sauf pour la récompense cannoise, évidemment, puisque le quatrième long métrage de Nicolas Bedos était projeté hors compétition sur la Croisette en mai dernier. Par un curieux hasard, d’ailleurs, cette variation française sur la lutte des classes et la guerre des sexes navigue vaguement, jusque dans une scène de vomi en bateau, dans les eaux territoriales de Sans filtre, la Palme 2022 signée Ruben Östlund.

Reste que, quoi qu’on pense du cap formel outrancier et marxiste tenu par le Suédois, Nicolas Bedos, lui, semble s’être jeté à l’amer sans boussole. Production luxueuse et ricanante, Mascarade grenouille sur la Côte d’Azur et prétend démasquer une ronde de personnages pas ragoûtants : une despotique actrice en mode Sunset Boulevard (Isabelle Adjani, autrement mieux aimée en diva sur le déclin par Peter von Kant, de François Ozon), son gigolo humilié (Pierre Niney), la machiavélique escort girl dont il s’éprend (Marine Vacth) et un pigeon bon à plumer (François Cluzet)…

Une embarassante libido
Inutilement alambiqué, le récit se traîne entre procès, flash-back et retournements courus d’avance. Il se complaît, surtout, dans la vulgarité et la médiocrité de ses héros-victimes, mais pour en dire quoi ? Après s’être interrogé, avec une certaine mélancolie, sur le couple à l’épreuve du temps (Monsieur et Madame Adelman, La Belle Époque), puis frotté au comique d’OSS 117 (Alerte rouge en Afrique), Nicolas Bedos joue à se faire peur avec un micromonde rance et privé d’amour. Mascarade ne manque en revanche pas de libido et fantasme Marine Vacth en garce d’un film noir qui se réclamerait de #MeToo, tout en posant un regard embarrassant sur les femmes « périmées ».
MASCARADE, Nicolas Bedos 2022, Pierre Niney, Isabelle Adjani, François Cluzet, Marine Vacth, Emmanuelle Devos (drame comique)@@ (E)
Le séduisant Adrien était promis à une carrière de danseur, jusqu'à un terrible accident de moto. Aujourd'hui, il est entretenu par Martha, ancienne vedette du cinéma vivant sur la Côte d'Azur ...

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MASQUES, Claude Chabrol 1987, Philippe Noiret, Bernadette Lafont (thriller)@@+


Christian Legagneur est l'animateur d'une émission vedette télévisée qui permet à des couples du troisième âge de remporter des lots offerts. Roland Wolf est auteur de romans et futur narrateur de la vie de Christian. Ce dernier le convie dans sa superbe propriété campagnarde où il fait la connaissance des intriguants occupants de la maisonnée. Christian commence à se raconter et Roland à fouiller.

TELERAMA
Dans ce Chabrol savamment huilé, on jubile de voir Legagneur-Noiret faire chanter des petits vieux à la télé et tenter de tuer sa filleule.

Dans un décor clinquant saturé d’énormes cœurs roses, Christian Legagneur anime une émission phare. Il aime son métier, dégouline de tendresse pour ces couples de petits vieux qui viennent gagner une avalanche de lots. Quand Roland Wolf, auteur de romans policiers, s’installe chez le présentateur pour rédiger sa biographie, il découvre un inquiétant petit monde.

Polar savamment huilé, le film griffe le milieu de la télévision et ses bateleurs prétendument débonnaires. Claude Chabrol donne libre cours à son ironique perversité, joue gentiment avec les nerfs du spectateur et lui impose une apnée en eaux troubles. Toute une faune crapoteuse nage en rond : masseuse à l’œil torve (Bernadette Lafont, toujours réjouissante), secrétaire silencieuse et glacée comme un fantôme (Monique Chaumette, impressionnante). Philippe Noiret règne en majesté sur ce ballet de faux-semblants.

Faux amis, faux gentils, faux biographe (Robin Renucci est plus que convaincant) et vraie princesse de conte de fées, séquestrée à cause d’un mystérieux secret : Anne Brochet, dont c’était le premier grand rôle, compose une « victime » lumineuse et butée.
MASQUES, Claude Chabrol 1987, Philippe Noiret, Bernadette Lafont (thriller)@@+ (E)
Christian Legagneur est l'animateur d'une émission vedette télévisée qui permet à des couples du troisième âge de remporter des lots offerts. Roland Wolf est auteur de romans et futur narrateu ...

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MATILDA, Danny De Vito 1996 (fantastique jeunesse)@@


Avec sa drôle de bouille et son naturel désarmant, Matilda est une irrésistible petite fille qui vit dans un monde beaucoup trop étroit pour elle. Une surdouée à couettes dans une famille de beaufs américains. Elle a aussi des pouvoirs magiques...

TELERAMA
Cocasse et subversif. Fidèle au récit de Roald Dahl, Danny DeVito brocarde allègrement ses semblables, à commencer par son propre personnage : mesquin, vulgaire, bas du front, haineux. La fable est grinçante, n’épargne guère que Matilda et sa gentille institutrice. Mais cette comédie cocasse aux couleurs pétantes fait aussi la part belle au merveilleux : c’est bien d’un conte de fées qu’il s’agit, suffisamment subversif et fielleux pour plaire aux adultes, suffisamment drôle, magique et délicat, pour enchanter les enfants.
MATILDA, Danny De Vito 1996 (fantastique jeunesse)@@ (E)
Avec sa drôle de bouille et son naturel désarmant, Matilda est une irrésistible petite fille qui vit dans un monde beaucoup trop étroit pour elle. Une surdouée à couettes dans une famille de beaufs a ...

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MAUDITS, Chloe Micout 2025, Pierre Arditi, Constance Gay


Lucile, enceinte de son premier enfant, apprend que sa grand-mère, qu'elle croyait décédée à la naissance de son père, est toujours en vie. Intriguée, elle se rend sur la terre de ses ancêtres dans le Morvan contre l'avis de son compagnon et rencontre pour la première fois sa grand-mère. En voyant son gros ventre, la vielle femme lui fait part de l'existence d'une terrible malédiction qui touche leur famille : si c'est un garçon, il mourra comme les autres.

Lucile, enceinte de son premier enfant, apprend que sa grand-mère, qu'elle croyait décédée à la naissance de son père, est toujours en vie. Intriguée, elle se rend sur la terre de ses ancêtres dans le Morvan contre l'avis de son compagnon et rencontre pour la première fois sa grand-mère. En voyant son gros ventre, la vieille femme lui fait part de l'existence d'une terrible malédiction qui touche leur famille : "si c'est un garçon, il mourra comme les autres". Pour lever le voile sur le passé mystérieux de sa grand-mère et le suicide de son père, mais surtout pour protéger son enfant à venir, Lucile décide de mener l'enquête...
MAUDITS, Chloe Micout 2025, Pierre Arditi, Constance Gay (E)
Lucile, enceinte de son premier enfant, apprend que sa grand-mère, qu'elle croyait décédée à la naissance de son père, est toujours en vie. Intriguée, elle se rend sur la terre de ses anc&eci ...

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MAUVAISE FOI, Roschdy Zem, Cecile de France, Pascal Elbe, Jean-Pierre Cassel (sentimental)@@


Clara est juive, Ismaël est arabe. Ils forment un couple heureux et épanoui. Lorsque Clara tombe enceinte, c'est le plus beau jour de leur vie. Tout va bien jusqu'à ce que leur entourage s'en mêle !

TELERAMA
Premier long métrage de Roschdy Zem : une comédie de mœurs qui révèle finement le poids inconscient des traditions et les mauvais réflexes qu’elles peuvent engendrer.
Ce premier film de Roschdy Zem derrière la caméra dédramatise un sujet brûlant — une histoire d’amour qui tourne mal entre une juive et un musulman. Clara et Ismaël sont en couple ­depuis quelques années. Le jour où Clara tombe enceinte, des problèmes insoupçonnés émergent — prénom du bébé, circoncision… Lorsqu’il s’agit de faire les présentations d’usage à la belle-famille, Clara et Ismaël se crispent, redécouvrant ce qui les fonde, mais aussi ce qui les différencie.

L’atout de Mauvaise Foi tient à sa manière de révéler le poids des réflexes identitaires. Pourquoi Clara tient-elle soudain à poser une mezouza sur la porte d’entrée ? Et pourquoi Ismaël décide-t-il pour la première fois de faire le ramadan ? Eux-mêmes ne le savent pas trop, et c’est leur confusion qui nourrit la mauvaise foi, cocasse souvent, parfois douce-amère. Ce film de comédien fait honneur au jeu, à sa justesse. C’est vrai pour le couple mixte, très crédible, que forment Roschdy Zem et Cécile de France. Mais aussi pour les seconds rôles, avec une mention spéciale à Pascal Elbé et Jean-Pierre Cassel, parfait en père juif, qui commet la plus belle bévue du film en appelant Ismaël « Israël »…
MAUVAISE FOI, Roschdy Zem, Cecile de France, Pascal Elbe, Jean-Pierre Cassel (sentimental)@@ (E)
Clara est juive, Ismaël est arabe. Ils forment un couple heureux et épanoui. Lorsque Clara tombe enceinte, c'est le plus beau jour de leur vie. Tout va bien jusqu'à ce que leur entourage s'en mêle !

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MAYDAY, Jean-François Richet 2023, Gerard Butler, Lily Krug (catastrophe espace)@@


Le pilote Brodie Torrance sauve des passagers d'un coup de foudre en effectuant un atterrissage risqué sur une île déchirée par la guerre seulement pour découvrir que survivre à l'atterrissage n'était que le début.

TELERAMA
Un avion s’écrase sur une île des Philippines aux mains d’une milice… Tension permanente, action pure et violence sèche.
Gerard Butler, aux commandes d’un avion de ligne, s’écrase sur une île des Philippines aux mains d’une milice… Hormis un léger chantage à l’émotion, ce film-catastrophe, étonnamment signé du vétéran français Jean-François Richet (Mesrine), se révèle une excellente surprise : tension permanente, action pure, violence sèche.
MAYDAY, Jean-François Richet 2023, Gerard Butler, Lily Krug (catastrophe espace)@@ (E)
Le pilote Brodie Torrance sauve des passagers d'un coup de foudre en effectuant un atterrissage risqué sur une île déchirée par la guerre seulement pour découvrir que survivre à l'atterrissage n'&eac ...

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MAYERLING, Terence Young 1968, Omar Sharif, Catherine Deneuve, Andrea Parisy (saga histoire)@@


En 1889 dans l'empire austro-hongrois, l'archiduc Rodolphe d'Autriche aime d'un amour sans espoir la jeune Marie Vetsera. Ne pouvant divorcer et l'empereur François-Joseph Ier d'Autriche, son père, menaçant de les séparer en condamnant Marie au couvent, Rodolphe décide de mettre fin à ses jours en compagnie de sa maîtresse, à Mayerling.

TELERAMA
Fils de l'empereur François-Joseph et d'Elisabeth, dite « Sissi », l'archiduc Rodolphe se sent mal dans son costume de prince héritier. Idéaliste et libéral, il manifeste avec les étudiants et sympathise avec les Hongrois ; bref, tout pour embêter papa. Il s'éprend même de Marie Vetsera, demoiselle de moindre lignée, alors qu'il est déjà marié...

Le suicide, au château de Mayerling, en 1889, de Rodolphe et de sa belle, tient autant du mythe sentimentalo-princier que de l'événement historique. De même, le film hésite, esquisse le portrait d'un original rebelle et attachant. Mais chaque tentative d'analyse historique se perd dans les dorures. Omar Sharif forme avec Catherine Deneuve un couple raide et mièvre : deux figurines de bois dans une version désuète, neigeuse et galonnée de Roméo et Juliette.
MAYERLING, Terence Young 1968, Omar Sharif, Catherine Deneuve, Andrea Parisy (saga histoire)@@ (E)
En 1889 dans l'empire austro-hongrois, l'archiduc Rodolphe d'Autriche aime d'un amour sans espoir la jeune Marie Vetsera. Ne pouvant divorcer et l'empereur François-Joseph Ier d'Autriche, son père, menaçant de les s&eac ...

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MEDELLIN, Franck Gastambide 2023, Franck Gastambide, Ramzy Bedia


Pablito, jeune youtubeur fasciné par Pablo Escobar, décide de partir à Medellin sur les traces du baron de la drogue. En très peu de temps Pablito se fait enlever par des narcos, qui partagent une vidéo sur les réseaux sociaux afin de demander une rançon. Reda, son frère aîné, conçoit un plan aussi simple qu'insensé pour le libérer : rassembler une équipe, faire une descente dans la capitale colombienne et affronter les narcos.

TELERAMA
Brahim, un jeune youtubeur français, est enlevé en Colombie par des Narcos du cartel de Medellin. Son frère Réda et ses amis Stan et Chafik se rendent à Medellin pour confronter les trafiquants. Les choses ne se passent pas comme prévu et ils se retrouvent traqués par le cartel. Avec l'aide d'un policier colombien et d'un ancien agent américain, ils parviennent à s'échapper et à sauver Brahim. Cependant, ils réalisent que le cartel les poursuivra toujours. Pour survivre et éliminer le cartel, ils se lancent dans une mission pour les détruire...
MEDELLIN, Franck Gastambide 2023, Franck Gastambide, Ramzy Bedia (E)
Pablito, jeune youtubeur fasciné par Pablo Escobar, décide de partir à Medellin sur les traces du baron de la drogue. En très peu de temps Pablito se fait enlever par des narcos, qui partagent une vidéo su ...

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MELANCHOLIA,Lars von Trier 2011, Kirsten Dunst, Charlotte Gainsbourg (societe)@@


Justine vit l'un des plus beaux moments de sa vie. Tout a été fait pour que son mariage soit une réussite : le cadre tout d'abord, une immense demeure entourée d'un parc que des illuminations viendront embellir, les invités ensuite, la famille et les amis du couple. La fête bat son plein. Pourtant, la nuit venue, Justine se sent lentement envahie par des doutes sans fondement, un vague à l'âme, une mélancolie étrange. Parallèlement, avec son télescope, un enfant découvre un corps céleste inconnu dans l'espace. Une planète massive, dont la route pourrait croiser celle de la Terre. Au fur et à mesure que la planète s'approche, le moral de Justine se dégrade. Sa soeur, au tempérament opposé, essaie de la raisonner

TELERAMA
Une dépressive (Kirsten Dunst) attend la fin du monde comme une délivrance ; sa sœur (Charlotte Gainsbourg) ne s’y résout pas. Lars von Trier abandonne son sens de la provocation et sa misogynie pour réaliser son œuvre la plus accomplie.

C‘est une histoire qui commence par la fin : la fin du monde. Cinq minutes d’ouverture, sur les notes de Tristan et Isolde, pendant lesquelles Lars von Trier présente les motifs du récit avec une puissance symbolique rare. Ces cinq minutes lancent, en majesté, l’œuvre la plus accomplie du cinéaste danois.

Flash-back en deux mouvements sur les derniers jours de l’humanité. Justine, une jolie blonde au sourire factice, se marie. Quelque chose grince dans l’ordonnancement des festivités, et pour cause : la rumeur court que la planète Melancholia pourrait percuter la Terre ; et Justine souffre d’une dépression.

Après un règlement de comptes familial façon , le deuxième acte bascule dans la science-fiction poétique. La vérité des êtres se dévoile à mesure que l’apocalypse approche. Et Lars von Trier délaisse sa misogynie pour signer deux beaux portraits de femme. Justine (Kirsten Dunst) trouve enfin la paix dans le chaos ; sa sœur, Claire (Charlotte Gainsbourg), ne peut se résoudre à disparaître, car elle a beaucoup à perdre : son fils. Le petit garçon observe le rapprochement de la planète Melancholia à travers un télescope bricolé avec un bâton et une tige de fer. Cette touche de simplicité dans une mise en scène au baroque grandiose est la plus belle trouvaille du film.
MELANCHOLIA,Lars von Trier 2011, Kirsten Dunst, Charlotte Gainsbourg (societe)@@ (E)
Justine vit l'un des plus beaux moments de sa vie. Tout a été fait pour que son mariage soit une réussite : le cadre tout d'abord, une immense demeure entourée d'un parc que des illuminations viendront embellir, ...

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MEMOIRE TROUBLE, Denis Malleval 2021, Pierre Arditi, Nicolas Grandhomme (thriller)@@


Garlat, un ancien flic, est soupçonné de manipulation de preuves dans l'une de ses enquêtes : une affaire jugée est déterrée par l'avocat de celui qu'il a fait mettre en prison, Thomas Sentier. Ce dernier, accusé d'un meurtre sauvage, est innocent, affirme le juriste qui pointe des fautes graves dans l'enquête policière. Mais Garlat ne se souvient pas. Il y a tellement de choses dont il ne se souvient pas. Avec son fils, Nicolas, flic comme lui, il va revenir à Paris et reprendre son enquête.

TELERAMA
Solide téléfilm policier que cette enquête à rebours où le doute s’installe dans la mémoire d’un flic. Pierre Arditi est charismatique en diable.

Garlat, un ancien flic connu pour son intégrité, se retrouve obligé de sortir de sa retraite car un nouvel élément rebat les cartes de sa dernière affaire et pourrait le salir. L’homme qui est en prison à cause de lui a-t-il vraiment assassiné cette jeune fille un soir de pluie ? Garlat aurait-il fabriqué une preuve, à l’époque ? Avec son fils, devenu policier comme lui, il fouille ses souvenirs, mais, hélas, sa mémoire fiche le camp depuis un moment…

Solide téléfilm que cette enquête à rebours qui ré-interroge, avec un suspense bien ficelé, l’intime conviction d’un flic, mais aussi la culpabilité d’un jeune homme aux motivations troubles. Si on regrette cette manie (nouvelle plaie des fictions télé ?) de filmer le moindre paysage de campagne au drone, en revanche, les scènes dans les locaux modernisés du Quai des Orfèvres imposent leur efficacité et leur précision psychologique, grâce à une écriture de bonne facture et un casting de haute tenue. Face à Florence Muller, parfaite en commissaire divisionnaire à l’autorité souriante sans une once de caricature, et à la si naturelle Clémence Boisnard, Pierre Arditi livre un numéro qui emporte le morceau : tour à tour irascible, perdu ou pointilleux en vieux routard obsédé par la vérité, il met tout son charisme au service de son personnage et le rend joliment réaliste.
MEMOIRE TROUBLE, Denis Malleval 2021, Pierre Arditi, Nicolas Grandhomme (thriller)@@ (E)
Garlat, un ancien flic, est soupçonné de manipulation de preuves dans l'une de ses enquêtes : une affaire jugée est déterrée par l'avocat de celui qu'il a fait mettre en prison, Thomas Sentier. Ce de ...

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MEN IN BLACK Internationnal, F. Gary Gray 2019, Tessa Thompson, Chris Hemsworth (thriller)


Une jeune femme passe toute sa vie à chercher la mystérieuse organisation qui a effacé la mémoire de ses parents lorsqu'elle était petite. Lorsqu'elle la trouve enfin, elle y est engagée comme agent probatoire et placée en équipe avec l'agent H.

TELERAMA
“Men in Black” n° 4, un film toujours aussi ludique en matière de bestiaire extraterrestre. Dommage que F. Gary Gray n’imprime que trop rarement sa patte de clippeur R’n’B.

Auteur d’un médiocre Fast & Furious en 2017, F. Gary Gray reprend le jouet bricolé par Barry Sonnenfeld en 1997. Divertissant, ce quatrième épisode s’avère suffisamment ludique en matière de bestiaire, de véhicules et d’arsenal des Men in Black, la fameuse organisation secrète chargée de réguler l’activité extraterrestre sur Terre. S’y déploie une amusante rhétorique de la transformation ou de la dissimulation. Comme cette banquette arrière de taxi qui se révèle être un ascenseur pour night-club souterrain. Pour le reste, le réalisateur de N.W.A : Straight Outta Compton (2015) se contente des habituelles joutes humains-aliens, n’imprimant que trop rarement sa patte de clippeur R’n’B. Dommage, car la scène de boîte de nuit, où des jumeaux extraterrestres (incarnés par Les Twins, célèbres danseurs hip-hop français) embrasent la piste, est l’une des meilleures du film.
MEN IN BLACK Internationnal, F. Gary Gray 2019, Tessa Thompson, Chris Hemsworth (thriller) (E)
Une jeune femme passe toute sa vie à chercher la mystérieuse organisation qui a effacé la mémoire de ses parents lorsqu'elle était petite. Lorsqu'elle la trouve enfin, elle y est engagée comme agent ...

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MEN WOMEN AND CHILDREN, Jason Reitman 2014, Ansel Elgort, Jennifer Garner (societe)@@


Un adolescent est accro au porno en ligne, l'autre aux jeux vidéo. Une mère parano cyber-espionne sa fille. Une autre poste des photos sexy de la sienne sur Internet, dans l'espoir naïf et irresponsable d'en faire une star...

TELERAMA
Jason Reitman (Juno, Young Adult) s'attaque au grand sujet de société du moment : l'influence et les conséquences du tout-numérique (ses pompes, ses oeuvres, son wi-fi, ses ­réseaux sociaux) sur les moeurs de l'Occident en général, d'une poignée d'Américains moyens en particulier.

Pour illustrer l'invasion des « nouvelles communications » dans le quotidien, l'image et l'action sont sans cesse parasitées par des incrustations de pages Facebook, Instagram, Twitter ou par des textos. Outre le fait que ce « gadget » visuel est devenu -- depuis que la série anglaise Sherlock l'a presque inventé -- un agaçant gimmick à la mode, il trahit aussi l'insistance pesante du propos. Des difficultés sexuelles du lycéen pornophile à la vie privée malmenée de la bimbo ou du gamer, Jason Reitman secoue le marronnier de l'ultramoderne solitude. Comme il est habile, malin, il emballe son lot de poncifs dans une chronique chorale bien troussée, un succédané doux-amer de Short Cuts, de Robert Altman. Grâce à un casting plutôt convaincant, d'Adam Sandler à Jennifer Garner, il surfe d'une saynète à l'autre comme on se balade parfois au hasard sur Internet : en haut débit, mais en dilettante. -- Cécile Mury

MEN WOMEN AND CHILDREN, Jason Reitman 2014, Ansel Elgort, Jennifer Garner (societe)@@ (E)
Un adolescent est accro au porno en ligne, l'autre aux jeux vidéo. Une mère parano cyber-espionne sa fille. Une autre poste des photos sexy de la sienne sur Internet, dans l'espoir naïf et irresponsable d'en faire une sta ...

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MERCI POUR LE CHOCOLAT, Claude Chabrol 2000, Jacques Dutronc, Isabelle Huppert


André, pianiste virtuose, et Mika, PDG des chocolats Muller, se sont mariés à Lausanne. Auparavant, André a épousé Lisbeth dont il a eu un fils, Guillaume. Le jour de ses six ans, alors qu'ils étaient de passage en Suisse chez Mika, Lisbeth s'est tuée sur la route. La jeune Jeanne, qui prépare le concours de piano de Budapest, apprend qu'elle aurait été échangée le jour de sa naissance avec Guillaume. A la recherche de ses origines, l'ambitieuse débutante va ébranler l'édifice familial.

TÉLÉRAMA
Comment ferait-on sans lui ? Claude Chabrol, 70 ans, cinquante-deux films au compteur, est le seul cinéaste de sa génération ­ celle de la Nouvelle Vague ­à continuer à nous fixer un rendez-vous quasi annuel. Mieux, deux ou trois fois par décennie, ce rendez-vous dépasse le simple agrément de retrouvailles pépères, pour atteindre au Graal de tout spectateur de cinéma : une fête de l'ambiguïté et de la manipulation, un pur plaisir de jeu.
MERCI POUR LE CHOCOLAT, Claude Chabrol 2000, Jacques Dutronc, Isabelle Huppert (E)
André, pianiste virtuose, et Mika, PDG des chocolats Muller, se sont mariés à Lausanne. Auparavant, André a épousé Lisbeth dont il a eu un fils, Guillaume. Le jour de ses six ans, alors qu'ils &eacu ...

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MES FRERES ET MOI, Yohan Manca 2021 (drame)@@


Nour a 14 ans, vit dans un quartier populaire au bord de la mer. Il s'apprête à passer un été rythmé par les mésaventures de ses grands frères, la maladie de sa mère et des travaux d'intérêt général. Alors qu'il doit repeindre un couloir de son collège, il rencontre Sarah, une chanteuse lyrique qui anime un cours d'été. Une rencontre qui va lui ouvrir de nouveaux horizons.

TELERAMA
Le benjamin d’une fratrie en marge découvre le chant lyrique. Un petit air de comédie italienne bienvenu dans le registre balisé du “film de cités”…

Quatre frangins sous le cagnard d’un quartier populaire au bord de la mer : Abel, l’aîné autoritaire, Mo, le rouleur de mécaniques, Hédi le rageur, et Nour, le ­petit dernier de 14 ans, s’engueulent, se tapent dessus mais restent soudés autour de leur mère, dans le coma depuis des années. Pendant que les grands rapportent, plus ou moins légalement, de l’argent à la maison, Nour approche les haut-parleurs de son ordi­nateur du lit maternel, persuadé qu’elle peut entendre son air d’opéra préféré, Una furtiva lagrima, de Gaetano Donizetti. Un jour qu’il repeint un couloir de son collège pour des travaux d’intérêt général, l’adolescent découvre le chant lyrique grâce à Sarah, une chanteuse qui anime un cours d’été. Révélation. Et possible fugue vers un avenir insoupçonné…

Faire pénétrer l’opéra et le romanesque dans un cadre régi par la virilité et la violence, l’enjeu était de taille, mais le réalisateur y parvient sans angélisme grâce à un regard tendre et chaleureux sur la fratrie, digne de la comédie italienne : c’est un peu Affreux, sales et méchants, mais en slip de bain et maillot de foot, au son, enivrant, de La traviata. La troupe d’acteurs impressionne : Dali Benssalah impose un charisme fier en chef de clan endurci, le talentueux Sofian Khammes réinvente Aldo Maccione avec une pointe d’ambiguïté, et le jeune Maël Rouin Berrandou ­explose dans le rôle de Nour. Un petit soleil qui fait penser au jeune Momo de La Vie devant soi.
MES FRERES ET MOI, Yohan Manca 2021 (drame)@@ (E)
Nour a 14 ans, vit dans un quartier populaire au bord de la mer. Il s'apprête à passer un été rythmé par les mésaventures de ses grands frères, la maladie de sa mère et des travaux d'in ...

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MES HEROS, Eric Besnard 2012, Josiane Balasko, Gerard Jugnot, Clovis Cornillac (comique sentimental)@


Maxime dirige une petite compagnie d'ambulances au bord du dépôt de bilan, et se démène pour la sauver. Résultat, ses enfants ne le voient pas et sa femme le trompe. C'est alors qu'un coup de téléphone de la police lui apprend que sa mère, Olga, est en garde à vue. Maxime va la chercher pour la raccompagner chez elle, même si elle rechigne à y retrouver son mari avec lequel elle s'accroche régulièrement. Mais ses parents se disputent autant qu'ils s'aiment.

TELERAMA
Des gens qui ont des problèmes retrouvent le goût de vivre : un canevas rudimentaire pour le portrait d’une famille réunie grâce à un petit Black qu’il faut sauver des griffes de la police.

Des gens à problèmes retrouvent le goût de la vie : sur ce canevas (une synthèse rudimentaire d'Intouchables ?), le réalisateur Eric Besnard brode un film familial empoté. Maman Olga a un problème de caractère, Papa Jacques, des problèmes de santé, et leur fils, des problèmes de couple. Ils se retrouvent en accueillant un petit Black sans papier traqué par la police : problème de société... Le problème, c'est que tous ces problèmes sonnent creux et faux. La mise en scène y est pour beaucoup : elle fige les décors (assez laids), les dialogues et les comédiens. Au point qu'avec leurs tempéraments expressifs Josiane Balasko et Gérard Jugnot donnent l'impression d'être systématiquement dans la surcharge.

Tout tombe à plat, y compris le couplet généreux contre le contrôle des étrangers, très vite caricaturé et finalement expédié, comme le petit Black qu'on met dans un train avec sa mère. On imagine que c'est le point de vue du gamin qui explique le titre. Mais ce point de vue n'existe pas, le regard de l'enfant sur les adultes n'étant pas plus mis en scène que le reste. Le film a vraiment beaucoup de problèmes !
MES HEROS, Eric Besnard 2012, Josiane Balasko, Gerard Jugnot, Clovis Cornillac (comique sentimental)@ (E)
Maxime dirige une petite compagnie d'ambulances au bord du dépôt de bilan, et se démène pour la sauver. Résultat, ses enfants ne le voient pas et sa femme le trompe. C'est alors qu'un coup de tél&eac ...

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MES TRES CHERS ENFANTS, Alexandra Leclère 2020, Josiane Balasko, Didier Bourdon (comique)@@


Chantal et Christian vivent une retraite paisible. Mais depuis que leurs enfants Sandrine et Stéphane ont quitté le nid, ils ne les voient pas beaucoup. Les occasions de se réunir en famille sont de plus en plus rares.

TELERAMA
Des parents à la retraite et délaissés font croire à leurs enfants ingrats qu’ils ont gagné au Loto... Accompagnée d’un duo d’acteurs touchants (Balasko-Bourdon), Alexandra Leclère retrouve un peu de la verve de son premier film, “Les Sœurs fâchées”.

une retraite paisible. Un peu trop à leur goût. Cela fait quelque temps que leurs grands enfants ont quitté leur banlieue pavillonnaire pour vivre à Paris. Et les nouvelles sont rares. Les deux rejetons ingrats trouvent toujours des excuses pour ne pas répondre au téléphone ou éviter de venir manger le crumble de Chantal le dimanche. Les deux parents délaissés vivent désormais dans la nostalgie de la vie à quatre. La frustration est telle que Christian a un jour une idée diabolique : faire croire que le couple vient de gagner 18 millions d’euros au Loto. Bingo ! Sandrine et Stéphane sont soudain très gentils avec papa et maman et rappliquent à la moindre occasion. Mais le mensonge, difficilement tenable, va entraîner bon nombre de quiproquos…


Avec cette petite comédie plaisante sur la famille, Alexandra Leclère retrouve ce qui faisait le sel de son tout premier film, Les Sœurs fâchées (2004) : un couple d’acteurs en grande forme et un humour vachard gentiment caricatural, certes émaillé de quelques gags ratés, mais derrière lequel pointe un sentiment mélancolique prégnant. Et une certaine justesse dans l’émotion, avec en creux cette vérité difficile à avaler : passé un certain âge, il faut réapprendre à vivre pour soi et non plus pour ses enfants. Finalement, on est ému par le combat touchant du couple Balasko/Bourdon, qui masque en partie une mise en scène sans relief.
MES TRES CHERS ENFANTS, Alexandra Leclère 2020, Josiane Balasko, Didier Bourdon (comique)@@ (E)
Chantal et Christian vivent une retraite paisible. Mais depuis que leurs enfants Sandrine et Stéphane ont quitté le nid, ils ne les voient pas beaucoup. Les occasions de se réunir en famille sont de plus en plus rares. ...

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MESRINE L INSTINCT DE MORT Jean-François Richet 2008, Vincent Cassel


Des années 60 à Paris, au début des années 70 au Canada, le parcours criminel hors norme d'un petit voyou de Clichy nommé Jacques Mesrine... De retour de la guerre d'Algérie, Jacques Mesrine refuse le travail que lui propose son père. Avec un ami d'enfance, il débute sa carrière de voyou auprès de Guido, le parrain local. Il prendra rapidement du galon, entre cambriolages et évasions spectaculaires.
MESRINE L INSTINCT DE MORT Jean-François Richet 2008, Vincent Cassel (E)
Des années 60 à Paris, au début des années 70 au Canada, le parcours criminel hors norme d'un petit voyou de Clichy nommé Jacques Mesrine... De retour de la guerre d'Algérie, Jacques Mesrine refuse ...

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METAL HURLANT, Gerald Potterton 1981 (animation)@


Un astronaute découvre un énigmatique globe vert et le rapporte à sa fille. L'orbe lui montre des histoires de sexe et de violence sur fond d'une BO rock infernale. Véritable pamphlet contre le monde capitaliste, 'Métal Hurlant' met en scène des zombies, des dealeurs et un anti-héros aux allures de 'Taxi Driver'.

TELERAMA
Le Loch-Nar, une sphère lumineuse aux pouvoirs maléfiques, raconte à une fillette les désastres qu'elle a provoqués dans diverses galaxies. - New York, 2031. Un jeune chauffeur de taxi sauve la détentrice du Loch-Nar, une pulpeuse créature, des mains d'un certain Rudnik, qui veut s'en emparer. Après une nuit de rêve passée en sa compagnie, il s'aperçoit que la belle a disparu. Elle lui fait parvenir un message : elle l'attend sur le flambeau de la statue de la Liberté. - Dan, un étudiant, se mue en colosse après avoir tenté une expérience avec le Loch-Nar. - Après la mort de son équipage au cours d'un bombardement, un pilote de bombardier se retrouve nez à nez avec le Loch-Nar...
METAL HURLANT, Gerald Potterton 1981 (animation)@ (E)
Un astronaute découvre un énigmatique globe vert et le rapporte à sa fille. L'orbe lui montre des histoires de sexe et de violence sur fond d'une BO rock infernale. Véritable pamphlet contre le monde capitaliste, ...

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METROPOLIS Fritz Lang 1927 vers angl sous titre fr (science fiction)@@ (film complet)


Au XXIe siècle, une métropole à l'architecture fantastique vit sous le joug d'un groupe de tyrans. Les aristocrates se prélassent et se divertissent dans de somptueuses demeures et de luxuriants jardins, tandis que la grande masse de la population travaille, dort et survit durement dans les profondeurs de la terre. Un savant invente une femme-robot qui doit détourner les opprimés de la révolte qui gronde.
METROPOLIS Fritz Lang 1927 vers angl sous titre fr (science fiction)@@ (film complet) (E)
Au XXIe siècle, une métropole à l'architecture fantastique vit sous le joug d'un groupe de tyrans. Les aristocrates se prélassent et se divertissent dans de somptueuses demeures et de luxuriants jardins, tandis q ...

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MEURS UN AUTRE JOUR, Lee Tamahori 2002, Pierce Brosnan


James Bond s'apprête à dévoiler au monde entier que le colonel Moon détient des armes de guerre hautement sophistiquées. Cependant, celui-ci se montre rusé et fait prisonnier l'agent 007. Grâce à l'agent de la CIA Falco, James Bond réussit à s'évader du pénitencier. Au même moment, le colonel Moon tente de déstabiliser les pourparlers entre la Corée du Nord et la Corée du Sud afin de déclencher une nouvelle guerre contre le Japon.

TELERAMA
Il surfe sur un tsunami au large de la Corée du Nord, déjoue un trafic de diamants en Islande, s’oppose aux manipulations génétiques à Cuba et, bien sûr, finira au lit avec Halle Berry. James Bond revient, bien décidé à mourir un autre jour.
La superbe séquence d’ouverture annonce le programme. Bond va surfer sur la réalité la plus houleuse qu’il ait jamais connue : la nôtre. Assez courageusement, ce vingtième opus affronte une délicate question : mais que faisait 007 le 11 septembre 2001 ? Il croupissait dans une prison de Corée du Nord, et il y serait encore si les Américains n’avaient craint qu’il ne parle sous la torture.
Pour remettre en piste ce bon vieux Bond, les scénaristes font des efforts louables, tout comme le réalisateur, Lee Tamahori, qui donne mieux que des gages de professionnalisme. Le résultat a de l’esprit et de la tenue, et reprend avec mesure le chemin des fantaisies d’antan : une clinique de chirurgie esthétique très spéciale à La Havane, un roi du diamant qui a fait construire un hôtel de glace en Islande, une brune torride et une blonde réfrigérante…
Peu à peu, tout l’univers de 007 se met en place. Mais, au nom du rajeunissement des fans, on nous impose des scènes d’action proches du jeu vidéo. Une scission ­générationnelle qu’incarne Halle Berry, d’abord James Bond girl à la Ursula Andress pour les anciens, puis clone de Lara Croft pour la nouvelle génération — à qui l’on jette aussi en pâture Madonna. Miam ? Miam !
MEURS UN AUTRE JOUR, Lee Tamahori 2002, Pierce Brosnan (E)
James Bond s'apprête à dévoiler au monde entier que le colonel Moon détient des armes de guerre hautement sophistiquées. Cependant, celui-ci se montre rusé et fait prisonnier l'agent 007. Grâce ...

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MEURTRE A LA MAISON BLANCHE 1997(policier)@@


Le président des Etats-Unis, Jack Neil, traverse une période difficile : des otages américains sont détenus en Corée et l'opinion publique s'impatiente.Le meurtre de Carla Town, retrouvée assassinée dans les toilettes de la Maison Blanche, ne va pas arranger la situation. L'inspecteur Harlan Regis de la brigade criminelle de Washington, est chargé de l'affaire avec sa collègue Nina Chance, ce qui ne réjouit pas Nick Spikings, responsable de la sécurité du chef de l'Etat.
MEURTRE A LA MAISON BLANCHE 1997(policier)@@ (E)
Le président des Etats-Unis, Jack Neil, traverse une période difficile : des otages américains sont détenus en Corée et l'opinion publique s'impatiente.Le meurtre de Carla Town, retrouvée assassin&e ...

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MEURTRE A SENDHAMN, Viveca Sten 2010, Jakob Cedergren, Alexandra Rapaport, Anki Lidén (policier)@@


L'île paradisiaque de Sandhamn, non loin de Stockholm, est un lieu de vacances parfait. Seulement, elle est aussi le décor de crimes que doit résoudre Thomas Andreasson, inspecteur de brigade criminelle.
MEURTRE A SENDHAMN, Viveca Sten 2010, Jakob Cedergren, Alexandra Rapaport, Anki Lidén (policier)@@ (E)
L'île paradisiaque de Sandhamn, non loin de Stockholm, est un lieu de vacances parfait. Seulement, elle est aussi le décor de crimes que doit résoudre Thomas Andreasson, inspecteur de brigade criminelle. ...

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MEURTRE AU SOLEIL, Guy Hamilton 1982, Peter Ustinov (policier)@@


Hercule Poirot, enquêtant sur une affaire d'assurances dans le cadre idyllique d'un hôtel d'une île méditerranéenne, est bientôt contraint d'utiliser ses facultés de déduction pour un autre cas : une riche actrice séjournant dans l'hôtel est retrouvée étranglée sur la plage.

TELERAMA
Mais qui a pu tuer dans une crique déserte, au nez et à la barbe d'Hercule Poirot, l'excentrique, l'insolente Arlena Marshall ?

Le cinéma a rarement rendu justice à la vieille dame pas si digne que ça. Ses romans sont prétextes à des films luxueux et poussiéreux où défilent le plus grand nombre de stars au millimètre carré de pellicule (ici, on est content de revoir la célèbre Mme Peel de Chapeau melon et bottes de cuir, Diana Rigg). Meurtre au soleil ne fait pas exception à la règle. Ce film n'apportera aucune jouissance extatique au cinéphile pur et dur. Mais constituera une détente idéale pour ceux qui ne réclament du cinéma que deux heures... à tuer ! — Pierre Murat
MEURTRE AU SOLEIL, Guy Hamilton 1982, Peter Ustinov (policier)@@ (E)
Hercule Poirot, enquêtant sur une affaire d'assurances dans le cadre idyllique d'un hôtel d'une île méditerranéenne, est bientôt contraint d'utiliser ses facultés de déduction pour un autr ...

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MEURTRE DANS UN JARDIN ANGLAIS, Peter Greenaway 1982 (thriller)@@


TELERAMA
Peter Greenaway s’est fait connaître du grand public avec ce subtil polar mondain, charade minutieuse dont chaque plan est à décrypter.

Mrs Herbert, épouse délaissée par un riche aristocrate anglais, passe un curieux marché avec M. Neville, peintre paysagiste réputé : elle lui commande huit dessins de la propriété, qu’elle paiera au prix fort, en argent et avec son corps. Peu à peu, le marché s’avère encore moins innocent que prévu.

Meurtre dans un jardin anglais révéla Peter Greenaway au grand public (éclairé), permettant à ce créateur érudit et éclectique (à la fois peintre, décorateur, muséographe…) de faire la carrière de cinéaste que l’on connaît. Le film est inclassable : l’étude psychologique s’y enrichit d’une énigme policière, la réflexion sur l’art est accompagnée d’un marivaudage pervers… La mise en scène prend la forme rigoureuse d’une composition géométrique : elle rejoint le découpage des cadres à perspective qu’utilise le héros, et sa systématisation est soulignée par la musique obsédante de Michael Nyman. Ce dispositif – premier jalon d’une réflexion sur le point de vue qui traversera toute l’œuvre de Greenaway – permet de tenir le spectateur en haleine, de le rendre de plus en plus attentif.

Comme dans un jeu des sept erreurs, il s’agit de guetter le détail qui fera sens : une échelle dans un tableau, une paire de bottes abandonnée en plein champ, la silhouette d’un homme en habit de cour, victime putative à laquelle il ne manque plus qu’un visage… Mais ici la résolution de l’énigme a moins d’importance que sa construction ; en d’autres termes, la mise en scène compte plus que le récit. Ce sont les limites d’un film à la fois brillant et vain, auquel on peut rester hermétique.

MEURTRE DANS UN JARDIN ANGLAIS, Peter Greenaway 1982 (thriller)@@ (E)
TELERAMA
Peter Greenaway s’est fait connaître du grand public avec ce subtil polar mondain, charade minutieuse dont chaque plan est à décrypter.

Mrs Herbert, épouse délaissée par u ...

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MEURTRE IDEAL, Andrew Davis 1998, Michael Douglas, Gwyneth Paltrow.


Une des figures les plus influentes de la finance américaine, Steven Taylor, ambitieux, possessif et secret, a des raisons de s'inquiéter. Sa très jolie jeune femme, lasse d'être traitée en potiche, file l'amour le plus romantique avec un peintre, David Shaw. Une fois convaincu de l'infidélité de sa femme, Taylor mène une enquête sur son rival et découvre des éléments troublants : un changement d'identité, des délits multiples et une ancienne liaison, conclue par une mort violente.

TELERAMA
Rien ne va plus chez les Taylor, richissimes grands bourgeois new-yorkais. Madame a une liaison avec un jeune peintre ; Monsieur, qui l'a découverte, est de surcroît menacé d'un cataclysme financier à l'échelle de sa fortune. Se venger tout en sauvant les meubles, cela passe par un crime parfait. Le mari échafaude donc un plan machiavélique où c'est l'amant lui-même qui tuera Mrs Taylor.

Adapter à nouveau la pièce qui inspira Le crime était presque parfait, d'Alfred Hitchcock, pourquoi pas ? A condition d'être... inspiré, justement. Quoi de neuf ici ? Beaucoup de décorum, de faste, de tenues de soirée qui nous éloignent un peu plus de ces pauvres gens riches. Et quelques retournements retors qui mettent un instant du piment dans l'action (ah ! c'est l'amant qui doit tuer ! diable ! et ce n'est pas l'amant qui est tué ?), avant que le film retombe dans une routine de règlements de comptes grandiloquents et de plus en plus factices. Au jeu des sept différences, on notera que les ciseaux à couture maniés par Grace Kelly chez Hitchcock sont ici remplacés par un... thermomètre à gigot ! La cuisinière avait laissé traîner la chose. L'histoire ne dit pas si Monsieur a viré l'imp(r)udente...
MEURTRE IDEAL, Andrew Davis 1998, Michael Douglas, Gwyneth Paltrow. (E)
Une des figures les plus influentes de la finance américaine, Steven Taylor, ambitieux, possessif et secret, a des raisons de s'inquiéter. Sa très jolie jeune femme, lasse d'être traitée en potiche, file l' ...

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MEURTRE MYSTERIEUX A MANHATTAN, Woody Allen 1993, Diane Keaton (thriller comique)@@


À New York, la femme d'un éditeur qui trouve sa vie trop terne entraîne son mari à soupçonner leur voisin du meurtre de son épouse.

TELERAMA
Une comédie survoltée, insolente, qui fuse de partout, avec une Diane Keaton en grande forme, reine de l’île flottante et apprentie Mike Hammer. En hommage à l’actrice disparue, le film est rediffusé ce mercredi, à 20h55 sur Arte.

Couple sans histoire, Carol et Larry Lipton font la connaissance de leurs voisins, les House, charmants retraités. Le lendemain, madame House meurt d'une crise cardiaque. Carol trouve le veuf bien peu affligé et le soupçonne d'avoir tué sa femme. Malgré les réticences de Larry, elle mène l'enquête, aidée par Ted, un ami qui la courtise et flatte sa lubie.

Après le magistral Maris et femmes, Woody Allen s'est offert une petite récréation, une comédie policière dans laquelle il met sa propre personne en scène, avec ses phobies, sa calvitie et ses bons mots. Il y a dans cette fable jubilatoire, pleine de références aux films noirs (d'Assurance sur la mort à La Dame de Shanghai, via Hitchcock), un charme et une tonicité auxquels on ne peut pas résister. Le scénario est un miracle de finesse, avec des dialogues très spirituels, et l'interprétation résolument haut de gamme : l'apparition d'Anjelica Huston en romancière chic est un grand moment. On devine, en filigrane, l'interrogation récurrente sur le rapport entre le réel et la fiction (que l'on retrouve dans Midnight in Paris), traitée ici sur un mode léger, mais traitée tout de même. La régularité du talent de Woody Allen est décidément une source constante d'étonnement.

À
MEURTRE MYSTERIEUX A MANHATTAN, Woody Allen 1993, Diane Keaton (thriller comique)@@ (E)
À New York, la femme d'un éditeur qui trouve sa vie trop terne entraîne son mari à soupçonner leur voisin du meurtre de son épouse.

TELERAMA
Une comédie survoltée, insolent ...

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MEURTRE PARFAIT, Andrew Davis 1998, Michael Douglas, Gwyneth Paltrow (thriller sentimental)@


Une des figures les plus influentes de la finance américaine, Steven Taylor, ambitieux, possessif et secret, a des raisons de s'inquiéter. Sa très jolie jeune femme, lasse d'être traitée en potiche, file l'amour le plus romantique avec un peintre, David Shaw. Une fois convaincu de l'infidélité de sa femme, Taylor mène une enquête sur son rival et découvre des éléments troublants : un changement d'identité, des délits multiples et une ancienne liaison, conclue par une mort violente.

TELERAMA
Steven Taylor, homme d'affaires reconnu, découvre que sa riche épouse, Emily, le trompe avec David Shaw, un artiste peintre au lourd passé. Diabolique, il pousse celui-ci à assassiner l'infidèle, en exploitant ses douteux antécédents. Mais Shaw ne peut pas se résoudre à pareille besogne et "délègue" la tâche à un tiers. Cependant, face à son agresseur, Emily se défend bec et ongles. Mieux, elle réussit à mettre hors d'état de nuire celui qui devait la faire passer de vie à trépas. Steven maquille alors la tentative de meurtre en agression banale et prévient la police. Emily commence à se poser des questions au sujet de son époux...

TELERAMA
MEURTRE PARFAIT, Andrew Davis 1998, Michael Douglas, Gwyneth Paltrow (thriller sentimental)@ (E)
Une des figures les plus influentes de la finance américaine, Steven Taylor, ambitieux, possessif et secret, a des raisons de s'inquiéter. Sa très jolie jeune femme, lasse d'être traitée en potiche, file l' ...

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MEURTRES EN DENTELLES, Adeline Darraux 2025 (policier)@@


Discrète et sans histoire en apparence, la ville de Caudry est le cœur de la dentelle française. Lorsque Marie Balette, héritière de la prestigieuse maison Balette, est retrouvée assassinée, c'est la stupéfaction.

TELERAMA
Un gendarme se voit adjoindre sa fille comme coéquipière sur une affaire de meurtre... une relation père/fille assez touchante.

Caudry, dans le Nord. Cette petite ville célèbre pour sa dentelle est sous le choc : Marie, l’héritière de la célèbre maison Balette, vient d’être retrouvée assassinée. Le capitaine de gendarmerie Antoine Duprat, enquêteur compétent mais ayant quelques difficultés à suivre les procédures, est sur l’affaire. À sa stupéfaction, on lui adjoint une coéquipière qui n’est autre que sa fille, Lola, mutée de Marseille. Il ignore qu’en réalité Lola est revenue à Caudry pour lui annoncer qu’il allait être mis à la retraite anticipée. Un macchabée dans une ville à fort patrimoine historique, un binôme conflictuel, des suspects dans tous les coins… les premières minutes font craindre un polar plan-plan comme le service public en produit à la chaîne. Mais s’il est vrai qu’on se désintéresse rapidement de l’enquête, on finit en revanche par être ému par ce duo père-fille qui tente de se reconstruire après la mort de la mère. Dans le cadre de ce format télévisuel vu et revu, c’est déjà pas mal.

Caudry est une petite ville au coeur du Cambrésis. Discrète et sans histoire en apparence, elle est en fait le coeur de la dentelle française. Depuis 150 ans, toute une communauté s'est organisée autour de cette industrie. Aussi, lorsque Marie Ballette, héritière brillante de la prestigieuse maison qui porte son nom, est retrouvée assassinée dans son atelier, c'est la stupéfaction. Au moment où le capitaine de gendarmerie Antoine Duprat et la lieutenante Esther Collet arrivent sur les lieux du crime, ils découvrent que la SR est déjà là, et que l'enquêtrice envoyée n'est autre que Lola, la fille d'Antoine. De guingois mais ensemble, ils partent sur les traces des secrets de Marie Balette et de toute une communauté...

www.youtube.com/embed/VteCLDp0bAQ
MEURTRES EN DENTELLES, Adeline Darraux 2025 (policier)@@ (E)
Discrète et sans histoire en apparence, la ville de Caudry est le cœur de la dentelle française. Lorsque Marie Balette, héritière de la prestigieuse maison Balette, est retrouvée assassinée, c ...

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MICHEL STROGOFF, Carmine Gallone 1956, Curd Jürgens, Geneviève Page (histoire bio)@


En 1880, Féofar Khan, l'émir de Boukhara, lève l'étendard de la révolte. Ses armées de féroces Tartares déferlent sur la Sibérie orientale, enfermant le grand-duc, le frère du tsar, dans la ville d'Irkoutsk. Averti de la traîtrise d'Ivan Ogareff, le tsar décide de lui faire porter un avertissement et choisit pour messager l'un de ses meilleurs officiers, l'intrépide Michel Strogoff. L'aventurier se fait passer pour un négociant nommé Nicolas Korpanoff et entreprend de traverser, au péril de sa vie, les lignes tartares en la charmante compagnie de Nadia Fedor. Celle-ci veut rejoindre son père, qui est en exil politique à Irkoutsk...

TELERAMA
MICHEL STROGOFF, Carmine Gallone 1956, Curd Jürgens, Geneviève Page (histoire bio)@ (E)
En 1880, Féofar Khan, l'émir de Boukhara, lève l'étendard de la révolte. Ses armées de féroces Tartares déferlent sur la Sibérie orientale, enfermant le grand-duc, le frè ...

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MIDNIGHT EXPRESS, Parker Alan 1978 (thriller)@@


En 1970, Billy Hayes, jeune touriste américain venu passer ses vacances en Turquie, est arrêté à l'aéroport d'Istanbul alors qu'il tentait de passer en fraude deux kilos de haschisch. Il est immédiatement incarcéré dans la sinistre prison de Sagmalcilar, où règnent la violence, la corruption et l'insalubrité.

TELERAMA
Un petit narco-touriste américain, Billy Hayes, se fait pincer par les autorités turques avec deux kilos de haschisch. Il est immédiatement jeté en prison, à Sagmalcilar, un enfer puant. Condamné, Billy purge quatre ans de réclusion dans l’horreur quotidienne, soutenu par l’amitié de deux codétenus, Max et Jimmy. Peu avant le terme de sa peine, il apprend qu’un second procès « pour l’exemple » la prolonge de trente ans.

Tiré du récit autobiographique de Billy Hayes, surnommé « le Papillon américain » à cause de sa miraculeuse évasion, ce film émut quelque peu la diplomatie turque. « Vous êtes tous des porcs ! », hurlait le malheureux héros à la nation levantine tout entière. Racisme ? Violence racoleuse ? Ou au contraire dénonciation virulente et courageuse ? Avec le recul, ce drame carcéral vaut surtout par la densité de ses interprètes : Brad Davis donne assez de désespoir animal et d’ambiguïté à son personnage pour le rendre fascinant. À ses côtés, John Hurt compose un paumé inoubliable. Quant à la peinture de la vie carcérale, elle est terrifiante, brutale et efficace pour impressionner, mais trop pompière et complaisante pour engager une vraie réflexion.
MIDNIGHT EXPRESS, Parker Alan 1978 (thriller)@@ (E)
En 1970, Billy Hayes, jeune touriste américain venu passer ses vacances en Turquie, est arrêté à l'aéroport d'Istanbul alors qu'il tentait de passer en fraude deux kilos de haschisch. Il est immédiat ...

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MILF, Axelle Laffont 2017, Marie-Josée Croze, Virginie Ledoyen (societe)@


Trois amies d'enfance partent dans le Sud vider la maison de l'une d'entre elles, afin de la vendre. Pendant ces quelques jours, elles vont devenir les cibles privilégiées de trois jeunes garçons, pour qui ces femmes seules, approchant la quarantaine, sont bien plus séduisantes que les filles de leur âge. Cécile, Sonia et Elise découvrent avec bonheur qu'elles sont des MILF.

TELERAMA
Trois quasi-quadras draguées par des gamins de 20 ans, Axelle Laffont aligne les clichés. On préfère quand elle ose l’émotion, trop rarement.

Trois femmes approchant la quarantaine sont draguées par des gamins de 22 ans. Gros plans insistants sur les fesses musclées et sur les seins de nymphettes, sur leurs ventres ultra plats… Ce serait un homme à la réalisation, on le traiterait de macho. Mais c’est Axelle Laffont et elle n’évite pas les gros clichés sexistes. Dans tous les sens : les garçons passent pour des crétins et les femmes pour des névrosées dont le seul but semble être de trouver un mec ou d’avoir des enfants… Dommage, car les rares fois où l’émotion pointe, on regrette que le film passe à côté de son sujet, la perte d’une illusion.
MILF, Axelle Laffont 2017, Marie-Josée Croze, Virginie Ledoyen (societe)@ (E)
Trois amies d'enfance partent dans le Sud vider la maison de l'une d'entre elles, afin de la vendre. Pendant ces quelques jours, elles vont devenir les cibles privilégiées de trois jeunes garçons, pour qui ces femmes se ...

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MILLE MILLIARD DE DOLLARS, Henri Verneuil 1981, Patrick Dewaere, Michel Auclair (thriller)@@


Journaliste à `La Tribune', Kerjean apprend que l'homme politique Benoit Lambert a reçu un pot de vin pour faciliter une transaction internationale. Après son article, Benoit Lambert se suicide, en apparence. La rumeur était fausse.

TELERAMA
En 1964, Henri Verneuil réalisait “Mille dollars au soleil”. En 1981, il passe à “Mille milliards de dollars”. Voilà une inédite illustration des lois de l’inflation. Et aussi une façon habile d’attirer le badaud : par les grands nombres, l’opulence, la pluie de dollars.

Ayant appris qu’un homme politique a reçu de l’argent pour céder une usine française à un groupe étranger, un journaliste publie un article qui provoque un scandale… Henri Verneuil a écrit et filmé un sujet ambitieux, frôlant la politique, dévoilant la puissance et les activités souterraines des sociétés multinationales. On s’en préoccupait beaucoup au début des années 1980. Sous la forme d’une enquête où un journaliste intègre mène le combat pour la vérité, Henri Verneuil a ­démonté rigoureusement le mécanisme d’une de ces multinationales (appelée GTI) qui n’ont pour but que le profit et ne reculent devant rien pour s’enrichir. On remonte ainsi aux origines de ces entreprises industrielles et aux services secrets employant des tueurs. Le cinéaste a su traiter ce « dossier » avec beaucoup d’éléments romanesques. L’ensemble est efficace, et Patrick Dewaere renouvelle son personnage de cinéma (celui des Valseuses), alors en passe de devenir un archétype.
MILLE MILLIARD DE DOLLARS, Henri Verneuil 1981, Patrick Dewaere, Michel Auclair (thriller)@@ (E)
Journaliste à `La Tribune', Kerjean apprend que l'homme politique Benoit Lambert a reçu un pot de vin pour faciliter une transaction internationale. Après son article, Benoit Lambert se suicide, en apparence. La rumeur ...

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MILLENIUM ce qui ne me tue pas, Fede Alvarez 2018, Claire Foy, Sverrir Gudnason, Sylvia Hoeks (thriller)@


Frans Balder, éminent chercheur suédois en intelligence artificielle fait appel à Lisbeth Salander afin de récupérer un logiciel qu'il a créé et permettant de prendre le contrôle d'armes nucléaires. Mais la NSA ainsi qu'un groupe de terroristes mené par Jan Holster sont également sur la piste du logiciel. Traquée, Lisbeth va faire appel à son ami le journaliste Mikael Blomkvist qu'elle n'a pas vu depuis 3 ans.

TELERAMA
Le tome 4, qui n’était pas de Stieg Larsson, donne lieu à un film bas de gamme. Lisbeth Salander y est d’une bêtise incroyable ou d’une intelligence inconcevable, au gré d’un scénario bidon, qui la charge, tout bonnement, de sauver le monde.

L'adaptation du tome 4 donne un film trop ouvertement mercantile. De Lisbeth Salander, il ne reste qu’une panoplie : boots, cuir et tatouage. La voilà chargée de sauver le monde, menacé par un programme informatique capable de prendre les commandes de toutes les armes nucléaires, comme dans un James Bond.

Très attendue dans le rôle de la hackeuse, la talentueuse Claire Foy (The Crown) se fait voler la vedette par Sylvia Hoeks, qui, dans le rôle de sa sœur, la méchante de l’histoire, parvient à être plus franchement dans le ton du film, la série B.

Venu du cinéma d’horreur, le réalisateur tire en effet l’univers de Millénium du côté d’une noirceur assez carnavalesque, dans un finale à base de rouge érotique, latex et masques à gaz. Un gâchis très kitsch.
MILLENIUM ce qui ne me tue pas, Fede Alvarez 2018, Claire Foy, Sverrir Gudnason, Sylvia Hoeks (thriller)@ (E)
Frans Balder, éminent chercheur suédois en intelligence artificielle fait appel à Lisbeth Salander afin de récupérer un logiciel qu'il a créé et permettant de prendre le contrôle d'arme ...

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MILLION DOLLAR BABY, Clint Eastwood 2004, Hilary Swank, Morgan Freeman (sport)@@


Frankie Dunn dirige un gymnase en décrépitude, secondée par son fidèle ami Eddie Dupris, un ancien boxeur depuis longtemps à la retraite. Malgré sa grande pauvreté, Maggie Fitzgerald, une pugiliste de 31 ans travaillant comme serveuse, tente de convaincre Frankie de devenir son entraîneur.

TELERAMA
Un coach philosophe, une boxeuse énergique. Sommet de classicisme, le film repousse les limites du mélo pour exalter les valeurs chères à Clint. Oscar de la meilleure actrice en 2005 pour la poignante Hilary Swank.
C'est l’histoire de Frankie, l’entraîneur de boxe, et de Maggie, la fille qui met les autres filles K.-O., mais c’est une tierce personne qui la raconte, Scrap, l’employé modèle qui surveille le ring et dort dans la salle de gym. Cette voix off installe d’emblée le vingt-sixième film de Clint Eastwood dans le plus séduisant des classicismes. Million Dollar Baby est bien l’héritier du « film de boxe », mais avec une différence de taille : le héros est une ­héroïne. Ce changement de sexe bouscule les relations entre des personnages archétypaux, insuffle de la vie dans une mécanique narrative hyper rodée.

Donc, Frankie — Clint lui-même — accepte de coacher Maggie, une jeune femme qui n’a que son punch pour atout. L’ascension de Maggie constitue le corps (à tous les sens du terme) du film, et il permet à Eastwood d’illustrer des thèmes chers à l’Amérique et à lui-même : le goût de l’épreuve, la valeur du travail individuel et le mérite qui l’accompagne, la transmission d’un savoir. Et puis cette croyance forte et simple que les êtres ont ­sinon un destin, du moins une voie qui exprimera au mieux leurs aptitudes.

La dernière demi-heure du film change la donne. À l’éloge des valeurs qui fondaient le film et le parcours de Maggie (ces valeurs fascinantes et ambiguës, l’individualisme en tête, qui sont celles d’Eastwood) se substitue un discours plutôt réactionnaire sur une société sans morale. On peut trouver cet épilogue plus faible.
MILLION DOLLAR BABY, Clint Eastwood 2004, Hilary Swank, Morgan Freeman (sport)@@ (E)
Frankie Dunn dirige un gymnase en décrépitude, secondée par son fidèle ami Eddie Dupris, un ancien boxeur depuis longtemps à la retraite. Malgré sa grande pauvreté, Maggie Fitzgerald, une pug ...

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MINUIT A PARIS, Woody Allen, Carla Bruni, Marion Cotillard (conte)@@


Gil Pender est un scénariste et romancier. Séjournant à Paris avec sa fiancée, Gil décide de visiter la ville seule. Une nuit, Gil rencontre un groupe de fêtards qui l'entraînent dans le passé pendant une nuit et lui font connaître les icônes de l'art et de la littérature.

TELERAMA
Tout est rapide, enjoué, aérien : on songe à la scène où une traductrice (Carla Bruni) lit à Gil des mots d’amour écrits, jadis, par la femme dont il s’apprête à tomber amoureux : marivaudage ambigu et doux, « sérénade à trois » à la Lubitsch. Paris vaut bien une messe : le temps d’une échappée dans ses rues, au son de Sidney Bechet, Woody Allen s’est converti à l’euphorie. Profitons-en : ça ne durera pas…
MINUIT A PARIS, Woody Allen, Carla Bruni, Marion Cotillard (conte)@@ (E)
Gil Pender est un scénariste et romancier. Séjournant à Paris avec sa fiancée, Gil décide de visiter la ville seule. Une nuit, Gil rencontre un groupe de fêtards qui l'entraînent dans le pass&e ...

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MINUSCULE la vallee des fourmis perdues, Hélène Giraud et Thomas Szabo 2014 (animation)@@@


Dans une paisible forêt, les reliefs d'un pique-nique déclenchent une guerre sans merci entre deux bandes rivales de fourmis convoitant le même butin: une boîte de sucres! C'est dans cette tourmente qu'une jeune coccinelle va se lier d'amitié avec une fourmi noire et l'aider à sauver son peuple des terribles fourmis rouges...

TELERAMA
Les aventures épiques, désopilantes et très inspirées d’une bande de fourmis noires et de leur copine coccinelle. Pas de dialogues, mais des bruitages très expressifs. Pas d’anthropomorphisme, mais un irrésistible humour… entomologique.

Pour ces fourmis noires, une boîte à sucre abandonnée, c’est le jackpot… En la transportant, l’escouade d’ouvrières affronte une bande rivale (l’infâme équipe des fourmis rouges), adopte au passage une adorable petite coccinelle perdue et vit un tas d’autres épreuves, comiques ou trépidantes. Ici, tout est affaire d’échelle. Plus c’est petit, plus c’est grand. À hauteur d’insecte, les cailloux sont des falaises ; les lézards, des tyrannosaures. Adapté d’une série télé du même nom, le film en reprend le principe : des personnages animés dans des décors naturels filmés en prises de vues réelles. Après tant d’anthropomorphisme forcé au pays de l’animation, c’est rafraîchissant : ces héros-là bougent comme de vrais insectes, ne marchent pas sur deux pattes et ne causent pas. Un long métrage sans dialogues, il fallait oser. Mais le film est tout sauf muet. Ça vrombit et ça bourdonne sans cesse, dans une bande-son hilarante et expressive.

Mais Minuscule est d’abord un conte. Cet univers insolite n’interdit rien, pas même une incursion du côté de l’épopée. Lorsque, entre fourmis rouges et noires, la guerre éclate pour de bon, on se croirait dans Le Seigneur des anneaux : ambiance héroïque et grand spectacle garantis.
MINUSCULE la vallee des fourmis perdues, Hélène Giraud et Thomas Szabo 2014 (animation)@@@ (E)
Dans une paisible forêt, les reliefs d'un pique-nique déclenchent une guerre sans merci entre deux bandes rivales de fourmis convoitant le même butin: une boîte de sucres! C'est dans cette tourmente qu'une jeune coc ...

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MIRANDA,Marc Munden 2002, Christina Ricci, John Simm (sentimental)@


Un bibliothécaire britannique tombe amoureux d'une mystérieuse danseuse américaine, mais découvre vite qu'elle a plus d'une identité. Laquelle est la vraie Miranda ?

Frank (Simm), un bibliothécaire au Royaume-Uni , tombe amoureux d'une mystérieuse danseuse américaine nommée Miranda (Ricci). [ 3 ] Frank semble naïf, mais son personnage est aussi complexe que celui de Miranda. Des scènes graphiques de sexe et de séduction illustrent le fantasme et l'amour irréaliste de Frank pour Miranda. Elle disparaît soudainement et il la retrouve à Londres , découvrant qu'elle est en fait une arnaqueuse . Il la quitte et retourne dans le nord de l'Angleterre .

Miranda et son patron (Hurt), qui l'« aime » discrètement, vendent des bâtiments dont ils ne sont pas propriétaires à des clients inconscients. Ces bâtiments sont en réalité destinés à la démolition. Dans une scène où Miranda négocie la vente d'un entrepôt avec Nailor (MacLachlan), Nailor voit des hommes installer des câbles autour du bâtiment. Il demande à Miranda ce qu'ils font, et elle répond qu'ils installent la télévision par câble, alors qu'en réalité, ils préparent l'entrepôt à la démolition. Après avoir fait un gros coup en escroquant Nailor pour qu'il achète l'entrepôt, son patron la quitte, et Nailor cherche à se venger de Miranda.

Frank réalise qu'il n'aurait pas dû la quitter et retourne à Londres avec un ami très excentrique qui contribue à sauver Miranda d'un Nailor armé d'un couteau. Tandis que l'ami de Frank distrait Nailor avec des mouvements de jiu-jitsu sophistiqués , Frank lui claque une table sur la tête. Le film se termine sur un comique, avec Frank et Miranda profitant pleinement des richesses mal acquises de Miranda.

MIRANDA,Marc Munden 2002, Christina Ricci, John Simm (sentimental)@ (E)
Un bibliothécaire britannique tombe amoureux d'une mystérieuse danseuse américaine, mais découvre vite qu'elle a plus d'une identité. Laquelle est la vraie Miranda ?

Frank (Simm), un biblioth&eacu ...

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MIRANDA, Tinto Brass 1985, Serena Grandi (film e)


Trouvant dans le cinéma érotique l'espace de liberté qu'il souhaite, Tinto Brass profite du genre pour dénoncer l'hypocrisie de la censure. Il assume une vulgarité qui délectera les amateurs d'un érotisme flirtant avec la pornographie. MIRANDA est le film qui a fait connaître la plantureuse Serena Grandi au public.
MIRANDA, Tinto Brass 1985, Serena Grandi (film e) (E)
Trouvant dans le cinéma érotique l'espace de liberté qu'il souhaite, Tinto Brass profite du genre pour dénoncer l'hypocrisie de la censure. Il assume une vulgarité qui délectera les amateurs d'un &e ...

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MISANTHROPE, Damián Szifron 2023, Shailene Woodley, Ben Mendelsohn, Jovan Adepo, Ralph Ineson (thriller)@@


Eleanor, une jeune enquêtrice au lourd passé, est appelée sur les lieux d'un crime de masse. La police et le FBI lancent une chasse à l'homme sans précédent, mais face au mode opératoire constamment imprévisible de l'assassin, l'enquête piétine. Eleanor, quant à elle, se retrouve de plus en plus impliquée dans l'affaire et se rend compte que ses propres démons intérieurs peuvent l'aider à cerner l'esprit de ce tueur si singulier.

TELERAMA
Un thriller américain efficace, comme on n’en voit plus guère en salles, autour d’une fliquette instable mentalement et d’un tireur solitaire qui sème la mort à Baltimore. Ça change de l’ordinaire super-héroïque.

Une fliquette futée à la psychologie instable (Shailene Woodley, l’ex-ado de la saga Divergente) collabore avec le FBI pour appréhender le tireur fou — misanthrope donc, mais rien à voir avec Molière — qui sème la mort à Baltimore. Après avoir lorgné vers la comédie italienne avec Les Nouveaux Sauvages (2015), l’Argentin Damián Szifron revisite le thriller, genre phare des années 1990 assez habilement remis au goût du jour : armes à feu, santé mentale, télé poubelle, droite alternative ou surconsommation, rien ne manque des débats de l’Amérique contemporaine. Du début, très accrocheur, à la fin, abracadabrantesque, le film en fait sans doute trop. Il n’empêche, ce polar du samedi soir à l’image soignée où l’on retrouve l’excellent Ben Mendelsohn en gradé du Bureau rompu aux jeux de pouvoir, change agréablement de l’ordinaire superhéroïque. 
MISANTHROPE, Damián Szifron 2023, Shailene Woodley, Ben Mendelsohn, Jovan Adepo, Ralph Ineson (thriller)@@ (E)
Eleanor, une jeune enquêtrice au lourd passé, est appelée sur les lieux d'un crime de masse. La police et le FBI lancent une chasse à l'homme sans précédent, mais face au mode opératoire const ...

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MISS BRACKETTS, la niñera, el nieto bastardo y Emma Suárez, Sergio Candel 2014, Emma Suarez


Julia donne naissance à un garçon, Ivan, dont personne ne connaît le père. Sa mère, Mme Brackets, est incapable d'accepter un petit-fils bâtard dans la famille. Marta, l'amie de Julia, semble être la seule bouée de sauvetage malgré la nage dans des eaux turbulentes. Et Carolina, la nounou, fan dévouée d'Emma Suárez et actrice en herbe, passera du statut de témoin tangentiel de ces relations à celle d'être infectée par leur dysfonctionnement.
MISS BRACKETTS, la niñera, el nieto bastardo y Emma Suárez, Sergio Candel 2014, Emma Suarez (E)
Julia donne naissance à un garçon, Ivan, dont personne ne connaît le père. Sa mère, Mme Brackets, est incapable d'accepter un petit-fils bâtard dans la famille. Marta, l'amie de Julia, semble êt ...

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MISS DETECTIVE, Donald Petrie 2000, Sandra Bullock, Candice Bergen, Benjamin Bratt


Gracie Hart est un agent du FBI qui travaille dans un commando d'élite. La jeune femme est un véritable garçon manqué. Elle est mal habillée, jamais maquillée, adore se battre et boire des bières avec ses potes. Le jour de l'élection de Miss USA, un terroriste appelé le Citoyen menace de faire exploser une bombe. Prévenu, le FBI cherche un agent pouvant s'infiltrer lors de la cérémonie. L'agent Matthews pense Gracie.

TELERAMA
Sandra Bullock en flic au pays des miss. Au secours !
MISS DETECTIVE, Donald Petrie 2000, Sandra Bullock, Candice Bergen, Benjamin Bratt (E)
Gracie Hart est un agent du FBI qui travaille dans un commando d'élite. La jeune femme est un véritable garçon manqué. Elle est mal habillée, jamais maquillée, adore se battre et boire des biè ...

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MISS FBI DIVI A, Sandra Bullock


Après avoir brillamment sauvé le concours de Miss USA, Gracie Hart, devenue trop reconnaissable pour effectuer des missions de terrain, se retrouve obligée d'accepter de devenir l'égérie du FBI qui a besoin d'une nouvelle image. Elle prend alors rapidement goût à la célébrité. Mais lorsque son amie, Cheryl Frasier (Miss Rhode Island) et le présentateur, Stan Fields, sont kidnappés à Las Vegas, elle reprend du service pour les sauver avec l'aide de son garde du corps l'agent Sam Fuller.
Miss FBI : Divinement armée ou Miss Personnalité 2 : Armée et Fabuleuse au Québec (Miss Congeniality 2: Armed and Fabulous) constitue la suite de Miss Détective (2000), également avec Sandra Bullock.
MISS FBI DIVI A, Sandra Bullock (E)
Après avoir brillamment sauvé le concours de Miss USA, Gracie Hart, devenue trop reconnaissable pour effectuer des missions de terrain, se retrouve obligée d'accepter de devenir l'égérie du FBI qui a besoi ...

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MISS SLOANE, John Madden 2016 (espionnage)@@


Elizabeth Sloane est une femme d'influence brillante et sans scrupules qui opère dans les coulisses de Washington. Face au plus grand défi de sa carrière, elle va redoubler de manigances et manipulations pour atteindre une victoire qui pourrait s'avérer éclatante.Cependant, les méthodes dont elle use pour parvenir à ses fins menacent à la fois sa carrière et ses proches. Miss Sloane pourrait bien avoir enfin trouvé un adversaire à sa taille.
MISS SLOANE, John Madden 2016 (espionnage)@@ (E)
Elizabeth Sloane est une femme d'influence brillante et sans scrupules qui opère dans les coulisses de Washington. Face au plus grand défi de sa carrière, elle va redoubler de manigances et manipulations pour atteindre ...

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MISSION IMPOSSIBLE 2, John Woo 2000, Tom Cruise, Dougray Scott (aventure)@@


L'agent secret Ethan Hunt, du MIF, recrute deux assistants, Luther Strickell et Billy Baird, ainsi qu'une cambrioleuse de charme, Nyah Hall, en vue d'une mission de la plus haute importance.

TELERAMA
John Woo reprend “Mission : Impossible”. Envol de colombes, jeux de masques, combat aérien sur le sable, et Tom Cruise, amoureusement filmé. Que du bon.
John Woo avoue avoir été effrayé lorsque Tom Cruise, qui réalise lui-même ses cascades, s’est retrouvé suspendu à une falaise, à plusieurs centaines de mètres de hauteur. Paramount Pictures

Brian De Palma avait signé la première adaptation de la série, construisant un monde d’apparences et de manipulations volontiers cérébral. Avec John Woo, c’est tout le contraire : le plaisir est plus innocent et le goût pour l’action-sensation, spontané. De la dream team du premier, ne reste qu’Ethan Hunt (Tom Cruise), lancé à la poursuite d’un agent renégat qui désire la même femme, évidemment fatale.

La formule est donc simple, et parfois banale quand l’intrigue se met à ressembler à celle de tous les James Bond. Mais on retrouve ce goût du duel ambivalent autour duquel John Woo a construit la plupart de ses films. Le face-à-face entre Ethan Hunt et Sean Ambrose, son faux frère d’armes, s’achève d’ailleurs par un combat tout en lignes de force géométriques, dans la tradition du cinéaste de Hongkong. Les deux hommes chevauchent des bolides hyper virils, mais leur corrida se poursuit sur le sable d’une plage où le combat devient aérien, élégant, scandé par les vagues : une douceur presque féminine, dans l’ondoyante chevelure de Tom Cruise comme dans la blancheur des colombes chères à John Woo, cinéaste dont ce fut, hélas, le dernier grand succès.

L'agent secret Ethan Hunt, du MIF, recrute deux assistants, Luther Strickell et Billy Baird, ainsi qu'une cambrioleuse de charme, Nyah Hall, en vue d'une mission de la plus haute importance. Ayant intégré la belle dans son équipe, et accessoirement dans son lit, il se lance à la poursuite de Sean Ambrose, un ex-membre du MIF, qui s'est emparé d'un terrible virus de synthèse, la Chimera, ainsi que de son antidote. Nyah, ancienne petite amie du criminel, est chargée de renouer avec lui pour connaître ses intentions, localiser les souches du virus et informer Ethan. Perspicace et soupçonneux, Ambrose ne tarde pas à percer ses desseins à jour. La situation, déjà délicate, prend une tournure dramatique...
MISSION IMPOSSIBLE 2, John Woo 2000, Tom Cruise, Dougray Scott (aventure)@@ (E)
L'agent secret Ethan Hunt, du MIF, recrute deux assistants, Luther Strickell et Billy Baird, ainsi qu'une cambrioleuse de charme, Nyah Hall, en vue d'une mission de la plus haute importance.

TELERAMA
John Woo reprend “Mis ...

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MISSION IMPOSSIBLE 3, JJ Abrams 2006, Tom Cruise (aventure)@@


L'ancien agent secret Ethan Hunt mène désormais une vie paisible aux côtés de sa fiancée Julia. Ne souhaitant plus vivre dans le danger permanent, il se contente d'un travail de formateur pour les futurs agents du gouvernement américain. Malgré cette nouvelle vie qu'il apprécie, Hunt est forcé de reprendre du service. Une de ses anciennes élèves, Lindsey Farris, a été la victime d'un trafiquant d'armes nommé Owen Davian. Sans rien dire à Julia, il accepte de prendre en chasse Davian et constitue une équipe d'agents aguerris. Peu à peu, Hunt comprend que ce trafiquant sans scrupules dispose d'appuis puissants dans les hautes sphères du pouvoir...

TELERAMA
Troisième volet des exploits “impossibles” d’Ethan Hunt, alias Tom Cruise : gadgets, bagarres et explosions garantis. Efficace et suffisamment tortueux pour qu’on s’amuse, le film marque les débuts derrière la caméra du créateur de “Lost”.
Après Brian De Palma et John Woo (et avant Brad Bird, venu de Pixar pour un quatrième volet), c'est J.J. Abrams, créateur des séries Alias et Lost, qui acceptait cette nouvelle Mission, commanditée par et pour Tom Cruise. Reconnu pour avoir modernisé la fiction télé en lui appliquant les méthodes du cinéma d’action (montage serré, moyens considérables), J.J. Abrams les rapatrie sur grand écran. Dans l’aller-retour, cette originalité disparaît au profit d'un récit efficace, vaguement pimenté d’humour. Et surtout fabriqué à la gloire de la star.

Ethan Hunt, personnage absent de la série d'origine, est devenu la raison d'être des déclinaisons ciné. Plus fleur bleue que James Bond, cet Ethan subit lui aussi des mutations au fil des épisodes. Chez John Woo, le cheveu long et l'adducteur aguichant, il faisait montre d'une troublante ambiguïté sexuelle. Dans M : I 3, Ethan-Tom donne au contraire dans la virilité sans fissures : invincible et musclé, mais aussi, cette fois, fiancé et prêt à tous les sacrifices pour sa belle. Dans ce pur produit hollywoodien, on notera tout de même, au détour d'un dialogue, une charge frontale contre les services secrets américains... Étonnant, non ?

MISSION IMPOSSIBLE 3, JJ Abrams 2006, Tom Cruise (aventure)@@ (E)
L'ancien agent secret Ethan Hunt mène désormais une vie paisible aux côtés de sa fiancée Julia. Ne souhaitant plus vivre dans le danger permanent, il se contente d'un travail de formateur pour les futurs ag ...

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MISSION IMPOSSIBLE, Brian De Palma 1996, Tom Cruise, Emmanuelle Béart, Jean Reno, Jon Voight, Ving Rhames, Vanessa Redgrave


Jim Phelps dirige le département des "Missions impossibles." Un agent de la CIA, Kittridge, lui demande de mener à bien une délicate affaire, à Prague. Phelps doit y démasquer un agent russe, Alexander Golitsyn, dès que ce dernier aura volé la liste des agents américains opérant en Europe centrale.

TELERAMA
De Palma adapte une célébrissime série télé, avec les mêmes principes : l’intrigue l’emporte sur le reste. Une réussite mitigée qui tient à la façon dont le cinéaste accommode ses obsessions aux impératifs de la commande.

Jim Phelps, spécialiste des « missions impossibles », se voit confier par un agent de la CIA la charge d’une opération délicate à Prague. Il réunit son équipe, mais celle-ci tombe dans un piège. En adaptant, à la demande de Tom Cruise, la fameuse série télé créée trente ans auparavant, Brian De Palma en a conservé les principes : l’intrigue prime sur les personnages, la technique sur la violence. Mais il s’est habilement écarté de son schéma en superposant deux missions dans le même film. Surtout, il a tiré son film vers une histoire d’espionnage à l’ancienne, qui commence par un bal d’ambassade et se termine sur le toit d’un train - clin d’œil hitchcockien. Bien sûr, le train est un TGV, et les agents naviguent sur Internet. Mais cette touche de technologie postmoderne ne change pas une tonalité d’ensemble agréablement désuète.

La réussite mitigée de cette Mission ne tient pas au charisme des acteurs, dont De Palma fait un usage fonctionnel, mais à sa manière d’accommoder ses obsessions habituelles aux impératifs de la commande : le voyeurisme au format réduit des écrans de contrôle, le double au moyen de masques en latex, et la violence en de froides explosions.
MISSION IMPOSSIBLE, Brian De Palma 1996, Tom Cruise, Emmanuelle Béart, Jean Reno, Jon Voight, Ving Rhames, Vanessa Redgrave (E)
Jim Phelps dirige le département des "Missions impossibles." Un agent de la CIA, Kittridge, lui demande de mener à bien une délicate affaire, à Prague. Phelps doit y démasquer un agent russe, Ale ...

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MISSION PAYS BASQUE, Ludovic Bernard 2017, Élodie Fontan, Florent Peyre @@


Sibylle, jeune Parisienne aux dents longues, entend briller dans ses nouvelles fonctions professionnelles en rachetant une quincaillerie au Pays basque afin d'y implanter un supermarché. Elle s'imagine avoir trompé le vieux propriétaire, mais ce dernier est sous curatelle.

TELERAMA
Sybille, jeune cadre ambitieuse, croit avoir fait l'affaire du siècle en rachetant pour une bouchée de pain le petit magasin de Ferran Beitialarrangoïta. Or, elle apprend que ce dernier est sous curatelle. Elle doit donc négocier avec Ramuntxo, son neveu, pour obtenir la boutique, censée devenir un supermarché. Mais, Ramuntxo, chanteur à ses heures et basque jusqu'au bout des ongles, va lui mener la vie dure. Sybille, accompagné de son stagiaire, s'accroche. Il faut qu'elle réussisse sinon elle perdra son travail. Commence alors un jeu du chat et de la souris entre la citadine et l'amoureux de sa terre.
MISSION PAYS BASQUE, Ludovic Bernard 2017, Élodie Fontan, Florent Peyre @@ (E)
Sibylle, jeune Parisienne aux dents longues, entend briller dans ses nouvelles fonctions professionnelles en rachetant une quincaillerie au Pays basque afin d'y implanter un supermarché. Elle s'imagine avoir trompé le vieux pr ...

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MISTER NOBODY CONTRE POUTINE, Pavel Talankin 2026 (documentaire)@@


Alors que la Russie lance son invasion à grande échelle de l'Ukraine, les écoles primaires de tout le pays sont transformées en centres de recrutement pour la guerre. Confronté au dilemme éthique de travailler dans un système défini par la propagande et la violence, un enseignant courageux filme ce qui se passe réellement dans sa propre école.

TELERAMA
Dans l’Oural, Pacha Talankin documente l’embrigadement des élèves de l’école où il travaille. Un film puissant qui révèle une Russie en plein cauchemar totalitaire, entre colère, ironie et résistance silencieuse.

Aux lendemains de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, une déferlante de propagande s’abat sur l’école de Karabach, petite cité industrielle de l’Oural connue pour son taux de pollution record. Du jardin d’enfants au lycée, un millier d’élèves se plient au nouveau programme d’« éducation patriotique » : discours martiaux débités par les enseignants, défilés militaires, interventions du groupe Wagner… Celui qui filme n’est pas un rebelle dans l’âme. Vidéaste officiel de l’école, coordinateur des animations, Pavel (dit Pacha) Talankin est chargé d’envoyer au ministère de l’Éducation les preuves que le gavage idéologique est scrupuleusement exécuté. En secret, il archive tout. Parce que la colère le ronge. Parce qu’il voit s’enterrer la liberté, et son pays sombrer. Talankin, trentenaire à l’allure adolescente, est le « grand frère » de gamins qu’il a vus grandir et dont certains seront bientôt envoyés au front.

Russie verrouillée
Sous la forme d’un journal de bord, le film raconte aussi sa propre fabrication : la rencontre à distance, via une messagerie cryptée, avec David Borenstein, réalisateur américain installé au Danemark. Une collaboration qui permet à cette chronique douloureuse de franchir les frontières et d’ouvrir une fenêtre sur une Russie verrouillée, où personne n’ose plus dire ce qu’il pense, à l’exception du professeur d’histoire zélé rabâchant que l’ennemi est l’Occident.

Dans ce cauchemar totalitaire affleure une ironie salutaire. Talankin, sorte de Michael Moore sous couverture, en plus sensible, ose un temps la provocation : faire résonner l’hymne américain chanté par Lady Gaga dans l’école ou effacer les « Z » plaqués sur les fenêtres. Le film insiste un peu trop sur la figure héroïque de l’homme seul face à un système qui le dépasse sans que cela altère la force de l’engagement ni du sacrifice annoncé. L’exil est inéluctable. En vidant son bureau, Pacha laisse derrière lui ce qui ressemblait à un fragile bastion de démocratie.
MISTER NOBODY CONTRE POUTINE, Pavel Talankin 2026 (documentaire)@@ (E)
Alors que la Russie lance son invasion à grande échelle de l'Ukraine, les écoles primaires de tout le pays sont transformées en centres de recrutement pour la guerre. Confronté au dilemme éthique de ...

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MME MILLS UNE VOISINE SI PARFAITE, Sophie Marceau 2018, Sophie Marceau, Pierre Richard (comique)@


Hélène est éditrice de romans à l'eau de rose et mène une vie rythmée par le travail. Elle se réfugie dans les livres, persuadée que la vie y est plus belle que dans la réalité. Se complaisant dans une certaine routine, son quotidien va être bouleversé par l'installation d'une nouvelle voisine, Madame Mills. Cette vieille américaine excentrique va prendre rapidement une importance insoupçonnée dans la vie d'Hélène. Mais les apparences sont parfois trompeuses.

TELERAMA
Quand un escroc travesti en femme s’attaque à une éditrice de romans à l’eau de rose, ça donne… une comédie indigeste. De et avec Sophie Marceau, qui se fait plaisir, et laisse Pierre Richard en faire trop. 
Par Guillemette Odicino
Cela faisait longtemps qu’un film loupé ne nous avait pas laissés aussi frustrés. Car on avoue notre tendresse pour l’ambition candide de Sophie Marceau de s’essayer, pour sa troisième réalisation, à la comédie rocambolesque de travestissement (après un premier long métrage très personnel et attachant, Parlez-moi d’amour, en 2002, et un film noir oubliable, La Disparue de Deauville, en 2007).  

Il était une fois Hélène, la patronne d’une maison d’édition de romans à l’eau de rose qui adore son métier, fume comme un pompier, et vit par procuration des étreintes échevelées et des couchers de soleil romantiques grâce à ses héroïnes de papier. Dans sa salle de bains, Hélène utilise une sculpture héritée de sa grand-mère chérie comme porte-bijoux. Un collectionneur est prêt à tout pour s’approprier ce bout de fer, partie manquante de l’œuvre d’un artiste méconnu qui aurait inventé le mobile avant Calder. Il a l’intention de revendre le tout à un homme d’affaires chinois – car, suivez notre regard, la Chine aime Sophie Marceau, et le film est une coproduction sino-française. Pour se procurer ce morceau de « stabile », il s’installe sur le même palier que la jeune femme, et se présente à elle sous les traits et la perruque d’une vieille excentrique américaine. Extravagante au point de devenir la nouvelle égérie de la maison d’édition…

Cessons là, même si le scénario réserve d’autres rebondissements. Un gros paquet indigeste de rebondissements, assemblés n’importe comment, tels une fuite en avant, en passant par… la Chine. Pour rester gentil – pourquoi est-ce si compliqué d’être sévère avec Sophie Marceau ? –, on sauvera la première partie qui tient sur son charme d’actrice et son sens du tempo, inoxydables, même si elle s’offre quelques séquences de rêve (Sophie danseuse étoile, Sophie geisha, Sophie en Bonnie de Clyde) plus narcissiques que fantaisistes. Et qu’elle laisse Pierre Richard en roue libre, qui n’arrive pas à la moitié du collant de Dustin Hoffman dans Tootsie. Et on ne dira rien de plus sur la deuxième partie – là, on serait trop méchant avec Sophie.

Mme Mills, une voisine si parfaite était censé – enfin, on le suppose – être une célébration de la fiction plus belle que la vie, et un hommage à ces grandes comédies hollywoodiennes où tous les mensonges et les amours sont possibles. Mais, chère Sophie, dans ces comédies-là, c’était Cary Grant qui jouait les escrocs, Katharine Hepburn, la femme qui fulminait, et, surtout, il y avait des géants derrière la caméra. 
MME MILLS UNE VOISINE SI PARFAITE, Sophie Marceau 2018, Sophie Marceau, Pierre Richard (comique)@ (E)
Hélène est éditrice de romans à l'eau de rose et mène une vie rythmée par le travail. Elle se réfugie dans les livres, persuadée que la vie y est plus belle que dans la réalit&e ...

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MOBIUS, Eric Rochant 2013, Jean Dujardin, Cecile de France (thriller)@


Grégory Lioubov, un officier des services secrets russes est envoyé à Monaco afin de surveiller les agissements d'un puissant homme d'affaires. Dans le cadre de cette mission, son équipe recrute Alice, une surdouée de la finance. Soupçonnant sa trahison, Grégory va rompre la règle d'or et entrer en contact avec Alice, son agent infiltré.

TELERAMA
Aucun des personnages ne suscite l’empathie, pas même les deux héros : le fils spirituel sans scrupule du futur patron des services secrets russes et une tradeuse sans foi ni loi, aussi belle et froide que ses tenues chics. Mais ces deux-là tombent amoureux. Les voilà donc vulnérables et attendrissants, comme l’étaient Ingrid Bergman et Cary Grant dans Les Enchaînés. Hitchcock semble avoir été en effet le modèle d’Eric Rochant. Mais pour suggérer l’entente physique entre ses héros, Hitchcock imaginait un long baiser où ils tournoyaient interminablement dans le décor. Eric Rochant, lui, a choisi de filmer des orgasmes… Le double (triple) jeu des espions sert de prétexte à des scènes spectaculaires. Deux sont particulièrement réussies. Côté suspense, une lutte, suivie d’un meurtre, dans un ascenseur. Côté émotion, le moment où, dans un restaurant, les deux amants, abasourdis, se reconnaissent tels qu’ils sont, sans mesurer encore à quel point le destin s’est joué d’eux.

On nage dans les invraisemblances, bien sûr : l’agent russe Dujardin parle sa langue avec un accent à couper au couteau. Plus embêtant : cette mode insistante du happy end forcé. Les producteurs iront-ils jusqu’à imposer, un jour, que Roméo épouse Juliette, qu’Emma soit fidèle à Charles Bovary et que les trois sœurs de Tchekhov s’en aillent à Moscou ?
MOBIUS, Eric Rochant 2013, Jean Dujardin, Cecile de France (thriller)@ (E)
Grégory Lioubov, un officier des services secrets russes est envoyé à Monaco afin de surveiller les agissements d'un puissant homme d'affaires. Dans le cadre de cette mission, son équipe recrute Alice, une surdou ...

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MOBIUS, Eric Rochant 2013, Jean Dujardin, Cecile de France, Tim Roth, Emilie Dequenne (thriller)@


Grégory Lioubov, un officier des services secrets russes est envoyé à Monaco afin de surveiller les agissements d'un puissant homme d'affaires. Dans le cadre de cette mission, son équipe recrute Alice, une surdouée de la finance. Soupçonnant sa trahison, Grégory va rompre la règle d'or et entrer en contact avec Alice, son agent infiltré.

TELERAMA
Aucun des personnages ne suscite l’empathie, pas même les deux héros : le fils spirituel sans scrupule du futur patron des services secrets russes et une tradeuse sans foi ni loi, aussi belle et froide que ses tenues chics. Mais ces deux-là tombent amoureux. Les voilà donc vulnérables et attendrissants, comme l’étaient Ingrid Bergman et Cary Grant dans Les Enchaînés. Hitchcock semble avoir été en effet le modèle d’Eric Rochant. Mais pour suggérer l’entente physique entre ses héros, Hitchcock imaginait un long baiser où ils tournoyaient interminablement dans le décor. Eric Rochant, lui, a choisi de filmer des orgasmes… Le double (triple) jeu des espions sert de prétexte à des scènes spectaculaires. Deux sont particulièrement réussies. Côté suspense, une lutte, suivie d’un meurtre, dans un ascenseur. Côté émotion, le moment où, dans un restaurant, les deux amants, abasourdis, se reconnaissent tels qu’ils sont, sans mesurer encore à quel point le destin s’est joué d’eux.

On nage dans les invraisemblances, bien sûr : l’agent russe Dujardin parle sa langue avec un accent à couper au couteau. Plus embêtant : cette mode insistante du happy end forcé. Les producteurs iront-ils jusqu’à imposer, un jour, que Roméo épouse Juliette, qu’Emma soit fidèle à Charles Bovary et que les trois sœurs de Tchekhov s’en aillent à Moscou ?
MOBIUS, Eric Rochant 2013, Jean Dujardin, Cecile de France, Tim Roth, Emilie Dequenne (thriller)@ (E)
Grégory Lioubov, un officier des services secrets russes est envoyé à Monaco afin de surveiller les agissements d'un puissant homme d'affaires. Dans le cadre de cette mission, son équipe recrute Alice, une surdou ...

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MOHAMED DUBOIS, Ernesto Ona 2012, Eric Judor, Sabrina Ouazani (comique societe racisme)@


Héritier de la banque Berthier, Arnaud Dubois a plutôt une tête à se prénommer... Mohamed. D'ailleurs ne serait-il pas plutôt le fils de Saïd, l'ex-prof de tennis de sa mère à Djerba ?

TELERAMA
Fils de bourgeois blancs, Arnaud (Eric Judor, sans son complice Ramzy) est persuadé d'être beur : il quitte la luxueuse maison familiale pour s'installer en banlieue, univers dont il ne connaît pas les codes. Pour son premier long métrage, Ernesto Oña signe une comédie sur l'identité et le choc des cultures qui peut paraître, a priori, légère et inoffensive. Sauf que le cinéaste abuse des stéréotypes. Plus gênant : pour dénoncer le communautarisme, il oppose (très) maladroitement de « bons Arabes » (qui veulent s'intégrer) à de « mauvais Arabes » (qui, prétendument, ne le veulent pas). — Nicolas Didier
MOHAMED DUBOIS, Ernesto Ona 2012, Eric Judor, Sabrina Ouazani (comique societe racisme)@ (E)
Héritier de la banque Berthier, Arnaud Dubois a plutôt une tête à se prénommer... Mohamed. D'ailleurs ne serait-il pas plutôt le fils de Saïd, l'ex-prof de tennis de sa mère à Djerba ...

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MOI DANIEL BLAKE, Ken Loach 2016, Dave Johns, Hayley Squires (societe)@@@


Pour la première fois de sa vie, Daniel Blake, un menuisier anglais de 59 ans, est contraint de faire appel à l'aide sociale à la suite de problèmes cardiaque. Cependant, bien que son médecin lui ait interdit de travailler, il se voit signifier l'obligation d'une recherche d'emploi sous peine de sanction. Au cours de ses rendez-vous réguliers au job center, Daniel va croiser la route de Rachel, mère célibataire de deux enfants qui a été contrainte d'accepter un logement à 450 km de chez elle.

TELERAMA
Un doc politique et cinéphile, passionnant et poignant, pour comprendre le système des sanctions administratives mis en place au Royaume-Uni. Ken Loach remporte ici sa deuxième Palme d’or.
Le héros de ce calvaire ordinaire met toute son énergie dans la bataille. Sa bonté, son humour le rendent proche, attachant, presque désuet : un survivant du Welfare State, l’État-providence à l’anglaise, jadis torpillé par Margaret Thatcher. Lorsque Daniel rencontre Katie, une jeune mère célibataire démunie, il lui offre son aide. C’est par elle que le cinéaste rappelle qu’il est question, ici, de vie ou de mort. De la vraie faim et de la vraie misère. Dans une banque alimentaire, Katie, qui n’a pas mangé depuis plusieurs jours, s’effondre… Cette scène déchirante évoque autant l’Angleterre victorienne que celle d’aujourd’hui. Manière, pour Ken Loach, de nous dire que dans le monde moderne, ce n’est pas Daniel Blake qui est anachronique. C’est la violence sociale.
MOI DANIEL BLAKE, Ken Loach 2016, Dave Johns, Hayley Squires (societe)@@@ (E)
Pour la première fois de sa vie, Daniel Blake, un menuisier anglais de 59 ans, est contraint de faire appel à l'aide sociale à la suite de problèmes cardiaque. Cependant, bien que son médecin lui ait inter ...

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MOI TONYA, Craig Gillespie 2017, Margot Robbie (sport histoire)@@@


TELERAMA
Tiré d’un fait divers qui passionna le monde, le documentaire fictif, signé Craig Gillepsie, réhabilite Tonya Harding, championne de patinage artistique déchue.

Le 6 janvier 1994, la jeune patineuse artistique Nancy Kerrigan est attaquée à la ­matraque à l’issue de son entraînement. Très vite, les soupçons se portent sur l’autre star de l’équipe américaine, Tonya Harding, accusée d’avoir commandité l’agression pour empêcher sa rivale de participer aux jeux Olympiques.

Un réjouissant jeu de massacre
L’Australien Craig Gillespie a reconstitué ce fait divers sous la forme d’un faux documentaire. Chacun des protagonistes donne sa version de l’histoire, cherchant à se donner le beau rôle — ou le moins mauvais possible. Ce parti pris narratif est une manière habile de rappeler l’ultra-médiatisation de l’affaire Harding, qui passionna le monde entier. Il se révèle aussi un puissant moteur d’humour noir, notamment quand le montage, un rien roublard mais efficace, vient pointer les contradictions des uns et des autres.

Dans ce réjouissant jeu de massacre, seules sont épargnées l’entraîneuse très patiente interprétée par Julianne Nicholson. Et surtout Tonya Harding elle-même. Sans être complètement innocentée, la championne déchue, un temps la femme la plus haïe d’Amérique, est réhabilitée par le réalisateur et sa tête d’affiche, Margot Robbie, aussi bluffante patins aux pieds que sensible dans son jeu. Grâce à elle, la comé­die féroce de Moi, Tonya se ­révèle, aussi, un émouvant portrait de femme.
MOI TONYA, Craig Gillespie 2017, Margot Robbie (sport histoire)@@@ (E)
TELERAMA
Tiré d’un fait divers qui passionna le monde, le documentaire fictif, signé Craig Gillepsie, réhabilite Tonya Harding, championne de patinage artistique déchue.

Le 6 janvier 1994, la j ...

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MOMO, Sébastien Thiery et Vincent Lobelle 2017, Christian Clavier, Catherine Frot (comique)@@


Un soir, monsieur et madame Prioux tombent nez à nez sur un intrus dans leur maison. C'est un homme étrange qui se prénomme Patrick et qui les appelle papa et maman. Or, les Prioux n'ont jamais eu d'enfants. Madame Prioux se prend immédiatement d'affection pour le jeune homme à qui elle prête la luxueuse voiture de son mari. Ulcéré, ce dernier part porter plainte. Madame Prioux est persuadée que son mari lui a caché la vérité : il avait une maîtresse et Patrick est le fruit de cette liaison. André, qui nie cette filiation, veut en avoir le coeur net en retrouvant cette femme. Il veut savoir si Patrick est un manipulateur, tandis que son épouse reporte sur cet hurluberlu tout l'amour maternel qu'elle n'a jamais pu donner...

TELERAMA
Bonne surprise que cette adaptation de la pièce à succès par son auteur Sébastien Thiéry : une farce à l’étrange émotion, avec une Catherine Frot dérangeante et un Christian Clavier plutôt sobre.
Les interprètes d’origine, Muriel Robin et François Berléand, sont remplacés par Catherine Frot et Christian Clavier. Ce dernier, à part quelques embardées en roue libre, reste sobre, voire subtilement tendre, en retrait de sa partenaire. La folie de son personnage à elle apporte de l’émotion à ce drame grinçant, qui évoque l’humour noir d’un Bertrand Blier et l’acidité sociale d’Anne Fontaine. Pascale Arbillot est irrésistible en aveugle digne des farces italiennes.

MOMO, Sébastien Thiery et Vincent Lobelle 2017, Christian Clavier, Catherine Frot (comique)@@ (E)
Un soir, monsieur et madame Prioux tombent nez à nez sur un intrus dans leur maison. C'est un homme étrange qui se prénomme Patrick et qui les appelle papa et maman. Or, les Prioux n'ont jamais eu d'enfants. Madame Prio ...

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MON BABYSITTER, Bart Freundlich 2009, Catherine Zeta-Jones, Justin Bartha (sentimental)@@


Sandy, qui vient de se séparer de son mari, vit mal son célibat forcé et son déménagement. Surtout, elle nourrit une rancoeur certaine envers son ancien compagnon, dont l'attitude n'a pas été exempte de tout reproche. Elle emménage dans une banlieue tranquille de New York avec deux enfants. Son appartement est situé au-dessus d'un bar. C'est là qu'elle rencontre Aram, un jeune homme qu'elle convainc rapidement de devenir le babysitter de ses enfants.

TELERAMA
Sandy, qui vient de se séparer de son mari, vit mal son célibat forcé et son déménagement. Surtout, elle nourrit une rancoeur certaine envers son ancien compagnon, dont l'attitude n'a pas été exempte de tout reproche. Elle emménage dans une banlieue tranquille de New York avec deux enfants. Son appartement est situé au-dessus d'un bar. C'est là qu'elle rencontre Aram, un jeune homme qu'elle convainc rapidement de devenir le bab-ysitter de ses enfants. Très vite Sandy et Aram constatent qu'ils s'entendent parfaitement. Peut-être même suffisamment pour envisager une relation. Mais Sandy est très déstabilisée par les sentiments qu'elle pourrait éprouver pour Aram, plus jeune qu'elle...
MON BABYSITTER, Bart Freundlich 2009, Catherine Zeta-Jones, Justin Bartha (sentimental)@@ (E)
Sandy, qui vient de se séparer de son mari, vit mal son célibat forcé et son déménagement. Surtout, elle nourrit une rancoeur certaine envers son ancien compagnon, dont l'attitude n'a pas été ...

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MON BEAU-PERE MES PARENTS ET MOI, Robert de Niro, Dustin Hoffman, Barbra Streisand (comique)@


Un ex-agent de la CIA et son épouse se rendent à Détroit afin de rencontrer les parents du fiancé de leur fille.

TELERAMA
On avait laissé Ben Stiller en train de faire ami-ami avec son beau-père ; on le retrouve face à une tâche autrement plus ardue : dompter ses propres parents, aimants mais franchement embarrassants. Les Focker, vieux hippies juifs de la côte Ouest, sauront-ils s'entendre avec les Byrnes, protestants coincés de la côte Est, condition nécessaire au mariage de leurs rejetons ? Le choc des cultures inspire aux auteurs des gags en pagaille, parfois au niveau de la ceinture, souvent en dessous.
Les maladresses de Ben Stiller qui rendaient certaines scènes de l'opus 1, Mon beau-père et moi, irrésistibles, passent ici au second plan, occultées par les joutes des aînés. Le casting est royal : Dustin Hoffman, l'oeil pétillant (et flanqué de Barbra Streisand en sexologue gériatrique), face à Robert De Niro, sourire mystérieux de l'ex de la CIA qui a plus d'un tour dans son sac. On a vu ces deux immenses comédiens dans des entreprises plus dignes de leur talent mais, ici — méthode Actors Studio en roue libre —, ils ont l'air de bien s'amuser. Les scénaristes ont jugé que l'empilement comique était un gage de réussite : ils en ont donc rajouté... Moins facile, le film aurait été plus drôle, mais on rit souvent de son « hénaurmité ». — Aurélien Ferenczi
MON BEAU-PERE MES PARENTS ET MOI, Robert de Niro, Dustin Hoffman, Barbra Streisand (comique)@ (E)
Un ex-agent de la CIA et son épouse se rendent à Détroit afin de rencontrer les parents du fiancé de leur fille.

TELERAMA
On avait laissé Ben Stiller en train de faire ami-ami avec son beau-p& ...

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MON CRIME, François Ozon 2023, Nadia Tereszkiewicz, Isabelle Huppert, Fabrice Luchini, André Dussollier, Daniel Prévost (thriller)@@


Dans les années 30 à Paris. Madeleine Verdier, jeune et jolie actrice sans le sou et sans talent, est accusée du meurtre d'un célèbre producteur. Après avoir été acquittée, elle commence sa nouvelle vie, faite de gloire et de succès. Jusqu'à ce que la vérité éclate au grand jour.

TELERAMA
Dans le Paris corseté des années 30, deux femmes luttent. Un Ozon enlevé, aux thèmes très actuels.

Depuis Gouttes d’eau sur pierres brûlantes, son troisième long métrage adapté en 2000 d’une pièce méconnue de Rainer Werner Fassbinder, le théâtre est une source d’inspiration majeure pour François Ozon. Le réalisateur de Potiche adore travailler sur les artifices de la représentation scénique. Mais il aime aussi jouer sur la théâtralité pour, de manière un rien paradoxale, mieux célébrer le cinéma. 8 Femmes (2002) partait d’un vaudeville très misogyne des années 1950 pour mettre en valeur les actrices et retrouver les couleurs flamboyantes, la démesure baroque des mélodrames de Douglas Sirk. Son nouveau film utilise un grand succès du boulevard de l’entre-deux-guerres — et guère plus tendre avec le beau sexe… — pour retrouver avec bonheur l’élégance, le glamour et l’esprit des screwball comedies, ces comédies sophistiquées de l’âge d’or hollywoodien sublimées, entre autres, par Ernst Lubitsch et Howard Hawks, où les personnages s’affrontent à coups de répliques façon rafales de mitraillette… et où les femmes portent volontiers la culotte. Dans Mon crime, deux jeunes Parisiennes sont bien décidées à se faire une place dans la société française corsetée des années 1930. Madeleine, comédienne sans le sou, est accusée du meurtre d’un producteur de cinéma qui a tenté de la violer. Son amie et colocataire, Pauline, avocate sans clients, va prendre en charge sa défense lors d’un procès très médiatisé…

Dans ce film d’époque aux décors et aux costumes aussi rétro que rutilants, Ozon s’amuse à multiplier les clins d’œil aux problématiques d’aujourd’hui. Dénonciation du patriarcat, lutte pour la parité et l’égalité des droits entre les sexes, éloge de la sororité sont au cœur de situations et de dialogues à l’humour vif, piquant… et un brin perfide : le féminisme affiché par Mon crime ne manque pas d’ambiguïté, puisque l’émancipation et la réussite des héroïnes passent forcément par les mensonges et la manipulation.

Pas de quoi, cependant, bouder son plaisir devant ce divertissement de haute volée. Le casting, impressionnant, y est pour beaucoup. Nadia Tereszkiewicz (tout juste sacrée du César du meilleur espoir féminin) et Rebecca Marder, les deux jeunes actrices qui montent, sont parfaitement complémentaires — et irrésistibles. Ozon, en bon admirateur du cinéma français des années 1930, a aussi soigné ses seconds rôles. Fabrice Luchini, plus Louis Jouvet que jamais dans son incarnation d’un juge d’instruction imbu de sa personne, et André Dussollier, dans son registre favori de patriarche bonhomme, sont très drôles. Et Isabelle Huppert propose une performance sidérante — une de plus — en ex-gloire du muet, mi-Sarah Bernhardt mi-Gloria Swanson, qui tente de faire son grand retour sous les feux de la rampe. On appréciera, au passage, l’autodérision de l’actrice… et la perversité de son metteur en scène : confier à une star qui semble rajeunir à l’écran avec les années un personnage de comédienne ringarde qui prétend rivaliser avec des jeunes premières, il fallait oser !
MON CRIME, François Ozon 2023, Nadia Tereszkiewicz, Isabelle Huppert, Fabrice Luchini, André Dussollier, Daniel Prévost (thriller)@@ (E)
Dans les années 30 à Paris. Madeleine Verdier, jeune et jolie actrice sans le sou et sans talent, est accusée du meurtre d'un célèbre producteur. Après avoir été acquittée, elle ...

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MON CURE CHEZ LES NUDISTES, Robert Thomas 1982, Paul Préboist, Georges Descrières, Henri Genès (comique)@


Un curé de campagne est chargé par sa hiérarchie de remettre dans le droit chemin les vacanciers du camp naturiste du Veau d'or.

ALLOCINE
Je vais peut-être passé pour un fou, mais j'ai bien aimé ce film, une comédie légère mais sympathique et agréable à regarder. On passe un bon petit moment devant ce film, bien divertissant
MON CURE CHEZ LES NUDISTES, Robert Thomas 1982, Paul Préboist, Georges Descrières, Henri Genès (comique)@ (E)
Un curé de campagne est chargé par sa hiérarchie de remettre dans le droit chemin les vacanciers du camp naturiste du Veau d'or.

ALLOCINE
Je vais peut-être passé pour un fou, mais j'ai bien aim ...

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MON DIEU COMMENT SUIS JE TOMBE SI BAS, Luigi Comencini 1974, Laura Antonelli, Michele Placido, Alberto Lionello, Jean Rochefort


Sicile, début du XXème siècle. Eugenia di Maqueda et Raimondo Corrao, marquis de Maqueda, découvrent lors de leur nuit de noces qu'ils sont frère et soeur. Il leur est donc impossible de consommer le mariage. Pour des questions d'image et d'héritage, ils décident de ne rien dire à personne et de vivre dans la chasteté absolue. Les besoins de la belle Eugenia sont de plus en plus pressants.
MON DIEU COMMENT SUIS JE TOMBE SI BAS, Luigi Comencini 1974, Laura Antonelli, Michele Placido, Alberto Lionello, Jean Rochefort (E)
Sicile, début du XXème siècle. Eugenia di Maqueda et Raimondo Corrao, marquis de Maqueda, découvrent lors de leur nuit de noces qu'ils sont frère et soeur. Il leur est donc impossible de consommer le maria ...

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MON GARCON, Christian Carion 2017, Guillaume Canet, Melanie Laurent (thriller)@


Passionné par son métier, Julien voyage énormément à l'étranger. Ce manque de présence a fait exploser son couple quelques années auparavant. Lors d'une escale en France, il découvre sur son répondeur un message de son ex femme en larmes : leur petit garçon de sept ans a disparu lors d'un bivouac en montagne avec sa classe. Julien se précipite à sa recherche et rien ne pourra l'arrêter.

TELERAMA
Un homme qui ne s’est pas beaucoup occupé de son fils apprend qu’il a été enlevé. Il va tenter de le retrouver. La réalisation très sèche de ce thriller n’empêche pas une certaine complaisance.

Julien, père trop absent, très pris par son métier, séparé de son épouse, apprend la disparition de son petit garçon lors d’un bivouac en montagne avec sa classe. Il se lance alors avec la violence du désespoir à sa recherche… Le principe de ce thriller était excitant : plonger Guillaume Canet dans un scénario filmé en temps réel, dont l’acteur lui-même ignorait les rebondissements… Le résultat ne convainc qu’à moitié. Canet est parfait, d’abord dans l’emploi du père désemparé, puis dans celui du justicier prêt à toutes les brutalités façon Charles Bronson. Mais le réalisateur Christian Carion (Joyeux Noël, En mai fais ce qu’il te plaît…) l’entoure d’une mise en scène naturaliste, ultra sèche, censée éviter toute complaisance : malheureusement ce n’est pas tout à fait le cas…
MON GARCON, Christian Carion 2017, Guillaume Canet, Melanie Laurent (thriller)@ (E)
Passionné par son métier, Julien voyage énormément à l'étranger. Ce manque de présence a fait exploser son couple quelques années auparavant. Lors d'une escale en France, il déc ...

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MON INCONNUE, Hugo Gelin 2019, Francois Civil, Benjamin Laverne, Josephine Japy (sentimental)@@


Lycéens tous les deux, Olivia et Raphaël s'aiment comme des fous. Quelques années plus tard, alors qu'elle continue à passer des concours difficiles, Olivia supporte de moins en moins de se voir délaissée par Raphaël, devenu auteur de BD à succès. Un énième clash, et la dispute de trop. Pour Raphaël, le conte de fée va virer au cauchemar. Un beau matin, il se réveille dans un monde qu'il ne reconnaît pas. C'est la panique, d'autant qu'Olivia, devenue une grande interprète, ne le reconnaît plus.
MON INCONNUE, Hugo Gelin 2019, Francois Civil, Benjamin Laverne, Josephine Japy (sentimental)@@ (E)
Lycéens tous les deux, Olivia et Raphaël s'aiment comme des fous. Quelques années plus tard, alors qu'elle continue à passer des concours difficiles, Olivia supporte de moins en moins de se voir délaiss&eacu ...

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MON MEILLEUR AMI, Patrice Leconte 2006, Daniel Auteuil, Dany Boon (societe)@@


Un marchand d'art, n'a aucun vrai ami. C'est du moins ce que soutient Catherine, son associée, au cours d'un repas entre copains. Vexé de se voir décrit comme un homme pour qui les objets comptent davantage que les humains, François fait un pari : il a dix jours pour trouver un meilleur ami.
MON MEILLEUR AMI, Patrice Leconte 2006, Daniel Auteuil, Dany Boon (societe)@@ (E)
Un marchand d'art, n'a aucun vrai ami. C'est du moins ce que soutient Catherine, son associée, au cours d'un repas entre copains. Vexé de se voir décrit comme un homme pour qui les objets comptent davantage que les huma ...

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MON ONCLE BENJAMIN, Edouard Molinaro 1969, Jacques Brel, Bernard Blier (comedie sentimentale)@@


Sous le règne de Louis XV, Benjamin Rathery est un médecin de campagne qui soigne gratuitement les pauvres et compense en faisant largement payer les riches. Son insolence envers la noblesse lui attire même quelques ennuis.

TELERAMA
Au XVIIIe siècle, Benjamin Rathery est un médecin de campagne pas comme les autres. Il nargue la noblesse, soigne bénévolement les pauvres et court volontiers le jupon. Un jour, sa soeur se met en tête de le marier...

Au lendemain de 1968, Jacques Brel s'était passionné pour ce personnage. Il y a du Cyrano dans Benjamin : grande gueule, mépris de l'argent, amour de la liberté. Mais un Cyrano qui aime la bonne chère et pour qui la chair est loin d'être triste. Certains, à l'époque, ont vu de la grivoiserie dans des séquences où éclataient, en fait, une vraie santé, une salubre insolence — le moment hilarant où Bernard Blier, en caricature de vieux marquis, doit se déculotter en public. Ces aventures nous sont contées à bride abattue, sans temps mort, et permettent de retrouver une savoureuse galerie de comédiens à trogne : Alfred Adam, Paul Préboist, Robert Dalban... Si l'on rit souvent, la paillardise se teinte aussi de mélancolie, comme dans cette très belle scène des adieux du docteur Minxit à ses amis. Mon oncle Benjamin reste un des meilleurs films d'Edouard Molinaro. — Bernard Génin
MON ONCLE BENJAMIN, Edouard Molinaro 1969, Jacques Brel, Bernard Blier (comedie sentimentale)@@ (E)
Sous le règne de Louis XV, Benjamin Rathery est un médecin de campagne qui soigne gratuitement les pauvres et compense en faisant largement payer les riches. Son insolence envers la noblesse lui attire même quelques ennu ...

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MON PERE CE HEROS Gerard Lauzier 1991, Gerard Depardieu, Marie Gillain (middle)@


Divorcé et en conflit avec sa compagne actuelle, André décide de partir en vacances à l'île Maurice avec sa fille, Véronique, âgée de quatorze ans. Cette belle jeune fille compte bien profiter de ce séjour sur cette île paradisiaque pour séduire la gent masculine.
MON PERE CE HEROS Gerard Lauzier 1991, Gerard Depardieu, Marie Gillain (middle)@ (E)
Divorcé et en conflit avec sa compagne actuelle, André décide de partir en vacances à l'île Maurice avec sa fille, Véronique, âgée de quatorze ans. Cette belle jeune fille compte bien pr ...

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MON PETIT DOIGT M A DIT, Pascal Thomas 2005, Catherine Frot, Andre dussolier (comique)@@@


Pourquoi madame Rose Evangelista a-t-elle prématurément quitté la maison de retraite où Bélisaire et Prudence Beresford sont venus voir leur tante Ada ?

TELERAMA
Prudence entame une enquête, au désespoir de son mari… Délicieuse adaptation d’Agatha Christie, où la comédie policière vire au conte fantastique et le couple Frot-Dussollier irradie.

Dans une maison de retraite cossue et quiète, Prudence fait la connaissance d’une femme étrange et exaltée. Rose lui parle de morts suspectes, d’une maison biscornue, du cadavre d’une petite fille dans la cheminée. Quelque temps après, Rose disparaît et, au grand désespoir de son mari, Prudence se lance à sa recherche.

Insensiblement, la comédie policière enjouée, tissée de répliques brillantes, filmée avec légèreté, vire au conte maléfique. Telle l’Alice de Lewis Carroll, Prudence découvre des lieux où le temps semble s’être arrêté. Et des silhouettes dont la folie douce pourrait facilement devenir furieuse…

Pascal Thomas peine un peu avec l’écheveau de fausses pistes imaginées par Agatha Christie, mais s’en tire comme un prestidigitateur, utilisant ses meilleures armes – dialogues, seconds rôles, lumière… – pour créer la magie. Jusqu’au dénouement, tout en faux-semblants, cette enquête policière manie la dérision avec sérieux et joue sur le double sens du mot « charme ». Aux côtés de Geneviève Bujold, qu’on a plaisir à revoir, le couple Frot-­Dussollier irradie de gaieté ludique.
MON PETIT DOIGT M A DIT, Pascal Thomas 2005, Catherine Frot, Andre dussolier (comique)@@@ (E)
Pourquoi madame Rose Evangelista a-t-elle prématurément quitté la maison de retraite où Bélisaire et Prudence Beresford sont venus voir leur tante Ada ?

TELERAMA
Prudence entame une enquê ...

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MON PIRE CAUCHEMAR, Anne Fontaine 2011, Isabelle Huppert, Benoît Poelvoorde, Virginie Efira, Andre Dussolier (comique)@@


Agathe tient une galerie d'art. Elle est mariée à François, un éditeur. Le couple semble mener une vie confortable et réussie, jusqu'à l'arrivée dans leur vie du rude et insolent Patrick, embauché pour faire quelques travaux dans leur appartement. Puis, la rencontre de François avec une jeune et charmante blonde, va également bouleverser la vie du couple.

TELERAMA
Elle, ambitieuse, et lui, à la ramasse… Elle, cérébrale, et lui, manuel sensuel… Elle, grande bourgeoise, et lui, vaguement sans domicile. Une valse des contraires faite pour la comédie.

Directrice d’une fondation d’art contemporain, Agathe veut abattre un mur de son appartement bourgeois pour créer un dressing. Par ce trou va s’engouffrer un homme qui est un chantier à lui tout seul : Patrick, roi de la débrouille et de l’embrouille. Anne Fontaine aime les turbulences qui font valser tout ce qui est un peu trop en place. Pour cette comédie sociale, elle pousse finement Isabelle Huppert et Benoît Poelvoorde, à fleur de peau, au bord de la caricature : la première raidit sa maîtrise, le second relâche sa décontraction.

Mais en exacerbant les tempéraments des interprètes, la cinéaste soigne la vérité des personnages. Leurs différences s’affirment plus qu’elles ne s’estompent. Tout valse, mais chacun reste fidèle à lui-même. Et valse avec l’autre.
MON PIRE CAUCHEMAR, Anne Fontaine 2011, Isabelle Huppert, Benoît Poelvoorde, Virginie Efira, Andre Dussolier (comique)@@ (E)
Agathe tient une galerie d'art. Elle est mariée à François, un éditeur. Le couple semble mener une vie confortable et réussie, jusqu'à l'arrivée dans leur vie du rude et insolent Patrick, emb ...

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MON ROI, Maïwenn 2015, Vincent Cassel, Emmanuelle Bercot (drame sentimental)@@


Tony est admise dans un centre de rééducation après une grave chute de ski. Dépendante du personnel médical et des antidouleurs, elle prend le temps de se remémorer l'histoire tumultueuse qu'elle a vécue avec Georgio. Pourquoi se sont-ils aimés ? Qui est réellement l'homme qu'elle a adoré? Pour Tony c'est une difficile reconstruction qui commence désormais, un travail corporel qui lui permettra peut-être de définitivement se libérer.

TELERAMA
La passion destructrice d’une femme pour un bad boy sexy. Maïwenn a toujours autant de talent pour diriger ses acteurs. Du cinéma-vérité saisissant.
Mon roi n’est pas le portrait à charge d’un pervers narcissique, mais un film sur l’addiction amoureuse et ses mystères.
Emmanuelle Bercot, impliquée corps et âme dans les rires, les cris et les larmes, est magnifique. Mais le film repose, surtout, sur le jeu captivant de Vincent Cassel, philtre d’amour et poison ravageur dans la même seconde. Comme l’héroïne, jusqu’à la fin, on ne peut quitter ce roi des yeux.
MON ROI, Maïwenn 2015, Vincent Cassel, Emmanuelle Bercot (drame sentimental)@@ (E)
Tony est admise dans un centre de rééducation après une grave chute de ski. Dépendante du personnel médical et des antidouleurs, elle prend le temps de se remémorer l'histoire tumultueuse qu'elle a ...

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MONAMOUR, Tinto Brass 2006, Max Parodi, Anna Jimskaia (film e)


Marta est une jeune femme au foyer nymphomane. Elle est mariée à Dario, un éditeur de livres à succès. Bien qu'elle aime toujours son mari, Marta n'a pas pu atteindre la satisfaction sexuelle depuis des mois en raison de leur vie amoureuse terne et prévisible. Alors qu'elle séjourne à Mantoue pour le Festivaletteratura (it), une foire du livre, Marta suit les conseils de son amie Sylvia et entame une liaison avec un bel et mystérieux artiste nommé Leon, ce qui entraîne des résultats surprenants concernant son mariage défaillant avec Dario.

TELERAMA
MONAMOUR, Tinto Brass 2006, Max Parodi, Anna Jimskaia (film e) (E)
Marta est une jeune femme au foyer nymphomane. Elle est mariée à Dario, un éditeur de livres à succès. Bien qu'elle aime toujours son mari, Marta n'a pas pu atteindre la satisfaction sexuelle depuis des mo ...

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MONPTI, Elmut Kautner 1957, Romy Schneider, Horst Buchholtz (sentimental)@


Un jeune peintre hongrois de 22 ans arrive à Paris. Dans le jardin du Luxembourg, il fait la connaissance d'une jeune et belle Parisienne de 17 ans, Anne-Claire qui se fait passer pour une riche héritière. Ils tombent amoureux l'un de l'autre; elle le surnomme Monpti.

TELERAMA
Un jeune peintre hongrois de 22 ans arrive à Paris. Dans le jardin du Luxembourg, il fait la connaissance d'une jeune Parisienne de 17 ans, Anne-Claire, qui se présente comme une riche héritière. Ils tombent amoureux l'un de l'autre, et elle le surnomme Monpti. Sans le sou, le jeune homme vit dans un petit appartement sous les toits de Paris, fasciné par sa belle et mondaine amante, qui brosse à l'envi un tableau irréel de son existence. Mais un jour, Monpti découvre la vérité sur l'existence et l'identité d'Anne-Claire. Déçu, il la gifle et la renvoie brutalement. En voulant le rejoindre, elle est renversée par une voiture...


MONPTI, Elmut Kautner 1957, Romy Schneider, Horst Buchholtz (sentimental)@ (E)
Un jeune peintre hongrois de 22 ans arrive à Paris. Dans le jardin du Luxembourg, il fait la connaissance d'une jeune et belle Parisienne de 17 ans, Anne-Claire qui se fait passer pour une riche héritière. Ils tombent a ...

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MONSIEUR BATIGNOLE, Gerard Jugnot 2002, Gerard Jugnot, Jean-Paul Rouve (guerre)@@


Paris, été 1942. La France est sous l'occupation allemande. Edmond Batignole, un charcutier-traiteur sans ambition, participe malgré lui à la déportation d'une famille juive.

TELERAMA
Plus beauf que jamais, Gérard Jugnot campait ici un boucher parisien qui fait son beurre sous l’Occupation. Ce monsieur Batignole a la conscience d’un tiroir-caisse, mais se retrouve face à un petit garçon qui compte beaucoup sur lui : Simon, le fils de ses voisins juifs…

Comme son personnage, qui balance entre le modeste et le minable, le réalisateur Jugnot risque l’entre-deux. Son film raconte, au fond, l’histoire d’un homme sur une pente savonneuse, un moteur de comédie classique. Mais là, c’est vers l’horreur sombre de l’Histoire que pourrait glisser ce monsieur Batignole. Il y a une audace inattendue dans le portrait de ce « résistant malgré lui », petit commerçant au bord de la crapulerie qui s’improvise ange gardien.
MONSIEUR BATIGNOLE, Gerard Jugnot 2002, Gerard Jugnot, Jean-Paul Rouve (guerre)@@ (E)
Paris, été 1942. La France est sous l'occupation allemande. Edmond Batignole, un charcutier-traiteur sans ambition, participe malgré lui à la déportation d'une famille juive.

TELERAMA
Plus bea ...

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MONSIEUR HIRE, Patrice Leconte 1989, Michel Blanc, Sandrine Bonnaire (thriller)@@


Chargé d'enquêter sur le meurtre d'une jeune femme, un inspecteur est amené à s'intéresser à monsieur Hire, un étrange tailleur détesté de ses voisins. Farouche et solitaire, celui-ci élève des souris blanches dans son atelier. Il pourrait bien être le mystérieux individu au manteau noir aperçu le soir du crime. La nuit, tapi dans l'obscurité de son appartement, monsieur Hire observe la fenêtre de l'appartement d'en face, où sa jeune voisine, Alice, se déshabille ou reçoit son amant, Emile. Ayant découvert son manège, Alice se rend chez lui. Elle le séduit et l'envoûte...

TELERAMA
Enquêtant sur un meurtre, un inspecteur s’intéresse à, M. Hire, un personnage étrange, misanthrope dont le seul plaisir dans la vie est d’épier sa ravissante voisine Alice. Michel Blanc y est exceptionnel, si loin de son rôle de pote geignard.

Qu'est-ce qui se cache derrière le masque marmoréen de Michel Blanc-Hire ? Qu'est-ce qui attire Sandrine Bonnaire-Alice chez cet homme qui l'observe chaque jour de sa fenêtre, se déshabillant, recevant son amant ? Ce n'est pas l'enquête policière — Hire est-il l'assassin que traque l'inspecteur ? — qui intéresse Patrice Leconte. C'est le lien indicible qui se crée entre ce maniaque voyeur et puritain, qui élève des souris blanches, et cette jeune femme libre et pourtant irrationnellement fascinée par ce qu'elle devine de perversité chez ce dernier.

Dans ce film personnel à l'écriture radicale, aussi « blanche » que le visage de Hire et aussi glacée que les éclairages de Denis Lenoir, Patrice Leconte réussit à ne pas copier Simenon (Les Fiançailles de M. Hire) et se situe à cent lieues de l'adaptation de Duvivier (Panique, en 1949, avec Michel Simon et Viviane Romance). La magique opposition du couple Blanc-Bonnaire est presque surnaturelle.
MONSIEUR HIRE, Patrice Leconte 1989, Michel Blanc, Sandrine Bonnaire (thriller)@@ (E)
Chargé d'enquêter sur le meurtre d'une jeune femme, un inspecteur est amené à s'intéresser à monsieur Hire, un étrange tailleur détesté de ses voisins. Farouche et solitaire, cel ...

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MONSIEUR MAX, Gabriel Aghion 2007, Jean-Claude Brialy, Dominique Blanc@@


En 1944, le poète Max Jacob est arrêté par la Gestapo. Alice, une jeune orpheline qu'il a choyée quarante ans auparavant, va tenter l'impossible pour le sauver. Une fiction poignante, avec Jean-Claude Brialy dans son dernier grand rôle.
MONSIEUR MAX, Gabriel Aghion 2007, Jean-Claude Brialy, Dominique Blanc@@ (E)
En 1944, le poète Max Jacob est arrêté par la Gestapo. Alice, une jeune orpheline qu'il a choyée quarante ans auparavant, va tenter l'impossible pour le sauver. Une fiction poignante, avec Jean-Claude Brialy dans ...

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MONTY PYTHON et le sacre graal, Terry Jones 1975(comique)@


Le roi Arthur et les Chevaliers de la Table Ronde partent à la recherche du Graal en chevauchant de bien étranges montures. Ils vont se retrouver dans un monde totalement insensé. La petite troupe va devoir passer une série d'épreuves en rencontrant un chevalier à trois têtes, des jouvencelles quelque peu entreprenantes et même un terrible lapin tueur.
MONTY PYTHON et le sacre graal, Terry Jones 1975(comique)@ (E)
Le roi Arthur et les Chevaliers de la Table Ronde partent à la recherche du Graal en chevauchant de bien étranges montures. Ils vont se retrouver dans un monde totalement insensé. La petite troupe va devoir passer une s ...

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MOONFALL, Roland Emmerich 2022, Halle Berry, Patrick Wilson (catastrophe)


Une force mystérieuse provoque la chute de la Lune, qui menace de s'écraser sur la Terre. L'ancienne astronaute, Jo Fowler pense avoir la solution pour empêcher cette catastrophe, mais peu de gens croient en elle. Seuls un astronaute qu'elle a connu autrefois, Brian Harper, et un théoricien du complot, K.C. Houseman sont de son côté. Le trio va alors tenter une mission impossible dans l'espace.

TELERAMA
KC (John Bradley, Samwell Tarly de Game of Thrones), prototype caricatural du geek solitaire à lunettes et chat, célibataire fan de maman et employé dans un fast-food, découvre que la Lune est en train de dévier de son orbite. Persuadé que l’astre est une « mégastructure » artificielle construite par des aliens (et pourquoi pas ?), il l’étudie en effet de près depuis plusieurs années, et tente d’alerter la Nasa qui, de nouveau, fait la sourde oreille – en cela, le film fait écho au récent Don’t Look Up : déni cosmique, à voir sur Netflix, dans lequel personne ne prend au sérieux des scientifiques ayant fait la découverte d’une comète fonçant droit sur nous.
Qu’à cela ne tienne, KC fait fuiter l’info sur les réseaux sociaux. Panique générale, la population tente de fuir, le changement d’orbite montrant déjà ses dramatiques effets sur les océans : inondations spectaculaires et raz de marée. Impression d’avoir déjà vu ça mille fois ? C’est le cas… Mais il faut bien que quelqu’un se colle au sauvetage de la planète. On s’en serait douté, c’est Harper qui en est le seul capable, avec KC (enfin considéré) et sa collègue Jo Fawler – Halle Berry, en service minimum, ne prenant même pas la peine de faire semblant de croire à ce qu’elle raconte, s’adressant, l’œil éteint, à Donald Sutherland : « Vous voulez dire que la Lune est le grand mensonge de l’humanité ? »
Notons à ce stade une spectaculaire scène de décollage en urgence de la navette Endeavour, alors qu’une immense vague menace de la submerger. Cela ne suffit cependant pas à sauver ce gloubi-boulga spatial qui lorgne sur 2001 et tente quelques saillies humoristiques (poussives) à la Gardiens de la galaxie… Quitte à viser la Lune pour rencontrer des clones, mieux vaut revoir Moon, de Duncan Jones, délicieusement métaphysique et neurasthénique.
MOONFALL, Roland Emmerich 2022, Halle Berry, Patrick Wilson (catastrophe) (E)
Une force mystérieuse provoque la chute de la Lune, qui menace de s'écraser sur la Terre. L'ancienne astronaute, Jo Fowler pense avoir la solution pour empêcher cette catastrophe, mais peu de gens croient en elle. Seuls ...

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MOONRAKER, Lewis Gilbert, 1979, Roger Moore, Richard Kiel, Michel Lonsdale (James Bond)@@


L'agent secret britannique James Bond enquête sur la disparition d'une navette spatiale americaine, Moonraker, confiee au gouvernement britannique. 007 se rend aux Etats-Unis pour interroger le responsable de la construction de la navette, Sir Hugo Drax. Il y fait la rencontre de la charmante Holly Goodhead et decouvre que Drax est en fait le responsable de la disparition de la navette.

TELERAMA
Qu’est devenue la navette spatiale Moonraker, que les Américains livraient à leurs ­alliés britanniques ? Qui s’en est emparé ? Pourquoi ? Chargé de l’enquête par « M », chef des services secrets anglais, James Bond soupçonne vite le puissant Hugo Drax.

Roger Moore fait son numéro habituel de justicier charmeur, sans jamais retrouver le style félin de Sean Connery. Les paysages sont superbes, « Jaws » revient avec sa mâchoire en acier, et Lonsdale est despotique à souhait. Mais tout cela ne parvient pas à compenser d’inutiles longueurs et un recours à l’humour plus insistant que d’habitude mais peu convaincant.
MOONRAKER, Lewis Gilbert, 1979, Roger Moore, Richard Kiel, Michel Lonsdale (James Bond)@@ (E)
L'agent secret britannique James Bond enquête sur la disparition d'une navette spatiale americaine, Moonraker, confiee au gouvernement britannique. 007 se rend aux Etats-Unis pour interroger le responsable de la construction de la nav ...

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MORITURI, Bernhard Wicki 1965, Marlon Brando (guerre)@


Robert Crain, officier déserteur de la Wehrmacht, a été recruté de force par les Alliés. Sous une fausse identité, il embarque à Tokyo sur un cargo allemand. Afin d'éviter que la cargaison de caoutchouc qu'il transporte ne tombe aux mains de l'ennemi, l'équipage a reçu l'ordre de se saborder en cas d'attaque. La mission de l'agent infiltré est de les empêcher de couler le navire.

TELERAMA
Pas mal de clichés : en 1942, sur un cargo chargé de caoutchouc, en route pour l’Allemagne, on trouve l’officier anti-SS de service. Son second, qui accumule tous les défauts (nazi, envieux, cafard). Un agent allié camouflé en fan de Hitler (Brando qui cabotine, qui cabotine... mais on lui pardonne : il n’y a que ça à faire pour sauver la situation). Plus une jeune Juive recueillie parmi les naufragés d’un navire. Ça fait beaucoup, surtout que Bernhard Wicki (Le Pont, La Rancune) n’a jamais fait preuve d’une grande finesse psychologique. Tout suit son petit bonhomme de chemin jusqu’aux indispensables explosions finales.
MORITURI, Bernhard Wicki 1965, Marlon Brando (guerre)@ (E)
Robert Crain, officier déserteur de la Wehrmacht, a été recruté de force par les Alliés. Sous une fausse identité, il embarque à Tokyo sur un cargo allemand. Afin d'éviter que la carga ...

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MORNING GLORY, Roger Michell 2010, Rachel McAdams, Harrison Ford, iane Keaton (sentimental)@@


Bien qu'elle soit jeune, jolie, dynamique et ambitieuse, Becky Fuller est en pleine traversée du désert professionnelle et sentimentale. Aussi, lorsqu'on propose à cette productrice de reprendre "Daybreak"' la matinale la moins regardée du pays, elle accepte le défi sans hésiter.

TELERAMA
On ne va pas s'extasier sur cette comédie romantique de série, assez platement mise en scène par Roger Michell — qui eut jadis un éclair en réalisant Coup de foudre à Notting Hill. Mais il faut saluer sa représentation assez fine des médias, et de la montée en puissance de « l'infotainment » (le néologisme qui lie information et divertissement), accélérée par le Net.

Voici donc une jeune productrice télé (la jolie Rachel McAdams, qui aurait intérêt à moins gesticuler) chargée de rajeunir la plus minable émission du matin du plus petit des grands « networks » américains. Elle a l'idée d'en confier l'animation à un ex-reporter star, désormais au placard. Harrison Ford fait obstinément la gueule en lançant météo et sujets conso, indignes de lui, un peu comme si Charles Enderlin avait été parachuté à Télématin. Il s'engueule avec la coprésentatrice — Diane Keaton, parfaite en Catherine Ceylac américaine — au point que leurs amabilités matinales boostent l'audience. Son éthique journalistique résistera-t-elle aux nouvelles pratiques du métier, où il s'agit aussi de gagner des clics sur YouTube ?

Si les affaires de coeur des uns et des autres laisseront de marbre, en revanche la description de la vie d'une rédaction est très réussie. Curieusement, le journalisme est un des seuls métiers que Hollywood, même dans un film ­ultra léger, prend suffisamment au sérieux pour ne pas le travestir.
MORNING GLORY, Roger Michell 2010, Rachel McAdams, Harrison Ford, iane Keaton (sentimental)@@ (E)
Bien qu'elle soit jeune, jolie, dynamique et ambitieuse, Becky Fuller est en pleine traversée du désert professionnelle et sentimentale. Aussi, lorsqu'on propose à cette productrice de reprendre "Daybreak"' la ...

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MORT A VENISE, Luchino Visconti 1971, Dirk Bogarde, Silvana Bangano (drame sentimental)@@@


Un compositeur vieillissant vient chercher à Venise une atmosphère propice à l'épanouissement de son art. N'y trouvant aucune inspiration, sa passion se réveille à la vue d'un jeune adolescent.

TELERAMA
Il y a dans la nouvelle de Thomas Mann cette phrase d’un romancier qui a le blues : « Aschenbach sentit une fois de plus avec douleur que le langage peut bien célébrer la beauté, mais n’est pas capable de la restituer. » Alors Visconti s’interroge : le cinéma peut-il le faire ? Peut-il « restituer la beauté » de ce jeune homme, Tadzio, au visage apollinien ? Ce garçon aimante le regard d’Aschenbach (Dirk Bogarde), l’obsède au point de l’empêcher d’écrire et de quitter Venise, si bien qu’on se demande si c’est plutôt le choléra ou la beauté qui le consume… Mort à Venise interroge le cinéma et ses pouvoirs en multipliant les zooms et les dézooms sur l’objet du regard (une bonne façon de se poser des questions), comme si sa capacité à restituer cette beauté-là n’allait pas de soi, que déjà s’en approcher n’avait rien d’anodin. La perfection est-elle vraiment parfaite quand elle est éphémère ? On entend : « Rien n’est si impur que l’impureté de la vieillesse. » Ce jeune homme a des traits miraculeux mais il est comme tout le monde, périssable. Contrairement peut-être aux symphonies de Mahler qui remplacent les mots. Jusqu’au dénouement, sublime…
MORT A VENISE, Luchino Visconti 1971, Dirk Bogarde, Silvana Bangano (drame sentimental)@@@ (E)
Un compositeur vieillissant vient chercher à Venise une atmosphère propice à l'épanouissement de son art. N'y trouvant aucune inspiration, sa passion se réveille à la vue d'un jeune adolescent.
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MORT D UN ACTEUR, Ambroise Rateau 2024, Philippe Rebbot, Finnegan Oldfield, Afrika Baso-Gohier, Marc Riso


L'acteur Philippe Rebbot est annoncé mort par les médias et les réseaux sociaux. Premier problème : il va très bien. Second problème : la rumeur prend de l'ampleur, malgré ses démentis. Chacune de ses tentatives ne fait qu'aggraver la situation.
MORT D UN ACTEUR, Ambroise Rateau 2024, Philippe Rebbot, Finnegan Oldfield, Afrika Baso-Gohier, Marc Riso (E)
L'acteur Philippe Rebbot est annoncé mort par les médias et les réseaux sociaux. Premier problème : il va très bien. Second problème : la rumeur prend de l'ampleur, malgré ses démentis ...

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MORT OU VIF, Sam Raimi 1995, Sharon Stone, Leonardo DiCaprio (western)@@ (film complet)@@


Une jeune femme (Sharon Stone) au passé mystérieux s'inscrit à un tournoi de duels au pistolet organisé par le maire corrompu d'une petite ville de l'Ouest

TELERAMA
Hommage (en théorie) au western-spaghetti, ce long métrage se résume à un duel au pistolet.
Ne tournons pas autour du pot : le seul argument de ce néowestern, c'est Sharon Stone. Enfin une « vraie » femme de l'Ouest, se réjouit le fan-club. Certes, on avait déjà vu d'énergiques tenancières de saloon (Joan Crawford dans Johnny Guitar). Mais des justicières en pantalon de cuir, point. Bigoudis et falbalas restaient la norme. Avec Sharon, changement de style : il a fallu aller chez un costumier romain pour lui dénicher son slicker, un de ces longs manteaux de toile popularisés par Sergio Leone.


Ce n’est pas qu'affaire vestimentaire. « Nous nous réclamons davantage de Sergio Leone que de John Ford », déclare Sam Raimi. Malheureusement, Mort ou vif réduit le western-spaghetti à sa plus simple expression : le duel au pistolet. Dans la petite ville de Redemption, Herod, un affreux (Gene Hackman, évidemment), rançonne la population. Pour se maintenir au pouvoir, il organise, chaque année, un tournoi de duels au pistolet. Pour la première fois, une femme, au passé obscur, s'y est inscrite... C'est, répétons-le, la première et la dernière idée du film. Pour le reste, Sam Raimi exploite les archétypes du Far West, avec ses personnages imposés (le vieux médecin, les putes, le joueur de poker...). Pas la moindre idée dramatique, ni la moindre audace visuelle à l'horizon. Ou plutôt, si, une seule, à l'humour douteux : un gunfighter, entrevu à travers le trou que laisse sa balle dans la tête de son adversaire. Bref, cette fois, le western est plus mort que vif.
MORT OU VIF, Sam Raimi 1995, Sharon Stone, Leonardo DiCaprio (western)@@ (film complet)@@ (E)
Une jeune femme (Sharon Stone) au passé mystérieux s'inscrit à un tournoi de duels au pistolet organisé par le maire corrompu d'une petite ville de l'Ouest

TELERAMA
Hommage (en théorie) au wes ...

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MORT SUR LE NIL, Kenneth Branach 2022 (thriller)@


Le célèbre détective privé belge Hercule Poirot enquête sur le meurtre de la jeune et belle héritière Linnet Ridgeway, perpétré à bord d'un navire de croisière voguant sur le Nil. Cette dernière s'était éprise de Simon Doyle, le fiancé de sa meilleure amie, Jacqueline de Bellefort et l'avait épousé dans la foulée. La suspecte la plus probable, Jacqueline, qui nourrissait une grande haine envers celle-ci, est pourtant une des seules personnes parmi les divers clients à avoir un alibi solide.

TELERAMA
Ce croisement anachronique entre “Mort sur le Nil” et “Dirty Dancing” peut amuser.
Après Le Crime de l’Orient-Express (2017), Kenneth Branagh récidive, devant et derrière la caméra, avec cet autre classique d’Agatha Christie, déjà adapté au cinéma en 1978. Le principe demeure immuable, qui consiste à réunir une troupe de stars dans un Cluedo luxueux où chaque personnage — un jeune marié, son ex-maîtresse, une millionnaire communiste… — fait un parfait suspect de meurtre.

Plus qu’au génie d’Hercule Poirot, dont on cherche en vain la trace, c’est à son cœur blessé (et un peu à sa libido, aussi) que Branagh s’intéresse. Pour savoir quels traumas cache la moustache du détective belge, rendez-vous dans cette Égypte de polystyrène reconstituée en Angleterre. Sauf allergie sévère aux puddings numériques (auquel cas le coma est garanti), ce croisement anachronique entre Mort sur le Nil et Dirty Dancing peut amuser.
MORT SUR LE NIL, Kenneth Branach 2022 (thriller)@ (E)
Le célèbre détective privé belge Hercule Poirot enquête sur le meurtre de la jeune et belle héritière Linnet Ridgeway, perpétré à bord d'un navire de croisière vogu ...

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MORTELLE RANDONNEE, Claude Miller 1983, Michel Serrault, Isabelle Adjani (thriller)@@


L'OEIL, détective privé, est chargé d'enquêter sur une jeune et belle aventurière. Il ne tarde pas à découvrir que Lucie, qui s'appelle en fait Catherine, est une criminelle. Il va alors la suivre de meurtre en meurtre dans ses déplacements, malgré ses transformations physiques et ses changements d'identité.

TELERAMA
Faux thriller où un père sans enfant poursuit une petite fille qui a des caprices mortels. Sombre vertige et fascinant manège entre Serrault et Adjani.
Fasciné par le roman de Marc Behm, Michel Audiard en acheta les droits et l’adapta avec son fils Jacques. Il proposa le scénario à Claude Miller : il était sûr, depuis leur collaboration sur Garde à vue, que ce dernier saurait filmer cette histoire aussi douce que noire. Douce comme l’enfance, l’obsession de Miller. Noire comme la mort, celle qui enlève les enfants à leur père — Michel Audiard avait perdu son fils François dans un accident de voiture en 1975.

L’Œil, un détective, cherche désespérément sa fille sur une photo de classe jaunie. Parmi les fillettes couleur sépia, où est Marie ? Quand une enquête le met sur la piste d’une tueuse aux yeux candides, il se contente de la suivre au lieu de l’arrêter, et peu à peu la protège, comme un père. Un drôle de manège (dés-)enchanté, moitié rêve, moitié polar, avec un milliardaire aveugle, des signes astrologiques variables… Adjani n’a jamais été aussi magnétique. Serrault invente une version complètement timbrée du chagrin. Un film envoûtant sur le deuil.
MORTELLE RANDONNEE, Claude Miller 1983, Michel Serrault, Isabelle Adjani (thriller)@@ (E)
L'OEIL, détective privé, est chargé d'enquêter sur une jeune et belle aventurière. Il ne tarde pas à découvrir que Lucie, qui s'appelle en fait Catherine, est une criminelle. Il va alors la su ...

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MOSQUITO, Joao Nuno Pinto 2020 (aventure guerre)@@


Rêvant de grandes aventures et de défendre sa patrie, un jeune homme portugais s'enrôle dans l'armée durant la Première Guerre mondiale. Il est envoyé au front au Mozambique, en Afrique. Abandonné par son unité, il s'engage dans une longue traversée de la mystique terre Makua, parcourant à pied des milliers de kilomètres à la recherche de ses rêves.

TELERAMA
Le périple au Mozambique, à la fois halluciné et initiatique, d’un soldat portugais perdu. Un récit radical, dans son esthétique et son propos.

Le Mozambique des colons portugais avait déjà inspiré un film sublime, Tabou (Miguel Gomes, 2012). Mosquito est moins baroque, mais on y entend la même mélopée envoûtante d’une voix off égrenant les souvenirs d’un narrateur portugais arrivé en Afrique (à 17 ans) durant la Première Guerre mondiale. Il voulait connaître le monde, se dépasser et défendre sa patrie contre l’ennemi allemand. Abandonné par son unité, il part à sa recherche à pied, parcourant des milliers de kilomètres, d’abord avec deux aides de camp mozambicains, puis complètement seul.

Le grand-père du réalisateur a vécu cette expérience extrême. À défaut d’en connaître les détails, le petit-fils les imagine. Et les traduit incidemment en hallucinations, en fantasmagories. Dans la tradition des récits « conradiens », mais avec la frontalité d’un cinéma de recherche contemporain, le film montre toutes sortes de franchissements irréversibles : perte des idéaux, adieux à l’innocence, basculement dans la sauvagerie, la déraison. Le corps frêle du soldat est ravagé par la fatigue, les drogues, la faim, la saleté. Ses rencontres prennent la texture des cauchemars ou des mirages. Le voilà prisonnier d’un village de femmes et d’enfants dont il ignore totalement le langage. Puis, marchant avec un Allemand qu’il menace de son fusil et qu’il tiendra pourtant dans ses bras, au moins un instant. Le cinéaste sait explorer les confins de chaque situation, la hideur d’un colonialisme enraciné, mais aussi l’envers imprévu de la haine ou de la terreur. En résultent une aventure à la fois esthétique et morale, un récit d’initiation radical.
MOSQUITO, Joao Nuno Pinto 2020 (aventure guerre)@@ (E)
Rêvant de grandes aventures et de défendre sa patrie, un jeune homme portugais s'enrôle dans l'armée durant la Première Guerre mondiale. Il est envoyé au front au Mozambique, en Afrique. Abandonn&eacu ...

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MOULIN ROUGE Baz Luhrmann 2001, Nicole Kidman, Ewan McGregor (musical)@@


A la fin du XIXe siècle, dans le Paris de la Belle Epoque, Christian, un jeune poète désargenté, s'installe dans le quartier de Montmartre et découvre un univers où se mêlent sexe, drogue et french cancan, mais se rebelle contre ce milieu décadent en menant une vie de bohème. Il rêve d'écrire une grande pièce, et le peintre Henri de Toulouse-Lautrec est prêt à lui donner sa chance.
MOULIN ROUGE Baz Luhrmann 2001, Nicole Kidman, Ewan McGregor (musical)@@ (E)
A la fin du XIXe siècle, dans le Paris de la Belle Epoque, Christian, un jeune poète désargenté, s'installe dans le quartier de Montmartre et découvre un univers où se mêlent sexe, drogue et f ...

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MOURIR D AIMER, André Cayatte 1971, Annie Girardot (societe)(film complet)@@


Danièle Guénot, 32 ans, divorcée, deux enfants, est professeure de lettres à Rouen. Lors des événements de mai 68, elle organise chez elle des réunions de discussion et de remise en cause de la société. Un de ses élèves, Gérard Leguen, âgé de 17 ans, tombe amoureux d'elle. Elle le repousse d'abord mais finit par céder à cet amour qu'elle partage. Les parents de Gérard, avertis, crient au scandale.

TELERAMA
L’histoire d’un amour fou entre Danièle, professeur de trente ans, et Gérard, son élève de dix-sept ans. Les parents de Gérard s’opposent à leur passion et éloignent leur fils.

Le suicide de Gabrielle Russier, professeur de lettres, emprisonnée pour avoir aimé un de ses élèves, âgé de 17 ans, émut tant la France que des journalistes évoquèrent l’affaire devant le président Georges Pompidou, lors d’une conférence de presse. Après un long silence, il leur répondit par ces vers d’Éluard : « Comprenne qui voudra. Moi mon remords ce fut la malheureuse qui resta sur le pavé. La victime raisonnable, à la robe déchirée, au regard d’enfant perdue. Découronnée, défigurée. Celle qui ressemble aux morts qui sont morts pour être aimés. » C’était un temps où nos présidents avaient des lettres…

De ce fait divers, André Cayatte, inspiré, tire une tragédie sèche et (presque) sobre, mais aussi, selon son habitude, un pamphlet contre l’hypocrisie de l’époque — les parents du jeune homme préférèrent voir leur fils enfermé qu’heureux avec une femme plus âgée que lui… Le triomphe du film apporta à Annie Girardot une popularité extraordinaire.
MOURIR D AIMER, André Cayatte 1971, Annie Girardot (societe)(film complet)@@ (E)
Danièle Guénot, 32 ans, divorcée, deux enfants, est professeure de lettres à Rouen. Lors des événements de mai 68, elle organise chez elle des réunions de discussion et de remise en cause de ...

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MR AND MRS SMITH, Doug Liman 2005, Brad Pitt, Angelina Jolie (aventure)@


M. et Mme Smith forment un couple tout ce qu'il y a de plus banal. Pourtant, M. Smith est exécuteur pour une organisation secrète et Mme Smith, tueuse à gages vendant ses services aux plus offrants. Ignorant chacun les activités de leur cher et tendre, ils vont néanmoins se retrouver en compétition sur le même contrat : s'éliminer l'un l'autre


TELERAMA
Époux, ils se sont toujours cachés l’un à l’autre qu’ils étaient tueurs à gages. Gros casting, gros calibres et grosses ficelles : le couple Jolie-Pitt sort le grand jeu mais tourne en rond.

M. et Mme Smith se sont toujours caché l’un à l’autre qu’ils étaient tueurs à gages, l’un comme l’autre, et pour des organisations concurrentes… Ils vont l’apprendre en se retrouvant adversaires sur la même cible. L’idée n’est pas des plus neuves : rien de tel que l’affrontement ouvert pour réveiller la libido, pas de meilleur aphrodisiaque qu’une bonne scène de ménage aux lance-roquettes. Côté exécution, c’est le grand jeu, ou presque : le film se veut à la fois un concentré d’action, une comédie romantique plus rusée que la moyenne, un spectacle chorégraphique et un sommet de sex-appeal. Sur ce dernier point, au moins, Angelina Jolie et Brad Pitt (devenus un couple sur le tournage) font largement l’affaire, mais elle seule apporte un peu de raffinement comique par son jeu.

Pour le reste, le rapport est embarrassant entre la puissance de feu déployée et l’insipidité vaguement cool du résultat. Même sur le front de l’égalité entre les sexes, le film ne fait que semblant d’avancer. Il y a bien une scène où Mme Smith reprend des mains de son mari le gros calibre et lui refile le petit, mais la plaisanterie s’arrête là. D’ailleurs, Monsieur cache naturellement ses armes dans son atelier au garage, et Madame les siennes dans son four, à la cuisine…

MR AND MRS SMITH, Doug Liman 2005, Brad Pitt, Angelina Jolie (aventure)@ (E)
M. et Mme Smith forment un couple tout ce qu'il y a de plus banal. Pourtant, M. Smith est exécuteur pour une organisation secrète et Mme Smith, tueuse à gages vendant ses services aux plus offrants. Ignorant chacun les ...

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MR AND RS BRIDGE, James Ivory 1990, Joanne Woodward, Paul Newman drame sentimental)@


Kansas City, à la fin des années 30. Le mariage de Walter et d'India Bridge a depuis longtemps sombré dans la routine et la monotonie. Lui, avocat de son état, est puritain, conformiste et autoritaire ; elle, femme au foyer, tout à la fois naïve et infantile, sent confusément qu'elle a raté sa vie. Si Walter vient facilement à bout des états d'âme de son épouse, il a plus de mal à dompter ses enfants : la belle Ruth est passionnée, rebelle et indépendante, Carolyn a épousé un plombier et Douglas s'est engagé dans l'armée en devançant l'appel. Leur petite vie malgré tout bien tranquille prend un tournant inattendu lorsqu'un soir, en rentrant de son travail, Walter surprend Carolyn en train de faire l'amour dans le salon...

TELERAMA
MR AND RS BRIDGE, James Ivory 1990, Joanne Woodward, Paul Newman drame sentimental)@ (E)
Kansas City, à la fin des années 30. Le mariage de Walter et d'India Bridge a depuis longtemps sombré dans la routine et la monotonie. Lui, avocat de son état, est puritain, conformiste et autoritaire ; elle, fem ...

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MR TURNER, Mike Leigh 2014, Timothy Spall, Paul Jesson (bio)@@


Artiste reconnu, membre apprécié quoique irrévérencieux de la Royal Academy of Arts, le peintre J.M.W. Turner peut compter sur le soutien indéfectible de son père qui est aussi son assistant. Il est aussi choyé par sa dévouée gouvernante. Il fréquente l'aristocratie, visite les bordels en quête de tendresse et nourrit son inspiration par ses nombreux voyages. A la mort de son père, profondément affecté, Turner ne veut plus voir personne. Sa vie change cependant quand il rencontre Sophia Booth.

TELERAMA
Autoportrait impressionniste de l’artiste en cochon grognon : Turner (1775-1851), peintre paysager porté peu à peu jusqu’aux limites du figuratif, devient pour Leigh le chroniqueur élégiaque d’un monde perdu. Timothy Spall est génial.

Du peintre anglais William Turner (1775-1851), Timothy Spall fait un presque obèse à la démarche de crapaud, visage grimaçant, grognements porcins à gogo. Comment, de tant de laideur, jaillit une beauté sans pareille… Dans ce récit fragmenté des vingt-cinq dernières années de sa vie, l’art de Turner est d’abord montré comme un métier. Pas sans analogie avec celui de cinéaste : repérages, croquis comme les esquisses d’un story-board, visite au marchand de couleurs comme on va chez le loueur de caméras.

Il est très vraisemblable que Mike Leigh, auteur des féroces Naked (1993) et Another year (2010) partage la misanthropie tranquille de son personnage. Tout au long du film, Turner ne trouve son accomplissement que face aux paysages qui vont l’inspirer — magnifiquement rendus par l’image de Dick Pope, qui a étudié les pigments utilisés par le peintre. Ou au milieu des éléments, le film attestant une légende selon laquelle Turner se serait attaché au mât d’un navire pour être au coeur d’une tempête. La beauté, la vérité du monde résident dans un ciel changeant que le soleil et les nuages recomposent en mille nouveaux contours. Mais certainement pas en l’homme : ni lui-même (« Quand je me regarde dans un miroir, je vois une gargouille »), ni ceux qu’il côtoie, dont la laideur morale accompagne parfois les déconfitures implacables du corps (comme cette servante, et maîtresse occasionnelle, au visage dévoré par le psoriasis). Par petites touches, Mr. Turner installe un sentiment poignant d’élégie. Cerné par la laideur, le peintre s’est entraîné à ne voir que la beauté. Une scène tire les larmes : il chante, d’une voix mal assurée, When I am laid in earth, tirée du Didon et Enée de Purcell. De l’ogre difforme sort la conscience d’un éden perdu. C’est bouleversant.
MR TURNER, Mike Leigh 2014, Timothy Spall, Paul Jesson (bio)@@ (E)
Artiste reconnu, membre apprécié quoique irrévérencieux de la Royal Academy of Arts, le peintre J.M.W. Turner peut compter sur le soutien indéfectible de son père qui est aussi son assistant. Il est ...

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MULHOLLAND DRIVE David Lynch 2001, Noami Watts,Laura Harring (thriller)@@@


Une femme brune reste amnésique après un accident de voiture. Elle erre dans les rues de Los Angeles dans un état second avant de se réfugier dans un appartement. Là, elle est découverte par Betty, une blonde saine du Midwest qui est venue dans la Cité des Anges à la recherche de la gloire en tant qu'actrice.

TELERAMA
David Lynch orchestre un vertigineux jeu de pistes dans les collines de Hollywood. Qu’on regarde ce film pour la centième fois ou pour la toute première, l’expérience est toujours troublante.

Roman d’amour dans la cité des rêves, hommage vitriolé à Hollywood, cauchemar éveillé d’amante délaissée, vertigineuse traversée des miroirs, le chef-d’œuvre lynchien est incrusté de références au cinéma classique : Sueurs froides, En quatrième vitesse, Gilda. Mais le scintillement des mythes et des citations n’empêche pas une somptueuse création romanesque.

Déstructuré en apparence, Mulholland Drive est aussi un film « normal », figuratif, dont on peut tirer l’histoire au clair (la première partie serait le songe ultime de l’héroïne de la seconde moitié). Un récit dont la mystérieuse faille médiane, sorte de trou noir, a influencé beaucoup de cinéastes depuis. Et dont les deux protagonistes figurent déjà parmi les plus belles apparitions du cinéma américain. Dans la bouche de Naomi Watts, dévorant des yeux Laura Elena Harring, ces mots galvaudés entre tous, « I’m in love with you », semblent prononcés pour la première fois sur un écran. Une déflagration sublime.

De Betty la blonde ingénue, aspirante actrice, et Rita la brune amnésique, voluptueuse accidentée, qui est l’élue des dieux hollywoodiens, qui est la fille perdue ? Rendez-vous sur les hauteurs de L.A. et dans les profondeurs de l’inconscient pour un grand film schizo et parano, grisant et vénéneux, qui fait un mal monstre et un bien fou.
MULHOLLAND DRIVE David Lynch 2001, Noami Watts,Laura Harring (thriller)@@@ (E)
Une femme brune reste amnésique après un accident de voiture. Elle erre dans les rues de Los Angeles dans un état second avant de se réfugier dans un appartement. Là, elle est découverte par Betty, ...

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MUNICH, Steven Spielberg 2005, Daniel Craig, Eric Bana (histoire)@@


Après le meurtre de onze athlètes israéliens et leur entraîneur aux Jeux Olympiques de 1972, le gouvernement israélien confie secrètement à Avner Kaufman une série de représailles stratégiques. A l'aide d'un conducteur, d'un faussaire, d'un fabricant de bombes et d'un ancien soldat, Avner mène une opération mondiale visant onze personnes. Comme les assassinats s'accumulent, Avner commence à douter de la moralité de ses actions.

TELERAMA
A Munich, pendant les jeux Olympiques de 1972, un commando de la faction palestinienne Septembre noir prenait en otages onze athlètes israéliens, qui allaient tous mourir. Munich est un film hanté par la violence. Comme son héros, Avner, prisonnier de son passé… Ce jeune agent du Mossad, chargé de diriger le commando qui éliminera les responsables de la tuerie, représente une sorte d’idéal pour Spielberg : il aime sa famille, son pays et s’engage à le défendre. Pourtant, Avner se trompe : ses bonnes intentions pavent son enfer intérieur.

Réveiller la conscience de ses personnages, c’est l’objectif de Spielberg, qui changea véritablement d’image avec ce film, loin du divertissement dont il était le maître. Il y met sa foi d’homme et d’homme d’images, s’emploie à arracher la violence des conventions où le cinéma la maintient : chaque fois qu’elle surgit, elle est authentiquement traumatisante. Si Spielberg plonge au cœur du conflit israélo-palestinien, ce n’est pas pour livrer un propos politique, mais pour défendre les valeurs qui sont les siennes.

On se souvient des larmes d’Oskar Schindler à la fin de La Liste de Schindler, désespérant de n’avoir pu sauver que les Juifs inscrits sur la liste. En sauver un de plus, c’était atteindre vraiment l’humain, l’unique. Le message est ici le même : retrouver l’humain derrière la liste.
MUNICH, Steven Spielberg 2005, Daniel Craig, Eric Bana (histoire)@@ (E)
Après le meurtre de onze athlètes israéliens et leur entraîneur aux Jeux Olympiques de 1972, le gouvernement israélien confie secrètement à Avner Kaufman une série de représaille ...

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MUSTANG, Deniz Gamze Ergüven, Alice Winocour 2015 (femmes societe turquie)@@@


Dans un village reculé de Turquie, Lale et ses quatre sœurs rentrent de l’école en jouant avec des garçons et déclenchent un scandale aux conséquences inattendues.
La maison familiale se transforme progressivement en prison, les cours de pratiques ménagères remplacent l’école et les mariages commencent à s’arranger.
Les cinq sœurs, animées par un même désir de liberté, détournent les limites qui leur sont imposées.

TELERAMA
La Franco-Turque Deniz Gamze Ergüven signait là un premier film enthousiasmant, où déborde la sensualité de la fratrie fougueuse. Dès le préambule, une magnifique scène de bain, elle célèbre cette féminité explosive qui dérange tant. Dans cette Turquie-là, les nuits de noces virent au cauchemar. Des draps sans tache… et la jeune mariée se retrouve à l’hôpital pour vérification de son hymen…

Dès qu’une des sœurs quitte la maison, cette prison pour futures épouses, le club des cinq perd un membre. Le groupe fait place à des détresses individuelles, parfois insurmontables. Mais la beauté de cette fable solaire est d’exalter la force de ses petites amazones plutôt que d’en faire des victimes.
MUSTANG, Deniz Gamze Ergüven, Alice Winocour 2015 (femmes societe turquie)@@@ (E)
Dans un village reculé de Turquie, Lale et ses quatre sœurs rentrent de l’école en jouant avec des garçons et déclenchent un scandale aux conséquences inattendues.
La maison familiale se tr ...

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MY FAIR LADY George Cukor 1964, Audrey Hepburn@


À Londres, au début du siècle dernier, un professeur, spécialiste en linguistique, est attiré par l'accent populaire d'une jeune marchande de fleurs. Il parie avec un ami qu'il pourrait faire une Lady de la jeune fille, en lui montrant comment bien s'exprimer et aussi les bonnes manières.
MY FAIR LADY George Cukor 1964, Audrey Hepburn@ (E)
À Londres, au début du siècle dernier, un professeur, spécialiste en linguistique, est attiré par l'accent populaire d'une jeune marchande de fleurs. Il parie avec un ami qu'il pourrait faire une Lady de l ...

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MY LADY, Richard Eyre 2017, Emma Thomson, Stanley Tucci, Fionn Whitehead (societe sante)@@@


Magistrate à la Haute Cour de Londres, Fiona est spécialiste en affaires familiales. Elle s’attache à faire primer « l’intérêt de l’enfant », comme le stipule le Children Act, voté au Royaume-Uni en 1989. À la veille d’un week-end, une requête urgente : un médecin demande à soigner de force un adolescent atteint de leucémie. Témoin de Jéhovah, Adam refuse toute transfusion sanguine. « L’intérêt » du jeune homme se trouve-t-il dans le respect de ses convictions religieuses ou dans la contrainte d’accepter le traitement médical qui pourrait lui sauver la vie ?

TELERAMA
Ian McEwan a lui-même adapté pour l’écran son court et magnifique roman sur la responsabilité individuelle. L’Intérêt de l’enfant, devenu My Lady — quel titre curieux… —, est le portrait poignant d’une femme confrontée, à l’aube de la soixantaine, à l’une des décisions les plus douloureuses de sa vie professionnelle, alors même que son mariage part en lambeaux. La finesse psychologique du romancier est illustrée sans fioritures par la sobre mise en scène de Richard Eyre, au prix, parfois, d’un certain statisme…

Ce sont les comédiens qui donnent au film son intensité. Face au troublant Fionn Whitehead (le jeune soldat de Dunkerque, remarquable), Emma Thompson livre une des performances les plus riches de sa carrière. Dans son jeu d’une précision millimétrée, la perfection technique, le contrôle du moindre geste, du moindre souffle ne brident jamais l’émotion ; ils la subliment.
MY LADY, Richard Eyre 2017, Emma Thomson, Stanley Tucci, Fionn Whitehead (societe sante)@@@ (E)
Magistrate à la Haute Cour de Londres, Fiona est spécialiste en affaires familiales. Elle s’attache à faire primer « l’intérêt de l’enfant », comme le stipule le Children Act, ...

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MY SWEET PEPPER LAND, Hiner Saleem 2014, Korkmaz Arslan, Golshifteh Farahani (fable histoire iran)@@@


Parce qu'il supporte mal une pendaison sinistre qui a eu lieu dans le nouveau Kurdistan indépendant de l'Irak, Baran, un combattant des années de lutte contre le régime de Saddam Hussein, choisit de démissionner de la police et de rentrer chez lui. Il se heurte à sa mère et à sa volonté de le marier, puis obtient une mutation dans un poste de police reculé, à la frontière iranienne. C'est dans cette bourgade qu'exerce Govend, une institutrice obstinée dont il fait la connaissance. Govend est en butte à l'hostilité de la société patriarcale, tandis que Baran, assisté de Reber, son adjoint, découvre que la région est mise en coupe réglée par le seigneur local, Aziz Aga...

TELERAMA
Cette fable drôle et forte avec deux insoumis évoque mine de rien l’aspiration à la liberté d’une jeunesse asphyxiée.
Quelque part entre l’Iran, la Turquie et l’Irak, une jeune femme essaie de vivre sa vie et d’exercer son métier, loin des hommes de sa famille. De son côté, un officier de police, ancien combattant pour l’indépendance du Kurdistan, fuit sa mère, qui ne pense qu’à le marier. Ils vont s’aimer, bien sûr, en affrontant ensemble les obscurantistes qui règnent sur la région.

Burlesque, absurde, fantaisie : chez Hiner Saleem, l’humour console de tout — du moins, il aide à vivre. Dans cette zone de non-droit où la sauvagerie du paysage épouse la rudesse des hommes, le cinéaste s’amuse à orientaliser les codes du western. À la lueur des lampes à pétrole d’un saloon des steppes, son shérif levantin rappelle L’Homme des hautes plaines, de Clint Eastwood, et sa horde de hors-la-loi, les bandits en cache-poussière d’Il était une fois dans l’Ouest. Mais sous la stylisation perce la détresse d’une jeunesse asphyxiée par la famille et la société. Et puis il y a l’actrice iranienne Golshifteh Farahani, bannie par les mollahs depuis 2008, vibrante dans ce rôle d’insoumise. Quand sa silhouette se détache sur les montagnes au crépuscule, que s’élève le doux son du hang, cet instrument méconnu, il semble évident que la grâce existe. Dans le Kurdistan rêvé de Hiner Saleem, en tout cas.
MY SWEET PEPPER LAND, Hiner Saleem 2014, Korkmaz Arslan, Golshifteh Farahani (fable histoire iran)@@@ (E)
Parce qu'il supporte mal une pendaison sinistre qui a eu lieu dans le nouveau Kurdistan indépendant de l'Irak, Baran, un combattant des années de lutte contre le régime de Saddam Hussein, choisit de démissionner ...

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MYSTERE A SAINT TROPEZ, Nicolas Benamou 2021, Christian Clavier (comique)@


En 1970, le milliardaire Claude Tranchant et sa femme Eliane sont les rois de Saint-Tropez. Toute la jet set de la Riviera se précipite à leurs fêtes homériques organisées dans leur magnifique villa. Mais leur vie oisive est bouleversée quand leur voiture décapotable est sabotée. Tranchant pense à une tentative de meurtre et demande en haut lieu que le meilleur flic de France se charge de l'enquête. Mais l'été, les plus fins limiers sont en vacances. Boulin, commissaire bientôt retraité et aux méthodes dépassées, se rend sur place. Son attitude arrogante et son incompétence freinent vite le bon déroulement de l'enquête...
MYSTERE A SAINT TROPEZ, Nicolas Benamou 2021, Christian Clavier (comique)@ (E)
En 1970, le milliardaire Claude Tranchant et sa femme Eliane sont les rois de Saint-Tropez. Toute la jet set de la Riviera se précipite à leurs fêtes homériques organisées dans leur magnifique villa. Mais l ...

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MYSTÈRE AU LOUVRE Léa Fazer 2017, Alice Taglioni, Philippe Torreton (thriller)


Mercure, célèbre cambrioleur que le tout-Paris craint ou admire, est en fait une cambrioleuse. Constance de Coulanges, de son vrai nom, s'apprête à réaliser un coup de maître : dérober une parure qui appartenait à l'impératrice Eugénie le soir même de son premier jour d'exposition au Louvre. Pour cela, elle s'adjoint les services de Frédéric Delage, un séduisant funambule. Mais l'opération s'annonce périlleuse, car le Louvre est sous haute surveillance et l'inspecteur Thénard a mis la tête de Mercure à prix. En théorie, le coup est impossible...

TÉLÉRAMA
Paris, fin du xixe siècle. Un mystérieux cambrioleur qui se fait appeler « Mercure » multiplie les vols. Mais contrairement à ce que pense son ennemi juré, l’inspecteur Thenard, Mercure est… une femme. Celle-ci s’apprête à réaliser un coup de maître en dévalisant de précieux bijoux entreposés au Louvre. Pour ce faire, elle recrute un funambule virtuose, Frédéric. Le duo va devoir jouer serré pour échapper aux griffes de l’implacable Thenard…
Une histoire de voleurs dans le Paris des années 1880, ça change un peu des sempiternels polars touristiques de France Télévisions. Malheureusement, le résultat n’est guère folichon. Car ce Mystère au Louvre pas très inspiré emprunte sans se gêner à gauche et à droite : une héroïne entre Adèle Blanc-Sec et Arsène Lupin, un méchant flic joué par Torreton qui rappelle énormément le Javert des Misérables, une scène de cambriolage en suspension copiée sans vergogne sur le premier Mission : Impossible, avec Tom Cruise… Ça fait beaucoup. Et comme les dialogues sont assez fadasses et les rebondissements, très convenus, l’intérêt reste limité.
MYSTÈRE AU LOUVRE Léa Fazer 2017, Alice Taglioni, Philippe Torreton (thriller) (E)
Mercure, célèbre cambrioleur que le tout-Paris craint ou admire, est en fait une cambrioleuse. Constance de Coulanges, de son vrai nom, s'apprête à réaliser un coup de maître : dérober une paru ...

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MYSTIC RIVER, Clint Eastwood 2003, Sean Penn, Tim Robbins, Laura Linney, Kevin Bacon (policier)@@


Boston, 1975. Jimmy, Sean et Dave sont trois amis d'enfance, mais un jour Dave est enlevé par deux hommes sous les yeux de ses deux amis impuissants. Les ravisseurs abusent sexuellement de Dave pendant quatre jours, jusqu'à ce que ce dernier réussisse à leur échapper.25 ans plus tard, alors que les trois amis ont suivi des voies différentes, leurs chemins vont à nouveau se croiser lors d'un autre événement tragique : le meurtre de Katie, la fille de Jimmy.
MYSTIC RIVER, Clint Eastwood 2003, Sean Penn, Tim Robbins, Laura Linney, Kevin Bacon (policier)@@ (E)
Boston, 1975. Jimmy, Sean et Dave sont trois amis d'enfance, mais un jour Dave est enlevé par deux hommes sous les yeux de ses deux amis impuissants. Les ravisseurs abusent sexuellement de Dave pendant quatre jours, jusqu'à ce ...

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N OUBLIE JAMAIS, Nick Cassavetes 2004, Ryan Gosling, Rachel McAdams (societe)@@@


Dans les années 1940 en Caroline du Sud, Noah Calhoun, ouvrier d'usine, et Allie, une fille riche, sont désespérément amoureux. Mais ses parents n'approuvent pas. Lorsque Noah part servir pendant la Seconde Guerre mondiale, cela semble marquer la fin de leur histoire d'amour.

TELERAMA
On devine ce que doit être Les Pages de notre amour, de Nicholas Sparks : un roman de gare. Nick Cassavetes, réalisateur honnête qu'on avait cru doué (Décroche les étoiles, She's so lovely), l'a honnêtement transposé pour en faire un honnête roman-photo... Tous les jours, dans cet hospice luxueux, le vieux Duke raconte à une dame, atteinte de la maladie d'Alzheimer, une histoire qu'elle oublie aussi vite. La même histoire. Une histoire d'amour, évidemment. Celle d'Allie et Noah.

Années 40. Le sud des Etats-Unis. Allie est jeune, riche, gâtée : presque une héroïne de Scott Fitzgerald. Noah est pauvre, aimé par un père magnifique (Sam Shepard) et amoureux d'Allie pour la vie. Lorsque la société les sépare, il lui écrit une lettre par jour pendant un an, toutes dérobées par la mère de la jeune fille (Joan Allen, superbe en marâtre snob). Mais un jour, sur le point d'épouser le Jules parfait, Allie retrouve son Jim...

On devrait être en larmes. On n'est ému qu'à la fin, lors des scènes entre James Garner et Gena Rowlands. Grâce à elle. Parce qu'elle a été l'épouse de John Cassavetes, qu'elle est la mère du réalisateur et qu'elle parviendrait à être magique en récitant l'annuaire.

Le reste, précisément, est un brin téléphoné. Et esthétisant : envols d'oiseaux, couchers de soleil rougeoyants, etc. Rachel Mc Adams (Allie jeune) serait charmante sans ses rires répétés, donc agaçants. Ryan Gosling, en revanche, est une vraie révélation. Toujours juste, en dépit de la ridicule barbe dont on l'a affublé dans la deuxième partie, sans doute pour le vieillir un peu.
N OUBLIE JAMAIS, Nick Cassavetes 2004, Ryan Gosling, Rachel McAdams (societe)@@@ (E)
Dans les années 1940 en Caroline du Sud, Noah Calhoun, ouvrier d'usine, et Allie, une fille riche, sont désespérément amoureux. Mais ses parents n'approuvent pas. Lorsque Noah part servir pendant la Seconde Guerr ...

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NAISSANCE DES PIEUVRES, Céline Sciamma 2007, Adele Haenel, Pauline Hacquart (sport moeurs)@@


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NAISSANCE DES PIEUVRES, Céline Sciamma 2007, Adele Haenel, Pauline Hacquart (sport moeurs)@@ (E)
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NANNY MAC PHEE, Kirk Jones 2006, Colin Firth, Emma Thomson (fantastique jeunesse)@@


Depuis la disparition de son épouse, le brave M. Brown a bien du mal avec ses sept enfants. Il faut dire que de l'aîné à la petite dernière, tous font de la maisonnée un véritable enfer. En un rien de temps, ils sont parvenus à décourager 17 candidates au poste à hauts risques de gouvernante. Mais il ne va pas en aller de même avec Nanny McPhee, la nouvelle postulante aussi effrayante qu'énigmatique.

TELERAMA
Une nounou dotée de pouvoirs magiques arrive dans une famille de sept enfants qui mènent la vie dure à leur pauvre père, veuf et terrorisé par une vieille tante autoritaire. Emma Thompson brille par son humour et son charme.

La 87e gouvernante des insupportables gamins Brown vient de rendre son tablier. Elle a cru que les six gamins avaient rôti et mangé leur petite sœur de quelques mois… Dépassé par la situation depuis la mort de sa femme, Mr Brown, gentil employé des pompes funèbres, voit alors débarquer du ciel une nounou providentielle : Nanny McPhee… À savoir Emma Thompson, qui a écrit ce scénario inspiré d’une série anglaise, et en a conservé le charme (faussement) naïf et l’imagerie colorée.

Pour cet avatar de Mary Poppins, l’actrice s’est affublée de verrues, d’un nez d’ivrogne et de dents de lapin qui, curieusement, disparaissent progressivement dès lors que les gamins apprennent à lui obéir. Elle embellit quand les autres se bonifient, en quelque sorte. On passera sur le rose bonbon du conte pour quelques scènes à la méchanceté plus incisive et pour les moments cocasses où l’humour l’emporte sur le sentimentalisme. C’est lorsqu’il vise franchement le burlesque que le réalisateur s’amuse et nous amuse le plus.
NANNY MAC PHEE, Kirk Jones 2006, Colin Firth, Emma Thomson (fantastique jeunesse)@@ (E)
Depuis la disparition de son épouse, le brave M. Brown a bien du mal avec ses sept enfants. Il faut dire que de l'aîné à la petite dernière, tous font de la maisonnée un véritable enfer. En un ...

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NAPOLEON, Abel Gance 1927, Albert Dieudonné, Alexandre Koubitzky, Vladimir Roudenko, Marguerite Gance, Antonin Artaud (histoire)@@


Le film retrace le parcours de Napoléon Bonaparte, de son enfance à l'école de Brienne jusqu'au début de la première campagne d'Italie, en passant par le Club des Cordeliers, où il rencontre Danton et Rouget de l'Isle, puis par la Corse, d'où il s'enfuit pourchassé par les paolistes, ainsi que par le siège de Toulon, les journées de Thermidor et de Vendémiaire durant lesquelles, grâce à l'intervention de Barras, il devient général d'infanterie, et le mariage avec Joséphine de Beauharnais.

TELERAMA
Cest une histoire qui n’est pas faite pour se terminer un jour. Le Napoléon d’Abel Gance est un mythe qui ne cesse de se construire, mais le chapitre en cours, en écriture depuis quinze ans, voit venir son point final. Mercredi 13 décembre, de 10h30 à 12h30, quelques centaines de cinéphiles sont revenus cent ans en arrière : ils ont découvert les deux premières heures (sur sept) de l’œuvre restaurée par la Cinémathèque sur le modèle de celle projetée en 1927 au cinéma Apollo (que d’innombrables modifications rendirent ensuite invisible). Pour les cinq autres, il faudra attendre début juillet.

Verdict : ce n’est pas un simple remède au naufrage de Ridley Scott, c’est une merveille. On est familier de ces images déjà vues sous une forme ou une autre, à commencer par la mythique bataille de boules de neige en ouverture ; les voir éclater sur la toile de la Cinémathèque procure une émotion subtile, douce exaltation du voyage dans le temps, d’une beauté qui renaît.

Manque un million d’euros au budget
Restaurateur en chef, Georges Mourier a consacré quatorze années de sa vie à retrouver, nettoyer, assembler ces photogrammes. La partie corse (où Napoléon revient en permission en 1792) est un extraordinaire récit d’aventures, tourné en décors naturels, où l’art du cinéma muet trouve son épiphanie : travellings, surimpressions, plans très larges et très serrés, le maquis brûle et l’horizon scintille, on cligne des yeux. Le tout sur une vaste partition constituée de classiques du répertoire tissés les uns aux autres, interprétée par les orchestres de Radio France.

Si les sept heures de film sont déjà quasi prêtes, il reste encore un peu de travail sur la musique. Et à trouver un lieu pour les projections monstres prévues les 4 et 5 juillet. À quelques jours des jeux Olympiques, ce n’est pas facile : il faut 30 mètres de large pour les parties en triptyque, sans compter l’espace pour les quatre-vingts musiciens et le chœur. Enfin, Frédéric Bonnaud, directeur de la Cinémathèque, n’a pas manqué de préciser qu’il manquait toujours un million d’euros pour boucler le budget de ce projet pharaonique (évalué à plus de quatre). La légende, c’est sûr, est encore en mouvement.
NAPOLEON, Abel Gance 1927, Albert Dieudonné, Alexandre Koubitzky, Vladimir Roudenko, Marguerite Gance, Antonin Artaud (histoire)@@ (E)
Le film retrace le parcours de Napoléon Bonaparte, de son enfance à l'école de Brienne jusqu'au début de la première campagne d'Italie, en passant par le Club des Cordeliers, où il rencontre Danton ...

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NAPOLEON, Ridley Scott 2023, Joaquin Phoenix, Vanessa Kirby (histoire)@@


Les origines de Napoléon et de son ascension aussi impitoyable que rapide, depuis sa promotion à l'époque de la Révolution jusqu'à ses derniers jours, à travers le prisme de sa relation addictive et explosive avec sa femme et unique amour, Joséphine.

TELERAMA
Hormis de spectaculaires batailles, ce biopic lourdingue sur l’empereur au bicorne est une aberration.
Après Moïse et Christophe Colomb, pourquoi pas Napoléon ? Ce n’est pas la modestie qui étouffe Ridley Scott. Toute proportion gardée, on jurerait qu’il s’est un peu reconnu dans la folie des grandeurs de l’Empereur, dans son manque certain d’humour et son art de mettre en scène la guerre. Les batailles, c’est à peu près la seule chose digne d’être sauvée. Celle, victorieuse, d’Austerlitz, avec ses soldats russes encerclés puis piégés au-dessus des étangs gelés. Mais aussi la grande débâcle de Waterloo, révélant des Britanniques parfaitement organisés, grâce à la formation en carrés de leur infanterie. Les amateurs du Prussien Carl von Clausewitz ou des parties de Risk apprécieront.

Un génie de la stratégie militaire et un envahisseur sanguinaire, voilà à quoi s’arrête ce portrait du général au bicorne. C’est insuffisant. Et désinvolte quant à la vérité factuelle – les tirs au canon sur les pyramides d’Égypte font partie des premières inexactitudes relevées par les historiens. Rien sur la politique de Napoléon en France, sa gouvernance, ses tactiques, son despotisme complexe ?

Un portrait qui frise la farce
Le film dure pourtant deux heures et quarante minutes, mais ne fait qu’aligner des dates, en survolant de manière très superficielle ce qu’elles recouvrent, comme dans une bande-annonce. Le siège de Toulon, en 1793 (première victoire décisive), le coup d’État de 1799, le rôle de Premier consul, le sacre d’Empereur… Un seul autre personnage se détache, celui de l’épouse, Joséphine de Beauharnais (Vanessa Kirby), montrée comme une forte tête, capable de lui résister. Mais même cette impératrice, forcée à divorcer, n’existe pas vraiment, sinon comme un fantasme projeté par Napoléon, qui lui écrit des lettres enflammées – et dénuées de la moindre poésie. Ce qu’elle ressent, ce qu’elle pense ne sont jamais fouillés.

On se demande d’ailleurs si la dame l’aime vraiment, ce nabot mal poli. Et comment le pourrait-elle, tant Ridley Scott fait de l’Aigle un laideron, un tyran quasiment autiste et un piètre amant. Le portrait, chargé, frise la farce involontaire. L’utilisation de la langue de Shakespeare dans la bouche du Corse pleurard très attaché à sa maman n’arrange rien. Pas plus que l’interprétation de Joaquin Phoenix – impossible de voir en lui Napoléon, on ne voit que l’acteur (ou le chanteur Serge Lama ?), figé dans son rôle. Bref, si l’on était cocardier, on pourrait soupçonner une opération téléguidée par les services secrets britanniques…


NAPOLEON, Ridley Scott 2023, Joaquin Phoenix, Vanessa Kirby (histoire)@@ (E)
Les origines de Napoléon et de son ascension aussi impitoyable que rapide, depuis sa promotion à l'époque de la Révolution jusqu'à ses derniers jours, à travers le prisme de sa relation addictive et ...

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NAPOLEON, Yves Simoneau2002, Isabella Rosselini, Christian Clavier, Gerard Depardieu (saga bio)@@


En 1818 à Sainte-Hélène, Napoléon, en exil, jette un regard empreint de nostalgie sur son passé. En 1795, alors jeune général, il mate une émeute royaliste et, à tout juste 27 ans, épouse la belle Joséphine de Beauharnais. Il part aussitôt en Italie combattre les Autrichiens et revient au pays auréolé d'une éclatante victoire. Ambitieux, il se lance dans la campagne d'Egypte. L'opération s'avère être un échec, mais les découvertes des scientifiques qu'il a pris soin d'emmener avec lui font de cette défaite militaire une odyssée de l'esprit. De retour en France, et avec l'aide de ses frères Joseph et Lucien, ainsi qu'avec le soutien de Fouché et des généraux, il fomente un coup d'Etat...

TELERAMA
Exilé à Sainte-Hélène, Napoléon se souvient. Sa première rencontre avec Joséphine de Beauharnais, son ascension au sein de l’armée... Christian Clavier incarne Bonaparte avec une inhabituelle sobriété.

Ne barguignons pas : décors, interprétation, dialogues, mise en image, rythme, tout concourt à rendre divertissant ce Napoléon. La fiction est conforme à sa légende et à l'idée qu'une majorité de Français se font de lui, quand il n'était encore que Bonaparte : ambitieux et conquérant, prompt à verser le sang — impossible de l'oublier —, mais d'abord au service de la République. Déjà pas très démocrate, Bonaparte, mais, comme il le souligne : « J'aime l'ordre, je suis républicain. »

Il y a quatorze ans, on n'attendait pas de cette évocation qu'elle ébranlât la statue du Petit Caporal que les siècles nous ont livrée. France 2, productrice du téléfilm, voulait avant tout montrer qu'elle pouvait faire preuve d'autant de ressources et d'inspiration que TF1. En l'occurrence, Napoléon est plus fluide, moins façonné à la hache que le Monte-Cristo et le Balzac réalisés par Josée Dayan et diffusés sur la Une à la fin des années 1990. Yves Simoneau, qui maîtrise plutôt bien les scènes de foule, multiplie les tête-à-tête entre Bonaparte et Joséphine, Bonaparte et Fouché, Bonaparte et Talleyrand, propices à des répliques historiques et à des numéros d'acteur attendus. Et Clavier ? Il intériorise son rôle, joue dans la sobriété ; lui restent quelques scories de fébrilité à la de Funès, reflétant peut-être celle du héros. Quant à Anouk Aimée, elle est délicieuse dans le rôle inattendu de Letizia, mère de Bonaparte.
NAPOLEON, Yves Simoneau2002, Isabella Rosselini, Christian Clavier, Gerard Depardieu (saga bio)@@ (E)
En 1818 à Sainte-Hélène, Napoléon, en exil, jette un regard empreint de nostalgie sur son passé. En 1795, alors jeune général, il mate une émeute royaliste et, à tout juste 27 a ...

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NATURAL LIGHT, Denes Nagy 2021, Ferenc Szabó, László Bajkó (guerre)@@


En 1943, les soldats du Troisième Reich sont parvenus à leurs fins en occupant l'Union soviétique. Sur place, la révolte gronde, et Semetka, d'origine hongroise, oeuvre avec son unité spéciale pour mettre les partisans russes hors d'état de nuire. Au cours d'une opération, son commandant est tué.

TELERAMA
URSS occupée, Seconde Guerre mondiale. Un sous-lieutenant de l’armée hongroise est chargé de traquer les partisans russes. Un film obscur aux cadres somptueux.

Peu de paroles dans ce monde de sons et de sensations. La boue, la faim, la menace, mais aussi l’attente, le vide, marquent cette guerre d’occupation, où l’ennemi reste invisible. C'est une page d’histoire méconnue. De 1941 à 1944, une partie de l’URSS est sous occupation allemande. L’armée hongroise, alliée de l’Allemagne, a pour mission de maintenir l’ordre dans les campagnes reculées et de traquer les partisans russes. Semetka, un paysan hongrois enrôlé comme sous-lieutenant, mène une unité vers un village isolé. Cet antihéros opaque et taciturne, seul personnage qui se détache vraiment, sert de passeur, dans ce premier long métrage de fiction à la mise en scène très maîtrisée. Dénes Nagy compose des plans-séquences somptueux, des cadres envoûtants, dominés par le clair-obscur, la grisaille, les tons bruns et kaki. Et pour affermir le réalisme, celui qui vient du documentaire a fait appel à des non-professionnels — c’est un défilé impressionnant de trognes, de gueules creusées. Les soldats progressent dans une forêt de bouleaux, longent un fleuve. Peu de paroles dans ce monde de sons et de sensations. La boue, la faim, la menace, mais aussi l’attente, le vide, marquent cette guerre d’occupation, où l’ennemi reste invisible.

Force d’âme et passivité coupable
Lorsque la troupe hongroise arrive dans le village, elle y prend ses aises, non sans interroger, harceler, isoler des habitants suspects. Semetka dirige certaines opérations, en donnant cette étrange impression de se tenir à distance. Aurait-il plus de scrupules que les autres ? Tenter de déceler, à travers son visage impassible mais au regard triste, des traces salutaires d’humanité, voilà ce à quoi s’attelle Dénes Nagy. Un moment, l’homme ne dit rien sur une jeune partisane qu’il entraperçoit nichée dans une souche d’arbre. Mais plus tard, il tait aussi un massacre atroce commis par les siens. Oscillation entre force d’âme et passivité coupable, Natural Light fait de ce soldat ordinaire un symbole terrible de la confusion engendrée par toute guerre.
NATURAL LIGHT, Denes Nagy 2021, Ferenc Szabó, László Bajkó (guerre)@@ (E)
En 1943, les soldats du Troisième Reich sont parvenus à leurs fins en occupant l'Union soviétique. Sur place, la révolte gronde, et Semetka, d'origine hongroise, oeuvre avec son unité spéciale pour ...

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NAUSICAA de la vallée du vent, Hayao Miyazaki 1984 (animation japon)@@


Dans le futur, la Terre a été dévastée par la guerre et la pollution. Nausicaä, la princesse de la vallée du vent, explore la mer de décomposition, étendue toxique où ne vivent que des insectes. Ensuite, sur son planeur, elle rejoint son village. Peu après, un vaisseau s'écrase non loin de là. Ses occupants souhaitent réveiller un des terribles géants de feu qui, jadis, avait détruit la planète. Nausicaä et son père se révoltent, mais le malheureux est tué, et la jeune fille se retrouve emprisonnée. Peu après, emmenée en otage, elle échappe de peu à la mort lors d'une attaque aérienne. Libre à nouveau, elle va tenter de sauver son peuple de l'esclavage...

TELERAMA
Nausicaä la jeune princesse sauvera-t-elle sa vallée ? Même si le trait et les couleurs de ce conte foisonnant ont un peu vieilli, le film reste une belle expérience de cinéma. Un passionnant concentré des hantises et des visions de Miyazaki.

Attention, monument historique ! Nausicaä est un mythe à plus d’un titre : d’abord, parce que la richesse du récit, la profondeur des thèmes abordés dans ce dessin animé tranchaient radicalement dans le paysage de l’animation japonaise de l’époque. Ensuite, parce que l’immense succès local du film permit à son créateur de fonder, avec son complice Isao Takahata (Mes voisins les Yamada), le désormais incontournable studio Ghibli.

L’histoire, située dans un futur lointain, est un passionnant concentré des hantises et des visions de Miyazaki. La fascination pour le ciel et pour la forêt, la terreur traumatique de la guerre… Mille ans auparavant, un effroyable conflit a en effet tout ravagé, lors des « sept jours de feu ». Une immense forêt vénéneuse, la « Mer toxique », s’étend depuis sur la planète. Son air charrie des spores mortelles ; ses frondaisons abritent d’innombrables insectes mutants, sur lesquels règnent les Ômus, sortes de mille-pattes gigantesques. Les humains, eux, vivent à la lisière de ce monde étrange, sur les rares territoires épargnés par cette vengeance végétale. Nausicaä est la princesse d’un petit royaume, la Vallée du vent…

Inspiré d’une légende japonaise, ce petit personnage intrépide et attachant est peut-être le seul à pouvoir ramener la paix. En effet, Nausicaä a le don de communiquer avec les animaux. Même les plus repoussants. C’est la force et la poésie de ce récit profondément écolo : une tendresse mélancolique et universelle pour toutes les créatures, y compris ces fameux Ômus. Pas de manichéisme à la Disney, ici, mais une profusion d’inventions poétiques déroutantes, drôles de machines volantes ou créatures fantastiques. Vue d’ici et maintenant, cette œuvre sensible et spectaculaire semble être la matrice de toutes les autres, et plus particulièrement de Princesse Mononoké, fervente prière sylvestre adressée au genre humain.
NAUSICAA de la vallée du vent, Hayao Miyazaki 1984 (animation japon)@@ (E)
Dans le futur, la Terre a été dévastée par la guerre et la pollution. Nausicaä, la princesse de la vallée du vent, explore la mer de décomposition, étendue toxique où ne vivent qu ...

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NE LE DIS A PERSONNE, Guillaume Canet 2006


Sa femme Margot a été sauvagement assassinée par un serial killer. Totalement détruit, Alex ressasse jour après jour le souvenir bouleversant de son amour perdu. Huit ans ont passé. Alex reçoit un e-mail anonyme. Il clique : une image... le visage d'une femme au milieu d'une foule, filmé en temps réel. Celui de Margot..

TELERAMA
Guillaume Canet réussit à transposer dans Paris le best-seller de Harlan Coben, qui raconte l’enquête d’un pédiatre confronté à la “résurrection” de sa femme, assassinée.
Au vu du boiteux Mon idole, son premier film en tant que réalisateur, on ne pensait pas Guillaume Canet capable d’adapter avec autant d’ai­sance le best-seller haletant de l’Américain Harlan Coben. Première surprise, il réussit à transposer dans Paris et sa région l’enquête de ce pédiatre soudain confronté à la « résurrection » de sa femme, assassinée huit ans auparavant. S’il commet des maladresses de mise en scène (flash-backs mièvres et lourdeurs dans le dénouement), ses courses-poursuites, en revanche, filmées au ras du périph, sont réalistes et accrocheuses.

Surtout, en bon faiseur obéissant à la grande tradition du polar à la française, il sait s’en remettre à ses acteurs, triés sur le volet jusque dans les seconds rôles et les parti­ci­pations amicales : Kristin Scott Thomas, qui distille avec un aplomb irrésistible chacune de ses répli­ques de lesbienne bobo, François Berléand, idéal ersatz de Colum­bo, ou Nathalie Baye, explosive en avocate coriace. Bref, Guillaume Canet remplit son contrat. Deux César (celui du meilleur réalisateur et celui du meilleur acteur pour François Cluzet) et un gros succès public à la clé.

François Cluzet : Alexandre Beck
André Dussollier : Jacques Laurentin
Marie-Josée Croze : Margot Beck
Kristin Scott Thomas : Hélène Perkins
Nathalie Baye : Élisabeth Feldman
François Berléand : Éric Levkowitch
Jean Rochefort : Gilbert Neuville
Gilles Lellouche : Bruno
Guillaume Canet : Philippe Neuville
NE LE DIS A PERSONNE, Guillaume Canet 2006 (E)
Sa femme Margot a été sauvagement assassinée par un serial killer. Totalement détruit, Alex ressasse jour après jour le souvenir bouleversant de son amour perdu. Huit ans ont passé. Alex reço ...

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NEBRASKA, Alexander Payne 2013, Bruce Dern, Will Forte (road-movie)@@


Woody Grant, un vieil homme, est persuadé d'avoir gagné le gros lot à un tirage au sort par correspondance. Il cherche à rejoindre le Nebraska pour y recevoir son gain, un million de dollars. Sa famille, inquiète de son comportement, veut le placer en maison de retraite. Mais David, un de ses deux fils, décide d'emmener Woody en voiture chercher cet hypothétique chèque. Pendant le voyage, le père se blesse et l'équipée doit faire une étape forcée dans une petite cité en déclin du Nebraska, qui n'est autre que la ville de naissance de Woody. Epaulé par son fils, le vieil homme se remémore les souvenirs de son enfance et tombe sur des personnes à qui il doit de l'argent...

TELERAMA
Un vieil homme emmitouflé marche contre le vent au bord de la route. Woody Grant, septuagénaire alcoolo et un peu ­fêlé, a reçu un dépliant publicitaire lui promettant un million de dollars et il a ­décidé d'aller chercher son gain dans le Nebraska, à 1 500 kilomètres de chez lui. A pied s'il le faut. Sa femme a beau le traiter de vieux fou et ses fils lui expliquer qu'il s'agit d'une arnaque commerciale fréquente, il n'en démord pas : « Ils n'écriraient pas que j'ai gagné si ce n'était pas le cas. » Le cadet finit par accepter de l'accompagner en voiture...

Bienvenue dans l'Amérique immobilisée par la crise, où les magasins ont fermé, et les habitants — des vieux, des chômeurs — regardent passer le temps. Le réalisateur de Sideways filme son Nebraska natal avec son habituel mélange d'ironie et de mélancolie. Ses cadrages sont aussi somptueux que le noir et blanc de son chef opérateur attitré, Phedon Papamichael : les images évoquent les toiles d'Edward Hopper et les romans graphiques américains. Le scénario (dont, pour la première fois, il n'est pas l'auteur) est un rien trop écrit, mais, quand un vol dans une grange tourne à la mini-odyssée burlesque, les frères Coen ne sont pas loin. Comme dans The Descendants, le réalisateur scrute les rapports parents-enfants. Cette fois, un fils (Will Forte, subtil et tendre) découvre tardivement les qualités, bien cachées, il faut dire, de son père (Bruce Dern, titubant et lunaire, Prix d'interprétation à Cannes en 2013). Pourquoi a-t-il toujours cru que son père était un loser ? Parce que sa mère, une sacrée mégère (June Squibb, géniale), le répète sans arrêt ? Ou parce qu'un crédule passe forcément pour un pauvre type dans le monde d'aujourd'hui ? Nebraska emprunte les routes balisées du feel good movie, mais pour creuser un beau sillon : l'éloge de la candeur. — Guillemette Odicino
NEBRASKA, Alexander Payne 2013, Bruce Dern, Will Forte (road-movie)@@ (E)
Woody Grant, un vieil homme, est persuadé d'avoir gagné le gros lot à un tirage au sort par correspondance. Il cherche à rejoindre le Nebraska pour y recevoir son gain, un million de dollars. Sa famille, inqui&eg ...

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NEE POUR DANSER 2, David Petrarca 2006, Jaqueline Bisset, Izabella Miko (danse)@


Grâce aux nombreux efforts qu'elle a consentis, Sara est parvenue à intégrer la prestigieuse école de danse Juilliard. Alors que son rêve de devenir ballerine va se réaliser, elle découvre le hip-hop grâce à Miles, un nouvel ami. Sara hésite et ne sait plus vers quelle carrière se tourner...

TELERAMA
A force d'efforts et de sacrifices, Sara est parvenue à intégrer la prestigieuse école de danse Juilliard, à New York, qui regroupe l'élite des danseurs classiques. Alors que son rêve de devenir ballerine semble enfin pouvoir se réaliser, Sara se retrouve confrontée à un dilemme, né de sa rencontre avec Miles, un danseur de hip-hop. Doit-elle poursuivre la danse classique ou se tourner vers sa nouvelle passion ?...
NEE POUR DANSER 2, David Petrarca 2006, Jaqueline Bisset, Izabella Miko (danse)@ (E)
Grâce aux nombreux efforts qu'elle a consentis, Sara est parvenue à intégrer la prestigieuse école de danse Juilliard. Alors que son rêve de devenir ballerine va se réaliser, elle découvre le h ...

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NEIGE, Laurent Tuel 2022 (thriller)


Les Alpes, au coeur de l'hiver. Plusieurs notables de la région sont retrouvés assassinés chez eux. Tous ont eu une mort particulièrement violente. Le capitaine de police Thomas Delhaye est chargé du dossier. Afin de faire avancer l'enquête, il décide, pour quelques jours, de faire sortir de prison Juliette Hémon, jeune femme incarcérée des années plus tôt pour une affaire étrangement similaire. Un duo étrange va se former pour mener l'enquête. Celle-ci s'avérera bien plus complexe que prévu et personne n'en sortira indemne de l'expérience...

TELERAMA
Cela aurait pu être un énième polar sans l’intéressante dimension psychologique qui y est ajoutée. Et un finale surprenant.
Dans les Alpes françaises, c’est le cœur de l’hiver. Alors que la saison touristique bat son plein, une série de meurtres est commise. Les victimes ont toutes un profil identique. Notables, fortunées, elles sont retrouvées ligotées dans une même mise en scène. Un modus operandi qui rappelle une ancienne affaire au capitaine de police Thomas Delhaye (Frédéric Diefenthal). Chargé de l’enquête, il va donc logiquement fouiller dans les archives pour y trouver des pistes. Et décide de faire équipe avec la jeune femme condamnée pour complicité à l’époque.

Huis clos météorologique saupoudré de codes (en plus light) du film d’horreur, Neige doit beaucoup à sa réalisation soignée et à Frédéric Diefenthal, convaincant dans la peau d’un flic à l’empathie hypertrophiée. Ce qui aurait pu n’être qu’un énième polar sur fond de cimes enneigées, très à la mode depuis quelque temps à la télé, s’avère être une proposition intrigante. Loin de se limiter à l’exécution d’un simple schéma procédural (et à l’avalanche de jargon policier qui va avec), il s’aventure sur un terrain plus psychologique. En inversant le principe du syndrome de Stockholm, il décale l’objet du suspens jusqu’à un surprenant point final. Sans être révolutionnaire, le téléfilm, qui aurait gagné à embrasser complètement son parti pris, parvient à tenir en haleine.
NEIGE, Laurent Tuel 2022 (thriller) (E)
Les Alpes, au coeur de l'hiver. Plusieurs notables de la région sont retrouvés assassinés chez eux. Tous ont eu une mort particulièrement violente. Le capitaine de police Thomas Delhaye est chargé du dossi ...

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NELL, Michael Apted 1994, Jodie Foster, Liam Neeson (societe)@@@


Alors que le Docteur Lowell est venu constater le décès d'une femme âgée, qui vivait recluse dans une forêt de Caroline du Nord, il découvre qu'elle avait une fille nommée Nell. Cette dernière, qui manque de socialisation, a été élevée dans la crainte des hommes, et parle une langue incompréhensible pour les autres. Agée d'une vingtaine d'années, elle ne connaît rien du monde extérieur, mis à part les bois qui entourent sa cabane.

TELERAMA
Nell est une enfant sauvage obligée de quitter sa cabane des montagnes à la mort de sa mère. Nell, c’est Jodie Foster, dans un film qu’elle a produit et interprété, avec délicatesse et sensibilité.

Àla mort de sa mère, Nell est désemparée. Elle doit quitter sa cabane, perdue au milieu des montagnes. Son langage est incompréhensible. Nell est une « enfant sauvage »... vue par Hollywood. Pas méchante. Sale, mais pas trop. Et très jolie. Nell, c‘est Jodie Foster. Tout est construit autour d‘elle. Car ce film qu‘elle a désiré, produit et interprété est un film de star. Pour elle, les scénaristes ne résistent pas au morceau de bravoure final : devant le tribunal qui jugera de son sort, Nell tient des propos très élaborés ! Nell devient le porte-parole des auteurs. On est loin de la rigueur de Truffaut, qui avait aussi filmé un Enfant sauvage. Ici, tout est fonctionnel.

Et pourtant... Pourtant, grâce au talent de Jodie Foster, on oublie l‘actrice. Et l‘on ne voit plus que Nell, avec ses peurs et son désir de communiquer avec les autres. Les autres, ce sont surtout deux médecins aux conceptions opposées : l‘un (Liam Neeson) considère Nell comme un être blessé à secourir, l‘autre (Natasha Richardson) comme un cas intéressant à observer.

À travers ces trois personnages qui apprennent à se connaître, Michael Apted a construit un film classique, rassurant, mais qui laisse aux émotions la plus grande place. S‘il utilise quelques flash-back démonstratifs, c‘est toujours en les filmant du point de vue de Nell, avec sa vision naïve et symbolique. Avec elle, nous percevons combien les autres, ceux du « monde civilisé », peuvent être brutaux. Mais, avant tout, Nell est un film foncièrement optimiste. Il insiste sur la beauté intérieure des êtres et sur la beauté d‘une Nature avec qui les hommes doivent vivre en harmonie. Le plus important, c‘est qu‘il arrive à faire passer, à sa façon, un message de tolérance. Avec une certaine délicatesse et beaucoup de sensibilité.
NELL, Michael Apted 1994, Jodie Foster, Liam Neeson (societe)@@@ (E)
Alors que le Docteur Lowell est venu constater le décès d'une femme âgée, qui vivait recluse dans une forêt de Caroline du Nord, il découvre qu'elle avait une fille nommée Nell. Cette derni&egr ...

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NESS ET RYAN, Julie Manoukian 2025


Ness, femme flic expérimentée, arrête un jour Rayan, jeune délinquant qui vient de lui voler son portefeuille. Condamné à effectuer un Travail d'Intérêt Général dans un commissariat, Rayan y retrouve avec effroi sa victime dont les circonstances l'obligent à devenir le chauffeur. Ce duo improbable va peu à peu apprendre à se connaître et à rapprocher la loi et la rue.
NESS ET RYAN, Julie Manoukian 2025 (E)
Ness, femme flic expérimentée, arrête un jour Rayan, jeune délinquant qui vient de lui voler son portefeuille. Condamné à effectuer un Travail d'Intérêt Général dans un com ...

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NEUILLY SA MERE, Gabriel Julien-Laferrière 2009, Samy Seghir, Denis Podalydès, Joséphine Japy (societe)


Sami Benboudaoud, 14 ans, vit heureux avec ses potes dans sa cité de Châlon. Hélas, le destin l'arrache un jour à son paradis, et le propulse dans l'enfer de Neuilly-sur- seine ! Là, il est confié à sa tante Djamila, qu'il rencontre pour la première fois, et à son mari, Stanislas de Chazelle, héritier d'une vieille famille française extrêmement rigide sur les bonnes manières.

TELERAMA
Un petit Beur marrant et sympa est contraint de vivre à Neuilly… Comédie qui remet au goût du jour une intrigue vieillotte et boulevardière. Artificiel.

Derrière ce titre très mode se dissimule, à peine remise au goût du jour, une comédie de boulevard, comme on en écrivait et en filmait jusque dans les années 1970 : Les J3, Les portes claquent, A nous les petites Anglaises... Deux clans, caricaturaux, s'opposent : le petit beur de Chalon, mignon, sympa, marrant, et les gens de Neuilly, crétins, hystériques et snobs. Le père de famille fait une crise si on coupe la salade avec un couteau, et son fils rêve de devenir président de la République...

Comme dans le temps, des stars amusées apparaissent, le temps d'un éclair : François-Xavier Demaison en curé footeux, Balasko en principale de collège, Galabru en sénateur... Denis Podalydès et Valérie Lemercier, eux, semblent ravis de s'envoyer des « connasse » et des « enculé » à la gueule. Cinématographiquement, c'est le minimum syndical, mais le film a fait un triomphe en salles, avec des répliques devenues cultes, style « ma chambre, tu l'aimes ou tu la quittes »...
NEUILLY SA MERE, Gabriel Julien-Laferrière 2009, Samy Seghir, Denis Podalydès, Joséphine Japy (societe) (E)
Sami Benboudaoud, 14 ans, vit heureux avec ses potes dans sa cité de Châlon. Hélas, le destin l'arrache un jour à son paradis, et le propulse dans l'enfer de Neuilly-sur- seine ! Là, il est confié &a ...

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NEWNESS, Drake Doremus 2017, Jamil Walker Smith, Albert Hammond Jr. (sentimental)@


Martin et Gabi essaient de rester en couple après s'être connus grâce à une application de rencontres, et quand l'ennui menace, ils cherchent une solution originale.

ALLLOCINE
sous ses aspects parfois sulfureux, dérangeant pour la morale, en apparence superficiel, Newless est une vraie réflexion sur le couple. la difficulté de se trouver vraiment soi-même et avec l'autre dans une relation et toutes les questions posées le sont avec intelligence et laissent la libre analyse au spectateur. en plus d'être joliment filmé, l'autre atout est aussi la belle composition de N. Hoult.
NEWNESS, Drake Doremus 2017, Jamil Walker Smith, Albert Hammond Jr. (sentimental)@ (E)
Martin et Gabi essaient de rester en couple après s'être connus grâce à une application de rencontres, et quand l'ennui menace, ils cherchent une solution originale.

ALLLOCINE
sous ses aspects parfois ...

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NI UNE NI DEUX, Anne Giafferi 2019, Mathilde Seigner, François-Xavier Demaison (comique)@


Suite à une opération de chirurgie esthétique ratée, une comédienne fait appel à un sosie pour la remplacer sur son prochain tournage; sans se douter qu'il s'agit de sa propre soeur jumelle dont elle ignorait l'existence.

TELERAMA
Une comédie farfelue sur le deuil où les scènes de groupe, que l'on devine peu écrites, ne sont jamais exemptes d'embardées émotionnelles sincères. La troupe improvise, les deux jeunes réalisateurs aussi en déployant une mise en scène à la poésie presque enfantine : ils signent une bêtise tous ensemble, à cœur ouvert
NI UNE NI DEUX, Anne Giafferi 2019, Mathilde Seigner, François-Xavier Demaison (comique)@ (E)
Suite à une opération de chirurgie esthétique ratée, une comédienne fait appel à un sosie pour la remplacer sur son prochain tournage; sans se douter qu'il s'agit de sa propre soeur jumelle dont ell ...

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NICOLAS ET ALEXANDRA, Franklin J. Schaffner 1971, Michael Jayston, Janet Suzman (saga histoire bio)@@


Lorsque le tsar Nicolas épouse la princesse allemande Alexandra, le mariage s'avère impopulaire auprès du peuple russe, une situation qui ne s'améliore pas lorsqu'elle donne naissance à quatre filles. Lorsqu'elle met enfin au monde un fils, l'hémophilie aiguë du nourrisson ne peut être contrôlée que par les pouvoirs du moine fanatique Raspoutine.

TELERAMA
En Russie, 1904. Le Tsar Nicolas II et son épouse Alexandra découvrent que leur fils Alexis est hémophile. Les médecins étant impuissants à le guérir, Alexandra fait appel à Raspoutine, un moine paysan, aux moeurs scandaleuses, qui réussit à maîtriser plusieurs hémorragies d'Alexis. Alexandra et Nicolas subissent rapidement l'influence de cet étrange personnage. Nicolas, tourmenté par la maladie de son fils, commet plusieurs maladresses politiques. La guerre avec le Japon s'avère ruineuse pour le pays et, restant distant de son peuple, il ne comprend pas la montée révolutionnaire. En 1917, il abdique et est transféré avec sa famille en Sibérie, où ils seront exécutés le 16 juillet 1918...
NICOLAS ET ALEXANDRA, Franklin J. Schaffner 1971, Michael Jayston, Janet Suzman (saga histoire bio)@@ (E)
Lorsque le tsar Nicolas épouse la princesse allemande Alexandra, le mariage s'avère impopulaire auprès du peuple russe, une situation qui ne s'améliore pas lorsqu'elle donne naissance à quatre filles. Lors ...

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NIGHT AND DAY James Mangold 2010, Tom Cruise, Cameron Diaz


Quand June Havens drague son charmant voisin dans un avion quittant le Kansas, elle ne sait pas qu'elle s'embarque dans une aventure internationale. L'homme en question, Roy Miller, est un agent secret sous couverture.

TELERAMA
James Mangold s’attaque au film d’espionnage avec Tom Cruise dans le rôle d’un James Bond survitaminé et Cameron Diaz dans celui de la ravissante idiote. Un concentré d’ironie et d’énergie.

Ce mélange savoureux de comédie romantique et d’espionnage a ce quelque chose qui explique et n’explique rien… Roy Miller (Tom Cruise), mâchoire carrée et sourire en coin, possède un objet que le FBI veut récupérer et qu’il planque à l’aéroport de Wichita, Kansas, dans les bagages d’une inconnue. Puis il élimine la dizaine de passagers patibulaires de l’avion dans lequel ils ont pris place, et se pose sans encombre, ou presque, dans un champ de maïs…

Au fil de cette improbable odyssée, les paysages les plus divers (Espagne, Autriche, Jamaïque…) se succèdent sans transition. Parfois, on frise la saturation, mais ces scènes exotiques et ultra violentes, vécues par le héros comme des promenades de santé, contribuent à semer un doute plaisant. Et si les réveils comateux de Cameron Diaz aux quatre coins du globe n’étaient que des fantasmes ? Et si ce blockbuster n’était qu’un parfait trompe-l’œil ?
NIGHT AND DAY James Mangold 2010, Tom Cruise, Cameron Diaz (E)
Quand June Havens drague son charmant voisin dans un avion quittant le Kansas, elle ne sait pas qu'elle s'embarque dans une aventure internationale. L'homme en question, Roy Miller, est un agent secret sous couverture.

TELERAMA

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NIGHT CALL, Dan Gilroy 2014, Jake Gyllenhaal, Rene Russo, Riz Ahmed, Bill Paxton (thriller)@@


Oiseau de nuit asocial, Lou fait une halte sur le site d'un accident de la route. Fasciné par le travail des caméramans pigistes guidés sur les lieux par les radars de la police, le jeune voleur décide de faire de ce métier sa nouvelle vocation.

TELERAMA
Avant d’être traduit de l’anglais en anglais… Night Call s’appelait Nightcrawler , « ver de terre » : le genre de vermine qui se repaît des cadavres. Un soir, à Los Angeles, Lou, un voleur miteux, découvre sa vocation. En tombant par hasard sur un accident de la circulation, il repère des cameramen : ce job est fait pour lui !

Ce portrait d’un « filmeur en série » tient, en grande partie, à la performance d’un Jake Gyllenhaal sans âge, amaigri, indéchiffrable, onctueux et sournois. Car, devenu le meilleur de tous les charognards qui traquent le fait divers, il n’est pas simplement cynique ou vénal. C’est un authentique sociopathe. À travers cette figure dérangeante, le film ne s’attaque pas seulement au commerce du voyeurisme. Il épingle aussi le discours agressif et aliénant du management et l’avidité moderne — gloire à ceux qui sont prêts à tout, vraiment tout… Pour son premier long métrage, Dan Gilroy filme Los Angeles comme on le voit rarement : une ville dont les lumières vacillent, un organisme infecté par le plus contemporain des monstres de cinéma.
NIGHT CALL, Dan Gilroy 2014, Jake Gyllenhaal, Rene Russo, Riz Ahmed, Bill Paxton (thriller)@@ (E)
Oiseau de nuit asocial, Lou fait une halte sur le site d'un accident de la route. Fasciné par le travail des caméramans pigistes guidés sur les lieux par les radars de la police, le jeune voleur décide de faire d ...

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NIKITA, Luc Besson 1990, Anne Parillaud, Tchéky Karyo ((thriller moeurs)@@


Un groupe de toxicomanes en manque cambriole une pharmacie. La police arrive sur les lieux, et une sanglante fusillade coûte la vie au pharmacien et aux voyous. Nikita, seule rescapée, est arrêtée après avoir abattu un policier. Jugée, elle est condamnée à perpétuité. Mais les autorités ont décidé qu'elle sera mise à mort puis officiellement déclarée suicidée. Après un simulacre d'exécution, elle se retrouve dans un centre de formation pour agents secrets où Bob, son instructeur, lui propose une alternative, dont les deux termes sont les suivants : collaborer et travailler pour l'Etat ou se retrouver pour de bon dans ce cimetière où toute sa famille la croit déjà enterrée. Au bout de trois ans d'entraînement, après une mission particulièrement périlleuse, Nikita est prête...

TELERAMA
Une droguée, meurtrière de flics, est récupérée par les services secrets qui la transforment en une tueuse à gages de choc. Entre violences et sentiments, Anne Parillaud dans le rôle de sa vie.

Punk haineuse et toxico, Nikita braque une pharmacie. C’est le carnage. Arrêtée, elle est déclarée morte. Officiellement. En vérité, elle est récupérée par les services secrets, qui la transforment en tueuse professionnelle. La scène inaugurale fait froid dans le dos. Enfant sauvage, Nikita crache sa haine des autres et d’elle-même. Puis vient la violence domestiquée et orientée des services spéciaux. Elle nourrit alors un flip paranoïaque fondé sur la machination.

Besson parvient à créer une tension. On est gêné par la zique envahissante de Serra, le caractère un peu simpliste des personnages et les effets ostentatoires. Cette histoire bétonnée et naïve à la fois parvient tout de même à captiver. Anne Parillaud, qui trouvait là le rôle de sa vie, y est sans doute pour beaucoup.
NIKITA, Luc Besson 1990, Anne Parillaud, Tchéky Karyo ((thriller moeurs)@@ (E)
Un groupe de toxicomanes en manque cambriole une pharmacie. La police arrive sur les lieux, et une sanglante fusillade coûte la vie au pharmacien et aux voyous. Nikita, seule rescapée, est arrêtée après avoi ...

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NO COUNTRY FOR OLD MAN, Joel and Ethan Coen 2007, Ed Tom Bell, Anton Chigurh (western)@@@


A la frontière qui sépare le Texas du Mexique, les trafiquants de drogue ont depuis longtemps remplacé les voleurs de bétail. Lorsque Llewelyn Moss tombe sur une camionnette abandonnée, cernée de cadavres, il ne sait rien de ce qui a conduit à ce drame. Quand il prend les deux millions de dollars qu'il découvre à l'intérieur du véhicule, il n'a pas la moindre idée de ce que cela va provoquer. Moss a déclenché une réaction en chaîne d'une violence inouïe.

TELERAMA
En grande forme, les frères Coen revisitent le mythe de l’Ouest américain. Dingo et terrifiant.
D'emblée, les cadavres pleuvent. Le premier est celui d’un jeune shérif, étranglé sauvagement par un type bizarre au regard fou, qui trimballe une lourde bouteille (d’oxygène ?). Puis c’est un carnage au milieu de nulle part : plusieurs pick-up criblés de balles autour desquels gisent une demi-douzaine de corps, bilan sanglant d’un gros deal de came qui a mal tourné…

Les Coen sont au meilleur de leur forme dans un genre de film noir bien à eux, cocktail improbable d’angoisse, d’humour absurde et d’esquisse philosophique qui a fait le sel de Fargo et de The Barber. Chez eux, la terreur va de pair avec le grotesque, mais elle monte crescendo. Vers la fin, le film ralentit, gagné par une lenteur mélancolique, une méditation qui n’a plus rien de sarcastique. On voit alors se dessiner le portrait d’un homme qui ne reconnaît plus son pays ni son père. Un homme hanté par la perte.
NO COUNTRY FOR OLD MAN, Joel and Ethan Coen 2007, Ed Tom Bell, Anton Chigurh (western)@@@ (E)
A la frontière qui sépare le Texas du Mexique, les trafiquants de drogue ont depuis longtemps remplacé les voleurs de bétail. Lorsque Llewelyn Moss tombe sur une camionnette abandonnée, cernée de ca ...

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NO MIRES PARA ABAJO Eliseo Subiela 2008


Eloy est un jeune homme de dix-neuf ans qui travaille comme livreur dans une entreprise familiale qui fabrique des pierres tombales et des figures ornementales pour les tombes d'un cimetière local. Sensibilisé par la mort de son père, Eloy entame son chemin vers l'expérience du monde adulte, en même temps qu'il découvre qu'il souffre de somnambulisme.
Une nuit d'été, lors d'une de ses promenades sur les terrasses de son quartier, il tombe à travers une lucarne et se réveille dans le lit d'Elvira, qui est en vacances en ville, chez sa grand-mère. Ils entament bientôt une relation dominée par d'intenses séances de sexe tantrique au cours desquelles Elvira initie Eloy, lui permettant d'accéder à des expériences et des sensations jusque-là inconnues du garçon.
NO MIRES PARA ABAJO Eliseo Subiela 2008 (E)
Eloy est un jeune homme de dix-neuf ans qui travaille comme livreur dans une entreprise familiale qui fabrique des pierres tombales et des figures ornementales pour les tombes d'un cimetière local. Sensibilisé par la mort de s ...

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NOE, Darren Aronofsky 2014, Russell Crowe, Jennifer Connelly (peplum)@


Le jeune Noé voit un jour son père, issu de la lignée de Seth, assassiné sous ses yeux par les descendants de celle de Caïn, des êtres vils qui ont corrompu le monde façonné par le Créateur. Devenu adulte et à son tour père de famille, Noé reçoit un message de Dieu lui prédisant l'Apocalypse. Un déluge va s'abattre sur la Terre dans le but d'éradiquer la méchanceté du monde.

TELERAMA
NOE, Darren Aronofsky 2014, Russell Crowe, Jennifer Connelly (peplum)@ (E)
Le jeune Noé voit un jour son père, issu de la lignée de Seth, assassiné sous ses yeux par les descendants de celle de Caïn, des êtres vils qui ont corrompu le monde façonné par le Cr&eac ...

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NOMIS, David Raymond 2018, Alexandra Daddario, Henry Cavill (thriller)@


Menés par le commissaire Harper, des policiers enquêtent sur un dangereux cyberprédateur. Au même moment, Cooper, un justicier autoproclamé, arpente les rues de la ville dans l'espoir de protéger d'éventuelles victimes.

TELARAMA
La découverte du corps d'une jeune femme lance l'inspecteur Walter Marshall sur une la piste d'un tueur. Son enquête piétine jusqu'au moment où une jeune femme, utilisée comme appât pour confondre un pédophile, est enlevée. Elle travaillait avec Michael Cooper, un ancien juge, qui lui avait posé un traceur. Grâce à ce dispositif, Marshall parvient à arrêter Simon et deux jeunes femmes qu'il détenait. Pourtant, d'autres meurtres ont lieu alors que Simon se trouve derrière les barreaux, visant des policiers. Marshall tente de comprendre qui peut être le véritable criminel.
NOMIS, David Raymond 2018, Alexandra Daddario, Henry Cavill (thriller)@ (E)
Menés par le commissaire Harper, des policiers enquêtent sur un dangereux cyberprédateur. Au même moment, Cooper, un justicier autoproclamé, arpente les rues de la ville dans l'espoir de protéger d'&e ...

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NON STOP, Jaume Collet-Serra 2014, Liam Neeson, Julianne Moore, Scoot McNairy (thriller)@


Responsable de la sécurité des passagers, l'agent fédéral Bill Marks voyage beaucoup bien qu'il déteste l'avion. Mais c'est son métier et aujourd'hui il est bien obligé d'embarquer sur ce vol pour Londres. Alors qu'il survole l'Atlantique, il reçoit un SMS provenant d'un autre passager qui lui annonce que quelqu'un va mourir, sauf si l'on effectue un virement de 150 millions de dollars sur un compte en Suisse.

TELERAMA
Jaume Collet-Serra fait dans le film de genre : après “Esther” et “Sans identité”, le voilà aux manettes d’un thriller aérien... Classique et efficace.

Depuis le 11 Septembre, le thriller aérien a prospéré à Hollywood, tout comme la profession de commandant de bord. En l’occurrence, c’est Liam Neeson qui est chargé de la sécurité de ce vol New York-Londres. Il dispose d’une poignée d’heures pour identifier le terroriste parmi les passagers. Le film exploite à fond la paranoïa ambiante et l’espace confiné à bord de l’avion. Ce suspense est correctement mené : le spectateur n’a jamais d’avance sur le flic.

Alors qu'il effectue un vol entre New York et Londres, Bill Marks, un officier de la police de l'air qui déteste prendre l'avion, reçoit un message sur son téléphone, une ligne a priori sécurisée. L'inconnu, qui dit se trouver parmi les 146 passagers, menace d'assassiner une personne toutes les 20 minutes si on ne lui remet pas 150 millions de dollars. D'abord incrédule, Bill Marks le prend au sérieux quand un premier passager est retrouvé mort dans les toilettes. Alors qu'il tente de trouver le terroriste, on l'accuse de vouloir détourner l'avion. Marks tente de déjouer le piège dans lequel il est tombé, alors que l'armée est sur le point d'intervenir...
NON STOP, Jaume Collet-Serra 2014, Liam Neeson, Julianne Moore, Scoot McNairy (thriller)@ (E)
Responsable de la sécurité des passagers, l'agent fédéral Bill Marks voyage beaucoup bien qu'il déteste l'avion. Mais c'est son métier et aujourd'hui il est bien obligé d'embarquer sur ce vol ...

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NOPE, Jordan Peele 2022, Daniel Kaluuya, Keke Palmer (science fiction)@@


Les habitants d'une vallée perdue du fin fond de la Californie sont témoins d'une découverte terrifiante à caractère surnaturel qui affecte humains et animaux. Les gérants d'un ranch de chevaux tentent de comprendre ce phénomène mystérieux alors que le propriétaire d'un parc à thème tente d'en tirer profit.

TELERAMA
Dans un Far West désarçonnant, un ovni aspire tout, dès lors qu’on le regarde. Une métaphore originale et efficace sur les dangers de la société du spectacle.
Méfiez-vous des nuages. En particulier de ce qui se cache à l’intérieur… Une mystérieuse menace plane au-dessus d’un ranch californien perdu en pleine campagne. C’est létal, ni tout à fait organique, ni tout à fait technologique, ça vient d’un autre monde pour semer la terreur.

Après avoir passé le racisme endémique de la société américaine à la moulinette du cinéma d’épouvante (Get Out, très applaudi en 2017), enchaîné avec un thriller sur l’horreur du conformisme dans Us, en 2019, le réalisateur Jordan Peele revient avec un film-ovni, à tous les sens du terme. D’abord parce qu’il s’agit bien d’une entité extraterrestre, d’une rencontre du troisième type encore plus énigmatique (et inquiétante) que celle qu’imaginait Steven Spielberg en 1977. Ensuite parce que ladite entité, entre soucoupe volante, méga tube digestif et grand prédateur, hante une production éminemment étrange. Où un gaillard taiseux (Daniel Kaluuya, qui était déjà la vedette de Get Out), éleveur de chevaux en perpétuelle bisbille avec sa sœur (la pétulante Keke Palmer), se retrouve à l’épicentre d’un genre presque neuf, voire expérimental : l’horreur méditative. Place aux grands espaces creusés de silence, à un parc d’attractions miteux sur le thème du western, au bruit blanc des appareils électriques avant chaque attaque de la « chose »…

Une grande métaphore de la société du spectacle
Cette dernière fonctionne comme un aspirateur aérien géant, arrachant hommes, bêtes et objets à la pesanteur pour les recracher sous forme de pluie acérée et sanguinolente (grand déluge de vomi cosmique sur la maison des héros). Or l’ovni sauvage ne devient aspirateur que quand il est regardé, et tout le monde veut tirer profit des images du phénomène, par tous les moyens, des téléphones portables aux caméras de surveillance, en passant par les vieilles bobines de films. Jordan Peele offre ainsi une grande métaphore sur la société du spectacle et sur la fascination pour les images, dans ce qu’elle a de plus dangereux (un vide abstrait, qui gobe et digère tout ce qui passe à sa portée), mais aussi de plus mystérieux : le film rend un hommage, un brin cinglé, à la puissance onirique du cinéma. Avec, aussi, une réappropriation militante et culturelle de ses mythes. Les personnages principaux de l’aventure sont ainsi des cow-boys noirs, tout comme l’était le premier cavalier hollywoodien imprimé sur pellicule, que l’on aperçoit sur d’authentiques images d’archives…
NOPE, Jordan Peele 2022, Daniel Kaluuya, Keke Palmer (science fiction)@@ (E)
Les habitants d'une vallée perdue du fin fond de la Californie sont témoins d'une découverte terrifiante à caractère surnaturel qui affecte humains et animaux. Les gérants d'un ranch de chevaux tent ...

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NORMAL, Carl Bessai 2007, Camille Sullivan, Carie Anne Moss, Kevin Zegers, Cameron Bright (drame film e)


Un accident de voiture mortel rassemble un groupe de personnes jusque-là sans lien entre elles, chacune d'entre elles étant obligée de faire face aux conséquences émotionnelles.

Une mère en deuil ne peut pas « tourner la page » après la mort de son fils, gardant sa chambre telle qu'elle était, voulant que son plus jeune fils soit comme son frère décédé.

Un jeune quitte un centre de détention pour mineurs, rentre chez lui auprès d'un père en colère et d'une jeune belle-mère solitaire.

Un professeur d'université dont le frère a des comportements autistiques se sépare de sa femme et est attiré par une étudiante.

Le récit révèle lentement les liens entre la mère, le jeune et le professeur et un accident de voiture. Le jeune en liberté conditionnelle parle à la petite amie du garçon décédé et doit régler sa relation avec sa belle-mère ; le professeur encourage son frère à sortir avec quelqu'un. La mère peut-elle voir son fils vivant tel qu'il est ? De quelle manière chacun peut-il être normal ? De quelle manière chacun peut-il être normal ?

Un accident de voiture entraîne la mort de Nickie Reichert, 16 ans, passagère dans l'une des voitures impliquées. Deux ans après l'accident, trois familles ressentent encore profondément les effets de cet événement dévastateur. La mère de Nickie, Catherine Reichert, n'arrive pas à surmonter le chagrin d'avoir perdu son fils aîné. Elle refuse de laisser quiconque toucher aux affaires de Nickie, qui se trouvent toujours telles quelles dans leur maison. Le chagrin de Catherine l'amène à négliger son mari, Dale Reichert, et leur fils cadet, Brady Reichert, qui vit dans l'ombre de Nickie. Le professeur d'université Walter Braugher, le conducteur ivre de l'autre voiture, n'a pas été reconnu coupable de négligence criminelle dans l'accident. Il doute de sa vie, ce qui se manifeste par sa consommation d'alcool. Depuis l'accident, il a du mal à communiquer avec sa femme, Abby, et cherche du réconfort auprès de Sherri Banks, l'une de ses étudiantes. Cette nuit-là, il y avait aussi son frère autiste, Dennis Braugher, qui n'a pas pu quitter son appartement depuis à cause de la peur. Et l'ami de Nickie, Jordie, était le conducteur de la voiture volée dans laquelle ils voyageaient tous les deux. Jordie vient d'être libéré du centre de détention pour jeunes, où il est enfermé depuis pour le vol. Il est devenu un jeune homme maussade. Son père, un psychothérapeute nommé Carl, ne lui a pas pardonné cette nuit-là, ce qui a eu des répercussions sur la relation de Carl avec sa deuxième femme/belle-mère de Jordie, Elise. Jordie et Elise veulent se sentir à nouveau aimés. Les événements font penser à certains qu'ils doivent faire des pas importants pour gérer leurs émotions de manière constructive. [ 1 ]
NORMAL, Carl Bessai 2007, Camille Sullivan, Carie Anne Moss, Kevin Zegers, Cameron Bright (drame film e) (E)
Un accident de voiture mortel rassemble un groupe de personnes jusque-là sans lien entre elles, chacune d'entre elles étant obligée de faire face aux conséquences émotionnelles.

Une mère en ...

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NORMALE, Olivier Babinet 2022, Benoît Poelvoorde, Justine Lacroix


Lucie a 15 ans et une imagination débordante. Elle vit seule avec William, son père, qui lutte contre la sclérose en plaques sous ses airs d'adolescent. Entre l'école, un petit boulot et le poids du quotidien, Lucie se préserve comme elle peut, se réfugiant dans l'écriture d'un roman autobiographique qui navigue entre rêve et réalité. L'annonce de la visite d'une assistante sociale va bouleverser cet équilibre fragile.

TELERAMA
Le portrait, trop déréalisé, d’une ado vivant seule avec son père dans une banlieue aux faux airs d’Amérique.
Filmer une France américaine, importer ici les petites et grandes mythologies du cinéma d’outre-Atlantique, beaucoup de réalisateurs en ont la tentation. Dans Normale, la voix off de l’héroïne (Justine Lacroix), adolescente se racontant, évoque une tradition du film indépendant aux États-Unis. Et quand apparaît le père (Benoît Poelvoorde, métamorphosé) en son modeste pavillon, c’est l’image des white trash, cette classe populaire pauvre, qui est convoquée, vu la dégaine d’ancien biker déglingué du personnage. La suite abonde en signes tout aussi évidents, comme le décor typique du lycée et le spectacle qui s’y prépare. Ou encore les films d’horreur, passion partagée par la fille et le père, et qui infuse leur perception du monde.

Mais cette transfiguration volontariste d’une petite ville française et de sa périphérie a ici l’inconvénient de déréaliser les personnages et l’action. D’autant que l’époque demeure floue également : à la fois aujourd’hui et un peu hier. On reste ainsi dans un entre-deux, entre un univers fantasmé et les éléments concrets de l’histoire, à commencer par la sclérose en plaques du père, dont l’évolution menace cette famille monoparentale et provoque l’intervention les services sociaux. Or là encore, le film oscillera trop entre la tragédie et un humour supposé la désamorcer... Olivier Babinet, le réalisateur, a signé en 2016 un documentaire sensible et inspiré sur des adolescents de banlieue singuliers, Swagger. À nouveau, il excelle à filmer sa jeune actrice et à capter les nuances de son jeu exprimant tour à tour la honte et la force. Dommage que la fiction autour d’elle ne s’impose pas avec la même nécessité.
NORMALE, Olivier Babinet 2022, Benoît Poelvoorde, Justine Lacroix (E)
Lucie a 15 ans et une imagination débordante. Elle vit seule avec William, son père, qui lutte contre la sclérose en plaques sous ses airs d'adolescent. Entre l'école, un petit boulot et le poids du quotidien, Lu ...

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NORMANDIE NUE, Philippe Le Gay, Francois Cluzet, Francois-Xavier Demaison (rural)@@


Au Mêle-sur-Sarthe, petit village normand, les éleveurs sont touchés par la crise. Georges Balbuzard, le maire de la ville, n'est pas du genre à se laisser abattre et décide de tout tenter pour sauver son village. Lorsque Blake Newman, grand photographe conceptuel qui déshabille les foules, débarque dans la région, Balbuzard y voit l'occasion de sauver la commune. Seul souci : aucun habitant n'est d'accord pour se mettre à nu.

TELERAMA
Un photographe américain demande à des paysans normands de poser nus… Si le début du film fait un peu peur, l’émotion finit par s’imposer tant le réalisateur assume à la fois le comique et le pathétique de la situation.

De passage dans la Sarthe, un photographe américain, dont la démarche conceptuelle consiste à déshabiller des foules entières, tombe amoureux… d’un champ. Il veut y réaliser sa prochaine œuvre avec les habitants du coin. Le maire (François Cluzet) y voit l’occasion d’attirer l’attention sur ses administrés — pour la plupart des éleveurs pris à la gorge, dont les revendications n’intéressent plus les médias. Mais il va falloir convaincre ces paysans récalcitrants.

Que ce soit dans Le Coût de la vie, Les Femmes du 6e étage ou Alceste à bicyclette, Philippe Le Guay n’a cessé d’interroger, avec un humour doux-amer, les liens insolites qui peuvent naître entre individus issus de milieux sociaux différents. Cette fois, il confronte le snobisme citadin et la tragédie paysanne. Et il assume à la fois le comique et le pathétique de la situation. Aidé, il est vrai, par une troupe d’acteurs qui ne craignent pas de surjouer à la manière des monstres sacrés d’antan : Philippe Rebbot, éleveur rageusement déprimé, Grégory Gadebois, boucher jaloux, et François-Xavier Demaison, Parisien qui dit adorer la nature et refuse d’avouer qu’il lui est, en fait, totalement allergique…
NORMANDIE NUE, Philippe Le Gay, Francois Cluzet, Francois-Xavier Demaison (rural)@@ (E)
Au Mêle-sur-Sarthe, petit village normand, les éleveurs sont touchés par la crise. Georges Balbuzard, le maire de la ville, n'est pas du genre à se laisser abattre et décide de tout tenter pour sauver son v ...

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NOS 18 ANS, Frédéric Berthe 2008, Michel Blanc, Valentine Catzéflis, Théo Frilet


À quelques jours du bac, un lycéen décide de régler ses comptes avec le professeur le plus vache du lycée.

TELERAMA
Refaire La Boum en situant l'action au début des années 90, quel intérêt ? On se le demande en sortant de Nos 18 ans, de Frédéric Berthe. C'est le bac, mais ces adolescents qui traînent leurs vestes en jean coupées aux manches et leurs coupes de cheveux banane bouclettes (déjà démodées en 1990) pensent plus à l'amour qu'aux études...

Michel Blanc fait très bien le prof de philo vachard et père poule divorcé, Théo Frilet est plus crédible en ­lycéen qu'en homo trentenaire dans Nés en 68, les tubes made in 90's résonnent agréablement, mais le tout s'évapore à la vitesse de la mauvaise bière dans les fiestas adolescentes...
NOS 18 ANS, Frédéric Berthe 2008, Michel Blanc, Valentine Catzéflis, Théo Frilet (E)
À quelques jours du bac, un lycéen décide de régler ses comptes avec le professeur le plus vache du lycée.

TELERAMA
Refaire La Boum en situant l'action au début des années 90, qu ...

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NOS JOURS HEUREUX, Olivier Nakache et Eric Toledano 2006, Omar Sy (comique sentimental)@@


Vincent Rousseau dirige pour la première fois une colonie de vacances et se retrouve plongé pendant trois semaines dans l'univers des colos avec petites histoires et gros soucis à la clef ! Dès le départ en train, les enfants sont ingérables : l'une a perdu sa valise, l'autre assomme tout le monde de questions.

TELERAMA
C’est la tendresse filiale qui donne un supplément d’âme à cette comédie de vacances un peu stéréotypée. Les rapports que le héros, Vincent, animateur-chef (Jean-Paul Rouve), entretient avec son retraité de père (Jacques Boudet) ont des accents de vérité doux et agacés. L’arrivée de ce paternel ­oisif au beau milieu de la colo rend les olympiades finales nettement plus souriantes. Le reste du film illustre avec plus ou moins de finesse la chanson de Pierre Perret Les Jolies Colonies de vacances : chansons dans le car, bagarre à la cantoche et guitare à la belle étoile. Les monos sont aussi infantiles que les ados, et les enfants pourraient tous écrire à leurs parents « j’ai que 8 ans mais je m’débrouille ». Le montage est vif et le naturel des acteurs fait le reste.

Éric Toledano et Olivier Nakache se sont rencontrés en colo. Leur hommage sent suffisamment le vécu pour que la chronique l’emporte le plus souvent sur la grosse farce.

NOS JOURS HEUREUX, Olivier Nakache et Eric Toledano 2006, Omar Sy (comique sentimental)@@ (E)
Vincent Rousseau dirige pour la première fois une colonie de vacances et se retrouve plongé pendant trois semaines dans l'univers des colos avec petites histoires et gros soucis à la clef ! Dès le départ e ...

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NOS PLUS BELLES ANNEES, Sydney Pollack 1973, Barbra Streisand, Robert Redford (sentimental)@@


Deux jeunes Américains se rencontrent sur les bancs de l'université en 1937. La jeune femme est militante communiste alors que lui est un tombeur sans conscience politique.

TELERAMA
Sydney Pollack déguise sa leçon d'Histoire en romance nostalgique. Aux démons­trations coups de poing il préfère le tête-à-tête amoureux sur une plage hivernale, et dissimule le pamphlet politique au creux d'une ou deux disputes enflammées. Mine de rien, dix années décisives se dévoilent ainsi, d'une anecdote à l'autre. Après l'Amérique victorieuse d'après guerre, sûre de sa supériorité morale, surgit le maccarthysme, vague de paranoïa anticommu­niste, intrusion totalitaire en pays démocratique avec son cortège de délations, de lâchetés.
A travers ses déchirures, le couple laisse apparaître le malaise d'une époque, la fin des illusions, du confort intellectuel de l'american way of life. Lui, Hubbell, scénariste à Hollywood, capitule, collabore à la chasse aux sorcières. Elle, Katie, la militante, tient tête. Interprétés avec chaleur, les tourtereaux de Nos plus belles années ne sont pas que des personnages-prétextes. Ils sont attachants, explosifs, bien vivants, et dessinent une belle tranche de vie, tendre et amère.
NOS PLUS BELLES ANNEES, Sydney Pollack 1973, Barbra Streisand, Robert Redford (sentimental)@@ (E)
Deux jeunes Américains se rencontrent sur les bancs de l'université en 1937. La jeune femme est militante communiste alors que lui est un tombeur sans conscience politique.

TELERAMA
Sydney Pollack déguise s ...

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NOS SOLEILS, Carla Simon 2022 (societe)@@


Depuis des générations, les Solé passent leurs étés à cueillir des pêches dans leur exploitation à Alcarràs, un petit village de Catalogne. Hélas, la récolte de cette année pourrait bien être la dernière, car ils sont menacés d'expulsion.

TELERAMA
Ils doivent quitter leurs vergers pour faire place à des panneaux solaires… Une chronique familiale forte, Ours d’or à Berlin en 2022.

Des arbres, des rires d’enfants : un sentiment de bonheur intemporel ouvre ce film espagnol, salué par l’Ours d’or du festival de Berlin en 2022. Tournée en Catalogne, dans la plaine d’Alcarràs, par une jeune réalisatrice qui a là ses origines familiales, cette fiction aux airs de documentaire vient opportunément nous parler des Hommes et de la terre. Un lien ancestral menacé : chez les Solé, qui cultivent des pêches, la fin d’un monde s’annonce. Le grand-père n’a pas de titre de propriété pour ses immenses vergers, donnés sur parole par un homme qu’il avait sauvé, en le cachant pendant la guerre. Mais le fils de ce Pinyol a décidé de tirer un trait sur le passé et sur les arbres, qu’il arrachera à la fin de l’été pour installer des panneaux solaires…

Autour de cette histoire qu’on croirait avoir vraiment entendue dans un village, une splendide chronique estivale s’organise, entre plaisir des habitudes et tensions nouvelles provoquées par le compte à rebours qui a été lancé. Le père Solé, en charge de l’exploitation, s’en prend aux lièvres, qui viennent lui manger ses fruits, tout comme à son ado de fils, qui s’est mis à cultiver des plants de cannabis, cachés dans un champ de maïs. Les femmes sont rabrouées aussi quand elles prétendent pouvoir aider à la cueillette, réservée aux hommes. C’est bien le seul moment qui ne serait pas partagé par tous, dans cette tribu d’inséparables où l’on ne dit jamais avec des mots l’affection qu’on se porte, ni combien on tient à cette vie au milieu des vergers.

Une œuvre de résistance exemplaire
En dirigeant des non-professionnels, la cinéaste Clara Simón construit des portraits marquants, à la fois bruts et subtilement élaborés. En témoignent, par exemple, ces plans sur le grand-père, le plus solitaire des Solé, lorsqu’il contemple ses arbres, dont il connaît toute l’histoire. Son dialogue avec la terre raconte un partage, une solidarité aussi, à travers le souvenir de la main tendue aux Pinyol. Autant de valeurs désormais abandonnées. Autour de la maison familiale, « l’empire solaire » que décrie le père pose ses jalons, commence à effacer la mémoire des lieux, comme s’ils n’étaient que surface utile. Mais sur l’écran, c’est tout le contraire que l’on voit.

Nos soleils est une œuvre de résistance exemplaire. Le réalisme du film va, bien sûr, de pair avec une vision pessimiste : un vent mauvais s’est levé sur Alcarràs et sur l’Espagne, où le recours aveugle à l’énergie photovoltaïque a eu des effets désastreux. Les producteurs de fruits comme les Solé ont subi aussi la guerre des prix menée par la grande distribution. « On extermine la paysannerie ! », les entend-on crier dans une scène de manif. Malmenés, méprisés, ils peuvent se sentir déjà balayés, comme le père quand il ne peut plus retenir ses larmes. Le temps, malgré tout, est avec eux : dans ce tableau d’époque, Clara Simón fait passer un peu d’éternité. La beauté d’un paysage fertile. La force de ceux qui ont là leurs racines, quoi qu’il arrive. Et la joie d’être à leurs côtés, de leur côté.

Alcarràs (Espagne, 2h). Scénario : Carla Simón, Arnau Vilaró | Avec Jordi Pujol Dolcet, Anna Otín, Xènia Roset, Albert Bosch. Mercredi 19 février, 23h15, Arte. Puis sur Arte.tv.

NOS SOLEILS, Carla Simon 2022 (societe)@@ (E)
Depuis des générations, les Solé passent leurs étés à cueillir des pêches dans leur exploitation à Alcarràs, un petit village de Catalogne. Hélas, la récolte de cet ...

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NOSFERATU LE VAMPIRE Friedrich Wilhelm Murnau 1922


En 1838, le clerc de notaire Hulter est envoyé en Transylvanie chez le comte Orlock, le vampire Nosferatu. Celui-ci sème la terreur et la peste dans un village voisin, avant de tenter de séduire Ellen, la fiancée de son invité. Mais la lumière de l'aube lui sera fatale.
NOSFERATU LE VAMPIRE Friedrich Wilhelm Murnau 1922 (E)
En 1838, le clerc de notaire Hulter est envoyé en Transylvanie chez le comte Orlock, le vampire Nosferatu. Celui-ci sème la terreur et la peste dans un village voisin, avant de tenter de séduire Ellen, la fiancée ...

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NOUREEV Ralph Fiennes 2018, Oleg Ivenko, Adele Exarchopoulos


Jeune prodige du célèbre ballet du Kirov, Rudolf Noureev est à Paris en juin 1961 pour se produire sur la scène de l'Opéra.
NOUREEV Ralph Fiennes 2018, Oleg Ivenko, Adele Exarchopoulos (E)
Jeune prodige du célèbre ballet du Kirov, Rudolf Noureev est à Paris en juin 1961 pour se produire sur la scène de l'Opéra. ...

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NOUS FINIRONS ENSEMBLE, Guillaume Canet 2019, François Cluzet, Marion Cotillard (drame)


Préoccupé et déprimé, Max veut souffler dans sa maison au bord de la mer, au Cap-Ferret. Avant de vendre sa résidence, il compte bien profiter de ce moment en solitaire. Mais ses amis, qu'il n'a pas vu depuis plus de trois ans, sont déjà sur place, histoire de lui fêter son anniversaire dignement. Max n'apprécie pas du tout cette visite surprise et les accueille plutôt fraîchement. Car les liens se sont distendus au fil des ans, pour de multiples raisons. Bien décidée à rester et à reprendre une amitié là où elle l'avait laissée, la bande d'amis va s'incruster chez Max et vivre des vacances mouvementées...

TELERAMA
Neuf ans après, Guillaume Canet réunit sa troupe des “Petits Mouchoirs”. Mais rien ne justifie cette suite, succession de sketches sans charme.

Comme acteur, Guillaume Canet était, un an plus tôt, au meilleur de lui-même dans , d’Olivier Assayas. Et parmi ses réalisations, son précédent film, , autofiction burlesque sur la peur de vieillir, était le plus réussi. Mais cette suite à cran des  tombe méchamment à plat. L’enjeu principal en est la vente de la confortable villa du Cap-Ferret par son propriétaire, François Cluzet, dont les affaires connaissent une mauvaise passe. Pourtant, l’action se tiendra dans une demeure encore plus luxueuse. Et, malgré les « soucis d’argent », plusieurs personnages auront droit à un saut en parachute.

Les déboires de nanti de son héros, Guillaume Canet ne sait pas s’il doit en rire ou en pleurer, ni François Cluzet comment les jouer. En revanche, quand Gilles Lellouche, le plus riche de la bande, insulte et humilie la nounou pointilleuse de son enfant, le cinéaste semble se tenir résolument du côté du dominant, lui laissant tout le temps l’avantage. Par ailleurs, la troupe paraît embarrassée par la succession de sketchs sans charme autour du couple, de la paternité, du divorce ou du temps qui passe — Laurent Lafitte, seul, se tire d’affaire, en endossant explicitement le ridicule qui guette. Et malgré la noirceur affichée ici ou là, le fond se veut finalement chaleureux, jusqu’au lénifiant. Or cet horizon de bons sentiments inspire encore moins les acteurs et l’auteur que l’agressivité du début. Nous finirons ensemble, mais dans quel état ?
NOUS FINIRONS ENSEMBLE, Guillaume Canet 2019, François Cluzet, Marion Cotillard (drame) (E)
Préoccupé et déprimé, Max veut souffler dans sa maison au bord de la mer, au Cap-Ferret. Avant de vendre sa résidence, il compte bien profiter de ce moment en solitaire. Mais ses amis, qu'il n'a pas vu dep ...

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NOUS IRONS TOUS AU PARADIS, Yves Robert 1977, Jean Rochefort, Claude Brasseur, Guy Bedos (comique)@@


Rongé par la jalousie, Étienne Dorsay, imagine divers stratagèmes pour identifier l'amant de sa femme. Parallèlement, il achète une maison à la campagne avec des amis. Peu après, Étienne, découvre que la photo de sa femme avec un autre homme n'est que la répétition d'une troupe de théâtre amateur. Or, cette dernière a bel et bien un amant.

TELERAMA
Suite (encore plus réussie que l’original) d’“Un éléphant, ça trompe énormément”. Allégresse et mélancolie y font bon ménage.
Trois ans ont passé (dans l’intrigue) depuis Un éléphant ça trompe énormément. Étienne, Daniel, Simon et Bouly, copains à la vie à la mort, connaissent des déboires sentimentaux…

Le succès colossal d’Un éléphant… incita Yves Robert et Jean-Loup Dabadie à récidiver. Bien leur en a pris, car cette suite est encore plus réussie que l’original. Le pot aux roses de la maison située près de l’aéroport et les parties de tennis absurdes (casque sur les oreilles) qui en découlent sont des moments d’anthologie. Le film, souvent hilarant, connaît parfois de brusques ruptures de ton (un deuil, un mariage inattendu).

Immatures, patauds, les hommes ne sont pas à la fête dans cette ronde boulevardière menée mine de rien par les femmes. Allégresse et mélancolie y font bon ménage, de sorte que la récréation a aussi le goût d’une chronique sur le temps qui passe. Pour notre plaisir, Bedos bredouille, Lanoux fanfaronne, Rochefort plastronne et Brasseur gouaille. Et le tout fait le même effet qu’une madeleine.
NOUS IRONS TOUS AU PARADIS, Yves Robert 1977, Jean Rochefort, Claude Brasseur, Guy Bedos (comique)@@ (E)
Rongé par la jalousie, Étienne Dorsay, imagine divers stratagèmes pour identifier l'amant de sa femme. Parallèlement, il achète une maison à la campagne avec des amis. Peu après, Étien ...

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NOUS LES LEROY, Florent Bernard 2024, Charlotte Gainsbourg, José Garcia (sentimental)@@


Sandrine Leroy annonce à son mari Christophe qu'elle veut divorcer. Leurs enfants ont bientôt l'âge de quitter la maison. Dans une opération de la dernière chance aussi audacieuse qu'invraisemblable, Christophe organise un week-end pour sauver son mariage : un voyage passant par les endroits clés de l'histoire de leur famille. Un voyage qui ne va pas être de tout repos.

TELERAMA
Elle veut divorcer, il organise un voyage de la dernière chance sur les lieux de leur amour. Pour son premier long métrage, une attachante comédie douce-amère, Florent Bernard manie avec bonheur le vrai et l’émotion.

Dans les mains de Sandrine (Charlotte Gainsbourg), toutes les canettes de soda explosent. Elle est pourtant posée, calme, presque à l’arrêt. Trop stable. D’ailleurs, la voilà qui demande la permission de divorcer à ses deux enfants. Leur père, Christophe (José Garcia), accaparé par son travail, ne répond jamais aux messages vocaux qu’on lui laisse. Elle le quitte. Lui, dans un sursaut de fierté, orchestre une balade sur les lieux fondateurs de leur couple et de leur famille — Christophe confond largement les deux. Un road trip pour reconquérir son épouse, leurs deux ados embarqués sur la banquette arrière car personne n’a vraiment le choix.
NOUS LES LEROY, Florent Bernard 2024, Charlotte Gainsbourg, José Garcia (sentimental)@@ (E)
Sandrine Leroy annonce à son mari Christophe qu'elle veut divorcer. Leurs enfants ont bientôt l'âge de quitter la maison. Dans une opération de la dernière chance aussi audacieuse qu'invraisemblable, Christo ...

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NOUS NOUS SOMMES TANT AIMES, Ettore Scola 1974, Vittorio Gassman, Nino Manfredi, Federico Fellini, Stefania Sandrelli, Marcello Mastroianni (sentimental)@@@


Trois amis, qui se sont connus dans le maquis, se retrouvent régulièrement après la guerre et tombent amoureux de la même femme. Ils évoluent avec plus ou moins d'aisance dans l'Italie moderne.

TELERAMA
De l’après-guerre aux années 1970, trois amis unis par la Résistance, par l’amour d’une même femme, ballottés, malmenés par les vicissitudes du temps, de la politique, de la vie. Ils vieillissent sous nos yeux, attachants, abîmés et magnifiques.

Chaque fois, ce film foisonnant, qui embrasse avec ses héros tout un pan d’histoire de l’Italie, nous offre d’émouvantes retrouvailles. Scola propose un rendez-vous avec la mémoire : la sienne, celle de sa génération ; mais aussi la nôtre, face à l’éternel retour d’un trio de comédiens inégalables, Vittorio Gassman, Stefano Satta Flores, Nino Manfredi. En eux, Scola puise le meilleur, travaillant la forme de son récit pour mieux creuser le temps. Combats perdus, idéaux brouillés : le constat d’une vie — trois vies — est amer, et pourtant constamment nimbé de dérision, de tendresse pour ses personnages.

On y croise aussi De Sica, Fellini ou Mastroianni dans leurs propres rôles. Nous nous sommes tant aimés est aussi une déclaration d’amour vibrante au cinéma italien, alors déclinant et désorienté, comme les héros de ce mélancolique chef-d’œuvre.
NOUS NOUS SOMMES TANT AIMES, Ettore Scola 1974, Vittorio Gassman, Nino Manfredi, Federico Fellini, Stefania Sandrelli, Marcello Mastroianni (sentimental)@@@ (E)
Trois amis, qui se sont connus dans le maquis, se retrouvent régulièrement après la guerre et tombent amoureux de la même femme. Ils évoluent avec plus ou moins d'aisance dans l'Italie moderne.

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NOUVEAU DEPART, Cameron Crowe 2011, Matt Damon, Scarlett Johansson


Père célibataire, Benjamin Mee a du mal à élever ses deux jeunes enfants. Espérant resserrer les liens familiaux, il décide de prendre un nouveau départ, démissionne et achète une vieille maison sur une immense propriété, qui a la particularité d'abriter un zoo délabré. Plusieurs dizaines d'animaux vivent en effet au Rosemoor Animal Park, où la gardienne Kelly Foster et son équipe dévouée tentent de maintenir les installations tant bien que mal.
NOUVEAU DEPART, Cameron Crowe 2011, Matt Damon, Scarlett Johansson (E)
Père célibataire, Benjamin Mee a du mal à élever ses deux jeunes enfants. Espérant resserrer les liens familiaux, il décide de prendre un nouveau départ, démissionne et achète u ...

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NOVEMBRE, Cédric Jimenez 2022, Jean Dujardin, Anaïs Demoustier (histoire thriller)@@


Fred est policier dans un groupe antiterroriste chargé de retrouver les fugitifs les plus recherchés de France. Lors d'une mission en Grèce, Fred et ses hommes ont malheureusement perdu la trace d'un suspect. Dix mois plus tard, la France est frappée par une série d'attentats.

TELERAMA
Cinq jours d’enquête après les attentats du 13 novembre, en immersion dans la lutte antiterroriste. Un film efficace, tendu, uniquement centré sur le travail des policiers : écoutes, tuyaux, filatures...

Comment décrire l’irruption du chaos ? Novembre y réussit à l’économie, dans une scène aussi brève que marquante : un homme seul, un vaste open space, une sonnerie de téléphone qui perce le silence, puis une deuxième, une troisième, une quatrième, etc. Plutôt qu’au bruit des mitraillettes et des bombes, le film s’en remet à ce concerto strident pour nation sonnée, laissant les attentats du 13 novembre 2015 dans le hors-champ afin de se concentrer sur leur immédiat après. Un peu partout dans Paris, on voit ainsi des personnages – l’une qui faisait son jogging, d’autres qui buvaient une bière dans un bar… – s’arrêter net et converger vers le grand bureau, bientôt bondé et bourdonnant, de la sous-direction antiterroriste (SDAT).

Souvent saisissant avec son montage ultra nerveux, le film de Cédric Jimenez (La French, BAC Nord) épouse le point de vue des forces de l’ordre, en immersion, et prend le parti, intéressant et risqué, de réduire ses héros à leur fonction. Leur vie privée le reste donc, rien d’autre ne comptant que le travail, les tuyaux, les recoupements, les filatures, les fausses pistes, les erreurs, les nuits sans sommeil, le temps qui file. Cinq jours d’enquête dans un pays en état d’urgence, jusqu’à un climax gravé dans les mémoires : l’assaut de l’appartement de Saint-Denis où sont planqués le terroriste Abdelhamid Abaaoud et sa cousine.

La séquence, interminable déluge de feu vécu depuis une cage d’escalier, se veut le clou d’un thriller (on n’ose écrire spectacle) dont il s’agit de reconnaître l’efficacité assourdissante tout en discernant ses limites. Derrière le scénario documenté et la mise en scène tendue, « à l’américaine » – le tout début, où Dujardin traque un membre de Daech à Athènes, évoque 24 Heures chrono –, on cherche en vain un propos. Au moins échappe-t-on à celui de BAC Nord… Novembre semble calibré pour fédérer davantage, même s’il a déjà frôlé la polémique : pourquoi voiler l’informatrice (Lyna Khoudri) ayant permis de loger Abaaoud ? La vraie protagoniste, aujourd’hui témoin protégé, a obtenu in extremis qu’un carton précise que ce foulard « répond à un choix de fiction ». Il n’empêche, le duo que forment son personnage et la fliquette provinciale incarnée par Anaïs Demoustier apporte un peu de chair à cette mécanique bien huilée.
NOVEMBRE, Cédric Jimenez 2022, Jean Dujardin, Anaïs Demoustier (histoire thriller)@@ (E)
Fred est policier dans un groupe antiterroriste chargé de retrouver les fugitifs les plus recherchés de France. Lors d'une mission en Grèce, Fred et ses hommes ont malheureusement perdu la trace d'un suspect. Dix mois p ...

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NOWHERE IN AFRICA, Caroline Link 2001, Merab Ninitze, Juliane Kohler


Quand elle avait cinq ans, l'écrivaine Stefanie Zweig a quitté l'Allemagne de Hitler avec sa mère pour rejoindre son père au Kenya, dans une pauvre ferme du bush où celui-ci, ayant perçu la menace mortelle du nazisme, avait trouvé un emploi. Plus tard, elle a tiré du grand amour qu'elle a immédiatement éprouvé pour les gens et les lieux un roman autobiographique, qui fut un best-seller en Allemagne.

TELERAMA
Grands bourgeois juifs, les Redlich fuient in extremis l'Allemagne nazie en 1938. Au Kenya, où ils ont trouvé refuge, ils n'ont plus rien. Walter, l'avocat, trime comme fermier. Jettel, son élégante épouse, supporte mal l'exil et la vie rurale. Pendant ce temps, Regina, leur fillette, découvre, fascinée, les coutumes et le rythme africains. Elle apprend à aimer passionnément son pays d'accueil.

Cette histoire de choc culturel est traitée sur le mode de la fresque dépaysante. Il y a de sensibles interprètes, de belles images et de grands sentiments. Une sorte d'Out of Africa vu à travers les yeux d'une enfant, puis d'une ado. Mais ces qualités recèlent des faiblesses qui se retournent contre le film : les grands sentiments paraissent bien mièvres, la rencontre avec l'Afrique ressemble à une collection de jolis poncifs, du serviteur noir sagace-et-dévoué aux panoramas touristiques sur un Kenya qu'on aurait préféré moins décoratif. Dommage. C.Mu.
NOWHERE IN AFRICA, Caroline Link 2001, Merab Ninitze, Juliane Kohler (E)
Quand elle avait cinq ans, l'écrivaine Stefanie Zweig a quitté l'Allemagne de Hitler avec sa mère pour rejoindre son père au Kenya, dans une pauvre ferme du bush où celui-ci, ayant perçu la menace m ...

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O BROTHER Joel Coen 2000, George Clooney, Holly Hunter@@


Le Mississippi profond, dans les années 30. Trois bagnards enchainés parviennent à s'évader du bagne. Ulysse Everett McGill, accompagné du gentil et simple Delmer et de l'éternel râleur Pete, tentent l'aventure de leur vie pour retrouver leur liberté. Dans leur fuite effrénée, les trois compères parviennent à se libérer de leurs pénibles chaînes grâce à l'aide du cousin de Pete, qui s'empresse de les trahir.
O BROTHER Joel Coen 2000, George Clooney, Holly Hunter@@ (E)
Le Mississippi profond, dans les années 30. Trois bagnards enchainés parviennent à s'évader du bagne. Ulysse Everett McGill, accompagné du gentil et simple Delmer et de l'éternel râleur Pete, ...

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OCEAN S ELEVEN,Steven Soderbergh 2001, George Clooney, Matt Damon, Brad Pitt, Julia Roberts (thriller)@@@


Après deux ans passés dans la prison du New Jersey, Danny Ocean retrouve la liberté et s'apprête à monter un coup qui semble impossible à réaliser : cambrioler dans le même temps les casinos Bellagio, Mirage et MGM Grand, avec une jolie somme de 150 millions de dollars à la clé. Il souhaite également récupérer Tess, sa bien-aimée que lui a volée Terry Benedict, le propriétaire de ces trois somptueux établissements de jeux de Las Vegas.

TELERAMA
Danny Ocean, as de la cambriole, monte le casse du siècle à Las Vegas. Mise en scène élégantissime de Soderbergh et casting de rêve : George Clooney et Brad Pitt rivalisent de charme, Julia Roberts est craquante. Un divertissement de grande classe. on est constamment sous le charme des comédiens et d’une mise en scène élégante. Soderbergh filme le hold-up comme un documentaire, ce qui le rend encore plus vertigineux (on vous recommande le moyen utilisé pour plonger Las Vegas dans l’obscurité durant trente secondes). Le suspense, constant, aboutit cependant à une séquence apaisée : les onze complices contemplent l’hôtel qu’ils « se sont fait », avant de repartir, l’un après l’autre, vers de nouvelles aventures… que Soderbergh a filmées, deux ans plus tard, dans une suite intitulée Ocean’s Twelve. Moins mathématique, plus blagueuse et, en définitive, un brin moins spectaculaire. Ne ratez donc pas le premier opus.
OCEAN S ELEVEN,Steven Soderbergh 2001, George Clooney, Matt Damon, Brad Pitt, Julia Roberts (thriller)@@@ (E)
Après deux ans passés dans la prison du New Jersey, Danny Ocean retrouve la liberté et s'apprête à monter un coup qui semble impossible à réaliser : cambrioler dans le même temps les cas ...

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OCEAN S TWELVE, Steven Soderbergh 2004, George Clooney, Brad Pitt, Julia Roberts, Catherine Zeta-Jones, Vincent Cassel (thriller)@@


Trois ans ont passé depuis le braquage historique du casino Bellagio de Las Vegas. Depuis, Danny Ocean et ses associés se sont dispersés dans la nature avec l'intention de mener une existence honnête. Remarié à Tess, ce dernier joue profil bas jusqu'au jour où l'un de ses anciens complices la balance à Terry Benedict. Le propriétaire du Bellagio n'y va pas par quatre chemins : la bande doit, sous peine de mort, lui restituer le magot.

TELERAMA
Le retour des braqueurs aux aventures bluffantes. Soderbergh n’en ferait-il pas un peu trop ?
En un seul film, ils sont presque devenus nos potes, les dix associés de Danny Ocean, le roi du hold-up à Las Vegas. Les voilà confrontés à trois dangers. Un : le directeur du Bellagio, casino jadis cambriolé, les somme de le rembourser. Deux : un flic de charme, fille d'un escroc célèbre, les défie. Trois : un aristocrate français, le baron François Toulour, leur lance un défi...

Les suites de film à succès sont dangereuses. Steven Soderbergh s'en sort grâce à l'humour impeccable d'un dialogue qui ironise sur les tatouages cachés de Brad Pitt et l'âge de George Clooney. La fantaisie l'emporte sur le spectaculaire : on songe, notamment, au moment jubilatoire où Tess (Julia Roberts), qui, forcément, ressemble à Julia Roberts, est chargée par l'équipe de jouer les fausses Julia Roberts, tandis que débarque soudain le vrai Bruce Willis, qui, évidemment, risque de la démasquer...

Visiblement, Soderbergh s'est amusé comme un petit fou à manier son intrigue à tiroirs. Et à manipuler son spectateur. Sauf que, par moments, si amusé soit-il, ledit spectateur finit par s'ennuyer un peu : tout en trop, trop de tout. La malice et le rythme du premier épisode charmaient — séduisaient — davantage.
OCEAN S TWELVE, Steven Soderbergh 2004, George Clooney, Brad Pitt, Julia Roberts, Catherine Zeta-Jones, Vincent Cassel (thriller)@@ (E)
Trois ans ont passé depuis le braquage historique du casino Bellagio de Las Vegas. Depuis, Danny Ocean et ses associés se sont dispersés dans la nature avec l'intention de mener une existence honnête. Remari&eacut ...

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OCEAN 13 Steven Soderbergh 2007, George Clooney, Matt Darmon, Brad Pitt@


Douce vengeance sous le ciel de Las Vegas. Danny Ocean et sa bande ne pouvaient avoir qu'un seul motif pour tenter leur braquage le plus audiacieux à ce jour : sauver un des leurs. Mais la chance ne suffit pas toujours lorsque l'on veut faire sauter The Bank. Le cruel propriétaire de casino Willy Bank ne s'attendait pas à une telle riposte lorsqu'il trahit en envoya l'ami et mentor de Danny, Reuben Tishkoff.

TELERAMA
Bienvenue, pour la troisième fois, sur le terrain de chasse de Danny Ocean et de son élégante guilde de braqueurs. On connaît la musique, parfaitement orchestrée, où chacun joue brillamment sa partition de détrousseur-arnaqueur. Soit un mélange de désinvolture sexy, d’humour à froid, de bidouillages technologiques et d’acrobaties improbables. Nouveau rouage de luxe au sein de cette mécanique de précision, Al Pacino campe un patron de casino cynique et survolté. Ce caïd a commis une erreur : il a escroqué un doyen de la bande…

Le divertissement sophistiqué a le côté rituel et codifié des séries télé, en plus luxueux. De ces personnages familiers, très typés, on aime retrouver le goût du déguisement, la faconde et la virtuosité. D’un film à l’autre, le spectateur est le complice averti du même jeu spectaculaire et malin.
OCEAN 13 Steven Soderbergh 2007, George Clooney, Matt Darmon, Brad Pitt@ (E)
Douce vengeance sous le ciel de Las Vegas. Danny Ocean et sa bande ne pouvaient avoir qu'un seul motif pour tenter leur braquage le plus audiacieux à ce jour : sauver un des leurs. Mais la chance ne suffit pas toujours lorsque l'on v ...

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OCEAN S 8, Gary Ross 2018, Sandra Bullock, Kate Blanchett, Anne Hathaway(aventure thriller)@


Debbie Ocean a pris cinq ans, huit mois, 12 jours pour organiser le plus gros vol de sa vie. Elle sait ce que ça va prendre: une équipe des meilleures personnes dans le domaine, en commençant par sa partenaire Lou Miller.

TELERAMA
Feu Danny Ocean (George Clooney), le héros de la trilogie signée Soderbergh, avait donc une sœur, Debbie (Sandra Bullock), qui partage avec lui les gènes du cambriolage, du charme et de la décontraction. A sa sortie de prison, la cadette profite de sa liberté conditionnelle pour monter le énième casse du siècle, pendant le très gratiné gala du Met (Metropolitan Museum of Art), au cœur de Manhattan. Il s’agira de dérober le Toussaint, une rivière de diamants d’une valeur de 150 millions de dollars. Toutefois, sexe faible oblige, le vol se fera sans arme, ni haine, ni violence, mais en robes longues, bien sûr.

La mise en scène affiche, hélas, le même clinquant que le bijou convoité, avec sa collection de flash-back, flash-forwards et split-screens, pour masquer les incohérences d’un braquage ­impossible et recoller les morceaux d’un récit éparpillé façon puzzle sous nos yeux ébahis par tant d’esbroufe. Il n’est pas ­interdit, loin s’en faut, d’éprouver un certain plaisir à voir ces femmes fatales dérouler leur plan sans le moindre accroc. Mais la jubilation promise par le genre (le film de casse) achoppe sur les efforts de la production, limités à l’inversion des genres masculin et féminin.

www.youtube.com/embed/VWxRqgZAWMs
OCEAN S 8, Gary Ross 2018, Sandra Bullock, Kate Blanchett, Anne Hathaway(aventure thriller)@ (E)
Debbie Ocean a pris cinq ans, huit mois, 12 jours pour organiser le plus gros vol de sa vie. Elle sait ce que ça va prendre: une équipe des meilleures personnes dans le domaine, en commençant par sa partenaire Lou Mille ...

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OCTOPUSSY, John Glen 1983, Roger Moore, Maud Adams (James Bond)(aventure)@@


James Bond a pour mission de résoudre le meurtre de l'agent 009, qui tenait un faux œuf de Fabergé, au moment de sa mort en Allemagne de l'Est. L'enquête le mène en Inde, où une femme énigmatique exploite un réseau de contrebande sous le couvert d'un cirque ambulant.

TELERAMA
007 enquête sur le meurtre d’un collègue moins doué (009), refroidi en Allemagne de l’Est. Le défunt tenait entre ses petits doigts crispés la réplique d’un joyau célèbre, un œuf de Fabergé. Un trio de méchants — Kamal, prince afghan, Orlov, général soviétique, et Octopussy (« la pieuvre »), vamp tentaculaire — convoite l’objet… Mais James est prêt à tout pour faire obstacle à ce projet.

Rien de surprenant, pourtant, sous le capot de l’Aston Martin : sorti presque en même temps que Jamais plus jamais, avec Sean Connery (et une moumoute), le film souffre de la comparaison. Roger Moore utilise pour l’avant-dernière fois son fameux « permis de tuer ». Toujours expressif (sourcil droit levé : surprise ; sourcil gauche : ironie ou concupiscence, au choix), il use de ses gadgets habituels. Les vilains sont mégalos et raffinés (Louis Jourdan et son fond de teint…), les cascades, casse-gueule, et nous, rigolards devant le poste, comme à guignol.
OCTOPUSSY, John Glen 1983, Roger Moore, Maud Adams (James Bond)(aventure)@@ (E)
James Bond a pour mission de résoudre le meurtre de l'agent 009, qui tenait un faux œuf de Fabergé, au moment de sa mort en Allemagne de l'Est. L'enquête le mène en Inde, où une femme énigmatiq ...

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OLGA, Elie Grappe 2021, Anastasia Budiashkina (sport)@@


Olga est une adolescente gymnaste ukrainienne qui vit en exil en Suisse, rêvant d'une médaille d'or olympique et essayant de s'intégrer dans sa nouvelle équipe. Alors qu'elle se prépare pour les championnats européens, le peuple ukrainien se soulève dans ce qui devient la révolution de Maidan, impliquant soudainement tous ceux qui lui sont chers.

TELERAMA
En 2013, Olga, jeune gymnaste, s’entraîne en Suisse avec l’équipe nationale. Mais à Kiev la révolution gronde… Beau comme un élan de jeunesse, ce premier film parle avec force du chemin vers la maturité.

Un magnifique élan de jeunesse, voilà ce que donne à partager ce film, qu’on a envie de montrer à tous les adolescents. L’âge des possibles, le réalisateur, qui fait ses débuts, l’aborde sous un angle inhabituel : la discipline, l’effort. Des mots jamais rébarbatifs pour la gymnaste d’exception qui les a faits siens, Olga. Ukrainienne, elle arrive, en 2013, dans une famille d’accueil en Suisse avec une obsession : être la meilleure, intégrer l’équipe nationale suisse et participer au championnat d’Europe. Mais en Ukraine, en février 2014, une révolution gronde et la mère d’Olga, journaliste, va se retrouver en danger face à la répression violente ordonnée par le président Ianoukovytch…

Avec ces éléments de nature documentaire, Élie Grappe a construit une fiction tout en tensions. Proche, en cela, de son héroïne, il la filme en traduisant parfaitement sa détermination, son courage, sa colère. Autour de ce personnage à la fois dur et fragile, interprété par une authentique gymnaste, le film réussit à parler de tout ce qui dessine le chemin vers la maturité : l’affirmation de soi, les vertus et les dangers de l’excellence, le risque de la solitude, le rapport aux parents et, finalement, à ce monde où il faut se trouver une place. Cette vibrante histoire d’apprentissage nous touche aussi, aujourd’hui, par l’amour qui s’y exprime pour l’Ukraine et la volonté de l’héroïne de lutter avec les siens, d’être solidaire de son pays, de sa quête de liberté.
OLGA, Elie Grappe 2021, Anastasia Budiashkina (sport)@@ (E)
Olga est une adolescente gymnaste ukrainienne qui vit en exil en Suisse, rêvant d'une médaille d'or olympique et essayant de s'intégrer dans sa nouvelle équipe. Alors qu'elle se prépare pour les championnat ...

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OMAR LA FRAISE, Élias Belkeddar 2023, Reda Kateb; Benoit Magimel (thriller)@@


Omar, plus connu sous le nom d'Omar la Fraise, est un bandit à l'ancienne. Contraint à la cavale en Algérie, il vit de petites magouilles, accompagné de son illustre acolyte Roger. Après avoir régné sur le milieu du banditisme français durant des décennies, ils doivent ensemble accepter leur nouvelle vie alors qu'ils n'ont vécu jusqu'à présent que dans la débauche et la violence.

TELERAMA
Deux truands en exil, à Alger. Avec l’évidente complicité entre un Benoît Magimel — impérial et dense, à la présence menaçante et désinvolte — et un Reda Kateb — aussi instable et explosif que drôle et poignant —, qui marquera l’histoire du cinéma.

Lunettes noires, cheveux plaqués en arrière, sapes de gangsters dénichées quelque part entre la garde-robe des films de Scorsese et les invendus de Kiabi, Omar (Reda Kateb) et Roger (Benoît Magimel) ont la classe flamboyante des plus belles arsouilles de cinéma. Deux princes de la rue, un brin déglingués, qui règnent sur un nouveau territoire : Alger la Blanche, ses artères grouillantes de trafics multiples et de concurrents plus ou moins dangereux, ses nuits au néon et ses jours aveuglants, personnage à part entière de ce polar hors normes.

Histoire d’un « couple » de truands en exil, qui traînent dans une immense et cinégénique villa presque vide, comme leur nouvelle existence : Omar, dit « la Fraise » (on connaîtra en cours de film l’origine étonnante de ce surnom), poursuivi par la justice française, est contraint de refaire sa vie de l’autre côté de la Méditerranée. Quant à Roger… il a simplement suivi le mouvement, avec une fidélité aussi indéfectible que nonchalante pour son ami de toujours.

Ce premier long métrage d’Elias Belkeddar (entre autres coscénariste d’Athena, de Romain Gavras) est avant tout un formidable terrain de jeu pour deux très beaux personnages, dont le charisme ironique crève l’écran dès la première scène, hommage bavard, malicieux et habile au cinéma de Quentin Tarantino : où comment, en plein désert, les deux compères papotent tranquillement, telles des versions frenchy de John Travolta et Samuel L. Jackson dans Pulp Fiction, juste avant un enchaînement d’action frénétique qui s’achève en course-poursuite électrisante et magistrale dans les ruelles d’Alger.

D’emblée, le cinéaste affiche un univers singulier truffé de références cinéphiles, qui joue avec les clichés du genre, nous invite à en jouir, tout en les dynamitant de l’intérieur. Omar et Roger ne sont pas que des descendants irascibles et perpétuellement imbibés du Joe Pesci des Affranchis, deux requins du bitume légèrement cinglés qui attaquent à la première provocation (et même sans aucune raison, comme le démontre une scène de boîte de nuit d’anthologie). Ce sont aussi les héritiers de Peter Pan, des « garçons perdus » soudés à la vie à la mort, plus proches des gamins des rues qu’Omar prend peu à peu sous son aile que des voyous qu’ils affrontent chaque jour. C’est cette dimension étonnamment tendre, discrètement tissée sous un double portrait à la fois cocasse et violent, qui donne à cette incandescente aventure algérienne un précieux supplément d’âme.

L’évidente complicité entre un Benoît Magimel impérial et dense, présence à la fois menaçante et désinvolte, et un Reda Kateb aussi instable et explosif que drôle et poignant, est de celles qui marquent l’histoire du cinéma. Ce spectaculaire duo de comédiens superbement hantés par l’amitié de leurs personnages aurait suffi à nourrir le film. L’histoire d’amour rédemptrice qui se développe entre Omar et une jeune Algérienne (Meriem Amiar) qu’il rencontre dans l’entreprise dont il a pris le contrôle a beau être touchante, elle semble bien mièvre, et presque inutile, face à la puissance du lien entre ces inoubliables garçons perdus.

OMAR LA FRAISE, Élias Belkeddar 2023, Reda Kateb; Benoit Magimel (thriller)@@ (E)
Omar, plus connu sous le nom d'Omar la Fraise, est un bandit à l'ancienne. Contraint à la cavale en Algérie, il vit de petites magouilles, accompagné de son illustre acolyte Roger. Après avoir régn& ...

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OMAR M A TUER, Roschdy Zem 2010, Sami Bouajila, Denis Podalydès (thriller aff Haddad)@@


En juin 1991, à Mougins, Ghislaine Marchal est retrouvée morte à son domicile à côté d'une inscription qu'elle a visiblement écrite avec son sang : "Omar m'a tuer". Omar Raddad est le jardinier de la victime. Il est aussitôt arrêté et incarcéré dans la maison d'arrêt de Grasse. Omar, qui comprend mal le français et qui a bonne réputation, est le coupable idéal. En 1994, en apprenant la condamnation d'Omar Raddad, lequel a toujours clamé son innocence, un écrivain, Pierre-Emmanuel Vaugrenard, se rend à Nice pour mener une contre-enquête et écrire un livre sur l'affaire. Les résultats de l'autopsie pourraient disculper le jardinier, mais le corps a déjà été incinéré...

TELERAMA
Avocat de la défense d’Omar Raddad, Zem emploie tous les moyens pour prouver son innocence. Il commet des fautes de goût mais sait rappeler tous les détails de cette affaire bouclée d’avance.

Faites entrer l'accusé. Le coupable idéal. L'Arabe de service. Le bouc émissaire… Aucun doute : le deuxième film de Roschdy Zem est un procès à décharge. Pour lui, Omar Raddad n'a pas tué Ghislaine Marchal, sa patronne, retrouvée sauvagement assassinée à Mougins en 1991, avec, sur le mur, cette satanée faute d'orthographe. Et il s'emploie à le démontrer par tous les moyens. Quitte à faire de mauvais choix, tels ces flash-back où l'écrivain passionné par l'affaire (Denis Podalydès, peu inspiré en pseudo-Jean-Marie Rouart, auteur du livre adapté) recrée mentalement la scène du crime à la manière des pires reconstitutions de télé-réalité.

C'est un piège que filme Roschdy Zem : l'arrestation éclair, le premier interrogatoire d'Omar, assommé par l'incompréhension, le cortège des erreurs d'expertise, la prison, la souffrance d'un homme qui crie en vain son innocence, et sa libération, sept ans plus tard, détruit. La mise en scène, un peu scolaire mais efficace, rappelle chaque détail de l'affaire, montre à quel point elle était réglée d'avance. Roschdy Zem ne cherche pas le vrai coupable ? C'est qu'il s'occupe avant tout de l'innocent. On se souvient qu'à l'époque Jacques Vergès, l'avocat d'Omar, avait lancé cette phrase : « Il y a cent ans, on condamnait un officier car il avait le tort d'être juif ; aujourd'hui, on condamne un jardinier car il a le tort d'être maghrébin. » Dans sa manière, assez impressionniste, de planter le décor, le film suggère qu'un tel piège ne se serait peut-être pas refermé aussi facilement ailleurs que sur la Côte d'Azur… Et dans la peau d'Omar, le Marocain timide qui parle à peine français, reclus en lui-même, Sami Bouajila est vraiment bouleversant : un homme sans mots, donc sans arme.
OMAR M A TUER, Roschdy Zem 2010, Sami Bouajila, Denis Podalydès (thriller aff Haddad)@@ (E)
En juin 1991, à Mougins, Ghislaine Marchal est retrouvée morte à son domicile à côté d'une inscription qu'elle a visiblement écrite avec son sang : "Omar m'a tuer". Omar Raddad est l ...

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ON A RETROUVE LA 7E COMPAGNIE, Robert Lamoureux 1975, Jean Lefebvre, Pierre Mondy (comique)@


Les rescapés de la 7ème Compagnie tentent de rejoindre le Sud de la France. Ils se font à nouveau capturer. Ils se retrouvent avec un groupe d'officiers dans un château, avant de partir pour l'Oflag.

TELERAMA
A bord d'une dépanneuse de chars dérobée à l'ennemi, le lieutenant Duvauchel, le sergent-chef Chaudard et les soldats Pitivier et Tassin délivrent par hasard la 7e compagnie, prisonnière des Allemands. Dans un petit bois proche du lieu de leur exploit, les quatre héros sont félicités et fêtés, avant de repartir en éclaireurs. Un peu plus tard, Duvauchel, resté en retrait, est capturé par une patrouille, tandis que ses trois compagnons profitent d'un bref sursis pour revêtir des uniformes d'officiers abandonnés. A leur tour faits prisonniers, ils sont conduits dans un château où ils retrouvent le gros de l'état-major français, qui les accueille chaleureusement. Ces héros débonnaires n'ont-ils pas sauvé une fois déjà l'honneur de l'armée française ?...
ON A RETROUVE LA 7E COMPAGNIE, Robert Lamoureux 1975, Jean Lefebvre, Pierre Mondy (comique)@ (E)
Les rescapés de la 7ème Compagnie tentent de rejoindre le Sud de la France. Ils se font à nouveau capturer. Ils se retrouvent avec un groupe d'officiers dans un château, avant de partir pour l'Oflag.

TELE ...

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ON EST FAITS POUR S ENTENDRE, Pascal Elbe 2021, Sandrine Kiberlain, Pascal Elbe


Antoine semble n'écouter rien ni personne : ses élèves, ses collègues, ses amours. Et pour cause : Antoine est encore jeune, mais a perdu beaucoup d'audition. Sa nouvelle voisine Claire, venue s'installer temporairement chez sa sœur avec sa fille après la perte de son mari, rêve de calme et tranquillité.
ON EST FAITS POUR S ENTENDRE, Pascal Elbe 2021, Sandrine Kiberlain, Pascal Elbe (E)
Antoine semble n'écouter rien ni personne : ses élèves, ses collègues, ses amours. Et pour cause : Antoine est encore jeune, mais a perdu beaucoup d'audition. Sa nouvelle voisine Claire, venue s'installer tempora ...

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ON L APPELLE TRINITA, Enzo Barboni 1870, Terence Hill, Bud Spencer (western)@


Au cours d'un vagabondage nonchalant, Trinita a la surprise de retrouver son frère, Bambino, qu'il croyait en prison. En fait, celui-ci est devenu shérif d'une petite localité, ce qui ne l'empêche pas de poursuivre ses activités malhonnêtes. Bambino est très intéressé par les chevaux du major Harriman, qui possède le plus grand ranch de la région. Le major est en fait une belle canaille qui souhaite chasser la paisible colonie de mormons qui s'est installée, avec ses troupeaux, sur les terres les plus fertiles de la vallée voisine. Devant la mesquinerie de Harriman, Trinita décide de prendre fait et cause pour les mormons...
ON L APPELLE TRINITA, Enzo Barboni 1870, Terence Hill, Bud Spencer (western)@ (E)
Au cours d'un vagabondage nonchalant, Trinita a la surprise de retrouver son frère, Bambino, qu'il croyait en prison. En fait, celui-ci est devenu shérif d'une petite localité, ce qui ne l'empêche pas de poursuivr ...

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ON SE RETROUVERA., Joyce Bunuel 2015, Laëtitia Milot, Alexandre Varga (drame familial)


Au décès de sa mère, Margot découvre un terrible secret, enfoui depuis trente ans : une nuit, alors qu'elle rentrait chez elle, sa mère a été violée par deux hommes et laissée pour morte dans la garrigue. Puis, elle a donné la vie à un enfant. Cette enfant est Margot. Hantée par le deuil de sa mère et cette révélation, Margot n'a plus qu'une chose en tête : retrouver les agresseurs et venger sa mère. Elle se lance alors dans une quête de ses origines.

TELERAMA
Il y a des signes qui ne trompent pas. Comme cette scène d'ouverture qui pourrait figurer en bonne place au concours des plus belles « tartes à la crème » du thriller familial. Avant de rendre son dernier soupir, Christiane lâche une phrase énigmatique (mais quand même lourde de sens) à sa fille, Margot, qui n'a jamais connu son père — coup de tonnerre ! Malgré les mises en garde (parce qu'il ne fait jamais bon « fouiller le passé » dans un ­petit village « tranquille », comme le présage l'épicière du coin), la jeune femme s'entête à découvrir le secret de ses origines, liées à une sordide affaire de viol, et à réclamer justice.

La suite est à l'image de ce début tragique : prévisible jusqu'au ridicule. Par moments, et avec une pointe de mauvais esprit, on parierait même que Laëtitia Milot, coauteur du roman qui a inspiré le scénario, a abusé des rediffusions de L'Eté meurtrier... Mais une petite robe blanche très courte et une carabine à portée de main ne suffiront pas à la sauver du naufrage. Crises de larmes explosives, regards embués tournés vers l'horizon, tirades vengeresses, l'actrice fétiche de Plus belle la vie coule à pic dans cet océan de clichés et de dialogues navrants. — Isabelle Poitte
ON SE RETROUVERA., Joyce Bunuel 2015, Laëtitia Milot, Alexandre Varga (drame familial) (E)
Au décès de sa mère, Margot découvre un terrible secret, enfoui depuis trente ans : une nuit, alors qu'elle rentrait chez elle, sa mère a été violée par deux hommes et laissée p ...

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ON SOURIT POUR LA PHOTO, Francois Uzan 2020, Jacques Gamblain, Pascale Ardillot (comique)@@


Thierry passe ses journées à classer ses photos de famille, persuadé que le meilleur est derrière lui. Lorsque Claire, sa femme, lui annonce qu'elle le quitte, Thierry, dévasté, lui propose de refaire Grèce 98, leurs meilleures vacances en famille. Officiellement, il veut passer une dernière semaine avec leurs enfants avant de leur annoncer la séparation. Officieusement, il espère reconquérir sa femme. En tentant de raviver la flamme de son couple, Thierry va mettre le feu à sa famille.

TELERAMA
Etrangement, on s’aperçoit que ce premier film de François Uzan n’est pas si mal écrit, pas si mal interprété, que la dialectique passé/avenir a un petit côté touchant, et l’on se surprend à presque prendre du plaisir, sur deux ou trois scènes. Ça reste un tout petit film inoffensif, il y a globalement très peu de raisons d’aller le voir, mais ajoutons qu’il y a aussi de beaux paysages ; le tournage, ça saute aux yeux, a bien eu lieu en Grèce.

Retraité depuis peu, Thierry (Jacques Gamblin) n’a plus qu’une seule idée en tête : numériser les photos de ses nombreux albums de famille, en mettant une légende (noms, date, lieu). Sa femme, Claire (Pascale Arbillot), qui est un peu plus jeune, très jolie et toujours dans la vie active, aimerait aller au cinéma, au restaurant, faire des activités de couple, mais Thierry est trop occupé avec ses photos. Il en a vraiment plein, et certaines sont difficiles à contextualiser (Disneyland ou parc Astérix, ce cliché de sa fille en 1996 ?). On peut comprendre, dès lors, que Claire décide de le quitter.

Thierry, néanmoins, est un battant, il n’accepte pas de voir trente ans de mariage partir ainsi en fumée. Il a un plan : emmener toute la famille en Grèce, dont les enfants, qui désormais sont adultes et ingrats, pour réitérer la semaine formidable qu’ils y avaient passée en 1998. Ça va être idyllique, on va revivre des moments merveilleux, Claire ne songera plus au divorce. Ce diable de Thierry réussit à convaincre tout le monde, et les voilà dans l’avion.


ON SOURIT POUR LA PHOTO, Francois Uzan 2020, Jacques Gamblain, Pascale Ardillot (comique)@@ (E)
Thierry passe ses journées à classer ses photos de famille, persuadé que le meilleur est derrière lui. Lorsque Claire, sa femme, lui annonce qu'elle le quitte, Thierry, dévasté, lui propose de refai ...

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ONCE UPON A TIME IN HOLLYWOOD, Quentin Tarantino 2019, Leonardo DiCaprio, Brad Pitt (societe)@@


Rick Dalton, un acteur de télévision qui a déjà vécu de meilleures années, et son cascadeur de longue date Cliff Booth s'efforcent d'atteindre la gloire et le succès dans l'industrie cinématographique au cours de l'âge d'or d'Hollywood en 1969.

TELERAMA
Avec cet hommage au cinéma des années 1960, Tarantino met en scène Leonardo DiCaprio en acteur de série télé à la carrière chancelante, et Brad Pitt dans le rôle de son cascadeur attitré.

Depuis sa Palme d’or, en 1994, avec Pulp Fiction, Quentin Tarantino a acquis un statut unique de cinéaste superstar. Chaque nouveau film de lui est attendu comme un événement capital. Cette attente, il sait en jouer et la déjouer à chaque fois (ou presque), trouvant toujours le moyen de réinventer quelque chose, de surprendre, de déconcerter, sans toutefois bien sûr se séparer de ce qui le fonde en profondeur, à savoir une cinéphilie dévorante et sans limites. On était à peu près certains que rien ne valait plus pour lui que le cinéma mais on oubliait une chose, attenante : la télévision, plus précisément les séries télévisées.

Once Upon a Time in... Hollywood, déclaration d’amour presque tendre (si, si, vous avez bien lu) à une époque révolue, très précisément datée et fixée ici en août 1969, aborde ce moment charnière où la télévision est en train de sérieusement concurrencer le cinéma tout en puisant dedans allègrement. Rick Dalton (Leonardo DiCaprio) est un acteur de télévision fameux, récemment abonné aux rôles de méchant dans les séries télé. Il est sur le déclin, il doute, il picole trop. Un producteur (Al Pacino) l’incite à aller tourner en Italie un western spaghetti. Rick voit ça comme le début de la fin. Il s’épanche auprès du cascadeur Cliff Booth (Brad Pitt), qui est plus que sa doublure : son homme à tout faire, à la fois chauffeur et nounou. En parallèle à ce duo, on suit Sharon Tate (Margot Robbie), starlette promise à être une star, dont on connaît la fin atroce, assassinée par des hippies illuminés, membres d’une communauté regroupée autour de Charles Manson. Dans le film, qui rappelons-le est un conte (Once Upon a Time in...), Sharon Tate vit avec Roman Polanski sur les hauteurs de Hollywood, dans une villa voisine de celle de Rick.

De ce dernier, Tarantino s’amuse à faire un personnage hybride, un panaché de Clint Eastwood (vedette de Rawhide) et de Steve McQueen (Au nom de la loi). Méta-cinéma par excellence, Once Upon a Time in… Hollywood est truffé de citations, de pastiches, d’extraits de films ou de séries, de personnages imaginaires et de personnes réelles, comme Sharon Tate. Autour d’elle, impossible d’en dire beaucoup, au risque de spoiler. Tout juste peut-on dire que Tarantino lui rend un hommage qui se veut léger, fluide, en la filmant toujours en mouvement, fleur blonde légère, pleine de candeur, gracile, rieuse.

Les cocktails sirotés par dizaines, les piscines, le vertige des descentes en voiture sur les pentes de L.A, les rumeurs, les réputations qui se font et se défont, l’acteur liquéfié, rongé par l’angoisse, qui n’arrive pas à dire son texte (DiCaprio, émouvant)… C’est sur le mode assez « laid back » de la flânerie alanguie que cette évocation hollywoodienne parvient à séduire. Il y a bien un bain de sang un moment. Mais de tous les films de Tarantino, celui-ci est à coup sûr le moins percutant, le moins violent. Preuve que le cinéaste continue à rebattre les cartes. Et la musique ? Toujours impeccable, cette fois intéressante dans la manière de choisir des titres fameux (des Rolling Stones, des Mamas and the Papas…) repris par d’autres. Cela nous vaut une séquence de survol teinté de mélancolie, sur le Out of Time de Chris Farlowe.

Il y a une autre séquence, génialement anodine, qui résume l’atmosphère du film. Brad Pitt (topissime) doit un moment réparer l’antenne de télévision de Rick, absent de la maison à ce moment-là. Il débarque là-bas, prend quelques outils dans le garage, arrive sur le toit en deux trois mouvements ahurissants d’agilité. Posté au soleil tout près de l’antenne brinquebalante, il enlève son tee-shirt, arborant un torse de marbre antique, malgré les cicatrices. La caméra s’attarde sur Cliff qui surplombe le monde, regarde autour de lui, entend le rock enjoué au loin qui s’échappe d’une fenêtre de la chambre de Sharon Tate. Dans ce moment suspendu passe la sensation d’une dolce vita hollywoodienne. Tout cela disparaîtra bientôt, l’innocence sera perdue.


SYNOPSIS
En 1969, l'acteur de télévision Rick Dalton et son ami et doublure, le cascadeur Cliff Booth, sont totalement perdus dans une industrie du cinéma en pleine mutation. Ils ne comprennent plus cette Cité des anges qui voit l'émergence du mouvement hippie et l'arrivée cauchemardesque du gourou Charles Manson. Tout en croisant Steve McQueen et Bruce Lee, Dalton et Booth se noient dans la bière et les verres de whisky, et peinent à trouver des contrats. Non loin de la propriété de Rick Dalton, la jeune actrice Sharon Tate, femme du réalisateur Roman Polanski, vient de partager l’affiche avec Dean Martin dans une comédie intitulée «Matt Helm règle son comte»...
ONCE UPON A TIME IN HOLLYWOOD, Quentin Tarantino 2019, Leonardo DiCaprio, Brad Pitt (societe)@@ (E)
Rick Dalton, un acteur de télévision qui a déjà vécu de meilleures années, et son cascadeur de longue date Cliff Booth s'efforcent d'atteindre la gloire et le succès dans l'industrie cin&eacu ...

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ONCLE BOONMEE, Apichatpong Weerasethakul 2010, Thanapat Saisaymar, Jenjira Pongpas (societe)(palme d or)@@@


Sentant sa mort proche, l'oncle Boonmee voit le fantôme de sa femme décédée et son fils disparu et se rappelle ses vies passées.

TELERAMA
Redécouvrons le film thaïlandais quasi expérimental qui a fait chavirer le coeur de Tim Burton, président du jury à Cannes en 2010, et a ainsi remporté la Palme d'or. L'oncle Boonmee du titre est à la fois très faible (il va mourir) et très puissant : il possède le don de voir l'invisible, de communiquer avec les morts, de les reconnaître derrière leurs avatars, hologramme translucide ou superbe singe noir aux yeux rouges lumineux.

Ses visions sont d'une simplicité bouleversante, comme en art brut, mais aussi d'une sophistication mystérieuse. Elles évoquent autant les premiers truquages de cinéma que La Belle et la Bête, de Cocteau, et certaines créatures de Star Wars. En fait, le réalisateur s'inspire du livre d'un moine boud­dhiste sur la réincarnation, doctrine très répandue en Thaïlande du Nord, où est située l'histoire. Et il retrouve le style des feuilletons qu'il regardait enfant, à la télé, sources de rêveries érotiques. L'auteur facétieux, inquiet de Tropical Malady et de Blissfully yours possède la qualité rare de ne jamais se laisser deviner à l'avance. Exemple : à la fin du voyage, ce ne sont plus des vies antérieures qu'on aperçoit, mais des vies parallèles. Certains personnages se dédoublent : oui, on peut être soi et un autre, être là et ailleurs, hier et aujourd'hui. Le cinéma délicat d'Apichatpong Weerasethakul fait tranquillement éclater l'espace-temps.
ONCLE BOONMEE, Apichatpong Weerasethakul 2010, Thanapat Saisaymar, Jenjira Pongpas (societe)(palme d or)@@@ (E)
Sentant sa mort proche, l'oncle Boonmee voit le fantôme de sa femme décédée et son fils disparu et se rappelle ses vies passées.

TELERAMA
Redécouvrons le film thaïlandais quasi exp& ...

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ONODA, Arthur Harari 1944, Yûya Endô, Kanji Tsuda (guerre)@@


Fin 1944. Le Japon est en train de perdre la guerre. Sur ordre du mystérieux Major Taniguchi, le jeune Hiroo Onoda est envoyé sur une île des Philippines juste avant le débarquement américain. La poignée de soldats qu'il entraîne dans la jungle découvre bientôt la doctrine inconnue qui va les lier à cet homme : la Guerre Secrète. Pour l'Empire, la guerre est sur le point de finir. Pour Onoda, elle s'achèvera 10 000 nuits plus tard.
ONODA, Arthur Harari 1944, Yûya Endô, Kanji Tsuda (guerre)@@ (E)
Fin 1944. Le Japon est en train de perdre la guerre. Sur ordre du mystérieux Major Taniguchi, le jeune Hiroo Onoda est envoyé sur une île des Philippines juste avant le débarquement américain. La poign&eacu ...

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OPEN RANGE, Kevin Costner 2003, Kevin Costner, Robert Duvall (western)@@


Charley, Boss, Mose et Button, quatre cow-boys, convoient du bétail à travers la prairie. Ils arrivent en vue d'Harmonville, petite ville tombée sous la coupe de Baxter, propriétaire terrien tyrannique qui s'est assuré le soutien du shérif Poole. Un jour qu'il se rend seul en ville, Mose est passé à tabac par les hommes de Baxter. Charley et Boss viennent le récupérer. Ils se rendent compte que Baxter les provoque et veut les faire plier devant son autorité.

TELERAMA
Un cow-boy usé par la loi de la violence qui, en rencontrant une femme, apprend à devenir un homme. Classique et subtil.
Deux cow-boys traversent un fleuve à cheval pour aller régler son compte à Denton Baxter, un patron de ranch qui fait la loi dans la région et interdit la libre pâture. Ça va donc barder au saloon du coin. Ça va même saigner…

Le réalisateur de Danse avec les loups aime ce Far West de toujours. Mais, au cœur des grands espaces du western, Kevin Costner choisit ici de camper un cow-boy barricadé en lui-même, miné par le doute : mener le troupeau, tuer les truands, c’est ça, être vivant ? Du fond de son silence, Charley doit sans doute commencer à comprendre que non.

Si Open Range renoue avec un certain classicisme, c’est pour mieux battre en brèche le mythe de l’Ouest. Le film ne cesse de dire qu’un cow-boy, ce n’est pas cette figure d’aventurier qui fait rêver les gamins, petits ou grands. Un cow-boy, c’est juste une gâchette. Kevin Costner n’hésite pas à nous dire, à la manière de Simone de Beauvoir, que, même chez les cow-boys, on ne naît pas homme, on le devient.
OPEN RANGE, Kevin Costner 2003, Kevin Costner, Robert Duvall (western)@@ (E)
Charley, Boss, Mose et Button, quatre cow-boys, convoient du bétail à travers la prairie. Ils arrivent en vue d'Harmonville, petite ville tombée sous la coupe de Baxter, propriétaire terrien tyrannique qui s'est ...

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OPERATION TONNERRE, Terence Young 1965, Sean Connery


L'organisation criminelle Spectre détourne un avion de l'OTAN transportant deux bombes atomiques et réclame une rançon au gouvernement britannique. L'agent secret James Bond est envoyé aux Bahamas à la recherche de Domino, la soeur du commandant Derval, qui pilotait le Vulcan. Celui-ci a en fait été tué et remplacé par un sosie.

TELERAMA
Décors exotiques, filles en bikini : comme toujours chez Bond, Éros et Thanatos se donnent la main. En sa présence, les filles tombent comme des mouches, et les méchants aussi. Il suffit à Sean Connery de dévoiler — en maillot de bain lui aussi — une abondante pilosité. Il est l’un des rares authentiques sex-symbols masculins des écrans, un modèle de virilité : voix grave, ironie de grand carnassier guettant ses proies. Le plaisir est bien là. Celui d’un long drink siroté par procuration autour d’une piscine (chauffée) tandis qu’un orchestre de lounge music joue l’immortel James Bond Theme…
OPERATION TONNERRE, Terence Young 1965, Sean Connery (E)
L'organisation criminelle Spectre détourne un avion de l'OTAN transportant deux bombes atomiques et réclame une rançon au gouvernement britannique. L'agent secret James Bond est envoyé aux Bahamas à la rec ...

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OPPENHEIMER, Christopher Nolan 2023, Cillian Murphy, Emily Blunt (histoire guerre)@@@


En 1942, convaincus que l'Allemagne nazie est en train de développer une arme nucléaire, les États-Unis initient, dans le plus grand secret, le Projet Manhattan destiné à mettre au point la première bombe atomique de l'histoire. Pour piloter ce dispositif, le gouvernement engage J.

TELERAMA
Retraçant la palpitante trajectoire du père de la bombe atomique, le maître des blockbusters réussit un biopic aussi subtil qu’incarné. “Oppenheimer” a raflé sept récompenses aux Oscars 2024.
Christopher Nolan est un réalisateur brillant mais qui divise. Il a ses détracteurs, qui n’apprécient guère son excès de sophistication et sa froideur conceptuelle. Nolan les aurait-il entendus ? Oppenheimer est son film le plus attachant et le plus simple, formellement au moins, sur ce cas pourtant complexe de Robert Oppenheimer, surnommé le « père de la bombe atomique ». Voici un biopic empathique, sans être hagiographique, qui s’inspire d’une biographie parue en 2005, signée Kai Bird et Martin J. Sherwin. À la différence du légendaire Einstein (qui apparaît ici de manière savoureuse), le rôle majeur et l’implication directe d’Oppenheimer dans la Seconde Guerre mondiale, à travers le bombardement de Hiroshima et de Nagasaki, font de lui une figure mythique de tragédie, glorieuse et maudite.

Tout le désigne au départ comme un scientifique doué doublé d’un érudit, juif éclairé et bienfaisant, qui traverse l’Europe dans sa jeunesse, étudie à Cambridge. Digne d’une aventure romanesque est le premier tiers du film, qui fait découvrir le sympathisant du parti communiste dans les années 1930, l’amateur d’art, le polyglotte connaissant le sanskrit et capable d’apprendre le néerlandais en un semestre, l’amoureux transi d’une brune sagace et torride. L’homme, à l’allure de privé avec son chapeau, a bien quelques faiblesses, que le réalisateur glisse finement — sa gaucherie dans les travaux pratiques en labo, une forme de passivité tourmentée qui le confine à s’enfermer dans une position de martyr. Malgré tout, il fait tôt partie de l’élite scientifique. Et en 1941, une opportunité se présente, dans l’urgence. Une course contre la montre est alors engagée avec l’Allemagne dans la fabrication de la bombe atomique. Pour y parvenir, un colonel de l’armée américaine (Matt Damon) lui propose de diriger le « projet Manhattan ». Par patriotisme et conviction antinazie, Oppenheimer accepte et monte une équipe qui réunit le fleuron de la physique internationale.

C’est en plein désert du Nouveau-Mexique que se concrétise le projet, dans le cadre d’une base secrète. Cette partie du film ne manque pas de piquant, tant ce site surréel tient du western — « Il ne manque plus que le saloon », fait remarquer l’épouse du physicien. Là sera pourtant produite la première bombe atomique, dans des circonstances qui semblent rétrospectivement assez aléatoires — rien ne dit, lors de l’essai Trinity, que la planète ne va pas y passer. Oppenheimer est déjà conscient que sa création révolutionnaire peut le dépasser.

La force indéniable du portrait composé par Nolan tient dans sa dualité : il montre son personnage comme un génie du bien et du mal. Un sauveur et un destructeur, en proie à des dilemmes moraux. Un monstre d’orgueil et d’égoïsme, mais conscient de l’être et qui se sent coupable. Après une conférence qu’il donne, où il est fêté en héros national, il descend des marches et semble agrippé par un cadavre noirci de cendres. Brève séquence magnifique de hantise.

Le cauchemar est aussi celui que le scientifique vit lors de la commission d’enquête diligentée par le FBI, en 1954, période hargneuse de maccarthysme. Il est accusé d’avoir été un espion de l’URSS, interrogé et harcelé, on met en question son intégrité. Sur la violence des dirigeants américains, capables d’honorer l’intelligence avant de l’écraser, le film est cinglant. Le suspect émacié et maigre — Cillian Murphy, formidable en visionnaire aux pieds d’argile — encaisse. Lors de l’entrevue avec Harry S. Truman dans son bureau présidentiel, Oppenheimer fait part de son inquiétude quant à l’escalade de la course aux armements avec les Soviétiques. Une fois sorti, il entend le chef d’État lancer : « Je ne veux plus revoir ce pleurnichard. » Des « pleurnichards » comme Oppenheimer, l’humanité en a pourtant besoin.
OPPENHEIMER, Christopher Nolan 2023, Cillian Murphy, Emily Blunt (histoire guerre)@@@ (E)
En 1942, convaincus que l'Allemagne nazie est en train de développer une arme nucléaire, les États-Unis initient, dans le plus grand secret, le Projet Manhattan destiné à mettre au point la première ...

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ORANGE MECANIQUE, Stanley Kubrick 1971, Malcolm McDowell, Adrienne Corri, Patrick Magee (societe drame)@@


Alex et sa bande de délinquants (les Droogs), habit blanc et melon noir, sèment la terreur pour le plaisir dans une Angleterre futuriste. Un soir, ils font irruption chez un écrivain, qu’ils tabassent et dont ils violent et tuent la femme. Lors d’une autre agression, Alex est arrêté. En prison, on le choisit comme cobaye d’une ­expérience de réhabilitation.

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La force du film choc de Kubrick vient de sa capacité à placer le spectateur devant ses pulsions taboues, à considérer le cerveau comme un antre de la folie.
Orange mécanique se divise en trois parties. La première narre les sinistres exploits des Droogs sur fond de Beethoven passé à la moulinette synthétique de Walter Carlos. C’est la plus datée et la plus riche en tics à recycler, ce dont ne se sont pas privés les groupes de rock anglais. C’est un genre de comédie musicale, où des clowns punk en tenue d’escrime et slip kangourou par-dessus dansent un ballet sadique, entre Beckett et Starmania. La deuxiè­me partie, plus austère, décrit l’échec de toute morale appliquée au cas d’Alex. Impossible à mater selon la « méthode » Ancien Testament, l’ignoble individu se voit proposer un nouveau traitement… Enfin, la troisième partie nous fait entrer de plain-pied dans la ­folie, cette folie qui berce ou fait exploser les films de Stanley ­Kubrick. Un engrenage de délires paranoïaques auquel seule peut répondre une autre folie : celle du cinéaste. Et comme Kubrick est maître en la matière, c’est l’intensité de son dernier volet qui fait tenir à ce film baroque le choc du temps qui passe.
ORANGE MECANIQUE, Stanley Kubrick 1971, Malcolm McDowell, Adrienne Corri, Patrick Magee (societe drame)@@ (E)
Alex et sa bande de délinquants (les Droogs), habit blanc et melon noir, sèment la terreur pour le plaisir dans une Angleterre futuriste. Un soir, ils font irruption chez un écrivain, qu’ils tabassent et dont ils ...

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ORGUEIL ET PRJUGES Joe Wright 2005, Keira Knightley, Matthew Macfadyen (saga)@@


La campagne anglaise à la fin du XVIIIe siècle. Mrs. Bennet et son mari sont ravis d'apprendre qu'un jeune homme fortuné - et célibataire - vient de s'installer dans le manoir voisin. Désargentés, les Bennet se font fort de marier l'une de leurs cinq filles au nouvel arrivant... Ce dernier ne tarde pas à s'éprendre de la belle Jane, l'aînée de la famille, lors d'un bal de campagne.

TELERAMA
Du chef-d’œuvre d’Austen, Joe Wright signe une adaptation poétique, dans laquelle Keira Knightley trouve l’un de ses meilleurs rôles.

Porte-parole de Jane Austen, l’espiègle mais douce Elizabeth (Keira Knightley), a un message universel : la morgue, la cupidité, les malentendus, les faux-semblants... sont des obstacles à l’amour. Reçu ?! StudioCanal

Ceux qui adaptent une œuvre littéraire bien-aimée se confrontent à un double défi : satisfaire les amoureux du roman d’origine et ne pas s’aliéner les profanes. Ceux qui adaptent Orgueil et préjugés en ont un troisième : survivre à la comparaison avec la légendaire minisérie de la BBC.

Quand le film de Joe Wright est sorti en 2005, dix ans à peine après la « darcymania » provoquée par Colin Firth et sa chemise mouillée, on pouvait s’interroger sur la pertinence de cette nouvelle version. Mais avec sa cinématographie lumineuse, son Angleterre moins proprette qu’à la télé et son romantisme fébrile, le premier long métrage de l’Anglais offre un merveilleux écrin à l’histoire d’Elizabeth Bennet et Fitzwilliam Darcy.

Dans le rôle de la première, une sémillante Keira Knightley, libérée des affectations qui alourdissent souvent son jeu. Dans celui du second, Matthew Macfadyen, qui deviendra célèbre en obséquieux Rastignac dans la série Succession. Sous ses traits, le héros austenien se révèle plus timide qu’arrogant. Le reste du casting est tout aussi réjouissant — que ce soit Donald Sutherland en flegmatique Mr Bennet ou Jena Malone, insupportable à souhait dans le rôle de l’écervelée de la famille, Lydia. La satire sociale du roman pointe ici et là le bout de son nez, mais c’est quand il filme la romance — une scène de bal suspendue dans le temps, une déclaration d’amour confuse et pluvieuse — que Joe Wright transcende le matériau d’origine et prouve qu’il y a encore bien des manières de porter Jane Austen à l’écran.
ORGUEIL ET PRJUGES Joe Wright 2005, Keira Knightley, Matthew Macfadyen (saga)@@ (E)
La campagne anglaise à la fin du XVIIIe siècle. Mrs. Bennet et son mari sont ravis d'apprendre qu'un jeune homme fortuné - et célibataire - vient de s'installer dans le manoir voisin. Désargentés, l ...

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ORIGINAL SIN, Michael Cristofer 2001, Antonio Banderas, Angelina Jolie (film e)@


Le richissime Luis Vargas fait venir des États-Unis une femme ordinaire qu'il compte épouser, mais à son arrivée, elle se révèle aussi ravissante que manipulatrice.

TELERAMA
François Truffaut transforma jadis le même roman moite de William Irish, Waltz into darkness, en superbe et pudique Sirène du Mississippi. Michael Cristofer, lui, préfère voir cette passion dévastatrice entre un jeune propriétaire terrien et une aventurière manipulatrice par le petit bout de la lorgnette. L'histoire, transposée à Cuba, perd sa force et sa noirceur dans le luxe tapageur, l'exotisme publicitaire des images ­ carnavals, haciendas, touffeur sensuelle. Recrutés pour leurs glamoureuses aptitudes professionnelles, Antonio Banderas et Angelina Jolie ont beau s'empoigner avec une certaine puissance, ils ne peuvent rien contre une caméra qui fait d'eux des pantins érotiques ­ extases au ralenti, étreintes filmées en plongée, etc. C.Mu.
ORIGINAL SIN, Michael Cristofer 2001, Antonio Banderas, Angelina Jolie (film e)@ (E)
Le richissime Luis Vargas fait venir des États-Unis une femme ordinaire qu'il compte épouser, mais à son arrivée, elle se révèle aussi ravissante que manipulatrice.

TELERAMA
Franç ...

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ORPHEA IN LOVE, Axel Ranisch 2023 (societe)@@


Nele s'échappe régulièrement de son triste quotidien professionnel à Berlin grâce à la musique et à l'opéra. Originaire d'un petit village d'Estonie, elle travaille dans un centre d'appel.

TELERAMA
Le mythe d’Orphée et Eurydice est revisité avec humour – et maladresse – dans cette fiction combinant chant lyrique et danse contemporaine.

Pour le meilleur et le pire, cette relecture du mythe d’Orphée compte parmi les films les plus créatifs du jeune cinéma allemand. Orphée est cette fois une jeune Estonienne (la soprano Mirjam Mesak), qui rêve d’une carrière de chanteuse d’opéra à Munich, de nos jours. Eurydice, son amour, est un pickpocket acrobate de rue (le danseur Guido Badalamenti), pour qui elle descendra aux Enfers, tout en affrontant les démons de son passé (et aussi le dieu Hadès, relooké en impresario avec Ray-Ban et cigare).

L’inversion du genre des deux héros est ce qu’il y a de plus normal dans cette fantasmagorie, dont le programme musical consiste en un va-et-vient effréné d’airs à succès entre baroque, contemporain et gospel. Quant à la mise en scène, tout en bonds chorégraphiques et rebonds dramatiques, elle mêle onirisme, délires circassiens et esthétique publicitaire des années 1980, avec une exaltation et une absence de sérieux plutôt communicatives. Les frontières entre kitsch opératique et formalisme ringard deviennent malheureusement trop floues, dans la seconde partie du film, et l’ampleur tragique du récit mythologique se dilue. Reste une tentative bienvenue de rapprocher l’opéra et la danse contemporaine du grand public.
ORPHEA IN LOVE, Axel Ranisch 2023 (societe)@@ (E)
Nele s'échappe régulièrement de son triste quotidien professionnel à Berlin grâce à la musique et à l'opéra. Originaire d'un petit village d'Estonie, elle travaille dans un centre d'app ...

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ORPHELINE, Arnaud des Pallieres 2016, Adele Haenel, Adele Exarchopoulos


Portrait d'une femme à quatre âges de sa vie. Petite fille de la campagne, prise dans une tragique partie de cache-cache. Adolescente ballottée de fugue en fugue, d'homme en homme, puisque tout vaut mieux que le triste foyer familial. Jeune provinciale qui monte à Paris et frôle la catastrophe.

TELERAMA
Marcel Proust avait sa théorie des « moi » successifs : les personnes différentes, étrangères les unes aux autres, que nous devenons, au cours de notre vie. Il y a une idée de cet ordre dans le pari d'Arnaud des Pallières : restituer les métamorphoses d'une femme en la faisant jouer, tour à tour, par quatre actrices. On découvre l'héroïne presque trentenaire (Adèle Haenel). Puis on remonte le temps. On la voit à 20 ans (Adèle Exarchopoulos), jeune adolescente (Solène Rigot) et finalement enfant (Vega Cuzytek).

Le réalisateur de Michael Kohlhaas (adaptation de Kleist avec Mads Mikkelsen, en 2013) vient du documentaire de création. Depuis Drancy Avenir (son premier long métrage, en 1996), ses films sont conçus comme des expériences. Orpheline n'a donc rien à voir avec ces fictions en plusieurs époques où l'on vieillit peu à peu le comédien. C'est moins le changement physique qui intéresse le cinéaste (trois des interprètes sont, en fait, très proches en âge) que la captation, à chaque étape, d'une nouvelle personnalité, d'un autre rapport au monde. En ce sens, la démarche rappellerait plutôt I'm not there (2007), où Todd Haynes faisait jouer Bob Dylan par six acteurs différents (dont Cate Blanchett...).

L'unité secrète du portrait, au-delà des changements de visage (et même de prénom !) tient à une mise en scène qui, chez Arnaud des Pallières, n'avait jamais atteint un tel degré d'incarnation. Aucune des quatre actrices n'est moins captivante que les autres. Leur éclat et l'acuité du regard porté sur elles assurent une continuité. Et le scénario puise dans l'histoire personnelle de la coscénariste, Christelle Berthevas, fil conducteur intime et singulier. Enfant, l'héroïne est le témoin muet d'un drame qui la coupe symboliquement de sa famille et en fait cette « orpheline » des périodes suivantes. Le récit ne perd en intensité que dans les méandres amenés par le fait divers : à 20 ans, la jeune femme est mêlée à une affaire criminelle.

Le plus beau, le plus troublant restent la demande d'amour immense, à la fois pathétique et motrice, qui taraude le personnage. Un puits sans fond, qui la fait se jeter dans les bras et le lit des hommes dès l'adolescence, quitte à les effaroucher où à en faire des pères de substitution — plusieurs belles scènes sur ce thème. Cette demande compulsive devient un danger pour l'héroïne au moment d'assurer sa subsistance, de se construire. Dès lors, le suspense final, où on la retrouve adulte, comme au tout début, porte moins sur les suites du dossier judiciaire que sur la possibilité d'une indépendance, enfin. — Louis Guichard
ORPHELINE, Arnaud des Pallieres 2016, Adele Haenel, Adele Exarchopoulos (E)
Portrait d'une femme à quatre âges de sa vie. Petite fille de la campagne, prise dans une tragique partie de cache-cache. Adolescente ballottée de fugue en fugue, d'homme en homme, puisque tout vaut mieux que le triste f ...

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OSCURA SEDUCCION, Walter Doehner 2010, Elizabeth Cervantes, Julio Bekhor, Marco Treviño, Claudia Schmidt (thriller)@


OSCURA SEDUCCION, Walter Doehner 2010, Elizabeth Cervantes, Julio Bekhor, Marco Treviño, Claudia Schmidt (thriller)@ (E)
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OTEZ MOI D UN DOUTE, Carine Tardieu, Francois Damiens, Cecile de France


À la suite d'un examen médical de routine, Erwan Gourmelon apprend que son père n'est pas son père. D'abord déboussolé, Erwan décide d'ignorer cette nouvelle et de ne pas rechercher son père biologique. Au même moment, il fait la connaissance d'Anna, qui le séduit immédiatement.

TELERAMA
Après le beau succès d’un film à la gloire des mères, Du vent dans mes mollets (2012), la réalisatrice Carine Tardieu s’intéresse à la paternité, en maintenant l’équilibre entre drame et comédie. Ces coups de théâtre hautement improbables ne s’accommodent pas toujours de la dimension réaliste du film, situé en Bretagne, dans la classe moyenne et ouvrière…
Mais deux acteurs trouvent la note idéale : le grand André Wilms, à la fois léger et émouvant, joue le père surprise, ravi d’ouvrir sur le tard sa vie de reclus à un nouveau proche. Et la jeune Alice de Lencquesaing étincelle en fille enceinte de François Damiens dont le futur bébé, « sans père », décuple l’imbroglio filial.
Dommage que le dénouement ravive l’impression d’un trop-plein d’astuces scénaristiques.
OTEZ MOI D UN DOUTE, Carine Tardieu, Francois Damiens, Cecile de France (E)
À la suite d'un examen médical de routine, Erwan Gourmelon apprend que son père n'est pas son père. D'abord déboussolé, Erwan décide d'ignorer cette nouvelle et de ne pas rechercher son p&egr ...

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OTILIA LA MUJER DEL PUEBLE, Dana Rotberg 2000, Gabriela Canudas, Álvaro Guerrero, Alberto Estrella, Ana Ofelia Murguía (drame societe)@


Otilia est une jeune fille sensuelle au corps idéal dont le visage est marqué par un énorme grain de beauté. De ce fait, Otilia grandit sans amis, hormis la compagnie de Melquiades, un jeune homme employé par sa famille. Le riche propriétaire terrien Don Isaac organise le mariage d'Otilia avec le chef de la police locale, Isidro. Homme cruel et vénal, Isidro infecte sa jeune épouse d'une maladie vénérienne qui la rend stérile. Des lors, Otilia décide d'ignorer son mariage et laisse libre cours à sa sexualité refoulée avec les hommes de la ville.
Des années plus tard, Otilia retrouve Rubén Lazcano, le bandit le plus recherché de la région, gisant dans une mare de sang dans la maison.
Otilia le sauve, avec la motivation de se venger d'Isidro (qui aspire à la récompense). Mais au fil du temps, elle tombe profondément amoureuse. Après quelques rechutes, Rubén s'améliore mais reste lent. Cependant, à la veille de son départ, Rubén et Otilia font l'amour et elle éprouve une jouissance totale et sans précédent. Rubén part à l'aube et Otilia reste sûre qu'il reviendra. Le temps passe et Rubén ne revient pas. L'amour d'Otilia devient une obsession. Melquiades, secrètement amoureux d'Otilia, assassine Rubén par jalousie. Quand Otilia voit le cadavre de son amant, elle ne supporte pas la douleur et, avec Melquiades comme témoin, se tire une balle dans le cœur.
OTILIA LA MUJER DEL PUEBLE, Dana Rotberg 2000, Gabriela Canudas, Álvaro Guerrero, Alberto Estrella, Ana Ofelia Murguía (drame societe)@ (E)
Otilia est une jeune fille sensuelle au corps idéal dont le visage est marqué par un énorme grain de beauté. De ce fait, Otilia grandit sans amis, hormis la compagnie de Melquiades, un jeune homme employé ...

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OU SONT PASSES LES MORGAN, Hugh Grant, Sarah Jessica Parker (sentimental)@@


Meryl et Paul Morgan renvoient l'image d'un couple uni, à qui tout réussit à Manhattan. Pourtant, la passion qui les animait s'étiole peu à peu et leur mariage bat de l'aile. Leur existence bascule lorsqu'ils sont témoins d'un assassinat. Dès lors, ils deviennent la prochaine cible d'un tueur à gages et doivent immédiatement quitter New York. Sous la protection du FBI, ils partent s'installer dans un centre de protection situé dans le Wyoming.
OU SONT PASSES LES MORGAN, Hugh Grant, Sarah Jessica Parker (sentimental)@@ (E)
Meryl et Paul Morgan renvoient l'image d'un couple uni, à qui tout réussit à Manhattan. Pourtant, la passion qui les animait s'étiole peu à peu et leur mariage bat de l'aile. Leur existence bascule lorsqu' ...

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OUISTREHAM, Emmanuel Carrère 2021, Juliette Binoche, Hélène Lambert (societe)@@@


Marianne Winckler, écrivaine reconnue, entreprend un livre sur le travail précaire. Elle s'installe près de Caen et, sans révéler son identité, rejoint une équipe de femmes de ménage. Confrontée à la fragilité économique et à l'invisibilité sociale, elle découvre aussi l'entraide et la solidarité qui unissent ces travailleuses de l'ombre.

TELERAMA
Vivre la vie d’une femme de ménage, quelques mois, telle fut l’expérience de Florence Aubenas, relatée dans son livre Le Quai de Ouistreham, en 2010. Qu’Emmanuel Carrère signe l’adaptation ajoute une dimension à la fois troublante et évidente. D’une part, il a écrit autrefois le récit d’une longue imposture — L’Adversaire, en 2000, sur l’affaire Jean-Claude Romand. D’autre part, il a réfléchi à la possibi­lité de se mettre à la place de ceux qui souffrent le plus dans D’autres vies que la mienne (2009).

Immense Juliette Binoche
Dès que Marianne (la Aubenas de la fiction) se retrouve intégrée à une brigade de nettoyage de ferries trans-Manche, le cinéaste fait entrer en résonance une multitude de détails con­crets (du vocabulaire de ­l’encadrement à la saleté nauséabonde des lieux à nettoyer, en passant par les douleurs physiques causées par le travail) qui disent crûment l’exploitation, l’humiliation, la relégation. Ce monde d’aubes glacées, de trajets épuisants, est d’autant plus vrai que s’y expriment, par ailleurs, une solidarité, une entraide. Les collègues de Marianne finissent par s’attacher à cette femme plus âgée qu’elles, sans liens ni perspectives.

La simulatrice, qui ambitionne de rendre visibles les invisibles du ferry, est aussi une traîtresse en puissance : elle trompe la confiance de ses nouvelles amies. Cette contradiction et l’hypothèse d’être démasquée font l’objet d’un suspense au fur et à mesure que Marianne s’identifie à son « personnage » : on ­devient qui on imite. Au livre d’origine, le film superpose enfin une « couche » supplémentaire de jeu, le travail d’une grande actrice. Dans l’épure totale, entourée de non-profes­sionnels remarquables, Juliette Bionche trouve là l’un de ses rôles les plus marquants.
OUISTREHAM, Emmanuel Carrère 2021, Juliette Binoche, Hélène Lambert (societe)@@@ (E)
Marianne Winckler, écrivaine reconnue, entreprend un livre sur le travail précaire. Elle s'installe près de Caen et, sans révéler son identité, rejoint une équipe de femmes de ménage. ...

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OUTRAGES, Brian De Palma 1989, Michael Fox, Sean Penn (guerre)@@


Vietnam, 1966. Eriksson, jeune soldat courageux et humain est affecté dans l'escouade du brutal commandant Meserve. Au cours d'une patrouille, Meserve lui sauve la vie, mais un des hommes est abattu dans un village supposé allié.

TELERAMA
Pour “sa” guerre du Vietnam, De Palma choisit de raconter le rapt d’une jeune Vietnamienne par cinq GI et devient un des premiers réalisateurs à traiter du viol comme arme de guerre. Sans complaisance, “Outrages”, incompris à sa sortie, fait date.
La guerre du Vietnam est un genre en soi. Genre fertile qui a le mérite d’avoir inspiré, outre plusieurs chefs-d’œuvre (Voyage au bout de l’enfer, Apocalypse Now…), des éclairages différents sur ce trauma historique. En 1989, Brian De Palma avait choisi, lui, d’aborder le conflit sous l’angle d’un fait de guerre authentique : le rapt, le viol et le meurtre d’une jeune paysanne vietnamienne par une patrouille de cinq GI, en 1974. Un choix audacieux, à une époque où l’on parlait encore assez peu du viol comme arme de guerre et de destruction massive.

À sa sortie, Outrages avait été mal perçu, incompris, alors qu’il s’agit d’un film majeur sur le parallèle entre guerre et pulsion sexuelle. En se focalisant principalement sur l’exaction proche d’un huis clos dirigée par un sergent rageur et infâme (Sean Penn), le réalisateur orchestre une série de scènes emblématiques révélant plusieurs degrés de responsabilité. L’intérêt, c’est aussi de montrer la différence des attitudes face au drame, les conflits intérieurs qu’il provoque, les traces qu’il laisse, le courage mêlé d’impuissance d’un simple soldat (Michael J. Fox), le seul des cinq à se démarquer.

Le film est un cauchemar dérangeant sans être complaisant, un théâtre poisseux de l’humanité avilie, où la violence est toujours questionnée, mise en scène avec intelligence et virtuosité. Comme à travers cette séquence de terreur anthologique : un GI avance sur un terrain piégé et se retrouve enserré, les jambes pendant dans le vide d’un souterrain, où son ennemi, tapi, l’attend pour le châtrer. Entre viol et castration, De Palma montre au fond que toute guerre tend au crime sexuel.
OUTRAGES, Brian De Palma 1989, Michael Fox, Sean Penn (guerre)@@ (E)
Vietnam, 1966. Eriksson, jeune soldat courageux et humain est affecté dans l'escouade du brutal commandant Meserve. Au cours d'une patrouille, Meserve lui sauve la vie, mais un des hommes est abattu dans un village supposé all ...

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OVERDRIVE, Antonio Negret 2017, Scott Eastwood, Freddie Thorp


Les frères Andrew et Garrett Foster sont des pilotes d'exception, mais aussi des voleurs d'exception. Leur spécialité : voler les voitures les plus chères au monde. A Marseille, ils parviennent à dérober une sublime BUGATTI 1937, joyau de l'exceptionnelle collection de Jacomo Morier, parrain de la Mafia locale. Ce dernier décide alors d'utiliser leur talent à son profit contre son ennemi juré, Max Klemp.
OVERDRIVE, Antonio Negret 2017, Scott Eastwood, Freddie Thorp (E)
Les frères Andrew et Garrett Foster sont des pilotes d'exception, mais aussi des voleurs d'exception. Leur spécialité : voler les voitures les plus chères au monde. A Marseille, ils parviennent à dé ...

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OVERLORD, Julius Avery 2018, Jovan Adepo, Wyatt Russell (guerre horreur)@


En 1944, dans un monde alternatif où le président américain Franklin Delano Roosevelt est mort en 1944 et dans lequel Harry S. Truman est déjà président. À la veille du débarquement de Normandie, une unité de parachutistes américains reçoit pour mission de perturber les communications allemandes, en détruisant une puissante antenne radio cachée dans une église.
Après que leur avion a été abattu au-dessus de la campagne normande, les survivants sont rapidement pris à partie par les Nazis qui réduisent le commando à quatre hommes : le caporal Ford et les soldats Boyce, Chase et Tibbet.

TELERAMA
Ce qui frappe, dans ce film produit par J.J. Abrams, c’est le gore. Ultra violentes, ultra sanglantes, les péripéties (assez simples) renvoient Le Jour le plus long du côté du ciné pour enfants — d’ailleurs, c’est plutôt Le Vieux Fusil, lance-flammes compris. Mariant esthétique de série B et de jeux vidéo, l’anonyme Julius Avery se tire parfaitement d’affaire : on lui a donné un casting de seconds couteaux, tous plus ou moins sosies d’acteurs connus — la petite Française résistante, jouée par une certaine Mathilde Ollivier, a des faux airs de Léa Seydoux, et elle est très bien…
OVERLORD, Julius Avery 2018, Jovan Adepo, Wyatt Russell (guerre horreur)@ (E)
En 1944, dans un monde alternatif où le président américain Franklin Delano Roosevelt est mort en 1944 et dans lequel Harry S. Truman est déjà président. À la veille du débarquement de ...

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PADDINGTON 2, Paul King 2017, Hugh Bonneville, Sally Hawkins (jeunesse)@@


Paddington coule des jours heureux chez les Brown, sa famille d'adoption, dans un quartier paisible de Londres. Alors qu'il recherche un cadeau pour les 100 ans de sa tante, il repère un magnifique livre animé chez un antiquaire. Pas de temps à perdre : il enchaîne les petits boulots pour pouvoir l'acheter ! Cependant, lorsque le précieux ouvrage est volé, Paddington est accusé à tort et incarcéré. Convaincus de son innocence, les Brown se lancent dans une enquête pour retrouver le coupable.

TELERAMA
L’ourson Paddington, doublé en français par Guillaume Gallienne, devraient ravir petits et grands.
Retour à l’écran de l’ourson en duffle-coat, trésor de la littérature british. Douillettement installée dans un Londres de maison de poupées, cette suite a le même charme suranné que le premier film, le même humour vif et candide. Seule créature (habilement) animée, l’aimable Paddington parvient même, en cours d’aventure, à attendrir les taulards les plus endurcis (dont Brendan Gleeson, dans un grand numéro… d’ours mal léché).

Un monde doux et pimpant comme une chambre d’enfant, où tout le monde déborde de politesse et de bienveillance, à part Hugh Grant, en vieux cabotin retors. Et encore : il s’amuse tellement qu’il en oublie d’être vraiment méchant.
PADDINGTON 2, Paul King 2017, Hugh Bonneville, Sally Hawkins (jeunesse)@@ (E)
Paddington coule des jours heureux chez les Brown, sa famille d'adoption, dans un quartier paisible de Londres. Alors qu'il recherche un cadeau pour les 100 ans de sa tante, il repère un magnifique livre animé chez un antiquai ...

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PADDINGTON, Paul King 2014, Ben Whishaw, Hugh Bonneville (animation jeunesse)@@


Un explorateur des années 60 explore les grandes forêts du Pérou et y découvre une nouvelle espèce d'ours brun. Il se lie d'amitié avec un couple d'ours, qu'il baptise Pastouso et Lucy, et leur apprend à faire de la marmelade. Des années plus tard, Pastouso et Lucy coulent des jours heureux en compagnie de leur neveu Paddington. Lors d'un tremblement de terre, un arbre tombe sur Pastouso et l'écrase. Lucy et son neveu traversent la forêt jusqu'au port.
PADDINGTON, Paul King 2014, Ben Whishaw, Hugh Bonneville (animation jeunesse)@@ (E)
Un explorateur des années 60 explore les grandes forêts du Pérou et y découvre une nouvelle espèce d'ours brun. Il se lie d'amitié avec un couple d'ours, qu'il baptise Pastouso et Lucy, et leur appre ...

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PALACE POUR CHIENS, Thor Freudenthal 2009 (jeunesse)


Chez Andi et son petit frère Bruce, les animaux sont strictement interdits. Cependant, pour Vendredi, l'adorable chien qu'ils nourrissent en secret, les deux enfants sont prêts à prendre tous les risques. Ils finissent par lui trouver un refuge idéal dans un immense hôtel abandonné que Bruce transforme spécialement grâce à son génie du bricolage.

TELERAMA
PALACE POUR CHIENS, Thor Freudenthal 2009 (jeunesse) (E)
Chez Andi et son petit frère Bruce, les animaux sont strictement interdits. Cependant, pour Vendredi, l'adorable chien qu'ils nourrissent en secret, les deux enfants sont prêts à prendre tous les risques. Ils finissent p ...

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PALAIS ROYAL, Valérie Lemercier 2005, Valérie Lemercier, Lambert Wilson, Catherine Deneuve (comique)@@


Une orthophoniste toute simple, mais mariée à Arnaud, petit frimeur et macho, fils cadet du monarque, devient reine malgré elle à la mort du monarque. Cependant, celle-ci n'est pas du tout apte à porter la couronne et devenir la première dame du pays. Un tourbillon de catastrophes va alors s'abattre sur le palais royal.
PALAIS ROYAL, Valérie Lemercier 2005, Valérie Lemercier, Lambert Wilson, Catherine Deneuve (comique)@@ (E)
Une orthophoniste toute simple, mais mariée à Arnaud, petit frimeur et macho, fils cadet du monarque, devient reine malgré elle à la mort du monarque. Cependant, celle-ci n'est pas du tout apte à porter la ...

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PALE RIDER, Clint Eastwood 1985 (western)@@


Les derniers chercheurs d'or indépendants de LaHood, bourgade minière de Californie, sont harcelés par la bande de Coy LaHood, fondateur de la ville qui veut s'approprier leur concession. Au moment où les mineurs pacifiques sont prêts à abandonner la lutte, surgit de la montagne un cavalier solitaire tout de noir vêtu. Nul ne connaît son nom, son passé, ses origines.

TELERAMA
Icône de l’Ouest perdu, cow-boy silencieux, minéral, à la fois héros et chimère, Clint Eastwood traverse avec une classe irréelle cette épure de western, pleine de brutalité et de mélancolie. Le fructueux narcissisme dont a fait preuve Eastwood en se mettant en scène l'a souvent conduit à endosser le rôle du perdant — magnifique — ou à exhiber fièrement les stigmates de l'âge. Pale Rider relève d'une autre stratégie : Eastwood y radicalise la légende que lui ont forgée les films de Leone. Cow-boy silencieux, presque immatériel (le shérif assure qu'il a été mort avant), il arbore un seyant costume de pasteur et fait régner la justice au prix d'une violence inouïe. Les filles lui crient « je vous aime », les femmes veulent l'étreindre au moins une fois. Lui ne fait que passer et se fond, à la fin, dans la blancheur de la neige.
En stylisant ainsi, jusqu'au hiératisme, le western traditionnel, Eastwood obtient un beau bloc de mélancolie et de brutalité. Un film classique, puisqu'on y croise encore la figure du héros suprême, et moderne, puisque ce dernier n'est plus qu'une chimère insaisissable.
PALE RIDER, Clint Eastwood 1985 (western)@@ (E)
Les derniers chercheurs d'or indépendants de LaHood, bourgade minière de Californie, sont harcelés par la bande de Coy LaHood, fondateur de la ville qui veut s'approprier leur concession. Au moment où les mineurs ...

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PALOMBA_ROSSA Nanni Moretti 1989, Nanni Moretti (middle)@


À la suite d'un accident, Michele perd la mémoire. À la sortie d'une séance de kinésithérapie, une équipe de water-polo, qui serait composée de ses amis, l'embarque pour un match. Il comprend également qu'il est communiste en retrouvant dans son appartement une lettre pour l'enterrement d'un vieux camarade.
Pendant un match, des individus bizarres le malmènent afin qu'il se souvienne de son passé. Petit à petit, au fur et à mesure que le match avance, il retrouve la mémoire et se souvient de son enfance et de ses débuts dans le PCI.
PALOMBA_ROSSA Nanni Moretti 1989, Nanni Moretti (middle)@ (E)
À la suite d'un accident, Michele perd la mémoire. À la sortie d'une séance de kinésithérapie, une équipe de water-polo, qui serait composée de ses amis, l'embarque pour un match. Il c ...

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PANIQUE CHEZ LES WELLMANN, Leo Khasin 2024, Wotan Wilke Mohring, Jordis Triebel


Tout semble sourire à Thomas Wellmann, entre une belle vie de famille et un poste important chez un fournisseur d'électricité. Cet équilibre va pourtant basculer lorsqu'il se retrouve remplacé par une intelligence artificielle. Peu perturbée par l'annonce, la famille célèbre cette nouvelle liberté. Jusqu'à ce qu'une panne d'électricité géante paralyse la région. Thomas se lance alors dans une nouvelle mission : préparer sa famille à une grande catastrophe.
PANIQUE CHEZ LES WELLMANN, Leo Khasin 2024, Wotan Wilke Mohring, Jordis Triebel (E)
Tout semble sourire à Thomas Wellmann, entre une belle vie de famille et un poste important chez un fournisseur d'électricité. Cet équilibre va pourtant basculer lorsqu'il se retrouve remplacé par une inte ...

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PAPA OU MAMAN 2, Martin Bourboulon 2016, Marina Fois, Laurent Laffitte (comique)@


Deux ans ont passé. Après avoir raté leur séparation, les Leroy semblent parfaitement réussir leur divorce. Cependant, l'apparition de deux nouveaux amoureux dans la vie de Vincent et de Florence va mettre le feu aux poudres. Le match entre les ex-époux reprend.

TELERAMA
Laurent Lafitte et Marina Foïs, une fois divorcés, se détestent et se voient encore plus : malgré les évidentes redites, un portrait cynique et drôle de la famille progressiste.

Triomphe inattendu de 2015 (près de trois millions d’entrées), Papa ou maman a eu déjà droit à sa suite. Elle semble d’abord supérieure au premier épisode. Les modalités de vie familiale imaginées par les divorcés Marina Foïs et Laurent Lafitte tournent à l’absurde. Le va-et-vient des trois ados entre leurs deux maisons en vis-à-vis obéit à un système de garde alternée d’une rare complexité. Un quatrième enfant, en bas âge, est né après le divorce…


Entre lapsus et actes manqués, personne ne semble sûr de sa place ou de son statut, d’autant que les deux ex s’échinent à refaire leur vie, chacun avec un(e) autre partenaire. D’où un portrait cynique et drôle de la famille progressiste, en état de crise et de confusion maximales. Dommage que les quarante-cinq minutes suivantes reproduisent à l’identique certaines scènes du premier opus et ramènent tout le monde sur les rails des conventions, y compris comiques.
PAPA OU MAMAN 2, Martin Bourboulon 2016, Marina Fois, Laurent Laffitte (comique)@ (E)
Deux ans ont passé. Après avoir raté leur séparation, les Leroy semblent parfaitement réussir leur divorce. Cependant, l'apparition de deux nouveaux amoureux dans la vie de Vincent et de Florence va mettre ...

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PAPRIKA, Tinto Brass 1991, Debora Caprioglio, Stéphane Ferrara, Martine Brochard (film e)


En 1958, Mimma, une jeune femme plantureuse jouée par Debora Caprioglio, décide de travailler dans un bordel pour une courte période (la quinzaine, 15 jours) afin d'arrondir ses fins de mois et d'aider son fiancé Nino. Elle décide de se faire appeler Paprika après avoir goûté un goulash.

Quand elle découvre que Nino veut juste l'exploiter, elle continue cependant son travail et fréquente plusieurs bordels, tant en Italie qu'à l'étranger, connaissant plusieurs personnes, certains bienveillants, d'autres sordides, juste avant la promulgation de la loi Merlin ordonnant la fermeture de tous les lupanars. Elle s'installe chez le comte Bastiano, un riche client âgé, avec qui elle se marie. Mais pendant la nuit de noces, le vieux comte meurt. La veuve devenue riche continue de chercher le grand amour qu'elle trouve finalement auprès d'un marin.
PAPRIKA, Tinto Brass 1991, Debora Caprioglio, Stéphane Ferrara, Martine Brochard (film e) (E)
En 1958, Mimma, une jeune femme plantureuse jouée par Debora Caprioglio, décide de travailler dans un bordel pour une courte période (la quinzaine, 15 jours) afin d'arrondir ses fins de mois et d'aider son fiancé ...

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PAPY FAIT DE LA RESISTANCE, Jean-Marie Poiré 1983, Christian Clavier, Gerard Jugnot, Michel Blanc, Jaqueline Maillan (comique)@@


L'action du film se situe en France pendant la Seconde Guerre mondiale. Héléna Bourdelle, dite « La Bourdelle », une célèbre cantatrice française d'avant-guerre, est l'épouse du maestro André Bourdelle. Ce dernier, engagé dans la Résistance française, est tué accidentellement par l'explosion d'une grenade.

À la suite de la défaite des armées françaises, la famille Bourdelle (qui est aussi composée du père d'André Bourdelle, connu sous le nom de « Papy ») voit son luxueux hôtel particulier parisien investi par les forces allemandes, leur domicile devenant la résidence du général allemand Hermann Spontz, transféré du front de l'Est. Alors qu'elle se plaint à la Kommandantur des excès commis par l'arrivée des Allemands chez eux, Mme Bourdelle, accompagnée de ses deux filles et de leur locataire Michel Taupin, aident par hasard un aviateur britannique à s'évader et sont ensuite obligés de le cacher chez eux.
PAPY FAIT DE LA RESISTANCE, Jean-Marie Poiré 1983, Christian Clavier, Gerard Jugnot, Michel Blanc, Jaqueline Maillan (comique)@@ (E)
L'action du film se situe en France pendant la Seconde Guerre mondiale. Héléna Bourdelle, dite « La Bourdelle », une célèbre cantatrice française d'avant-guerre, est l'épouse du maestro ...

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PAR DESSUS LES MOULINS, Vittorio de Sica 1955, Sophia Loren, Marcello Mastroiani (farc sentimentale)@@


Dans le sud de l'Italie, alors sous domination espagnole, Luca, un jeune meunier, échappe à l'impôt en invitant régulièrement chez lui les notables locaux qui convoitent sa ravissante et fidèle épouse, Carmela. Pour forcer cette dernière à céder à ses avances, le gouverneur Don Teofilo fait emprisonner son mari à la faveur d'une révolte populaire. Cependant, Carmela résiste.

SENS CRITIQUE
Un vaudeville en costume d'époque au royaume de Naples à l'époque sous domination espagnole. Le vaudeville est un genre et ici il fonctionne plutôt bien notamment grâce aux acteurs qui ont l'air de s'amuser comme des fous, la prestation de Vittorio de Sica en gouverneur est inénarrable, quant à Sophia Loren, son sourire enjôleur et ses décolletés impossibles elle est craquante, Mastroianni est un peu en retrait. Bonne mise en scène avec mouvements de foule suavement orchestrés. On peut se gausser de la morale finale mais après tout est-ce si important ? 1 h 40 de bon cinéma, on ne va bouder notre plaisir !
PAR DESSUS LES MOULINS, Vittorio de Sica 1955, Sophia Loren, Marcello Mastroiani (farc sentimentale)@@ (E)
Dans le sud de l'Italie, alors sous domination espagnole, Luca, un jeune meunier, échappe à l'impôt en invitant régulièrement chez lui les notables locaux qui convoitent sa ravissante et fidèle &eacu ...

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PAR EFFRACTION, Anthony Minghella 2007, Jude Law, Juliette Binoche (societe)@@


Will traverse une période difficile avec Liv, sa compagne. Il vient en plus d'installer son cabinet d'architecte paysagiste dans King's Cross, un quartier de Londres en pleine réhabilitation. Ses luxueux locaux attirent une bande du coin qui le cambriole à répétition. Excédé, Will finit par suivre l'un des jeunes voleurs jusque chez lui où le jeune homme, Miro, vit avec sa mère, Amira, une réfugiée bosniaque.

TELERAMA
Pour mettre fin aux vols dont son cabinet est victime, un architecte bobo (Jude Law) décide de mener lui-même l'enquête. Il suit l'un des voleurs et pénètre dans un monde insoupçonné, à quelques pâtés de maisons : celui d'une réfugiée bosniaque (Juliette Binoche), la mère du voleur, qui survit grâce à des travaux de couture...

Par effraction, denier long métrage d'Anthony Minghella, parle de la mixité urbaine, du télescopage entre deux univers qui se côtoient mais s'ignorent. Le jeune voleur est coupable, mais aussi victime : de l'histoire de son pays, de l'exclusion, de sa condition sociale qui lui interdit de devenir, lui aussi, architecte. Quant au héros, cette infortune lui ouvre des horizons. Anthony Minghella, l'auteur du Patient anglais, filme le déniaisage amoureux et social de son personnage avec ­subtilité. On regrette d'autant plus un ­dénouement un brin trop fleur bleue... — Juliette Bénabent
PAR EFFRACTION, Anthony Minghella 2007, Jude Law, Juliette Binoche (societe)@@ (E)
Will traverse une période difficile avec Liv, sa compagne. Il vient en plus d'installer son cabinet d'architecte paysagiste dans King's Cross, un quartier de Londres en pleine réhabilitation. Ses luxueux locaux attirent une ba ...

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PARADIS PERDU, Eve Deboise 2012, Pauline Etienne, Olivier Rabourdin (societe)@


La vie au quotidien d'Hugo, un homme séparé de sa femme Sonia, qui gère son exploitation, aidé d'Hakim, un apprenti immigré, tout en élevant sa fille adolescente Lucie. Or, un jour, son ex-épouse revient, elle-même abandonnée par son compagnon, dans le but de reprendre sa place. Le père, craignant de voir sa fille partir vers sa mère, enferme cette dernière dans un cabanon, à l'écart de leur maison, avant qu'elle puisse lui parler. Jusqu'à ce que le jeune apprenti la découvre par hasard.

ALLOCINE
Le film est bon, c'est un drame qui des fois prend des allures de thriller et qui passe très bien. La presse et le spectateur peuvent dire ce qu'ils veulent, (par rapport au titre, au message, à Eve Deboise ou à l'ennuie) "Paradis Perdu" passe vraiment bien. C'est un bon film d'auteur ou l'on retrouve de bons acteurs, une histoire correcte et ou l'on passe un bon moment. D'accord, le film à quelques défauts mais ici le positif l'emporte ...
PARADIS PERDU, Eve Deboise 2012, Pauline Etienne, Olivier Rabourdin (societe)@ (E)
La vie au quotidien d'Hugo, un homme séparé de sa femme Sonia, qui gère son exploitation, aidé d'Hakim, un apprenti immigré, tout en élevant sa fille adolescente Lucie. Or, un jour, son ex-ép ...

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PARADOX EFFECTS, Scott Weintrob 2023, Harvey Keitel, Olga Kurylenko, Oliver Trevena (thriller)


Une femme affronte un dangereux caïd qui a kidnappé sa jeune fille et la retient en otage. Elle fait équipe avec un agent d'Interpol corrompu, dont le fils est également retenu en otage, pour arnaquer divers criminels afin de réunir la rançon nécessaire pour sauver leurs enfants.

ALLOCINE
Un scenario basique j'avais déja vu Olga Kurylenko, je me suis laisser tenter par ce nouvel ouvrage, malheureusement pas terrible l'émotion ne passe pas on arrive pas a rentrer dans la peau des personnages
PARADOX EFFECTS, Scott Weintrob 2023, Harvey Keitel, Olga Kurylenko, Oliver Trevena (thriller) (E)
Une femme affronte un dangereux caïd qui a kidnappé sa jeune fille et la retient en otage. Elle fait équipe avec un agent d'Interpol corrompu, dont le fils est également retenu en otage, pour arnaquer divers crimin ...

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PARASITE, Bong Joon Ho 2019, Song Kang-Ho, Woo-sik Choi (hriller)(palme d or)@@@


Les quatre membres de la famille Ki-taek sont proches, mais sont au chômage et ont un avenir sombre. Le fils, Ki-woo, est recommandé par son ami pour un emploi de tuteur bien rémunéré, faisant naître l'espoir d'un revenu régulier. Portant les attentes de toute sa famille, il passe une entrevue. En arrivant chez M.

TELERAMA
La famille Kim vivote dans un sous-sol humide. Le fils va assurer des cours particuliers d’anglais à la jeune fille d’une famille richissime, dans leur villa magnifique…

On ne dira rien de la suite, sinon que ce septième film de Bong Joon-ho (Memories of Murder, Snowpiercer…) regorge de surprises et de retournements de situation. La Palme d’or 2019 (et Oscar du meilleur film) offre un cocktail détonant de satire grinçante et de thriller sociopolitique. On peut aussi parler de farce, de film de terreur, d’allégorie sur l’atomisation violente de la société. Ce mélange des genres, Bong Joon-ho l’orchestre brillamment, avec la volonté viscérale de divertir et de faire réfléchir en même temps. On emploie « viscérale » à dessein, Parasite déployant une symbolique forte autour du tréfonds des êtres, de ce qui est enfoui, honteux.

D’abord rigolard, le film est gagné par la hargne vengeresse et la cupidité dévorante. Reflet du monde néolibéral, sans foi ni loi, le système est si pernicieux que tout se brouille. Bong Joon-ho décrit avec virtuosité tout un ensemble d’interactions sociales, à travers des métaphores mêlant l’organique et le psychique.

De scène de cache-cache vaudevillesque en barbecue virant à la bataille sanglante, de course-poursuite en méga-inondation, Parasite captive, déroute et ne manque pas, finalement, d’émouvoir.
PARASITE, Bong Joon Ho 2019, Song Kang-Ho, Woo-sik Choi (hriller)(palme d or)@@@ (E)
Les quatre membres de la famille Ki-taek sont proches, mais sont au chômage et ont un avenir sombre. Le fils, Ki-woo, est recommandé par son ami pour un emploi de tuteur bien rémunéré, faisant naître ...

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PARFAIT AMOUR, Catherine Breillat 1996, Isabelle Renauld, Francis Renaud (drame sentimental)@


À Dunkerque, Frédérique, divorcée et mère de deux enfants, rencontre Christophe, électron libre. Ils s'aiment d'une passion tourmentée.

L'emprise qu'exerce Christophe sur elle se resserre et peu à peu dessine un schéma insidieux de violence conjugale, fait d'agressions psychologiques de plus en plus intenses qui s'achève par le meurtre violent de Frédérique.

TELERAMA
PARFAIT AMOUR, Catherine Breillat 1996, Isabelle Renauld, Francis Renaud (drame sentimental)@ (E)
À Dunkerque, Frédérique, divorcée et mère de deux enfants, rencontre Christophe, électron libre. Ils s'aiment d'une passion tourmentée.

L'emprise qu'exerce Christophe sur elle se res ...

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PARFUM DE FEMME (Scent of a woman), Martin Brest 1992, Al Pacino, Chris O'Donnell, Gabrielle Anwar, James Rebhorn (societe santa)@@


D'après l'uvre de Giovanni Arpino. Musique de Armando Trovajoli. Fausto est un grand amateur de femmes. Il est un bel homme, dans la force de l'âge et vit seul avec sa vieille tante à Turin. Sept ans auparavant, alors capitaine de cavalerie, il a perdu la vue en manipulant une bombe lors des grandes manoeuvres. Il refuse son infirmité et dissimule son amertume sous une agressivité permanente.

TELERAMA
Inspiré du superbe Parfum de femme, de Dino Risi, celui-ci est l'image même de cette transformation. La naissance et l'évolution positive de l'amitié entre Simms et Slade prennent le pas sur l'analyse d'une solitude amère et désespérante. Malgré tout, la mise en scène est efficace et sait habilement accompagner les deux hommes dans leurs pérégrinations à travers New York, même si les parfums de femmes que Gassman suivait avec avidité ont tendance ici à s'étioler dans les gaz d'échappement.
PARFUM DE FEMME (Scent of a woman), Martin Brest 1992, Al Pacino, Chris O'Donnell, Gabrielle Anwar, James Rebhorn (societe santa)@@ (E)
D'après l'uvre de Giovanni Arpino. Musique de Armando Trovajoli. Fausto est un grand amateur de femmes. Il est un bel homme, dans la force de l'âge et vit seul avec sa vieille tante à Turin. Sept ans auparavant, alors ca ...

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PARFUM DE FEMME, Dino Risi 1974, Vittorio Gassman, Agostina Belli, Alessandro Momo (societe sante)@@@


L'irascible capitaine en retraite Fausto, resté aveugle à la suite d'une explosion, décide d'aller à Naples retrouver son ami Vincenzo, lui aussi aveugle ; il se fera accompagner dans ce voyage par le jeune soldat en permission Giovanni Bertazzi, mais il ne veut d'aucune pitié, ne supporte aucun désagrément, se montre en permanence agressif pour cacher son amertume et s'amuse à mal se conduire en public, mais on remarque qu'il est capable de déceler la présence des femmes grâce à leur parfum.

TELERAMA
Un jour de manœuvres, une bombe a explosé entre les mains de Fausto, fringant capitaine de cavalerie. Et cet homme à fem­­mes, bel arrogant, a plongé dans la nuit. Nuit de la cécité, du cynisme et du désespoir. L’armée lui « prête » un guide, Giovanni, ordonnance de 18 ans… Dionysiaque, impérial, Gassman plane comme un orage sur le reste de la distribution. Il a ses formidables coups de tonnerre et ses averses brutales, ses ombres menaçantes, ses brèches de lumière. Cet aveugle féroce qui se croit avili par son infirmité, qui traque la beauté des femmes à l’odeur, les hume comme des fleurs et les renifle comme un chien, c’est peut-être le rôle de sa vie, le plus subtil, le plus chavirant. Fascinée, la caméra le suit dans ses outrances. À ses côtés, le petit enseigne paraît étrangement neutre, vierge. Un « puceau », un être neuf face à ce grand blessé de la vie, mais aussi une sorte de réflecteur, un témoin, un double du spectateur. À travers l’équipée de ce drôle de tandem, Risi livre une mordante satire de mœurs à l’italienne, bouffonne jusqu’au vertige, mais aussi une réflexion fébrile sur la souffrance, le dégoût de soi, la peur d’aimer et d’espérer. Et ce chef-d’œuvre déroutant, ricanant, révèle sa seconde nature : un romantisme farouche, douloureux, bouleversant.
PARFUM DE FEMME, Dino Risi 1974, Vittorio Gassman, Agostina Belli, Alessandro Momo (societe sante)@@@ (E)
L'irascible capitaine en retraite Fausto, resté aveugle à la suite d'une explosion, décide d'aller à Naples retrouver son ami Vincenzo, lui aussi aveugle ; il se fera accompagner dans ce voyage par le jeune solda ...

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PARIS A TOUT PRIX, Reem Kherici 2012, Reem Kherici, Cécile Cassel (comique)@


Maya, une femme d'origine marocaine, s'apprête à décrocher son premier CDI de styliste dans une maison de haute couture, mais un simple contrôle de police, où l'on découvre que son permis de séjour est périmé, la renvoie directement au Maroc.

TELERAMA
Une jeune styliste parisienne et snob est renvoyée au Maroc. Une comédie convenue sur le choc culturel.Tant sur le choc culturel que sur les préjugés, cette comédie convenue est aussi riche en sapes que pauvre en idées.

À Paris, une jeune styliste snob, mais pas méchante, sur le point de décrocher son premier CDI, est expulsée vers son pays d'origine, le Maroc. Une fois servie la galère de la « modeuse » en Louboutin sur la piste caillouteuse, il ne reste plus grand-chose dans la besace de Reem Kherici, qui joue et réalise.


PARIS A TOUT PRIX, Reem Kherici 2012, Reem Kherici, Cécile Cassel (comique)@ (E)
Maya, une femme d'origine marocaine, s'apprête à décrocher son premier CDI de styliste dans une maison de haute couture, mais un simple contrôle de police, où l'on découvre que son permis de sé ...

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PARIS TEXAS, Wim Wenders, Nasstasja Kinski


Travis déambule seul dans le désert texan. Destination : Paris, une bourgade de l'État où ses parents ont pour la première fois fait l'amour. Arrivé là, il s'évanouit puis se réveille à l'hôpital. Le médecin, ne parvenant pas à lui extirper le moindre mot, contacte son frère Walt.
PARIS TEXAS, Wim Wenders, Nasstasja Kinski (E)
Travis déambule seul dans le désert texan. Destination : Paris, une bourgade de l'État où ses parents ont pour la première fois fait l'amour. Arrivé là, il s'évanouit puis se ré ...

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PARIS, Cedric Klapisch 2008, Juliette Binoche, Romain Duris, Fabrice Luchini, Francois Cluzet (societe)@@


Pierre, un jeune parisien, est malade et se demande s'il est condamné. Tandis qu'il sombre dans la mélancolie, malgré le soutien de sa sœur Elise, son état lui donne un regard neuf et différent sur les personnes qu'il croise au quotidien.

TELERAMA
Au centre d’un récit éclaté où se croisent les destins de Parisiens, il y a Romain Duris, acteur fétiche de Cédric Klapisch. En lui confiant le rôle d’un danseur malade du cœur, il le place au-dessus de la mêlée, quelque part entre le quotidien et la contemplation. A ses pieds, par-dessus les toits, Pierre regarde la ville comme pour la première fois…

A la croisée du réalisme et de la rêverie, Klapisch ose tout, et notamment les clichés du Paname folklorique, qu’il déboulonne ensuite. Mais le meilleur est ailleurs : dans ce voisinage de la mort qui pousse les personnages à se sentir en vie. En parfaite symbiose, Romain Duris et Juliette Binoche forment un couple de frère et sœur touchant, que la maladie rapproche et décomplexe. En soumettant ces Parisiens ordinaires à l’épreuve de la disparition, Klapisch leur offre une vitalité nouvelle, une cure de jouvence inespérée. Inoxydable cinéaste de la jeunesse, il réaffirme haut et fort ce que Le Péril jeune avait si bien montré. Même vaincue, la jeunesse ne capitule jamais.
PARIS, Cedric Klapisch 2008, Juliette Binoche, Romain Duris, Fabrice Luchini, Francois Cluzet (societe)@@ (E)
Pierre, un jeune parisien, est malade et se demande s'il est condamné. Tandis qu'il sombre dans la mélancolie, malgré le soutien de sa sœur Elise, son état lui donne un regard neuf et différent sur l ...

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PARKER, Taylor Hackford 2013, Jason Statham, Jennifer Lopez (thriller)@@


Parker est un braqueur professionnel ayant un code de conduite : ne jamais voler une personne dans le besoin, ne jamais blesser un innocent. Lors d'un hold-up, il se fait doubler par ses associés qui lui dérobent sa part de butin et le laissent pour mort. Déterminé à récupérer son dû, Parker retrouve leur trace à Palm Springs alors qu'ils préparent un braquage particulièrement audacieux.

TELERAMA
Taylor Hackford offre à Jason Statham un film d’action à l’ancienne. Pas vraiment bluffant, mais le rétro a du charme.
Sous le soleil de Palm Springs, un dur à cuire mal liquidé par ses ex-associés revient pour se venger et détourner le casse du siècle, aidé d’une séduisante aventurière…

Taylor Hackford, octogénaire américain qui mène depuis longtemps une carrière tranquille (Les Princes de la ville, son meilleur film, c’était en 1993), a croisé sur sa route le plus nerveux des acteurs de films d’action, Jason Statham. Résultat de cette alliance étonnante : ce drôle de film un peu noir, où les démonstrations de force se fondent dans un cinéma plus charmeur, avec Jennifer Lopez en sympathique pin-up faire-valoir. Comme Palm Springs, le film a un charme rétro. Un thriller en vacances, presque à la retraite.
PARKER, Taylor Hackford 2013, Jason Statham, Jennifer Lopez (thriller)@@ (E)
Parker est un braqueur professionnel ayant un code de conduite : ne jamais voler une personne dans le besoin, ne jamais blesser un innocent. Lors d'un hold-up, il se fait doubler par ses associés qui lui dérobent sa part de bu ...

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PAROLES ET MUSIQUE, Élie Chouraqui 1984 Catherine Deneuve, Christopher Lambert, Richard Anconina (musical)@@


Margaux, à l'occasion d'un concert qu'elle organise, rencontre deux chanteurs, Jeremy et Michel. Tous deux sont passionnés de musique et unis par une solide amitié. Jeremy voue un amour fou à Margaux et s'éloigne peu à peu de Michel.

TELERAMA
Deneuve joue les mères débordées mais prend le temps d’avoir une liaison torride avec Lambert, sex-symbol de l’époque. Tout sonne faux malheureusement.

On se souvenait de l’argument glamour lors de la promotion du film, pour sa sortie en salles : c’était pour ce troisième long métrage d’Élie Chouraqui, après le prometteur Qu’est-ce qui fait courir David ?, que Catherine Deneuve, tout juste 40 ans, avait, pour la première fois, coupé sa longue chevelure blonde. Elle arbore, en effet, un carré décoiffé assez sublime, et rayonne dans le rôle pas tendre (seul bon point du scénario) d’une impresario tout juste quittée par son mari et qui craque pour Christophe Lambert, c’est-à-dire la moitié d’un duo de chanteurs émergents — l’autre étant incarné avec une certaine fantaisie remuante par Richard Anconina.

Toute nostalgie des années 1980 bue, revoir ce film est une épreuve car rien ne va, ni paroles ni musique — pardon Michel Legrand, compositeur, avec l’Américain Gene McDaniels, de la bande originale sur laquelle Lambert et Anconina ouvrent la bouche au hasard, mal doublés, entre autres catastrophes de mise en scène. Tout sonne faux : l’accès miraculeux à la célébrité de ce tandem de potes, leur complicité chamailleuse lourdement photocopiée sur des buddy movies américains (quand Michel Blanc, la même année, excellait dans l’exercice avec Marche à l’ombre), ni la passion de chien fou, tendance cocker, de Christophe Lambert pour Catherine Deneuve.

Que reste-t-il, alors ? Les yeux de Deneuve en gros plan, de cette couleur noisette qui réchaufferait tout cinéphile consterné. Et Charlotte Gainsbourg, 12 ans, dans son tout premier rôle. Petite gosse androgyne, visage de gavroche boudeur, naturelle à pleurer. La seule vraie petite musique de ce film démodé, c’est elle.

PAROLES ET MUSIQUE, Élie Chouraqui 1984 Catherine Deneuve, Christopher Lambert, Richard Anconina (musical)@@ (E)
Margaux, à l'occasion d'un concert qu'elle organise, rencontre deux chanteurs, Jeremy et Michel. Tous deux sont passionnés de musique et unis par une solide amitié. Jeremy voue un amour fou à Margaux et s'é ...

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PARTIR, Catherine Corsini 2009, Kristin Scott thomas, Yvan Attal, Sergi Lopez (drame sentimental)@@@


Suzanne a la quarantaine. Femme de médecin et mère de famille, elle habite dans le sud de la France, mais l'oisiveté bourgeoise de cette vie lui pèse. Elle décide de reprendre son travail de kinésithérapeute. A l'occasion des travaux, elle fait la rencontre d'Ivan, un ouvrier en charge du chantier qui a toujours vécu de petits boulots et qui a fait de la prison. Leur attraction mutuelle est immédiate et violente et Suzanne décide de tout quitter pour vivre cette passion dévorante.

TELERAMA
Une bourgeoise s’éprend d’un ouvrier… Loin des conventions et des clichés, une tragédie au lyrisme sobre porté par un beau trio d’acteurs, avec une Kristin Scott Thomas superbe.

Le mari, la femme, l'amant... Et une passion soudaine, irrésistible, bousculant la quiétude ensoleillée de Nîmes. Presque un roman de Françoise Sagan, en théorie. Ou un film de François Truffaut sur l'enfer amoureux. Mais ici, ce n'est pas le sentiment qui domine, si intense soit-il, mais l'argent. Suzanne et Ivan, ce couple improbable (« la bourgeoise et le prolo », ricane le mari), ont beau s'aimer — la réalisatrice filme crûment leurs étreintes —, ils se heurtent moins au qu'en-dira-t-on qu'au fric tout-puissant. C'est si facile, quand on est un notable respecté, de passer quelques coups de fil pour priver d'argent l'épouse infidèle, et de travail le rival détesté...

Catherine Corsini croit au poids des classes sociales sur les êtres. Suzanne mise son avenir, sa vie auprès de cet ouvrier. Et c'est précisément cette « faute » (elle le quitte pour un « inférieur ») que ne peut excuser son mari... Kristin Scott Thomas a toujours eu l'art de suggérer le trouble d'un personnage. Ici, elle change de visage — parfois extrêmement belle, parfois presque moche — en fonction des sentiments qui l'assaillent. Avec elle, pour elle, Catherine Corsini a réussi un film au lyrisme sobre. Une tragédie miniature, construite en courtes scènes, qui, entre deux retours au noir — des entractes —, semblent filer droit vers l'inéluctable.
PARTIR, Catherine Corsini 2009, Kristin Scott thomas, Yvan Attal, Sergi Lopez (drame sentimental)@@@ (E)
Suzanne a la quarantaine. Femme de médecin et mère de famille, elle habite dans le sud de la France, mais l'oisiveté bourgeoise de cette vie lui pèse. Elle décide de reprendre son travail de kinésit ...

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PATHER PANCHALI, Satyajit Ray (societe inde)@@@


La vie d'une famille indienne pauvre, dans un village du Bengale, au début du vingtième siècle. Le père occupe la fonction de brahmane (prêtre) alors que Durga et sa mère travaillent au champ. Naît un second enfant, Apu, un petit garçon. Durga, commet de petits larcins pour améliorer le quotidien. Apu grandit et le père décide de partir travailler à la ville en espérant gagner plus d'argent. C'est désormais la mère, seule, qui doit faire vivre la famille.

TELERAMA
cette chronique d'une famille pauvre du Bengale, vue à hauteur d'enfant, s'inscrit dans la lignée du néoréalisme italien tout en le dépassant par un travail expressionniste sur la bande-son. L'Invaincu (1956) et Le Monde d'Apu (1958), qui racontent l'installation du jeune Apu à Bénarès, puis son entrée dans l'âge adulte, sont tout aussi émouvants.
PATHER PANCHALI, Satyajit Ray (societe inde)@@@ (E)
La vie d'une famille indienne pauvre, dans un village du Bengale, au début du vingtième siècle. Le père occupe la fonction de brahmane (prêtre) alors que Durga et sa mère travaillent au champ. Na&ici ...

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PATIENTS, Grand Corps malade et Mehdi Idir 2017 (sante societe bio)@@


Se laver, s'habiller, marcher, voici ce que Ben ne peut plus faire à son arrivée dans un centre de rééducation suite à un grave accident. Ses nouveaux amis sont tétras, paras ou traumas crâniens. Ensemble, ils vont apprendre la patience. Ils vont résister, se disputer, se séduire mais surtout trouver l'énergie pour réapprendre à vivre. C'est l'histoire d'une renaissance, d'un voyage chaotique fait de victoires et de défaites, mais surtout de rencontres : on ne guérit pas seul.

TELERAMA
À la suite d’une chute dans une piscine, Ben se retrouve “tétraplégique incomplet” dans un centre de rééducation… Un film qui évite tous les pièges : sensible et non pleurard, audacieux et pas académique. Superbe interprétation.

Un saut dans une piscine pas assez remplie et Ben se brise une cervicale. Le voilà « tétraplégique incomplet » dans un centre de rééducation. Lentement, il apprend à bouger un doigt. Puis un bras, et même une jambe. Il s’accroche, même s’il apprend que c’en est fini de ses ambitions sportives… Mais comment pourrait-il se plaindre, lui qui ne voit que des « tétras » qui ne progressent pas et des « TC » (traumatismes crâniens) qui ne guériront jamais ?

Fabien Marsaud, alias Grand Corps Malade, a été victime, adolescent, d’un accident semblable. De son expérience, il a d’abord tiré un livre. Puis, avec son pote réalisateur de clips Mehdi Idir, ce film, qui, par miracle, a échappé à tous les pièges : attendrissement, sentimentalisme, apitoiement. Tout, au contraire, y est épuré et rapide. Drôle, parfois — lorsque les handicapés se chambrent, en riant férocement de leur malheur. Cruel, aussi. Même l’idylle, un rien idéale, entre Ben et une ravissante jeune fille finit par sonner vrai, tant l’émotion est forte… Comédiens touchants : à commencer par Pablo Pauly, entrevu jusque-là dans quelques pâles seconds rôles. Mais il faudrait citer tous les autres, qui forment autour de lui une sorte de chœur antique fraternel.
PATIENTS, Grand Corps malade et Mehdi Idir 2017 (sante societe bio)@@ (E)
Se laver, s'habiller, marcher, voici ce que Ben ne peut plus faire à son arrivée dans un centre de rééducation suite à un grave accident. Ses nouveaux amis sont tétras, paras ou traumas crânie ...

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PAULINE A LA PLAGE, Eric Rohmer 1983, Arielle Dombasle, Amanda Langlet (sentimental)@@


Marion et sa jeune cousine Pauline passent leurs vacances sur la côte normande. Sur la plage elles croisent Pierre,ancien petit ami de Marion et toujours amoureux d'elle. Il leur présente Henri, dont le charme ne laisse pas Marion indifférente.

TELERAMA
Découvrir Pauline à la plage l’année de sa sortie, en ayant peu ou prou le même âge que son héroïne, fut un vrai bonheur : enfin un film destiné à un public plutôt adulte (et de surcroît réalisé par un sexagénaire) prenait fait et cause pour les adolescents ! À 14 ans, comment ne pas tomber amoureux de Pauline, cette jeune fille qui oppose aux faux-semblants des « grands » son idéal de sincérité des sen­timents, et se révèle par là même plus courageuse, et bien plus mature, que les pseudo-adultes qui l’entourent…

Trente-huit ans plus tard, cette éducation sentimentale sous la lumière voilée d’une fin d’été n’a rien perdu de sa vivacité, ni de son charme — même quand on a désormais l’âge de s’identifier aux chaperons plus ou moins méprisables de Pauline… Rohmer transforme un vaudeville avec quiproquos et portes qui claquent en un subtil marivaudage où les mensonges des personnages permettent in fine de révéler le caractère et la vérité de chacun : la précieuse ridicule un peu naïve (Arielle Dombasle), l’amoureux transi et jaloux (Pascal Greggory), le prédateur sans scrupule (Féodor Atkine). Et, trente-huit ans après, Amanda Langlet est toujours aussi adorable…
PAULINE A LA PLAGE, Eric Rohmer 1983, Arielle Dombasle, Amanda Langlet (sentimental)@@ (E)
Marion et sa jeune cousine Pauline passent leurs vacances sur la côte normande. Sur la plage elles croisent Pierre,ancien petit ami de Marion et toujours amoureux d'elle. Il leur présente Henri, dont le charme ne laisse pas Mar ...

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PAYBACK, Brian Helgeland 1999, Mel Gibson, Maria Belo (thriller)@@


Poussé par sa femme Lynn, Porter, petit gangster tenace fier d'être à son propre compte, accepte de faire équipe avec Val Resnick, malfrat sans scrupules qui ambitionne d'intégrer l'Organisation, la mafia qui contrôle Chicago. Les deux hommes organisent un hold-up contre la mafia chinoise. L'opération tourne mal, Val s'approprie le magot avec la complicité de Lynn qui abat froidement Porter, qu'ils laissent pour mort. Cinq mois plus tard, Porter refait surface, bien décidé à se venger.

TELERAMA
A côté du gangster « tendance », cynique, ultra nerveux et décérébré, Porter (Mel Gibson) fait un peu old school, affichant une morale d'artisan teigneux et consciencieux. Sa spécialité : détrousser des gens pires que lui. Bouffon, héros, fou, il est prêt à tout, même à affronter l'Organisation et ses plus hautes instances.

Brian Helgeland (scénariste de Green Zone) a concocté un film noir bizarre et imprévisible, hybride et stylisé. Payback est en couleurs, mais on jurerait l'avoir vu en noir et blanc. Cette noirceur ne va pas sans une pointe d'humour méchant. D'une crudité parfois étonnante dans la violence, le film tient en haleine sans jamais se départir d'un réalisme sec. Le cinéaste orchestre avec brio les fusillades et les scènes d'alcôve. Et Mel Gibson n'est pas mal du tout. — Jacques Morice
PAYBACK, Brian Helgeland 1999, Mel Gibson, Maria Belo (thriller)@@ (E)
Poussé par sa femme Lynn, Porter, petit gangster tenace fier d'être à son propre compte, accepte de faire équipe avec Val Resnick, malfrat sans scrupules qui ambitionne d'intégrer l'Organisation, la mafia q ...

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PAYCHECK, John Woo 2003, Ben Affleck, Uma Thurman (thriller)@


L'ingénieur Michael Jennings travaille sur des projets top-secrets, commandités par des sociétés de haute technologie. À l'issue de chaque mission, sa mémoire est effacée par contrat pour l'empêcher de divulguer la moindre information. Cependant, cette fois-ci, l'enveloppe ne contient aucun argent mais des objets hétéroclites, et la quasi-totalité de ses souvenirs a disparu. S'engage alors une course contre la montre pour Jennings qui n'a que quelques heures pour recomposer le puzzle de sa vie.

TELERAMA
Un peu groggy par la gamelle de Windtalkers, John Woo s'était remis en jambes avec ce petit film à suspense. On en aurait presque oublié qu'il fut l'importateur aux Etats-Unis du cinéma d'action made in Hongkong. Le meilleur de Paycheck ne revient d'ailleurs pas à la réalisation mais au scénario, inspiré de Philip K. Dick.

On retrouve ici des thèmes proches de Total Recall, autre « K. Dick movie », avec l'histoire d'un cerveau de la technologie qui, en échange d'un gros chèque, accepte que sa mémoire soit effacée après chacune de ses inventions, classées top secret. Le jour où on le paie avec des babioles (une clé, des timbres, des lunettes de soleil...) et où, en plus, on veut le tuer, il comprend qu'il a dû créer quelque chose de très spécial. Traqué, il court après ses souvenirs. L'esprit du film, qui veut qu'on aille de l'avant pour mieux revenir en arrière, reste toujours plus savoureux que son style punchy, plombé par l'air avachi de Ben Affleck. — Frédéric Strauss
PAYCHECK, John Woo 2003, Ben Affleck, Uma Thurman (thriller)@ (E)
L'ingénieur Michael Jennings travaille sur des projets top-secrets, commandités par des sociétés de haute technologie. À l'issue de chaque mission, sa mémoire est effacée par contrat pour l'e ...

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PEARL HARBOUR, Michael Bay 2001, Ben Affleck, Josh Hartnett (guerre)@@


Amis depuis la plus tendre enfance, Rafe McCawley et Danny Walker sont deux brillants pilotes de l'armée de l'air américaine. La Seconde Guerre mondiale a commencé, mais les États-Unis n'ont pas encore engagé les hostilités. Rafe succombe bientôt au charme d'Evelyn Johnson, une jeune infirmière. C'est le coup de foudre, mais ce dernier part combattre aux côtés des Britanniques. Evelyn et Danny sont, quant à eux, transférés sur la base américaine de Pearl Harbor.
PEARL HARBOUR, Michael Bay 2001, Ben Affleck, Josh Hartnett (guerre)@@ (E)
Amis depuis la plus tendre enfance, Rafe McCawley et Danny Walker sont deux brillants pilotes de l'armée de l'air américaine. La Seconde Guerre mondiale a commencé, mais les États-Unis n'ont pas encore engag&eacu ...

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PEAU D ANE, Jacques Demy 1970, Catherine Deneuve, Delphine Seyrig (musical)@@


La reine mourante d'un royaume enchanté ordonne à son mari de n'épouser en secondes noces qu'une femme plus belle qu'elle. Or, seule sa fille la surpasse en grâce et en beauté. Le roi demande la main de cette dernière. La fée des Lilas conseille alors à sa filleule de feindre les plus extravagants caprices afin de décourager les assauts paternels.
PEAU D ANE, Jacques Demy 1970, Catherine Deneuve, Delphine Seyrig (musical)@@ (E)
La reine mourante d'un royaume enchanté ordonne à son mari de n'épouser en secondes noces qu'une femme plus belle qu'elle. Or, seule sa fille la surpasse en grâce et en beauté. Le roi demande la main de cet ...

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PECCATO VENIALE, Salvatore Samperi 1974, Laura Antonelli, Alessandro Momo, Orazio Orlando (film e)


Sandro, un adolescent de 16 ans, passe les vacances avec ses parents dans la station balnéaire de Versilia. Le père, colonel à la retraite, porte beaucoup plus d'intérêt à l'employée de maison qu'à son épouse, qui l'insupporte, lui préférant la compagnie de son chien. Il ne s'occupe pas davantage de son fils. Avec l’éveil de sa sexualité, Sandro passe son temps à feuilleter les revues érotiques, à lire des livres pornographiques et, à la plage, les corps des femmes qu’il observe en détail sont loin de le laisser indifférent.

Des obligations professionnelles contraignent Renzo, le fils aîné, à écourter son séjour à Versilia chez ses parents mais comme Laura, sa femme, l’accompagnait, il la laisse dans sa famille et demande en particulier à son jeune frère de prendre soin d'elle. Il ne se doute pas alors qu'il jette son épouse dans les bras de son cadet. En effet, d'abord embarrassé et réticent à endosser ce rôle de chevalier servant, l'adolescent va peu à peu exercer son pouvoir de séduction sur sa belle-sœur d’une ingénuité mi-réelle, mi-feinte, confondante.
PECCATO VENIALE, Salvatore Samperi 1974, Laura Antonelli, Alessandro Momo, Orazio Orlando (film e) (E)
Sandro, un adolescent de 16 ans, passe les vacances avec ses parents dans la station balnéaire de Versilia. Le père, colonel à la retraite, porte beaucoup plus d'intérêt à l'employée de maison ...

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PENSION COMPLETE, Florent Siri 2015, Gerard Lanvin, Frank Dubosc (comique societe)@


François et Charlotte dirigent ensemble un hôtel-restaurant gastronomique au bord de la mer mais leur relation conjugale n'est pas au beau fixe : obsessionnel acharné, François veut sa première Étoile au Guide Michelin tandis que Charlotte, à l'aube de la quarantaine, ne rêve que d'un premier enfant. Cette situation, déjà compliquée, va littéralement exploser le jour où le premier mari de Charlotte, Alex, débarque dans leur vie alors que tout le monde le croyait mort.

TELERAMA
Charlotte, qui dirige avec son époux François un hôtel-restaurant gastronomique au bord de la mer, a d'abord été marié à Alex, un joueur un peu mythomane. Lors d'une dispute, Alex était parti. Donné pour mort, voilà qu'il réapparaît en justifiant son absence par le tsunami en Thaïlande. Cette "résurrection" bouleverse tout. Et à commencer par la vie de couple de Charlotte et François, forcés d'héberger Alex. Les deux hommes se livrent une bataille rangée : l'un veut garder Charlotte, l'autre entend bien la récupérer...
PENSION COMPLETE, Florent Siri 2015, Gerard Lanvin, Frank Dubosc (comique societe)@ (E)
François et Charlotte dirigent ensemble un hôtel-restaurant gastronomique au bord de la mer mais leur relation conjugale n'est pas au beau fixe : obsessionnel acharné, François veut sa première Étoil ...

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PENTAGON PAPERS, Steven Spielberg, Meryl Streep,Tm Cruise


Katharine Graham est la première femme à publier un important journal américain: The Washington Post.

TELERAMA
En s’intéressant à ce « prologue » méconnu, Steven Spielberg réussit plusieurs films en un seul. Il traite brillamment le dossier politique, et son style même se fait sec, exaltant et nerveux, à la manière des grands films du Nouvel Hollywood des années 70 : c’est un hommage à l’histoire du cinéma autant qu’à la presse de l’époque, tant les deux médias représentèrent alors, chacun à leur manière, la sauvegarde de la démocratie contre un pouvoir abusif. Chaque scène, ou presque, est un morceau de bravoure. Y compris au sens propre : en publiant ces documents brûlants, Kay Graham et ses employés risquaient de tout perdre, de leur journal à leur propre liberté.

On a classé tous les films de Steven Spielberg, des plus ratés aux coups de maître
On devine, bien sûr, derrière la ­reconstitution, un plaidoyer très contemporain en faveur d’un contre-pouvoir indépendant et fort, plus ­nécessaire que jamais aujourd’hui. Le film veut à la fois alerter sur une Amérique malade de Donald Trump et de son « Russiagate », et amorcer l’ère post-Weinstein. A travers le portrait de Kay Graham, veuve mondaine trai­tée avec condescendance par ses pairs masculins, qui affirme son courage et son autorité, il décortique l’histoire des femmes dans la société, le caractère récent et fragile de leurs acquis… Meryl Streep habite avec une étonnante douceur cette patronne atypique, tiraillée entre les exigences de son milieu, la haute société politico-financière et ses valeurs morales. Face à elle, Tom Hanks a rarement été aussi convaincant : son portrait de rédacteur en chef dur à cuire incorruptible et gouailleur ferait presque oublier Jason Robards, le Ben Bradlee du film de Pakula.
Spielberg, lui, n’oublie pas. Il termine son histoire là où commence Les Hommes du Président, le temps d’un ­fameux plan large et nocturne sur l’immeuble du Watergate. Manière élégante, futée et magistrale de raccrocher les wagons du mythe.
PENTAGON PAPERS, Steven Spielberg, Meryl Streep,Tm Cruise (E)
Katharine Graham est la première femme à publier un important journal américain: The Washington Post.

TELERAMA
En s’intéressant à ce « prologue » méconnu, Steven Spiel ...

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PERIL EN LA DEMEURE, Michel Deville 1985, Christophe Malavoy, Nicole Garcia, Anémone, Michel Piccoli


David, jeune professeur de musique, a une liaison avec Julia, la mère de son élève. Un soir, il est sauvagement agressé par un inconnu qui tente de lui briser les mains. Il est sauvé par Daniel, un tueur à gages chargé d'assassiner le mari de Julia et lui dérober des microfilms.
PERIL EN LA DEMEURE, Michel Deville 1985, Christophe Malavoy, Nicole Garcia, Anémone, Michel Piccoli (E)
David, jeune professeur de musique, a une liaison avec Julia, la mère de son élève. Un soir, il est sauvagement agressé par un inconnu qui tente de lui briser les mains. Il est sauvé par Daniel, un tueur & ...

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PERMIS DE TUER, John Glen 1989, Timothy Dalton, Carey Lowell (James Bond)(aventure)@@


Alors qu'il s'apprête à assister au mariage de son ami Félix Leiter avec Della Churchill, James Bond est averti de la présence en Floride du trafiquant de drogue Franz Sanchez. La cérémonie est retardée, le temps pour Bond d'arrêter le malfaiteur.

TELERAMA
Bond, épisode 16. Ça commence très fort, puisque 007 ose boxer son supérieur hiérarchique dans la villa de Hemingway, à Key West, en lui disant « c’est l’adieu aux armes » ! Mais, pour venger son ami Felix Leiter, de la CIA (bouffé par des requins avec sa jeune épouse), il lutte contre un trafiquant de drogue (Robert Davi, succulent méchant). Peu de gadgets, un scénario mieux construit que d’habitude. Et une James Bond girl, Carey Lowell, pas dinde du tout. Intelligente, au contraire, efficace et douée. Timothy Dalton en est tellement étonné qu’il abandonnera le rôle juste après.

PERMIS DE TUER, John Glen 1989, Timothy Dalton, Carey Lowell (James Bond)(aventure)@@ (E)
Alors qu'il s'apprête à assister au mariage de son ami Félix Leiter avec Della Churchill, James Bond est averti de la présence en Floride du trafiquant de drogue Franz Sanchez. La cérémonie est retar ...

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PERSEPOLIS, Marjane Satrapi, Vincent Paronnaud 2007, Sean Penn, Iggy Pop (animation histoire)@@


Basé sur le roman graphique de Satrapi sur sa vie avant et après la révolution iranienne. Le film montre la transformation de Satrapi en une adolescente rebelle. Ce film aborde également les tensions politiques en Iran dans les années 70 et 80, avec des membres de sa famille qui seront détenus puis exécutés.
PERSEPOLIS, Marjane Satrapi, Vincent Paronnaud 2007, Sean Penn, Iggy Pop (animation histoire)@@ (E)
Basé sur le roman graphique de Satrapi sur sa vie avant et après la révolution iranienne. Le film montre la transformation de Satrapi en une adolescente rebelle. Ce film aborde également les tensions politiques e ...

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PERSONA, Ingmar Bergman 1966, Bibi Andersson, Liv Ullmann (societe)@@@


Élisabeth Vogler est actrice. Au beau milieu d'une interprétation d'Électre, elle devient muette. Des médecins l'auscultent et ne décèlent aucune anomalie physique. Une infirmière, Alma, la prend en charge, l'emmenant dans sa villa au bord de la mer. Puisque l'actrice ne parle plus, Alma discourt pour deux, confiant à Élisabeth les secrets qui la rongent : une expérience sexuelle à plusieurs, son avortement, sa solitude.

TELERAMA
Viscéral, impulsif, ce film est plein d’allusions à la thérapie jungienne. A commencer par le titre, Persona, et le prénom de la garde-malade, Alma. Pour le psychanalyste Carl Jung, la souffrance humaine vient du conflit entre le persona (le masque social) et l’alma (le subconscient)… Bergman adapte cette théorie aux années 1960, et la pousse à son paroxysme : le malheur des hommes viendrait en fait de l’absence de frontière entre le visible et l’invisible. Le cinéma ne peut pas combattre la folie du monde. Mais celle de l’artiste, oui. Seule lueur d’espoir de Persona : la création peut être salvatrice.

Avec l’aide de ses deux comédiennes, stupéfiantes, Bergman avoue avoir fait acte de survie. « J’ai dit un jour que Persona m’avait sauvé. Ce n’était pas une exagération. Si je n’avais pas trouvé la force de faire ce film-là, j’aurais sans doute été un homme fini. »

PERSONA, Ingmar Bergman 1966, Bibi Andersson, Liv Ullmann (societe)@@@ (E)
Élisabeth Vogler est actrice. Au beau milieu d'une interprétation d'Électre, elle devient muette. Des médecins l'auscultent et ne décèlent aucune anomalie physique. Une infirmière, Alma, la p ...

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PERSONNAL SHOPPER, Olivier Assayas 2016, Kristen Stewart, Anders Danielsen Lie, Lars Eidinger


Maureen Cartwright est une Américaine vivant à Paris. Elle s'occupe de faire les achats pour garnir la garde-robe d'une célébrité, un travail qu'elle n'aime pas, mais qui lui permet de gagner sa vie en attendant que son frère jumeau, Lewis, se manifeste depuis l'au-delà.

TELERAMA
Maureen est chargée d’acheter les vêtements hors de prix d’une célébrité. La mode, le deuil : malgré des instants de grâce, Olivier Assayas s’est égaré.

Une garçonne chic (Kristen Stewart), blessée par la vie, qui n’aime pas son job. Photo Carole Bethuel/Les Films du Losange - CG Cinéma/Vortex Sutra/Sirena Film/Detail Films/Arte France Cinéma/Arte Deutschland/WDR
La fascination de la mode et son rejet, le deuil, le spiritisme… Sur le papier, Personal Shopper est un film ambitieux autant que périlleux. À l’arrivée, rien ne marche vraiment. Comment Olivier Assayas, cinéaste de talent, a-t-il pu à ce point se fourvoyer ? Commençons par la mode.

Maureen est donc « personal shopper », autrement dit une servante postmoderne chargée d’acheter des fringues hors de prix à une célébrité qu’on ne voit quasiment pas. Elle passe comme un éclair dans les boutiques de luxe, choisit, paye et repart aussi vite qu’elle est venue. Maureen dit détester ce qu’elle fait. Elle a pourtant un goût et des compétences (sinon, pourquoi aurait-elle été choisie ?), et a elle-même un look super étudié. Ce double discours permet à Assayas de jouer sur les deux tableaux : se draper dans le luxe (avec placements de marque !), tout en arguant que la mode est un monde artificiel. Reconnaissons néanmoins qu’il filme bien la volupté suprême de passer son pied, telle Cendrillon, dans une chaussure exceptionnelle ou de se glisser dans des habits soyeux. Mais ces moments sont fugitifs.

Le deuil, ensuite. Kristen Stewart promène une mine abattue durant tout le film. Et pour cause : elle a perdu son frère jumeau. Comme elle est médium, elle attend un signe de lui. À cela s’ajoute un soupçon de film d’angoisse : Maureen reçoit des SMS d’un inconnu qui semble tout connaître d’elle et la suivre comme son ombre… Le rythme frénétique est censé masquer le vide. Le mieux tient au fantastique pur, où le personnage enfin ne bouge plus, scrute. Ces moments dominés par le fantôme sont les plus expressifs : ils rappellent la poésie gothique de Jean Epstein. Hors ces parenthèses de magie, le film paraît affecté, à l’image de son héroïne, garçonne chic. Kristen Stewart est belle, mais son manque criant de naturel la dessert : à la moindre réplique, elle se trouble, fronce les sourcils, fait une grimace, cherche ses mots, comme une Narcisse doloriste. Assayas, lui aussi, se regarde beaucoup filmer, sans sentir, hélas, qu’il s’enferme dans un sérieux papal.
PERSONNAL SHOPPER, Olivier Assayas 2016, Kristen Stewart, Anders Danielsen Lie, Lars Eidinger (E)
Maureen Cartwright est une Américaine vivant à Paris. Elle s'occupe de faire les achats pour garnir la garde-robe d'une célébrité, un travail qu'elle n'aime pas, mais qui lui permet de gagner sa vie en att ...

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PETER S FRIENDS, Kenneth Branagh 1992, Stephen Fry, Emma Thompson, Imelda Staunton (societe)@@


La dernière fois que Peter a réuni ses amis de l'université, c'était pour fêter la Saint Sylvestre de 1982. Environ 10 ans plus tard, il est trentenaire et hérite de la demeure familiale que son père lui a légué. À cette occasion, il décide d'inviter à nouveau ses amis. Cependant au cours de la dernière décennie, leurs chemins se sont séparés.

TELERAMA
Dix ans après, retrouvailles drôles, émouvantes, amères d’une bande de potes. Des répliques étincelantes, des acteurs virtuoses et une BO superbe.

Les Copains d’abord, de Lawrence Kasdan, avait montré la voie. Kenneth Branagh s’y engouffre avec l’intelligence de ne pas se prendre trop au sérieux et de relativiser les états d’âme de ses personnages. Les ravages du temps ont remis de l’ordre dans les rêves de gloire. Mais qui sait si la petite croix personnelle que porte chacun n’est pas minuscule à côté de celle du voisin ? C’est le sens de la pirouette finale (et grave), mais aussi des fausses pistes semées tout au long du film, qui font que le ton varie sans cesse, souvent très drôle — surtout grâce à Emma Thompson —, parfois plus sérieux.

Les dialogues, tout comme la brochette de comédiens britanniques, sont étincelants. Comme souvent chez Branagh, la fougue compense une mise en scène parfois approximative (l’utilisation de la musique laisse rêveur…). La façon dont le cinéaste épingle son propre rêve hollywoodien, à travers le personnage qu’il interprète, est très savoureuse.

SYNOPSIS
30 décembre 1992. Pour le réveillon, Peter invite, dans le manoir que son père lui a légué, ses amis d'il y a dix ans, perdus de vue depuis une précédente Saint-Sylvestre qui s'était transformée en fiasco. Ils sont tous là : Roger, dont la femme Mary ne cesse de se tourmenter pour son bébé ; Sarah, venue en compagnie de son amant, le très vulgaire Brian ; Andrew, sevré d'alcool depuis qu'il vit avec Carol, une actrice américaine tout en nerfs ; Maggie, qui aime toujours Peter et n'a trouvé de consolation qu'auprès de son chat. Les retrouvailles, parfois tendues, parfois tendres, vont permettre à chacun de faire le point. C'est ainsi que, dès le premier repas, se dévoile la tension entre Carol et Andrew, tandis que Roger et Mary apprennent à leurs amis qu'ils ont perdu leur premier enfant...
PETER S FRIENDS, Kenneth Branagh 1992, Stephen Fry, Emma Thompson, Imelda Staunton (societe)@@ (E)
La dernière fois que Peter a réuni ses amis de l'université, c'était pour fêter la Saint Sylvestre de 1982. Environ 10 ans plus tard, il est trentenaire et hérite de la demeure familiale que son p&eg ...

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PETIT PAYS, Éric Barbier 2019, Jean-Paul Rouve, Djibril Vancoppenolle (drame afrique rwanda)@@@


Dans les années 1990, au Burundi, Gabriel vit heureux entouré de son père français, un chef d'entreprise et de sa mère rwandaise, de sa sœur et de ses amis. Ils vivent dans un confortable quartier d'expatriés. C'est le temps de l'insouciance et des bêtises avec des enfants de son âge. Mais le bonheur commence à se fissurer : ses parents se disputent beaucoup. Entre Yvonne, sa mère Tutsi, née en 1963 au Rwanda et son père blanc, Michel, originaire des Vosges, rien ne va plus. Ses parents finissent par se séparer. La vie de Gabriel bascule complètement quand éclate la guerre civile. Le génocide rwandais va toucher sa famille au plus près...

TELERAMA
Avant d’être un film, “Petit Pays” est le premier roman de Gaël Faye sur son enfance au Burundi et les prémices du génocide rwandais. Malgré quelques faiblesses, l’émotion est au rendez-vous.

Cette adaptation du roman à succès de Gaël Faye raconte les quatre cents coups d’un petit garçon métis, fils d’un entrepreneur français et d’une mère rwandaise, dans le Burundi des années 1990, avant la dislocation de l’harmonie familiale qui coïncidera avec le chaos de la guerre civile et les prémices d’un génocide. Le regard inquiet de l’enfant sur les disputes de ses parents, la vie avec les copains, la confusion politique et le racisme interethnique qui monte : autant d’émotions et de sensations bien rendues, sans dramatisation excessive ni édulcoration.

Le film est parfois bancal, maladroit, mais il parvient à mêler chronique intime et récit historique, avec des acteurs en majorité non professionnels, Djibril Vancoppenolle en tête, poignant dans son mélange d’innocence, de désarroi et de lucidité.
PETIT PAYS, Éric Barbier 2019, Jean-Paul Rouve, Djibril Vancoppenolle (drame afrique rwanda)@@@ (E)
Dans les années 1990, au Burundi, Gabriel vit heureux entouré de son père français, un chef d'entreprise et de sa mère rwandaise, de sa sœur et de ses amis. Ils vivent dans un confortable quartier d' ...

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PETIT PAYSAN, Hubert Charuel 2017, Swann Arlaud, Sara Giraudeau (environnement nature)@@


Pierre, la trentaine, est éleveur de vaches laitières. Sa vie s'organise autour de sa ferme, sa soeur vétérinaire et ses parents dont il a repris l'exploitation. Alors que les premiers cas d'une épidémie se déclarent en France, Pierre découvre que l'une de ses bêtes est infectée. Il ne peut se résoudre à perdre ses vaches. Il n'a rien d'autre et ira jusqu'au bout pour les sauver.

TELERAMA
Pour Pierre, rien ne compte plus que ses vaches. Levé à l’aube tous les matins pour la traite, il trime toute la journée entre la pâture et les mille et une tâches de la ferme, sans compter les réveils en pleine nuit pour la mise bas d’un veau… Ce jeune éleveur consacre chaque minute de son existence à son troupeau. L’amour ? Pas le temps – ni même l’envie – de répondre aux avances de l’avenante boulangère du village. Les seules visites qu’il accepte sont celles de sa sœur, puisqu’elle est vétérinaire. Surtout, Pierre a peur : les premiers cas d’une épidémie viennent de se déclarer en France. Des troupeaux sont abattus par mesure de précaution. Découvrant que l’une de ses laitières est infectée, il est prêt à tous les mensonges pour empêcher qu’on tue ses vaches…

Hubert Charuel, lui-même fils d’éleveurs, mais qui préféra la Fémis à la ferme familiale, s’empare d’un sujet qu’il connaît intimement. On est d’abord frappé par sa capacité à convertir son matériau documentaire (des difficultés économiques aux lois sanitaires, jusqu’à la question épineuse de la robotisation de la traite) en fiction passionnante. Mais, en plus, son film échappe au naturalisme et tourne au thriller. C’est d’ailleurs annoncé dès la séquence d’ouverture, superbement onirique : Pierre se fraye difficilement un chemin dans sa chambre et sa cuisine, au milieu des vaches. Et il deviendra un héros de polar paranoïaque pour faire disparaître, la nuit, le cadavre d’un ruminant, bien plus difficile à enterrer que celui d’un homme chez Scorsese… Swann Arlaud, impressionnant, comme habité, devient l’incarnation d’un sacerdoce qui peut virer à l’enfer.
PETIT PAYSAN, Hubert Charuel 2017, Swann Arlaud, Sara Giraudeau (environnement nature)@@ (E)
Pierre, la trentaine, est éleveur de vaches laitières. Sa vie s'organise autour de sa ferme, sa soeur vétérinaire et ses parents dont il a repris l'exploitation. Alors que les premiers cas d'une épid&eacut ...

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PETITS MEURTRES ET CHRYSANTEMES, Bradley Walsh avec Brooke Shields, Brennan Elliott 2015 (serie)


Après la mort de son époux, Abby Knight, une avocate de New York, retourne dans l'Illinois dans son village natal accompagnée de sa fille adolescente. Alors qu'elle se rend à l'inauguration de sa boutique de fleurs, sa voiture est percutée par une personne qui fuit une scène de crime. Elle s'intéresse à cette affaire et au cours de ses recherches fait la connaissance de Marco, un ancien soldat devenu tenancier de bar qui va l'aider dans son enquête.

TELERAMA
Après la mort de son époux, Abby Knight, une avocate de New York, retourne dans l'Illinois, dans son village natal, accompagnée de sa fille adolescente. Alors qu'elle se rend à l'inauguration de sa boutique de fleurs, sa voiture est percutée par une personne qui fuit une scène de crime. Elle s'intéresse à cette affaire et au cours de ses recherches fait la connaissance de Marco, un ancien soldat devenu tenancier de bar qui va l'aider dans son enquête...
PETITS MEURTRES ET CHRYSANTEMES, Bradley Walsh avec Brooke Shields, Brennan Elliott 2015 (serie) (E)
Après la mort de son époux, Abby Knight, une avocate de New York, retourne dans l'Illinois dans son village natal accompagnée de sa fille adolescente. Alors qu'elle se rend à l'inauguration de sa boutique de fleu ...

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PHASE IV, Saul Bass 1974 (catastrophe)@


Un mystérieux signal est lance de l'espace. Sur Terre, dans le désert d'Arizona, des fourmis noires d'une espèce inconnue attaquent les humains. Au cours de ses observations en Arizona, l'entomologiste Ernest D. Hubbs est intrigué par une variété inconnue de fourmis noires, qui élimine un à un ses prédateurs. Un phénomène contre-nature qu'il décide d'étudier avec la collaboration de son assistant, James Lesko, spécialiste du langage animal. Tous deux installent sur place un laboratoire ultramoderne et entament une série d'expériences, non sans avoir évacué la région. Mais un couple de vieillards, les Eldridge, refuse d'abandonner la ferme qu'il occupe avec sa petite fille, Kendra...

TELERAMA
En plus de prouesses techniques pour filmer le difficilement filmable, ce film fait froid dans le dos, un one shot coup de maitre !
PHASE IV, Saul Bass 1974 (catastrophe)@ (E)
Un mystérieux signal est lance de l'espace. Sur Terre, dans le désert d'Arizona, des fourmis noires d'une espèce inconnue attaquent les humains. Au cours de ses observations en Arizona, l'entomologiste Ernest D. Hubbs e ...

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PHILADELPHIA, Jonathan Demme 1993, Tom Hanks, Denzel Washington


Andrew Beckett, brillant avocat, est appelé à une carriere fulgurante. Adulé par son milieu, rien ne semble pouvoir ralentir son ascension. Jusqu'au jour où ses associés apprennent qu'Andrew est atteint du sida, et n'hésitent pas à pretexter une faute professionnelle pour justifier son renvoi. Andrew décide de ne pas se laisser faire et attaque le cabinet pour licenciement abusif.
PHILADELPHIA, Jonathan Demme 1993, Tom Hanks, Denzel Washington (E)
Andrew Beckett, brillant avocat, est appelé à une carriere fulgurante. Adulé par son milieu, rien ne semble pouvoir ralentir son ascension. Jusqu'au jour où ses associés apprennent qu'Andrew est atteint du ...

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PHILADELPHIA, Jonathan Demme 1993, Tom Hanks, Denzel Washington


Andrew Beckett, brillant avocat, est appelé à une carriere fulgurante. Adulé par son milieu, rien ne semble pouvoir ralentir son ascension. Jusqu'au jour où ses associés apprennent qu'Andrew est atteint du sida, et n'hésitent pas à pretexter une faute professionnelle pour justifier son renvoi. Andrew décide de ne pas se laisser faire et attaque le cabinet pour licenciement abusif.
PHILADELPHIA, Jonathan Demme 1993, Tom Hanks, Denzel Washington (E)
Andrew Beckett, brillant avocat, est appelé à une carriere fulgurante. Adulé par son milieu, rien ne semble pouvoir ralentir son ascension. Jusqu'au jour où ses associés apprennent qu'Andrew est atteint du ...

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PICNIC A HANGING ROCK, Peter Weir 1975, Rachel Roberts, Dominic Guard


Le 14 février 1900, jour de la Saint-Valentin, en Australie. L'école de jeunes filles d'Appleyard organise un pique-nique à Hanging Rock, la montagne sacrée des aborigènes. Trois élèves et leur professeure partent explorer les passages étroits et intrigants entre les monolithes. En chemin, elles croisent deux jeunes garçons. Au retour à l'école, les quatre jeunes filles manquent à l'appel. On part à leur recherche et Albert retrouve Irma, vivante mais totalement amnésique.
PICNIC A HANGING ROCK, Peter Weir 1975, Rachel Roberts, Dominic Guard (E)
Le 14 février 1900, jour de la Saint-Valentin, en Australie. L'école de jeunes filles d'Appleyard organise un pique-nique à Hanging Rock, la montagne sacrée des aborigènes. Trois élèves et le ...

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PIECE MONTEE, Denys Granier-Deferre 2010, Clémence Poésy, Jérémie Renier (societe)@@


Bérengère et Vincent se marient dans le respect des traditions bourgeoises. Selon la coutume, familles et amis se réunissent à la campagne par une belle journée de printemps. Journée joyeuse pour certains, douloureuse pour d'autres, en tous les cas déterminante et inoubliable pour tous. Comme les liens du sang ne sont pas toujours ceux du coeur, cette journée va vite devenir l'heure de vérité, toute génération confondue.

TELERAMA
Plutôt réussi, entre méchanceté et mélancolie. Le couple Jean-Pierre Marielle-Danielle Darrieux pique la vedette aux autres. Sauf à Clémence Poésy, si gracieuse.

Pour un cinéaste, un mariage, c’est toujours un casse-tête. Denys Granier-Deferre s’en sort en zigzaguant plus ou moins élégamment parmi les convives. Dans les noces de cinéma, comme dans les vraies, d’ailleurs, il y a les convives qu’on apprécie et les autres. Ici, on aime Clémence Poésy, gracieuse dans sa robe de mariée. Hélène Fillières, qui drague les esseulés. Léa Drucker, s’apercevant soudain qu’elle n’aurait pas dû épouser Christophe Alévêque, qui joue intelligemment les imbéciles...

Mais c’est un vieux couple qui, insensiblement, s’empare du film pour y faire naître une émotion imprévue. Sur un banc, la nuit, Danielle Darrieux murmure des mots d’amour à Jean-Pierre Marielle, l’homme qu’elle n’a jamais oublié. Ce pourrait être ridicule, mais non, grâce à eux, tout devient beau, et doux, et triste, et fou...
PIECE MONTEE, Denys Granier-Deferre 2010, Clémence Poésy, Jérémie Renier (societe)@@ (E)
Bérengère et Vincent se marient dans le respect des traditions bourgeoises. Selon la coutume, familles et amis se réunissent à la campagne par une belle journée de printemps. Journée joyeuse pour ce ...

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PIEGE DE CRISTAL, John McTiernan 1988, Bruce Willis (catastrophe)@


Un policier new-yorkais, John McClane, est séparé de sa femme Holly, cadre dans une puissante multinationale japonaise, la Nakatomi Corporation. Venu à Los Angeles passer les fêtes avec elle, il se rend à la tour Nakatomi où le patron donne une grande soirée. Tandis que John s'isole pour téléphoner, un groupe de terroristes allemands, dirigé par Hans Gruber, pénètre dans l'immeuble.

TELERAMA
Partie de cache-cache dans une forteresse de verre entre des terroristes et un flic félin. McTiernan explore cet espace clos avec virtuosité, et Bruce Willis entre dans la légende du film d’action.

Grandeur et déclin, John McTiernan connaît cela, cinéaste talentueux qui a quasiment anobli le film d’action avant d’être condamné à un an de prison (de 2013 à 2014) pour son implication dans une affaire d’écoutes illégales. Premier opus d’une tétralogie devenue fameuse (Die Hard), Piège de cristal est le plus rigoureux. On y suit une partie captivante de cache-cache mortel dans une forteresse de verre aux issues bloquées, où un groupe de malfaiteurs a pris tout le monde en otage. Embringué malgré lui dans cette galère, John McClane, un flic ordinaire qui s’apprêtait à passer Noël avec femme et enfants, est contraint d’intervenir seul. « Réfléchis ! » se répète-t-il sans cesse. Avec cette injonction, Bruce Willis inaugure son style, fait d’humour décalé et de puissance souple.

Rien de gratuit ni de racoleur dans la mise en scène. Amateur de scénarios « claustrophobiques » (Predator, À la poursuite d’Octobre rouge), John McTiernan agit à l’unisson de son personnage. Il démontre un vrai talent dans le cadrage et l’art d’explorer un espace clos de fond en comble. À l’aube des années 1990, il donnait là de l’altitude au genre en lui offrant un nouveau modèle, à la fois percutant, humain et ironique.
PIEGE DE CRISTAL, John McTiernan 1988, Bruce Willis (catastrophe)@ (E)
Un policier new-yorkais, John McClane, est séparé de sa femme Holly, cadre dans une puissante multinationale japonaise, la Nakatomi Corporation. Venu à Los Angeles passer les fêtes avec elle, il se rend à l ...

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PIEGE FATAL, John Frankenheimer 2000, Ben Affleck, Gary Sinise (thriller)@


A sa sortie de prison, Rudy Duncan n'aspire qu'à une chose : prendre un nouveau départ dans la vie aux côtés d'Ashley, la fille de ses rêves, et si possible quelques vacances... Mais ses bonnes résolutions et son bonheur tout neuf se heurtent à un sérieux obstacle : le frère déjanté d'Ashley, Gabriel, et sa bande de malfrats. Pour dévaliser un casino, ils ont besoin de l'aide de Rudy dont la connaissance de l'établissement est vitale pour la réussite du plan.

TELERAMA
Un polar qui donne une impression de fraîcheur bien que signé par un vétéran du cinéma américain. Piège fatal semble aligner les figures de style obligées (braquage dans un casino, énorme butin, mauvais coups, etc.), mais fait vite preuve d'une originalité inattendue. D'abord par une distribution impeccable opposant Ben Affleck, dans un rôle de naïf innocent qui colle avec son air de cover-boy, à un méchant très crédible car interprété par l'hallucinant Gary Sinise. Assez soigné visuellement, le film surprend surtout par un scénario inventif, qui joue finement la carte du voleur volé et du rebondissement sans fin : il faut reconnaître ici la patte d'Ehren Kruger, qui a écrit Scream 3 pour Wes Craven. Sa manière de doper le polar et d'y inviter le second degré est assez réjouissante.
PIEGE FATAL, John Frankenheimer 2000, Ben Affleck, Gary Sinise (thriller)@ (E)
A sa sortie de prison, Rudy Duncan n'aspire qu'à une chose : prendre un nouveau départ dans la vie aux côtés d'Ashley, la fille de ses rêves, et si possible quelques vacances... Mais ses bonnes résolu ...

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PILE OU FACE, Robert Enrico1980, Philippe Noiret, Michel Serrault, Pierre Arditi (thriller)@@


À Bordeaux, l'inspecteur Baroni enquête sur la mort d'une femme, tombée par la fenêtre de son appartement après une dispute avec son mari.

TELERAMA
Morlaix a-t-il poussé sa femme par la fenêtre ? L’inspecteur Baroni en a l’intime conviction. Il s’acharne sur son suspect, qui le laisse faire. Intrigue habile.

Accrochant des rideaux, une femme tombe sur le bitume. Elle tyrannisait son mari, le comptable Morlaix. Meurtre ou accident ? Pour l’inspecteur Baroni, le veuf tout neuf a forcément aidé la providence. D’étranges liens se nouent entre les deux hommes…

Tout se concentre et se ramifie autour du tête-à-tête entre Noiret et Serrault. Ce duo de personnages à la fois ordinaires et complexes donne au film une troublante ambiguïté. S’agit-il d’une histoire d’amitié pittoresque et atypique entre veufs quinquagénaires, solitaires et bourrus, ou bien d’une relation miroir entre des hommes fascinés par leurs secrets respectifs ? Plutôt que de se lancer dans un énième choc frontal de stars, Noiret et Serrault s’épient, se tendent des perches et des pièges, dans une magistrale danse de mort et de séduction. L’intrigue, habile et faussement anodine, tient en haleine de bout en bout, dans des décors bordelais à la Simenon, mélancoliques et pluvieux.
PILE OU FACE, Robert Enrico1980, Philippe Noiret, Michel Serrault, Pierre Arditi (thriller)@@ (E)
À Bordeaux, l'inspecteur Baroni enquête sur la mort d'une femme, tombée par la fenêtre de son appartement après une dispute avec son mari.

TELERAMA
Morlaix a-t-il poussé sa femme par la f ...

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PINA, Wim Wenders 2011, (vd)(danse theatre)@@


C'est à la demande des danseurs du Tanztheater Wuppertal que Wim Wenders a repris son projet, suspendu après le décès brutal de Pina Bausch en 2009. Tourné en 3D, cet hommage nous convie sur scène, au plus près des corps en mouvement, à travers des fragments de chorégraphies.

TELERAMA
L'immense chorégraphe allemande Pina Bausch est morte à Wuppertal, le 30 juin 2009. Wim Wenders, qui préparait un film avec elle, a suspendu son projet, avant de le reprendre à la demande des danseurs. Ces danseurs, on les retrouve sur scène, interprétant d'éblouissantes chorégraphies tirées de quatre spectacles : "Le Sacre du printemps", "Kontakthof", "Café Muller" et "Vollmond". Mais on les entend aussi rendre hommage à la créatrice disparue et évoquer ce qu'était le travail avec elle. Ils se livrent tous également à de petits morceaux chorégraphiés personnels, qui sont autant d'hommages à Pina Bausch. Des images d'archives complètent ce dispositif...
PINA, Wim Wenders 2011, (vd)(danse theatre)@@ (E)
C'est à la demande des danseurs du Tanztheater Wuppertal que Wim Wenders a repris son projet, suspendu après le décès brutal de Pina Bausch en 2009. Tourné en 3D, cet hommage nous convie sur scène, ...

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PINK FLOYD, THE WALL, Alan Parker 1982, Bob Geldof, Christine Hargreaves, Eleanor David


Sentant sa personnalité défaillir, Pink, une star du rock, se fabrique un mur protecteur derrière lequel il croit d'abord trouver refuge. Mais ce mur finit par l'étouffer et le pousse, seul et malheureux, jusqu'aux portes de la folie. Il passe alors en revue les éléments importants de sa vie ; la mort de son père à la guerre, les aspects oppressants de la personnalité de sa mère, les brimades de professeurs, puis l'échec de son mariage et la plongée dans la drogue, autant de briques dans le mur (Another Brick in the Wall), ou d'éléments qui en ont comblé les interstices (Empty Spaces). Cet examen de conscience le mène jusqu'à son autoprocès (The Trial).
PINK FLOYD, THE WALL, Alan Parker 1982, Bob Geldof, Christine Hargreaves, Eleanor David (E)
Sentant sa personnalité défaillir, Pink, une star du rock, se fabrique un mur protecteur derrière lequel il croit d'abord trouver refuge. Mais ce mur finit par l'étouffer et le pousse, seul et malheureux, jusqu'a ...

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PINOT SIMPLE FLIC, Gérard Jugnot 1984, Gérard Jugnot, Patrick Fierry (comique societe)@@


Robert Pinot est un gardien de la paix aussi ordinaire que maladroit. Un jour, il interpelle une certaine Josyane, jeune toxicomane et voleuse à la tire qui se fait appeler Marie-Lou. Découvrant qu'elle est originaire de Nanteuil, le même village que lui, il se prend de compassion pour la jeune fille et décide de la prendre sous son aile afin de la soustraire à l'emprise de Tony, un dangereux dealer dont elle est amoureuse.

TELERAMA
Jugnot, gardien de la paix un peu minable, mais bon cœur, prend sous son aile une jeune délinquante droguée. Pour un premier essai, c’est honnête.

Gardien de la paix attaché à une brigade de police secours dans le 13e arrondissement de Paris, Pinot est considéré par ses supérieurs comme un « barjo ». Un jour, il se lance à la poursuite d’une jeune délinquante… dont il tombe amoureux. Gérard Jugnot tournait là son premier film, avec une certaine habileté, une fantaisie mi-burlesque, mi-sentimentale. Les faits divers servent de tremplin à des gags efficaces, sinon très originaux, et à une vision pittoresque des activités de police secours. Jugnot s’est aussi donné la vedette, créant un personnage qui a un côté fleur bleue et joue les terre-neuve amoureux. Plaisant.
PINOT SIMPLE FLIC, Gérard Jugnot 1984, Gérard Jugnot, Patrick Fierry (comique societe)@@ (E)
Robert Pinot est un gardien de la paix aussi ordinaire que maladroit. Un jour, il interpelle une certaine Josyane, jeune toxicomane et voleuse à la tire qui se fait appeler Marie-Lou. Découvrant qu'elle est originaire de Nante ...

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PIRATES DES CARAIBES jusqu au bout du monde, Gore Verbinski 2007, Johnny Depp, Orlando Bloom


L'âge d'or de la piraterie touche à sa fin. Même le terrifiant Vaisseau Fantôme et son capitaine maudit Davy Jones servent à présent Lord Cutler Beckett et la Compagnie anglaise des Indes Orientales. L'invincible Hollandais Volant écume désormais les sept mers, massacrant sans pitié pirates de tous bords et sabordant leurs navires.

TELERAMA
On en était où, déjà ? Johnny Depp, pirate dandy et timbré, venait d’être avalé par le Kraken, un monstre à tentacules. Keira Knightley ne se pardonnait pas d’avoir trahi le beau boucanier. Quant à Orlando Bloom, il avait retrouvé son papa et promis de revenir le sauver. Le deuxième volet de la trilogie, Le Secret du coffre maudit, nous avait laissée trempée et sur notre faim. En allant « jusqu’au bout du monde », Pirates des Caraïbes 3 charge la chaloupe jusqu’à la gueule pour clore toutes ces pistes du récit restées flottantes. On a parfois l’impression que Gore Verbinski a forcé sur le rhum. Entre deux malédictions et une kyrielle d’abordages qui laissent baba, il accuse de légers coups de barre. Mais l’ivresse a aussi des conséquences burlesques et surréalistes. Multipliant les Johnny Depp ou transformant des cailloux en une marée de crabes, Verbinski ose déboussoler. Des bas-fonds suintants de Singapour à un étonnant congrès de piraterie, son film d’aventures multiples a un sacré souffle.
À sa proue, survoltés, Keira Knightley et Geoffrey Rush volent la vedette à un Johnny Depp un peu mécanique. Romantique derrière les hectolitres d’embruns et les réjouissants décors, ce dernier volet laisse poindre de grands thèmes − sacrifice, deuil, amours noyées. Et l’on pense un instant à la fin de Titanic lorsque le Black Pearl croise de petites embarcations mal éclairées dont les passagers dérivent vers le royaume des morts.
PIRATES DES CARAIBES jusqu au bout du monde, Gore Verbinski 2007, Johnny Depp, Orlando Bloom (E)
L'âge d'or de la piraterie touche à sa fin. Même le terrifiant Vaisseau Fantôme et son capitaine maudit Davy Jones servent à présent Lord Cutler Beckett et la Compagnie anglaise des Indes Orientales. L ...

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PIRE SOIREE, Lucia Aniello 2017 (comique)


Cinq amies qui se sont connues à l'université se retrouvent dix ans après pour un week-end entre célibataires à Miami. Une seule règle : tout est permis, mais avec ce qui arrive à un strip-teaser à cause d'elles, la petite fête va partir en vrille. Que faire face à la gravité de la situation ? Comment s'en sortir ? D'idées stupides en solutions loufoques, c'est l'escalade dans le délire. Au final, si elles s'en sortent, les cinq filles seront plus proches que jamais.

Jess, Pippa, Alice, Blair et Frankie, cinq amies qui se sont connues sur les bancs de l'université, célèbrent leurs retrouvailles, dix ans après. Mais la fête qu'elles organisent tourne à la catastrophe. Après une sortie en boîte, elles rentrent chez l'une d'elles, où un stripteaseur les attend. Alice l'aborde sans ménagement, ce qui vaut au jeune homme de succomber des suites de cet assaut. Paniquées, les jeunes femmes contactent un oncle avocat, qui leur ordonne de suivre précisément ses instructions, notamment de ne surtout pas déplacer le corps du défunt. Or, elles l'ont déjà bougé. La tension monte, et les cinq amies doivent trouver rapidement une solution pour rétablir la situation...
PIRE SOIREE, Lucia Aniello 2017 (comique) (E)
Cinq amies qui se sont connues à l'université se retrouvent dix ans après pour un week-end entre célibataires à Miami. Une seule règle : tout est permis, mais avec ce qui arrive à un strip-te ...

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PK, Rajkumar Hirani 2014@@


Un inconnu pose des questions que personne n'a posées avant. Connu seulement par ses initiales P. K., ses questions innocentes et sa curiosité enfantine lui emmènera dans un voyage de l'amour, de rires et de lâcher-prise.

TELERAMA
“ Etrange... D'une naïveté juste incroyable, mais peut-être nécessaire pour des discours qui détonnent à Bollywood... Etrange donc... ”
PK, Rajkumar Hirani 2014@@ (E)
Un inconnu pose des questions que personne n'a posées avant. Connu seulement par ses initiales P. K., ses questions innocentes et sa curiosité enfantine lui emmènera dans un voyage de l'amour, de rires et de lâche ...

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PLACE PUBLIQUE, Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri 2018


Castro, autrefois vedette du petit écran, est à présent un animateur sur le déclin. Aujourd'hui, son chauffeur, Manu, le conduit à la pendaison de crémaillère de sa productrice et amie de longue date, Nathalie, qui a emménagé dans une belle maison près de Paris.

TELERAMA
Une fête dans le monde du spectacle. Cette satire superficielle sur la vanité des êtres et la peur de vieillir est hélas trop paresseuse.

Un animateur de télévision (Jean-Pierre Bacri) cynique, suffisant, dont les sondages s’effritent… Son ex-femme (Agnès Jaoui), has been engagée mais carrément à l’ouest… Sa sœur (Léa Drucker), productrice friquée, avenante et calculatrice. Un jeune chauffeur tout en discrétion, une star voyante de YouTube, des paysans en colère… Ce sont là les principaux spécimens d’un petit monde réuni au cours d’une grande fête, dans une belle propriété non loin de Paris.

On pense inévitablement au récent film d’Eric Toledano et Olivier Nakache, l’enchaînement des gags en moins. C’est davantage sur l’étude des caractères et la saisie de l’air du temps que s’appuie Agnès Jaoui dans cette comédie qui brasse diverses classes sociales. Le film brocarde l’obsession de la célébrité et le besoin grandissant de reconnaissance, pointe le fait que chacun vit dans une bulle plus ou moins protégée. Jean-Pierre Bacri est toujours drôle, même si son registre de grincheux frise, cette fois, l’autocaricature. Le film est piquant et savoureux quand il évoque le sentiment de vieillesse, mais globalement plus paresseux, moins personnel, que les films précédents de la réalisatrice. Ce sont les jeunes personnages, incarnés par Kevin Azaïs et Nina Meurisse, qui sont finalement les plus intéressants. Eux évoluent, surprennent dans leur trajectoire, échappant à une dichotomie un peu systématique.
PLACE PUBLIQUE, Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri 2018 (E)
Castro, autrefois vedette du petit écran, est à présent un animateur sur le déclin. Aujourd'hui, son chauffeur, Manu, le conduit à la pendaison de crémaillère de sa productrice et amie de lon ...

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PLACE PUBLIQUE, Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri 2018


Castro, autrefois vedette du petit écran, est à présent un animateur sur le déclin. Aujourd'hui, son chauffeur, Manu, le conduit à la pendaison de crémaillère de sa productrice et amie de longue date, Nathalie, qui a emménagé dans une belle maison près de Paris.

TELERAMA
Une fête dans le monde du spectacle. Cette satire superficielle sur la vanité des êtres et la peur de vieillir est hélas trop paresseuse.

Un animateur de télévision (Jean-Pierre Bacri) cynique, suffisant, dont les sondages s’effritent… Son ex-femme (Agnès Jaoui), has been engagée mais carrément à l’ouest… Sa sœur (Léa Drucker), productrice friquée, avenante et calculatrice. Un jeune chauffeur tout en discrétion, une star voyante de YouTube, des paysans en colère… Ce sont là les principaux spécimens d’un petit monde réuni au cours d’une grande fête, dans une belle propriété non loin de Paris.

On pense inévitablement au récent film d’Eric Toledano et Olivier Nakache, l’enchaînement des gags en moins. C’est davantage sur l’étude des caractères et la saisie de l’air du temps que s’appuie Agnès Jaoui dans cette comédie qui brasse diverses classes sociales. Le film brocarde l’obsession de la célébrité et le besoin grandissant de reconnaissance, pointe le fait que chacun vit dans une bulle plus ou moins protégée. Jean-Pierre Bacri est toujours drôle, même si son registre de grincheux frise, cette fois, l’autocaricature. Le film est piquant et savoureux quand il évoque le sentiment de vieillesse, mais globalement plus paresseux, moins personnel, que les films précédents de la réalisatrice. Ce sont les jeunes personnages, incarnés par Kevin Azaïs et Nina Meurisse, qui sont finalement les plus intéressants. Eux évoluent, surprennent dans leur trajectoire, échappant à une dichotomie un peu systématique.
PLACE PUBLIQUE, Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri 2018 (E)
Castro, autrefois vedette du petit écran, est à présent un animateur sur le déclin. Aujourd'hui, son chauffeur, Manu, le conduit à la pendaison de crémaillère de sa productrice et amie de lon ...

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PLACES, Nessim Chikhaoui 2021, Shaïn Boumedine, Julie Depardieu


Se destinant à intégrer Sciences Po, Elias se présente aux épreuves du concours d'entrée. Ayant oublié sa carte d'identité, il ne peut les passer. Recherchant un job en attendant de pouvoir se présenter à nouveau, il devient éducateur dans une Maison d'Enfants à Caractère Social par le biais d'un de ses amis. De là, commence une expérience de vie confrontée au monde de l'aide sociale à l'enfance. Elias ne sait pas encore à quel point cette expérience va changer sa vie.

TELERAMA
ans la lignée de Patients (2017), qui marqua par son regard sur la jeunesse et l’amitié dans le décor d’un centre de rééducation fonctionnelle, Placés est une fiction « de terrain » autour de grands adolescents réunis dans un pavillon de banlieue devenu une Mecs – Maison d’enfants à caractère social. C’est là qu’Elias (Nessim Chikhaoui) trouve un travail d’éducateur, après avoir été recalé au concours de Sciences Po sans avoir pu écrire une ligne – il avait oublié sa carte d’identité. En trébuchant sur son chemin vers un avenir adulte, Elias a trouvé son sujet : dans la maison des enfants placés, on réapprend à gravir les marches de la vie après avoir dégringolé.

Ces parcours compliqués débouchent, étonnamment, sur une comédie. Pour avoir fait lui-même l’expérience du personnage d’Elias, avant de devenir coscénariste des Tuche, le réalisateur Nessim Chikhaoui se retrouve comme chez lui pour son premier film. Il montre le pavillon-centre d’accueil comme la maison d’une vraie famille, avec des cris, des crises, des rires aussi, les devoirs qu’il faut faire et une soirée cadeaux à Noël. Le monde extérieur est quasiment oublié. Même pour Elias, il n’est que le prolongement d’un cercle de potes, qui se sont casés à la RATP. Placés recrée une bulle réparatrice pour transmettre l’essentiel : la possibilité, dans l’isolement que représente d’abord le placement, de renouer des liens. C’est dit avec des maladresses et un optimisme à l’emporte-pièce, sûrement simplificateur. Mais l’humour, la vivacité, la générosité racontent un vrai partage, qui peut tout changer.
PLACES, Nessim Chikhaoui 2021, Shaïn Boumedine, Julie Depardieu (E)
Se destinant à intégrer Sciences Po, Elias se présente aux épreuves du concours d'entrée. Ayant oublié sa carte d'identité, il ne peut les passer. Recherchant un job en attendant de pouvoir s ...

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PLAN 75, Chie Hayakawa 2022, Chieko Baishô, Hayato Isomura (societe moeurs euthanasie)(japon)@@


Le programme gouvernemental Plan 75 encourage les personnes âgées à se faire euthanasier pour rajeunir une société vieillissante. Une femme âgée dont les moyens de survie disparaissent, un vendeur pragmatique du Plan 75 et un ouvrier philippin sont confrontés à des choix de vie ou de mort.

TELERAMA
En imaginant un plan d’euthanasie généralisée pour les plus de 75 ans, ce film s’attaque avec brio à un sujet brûlant : le vieillissement de la population japonaise. Aussi délicat que terrifiant.

Flou artistique et angoissant : un jeune homme se donne la mort dans ce qui semble être un Ehpad, si on en juge par ce fauteuil roulant vide, renversé dans l’entrée Il vient de massacrer tous les pensionnaires, pour alerter, d’après lui, sur le problème de la population vieillissante au Japon. Deuxième séquence, quelques mois plus tard : le gouvernement japonais vient de mettre en place un plan d’euthanasie généralisée à partir de 75 ans. Les seniors sont invités, s’ils le souhaitent, à s’inscrire à une mort assistée, les plus pauvres d’entre eux pouvant même bénéficier d’une prime de 100 000 yens pour leur assurer confort et plaisir dans leurs dernières semaines…

Ce film présenté dans la section Un certain regard du Festival de Cannes frappe par sa violence douce, comme anesthésiée, dans un Japon très légèrement futuriste. Un jeune fonctionnaire du gouvernement écoule avec le sourire des contrats d’euthanasie comme on vend des assurances. Michi, une modeste septuagénaire, vient de perdre son boulot harassant de femme de ménage dans un hôtel. Elle est seule au monde, bientôt son immeuble sera détruit, alors pourquoi ne pas succomber aux sirènes de cette fin programmée ? Pourquoi ne pas se sacrifier pour son pays ?

Plan 75 avance au fil du quotidien de cette vieille dame si poliment résignée (magnifique Chieko Baisho, toute de grâce mélancolique), face à une administration qui la juge obsolète. Parallèlement, il y a la prise de conscience à suspense d’un jeune homme qui se demande s’il est juste de laisser son père disparaître pour ne plus encombrer… Délicate à faire peur, la mise en scène éclaire d’autant mieux la déshumanisation et l’atteinte insupportable à la dignité des personnes âgées. Jusqu’ici, des cinéastes avaient abordé, à travers des cas particuliers, le thème de l’euthanasie choisie. Ce film remarquable est le premier à l’aborder comme un potentiel système d’État, et cela fait froid dans le dos.
PLAN 75, Chie Hayakawa 2022, Chieko Baishô, Hayato Isomura (societe moeurs euthanasie)(japon)@@ (E)
Le programme gouvernemental Plan 75 encourage les personnes âgées à se faire euthanasier pour rajeunir une société vieillissante. Une femme âgée dont les moyens de survie disparaissent, un vend ...

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PLAN DE TABLE, Jérôme Bonnell 2015, Frank Dubosc, Elsa Zylbertstein, Audrey Lamy


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ur le point de se marier, une femme en robe blanche s'envoie en l'air avec son ex sur une table de la noce. Les petits cartons se retrouvent éparpillés : trois plans de table sont alors proposés, donnant trois versions différentes de la noce. Parmi les invités : l'ex qui cherche à reconquérir sa bien-aimée, une godiche qui attend le prince charmant (Audrey Lamy), un photographe loser (Arié Elmaleh), un galeriste et son épouse nymphomane, et une femme de chirurgien qui babille nerveusement, incapable d'être elle-même (Elsa Zylberstein, la seule qui tire un peu de son épingle du jeu). A part une séquence bidonnante où des convives dégustent un gâteau moléculaire à base d'azote et exhalent ensuite en parlant une vapeur glaciale, pas grand chose à signaler. Ça se veut drôle et émouvant, ça n'est ni l'un l'autre. Plutôt poussif, quand ce n'est pas vulgaire (la faute à Franck Dubosc surtout).

BANDE-ANNONCE

PLUS D'INFOS
Titre

Plan de table

Genre

Comédie

Réalisateur

Christelle Raynal

Sortie

2012

Durée

1h18

Musique

Matthieu Gonet

Scénaristes

Francis Nief, Christelle Raynal

Pays

Belgique - Luxembourg - France

SYNOPSIS
Le plan de table de la noce est dressé. Mais l'ancien petit ami de la mariée, qui n'accepte pas la situation, replace les noms sans respecter le plan de table originellement conçu. Les invités découvrent leurs voisins de repas et c'est le début d'un incontrôlable enchaînement de situations rocambolesques. Marjorie, célibataire et soeur de la mariée, compte vraiment sur cette soirée pour rencontrer un homme. Elle prépare avec minutie sa tenue. Si elle était assise à côté de cet invité, que se passerait-il ? Elle balaye en revue les différents prétendants avec qui elle pourrait faire connaissance et toutes les conséquences de leur rencontre...
PLAN DE TABLE, Jérôme Bonnell 2015, Frank Dubosc, Elsa Zylbertstein, Audrey Lamy (E)
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PLEIN SOLEIL, René Clément 1960, Alain Delon, Maurice Ronet, Marie Laforet (thriller)@@@


Tom Ripley est chargé par un riche industriel américain d'aller en Italie rechercher son fils, Philippe Greenleaf. Celui-ci coule des jours oisifs en compagnie de sa maîtresse, Marge, sur une île de la baie de Naples. Ripley est fasciné par la vie que mène le jeune homme.

TELERAMA
Adapté de Patricia Highsmith, ce polar ambigu est illuminé par ses acteurs flamboyants et sauvages. Un soleil aveuglant de beauté.
On dirait deux frères, sur cette piazza italienne. Philippe ne veut pas rentrer en Amérique, chez son riche père. C’est si bon de sentir le soleil sur sa chemise­ ouverte, de se perdre dans l’or des yeux de Marge. Tom Ripley a promis de le ­ramener au bercail pour 5 000 dollars. Mais en attendant, c’est si bon de profiter du train de vie d’un riche. Alors le gar­nement fortuné continue d’encaisser les mandats, et le garnement pauvre, d’encaisser les humiliations…
Cette adaptation du roman de Patricia Highsmith est une leçon de maîtrise formelle de la part de René Clément, qui passe de plans composés comme des vanités à une liberté très Nouvelle Vague. Sous la lumière éclatante, le désir de devenir un autre est encore plus sombre. Les visa­ges s’affrontent en gros plans. Le vertige naît des correspondances visuelles. Les yeux de Maurice Ronet lancent un défi. Le regard aigue-marine de Delon est un océan de convoitise. René Clément donne corps à l’envie, ce poison au centre du film.
PLEIN SOLEIL, René Clément 1960, Alain Delon, Maurice Ronet, Marie Laforet (thriller)@@@ (E)
Tom Ripley est chargé par un riche industriel américain d'aller en Italie rechercher son fils, Philippe Greenleaf. Celui-ci coule des jours oisifs en compagnie de sa maîtresse, Marge, sur une île de la baie de Napl ...

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PODIUM, Yann Moix 2004, Benoît Poelvoorde, Jean-Paul Rouve@


Depuis des années, Bernard Frédéric voue un culte au chanteur Claude François. Sa passion l'a poussé à devenir un de ses sosies. Aujourd'hui professionnel, Bernard sillonne les routes de France, écumant les salles de concert et de gala.

TELERAMA
Le roman de Yann Moix, par Yann Moix. Bienvenue dans le monde des sosies. Un peu faiblard, mais Jean-Paul Rouve en Polnareff est carrément ébouriffant. Il faut reconnaître à Jean-Paul Rouve et Benoit Poelvoorde le talent de savoir porter des costumes ridicules.
Le film a d'abord été un livre, contant donc l'histoire d'un sosie de Claude François, mais peut-être plus si affinités. En réalisant lui-même l'adaptation, Yann Moix continue de jouer un peu sur tous les tableaux, à l'image d'un générique où défilent de trépidantes images d'archives sur fond de Cloclo chantant en anglais (chic décalé ?). Manière d'exciter le chaland tout en le tenant à distance, qu'il soit fan du chanteur (à la fois mascotte kitsch et fétiche populaire), amateur de faux-semblant ou adepte du ricanement pas dupe. Ce faisant, l'auteur autoadapté garde en poche un manifeste d'intérêt sincère (ça peut servir), et en guise de doublure, le thème universel de l'imposture ­ qui pourrait faire un vrai sujet.
Mais Yann Moix simplifie le programme. Avec peu d'idées de cinéma, la meilleure étant survendue : Bernard Frédéric, le sosie provisoirement retiré des kermesses, vit dans un pavillon témoin, d'où gags. Puis plus grand-chose. On passe le costar chantilly pailleté taillé sur mesure à Benoît Poelvoorde, et vas-y mon grand. L'acteur échalas s'éclate. Aussi peu convaincant a priori en faux Cloclo que Jean-Paul Rouve est criant en simili Polnareff, il compense ce handicap en dévorant le rôle avec une énergie féroce. Si bien qu'il n'en reste à la fin que des miettes, sous l'oeil larmoyant de la pauvre Julie Depardieu, dont le bon sens d'épouse un peu consternée était jusque-là notre refuge.
PODIUM, Yann Moix 2004, Benoît Poelvoorde, Jean-Paul Rouve@ (E)
Depuis des années, Bernard Frédéric voue un culte au chanteur Claude François. Sa passion l'a poussé à devenir un de ses sosies. Aujourd'hui professionnel, Bernard sillonne les routes de France, &ea ...

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POINT BREAK, Kathryn Bigelow 1991, Patrick Swayze


Âgé de 25 ans, Johnny Utah est un ancien joueur universitaire de football américain. À la suite d'une blessure au genou, il a cependant dû faire une croix sur sa carrière sportive. Désormais agent du FBI, on le charge d'enquêter sur le gang des « ex-présidents », auteur de vingt-sept braquages de banques. Les membres de cette bande sont appelés ainsi parce qu'ils agissent en utilisant des masques représentant d'anciens Présidents des États-Unis. L'équipier de Johnny, l'expérimenté Angelo Pappas, a une théorie : pour lui, tout porte à croire que les braqueurs sont une bande de surfeurs. Johnny infiltre alors leur milieu, se lie d'amitié avec la jolie Tyler et découvre le mystique Bodhi.

TELERAMA
Première réalisatrice oscarisée dans l’histoire du cinéma américain, Kathryn Bigelow se glisse au sein d’un gang de surfeurs dont elle filme les exploits en tout genre, de l’océan aux cambriolages, avec maestria.
Kathryn Bigelow, première réalisatrice oscarisée (pour Démineurs), excelle dans l’action. Avec de la subtilité, de l’étrangeté en plus. Ici, elle parachute Keanu Reeves, débutant, au sein d’une bande de surfeurs décrite comme une secte, dont Patrick Swayze est le séduisant gourou… Le jeune homme est un ex-espoir du football devenu flic, sur la piste du « gang des présidents », des voleurs de banques qui se cachent sous des masques en caoutchouc de Nixon, Reagan et consorts. Et si les surfeurs étaient dans le coup ?
Les scènes d’action — cambriolages, exploits nautiques, saut en parachute — sont filmées avec une maestria exceptionnelle. Mais quand la quête du jeune policier, plus seulement professionnelle, devient aussi personnelle, le film avoue ses ambitions. Le duel entre Keanu Reeves et Patrick Swayze s’enrichit d’un sous-texte nettement homosexuel, et Kathryn Bigelow se frotte les mains : son divertissement se transforme en une pénétrante étude sur l’héroïsme et la vanité masculine.
POINT BREAK, Kathryn Bigelow 1991, Patrick Swayze (E)
Âgé de 25 ans, Johnny Utah est un ancien joueur universitaire de football américain. À la suite d'une blessure au genou, il a cependant dû faire une croix sur sa carrière sportive. Désormais ag ...

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POISSON SEXE, Olivier Babinet 2020, Gustave Kervern, India Hair, Ellen Dorrit (comique)@


Alors que Miranda, la dernière baleine au monde, fait la une des journaux, Daniel, physicien obstiné, tente de redonner aux poissons l'envie de copuler. Célibataire désabusé, il est lui-même hanté par le désir d'être père et compte bien traiter ce problème scientifiquement. Le hic c'est qu'à Bellerose il y a seulement 3 femmes en âge de procréer, soit une chance sur 6232,33 de rencontrer la mère de ses futurs enfants.

TELERAMA
Après un épatant doc sur des ados de banlieue atypiques (Swagger, 2016), Olivier Babinet tente de concilier comédie romantique et science-fiction à la fois savante et fantaisiste. Stimulant mais risqué : cette histoire d’un biologiste qui réveille la libido des poissons en voie de disparition, tout en étant hanté par le désir d’être père, ne tient pas toutes ses promesses. La faute à un rythme indolent et un équilibre instable entre humour et émotion. Restent de jolies scènes oniriques et le plaisir de retrouver India Hair, très touchante face à Gustave Kervern, dans son registre habituel de gros nounours dépressif.
POISSON SEXE, Olivier Babinet 2020, Gustave Kervern, India Hair, Ellen Dorrit (comique)@ (E)
Alors que Miranda, la dernière baleine au monde, fait la une des journaux, Daniel, physicien obstiné, tente de redonner aux poissons l'envie de copuler. Célibataire désabusé, il est lui-même hant&eac ...

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POLICE PYTHON 357. Alain Corneau 1976, Yves Montand, Simone Signoret, François Périer (thriller)


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Après l’assassinat de sa maîtresse, un policier est victime d’une sombre machination. Deuxième long du réalisateur avec une Simone Signoret inoubliable, grande bourgeoise paralytique et amoureuse bafouée.


Très Bien
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Publié le 05 octobre 2026 à 17h57
L
’
inspecteur Ferrot vit seul et retiré dans un appartement dénudé. Lorsque sa maîtresse est assassinée, il est chargé de l’enquête. Toutes les preuves mènent à lui… Alain Corneau affirmait là un style personnel percutant : froid, sec, méthodique. En parfaite adéquation avec le sujet, cette forme épouse aussi le caractère des personnages, quasiment tous des solitaires que le manque d’amour rend souvent inhumains. Lorsque l’émotion surgit, elle n’en a que plus de force. Simone Signoret est inoubliable en grande bourgeoise paralytique, amoureuse bafouée et faussement indifférente au monde. Quand elle dit, tout à coup : « Je pense que Dieu est immobile », on entre fugitivement dans une autre dimension, dans un réalisme qui dérape vers le fantastique et qui annonce le chef-d’œuvre de Corneau, .

BANDE-ANNONCE


PLUS D'INFOS

Titre
Police Python 357
Genre
Réalisateur
Alain Corneau
Sortie
1976
Durée
2h05
Musique
Georges Delerue
Scénaristes
Daniel Boulanger, Alain Corneau
Pays
France - Allemagne
SYNOPSIS

A Orléans, alors qu'il est en train d'arrêter deux malfaiteurs, le commissaire Ferrot est photographié par une jeune femme. Quelque temps plus tard, il découvre son portrait dans la vitrine d'une boutique. Il demande à la photographe, Sylvia Leopardi, de lui donner les clichés. Elle accepte et promet de rendre également les négatifs. Le commissaire et la jeune femme se revoient à plusieurs reprises et tombent amoureux l'un de l'autre. Mais Sylvia a un autre homme dans sa vie, dont elle refuse de donner le nom. L'amant évincé est, en fait, le commissaire Ganay, le supérieur de Ferrot. Seule la femme paralytique de celui-ci, Thérèse, est au courant de cette liaison. Au cours d'une scène de jalousie, Ganay tue Sylvia. L'enquête est confiée au commissaire Ferrot
POLICE PYTHON 357. Alain Corneau 1976, Yves Montand, Simone Signoret, François Périer (thriller) (E)
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POLINA, DANSER SA VIE, Valerie Muller et Angelin Preljocaj, Anastasia Shevtsova, Juliette Binoche, Aleksei Guskov


Portée depuis l'enfance par la rigueur et l'exigence du professeur Bojinski, Polina est une danseuse classique prometteuse. Alors qu'elle s'apprête à intégrer le prestigieux ballet du Bolchoï, elle assiste à un spectacle de danse contemporaine qui la bouleverse profondément. C'est un choc artistique qui fait vaciller tout ce en quoi elle croyait. Elle décide de tout quitter et rejoint Aix-en-Provence pour travailler avec la talentueuse chorégraphe Liria Elsaj et tenter de trouver sa propre voie.
POLINA, DANSER SA VIE, Valerie Muller et Angelin Preljocaj, Anastasia Shevtsova, Juliette Binoche, Aleksei Guskov (E)
Portée depuis l'enfance par la rigueur et l'exigence du professeur Bojinski, Polina est une danseuse classique prometteuse. Alors qu'elle s'apprête à intégrer le prestigieux ballet du Bolchoï, elle assiste &a ...

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POLISSE, Maiwenn 2011; Karin Viard, JoeyStarr (policier)@@


À Paris, Melissa, une photographe, vient effectuer un reportage sur la Brigade de protection des mineurs, la BPM. Incestes et pédophilie, maltraitance, enlèvement, prostitution adolescente, misère ordinaire, mariage forcé. En contrepoint à ces tragédies quotidiennes s'enchaînent aussi des événements personnels pour des flics sous tension, entre fous rires et coups de gueule. Fred et Melissa tombent amoureux ; Nadine divorce et puis regrette ; l'anorexie et la solitude d'Iris s'aggravent.

TELERAMA
Grâce à son sens du détail insolite et à son talent inné pour le désordre organisé, toutes les scènes, collectives ou intimes, des plus dures aux plus cocasses, percutent. Un petit Africain est arraché à sa maman, qui veut le sauver de la misère, pour être placé dans un foyer. Il hurle. Longtemps. La scène est insoutenable et ce malheur, brut, Maïwenn nous l’assène en pleine gueule.
Plus tard, une gamine est interrogée : pourquoi a-t-elle accepté de faire une fellation à plusieurs garçons ? Sa réponse est choquante et… hilarante ! Ce moment où la réalisatrice ose faire reposer le comique sur le sordide est un précipité révélateur de notre société où les jeunes, privés de repères, en viennent à mépriser, marchander leur propre corps. Polisse balance ainsi nombre de vérités : il n’est pas facile d’être flic quand on est femme et beur. Les flics sont, eux aussi, des parents aux entrailles nouées par la peur, car ils savent mieux que quiconque que le mal peut surgir à chaque coin de rue. Qu’un bébé peut être enlevé dans une crèche parce que la serrure de la porte d’entrée n’a pas été réparée. Et que la pédophilie s’exerce dans des appartements haussmaniens de 120 mètres carrés, où les pervers se croient intouchables… Alors, il faut décompresser : au cœur du film, comme une respiration, la brigade au grand complet, solidaire, danse à perdre haleine dans une boîte de nuit, sur Stand on the word, de Keedz, formidable morceau techno au chœur d’enfants… Se dépenser, suer le plus possible pour se laver de tous ces malheurs qui collent à la peau…

Dirigés comme des bêtes en cage, les acteurs sont tous impressionnants : Karin Viard, ­jamais aussi bien depuis longtemps ; Emmanuelle Bercot, qui a cosigné le scénario ; Marina Foïs, dure et fermée. Et puis il y a Joey Starr : il explose dans le rôle de Fred, le policier incapable de se résigner face au manque de moyens alloués à la brigade. D’entrée, son coup de gueule contre une adolescente ordurière impose l’identité du film : « Ferme ta gueule, on est à la police, ici, d’accord ? ! » beugle-t-il. D’accord !...

Reste Maïwenn, comédien­ne. On dira que le personnage qu’elle s’est donné est peu fouillé, un brin agaçant : une photographe bobo engagée pour prendre des clichés de la brigade et qui revient habiter les quartiers populaires en tombant amoureuse de Joey Starr. Elle ne se gâte guère, et c’était déjà le cas dans Le Bal des actrices. Démarche masochiste, mais généreuse : témoin étranger à ce groupe soudé, planquée derrière son objectif, elle endosse notre sentiment de voyeurisme, nous en absout. Et elle finit par faire totalement corps avec cette brigade. Com­me nous.
POLISSE, Maiwenn 2011; Karin Viard, JoeyStarr (policier)@@ (E)
À Paris, Melissa, une photographe, vient effectuer un reportage sur la Brigade de protection des mineurs, la BPM. Incestes et pédophilie, maltraitance, enlèvement, prostitution adolescente, misère ordinaire, mari ...

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POLLY ET MOI, John Hamburg 2004, Ben Stiller, Jennifer Aniston (comique)@


Reuben Feffer est l'homme le plus prudent et prévoyant au monde. Mais tous ses projets d'avenir méticuleusement planifiés se voient brusquement réduits à néant lorsqu'il surprend en pleine lune de miel sa femme dans les bras de son professeur de plongée. Sa rencontre avec la pétillante Polly, une ancienne camarade de classe, tombe à pic et l'entraîne bien loin de sa routine quotidienne dans un tourbillon d'aventures plus inattendues les unes que les autres...

TELERAMA
Sans aucune rétention, Ben Stiller (qui s’était déjà commis dans le pionnier “Mary à tout prix”) se lâche en toute liberté. Très caca-prout, donc très drôle.

Ben Stiller, couillon exemplaire, est sujet au « syndrome du côlon irritable », il ne peut donc pas manger épicé et est souvent pris de bruits intestinaux intempestifs. Sa vie se complique à partir du moment où il rencontre une jeune femme adepte des restaurants exotiques…

De Mary à tout prix (1998) à Les Femmes de ses rêves (2007), en passant par Polly et moi, Ben Stiller a peaufiné son personnage de loser adorable et pathétique, au corps incontrôlable, aux partenaires troublantes, mais pas toujours dans le bon sens. Dans une société américaine aseptisée, où les femmes sont de plus en plus parfaites, les manifestations corporelles, souvent violentes comme peuvent l’être des crises de vomi ou de diarrhée, deviennent des surgissements de vie, l’intrusion du réel dans le factice. Une sorte de libération, une manière exagérée de se laisser déborder. Et tant pis — tant mieux ? — si c’est sale ! Cerise sur le gâteau : John Hamburg, scénariste du mémorable Zoolander, invente le concept de « péchier » auquel Philip Seymour Hoffman, dans un second rôle magnifique, apporte une profondeur quasi poétique.
POLLY ET MOI, John Hamburg 2004, Ben Stiller, Jennifer Aniston (comique)@ (E)
Reuben Feffer est l'homme le plus prudent et prévoyant au monde. Mais tous ses projets d'avenir méticuleusement planifiés se voient brusquement réduits à néant lorsqu'il surprend en pleine lune de m ...

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POMPEI, Paul W. S. Anderson 2014, Kit Harington et Emily Browning (peplum catastrophe)@


An 79. Alors qu'il était enfant, Milo a vu sa famille tuée par l'armée romaine avant d'être fait esclave. Il travaille à présent pour un puissant marchand de Pompéi, rêvant du jour où il pourra acheter sa liberté et épouser Cassia, la fille de son maître, dont il est amoureux. Il ignore que pour faire face à ses dettes ce dernier a promis la jeune fille à un sénateur romain corrompu et que lui-même a été vendu à un riche commerçant de Naples.

TELERAMA
Mêler le péplum et le film catastrophe, il fallait oser. Le bourrin Paul W.S. Anderson l’a fait. Résultat forcément boursouflé.

Fusionner le péplum et le film catastrophe, genres peu réputés pour leur sobriété, il fallait oser. Le bourrin Paul W.S. Anderson (responsable de la saga Resident Evil) l'a fait. Résultat forcément boursouflé. Côté péplum, on assiste à un Gladiator de pacotille, sur fond de rivalité entre Rome et Pompéi, avec un esclave (Kit Harington, de Game of thrones) qui veut se venger du sénateur romain qui a massacré sa famille (Kiefer Sutherland, de 24 Heures chrono).

Côté catastrophe, c'est un peu moins barbant. Le Vésuve est un meilleur « méchant » que Jack Bauer, mais ce grand chelem du chaos (éruption volcanique + tremblement de terre + tsunami) ressemble à un magma d'effets spéciaux numériques, comme souvent chez Anderson. Le dernier plan, étonnamment poétique, ne sauve rien.
POMPEI, Paul W. S. Anderson 2014, Kit Harington et Emily Browning (peplum catastrophe)@ (E)
An 79. Alors qu'il était enfant, Milo a vu sa famille tuée par l'armée romaine avant d'être fait esclave. Il travaille à présent pour un puissant marchand de Pompéi, rêvant du jour o&ugr ...

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PONTIAC MOON, Peter Medak 1994 (road movie)@


Un père distrait et son fils tissent un lien lors d'un road trip symbolique à travers l'Ouest américain, pendant que sa femme tente de surmonter ses névroses pour sauver la famille.

TELERAMA
Eté 1969. La mission Apollo XI s'apprête à conduire les premiers hommes sur la Lune. Washington Bellamy, un professeur de sciences excentrique, constate qu'il manque 1776 miles au compteur de son antique et rutilante Pontiac pour égaler la distance qui sépare la Terre de la Lune. Il décide de profiter de la circonstance pour remettre de l'ordre dans sa vie de famille. Voici en effet sept ans que sa femme, atteinte de troubles psychologiques, n'est pas sortie du domicile conjugal. Andy, leur fils de onze ans, n'a que trop tendance à reproduire cette instabilité et cette angoisse face au monde extérieur.
PONTIAC MOON, Peter Medak 1994 (road movie)@ (E)
Un père distrait et son fils tissent un lien lors d'un road trip symbolique à travers l'Ouest américain, pendant que sa femme tente de surmonter ses névroses pour sauver la famille.

TELERAMA
Et&eacut ...

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PONYO SUR LA FALAISE, Hayao Miyazaki 2008 (animation japon)@@


Alors qu'il joue sur la plage, le petit Sosuke découvre une petite fille poisson rouge nommée Ponyo, piégée dans un pot de confiture. Sosuke la sauve et décide de la garder avec lui. Le petit garçon lui promet de la protéger et de s'occuper d'elle. Cependant, le père de Ponyo, Fujimoto, un sorcier autrefois humain qui vit au fond de la mer, la force à revenir avec lui dans les profondeurs. Bien décidée à devenir humaine, Ponyo s'échappe pour retrouver Sosuke.

TELERAMA
Ponyo, intrépide petite fille poisson, rêve de devenir humaine. Quand le maître de l’animation japonaise revisite “La Petite Sirène”. À voir à tout prix, à partir de 6 ans.

Oubliez les pin-up aquatiques et leurs queues de poisson sexy. Quand Miyazaki réinvente la Petite Sirène, elle n'a plus rien de commun avec les Miss Flots-bleus de chez Disney. Pêcheur de trésors, le maître de l'animation japonaise a ramené dans ses filets un minuscule alevin rouquin aux rondeurs naïves, aux grands yeux curieux. L'aînée d'un fretin de petites soeurs identiques, qui rêve de devenir humaine. En lieu et place d'un prince naufragé, l'enfant-poisson rencontre sur le rivage un garçonnet de 5 ans nommé Sosuke, qui la baptise illico « Ponyo »...


Début d'une ample légende à l'eau salée, d'un dessin animé à la hauteur des grandes espérances que suscite toute nouvelle oeuvre de Hayao Miyazaki. Après Le Château ambulant, en 2005, génial charivari de créatures magiques et de machines délirantes, le créateur du mythique Studio Ghibli continue de surprendre et d'éblouir. Son univers ressemble à l'océan qu'il magnifie, homogène en surface, mais infiniment fertile et mystérieux en profondeur. Il replonge au coeur de ses thèmes favoris : le bouleversement écologique, le rapport des hommes à la nature.

Un rapport viscéral, qui s'incarne dans les stupéfiantes métamorphoses de Ponyo. Allégorie extravagante de l'évolution darwinienne, la petite créature se dote de pattes, elle change et se déforme jusqu'à devenir une vraie fillette. Sa transformation dérange l'écosystème : elle entraîne un véritable tsunami, un déferlement de vagues énormes à l'assaut de la falaise et du village. Au cours d'une scène splendide, la plus belle du film, cette houle poursuit les personnages sur une petite route littorale. Meute de monstres mouvants, l'écume acquiert une densité organique, une vie propre.

C'est ce foisonnement du vivant qui intéresse Miyazaki, encore et encore : de l'étrange ballet de méduses translucides qui ouvre le film jusqu'à la promenade sinueuse d'un banc de poissons dans le village immergé, l'océan est « habité », comme l'étaient les forêts de Princesse Mononoké ou de Mon voisin Totoro. Chaque goutte d'eau, chaque brin de plancton recèle une présence, vibre de magie.

La grâce limpide du trait
La mer elle-même a une âme, immense déesse terrible et bienveillante, génitrice de Ponyo et de ses soeurs. L'influence du shintoïsme, mélange d'animisme et de polythéisme, irradie tous les contes du cinéaste. Qui est Ponyo ? Un petit « kami » (dieu) de la mer ? Une gamine en continuelle transformation ? L'instabilité biologique de l'héroïne est l'idée la plus poétique du film : perpétuelle mutation du corps et de l'esprit d'un enfant. Chez Miyazaki, les plus jeunes entretiennent un lien privilégié, direct, avec le merveilleux.

Mais ici, au son de la musique cristalline du compositeur Joe Hisaishi, éternel complice du réalisateur, les générations se mêlent. De gaillardes grands-mères aux faces de pommes fripées ont aussi leur part d'étrangeté. Réalisme et surnaturel se fondent sans heurt. Chaque vaguelette, chaque nuance de bleu doux, de vert miroitant, a été tracée ou peinte à la main.

Pas de 3D, juste la grâce limpide du trait, les perspectives vertigineuses de la mer et des falaises qui la surplombent. Chez Miyazaki, le rapport entre les humains et les forces de la nature prend souvent des dimensions de conflit cosmique : guerre ouverte (Princesse Mononoké), pollution (Nausicaä de la vallée du vent), progrès destructeur (Le Château dans le ciel). Ici, par la grâce d'une rencontre entre deux petits rêveurs, il s'ouvre au contraire sur la plus belle, la plus apaisante des réconciliations.
PONYO SUR LA FALAISE, Hayao Miyazaki 2008 (animation japon)@@ (E)
Alors qu'il joue sur la plage, le petit Sosuke découvre une petite fille poisson rouge nommée Ponyo, piégée dans un pot de confiture. Sosuke la sauve et décide de la garder avec lui. Le petit garçon ...

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POP REDEMPTION, Martin Le Gall 2012, Julien Doré, Grégory Gadebois(comique)@@


Depuis l'adolescence, quatre copains partagent la même passion pour le rock satanique et ont formé un groupe de black metal les Dead Makabés avec lequel, chaque été, ils jouent dans d'improbables festivals. Mais, le temps passant, la trentaine arrivant, les contingences du quotidien les rattrapent. Ils sont en pleine crise et seul le leader croit toujours dur comme fer à leur musique, à leurs idéaux de jeunesse.

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Quatre potes musiciens, la trentaine, prennent la route pour un (dernier) concert au Hellfest. Un drôle de road-movie musical, qui fusionne imageries pop et metal, où le groupe ressemble à un couple en crise.

Dans ce drôle de road-­movie musical, le groupe ressemble à un couple en crise, qui s’enguirlande, puis se remémore de beaux souvenirs. Martin Le Gall saisit le moment où des musiciens, la trentaine devant eux et les rêves de gloire plutôt derrière, doivent composer ; avoir une vie plus ordonnée, en somme, comme un morceau pop-rock… Ce qui amuse, c’est le mélange permanent de clichés metal — costumes sombres et teints blafards — et d’imagerie pop — références visuelles à la pochette d’Abbey Road, des Beatles : on reconnaît sans peine l’humour absurde et la touche pince-sans-rire d’Alexandre Kaamelott Astier, qui a collaboré au scénario. Et les acteurs sont vraiment bons : mention spéciale à Grégory Gadebois, gros nounours au look de Viking…
POP REDEMPTION, Martin Le Gall 2012, Julien Doré, Grégory Gadebois(comique)@@ (E)
Depuis l'adolescence, quatre copains partagent la même passion pour le rock satanique et ont formé un groupe de black metal les Dead Makabés avec lequel, chaque été, ils jouent dans d'improbables festivals. ...

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POPULAIRE, Regis Roinsard 2012, Romain Duris, Déborah François (comique)@@


Printemps 1958. Rose Pamphyle, 21 ans, vit avec son père, veuf bourru qui tient le bazar d'un petit village normand. Elle doit épouser le fils du garagiste et est promise au destin d'une femme au foyer docile et appliquée. Mais Rose ne veut pas de cette vie. Elle part pour Lisieux où Louis Echard, 36 ans, patron charismatique d'un cabinet d'assurances, cherche une secrétaire. Un film de: Régis Roinsard.

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Printemps 1958. Rose Pamphyle, 21 ans, vit avec son père, veuf bourru qui tient le bazar d’un petit village normand. Une histoire d’amour un peu désuète et pourtant on ne peut que tomber sous le charme de ce film.

Pour évoquer ce divertissement rétro, il faut ressortir de leur housse des mots démodés comme « bath », « chic » ou « épatant »… Avec son nom parfumé et désuet, Rose Pamphyle est la parfaite héroïne de 1958, blonde, fraîche et naïve. Elle ne pense qu’à devenir secrétaire, le métier « moderne » par excellence. Une petite annonce la mène dans le bureau de Louis Échard, agent d’assurances. Un archétype, lui aussi. Macho en costard noir impeccable, il a l’air échappé de la série Mad Men. Rose a un don insolite. Elle tape à la machine plus vite que son ombre. Une telle habileté vaut de l’or dans les concours de dactylos qu’on organise alors. Épaté, Louis Échard s’improvise entraîneur…

Dans cette comédie fringante, les décors et le design jouent la carte de la nostalgie. D’où un plaisir vintage mais pas vieillot, qui emprunte la candeur et le piquant des romances « populaires » de l’époque — En effeuillant la marguerite ou encore Papa, maman, la bonne et moi. Derrière la légèreté du sujet se cache pourtant une histoire d’émancipation féminine, dans laquelle Romain Duris déborde de charme, sans oublier Déborah François qui s’impose, avec sa frimousse malicieuse, sa vivacité de suffragette.
POPULAIRE, Regis Roinsard 2012, Romain Duris, Déborah François (comique)@@ (E)
Printemps 1958. Rose Pamphyle, 21 ans, vit avec son père, veuf bourru qui tient le bazar d'un petit village normand. Elle doit épouser le fils du garagiste et est promise au destin d'une femme au foyer docile et appliqué ...

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PORCO ROSSO, Hayao Miyazaki 1992 (animation japon italie)@@


Ancien combattant de la Première Guerre mondiale, Marco doit à une mystérieuse malédiction d'avoir troqué sa tête d'humain contre un groin de cochon. Il n'en continue pas moins de piloter son avion de combat et s'acharne contre les pirates de l'air qui terrorisent l'Italie. Sa seule consolation sur cette terre est d'aller boire un verre chez Gina, une tenancière d'hôtel qui l'a connu lorsqu'il avait visage humain. Les pirates se donnent pour chef le bellâtre Curtis et parviennent à mettre Marco en échec. Plus grave encore, l'appareil du pilote porcin est endommagé. A Milan, où Marco tente de faire réparer son engin, une petite fille débrouillarde et experte en mécanique vole à son secours...

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Les aventures romanesques, humanistes et aériennes, d’un aviateur… à tête de cochon, dans l’Italie de l’entre-deux-guerres. L’un des chefs-d’œuvre les moins connus du génial réalisateur Hayao Miyazaki.

Une histoire de cochon volant, aventureux et romantique ? Vous ne rêvez pas, vous êtes bien dans l’univers à part de Hayao Miyazaki, le grand magicien de l’animation japonaise. Presque dix ans avant Le Voyage de Chihiro, qui devait le révéler au public français, et après des chefs-d’œuvre comme Nausicaä de la vallée du vent ou encore Mon voisin Totoro, ce dessin animé-là est l’un des plus adultes, des plus mélancoliques que le maître des studios Ghibli ait jamais réalisés.

Avec lui, Miyazaki délaisse un temps ses marottes (l’antagonisme entre l’homme et la nature, la mythologie shintoïste) pour voyager dans l’Italie de l’entre-deux-guerres. Un as de l’aviation, solitaire et mystérieux, rumine ses traumatismes post-14-18 dans les îles de l’Adriatique. Si Miyazaki lui a offert un groin de cochon, c’est pour que l’on voie mieux son âme humaniste et tourmentée. Sa trogne porcine, lunettes opaques et clope au bec, contraste avec la somptueuse limpidité des décors, ciels immaculés et côtes verdoyantes. Mais à bord de son hydravion rouge, c’est un héros, un vrai, qui refuse les compromis et « vole » au secours des opprimés, en pleine montée du fascisme. Un personnage subtil, viril et blessé, que l’on croirait sorti d’un roman de Hemingway ou d’une BD d’Hugo Pratt, tout comme son entourage, formidable clique d’originaux et de rêveurs. Un joyau singulier, dans la vaste collection de trésors miyazakiens.
PORCO ROSSO, Hayao Miyazaki 1992 (animation japon italie)@@ (E)
Ancien combattant de la Première Guerre mondiale, Marco doit à une mystérieuse malédiction d'avoir troqué sa tête d'humain contre un groin de cochon. Il n'en continue pas moins de piloter son avion d ...

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PORTRAIT DE FEMMME, Jane Campion, Nicole Kidman, John Malkovitch


En 1872, Isabel Archer, une jeune Américaine, va rendre visite à ses cousins anglais, les Touchett. Elle les surprend par sa liberté de ton et, surtout, par son esprit indépendant.

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Quelle implacable beauté dans cette peinture glaçante de la condition féminine en proie à la masculinité toxique ! En insérant des scènes onirico-érotiques entre calèches et crinolines, la Néo-Zélandaise subvertit le classicisme du récit tout en restant au plus près du désir féminin, son motif de prédilection.
Dans ce grand film faussement austère, la fièvre palpite sous les cols montants. À ce petit jeu, la jeune Nicole Kidman est impériale. En un clin d’œil, le pourpre de la honte incendie la blancheur irréelle de ses joues, fines comme du papier de soie. À la fois somptueuse et enfantine, arrogante et victime, elle suscite aussi bien l’irritation que la pitié. Humiliée, battue, persécutée, the Ice Queen (le surnom de Kidman à Hollywood) règne sur un aréopage d’excellents acteurs, au premier rang desquels John Malkovich, Viggo Mortensen et Martin Donovan.
PORTRAIT DE FEMMME, Jane Campion, Nicole Kidman, John Malkovitch (E)
En 1872, Isabel Archer, une jeune Américaine, va rendre visite à ses cousins anglais, les Touchett. Elle les surprend par sa liberté de ton et, surtout, par son esprit indépendant.

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Quelle im ...

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POSSESSIONS, Eric Guirado 2012, Jérémie Renier, Julie Depardieu (thriller aff Flactic Grand Bornand)@@


Marilyne et Bruno Caron, couple modeste originaire du Nord, s'installent en montagne pour changer de vie. Patrick Castang, le propriétaire du chalet qu'ils ont loué, leur explique que le logement est encore en travaux. En échange, il met à leur disposition un autre chalet de grand standing. Pendant des semaines, alors que Bruno a trouvé un emploi dans un garage de la région, les Caron ont le sentiment de vivre comme des riches. Mais quand les Castang embauchent Marilyne comme femme de ménage, ils commencent à se sentir humiliés. L'air de rien, les Castang ne sont-ils pas en train d'exploiter leurs locataires ? D'abord envieuse de leur richesse, Marilyne finit par la haïr...

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Deux familles : des promoteurs aisés (vaguement véreux) et des humiliés se vengent... De l’affaire Flactif, le réalisateur tire un thriller dénonciateur.

Àla base du film, il y a l’affaire Flactif (l’assassinat, en 2003, d’une famille de promoteurs par un client envieux), mais Éric Guirado n’en garde que des bribes : le décor de la Haute-Savoie, la dégaine du héros… Ce qui l’intéressait dans ses films précédents (Quand tu descendras du ciel, Le Fils de l’épicier), c’est la difficulté des humbles à disposer de leur vie. Et il continue. C’est ce venin circulant entre des êtres ambigus : des puissants faussement compassionnels (ah, les sourires d’Alexandra Lamy !), des pauvres de plus en plus hystériques… Ils en deviendraient presque antipathiques… « Salauds de pauvres ! » disait Jean Gabin dans La Traversée de Paris, de Claude Autant-Lara. Sauf que Guirado prouve, lui, que tout le monde a tout fait pour que les « pauvres » deviennent effectivement des « salauds », qu’il est temps de le dire et d’y mettre bon ordre.

Possessions ressemble à du Chabrol. Moins le pamphlétaire de La Cérémonie que le psychologue qui fouillait la vie des « bonnes femmes » et des pauvres mecs à la Simenon. On sent, surtout, chez le jeune cinéaste le goût d’éviter le spectaculaire (les meurtres, par exemple) pour filer droit à l’essentiel : cette scène où une petite fille dessine une licorne alors que, derrière elle, ses parents s’engueulent. Ou ce plan où l’assassin est tout heureux de constater qu’il « passe bien à la télé », alors que les policiers frappent à sa porte. Tout, alors, devient fascinant.
POSSESSIONS, Eric Guirado 2012, Jérémie Renier, Julie Depardieu (thriller aff Flactic Grand Bornand)@@ (E)
Marilyne et Bruno Caron, couple modeste originaire du Nord, s'installent en montagne pour changer de vie. Patrick Castang, le propriétaire du chalet qu'ils ont loué, leur explique que le logement est encore en travaux. En &eac ...

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POTICHE, François Ozon 2010, Catherine Deneuve, Fabrice Luchini (comique)@@


En 1977, dans une province de la bourgeoisie française, Suzanne Pujol est l'épouse popote et soumise d'un riche industriel Robert Pujol. Il dirige son usine de parapluies d'une main de fer et s'avère aussi désagréable et despote avec ses ouvriers qu'avec ses enfants et sa femme, qu'il prend pour une potiche. À la suite d'une grève et d'une séquestration de son mari, Suzanne se retrouve à la direction de l'usine et se révèle à la surprise générale une femme de tête et d'action.

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Ozon renoue avec l’adaptation théâtrale au cinéma, déjà explorée dans “8 Femmes”, en s’inspirant du succès de boulevard signé Barillet et Grédy qui vit triompher Jacqueline Maillan. Cette fois, c'est Catherine Deneuve qui tient le rôle de l'épouse contrainte de remplacer son mari (Fabrice Luchini) à la tête de l'entreprise familiale.
POTICHE, François Ozon 2010, Catherine Deneuve, Fabrice Luchini (comique)@@ (E)
En 1977, dans une province de la bourgeoisie française, Suzanne Pujol est l'épouse popote et soumise d'un riche industriel Robert Pujol. Il dirige son usine de parapluies d'une main de fer et s'avère aussi désagr ...

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POTICHE, Pierre Barillet, Jaqueline Maillan, Jacques Jouanneau (comique)@@


Suzanne Pujol, femme rêveuse mais néanmoins héritière d'une usine de parapluies, est l'épouse de Robert, un homme au caractère ombrageux, qui dirige l'usine. Une grève surprise oblige Robert, désavoué par le personnel, à céder sa place de dirigeant à Suzanne…

TELERAMA
POTICHE, Pierre Barillet, Jaqueline Maillan, Jacques Jouanneau (comique)@@ (E)
Suzanne Pujol, femme rêveuse mais néanmoins héritière d'une usine de parapluies, est l'épouse de Robert, un homme au caractère ombrageux, qui dirige l'usine. Une grève surprise oblige Robert, ...

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POUIC POUIC, Jean Girault 1963, Louis de Funes, Jaqueline Maillan, Mireille Darc


Léonard Monestier possède une belle fortune, hélas sa femme Cynthia fait un mauvais placement dans une concession pétrolière sans valeur. Loin de se laisser abattre, Léonard cherche un pigeon à qui, il peut refiler l'affaire. Justement, apparait Antoine Brevin, milliardaire et très intéressé par sa fille Patricia.

TELERAMA
Pour de Funès, dont c'était le premier film de « star », c'est du billard ! Il sort toute la panoplie : il court, monte et descend les escaliers comme dans le futur Oscar, vitupère, s'éponge le front, complote, flatte et prend son plus bel air consterné. Il faut dire qu'il a de quoi l'être avec Cynthia, bourgeoise planante dont l'animal de compagnie est un coq. Voir Jacqueline Maillan promener le gallinacé en laisse dans le jardin (« Pouic-Pouic, allez, viens ! Dis bonjour à papa, Pouic-Pouic ! ») est un sommet de dinguerie. Jamais Louis n'aura eu partenaire plus toquée et plus ad hoc. — Guillemette Odicino
POUIC POUIC, Jean Girault 1963, Louis de Funes, Jaqueline Maillan, Mireille Darc (E)
Léonard Monestier possède une belle fortune, hélas sa femme Cynthia fait un mauvais placement dans une concession pétrolière sans valeur. Loin de se laisser abattre, Léonard cherche un pigeon &agrav ...

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POUPOUPIDOU, Gerald Hustache Mathieu 2011, Jean-Paul Rouve, Sophie Quinton (policier)@


Écrivain de polars à succès, David Rousseau se rend à Mouthe pour assister à la lecture du testament de son oncle. Il apprend bientôt que Candice Lecoeur, égérie du fromage Belle de Jura et miss météo, s'est suicidée. Le corps ayant été retrouvé dans la zone interfrontalière entre la France et la Suisse, la police clôt l'affaire. Le romancier ouvre l'enquête.
POUPOUPIDOU, Gerald Hustache Mathieu 2011, Jean-Paul Rouve, Sophie Quinton (policier)@ (E)
Écrivain de polars à succès, David Rousseau se rend à Mouthe pour assister à la lecture du testament de son oncle. Il apprend bientôt que Candice Lecoeur, égérie du fromage Belle de Jur ...

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POUR L HONNEUR, Philippe Guillard 2023, Solene Hebert, Olivia Bonamy, Olivier Marchal (societe sport)@


Trocpont-sur-Vézère et Tourtour-les-Bains, deux petits villages du sud de la France, se livrent depuis toujours une impitoyable guerre de clocher.

TELERAMA
Dans ce film de Philippe Guillard, l’honneur, c’est d’accueillir des migrants. Si le sujet est d’actualité, son traitement angélique et parfois absurde n’a rien à voir avec la vie. Ni même avec le cinéma.

Vous croyez peut-être, comme Forrest Gump, que la vie est comme une boîte de chocolats (on ne sait jamais sur quoi on va tomber). Pour Philippe Guillard, pas du tout : la vie, c’est comme une partie de rugby (deux camps se rentrent dedans, et à la fin c’est le plus solidaire qui gagne). Qui croire ? On en vient presque à penser que l’intelligence, c’est de ne pas résumer la vie à un truc à la con.

Mais c’est pratique, les résumés. Dans ce film par exemple, il y a les gentils et les méchants. Les méchants, ce sont les villageois qui ne veulent pas accueillir un petit contingent de migrants (Afghanistan, Mali, Côte d’Ivoire…). Les gentils, ce sont les gens qui veulent bien. Les méchants, c’est aussi l’entreprise Lalanne, une grosse usine de jambon dont le patron est par ailleurs le président du club de rugby de Trocpont-sur-Vézère. Les gentils, ce sont encore les migrants, bien sûr, qui vont peu à peu intégrer l’équipe rivale de Tourtour-les-Bains. Et, ça va de soi, la faire remonter au classement (Afghanistan, Mali, Côte d’Ivoire : des pays de rugby).

Il y a des réticences chez les joueurs de Tourtour, certains n’ont pas envie d’aller sur le banc. Le film va leur faire changer d’avis, en célébrant une autre valeur de l’ovalie : aimer son prochain, même s’il est ivoirien et prend ta place de demi de mêlée. Si les grands méchants vont rester méchants jusqu’au bout, les demi-méchants ont chacun une ou deux scènes pour comprendre que c’est mieux d’être gentil.

Dans ce monde tel qu’il devrait être, la vie est simple. C’est reposant de savoir aussi facilement ce qui est bien et ce qui ne l’est pas, de ne pas être troublé, de ne pas se cogner au réel, à ses paradoxes et ses ambiguïtés, d’écouter Francis Cabrel chanter que « nos visages disent nos paysages » et demander d’ouvrir « vos barrières, vos cœurs, vos yeux » et toutes les autres choses qui peuvent s’ouvrir. Bref, voici une nouvelle illustration que l’addition « bons sentiments + message » est très dangereuse quand on veut faire du cinéma, même quand on glisse un caméo, dans le dernier tiers, de Patrick Sébastien.
POUR L HONNEUR, Philippe Guillard 2023, Solene Hebert, Olivia Bonamy, Olivier Marchal (societe sport)@ (E)
Trocpont-sur-Vézère et Tourtour-les-Bains, deux petits villages du sud de la France, se livrent depuis toujours une impitoyable guerre de clocher.

TELERAMA
Dans ce film de Philippe Guillard, l’honneur, c&rsq ...

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POUR UNE FEMME, Diane Kurys 2013, Benoit Magimel, Nicolas Devauchelle, Melanie Thierry (drame sentimental)@


Dans les années 1980, au lendemain de la mort de Léna, sa mère, Anne découvre dans une de ses valises une photo qui la bouleverse. Celle-ci révèle l'existence d'un oncle, frère de Michel, son père, dont ce dernier n'a jamais parlé.

TELERAMA
Elle a puisé dans sa famille la matière de ses réussites : Diabolo menthe (1977) et Coup de foudre (1983). Ici, Diane Kurys déplace son regard : depuis toujours fascinée par sa mère, elle donne ici l'avantage au père. Qui était, lui, tout entier dans la fascination de sa femme ! C'est dire que rien ne change profondément... A travers ce couple né en pleine guerre, la cinéaste décrit l'amour difficile entre ses parents. Tout ce qui touche aux sentiments sonne juste. Dès qu'il reflète le contexte historique, le film devient assez banal. Si un charme persiste, c'est grâce à Mélanie Thierry, dont la présence n'a jamais été si belle, si forte. — Frédéric Strauss
POUR UNE FEMME, Diane Kurys 2013, Benoit Magimel, Nicolas Devauchelle, Melanie Thierry (drame sentimental)@ (E)
Dans les années 1980, au lendemain de la mort de Léna, sa mère, Anne découvre dans une de ses valises une photo qui la bouleverse. Celle-ci révèle l'existence d'un oncle, frère de Michel, son ...

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POURQUOI TU SOURIS, Chad Chenouga 2024, Emmanuelle Devos, Raphaël Quenard et Jean-Pascal Zadi (comique)@


Wisi est en galère. Il débarque à Bordeaux dans l'espoir de trouver un boulot et croise la route de Marina, une humanitaire au grand cœur. Pour se faire héberger chez elle, il prétend être un sans-papier. Un soir, il rencontre Jérôme, lui-même à la rue après le décès de sa mère.
POURQUOI TU SOURIS, Chad Chenouga 2024, Emmanuelle Devos, Raphaël Quenard et Jean-Pascal Zadi (comique)@ (E)
Wisi est en galère. Il débarque à Bordeaux dans l'espoir de trouver un boulot et croise la route de Marina, une humanitaire au grand cœur. Pour se faire héberger chez elle, il prétend être un s ...

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POURRIS GATES, Nicolas Cuche 2021, Gerard Jugnot, Camille Lou


Paresseux, capricieux, fêtards, les trois enfants de l'homme d'affaires Francis Bartek ne font rien de leur vie, à part dépenser l'argent que leur père a durement gagné. Lassé par leur comportement, celui-ci leur fait croire qu'ils sont totalement ruinés, les forçant ainsi à faire l'impensable: travailler.

TELERAMA
Une comédie familiale poussive en forme de “leçon de vie”. Hormis l’abattage d’Artus, tout y est péniblement prévisible et formaté pour la télévision. Tout est dans le titre : cette comédie familiale raconte la rééducation de trois trentenaires parasites auxquels leur père, maçon devenu millionnaire à Monaco à la force de sa truelle (rires), fait croire qu’il est ruiné… Une « leçon de vie » à la gloire de l’entrepreneuriat et de la valeur travail…


POURRIS GATES, Nicolas Cuche 2021, Gerard Jugnot, Camille Lou (E)
Paresseux, capricieux, fêtards, les trois enfants de l'homme d'affaires Francis Bartek ne font rien de leur vie, à part dépenser l'argent que leur père a durement gagné. Lassé par leur comportement, ...

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POWER OF LOVE, Jonas Rothlaender 2022, Saara Kotkaniemi, Nicola Perot (sentimental)@@


Jeune trentenaire en attente d’une bourse pour achever sa thèse, Robert a récemment quitté son Berlin natal pour rejoindre à Helsinki Saara, chercheuse finlandaise dont il est follement épris. Dans la relation passionnelle qu’ils entretiennent, c’est elle – plus âgée, mieux installée professionnellement et à la réputation de croqueuse d’hommes – qui a le dessus. Le doux Robert, étranger dans ce pays dont il maîtrise mal la langue, accepte de bonne grâce la position peu conventionnelle qu’il occupe dans le couple : lui se verrait volontiers mener une vie de père au foyer. Pourtant, leurs rapports amoureux et intimes sont une succession de jeux de rôle où les dynamiques de genre s’inversent et s’exacerbent. Alors que tous deux s’apprêtent à prendre un mois de congés pour sillonner en bateau l’archipel de Turku où résident la famille et les amis de Saara, ces vacances s'avèrent être une épreuve du feu...

ALLOCINE
Un film bien improbable sur cet amour entre une jeune femme affranchie, très libérée et cet étudiant en quête de visa. Une sorte de domination de classe, d’emprise, pour une histoire bien peu intéressante.
Beaucoup de lenteur et un scénario minimum, bien mince. On ne croit pas non plus au côté néo SM de cette relation, qui vient come un cheveu sur la soupe, aucun sens .

ARTE
Le temps d’un été dans l’archipel finlandais, la passion ambiguë d’un jeune couple, traversée de jeux de pouvoir... Un drame amoureux à l’érotisme rugueux, qui ausculte parfois jusqu’au malaise un couple moderne.

Jeune trentenaire en attente d’une bourse pour achever sa thèse, Robert a récemment quitté son Berlin natal pour rejoindre à Helsinki Saara, chercheuse finlandaise dont il est follement épris. Dans la relation passionnelle qu’ils entretiennent, c’est elle – plus âgée, mieux installée professionnellement et à la réputation de croqueuse d’hommes – qui a le dessus. Le doux Robert, étranger dans ce pays dont il maîtrise mal la langue, accepte de bonne grâce la position peu conventionnelle qu’il occupe dans le couple : lui se verrait volontiers mener une vie de père au foyer. Pourtant, leurs rapports amoureux et intimes sont une succession de jeux de rôle où les dynamiques de genre s’inversent et s’exacerbent. Alors que tous deux s’apprêtent à prendre un mois de congés pour sillonner en bateau l’archipel de Turku où résident la famille et les amis de Saara, ces vacances s'avèrent être une épreuve du feu...

Paradoxes du désir
L’égalité homme-femme est-elle un carburant de la passion – ou au contraire, un frein ? C’est l’une des questions (polémiques !) qu’aborde ce drame amoureux à l’érotisme rugueux, qui ausculte parfois jusqu’au malaise un couple moderne, superbement incarné par Saara Kotkaniemi et Nicola Perot. De tensions en réconciliation se dessinent des jeux sadomasochistes flous, que l’absence de cadres clairs transforme peu à peu en véritable rapport de domination. Car même lorsqu’elle se rêve en femme soumise, c’est toujours Saara qui fixe les règles… Prolongeant une exploration des déchirements du couple et des pièges de la virilité, le réalisateur Jonas Rothlaender interroge ici les paradoxes de nos désirs – le désir d’égalité et d’épanouissement individuel, l’érotisation de la domination, la tentation de vouloir changer l’autre ou de jouer avec le feu. En sous-texte, il pointe également à quel point il peut être difficile d’assumer de déjouer les attentes sociales en s’extrayant des rôles attendus.
POWER OF LOVE, Jonas Rothlaender 2022, Saara Kotkaniemi, Nicola Perot (sentimental)@@ (E)
Jeune trentenaire en attente d’une bourse pour achever sa thèse, Robert a récemment quitté son Berlin natal pour rejoindre à Helsinki Saara, chercheuse finlandaise dont il est follement épris. Dans l ...

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PRAESIDIO, Peter Hyams 1988, Sean Connery, Maark Harmon policier)@


A Presidio, une célèbre base militaire de San Francisco, deux cambrioleurs tuent un policier militaire avant d'abattre un autre agent, civil celui-là, dans le centre-ville. Le lieutenant-colonel Alan Caldwell et l'inspecteur Jay Austin sont chargés de l'enquête. Les deux hommes sont en délicatesse depuis une récente affaire. En outre, Caldwell n'aime guère qu'Austin s'intéresse de trop près à sa fille, Donna.

TELERAMA
A Presidio, une célèbre base militaire de San Francisco, deux cambrioleurs tuent un policier militaire avant d'abattre un autre agent, civil celui-là, dans le centre-ville. Le lieutenant-colonel Alan Caldwell et l'inspecteur Jay Austin sont chargés de l'enquête. Les deux hommes sont en délicatesse depuis une récente affaire. En outre, Caldwell n'aime guère qu'Austin s'intéresse de trop près à sa fille, Donna. Malgré quelques tiraillements, leur enquête avance. Les deux hommes découvrent bientôt que la base constitue la plaque tournante d'un vaste trafic de diamants. Des bonbonnes, censées contenir de l'eau, servent astucieusement de cache pour la précieuse cargaison...
PRAESIDIO, Peter Hyams 1988, Sean Connery, Maark Harmon policier)@ (E)
A Presidio, une célèbre base militaire de San Francisco, deux cambrioleurs tuent un policier militaire avant d'abattre un autre agent, civil celui-là, dans le centre-ville. Le lieutenant-colonel Alan Caldwell et l'inspe ...

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PREDICTIONS, Alex Proyas 2009, Nicolas Cage, Rose Byrne.(catastrophe)@


Pour fêter l'anniversaire d'une école, une capsule temporelle contenant des messages écrits par des enfants 50 ans auparavant est déterrée et ouverte. Chaque enfant emporte chez lui un message, mais celui du petit Caleb est illisible car il s'agit d'une série incohérente de chiffres. D'abord amusé, son père John, statisticien, essaye de trouver une signification.

TELERAMA
John, un statisticien veuf et alcoolique, accompagne son fils Caleb à la fête organisée pour l'anniversaire de son école. Au menu des réjouissances figure l'exhumation d'une capsule contenant des messages écrits par des écoliers cinquante ans plus tôt. Chaque enfant repart chez lui avec une lettre. Malheureusement, celle de Caleb, une suite de chiffres incohérente, est illisible. John, amusé, se met en tête de la décoder. Bientôt, il s'aperçoit qu'il s'agit d'une liste chronologique des catastrophes les plus meurtrières du siècle, et que trois d'entre elles, notamment un cataclysme planétaire, ne se sont pas encore produites. Une course contre la montre débute...
PREDICTIONS, Alex Proyas 2009, Nicolas Cage, Rose Byrne.(catastrophe)@ (E)
Pour fêter l'anniversaire d'une école, une capsule temporelle contenant des messages écrits par des enfants 50 ans auparavant est déterrée et ouverte. Chaque enfant emporte chez lui un message, mais celui d ...

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PREMIER DE LA CLASSE, Stephane Ben Lahcene, Nicole Ferroni, Mutamba Kalonji (societe)@


Abou, 13 ans, fait la fierté de son père. Contrairement à ses trois frères, il est premier de sa classe. Enfin, c'est ce qu'il fait croire. En vérité, Abou est surtout le roi du mensonge et du bulletin truqué. Quand arrive la première réunion parents-professeurs, il va dire le plus gros mensonge de sa vie.

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Abou, 14 ans, n'est pas franchement studieux. Il cumule les mauvaises notes mais parvient à cacher la vérité à son père très strict. L'adolescent a trouvé un stratagème : il présente de faux bulletins. Mais un jour, son père est convoqué à une réunion parents-profs. Abou panique et engage des faux enseignants pour répondre aux questions de cet homme autoritaire. Une des enseignantes d'Abou n'est pas dupe et lui pose un ultimatum. Il a deux mois pour redresser la barre et améliorer ses notes. Sinon, c'est le redoublement assuré. Abou n'a pas d'autre choix que d'accepter mais c'est sans compter sur la débrouillardise du garçon...


PREMIER DE LA CLASSE, Stephane Ben Lahcene, Nicole Ferroni, Mutamba Kalonji (societe)@ (E)
Abou, 13 ans, fait la fierté de son père. Contrairement à ses trois frères, il est premier de sa classe. Enfin, c'est ce qu'il fait croire. En vérité, Abou est surtout le roi du mensonge et du bulle ...

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PREMIERE AFFAIRE, Victoria Musiedlak 2024 (drame)@@


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Propulsée dans sa première affaire pénale, une jeune avocate est percutée par la lâcheté des hommes, dans sa vie intime comme professionnelle. Un premier film en forme de véritable récit initiatique.


Bien

Par Jérémie Couston

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Publié le 23 avril 2024 à 17h00

Mis à jour le 08 janvier 2025 à 10h24

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est presque devenu un genre de film en soi : l’histoire de la jeune et brillante (future) diplômée, transfuge de classe un peu trop naïve qui se prend en pleine face la lâcheté des hommes et les difficultés du terrain. Après De grandes espérances, de Sylvain Desclous, après La Voie royale, de Frédéric Mermoud, voici donc la toujours épatante Noée Abita en avocate pénaliste débutante aux prises avec sa première affaire sérieuse : un client inculpé de meurtre. À moins que sa première affaire ne soit plutôt celle entamée avec le flic chargé de l’enquête (Anders Danielsen Lie), Norvégien d’Arras, alliage aussi exotique qu’incongru… Malgré des thèmes très disparates (misère sociale du Nord et initiation sexuelle complexe), le film évite le pathos avec adresse.

BANDE-ANNONCE

PLUS D'INFOS
Titre

Première affaire

Genre

Drame

Réalisateur

Victoria Musiedlak

Sortie

2024

Durée

1h38

Musique

Olivier Marguerit

Scénariste

Victoria Musiedlak

Pays

France

SYNOPSIS
Tout juste diplômée, Nora, avocate en droit pénal des affaires de 26 ans, se voit confier son premier dossier : un jeune homme de 19 ans, placé en garde à vue pour la disparition de Chanel, une adolescente. Mais l'affaire prend rapidement la tournure d'un homicide volontaire, ce qui dépasse les compétences de Nora. Emportée par les turbulences et par la frénésie de sa nouvelle vie, la jeune avocate multiplie les erreurs et se voit contrainte de questionner ses choix...
PREMIERE AFFAIRE, Victoria Musiedlak 2024 (drame)@@ (E)
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PREMIERES VACANCES, Patrick Cassir 2018, Camille Chamoux, Jonathan Cohen, Camille Cottin (sentimental)@


Marion et Ben, trentenaires, font connaissance sur Tinder. C'est à peu près tout ce qu'ils ont en commun. Cependant, ils décident tout de même, au petit matin de leur rencontre, de partir ensemble en vacances, malgré l'avis de leur entourage. Direction la Bulgarie, à mi-chemin de leurs destinations de rêve, Beyrouth pour Marion, Biarritz pour Ben, où ils vont vite s'apercevoir qu'ils ont des conceptions très différentes de ce que doivent être des vacances.

TELERAMA
À la classique attraction des contraires s’ajoute un piment supplémentaire : l’histoire d’amour commence là où aucune ne survivrait, entre un Airbnb minable et la découverte des manies tue-l’amour de chacun, digestion comprise.

Premières Vacances ne révolutionne pas l’anti-comédie romantique, mais l’abattage de Camille Chamoux et de Jonathan Cohen fait des étincelles, du moins dans la première partie du film. Quand le couple échoue finalement dans un hôtel de luxe, l’humour s’enlise dans les conventions : comme à Marion, les galères bulgares nous manquent…
PREMIERES VACANCES, Patrick Cassir 2018, Camille Chamoux, Jonathan Cohen, Camille Cottin (sentimental)@ (E)
Marion et Ben, trentenaires, font connaissance sur Tinder. C'est à peu près tout ce qu'ils ont en commun. Cependant, ils décident tout de même, au petit matin de leur rencontre, de partir ensemble en vacances, mal ...

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PREMIERS PAS DANS LA MAFIA, Andrew Bergman 1990, Matthew Broderick, Marlon Brando (policier)@@


New York. A peine débarqué, Clark Kellog, jeune provincial naïf venu faire une école de cinéma, se fait détrousser. Il rencontre par hasard son voleur. Celui-ci, en le présentant à son oncle, l'introduit dans le milieu mafioso.

TELERAMA
Clark Kellogg quitte son Vermont natal pour entreprendre des études de cinéma à New York. Mais à peine est-il arrivé qu'un soi-disant chauffeur de taxi, Victor Ray, lui dérobe bagages et argent. Quelques jours plus tard, il retrouve son voleur dans la rue et se lie d'amitié avec lui. Vic lui apprend que son oncle, Carmine Sabatini, a quelques petits boulots très lucratifs à lui proposer. C'est ainsi que Clark se retrouve chargé d'une première mission : livrer un lézard géant à un cuisinier bizarre, un certain Larry London. Le jeune homme fait également la connaissance de Tina, la ravissante fille de Carmine Sabatini, qui lui parle très vite de mariage. Le voilà bientôt membre, malgré lui, de la fameuse "organisation"...
PREMIERS PAS DANS LA MAFIA, Andrew Bergman 1990, Matthew Broderick, Marlon Brando (policier)@@ (E)
New York. A peine débarqué, Clark Kellog, jeune provincial naïf venu faire une école de cinéma, se fait détrousser. Il rencontre par hasard son voleur. Celui-ci, en le présentant à son o ...

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PREMONITIONS, Afonso Poyart 2015, Anthony Hopkins, Jeffrey Dean Morgan (thriller)@@


Même mode opératoire, même profil de victimes. Lorsqu'ils découvrent le corps d'une jeune femme, les agents Joe Merriwether et Katherine Cowles en sont persuadés : ils ont bien affaire à un tueur en série, et de la pire espèce. Parce que leur enquête piétine, Merriwether décide de faire appel à John Clancy, un médium. Même s'il avait déjà aidé la police à résoudre d'épineuses affaires, Clancy, dévasté depuis le décès de sa fille, hésite à reprendre du service.

TELERAMA
Enième rôle de surdoué ténébreux pour Anthony Hopkins, cette fois dans la peau d'un médium recruté par le FBI pour arrêter un tueur en série. On est loin des grands thrillers des années 1990 vers lesquels le film lorgne : Le Silence des agneaux et Seven. Le fantastique est prétexte à des images mentales tape-à-l'oeil et à une idéologie réac.
PREMONITIONS, Afonso Poyart 2015, Anthony Hopkins, Jeffrey Dean Morgan (thriller)@@ (E)
Même mode opératoire, même profil de victimes. Lorsqu'ils découvrent le corps d'une jeune femme, les agents Joe Merriwether et Katherine Cowles en sont persuadés : ils ont bien affaire à un tueur en s ...

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PRETE MOI TA MAIN Eric Lartigau 2006, Charlotte Gainsbourg, Alain Chabat, Bernadette Laffon@@


La vie est facile pour Luis, 43 ans, célibataire heureux, épanoui dans son métier de nez vedette chez un créateur de parfums, couvé par sa mère et ses cinq soeurs... Cela aurait pu durer toute une vie, mais voilà... Lassées de le materner, celles-ci décident qu'il est temps pour lui de se marier.
PRETE MOI TA MAIN Eric Lartigau 2006, Charlotte Gainsbourg, Alain Chabat, Bernadette Laffon@@ (E)
La vie est facile pour Luis, 43 ans, célibataire heureux, épanoui dans son métier de nez vedette chez un créateur de parfums, couvé par sa mère et ses cinq soeurs... Cela aurait pu durer toute une v ...

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PRETTY WOMAN Garry Marshall 1990 Richard Gerer Julia Roberts


Edward Lewis, un homme d'affaires désabusé qui porte avec une suprême élégance ses cheveux gris et ses yeux tristes, s'occupe du rachat d'entreprises en faillite et de leur revente. De passage à Los Angeles, il quitte une soirée mondaine où il s'ennuie à mourir et se perd dans un quartier chaud en se rendant à son hôtel. Il fait alors la connaissance de Vivian, une jeune et ravissante prostituée qui opère sur Hollywood Boulevard.

TELERAMA
Conte de fées bien fait entre un prince (de la finance) au cœur refroidi et une princesse (du trottoir) au cœur d’artichaut.
On se souvient du tabac que fit cette comédie romantique. Succès mérité, car elle est plutôt bien fichue et renoue avec la tradition de la comédie américaine d’antan. Les traits d’humour, surtout fondés sur le décalage entre la prostituée et l’univers de luxe, passent bien la rampe, avec une certaine grâce dans la mise en scène. Garry Marshall cherche moins à bombarder des gags qu’à faire doucement glisser son histoire vers le conte de fées moderne. L’élancée et spontanée Julia Roberts, raison principale du tapage médiatique, a un joli sourire. La vraie surprise vient surtout de Richard Gere qui, ailleurs souvent nul, ici convainc parfaitement en homme distingué et désabusé.

PRETTY WOMAN Garry Marshall 1990 Richard Gerer Julia Roberts (E)
Edward Lewis, un homme d'affaires désabusé qui porte avec une suprême élégance ses cheveux gris et ses yeux tristes, s'occupe du rachat d'entreprises en faillite et de leur revente. De passage à Los ...

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PRINCE RODOLPHE, l heritier de Sissi (histoire)@


L'histoire d'amour passionnée et impossible entre le prince héritier Rodolphe de Habsbourg, fils de François-Joseph et de l'impératrice Sissi, et la jeune Mary Freiin von Vétsera.
PRINCE RODOLPHE, l heritier de Sissi (histoire)@ (E)
L'histoire d'amour passionnée et impossible entre le prince héritier Rodolphe de Habsbourg, fils de François-Joseph et de l'impératrice Sissi, et la jeune Mary Freiin von Vétsera. ...

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PRINCESSE MONONOKE, Hayao Miyazaki 1997 (animation japon)@@


Ashitaka, un jeune guerrier japonais, affronte un sanglier géant et furieux qui attaque son village. Il tue la bête, mais se retrouve atteint par un mal mystérieux. Sur le conseil des sages, il part vers l'Ouest, à la recherche de ce qui a transformé l'animal en démon. Au cours de son périple, il rencontre San, une jeune fille qui vit avec les loups. Ashitaka apprend que les humains sont à l'origine de tous ces maux, car ils détruisent la forêt, qu'ils exploitent pour alimenter leurs forges.

TELERAMA
Le maître japonais, cofondateur du studio Ghibli, signe ici une fresque médiévale, épopée tonitruante et virulente (voire rageuse) critique des ravages du monde moderne. Un film inoubliable, qui vient à point pour qui sait attendre… le bon âge.

Chevauchées fantastiques dans les sous-bois, combats acharnés, pluies de flèches, têtes qui sautent, animaux qui parlent : c’est le ton de ce dessin animé plein de bruit et de fureur, d’une merveilleuse ambition. En mêlant, dans une fresque de plus de deux heures, l’histoire du Japon médiéval à la féerie des légendes ancestrales, Hayao Miyazaki s’était lancé un nouveau défi. Gagné ! Il y a du Shakespeare dans ce récit, où le réalisme le plus cru côtoie l’irrationnel. Celui du Songe d’une nuit d’été, bien sûr. Celui de Macbeth, aussi, pour la violence des sentiments. Avec ses amples mouvements de foule, ses ruptures de ton, ses visions fulgurantes — Mononoké, la « princesse des sortilèges », chevauchant tel un elfe en furie un loup géant sous la pluie —, la mise en scène est éblouissante. Sur une superbe musique de Joe Hisaishi, musicien attitré de Kitano, Miyazaki orchestre d’étranges moments où l’invention graphique fait naître une poésie sauvage. Le Mal sort d’un sanglier sous la forme d’une myriade de vers lumineux. De petits esprits pacifiques au corps translucide apparaissent soudain dans les arbres et défilent sur les branches en dodelinant. Princesse Mononoké passionne et envoûte.
PRINCESSE MONONOKE, Hayao Miyazaki 1997 (animation japon)@@ (E)
Ashitaka, un jeune guerrier japonais, affronte un sanglier géant et furieux qui attaque son village. Il tue la bête, mais se retrouve atteint par un mal mystérieux. Sur le conseil des sages, il part vers l'Ouest, à ...

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PRINTEMPS ETE AUTOMNE HIVER ET PRINTEMPS, Kim Ki-duk 2004 (societe)@@


Au milieu d'un lac, dans un temple flottant, vivent un garçon et un moine qui lui enseignent l'enseignement religieux bouddhique, les secrets des plantes médicinales et, finalement, de l'équilibre naturel.

TELERAMA
Un temple isolé en Corée du Sud. En compagnie d'un moine, un garçon qui devient peu à peu un homme fait l'apprentissage douloureux de la vie.
PRINTEMPS ETE AUTOMNE HIVER ET PRINTEMPS, Kim Ki-duk 2004 (societe)@@ (E)
Au milieu d'un lac, dans un temple flottant, vivent un garçon et un moine qui lui enseignent l'enseignement religieux bouddhique, les secrets des plantes médicinales et, finalement, de l'équilibre naturel.

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PRIS DE COURT, Emmanuelle Cuau 2016, Virginie Efira, Gilbert Melki (thriller social)@@


Nathalie est joaillère et vient de s'installer à Paris pour un nouveau travail et une nouvelle vie avec ses deux fils. Cependant, la direction de la bijouterie change soudainement d'avis et lui annonce que le poste ne sera pas pour elle. Nathalie veut protéger ses enfants et décide de ne rien leur dire. De ce mensonge vont naître d'autres mensonges de part et d'autre. L'engrenage commence.

TELERAMA
Une mère confrontée à un engrenage mafieux veut sauver sa famille. Un thriller original, pas toujours vraisemblable, mais servie par la formidable interprétation de la talentueuse actrice belge.

Nathalie, la quarantaine, joaillière de profession, se rend sur son nouveau lieu de travail lorsqu’on lui apprend que quelqu’un d’autre a été choisi à sa place. La nouvelle est d’autant plus anxiogène qu’elle vient de quitter le Canada pour s’installer à Paris, avec ses enfants. Se sentant coupable, et soucieuse de protéger ses deux garçons, elle leur cache son infortune et trouve un job de serveuse. Son mensonge est le début d’un engrenage…

Ce thriller singulier est centré sur des personnages fragiles, a priori étrangers au genre. C’est du cinéma épuré, fait de silences et d’ellipses, mais révélateur d’une société du sauve-qui-peut général, qui pousse à la malhonnêteté. La force de Pris de court tient pourtant à l’affection qui lie les personnages et à leurs solitudes respectives. Tout ce qui est dit et montré à la maison, entre scènes de conflit et de concorde, sonne juste. On pense à une version contemporaine du Gloria de John Cassevetes. D’ailleurs, Virginie Efira, batailleuse très lucide, ferme et douce, évoque parfois Gena Rowlands. Elle est formidable en mère prête à tout, y compris à trahir, pour sauver de la violence du monde ceux qu’elle aime le plus.
PRIS DE COURT, Emmanuelle Cuau 2016, Virginie Efira, Gilbert Melki (thriller social)@@ (E)
Nathalie est joaillère et vient de s'installer à Paris pour un nouveau travail et une nouvelle vie avec ses deux fils. Cependant, la direction de la bijouterie change soudainement d'avis et lui annonce que le poste ne sera pas ...

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PRISONNIERS DU TEMPS, Richard Donner 2003, Gerard Butler, Paul Walker (science fiction)@


Adapté du best-seller de Michael Crichton.Alors qu'il effectue des fouilles archéologiques dans la vallée de la Dordogne, en France, le célèbre archéologue Edward Johnston teste sa nouvelle invention... et se retrouve projeté au 14ème siècle en plein coeur de la guerre de Cent ans qui oppose les Français et les Anglais. Ses jeunes assistants et son fils Chris sont les seuls à pouvoir le sauver.

TELERAMA
A la suite d'une erreur technique, un savant, projeté dans le passé, est bloqué en plein Moyen Age, dans un village français occupé par les Anglais. Un petit groupe d'ethnologues part le délivrer... C'est censé ravir à la fois les fans de Retour vers le futur (nos héros réussiront-ils à modifier le cours de l'Histoire ?) et les nostalgiques des romans de Walter Scott. Mais on ne s'intéresse jamais vraiment au sort des personnages imaginés par Michael Crichton : la mise en scène manque de rythme et l'interprétation est fadasse, hormis le duo frère-soeur formé par Lambert Wilson et Anna Friel. Lui tente encore une fois de parler anglais avec un accent français. Elle ­ jolie Rousse aux yeux lumineux ­ essaie vainement de balbutier quelques mots de français sans accent anglais. P.M.
PRISONNIERS DU TEMPS, Richard Donner 2003, Gerard Butler, Paul Walker (science fiction)@ (E)
Adapté du best-seller de Michael Crichton.Alors qu'il effectue des fouilles archéologiques dans la vallée de la Dordogne, en France, le célèbre archéologue Edward Johnston teste sa nouvelle inventio ...

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PROMISING YOUNG WOM, Carrey Mulligan (policier)@@


Cassie était une jeune femme pleine d'avenir jusqu'à ce qu'un évènement inattendu ne vienne tout bouleverser. Mais rien dans la vie de Cassie n'est en fait conforme aux apparences : elle est aussi intelligente que rusée, séduisante que calculatrice et mène une double vie dès la nuit tombée. Au cours de cette aventure passionnante, une rencontre inattendue va donner l'opportunité à Cassie d'expier les erreurs de son passé.
PROMISING YOUNG WOM, Carrey Mulligan (policier)@@ (E)
Cassie était une jeune femme pleine d'avenir jusqu'à ce qu'un évènement inattendu ne vienne tout bouleverser. Mais rien dans la vie de Cassie n'est en fait conforme aux apparences : elle est aussi intelligente qu ...

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PROVOCAZIONE, Joe d Amato 1996, Erika Savastani (film e)@


Un couple, tient une auberge dans la campagne italienne. Carlo, le boss, emploie Gianni, son neveu, a la cuisine. Seulement voila, tout n'est pas au beau fixe dans le couple. Madame en a marre de son mari un poil vicelard et obscédé et elle voudrait trouver mieux. C'est alors qu'elle tombe raide dingue d'un client de l'auberge, Mr Rolando, un beau male italien bien viril (et poilu). Elle rêve de ce qu'il serait susceptible de se passer avec lui, tandis que son mari se tape allègrement sa cousine de passage dans l'auberge. Le tout sous les yeux ebahit de Gianni le neveu, matteur indrécrottable (qui se fera d'ailleurs bien mettre a l'amende par son oncle...).

Les points qui sauvent le film : Les actrices. Pas vulgaires, plutôt bonnes actrices, bonnes simulatrices... (Erika Savastani en paysanne court-vêtue...ca ferait donner raison a Materazzi... :lol: )
La réalisation : c'est très bien filmé, il y a même des scènes très interessantes (des scènes avec des miroirs notemment...). Les atrices durant les scènes olé-olé sont filmées de fort belle manière.

Ce qui cloche : Incohérences dans les decors de les acessoires. Le film est sensé se passer dans les années 20, or beaucoup d'éléments du décors semblent inappropriés.
Les dialogues : parfois franchement ridicules. Certaines répliques sont parfois hilarantes :
-"Ne soit pas trop dur avec Gianni, il a passé 5 ans au séminaire, pas étonnant qu'il ai des complexes..."
Des détails assez troublants : j'ignorais que l'on pouvait pénétrer sa partenaire tout en gardant son pantalon.

Je dirais qu'au final ce film est plein de bonne volonté. Il y a des scènes réellement interessantes, avec un vrai travail esthétique, une bonne photographie et les actrices (je dis bien les actrices) font des efforts et joue plutôt bien. Mais tout ça se voit éclipsé par des scènes proches du ridicule (la scène ou le patron se tape sa cousine sur une table de l'auberge en gardant son pantalon, le tout avec une musique jazz en fond sonore fait figure de climax dans le ridicule), des incoherences et des dialogues franchement limite.
Donc pas un nanard, car il y a vraiment des efforts et de la bonne volonté. Navet? Difficile a dire. Joe d'Amato a voulu s'appliquer visiblement, pas a classer dans le navet. Je dirais que c'est objectivement mauvais, mais que niveau petit film érotique, c'est le haut de gamme.
PROVOCAZIONE, Joe d Amato 1996, Erika Savastani (film e)@ (E)
Un couple, tient une auberge dans la campagne italienne. Carlo, le boss, emploie Gianni, son neveu, a la cuisine. Seulement voila, tout n'est pas au beau fixe dans le couple. Madame en a marre de son mari un poil vicelard et obscéd&e ...

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PROXIMA, Alice Winocour 2019, Eva Green, Matt Dillon, Sandra Muller (espace)@@@


Sarah est une astronaute française qui s'entraîne avec acharnement au Centre spatial de Cologne, unique femme au milieu des astronautes européens. Elle vit seule avec sa fille de sept ans, Stella, qu'elle couve d'un amour inquiet, se sentant coupable de ne pas pouvoir lui consacrer plus de temps. Quand Sarah est choisie pour partir à bord d'une mission spatiale d'un an, baptisée Proxima, sa vie et celle de Stella sont bouleversées.

TELERAMA
Alice Winocour signe un film spatial original, où l’intime prime sur le spectaculaire. De Claire Denis (High Life) à James Gray (Ad Astra), on assiste à un renouveau du film spatial qui passe désormais par l’intime. Proxima participe de ce courant, à ceci près qu’il ne quitte pas le plancher des vaches. Sa seconde originalité repose sur son héroïne, astronaute et mère. Sarah (Eva Green) s’apprête à partir un an pour une galaxie lointaine. Elle s’en réjouit, mais cela n’est simple ni pour elle ni pour sa fille, Stella, 8 ans, avec qui elle vit seule. Sarah doit se familiariser avec la séparation et s’organiser. Heureusement, le père, conciliant, prendrait en charge l’enfant.

L’éloignement de Sarah et Stella commence sur Terre. De la base d’entraînement de l’Agence spatiale européenne, à Cologne, au cosmodrome de Baïkonour, Proxima décrit de manière très documentée comment Sarah s’entraîne physiquement et mentalement à vivre dans l’espace. On la voit courir allongée (!), tourbillonner dans une centrifugeuse, répéter les exercices périlleux (certains sous l’eau), s’isoler en quarantaine. À travers cette mise à l’épreuve, on reconnaît le tropisme d’Alice Winocour (Augustine, Mary­land) pour un cinéma corporel, médical. Un cinéma vigoureux, occupé au centre par une femme. Le combat de Sarah est d’autant plus louable qu’elle est seule au milieu d’hommes et doit vaincre le machisme ambiant. Son équipage comprend deux autres astronautes, russe et américain. Si le premier est affable, le second (Matt Dillon) la prend de haut. Avant de ravaler son sexisme, bluffé, comme nous, par les performances de sa partenaire.

Reste qu’elle est humaine, qu’elle a des failles. C’est ce qui rend Eva Green si convaincante. À la fois machine de guerre et femme ordinaire qui craque dans les toilettes, elle est surtout une mère troublante. Car remuée à l’idée de laisser sa fille, qui sait, peut-être pour toujours — la mort fait partie des risques du voyage. Stella (étonnante Zélie Boulant-Lemesle, jamais mièvre, toujours juste) ne l’ignore pas. Tout ce qui se joue entre elles, le cœur du film, est abordé avec déli­catesse et droiture. Leur lien tendre, qu’on ressent fusionnel, est fait d’écoute et d’intelligence, ce qui n’empêche pas les tensions, les peurs, les faiblesses. Aucune n’est parfaite — Stella est une enfant éveillée mais qui souffre entre autres de dyslexie. Un moment, face à Sarah qui s’inquiète des mauvais résultats en maths de sa fille, le père tempère : « Pourquoi veux-tu qu’elle soit absolument normale ? Comme si nous, on l’était. »

Il faut en effet être un peu dingue pour monter dans une fusée. C’est aussi cette part d’extravagance que Proxima prend joliment en compte. En cultivant l’imaginaire, malgré la discipline imposée. On voit ainsi les trois cosmonautes bivouaquer et se réciter à la belle étoile des poèmes. On entend Sarah confier dans un blog comment elle perçoit le monde sous un jour neuf et étrange. De son côté, Stella a ses échappées fantasques, ses jeux, ses secrets. Proxima est un film à la fois lunaire et pragmatique. À mesure que le jour J (le décollage) approche, une forme de suspense silencieux monte, de même que l’émotion. L’arrivée des astronautes, le public amassé, le compte à rebours, la réalisatrice filme tout cela en suggérant bien la solennité du moment, mais sans rompre le fil de l’intimité. L’envol final a ceci de magnifique qu’il est vécu par la mère, mais aussi par sa fille.
PROXIMA, Alice Winocour 2019, Eva Green, Matt Dillon, Sandra Muller (espace)@@@ (E)
Sarah est une astronaute française qui s'entraîne avec acharnement au Centre spatial de Cologne, unique femme au milieu des astronautes européens. Elle vit seule avec sa fille de sept ans, Stella, qu'elle couve d'un amou ...

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PSYCHOSE, Alfred Hitchcock 1960, Anthony Perkins, Janet Leigh (drame thriller)@@@@


Phoenix, Arizona. Marion Crane et Sam Loomis sont amants mais le manque d'argent compromet leur mariage. Sam doit verser une pension alimentaire à son ex-femme et éponger les dettes de son père. Marion supporte de plus en plus mal cet amour se limitant à des rencontres furtives. De retour au bureau, elle assiste à une transaction immobilière entre un riche client et son patron, qui la charge de déposer à la banque 40.000 dollars.

TELERAMA
Marion Crane doit déposer 400 000 dollars à la banque pour le compte de son patron. Sur un coup de tête, elle dérobe l’argent, pour pouvoir vivre enfin avec Sam, son amant, et s’enfuit en voiture. La pluie et le crépuscule l’obligent à faire halte dans un motel isolé. Norman Bates, le jeune gérant, l’accueille aima-blement...

Raconter le début constitue déjà un crime de lèse-Hitchcock. A la sortie du film, en 1960, le maître avait exigé que les portes des salles soient fermées aux retardataires. Dans le hall des cinémas, un message adjurait les spectateurs de ne rien révéler à leurs amis. Depuis, le succès a quelque peu éventé le mystère. Pourtant, dans sa construction, Psychose reste un guet-apens effroyable et génial. D’abord, le récit coule comme un thriller banal. Des amants, un vol, une fugue. Et puis, cette première intrigue s’interrompt brusquement à l’arrivée au motel.

Même après cent rediffusions, les coups de couteau dans le rideau de douche, dramatique rupture de ton, surprennent toujours. D’un délit mineur au meurtre, et à la folie, le réel devient perméable au monstrueux. Hitchcock invente le personnage de Marion Crane pour nous mener, confiants, à Norman Bates, à l’horreur. Le cinéaste expliquait à François Truffaut : « Je dirigeais le public, je jouais avec lui comme avec un orgue. » Sous ses doigts, l’angoisse du spectateur devient, crescendo, l’unique partition du film. Elément central de cette danse macabre, celui-ci se trouve condamné à jouer le double jeu du témoin, à la fois complice et victime. Le secret caché dans la cave de la célèbre maison de Norman Bates est redoutable parce qu’il nous appartient, c’est la matière de nos cauchemars. Le génie de Hitchcock est d’avoir fait de Psychose le chef-d’oeuvre de ses spectateurs.
PSYCHOSE, Alfred Hitchcock 1960, Anthony Perkins, Janet Leigh (drame thriller)@@@@ (E)
Phoenix, Arizona. Marion Crane et Sam Loomis sont amants mais le manque d'argent compromet leur mariage. Sam doit verser une pension alimentaire à son ex-femme et éponger les dettes de son père. Marion supporte de plus ...

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PULP FICTION, Quentin Tarantino 1994, John Travolta, Samuel L. Jackson, Bruce Willis, Uma Thurman (thriller burlesque)@@@


Deux amoureux paumés s'apprêtent à prendre d'assaut le tiroir-caisse d'une cafétéria. Non loin d'eux, deux consommateurs boivent tranquillement leur café. Par malheur pour les apprentis truands, il s'agit de Vincent et de Jules, des tueurs professionnels dont la vie est une longue course d'obstacles, particulièrement ces derniers temps. Prié par Marsellus, un caïd, d'accompagner son épouse Mia au restaurant, Vincent s'exécute, allant jusqu'à participer à un concours de danse. Plus tard, victime d'une overdose, Mia s'effondre sous ses yeux. De son côté, en cavalant après Butch, un boxeur indélicat, Wallace s'est mis dans de beaux draps...

TELERAMA
Deuxième film de Tarantino, qui inscrivit définitivement son auteur dans la légende. Personnages burlesques, dialogues déphasés, timing déstructuré (et la performance d’Uma Thurman dans le rôle de Mia Wallace) : la “Tarantino touch” dans toute sa splendeur.

Avec le recul, Pulp Fiction semble bien être la matrice tarantinesque. Presque un classique. Tous les ingrédients y sont, indissociables : le récit foutraque qui bascule à chaque instant (c'est l'histoire d'un couple d'apprentis braqueurs qui décident de... mais il y a deux tueurs qui... et un boxeur que...) ; la violence surréelle, jamais racoleuse, désamorcée par le burlesque ; la joute verbale — même des apprentis braqueurs, ça discute, ça fait des projets d'avenir, ça prend son temps avant de sortir les flingues —, la mythologie hollywoodienne, inlassablement revisitée, car ces histoires de caïds, de poules de luxe et de dealers, en 1994, on les avait déjà vues et revues, mais racontées comme ça, sûrement pas.

Pulp Fiction n'occultait rien, pas même le plaisir de la drogue, ni celui de la gâchette facile, ajoutant juste, l'air de rien, que ce genre de plaisir se paie : Uma Thurman, salement shootée, avait droit à une séance de réanimation éprouvante, et les tueurs devaient nettoyer les conséquences de leurs oeuvres. Petit prélude au sort que Tarantino réserverait un jour aux nazis (Inglourious Basterds) ou aux esclavagistes de Django unchained...
PULP FICTION, Quentin Tarantino 1994, John Travolta, Samuel L. Jackson, Bruce Willis, Uma Thurman (thriller burlesque)@@@ (E)
Deux amoureux paumés s'apprêtent à prendre d'assaut le tiroir-caisse d'une cafétéria. Non loin d'eux, deux consommateurs boivent tranquillement leur café. Par malheur pour les apprentis truands, il s ...

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PUPILLE, Jeanne Herry 2018, Sandrine Kiberlain, Gilles Lellouche (societe)@@@


Théo est remis à l'adoption par sa mère biologique le jour de sa naissance. Les services de l'aide sociale à l'enfance et le service adoption se mettent en mouvement. Les uns doivent s'occuper du bébé dans cette période d'incertitude, les autres doivent trouver celle qui deviendra sa mère adoptante.

TELERAMA
Un bébé né sous X et une femme adoptante vont se trouver… Quelle émotion devant ce thriller affectif et choral superbement documenté où chaque interprète donne le meilleur de son talent !

Théo, né sous X, est confié à l’adoption par sa mère biologique le jour de sa naissance. Alice, 41 ans, attend depuis dix ans de devenir mère adoptante. Voici l’histoire de leurs trajets respectifs vers leur rencontre, acmé bouleversante permise par une chaîne de travailleurs sociaux dévoués. À partir d’un long travail de documentation, et grâce à une savante construction scénaristique, Jeanne Herry tisse un thriller affectif.

Il y a d’abord cette « recueillante », qui aide la mère biologique dans sa décision. Puis chaque maillon des services de l’aide sociale à l’enfance et de l’adoption, attentif à ce qu’un lien, neuf, naisse. La réalisatrice rend ainsi hommage à ces fonctionnaires qui négligent leur propre vie.

Le romanesque s’engouffre partout : dans une chambre d’hôpital, un bureau d’administration, jusqu’à la maison de cet accueillant qui veille sur ce bébé en attendant qu’il trouve une nouvelle maman. Dans ce rôle-là, Gilles Lellouche, tout en humanité, apporte une chaleur tendre et inquiète. Et puis il y a Élodie Bouchez, dont la voix claire, puis tremblante de dépit ou de bonheur, restitue, à elle seule, le difficile et lumineux chemin d’une adoption. Pupille offre, entre autres, cette émotion-là : la renaissance d’une grande actrice.
PUPILLE, Jeanne Herry 2018, Sandrine Kiberlain, Gilles Lellouche (societe)@@@ (E)
Théo est remis à l'adoption par sa mère biologique le jour de sa naissance. Les services de l'aide sociale à l'enfance et le service adoption se mettent en mouvement. Les uns doivent s'occuper du béb&eacut ...

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PURE, Lisa Langseth 2010, Alicia Vikander, Samuel Froler (film e musical)@@


Katarina (Alicia Vikander) a 20 ans et habite une sombre banlieue de Göteborg. Elle n’a pas terminé sa scolarité et redoute de finir comme sa mère.
Un jour, elle tombe par hasard sur une vidéo YouTube avec une musique de Mozart et tombe immédiatement sous le charme de ce morceau. Elle parvient à se faire engager comme réceptionniste à la salle de concert de la ville.
Adam (Samuel Fröler), le chef d’orchestre, la remarque et, bien que celui-ci soit marié, ils entament une relation. Au début, Katarina est au septième ciel, mais elle réalise bien vite qu’elle est non seulement en train de mettre en jeu son ancienne vie, mais aussi la nouvelle identité qu’elle s’est forgée de toutes pièces.
Elle se retrouve alors emportée dans une spirale de mensonges et d’impostures…

TELERAMA
Ce premier long-métrage de la Suédoise Lisa Langseth tient de l'expérience sociale en laboratoire et de la fable morale un brin appuyée : peut-on survivre hors de son milieu d'origine ? Ici, ladite classe populaire frise la caricature. Heureusement, le film gagne en nuances lorsque Katarina quitte les faubourgs d'un Göteborg grisâtre pour la terra incognita des nantis cultivés. Contrairement à son héroïne, la réalisatrice connaît visiblement mieux cet environnement-là, sa cruauté feutrée, son mépris maquillé de références humanistes, littéraires et philosophiques. Sorte de version postmoderne de La Petite Fille aux allumettes, le film devient un trouble récit d'apprentissage, et surtout un très beau portait de femme, interprété avec une grâce farouche par une jeune actrice encore inconnue, Alicia Vikander. Noyée dans un tee-shirt trop grand pour elle, le visage fermé puis brusquement illuminé, elle réussit l'exploit d'incarner à la fois la dureté et l'espoir, le gamin des rues et la femme fatale.
PURE, Lisa Langseth 2010, Alicia Vikander, Samuel Froler (film e musical)@@ (E)
Katarina (Alicia Vikander) a 20 ans et habite une sombre banlieue de Göteborg. Elle n’a pas terminé sa scolarité et redoute de finir comme sa mère.
Un jour, elle tombe par hasard sur une vidéo YouT ...

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QU EST CE QU ON A ENCORE FAIT AU BON DIEU


Claude et Marie Verneuil font face à une nouvelle crise. Leurs quatre gendres, Rachid, David, Chao et Charles sont décidés à quitter la France avec femmes et enfants pour tenter leur chance à l'étranger. Incapables d'imaginer leur famille loin d'eux, Claude et Marie sont prêts à tout pour les retenir. De leur côté, les Koffi débarquent en France pour le mariage de leur fille. Eux non plus ne sont pas au bout de leurs surprises.

TELERAMA
Ce deuxième opus s’acharne à éteindre toute polémique en réconciliant Blancs, Noirs, Juifs, Arabes et Asiatiques autour d’un ennemi commun... Et perd en route toute puissance comique.
Les acteurs font leur numéro, les actrices, pourtant plus subtiles, n’ont pas grand chose à jouer – à part Chantal Lauby, qui, comme dans le n°1, est le meilleur atout du film,
Idéologiquement, on ratisse large : le parti des râleurs se régalera d’une longue scène où circulent les habituels lieux communs sur la fonction publique et le coût du travail ; mais comment ne pas être séduit un peu plus tard par le dynamisme de nos provinces, et donc se réconcilier avec la France ? Pas l’ombre d’un gilet jaune, mais un mariage entre deux jeunes ivoiriennes, avec chant en l’honneur de Christiane Taubira – l’intolérance étant donc (temporairement) du côté du Papa ivoirien, joué avec une emphase théâtrale par Pascal N’Zonzi.
Tout de même, s’il y a réconciliation, elle ne peut se faire que contre quelqu’un. Une seule opinion ne souffre d’aucune contestation : l’anti-parisianisme. Sont convoqués en vrac Anne Hidalgo, les voies sur berge, et le prix de la coupe de champagne dans les restos chic. Le public visé est celui des multiplexes de province, où l’on se gaussera au moins de cela. Finalement, Qu’est-ce qu’on a encore fait au Bon Dieu ? possède une vraie singularité : c’est le premier film où je me sens racisé.
QU EST CE QU ON A ENCORE FAIT AU BON DIEU (E)
Claude et Marie Verneuil font face à une nouvelle crise. Leurs quatre gendres, Rachid, David, Chao et Charles sont décidés à quitter la France avec femmes et enfants pour tenter leur chance à l'étra ...

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QU EST CE QU ON A FAIT AU BON DIEU, Philippe De Chauvron 2014, Christian Clavier, Chantal Lauby (comique)@@@


Claude et Marie Verneuil, issus de la grande bourgeoisie catholique provinciale sont des parents plutôt vieille France. Cependant, ils se sont toujours obligés à faire preuve d'ouverture d'esprit. Les pilules furent cependant bien difficiles à avaler quand leur première fille épousa un musulman, leur seconde un juif et leur troisième un Chinois. Leurs espoirs de voir enfin l'une d'elles se marier à l'église se cristallisent donc sur la cadette, qui vient de rencontrer un bon catholique.

TELERAMA
La comédie sur les communautés exige une finesse d’écriture que Philippe de Chauveron n’a pas. Avec pas mal d’hypocrisie, il exploite lourdement les clichés qu’il veut dénoncer. Comédie au succès inattendu, mais phénoménal et international (plus de 12 millions d'entrées, en 2014, rien qu'en France). Ce voudrait être un hymne à l'ouverture d'esprit, la générosité, la tolérance. Mais la mise en scène est inexistante et le scénario exploite les clichés qu'il prétend dénoncer. Dans cet univers qui veut faire rire — grassement, si possible —, les Chinois sont évidemment ponctuels, les Juifs, avares et les Noirs, paresseux. En apparence, tout le monde en prend pour son grade. En fait, tout le monde trouve son compte dans ce supermarché discount de la vanne communautaire. Et ce portrait d'une France étriquée finit par susciter le malaise. Car, quelles que soient leur origine et leur religion, tous les protagonistes de cette histoire sont discrètement racistes et fiers de l'être, solidaires dans l'exclusion (voir la coalition entre les trois gendres pour évincer le nouveau venu ivoirien). Cynisme destructeur qui trouve son apogée dans le traitement du père de famille africain, présenté comme un bouffon radoteur quand il évoque les maux de la colonisation.
QU EST CE QU ON A FAIT AU BON DIEU, Philippe De Chauvron 2014, Christian Clavier, Chantal Lauby (comique)@@@ (E)
Claude et Marie Verneuil, issus de la grande bourgeoisie catholique provinciale sont des parents plutôt vieille France. Cependant, ils se sont toujours obligés à faire preuve d'ouverture d'esprit. Les pilules furent cepe ...

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QUAI D ORSAY Bertrand Tavernier 2013, Thiery Lhermitte@@


Alexandre Taillard de Worms, ministre des Affaires étrangères de droite, cherche à recruter un nouveau collaborateur. Il veut lui confier ce qu'il y a de plus important à ses yeux : les éléments de langage. Parce qu'il a entendu le plus grand bien de lui, Taillard propose le poste au jeune et prometteur Arthur Vlaminck qui a pourtant une sensibilité de gauche. Le jeune homme accepte, mais sa tâche s'annonce difficile.
QUAI D ORSAY Bertrand Tavernier 2013, Thiery Lhermitte@@ (E)
Alexandre Taillard de Worms, ministre des Affaires étrangères de droite, cherche à recruter un nouveau collaborateur. Il veut lui confier ce qu'il y a de plus important à ses yeux : les éléments de ...

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QUAND HARRY RENCONTRE SALLY, Rob Reiner 1989, Meg Ryan, Billy Crystal (sentimental)@@


A la fin des années 60, Harry et Sally viennent de terminer, chacun de leur côté, leurs études. Harry profite de la voiture de Sally pour retourner sur la côte est. En chemin, il tente de la séduire mais elle le repousse. Cinq ans plus tard, ils se croisent par hasard dans un avion. Chacun a une liaison, heureuse en apparence. Cinq nouvelles années passent. Sally est seule à présent. Harry vient de divorcer.

TELERAMA
Amour, amitié… Dix ans de valse-hésitation entre la craquante Sally et le marrant Harry. Cette éphéméride sentimentale se feuillette toujours avec gourmandise.

Condamnés à voyager ensemble jusqu’à New York alors qu’ils ne se connaissent pas, Harry et Sally se séparent soulagés. Cinq ans plus tard, la vie les réunit à nouveau. Cupidon tente alors de rectifier le tir. Harry et Sally hésitent entre le jeu de l’amour et du hasard et celui du chat et de la souris. Rob Reiner effeuille le calendrier de leurs vies parallèles, qui brûlent de se croiser tout en craignant le moindre déraillement.

Spirituel et haletant, le film est une succession de récits, cancans ou confessions qui atteignent leur paroxysme avec d’étranges séquences parfumées à la naphtaline, où des petits vieux pomponnés fixent la caméra en racontant comment ils se rencontrèrent autrefois. Par sa rapidité, ses jeux sur l’image (partage de l’écran en deux parties) et sa complicité simpliste avec le spectateur (jamais on ne doute de la chute), cette fantaisie rappelle aussi bien le cinéma muet que la comédie des années 40.
QUAND HARRY RENCONTRE SALLY, Rob Reiner 1989, Meg Ryan, Billy Crystal (sentimental)@@ (E)
A la fin des années 60, Harry et Sally viennent de terminer, chacun de leur côté, leurs études. Harry profite de la voiture de Sally pour retourner sur la côte est. En chemin, il tente de la séduire m ...

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QUANTUM OF SOLACE, Marc Forster 2008, Daniel Craig, Olga Kurylenko, Mathieu Amalric, Judi Dench (James Bond)(aventure)@@


Même s'il lutte pour ne pas faire de sa dernière mission une affaire personnelle, James Bond est décidé à traquer ceux qui ont forcé Vesper à le trahir.

TELERAMA
Quantum of solace marque un recul par rapport à Casino Royale, qui avait renouvelé la série. Si belle qu’elle soit (elle l’est !), Olga Kurylenko n’a pas l’ambiguïté, la douleur secrète d’Eva Green. D’ailleurs, on a édulcoré tout ce qui était enthousiasmant dans l’épisode précédent, soit le romantisme et la brutalité, pour revenir au spectaculaire de base. Bagarres + poursuites + bagarres + poursuites se succèdent donc, splendides, il est vrai, mais rigoureusement identiques : en courts plans syncopés et tremblés, assez casse-pieds à la longue.

Comme c’est toujours dans les vieux pots, etc., on a droit, à nouveau, à une organisation criminelle style le Spectre des années 1960, en mille fois plus puissante, dirigée par un Mathieu Amalric plutôt pas mal en méchant suave. Et à une fille asphyxiée, recouverte de pétrole, comme l’était d’or la victime de Goldfinger. Reste Daniel Craig. Un 007 pas vraiment accepté par ses chefs et ne s’acceptant pas lui-même. Un peu moins voyou et beaucoup mieux habillé (si l’on excepte la montre, vraiment trop bling-bling) que dans Casino Royale. Mais de plus en plus sexy. Grave, par moments. Et convaincant, tout le temps.

QUANTUM OF SOLACE, Marc Forster 2008, Daniel Craig, Olga Kurylenko, Mathieu Amalric, Judi Dench (James Bond)(aventure)@@ (E)
Même s'il lutte pour ne pas faire de sa dernière mission une affaire personnelle, James Bond est décidé à traquer ceux qui ont forcé Vesper à le trahir.

TELERAMA
Quantum of solace ...

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QUASIMODO DEL PARIS, Patrick Timsit 1998, Patrick Timsit, Richard Berry (comique)@


Quasimodo devient l'homme à tout faire du curé Frollo dans cette relecture surréaliste du roman de Victor Hugo.

ALLOCINE
Une excellente comédie française qui revisite avec brio et audace le célèbre classique de la littérature française de Victor Hugo, "Notre-Dame de Paris". Oui ce film est complètement bête. Oui nul doute que le numéro de Patrick Timsit est clairement agaçant et pourtant j'aime bien ce film. Et ce pour une principale raison : Richard Berry. Le voir dire les répliques les plus absurdes avec son air de grand blasé est juste jouissif au possible et il faut admettre que son personnage de Frollo en spoiler:
QUASIMODO DEL PARIS, Patrick Timsit 1998, Patrick Timsit, Richard Berry (comique)@ (E)
Quasimodo devient l'homme à tout faire du curé Frollo dans cette relecture surréaliste du roman de Victor Hugo.

ALLOCINE
Une excellente comédie française qui revisite avec brio et audace le c& ...

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QUE LA BETE MEURE, Claude Chabrol, 0000, Jea Yanne, Michel Duchaussoy (thriller)@@


Michel, le jeune fils de l'écrivain Charles Thénier, est renversé sur la place d'un village breton par un automobiliste qui prend la fuite. Le garçon meurt des suites de ses blessures. Charles, qui a aussi perdu sa femme, entre en clinique pour dépression nerveuse. Plus que jamais, il est décidé à retrouver l'homme qui a tué son fils. A sa sortie d'hôpital, il mène son enquête et ne tarde pas à identifier l'inconnu : Paul Decourt, garagiste à Quimper. Pour mieux l'approcher et assouvir sa vengeance, Charles devient l'amant d'Hélène Lanson, la belle-soeur de Paul. Lors d'un séjour de vacances à La Rochelle, Charles découvre que le chauffard est un tyran domestique détesté par son propre fils, Philippe...

TELERAMA
Chabrol signe un film de réflexion morale plus qu’une satire sociale, confrontant deux comédiens magnifiques : Michel Duchaussoy et Jean Yanne.

L'écrivain Charles Thénier veut venger la mort de son fils, tué par un chauffard qui a pris la fuite. Il découvre que le meurtrier est un garagiste sanguin et vulgaire, qui terrorise sa famille. Il s’introduit auprès de lui, dans l’intention de le tuer. Ce faux polar est l’un des plus grands films de Claude Chabrol, grâce à un scénario diabolique. À travers les personnages qu’interprètent Michel Duchaussoy (excellent) et Jean Yanne (époustouflant) s’opposent deux conceptions de la vie et, plus largement, le vieux couple culture-nature. Il y a, d’un côté, un écrivain tout en retenue, investi d’une mission vengeresse juste (quoique…), et, de l’autre, un être qui n’est qu’appétit — une bête, en somme. Chabrol prend du plaisir à brouiller le jeu, et bien malin qui dira, in fine, quel est le personnage positif de l’aventure. À la mécanique glacée — digne des maîtres Lang ou Hitchcock – s’ajoute une étonnante dimension satirique. Il y a dans l’interprétation de Yanne comme une synthèse d’une France poujadiste, petite-bourgeoise, celle de la bouffe et de la bagnole…
QUE LA BETE MEURE, Claude Chabrol, 0000, Jea Yanne, Michel Duchaussoy (thriller)@@ (E)
Michel, le jeune fils de l'écrivain Charles Thénier, est renversé sur la place d'un village breton par un automobiliste qui prend la fuite. Le garçon meurt des suites de ses blessures. Charles, qui a aussi perdu ...

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QUELLA ETA MALIZIOSA Silvio Amadio


Napoleone (Nino Castelnuovo) est un artiste qui s'ennuie dans sa vie de couple et postule pour travailler comme jardinier dans un manoir. En route pour l'île d'Elbe, il rencontre une adolescente Paola (Gloria Guida) qui tente de le séduire et lorsqu'il arrive au manoir, il apprend qu'elle est la fille de ses employeurs ( Anita Sanders ) et son beau-père ( Silvio Amadio). La mère est attirée par Napoleone mais celui-ci ressent une affection pour Paola et sa passion finit par se transformer en violence envers un pêcheur mentalement dérangé ( Mimmo Palmara ) qui courtise Paola.
QUELLA ETA MALIZIOSA Silvio Amadio (E)
Napoleone (Nino Castelnuovo) est un artiste qui s'ennuie dans sa vie de couple et postule pour travailler comme jardinier dans un manoir. En route pour l'île d'Elbe, il rencontre une adolescente Paola (Gloria Guida) qui tente de le s& ...

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QUI M AIME ME SUIVE, José Alcala 2018, Daniel Auteuil, Catherine Frot (comique)@@


Gilbert et Simone pensaient couler des jours paisibles en étant à la retraite, dans le sud de la France. Cependant, il n'en est rien. Alors qu'Étienne, le voisin et amant de Simone, le manque d'argent, mais surtout l'aigreur permanente de Gilbert s'accumulent, cela pousse Simone à fuir le foyer. Gilbert prend alors conscience qu'il est prêt à tout pour retrouver sa femme, son amour.

TELERAMA
Les retraités Gilbert et Simone tirent le diable par la queue, mais qu’importe : quand Gilbert casse la gueule au voisin Étienne, qui lui a piqué Simone, cette comédie et ses comédiens trouvent la folie qui leur manquait et emportent notre sympathie
q Bien

Avec son titre passe-partout, cette comédie s’élance sans vrai parti pris. Les retraités Gilbert (Daniel Auteuil) et Simone (Catherine Frot), qui n’arrivent plus à boucler les fins de mois, voient les huissiers débarquer : cela pourrait raconter quelque chose de la France des Gilets jaunes, mais la fibre sociale reste artificielle. Et puis Gilbert casse la gueule au voisin, Étienne (Bernard Le Coq), qui lui a piqué Simone. Et là, on y croit.

À ce coup de sang du vieux marié, le rival, cycliste du dimanche, ­répond par des coups fourrés d’une vacherie régressive. Comme les personnages, les acteurs sortent de leurs gonds. Catherine Frot a beau faire, elle, des mines plus coutumières, ce tri­angle amoureux bringuebalant finit par emporter la sympathie.

Ancien garagiste et désormais sculpteur, Gilbert passe une retraite marquée par les difficultés financières avec Simone, sa femme, passionnée d'Epicure, et Etienne, leur voisin, fan de vélo et amant de Simone. Simone ne supporte plus l'aigreur de son mari, qui était un révolté quand elle l'a rencontré trente-cinq ans plus tôt. Quand Etienne s'en va, Simone quitte le foyer. Désespéré, Gilbert part à sa recherche et tente de la reconquérir. Mais Simone a donné un nouveau souffle à sa vie et veut prendre sa liberté...
QUI M AIME ME SUIVE, José Alcala 2018, Daniel Auteuil, Catherine Frot (comique)@@ (E)
Gilbert et Simone pensaient couler des jours paisibles en étant à la retraite, dans le sud de la France. Cependant, il n'en est rien. Alors qu'Étienne, le voisin et amant de Simone, le manque d'argent, mais surtout l'ai ...

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RABBI JACOB Gerard Oury 1973, Louis de Funes


À la suite d'un quiproquo, un homme d'affaires irascible et raciste se retrouve confronté, malgré lui, à un règlement de compte entre terroristes d'un pays arabe. Pour semer ses poursuivants, il se déguise en rabbin, après avoir croisé des religieux juifs en provenance de New York à l'aéroport d'Orly.
RABBI JACOB Gerard Oury 1973, Louis de Funes (E)
À la suite d'un quiproquo, un homme d'affaires irascible et raciste se retrouve confronté, malgré lui, à un règlement de compte entre terroristes d'un pays arabe. Pour semer ses poursuivants, il se d&eacut ...

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RAIN MAN, Barry Levinson, Dustin Hoffman, Tom Cruise


À la mort de son père, Charlie Babbitt, homme d'affaires pressé, hérite d'une vieille Buick qu'il convoitait depuis longtemps, mais se voit spolié de quelque trois millions de francs versés à l'Institution psychiatrique Wallbrook au profit d'un bénéficiaire anonyme.
RAIN MAN, Barry Levinson, Dustin Hoffman, Tom Cruise (E)
À la mort de son père, Charlie Babbitt, homme d'affaires pressé, hérite d'une vieille Buick qu'il convoitait depuis longtemps, mais se voit spolié de quelque trois millions de francs versés à ...

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RAISON ET SENTIMENTS Ang Lee 1995,Emma Thompson, Kate Winslet


Pour ne pas diviser ses biens, Mr Dashwood en lègue la totalité à son fils John à qui il fait promettre de subvenir aux besoins de sa belle-mère et de ses demi-soeurs: Elinor, Marianne et Margaret. Manipulé par son épouse Fanny, celui-ci ne tient pas cet engagement.

TELERAMA
L'Angleterre des années 1810. Les soeurs Elinor et Marianne Dashwood, l'une aussi raisonnable que l'autre est passionnée, se retrouvent sans le sou après le décès de leur père. Toutes deux sont condamnées à faire un beau mariage afin de retrouver un peu de confort matériel. Mais cette quête du mari réserve bien des surprises. Elinor s'éprend du charmant et mystérieux Edward Ferrars tandis que Marianne hésite entre le discret colonel Brandon et le fougueux John Willoughby. Une adaptation fidèle et délicieusement romanesque du roman de Jane Austen par Andrew Davies - "Le Journal de Brigdet Jones", "House of Cards".
RAISON ET SENTIMENTS Ang Lee 1995,Emma Thompson, Kate Winslet (E)
Pour ne pas diviser ses biens, Mr Dashwood en lègue la totalité à son fils John à qui il fait promettre de subvenir aux besoins de sa belle-mère et de ses demi-soeurs: Elinor, Marianne et Margaret. Manipul ...

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RAMPAGE HORS DE CONTROME, Brad Peyton 2018, Dwayne Johnson, Naomie Harris (science fiction)


Le primatologue Davis Okoye partage un lien inébranlable avec George, un gorille à dos argenté intelligent qui a été confié à ses soins depuis sa naissance. Lorsqu'une expérience génétique malhonnête tourne mal, George, un loup et un reptile atteignent une taille monstrueuse.

TELERAMA
Gros film d’action et bébêtes mutantes et fâchées. Dwayne Johnson sauve le monde, rien qu’avec ses biscotos.
Après Godzilla, le gros reptile radioactif, voici George, le gorille mutant qui casse tout, avec ses deux copains génétiquement énervés : l’énorme loup et le terrible crocodile. Résultat d’une expérience scientifique (très, très) loupée, ces énormes nuisibles sèment la mort, la terreur, les gravats et les effets spéciaux à travers l’Amérique. L’armée, bien entendu, est impuissante. Seul Dwayne Johnson peut encore sauver le monde, comme d’habitude, avec autant de délicatesse et de charme que ses adversaires de tout poil.
RAMPAGE HORS DE CONTROME, Brad Peyton 2018, Dwayne Johnson, Naomie Harris (science fiction) (E)
Le primatologue Davis Okoye partage un lien inébranlable avec George, un gorille à dos argenté intelligent qui a été confié à ses soins depuis sa naissance. Lorsqu'une expérience g&eac ...

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RANSOM GAMES, Jim Gillespie 2016, Jeremy Sumpter. Kyle Hartmann. Phoebe Tonkin (thriller)@@


Des enfants pourris gâtés, issus de familles aisées, sont envoyés dans une pension très stricte, dans l'espoir que cette éducation leur remettra les idées en place. Arrivés sur place, ils se retrouvent bientôt pris en otages par des criminels ayant assiégé l'école. Leurs kidnappeurs demandent alors une rançon exorbitante. Leur seul espoir : s'en sortir par leurs propres moyens.

TELERAMA
RANSOM GAMES, Jim Gillespie 2016, Jeremy Sumpter. Kyle Hartmann. Phoebe Tonkin (thriller)@@ (E)
Des enfants pourris gâtés, issus de familles aisées, sont envoyés dans une pension très stricte, dans l'espoir que cette éducation leur remettra les idées en place. Arrivés sur place, i ...

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RAOUL TABURIN a un secret, Pierre Godeau 2018, Edouard Baer, Benoit Poelvoorde (sport)@@


Raoul Taburin est un spécialiste en réparation de vélos et un véritable expert en la matière. Toutefois, il cache un secret qui le hante : malgré sa grande expertise en matière de mécanique de vélo, il ne sait pas en faire. Enfant, chaque essai de bicyclette se soldait par une chute immédiate. Quarante ans plus tard, il ressent encore cette incompétence comme une véritable malédiction. Un jour, un photographe spécialiste du portrait méticuleux vient s'installer au village.

TELERAMA
Raoul, génial réparateur de bicyclettes, a un secret : il ne sait pas faire du vélo. Une adaptation désuète et un peu lourde du livre de Sempé.
Difficile de transposer au cinéma l’univers graphique et narratif de Sempé, tout en délicatesse et en suggestion. Comme dans Raoul Taburin, récit dessiné de 1995, où un génial réparateur de bicyclettes cache à ses proches et à ses clients qu’il ne sait pas faire du vélo… Dans l’adaptation qu’en propose Pierre Godeau, l’utilisation d’une voix off explicative et l’abus de dialogues démonstratifs alourdissent cette fable délicieuse sur les apparences et la transmission. Le film, un peu désuet dans son esthétique de carte postale, convainc davantage quand il joue la carte du burlesque, grâce à de jolis effets sonores et au talent comique de Benoît Poelvoorde.
RAOUL TABURIN a un secret, Pierre Godeau 2018, Edouard Baer, Benoit Poelvoorde (sport)@@ (E)
Raoul Taburin est un spécialiste en réparation de vélos et un véritable expert en la matière. Toutefois, il cache un secret qui le hante : malgré sa grande expertise en matière de méca ...

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RASHOMON, Akira Kurosawa 1950


Le film se déroule durant l'ère Heian (IX-XII siècles), période de troubles et de guerres civiles. Sous le portique de Rasho (Rashomon), trois hommes, qui s'abritent de la pluie diluvienne, vont se mettre à discuter pour passer le temps : un bûcheron, un prêtre et un passant venu les rejoindre. Le sujet de leur conversation est la mort d'un samouraï, tué quelques jours auparavant par un bandit.

TELERAMA
Sur la liste des « films qu’il faut avoir vus », Rashômon (1950) occupe une place à part. Celle d’une œuvre que l’on connaît parfois sans même l’avoir vue, car devenue matricielle – on lit ainsi sous la plume des critiques qu’un long métrage fonctionne « à la Rashômon » –, telle une pierre angulaire qui n’en finirait pas de ricocher. Un exemple récent ? Le Dernier Duel, de Ridley Scott, sorti en 2021 et bâti sur le principe narratif inauguré sept décennies plus tôt par Akira Kurosawa : un crime, un procès, et des témoins dont les vérités irréconciliables, livrées en flash-back, rebattent les cartes d’un récit éclaté.
(Re)découvrir Rashômon, cité par Ingmar Bergman ou Quentin Tarantino parmi leurs films préférés, c’est donc revenir à une source vive du cinéma mais c’est aussi prendre un bain de lumière comme les salles obscures savent en offrir. L’histoire commence pourtant sous une pluie diluvienne, qui réunit un bûcheron, un bonze et un paysan dans un temple en ruine du Japon médiéval. Chamboulés, les deux premiers racontent au troisième l’affaire qui leur a valu de témoigner devant la justice : le meurtre d’un samouraï, et le viol de son épouse, par le bandit Tajômaru.
Pas moins de quatre versions différentes des faits s’affrontent – y compris celle du mort, par le biais d’une médium ! Si cette succession de points de vue dessine une humanité victime de ses coupables faiblesses, le Lion d’or de la Mostra 1951 fascine, lui, par la force intacte de sa mise en scène. La modernité statique et dépouillée des scènes chez le magistrat le dispute à la vélocité tout en jeux d’ombres des séquences tournées dans une forêt piquetée de soleil. Film parlant parfois joué comme au temps du muet – les mains de Machiko Kyô couvrant à demi ses yeux dans la terreur, les éclats de rire grimaçants d’un Toshiro Mifune en sueur… –, Rashômon éblouit, bien au-delà de son legs, par sa pure beauté.

RASHOMON, Akira Kurosawa 1950 (E)
Le film se déroule durant l'ère Heian (IX-XII siècles), période de troubles et de guerres civiles. Sous le portique de Rasho (Rashomon), trois hommes, qui s'abritent de la pluie diluvienne, vont se mettre à ...

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RATATOUILLE, Brad Bird 2007 (animation jeunesse)@@


Rémy n'est pas un jeune rat comme les autres. Il a un véritable don, celui de cuisiner, marier les saveurs, découvrir de nouveaux arômes et un rêve : devenir un grand chef et le premier rat de goût. Il est prêt à tout pour vivre sa passion, notamment venir s'installer avec sa famille sous les cuisines d'un des plus grands restaurants parisiens : celui d'Auguste Gusteau, la star des fourneaux.
RATATOUILLE, Brad Bird 2007 (animation jeunesse)@@ (E)
Rémy n'est pas un jeune rat comme les autres. Il a un véritable don, celui de cuisiner, marier les saveurs, découvrir de nouveaux arômes et un rêve : devenir un grand chef et le premier rat de goût. Il ...

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RAZZIA, Nabil Ayouch 2017, Maryam Touzani, Arieh Worthalter, Amine Ennajj (sentimental racisme)@@


A Casablanca, Salima fume des cigarettes, veut travailler et porte des jupes courtes au grand dam de son mari qui contrôle ses faits et gestes. Hakim, jeune garçon des quartiers populaires, se réfugie parfois, lui aussi, sur le toit de son immeuble : un havre où il écoute Freddie Mercury, le chanteur de Queen, l'inspirateur d'un look qui fait honte à son père. Au coeur des quartiers bourgeois, l'adolescente Inès étouffe dans son ghetto de riches, qu'elle quitte seulement pour aller au lycée français, conduite par un chauffeur. Dans le centre-ville, Joe, parce qu'il est juif, sent désormais les comportements se crisper...

TELERAMA
En mettant à nouveau en scène le Maroc, après, notamment, Les Chevaux de Dieu (2012) et Much Loved (2015), Nabil Ayouch déploie son regard avec un amour inépuisable. Mais inquiet. Dans l’Atlas, en 1982, un maître d’école est remplacé par un sinistre magister chargé d’imposer l’usage de l’arabe classique, une langue que les élèves, berbères, ne comprennent pas et qui est le vecteur de l’islam ultra religieux. L’arabisation forcée place le film sous le signe d’une dépossession : ce qui s’est passé dans ces montagnes, il y a longtemps, se répète aujourd’hui dans les maisons, à Casablanca. Salima vit sous le contrôle de son mari, Jawad, que le désir de liberté de sa femme rend fou. Hakim endure les regards de mépris de son père parce qu’il veut devenir chanteur.

Courageusement, Razzia montre une nation d’idéologues, arc-boutés sur des diktats moraux, religieux. De ce tableau tout en tensions ressortent des visages en gros plan, des individua­lités qui résistent. Hakim s’accroche à son rêve, Salima refuse d’être la recluse que son mari veut pour compagne. Portraitiste talentueux, le réalisateur regarde chaque personnage intensément. Il montre le courage des choix personnels dans un pays où l’on ne sort pas du rang, sinon dans les émeutes collectives. Maryam Touzani, qui, depuis, est passée à la réalisation avec le très bel Adam , donne à Salima sa beauté de tragédienne, mais aussi une douceur, une plénitude. Figure de proue du film, elle incarne à merveille le combat et la sensibilité, l’espoir possible.
RAZZIA, Nabil Ayouch 2017, Maryam Touzani, Arieh Worthalter, Amine Ennajj (sentimental racisme)@@ (E)
A Casablanca, Salima fume des cigarettes, veut travailler et porte des jupes courtes au grand dam de son mari qui contrôle ses faits et gestes. Hakim, jeune garçon des quartiers populaires, se réfugie parfois, lui aussi, ...

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READY PLAYER ONE, Steven Spielberg 2018, Tye Sheridan, Olivia Cooke, Mark Rylance (science fiction)@@@


En 2045, la planète frôle le chaos et s'effondre, mais les gens trouvent du réconfort dans l'OASIS, un monde virtuel créé par James Halliday. Lorsque Halliday meurt, il promet son immense fortune à la première personne qui découvre un oeuf de Pâques numérique caché dans l'OASIS.

TELERAMA
Il y a deux Steven Spielberg. Le premier est un héritier du classicisme hollywoodien avec sa maîtrise du récit, ses scénarios aux valeurs humanistes, ses mises en scène élégantes et efficaces com­me dans le récent Pentagon Papers, ­vibrant hommage à la liberté de la presse. Le second est l’artisan d’un cinéma pop-corn et high-tech, destiné à séduire les enfants que nous sommes tous restés. Mission accomplie, haut la main, avec l’euphorisant Ready Player One, qui prouve que « papy Spielby », à 71 ans, a encore de sérieuses leçons de créati­vité et de modernité à donner aux jeunes générations.

Bienvenue en 2045, à Columbus, Ohio (Etat natal du réalisateur). Pour ne plus penser à leur vie sinistre, la plupart des hommes et femmes du futur passent le plus clair de leur temps avec un masque de réalité virtuelle sur les yeux, seul moyen de pénétrer dans l’Oasis, un jeu vidéo en ligne très addictif. Son fondateur, l’excentrique James Hal­liday, mort quelques années plus tôt, a décidé de léguer sa fortune au gamer qui découvrira « l’œuf de Pâques » dissimulé au cœur du jeu. Wade, un adolescent idéaliste, part à la chasse au trésor, tout comme les salariés de l’IOI, une multinationale du multimédia qui rêve de prendre le contrôle de l’Oasis et, au-delà, du « vrai » monde…

Le film enchaîne avec fluidité les ­allers-retours entre la réalité, très som­bre, de demain et les univers virtuels, tantôt merveilleux, tantôt apocalyptiques, de l’Oasis. Entre les acteurs et leurs avatars numériques. « Les seules ­limites de l’Oasis sont celles de votre imagination », disait son créateur. Spielberg et ses décorateurs ne s’en sont ­posé aucune pour créer des décors, des courses-poursuites, des combats toujours plus fous, toujours plus spectaculaires. Avec un petit supplément d’âme : l’un des charmes du film est d’allier la science-fiction à l’évocation tous azimuts, et délicieusement nostalgique, de la pop culture.

Des tubes de Van ­Halen (Jump) ou de Tears for Fears aux costumes bizarres des Aventures de Buckaroo Banzaï à travers la 8e dimension en passant par les premiers jeux ­vidéo Atari, Ready Player One est une madeleine de Proust géante – et particulièrement savoureuse – pour qui fut adolescent dans les années 80. La plupart de ses (innombrables) références ne durent que quelques secondes, le temps d’une image ou d’une réplique, mais d’autres constituent de véritables enjeux du scénario. Pour résoudre une des énigmes du jeu, Wade et ses amis doivent ainsi plonger dans l’univers de Shining. Grand moment de vertige ciné­philique, lorsque les décors et les personnages du chef-d’œuvre de Stanley Kubrick sont, à leur tour, transformés en avatars numériques…

Si futuriste soit-il, ce divertissement n’est pas complètement déconnecté du monde d’aujourd’hui. La sinistre compagnie IOI est l’équivalent des Google et Facebook actuels : un fleuron du ­capitalisme ultralibéral qui, derrière la ­façade d’entreprise « cool », rêve d’un monopole absolu, quasi totalitaire, sur son marché. Le blockbuster cache ­aussi une émotion inattendue avec le personnage de Halliday, le créateur de l’Oasis, mi-Steve Jobs (pour ses inventions visionnaires), mi-Willy Wonka (le démiurge excentrique de Charlie et la chocolaterie ). Un ex-ado solitaire, mal dans sa peau, qui trouve refuge dans l’imaginaire des jeux vidéo et des films et devient l’une des personnalités les plus admirées, mais aussi les plus riches de l’industrie du divertissement. On aimerait y voir un autoportrait de Steven Spielberg lui-même. Surtout quand cet éternel enfant, arrivé au soir de sa vie, milite pour un retour au pur plaisir du jeu et du partage…
READY PLAYER ONE, Steven Spielberg 2018, Tye Sheridan, Olivia Cooke, Mark Rylance (science fiction)@@@ (E)
En 2045, la planète frôle le chaos et s'effondre, mais les gens trouvent du réconfort dans l'OASIS, un monde virtuel créé par James Halliday. Lorsque Halliday meurt, il promet son immense fortune à l ...

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REBECCA, Alfred Hitchkok 1939, Laurence Olivier, Joan Fontaine@.


Tandis que le riche Maxim de Winter pleure sa femme disparue, il rencontre sur la Côte d'Azur une jeune dame de compagnie. Il l'épouse et l'emmène dans sa demeure anglaise de Manderley, que hante le souvenir de la défunte, Rebecca.

TELERAMA
D’apparence plus classique que les fameux “Psychose” ou “Fenêtre sur cour”, ce séjour chez une châtelaine se révèle pourtant bien troublant… Sous le raffinement aristocratique couve une fièvre des sens haletante. Quand elle épouse Maxim de Winter, aristocrate veuf, la jeune ingénue pense vivre un conte de fées. Mais Manderley, la demeure ancestrale de Max, ne semble tolérer qu’une châtelaine : Rebecca, la précédente épouse de Winter, disparue en mer. Son souvenir hante chaque pièce, jalousement entretenu par la gouvernante…
À partir du roman gothique de Daphné Du Maurier, c’est « Alice au pays des cauchemars ». Mi-héroïne de Lewis Carroll, mi-femme de Barbe-Bleue, Joan Fontaine oscille entre innocence et curiosité morbide. Le suspense se construit sur un vide, une absence. Un chien mélancolique, une brosse à cheveux, un rideau gonflé par le vent dessinent en creux l’obsédante présence de la défunte épouse.
Comme dans Psychose ou Les Oiseaux, Hitchcock joue avec le fantastique. Cette ambiguïté culmine dans la fixité hantée du regard de la gouvernante. Elle ne tourmente pas la tendre Joan Fontaine par hasard : à travers elle, Hitchcock parle de perversité. Il multiplie les métaphores suggestives. La prude jeune femme traque l’ombre de sa voluptueuse devancière comme on cherche à identifier son propre désir. Un pur chef-d’œuvre.
REBECCA, Alfred Hitchkok 1939, Laurence Olivier, Joan Fontaine@. (E)
Tandis que le riche Maxim de Winter pleure sa femme disparue, il rencontre sur la Côte d'Azur une jeune dame de compagnie. Il l'épouse et l'emmène dans sa demeure anglaise de Manderley, que hante le souvenir de la d&eacu ...

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RECHERCHE SUZAN DESESPEREMENT, Susan Seidelman 1985, Rosanna Arquette, Madonna (bio)@@


Femme au foyer dans le New Jersey, Roberta s'ennuie, et occupe ses journées à lire les petites annonces. À plusieurs reprises, elle remarque l'une d'entre elles: "recherche Susan désespérément," signée d'un certain Jim.

TELERAMA
Roberta, jeune bourgeoise new-yorkaise rêvant d’aventure, tombe sur une petite annonce : “Recherche Susan… ” Un peu de féminisme, de légèreté branchée, de clinquant malin et une paire de super nanas.

Le premier film de Madonna était hystériquement attendu par ses fans et fut ovationné à la Quinzaine des réalisateurs, à Cannes, en 1985. Il était et reste autre chose qu’un vulgaire écrin à la gloire de la madone des platines. Elle joue la Susan du titre, mais ce n’est même pas elle l’héroïne. C’est Roberta (Rosanna Arquette), petite-bourgeoise new-yorkaise dont la seule aventure consiste à changer de coupe de cheveux et à dévorer les petites annonces comme des romans-photos. Une en particulier l’attire : « Desperately seeking Susan »…

C’est le thème éternel du double, du désir d’être autre, d’abord en prenant modèle puis en se trouvant soi-même. Un poil de féminisme, une dose de légèreté branchée, Susan Seidelman faisait dans le clinquant intelligent. Sa comédie alliait romantisme et burlesque, comme les classiques hollywoodiens des années 1940, mais avec toute la panoplie eighties, des gadgets fluo au blouson noir à porter sur un tutu. On voyait Rosanna Arquette partie pour une longue carrière. On ne pariait pas forcément sur la longévité de Madonna. Tout faux. En 2005, cette dernière jouait justement le revival des années 1980 en justaucorps rose sur le dancefloor. En revanche, on recherche Rosanna de plus en plus désespérément.
RECHERCHE SUZAN DESESPEREMENT, Susan Seidelman 1985, Rosanna Arquette, Madonna (bio)@@ (E)
Femme au foyer dans le New Jersey, Roberta s'ennuie, et occupe ses journées à lire les petites annonces. À plusieurs reprises, elle remarque l'une d'entre elles: "recherche Susan désespérément, ...

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RED 2, Dean Parisot 2013, Bruce Willis, John Malkovich, Catherine Zeta Jones (espionnage)@@


Lorsque l'agent retraité de la CIA Franck Moses apprend la mort de son ancien collègue Marvin, il se rend à son enterrement avec sa compagne Sarah, sans se douter qu'il va au-devant de gros problèmes.

TELERAMA
Après un premier épisode pataud, les retraités de l’espionnage étaient de retour. Et plutôt en forme. Si l’intrigue tient du prétexte, on s’amuse à voir cabotiner Bruce Willis, Helen Mirren et John Malkovich entre Paris et Moscou.
Après un premier épisode ­pataud, les retraités de l'espionnage sont de retour. Et plutôt en forme, sous la direction de Dean Parisot. Si l'intrigue tient du ­prétexte, on s'amuse à voir cabotiner Bruce Willis, Helen Mirren et John Malkovich (particulièrement drôle) au fil de pétaradantes mésaventures entre Paris et Moscou.
RED 2, Dean Parisot 2013, Bruce Willis, John Malkovich, Catherine Zeta Jones (espionnage)@@ (E)
Lorsque l'agent retraité de la CIA Franck Moses apprend la mort de son ancien collègue Marvin, il se rend à son enterrement avec sa compagne Sarah, sans se douter qu'il va au-devant de gros problèmes.

TE ...

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RED EYE sous haute pression, Wes Craven 2004, Rachel McAdams, Cillian Murphy (thriller espace)@


Lisa Reisert a peur de l'avion, mais ce qui l'attend cette nuit-là sur le vol Dallas-Miami dépasse de loin ses pires cauchemars... Le voyage commence pourtant sous les meilleurs auspices. Avant d'embarquer, la jeune femme échange des propos légers avec un passager, Jackson, qu'elle retrouve à ses côtés dans l'avion. Mais bientôt, le charmant Jackson révèle à Lisa la vraie raison de son voyage : tuer le directeur adjoint à la sécurité du territoire.

TELERAMA
Une première : Wes Craven, docteur ès horreurs, met au rancart griffes et mas­ques en latex et s'essaie au thriller psychologique. L'objet de l'angoisse présente mieux, il a même une tête de gendre idéal : c'est Cillian Murphy, alias Jackson, regard bleu ciel, élégant et ­cool. Lorsque Lisa (Rachel McAdams), elle aussi bien sous tous rapports, fait sa connaissance autour d'un verre, à l'aéro­port, avant le décollage, elle a tout lieu de croire à un possible flirt, voire plus. Sauf qu'une fois dans l'appareil Jackson se révèle être un abominable terroriste...

On s'attend à ce que le méchant exige de Lisa l'impossible (détourner l'avion ? étrangler un passager ?). Mais le bonheur d'un fanatique, c'est maintenant simple comme un coup de fil : au moyen des combinés disponibles à bord de l'appareil, Lisa est sommée de joindre le ­palace où elle travaille pour modifier le choix d'une suite réservée à un homme politique ! Un peu tiré par les cheveux. Pourtant, comme dans une série B réussie, Wes Craven nous tient en haleine avec de petits détails très réalistes quant à la (sur)vie dans un vol long courrier. Puis, au sol, l'action est menée tambour battant. Même terrorisée, Rachel McAdams con­serve son sex-appeal, et Cillian Murphy, qui refuse avec une rage froide le beau gosse en lui, est très convaincant. — Jacques Morice
RED EYE sous haute pression, Wes Craven 2004, Rachel McAdams, Cillian Murphy (thriller espace)@ (E)
Lisa Reisert a peur de l'avion, mais ce qui l'attend cette nuit-là sur le vol Dallas-Miami dépasse de loin ses pires cauchemars... Le voyage commence pourtant sous les meilleurs auspices. Avant d'embarquer, la jeune femme &eac ...

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RED JOAN, Trevor Nunn 2018, Judi Dench, Sophie Cookson, Tom Hugues (espionnage)@@


C'est l'histoire de Joan Stanley, une femme qui détient le record d'années de service en tant qu'espionne du KGB. Joan était une veuve retraitée qui menait une vie paisible lorsque, étonnamment, elle fut arrêtée par les services secrets britanniques.
RED JOAN, Trevor Nunn 2018, Judi Dench, Sophie Cookson, Tom Hugues (espionnage)@@ (E)
C'est l'histoire de Joan Stanley, une femme qui détient le record d'années de service en tant qu'espionne du KGB. Joan était une veuve retraitée qui menait une vie paisible lorsque, étonnamment, elle fut a ...

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RED SPARROW, Francis Lawrence 2018, Jennifer Lawrence (espionnage)@


La ballerine Dominika Egorova fait face à l'incertitude lorsqu'une blessure met fin à sa carrière de danseuse. Elle se tourne vers l'école Sparrow, un service d'intelligence secrète qui entraîne des jeunes filles exceptionnelles d'utiliser leurs esprits et corps comme armes.

TELERAMA
Le plus déconcertant, c’est la ressemblance de Matthias Schoenaerts, le cheveu plat et la raie de côté, avec Vladimir Poutine. Et une pénible scène de torture à l’éplucheur. Pour le reste, le « moineau rouge » du titre survole des territoires pleins de doubles jeux et de triples agents, mieux ­représentés ailleurs. Entre vamp et victime, Jennifer Lawrence, dressée pour séduire et perdre l’ennemi, est l’héroïne glamour de cette partie de dupes qui oppose services secrets russes et américains. Si l’on ­supporte les faux accents russes et l’entraînement pseudo-soviétique des apprentis manipulateurs (avec Charlotte Rampling dans le rôle de la maquerelle militaire), on peut ­accepter la mission, et se laisser distraire.
RED SPARROW, Francis Lawrence 2018, Jennifer Lawrence (espionnage)@ (E)
La ballerine Dominika Egorova fait face à l'incertitude lorsqu'une blessure met fin à sa carrière de danseuse. Elle se tourne vers l'école Sparrow, un service d'intelligence secrète qui entraîne des ...

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RED, Robert Schwentke 2010, Bruce Willis, Morgan Freeman, Helen Mirren (thriller)@@


Dans certaines professions, la retraite peut s'avérer difficile à accepter : Franck ne supporte pas l'inactivité, son collègue Joe végète en maison de retraite, Marvin use d'amphétamines et Victoria fait des petits boulots. Pas facile de décrocher quand on a été agents de la CIA toute sa vie. Pourtant, quand leur ancien employeur décide d'éliminer pour de bon ces agents un peu trop compromettants, il va découvrir qu'en dépit de leur âge, ce sont encore de redoutables adversaires.

TELERAMA
Un casting de choc pour un film en toc. Dans cette histoire d’espions à la retraite qui rempilent avec joie, tout paraît mou et maladroit.

Un casting de choc pour un Red souvent en toc. Robert Schwentke, déjà responsable d'une croûte sirupeuse (Hors du temps), n'arrange pas son cas. Dans cette histoire d'espions à la retraite qui rempilent (sans doute inspirée par Space Cowboys, d'Eastwood), les épisodes s'enchaînent mollement, sans véritable charme hors du cabotinage des vedettes. Une fois n'est pas coutume, l'opus 2 était un peu plus convaincant.
RED, Robert Schwentke 2010, Bruce Willis, Morgan Freeman, Helen Mirren (thriller)@@ (E)
Dans certaines professions, la retraite peut s'avérer difficile à accepter : Franck ne supporte pas l'inactivité, son collègue Joe végète en maison de retraite, Marvin use d'amphétamines et V ...

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REDEMPTION DAY, Hicham Hajji 2021, Gary Dourdan, Serinda Swan (thriller)@


Kate Paxton est une archéologue de renommée qui se rend au Maroc pour faire des fouilles. Peu après, elle se fait kidnapper par un groupe armé terroriste. Son mari est un capitaine de la marine américaine prêt à tout pour sauver sa femme, avec l'aide d'un agent marocain spécialisé dans la lutte anti-terroriste, et celle de l'ambassadeur des États-Unis au Maroc.

TELERAMA
Kate Paxton, une archéologue renommée, part au Maroc après la découverte sur place d'une ville souterraine. A peine arrivée sur le site des fouilles, Kate est kidnappée par des terroristes qui réclament une rançon exorbitante. Quand son mari Brad, capitaine des Marines et héros de guerre, apprend la nouvelle, il décide de se lancer dans une mission périlleuse pour sauver sa femme. Il va devoir affronter un ennemi dangereux mais aussi faire face à ses propres démons...
REDEMPTION DAY, Hicham Hajji 2021, Gary Dourdan, Serinda Swan (thriller)@ (E)
Kate Paxton est une archéologue de renommée qui se rend au Maroc pour faire des fouilles. Peu après, elle se fait kidnapper par un groupe armé terroriste. Son mari est un capitaine de la marine américaine ...

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REGARDE LES HOMMES TOMBER, Jacques Audiard 1993, Jean-Louis Trintignant, Jean Yanne, Mathieu Kassovitzn (thriller)@@


Simon Hirsch exerce sans conviction la profession de représentant de commerce en faire-part et cartes de visite. La cinquantaine, marié, Simon n'a qu'un seul ami, Mickey, un policier. Au cours d'une enquête, Mickey est abattu par des malfaiteurs et reste dans le coma.

TELERAMA
Simon Hirsch est représentant de commerce. L'ennui s'est emparé de sa vie : les affaires ne marchent plus, et, surtout, il se sent vieillir. Simon donne parfois un coup de main à Mickey, un ami policier. Après une opération qui a mal tourné, celui-ci se retrouve à l'hôpital, dans un coma profond. Simon est atterré. Constatant que l'enquête sur laquelle travaillait Mickey piétine, il décide de mener ses propres investigations. Il quitte tout : femme, maison, travail, pour se lancer à corps perdu sur les traces des tueurs. Retour en arrière : trois ans plus tôt, Marx, un vieux "zonard" teigneux, rencontre Johnny, un jeune paumé naïf, au bord d'une autoroute. Entre le voyou cynique et le jeune homme candide en mal d'affection, une singulière amitié naît...
REGARDE LES HOMMES TOMBER, Jacques Audiard 1993, Jean-Louis Trintignant, Jean Yanne, Mathieu Kassovitzn (thriller)@@ (E)
Simon Hirsch exerce sans conviction la profession de représentant de commerce en faire-part et cartes de visite. La cinquantaine, marié, Simon n'a qu'un seul ami, Mickey, un policier. Au cours d'une enquête, Mickey est a ...

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REGLEMENT DE COMPTE A OK CORRAL, John Sturges 1957, Burt Lancaster, Kirk Douglas (western)@@


Après une longue carrière au service de la loi, Wyatt Earp décide de se ranger et de se mettre en ménage avec Laura Denbow. Cependant ses plans de retraites sont contrariés par le clan Clanton qui s'attaque à son frère, également shérif. Aidé de Doc Holliday, il se rend sur les lieux du conflit.

TELERAMA
Le règlement de comptes final annoncé dans le titre n’est pas le moment le plus important dans ce western de la déprime. John Sturges l’expédie rapidement, lors d’une séquence remarquable car filmée dans la longueur et — presque — sans musique. Le shérif Wyatt Earp, grande figure de la légende de l’Ouest, n’est pas non plus le vrai héros de l’histoire.
Ici, tout est une histoire de décalage, et c’est Kirk Douglas, alias Doc Holliday, qui tient la vedette, génie de la gâchette vieillissant, ex-dentiste devenu joueur alcoolique et tuberculeux. Kirk Douglas est truculent : pathétique dans une scène, il se transforme en monstre sadique en un claquement de doigts. C’est un personnage maudit : sa renommée de gunfighter met sur son chemin tous les desperados de l’Ouest. De guerre lasse, il fuit, de duel en duel, toutes les villes qui lui ferment leurs portes. Semeur de trouble malgré lui, Doc Holliday rêve d’une mort violente et agonise à petit feu, rongé par la maladie et l’alcool.
À ses côtés, Burt Lancaster incarne le héros américain, sobre, droit et inflexible, porteur d’un nouvel espoir. Ils sont bien sûr les deux faces de la même médaille yankee, et les deux hommes finissent même par avouer leur attirance. Évidemment, le couple Henry Fonda-Victor Mature dans La Poursuite infernale, de John Ford, a, dix ans plus tôt, immortalisé les héros de Tombstone. Mais ce remake n’a rien de déshonorant.
REGLEMENT DE COMPTE A OK CORRAL, John Sturges 1957, Burt Lancaster, Kirk Douglas (western)@@ (E)
Après une longue carrière au service de la loi, Wyatt Earp décide de se ranger et de se mettre en ménage avec Laura Denbow. Cependant ses plans de retraites sont contrariés par le clan Clanton qui s'attaqu ...

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REIVERS, Mark Rydell 1969, Steve Mac Queen (road movie)


En 1905, la petite ville de Jefferson, Mississippi, vit un grand moment lorsque Boss McCaslin se fait livrer la première automobile jamais vue dans la région, une Winston Flyer, voiture tapageuse qui évoque l'aventure et l'inconnu. Alors que ses parents se rendent à un enterrement, le jeune Lucius Priest, âgé de 11 ans, est persuadé par un bon à rien notoire de se rendre à Memphis dans l'automobile flambant neuve de son grand-père.

TELERAMA

REIVERS, Mark Rydell 1969, Steve Mac Queen (road movie) (E)
En 1905, la petite ville de Jefferson, Mississippi, vit un grand moment lorsque Boss McCaslin se fait livrer la première automobile jamais vue dans la région, une Winston Flyer, voiture tapageuse qui évoque l'aventure e ...

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REMINISCENCE, Lisa Joy 2021, Hugh Jackman, Rebecca Ferguson


Dans un Miami en partie submergé par la montée des eaux, un détective « médiumnique » (Hugh Jackman) propose à ses clients de revivre leurs plus chers souvenirs ou de retrouver ceux qu’ils ont perdus… Quand surgit une femme fatale venue des bas-fonds de la ville, et qui prétend vouloir seulement retrouver ses clés, tout bascule.

TELERAMA
Miami est envahi par les eaux, et les humains sont prêts à payer cher pour revivre ou retrouver leurs souvenirs les plus enfouis... Un film rétro-futuriste à la narration plutôt convenue, mais à l’atmosphère envoûtante.
REMINISCENCE, Lisa Joy 2021, Hugh Jackman, Rebecca Ferguson (E)
Dans un Miami en partie submergé par la montée des eaux, un détective « médiumnique » (Hugh Jackman) propose à ses clients de revivre leurs plus chers souvenirs ou de retrouver ceux qu’il ...

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RENCONTRE AVEC JOE BLACK, Martin Brest, 1998, Brad Pitt, Anthony Hopkins, Claire Forlani


Dans son sommeil, le riche sexagénaire William Parrish ressent une très vive douleur qui le réveille. Un inconnu frappe bientôt à sa porte, il personnifie la mort et lui annonce sa disparition prochaine. La mort décide alors de proposer un marché à William : il lui sera accordé un sursis s'il accepte de la guider quelques jours dans le monde des vivants, afin de lui faire partager les émotions humaines.

TELERAMA
A la veille de son soixante-cinquième anniversaire, William Parrish ressent des douleurs aiguës du côté gauche et entend une voix sépulcrale lui confirmer que, oui, il n'en a plus pour longtemps. La mort rôde, nous souffle (très fort) le scénariste, tandis que l'accessoiriste fait bouger les rideaux... Là-dessus, la très jolie fille cadette et préférée du futur défunt rencontre un blondinet à dents blanches dans un café. Il la séduit, puis se fait illico renverser par une voiture à l'insu de la demoiselle, qui part de son côté, le coeur content... « Pas grave puisque c'est Brad Pitt, il va revenir », se dit le spectateur persifleur. Et il revient, le bougre, mais habité par la mort elle-même, qui a décidé de se prendre quelques jours de vacances parmi les humains...

Ce n'est que le début d'une longue, très longue série de scènes étirées sans autre raison apparente que de faire atteindre au film la durée magique de Titanic. Hé ! C'est pas les trois heures qui font rentrer les spectateurs, coco, c'est le talent !

L'au-delà préoccupe beaucoup les Américains ces temps-ci (voir récemment La Cité des anges ou Au-delà de nos rêves). Pourquoi pas ? Mais quand la nébuleuse morale new age tient lieu de réflexion et la naïveté, de grâce, on bâille. Alors, les envoyés célestes s'écrasent comme autant de moucherons pathétiques sur le pare-brise de notre indifférence.
RENCONTRE AVEC JOE BLACK, Martin Brest, 1998, Brad Pitt, Anthony Hopkins, Claire Forlani (E)
Dans son sommeil, le riche sexagénaire William Parrish ressent une très vive douleur qui le réveille. Un inconnu frappe bientôt à sa porte, il personnifie la mort et lui annonce sa disparition prochaine. La ...

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RENCONTRES A ELISABETHTOWN, Cameron Crowe 2005, Alec Baldwin, Susan Sarandon, Kirsten Dunst, Orlando Blum (drame sentimental)@


Après avoir été licencié pour être à l'origine d'un des plus gros fiascos commerciaux de son entreprise, Drew Baylor apprend que sa petite amie le quitte. Désemparé, il reçoit un coup de fil de sa sœur, encore plus perdue que lui : leur père vient de mourir.

TELERAMA
Le jeune Drew Baylor fait perdre 1 milliard de dollars à un marchand de chaussures, puis perd son père : puisque tout fout le camp, autant effeuiller la légèreté de la vie avec une hôtesse de l'air, qui ne demandait qu'à être cueillie. Cameron Crowe rêve d'un cinéma hollywoodien en liberté, qui s'improviserait au gré de la fantaisie des personnages, comme dans Eternal Sunshine of the spotless mind, de Michel Gondry. Essayant de retrouver le charme fou de cette romance fofolle, Crowe signe en fait un film de gros patapouf, où la légèreté devient platitude prétentieuse. Orlando Bloom est terriblement inconsistant, et les autres comédiens minaudent. F.Str.

RENCONTRES A ELISABETHTOWN, Cameron Crowe 2005, Alec Baldwin, Susan Sarandon, Kirsten Dunst, Orlando Blum (drame sentimental)@ (E)
Après avoir été licencié pour être à l'origine d'un des plus gros fiascos commerciaux de son entreprise, Drew Baylor apprend que sa petite amie le quitte. Désemparé, il reçoit un ...

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RENCONTRES DU TROISIEME TYPE, Steven Spielberg 1977, Richard Dreyfuss, Francois Truffaut, Melinda Dillon (science fiction)@@


Pendant qu'une coupure d'électricité paralyse la ville, Roy Neary, un réparateur de câbles de l'Indiana, voit une soucoupe volante passer au-dessus de sa voiture. Barry Guiler, un petit garçon de quatre ans, est, quant à lui, réveillé par le bruit de ses jouets qui se mettent en marche. Dans le monde entier, d'autres personnes assistent avec étonnement à des d'événements aussi spectaculaires qu'inexplicables.

TELERAMA
Une étape importante dans le cinéma de SF : ici, les E.T. sont pacifistes, et leur arrivée sur Terre est attendue par des scientifiques et non par l’armée ! La peinture un rien candide de l’Amérique profonde a un peu vieilli. Mais les dernières séquences n’ont rien perdu de leur poésie.

Des phénomènes inexplicables se produisent aux quatre coins du monde, préludes à un atterrissage d’extraterrestres qui doit avoir lieu dans le Wyoming. Des Américains moyens, mystérieusement élus par les visiteurs de l’espace, en seront les témoins privilégiés… Comme souvent, quand on revient aux origines d’une formule, on n’aperçoit plus vraiment la supériorité du prototype après des centaines de déclinaisons et autant de perfectionnements. Spielberg a inventé le blockbuster, dont ces Rencontres sont la variante SF, puis ses Martiens ont vieilli.

Enfin, pas eux précisément, gentils êtres brachycéphales encore émouvants. Mais tout ce qui précède leur apparition : une peinture patriotique et dénuée d’humour de l’Amérique profonde, avec effets spéciaux qui, spectaculaires en leur temps, n’ont plus grand-chose de spécial. Plus un éloge de la candeur qui confine souvent à la mièvrerie… Pourtant, les dernières séquences, où s’illustre le titre du film, n’ont rien perdu de leur poésie : on y aperçoit enfin ces extraterrestres pacifistes (la principale originalité du film), et leur grâce délicate détonne très agréablement au milieu de ce bric-à-brac militaro-scientifique où les Terriens les attendaient à leur manière trop humaine.
RENCONTRES DU TROISIEME TYPE, Steven Spielberg 1977, Richard Dreyfuss, Francois Truffaut, Melinda Dillon (science fiction)@@ (E)
Pendant qu'une coupure d'électricité paralyse la ville, Roy Neary, un réparateur de câbles de l'Indiana, voit une soucoupe volante passer au-dessus de sa voiture. Barry Guiler, un petit garçon de quatre ans ...

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REPRISE EN MAIN, Gilles Perret 2021, Pierre Deladonchamps, Laetitia Dosch (social)@@


Employé comme son père dans une usine de mécanique de précision, Cédric tombe des nues lorsqu'il apprend que son employeur va céder la société à un fonds d'investissement. Cette nouvelle dévaste les employés qui craignent pour leur travail, jusqu'à ce que Cédric décide de tenter le tout pour le tout. C'est un pari fou qu'il se lance, il convainc ses amis d'enfance de l'accompagner dans ce projet aux allures de mission impossible. Il souhaite monter un fonds d'investissement afin de concurrencer l'offre déjà présente et ainsi racheter l'usine pour sauver les emplois et proposer une pérennité à ses collègues pour leur futur...

TELERAMA
Haute-Savoie. Des employés attaquent les requins de la finance qui veulent leur peau. Une histoire souriante, par un documentariste passé à la fiction.

Un homme grimpe, sans assurance, sur une grande falaise à pic… Dès son premier plan, cette comédie sociale s’annonce comme une histoire manuelle : la bonne prise pour un alpiniste, ou le bon geste pour un ouvrier, doit se garder quelles que soient les circonstances, mauvaise météo ou vent violemment capitaliste. Comme son père avant lui, Cédric travaille dans une usine de mécanique de précision en Haute-Savoie. Cette vallée où il est né, ces machines qu’il connaît mieux que personne, voilà sa vie. Quand il apprend que l’entreprise va être rachetée par un groupe financier qui risque de la mettre en pièces, il convainc deux amis d’enfance : si des fonds d’investissement peuvent acheter des entreprises sans argent propre, pourquoi pas eux ? Et voilà les trois pieds nickelés en train de créer leur propre fonds…

C’est donc l’histoire, simple et souriante, de quelques hommes — et d’une ambitieuse convertie — qui se donnent la main pour garder leur fierté ouvrière, pour que la rentabilité à tout crin ne l’emporte pas sur la technique, et pour que la masse salariale ne soit pas compressée. Cette utopie sans filet, qui part d’une soirée arrosée où l’on tire des plans sur la comète, se poursuivra face à des financiers suisses ou londoniens… En passant à la fiction après maints documentaires engagés (J’veux du soleil !, avec François Ruffin), Gilles Perret choisit l’optimisme, et un scénario proche du braquage — comment arnaquer mille fois plus requin que soi — pour refuser la fatalité néolibérale. Un coin de montagne y devient l’emblème du refus de délocalisation. Et la démonstration est servie par quelques « ouvriers ultra qualifiés » du cinéma, comme Grégory Montel, savoureux en petit employé de banque prenant sa revanche, et Pierre Deladonchamps, qui semble avoir réparé des machines toute sa vie.
REPRISE EN MAIN, Gilles Perret 2021, Pierre Deladonchamps, Laetitia Dosch (social)@@ (E)
Employé comme son père dans une usine de mécanique de précision, Cédric tombe des nues lorsqu'il apprend que son employeur va céder la société à un fonds d'investissement. Cette ...

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REPULSION, Roman Polanski (1965), Catherine Deneuve (horreur psychologique)@@


Une jeune manucure belge, Carole, travaille et vit à Londres avec sa soeur Hélène. Carole, introvertie, a des problèmes relationnels avec les hommes. Elle repousse Colin, qui la courtise et n'apprécie pas Michael, l'amant de sa soeur.

ALLOCINE
Avec une tension permanente, une mise en scène aussi virtuose qu'implacable, porté par la beauté froide et inquiétante de Catherine Deneuve qui venait d'exploser en France avec Les Parapluies de Cherbourg, Répulsion apparaît comme le premier chef d'oeuvre de Roman Polanski. Dès le générique conçu par le mythique Maurice Binder, le gros plan est fait sur un oeil apeuré et nerveux. Le réalisateur invite le spectateur à rentrer dans les méandres d'un esprit dérangé et malade. Telle une petite fille dans un corps de jeune femme dégoûtée du contact physique, Catherine Deneuve prête sa sensibilité et sa peau diaphane à Carol, jeune manucure qui vit repliée sur elle-même et repousse constamment les avances des hommes. Ses rares repères vont s'effondrer quand elle se retrouve seule dans son grand appartement qu'elle partage avec sa soeur partie en vavances avec son fiancé. Assaillie de cauchemars et d'hallucinations terrifiantes, Carole sombre dans la folie, sa raison se fissure comme les murs autour d'elle, et finit par commettre l'irréparable. Avec un art magistral du montage, de l'ellipse de temps, du huis-clos et des non-dits - on ne sait le traumatisme à l'origine de sa maladie, bien que l'on imagine fortement un viol incestueux suivi d'un avortement -, Roman Polanski dresse l'un des plus terrifiants portraits d'une schizophrène de l'Histoire du cinéma.
REPULSION, Roman Polanski (1965), Catherine Deneuve (horreur psychologique)@@ (E)
Une jeune manucure belge, Carole, travaille et vit à Londres avec sa soeur Hélène. Carole, introvertie, a des problèmes relationnels avec les hommes. Elle repousse Colin, qui la courtise et n'apprécie pas ...

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RESPIRE, Mélanie Laurent 2014, Joséphine Japy, Lou de Laâge (societe)@@


L'arrivée de Sarah dans sa classe de lycée bouleverse la vie de Charlie, 17 ans. Elle se détache de son ancienne meilleure amie, Victoire, et subit l'ascendant de la belle et téméraire Sarah sans en mesurer les risques. Celle-ci, consciente du pouvoir qu'elle exerce sur Charlie, finit par en abuser. De son côté, Charlie, fascinée par Sarah, est déconcertée par ses changements de comportement. Elle se laisse faire, convaincue de la puissance inébranlable de leur amitié. L'entourage de Charlie s'inquiète de la voir se laisser manipuler de la sorte, d'autant qu'elle est désormais victime de crises d'angoisse impressionnantes...

TELERAMA
Le harcèlement d’une lycéenne par sa nouvelle “amie” perverse narcissique. Tendu et tenu dans la première partie, le film faiblit ensuite sérieusement. Mais les deux jeunes actrices sont bluffantes.

Après un premier film qui cherchait (sans y parvenir) l’équilibre entre drame et fantaisie, Mélanie Laurent rejoue les funambules, cette fois entre cinéma de genre et drame psychologique. Sarah, belle et émancipée, arrive en cours d’année dans le lycée de Charlie, une ado timide, fragilisée par des parents toujours entre deux ruptures. Les deux filles nouent vite une amitié fusionnelle. Jusqu’au jour où la copine cool et sexy se métamorphose en redoutable manipulatrice. Harcelée, Charlie perd pied…

Au cœur de cette relation naissante, Mélanie Laurent réussit à instaurer un vrai malaise. Sous la fausse banalité de ce récit d’apprentissage, la violence couve. Dans cette scène dérangeante notamment, où Sarah, à peine instruite des infidélités du père de son amie, interfère brutalement dans la conversation téléphonique des parents de Charlie : mélange de rage et de désinvolture, son geste terrifie et la réalisatrice joue habilement avec les codes de l’horreur naissante…

Hélas, dès que la stylisation cède le pas à la psychologie, le récit faiblit. Il pèse même des tonnes quand on nous montre comment Charlie, courbant l’échine devant son bourreau, ne fait que reproduire le comportement de sa mère, victime consentante d’un mari manipulateur… Respire révèle néanmoins deux actrices prometteuses : Lou de Laâge, capable de passer, en un plan, de la tendresse au sadisme, et Joséphine Japy qui, sans recourir à l’hystérie, joue sur un fil, au bord de la folie.
RESPIRE, Mélanie Laurent 2014, Joséphine Japy, Lou de Laâge (societe)@@ (E)
L'arrivée de Sarah dans sa classe de lycée bouleverse la vie de Charlie, 17 ans. Elle se détache de son ancienne meilleure amie, Victoire, et subit l'ascendant de la belle et téméraire Sarah sans en mesure ...

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RESTE UN PEU, Gad Elmaleh 2022, Gad Elmaleh, famille Elmaleh (religion)@@@


Gad Elmaleh, établi aux États-Unis depuis trois ans, rentre en France sans oser avouer à sa famille qu'il le fait pour se convertir au catholicisme. Quand les parents de Gad, David et Régine, apprennent la nouvelle, c'est un cauchemar. Décidés à ramener Gad à sa judéité, ils vont faire de sa conversion un champ de bataille. Gad va toutefois réussir à leur faire comprendre que son amour sincère pour la Vierge Marie ne remet pas en question qui il est ou l'amour qu'il leur porte.

TELERAMA
L’humoriste nous ouvre la porte de sa famille juive, bouleversée par sa passion subite pour la Vierge. Gad Elmaleh se convertit au catholicisme. Non, ce n’est le début d’un sketch, mais le sujet même d’une autofiction, un drôle d’objet cinématographique qui parle vraiment de la foi, mais aussi de l’enfer et de la joie d’appartenir à une famille juive. Revenu des États-Unis, Gad est incapable de confesser à ses parents la raison de son retour : se faire baptiser. Quand ces derniers le découvrent – son père, horrifié, enfile des gants de cuisine pour toucher une statue de la Vierge cachée dans la valise de son fils, un grand moment comique –, leur habituel « Reste un peu chez nous au lieu d’aller à l’hôtel ! » se meut en un « Ne quitte pas la communauté ! » nettement plus tendu.

Pourquoi s’intéresser à la fixation de Gad sur la sainte Vierge et à son chemin vers une autre religion ? Parce que l’humoriste-réalisateur réussit à faire de ce questionnement intime la matière d’une réflexion très douce, et souvent hilarante, sur l’identité et la volonté de se réinventer sous une autre lumière. Que ce soit ses parents, merveilleux dans leurs propres rôles – on ne se demandera plus d’où vient l’humour du fiston –, cette religieuse si cool avec lequel il plaisante sur l’ego surdimensionné du Christ, un vieillard grincheux filmé comme un Michel Houellbecq, auquel Gad lave les pieds, ou encore la brillante rabbine Delphine Horvilleur, tout le monde joue le jeu de cette singulière comédie-chemin de croix. Au final, le film revendique modestement ses propres tables de la loi : une foi dans l’humour juif et une inébranlable religion de la famille.
RESTE UN PEU, Gad Elmaleh 2022, Gad Elmaleh, famille Elmaleh (religion)@@@ (E)
Gad Elmaleh, établi aux États-Unis depuis trois ans, rentre en France sans oser avouer à sa famille qu'il le fait pour se convertir au catholicisme. Quand les parents de Gad, David et Régine, apprennent la nouvel ...

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RETOUR A COLD MOUNTAIN, Anthony Minghella 2003, Jude Law, Nicole Kidman, Renée Zellweger (saga)@@


Dans une Amérique déchirée par la guerre de Sécession, un homme et une femme vont accomplir l'un vers l'autre le plus extraordinaire des voyages. Fille de pasteur, Ada a consacré toute sa jeunesse à la musique, aux arts et au bien-être d'un père veuf, qu'elle aime plus que tout au monde. Simple ouvrier, Inman est un homme farouche, avare de paroles, étranger à la société policée, pétrie de culture et traditions sudistes, dont s'entoure Ada.

TELERAMA
Retour au mélodrame pour Anthony Minghella (Le Patient anglais) après un détour plutôt réussi par le polar de luxe (son Talentueux M. Ripley). La patiente est cette fois américaine, elle porte une pâleur délicieuse (c'est Nicole Kidman) et attend son soldat. A peine sont-ils tombés raides dingues l'un de l'autre que la guerre de Sécession les a séparés, lui brave charpentier sudiste envoyé au front, elle fille du pasteur de Cold Mountain. Fuyant les champs de bataille, le jeune homme n'a qu'une envie, revenir au bled, rude éden baigné de ruralité américaine bon teint, on allait dire ancestrale.

C'est la première chose qui frappe en voyant se dérouler ce film sans âge à la vitesse d'une charrette tirée par deux mules : on montre à présent les années 1860 étasuniennes comme certains réalisateurs français le Moyen Age. Avec force boue, sang, éructations et autres signes ostensibles de barbarie. Sans parler du véritable concours d'accent sudiste auquel se livrent avec entrain la plupart des acteurs. En ce domaine, la palme (l'oscar ?) revient haut la main à la pétulante Renée Zellweger, dans un numéro entre Bécassine et Calamity Jane.

On se distrait comme on peut, car Minghella pimente assez laborieusement les diverses épreuves que rencontre Jude Law sur son chemin ­ plus secouantes peut-être sur le papier du roman. Quand il s'essaie à l'humour (par exemple avec Philip Seymour Hoffman en curé burlesque), on a envie d'appeler au secours les frères Coen, qui eux n'hésitaient pas à découper leur Ulysse dans du carton-pâte (O Brother). Quand il dessine un vrai méchant de cinéma (Ray Winstone, alias Teague, la terreur du village), c'est un peu mieux. Pour le reste, on compte les jours à l'instar de Nicole Kidman qui, elle, passe le temps à se métamorphoser en belle des champs. Ce gros mélo qui tache laissera sur leur faim même les fans du Patient anglais. Au milieu, et un peu en dehors, Kidman en demeure la figure immaculée, emblème paradoxal d'un film qui ne décolle jamais vers les limbes de la légende.
RETOUR A COLD MOUNTAIN, Anthony Minghella 2003, Jude Law, Nicole Kidman, Renée Zellweger (saga)@@ (E)
Dans une Amérique déchirée par la guerre de Sécession, un homme et une femme vont accomplir l'un vers l'autre le plus extraordinaire des voyages. Fille de pasteur, Ada a consacré toute sa jeunesse à ...

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RETOUR A LA FAC, Todd Phillips 2003, Luke Wilson, Will Ferrell (societe)@


Mitch, la trentaine, rentre un jour chez lui et trouve sa petite amie Heidi au lit avec deux hommes aux yeux bandés. Il décide alors de louer une maison située en plein milieu du campus de la ville, où ses vieux amis de lycée, Frank et Bernard, viennent le réconforter. Les trois compères retrouvent alors leur esprit adolescent et organisent une gigantesque fête, puis créent une confrérie dans laquelle ils accueillent toutes sortes de marginaux.

TELERAMA
improbable comédie (de l'auteur du méconnu Road Trip, escapade routière d'ados obsédés), voit des pères de famille s'offrir une garçonnière en milieu universitaire, histoire de retrouver la liberté libidineuse de leur jeunesse. Vaguement moralisatrice, la fable sacrifie d'honnêtes comédiens (Will Ferrell, ahuri de service plutôt poilant) et foire sa plus belle promesse : une scène de « catch-vaseline » opposant un octogénaire à deux pin-up topless. L'autocensure veille à ce que le vieillard casse sa pipe au premier coup de gong...
RETOUR A LA FAC, Todd Phillips 2003, Luke Wilson, Will Ferrell (societe)@ (E)
Mitch, la trentaine, rentre un jour chez lui et trouve sa petite amie Heidi au lit avec deux hommes aux yeux bandés. Il décide alors de louer une maison située en plein milieu du campus de la ville, où ses vieux ...

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RETOUR CHEZ MA MERE, Eric Lavaine 2016, Alexandra Lamy, Josiane Balasko, Mathilde Seignier


À 40 ans, Stéphanie est contrainte de retourner vivre chez sa mère. Elle est accueillie les bras ouverts: à elle les joies de l'appartement surchauffé, de Francis Cabrel en boucle, des parties de Scrabble endiablées et de précieux conseils maternels sur la façon de se tenir à table et de mener sa vie.
RETOUR CHEZ MA MERE, Eric Lavaine 2016, Alexandra Lamy, Josiane Balasko, Mathilde Seignier (E)
À 40 ans, Stéphanie est contrainte de retourner vivre chez sa mère. Elle est accueillie les bras ouverts: à elle les joies de l'appartement surchauffé, de Francis Cabrel en boucle, des parties de Scrabble ...

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RETOUR VERS LE FUTUR, Robert Zemeckis 1985, Michael J. Fox, Christopher Lloyd, Crispin Glover, Lea Thompson (science fiction)@@


Le jeune Marty McFly mène une existence anonyme, auprès de sa petite amie Jennifer, seulement troublée par sa famille en crise et un proviseur qui serait ravi de l'expulser du lycée. Ami de l'excentrique professeur Emmett Brown, il l'accompagne tester sa nouvelle expérience : le voyage dans le temps via une DeLorean modifiée. La démonstration tourne mal : des trafiquants d'armes débarquent et assassinent le scientifique.

TELERAMA
Lancé trente ans en arrière, Marty doit aider ses futurs parents à se rencontrer. Entre paradoxe spatio-temporel et méli-mélo œdipien, Zemeckis s’amuse. Nous aussi.

1985. Entre un père veule et une mère alcoolo, Marty, jeune débrouillard et vrai pro du skateboard, fait figure de rescapé de la génétique. Comme père, il préférerait avoir son vieil ami, savant fou qui expérimente une machine à remonter le temps. 1955. Marty, projeté dans le passé, a les atouts en mains pour changer son avenir. Dans l'immédiat, il doit faire en sorte que la rencontre historique entre ses parents se fasse comme si de rien n'était. Car s'il échoue, il ne naîtra pas...

Mieux qu'un divertissement de science-fiction, le scénario se double d'un imbroglio oedipien. Dès son arrivée, en 1955, Marty a, par accident, pris la place de son père au moment même où celui-ci devait rencontrer sa future mère. Colossal, le détail. Maman va donc tomber amoureuse de son fils, qui devient le nouveau rival de papa. Aïe ! Et Freud dans tout ça ? Robert Zemeckis et Michael J. Fox (dont le personnage éprouve un plaisir coupable à draguer sa mère) s'amusent alors copieusement avec ces paradoxes spatio-temporels et psychanalytiques.

Au fil des rediffusions, les années 1980 s'éloignent de plus en plus de nous et, c'est sûr, les épaulettes et les couleurs fluo ont pris un sacré coup de vieux. On revient de loin !
RETOUR VERS LE FUTUR, Robert Zemeckis 1985, Michael J. Fox, Christopher Lloyd, Crispin Glover, Lea Thompson (science fiction)@@ (E)
Le jeune Marty McFly mène une existence anonyme, auprès de sa petite amie Jennifer, seulement troublée par sa famille en crise et un proviseur qui serait ravi de l'expulser du lycée. Ami de l'excentrique professe ...

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REVIENS MOI, Joe Wright 2007, Keira Knightley, James McAvoy (drame)@@@


Août 1935. Malgré la canicule qui frappe l'Angleterre, la famille Tallis mène une vie insouciante à l'abri dans sa gigantesque demeure victorienne. La jeune Briony a trouvé sa vocation, elle sera romancière. Mais quand du haut de ses treize ans, elle surprend sa soeur aînée Cecilia dans les bras de Robbie, fils de domestique, sa réaction naïve face aux désirs des adultes va provoquer une tragédie et marquer à jamais le destin du jeune homme.

TELERAMA
Une adolescente dénonce à tort quelqu’un : cette faute la poursuivra toute sa vie… D’après le livre de Ian McEwan, “Expiation”, un film au romanesque, brillant et cruel, qui évoque “Le Messager”, de Losey.
Keira Knightley retrouve le réalisateur Joe Wright. Et remonte de nouveau le temps, cette fois-ci dans l’Angleterre des années 1930. Working Title Films

À13 ans, elle a déjà choisi sa voie. Briony sera romancière. Observer les autres, quelle volupté ! Elle s’intéresse surtout à sa sœur aînée, Cecilia, attirée par le fils de la cuisinière, ce Robbie qui a effectué des études supérieures grâce à l’argent des employeurs de sa mère… Tout se joue très vite, en un jour caniculaire de la fin des années 1930, au cœur d’une propriété victorienne. Une lettre expédiée par erreur et lue par qui il ne fallait pas. Un geste équivoque mal interprété par celle qui l’a surpris. Des gestes sans équivoque, eux, dans une bibliothèque et un parc. Du roman de Ian McEwan Expiation, Christopher Hampton, le scénariste, a gardé la cruauté et la complexité. On est en plein théâtre des apparences : chacun des personnages croit, à tort, appréhender la vérité et fait le malheur des autres. Briony, surtout, dont l’enfance se brise net, ce soir-là, devant cette faute qu’elle n’expiera jamais…

En pleine guerre mondiale, Joe Wright (Orgueil et préjugés) se paie un vrai coup de folie : un plan-séquence insensé, avec deux mille figurants, une grande roue, un bateau échoué sur le sable, une partie de foot, un chœur militaire et l’intervention surprise d’un extrait du Quai des brumes de Carné. Presque du Orson Welles ! Mais c’est en Losey qu’on le préfère, lorsqu’il parvient à suggérer toute l’ambiguïté de personnages en déroute.
REVIENS MOI, Joe Wright 2007, Keira Knightley, James McAvoy (drame)@@@ (E)
Août 1935. Malgré la canicule qui frappe l'Angleterre, la famille Tallis mène une vie insouciante à l'abri dans sa gigantesque demeure victorienne. La jeune Briony a trouvé sa vocation, elle sera romanci&eg ...

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REVOIR PARIS, Alice Winocour 2022, Virginie Efira, Benoit Magimel (histoire drame)@@


A Paris, Mia est prise dans un attentat dans une brasserie. Trois mois plus tard, alors qu'elle n'a toujours pas réussi à reprendre le cours de sa vie et qu'elle ne se rappelle de l'évènement que par bribes, Mia décide d'enquêter dans sa mémoire pour retrouver le chemin d'un bonheur possible.

TELERAMA
Virginie Efira remportait le César de la meilleure actrice pour ce film sombre, mais aussi plein d’espoir sur la reconstruction des victimes des attentats du 13 novembre 2015. Une réflexion saisissante sur la recherche difficile d’apaisement.

En 2018, dans Amanda, Mikhaël Hers soupesait le poids du chagrin sur les épaules du frère d’une victime d’un attentat, incarné par Vincent Lacoste. Cette chronique de la vie d’après racontait aussi le retour en pointillé de la lumière dans les ténèbres du deuil. Quatre ans après, Alice Winocour traite à son tour, mais très différemment, des stratégies que chacun déploie, plus ou moins consciemment, pour redonner sens à la vie. Écrit notamment avec le documentariste Jean-Stéphane Bron, Revoir Paris, présenté à la Quinzaine des réalisateurs, se nourrit de l’expérience vécue par le frère de la réalisatrice, présent au Bataclan le soir du 13 novembre 2015.

L’attentat du film a lieu dans une grande brasserie parisienne où Mia (Virginie Efira) a atterri par hasard en attendant la fin d’un orage. Filmée au ras du sol où, dès les premiers coups de feu, la jeune femme s’est jetée parmi les débris de verre et les corps inertes, la scène est terrifiante. On pourrait croire que chaque visage entrevu ce soir-là avant l’attaque – le sourire espiègle de ces jeunes Japonaises prenant en photo leurs coquilles d’escargots, le regard pétillant de cet homme devant son gâteau d’anniversaire – serait à jamais gravé dans la rétine de Mia. Au contraire, trois mois après le drame, sa mémoire n’est plus qu’un trou noir. Hésitante au début, elle s’attelle à dissiper l’opacité du trauma. Puis, quand lui reviennent les premiers fantômes, les premiers flashs, c’est tout un puzzle macabre de sensations et de sons qu’il faut reconstituer. Voilà cette traductrice de profession contrainte d’interpréter les signaux de son chaos mental.

Virginie Efira magnifiquement juste
Par l’intermédiaire d’une association de victimes qui organise tous les lundis des visites de la brasserie pour les survivants et les proches des morts, Mia confronte ses lambeaux de souvenirs aux points de vue parcellaires des autres personnes présentes ce soir-là. C’est parfois violent : aveuglés par la souffrance, certains lui imposent des témoignages qu’elle ne peut ou ne veut pas s’approprier. D’autres, comme Thomas, hypermnésique et gravement blessé à la jambe, préféreraient avoir tout oublié plutôt que d’être ainsi rivé à sa mémoire. Félicia, elle, cherche désespérément à grappiller une once du dernier souffle de ses parents, fauchés en plein dîner. De quoi parlaient-ils, juste avant de mourir ? La jeune fille laissera enfin couler ses larmes quand elle retrouvera dans le tableau des Nymphéas de Monet le détail reproduit sur l’ultime carte postale reçue de ses parents. La scène est bouleversante. Ou comment les plus petits détails peuvent devenir de profondes consolations, et une manière de dire au revoir.

Revoir Paris, pour Mia, c’est aussi changer de focale, faire une mise au point sur la vie qu’elle menait avant. Avant que la grande roue du hasard ne la précipite là où tout, désormais, les rues comme les sinuosités de son cerveau, la ramène sans cesse. En s’attachant à son obsession de retrouver l’homme qui lui a tenu la main le soir de la tragédie, Alice Winocour montre l’importance cruciale du collectif dans la reconstruction : la nécessité de se retrouver entre victimes, pour partager le traumatisme et en alléger le poids, mais aussi, et surtout, pour s’assurer que l’inconnu(e) dont on a croisé le regard terrifié s’en est sorti(e). Le mouvement du film, d’abord centré sur Mia, puis de plus en plus choral, embrasse ce retour salvateur à autrui. Virginie Efira est encore une fois magnifiquement juste, tout comme Benoît Magimel, dans la peau d’un personnage qui s’accroche à la légèreté avec l’élégance du désespoir.

SYNOPSIS
Mia est sortie physiquement indemne d'un attentat dans une brasserie parisienne, mais est régulièrement assaillie par des flash-backs court et intenses. Trois mois après le drame, elle mène l'enquête afin de retrouver ses souvenirs et tenter de reprendre le cours d'une vie un tant soit peu normale. Elle débute par le lieu du drame, et cherche petit à petit à récolter des indices sur les événements tragiques de ce soir-là : retrouver les personnes présentes à la brasserie, remettre en place les pièces du puzzle afin de réussir à se reconstruire et mettre un terme à cet état psychologique pour lui permettre d'avancer dans sa vie...
REVOIR PARIS, Alice Winocour 2022, Virginie Efira, Benoit Magimel (histoire drame)@@ (E)
A Paris, Mia est prise dans un attentat dans une brasserie. Trois mois plus tard, alors qu'elle n'a toujours pas réussi à reprendre le cours de sa vie et qu'elle ne se rappelle de l'évènement que par bribes, Mia ...

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REVOLT, Joe Miale 2017, Lee Pace, Bérénice Marlohe (science fiction)


Bo, un soldat, se réveille un matin au Kenya et découvre que la Terre a été envahie par des extraterrestres. Souffrant d'amnésie, il ne se souvient pas de sa mission. Mais il réalise que l'humanité est en danger. Il rencontre Nadia, une Française qui travaille comme médecin pour une organisation humanitaire..
REVOLT, Joe Miale 2017, Lee Pace, Bérénice Marlohe (science fiction) (E)
Bo, un soldat, se réveille un matin au Kenya et découvre que la Terre a été envahie par des extraterrestres. Souffrant d'amnésie, il ne se souvient pas de sa mission. Mais il réalise que l'humanit&e ...

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REVOLUTIONARY ROAD (Les Noces rebelles), Sam Mendes 2008, Leonardo di Caprio, Kate Winslet (sentimental)@@


Aux Etats-Unis, dans les années 50, April et Frank Wheeler forment un couple à part, soucieux de vivre une vie différente avec des objectifs élevés. En emménageant dans leur belle maison, ils jurent qu'ils ne se laisseront pas envahir par la torpeur ambiante. Pourtant, les Wheeler finissent par vivre l'existence qu'ils redoutaient. Frank a un travail sans intérêt et April, femme au foyer, voit ses rêves d'évasion s'envoler.

TELERAMA
Une scène de bonheur — la rencontre —, et c’est déjà la crise. Étude du dysfonctionnement d’un couple, Les Noces rebelles entre directement dans le vif du sujet. Le roman allait encore plus vite. Dans La Fenêtre panoramique (1961), de Richard Yates, le moment d’ivresse inaugural n’est qu’un flash-back, un souvenir lointain. Le piège du conformisme s’est déjà refermé sur ces jeunes mariés des années 1950 qui se croyaient à part. Plus exactement sur elle, qui croyait avoir épousé un homme à part…

Quand la jeune femme (Kate Winslet) se persuade qu’il est encore temps pour le bonheur, et qu’elle propose à l’époux ­ (Leonardo DiCaprio) une nouvelle vie en Europe, les conséquences en chaîne de ce projet alimentent un (faux) suspense, de l’euphorie au désastre. S’il n’atteint pas des sommets bergmaniens (Scènes de la vie conjugale, bien sûr), Sam Mendes parvient à maintenir la tension et l’acuité de son regard. Au-delà de l’époque et de ses codes, il y a l’autopsie d’un amour au sens où la littérature et le cinéma modernes l’envisagent bien souvent, c’est-à-dire comme un mirage.
REVOLUTIONARY ROAD (Les Noces rebelles), Sam Mendes 2008, Leonardo di Caprio, Kate Winslet (sentimental)@@ (E)
Aux Etats-Unis, dans les années 50, April et Frank Wheeler forment un couple à part, soucieux de vivre une vie différente avec des objectifs élevés. En emménageant dans leur belle maison, ils jurent ...

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RIDICULE, Patrice Leconte, Fanny Ardant, Charles Berling, Bernard Gireaudau, Judith Godreche, Jean Rochefort@@


Alors que la monarchie française vit, sans le savoir encore, ses derniers jours, un jeune noble naïf et passionné, Ponceludon de Malavoy, décide de faire part au roi de ses projets d'assainissement des marais putrides de la Dombes, sa région natale. En route pour Versailles, il se lie avec le marquis de Bellegarde et sa fille, l'étincelante Mathilde. Bellegarde initie son protégé aux subtilités et subterfuges de la Cour.
RIDICULE, Patrice Leconte, Fanny Ardant, Charles Berling, Bernard Gireaudau, Judith Godreche, Jean Rochefort@@ (E)
Alors que la monarchie française vit, sans le savoir encore, ses derniers jours, un jeune noble naïf et passionné, Ponceludon de Malavoy, décide de faire part au roi de ses projets d'assainissement des marais putri ...

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RIEN A PERDRE, Delphine Deloget 2023, Virginie Efira, Félix Lefebvre (thriller social)@@@


Mère célibataire, Sylvie vit à Brest avec ses deux fils, Jean-Jacques et Sofiane. Une nuit, alors que Sylvie s'est absentée du domicile, Sofiane est victime d'un accident qui conduit les services sociaux à ouvrir une enquête. Très vite, un juge prend la décision de placer l'enfant jusqu'à la fin des investigations, une situation qui plonge Sylvie, convaincue de subir une terrible injustice, dans une profonde détresse. Déterminée à récupérer la garde de son fils, la jeune femme se lance dans une bataille à armes inégales face à une administration peu encline à prêter attention aux requêtes d'individus soupçonnés de violences.

TELERAMA
Serveuse à Brest, Sylvie est jugée mauvaise mère par les services sociaux. Un film social à suspense, mais le cauchemar administratif paraît excessif.
Peut-être parce qu’elle travaille, à Brest, dans un bar très rock et qu’elle n’est pas du genre femme rangée, Sylvie devient la cible des services sociaux. Cataloguée mauvaise mère, elle va perdre la garde du plus jeune de ses deux fils… Autour de ce personnage, défendu avec beaucoup de cœur par Virginie Efira, la réalisatrice débutante noue un étonnant film social à suspense, genre inusité en France – Rien à perdre évoque parfois les tensions iraniennes d’Une séparation, d’Asghar Farhadi. Côté scénario, la volonté d’une dramaturgie efficace conduit cependant à une simplification du propos : le cauchemar administratif est tel qu’il met littéralement les personnages hors jeu et la fin déçoit un peu.

RIEN A PERDRE, Delphine Deloget 2023, Virginie Efira, Félix Lefebvre (thriller social)@@@ (E)
Mère célibataire, Sylvie vit à Brest avec ses deux fils, Jean-Jacques et Sofiane. Une nuit, alors que Sylvie s'est absentée du domicile, Sofiane est victime d'un accident qui conduit les services sociaux à ...

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RIEN NE SERT DE COURIR, Charles Walters 1966, Gary Grant, Samantha Eggar (comique)@


Arrivé à Tokyo deux jours avant les Jeux Olympiques, Sir William Rutland peine à trouver un logement en raison du nombre de touristes. Lorsqu'il répond à une annonce de colocation affichée à l'ambassade britannique, il rencontre Christine Easton, qui lui permet d'emménager à contrecœur.

TELERAMA
Quiproquos en colocation pour une comédie poussive, rehaussée par la classe et l'humour de l'immense C. Grant jouant dans son ultime film.
RIEN NE SERT DE COURIR, Charles Walters 1966, Gary Grant, Samantha Eggar (comique)@ (E)
Arrivé à Tokyo deux jours avant les Jeux Olympiques, Sir William Rutland peine à trouver un logement en raison du nombre de touristes. Lorsqu'il répond à une annonce de colocation affichée à ...

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RIEN QUE POUR VOS YEUX


Le Saint-Georges, un chalutier espion de la marine anglaise, est coulé au large de l'Albanie. Il était équipé d'un système ATAC de mise à feu de missiles nucléaires, et les services secrets russes s'intéressent à son épave. Timothy Havelock, qui travaille pour l'Intelligence Service sous le couvert de plongées archéologiques, recherche l'ATAC. Il est assassiné sous les yeux de Mélina, sa fille, par un certain Gonzales. James Bond prend alors la relève.

TELERAMA
Ça commence par une poursuite dans un village grec où une 2 CV jaune canari tient la dragée haute à des bolides. Ça continue par d’homériques cascades à Cortina d’Ampezzo où, en un quart d’heure, Bond ­devient champion incontesté de descente à skis, de hockey sur glace et de bobsleigh ! Et ça finit par une athlétique escalade d’un simili-mont Athos.
Si les scènes d’action ont du souffle, le scénario en manque. Un émetteur codé, nommé Atac, commande la mise à feu de missiles nucléaires. Les Anglais, qui perdraient n’importe quoi, égarent ce petit bijou que les Russes voudraient bien récupérer. L’humour de Roger Moore grandit avec ses rides, sans qu’un seul instant Carole Bouquet ne se déride. Elle a tellement l’air de s’ennuyer que c’en est une pitié. Lors d’un épilogue balourd apparaît, dans sa cuisine et en tablier, Margaret Thatcher (interprétée par une certaine Janet Brown) qui félicite 007 pour ses exploits et tape sur les doigts de son mari s’apprêtant à saisir un petit-four.
RIEN QUE POUR VOS YEUX (E)
Le Saint-Georges, un chalutier espion de la marine anglaise, est coulé au large de l'Albanie. Il était équipé d'un système ATAC de mise à feu de missiles nucléaires, et les services secrets r ...

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RIEN SUR ROBERT, Pascal Bonitzer 1999, Fabrice Luchini, Sandrine Kiberlain (sentimental)@@


A la suite d'une critique qu'il n'aurait pas du écrire sur un film bosniaque qu'il n'a pas vu et d'une dispute avec son amie Juliette, Didier va voir sa vie changer et ses repères s'effondrer. Juliette le quitte pour un autre. Il rencontre une jeune fille étrange, Aurélie, ainsi qu'un certain Jérôme, qui est peut-être son double. Au bout du chemin, il lui faudra découvrir qu'on n'écrit pas et qu'on n'aime pas impunément.

TELERAMA
Un petit marquis de la littérature subit les pires humiliations. Portée par ses acteurs, une comédie inégale de Pascal Bonitzer.

Personne ne s’appelle Robert dans le deuxième opus de Pascal Bonitzer. Le prénom renvoie à une réplique furtive, hors intrigue, balancée négligemment à propos du poète Robert Desnos dans une librairie parisienne. Il n’est pas interdit, toutefois, de faire parler ce titre qui met un point d’honneur (très chic) à ne rien vouloir dire. D’une part, le film, plutôt comique, évoque de très loin Desnos, par ses embardées surréalistes, ses accès oniriques ou cauchemardesques. D’autre part, s’il n’y a rien sur Robert dans la librairie précitée, on peut présumer qu’il n’y aura jamais rien non plus sur Didier (Fabrice Luchini) : c’est un auteur très mineur, un vulgaire critique. C’est surtout un péremptoire, un malhonnête, capable de publier dans la revue littéraire où il officie une tribune sur un film (bosniaque) qu’il n’a même pas vu.

Cette faute déontologique avérée lance efficacement le récit (quelles conséquences va-t-elle entraîner dans la vie de Didier ?), mais en préfigure aussi les limites. À l’aune de cette « bourde » inaugurale, Didier ne pourra jamais inspirer ni compassion ni empathie. Le plaisir du film consistera à suivre, à bonne distance, le spectacle des épreuves humiliantes et expiatoires que le brillant scénariste Bonitzer a concocté pour rabattre le caquet à son petit marquis et, peut-être, le sauver. Bien entendu, une part de ce plaisir vient de ce que Didier est incarné par Luchini le disert, contraint, pour une fois, d’encaisser, de subir, pire, de se taire.
Il faut le voir s’enfoncer dans la spirale paranoïaque qu’il creuse au fur et à mesure, suscitant par son attitude même les « gifles » que son entourage ne manque pas de lui administrer. Ce sont les scènes cruelles et crues que lui fait sa fiancée Juliette (Sandrine Kiberlain, ahurissante d’aplomb), dure comme un caillou, prompte à lui raconter de manière hyperréaliste ses expérimentations sexuelles avec un autre. C’est encore un dîner, à la lisière du fantastique, où un Michel Piccoli déchaîné lui inflige une déculottée verbale et publique mémorable. Et ainsi de suite.

Que les acteurs sont bons !
Plus proche, alors, par ses bouffées délirantes, de Raul Ruiz (dont il a été le scénariste) que de son premier film, Encore, Bonitzer semble parti pour accomplir, en zigzag mais sans mollir, le programme d’exécution-rédemption de son personnage. Au passage, les patronymes des protagonistes de ce jeu de piste annoncent la couleur. On croise un Jérôme Sauveur, une Violaine Rachat… Mais un autre sujet vient peu à peu se greffer sur le premier et, finalement, prendre le dessus, au risque de gripper la machine comique : une sorte de modélisation anthropologique des rapports amoureux. En gros, une loi du triangle ­ pas proprement révolutionnaire ­ qui fait qu’on n’aime vraiment sa (ou son) partenaire que quand elle (ou il) vous nargue avec un tiers, votre rival(e), donc.

Sous ces auspices, Bonitzer organise un marivaudage inégal entre le sixième arrondissement et un chalet des Alpes, entre Didier et Juliette d’un côté et, de l’autre, leurs rivaux respectifs. Didier fricote, à ses risques et périls, avec Aurélie, une suicidaire énamourée, aussi fragile que Juliette est forte. Juliette agite successivement deux « chiffons rouges » : elle couche d’abord avec un réalisateur télé (un effroyable plouc aux yeux du snob Didier), puis menace d’en faire autant avec Jérôme Sauveur, plumitif en vogue dont l’aura et l’élégance mortifient Didier. C’est drôle et vachard mais aussi un peu mécanique, tant la théorie semble précéder l’action.

De tout cela, il ressort que le comble de l’héroïsme consiste pour Didier, et semble-t-il pour Pascal Bonitzer, à avouer enfin à une maîtresse faire-valoir qu’on ne l'« aime » pas… Il reste une comédie hétérogène, parisienne en diable, émaillée de saillies pertinentes et jubilatoires. Une demi-réussite, peut-être, mais où les défaillances sont compensées par les prestations exceptionnelles des acteurs et par l’ambition propre à Bonitzer de sonder une parcelle, si exiguë soit-elle, du désordre psychologique contemporain.
RIEN SUR ROBERT, Pascal Bonitzer 1999, Fabrice Luchini, Sandrine Kiberlain (sentimental)@@ (E)
A la suite d'une critique qu'il n'aurait pas du écrire sur un film bosniaque qu'il n'a pas vu et d'une dispute avec son amie Juliette, Didier va voir sa vie changer et ses repères s'effondrer. Juliette le quitte pour un autre. ...

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RIENS DU TOUT, Cédric Klapisch 1992, Fabrice Luchini(societe)@


Nouveau PDG d'un grand magasin parisien, M. Lepetit décide d'employer des techniques nouvelles de management : travail en groupe, expression corporelle, formation d'une chorale, organisation d'un marathon. Son objectif : que tout le monde se connaisse, afin que chacun se sente une responsabilité au sein de l'entreprise.

TELERAMA
Luchini, pdg irrésistible, dans une entreprise de démolition de l’esprit d’entreprise. Le premier film de Cédric Klapisch, et une réflexion sur le libre arbitre dans nos sociétés.
Ce premier film souffre d’un trop-plein évident. Il est à la fois comédie à sketches (chacun des vendeurs a sa petite histoire), réflexion ironique sur les mutations du monde du travail et fable humaniste. Le grand magasin devient une métaphore de la société, et nous sommes tous les « riens du tout » d’« un grand tout ».
L’interprétation la plus accessible – le côté film à sketches – a forgé le succès du film : Cédric Klapisch y fait preuve d’un vrai sens de l’observation, et l’on s’amuse des extravagances d’un univers à la fois familier et exotique, où Fabrice Luchini, mi-sincère, mi-cynique, ne rate pas son numéro. Dommage, pourtant, que le récit soit déséquilibré et que le décor ne soit pas utilisé au maximum. Défauts contrebalancés par une richesse thématique passée inaperçue : Riens du tout s’interroge – sans trouver les réponses – sur le libre arbitre dans nos sociétés.
RIENS DU TOUT, Cédric Klapisch 1992, Fabrice Luchini(societe)@ (E)
Nouveau PDG d'un grand magasin parisien, M. Lepetit décide d'employer des techniques nouvelles de management : travail en groupe, expression corporelle, formation d'une chorale, organisation d'un marathon. Son objectif : que tout le ...

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RIO BRAVO, Howard Hawks 1959, John Wayne, Dean Martin, Ricky Nelson (western)@@@


Wheeler, l'ami du shérif John Chance, est assassiné par le frère du puissant Nathan. Chance arrête le meurtrier et l'enferme en prison. Il ne peut compter que sur le soutien de Dude, son adjoint devenu alcoolique à la suite d'un chagrin d'amour, de Colorado, un jeune tireur d'élite, et de Stumpy, un vieillard infirme. Bientôt, les quatre hommes se retrouvent encerclés par une armée de tueurs.

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John Wayne et Dean Martin dans un chef d’œuvre du cinéma américain de la fin des années 1950. Il faut revoir ce western de légende et faire comme si de rien n’était, comme si le mot « chef-d’œuvre » n’avait jamais été prononcé. La scène d’ouverture, d’abord : mutique, tendue, mais avec des gestes presque lents, où tout est dit de la violence de l’Ouest, de l’alcoolisme de Dean Martin, l’adjoint de John Wayne, le shérif qui veut croire au courage des hommes, sans soupçonner encore celui d’une femme amoureuse. Aidée par « un ivrogne et un infirme », mais aussi par un jeune homme moins individualiste que prévu, et veillée par une joueuse de cartes, cette carcasse étoilée qui ne veut surtout pas qu’on l’aide gardera un assassin en prison, envers et contre toutes les attaques et les pièges. Pourquoi ? Pour la morale et l’amitié, valeurs sans lesquelles le monde s’écroulerait.

Dans ce western, personne ne cavale. Tout le monde marche au rythme pataud du grand John : cela donne le temps de parler (et même de chanter) entre hommes, de rendre sa fierté à Dean Martin, d’écouter les rouspétances de Walter Brennan (le bougon le plus drôle de l’histoire du western) et de regarder Angie ­Dickinson. Dans son chemisier jaune, ­bavarde et bravache, elle dompte John Wayne. Le film se termine par un collant noir jeté par la fenêtre et un vieux cow-boy qui s’en fait une écharpe. Toute l’humanité (et la féminité) du monde est à Rio Bravo.
RIO BRAVO, Howard Hawks 1959, John Wayne, Dean Martin, Ricky Nelson (western)@@@ (E)
Wheeler, l'ami du shérif John Chance, est assassiné par le frère du puissant Nathan. Chance arrête le meurtrier et l'enferme en prison. Il ne peut compter que sur le soutien de Dude, son adjoint devenu alcoolique ...

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RIO GRANDE, John Ford 1950, John Wayne, Maureen O Hara (western)@


Le colonel Yorke dirige une garnison non loin de la frontière mexicaine. Parmi les nouvelles recrues, il voit arriver son propre fils, Jeff. La mère du jeune soldat, Kathleen, arrive à son tour. Séparée du colonel depuis la guerre de Sécession, elle vient lui demander de renvoyer leur fils. Quand Sheridan donne l'ordre à Yorke de franchir la frontière et d'exterminer les Indiens réfugiés au Mexique, il fait évacuer les femmes et les enfants.

TELERAMA
Film de commande, cette suite inavouée de “Fort Apache” offre une belle place aux scènes d’action. Et reste un prétexte à une réflexion fordienne sur les sacrifices qu’exige la guerre.

John Ford n’a tourné ce film que pour pouvoir faire ensuite librement L’Homme tranquille. Pourtant, cette suite inavouée de Fort Apache, décrivant la guérilla entre Tuniques bleues et Indiens à la frontière mexicaine, est magnifique de réalisme et de désenchantement. Le lieutenant-colonel Yorke, que joue John Wayne (avec une moustache), est partagé entre sa famille (son fils est sous ses ordres, son ex-femme les a rejoints) et l’armée, prétexte à une réflexion éminemment fordienne sur la guerre et les sacrifices qu’elle exige. Les scènes d’action sont remarquables, et, anecdote, le film inspira Goscinny pour deux albums de Lucky Luke, Le 20ᵉ de cavalerie et Canyon Apache.

SYNOPSIS
Sur ordre du général Sheridan et contre sa volonté, Kirby Yorke a brûlé la plantation de son épouse, d'origine sudiste. Elle ne lui a jamais pardonné ce geste et, depuis quinze ans, Kirby et sa femme Kathleen vivent séparés. Le colonel Yorke commande maintenant un fort à la frontière mexicaine, sans cesse en butte aux incursions des Apaches retranchés au Mexique, où la cavalerie américaine ne peut pas les poursuivre. Dans un détachement de recrues, il a la surprise de reconnaître son fils Jeff, bientôt suivi par sa mère. Celle-ci s'oppose à l'enrôlement de son garçon, qu'elle est venue empêcher de combattre. Mais le père et le fils sont obstinés...


RIO GRANDE, John Ford 1950, John Wayne, Maureen O Hara (western)@ (E)
Le colonel Yorke dirige une garnison non loin de la frontière mexicaine. Parmi les nouvelles recrues, il voit arriver son propre fils, Jeff. La mère du jeune soldat, Kathleen, arrive à son tour. Séparée du ...

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RITMO EN LA SANGRE, Jorge Cantos 2016, Amarna Miller, Sylvestre (film e)


Un homme et une femme séjournant dans un hôtel décident de rompre avec la monotonie de leur journée et de nouer rapidement une relation intime. Ce court métrage, remarquable pour son premier véritable court métrage pornographique espagnol, est accompagné d'une chanson du groupe de rock galicien Novedades Carminha.
RITMO EN LA SANGRE, Jorge Cantos 2016, Amarna Miller, Sylvestre (film e) (E)
Un homme et une femme séjournant dans un hôtel décident de rompre avec la monotonie de leur journée et de nouer rapidement une relation intime. Ce court métrage, remarquable pour son premier véritabl ...

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RIVALES, Denise Di Novi 2017, Rosario Dawson, Katherine Heigl


Tessa Connover se remet à peine de son divorce que son désormais ex-mari lui présente la nouvelle femme de sa vie, la belle Julia Banks. Julia croit qu'elle a enfin rencontré l'homme parfait, mais Tessa, extrêmement jalouse du couple heureux, n'arrête devant rien pour détruire leur relation.
RIVALES, Denise Di Novi 2017, Rosario Dawson, Katherine Heigl (E)
Tessa Connover se remet à peine de son divorce que son désormais ex-mari lui présente la nouvelle femme de sa vie, la belle Julia Banks. Julia croit qu'elle a enfin rencontré l'homme parfait, mais Tessa, extr&eci ...

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ROBIN DES BOIS prince des voleurs, Kevin Reynolds 1991, Kevin Costner, Morgan Freeman (aventure cape et epee)@@


Nous sommes au XIIIe siècle. De tous les Croisés anglais qui accompagnent le roi Richard Ier (Coeur de lion), beaucoup meurent ou sont faits prisonniers en Orient. Robin de Locksley réussit à s'évader en compagnie d'un noble Turc, Azeem, auquel il a sauvé la vie. Revenu en Angleterre avec Azeem, Robin trouve son château détruit et son père pendu. En l'absence du roi, toute la région a été mise à sac par le cruel shérif de Nottingham.

TELERAMA
Pas facile de succéder à Errol Flynn. Kevin Costner sauve les meubles comme il peut. Mais Alan Rickman, en cruel shérif, lui vole la vedette.

On n'a pas été tendre avec cette nouvelle version des aventures du justicier de Sherwood. Il faut dire que la mise en scène de Kevin Reynolds est un peu erratique et brouillonne. Pourtant, dans l'impossibilité de raconter naïvement une histoire trop connue, le film a fait le bon choix : varier le ton.

Les séquences d'ouverture sont brutales et cruelles, l'arrivée en Angleterre est lyrique à souhait, et les scènes d'action, brillantes, alternent avec des moments presque parodiques – le côté « méchant d'opérette » du shérif, l'excellent Alan Rickman accompagné de ses sbires, est particulièrement savoureux.

Bien sûr, dans cet esprit BD, toute la recherche psychologique est bannie. Osons dire que ce n'est pas plus mal, et qu'on trouve du plaisir à ce grand show ludique, un peu ­approximatif plastiquement, mais mené tambour battant.
ROBIN DES BOIS prince des voleurs, Kevin Reynolds 1991, Kevin Costner, Morgan Freeman (aventure cape et epee)@@ (E)
Nous sommes au XIIIe siècle. De tous les Croisés anglais qui accompagnent le roi Richard Ier (Coeur de lion), beaucoup meurent ou sont faits prisonniers en Orient. Robin de Locksley réussit à s'évader en c ...

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ROBOCOP, Paul Verhoeven 1987, Peter Weller, Nancy Allen (thriller science fiction)@


A Détroit, gangrené par le crime organisé, l'officier de police James Murphy est laissé pour mort après une fusillade. Il devient alors le parfait cobaye pour la création d'une nouvelle arme, un policier hybride mi-homme, mi-robot.

TELERAMA
Dans un avenir proche, pour lutter contre la violence, la police décide de créer une arme nouvelle. Ainsi naît Robocop, flic parfait, mi-homme, mi-machine… C’est un film d’action ultra violent, avec explosions et fusillades. Mais il y a plus. D’abord, une vision très noire et pas forcément absurde d’un futur à feu et à sang où seul compte le profit. Cette esthétique crépusculaire doit beaucoup à une nouvelle génération de dessinateurs de BD, parmi lesquels Frank Miller — dont s’inspirera également Tim Burton pour Batman. Ensuite, cette sorte de 1984 pétaradant dégage une ironie amère, réflexion musclée sur la part d’humanité, ou son absence, en chacun de nous. Le succès du film donnera naissance à deux suites, très inférieures.
ROBOCOP, Paul Verhoeven 1987, Peter Weller, Nancy Allen (thriller science fiction)@ (E)
A Détroit, gangrené par le crime organisé, l'officier de police James Murphy est laissé pour mort après une fusillade. Il devient alors le parfait cobaye pour la création d'une nouvelle arme, un pol ...

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ROCCO EST SES FRERES, Luchino Visconti 1960, Alain Delon, Annie Girardot, Roger Hanin (drame sentimental)@@@@


Fuyant la misère dans laquelle elle a sombré depuis qu'elle est veuve, Rosaria abandonne sa Calabre natale pour s'installer à Milan, auprès de son fils aîné Vincenzo qui y travaille. Après maintes déconvenues, Rosaria parvient à louer un sous-sol où elle peut installer sa famille et essaie tant bien que mal de s'en sortir. Rocco et Simone, deux des fils, trouvent rapidement du travail et se prennent de passion pour la boxe.

TELERAMA
Luchino Visconti révéla Alain Delon, cheval fougueux, en 1958, dans cette tragédie aux accents dostoïevskiens.
Après La terre tremble, qu’il avait consacré aux pêcheurs misérables de Sicile, et avant Le Guépard, où il retournera dans le passé de l’Italie, Visconti s’attachait à un mal social de son pays dans l’après-guerre, l’immigration intérieure, la misère des régions méridionales poussant les populations rurales à l’exode vers les grandes villes.

La mamma Rosaria, veuve, débarque à Milan avec ses cinq fils, pleine d’espoir dans un avenir meilleur, mais la ville, avec ses tentations et sa violence, va disloquer cette fratrie unie. Mélange fascinant de néoréalisme, d’expérimentation Nouvelle Vague et de lyrisme théâtral, cette histoire de combat entre le bien et le mal s’incarne dans Simone et Rocco, les deux frères boxeurs qui deviennent ennemis à cause de l’amour d’une femme, Nadia, jeune prostituée elle aussi partagée entre ombre et lumière.

Plus Simone (Renato Salvadori), l’animal brutal et déchu, se noie dans la haine des autres et de soi, plus l’angélique Rocco (Alain Delon, christique) s’acharne à le sauver, nouvel idiot dostoïevskien dont la sainteté précipite la tragédie. Seuls frères que cette fresque de l’innocence perdue ne sacrifie pas : Ciro, qui découvre la conscience de classe en devenant ouvrier, et le plus jeune, qui, peut-être, un jour, « retournera au pays ».

Ce grand film, qui met l’art au service du prolétariat, frappe, encore et toujours, par les gros plans sur Delon, dont la beauté sublimée flirte avec l’au-delà, et par les séquences où Nadia (Annie Girardot, magnifique de gouaille et de désespoir) subit un viol atroce, ouvrant les bras en croix devant le couteau de son assassin.
ROCCO EST SES FRERES, Luchino Visconti 1960, Alain Delon, Annie Girardot, Roger Hanin (drame sentimental)@@@@ (E)
Fuyant la misère dans laquelle elle a sombré depuis qu'elle est veuve, Rosaria abandonne sa Calabre natale pour s'installer à Milan, auprès de son fils aîné Vincenzo qui y travaille. Après mai ...

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ROCKET MAN, Dexter Fletcher 2019, Taron Egerton, Jamie Bell (bio)@


Rocketman nous raconte la vie hors du commun d'Elton John, depuis ses premiers succès jusqu'à sa consécration internationale. Le film retrace la métamorphose de Reginald Dwight, un jeune pianiste prodige timide, en une superstar mondiale. Il est aujourd'hui connu sous le nom d'Elton John. Son histoire inspirante, sur fond des plus belles chansons de la star, nous fait vivre l'incroyable succès d'un enfant d'une petite ville de province devenu icône de la pop culture mondiale.

TELERAMA
Joué par l’acteur de “Kingsman”, Taron Egerton, le chanteur star se voit ériger une statue de son vivant... Mais à coups de pathos et de clichés. un biopic d’une pop star mondiale des années 70 et 80, quelques mois après le triomphe planétaire de Bohemian Rhapsody, sur Freddy Mercury. Avec, qui plus est, le même réalisateur, Dexter Fletcher, aux commandes,
Au moins, on ne peut pas reprocher à Rocketman de minorer l’homosexualité d’Elton John, comme c’était le cas pour Mercury. Le sujet est abordé tôt et frontalement, à travers l’histoire (qui tournera mal) de la star avec son manager américain John Reid. On peut aussi relever l’originalité relative consistant à distiller les chansons célèbres non pas selon la progression chronologique du récit, mais en fonction de la dramaturgie et de l’humeur : certaines se retrouvent dans la bouche d’autres personnages que le chanteur – un peu façon Mamma Mia, autour du répertoire d’Abba.
Pour le reste, la lourdeur et les clichés dominent, qu’il s’agisse des numéros de comédie musicale, abondamment et mécaniquement démarqués du tout-venant, et plus encore de la psychologie. Car le film rejoint le bataillon des biopics qui plongent la tête la première dans l’enfance du héros pour expliquer pourquoi et comment il en est devenu un. En l’occurrence, la réponse s’avère d’une banalité affligeante, pourtant martelée tout au long du film : le petit Elton (qui s’appelait alors Reginald) a manqué d’amour, à la fois de la part de sa mère et de son père.
Conventionnelles aussi, les scènes d’excès en tout genre, alcool, drogues, fêtes, orgies, que seule l’exubérance quasi burlesque de l’interprète, Taron Egerton, sauvent. Le jeune acteur de Kingsman, qui ressemble peu à Elton John mais chante lui-même les morceaux, devient, en revanche, embarrassant lorsqu’il pleure – et il pleure trop souvent. Face à lui, Jamie Bell (ex Billy Elliot) incarne un charmant et improbable Bernie Taupin, le parolier d’une vie.
Tout de même, quelle idée d’ériger une statue en l’honneur d’un chanteur vivant et toujours en activité (il termine actuellement son ultime tournée mondiale) ! La leçon de vie et de morale culmine avec un texte en surimpression, qui nous apprend qu’Elton John est « sobre depuis 28 ans », pas fâché de l’être, et qu’il vit désormais avec quelqu’un « qui l’aime vraiment ». Vraiment ?
ROCKET MAN, Dexter Fletcher 2019, Taron Egerton, Jamie Bell (bio)@ (E)
Rocketman nous raconte la vie hors du commun d'Elton John, depuis ses premiers succès jusqu'à sa consécration internationale. Le film retrace la métamorphose de Reginald Dwight, un jeune pianiste prodige timide, ...

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ROGER RABBIT (Qui veut la peau de), Robert Zemeckis 1988, Bob Hoskins, Eddie Valiant (jeunesse)@@


Roger Rabbit est au 36e dessous. Autrefois sacré star du cinéma d'animation, le lapin blanc est fortement préoccupé pendant les tournages depuis qu'il soupçonne sa femme, la sublime Jessica Rabbit, de le tromper. Le studio qui emploie Roger décide d'engager un privé, Eddie Valliant, pour découvrir ce qui se cache derrière cette histoire bien plus complexe qu'il n'y paraît.

TELERAMA
Un canevas de film noir, une avalanche de gags et une osmose parfaite entre les toons et les acteurs réels. Que du plaisir à Toonville !
Le mélange d’animation et de personnages réels n’avait rien d’inédit (les frères Fleischer, déjà, en 1919…), mais il était porté, cette fois, à la perfection, dans un ouragan de gags et une tornade d’idées ravageuses. Dès le début, le lapin Roger Rabbit sort de l’écran et quitte le tournage d’un dessin animé (époustouflant) pour plonger dans une ténébreuse affaire. Derrière un privé alcoolique (Bob Hoskins), nous entrons alors au pays des toons, où vivent tous les héros de l’âge d’or du cartoon hollywoodien.
La partie dessinée, par Richard Williams, maître de l’animation anglaise, est fantastique, avec ses guest-stars désopilantes : Droopy en garçon d’ascenseur, Betty Boop en vendeuse de cigarettes dans un night-club, ou le canari Titi jouant avec les doigts du ­détective. On notera l’absence de Popeye : les prétentions financières de ses ayants droit étaient trop élevées…
ROGER RABBIT (Qui veut la peau de), Robert Zemeckis 1988, Bob Hoskins, Eddie Valiant (jeunesse)@@ (E)
Roger Rabbit est au 36e dessous. Autrefois sacré star du cinéma d'animation, le lapin blanc est fortement préoccupé pendant les tournages depuis qu'il soupçonne sa femme, la sublime Jessica Rabbit, de le t ...

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ROGUE ONE A STAR WAR STORY, Gareth Edwards 2016, Felicity Jones, Diego Luna, Ben Mendelsohn (science fiction)@@


Situé entre les épisodes III et IV de la saga Star Wars, des individus ordinaires, pour rester fidèles à leurs valeurs, vont tester l'impossible au péril de leur vie.

TELERAMA
Un film dans l’air du temps qui n’oublie ni de divertir, ni d’en mettre plein les yeux, fidèle en cela à l’esprit de George Lucas.

De Proxima du Centaure à Montceau-les-Mines, tous les fans de Star Wars le savent bien : cet « épisode » n’en est pas vraiment un. Une histoire à part, dans la lutte entre les forces galactico-fascistes de l’Empire et les forces galactico-démocrates de la Rébellion. Tout se passe juste avant Un nouvel espoir, sorti en 1977, de l’ère George Lucas : le tout premier à être apparu au cinéma, mais le quatrième, dans la temporalité de la saga. Un Luke Skywalker débutant y neutralisait alors l’arme la plus redoutable de l’Empire, l’Étoile noire. Et tout ça, grâce à qui ? Aux héros de ce Rogue One tout neuf, qui ont tout risqué pour fournir à la Résistance les plans de l’engin de mort…

Après une introduction un peu confuse pour les non-initiés, le film prend toute son ampleur. Les temps sont durs, l’heure est grave. Notre époque troublée et anxiogène récolte, donc, le Star Wars qu’elle mérite : le plus sombre de la saga. Et pourtant, Rogue One reste, de bout en bout, un divertissement monumental et emballant, une fête bourrée d’exploits visuels et de clins d’œil, d’une fidélité absolue à la mythologie maison. Tout y est, du couple de héros chamailleurs aux saillies d’un robot bavard, de l’esthétique d’origine au fracas sidéral des batailles…
ROGUE ONE A STAR WAR STORY, Gareth Edwards 2016, Felicity Jones, Diego Luna, Ben Mendelsohn (science fiction)@@ (E)
Situé entre les épisodes III et IV de la saga Star Wars, des individus ordinaires, pour rester fidèles à leurs valeurs, vont tester l'impossible au péril de leur vie.

TELERAMA
Un film dans l&r ...

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ROPRIETE INTERDITE, Sydney Pollack 1966, Natalie Wood, Robert Redford (societe)@@


Pendant la crise économique des années 30, un agent des chemins de fer, Owen Legate, est envoyé à Dodson, petite bourgade du Mississipi, avec pour mission de fermer une large partie des activités ferroviaires (la principale source de revenus de la ville), et de licencier du personnel. Il rencontre Alva Starr, jeune fille perdue et principal attrait de Dodson, et entame avec elle une relation amoureuse.

TELERAMA
Alva, fille d’une tenancière d’hôtel, est destinée à un riche veuf. Elle n’en veut pas. Tennessee Williams, le Deep South, ses moiteurs vénéneuses. Grand mélo.

À propos du film, le critique et scénariste Michel Grisolia évoque dans Le Guide du cinéma chez soi un des plus beaux moments de l’histoire du cinéma : « Dans ce train nommé Désir, un travelling arrière emporte Alva vers ce qu’elle espère être sa liberté. » Tout le film ressemble à ce mouvement de caméra : il est fébrile, vibrant, l’hystérie permanente n’étant que le masque du désespoir. Sydney Pollack presque débutant adapte une pièce en un acte de Tennessee Williams. Elle se situe dans le sud des États-Unis, bien sûr, un Sud moite, peuplé de mères abusives, de filles presque putes et de garçons partagés entre désir et mépris.

On est dans les années 1930, la crise règne. Dans cette petite ville débarque un étranger, beau, ravagé par une culpabilité refoulée : il est chargé par la compagnie des chemins de fer de licencier les cheminots en trop. Alva, la rêveuse, que sa mère veut maquer avec un pauvre type riche, s’accroche à lui. Il l’humilie, elle persiste. Il en devient fou, et elle le rejoint à La Nouvelle-Orléans, le temps d’un bonheur bref. Alva, c’est Natalie Wood, superbe, exubérante, aussi irréaliste et vraie que pouvait l’être Vivien Leigh dans Un tramway nommé Désir. Alva, c’est une toute jeune Blanche DuBois qui mourra avant de lui ressembler vraiment. Et ça rend le film au moins aussi désespéré que le Tramway, mais encore plus émouvant.
ROPRIETE INTERDITE, Sydney Pollack 1966, Natalie Wood, Robert Redford (societe)@@ (E)
Pendant la crise économique des années 30, un agent des chemins de fer, Owen Legate, est envoyé à Dodson, petite bourgade du Mississipi, avec pour mission de fermer une large partie des activités ferroviai ...

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ROSALIE BLUM, Julien Rappeneau 2015, Noémie Lvovsky, Kyan Khojandi (sentimental)@@@


Vincent Machot connaît sa vie par coeur. Il la partage entre son salon de coiffure, son cousin, son chat, et sa mère bien trop envahissante. Cependant, la vie réserve parfois des surprises, même aux plus prudents. Il croise par hasard Rosalie Blum, une femme mystérieuse et solitaire, qu'il est convaincu d'avoir déjà rencontrée. Intrigué, il se décide à la suivre partout, dans l'espoir d'en savoir plus.

TELERAMA
Une épicière, sa nièce, un coiffeur… Adaptation d’une bande dessinée où des personnages solitaires dessinent un puzzle drôle et sensible et redécouvrent les aiguillages de la vie.

Réaliser une comédie quand on est le fils d’un des maîtres français du genre demande réflexion. Après avoir travaillé comme scénariste (pas seulement avec son père Jean-Paul), Julien Rappeneau livre un premier long métrage minutieusement concocté et manifestement personnel, alors qu’il s’agit de l’adaptation d’une bande dessinée de Camille Jourdy. Tous les personnages y semblent au bord de la vie, sur le point de s’y lancer. Ou de s’y relancer, comme Rosalie Blum.

Cette épicière de Nevers a l’âge d’avoir une grande famille mais vit isolée, comme en retrait de l’existence. Un jour, elle devient le centre des préoccupations d’un coiffeur qui se met à la suivre partout, persuadé qu’il la reconnaît, sans pourtant la connaître… Il s’appelle Vincent Machot et, même s’il a l’âge de voler de ses propres ailes, il habite toujours chez sa maman. Pour y voir clair sur lui et son petit manège, qu’elle a bien repéré, Rosalie Blum le fait suivre par sa nièce, Aude. Cette jeune fille a, elle, l’âge de commencer à travailler, mais elle n’arrive pas à se lever le matin…

En suivant tour à tour ces chemins solitaires qui se croisent et pourraient se rencontrer, Julien Rappeneau construit un récit en forme de puzzle. Avec une adresse de conteur, il en assemble les pièces jusqu’à la dernière, la plus magique. Un univers attachant prend forme, où la fantaisie réveille un élan dans des existences cernées par l’ennui ou l’échec. « Rosalie Blum » devient le nom de code d’un mystère qui peut jaillir de la routine, d’une aventure qui commence en faisant un pas de côté, en déréglant les circuits où chacun est enfermé…

Cette attention aux aiguillages de la vie se mêle à une drôlerie juvénile, comme dans une intrigue du Club des Cinq. Pour faire le lien entre légèreté et sensibilité, une distribution astucieuse a été réunie : le comique Kyan Khojandi, révélé par la télévision dans Bref, joue parfaitement le timide Vincent, étouffé par sa mère fofolle, Anémone. Et Noémie Lvovsky donne à Rosalie Blum un visage qui stimule l’imagination : on peut y lire la lassitude comme un émerveillement toujours possible…


ROSALIE BLUM, Julien Rappeneau 2015, Noémie Lvovsky, Kyan Khojandi (sentimental)@@@ (E)
Vincent Machot connaît sa vie par coeur. Il la partage entre son salon de coiffure, son cousin, son chat, et sa mère bien trop envahissante. Cependant, la vie réserve parfois des surprises, même aux plus prudents. ...

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ROSALIE, Stéphanie Di Giusto 2023, Nadia Tereszkiewicz, Benoît Magimel (drame social)@@


Rosalie est une jeune femme dans la France de 1870, mais ce n'est pas une jeune femme comme les autres, elle cache un secret : depuis sa naissance, son visage et son corps sont recouverts de poils. Elle est ce qu'on appelle une femme à barbe, mais n'a jamais voulu devenir un vulgaire phénomène de foire. De peur d'être rejetée, elle a toujours été obligée de se raser. Jusqu'au jour où Abel, un tenancier de café acculé par les dettes, l'épouse pour sa dot sans savoir son secret.

TELERAMA
Inspiré par l’histoire de Clémentine Delait, parfois attendu sur les mentalités de l’époque, le film est porté par le jeu de Nadia Tereszkiewicz.
Dans la France rurale de 1870, un aubergiste accepte d’épouser une jeune inconnue qui lui cache quelque chose… Une pilosité envahissante ? C’est bien de l’histoire de la fameuse femme à barbe, Clémentine Delait (1865-1939), dont s’inspire ce film au message féministe. Moins fantasque que l’imaginaire suscité par son héroïne, Rosalie se révèle une chronique historique soignée, parfois un peu trop attachée à mettre en valeur les mentalités de l’époque. Prisonnière d’une différence qui la condamne à subir la honte ou, au contraire, à avoir l’audace de s’imposer, la femme barbue suit un parcours éloquent mais attendu. L’interprétation de Nadia Tereszkiewicz y apporte heureusement une sensibilité qui séduit vraiment.

ROSALIE, Stéphanie Di Giusto 2023, Nadia Tereszkiewicz, Benoît Magimel (drame social)@@ (E)
Rosalie est une jeune femme dans la France de 1870, mais ce n'est pas une jeune femme comme les autres, elle cache un secret : depuis sa naissance, son visage et son corps sont recouverts de poils. Elle est ce qu'on appelle une femme &agrav ...

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ROSE, Aurelie Saada, Francoise Fabian, Aure Atika, Gregory Montel, Pascal Elbe (sentimental)@@


Rose, 78 ans, vient de perdre son mari, l’homme de sa vie. C’est d’abord le vide, et beaucoup d’heures mal comblées devant la télé. Entre lit et canapé, Rose devient une petite dame grise, Rose se néglige. Mais quand sa fille (Aure Atika) la force à l’accompagner à un dîner chez des amis, voilà Rose, en pull fuchsia, qui sort de sa bulle, prend goût à la vodka et tombe en admiration devant l’insolente vitalité de la rescapée de la Shoah Marceline Loridan — merveilleuse Michèle Moretti, dans une apparition explosive. Et si Rose profitait du temps qui reste pour laisser refleurir sa féminité et sa fantaisie de Juive orientale ?

TELERAMA
Quel film pimpant que ce premier long métrage de la chanteuse Aurélie Saada (l’une des deux Brigitte) ! À la manière d’une partition pop mélancolique, il alterne sens de la fête et déprime sentimentale, au gré du regain de gourmandise et de sensualité de Rose, dont l’émancipation tardive sidère et inquiète ses enfants : à force de la voir comme une mère, ils ignoraient qu’elle était une femme. Plusieurs séquences charment particulièrement par leur pudeur exquise. Les moments burlesques séduisent aussi, à l’image de ce retour de soirée où l’héroïne s’écroule de tout son long dans l’entrée de son appartement. « Je ne tomberai pas plus bas », marmonne alors Françoise Fabian, géniale en phénix qui renaît de ses cendres.
ROSE, Aurelie Saada, Francoise Fabian, Aure Atika, Gregory Montel, Pascal Elbe (sentimental)@@ (E)
Rose, 78 ans, vient de perdre son mari, l’homme de sa vie. C’est d’abord le vide, et beaucoup d’heures mal comblées devant la télé. Entre lit et canapé, Rose devient une petite dame grise, ...

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ROSETTA, Jean-Pierre et Luc Dardenne 1999, Emilie Dequenne (societe)@@@


Rosetta vit dans une caravane avec sa mère alcoolique. Elle est déterminée à s'en sortir dignement, seule et sans accepter la charité. La jeune femme n'a qu'une idée en tête : trouver un travail pour pouvoir mener une vie normale. La récession économique ne lui facilite pas la tâche. Chaque jour, le seul plaisir qu'elle s'octroie est la dégustation d'une gaufre au sucre, dans une camionnette-buvette.

TELERAMA
Le film des frères Dardenne bousculait le Festival de Cannes en 1999  en suivant, caméra à l’épaule, cette jeune exclue (formidable Emilie Dequenne) prête à tout pour trouver un travail.

Coup d’éclat du Festival de Cannes en 1999, Rosetta y remporta la Palme d’or et un prix d’interprétation pour Émilie Dequenne, qui débutait dans le rôle-titre. Ce « petit film belge » prit alors une dimension imposante, ce qui rendait justice à l’ambition de ses deux réalisateurs. Jean-Pierre Dardenne et Luc ont en effet voulu donner à Rosetta la force d’un coup de poing. Leur film a l’énergie de son ­héroïne, une jeune fille qui s’acharne à trouver une place dans une société où elle fait partie des exclus. Licenciée, renvoyée à la misère de sa vie dans une caravane, elle revient à l’attaque : obtenir un travail, c’est sa guerre. Aucune épreuve ne parvient à la décourager.

La caméra calque son mouvement sur sa course permanente. Cette mise en scène s’inscrit dans la logique du documentaire ou du cinéma-vérité, tout en exprimant une sorte de communion spirituelle, un désir de partage. Mais le propos des frères Dardenne garde un impact brutal et déstabilisant : Rosetta n’est pas qu’une victime sociale, elle n’inspire pas forcément la sympathie. Prête à tout pour décrocher un emploi, elle trahit la seule personne qui ait de l’affection pour elle. C’est là que la force du film se révèle : cette dureté du monde du travail et des rapports humains qu’elle engendre n’a fait que devenir plus vraie. Au point que les Dardenne y sont ­revenus dans un autre film, Deux Jours, une nuit (2014).
ROSETTA, Jean-Pierre et Luc Dardenne 1999, Emilie Dequenne (societe)@@@ (E)
Rosetta vit dans une caravane avec sa mère alcoolique. Elle est déterminée à s'en sortir dignement, seule et sans accepter la charité. La jeune femme n'a qu'une idée en tête : trouver un trava ...

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ROUBAIX LA LUMIERE, Arnaud Desplechin 2019, Roschdy Zem (thriller)@@


Roubaix, une nuit de Noël. Le commissaire Daoud sillonne la ville qui l'a vu grandir. La routine : des voitures brûlées et des altercations. Au commissariat, vient d'arriver Louis Coterelle, fraîchement diplômé. Daoud et Louis vont faire face au meurtre d'une vieille dame. Deux jeunes femmes sont interrogées, Claude et Marie. Des voisines démunies, toxicomanes, alcooliques et amantes.

TELERAMA
Un assassinat, un couple de marginales accusé, un commissaire rayonnant de sagesse… Et un remarquable changement de registre pour Arnaud Desplechin.

Une vieille dame a été assassinée. Les suspectes sont deux voisines, sans revenus, alcooliques et en couple. Ce fait divers, restitué naguère dans un documentaire, a impressionné Arnaud Desplechin au point qu’il a délaissé les intellectuels en crise, ses héros coutumiers, pour un film policier des plus singuliers. Car autour du commissaire inflexible (Roschdy Zem), la parole reste la grande affaire. Il y a ce que les suspectes concèdent avant et après les premières preuves. Ce qu’elles avouent séparément, puis confrontées. Ce qu’elles révèlent l’une sur l’autre et sur leur relation…

Dans la lumière crue des interrogatoires où les vies basculent, ces deux marginales auraient pu faire trébucher bien des actrices, avec un metteur en scène moins exigeant. Mais Léa Seydoux et Sara Forestier sont toutes deux intenses, dans l’opacité pour la première et dans l’abandon pour la seconde. Et par ce déferlement de mots, de versions successives d’une même réalité sordide, le polar dépasse son ancrage réaliste pour atteindre une dimension métaphysique, une compassion universelle. Les suspectes apparaissent peu à peu comme deux somnambules, avec toutes les excuses sociales du monde, effarées elles-mêmes par la vérité. Au moment de l’incarcération, la demande éperdue d’un dernier regard par l’amoureuse à sa compagne, devenue lointaine, raconte toute une vie et ressemble à une prière.
ROUBAIX LA LUMIERE, Arnaud Desplechin 2019, Roschdy Zem (thriller)@@ (E)
Roubaix, une nuit de Noël. Le commissaire Daoud sillonne la ville qui l'a vu grandir. La routine : des voitures brûlées et des altercations. Au commissariat, vient d'arriver Louis Coterelle, fraîchement diplôm& ...

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ROULEZ JEUNESSE, Julien Guetta 2017, Eric Judor, Laure Calamy (drame social)@@


Alex, un dépanneur automobile âgé de 43 ans, croise la route de Prune. Alex ne se fait pas prier pour l'aider quand la voiture de la jolie jeune femme refuse de démarrer. Il accepte ensuite de la raccompagner chez elle. Mais, au petit matin, Prune a disparu et Alex tombe nez à nez avec le fils de cette dernière. Pire, dans la buanderie, il découvre également un bébé. Complètement dépassé, Alex dépose le petit garçon et tente de laisser à l'institutrice le soin de s'occuper du bébé. De retour à la maison, il rencontre une adolescente, qui n'est autre que le troisième enfant de Prune. Alex est de plus en plus débordé..

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Un dépanneur automobile passe une nuit avec une jeune femme. Au petit matin, elle a disparu et il doit s’occuper, seul, des trois enfants de celle-ci. Après un début de comédie « adulescente », le film vire peu à peu à la chronique sociale gracieuse et chaleureuse.

Que fait un gentil dépanneur automobile quand sa rencontre d’une nuit le laisse, au petit matin, avec trois enfants sur les bras ? Il dépanne… et s’attache à cette fratrie turbulente. Le premier long métrage de Julien Guetta débute comme une comédie « adulescente », avec un célibataire, employé dans le garage de maman, qui vivrait un remake inversé de Trois Hommes et un couffin, de Coline Serreau — à savoir « un mec et trois bambins ». Le film vire, peu à peu, à la chronique sociale gracieuse et chaleureuse. Sans être totalement à contre-emploi, Éric Judor prend en douceur ce virage vers la sensibilité.
ROULEZ JEUNESSE, Julien Guetta 2017, Eric Judor, Laure Calamy (drame social)@@ (E)
Alex, un dépanneur automobile âgé de 43 ans, croise la route de Prune. Alex ne se fait pas prier pour l'aider quand la voiture de la jolie jeune femme refuse de démarrer. Il accepte ensuite de la raccompagner chez ...

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ROUNDHAY GARDEN SCENE, Louis Leprince 1888 (socete)@@


La scène se déroule dans la propriété d'Oakwood Grange appartenant à Joseph et Sarah Whitley (beaux-parents de Le Prince), à Roundhay (en), un faubourg de la ville de Leeds, dans la région du Yorkshire de l'Ouest, en Angleterre. La tentative de prise de vues animées met en scène quatre personnes se promenant dans un jardin : Adolphe (le fils de Louis Le Prince), Sarah Whitley, Joseph Whitley et Harriet Hartley.

Sarah Whitley marche à reculons et les pans du manteau de Joseph Whitley semblent voler bizarrement au vent. En effet, la reproduction de la série de photographies en 1930 a été faite par inadvertance dans l'ordre chronologique inverse. Ces photographies n'ayant jamais pu être visionnées en mouvement auparavant par quiconque et par quelque procédé que ce fût, les techniciens du laboratoire n'ont pas prêté attention à cette inversion, leur but étant alors de sauvegarder les vignettes originales, et non de les visionner.

Une scène au jardin de Roundhay (également intitulé Roundhay Garden Scene en anglais) est le titre donné à un essai de film, tenté en 1888 par l'inventeur français Louis Le Prince. Ne comportant que des photographies fixes obtenues par un procédé de chronophotographie, cette tentative n'a jamais pu être visionnée en mouvement du vivant de Le Prince. En 1930, les photographies ont été reproduites sur film 35 mm par le procédé du banc-titre, reconstituant ainsi le mouvement que Le Prince n'avait pas réussi à voir. Le titre lui a été donné à cette époque, aucun titre proposé par Le Prince n'ayant été retrouvé avec les photographies ni dans un quelconque document.

Il est parfois considéré, rétrospectivement, comme le premier film à avoir été tourné[1],[2].
ROUNDHAY GARDEN SCENE, Louis Leprince 1888 (socete)@@ (E)
La scène se déroule dans la propriété d'Oakwood Grange appartenant à Joseph et Sarah Whitley (beaux-parents de Le Prince), à Roundhay (en), un faubourg de la ville de Leeds, dans la région du ...

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ROYAL AFFAIR, Nikolaj Arcel 2012, Mads Mikkelsen, Alicia Vikander (histoire)@@@


Danemark 1770. La passion secrète que voue la reine Caroline Mathilde au médecin du roi, l'influent Struensee, va changer à jamais le destin de la nation toute entière. Royal Affair relate une page capitale de l'histoire danoise, oubliée des manuels français.Un film de: Nikolaj Arcel.

TELERAMA
À Copenhague, en 1770, l’excentirque Christian VII retrouve son autorité grâce à un médecin allemand qui lui vole aussi sa femme… Classique mais plaisant.

Primée au festival de Berlin, nommée à l’oscar du meilleur film étranger, cette production danoise n’est pas passée inaperçue. La mise en scène est pourtant très classique. Mais, au détour de ces tableaux d’époque (Copenhague, 1770), un sujet inattendu : l’histoire d’un combat pour les idées. Celles que Christian VII, fantasque et traité comme une potiche, se met à formuler sous l’influence des Lumières et de son médecin allemand, qui lui souffle son nouveau discours tout en lui prenant sa femme.

Estime, manipulation… Les deux hommes deviennent les ennemis de ceux qui, avant le médecin, gouvernaient en douce. La situation a du piment et, surprise, la star danoise Mads Mikkelsen est éclipsée par celui qui interprète le roi, Mikkel Boe Følsgaard. C’est à lui que le jury de Berlin 2012 décerna le Prix d’interprétation. En récompensant aussi le scénario. Les deux atouts du film.
ROYAL AFFAIR, Nikolaj Arcel 2012, Mads Mikkelsen, Alicia Vikander (histoire)@@@ (E)
Danemark 1770. La passion secrète que voue la reine Caroline Mathilde au médecin du roi, l'influent Struensee, va changer à jamais le destin de la nation toute entière. Royal Affair relate une page capitale de l' ...

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RRRrrr; Alain Chabat (comique)


Il y a 37.000 ans, deux tribus voisines sont rivales. Pendant que la tribu des Cheveux Propres coule des jours paisibles en gardant pour elle seule le secret de la formule du shampooing, la tribu des Cheveux Sales se lamente. Son chef décide d'envoyer un espion pour voler la recette, mais un événement bien plus grave va bouleverser la vie des Cheveux Propres : pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, un crime vient d'être commis.

SENS CRITIQUE
Un thriller/policier/préhistorique à réserver à une certaine catégorie de spectateurs. Tout d’abord les inconditionnels de l’esprit Canal+ et de la chaîne Comédie, mais surtout à l’humour irrésistiblement idiot de la troupe des Robins des Bois, dont le film a été écrit et interprété par les six membres du groupe, c’est à dire : Pierre-François Martin Laval, Marina Foïs, Jean-Paul Rouve, Maurice Barthélémy, Pascal Vincent et Elise Larnicol.
Une troupe de comédiens déjà bien connus du public, puisque nous avions déjà pu les voir ensemble ou séparément dans divers films ces dernières années.
Cette fois-ci, et pour la première fois, ils délaissent le petit écran pour leur premier film au cinéma, tout en confiant la réalisation de leur film à une de leur connaissance, Alain Chabat (Didier - 1997 & Astérix et Obélix : mission Cléopâtre - 2002).
Une comédie certes, qui ne vole pas bien haut, mais qui a le mérite de ne jamais se prendre au sérieux. Chaque plans, chaque répliques valent la peine d’être vus ou entendus, on se souviendra notamment des nombreux animaux figurant à leurs côtés, comme le lapinmouth, le chevalmouth, le vermouth, la poulemouth, le marcassinmouth, l’oiemouth, le canardmouth, la bichemouth, le cochonmouth, l’oursmouth, le moutonmouth et l’irrésistible yorkmouth (un croisement entre un yorkshire et un chien préhistorique à l’instar du mammouth que tout le monde connaît).
Sans compter les nombreuses répliques qui fusent à longueur de temps, de très belles trouvailles auxquels on ne peut s’empêcher de rire ! A noter aussi, la présence au casting de Alain Chabat, Joey Starr, Valérie Lemercier, Gérard Depardieu & Jean Rochefort.
RRRrrr; Alain Chabat (comique) (E)
Il y a 37.000 ans, deux tribus voisines sont rivales. Pendant que la tribu des Cheveux Propres coule des jours paisibles en gardant pour elle seule le secret de la formule du shampooing, la tribu des Cheveux Sales se lamente. Son chef d&eac ...

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RTT, Frederic Berthe 2009, Kad Merad, Melanie Doutey, Manu Payet (comique)@


La vie d'Arthur bascule le jour où sa compagne, Florence, lui annonce qu'elle le quitte pour un autre homme. Pire, elle lui avoue qu'elle va l'épouser et vivre avec lui à l'étranger. Profondément choqué par la nouvelle, Arthur est persuadé que Florence agit sans avoir véritablement réfléchi. Lorsqu'il apprend qu'elle va réellement se marier dans quelques jours à Miami, il part sur place, prêt à tout pour la retrouver.

TELERAMA
Le spectateur tombe sous le charme teinté d'autodérision du comédien et de la craquante Mélanie Doutey, animée d'une énergie communicative.
RTT, Frederic Berthe 2009, Kad Merad, Melanie Doutey, Manu Payet (comique)@ (E)
La vie d'Arthur bascule le jour où sa compagne, Florence, lui annonce qu'elle le quitte pour un autre homme. Pire, elle lui avoue qu'elle va l'épouser et vivre avec lui à l'étranger. Profondément choqu&eac ...

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RUE DES DAMES, Hamé Bourokba et Ekoué Labitey, 2022, Garance Marillier, Bakary Keita (drame social)@@


Employée dans un salon de manucure parisien, Mia, 25 ans, mène une existence relativement sereine jusqu'au jour où elle découvre qu'elle est enceinte. Bouleversée, la jeune femme peine à garder son calme, consciente que ses finances ne lui permettent pas d'accueillir un enfant au sein de son foyer. En effet, son seul salaire ne suffira pas à couvrir les dépenses tandis que Nabil, son compagnon, se trouve de son côté en liberté conditionnelle. Dos au mur, Mia décide de se lancer dans l'organisation de sulfureuses soirées privées avec des clientes du salon, mais son plan est vite découvert par sa patronne...

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Mia, logée dans un hôtel miteux, tombe enceinte, et cherche à survivre. Le 18e arrondissement et ses Parisiens d’en bas vus comme rarement.

Dans le milieu du rap, la qualité qui fait l’unanimité, c’est la street cred (« crédibilité de la rue », dans la langue de Jul), soit la légitimité à parler de son quotidien, de son quartier. Voilà plus de deux décennies que Hamé et Ékoué, les têtes pensantes du groupe de rap La Rumeur, documentent sans fausse note les mutations du 18ᵉ arrondissement parisien dans leurs chansons, leurs livres, leurs films.


Après avoir parachuté Reda Kateb dans un Pigalle en voie de gentrification (Les Derniers Parisiens, 2017), le duo de réalisateurs lâche l’écorchée Garance Marillier (l’étudiante anthropophage de Grave, de Julia Ducournau) au pied de la butte Montmartre. Mia a 25 ans et elle dort à l’hôtel. Son boulot dans une onglerie ne lui permet pas d’être locataire. Quand elle apprend qu’elle est enceinte de Nabil, son copain, en liberté conditionnelle, Mia en est réduite à la survie. Pas le choix. L’argent, l’appart, elle les trouvera coûte que coûte. Quitte à trahir les rares personnes qui lui font confiance.

Des acteurs crédibles, à fleur de peau
Tout sonne juste dans cette course contre la montre et les semaines d’aménorrhée. Les lieux, rarement filmés, d’un Paris paupérisé (café, laverie, hôtel miteux…), si loin et si proches des pèlerins du Sacré-Cœur. Les gueules basanées des habitants (étudiants, sans-papiers, chauffeurs de VTC, flics, voyous, footballeurs), interprétés par des acteurs crédibles et à fleur de peau, dont tant de films français, déconnectés de la réalité, manquent. L’intrigue, enfin, pourrait sembler un peu chargée, les auteurs voulant embrasser en moins de deux heures l’ensemble des problématiques qui creusent la fracture entre les Parisiens d’en haut et ceux d’en bas – mal-logement, travail au noir, prostitution, chantages… L’ensemble reste pourtant équilibré, entre sincérité et âpreté.
RUE DES DAMES, Hamé Bourokba et Ekoué Labitey, 2022, Garance Marillier, Bakary Keita (drame social)@@ (E)
Employée dans un salon de manucure parisien, Mia, 25 ans, mène une existence relativement sereine jusqu'au jour où elle découvre qu'elle est enceinte. Bouleversée, la jeune femme peine à garder son ...

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RUTH ET ALEX, Richard Loncraine 2018, Morgan Freeman, Diane Keaton


Ruth et Alex Carver, un couple de retraités new-yorkais, se décident à vendre leur appartement du quartier d'East Village dans lequel ils habitent depuis près de 40 ans. Ils s'apprêtent à recevoir, le temps d'un week-end, des acheteurs potentiels, lorsque la ville de New York est mise en état d'alerte : un camion transportant du carburant est bloqué dans le tunnel de Midtown et son chauffeur a pris la fuite.

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Alex et Ruth Carver, un couple de septuagénaires, vivent dans le même appartement newyorkais depuis de nombreuses années. Mais leur déménagement semble aujourd'hui inévitable. Alors que les premières visites de l'habitation sont calées, Alex et Ruth sont affectés par ce bouleversement de leur quotidien...
RUTH ET ALEX, Richard Loncraine 2018, Morgan Freeman, Diane Keaton (E)
Ruth et Alex Carver, un couple de retraités new-yorkais, se décident à vendre leur appartement du quartier d'East Village dans lequel ils habitent depuis près de 40 ans. Ils s'apprêtent à recevoir, l ...

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SA MERE OU MOI, Robert Luketic 2005, Jane Fonda, Jennifer Lopez (sentimental)@


Charlotte a beaucoup de mal à trouver l'homme idéal et les rencontres arrangées par ses amis finissent toujours très mal. Un jour, elle fait la connaissance de Kevin et son rêve de tomber sur le prince charmant se réalise enfin.


Charlie, une jeune styliste, est tombée follement amoureuse du charmant docteur Kevin Fields. Mais Kevin a une mère très encombrante et exclusive, Viola Fields, célèbre animatrice de télévision qui vient de se faire évincer au profit d'une collègue plus jeune. Cet événement lui vaut un séjour en hôpital psychiatrique. Kevin décide de lui présenter Charlie et profite de l'occasion pour demander la main de la jeune femme. Le sang de Viola ne fait qu'un tour. Désormais, elle va tout faire pour gâcher l'existence du jeune couple. Une guerre sans merci est déclarée. Elle envoie Ruby, sa confidente, enquêter sur le passé de Charlie...

TELERAMA
Le titre français dit tout : il s'agit de surfer sur la vague du hit mondial Mon beau-père et moi. En voici le médiocre pendant féminin, avec Jane Fonda dans le rôle de De Niro, et Jennifer Lopez dans celui de Ben Stiller. Pitch : une future belle-mère « sadise » sa future bru. Mais faire changer de genre à une intrigue ne va pas de soi. La grande dame riche, ancienne star télé, qui s'accroche désespérément à son fils par peur de la solitude, ne donne pas très envie de rire. Elle ferait une bonne héroïne de mélo à la Sirk ou à la Minnelli, d'autant que Fonda, parfaite comme autrefois, sait la rendre crédible. On n'en dira pas autant de J-Lo, tout le temps fausse en oie blanche, mais à qui le démarrage correct du film, outre-Atlantique, a au moins donné l'impression de reprendre la main après le bide de son dernier disque.
SA MERE OU MOI, Robert Luketic 2005, Jane Fonda, Jennifer Lopez (sentimental)@ (E)
Charlotte a beaucoup de mal à trouver l'homme idéal et les rencontres arrangées par ses amis finissent toujours très mal. Un jour, elle fait la connaissance de Kevin et son rêve de tomber sur le prince char ...

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SAGE FEMME, Martin Provost 2017, Catherine Frot, Catherine Deneuve societe)@@


Claire est la droiture même. Sage-femme, elle a voué sa vie aux autres. Déjà préoccupée par la fermeture prochaine de sa maternité, elle voit sa vie bouleversée par le retour de Béatrice, ancienne maîtresse de son père disparu, femme fantasque et égoïste, son exacte opposée.

TELERAMA
Un film d’une sensibilité rare, porté par deux grandes actrices, pari réussi de Martin Provost avec ce film dépouillé et généreux. L’histoire de ses héroïnes se raconte au passé. Claire, sage-femme à Mantes-la-Jolie, a connu Béatrice, une aventurière flambeuse, quand celle-ci était la maîtresse de son père… Le temps a passé. L’important, maintenant, c’est un jardin qui sent bon le Bassin parisien. Mais si Béatrice réapparaît, c’est que sa vie est comptée.

Entre les deux pôles de l’existence, la maternité et la recherche d’un dernier refuge, une parenthèse s’ouvre pour ces femmes qui vont apprendre l’une de l’autre. De superbes moments de cinéma en liberté racontent les surprises d’un bonheur réinventé, fugace et beau. Un film drôle, lumineux, poignant.
SAGE FEMME, Martin Provost 2017, Catherine Frot, Catherine Deneuve societe)@@ (E)
Claire est la droiture même. Sage-femme, elle a voué sa vie aux autres. Déjà préoccupée par la fermeture prochaine de sa maternité, elle voit sa vie bouleversée par le retour de B&eacut ...

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SAGE HOMME, Jennifer Devoldere 2023, Karin Viard, Melvin Boomer (sante)@@@


Après avoir raté le concours d'entrée en médecine, Léopold intègre par défaut l'école des sage-femmes en cachant la vérité à son entourage. Alors qu'il s'engage sans conviction dans ce milieu majoritairement féminin, sa rencontre avec Nathalie, sage-femme d'expérience au caractère passionné, va changer son regard sur cet univers fascinant et bouleverser ses certitudes.

TELERAMA
Léopold intègre, en cachette de son entourage, une école de sages-femmes. Si les enjeux intimes des personnages sont assez convenus, le scénario a le mérite de mettre en lumière une profession peu représentée au cinéma.

Léopold (Melvin Boomer, révélation de la série Le Monde de demain) rate le concours d’entrée en médecine et intègre, en cachette de son entourage, l’école de sages-femmes. D’abord réfractaire à cet univers en blouse rose obligatoire, il va peu à peu faire évoluer son regard, pris sous l’aile de Nathalie (Karin Viard, look de cagole et caractère forcément bien trempé). Si les enjeux intimes des personnages sont assez convenus, le scénario a le mérite de mettre en lumière une profession peu représentée, les difficultés rencontrées par ces soignantes et ce jeune homme, donc : hôpital sous tension, hiérarchie déconnectée du terrain, manque de personnel et surmédicalisation sont ainsi mis sur la table (d’opération). Sans oublier les conséquences de ces dysfonctionnements sur les parturientes, et la mort qui rôde aussi, parfois, dans ces lieux où jaillit habituellement la vie.
SAGE HOMME, Jennifer Devoldere 2023, Karin Viard, Melvin Boomer (sante)@@@ (E)
Après avoir raté le concours d'entrée en médecine, Léopold intègre par défaut l'école des sage-femmes en cachant la vérité à son entourage. Alors qu'il s'engage sa ...

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SAHARA, Breck Eisner 2005, Matthew McConaughey, Penélope Cruz (aventure)@


Dirk Pitt, scientifique et aventurier, ainsi que son partenaire et ami, Al Giordino, se lancent dans une chasse au trésor légendaire qui va les conduire sur les traces d'un navire disparu avec sa cargaison secrète. Ils vont rencontrer le Dr. Eva Rojas, médecin persuadée que ce trésor a un lien avec une menace redoutable pour le monde. Face aux obstacles, aux mystères et aux pièges, Dirk, Al et Eva ne pourront compter que sur eux-mêmes.

TELERAMA
Hyper souriant, hyper bronzé, hyper bien fait, Matthew McConaughey passe son temps à éviter les périls de Penélope Cruz. Lui recherche dans les sables du Mali un cargo datant de la guerre de Sécession ! Elle traque les signes d’une épidémie qui menace le monde.

Autour d’eux, les silhouettes types des films d’aventures à l’ancienne : le copain marrant du héros, le tyranneau local. Et le traître — un Français, bien sûr, interprété par un Lambert Wilson perplexe. Les péripéties de ce sous-Indiana Jones sont invraisemblables, enfantines et joyeuses. On les suit avec plaisir.
SAHARA, Breck Eisner 2005, Matthew McConaughey, Penélope Cruz (aventure)@ (E)
Dirk Pitt, scientifique et aventurier, ainsi que son partenaire et ami, Al Giordino, se lancent dans une chasse au trésor légendaire qui va les conduire sur les traces d'un navire disparu avec sa cargaison secrète. Ils ...

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SAHARA, Breck Eisner 2005, Matthew McConaughey, Steve Zahn (aventure thriller)@@


Dirk Pitt, scientifique et aventurier, ainsi que son partenaire et ami, Al Giordino, se lancent dans une chasse au trésor légendaire qui va les conduire sur les traces d'un navire disparu avec sa cargaison secrète. Ils vont rencontrer le Dr. Eva Rojas, médecin persuadée que ce trésor a un lien avec une menace redoutable pour le monde. Face aux obstacles, aux mystères et aux pièges, Dirk, Al et Eva ne pourront compter que sur eux-mêmes.

TELERAMA
Un explorateur et son meilleur ami partent en Afrique sur les traces d’un navire disparu. Ils rencontrent une femme médecin persuadée que le trésor a un lien avec une menace redoutable pour le monde.

Hyper souriant, hyper bronzé, hyper bien fait, Matthew McConaughey passe son temps à éviter les périls de Penélope Cruz. Lui recherche dans les sables du Mali un cargo datant de la guerre de Sécession ! Elle traque les signes d’une épidémie qui menace le monde.

Autour d’eux, les silhouettes types des films d’aventures à l’ancienne : le copain marrant du héros, le tyranneau local. Et le traître — un Français, bien sûr, interprété par un Lambert Wilson perplexe. Les péripéties de ce sous-Indiana Jones sont invraisemblables, enfantines et joyeuses. On les suit avec plaisir.

SAHARA, Breck Eisner 2005, Matthew McConaughey, Steve Zahn (aventure thriller)@@ (E)
Dirk Pitt, scientifique et aventurier, ainsi que son partenaire et ami, Al Giordino, se lancent dans une chasse au trésor légendaire qui va les conduire sur les traces d'un navire disparu avec sa cargaison secrète. Ils ...

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SALADE GRECQUE, Cedric Klapisch societe)@


Tom et Mia, les enfants de Xavier et Wendy— désormais séparés —, héritent d’un immeuble à Athènes qui appartenait à leur grand-père. Alors qu'il travaillait sur la création d'une start-up à New York avec sa petite amie, Tom part retrouver sa petite sœur dans la capitale grecque. Sur place, il découvre que Mia, censée fréquenter l'université dans le cadre du programme Erasmus, a délaissé ses études pour militer au sein d'une association qui tente d'aider des réfugiés en Grèce. Elle fait promettre à son frère de ne rien dire à leurs parents. Comme ces derniers 25 ans plus tôt, Tom et Mia vont rencontrer de nombreux jeunes Européens, dans un appartement devenu une véritable « auberge espagnole »1…

TELERAMA
La suite en série très attendue de la trilogie ciné de Cédric Klapisch s’intéresse à une génération Erasmus bien moins insouciante que celle incarnée par la bande à Romain Duris dans les années 2000.
Après les Ramblas de Barcelone (L’Auberge espagnole), les avenues de Saint-Pétersbourg et Moscou (Les Poupées russes) et les ruelles de Chinatown (Casse-tête chinois), Cédric Klapisch promène cette fois-ci sa caméra au pied du Parthénon. S’ils font bien partie de l’aventure sérielle, ce ne sont plus les visages et les tribulations de Xavier (Romain Duris) et Wendy (Kelly Reilly) qui occupent le premier plan, mais ceux de leurs grands enfants, Mia (Megan Northam) et Tom (Aliocha Schneider) qui se retrouvent sous le soleil d’Athènes.

Sitôt son échange Erasmus commencé, la cadette s’est empressée de lâcher ses études pour s’installer dans un squat et s’engager auprès d’une association d’aide aux migrants. Quant aux préoccupations qui motivent son aîné, jeune entrepreneur ambitieux sur le point de lancer une start-up, à faire le chemin depuis New York pour la rejoindre à Athènes, elles sont bien éloignées de l’hédonisme balnéaire consistant à contempler le bleu de l’Égée en sirotant de l’ouzo…

Au-delà de leurs différences de vues sur le monde et leurs manières assez diamétralement opposées de concevoir l’engagement, et outre les liens du sang qui les unissent, frère et sœur ont un sacré point commun : celui d’appartenir à une génération éminemment moins insouciante que celle de leurs parents et de leurs amis de jeunesse, bande constituée dans l’ambiance solaire et légère de l’Espagne du début des années 2000. Un rapport à l’existence que ces derniers n’ont d’ailleurs pas complètement abandonné au fil des ans, ce que les fans de la première heure auront la joie de vérifier en recroisant la route d’Isabelle (Cécile de France), Tobias (Barnaby Metschurat), William (Kevin Bishop)…

Par contraste, l’âge adulte, avec ses inquiétudes et ses responsabilités, semble s’être abattu plus vite et plus pesamment sur les épaules de Mia, Tom, leurs amis, leurs amours et – évidemment ! – leurs colocataires. Comment habiter le monde à l’heure où la planète brûle ? Comment envisager un avenir riant quand la guerre jette sur les routes d’Europe des millions d’exilés ? Comment concilier son souci de l’autre et son propre intérêt ? Autant de questions qui tarabustent, animent, divisent la jeunesse de cette Salade grecque aux ingrédients familiers. Une proposition plaisante, attachante, qui manque parfois d’un petit peu de sel…
SALADE GRECQUE, Cedric Klapisch societe)@ (E)
Tom et Mia, les enfants de Xavier et Wendy— désormais séparés —, héritent d’un immeuble à Athènes qui appartenait à leur grand-père. Alors qu'il travaillait sur la cr ...

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SALES GOSSES, Frédéric Quiring 2016,Thomas Solivérès, Tanya Lopert (comique)


Comme son père en son temps, Alexandre va travailler comme moniteur de colonies de vacances durant l'été. Selon son père, c'est la meilleure façon de rencontrer des filles. Cependant, à cause d'une erreur d'affectation, Alex va devoir s'occuper de personnes âgées qui s'avèrent être un groupe de sales gosses plutôt turbulents.

TELERAMA
Pour son premier long métrage, le comédien Frédéric Quiring imaginait un jeune moniteur en Bretagne, entouré de seniors grossiers et/ou érotomanes. Balourd, vulgaire à souhait et même pas marrant

Prenez Nos jours heureux (2006), le film de colo d’Eric Toledano et Olivier Nakache. Remplacez les gamins turbulents par des seniors. Voici Sales gosses, premier long métrage du comédien Frédéric Quiring. Soit l’histoire d’un jeune homme (Thomas Solivérès, vu récemment dans Mon Poussin) qui, à son corps défendant, se retrouve mono pour un séjour organisé type troisième âge.


En vacances, les adultes restent des enfants : c’est la seule idée du scénario, martelée ad nauseam. Sur la côte bretonne, le héros s’occupe de sept vieux tendance grossiers et/ou érotomanes, interprétés par quelques grands noms du cinéma : Carmen Maura (la boulimique), Liliane Rovère (la grincheuse), Albert Delpy (le lubrique) et Jacques Boudet (l’amateur de vannes grasses). Pour les comédiens, l’infantilisation est totale.

Le film aurait sans doute dû privilégier un comique plus physique, en montrant les différentes activités des vacanciers, comme le karting, évoqué au cours d’une discussion. Hélas, il se contente d’enchaîner paresseusement les répliques à sous-texte sexuel, plus « fines » les unes que les autres, quand la vulgarité n’apparaît pas directement à l’écran – le pénis dessiné au marqueur sur la figure d’une pensionnaire. On songe, par moments, aux comédies navrantes des années 1970-1980, façon Max Pécas ou Philippe Clair. Sales gosses en est la version 2017, grand public et politiquement correcte – les vieux corps « floutés » dans la scène du supermarché naturiste.
SALES GOSSES, Frédéric Quiring 2016,Thomas Solivérès, Tanya Lopert (comique) (E)
Comme son père en son temps, Alexandre va travailler comme moniteur de colonies de vacances durant l'été. Selon son père, c'est la meilleure façon de rencontrer des filles. Cependant, à cause d'une ...

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SALT, Phillip Noyce 2010, Angelina Jolie (espionnage)@@


Quand Evelyn Salt devient un agent de la CIA, elle prête serment de fidélité à son pays. Mais quand un transfuge l'accuse d'être une espionne russe, le serment de Salt est mis à l'épreuve. Devenue une fugitive, Salt doit utiliser tous ses talents acquis pendant ses années d'entrainement pour éviter d'être capturée.

TELERAMA
Nostalgiques de la guerre froide, réjouissez-vous, les méchants Russkofs sont toujours parmi nous. C’est l’idée, aussi parano que prometteuse, de ce thriller : les États-Unis seraient farcis d’agents « dormants » qui attendent, parfois durant des décennies, l’ordre d’attaquer. Evelyn Salt, agent de la CIA, est accusée de faire partie de cette armée souterraine.

Evelyn, blonde, puis brune, c’est Angelina Jolie qui aurait subtilisé le rôle à Tom Cruise ! Depuis Lara Croft et Wanted, on sait que la dame cogne, court et tue mieux que personne. De plus, sa beauté presque artificielle, proche de celle d’une créature de synthèse, s’accorde avec l’identité trouble de son personnage : qui est vraiment Evelyn Salt ? Est-elle coupable ou piégée ?

Le film soigne d’abord cette étrange héroïne. Il l’ancre dans une certaine vérité psychologique : son affolement, sa manière d’improviser pour se tirer d’affaire, tout annonce une histoire singulière… qui n’a pas lieu. Dans un déluge de tôles froissées et de déflagrations, on en revient vite à un thriller conventionnel, mené par « l’artificier » de Jeux de guerre et de Danger immédiat. Angelina Jolie, elle aussi, délaisse l’ambiguïté, de plus en plus efficace, de moins en moins expressive.

Evelyn Salt, un agent de la CIA, a toujours réussi à mener à bien les missions les plus périlleuses. Extrêmement appréciée de sa hiérarchie, elle bénéficie de la confiance totale de tous les services internes. Tout se complique lorsque la jeune femme est désignée par un agent russe retenu captif comme une espionne à la solde de la Russie. Personne ne veut y croire. Avant qu'une procédure d'interrogatoire ne soit initiée à son encontre, Salt prend la fuite. Son instinct de survie et son implacable savoir-faire lui permettront-ils d'échapper à la CIA ? Elle tente par tous les moyens de percer le secret de ceux qui veulent ruiner sa réputation...
SALT, Phillip Noyce 2010, Angelina Jolie (espionnage)@@ (E)
Quand Evelyn Salt devient un agent de la CIA, elle prête serment de fidélité à son pays. Mais quand un transfuge l'accuse d'être une espionne russe, le serment de Salt est mis à l'épreuve. Deve ...

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SALT, Phillip Noyce 2010, Angelina Jolie, Liev Schreiber (thriller)@@


Quand Evelyn Salt devient un agent de la CIA, elle prête serment de fidélité à son pays. Mais quand un transfuge l'accuse d'être une espionne russe, le serment de Salt est mis à l'épreuve. Devenue une fugitive, Salt doit utiliser tous ses talents acquis pendant ses années d'entrainement pour éviter d'être capturée

TELERAMA
Evelyn Salt est sans aucun doute l’un des meilleurs agents que la CIA ait jamais comptés dans ses rangs. Lorsque la jeune femme est accusée d’être une espionne au service de la Russie, elle doit fuir.

Nostalgiques de la guerre froide, réjouissez-vous, les méchants Russkofs sont toujours parmi nous. C’est l’idée, aussi parano que prometteuse, de ce thriller : les États-Unis seraient farcis d’agents « dormants » qui attendent, parfois durant des décennies, l’ordre d’attaquer. Evelyn Salt, agent de la CIA, est accusée de faire partie de cette armée souterraine.

Evelyn, blonde, puis brune, c’est Angelina Jolie qui aurait subtilisé le rôle à Tom Cruise ! Depuis Lara Croft et Wanted, on sait que la dame cogne, court et tue mieux que personne. De plus, sa beauté presque artificielle, proche de celle d’une créature de synthèse, s’accorde avec l’identité trouble de son personnage : qui est vraiment Evelyn Salt ? Est-elle coupable ou piégée ?

Le film soigne d’abord cette étrange héroïne. Il l’ancre dans une certaine vérité psychologique : son affolement, sa manière d’improviser pour se tirer d’affaire, tout annonce une histoire singulière… qui n’a pas lieu. Dans un déluge de tôles froissées et de déflagrations, on en revient vite à un thriller conventionnel, mené par « l’artificier » de Jeux de guerre et de Danger immédiat. Angelina Jolie, elle aussi, délaisse l’ambiguïté, de plus en plus efficace, de moins en moins expressive.
SALT, Phillip Noyce 2010, Angelina Jolie, Liev Schreiber (thriller)@@ (E)
Quand Evelyn Salt devient un agent de la CIA, elle prête serment de fidélité à son pays. Mais quand un transfuge l'accuse d'être une espionne russe, le serment de Salt est mis à l'épreuve. Deve ...

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SAMBA, Eric Toledano Olivier Nakache 2014, Omar Sy, Charlotte Gainsbourg, Izia Higelain (sosiete)@@@


Samba, Sénégalais en France depuis 10 ans, collectionne les petits emplois. Alice est une cadre épuisée fatiguée par un surmenage professionnel. Il essaie par tous les moyens d'obtenir ses papiers tandis qu'elle tente de se reconstruire par le bénévolat dans une association.

TELERAMA
Moins “efficace” mais plus réaliste et complexe qu’“Intouchables”, cette comédie douce-amère jette un beau regard sur un clandestin et une dépressive. Charlotte (Gainsbourg) forever.

Par le biais d’une association pour les sans-papiers, Samba, Sénégalais clandestin menacé d’expulsion, rencontre une cadre sup parisienne frappée par un burn-out pour avoir travaillé « comme une esclave » pendant quinze ans — fébrile Charlotte Gainsbourg. Le premier thème de cette comédie mélancolique est là : se tuer à la tâche, qu’on soit sans-papiers ou non — façon de parler, d’ailleurs, puisque les réalisateurs montrent à quel point le destin d’un immigré dépend d’un monceau de paperasse dans un circuit administratif absurde. Ils filment Samba dans ses multiples petits boulots, et donc la pénibilité de ces emplois que seuls les clandestins sont bien obli­gés d’accepter.

L’humour, tendre, surgit souvent grâce à la présence explosive d’Izïa Higelin, et lors des scènes au sein de l’asso­ciation — comme ce réveillon où chacun (bénévole ou immigré) y va de son vœu pieux pour une vie meilleure. Il y a aussi ce moment, apaisé, la nuit, dans une station-service, où la bourgeoise dépressive se confie au clandestin : c’est lui, le prolétaire, qui détient le pouvoir de la compassion. Leur histoire d’amour reste ambivalente (est-elle attirée par son exotisme ? la voit-il comme un joli visa ?), et le happy end lui-même repose sur un vol d’identité. Samba est le film de deux réalisateurs qui veulent croire au Père Noël, en sachant qu’il n’existe pas.
SAMBA, Eric Toledano Olivier Nakache 2014, Omar Sy, Charlotte Gainsbourg, Izia Higelain (sosiete)@@@ (E)
Samba, Sénégalais en France depuis 10 ans, collectionne les petits emplois. Alice est une cadre épuisée fatiguée par un surmenage professionnel. Il essaie par tous les moyens d'obtenir ses papiers tandis q ...

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SAN ANDREAS, Dwayne Johnson (catastrophe)@


Lorsque la tristement célèbre faille de San Andreas finit par s'ouvrir, et par provoquer un séisme de magnitude 9 en Californie, un pilote d'hélicoptère de secours en montagne et la femme dont il s'est séparé quittent Los Angeles pour San Francisco dans l'espoir de sauver leur fille unique.

TELERAMA
Riche en gravats, mais pauvre en suspense, le spectacle se concentre hélas sur Dwayne Johnson (jadis surnommé « The Rock »), moins expressif qu'un sismographe en panne, même quand un gratte-ciel lui tombe dessus. La niaiserie du scénario — Dwayne fait de l'hélico, Dwayne s'époussette, Dwayne cherche sa fifille — n'aide pas beaucoup non plus. Une vraie... catastrophe, de celles qui donnent envie de se coucher sous le fauteuil en attendant que ça passe.
SAN ANDREAS, Dwayne Johnson (catastrophe)@ (E)
Lorsque la tristement célèbre faille de San Andreas finit par s'ouvrir, et par provoquer un séisme de magnitude 9 en Californie, un pilote d'hélicoptère de secours en montagne et la femme dont il s'est s&e ...

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SANG FROID, Lliam Neeson (drame)@


La vie tranquille de Nels Coxman s'effondre lorsque son fils bien-aimé meurt dans des circonstances mystérieuses. Sa recherche de la vérité se transforme rapidement en vengeance contre un baron de la drogue psychotique nommé Viking et ses hommes de main minables.

TELERAMA
Un conducteur de chasse-neige entasse les cadavres après la mort de son fils, tué par des trafiquants. Qu’est-il arrivé au cinéaste norvégien, auteur de la comédie noire Refroidis (2014) ? Dans cet auto-­remake en anglais, l’humour s’est volatilisé. Ne reste qu’un film de vengeance impersonnel.
SANG FROID, Lliam Neeson (drame)@ (E)
La vie tranquille de Nels Coxman s'effondre lorsque son fils bien-aimé meurt dans des circonstances mystérieuses. Sa recherche de la vérité se transforme rapidement en vengeance contre un baron de la drogue psych ...

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SANS MOBILE APPARENT, Philippe Labro 1971, Jean-Louis Trintignant, Dominique Sanda, Laura Antonelli, Jean-Pierre Marielle (thriller)@@


Tony Forest, promoteur immobilier, est abattu dans les jardins d’une luxueuse résidence niçoise. L’inspecteur Carella est chargé de l’enquête. Un dessinateur en architecture est tué juste après, de la même façon. Le lendemain, c’est au tour de l’astrologue Kleinberg…

TELERAMA
Un tueur au fusil à lunette dégomme un, puis deux, puis trois, puis quatre personnes qui n’ont aucun lien apparent. L’inspecteur Carella enquête... Une série noire d’Ed McBain bien transposée à Nice par Labro, l’éternel étudiant américain. Mise en scène solide, acteurs dans le ton : du polar comme il faut.

Cette transposition française d’un roman d’Ed McBain a toujours déconcerté les fans du romancier américain, d’autant que son célèbre inspecteur Carella n’a absolument rien de commun avec Jean-Louis Trintignant. Philippe Labro, féru de cinéma américain, a voulu transposer un univers de thriller noir sur la Côte d’Azur, tout en se référant à une réalité contemporaine (le monde des affaires, la jeunesse maoïste) et à un certain réalisme psychologique (les personnages sont ambigus, et Trintignant exprime fort bien la solitude et l’amertume d’un policier confronté à un milieu pourri). À voir pour le brio de sa réalisation, l’efficacité de son interprétation et un Jean-Pierre Marielle inhabituel.

SANS MOBILE APPARENT, Philippe Labro 1971, Jean-Louis Trintignant, Dominique Sanda, Laura Antonelli, Jean-Pierre Marielle (thriller)@@ (E)
Tony Forest, promoteur immobilier, est abattu dans les jardins d’une luxueuse résidence niçoise. L’inspecteur Carella est chargé de l’enquête. Un dessinateur en architecture est tué juste ...

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SANS TOIT NI LOI, Agnes Varda 1985, Sandrine Bonnaire, Macha Meril (road movie)@@


Mona Bergeron est morte, son corps gelé ayant été retrouvé dans un fossé d'une région campagnarde de la France. On revisite les dernières semaines qui ont mené à son décès.
SANS TOIT NI LOI, Agnes Varda 1985, Sandrine Bonnaire, Macha Meril (road movie)@@ (E)
Mona Bergeron est morte, son corps gelé ayant été retrouvé dans un fossé d'une région campagnarde de la France. On revisite les dernières semaines qui ont mené à son déc& ...

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SARAJEVO MON AMOUR, Jasmila Žbanić 2005, Mirjana Karanović, Luna Zimic Mijovic (sentimental histoire)@@@


Dans le Sarajevo de l'après-guerre, une mère célibataire tente de réunir l'argent nécessaire pour payer une excursion scolaire pour sa fille de 12 ans.

TELERAMA
La neige, à Sarajevo, recouvre d'innombrables cicatrices. Celles de la ville, personnage à part entière du film, au ­hasard des ruines qui s'y attardent. Mais aussi, bien sûr, celles de ses habitants. Esma habite Grbavica, un quartier populaire, et y élève seule Sara, sa fille de 13 ans. Le soir, elle travaille comme serveuse dans une boîte de nuit. Jasmila Zbanic capte d'emblée une mélancolie diffuse dans la grisaille de ce quotidien. C'est le trauma d'une société tout entière qu'elle nous présente, avec une poignante délicatesse. Cette maîtrise, étonnante pour un premier long métrage, lui a d'ailleurs valu un ours d'or au festival de Berlin, en 2006.

Esma, femme forte et touchante (Mirjana Karanovic, actrice fétiche de Kusturica), a un secret, atroce. On le devine à ses dérobades, dès que sa fille (la jeune Luna Mijovic, parfaite en chaton écorché vif) tente d'en savoir un peu plus sur un père mort « en héros » pendant la guerre. Vies brisées, fantômes innombrables et exils intérieurs hypothèquent l'avenir. A travers ses héroïnes, Jasmila Zbanic s'interroge sur la condition de victime. Quand et comment peut-on cesser de l'être ? Est-ce incurable ou, pire, transmissible ?

Le constat est sombre. Pauvreté, mafia, dépression, Sarajevo survivante est malade de tout ce gâchis. Mais le tableau se nuance de tendresse et d'énergie. En un mot : d'espoir. Le film plaide plutôt en faveur de la mémoire. Il ne s'agit ici ni de vengeance (les bourreaux d'hier comptent moins que les traces qu'ils ont laissées), ni d'oubli, mais de vérité, condition indispensable de toute guérison.
SARAJEVO MON AMOUR, Jasmila Žbanić 2005, Mirjana Karanović, Luna Zimic Mijovic (sentimental histoire)@@@ (E)
Dans le Sarajevo de l'après-guerre, une mère célibataire tente de réunir l'argent nécessaire pour payer une excursion scolaire pour sa fille de 12 ans.

TELERAMA
La neige, à Sarajevo, re ...

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SARAJEVO MON AMOUR, Jasmila Žbanić 2005, Mirjana Karanović, Luna Zimic Mijovic (sentimental histoire)@@@


Dans le Sarajevo de l'après-guerre, une mère célibataire tente de réunir l'argent nécessaire pour payer une excursion scolaire pour sa fille de 12 ans.

TELERAMA
La neige, à Sarajevo, recouvre d'innombrables cicatrices. Celles de la ville, personnage à part entière du film, au ­hasard des ruines qui s'y attardent. Mais aussi, bien sûr, celles de ses habitants. Esma habite Grbavica, un quartier populaire, et y élève seule Sara, sa fille de 13 ans. Le soir, elle travaille comme serveuse dans une boîte de nuit. Jasmila Zbanic capte d'emblée une mélancolie diffuse dans la grisaille de ce quotidien. C'est le trauma d'une société tout entière qu'elle nous présente, avec une poignante délicatesse. Cette maîtrise, étonnante pour un premier long métrage, lui a d'ailleurs valu un ours d'or au festival de Berlin, en 2006.

Esma, femme forte et touchante (Mirjana Karanovic, actrice fétiche de Kusturica), a un secret, atroce. On le devine à ses dérobades, dès que sa fille (la jeune Luna Mijovic, parfaite en chaton écorché vif) tente d'en savoir un peu plus sur un père mort « en héros » pendant la guerre. Vies brisées, fantômes innombrables et exils intérieurs hypothèquent l'avenir. A travers ses héroïnes, Jasmila Zbanic s'interroge sur la condition de victime. Quand et comment peut-on cesser de l'être ? Est-ce incurable ou, pire, transmissible ?

Le constat est sombre. Pauvreté, mafia, dépression, Sarajevo survivante est malade de tout ce gâchis. Mais le tableau se nuance de tendresse et d'énergie. En un mot : d'espoir. Le film plaide plutôt en faveur de la mémoire. Il ne s'agit ici ni de vengeance (les bourreaux d'hier comptent moins que les traces qu'ils ont laissées), ni d'oubli, mais de vérité, condition indispensable de toute guérison.
SARAJEVO MON AMOUR, Jasmila Žbanić 2005, Mirjana Karanović, Luna Zimic Mijovic (sentimental histoire)@@@ (E)
Dans le Sarajevo de l'après-guerre, une mère célibataire tente de réunir l'argent nécessaire pour payer une excursion scolaire pour sa fille de 12 ans.

TELERAMA
La neige, à Sarajevo, re ...

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SARINA MOLINA S BOREALIS, Leticia Leon, RaulCapote (erotique)


C'est une belle jeune fille qui vit pleinement la vie. C'est un homme d'une quarantaine d'années. Ils ressentent l’un pour l’autre une attirance malsaine.
SARINA MOLINA S BOREALIS, Leticia Leon, RaulCapote (erotique) (E)
C'est une belle jeune fille qui vit pleinement la vie. C'est un homme d'une quarantaine d'années. Ils ressentent l’un pour l’autre une attirance malsaine. ...

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SAULES AVEUGLES FEMME ENDORMIE, Pierre Földes 2023 (animation)@@


En 2011, à Tokyo, au lendemain du tremblement de terre qui a dévasté le Japon. Après plusieurs jours à regarder en boucle les images de la catastrophe à la télévision, Kyoko décide soudain de quitter Komura, son époux complètement désemparé face à cette situation. Bouleversé, ce dernier s'accorde une semaine de congé afin de se rendre dans le nord du pays pour y livrer une mystérieuse boîte à deux jeunes inconnues. Parallèlement, Katagiri, collègue de Komura, se retrouve nez à nez avec un crapaud géant en rentrant chez lui après le travail. L'animal réclame urgemment de l'aide pour sauver la ville d'un nouveau et imminent tremblement de terre...

TELERAMA
Un chat perdu, une grenouille géante volubile et un tsunami aident un attaché commercial sans ambition, sa femme et un comptable schizophrène à sauver Tokyo d’un tremblement de terre et à redonner un sens à leurs vies. Une merveille d’animation.

Pour son premier long métrage, le compositeur Pierre Földes relève un sacré défi : adapter, en animation, six nouvelles de Haruki Murakami, et le résultat, tout d’étrangeté et de beauté languide, captive. Il était une fois, à Tokyo, plusieurs personnages frappés par une catastrophe, tels ce mari abasourdi d’avoir été abandonné ou cet attaché commercial un peu bedonnant qui se retrouve face à une grenouille géante…

À partir de ce canevas de solitudes plus ou moins fantasmagoriques, Saules aveugles, femme endormie raconte autant de fugues hypnotisantes, selon un scénario à tiroirs et une esthétique pop dépressive qui évoquent souvent David Lynch. Le réalisateur cite Joseph Conrad (« La vraie peur est celle qu’éprouve l’homme face à son imagination »), le Fort Apache de John Ford (« Si vous avez pu voir des Indiens, c’est qu’ils n’étaient pas vraiment là »). Mais, parmi les indices qui flottent dans ce film singulier, fidèle à Murakami, c’est un aphorisme de Nietzsche qui s’impose, comme belle loi du cinéma d’animation : « La plus grande sagesse, c’est de n’avoir peur de rien. »
SAULES AVEUGLES FEMME ENDORMIE, Pierre Földes 2023 (animation)@@ (E)
En 2011, à Tokyo, au lendemain du tremblement de terre qui a dévasté le Japon. Après plusieurs jours à regarder en boucle les images de la catastrophe à la télévision, Kyoko déc ...

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SAUVER OU PERIR, Frederic Tellier, Pierre Niney, Anais Demoustier (drame)@@


Franck est sapeur-pompier de Paris. Il sauve des gens. Il vit dans la caserne avec sa femme qui accouche de jumelles. Il est heureux. Lors d'une intervention sur un incendie, il se sacrifie pour sauver ses hommes. À son réveil dans un centre de traitement des grands brûlés, il comprend que son visage a fondu dans les flammes. Il va devoir réapprendre à vivre, et accepter d'être sauvé à son tour.
SAUVER OU PERIR, Frederic Tellier, Pierre Niney, Anais Demoustier (drame)@@ (E)
Franck est sapeur-pompier de Paris. Il sauve des gens. Il vit dans la caserne avec sa femme qui accouche de jumelles. Il est heureux. Lors d'une intervention sur un incendie, il se sacrifie pour sauver ses hommes. À son réveil ...

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SCANDALE Jay Roach 2019, Charlize Theron, Nicole Kidman (scandale MeToo)@


"Bombshell" est basé sur le scandale révélé en 2016 dans lequel le président de Fox News, Roger Ailes, a été accusé de harcèlement sexuel à l'encontre de journalistes. Le film raconte l'éviction et la chute de cet intouchable, grâce à la parole des journalistes Gretchen Carlson et Megyn Kelly, interprétées respectivement par Nicole Kidman et Charlize Theron. Gretchen Carlson, présentatrice phare de la chaîne, est la première à avoir publiquement accusé Roger Ailes de harcèlement sexuel.

TELERAMA
L’affaire de harcèlement qui secoua Fox News, chaîne conservatrice et machine à broyer les femmes. Trois grandes actrices, un récit percutant.
Tandis que le procès de Harvey Weinstein bat son plein, ceci est l’histoire d’un séisme antérieur, de moindre amplitude peut-être, mais annonciateur du même mouvement. L’été 2016, le tout-puissant patron de la chaîne américaine conservatrice et populaire Fox News est tombé de son trône en une quinzaine de jours, après qu’une ancienne présentatrice vedette, limogée, l’a accusé de harcèlement sexuel, entraînant d’autres révélations. C’est toute une culture d’entreprise qui se retrouvait mise en question, en crise, au ban.
La culture Fox News, dans ce qu’elle a de plus visuel, le réalisateur de Scandale en tire d’emblée une mise en scène quasi hallucinatoire : quand l’action démarre, les bureaux de la chaîne sont peuplés de femmes blanches, jeunes, minces, aux longs cheveux blonds, aux talons hauts, la jupe en stretch au-dessus du genou. Une sorte d’uniforme qui ne dit pas son nom. Une idée totalitaire de la féminité et de la séduction, strictement limitée aux désirs personnels du maître des lieux, Roger Ailes. Depuis son antre du deuxième étage, il fait et défait les carrières d’animatrices et de reporters, attise les rivalités et demande au passage aux intéressées des « preuves de loyauté », c’est-à-dire, pour lui, des faveurs sexuelles.
Traitée de « ménopausée », puis remerciée brutalement pour non-conformité à la ligne éditoriale et esthétique de Fox News, Gretchen Carlson (Nicole Kidman) choisit donc d’attaquer en justice son patron, au risque de ne plus jamais travailler : le pouvoir et la capacité de nuisance de Roger Ailes paraissent alors sans limites. L’image éloquente d’un smartphone inerte et silencieux nourrit d’abord cette hypothèse ordinaire. Pendant ce temps, les regards se tournent, en coulisses, vers Megyn Kelly (Charlize Theron), star incontestée de la chaîne, donc alliée officielle du patron, mais aussi possible ancienne proie, dont la parole pourrait changer la donne. Pendant ce temps encore, Roger Ailes continue tranquillement les abus de pouvoir et les agressions sexuelles. Sa nouvelle recrue et victime (Margot Robbie), jeune républicaine chrétienne ayant toujours regardé Fox News comme ses parents, et donc éblouie d’y travailler, se sent tenue, à son tour, d’éclaircir ses cheveux et de raccourcir ses robes…
Scandale, signé par le réalisateur de l’estimable biopic Dalton Trumbo (2015), possède toutes les qualités d’un bon suspense à l’américaine, autant psychologique que juridico-judiciaire. Mais sur le thème du harcèlement sexuel au travail, il apporte, aussi, nuance et complexité. Que l’action se déroule dans un monde très conservateur, attaché à une partition rigide entre les sexes et habitué à la domination masculine, rend la révolte des femmes encore plus compliquée : elles doivent s’arracher à leurs propres idées reçues. D’autre part, la journaliste puissante jouée par Charlize Theron, mue avant tout par l’ambition, éprouve une certaine forme d’admiration et de reconnaissance pour l’homme qui lui a permis de se réaliser… Et dans son portrait peu flatteur de Roger Ailes, le film intègre aussi cette propension des prédateurs sexuels à affirmer, et surtout à croire, que leurs proies partagent leurs désirs…
Voilà, en outre, un cas fascinant de parallèle entre le fond et la forme, entre le comportement des héroïnes et le travail de leurs interprètes. Pour mieux ressembler aux femmes célèbres (aux États-Unis) qu’elles jouent, Charlize Theron et Nicole Kidman sont en effet couvertes de prothèses invisibles, de lentilles oculaires, de discrets (ou volumineux) postiches. Chacune livre une performance de compétition, empreinte du perfectionnisme extrême qui caractérise également les prestations des vedettes de Fox News. Sauf que leur duel d’actrices ne sert pas, cette fois, les intérêts d’un patron sultan antédiluvien, mais au contraire offre les images percutantes d’un changement de société en marche.
SCANDALE Jay Roach 2019, Charlize Theron, Nicole Kidman (scandale MeToo)@ (E)
"Bombshell" est basé sur le scandale révélé en 2016 dans lequel le président de Fox News, Roger Ailes, a été accusé de harcèlement sexuel à l'encontre de journa ...

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SCARBOROUGH, Barnaby Southcombe 2018, Jessica Barden, Jordan Bolger, Edwaed Hogg, Jodhi May (sentimental)@


Deux couples s'installent dans un hôtel délabré du front de mer de Scarborough. Deux des personnes concernées ont « à peine seize ans » et les deux autres sont leurs professeurs. La dynamique de la relation professeur/élève est mise à l'épreuve au cours de deux week-ends à Scarborough. Bien que les couples semblent conscients de leur présence, ils n'interagissent pas. Dans les scènes avec la femme plus âgée, le concierge de l'hôtel a les cheveux grisonnants et la moustache, tandis que ceux-ci sont absents dans les scènes avec la jeune fille. Les deux femmes sont, bien sûr, la même personne, à 20 ans d'écart. Cela est encore plus évident lorsque les deux couples utilisent fréquemment les mêmes répliques, mot pour mot, suivies d'un aveu de la femme plus âgée : « Je suis déjà venue ici. Même hôtel, même chambre. Je suis venue ici avec Aiden. Il m'a amenée ici. » Aiden était bien sûr le petit ami de la jeune fille.
SCARBOROUGH, Barnaby Southcombe 2018, Jessica Barden, Jordan Bolger, Edwaed Hogg, Jodhi May (sentimental)@ (E)
Deux couples s'installent dans un hôtel délabré du front de mer de Scarborough. Deux des personnes concernées ont « à peine seize ans » et les deux autres sont leurs professeurs. La dynamique de ...

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SCARFACE, Brian De Palma 1983, Al Pacino, Michelle Pfeiffer (societe)@@


En mai 1980, Fidel Castro autorise les opposants qui le souhaitent à quitter Cuba. Il en profite pour envoyer vers les États-Unis les malfrats devenus indésirables dans l'île. C'est ainsi que Tony Montana, un tueur mégalomane, se met à vivre son rêve américain. En deux temps, trois mouvements, il devient le bras droit de Frank Lopez, un magnat de la drogue, qu'il ne tarde pas à éliminer. Ainsi propulsé patron, il épouse au passage la veuve de sa victime.

TELERAMA
Film culte un peu roublard, souvent copié, rarement dépassé. Brian De Palma à la réalisation, Oliver Stone au scénario et Al Pacino dans le rôle de Tony Montana, narcotrafiquant caractériel et arrogant. Il n’en fallait pas plus pour marquer l’histoire du cinéma.
Àla sortie de Scarface, en 1984, Brian De Palma est encore considéré comme un petit maître du fantastique par la critique, qui lui reproche son style clinquant et ses obsessions hitchcockiennes. Avec l’aide d’Oliver Stone au scénario, sa relecture grandiloquente du classique de Howard Hawks l’impose dans la cour des grands formalistes. Parrain chez Coppola, flic à bonnet chez Lumet, Al Pacino a déjà prouvé qu’il était l’un des meilleurs élèves de l’Actors Studio. Mais c’est dans le rôle de Tony Montana, émigré cubain devenu « king of coke » à Miami, qu’il explose et devient l’icône des rappeurs et des lascars. Son accent latino, ses chemises à fleurs ensanglantées, son flingue à la main ou son nez dans le « yeyo » (la « poudre ») : impossible d’oublier Pacino en Montana. On se souvient de la scène du jacuzzi : un cigare cubain dans la main gauche, la télécommande de la télé dans la droite, comme tiraillé entre ses deux cultures, Tony a atteint les limites du rêve américain. C’est le début de sa chute.
Giorgio Moroder, le compositeur de Donna Summer dans les années 1970, offre ses plus belles boucles de synthé à l’hypnotique Tony’s Theme, avec les chœurs qui apportent la touche de tragédie grecque. Mythique.
SCARFACE, Brian De Palma 1983, Al Pacino, Michelle Pfeiffer (societe)@@ (E)
En mai 1980, Fidel Castro autorise les opposants qui le souhaitent à quitter Cuba. Il en profite pour envoyer vers les États-Unis les malfrats devenus indésirables dans l'île. C'est ainsi que Tony Montana, un tueu ...

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SCENES DE LA VIE CONJUGALE, Ingmar Bergman 1975, Liv Ullmann, Erland Josephson (societe)@@@


Mariés depuis dix ans, Marianne et Johan donnent toutes les apparences d'un bonheur radieux, au point qu'une journaliste les interroge pour connaître le secret de leur amour sans faille. Pourtant, ni l'un ni l'autre n'est tout à fait satisfait de leur relation. Après avoir assisté à une violente dispute entre leurs amis Peter et Katarina, puis entendu le récit d'une femme qui confesse son souhait de divorcer après vingt ans d'union, le vernis finit par craquer.

TELERAMA
Cette chronique d’un mariage heureux et malheureux a tout d’exceptionnel. Présentée d’abord, dans une version étendue, comme une série pour la télévision, elle devint, en Suède, phénomène de société, provoquant une vague de divorces. Chérie par les cinéphiles et les cinéastes, elle vient de faire l’objet d’un admirable remake, la série Scenes from a Marriage (aussi sur OCS). La réussite fut totale.

Avec ce film, Bergman anticipait sur la télé-réalité. Son langage est, certes, celui du cinéma et le couple qu’il met en scène est interprété par deux grands comédiens. Mais Erland Josephson est, pour Bergman, comme un double de lui-même, et Liv Ullmann a été son épouse. Sur l’écran, ce qu’il fait surgir, c’est la vérité de ce qui se joue entre un homme et une femme. Et sur ce thème, il choisit de ne rien inventer : au lieu d’un scénario classique, il écrit des dialogues qu’il filme en gros plans, il donne à Johan, le mari, et à Marianne, l’épouse, les mots pour dire ce qu’ils éprouvent, pour parler de sentiments et de sexe. Crûment, magnifiquement, horriblement. C’est le grand déballage, comme à la maison. Sans cesse, ce film nous tend un miroir. On y reconnaît nos splendeurs et nos misères conjugales, éclairées par un cinéaste d’une lucidité impitoyable et d’une humanité immense.
SCENES DE LA VIE CONJUGALE, Ingmar Bergman 1975, Liv Ullmann, Erland Josephson (societe)@@@ (E)
Mariés depuis dix ans, Marianne et Johan donnent toutes les apparences d'un bonheur radieux, au point qu'une journaliste les interroge pour connaître le secret de leur amour sans faille. Pourtant, ni l'un ni l'autre n'est tout ...

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SCOUT TOUJOURS, Gerard Jugnot 1985, Gerard Jugnot (societe)


Pendant l'été 1965, Jean-Baptiste Foucret doit remplacer un impitoyable chef scout. Moniteur étourdi et sans grande autorité, il prend en charge un teigneux groupe de jeunes garnements qui ne pensent alors qu'à lui faire vivre un enfer. Bien trop permissif, Jean-Baptiste perd très vite le contrôle du camp.

TELERAMA
Jugnot crapahute, avec une ironie lourdingue, dans la France des années 1960... Rageur mais tendre, il se tricote un personnage qui manque encore de profondeur

1965. Jean-Baptiste Foucret, trentenaire naïf et immature, fils de Vieux Castor, scout et martyr de la Résistance, se voit confier le commandement d’un camp d’été. Mal à l’aise dans son short de chef, Jean-Baptiste a bien du mal à s’imposer à ses jeunes recrues, plus chiens fous que louveteaux...

Après Pinot, simple flic, Gérard Jugnot endossait ici pour la deuxième fois l’uniforme de réalisateur. Mollets au vent, il crapahute avec ironie au coeur des années 60, dans une France prospère et assoupie... Rageur mais tendre, dépassé par les événements, il se tricote un personnage sur mesure qui, d’un film à l’autre (et surtout dans Une époque formidable), gagnera en profondeur et en sensibilité. Hélas, le jeu de piste des joyeux boy-scouts s’enlise dans un scénario faiblard, semé de potacheries désespérément lourdingues.
SCOUT TOUJOURS, Gerard Jugnot 1985, Gerard Jugnot (societe) (E)
Pendant l'été 1965, Jean-Baptiste Foucret doit remplacer un impitoyable chef scout. Moniteur étourdi et sans grande autorité, il prend en charge un teigneux groupe de jeunes garnements qui ne pensent alors qu'&ag ...

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SE SOUVENIR DES BELLES CHOSES, Zabou Breitman 2001, Isabelle Carré, Bernard Campan (sentimental)@@@


Nathalie conduit sa soeur cadette Claire, une jeune femme réservée d'une trentaine d'années, dans un centre pour amnésiques appelé "Aux écureuils." Celle-ci a reçu un coup de foudre en forêt et présente de légers troubles de la mémoire.

TELERAMA
Joli succès public salué par trois césars, le premier film de Zabou Breitman a su se distinguer en prenant le risque d'aborder un sujet déconcertant : la mémoire. A travers des personnages à la fois familiers et singuliers, ce thème un peu abstrait se charge d'émotion. L'histoire réunit Claire, une jeune femme qui commence à tout oublier, et Philippe, un homme qui commence à tout se rappeler, après un accident de voiture dont il était sorti amnésique. Tous deux sont les patients d'un centre pour les oublieux de toutes sortes, une grande maison où l'on se déplace en suivant des lignes de couleur, pour ne plus perdre le fil.

Positiviste, comme la thérapeute qu'elle interprète, la réalisatrice joue avec les déraillements souvent burlesques de la mémoire. Réfléchie, elle ménage une place à une évocation stylisée de la Shoah, qui semble, en dépit de sa sincérité, une parenthèse un peu appliquée. Mais, pour dire que la mémoire peut être une douleur et aussi le bien le plus précieux, Zabou donne surtout la part belle aux acteurs. Isabelle Carré et Bernard Campan sont formidables dans cette histoire d'amour où s'invite l'oubli, comme un amant terriblement possessif.
SE SOUVENIR DES BELLES CHOSES, Zabou Breitman 2001, Isabelle Carré, Bernard Campan (sentimental)@@@ (E)
Nathalie conduit sa soeur cadette Claire, une jeune femme réservée d'une trentaine d'années, dans un centre pour amnésiques appelé "Aux écureuils." Celle-ci a reçu un coup de foudre ...

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SECRETS ET MENSONGES, Mike Leigh 1996, Timothy Spall, Brenda Blethyn


Après la mort de sa mère adoptive, une jeune femme noire se met à la recherche de sa mère biologique.
SECRETS ET MENSONGES, Mike Leigh 1996, Timothy Spall, Brenda Blethyn (E)
Après la mort de sa mère adoptive, une jeune femme noire se met à la recherche de sa mère biologique. ...

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SEDUIS MOI SI TU PEUX, Jonathan Levine 2019, Charlize Theron, Seth Rogen@@


Charlotte Field est la secrétaire d'État. C'est une femme sophistiquée et brillante. Lors d'une soirée chic, elle croise Fred Flarsky, un journaliste politique qu'elle gardait lorsqu'ils étaient enfants. Constatant la belle plume de Fred, Charlotte décide d'engager ce dernier pour qu'il écrive ses discours.
SEDUIS MOI SI TU PEUX, Jonathan Levine 2019, Charlize Theron, Seth Rogen@@ (E)
Charlotte Field est la secrétaire d'État. C'est une femme sophistiquée et brillante. Lors d'une soirée chic, elle croise Fred Flarsky, un journaliste politique qu'elle gardait lorsqu'ils étaient enfants. C ...

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SELON MATTHIEU, Xavier Beauvois 2001, Benoît Magimel, Nathalie Baye, Antoine Chappey (drame social)@@


Matthieu, Eric et leur père, âgé de 53 ans, travaillent dans la même usine du Havre. Le soir du mariage d'Eric, le père avoue à Matthieu qu'il a été licencié pour avoir fumé une cigarette dans l'enceinte de l'usine alors que le règlement intérieur, fraîchement modifié, l'interdit. Révolté par cette décision aussi brutale que cruelle, Matthieu tente de mobiliser les ouvriers. En vain : personne ne le suit, pas même Eric. Quelques jours plus tard, le père est renversé par une voiture. Il rend l'âme peu de temps après. Matthieu est convaincu qu'il s'est jeté sous les roues du véhicule et impute la responsabilité du drame à leur patron...

TELERAMA
Entre vengeance sociale et idylle, le troisième film de Xavier Beauvois peut séduire… ou irriter.
POUR
Les deux premiers longs métrages de Xavier Beauvois, Nord et N'oublie pas que tu vas mourir, ont suscité en leur temps des réactions épidermiques. Sifflé au dernier festival de Venise, Selon Matthieu semble parti pour raviver la controverse. Pourtant, son titre emphatique est trompeur (rien à voir avec l'Evangile), et Xavier Beauvois le tumultueux paraît au bord d'un changement.
Selon Matthieu serait en quelque sorte son « film de croissance ». D'un côté, l'action se déroule dans le milieu ouvrier, dont Beauvois est issu, et qu'il a déjà représenté dans Nord… Peinture sociale centrée, cette fois, sur une modeste famille normande dont le père et les deux fils travaillent tous dans la même usine. De l'autre côté, l'apparition furtive de Nathalie Baye dès la première séquence, dans le rôle de l'épouse très friquée du patron de l'usine, à l'occasion d'une partie de chasse, annonce forcément autre chose, une autre histoire, un autre cinéma. Mais lesquels ?

Tout se déclenche pendant la noce d'Eric (Antoine Chappey), le fils aîné. En marge de la fête (une scène de genre, mais brillamment exécutée dans la durée), Matthieu (Benoît Magimel), le fils cadet, apprend que son père (Fred Ulysse) vient d'être licencié de l'usine pour y avoir fumé une cigarette, contre le règlement. Matthieu n'accepte pas ce licenciement qui brise son père. Il s'emploie aussitôt à le remettre en cause, en vain, et d'abord auprès du directeur du personnel de l'usine. C'est à dessein qu'on n'a pas écrit le directeur des « ressources humaines ». Si, à ce stade, le script de Beauvois rappelle celui de Laurent Cantet, les deux films sont si dissemblables par leur forme et leur propos que la comparaison paraît stérile.

Matthieu est un vrai personnage de roman. Beau et ténébreux (bravo à Benoît Magimel, tout en intensité butée), plus élégant que les siens, il affiche un petit air de supériorité protectrice en famille, et d'insoumission discrète à l'usine. Quand son père, devenu chômeur, meurt dans un accident de la circulation, on est donc à peine surpris de voir ce garçon fou d'orgueil et de rage échafauder un plan « abracadabrantesque ». Un scénario de la vengeance que le dialogue du film résumera parfaitement un peu plus tard : « Baiser la femme du patron pour baiser le patronat. »

Fini, alors, le mélodrame social, à la fois sobre et lyrique, jalonné de scènes superbes notamment celles qui suivent l'annonce de la mort du père. Tandis que Matthieu rôde autour du casino, où Claire, la grande bourgeoise, s'amuse à perdre un peu de l'argent de l'usine, Xavier Beauvois s'immisce, lui, dans un cinéma de fiction romanesque et cossu, nouveau pour lui. Le film en devient extrêmement trouble et passionnant, comme si ses « enjeux » de départ (la lutte des classes ?) se désagrégeaient, sans qu'apparaisse clairement, pour autant, un nouveau cap. Ce télescopage téméraire des genres et des milieux sociaux s'incarne dans l'idylle clandestine entre Matthieu et Claire.

Pour Nathalie Baye, c'est sans doute l'un des rôles les plus difficiles qu'elle ait eu à jouer. Il est presque impossible de décider si son personnage de femme riche est radicalement antipathique ou simplement humain. Elle avoue détester la vue d'un camping-car et théorise cyniquement sur l'agonie inéluctable du prolétariat, pour cause de mondialisation. Ce qu'elle veut, ce sont les caresses de Matthieu. En ce sens, l'affiche du film, qui la présente comme « d'un monde où l'on ne se mélange pas » est à côté de la plaque. Claire se mélange, si elle veut, quand elle veut. Elle a assez d'argent pour cela. Sur son amant, en revanche, le « mélange » a des effets secondaires très stendhaliens, comme s'il révélait soudain une immense fascination, jusqu'alors refoulée, pour la bourgeoisie. Que reste-t-il de la révolution selon Matthieu ?

On repense alors à l'ouverture du film, à la juxtaposition entre une noce et une partie de chasse, exactement comme dans Voyage au bout de l'enfer, cette épopée de l'échec. On repense aussi au film de Walsh, L'Enfer est à lui, que regarde à la télé Eric, le frère de Matthieu : une autre histoire de ratage intégral... Ce n'est pas déflorer la fin que révéler combien Matthieu échoue, et que cela fait beaucoup pour le sombre attrait du film. D'autant que Xavier Beauvois n'en reste pas là et donne, par une ultime séquence très enlevée, une signification émouvante au fiasco de son personnage... Avec ce dénouement, comme au-delà du désenchantement, le cinéaste semble d'ailleurs rejoindre son « camp » de départ et retrouver soudain la tonalité de son premier film, Nord. Ce qui laisse grand ouvert le champ des possibles. Pour Matthieu, comme pour Xavier Beauvois. — Louis Guichard

CONTRE
Quand Claire entre dans la vie de Matthieu, le film bascule et il ne s'en remet pas. Le scénario, jusque-là ouvert, se recroqueville sur la liaison du fils de prolo avec la femme du patron. Liaison bien trop théorique pour laisser passer le moindre éclat romanesque. Cette femme friquée, Matthieu la drague au casino, où elle traîne son ennui. Son patron, l'époux de Claire, Matthieu lui filera un coup de boule libérateur dans le club house du golf où il parade. Entre ces deux bornes, que découvre- t-on ? Que l'épouse du patron est une femme à laquelle le fils de prolo s'attache malgré lui, ce qui ruine du même coup son idée de vengeance. Pas de quoi décrocher le césar du scénario, surtout que celui-ci s'étire sans qu'on discerne où Beauvois veut en venir.

Certes, le personnage que joue (très bien) Nathalie Baye est assez libre dans sa tête pour échapper à la caricature. Certes, Benoît Magimel impose une présence sans faille (c'est « Selon Benoît » qu'il faudrait retitrer le film). Malheureusement, ce que le réalisateur met en images, ce sont des bavardages convenus sur l'amour, l'argent, les principes de la bourgeoisie de province, avec, en point d'orgue, une pesante dissertation économique de Claire expliquant à Matthieu les effets inéluctables de la mondialisation sur l'avenir de la classe ouvrière. Ça fait un gros lest d'insignifiance pour une si mince intrigue, laquelle se boucle, en plus, sur une scène plus édifiante que vraisemblable. Envolées les quelques belles séquences de la première partie. On chercherait en vain dans ce morne Selon Matthieu la tension rageuse de Nord, avec lequel s'imposait, il y a huit ans, un cinéaste au tempérament incandescent… — Jean-Claude Loiseau
SELON MATTHIEU, Xavier Beauvois 2001, Benoît Magimel, Nathalie Baye, Antoine Chappey (drame social)@@ (E)
Matthieu, Eric et leur père, âgé de 53 ans, travaillent dans la même usine du Havre. Le soir du mariage d'Eric, le père avoue à Matthieu qu'il a été licencié pour avoir fumé ...

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SENSO 45 (Black Angel), Tinto Brass 2002, Anna Galiena, Gabriel Garko (guerre erotique)@


Italie, 1945. Le régime fasciste touche à sa fin. Livia Mazzoni, séduisante épouse d'un haut fonctionnaire, pénètre dans le véhicule de l'avocat Ugo Oggiano. En échange de ses faveurs, l'homme la conduit jusqu'à Venise retrouver son amant. Tout au long du voyage, elle se remémore les souvenirs brûlants de ses rencontres avec Helmut Schultz, un lieutenant de la Wehrmacht avec qui elle vécut une histoire d'amour charnelle et autodestructrice.

TELERAMA
SENSO 45 (Black Angel), Tinto Brass 2002, Anna Galiena, Gabriel Garko (guerre erotique)@ (E)
Italie, 1945. Le régime fasciste touche à sa fin. Livia Mazzoni, séduisante épouse d'un haut fonctionnaire, pénètre dans le véhicule de l'avocat Ugo Oggiano. En échange de ses faveurs, ...

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SEPT ANS AU TIBET, Jean-Jacques Annaud, Brad Pitt


A la fin de l'été 1939, l'alpiniste autrichien Heinrich Harrer, premier vainqueur de la face Nord de l'Eiger et qui rêve de conquérir le Nanga Parbat, sommet inviolé de l'Himalaya, accepte de l'argent nazi pour y planter le drapeau à croix gammée. La guerre éclate. Prisonnier des Britanniques à la frontiere de l'Inde, il s'évade. Commence alors la véritable aventure de sa vie : une longue errance qui se termine à Lhassa, résidence du jeune Dalaï-lama avec qui il se lie d'amitié.

TELERAMA
A la fois 'Zinzin au Tibet', 'Danse avec les yaks' et 'Little dalaï-lama', le film d'Annaud réussit l'exploit d'esquiver le drame tibétain.
Au moment même où des types en manteau rouge et fausse barbe blanche font la retape devant les grands magasins, Jean-Jacques Annaud revient, les bras chargés d'un nouveau film gros comme une montagne. Et qui déborde de partout : Brad Pitt et sa belle gueule pour les midinettes, le jeune dalaï-lama et son parfum d'encens pour les mystiques, et des sommets enneigés pour les fanas d'air pur. Tout cela par l'homme qui a fait L'Ours plus grand que la plus grande peluche, inventé le polar en robe de bure (Le Nom de la rose), conjugué exotisme chic et érotisme choc (L'Amant), chaque fois avec un succès considérable.
Sur un sujet aussi « chaud » que le Tibet, soumis de force par la Chine depuis un demi-siècle, et vers lequel convergent depuis peu toutes sortes de sollicitude occidentale, Annaud se devait de faire fort. D'abord, il a entièrement reconstitué le pays du dalaï-lama dans la cordillère des Andes : c'est sûr, son Tibet est plus spectaculaire que celui des rares images télé. Mais son vrai « plus » est ailleurs : dans sa volonté de faire grand, gros et beau, ce n'est pas un seul film qu'il nous propose, mais carrément trois pour le prix d'un.
Le premier pourrait s'appeler « Zinzin au Tibet ». Il est un peu fêlé en effet, cet Heinrich Harrer, authentique alpiniste autrichien qui, en mai 1939, abandonne femme et enfant à naître pour s'en aller escalader le Nanga Parbat. Un peu fêlé, sympathisant nazi et passablement arrogant. Difficile de se rallier à son brushing blond comme on le fait à la houppe de Tintin. Autant le héros d'Hergé, lisse jusqu'à la transparence, est un guide exemplaire, autant l'épaisseur de Heinrich, que Jean-Jacques Annaud s'efforce assez mollement de rendre sympathique au fil de ses acrobaties puis de ses errances, nous gâche le voyage. Et puis son capitaine Haddock, le brave Peter, manque vraiment de consistance.
C'est donc raté, de ce côté-là. Voyons le deuxième film : un genre de « Danse avec les yaks ». Ces Tibétains ne font-ils pas penser à une tribu indienne miraculeusement préservée près du ciel ? Mais gaffe aux nuances ! Kevin Costner chez les Sioux, c'était un modèle d'intégration qui prenait la peine d'apprendre la langue et devenait le gendre idéal en épousant une indigène. Heinrich/Brad Pitt a, lui, pour les Tibétains, le regard un brin condescendant du touriste américain. Comme ils sont pittoresques avec leurs costumes et leurs coutumes ! L'ennui, c'est que Jean-Jacques Annaud ne se démarque pas de ce regard-là, ne nous en dit rien. Et, accessoirement, que chaque Tibétain rencontré par Heinrich semble avoir bénéficié d'un cours d'anglais accéléré.
Jusqu'ici, Annaud peut encore plaider qu'il a seulement souhaité raconter une aventure. Mais voici le « troisième film » : « Little dalaï-lama ». Fourbu par les escalades, la prison, les évasions, les privations, le fougueux Heinrich est arrivé à Lhassa. Là, il est présenté au jeune dalaï-lama, souverain encore enfant d'un pays où les rites religieux se confondent avec ceux du pouvoir. Et il devient son grand pote (« précepteur » serait exagéré). Il lui construit... une salle de cinéma. Plus on avance dans cette dernière partie, plus le panneau « rédemption » se met à scintiller virtuellement sur l'écran.
La pureté gagnée dans un éden inaccessible, voilà donc le fin mot de l'histoire. Et tant pis si l'Histoire vraie, celle de l'invasion chinoise, celle du bouddhisme tibétain, est expédiée avec une certaine désinvolture. Mais cette fois ce n'est plus seulement le rythme, le charme ou l'humour qui font défaut, c'est un souffle, une inspiration. Annaud s'attache, faute de mieux, aux détails, au décorum et c'est tout son film qui sonne creux ; ses « trois films pour le prix d'un » qui ressemblent à des poupées russes, pas même emboîtées l'une dans l'autre. Il reste à faire le film qui comprendrait le Tibet. Attendons celui que vient de finir Martin Scorsese.
SEPT ANS AU TIBET, Jean-Jacques Annaud, Brad Pitt (E)
A la fin de l'été 1939, l'alpiniste autrichien Heinrich Harrer, premier vainqueur de la face Nord de l'Eiger et qui rêve de conquérir le Nanga Parbat, sommet inviolé de l'Himalaya, accepte de l'argent nazi ...

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SEPT ANS DE REFLEXION, Billy Wilder 1955, Marylin Monroe, Tom Ewell (sentimental)@@@


Richard Sherman, mari et père de famille délaissé pour les vacances, voit bien vite sa solitude troublée par sa charmante voisine, une blonde capiteuse et ingénue, qui ne mesure pas l'effet de l'oscillation de ses hanches sur l'esprit des hommes. Soudain guilleret, Richard rêve de séduire la belle, mais entre ses désirs les plus fous et la plus prosaïque réalité, il y a un grand fossé, que les vapeurs d'alcool, qui sait, lui permettront peut-être de franchir.

TELERAMA
Canicule à New York. Célibataire pour quelques semaines, Richard, qui se rêve séducteur irrésistible, rencontre sa voisine du dessus. Sans doute le film le plus célèbre de Marilyn Monroe : la fameuse scène où sa jupe se soulève au-dessus de la grille d'aération du métro appartient à l'histoire du cinéma. Avec le personnage de Tom Ewell, symbole des obsessions sexuelles et de la frustration du mâle américain, Wilder se moquait d'une Amérique qui découvrait la sexualité dans les pages du rapport Kinsey. La satire a un peu vieilli, mais le film non.
Toujours drôle, grinçant, burlesque. Marilyn y est divine. Quand, brave fille, elle cache ses sous-vêtements dans un frigo pour les rafraîchir. Ou lorsque, métamorphosée en vamp, elle murmure, dans un souffle, « Raaach-ma-ni-noff », prêtant au nom du célèbre compositeur russe d'indéniables pouvoirs aphrodisiaques...
SEPT ANS DE REFLEXION, Billy Wilder 1955, Marylin Monroe, Tom Ewell (sentimental)@@@ (E)
Richard Sherman, mari et père de famille délaissé pour les vacances, voit bien vite sa solitude troublée par sa charmante voisine, une blonde capiteuse et ingénue, qui ne mesure pas l'effet de l'oscillatio ...

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SEPT VIES, Gabriele Muccino 2008, Will Smith (societe sante)@


Habité par un secret douloureux, Ben Thomas cherche sa rédemption en transformant radicalement la vie de sept personnes choisies au hasard et qu'il juge bonnes. En se faisant passer pour un inspecteur des impôts, il tente de leur apporter du réconfort, de les sauver de leur triste destin, et ce par tous les moyens et quel qu'en soit le prix. Une fois son plan mis en place, plus rien ne pourra l'arrêter. C'est du moins ce qu'il croit.
SEPT VIES, Gabriele Muccino 2008, Will Smith (societe sante)@ (E)
Habité par un secret douloureux, Ben Thomas cherche sa rédemption en transformant radicalement la vie de sept personnes choisies au hasard et qu'il juge bonnes. En se faisant passer pour un inspecteur des impôts, il tent ...

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SEPTEMBRE SANS ATTENDRE, Jonás Trueba 2024, Itsaso Arana, Vito Sanz (thriller sentimental) @@@


En couple depuis une quinzaine d'années, Ale, réalisatrice, et Alex, comédien, décident d'un commun accord de mettre un terme à cette relation. Pour annoncer la nouvelle à leurs proches, ils choisissent de mettre en pratique un étrange adage délivré par le père d'Ale, selon lequel ce sont les ruptures qui justifient une célébration, et non les fiançailles ou les mariages. Alors qu'ils invitent leurs amis à une "fête de séparation", ces derniers, choqués et perplexes, se demandent si Ale et Alex ne font pas une grosse erreur en dépit du fait qu'ils ont l'air sûrs de leur choix

TELERAMA
Après quinze ans de vie commune, ils fêtent leur séparation. Une pépite du disciple ibérique de Rohmer.

Cinéaste des affinités électives et de la conversation amoureuse, du temps qui fuit et des rencontres fortuites, Jonás Trueba clôt avec cette comédie romantique aux apparences trompeuses une trilogie sur les saisons du couple. Après avoir capté la délicatesse de l’étincelle première dans (2019), puis les choix de vie des amants en ménage dans l’estival (2023), le plus rohmérien des réalisateurs madrilènes a imaginé, toujours avec ses acteurs fétiches, Itsaso Arana et Vito Sanz, ici coscénaristes, un conte d’automne sur l’étiolement programmé de la conjugalité.

Les fusionnels Ale et Alex (elle est réalisatrice, il est acteur, ils travaillent ensemble) décident, un beau matin, après quinze ans de vie commune, d’organiser une grande fête pour célébrer leur séparation, avant que l’aigreur ne s’en mêle. Idée saugrenue, absurde, soufflée à l’héroïne par son anar de père qui claironnait dans sa jeunesse que « les couples devraient fêter les séparations plutôt que les unions », mais qui se trouve bien dépourvu quand il apprend que sa fille l’a pris au mot. Jeu de miroirs vertigineux : c’est le cinéaste Fernando Trueba, le propre père de Jonas, qui joue le paternel iconoclaste de celle qui, dans la vie, est la compagne de son fils.

L’annonce enjouée de cette rupture sans mobile suscite, à chaque fois, sidération et incompréhension dans l’entourage du couple. Et contamine la mise en scène, tout en espièglerie (volets, fermeture à l’iris, split screen), elle aussi en rupture de ton avec la mélancolie des films précédents. Avec son carré auburn, son pyjama en soie et ses œillades appuyées au plombier, Itsaso Arana campe une néo Katharine Hepburn, une épouse au charme arrogant. Et pour cause ! Le modèle assumé et abondamment pillé est la comédie du remariage des années 1930-1940, chère à George Cukor, Howard Hawks ou Leo McCarey, et dans lequel les couples mariés se séparent pour mieux se retrouver à la fin. Un genre théorisé par dans son ouvrage À la recherche du bonheur (1981).

Comme le faisaient jadis Godard et Truffaut, et pour rendre la mise en abyme encore plus ludique, Jonás Trueba fait apparaître, à l’image ou dans les dialogues, les films et les livres qui l’ont aidé à échafauder son scénario. Outre Stanley Cavell, il est question de Blake Edwards (L’amour est une grande aventure), de Harold Ramis () et beaucoup de Kierkegaard (La Répétition), sans que jamais ces références, pop ou savantes, fassent toc ou doctes. C’est dans l’essai sur la beauté de l’amour routinier du philosophe danois que réside précisément la clé (et le spleen discret) de Septembre sans attendre.

Commencée sous les atours d’une comédie sur la séparation, Volveréis (« vous reviendrez », traduction du titre original) se mue en un hymne au désir conjugal inconditionnel et renouvelé, une nouvelle main tendue par Jonás Trueba à son actrice, Itsaso Arana, devenue son alter ego de fiction depuis qu’elle est passée, à son tour et avec une grâce infinie, derrière la caméra – le merveilleux (2023). La complicité absolue entre les deux cinéastes éclate au moment où l’on comprend que le personnage interprété par Itsaso est en train de monter le même film que celui que nous sommes en train de voir. La fin de leur histoire est alors entre ses mains.
SEPTEMBRE SANS ATTENDRE, Jonás Trueba 2024, Itsaso Arana, Vito Sanz (thriller sentimental) @@@ (E)
En couple depuis une quinzaine d'années, Ale, réalisatrice, et Alex, comédien, décident d'un commun accord de mettre un terme à cette relation. Pour annoncer la nouvelle à leurs proches, ils choisis ...

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SERRE MOI FORT, Mathieu Amalric 2021, Vicky Krieps, Arieh Worthalter (sentimental)@@


Parce qu'il lui est insupportable d'être quittée par ceux qu'elle aime, Clarisse quitte le domicile conjugal, laissant son mari Marc élever seul leurs deux enfants.

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Par un matin calme, Clarisse (renversante Vicky Krieps) abandonne son monde endormi, le mari, les deux enfants, la maison aux volets bleus. La belle échappée met le cap sur la mer au volant d’une curiosité américaine, une AMC Pacer break de 1979, tandis que le montage révèle en parallèle son désormais hors-champ : la tribu qui s’éveille, se presse autour du petit déjeuner, craint d’arriver en retard à l’école… La vie qui va sans elle.

Entre rêve et réalité
La mise en scène déchire progressivement un voile de tristesse : Clarisse invente. Son fils qui la réclame, les progrès de la grande au piano, son époux qui fait des crêpes, les scènes du quotidien où ceux qui restent continuent d’exister loin de son regard, puisqu’elle est « partie ». Tout se passe dans sa tête. Et rien, à la surface du film, ne différencie la réalité du rêve.

On pense au cinéma d’Alain Resnais, quel­que part entre Je t’aime, je t’aime et Smoking/No Smoking, devant cet éclatement devenu familier chez Mathieu Amalric, qui brouillait déjà les temporalités dans La Chambre bleue (2014) et signait, avec Barbara (2017), un envoûtant antibiopic aux miroitements de kaléidoscope. Tiré d’une pièce de Claudine Galea, Serre-moi fort l’emmène cette fois sur les cimes assumées du mélodrame — sortez les mouchoirs ! — et le confirme en guide de haute voltige. Son héroïne au cœur glacé attend le dégel en se fabriquant des souvenirs du futur, spectatrice de projections intérieures peuplées d’absents chéris. Bouleversant.
SERRE MOI FORT, Mathieu Amalric 2021, Vicky Krieps, Arieh Worthalter (sentimental)@@ (E)
Parce qu'il lui est insupportable d'être quittée par ceux qu'elle aime, Clarisse quitte le domicile conjugal, laissant son mari Marc élever seul leurs deux enfants.

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Par un matin calme, Clarisse (ren ...

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SESSO PROFONDO, Marino Girolami 1980, Al Cliver, Eveline Barrett, Franz Müller (film e)


Un jeune couple s'envole en Jamaïque pour leur nuit de noces. Impatiente, la jeune mariée décide de découvrir le septième ciel en plein vol. Arrivés à terre, l'épousée ne trouve aucune satisfaction dans les propositions de son mari. Si il veut raviver la flamme des premiers jours, il devra parfaire ses performances pour offrir à sa femme une nuit magique.
SESSO PROFONDO, Marino Girolami 1980, Al Cliver, Eveline Barrett, Franz Müller (film e) (E)
Un jeune couple s'envole en Jamaïque pour leur nuit de noces. Impatiente, la jeune mariée décide de découvrir le septième ciel en plein vol. Arrivés à terre, l'épousée ne trouve a ...

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SEUL SUR MARS, Ridley Scott 2015, Matt Damon (science fiction)@@


Lors d'une expédition sur Mars, l'astronaute Mark Watney est laissé pour mort par ses coéquipiers, une tempête les ayant obligés à décoller en urgence. Mais Mark a survécu et il est désormais seul, sans moyen de repartir, sur une planète hostile.

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Lors d’une expédition sur Mars, un astronaute est abandonné par le reste de l’équipage. Seul, sans moyen de repartir, il va tenter de survivre sur cette planète hostile... Golden Globes du meilleur acteur pour Matt Damon, en astronaute-botaniste.

La Nasa n’a plus les moyens d’envoyer autre chose qu’un minuscule robot sur Mars ? Qu’à cela ne tienne, Hollywood reprend le relais des missions Apollo dans les années 1960. Peu importe que Seul sur Mars pioche allègrement dans le scénario de Gravity et dans la distribution d’Interstellar. Car en matière de spectacle rien ne manque au cahier des charges de Seul sur Mars : ni les décors grandioses (du désert jordanien), ni l’autodérision d’un Matt Damon plus charmeur que jamais en astronaute-botaniste, abandonné par son équipage sur la planète rouge.

Sir Ridley Scott est resté crédible en patron du film de science-fiction. Mais, ironie du sort, lui qui a bâti sa carrière en faisant de l’espace l’endroit le plus anxiogène de l’univers (Alien) revient à ses amours de jeunesse avec un feel good movie dans lequel son néo-Robinson Crusoé parvient à faire pousser des patates sur le sol martien…
SEUL SUR MARS, Ridley Scott 2015, Matt Damon (science fiction)@@ (E)
Lors d'une expédition sur Mars, l'astronaute Mark Watney est laissé pour mort par ses coéquipiers, une tempête les ayant obligés à décoller en urgence. Mais Mark a survécu et il est d&e ...

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SEUL, Pierre Isoard 2024, Samuel Le Bihan, Anne Suarez, Clément Bresson (sport)@@


En novembre 2000, aux Sables-d'Olonne, le navigateur Yves Parlier prend pour la troisième fois le départ du Vendée Globe, un tour du monde à la voile en solitaire, sans escale et sans assistance.
En tête de la course pendant près d'un mois, il rencontre des problèmes météo dans le sud de l'océan Indien où son mât finit par casser.
Avec une voilure réduite, Yves Parlier rejoint l'Île Stewart en Nouvelle-Zélande, où il réussit à réparer son mât6,8, tout seul et sans assistance, sous les yeux de deux journalistes de Paris Match.
Après cet exploit, il reprend la course, affronte la faim et arrive 13e aux Sables-d'Olonne, accueilli comme un héros sous les cris de la foule.

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“Seul” : 126 jours, 23 heures et 36 minutes à la dérive
Revivre la folle aventure d’Yves Parlier au Vendée Globe 2000. C’est le principe de ce téléfilm réussi qui brosse le portrait d’un navigateur d’exception.

Les Sables-d’Olonne, novembre 2000. Les navigateurs du Vendée Globe sont dans les starting-blocks mais une tempête menace la course. Les organisateurs prennent la décision de repousser le départ de ce tour du monde en solitaire sans escale, ni assistance. « C’est le Vendée Globe ou La croisière s’amuse ? » se moque Yves Parlier (Samuel Le Bihan), furax d’être retenu au port. Lui veut foncer. Prendre tous les risques. Un mental de tête brûlée qui le propulse en tête de l’épreuve. Jusqu’à ce que son bateau perde son mât. Pour le skipper, une autre course débute alors.

Astucieusement, le scénario de ce téléfilm évite l’écueil du sensationnalisme pour emprunter un chemin intimiste et brosser le portrait d’un homme dans les creux de l’océan. La réalisation de Pierre Isoard est d’ailleurs à son meilleur lorsqu’elle se concentre sur la passion jusqu’au-boutiste du skipper. Puisant dans la dramaturgie inhérente à l’exploit sportif, elle transcende le réel en le tendant au montage avec la mécanique addictive du thriller. La sincérité de l’interprétation de Samuel Le Bihan, sagement minimaliste, touche. Un one-« mer »-show réussi !
SEUL, Pierre Isoard 2024, Samuel Le Bihan, Anne Suarez, Clément Bresson (sport)@@ (E)
En novembre 2000, aux Sables-d'Olonne, le navigateur Yves Parlier prend pour la troisième fois le départ du Vendée Globe, un tour du monde à la voile en solitaire, sans escale et sans assistance.
En têt ...

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SEULS, David Moreau 2026, Sofia Lesaffre, Stéphane Bak


Quand elle se réveille, Leïla, 16 ans, découvre, effarée, qu'elle est seule. Tous les humains de son quartier ont disparu. Alors qu'elle se croit la seule survivante, elle croise la route de Dodji, un orphelin solitaire, d'Yvan, un artiste intello, de la studieuse et timide Camille et de Terry, le plus jeune de la bande. Grâce à l'ingéniosité de Leïla, ils volent une voiture. Ils sont bientôt pourchassés par le mystérieux maître des couteaux. Puis, quand un étrange brouillard s'abat sur la ville, les adolescents doivent lutter pour leur survie..

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Avec cette adaptation de la BD pour ados à succès, David Moreau commet quelques maladresses, mais réussit son pari d’un “teen-movie” fantastique.

Une poignée de jeunes seuls dans une ville désertée, entourée d’une étrange fumée. La démarche du réalisateur de Vingt Ans d’écart (et du film d’horreur Ils) est aussi ambitieuse que périlleuse : adapter la BD à succès pour ados, teintée de fantastique, de Vehlmann et Gazzotti. S’il commet des maladresses — montage elliptique et fin en forme d’« à suivre » —, le cinéaste réussit à maintenir la tension, entre mystère et violence. Avec ses personnages très caractérisés (un petit bourge, un jeune Noir solitaire, une fille d’origine maghrébine), il offre au public préadolescent l’image d’une jeunesse mixte, mélangée, dont l’alliance fait la force pour vaincre la peur et l’obscurité.
SEULS, David Moreau 2026, Sofia Lesaffre, Stéphane Bak (E)
Quand elle se réveille, Leïla, 16 ans, découvre, effarée, qu'elle est seule. Tous les humains de son quartier ont disparu. Alors qu'elle se croit la seule survivante, elle croise la route de Dodji, un orphelin soli ...

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SEVEN, David Fincher 1995, Brad Pitt, Morgan Freeman (thriller)@@


Peu avant sa retraite, l'inspecteur William Somerset, un flic désabusé, est chargé de faire équipe avec un jeune idéaliste, David Mills. Ils enquêtent tout d'abord sur le meurtre d'un homme obèse que son assassin a obligé à manger jusqu'à ce que mort s'ensuive. L'enquête vient à peine de commencer qu'un deuxième crime, tout aussi macabre, est commis, puis un troisième. Petit à petit, les deux policiers font le lien entre tous ces assassinats.

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Un polar poisseux, souvent complaisant, mais magnifié par un style alerte et par la photo de Darius Khondji. Attention, final pervers vraiment traumatisant.
Une pluie continuelle transforme la ville en éponge pourrie. William Somerset, vieux flic noir usé et érudit, s'apprête à décrocher. Il a sept jours pour former son remplaçant, l'impétueux David Mills. Sept jours pour résoudre sept crimes atroces : un pour chaque péché capital. Un rébus biblique et sanglant...

Dès la découverte du premier corps, chairs obèses et torturées qu'une lumière tremblotante arrache à la pénombre, on échappe aux lieux communs du crime. Parée de ses lugubres oripeaux, la mort nous tient la main, nous entraîne dans une habile descente aux enfers.

Plongés en apnée dans un univers glauque et aqueux (grâce à la superbe photographie de Darius Khondji), les personnages de Seven jouent un simulacre d'apocalypse, où la décomposition des corps répond à celle de toute une société. Complaisant, David Fincher entretient une fascination morbide pour son tueur. Il enlumine le meurtre, l'orne d'or et de vermine, jusqu'à la nausée. Magistralement interprété, gênant, Seven a ouvert, à sa sortie, une brèche dans la routine hollywoodienne, avant de devenir, à son tour, le modèle de nombreux « serial thrillers ». Quant au réalisateur David Fincher, qui renoua avec le crime en série dans le magistral Zodiac, quelques années plus tard, il n'était alors qu'au début de son éclectique et brillante carrière, du cultissime Fight Club à The Social Network, ou Millénium, Les hommes qui n'aimaient pas les femmes, d'après le best-seller de Stieg Larsson.
SEVEN, David Fincher 1995, Brad Pitt, Morgan Freeman (thriller)@@ (E)
Peu avant sa retraite, l'inspecteur William Somerset, un flic désabusé, est chargé de faire équipe avec un jeune idéaliste, David Mills. Ils enquêtent tout d'abord sur le meurtre d'un homme obè ...

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SEX AND THE CITY, Michael Patrick King 2008, Sarah Jessica Parker, Kim Cattrall, Cynthia Nixon (serie tv)@


Carrie et Big, qui sont ensemble depuis quatre ans, emménagent enfin dans un grand appartement de New York et préparent leur mariage. Au fil des jours, la liste des invités ne cesse de s'allonger et la cérémonie prend des allures de couronnement royal. Tout cela effraie Big, qui espérait un peu de discrétion. Les amies de Carrie, elles, sont ravies. Miranda est mariée à Steve, Charlotte a adopté une petite fille et Samantha, installée en Californie, coule des jours paisibles avec Smith, devenu une star du cinéma. Toutes se mobilisent pour faire du mariage de leur amie le plus beau jour de sa vie. Mais Big est de plus en plus indécis, et les noces de plus en plus menacées...

TELERAMA
On ne présente plus Carrie, Samantha, Charlotte et Miranda. Le piquant quatuor de copines new-yorkaises, croqueuses d'hommes, pétroleuses, ultra fashion mais surtout pas victimes, a électrisé le petit écran jusqu'en 2004. Luxe, provoc' et volupté, le temps de six saisons toutes en situations et confidences aussi crues qu'un carpaccio chez Pastis, sur la 9e Avenue, leur restau préféré.

Après la série, voici donc le film. Une suite qui a sans doute donné du fil à retordre au réalisateur-scénariste Michael Patrick King, puisque la version télé se clôturait sur un vrai happy end amoureux pour chacune des célibattantes. Comment faire une comédie sentimentale avec des héroïnes déjà casées, voire mères de famille (Charlotte et Miranda) ? En brouillant de nouveau les cartes du jeu amoureux, sur l'air connu de l'usure du couple ou de la peur de l'engagement. Multipliés par quatre, lesdits rebondissements concentrent ici la matière de trois ou quatre épisodes bien fournis.

Cette version cinéma paraît certes un brin édulcorée par rapport à la série d'origine. Les anecdotes sexuelles les plus drôles, les plus osées (expériences SM et autres godemichés en forme de lapin évoqués dans la série), ont été soigneusement zappées. Malgré ces concessions, les quatre de New York conservent aussi bien leur fabuleuse garde-robe que leur verve légendaire. Moins salé, mais toujours savoureux.
SEX AND THE CITY, Michael Patrick King 2008, Sarah Jessica Parker, Kim Cattrall, Cynthia Nixon (serie tv)@ (E)
Carrie et Big, qui sont ensemble depuis quatre ans, emménagent enfin dans un grand appartement de New York et préparent leur mariage. Au fil des jours, la liste des invités ne cesse de s'allonger et la céré ...

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SEXE MENSONGES ET VIDEO, Steven Soderbergh 1989, James Spader, Andie MacDowell, Laura San Giacomo (societe)@@


Ann et John sont jeunes, riches, beaux et mariés. Mais Ann, à l'inverse de son mari, n'est pas très portée sur les choses du sexe. Pour John, ce n'est pas vraiment un problème: il s'envoie en l'air avec Cynthia, la soeur de son épouse.

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Premier film, sélection au Festival de Cannes et Palme d’or à 26 ans : avec un scénario écrit en huit jours, l’inconnu Steven Soderbergh réalise un coup de maître et atteint la reconnaissance mondiale en 1989.
Graham (James Spader, bouleversant), impuissant, prend du plaisir en réalisant des interviews filmées au Caméscope de femmes lui faisant des confidences sexuelles très intimes. Un jour, il débarque à Baton Rouge, en Louisiane — ville où Soderbergh a grandi —, dans la coquette maison d’un vieil ami, John (Peter Gallagher), puissant et arrogant avocat d’affaires, figure du golden boy très prisée par le cinéma des années 1980. Il est marié à Ann (Andie MacDowell, irrésistible), femme au foyer en thérapie, pour qui le sexe est une chose « surcotée », un fardeau. En parallèle, John entretient en cachette une liaison avec l’exubérante Cynthia, la propre sœur d’Ann…
Où se place la vérité ? Les confessions peuvent-elles être considérées comme des trahisons ? Grâce à une écriture au cordeau, Steven Soderbergh confronte chacun des personnages de ce quatuor à ses propres certitudes et contradictions, en pulvérisant les apparences et les faux-semblants. Un miroir tendu éprouvant à regarder. Mais brillant.
SEXE MENSONGES ET VIDEO, Steven Soderbergh 1989, James Spader, Andie MacDowell, Laura San Giacomo (societe)@@ (E)
Ann et John sont jeunes, riches, beaux et mariés. Mais Ann, à l'inverse de son mari, n'est pas très portée sur les choses du sexe. Pour John, ce n'est pas vraiment un problème: il s'envoie en l'air avec Cy ...

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SEXYGENAIRES, Robin Sykes 2023, Thierry Lhermitte, Patrick Timsit (comique)@


À soixante ans passés, Michel, propriétaire d'un grand hôtel en proie à des difficultés financières, apprend que son vieil ami et associé Denis a revendu le bar qu'ils possèdent tous les deux à Paris pour devenir mannequin senior dans des publicités. Alors qu'il assiste à une séance photo de Denis, Michel, encore bel homme, est repéré par Marion, travaillant pour une agence, qui lui propose de devenir modèle. Y voyant l'opportunité d'éponger ses dettes, Michel accepte.

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Deux sexagénaires endettés, joués par Thierry Lhermitte et Patrick Timsit, louvoient dans le milieu du mannequinat senior. Une comédie malhabile de Robin Sykes pleine de réflexions misogynes d’un autre âge.
Patrick Timsit et Thierry Lhermitte enquillent les blagues à la papa qui n’amusent qu’eux. Photo Marie-Camille Orlando et Manuel Moutier - 24 25 Films

Après un premier long métrage quelconque (La Finale, 2018), Robin Sykes ne fait ni mieux ni pire avec Sexygénaires. Un patron d’hôtel (Thierry Lhermitte) navigue entre Bandol, sur la Côte d’Azur, et Paris, en quête de liquidités auprès d’un ancien associé sur la paille (Patrick Timsit). Les voilà partageant, de nouveau, une activité commune, à savoir poser / tourner dans des publicités médicales (pour Timsit) ou de produits de luxe (pour Lhermitte), à destination des baby-boomers – également public cible du film.

Ne pas attendre une réflexion « méta » sur le vieillissement du tandem d’Un Indien dans la ville (Hervé Palud, 1994). Sexygénaires est juste saupoudré de thématiques sociales dans l’air du temps : nécessité de la retraite, difficultés financières post-Covid de l’hôtellerie-restauration et, la plus développée, mannequinat senior. Vaguement moderne, le film cherche à prendre le contrepied d’un certain « jeunisme » puritain qui tendrait à cacher les corps abîmés par l’âge. En adoptant, lui-même, un format vieille école : le réalisateur dit s’être inspiré des comédies de Michel Blanc, façon Marche à l’ombre (1984).

L’intérêt de cette écriture à l’ancienne, ce sont les seconds rôles saillants, comme le bras droit qui maintient l’hôtel à flot, joué par Grégoire Oestermann, ou la responsable d’une agence de mannequins, incarnée par Zineb Triki (alias Nadia El Mansour dans Le Bureau des légendes). Le revers, ce sont les réflexes patriarcaux d’une autre époque, à l’image des blagues misogynes du héros interprété par Patrick Timsit. Surtout, en ne respectant pas la parité – la riche divorcée jouée par Marie Bunel reste la seule « sexygénaire » féminine –, le film laisse malhabilement penser que la vieillesse désirable est l’apanage des hommes.
SEXYGENAIRES, Robin Sykes 2023, Thierry Lhermitte, Patrick Timsit (comique)@ (E)
À soixante ans passés, Michel, propriétaire d'un grand hôtel en proie à des difficultés financières, apprend que son vieil ami et associé Denis a revendu le bar qu'ils possèdent ...

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SHAFT, Tim Story 2019, Samuel L. Jackson, Jessie T. Usher (thriller)@


Œuvre plus consensuelle, le cru 2019 raconte l’enquête sur fond de stupéfiants menée conjointement par Shaft n°2 (toujours Samuel L. Jackson, désormais détective à son compte) et par son fils, analyste de données au FBI (le fade Jesse Usher, né en 1992). S’y joue, en filigrane, une réflexion sur l’identité afro-américaine après Obama – pas inintéressante. Entre le vieux black rebelle et le jeune black intégré, le débat aboutira finalement à un compromis, puisque le premier tempérera ses ardeurs tandis que le second s’affirmera davantage.

Sorti en salle aux Etats-Unis deux semaines avant sa distribution par Netflix, le Shaft 2019 est le cinquième film mettant en scène le détective privé de Harlem, après celui de Gordon Parks (1971), œuvre culte de la Blaxploitation, ses deux suites (1972, 1973) et la version de John Singleton (2000). Porté par le charismatique Richard Roundtree (né en 1942, Shaft n°1), l’original était un polar urbain rugueux, en prise directe avec les conflits raciaux de l’époque. Même si la force contestataire s’était diluée en 2000, celui de Singleton restait un solide film d’action, où un policier noir et prolo (Samuel L. Jackson, né en 1948, Shaft n°2) tentait d’appréhender un fils de riche blanc (odieux Christian Bale), coupable d’un crime raciste mais bénéficiant d’une impunité conférée par son statut social.
SHAFT, Tim Story 2019, Samuel L. Jackson, Jessie T. Usher (thriller)@ (E)
Œuvre plus consensuelle, le cru 2019 raconte l’enquête sur fond de stupéfiants menée conjointement par Shaft n°2 (toujours Samuel L. Jackson, désormais détective à son compte) et par ...

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SHALL WE DANCE, Peter Chelsom 2004, Richard Gere, Jennifer Lopez, Stanley Tucy (musical)@.jpg


John est un brillant avocat de Chicago, marié et père d'une jeune fille. Un soir, cet homme a qui tout réussit rencontre Paulina, une jeune femme sensuelle, et se retrouve par hasard à un cours de danse de salon avec elle. Etonné du plaisir qu'il y prend, il s'inscrit à ce cours sans le dire à ses proches. Le voyant souvent absent, sa femme le soupçonne d'avoir une liaison.

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Un riche avocat, à qui tout réussit, s'ennuie : Richard Gere. Une danseuse désespérée se résigne à donner des cours dans une salle miteuse : Jennifer Lopez. Tout le mince suspense de ce mélo sirupeux repose sur la nature de leur relation : est-elle amoureuse ou bien juste fondée sur la danse ? Entre deux cabrioles sentimentales, les dialoguistes en sont réduits à disserter sur les problèmes de sudation de chacun. Et le climax émotionnel est atteint quand Richard, au beau milieu du concours de danse tant attendu, déchire la robe kitschissime de sa partenaire... Grégoire Hardy
SHALL WE DANCE, Peter Chelsom 2004, Richard Gere, Jennifer Lopez, Stanley Tucy (musical)@.jpg (E)
John est un brillant avocat de Chicago, marié et père d'une jeune fille. Un soir, cet homme a qui tout réussit rencontre Paulina, une jeune femme sensuelle, et se retrouve par hasard à un cours de danse de salon ...

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SHAME, Steve Mc Queen 2011, Michael Fassbender, Carey Mulligan (societe film e)@@


Brandon est un trentenaire new-yorkais, vivant seul et travaillant beaucoup. Son quotidien est dévoré par une seule obsession : le sexe. Quand sa soeur Sissy, chanteuse un peu paumée, arrive sans prévenir à New York pour s'installer dans son appartement, Brandon aura de plus en plus de mal à dissimuler sa vraie vie.

TELERAMA
Brandon est trentenaire, célibataire et obsédé sexuel… Steve McQueen exalte le magnétisme de Michael Fassbender.

Brandon est trentenaire, célibataire, bien fait, élégant, peu disert. Bel appartement impersonnel à Manhattan, bon job insupportable, du « consulting », ce genre-là. Une litanie de messages d'amour suppliants sur son répondeur, dont il n'a que faire, lui qui ne pense qu'au sexe...

L'addiction au porno est d'abord filmée par Steve McQueen comme le reflet d'une société de consommation effrénée. Le constat est percutant. Avec l'installation chez le héros de sa petite soeur douloureuse, le film bifurque, hélas. Mais ce virage moralisateur ne vient pas à bout de son rayonnement trouble : le puritanisme du cinéaste reste contredit par l'attention dévorante qu'il porte à son acteur, Michael Fassbender, dont il exalte le magnétisme sexuel. C'est McQueen qui l'avait révélé dans le rôle extrême de Bobby Sands, dans Hunger. Ils poursuivent leur travail d'exploration des pouvoirs et impasses du corps. McQueen est plasticien de formation. Au-delà de son scénario, Shame brille comme une sorte d'installation sur un thème ultra contemporain, à laquelle Fassbender se donne entièrement, altier et ravagé, impudique et ténébreux.
SHAME, Steve Mc Queen 2011, Michael Fassbender, Carey Mulligan (societe film e)@@ (E)
Brandon est un trentenaire new-yorkais, vivant seul et travaillant beaucoup. Son quotidien est dévoré par une seule obsession : le sexe. Quand sa soeur Sissy, chanteuse un peu paumée, arrive sans prévenir à ...

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SHERLOCK HOLMES, Guy Ritchie 2009, Robert Downey Jr., Jude Law (policier)@


Aucune énigme ne résiste longtemps à Sherlock Holmes. Flanqué de son fidèle ami le Docteur John Watson, l'intrépide et légendaire détective traque sans relâche les criminels de tous poils. Ses armes : un sens aigu de l'observation et de la déduction, une érudition et une curiosité tous azimuts; accessoirement, une droite redoutable.

TELERAMA
Au début, ça surprend : un Sherlock sans casquette qui met ses adversaires au tapis. Du grand n’importe quoi ? Au contraire : dans les romans de Conan Doyle, Holmes ne porte jamais de casquette et affiche une élégance un peu bohème, exactement celle de Robert Downey Jr dans ce film. Le locataire du 221b Baker Street est aussi, en fait, un athlète accompli…
On se pince : le peu raffiné Guy Ritchie est le premier réalisateur à nous montrer le détective sous son vrai jour, et le scénario obéit à l’esprit des romans, un mystère ésotérique dont la solution est rationnelle. Le meilleur atout du film reste la complicité gamine et indéfectible entre le détective et Watson. Ping-pong verbal et saillies fusent de toutes parts…
Robert Downey Jr fait de Sherlock un super-héros à l’intelligence très british. Jude Law est, lui, le meilleur Watson jamais vu. Ils donnent à ce blockbuster une certaine classe.
SHERLOCK HOLMES, Guy Ritchie 2009, Robert Downey Jr., Jude Law (policier)@ (E)
Aucune énigme ne résiste longtemps à Sherlock Holmes. Flanqué de son fidèle ami le Docteur John Watson, l'intrépide et légendaire détective traque sans relâche les criminels de t ...

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SHOAH, Claude Lanzmann (guerre)@@@


Claude Lanzmann interroge, 11 années durant, les témoins directs de la Shoah en Pologne, afin de savoir comment l'Allemagne nazie a pu exterminer plus de cinq millions de juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Les intervenants sont des survivants, des témoins et des responsables.

TELERAMA
Œuvre-monument, “Shoah” occupe une place à part dans l’historiographie audiovisuelle de l’extermination des Juifs d’Europe. Le documentaire fleuve de Claude Lanzmann fait, depuis sa réalisation, en 1985, figure de référence indépassée.
Œuvre monumentale, voire œuvre-monument, Shoah occupe une place à part dans l’historiographie audiovisuelle de l’extermination des Juifs d’Europe. Sorti trente ans après Nuit et brouillard, le documentaire fleuve de Claude Lanzmann fait, depuis sa réalisation, en 1985, figure de référence indépassée. Mais, sous l’ampleur intimidante de l’œuvre, sous l’avalanche de commentaires qu’elle a pu susciter et sous la révérence qu’elle inspire même à ceux qui ne l’ont jamais vue, réside un film qu’il convient de (re)découvrir pour en appréhender la valeur intrinsèque.
(Re)voir aujourd’hui Shoah permet d’apprécier la pertinence de ses principes structurels, dont la radicalité sert un puissant parti pris historique. Exempt d’images d’archives et affranchi du poids de la chronologie, le film de Claude Lanzmann s’ancre dans le présent (celui de la parole comme ­celui des lieux) pour évoquer un passé effroyable dans ses aspects les plus concrets. Au fil des souvenirs de rescapés, de témoins et d’auxiliaires de la solution finale, il substitue au catéchisme mémoriel la réalité d’une rampe, d’un quai ou d’une cheminée, démasque l’envers funeste d’un herbage ou d’une rangée de conifères plantés à la hâte pour recouvrir les traces d’un charnier. Dégagé de toute sentimentalité, il dessine les contours d’un événement rétif à toute représentation pour en nourrir notre mémoire et ne plus la lâcher.
SHOAH, Claude Lanzmann (guerre)@@@ (E)
Claude Lanzmann interroge, 11 années durant, les témoins directs de la Shoah en Pologne, afin de savoir comment l'Allemagne nazie a pu exterminer plus de cinq millions de juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Les intervena ...

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SHOOTER TIREUR D ELITE, Antoine Fuqua 2007, Mark Wahlberg, Michael Pena (policier)@


Un tireur d'élite des Marines, Bob Lee Swagger, quitte l'armée après une mission qui a mal tourné et disparaît sans laisser de traces. Swagger reprend du service quand des autorités gouvernementales le persuadent d'agir contre un complot contre le président des États-Unis.

TELERAMA
Que du classique dans ce thriller musclé et réac sur le fond, plutôt sobrement mis en scène par Antoine Fuqua.
On se doutait bien qu'avec sa carrure d'ex-mannequin pour slips et boxer shorts Mark Wahlberg pouvait avoir l'étoffe d'un super héros. Il nous le prouve ici en reprenant la double succession de Bruce Willis et d'Arnold Schwarzenegger : jeu minimaliste dans le registre « on m'la fait pas », énergie increvable de l'homme désigné pour défendre la justice seul contre tous, dégaine de play-boy des armées. Que du classique, donc, dans ce thriller musclé, plutôt sobrement mis en scène par Antoine Fuqua. Le bon petit soldat joué par Wahlberg, qui dégomme les têtes proprement, finit cependant par devenir un vrai boucher quand on lui refuse son happy end : il a démasqué des hommes politiques corrompus, chargés du sale boulot de l'Amérique au Moyen-Orient, et il découvre qu'ils vont malgré tout s'en sortir. Cette note de pessimisme, voire de réalisme, est, au bout du compte, ce qui fait l'originalité de Shooter. Sans que ça bouscule les lois du genre : le film d'action virile américain restera toujours réac sur le fond.
SHOOTER TIREUR D ELITE, Antoine Fuqua 2007, Mark Wahlberg, Michael Pena (policier)@ (E)
Un tireur d'élite des Marines, Bob Lee Swagger, quitte l'armée après une mission qui a mal tourné et disparaît sans laisser de traces. Swagger reprend du service quand des autorités gouvernementales ...

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SHUTTER ISLAND, Martin Scorsese 2010, Leonardo DiCaprio, Mark Ruffalo, Ben Kingsley (thriller)@@


En 1954, une meurtrière, extrêmement dangereuse, placée en centre de détention psychiatrique disparaît sur l'île de Shutter Island. Deux officiers du corps fédéral des marshals, Teddy Daniels et Chuck Aule, sont envoyés sur place pour enquêter. Très vite, Teddy Daniels comprend que le personnel de l'établissement cache quelque chose. Seul indice dont il dispose : un bout de papier sur lequel est griffonnée une suite de chiffres entrecoupée de lettres.

TELERAMA
En 1954, un inspecteur enquête sur la disparition d’une détenue dans un hôpital psychiatrique pour criminels. Scorsese adapte fidèlement le thriller flippant de Dennis Lehan, avec un DiCaprio au sommet.

Un matin de 1954, le marshal Teddy Daniels (Leonardo DiCaprio, intense) et son nouveau coéquipier débarquent sur une île qui abrite un hôpital psychiatrique pour criminels dangereux. Une patiente, internée après avoir noyé ses trois enfants, s’est évadée. Les deux enquêteurs vont devoir affronter la méfiance des médecins, la violence d’un ouragan et leurs propres démons.

Martin Scorsese se montre en grande forme dans sa relecture du cinéma de genre. Le cinéaste le plus cinéphile de Hollywood se (et nous) fait plaisir en recréant l’atmosphère gothique des films fantastiques des années 1940 : tempête dantes­que près de la chapelle, course-poursuite dans le donjon. Le film, moins horrifique que le roman de Dennis Lehane, se révèle aussi plus anxio­gène. Très tôt, Scorsese laisse planer l’incertitude sur la santé mentale des résidents de Shutter Island. Malades « officiels » et personnel soignant : sous les apparences d’un psychiatre soucieux du bien-être des patients, le Dr Cawley ne cache-t-il pas un mégalo prêt aux expériences sur le cerveau les plus barbares ? La paranoïa est entretenue par la mise en scène, qui joue sur le hors-champ, l’ombre et la lumière pour stimuler l’imagination du spectateur. Où se trouve la frontière entre raison et folie ? La vérité, rappelle Scorsese, est aussi fugace et fragile qu’une flamme soufflée par le vent dans l’obscurité d’une grotte…

En 1954, une femme placée en centre de détention psychiatrique à Shutter Island disparaît. Elle s'appelle Rachel Solando et est une meurtrière extrêmement dangereuse. Deux officiers du corps fédéral des marshals, Teddy Daniels et Chuck Aule, viennent enquêter sur place. Ils découvrent l'île humide et brumeuse au large de Boston où se trouve cet hôpital-prison d'un genre très particulier. Très vite, Teddy Daniels comprend que le personnel de l'établissement cache quelque chose. Seul indice dont il dispose : un bout de papier sur lequel est griffonnée une suite de chiffres entrecoupée de lettres...
SHUTTER ISLAND, Martin Scorsese 2010, Leonardo DiCaprio, Mark Ruffalo, Ben Kingsley (thriller)@@ (E)
En 1954, une meurtrière, extrêmement dangereuse, placée en centre de détention psychiatrique disparaît sur l'île de Shutter Island. Deux officiers du corps fédéral des marshals, Teddy Dan ...

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SI ON CHANTAIT, Fabrice Maruca 2021, Jeremy Lopez, Alice Pol, Artus, Clovis Cornillac (societe)@


Quiévrechain, ville industrielle du nord de la France. Après la fermeture de son usine, Franck, passionné de variété française, décide d'entraîner ses anciens collègues, Sophie (dont il est secrètement amoureux), José (qui chante comme une casserole), et Jean-Claude (ancien cadre un peu trop fier) dans un projet un peu fou : monter une entreprise de livraison de chansons à domicile. Entre chansons, tensions et problèmes de livraisons, les fausses notes vont être dures à éviter.

TELERAMA
Dans le Nord, une bande de copains chômeurs décide de se lancer dans la livraison de... chansons à domicile. Une jolie idée de scénario. Dommage que cette comédie populaire à l’anglaise manque de rythme et d’humour.
À Quiévrechain, une ville industrielle sinistrée du nord de la France, une bande de copains chômeurs décide, après la fermeture de leur usine, de se lancer dans la livraison de… chansons. Oui, de chansons, que chacun s’en va fredonner, à domicile, aux heureux bénéficiaires, comme on apporte un bouquet de fleurs. L’idée ne manque pas de saveur, d’un vieux succès recyclé à l’autre (dont celui de Julien Clerc, qui donne son titre au film), entonnés par une équipe de comédiens touchants et sympathiques (la palme de la fraîcheur revient à Alice Pol). Dommage que cette « petite entreprise » de comédie populaire à l’anglaise (on pense, de loin, aux héros de The Full Monty, pour la reconversion improbable) manque de rythme et surtout d’humour (une réplique sur deux tombe à plat), qui auraient pu transformer la chansonnette en tube de l’automne.
SI ON CHANTAIT, Fabrice Maruca 2021, Jeremy Lopez, Alice Pol, Artus, Clovis Cornillac (societe)@ (E)
Quiévrechain, ville industrielle du nord de la France. Après la fermeture de son usine, Franck, passionné de variété française, décide d'entraîner ses anciens collègues, Sophie ( ...

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SIBYL, Justine Triet 2019, Virginie Efira, Adèle Exarchopoulos (drame)@@ (film complet)


Sibyl est une romancière reconvertie en psychanalyste. Rattrapée par le désir d'écrire, elle décide de quitter la plupart de ses patients. Alors qu'elle cherche l'inspiration, Margot, une jeune actrice en détresse, la supplie de la recevoir. En plein tournage, elle est enceinte de l'acteur principal... qui est en couple avec la réalisatrice du film.

TELERAMA
Dès la première séquence, il y a du vertige, de la mise en scène. Sibyl (Virginie Efira) déjeune avec son éditeur dans un restaurant japonais où les plats défilent sur un tapis roulant. C’est lui qui parle, s’emballe, à une vitesse ahurissante, lui dressant un tableau foncièrement décourageant de la littérature contemporaine, tout en se réjouissant, bien sûr, qu’elle se remette à écrire. Elle en reste groggy, au tapis, comme les sushis. Ce régal d’humour cinglant fait le lien avec Victoria, le précédent film de Justine Triet, dont on s’éloignera peu à peu. Si Sibyl reprend certains éléments de « dramédie », il surfe moins sur le burlesque, penche davantage du côté de l’introspection et de la gravité.

De manière dense et rapide, la réalisatrice a ce talent pour donner d’emblée à son héroïne un vécu, une épaisseur. Sibyl est une psychanalyste au passé tumultueux. Elle a rompu avec sa mère, a connu la passion dévorante avec un homme (Niels Schneider), a sombré un temps dans l’alcool — on la voit assister aux réunions des Alcooliques anonymes. Dorénavant plus posée, à priori, elle décide de suspendre son travail d’analyste pour se lancer dans un nouveau roman, mais elle peine à avancer. Une jeune actrice en détresse (Adèle Exarchopoulos), qui la supplie de la prendre comme patiente, va changer la donne. Margot lui raconte qu’elle est enceinte, qu’elle a une liaison avec un acteur marié (Gaspard Ulliel). Son histoire résonne fortement en Sibyl. Violant toute règle déontologique, elle se met à enregistrer sa patiente, à son insu, pour les besoins de son livre.

C’est l’appel de la fiction qui guide alors le film. Tout se met à dérailler, à s’accélérer dans la vie et dans la tête de Sibyl, sous l’emprise de courants contraires. L’ambivalence est reine, jusqu’à ce prénom qui donne le titre, étrange, tout chamboulé, amputé du « e » final et où la place du « i » et du « y » semble inversée. Un prénom qui paraît en cacher un autre, reflet d’une identité double. Cette ambiguïté, on la retrouve chez les autres protagonistes, mais traités sur le mode caustique, comme la sœur par exemple, fausse gentille, vraie perverse (Laure Calamy formidable). Tout le monde a tendance à jouer double jeu dans cet univers de manipulation. Qui peut s’avérer très féroce lorsque Sibyl, décidément sans frein, part à Stromboli rejoindre Margot sur le tournage de son film. La réalisatrice dépeint alors de manière satirique ce qu’est le monde délirant du cinéma, sa fièvre en vase clos, son pouvoir de décupler le fiasco ou le bonheur.

Foisonnant, Sibyl embrasse beaucoup de thèmes, brosse bon nombre de personnages, sans se disperser. Le passé et le présent, la réalité et son déni, le travail, la famille, la création, tout est lié, imbriqué, de manière intime. Justine Triet est aidée en cela par Virginie Efira, qui se met à nu, se livre encore plus que dans Victoria. Dans Sibyl, elle ne cesse de passer des épreuves du feu. Qu’elle écoute, dirige, chante, chute, analyse, jouisse ou titube, elle s’affirme toujours avec justesse. Mais c’est sans doute à travers la passion et ses répercussions qu’elle trouble le plus. Et le film avec, dont le motif central palpite de façon masquée, au moins jusqu’à la fin, emplie d’émotion.
SIBYL, Justine Triet 2019, Virginie Efira, Adèle Exarchopoulos (drame)@@ (film complet) (E)
Sibyl est une romancière reconvertie en psychanalyste. Rattrapée par le désir d'écrire, elle décide de quitter la plupart de ses patients. Alors qu'elle cherche l'inspiration, Margot, une jeune actrice en ...

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SIDONIE AU JAPON, Élise Girard 2023, Isabelle Huppert, Tsuyoshi Ihara (thriller sentimental japon)@@


Sidonie se rend au Japon à l'occasion de la ressortie de son best-seller. Malgré le dévouement de son éditeur japonais avec qui elle découvre les traditions du pays, elle perd peu à peu ses repères, surtout lorsqu'elle se retrouve nez à nez avec son mari, disparu depuis plusieurs années.

TELERAMA
Sidonie, une écrivaine française, découvre le Japon aux côtés de son éditeur, et retrouve le fantôme d’un être cher. Un récit poétique, délicat et parfois burlesque sur le deuil porté par une Isabelle Huppert sans fard.

Le titre malicieux pourrait évoquer un album jeunesse. Sidonie trottine du reste comme une enfant mutine et le début du film distille quelques notes légères de burlesque. Écrivaine française de talent invitée à Osaka pour la réédition de son premier livre, Sidonie part à reculons. Elle tarde volontairement à arriver à l’aéroport et semble fort désappointée lorsqu’on lui annonce que son avion a trois heures de retard.

La voilà donc obligée d’obéir à son destin et d’atterrir au pays du Soleil-Levant, où l’accueille Kenzo Mizoguchi (sic), son éditeur. Celui-ci est dévoué mais peu disert, rigoriste quant aux protocoles à suivre. Pour ce regard tendre et amusé sur les spécificités culturelles nippones, Lost in Translation, de Sofia Coppola, revient immanquablement à l’esprit. Cette parenté semble même constituer un matériau de départ ludique. À partir duquel la réalisatrice va tisser autre chose.

Si la part de cocasserie ne s’évanouit jamais tout à fait, ce troisième long métrage d’Élise Girard (Drôles d’oiseaux) se fait malgré tout plus mélancolique, sinon funèbre, au fil des séquences. En répondant aux questions des journalistes pétris d’admiration, Sidonie s’épanche. On en apprend alors davantage sur l’origine de son écriture. Des drames successifs l’ont marquée et ont fait d’elle une survivante. C’est un trait commun, « un pays secret » partagé avec son éditeur, qui l’accompagne un peu partout, lui fait visiter des temples, la tombe de Jun’ichirō Tanizaki et d’autres sites, à Kyoto ou sur l’île de Naoshima. Mais tandis qu’ils font davantage connaissance en flânant, le fantôme d’une personne chère à Sidonie fait son apparition. Une fois, puis régulièrement, le défunt vient la visiter dans sa chambre d’hôtel. Il est paisible, si rassurant que Sidonie commence un échange avec lui.

Isabelle Huppert filmée de très près
C’était un pari, ce fantôme qui s’invite tranquillement. Pari remporté avec naturel et élégance. Dans l’univers de transparence du film, le visible et l’invisible, la veille et le sommeil coexistent et ont tendance à se confondre. Le voyage est dépaysant pour Sidonie, qui se déplace comme en rêve, le mouvement des trajets en voiture ou en train ayant toujours quelque chose d’un bercement. L’alternance des silences et des longues confidences, le chagrin et l’éveil, le défilé des cerisiers en fleurs, tout concourt à un poème minimaliste, sur le deuil et la possible renaissance.

Tous les mercredis, les recommandations des dernières sorties et l'essentiel de l'actualité cinéma.
S'inscrire
Toute fiction, on le sait, est un documentaire sur ses acteurs. C’est particulièrement vrai ici. Cela faisait longtemps qu’on n’avait pas vu Isabelle Huppert ainsi, d’aussi près, de manière aussi intime. Ses cheveux, ses taches de rousseur, sa peau nue, ses mains. Tactile, voilà peut-être la qualité première de ce film où le « rien » évoqué à deux reprises, le manque de consistance de l’existence sont peu à peu compensés par la sensation retrouvée du toucher et de la caresse. Les travellings doux qui ponctuent régulièrement le film y contribuent. Éclôt aussi un zoom très lent, vers une femme qui raconte et un homme qui écoute, tous deux assis sur un banc, dans un parc. Belle approche, enveloppante comme le début d’une étreinte.
SIDONIE AU JAPON, Élise Girard 2023, Isabelle Huppert, Tsuyoshi Ihara (thriller sentimental japon)@@ (E)
Sidonie se rend au Japon à l'occasion de la ressortie de son best-seller. Malgré le dévouement de son éditeur japonais avec qui elle découvre les traditions du pays, elle perd peu à peu ses rep&egra ...

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SIDONIE AU JAPON, Élise Girard 2023, Isabelle Huppert, Tsuyoshi Ihara (thriller sentimental japon)@@


Sidonie se rend au Japon à l'occasion de la ressortie de son best-seller. Malgré le dévouement de son éditeur japonais avec qui elle découvre les traditions du pays, elle perd peu à peu ses repères, surtout lorsqu'elle se retrouve nez à nez avec son mari, disparu depuis plusieurs années.

TELERAMA
Sidonie, une écrivaine française, découvre le Japon aux côtés de son éditeur, et retrouve le fantôme d’un être cher. Un récit poétique, délicat et parfois burlesque sur le deuil porté par une Isabelle Huppert sans fard.

Le titre malicieux pourrait évoquer un album jeunesse. Sidonie trottine du reste comme une enfant mutine et le début du film distille quelques notes légères de burlesque. Écrivaine française de talent invitée à Osaka pour la réédition de son premier livre, Sidonie part à reculons. Elle tarde volontairement à arriver à l’aéroport et semble fort désappointée lorsqu’on lui annonce que son avion a trois heures de retard.

La voilà donc obligée d’obéir à son destin et d’atterrir au pays du Soleil-Levant, où l’accueille Kenzo Mizoguchi (sic), son éditeur. Celui-ci est dévoué mais peu disert, rigoriste quant aux protocoles à suivre. Pour ce regard tendre et amusé sur les spécificités culturelles nippones, Lost in Translation, de Sofia Coppola, revient immanquablement à l’esprit. Cette parenté semble même constituer un matériau de départ ludique. À partir duquel la réalisatrice va tisser autre chose.

Si la part de cocasserie ne s’évanouit jamais tout à fait, ce troisième long métrage d’Élise Girard (Drôles d’oiseaux) se fait malgré tout plus mélancolique, sinon funèbre, au fil des séquences. En répondant aux questions des journalistes pétris d’admiration, Sidonie s’épanche. On en apprend alors davantage sur l’origine de son écriture. Des drames successifs l’ont marquée et ont fait d’elle une survivante. C’est un trait commun, « un pays secret » partagé avec son éditeur, qui l’accompagne un peu partout, lui fait visiter des temples, la tombe de Jun’ichirō Tanizaki et d’autres sites, à Kyoto ou sur l’île de Naoshima. Mais tandis qu’ils font davantage connaissance en flânant, le fantôme d’une personne chère à Sidonie fait son apparition. Une fois, puis régulièrement, le défunt vient la visiter dans sa chambre d’hôtel. Il est paisible, si rassurant que Sidonie commence un échange avec lui.

Isabelle Huppert filmée de très près
C’était un pari, ce fantôme qui s’invite tranquillement. Pari remporté avec naturel et élégance. Dans l’univers de transparence du film, le visible et l’invisible, la veille et le sommeil coexistent et ont tendance à se confondre. Le voyage est dépaysant pour Sidonie, qui se déplace comme en rêve, le mouvement des trajets en voiture ou en train ayant toujours quelque chose d’un bercement. L’alternance des silences et des longues confidences, le chagrin et l’éveil, le défilé des cerisiers en fleurs, tout concourt à un poème minimaliste, sur le deuil et la possible renaissance.

Tous les mercredis, les recommandations des dernières sorties et l'essentiel de l'actualité cinéma.
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Toute fiction, on le sait, est un documentaire sur ses acteurs. C’est particulièrement vrai ici. Cela faisait longtemps qu’on n’avait pas vu Isabelle Huppert ainsi, d’aussi près, de manière aussi intime. Ses cheveux, ses taches de rousseur, sa peau nue, ses mains. Tactile, voilà peut-être la qualité première de ce film où le « rien » évoqué à deux reprises, le manque de consistance de l’existence sont peu à peu compensés par la sensation retrouvée du toucher et de la caresse. Les travellings doux qui ponctuent régulièrement le film y contribuent. Éclôt aussi un zoom très lent, vers une femme qui raconte et un homme qui écoute, tous deux assis sur un banc, dans un parc. Belle approche, enveloppante comme le début d’une étreinte.
SIDONIE AU JAPON, Élise Girard 2023, Isabelle Huppert, Tsuyoshi Ihara (thriller sentimental japon)@@ (E)
Sidonie se rend au Japon à l'occasion de la ressortie de son best-seller. Malgré le dévouement de son éditeur japonais avec qui elle découvre les traditions du pays, elle perd peu à peu ses rep&egra ...

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SIERRA TORRIDE, Don Siegel, 1970, Clint Eastwood, Shirley MacLaine@


Au Nouveau-Mexique, au XIXe siècle, Hogan, mercenaire de son état, découvre que la femme qu'il vient de sauver des griffes de trois bandits est une religieuse. Celle-ci est recherchée par l'armée française pour avoir collecté des fonds destinés aux partisans mexicains.

TELERAMA
Hogan, mercenaire mutique, sauve la vie de Sara en butant ses trois agresseurs. Il découvre alors qu’elle est bonne sœur. Le duo-duel Clint Eastwood (pas tout à fait sorti de chez Leone) et Shirley MacLaine (têtue et insolente) fonctionne à merveille.
Le Mexique, pendant la présence française, dans les années 1860. Hogan est un aventurier américain au service de Benito Juárez, en lutte contre l’occupant. En chemin, il délivre Sara, une bonne sœur, en tuant les trois bandits qui s’apprêtaient à la violer.
Sierra torride est un projet que Budd Boetticher mûrissait depuis plusieurs années, mais qu’il n’avait jamais réussi à monter. C’est donc Siegel qui reprend le flambeau de cette découverte de l’amour sur fond de révolution, s’exposant ainsi aux remarques amères du réalisateur déçu de Sept Hommes à abattre : « Quand j’ai vu le film, je n’ai pas reconnu mon script. J’étais fou. Eastwood descendait tranquillement avec sa dynamite allumée, comme une star qui a lu la fin du scénario et qui sait qu’elle survivra. » Quoi qu’il en soit, ce western sympathique et bien rythmé – qui emprunte au cousin italien Sergio Leone le visage mangé par la barbe de l’homme sans nom, la musique de Morricone et un certain cynisme – est un agréable divertissement. Les rapports entre Sara et Hogan sont habilement développés, et l’humour qui en émane rappelle en mineur les affrontements Hepburn-Bogart ou Taylor (qui devait initialement jouer le rôle de Sara)-Burton.
SIERRA TORRIDE, Don Siegel, 1970, Clint Eastwood, Shirley MacLaine@ (E)
Au Nouveau-Mexique, au XIXe siècle, Hogan, mercenaire de son état, découvre que la femme qu'il vient de sauver des griffes de trois bandits est une religieuse. Celle-ci est recherchée par l'armée fran&cced ...

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SIGNALEMENTS, Éric Métayer 2024, Catherine Ramberg, Clément Michel (societe)@@


Laurence Jambu en est persuadée : sa nièce Karine, la fille de sa soeur, est maltraitée par ses parents, Attentive aux signes discrets que l'enfant lui envoie, elle tente d'agir à sa manière et d'alerter l'Aide sociale à l'Enfance. Mais sa maladresse suscite l'indifférence, voire l'hostilité des fonctionnaires qui, pour certains, masquent à grand peine leur incompétence ou leur lâcheté face à cette affaire. La justice, de son côté, malgré des signalements répétés, décide de maintenir, contre toute logique, la fillette chez ses parents. Au fil des années, la situation ne cesse de s'aggraver et finit par tourner au drame...

TELERAMA
Karine, 9 ans, souffre de la maltraitance de ses parents, mais personne ne veut l’entendre sauf sa tante. Le récit du combat qu’elle mène pour la sauver est didactique, mais surtout révoltant, par Éric Métayer, coréalisateur du film “Les Chatouilles”.

À9 ans, la petite Karine est une enfant triste et sauvage, et seule sa tante Laurence semble s’en inquiéter. Il y a pourtant eu des signalements, lancés dès la maternité et réitérés plus tard par des voisins, et puis par Laurence, encore et encore. Mais rien n’y fait : ni l’Aide sociale à l’enfance (ASE), ni la police, ni la juge, personne ne semble vouloir croire (ou voir) le danger qu’encourt la petite fille auprès de ses parents. Face à ce mur institutionnel, Laurence ne renoncera à rien pour sauver sa nièce, jusqu’à risquer des poursuites judiciaires pour dénonciation calomnieuse envers sa belle-famille.

Éric Métayer, coréalisateur du film Les Chatouilles, reprend la caméra pour mettre en scène cette histoire vraie, celle de la bataille de Laurence Jaubu pour sauver sa nièce de la maltraitance de ses parents et dénoncer les viols perpétrés pendant des années par un ami de la famille sur la petite fille. Ce récit terrible et commun — en France, un enfant sur cinq est victime de violences sexuelles —, un peu alourdi par son ambition didactique à l’écran, se montre dégoûtant et révoltant, le réalisateur insistant sur l’inaction des institutions et leur désordre interne. En tante courage et résiliente douée d’un amour inconditionnel, qui doit en sus affronter la lâcheté de son mari, Cécile Bois livre une très belle performance.

SIGNALEMENTS, Éric Métayer 2024, Catherine Ramberg, Clément Michel (societe)@@ (E)
Laurence Jambu en est persuadée : sa nièce Karine, la fille de sa soeur, est maltraitée par ses parents, Attentive aux signes discrets que l'enfant lui envoie, elle tente d'agir à sa manière et d'alerter l ...

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SILENCE ON TOURNE, Patrick Haudecœur, Gerard Sibleyras, Hubert Myon, Alexis Plaire, Karinne Lejeune, Renaud Calvet (theatre)


Sur le tournage d'un film mettant en scène un mari trompé qui veut tuer l'amant de sa femme, le réalisateur nourrit en réalité le même objectif que son personnage de fiction. Les rivalités et les jalousies des acteurs compliquent largement son entreprise. En effet, l'éternel second rôle est prêt à tout, et l'assistant-réalisateur aimerait tourner avec l'actrice du rôle principal.

TELERAMA
Pas très convaincante, cette comédie qui nous plonge en plein tournage d’un film ennuie, voire agace, avec son intrigue et son humour sans finesse.

Il y a un réalisateur, un producteur, une jeune première, un second rôle, et d’autres encore, ainsi qu’une maquilleuse et des techniciens. Nulle description, ici, des personnes sur le plateau. Ou plutôt si, mais pour le cinéma ! Car cette pièce signée du duo Patrick Haudecœur-Gérald Sibleyras — habitués à travailler ensemble — plonge les spectateurs en plein tournage. Ils deviennent même les figurants du film réalisé. La séquence à tourner est celle d’un mari trompé tuant l’amant de sa femme, au cours d’une représentation théâtrale. Mais dans ce théâtre dans le théâtre, l’ambiance vire rapidement au vinaigre.

Des maladresses aux complots s’enchaînent d’invraisemblables scènes comiques qui déclenchent rire sur rire parmi le public. On reste, hélas, pantois devant cet humour passé de mode et cette écriture si pauvrement façonnée. On sait le théâtre privé parfois enclin à simplifier, à lorgner vers la facilité pour séduire audiblement. Et pourquoi pas ! Sauf qu’ici les près de deux heures de représentation paraissent bien plus, n’éludent aucun cliché, voire grossièreté. Les comédiens, dont Patrick Haudecœur, aussi présent sur scène, s’en sortent honorablement. Mais ils ne suffisent, hélas, pas à sauver cette comédie plus pathétique qu’authentiquement comique.
SILENCE ON TOURNE, Patrick Haudecœur, Gerard Sibleyras, Hubert Myon, Alexis Plaire, Karinne Lejeune, Renaud Calvet (theatre) (E)
Sur le tournage d'un film mettant en scène un mari trompé qui veut tuer l'amant de sa femme, le réalisateur nourrit en réalité le même objectif que son personnage de fiction. Les rivalités et ...

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SIMETIERRE, Kevin Kölsch et Dennis Widmyer 2019 (horreur)@


Le docteur Louis Creed, sa femme Rachel et leurs deux jeunes enfants quittent Boston pour s'installer dans une région rurale du Maine. Près de sa maison, le docteur découvre un mystérieux cimetière caché au fond des bois. Peu après, une tragédie s'abat sur lui.

TELERAMA
Que faire quand on habite tout près d’un vieux cimetière indien, maléfique et brumeux ? Surtout, ne pas y enterrer son défunt chat, ni personne d’autre…

Ce film d’épouvante classique, voire lisse, qui suit avec application toutes les étapes du genre, sursauts, cauchemars et caves obscures incluses, est une adaptation d’un classique de Stephen King. Surprise : si le scénario prend de grandes libertés avec le roman d’origine, c’est pour en renforcer la noirceur et le pessimisme, et pousser un peu plus loin la fable, sur le thème de la mort et du travail de deuil. Une réinterprétation plutôt maligne, et sombrement réjouissante.
SIMETIERRE, Kevin Kölsch et Dennis Widmyer 2019 (horreur)@ (E)
Le docteur Louis Creed, sa femme Rachel et leurs deux jeunes enfants quittent Boston pour s'installer dans une région rurale du Maine. Près de sa maison, le docteur découvre un mystérieux cimetière cach&ea ...

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SIMONE le voyage du siecle, Olivier Dahan 2022, Elsa Zylberstein, Rebecca Marder, Élodie Bouchez (bio)@


Le destin de Simone Veil, son enfance, ses combats politiques, ses tragédies après avoir survécue au Holocauste. Le portrait épique et intime d'une femme au parcours hors du commun qui a bousculé son époque en défendant un message humaniste toujours d'une brûlante actualité.

TELERAMA
La vie de Simone Veil, grande femme politique disparue en 2017, racontée par Olivier Dahan, ne fait pas le biopic du siècle. Et Elsa Zylberstein y est plus proche de Canteloup que d’une composition d’actrice...

Dans La Môme, Olivier Dahan avait osé et, dans l’ensemble, réussi, un portrait étonnant d’Édith Piaf en monstre sacré — dans tous les sens des deux termes. Le réalisateur était ensuite rentré dans le rang du biopic hagiographique et consensuel avec sa reconstitution des premières années monégasques de Grace Kelly : Grace de Monaco était un monument d’académisme. Mais on le regretterait presque après avoir découvert la catastrophe artistique de Simone, le voyage du siècle. Une biographie de Simone Veil en sainte laïque qui, au fil de cent quarante minutes en paraissant le double, suscite une consternation plus ou moins rigolarde puis une franche colère.

Comme dans La Môme, Olivier Dahan a voulu raconter les faits marquants et l’ensemble des combats d’une vie bien remplie (pour la légalisation de l’avortement, pour une prise en charge moins dégradante des détenus, pour les malades du sida…) en bousculant sans cesse la chronologie. Au risque d’un effet zapping et d’entraîner la confusion… Elsa Zylberstein, qui interprète le rôle-titre de la quarantaine jusqu’à la vieillesse, a voulu reproduire la diction un peu raide de l’ancienne magistrate et femme politique. Très mauvaise idée : sa performance, certes peu aidée par un maquillage grotesque, tient davantage de l’imitation parodique à la Canteloup que d’une composition d’actrice. Rebecca Marder, qui incarne Simone Veil de l’adolescence jusqu’au début des années soixante, est bien plus naturelle et convaincante. Mais son talent ne suffit pas à sauver la cauchemardesque dernière heure du film, où une mise en scène aux moyens et aux effets mélodramatiques démesurés transforme l’expérience des camps de la mort en un spectacle indécent.
SIMONE le voyage du siecle, Olivier Dahan 2022, Elsa Zylberstein, Rebecca Marder, Élodie Bouchez (bio)@ (E)
Le destin de Simone Veil, son enfance, ses combats politiques, ses tragédies après avoir survécue au Holocauste. Le portrait épique et intime d'une femme au parcours hors du commun qui a bousculé son &eacu ...

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SIMPLE COMME SYLVAIN, Monia Chokri 2023, Magalie Lépine Blondeau, Pierre-Yves Cardinal, Francis-William Rhéaume (sentimental)@@


Sophia, professeur d'université à la vie confortable et au mariage stable, mais peu excitant avec Xavier, voit sa vie bouleversée lorsqu'elle croise Sylvain, un ouvrier du bâtiment que le couple engage pour rénover leur maison d'été.

TELERAMA
Une bourgeoise intello s’éprend d’un modeste menuisier, et réciproquement. Cette comédie romantique et sociale québécoise touche et fait mouche. César du meilleur film étranger 2024.

Il est beau, bien bâti, et Sophia va l’avoir dans la peau. Sylvain est un gars de la campagne, simple, généreux, chaleureux, charpentier de profession. Sophia, professeur de philosophie à Montréal, en couple depuis dix ans avec un intellectuel comme elle, rencontre le « manuel » dans sa résidence secondaire, un chalet où il doit venir faire des travaux. Passé quelques verres au bar du coin et un slow, voilà la citadine qui succombe. Le désir ardent n’attend pas. Le premier baiser, dans la voiture, est un régal de mise en scène malicieuse. Un jeu de cache-cache avec un rétroviseur qui dissimule habilement le haut des visages et les yeux pour mieux révéler la farandole des langues. Aucun doute, il s’agit bien d’un french kiss.

La volupté de chaque scène d’amour fait assurément partie des atouts de Simple comme Sylvain. Exaltant, drôle, énergique et mélancolique : à quand remonte le dernier film offrant un tel cocktail ? Monia Chokri, l’autrice québécoise, réussit là le coup parfait, une comédie tout aussi romantique que charnelle, qui s’appuie sur une base sociale solide. L’infidélité de Sophia ne s’arrête pas à une nuit, et sa passion pour Sylvain remet soudain en question beaucoup de choses. Un monde pourtant les oppose. Le menuisier musclé à casquette pense parfois des horreurs (sur la peine de mort), peut dire des énormités (« Les fruits, c’est pour les femmes »), mais aussi trouver la déclaration d’amour absolue — « Tu me donnes envie de vivre. » À son contact, la prof monte au septième ciel, rajeunit, redevient une midinette naïve, s’étonne de tout, apprend la tolérance. Lorsqu’il lui déclame Michel Sardou, elle croit à du Rimbaud.

Échapper à l’entre-soi
Quid alors des conversations si enrichissantes avec son Xavier, brillant et spirituel ? Va-t-elle le quitter ? Et quid de la famille, des amis ? Le grand chambardement émotionnel vécu par Sophia (prestation lumineuse de Magalie Lépine-Blondeau, pleine d’aplomb) s’accompagne d’une plongée sociologique jubilatoire. Qui se traduit par des scènes de repas ou de fêtes, aussi bouillonnantes que tendues, où tout le monde parle ensemble sans forcément s’écouter, où les dialogues se chevauchent, comme dans la vraie vie. Monia Chokri a du talent pour orchestrer ces échanges. Elle filme avec la même aisance le milieu de Sophia (bourgeoisie cultivée) que celui, nettement plus fruste et modeste, de Sylvain. Sur les différences sociales, le film reste très piquant. Capable de citer à la fois Scorpions, Schopenhauer, Michel Sardou et Damien Hirst, la cinéaste se moque avec la même tendresse des snobs et des beaufs. Elle pointe les préjugés de chacun, l’arrogance de classe, y compris celle qui s’ignore. Le tout dans un mouvement enlevé, bigarré, où les balades sentimentales à la mer ou dans la neige, l’image à grain épais et les zooms, font penser au cinéma lyrique des années 1970… Lyrique et fédérateur comme une chanson populaire, Simple comme Sylvain permet à chacun de fantasmer ou de se reconnaître à sa guise. Ouvert à tous, le film relève le défi qui s’offre à son héroïne : échapper au déterminisme social et à l’entre-soi.
SIMPLE COMME SYLVAIN, Monia Chokri 2023, Magalie Lépine Blondeau, Pierre-Yves Cardinal, Francis-William Rhéaume (sentimental)@@ (E)
Sophia, professeur d'université à la vie confortable et au mariage stable, mais peu excitant avec Xavier, voit sa vie bouleversée lorsqu'elle croise Sylvain, un ouvrier du bâtiment que le couple engage pour r&eacu ...

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SIMPLES SECRETS, Jerry Zaks 1996, Meryl Streep, Leonardo DiCaprio (societe sante)@


Lee et Bessie, sa soeur aînée, ne se voient plus depuis plusieurs années. La première, farouchement indépendante, est allée vivre dans l'Ohio où elle élève seule ses deux fils, Hank et Charlie. La seconde vit en Floride dans la maison familiale où elle s'occupe de son père et de sa tante. Quand Bessie apprend qu'elle est atteinte de leucémie, seule Lee peut l'aider grâce à une greffe de moelle compatible. Le contact entre les deux soeurs, séparées depuis si longtemps, est difficile.

TELERAMA
Beau film, pas le plus captivant ni le plus passionnant, mais qui contient de belles scènes d'émotions tout en subtilité. Film très ancré période 90's au niveau de la mise en scène et de la bande son, mais qui se regarde grâce au casting bien sympa.

Bessie a consacré la plus grande partie de sa vie à s'occuper de son père, un vieillard impotent, et de sa tante Ruth, qui a perdu la raison. Sa soeur Lee a quitté la famille il y a plus de vingt ans et ne s'est guère souciée de son sort durant toutes ces années. Mais la voilà de retour avec ses deux garçons, Hank et Charlie. Les retrouvailles sont difficiles car Bessie vient d'apprendre qu'elle est atteinte d'une leucémie. Son seul espoir de guérison serait de trouver un donneur de moelle osseuse. C'est ainsi que Lee et ses fils font des analyses afin de vérifier une éventuelle compatibilité. Hank, l'aîné, un adolescent perturbé et violent, refuse d'effectuer les tests...
SIMPLES SECRETS, Jerry Zaks 1996, Meryl Streep, Leonardo DiCaprio (societe sante)@ (E)
Lee et Bessie, sa soeur aînée, ne se voient plus depuis plusieurs années. La première, farouchement indépendante, est allée vivre dans l'Ohio où elle élève seule ses deux fils, H ...

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SISSI face a son destin, Ernst Marischka 1957, Romy Schneider (histoire)@


Sissi prend à coeur ses fonctions d'Impératrice. Aussi, quand des révolutionnaires hongrois mécontents que leur pays soit rattaché à la Maison d'Autriche troublent la paix de l'Empire, réussit-elle à convaincre François-Joseph de faire le voyage jusqu'en Hongrie, une nation à laquelle Sissi est particulièrement attachée. Elle ignore encore qu'une ombre plane au-dessus de sa vie.
SISSI face a son destin, Ernst Marischka 1957, Romy Schneider (histoire)@ (E)
Sissi prend à coeur ses fonctions d'Impératrice. Aussi, quand des révolutionnaires hongrois mécontents que leur pays soit rattaché à la Maison d'Autriche troublent la paix de l'Empire, réussi ...

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SISSI ET MOI, Frauke Finsterwalder 2023, avec Susanne Wolff, Sandra Huller (fiction histoire)@@


À la fin du XIXe siècle, l'impératrice Élisabeth d'Autriche-Hongrie, connue sous le nom de Sisi vit dans une commune de femmes aristocratiques en Grèce. La comtesse Irma y est envoyée pour être la compagne de Sisi, et elle tombe sous le charme de cette recluse excentrique et extravagante. Cependant, le monde extérieur veut briser Sisi. Irma et Sisi ont beau résister, il ne reste qu'une voie fatale qui liera à jamais les deux femmes.

TELERAMA
Une célibataire un peu godiche devient dame de compagnie de l’impératrice d’Autriche… et en tombe amoureuse. Avec Sandra Hüller, toujours aussi impressionnante.

De quoi Sissi est-elle devenue le nom ? Loin des bluettes froufroutantes d’Ernst Marischka (entre 1955 et 1957) et du drame crépusculaire de Luchino Visconti (1973) qui la canonisèrent sous les traits de Romy Schneider, l’impératrice d’Autriche inspire aujourd’hui des relectures audacieusement féministes. Après l’Autrichienne Marie Kreutzer et son Corsage sorti fin 2022, c’est au tour de l’Allemande Frauke Finsterwalder de lui faire endosser d’anachroniques atours à travers une fiction revendiquée comme telle. Parmi leurs points communs, ces deux films brodent librement sur la mort de l’altesse assassinée par un anarchiste italien en 1898, envisageant le trépas (sous la forme du suicide pour l’un, d’un genre de crime passionnel pour l’autre) comme la seule échappatoire possible à ses tourments de captive.

L’originalité de Sissi et moi tient évidemment à ce « moi » qui introduit un point de vue extérieur : celui de la comtesse Irma Sztáray (Sandra Hüller), célibataire maladroite et maltraitée par sa mère, soudain propulsée dame de compagnie d’une tête couronnée dépeinte en rock star (Susanne Wolff). Soumise aux caprices de sa maîtresse, la godiche se met au sport, au jeûne, aux voyages qui permettent à Élisabeth d’éviter la cour. Sous la domination point une amitié, qui vire chez Irma en un amour fanatique — voir la scène où elle ingère une boule de cheveux de Sissi —, protecteur et jaloux.

Moins saisissants que ceux de Corsage, auquel sa photographie conférait une froide étrangeté, les partis pris de ce film-ci sont autant de décalages, tant dans les costumes que dans la bande originale, exclusivement composée de voix féminines — Portishead, Tess Parks, Nico… Même s’il aurait sans doute gagné à être resserré et un peu moins explicite — certaines répliques frôlent le manifeste —, Sissi et moi intrigue et réussit, vraie gageure, à créer un récit inédit. Il donne par ailleurs l’occasion d’admirer un nouvel avatar de Sandra Hüller (Anatomie d’une chute), impressionnante en groupie énamourée.

1894. Officieusement séparée de son mari depuis de nombreuses années, l'impératrice Sissi, âgée de 40 ans, désigne sa nouvelle dame d'honneur, Irma Sztáray, une jeune aristocrate naïve et un peu maladroite, pour l'accompagner dans ses nombreux voyages à travers l'Europe. Contre toute attente, la jeune femme s'entend bien avec la souveraine au tempérament excentrique, à la personnalité maniaco-dépressive et au comportement parfois cruel. Mais, à leur retour à la cour d'Autriche, l'amitié entre les deux femmes est mise à mal par les conventions. Sissi se révèle alors très attachée au protocole et à la place que chacun occupe dans la société.
SISSI ET MOI, Frauke Finsterwalder 2023, avec Susanne Wolff, Sandra Huller (fiction histoire)@@ (E)
À la fin du XIXe siècle, l'impératrice Élisabeth d'Autriche-Hongrie, connue sous le nom de Sisi vit dans une commune de femmes aristocratiques en Grèce. La comtesse Irma y est envoyée pour êtr ...

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SISSI, naissance d une imperatrice, Xaver Schwarzenberger 2009, Cristiana Capotondi, David Rott, Martina Gedeck (histoire)@


Alors que Sissi s'échappe de la surveillance maternelle pour aller pêcher, elle rencontre sans le reconnaître l'héritier impérial qui tombe immédiatement sous le charme de cette jeune fille spontanée. La vie de Sissi va alors changer à tout jamais.

TELERAMA
François-Joseph, empereur autrichien, est promis à Nené, une jeune femme originaire de Bavière. Pourtant, lorsqu'il rencontre Sissi, la soeur cadette de Nené, il en tombe aussitôt amoureux. Les deux jeunes gens convolent rapidement, malgré les réticences de l'archiduchesse Sophie, la mère de François-Joseph. Elle est convaincue que Sissi est incapable de se conformer aux règles de bienséance que lui impose son nouveau statut. En effet, un vent de liberté semble désormais souffler sur la cour autrichienne, Sissi n'étant pas femme à se laisser diriger...
SISSI, naissance d une imperatrice, Xaver Schwarzenberger 2009, Cristiana Capotondi, David Rott, Martina Gedeck (histoire)@ (E)
Alors que Sissi s'échappe de la surveillance maternelle pour aller pêcher, elle rencontre sans le reconnaître l'héritier impérial qui tombe immédiatement sous le charme de cette jeune fille spontan&ea ...

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SISTER ACT, Emile Ardolino 1992, Whoopi Goldberg (comedie sentimentale)@


Dotée d'un optimisme à toute épreuve, Dolorès van Cartier, diva du disco, se produit dans un cabaret miteux et devient, bien malgré elle, témoin d'un meurtre perpétré par son patron et amant, Vince la Rocca. Elle intègre un couvent pour se protéger. Elle va alors donner un nouvel élan à l'établissement religieux, invitant notamment les bonnes soeurs à une réorchestration musicale de leurs chants.

TELERAMA
Dans Sister Act, il y a Whoopi, mais il n'y a qu'elle. Visiblement, Emile Ardolino, le réalisateur, s'est contenté, en guise de mise en scène, de crier de temps à autre « Moteur, coupez ». Mais tout le monde s'en fiche puisqu'on vient pour Whoopi, qui joue une chanteuse dépassée, obligée de se réfugier dans un couvent pour échapper à son amant-gangster (Harvey Keitel, très drôle, lui aussi).
Entre deux péripéties un peu molles, elle entraîne les bonnes soeurs à swinguer leurs prières, dans le style des sixties. Ce qui amène aux religieuses le succès et l'enthousiasme du Pape ! Là, on rigole : on ne voit pas vraiment Jean-Paul le Sévère applaudir à de telles gaudrioles. A moins que, même sur lui, n'agissent le charme et l'entrain de Whoopi...
SISTER ACT, Emile Ardolino 1992, Whoopi Goldberg (comedie sentimentale)@ (E)
Dotée d'un optimisme à toute épreuve, Dolorès van Cartier, diva du disco, se produit dans un cabaret miteux et devient, bien malgré elle, témoin d'un meurtre perpétré par son patron et ...

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SITUATION AMOUREUSE, c est complique, Manu Payet 2014 (comique)@


À trente ans, Ben est sur le point d'épouser Juliette. Sa petite vie tranquille et sans danger va basculer lorsqu'il retombe sur la personne qu'il a secrètement le plus envie de revoir : Vanessa, la bombe du lycée qui ne l'avait jamais regardé. Elle est de retour à Paris et ne connaît, aujourd'hui, que lui.

TELERAMA
Le titre fait des promesses que les scénaristes n'ont pas su tenir. La ­situation amoureuse de Ben est trop simple : au moment d'épouser la femme qu'il aime, il voit réapparaître celle qui avait été son inatteignable fantasme d'ado, soudain ­accessible. Entre les deux, son coeur balance. Cet argument vieux comme le monde pèse lourd. Là encore, le titre, inspiré par Facebook, se révèle trompeur, brandissant un esprit jeune dont on voit surtout les limites...

Les personnages féminins devraient être écrits comme des créatures fantasques de comédie. Mais ce sont juste des filles charmantes, interprétées par des actrices pleines de naturel. Dans ce registre ordinaire, elles se font facilement voler la vedette par Manu Payet, qui est là pour se tailler la part du lion : avec ce film, l'amuseur radio-télé dit son rêve d'une carrière ciné en haut de l'affiche... Sa décontraction et sa maladresse étudiée donnent du charme à l'amoureux idéaliste et irréaliste qu'il compose. Plus touchant qu'on pouvait l'imaginer. Mais moins drôle que prévu. — Frédéric Strauss
SITUATION AMOUREUSE, c est complique, Manu Payet 2014 (comique)@ (E)
À trente ans, Ben est sur le point d'épouser Juliette. Sa petite vie tranquille et sans danger va basculer lorsqu'il retombe sur la personne qu'il a secrètement le plus envie de revoir : Vanessa, la bombe du lycé ...

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SKYFALL, Sam Mendes 2012, Daniel Craig, Javier Bardem, Judi Dench (James Bond)(aventure)@@@


Laissé pour mort après une mission en Turquie qui a tourné au désastre, l'agent britannique James Bond, nom de code 007, réapparaît à Londres lorsqu'il apprend par les informations d'un journal télévisé qu'un attentat a été commis contre le M16. Cet événement ébranle considérablement l'autorité de la directrice M.

TELERAMA
Quand la franchise James Bond revient à l’essentiel, tout en prenant le temps de creuser la psychologie des personnages. Sam Mendes vise juste.

James Bond a 50 ans et, sous les traits de Daniel Craig, porte toujours beau. Mais, à en croire les politiciens qui veulent nettoyer le MI6, l’espion qu’on aimait serait usé, vieilli, fatigué. Son expérience du « terrain » semble bien ringarde face aux terroristes du xxie siècle, ces hackeurs de génie dont les programmes informatiques sèment le chaos jusqu’au cœur de Londres. Alors, James, bon(d) à partir à la retraite ? Sam Mendes prouve le contraire.

Le réalisateur des Noces rebelles revient à l’essentiel de la série — humour british et élégance. Et il prend le temps de creuser la psychologie des personnages, quitte à alléger le film en testostérone. Le retour au classicisme passe aussi par un méchant d’anthologie. ­Javier Bardem compose un criminel aussi suave qu’une créature d’Almodóvar et aussi terrifiant que le tueur en série de No Country For Old Men. Sa première entrevue avec Craig, riche en sous-entendus homosexuels, est l’un des sommets de Skyfall. Comme de juste, les deux ennemis s’affrontent pour une femme. Pas pour la James « bombe » girl 2012 — la super sexy Bérénice Marlohe, (trop) vite sacrifiée. Mais pour une mamie, ou plutôt une « maman » : M, la cheffe septuagénaire du MI6…
SKYFALL, Sam Mendes 2012, Daniel Craig, Javier Bardem, Judi Dench (James Bond)(aventure)@@@ (E)
Laissé pour mort après une mission en Turquie qui a tourné au désastre, l'agent britannique James Bond, nom de code 007, réapparaît à Londres lorsqu'il apprend par les informations d'un journa ...

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SLIVER, Phillip Noyce 1993, Sharon Stone, Tom Berenger (thriller)@


Lorsque Carly emménage dans un nouvel appartement d'un des plus beaux immeubles de New York, les résidents commencent à être brutalement assassinés. Et quelqu'un s'amuse à filmer Carly dans ses moments les plus intimes...Est-ce Zeke, le propriétaire de l'immeuble au dangereux penchant pour le voyeurisme ? Ou Jack, le mystérieux écrivain à l'imagination morbide ?

TELERAMA
Carly Norris emménage dans l'un des luxueux appartements du Sliver, un magnifique immeuble high-tech au coeur de New York. Un de ses voisins, Gus, lui apprend qu'elle ressemble beaucoup à la précédente locataire, Naomi, retrouvée défenestrée. Carly, intriguée, n'a pas le temps d'en apprendre plus : Gus meurt dans de curieuses circonstances. La jeune femme se tourne vers ses deux autres voisins, le beau Jack et le captivant Zeke, chacun lui conseillant de se méfier de l'autre. C'est finalement Zeke qui séduit Carly, sans lui révéler que, propriétaire de l'immeuble, il surveille l'intimité de tous ses habitants grâce à un réseau de caméras habilement dissimulées...
SLIVER, Phillip Noyce 1993, Sharon Stone, Tom Berenger (thriller)@ (E)
Lorsque Carly emménage dans un nouvel appartement d'un des plus beaux immeubles de New York, les résidents commencent à être brutalement assassinés. Et quelqu'un s'amuse à filmer Carly dans ses momen ...

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SMS, Gabriel Julien-Laferrière 2013, Guillaume De Tonquédec, Géraldine Pailhas (comique)@


Comment Laurent Demange (Guillaume de Tonquédec) se retrouve-t-il pendu par les pieds le long d'une falaise bretonne ? Un matin pluvieux, le toit de sa maison s'est effondré, il se fait voler son téléphone portable juste après avoir reçu un texto lui apprenant que sa femme (Anne Marivin) le trompe. Il perd la trace de son fils (Timothé Vom Dorp) en courant après le voleur. De retour chez lui, il découvre sa maison en feu et dans le même temps, la banque de son entreprise lui apprend qu'il est face à un trou vertigineux. À la recherche de son téléphone grâce à une ex travaillant chez un opérateur, il se retrouve face à un mystérieux groupe terroriste luttant contre les ondes électromagnétiques. Ce groupe séquestre un otage dans sa maison bretonne. Laurent va devoir lutter pour prouver son innocence mais également pour récupérer son fils.
SMS, Gabriel Julien-Laferrière 2013, Guillaume De Tonquédec, Géraldine Pailhas (comique)@ (E)
Comment Laurent Demange (Guillaume de Tonquédec) se retrouve-t-il pendu par les pieds le long d'une falaise bretonne ? Un matin pluvieux, le toit de sa maison s'est effondré, il se fait voler son téléphone portab ...

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SNOWPIERCER Le Transperce neige, Bong Joon-ho 2013 (catastrophe)@@


À la suite d'une tentative ratée d'une entreprise de géo-ingénierie pour contrebalancer le réchauffement climatique en 2014, par envoi d'un gaz dans l'atmosphère, une glaciation de toute la planète extermine la vie sur terre, ainsi que presque toute l'humanité. Les survivants vivent désormais tous dans un train lancé à vive allure, Le Transperceneige, dirigé par Wilford, le créateur de celui-ci qui réside dans le wagon de tête.

TELERAMA
La survie de l'humanité se joue à bord d'un train infernal. Dans la famille des blockbusters post-apocalyptiques, voici le plus givré et le plus Rail et cinéma, c'est une vieille histoire. On raconte que la première projection, en 1895, du film des frères Lumière L'Arrivée d'un train en gare de La Ciotat provoqua la panique : les spectateurs crurent que le train allait les écraser. Comment auraient-ils réagi face aux images du Transperceneige, le train qui, justement, ne peut pas, ne doit pas s'arrêter, et tourne autour de la Terre sans jamais ralentir dans les gares ? Cette idée de grande ligne sans départ ni arrivée, née d'une bande dessinée française des années 1980 (1) , le cinéaste coréen Bong Joon-ho en capte toute la poésie anxiogène.

Comme dans l'histoire originale, le Transperceneige est un refuge pour les derniers survivants de l'humanité : un traitement contre le réchauffement climatique a provoqué une nouvelle ère glaciaire (oups !), dix-sept ans plus tôt, en 2014. Le train, qui produit de l'eau et de l'énergie en avalant de la neige par l'avant, est donc une arche de Noé, où subsistent quelques espèces animales et végétales à l'abri du froid mortel. A l'arrière, ambiance « radeau de la Méduse » : surpopulation, crasse et famine. On mange parfois son bras ou son voisin quand les rations de cafards en gelée viennent à manquer. A l'avant, les riches, le bar à sushis, la serre, le spa... Et dans la voiture de tête, le concepteur du train, entre chef d'Etat, capitaine Nemo et dieu vivant.

Evidente, voire appuyée est l'allégorie de la société, compartimentée entre pauvres et riches, fondée sur l'exploitation des uns par les autres. Elle n'en est pas moins glaçante en ces temps de disparités vertigineuses. A fortiori lorsqu'il s'agit d'une poignée d'insurgés, déterminés, tels des émigrants mal embarqués, à s'extirper de leur misère, et donc à remonter le train en défiant l'ordre policier. C'est dans leur sillage que le récit progresse, des wagons insalubres vers la locomotive sécurisée.

Jamais, pourtant, le discours explicite n'affaiblit les visions que cette situation imaginaire engendre. L'extérieur du train, domaine des effets spéciaux numériques, est une succession sans fin de villes gelées. Une fois par an, les passagers aperçoivent les silhouettes alignées des rares qui ont tenté de s'évader, transformés en bonhommes de neige à deux pas de la voie ferrée. L'intérieur est un chef-d'oeuvre de décor de cinéma, chaque nouvelle voiture traversée par les rebelles réservant sa part d'enfer grotesque ou de féerie saugrenue, du wagon-aquarium au night-club fin de siècle.

Bong Joon-ho est un drôle de zèbre, expert en mélange de registres et de genres. Il y avait un monstre aquatique dégoûtant, déjà issu d'une aberration écologique, dans son film le plus connu, la fable politique The Host. Il y avait de la pantalonnade dans le polar qui l'a révélé, Memories of murder, et de l'angoisse dans sa comédie de la filiation déréglée, Mother. Avec Snowpiercer, il exerce tous ses talents à la fois, farce et action constamment mêlées. Et il fait du train une tour de Babel pour acteurs, de ses interprètes coréens fétiches au jeune premier hollywoodien Chris Evans (Captain America, Avengers), dont on croirait voir le visage pour la première fois. En passant par l'Anglaise Tilda Swinton, anthologique en garde-chiourme prêcheur et veule, tarte et insensible.

De tous les blockbusters post-apocalyptiques sortis cette année (After earth, World War Z, Elysium...), Snowpiercer est le plus inspiré. Sa science-fiction imprégnée de l'air du temps laisse de la place pour d'autres significations, d'autres lectures, plus intemporelles. Car ce train sans destination, cette machine folle qu'on ne peut arrêter, voilà une belle métaphore de nombre d'activités humaines ne tenant que par la fuite en avant. C'est pourquoi la scène tardive, montrant le leader de la rébellion parvenu en tête du train, au coeur de la machine, est tellement saisissante : il se croit au calme et il en pleure, alors qu'il est seulement dans l'oeil du cyclone.
SNOWPIERCER Le Transperce neige, Bong Joon-ho 2013 (catastrophe)@@ (E)
À la suite d'une tentative ratée d'une entreprise de géo-ingénierie pour contrebalancer le réchauffement climatique en 2014, par envoi d'un gaz dans l'atmosphère, une glaciation de toute la plan&egr ...

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SOLEIL ROUGE, Terence Young 1971, Charles Bronson, Ursula Andress (western)@


En 1870, en Arizona, Sakagushi, l'ambassadeur du Japon, se rend en train à Washington pour prendre ses fonctions. Menée par un certain Gosh, une bande de hors-la-loi attaque le train et s'empare d'une cargaison d'or et d'un sabre de grande valeur que Sakagushi souhaitait offrir au président des Etats-Unis en signe d'amitié. L'ambassadeur a une semaine devant lui pour retrouver le sabre, sans quoi il se verra contraint de se faire seppuku, pour avoir failli à sa tâche. Il charge Kuroda, un valeureux samouraï, de mettre la main sur le précieux objet. Un des lieutenants de Gosh, abandonné par ses compagnons au cours de l'opération, va l'aider dans ses recherches...

TELERAMA
Réalisé en Espagne par le père cinématographique de James Bond. Des stars venues de tous les horizons.

En 1871, le premier ambassadeur du Japon se rend à Washington par le train. Celui-ci est attaqué par une bande de hors-la-loi... Soleil rouge a été réalisé en Espagne par le père cinématographique de James Bond, et mis en images par le plus grand chef opérateur français (Henri Alekan). Des stars venues de tous horizons se partagent la vedette et font juste ce qu'on leur demande. À l'arrivée, un film d'aventures comme tant d'autres, puisant dans les clichés du western (plutôt spaghetti) et la tradition du film de samouraïs.
SOLEIL ROUGE, Terence Young 1971, Charles Bronson, Ursula Andress (western)@ (E)
En 1870, en Arizona, Sakagushi, l'ambassadeur du Japon, se rend en train à Washington pour prendre ses fonctions. Menée par un certain Gosh, une bande de hors-la-loi attaque le train et s'empare d'une cargaison d'or et d'un sa ...

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SORRY WE MISSED YOU, Ken Loach 2018, Kris Hitchen, Debbie Honeywood (societe)@@@


Ricky, Abby et leurs deux enfants vivent à Newcastle. Abby travaille avec dévouement pour des personnes âgées, alors que Ricky enchaîne les emplois mal payés. Ils réalisent que jamais ils ne pourront devenir indépendants ni propriétaires de leur maison. C'est maintenant ou jamais.

TELERAMA
Un père travaille comme un damné, menaçant sa santé et l’équilibre de sa famille. Un réquisitoire violent contre l’ubérisation de la société.
Ken Loach filme la discorde qui grandit au sein de la famille, tout en soulignant aussi une forme de tendre solidarité, dernier rempart humain. Un moment, le fils propose une virée, et tous partent ensemble la nuit, dans la nouvelle camionnette du père. Cette camionnette blanche, Loach en fait le symbole d’un capitalisme dévorant, indissociable du boîtier ultra perfectionné qui sert à scanner les codes-barres mais qui est aussi un moyen de surveillance permanente. Description détaillée d’un engrenage, Sorry We Missed You file à vive allure vers des sables mouvants. Sur les ravages du néolibéralisme, que résume le visage défiguré de Ricky, le film est poignant. Les interprètes impressionnent par leur justesse : Ken Loach reste un directeur d’acteurs hors pair, capable de dénicher des tempéraments et d’en tirer le meilleur.

Octogénaire, l’irréductible Ken Loach est toujours en lutte contre l’injustice, toujours du côté des travailleurs exploités. Cette fois, il affronte la logique redoutable dissimulée derrière l’ubérisation de la société. Après avoir fait mille boulots dans le bâtiment, Ricky, le père, s’est mis à son compte comme chauffeur-livreur pour une plateforme de vente en ligne. Le chef du dépôt lui explique les cadences à respecter, tout en vantant la prétendue liberté dont Ricky va bénéficier comme auto-entrepreneur. Un nouveau type d’emploi où il n’est pas embauché mais où il « embarque ». La destination de cet embarquement est, en fait, une forme d’esclavage moderne d’autant plus pervers qu’il est accepté : Ricky doit nourrir ses gosses et n’a pas le choix. Sa femme trime aussi, comme auxiliaire de vie.
SORRY WE MISSED YOU, Ken Loach 2018, Kris Hitchen, Debbie Honeywood (societe)@@@ (E)
Ricky, Abby et leurs deux enfants vivent à Newcastle. Abby travaille avec dévouement pour des personnes âgées, alors que Ricky enchaîne les emplois mal payés. Ils réalisent que jamais ils ne po ...

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SOS FANTOMES, l heritage, Jason Reitman 2021, Bill Murray, Dan Aykroyd, Mckenna Grace (fantastique)@@


Après avoir déménagé dans une petite ville, une mère et ses deux enfants commencent à découvrir leur lien avec les Ghostbusters d'origine et l'héritage secret légué par leur grand-père.

TELERAMA
Au gré d’une intrigue toute neuve, de nombreux clins d’œil et retrouvailles réjouissantes attendent les fans de la fameuse saga.

La chasse aux fantômes est une affaire de famille. La preuve : trente-sept ans après la plus culte (et peut-être la plus drôle) de toutes les comédies fantastiques, réalisée en 1984 par Ivan Reitman, c’est son propre fils, Jason, qui pilotait cette nouvelle aventure, entièrement conçue comme un hommage affectueux aux facéties d’origine. Difficile d’en raconter plus sans « divulgâcher » les petites et grandes surprises que ce film très « filial » réserve aux fans des bons vieux Ghostbusters d’autrefois. Si elles n’égalent pas tout à fait l’humour et le rythme du premier SOS Fantômes, les retrouvailles sont bien plus divertissantes et réussies que les précédentes tentatives de relancement. Et de Paul Rudd à Finn Wolfhard (l’un des gamins de la série Stranger Things), les nouveaux venus sont aussi réjouissants que les anciens, qu’on vous laisse le plaisir de (re)découvrir…
SOS FANTOMES, l heritage, Jason Reitman 2021, Bill Murray, Dan Aykroyd, Mckenna Grace (fantastique)@@ (E)
Après avoir déménagé dans une petite ville, une mère et ses deux enfants commencent à découvrir leur lien avec les Ghostbusters d'origine et l'héritage secret légué par l ...

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SOUDAIN SEULS, Thomas Bidegain 2023, Gilles Lellouche, Mélanie Thierry @


En couple depuis cinq ans, Ben et Laura ont décidé de faire le tour du monde en bateau. Avant d'atteindre l'Amérique du Sud, ils font un détour vers une île sauvage, près des côtes antarctiques. En pleine exploration, une tempête s'abat sur eux et leur bateau disparaît. Éloignés du monde, soudain seuls face au danger et à l'hiver qui approche, ils vont devoir lutter pour leur survie et celle de leur couple.

TELERAMA
Échoué sur une île perdue, un couple apprend à survivre et règle ses comptes. En dépit des grands espaces, un drame convenu, qui manque de souffle.

Naviguant vers l’Amérique du Sud, Ben (Gilles Lellouche) et Laura (Mélanie Thierry) s’autorisent un détour en Antarctique, sur une île déserte d’où ils souhaitent admirer les icebergs. Surpris par une tempête, ils y passent la nuit et découvrent au matin que leur voilier a largué les amarres. Les jours défilent, l’hiver menace, il faut survivre…

Après un western contemporain dans les territoires français (Les Cowboys, 2015), Thomas Bidegain, scénariste réputé, notamment, pour sa collaboration avec Jacques Audiard, revient à la réalisation avec une ambitieuse robinsonnade à deux tournée en Islande.

Tensions surdialoguées
Dans ses meilleurs moments, le film scrute les paysages toujours stupéfiants de ce caillou hostile et confronte ses citadins à un genre de Koh-Lanta polaire : explorer les alentours, calfeutrer un abri ouvert au vent, trouver de quoi manger — quitte à zigouiller des manchots. Las, entre le faire et le dire, Bidegain refuse de choisir, il veut remplir, et l’île, d’abord écrasante, se réduit progressivement au décor d’un drame conjugal, délocalisé, certes, mais convenu.

Ben et Laura se crachent des vérités, règlent des comptes surdialogués, tandis que le scénario travaille à l’inversion des rôles, le fort du début devenant le faible et inversement. Un petit théâtre assez programmatique, et même un peu gênant si l’on songe à la scène d’étreinte (debout, contre un mur, du sang sur les mains du chasseur redevenu désirable…) censée signifier le retour à l’état sauvage. Au traité métaphorique (rallumer le feu), on préfère l’échappée solitaire de Laura, bien que trop vite expédiée, et le dilemme dont elle écope : s’en sortir seule ou mourir en couple ?
SOUDAIN SEULS, Thomas Bidegain 2023, Gilles Lellouche, Mélanie Thierry @ (E)
En couple depuis cinq ans, Ben et Laura ont décidé de faire le tour du monde en bateau. Avant d'atteindre l'Amérique du Sud, ils font un détour vers une île sauvage, près des côtes antarctiques ...

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SOURCE CODE, Duncan Jones 2011, Jake Gyllenhaal, Jeffrey Wright, Michelle Monaghan, Vera Farmiga (science fiction)@@


Colter Stevens ne comprend pas ce qu'il fait dans ce train à destination de Chicago, ni qui est cette femme qui s'adresse à lui avec la même assurance que s'ils se connaissaient parfaitement. Pour autant qu'il s'en souvienne, la dernière fois qu'il a eu conscience d'être lui, il effectuait une mission de reconnaissance en Afghanistan. La situation se complique de plus en plus. Sa carte d'identité porte le nom de Sean Fentress. Son visage n'est pas le sien et une explosion détruit brusquement le train. Quand Colter se réveille, cette fois-ci dans un caisson hérissé d'appareils électroniques, il apprend qu'il a intégré le corps d'un mort, victime d'un attentat ferroviaire, pour y mener une enquête dans sa mémoire et dans le temps...

TELERAMA
Colter se réveille dans un train de banlieue, aux côtés d’une femme qui l’appelle Sean. Huit minutes plus tard le wagon explose. Et il se réveille dans un caisson, à nouveau Colter. Le deuxième film du fils de David Bowie oscille entre science-fiction, suspense et comédie romantique.

Avec Moon, qui racontait les derniers jours d'un astronaute paranoïaque en mission sur la Lune, le fils de David Bowie signait un huis clos intersidéral, sur lequel planait l'ombre du Kubrick de 2001. Curieusement jamais sorti en salles, ce premier film devint vite mythique auprès des cinéphiles geek. Il est à nouveau question de science-fiction et de prison mentale dans Source Code, bien que Duncan Jones n'en signe pas, cette fois, le scénario. De la science-fiction mâtinée de comédie romantique : un jeune homme se réveille dans un train de banlieue de Chicago, en face d'une femme qu'il n'a jamais vue et qui lui donne du Sean alors qu'il s'appelle Colter et qu'il est censé être pilote d'hélicoptère en Afghanistan. Au bout de huit minutes, le train explose. Et le jeune homme se réveille à nouveau dans le même train, à la même place. On dirait Un jour sans fin, de Harold Ramis...

Au fil des réveils et des explosions, le blockbuster se pare d'une réflexion sur le libre arbitre des cobayes et les fondements de l'identité. Peu importe l'enveloppe charnelle, pourvu qu'on ait l'ivresse des sentiments ?
SOURCE CODE, Duncan Jones 2011, Jake Gyllenhaal, Jeffrey Wright, Michelle Monaghan, Vera Farmiga (science fiction)@@ (E)
Colter Stevens ne comprend pas ce qu'il fait dans ce train à destination de Chicago, ni qui est cette femme qui s'adresse à lui avec la même assurance que s'ils se connaissaient parfaitement. Pour autant qu'il s'en souvi ...

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SOUS LA VILLE (in darkness), Agnieszka Holland 2011, Robert Więckiewicz, Benno Fürmann, Agnieszka Grochowska


Lvov, Pologne 1944 : les nazis ordonnent l'épuration du ghetto. Des habitants creusent un tunnel sous leur maison pour rejoindre les égouts de la ville espérant y trouver refuge. Ils tombent sur Léopold Socha, un employé municipal devenu contrebandier. Ce dernier accepte de cacher onze de ces fugitifs moyennant une dîme quotidienne. Mais petit à petit, Léopold va mettre sa vie et celle des siens en danger, afin de protéger "ses Juifs". Et ce, même quand l'argent vient à manquer.

TELERAMA
“ Le film ne tombe jamais dans la banalité. Avec des moyens qu'on devine mesurés, il réussit à provoquer un choc salutaire. ”
SOUS LA VILLE (in darkness), Agnieszka Holland 2011, Robert Więckiewicz, Benno Fürmann, Agnieszka Grochowska (E)
Lvov, Pologne 1944 : les nazis ordonnent l'épuration du ghetto. Des habitants creusent un tunnel sous leur maison pour rejoindre les égouts de la ville espérant y trouver refuge. Ils tombent sur Léopold Socha, un ...

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SOUS LE MEME TOIT, Dominique Farrugia 2016, Gilles Lellouche, Louise Bourgoin (comique)@@


Delphine et Yvan divorcent. Alors que sa situation financière ne lui permet pas de retrouver un domicile, Yvan se rappelle qu'il détient 20 pourcent de la maison de son ex-femme. Il revient alors vivre chez Delphine, dans ses 20 pour cents. Les deux ex vont découvrir les joies de la colocation forcée.

TELERAMA
Les deux jeunes mariés de Dominique Farrugia, Delphine et Yvan, se séparent ving ans après leur première apparition. Une version comique de la cohabitation forcée entre divorcés teintée de mélancolie : qu’il est difficile de renier les rêves de jeunesse...
En 1996, Dominique Farrugia comptait les points entre deux jeunes mariés : Delphine 1, Yvan 0. Vingt ans plus tard, au ­moment où Monsieur et Madame se séparent, le score n’a pas beaucoup changé : Delphine 80 % et Yvan seulement 20 % des parts de la maison commune… Comme Yvan attend toujours « d’exploser » en tant qu’agent de joueur de foot et que son pote n’a pas l’intention de l’héberger à vie, ce perdant attachant s’incruste, à temps partiel, chez son ex…

Après L’Economie du couple, de Joachim Lafosse (2016), voilà la version comique de la cohabitation forcée entre divorcés. Mais Sous le même toit est aussi nimbé d’une douce mélancolie sur les rêves de jeunesse qu’il est difficile de renier. Devant Gilles Lellouche, parfait en grand gamin qui ne changera jamais, Louise Bourgoin éclate de rire. Car Jacques Brel avait raison : il faut bien du talent pour être vieux sans être adulte.
SOUS LE MEME TOIT, Dominique Farrugia 2016, Gilles Lellouche, Louise Bourgoin (comique)@@ (E)
Delphine et Yvan divorcent. Alors que sa situation financière ne lui permet pas de retrouver un domicile, Yvan se rappelle qu'il détient 20 pourcent de la maison de son ex-femme. Il revient alors vivre chez Delphine, dans ses ...

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SOUS LE SABLE, Francois Ozon,Charlotte Rampling, Bruno Cremer


Marie et Jean forment un couple marié, rythmé par la routine. Lorsqu'ils partent en vacances, rien ne semble anormal, mais un jour à la plage, alors que Marie fait la sieste dans le sable, Jean disparaît sans laisser de trace.

TELERAMA
Un homme disparaît sur une plage. Sa femme refuse de croire à sa mort... Ozon s’introduit dans son esprit et traque en douceur son chagrin. Rampling, d’un sourire qui nie la vérité, dit tout de la fragilité et de la fuite de la raison.
Un homme disparaît sur une plage. On ne retrouve pas son corps. Sa femme s'enferme dans une déprime légère. Une folie douce. Elle refuse de le croire mort, parle de lui au présent à des amis consternés. François Ozon s'est introduit dans l'esprit de cette femme pour en surprendre les méandres et les failles. Le chagrin et la naissance de l'obsession. Rien que de très banal à l'image, mais « sous le sable », sous l'apparence, une tension indéfinissable. Et soudain, on est proche des grands mélos qu'Ozon aime, ceux de Sirk ou de Fassbinder, où le salut ne peut venir que du rêve et de l'illusion.
La femme, c'est Charlotte Rampling. Elle exhale si magnifiquement le mystère que tout le film en est imprégné. A la frontière d'une jeunesse qui la quitte et du temps qui la guette. Rampling, comme les grandes actrices totalement cinématographiques, sait que la présence est l'arme imparable. Suggérer le plus, c'est exprimer le mieux. Elle réussit à rendre tangible cette frontière où la raison s'est déjà effacée, sans que nul s'en aperçoive encore. Avec Sous le sable, Ozon signait son premier film adulte. Et son vrai premier film d'amour.
SOUS LE SABLE, Francois Ozon,Charlotte Rampling, Bruno Cremer (E)
Marie et Jean forment un couple marié, rythmé par la routine. Lorsqu'ils partent en vacances, rien ne semble anormal, mais un jour à la plage, alors que Marie fait la sieste dans le sable, Jean disparaît sans lais ...

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SOUS LE TAPIS, Camille Japy 2023, Ariane Ascaride, Bérénice Bejo (societe)@@@


Odile se prépare à fêter son anniversaire. Alors que ses enfants et petits enfants sont en route pour la soirée, Jean, son mari, décède brutalement. Incapable de faire face à cette réalité, elle le cache sous son lit.

TELERAMA
Si sa mise en scène reste sage, sa délicatesse d’écriture s’impose pour dépeindre les sourires et les secrets familiaux, surtout lors d’une belle scène de veillée mortuaire.

Dans la jolie maison de famille, Odette attend ses enfants et ses petits-enfants pour son anniversaire. Quand son mari meurt brutalement, elle cache le corps sous le lit. Non, il ne peut pas être mort, il s’est juste absenté, Odette s’enfonce dans le déni...

L’actrice Camille Jappy passe à la réalisation avec cette chronique du deuil et, même si sa mise en scène reste très sage, sa délicatesse s’impose pour dépeindre les sourires et les mutismes familiaux, entre fille aînée coincée dans le désamour, cadet bohème flanqué d’une petite amie hippie (pimpante Marilou Aussiloux) et mère enfermée dans le secret. Ariane Ascaride, impériale en femme d’une autre époque, où l’on se taisait. Deux scènes créent une véritable émotion : une veillée funéraire extrêmement fleurie et un enterrement où un cercueil peut en cacher un autre... Un talent d’écriture à suivre.


SOUS LE TAPIS, Camille Japy 2023, Ariane Ascaride, Bérénice Bejo (societe)@@@ (E)
Odile se prépare à fêter son anniversaire. Alors que ses enfants et petits enfants sont en route pour la soirée, Jean, son mari, décède brutalement. Incapable de faire face à cette réal ...

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SOUVENIRS DE MARNIE, Hiromasa Yonebayashi 2015 (animation japon)@


Anna, 12 ans, est orpheline et solitaire. Son asthme pousse sa mère adoptive à l'envoyer quelque temps à Hokkaïdo chez des parents éloignés qui vivent au bord de la mer. En se baladant, Anna découvre une très belle maison, ancienne et aperçoit une jeune fille à la fenêtre : c'est Marnie. Elles vont petit à petit lier une belle amitié quand elles découvrent qu'elles partagent un même mal-être. Or, Marnie disparaît sans prévenir. Intriguée, Anna tente de comprendre pourquoi.

TELERAMA
Ce conte intimiste a été créé dans les studios japonais Ghibli (fondés par Hayao Miyazaki), et ça se voit. À commencer par le décor, radieux coin de nature peint à la main, dont les coteaux d’un vert frémissant, les ciels purs et les maisons nichées dans les arbres semblent appartenir au même pays que Mon voisin Totoro. Même air de famille dans le scénario, qui explore les blessures et l’imaginaire des enfants.

Très influencé par Miyazaki, Hiromasa Yonebayashi n’est pas novice pour autant : on lui doit Arrietty, le petit monde des chapardeurs, sorti en 2010. Il nous offre cette fois une rêverie aux reflets fantastiques. Qui est vraiment Marnie ? Un fantôme, un souvenir, une chance de résilience ? Cette amitié éperdue, comme une psychothérapie surnaturelle entre deux gamines malmenées par la vie, oscille entre une mélancolie très adulte et une naïveté juvénile, avec beaucoup d’étreintes froufroutantes et de serments pour toujours au coucher du soleil. C’est très joli, presque trop… Il manque encore à la nouvelle génération Ghibli ce zeste de magie qui sépare l’habileté du génie.
SOUVENIRS DE MARNIE, Hiromasa Yonebayashi 2015 (animation japon)@ (E)
Anna, 12 ans, est orpheline et solitaire. Son asthme pousse sa mère adoptive à l'envoyer quelque temps à Hokkaïdo chez des parents éloignés qui vivent au bord de la mer. En se baladant, Anna dé ...

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SOUVIENS TOI L ETE DERNIER, Jennifer Kaytin Robinson 2025 (horreur)


Lorsque cinq amis causent involontairement un accident de voiture mortel, ils décident de dissimuler leur implication et concluent un pacte pour garder le secret plutôt que de faire face aux conséquences de ce terrible évènement. Un an plus tard, leur passé revient les hanter et ils sont confrontés à une terrible vérité : quelqu'un sait ce qu'ils ont fait l'été dernier... et est déterminé à se venger. Traqués un à un par un mystérieux tueur, ils découvrent que cela s'est déjà produit auparavant et se tournent vers deux survivants du terrible Massacre de Southport de 1997 dans l’espoir d’obtenir leur aide[1].

TELERAMA
Au générique, rien que des inconnus. Sauf Kevin Williamson, le scénariste de l'excellent Scream (sorti l'été dernier avec le succès que l'on sait). Mais, au contraire de Wes Craven, metteur en scène constamment surprenant, Jim Gillespie, qui signe ici son premier film, se borne à illustrer consciencieusement l'histoire. Pas inintéressante, l'histoire : quatre jeunes gens, responsables d'un accident où un inconnu a trouvé la mort, se débarrassent du cadavre, mais souffrent d'un lancinant sentiment de culpabilité. Un an après, des lettres anonymes, suivies d'événements de plus en plus effrayants, les replongent dans le drame.

Quelques trous gênants dans la narration et des ficelles grosses comme ça désamorcent de manière fâcheuse une succession de morceaux de bravoure calculés pour maintenir l'angoisse jusqu'au climax final. Souviens-toi... l'été dernier rejoint la longue liste des petits « thrillers d'horreur », pas désagréables pour qui aime le genre, sans gros moyens mais sans beaucoup d'invention non plus. La promo le vend comme un film du « créateur de Scream ». On peut patienter jusqu'à la sortie de Scream 2, avec, aux commandes, un auteur, un vrai, maître actuel du genre, Wes Craven…
SOUVIENS TOI L ETE DERNIER, Jennifer Kaytin Robinson 2025 (horreur) (E)
Lorsque cinq amis causent involontairement un accident de voiture mortel, ils décident de dissimuler leur implication et concluent un pacte pour garder le secret plutôt que de faire face aux conséquences de ce terrible & ...

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SPARTACUS, Robert Dornhelm 2004


Spartacus est prisonnier dans les mines en Égypte. Il se fait acheter pour devenir gladiateur chez Lentulus Batiatus et conduit peu après une révolte d'esclaves qui met l'Italie romaine à feu et à sang.
SPARTACUS, Robert Dornhelm 2004 (E)
Spartacus est prisonnier dans les mines en Égypte. Il se fait acheter pour devenir gladiateur chez Lentulus Batiatus et conduit peu après une révolte d'esclaves qui met l'Italie romaine à feu et à sang. ...

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SPARTACUS, Stanley Kubrick 1960, Kirk Douglas, Peter Ustinov, Tony Curtis (peplum)@


Rome, 69 avant Jésus-Christ. Une révolte de gladiateurs éclate. À sa tête, Spartacus, esclave et gladiateur, mène ses troupes contre l'armée romaine. Sur le chemin de la liberté, il doit affronter une armée surpuissante commandée par Crassus, dont le pouvoir est absolu à Rome. Symbolisant la lutte éternelle de l'homme pour sa liberté, Spartacus mêle réalité historique, grand spectacle et passion. Un grand classique !

TELERAMA
Une œuvre monumentale, emportée par le souffle d’une épopée progressiste et pathétique. Le film le moins personnel de Kubrick, mais pas le moins flamboyant.

L‘an 73 avant Jésus-Christ. Deux gladiateurs vont s’affronter. Or ils sont amis… Sous ses allures de péplum traditionnel, avec jupettes tout cuir et profusion de figurants, Spartacus est un véritable manifeste antimaccarthyste.

C’est Kirk Douglas qui s’est entiché du roman de Howard Fast : une interprétation collectiviste de la célèbre révolte d’esclaves de l’Antiquité. L’écrivain a, en son temps, comparu devant l’impitoyable commission des activités antiaméricaines. C’est Kirk Douglas, encore, qui demande à Dalton Trumbo, autre victime expiatoire de la chasse aux sorcières, de signer l’adaptation. C’est Kirk Douglas, enfin, qui congédie Anthony Mann au profit de Stanley Kubrick.

Aux mains d’une telle équipe, les damnés de la terre se lancent dans une formidable épopée. À Trumbo les envolées vengeresses Ou idéalistes ; à Kubrick le fracas d’un récit puissant, mais froidement maîtrisé. L’homosexualité, très présente dans le roman, sera gommée de cette parabole virile sur la lutte des classes : la seule scène équivoque fut censurée.

À
SPARTACUS, Stanley Kubrick 1960, Kirk Douglas, Peter Ustinov, Tony Curtis (peplum)@ (E)
Rome, 69 avant Jésus-Christ. Une révolte de gladiateurs éclate. À sa tête, Spartacus, esclave et gladiateur, mène ses troupes contre l'armée romaine. Sur le chemin de la liberté, il doi ...

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SPARTACUS, la guerre des damnes, Steven S. DeKnight 2013 (serie tv film e)@


Six mois après la victoire de Spartacus contre Gaïus Claudius Glaber, 30 000 hommes ont rejoint la rébellion. Rome craint de plus en plus la menace que représente Spartacus, apparemment invincible. Entouré de ses lieutenants, Crixus, Gannicus et Agron, l’ancien gladiateur va désormais devoir affronter deux nouveaux adversaires de taille en provenance de Rome : le richissime Marcus Crassus au pouvoir sans limite et un certain Jules César.

ALLOCINE
Hypnotique, spectaculaire, sensuelle, enivrante, Spartacus est une œuvre télévisuelle sans égale. Un chef-d’œuvre visuel à l’histoire mondialement connue comme il devient de plus en plus rare d’en voir. Désormais, on attend avec impatience la nouvelle pépite de cette petite chaîne qui a explosé sans crier gare.
SPARTACUS, la guerre des damnes, Steven S. DeKnight 2013 (serie tv film e)@ (E)
Six mois après la victoire de Spartacus contre Gaïus Claudius Glaber, 30 000 hommes ont rejoint la rébellion. Rome craint de plus en plus la menace que représente Spartacus, apparemment invincible. Entouré d ...

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2015 SPECTRE, Sam Mendes 2015, Daniel Craig


Un message cryptique surgi du passé entraîne James Bond dans une mission très personnelle à Mexico puis à Rome, où il rencontre Lucia Sciarra, la très belle veuve d'un célèbre criminel. Bond réussit à infiltrer une réunion secrète révélant une redoutable organisation baptisée Spectre. Pendant ce temps, à Londres, Max Denbigh, le nouveau directeur du Centre pour la Sécurité Nationale, remet en cause les actions de Bond et l'existence même du MI6, dirigé par M.

TELERAMA
Des poursuites, il y en a, spectaculaires, mais filmées sèchement, comme un exercice obligé. Le reste du temps, ce que filme le cinéaste, c’est la peur. 007 Spectre joue sur le poids des décors, sur le comportement des personnages, et renoue avec les discordances lumineuses de l’expressionnisme : Londres, sombre, et Rome, aussi noire que la veuve incarnée par Monica Bellucci, contrastent avec la blancheur aveuglante de l’épisode autrichien. Et avec l’épure ocre du duel final.
2015 SPECTRE, Sam Mendes 2015, Daniel Craig (E)
Un message cryptique surgi du passé entraîne James Bond dans une mission très personnelle à Mexico puis à Rome, où il rencontre Lucia Sciarra, la très belle veuve d'un célèbre cr ...

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SPIDERMAN, Sam Raimi 2002, Tobey Maguire, Willem Dafoe (science fiction)@@


Peter Parker est un orphelin qui est élevé par sa tante May et son oncle Ben dans le quartier de Forest Hills du borough de Queens, à New York. Il est victime d'humiliations de la part de ses camarades de lycée, sauf de son meilleur ami Harry Osborn qui le défend. Après avoir été mordu par une araignée génétiquement modifiée qui s'était échappée d'un laboratoire qu'il visitait avec sa classe, il se découvre des pouvoirs surhumains (une force et une agilité hors du commun, la capacité d’adhérer aux parois (uniquement avec pieds et mains), ainsi qu'un « sens d'araignée » qui l'avertit des dangers imminents).

ALLOCINE
Il existe des films qui le temps passant devienne culte, malgré les changements de mode, les évolutions technologiques. Spider man appartient à cette catégorie, le film arrive à jouer sur tous les tableaux, du drame à la comédie, de l'action à des scène plus intimistes, Spider man touche le spectateur en ne se réfugiant pas dans un déluge de scène d'actions et d'effets spéciaux. Il arrive à raconter l'histoire d'un Peter Parker qui en même temps qu'il apprend à utiliser ses pouvoirs, connait des sentiments amoureux, la souffrance de perdre quelqu'un, le poids des responsabilité. Tout cela dans un film qui est sensé être un film de super héros comme Marvel en fabriquera à la chaine. La différence avec ces produits insipides et formatés: Sam Raimi qui avec son talent unique apporte ce que peu de réalisateurs ont su apporter au genre: son universalité. Spider man est un film intemporel qui touche autant les jeunes que les adulte, qui raconte une histoire simple mais avec sincérité, qui offre des scènes d'action d'une ampleur que peu de film de super héros n'ont égalé sinon surpassé. Aujourd'hui encore ce film malgré ses quelque menus défauts reste encore à ce jour la meilleure adaptation de Spider man et le film super héros le plus aboutie en tant que tel.
SPIDERMAN, Sam Raimi 2002, Tobey Maguire, Willem Dafoe (science fiction)@@ (E)
Peter Parker est un orphelin qui est élevé par sa tante May et son oncle Ben dans le quartier de Forest Hills du borough de Queens, à New York. Il est victime d'humiliations de la part de ses camarades de lycée, ...

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SPIRIT, L etalon des plaines, Kelly Asbury Lorna Cook 2002 (animation)@@


L'étalon sauvage Spirit naît dans les plaines vierges de l'Ouest américain, aux premières années de la Conquête. Son enfance est tout entière placée sous le signe du jeu et de l'aventure. Spirit découvre avec émerveillement l'immensité, les ressources infinies, la beauté majestueuse de sa terre natale.

TELERAMA
Un jeune mustang parcourt les vastes plaines de l'Ouest, où l'attendent tout un tas d'aventures et de Tuniques bleues. Par souci de réalisme, les auteurs de ce dessin animé ont privé leur fougueux équidé de la parole. Le problème c'est que, s'il n'extériorise que quelques « hmbrrrmff » bien sentis, ce brave Spirit pousse sans arrêt la chansonnette in petto et par le truchement de la pop star Bryan Adams, soit une assommante litanie du style « Je suis liiiibre et pis sauvaaaaage, et pis personne il peut m'attacheeeer ». Comme justement (presque) tout le monde veut l'attacher, on galope, histoire et dessins confondus (hormis une spectaculaire dégringolade de locomotive en 3D), en pleine mièvrerie sous-disneyenne. C.Mu.
SPIRIT, L etalon des plaines, Kelly Asbury Lorna Cook 2002 (animation)@@ (E)
L'étalon sauvage Spirit naît dans les plaines vierges de l'Ouest américain, aux premières années de la Conquête. Son enfance est tout entière placée sous le signe du jeu et de l'aventure ...

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SPY GAME, JEU D ESPIONS, Tony Scott 2001, Robert Redford, Brad Pitt(policier)@@


A l'heure de quitter la CIA, Nathan Muir apprend que son ex-partenaire, le jeune tom Bishop, vient d'être capturé en Chine lors d'une opération audacieuse. Accusé d'espionnage, il sera exécuté dans les 24 heures. La CIA, craignant un incident international, refuse de le sauver. Oubliant les rancoeurs, Nathan décide de s'en occuper lui-même. Pour lui commence alors sa mission la plus personnelle et la plus dangereuse.
SPY GAME, JEU D ESPIONS, Tony Scott 2001, Robert Redford, Brad Pitt(policier)@@ (E)
A l'heure de quitter la CIA, Nathan Muir apprend que son ex-partenaire, le jeune tom Bishop, vient d'être capturé en Chine lors d'une opération audacieuse. Accusé d'espionnage, il sera exécuté dans l ...

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STALINGRAD, Jean-Jacques Annaud 2001, Jude Law, Rachel Weisz (guerre)@@@


Automne 1942. Pendant le siège de Stalingrad par les Allemands, le tireur d'élite russe Vassili Zaitsev est repéré par l'officier politique Danilov, qui décide de faire de lui un héros de propagande. Le siège s'éternisant, l'état major allemand dépêche à son meilleur sniper pour l'éliminer.

TELERAMA
Jean-Jacques Annaud signe une reconstitution minutieuse mais sans âme de la célèbre bataille.
epuis qu'il tourne exclusivement des films destinés au marché international, Jean-Jacques Annaud a perdu pas mal de sa personnalité. Disparue la verve satirique de ses premiers films français (La Victoire en chantant, Coup de tête), émoussé son goût des paris impossibles (adapter Umberto Eco, réinventer la préhistoire dans La Guerre du feu). Son légendaire perfectionnisme tourne à vide, la minutie maniaque des reconstitutions tient souvent lieu de choix artistique. Du coup, on n'attendait pas énormément de Stalingrad et, conséquence heureuse, on n'est pas catastrophé de se retrouver devant un film de guerre un peu patapouf, récit exhaustif du duel opposant deux tireurs d'élite pendant la bataille de Stalingrad. A ma gauche (rouge coco) un paysan soviétique promu héros du peuple ; à ma droite (nationale et socialiste) un teuton à l'oeil de lynx. Entre eux, des balles qui sifflent.

Les scènes d'action sont plutôt convaincantes. Pas tant les mouvements de foule ­ genre Il faut sauver le soldat Popov en moins virtuose ­ plutôt l'affrontement glacé des deux « snipers ». C'est dans l'utilisation de l'espace ­ reconstruit en studio ­ que le cinéaste montre son savoir-faire. Les tireurs s'épient et se poursuivent à travers les rues glacées de Stalingrad, dans un grand magasin désert, au coeur d'une usine désaffectée. Le meilleur des deux, c'est celui qui ne fait plus qu'un avec le décor, qui se « chosifie » jusqu'à devenir invisible dans l'amas de ruines. Tout au long du duel, Stalingrad délivre alors le suspense et le spectacle qu'on est en droit d'attendre d'un honnête film de guerre.

Que n'a-t-il pris exemple sur la rigueur de Ridley Scott dans Les Duellistes ­ le duel, rien que le duel ! Annaud, lui, a dilué ces morceaux de bravoure dans un méli-mélo psychologique indigent. La médiocrité des dialogues réduit chaque personnage à une caricature. Jude Law perd pied dans sa peau de paysan benêt, devenu héros malgré lui ; les seconds rôles n'existent pas davantage, et Bob Hoskins, qui joue Khrouchtchev, a du mal à rester sérieux ­ et nous avec lui ­ en répétant sans cesse qu'il va en référer au « boss », comprenez Staline ! On n'insistera pas sur le fait que tout le monde parle anglais (impeccablement pour les Russes, avec accent pour les Allemands)... Seul Ed Harris tire à peu près son épingle du jeu en officier nazi, ce qui prouve son talent à maîtriser les situations désespérées !
STALINGRAD, Jean-Jacques Annaud 2001, Jude Law, Rachel Weisz (guerre)@@@ (E)
Automne 1942. Pendant le siège de Stalingrad par les Allemands, le tireur d'élite russe Vassili Zaitsev est repéré par l'officier politique Danilov, qui décide de faire de lui un héros de propagande ...

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STAND BY ME, Rob Reiner 1986, Wil Wheaton, River Phoenix, Corey Feldman (societe)@@


Un événement peu ordinaire va marquer la vie du jeune Gordie Lachance. Au cours de l'été 1959, un adolescent a disparu mystérieusement dans l'Oregon. Gordie et ses inséparables copains, Chris, Teddy, et Vern savent qu'il est mort pour avoir approché de trop près la voie ferrée -- un train l'a heurté.

TELERAMA
Dans les années 1950, le temps d’un week-end, quatre jeunes garçons s’enfoncent dans la forêt à la recherche d’un macchabée. Ce que les mômes découvrent, c’est l’angoisse et la mort, le courage de les surmonter aussi, la solidarité et la loyauté. Tout cela appartient au passé, mais un passé qui affleure de nouveau, dans un halo de mélancolie. Gordie est devenu romancier depuis cette escapade marquante et initiatique, qui a soudé le quatuor à tout jamais.

La fièvre de partir, la ligne de chemin de fer en guise de boussole et de promesse, la peur des coyotes, les nuits à la belle étoile… On dirait du John Ford mâtiné de Charles Perrault. Stand by Me, d’après Stephen King, c’est un peu La Nuit du chasseur version soul et R’n’B (la BO regorge de standards, dont celui des Temptations). Barjot binoclard, obèse soumis, intello secret, mignon énergique, chacun a son tempérament, chacun doit le dompter ou le dépasser. Entre mésaventures dues aux sangsues, friction avec les voyous du coin et découverte macabre, l’aventure humaine amène la bande à réagir en adulte, donc à vivre la fiction la plus forte qui soit. D’où l’héroïsme, les joies et les tourments de ce petit chef-d’œuvre, modeste épopée en miniature servie par quatre jeunes acteurs touchants et craquants, dont feu River Phoenix, alors plus que prometteur.

Gordie Lachance se souvient. En ce lointain été 1959, en Oregon, il a 12 ans et, avec ses trois inséparables copains, Chris, Teddy et Vern, il se lance dans une expédition peu banale : retrouver le corps de Ray Brower, un adolescent porté disparu. Les quatre apprentis détectives espèrent ainsi faire la une des journaux. Grâce à Vern, ils ont un indice. En effet, surprenant une conversation entre son frère aîné et un de ses amis, Vern a compris que le corps du jeune homme, mortellement heurté par un train, se trouve dans la forêt. Mais, sur les lieux du drame, les adolescents sont rejoints par des voyous, parmi lesquels le frère de Vern...
STAND BY ME, Rob Reiner 1986, Wil Wheaton, River Phoenix, Corey Feldman (societe)@@ (E)
Un événement peu ordinaire va marquer la vie du jeune Gordie Lachance. Au cours de l'été 1959, un adolescent a disparu mystérieusement dans l'Oregon. Gordie et ses inséparables copains, Chris, Teddy ...

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STARGATE, Roland Emmerich 1994, Kurt Russell, James Spader (science fiction)@@


Le docteur Daniel Jackson est rejeté par la communauté des égyptologues en raison de ses théories controversées sur la fonction des pyramides d'Égypte qui seraient des lieux d'atterrissage de vaisseaux spatiaux. Cependant, à la sortie d'une conférence, il est recruté par Catherine Langford pour travailler sur un projet secret de l'armée américaine. Arrivé dans la base de Creek Mountain, il découvre une dalle mise au jour en 1928 à Gizeh (Égypte) puis en traduit les écritures du cercle intérieur.
STARGATE, Roland Emmerich 1994, Kurt Russell, James Spader (science fiction)@@ (E)
Le docteur Daniel Jackson est rejeté par la communauté des égyptologues en raison de ses théories controversées sur la fonction des pyramides d'Égypte qui seraient des lieux d'atterrissage de vaisse ...

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STARMAN, John Carpenter 1984, Jeff Bridges, Karen Allen (science fiction)@@


Un extra-terrestre est poursuivi par l'armée américaine. Il se réfugie chez une jeune veuve et prend l'apparence de son mari défunt. La jeune femme l'héberge et l'accompagne dans sa fuite.

TELERAMA
Répondant à l'invitation lancée par la sonde spatiale Voyager 2, envoyée dans l'espace sept ans auparavant et proposant à toute créature extraterrestre de venir visiter la Terre, un habitant d'une lointaine planète se risque dans le ciel américain. Aussitôt pris en chasse par des avions lance-missiles, il échappe de justesse à la mort et trouve refuge dans la maison de Jenny Hayden, une veuve inconsolable. Il prend alors l'apparence de Scott, le défunt mari de Jenny. La jeune esseulée ne s'en étonne guère, dans un premier temps, puisqu'elle s'est accoutumée, depuis son veuvage, à imaginer la présence de feu son mari à ses côtés. Puis Jenny comprend que ce Scott-là n'est pas son époux...
STARMAN, John Carpenter 1984, Jeff Bridges, Karen Allen (science fiction)@@ (E)
Un extra-terrestre est poursuivi par l'armée américaine. Il se réfugie chez une jeune veuve et prend l'apparence de son mari défunt. La jeune femme l'héberge et l'accompagne dans sa fuite.

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STARS 80 la suite, Thomas Langmann 2015, Richard Anconina, Patrick Timsit (musical)@


Quatre ans maintenant que la tournée Stars 80 remplit les salles. Alors que les chanteurs partent pour une semaine de ski bien méritée, leurs producteurs Vincent et Antoine découvrent qu'ils ont été victimes d'une escroquerie et risquent de tout perdre. Seule solution pour couvrir leurs dettes : organiser LE concert du siècle en seulement 15 jours !

TELERAMA
Purement mercantile, ce film-karaoké est bricolé à base de tubes qui tournent en boucle, d’extraits de concerts recyclés et de gags navrants.

Succès populaire en 2012 (1,8 million d’entrées en salles), Stars 80 se terminait par un concert triomphal au Stade de France. Comment relancer la machine ? Producteur, scénariste et réalisateur, Thomas Langmann imagine la faillite de la ­société Stars 80, qui organise la tournée du même nom. Une seule ­solution pour se renflouer : remplir à nouveau le Stade de France. C’est donc reparti pour cent dix minutes de film-karaoké, carburant à la nostalgie pour les vedettes des années 80.

Même médiocre, le numéro 1 s’apparentait à une revanche des has been et portait un regard bienveillant sur les artistes, qui jouaient leur propre rôle avec pas mal d’autodérision. Ici, il n’y en a que pour les deux producteurs (Richard Anconina et Patrick Timsit), les personnages les plus insignifiants. ­Autrement dit, le film adopte systématiquement le point de vue des patrons et à peine celui des employés, pourtant plus talentueux… Restent des tubes qui tournent en boucle, des extraits de concerts recyclés, mais artificiellement ponctués de gags navrant
STARS 80 la suite, Thomas Langmann 2015, Richard Anconina, Patrick Timsit (musical)@ (E)
Quatre ans maintenant que la tournée Stars 80 remplit les salles. Alors que les chanteurs partent pour une semaine de ski bien méritée, leurs producteurs Vincent et Antoine découvrent qu'ils ont été ...

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STARS 80, Frédéric Forestier et Thomas Langmann 2012, Richard Anconina, Patrick Timsit, Gilbert Montagne, Lio (musical)@@@


Musiciens sans talent, Vincent et Antoine se sont spécialisés dans la reprise de leurs tubes favoris. Mais à l'inverse des difficultés financières, le succès n'est guère au rendez-vous. Les deux potes ont l'idée de mettre sur pied une tournée eighties. Mais pour cela il va leur falloir convaincre les chanteurs un à un.

TELERAMA
Produit bien ficelé où Thomas Langmann (scénariste, réalisateur et producteur) se donne les moyens de son revival années 1980. Pas très fin, mais les chanteurs sont modestes, pleins d’autodérision, et on connaît toutes les chansons !
Tout part d’un vieux carton de 45-tours. Un soir de déprime, deux tourneurs de spectacles réécoutent les tubes de — attention à la liste — Jeanne Mas, Jean-Luc Lahaye, Lio, Desireless, Jean Schultheis, Peter & Sloane, François Feldman, Début de soirée, Images, Cookie Dingler, Sabrina et Gilbert Montagné... C’est l’éclair de génie : ils décident de monter une tournée avec tous ces « has been »...

Stars 80 est un film de producteur. À savoir un produit bien ficelé où Thomas Langmann (c’est lui le producteur) se donne les moyens de sa « madeleine musicale » (il avait 16 ans au moment de Voyage, voyage) : le Stade de France et une séquence hénaurme en hommage aux Blues Brothers... On pourrait redouter l’opportunisme — le cynisme ? — de cette célébration revival, qui va, c’est couru, cartonner. Mais le film pose un regard vraiment tendre sur tous ces chanteurs, pleins de modestie, qui s’éclatent dans l’autodérision, pas toujours fine mais bon enfant. Et puis, avouons-le, on a le même carton de 45-tours à la maison ! On connaît par coeur Confidence pour confidence de Jean Schultheis (grande chanson !), on ne rechigne pas à une petite chorégraphie sur Born to be alive de Patrick Hernandez, et nos gamins se marrent grâce à C’est l’amour de Léopold Nord & Vous... On a même une petite larme à l’oeil, lorsque, dans un restau, ces anciens champions du Top 50 se rendent compte que personne ne les a oubliés. Et que celui qui n’a jamais hululé Femme libérée sous la douche nous jette la première pierre...


STARS 80, Frédéric Forestier et Thomas Langmann 2012, Richard Anconina, Patrick Timsit, Gilbert Montagne, Lio (musical)@@@ (E)
Musiciens sans talent, Vincent et Antoine se sont spécialisés dans la reprise de leurs tubes favoris. Mais à l'inverse des difficultés financières, le succès n'est guère au rendez-vous. Les d ...

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STARS AT NOON, Claire Denis 2022, Margaret Qualley, Joe Alwyn (drame sentimental)@@


En 1984, Trish, une jeune journaliste américaine en détresse bloquée sans passeport dans le Nicaragua en pleine période électorale rencontre dans un bar d'hôtel Daniel, un voyageur anglais. Il lui semble être l'homme rêvé pour l'aider à fuir le pays.

TELERAMA
Cette cavale d’une fille imprudente et de son amant au Nicaragua, Grand Prix du Festival de Cannes l’année dernière, divise la rédaction.

POUR
Drôle de carambolage spatio-temporel. L’action se situe officiellement de nos jours, au Nicaragua. L’héroïne ressemble, physiquement, à la jeune Adjani hâlée et court-vêtue de L’Été meurtrier (1983) — en fait, elle est jouée par Margaret Qualley, la fille d’Andie MacDowell, autre icône des années 1980. Et l’on se croirait dans l’un de ces thrillers d’aventures exotiques comme Hollywood en confectionnait, il y a quatre décennies — L’Année de tous les dangers (1982), Salvador (1986)… Une Américaine, un peu journaliste mais pas trop, se donne des frissons au Nicaragua, donc. Privée de passeport et de dollars après quelques imprudences, elle perd pied et s’attache à un mystérieux Anglais (Joe Alwyn), homme d’affaires fatal, amant trouble, et peut-être bien plus, ou bien pire.

Claire Denis, cinéaste à la fois formaliste et charnelle, prend des risques et se fait plaisir, néglige la narration au profit de l’atmosphère. La dimension conceptuelle de Stars at Noon consiste à placer une jeune femme au centre d’un genre de fiction que ces messieurs dominaient, traditionnellement. Même paumée, terrorisée ou ivre morte, c’est la fille qui donne le rythme et que les autres suivent. De loin la plus loquace des personnages, souvent patibulaires, elle donne aussi le sens — du moins essaie-t-elle — aux nébuleuses péripéties de l’intrigue politico-criminelle.

L’autre apport spécial de la réalisatrice est la qualité et l’importance des scènes intimes. Grande filmeuse de corps, Claire Denis sait capter les mutations du désir entre ses deux protagonistes. Elle parvient à faire de la naissance des sentiments un événement, dans la touffeur des chambres de motel que partagent les amants, au fil de leur cavale. Mieux que la plupart de ses pairs, elle place l’exaltation amoureuse au premier plan, et sans doute y a-t-il quelque chose de volontairement rétro dans ce dessein… Stars at Noon est un bel exercice de style, empreint d’une grande fidélité : aux indémodables Tindersticks, pour la musique originale, comme aux images qui ont fait vibrer la cinéaste et qu’elle ravive en se les appropriant passionnément. — Louis Guichard

CONTRE
Certes, Claire Denis sait toujours aussi bien filmer les corps désirants et créer à l’écran des ambiances moites à décoller le papier peint des murs. Mais un scénario, ça peut servir aussi, a fortiori quand on se pique de vouloir « déconstruire » les films d’aventures et d’espionnage. Or celui de Stars at Noon tient en une page, avec des dialogues ridicules (« Ta peau est si blanche, c’est comme si j’avais été baisée par un nuage », entre autres perles) et des personnages ectoplasmiques dont le comportement défie toute logique. Résultat : l’histoire d’amour torride sous les tropiques vire rapidement à la langueur, puis à l’ennui… — Samuel Douhaire
STARS AT NOON, Claire Denis 2022, Margaret Qualley, Joe Alwyn (drame sentimental)@@ (E)
En 1984, Trish, une jeune journaliste américaine en détresse bloquée sans passeport dans le Nicaragua en pleine période électorale rencontre dans un bar d'hôtel Daniel, un voyageur anglais. Il lui se ...

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STARSKY AND HUTCH, Todd Phillips 2004, Ben Stiller, Owen Wilson (thriller)@ STARSKY AND HUTCH, Todd Phillips 2004, Ben Stiller, Owen Wilson


1975. Les inspecteurs David Starsky, flic acharné, et Ken "Hutch" Hutchinson, considéré comme trop cool, sont contraints par leur supérieur, le capitaine Dobey, de faire équipe. Les deux policiers découvrent un cadavre sur la côte de Bay City. Avec l'aide d'Huggy "les bons tuyaux", ils plongent dans une enquête qui va les conduire à un homme d'affaires intouchable.

TELERAMA
Les deux télé-flics cultes des années 1970 reprennent du service. Intrigue moyenne, mais interprétation excellente : Ben Stiller et Owen Wilson se renvoient la balle avec un plaisir communicatif. Réussite mineure, mais réussite tout de même…

Filon nostalgie, bis : après les Drôles de dames, relookées XXIe siècle avec pas mal d'esprit, voici leurs homologues mâles, David Starsky et Ken Hutchinson, exhumés dans leurs frusques, bagnole et habitat d'origine, certifiés seventies. Idée à la noix, du reste, comme Hollywood en produit à la chaîne : la nostalgie téléphile devient gênante quand elle est récupérée en concept marketing. Ici, un soupçon d'imprévu change la donne : le duo d'acteurs. Ben Stiller, le brun, et Owen Wilson, le blond, valent mieux que les films qu'ils interprètent.

Ils possèdent un sens de la comédie assez finaud, qu'ils exploitent ici avec bonheur : Stiller dans le rôle du flic intègre, super nerveux et un peu bas de plafond ; Wilson dans celui du détective hyper cool, play-boy tête à claques. Peu importe l'intrigue, très standardisée : leur opposition amicale installe une ironie qui fait merveille. Outre des blagues potaches (dont l'interrogatoire d'une pom-pom girl très nature), le charme culmine lors d'un irrésistible concours de danse disco. Quelques gags et gaffes plus loin, ça s'essouffle. Quand arrivent in fine les Starsky et Hutch d'origine (Paul Michael Glaser et David Soul, gravement ridicules), c'est comme si le film incluait son propre bêtisier, et la ligne très étroite, assez fragile, sur laquelle le rire s'était installé devient une autoroute de beauferie.
STARSKY AND HUTCH, Todd Phillips 2004, Ben Stiller, Owen Wilson (thriller)@ STARSKY AND HUTCH, Todd Phillips 2004, Ben Stiller, Owen Wilson (E)
1975. Les inspecteurs David Starsky, flic acharné, et Ken "Hutch" Hutchinson, considéré comme trop cool, sont contraints par leur supérieur, le capitaine Dobey, de faire équipe. Les deux policier ...

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STELLA EST AMOUREUSE, Sylvie Verheyde 2022, Flavie Delangle, Marina Foïs, Benjamin Biolay (femmes)@@


1985, premier été sans les parents. Le soleil, les copines, les Italiens, le rêve. Retour à la réalité, pour Stella, c'est l'année du bac. Et même si elle dit qu'elle s'en fout, elle sait bien que ça peut décider de sa vie entière. Plutôt mourir que de reprendre le bar de ses parents. Surtout que, chez elle, son père est parti avec une autre, en laissant les dettes et sa mère en déprime. Heureusement il y a les sorties, la nuit, les rencontres, et puis l'amour pour rêver d'un autre monde.

TELERAMA
La réalisatrice retrouve son double de fiction à la veille du bac, dans les années 1980. Une chronique sur l’émancipation féminine, solaire et musicale.

Après avoir raconté l’entrée en sixième d’une jeune fille de bistrotier dans un collège huppé du XVIe arrondissement parisien dans la France de Giscard (Stella, 2008), Sylvie Verheyde retrouve son double de fiction en terminale, à la veille du baccalauréat. Mais, comme le titre le suggère, Stella a d’autres priorités… Magnifiquement interprétée par Flavie Delangle, gamine le jour et femme fatale la nuit, Stella a le redoutable âge des possibles, celui des choix et des désirs multiples, des découvertes et des déceptions, celui des premières fois, surtout… Voilà un film d’époque, mais contemporain (ou intemporel) par ses enjeux, comme les relations parents-enfants, où la nostalgie n’a pas sa place. Benjamin Biolay (le père absent et alcoolique) et Marina Foïs (la mère courage et larguée), tous les deux parfaits dans leurs imperfections, apportent des notes comiques bienvenues dans un récit où il est sans cesse question d’échapper, ou non, à ce foutu déterminisme social.
STELLA EST AMOUREUSE, Sylvie Verheyde 2022, Flavie Delangle, Marina Foïs, Benjamin Biolay (femmes)@@ (E)
1985, premier été sans les parents. Le soleil, les copines, les Italiens, le rêve. Retour à la réalité, pour Stella, c'est l'année du bac. Et même si elle dit qu'elle s'en fout, elle sai ...

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STILL ALICE, Wash Westmoreland et Richard Glatzer 2014, Alec Baldwin, Julianne Moore (societe sante)@@@


Alice Howland, professeure de linguistique à l'université de Columbia, fête son cinquantième anniversaire avec son mari médecin John et leurs trois enfants adultes. Après qu'elle a oublié un mot pendant une conférence et qu'elle se perd pendant un jogging sur le campus, le docteur d'Alice la diagnostique avec un début de maladie d'Alzheimer congénital. La fille aînée d'Alice, Anna, et son fils, Tom se font dépister. La fille cadette d'Alice, Lydia, actrice débutante, décide de ne pas savoir.Alice Howland, professeure de linguistique à l'université de Columbia, fête son cinquantième anniversaire avec son mari médecin John et leurs trois enfants adultes. Après qu'elle a oublié un mot pendant une conférence et qu'elle se perd pendant un jogging sur le campus, le docteur d'Alice la diagnostique avec un début de maladie d'Alzheimer congénital. La fille aînée d'Alice, Anna, et son fils, Tom se font dépister. La fille cadette d'Alice, Lydia, actrice débutante, décide de ne pas savoir.

TELERAMA
Alice Howland est une professeure de linguistique renommé. Mais lorsqu’on lui diagnostique un Alzheimer précoce, les liens avec sa famille sont mis à rude épreuve. Julianne Moore obtiendra l’Oscar pour ce rôle émouvant.

Bien éclairée et toujours captivante, Julianne Moore rend au centuple aux réalisateurs de ce mélodrame l’attention admirative qu’ils lui portent, du premier au dernier plan. Loin des odieuses égocentriques qu’elle sait si bien jouer (comme la diva de Maps to the stars, de David Cronenberg), la voici en suppliciée d’un alzheimer précoce et galopant. Le film chronique au pas de charge toutes les étapes de la déchéance, des premiers trous de mémoire à la grande désorientation terminale.

C’est une performance à oscar — que l’actrice a obtenu — mais en mieux : le jeu de Julianne Moore est souvent stylisé, euphémique, blanc comme on le dit d’une voix. Pour le reste, le film, essentiellement compassionnel, réserve peu de surprises. Sur les ravages d’une maladie incurable au sein d’une famille (Alec Baldwin, le mari occupé, Kristen Stewart, la fille rebelle), Still Alice se garde des terribles vérités égrenées par un Michael Haneke dans Amour. Une piste retient toutefois l’attention : il n’y a qu’une seule place auprès de la malade lors la dernière ligne droite. Et pas forcément pour qui l’on croyait.
STILL ALICE, Wash Westmoreland et Richard Glatzer 2014, Alec Baldwin, Julianne Moore (societe sante)@@@ (E)
Alice Howland, professeure de linguistique à l'université de Columbia, fête son cinquantième anniversaire avec son mari médecin John et leurs trois enfants adultes. Après qu'elle a oublié un m ...

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SUBLIMES CREATURES, Richard LaGravenese 2013, Alden Ehrenreich, Alice Englert (fantastique)@


Ethan Wate, un jeune lycéen solitaire, mène une vie morose dans sa petite ville du sud des Etats-Unis. Dans ses rêves récents, apparaît désormais une jeune inconnue. Un matin, il reconnaît la fille de ses songes en Lena Duchannes, une nouvelle élève du lycée. Une arrivée qui coïncide avec d'étranges phénomènes. Alors que la ville entière semble exclure la jeune femme, Ethan, intrigué, se rapproche d'elle.
SUBLIMES CREATURES, Richard LaGravenese 2013, Alden Ehrenreich, Alice Englert (fantastique)@ (E)
Ethan Wate, un jeune lycéen solitaire, mène une vie morose dans sa petite ville du sud des Etats-Unis. Dans ses rêves récents, apparaît désormais une jeune inconnue. Un matin, il reconnaît la fi ...

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SUBWAY, Luc Besson, Isabelle Adjani, Christophe Lambert (etrange)@@


Après avoir dérobé des documents compromettants, un homme se réfugie dans l'univers fascinant et agité du métro parisien. Une impitoyable chasse à l'homme s'organise. D'étranges liens se tissent entre le cambrioleur, Fred, et la femme de sa victime, Helena.
SUBWAY, Luc Besson, Isabelle Adjani, Christophe Lambert (etrange)@@ (E)
Après avoir dérobé des documents compromettants, un homme se réfugie dans l'univers fascinant et agité du métro parisien. Une impitoyable chasse à l'homme s'organise. D'étranges liens ...

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SULLY, Clint Eastwood 2016, Tom Hanks (espace catastrophe)(vers esp)@@@


Le 15 janvier 2009, le monde a assisté au miracle sur l'Hudson accompli par le commandant Sully Sullenberger : en effet, celui-ci a réussi à poser son appareil sur les eaux glacées du fleuve Hudson, sauvant ainsi la vie des 155 passagers à bord. Cependant, alors que Sully était salué par l'opinion publique et les médias pour son exploit inédit dans l'histoire de l'aviation, une enquête a été ouverte, menaçant de détruire sa réputation et sa carrière.

TELERAMA
Le cinéaste explore la figure du héros américain à travers le destin du pilote qui a amerri sur l’Hudson en 2009. Un biopic vibrant avec Tom Hanks.

C' est une histoire qui se joue en moins de quatre minutes. Clint Eastwood en fait un film captivant d’une heure et demie, sans le moindre remplissage. L’enflure, il ne connaît pas. Il a toujours préféré la rigueur du classicisme, une forme de sobriété efficace qu’on retrouve chez ce commandant Chesley Sullenberger, alias Sully. Le 15 janvier 2009, à la suite d’un choc avec une nuée d’oies sauvages, le vol 1549 de l’US Airways perd ses deux moteurs peu après son décollage de l’aéroport LaGuardia, à New York. Devant l’impossibilité de se poser sur une piste proche, le commandant décide d’un amerrissage d’urgence sur le fleuve Hudson. Miracle : tous les passagers et le personnel de bord en sortent sains et saufs.

Sully est un sauveur. Pourtant, les assureurs jugent qu’il a été imprudent et qu’il aurait eu le temps de poser l’appareil. Une enquête est menée, des avocats sont appelés, un passage devant une commission est prévu. Toute cette partie procédurière, méconnue, Eastwood la reconstitue aussi bien que l’amerrissage, montré à plusieurs reprises avec un élément en plus chaque fois : phobiques de l’avion s’abstenir ! À travers Sully, le cinéaste s’intéresse une fois encore à la notion d’héroïsme, en la relativisant, en pointant paradoxalement son caractère de « normalité ». « On a fait notre job », dit Sully. Manière de dire que l’héroïsme existe surtout grâce à un collectif.
SULLY, Clint Eastwood 2016, Tom Hanks (espace catastrophe)(vers esp)@@@ (E)
Le 15 janvier 2009, le monde a assisté au miracle sur l'Hudson accompli par le commandant Sully Sullenberger : en effet, celui-ci a réussi à poser son appareil sur les eaux glacées du fleuve Hudson, sauvant ainsi ...

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SUMMER DAYS SUMMER NIGHTS, Edward Burns 2018, Lindsey Morgan, Anthony Ramos (comedie societe)


Le film se déroule à l'été 1982 à Long Island. Il suit un groupe de jeunes habitants qui s'épanouissent dans leurs relations et leur développement personnel. JJ Flynn travaille pour son père et tombe amoureux de Debbie, tandis que Frankie renoue avec une ancienne flamme, Suzy. Le film capture les vies croisées de ces jeunes adultes alors qu'ils affrontent la fin de l'été et l'entrée dans l'âge adulte.

Summer Days, Summer Nights est une comédie dramatique américaine de 2018, écrite, réalisée et produite par Edward Burns. Il met en vedette Pico Alexander, Burns, Zoe Levin, Susan Misner, Lindsey Morgan, Anthony Ramos, Jon Rudnitsky, Amadeus Serafini, Caitlin Stasey et Rita Volk.
SUMMER DAYS SUMMER NIGHTS, Edward Burns 2018, Lindsey Morgan, Anthony Ramos (comedie societe) (E)
Le film se déroule à l'été 1982 à Long Island. Il suit un groupe de jeunes habitants qui s'épanouissent dans leurs relations et leur développement personnel. JJ Flynn travaille pour son p&egr ...

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SUMMER OF SAM, Spike Lee 1999 (thriller crime)@


New York, été 1977. Alors que la ville connait une canicule historique, un tueur en série, The Son of Sam, frappe dans le quartier italo-américain de South Bronx. Les rumeurs et soupçons enflent, la presse entretient la paranoïa ambiante : New York suffoque.

TELERAMA
Non sans manichéisme, Spike Lee restitue le rythme fiévreux du New York des années disco.
En 1977, l'été new-yorkais fut marqué par une extraordinaire canicule, une interminable grève des éboueurs, une gigantesque panne d'électricité et par les meurtres successifs d'une poignée de belles jeunes femmes brunes, généralement « cueillies » au calibre 44, à la sortie d'un night-club, par leur assassin. Celui-ci, l'un des premiers serial killers identifié comme tel, se faisait appeler « le fils de Sam », du nom d'un démon vieux de 6 000 ans qui, assurait-il, lui soufflait ses instructions via les aboiements d'un gros labrador noir. Cet été-là, la vogue du disco culminait, indissociable d'une vague d'hédonisme et de liberté sexuelle. Tous ces éléments historiques disparates, savamment mêlés, alimentent Summer of Sam, le premier film de Spike Lee dont la vedette n'est pas tenue par des Noirs.

Le récit éclaté se cantonne à un quartier du Bronx habité par des Italo-Américains. Parmi une dizaine de personnages se détache un jeune couple, marié trop tôt et mal assorti. Dionna (excellente Mira Sorvino, l'héroïne de Maudite Aphrodite), sage et prude fille de restaurateur rital, soupçonne son époux Vinny (le nerveux John Leguizamo, « gueule » montante) de s'ennuyer avec elle. De fait, le garçon la respecte et l'aime mais la trompe tant qu'il peut. Son machisme est complaisamment encouragé par sa bande de copains désoeuvrés, assez primaires et forts en gueule, qui passent leur journée dans la rue ou à la pizzeria du coin.

Tandis que la terreur exercée par « le fils de Sam » augmente au diapason de la température, des idées peu reluisantes commencent à germer dans les esprits échauffés. Un parrain mafieux à la retraite (Ben Gazzara) s'imagine régler lui-même son compte au serial killer. Les compères de Vinny désignent son ami d'enfance, Ritchie (Adrien Brody, une des révélations de La Ligne rouge), comme le criminel recherché, sous prétexte qu'il s'est converti au look punk collier de chien autour du cou, coupe porc-épic, etc. et se livre à des strip-teases dans un club gay pour payer ses instruments de musique... Spike Lee montre ainsi comment un petit groupe soumis à rude épreuve (par la chaleur, la peur, ainsi qu'un sentiment d'échec social) se choisit un bouc émissaire au comportement peu orthodoxe mais pacifique et l'accuse de maux dont il n'est pas coupable.

Depuis Do the right thing et Jungle Fever, on connaît la propension du cinéaste à renvoyer dos à dos tous ses personnages, comme autant de coupables en puissance, quitte à forcer le trait. Summer of Sam ne fait pas exception. La bande qui persécute Ritchie le punk est intégralement composée de caricatures, et la manière dont ces matamores gagnent à leur cause le faible Vinny de plus en plus rongé par ses problèmes conjugaux est parfaitement improbable. Pourtant, ce nouvel opus séduit davantage que les quatre ou cinq derniers films de Spike Lee, qui, de Malcolm X à Get on the bus, ont tous déçu. C'est sans doute qu'ici la dénonciation du machisme, de la bêtise et de l'instinct grégaire importent beaucoup moins que l'air du temps et l'électricité de l'air.

Après Paul Thomas Anderson (Boogie Nights) et bien d'autres, Spike Lee revisite les années disco avec leur inaccessible temple, la boîte new-yorkaise Studio 54 à l'entrée de laquelle Dionna et Vinny se font humilier, et leurs tubes, aujourd'hui devenus des standards. Mais, plutôt que de jouer sur la légende de cette musique et de cette mode, le cinéaste les intègre à sa mosaïque torride, comme des facteurs de frustration ou d'exaspération, au même titre que les forfaits du serial killer ou la panne d'électricité générale. Dans Summer of Sam, la suavité du disco est toujours déphasée, déplacée. En témoigne une scène de ménage entre Vinny et Dionna, au sortir d'une expérience catastrophique dans un club échangiste : sur fond d'une chanson d'Abba, Dancing Queen, la violence verbale des jeunes mariés prend des proportions ahu- rissantes, incidemment comiques. Dans ce type de séquence, trop rare, Spike Lee parvient à faire du disco un équivalent du chœur antique pour sa drôle de tragédie urbaine
SUMMER OF SAM, Spike Lee 1999 (thriller crime)@ (E)
New York, été 1977. Alors que la ville connait une canicule historique, un tueur en série, The Son of Sam, frappe dans le quartier italo-américain de South Bronx. Les rumeurs et soupçons enflent, la presse ...

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SUMMIT FEVER, Julian Gilbey 2022, Ryan Phillippe, Hannah New (sport montagne)


Michael et son ami JP vont enfin réaliser leur rêve de gravir les trois grands sommets des Alpes : la Dent de Géant, le Cervin et l'Eiger. Michael, qui avait renoncé à l'escalade pendant plusieurs années après le décès de sa soeur dans un accident en montagne, se montre très prudent, contrairement au groupe de jeune alpinistes qu'ils rejoignent à Chamonix. Au cours des deux premières ascensions, les craintes de Michael se confirment : ses équipiers sont des têtes brûlées. Lors de la dernière sortie, le petit groupe se retrouve pris au piège dans une tempête. Ils savent qu'ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes pour survivre, le vent et la neige leur coupant tout espoir de voir arriver les secours...

Nous vivons dans un monde tellement formidable qu'il existe un film dans lequel il y a Ryan Philippe et Théo Christine et ça c'est génial. La montagne extrême c'est fascinant et les expéditions de la sorte sont captivantes même si il y a souvent un grand côté dramatique (Everest). Avec Summit Fever on sent qu'on est sur une production plutôt modeste avec un super casting et un côté haletant qui nous prend aux tripes. Disposant d'un rythme efficace et d'une bonne tension nous sommes face à une énième pépite perdue dans les abysses du cinéma DTV. Entre beaux décors et fonds verts visibles ce que j'excuse vu le type de production l'immersion est bonne et le scénario est bien ficelé. Une très bonne surprise
SUMMIT FEVER, Julian Gilbey 2022, Ryan Phillippe, Hannah New (sport montagne) (E)
Michael et son ami JP vont enfin réaliser leur rêve de gravir les trois grands sommets des Alpes : la Dent de Géant, le Cervin et l'Eiger. Michael, qui avait renoncé à l'escalade pendant plusieurs ann&eacut ...

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SUNSHINE, Istvan Szabo 1999, Ralph Fiennes, Rachel Weisz.


À la fin du 19e siècle, en Hongrie. Aron Sonnenschein perd la vie dans l'explosion de l'alambic avec lequel il distillait une eau de vie médicinale. Son fils, Emmanuel, dit Mano, quitte à pied le village pour chercher du travail à Budapest afin d'aider sa mère et son frère à survivre. Pour la famille Sonnenschein, c'est aussi l'histoire qui se met en marche. Sur les trois générations suivantes, les destins des descendants de Mano traversent les soubresauts de l'histoire de la Hongrie.
SUNSHINE, Istvan Szabo 1999, Ralph Fiennes, Rachel Weisz. (E)
À la fin du 19e siècle, en Hongrie. Aron Sonnenschein perd la vie dans l'explosion de l'alambic avec lequel il distillait une eau de vie médicinale. Son fils, Emmanuel, dit Mano, quitte à pied le village pour che ...

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SUPER HERO MALGRE LUI, Réalisateur. Philippe Lacheau 2022, Philippe Lacheau, Tarek Boudali, Elodie Fontan, Julien Arruti, Alice Dufour, Chantal Ladsou (comique)


Fatigué des petits rôles secondaires, Cédric saute de joie quand il apprend par son agente qu'il a été choisi pour interpréter le premier super-héros à la française, "Badman". Alors qu'il commence à se familiariser avec son personnage, le jeune homme subit un violent choc frontal lors d'un accident de voiture. Assommé, il finit par se réveiller, frappé d'une totale amnésie. La seule chose dont il se souvient, c'est qu'il est Badman. Convaincu qu'il est missionné pour sauver le monde, Cédric se lance alors dans une inexplicable chasse aux ennemis invisibles, au grand dam d'un entourage incapable de lui faire retrouver ses esprits...

TELERAMA
Philippe Lacheau revient avec une nouvelle comédie qui, à défaut d’être héroïque, se veut divertissante. Mais les gags et les références aux productions Marvel enrobent un film surtout vide et prévisible.

Après s’être grimé en Nicky Larson ou en startuper menteur dans Alibi.com, Philippe Lacheau, toujours avec sa « Bande à Fifi », s’empare d’un super loser Français. Cédric (Lacheau), un acteur qui galère, a pour seul fait d’armes d’avoir tourné dans une publicité pour des préservatifs de petite taille. Il enchaîne les castings sans succès quand, grâce à un coup de main du destin, il se retrouve en tête d’affiche du film Badman. À lui la gloire et la célébrité ? Pas si vite… Après un accident de voiture dans la badmobile, Cédric se prend pour son personnage et va se battre pour arracher sa femme et son fils des griffes du Joker.

« Ce n’est pas grâce à ça que tu feras la couv' de Télérama », lance Adam (Tarek Boudali) à Cédric. On confirme ! Dans la lignée de ses précédents films, la nouvelle comédie de « la Bande à Fifi » est à regarder au millième degré. Sans se prendre au sérieux, Super-héros malgré lui est une superposition de gags, plus ou moins réussis. Truffée de références au MCU (l’univers cinématographique des super-héros Marvel), le film de Philippe Lacheau est-il une simple parodie des Avengers et autre Thor ou une tentative de Marvel à la française ?

Un scénario prévisible
On penche plutôt pour la parodie au petit pied. D’autant que les vraies scènes d’action, domaine dans lequel Philippe Lacheau avait excellé dans Nicky Larson et le parfum de Cupidon, se font remarquer par leur absence (pour ne pas avoir à supporter la comparaison avec le puissant studio américain ?). Passé les blagues, le scénario est prévisible et la réalisation simpliste. Pas grand-chose de super, donc. Dommage, l’idée de “l’anti super-héros” qui galère était prometteuse.
SUPER HERO MALGRE LUI, Réalisateur. Philippe Lacheau 2022, Philippe Lacheau, Tarek Boudali, Elodie Fontan, Julien Arruti, Alice Dufour, Chantal Ladsou (comique) (E)
Fatigué des petits rôles secondaires, Cédric saute de joie quand il apprend par son agente qu'il a été choisi pour interpréter le premier super-héros à la française, "Badman ...

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SUPERCONDRIAQUE, Dany Boon, Kad Merad, Dany Boon, Alice Pol


Romain Faubert est un homme seul qui, à bientôt 40 ans, n'a ni femme ni enfant et est hypocondriaque. Il a comme seul et véritable ami son médecin traitant, le Docteur Dimitri Zvenska, qui dans un premier temps a le tort de le prendre en affection, ce qu'il regrette aujourd'hui amèrement. Le docteur Zvenska pense avoir le remède qui le débarrassera en douceur de Romain Flaubert : l'aider à trouver la femme de sa vie.

TELERAMA
Un maladif trouillard passe pour un héros révolutionnaire aux yeux de celle qu’il rêve d’éblouir... De film en film, Dany Boon a créé un personnage, plutôt drôle. Le problème, c’est que ses intrigues deviennent de plus en plus surannées...
Dans ses sketchs, ses pièces, ses films, Dany Boon a créé un personnage : un grand corps élastique faussement maladroit, au visage grimacier, à la voix aux intonations de Bourvil parsemée de stridences : comme une suite de cris d'effroi qu'il opposerait vainement aux coups du sort... Ici, on sourit, au début, en le voyant gâcher le réveillon de son pote (Kad Merad) par peur des embrassades de minuit, puis semer la panique dans un lieu qu'il affectionne particulièrement : un hôpital... Tant qu'il reste une comédie de caractères, le film est rigolo. Après, ça se gâte. Parce que le scénario repose sur des péripéties, illustrées par de mauvais théâtreux boulevardiers dans les années 1950 (Marc-Gilbert Sauvajon, notamment) : à la suite d'un quiproquo, le fragile malade imaginaire passe, aux yeux d'une petite mignonne idéaliste, pour un beau révolutionnaire, débarqué à Paris avant d'être exécuté par des compatriotes réac... Au temps d'Internet, une telle méprise est totalement irréaliste, bien sûr (la jeune idéaliste devrait connaître par coeur le visage, même peu photographié, de son idole). La vraisemblance n'est pas l'exigence première de ce type d'intrigue, d'accord, mais là, Dany Boon pousse loin le bouchon... Plus ennuyeux : le total manque de charme du duo principal (Boon et Alice Pol), qui rend poussif leur marivaudage. Quant à la mise en scène, elle est bien surannée : on croit visionner, par moments, la réédition d'un très vieux truc brutalement sorti — et sans raison valable — des oubliettes.
SUPERCONDRIAQUE, Dany Boon, Kad Merad, Dany Boon, Alice Pol (E)
Romain Faubert est un homme seul qui, à bientôt 40 ans, n'a ni femme ni enfant et est hypocondriaque. Il a comme seul et véritable ami son médecin traitant, le Docteur Dimitri Zvenska, qui dans un premier temps a ...

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SUR LA BRANCHE, Marie Garel-Weiss 2023, Daphné Patakia, Benoit Poelvoorde, Agnes Jaoui (comique)@@


Mimi a presque trente ans et rêve toujours à ce qu'elle pourrait faire quand elle sera grande. Alors qu'elle se décide à chercher du travail, elle fait la connaissance de Paul, un avocat sur la touche. Ensemble, ils vont tenter de défendre Christophe, un petit arnaqueur qui clame son innocence. Si Paul voit dans cette affaire un moyen de se refaire, Mimi y voit, elle, une mission, un chemin vers la justice et la vérité.

TELERAMA
Deux hurluberlus, incarnés par Daphné Patakia et Benoît Poelvoorde, s’associent au nom de la justice... Un film sympathique et plein de fantaisie porté par son tandem comique.

Elle est un peu suspendue, Mimi. En fait, non, soyons francs, cette jeune femme de presque 30 ans souffre de réels problèmes psychologiques. Ce qui ne l’empêche pas de vouloir devenir avocate et mettre son énergie et son intelligence au service d’autrui. S’incrustant dans le cabinet de Claire (Agnès Jaoui, parfaite en femme forte au bord de la crise de nerfs), elle fait la connaissance de l’ex-compagnon et confrère de celle-ci, Paul, qui passe dorénavant ses journées en robe de chambre en attendant d’être rayé du barreau. Quand un séduisant voyou demande de l’aide à Mimi, la délicieuse dingote prend le dossier très au sérieux, entraînant Paul dans son sillage…

Le déséquilibre peut devenir un beau ressort de comédie, et c’est le cas dans ce film d’enquête plein de fantaisie, où il s’agit de s’appuyer sur plus chancelant que soi. Sous la lumière éclatante de Jeanne Lapoirie, et dans une mise en scène alerte qui volette de bureaux encombrés en bord de mer surpeuplé de mouettes, Marie Garel-Weiss, repérée pour son premier long métrage, La fête est finie, forme un singulier duo de comédie, rappelant la manière de Pierre Salvadori (En liberté !). Elle jette un regard à la fois tendre et acide sur les décalés, ceux qui marchent à côté de leurs pompes, et écrasent, au passage, les pieds du voisin. Benoît Poelvoorde, dont le tempo de comédie n’avait pas été aussi bien cadré depuis longtemps, est irrésistible en vieux héron qui se remplume et reprend goût à la justice. Mais le moteur du film est Daphné Patakia, dont le charme éberlué était déjà un des atouts de la série Ovni(s) : avec sa coupe à la Shirley MacLaine et ses yeux gigantesques, écarquillés devant le monde, elle compose un personnage hors cadre : une fille qui mériterait peut-être d’être enfermée mais qui rend la vie nettement plus intéressante quand elle est en liberté.
SUR LA BRANCHE, Marie Garel-Weiss 2023, Daphné Patakia, Benoit Poelvoorde, Agnes Jaoui (comique)@@ (E)
Mimi a presque trente ans et rêve toujours à ce qu'elle pourrait faire quand elle sera grande. Alors qu'elle se décide à chercher du travail, elle fait la connaissance de Paul, un avocat sur la touche. Ensemble, i ...

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SUR LA PISTE DU MARSUPILAMI, Alain Chabat 2012, Jamel Debouze (comique)@@


Quand Dan Geraldo arrive en Palombie, il ne se doute pas qu'il va faire la plus incroyable des découvertes. Avec Pablito, guide local plein de ressources, ils vont aller de surprise en surprise au cours d'une aventure trépidante et surtout révéler une nouvelle extraordinaire : Le Marsupilami, animal mythique et facétieux, existe vraiment!

TELERAMA
Un reporter vantard mais bidon est envoyé en Palombie pour décrocher un scoop sur la tribu paya... Chabat colle à l’esprit gentiment iconoclaste de Franquin et de son fameux Marsupilami. Un poil désuet mais plaisant comme une série B d’antan.

Avec sa malice gentiment iconoclaste, Alain Chabat colle bien à l’esprit de Franquin et de son Marsupilami, ce petit mammifère qui ressemble à une peluche montée sur ressort. Nous voici chez lui, en Palombie, pays d’Amérique du Sud où sévit une dictature. Dan Geraldo, reporter bidon, y est envoyé pour décrocher un scoop sur la tribu paya et sa mystérieuse prophétie. Un guide local (Jamel Debbouze) l’assiste. Après un passage par la case prison, les deux zozos plongent au cœur de la forêt…

Sur la piste du Marsupilami déploie un surréalisme familial. Un univers de divertissement moins influencé par le cinéma que par le sketch télévisuel d’antan et la BD traditionnelle. C’est presque désuet, malgré des marqueurs technologiques contemporains ou le détournement d’un chant de supporteurs de foot. Lambert Wilson tire aussi son épingle du jeu en dictateur à contrecœur, indolent blasé cultivant un jardin secret à la gloire d’une star de la chanson dont on ne dévoilera pas le nom.

SUR LA PISTE DU MARSUPILAMI, Alain Chabat 2012, Jamel Debouze (comique)@@ (E)
Quand Dan Geraldo arrive en Palombie, il ne se doute pas qu'il va faire la plus incroyable des découvertes. Avec Pablito, guide local plein de ressources, ils vont aller de surprise en surprise au cours d'une aventure trépidan ...

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SUR LA PLAGE DE CHESIL, Dominic Cooke 2018, Saoirse Ronan, Billy Howle (societe)@


1962. Dans une Angleterre encore corsetée par des conventions sociales étouffantes, Florence et Edward, la petite vingtaine, viennent de se marier. Aussi inexpérimentés l'un que l'autre, ils passent leur première nuit ensemble dans un hôtel guindé sous l'œil un rien moqueur du personnel.

TELERAMA
Ian McEwan a lui-même adapté son livre. Il ne pourra donc pas hurler à la trahison, d’autant que Dominic Cooke, homme influent du théâtre anglais, a réalisé un film soigné, élégant, même. Le romancier et le réalisateur débutant ont eu bien du mérite, tant leur travail repose des pensées et des sentiments que seul le style d’Ian McEwan rendait féroces et tragiques…

Pour un couple en pleine nuit de noces, tout se joue le temps d’un mauvais repas dans un hôtel désespérant et d’une étreinte ratée qui vire au cauchemar. D’un geste aussi — attendu en vain par l’une, refusé par orgueil et bêtise par l’autre —, qui scellera leur destin.

On sent le poids des rapports de classe dans l’Angleterre du début des années 1960, la morgue infinie de la bourgeoisie. Ce que les images ne parviennent pas à ­exprimer, c’est la peur, voire l’aversion, de la jeune femme pour l’acte sexuel, et la maladresse de l’homme, aussi inexpérimenté qu’elle. L’ironie avec laquelle l’écrivain disséquait la frustration et la pudibonderie de l’époque faisait mouche et mal. Sur l’écran, par pure maladresse, la comédie vaude­villesque l’emporte… Le dénouement, presque plus beau que celui du roman, serait bouleversant si la prise de pouvoir soudaine d’une horde de maquilleurs hystériques et maladroits ne le rendait ridicule.
SUR LA PLAGE DE CHESIL, Dominic Cooke 2018, Saoirse Ronan, Billy Howle (societe)@ (E)
1962. Dans une Angleterre encore corsetée par des conventions sociales étouffantes, Florence et Edward, la petite vingtaine, viennent de se marier. Aussi inexpérimentés l'un que l'autre, ils passent leur premi&eg ...

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SUR LA ROUTE DE MADISON, Clint Eastwood 1995, Clint Eastwood, Meryl Streep


Michael Johnson et sa soeur Caroline reviennent dans la ferme de leur enfance régler la succession de leur mère, Francesca. Ils vont découvrir tout un pan de la vie de leur mère ignoré de tous, sa brève, intense et inoubliable liaison avec un photographe de passage.
SUR LA ROUTE DE MADISON, Clint Eastwood 1995, Clint Eastwood, Meryl Streep (E)
Michael Johnson et sa soeur Caroline reviennent dans la ferme de leur enfance régler la succession de leur mère, Francesca. Ils vont découvrir tout un pan de la vie de leur mère ignoré de tous, sa br&egrav ...

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SUR LE CHEMIN DE L ECOLE, Pascal Plisson 2013 (documentaire societe)@@@


Jackson, Zahira, Samuel et Carlos, quatre enfants, vivent l'un au Kenya, l'autre au Maroc, les autres enfin en Inde et en Patagonie. Tous les quatre, même s'ils ne se connaissent pas, sont prêts à relever tous les défis pour aller à l'école, espérant que l'éducation leur permettra d'échapper à leur destinée. Ainsi Zahira qui, chaque semaine, emprunte un chemin long, sinueux et dangereux pour quitter les monts de l'Atlas où vivent ses parents et rejoindre l'école.

TELERAMA
Ils ont 11, 12 ou 13 ans et parcourent chaque jour des kilomètres pour aller en classe. Dans ce documentaire, le réalisateur Pascal Plisson montre que, dans ces terres lointaines, l’école devient, pour ces enfants, un refuge.

Il est long, le chemin qui mène à l'école : des kilomètres et des kilomètres à parcourir, pendant des heures et des heures. Pour Jackson (11 ans) au Kenya comme pour Zahira (12 ans) au Maroc, pour Samuel (13 ans) en Inde et Carlito (11 ans) en Patagonie. Mais rien ne les arrête : ces enfants sont prêts à tout pour aller en classe ! À pied, à cheval dans le cas de Carlito et, pour Samuel, handicapé, en fauteuil roulant poussé cahin-caha par ses deux frères. Au beau milieu d'étendues magnifiques et qui pourraient être décourageantes, les écoliers cheminent. Des images si frappantes qu'elles n'ont besoin d'aucun commentaire. On aurait même pu se passer de la musique, qui caricature la ferveur de cet étonnant documentaire.

Le réalisateur, Pascal Plisson, se place du côté des enfants, qui savent trouver à leurs difficultés un goût d'aventure. Leur incroyable entrain mène le film, qui ne les transforme pas pour autant en petits ambassadeurs des joies de l'éducation. Il s'agit simplement de montrer que, dans ces régions reculées, l'école, quand les enfants y arrivent enfin, devient une récompense. Le contraire d'une punition. Dans les grands espaces désolés ou dangereux, l'école est un repère, un but. Le plus sûr passage pour continuer la traversée de la vie. Il fallait aller au bout du monde pour retrouver la force de ces évidences. Le voyage a eu, en salles, un succès mérité.

SUR LE CHEMIN DE L ECOLE, Pascal Plisson 2013 (documentaire societe)@@@ (E)
Jackson, Zahira, Samuel et Carlos, quatre enfants, vivent l'un au Kenya, l'autre au Maroc, les autres enfin en Inde et en Patagonie. Tous les quatre, même s'ils ne se connaissent pas, sont prêts à relever tous les d&eacut ...

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SUR MES LEVRES, jaques Audiard 2001, Emmanuelle Devos, Vincent Cassel (societe)@@


Coincée, ordinaire à tout point de vue, Carla Behm manque terriblement de charme. Malgré sa surdité, elle est employée depuis quelques années à la Sedim, une société immobilière. Là, elle effectue toutes sortes de tâches ingrates, qui plus est sous les brimades de ses collègues. Une baisse de forme lui donne le droit d'engager un stagiaire comme assistant. C'est ainsi que Paul Angeli, un ex-détenu marqué par les années de prison, entre dans sa petite existence. Sans réelles capacités, Paul a pour lui son étrange beauté. Surtout, il regarde Carla comme un homme regarde une femme. Un amour platonique mais profond naît entre les deux exclus...

TELERAMA
Le stagiaire dur à cuire et l’employée dure d’oreille magouillent et se trouvent… Le cinéaste signe un film noir original, avec une Emmanuelle Devos miraculeuse.

Emmanuelle Devos dans l’enfer de la vie de bureau. On ne voit qu’elle, d’abord, c’est-à-dire Carla, martyre de la photocopieuse, deux prothèses auditives qu’elle cache. Vu le talent monstre de l’actrice, cela pourrait faire un film : Carla la demi-sourde, bonne à tout faire dans un cabinet de promotion immobilière… Puis Carla commande un stagiaire à l’ANPE, comme si elle commandait un fiancé au Père Noël. C’est Vincent Cassel, cheveux graisseux, accent popu à tailler au couteau. Cela aussi pourrait faire un film : l’employée frustrée et le stagiaire fruste.

Or, le film, c’est encore autre chose : un polar, une histoire de magouilles, de marigot et de magot. À rapprocher, donc, du premier film de Jacques Audiard, Regarde les hommes tomber. Le scénario en rajoute dans les complications, mais le cinéaste veille à ne jamais couper les ponts avec son atout principal, ce drôle de portrait d’une fille trouble et en pleine mutation : on voit peu à peu Carla capable de la même cruauté, tenaillée par le même instinct de domination que ceux qui la brimaient. En ce sens, Sur mes lèvres est un film noir original, qui finit là où les autres commencent : par l’apparition d’une garce.
SUR MES LEVRES, jaques Audiard 2001, Emmanuelle Devos, Vincent Cassel (societe)@@ (E)
Coincée, ordinaire à tout point de vue, Carla Behm manque terriblement de charme. Malgré sa surdité, elle est employée depuis quelques années à la Sedim, une société immobili&eg ...

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SURVIVING PICASSO, James Ivory 1996, Anthony Hopkins (bio)@


Evocation des amours de Francoise Gilot et du peintre Picasso de 1943 à 1953 avec en filigrane la difficulté ou l'impossibilité de vivre avec un génie.

TELERAMA
Qu’apprend-on au long de ces cent vingt-cinq minutes qui paraissent durer le double ? Que Picasso était un monstre pour son entourage. On nous dit aussi que les femmes de sa vie étaient des saintes... La seule qui échappe à la caricature, c’est Dora Maar, sans doute parce qu’elle est interprétée par Julianne Moore. Grâce à elle, on se met à voir Picasso tel qu’Ivory le souhaitait : un être fascinant et cruel, un manipulateur maléfique. Mais Julianne Moore disparaît très vite. Malgré Anthony Hopkins, qui s’agite beaucoup, le film retrouve alors son rythme de croisière. Paresseux.
SURVIVING PICASSO, James Ivory 1996, Anthony Hopkins (bio)@ (E)
Evocation des amours de Francoise Gilot et du peintre Picasso de 1943 à 1953 avec en filigrane la difficulté ou l'impossibilité de vivre avec un génie.

TELERAMA
Qu’apprend-on au long de ces cen ...

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SURVIVRE, Frédéric Jardin 2024, Emilie Dequenne, Andreas Pietschmann (science fiction)@


Alors qu'ils naviguent dans la mer des Caraïbes avec leurs deux enfants, Julia et Tom se retrouvent soudain pris au milieu d'une violente tempête. Pris de court, ils luttent contre les gigantesques vagues tout en appelant les secours à l'aide par radio. Une fois le calme revenu, le couple constate avec stupéfaction que l'océan a disparu. Ils apprennent bientôt la raison de ce chaos : les pôles magnétiques de la Terre se sont inversés. Les océans ont anéanti les continents, laissant derrière eux un vaste désert. Livrés à eux-mêmes, ils doivent faire face à d'inquiétantes créatures qui surgissent des profondeurs...

TELERAMA
Les pôles magnétiques de notre planète s’inversent et les océans engloutissent les terres. Dommage qu’un scénario pataud et un évident manque de moyens gâchent un peu cette belle et sinistre idée de fin du monde.

De toutes les apocalypses que le cinéma nous promet depuis toujours, celle-ci a le mérite d’être inédite et spectaculaire : une nuit fatale, les pôles magnétiques de notre planète s’inversent. Conséquence : les océans se vident, et engloutissent les terres. Échoués sur leur bateau dans l’infini désert des ex-fonds marins, les membres d’une famille de plaisanciers tentent de survivre à l’impossible. Naufragé psychopathe, crabes tueurs, éboulements… Émilie Dequenne et ses partenaires se lancent dans une randonnée de l’extrême pour tenter de trouver un abri (un sous-marin opportunément coincé dans les environs), avant le retour cataclysmique de la mer dans son lit d’origine. Dommage qu’un scénario pataud et un évident manque de moyens en matière d’effets spéciaux gâchent un peu cette belle et sinistre idée de fin du monde.
SURVIVRE, Frédéric Jardin 2024, Emilie Dequenne, Andreas Pietschmann (science fiction)@ (E)
Alors qu'ils naviguent dans la mer des Caraïbes avec leurs deux enfants, Julia et Tom se retrouvent soudain pris au milieu d'une violente tempête. Pris de court, ils luttent contre les gigantesques vagues tout en appelant les sec ...

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SUZUME, Makoto Shinkai 2022, (animation road movie)@@


Dans une petite ville de Kyushu, une jeune fille de 17 ans, Suzume, rencontre un homme qui dit voyager afin de chercher une porte. Décidant de le suivre dans les montagnes, elle découvre une unique porte délabrée au milieu des ruines. Suzume tourne la poignée, et d'autres portes s'ouvrent alors aux quatre coins du Japon, laissant entrer toutes les catastrophes qu'elles renferment. L'homme est formel : toute porte ouverte doit être fermée. Suzume entame un périple en vue de toutes les refermer.

TELERAMA
Des brèches surnaturelles menacent le Japon. L’auteur de “Your Name” sonde avec talent le malaise du pays.
Petite cause, grands effets. En déplaçant sans le savoir une pierre sacrée, Suzume, 17 ans, libère un dieu chat qui prend aussitôt la poudre d’escampette. Seul hic, cet esprit facétieux ouvre des brèches par lesquelles un ver géant et dévastateur s’introduit dans notre monde. Aidée par Sôta, dernier maillon d’une lignée de « verrouilleurs », la jeune femme sillonne le Japon en essayant de réparer les dégâts, mais les portes deviennent de plus en plus difficiles à refermer…

On le sait depuis Your Name, énorme succès dans l’archipel en 2016, Makoto Shinkai aime les passages, les portails, les points de contact entre mondes et époques que tout sépare. Rien, ni le temps ni la distance, ne doit empêcher la rencontre. Chantre de la romance sentimentale, le nouveau Midas de l’animation japonaise — dont les films dépassent en nombre d’entrées la plupart des productions Ghibli — sait y incorporer ce qu’il faut d’action, d’humour et de fantastique pour séduire un public d’ados et de jeunes adultes. Avec son lot de péripéties, de métamorphoses, de clins d’œil à la culture pop et ses personnages secondaires bien campés et attachants, Suzume s’inscrit dans cette lignée. Mais derrière le rythme trépidant et les motifs acidulés, pointe une petite musique entêtante, un sous-texte qui, lui, n’a rien d’insouciant.

Déjà en filigrane dans ses œuvres précédentes, la marque laissée par le séisme du 11 mars 2011 n’a jamais été aussi visible. Shinkai d’ailleurs n’a pas hésité à utiliser certaines images du tsunami devenues iconiques, comme ce bateau échoué sur le toit d’une maison. Particulièrement impressionnant, source des cataclysmes et de la destruction, le ver géant inspiré par les mythes fondateurs du Japon, pèse de tout son poids sur le film. Course à l’échalote du sud au nord-est de l’archipel, Suzume est aussi un road movie éminemment nostalgique au cœur des villages et des parcs d’attractions abandonnés où traîne encore l’écho des petits mots du quotidien, le souvenir d’un Japon rural et englouti.
SUZUME, Makoto Shinkai 2022, (animation road movie)@@ (E)
Dans une petite ville de Kyushu, une jeune fille de 17 ans, Suzume, rencontre un homme qui dit voyager afin de chercher une porte. Décidant de le suivre dans les montagnes, elle découvre une unique porte délabrée ...

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SYMPHONIE POUR UN MASSACRE, Jacques Deray 1963, Charles Vanel, Michel Auclair (thriller)@@


Paoli, Clavet, Valoti, Moreau et Jabeke, cinq amis de longue date, sont associés dans un trafic de drogue. Alors qu'une grosse cargaison arrive à Marseille, l'un d'eux, Jabeke, décide de s'approprier le stock et les acomptes versés par ses complices habituels. Pour cela, il entreprend d'attiser la haine entre eux et prétend être obligé de se rendre en Belgique. Tandis que Moreau, chargé de convoyer les dollars à l'aller et la drogue au retour, prend le train pour Marseille, Jabeke se rend effectivement à Bruxelles. Cependant, la même nuit, il rentre à Paris. Il se débarrasse de Moreau et récupère l'argent...

TELERAMA
Cinq hommes, associés sur un coup, voient leur entreprise vouée à l’échec après la trahison de l’un d’eux. Un film maîtrisé de bout en bout, sans esbroufe, servi par de remarquables comédiens.

Symphonie pour un massacre (1963) évoque l’univers de Jean-Pierre Melville, avec ses truands complices dont l’un finit par trahir les autres. Jacques Deray, presque débutant (c’est son troisième long métrage, bien avant La Piscine ou On ne meurt que deux fois), s’en éloigne par son style : il filme Paris en caméra cachée et refuse toute noblesse à des personnages qu’il considère, visiblement, comme des diplodocus dans un monde en pleine mutation. Le traître de l’histoire, qui tente de duper Charles Vanel, Michel Auclair, Claude Dauphin et le romancier José Giovanni, c’est Jean Rochefort. Glabre. Et c’est là que le bât blesse : pour ne pas se faire reconnaître, il s’affuble d’une perruque et d’une moustache. Ce qui le fait ressembler à Jean Rochefort comme deux gouttes d’eau…
SYMPHONIE POUR UN MASSACRE, Jacques Deray 1963, Charles Vanel, Michel Auclair (thriller)@@ (E)
Paoli, Clavet, Valoti, Moreau et Jabeke, cinq amis de longue date, sont associés dans un trafic de drogue. Alors qu'une grosse cargaison arrive à Marseille, l'un d'eux, Jabeke, décide de s'approprier le stock et les aco ...

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TAKE ME HOME, Sam Jaeger 2011, Amber Jaeger@@


Un chauffeur de taxi clandestin de New York est engagé par une jeune femme d'affaires qui souhaite rejoindre son père malade en Californie.
TAKE ME HOME, Sam Jaeger 2011, Amber Jaeger@@ (E)
Un chauffeur de taxi clandestin de New York est engagé par une jeune femme d'affaires qui souhaite rejoindre son père malade en Californie. ...

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TAKE THE TRASH, Rasmus Heide 2008, Sidse Babett Knudsen, Mick Øgendahl


Dans son domaine, Jesper est un cador, un vendeur hors pair. Le monde, il le regarde de haut, avec de la condescendance, voire du mépris. Mais méfiance ! Un jour on peut plonger dans la fosse avec les individus qu'on a raillés. Le déclencheur de la chute ? Un accident de voiture. Jesper est condamné à des travaux d'intérêt public et se trouve confronté à ces gens qu'il déteste… mais qui peuvent lui apprendre deux ou trois choses sur la vraie vie.

TELERAMA
TAKE THE TRASH, Rasmus Heide 2008, Sidse Babett Knudsen, Mick Øgendahl (E)
Dans son domaine, Jesper est un cador, un vendeur hors pair. Le monde, il le regarde de haut, avec de la condescendance, voire du mépris. Mais méfiance ! Un jour on peut plonger dans la fosse avec les individus qu'on a raill&e ...

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TAKEN Pierre Morel 2008, Liam Nisson



Que peut-on imaginer de pire pour un père que d'assister impuissant à l'enlèvement de sa fille via un téléphone portable ? C'est le cauchemar vécu par Bryan, ancien agent des services secrets américains, qui n'a que quelques heures pour arracher Kim des mains d'un redoutable gang spécialisé dans la traite des femmes. Premier problème à résoudre : il est à Los Angeles, elle vient de se faire enlever à Paris...

TELERAMA
Bryan Mills, agent des services secrets aujourd'hui retraité, est un père de famille inquiet. Il n'a pas réussi à dissuader sa fille de 18 ans, Kim, de partir en vacances à Paris avec une copine. Le hasard veut qu'il soit au téléphone avec la jeune fille au moment même où elle se fait enlever par des membres de la mafia albanaise. Ces spécialistes de la traite des femmes destinent Kim et son amie à la prostitution. Bryan retrouve aussitôt ses réflexes d'agent spécial et quitte Los Angeles pour se précipiter à Paris, avec pour seuls indices les éléments de sa dernière conversation avec sa fille. Il est vite confronté à des personnages particulièrement dangereux..
TAKEN Pierre Morel 2008, Liam Nisson (E)

Que peut-on imaginer de pire pour un père que d'assister impuissant à l'enlèvement de sa fille via un téléphone portable ? C'est le cauchemar vécu par Bryan, ancien agent des services secrets a ...

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TANGO LIBRE, Frédéric Fonteyne 2012, François Damiens, Anne Paulicevich @@


JC est maton. Un poisson rouge catatonique pour seul ami, il n’ouvre jamais les volets de son salon. Sa seule fantaisie consiste à suivre des cours de tango. C’est là qu’il rencontre Alice, familière du parloir où elle rend visite à son mari et à son amant, par ailleurs amis et compagnons de cellule. Entre JC, emmuré dans sa vie terne, et Alice, enchaînée à ses deux amoureux, un lien se noue, qui décide le mari et l’amant à apprendre… le tango.


TELERAMA
Un trio d’acteurs attachant (Sergi López, François Damiens, Jan Hammenecker) pour une tragi-comédie entre taule et tango. Quelques scènes joliment chorégraphiées.
La taule et le tango. Faut-il être belge pour associer les deux ? Frédéric Fonteyne a pressenti les étincelles qu’un tel choc pouvait produire.
En faisant passer la danse derrière les barreaux, le réalisateur glisse en douce une lime dans la prison. Un souffle de liberté se lève, les corps se dérouillent. Point de jonction avec le monde du dehors, le « parloir à table » (par opposition au « parloir à carreau », derrière une vitre) donne lieu à des scènes chorégraphiées : l’amour circule, se matérialise dans leurs virevoltants changements de place. Cette tragi-comédie cherche parfois son rythme, mais elle est portée par un formidable trio d’acteurs : François Damiens, Jan Hammene­cker et Sergi López. Une scène mérite le détour : tatoués jusqu’aux ongles, deux gros bras argentins enflamment la taule en entamant un tango viril et fougueux.
TANGO LIBRE, Frédéric Fonteyne 2012, François Damiens, Anne Paulicevich @@ (E)
JC est maton. Un poisson rouge catatonique pour seul ami, il n’ouvre jamais les volets de son salon. Sa seule fantaisie consiste à suivre des cours de tango. C’est là qu’il rencontre Alice, familière d ...

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TANGUY LE RETROUR, Etienne Chatiliez 2018, André Dussollier, Sabine Azema (societe)@


Un soir, Tanguy sonne à la porte, complètement abattu. Sa femme l'a quitté et il se retrouve seul avec Zhu, sa fille de seize ans qui prépare le baccalauréat. Celle-ci semble prendre la situation avec calme, contrairement à son père.
Paul et Édith prennent leur fils en pitié, et consentent à ce qu'il reste avec Zhu, le temps qu'il voudra.

TELERAMA
Dix-huit ans après le succès phénoménal de ses premières aventures, Tanguy revient, avec ses lunettes de myope et son bon sourire de faux jeton. Le fiston a désormais 44 ans. Toujours aussi crispant, toujours aussi mielleux, mais désormais doté d’un mini-moi encombrant : une fille adolescente, dangereusement sage.
Qu’apporte cette suite ? Pas grand-chose. La farce a perdu de son mordant, et réitère, avec quelques variations, les mêmes gags, en plus paresseux. Si l’on retrouve avec plaisir les parents — à peine troublés par des problèmes d’arthrose et de prostate —, les personnages secondaires sont sacrifiés, voire inutiles. Par ailleurs, presque deux décennies plus tard, l’univers dans lequel évoluent les personnages paraît totalement déconnecté des réalités de l’époque. Le film, qui aurait pu être tourné il y a trente ans, dépeint des grands bourgeois confits dans une bulle confortable, hors du monde moderne. Comme Chatilliez, qui semble ne plus vraiment être en phase avec l’air du temps… Cette suite paraît aussi longuette qu’un séjour de Tanguy à la maison.
TANGUY LE RETROUR, Etienne Chatiliez 2018, André Dussollier, Sabine Azema (societe)@ (E)
Un soir, Tanguy sonne à la porte, complètement abattu. Sa femme l'a quitté et il se retrouve seul avec Zhu, sa fille de seize ans qui prépare le baccalauréat. Celle-ci semble prendre la situation avec calm ...

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TAPAGE NOCTURNE, Gerard Cuq 1998, Ingrid Chauvin


Exaspérée par sa voisine Hélène, Claire se connecte à son minitel et envoie un inconnu chez elle. Le lendemain, Hélène est retrouvée morte. Le psychiatre de la jeune femme est alors arrêté. Se sentant responsable de sa mort, Claire met tout en oeuvre pour retrouver le coupable et faire innocenter le médecin.
TAPAGE NOCTURNE, Gerard Cuq 1998, Ingrid Chauvin (E)
Exaspérée par sa voisine Hélène, Claire se connecte à son minitel et envoie un inconnu chez elle. Le lendemain, Hélène est retrouvée morte. Le psychiatre de la jeune femme est alors ar ...

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TAR, Todd Field 2022, Cate Blanchett, Nina Hoss (drame psychologique)@@


Lydia Tár, cheffe avant-gardiste d'un grand orchestre symphonique allemand, est au sommet de son art et de sa carrière. Le lancement de son livre approche et elle prépare un concerto très attendu de la célèbre Symphonie n° 5 de Gustav Mahler. Mais, en l'espace de quelques semaines, sa vie va se désagréger d'une façon singulièrement actuelle. En émerge un examen virulent des mécanismes du pouvoir, de leur impact et de leur persistance dans notre société.

TELERAMA
Une cheffe d’orchestre au sommet de la gloire perd pied lorsqu’elle est accusée de harcèlement. L’Américain Todd Field signe un film tendu et hanté, d’une maîtrise folle.
s Bravo

Le scénario de Tár, lisible en anglais sur Internet (une œuvre obsédante pousse à ce genre de curiosité), s’ouvre par un avertissement de l’auteur à ses producteurs : « Sur la base de la pagination, on peut raisonnablement estimer la durée totale du film à bien moins de deux heures. Cependant, ce ne sera pas un film raisonnable. » À l’arrivée, le troisième long métrage de l’Américain Todd Field fait 2 heures 38 sans qu’on lui en tienne rigueur — c’est toujours moins long qu’Avatar — et tient sa plus belle promesse : se montrer déraisonnable.

Tár impressionne d’abord par sa maîtrise formelle, synonyme ici de contrôle, au point de sembler fabriqué du même béton froid que le loft berlinois de l’héroïne. Mais c’est pour mieux se fissurer, puis basculer imperceptiblement dans l’étrangeté et, même, le surnaturel. C’est le récit d’une chute, celle de Lydia Tár (extraordinaire Cate Blanchett), cheffe d’orchestre d’un ensemble symphonique allemand. Le début la saisit au sommet de la gloire, dans un montage alterné virtuose d’une master class, où un (vrai) journaliste du New Yorker déroule son CV d’exception, et des préparatifs d’une photo destinée à illustrer la pochette de son prochain album chez Deutsche Grammophon, un enregistrement public de la 5ᵉ Symphonie de Mahler. Le couronnement de sa carrière.

Les scènes captivent par leur durée, les dialogues étourdissent, le recours au jargon musical — « Très punkt kontrapunkt » ! — risque à chaque instant la pédanterie, mais crée un effet de réel rare, tant, ailleurs, le cinéma regarde souvent le travail de loin, en arrière-plan flou. Minutieusement, Todd Field dessine l’univers sur lequel règne sa talentueuse diva. L’épouse, Sharon (Nina Hoss), premier violon, qui ferme les yeux sur les infidélités. L’assistante effacée, Francesca (Noémie Merlant), contrainte de servir le thé en attendant de tenir la baguette à son tour. Le rival qui mendie des conseils, le vieux mentor qui prodigue les siens, l’orchestre obéissant au doigt et à l’œil, la fan éperdue tentant le flirt… Admiration et servilité à tous les étages.

Et puis la dégringolade, donc. Lydia, accusée de harcèlement sexuel après le suicide d’une ancienne protégée, voit tout le monde lui tourner le dos. Au sein de l’orchestre, en trois, quatre plans, son sort est plié. Comme sa protagoniste, Todd Field a l’art du tempo, des ruptures. De duper son public, aussi. Dans Little Children, en 2006, il filmait Kate Winslet en Bovary de banlieue résidentielle, mais un personnage secondaire, un pédocriminel à sale gueule, dérangeait durablement, tant le voisinage que le spectateur. Disparu des radars depuis seize ans, le cinéaste resurgit pour signer le grand film contemporain sur la cancel culture (« culture de l’annulation ou culture de la dénonciation ») — du moins en apparence. Une scène mémorable oppose ainsi Lydia à un étudiant, noir et queer, de la Juilliard School, un conservatoire américain prestigieux, au motif qu’il refuse de s’intéresser à ce vieux misogyne blanc de Bach. « Malheureusement, les architectes de votre cerveau semblent être les réseaux sociaux », l’achève la cheffe.

Tár, une charge anti-woke ? C’est un leurre. Tout comme le fait qu’une femme incarne la prédation, contre toute logique statistique, ne constitue pas, en l’espèce, une attaque anti-féministe. On peut choisir, par exemple, d’y lire un questionnement un peu daté : le deuxième sexe doit-il embrasser les codes des hommes de pouvoir, y compris la violence, pour figurer enfin sur la photo ? Obsédée par son désir de reproduire à l’identique une pochette du chef Claudio Abbado, l’héroïne adopte les mêmes vêtements, travaille la même pose, avec une application maniaque. « Je suis le père de Petra », se présente-t-elle plus tard, en allemand, à une gamine harcelant la sienne à l’école, avant de la menacer : « Je te punirai. »
Écrit pour Cate Blanchett, dont on se souvient qu’elle fut Bob Dylan chez un autre Todd (Haynes) dans I’m Not There (2007), le rôle profite de la prestance hiératique de l’Australienne à voix grave, étrangère aux minauderies communes. Cependant la variation sur le genre n’est qu’une clé parmi cent autres. Car s’il évite, grâce à Lydia, la banalité du mâle dominant, largement explorée ailleurs depuis le mouvement #MeToo, le réalisateur contourne surtout le piège du film à message pour ouvrir des abymes et dérégler la réalité.

En effet, Todd Field — qui jouait, tiens donc, le pianiste de jazz dans Eyes Wide Shut (1999), de Stanley Kubrick — réussit une odyssée mentale, passionnante car indécidable, dans laquelle d’impossibles bizarreries s’accumulent jusqu’à faire douter de ce que vit Lydia. Tourmenté par la culpabilité, la terreur d’une artiste qui craint de tout perdre, de mourir peut-être, Tár l’est également par une présence fantastique. Qui lance l’infernal tic-tac du métronome en pleine nuit ? Quelle femme hurle dans le parc lorsque la musicienne fait son jogging ? A-t-on vraiment entraperçu une silhouette rousse, là, derrière le piano ? Mieux qu’un énième drame sociétal, un film de fantômes mis en scène par un revenant… Nous voilà hantés pour de bon.

On pourrait consacrer un visionnage de Tár à l’observation exclusive des mains de Cate Blanchett. La manière dont elle s’agrippe discrètement au bras d’un fauteuil pour arrêter un léger tremblement, au début d’une master class. Son art d’appuyer chacun de ses propos de gestes étonnants, de caresser une partition, de chasser des poussières imaginaires de sa veste sur mesure. C’est sa main qu’embrasse une jeune violoncelliste reconnaissante, comme à un prêtre ou un parrain de la mafia. Sa main qui se transforme en flingue, onomatopées à l’appui, pour recadrer ses musiciens sur une mesure de la 5ᵉ Symphonie de Mahler. Récompensée à la Mostra de Venise, aux Golden Globes et sans doute bientôt aux Oscars, son interprétation tient à la fois du travail (manuel) et du miracle. Si Maradona était « la Main de Dieu », alors Blanchett lui vole le titre.
TAR, Todd Field 2022, Cate Blanchett, Nina Hoss (drame psychologique)@@ (E)
Lydia Tár, cheffe avant-gardiste d'un grand orchestre symphonique allemand, est au sommet de son art et de sa carrière. Le lancement de son livre approche et elle prépare un concerto très attendu de la cél ...

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TARZAN, David Yates 2016, Alexander Skarsgård, Margot Robbie (science fiction)@


Cela fait presque dix ans que Tarzan, connu aussi du nom de John Clayton III, a quitté l'Afrique pour vivre en Angleterre victorienne avec sa femme bien-aimée Jane. Le danger, par contre, arrive. Leon Rom, l'envoi sinistre du roi Léopold, attire Tarzan au Congo afin de le livrer à un vieil ennemi.

TELERAMA
Rêvant d’un film de genre total, David Yates ne parvient pas à rompre avec le paternalisme inhérent au personnage — l’Occidental qui domine l’Afrique.

Pas sûr qu’il nous manquait, le roi de la jungle. Pour son grand retour au cinéma, on le retrouve à Londres, sifflant du thé avec l’auriculaire levé. Mais le voilà qui part en mission au Congo, terre de son enfance… David Yates, réalisateur des quatre derniers Harry Potter, rêve d’un film de genre total : aventures + superhéros + western. Il braconne aussi du côté de La Planète des singes, avec de tristes gorilles numériques. Mais il échoue sur tous les tableaux. Comme pour exorciser la réputation sulfureuse qui lui colle à la peau — un Occidental qui domine le monde sauvage, hommes et animaux compris —, Tarzan combat cette fois de méchants colons. Mais cette Afrique libérée des Blancs par un Blanc exhale un paternalisme tout aussi embarrassant.
TARZAN, David Yates 2016, Alexander Skarsgård, Margot Robbie (science fiction)@ (E)
Cela fait presque dix ans que Tarzan, connu aussi du nom de John Clayton III, a quitté l'Afrique pour vivre en Angleterre victorienne avec sa femme bien-aimée Jane. Le danger, par contre, arrive. Leon Rom, l'envoi sinistre du ...

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TATIE DANIELLE, Etienne Chatiliez 1990, Isabelle Nanty, Tsilla Chelton, Catherine Jacob (societe)@@


Madame Billard vit à Auxerre. Elle est veuve, mène une vie paisible, en compagnie d'Odile, sa femme de ménage. Sa principale occupation consiste à torturer la pauvre Odile, année après année, jour après jour, jusqu'au jour maudit où elle va trop loin : un gros chandelier s'abat sur Odile. Elle meurt de sa belle mort.

LE MONDE
Décapant, dérangeant, plus pernicieux encore que le Long Fleuve, Tatie Danielle c’est du Jules Renard revu par Bretécher, c’est impitoyable et compatissant, tragique et désopilant.
Tatie Danielle (Tsilla Chelton) est vieille, veuve, vache. Inflexible geignarde, c’est une virtuose de la vilenie gratuite. Elle écrase les fleurs, rudoie les enfants, abandonne les chiens, se vole elle-même pour faire accuser autrui, va quasiment jusqu’au meurtre, et presque jusqu’au suicide pour le plaisir de se venger. Tatie Danielle est une hyène en charentaises, le loup déguisé en grand-mère. Elle est la part de nous-même la moins avouable, elle nous libère de nos horreurs intimes, elle nous démontre – quel soulagement – que les gentils sont des cons…
Salubre démonstration qui recouvre d’un pudique manteau de rire (étranglé) la mauvaise conscience obèse de notre société, la décourageante médiocrité de la petite bourgeoisie, et, s’agissant de la vieillesse, l’atroce réalité. Tatie Danielle n’est pas méchante parce qu’elle est désespérée, elle est méchante et désespérée. Elle trouvera d’ailleurs son maître en la personne d’une énergique et solitaire jeune fille au pair (Isabelle Nanty). La survie de l’espèce passe par la férocité.
TATIE DANIELLE, Etienne Chatiliez 1990, Isabelle Nanty, Tsilla Chelton, Catherine Jacob (societe)@@ (E)
Madame Billard vit à Auxerre. Elle est veuve, mène une vie paisible, en compagnie d'Odile, sa femme de ménage. Sa principale occupation consiste à torturer la pauvre Odile, année après année, ...

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TAXI 3, Gérard Krawczyk 2002, Frédéric Diefenthal, Samy Naceri


C'est décembre à Marseille. Daniel rajoute des options à son taxi et Lili voit rouge. Le commissaire Gilbert est aveuglé par Qiu, sa stagiaire japonaise, et son enquête piétine. Emilien voit des pères Noël partout et Petra s'impatiente. De Marseille à Tignes, de la Canebière aux pistes de ski, l'aventure peut commencer.

TELERAMA
Opération vroum vroum no 3 de Daniel et Émilien. La routine : les pneus qui crissent et le commissaire qui pédale dans la semoule. Pas déplaisant.
Pulvériser les records ne suffit plus. Le bolide de Daniel se diversifie : il fait dans le tout-terrain et le chasse-neige, slalome sur deux roues graciles, telle la Coccinelle. Moins franchouillard que les deux précédents, ce volet est une jamesbonderie avé l'accent, un peu d'herbe et de rap. La limite de vitesse est largement dépassée, mais de manière moins provocante qu'avant. Les compères, tout émus de devenir papas, font du zèle et envisagent de passer moins de temps avec leur maîtresse respective, la voiture pour Daniel, le métier pour Emilien.
TAXI 3, Gérard Krawczyk 2002, Frédéric Diefenthal, Samy Naceri (E)
C'est décembre à Marseille. Daniel rajoute des options à son taxi et Lili voit rouge. Le commissaire Gilbert est aveuglé par Qiu, sa stagiaire japonaise, et son enquête piétine. Emilien voit des p&eg ...

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TAXI, Gerard Pires 1998, Sami Naceri, Frédéric Diefenthal (societe)@@


Daniel est un fou du volant. Cet ex-livreur de pizzas est aujourd'hui chauffeur de taxi et sait échapper aux radars les plus perfectionnés. Pourtant, un jour, il croise la route d'Emilien, policier recalé pour la huitième fois à son permis de conduire. Pour conserver son taxi, il accepte le marché que lui propose Emilien : l'aider à démanteler un gang de braqueurs de banques qui écume les succursales de la ville à bord de puissants véhicules.

TELERAMA
Un flic (Frédéric Diefenthal), un chauffeur de taxi (Samy Naceri), une 406 surgonflée et la Canebière. On ajoute des vannes bien balancées et le divertissement, peuchère, il roule tout seul.

Daniel, le taxi, et Émilien, le « Schtroumpf » : l’un conduit et l’autre pas. L’un déteste la « maison poulaga » et l’autre y travaille. Le gang des Mercedes n’a qu’à bien se tenir… Dans ce premier volet de la saga, l’influence de Luc Besson est flagrante.

Traiter les braqueurs allemands de « boches » n’était pas du meilleur goût. Mais Samy Naceri et Frédéric Diefenthal faisaient la paire. Et la jeunesse marseillaise avait ici le beau rôle. Les livreurs de pizzas et le taxi d’origine arabe réussissaient, sur un air de rap, là où la police ramait. Comme un effet Zidane au cinéma.
TAXI, Gerard Pires 1998, Sami Naceri, Frédéric Diefenthal (societe)@@ (E)
Daniel est un fou du volant. Cet ex-livreur de pizzas est aujourd'hui chauffeur de taxi et sait échapper aux radars les plus perfectionnés. Pourtant, un jour, il croise la route d'Emilien, policier recalé pour la huiti& ...

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TCHAO PANTIN, Claude Berri 1983, Coluche, Richard Anconina@


Solitaire et résigné, hébété d'alcool, Lambert travaille comme pompiste de nuit dans une station-service de Paris. Il fait la connaissance de Bensoussan, un jeune dealer, venu faire le plein de sa mob. Une affection réservée naît entre ces deux hommes que tout sépare a priori. Un homme détruit, déjà mort, renaît brièvement au contact d'un jeune qu'il veut protéger : c'est une histoire de sursaut et de sursis, où Coluche crève l'écran.

TELERAMA
Césarisé, l'histrion caustique fut loué pour ce rôle à contre-emploi. Les favoris fatigués et le regard absent, Coluche porte le film en concentrant sa densité et son opacité. Richard Anconina, lui, joue plus en funambule, avec réussite néanmoins.
Dominé par la noirceur et l'amertume, ce polar social est ancré dans un Paris grisailleux de paumés et d'oubliés, un lacis de passages désolés. L'intrigue grippe parfois, on sent les artifices. Mais on est conquis par le regard obstiné de Berri sur ce monde de torpeur et de solitude.
TCHAO PANTIN, Claude Berri 1983, Coluche, Richard Anconina@ (E)
Solitaire et résigné, hébété d'alcool, Lambert travaille comme pompiste de nuit dans une station-service de Paris. Il fait la connaissance de Bensoussan, un jeune dealer, venu faire le plein de sa mob. Une ...

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TELLEMANT PROCHES, Eric Toledano et Olivier Nakache 2008, Vincent Elbaz, Isabelle Carré (comique)@@


Famille : Groupe de personnes réunies par des liens de parenté et un fort sentiment de solidarité morale et matérielle. En 1993, Alain et Nathalie ont deux enfants : un bébé, Prosper, et un jeune garçon, Lucien, très turbulent et hyperactif. Problème de Lucien : son père, ancien GO du Club Med de Chamonix, ne fait rien pour le calmer. Problème de Nathalie : elle a trois enfants à la maison. Problème d'Alain : sa belle-famille.

TELERAMA
Satire proche des comédies italiennes de jadis, qui fustige le racisme ordinaire et les parents hystériques. Très drôle.
Éric Toledano et Olivier Nakache jettent leur dévolu sur la famille, en l’occurrence une fratrie, avec les pièces rapportées, le neveu hyperactif, la nièce élevée comme une bête de concours… Commencé en fanfare (une scène de dîner d’anthologie qui finit à coups de poêle), avec une méchanceté proche des comédies italiennes d’antan, le film passe ensuite progressivement de la caricature à la tendresse.

Les deux réalisateurs gardent néanmoins leur mordant pour dénoncer le racisme ordinaire, offrant à Omar Sy son premier vrai rôle… À travers le personnage de mère intégriste incarné par Audrey Dana, ils brocardent aussi l’obsession des parents pour la réussite de leurs rejetons. Et laissent à Vincent Elbaz, plus à l’aise dans la comédie que dans le drame, le soin de ridiculiser cette manie si actuelle d’envoyer chez le psy des gosses qui sont juste pénibles.
TELLEMANT PROCHES, Eric Toledano et Olivier Nakache 2008, Vincent Elbaz, Isabelle Carré (comique)@@ (E)
Famille : Groupe de personnes réunies par des liens de parenté et un fort sentiment de solidarité morale et matérielle. En 1993, Alain et Nathalie ont deux enfants : un bébé, Prosper, et un jeune ga ...

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TELLEMENT PROCHES, Eric Toledano et Olivier Nakache 2008, Vincent Elbaz, Isabelle Carre, Francois Xavier Demaison, Omar Sy (comique)@@


Famille : Groupe de personnes réunies par des liens de parenté et un fort sentiment de solidarité morale et matérielle.En 1993, Alain et Nathalie ont deux enfants : un bébé, Prosper, et un jeune garçon, Lucien, très turbulent et hyperactif. Problème de Lucien : son père, ancien GO du Club Med de Chamonix, ne fait rien pour le calmer. Problème de Nathalie : elle a trois enfants à la maison. Problème d'Alain : sa belle-famille.

TELERAMA
Éric Toledano et Olivier Nakache (En thérapie) jetaient leur dévolu sur la famille, en l’occurrence une fratrie, avec les pièces rapportées, le neveu hyperactif, la nièce élevée comme une bête de concours… Commencé en fanfare (une scène de dîner d’anthologie qui finit à coups de poêle), avec une méchanceté proche des comédies italiennes d’antan, le film passe ensuite progressivement de la carica­ture à la tendresse.

Les deux réalisateurs gardent néanmoins leur mordant pour dénoncer le racisme ordinaire, offrant à Omar Sy son premier vrai rôle… À travers le personnage de mère intégriste, incarné par Audrey Dana, ils brocardent aussi l’obsession des parents pour la réussite de leurs rejetons. Et laissent à Vincent Elbaz, plus à l’aise dans la comédie que dans le drame, le soin de ridiculiser cette manie si actuelle d’envoyer chez le psy des gosses qui sont juste pénibles.
TELLEMENT PROCHES, Eric Toledano et Olivier Nakache 2008, Vincent Elbaz, Isabelle Carre, Francois Xavier Demaison, Omar Sy (comique)@@ (E)
Famille : Groupe de personnes réunies par des liens de parenté et un fort sentiment de solidarité morale et matérielle.En 1993, Alain et Nathalie ont deux enfants : un bébé, Prosper, et un jeune gar ...

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TEMOIN A CHARGE, Billy Wilder, Tyrone Power, Marlene Dietrich, Charles Laughton (thriller)@@


Leonard Vole est accusé du meurtre de la vieille et riche madame French, qui avait fait de lui son héritier et son amant. L'inculpé confie sa défense au prestigieux avocat londonien sir Wilfrid Robarts, qui a été contacté par un confrère de ses amis. Bien qu'il se remette à peine d'une attaque cardiaque, Roberts accepte de prendre l'affaire en main. Une infirmière le suit et veille sur sa santé. Le procès se présente mal. Leonard Vole n'a qu'un témoin. Il ne peut compter que sur son épouse, Christine, seule capable de l'innocenter en disant qu'il était avec elle au moment du crime. Mais Christine finit par témoigner en sa défaveur, ce qui lui promet une condamnation logique...

TELERAMA
De Tyrone Power, séduisant à mourir, ou Marlene Dietrich, épouse soumise, qui est coupable ? Entre deux cigares, Charles Laughton mène (à peine) l’enquête. Le rebondissement final est extra. Une merveille !

L'histoire aurait pu donner lieu à un simple film de prétoire, malgré son long prélude chez l'avocat. Mme Christie l'avait déjà dotée d'un double rebond final, qu'un avertissement des producteurs conjure le spectateur de ne pas dévoiler à son prochain. Wilder y met aussi sa patte.

La première moitié est tricotée une maille à l'endroit, une maille à l'envers. Un, brosser le portrait du vétéran du barreau qui se saisit de l'affaire : gros numéro de Charles Laughton, qui joue au chat et à la souris avec la rustique infirmière chargée de surveiller sa santé vacillante. Deux, recomposer l'intrigue en flash-back : une riche veuve a été assassinée ; on soupçonne le fringant jeune homme qu'elle avait pris sous sa protection, lui-même marié à une mystérieuse Allemande. Au tribunal, on guette le choc des deux monstres. Il viendra. Marlene Dietrich est d'abord montrée comme si elle était dans un autre film. C'est pour mieux faire exploser à la fin les conventions du genre. Quelques grammes de colossale finesse, un soupçon d'hystérie dans les tasses de thé et un drôle de pétard sous les perruques blanches.
TEMOIN A CHARGE, Billy Wilder, Tyrone Power, Marlene Dietrich, Charles Laughton (thriller)@@ (E)
Leonard Vole est accusé du meurtre de la vieille et riche madame French, qui avait fait de lui son héritier et son amant. L'inculpé confie sa défense au prestigieux avocat londonien sir Wilfrid Robarts, qui a &ea ...

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TEMPETE DE GLACE, John MacCarthy 2017, Kirsten Robek, Nick Purcha, Sarah Desjardins (catastrophe)@@


Le scientifique Roger Summers est en vacances avec sa famille en Alaska. Alors qu'il étudie les migrations d'oiseaux dans les bois, il tombe accidentellement, sur des animaux qui semblent congelés par le froid.
TEMPETE DE GLACE, John MacCarthy 2017, Kirsten Robek, Nick Purcha, Sarah Desjardins (catastrophe)@@ (E)
Le scientifique Roger Summers est en vacances avec sa famille en Alaska. Alors qu'il étudie les migrations d'oiseaux dans les bois, il tombe accidentellement, sur des animaux qui semblent congelés par le froid. ...

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TEMPETE, Christian Duguay 2022, Carmen Kassovitz, Mélanie Laurent, Dany Boon (sport)@


Née dans le haras de ses parents, Zoé a grandi au milieu des chevaux et n'a qu'un rêve : devenir jockey ! Tempête, une pouliche qu'elle voit naître, va devenir son alter ego. Or, un soir d'orage, Tempête, affolée, piétine le dos de Zoé et vient briser tous ses rêves, elle ne marchera plus. Elle va pourtant s'accrocher, coûte que coûte pendant des années, et va tenter l'impossible pour renouer avec son destin.

TELERAMA
Près de dix ans après “Jappeloup”, Christian Duguay remonte en selle avec ce long métrage, adapté d’un roman pour enfants. Un film peu rythmé et larmoyant.
Ce n’est qu’après une cinquantaine de minutes de tours dans le paddock que Christian Duguay dévoile le rebondissement central de son film : un accident qui paralyse la petite héroïne et compromet son rêve de devenir jockey. Près de dix ans après Jappeloup, le réalisateur québécois revient donc au long métrage équestre, mais le résultat est, avant tout, larmoyant.
TEMPETE, Christian Duguay 2022, Carmen Kassovitz, Mélanie Laurent, Dany Boon (sport)@ (E)
Née dans le haras de ses parents, Zoé a grandi au milieu des chevaux et n'a qu'un rêve : devenir jockey ! Tempête, une pouliche qu'elle voit naître, va devenir son alter ego. Or, un soir d'orage, Tempêt ...

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TENDER MERCIES (Tendre bonheur), Bruce Beresford 1983, Robert Duvall, Tess Harper (sentimental country)@@


Mac, un ancien chanteur de country qui a plongé dans l'alcool, est abandonné de tous. Il se réveille un jour dans un motel, sans un sou pour payer ses nuits. Il se voit offrir un emploi par la patronne de l'établissement, Rosa. Mac tombe rapidement amoureux de cette veuve qui l'aide à affronter son problème avec la bouteille. Il va aussi tisser des liens forts avec son jeune fils.
TENDER MERCIES (Tendre bonheur), Bruce Beresford 1983, Robert Duvall, Tess Harper (sentimental country)@@ (E)
Mac, un ancien chanteur de country qui a plongé dans l'alcool, est abandonné de tous. Il se réveille un jour dans un motel, sans un sou pour payer ses nuits. Il se voit offrir un emploi par la patronne de l'établ ...

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TENDRE ET SAIGNANT,Christopher Thompson 2020, Arnaud Ducret, Geraldine Pailhas (sentimental)@@@


Rédactrice en chef d'un magazine de mode, Charly hérite de la boucherie familiale. Alors qu'elle s'apprête à la vendre, elle rencontre Martial, l'artisan-boucher de son père, bien décidé à se battre pour sauver le commerce. Séduite malgré elle par le charisme de Martial, Charly pourrait être amenée à changer d'avis.

TELERAMA
A priori, on pouvait être dubitatif à l’idée d’une comédie romantique réunissant une rédactrice en chef de magazine de mode (certes, fille de boucher, incarné par l’attendrissant Jean-François Stévenin dans l’un de ses derniers rôles) et un spécialiste de l’entrecôte persillée. Mais, à condition de ne pas être vegan, le charme opère. Un burlesque pimpant assaisonne cette histoire d’acceptation de son héritage par une femme qui en a soupé des types et des boulots manquant de chair. Face à Arnaud Ducret, solide dans l’exercice de la comédie, Géraldine Pailhas étincelle, en talons hauts ou en tablier de commerçante. Elle offre à cette romance, entre le Paris à la page et les traditionnels chapons farcis, un petit parfum d’âge d’or hollywoodien.
TENDRE ET SAIGNANT,Christopher Thompson 2020, Arnaud Ducret, Geraldine Pailhas (sentimental)@@@ (E)
Rédactrice en chef d'un magazine de mode, Charly hérite de la boucherie familiale. Alors qu'elle s'apprête à la vendre, elle rencontre Martial, l'artisan-boucher de son père, bien décidé &agra ...

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TENOR, Claude Zidi 2022, Michèle Laroque, Mohamed Belkhir (sentimental musical)@@


Antoine, jeune banlieusard parisien, suit des études de comptabilité sans grande conviction, partageant son temps entre les batailles de rap qu'il pratique avec talent et son emploi de livreur de sushis.

TELERAMA
Révélé par “The Voice”, le rappeur et beatboxeur MB14 fait ses débuts de comédien aux côtés de Michèle Laroque. Un “feel good movie” cousu de fil blanc, riche en clichés, qui réussit toutefois à transmettre la passion de l’opéra.

Antoine vient de Bondy, travaille chez Sushi Shop dans le 9e arrondissement de Paris après ses cours de comptabilité et fait la vigie pendant les combats de boxe clandestins de son grand frère. Le soir, le jeune homme monte sur le ring à son tour lors de battles de rap musclées face aux poids lourds des cités voisines. Son quotidien semble réglé comme du papier à musique. Jusqu’au jour où, au détour d’une commande de makis qui l’égare dans les dédales luxueux de l’Opéra Garnier, il tombe nez à nez avec une professeure de chant lyrique qui entraperçoit son potentiel. Et le prend immédiatement sous son aile.

Un ténor est né. Enfin, pour l’instant, le nouveau chanteur ne sait pas situer son diaphragme, ignore tout de sa colonne d’air et rit des exercices de mise en voix auxquels son mentor le soumet, lors de cours particuliers donnés dans un appartement bourgeois à la moquette épaisse et où les verres de vin, posés sur le vernis du piano demi-queue, se remplissent à l’infini. Inattendu, le face-à-face entre Michèle Laroque et MB14 se révèle bon enfant et joueur. Pour son premier rôle au cinéma, le rappeur et beatboxeur remarqué dans la saison 5 de The Voice se glisse dans la peau du Candide pas tout à fait naïf avec une humilité sincère. Étourdi par le faste d’un monde qui n’est pas le sien, relié seulement par le RER transfuge, Antoine-MB14 effectue une mue en douceur, avec aisance et force contenue.

Comme une comédie « feel good » cousue de fil blanc, Ténor empile certes les clichés, certains désamorcés avec humour – intégré à l’Académie lyrique de l’Opéra, le personnage principal se présente comme la recrue de la « discrimination positive ». Et dans un décor propret, on frôle le manichéisme d’Emily in Paris, dont un des comédiens joue ici un petit rôle. Mais Claude Zidi Jr réussit à transmettre la passion de l’opéra avec générosité, sans craindre l’excès ni le kitsch. Les airs se succèdent, depuis celui de Pelléas et Mélisande, Mes longs cheveux descendent (interprété par la soprano et comédienne Marie Oppert, fraîchement nommée pensionnaire de la Comédie-Française), jusqu’au final des finals Nessun dorma (de Turandot) qui arrache toujours une larme, en passant par un extrait de Madame Butterfly et deux tours de chants offerts par l’illustre Roberto Alagna, qui donnera le coup de pouce enchanteur.
TENOR, Claude Zidi 2022, Michèle Laroque, Mohamed Belkhir (sentimental musical)@@ (E)
Antoine, jeune banlieusard parisien, suit des études de comptabilité sans grande conviction, partageant son temps entre les batailles de rap qu'il pratique avec talent et son emploi de livreur de sushis.

TELERAMA
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TENUE CORRECTE EXIGEE, Philippe Lioret 1996, Jacques Gamblin, Elsa Zylberstein (thriller)@@


Richard, un SDF, s'introduit sans y être convié dans le très chic hôtel Charles VII. Son ancienne femme, remariée avec un gouverneur américain très influent, y séjourne. Richard veut lui faire signer la déclaration de séparation qui lui évitera de finir en prison, sous l'inculpation d'escroquerie. Tandis que Richard se faufile parmi les invités de la réception, le directeur de l'hôtel s'inquiète. Il a appris qu'un auditeur chargé de surveiller la bonne marche de son établissement allait se glisser incognito parmi les invités. Et si ce mystérieux SDF était le contrôleur ? En attendant d'en savoir plus, il fait évacuer les prostituées de luxe qui hantent son hôtel. L'une d'elles, Lucie, refuse de partir sans être payée. La situation s'envenime...
TENUE CORRECTE EXIGEE, Philippe Lioret 1996, Jacques Gamblin, Elsa Zylberstein (thriller)@@ (E)
Richard, un SDF, s'introduit sans y être convié dans le très chic hôtel Charles VII. Son ancienne femme, remariée avec un gouverneur américain très influent, y séjourne. Richard veut lui ...

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TERRE BRULEE, Thomas Arslan 2024, Mišel Maticević, Marie Leuenberger, Alexander Fehling (thriller)


Après une longue absence, Trojan, cambrioleur au professionnalisme soigné, retourne à Berlin où il peine à trouver de nouveaux contrats. Z sa demande, une ancienne connaissance du milieu reconvertie en femme d'affaires le met en contact avec un gros client : un collectionneur qui souhaite se procurer le tableau "Femme devant le coucher de soleil", de Caspar David Friedrich, détenu par un grand musée. Accompagné d'un ancien collègue, d'un expert en cybercriminalité et d'une conductrice virtuose, il se lance dans l'aventure, sans savoir jusqu'où elle va le mener...
TERRE BRULEE, Thomas Arslan 2024, Mišel Maticević, Marie Leuenberger, Alexander Fehling (thriller) (E)
Après une longue absence, Trojan, cambrioleur au professionnalisme soigné, retourne à Berlin où il peine à trouver de nouveaux contrats. Z sa demande, une ancienne connaissance du milieu reconvertie en fem ...

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TERREUR SUR LE BRITANNIC, Richard Lester 1974, Anthony Hopkins, Omar Sharif (catastrophe)@@


En pleine croisière dans l'Atlantique, le paquebot Britannic fait l'objet d'un chantage par un homme se faisant appeler Juggernaut. Celui-ci prétend avoir placé plusieurs bombes à bord et réclame une grosse rançon. Devant l'impossibilité de faire évacuer le bateau, le commandant de bord se résoud à faire appel à une équipe de démineurs menée par le lieutenant Fallon.

TELERAMA
“ Lester signe film catastrophe magistralement réalisé au suspens haletant et y injecte une dose de comédie s'intégrant parfaitement au récit ”
Le Britannic, un luxueux paquebot, entame sa première croisière de printemps avec à son bord 1200 personnes, passagers et membres d'équipage. Nicholas Porter, qui veille depuis Londres au bon déroulement du voyage, est contacté par le mystérieux Juggernaut. L'homme affirme qu'il a placé sept tonneaux d'explosifs à bord du bâtiment et exige une rançon de 500 000 livres. Faute de quoi, dans les 22 heures qui suivent, le Britannic ne sera plus qu'un souvenir. Porter est prêt à céder au chantage mais le gouvernement s'y oppose. Une équipe de démineurs, conduite par le vaillant Fallon, est parachutée sur le Britannic...
TERREUR SUR LE BRITANNIC, Richard Lester 1974, Anthony Hopkins, Omar Sharif (catastrophe)@@ (E)
En pleine croisière dans l'Atlantique, le paquebot Britannic fait l'objet d'un chantage par un homme se faisant appeler Juggernaut. Celui-ci prétend avoir placé plusieurs bombes à bord et réclame une gross ...

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TERRIBLE JUNGLE, Hugo Benamozig et David Caviglioli 2020, Catherine Deneuve, Vincent Dedienne (aventure)@@


Eliott, un aventurier naïf, part en Guyane pour trouver les Otopis, une tribu indienne vivant dans la forêt amazonienne. Persuadé qu'il va découvrir un paradis sur terre, il découvre que les Otopis emmenés par une cheffe sont des gangsters de la jungle qui font affaire avec des trafiquants d'or.

TELERAMA
un grand rôle de composition pour Catherine Deneuve(enfin, on l’espère pour ses proches) : Chantal de Bellabre, une sommité pas commode de l’anthropologie, qui s’enfonce dans la jungle amazonienne avec une brigade de gendarmes bas du front pour retrouver son grand dadais de fils. Le film est très drôle, et il le doit pour une bonne part à Deneuve, délicieusement antipathique en diva postcoloniale.
TERRIBLE JUNGLE, Hugo Benamozig et David Caviglioli 2020, Catherine Deneuve, Vincent Dedienne (aventure)@@ (E)
Eliott, un aventurier naïf, part en Guyane pour trouver les Otopis, une tribu indienne vivant dans la forêt amazonienne. Persuadé qu'il va découvrir un paradis sur terre, il découvre que les Otopis emmen&eacu ...

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TESS, Roman Polanski 1979, Nastassia Kinski (histoire)@@@


Dans le Dorset, à la fin du XIX e siècle, les Durbeyfield vivotent misérablement. Le père, John, qui noie son malheur dans l'alcool, apprend un jour du pasteur de la paroisse que les Durbeyfield descendent d'une famille noble, les d'Urberville. Il se résout à envoyer sa fille aînée, Tess, rendre visite à une certaine Mme d'Urberville, installée dans un manoir des environs.

TELERAMA
C'est l’actrice Sharon Tate qui fit découvrir le roman de Thomas Hardy à Polanski, son mari. Dix ans après son odieux assassinat par les disciples de Charles Manson, le cinéaste lui dédiait cette illustration naturaliste et funeste du destin tragique d’une jeune beauté dans le Dorset du XIXe siècle. Tess Durbeyfield est belle et pure. Son fermier de père apprend que sa famille serait la branche démunie d’une haute lignée aristocratique, les d’Urberville. Tess est envoyée chez eux, sa seule grâce pour référence. Début d’un long martyre silencieux…

Esthétiquement, la réussite est totale, fruit d’un impressionnant travail de reconstitution. Pendant des mois, l’équipe créa les costumes, retrouva le mobilier d’époque, réinventa le Dorset sur les côtes bretonnes et normandes (allant jusqu’à replanter des centaines d’arbres et à recouvrir l’asphalte de terre) pour un long tournage au rythme des saisons. C’est cette perfection languide et distinguée de gravure anglaise qui finit par engendrer le malaise. Pour Tess, qui ne trouvera jamais de place ni de repos, chaque ciel orageux, chaque lande apparaissent comme un tombeau naturel. En Nastassja Kinski, Polanski trouva l’incarnation idéale de l’innocence piétinée par les orgueils et les préjugés.

En Angleterre, à la fin du XIXe siècle. Le pasteur Marlott révèle à John Durbeyfield, un paysan ignare et misérable, qu'il est apparenté, ainsi que le prouve son nom de famille, à la noble et riche famille d'Urberville. John perçoit aussitôt les avantages qu'il peut tirer de cette nouvelle situation et décide d'envoyer sans tarder sa fille Tess au manoir de Trantridge. Quelque peu surpris de se découvrir soudain une cousine jusque-là inconnue, les d'Urberville acceptent finalement d'accueillir Tess, mais la relèguent au rang de vulgaire domestique. Séduite par Alec d'Urberville, Tess attend bientôt un enfant de lui. Elle en cache la naissance dans la maison de ses parents, mais le nourrisson meurt en bas âge...
TESS, Roman Polanski 1979, Nastassia Kinski (histoire)@@@ (E)
Dans le Dorset, à la fin du XIX e siècle, les Durbeyfield vivotent misérablement. Le père, John, qui noie son malheur dans l'alcool, apprend un jour du pasteur de la paroisse que les Durbeyfield descendent d'une ...

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TETE DE TURC, Pascal Elbé 2010, Roschdy Zem, Pascal Elbé (thriller)@@


Un geste, et tout bascule. Un adolescent de 14 ans, un médecin urgentiste, un flic en quête de vengeance, une mère qui se bat pour les siens, un homme anéanti par la mort de sa femme voient leurs destins désormais liés. Alors que le médecin passe plusieurs jours entre la vie et la mort, les événements s'enchaînent et tous seront entraînés par l'onde de choc.

TELERAMA
Le premier film du comédien Pascal Elbé en tant que réalisateur, avec des acteurs savoureux, dont deux actrices lumineuses, Florence Thomassin et Ronit Elkabetz.

Un gyrophare sur le toit d’une voiture, et on le prend pour un flic. Simon, médecin urgentiste, manque de brûler vif dans une cité HLM. Il est sauvé in extremis par celui-là même qui venait de lui lancer un cocktail Molotov, sous l’influence de sa « bande ». Un môme tourmenté (Samir Makhlouf), un flic (Roschdy Zem) prêt à tout pour venger son toubib de frère, deux mères blessées (Florence Thomassin et Ronit Elkabetz) : autant de pièces d’un puzzle noir, d’un thriller social sur la banlieue. Pour sa première réalisation, le comédien Pascal Elbé s’est choisi un casting d’amis. Si l’histoire du veuf (Simon Abkarian), un homme rendu fou par la mort de sa femme, semble curieusement plaquée, le film pose un regard attentif sur un monde sans repères, où la fraternité semble la seule réponse à la misère et à la violence.
TETE DE TURC, Pascal Elbé 2010, Roschdy Zem, Pascal Elbé (thriller)@@ (E)
Un geste, et tout bascule. Un adolescent de 14 ans, un médecin urgentiste, un flic en quête de vengeance, une mère qui se bat pour les siens, un homme anéanti par la mort de sa femme voient leurs destins dé ...

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THE AMERICAN, Anton Corbijn 2010, George Clooney, Thekla Reuten (mini)@


Jack, un tueur à gages professionnel, vient de perdre la femme qu'il aimait au cours d'une mission qui a mal tourné. ayant décidé de tout arrêter, il part prendre sa retraite dans un petit village isolé en Italie. Finalement, il accepte une toute dernière mission : mettre au point une arme pour une mystérieuse femme prénommée Mathilde. Il passe des heures à parler avec le prêtre du village et s'amourache d'une belle italienne, Clara.

TELERAMA
On ne sait trop ce que vaut le roman qui a inspiré le film, sinon qu’il semble jouer sur le déjà-vu. Tueur en bout de course, traîtres chargés de l’abattre, prostituée amoureuse, tout y est ! C’est ce qui a dû amuser Anton Corbijn : s’approprier ces clichés pour les détourner légèrement. Ici, le dénouement rappelle Quand la ville dort, de John Huston. La commanditaire, tantôt blonde, tantôt brune, tantôt rousse (sensualité plus danger), ne déparerait pas dans un vieux film de Robert Aldrich. Et le très improbable curé italien semble sorti d’un mélo de Douglas Sirk, années 1950. C’est dire si les péripéties importent moins que ce qu’elles ­cachent. Le cinéaste filme longuement, avec précision, les moments où le héros monte et démonte objets et sentiments. Une arme. Ou un amour. Les scènes sexuelles sont, d’ailleurs, aussi précises (et troublantes) que les scènes d’action. Le film repose donc sur un dispositif séduisant : un cinéaste et son personnage faisant chacun leur cinéma, l’un observant l’autre en train de mettre en scène sa vie.
THE AMERICAN, Anton Corbijn 2010, George Clooney, Thekla Reuten (mini)@ (E)
Jack, un tueur à gages professionnel, vient de perdre la femme qu'il aimait au cours d'une mission qui a mal tourné. ayant décidé de tout arrêter, il part prendre sa retraite dans un petit village isol&eacu ...

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THE ARTIST, Michel Azanavicius 2011, Jean Dujardin, Berenice Bejo (musical)@@@


Hollywood 1927. George Valentin est une vedette du cinéma muet à qui tout sourit. L'arrivée des films parlants va le faire sombrer dans l'oubli. Peppy Miller, jeune figurante, va elle, être propulsée au firmament des stars. Ce film raconte l'histoire de leurs destins croisés, ou comment la célébrité, l'orgueil et l'argent peuvent être autant d'obstacles à leur histoire d'amour.

TELERAMA
Un prix d'interprétation à Cannes, une brassée d'oscars (dont le tiercé gagnant film-réalisateur-acteur) : depuis sa sortie, The Artist a peu à peu acquis un véritable statut d'événement historique. Qu'est-ce qui, dans ce pari artistique — un film muet en noir et blanc —, a tant soulevé les foules ? C'est d'abord, et avant tout, un personnage : Jean Dujardin, alias George Valentin, star adulée des Années folles. On l'attendait bouffon, forçant sur la grimace et les oeillades. C'est tout le contraire. A peine décalé, juste un rien désuet, il apporte une candeur facétieuse, un charme fragile.

La star, donc, fait des pirouettes comme Fred Astaire ou Errol Flynn, porte une moustache à la Douglas Fairbanks. Il ne lui manque que le son. En 1929, c'est pourtant l'essentiel. Malheur à ceux qui rateront le rendez-vous du parlant. Déchus, balayés... C'est à cette espèce disparue, cohorte de fantômes tremblants, les Mary Pickford, les John Gilbert, les Fatty Arbuckle, que The Artist rend hommage. L'âge d'or de Hollywood comme si vous y étiez. Un drôle d'objet anachronique, rêve de cinéphile, une mosaïque de références, assemblée avec une tendresse érudite, de Chaplin à Welles ou à Lubitsch, du burlesque au mélo.

Cette déclaration d'amour au grand cinéma hollywoodien raconte aussi un irréversible bouleversement technologique et artistique... Comme aujourd'hui le passage à la 3D relief et au tout-numérique. D'une révolution à l'autre, Hazanavicius interroge la notion de modernité. Une scène de cauchemar, peut-être la plus belle, en dit long : le son y fait une irruption brève et brutale. Le héros, lui, reste... muet. Désormais exclu, obsolète, réduit au véritable silence : l'oubli. L'angoisse de l'artiste par excellence. — Cécile Mury

Suivi, à 22h35, d'un documentaire du frère de Michel Hazanavicius, le comédien Serge Hazanavicius, qui retrace le mois précédant le succès du film aux Oscars, en février 2012 (lire ci-contre).
THE ARTIST, Michel Azanavicius 2011, Jean Dujardin, Berenice Bejo (musical)@@@ (E)
Hollywood 1927. George Valentin est une vedette du cinéma muet à qui tout sourit. L'arrivée des films parlants va le faire sombrer dans l'oubli. Peppy Miller, jeune figurante, va elle, être propulsée au fir ...

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THE BANDWAGON (Tous en scene) Vincente Minnelli 1953, Fred Astaire, Cyd Charisse


Tony Hunter, star hollywoodienne sur le déclin, se rend à Broadway pour jouer dans une version de Faust montée par un metteur en scène en vogue. Sa partenaire, Gabrielle Gerard, est une danseuse classique. Les répétitions commencent, mais Tony se dispute avec tout le monde et quitte la troupe.

TELERAMA
“Lorsqu’on a tenu Cyd dans ses bras, on reste à tout jamais enlacé à elle.” Fred Astaire, son partenaire dans “Tous en scène”
Tous en scène et son pas de deux, avec Fred Astaire, sur l’air de Dancing in the Dark la consacrent enfin. Cyd retrouve, de Brigadoon à Beau fixe sur New York, Gene Kelly, qui dit d’elle : « De ballerine classique elle est passée aux chorégraphies les plus sophistiquées et les plus sensuelles. » Fred Astaire, qui la préfère à toute autre, la réclame à nouveau pour La Belle de Moscou. « Rien n’entame son incandescence, s’émerveille-t-il. Lorsqu’on a tenu Cyd dans ses bras, on reste à tout jamais enlacé à elle. »
Mais, en cette fin des années 1950, c’est la comédie musicale qui bat de l’aile. La danseuse pense réussir sa reconversion de comédienne et s’illustre dans Traquenard, film noir étincelant de Nicholas Ray, avant de jouer de malchance. Alfred Hitchcock lui préfère Eva Marie Saint pour La Mort aux trousses. La mort de sa partenaire Marilyn Monroe interrompt le tournage de Something’s Got to Give… Lorsqu’enfin elle aborde un rôle, passionnant, de femme amorale dans Quinze Jours ailleurs, de Vincente Minnelli, la censure fait couper ses meilleures scènes.
Pour Cyd Charisse, c’en est trop. À quoi bon lutter davantage, d’autant que le Nouvel Hollywood l’enterre avec les studios ? Résignée à entretenir la nostalgie d’un âge d’or en honorant de sa présence quelques soaps et de nombreux festivals, la star justifiera jusqu’à sa mort, en 2008, le mot du danseur russe David Lichine qui vit en elle « le rêve de tout chorégraphe et la plus grande ballerine américaine ».


THE BANDWAGON (Tous en scene) Vincente Minnelli 1953, Fred Astaire, Cyd Charisse (E)
Tony Hunter, star hollywoodienne sur le déclin, se rend à Broadway pour jouer dans une version de Faust montée par un metteur en scène en vogue. Sa partenaire, Gabrielle Gerard, est une danseuse classique. Les r& ...

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THE BLUE BROTHERS, John Landis 1980 (policier)@


Jake et Elwood Blues veulent reformer leur groupe de rhythm'n'blues et donner des concerts afin de gagner les 5000 dollars nécessaires à la survie de l'orphelinat de leur enfance, menacé de fermeture par le fisc. Leur projet s'annonce difficile à réaliser. Poursuivis par la police, une bande de néonazis, des musiciens et une femme mystérieuse, animée d'une rancune tenace, les Blues Brothers se trouvent mêlés à des aventures plus rocambolesques les unes que les autres.

TELERAMA
Potaches survitaminés, Dan Aykroyd et John Belushi ont définitivement popularisé leurs lunettes noires et leur humour parodique. À voir et à revoir.
Comment réunir 5 000 dollars pour sauver l’orphelinat de son enfance, quand on a tous les flics du coin aux trousses, plus quelques truands et une harpie déchaînée ? Sapés comme des croque-morts, fous du volant et de la soul, les frères ­Blues, Jake le rondouillard et Elwood l’échalas, sèment panique et musique à travers les rues de Chicago pour reconstituer leur orchestre d’antan et organiser un lucratif concert.
Cascades et rhythm’n’blues : John Landis convoque le gratin de la musique afro-américaine pour un bœuf exceptionnel et endiablé. James Brown, Aretha Franklin, Cab Calloway, John Lee Hooker, Ray Charles apportent leur mélodieuse contribution à ce réjouissant feu d’artifice. Potaches survitaminés, Dan Aykroyd et le regretté John Belushi, vedettes d’alors du Saturday Night Live, le show comique phare de la télé américaine, ont définitivement popularisé leurs lunettes noires et leur humour parodique. À voir et à revoir, sans se lasser, comme on écoute encore et encore un bon disque de la Motown.
THE BLUE BROTHERS, John Landis 1980 (policier)@ (E)
Jake et Elwood Blues veulent reformer leur groupe de rhythm'n'blues et donner des concerts afin de gagner les 5000 dollars nécessaires à la survie de l'orphelinat de leur enfance, menacé de fermeture par le fisc. Leur p ...

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THE BOOKSHOP, Isabel Coixet 2017, Bill Nighy, Emily Mortimer, Patricia Clarkson


À la fin des années 50, nous sommes à Hardborough, une paisible petite ville côtière en Angleterre. Florence Green rêve d’ouvrir sa propre librairie. Son amour des livres est la seule chose qui lui reste de son défunt mari. Elle est prête à investir toute sa fortune et toute son énergie pour réaliser ce rêve. Les villageois sont d’abord sceptiques, mais commencent petit à petit à s’intéresser à cette librairie quand Florence y met en vente des œuvres progressistes et sulfureuses comme « Lolita » de Nabokov ou « Fahrenheit 451 » de Bradbury. La jeune veuve trouve un allié précieux en la personne de Mr. Brundish, un gentleman cultivé qui vit en solitaire et partage sa passion de la lecture. Mais elle a aussi une ennemie redoutable, Violet Gamart, l’éminence grise du village, de vieille souche…

Le film « The Bookshop » est une adaptation cinématographique subtile du roman éponyme de Penelope Fitzgerald. Les mouvements intérieurs des personnages sont captés avec beaucoup de sensibilité et de nuances dans le cadre magnifique de ces paysages côtiers britanniques. Emily Mortimer, Bill Nighy et Patricia Clarkson incarnent leurs rôles à la perfection. Avec son dernier opus, la réalisatrice catalane Isabel Coixet a raflé trois Goyas, prestigieux prix du cinéma espagnol. Un film poétique qui célèbre l’amour de la littérature.
THE BOOKSHOP, Isabel Coixet 2017, Bill Nighy, Emily Mortimer, Patricia Clarkson (E)
À la fin des années 50, nous sommes à Hardborough, une paisible petite ville côtière en Angleterre. Florence Green rêve d’ouvrir sa propre librairie. Son amour des livres est la seule chose qui ...

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THE BOY IN THE STRIPPED PYJAMAS, Mark Herman 2008 (histoire shoah)(vo)@@@


Bruno a tout juste 9 ans lorsque son père, un officier nazi remarqué par le Führer, se voit confier le commandement du camp de concentration d'Auschwitz. Le petit garçon n'apprécie guère de devoir quitter la belle et grande maison de Berlin pour se retrouver dans une demeure isolée et triste. De sa chambre, il aperçoit des hommes, des femmes et des enfants tous vêtus de pyjamas rayés. Personne ne lui explique qui ils sont, mais l'innocence aidant, il va se lier d'amitié avec un enfant juif...

TELERAMA
THE BOY IN THE STRIPPED PYJAMAS, Mark Herman 2008 (histoire shoah)(vo)@@@ (E)
Bruno a tout juste 9 ans lorsque son père, un officier nazi remarqué par le Führer, se voit confier le commandement du camp de concentration d'Auschwitz. Le petit garçon n'apprécie guère de devoir qui ...

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THE CONSTANT GARDENER, Fernando Meirelles 2005, Rachel Weisz, Ralph Fiennes (thriller sante environnement)@@@


Dans une région reculée du nord du Kenya, Tessa Quayle, une brillante avocate aussi militante que passionnée, est retrouvée sauvagement assassinée.

TELERAMA
Justin, insensible aux problèmes du monde et Tessa, militante, forment un couple que tout oppose… jusqu’à la mort de Tessa. Une adaptation brillante de John le Carré portée par l’émouvant Ralph Fiennes, entre pamphlet géopolitique et histoire d’amour.

Justin, discret fonctionnaire britannique installé à Nairobi, a la passion du jardinage et affecte une indifférence résignée aux malheurs du monde. À l’opposé, Tessa, sa femme, est une militante passionnée. Quelle est vraiment la fonction de Justin ? Pour quel organisme travaille Tessa ? Et quel rôle jouent les responsables du haut-commissariat britannique ? Ce flou caractérise l’œuvre de John le Carré. Le film le restitue parfaitement : la tension dramatique naît des non-dits et faux-semblants. La mort de Tessa déclenche la prise de conscience de Justin. La jeune femme avait compris que les labos pharmaceutiques utilisaient les Africains les plus démunis comme cobayes. Justin découvre, en même temps que les pièces d’un puzzle mortel, une femme, sa femme, qu’il connaissait très mal. Il va tomber follement amoureux d’elle, post mortem…

Ce n’est qu’à la mort de Tessa (Rachel Weisz) que Justin (Ralph Fiennes) apprend véritablement à connaître sa femme.

Une bouleversante métamorphose s’accomplit, incarnée par un Ralph Fiennes magnifique. Le réalisateur filme le chaos de Nairobi, le bidonville tentaculaire et toute une humanité aux abois avec une énergie rageuse. Il capte le pouls d’un pays condamné à être le terrain de manœuvres d’un postcolonialisme où les compromissions sont les seules règles reconnues.
THE CONSTANT GARDENER, Fernando Meirelles 2005, Rachel Weisz, Ralph Fiennes (thriller sante environnement)@@@ (E)
Dans une région reculée du nord du Kenya, Tessa Quayle, une brillante avocate aussi militante que passionnée, est retrouvée sauvagement assassinée.

TELERAMA
Justin, insensible aux problè ...

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THE CROW, Rupert Sanders 2024, Bill Skarsgard, FKA Twigs (horreur)@


Poursuivis par des tueurs envoyés par une secte, Eric Draven et sa fiancée Shelly se font tous les deux assassiner sous l'ordre du chef de l'organisation dont Shelly est membre. Mais peu après, Eric est mystérieusement ressuscité par un corbeau. Sous le costume de The Crow, il va alors se venger.

TELERAMA
Sorti il y a trente ans, le premier The Crow séduit toujours par sa sombre ambition et ses atours gothiques, façon années 1990. L’acteur Brandon Lee, victime d’un accident mortel sur le tournage, y livrait une prestation fine, entre souffrance et neurasthénie rageuse. Ce n’est pas le cas de Bill Skarsgård, au mieux évanescent, dans cette réinterprétation « moderne » du comics de James O’Barr.

Incarné sans passion, le personnage flotte entre la vie et la mort, après avoir été assassiné avec sa copine, laquelle était liée à un vague complot. Devenu l’immortel Corbeau pour la venger, il exécute bien quelques bourreaux — dans un spectaculaire assez standard — mais il erre surtout dans la tristesse esthétique d’un purgatoire (où officie… Sami Bouajila en gardien des lieux) à la noirceur exceptionnellement grisâtre. Comme tout le reste de ce vilain film.
THE CROW, Rupert Sanders 2024, Bill Skarsgard, FKA Twigs (horreur)@ (E)
Poursuivis par des tueurs envoyés par une secte, Eric Draven et sa fiancée Shelly se font tous les deux assassiner sous l'ordre du chef de l'organisation dont Shelly est membre. Mais peu après, Eric est mystérieu ...

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THE DUCHESS, Saul Dibb 2008, Keira Knightley, Ralph Fiennes (vintage)@@


Fin du 18e siècle, en Angleterre. Comme Lady Diana, dont elle est l'ancêtre, Georgiana, duchesse du Devonshire, est une femme belle, charismatique et adulée par la population. Mariée au richissime duc, elle est contrainte d'accepter un ménage à trois avec la maîtresse de celui-ci, Bess, qui est aussi sa meilleure amie. Insatisfaite, elle s'engage dans la vie publique en faisant campagne pour le parti libéral et en luttant pour les droits des femmes.
THE DUCHESS, Saul Dibb 2008, Keira Knightley, Ralph Fiennes (vintage)@@ (E)
Fin du 18e siècle, en Angleterre. Comme Lady Diana, dont elle est l'ancêtre, Georgiana, duchesse du Devonshire, est une femme belle, charismatique et adulée par la population. Mariée au richissime duc, elle est co ...

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THE DUKE OF BURGUNDY, Peter Strickland 2014, Sidse Babett Knudsen (thriller filme e)@


Quelque part, en Europe, il n'y a pas si longtemps. Cynthia et Evelyn s'aiment. Jour après jour, le couple pratique le même rituel qui se termine par la punition d'Evelyn, mais Cynthia souhaiterait une relation plus conventionnelle. L'obsession d'Evelyn se transforme rapidement en une addiction qui mène leur relation à un point de rupture.

TELERAMA
C'est le plus mystérieux et le moins insulaire des cinéastes britanniques : Peter Strickland vit à Budapest et son premier film, Katalin Varga, se déroulait au fin fond des Carpathes. Avec Berberian Sound Studio, en 2012, le cinéaste dévoilait son goût et sa connaissance ultra-pointue du cinéma fantastique européen des années 70... L'opus n°3, The Duke of Burgundy, prolonge cette veine, de façon encore plus subtile et sophistiquée : l'étrange relation SM entre les deux héroïnes (l'une est jouée par Sidse Babett Knudsen, révélée par la série Borgen) se situe dans un univers parallèle et inexpliqué, une Europe centrale entièrement peuplée de femmes passionnées... d'entolomologie. Ainsi, le "Duc de Bourgogne" du titre est-il un... papillon (Lucina Homearis, ou lucine). Mais cette chronique d'un couple et du mystérieux contrat qui le constitue, illustrée avec un soin maniaque, évoque moins le « soft-porn » des seventies que les études psy d'Ingmar Bergman... Bande annonce ci-dessous et sortie le 17 juin.
THE DUKE OF BURGUNDY, Peter Strickland 2014, Sidse Babett Knudsen (thriller filme e)@ (E)
Quelque part, en Europe, il n'y a pas si longtemps. Cynthia et Evelyn s'aiment. Jour après jour, le couple pratique le même rituel qui se termine par la punition d'Evelyn, mais Cynthia souhaiterait une relation plus conventionn ...

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THE ETERNAL ROAD (IKITIE), Antti-Jussi Annila 2017, Sidse Babett Knudsen, Tommi Korpela (drame histoire)@@


Ketola, de retour en Finlande après avoir quitté les États-Unis de la grande dépression, est témoin de tensions politiques croissantes. Lors d'une nuit d'été, en 1930, des rebelles nationalistes le kidnappent.

The Eternal Road (Ikitie) est un film tiré du roman de Antti Tuuri. Le film rentre dans le programme "Suomi 100" qui commémore les 100 ans d'indépendance de la Finlande.
Lorsque la garde vient chercher Jussi Ketola en pleine nuit afin de l'emmener à la frontière, il comprend que l'on va l'assassiner. IL s'enfuit et se réfugie au dela de la frontière, en URSS.
La police d'état soviétique lui donne une nouvelle identité, un emploi dans un kolkhoze, et une nouvelle famille. Avec les travailleurs immigrés américains récemment arrivé en Carélie, il va participer a l'élaboration d'une nouvelle société. Petit à petit le paradis promis par Staline se transforme en enfer ou Ketola souhaiterait plutôt mourrir que de continuer à vivre ainsi mais le suicide lui est refusé.
Ce que Jussi Ketola expérimente est tellement impropbable que l'on a peine à croire que cela a rebellent existé.

Ce film raconte à travers le personnage de Jussi Ketola, la cruelle réalité qu'a vécu des millions de gens ayant cru au paradis soviétique et qui ont connu l'enfer

SENS CRITIQUE
L'histoire vécue par le héros de The eternal road est incroyable mais vraie. Celle d'un finlandais qui, dans les années 30, échappe de peu à la mort et fuit en URSS. Où il est chargé, contre sa volonté, d'espionner les membres d'un kolkhoze, constitués d'émigrés américains, canadiens et finlandais, qui ont répondu à l'appel de Staline de rejoindre ce "paradis pour les travailleurs." La vie de Jussi Ketola est jalonnée de drames dans un contexte politique très fort et avec une ampleur romanesque qui laissaient espérer un film à la hauteur émotionnelle de son personnage. Las, s'il ne manque aucun bouton d'époque à la reconstitution historique, The eternal road ressemble surtout à un produit manufacturé pour plaire à l'export et, si possible, séduire les publics des festivals et pourquoi pas des Oscars. La réalisation est propre et la narration rythmée mais on n'y trouve pas le supplément d'âme susceptible d'éveiller un véritable enthousiasme de notre part. On ressent peu d'émotions, à vrai dire, alors que l'itinéraire de Jussi Ketola est de ceux qui devraient toucher au plus profond. Le jeu trop languide de l'acteur Tommi Korpela et son absence de charisme (pour montrer qu'il était un homme ordinaire ? Moui) ne sont pas seuls en cause mais ils contribuent à ce qu'on ne se sente pas concerné plus que cela. Mieux vaudrait, sans doute, lire le livre dont s'est inspiré le film d'Antti-Jussi Annila.
THE ETERNAL ROAD (IKITIE), Antti-Jussi Annila 2017, Sidse Babett Knudsen, Tommi Korpela (drame histoire)@@ (E)
Ketola, de retour en Finlande après avoir quitté les États-Unis de la grande dépression, est témoin de tensions politiques croissantes. Lors d'une nuit d'été, en 1930, des rebelles nationalis ...

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THE FABELMANS, Steven Spielberg 2022, Gabriel LaBelle, Michelle Williams (bio)@@@


Le jeune Sammy Fabelman tombe amoureux du cinéma après que ses parents l'ont emmené voir "The Greatest Show on Earth". Armé d'une caméra, Sammy commence à faire ses propres films à la maison, pour le plus grand plaisir de sa mère qui le soutient.

TELERAMA
Dans cette famille abritant un secret, l’apprentissage du fils futur cinéaste prend des allures romanesques. Le réalisateur raconte sa jeunesse. Magistral et bouleversant.

Chez les Spielberg, à la fin de chaque repas, on ne débarrassait pas la table au sens habituel de l’expression. Couverts, gobelets, assiettes en plastique, tout était jetable et finissait empaqueté dans la nappe, elle-même en papier, avant d’être jeté… La folie de ce rituel quotidien, pendant de longues années, dit certainement l’aisance matérielle et, plus encore, l’insouciance d’une époque (les années 1950-1960), où les ressources naturelles semblaient inépuisables à jamais. Dans l’enceinte du foyer, l’explication était tout autre : il s’agissait d’épargner les mains de la mère pianiste, et donc de la dispenser définitivement de la corvée de vaisselle. Mais au fur et à mesure que le film avance, cette bizarrerie familiale paraît bien mince au regard d’une autre, tellement plus troublante…

Quand le cinéaste d’E.T. raconte sa jeunesse à l’écran, après nombre de ses confrères (comme James Gray ou Paul Thomas Anderson), ce n’est pas un film de plus, mais un exploit. Pas seulement un roman familial bouleversant – où les Spielberg s’appellent donc Fabelman –, mais une réflexion lumineuse sur le cinéma, et le récit d’un cheminement personnel qui sidère. Et encore une grille d’analyse limpide de toute la filmographie de l’auteur, dont la cohérence, les thèmes majeurs et même l’alternance de genres apparaissent éclairés comme jamais.

Aux origines d’une vocation
L’inventeur du blockbuster qui fait peur (Les Dents de la mer, 1975) remonte ainsi à cette séance de cinéma où, enfant, entouré de ses deux parents attendris, il assiste à son premier accident – un train qui déraille dans la superproduction Sous le plus grand chapiteau du monde, de Cecil B. DeMille (1952). Le mélange d’effroi et d’extase, au milieu du confort affectif, provoque en lui un déclic. Mais aussi un vif tourment. Et le train électrique qu’on lui offre innocemment, dans la foulée, n’est pas un remède un soi. « J’ai besoin de voir un accident », dit le garçonnet. Avec la complicité de sa mère, et la caméra de son père, il apprend à filmer, sous plusieurs angles, une collision sur son circuit ferroviaire miniature. C’est ainsi qu’il expérimente, sans mots, les bienfaits de la catharsis à l’antique devant la représentation du pire. Mais aussi le bénéfice supérieur qu’il y a à prendre le contrôle d’une telle représentation…

L’apprivoisement à tâtons, à l’aveuglette pour ainsi dire, d’une vocation : ce thème porte The Fabelmans à des hauteurs exceptionnelles, d’émotion comme d’analyse. Alors que Sammy (le Steven de la fiction), une fois adolescent, maîtrise de mieux en mieux la caméra et parvient à imiter, dans ses premiers courts métrages, les scènes de western ou de guerre vues en salles, il devient aussi le documentariste de la maisonnée. Et voilà qu’en visionnant un de ses films sur les vacances des Fabelman, Sammy découvre, effondré, ce qu’il n’avait pas vu de ses propres yeux : le secret de sa mère adorée et fantasque, une réalité inconnue qui menace l’équilibre familial. Un gouffre s’ouvre alors dans l’esprit du fils. Les images peuvent révéler ce qui est caché, elles peuvent blesser, détruire, et il est possible de les escamoter, ou non, par le montage. Les questions de regard, de morale, de libre arbitre, de sensibilité renvoient soudain les qualités techniques d’un film à une place subalterne.

Ce manifeste informulé, s’imposant à celui qui, adulte, sera souvent associé au seul grand spectacle, à la technologie et aux effets spéciaux, s’incarne magnifiquement dans The Fabelmans. La délicatesse inouïe avec laquelle sont filmés Michelle Williams (la mère musicienne contrariée, entre exubérance et mal-être), Paul Dano (le père scientifique, doux et aimant) et Seth Rogen (le collègue blagueur du père, omniprésent dans la vie de familiale) subjugue. Tout comme les nuances de la narration, rythmée par les déménagements successifs, d’est en ouest (New Jersey, Arizona, Californie), la carrière ascensionnelle du père, génie de l’informatique, entraînant un cortège de brisures pour ses trois enfants, et plus encore pour son épouse.

En Californie, le jeune Sammy, parachuté au pays des « hommes-séquoias géants » (il se découvre petit de taille, à côté de ses nouveaux condisciples), doit faire face aux brimades antisémites. Cette fois, filmer devient une stratégie de survie sociale, puis la source d’un pouvoir considérable, proche de la manipulation : les séquences que l’adolescent agence après une journée du lycée à la plage peuvent transformer un redoutable ennemi en demi-dieu, en star, ou au contraire en bouffon. Là encore, The Fabelmans éblouit par son alliage d’humour et de complexité, et par la poursuite méticuleuse de son récit d’apprentissage. Il en va de même quand Sammy, au seuil de sa vie professionnelle, a la chance de rencontrer, quelques minutes, à son bureau, le mythique réalisateur John Ford. Car Steven Spielberg fait jouer le vétéran hollywoodien par David Lynch (il fallait y penser), parfaitement accordé à l’extravagant conseil technique que le vieil homme hurle au débutant…

Jusqu’au bout demeure cependant, en filigrane, l’image la plus belle et la plus émouvante, la plus déterminante aussi : cette mère qui danse une nuit d’été, impudique et magique, dans le halo des phares de la voiture familiale, en pleine nature. Moment d’épiphanie et de transgression, point de non-retour, message subliminal adressé au fils filmeur, comme pour l’encourager à vivre pleinement, coûte que coûte, sa vie d’homme et d’artiste.

Il n’y avait, a priori, rien de commun entre Angels in America (1991), la pièce de Tony Kushner sur les années sida (devenue une série pour HBO en 2003), et la filmographie de Steven Spielberg. Alors qu’il préparait Munich (2005), le second fit appel au premier pour
son expertise sur le conflit israélo-palestinien. Une collaboration au long cours débuta ainsi, Tony Kushner cosignant trois scénarios pour Spielberg, dont celui
de Lincoln (2012). De leurs échanges, et de la curiosité du dramaturge pour le cinéaste, naquit l’idée des Fabelmans : Kushner incita Spielberg à raconter dans un film l’histoire de sa famille. Près de vingt ans après leur première rencontre, le résultat, entièrement nourri des souvenirs et confidences du réalisateur, bénéficie indéniablement de la profondeur romanesque apportée par l’ami scénariste.
THE FABELMANS, Steven Spielberg 2022, Gabriel LaBelle, Michelle Williams (bio)@@@ (E)
Le jeune Sammy Fabelman tombe amoureux du cinéma après que ses parents l'ont emmené voir "The Greatest Show on Earth". Armé d'une caméra, Sammy commence à faire ses propres films à ...

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THE FACULTY, Robert Rodriguez 1998, Josh Hartnett, Elijah Wood (science fiction)@


Les élèves d'un lycée affrontent les parents qui ne les comprennent plus et des professeurs qui ne les ont jamais compris. Mais, les adolescents de Herrington High se heurtent à un problème inédit.

TELERAMA
La fac, puis la ville, puis le pays doivent être phagocytés par des « aliens » prenant forme humaine pour asservir les Terriens. Ça vous rappelle quelque chose ? Les dialogues de Kevin Williamson, auteur de Scream, citent L'Invasion des profanateurs de sépultures. The Faculty transpose en milieu estudiantin le classique de Don Siegel, qui avait déjà donné lieu à un remake formidable de Philip Kaufman, L'Invasion des profanateurs. Et, curieusement, lui donne une nouvelle jeunesse, grâce à une interprétation homogène et une mise en scène musclée. Grâce aussi à un scénario qui entretient le suspense...

On pourra y voir une parabole sur l'aliénation et le droit à la différence. Leçon de philosophie un brin simplette ? Certes. Mais The Faculty vaut nettement mieux que les produits hollywoodiens formatés sur le moule des clips de MTV. On y trouve du mauvais esprit, une incitation à la désobéissance et une initiation pas sotte à un grand thème de la science-fiction moderne.
THE FACULTY, Robert Rodriguez 1998, Josh Hartnett, Elijah Wood (science fiction)@ (E)
Les élèves d'un lycée affrontent les parents qui ne les comprennent plus et des professeurs qui ne les ont jamais compris. Mais, les adolescents de Herrington High se heurtent à un problème inédit. ...

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THE FATHER, Florian Zeller, 2020, Antony Hopkins, Olivia Colman


Anthony, 80 ans, refuse catégoriquement l'aide de sa fille Anne lorsqu'il commence à être atteint de démence. Alors qu'il s'efforce de comprendre sa situation changeante depuis son appartement londonien, il commence à douter des intentions de ses proches, de son esprit et, perd pied avec la réalité. Surviennent alors de nombreux bouleversements, entre le déménagement d'Anne pour Paris et l'arrivée de Laura, une jeune-aide soignante à domicile.
THE FATHER, Florian Zeller, 2020, Antony Hopkins, Olivia Colman (E)
Anthony, 80 ans, refuse catégoriquement l'aide de sa fille Anne lorsqu'il commence à être atteint de démence. Alors qu'il s'efforce de comprendre sa situation changeante depuis son appartement londonien, il commen ...

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THE FRENCH CONNECTION, William Friekin 1971, Gene Hackman, Roy Scheider, Fernando Rey (thriller policier)@@


"Popeye" Doyle et Buddy Russo, deux flics des narcotiques, mettent à jour un important trafic d'héroïne qui prend sa source en France et finit dans les rues de New York. De planques en filatures, d'arrestations musclées en poursuites explosives, les inspecteurs entament une chasse à l'homme implacable pour démanteler ce que les archives du crime appellent désormais la "French Connection".

TELERAMA
Popeye, un policier sans états d'âme, traque un puissant trafiquant de drogue, M. Charnier (sic). Perquisitions, filatures... En remontant la filière française, la plaque tournante est localisée : Marseille. Inspiré d'un fait divers authentique survenu en 1962, French Connection a démythifié d'un coup tous les films policiers. Son morceau de bravoure : la longue course-poursuite entre une voiture... et une rame de métro aérien dont le conducteur est obligé de brûler les feux ! Très spectaculaire, la scène révèle l'acharnement, aux limites de l'absurde, du policier.

L'action, ici, fait partie intégrante du caractère fruste des personnages. La violence ne peut se dissocier du côté exalté du policier, qui réagit viscéralement aux injustices de son métier. Popeye jubile dans des situations inquiétantes ! La mise en scène alterne les séquences de reportage et de brusques explosions de sauvagerie. En laissant les commandes à un jeune réalisateur, le producteur de Bullitt et le scénariste de Shaft (Les Nuits rouges de Harlem) ont fait le bon choix. C'était le cinquième film de William Friedkin, qui, à 36 ans, a remporté un triomphe international, confirmé par le suivant, L'Exorciste. Depuis, le cinéaste a livré, ­entre deux commandes, des films à l'ambiguïté et à la noirceur très peu hollywoodiennes, comme Police fédérale, Los Angeles, le dérangeant Bug ou, plus récemment, le percutant Killer Joe. On trouve ici les fondements de cet univers où le bien et le mal coexistent de façon troublante.
THE FRENCH CONNECTION, William Friekin 1971, Gene Hackman, Roy Scheider, Fernando Rey (thriller policier)@@ (E)
"Popeye" Doyle et Buddy Russo, deux flics des narcotiques, mettent à jour un important trafic d'héroïne qui prend sa source en France et finit dans les rues de New York. De planques en filatures, d'arrestations ...

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THE GAMBLER (le flambeur), Karel Reisz 2014, Mark Wahlberg, Jessica Lange, Brie Larson (societe)@@


Jim Benett est un professeur de littérature qui mène une vie secrète de joueur. Il finit par devoir 200 000 dollars à Lee, le propriétaire d'un cercle de jeu clandestin exclusif à enjeux élevés, et 50 000 dollars supplémentaires à Neville Baraka, un usurier. Lee donne à Jim sept jours pour payer ses dettes ou être assassiné.

TELERAMA
C'est un honorable remake du Flambeur (1974), de Karel Reisz, inédit dans les salles françaises, où Mark Wahlberg remplace James Caan dans le rôle-titre. Visage émacié, l'air malade, le comédien a perdu trente kilos pour incarner ce prof de littérature qui enseigne Camus à l'université (le jour) et joue compulsivement (la nuit), pris dans les griffes d'usuriers plus ou moins philosophes (John Goodman, fascinant).

Avec un style sophistiqué, voire tape-à-l'oeil, Rupert Wyatt (La Planète des singes : les origines) décrit à la fois une sorte de bien-être et d'abîme existentiel, quand son héros double plusieurs fois la mise au black- jack avant de tout perdre. Il brosse le portrait d'un masochiste autodestructeur, qui veut totalement réussir ou totalement échouer. Chez Reisz, le joueur cherchait à rendre possible l'impossible, à faire que « deux plus deux fasse cinq » par la seule force de sa volonté. Le héros de Rupert Wyatt flambe pour dilapider l'héritage de sa riche famille et s'en émanciper, ce qui préserve une certaine ambiguïté. Les scènes de jeu sont vraiment réussies, grisantes à souhait. En particulier le coup de roulette qui conditionne l'issue du film, en la résumant astucieusement à une affaire de probabilités. Rouge ou noir, happy end ou non : une chance sur deux. — Nicolas Didier
THE GAMBLER (le flambeur), Karel Reisz 2014, Mark Wahlberg, Jessica Lange, Brie Larson (societe)@@ (E)
Jim Benett est un professeur de littérature qui mène une vie secrète de joueur. Il finit par devoir 200 000 dollars à Lee, le propriétaire d'un cercle de jeu clandestin exclusif à enjeux élev ...

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THE GENTEMEN, Guy Ritchie 2020, Hugh Grant, Henry Golding


Mickey Pearson, baron de la drogue britannique d'origine américaine,, fatigué de ce monde mafieux, désire se retirer. Pour lui succéder, son choix se porte sur le milliardaire américain Matthew Berger à qui il montre son exploitation de cannabis en sous-sol.

TELERAMA
Retour aux sources pour l’inégal et survolté Britannique Guy Ritchie, dont le style tape-à-l’œil s’est propagé sans nuance jusqu’à l’heroic fantasy (Le Roi Arthur : La légende d’Excalibur, 2017) ou le conte oriental (version en prises de vues réelles d’Aladdin par Disney, 2019). Avec cette histoire de gangsters londoniens en tweed qui s’étripent au ralenti pour contrôler le marché du cannabis, on retrouve précisément les trois ingrédients d’Arnaques, crimes et botanique (1998), première comédie policière du réalisateur qui se rêvait alors en Tarantino anglais.
D’une habileté toujours à la limite de la roublardise, le réalisateur met en abyme, avec un personnage de narrateur omniscient (Hugh Grant, dé­lectable comme d’habitude), l’élaboration du film elle-même, des pages du scénario commentées en direct, jusqu’au rendez-vous final chez le producteur américain. L’autre plaisir coupable vient des acteurs, génialement cabotins. Colin Farrell écope d’un joli contre-emploi d’entraîneur de boxe vertueux à la tête d’un gang de loulous en survêtement à carreaux, Matthew McConaughey assure en baron de la fumette qui aimerait faire valoir ses droits à la retraite, épaulé dans sa charge mentale par l’électrique Michelle Doc­kery (Downton Abbey) qui joue une matriarche encore plus impitoyable que son mari… Enfin un personnage féminin qui ne fait pas tapisserie dans l’univers virilissime de Guy Ritchie.
THE GENTEMEN, Guy Ritchie 2020, Hugh Grant, Henry Golding (E)
Mickey Pearson, baron de la drogue britannique d'origine américaine,, fatigué de ce monde mafieux, désire se retirer. Pour lui succéder, son choix se porte sur le milliardaire américain Matthew Berger &agr ...

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THE GOOD CRIMINAL, Mark Williams 2020, Liam Neeson, Kate Walsh (thriller)@


Tom, un légendaire voleur de banque décide de se ranger et passe un deal, contre son immunité, avec le FBI qui n'a jamais réussi à lui mettre la main dessus. Il réalise vite que les Fédéraux ont un autre plan en tête : partager son butin et le faire accuser d'un meurtre. Pris au piège, pourchassé par la police et le FBI, il décide de reprendre les choses en main et se lance dans une vengeance explosive.

TELERAMA
Sans prétention, Mark Williams élabore un honorable succédané des polars de Michael Mann (“Heat”, “Miami Vice”), fusionnant action et romantisme.
Parmi les films d’action que le vétéran Liam Neeson tourne à la chaîne depuis quinze ans, il y a parfois de bonnes surprises. The Good Criminal (2020) en fait ­assurément partie. Après avoir dévalisé douze banques à travers les États-Unis, sans laisser le moindre indice — butin estimé : 9 millions dollars —, un cambrioleur (Neeson, donc) choisit de se rendre au FBI pour l’amour d’une femme (sobre Kate Walsh, de la série Grey’s Anatomy).

Sans prétention, le réalisateur élabore un honorable succédané des polars de Michael Mann (Heat, Miami Vice). Il fusionne fusillades et mélodrame avec un certain lyrisme des lumières nocturnes de Boston — néons, réverbères, phares de voitures. La scène d’ouverture, où le héros perce un coffre-fort grâce à du matériel ­sophistiqué, est un hommage à celle du Solitaire (1981). Plus tard, la rencontre du couple, de part et d’autre d’un comptoir à l’accueil d’une entreprise de location de box, se révèle digne des meilleures comédies romantiques. L’ensemble donne un film singulier, presque languide. Détail amusant : la rigueur morale reste ici l’apanage des aînés, « voleur insaisissable » et vieux briscards du FBI, face à l’arrivisme des jeunes de l’agence. Manière, sans doute, de faire confiance au cinéma à l’ancienne.
THE GOOD CRIMINAL, Mark Williams 2020, Liam Neeson, Kate Walsh (thriller)@ (E)
Tom, un légendaire voleur de banque décide de se ranger et passe un deal, contre son immunité, avec le FBI qui n'a jamais réussi à lui mettre la main dessus. Il réalise vite que les Féd&eacut ...

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THE GRAND BUDAPEST HOTEL, Wes Anderson 2014, Ralph Fiennes, F. Murray Abraham, Mathieu Amalric (etrange)@@


Zero Mustafa, jeune réfugié politique venu de Salim-al-Jabat, réussit à se faire engager comme lobby boy au Grand Budapest Hotel, une institution située dans les montagnes de la république de Zubrowka. Le concierge de l'établissement, l'élégant M. Gustave, qui veille sur ce mythique palace, le prend sous son aile. Ensemble, ils se rendent au domicile de Mme D., une habituée du Grand Budapest.

TELERAMA
Les derniers feux Belle Époque d’un palace imaginaire d’Europe centrale, à la veille de la Seconde Guerre mondiale… Délicieusement fantasque et mélancolique.

Dans une station thermale haut perchée, « à la frontière la plus orientale de l’Europe », un palace jette ses derniers feux Belle Epoque, cerné par la menace fasciste. Le professionnalisme du maître d’hôtel, M. Gustave, le conduit souvent dans le lit des clientes les plus âgées. En retour, elles l’élisent comme leur grand amour, voire leur unique légataire. De là découleront de folles complications, incluant emprisonnement, filatures, poursuites, meurtres.

Le récit avance à toute vitesse, confirmant l’adresse de Wes Anderson pour les situations cartoonesques. Plus d’une fois, les héros se retrouvent suspendus au-dessus du vide : une traduction visuelle de ce qui les attend, eux et leur monde. Car c’est dit dès le prologue : le monumental Grand Budapest finira entièrement anéanti, après avoir été dépouillé de son luxe sous l’ère soviétique…

L’imminence de la guerre et l’ombre du nazisme donnent une résonance particulièrement émouvante à la futilité dandy du héros, qui est aussi, bien sûr, celle de Wes Anderson. La grande tenue de M. Gustave, son extrême politesse, son excentricité sexuelle (« Je couche avec tous mes amis ! »), le nuage de parfum qui l’entoure (L’Air de panache, en français dans le texte), autant de remparts dérisoires contre la brutalité en marche.
THE GRAND BUDAPEST HOTEL, Wes Anderson 2014, Ralph Fiennes, F. Murray Abraham, Mathieu Amalric (etrange)@@ (E)
Zero Mustafa, jeune réfugié politique venu de Salim-al-Jabat, réussit à se faire engager comme lobby boy au Grand Budapest Hotel, une institution située dans les montagnes de la république de Zubrow ...

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THE HIGHWAYMEN, John Lee Hancock 2019, Kevin Costner, Woody Harrelson (thriller)@


La traque de Bonnie Parker et Clyde Barrow par les deux enquêteurs légendaires Frank Hamer et Maney Gault.

TELERAMA
Gainsbourg les a chantés, Arthur Penn leur a consacré un film convulsif et engagé : Bonnie Parker et Clyde Barrow, icônes mortelles des années noires de la Grande Dépression, les Roméo et Juliette du braquage, les amants maudits qui finirent criblés de balles, dans une embuscade policière en 1934. Avec The Highwaymen, on découvre l’autre versant de la même histoire, l’envers de la légende, le point de vue ceux qui les rattrapés et abattus, les Texas rangers Frank Hamer et Maney Gault. Deux « cowboys » à l’ancienne, en fin de carrière, à la fois durs et essorés par leur vie de flic, auquel ce film rend une sorte d’hommage tardif. Dans les rôles principaux, Kevin Costner et Woody Harrelson forment un duo solide et classique, le moteur principal d’un road movie plutôt bien mené, dans le sillage sanglant d’un couple rebelle...  quasi fantômatique.

En renversant la perspective, des fameux gangsters à leurs poursuivants, John Lee Hancock transforme la chasse à l’homme (et la femme) en prétexte au portrait d’une Amérique ravagée par la crise économique, mais aussi d’une société violente en pleine mutation. Si ce « décor » est soigné, le discours qu’il porte reste limité. En 1967, Arthur Penn érigeait ses jeunes tueurs amoraux en symboles dérangeants d’une révolte totale. Aujourd’hui, John Lee Hancock se contente d’un polar confortable sur deux quasi-papis de la gâchette aux méthodes expéditives. Autres temps, autres images. 
THE HIGHWAYMEN, John Lee Hancock 2019, Kevin Costner, Woody Harrelson (thriller)@ (E)
La traque de Bonnie Parker et Clyde Barrow par les deux enquêteurs légendaires Frank Hamer et Maney Gault.

TELERAMA
Gainsbourg les a chantés, Arthur Penn leur a consacré un film convulsif et engag&eac ...

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THE HOLIDAY, Nancy Meyers 2006, Cameron Diaz, Kate Winslet, Jude Law, Jack Black


Une Américaine, Amanda, et une Anglaise, Iris, toutes deux déçues des hommes, décident d'échanger leurs appartements sans se connaître. Iris va débarquer dans une demeure de rêve tandis que la distinguée Amanda découvre une petite maison de campagne sans prétentions. Les deux femmes pensent passer de paisibles vacances loin de la gent masculine mais c'était sans compter l'arrivée du frère d'Iris dans la vie d'Amanda, et la rencontre de Miles pour Iris.
THE HOLIDAY, Nancy Meyers 2006, Cameron Diaz, Kate Winslet, Jude Law, Jack Black (E)
Une Américaine, Amanda, et une Anglaise, Iris, toutes deux déçues des hommes, décident d'échanger leurs appartements sans se connaître. Iris va débarquer dans une demeure de rêve tandis ...

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THE HOURS, Stephen Daldry 2002, Meryl Streep, Julianne Moore, Nicole Kidman@@


Les écrits de Virginia Woolf touchent une ménagère et inspirent une New-Yorkaise qui est amoureuse d'un poète mourant.
THE HOURS, Stephen Daldry 2002, Meryl Streep, Julianne Moore, Nicole Kidman@@ (E)
Les écrits de Virginia Woolf touchent une ménagère et inspirent une New-Yorkaise qui est amoureuse d'un poète mourant. ...

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THE IMMIGRANT, James Gray 2013, Marion Cotillard, Joaquin Phoenix


New York, janvier 1921. Deux soeurs d'origine polonaise, Ewa et Magda Cybulski, débarquent à Ellis Island. Fuyant la misère en Europe, elles sont venues tenter leur chance aux États-Unis. Mais leurs espoirs tournent court quand Magda, atteinte de tuberculose, est placée en quarantaine. Seule et sans ressources, Ewa est menacée d'expulsion. Désespérée, elle tombe sous la coupe de Bruno, un souteneur dénué de scrupules mais sensible à son charme.
THE IMMIGRANT, James Gray 2013, Marion Cotillard, Joaquin Phoenix (E)
New York, janvier 1921. Deux soeurs d'origine polonaise, Ewa et Magda Cybulski, débarquent à Ellis Island. Fuyant la misère en Europe, elles sont venues tenter leur chance aux États-Unis. Mais leurs espoirs tourn ...

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THE IMPOSSIBLE, Juan Antonio Bayona 2012, Naomi Watts, Ewan McGregor (catastrophe)@@


Un couple et ses trois garçons partent en vacances en Thaïlande, à Khao Lak, ils arrivent l'avant-veille du terrible Tsunami du 26 décembre 2004. Surpris par la vague géante au moment où ils sont dans la piscine de l'hôtel, ils vont être séparés mais vont survivre malgré de graves blessures. Au milieu du chaos, de toutes ces personnes traumatisées perdues et endeuillées, ils continuent leurs recherches.
THE IMPOSSIBLE, Juan Antonio Bayona 2012, Naomi Watts, Ewan McGregor (catastrophe)@@ (E)
Un couple et ses trois garçons partent en vacances en Thaïlande, à Khao Lak, ils arrivent l'avant-veille du terrible Tsunami du 26 décembre 2004. Surpris par la vague géante au moment où ils sont dans ...

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THE LEDGE au bord du gouffre, Matthew Chapman 2011, Charlie Hunnam, Liv Tyler (drame)



Tombé amoureux de Shana, la femme d'un autre, Gavin Harris souffre beaucoup de cette situation mais à son grand bonheur, cet amour est réciproque. Cependant, le mari de Shana découvre un jour leur liaison secrète et devient fou de rage. Il séquestre sa femme et demande à Gavin de faire un ultime choix en une heure : sa vie ou celle de Shana. En haut d'un immeuble, prêt à sauter, le jeune homme est perdu. Un policier du nom d'Hollis lui vient alors en aide.

un film qui tire toute sa réussite d'un solide scénario, de personnages très bien charpentés et d'un montage qui sait parfaitement ménager le suspense jusqu'à son terme
THE LEDGE au bord du gouffre, Matthew Chapman 2011, Charlie Hunnam, Liv Tyler (drame) (E)

Tombé amoureux de Shana, la femme d'un autre, Gavin Harris souffre beaucoup de cette situation mais à son grand bonheur, cet amour est réciproque. Cependant, le mari de Shana découvre un jour leur liaison se ...

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THE LITTLE HOURS, Jeff Baena 2017, Alison Brie, Dave Franco, Aubrey Plaza, Kate Micucci (comique religion)@


Dans l'Italie du XIVe siècle, un jeune serviteur en fuite, Massetto, prend refuge dans un couvent isolé où vivent trois nonnes : Alessandra, Fernanda et Genevra. Pour ne pas être reconnu, il prétend être sourd et muet.

Les nonnes, vivant selon des règles strictes mais parfois transgressives, se retrouvent confrontées à sa présence, ce qui provoque une série de quiproquos et de situations comiques. Massetto prend la place de jardinier et aide aux tâches quotidiennes du couvent, tout en essayant de maintenir son identité secrète.

L'arrivée de visiteurs extérieurs et d'autorités religieuses révèlent progressivement l'identité de Massetto, le comportement des nonnes et le passé de chaque personnage. Massetto quitte finalement le couvent, accompagné par certaines nonnes, tandis que les autres membres du couvent reprennent leurs activités normales.v
THE LITTLE HOURS, Jeff Baena 2017, Alison Brie, Dave Franco, Aubrey Plaza, Kate Micucci (comique religion)@ (E)
Dans l'Italie du XIVe siècle, un jeune serviteur en fuite, Massetto, prend refuge dans un couvent isolé où vivent trois nonnes : Alessandra, Fernanda et Genevra. Pour ne pas être reconnu, il prétend ê ...

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THE LOFT (Vertiges), Erik van Looy 2014, Karl Urban, James Marsden (thriller sentimental)(vo)@


Cinq hommes partagent les clés d'un loft dans le centre ville. Dans ce lieu tenu secret, ils peuvent assouvir leurs fantasmes en toute discrétion. Hélas, le rêve tourne au cauchemar lorsqu'ils y découvrent le corps d'une femme menottée au lit.
THE LOFT (Vertiges), Erik van Looy 2014, Karl Urban, James Marsden (thriller sentimental)(vo)@ (E)
Cinq hommes partagent les clés d'un loft dans le centre ville. Dans ce lieu tenu secret, ils peuvent assouvir leurs fantasmes en toute discrétion. Hélas, le rêve tourne au cauchemar lorsqu'ils y découvrent ...

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THE LONG WALK HOME, Richard Pearce 1990 (saga)@@


En 1995, en Alabama, la servante d'un couple raciste s'implique activement dans un mouvement antiraciste.

TELERAMA
En 1955, à Birmingham (Alabama), Odessa Cotter, une afro-américaine, est arrêtée pour avoir refusé de céder, dans le bus, sa place à un homme blanc. C'est le début d'une campagne de boycottage des transports publics, orchestré par le docteur Matin Luther King...
THE LONG WALK HOME, Richard Pearce 1990 (saga)@@ (E)
En 1995, en Alabama, la servante d'un couple raciste s'implique activement dans un mouvement antiraciste.

TELERAMA
En 1955, à Birmingham (Alabama), Odessa Cotter, une afro-américaine, est arrêtée pour ...

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THE LOSERS, Sylvain White 2010, Jeffrey Dean Morgan, Idris Elba (aventure)@


Une unité d'élite des forces spéciales est envoyée en Bolivie pour une mission visant un baron de la drogue. Alors qu'ils désignent une cible pour une frappe aérienne, ils repèrent des enfants esclaves dans le complexe et tentent de faire annuler l'attaque, mais leur supérieur, Max, les ignore. L'équipe sauve les enfants et tue le chef du réseau, mais alors qu'un hélicoptère arrive pour les récupérer, Max ordonne la destruction de l'appareil. L'équipe est déterminée à prendre sa revanche.

TELERAMA
Clay et son équipe des forces spéciales sont envoyés en Bolivie pour neutraliser un puissant baron de la drogue. Trahis, ils sont abandonnés sur place par le commanditaire de l'affaire, Max. Les commandos décident de se faire passer pour morts afin de mieux organiser leur vengeance. Avec l'aide de la belle Aisha, experte comme eux en armements et en combat, ils reviennent clandestinement aux Etats-Unis et découvrent que Max est sur le point de vendre à des terroristes internationaux une terrible arme de destruction massive. Ils décident de faire échouer la transaction...
THE LOSERS, Sylvain White 2010, Jeffrey Dean Morgan, Idris Elba (aventure)@ (E)
Une unité d'élite des forces spéciales est envoyée en Bolivie pour une mission visant un baron de la drogue. Alors qu'ils désignent une cible pour une frappe aérienne, ils repèrent des enfant ...

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THE LOST CITY OF Z, James Gray 2016 (aventure bio)@@@


L'histoire vraie de Percival Harrison Fawcett, un des plus grands explorateurs du XXe siècle. Percy Fawcett est un colonel britannique reconnu et un mari aimant.

TELERAMA
Le cinéaste raconte la vie de Fawcett, explorateur disparu mystérieusement en 1925. Mais la jungle amazonienne ne le dévie pas de son sujet fétiche : l’humain en quête de lui-même.
Radaptant la biographie spectaculaire de l’explorateur britannique Percy Fawcett (1867-1925), mystérieusement disparu, le cinéaste reste d’abord fidèle à lui-même : il filme des dilemmes intimes, des tourments existentiels. Même en Amazonie, les tempêtes ­demeurent contenues sous les crânes de Fawcett (Charlie Hunnam, fier et sensible) et de son aide de camp — Robert Pattinson, méconnaissable derrière sa barbe. Quant à la réalité de cette civilisation perdue, un doute persiste. L’obsession de l’explorateur devient ainsi la métaphore d’une aspiration humaine à l’ailleurs. D’un besoin impérieux de diversion, de transcendance. D’un désir de croire.

Une autre dimension viendra s’ajouter à l’ampleur de l’histoire : le temps. Près de vingt ans se sont écoulés entre la première et la troisième expédition, en 1925. Le fils aîné, que l’explorateur n’a pas voulu voir grandir, devient, soudain, un disciple inespéré, un compagnon de voyage ultime. D’où un finale grandiose, toujours à bas bruit : une cérémonie nocturne, au milieu de la forêt, où culmine le mysticisme du héros et où s’illustre le legs ambigu du père à son enfant, comme une leçon de vie et de mort.
THE LOST CITY OF Z, James Gray 2016 (aventure bio)@@@ (E)
L'histoire vraie de Percival Harrison Fawcett, un des plus grands explorateurs du XXe siècle. Percy Fawcett est un colonel britannique reconnu et un mari aimant.

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Le cinéaste raconte la vie de Fawcett, exp ...

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THE MAGDALENE SISTERS, Peter Mullan 2001, Anne-Marie Duff, Sean Colgan (religion moeurs femmes)@@


En 1964, dans la campagne irlandaise, trois jeunes filles sont rejetées par leur famille. L'une a été violée, la deuxième est trop jolie, la troisième est fille-mère. Toutes les trois sont livrées à l'autorité des surs de Marie-Madeleine dont le couvent abrite une institution qui doit les ramener dans le droit chemin.

TELERAMA
Peter Mullan décrit avec un soin quasi documentaire et, paradoxalement, un sens étonnant de la dramaturgie la vie de ces filles enfermées de force et pour rien. Des Oliver Twist au carré, des David Copperfield au cube. Aucun misérabilisme dans sa mise en scène. Aucun naturalisme. L’hystérie de ses comédiennes est surveillée au millimètre. Notamment lorsque Crispina la simplette s’adresse au prêtre qui célèbre l’office : « Vous n’êtes pas un homme de Dieu »… La voix, fragile, devient forte, éclatante. Elle envahit l’espace, vrille les tympans. Le film est aussi fort que cette litanie révélant à l’assistance une vérité terrifiante. Lion d’or à Venise en 2002.

En septembre 2002, The Magdalene Sisters remportait le Lion d’or à la Mostra de Venise. Réaction immédiate du Vatican, via L’osservatore romano, quotidien officiel du Saint-Siège : le film serait une « caricature ratée », une « provocation rageuse et rancunière ».

Adaptation en fiction du documentaire Sex in a Cold Climate, diffusé en mars 1998 à la télévision, The Magdalene Sisters est une plongée glaçante dans le quotidien de quatre jeunes femmes envoyées contre leur gré dans les Magdalene Laundries, blanchisseries gérées par des religieuses, où sont passées des milliers de femmes entre 1922 et 1996, date de fermeture de la dernière institution.

Derrière les murs épais de ces établissements, les blanchisseuses, coupées du monde, lavaient du linge toute la journée, sans aucune rétribution financière, dans le silence, les humiliations et les coups. Certaines ont aussi dénoncé des abus sexuels. Les pensionnaires étaient censées laver leurs « péchés », telle Marie Madeleine, ancienne prostituée qui lava les pieds du Christ avec ses cheveux pour se repentir. Ce qu’on leur reprochait ? Être tombées enceintes hors mariage, avoir des troubles mentaux, avoir subi un viol, ou… être « trop jolies ».

Alors que dans les années 1990 l’Église catholique irlandaise est secouée par des scandales de pédocriminalité, le silence autour de ces institutions demeure assourdissant. Mais, en 1993, au cours d’une opération immobilière, cent cinquante-cinq corps de femmes enterrés anonymement sont découverts sur le site de l’une des plus grandes Magdalene Laundries de Dublin, sans qu’aucune enquête ne soit menée. Un groupe de femmes décide de s’unir pour qu’un hommage soit rendu aux victimes, comme le rappelle le magazine La Vie des idées dans un long article de 2018. Une plaque commémorative, la première, est inaugurée dans un parc local. L’association Justice for Magdalenes (JFM) naît quelques mois après la sortie du film en Irlande, en octobre 2002. Le pays est secoué et le monde découvre enfin cette sordide histoire.

L’association JFM saisit l’ONU en 2011, frustrée qu’aucune faute de l’État ne soit reconnue. En effet, si ces blanchisseries étaient gérées par des religieuses, l’Irlande est tout de même accusée d’avoir contribué à l’exploitation des pensionnaires en utilisant le linge de ces blanchisseries pour l’armée ou les hôpitaux. En outre, les femmes qui parvenaient à s’échapper y étaient renvoyées de force par la police. Le panel de l’ONU consacré à cette affaire exhorte l’Irlande à enquêter sur les allégations de torture, reprochant au pays d’avoir failli à superviser ces blanchisseries, « où des faits d’abus physiques, émotionnels et autres mauvais traitements ont été commis ». Une commission d’enquête (le « McAleese committee ») est créée, récoltant des témoignages accablants. Elle démontre notamment que l’Irlande a autorisé, entre 1922 et 1996, 26 % des admissions de ces pensionnaires réduites en esclavage…

Le 19 février 2013, soit dix-sept ans après la fermeture de la dernière Magdalene Laundry, le Premier ministre irlandais, Enda Kenny, assure que « le gouvernement et les citoyens d’Irlande présentent sans réserve leurs excuses pour le mal infligé à ces femmes ». Sans pour autant assumer une responsabilité ou proposer de compensation financière. En avril dernier, le film Tu ne mentiras point, avec Cillian Murphy, évoquait la prise de conscience d’un homme découvrant la réalité derrière ces institutions. Preuve que le sujet touche et intéresse toujours aujourd’hui.
THE MAGDALENE SISTERS, Peter Mullan 2001, Anne-Marie Duff, Sean Colgan (religion moeurs femmes)@@ (E)
En 1964, dans la campagne irlandaise, trois jeunes filles sont rejetées par leur famille. L'une a été violée, la deuxième est trop jolie, la troisième est fille-mère. Toutes les trois sont li ...

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THE MAMBO KINGS, Arne Glimcher 1992, Antonio Banderas, Maruschka Detmers (societe musical)@


1952. Les États-Unis vivent au rythme du mambo, une danse cubaine dont les sonorités sensuelles enfièvrent les corps et les cœurs. Cesar et Nestor Castillo, deux musiciens cubains originaires de La Havane, sont venus tenter leur chance aux États-Unis, à New York. Les deux frères ont un caractère très différent : Cesar est un macho sûr de lui, tandis que Nestor est fragile et sentimental.
Si les affrontements et les querelles entre les deux frères sont nombreux, la musique balaye tous les malentendus lorsque, une fois sur scène, ils deviennent les Rois du mambo…

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THE MAMBO KINGS, Arne Glimcher 1992, Antonio Banderas, Maruschka Detmers (societe musical)@ (E)
1952. Les États-Unis vivent au rythme du mambo, une danse cubaine dont les sonorités sensuelles enfièvrent les corps et les cœurs. Cesar et Nestor Castillo, deux musiciens cubains originaires de La Havane, sont ve ...

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THE MISSOURI BREAKS, Arthur Penn 1967, Jack Nicholson, Randy Quaid, Kathleen Lloyd (western)


Montana, 1880. Afin de lutter contre un gang de voleurs de chevaux dirigé par Jack Nicholson, un propriétaire terrien engage un tueur à gages, un régulateur excentrique et ultra-violent. Un festival de déguisements pour Marlon Brando, dandy efféminé, mis en scène par le réalisateur du Gaucher et de Bonnie & Clyde.

TELERAMA
Si vous aimez le western classique, passez votre chemin. Celui-ci sabote le genre, au-delà même de ce que souhaitait sans doute Arthur Penn, qui réalisait là, au moment où son pays était plongé dans le bourbier vietnamien, une sorte d’antiwestern, insolent, baroque, libertaire. Sur le versant politique, le cinéaste décrivait le capitalisme sauvage des grands propriétaires terriens, qui recrutaient des mercenaires pour faire la police.

Le film raconte l’affrontement entre deux hommes, un tueur à gages aussi impitoyable qu’original (Marlon Brando) et un voleur de bétail (Jack Nicholson). Autant dire un face-à-face entre deux monstres sacrés, alors au sommet, dont l’un échappa totalement au contrôle du cinéaste. Brando imposa toutes sortes de tocades, changeant à chaque séquence d’accents et de chapeaux, improvisant des poèmes d’amour en croquant une carotte avec son cheval ou surgissant travesti en grand-mère fantasque, avec robe, tablier et capote à rubans. Une performance déroutante, ayant le mérite de souligner l’ambiguïté perverse du psychopathe en armes, et l’occasion pour Brando de marquer les esprits, voire de voler la vedette à Nicholson, plus longtemps au premier plan. Entre la farce et la violence imprévisible, le nanar et le manifeste (anarchiste mais aussi féministe), les fusillades et la vadrouille au ralenti, le film est bancal mais se regarde comme une vraie curiosité. Valant son pesant de poudre et de parfum capiteux au lilas.
THE MISSOURI BREAKS, Arthur Penn 1967, Jack Nicholson, Randy Quaid, Kathleen Lloyd (western) (E)
Montana, 1880. Afin de lutter contre un gang de voleurs de chevaux dirigé par Jack Nicholson, un propriétaire terrien engage un tueur à gages, un régulateur excentrique et ultra-violent. Un festival de dég ...

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THE ONLY CHILD, Lee Cronin 2021, James Cosmo, Seána Kerslake, Kati Outinen, James Quinn Markey, Steve Wall (horreur science fiction)@



Séparée de son mari, Sarah O'Neill vient d'emménager avec son fils Chris dans une maison isolée près des bois, où elle compte refaire sa vie et élever seule son enfant. Au cours d'une balade en forêt, son fils disparaît un bref moment. Sarah parvient très vite à le retrouver mais elle découvre, en même temps, un énorme gouffre au coeur de la forêt. Quelque temps plus tard, elle remarque que son petit garçon a un comportement de plus en plus étrange et inhabituel : elle ne le reconnaît plus. Sarah se demande si c'est bien son fils qui est revenu ou autre chose...
THE ONLY CHILD, Lee Cronin 2021, James Cosmo, Seána Kerslake, Kati Outinen, James Quinn Markey, Steve Wall (horreur science fiction)@ (E)

Séparée de son mari, Sarah O'Neill vient d'emménager avec son fils Chris dans une maison isolée près des bois, où elle compte refaire sa vie et élever seule son enfant. Au cours d'une ba ...

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THE PAINTED VEIL John Curran 2006,Noami Watts


Londres, 1920. Après un mariage trop vite accepté pour convenances sociales, Kitty part avec son mari, Walter, médecin bactériologiste, pour vivre à Shanghai où il doit mener des recherches. Rapidement, la jeune femme tombe amoureuse d'un autre homme. Lorsque Walter découvre l'adultère dont il est victime, il promet à Kitty de lui accorder un divorce qui ne mentionnera pas son infidélité.
THE PAINTED VEIL John Curran 2006,Noami Watts (E)
Londres, 1920. Après un mariage trop vite accepté pour convenances sociales, Kitty part avec son mari, Walter, médecin bactériologiste, pour vivre à Shanghai où il doit mener des recherches. Rapidem ...

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THE PATRIOT le chemin de la liberte, Roland Emmerich 2000,, Mel Gibson (saga)@@


Caroline du Sud, 1776. La colère gronde dans les rangs des Indépendantistes. Il semble que la guerre contre les Anglais soit désormais inévitable. Benjamin Martin, père veuf de 7 enfants, ne sait que trop bien le prix d'une guerre et s'élève contre cette idée.

TELERAMA
Benjamin Martin, veuf, élève ses sept enfants dans une superbe plantation de Caroline du Sud. L'année 1776 marque le début de la rébellion contre les Anglais. Si Benjamin refuse d'abord de rejoindre les insurgés, il ne tarde pas à changer d'avis lorsque le terrible colonel Tavington tue sous ses yeux son fils cadet, avant de détruire sa propriété. Accompagné de son aîné, Gabriel, il rejoint l'armée en déroute de Burwell. Benjamin recrute des miliciens et se lance dans une guérilla sans merci, qui durera quatre longues années. La rumeur circule bientôt qu'un insaisissable cavalier sème la panique dans les rangs des Tuniques rouges...
THE PATRIOT le chemin de la liberte, Roland Emmerich 2000,, Mel Gibson (saga)@@ (E)
Caroline du Sud, 1776. La colère gronde dans les rangs des Indépendantistes. Il semble que la guerre contre les Anglais soit désormais inévitable. Benjamin Martin, père veuf de 7 enfants, ne sait que trop ...

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THE PROGRAM, Stephen Frears 2015, Ben Foster, Guillaume Canet, Dustin Hoffman (bio Lance Armstrong sport)@@


Stephen Frears met en scène la descente aux enfers de Lance Armstrong, sept fois vainqueur du Tour de France, dopé jusqu'à la moëlle. Une adaptation nerveuse et prenante de ce qui fut qualifié de programme de dopage le plus sophistiqué et professionnel de l'histoire du sport moderne.

TELERAMA
L’ascension et la chute de Lance Armstrong, septuple vainqueur du Tour de France, rattrapé par le dopage. Un biopic inégal.

Il était une fois un brillant espoir du cyclisme qui, après avoir vaincu le cancer, remporta sept Tours de France à force d'entraînement, de volonté et de courage. L'histoire de Lance Armstrong était belle. Trop belle pour être honnête... Après des années de déni, il avoua que ses performances étaient le résultat d'un « programme » de dopage méthodique, élaboré par un sulfureux médecin italien. Frears raconte l'ascension, le triomphe et la chute du champion texan dans un biopic qui file à la vitesse d'un groupe d'échappés dans la descente du Tourmalet...

Le réalisateur est visiblement néophyte en matière de vélo : ses reconstitutions de courses font pitié et, devant sa caméra, l'inquiétant Dr Ferrari devient un bouffon peu crédible (Guillaume Canet, ridicule avec sa moumoute et son accent à la Roberto Benigni)... Mais le regard caustique sur les coulisses de la Grande Boucle et l'humour noir des dialogues font mouche. Aucune complaisance envers Armstrong, présenté comme un « patron » du peloton aux méthodes de mafieux, mais pas d'acharnement non plus : Ben Foster, très convaincant, incarne le Maillot jaune déchu en grand enfant émerveillé de ses propres succès, persuadé que l'exemple de sa réussite (médicale comme sportive) peut améliorer le sort de l'humanité.
THE PROGRAM, Stephen Frears 2015, Ben Foster, Guillaume Canet, Dustin Hoffman (bio Lance Armstrong sport)@@ (E)
Stephen Frears met en scène la descente aux enfers de Lance Armstrong, sept fois vainqueur du Tour de France, dopé jusqu'à la moëlle. Une adaptation nerveuse et prenante de ce qui fut qualifié de programme d ...

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THE QUIET GIRL, Colm Bairéad 2022,Catherine Clinch et Carrie Crowley (societe enfance)@@@


Irlande, 1981. Cáit, une jeune fille effacée et négligée par sa famille, est envoyée vivre auprès de parents éloignés pendant l'été. Hélas, dans cette maison en apparence sans secret, où elle trouve l'épanouissement et l'affection, Cáit découvre une vérité douloureuse.

TELERAMA
Une fillette livrée à elle-même. Un conte irlandais d’une belle pudeur.

Une évocation de l’enfance délicate et bouleversante, un personnage inoubliable : voilà qui peut expliquer le véritable phénomène qu’est devenu ce film irlandais, remarqué jusqu’aux Oscars. Inspiré par une longue nouvelle de la romancière Claire Keegan (Les Trois Lumières), c’est le portrait d’une fille de 12 ans dont les parents pauvres et indifférents se débarrassent en offrant à une cousine éloignée de s’en occuper pendant un été, avec son mari. Un peu sauvage, très timide, la petite Cáit pourrait être l’héroïne d’un conte sombre, comme La Petite Fille aux allumettes, d’Andersen, tant elle semble sans défense…

Le réalisateur, dont c’est le premier film, dit avoir volontairement rendu assez intemporelle l’atmosphère de cette histoire, située en 1981, afin d’y faire passer l’ombre menaçante d’une Irlande où la maltraitance des enfants, notamment dans les institutions religieuses, a sévi tout au long du XXe siècle. Sur ce fond de dureté, Colm Bairéad met en scène des êtres fragiles : une quasi-orpheline à l’abandon et un couple qui cache une blessure secrète. Pour ce trio, il va être question de s’apprivoiser, au fil d’un prudent apprentissage de la vie en commun, du partage. Le film passe ainsi, peu à peu, de la menace possible à la protection nécessaire, montrée comme l’essence même de la relation entre Cáit et ses parents d’adoption.

Une émotion naît de l’engagement qui s’exprime pour les droits de l’enfance, sans qu’il soit besoin d’aucun discours. La beauté du film repose, en effet, sur la pure sensibilité des personnages, tous pudiques et taiseux, subtilement interprétés. Dans leurs silences, un autre langage naît, fait de gestes, de moments où la tendresse trouve à s’exprimer autrement que par des mots — par exemple à travers le motif d’une tapisserie où le départ d’un train évoque la séparation… Un monde visuel que le réalisateur organise comme un musicien, par petites touches trouvant une magnifique résonance.

THE QUIET GIRL, Colm Bairéad 2022,Catherine Clinch et Carrie Crowley (societe enfance)@@@ (E)
Irlande, 1981. Cáit, une jeune fille effacée et négligée par sa famille, est envoyée vivre auprès de parents éloignés pendant l'été. Hélas, dans cette maison en ap ...

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THE RIDER, Chloé Zhao 2017, Brady Jandreau, Tim Jandreau, Lilly Jandreau (western)@@


Le jeune cowboy Brady, étoile montante du rodéo, apprend qu'après son tragique accident de cheval, les compétitions lui sont désormais interdites. De retour chez lui, Brady doit trouver une nouvelle raison de vivre, à présent qu'il ne peut plus s'adonner à l'équitation et la compétition qui donnaient tout son sens à sa vie. Dans ses efforts pour reprendre en main son destin, Brady se lance à la recherche d'une nouvelle identité et tente de définir ce qu'implique être un homme au coeur de l'Amérique.

TELERAMA
En s’inspirant de la vie d’un jeune cow-boy amérindien victime d’un accident de rodéo, Chloé Zhao réussit un splendide western mélancolique aux panoramas majestueux

Chinoise exilée à New York, Chloé Zhao (oscarisée pour Nomadland) s’est prise d’affection pour les Oglalas, des Sioux de la tribu des Lakotas, qui survivent dans la réserve de Pine Ridge, dans le Dakota du Sud. Après son premier film, Les Chansons que mes frères m’ont apprises (2015), sur un adolescent sioux qui choisissait de fuir pour se sauver, elle revenait à Pine Ridge, dans la famille d’un jeune dresseur de chevaux.

Brady, étoile montante du rodéo, a décidé de rester parmi les siens, coûte que coûte. Autour de lui, tous les acteurs, non professionnels, campent ceux qu’ils sont dans la vraie vie. C’est le coup de sabot d’un mustang sur le crâne de Brady qui a permis à ce western réaliste d’exister. Car l’homme souffre d’avoir abattu son cheval blessé et de devoir, lui si fracassé, s’acharner à vivre.

Dans des paysages sublimes, filmés à l’aube ou au crépuscule pour donner des couleurs à des existences qui en manquent cruellement, Chloé Zhao aborde des questions aussi cruciales que l’assimilation, la relation homme-animal, la nature et la culture. Ses cow-boys indiens anachroniques, que le monde moderne voudrait contraindre à travailler au supermarché, en évoquent d’autres, dont les fantômes hollywoodiens surgissent dans les plaines et collines du Dakota. Comme le Kirk Douglas de Seuls sont les indomptés, de Nicholas Ray, lui aussi gloire du rodéo blessée, qui ne pouvait se résoudre à abandonner les arçons…
THE RIDER, Chloé Zhao 2017, Brady Jandreau, Tim Jandreau, Lilly Jandreau (western)@@ (E)
Le jeune cowboy Brady, étoile montante du rodéo, apprend qu'après son tragique accident de cheval, les compétitions lui sont désormais interdites. De retour chez lui, Brady doit trouver une nouvelle raison ...

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THE SENTINEL, Clark Johnson 2006, Michael Douglas@


Après avoir sauvé la vie du président des Etats-Unis, Pete Garrison, un agent des services secrets, est chargé d'assurer la protection de la première dame du pays, avec laquelle il entretient une liaison. Bientôt, Pete découvre qu'un complot se prépare contre le Président. Mais sa position délicate ne lui permet pas de communiquer l'information.

TELERAMA
Un traître à la Maison-Blanche ! Quelqu'un complote en interne pour tuer le Président. Tout accuse Pete Garrison (Michael Douglas), pourtant une légende vivante des services secrets, aujourd'hui chargé de la protection rapprochée de la first lady. Bien décidé à identifier le vrai coupable, le vieux briscard prend la fuite, avec deux super agents à ses trousses (Kiefer Sutherland et Eva Longoria)... En s'entourant du meilleur de la télé, y compris un réalisateur qui s'est fait les muscles sur The Shield, le producteur Michael Douglas s'est voulu au top de la tendance. Pour masquer, sans doute, son essoufflement d'acteur excessivement lifté. Mais c'est encore le scénario qui date le plus, en mettant le complot sur le dos d'ex du KGB ! The Sentinel, le premier thriller terroriste post-11Septembre à revenir au bon vieux temps de la guerre froide.
THE SENTINEL, Clark Johnson 2006, Michael Douglas@ (E)
Après avoir sauvé la vie du président des Etats-Unis, Pete Garrison, un agent des services secrets, est chargé d'assurer la protection de la première dame du pays, avec laquelle il entretient une liaison. ...

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THE SESSIONS, Ben Lewin 2012, John Hawkes, Helen Hunt (societe)@@


Mark O'Brien, écrivain et poète atteint de la polio, cherche à perdre sa virginité. Paraplégique à vie, il prend contact avec une sexologue pour l'aider dans sa demande et contre toute attente, un lien va se tisser entre les deux.

TELERAMA
L'histoire véridique d'un Américain qui, atteint de la polio dans son enfance, a passé sa vie dans un poumon d'acier, et qui décide, à 38 ans, de perdre sa virginité. Il engage pour cela une « assistante sexuelle » — sex surrogate, un job inconnu chez nous.
Le réalisateur pose un regard franc et presque candide sur ces sessions, séances d'initiation menées avec le sérieux de n'importe quelle thérapie. Avec délicatesse, tendresse et humour, aussi. Un ­registre où les comédiens apportent énormément. Helen Hunt compose un personnage de femme désinhibée, préoccupée de mettre en pratique son savoir, et finalement un peu chamboulée dans ses émotions. Face à elle, l'acteur John Hawkes déploie beaucoup d'esprit dans son rôle de handicapé, en évitant la ­performance. L'ensemble est juste et ­généreux. — Frédéric Strauss
THE SESSIONS, Ben Lewin 2012, John Hawkes, Helen Hunt (societe)@@ (E)
Mark O'Brien, écrivain et poète atteint de la polio, cherche à perdre sa virginité. Paraplégique à vie, il prend contact avec une sexologue pour l'aider dans sa demande et contre toute attente, un l ...

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THE SHAMELESS, Konstantin Bojanov 2024 (societe)@@


Nadira s'échappe, au milieu de la nuit, d'un bordel de Delhi après avoir poignardé à mort un policier abusif. Elle trouve refuge temporairement dans une communauté de travailleuses du sexe Devadasi du Sud de l'Inde, où elle prend le nom indien de Renuka. Elle y tombe amoureuse de Devika, une jeune fille de 17 ans émotionnellement fragile. Sa rencontre avec Renuka va pousser Devika à affronter sa mère et à se rebeller contre l'institution séculaire et oppressive des consécrations religieuses.

"The Shameless" est le nouveau film du réalisateur bulgare de "Avé", Konstantin Bojanov. Film indien percutant, aussi chaleureux dans les couleurs qu’il arbore (les teintes rouges du bordel d’où le personnage s’enfuit, les couleurs chaudes de la nuit…) que glacial dans le traitement dont font l’objet les deux femmes dont la complicité va ici se développer au fil du récit. Incarnée avec puissance par Anasuya Sengupta, Renuka est une figure de femme indépendante, qui malgré son métier, aspire à se passer des hommes, introduisant ici le sujet encore tabou en Inde de l’homosexualité, la naissance d’une idylle entre les deux femmes déclenchant des réactions violentes de la part de la communauté comme des proches.

Au-delà de ce sujet, c’est en réalité la place de la femme, comme marchandise que l’on exploite, qui fait l’objet de toutes les maltraitances, et que même la famille vend au futur mari le plus offrant, qui est ici traité. La manière dont la jeune Devika, interprétée avec délicatesse par Omara Shetty, a tenté d’éviter un mariage arrangé est de ce point de vue hautement significative et fait froid dans le dos. En choisissant une tonalité proche du thriller, Konstantin Bojanov insuffle une certaine fièvre à cette tentative d’échappée d’un monde dominé par les hommes, sous l’ombre du contrôle social et d’une police et de politiques corrompus, et où des visions éprouvantes (les draps envahis peu à peu par le sang...) viennent rajouter au malaise. Une histoire résolument sombre et désenchantée qui vise à mieux souligner la nécessité d’émancipation de la femme.
Olivier Bachelard

TELERAMA
THE SHAMELESS, Konstantin Bojanov 2024 (societe)@@ (E)
Nadira s'échappe, au milieu de la nuit, d'un bordel de Delhi après avoir poignardé à mort un policier abusif. Elle trouve refuge temporairement dans une communauté de travailleuses du sexe Devadasi du Sud ...

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THE SHAPE OF WATER, Daniel Kraus (science fiction)@


Elisa Esposito est muette. Elle travaille dans un laboratoire gouvernemental ultrasecret comme concierge. Elle mène une existence routinière et sans histoire mais sa vie bascule à jamais lorsqu'elle et sa collègue Zelda découvrent une expérience encore plus secrète que les autres : elle découvre l'existence d'une créature amphibie cachée dans l'un des bassins de l'établissement.

TELERAMA
Fin des années 1950, en pleine guerre froide. Muette, Elisa est une jeune femme rêveuse, qui travaille comme femme de ménage dans un laboratoire gouvernemental tenu secret. Un agent à l’allure de milicien sadique y débarque un soir, accompagné d’une mystérieuse cargaison : une créature capturée dans un fleuve d’Amérique du Sud. La douce et téméraire Elisa entre vite en contact avec la créature. Laquelle s’exhibe sans gêne : il s’agit d’un homme-poisson, certes visqueux, pourvu de branchies, mais aussi joliment fuselé et musclé, à l’épiderme luminescent.

Vert d’eau, céladon, avec variantes de bleu, de kaki : le réalisateur, magicien baroque ami des monstres (Hellboy, Le Labyrinthe de Pan), se plaît à composer un camaïeu, autant qu’il s’amuse à multiplier les emprunts (de Jules Verne à Jean-Pierre Jeunet), à pasticher les films sur la guerre froide, à rendre hommage au cinéma fantastique de série B. Son film enveloppant déborde d’idées et de métaphores. Au risque parfois de la surcharge — musicale surtout. On reste néanmoins captivé par ce récit jonglant avec les genres, d’où émergent une histoire d’amour insolite et une ode à la différence, où l’union des bannis et des humiliés fait la force. Le monde décrit est sombre. On n’y voit quasiment jamais la lumière du jour. C’est pourtant un conte enchanteur.
THE SHAPE OF WATER, Daniel Kraus (science fiction)@ (E)
Elisa Esposito est muette. Elle travaille dans un laboratoire gouvernemental ultrasecret comme concierge. Elle mène une existence routinière et sans histoire mais sa vie bascule à jamais lorsqu'elle et sa collègu ...

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THE SLEEPING DICTIONNARY, Guy Jenkin 2003, Hugh Dancy, Jessica Alba, Brenda Blethyn, Emily Mortimer, Bob Hoskins (film e)@@


Dans la Malaisie des années 20, une liaison se développe entre une belle indigène et un jeune colonisateur britannique.
THE SLEEPING DICTIONNARY, Guy Jenkin 2003, Hugh Dancy, Jessica Alba, Brenda Blethyn, Emily Mortimer, Bob Hoskins (film e)@@ (E)
Dans la Malaisie des années 20, une liaison se développe entre une belle indigène et un jeune colonisateur britannique. ...

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THE TOURIST, Florian Henckel 2010, Angelina Jolie, Johnny Depp (aventure)@@


Un professeur de mathématiques, nommé Frank Tupelo, décide de voyager en Europe parce qu'il a le coeur brisé.
THE TOURIST, Florian Henckel 2010, Angelina Jolie, Johnny Depp (aventure)@@ (E)
Un professeur de mathématiques, nommé Frank Tupelo, décide de voyager en Europe parce qu'il a le coeur brisé. ...

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THE TREE OF LIFE, Terence Malik 2011, Brad Pitt, Jessica Chastain, Sean Penn (conte)@@@


Architecte à succès, marié et père d'un enfant, Jack, la cinquantaine, semble las de l'existence. Plus fortes et plus vivantes que son morne présent, les images de son enfance à Waco, Texas, dans les années 1950, lui reviennent. Le voici enfant, aîné rebelle et taciturne de trois garçons, jouant dans la lumière radieuse de l'été. L'ordre règne dans leur grande maison ouverte sur la nature.
THE TREE OF LIFE, Terence Malik 2011, Brad Pitt, Jessica Chastain, Sean Penn (conte)@@@ (E)
Architecte à succès, marié et père d'un enfant, Jack, la cinquantaine, semble las de l'existence. Plus fortes et plus vivantes que son morne présent, les images de son enfance à Waco, Texas, dans le ...

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TWISTERS, Lee Isaac Chung 2024, Daisy Edgar-Jones, Glen Powell (film catastrophe)@@


Alors que la saison des tempêtes s'intensifie, les chemins de l'ancienne traqueuse de tempêtes Kate Cooper, attirée de nouveau vers les plaines ouvertes après une rencontre dévastatrice des années ...

TELERAMA
Une chasseuse de tornades rencontre un vidéaste féru de cataclysmes naturels. Forcément, il y a du coup de foudre dans l’air. Une relecture plaisante, vingt-huit ans plus tard, du film catastrophe de Jan de Bont.

Sasha Lane et Glen Powell (Tyler Owens). Photo Melinda Sue Gordon/Universal Pictures/Warner Bros./Amblin Entertainment

Stephen King nous avait déjà appris, dans Tempête du siècle, que les cataclysmes naturels peuvent servir la brutalité d’un récit. Il en va de même dans Twisters (qui n’est pas une suite, mais une relecture du Twister, sans « s », de Jan de Bont, sorti en 1996). Les premières scènes candides montrant de jeunes « chasseurs de tornade » amateurs virent rapidement au cauchemar lorsque trois d’entre eux meurent, aspirés par la bête météorologique. Cinq ans après la tragédie, Kate, l’une des rescapées, continue d’étudier les tornades à distance depuis New York. Mais, lorsque son ami Javi lui propose de tester un nouveau détecteur de tornades, elle surmonte son traumatisme, replonge dans l’œil du cyclone et y rencontre Tyler, un histrionique vidéaste féru de tempêtes.

Malgré ces fréquentes mentions à l’échelle de Fujita (qui permet de mesurer l’intensité des tornades), la plus forte des intempéries ne se tramerait-elle pas dans le cœur des personnages ? Car Twisters est en réalité… un film romantique. Et pas des plus subtils tant les poncifs du genre s’y bousculent. Le coup de foudre – sans mauvais jeu de mots – est évident, les deux surdoués de la science s’affrontent au jeu de « qui trouve l’épicentre du cataclysme en premier » ; celle qu’on surnomme « City Girl » a, en réalité, grandi dans une ferme et le cow-boy fanfaron se révèle tendre et timoré…

Twisters est aussi un film 100 % américain. Des courses de jeeps au rodéo en passant par une bande-son signée par une des plus grandes stars actuelles de la musique country, Luke Combs, tout y passe. Avec un style très hollywoodien, où la caméra, souvent nerveuse, dynamise le récit. Les tornades sont filmées comme de véritables monstres voraces dont on ne perçoit les rugissements que trop tard avec, en prime, une musique type « orchestre épique » à la Jurassic Park. Plutôt plaisant, donc, avec, toutefois, un gros bémol : Twisters rappelle à plusieurs reprises que l’intensité et la fréquence de ces phénomènes météorologiques s’accroissent aux États-Unis, mais ne mentionne jamais le changement climatique, pourtant cause de ces aggravations.
TWISTERS, Lee Isaac Chung 2024, Daisy Edgar-Jones, Glen Powell (film catastrophe)@@ (E)
Alors que la saison des tempêtes s'intensifie, les chemins de l'ancienne traqueuse de tempêtes Kate Cooper, attirée de nouveau vers les plaines ouvertes après une rencontre dévastatrice des années ... ...

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THE UNBEARABLE LIGHTNESS OF BEING, Daniel Day-Lewis 1988, Juliette Binoche, Lena Olin (societe sentimental)@@


Prague, 1968. Tomas, brillant neurochirurgien, collectionne les conquêtes. Il couche régulièrement avec Sabina, une artiste avec laquelle il s'entend bien sexuellement et intellectuellement. De passage en province, il remarque Tereza, une jeune femme fougueuse et presque ingénue, qui tombe sous son charme. Un beau jour, elle débarque à Prague et s'installe chez lui. Les deux tourtereaux se marient. Tomas n'en cesse pas moins de la tromper, ce que la jeune femme supporte mal.

TELERAMA
L'adaptation du succès de librairie de Milan Kundera n'est pas une fresque historique. L'Histoire entre par la force au coeur des vies privées, fleurit avec le printemps de Prague, déboule avec les chars. Les vagabondages sexuels, les liens d'amour qui se tissent et se défont symbolisent la tentative d'envol, d'insouciance de tout un peuple. Cette « insoutenable légèreté » qui, inexorablement, échoue. Tomas, le papillon, s'attache à Tereza et choisit la gravité. Tereza est le ­témoin impuissant de l'écrasement de son pays. Seule Sabina, qui s'exile, trouve la liberté. Mais au prix de la solitude. Le film est à l'image de ses trois personnages, interprétés par un trio d'acteurs formidables : terriblement pessimiste, mais ­séducteur et léger.
THE UNBEARABLE LIGHTNESS OF BEING, Daniel Day-Lewis 1988, Juliette Binoche, Lena Olin (societe sentimental)@@ (E)
Prague, 1968. Tomas, brillant neurochirurgien, collectionne les conquêtes. Il couche régulièrement avec Sabina, une artiste avec laquelle il s'entend bien sexuellement et intellectuellement. De passage en province, il re ...

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THE UNSUSPECTED, Michael Curtiz 1947, Joan Caulfield, Claude Rains, Audrey Totter (thriller)@


La secrétaire de Victor Grandison, animateur d'une série criminelle à la radio, est retrouvée pendue dans la maison de son patron. Le fiancé de celle-ci, policier de son état, suspecte Grandison d'avoir maquillé un meurtre en suicide. Sous une fausse identité, il va tenter de confondre le vrai coupable en s'introduisant dans son intimité. De son côté, Grandison fait appel à un tueur pour s'en débarrasser.


THE UNSUSPECTED, Michael Curtiz 1947, Joan Caulfield, Claude Rains, Audrey Totter (thriller)@ (E)
La secrétaire de Victor Grandison, animateur d'une série criminelle à la radio, est retrouvée pendue dans la maison de son patron. Le fiancé de celle-ci, policier de son état, suspecte Grandison d'a ...

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THE WAVE, Roar Uthaug 2015, Joner Kristoffer, Ane Dahl (catastrophe)@


Après plusieurs années à surveiller la montagne qui surplombe le fjord où il habite, Kristian, scientifique, s'apprête à quitter la région avec sa famille. Quand un pan de montagne se détache et provoque un Tsunami, il doit retrouver les membres de sa famille et échapper à la vague dévastatrice. Le compte à rebours est lancé.

TELERAMA
Dans les décors splendides d’un fjord norvégien, un tsunami menace... Une grosse vague nordique se roulant dans le kitsch du film catastrophe... Sympathique.

Dans les décors splendides d'un fjord, le réalisateur norvégien se risque à un cinéma hollywoodien, promesse de sensations fortes : sous l'effet du changement climatique, les montagnes pourraient s'affaisser, déclencher un raz-de-marée...

En jouant avec cette menace, Roar Uthaug crée un suspense crédible. Mais il retombe, peu à peu, sur tous les artifices du film catastrophe, kitsch compris. Cette grosse vague nordique a seulement l'attrait des aventures exotiques, chaotiques et... sympathiques.

Géologue expérimenté, Kristian travaille à la surveillance des montagnes instables qui surplombent le vaste fjord où est établi son petit village norvégien. Sur le point de quitter son poste et la région avec toute sa famille, il découvre la veille de son déménagement des signaux étranges émanant des montagnes. Des indices de changements géologiques qui inquiètent Kristian et lui font pressentir une catastrophe imminente. Décidé à retarder son départ malgré l'impatience de ses proches et les doutes de ses collègues, il constate bientôt que ses intuitions étaient justes. La montagne risque de s'effondrer et de provoquer un tsunami dans le bras de mer qui borde le village...
THE WAVE, Roar Uthaug 2015, Joner Kristoffer, Ane Dahl (catastrophe)@ (E)
Après plusieurs années à surveiller la montagne qui surplombe le fjord où il habite, Kristian, scientifique, s'apprête à quitter la région avec sa famille. Quand un pan de montagne se dé ...

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THELMA ET LOUISE, Ridley Scott 1991, Geena Davis, Susan Sarandon (societe)@@@


Thelma, une épouse frustrée, suit les conseils de son amie Louise et part avec elle pour une fin de semaine entre femmes à la campagne. Sur la route, un homme essaye de violer Thelma. Louise le tue et donne à Thelma l'ordre de ne pas prévenir la police.

TELERAMA
L’escapade de deux copines vire au tragique. L’œuvre de Ridley Scott, tournée en 1991, n’a pas pris une ride.
L’une est victime d’un viol (Geena Davis), l’autre coupable d’avoir tué celui qui n’avait pas compris que “Non, c’est non”(Susan Sarandon).

C'est un jalon, le premier road movie rebelle du cinéma à mettre en scène non pas des hommes (Easy Rider) ou un homme et une femme (Bonnie and Clyde), mais deux femmes. Écrit par une jeune Américaine d’origine libanaise, le sujet fait d’abord peur aux studios car il ne ressemble à aucun « film de filles » identifié. Le film raconte l’escapade de deux copines d’un bled d’Arkansas, Thelma, femme au foyer maltraitée par son macho de mari, et Louise, serveuse libre dans sa tête, qui tourne à la cavale jusqu’au-boutiste à travers le sud-ouest des États-Unis après que Louise a tué un homme qui tentait de violer Thelma.

Trente-trois ans après, les deux fugitives dans leur Ford Thunderbird 1966 vert amande n’ont rien perdu de leur splendeur et de leur humour. L’Anglais Ridley Scott filme les paysages de la mythologie américaine avec la gourmandise assumée d’un étranger, et Brad Pitt, débutant, comme un objet de désir. Pendant ce temps, Thelma et Louise s’émancipent, se transforment, et leur amitié se meut en sororité, en fusion absolue envers et contre les lois et la violence des hommes. La voix de Marianne Faithfull les soutient avec The Ballad of Lucy Jordan, et le Grand Canyon approche, pour un envol tragique mais lumineux.

Une semaine après la sortie du film, les sublimes Susan Sarandon et Geena Davis faisaient la couverture de Time Magazine avec ce titre : « Pourquoi Thelma et Louise touche un point sensible. » Parce qu’il était, et reste, une bombe de féminisme.
THELMA ET LOUISE, Ridley Scott 1991, Geena Davis, Susan Sarandon (societe)@@@ (E)
Thelma, une épouse frustrée, suit les conseils de son amie Louise et part avec elle pour une fin de semaine entre femmes à la campagne. Sur la route, un homme essaye de violer Thelma. Louise le tue et donne à The ...

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THEOREME, Pier Paolo Pasolini 1968, Terence Stamp, Silvana Mangano (societe)@@


Un jeune homme fait irruption dans la vie apparemment tranquille d'une riche famille milanaise. Il noue avec chacun des membres de la famille des relations très fortes. Quand il s'en va, chacun se retrouve face à lui-même et la famille explose.

TELERAMA
Une famille de la haute bourgeoisie milanaise reçoit chez elle un étrange visiteur. Ami ? Cousin ? Prophète ? Saint ? L’homme transit ses hôtes. La servante funèbre, la mère fatale, le fils fragile, la fille romantique, le père sportif : tous cèdent à son charme. Lorsque l’amant total s’en va, il laisse derrière lui ses proies transfigurées. Crise mystique, délire artistique, dérèglement sexuel : à chacun son symptôme.

A la sortie du film, en 1968, Pasolini révéla la véritable identité du héros, Dieu. Sa question est simple et douloureuse : comment l’homme peut-il créer (des voitures, des sentiments, des enfants, des films) après l’œuvre grandiose de Dieu, créateur du monde ? Cette parabole éblouissante s’appelle Théorème. Tout y est mathématique, jusque dans l’agencement des plans, le visiteur hypnotique disparaît exactement à la moitié du film ! Pasolini tord le septième art dans tous les sens. Il commence en noir et blanc, puis nous éclabousse de couleurs avec l’arrivée du visiteur salvateur. A force d’expériences, chimiques, sensorielles, sexuelles, il finit par atteindre le sacré, son véritable cheval de bataille, « parce que c’est la part de l’homme qui résiste le moins à la profanation du pouvoir qui est la plus menacée par les institutions »…
THEOREME, Pier Paolo Pasolini 1968, Terence Stamp, Silvana Mangano (societe)@@ (E)
Un jeune homme fait irruption dans la vie apparemment tranquille d'une riche famille milanaise. Il noue avec chacun des membres de la famille des relations très fortes. Quand il s'en va, chacun se retrouve face à lui-mêm ...

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THERE WILL BE BLOOD, Paul Thomas Anderson 2007, Daniel Day-Lewis, Paul Dano (societe)@@@


Daniel Plainview décide d'aller tenter sa chance et part avec son fils à Little Boston, une petite ville californienne abondante en pétrole. Dans cet endroit perdu où chacun lutte pour survivre et où l'unique distraction est l'église animée par le charismatique prêtre Eli Sunday, Plainview et son fils voient le sort leur sourire. Jusqu'à ce que les tensions s'intensifient, les conflits éclatent et les liens entre père et fils soient mis en péril par la corruption.

TELERAMA
Au début du XXᵉ siècle, l’ascension et la chute d’un magnat du pétrole. Grand film romanesque et satire féroce du pouvoir à l’américaine : le fric contre la foi.

Durant de longues minutes, il n’y a pas de dialogues. Rien que des bruits : de pelles, de pioches qui creusent le sol à la recherche de l’or. Puis de l’or noir. Bruits, souffles, ahanements. Stridences, aussi, qui composent l’une des plus belles musiques de film de ces dernières années (signée Jonny Greenwood, de Radiohead)…

Le film, magistral, est une fresque intimiste. Un duel où s’affrontent deux Julien Sorel américains, face à leurs « rouge et noir » à eux : l’or et la foi. D’un côté, un self-made-man à l’ambition forcenée et à la paranoïa insidieuse (Daniel Day-Lewis, le seul comédien suffisamment génial, actuellement, pour nous persuader qu’en faire trop c’est encore pas assez). De l’autre, un être hâve, pâle, malingre, effacé (Paul Dano), qui, pour la gloire de Dieu, s’empare de l’âme de ses ouailles à coups de sermons et d’exorcismes. Entre capitalisme et Eglise, c’est une lutte à mort. Entre ces deux fous, la violence circule comme le sang dans les veines. Elle leur est si naturelle qu’on dirait qu’elle les vivifie…

Pour ce film, Anderson a changé de style. Les plans-séquences à la Ophuls de Boogie Nights ont cédé la place à des travellings intenses et secs, qui évoquent plutôt le Stroheim des Rapaces. Intense, rageur, magnifique…
THERE WILL BE BLOOD, Paul Thomas Anderson 2007, Daniel Day-Lewis, Paul Dano (societe)@@@ (E)
Daniel Plainview décide d'aller tenter sa chance et part avec son fils à Little Boston, une petite ville californienne abondante en pétrole. Dans cet endroit perdu où chacun lutte pour survivre et où l'uni ...

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THOMAS CROWN, John McTiernan 1999, Pierce Brosnan, Rene Russo (thriller)@@@


Financier réputé, collectionneur d'art et de jolies femmes, Thomas Crown est également un cambrioleur redoutablement efficace. Catherine Banning, séduisante agent d'assurance, est chargée d'enquêter sur le vol d'un tableau de Claude Monet d'une valeur de 100 millions de dollars. Commence alors un jeu dangereux, entre séduction, sexe et mensonge, où l'argent n'est plus le seul enjeu.

TELERAMA
OK, c’est le remake d’un film culte. Et alors, on a aussi le droit d’aimer le style carré et glacé de McTiernan et la séduction dominatrice de Rene Russo, non ?

Dans L’Affaire Thomas Crown, de Norman Jewison, Faye Dunaway revisitait l’érotisme du bout d’un ongle vernis de beige, lors d’une partie d’échecs mémorable avec Steve McQueen. Mais, franchement, cette version de 1968, jugée si élégante à travers le filtre de la nostalgie, était passablement clinquante.

Pour son remake, John McTiernan choisit un luxe encore plus tapageur mais ne démérite pas : mise en scène carrée comme une carte de crédit Platinum, glacée comme une double page du magazine Fortune, ou comme Crown lui-même, cet as des affaires et de la cambriole, qui confie à sa psy son incurable ennui. Voler un Monet ? Mouais, mais moins exaltant que jouer avec une chasseuse de primes d’assurance qui porte à merveille la robe transparente… Pierce Brosnan, fade, est bien cet homme sans visage du tableau de Magritte qui inspire la meilleure scène du film. Et quand il est nu, Rene Russo est dessus. Cette actrice futée, mature et sexy — dont le tempérament mâle n’est plus à prouver depuis son concours de cicatrices avec Mel Gibson dans L’Arme fatale 3 — est la qualité dominante de Thomas Crown. 
THOMAS CROWN, John McTiernan 1999, Pierce Brosnan, Rene Russo (thriller)@@@ (E)
Financier réputé, collectionneur d'art et de jolies femmes, Thomas Crown est également un cambrioleur redoutablement efficace. Catherine Banning, séduisante agent d'assurance, est chargée d'enquêter ...

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TINA, Brian Gibson 1993, Angela Bassett, Anna Mae Bullock, Laurence Fishburne (bio)@@


Élevée à Nutbush, dans le Tennessee, Anna Mae Bullock grandit dans une famille désunie, ses parents la quittant et l'abandonnant à un jeune âge. Après la mort de sa grand-mère, Anna Mae s'installe à St. Louis. Après avoir vu le charismatique musicien Ike Turner se produire un soir, Anna Mae tente de devenir une chanteuse professionnelle. Elle gagne sa place dans le groupe de Turner, qui commence à la conseiller. Une romance inattendue se développe entre les deux.

TELERAMA
Beau récit hollywoodien des soixante ans de carrière de Tina Turner, racontés par la diva elle-même. Entre success story, résilience et reconquête.
Dotée d’une voix exceptionnelle, la petite Anna Mae Bullock perturbe les gospels de l’église par des vocalises beaucoup trop swing. Adolescente, elle rejoint sa mère à Saint Louis et tombe sous le charme de l’idole locale, Ike Turner. Engagée comme choriste, elle finit dans le lit de l’artiste, qui l’épouse. Mais derrière le succès du duo Ike et Tina Turner se cache une vie conjugale difficile : Ike se drogue, se comporte en tyran domestique…

C’est l’un des tours de force de Hollywood d’avoir le pouvoir de tout transformer en fiction, y compris l’histoire (musicale) récente : l’épopée de Tina Turner, libérée par sa seule obstination du joug d’un mari violent, devient ici un mélo qui s’achève par un happy end en forme d’apothéose. Cette success story pourra servir de modèle à toutes les femmes battues d’Amérique et d’ailleurs. Mais, au-delà du scénario prévisible qui prend fait et cause pour Tina, Brian Gibson a réussi un film musical, porté par l’énergie de ses deux interprètes : Angela Bassett et Laurence Fishburne. Les amateurs de musique soul reconnaîtront les tubes des années 1960 et 1970, et se régaleront de voir comment le producteur mythique Phil Spector façonna Tina avec River Deep, Mountain High.
TINA, Brian Gibson 1993, Angela Bassett, Anna Mae Bullock, Laurence Fishburne (bio)@@ (E)
Élevée à Nutbush, dans le Tennessee, Anna Mae Bullock grandit dans une famille désunie, ses parents la quittant et l'abandonnant à un jeune âge. Après la mort de sa grand-mère, Anna Mae ...

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TIR CROISE, Nicole Weegmann 2024, Christian Berkel, Bibiana Beglau (thriller)@


Les Hoffmann ont tout d'une famille soudée. Médecin à la retraite et veuf, Rainer a laissé dix ans auparavant la maison qu'il occupait à la famille de son fils Andreas, pour s'installer dans la petite dépendance où il recevait ses patients. Alors qu'Andreas et sa femme Bibi ont lancé les invitations pour célébrer le 80e anniversaire du patriarche, Rainer met brutalement fin à ses jours.

TELERAMA
TIR CROISE, Nicole Weegmann 2024, Christian Berkel, Bibiana Beglau (thriller)@ (E)
Les Hoffmann ont tout d'une famille soudée. Médecin à la retraite et veuf, Rainer a laissé dix ans auparavant la maison qu'il occupait à la famille de son fils Andreas, pour s'installer dans la petite d&ea ...

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TIRAILLEURS, Mathieu Vadepied 2022, Omar Sy (histoire guerre)@@


1917. Bakary Diallo s'enrôle dans l'armée française pour rejoindre Thierno, son fils de 17 ans, qui a été recruté de force. Envoyés sur le front, père et fils vont devoir affronter la guerre ensemble. Galvanisé par la fougue de son officier qui veut le conduire au coeur de la bataille, Thierno va s'affranchir et apprendre à devenir un homme, tandis que Bakary va tout faire pour l'arracher aux combats et le ramener sain et sauf.

TELERAMA
Un film de guerre aux visions à la fois marquantes et intimistes, attachantes, pour un récit historique nouveau. Les fameux tirailleurs sénégalais de la Première Guerre mondiale ont longtemps été des figures naïves, entourées d’une affection paternaliste condescendante. À cette image arrangeante, le premier film de Mathieu Vadepied répond d’emblée par une vision marquante. Une rafle sous le soleil africain : en 1917, le jeune Thierno (Alassane Diong) est capturé par des gendarmes, puis envoyé jusqu’en France, dans les tranchées de l’Est. Son père, Bakary (Omar Sy), décide de le suivre, en se donnant pour mission de le sauver.

Comme ces personnages déracinés, on peut être désorienté par cette guerre où l’on parle surtout la langue peule, où trafics en tous genres et sales coups se multiplient sauvagement. Dans ce chaos de l’Histoire en marche, Tirailleurs puise la matière d’un conte impressionniste, qui parle d’abandon, d’hommes qui cherchent leur place, leur rôle. Bakary s’accroche au rêve d’une fuite possible, Thierno vise bientôt une carrière militaire. Pour le père comme pour le fils, il s’agit de rester quelqu’un là où ils ne sont plus rien ni personne. Avec un Omar Sy toujours aussi généreux et soucieux, on le sent, de rendre ce passé très vivant, le film réussit à être instructif en nous faisant partager ce que les personnages ressentent. Un travail de mémoire nouveau s’accomplit ainsi, dont l’importance est soulignée à juste titre dans les derniers plans.
TIRAILLEURS, Mathieu Vadepied 2022, Omar Sy (histoire guerre)@@ (E)
1917. Bakary Diallo s'enrôle dans l'armée française pour rejoindre Thierno, son fils de 17 ans, qui a été recruté de force. Envoyés sur le front, père et fils vont devoir affronter la g ...

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TITANE, Julia Ducournau 2021, Vincent Lindon, Agathe Rousselle


Un homme soutenant être un enfant ayant disparu il y a plus de 10 ans auparavant est réuni avec son père, un ancien pompier instable dans la vie. Il est ramené par les inspecteurs de la douane dans un aéroport; or, son arrivée coïncide avec une série de crimes inexpliqués dans la région.

TELERAMA
Cinq ans après “Grave” Julia Ducournau recréait un univers mutant ultraviolent et glaçant. Sacré meilleur film de la compétition à Cannes en 2021, cette Palme d’or divise la rédaction de Télérama.

POUR

Alexia (Agathe Rousselle) n’aime pas les humains, les tue mécaniquement telle une Terminator blonde et tatouée, et ne frissonne que contre la carrosserie froide des voitu­res. Vincent, lui (Vincent Lindon), se consume de chagrin tant cet officier des sapeurs-pompiers a besoin de donner son amour à un prolongement de lui-même. Rencontre entre deux désaxés qui pourrait bien engendrer une nouvelle humanité…

En 2016, Julia Ducournau s’imposait, d’emblée, avec Grave, son premier long métrage, où elle malaxait tranquillement les attendus du genre horrifi­que. Titane, Palme d’or à Cannes en 2021, les réduit en cendres, dépassant toutes les bornes, pour une expérience où les codes et stéréotypes explosent les uns contre les autres.

Chaque séquence – plusieurs réclament d’avoir le cœur bien accroché – hurle sa foi dans la puissance de la mise en scène, avec une cinéaste qui ose se poser en nouveau démiurge, capable de faire fusionner des matières contraires, métal, cambouis, flammes et larmes. Avec son « couple » de Titans au genre neuf et non identifié, Julia Ducournau accouche d’un film sur le pouvoir, violemment transformiste, de l’amour. — G. O.

CONTRE

Avant tout, c’est un problème de véhicule. On ne parle pas de cette voiture hantée, com­me la Christine de John Carpenter, lieu d’une torride déviance à l’huile de moteur, comme dans Crash, de David Cro­nenberg. Non, le vrai « véhicule », c’est Alexia. Machine de guerre inexorable, verrouillée, et surtout blindée de con­cepts : transhumanisme, transgen­re, pulsions de mort… Elle est l’animal et la machine, la tueuse en série, la prédatrice et la proie, la mère et l’enfant… Et en oublie d’être un personnage dans ce récit indigeste, étouffant de virtuosité froide, trop lourd pour ses ambitions. — C. M.
TITANE, Julia Ducournau 2021, Vincent Lindon, Agathe Rousselle (E)
Un homme soutenant être un enfant ayant disparu il y a plus de 10 ans auparavant est réuni avec son père, un ancien pompier instable dans la vie. Il est ramené par les inspecteurs de la douane dans un aérop ...

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TITANIC, James Cameron 1997, Kate Winslet, Leonardo DiCaprio


En 1997, l'épave du Titanic est l'objet d'une exploration fiévreuse, menée par des chercheurs de trésor en quête d'un diamant bleu qui se trouvait à bord. Frappée par un reportage télévisé, l'une des rescapées du naufrage, âgée de 102 ans, Rose DeWitt, se rend sur place et évoque ses souvenirs. 1912.
TITANIC, James Cameron 1997, Kate Winslet, Leonardo DiCaprio (E)
En 1997, l'épave du Titanic est l'objet d'une exploration fiévreuse, menée par des chercheurs de trésor en quête d'un diamant bleu qui se trouvait à bord. Frappée par un reportage tél&e ...

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TOI ET MOI, Julie Lopes Curval 2005, Marion Cotillard, Julie Depardieu (moeurs)@@


Rédactrice de romans-photos pour la revue "Toi et Moi," Ariane a tendance à y transposer sa vie amoureuse et celle de sa soeur Léna, en les embellissant.

TELERAMA
Sorte de mini “Sex and the City” à la française où deux grandes filles d’aujourd’hui cherchent l’amour. Un film qui a du peps.

Dans ce deuxième opus tout bariolé de Julie Lopes-Curval (réalisatrice de Bord de mer et, plus récemment, de Mères et filles), il y a un « concept », comme disent les publicitaires : le roman-photo imprègne la forme, le fond s’invite dans l’histoire. L’une des deux héroïnes (Julie Depardieu) en écrit au kilomètre pour un journal qui s’appelle Toi et moi. Beaucoup de situations ont à l’écran leur équivalence kitsch et idéalisée. Mignon, peut-être, mais anachronique : pourquoi passer par une référence aussi désuète pour parler d’aujourd’hui ?

Car l’efficacité et le peps du film ont plutôt à voir avec la série télé Sex and The City, consacrée aux pérégrinations sentimentales de filles trentenaires en milieu urbain. Au centre, Marion Cotillard, avant consécration internationale, est irrésistiblement charmante dans le rôle très profil bas (le dernier ?) d’une violoncelliste timide, confrontée à un ouragan de charisme, d’assurance et de sex-appeal - Jonathan Zaccaï. Autour d’eux, Julie Depardieu s’avère comme prévu burlesque en reine des pommes, tandis que Tomer Sisley esquisse une amusante version de l’hystérie au masculin. Et derrière l’enchaînement des gags et des quiproquos, cet envers secret de toute bonne comédie : non pas le roman-photo, mais le mélo.
TOI ET MOI, Julie Lopes Curval 2005, Marion Cotillard, Julie Depardieu (moeurs)@@ (E)
Rédactrice de romans-photos pour la revue "Toi et Moi," Ariane a tendance à y transposer sa vie amoureuse et celle de sa soeur Léna, en les embellissant.

TELERAMA
Sorte de mini “Sex and the ...

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TOMB RAIDER, Roar Uthaug 2018, Alicia Vikander, Dominic West


Lara Croft, 21 ans, n'a ni projet, ni ambition : fille d'un explorateur excentrique porté disparu depuis sept ans, cette jeune femme rebelle et indépendante refuse de reprendre l'empire de son père. Convaincue qu'il n'est pas mort, elle met le cap sur la destination où son père a été vu pour la dernière fois : la tombe légendaire d'une île mythique au large du Japon. Le voyage se révèle des plus périlleux et il lui faudra affronter d'innombrables ennemis et repousser ses propres limites.

TELERAMA
Les deux précédentes transpositions du jeu vidéo, avec Angelina Jolie, réalisées par Simon West, en 2001, puis par Jan de Bont, en 2003, manquaient d’une vision, s’embourbant dans des intrigues paranormales et un ésotérisme de bazar. Ce redémarrage peut se voir comme une variation contemporaine sur le mythe d’Orphée et Eurydice. Persuadée que son explorateur de père, disparu depuis sept ans, est encore en vie, la jeune Lara Croft (Alicia Vikander) s’embarque pour une île funéraire du Japon, sorte d’antichambre de l’Enfer.
Très impliquée physiquement, l’actrice encaisse les coups, les contusions, les blessures durant ses affrontements, suffocants et souvent au corps-à-corps, avec les mâles pilleurs de tombes menés par Walton Goggins (« gueule » vue dans les séries The Shield et Justified). Par son sens de l’action, le cinéaste en fait une héroïne plus tangible et plus incarnée que ne l’était la version Angelina Jolie, très poupée de cire, tout en rendant hommage aux origines vidéoludiques de la franchise — la scène, quasi absurde, de l’épave d’avion perchée en haut d’une cascade, plateforme qui n’en finit plus de s’écrouler.
En 2015, Roar Uthaug signait The Wave, film catastrophe norvégien recommandable, dans lequel un géologue, après avoir échappé à un tsunami en se réfugiant sur les hauteurs d’un fjord, retournait en contrebas à la recherche de sa famille. C’était, déjà, un voyage au royaume des morts.
TOMB RAIDER, Roar Uthaug 2018, Alicia Vikander, Dominic West (E)
Lara Croft, 21 ans, n'a ni projet, ni ambition : fille d'un explorateur excentrique porté disparu depuis sept ans, cette jeune femme rebelle et indépendante refuse de reprendre l'empire de son père. Convaincue qu'il n'e ...

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TOMBSTONE, George Pan Cosmatos 1993 (western)


Wyatt Earp, qui s'est installé dans la ville de Tombstone, dans l'Arizona, rêve de mener une vie tranquille et paisible, aux côtés de sa femme et de ses frères. Mais c'est tout le contraire qui se produit...

TELERAMA
À Tombstone, Arizona, eut lieu une des plus célèbres fusillades de l’Ouest américain. Au cinéma, l’épisode donna deux chefs-d’œuvre, et cette version catastrophique signée George Pan Cosmatos.

C'est à Tombstone, en Arizona, qu'eut lieu, le 26 octobre 1881, une des plus célèbres fusillades de l'Ouest américain. Au cinéma, cela donna au moins deux chefs-d'oeuvre : La Poursuite infernale, de John Ford, et Règlement de comptes à OK Corral, de John Sturges.

Cette version 93 pourtant réalisée par un spécialiste du film d'action, George Pan Cosmatos (Rambo 2) est totalement nulle. Les acteurs en font des tonnes, tous grimés comme à Carnaval, avec de grosses moustaches qu'on verrait bien se décoller pour nous tirer de notre torpeur.
Le scénario ? Il traîne d'un personnage à l'autre sans en approfondir aucun. La mise en scène ? Comptez trois couchers de soleil par quart d'heure. Pour la scène romantique, le décorateur a sans doute cru bien faire : il a planté plein de jolies fleurs bleues autour de l'héroïne... Quant à la musique... qu’on nous donne un colt et qu’on en finisse !
TOMBSTONE, George Pan Cosmatos 1993 (western) (E)
Wyatt Earp, qui s'est installé dans la ville de Tombstone, dans l'Arizona, rêve de mener une vie tranquille et paisible, aux côtés de sa femme et de ses frères. Mais c'est tout le contraire qui se produit... ...

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TONI ERDMANN, Maren Ade 2016, Sandra Muller, Peter Simonishek (societe)@@


Ines, quadragénaire aux nerfs d'acier, est l'une des brillantes associées d'une société allemande installée à Bucarest. Sa vie bascule quand elle voit débarquer son père, Winfried, sexagénaire excentrique et farceur. L'homme, qui ne s'est jamais trop pris au sérieux, surprend régulièrement sa fille, très investie dans son travail. Winfried s'est par ailleurs créé un personnage, appelé Toni Erdmann, et invente des fictions qu'il impose à sa fille et à son entourage professionnel. Ines est rapidement excédée par ce père encombrant qui sème la zizanie dans sa vie bien organisée et lui fait honte... Sa vie parfaitement organisée ne souffre pas le moindre désordre, jusqu'à ce que son père lui pose la question "es-tu heureuse?"

TELERAMA
La farce, émouvante par son auscultation du lien père/fille, réserve jusqu’au bout des surprises. Dont ce grand moment burlesque à forte teneur symbolique où Ines, incapable de retirer sa robe trop moulante, tente de s’extraire de son corset oppressant : on assiste là, ni plus ni moins, à la métamorphose d’une femme sortant de sa chrysalide.

Une femme d’affaires psychorigide, installée à Bucarest, voit son guignol de père bouleverser sa vie. Charge loufoque contre le libéralisme triomphant. Allemande de 37 ans expatriée à Bucarest, Ines est consultante financière. À la veille d’une négociation délicate, elle n’apprécie pas l’arrivée de son père, un boute-en-train négligé qui jaillit, tel un diable de sa boîte, au beau milieu du hall de son entreprise roumaine, affublé d’une perruque informe couleur prune et d’un dentier postiche. Il va perturber, révéler le cirque ambiant, celui des convenances sociales et du libéralisme triomphant… À travers lui, Maren Ade nous fait décoller du réel, tout en nous parlant du monde contemporain, et nous embarque vers des régions insoupçonnées, loin des divers carcans qui entravent chacun de nous.



TONI ERDMANN, Maren Ade 2016, Sandra Muller, Peter Simonishek (societe)@@ (E)
Ines, quadragénaire aux nerfs d'acier, est l'une des brillantes associées d'une société allemande installée à Bucarest. Sa vie bascule quand elle voit débarquer son père, Winfried, sex ...

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TOOTSIE, Sydney Pollack 1982, Dustin Hoffman, Jessica Lange@@


Trentenaire et comédien, Michael Dorsey partage son appartement avec son ami Jeff, jeune dramaturge. Michael est toujours au chômage parce qu'il a une trop grande gueule. Un soir, Sandy, son ex, lui demande de l'aider à préparer une audition pour un feuilleton télé.
TOOTSIE, Sydney Pollack 1982, Dustin Hoffman, Jessica Lange@@ (E)
Trentenaire et comédien, Michael Dorsey partage son appartement avec son ami Jeff, jeune dramaturge. Michael est toujours au chômage parce qu'il a une trop grande gueule. Un soir, Sandy, son ex, lui demande de l'aider à ...

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TOP SECRET, Jim Abrahams et David Zucker 1984, Val Kilmer, Peter Cushing (comique)@@


Alors qu'il participe à un festival en Allemagne de l'Est, Nick Rivers, la vedette du rock américain, se retrouve pris dans une histoire d'espionnage entre l'Est et l'Ouest. Les autorités de RDA retiennent prisonnier un scientifique américain afin qu'il crée la bombe la plus puissante jamais conçue.

TELERAMA
Un Blake Edwards à réserver à ses fans. Rien qu'à eux. Il est vrai que cette histoire d'amour sentimentale entre Omar Sharif (espion russe menacé par les siens) et Julie Andrews (employée aux services secrets anglais) est peu crédible. Plus intéressante - mais aussi conventionnelle - la présence de “taupes” soviétiques parmi les ministres et diplomates de Sa Gracieuse Majesté. Et là, le réalisateur s’en donne à cœur joie. Dans un enfer mondain et rigolo grouillent véreux et vénaux, alcooliques et pervers, sans oublier l’espion parfait, selon Edwards, le roi du double jeu : capitaliste et communiste, marié et totalement gay…

Et puis, il y a la mise en scène. Elégante, ironique et superbement romanesque. Pour ceux dont le coeur est un violon, la musique de Henry Mancini est aussi un régal.
TOP SECRET, Jim Abrahams et David Zucker 1984, Val Kilmer, Peter Cushing (comique)@@ (E)
Alors qu'il participe à un festival en Allemagne de l'Est, Nick Rivers, la vedette du rock américain, se retrouve pris dans une histoire d'espionnage entre l'Est et l'Ouest. Les autorités de RDA retiennent prisonnier un ...

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TORI ET LOKITA, freres Dardenne


Deux adolescents ont fui l'Afrique de l'Ouest et se sont retrouvés en Belgique. La dure réalité de la vie de réfugié rapproche Tori et Lokita. Ensemble, ils essaient de se construire une vie de frère et sœur et c'est ainsi qu'ils ont commencé à s'aimer. Cependant, il est difficile d'obtenir un permis de séjour.

TELERAMA
Ayant fui l’Afrique, une adolescente et un petit garçon doivent tout affronter. Jean-Pierre et Luc Dardenne racontent leurs épreuves avec une empathie exemplaire. Les frères Dardenne signent un film sous tension qui nous saisit et nous ouvre les yeux.

Elle suffoque, Lokita. Comme si elle avait tout le temps un couteau sous la gorge. Sur les routes de l’exil, cette adolescente a aidé le petit Tori, qui devait quitter un pays où il était persécuté. Il a eu le droit de rester en Belgique, mais pas Lokita. Maintenant, elle doit tout affronter. La Justice, qui veut l’expulser. Un homme menaçant qui lui fait vendre de la drogue et exige des faveurs sexuelles contre quelques dizaines d’euros en plus. Le passeur, qui réclame son dû et la rackette, et sa propre mère, qui l’accuse, au téléphone, de garder ce qu’elle gagne au lieu de lui envoyer. Lokita n’a aucun droit, elle n’est là que pour servir les intérêts de tous.

Avec leur mise en scène taillée dans le vif, les Dardenne donnent une vérité palpable à la prison de l’adolescente. D’un plan à l’autre, la pression ne retombe pas, aucun espace de liberté n’existe. Seul Tori parvient à créer la sienne : il va et vient, passe partout, débrouillard comme tous les gamins. À travers lui, l’enfance se rappelle à un monde où elle ne signifie plus rien. La loi du plus fort et l’exploitation du plus faible ont éradiqué l’innocence, la tendresse. Lesquelles subsistent entre Tori et Lokita, comme un trésor de contrebande, une solidarité magnifique et cependant menacée dans une vie qui les expose au pire. Leur souffrance est montrée pudiquement, exprimée à mi-voix, parce qu’elle ne fait aucun bruit et demeure invisible dans un monde qui ne veut rien entendre ni voir. Alors, heureusement que les Dardenne sont là. Lucides et courageux, ils signent un de leurs films les plus forts.

SYNOPSIS
Après avoir fui leur Afrique natale, Tori et Lokita tentent de se faire une place dans leur pays d'accueil, la Belgique. Malgré tous leurs efforts, ils ne parviennent pas à se sortir du cercle vicieux dans lequel ils sont enfermés, victimes du réseau qui les a fait venir de manière clandestine. En effet, si Tori parvient à rapidement régulariser sa situation, ce n'est pas le cas de sa grande soeur. Piégée, celle-ci doit accepter diverses tâches imposées par des hommes peu scrupuleux, notamment du trafic de drogue. Désireux d'aider Lokita, Tori finit lui aussi par céder aux sirènes de cet argent, au premier abord facile...

TORI ET LOKITA, freres Dardenne (E)
Deux adolescents ont fui l'Afrique de l'Ouest et se sont retrouvés en Belgique. La dure réalité de la vie de réfugié rapproche Tori et Lokita. Ensemble, ils essaient de se construire une vie de frèr ...

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TOTAL RECALL, Paul Verhoeven 1990, Arnold Schwarzenegger, Sharon Stone, Rachel Ticotin (science fiction)@@


En 2048. Doug Quaid rêve chaque nuit qu'il est sur la planète Mars à la recherche de la belle Melina. Sa femme, Lori, s'efforce de dissiper ce fantasme. Doug va bientôt s'apercevoir que son rêve était artificiel et que sa femme est une espionne chargée de veiller à son reconditionnement mental. Il se souvient d'un séjour réel sur Mars, à l'époque où il était l'agent le plus redouté du cruel Coohagen. Il décide de s'envoler sur Mars à la recherche de son énigmatique passé.

TELERAMA
Superproduction futuriste, doublée d’une critique de la société américaine. Schwarzy est parfait en demi-schizo ne sachant plus à quelle réalité se vouer.

Total Recall a marqué une étape glorieuse pour un trio mi-oublié, mi-reconverti aujourd’hui. Dans la foulée de RoboCop, le Néerlandais de Hollywood, Paul Verhoeven, obtenait un énorme budget. Arnold Schwarzenegger devenait le héros numéro un du film d’action. Et après dix ans de partitions sans relief, Sharon Stone explosait dans un rôle qui devait la mener au triomphal Basic Instinct — avec Verhoeven de nouveau.

Le résultat en impose toujours car, outre le tableau pertinent d’une opinion américaine manipulée, il y a là comme la naissance d’un genre cinématographique. Davantage que Blade Runner, précédente adaptation réussie de Philip K. Dick, celle-ci ouvre pleinement la voie au film d’action mental, schizophrénique, où la réalité ne serait qu’une vaste illusion…

En 2048. Doug Quaid rêve chaque nuit qu'il se transporte sur Mars afin d'y rejoindre Melina, une belle indigène. Sa femme, Lori, s'efforce en vain de dissiper ce curieux fantasme. Pour en avoir le coeur net, Doug est prêt à se rendre sur la planète rouge, en dépit de la terreur que Cohaagen, le dictateur, fait régner sur une population réduite à l'esclavage. Une singulière agence de voyages lui propose, grâce à des drogues et à des implants, de passer quinze jours - en rêve - sur Mars. Mais à peine l'expérience a-t-elle commencé que Doug fait une crise d'épilepsie. Il commence à douter. Et si son séjour sur Mars n'était pas le fruit d'un implant, mais un souvenir bien réel ?...
TOTAL RECALL, Paul Verhoeven 1990, Arnold Schwarzenegger, Sharon Stone, Rachel Ticotin (science fiction)@@ (E)
En 2048. Doug Quaid rêve chaque nuit qu'il est sur la planète Mars à la recherche de la belle Melina. Sa femme, Lori, s'efforce de dissiper ce fantasme. Doug va bientôt s'apercevoir que son rêve était ...

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TOUCHEES, Alexandra Lamy 2021, Melanie Doutey, Claudia Tagbo, Chloe Jouannet (sport violences sexuelles)@@


Lucie vient d'emménager à Anduze avec son fils Léo pour s'éloigner de son ex-mari violent. Dans l'espoir de se reconstruire, elle s'inscrit à une thérapie basée sur l'escrime proposée par une association locale. Là, elle rencontre d'autres femmes victimes de violences sexuelles et noue une amitié sincère avec Tamara et Nicole. Petit à petit, les participantes retrouvent confiance en elles. Lorsque l'ex-mari de Lucie refait surface, elle n'est plus seule pour affronter ses peurs et son passé.

TELERAMA
Pour son tout premier film en tant que réalisatrice, l’actrice Alexandra Lamy adapte la bande dessinée Touchées, de Quentin Zuttion, mise en lumière d’un sujet des plus sensibles : les violences faites aux femmes. On retrouve le même trio d’héroïnes : Lucie (Mélanie Doutey, dans un rôle intense), qui a fui un mari violent, Nicole (Claudia Tagbo), murée dans la solitude après un viol, et Tamara (Chloé Jouannet), dont le trauma de l’inceste se mue en agressivité. Toutes les trois se rencontrent, s’apprivoisent puis s’épaulent dans un centre où la thérapie est basée sur la pratique de l’escrime. Une manière de réapproprier son corps et ses peurs. Auprès d’elles, Éva, la psy bienveillante (convaincante Andréa Bescond), accueille pétages de plombs et crises de larmes.
Parfois alourdi par des scènes un peu poussives – comme celle où Tamara boit seule lors d’une soirée d’angoisse –, Touchées aborde avec justesse la multitude d’épreuves surmontées par les victimes avant une possible reconstruction : l’importance de porter plainte, le déni des membres de la famille, la culpabilité. Un film d’utilité publique, qui n’omet pas de rappeler le pire : les violences intrafamiliales peuvent aussi tuer.


TOUCHEES, Alexandra Lamy 2021, Melanie Doutey, Claudia Tagbo, Chloe Jouannet (sport violences sexuelles)@@ (E)
Lucie vient d'emménager à Anduze avec son fils Léo pour s'éloigner de son ex-mari violent. Dans l'espoir de se reconstruire, elle s'inscrit à une thérapie basée sur l'escrime proposée ...

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TOUCHEZ PAS AU GRISBI, Jacques Becker 1953, Jean Gabin, René Dary (thriller)@@@


Max-le-menteur et Riton viennent de réussir le coup de leur vie: voler 50 millions de francs en lingots d'or à Orly. Avec ce "grisbi," les deux gangsters comptent bien profiter d'une retraite paisible. Cependant, Riton ne peut s'empêcher de parler du magot à sa maîtresse Josy.

TELERAMA
Un refrain à l’harmonica, des gangsters quinquas, l’envie de se retirer avec leur grisbi, et une femme qui s’en mêle.
Gabin, au creux de la vague, a du mal à retrouver le succès qu’il a eu avant guerre. Il se refait avec ce grand film policier sec et réservé, signé Jacques Becker. Il y joue un truand fatigué et embourgeoisé, qui vient de réussir un gros « coup » et aspire à se retirer des affaires. Mais une imprudence de Riton, son ami de toujours, le rappelle à un autre destin. L’action est ici secondaire. Ce qui compte tient à l’argot, à l’amitié, aux traits de caractère, à l’ambiance mélancolique (soutenue par un air lancinant d’harmonica, composé par Jean Wiener).

Costume croisé, cravate, pochette, et mitraillette si besoin, Gabin en impose. C’est un caïd à l’ancienne, forçant le respect, mais pantouflard, presque dépassé par la nouvelle génération, sans foi ni loi et plus violente, incarnée par Lino Ventura. Le film cristallise très précisément le début de sa vieillesse, digne, pas encore caricaturale (celle du « pacha » patriarche ou président). Un dur au grand cœur qui argotise sans faillir, un séducteur pépère, valoches sous les yeux et traits empâtés par les années, encore capable d’envoûter une dame de la haute. Grâce à lui et aux autres comédiens (dont une certaine Jeanne Moreau, débutante, qui se prend une sacrée volée), grâce à sa mise en scène impeccable de sobriété, Jacques Becker réussissait là un classique du genre, dès sa sortie.
TOUCHEZ PAS AU GRISBI, Jacques Becker 1953, Jean Gabin, René Dary (thriller)@@@ (E)
Max-le-menteur et Riton viennent de réussir le coup de leur vie: voler 50 millions de francs en lingots d'or à Orly. Avec ce "grisbi," les deux gangsters comptent bien profiter d'une retraite paisible. Cependant, Rit ...

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TOUS EN SCENE, Garth Jennings 2016, voix de Patrick Bruel, Jenifer Bartoli (animation jeunesse)@@


Buster Moon est un élégant koala, directeur d'une salle de théâtre dont les années de gloire passées commencent à tomber dans l'oubli. Buster est un éternel optimiste, et peut-être un peu fripouille. Il aime son théâtre plus que tout et fera le maximum pour le préserver. Une chance se présente à lui : organiser le plus grand concours de chant au monde. Cinq candidats se retrouvent en tête : une souris, un éléphant, un porc-épic, un cochon, et un gorille. Ils espèrent tous changer leur vie.

TELERAMA
Ado éléphante, jeune porc-épic révoltée ou gorille en rupture participent à un concours de chant façon télé-crochet. Humour, énergie : une réussite.
Les réalisateurs, Christophe Lourdelet et Garth Jennings, mettent littéralement en scène des personnages aussi drôles qu’attachants, tous passionnés par la musique… Universal Pictures - Illumination Entertainment - Hammer & Tongs

Champion du divertissement, le studio Illumination Entertainment fabrique avec une régularité de métronome des succès du cinéma d’animation, de Moi, moche et méchant aux Minions. Avec son histoire de concours de chant qui surfe sur la vogue de programmes télé comme The Voice, Tous en scène a été entièrement pensé pour décrocher le gros lot au box-office. Mais au-delà de la stratégie marketing, le charme saute aux yeux. Ceux du petit koala Buster Moon ­s’illuminent quand d’autres animaux ­viennent chanter sur la scène de son théâtre, au bord de la faillite. Ce regard émerveillé devient aussi le nôtre.

La réussite de Tous en scène réside dans l’art de faire exister, en deux temps, trois mouvements, des personnages simples, attachants et drôles et qu’on n’a aucun mal à croire passionnés par la musique. Une grande ado éléphante qui a le trac et, derrière le micro, ne sait plus où se mettre. Une jeune porc-épic en révolte rock. Un ­gorille qui rompt avec sa meute, embarquée dans des cambriolages, pour entonner du Elton John. Ou bien encore, dans la famille cochon, une maman qui jongle avec ses vingt-cinq cochonnets et son envie de réussir dans la chanson. Pour les croquer tous, le trait est énergique et familier, comme les airs que chacun reprend, Bad ­Romance, de Lady Gaga, ou My way, de ­Sinatra…

En misant sur le plaisir enfantin de cette musique entraînante, le réalisateur nous parle de trouver sa voix et sa voie, de la joie d’être soi-même, star ou pas. Le message est aussi mignon que Buster Moon le koala.
TOUS EN SCENE, Garth Jennings 2016, voix de Patrick Bruel, Jenifer Bartoli (animation jeunesse)@@ (E)
Buster Moon est un élégant koala, directeur d'une salle de théâtre dont les années de gloire passées commencent à tomber dans l'oubli. Buster est un éternel optimiste, et peut-êtr ...

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TOUS LES MATINS DU MONDE, Alain Corneau 1991, Gerard Depardieu, Jean-Pierre Marielle, Anne Brochet (bio musical)@@@


Au XVIIe siècle, dans le royaume de France. Depuis la mort de sa femme, monsieur de Sainte-Colombe, homme austère et passionné, grand maître de la viole de gambe, vit retiré dans sa propriété, avec ses deux filles, Madeleine et Toinette. Il dédaigne les séductions de la cour du roi Louis XIV et passe le plus clair de son temps à composer dans un cabanon isolé. Lorsque Marin Marais, un jeune homme ambitieux et doué, lui demande avec insistance de le prendre pour élève, Sainte-Colombe accepte.

TELERAMA
Au XVIIe siècle, reclus dans son manoir, M. de Sainte-Colombe compose de la musique baroque et joue comme personne de la viole de gambe. Taciturne, triste, sauvage, il ne se console pas de la mort de sa femme. Il élève ses deux filles dans la doctrine janséniste et le goût de la musique pure. Un jeune admirateur force sa retraite. C'est Marin Marais. Deux conceptions de la musique s'affrontent, deux styles de vie.

La musique, ici, est une fin et un moyen, une façon d'exprimer l'ineffable. Si certains grands artistes ne dédaignent pas de participer aux vanités du siècle, ils sont quand même des artistes. C'est le cas de Marin Marais, qu'interprètent Guillaume puis Gérard Depardieu. Alain Corneau et le romancier Pascal Quignard lui opposent l'attitude hiératique de l'intraitable Sainte-Colombe, qui refuse les simagrées, cherche la solitude et éprouve la souffrance de la création. Dans ce rôle ingrat, Jean-Pierre Marielle s'évadait enfin - et d'éblouissante manière - des personnages extravertis, hâbleurs et avantageux dans lesquels on l'a confiné. Comme l'acteur, tout est retenu dans ce film austère : les sentiments, les mouvements, les élans. D'un abord difficile, il demande à être sans cesse revu (et réécouté).
TOUS LES MATINS DU MONDE, Alain Corneau 1991, Gerard Depardieu, Jean-Pierre Marielle, Anne Brochet (bio musical)@@@ (E)
Au XVIIe siècle, dans le royaume de France. Depuis la mort de sa femme, monsieur de Sainte-Colombe, homme austère et passionné, grand maître de la viole de gambe, vit retiré dans sa propriété, ...

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TOUS LES SOLEILS, Philippe Claudel 2011, Stefano Accorsi, Lisa Cipriani, Neri Marcorè (sentimental)@@@


Alessandro est un professeur italien de musique baroque qui vit à Strasbourg avec Irina, sa fille de 15 ans, en pleine crise, et son frère Crampone, un gentil fou anarchiste qui ne cesse de demander le statut de réfugié politique depuis que Berlusconi est au pouvoir.

Parfois, Alessandro a l'impression d'avoir deux adolescents à élever, alors qu'il ne se rend même pas compte qu'il est lui-même démuni face à l’existence. Voulant être un père modèle, il en a oublié de reconstruire sa vie amoureuse, d'autant plus qu'il est entouré d'une bande de copains dont la fantaisie burlesque l'empêche de se sentir seul.

Mais au moment où sa fille découvre les premiers émois de l’amour, sans qu’il s’y attende, tout va basculer pour Alessandro…

Alessandro est un professeur italien de musique qui vit à Strasbourg avec sa fille de 15 ans, en pleine crise, et son frère, un gentil fou anarchiste. Parfois, Alessandro a l'impression d'avoir deux adolescents à élever, alors qu'il ne se rend même pas compte qu'il est lui-même démuni face à l'existence.

TELERAMA
Strasbourg en ville italienne : c'est l'impression, plaisante, que donne le deuxième film de Philippe Claudel. Après un drame de femmes, Il y a longtemps que je t'aime, il opte pour une fantaisie au masculin. Alessandro est italien, veuf et prof de musique. Un type craquant incarné par Stefano Accorsi, tantôt drôle, tantôt mélancolique. Autour de lui : des potes insouciants, sa fille de 15 ans en crise, et un attachant et insupportable frère anar qui vit à ses crochets. Toute la journée en peignoir, ce trublion en chambre fait des gnocchis et demande l'asile politique tant il vomit Berlusconi.

Philippe Claudel rend un hommage modeste et enjoué à la ­comédie italienne, aux films de copains façon Yves Robert et à... la tarantelle, danse traditionnelle qui rythme ce sympathique feel good movie. — Guillemette Odicino
TOUS LES SOLEILS, Philippe Claudel 2011, Stefano Accorsi, Lisa Cipriani, Neri Marcorè (sentimental)@@@ (E)
Alessandro est un professeur italien de musique baroque qui vit à Strasbourg avec Irina, sa fille de 15 ans, en pleine crise, et son frère Crampone, un gentil fou anarchiste qui ne cesse de demander le statut de réfugi& ...

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TOUT CE QU IL ME RESTE DE LA REVOLUTION, Judith Davis 2018, Claire Dumas, Melanie Destel (societe)@@


Angèle, une jeune architecte, vient d'être licenciée. Elle est mécontente d'avoir été remerciée par des "patrons de gauche" et elle est en colère car ses idéaux ne correspondent pas à la société actuelle, trop brutale. Elle décide de créer un groupe d'expression collective, évitant les chefs et les fonctionnements d'un parti politique, qui accueille tous ceux qui essaient de changer le monde. En attendant, elle en veut à sa mère qui a délaissé depuis longtemps son discours militant. Seul son père, chez qui elle retourne vivre, est resté fidèle à ses idéaux anti-capitalistes. Elle rencontre le lumineux Saïd, qui lui apporte un peu d'apaisement...

TELERAMA
L’échec de ses parents soixante-huitards à changer le monde n’en finit pas de révolter Angèle. Un premier film drôle, aux dialogues percutants
Comment parler des illusions marxistes, léninistes ou encore maoïstes qui se sont cassé la gueule ? En râlant ! Dans cette surprenante comédie romantico-politique, la réalisatrice incarne elle-même Angèle, jeune architecte en rage contre tout et tout le monde, humains comme distributeurs automatiques de billets. Elle tente de compenser l’échec des idéologies parentales : papa n’a pas bougé d’un iota depuis qu’il distribuait L’Humanité, et maman, la pasionaria, s’est volatilisée pour s’installer à la campagne.

La première colère d’Angèle épingle de manière hilarante tous les ex-soixante-huitards devenus des petits patrons, qui parlent avec les mêmes éléments de langage que Pôle emploi. Le langage est justement l’une des forces du film, qu’il soit vide de sens ou gorgé d’espoir. Ainsi, le beau-frère d’Angèle débite des mantras néolibéraux avec une assurance qui cache un violent malaise. Et le jeune instituteur qui court après elle cite Howl, le poème d’Allen Ginsberg…

Ce premier long métrage, adapté d’un spectacle du collectif L’Avantage du doute, prône sans cesse le mouvement, y compris par sa mise en scène énergique. Hériter du rêve de changer le monde est une malédiction, mais aussi une irrésistible incitation à tracer sa propre voie, citoyenne et sentimentale, toujours au contact des autres. De ce film revigorant, on retiendra, d’abord, le mot « collectif ».

TOUT CE QU IL ME RESTE DE LA REVOLUTION, Judith Davis 2018, Claire Dumas, Melanie Destel (societe)@@ (E)
Angèle, une jeune architecte, vient d'être licenciée. Elle est mécontente d'avoir été remerciée par des "patrons de gauche" et elle est en colère car ses idéaux ne corr ...

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TOUT CE QUE LE CIEL PERMET, Douglas Sirk, 1963, Jane Wyman, Rock Hudson (sentimental)@@


Veuve d'âge mûr, Carey Scott mène une vie terne et sans histoire dans une petite localité de Nouvelle-Angleterre, se consacrant au bonheur de ses deux enfants Ned et Kay, qui viennent d'entrer à l'Université. Carey rêve encore d'un grand amour. C'est dans cette disposition d'esprit qu'elle rencontre Ron Kirby, le séduisant pépiniériste - de quinze ans plus jeune qu'elle - engagé par ses soins pour s'occuper de son jardin.
TOUT CE QUE LE CIEL PERMET, Douglas Sirk, 1963, Jane Wyman, Rock Hudson (sentimental)@@ (E)
Veuve d'âge mûr, Carey Scott mène une vie terne et sans histoire dans une petite localité de Nouvelle-Angleterre, se consacrant au bonheur de ses deux enfants Ned et Kay, qui viennent d'entrer à l'Universit& ...

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OUT CE QUI BRILLE Géraldine Nakache 2009, Géraldine Nakache, Leila Bekthi@@


Ely et Lila sont comme deux soeurs. Elles se connaissent depuis l'enfance, partagent tout et rêvent ensemble d'une autre vie. Elles vivent dans la même banlieue, à dix minutes de Paris. Aujourd'hui, Ely et Lila ne veulent plus être à dix minutes de leurs vies. De petites embrouilles en gros mensonges, elles vont tout faire pour essayer de pénétrer un monde qui n'est pas le leur où tout leur semble possible.
OUT CE QUI BRILLE Géraldine Nakache 2009, Géraldine Nakache, Leila Bekthi@@ (E)
Ely et Lila sont comme deux soeurs. Elles se connaissent depuis l'enfance, partagent tout et rêvent ensemble d'une autre vie. Elles vivent dans la même banlieue, à dix minutes de Paris. Aujourd'hui, Ely et Lila ne veulent ...

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TOUT CONTRE ELLE, Gabriel Le Bomin 2019, Sophie Quinton, Astrid Whettnall, Patrick Timsit


S'éclipsant de la galerie d'art moderne, où elle travaille avec Julie, sa meilleure amie, Hélène Dewallon rejoint pour un rendez-vous coquin Svend Petersen, son jeune amant. Lorsque ce dernier succombe à une crise cardiaque au cours de leurs ébats, Hélène, prise de panique, prend la fuite. Ébranlée par l'événement, elle tente de cacher son désarroi à son mari, Henri. Dirigeant d'un grand laboratoire pharmaceutique, celui-ci a décidé de se lancer en politique et réclame son soutien.

TELERAMA
Il y a, à l’évidence, un soupçon de Harry, un ami qui vous veut du bien dans ce face-à-face pervers… Si le suspense n’atteint pas toujours la tension espérée, le thriller développe un séduisant sous-texte sur l’ambiguïté et la violence des rapports de classe. Admirée mais frustrée, Hélène est le symbole d’un monde clos, jaloux de ses privilèges, prêt à tout pour sauver les apparences d’un bonheur sans aspérité. Les intérieurs aussi froids et raffinés que leurs riches habitants servent la réalisation graphique et stylée, enserrant une insoupçonnable monstruosité. Jusqu’au final, d’un cynisme total et délicieux.
TOUT CONTRE ELLE, Gabriel Le Bomin 2019, Sophie Quinton, Astrid Whettnall, Patrick Timsit (E)
S'éclipsant de la galerie d'art moderne, où elle travaille avec Julie, sa meilleure amie, Hélène Dewallon rejoint pour un rendez-vous coquin Svend Petersen, son jeune amant. Lorsque ce dernier succombe à u ...

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TOUT FEU TOUT FLAMME, Jean-Paul Rappeneau 1982, Yves Montand, Isabelle Adjani (aventure)@@


Victor Valance, père de famille, la cinquantaine superbe, plaque tout et part pour les Bahamas. Après quinze ans d'activités mystérieuses aux quatre coins de la planète, il décide de revenir en France ...
TOUT FEU TOUT FLAMME, Jean-Paul Rappeneau 1982, Yves Montand, Isabelle Adjani (aventure)@@ (E)
Victor Valance, père de famille, la cinquantaine superbe, plaque tout et part pour les Bahamas. Après quinze ans d'activités mystérieuses aux quatre coins de la planète, il décide de revenir en Fran ...

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TOUT L ARGENT DU MONDE, Ridley Scott 2017, Michelle Williams, Mark Wahlberg, Christopher Plummer, Timothy Hutton @@


Rome, 1973. Des hommes masqués kidnappent Paul, le petit-fils de J. Paul Getty, un magnat du pétrole connu pour son avarice, mais aussi l'homme le plus riche du monde. Pour le milliardaire, l'enlèvement de son petit-fils préféré n'est pas une raison suffisante pour qu'il se sépare d'une partie de sa fortune.
TOUT L ARGENT DU MONDE, Ridley Scott 2017, Michelle Williams, Mark Wahlberg, Christopher Plummer, Timothy Hutton @@ (E)
Rome, 1973. Des hommes masqués kidnappent Paul, le petit-fils de J. Paul Getty, un magnat du pétrole connu pour son avarice, mais aussi l'homme le plus riche du monde. Pour le milliardaire, l'enlèvement de son petit-fil ...

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TOUT LE MONDE AIME JEANNE, Céline Devaux 2022, Laurent Laffitte, Marthe Keller (sentimental)@@


Tout le monde a toujours aimé Jeanne. Aujourd'hui, elle se déteste. Surendettée, elle doit se rendre à Lisbonne et mettre en vente l'appartement de sa mère disparue un an auparavant. À l'aéroport elle tombe sur Jean, un ancien camarade de lycée fantasque et quelque peu envahissant.

TELERAMA
Un premier film attachant, entre blues et fantaisie.

Quelle agilité ! Scénariste, réalisatrice mais aussi dessinatrice, une jeune femme qui jongle avec les talents signe ce premier film où elle nous raconte sur tous les tons et sous toutes les coutures une drôle d’héroïne, jouée par cette drôle de Blanche Gardin. Quasiment femme de l’année, Jeanne passe à la télé pour les machines dépolluantes qu’elle destine aux océans, et qui vont faire plouf ! Pratiquement ruinée et poursuivie par sa petite voix intérieure qui lui dit qu’elle a raté sa vie, la visionnaire de la lutte contre les microplastiques part à Lisbonne pour vendre l’appartement de sa mère, qui s’était suicidée après l’avoir appelée en vain. Ah, Jeanne !

Entre blues et fantaisie, un portrait très attachant se tisse, complice et tranchant à la fois. Une réplique bien envoyée, un plan sur une moue qui vaut son poids de solitude et d’abattement, un dessin joliment animé pour donner la parole aux tourments de l’âme : l’inventive Céline Devaux n’a pas choisi pour rien un personnage d’inventeuse. On sent chez cette cinéaste une envie d’expressivité nouvelle, de comédie moins balisée. Et quand Jeanne rencontre Jean (Laurent Lafitte), c’est le happening permanent avec cet ancien camarade de lycée à l’évidence pas encore tout à fait remis d’une « bouffée délirante » qui l’avait conduit aux urgences psychiatriques…

La facilité à varier les registres crée un climat sensible. La lumière et les couleurs vives de Lisbonne se mêlent à des angoisses qui s’accrochent. À travers la figure de la mère disparue, mais aussi en donnant une place à des enfants, le film nous parle d’une nostalgie précoce pour un passé où tout était simple. Davantage que cette vie d’adulte dont Jeanne s’échappe à travers un flirt formidablement adolescent. On a alors le sentiment de la perdre un peu. C’est parce qu’elle se trouve.
TOUT LE MONDE AIME JEANNE, Céline Devaux 2022, Laurent Laffitte, Marthe Keller (sentimental)@@ (E)
Tout le monde a toujours aimé Jeanne. Aujourd'hui, elle se déteste. Surendettée, elle doit se rendre à Lisbonne et mettre en vente l'appartement de sa mère disparue un an auparavant. À l'aéro ...

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TOUT LE MONDE DEBOUT, Frank Dubosc 2018, Frank Dubosc, Alexandra Lamy (sentimental sante)@@@


Jocelyn, homme d'affaires en pleine réussite, est un dragueur et un menteur invétéré. Lassé d'être lui-même, il se retrouve malgré lui à séduire une jeune et jolie femme en se faisant passer pour un handicapé. Jusqu'au jour où elle lui présente sa soeur elle-même handicapée.

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Quelques traits d’humour épais à la Franck Dubosc, mais quelques jolies idées de scénario, aussi, et la présence d’une Alexandra Lamy lumineuse.

Jocelyn drague tout le temps, par tous les moyens, en mentant comme un arracheur de dents. Au point de laisser croire à une fille canon qu’il est handicapé moteur. Problème : si elle s’intéresse à lui, c’est pour lui présenter sa sœur, réellement handicapée. Coincé dans son fauteuil roulant et son mensonge, Jocelyn guérira-t-il de son infirmité sentimentale ?

Petite surprise : devenu réalisateur, Franck Dubosc s’est écrit un rôle qui diffère un peu de l’habituel crâneur imbu de lui-même. Le voilà, pour la première fois, séduit par l’amour (et une Alexandra Lamy lumineuse)… On excuse quelques traits d’humour épais devant la grâce d’un dîner aux chandelles dans une piscine. Et devant une jolie idée scénaristique qui honore l’intelligence des femmes et atteste d’un regard tendre et juste sur le handicap.
TOUT LE MONDE DEBOUT, Frank Dubosc 2018, Frank Dubosc, Alexandra Lamy (sentimental sante)@@@ (E)
Jocelyn, homme d'affaires en pleine réussite, est un dragueur et un menteur invétéré. Lassé d'être lui-même, il se retrouve malgré lui à séduire une jeune et jolie femme en ...

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TOUT PEUT ARRIVER, Nancy Meyers 2003, Jack Nicholson, Diane Keaton (sentimental)@@@


Harry Sanborn, directeur d'une maison de disques new-yorkaise, ne sort qu'avec des filles de moins de 30 ans. Durant un rendez-vous romantique avec sa nouvelle petite amie, Marin, il tombe sous le charme de sa mère féministe divorcée, Erica Barry. Cependant, un médecin trentenaire séduisant veille au grain.

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La regrettée Diane Keaton, féministe sexy, trouve l’extase dans les bras de Jack Nicholson, vieux cabot hilarant shooté au Viagra. Antijeunisme et antimachisme au programme de cette comédie romantique burlesque.

Cette comédie romantique a frôlé en son temps le happening si l’on rapporte l’âge de ses protagonistes, la soixantaine, aux 125 millions de dollars gagnés au box-office américain. Diane Keaton, riche écrivaine qui croyait avoir « fermé boutique », retrouve sa verdeur dans les bras de Jack Nicholson, superpatron vermoulu, toujours entre deux infarctus et deux amantes. Le Viagra comme stimulant pour l’un, la ménopause comme contraceptif pour l’autre : Nancy Meyers, une des rares cinéastes femmes puissantes de Hollywood au début des années 2000, parle sans détour de la sexualité après la jeunesse, amortissant toutefois le « choc » avec beaucoup de luxe — villa de millionnaire sur Long Island.

Antijeuniste et antimachiste, le film parvient à faire drôle sur les deux fronts. Diane Keaton est fêtée par le scénario, courtisée même par Keanu Reeves, mais elle a tendance à surjouer. C’est Nicholson qui décroche la timbale, poussant son numéro présénile vers des sommets de cabotinage masochiste, fesses à l’air dans les couloirs de la clinique. Dommage que ce burlesque de l’âge mûr s’estompe peu à peu au service du cahier des charges usuel des blockbusters romantiques. Et que le film s’étire plus que de raison : on se serait passé du happy end à Paris, vu comme le symbole de l’antiquaille toujours désirable…
TOUT PEUT ARRIVER, Nancy Meyers 2003, Jack Nicholson, Diane Keaton (sentimental)@@@ (E)
Harry Sanborn, directeur d'une maison de disques new-yorkaise, ne sort qu'avec des filles de moins de 30 ans. Durant un rendez-vous romantique avec sa nouvelle petite amie, Marin, il tombe sous le charme de sa mère féministe d ...

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TOUT S EST BIEN PASSE, Francois Ozon, Andre Dussolier,Sophie Marceau (sante societe)@@@


Emmanuèle, romancière épanouie dans sa vie privée et professionnelle, se rend à l'hôpital où se trouve son père André, qui vient de faire un AVC. Fantasque, aimant passionnément la vie, curieux de tout, mais diminué, il demande à sa fille de l'aider à mourir.

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François Ozon aborde le sujet délicat du suicide assisté, inspiré par une histoire vraie. André Dussollier impressionne en vieil homme sarcastique.
A-t-on ri ne serait-ce qu’une fois en dévorant Tout s’est bien passé, le livre d’Emmanuèle Bernheim, paru il y a huit ans ? Dans le miroir déformant de nos souvenirs, la précision sèche du récit, sa gravité ramassée ont fini par imposer leur domination… Non pas que l’on se soit gondolée devant l’adaptation qu’en a réalisée François Ozon, loin de là, mais le film découvert mercredi en compétition au Festival de Cannes en 2021, surprend par ses éclats d’humour, d’autant plus cruels et savoureux qu’ils sont tirés à bout portant par un acteur tendrement aimé et généralement tenu pour inoffensif, André Dussollier.

La science du casting, chez Ozon, fait merveille. Septuagénaire à la voix d’or, l’éternellement fringant Dussollier incarne donc André Bernheim, 85 ans, grand bourgeois et collectionneur d’art qu’un AVC rend hémiplégique et qui choisit d’aller mourir en Suisse et dans la dignité, selon la formule consacrée. Métamorphosé par des prothèses, le visage déformé, l’élocution difficile, diminué et rageur, le comédien livre une « performance » bluffante. Le cinéaste s’intéresse d’abord au quotidien concret du patient et de ses proches – l’hôpital et son cortège de terreurs –, puis dessine le portrait d’un esthète autoritaire et charmeur, d’un égoïste jouisseur, mari infidèle d’une sculptrice dépressive (Charlotte Rampling) et redoutable père d’une paire de filles interprétées par Sophie Marceau et Géraldine Pailhas.

Du déni à l’acceptation
« Tu es mon fils préféré », lâche le vieil homme désormais infirme à Emmanuelle, alias la romancière, à qui il confie une mission impossible : l’aider « à en finir ». Même si la malheureuse rêva, enfant, d’occire ce pater pas très familias, bonjour le cadeau empoisonné ! Tout s’est bien passé raconte son trajet intime, du refus initial à l’acceptation, avec une intelligence fidèle à l’ouvrage d’origine. Femme aux yeux secs – porteuse de lentilles, on la voit plusieurs fois se mettre des « fausses larmes » –, l’autrice pleurera bientôt pour de bon sans que le long métrage ne verse dans un pathos éhonté.

Sophie Marceau incarne avec beaucoup de sensibilité et de retenue cette adulte solide, bouleversée jusque dans ses rêves mais se découvrant aussi un courage insoupçonné. Ozon filme joliment la complicité qui l’unit à sa frangine : lors d’une courte scène sans paroles, il les montre entremêlant leurs pieds telles deux gamines joueuses, et tout est dit. Peut-être était-il inutile, alors, d’ajouter des flash-back pour illustrer la jeunesse douloureuse de l’héroïne ? Qu’importe. Tout s’est bien passé trouve un équilibre harmonieux entre le drame familial et le film-dossier – les aspects légaux et moraux, du suicide assisté, interdit en France, sont traités sans détours –, tout en ménageant un étrange suspense : la « grande évasion » aura-t-elle lieu ?
TOUT S EST BIEN PASSE, Francois Ozon, Andre Dussolier,Sophie Marceau (sante societe)@@@ (E)
Emmanuèle, romancière épanouie dans sa vie privée et professionnelle, se rend à l'hôpital où se trouve son père André, qui vient de faire un AVC. Fantasque, aimant passionn&eacut ...

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TOUT SAUF TOI, Will Gluck 2023, Sydney Sweeney, Glen Powell (comedie sentimentale)@@


Béa et Ben vivent un premier rendez-vous plein de passion et d'attraction. Mais aussi vite que les étincelles jaillissent, l'intérêt s'estompe également. Ils se séparent jusqu'à ce qu'ils se retrouvent de manière inattendue lors d'un mariage en Australie.

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Un trader et une étudiante prétendent être en couple alors qu’ils se détestent… Dommage que Will Gluck préfère exploiter le physique de ses interprètes plutôt que le potentiel théâtral de son récit.

Succès surprise au box-office américain fin décembre, Tout sauf toi marque le retour de Will Gluck à la comédie romantique. Avant de travailler sur des films familiaux – dont les adaptations de Pierre Lapin –, le réalisateur s’était illustré au début des années 2010 avec les honorables Easy Girl et Sexe entre amis, carburant aux simulacres. Le premier mettait en scène Emma Stone en lycéenne se faisant passer pour une fille facile. Dans le second, Mila Kunis et Justin Timberlake se mentaient à eux-mêmes en imaginant qu’une relation purement amicale et sexuelle puisse échapper à l’amour.

Vaguement inspirée d’une pièce de Shakespeare, Beaucoup de bruit pour rien, cette nouvelle romcom se focalise sur une étudiante en droit et un trader de Boston, qui se détestent depuis un malentendu à la fin de leur premier rendez-vous. Quand ils se retrouvent par hasard à un mariage en Australie, ils font mine d’être ensemble afin de déjouer les plans de leurs proches entremetteurs. Au programme : plusieurs détours par Sydney, entre final attendu devant l’opéra et péripéties plus surprenantes, avec le couple attendant les secours sur une bouée de signalisation au milieu de la baie.

En fait, les origines théâtrales n’intéressent guère le cinéaste, qui ne se concentre ni sur les faux-semblants, ni sur le huis clos familial dans une villa au bord de la mer de Tasman. Il préfère exploiter sans vergogne la plastique de ses deux interprètes, Glen Powell (aperçu dans le blockbuster Top Gun : Maverick) et Sydney Sweeney (vue dans la série Euphoria). Sommet, si l’on ose dire : le gag lourdingue à base d’araignée dans le short durant une excursion en pleine nature, sur le modèle d’une séquence mémorable de 6 Jours, 7 nuits (Ivan Reitman, 1998). Dommage, car lorsque Gluck joue plutôt sur la maladresse de l’héroïne, il obtient de meilleures scènes, dont le savoureux vol du cookie du partenaire masculin endormi dans un avion, à dix mille mètres d’altitude.
TOUT SAUF TOI, Will Gluck 2023, Sydney Sweeney, Glen Powell (comedie sentimentale)@@ (E)
Béa et Ben vivent un premier rendez-vous plein de passion et d'attraction. Mais aussi vite que les étincelles jaillissent, l'intérêt s'estompe également. Ils se séparent jusqu'à ce qu'ils se r ...

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TOUTE LA VERITE Justice sera rendue, Kirsten Laser 2022 (policier)


Le corps d'une femme repêché dans la Sarre fait remet au jour une ancienne affaire jamais élucidée. Décidée à faire toute la lumière sur les deux meurtres, la commissaire Judith Mohn et son collègue Freddy Breyer font face aux limites de la justice.

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Nathalie Bendig, une auxiliaire médicale, est retrouvée morte dans la Sarre à proximité d'un barrage. La commissaire Judith Mohn et son collègue Freddy Breyer constatent rapidement qu'elle a été assassinée : elle aurait été noyée après s'être vu administrer un puissant anesthésique. Dès le début de leurs investigations, les deux policiers tombent sur une affaire similaire, assez ancienne, qui n'a jamais été élucidée. Le principal suspect, Serge Roubaix, représentant pour des laboratoires pharmaceutiques, avait été relaxé faute de preuves. Judith Mohn décide de creuser la piste et de contacter l'ancien avocat de Serge Roubaix... Le droit permet-il toujours de rendre justice ?..
TOUTE LA VERITE Justice sera rendue, Kirsten Laser 2022 (policier) (E)
Le corps d'une femme repêché dans la Sarre fait remet au jour une ancienne affaire jamais élucidée. Décidée à faire toute la lumière sur les deux meurtres, la commissaire Judith Mohn et ...

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TOY BOY, David Mackenzie 2009, Ashton Kutcher, Anne Heche (comedie sentimentale)@


Véritable séducteur, Nikki mène une vie facile avec jolies filles, belles voitures et villas de luxe. Tout en multipliant les conquêtes, il se fait entretenir par une riche avocate d'Hollywood, chez qui il passe le plus clair de son temps à faire la fête et à prendre du bon temps. Tout se passe bien pour Nikki jusqu'au jour où il rencontre Heather, une somptueuse serveuse qui lui fait tourner la tête pour de bon.

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On est loin de Macadam Cowboy, qui montrait tout le tragique de la prostitution mascu­line. Dans le nouveau film de David Mackenzie (My name is Hallam Foe), le bel Ashton Kutcher, troublant de naturel dans un rôle taillé sur mesure, tombe avec gaieté les avocates milliardaires dans le seul but de squatter leurs luxueuses villas de Beverly Hills. Madame est satisfaite, le gigolo est logé-nourri-blanchi : tout le monde y trouve son compte. Mais un vrai happy end se mérite à Hollywood. Ashton Kutcher va donc tomber amoureux d'une serveuse de bar aussi perverse que lui. D'où une comédie finalement plus acide que romantique sur la solitude et la peur de l'engagement.
TOY BOY, David Mackenzie 2009, Ashton Kutcher, Anne Heche (comedie sentimentale)@ (E)
Véritable séducteur, Nikki mène une vie facile avec jolies filles, belles voitures et villas de luxe. Tout en multipliant les conquêtes, il se fait entretenir par une riche avocate d'Hollywood, chez qui il passe l ...

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TOY STORY, John Lasseter 1995 (animation jeunesse)@@


Quand le jeune Andy quitte sa chambre, ses jouets se mettent à mener leur propre vie sous la houlette de son pantin préféré, Woody le cow-boy.

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LE film qui a révolutionné l’animation en images de synthèse. Quel enfant n’a pas rêvé de voir ses jouets prendre vie ? Chaque séquence est un morceau de bravoure, et pas un instant le rythme ne faiblit.

Dans les histoires du cinéma, Toy Story figurera à jamais comme le premier long métrage entièrement réalisé en images de synthèse. Aujourd’hui, on est beaucoup moins impressionnés qu’à l’époque par la prouesse technique, mais on reste bluffés par la richesse du scénario, sorte de « guéguerre des joujoux » moderne, qui démarre dans une chambre d’enfant. Le tour de force, c’est d’avoir créé l’illusion de la vie et des sentiments chez des personnages entièrement virtuels.

Chaque séquence est un morceau de bravoure. Filmée comme un raid militaire, l’expédition des petits soldats chargés de commenter le déballage des cadeaux est irrésistible. La course-poursuite finale avec un camion de déménageurs n’a rien à envier à Indiana Jones. La virée inquiétante chez Sid, le sale gosse qui a fait de sa chambre un laboratoire pour jouets mutants, est un grand moment d’inventivité. Pas un instant le rythme ne faiblit. Extra.
TOY STORY, John Lasseter 1995 (animation jeunesse)@@ (E)
Quand le jeune Andy quitte sa chambre, ses jouets se mettent à mener leur propre vie sous la houlette de son pantin préféré, Woody le cow-boy.

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LE film qui a révolutionné l&rsqu ...

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TRACES, Tiago Guedes 2022, Nuno Lopes, Albano Jerónimo, Edgar Morais (drame)@@


Au milieu des années 1990, dans une bourgade isolée du nord du Portugal. Laureano, un adolescent, se plie à un mystérieux et violent rituel païen, contraint par trois camarades malintentionnés. 25 ans après les faits, le jeune homme subit toujours les conséquences de ce passage à tabac, lui qui vit en marge de la société, avec pour seule compagnie quelques chiens errants. Mais un jour, cet événement profondément enfoui dans les mémoires de ses agresseurs, désormais insérés dans la vie active et complètement désintéressés par le sort de Laureano, remonte soudain à la surface après une tragédie qui vient frapper l'un d'entre eux...

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Au Portugal, la tradition d’un village marque encore au fer rouge ses adolescents. Un drame saisissant. Attention, l’impressionnant prologue est difficilement soutenable. Une longue séquence de rite de passage à l’âge adulte, païen et violent, où de jeunes gens aux visages masqués par des sacs à patates subissent l’humiliation de leurs aînés, avant de courir dans les rues de leur petit village portugais pour harceler les filles, voire plus… Parce qu’il refuse de participer à ce qui risque de tourner à un viol collectif, Laureano est battu par trois autres adolescents. Il en gardera des séquelles, et vingt-cinq plus tard, devenu un homme en marge du village, une sorte de saint François d’Assise au milieu de chiens errants, il se retrouve, à nouveau, au cœur d’une injustice. Un passé marécageux remonte toujours à la surface…

Célèbre dramaturge, Tiago Guedes déterre les racines de la violence qui piègent les hommes, bourreaux comme victimes, dans un même enchevêtrement tragique. Avec une mise en scène en constantes lignes de fuite, d’une beauté sauvage, le réalisateur donne du temps au drame et laisse la peur s’installer : un sentiment de malédiction plane sur les décors ruraux, superbement éclairés. Seules une fête villageoise et quelques éoliennes rappellent que nous sommes bien au XXIᵉ siècle. Les personnages féminins tentent d’apporter un peu de douceur et d’humanité. Mais elles-mêmes se doutent, affolées, que le sang doit couler. Le film nous happe, ainsi, par la force de l’inéluctable — le sacrifice de l’« agneau » par les loups. Dans le rôle de l’homme qui, encore et toujours, refuse de faire le mal, Albano Jerónimo est bouleversant. Un film marquant sur la loi du plus fort avec un village portugais comme précipité de toutes les plaies « virilistes ».
TRACES, Tiago Guedes 2022, Nuno Lopes, Albano Jerónimo, Edgar Morais (drame)@@ (E)
Au milieu des années 1990, dans une bourgade isolée du nord du Portugal. Laureano, un adolescent, se plie à un mystérieux et violent rituel païen, contraint par trois camarades malintentionnés. 25 ans ...

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TRANSCENDANCE, Wally Pfister 2014, Johnny Depp (science fiction)@


Dans un futur proche, un groupe de scientifiques tente de concevoir le premier ordinateur doté d'une conscience et capable de réfléchir de manière autonome. Ils doivent faire face aux attaques de terroristes anti-technologies qui voient dans ce projet une menace pour l'espèce humaine. Lorsque le scientifique à la tête du projet est assassiné, sa femme se sert de l'avancée de ses travaux pour `transcender' son esprit dans le premier super ordinateur de l'histoire.

TELERAMA
Will Caster veut créer une machine susceptible de gérer les connaissances du monde entier avec toutes les émotions humaines existantes. Il devient la cible principale d’extrêmistes anti-technologie. Une idée intéressante et quelques beaux effets qui s’enlisent dans un scénario convenu.

Il y a toujours quelque chose à tirer d'un mauvais film de science-fiction. Au moins une vision du futur... Le premier film du chef op de Christopher Nolan imagine la résurrection d'un savant brillantissime — Johnny Depp — via implantation de sa conscience dans un (gros) disque dur, puis sur le réseau. Libérée des contraintes physiques, son intelligence n'a plus de bornes et le destine à dominer le monde. Pour le sauver ou pour l'asservir ? Le script évite la plupart des pièges — la question religieuse est évitée, le débat sur les méfaits de la technologie non tranché —, sauf celui d'une intrigue atone, incapable de donner réellement chair à des thématiques plutôt intéressantes. On confirme : dans un mauvais film de science-fiction, il y a souvent de bonnes idées, mal mises en musique...
TRANSCENDANCE, Wally Pfister 2014, Johnny Depp (science fiction)@ (E)
Dans un futur proche, un groupe de scientifiques tente de concevoir le premier ordinateur doté d'une conscience et capable de réfléchir de manière autonome. Ils doivent faire face aux attaques de terroristes anti ...

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TRANSGRESSING, Tinto Brass 2000, Yuliya Mayarchuk, Max Parodi (film e)


Pour échapper à la jalousie maladive de son fiancé, Matteo, une jolie jeune femme, Carla, se rend à Londres pour retrouver une certaine liberté. Elle recherche un appartement à louer pour Matteo, l'étudiant dont elle est amoureuse et qui la rejoindra au plus vite dans la capitale britannique. Moira, la propriétaire de l'agence, frappée par le charme de Carla, l'invite chez elle. Carla garde tout secret pour Matteo qui, envahi par les doutes et la jalousie, lui annonce par téléphone qu'il compte renoncer au voyage à Londres. Carla, très déçue, accepte également la cour de Mario, l'ex-mari de Moira, lors d'une fête très spéciale.
A Venise, cependant, Matteo ne peut pas résister et part sans rien dire.
Lorsqu'il rejoint inopinément Carla à Londres, il exprime sa colère mais finalement, entraîné par cette dernière et par les gens qu'elle rencontrés, il comprend que, si connaître quelqu'un d'autre le rend fou de jalousie, la jalousie elle-même le rend fou de désir envers elle.
Alors Matteo demande à Carla de jurer qu'elle lui mentira toujours.
TRANSGRESSING, Tinto Brass 2000, Yuliya Mayarchuk, Max Parodi (film e) (E)
Pour échapper à la jalousie maladive de son fiancé, Matteo, une jolie jeune femme, Carla, se rend à Londres pour retrouver une certaine liberté. Elle recherche un appartement à louer pour Matteo, l' ...

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TRAVERSEE SANS RETOUR, Sarah Neumann 2024


Deux lycéens décident de fuir la RDA à la nage, par la mer Baltique. Inspirée de faits réels, cette fiction capture avec empathie la détermination poignante d'une jeunesse sans espoir d'avenir.

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RDA, 1989. À Rostock, sur la côte baltique, Hanna, une jeune lycéenne, enchaîne les entraînements de natation pour réaliser son rêve : représenter son pays aux prochains Jeux olympiques. Son meilleur ami, le rebelle Andreas, devenu la cible de la police secrète, est envoyé dans un camp de travail afin d'y être "rééduqué" à la manière socialiste. Il en ressort plus remonté que jamais contre le régime. Lorsque Jens, le troisième comparse de la bande, quitte brusquement la RDA avec sa famille, Andreas décide à son tour de fuir le pays. Il ne voit qu'une solution : rejoindre à la nage, par la mer Baltique, l'île de Fehmarn située en Allemagne de l'Ouest - une traversée périlleuse de quelque 50 kilomètres. Hanna, qui l'entraîne, se retrouve dans le collimateur du parti et décide de l'accompagner.
TRAVERSEE SANS RETOUR, Sarah Neumann 2024 (E)
Deux lycéens décident de fuir la RDA à la nage, par la mer Baltique. Inspirée de faits réels, cette fiction capture avec empathie la détermination poignante d'une jeunesse sans espoir d'avenir.
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TRIBULATIONS D UN CHINOIS EN CHINE Philippe de Broca 1965, Jean-Paul Belmondo (aventure)


Arthur Lempereur est un jeune milliardaire désenchanté et suicidaire. Toutes ses tentatives pour mettre fin à ses jours échouent et son entourage lui conseille une croisière en Orient. Arrivé à Hong Kong, Arthur apprend qu'il est ruiné et s'enlise dans la déprime. Son précepteur l'engage à souscrire une assurance-vie au profit d'Alice, sa fiancée, et de lui-même.

TELERAMA
Milliardaire mélancolique, Arthur Lempereur aimerait en finir avec la vie. Mais ses tentatives de suicide échouent. A Hong- kong, un vieil ami, M. Goh, lui propose un marché : il souscrit une assurance-vie, et monsieur Goh lance des tueurs à sa poursuite. A peine traqué, Arthur rencontre Alexandrine et comprend qu'il tient à la vie.

Voilà le « petit frère » de L'Homme de Rio (tourné deux ans plus tôt). Ce diptyque d'aventures reste unique dans le cinéma français : un savant cocktail d'exotisme, d'humour, de romantisme et d'action qui, à chaque vision, procure le même plaisir. Bien sûr, ces Tribulations (qui ne doivent plus grand-chose à Jules Verne) sont un peu moins magiques. En tentant de retrouver la recette du succès précédent, les auteurs (moins Jean-Paul Rappeneau, ceci expliquant peut-être cela) ont artificiellement exagéré la fantaisie du ton, multiplié des péripéties. L'hommage à Tintin est désormais appuyé : Léon, c'est Nestor, tandis que Cornac et Roquentin ont des airs de Dupond-Dupont. Mais le dépaysement est garanti, les acteurs — Bébel et Rochefort en tête — sont formidables, et les situations, savoureuses. — Aurélien Ferenczi
TRIBULATIONS D UN CHINOIS EN CHINE Philippe de Broca 1965, Jean-Paul Belmondo (aventure) (E)
Arthur Lempereur est un jeune milliardaire désenchanté et suicidaire. Toutes ses tentatives pour mettre fin à ses jours échouent et son entourage lui conseille une croisière en Orient. Arrivé &agrav ...

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TROIE, Wolfgang Petersen 2004, Brad Pitt, Diane Kruger (peplum)@@


Dans la Grèce antique, l'enlèvement d'Hélène, reine de Sparte, par Paris, prince de Troie, est une insulte que le roi Ménélas ne peut supporter. L'honneur familial étant en jeu, Agamemnon, frère de Ménélas et puissant roi de Mycènes, réunit toutes les armées grecques afin de faire sortir Hélène de Troie. L'issue de la guerre de Troie dépendra notamment d'un homme, Achille. Arrogant, rebelle, et réputé invicible, celui-ci n'a d'attache pour rien ni personne si ce n'est sa propre gloire.

TELERAMA
Côté casting, on n’a pas lésiné, avec Brad Pitt comme produit d’appel. Mais côté lecture d’Homère, on est loin du compte. Un péplum plan-plan.
Dans la foulée de Gladiator, Hollywood s'est mis en tête que l'épopée antique pouvait redevenir un filon. Troie a fait la preuve du contraire. La délicatesse fait défaut dans ce spectacle, qui rappelle les films en Technicolor qu'on voit aujourd'hui au second degré...

Pâris, joli coeur, embarque Hélène à Troie, et le roi Ménélas, cocufié, va s'en offusquer auprès de son frère Agamemnon, qui commence la guerre. Ces barbus courroucés vont chercher Achille, qui s'amusait avec son glaive, mais doit faire face à son destin... On rame vers Troie, et on se demande ce que Wolfgang Petersen cherche à prouver dans cette galère. Le péplum servirait-il désormais à requinquer la foi dans la politique extérieure américaine ?

Curieusement, Petersen, semblant retrouver ses origines allemandes, ravive dans la seconde partie le souvenir d'une autre mythologie, celle des Nibelungen. D'Achille et de son interprète, Brad Pitt, il fait son Siegfried. Un héros mélancolique, flanqué d'un cousin tout ce qu'il y a de germanique. C'est par cette rêverie détournée que Troie ravive, in extremis, la magie des univers légendaires.
TROIE, Wolfgang Petersen 2004, Brad Pitt, Diane Kruger (peplum)@@ (E)
Dans la Grèce antique, l'enlèvement d'Hélène, reine de Sparte, par Paris, prince de Troie, est une insulte que le roi Ménélas ne peut supporter. L'honneur familial étant en jeu, Agamemnon, fr ...

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TROIS CAVALIERS POUR FORT YUMA, Giorgio Ferroni 1966, Giuliano Gemma, José Calvo, Dan Vadis, Sophie Daumier (western)


Un jeune sudiste est chargé d'empêcher un régiment de rebelles d'attaquer un fort. Le commandant de ce régiment est un traître. Il a pactisé avec des hors-la-loi pour s'emparer de l'or pendant l'assaut.

TELERAMA
Entre le Colorado et le Nouveau-Mexique, Fort Yuma est en danger. Huit-cents Sudistes, placés sous les ordres du major Sanders, se préparent à l'attaquer. Ils projettent de partager la caisse du fort avec Riggs, un impitoyable bandit. Le commandant nordiste Davis décide d'envoyer immédiatement un message à Fort Yuma. Il lui faut trouver quelqu'un pour le porter, ses hommes ne connaissant pas la région. Un jeune lieutenant sudiste prisonnier, Gary Hammond, accepte de servir de guide au capitaine Lefèvre et au sergent Pitt. En chemin, ils sont attaqués. Il semble bien qu'un traître se trouve parmi le régiment chargé du message...
TROIS CAVALIERS POUR FORT YUMA, Giorgio Ferroni 1966, Giuliano Gemma, José Calvo, Dan Vadis, Sophie Daumier (western) (E)
Un jeune sudiste est chargé d'empêcher un régiment de rebelles d'attaquer un fort. Le commandant de ce régiment est un traître. Il a pactisé avec des hors-la-loi pour s'emparer de l'or pendant l'assau ...

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TROIS COULEURS- ROUGE, Kieslowski (Krzysztof), Irene Jacob, Jean-Louis Trintignant


La mannequin genevoise Valentine frappe un chien en conduisant sa voiture. Elle s'arrête pour contacter le propriétaire de l'animal et rencontre un juge à la retraite qui s'amuse à écouter les appels téléphoniques de ses voisins. Deux inconnus, le vétéran cynique et le mannequin triste forment une amitié improbable.
TROIS COULEURS- ROUGE, Kieslowski (Krzysztof), Irene Jacob, Jean-Louis Trintignant (E)
La mannequin genevoise Valentine frappe un chien en conduisant sa voiture. Elle s'arrête pour contacter le propriétaire de l'animal et rencontre un juge à la retraite qui s'amuse à écouter les appels t&eacu ...

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TROIS COULEURS, BLEU, Krzysztof Kieślowski 1993, Juliette Binoche (drame)@@@


Julie se réveille à l'hôpital après le terrible accident de voiture qui a coûté la vie à son mari, Patrice, un compositeur célèbre, et à sa fille, la petite Anna. Elle essaie de se suicider mais n'y parvient pas. Olivier, l'ami des bons comme des mauvais jours, se précipite à son chevet. Julie passe la nuit avec lui puis décide de faire table rase de ce passé qui la torture. Elle se débarrasse de sa maison, reprend son nom de jeune fille et détruit la partition inachevée de Patrice. Ses souvenirs, pourtant, l'assaillent du dehors : Antoine lui rapportant un bijou trouvé sur les lieux de l'accident, un flûtiste inconnu jouant un air de Patrice dans la rue. L'oubli est-il possible ?...

TELERAMA
Ce premier volet est un film sur le hasard et la liberté (qui correspond au bleu, sur nos drapeaux), ces accidents de la vie qui donnent l’impression qu’à chaque instant le destin vous échappe et que vous n’êtes libre de rien du tout. Mais il faut de la patience pour conquérir sa liberté, surtout lorsqu’on est enchaîné à un passé obsédant. Kieslowski joue à la fois sur les réminiscences et les ouvertures à l’avenir. De signes en symboles, de détails apparemment sans importance en longues scènes poignantes, Trois Couleurs : Bleu chemine vers la vie. Tour à tour torturée et lumineuse, Juliette Binoche domine cet itinéraire de son extraordinaire présence.

Bleu, blanc, rouge ; les couleurs du drapeau français, Krzysztof Kieslowski les associa pour construire une trilogie autour de l’éthique et de l’esthétique.
TROIS COULEURS, BLEU, Krzysztof Kieślowski 1993, Juliette Binoche (drame)@@@ (E)
Julie se réveille à l'hôpital après le terrible accident de voiture qui a coûté la vie à son mari, Patrice, un compositeur célèbre, et à sa fille, la petite Anna. Elle essa ...

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TROIS FOIS RIEN, Nadège Loiseau 2022, Philippe Rebbot, Antoine Bertrand et Côme Levin (comique)@@


Casquette et Brindille sont sans domicile fixe depuis plusieurs années, dormant dans un campement de fortune. Ils rêvent de remporter le gros lot afin de faire le tour du monde.

TELERAMA
Humour truculent et fantaisiste, dialogues inspirés, et vision crédible de la rue. Il y a trente ans, Gérard Jugnot mettait en valeur les sans domicile fixe dans Une époque formidable, sans doute sa plus belle réussite en tant que réalisateur. La deuxième comédie de Nadège Loiseau (six ans après Le Petit Locataire, avec Karin Viard) en est la digne héritière, avec un humour à la fois truculent et fantaisiste, des dialogues souvent inspirés et une vision sans angélisme, et crédible, du monde de la rue et de ses galères.

Trois Fois rien doit, lui aussi, une bonne partie de son charme à ses comédiens. Si le survolté Côme Levin en fait un peu trop dans le registre du jeune chien fou, Philippe Rebbot se montre, comme toujours, très juste en clochard lunaire. Et le Québécois Antoine Bertrand, qui compose le personnage le plus complexe de ce drôle de trio, est attachant de bout en bout.
TROIS FOIS RIEN, Nadège Loiseau 2022, Philippe Rebbot, Antoine Bertrand et Côme Levin (comique)@@ (E)
Casquette et Brindille sont sans domicile fixe depuis plusieurs années, dormant dans un campement de fortune. Ils rêvent de remporter le gros lot afin de faire le tour du monde.

TELERAMA
Humour truculent et fantais ...

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TROIS JOURS ET UNE VIE, Nicolas Boukhrief 2018, Sandrine Bonnaire, Charles Berling, Pablo Pauly


Fin décembre 1999, à Olloy, dans l'Ardenne Belge, un enfant disparaît. Tout le monde dans le village se met alors à suspecter son voisin de la disparition. Ce sera sans compter sur un événement inattendu et dévastateur qui va tout chambouler.

TELERAMA
ans un village des Ardennes belges, un enfant disparaît… Nicolas Boukhrief adapte un roman de Pierre Lemaitre à la demande de celui-ci, qui a écrit le scénario. Pas de suspense, ni de révélation : d’emblée, on sait que l’enfant a perdu la vie, et on connaît le (tout jeune) responsable de sa mort accidentelle. Ce qui compte, c’est l’après, la deuxième heure du film, plus tendue : dans une ambiance chabrolienne — que Sandrine Bonnaire sait parfaitement suggérer —, la peur du qu’en-dira-t-on et les chantages petits-bourgeois finissent par engendrer une famille monstrueuse. Une autre sorte de prison, à vie.
TROIS JOURS ET UNE VIE, Nicolas Boukhrief 2018, Sandrine Bonnaire, Charles Berling, Pablo Pauly (E)
Fin décembre 1999, à Olloy, dans l'Ardenne Belge, un enfant disparaît. Tout le monde dans le village se met alors à suspecter son voisin de la disparition. Ce sera sans compter sur un événement inatt ...

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TROIS JOURS MAX, Tarek Boudali 2023, Tarek Boudali, Philippe Lacheau


Rayane, policier maladroit, héroïque malgré lui dans 30 jours max, se trouve cette fois confronté à une situation des plus rocambolesques : sa grand-mère a été kidnappée par un cartel mexicain et il a trois jours max pour la libérer. Aux côtés de ses fidèles collègues, il va vivre des aventures extrêmes entre Paris, Abu Dhabi et Cancún.

TELERAMA
Après “30 Jours max”, Tarek Boudali revient en héros super gaffeur, avec plein de références à Indiana Jones et à Tom Cruise. Certains gags sont vraiment réussis, et l’ambiance générale excuse certaines lourdeurs.

Après 30 Jours max, pas très fin, souvent drôle, et triomphal (plus d’un million d’entrées envers et contre la pandémie), la bande à Fifi revient avec, à nouveau, Tarek Boudali en héros malgré lui et super gaffeur. Cette fois, il s’agit, en vrac, entre Paris, Abou Dabi et Cancún, d’un enlèvement, d’un cartel mexicain et d’un trésor, le tout saturé de références plus ou moins détournées à Indiana Jones, À la poursuite du diamant vert et aux Mission : Impossible de Tom Cruise. Ce qui occasionne quelques séquences et gags très réussis — comment escalader une tour en verre… pour rien, ou démarrer en trombe, mais à deux à l’heure, dans un parking — et une ambiance exotico-potache qui fait oublier certaines lourdeurs. Difficile de ne pas trouver sympathique cette bande qui aime le cinoche, et s’en amuse avec modestie et un maximum de camaraderie.
TROIS JOURS MAX, Tarek Boudali 2023, Tarek Boudali, Philippe Lacheau (E)
Rayane, policier maladroit, héroïque malgré lui dans 30 jours max, se trouve cette fois confronté à une situation des plus rocambolesques : sa grand-mère a été kidnappée par un ca ...

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TROIS NUITS PAR SEMAINE, Florent Gouelou 2022, Pablo Pauly, Romain Eck, Hafsia Herzi (societe moeurs)@@


L'intrigue se déroule à Paris de nos jours. Baptiste rencontre par hasard Cookie Kunty, une drag queen qui, hors scène, est un jeune homme de son âge, Quentin. Baptiste se lance dans un projet photo avec elle et découvre le milieu des drag queens parisiennes. Peu à peu, il se rapproche de Quentin, au point de questionner son propre couple avec sa compagne Samia.

TELERAMA
En rencontrant Cookie Kunty, drag-queen hollywoodienne, Baptiste entre dans un spectacle vivant, grisant pour son œil de photographe… Ce premier film séduisant attise la curiosité et nous invite à l’aventure, entre le show et l’envers du décor.

Et si on croyait à nouveau au monde de la fête et de la nuit ? L’invitation lancée par ce premier long métrage se révèle irrésistible. Habilement, le réalisateur nous prend par la main pour nous guider avec Baptiste, vendeur photo à la Fnac, vers l’ailleurs. En rencontrant Cookie Kunty, une drag-queen très hollywoodienne, le jeune homme va entrer dans un spectacle vivant, d’emblée grisant pour son œil de chasseur d’images.

Derrière la caméra, le regard de Florent Gouëlou est en émoi aussi. Sa fascination pour les créatures transformistes est un appel du merveilleux, qui fait son chemin à travers une réalité moins idéale, observée avec justesse. Entre paillettes et larmes, cette fiction qui mêle le show et l’exploration quasi documentaire a le goût de l’aventure.
TROIS NUITS PAR SEMAINE, Florent Gouelou 2022, Pablo Pauly, Romain Eck, Hafsia Herzi (societe moeurs)@@ (E)
L'intrigue se déroule à Paris de nos jours. Baptiste rencontre par hasard Cookie Kunty, une drag queen qui, hors scène, est un jeune homme de son âge, Quentin. Baptiste se lance dans un projet photo avec elle et d ...

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TROMPERIE, Arnaud Desplechin 2021, Denis Podalydès, Léa Seydoux (psychologique)@@


Londres, 1987. Philip est un écrivain américain célèbre exilé à Londres. Sa maîtresse vient régulièrement le retrouver dans son bureau, qui est le refuge des deux amants. Ils y font l'amour, se disputent, se retrouvent et parlent des heures durant. Des femmes qui jalonnent sa vie, de sexe, d'antisémitisme, de littérature et de fidélité à soi-même.
TROMPERIE, Arnaud Desplechin 2021, Denis Podalydès, Léa Seydoux (psychologique)@@ (E)
Londres, 1987. Philip est un écrivain américain célèbre exilé à Londres. Sa maîtresse vient régulièrement le retrouver dans son bureau, qui est le refuge des deux amants. Ils y f ...

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TROP JEUNE POUR MOI, Jérémy Minui 2020, Arielle Dombasle, Loyan Pons de Vier, Hélène de Fougerolles (sentimental)@


Doria, la quarantaine, sent sa vie lui échapper. Son mari la trompe, sa fille prend son indépendance et au travail rien ne va plus. Sur un coup de tête, elle décide de partir pour quelques jours chez sa mère qui vit à l'Île Maurice. Là-bas, elle rencontre Théo. Avec lui, Doria redécouvre la vie, la joie, l'amour. Il est beau, drôle, libre. Et il a 20 ans de moins qu'elle. Quand la vie nous donne une seconde chance, jusqu'où faut-il aller pour la saisir ?

TELERAMA
TROP JEUNE POUR MOI, Jérémy Minui 2020, Arielle Dombasle, Loyan Pons de Vier, Hélène de Fougerolles (sentimental)@ (E)
Doria, la quarantaine, sent sa vie lui échapper. Son mari la trompe, sa fille prend son indépendance et au travail rien ne va plus. Sur un coup de tête, elle décide de partir pour quelques jours chez sa mèr ...

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TROPIQUE DE LA VIOLENCE, Manuel Schapira 2020, Gilles-Alane Hippocrate, Céline Sallette (societe)@


Mayotte, territoire oublié de la République. À la mort de sa mère, le jeune Moïse rejoint un bidonville peuplé de mineurs entièrement livrés à eux-mêmes. Il y fait la rencontre de Bruce, chef de clan tyrannique et imprévisible.

TELERAMA
Tourné sur l’archipel de l’océan Indien – une gageure –, le film a le mérite d’attirer l’attention sur la misère et la violence que subissent les enfants des rues.

En adaptant le roman de Nathacha Appanah, sélectionné pour le Goncourt 2016, Manuel Schapira n’a pas choisi la facilité. Tourné à Mayotte, où se déroule le récit, dans des conditions précaires et avec nombre de jeunes acteurs non professionnels issus des bidonvilles, son premier long métrage a tout d’une impressionnante aventure.

L’histoire du petit Moïse (Gilles-Alane Ngalamou Hippocrate), que la mort brutale de sa mère adoptive (Céline Sallette) livre à la rue et à la violence des gangs, a par ailleurs le mérite d’attirer l’attention sur un département français miséreux et oublié — à l’heure du débat présidentiel, ce n’est pas rien. Voilà pour le propos. Reste la forme, hélas démonstrative et maladroite, d’où émergent malgré tout un personnage, Bruce, et son interprète, Fazal Bacar-Moilim, terrifiant et pathétique en ado criminel.
TROPIQUE DE LA VIOLENCE, Manuel Schapira 2020, Gilles-Alane Hippocrate, Céline Sallette (societe)@ (E)
Mayotte, territoire oublié de la République. À la mort de sa mère, le jeune Moïse rejoint un bidonville peuplé de mineurs entièrement livrés à eux-mêmes. Il y fait la rencon ...

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TROPIQUE DE LA VIOLENCE, Manuel Shapira 2020, Gilles-Alane Hippocrate, Céline Sallette (histoire societe)@@


Mayotte, territoire oublié de la République. À la mort de sa mère, le jeune Moïse rejoint un bidonville peuplé de mineurs entièrement livrés à eux-mêmes. Il y fait la rencontre de Bruce, chef de clan tyrannique et imprévisible.

TELERAMA
Tourné sur l’archipel de l’océan Indien – une gageure –, le film a le mérite d’attirer l’attention sur la misère et la violence que subissent les enfants des rues.
En adaptant le roman de Nathacha Appanah, sélectionné pour le Goncourt 2016, Manuel Schapira n’a pas choisi la facilité. Tourné à Mayotte, où se déroule le récit, dans des conditions précaires et avec nombre de jeunes acteurs non professionnels issus des bidonvilles, son premier long métrage a tout d’une impressionnante aventure.

L’histoire du petit Moïse (Gilles-Alane Ngalamou Hippocrate), que la mort brutale de sa mère adoptive (Céline Sallette) livre à la rue et à la violence des gangs, a par ailleurs le mérite d’attirer l’attention sur un département français miséreux et oublié — à l’heure du débat présidentiel, ce n’est pas rien. Voilà pour le propos. Reste la forme, hélas démonstrative et maladroite, d’où émergent malgré tout un personnage, Bruce, et son interprète, Fazal Bacar-Moilim, terrifiant et pathétique en ado criminel.
TROPIQUE DE LA VIOLENCE, Manuel Shapira 2020, Gilles-Alane Hippocrate, Céline Sallette (histoire societe)@@ (E)
Mayotte, territoire oublié de la République. À la mort de sa mère, le jeune Moïse rejoint un bidonville peuplé de mineurs entièrement livrés à eux-mêmes. Il y fait la rencon ...

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TROUBLE EVERYDAY, Claire Denis 2001, Vincent Gallo, Tricia Vessey (horreur)@@


Non loin de Paris, une femme habillée et maquillée comme une prostituée monte à bord d'un camion. Son visage est couvert de sang et de larmes. Parallèlement, deux jeunes Américains, Shane et June Brown, débarquent à Paris pour y passer leur lune de miel. Contrairement à son épouse, visiblement aux anges, Shane semble soucieux, préoccupé. En fait, il est venu à Paris pour rencontrer Léo, un chercheur en botanique qui, pense-t-il, saura le soulager du mal atroce qui le ronge. Shane, en effet, est hanté par de terribles pulsions anthropophages, qui le poussent à tuer pour survivre. Coré, la femme de Léo, souffre de la même pathologie...

TELERAMA
Sans abdiquer ses ambitions esthétiques ni ses obsessions, Claire Denis s’approprie le genre horrifique sans détour. Avec elle, les vampires ne sont pas des créatures évanescentes ou chimériques, mais des êtres sexués, sexuels, malades de leurs désirs, taraudés par la conscience de leur barbarie. Et la terreur n’est pas le seul registre du film. Il baigne dans une décoction grisante de sensualité et de mystère, de mélancolie et de fatalité. Non que l’intrigue de thriller scientifique soit négligée, mais, comme toujours avec l’autrice, ce sont d’abord les images, les sons et leur agencement qui mènent la danse.

On se souvient de la formule clé de Truffaut à propos de Hitchcock : « Toutes les scènes de meurtre sont filmées comme des scènes d’amour, et vice versa. »  La réalisatrice applique cela littéralement. Plein cadre, les baisers de Béatrice Dalle (hallucinante) se font morsures profondes, et son étreinte devient mortelle. Y a-t-il un message ? Sans doute des considérations inavouables sur l’arrière-monde du désir. Mais nul besoin d’y souscrire pour goûter les plaisirs de cette envoûtante série B, divinement mise en musique par les Tindersticks, et nourrie à la source des grands frères nord-américains, Lynch, Ferrara et Cronenberg.
TROUBLE EVERYDAY, Claire Denis 2001, Vincent Gallo, Tricia Vessey (horreur)@@ (E)
Non loin de Paris, une femme habillée et maquillée comme une prostituée monte à bord d'un camion. Son visage est couvert de sang et de larmes. Parallèlement, deux jeunes Américains, Shane et June Br ...

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TRUE GRIT, Joel et Ethan Coen 2010,


En 1870, Mattie Ross, 14 ans, quitte sa ferme natale pour venger le meurtre de son père, assassiné par Tom Chaney, un journalier. Elle commence par s'occuper de la dépouille mortelle, sans craindre de passer la nuit dans la salle de travail de l'entrepreneur des pompes funèbres, puis fait appel à Reuben Cogburn, surnommé `Rooster', le coq, un marshal au tempérament bien trempé. Mais l'homme est aussi un alcoolique notoire, dont l'âge avancé fait douter la jeune fille.

TELERAMA
Une ado et un marshal alcoolique à la poursuite d’un criminel… Les frères Coen – et Jeff Bridges, génial – offrent un conte savoureux du vieil Ouest.

Tiré d’un roman de Charles Portis, déjà porté à l’écran par Henry Hathaway (sous le titre 100 Dollars pour un shérif, en 1969), True Grit plonge aux sources du western classique, mais en lui donnant un coup de jeunesse : le décor cent fois vu de la petite ville est ressuscité non pas comme dans le western spaghetti, mais plutôt comme on restaure un tableau, en lui redonnant ses couleurs d’origine. Mise en scène au cordeau — le hasard est l’ennemi des Coen — pour raconter l’épopée d’une ado, 14 ans, entêtement d’adulte et nattes venues de l’enfance, bien décidée à venger la mort de son père. Pour retrouver le criminel, échappé en territoire indien, elle s’associe à un marshal, justicier à gages borgne et imbibé (Jeff Bridges).

De film en film, les frères Coen explorent les mille et un recoins, particularismes et légendes de leur pays. Presque des cinéastes folks. La minutie de la reconstitution et l’ironie qu’ils portent ici sur le petit monde ainsi recréé sont réjouissantes. À mi-parcours, l’aventure bascule dans l’univers du conte. Il y aura des embuscades et des coups de revolver, un ours sur un cheval et aussi un puits apparemment sans fond, dans lequel notre héroïne, mi-Alice (de Lewis Carroll), mi-Dorothy (du Magicien d’Oz), tombera. Un beau voyage initiatique.
TRUE GRIT, Joel et Ethan Coen 2010, (E)
En 1870, Mattie Ross, 14 ans, quitte sa ferme natale pour venger le meurtre de son père, assassiné par Tom Chaney, un journalier. Elle commence par s'occuper de la dépouille mortelle, sans craindre de passer la nuit dan ...

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TU NOMBRE ENVENEMA MIS SVENOS, Pilar Miro 1996, Emma Suárez, Carmelo Gomez, Anabel Alonso (sentimental)


1942. L'inspecteur Ángel Barciela, assisté du sous-inspecteur Paco Valduque, enquête sur la mort de trois personnes apparemment liées au monde du marché noir : un boulanger, un vendeur de farine et le gouverneur de Guadalajara . Mais lorsqu'ils découvrent que les morts étaient des amis et des membres de la Cinquième Colonne à Madrid pendant la guerre, ils soupçonnent qu'une vengeance politique est derrière cette affaire.

titre francais: Ton nom empoisonne mes rêves

Ton nom empoisonne mes rêves [ 1 ] est un film policier espagnol de 1996 [ 2 ] réalisé par Pilar Miró . [ 3 ] Adapté du roman éponyme de Joaquín Leguina , [ 4 ] il met en vedette Carmelo Gómez , Emma Suárez , Ángel de Andrés López et Anabel Alonso dans les rôles principaux. [ 5 ] Il est également à noter qu'il s'agit du dernier film réalisé par Miró, bien que ce ne soit pas son dernier travail professionnel. [ 6 ] Il a été nommé pour la Coquille d'argent au Festival international du film de San Sebastián , et Gómez ( Prix Fotogramas de Plata ) et Suárez (Prix Fotogramas de Plata et Ondas ) ont reçu des prix pour leurs performances. [ 7 ]

Argument
1942. L'inspecteur Ángel Barciela, secondé par le sous-inspecteur Paco Valduque, enquête sur la mort de trois personnes apparemment liées au marché noir : un boulanger, un marchand de farine et le gouverneur de Guadalajara . Mais lorsqu'ils découvrent que les défunts étaient amis et membres de la Cinquième Colonne à Madrid pendant la guerre, ils soupçonnent un règlement de comptes politique.

Leur première visite est la maison Buendía, placée sous la protection du ministre de la Guerre pendant le conflit et où les trois victimes se sont cachées. Barciela interroge Julia Buendía, la fille des propriétaires, une femme moderne qui a étudié la philologie anglaise à Berlin et travaille à l'ambassade britannique. Elle exprime son aversion pour ces hommes, qu'elle soupçonnait d'avoir assassiné des militants de gauche et d'avoir transmis leur idéologie à son frère Luis. À l'époque, elle fréquentait Jaime Méndez, un dirigeant des Jeunesses socialistes unifiées , et travaillait dans un théâtre. Elle était proche de Lola, une danseuse qui avait été la petite amie d'Elósegui, l'un des hommes, et qui était tombée enceinte de lui. Lola devint plus tard la maîtresse de Méndez, l'autre complice. Elle confie avoir découvert le corps de Méndez après son suicide et avoir décidé de le transporter au parc du Retiro pour éviter tout problème.

Tout porte à croire qu'il s'agit d'un crime passionnel, bien que les phalangistes refusent d'y croire et fassent pression sur Barciela pour qu'il trouve les coupables, tout en menant leur propre enquête en toute impunité. Barciela conseille alors à Lola de fuir au Portugal , la sauvant ainsi d'une vengeance qui coûtera finalement la vie à son père, brutalement assassiné. Au cours de l'enquête, Barciela se rapproche de Julia, qui semble également amoureuse de lui, mais ne souhaite pas rompre ses fiançailles avec un diplomate anglais.

Les soupçons se portent également sur Luis Buendía, le frère de Julia, qui nie les faits. Il aide Barciela à résoudre l'affaire en avouant avoir dit à Julia que Jaime Méndez, son petit ami, avait été assassiné par les trois fascistes après avoir été attiré dans un piège. Julia apparaît alors comme la meurtrière vengeresse. Barciela décide d'agir vite. Il la force à partir pour Lisbonne afin qu'elle puisse se rendre à Londres avec un passeport diplomatique, pendant qu'il s'occupe du chef des fascistes, qu'il assassine lors d'un rituel de vengeance mis en scène, classant l'affaire comme un crime passionnel. Après cela, Barciela quitte la police et devient professeur de mathématiques , sa grande passion. Il revoit Julia lorsqu'elle assiste aux funérailles de son père avec un passeport diplomatique .
TU NOMBRE ENVENEMA MIS SVENOS, Pilar Miro 1996, Emma Suárez, Carmelo Gomez, Anabel Alonso (sentimental) (E)
1942. L'inspecteur Ángel Barciela, assisté du sous-inspecteur Paco Valduque, enquête sur la mort de trois personnes apparemment liées au monde du marché noir : un boulanger, un vendeur de farine et le gouve ...

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TUER N EST PAS JOUER, John Glen 1987, Timothy Dalton (James Bond)(aventure)@@.


James Bond est envoyé à Bratislava pour organiser le plus vite possible la fuite à l'Ouest du général soviétique Koskov, un membre éminent du KGB. Il découvre au dernier moment qu'une ravissante violoncelliste s'apprête à assassiner froidement le transfuge. Après avoir légèrement blessé la belle meurtrière, l'agent 007 parvient à expédier Koskov en Angleterre, via le pipeline transsibérien.

TELERAMA
Bond, épisode 15. Timothy Dalton devient 007. Le visage et les yeux allongés d'un félin, c'est un acteur « sérieux » : la preuve, il a joué Shakespeare. On lui concocte une histoire pleine de bruit et de fureur, où tout le monde (surtout les Russes, bien sûr !) trahit tout le monde. Avec une James Bond girl plus jolie que sexy et une Aston Martin volante, avec carrosserie ignifugée, missiles téléguidés et skis intégrés. — Pierre Murat
TUER N EST PAS JOUER, John Glen 1987, Timothy Dalton (James Bond)(aventure)@@. (E)
James Bond est envoyé à Bratislava pour organiser le plus vite possible la fuite à l'Ouest du général soviétique Koskov, un membre éminent du KGB. Il découvre au dernier moment qu'une ...

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TUEURS DE DAMES, Alexander Mackendrick 1955 (thriller policier)@@


Une charmante vieille dame loue une chambre au distingué professeur Marcus pour que son quatuor puisse répéter. Mais Marcus est un imposteur : ses musiciens et lui ne sont qu’une bande de voleurs préparant un mauvais coup… Et quand ils se croient démasqués, les malfrats cherchent à se débarrasser de leur logeuse. Mais la vieille lady est coriace…

TELERAMA
« Être frivole sur un sujet frivole, c’est simplement ennuyeux ; être frivole sur un sujet mortellement sérieux, voilà­ le vrai comique ! » Appliquant son propre principe au pied de la lettre, Alexander Mackendrick signait l’une des comédies anglaises les plus hilarantes et les plus noires. Michael Balcon, son producteur, trouvait même que son poulain était allé trop loin dans l’inégal combat entre l’ancêtre innocente et ses odieux locataires.
La mécanique macabre est irrésistible, et la victoire de la vieille Mrs Wilberforce, qui a l’art de considérer des tueurs sans scrupules comme des chenapans irresponsables, sera totale, sans appel et, somme toute, assez morale. L’interprétation est parfaite, de Katie Johnson à Alec Guinness, flanqué d’un Peter Sellers ­débutant. À s’étrangler de rire en dégustant son thé.


TUEURS DE DAMES, Alexander Mackendrick 1955 (thriller policier)@@ (E)
Une charmante vieille dame loue une chambre au distingué professeur Marcus pour que son quatuor puisse répéter. Mais Marcus est un imposteur : ses musiciens et lui ne sont qu’une bande ...

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TWENTYNINE PALMS, Bruno Dumont, Katia Golubeva, David Wissak


Un photographe, en repérages pour un magazine, parcourt le désert californien aux abords de la ville de Twentynine Palms avec sa compagne. Ensemble, ils vont se perdre dans cette nature somptueuse, y faire l'amour et se haïr.

TELERAMA
Entre Zabriskie Point et Délivrance, l'errance de deux personnages et celle d'un cinéaste rêvant d'Amérique - et de consécration critique... ”
TWENTYNINE PALMS, Bruno Dumont, Katia Golubeva, David Wissak (E)
Un photographe, en repérages pour un magazine, parcourt le désert californien aux abords de la ville de Twentynine Palms avec sa compagne. Ensemble, ils vont se perdre dans cette nature somptueuse, y faire l'amour et se ha&ium ...

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TWIST AGAIN A MOSCOU Jean-Marie Poiré 1986, Christian Clavier, Philippe Noiret@


En URSS, le dernier concert de Tatiana, la nouvelle idole des jeunes Moscovites, est interrompu par un incident : le K.G.B. est à la recherche de son père, Fedor, un professeur d'université qui a pris fait et cause pour un étudiant juif souhaitant partir en Israël. Tatiana, sa famille et Iouri, son petit ami, décident alors de prendre la fuite.

À l'instar de Papy fait de la résistance (le précédent film de Poiré), le film réunit l'« ancienne » génération d'acteurs (dont font partie les expérimentés Philippe Noiret, Bernard Blier, Jacques François) et la « nouvelle », représentée notamment par Christian Clavier et Martin Lamotte (qui ont co-écrit le scénario avec Poiré), Agnès Soral (forte du succès de Tchao Pantin), Anaïs Jeanneret et Roland Blanche.
TWIST AGAIN A MOSCOU Jean-Marie Poiré 1986, Christian Clavier, Philippe Noiret@ (E)
En URSS, le dernier concert de Tatiana, la nouvelle idole des jeunes Moscovites, est interrompu par un incident : le K.G.B. est à la recherche de son père, Fedor, un professeur d'université qui a pris fait et cause pour ...

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U-571, Jonathan Mostow, Bill Paxton, Harvey KeitelJon Bon Jovi (guerre)@@


En 1942, les Etats-Unis viennent d'entrer en guerre. Le capitaine Mike Dahlgren commande le S-33, un sous-marin archaïque mais redoutable. A son bord se trouvent les lieutenants Andrew Tyler et Emmett, engagés dans une mission décisive. Le S-33 va être maquillé en sous-marin allemand, l'un des célèbres U-Boote qui patrouillent au fond de l'océan. La réussite de leur mission va désormais dépendre de leur solidarité, de leur rapidité et de leur courage.
U-571, Jonathan Mostow, Bill Paxton, Harvey KeitelJon Bon Jovi (guerre)@@ (E)
En 1942, les Etats-Unis viennent d'entrer en guerre. Le capitaine Mike Dahlgren commande le S-33, un sous-marin archaïque mais redoutable. A son bord se trouvent les lieutenants Andrew Tyler et Emmett, engagés dans une mission d ...

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ULYSSE, Mario Camerini 1954, Kirk Douglas, Silvana Mangano (peplum)@


Grâce à sa ruse, Ulysse, soldat grec parti combattre les Troyens, a pu tromper la vigilance de l'ennemi en s'enfermant avec ses compagnons dans une cheval de bois géant. La victoire célébrée, il prend le chemin du retour vers Ithaque, où l'attendent sa bien-aimée Pénélope et son fils Télémaque. En chemin, son vaisseau fait escale près d'une île. C'est là qu'habite le cyclope Polyphème, qui veut garder ses visiteurs prisonniers.

TELERAMA
vHomère, en bon scénariste, avait pensé à tout : des scènes de bataille, de beuveries, d'amour, des femmes nues à queue de poisson, des monstres cruels et des dieux perfides. Le tout sur un rythme endiablé. Mais pouvait-il prévoir une relecture de son Odyssée façon péplum à la sauce hollywoodienne ? A l'épopée du poète grec, Mario Camerini a ajouté des couleurs criardes, des costumes plus proches de la couche-culotte que des toges, une musique sirupeuse et des stars internationales.

Pourtant, on aime aussi cette version-là de l'Odyssée, grâce, surtout, à Kirk Douglas qui fait d'Ulysse un grand gamin mal élevé, colérique et capricieux. Conclusion en forme de théorème : toute tragédie grecque revisitée par un italien vire rapidement à la comédie hystérique. — Anne Dessuant
ULYSSE, Mario Camerini 1954, Kirk Douglas, Silvana Mangano (peplum)@ (E)
Grâce à sa ruse, Ulysse, soldat grec parti combattre les Troyens, a pu tromper la vigilance de l'ennemi en s'enfermant avec ses compagnons dans une cheval de bois géant. La victoire célébrée, il pren ...

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UN AMOUR DE JEUNESSE, Mia Hansen-Love 2011, Lola Creton, Valerie Boneton (sentimental)@


UN AMOUR DE JEUNESSE, Mia Hansen-Love 2011, Lola Creton, Valerie Boneton (sentimental)@
UN AMOUR DE JEUNESSE, Mia Hansen-Love 2011, Lola Creton, Valerie Boneton (sentimental)@ (E)
UN AMOUR DE JEUNESSE, Mia Hansen-Love 2011, Lola Creton, Valerie Boneton (sentimental)@ ...

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UN AUTRE MONDE, Stephane Brize, 2021, Vincent Lindon, Sandrine Kiberlain (drame)@@@


Philippe Lemesle, cinquante-sept ans, cadre dirigeant dans un groupe industriel américain, une femme, deux enfants, une belle maison, une belle voiture. Derrière l'image, la réalité. Depuis des années, les exigences de rentabilité demandées par l'entreprise lui pèsent, perturbant par ricochet l'équilibre familial. Lorsque Claire demande le divorce et que la maison-mère exige un nouveau plan de restructuration, la pression devient trop lourde.

TÉLÉRAMA
L’entreprise de Brizé, passionnante, raconte trois vérités : celle de l’ouvrier laissé sur le carreau par un dégraissage ; celle du leader syndical en lutte contre la fermeture de sa boîte ; et, aujourd’hui, celle du cadre sommé d’exécuter un « ambitieux plan d’économie » – en clair, virer dix pour cent de ses effectifs.
Le coup de maître tient à ce qu’ils sont tous les trois interprétés par un seul et même acteur, Vincent Lindon, ce stupéfiant caméléon social, aussi juste en bourgeois accablé à grosse Volvo qu’il l’était, dans En guerre, en manifestant rageur à gilet fluo. Il endosse donc cette fois le costume-cravate de Philippe Lemesle, directeur d’une usine d’électroménager, que l’on rencontre précisément au moment où son monde bascule vers… quoi ? La solitude, déjà, puisque sa femme, Anne (Sandrine Kiberlain, de retour chez Brizé douze ans après Mademoiselle Chambon), a demandé le divorce. Le chagrin, aussi, quand leur fils (Anthony Bajon), étudiant en école de commerce, subit un burn-out qui le mène à l’hôpital psychiatrique. L’incompréhension, enfin, quand le groupe du dirigeant, largement bénéficiaire, lui impose de licencier pour envoyer un « message » positif aux actionnaires.

Les ennuis, souvent, volent en escadron. Ils s’abattent d’un coup sur Philippe Lemesle, jusque-là grand gagnant d’un jeu qui pourrait s’appeler « Des chiffres et des êtres » mais qui, soudain, n’en comprend plus la règle. Le cinéaste le filme tantôt en réunion, encerclé, enfermé, tantôt isolé face à des colonnes de noms et de nombres, Stabilo à la main, en quête d’une impossible solution. Tout prêt, au départ, à « sacrifier cinquante-huit personnes pour en sauver cinq cents », le bon petit soldat s’imagine un temps en chevalier blanc mais l’absurdité du système finit par lui crever les yeux.

À nouveau, Stéphane Brizé et son coscénariste Olivier Gorce excellent à pointer la violence – « Demain matin, y a une personne de l’atelier 1 qui passe sous un train, faudrait que ce soit surtout pas laquelle ? », interroge un cadre venu du siège – et le dévoiement de la langue managériale, où le terme « courage » revient en leitmotiv. De même, l’ensemble de la distribution, acteurs et non-professionnels mêlés, suscite l’admiration, avec une mention spéciale à l’ex-journaliste Marie Drucker, patronne coupante comme une lame. Mais, bizarrement, plus que le dénouement, un brin trop explicite, c’est une scène de vie conjugale qui nous chavire. Philippe et Anne y font visiter leur maison à un jeune couple en quête de foyer. On parle chauffage au sol, exposition sud, et la caméra, ignorant les acheteurs potentiels, s’attarde tour à tour sur les visages de Lindon et de Kiberlain pour y scruter l’indicible, la tendresse, les regrets. Juste la fin de leur monde.
UN AUTRE MONDE, Stephane Brize, 2021, Vincent Lindon, Sandrine Kiberlain (drame)@@@ (E)
Philippe Lemesle, cinquante-sept ans, cadre dirigeant dans un groupe industriel américain, une femme, deux enfants, une belle maison, une belle voiture. Derrière l'image, la réalité. Depuis des années, les ...

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UN AUTRE PERE, Pierre Linhart 2025, Jean Le Peltier, Ladi Emeruwa (societe)@@


Thibaut, 40 ans, élève seul son fils de 7 ans, Gabriel, qu'il a adopté en Afrique. Face à la crise que traverse son fils, il décide de retourner avec lui au Sénégal, à la recherche de la mère biologique, Yawa, qu'il a connue autrefois.

TELERAMA
Ce récit initiatique et sensible sur les liens père-fils entre la France et le Sénégal a obtenu le prix du meilleur unitaire et celui de l’interprétation masculine à La Rochelle.

Qu’arrive-t-il à Gabriel, cet enfant que Thibaut a adopté lorsqu’il était en poste sur l’île de Gorée, ancien marché d’esclaves, désormais site touristique du Sénégal ? À Paris, le garçon, que cet historien élève seul, est en proie à la mélancolie et à l’agressivité. Revenir en Afrique de l’Ouest, à la recherche de la mère biologique de Gabriel, qui l’a pourtant abandonné, est une solution ardue. L’adopter fait d’ailleurs resurgir un autre lien douloureusement brisé.

Pour son premier long métrage, Pierre Linhart ne manque pas d’ambition. Le voyage de Thibaut et Gabriel aborde quête des origines, questions existentielles, récit d’apprentissage, travail de mémoire, regard sur la société sénégalaise d’aujourd’hui et possibilité d’une famille recomposée, homoparentale et interethnique. La mise en scène fait passer le tout élégamment avec son cadre posé, voire épuré, son découpage soigné et un rythme calé sur les rencontres et les marchandages en wolof. Elle reste parfois théorique, mais le ton est plus impertinent qu’il n’y paraît. En père soucieux de ne pas être défaillant, sous l’œil parfois goguenard des locaux, qui le regardent comme un toubab (« blanc »), Jean Le Peltier réussit à nous emmener dans l’épreuve vécue par son personnage, quand le film ménage aussi une place au ressenti des autres protagonistes.
UN AUTRE PERE, Pierre Linhart 2025, Jean Le Peltier, Ladi Emeruwa (societe)@@ (E)
Thibaut, 40 ans, élève seul son fils de 7 ans, Gabriel, qu'il a adopté en Afrique. Face à la crise que traverse son fils, il décide de retourner avec lui au Sénégal, à la recherche de ...

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UN BAISER S IL VOUS PLAIT, Emmanuel Mouret 2007, Emmanuel Mouret, Virginie Ledoyen, Marie Madinier, Julie Gayet (comedie sentimentale)@@


En déplacement pour un soir à Nantes, Emilie rencontre Gabriel. Séduits l’un par l’autre, mais ayant déjà chacun une vie, ils savent qu’ils ne se reverront sans doute jamais.

TELERAMA
Une fantaisie amoureuse drôle et délicate avec un pétillant duo d’actrices.
Loin de chez elle, une femme (Julie Gayet) rencontre un homme (Michaël Cohen), qui lui demande un baiser. Avant de savoir s’il pourra ou non le cueillir, il doit écouter son récit... Le marivaudage est d’autant plus drôle qu’il se pare des atours d’une solennité délicieusement désuète. Raisonneurs, les ­personnages envisagent le « problème » amoureux comme une équation à résoudre.

Le cinéaste soigne les dialogues : dans ce conte moral aux airs de vaudeville, la parole est un haut lieu de la séduction, et le désir, essentiellement une affaire de mise en scène. En une secrète jubilation, les personnages violent les conventions qu’obstinément ils s’imposent, comme ces joueurs qui trichent d’autant mieux qu’ils ont eux-mêmes fixé les règles de leur jeu.
UN BAISER S IL VOUS PLAIT, Emmanuel Mouret 2007, Emmanuel Mouret, Virginie Ledoyen, Marie Madinier, Julie Gayet (comedie sentimentale)@@ (E)
En déplacement pour un soir à Nantes, Emilie rencontre Gabriel. Séduits l’un par l’autre, mais ayant déjà chacun une vie, ils savent qu’ils ne se reverront sans doute jamais.

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UN CHATEAU EN ESPAGNE, Corinne Masiero, Romane Bohringer, AissaMaiga


Voisins de palier, Maxime et Esteban forment un binôme inséparable. Jamais à court d'idées, d'envies et de projets, ils mettent toute la bonne humeur de leurs 13 ans à courir les 400 coups. Il faut dire que Maxime est orphelin de père. Sa mère, Emma, avocate affairée et toujours en deuil, ne parvient pas à lui offrir mieux qu'une affection distante. C'est donc un second foyer uni et plein de vie que Maxime trouve dans la famille espagnole d'Esteban.

TELERAMA
Une mère ferraille pour offrir un toit digne à ses enfants. Corinne Masiero aborde le mal-logement frontalement et avec sincérité, mais son téléfilm s’éparpille dans une intrigue complexe.

Veuve et mère de deux enfants, Fanny vit dans la misère. Elle a beau se démener pour trouver un logement, ses maigres revenus ne lui permettent pas de louer un appartement. Un secours inespéré va venir d’Audrey, révoltée par leur situation. Mariée à Franck, un homme sans scrupule qui possède un immeuble inoccupé, Audrey va proposer à Fanny et sa famille de venir y habiter clandestinement. Mais Franck, découvrant le pot aux roses, va tout faire pour les expulser…

Cette première réalisation de Corinne Masiero (Capitaine Marleau, Les Invisibles) a le grand mérite de s’attaquer à un sujet presque jamais abordé dans la fiction télévisuelle : le mal-logement, qui touche aujourd’hui plus de 4 millions de personnes en France. Brut et sincère, son film déborde d’empathie pour les victimes de cette injustice. C’est plutôt au niveau du scénario que le bât blesse. Le téléfilm pâtit d’une certaine confusion et on a parfois du mal à suivre le fil d’une intrigue qui s’éparpille en multipliant les personnages secondaires. Le surjeu de certains acteurs n’aide pas à adhérer à l’histoire… Espérons que la diffusion de ce très engagé Château en Espagne contribuera néanmoins à faire bouger les lignes sur cette question brûlante.
UN CHATEAU EN ESPAGNE, Corinne Masiero, Romane Bohringer, AissaMaiga (E)
Voisins de palier, Maxime et Esteban forment un binôme inséparable. Jamais à court d'idées, d'envies et de projets, ils mettent toute la bonne humeur de leurs 13 ans à courir les 400 coups. Il faut dire que ...

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UN COEUR INVAINCU, Michael Winterbottom 2007, Angelina Jolie, Dan Futterman


Le 23 janvier 2002, le monde apprend l'assassinat de Daniel Pearl, un journaliste américain exécuté par des extrémistes pakistanais. Le reporter enquêtait sur Richard Reid, activiste et vendeur d'armes. Mariane, son épouse, rédige l'histoire de son enquête, de son enlèvement, de sa mort et de sa propre souffrance après la disparition de sa mari.

TELERAMA
La mort du reporter Daniel Pearl racontée par Michael Winterbottom, qui dose avec finesse suspense et réalisme.
Souvenez-vous, c'était en février 2002 : la technologie moderne se mettait au service de la barbarie. Une vidéo de mise à mort circulait sur le Web et des milliers d'internautes s'agglutinaient devant l'écran. Face caméra, Daniel Pearl, reporter international pour le Wall Street Journal, était décapité à Karachi par un groupuscule d'islamistes. Quelque temps après, son épouse, la journaliste Mariane Pearl, décrivait dans un livre les quatre semaines qui ont séparé l'enlèvement de son mari de l'annonce de sa mort. Un mois d'une enquête éprouvante aux allures de course contre la montre.

Dans les mains d'un quelconque faiseur de Hollywood, un tel récit aurait probablement servi de prétexte à un produit certifié conforme, avec scènes d'horreur, séquences émotion et épilogue patriotard. Heureusement pour la mémoire de Daniel Pearl, journaliste scrupuleux, le soin d'adapter Un coeur invaincu est revenu au Britannique Michael Winterbottom. Le choix n'a rien d'incongru : de Welcome to Sarajevo à The Road to Guantanamo, qui pointait les dérives de la croisade antiterroriste de Bush, le cinéaste a montré une certaine habileté à faire surgir la fiction d'une démarche documentaire.

Cette fois encore, il incarne plus qu'il ne reconstitue la réalité. La force du film réside principalement dans cet exercice d'équilibriste : rester sur le fil d'un troublant réalisme sans jamais tomber dans un naturalisme douteux. Sale, grouillant et assourdissant, Karachi est filmé sur le mode du reportage, souvent caméra à l'épaule. La ville semble s'étendre comme une lèpre. D'interviews en tuyaux, Daniel vit sa dernière journée d'homme libre mais il est déjà le jouet du destin. Catapulté au coeur des événements, là où tout se passe, il avance à l'aveugle, ballotté par le cours des choses, déjà piégé.

Au chaos de cette ville guêpier s'ajoute bientôt la désorganisation des services chargés de l'enquête. Dans la maison du couple Pearl, transformée en QG, commence un ballet désynchronisé : policiers locaux, membres des services de renseignement pakistanais et américains... Une collaboration difficile se met en place, non sans quelques ratés. Pour le cinéaste, c'est l'occasion de saisir à la volée la topographie de l'après-11 Septembre : bourbiers géopolitiques, sédiments de haine et diplomatie de la terre brûlée. De la complexité de ce nouveau monde, né dans les cendres de « Ground Zero », il glisse ici ou là quelques exemples : une image passe furtivement sur un écran de télé pour nous rappeler au bon souvenir de Guantánamo et de ses sbires accrédités. Ou bien c'est une scène d'interrogatoire musclé de la police pakistanaise qui énonce, en passant, une dérangeante vérité : la torture n'est pas l'apanage des méchants.

De la maison des Pearl à Karachi, en état de siège permanent, à celle des parents de Daniel à Los Angeles, assaillie par une armada de journalistes, le film montre comment l'enlèvement est devenu en l'espace d'un mois un feuilleton à rebondissements mondialement diffusé. Lorsqu'un journal révèle la judéité de Daniel, Mariane est folle de colère : elle sait qu'il n'en faudra pas plus pour que les ravisseurs de son mari fassent de lui un « espion du Mossad ». Autant dire un condamné à mort.

Plusieurs fois, on croit le dénouement tout proche, mais l'attente se poursuit, de demande de rançon en faux espoirs. Incontestablement efficace, cette tension dramatique nous laisse parfois mal à l'aise, nous qui connaissons trop bien la fin de l'histoire... Pourtant, une fois le martyre de Daniel révélé, le film évite tout sensationnalisme, préférant rendre hommage à la dignité de Mariane Pearl, au « coeur invaincu » par la haine. Grâce à Angelina Jolie, le film réussit ainsi son autre défi : le beau portrait d'une femme d'exception. De la présence intense (et inattendue) de l'actrice émane une énergie entêtée, tendue vers un seul objectif : connaître la vérité sur le sort de celui qu'elle aime. Et quand le pire arrive pour lui, le pire commence pour elle : apprendre à vivre avec.
UN COEUR INVAINCU, Michael Winterbottom 2007, Angelina Jolie, Dan Futterman (E)
Le 23 janvier 2002, le monde apprend l'assassinat de Daniel Pearl, un journaliste américain exécuté par des extrémistes pakistanais. Le reporter enquêtait sur Richard Reid, activiste et vendeur d'armes. Mar ...

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UN CRIME DANS LA TETE, Jonathan Demme 2004, Denzel Washington, Meryl Streep, Liev Schreiber (thriller guerre)@@


Raymond Shaw est pressenti pour devenir le prochain vice-président à la Maison Blanche. Héros durant la guerre du Golf, il a réussi l'exploit de sauver sa patrouille durant une mission au Koweit. Cependant, le Major Ben Marco, le supérieur de Raymond, n'a aucun souvenir de cette prouesse. A la place, il est assailli d'inexplicables images de lui et sa patrouille, prisonniers et torturés.

TELERAMA
Le président des États-Unis est peut-être un cyborg, nous avertit sans rire cette politique-fiction, parfaite pour attiser notre paranoïa. Le premier Crime dans la tête (1962), de John Frankenheimer, se déroulait sur fond d’anticommunisme viscéral. Tout cela est remplacé par une autre guerre, financière et biotechnique. Jonathan Demme va loin dans la mise en lumière d’un pouvoir inquiétant qui semble ne plus obéir qu’à des intérêts particuliers. La guerre, désormais, est domestique, incestueuse même, à travers le rôle prépondérant joué par la mère du sergent Shaw (Meryl Streep, formidable). Impossible, face à ce viol généralisé des consciences, de ne pas songer à George W. Bush, alors à la Maison-Blanche. Les attitudes de Liev Schreiber, en impuissant souriant mais tout près de l’explosion, l’évoquent à chaque instant.
UN CRIME DANS LA TETE, Jonathan Demme 2004, Denzel Washington, Meryl Streep, Liev Schreiber (thriller guerre)@@ (E)
Raymond Shaw est pressenti pour devenir le prochain vice-président à la Maison Blanche. Héros durant la guerre du Golf, il a réussi l'exploit de sauver sa patrouille durant une mission au Koweit. Cependant, le Ma ...

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UN DESTIN INATTENDU, Sonia Rolland 2023, Esther Bernet-Rollande, Clementine Celarie (societe miss france)@@


Nadia, 18 ans, d'origine rwandaise, vit avec sa famille dans une cité ouvrière de Nouvelle-Aquitaine. Recalée d'une carrière de basketteuse à cause de son mauvais caractère, elle est poussée par son entourage à s'inscrire au concours de Miss Poitou-Charentes. Sans y croire, elle passe la première étape des sélections.

TELERAMA
L’ex Miss France signe un film quasi autobiographique, qui se veut porteur d’espoir mais qui s’avère surtout candide.

Miss France 2000 est… Miss Bourgogne !  » Le 11 décembre 1999, Sonia Rolland recevait de Geneviève de Fontenay l’écharpe convoitée par tant de reines de beauté. Vingt-quatre ans plus tard, l’ex-Miss devenue comédienne et réalisatrice raconte dans ce téléfilm pétri de bonnes intentions une histoire librement inspirée de la sienne. Celle de Nadia, Franco-Rwandaise d’à peine 18 ans, basketteuse affirmée d’une équipe poitevine. À l’issue d’un match mouvementé, la jeune femme est approchée par un sélectionneur du concours de beauté, que rien ne la prédestine pourtant à intégrer.

Sonia Rolland met volontiers en scène les difficultés que rencontre cette Miss métisse, que l’on suppose forcément représentante d’une région d’Outre-mer, qui doit se conformer à des diktats physiques et moraux arbitraires, qui est tenue d’obéir à une sélectionneuse tyrannique (Clémentine Célarié) et endure les crasses de quelques camarades… Les mots « sexisme » et « racisme » ne sont pourtant jamais prononcés, effacés sous le prétendu « conte de fées ». « Bien sûr, on est le résultat de l’éducation de nos parents, mais on est surtout le résultat de nos propres ambitions », lance Clémentine Célarié. Un message d’espoir bienveillant, mais un brin naïf.
UN DESTIN INATTENDU, Sonia Rolland 2023, Esther Bernet-Rollande, Clementine Celarie (societe miss france)@@ (E)
Nadia, 18 ans, d'origine rwandaise, vit avec sa famille dans une cité ouvrière de Nouvelle-Aquitaine. Recalée d'une carrière de basketteuse à cause de son mauvais caractère, elle est poussée ...

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UN ETE BRULANT, Philippe Garrel 2011, Monica_Bellucci, Louis Garrel (sentimental)@@


Paul rencontre Frédéric par un ami commun. Frédéric est peintre. Il vit avec Angèle, une actrice qui fait du cinéma en Italie. Pour vivre en attendant d'être acteur, Paul fait de la figuration. Sur un plateau, Paul rencontre Elisabeth qui est aussi figurante. Ils tombent amoureux. Frédéric invite Paul et Elizabeth à Rome.

TELERAMA
Philippe Garrel peut se prévaloir du plus fort taux de suicide de personnages dans le cinéma français. Lui a survécu à des années 1970 brûlées par les deux bouts, et ses films témoignent d'une vigueur intacte. Le cinéma serait donc pour lui une catharsis idéale. Pourquoi pas pour nous ? Qui sait si l'on ne sort pas plus ragaillardi d'un Garrel que d'une comédie familiale à la naphtaline ?

Une fois encore, il s'agit de la fin d'un amour. Une dérive des sentiments en Italie qui rappelle Le Mépris, de Godard. On en retrouve les motifs déplacés, redistribués : un tournage à Cinecittà, des statues antiques, un accident de voiture, un nu féminin somptueux... Dialoguer ainsi avec un film vieux d'un demi-siècle est éclairant. Il y a ce qui n'évolue pas, selon Garrel : le malentendu entre les hommes et les femmes. Et puis, il y a le ratatinement des utopies, le repli sur la sphère privée, la momification de l'art...

A la nostalgie, Garrel continue d'opposer une sensibilité à vif, qui va directement au coeur des sentiments et de la souffrance. Et sa Bardot à lui, c'est donc la Bellucci. Elle se révèle une très grande actrice, de plain-pied dans le film, humaine sans pour autant abdiquer son statut de star. Sa différence d'âge avec Louis Garrel n'est pas traitée par le scénario, mais elle produit un bel effet romanesque. Quand cette ­Bellucci à la sensualité lasse danse des ­minutes entières avec un inconnu dans une boîte de nuit romaine, un nuage de ­volupté mélancolique s'élève, au-dessus du film et au-delà des mots. — Louis Guichard
UN ETE BRULANT, Philippe Garrel 2011, Monica_Bellucci, Louis Garrel (sentimental)@@ (E)
Paul rencontre Frédéric par un ami commun. Frédéric est peintre. Il vit avec Angèle, une actrice qui fait du cinéma en Italie. Pour vivre en attendant d'être acteur, Paul fait de la figuration ...

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UN ETE MAGIQUE Rob Reiner 2012, Morgan Freeman


Depuis la mort de sa femme, Monte Wildhorn, un écrivain spécialisé dans les westerns, noie son chagrin dans l'alcool et la solitude. Son neveu s'inquiète de son état, et le pousse à partir en vacances d'été dans une petite ville paisible, au bord d'un lac. Le vieil écrivain s'installe dans un chalet où il commence à s'ennuyer ferme, sans inspiration. Mais il fait rapidement la connaissance de ses voisines, une mère célibataire et ses petites filles.
UN ETE MAGIQUE Rob Reiner 2012, Morgan Freeman (E)
Depuis la mort de sa femme, Monte Wildhorn, un écrivain spécialisé dans les westerns, noie son chagrin dans l'alcool et la solitude. Son neveu s'inquiète de son état, et le pousse à partir en vacanc ...

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UN ETE SUR LE BITUME, Simon Ostermann 2026, Mala Emde, Christoph Maria Herbst, Aaron Hilmer (allemagne)@@


Coursière à vélo, Valeska, dite "Les", fonce toute la journée à travers les rues de Hambourg, avant de décompresser le soir venu avec sa joyeuse bande de collègues. Alors qu'elle fait face à une grossesse imprévue, son père, Norbert, qu'elle n'a pas vu depuis longtemps, débarque chez elle à l'improviste en prétendant qu'il a besoin de vacances. Pour couronner le tout, la jeune femme est victime d'un accident de la circulation qui la laisse incapable de travailler. Après l'avoir un temps remplacée pour lui assurer un salaire, son père finit par lui avouer la raison de sa venue : il est atteint d'une tumeur au cerveau. Parallèlement, Tyler, le collègue qui l'a mise enceinte, et Roya, la femme dont elle est éprise, tentent de convaincre Valeska de garder l'enfant qu'elle porte…

TELERAMA
Valeska, enceinte, renoue avec son père, atteint d’une tumeur au cerveau. Une tragi-comédie hambourgeoise servie par une écriture moderne et le jeu des comédiens.

Toute la journée, Valeska, coursière, fonce à travers les rues de Hambourg sur son vélo. Vive et moderne, la jeune femme partage ses soirées entre les fêtes avec ses collègues et sa double relation avec d’un côté Tyler, et de l’autre Roya. Mais le quotidien de la quasi trentenaire bascule lorsque Valeska apprend qu’elle est enceinte de Tyler et qu’elle est victime d’un accident de vélo qui l’empêche de rouler. Pour couronner le tout, son père Norbert, qu’elle n’a pas vu depuis longtemps, débarque à l’improviste et s’installe chez elle. Il n’ose pas dire à sa fille la vraie raison de sa venue : il est atteint d’une tumeur au cerveau. Entre eux, la cohabitation ne va pas être de tout repos…

Comme on peut s’en douter, le sujet apparent du téléfilm, le choc des générations, va rapidement laisser place à la thématique de l’amour familial et ses diverses formes. Le résultat aurait pu sombrer dans la guimauve. Par chance, cet Eté sur le bitume est doté de réelles qualités d’écriture et s’avère bien servi par le jeu des comédiens : Christoph Maria Herbst, tout en sobriété, excelle dans la partition du père quelque peu rigide mais aimant, et Mala Emde nous émeut en jeune femme qui masque ses manques affectifs derrière une fausse insouciance. Une tragi-comédie qui vise juste.
UN ETE SUR LE BITUME, Simon Ostermann 2026, Mala Emde, Christoph Maria Herbst, Aaron Hilmer (allemagne)@@ (E)
Coursière à vélo, Valeska, dite "Les", fonce toute la journée à travers les rues de Hambourg, avant de décompresser le soir venu avec sa joyeuse bande de collègues. Alors qu'elle fa ...

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UN HEROS TRES DISCRET, Jacques Audiard 1996, Mathieu Kassovitz, Albert Dupontel, Jean-Louis Trintignant, Sandrine Kiberlain (societe)@@


Un beau soir de l'hiver 1944-1945, Albert Dehousse a planté là sa bicyclette, sa femme, son passé, et il est monté dans le train de ­Paris. D'une rencontre fortuite va jaillir l'idée de sa vie. Albert sera le héros d'une guerre qu'il n'a pas faite. Histoire d'une imposture, parcours d'un combattant du mensonge.

TELERAMA
Mieux vaut le savoir tout de suite : il n'y a rien de glorieux, rien d'épique ici. Mais c'est ce qui fait l'attrait majeur de ce sujet : suivre l'ascension d'un homme ordinaire dans une épo­que extraordinaire, montrer comment une petite magouille est un parfait échantillon de la confusion de cette époque.

Mais Audiard ne s'y arrête pas, c'est une toile de fond à peine esquissée. Seul cet Albert surgi de nulle part l'intéresse. Et comment il va s'y prendre pour émerger du néant. Ça pourrait être une histoire romanesque : Audiard la veut vraisemblable. Et l'on y croit. Albert n'a pas d'opinion, aucune conviction. Audiard ne lui laisse aucune chance d'être sympathique. Mais il n'est pas antipathique non plus. Et c'est pour cela qu'il intrigue. Au fil du récit, le metteur en scène achève de brouiller les pistes. La vérité ? Quelle vérité ? Tout tourne autour de cette question. Sous les apparences d'un « petit film » se cache beaucoup d'impertinence.
UN HEROS TRES DISCRET, Jacques Audiard 1996, Mathieu Kassovitz, Albert Dupontel, Jean-Louis Trintignant, Sandrine Kiberlain (societe)@@ (E)
Un beau soir de l'hiver 1944-1945, Albert Dehousse a planté là sa bicyclette, sa femme, son passé, et il est monté dans le train de ­Paris. D'une rencontre fortuite va jaillir l'idée de sa vie. Albert ...

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UN HOLOGRAMME POUR LE ROI, Tom Tykwer 2016, Tom Hanks, Sidse Babett Knudsen


En 2010, alors que l'Amérique est en pleine récession, Alan Clay, cadre commercial américain déprimé depuis son récent divorce, la perte de sa maison et ses grosses difficultés financières, se rend avec son équipe en Arabie Saoudite pour le compte de son entreprise. Il espère y conclure une affaire importante : faire la démonstration de son projet à la famille royale, un innovant système de téléconférence holographique. La vente de ce juteux contrat qui lui permettrait de se remettre à flot et financer les études de sa fille. Mais sur place, rien ne se passe comme prévu. Le monarque, absent, se fait attendre, les coutumes locales déconcertent et les humiliations comme les ennuis bureaucratiques s'enchaînent...
UN HOLOGRAMME POUR LE ROI, Tom Tykwer 2016, Tom Hanks, Sidse Babett Knudsen (E)
En 2010, alors que l'Amérique est en pleine récession, Alan Clay, cadre commercial américain déprimé depuis son récent divorce, la perte de sa maison et ses grosses difficultés financiè ...

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UN HOMME A LA HAUTEUR, Laurent Tirard, Jean Dujardin, Virginie Efira (sentimental)@@



Diane est une très belle femme et une brillante avocate, dotée d'une forte personnalité. Malheureuse dans son mariage, elle est divorcée et est désormais enfin libre de rencontrer l'homme de sa vie. Un jour, un certain Alexandre l'appelle, car il a retrouvé le téléphone portable perdu par Diane.
UN HOMME A LA HAUTEUR, Laurent Tirard, Jean Dujardin, Virginie Efira (sentimental)@@ (E)

Diane est une très belle femme et une brillante avocate, dotée d'une forte personnalité. Malheureuse dans son mariage, elle est divorcée et est désormais enfin libre de rencontrer l'homme de sa vie. U ...

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UN HOMME AMOUREUX, Diane Kurys, Claudia Cardinale (sentimental)@@


Steve est un acteur américain en vogue. Il partage sa vie entre sa femme Susan et leurs deux enfants, la passion du cinéma et l'amour qu'il porte à l'écrivain italien Cesare Pavese, qui se suicida en 1950. Steve cultive le rêve d'incarner un jour ce personnage à l'écran. Craignant d'essuyer un refus de la part des producteurs américains, il décide de confier les soins du tournage à une petite maison de production italienne. L'acteur, en osmose totale avec le rôle tant convoité, tombe amoureux de Gabriella, la dernière femme qu'aima Pavese. En fait, c'est Steve lui-même qui brûle d'amour pour la ravissante Jane, la jeune interprète du rôle...

TELERAMA
L'acteur américain Steve Elliott tourne à Cinecittà une biographie de Cesare Pavese. Jane débarque pour cinq jours. Elle doit incarner le dernier amour du romancier. Cesare Pavese, l’écrivain magnifique et désespéré qui se suicida le 27 août 1950, sert d’alibi culturel à cette romance : juste un emballage luxueux. Diane Kurys montre le tournage d’un film dans le film, cherchant à susciter des correspondances entre passion amoureuse et création. Quelques scènes brèves et convenues n’y suffisent pas… Greta Scacchi et Peter Coyote parviennent malgré tout à rendre touchante leur amourette polyglotte et sauvent, in extremis, le film du roman-photo.
UN HOMME AMOUREUX, Diane Kurys, Claudia Cardinale (sentimental)@@ (E)
Steve est un acteur américain en vogue. Il partage sa vie entre sa femme Susan et leurs deux enfants, la passion du cinéma et l'amour qu'il porte à l'écrivain italien Cesare Pavese, qui se suicida en 1950. Steve ...

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UN HOMME EN COLERE, Guy Ritchie 2021, Jason Statham, Holt McCallany (thriller)@


Alex, un Américain traversant une période difficile, se trouve un travail auprès d'une entreprise londonienne de camions blindés, gagnant la confiance d'une équipe de braquage dont les membres entretiennent une amitié serrée. Or, il s'en cache bien plus derrière l'apparence d'Alex.

TELERAMA
Un homme au passé opaque se fait embaucher comme con­voyeur de fonds. Qui est-il et que veut-il ? Avec ce remake du Con­voyeur, de Nicolas Boukhrief, Guy Rit­chie assure des scènes d’action spec­taculaires, mais oublie le sous-texte social et l’ambiguïté poisseuse de l’original. Ne reste qu’un blockbuster tape-à-l’œil, boursouflé de flash-back, et un Jason Statham moins expressif qu’un bulot.
UN HOMME EN COLERE, Guy Ritchie 2021, Jason Statham, Holt McCallany (thriller)@ (E)
Alex, un Américain traversant une période difficile, se trouve un travail auprès d'une entreprise londonienne de camions blindés, gagnant la confiance d'une équipe de braquage dont les membres entretiennen ...

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UN HOMME EN FUITE, Baptiste Debraux 2024, Bastien Bouillon, Léa Drucker, Pierre Lottin, Marion Barbeau (thriller)@@


Rochebrune est au bord du chaos. Johnny, leader du mouvement de protestation de la ville, a disparu après avoir braqué un fourgon. Lorsque Paul Ligre apprend la nouvelle, il quitte précipitamment Paris et revient dans la ville qui l'a vu grandir pour retrouver son ami d'enfance avant la police. Seulement, l'enquête d'Anna Radoszewski la mène inéluctablement vers le secret qui unit Paul et Johnny.

TELERAMA
Dans une petite ville sinistrée, la disparition d’un homme après un braquage meurtrier exhume une amitié lourde de secrets. Un polar finement construit pour ce premier film intense de Baptiste Debraux.

Le fugitif de ce thriller, cet homme poussé à l’irréparable, avait-il un meilleur ami dans l’enfance ? A-t-il connu ce genre de frère électif, à la vie à la mort, avec lequel on construit une cabane dans un arbre comme un rempart contre l’injustice du monde ? C’est cela que raconte ce premier long métrage ancré dans les souvenirs, avant que ne coule le sang. Johnny, le mauvais garçon, le Robin des bois, aussi, de Rochebrune, petite commune qui se meurt en même temps que son usine en grève, a disparu après le braquage d’un fourgon, laissant un cadavre derrière lui.

Il y a longtemps, Johnny était un gosse mal loti par la vie, fils aimant d’une maman folle, et dont le seul allié était Paul, enfant de bourgeois, mais aussi fan que lui de L’Île au trésor. Deux gamins, des serments, et puis, l’âge venant, le fossé qui grandit, comme les envies de vengeance. Paul, devenu romancier, se retrouve avec une dette à payer à Johnny, alors que le capitaine de gendarmerie en charge de l’enquête (Léa Drucker), elle non plus, n’est pas étrangère aux lieux…

Baptiste Debraux rend particulièrement dense l’ambiance à la fois dépressive et surchauffée d’une petite ville touchée par la désertification et l’horizon du chômage : rues vides, tags vindicatifs, façades décaties de magasins fermés depuis longtemps, pancartes et braseros pour réunir les derniers combattants. Très intelligemment construit à coups de flash-back qui abolissent le temps, Un homme en fuite plonge au cœur de l’amitié comme dans une légende, avec un héros hors la loi et un alter ego qui « revient », façon western. La prouesse de la mise en scène est de rendre très vivant ce Johnny presque mort, ce pirate d’une France qui se noie. Il faut dire qu’il est incarné par Pierre Lottin, parfait dès qu’il s’agit d’offrir toute l’humanité du monde à un personnage fruste et blessé. Face à lui, Bastien Bouillon vibre de remords, frère d’arme qui n’aurait pas dû déserter. Un beau film noir sur l’impossibilité de salut pour les infortunés de la société
UN HOMME EN FUITE, Baptiste Debraux 2024, Bastien Bouillon, Léa Drucker, Pierre Lottin, Marion Barbeau (thriller)@@ (E)
Rochebrune est au bord du chaos. Johnny, leader du mouvement de protestation de la ville, a disparu après avoir braqué un fourgon. Lorsque Paul Ligre apprend la nouvelle, il quitte précipitamment Paris et revient dans l ...

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UN HOMME ET UNE FEMME, Claude Lelouch 1966, Jean-Louis Trintignant, Anouk Aimee (sentimental)@@@


Jean-Louis est un veuf devenu père célibataire après le suicide de sa femme, et Anne est une veuve et une mère célibataire encore sous le choc de la mort accidentelle de son mari.

TELERAMA
Palme d’or à Cannes en 1966, succès public considérable, musique de Francis Lai aussi célèbre que la Marseillaise, ce film de Lelouch est virtuose jusqu’au tournis, romanesque jusqu’à l’agacement. Beaucoup d’eau, depuis, a coulé sur les planches de Deauville et a été chassée par les essuie-glace de Jean-Louis Trintignant, avalant les kilomètres sous la pluie pour rejoindre son Aimée. Ce qu’il reste ? Une histoire d’amour entre deux êtres blessés par la vie et hésitant à s’y cogner encore. Un couple d’acteurs d’une grande beauté, dont la retenue et la finesse font naître l’émotion.
UN HOMME ET UNE FEMME, Claude Lelouch 1966, Jean-Louis Trintignant, Anouk Aimee (sentimental)@@@ (E)
Jean-Louis est un veuf devenu père célibataire après le suicide de sa femme, et Anne est une veuve et une mère célibataire encore sous le choc de la mort accidentelle de son mari.

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Pal ...

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UN HOMME HEUREUX, Tristan Séguéla 2023, Fabrice Luchini, Catherine Frot (moeurs comique)@


Alors que Jean, maire très conservateur d'une petite ville du Nord, est en campagne pour sa réélection, Edith, sa femme depuis quarante ans, lui annonce une nouvelle qu'elle ne peut plus taire. Au plus profond de son être, elle est - et a toujours été - un homme. Jean pense d'abord à une plaisanterie mais réalise rapidement qu'Edith est déterminée à mener sa transition jusqu'au bout. Il comprend alors que son couple, mais aussi sa campagne électorale, risquent d'être sacrément chamboulés.

TELERAMA
Édith (Catherine Frot) annonce à son maire de mari (Fabrice Luchini, au top du cabotinage) qu’elle est un homme et souhaite effectuer une transition… Malgré de bonnes intentions, le ton du film de Tristan Séguéla reste horriblement daté.

Évoquer la transition de genre dans une comédie française ? Sujet inflammable, nécessitant inventivité, finesse et modernité d’écriture. Tout ce dont manque Un homme heureux (en salles depuis le 15 février), pochade pleine de bonnes intentions, mais aussi aérienne qu’un brontosaure en tutu dans une boutique Cristal d’Arques.

Soit Fabrice Luchini dans le rôle du maire conservateur d’une petite ville des Hauts-de-France, Montreuil-sur-Mer. Alors qu’il s’apprête à se représenter aux élections, sa femme depuis quarante ans, Édith (Catherine Frot), lui annonce de but en blanc qu’elle est un homme, né dans le mauvais corps. À partir de là, le bulldozer de la blague se met en marche : cris d’orfraie, roulements d’yeux stupéfaits, déni, c’est la cata pour l’édile ultra réac, anti-GPA, anti-PMA, homophobe et tutti quanti, obsédé par l’idée que cette nouvelle va ruiner sa campagne…

Le message est sans ambiguïté : Il s’agit de moquer l’étroitesse d’esprit du mari, non la courageuse transition de l’épouse. Pour éviter les impairs, le réalisateur Tristan Séguéla (Docteur ?) a dit s’être adjoint les conseils de personnes trans, et joue la pédagogie dans une scène de groupe de parole, où sont expliqués des termes comme « cisgenre », ou la différence entre identité de genre et orientation sexuelle.

Mais en abordant cette question ultra actuelle à la manière d’un antique numéro d’Au théâtre ce soir, la comédie paraît, ici, bien à côté de la plaque. Tristan Séguéla semble penser que tout miser sur les réactions outrées de Luchini suffit à faire un film. Et dans le registre « Ciel, ma femme est un homme ! », l’acteur est au top du cabotinage.

Le voir s’offusquer qu’il y a « tromperie sur la marchandise », éructer qu’il aurait préféré « se faire plaquer par une girafe » ou se demander si Édith ne va pas finir par « se greffer une saucisse entre les jambes » se révèle, sur la longueur, totalement contre-productif, et même gênant. Jusqu’à rendre improbables les cinq dernières minutes où, saisi par une illumination woke, il rétropédale, et expérimente un retour de flamme inopiné pour celui qui est devenu, entre-temps, son époux, Eddy…

L’impact de la transition sur la famille ? Évacué en deux scènes paresseuses. Les seconds rôles ? Décoratifs, et tant pis pour le casting alléchant (Philippe Katerine, Artus, Paul Mirabel ou Agnès Hurstel). Seule Catherine Frot, dans le rôle le plus casse-gueule, parvient, de temps à autre, à émouvoir, en moustache et cravate, affirmant sa nouvelle identité, maladroitement et sincèrement. Malgré tout, difficile de croire en cette histoire d’amour au-delà des préjugés, tant le décalage entre le fond du propos et le ton, daté, est abyssal. Pour le Gazon maudit trans des années 2020, c’est loupé.
UN HOMME HEUREUX, Tristan Séguéla 2023, Fabrice Luchini, Catherine Frot (moeurs comique)@ (E)
Alors que Jean, maire très conservateur d'une petite ville du Nord, est en campagne pour sa réélection, Edith, sa femme depuis quarante ans, lui annonce une nouvelle qu'elle ne peut plus taire. Au plus profond de son &e ...

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UN HOMME IDEAL, Yann Gozlan 2014, Pierre Niney, Ana Girardot


Mathieu, 25 ans, aspire depuis toujours à devenir un auteur reconnu. Un rêve qui lui semble inaccessible car malgré tous ses efforts, il n'a jamais réussi à être édité. En attendant, il gagne sa vie en travaillant chez son oncle qui dirige une société de déménagement. Son destin bascule le jour où il tombe par hasard sur le manuscrit d'un vieil homme solitaire qui vient de décéder. Mathieu hésite avant finalement de s'en emparer, et de signer le texte de son nom.

TELERAMA
Porté par le césar reçu par Pierre Niney, Un homme idéal caracole dans les hauteurs du box-office. Je ne sais pas si le film annonce le renouveau d'un cinéma de genre à la française, mais je sens bien que son réalisateur, Yann Gozlan, s'intéresse plus aux scènes d'action — une voiture file dans la nuit, un type vole des objets dans une maison silencieuse, etc. — qu'à la psychologie des personnages. La preuve : le nombre conséquent d'invraisemblances qui traversent cette histoire d'emprunt littéraire : un apprenti écrivain s'approprie le manuscrit d'un mort, rencontre le succès, jusqu'à ce que…

Les fans du comédien (dont, personnellement, je trouve le jeu un peu entravé par les flottements du scénario) et les amateurs de thriller particulièrement indulgents s'en contentent sans doute, mais la naïveté avec laquelle est montré (une fois de plus ?) le monde de l'édition fait souvent sourire, a fortiori qui n'est pas saisi par le suspense. Un thriller machiavélique n'a pas vocation à décrire scrupuleusement un milieu, mais j'ai tendance à croire qu'une bonne dose de crédibilité, même apportée par des touches légères, ne lui porte pas préjudice... En attendant, voici le point sur les huit (et demie) petites ou grosses invraisemblances qui m'ont choqué pendant le film. Et si vous en voyez d'autres, faites-moi signe !

1/ Le syndrome de la page blanche. En trois ans, Mathieu Vasseur (Pierre Niney) n'a rien écrit. Pas une ligne. Ce blocage est nouveau. Il se posait moins de questions quand il parachevait son premier roman non publié, L'Homme de dos. Pourquoi n'envisage-t-il pas d'autres solutions ? Les recherches qu'il a menées a posteriori sur la guerre d'Algérie — pour assumer la sortie de Sables noirs, ce premier livre qu'il s'est contenté de... recopier — le montrent en bon élève et gros bosseur. Qu'il choisisse un autre thème historique, s'y consacre entièrement, et quelque chose en sortira tout seul. Sinon, qu'est-ce qui l'empêche d'aller chercher un autre roman inconnu au bataillon (voire refusé aux éditions du Cercle, un manuscrit, ça se chipe facilement) et de le plagier allègrement ? Ou de piquer les confidences d'une admiratrice ? Il ne serait pas le premier à être quand même publié...

2/ L'avance somptuaire de l'éditeur. Outre qu'elles ont pompé leur couverture sur la collection blanche de Gallimard (ok, c'est un film sur le plagiat et l'imposture), les éditions du Cercle ont le chéquier généreux : quel éditeur multiplierait les avances pour un second roman sans avoir même discuté du projet avec l'auteur ? A fortiori après un premier ouvrage qui a frappé par sa véracité historique. Stéphane Marsan (Laurent Grévill) n'a pas pu ne pas demander à son jeune auteur s'il continuerait ou non dans la même veine... Un type qui signe plusieurs chèques les yeux fermés ? Présentez-le-moi, please !

3/ La conversation téléphonique du romancier avec sa banquière. Vous en connaissez beaucoup, des banquiers qui raccrochent au nez de leur client en gros découvert ?

4/ Le farniente absolu du personnage d'Ana Girardot. Mathieu Vasseur a rencontré Alice Fursac (Ana Girardot, donc) alors qu'elle donne une conférence sur la littérature en fac. Une grosse tête. Plus tard, au cocktail de sortie de Sables noirs, elle fustige l'hypocrisie du milieu, visant les pique-assiette qui sont là sans avoir lu le livre. Une moraliste. Mais pendant tout le reste du film, on ne la verra jamais avec un livre à la main ou évoquant le moindre projet personnel. Elle bronze en bikini, prépare le déjeuner, etc. Transformation d'une intello en potiche : moins soixante au test de Bechdel.

5/ Pourquoi l'ami menaçant de Léon Vauban, le véritable auteur du livre emprunté, ne s'est-il pas manifesté avant les trois longues années d'imposture de Mathieu Vasseur ? Il ne lit pas les journaux ? Il attend une séance de signature dans une librairie du Midi, proche de chez les Fursac. Mais une signature — et qui attire du monde —, trois ans après la parution d'un roman, c'est sérieux ?

6/ Pourquoi le héros cède-t-il d'emblée aux menaces de ce maître-chanteur, sans chercher à savoir de quelles preuves il dispose réellement ? Et même si ce dernier avouait à un journaliste (d'investigation) que Sables noirs pille le vécu d'un type ayant réellement existé, quel impact cela pourrait-il avoir ? L'imposteur pourrait dire l'avoir rencontré, avouer sa dette...

7/ Vitrine qui claque dans le salon, bruit mat d'un corps mort jeté dans le jardin (sans parler de son emmaillotage-ficelage préalable à son évacuation nocturne), le héros n'est pas adroit dans son entreprise criminelle. Sa chance : les Fursac, ses hôtes, dorment sans doute tous avec des boules Quies...

8/ Pierre Niney nage pendant des heures dans l'eau glacée, retrouve son chemin, arrive à la maison au petit matin. OK. Et il ne laisse pas de traces de boue dans le salon ?

8 (et demie)/ La police — déjà alerté par un car-jacking simulé et un vrai meurtre — peut-elle vraiment confondre les corps, même carbonisés, de Marc Barbé (le maître chanteur) et de Pierre Niney ?
UN HOMME IDEAL, Yann Gozlan 2014, Pierre Niney, Ana Girardot (E)
Mathieu, 25 ans, aspire depuis toujours à devenir un auteur reconnu. Un rêve qui lui semble inaccessible car malgré tous ses efforts, il n'a jamais réussi à être édité. En attendant, il ...

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UN HOMME PARFAIT, Didier Bivel2018, Loïc Corbery, Odile Vuillemin (societe inceste drame)@


Maxime est un homme à qui tout réussit : de grandes études, une carrière fulgurante, une famille parfaite et aimante. Mais il y a une ombre au tableau : sa fille, Claire, l'accuse d'attouchements sexuels. Quand elle en parle à sa mère, Daphné, celle-ci, très amoureuse de son mari, peine à la croire. Mais quand la plus jeune raconte à sa mère des faits du même ordre, Daphné s'enfuit avec ses filles et porte plainte. Elle n'a pas de preuves, perd son sang-froid face à un policier, est hospitalisée et soupçonnée de fabuler pour divorcer et avoir la garde de ses filles. Maxime récupère ses enfants et prétend que son épouse est folle. Il croit avoir gagné la partie car il a l'image d'un fils et d'un père parfait. Mais son père, à la faveur d'un incident révélateur de l'inceste subi par ses petites-filles, découvre la vérité et appelle la police.

TELERAMA
Tout l’intérêt de ce téléfilm glaçant réside dans l’ahurissante duplicité de ce père incestueux, auquel Loïc Corbery prête sa physionomie douce et amène. Un personnage d’autant plus effrayant qu’à aucun moment il ne laisse tomber son masque d’homme modèle : quelqu’un d’aussi bien sous tous rapports ne peut pas être un monstre, répètent jusqu’au bout la police et une partie de l’entourage du couple. Même le spectateur finit par avoir des doutes… Une fiction prenante et juste, portée par la prestation à fleur de peau d’Odile Vuillemin.

Cadre brillant, mari aimant, père protecteur : Maxime est « un homme parfait ». Tout le monde le dit, à commencer par sa femme Daphné, qui en est follement amoureuse. Jusqu’au jour où la petite Claire révèle à sa mère qu’il s’est livré sur elle à des attouchements. Daphné questionne son mari, qui la rassure. Mais lorsque leur seconde fille lui fait part à son tour d’agissements anormaux, elle s’enfuit avec les deux enfants. Il va alors manipuler la justice pour faire croire que son épouse est folle…




UN HOMME PARFAIT, Didier Bivel2018, Loïc Corbery, Odile Vuillemin (societe inceste drame)@ (E)
Maxime est un homme à qui tout réussit : de grandes études, une carrière fulgurante, une famille parfaite et aimante. Mais il y a une ombre au tableau : sa fille, Claire, l'accuse d'attouchements sexuels. Quand e ...

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UN JOUR SANS FIN, Harold Ramis 1993, Bill Murray, Andie Mc Dowell (science fiction)@


Phil Connors, journaliste à la télévision et responsable de la météo part faire son reportage annuel dans la bourgade de Punxsutawney où l'on fête le Groundhog Day : Jour de la marmotte. Dans l'impossibilité de rentrer chez lui ensuite à Pittsburgh pour cause d'intempéries il se voit forcé de passer une nuit de plus dans cette ville perdue. Là-bas, il est condamné à revivre sans cesse la même journée.

TELERAMA
Un journaliste cynique doit couvrir le « jour de la marmotte » dans un bled perdu. Soudain… il revit éternellement la même journée.
Présentateur météo égotiste et exaspéré, Phil Connors ne songe qu’à repartir fissa de Punxsutawney, ville de « bouseux » où il est venu couvrir une ridicule Fête de la marmotte. La neige l’oblige à rester une nuit. Le lendemain, Phil découvre avec horreur qu’on est toujours le 2 février ; le voilà condamné à revivre indéfiniment la même journée…
La réussite d’un film se mesure parfois à sa manière de transformer pour toujours la perception d’un lieu, d’un objet, d’une personne. Dans Un jour sans fin, ­cela commence par une chanson, I Got You Babe, de Sonny and Cher, ritournelle connue qu’on ne peut plus écouter sans s’esclaffer. Elle sert ici d’intro au cauchemar perpétuel du pauvre Phil.
Pourquoi Bill Murray excelle-t-il dans ce traquenard temporel qui transforme la vie en gamme de répétitions mais aussi de possibilités ? Parce qu’il n’est jamais autant lui-même que dans le virtuel, la dérision, le détachement. Sceptique, dupe de personne, il est quelqu’un de toujours déplacé, qui dérange ou que l’on dérange sans cesse. Pas synchrone, c’est son problème. Phil Connors apprend pourtant au fil de son voyage immobile à se détendre, à s’ouvrir, à aimer. Au début mufle sardonique, il finit Bon Samaritain. Intelligent et vertigineux, le scénario de ce piège temporel offre toutes sortes d’hypothèses et de mises en abyme, sans toutefois brider l’action. Bergson et Capra réunis ? Chapeau !
UN JOUR SANS FIN, Harold Ramis 1993, Bill Murray, Andie Mc Dowell (science fiction)@ (E)
Phil Connors, journaliste à la télévision et responsable de la météo part faire son reportage annuel dans la bourgade de Punxsutawney où l'on fête le Groundhog Day : Jour de la marmotte. Dans ...

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UN LONG DIMANCHE DE FIANCAILLES, Jean-Pierre Jeunet, Audrey Tautou (guerre)@@


En 1919, Mathilde a 19 ans. Deux ans plus tôt, son fiancé Manech est parti sur le front de la somme. Comme des millions d'autres, il est mort au champ d'honneur. C'est écrit noir sur blanc sur l'avis officiel. Pourtant, Mathilde refuse d'admettre cette évidence. Si Manech était mort, elle le saurait. Elle se raccroche à son intuition comme au dernier fil ténu qui la relierait encore à son amant. Mathilde refuse de lâcher et se lance dans une véritable contre-enquête.

TELERAMA
Du roman, le film garde la trame de faux polar dont l’enquêtrice principale serait une Bretonne têtue, suffragette qui s’ignore. Mais Jean-Pierre Jeunet n’en fait que l’arrière-plan. Ce qui l’intéresse, c’est créer un monde. Avec son enfer (les tranchées), son paradis (une maison en Bretagne) et, entre les deux, une Belle Époque soigneusement stylisée. La sauvagerie de la guerre de 1914 est bien rendue. Mais cette surenchère esthétique est la limite du film : un trop-plein qui nuit à l’épaisseur des personnages et de l’émotion. On le mesure a contrario quand deux scènes osent la durée. D’abord la rencontre embarrassée entre Jérôme Kircher et Jodie Foster, histoire d’amour périphérique et l’un des plus beaux moments du film. Puis le dîner auquel s’invite Albert Dupontel – Audrey Tautou s’y endort… On comprend que son personnage est d’abord celui d’une enfant plus capricieuse que passionnée…
UN LONG DIMANCHE DE FIANCAILLES, Jean-Pierre Jeunet, Audrey Tautou (guerre)@@ (E)
En 1919, Mathilde a 19 ans. Deux ans plus tôt, son fiancé Manech est parti sur le front de la somme. Comme des millions d'autres, il est mort au champ d'honneur. C'est écrit noir sur blanc sur l'avis officiel. Pourtant, ...

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UN METIER SERIEUX, Thomas Lilti 2023, Vincent Lacoste, François Cluzet (education)@@


Benjamin, jeune doctorant, se met en quête d'un emploi sous la pression de son père. Il accepte une proposition pour enseigner les mathématiques dans un collège et démarre son année sans expérience. Très vite, il comprend qu'il va pouvoir compter sur l'aide de ses nouveaux collègues. Si les élèves donnent du fil à retordre à leurs enseignants, ces derniers tentent de les discipliner à leur manière. Sans l'aide des institutions, ils se serrent les coudes pour que chacun d'entre eux puisse enseigner dans les meilleures conditions possibles

TELERAMA
Un bel hommage au dévouement des enseignants ou une copie baclée ? Les avis sont partagés.

POUR
Le titre ne saurait mentir : le réalisateur de et d’ prend la question du métier au sérieux. Avoir une profession, une mission, un idéal peut-être, être identifié à la fonction que l’on tient, qu’est-ce que cela raconte ? Est-ce aussi simple que cela en a l’air ? En passant de l’univers de la médecine à celui de l’enseignement, les questionnements de Thomas Lilti trouvent une parfaite chambre d’écho. Dans le décor d’un collège de grande banlieue, Un métier sérieux construit une fiction-mosaïque qui a beaucoup à dire, avec sérieux et drôlerie aussi, sur la vie des profs.

Sans jamais mimer une enquête journalistique, le scénario mêle finement plusieurs approches de la planète Éducation nationale. D’abord, une impression globale que ça part dans tous les sens : entre alerte incendie chaotique, soutien psychologique, conseil de discipline, on sent le cœur de métier — faire cours — bousculé. Mais, dans le sentiment de vivre la même aventure, belle et difficile, le corps enseignant affirme une cohésion, une identité forte. Thomas Lilti fait vivre avec talent cet esprit de groupe, qui donne un sens à tout ce que l’apprentissage a de collectif. En se rapprochant encore, le cinéaste montre aussi l’envers de cette foi qui rassemble : la solitude, l’isolement dont chacun fait l’expérience.

Contraints d’affronter la violence qui surgit en classe ou le jugement d’une inspectrice, les professeurs sont aussi, surtout, confrontés à eux-mêmes. Les débutants cherchent la bonne contenance. Porter des lunettes aiderait peut-être à entrer dans le costume de ce personnage, l’enseignant. Un rôle qu’on ne sait plus, à l’autre bout de la carrière, comment renouveler. Il faut toujours viser la perfection, puis rentrer chez soi et retrouver une vie imparfaite.

Pour raconter ces doutes, ces remises en question profondes, Thomas Lilti s’appuie sur des interprètes complices (François Cluzet, Vincent Lacoste, Louise Bourgoin) qui sont, comme lui et comme le reste de la distribution, de formidables portraitistes. À eux tous, ils prennent la mesure de l’engagement personnel que représente le métier des professeurs. Un film d’admiration et de soutien plein de vivacité, éclairant, emballant. — Frédéric Strauss

CONTRE
Nos profs nous l’ont répété à longueur de scolarité : il ne faut pas confondre le fond et la forme. Évidemment que l’enseignement est, plus que jamais, un sacerdoce difficile et admirable, et que le cinéma doit le mettre en lumière, en filmer les hauts et les bas, et louer, sans relâche, les acteurs de ce vertueux métier. Mais encore faut-il ne pas trop bâcler son sujet, sous prétexte qu’on a acquis un statut d’élève irréprochable dans une autre matière. Si Thomas Lilti accumule les bons points depuis (2014), le voilà, ici, qui photocopie paresseusement ses acquis en médecine (le don de soi, la déprime personnelle, le soutien du collectif) et les ressert, tièdes, sans âme, sans vrai drame ni réel comique de situation, dans le cadre scolaire. En laissant des interprètes fidèles se débrouiller avec quelques répliques sympathiques et un énoncé des plus banals. Se reposer, ainsi, sur ses lauriers, n’est pas très sérieux. — Guillemette Odicino
UN METIER SERIEUX, Thomas Lilti 2023, Vincent Lacoste, François Cluzet (education)@@ (E)
Benjamin, jeune doctorant, se met en quête d'un emploi sous la pression de son père. Il accepte une proposition pour enseigner les mathématiques dans un collège et démarre son année sans expér ...

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UN MONDE PARFAIT, Clint Eastwood, Kevin Kostner@@


En 1963, un policier du Texas poursuit Butch Haynes et Terry Pugh, deux dangereux voleurs récidivistes en cavale. Ces derniers ont pris en otage, un jeune témoin de Jehovah de sept ans du nom de Phillipe qui, le temps de cette folle équipée, va devenir leur ami.

TELERAMA
Avec cette cavale initiatique filmée à hauteur d’enfant, Clint Eastwood touche juste.
Évadés d’un pénitencier, Butch et Terry kidnappent un enfant pour protéger leur cavale… La beauté solaire et froissée de ce film vient d’un certain regard. Comme Butch prend la peine de s’agenouiller devant le petit Phillip pour lui parler d’égal à égal, Clint Eastwood filme à hauteur d’enfant. Chacun à leur manière, ses héros cherchent des yeux un père impossible. Le thème est classique, mais Un monde parfait envoie valser tous les clichés.
Phillip n’est pas un de ces gamins roublards qui vous assènent leurs répliques toutes cuites. C’est un ovni mystérieux, dont les émetteurs réagissent avant tout au silence. Butch, le hors-la-loi, vit dans une innocence poétique malgré ses crimes. Enfin, Red Garnett, le faible ranger, renouvelle l’image du flic selon Eastwood, jusqu’alors cantonné dans le registre dur de l’inspecteur Harry. La cavale initiatique de ces trois âmes blessées se déroule juste avant l’assassinat de Kennedy. L’histoire individuelle rivalise avec l’histoire nationale, sous l’emprise d’une seule force : l’émotion brute.
UN MONDE PARFAIT, Clint Eastwood, Kevin Kostner@@ (E)
En 1963, un policier du Texas poursuit Butch Haynes et Terry Pugh, deux dangereux voleurs récidivistes en cavale. Ces derniers ont pris en otage, un jeune témoin de Jehovah de sept ans du nom de Phillipe qui, le temps de cette ...

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UN MONDE, Laura Wandel 2021, Maya Vanderbeque, Günter Duret (societe)@@@


Nora entre en primaire lorsqu'elle est confrontée au harcèlement dont son grand frère Abel est victime. Tiraillée entre son père qui l'incite à réagir, son besoin de s'intégrer et son frère qui lui demande de garder le silence, Nora se trouve prise dans un terrible conflit de loyauté. Une plongée immersive, à hauteur d'enfant, dans le monde de l'école.

TELERAMA
Alors qu’elle vient de rentrer à l’école primaire, une fillette découvre que son frère aîné y est victime de harcèlement de la part de ses camarades. Une vision à hauteur d’enfant.

Une petite fille pleure dans les bras de son grand frère. C’est le premier jour d’école primaire et Nora ne veut pas y aller. Devant la grille, Abel, son frère, essaie de la rassurer. « T’inquiète, on se revoit à la récré. » Une fois à l’intérieur de l’école, on n’en sortira plus, sauf au moment de la piscine, où Nora, tremblotante, devra sauter dans le grand bassin. Une épreuve parmi tant d’autres dans ce film d’une sensibilité à l’os. À même de réveiller dans l’esprit de chaque spectateur des souvenirs plus ou moins enfouis de honte et de peur. Peur de l’inconnu, de ne pas réussir, d’être puni.

Peur surtout de ne pas savoir se défendre face à la violence. Un monde est un film d’angoisse, criant de vérité, parce que filmé à hauteur d’enfant. Ce premier long-métrage de la réalisatrice belge Laura Wandel impressionne par sa densité et sa concision. Il repose sur l’immersion totale dans un univers impitoyable dominé par le brouhaha. Une micro-société, un terrain de jeu et d’apprentissage, où Nora trouve peu à peu sa place, se fait des copines. La victime, ce n’est pas elle ici, comme le début le laisse penser, mais Abel. Sa sœur découvre qu’il subit le harcèlement d’une bande de garçons, dans les escaliers, la cour, les toilettes. En voulant s’interposer, elle semble aggraver la situation. Tandis que son frère la presse de garder le silence, leur père sent que quelque chose ne va pas…

“Un monde”, un film choc sur le harcèlement scolaire : “Quand un enfant est violent, c’est qu’il y a une blessure qui n’a pas été reconnue”

Culpabilité, conflit de loyauté, reproduction de la violence : le film est riche de tensions psychologiques. Les adultes s’y démènent comme ils peuvent, mais leur vigilance comporte inévitablement des failles. La réalisatrice n’incrimine ni ne juge personne. Elle montre que l’école, lieu déterminant de l’apprentissage social, peut être le théâtre de rapports de force très cruels entre enfants. Où commencent à s’inscrire en nous des traits de domination ou de soumission, de confiance en soi ou l’inverse, qui conditionnent notre rôle ultérieur dans la société.

Si le jeu, la joie, l’acquisition du savoir sont aussi de la partie, si le film tend vers une forme de salut possible, il reste poignant, nous saisissant plus d’une fois à la gorge, en créant une profonde empathie pour le frère meurtri et sa sœur atteinte par ricochet. Une fratrie incarnée par deux enfants, Maya Vanderbeque et Günter Duret, époustouflants de justesse.
UN MONDE, Laura Wandel 2021, Maya Vanderbeque, Günter Duret (societe)@@@ (E)
Nora entre en primaire lorsqu'elle est confrontée au harcèlement dont son grand frère Abel est victime. Tiraillée entre son père qui l'incite à réagir, son besoin de s'intégrer et son ...

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UN PERE IDEAL, Hélène Fillières 2024, Roland Gerra, Eddy Michell (societe)@


Michel, le jovial tenancier du seul café d'un petit bourg normand, voit sa vie basculer quand sa fille adolescente est assassinée. Tout le monde le soutient, à commencer par Jeff, son meilleur ami, le curé de l'église qui fait face au café. Seulement, la rumeur monte et gangrène le village. Michel est montré du doigt. De père idéal il devient le coupable idéal. La vindicte populaire menace l'amitié entre Jeff et Michel.
UN PERE IDEAL, Hélène Fillières 2024, Roland Gerra, Eddy Michell (societe)@ (E)
Michel, le jovial tenancier du seul café d'un petit bourg normand, voit sa vie basculer quand sa fille adolescente est assassinée. Tout le monde le soutient, à commencer par Jeff, son meilleur ami, le curé de l'& ...

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UN PETIT FRERE, Léonor Serraille 2023, Annabelle Lengronne, Stéphane Bak, Kenzo Sambin (societe immigration)@@@


Quand Rose arrive en France, elle emménage en banlieue parisienne avec ses deux fils, Jean et Ernest. Construction et déconstruction d'une famille, de la fin des années 80 jusqu'à nos jours.

TELERAMA
Loin des tartes à la crème sur l’intégration, chaque détail touche au cœur dans cette fresque qui célèbre la fierté.
À peine deux heures pour une fresque : après Jeune Femme, son enthousiasmant premier long métrage (Caméra d’or à Cannes en 2017) sur une trentenaire hors des sentiers battus, Léonor Serraille impressionne en racontant la vie, sur plus de vingt ans, d’une Ivoirienne et de ses deux fils, venus s’installer en France en 1989. Avec autant d’ambition que de sens du détail, elle rend profondément romanesque cette odyssée du quotidien en trois volets, qui portent les prénoms de chacun : Rose, puis Jean et enfin Ernest, le petit frère du titre.

Rose, d’abord, superbement interprétée par Annabelle Lengronne. Arrivée d’Afrique avec un passé qu’on devine douloureux, cette jeune mère célibataire travaille comme femme de ménage d’un hôtel. Rose n’a peur de rien. Ni de travailler dur, ni de sortir danser, ni d’élever ses fils qu’elle adore mais auxquels elle ne passe rien : il faut qu’ils réussissent, qu’ils soient des élèves exemplaires.

Jean et Ernest grandissent, au fil du film, pendant que les rides tracent sur le visage de Rose les sillons d’une certaine désillusion. Mais pas une once de misérabilisme dans le regard précis et poétique de Léonor Serraille. Pas de tragédie ou de sociologie faciles : il y a quelque chose de mystérieux, et de fascinant, dans la modestie de cette chronique au long cours, qui évite les clichés sur l’immigration et l’intégration, et où chaque détail touche juste. Comme ce principe transmis par Rose à ses fils : il faut se cacher pour pleurer. « On pleure dans sa tête ? » mime, avec un geste délicieux, le petit Ernest lors d’un déjeuner dans un fast-food. C’est ça, on pleure à l’intérieur. Un grand film sur la beauté de la fierté.
UN PETIT FRERE, Léonor Serraille 2023, Annabelle Lengronne, Stéphane Bak, Kenzo Sambin (societe immigration)@@@ (E)
Quand Rose arrive en France, elle emménage en banlieue parisienne avec ses deux fils, Jean et Ernest. Construction et déconstruction d'une famille, de la fin des années 80 jusqu'à nos jours.

TELERAMA

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UN PLAN D ENFER, Peter Hewitt 2009, Morgan Freeman, Christopher Walken (aventure)


Roger, un agent de sécurité dans un musée d'art, est obsédé par un tableau qu'il surveille. Lorsqu'il apprend que plusieurs pièces vont être transférées, y compris sa peinture préférée, il rencontre Charles et George, deux autres gardiens qui ont également une attirance pour certaines pièces. Les trois hommes décident de voler leurs oeuvres préférées et de les remplacer par des répliques...
UN PLAN D ENFER, Peter Hewitt 2009, Morgan Freeman, Christopher Walken (aventure) (E)
Roger, un agent de sécurité dans un musée d'art, est obsédé par un tableau qu'il surveille. Lorsqu'il apprend que plusieurs pièces vont être transférées, y compris sa peinture pr ...

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UN POISSON NOMME WANDA, Charles Crichton 1989, John Cleese, Jamie Lee Curtis, Kevin Kline (comique burlesque)@@


La belle Wanda, assistée de Ken le bégayeur et d'Otto son stupide amant, ont réussi un joli hold up grâce à George, dit le cerveau. Mais celui-ci, trop vite dénoncé par Wanda, moisit en prison, avec le secret de la cachette du butin.

TELERAMA
Des gags irrésistibles, une troupe d’acteurs déjantés… pour une comédie anglaise devenue culte. John Cleese, de la dynamite, Jamie Lee Curtis, une bombe, Kevin Kline, totalement allumé.

Amis des bêtes, s’abstenir : outre Wanda, le poisson rouge, qui passe un très sale quart d’heure entre les babines de Kevin Kline (« Il vaut mieux éviter les verts. Ils ne sont pas encore mûrs »), on assiste à divers écrabouillages malencontreux d’innocents quadrupèdes. En revanche, si vous avez toujours rêvé de voir John Cleese se déhancher en sous-vêtements, susurrant n’importe quoi en simili-russe (« glasnost… Gorbatchev… »), cette hilarante comédie est pour vous.

Il y a bien une intrigue, sombre histoire de magot très convoité, mais l’essentiel est ailleurs. Instillant un peu de l’humour absurde des Monty Python, Charles Crichton orchestre une sarabande de gags givrés et burlesques, de comédiens en grande forme : Cleese, toujours guindé et farfelu, Jamie Lee Curtis en gourgandine malicieuse, et Kevin Kline dans un superbe numéro de psychopathe susceptible (« Ne me traite jamais, jamais de débile »).
UN POISSON NOMME WANDA, Charles Crichton 1989, John Cleese, Jamie Lee Curtis, Kevin Kline (comique burlesque)@@ (E)
La belle Wanda, assistée de Ken le bégayeur et d'Otto son stupide amant, ont réussi un joli hold up grâce à George, dit le cerveau. Mais celui-ci, trop vite dénoncé par Wanda, moisit en prison ...

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UN PONT TROP LOIN, J LEVINE, Dirk Bogarde, Sean Connery, Rober Redford, Hardy Kruger@


En septembre 1944, l'opération du maréchal Montgomery débute malgré le désaccord du général américain Patton. Il s'agit d'un coup décisif afin de précipiter la chute du IIIe Reich. Pour cela, il faut s'emparer des six principaux ponts sur le Rhin et les tenir afin de faire franchir les blindés et l'infanterie. L'opération sera un échec, les alliés perdront 17.000 hommes.

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Le dimanche 17 septembre 1944 marque le commencement de l'opération "Market Garden". Ce plan a pour but de porter un coup décisif à l'armée allemande et de précipiter la chute du IIIe Reich. Le général américain Patton désapprouve le projet, conçu par le général britannique Montgomery, en charge de l'opération, et lui fait part de ses réserves. Nullement ébranlé par ces critiques, Montgomery met son plan à exécution. Il envoie des milliers de parachutistes en Hollande du Nord afin qu'ils s'emparent des six principaux ponts sur le Rhin, allant de la Belgique au pont d'Arnhem. Proies faciles pour la DCA, de nombreux soldats sont abattus...
UN PONT TROP LOIN, J LEVINE, Dirk Bogarde, Sean Connery, Rober Redford, Hardy Kruger@ (E)
En septembre 1944, l'opération du maréchal Montgomery débute malgré le désaccord du général américain Patton. Il s'agit d'un coup décisif afin de précipiter la chute du I ...

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UN PROF PAS COMME LES AUTRES, Bora Dagtekin 2013 (comique)@


Zeki Müller, petit escroc, sort de prison avec pour seul but de retrouver un butin qu'il a enterré. Le problème est que depuis, un gymnase s'est construit au-dessus. Afin de récupérer son argent, Zeki n'a pas d'autre choix que de se faire embaucher comme enseignant suppléant dans l'école dont dépend le gymnase. Il devient ainsi le pire enseignant de tous les temps.

TELERAMA
Dans le genre éculé du film de bahut avec professeurs contre cancres, qu'a de mieux ce modèle allemand (gros succès outre-Rhin en 2013) par rapport à son équivalent français (Les Profs, de Pierre-François Martin-Laval, gros succès chez nous en 2013) ? Non seulement Bora Dagtekin va plus loin dans la potacherie, mais sa comédie possède aussi du rythme, des personnages attachants et des acteurs qui ont du charme... Pas très fin, mais rafraîchissant.
UN PROF PAS COMME LES AUTRES, Bora Dagtekin 2013 (comique)@ (E)
Zeki Müller, petit escroc, sort de prison avec pour seul but de retrouver un butin qu'il a enterré. Le problème est que depuis, un gymnase s'est construit au-dessus. Afin de récupérer son argent, Zeki n'a pa ...

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UN SAC DE BILLES Christian Duguay 2017, Patrick Bruel, Elsa Zylberstein


Dans la France occupée, Maurice et Joseph, deux jeunes frères juifs livrés à eux-mêmes, sont envoyés par leurs parents dans la zone libre, et font preuve de malice, de courage et d'ingéniosité pour échapper aux occupants et tenter de réunir leur famille à nouveau.
UN SAC DE BILLES Christian Duguay 2017, Patrick Bruel, Elsa Zylberstein (E)
Dans la France occupée, Maurice et Joseph, deux jeunes frères juifs livrés à eux-mêmes, sont envoyés par leurs parents dans la zone libre, et font preuve de malice, de courage et d'ingéniosit& ...

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UN TAXI POUR TOBROUK, Denys de la Patelliere 1961, Lino Ventura, Charles Aznavour, Hardy Kruger (guerre)@@


En octobre 1942, à Tobrouk, un commando français fait sauter des dépôts d'essence allemands. Cependant, 4 soldats parviennent à s'enfuir et se retrouvent bientôt perdus en plein désert. Après une journée de marche harassante, ils repèrent une auto-mitrailleuse allemande et ses 5 occupants. Un seul échappe à la mort et est fait prisonnier. C'est le début d'une aventure étonnante où, face au danger, chacun découvrira la solidarité.

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Quatre soldats français dans le désert commencent à apprécier l’Allemand dont ils ont “réquisitionné” le véhicule. Beau film de mecs, avec Michel Audiard aux dialogues.

Il faudrait toujours tuer l’ennemi avant de le connaître. » Le film de Denys de La Patellière se résume à cette réflexion de François Jonsac (épatant Maurice Biraud), l’intello engagé dans les Forces françaises libres pour fuir l’ennui et un père tranquille à Vichy. Avec lui, paumés dans le désert libyen et en route pour Tobrouk, il y a Théo, le fruste fusilier marin, Samuel, juif et soldat à cause de cela, Paolo, condamné à mort échappé. Et cet ennemi qui ne l’est pas assez, le capitaine von Stiegel. Les quatre Français ensablés le font prisonnier pour lui voler son automitrailleuse, ce « taxi » de la dernière chance pour sortir de l’enfer beige. Ensemble, ils auront soif, peur et traverseront un champ de mines, absurde champ d’honneur.

La guerre perd son sens quand on est juste cinq vrais mecs dans une vraie merde. Pour désembourber une roue, mieux vaut ôter son uniforme. Une fois torse nu, on n’est plus que cinq terrassiers, sans grade et sans nationalité, suant la même sueur, buvant au même goulot. Au-delà de sa mise en scène académique, ce film de guerre en huis clos dans le désert reste donc, au fil des rediffusions, un beau moment de virilité antimilitariste, en grande partie grâce à Audiard, particulièrement en verve. Exemple entre mille : le célébrissime « Deux intellectuels assis vont moins loin qu’un con qui marche ».
UN TAXI POUR TOBROUK, Denys de la Patelliere 1961, Lino Ventura, Charles Aznavour, Hardy Kruger (guerre)@@ (E)
En octobre 1942, à Tobrouk, un commando français fait sauter des dépôts d'essence allemands. Cependant, 4 soldats parviennent à s'enfuir et se retrouvent bientôt perdus en plein désert. Apr&egr ...

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UN THE AU SAHARA, Bernardo Bertolucci 1990, John Malkovich, Debra Winger (sentimental)@@


En 1947, un jeune couple d'Americains, Port Moresby et Kit, partent pour l'Afrique à la recherche de leur amour que la civilisation d'après-guerre perturbe. Une belle histoire d'amour entre deux personnes très compliquées qui s'adorent mais ne peuvent pas trouver le bonheur ensemble.

TELERAMA
Un couple d’Américains au bord du divorce trimbale son désespoir dans un Maroc très (trop ?) photogénique. Ils s’enfoncent dans le désert, englués dans leur solitude. Le roman de Paul Bowles, adapté par Bernardo Bertolucci.

Curieux trio qui débarque dans le Tanger de la fin des années 40, avec des malles aussi grosses que leurs désillusions. Port est un compositeur qui ne compose plus. Kit, sa femme, est une dramaturge qui n'a presque rien écrit. Comme pour éviter de se retrouver face à face, ils traînent dans leurs bagages Turner, un ami, tel un bel objet futile et vain. Ce sont des dandys que peint Bertolucci dans cette adaptation du célèbre roman de Paul Bowles. Sa caméra, aérienne, semble les dominer légèrement. D'amples et superbes mouvements tournants les enferment dans des cercles invisibles à mesure qu'ils s'enfoncent dans le désert, à la recherche d'une vérité qui se dérobe.

En contrepoint de leur quête sévit un couple grotesque, Mme Lyle et son fils, droit sortis de l'univers grinçant de John Huston. Qu'importe donc l'exotisme d'un Maroc très hollywoodien : dans des sites grandioses, Port et Kit dissertent sur leur mal de vivre, et Bertolucci joue avec brio une partie de cache-cache entre l'art et l'artifice. Si l'on croit moins aux séquences finales, où Port tombe soudain malade, il est difficile de ne pas reconnaître que Debra Winger est éblouissante.
UN THE AU SAHARA, Bernardo Bertolucci 1990, John Malkovich, Debra Winger (sentimental)@@ (E)
En 1947, un jeune couple d'Americains, Port Moresby et Kit, partent pour l'Afrique à la recherche de leur amour que la civilisation d'après-guerre perturbe. Une belle histoire d'amour entre deux personnes très compliqu& ...

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UN TICKET POUR DEUX, John Hughes 1987, Steve Martin, John Candy (comique)@


À deux jours de Thanksgiving, Neal Page se prépare à rejoindre sa femme à Chicago afin de passer les fêtes en famille.

TELERAMA
Toujours en train de courir entre deux rendez-vous, Neal Page se trouve soudainement en « stand by », désoeuvré, dans la salle d'attente d'un aéroport de province. C'est peut-être parce qu'il n'est pas habitué à avoir un trou dans son emploi du temps qu'il se laisse mettre aussi facilement le grappin dessus par un bon gros représentant en anneaux de rideaux de douche (!). Del Griffith se met en tête de tout faire pour mener Neal à bon port, en car, en train ou en voiture... De New York et ses embouteillages à la périphérie de Wichita (Kansas), Neal Page se frotte à l'amérique profonde et ses habitants, zoo improbable que le jeune cadre dynamique n'a jamais pris le temps de visiter, escorté par un guide plus beauf que nature.

Les motels sont miteux, Del Griffith pue des pieds et fait tremper ses chaussettes dans le lavabo, Neal s'essuie le visage avec le slip de son boulet : les gags sont du niveau d'une soirée entre carabins, mais Steve Martin, comme toujours, sauve la mise grace à son air de faux témoin et sa mauvaise humeur à la Stan Laurel. En guise de Oliver Hardy, John Candy joue le plouc misérabiliste avec un naturel désopilant. Ne manquait, comme chef d'orchestre de ces Pieds Nickelés, qu'un réalisateur plus incisif que le poussif John Hughes. Alors tant pis pour le final trop sirupeux et le rythme relâché, la balade reste désespérément drôle et arrache le rire par effet d'accumulation.


UN TICKET POUR DEUX, John Hughes 1987, Steve Martin, John Candy (comique)@ (E)
À deux jours de Thanksgiving, Neal Page se prépare à rejoindre sa femme à Chicago afin de passer les fêtes en famille.

TELERAMA
Toujours en train de courir entre deux rendez-vous, Neal Page se ...

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UN TRAMWAY NOMME DESIR, Elia Kazan 1951, Marlon Brando, Vivian Leigh (societe)@@@


Héritière ruinée, Blanche s'installe chez sa soeur Stella et son beau-frère Stanley Kowalski dans un quartier populaire de La Nouvelle-Orléans. Maniérée et capricieuse, Blanche rentre bientôt en conflit avec Stanley, ouvrier viril, impulsif, et parfois violent, qui vit au rythme de ses passions - le poker, le bowling et les femmes.

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« Prendre le tramway nommé Désir et changer à la station Cimetière » : Blanche Dubois se répète les consignes pour aller chez sa sœur, Stella, frêle blonde acoquinée à un Polonais musclé. Avec sa névrose rampante et ses valises débordantes, Blanche s’installe dans le petit appartement suintant du couple, pour une durée illimitée…

Nymphomane de l’imaginaire, pour qui tout passage à l’acte se résume à une fuite, l’héroïne, Blanche Dubois, est une dépressive virevoltante, toujours en mouvement, lancée comme un tramway cahotant sur les rails de la folie.

Le film ressemble à un long monologue de cellule d’asile, dont tous les pensionnaires sont vus comme des animaux. Sur les conseils de Tennessee Williams lui-même, Elia ­Kazan donna à Vivien Leigh l’apparence d’un « papillon de nuit battant de l’aile contre un mur ». Mais cette ménagerie de plâtre écaillé fourmille avant tout de félins : la caméra rampe comme un chat prêt à bondir, face à des acteurs souples comme des fauves. Outre son fameux rugissement de guerre amoureuse (« Stellaaaaa ! »), Marlon Brando a tout du lion sensuel : il mange son jambon avec ses mains et l’arrache du bout des ­canines, comme une côte de ­gazelle…

Le plus fascinant, dans cette tragédie psychiatrique, reste son inspiration nettement tchékhovienne. Des personnages qui se déchirent en famille, sur fond de propriété en perdition : on se croirait dans La Cerisaie…
UN TRAMWAY NOMME DESIR, Elia Kazan 1951, Marlon Brando, Vivian Leigh (societe)@@@ (E)
Héritière ruinée, Blanche s'installe chez sa soeur Stella et son beau-frère Stanley Kowalski dans un quartier populaire de La Nouvelle-Orléans. Maniérée et capricieuse, Blanche rentre bient&o ...

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UN VENT DE FOLIE, Bronwen Hughes 1999, Sandra Bullock, Ben Affleck, Maura Tierney (comique)@


À la veille de son mariage, Ben prends l'avion pour rejoindre sa fiancée. Victimes d'un incident au décollage, ils décident de faire la route avec une passagère. Commence alors une série d'aventures rocambolesques.

TELERAMA
Ben Holmes, un écrivain new-yorkais quelque peu introverti, est en passe de rejoindre sa fiancée Bridget, qu'il doit bientôt épouser. Hélas, pris dans un ouragan, son avion est contraint à un atterrissage forcé. Pour corser l'affaire, Ben apprend que le trafic aérien est stoppé pour un temps indéterminé. Sa voisine, la volcanique Sarah, à laquelle il a évité un choc violent lors de l'atterrissage, lui propose de l'accompagner dans son périple. Elle convainc un automobiliste de les emmener, mais celui-ci est bientôt arrêté pour usage de drogue. Croyant qu'ils sont fiancés, un groupe de personnes âgées accepte de dépanner les deux jeunes gens. C'est alors que Ben est reconnu par un ami...
UN VENT DE FOLIE, Bronwen Hughes 1999, Sandra Bullock, Ben Affleck, Maura Tierney (comique)@ (E)
À la veille de son mariage, Ben prends l'avion pour rejoindre sa fiancée. Victimes d'un incident au décollage, ils décident de faire la route avec une passagère. Commence alors une série d'aventures ...

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UN VILLAGE PRESQUE PARFAIT, Stéphane Meunier 2015, Didier Bourdon, Lorànt Deutsch, Denis Podalydès (societe comique)@


Perdu dans les montagnes, Saint-Loin-La-Mauderne a besoin d'un médecin pour débloquer des fonds européens. Un argent vital, qui permettrait de relancer l'usine de fumage de saumon. Germain, maire de cette commune de 120 âmes, réussit à convaincre le docteur Maxime Meyer de venir s'installer dans ce village.

TELERAMA
Auteur du documentaire Les Yeux dans les Bleus et de quelques téléfilms, Stéphane Meunier loupe ses débuts au cinéma avec ce remake d'un film québécois sympa sur la désertification rurale, La Grande Séduction — où des villageois veulent convaincre un médecin de s'implanter chez eux. Il en tire une fable paresseuse et pleine de clichés sur un Français des villes découvrant la France des champs.
UN VILLAGE PRESQUE PARFAIT, Stéphane Meunier 2015, Didier Bourdon, Lorànt Deutsch, Denis Podalydès (societe comique)@ (E)
Perdu dans les montagnes, Saint-Loin-La-Mauderne a besoin d'un médecin pour débloquer des fonds européens. Un argent vital, qui permettrait de relancer l'usine de fumage de saumon. Germain, maire de cette commune de 120 ...

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UNE AFFAIRE DE FEMMES, Claude Chabrol 1988, Isabelle Huppert, Francois Cluzet (societe avortement)@@@


Dans la France des hommes vaincus, les femmes mènent leur propre guerre. Le combat de Marie naît de l'anecdotique et du cocasse, quand elle décide d'aider sa voisine qu'elle trouve plongée dans une bassine de moutarde. Devenue alors avorteuse, elle libère ses semblables d'une maternité non désirée et, grâce à l'argent gagné, s'affranchit de la servitude conjugale.

TELERAMA
Inspiré de l’histoire de Marie-Louise Giraud, guillotinée en 1943, le film brosse le portrait d’une faiseuse d’anges sous l’Occupation. Chabrol ne juge pas, préférant touiller le bourbier d’une époque peu glorieuse.

Le duo Chabrol-Huppert a commencé sa belle carrière en 1978, avec Violette Nozière, et s’est reformé dix ans plus tard pour ce film jumeau, nouveau portrait d’une femme devenue incarnation du mal aux yeux de la justice française et qui fut guillotinée le 30 juillet 1943. Marie-Louise Giraud avait pratiqué des avortements, accessoirement loué des chambres à des prostituées.

Au lieu d’un monstre, Chabrol montre une petite commerçante qui fait des économies de bouts de savon (indispensable aux faiseuses d’anges), peut bientôt s’acheter des confitures sans tickets de rationnement, changer d’appartement et se payer une assistante, sa femme de ménage, qui s’occupe des clientes pendant qu’elle prend du bon temps. Le rêve de confort, de réussite sociale, de respectabilité se confond avec ce qui la mènera à la disgrâce.

Isabelle Huppert joue cette Marie comme une femme en fuite : échapper à la pauvreté, à la morosité, à son mari, qu’elle n’aime pas, et à la réalité de sa petite entreprise. Chabrol observe avec compassion ses contradictions, ses aveuglements. Il est sans merci pour la France de Pétain, ses rangs de traîtres érigés en juges garants de l’honneur de la nation. Un grand film.
UNE AFFAIRE DE FEMMES, Claude Chabrol 1988, Isabelle Huppert, Francois Cluzet (societe avortement)@@@ (E)
Dans la France des hommes vaincus, les femmes mènent leur propre guerre. Le combat de Marie naît de l'anecdotique et du cocasse, quand elle décide d'aider sa voisine qu'elle trouve plongée dans une bassine de mout ...

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UNE AFFAIRE PRIVEE, Guillaume Nicloux 2002, Thierry Lhermitte, Clovis Cornillac, Marion Cotillard (thriller)@@


Une mère charge un détective privé désabusé de reprendre l'enquête sur la disparition de sa fille il y a six mois.

TELERAMA
Du polar, du classique. Et du bon, grâce au sens du décor de Guillaume Nicloux et aux prouesses de ses acteurs.
À quoi reconnaît-on un bon polar ? Au nombre de clopes grillées et de verres descendus. La tradition, ça a du bon, et cette Affaire privée, riche en goudrons et en alcool, n’y coupe pas. Guillaume Nicloux sait pourtant qu’il faut adapter et recomposer cette tradition, sans quoi on débouche vite sur une voie de garage tapissée d’images d’Épinal. Au placard, donc, la gabardine, le chapeau, le whisky et le carnet du privé. Place à la parka informe, à la Kro, au mini-magnéto, à la gueule fatiguée de François (Thierry Lhermitte), qui est détective salarié dans une agence tenue par une femme. Un type désabusé qui vit seul dans un appart crade et en foutoir. Il a une maîtresse, mais c’est comme s’il n’en avait pas. Il fait tout machinalement, sans conviction. Idem lorsqu’il s’agit de se coltiner cette nouvelle enquête vaseuse : Mme Siprien, qui dirige… une entreprise de pompes funèbres, voudrait retrouver sa fille, Rachel, disparue depuis plusieurs mois.

En l’absence de cadavre, on ne peut même pas dire que l’affaire sente mauvais… Au début, François pose les questions d’usage à l’entourage, mais il écoute à peine les réponses. Il se donne une semaine pour classer l’affaire, résolue ou non. Sauf que, de brutaux avertissements en petits secrets louches sur la vie dissolue de Rachel, François sort de son indifférence lasse. Il commence à flairer des trucs pas clairs du tout. Vient s’ajouter, il est vrai, la sensualité irrésistible d’une amie proche de Rachel, Clarisse (Marion Cotillard)…

Un casting épatant
L’avantage du privé, c’est de voir du monde, d’interroger des spécimens de tous horizons, rupins, noctambules, employés ou étudiants. Défilent ainsi un voisin retraité aussi obséquieux que fureteur, un barman obsédé par la gonflette, une mère à l’obstination suspecte, un kinésithérapeute qui tord le cou aux clichés… Ces seconds rôles trouvent un à un leur place dans le puzzle et sont servis par d’excellents acteurs qui parviennent, en une seule scène parfois, à donner vie à de vrais personnages : Jeanne Balibar, Robert Hirsch, Niels Arestrup, Carlo Brandt, Samuel Le Bihan, Marion Cotillard, Jean-Pierre Darroussin, Aurore Clément... c’est ce qu’on appelle un casting ouvert.

Sur les traces de Melville
Mais un privé est aussi un voyeur, un type qui épie sans être vu. Il doit avoir ce don de se fondre dans la ville, de fouiner un peu partout, jardins, entrées d’immeubles, caves. Cette position de voyeur tend ici vers une forme de retrait, d’effacement silencieux qui donne à cette Affaire privée son étrangeté. Il suffit d’une fenêtre ouverte pour donner à voir d’autres intérieurs, d’autres vies. Le film est une fenêtre sur la ville, sur ce Paris un peu déserté et revisité avec un regard totalement neuf. Guillaume Nicloux a le sens du décor insolite et filme chaque coin de rue et chaque façade comme un personnage. Il pousse l’aventure jusqu’en banlieue, sur les traces de Jean-Pierre Melville qui l’a inspiré mais qu’il ne plagie jamais...

L’idée de faire de François un père et un homme qui ne se console pas d’être séparé de sa femme est une idée originale dans le contexte du genre même si l’on aurait aimé plus de mélancolie ou de gravité chez lui. Corps avachi, regard éteint, lorsqu’il colle ses indices dans son classeur, comme un écolier consciencieux, François est une petite énigme à lui tout seul. Une énigme qui ne serait pas ce qu’elle est sans Thierry Lhermitte, vraiment bien dans ce rôle à contre-emploi, presque opaque. La fin d’une carrière un peu transparente ?
UNE AFFAIRE PRIVEE, Guillaume Nicloux 2002, Thierry Lhermitte, Clovis Cornillac, Marion Cotillard (thriller)@@ (E)
Une mère charge un détective privé désabusé de reprendre l'enquête sur la disparition de sa fille il y a six mois.

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Du polar, du classique. Et du bon, grâce au sens du d&ea ...

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UNE BELLE COURSE, Christian Carion 2022, Line Renaud, Dany Boon (road movie)@@


Madeleine, 92 ans, appelle un taxi pour rejoindre la maison de retraite où elle doit vivre désormais. Elle demande à Charles, un chauffeur un peu désabusé, de passer par les lieux qui ont compté dans sa vie, pour les revoir une dernière fois. Peu à peu, au détour des rues de Paris, surgit un passé hors du commun qui bouleverse Charles. Il y a des voyages en taxi qui peuvent changer une vie.

TELERAMA
Une nonagénaire en route vers l’Ehpad raconte sa vie à un chauffeur de taxi désabusé. La belle complicité qui se développe entre les deux personnages et leurs interprètes fait oublier l’abus de violons.

Douze heures pour rejoindre Courbevoie depuis Bry-sur-Marne, soit à peine trente kilomètres… Ce n’est pas la faute des fameux embouteillages parisiens si Charles, au volant de son taxi, a tant traîné pour emmener sa cliente à bon port : Madeleine, une nonagénaire encore pleine de vie, a voulu revoir une dernière fois les lieux marquants de son existence avant d’emménager à l’Ehpad…

Une heure quarante de conversations à bord d’une voiture était probablement un projet de mise en scène trop radical pour le réalisateur de Joyeux Noël. Christian Carion a donc « aéré » son nouveau long métrage avec des flash-back sur le passé traumatique de Madeleine qui se révèlent particulièrement maladroits, malgré le talent d’Alice Isaaz. Le pathos et le didactisme appuyé de ces scènes artificielles contrastent avec la finesse d’écriture des dialogues entre le chauffeur de taxi désabusé et sa passagère malicieuse. La belle complicité qui se développe entre les deux personnages et leurs interprètes fait oublier l’abus de violons : la sobriété va bien à Dany Boon, pour une fois dans un rôle dramatique, et Line Renaud est irrésistible dans l’humour comme dans l’émotion.
UNE BELLE COURSE, Christian Carion 2022, Line Renaud, Dany Boon (road movie)@@ (E)
Madeleine, 92 ans, appelle un taxi pour rejoindre la maison de retraite où elle doit vivre désormais. Elle demande à Charles, un chauffeur un peu désabusé, de passer par les lieux qui ont compté dan ...

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UNE BELLE FILLE COMME MOI, Francois Truffaut 1972, Bernadette Laffont, Andre Dussolier, Claude Brasseur, Charles Denner, Guy Marchand (thriller)@


Camille Bliss, une ravissante jeune fille accusée de crime et soupçonnée d'autres tentatives de meurtres se retrouve en prison. Stanislas Prévine, jeune sociologue préparant une thèse sur la criminalité féminine, est amené à interroger la jeune fille lors de son incarcération.

TELERAMA
Stanislas prépare une thèse sur les femmes criminelles et rencontre en prison l’ébouriffante Camille. La gouaille de Bernadette Lafont fait merveille mais la narration n’est guère insirée, et la trivialité du propos ne fait pas rêver.

L'exercice est cruel, en plus d’être périlleux. Truffaldien de cœur, on avait volontairement, et des décennies durant, fait l’impasse sur ce film à la réputation aussi mauvaise que celle de son héroïne, croqueuse d’hommes et d’héritages. Comme on aurait aimé l’aimer, ce Truffaut mal aimé, idéalement coincé entre nos deux préférés (Les Deux Anglaises et le Continent et La Nuit américaine).

Hélas, tout déraille dans ce film « malade », le premier franchement comique d’un auteur si peu porté sur la gaudriole. On a d’ailleurs dit que Truffaut avait voulu s’en payer une tranche après l’injuste échec des Deux Anglaises, chef-d’œuvre de romantisme spleenétique.

Verbe fleuri, sourire goguenard, poitrine offerte, Bernadette Lafont traverse le film telle une tornade, son amoralité tranchant avec l’ordinaire torturé des héroïnes truffaldiennes. À la faveur d’une narration en flash-back signée par un Jean-Loup Dabadie guère inspiré, une poignée de mâles bêtas tombent dans les rets de la garce : un fils à maman alcoolo (Philippe Léotard), un crooner en rut (Guy Marchand), un dératiseur puritain (Charles Denner), un sociologue coincé (André Dussollier, tout jeunot). Dans ce concours de lourdeur, au burlesque embarrassant, certains ont perçu la vitalité de Raymond Queneau. On n’y a vu que la trivialité de Michel Audiard période Elle cause plus… elle flingue. Tristesse…
UNE BELLE FILLE COMME MOI, Francois Truffaut 1972, Bernadette Laffont, Andre Dussolier, Claude Brasseur, Charles Denner, Guy Marchand (thriller)@ (E)
Camille Bliss, une ravissante jeune fille accusée de crime et soupçonnée d'autres tentatives de meurtres se retrouve en prison. Stanislas Prévine, jeune sociologue préparant une thèse sur la crimina ...

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UNE BELLE RENCONTRE, Lone Scherfig 2016, Gemma Arterton, Sam Claflin, Bill Nighy, Richard E. Grant, Henry Goodman (guerre)@@@


En plein Blitz de la Seconde Guerre mondiale, Catrin Cole est recrutée par le service de propagande britannique, en tant que script. Elle intègre une équipe de cinéastes et assiste le prolifique auteur Tom Buckley, chargé de réaliser un long-métrage à succès pour remonter le moral de la population et notamment des femmes et favoriser l'entrée en guerre des États-Unis. Alors que Londres vit écrasé sous la pluie des bombardements, elle doit, malgré les émotions, s'affirmer dans ce monde d'hommes.

TELERAMA
Les bombes tombent sur Londres, en 1940. Au ministère de l’Information, une jeune femme est engagée pour participer à l’écriture d’un film de guerre qui remontera le moral de la nation. La timide Catrin est aussitôt chargée de la parlote, c’est-à-dire des dialogues spécifiquement féminins. Elle va devoir imposer son talent, mais aussi décider de la manière dont elle veut mener son histoire personnelle…

En choisissant le ton de la comédie qui fait sourire, la réalisatrice Lone Scherfig libère tout le charme de ce personnage de débutante, confié judicieusement à Gemma Arterton. À travers son activité de scénariste, puis le tournage d’un mélo héroïque, une interrogation court sur la tragédie réelle et le travail des gens de spectacle, voués à l’artifice même s’ils sont patriotes. Les ressorts sentimentaux sont plus conventionnels, et pas très différents de ceux du faux film de 1940, présenté comme vraiment kitsch. Une belle rencontre a donc un petit côté rétro, pour mieux faire revenir le cinéma à l’innocence d’un bon divertissement.
UNE BELLE RENCONTRE, Lone Scherfig 2016, Gemma Arterton, Sam Claflin, Bill Nighy, Richard E. Grant, Henry Goodman (guerre)@@@ (E)
En plein Blitz de la Seconde Guerre mondiale, Catrin Cole est recrutée par le service de propagande britannique, en tant que script. Elle intègre une équipe de cinéastes et assiste le prolifique auteur Tom Buckle ...

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UNE BOUTEILLE A LA MER, Luis Mandoki 1999, Kevin Costner, Robin Wright, Paul Newman (maritime drame sentimental)@@


Theresa est une jeune mère divorcée, rédactrice au Chicago Tribune. Décidée à prendre du recul, elle se retire quelques jours au bord de la mer. Au cours d'une promenade sur la plage, elle trouve une bouteille échouée contenant une lettre d'amour qui la bouleverse. Elle se met en tête d'en retrouver l'auteur. De cheminements en déductions, elle fait la connaissance de Garret, constructeur de bateaux désespérément obsédé par la disparition en mer de sa femme.

ALLOCINE
L'histoire d'un amour mort et d'un coeur qui cicatrise doucement pour un jour avoir de nouveau l'envie de battre et d'aimer à nouveau de façon passionné mais qui malheureusement va se heurter aux destin et qui ne réussira pas a vivre éternellement...
Une histoire triste et tragique !
UNE BOUTEILLE A LA MER, Luis Mandoki 1999, Kevin Costner, Robin Wright, Paul Newman (maritime drame sentimental)@@ (E)
Theresa est une jeune mère divorcée, rédactrice au Chicago Tribune. Décidée à prendre du recul, elle se retire quelques jours au bord de la mer. Au cours d'une promenade sur la plage, elle trouve un ...

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UNE EPOQUE FORMIDABLE, Gérard Jugnot 1991, Gérard Jugnot, Richard Bohringer, Victoria Abril (societe)@@


Michel Berthier, cadre depuis dix ans, vient d'être licencié. Il ne peut pas se résoudre à l'avouer à sa compagne, Juliette. Après plusieurs mois pourtant, il craque, se dispute avec elle et se retrouve à la rue. En quelques heures, il se fait voler toutes ses affaires, voit sa voiture partir à la fourrière et doit chercher refuge pour la nuit dans une station de métro remplie d'indigents.

TELERAMA
Gérard Jugnot réussissait là une minutieuse chronique de la déchéance ordinaire, une comédie sur les petits échecs et les menues humiliations qui font les grandes catastrophes personnelles. Ce récit modeste, d'un réalisme teinté de satire, n'évite pas toujours les clichés. Mais il suscite un drôle de malaise, une vraie compassion.

Pas d'effets spectaculaires ni de pathos condescendant sur le dos des « perdants » et autres « fracturés sociaux ». Le film réserve son mordant à ceux que Brassens appelait les « gens honnêtes », à l'abri derrière leur mépris. Jugnot fait la part belle à l'humour, truculent et fantaisiste (notamment à travers les facéties colorées de Ticky Holgado et de Richard Bohringer), mais livre une fable sociale d'un pessimisme assez noir, dont il est le touchant héros. — Cécile Mury
UNE EPOQUE FORMIDABLE, Gérard Jugnot 1991, Gérard Jugnot, Richard Bohringer, Victoria Abril (societe)@@ (E)
Michel Berthier, cadre depuis dix ans, vient d'être licencié. Il ne peut pas se résoudre à l'avouer à sa compagne, Juliette. Après plusieurs mois pourtant, il craque, se dispute avec elle et se retro ...

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UNE FEMME DANS L OMBRE, Felix Karolus 2021, Senta Berger, Peter Simonischek@@


Après une longue et brillante carrière de chef d'orchestre, Walter Kler décide de prendre sa retraite. Une nouvelle agréablement accueillie par son épouse Charlotte, qui peut retourner vivre à Munich et passer davantage de temps avec sa fille Viola. C'est alors que Martin Scherer, un maître-nageur à la retraite, veuf depuis peu, fait irruption de manière inopinée dans la vie de Charlotte.
UNE FEMME DANS L OMBRE, Felix Karolus 2021, Senta Berger, Peter Simonischek@@ (E)
Après une longue et brillante carrière de chef d'orchestre, Walter Kler décide de prendre sa retraite. Une nouvelle agréablement accueillie par son épouse Charlotte, qui peut retourner vivre à Munic ...

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UNE FEMME DE MENAGE, Claude Berri 2002, Emilie Dequenne, Jean-Pierre Bacri (societe)@@


Jacques, ingénieur du son, habite depuis des années le quartier Buci. Quelques mois plus tôt, sa femme l'a quitté et sa nouvelle vie de célibataire semble avoir lentement glissé dans la monotonie et la langueur d'un emploi du temps, partagé entre travail, bistrot de quartier et appartement désordonné. Jusqu'au jour où il tombe sur une petite annonce : Jeune fille cherche heures de ménage.

TELERAMA
Après le départ de son épouse et une longue période de laisser-aller, un ingénieur engage une femme de ménage qui lui demande de l’héberger. Les acteurs font merveille dans ce film mélancolique à souhait.

Quatre heures de ménage par semaine. Mais c’est si sale chez Jacques, prostré depuis le départ de sa femme, que Laura en réclame sept. Il est d’accord, râle un peu lorsque Laura s’installe après avoir rompu avec son petit ami. Juste pour quelques jours...

Le roman de Christian Oster donne l’occasion à Claude Berri de renouer avec ce qui lui réussit si bien : un cinéma non pas mineur, mais en mineur... Des gens crevant de solitude, accrochés à des bouées dérisoires. Le tout constamment léger, mélancolique. Qu’importe si, insensiblement, Jacques se met à aimer Laura beaucoup plus, et elle, un rien moins. L’important, c’est qu’elle ait dépoussiéré l’existence de ce misanthrope. C’est ce que nous dit cette jolie fable : seul le présent compte.
UNE FEMME DE MENAGE, Claude Berri 2002, Emilie Dequenne, Jean-Pierre Bacri (societe)@@ (E)
Jacques, ingénieur du son, habite depuis des années le quartier Buci. Quelques mois plus tôt, sa femme l'a quitté et sa nouvelle vie de célibataire semble avoir lentement glissé dans la monotonie et ...

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UNE FEMME DU MONDE, Cecile Ducrocq 2020, Laure Calamy (societe)@@


À Strasbourg, Marie se prostitue depuis 20 ans. Elle a son bout de trottoir, ses habitués, sa liberté. Et un fils, Adrien, 17 ans. Pour assurer son avenir, Marie veut lui payer des études. Il lui faut de l'argent, vite. Elle va alors traverser la frontière quotidiennement et se prostituer dans une maison close allemande.

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Pour aider son fils à poursuivre ses études, une prostituée strasbourgeoise passe le Rhin, espérant augmenter ses gains dans une maison de passe allemande. Laure Calamy occupe le terrain de ce film réaliste et atmosphérique.

Prostituée et fière de l’être depuis vingt ans, Marie exerce son métier en indépendante, presque maternante avec ses clients, de moins en moins réguliers à cause de la « concurrence » de jeunes filles cruellement exploitées. Pour payer l’école de cuisine à son fils de 17 ans, Marie se résout à travailler dans un bordel…

Sept ans après La Contre-Allée, court métrage remarqué, déjà avec Laure Calamy, Cécile Ducrocq, par ailleurs scénariste et réalisatrice de la série L’Opéra, a confirmé son écriture hardie et ciselée. Si sa mise en scène manque un peu de tension, le tonus de Laure Calamy est bien là : en travailleuse du sexe rompue mais endurante ou en mère courageuse, elle habite chaque plan de son corps et de son bagout.
UNE FEMME DU MONDE, Cecile Ducrocq 2020, Laure Calamy (societe)@@ (E)
À Strasbourg, Marie se prostitue depuis 20 ans. Elle a son bout de trottoir, ses habitués, sa liberté. Et un fils, Adrien, 17 ans. Pour assurer son avenir, Marie veut lui payer des études. Il lui faut de l'argent ...

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UNE FEMME FANTASTIQUE, Sebastián Lelio 2017, Daniela Vega, Aline Küppenheim (societe moeurs)@@@


Orlando partage sa vie avec Marina, sa compagne transgenre, chanteuse dans un cabaret. Pour son anniversaire, il l'invite aux chutes Iguaçu, l'une des sept merveilles naturelles du monde, situées au nord de l'Argentine. Cependant, le soir même, Orlando fait un malaise qui lui est fatal. La famille du défunt, mais aussi la police, s'en prennent à Marina.

TELERAMA
L’histoire de Marina, transgenre, qui vient de perdre l’homme qu’elle aime, mais tente d’aller de l’avant. Lyrisme et audace font de ce film très libre une réussite, portée par une actrice incroyable, Daniela Vega.

Esprit d’Almodóvar, es-tu là ? L’univers du cinéaste espagnol semble sans cesse cité dans ce film tourné à Santiago du Chili, portrait d’une femme flamboyante. Marina, qui a encore la carte d’identité de l’homme qu’elle était, porte fièrement des robes moulantes. Mais avec ce personnage et son étonnante interprète, Daniela Vega, Sebastián Lelio nous entraîne dans un monde singulier, affranchi de références. Un curieux vide en est le centre : le quinquagénaire Orlando meurt et, dès lors, tout tourne autour de lui. Il laisse Marina, la femme qui l’aimait. Mais c’est sa première épouse qui prend les commandes des funérailles pour laver l’honneur de la famille, souillé par cette « transgenre ».

Le réalisateur fait corps avec cette femme fantastique, comme déjà avec l’héroïne de Gloria (2013), et cette union sacrée rend tout possible. Dans une boîte de nuit, un moment de solitude mélancolique débouche soudain sur une chorégraphie disco, joyeuse comme une renaissance. La dureté d’un cauchemar éveillé et la fantaisie se mêlent. Marina incarne formidablement cet entre-deux. Entre la mort et le retour à la vie, entre deux sexes et deux identités, elle va de l’avant. Tout en portant le deuil de son histoire d’amour, elle continue à suivre sa trajectoire audacieuse, émouvante.
UNE FEMME FANTASTIQUE, Sebastián Lelio 2017, Daniela Vega, Aline Küppenheim (societe moeurs)@@@ (E)
Orlando partage sa vie avec Marina, sa compagne transgenre, chanteuse dans un cabaret. Pour son anniversaire, il l'invite aux chutes Iguaçu, l'une des sept merveilles naturelles du monde, situées au nord de l'Argentine. Cepend ...

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UNE GRANDE ANNEE, Ridley Scott, Russell Crowe, Marion Cotillard


Max Skinner, redoutable banquier d'affaires de la City, hérite de la propriété et du vignoble de son oncle, en Provence. Il se rend donc sur les lieux de ses vacances d'enfant. C'est à ce moment que Max apprend qu'il n'a plus de job. Il pose donc ses valises dans la très vieille demeure provençale. Son désir de vendre très cher la propriété doit s'incliner face à l'amère réalité : elle ne produit qu'une redoutable piquette.
UNE GRANDE ANNEE, Ridley Scott, Russell Crowe, Marion Cotillard (E)
Max Skinner, redoutable banquier d'affaires de la City, hérite de la propriété et du vignoble de son oncle, en Provence. Il se rend donc sur les lieux de ses vacances d'enfant. C'est à ce moment que Max apprend q ...

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UNE HEURE DE TRANQUILITE, Patrice Leconte 2014, Christan Clavier, Stephane de Groot, Carole Bouquet, Valerie Bonneton (comique)@@


Michel, passionné de jazz, vient de dénicher un album rare qu'il rêve d'écouter tranquillement dans son salon. Cependant, le monde entier semble s'être ligué contre lui : sa femme choisit justement ce moment pour lui faire une révélation inopportune, son fils débarque à l'improviste, un de ses amis frappe à la porte, tandis que sa mère ne cesse de l'appeler sur son portable. Michel est prêt à tout pour avoir la paix. Est-il encore possible, de disposer d'une petite heure de tranquillité ?
UNE HEURE DE TRANQUILITE, Patrice Leconte 2014, Christan Clavier, Stephane de Groot, Carole Bouquet, Valerie Bonneton (comique)@@ (E)
Michel, passionné de jazz, vient de dénicher un album rare qu'il rêve d'écouter tranquillement dans son salon. Cependant, le monde entier semble s'être ligué contre lui : sa femme choisit justement ce ...

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UNE HISTOIRE D AMOUR ET DE DESIR, Leyla Bouzid 2021, Sami Outalbali, Aurélie Petit, Zbeida Belhajamor (societe)@@


Ahmed, 18 ans, français d'origine algérienne, a grandi en banlieue parisienne. Sur les bancs de la fac, il rencontre Farah, une jeune tunisienne pleine d'énergie fraîchement débarquée à Paris. Tout en découvrant un corpus de littérature arabe sensuelle et érotique dont il ne soupçonnait pas l'existence, Ahmed tombe très amoureux d'elle et bien que littéralement submergé par le désir, il va tenter d'y résister.

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Français d’origine algérienne, Ahmed découvre l’amour à la fac… mais se l’interdit. Un film pudique sur la sexualité et le déterminisme social.

L'éducation sentimentale et érotique d’un garçon, menée par une fille et filmée par une réalisatrice, telle est la promesse rare de ce deuxième long métrage. Où le romanesque s’ancre dans une réalité précise et complexe : Ahmed, 18 ans, Français d’origine algérienne, a toujours vécu en banlieue parisienne, tandis que Farah arrive de Tunis pour ses études supérieures — ils font connaissance à la fac de lettres modernes. Elle est aussi exubérante qu’il est réservé, mais leur attirance mutuelle s’impose d’emblée. Jusqu’au soir où leur première étreinte manquée fait apparaître un abîme d’incompréhension entre eux.

La sensualité immédiate de la mise en scène (les peaux aimantent la caméra) doit alors composer, comme Farah, avec les obstacles accumulés par Ahmed contre lui-même. Il se donne le droit d’aimer platoniquement, silencieusement, mais pas celui de convertir ses sentiments en gestes. Une histoire d’amour et de désir, donc, mais où les deux termes s’opposent. La cinéaste effleure alors un sujet de société — la propension des jeunes hommes à limiter leur sexualité à la consommation de vidéos pornos. Mais le mouvement du film est à la fois plus intime et plus épique. Le portrait d’Ahmed ne cesse de se nuancer. Dans le quartier où il a grandi et où il côtoie encore des voisins de son âge, durs et désœuvrés, une idylle estudiantine ne peut en aucun cas s’avouer. À l’université, le garçon est si verrouillé, si inhibé qu’il refuse longtemps de faire l’exposé devant les autres qu’on exige pourtant de lui. Puis son histoire familiale tragique et celle de ses aïeux éclairent peu à peu sa personnalité.

Que le cours où l’on retrouve régulièrement Farah et Ahmed porte sur la littérature arabe érotique du Moyen Âge donne au récit sa saveur et son style. Ces textes, présentés par une prof au charisme subtil, rappellent une culture arabe aujourd’hui méconnue, éclipsée, voire cachée, exaltant les corps et les caresses. Ils scandent le film et parfois le débordent par leur flot poétique, de même qu’ils invitent l’étudiant troublé à un nouveau langage, celui des amants. Reste à savoir si l’on peut encore devenir quelqu’un d’autre à 18 ans, au temps du déterminisme implacable. Leyla Bouzid conduit ce suspense avec pudeur, mais sans pruderie, de la première image, le corps d’Ahmed nu, de dos et flou, jusqu’à la dernière : son visage net, en gros plan.
UNE HISTOIRE D AMOUR ET DE DESIR, Leyla Bouzid 2021, Sami Outalbali, Aurélie Petit, Zbeida Belhajamor (societe)@@ (E)
Ahmed, 18 ans, français d'origine algérienne, a grandi en banlieue parisienne. Sur les bancs de la fac, il rencontre Farah, une jeune tunisienne pleine d'énergie fraîchement débarquée à Paris. ...

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UNE HISTOIRE SIMPLE, Claude Sautet 1978, Romy Schneider, Claude Brasseur (societe)@@


Marie, 39 ans, s'est décidée pour une vie de femme indépendante. Elle partage son amitié avec Gabrielle, Francine, Anna et Esther, quatre amies qu'elle retrouve le week-end dans la maison de campagne de Gabrielle. Elle se rapproche pourtant de son ex-mari, Georges, qui vient travailler dans la maison où elle est dessinatrice de mode. Elle a besoin de lui pour sauver Jérôme, le mari de Gabrielle.

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Marie, 40 ans, vit seule avec son fils depuis son pénible divorce. Quand elle apprend qu’elle est enceinte de son amant, elle décide d’avorter. Un superbe personnage, écrit pour Romy Schneider, qui illumine ce drame sentimal signé Claude Sautet.

Contrairement à ce qu'indique le titre, l'histoire de Marie n'est pas simple. En témoigne la lettre de rupture qu'elle envoie à son amant, Serge : « Depuis longtemps, c'est quand nous sommes ensemble que tu me manques le plus. » Pour oublier cet homme qui parle fort et trop creux, Marie part en vacances chez des amis, à la campagne. Ambiance pouët-pouët tralala, grandes tablées Ricoré et baignades-pelotages...

A la revoyure, la déconvenue est surtout sonore. Claude Sautet et Jean-Loup Dabadie n'ont pas osé claquemurer leur héroïne dans le silence recueilli qu'elle méritait. Ils ont ouvert le kit du remplissage vocal, polluant le film d'une multitude de répliques sans intérêt, lâchées avec un entrain démodé. Si l'on accepte de chercher ce que cache cet agaçant brassage d'air, à savoir l'effondrement intérieur d'une génération terrifiée par la liberté enfin gagnée, Une histoire simple a valeur de document historique. Claude Sautet a l'art d'aplatir le quotidien, pour exacerber ce qu'il a d'insupportable : du simple fracas des verres qui s'entrechoquent sur le zinc jusqu'aux griffures intimes que provoquent les petites phrases amères décochées en fin de parcours amoureux.
UNE HISTOIRE SIMPLE, Claude Sautet 1978, Romy Schneider, Claude Brasseur (societe)@@ (E)
Marie, 39 ans, s'est décidée pour une vie de femme indépendante. Elle partage son amitié avec Gabrielle, Francine, Anna et Esther, quatre amies qu'elle retrouve le week-end dans la maison de campagne de Gabrielle ...

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UNE HISTOIRE VRAIE, David Lynch


Alvin habite dans un village de l'Iowa avec sa fille Rosie. Son frère Lyle demeure dans le Wisconsin. Les deux frères ne se sont pas adressés la parole depuis une dizaine d'années. Après une mauvaise chute, Alvin décide de se réconcilier avec son frère aîné malade et entreprend un périple à bord d'une tondeuse à gazon. Son voyage est ponctué de rencontres inattendues. Une Histoire vraie est une ballade onirique et cocasse dans les confins de l'Amérique rurale.
UNE HISTOIRE VRAIE, David Lynch (E)
Alvin habite dans un village de l'Iowa avec sa fille Rosie. Son frère Lyle demeure dans le Wisconsin. Les deux frères ne se sont pas adressés la parole depuis une dizaine d'années. Après une mauvaise chute ...

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UNE JOURNEE EN ENFER, John McTiernan 1995, Bruce Willis, Jeremy Irons (thriller)@@


Le lieutenant John McClane est de retour et il est demandé en personne par un terroriste, Simon, qui menace New York. Alors qu'il fait équipe avec Zeus, un commerçant du quartier d'Harlem embarqué dans l'aventure malgré lui, McLane se livre à un petit jeu à travers toute la ville, devant résoudre des énigmes. S'il rate son coup, une bombe explose, c'est la règle imposée par Simon.

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Formidable première heure pour cette troisième mission de John McClane (Bruce Willis), confronté à un certain Simon (Jeremy Irons), méga méchant qui le balade aux quatre coins de New York. Puis on passe à l’action pure. Hénaurme efficacité.

Un terroriste, ex-officier de la RDA, a mis au point un explosif d'une puissance inégalée : deux gouttes suffisent à pulvériser une porte blindée. On a vite compris qu'il ne lésinera pas sur la marchandise. En fait, c'est toute la ville de New York que ce tueur psychopathe (Jeremy Irons) a décidé de transformer en champ de manoeuvres pour ses expériences de pyrotechnie meurtrière. Pour le contrer, c'est un duo spécialisé dans le divertissement musclé qui reprend du service : John McTiernan et Bruce Willis, l'un mettant en scène l'autre, comme dans Piège de cristal, le film qui les avait lancés. Cinquante-Huit Minutes pour vivre, deuxième volet des aventures de l'inspecteur McClane, réalisé par Renny Harlin, faisait déjà preuve de surenchère par rapport à Piège de cristal. Ici, tout, du jeu d'acteur au scénario en passant par la mise en scène, est subordonné aux effets spéciaux. Une rue entière est soufflée par la déflagration d'une bombe. Une station de métro s'effondre après le déraillement d'une rame. Et un barrage cède. Entre autres scènes chocs…

Echaudé par le bide (injuste) de Last Action Hero, un film où il tentait de renouveler le genre en le parodiant, McTiernan se contente de courir après le jackpot, en alignant les morceaux de bravoure tonitruants. À l'arrivée, c'est le spectateur qui en sort groggy. Un magazine américain appelle ça « a big loud action movie » : un grand film d'action bruyant. Préparez vos boules Quiès…
UNE JOURNEE EN ENFER, John McTiernan 1995, Bruce Willis, Jeremy Irons (thriller)@@ (E)
Le lieutenant John McClane est de retour et il est demandé en personne par un terroriste, Simon, qui menace New York. Alors qu'il fait équipe avec Zeus, un commerçant du quartier d'Harlem embarqué dans l'aventure ...

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UNE NUIT, Alex Lutz 2023, Alex Lutz, Karin Viard (sentimental)@@


Un soir, pour ne pas rater son métro, Nathalie entre dans une rame bondée en bousculant Aymeric, coincé entre plusieurs passagers. Il l'invective, elle ne se laisse pas faire. Leur dispute provoque le sourire des autres voyageurs. Cette tension se transforme rapidement en désir, les amenant quelques minutes plus tard dans un photomaton où ils font l'amour. C'est le début d'une longue nuit où Nathalie et Aymeric vont ouvrir une parenthèse dans leur vie, tous deux ayant une famille. A l'image de deux adolescents, ils échangent, font connaissance et n'ont pas envie de mettre un terme à ce moment hors du temps...

TELERAMA
Une fois leur désir vite consommé, deux inconnus déambulent le temps d’une nuit dans Paris. Un film romantique à tiroirs, illuminé par Karin Viard.
Une rame de métro bondée. Une femme s’y engouffre, bousculant un homme. Entre eux, éclate une dispute, mais leurs regards, déjà, trahissent un désir. Plan suivant : ils font l’amour, pantalons sur les chevilles, dans un Photomaton, et leurs soupirs sont couverts, avec humour, par la voix automatique de la cabine qui demande si « tout s’est bien passé »… Débarrassée d’emblée, grâce à ces deux séquences d’ouverture, de l’agressivité et du sexe, une nuit s’offre à ces deux-là, pour dériver, discuter sans fin, dans un Paris très réel, mais au flou artistique.

Alex Lutz — aidé au scénario par sa partenaire Karin Viard — propose un surprenant et séduisant objet de cinéma romantique, à la fois intemporel et gracieusement contemporain. Il ne se passe pas grand-chose, mais beaucoup de moments d’émotion surviennent, comme volés : on jette son téléphone portable à la Seine qui rutile dans l’obscurité, histoire de se sentir vraiment libre, on échange avec gourmandise sur la notion d’attirance et la supposée alchimie entre deux êtres, avant de remonter par des escaliers où la femme — « Je m’appelle Nathalie » — semble plus essoufflée que l’homme — « Moi, c’est Aymeric. » Mais se prénomment-ils vraiment ainsi ? Et d’où vient leur complicité qui paraît si immédiate ?

De lieu en lieu, leur accord se fait parfait, et leurs confidences de plus en plus aiguës : Nathalie est décomplexée, douée pour s’incruster dans une fête de « jeunes » ; Aymeric, lui, connaît un endroit (un vieux magasin de meubles) où le temps peut se suspendre mieux qu’ailleurs, et où l’on peut marivauder. Et parce que Nathalie, dont le corps est régulièrement pris de fatigue ou de vertige, a envie de voir de la chair, ils se retrouvent, même, dans un club échangiste, où des confidences échangées avec un autre couple finissent par nouer la gorge.

Une nuit recèle un secret. Qui donne envie, immédiatement, de revoir le film, à la manière d’un Usual Suspects conjugal. Une révélation qui finira par éclore sur un pont, au petit matin, entre ce qui se passe là et maintenant, et un drame qui devra advenir. Fluide, bavard et sensuel, le résulat s’impose comme un bouleversant thriller des sentiments. Surtout, il réinvente une grande interprète : Karin Viard, d’une liberté absolue sous le regard complice d’Alex Lutz. Forte et frêle, elle rayonne. Grâce à elle, ce film au titre antonionien pourrait aussi bien s’intituler Identification d’un femme. Ou d’une actrice.
UNE NUIT, Alex Lutz 2023, Alex Lutz, Karin Viard (sentimental)@@ (E)
Un soir, pour ne pas rater son métro, Nathalie entre dans une rame bondée en bousculant Aymeric, coincé entre plusieurs passagers. Il l'invective, elle ne se laisse pas faire. Leur dispute provoque le sourire des autres ...

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UNE SEMAINE SUR DEUX, Ivan Calbérac 2009, Mathilde Seigner et Bernard Campan (comique)@@@


Depuis la rentrée, Léa Mosnier, douze ans, a une double vie : une semaine chez sa mère, hyperactive et complètement débordée, et une semaine chez son père, en pleine reconversion professionnelle. Tandis que ses parents tentent chacun de retrouver un équilibre sentimental, elle va vivre son premier amour, celui qui bouscule les certitudes sur le monde, sur les parents, sur sa vie sentimentale et sur celle de collégienne, celui qui fait qu'on n'est plus vraiment la même.

LE MMONDE
Pendant plus d'une heure et demie, une très jeune fille papote. Léa (Bertille Chabert) raconte que son père et sa mère se sont séparés, qu'elle vit tantôt chez l'une, tantôt chez l'autre. Elle emploie des tournures faussement naïves pour faire rire les grandes personnes. Pendant ce temps sur l'écran, les personnages qu'elle évoque s'agitent. Rien de tel qu'une voix off d'enfant pour confesser la faiblesse d'une mise en scène.

La mère de Léa, Marjorie, agent immobilier à succès a la tête de Mathilde Seigner, de l'aplomb et de la brutalité (à en croire sa fille et le metteur en scène, elle n'est pas très sympathique). François (Bernard Campan), son père est un ex-banquier qui s'est découvert une vocation de psychothérapeute, et peine à se constituer une clientèle.

Ivan Calbérac en est à sa troisième comédie sentimentale. Celle-ci est également sociologique. On sent qu'Une semaine sur deux aspire à être produit à titre d'élément de preuve dans un dossier sur la décomposition et la recomposition des familles contemporaines.
Mais on reste dans la sociologie de voisinage. Léa, son frère, ses parents, malgré le relatif déclassement du père, restent dans la zone de confort. On est à Paris, entre gens de bonne compagnie. Quand Marjorie prend un amant, il est auteur de guides touristiques (quand Barbara Schultz prenait un amant post-nuptial dans le récent Celle que j'aime, d'Elie Chouraqui, il était réalisateur de dessins animés) et François entretient une liaison avec la jolie professeur de piano de Léa.

En quatre saisons et d'interminables considérations de sa jeune narratrice, Ivan Calbérac arrive (en trichant un peu) à la recomposition de la famille qu'il fait apparaître comme un modèle aussi contraignant que l'antique parchemin de Brassens.



TELERAMA
Pour ses débuts de cinéaste, Nicole Garcia faisait le portrait d’une actrice… et provoquait l’étonnement. Car ce portrait est le plus libre qui soit. Camille est une ex-­vedette qu’on ne voit plus et qu’on regarde mal : son agent la traite comme une irresponsable, son fils et sa fille la toisent avec ­indifférence. Elle n’émeut personne avec ses problèmes d’argent et les petits contrats qu’elle trouve pour s’en sortir. Ce week-end-là, elle doit animer une soirée de gala au Rotary club de Vichy et elle a la garde de ses enfants. Elle ne les rendra pas à leur père : elle prend sa voiture et les emmène, loin…

Ce voyage qui commence ressemble à un dernier et à un premier départ, une dérive vers le désespoir et un retour à la vie. Avec ­Camille, qui semble encore plus « dangereuse » quand elle est heureuse, la vie est un étonnant numéro d’équilibriste. Comme elle, le film a le goût de l’aventure : sur les routes de France, Nicole Garcia réalise bien autre chose qu’un road movie. C’est à une traversée des apparences qu’elle nous invite : qu’est-ce qu’une actrice, une mère ? Une actrice est faite pour être aimée, et une mère pour aimer… Peut-être. Grâce à Nathalie Baye, qui semble elle-même avoir lâché prise et perdu ses repères, le film nous ouvre ce bel ­horizon : une émotion nouvelle.
UNE SEMAINE SUR DEUX, Ivan Calbérac 2009, Mathilde Seigner et Bernard Campan (comique)@@@ (E)
Depuis la rentrée, Léa Mosnier, douze ans, a une double vie : une semaine chez sa mère, hyperactive et complètement débordée, et une semaine chez son père, en pleine reconversion professionne ...

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UNE SI BELLE FAMILLE, Colin Nutley


Deux jeunes femmes célèbrent leur union dans la campagne suédoise, entourées de leurs proches. Enivrée de bonheur, Grace, la mère de l'une, vit une brève liaison dont les conséquences lui échappent.

TELERAMA
Dans la campagne suédoise, deux jeunes femmes, Sunny et Meja, ont organisé leur mariage et ont la chance de pouvoir célébrer cet heureux évènement accompagnés par un beau soleil. Tout paraît idyllique et se déroule pour le mieux, laissant entrevoir l'occasion de garder un bon souvenir de cette cérémonie. C'est sans compter sur la mère de Meja, Grace, qui décide de pimenter la situation comme à son habitude, et finit par voler la vedette aux deux heureuses élues. La splendide Helena Bergström joue Grace dans cette série suédoise dont la deuxième saison est prévue et qui a donné naissance à un film du même nom.
UNE SI BELLE FAMILLE, Colin Nutley (E)
Deux jeunes femmes célèbrent leur union dans la campagne suédoise, entourées de leurs proches. Enivrée de bonheur, Grace, la mère de l'une, vit une brève liaison dont les conséquences ...

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UNE VIE CACHEE, Terrence Malik 2019, August Diehl, Valerie Pachner, Bruno Ganz (sentimental guerre)@@


Franz Jägerstätter, paysan autrichien, refuse de se battre aux côtés des nazis. Reconnu coupable de trahison par le régime hitlérien, il est passible de la peine capitale. Néanmoins, porté par sa foi inébranlable et son amour pour sa femme, Fani, et ses enfants, Franz reste un homme libre. Une vie cachée raconte l'histoire de ces héros méconnus.

TELERAMA
Le fond est cruel : Terrence Malick n’élude pas la violence, les coups endurés en prison par le réfractaire. Mais la forme est celle d’une psalmodie douce, éminemment musicale (soutenue par Bach, Haendel, Dvorák…). Où l’infiniment grand, le ciel, ce qui nous dépasse, se conjugue avec la vie à portée de main — et d’abord le visage de Fani, l’épouse bien-aimée de Franz. C’est donc vers la lumière et une forme d’élévation spirituelle, non de désespoir, que tend cette œuvre pourtant funeste, éloge d’un engagement extrême. Celui d’un résistant solitaire défendant jusqu’au bout sa conscience morale et sa liberté, sans bruit, sans cris, sans même chercher à être un jour entendu… Mais, aujourd’hui, le film fait de cet inconnu un symbole d’héroïsme absolu. — Jacques Morice
UNE VIE CACHEE, Terrence Malik 2019, August Diehl, Valerie Pachner, Bruno Ganz (sentimental guerre)@@ (E)
Franz Jägerstätter, paysan autrichien, refuse de se battre aux côtés des nazis. Reconnu coupable de trahison par le régime hitlérien, il est passible de la peine capitale. Néanmoins, porté ...

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USUAL SUSPECTS, Bryan Singer 1995 (thriller)@@@


Interrogé par la police à la suite de l'explosion criminelle d'un cargo, Verbal Kint se met à table : avec quatre autres gangsters, il s'est vu imposer une mission périlleuse par Keyser Söze, un malfrat craint de tous mais que personne ne connaît. Qui est ce mystérieux commanditaire ? Existe-t-il vraiment ? Bryan Singer nous entraîne dans les méandres d'un scénario éblouissant, multipliant les fausses pistes jusqu'au dénouement final.

TELERAMA
Revoir ce film ultra culte de Bryan Singer, sorti en 1995, est devenu, au fil des années, le grand bonheur des connaisseurs : entrer dans cette intrigue labyrinthique en sachant où elle mène, en suivre les tours et les détours sans tomber dans les pièges, dominer le jeu avec un malin plaisir… Irrésistible, assurément, de comprendre comment on s’était fait avoir, la première fois, par ce polar mental, rusé, acrobatique. Alors, bien sûr, quand on n’a toujours pas, en 2024, connu cette sensation, on se précipite sur Usual Suspects comme sur un manège à la foire. Ce film va nous mettre la tête à l’envers, Keyser Söze va nous donner le grand frisson ! À moins qu’on ne tombe de haut ?
USUAL SUSPECTS, Bryan Singer 1995 (thriller)@@@ (E)
Interrogé par la police à la suite de l'explosion criminelle d'un cargo, Verbal Kint se met à table : avec quatre autres gangsters, il s'est vu imposer une mission périlleuse par Keyser Söze, un malfrat crai ...

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VACANCES A PARIS (The Perfect Furlough), Blake Edwards 1958, Michele Montau, Tony Curtis (comique)


Pour améliorer l'ordinaire des 104 soldats de la base arctique de l'armée américaine, une psychologue, Vicki Loren, suggère d'offrir une permission à un des hommes de la base : 3 semaines à Paris en compagnie de leur pin-up favorite, Sandra Roca !

TELERAMA
Pour remonter le moral de soldats, la psy militaire offre à l’un d’eux une permission à Paris, avec une célèbre pin-up. Hélas, l’élu est cavaleur, la pin-up, pas farouche, et la psy, sentimentale… Une comédie croustillante bourrée de sous-entendus coquins.

Que faire pour remonter le moral des troupes ? Frustrés, esseulés dans une base polaire qui sent la chaussette et la testostérone, des soldats américains se voient proposer une drôle de tombola : le vainqueur gagne un séjour à Paris en compagnie d’une affriolante starlette. L’heureux élu, c’est le toujours malicieux Tony Curtis, en caporal cavaleur, bien décidé à « emballer » son cadeau sexy (l’actrice argentine Linda Cristal), au grand dam de sa hiérarchie, qui redoute le scandale.

Pourquoi diable, dès lors, avoir organisé lesdites « vacances », dans un Paris de studio en carton bouilli (avec Dalio en vigneron banlieusard, pour pimenter la salade pseudo-frenchy) ? Pour permettre à Blake Edwards (un an avant une autre fantaisie militaire, Opération jupons) de se faire les dents sur un scénario archéo-machiste tiré par les… poils de barbe, qu’il parvient miraculeusement à rendre allègre et divertissant. De portes d’hôtel qui claquent en improbables virées campagnardes, on se délecte déjà de l’irrésistible sens de l’humour et du rythme du futur réalisateur de Diamants sur canapé ou La Party. Cerise sur ce gâteau en Technicolor, c’est la pétillante Janet Leigh, alors épouse de Tony Curtis à la ville, qui finit par le séduire à l’écran, dans le rôle d’une jolie psychologue de l’armée… « propre, calme et douce » (sic), qui « s’est offerte à faire la vaisselle » (re-sic). Les deux parents de Jamie Lee Curtis, donc, née la même année que cette petite comédie chinée dans la brocante des mœurs périmées
VACANCES A PARIS (The Perfect Furlough), Blake Edwards 1958, Michele Montau, Tony Curtis (comique) (E)
Pour améliorer l'ordinaire des 104 soldats de la base arctique de l'armée américaine, une psychologue, Vicki Loren, suggère d'offrir une permission à un des hommes de la base : 3 semaines à Paris en ...

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VACANCES A VENISE, David Lean 1955, Katharine Hepburn, Rossano Brazzi@@



Jane Hudson, une Américaine, passe des vacances seule en Italie. Un enfant des rues, Mauro, lui fait découvrir quelques recoins de la ville de Venise où elle a déposé ses valises. Lorsqu'ils arrivent chez un antiquaire, Renato, Jane tente de résister au charme insistant du bel homme. Toujours célibataire à quarante ans, elle succombe finalement à la tentation sans savoir que Renato est marié et père de famille.
VACANCES A VENISE, David Lean 1955, Katharine Hepburn, Rossano Brazzi@@ (E)

Jane Hudson, une Américaine, passe des vacances seule en Italie. Un enfant des rues, Mauro, lui fait découvrir quelques recoins de la ville de Venise où elle a déposé ses valises. Lorsqu'ils arrivent ...

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VACANCES, George Cukor 1938, Katharine Hepburn, Gary Grant


Un homme se heurte au conformisme de sa riche et potentielle belle-famille mais trouve une alliée en sa belle-soeur.
VACANCES, George Cukor 1938, Katharine Hepburn, Gary Grant (E)
Un homme se heurte au conformisme de sa riche et potentielle belle-famille mais trouve une alliée en sa belle-soeur. ...

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VAINCRE OU MOURIR, Vincent Mottez et Paul Mignot 2022, Hugo Becker, Damien Jouillerot (histoire guerre de vendee)@


Peu après le début de la Révolution française, Charette, lieutenant de vaisseau dans la Marine royale, démissionne et se retire dans son château vendéen. En 1793, alors que la colère du peuple monte, les paysans, meneurs du mouvement, font appel à Charette pour prendre les rênes de la rébellion...

TELERAMA
Si les guerres de Vendée m’étaient contées avec des lunettes de chouan et de gros sabots... À fuir au galop !

Ce n’est pas un film, mais un produit dérivé. Le parc à thème du Puy du Fou se lance dans la production cinématographique avec l’adaptation sur grand écran d’un de ses spectacles vedettes, Le Dernier Panache, ode à la gloire du général et « martyr » chouan François-Athanase Charette de La Contrie (1763-1796) jouée devant quelque 12 millions de spectateurs depuis sa création. Vaincre ou mourir a par ailleurs été financé par Studio Canal avec la bénédiction de son grand patron, le catholique un rien rigide Vincent Bolloré, et est distribué en salles par Saje, société spécialisée dans les œuvres à contenu chrétien. On pouvait donc s’attendre à une vision pour le moins orientée des guerres de Vendée. Et de ce point de vue là, au moins, on n’est pas déçu : « Sus à la Gueuse ! », comme disaient les royalistes de l’époque puis leurs descendants d’extrême droite dans les années 30 pour détruire les acquis de la Révolution française.

Le contraste entre les gentils paysans dévoués à Dieu et au roi, d’une part, et les fourbes et cruels soldats de la Convention assoiffés de sang, d’autre part, est si binaire qu’il ferait passer les films de propagande stalinienne pour un modèle de subtilité — rien d’étonnant pour un long métrage qui débute par les interventions face caméra d’historiens « tradi » habitués des pages de Valeurs actuelles ou du Figaro Magazine comme Reynald Secher, l’inventeur du concept de « génocide vendéen ». Les défenseurs de la République n’ont toutefois aucune raison de s’affoler : avec ses personnages inexistants, ses dialogues consternants, sa photographie hideuse, ses scènes de combat épouvantables de maladresse, ce docu-fiction artificiellement gonflé en objet de cinéma est si mauvais qu’il aura du mal à prêcher même les convaincus.
VAINCRE OU MOURIR, Vincent Mottez et Paul Mignot 2022, Hugo Becker, Damien Jouillerot (histoire guerre de vendee)@ (E)
Peu après le début de la Révolution française, Charette, lieutenant de vaisseau dans la Marine royale, démissionne et se retire dans son château vendéen. En ...

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VALENTINE S DAY, Garry Marshall 2010, Julia Robets, Anne Hathaway, Bradley Cooper (comedie sentimentale)@@


Ce film retrace les destins croisés de couples le jour de la Saint-Valentin. Retrouvailles, séparations, rencontres, en ce jour de fête, tout semble possible à Los Angeles.

TELERAMA
La toute nouvelle comédie romantique de Garry Marshall (le spécialiste du genre, souvenez-vous de Pretty Woman), est un véritable zoo de stars : à chacun sa cage rose bonbon et sa petite amourette rien qu'à lui. Shirley MacLaine, Julia Roberts, Jamie Foxx, Ashton Kutcher, Anne Hathaway, Taylor « Twilight » Lautner, et on en oublie la moitié, se disputent le privilège d'apparaître (à peine, pour certains) dans le film choral le plus niais de la décen­nie. Armés de coeurs en sucre, de fleurs, de peluches, et surtout de sentiments dégoulinants, ils sont venus nombreux nous « vendre » la Saint-Valentin. Comme disait Brassens, « parlez-moi d'amour et je vous fous mon poing sur la gueule ».
VALENTINE S DAY, Garry Marshall 2010, Julia Robets, Anne Hathaway, Bradley Cooper (comedie sentimentale)@@ (E)
Ce film retrace les destins croisés de couples le jour de la Saint-Valentin. Retrouvailles, séparations, rencontres, en ce jour de fête, tout semble possible à Los Angeles.

TELERAMA
La toute nouvelle ...

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VAN GOGH, Maurice Pialat 1991 Jacques Dutronc Gerard Sety@


Après son internement à l'asile, Vincent Van Gogh s'installe à Auvers-sur-Oise chez le docteur, amateur d'art et protecteur des peintres. Entre les relations conflictuelles qu'il entretient avec son frère Théo et sa santé mentale vacillante, Vincent continue son oeuvre.
VAN GOGH, Maurice Pialat 1991 Jacques Dutronc Gerard Sety@ (E)
Après son internement à l'asile, Vincent Van Gogh s'installe à Auvers-sur-Oise chez le docteur, amateur d'art et protecteur des peintres. Entre les relations conflictuelles qu'il entretient avec son frère Th&eacu ...

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VANAJA, Rajnesh Domalpalli 2006 (folklore Inde)@@@


Vanaja est un film dramatique en langue télougou de 2006 écrit et réalisé par Rajnesh Domalpalli sur une histoire qui a constitué sa thèse de maîtrise en beaux-arts à l'Université de Columbia.
VANAJA, Rajnesh Domalpalli 2006 (folklore Inde)@@@ (E)
Vanaja est un film dramatique en langue télougou de 2006 écrit et réalisé par Rajnesh Domalpalli sur une histoire qui a constitué sa thèse de maîtrise en beaux-arts à l'Université ...

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VANILLA SKY, Cameron Crowe 2001, Tom Cruise, Penélope Cruz, Cameron Diaz (thriller)


Dans un établissement pénitentiaire, David Aames raconte son histoire au docteur McCabe, qui surveille attentivement la santé du détenu. Homme comblé, David était autrefois à la tête d'une importante maison d'édition, à New York. Cette vie sans embûches semblait n'être perturbée que par la surveillance, fort pesante, du Conseil d'administration, les 7 Nains.

TELERAMA
Un scénario pesant, une star qui cabotine, et Cameron Crowe qui tourne à vide.
À quoi reconnaît-on un film avec Tom Cruise ? La réponse, exaspérante lapalissade, est contenue dans la question : parce qu’il y a Tom Cruise dedans. Vraiment partout. Tom Cruise et son petit corps athlétique, Tom Cruise et ses mimiques, sa nouvelle coupe de cheveux, etc. Et surtout, dans le cas qui nous occupe, son « rôle à oscar » : il y a tout le nécessaire du parfait cabotin dans le scénario tortueux de ce long, très long remake d’un film espagnol d’Alejandro Amenábar (dont le dernier opus, Les Autres, est également produit… par Tom Cruise).

David (c’est Tom) est beau, richissime et désinvolte (comme Tom ?). Il vient par-dessus le marché de s’éprendre d’une gracile et pure danseuse d’origine espagnole (Penélope Cruz). Las, le destin cruel envoie soudain le joyeux play-boy dans le décor, lorsqu’une ancienne conquête négligée (Cameron Diaz) décide de l’entraîner dans son suicide par crash automobile. Elle meurt, il survit (évidemment), mais privé de son joli minois. L’occasion d’une abondante et redondante série de numéros tire-larmes à base de prognathisme latéral, de gémissements cicatriciels et autres effets de mâchoire censés déboîter le coeur du spectateur (cf. l’oscar). Ainsi va le film ; lent, lourd et sinueux comme un boa constrictor, quittant péniblement les régions familières du drame sentimental pour des zones plus brumeuses, entre onirisme maladroit (échanges d’identité, rebondissements mous) et anticipation. Une sorte d’hybride pauvre de Total Recall et de Mulholland Drive.

Plus ambitieux qu’un produit hollywoodien de flux, le film souffre de deux maux apparemment contradictoires : la boursouflure et le vide. Le scénario brasse à l’aveuglette une pléiade de thèmes généraux, l’amour et la mémoire, la peur de mourir, la cryogénisation et les voitures de sport... Après Presque célèbre, sensible chronique sur l’univers rock des années 70, Cameron Crowe, ici attaché à filmer le meilleur profil de sa star, s’est perdu corps et biens dans ce « Ciel de vanille ».
VANILLA SKY, Cameron Crowe 2001, Tom Cruise, Penélope Cruz, Cameron Diaz (thriller) (E)
Dans un établissement pénitentiaire, David Aames raconte son histoire au docteur McCabe, qui surveille attentivement la santé du détenu. Homme comblé, David était autrefois à la tête d' ...

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VANYA 42e rue, Louis Malle 1994, Andre Gregory, Julianne Moore (theatre)@@


New York, sur la 42e rue. Une troupe de comédiens s'est donné rendez-vous devant le New Amsterdam, un gigantesque théâtre désaffecté. Quelques notes de jazz, des retrouvailles : ils viennent y répéter "Oncle Vania", célèbre pièce d'Anton Tchekhov, sous la direction d'André Gregory, grand metteur en scène. On ne s'aperçoit de rien, mais la vie rapidement se mêle au théâtre, dans une oeuvre de maturité sur la création et le temps qui passe.

TELERAMA
Si le théâtre filmé a rarement bonne presse, quelques cinéastes ont su faire mentir les conventions. Ainsi de Louis Malle, qui réalise avec cette adaptation d’Oncle Vania un de ses chefs-d’œuvre. La pièce de Tchekhov est simple : au milieu de la campagne russe, le poison de la vie qu’on n’a pas eue s’est infiltré dans l’esprit d’Ivan, jaloux de son beau-frère autrefois admiré. Plane aussi la tristesse des amours déçues d’Astrov, de Sonia et d’Elena. Quelques derniers pas de danse, avec pour seul remède à la vanité un ballet de petites cruautés orgueilleuses, de regrets et de sanglots.

Quelle plus belle conclusion pour Louis Malle que cette ultime adaptation ? L’écrivain russe et le cinéaste français partageaient la même ironie du désespoir et une défiance certaine envers la bourgeoisie. L’intuition géniale ? Avoir déplacé l’intrigue au cœur de Manhattan dans le vide d’un théâtre abandonné, le New Amsterdam. Avant sa rénovation, c’est un écrin aussi majestueux que vétuste, qui magnifie le faste et la déliquescence de ces notables de province au soir de leur vie. Et puis il y a la troupe, remarquable : Wallace Shawn, bien sûr, mais surtout Brooke Smith et Julianne Moore, bouleversantes en fausses rivales. Il faut dire que Louis Malle vient ici « capter » et magnifier la véritable expérience, un peu folle, du metteur en scène André Gregory (qui joue son propre rôle), la représentation consistant à répéter la pièce encore et encore avec les mêmes comédiens… pendant cinq ans ! Un de ces personnages en marge ou transgressifs qui ont toujours attiré le réalisateur du Feu follet (1963), mort un an après la sortie de Vanya, 42ᵉ Rue.
VANYA 42e rue, Louis Malle 1994, Andre Gregory, Julianne Moore (theatre)@@ (E)
New York, sur la 42e rue. Une troupe de comédiens s'est donné rendez-vous devant le New Amsterdam, un gigantesque théâtre désaffecté. Quelques notes de jazz, des retrouvailles : ils viennent y r&eacu ...

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VARSOVIE 83, Une affaire d etat, Jan P Matuszyński 2021 (histoire)@@


Varsovie, 1983 : durant l'oppressante loi martiale décidée par le général Jaruzelski, la milice citoyenne tue Grzegorz Przemyk, fils d'une militante proche de Solidarność. Mensonges, menaces : le régime totalitaire du Général Jaruzelski va tenter par tous les moyens d'empêcher la tenue d'un procès équitable.

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Varsovie, le 14 mai 1983, un lycéen meurt après avoir été roué de coups dans un commissariat par la milice citoyenne. Sa mère est une opposante au régime, une poétesse connue pour sa proximité avec le syndicat Solidarnosc, encore actif malgré son interdiction dans la Pologne du général Jaruzelski, où a été décrétée la loi martiale. Pour que la mort ignoble de Grzegorz Przemyk ne devienne pas une affaire d’État, le pouvoir est prêt à tout.

Une tension constante traverse ce film qui montre avec une extraordinaire vérité les grandes manœuvres entreprises afin de cacher la vérité. Autour du jeune Jurek, seul témoin du tabassage meurtrier, et de Barbara Sadowska, la mère de la victime, un tableau de société passionnant et glaçant se déploie. Chaque individu n’y est qu’un pion, qu’il s’agit de faire tomber ou de déplacer sur l’échiquier de la dictature. Les stratégies pour y parvenir sont connues, menaces, chantage, mise sur écoute, faux témoignages arrachés de force. Mais l’attention méticuleuse portée à chaque rouage du mécanisme de l’injustice a ici une force inédite.

Un regard, une coiffure, une expression du visage : avec des comédiens savamment choisis, les portraits sont tous marquants — qu’il s’agisse de la procureuse dont l’apparence évoque une mascarade ou de la mère qui semble prise dans un linceul. Chaque détail est la pièce d’un puzzle faisant réapparaître une époque. Le début des années 1980 semble même revivre à travers la manière de filmer. Le réalisateur réussit un film en immersion totale dans la Pologne communiste sous contrôle soviétique. Une telle acuité rend très actuel, et encore menaçant, le souvenir de cette folie despotique.


VARSOVIE 83, Une affaire d etat, Jan P Matuszyński 2021 (histoire)@@ (E)
Varsovie, 1983 : durant l'oppressante loi martiale décidée par le général Jaruzelski, la milice citoyenne tue Grzegorz Przemyk, fils d'une militante proche de Solidarność. Mensonges, menaces : le régime ...

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VENDETTA, Jared Cohn 2022, Clive Standen, Theo Rossi, Mike Tyson (thriller)@


Lorsque sa fille est assassinée et que son meurtrier reste en liberté à cause de l'inefficacité de la justice, William Duncan décide de prendre les choses en mains et de rendre justice lui-même. Cependant, après avoir tué le responsable, il va tout de suite se retrouver en guerre contre sa famille et contre le gang qu'elle dirige. William se rendra vite compte que dans la quête de vengeance, il n'y a jamais vraiment de vainqueur.

Dans une ville de banlieue, William Duncan, père de famille et ancien Marine, sort acheter de la nourriture avec Kat, sa fille de 16 ans. Alors que William attend sa commande, Kat, restée seule dans la voiture, est prise pour cible par un gang. Danny Fetter, un des membres de la bande, tue l'adolescente au cours de ce qui est censé être un rite d'initiation. Rapidement arrêté, Danny obtient une réduction de peine en échange de ses aveux. Face à cette injustice, William décide de régler ses comptes lui-même. Il modifie son témoignage, permettant ainsi à Danny d'être remis en liberté. Dans les heures qui suivent, William retrouve et tue Danny, provoquant la colère de son père, Donnie Fetter, le chef du gang...
VENDETTA, Jared Cohn 2022, Clive Standen, Theo Rossi, Mike Tyson (thriller)@ (E)
Lorsque sa fille est assassinée et que son meurtrier reste en liberté à cause de l'inefficacité de la justice, William Duncan décide de prendre les choses en mains et de rendre justice lui-même. Cepe ...

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VERS DE NOUVEAUX HORIZONS, Nikolaus Leytner 2022, Maria Hofstätter, Leonard Hädler (telefilm thriller)@


En Haute-Autriche, la jeune Johanna, fraîchement sortie de l'école de police, se tue en tombant d'une falaise lors d'une descente dans une ancienne carrière où se tient une fête illégale. Dans la nuit noire, personne n'a vu ce qui s'est passé. Si les membres de son unité n'y voient qu'un tragique accident, Stani, gardien de la paix du côté tchèque et petit ami de la victime, met en doute cette version. Quand un jeune dealer que Johanna avait appréhendé ce soir-là est retrouvé mort d'une overdose, Stani ne croit plus en une coïncidence. Désemparé, il fait appel à l'ancienne commissaire Grete Öller, dont Johanna était la filleule. Avec l'aide de la retraitée, qui n'a rien perdu de ses réflexes, il se lance dans une enquête parallèle qui pourrait bien incriminer des membres de la police locale des deux côtés de la frontière...

TELERAMA
Une commissaire à la retraite aide un jeune policier à résoudre le meurtre de sa compagne, alors qu’elle venait d’arrêter un dealer de drogue. Scénario poussif pour ce téléfilm mettant en scène les aventures d’une sorte de capitaine Marleau autrichienne

Un soir, dans la campagne autrichienne, des policiers interviennent pour mettre fin à une rave party. Avec l’aide de son compagnon Stani, policier lui aussi, la jeune recrue Johanna arrête un dealer de drogue surnommé le « Sicilien ». Mais celui-ci parvient mystérieusement à s’évader juste après l’intervention. Quant à Johanna, elle est retrouvée morte au bas d’une falaise… L’enquête conclut à un simple accident. Stani, désespéré, fait appel à la marraine de Johanna, la commissaire à la retraite Grete Öller, pour l’aider à découvrir la vérité. D’abord réticente, celle-ci accepte. Qui a tué Johanna ? Est-ce la même personne qui a liquidé le Sicilien, retrouvé mort quelques jours après la jeune femme ?

Clope au bec au volant de sa voiture déglinguée, la flic retraitée Grete Öller a de faux airs de capitaine Marleau — mais sans le bagout de Corinne Masiero… Difficile, en fin de compte, de vraiment s’attacher au personnage. Et comme l’enquête se révèle aussi lente au démarrage que décevante dans sa conclusion, on ne ressent pas grand-chose devant ce téléfilm tourné entre l’Autriche et la République tchèque. Tout au plus la vague envie de manger un schnitzel. Pas sûr que ce soit le but recherché.
VERS DE NOUVEAUX HORIZONS, Nikolaus Leytner 2022, Maria Hofstätter, Leonard Hädler (telefilm thriller)@ (E)
En Haute-Autriche, la jeune Johanna, fraîchement sortie de l'école de police, se tue en tombant d'une falaise lors d'une descente dans une ancienne carrière où se tient une fête illégale. Dans la nuit ...

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VERTIGO (Sueurs froides), Alfred Hitchcock, 1958, James Stewart, Kim Novak (thriller sentimental)@@@


Scottie, inspecteur de police, a été limogé parce qu'il est sujet au vertige. Un de ses vieux amis le charge de surveiller sa très belle femme, Madeleine, dont le comportement étrange lui fait craindre qu'elle ne se suicide. Scottie la prend en filature, la sauve d'une noyade volontaire puis s'éprend d'elle. Cependant, en raison de sa peur du vide, il ne parvient pas à l'empêcher de se précipiter du haut d'un clocher.

TELERAMA
Acrophobie… un nom scientifique pour le vertige maladif qu’éprouve l’inspecteur Ferguson. Cette terreur du vide l’a poussé à abandonner la police. Un ancien ami l’engage pour surveiller son épouse, Madeleine, au comportement étrange.

Vertige… Déséquilibré, aspiré, le spectateur sombre profondément dans un étouffant mystère. Celui du corps, double, fragile, ambigu. Celui des âmes, ténèbres obstinées de la passion amoureuse, de la trahison. Sur la magnifique musique de Bernard Herrmann, Hitchcock ouvre un gouffre subtil, dans une lente et terrible avalanche de trompe-l’œil. Le doute gangrène tout : le décor, majestueuse promenade dans San Francisco et ses environs ; les personnages, de l’apparente rigidité de James Stewart aux deux visages de Kim Novak. Reste le suspense, épuré, nu comme une charpente. Trouble discours sur la passion, sur l’illusion amoureuse, le film joue avec ironie sa partition de mort et d’angoisse.

Dans cette œuvre « nécrophile », selon le maître lui-même, le cinéma, art trompeur et fascinant, abat ses cartes : la duperie dont le héros est victime ressemble à la nôtre, public crédule. Hitchcock propose un malicieux jeu de miroir mais ne donne aucune clé et pervertit toute interprétation préfabriquée. Sueurs froides se savoure avec amertume, comme un brouet maléfique et génial.
VERTIGO (Sueurs froides), Alfred Hitchcock, 1958, James Stewart, Kim Novak (thriller sentimental)@@@ (E)
Scottie, inspecteur de police, a été limogé parce qu'il est sujet au vertige. Un de ses vieux amis le charge de surveiller sa très belle femme, Madeleine, dont le comportement étrange lui fait craindre qu' ...

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VEUILLEZ NOUS EXCUSER pour la gene occasionnee, Olivier Van Hoofstadt 2023, Artus, Elsa Zyberstein (comique)@


Sébastien, contrôleur de train consciencieux et professionnel, rêve d'être muté dans le sud de la France. Pour valider sa mutation, il doit effectuer un dernier trajet de routine sous la supervision de Madeleine, une inspectrice qui ne va pas le lâcher. C'est là que tout déraille : entre un conducteur qui pense conduire un avion de chasse, un collègue très jaloux et des passagers tous plus dingues les uns que les autres, ce qui devait être une formalité va devenir le pire voyage de sa vie.

TELERAMA
Le dernier film d’Olivier van Hoofstadt nous embarque dans un voyage en train chaotique. Malgré quelques surprises, une accumulation de situations comiques mal exploitées et expédiées, plutôt embarrassantes.

Un Bullet Train chez les Belges ? C’est peut-être ce qu’a visé le réalisateur de Dikkenek avec cette comédie dont l’action se joue sur les rails, entre Anvers et Arras. Quelle que soit sa cible, Olivier van Hoofstadt n’a pas mis dans le mille : son film est plutôt un boulet, en train. Mais pour qui s’attendait à un divertissement propret à la française, Veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée réserve quelques surprises mineures et sympathiques, le titre ne faisant pas seulement référence à une formule bien connue des voyageurs, mais aussi à l’embarras que peut occasionner ici un humour volontairement déplacé.

Avec un contrôleur (Artus) flanqué d’une inspectrice chargée de son évaluation (Elsa Zylberstein), le scénario est vite composté : dans chaque voiture, un nouveau lot de zinzins entre en scène, pendant qu’un conducteur autiste fait chauffer la loco, aiguillonné par un cheminot en échec qui a décidé de se venger de la SNTF – la SNCF n’étant jamais mentionnée, par prudence et par politesse. Ici, tout le monde déraille et les blagues, volontiers sales, sont surtout bruyantes. Car, à bord d’un train, c’est bien connu, la discrétion sonore s’impose et il s’agit donc de tout faire pour qu’elle explose. Avec l’aide d’un groupe de trisomiques fans de Johnny Hallyday, par exemple. Et le soutien du contrôleur lui-même, qui hurle en traversant le wagon : « Bouffez tout ce que vous voulez, des trucs qui puent dans le train, je m’en fous ! »

Fourre-tout d’idées
On savoure ce parfum de vécu, mais le registre du délire fonctionne plutôt sur un grand fourre-tout d’idées, souvent expédiées sans souci d’efficacité, comme ces coups d’œil sur une maman qui installe une barre verticale au milieu du couloir pour que sa fille puisse faire de la pole dance. Au milieu du chaos, qui se révèle plus drôle à raconter qu’à suivre, le film s’égare et s’éparpille tellement que même sa réussite ne semble plus le but du voyage. Il s’agit plutôt de sauver ce qu’on peut. L’apparition de l’actrice Marie Lanchas, géniale manager de la pub Free-Reef, est un des moments vraiment réjouissants : elle joue ici une femme enceinte qui va accoucher en urgence grâce à l’aide d’un vétérinaire (évidemment). Au premier plan, Artus fait un beau boulot pour rester dans une tonalité comique malgré tout presque classique, tandis qu’Elsa Zylberstein, dont les qualités n’étonnent plus, n’hésite pas à prendre des virages un peu hystériques et artificiels. Ce dont son personnage semble s’excuser en nous laissant sur cette dernière réplique : « J’ai été un peu connasse parfois, mais c’était mon job. »
VEUILLEZ NOUS EXCUSER pour la gene occasionnee, Olivier Van Hoofstadt 2023, Artus, Elsa Zyberstein (comique)@ (E)
Sébastien, contrôleur de train consciencieux et professionnel, rêve d'être muté dans le sud de la France. Pour valider sa mutation, il doit effectuer un dernier trajet de routine sous la supervision de Madele ...

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VICTIME DU SILENCE, Lars Becker 2019,Natalia Wörner, Fritz Karl (societe)@


Avocate spécialisée dans les violences sexuelles, Annabelle Martinelli est appelée par une femme qui subit depuis deux ans des violences conjugales. Craignant des représailles de son mari, la victime cache l'origine de ses blessures. Pendant ce temps, les enquêteurs Victory Acheampong et Branko Dragovic découvrent au domicile conjugal des preuves de maltraitance. Lorsqu'ils apprennent que le mari fait partie de la police, les deux agents minimisent les faits et dissimulent la pièce à conviction.
VICTIME DU SILENCE, Lars Becker 2019,Natalia Wörner, Fritz Karl (societe)@ (E)
Avocate spécialisée dans les violences sexuelles, Annabelle Martinelli est appelée par une femme qui subit depuis deux ans des violences conjugales. Craignant des représailles de son mari, la victime cache l'orig ...

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VICTORIA, Jstine Triet 2016, Virginie Efira, Vincent Lacoste


Victoria Spick, avocate pénaliste en plein néant sentimental, débarque à un mariage où elle y retrouve son ami Vincent et Sam, un ex-dealer qu'elle a sorti d'affaire. Le lendemain, Vincent est accusé de tentative de meurtre par sa compagne. Seul témoin de la scène, le chien de la victime. Victoria accepte à contrecoeur de défendre Vincent tandis qu'elle embauche Sam comme jeune homme au pair. Le début d'une série de cataclysmes pour Victoria.

TELERAMA
Cette Victoria, dépressive, la quarantaine, est-elle l’héroïne d’une comédie ? Oui, car elle est burlesque, jusque dans ses dénis, cette avocate pénaliste, mère séparée de surcroît. Son baby-sitter la lâche, ses plans sexe tournent au fiasco, et son ex-mari divulgue une part de son intimité sur un blog. Et voilà que son meilleur ami, soupçonné d’avoir poignardé sa femme, lui demande de le défendre…

Le trop-plein, la confusion des genres et des sentiments, le travail, la famille et l’amour entremêlés : tout cela était déjà dans La Bataille de Solférino , premier film de Justine Triet. Victoria, chronique qui varie les tempos, est plus écrit, plus accrocheur, dans la lignée de modèles hollywoodiens (Billy Wilder, Blake ­Edwards). Il offre des reflets justes du monde contemporain, entre rire, angoisse, addictions, quête narcissique et obligation de tout gérer et juger, en vitesse accélérée. On n’avait encore jamais vu ­Virginie Efira ainsi : baro­que ou réservée, éclatante ou éteinte, conquérante ou amorphe.
VICTORIA, Jstine Triet 2016, Virginie Efira, Vincent Lacoste (E)
Victoria Spick, avocate pénaliste en plein néant sentimental, débarque à un mariage où elle y retrouve son ami Vincent et Sam, un ex-dealer qu'elle a sorti d'affaire. Le lendemain, Vincent est accusé ...

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VIDA SEXUEL DE LAS PLANTAS, Sebastián Brahm. 2015, Francisca Lewin, Mario Horton, Ingrid Isensee (film e)


Après qu'un accident ait transformé le petit ami de Barbara en parfait inconnu, elle se lie d'amitié avec un homme qui lui offre une stabilité sans passion. Elle tente d'accepter son nouveau destin, mais le souvenir de son amour perdu la tourmente.
VIDA SEXUEL DE LAS PLANTAS, Sebastián Brahm. 2015, Francisca Lewin, Mario Horton, Ingrid Isensee (film e) (E)
Après qu'un accident ait transformé le petit ami de Barbara en parfait inconnu, elle se lie d'amitié avec un homme qui lui offre une stabilité sans passion. Elle tente d'accepter son nouveau destin, mais le souve ...

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VIENS JE T EMMENE, Alain Guiraudie 2020, Jean-Charles Clichet, Noemie Lovsky, Dora Tillier (thriller)@@


A Clermont-Ferrand, Médéric tombe amoureux d'Isadora, une prostituée de cinquante ans qui est pourtant mariée. Alors que le centre-ville est le théâtre d'une attaque terroriste, Sélim, un jeune sans-abri, se réfugie dans l'immeuble de Médéric provoquant une paranoïa collective. Tout se complique dans la vie de Médéric, tiraillé entre son empathie pour Sélim et son désir de vivre une liaison avec Isadora.

TELERAMA
À la suite d’un attentat, une petite communauté oscille entre paranoïa et solidarité. Auteur généreux, Alain Guiraudie fait surgir l’espoir de la grisaille. un camaïeu de gris, décliné d’un ciel d’orage à la pierre de lave noirâtre qui confère à la cité arverne son air austère. Assombrie, Clermont-Ferrand l’est davantage depuis qu’un attentat terroriste a été commis au pied de la statue équestre de Vercingétorix, sur la place de Jaude.

Communiste revendiqué et de longue date, Alain Guiraudie a souvent filmé les prolétaires (ouvriers, paysans), mais aussi les corps atypiques, avec allégresse et empathie, ce qui est en soi un geste politique. Mais c’est la première fois qu’il se frotte directement aux plaies de la société française contemporaine : racisme, islamisme, communautarisme. Il le fait à sa façon, généreuse et franche, sans se départir de son humour paillard et en prenant soin de retourner les clichés pour rendre les situations et les réactions des personnages constamment imprévisibles.

Médéric (Jean-Charles Clichet, bluffant de décontraction) est un vieux garçon frustré qui drague gauchement une prostituée quinquagénaire mais aussi un redoutable ingénieur en cybersécurité et un bobo capable de proposer son Clic-Clac à un jeune SDF musulman un soir d’attentat. Isadora (Noémie Lvovsky, en grande forme) aime son métier, le plus vieux du monde, les cunnilingus mais aussi son mari qui la tabasse depuis trente ans : chez Guiraudie, personne ne rentre dans des cases étriquées…

Conflit pulsionnel
Recluse dans un immeuble-forteresse comme on en trouve dans les films de John Carpenter, la petite communauté de voisins aux profils hétéroclites cogite en permanence, échange bières et idées, assume ses fantasmes contradictoires : paranoïa et fraternité, Éros et Thanatos. Pour sortir de l’ornière identitaire, éviter la guerre civile, Alain Guiraudie mise sur une jeunesse diversifiée et, au bout du conte, laisse entrevoir l’hypothèse d’une réconciliation. « Viens je t’emmène / Où l’illusion devient réalité / Derrière le miroir de l’autre côté… »
VIENS JE T EMMENE, Alain Guiraudie 2020, Jean-Charles Clichet, Noemie Lovsky, Dora Tillier (thriller)@@ (E)
A Clermont-Ferrand, Médéric tombe amoureux d'Isadora, une prostituée de cinquante ans qui est pourtant mariée. Alors que le centre-ville est le théâtre d'une attaque terroriste, Sélim, un jeun ...

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VILAINE, Jean-Patrick Benes et Allan Mauduit 2007, Marilou Berry, Frédérique Bel (comique)@


Mélanie est une fille trop gentille. Sa mère, son patron, ses copines, sa voisine et même le chien de sa voisine le savent, et en profitent. Un jour, suite à une ultime humiliation, Mélanie décide de changer. Désormais elle va se venger de tous ceux qui lui ont pourri la vie. Sauf que la méchanceté, ça ne s'apprend pas en deux jours, surtout quand on a été une gentille fille toute sa vie.

TELERAMA
Humiliée, méprisée, bafouée : à quoi ça sert d'être gentille ? La jeune Mélanie sert de paillasson à tout le monde. Jusqu'au jour fatidique où elle décide de devenir « vilaine ». Jean-Patrick Benes et Allan Mauduit ont construit leur comédie comme un conte de fées déglingué : la revanche d'une poire, la transformation de Cendrillon en Carabosse. Et comment fait-on, selon eux, pour devenir méchante ? On entrepose le chat dans la poubelle, on envoie l'inspecteur du travail à son patron (Pierre-François Martin-Laval, af­fu­blé d'une moumoute, en guise d'argument comique), on se venge des trois pestes qui vous ont pourri la vie... Pas de quoi fouetter un chat, même coincé au milieu des détritus.

Les réalisateurs-scénaristes ont beau loucher sur l'irrévérence potache des frères Farrelly, ils semblent souffrir du même mal que leur héroïne au début : trop gentils, pas assez grinçants, ou féroces pour convaincre. Leur Mélanie - Marilou Berry -, malgré son charisme et son énergie, ne parvient pas à compenser la constante hésitation entre comédie sentimentale et pochade burlesque dont souffre le film. De gags patauds (Mé­lanie et le chien de la voisine, Mélanie et la voiture du patron...) en digressions fastidieuses autour des person­nages secondaires (les crises d'hystérie caricaturales des vraies « méchantes »), cette Vilaine... pourrait être meilleure.
VILAINE, Jean-Patrick Benes et Allan Mauduit 2007, Marilou Berry, Frédérique Bel (comique)@ (E)
Mélanie est une fille trop gentille. Sa mère, son patron, ses copines, sa voisine et même le chien de sa voisine le savent, et en profitent. Un jour, suite à une ultime humiliation, Mélanie décide de ...

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VILLA CAPRICE, Bernard Stora 2020, Niels Arestrup, Patrick Bruel


L'avocat Luc Germon pense atteindre la consécration lorsque Gilles Fontaine, l'un des patrons les plus puissants de France, lui demande de prendre sa défense. Il est soupçonné d'avoir acquis dans des conditions douteuses une magnifique propriété sur la Côte d'Azur, la Villa Caprice. Humilié et furieux de s'être laissé piéger, Fontaine compte sur l'habileté de Germon pour le tirer de ce mauvais pas. Mais une étrange relation de pouvoir s'installe bientôt entre les deux hommes, en principe alliés.

TELERAMA
Réalisateur de fictions pour la télé, Bernard Stora n’avait plus tourné pour le cinéma depuis vingt et un ans et l’intéressant Un dérangement considérable, satire incisive et touchante sur le milieu du foot professionnel. L’univers des ultrariches lui réussit moins : Villa Caprice est un drame psychologique à l’ancienne, sur­écrit et mis en scène avec une fascination (involontaire ?) pour le luxe, où s’affrontent un milliardaire en délicatesse avec la justice et son avocat à la vie privée pour le moins compliquée. Pour les admirateurs de Niels Arestrup, toujours juste (comme d’habitude) ou de Patrick Bruel, plutôt convaincant en homme d’affaires aux scrupules à géométrie variable.
VILLA CAPRICE, Bernard Stora 2020, Niels Arestrup, Patrick Bruel (E)
L'avocat Luc Germon pense atteindre la consécration lorsque Gilles Fontaine, l'un des patrons les plus puissants de France, lui demande de prendre sa défense. Il est soupçonné d'avoir acquis dans des conditions d ...

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VINCENT FRANCOIS PAUL ET LES AUTRES, Claude Saautet 1974, Yves Montand, Michel Piccoli, Serge Reggiani, Gerard Depardieu (societe)@@@


Amis depuis la plus tendre enfance, Vincent, François, Paul et Armand, tous la cinquantaine, se retrouvent chaque dimanche à la campagne. Au quotidien, chacun connaît quelques déboires sentimentaux. Cependant, lorsque Vincent est victime d'une crise cardiaque, ses amis prennent conscience de l'importance de leurs problèmes.

TELERAMA
Les films de Sautet sont souvent réduits à des radiographies de la société française des années 1970. Les héros de ce film affrontent bien les premiers remous de la crise des années Giscard, mais leur mélancolie est intemporelle.

Partie de foot dans un jardin hivernal. D’éclats de rire en bousculades, les joueurs du dimanche délaissent pour quelques heures le cours de leurs existences de quadragénaires. Vincent, petit patron cardiaque, François, médecin trompé par sa femme, Jean, boxeur occasionnel, partagent cette parenthèse fraternelle chez Paul, romancier en panne d’inspiration…

Au gré des rediffusions, leur gaieté ou leurs fêlures ont fini par se glisser dans nos souvenirs intimes. Plus qu’une galerie de portraits, c’est une polyphonie complexe, mélancolique et cordiale, un formidable document sociologique sur la classe moyenne des années 1970. Le film observe les premiers remous de la crise, économique, morale et affective. Sautet enferme d’abord ses personnages à l’abri d’une maison de campagne, cocon illusoire où l’on peut nier le temps et ses blessures. Et puis, dehors, les héros de cette chronique douce-amère retrouvent leur âge mûr, celui des bilans et des usures, le cœur qui lâche, l’amour qui se fissure… Le cinéaste scrute ces vies abîmées avec un respect lucide. Il laisse à ces hommes le choix de mentir, de jouer une pudique comédie, entrecoupée d’intenses moments de vérité.
VINCENT FRANCOIS PAUL ET LES AUTRES, Claude Saautet 1974, Yves Montand, Michel Piccoli, Serge Reggiani, Gerard Depardieu (societe)@@@ (E)
Amis depuis la plus tendre enfance, Vincent, François, Paul et Armand, tous la cinquantaine, se retrouvent chaque dimanche à la campagne. Au quotidien, chacun connaît quelques déboires sentimentaux. Cependant, lor ...

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VIOLETTE, Martin Provost 2013, Emmanuelle Devos, Sandrine Kiberlain (histoire bio)@@


Durant la Seconde Guerre mondiale, Violette Leduc a trouvé refuge à la campagne avec l'écrivain Maurice Sachs. Ils laissent à penser qu'ils sont mari et femme, mais ne le sont pas. Sachs est homosexuel, Violette, qui se trouve laide, est toujours en quête d'amour. Née bâtarde au début du XXe siècle, si elle n'a jamais été reconnue par son père, elle ne s'est jamais sentie aimée par sa mère.

TELERAMA
Violette Leduc, Simone de Beauvoir : un lien étrange entre deux monstres littéraires que Martin Provost et ses actrices rendent fascinant.

Hier, Séraphine de Senlis, aujourd’hui, Violette Leduc. De toute évidence, Martin Provost aime les cabossées, les provocatrices, les rejetées : celles qu’on enfer­me (dans un asile ou en elles-mêmes) pour les empêcher de peindre ou d’écrire. Pour lui, Séraphine et Violette sont des sœurs jumelles, unies par leur laideur et le peu d’amour qu’elles suscitent autour d’elles. Et en elles. Il les filme de la même façon : saisies de près ou de loin par de longs travellings, elles marchent, elles marchent sans cesse, elles ne font que marcher vers un but qui se dérobe. Elles sont abruptes, pas faciles et même carrément insupportables (sur le tournage, Emmanuelle Devos qualifiait son personnage d'« attachiante » !), mais, curieusement, c’est en scènes lentes, presque calmes que le cinéaste traduit leur emportement. C’est que la force des sentiments passe, chez lui, par une sagesse (parfois excessive) de la forme.

De la vie de son héroïne, le cinéaste privilégie le lien étrange, amoureux pour l’une, amical pour l’autre, que Violette noue avec Simone de Beauvoir. Ces deux femmes, il les filme comme deux blocs de solitude. Violette semble à jamais exilée dans une chambrette qu’elle déteste, le plus souvent encombrée d’une mère adorée et haïe ; Beauvoir, elle, déménage d’un appartement l’autre, dont les salons apparaissent de plus en plus sombres et nus : elle est loin de Sartre, des mondanités et de ses amours américaines. Ce sont deux monstres littéraires qu’on observe, rigoureusement opposés, liés, cependant, par la certitude du talent de l’autre. Entre Emmanuelle Devos, actrice de l’imperceptible, et Sandrine Kiberlain, impassible, un masque impénétrable posé sur le visage, les rencontres deviennent des moments fascinants dans leur épure même. Leur irréalisme absolu.

D’ailleurs, c’est lorsqu’il se met en quête de réalisme (la voix de Louis Jouvet sur une scène de théâtre, Jacques Bonnaffé qu’il tente désespérément de faire ressembler à Jean Genet…) que Martin Provost se plante. Ce qu’il réussit, en revanche, magnifiquement, c’est filmer ces moments de la vie de Violette comme du temps arrêté – que souligne la musique planante d’Arvo Pärt. À tel point que, lorsqu’au milieu des années 1960, après le triomphe de La Bâtarde, elle rencontre l’amour, le jeune homme qu’elle prend pour amant semble sortir d’un film des années 1930. De l’enfance de Violette. Ou de son imaginaire.
VIOLETTE, Martin Provost 2013, Emmanuelle Devos, Sandrine Kiberlain (histoire bio)@@ (E)
Durant la Seconde Guerre mondiale, Violette Leduc a trouvé refuge à la campagne avec l'écrivain Maurice Sachs. Ils laissent à penser qu'ils sont mari et femme, mais ne le sont pas. Sachs est homosexuel, Violette, ...

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VIRAGE, Delphine Lemoine 2025, Caroline Proust, Thomas Jouannet, Andréa Ferréol (thriller)@@


Louise Bach, brillante policière, rate un flag et risque la vie de sa partenaire en répondant aux appels répétés de son fils qui la tanne. Martin, son père, a décidé de rester vivre loin de tout, loin de la ville, loin de son métier d'infirmier. Louise les rejoint pour tenter de comprendre ce qui se passe et les ramener à Paris. Cependant, son flag loupé la poursuit jusqu'à mettre en danger sa famille.

TELERAMA
Flic surbookée, Louise tente de recoller les morceaux avec son mari tout en tirant au clair une histoire de cocaïne subtilisée. Le spectateur, lui, risque d’avoir du mal à ingérer ce mélange quelque peu frelaté.

Policière surbookée, Louise apprend que son mari Martin, dont elle est séparée, est parti s’installer dans le Nord avec leur fils Yvan. Elle les rejoint afin de tenter de comprendre les raisons de ce brusque départ. Mais sur place, elle se heurte au refus de communiquer de Martin. Yvan, de son côté, semble tremper dans des affaires louches avec son ami Arthur. Pour ne rien arranger, à la suite d’une opération de police qui a mal tourné à Paris, Louise est dans le viseur de sa hiérarchie. Celle-ci la suspecte d’avoir subtilisé une grosse quantité de cocaïne…

On est donc invité à suivre pendant une heure trente les efforts de l’héroïne pour s’innocenter auprès de ses supérieurs tout en recollant les morceaux avec son mari. Hélas, tout cela manque cruellement de rythme et d’originalité. Le cocktail histoire de famille / enquête policière a déjà été vu cent fois et l’ensemble se traîne jusqu’à un final peu crédible (on a droit à la sempiternelle confrontation de la flic avec l’antagoniste qui menace un personnage tiers avec son arme). Bref, la vie est trop courte pour s’infliger ce dispensable Virage.

VIRAGE, Delphine Lemoine 2025, Caroline Proust, Thomas Jouannet, Andréa Ferréol (thriller)@@ (E)
Louise Bach, brillante policière, rate un flag et risque la vie de sa partenaire en répondant aux appels répétés de son fils qui la tanne. Martin, son père, a décidé de rester vivre lo ...

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VIRGIN SUICIDES, Sofia Coppola 1999, Kirsten Dunst, James Woods (drame)@


Dans un quartier calme d'une ville américaine, Cécilia Lisbon, âgée de 13 ans, tente de suicider. Ce drame va bouleverser toute la famille qui change alors son mode de vie. Elle et ses quatre soeurs se retrouvent de plus en plus soumises à l'autorité possessive de leur mère, jusqu'à ne plus pouvoir sortir de chez elles. Quatre garçons, intrigués, se mettent à les observer nuits et jours.

TELERAMA
Cinq jeunes filles en fleurs, cinq sœurs évanescentes dont le souvenir obsède un groupe de garçons inconsolables.

Le récit commence par la fin : au milieu des années 1970, dans une ville pavillonnaire du Michigan, les cinq soeurs Lisbon, toutes blondes et évanescentes, ont mis fin à leurs jours, inexplicablement — peut-être pour échapper au supplice de leur perfection. Ce sont leurs voisins de l'époque qui racontent en voix off, soit un collectif de garçons fascinés, inconsolables, pour qui les disparues conservent, des années après, l'aura de déesses inaccessibles.

Leur mémoire plurielle et exaltée donne au film sa forme spéciale, faite de réminiscences, de rêveries, de fantasmes flous, de souvenirs reconstruits. Sofia Coppola dévide ainsi une vaporeuse élégie, où le temps peut se dilater à la faveur d'un premier baiser, puis sauter sans transition d'avril à octobre. L'échéance qui plane au-dessus des soeurs Lisbon permet à la jeune cinéaste de déniaiser radicalement le film de teenagers. On reconnaît les figures imposées : surprise-partie à la maison sous l'oeil des parents, procession ridicule des garçons venus chercher les filles pour le bal de fin d'année, élection des roi et reine du lycée, dépucelage à l'aube sur un stade désert... Tout y est, mais tout scintille de l'éclat intense des dernières fois. Eternisée autour d'un tourne-disque, d'un téléphone et de quelques chansons sentimentales, l'adolescence est décidément le pays d'où l'on ne revient pas.
VIRGIN SUICIDES, Sofia Coppola 1999, Kirsten Dunst, James Woods (drame)@ (E)
Dans un quartier calme d'une ville américaine, Cécilia Lisbon, âgée de 13 ans, tente de suicider. Ce drame va bouleverser toute la famille qui change alors son mode de vie. Elle et ses quatre soeurs se retrouvent ...

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VIVA MARIA, Louis Malle 1965, Brigitte Bardot, Jeanne Moreau (musical guerre)@@


Au début du XXe siècle, à l'occasion de leur premier duo sur scène, deux jeunes femmes que le hasard a réunies au sein d'une troupe de music-hall ambulante tirent parti d'un accident vestimentaire pour inventer l'effeuillage.

TELERAMA
Louis Malle nous promet un film féministe avec des vedettes sixties (BB et Jeanne Moreau) mais il en fait des gourdes qui plongent dans la guerre civile mexicaine par amour et par hasard. Pour le combat révolutionnaire, on repassera ! Reste les deux stars.
1907, Amérique latine : Maria la brune (Jeanne Moreau) est chanteuse dans un cirque, Maria la blonde (Brigitte Bardot) est fille d’un activiste irlandais en fuite. La rencontre des deux stars du cinéma français des années 1960 dans une parodie de western à la sauce burlesque devait faire des étincelles, les journaux à scandale épiant le moindre crêpage de chignon. Mais sur le tournage comme sur l’écran, la confrontation a fait pshitt. Les deux actrices se sont bien entendues, et l’inanité du scénario (coécrit par Jean-Claude Carrière pourtant…) les a empêchées de briller. On a dit que Louis Malle avait réalisé un film féministe culotté ? Juste parce qu’il a « osé » un film sans rôle masculin important, chose, il est vrai, rare à l’époque… Sauf que ses deux héroïnes sont des gourdes qui se pâment dès qu’elles croisent un miroir, s’effeuillent à plusieurs reprises devant un parterre d’hommes excités et se lancent dans la guerre civile mexicaine seulement par amour pour un beau révolutionnaire exécuté (Maria la brune a eu le temps de lui lécher le torse avant sa mise à mort). « C’est merveilleux, l’amour ! » s’exclame, ravie, Maria la blonde après être partie avec trois inconnus en calèche. Osons, pour finir, un « Caramba ! » de dépit…
VIVA MARIA, Louis Malle 1965, Brigitte Bardot, Jeanne Moreau (musical guerre)@@ (E)
Au début du XXe siècle, à l'occasion de leur premier duo sur scène, deux jeunes femmes que le hasard a réunies au sein d'une troupe de music-hall ambulante tirent parti d'un accident vestimentaire pour inv ...

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VIVRE ET LAISSER MOURIR, Guy Hamilton 1973, Roger Moore, Yaphet Kotto (James Bond)(aventure)@@


James Bond est appelé à la rescousse pour mettre fin à l'hécatombe meurtrière qui décime les agents secrets britanniques. Enquêtant à New York, dans le quartier de Harlem, il affronte un caïd de la drogue, le redoutable docteur Kananga et sa comparse, l'étrange Blanche Solitaire.

TELERAMA
Suite à la disparition de trois agents britanniques, James Bond enquête à New York, puis sur l’île de San Monique, entre Haïti et la Jamaïque. Il se trouve alors aux prises avec le docteur Kananga, à la fois sorcier vaudou, dealer et criminel.

Dans la longue carrière, toujours inachevée, de James Bond au cinéma, ce neuvième « épisode » ne fait date qu’à un seul titre : Roger Moore y reprend pour la première fois le rôle-titre. Hors cette curiosité éventée (et quelques gadgets désuets), ce film mérite un carton rouge pour racisme manifeste : tous les adversaires de 007 sont noirs, et affligés de multiples tares ou vices…
VIVRE ET LAISSER MOURIR, Guy Hamilton 1973, Roger Moore, Yaphet Kotto (James Bond)(aventure)@@ (E)
James Bond est appelé à la rescousse pour mettre fin à l'hécatombe meurtrière qui décime les agents secrets britanniques. Enquêtant à New York, dans le quartier de Harlem, il affronte u ...

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VOL 93, Paul Greengrass 2005, Christian Clemenson, Cheyenne Jackson (terrorisme catastrophe)@@


Les passagers embarquent sans encombre à bord du vol 93 d'United Airlines reliant Newark à San Francisco. La date : le 11 septembre 2001. Peu après le décollage, des faits étranges se produisent à proximité du cockpit. Lorsqu'ils apprennent que trois avions ont été détournés et précipités contre des bâtiments publics de New York et Washington, les passagers en déduisent l'effroyable vérité. Leur vol est lui aussi tombé entre les mains de terroristes suicidaires. De leur côté, les autorités du contrôle aérien tentent désespérément d'empêcher d'autres attentats. Conscients qu'ils sont les seuls à pouvoir arrêter les terroristes, les passagers décident de tenter une action pour reprendre le contrôle du vol 93...

TELERAMA
Dix-huit ans après sa sortie, le film de Paul Greengrass nous fait encore trembler. Une reconstitution qui prend aux tripes, quasi documentaire, d’un épisode du 11-Septembre laissé parfois hors-champ

On connaît l’histoire et son dénouement : le 11 septembre 2001, le quatrième avion détourné par les kamikazes d’al-Qaida, destiné à frapper Washington, s’abîme dans un champ de Pennsylvanie. Le vol United 93, qui devait relier New York à San Francisco, avait décollé en retard. Entre le détournement et le crash programmé, ses passagers, alertés de ce qui se passait ce matin-là aux Etats-Unis, ont tenté de reprendre le contrôle de l’avion, en y laissant leur vie. Démarche héroïque, que la télévision s’est déjà appropriée (11 Septembre, les révoltés du vol 93) et dont le cinéma ne pouvait que s’emparer.

Idéal pour les faiseurs de mélodrames hollywoodiens ? Produit et réalisé par des Britanniques (mais soutenu par une major américaine, Universal), Vol 93 déjoue ces craintes-là. Dans ses précédents films (notamment Bloody Sunday, sur la guerre d’Irlande, et La Mort dans la peau, grosse machine d’espionnage), l’Anglais Paul Greengrass a imposé un style : caméra mobile et nerveuse, montage haché – mais jamais virtuose. Une mise en scène qui adopte tous les signes extérieurs du reportage et produit un saisissant effet de vérité, y compris dans les péripéties les plus invraisemblables. Parfait pour cette histoire qui dépasse largement la fiction…

Pousser sans cesse le spectateur dans sa propre mémoire
Vol 93 est clairement divisé en deux parties. D’abord, tout ce qui se passe hors de l’avion : la lente découverte par l’Amérique – et surtout par les autorités aériennes, civiles et militaires – que ce mardi de septembre ne sera pas comme les autres. Quasiment en temps réel, le récit va et vient entre l’aéroport de Newark, où se prépare l’embarquement du vol 93, retardé, et les différentes tours de contrôle régulant le trafic aérien. Peu ou pas de personnages à proprement parler : des silhouettes (les pilotes et les passagers), des fonctions (les contrôleurs aériens et leurs supérieurs). On sait ce qui va se passer, pas eux, et cette connaissance ajoute au caractère tragique de l’événement.

Quand les pontes de l’aviation civile, les yeux rivés sur les écrans de télé, découvrent la première tour éventrée, il y a dans l’air un fort sentiment d’incrédulité. Les infos sont encore parcellaires : la journaliste de CNN, prudente, parle d’un événement « relativement dévastateur »… Paul Greengrass insiste sur l’impréparation générale – et notamment celle de la Défense. Le nombre d’avions de chasse prêts à décoller est ridicule, personne ne veut donner d’ordre – y compris celui, envisageable, d’abattre les avions détournés pour éviter de plus cruels carnages. Le président Bush est injoignable. Nous, on sait où il est, parce qu’on a vu Fahrenheit 9/11, de Michael Moore : Bush junior déchiffre un livre de lecture dans une école de Floride. C’est une des forces de Vol 93 : pousser sans cesse le spectateur à faire le va-et-vient entre le film et sa propre mémoire, son « vécu » du 11 Septembre.

A bord de l’avion, l’action traditionnelle reprend partiellement ses droits. Il y a, bien sûr, des héros et des bourreaux, mais aucun des « clans » n’est caricaturé. Les terroristes sont nerveux et peu sûrs d’eux, les passagers cherchent à sauver leur peau plus qu’à libérer l’Amérique. Le suspense monte, lentement, parce que les pirates tardent à attaquer ; plus tard, ultime geste qui précipitera l’appareil au sol, ce sont les otages qui guetteront le meilleur moment pour partir à l’assaut de la cabine de pilotage. On sait que certains d’entre eux ont appelé leurs proches de leur portable. Ces conversations, qui ont bouleversé l’Amérique, ont nourri le scénario ; tout le reste, inventé mais vraisemblable, a été soumis à l’approbation des familles des victimes.

Jamais pourtant Vol 93 n’embouche les trompettes patriotiques. Il se contente de décrire, avec une caméra qui se faufile dans un décor exigu, s’approche au plus près des êtres, le moment du passage à l’acte, cet engagement personnel, concret, qui fera de ces anonymes des héros. On croit rester spectateur de ce drame dont on connaît l’issue. On sort pourtant les jambes flageolantes. Le réalisateur a su faire du 11 Septembre autre chose qu’une page d’histoire : une réalité physiquement tangible.
VOL 93, Paul Greengrass 2005, Christian Clemenson, Cheyenne Jackson (terrorisme catastrophe)@@ (E)
Les passagers embarquent sans encombre à bord du vol 93 d'United Airlines reliant Newark à San Francisco. La date : le 11 septembre 2001. Peu après le décollage, des faits étranges se produisent à p ...

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VOLCANO, Mick Jackson 1997, Tommy Lee Jones


Ce n'est pas une petite secousse sismique qui va inquiéter la population de Los Angeles, depuis longtemps habituée aux caprices de la nature. Mais ce matin-là, quelques heures après qu'une brève secousse eut reveillé la ville en sursaut, sept employés municipaux qui réparent une canalisation meurent carbonisés par l'émanation d'une forte chaleur. Dépechée sur les lieux, le docteur Amy Barnes de l'Institut géologique va constater qu'une éruption volcanique menace la ville.
VOLCANO, Mick Jackson 1997, Tommy Lee Jones (E)
Ce n'est pas une petite secousse sismique qui va inquiéter la population de Los Angeles, depuis longtemps habituée aux caprices de la nature. Mais ce matin-là, quelques heures après qu'une brève secousse e ...

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VOLUPTE SINGULIERE, Sven Taddicken 2016, Martina Gedeck, Ulrich Tukur (drame sentimental)@@


Réunissant deux figures majeures du cinéma allemand, qui ont notamment partagé l'affiche de La vie des autres, Sven Taddicken met en scène une étonnante histoire d'amour entre deux êtres solitaires, abandonnés, luttant l'un et l'autre contre une sorte d'asphyxie spirituelle.

TELERAMA
Une histoire bien tordue, pour pas grand-chose. On ne sait si le roman de la Britannique Alison Louise Kennedy, adapté ici, est aussi malsain, mais on parierait qu’il a au moins le sens du grotesque, fût-il sombre. Ce que n’a pas du tout ce film laborieux, sérieux et plutôt sinistre. Une femme au foyer qui a perdu la foi et qui ne s’en remet pas tombe un jour à la radio sur un célèbre psychologue vantant sa méthode de développement personnel. Elle le rencontre, se lie d’amitié avec lui, alors qu’ils n’ont rien en commun sinon une névrose puissante. On devine entre eux une attirance, mais l’un et l’autre sont empêchés, inhibés. Lui est en fait un addict au porno le plus déviant, incapable d’avoir un rapport sexuel réel. Elle, en plus d’être abandonnée par Dieu, est une femme battue par son mari, limite psychopathe.

Autant dire que ça ne rigole pas du tout dans ce film aussi constipé que ses personnages, au mystère lourdingue et à la délivrance finale très prévisible. Heureusement que ses deux acteurs — Martina Gedeck et Ulrich Tukur, tous deux présents dans La Vie des autres — ont un peu de talent. Mais qu’ont-ils été faire dans cette galère ?
VOLUPTE SINGULIERE, Sven Taddicken 2016, Martina Gedeck, Ulrich Tukur (drame sentimental)@@ (E)
Réunissant deux figures majeures du cinéma allemand, qui ont notamment partagé l'affiche de La vie des autres, Sven Taddicken met en scène une étonnante histoire d'amour entre deux êtres solitaires, ...

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VOLVER, Pedro Almodovar 2006, Penelope Cruz (societe)@@@


Raimunda travaille et vit à Madrid avec son mari Paco et sa fille Paula. Sa soeur Sole habite à proximité et leur mère Irene, décédée il y a plusieurs années dans l'incendie d'une maison avec leur père, leur manque. Une ancienne voisine de leur ville natale rapporte qu'elle a vu le fantôme d'Irène.

TELERAMA
Volver, “revenir” en espagnol, retrace l’histoire de Raimunda et de sa famille dans la Mancha, terre natale de Pedro Almodóvar. Le cinéaste signe un magnifique film, où brille Penélope Cruz, reine coriace de ce récit d’amour et de pardon.

En espagnol, volver signifie « revenir ». Un verbe dont les multiples sens hantent le film : revenir, pour le cinéaste Pedro Almodóvar, c'est filmer à nouveau la Mancha, sa terre natale. Revenir, pour Carmen Maura, c'est renouer avec un cinéaste dont elle a accompagné les débuts. Enfin, revenir, pour Irene, son héroïne, c'est resurgir d'entre les morts, dans le quotidien troublé de ses deux grandes filles, Sole et Raimunda.

Dès la première scène, superbe, au cimetière, le deuil est à l'honneur. Celui des veuves et des orphelines, dans un mélange de ferveur et d'ardeur prosaïque. Tel est le fantastique selon Almodóvar : sentimental et terrien. Peu importe la vraie nature du fantôme d'Irene. Ce qui compte, ici, c'est la manière dont il s'incarne. Une magie immanente, présence de chair, tendre et triviale. Volver est, à ce titre, le rêve d'un fils qui a perdu sa mère et qui s'offre ce miracle : l'étreindre à nouveau. Etreindre pour apprivoiser la mort, apaiser la douleur et la colère, réparer ce qui peut l'être. Volver regorge ainsi de drames enfouis mais brûle d'optimisme. Un concentré de l'univers d'Almodóvar, pour l'humour, noir et décalé, pour la science du récit et pour l'amour des femmes. Parmi elles, Penélope Cruz empoigne le rôle de Raimunda avec une énergie farouche, une maturité qu'on ne lui connaissait pas. Elle apparaît transformée, Ciociara coriace, reine de ce récit d'amour et de mort. Une révélation.
VOLVER, Pedro Almodovar 2006, Penelope Cruz (societe)@@@ (E)
Raimunda travaille et vit à Madrid avec son mari Paco et sa fille Paula. Sa soeur Sole habite à proximité et leur mère Irene, décédée il y a plusieurs années dans l'incendie d'une mais ...

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VOUS N AUREZ PAS MA HAINE, Kilian Riedhof 2022, Camélia Jordana, Raphaël Personnaz, Pierre Deladonchamps (drame histoire)@


Le journaliste Antoine Leiris a perdu Hélène Muyal-Leiris, sa femme bien-aimée, le 13 novembre 2015, pendant les attentats terroristes du Bataclan, à Paris. Bien que dramatique, son histoire vraie propose une voie possible pour surmonter une tragédie sans sombrer dans le désespoir : à la haine des terroristes, Antoine oppose en effet l'amour qu'il porte à son jeune fils Melvil et à sa femme disparue.

TELERAMA
La femme d’Antoine Leiris a été tuée au Bataclan en 2015. C’est son histoire que le film de Kilian Riedhof tente de raconter. Il apparaît évident, dès la première image, que le cinéma ne peut être à la hauteur de cette souffrance.

Jusqu’à maintenant, les réalisateurs français s’accordent à dire que les fusillades du 13 novembre 2015 sont « de l’ordre de l’irreprésentable », comme l’a formulé Alice Winocour (Revoir Paris). L’Allemand Kilian Riedhof est de cet avis, mais il a tout de même estimé pouvoir représenter la douleur d’Antoine Leiris, dont la femme a été tuée au Bataclan – et dont la lettre destinée aux terroristes, puis le livre ont fait le tour du monde. Il suffit d’un plan ou deux pour constater que cela aussi reste mission impossible.

Le film, sans grande imagination formelle, ne parvient pas à se hisser à la hauteur d’une telle souffrance : gros plans racoleurs, flashbacks tire-larmes, images de bouteille de whisky ou du dressing rempli des robes de la défunte… Cette histoire méritait un regard plus singulier.
VOUS N AUREZ PAS MA HAINE, Kilian Riedhof 2022, Camélia Jordana, Raphaël Personnaz, Pierre Deladonchamps (drame histoire)@ (E)
Le journaliste Antoine Leiris a perdu Hélène Muyal-Leiris, sa femme bien-aimée, le 13 novembre 2015, pendant les attentats terroristes du Bataclan, à Paris. Bien que dramatique, son histoire vraie propose une voi ...

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VOYAGE AU BOUT DE L ENFER, Michael Cimino 1978, Robert De Niro, Christopher Walken(guerre)@


En 1968, Mike, Steven, Nick, Stan et Axel travaillent dans l'aciérie du bourg de Clairton, Pennsylvanie, ils forment une bande très liée. A Clairton, les histoires de coeur vont de bon train : Steven épouse Angela, bien qu'elle soit enceinte d'un autre, et Nick flirte avec Linda qui semble troubler Mike. Hors cette tranquillité est rattrapée par la guerre du Vietnam lorsque Mike, Steven et Nick sont mobilisés pour partir au combat.
VOYAGE AU BOUT DE L ENFER, Michael Cimino 1978, Robert De Niro, Christopher Walken(guerre)@ (E)
En 1968, Mike, Steven, Nick, Stan et Axel travaillent dans l'aciérie du bourg de Clairton, Pennsylvanie, ils forment une bande très liée. A Clairton, les histoires de coeur vont de bon train : Steven épouse Angel ...

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VOYAGE AU POLE SUD, Luc Jacquet 2023, Luc Jacquet (documentaire)@


En 1991, Luc Jacquet partait pour sa première mission en Antarctique. Trente ans plus tard, le réalisateur de "La Marche de l'empereur", Oscar du meilleur film documentaire en 2006, revient là où tout a commencé pour lui.

TELERAMA
Le réalisateur de “La Marche de l’empereur” questionne sa fascination pour le paradis blanc. Mais son ambition contemplative souffre d’effets parasites.

Trente ans après ses premiers pas en Antarctique, Luc Jacquet, le réalisateur oscarisé de La Marche de l’empereur, met à nouveau le cap vers ce pôle Sud qui le magnétise. Un désert blanc où il a passé, dit-il, l’équivalent de « quatre années de vie ». Et qui lui a inspiré plusieurs documentaires – dont La Glace et le Ciel, en 2015, et L’Empereur, en 2017.

Cette fois, l’ex-chercheur en écologie animale a choisi de s’affranchir de tout récit naturaliste. Et de questionner, sur un mode contemplatif et introspectif, sa fascination pour le grand blanc, et son « addiction » pour ce territoire peu hospitalier. De la traversée des immensités désolées de la Patagonie en voiture à la navigation en brise-glaces jusqu’au continent immaculé, le film étire ses paysages à la photogénie accrocheuse, magnifiés par le choix d’un noir et blanc contrasté. Des tableaux presque abstraits, où se dessinent les craquelures de l’eau congelée, la géométrie froide de la banquise, les cristaux scintillants.

Une bande-son envahissante
À ces carrés blancs sur fond blanc où le regard se perd, au choc esthétique de la nature brute et des plans à la beauté bien cadrée, vient s’ajouter le poids des mots, moins aériens, eux, que les flocons. Voix chuchotante et phrasé sentencieux, le réalisateur délivre dans un souffle son « récit intérieur », méditation où s’enchaînent considérations métaphysiques, envolées lyriques, réflexions sur la beauté pure de la nature et la dévastatrice main de l’homme, surlignées par une bande-son envahissante. De quoi briser la glace, mais surtout le charme, de ce bout du monde fascinant.
VOYAGE AU POLE SUD, Luc Jacquet 2023, Luc Jacquet (documentaire)@ (E)
En 1991, Luc Jacquet partait pour sa première mission en Antarctique. Trente ans plus tard, le réalisateur de "La Marche de l'empereur", Oscar du meilleur film documentaire en 2006, revient là où tout a ...

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VOYEZ COMME ON DANSE, Michel Blanc 2018, Charlotte Rampling, Carole Bouquet, Karine Viard, Jean Paul Rouve (comique)@


Voyez comme ils dansent ... Julien sent comme une présence hostile derrière lui en permanence. Alex, son fils apprend qu'Eva, lycéenne de 17 ans a oublié de le prévenir qu'il allait être père.

TELERAMA
La suite, seize ans après, d’“Embrassez qui vous voudrez”, manque de souffle et de pertinence et repose essentiellement sur l’abattage de Karin Viard.

Peu de spectateurs, sans doute, espéraient une suite, seize ans plus tard, d’Embrassez qui voudrez, la comédie de ­Michel Blanc. Mais ceux-là risquent d’être déçus après une si longue attente. Les personnages, empruntés au romancier anglais Joseph Connolly, reviennent cette fois affranchis de leur créateur et n’y gagnent rien : Michel Blanc, qui a imaginé seul ce deuxième épisode, ne retrouve pas l’efficacité comique du premier.

L’opposition entre les très, très riches (Charlotte Rampling, Carole Bouquet) et la pauvre (Karin Viard) reste la grande affaire, mais elle sonne constamment faux, tant les trois femmes sont présentées comme inséparables, et confinées dans les beaux quartiers. Les emprunts à l’air du temps paraissent plaqués eux aussi : on parle « graines de chia », évasion ­fiscale, voire changement de sexe, mais la vision de l’adultère bourgeois (l’autre grande affaire) demeure antédiluvienne : c’est toujours le drame ­absolu, subi par l’épouse.

Non sans maladresse, donc, Michel Blanc se tient du côté des femmes et leur offre la plus grande part de l’abondant dialogue. Mais est-ce vraiment un cadeau, pour Karin Viard, que d’endosser son énième rôle de perdante dépressive à la repartie pleine d’autodérision ? L’actrice, populaire, voit sa place grandir notablement sur l’affiche, depuis le premier volet : presque tout, désormais, repose sur son abattage. Ce qui fait un peu lourd.
VOYEZ COMME ON DANSE, Michel Blanc 2018, Charlotte Rampling, Carole Bouquet, Karine Viard, Jean Paul Rouve (comique)@ (E)
Voyez comme ils dansent ... Julien sent comme une présence hostile derrière lui en permanence. Alex, son fils apprend qu'Eva, lycéenne de 17 ans a oublié de le prévenir qu'il allait être père. ...

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WAHOU, Bruno Podalydes 2023, Karin Viard, Sabine Azema, Eddy Mitchell (comique)@


Catherine et Oracio sont conseillers immobiliers et enchaînent les visites de deux biens : une grande maison bourgeoise piscinable, vue RER, et un petit appartement moderne situé en plein triangle d'or de Bougival.

TELERAMA
Mieux qu’une satire des agences immobilières et de leurs clients, une comédie humaine fine et enlevée sur les logements que l’on quitte et ceux que l’on cherche. Avec les excellents Karin Viard et Bruno Podalydès.

Ceci n’est pas une satire du petit monde des agences immobilières. Pas seulement. Des rendez-vous successifs entre deux « conseillers » de l’enseigne Wahou et leurs clients, le cinéaste Bruno Podalydès (Les 2 Aflred) tire toute une comédie humaine, avec des personnages récurrents, des coups de théâtre, des gags, des sentiments, et même des larmes. Si satire il y a, elle se concentre avec brio sur la langue, le jargon, les euphémismes (pour les défauts) et les expressions pleines d’emphase, souvent trompeuses (pour les qualités) qui accompagnent les visites de logement. L’un des deux décors principaux du film, un appartement à louer, est ainsi présenté par Oracio (que joue avec délice le réalisateur) comme situé « dans le triangle d’or de Bougival », ce qui ne manque pas de sel. L’autre site, une maison bourgeoise, en vente, est régulièrement taxé de « bien d’exception », alors que le jardin borde la ligne du RER… Parfois, le burlesque de Jacques Tati, l’un des maîtres éternels de Podalydès, n’est pas loin.

Mais la belle idée de l’auteur consiste à dépasser l’ironie de départ et à sonder plus profondément, sans renoncer à l’humour, ce qui se joue dans une visite ou dans une transaction annoncée : un tournant de la vie, pour ceux qui partent comme pour ceux qui aspirent à s’installer. Des époux seniors (savoureux Eddy Mitchell et Sabine Azéma) se préparent ainsi, le cœur lourd, à quitter leur maison adorée, désormais trop grande pour eux. Un jeune couple fusionnel projette son désir de vie commune dans l’appartement à louer : les deux vasques de la salle de bains font rêver les amoureux, tandis qu’elles renverront, soudain, tel autre visiteur à sa solitude.

Malice et humanisme
Subtilement, le film glisse des écarts d’âge aux différences de catégorie sociale. Des profils nouveaux apparaissent, d’un rendez-vous à l’autre, l’agence immobilière devenant une fenêtre sur le monde contemporain et ses petites ou grandes folies. Si Oracio garde quelque chose de clownesque, avec son professionnalisme à la fois ostentatoire et pris en défaut, l’autre « conseillère », Catherine, émerge d’un deuil — Karin Viard excelle sobrement dans ce rôle. Le chagrin qu’elle réprime imprègne les interactions avec les clients ; son regard et son écoute en font une sorte de psy, à son corps défendant. L’un des sommets de cette tragi-comédie est assurément le baiser inopiné que Catherine reçoit d’une dame intéressée par l’appartement, elle-même traversant une passe difficile… Bruno Podalydès réussit alors la synthèse irrésistible de l’improbable et du plausible.

WAHOU, Bruno Podalydes 2023, Karin Viard, Sabine Azema, Eddy Mitchell (comique)@ (E)
Catherine et Oracio sont conseillers immobiliers et enchaînent les visites de deux biens : une grande maison bourgeoise piscinable, vue RER, et un petit appartement moderne situé en plein triangle d'or de Bougival.

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WAKE UP, Anouk Whissell 2024, Yoann-Karl Whissell, François Simard


Un groupe de jeunes activistes s'introduit une nuit dans un grand magasin d'ameublement dans le but de dénoncer les pratiques écocides de l'entreprise, mais la bande se retrouve face à l'agent de sécurité chargé de la surveillance de nuit. L'homme, un déséquilibré, est obnubilé par la chasse "primitive". Bientôt, la situation dégénère et une véritable chasse à l'homme commence.

TELERAMA
De ce drôle de cache-cache, moralement douteux, entre des ados activistes écolos et un veilleur de nuit, on retient l’inventivité des méthodes de tortures !

Des activistes écolos très jeunes et très branques organisent une partie de paintball dans un magasin de meubles. Les voilà aux prises avec le veilleur de nuit, une sorte de bête ivre qui les prend en chasse dans un exercice très peu subtil (mais inventif) de torture. Le résultat est moralement équivoque, mais non sans drôlerie car jamais malhonnête sur ses intentions bêtes et méchantes.
WAKE UP, Anouk Whissell 2024, Yoann-Karl Whissell, François Simard (E)
Un groupe de jeunes activistes s'introduit une nuit dans un grand magasin d'ameublement dans le but de dénoncer les pratiques écocides de l'entreprise, mais la bande se retrouve face à l'agent de sécurité ...

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WASABI, Gérard Krawczyk 2001, Jean Reno, Michel Muller, arole Bouquet, Ryôko Hirosue (thriller japon)@@


Hubert Fiorentini est un policier quadragénaire au caractère bien trempé, qui éprouve de ce fait quelques difficultés dans ses relations avec les femmes. Il n'est jamais parvenu à oublier son amour pour la jeune Miko, sa compagne japonaise, partie vingt ans plus tôt sans donner d'explication. Un jour, son tempérament violent conduit Hubert à démolir, sans le savoir, le portrait du fils du préfet. Les représailles ne se font pas attendre, et son supérieur lui impose aussitôt un congé. C'est alors que le flic turbulent apprend qu'il doit se rendre au Japon : Miko, décédée subitement, l'a désigné comme unique légataire d'un héritage dont le contenu reste une énigme...

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Un flic solitaire et retors retrouve sa fille lors d’une mission au Japon. Résultat : ce film écrit par Luc Besson est une pâte molle à peine relevée de quelques canardages.

Wasabi, c’est le petit tas de moutarde verte sur le côté du plateau de sushis. Jean Reno mange ça sur le bout du doigt, comme si c’était de la mousse au chocolat. Voilà un dur à cuire. Pendant ce temps, le spectateur avale tout aussi distraitement Wasabi-le-film, pâte molle à peine relevée de quelques castagnes et canardages. Un scénario niveau CE2 dépêche Jean Reno, superflic jamais remis d’une romance nippone, à la rencontre du fruit de cette liaison passée : une poupée choc aux tifs soleil couchant.

À Tokyo, le gendarme en vadrouille dézingue les yakusas à coups de club de golf. Il est tantôt flanqué de la post-lolita survoltée (cliché rituel des productions Luc Besson), tantôt d’un comparse gaffeur type La Chèvre, que Michel Muller (intéressant guignol canalesque) fait de son mieux pour étoffer. Aucun des deux tandems n’est vraiment exploité. Mais on s’en fout un peu, comme du reste.

Une seule chose ici compte : Jean Reno. Chaque nouveau rôle coule un peu plus dans le bronze sa statue d’acteur populaire. C’est un homme qu’on aime aimer, avec ses yeux cernés, sa barbe de trois jours, ses airs de chien fidèle. On voit doucement vieillir ce massif clergyman de la castagne. D’un film à l’autre et beaucoup sont médiocres il est le même et il est là. C’est un héros récurrent qui ne dit pas son nom. Sauf qu’ici (clin d’œil volontaire ?) il s’appelle Hubert, comme dans Les Visiteurs. Chevalier solitaire, anachronique et mutant, sympathique et opaque, Jean Reno aura un jour sa rétrospective à la Cinémathèque.

WASABI, Gérard Krawczyk 2001, Jean Reno, Michel Muller, arole Bouquet, Ryôko Hirosue (thriller japon)@@ (E)
Hubert Fiorentini est un policier quadragénaire au caractère bien trempé, qui éprouve de ce fait quelques difficultés dans ses relations avec les femmes. Il n'est jamais parvenu à oublier son amour ...

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WEEK ENDS, Anne Villacèque 2014, Karin Viard, Jacques Gamblin, Noemie Lvovsky, Ulrich Tukur, Laure Calamy (dramesentimental)@@


Deux couples, Christine et Jean, Sylvette et Ulrich, passent presque tous leurs week-ends ensemble dans un paisible village de Normandie où ils ont chacun acheté une maison. Ils se connaissent depuis plus de trente ans, leurs enfants ont grandi ensemble. Et puis un jour Jean quitte Christine. Celle-ci est dévastée. Sylvette et Ulrich font ce qu'ils peuvent pour la réconforter, mais elle résiste. Les rapports entre eux se distendent.

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Deux couples amis depuis vingt ans. L’un se sépare, l’autre ne sait comment réagir. Un récit original, avec des ruptures de ton surprenantes.

Il y a vingt ans, les deux couples étaient inséparables, au point d’acheter deux maisons de vacances voisines. Sylvette et Ulrich s’aiment toujours, ou du moins font semblant. Mais, de l’autre côté de la rue, Jean s’en va, laissant Christine dévastée. Et ses amis dans le doute. Un décor presque unique, un récit au fil des quatre saisons : avec Week-ends, Anne Villacèque signe une sorte de remake normand d’Another year — Karin Viard joue un rôle de maniacodépressive, comme Lesley Manville chez Mike Leigh. Mais le ton est encore plus désespéré. Chez Christine et Jean, l’amour fusionnel a viré à la haine et le poids du passé empêchera toujours les deux ex-conjoints de trouver le bonheur dans les bras d’un(e) autre. Quant à Sylvette et Ulrich, leur union paisible en façade est plombée par la routine.

Les amours de ces antihéros sont banales, mais leur chronique n’a rien d’ordinaire. Dès les premières minutes, Anne Villacèque bouscule le naturalisme apparent grâce à l’irruption violente de l’incongru. Christine, qui vient de se garer sur la dernière place disponible d’un parking, se fait insulter par une automobiliste furibarde : c’est drôle, puis de plus en plus inquiétant. À l’image de cette scène tendue, Week-ends va rarement là où on l’attend, grâce à un récit tout en ellipses et non-dits. Grâce, aussi, à d’étonnantes ruptures de ton. Dans la douceur comme dans la terreur, avec la soudaine crise d’angoisse de Jean. On n’est plus alors chez Mike Leigh. Mais du côté de chez Bergman.
WEEK ENDS, Anne Villacèque 2014, Karin Viard, Jacques Gamblin, Noemie Lvovsky, Ulrich Tukur, Laure Calamy (dramesentimental)@@ (E)
Deux couples, Christine et Jean, Sylvette et Ulrich, passent presque tous leurs week-ends ensemble dans un paisible village de Normandie où ils ont chacun acheté une maison. Ils se connaissent depuis plus de trente ans, leurs ...

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WELCOME BACK, Cameron Crowe 2015, Bradley Cooper, Emma Stone, Bill Murray, Alec Baldwin (sentimental)@


Un ex-militaire de renom revient à la base de l'US Air Force à Hawaï où il a vécu, en vue d'honorer un contrat pour une société civile de lanceurs de fusées. Il retrouve son ancien amour de jeunesse, maintenant mariée à un pilote avec qui elle a eu deux enfants. On lui assigne également un officier de liaison, jeune blonde carriériste et très imprégnée de culture hawaïenne malgré son attache marginale. Contre toute attente, il tombe sous son charme.

TELERAMA
WELCOME BACK, Cameron Crowe 2015, Bradley Cooper, Emma Stone, Bill Murray, Alec Baldwin (sentimental)@ (E)
Un ex-militaire de renom revient à la base de l'US Air Force à Hawaï où il a vécu, en vue d'honorer un contrat pour une société civile de lanceurs de fusées. Il retrouve son ancien amour ...

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WEST SIDE STORY, Robert Wise 1961, Rita Moreno, Natalie Wood, Richard Beymer, George Chakiris (musical)@@@


Dans le West Side à New York, deux bandes s'affrontent : les Jets, Américains blancs dirigés par Riff, et les Sharks, immigrés portoricains dont le chef est Bernardo. Au cours d'un bal, Maria, la soeur de Bernardo, rencontre Tony, l'ancien chef des Jets. Alors qu'ils tombent amoureux, la rivalité entre les deux clans s'envenime. Bernardo tue Riff au cours d'une bagarre et meurt à son tour, poignardé par Tony.

TELERAMA
“ La rue est une scène où se noue l’intrigue éternelle d’une guerre de territoires. Tragédie passionnelle et désillusions du rêve américain. ”
WEST SIDE STORY, Robert Wise 1961, Rita Moreno, Natalie Wood, Richard Beymer, George Chakiris (musical)@@@ (E)
Dans le West Side à New York, deux bandes s'affrontent : les Jets, Américains blancs dirigés par Riff, et les Sharks, immigrés portoricains dont le chef est Bernardo. Au cours d'un bal, Mari ...

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WEST SIDE STORY, Steven Spielberg 2021, Mike Faist, Rachel Zegler, Ansel Elgort, Maddie Ziegler (musical)@@


Le coup de foudre frappe le jeune Tony lorsqu'il aperçoit Maria lors d'un bal en 1957 à New York. Leur romance naissante contribue à alimenter la guerre entre les Jets et les Sharks, deux gangs rivaux se disputant le contrôle des rues.

TELERAMA
L’amour contre la violence et l’intolérance. Le sujet était fait pour Spielberg, et son adaptation de la comédie musicale culte est emballante.
Avertissement avant que le spectacle commence : amateurs de modernisation à tous crins, passez votre chemin, il n’y aura pas de rap à la place du mambo dans le quartier de la légendaire tragédie chantée et dansée. Si Steven Spielberg fait le pari fou de réadapter la comédie musicale créée à Broadway en 1957, il s’attaque à ce monument avec du respect pour le passé, et c’est délicatement qu’il actualise l’amour naissant entre Maria et Tony sur fond de rixes entre gangs rivaux new-yorkais, les Jets (descendants d’anciens émigrés européens) et les Sharks (Portoricains fraîchement arrivés).

La présence de vrais requins (« sharks ») s’impose dès l’ouverture, avec ses mouvements de caméras vertigineux au milieu des gravats : les promoteurs immobiliers et leur énorme boule de démolition commencent à pulvériser le quartier de Lincoln Square et de San Juan Hill, dans l’Upper West Side, ce territoire pour lequel se battent les deux gangs. Faire couler le sang pour un fief condamné à disparaître : voilà qui rend encore plus absurde et tragique cette romance déjà condamnée par le racisme et la pauvreté. Quand Tony, le jeune Roméo des Jets rejoint Maria, la petite sœur de Bernardo, chef des Sharks, pour lui chanter son amour, leurs visages restent séparés par des grillages. Jusqu’au moindre détail, cette version envoie de tristes présages pour les tourtereaux enfermés contre leur gré dans des identités ennemies…

Avec une direction artistique flamboyante, fidèle aux couleurs des années 1950, Spielberg ajoute une noirceur contemporaine et alerte sur l’exclusion et la haine qui rongent toujours l’Amérique. Dans une même volonté de réalisme, il déplace bon nombre de numéros musicaux en extérieur, dans les rues de New York. Ils sont enthousiasmants, ces numéros, comme celui qui confronte Tony et son pote Riff au sujet de la possession d’une arme qui se révélera fatale. Dans le film original, la scène se déroulait dans un parking. Spielberg et son très inspiré chorégraphe, Justin Peck, la réinventent, totalement, sur une jetée, selon une tension digne du Far West. Suivra la séquence folle, du Rumble cette bagarre qu’il débarrasse des rondeurs de la danse pour l’assécher en une chorégraphie sans merci. Quant à America, moment qui se devait d’être euphorisant, il se déploie, en plein jour, au carrefour de plusieurs rues d’où affluent tous les Portoricains.

Si tous les interprètes ont l’âge de leurs jeunes personnages, cette merveille d’énergie est menée par la révélation Ariana DeBose. Elle compose une Anita explosive et émouvante qui réussit la prouesse de faire oublier Rita Moreno, créatrice du personnage à l’écran… À laquelle Spielberg et son scénariste ont l’idée, magnifique, de donner un autre rôle : la veuve de l’épicier de quartier, preuve vivante et douce que les mariages mixtes peuvent exister. C’est elle, cheveux neigeux et voix triste, qui chante Somewhere, ode à l’espoir en un monde meilleur, envers et contre tout. Sans doute le moment le plus bouleversant du film, comme une passerelle entre hier et aujourd’hui, et comme une séquence testamentaire de Spielberg l’humaniste enchanteur.
WEST SIDE STORY, Steven Spielberg 2021, Mike Faist, Rachel Zegler, Ansel Elgort, Maddie Ziegler (musical)@@ (E)
Le coup de foudre frappe le jeune Tony lorsqu'il aperçoit Maria lors d'un bal en 1957 à New York. Leur romance naissante contribue à alimenter la guerre entre les Jets et les Sharks, deux gangs rivaux se disputant le co ...

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WHITE ELEPHANT, Jesse V. Johnson 2022, Bruce Willis, Lorenzo Antonucci, John Malkovich, Olga Kurylenko (thriller)@


Gabriel Tancredi, un ancien marine devenu tueur à gages, n'a jamais eu de scrupules à ôter la vie à n'importe qui pour le compte de la mafia. Fier de son talent, mais déjà âgé, il a enseigné tout ce qu'il sait à son protégé, Carlos. Mais quand ce dernier bâcle un contrat sous les yeux d'une policière, Vanessa Flynn, le commanditaire, Arnold Salomon, un redoutable parrain de la mafia, lui ordonne de liquider tous les témoins. Entendant cela, Gabriel est pris d'un brusque revirement de conscience. Contre toute attente, il décide de transgresser les codes du milieu pour protéger Vanessa. C'est donc contre Salomon et ses hommes de mains qu'il va retourner son savoir-faire, et ses armes.

TELERAMA
WHITE ELEPHANT, Jesse V. Johnson 2022, Bruce Willis, Lorenzo Antonucci, John Malkovich, Olga Kurylenko (thriller)@ (E)
Gabriel Tancredi, un ancien marine devenu tueur à gages, n'a jamais eu de scrupules à ôter la vie à n'importe qui pour le compte de la mafia. Fier de son talent, mais déjà âgé, il a ense ...

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WHITE HOUSE DOWN, Roland Emmerich, Channing Tatum, Jamie Fox@@


Membre de la police du Capitole, John Cale vient de se voir refuser le job dont il rêvait : assurer la protection du président des États-Unis. Espérant éviter à sa fille une déception lorsqu'il lui apprendra la nouvelle, il l'emmène visiter la Maison-Blanche. C'est à ce moment qu'un groupe paramilitaire lourdement armé attaque le bâtiment. Alors que le gouvernement américain sombre dans le chaos, Cale va tenter de sauver sa fille, le président, et le pays tout entier.
WHITE HOUSE DOWN, Roland Emmerich, Channing Tatum, Jamie Fox@@ (E)
Membre de la police du Capitole, John Cale vient de se voir refuser le job dont il rêvait : assurer la protection du président des États-Unis. Espérant éviter à sa fille une déception lorsqu'i ...

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WILD THINGS (sex crimes), John McNaughton1998, Kevin Bacon, Matt Dillon, Neve Campbell (film e)


Sam Lombardo est conseiller d'orientation sur le campus de la petite communauté de Blue Bay en Floride. Les étudiantes ne sont pas insensibles à son charme. Un jour l'une d'entre elles, Kelly, l'accuse de l'avoir violée. Au cours de l'enquête, une autre élève avoue avoir aussi été violée. Or, lors du procès survient un retournement de situation. La réalité n'est pas toujours celle qu'on pense.

TELERAMA
Sexcrimes est sans doute trop délibérément cheap pour séduire les amateurs de néopolars sophistiqués. Sa légèreté assumée fait son charme, son dénouement à ­tiroirs excite les nerfs, et le même humour goguenard s'applique au trio de mâles (Matt Dillon, Kevin Bacon, Bill Murray) et au duo de voluptueuses demoiselles (Neve Campbell et Denise Richards). — François Gorin
WILD THINGS (sex crimes), John McNaughton1998, Kevin Bacon, Matt Dillon, Neve Campbell (film e) (E)
Sam Lombardo est conseiller d'orientation sur le campus de la petite communauté de Blue Bay en Floride. Les étudiantes ne sont pas insensibles à son charme. Un jour l'une d'entre elles, Kelly, l'accuse de l'avoir viol&e ...

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WILDLAND, Jeanette Nordahl 2020, Sandra Guldberg, Sidse Babett Knudsen (drame)@


Au Danemark, Ida, 17 ans, vient de perdre sa mère dans un accident de voiture. Prise en charge, elle fait part de son désir de vivre seule mais se retrouve placée chez sa tante, Bodil. Ida est chaleureusement accueillie par sa nouvelle famille, mais découvre bientôt que Bodil se livre à des activités criminelles : elle dirige un réseau de racket. Ses trois fils sont chargés de collecter l'argent, usant de menace ou de violence si nécessaire. Ida se retrouve témoin de leurs actes...

TELERAMA
une perte aussi précoce que définitive, douloureuse et incurable. Avec une gravité pudique qui finit par émouvoir, le film prend acte de l’irréparable.

WILDLAND, Jeanette Nordahl 2020, Sandra Guldberg, Sidse Babett Knudsen (drame)@ (E)
Au Danemark, Ida, 17 ans, vient de perdre sa mère dans un accident de voiture. Prise en charge, elle fait part de son désir de vivre seule mais se retrouve placée chez sa tante, Bodil. Ida est chaleureusement accueillie ...

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WILL HUNTING, Gus Van Sant 1997, Matt Damon, Robin Williams (societe)@@@


Will Hunting est un authentique génie mais également un rebelle aux élans imprévisibles. Il est né dans le quartier populaire de South Boston et a arrêté très tôt ses études, refusant le brillant avenir que pouvait lui procurer son intelligence. Il vit désormais entouré d'une bande de copains et passe son temps dans les bars a chercher la bagarre. C'est alors que ses dons prodigieux en mathématiques attirent l'attention du professeur Lambeau, du Massachusetts Institute of Technology.

TELERAMA
Gus Van Sant n'a pas écrit le scénario : celui-ci est l'oeuvre de Matt Damon, à l'époque star en puissance, qui interprète Will avec brio, et de Ben Affleck, son copain dans le film. Mais le réalisateur joue en finesse le jeu de cette histoire chaleureuse à la frange du réalisme et de la fable. La vie de ce personnage brillant et rebelle, c'est l'amitié déconneuse avec ses copains d'enfance, la tournée des bars où l'on écluse les bières. Ces situations quotidiennes, Gus Van Sant les filme comme des petits morceaux de bravoure, avec un sens du dialogue et du détail jubilatoire.

On peut juger plus convenu le fil rouge de l'histoire : la relation tendue, tumultueuse, de Will avec son psy. On devine très vite qu'entre le jeune génie qui a du mal à grandir et le thérapeute éprouvé par un deuil irréparable ça devrait finir par s'arranger... Mais chacun de leurs face-à-face vient brouiller l'image de ce « patient » hors norme, et le cinéaste laisse habilement planer le doute (presque) jusqu'au bout sur les ressorts de son entêtement à ne pas ­entrer dans le moule. — Jean-Claude Loiseau
WILL HUNTING, Gus Van Sant 1997, Matt Damon, Robin Williams (societe)@@@ (E)
Will Hunting est un authentique génie mais également un rebelle aux élans imprévisibles. Il est né dans le quartier populaire de South Boston et a arrêté très tôt ses étude ...

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WILLOW, Ron Howard1988, Val Kilmer, Warwick Davis (fantastique)@@


La cruelle reine Bavmorda règne sur le peuple des Daïkinis. Lorsqu'une prédiction annonce la naissance imminente d'une princesse qui la détrônera, Bavmorda donne l'ordre de tuer tous les nouveau-nés du royaume. Elora, le bébé de la prophétie, échappe au massacre. Elle est recueillie par Willow, un homme de petite taille qui fait partie de la race des Nelwyns. Ce dernier est chargé de ramener l'enfant au pays des Daïkinis.

TELERAMA
Ron Howard joue les apprentis sorciers. Son gri­moire de référence s’appelle Le Seigneur des anneaux, de Tolkien, épopée foisonnante peuplée d’aimables Hobbits aux prises avec un terrifiant seigneur… Pour éviter la copie conforme, le cinéaste ajoute dans son chaudron une louchée biblique (le massacre des Innocents), un fragment de Table ronde 100 % celte, quelques hydres mythologiques et un croustillant clin d’œil à Blanche-Neige. Trempé dans cette mixture, le conte ressemble à un habit d’Arlequin, scintillant d’effets spéciaux. Et, contre toute attente, on se laisse charmer par cet hy­bride hollywoodien, qui trou­ve malicieusement, avec son spectateur, un terrain d’enfance.
WILLOW, Ron Howard1988, Val Kilmer, Warwick Davis (fantastique)@@ (E)
La cruelle reine Bavmorda règne sur le peuple des Daïkinis. Lorsqu'une prédiction annonce la naissance imminente d'une princesse qui la détrônera, Bavmorda donne l'ordre de tuer tous les nouveau-nés du ...

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WIND RIVER, Taylor Sheridan 2017, Jeremy Renner, Elizabeth Olsen (aventure nature)@@


Cory Lambert est pisteur dans la réserve indienne de Wind River, perdue dans l'immensité sauvage du Wyoming. Lorsqu'il découvre le corps d'une femme en pleine nature, le FBI envoie une jeune recrue élucider ce meurtre.

TELERAMA
Mise en scène impressionnante et casting impeccable pour un polar-western qui mêle brutalité et belle humanité, sur fond de réserves indiennes enneigées.

Après avoir brillé comme scénariste de ­Sicario, de Denis Villeneuve, Taylor Sheridan a gagné ses galons de réalisateur avec ce polar-western où un pisteur (Jeremy Renner, très Steve McQueen) et une inspectrice du FBI enquêtent sur la mort d’une jeune Amérindienne dans les contrées enneigées du Wyoming.

La tension constante, les éclairs de brutalité et les chevauchées sauvages à motoneige du chasseur solitaire font sensation. Et si le scénario pèche par un excès de lyrisme, l’empathie envers les laissés-pour-compte des États-Unis est exemplaire.
WIND RIVER, Taylor Sheridan 2017, Jeremy Renner, Elizabeth Olsen (aventure nature)@@ (E)
Cory Lambert est pisteur dans la réserve indienne de Wind River, perdue dans l'immensité sauvage du Wyoming. Lorsqu'il découvre le corps d'une femme en pleine nature, le FBI envoie une jeune recrue élucider ce me ...

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WINTER SLEEP, Nuri Bilge Ceylan 2013Haluk Bilginer, Melisa Sözen(societe)(palme d or)@@@


Ancien comédien aujourd'hui à la retraite, Aydin s'est retiré dans son village d'Anatolie où il tient un hôtel. Il aime discuter avec ses hôtes et, de temps à autre, écrit des chroniques pour un journal indépendant. Alors que l'hiver s'installe, les touristes étant partis, cet homme mûr se retrouve avec sa jeune épouse, Nihal, et sa soeur, Necla, encore très affectée par son divorce.

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Aydin est un homme qui se dit, se veut, se croit raisonnable. Dans cette petite ville de Cappadoce, en Anatolie centrale, où les maisons, encastrées à même la roche, ressemblent à un décor de théâtre, il tient un hôtel pour touristes : l’Othello. Car, de longues années, il a été comédien célèbre et, selon lui, talentueux. Et voilà que cet homme fait, bien fait, peut-être surfait, va doucement se défaire…

Dans Les Climats (2007), Nuri Bilge Ceylan scrutait les corps d’un homme et d’une femme en pleine rupture. Ici, ce sont les âmes qu’il fouille avec une lucidité qui pourrait passer pour du sadisme, si son regard n’était constamment éclairé par la bienveillance. Tout ce que l’on tait, tout ce que l’on cache, tout ce que l’on sait de l’autre sans vouloir le dire, tout ce que l’on pense de soi sans pouvoir se l’avouer, il le révèle, peu à peu… Notamment lors des deux grands affrontements (une vingtaine de minutes chacun) du héros avec sa sœur, puis sa jeune femme : simples champs-contrechamps filmés dans une pénombre où seuls les visages deviennent des taches de lumière. L’épouse reproche à Aydin sa condescendance. La sœur, sa suffisance. « Tu faisais notre admiration, lui dit-elle. Nous pensions tant que tu ferais de grandes choses… »

Une fois encore, Tchekhov semble s’être glissé dans la peau du cinéaste. Winter Sleep, inspiré par plusieurs de ses nouvelles, est tout imprégné de son désenchantement, de sa malice, de sa compassion… Ce film superbe, dont on ne sort pas indemne, qu’on emporte avec soi pour ne le quitter jamais, provoque, en nous, la peur et la mélancolie : angoisse à l’idée d’être liés, même de loin, à tous ces personnages en perte d’eux-mêmes. Et tristesse infinie de savoir qu’un jour ou l’autre, on leur ressemblera.
WINTER SLEEP, Nuri Bilge Ceylan 2013Haluk Bilginer, Melisa Sözen(societe)(palme d or)@@@ (E)
Ancien comédien aujourd'hui à la retraite, Aydin s'est retiré dans son village d'Anatolie où il tient un hôtel. Il aime discuter avec ses hôtes et, de temps à autre, écrit des chroniques ...

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WIPLASH, Damien Chazelle 2014, Miles Teller, J.K. Simmons (musical)@@


Il n'y a que la musique dans la vie d'Andrew. Le jeune homme de 19 ans n'hésite pas à sacrifier ses relations amoureuses, amicales et familiales pour devenir un des meilleurs batteurs de jazz de sa génération.

TELERAMA
Avant son triomphal “La La Land”, Damien Chazelle orchestrait avec brio la relation sadomaso entre un jeune batteur ambitieux et un prof tyrannique.

Bien décidé à devenir le meilleur, Andrew, jeune batteur d’un conservatoire de Manhattan, réussit à intégrer l’orchestre de jazz dirigé par le terrifiant Terence Fletcher, qui tient la perversité et l’humiliation pour des vertus pédagogiques.

Avec une virtuosité incroyable, Damien Chazelle fait de cette maigre intrigue un duel captivant où la musique se fabrique dans la douleur. Mise en scène syncopée, tension permanente, jeux d’éclairage dignes d’un film noir… Le réalisateur mélomane imprime au récit le tempo de ces vieux standards de jazz (dont Whiplash) qui donnent tant de mal à Andrew. En quelques gros plans — la main d’un batteur couverte d’ampoules, une flaque de salive aux pieds d’un trompettiste —, il rend sensibles la souffrance et l’angoisse de ces jeunes musiciens qui, sous une façade harmonieuse, se livrent à une compétition acharnée. Dans ce combat sans merci, l’art de l’instrumentiste vire au sport de combat et la salle de concert au ring de boxe.

Formellement maîtrisé, le film brille aussi par ses qualités d’écriture. Au fil d’un récit imprévisible jusqu’au twist final, les personnages se densifient, gagnent en complexité. Entre le jeune ambitieux et le prof castrateur, le face-à-face devient de plus en plus ambigu. À la fin du concert, un ultime et magistral morceau de bravoure devrait départager les spectateurs : d’un côté les humanistes, qui estimeront que le jeu n’en vaut pas la chandelle, de l’autre les esthètes, pour qui la beauté n’a pas de prix.
WIPLASH, Damien Chazelle 2014, Miles Teller, J.K. Simmons (musical)@@ (E)
Il n'y a que la musique dans la vie d'Andrew. Le jeune homme de 19 ans n'hésite pas à sacrifier ses relations amoureuses, amicales et familiales pour devenir un des meilleurs batteurs de jazz de sa génération.

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WITHOUT REMORSE, Stefano Sollima 2021, Michael B. Jordan, Jodie Turner-Smith (thriller)@


Tandis qu'il cherche à obtenir justice pour le meurtre de sa femme enceinte, John Kelly découvre une conspiration internationale, qui menace d'entraîner les États-Unis et la Russie dans une guerre totale. L'ancien marine des forces spéciales américaines va combattre ses ennemis sans aucun remords et révéler les puissants derrière le complot.

TELERAMA
L'adjudant-chef John Kelly, membre des forces spéciales des marines, se retrouve en mission à Alep, en Syrie. Au cours de l'opération, lui et son équipe parviennent à sauver un agent de la CIA pris en otage par un groupe paramilitaire, présumé pro-régime. Mais très vite, ils comprennent qu'il s'agit en fait d'un groupe de militaires russes en mission. Quelques mois plus tard, certains membres de l'équipe sont assassinés secrètement par des agents russes du FSB. Parmi les victimes se trouve Pam, l'épouse de Kelly. Parti se venger, il révèle involontairement un complot secret qui menace de plonger les Etats-Unis et la Russie dans une guerre totale...
WITHOUT REMORSE, Stefano Sollima 2021, Michael B. Jordan, Jodie Turner-Smith (thriller)@ (E)
Tandis qu'il cherche à obtenir justice pour le meurtre de sa femme enceinte, John Kelly découvre une conspiration internationale, qui menace d'entraîner les États-Unis et la Russie dans une guerre totale. L'ancien ...

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WITNESS, Peter Weir 1985, Harrisson Ford (thriller amishs)@@@


L'inspecteur John Book, de la brigade criminelle de Philadelphie, enquête sur un meurtre dont le seul témoin est Samuel, un jeune garçon membre de la communauté des Amish. Découvrant que son supérieur est l'instigateur de ce crime, John Book se réfugie auprès de cette communauté pacifiste, et tente de protéger son témoin jusqu'au procès.

TELERAMA
Un petit garçon témoin d’un meurtre se fait pourchasser par les criminels. Un cliché ? Pas quand le gamin est un amish. Witness est la preuve éclatante qu’un film de commande peut aussi être une réussite.

Après avoir tourné des films à l’atmosphère envoûtante, à la lisière du fantastique (Pique-nique à Hanging Rock), puis des superproductions remarquées pour leurs scènes d’action (Gallipoli, L’Année de tous les dangers), l’Australien Peter Weir frappa un grand coup dès son arrivée à Hollywood avec Witness. Un film de commande qui reste, longtemps après sa sortie, l’une de ses réussites majeures. La figure du petit garçon témoin d’un meurtre et poursuivi par les criminels est un classique depuis Une incroyable histoire (1949), de Ted Tetzlaff. Witness l’a renouvelée en faisant de l’enfant un amish, un de ces chrétiens radicaux qui vivent comme au XVIIIe siècle. Une communauté repliée sur elle-même se retrouve confrontée à la violence du thriller, et c’est passionnant : un mélange original de réalisme sociologique (la description minutieuse des rites amish) et de récit à suspense terriblement efficace.

Face à la superstar Harrison Ford, le film a révélé la beauté de Kelly McGillis, blonde ultra sexy (même en uniforme amish) aujourd’hui bien oubliée…
WITNESS, Peter Weir 1985, Harrisson Ford (thriller amishs)@@@ (E)
L'inspecteur John Book, de la brigade criminelle de Philadelphie, enquête sur un meurtre dont le seul témoin est Samuel, un jeune garçon membre de la communauté des Amish. Découvrant que son supérieu ...

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WOMEN TALKING, Sarah Polley 2022, Rooney Mara, Claire Foy (religion)@@


Les femmes d'une communauté religieuse isolée tentent de concilier leur réalité avec leur foi. Elles se rassemblent pour trouver un moyen d'aller de l'avant ensemble afin de bâtir un monde meilleur pour elles-mêmes et leurs enfants. Se battre ou partir ? Elles ne resteront pas les bras croisés.

TELERAMA
Dans une communauté religieuse américaine, les femmes se rebellent. Une fiction qui pèche par excès d’intentions et de symboles.

Àl’origine il y a une histoire vraie, l’un de ces faits divers qui font désespérer des hommes. Entre 2005 et 2009, plus de cent cinquante fillettes et femmes d’une communauté mennonite de Bolivie ont subi des viols nocturnes. Membres de cette mouvance protestante fondamentaliste, leurs agresseurs les droguaient à l’aide d’anesthésiant vétérinaire, moyennant quoi les victimes, âgées de 3 à 65 ans, se réveillaient le corps meurtri mais la mémoire floue. En 2018, la Canadienne Miriam Toews, elle-même née au sein d’une famille mennonite, en a tiré un roman, Women Talking (Ce qu’elles disent), dont sa compatriote l’actrice et réalisatrice Sarah Polley (Loin d’elle) signe une adaptation transposée aux États-Unis.

Des femmes qui parlent : le programme du livre reste celui du film, qui débute après l’élucidation des crimes. Les hommes, partis à la ville, ne vont pas tarder à regagner la ferme. Elles ont donc quelques heures pour trancher : rester et pardonner, rester et se battre ou fuir ? Rassemblée dans une grange, une poignée d’entre elles débattent, tandis que l’instituteur, un doux, un civilisé, fait office de greffier – aucune ne sait lire ni écrire, pourquoi éduquerait-on des filles ? Dans ce huis clos intergénérationnel, Ona (Rooney Mara), Mariche (Jessie Buckley), Salome (Claire Foy) et les autres confrontent idées et souvenirs, douleur et espoirs, réfléchissant à leur possible libération dans une sororité non dénuée de rosserie.

Théâtral, didactique, le résultat évoque une synthèse entre Douze Hommes en colère et une réunion MLF d’obédience chrétienne. Produite par Frances McDormand, qui fait une apparition en duègne revêche, cette fiction nommée à l’Oscar 2023 du meilleur film intéresse par son ambition même si elle pèche par excès d’intentions, de symboles, de voix off, de joliesse. Pour échapper parfois à son dispositif, au lieu d’en épouser radicalement l’austérité, Sarah Polley laisse la caméra s’égailler parmi les enfants dans une nature malickienne ou suivre deux jeunes amies à la rencontre d’un agent du recensement – l’occasion de découvrir en quelle année on se trouve. Les questions brassées par l’émouvant chœur d’actrices résument en tout cas les enjeux du féminisme à travers le temps, comme un cours de rattrapage en accéléré.
WOMEN TALKING, Sarah Polley 2022, Rooney Mara, Claire Foy (religion)@@ (E)
Les femmes d'une communauté religieuse isolée tentent de concilier leur réalité avec leur foi. Elles se rassemblent pour trouver un moyen d'aller de l'avant ensemble afin de bâtir un monde meilleur pour ell ...

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WONDER WOMAN, Patty Jenkins 2017, Gal Gadot, Chris Pine (science fiction fantastique)@@


Peu de temps après la mort de Superman, Diana Prince se rend à son travail au musée du Louvre, à Paris. Sur place, elle reçoit un colis de Wayne Enterprises et découvre que c'est la photo d'elle-même et de quatre hommes prise pendant la Première Guerre mondiale en Belgique. Il y a également un mot de la part de Bruce Wayne. Il l'informe qu'il s'agit de l'originale (que Wayne retrouva après l'emprisonnement de Lex Luthor) et lui demande de lui raconter un jour l'histoire de cette photo. Cela incite Diana à se remémorer son passé.

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Wonder Woman a enfin son film rien qu’à elle ! Et elle dépote, sous les traits de Gal Gadot, Amazone “sauveuse” du monde pendant la Première Guerre mondiale.

Pour les plus chenus d’entre nous, Wonder Woman, c’était Lynda Carter, la jolie brune de la télé, en maxi-culotte lycra étoilée et bottes du père Noël, qui ne pouvait pas sauver le monde sans faire frénétiquement la toupie à chaque fois. Mais pour les geeks du monde entier, Wonder Woman est avant tout l’une des super-héroïnes stars du catalogue DC Comics. Une Amazone divine – à tous les sens du terme – vouée à la défense de l’humanité.

Oublions donc la vieille série télé des années 70 et ses effets spéciaux bricolés au fond du garage. La Wonder Woman 2.0 est sortie toute armée de l’univers des BD originelles, et n’en est pas à sa première apparition. Dans Batman vs Superman, le blockbuster précédent des écuries DC, elle avait déjà fait un petit tour de présentation, façon bal des débutantes, les torgnoles et le fouet magique en plus. Mais le film était tellement mauvais que Diana (son petit nom dans le civil) n’avait pas vraiment marqué nos mémoires.

Cette fois, elle a donc son film pour elle toute seule. Un gros : presque deux heures et demie de moyens spectaculaires, pour ne pas dire olympiens, étant donné les racines mythologiques de la belle. À ce propos, les séquences d’introduction font peur : si l’enfance de notre wonder-héroïne dans une île gréco-édénique peuplée de guerrières en cuirasse sexy (dont Robin Wright, dans un improbable rôle de générale d’heroic fantasy à poigne) n’atteint pas les sommets de kitsch-mardi gras de la série, elle vaut son pesant de myrrhe et d’hydromel. Cachées dans leur Club-Med unisexe, les amazones montent la garde sur le monde, pour le protéger de la malveillance d’Arès, Dieu de la guerre, bien décidé à pervertir et à éradiquer l’humanité.

Créature somptueuse, comédienne radieuse
Manifestement, elles négligent un peu le boulot, parce qu’en dehors de leur bulle magique, ladite humanité s’étripe joyeusement. On est en 14-18, et le film ne démarre vraiment que lorqu’un espion américain se crashe sur l’île, et entraîne la jeune déesse dans une Europe ravagée.

C’est parti pour deux heures d’aventures trépidantes, du centre enfumé de Londres à la boue des tranchées, d’une séquence comique (non, Diana, on ne peut pas se trimballer avec une énorme épée et une slip d’airain dans l’Angleterre de 1918) à des combats spectaculaires. Mais le charme de ce divertissement moins sombre que les précédents films de la franchise DC, plein d’humour et de respirations, tient au charisme de l’interprète, Gal Gadot. Créature somptueuse et néammoins sensible, comédienne radieuse, elle est filmée comme une désirable icône humaniste, plutôt que comme un objet sexuel.

Présent tout au long du film – et notamment à travers l’incompréhension totale de Wonder Woman pour un monde dominé par les mâles – le féminisme est aussi dans l’œil de la réalisatrice, attachée à construire un personnage aussi solide que séduisant. Face à Gal Gadot, Chris Pine tient bien le choc, en « simple humain » dépassé par les événements. Peu importe, dès lors, que le message pacifiste soit presque aussi naïf que l’héroïne à ses débuts, que les personnages secondaires (y compris les méchants) ne servent pas à grand-chose, ou que le film soit trop long d’environ trois explosions et deux bagarres. Wonder Woman a un bel avenir chez DC, et c’est déjà notre préférée.
WONDER WOMAN, Patty Jenkins 2017, Gal Gadot, Chris Pine (science fiction fantastique)@@ (E)
Peu de temps après la mort de Superman, Diana Prince se rend à son travail au musée du Louvre, à Paris. Sur place, elle reçoit un colis de Wayne Enterprises et découvre que c'est la photo d'elle-m&e ...

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WORKING GIRL, Mike Nichols 1988, Melanie Griffith, Harrison Ford (comique)@@


Tess McGill, secrétaire dans une société de courtage new-yorkaise, enrage de ne pas être estimée à sa juste valeur et rêve de promotion. Sa rébellion lui vaut d'être mutée au service `Fusions et Acquisitions', dont Katharine Parker, une femme ambitieuse et au premier abord sympathique, vient de prendre la tête.

TELERAMA
Les rondeurs de Melanie Griffith contre le “pétard osseux” (dans le texte !) de Sigourney Weaver. Sous la bonne humeur, le cynisme mis à nu.
« J’ai une tête pour les affaires et un corps pour le péché », minaude Melanie Griffith. En une phrase bien troussée, elle résume la duplicité de cette pétillante comédie. On nous offre, à première vue, l’histoire réconfortante d’une revanche sociale : un conte de fées moderne avec bergère-dactylo qui se transforme en princesse du business. Mais, comédie d’imposture (Tess réussit en usurpant l’identité de sa patronne), le film aussi se fait passer pour un autre. Il nous parle de courage, de volonté, de grands sentiments, alors qu’il ne s’agit que d’un arrivisme en vogue, en ce long hiver reaganien que traversait alors l’Amérique. Éloge joyeusement cynique de la réussite, Working Girl, pour ne pas dire « self-made-girl », n’en est pas moins divertissant : le rythme est enlevé, les caractères sont bien croqués, les manigances, ficelées serré. Et Melanie Griffith excelle dans ce rôle ambigu de Rastignac en tailleur sexy.
WORKING GIRL, Mike Nichols 1988, Melanie Griffith, Harrison Ford (comique)@@ (E)
Tess McGill, secrétaire dans une société de courtage new-yorkaise, enrage de ne pas être estimée à sa juste valeur et rêve de promotion. Sa rébellion lui vaut d'être mutée a ...

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WORLD WAR Z, Marc Forster 2013, Brad Pitt (science fiction)@@


Un jour comme les autres, Gerry Lane et sa famille se retrouvent coincés dans un embouteillage monstre sur leur trajet quotidien. Ancien enquêteur des Nations Unies, Lane comprend immédiatement que la situation est inhabituelle. Tandis que les hélicoptères de la police sillonnent le ciel et que les motards quadrillent les rues, la ville bascule dans le chaos. Les gens s'en prennent violemment les uns aux autres et un virus mortel semble se propager.

TELERAMA
Le monde s’écroule, envahi par des zombies… Malgré la loufoquerie, un esprit de sérieux domine ce film catastrophe qui se veut moins sanglant que réaliste.
Une nouvelle guerre mondiale déclenchée par des mortsvivants cannibales. Des villes entières tombent : les habitants, tous mordus, sont devenus des monstres à la recherche de chair fraîche. Pourtant, ce World War Z n’est pas tout rouge et tout dégoulinant comme le film d’horreur qu’on imaginerait facilement. Ce n’est pas non plus une de ces grosses machines hollywoodiennes, même si le lancement publicitaire y fait penser. Un esprit de sérieux règne sur cette apocalypse des spectres, et c’est à Brad Pitt qu’on le doit. Acteur mais aussi producteur, il a voulu faire d’un spectacle à ­sensation un cheval de Troie permettant une réflexion sur une hypothèse de crise sanitaire globalisée.

Le comédien interprète un ex-observateur des Nations unies, rappelé d’urgence après avoir été envoyé sur les zones de conflits. La manière de traiter ce héros positif donne le ton : s’il est montré en bon père responsable, en citoyen américain courageux, c’est surtout son savoir qui importe. Quand il voit un zombie sauter sur un piéton, il compte le temps d’incubation du virus (dix secondes à peu près !). Face à des mouvements de panique, il gamberge, cherche à comprendre la logique des prédateurs et les schémas de la contamination. Au milieu de scènes catastrophe, son souci de réalisme se manifeste constamment. Ce mélange de cinéma spectacle et de cinéma vérité se retrouve dans la mise en scène de Marc Forster, qui a aussi bien dirigé un James Bond (Quantum of solace, 2008) qu’une fiction tiers-mondiste (Les Cerfs-volants de Kaboul, 2007).

Le clou de World War Z est une séquence censée se dérouler en Israël. Un pays qui, parce qu’il aurait appliqué un contrôle drastique aux frontières, resterait protégé de la pandémie. Mais les murs élevés par l’Etat israélien ne s’avèrent pas assez hauts pour les zombies… Dans l’imaginaire de Max Brooks, l’auteur du livre best-seller World War Z, le fléau naissait en Chine. Les producteurs du film l’ont carrément laissé de côté, craignant de voir se fermer ce marché juteux. Preuve que cet univers d’anti­cipation géopolitique peut interpeller et déranger. Aussi improbable soit-il, il fait frissonner au-delà même de l’épouvante.


A Philadelphie, coincé dans les embouteillages avec sa famille, Gerry Lane, un ancien agent des Nations unies, s'inquiète de la situation. Sortant de la voiture pour tenter de comprendre ce qui se passe, il découvre des hélicoptères patrouillant dans le ciel et des policiers postés à tous les coins de rue. La situation est chaotique et la panique gagne la population. Un virus mortel, qui transforme les malades en zombies violents, se répand dans le pays. Même les armées sont renversées par les victimes de la pandémie. Gerry Lane décide de reprendre le travail pour trouver l'origine de ce virus et essayer de le stopper...
WORLD WAR Z, Marc Forster 2013, Brad Pitt (science fiction)@@ (E)
Un jour comme les autres, Gerry Lane et sa famille se retrouvent coincés dans un embouteillage monstre sur leur trajet quotidien. Ancien enquêteur des Nations Unies, Lane comprend immédiatement que la situation est inhab ...

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WUTHERING HEIGHTS, Andrea Arnold 2011, Juliette Binoche, Ralph Viennes (histoire)@@


Dans l'Angleterre du XIXe siècle, M. Earnshaw, un fermier des landes venteuses du Yorkshire, élève seul ses deux enfants, Hindley et Cathy. Un jour, il recueille un jeune vagabond et le baptise Heathcliff. Cathy va aussitôt le protéger face aux violences de Hindley, raciste et fou de jalousie de l'attention que son père porte à cet étranger indésirable. M. Earnshaw meurt et Cathy annonce son prochain mariage avec le fils de riches voisins. Heathcliff s'enfuit.

TELERAMA
“ Dans cette version sensitive, âpre et charnelle, l'émotion se décèle dans une mèche de cheveux, dans un grain de poussière, dans un silence. ”
WUTHERING HEIGHTS, Andrea Arnold 2011, Juliette Binoche, Ralph Viennes (histoire)@@ (E)
Dans l'Angleterre du XIXe siècle, M. Earnshaw, un fermier des landes venteuses du Yorkshire, élève seul ses deux enfants, Hindley et Cathy. Un jour, il recueille un jeune vagabond et le baptise Heathcliff. Cathy va auss ...

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Y A T IL UN PILOTE DANS L AVION, David Zucker et Jerry Zucker 1980, Kareem Abdul-Jabbar, Leslie Nielsen


Un ancien pilote de guerre est traumatisé et ne veut plus piloter. Il monte dans un avion de ligne pour suivre son ancienne petite amie hôtesse de l'air. Mais suite à une intoxication alimentaire, le voyage tourne très vite à la catastrophe et l'avion se retrouve sans pilote.
Y A T IL UN PILOTE DANS L AVION, David Zucker et Jerry Zucker 1980, Kareem Abdul-Jabbar, Leslie Nielsen (E)
Un ancien pilote de guerre est traumatisé et ne veut plus piloter. Il monte dans un avion de ligne pour suivre son ancienne petite amie hôtesse de l'air. Mais suite à une intoxication alimentaire, le voyage tourne tr&egr ...

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Y TU MAMA TAMBIEN, Alphonso Cuaron 2001, Maribel VerduGael Garcia Bernal, Diego Luna (road movie)@


Tenoch et Julio sont deux amis, en fin d'adolescence, insouciants, fêtards et dragueurs. Ils rencontrent Luisa, une cousine espagnole de Tenoch, à un mariage familial somptueux. Luisa, jeune trentenaire, est bouleversée quelques jours plus tard par des problèmes de couple. Sur une proposition de Tenoch et Julio, elle décide de les accompagner pendant quelques jours sur la côte du Pacifique. Durant ce road movie, le trio se forme, se cherche et d'une certaine manière se trouve. Mais Luisa semble cacher un malheur plus profond…

TELERAMA
Road movie, transition ou crépuscule, dans une bulle solaire et sensuelle. Un film émouvant. ”
Y TU MAMA TAMBIEN, Alphonso Cuaron 2001, Maribel VerduGael Garcia Bernal, Diego Luna (road movie)@ (E)
Tenoch et Julio sont deux amis, en fin d'adolescence, insouciants, fêtards et dragueurs. Ils rencontrent Luisa, une cousine espagnole de Tenoch, à un mariage familial somptueux. Luisa, jeune trentenaire, est bouleversée ...

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YESTERDAY, Danny Boyle 2019, Himesh Patel, Lily James, Ed Sheeran, Kate McKinnon (musical)@@@


Un musicien anglais en quête de gloire découvre qu’il est le seul à se souvenir des Beatles et décide d’utiliser leurs chansons pour percer.
Quand, par magie, toutes les capitales du monde éteignent leurs lumières, Jack Malik est victime d'un accident de vélo. Il se réveille indemne mais découvre vite que le monde est différent. Quand son amie Ellie lui offre une guitare, il se met à jouer "Yesterday" des Beatles. A sa grande surprise, son auditoire le félicite, croyant qu'il est l'auteur de la chanson. Il fait une recherche sur Internet et découvre que les Beatles de Liverpool n'ont jamais existé. Jack en profite et décide d'utiliser les chansons du groupe pour se faire connaître. Et ça marche ! Il devient rapidement célèbre et remplit des salles immenses. Mais son mensonge commence à lui peser...

TELERAMA
Une récréation mélomane et originale. Vibrante déclaration d’amour au plus grand mythe pop du XXᵉ siècle, comédie alerte écrite par le pape du genre, Richard Curtis (l’homme de Quatre Mariages et un enterrement ou de Love Actually), ce joli film est une récréation mélomane et originale. Même si la conclusion reste gentiment prévisible (« all you need is love », et rien d’autre, bien entendu), le scénario est truffé d’idées comiques et de clins d’œil à l’univers des quatre de Liverpool — des chansons aux dialogues —, et l’interprétation ne manque pas de charme.

Ce grand karaoké orchestré par Danny Boyle est plus proche de son gentil Slumdog Millionaire que de la déglingue provocatrice de Trainspotting. La fête, allègre et légère, sans les Beatles eux-mêmes (à une surprise près), illustre, mine de rien, l’enivrante illusion de tous les fans, seuls au monde avec leurs idoles.
YESTERDAY, Danny Boyle 2019, Himesh Patel, Lily James, Ed Sheeran, Kate McKinnon (musical)@@@ (E)
Un musicien anglais en quête de gloire découvre qu’il est le seul à se souvenir des Beatles et décide d’utiliser leurs chansons pour percer.
Quand, par magie, toutes les capitales du monde é ...

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YOUNG ADULT, Jason Reitman 2011, Charlize Theron (societe)@@


Mavis Gary, 37 ans, divorcée, habite Minneapolis et écrit des livres pour adolescents. Au moment où elle se rend compte que son inspiration s'est tarie, elle reçoit un e-mail de Buddy Slade, son ancien amour de lycée, qui lui fait part de la naissance de la fille qu'il a eue avec Beth, son épouse. Pour Mavis, il s'agit d'un signe. Elle décide donc de retourner à Mercury, la petite ville de leur enfance, et d'y reconquérir Buddy.

TELERAMA
Une trentenaire déboule dans son bled natal pour reconquérir un ex. Ça sonne comme une romance lambda, mais Jason Reitman et son interprète (Charlize Theron, épatante) nous offrent un beau portrait de femme borderline, corrosif et touchant.

Mavis, trentenaire, veut reconquérir un amour de jeunesse. Mais notre héroïne est tout sauf pimpante. Sa meilleure copine est une bouteille de bourbon, son compagnon, un petit chien geignard.

Comme toujours, Jason Reitman, à la lisière du cinéma populaire américain, joue à le faire légèrement dérailler. Ses personnages sont des intrus dans le décor : Juno, l’ado enceinte, ou le cynique lobbyiste de Thank you for smoking font partie de la même lignée que cette Mavis en tee-shirt Hello Kitty. Elle est sûre, entre deux cuites, de récupérer son amoureux d’autrefois. Le type est marié ? Tant pis. Il vient d’avoir un bébé ? Et alors ? Une belle exploration d’une personnalité borderline.

Si l’on retrouve la verve de Jason Reitman et de sa complice, la scénariste Diablo Cody, ce portrait de femme sous influence doit beaucoup à son interprète, Charlize Theron. Elle est experte pour malmener sa divine beauté, nous faire croire à cette grande gigue abrasive, narcissique, mais jamais repoussante. Le seul « monstre » ici, c’est la nostalgie.
YOUNG ADULT, Jason Reitman 2011, Charlize Theron (societe)@@ (E)
Mavis Gary, 37 ans, divorcée, habite Minneapolis et écrit des livres pour adolescents. Au moment où elle se rend compte que son inspiration s'est tarie, elle reçoit un e-mail de Buddy Slade, son ancien amour de l ...

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OUNG LADY CHATTERLEY, Alan Roberts 1977, Harlee McBride, Peter Ratray, Lawrence Montaigne (film e)


Cynthia est fiancée à un homme qu'elle déteste. Suite au décès de sa tante, la jeune femme devient la nouvelle Lady Chatterley. Arrivée dans sa propriété, elle fait la connaissance du séduisant jardinier et ne tarde pas à succomber à ses charmes.
OUNG LADY CHATTERLEY, Alan Roberts 1977, Harlee McBride, Peter Ratray, Lawrence Montaigne (film e) (E)
Cynthia est fiancée à un homme qu'elle déteste. Suite au décès de sa tante, la jeune femme devient la nouvelle Lady Chatterley. Arrivée dans sa propriété, elle fait la connaissance du ...

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YOUNG LADY CHATTERLEY 2, Alan Roberts 1985, Harlee McBride, Sybil Danning, Adam West (film e)


Suite de 1984 réalisée par Alan Roberts. En 1984, la charmante Cynthia perpétue l'héritage romantique du domaine de Rley. Son désir est de découvrir son amant parfait. Elle invite l'anthropologue américain Arthur comme invité à la maison, mais il est plus intéressé par la précédente chevauchée nue de Lady Godiva à travers le domaine. Judith arrive au domaine pour mettre un terme aux manières lubriques de Cynthia, mais bientôt Judith découvre sa propre passion pour le jardinier du domaine, Philip. Lorsque le domaine est menacé de faillite, ils créent ensemble une obstruction sensuelle et réussie à la saisie. Au casting figurent Sybil Danning, Harlee McBride et Adam West.
YOUNG LADY CHATTERLEY 2, Alan Roberts 1985, Harlee McBride, Sybil Danning, Adam West (film e) (E)
Suite de 1984 réalisée par Alan Roberts. En 1984, la charmante Cynthia perpétue l'héritage romantique du domaine de Rley. Son désir est de découvrir son amant parfait. Elle invite l'anthropologue am ...

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ZAI ZAI ZAI ZAI, François Desagnat 2022, Jean-Paul Rouve, Julie Depardieu (comique)@


Fabrice, acteur de comédie, réalise qu'il n'a pas sa carte de fidélité alors qu'il fait ses courses. Malgré la menace d'un vigile, il parvient à s'enfuir. Commence alors une cavale sans merci, pour celui qui devient rapidement l'ennemi public numéro 1. Alors que les médias s'emparent de l'affaire et que le pays est en émoi, le fugitif, partagé entre remords et questions existentielles, trouve un point de chute inattendu, quelque part en Lozère.

TELERAMA
Festival de saynètes comico-absurdes fustigeant notre société sécuritaire, la BD corrosive de Fabcaro est portée à l’écran par des acteurs très en verve.

Pierre-Kévin et sa crainte des bouteilles de Perrier « d’un virgule cinq litre » ; « La vie est une chienne borgne sous un ciel d’octobre » ; la chanson caritative pour « auteurs de BD, gitans ferrailleurs » ; l’ingénieur en « exothermie des liaisons macromoléculaires par polymérisation » à la libido exacerbée… La corrosive bande dessinée de Fabcaro est un festival de saynètes aussi comiques qu’absurdes fustigeant notre société sécuritaire et surmédiatisée.

Déjà adaptée en podcast, et au théâtre une demi-douzaine de fois, la voici portée à l’écran avec la même énergie communicative grâce à des acteurs très en verve, certains pour des apparitions de quelques secondes. Dans le rôle du fugitif traqué par des policiers analphabètes sur les routes de Lozère pour avoir oublié sa carte de fidélité à la caisse de l’hypermarché, Jean-Paul Rouve promène son meilleur air ahuri.
ZAI ZAI ZAI ZAI, François Desagnat 2022, Jean-Paul Rouve, Julie Depardieu (comique)@ (E)
Fabrice, acteur de comédie, réalise qu'il n'a pas sa carte de fidélité alors qu'il fait ses courses. Malgré la menace d'un vigile, il parvient à s'enfuir. Commence alors une cavale sans merci, pour ...

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ZERO DARK THIRTY, Kathryn Bigelow 2012, Jessica Chastain, Jason Clarke, Joel Edgerton(terrorisme)@@


Après les attentats du 11 septembre 2001, une poignée d'hommes et de femmes du renseignement américain mettent tout en oeuvre pour débusquer et neutraliser Oussama Ben Laden, devenu l'ennemi public numéro un. En 2003, Maya, jeune agent fraîchement recrutée par la CIA, est dépêchée au Pakistan, où elle collabore étroitement avec des agents spécialisés qui n'hésitent pas à recourir à la torture. La traque, menée dans le plus grand secret, s'avère longue, difficile et hasardeuse. Certains agents commencent à se décourager. Ce n'est qu'en 2011 que des renseignements permettent de localiser Oussama Ben Laden, retranché dans une maison fortifiée dans le Nord du Pakistan...

TELERAMA
Deux ans après le 11-Septembre, Maya, un agent de la CIA fraîchement recrutée participe à la recherche d’Oussama Ben Laden. Jeu de piste brillant entre Afghanistan, Pakistan et Washington.

Elle est d’abord spectatrice silencieuse d’une scène pas belle à voir : la torture d’un détenu, membre d’al-Qaida. Cette femme qui n’en mène pas large, c’est Maya (Jessica Chastain), agent de la CIA. Sa mission : trouver où se planque Oussama Ben Laden… L’interrogatoire, la torture : Kathryn Bigelow n’escamote rien. Oui, la CIA a torturé. Et, oui, c’est horrible — dans ces scènes, on souffre avec le détenu, et il n’est nullement question de défendre la torture. D’autant qu’elle n’est pas capitale : ce qui permet de localiser Ben Laden tient à un faisceau d’aveux et d’indices, d’âpres négociations et des bakchichs.

Du pur cinéma, captivant, soutenu par un vrai travail journalistique (Mark Boal), c’est assez rare. Les deux se combinent dans ce jeu de piste entre Afghanistan, Pakistan et Washington. Jusqu’à l’assaut final de la maison fortifiée, dans la banlieue d’Islamabad. Tout, alors, impressionne visuellement, à la fois hyperréaliste et abstrait. L’héroïne participe à l’action, mais c’est le plus souvent en femme de l’ombre qu’on la voit, scotchée à son ordinateur, enfermée dans son obsession. Jessica Chastain donne à ce double probable de la cinéaste une beauté impénétrable, un mélange de force et de vulnérabilité.
ZERO DARK THIRTY, Kathryn Bigelow 2012, Jessica Chastain, Jason Clarke, Joel Edgerton(terrorisme)@@ (E)
Après les attentats du 11 septembre 2001, une poignée d'hommes et de femmes du renseignement américain mettent tout en oeuvre pour débusquer et neutraliser Oussama Ben Laden, devenu l'ennemi public numéro ...

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ZEUS ET ROXANNE,George Miller 1997, Steve Guttenberg, Kathleen Quinlan (nature environnement)@@


Terry passe ses vacances en Floride avec son fils, Jordan, et leur chien, Zeus. Leur voisine Mary Beth, scientifique, effectue des expériences sur la communication avec les dauphins. Au cours d'une escapade, l'animal s'embarque comme passager clandestin sur le bateau-laboratoire chargé d'aller analyser en pleine mer le comportement de Roxanne, un dauphin femelle. Mary Beth s'aperçoit que les deux animaux nouent une véritable relation d'affection.

TELERAMA
Terry passe ses vacances en Floride avec son fils, Jordan, et leur chien, Zeus. La maison voisine est occupée par Mary Beth, une scientifique qui effectue des expériences sur la communication avec les dauphins. Ses deux filles ont bien du mal à supporter Zeus. Au cours d'une escapade, l'animal s'embarque comme passager clandestin sur le bateau-laboratoire chargé d'aller analyser en pleine mer le comportement de Roxanne, un dauphin femelle. Mary Beth s'aperçoit que les deux animaux nouent une véritable relation d'affection. Elle voit là l'occasion rêvée d'obtenir une subvention jusqu'alors refusée pour mener à bien son projet de recherche...
ZEUS ET ROXANNE,George Miller 1997, Steve Guttenberg, Kathleen Quinlan (nature environnement)@@ (E)
Terry passe ses vacances en Floride avec son fils, Jordan, et leur chien, Zeus. Leur voisine Mary Beth, scientifique, effectue des expériences sur la communication avec les dauphins. Au cours d'une escapade, l'animal s'embarque comme ...

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ZODIAC, David Fincher 2007, Jake Gyllenhaal, Mark Ruffalo (thriller)@@


Zodiac, l'insaisissable tueur en série qui sévit à la fin des années 60 et répandit la terreur dans la région de San Francisco, fut le Jack l'Eventreur de l'Amérique. Prodigue en messages cryptés, il semait les indices comme autant de cailloux blancs, et prenait un malin plaisir à narguer la presse et la police. Robert Graysmith, jeune et timide dessinateur de presse, se lanca corps et âmes dans ce qui deviendra, l'enquête de sa vie.

TELERAMA
1969, San Francisco. Un flic et un jeune journaliste enquêtent sur “le Zodiac”, un tueur en série insaisissable. Fincher transforme l’épais dossier (bien réel) en objet de cinéma. En réaffirmant notamment sa foi dans les acteurs et dans le récit.
Pour raconter comment, à la fin des années 1970, un flic de San Francisco et un journaliste ont pisté un tueur en série, le Zodiac, Fincher tourne le dos aux architectures narratives complexes qui jusque-là étaient sa signature. À la manière d’un rapport de police que l’on compulserait page après page, il collecte des faits, rien que des faits, et les met bout à bout. Des meurtres, d’abord — filmés avec une sécheresse terrifiante —, et d’éventuels survivants. Et puis la longue et tortueuse enquête pour déchiffrer les indices que laisse volontairement l’assassin : conjectures, interrogatoires, perquisitions. Pas une séquence sans repères, lieu, date et heure. La dramatisation naît de l’accumulation.

David Fincher s’appuie aussi sur la puissance évocatrice du cinéma hollywoodien, sur le sens de la composition des acteurs américains, sur une mise en scène fluide, jamais tape-à-l’œil, qui transforme l’épais dossier en objet de cinéma. Même éclaté, émietté, le récit finit par prendre corps. La structure est toujours plus forte que le chaos de la vie, semble dire le cinéaste…
ZODIAC, David Fincher 2007, Jake Gyllenhaal, Mark Ruffalo (thriller)@@ (E)
Zodiac, l'insaisissable tueur en série qui sévit à la fin des années 60 et répandit la terreur dans la région de San Francisco, fut le Jack l'Eventreur de l'Amérique. Prodigue en messages cry ...

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ZOOTOPIE, Byron Howard 2016 (animation)@@


Zootopia est une ville qui ne ressemble à aucune autre : seuls les animaux y habitent ! On y trouve des quartiers résidentiels élégants comme le très chic Sahara Square, et d'autres moins hospitaliers comme le glacial Tundratown. Dans cette incroyable métropole, chaque espèce animale cohabite avec les autres. Qu'on soit un immense éléphant ou une minuscule souris, tout le monde a sa place à Zootopia !

TELERAMA
Petit bijou d’animation bourré d’humour, “Zootopie” sonne le retour en grâce des films d’animaux chez Disney. Avec en prime un scénario malin et une réjouissante initiation au polar.

Bienvenue à Zootopie, peuplée de mammifères vivant, apparemment, en harmonie. Cet univers urbain et foisonnant, on le découvre avec émerveillement en même temps que l’héroïne : une lapine venue des champs de carottes, rêvant d’être flic. La ville est un vrai laboratoire de gags. Différences de taille, de poids, de vitesse : tout est prétexte à plaisanterie. Y compris cette enquête nébuleuse qui se déroule dans la cité, avec des personnages hauts en couleur, comme le renard, combinard, ou le paresseux, irrésistible. Très vite, Zootopie devient une initiation au polar, une version junior du Grand Sommeil.

Quand la policière en herbe arrive en ville, la société des animaux — Orwell n’est pas loin — fonctionne sur un modèle de castes. Les rangs des forces de l’ordre sont trustés par de gros lions, éléphants et rhinocéros, malgré le rêve américain qui laisse croire que les habitants sont égaux. Le scénario, d’une intelligence remarquable, rappelle que l’habit ne fait pas le moine, que la peur est une arme redoutable pour gouverner, et s’amuse avec les clichés que la firme Disney a elle-même forgés : on vous laisse découvrir les délicieux méchants…
ZOOTOPIE, Byron Howard 2016 (animation)@@ (E)
Zootopia est une ville qui ne ressemble à aucune autre : seuls les animaux y habitent ! On y trouve des quartiers résidentiels élégants comme le très chic Sahara Square, et d'autres moins hospitaliers comm ...