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HARCELEURS, Julie Rohart 2026, Virginie Ledoyen, Honorat Bellet (moeurs)@


Camille est professeure dans un collège d'une ville pavillonnaire, son fils Mathias est en 3e dans le même établissement. Des faits de harcèlement lui sont signalés et, avant qu'elle n'ait le temps d'en comprendre l'ampleur et d'agir, l'élève harcelé fait une tentative de suicide et tombe dans le coma. Les parents, les autres élèves, tout le monde est sous le choc. En attendant le verdict autour du sort de la victime, les efforts se concentrent sur la recherche du coupable, et tout tend à croire que c'est le fils de Marie. Qui est vraiment son fils, que cache-t-il ? Comment gérer la situation ? Et surtout pourquoi n'a-t-elle rien vu ? Marie se retrouve prise en étau entre son rôle de professeure et de mère...

TELERAMA
Malgré les efforts de Virginie Ledoyen, cette fiction sur le harcèlement scolaire, où une mère suspecte son propre fils, est peu convaincant.

Et si c’était mon ado ? Camille (Virginie Ledoyen), professeure de français de la classe de son fils Mathias (Honorat Bellet), suspecte ce dernier d’avoir participé aux persécutions qui ont conduit son camarade Dao (Grégory Lu) à faire une tentative de suicide. Alors que la victime est entre la vie et la mort et que la police interroge les collégiens, la mère inquiète mène sa propre enquête.

Cette fiction s’inspire d’une histoire vraie (et de tant d’autres) pour faire un cas d’école. Les scénaristes ont l’esprit pratique : leur héroïne deux-en-une endosse à la fois le point de vue des parents et celui du système éducatif. Sa double implication dans l’affaire crée de la tension dramatique (saura-t-elle rester objective ?), mais elle appauvrit aussi le diagnostic en réduisant la pluralité des réactions et des responsabilités — le personnage de la directrice fait décoration.

Le scénario déroule un programme attendu au possible et pédago à outrance, malgré ses bonnes intentions et les efforts de Virginie Ledoyen et de son jeune partenaire pour donner un peu de chair à leurs personnages. L’évocation du délicat passage de l’enfance à l’adolescence, où l’affirmation de soi peut passer par le sacrifice social des meilleurs amis d’autrefois, aurait pu donner à l’intrigue une épaisseur qu’elle n’atteint pas.

Les causes de la dérive de Mathias, auxquelles s’ajoutent la reproduction des préjugés racistes, l’effet d’entraînement des réseaux sociaux ou encore le sexisme mou d’un père qui laisse Camille faire tout le boulot, ne sont que survolées. En restant en surface, cette dissertation trop didactique se prive de l’impact émotionnel nécessaire pour susciter une véritable prise de conscience…
HARCELEURS, Julie Rohart 2026, Virginie Ledoyen, Honorat Bellet (moeurs)@ (E)
Camille est professeure dans un collège d'une ville pavillonnaire, son fils Mathias est en 3e dans le même établissement. Des faits de harcèlement lui sont signalés et, avant qu'elle n'ait le temps d'en com ...

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JEANNE DIELMAN 23 quai du commerce 1080 Bruxelles, Chantal Akerman 1975, Delphine Seyrig, Henri Storck, Jacques Doniol-Valcroze (moeurs)@@@


Le morne quotidien d'une femme, mère célibataire, qui fait discrètement commerce de son corps afin de subvenir aux besoins de son fils adolescent.

TELERAMA
Presque cinquante ans après sa sortie, le film de la cinéaste belge n’en finit pas de fasciner les cinéphiles. Un chef-d’œuvre épuré et radical, à la beauté inépuisable.

Il fut, à sa sortie, le film des fauteuils qui claquent. Raillé, décrié par beaucoup (y compris certaines féministes) ; encensé par d’autres. Cinquante ans après, le voici célébré, au premier rang de la cinéphilie, sans qu’il ait rien perdu de sa radicalité – un mot bien galvaudé, mais qui recouvre ici pleinement son sens. Radical sur le fond comme sur la forme, Jeanne Dielman, 23, quai du commerce, 1080 Bruxelles fait partie de ces œuvres inépuisables, plurivoques, sujettes à des interprétations multiples, voire contraires. S’agit-il d’aliénation ou de griserie ? D’une érotique du travail domestique ? D’une ode à la frigidité ? Le film est-il un manifeste féministe malgré tout ? Une satire burlesque ? Un film de Hitchcock au féminin ? En exagérant à peine, on serait prêt à soutenir chacune de ces hypothèses.

Appuyons-nous au moins sur une certitude. Chantal Akerman montrait en 1975 à travers des plans fixes exclusivement, découpés au cordeau, ce qu’on n’avait jamais vu jusqu’alors. À savoir : l’activité, presque sans temps mort, d’une ménagère – déployée sur trois journées. Toutes ces tâches, tous ces gestes, ces déplacements, que la réalisatrice jugeait aussi dignes d’être montrés qu’« un accident de voiture ou un baiser en gros plan ». Cette ménagère, c’est Jeanne Dielman, une femme élégante, toujours bien mise, d’une quarantaine d’années, qui vit seule avec son grand garçon. Le curieux adolescent ressemble à un homme âgé, silencieux souvent, mais qui peut, d’un coup, confier sans frein ses interrogations sur le rapport sexuel, le rejet qu’il en a. Ce couple étrange vit dans un petit appartement de Bruxelles, d’apparence bourgeoise. Sauf que le fils dort sur le canapé du salon et que l’argent manque – madame est veuve. Elle a trouvé un moyen secret d’arrondir ses fins de mois, exposé dès la scène d’ouverture : la prostitution. À domicile. Chaque après-midi, elle reçoit un client, dans sa chambre. Ce qui s’y déroule n’est pas montré. La porte reste close.

Le reste, on le voit. Et plutôt trois fois qu’une. C’est un emploi du temps chargé, organisé, ritualisé. Avec entêtement, minutie, patience, la réalisatrice filme un récital d’actions domestiques : la préparation du repas, l’épluchage des pommes de terre, la cuisson des aliments, la table à mettre, la vaisselle et les lits à faire, le café à moudre, le brossage des chaussures… Chaque tâche est filmée dans la continuité, tantôt en temps réel, tantôt non. Malgré sa réputation, le film est très monté, cadencé et sonore, comme un cœur qui bat. C’est un va-et-vient permanent, un ballet de portes qui s’ouvrent et se ferment, une captivante partie de cache-cache dans le noir – Jeanne ne cesse d’allumer et d’éteindre la lumière. Et ce faisant, de parler d’elle. Cet appartement reflète bien sûr son intériorité. Obsession du temps à occuper, d’un vide à remplir, frustration, satisfaction… Le film révèle le foyer comme un refuge ou un tombeau, une prison mais aussi un lieu de délivrance.

Angoisse, contrôle, abandon de soi sont ici sublimés. Le mot n’est pas trop fort. C’est bien de beauté qu’il s’agit, à même de balayer l’ennui que les trois heures font redouter. Beauté blême et impériale de Delphine Seyrig, dame à la coiffure ondulée d’automne, qui brouille toute interprétation hâtive, transformant la routine en chorégraphie, en houle mélodieuse. Beauté plastique du découpage, des cadrages d’une rigueur absolue, de la composition géométrique des plans. Beauté encore du vert amande, du mauve, du rose pâle, de tous ces coloris exsangues, délavés. Épuré, le film semble l’être jusque dans son salon miroitant où clignotent le soir d’étranges reflets bleus – ceux d’un canal, d’un phare, de l’autre côté du quai ? On croit entendre l’appel de la mer, égal à celui de la mère – les deux se fondent toujours naturellement chez Chantal Akerman.

La rumeur de la rue, le vague à l’âme, la rêverie, l’esprit qui s’absente et s’échappe s’insinuent dans ce huis clos. Il arrive aussi que Jeanne sorte, pour faire des courses, boire un café. Des scènes d’extérieur, fascinantes, où la ville revêt quelque chose d’irréel. Fusionner ainsi documentaire hyperréaliste et fiction allégorique, voilà la prouesse. Jeanne Dielman est à la fois le film suprême de la matière, des ustensiles de cuisine, des étoffes, des bibelots, des objets rangés, frottés, cognés, comme autant de preuves solides. Et celui de l’âme, de l’eau, du sang, de la vie qui se liquéfie, se dissout. Voyez le long plan-séquence final, vanité languissante, tout y est.

C’est historique : en décembre dernier, Sight and Sound, prestigieuse revue britannique, élisait Jeanne Dielman à la toute première place du classement décennal des 100 plus grands films de tous les temps. Une consécration posthume pour Chantal Akerman (1950-2015), immense cinéaste belge, à vif, précoce et solitaire, qui tint sa caméra comme un stylo, dès ses 17 ans, avec Saute ma ville (1968). Elle n’en a que 25 lorsqu’elle réalise Jeanne Dielman, 23 quai du commerce, 1080 Bruxelles (1975), mariage stupéfiant de documentaire primitif et de fiction d’avant-garde, nourrie du cinéma expérimental (Michael Snow, Andy Warhol, Jonas Mekas…) qu’elle a découvert à New York, au début des années 70. La réalisatrice de Je, tu, il, elle (1974), News from Home (1977) et D’Est (1993) fut pionnière de bien des façons. Dans le cinéma de l’intime, à la première personne, comme dans l’ouverture vers l’art contemporain, la littérature, la danse.
JEANNE DIELMAN 23 quai du commerce 1080 Bruxelles, Chantal Akerman 1975, Delphine Seyrig, Henri Storck, Jacques Doniol-Valcroze (moeurs)@@@ (E)
Le morne quotidien d'une femme, mère célibataire, qui fait discrètement commerce de son corps afin de subvenir aux besoins de son fils adolescent.

TELERAMA
Presque cinquante ans après sa sortie, le f ...

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L HEUREUSE ELUE, Frank Bellocq 2024, Camille Lellouche, Lionel Erdogan


Pour soutirer de l'argent à ses riches parents, Benoît demande à une amie de se faire passer pour sa future épouse lors d'un séjour en famille au Maroc. Le jeune homme a l'intention de demander à sa mère la somme nécessaire au financement de ce mariage qui n'aura jamais lieu. Malheureusement, son amie se désiste en dernière minute. Benoît doit trouver une autre "fiancée" au pied levé. En route pour l'aéroport, il parvient à convaincre Fiona, une conductrice de VTC, de l'aider. La jeune femme, au tempérament impulsif et sans filtre, détonne dans la famille bourgeoise de Benoît. Entre le franc-parler et les multiples gaffes de Fiona, Benoît a bien du mal à convaincre ses parents qu'il a trouvé l'heureuse élue…

TELERAMA
Un jeune homme demande à une conductrice de VTC gaffeuse et impulsive de se faire passer pour sa fiancée afin de soutirer de l’argent à ses riches parents.

Dans un hôtel de luxe au Maroc, une jeune Parisienne de banlieue (Camille Lellouche, sans filtre) se fait passer pour la fiancée d’un fils de bourgeois, auprès de la famille de celui-ci. Vomi en avion, jet de nourriture, épilation du maillot… Comparé à cette comédie vulgaire à la française – par le réalisateur de Love Addict, avec Kev Adams –, n’importe quel gag de Mon beau-père et moi (Jay Roach, 2000), même le plus trash, paraîtrait sophistiqué.
L HEUREUSE ELUE, Frank Bellocq 2024, Camille Lellouche, Lionel Erdogan (E)
Pour soutirer de l'argent à ses riches parents, Benoît demande à une amie de se faire passer pour sa future épouse lors d'un séjour en famille au Maroc. Le jeune homme a l'intention de demander à sa ...

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LES HOMMES DU PRESIDENT, Alan J. Pakula 1976, Dustin Hoffman, Robert Redford


Le 17 juin 1972, cinq hommes munis d'un matériel sophistiqué sont surpris par la police locale dans l'immeuble du Watergate, quartier général du Parti démocrate à Washington. Bob Woodward, journaliste au "Washington Post", et son collègue Carl Bernstein se penchent sur cette affaire, qui semble cacher autre chose qu'une banale question de plomberie endommagée. Ils apprennent qu'un des hommes arrêtés est en fait un ancien agent de la CIA et que le conseiller personnel du président Nixon est impliqué dans cette mystérieuse et confidentielle opération. Les deux hommes décident alors de mener à son terme leur délicate enquête, malgré les pressions diverses dont ils font l'objet...

TELERAMA
En 1972, deux journalistes au “Washington Post” mènent une enquête concernant l’implication du Président des États-Unis dans l’espionnage de ses adversaires politiques. Alan J. Pakula, grâce à sa justesse, signe sans doute le film qui a suscité le plus de vocations de journalistes. Passionnant.

Le 17 juin 1972, cinq cambrioleurs sont arrêtés au QG du Parti démocrate, à Washington… En 1974, avec A cause d’un assassinat (The Parallax View), film de complot où aucune vérité ne triomphait, Alan J. Pakula mettait en scène ses inquiétudes relatives au système politique de son pays. Deux ans plus tard, il exprimait ses espoirs avec cette reconstitution minutieuse de l’enquête de Woodward et Bernstein, du Washington Post, qui, à force d’obstination, révélèrent à eux seuls le scandale du Watergate. Manifeste sur ce superbe contre-pouvoir que peut représenter la presse d’investigation, Les Hommes du Président est aussi un film unique dans sa manière de filmer pendant plus de deux heures deux journalistes au travail. Pakula prouve qu’il est un sacré metteur en scène en réussissant à captiver avec deux types qui passent la majeure partie de leur temps au téléphone à soutirer des informations à des témoins récalcitrants !
LES HOMMES DU PRESIDENT, Alan J. Pakula 1976, Dustin Hoffman, Robert Redford (E)
Le 17 juin 1972, cinq hommes munis d'un matériel sophistiqué sont surpris par la police locale dans l'immeuble du Watergate, quartier général du Parti démocrate à Washington. Bob Woodward, journalis ...

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PETER VON KANT, François Ozon 2022, Denis Ménochet, Isabelle Adjani, Khalil Gharbia (homo sentimental)@@


Depuis sa demeure qu'il partage avec Karl, son fidèle assistant, Peter contemple fièrement ses années de carrière en tant que réalisateur, qui lui ont apporté gloire et fortune. Désormais quelque peu lassé, il passe ses journées à martyriser son acolyte, peu enclin à refuser les demandes extravagantes de l'artiste. Pourtant, Peter trouve soudain la motivation pour se lancer dans un nouveau projet après sa rencontre avec Amir, un jeune homme dont il a fait la connaissance par le biais d'une amie actrice, Sidonie. Sous le charme, Peter ne tarde pas à promettre monts et merveilles à cette muse qui éveille en lui tant de désirs...

TELERAMA
Adaptant Fassbinder, Ozon raconte une relation entre un pygmalion et sa muse qui tourne au jeu de massacre. Un film à la fois cruel et étincelant.

Une certaine Petra von Kant, née de l’imagination de Rainer Werner Fassbinder, fut l’héroïne d’une pièce, puis d’un film, en 1972 : Les Larmes amères de Petra von Kant. Tout porte à croire que cette créatrice de mode tyrannique, submergée par une passion malheureuse pour sa jeune muse, était un double du metteur en scène allemand, bourreau de travail et écorché vif. D’où l’idée de François Ozon, un demi-siècle plus tard : redonner à cet alter ego de Fassbinder son identité masculine et son activité dévorante de cinéaste et dramaturge en vue. Voici donc Peter von Kant, étrange créature dérivée d’une chimère, invention nouvelle qui se superpose à l’ancienne. Joué en français par Denis Ménochet (spectaculaire), le personnage vit et écrit dans un loft à Cologne, au début des années 1970.

C’est alors qu’entre en scène Amir (Khalil Ben Gharbia, révélation du film), 22 ans, indolent ambitieux à la beauté du diable. Peter fera d’Amir une star, et Amir fera le bonheur de Peter : tel semble s’établir leur pacte amoureux, avant que tout ne dérape. Au premier signe de célébrité, Amir prend le pouvoir, menace de s’émanciper. Peter s’enfonce dans la jalousie, puis s’emmure dans la douleur.

Dépassant la froideur et l’ironie qui ont longtemps caractérisé son regard, François Ozon filme ce carnage affectif avec, aussi, de l’empathie. La détresse du pygmalion trahi, même outrancière, exprime la vérité déchirante d’un abandon sans appel. Mais, comme chez Pedro Almodóvar, l’éclat de la forme et l’humour transcendent la mélancolie. L’art apparaît, en définitive, comme la seule réponse au malheur des sentiments. En témoigne ce moment où l’ogre du début, anéanti face aux images d’Amir qu’il a signées, finit par sourire à son chagrin, comme il avait souri à l’objet de son amour.
PETER VON KANT, François Ozon 2022, Denis Ménochet, Isabelle Adjani, Khalil Gharbia (homo sentimental)@@ (E)
Depuis sa demeure qu'il partage avec Karl, son fidèle assistant, Peter contemple fièrement ses années de carrière en tant que réalisateur, qui lui ont apporté gloire et fortune. Désormais que ...

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POISON


POISON (E)
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RAMBO, Ted Kotcheff 1983, Sylvester Stallone


Revenu du Vietnam, abruti autant par les mauvais traitements que lui ont jadis infligés ses tortionnaires que par l'indifférence de ses concitoyens, Rambo, un ancien des commandos d'élite, erre de ville en ville. Un shérif teigneux lui interdit l'accès de sa bourgade. Rambo insiste. Il veut seulement manger. Le shérif le met sous les verrous et laisse son adjoint brutaliser ce divertissant clochard. Les coups réactivent le traumatisme de Rambo. Le tueur qui sommeillait en lui se réveille. Traqué, insulté, il ne pense plus qu'à mettre la petite ville à feu et à sang. Maintenant libre, il attire ses ennemis sur son terrain de prédilection : la forêt...

TELERAMA
Johnny Rambo, héros de la guerre du Vietnam, n’a jamais pu se réadapter à la vie civile. Traqué par la police d’une bourgade nommée “Hope”, il reprend les armes et le film regarde alors avec courage le problème des anciens combattants en Amérique.

Vétéran de la guerre du Vietnam, John Rambo apprend que le seul survivant - avec lui - de son unité vient de mourir d’un cancer. Il arrive dans la petite ville de Hope, pour rendre visite à la famille du défunt. Là, il se heurte vite à l’hostilité de la police...

Je suis un évadé de Mervyn LeRoy (19332) décrivait le drame d’un héros de la Première Guerre mondiale, dans l’impossibilité de se réinsérer dans la société américaine. Rambo poursuit la même démarche et le film pose avec courage le problème des anciens combattants du Vietnam, traumatisés par la guerre et rejetés par une Amérique qui préfère oublier ce conflit sans gloire et sa mauvaise conscience. Sylvester Stallone donne un relief très convaincant à son personnage de valeureux combattant devenu marginal, en proie à la vindicte des policiers d’une petite ville symboliquement nommée Hope (Espoir). Très intéressant.
RAMBO, Ted Kotcheff 1983, Sylvester Stallone (E)
Revenu du Vietnam, abruti autant par les mauvais traitements que lui ont jadis infligés ses tortionnaires que par l'indifférence de ses concitoyens, Rambo, un ancien des commandos d'élite, erre de ville en ville. Un sh& ...