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MISERY, Rob Reiner 1990, James Caan, Kathy Bates (sante)@@



MISERY, Rob Reiner 1990, James Caan, Kathy Bates (sante)@@
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MISERY, Rob Reiner 1990, James Caan, Kathy Bates (sante)@@ () https://www.youtube.com/watch?v=JsLve28ipME
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Au volant de sa voiture, Paul Sheldon, écrivain très en vogue, savoure l'instant. Il vient de finir le dernier volume d'une saga dans lequel il a fait disparaître Misery, l'héroïne qui l'a rendu célèbre mais qui est devenue pesante et qu'il s'est mis à détester cordialement au fil des épisodes. Pris dans une tempête de neige, il perd le contrôle de son véhicule, qui s'écrase dans un ravin. Inconscient, les deux jambes brisées, Paul est recueilli par Annie Wilkes, une ancienne infirmière qui vit dans une maison isolée. A son réveil, il s'aperçoit qu'il est coupé du monde et que sa singulière hôtesse, fan inconditionnelle de ses ouvrages, entend le garder en son pouvoir...

TELERAMA
Après un accident, un écrivain est recueilli par une infirmière dérangée, inconditionnelle de son œuvre… Faut-il écrire pour ses fans ? Le réalisateur transpose la réponse maso et parano de Stephen King dans ce film terrifiant.

Paul Sheldon, auteur à succès, fait pleurer des millions de Margot avec les aventures rose-mélo de Misery Chastain. Mais après tant d’années de vie commune, il décide de la « tuer » dans un dernier roman. Alors qu’il se rend chez son éditeur avec son manuscrit, il est victime d’un terrible accident de voiture. À son réveil, les deux jambes brisées, Paul fait la connaissance d’Annie. Elle l’a soigné, recueilli avec amour dans sa petite maison isolée. Elle est la plus grande fan de Misery.

Après Stand by Me, Rob Reiner renoue intelligemment avec l’univers de l’écrivain Stephen King. Le cinéaste gomme une partie (une partie seulement !) des tortures physiques inouïes qui émaillent le roman, au profit d’une tension psychologique nettement plus éprouvante. Massive, imposante, la comédienne Kathy Bates est à elle seule symbole d’enfermement. En contre-jour ou contre-plongée, son corps condamne les issues : elle est la porte, les murs, elle est la prison.

La première force de Misery est d’avoir su utiliser cette silhouette compacte comme un décor menaçant. La brave Annie se transforme peu à peu en bourreau, noyant insensiblement son regard de ménagère placide dans les eaux troubles de la folie meurtrière. La dépendance de Paul, impotent, humilié, terrorisé, génère plus de suspense et de malaise que les traditionnelles explosions de violence. Thriller en huis clos, efficace et étouffant, Misery est aussi une parabole glaçante sur l’angoisse de l’écrivain « prisonnier » de son lectorat, et de son succès.