Olga est une adolescente gymnaste ukrainienne qui vit en exil en Suisse, rêvant d'une médaille d'or olympique et essayant de s'intégrer dans sa nouvelle équipe. Alors qu'elle se prépare pour les championnats européens, le peuple ukrainien se soulève dans ce qui devient la révolution de Maidan, impliquant soudainement tous ceux qui lui sont chers.
TELERAMA
En 2013, Olga, jeune gymnaste, s’entraîne en Suisse avec l’équipe nationale. Mais à Kiev la révolution gronde… Beau comme un élan de jeunesse, ce premier film parle avec force du chemin vers la maturité.
Un magnifique élan de jeunesse, voilà ce que donne à partager ce film, qu’on a envie de montrer à tous les adolescents. L’âge des possibles, le réalisateur, qui fait ses débuts, l’aborde sous un angle inhabituel : la discipline, l’effort. Des mots jamais rébarbatifs pour la gymnaste d’exception qui les a faits siens, Olga. Ukrainienne, elle arrive, en 2013, dans une famille d’accueil en Suisse avec une obsession : être la meilleure, intégrer l’équipe nationale suisse et participer au championnat d’Europe. Mais en Ukraine, en février 2014, une révolution gronde et la mère d’Olga, journaliste, va se retrouver en danger face à la répression violente ordonnée par le président Ianoukovytch…
Avec ces éléments de nature documentaire, Élie Grappe a construit une fiction tout en tensions. Proche, en cela, de son héroïne, il la filme en traduisant parfaitement sa détermination, son courage, sa colère. Autour de ce personnage à la fois dur et fragile, interprété par une authentique gymnaste, le film réussit à parler de tout ce qui dessine le chemin vers la maturité : l’affirmation de soi, les vertus et les dangers de l’excellence, le risque de la solitude, le rapport aux parents et, finalement, à ce monde où il faut se trouver une place. Cette vibrante histoire d’apprentissage nous touche aussi, aujourd’hui, par l’amour qui s’y exprime pour l’Ukraine et la volonté de l’héroïne de lutter avec les siens, d’être solidaire de son pays, de sa quête de liberté.