LA VIE EST BELLE, Frank Capra 1946, James Stewart, Donna Reed (societe)@@@ ()
Le décès de son père oblige un homme à reprendre l'entreprise familiale de prêts à la construction, qui permet aux plus déshérités de se loger. Il entre en conflit avec l'homme le plus riche de la ville, qui tente de ruiner ses efforts. Au moment où il approche de la victoire, il égare les 8 000 dollars qu'il devait déposer en banque. Le soir de Noël, désespéré, il songe au suicide.
TELERAMA
Le soir de Noël, un homme veut se suicider. Un ange est envoyé sur Terre pour le sauver. Cette fable chaleureuse mêlant réalisme social et merveilleux, boudée à sa sortie, a depuis trouvé son public jusqu’à devenir culte.
Un soir de Noël, George Bailey, au bord de la faillite, songe au suicide. Clarence, ange de seconde classe, est dépêché sur Terre pour l’en empêcher… Première production de la compagnie de Frank Capra, Liberty Films, créée pour échapper au joug des majors, ce film suscita d’abord peu d’enthousiasme.
Pour le public de l’après-guerre, cette fable chaleureuse et optimiste paraissait appartenir à un autre temps, désuet et naïf. Puis les spectateurs d’outre-Atlantique y ont reconnu les bases de leur propre idéologie. Ils se sont retrouvés dans cette vision démocratique et chrétienne de la société, hymne à l’individu. Et le film est devenu culte.
L’histoire de George Bailey ressemble à une démonstration : en Amérique, les faibles et les petits, s’ils sont courageux, peuvent résister aux excès des puissants. S’ils n’y arrivent pas, Dieu vient leur donner un coup de pouce. Au-delà de son aspect bien-pensant et conservateur, La vie est belle est un chef-d’œuvre de tendresse et d’humanisme, mêlant simplement le réalisme social au merveilleux. Un concentré de tous les thèmes dits « capraesques » : solidarité, innocence, bonté rédemptrice. Pour le cinéaste, la vie vaut toujours d’être vécue, miracle ou pas.