Lorsqu'un journaliste est chargé de déchiffrer les derniers mots du magnat de la presse Charles Foster Kane, son enquête révèle peu à peu le portrait fascinant d'un homme complexe qui est passé de l'obscurité à des sommets vertigineux.
TELERAMA
C'est le film de tous les records, celui que tant de cinéastes et de critiques placent au plus haut : il fut tourné en 1940 par un jeune homme de 25 ans qui faisait ses débuts derrière la caméra : Orson Welles. Pour le centième anniversaire de sa naissance, qui va être célébré à Cannes, Citizen Kane est, pour la première fois, édité en haute définition dans le format Blu-ray, avec un livret plein de photos et de documents d'époque. Dans les bonus, on accède à un commentaire passionnant (mais non sous-titré) du réalisateur Peter Bogdanovich, qui s'exclame presque à chaque scène : « Personne n'avait jamais filmé comme ça avant ! », « Un tel cadrage n'avait jamais été fait ! »...
Citizen Kane, c'est le cinéma pris d'assaut par un jeune prodige qui s'est rendu suffisamment célèbre au théâtre et à la radio pour décrocher un contrat en or à Hollywood : on lui accorde toutes les libertés, et il les prend. Acteur reconnu déjà, il s'offre un vrai cadeau en interprétant Kane, ambitieux patron de presse, de 25 à 75 ans. Et à cette saga qui raconte le pouvoir, la fortune, la solitude et le passage du temps, il donne une forme somptueuse et baroque, avec une mise en scène qui défie les règles et bouscule les spectateurs. Ceux de l'époque furent, d'ailleurs, décontenancés, et le film considéré comme un échec. Welles ne retrouva jamais le pouvoir qu'il avait eu pour son premier film. Le de