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ANASTASIA, Anatole Litvak 1956, Ingrid Bergman, Yul Brynner (histoire)@@



ANASTASIA, Anatole Litvak 1956, Ingrid Bergman, Yul Brynner (histoire)@@
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ANASTASIA, Anatole Litvak 1956, Ingrid Bergman, Yul Brynner (histoire)@@ ()

Vérité ou imposture ? La jeune réfugiée découverte à Paris en 1928 serait-elle la véritable princesse Anastasia, la plus jeune des filles du Tsar Nicolas II de Russie, seule rescapée du massacre de sa famille par les Bolcheviks dix ans auparavant ? C'est ce que deux escrocs tentent de faire croire afin de toucher la fortune du Tsar.

TELERAMA
Anna Koreff, ravissante jeune femme amnésique, serait-elle en fait la grande-duchesse Anastasia, seule héritière des Romanov ? Amour, suspense (mou), mythomanie, escroquerie… Et à l’arrivée un film insipide malgré de somptueux interprètes.

Paris, en 1926, un groupe d’exilés veut récupérer la fortune du tsar et recherche sa fille Anastasia, prétendument rescapée. À défaut, un sosie fera l’affaire. On trouve une jeune femme amnésique, dont on entreprend l’éducation, afin de persuader la tsarine qu’elle est sa petite-fille…

Cette superproduction des années 50 est, bien entendu, plus proche de la réalité que le dessin animé de Don Bluth, plus « disneyien » que Disney. Elle signait le retour à Hollywood d’Ingrid Bergman. D’un point de vue historique, elle n’apporte rien de nouveau au mystère, préférant jouer la carte du romanesque. Le scénario entretient jusqu’au bout l’incertitude quant à la véritable identité de la jeune femme. Elle-même se cherche et se résout peu à peu à n’être qu’un rôle, celui d’Anastasia, avec le concours de son Pygmalion, qui paraît tour à tour perfide et humain.

La lente construction de ce personnage régi par des codes d’apparat est assez captivante, car elle devient l’unique enjeu du film. Elle s’accompagne d’une transformation de l’actrice. Au début, hagarde, affolée, Ingrid Bergman s’assagit peu à peu et impose avec finesse sa magnifique présence. Que Yul Brynner, qui a comme toujours fière allure, tombe sous le charme de sa création, est somme toute parfaitement logique.


(edit IPTC)