Lawrence Jamieson est le plus célèbre des escrocs. Sur la Côte d'Azur, il détrousse de riches américains. Un jour, dans un train, il rencontre Freddy Benson, escroc de petite envergure, et décide de lui enseigner son art. Très vite, l'élève dépasse le maître. Un défi à couteaux tirés les départagera : dérober 50.000 dollars à Janet Colgate, la reine du savon.
TELERAMA
Un séducteur haut de gamme et un dragueur bas du front, tous deux détrousseurs de richardes, se disputent la même victime. Les truands se tirent dans les pattes et les situations se renversent selon la mécanique rodée du vaudeville d’antan.
Lawrence, british raffiné installé en France, est un Arsène Lupin des beaux-arts : il détrousse en gentleman les riches héritières pour restaurer des statues, des hôtels particuliers, faire revivre des jardins historiques… Il travaille en quelque sorte pour le patrimoine de la Côte d’Azur. C’est sans doute pour cela que le commissaire local l’aide dans son entreprise douteuse. Ou bien parce que les scénaristes américains ne tiennent pas en haute estime la police française, allez savoir ! Quand arrive sur la Riviera un autre arnaqueur, jeune Yankee mal dégrossi, les coups bas pleuvent. Et le festival Steve Martin commence…
Acteur burlesque toujours à la limite du pire, il grimace, cabotine, éructe (et se pisse même dessus, dans une séquence trash hilarante), mi-Jerry Lewis, mi-Jim Carrey, totalement ingérable ! Le couple qu’il forme avec Michael-la classe-Caine est au-delà de toute espérance. On a souvent la délicieuse impression de les surprendre au bord du fou rire. Certains gags sont de la haute voltige (quand ils font semblant d’être frères), d’autres ont manifestement moins bien vieilli. Malgré quelques baisses de rythme (Frank Oz était alors un metteur en scène débutant, dix ans plus tard il réalisera In and Out, puis Et l’homme créa la femme, avec Nicole Kidman), on ne saurait trop conseiller aux spectatrices légèrement irritées par tant de misogynie primaire (les femmes ne sont que des dindes faciles à piéger) de rester jusqu’au bout de l’entreprise pour assister à la revanche féministe finale laissant nos deux compères tels deux coqs déplumés !voir sur GOOGLE MAP