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dimanche 30 août 2026 - 08h13
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SYMPHONIE POUR UN MASSACRE, Jacques Deray 1963, Charles Vanel, Michel Auclair (thriller)@@
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Paoli, Clavet, Valoti, Moreau et Jabeke, cinq amis de longue date, sont associés dans un trafic de drogue. Alors qu'une grosse cargaison arrive à Marseille, l'un d'eux, Jabeke, décide de s'approprier le stock et les acomptes versés par ses complices habituels. Pour cela, il entreprend d'attiser la haine entre eux et prétend être obligé de se rendre en Belgique. Tandis que Moreau, chargé de convoyer les dollars à l'aller et la drogue au retour, prend le train pour Marseille, Jabeke se rend effectivement à Bruxelles. Cependant, la même nuit, il rentre à Paris. Il se débarrasse de Moreau et récupère l'argent...

TELERAMA
Cinq hommes, associés sur un coup, voient leur entreprise vouée à l’échec après la trahison de l’un d’eux. Un film maîtrisé de bout en bout, sans esbroufe, servi par de remarquables comédiens.

Symphonie pour un massacre (1963) évoque l’univers de Jean-Pierre Melville, avec ses truands complices dont l’un finit par trahir les autres. Jacques Deray, presque débutant (c’est son troisième long métrage, bien avant La Piscine ou On ne meurt que deux fois), s’en éloigne par son style : il filme Paris en caméra cachée et refuse toute noblesse à des personnages qu’il considère, visiblement, comme des diplodocus dans un monde en pleine mutation. Le traître de l’histoire, qui tente de duper Charles Vanel, Michel Auclair, Claude Dauphin et le romancier José Giovanni, c’est Jean Rochefort. Glabre. Et c’est là que le bât blesse : pour ne pas se faire reconnaître, il s’affuble d’une perruque et d’une moustache. Ce qui le fait ressembler à Jean Rochefort comme deux gouttes d’eau…

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