arpoma
lundi 07 septembre 2026 - 11h36
menu / rep

Bd / atlas / rech

(32 sur 73)   (liste)
◀◀         (32 sur 73)         ►►


























LA FRENCH, Cédric Jimenez 2014, Jean Dujardin, Gilles Lellouche (thriller)@@
voir sur GOOGLE MAP
Dans les années 70, Marseille est devenue la capitale mondiale du trafic d'héroïne. Gaëtan Zampa est l'un des membres influents de la French connection, réseau mafieux qui "gère" et prospère grâce à ce très juteux business. Alors qu'il mène grand train sur la Côte d'Azur, il trouve sur sa route le juge Pierre Michel, qui a été muté dans le sud pour faire le ménage. Magistrat intègre et jusqu'au-boutiste, il mène une guerre sans répit contre le milieu au point de risquer plus d'une fois sa vie. Sa femme Jacqueline ne comprend pas sa lutte obstinée et ne supporte pas de le voir mettre sa vie et celle de sa famille en danger...

TELERAMA
Un parrain scorsésien, un juge intransigeant : avec Gilles Lellouche et Jean Dujardin, la “French connection” récidive à Marseille dans les années 1970. Loin du film-dossier, La French revisite ce moment-clé dans l’histoire du grand banditisme.

Règlement de comptes sur la Corniche, à Marseille. La scène est sèche, brutale, efficace. À gauche, sur le bitume, deux motards traquent une voiture. À droite, la mer défile à toute vitesse. L’automobiliste, bien sûr, finit criblé de balles. On est en 1975, et le film s’inspire de faits réels. Qui a oublié la « French connection », qui faisait alors de Marseille le pivot mondial du trafic d’héroïne, notamment vers les États-Unis ? William Friedkin puis John Frankenheimer en tirèrent à l’époque deux fameux films, tournés à chaud, au cœur des seventies. Quelque quarante ans plus tard, La French revisite ce moment-clé dans l’histoire du grand banditisme, et d’une ville depuis toujours hantée par le « milieu ».

Avec le temps, la saga criminelle, pleine de trahisons, de rebondissements, de coups de filet et de massacres (la célèbre tuerie du Bar du Téléphone), est devenue objet de fantasme, de reconstruction romanesque, avec toute une faune mythique du genre policier : truands à gourmette, indics, barmaids, flics pourris… Plutôt que de faire un film-dossier, le réalisateur, Cédric Jimenez (Aux yeux de tous), se laisse fasciner par l’affrontement magnétique entre deux hommes, « généraux » adverses d’une véritable guerre. D’un côté, le redoutable parrain, Gaëtan Zampa, dit « Tany », que Gilles Lellouche interprète avec une intensité brutale, la roublardise et la violence imprévisible d’un héros scorsésien, entouré de sa cour d’Affranchis — référence évidente, jamais écrasante. De l’autre, le célèbre juge Michel, obsédé par sa mission, entre capitaine Achab et Eliot Ness : Jean Dujardin — à son meilleur —, qui le joue dévoré de l’intérieur, aussi accro à la justice qu’au danger. Autour de ces deux figures tragiques évolue un casting de luxe, de Benoît Magimel à Céline Sallette, Bruno Todeschini ou Mélanie Doutey… Autres atouts d’une production très classique, mais souvent haletante.

voir sur GOOGLE MAP