Mère célibataire, Thelma partage son existence entre un emploi fort prenant et l'éducation de son fils Louis, âgé de 12 ans. Un jour, alors qu'elle se promène avec ce dernier, un coup de fil vient perturber son attention et un terrible drame se produit. Louis est percuté de plein fouet par un véhicule et se retrouve plongé dans un profond coma. Désespérée, Thelma refuse pourtant de baisser les bras et décide de tout tenter pour provoquer le réveil de son fils. Une idée originale surgit alors dans l'esprit de la quadragénaire : réaliser elle-même tous les rêves que Louis a notés dans son journal intime et lui conter ses aventures...
TELERAMA
Alors qu’un ado gît dans le coma sur un lit d’hôpital, sa mère se met en tête de vivre ses rêves à sa place pour les lui raconter. Le nouveau film de Lisa Azuelos, avec Alexandra Lamy, s’enlise dans la mignonnerie niaise.
Vous qui entrez dans La Chambre des merveilles, abandonnez tout espoir d’y trouver du cinéma. Y avait-il davantage de littérature dans le best-seller éponyme de Julien Sandrel ? Mystère. On subodore qu’il s’agissait d’un ouvrage bienveillant et consolateur devenu, sous l’œil de Lisa Azuelos, une fiction bienveillante et consolatrice. La réalisatrice des amusants LOL (2008) et Mon bébé (2019) signe ici un film de commande au régime sans sel – il se déroule pour partie à l’hôpital, ça se tient.
La chambre du titre, c’est la 405, où Louis, 12 ans, gît dans un coma végétatif, au grand et légitime désespoir de sa maman solo. Un jour, Thelma (Alexandra Lamy) tombe sur la liste des choses que son fiston rêvait d’accomplir : décrocher la dédicace d’un auteur de mangas reclus à Tokyo, taguer les murs d’une caserne, nager avec les baleines ou, bonjour le cliché, rencontrer son père pour la première fois. Elle va les faire à sa place et les lui raconter.
Le scénario empile commodément les coïncidences. L’humeur n’est pas au réalisme ? Soit. Mais on en reste à la « leçon de vie » vaguement maquillée en conte et cochant toutes les cases, entre émotion retenue et torrents de musique, avec un petit flou artistique de temps en temps, histoire de réveiller un public frôlant la mort cérébrale.
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