Paul est un notable qui investit beaucoup de son temps dans les relations publiques. Sa femme, Lucienne, a un amant, Pierre. Paul est au courant de cette relation extraconjugale. Pierre est marié à Clotilde, gravement malade. Il empoisonnera sa femme. Paul révèle un jour à Pierre et à Lucienne qu'il sait tout de leur relation amoureuse. L'amant et la femme infidèle assassinent donc Paul. Mais sa fille dénoncera les coupables à la police.
TELERAMA
Chabrol nous dit, avec des coquetteries de pamphlétaire hilare, que la vie est affreuse. Pour le prouver, il choisit un trio de médiocres pathétiques : le député-maire, sa femme, insatiable, et l’amant. Tous assassins potentiels…
Le député-maire d’une belle bourgade provinciale (Claude Piéplu) est corrompu, gaulliste et cocu. Trois défauts évidemment sans corrélation. Son épouse, une Emma Bovary plus physique que romantique (Stéphane Audran), satisfait ses désirs — ses besoins ? — avec un beau mâle (Michel Piccoli). C’est risqué et peu confortable. Solution : éliminer le mari ? Reste la culpabilité et le secret, ce qui est pire. Les Noces rouges est moins un pamphlet contre les « affaires » de la Vᵉ République que la description de la stupidité d’amants maudits confrontés à une situation qui les dépasse. On rit. On frémit. Les assassins sont rarement des génies, suggère Chabrol d’un œil amusé. Heureusement.