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jeudi 13 août 2026 - 15h16
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NEW YORK NEW YORK, Martin Scorcese 1977, Liza Minelli, Robert de Niro, Judy Garland (thriller sentimental)@@@
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New York, 1945. L'Amérique tout entière fête la fin de la guerre. A cette époque-là, Jimmy Doyle, un saxophoniste, fait la connaissance de Francine, une chanteuse. Ils tombent amoureux, non sans que Jimmy ait dû multiplier les tentatives de séduction. Le jeune musicien obtient un job auprès de sa conquête, dans l'orchestre, et ils partent en tournée ensemble. Le talent de Jimmy lui vaut une rapide promotion. Bientôt, Jimmy et Francine se marient et ont un enfant. Mais la vie les sépare de plus en plus. Si Jimmy tient à rester le saxophoniste bohème de ses débuts, qui se produit dans des sous-sols de boîtes enfumées, Francine entame une carrière brillante qui la pousse vers Hollywood...

TELERAMA
Août 1945, victoire des Etats-Unis sur le Japon. Dans un club, Jimmy drague Francine, qui le rembarre, mais le destin s'acharne et leurs amis respectifs les remettent en présence. Il joue du saxo, elle est chanteuse, ils s'aiment. L'amour et l'art sont-ils conciliables ?

On a souvent reproché à Scorsese d'avoir cédé au système hollywoodien après avoir prouvé sa liberté de ton et d'inspiration avec Taxi Driver. New York, New York est, il est vrai, une superproduction comme on n'en faisait déjà plus à l'époque. C'est aussi l'hommage d'un cinéphile aux grandes ­comédies musicales des années 1940, avec de formidables numéros interprétés par Liza Minnelli (fille de Vincente, l'un des chantres du genre, et de Judy Garland, chanteuse sublime). C'est, enfin, l'affrontement perpétuel de deux personnages, oscillant entre attraction et répulsion. De Niro, fascinant, distille toute la thématique scor­sesienne du personnage, égocentrique jusqu'au malaise, obsessionnel jusqu'à la violence. La rencontre, la déclaration d'amour, la demande en mariage, l'annonce du bébé, tous ces passages obligés sont étirés en de longues scènes, improvisées pour la plupart et travaillées pendant des heures. Leur puissance étonne encore. Scorsese cerne l'humain, ses plaies, ses bosses, ses travers et son irrépressible propension à aller au bout de ses forces et de ses désirs.

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