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mercredi 21 octobre 2026 - 20h21
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HARCELEURS, Julie Rohart 2026, Virginie Ledoyen, Honorat Bellet (moeurs)@
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Camille est professeure dans un collège d'une ville pavillonnaire, son fils Mathias est en 3e dans le même établissement. Des faits de harcèlement lui sont signalés et, avant qu'elle n'ait le temps d'en comprendre l'ampleur et d'agir, l'élève harcelé fait une tentative de suicide et tombe dans le coma. Les parents, les autres élèves, tout le monde est sous le choc. En attendant le verdict autour du sort de la victime, les efforts se concentrent sur la recherche du coupable, et tout tend à croire que c'est le fils de Marie. Qui est vraiment son fils, que cache-t-il ? Comment gérer la situation ? Et surtout pourquoi n'a-t-elle rien vu ? Marie se retrouve prise en étau entre son rôle de professeure et de mère...

TELERAMA
Malgré les efforts de Virginie Ledoyen, cette fiction sur le harcèlement scolaire, où une mère suspecte son propre fils, est peu convaincant.

Et si c’était mon ado ? Camille (Virginie Ledoyen), professeure de français de la classe de son fils Mathias (Honorat Bellet), suspecte ce dernier d’avoir participé aux persécutions qui ont conduit son camarade Dao (Grégory Lu) à faire une tentative de suicide. Alors que la victime est entre la vie et la mort et que la police interroge les collégiens, la mère inquiète mène sa propre enquête.

Cette fiction s’inspire d’une histoire vraie (et de tant d’autres) pour faire un cas d’école. Les scénaristes ont l’esprit pratique : leur héroïne deux-en-une endosse à la fois le point de vue des parents et celui du système éducatif. Sa double implication dans l’affaire crée de la tension dramatique (saura-t-elle rester objective ?), mais elle appauvrit aussi le diagnostic en réduisant la pluralité des réactions et des responsabilités — le personnage de la directrice fait décoration.

Le scénario déroule un programme attendu au possible et pédago à outrance, malgré ses bonnes intentions et les efforts de Virginie Ledoyen et de son jeune partenaire pour donner un peu de chair à leurs personnages. L’évocation du délicat passage de l’enfance à l’adolescence, où l’affirmation de soi peut passer par le sacrifice social des meilleurs amis d’autrefois, aurait pu donner à l’intrigue une épaisseur qu’elle n’atteint pas.

Les causes de la dérive de Mathias, auxquelles s’ajoutent la reproduction des préjugés racistes, l’effet d’entraînement des réseaux sociaux ou encore le sexisme mou d’un père qui laisse Camille faire tout le boulot, ne sont que survolées. En restant en surface, cette dissertation trop didactique se prive de l’impact émotionnel nécessaire pour susciter une véritable prise de conscience…

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